Mexique 65 - Secretaría de Relaciones Exteriores
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Mexique 65 - Secretaría de Relaciones Exteriores
LE MEXIQUE aujourd’hui Bulletin d’information de l’ambassade du Mexique, n° 69, juillet 2006 Xelhá, Quintana Roo éditorial Le 2 juillet dernier, le Mexique est entré dans la dernière ligne droite d’un processus électoral qui a officiellement démarré, tel que le stipule la loi, au début du mois d’octobre 2005. Un processus long, qualifié de démocratique, pluriel, hautement compétitif et qui a suscité l’intérêt de l’ensemble du pays, ainsi que de la communauté internationale. La journée électorale du 2 juillet a été exemplaire. Aucun incident lié au scrutin n’a été enregistré. Des millions de citoyens se sont rendus aux urnes et des centaines de milliers ont participé au contrôle dans les bureaux de vote et au dépouillement des bulletins. Avec un taux de participation de 59 % des citoyens inscrits sur les listes électorales, sur un total de 71 millions de Mexicains ayant le droit de vote, le pays a vécu l’un des exercices civiques les plus importants de ces dernières années. Les résultats de l’élection présidentielle ont révélé un scrutin très disputé, au cours duquel chaque vote a revêtu une importance capitale. Dans le cadre d’une élection organisée par l’Institut fédéral électoral (IFE), les citoyens ont exprimé leur choix. Les résultats n’ont jamais été aussi serrés. Du jamais vu au Mexique. Il s’agit-là de l’élection présidentielle la plus briguée dans l’histoire moderne du pays. Pour sa part, l’IFE a assuré que le dépouillement des votes des Mexicains se déroule en conformité avec la loi. Le décompte des bulletins dans chacun des 300 conseils de district, au cours duquel la réglementation oblige la présence de représentants des différents partis politiques, a permis d’examiner les résultats, un par un, et, dans certains cas, d’ouvrir les paquets électoraux afin de réexaminer les bulletins de vote où des erreurs ou des inconsistances auraient pu être commises. Ainsi que l’établit l’actuelle législation électorale, fruit d’une série de réformes soutenues par la société mexicaine soucieuse de disposer d’institutions solides, les partis politiques ont la possibilité de contester les résultats en cas d’irrégularités présumées et de saisir le Tribunal électoral du pouvoir judiciaire de la Fédération (TEPJF). De ce fait, ce Tribunal a reçu 359 recours de la part des principaux partis politiques, lesquels devront être étudiés dans les semaines à venir. Une fois ces plaintes résolues, cette instance judiciaire, en application de la loi, déclare la validité de l’élection. La participation des citoyens à la journée électorale, le bon déroulement des processus de décompte des voix et la possibilité offerte aux partis politiques d’avoir recours à la justice pour exprimer leurs plaintes est le reflet de la maturité de la société mexicaine, convaincue que la démocratie est la seule voie pour parvenir à transformer le pays en une nation solide et moderne. Responsable de la publication : Ambassadeur Claude Heller ; Mabel Gómez Oliver (ministre conseiller) ; rédacteur en chef : Eduardo del Río (presse et communication) ; Dina Carvalho (rédactrice) ; e-mail : [email protected] sommaire politique intérieure - Spécial Elections Felipe Calderón obtient la majorité des voix p. 2 à l’élection présidentielle selon l’IFE Marcelo Ebrard, élu maire de Mexico p. 3 Autres élections p. 3 Un nouveau Congrès sans majorité absolue p. 3 Le processus électoral se poursuit p. 4 L’élection présidentielle et les systèmes p. 5 de comptage de l’IFE Festivités du Bicentenaire de l’indépendance p. 6 en 2010 politique étrangère - L’intégration énergétique ouvre la voie au développement : Vicente Fox Les dirigeants méso-américains rendent hommage au président mexicain Le Mexique préside le Conseil des droits de l’homme p. 7 p. 8 p.8 bilatéral - Une sculpture mexicaine intègre le paysage urbain de Paris p. 9 Terre du Mexique en Terre de France par Claude Heller p. 10 De la terre du Mexique sur la terre p. 10 de France par Carlos Montemayor Un Mexicain distingué au Sénat p. 11 économie - Le Mexique continue d’intéresser les investisseurs étrangers p. 12 Remboursement anticipé de la dette p. 12 extérieure mexicaine Des anticipations inflationnistes à la hausse p. 13 culture - Le Mexique présent au musée Branly Le Naufragé du Zócalo, de Fabrizio Mejía Madrid Agenda culturel p. 14 p. 15 p. 15 carnet de route - Monterrey, berceau de l’industrie mexicaine p. 17 Monument dédié aux Niños Héroes, Mexico 2 Politique intérieure Felipe Calderón obtient la majorité des voix à l’élection présidentielle selon l’IFE Au terme du processus de dépouillement de l’en- Felipe Calderón, promet le changement dans semble des bulletins de vote, l’Institut fédé- la continuité de son prédécesseur : il se veut ral électoral (IFE) a annoncé le jeudi 6 juillet à la fois l’héritier de la politique économique 2006 que le candidat qui a recueilli la majo- du président Vicente Fox et l’initiateur d’un rité des voix lors du scrunouveau mode de gouvertin présidentiel du 2 juillet nement. « Si les autorités dernier est Felipe Calderón électorales le confirment, je Hinojosa. serai un dirigeant non seuIssu du Parti lement pour mon parti, mais d‘action nationale (PAN), pour tous les Mexicains », la formation du président a déclaré le nouveau présiFelipe Calderón, candidat sortant Vicente Fox Quesada, dent élu. « L’heure de la du Parti d’action nationale M. Calderón l’a emporté conciliation est venue », aavec 15,284 millions de suffrages exprimés, t-il ajouté, après la fin du décompte. « A partir d’aujourd’hui j’appelsoit 35,89 %, contre 35,31 % pour Andrés Manuel López Obrador (Parti de la révo- le tout le monde à participer avec générolution démocratique, PRD) ; 22,26 % pour sité et patriotisme à un gouvernement d’union Roberto Madrazo Pintado (Alliance pour le nationale. », a-t-il dit devant des centaines Mexique) ; 2,70 % pour Patricia Mercado de partisans venus fêter la victoire. « Le mesCastro (Alternative sociale-démocrate et pay- sage que nous ont donné les Mexicains est sanne) ; 0,96 % pour Roberto Campa Cifrián clair : travaillez ensemble, laissez de côté la politique des factions, des (Nouvelle alliance) ; 0,71 % petits groupes et mettez-vous pour des candidats non enred’accord pour le bien du gistrés et 2,16 % de votes Mexique : je le ferai», a-tnuls. il précisé. Cette élection préQuant à Andrés Manuel sidentielle, a affirmé le préLópez Obrador (PRD), sépasident de l’IFE, Luis Carlos ré de 0,58 point face à son prinUgalde, qui est « la plus serAndrés Manuel López rée de l’histoire du Mexique » Obrador, candidat de la cipal adversaire du PAN, il a coalition Por el Bien de Todos a été « propre et transparenfait appel auprès du Tribunal te ». Mais, a-t-il poursuivi, « la règle d’or de électoral du pouvoir judiciaire de la Fédérala démocratie indique que le candidat qui a tion du Mexique (TEPJF), son ultime recours rassemblé le plus de votes est celui qui gagne ». légal. Il conteste les résultats obtenus dans près Ancien ministre de l’Energie, de 50.000 bureaux de vote sur les 130.000 ins- Vote des Mexicains à l’étranger A l’occasion du scrutin 2 juillet dernier, plus de 33.000 Mexicains résidant à l’étranger ont profité de l’autorisation qui leur était faite de voter pour la première fois. Le candidat du Parti d’action nationale (PAN), Felipe Calderón, a obtenu la majorité des suffrages exprimés par les Mexicains résidant à l’étranger, en recueillant 18.941 votes en sa faveur, soit 57,42 % d’opinion favorable. Il est suivi par Andrés Manuel López Obrador, de la coalition Por el Bien de Todos, qui a obtenu 11.027 votes (33,43 %). En troisième place se trouve Roberto Madrazo, de Alliance pour le Mexique, avec 1.352 voix (4,1 %), puis Patricia Mercado, de la coalition Alternative sociale-démocrate et paysanne avec 884 voix (2,68 %) et Roberto Campa, du parti Nouvelle alliance, avec 128 voix (0,39 %). tallés dans le pays. Il réclame un nouveau décompte des voix, bulletin par bulletin. Par ailleurs, il a appelé ses sympathisants à se mobiliser dans l’ensemble du territoire mexicain dans le but d’informer sur sa stratégie à suivre. De ce fait, deux manifestations ont eu lieu à Mexico le samedi 8 et le dimanche 16 juillet, convoquées par le candidat de la coalition Por el Bien de Todos. Le TEPJF aura, conformément à la loi, jusqu’au 6 septembre au plus tard pour rendre son verdict. Il convient de rappeler que ce tribunal est la seule instance compétente pour qualifier l’élection et déclarer le candidat vainqueur comme Président de la République. Le processus électoral ne sera clos qu’au moment où cette annonce aura été formulée. L’investiture du nouveau président aura lieu le 1er décembre 2006. • Élection présidentielle • Le Mexique est divisé en 300 circonscriptions électorales • L’autorité électorale a prévu l’installation de 130.488 bureaux de vote • Huit bureaux de vote n’ont pas été installés • 71.730.868 de Mexicains étaient inscrits sur les listes électorales (95,4 % de la population mexicaine âgée de plus de 18 ans) • 913.000 agents de bureaux de vote ont été recrutés (présidents, secrétaires, contrôleurs). Chaque bureau de vote a requis la présence de 7 agents : 1 président, 1 secrétaire, 2 contrôleurs et 3 suppléants (Tous étaient des citoyens mexicains) • Sur les 40.879 Mexicains résidant à l’étranger et qui se sont inscrits pour voter, seules 33.131 personnes l’ont fait • Le taux de participation a atteint 58,57 %, soit 41.791.322 de votes • L’IFE a imprimé 220,7 millions de bulletins infalsifiables, dont 73.876.948 pour l‘élection du président de la République Source : IFE 3 Politique intérieure Marcelo Ebrard, élu maire de Mexico Dans le cadre de l’actuel processus électoral, les Mexicains étaient appelés à élire, outre leur président de la République et les nouveaux membres du Congrès, plusieurs maires, dont celui de la ville de Mexico. En recueillant 47,08 % des votes, le candidat de l’alliance Por el Bien de Todos1 (Pour le bien-être de tous), Marcelo Ebrard Casaubón a été élu en tant que chef de gouvernement de la capitale du Mexique. Ses principaux adversaires, Demetrio Sodi du Parti d’action nationale (PAN) et Beatriz Paredes de l’alliance Unidos por la Ciudad2 (Unis pour la ville) ont obtenu 27,63 % et 21,90 % respectivement. Quant aux 16 délégations de cette ville, l’alliance Por el Bien de Todos est ressortie vainqueure dans 14 d’entre elles contre 2 pour le PAN. De la même façon, sur les 40 circonscriptions électorales en lice, 36 ont été attribuées à la coalition Por el Bien de Todos et les 4 restantes au PAN. Marcelo Ebrard Marcelo Ebrard dirigera la ville de Mexico Par ailleurs, l’Assemblée législative de la ville de Mexico sera composée majoritairement de députés du Parti de la révolution démocratique (PRD), dont la configuration devrait être la suivante : PRD (34 députés), PAN (16 députés), PRI (Parti révolutionnaire institutionnel, 4 députés), PVEM (Parti vert écologiste du Mexique, 4 députés), Nouvelle Alliance Un nouveau Congrès Dans le cadre de la journée électorale du 2 juillet dernier, les Mexicains devaient également élire 500 députés et 128 sénateurs. Ainsi, avec un taux de participation le plus élevé de l’histoire du pays (58,57%), le PAN a obtenu la majorité relative au Congrès mexicain, en remportant 206 sièges de députés (33 %) et 52 de sénateurs (33 %). L’alliance Por el Bien de Todos passe de la troisième à la seconde place en recueillant 160 sièges de députés (28 %) et 36 de sénateurs (29 %), devant le PRI qui a remporté 121 sièges de députés (28 %) et 39 de sénateurs (28 %). Les autres partis seront représentés de la façon suivante : le Parti vert écologiste du Mexique (PVEM, 12 députés et 4 sénateurs) ; Nouvelle alliance (9 députés et 1 sénateur) ; Convergencia (5 députés et 2 sénateurs) ; Parti du Travail (PT, 5 députés et 2 sénateurs) et enfin Alternative sociale-démocrate (4 députés et 0 sénateur). Né le 10 octobre 1959 à Mexico, Marcelo Ebrard a étudié les relations internationales au Colegio de México, puis l’administration publique à l’ENA (Paris), avant de se lancer en politique. Ancien membre du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) puis du Partido del Centro Democrático, il a rejoint le Parti de la révolution démocratique (PRD) en 2000, peu avant l’accession d’Andrés Manuel López Obrador à la mairie de Mexico. Nommé ministre de la Sécurité publique de la ville de Mexico en 2002, il se voit confier en février 2005 le poste de ministre du Développement social de la capitale mexicaine. (4 députés), Alternative sociale-démocrate (2 députés), Convergencia (1 député) et PT (Parti du travail, 1 député). • 1 -Por el Bien de Todos est une coalition qui regroupe le Parti du tavail (PT), Convergencia et le Parti de la révolution démocratique (PRD) 2 -Unidos por la Ciudad est une alliance entre le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) et le Parti vert écologiste du Mexique (PVEM) Autres élections Parallèlement à l’élection présidentielle, neuf Etats devaient renouveler le 2 juillet dernier une partie de leurs autorités. Ainsi, les Etats de Guanajuato, de Jalisco et de Morelos ont élu leurs gouverneurs, leur congrès local et leurs maires alors que les Etats de San Luis Potosí, Querétaro, Sonora, Nuevo León, Colima et Campeche se prononçaient sur la composition de leur congrès local et de leurs mairies. Au terme du comptage des voix, le PAN, parti du président sortant Vicente Fox, est ressorti victorieux pour la quatrième fois dans l’Etat de Guanajuato, son candidat Juan Manuel Oliva Ramírez ayant récolté 58 % des suffrages exprimés. Il en sera donc le nouveau gouverneur. Quant à l’Etat de Jalisco, il sera également gouverné par le PAN en la personne de Emilio González Márquez qui a totalisé 45,19 % des voix contre 41,40 % pour le candidat du PRI, Arturo Zamora Jiménez. A Morelos, Marco Antonio Adame Castillo (PAN) a remporté la course au poste de gouverneur face à son principal rival de l’alliance Por el Bien de Todos, Fernando Martínez Cué, en obtenant 35,99 % et 32,02 % respectivement. Vous trouverez les résultats complets sur les sites internet des instituts électoraux de chaque Etat: Campeche : http://www.ieec.org.mx/ ; Colima : http://www.ieecolima.org.mx/ ; Guanajuato : http://www.ieeg.org.mx/ ; Jalisco : http://www.ieej.org.mx/ ; Morelos : http://www.ieemorelos.org.mx/; Nuevo León : http://www.cee-nl.org.mx/ ; Querétaro : http://www.ieq.org.mx/ ; San Luis Potosí: http://www.cee-slp.org.mx/ et Sonora : http://www.ceesonora.org.mx/. Nouvelle composition du Congrès mexicain PAN PRD PRI PVEM Députés 206 160 121 12 9 Sénateurs 52 36 39 4 1 Nouvelle Convergencia alliance PT Alternative sociale-démocrate 5 5 4 2 2 0 4 Politique intérieure Photo de Ulises Castellanos Le processus électoral se poursuit Après le dépouillement dans les 300 circonscriptions électorales, l’Institut fédéral électoral a mis un terme à la phase finale du processus électoral qui a officiellement démarré en octobre 2005 pour atteindre son point culminant le 2 juillet dernier. L’étape suivante de ce processus est désormais entre les mains du Tribunal électoral du pouvoir judiciaire de la Fédération (TEPJF), puisque selon la loi, il lui incombe de déclarer la validité de l’élection et de répondre aux recours présentés par les partis politiques. L’article 99 de la Constitution mexicaine est clair sur ce point : « La chambre supérieure effectuera le décompte final de l’élection du Président de la République, une fois résolues, le cas échéant, les plaintes éventuellement déposées sur ce scrutin. Puis, elle procèdera à formuler la déclaration de validité de l’élection et celle du Président élu en fonction du candidat qui aura recueilli le plus grand nombre de voix ». Une fois le comptage par district terminé, le ou les partis non-conformes avec les résultats ont quatre jours pour déposer leur recours auprès du conseil de district correspondant. Rappelons que la loi stipule qu’en matière d’élection présidentielle, deux cas peuvent être invoqués : la nullité du scrutin dans un ou plusieurs bureaux de vote et l’erreur arithmétique. Pour sa part, le conseil de district doit faire parvenir à la chambre supérieure du Tribunal électoral du pouvoir judiciaire de la Fédération le dossier complet du décompte avec l’ensemble des bulletins et les procès-verbaux d’incidents dressés par l’autorité électorale, ainsi que les pourvois sur l’incident ou la protestation éventuellement présentés. Lors de ces jugements, dans lesquels la partie dénonciatrice est obligée de fournir les preuves qui accompagnent la plainte de non-conformité, la justice électorale a jusqu’au 31 août 2006 pour rendre son ver- dict, lequel est définitif et sans appel. Dans le cas de l’élection présidentielle, une fois les contestations résolues, le TEPJF se doit de procéder au décompte final jusqu’au 6 septembre 2006 au plus tard, en déduisant les voix des bulletins de vote annulés. Puis il doit déclarer la validité de l’élection et le nom du Président élu. • LE TEPJF a reçu 359 avis de contestation pour le scrutin présidentiel Le Tribunal électoral du pouvoir judiciaire de la Fédération (TEPJF) a indiqué avoir reçu 359 avis de contestation pour l’élection présidentielle du 2 juillet dernier, dont 227 de la part de la coalition Por el Bien de Todos, 131 du Parti d’action nationale et 1 de l’Alliance pour le Mexique. L’organe juridictionnel chargé de résoudre les contestations, de qualifier, de valider l’élection et de déclarer le nom du Président élu a signalé que les recours déposés correspondent à des jugements de non-conformité, présentés pour contester plusieurs décisions des autorités électorales fédérales. Dans un communiqué, le TEPJF a condensé les informations relatives aux processus de non-conformité issues des élections fédérales. Conformément à son rapport, les cinq chambres régionales du tribunal ont reçu un total de 92 avis de jugement de non-conformité liés à l’élection de députés fédéraux. Le TEPJF a mentionné qu’une fois expirés les délais pour faire connaître les moyens de contestation, les présidents des conseils de district doivent transmettre les dossiers respectifs à la chambre supérieure ou aux chambres régionales de ce tribunal. Il a signalé que selon l’accord de la chambre supérieure du TEPJF relatif au procédé pour la qualification de l’élection présidentielle, à travers le décompte final, la déclaration de validité et celle du Président élu, les autorités électorales doivent remettre à cette instance plusieurs documents dont les bulletins des bureaux de vote, l’original du procès-verbal du dépouillement par district, la copie certifiée du procès-verbal détaillé de la session de dépouillement et la copie du rapport émis par le président du conseil de district sur le déroulement du processus électoral. Il faut également lui fournir les recours sur les plaintes ou les contestations présentés par les partis politiques ou les coalitions, les actes notariés ou judiciaires, les procès-verbaux sur les incidents qui auraient surgi lors de la journée électorale ou tout autre document approprié. 5 Politique intérieure L’élection présidentielle et les systèmes de comptage de l’IFE cain a mis à l’épreuve sa capacité technique au travers de trois systèmes de comptage prévus par la loi. Deux d‘entre eux, non officiels, permettent à l’ensemble de la société de disposer d’éléments fiables quelques heures après le scrutin, le temps que se mette en place le dernier système, le seul à revêtir un caractère officiel. Le premier système est un comptage rapide, à savoir un exercice statistique qui consiste à traiter les résultats obtenus dans 7.636 bureaux de vote (sur les plus de 130.000 installés lors d’une élection fédérale), sélectionnés au préalable, et qui viennent s’ajouter aux résultats de l’élection présidentielle et à leur traitement par trois méthodes statistiques différentes, ce qui permet de dévoiler les premières tendances du scrutin. Dans le cas d’une faible marge différentielle entre les candidats, l’Institut fédéral électoral (IFE) peut se réserver le droit d’annoncer ce comptage, afin de ne pas déstabiliser la société mexicaine et les partis politiques. Ce programme peut être mené grâce au travail d’un comité technique composé de cinq scientifiques mexicains internationalement reconnus. (cf. tableau) La seconde méthode non officielle est le Programme de résultats électoraux préliminaires (PREP), un mécanisme qui permet de disposer le jour même du scrutin des résultats préliminaires des élections fédérales, prenant en compte les suffrages exprimés dans l’ensemble des bureaux de vote, lesquels sont transmis au conseil général de l’IFE, aux médias et aux citoyens. De cette façon, les bulletins qui ont été dûment remplis par les fonctionnaires présents dans les bureaux de vote sont envoyés, en présence des représentants des partis politiques, aux centres de collecte et de transmission de données. Une fois traités, les résultats sont expédiés à un Centre national de réception, où sont vérifiés les bulletins dépouillés, pour être ensuite diffusés. Cette mission de l’IFE est appuyée par un comité technique consultatif (cf. tableau), dont le rôle est de coopérer dans l’organisation et l’application de ce programme. A la suite de l’accord souscrit par les partis politiques en février 2006, les bulletins dépouillés susceptibles de présenter des inconsistances sont classés dans un dossier appelé « Bulletins décomptés ». Ils ne sont pas pris en compte dans les chiffres diffusés sur Internet. Les partis politiques et les coalitions ont accès à cette base de données de façon permanente. Ainsi, le seul système à caractère officiel est le comptage par district, lequel Programme de résultats électoraux préliminaires (PREP) Comité technique consultatif : • Adolfo Guzmán Arenas a suivi ses études professionnelles à l’Ecole supérieure de génie mécanique et électrique (ESIME en espagnol) de l’Institut polytechnique national (IPN). Il possède un troisième cycle en sciences de génie électrique de l’Institut technologique de Massachusetts (MIT) et est docteur en informatique. • Alejandro Pisanty Baruch a étudié la chimie à la Faculté de chimie de l’UNAM. Il possède un troisième cycle et un doctorat en sciences chimiques de l’UNAM. • Carlos Fernando José Jaimes Pastrana est ingénieur mécanique et électricien de l’Institut tech- Comptage rapide Photo de Ulises Castellanos Le 2 juillet dernier, le système électoral mexi- nologique et d’études supérieures de Monterrey. Il possède un troisième cycle et un doctorat en génie électrique de l’Université Purdue (Indiana, EtatsUnis). • Judith Zubieta García est actuaire de la Faculté des sciences de l’UNAM. Elle possède un troisième cycle en sciences de la State University of New York at Stony Brook et un doctorat en sciences des systèmes sociaux de l’Université de Pennsylvanie. • Salma Leticia Jalife Villalón est ingénieure en informatique de la Faculté d’ingénierie de l’UNAM. Elle possède un troisième cycle en sciences de l’Université du Colorado à Boulder (Etats-Unis). Membres du comité technique : • Guillermina Eslava Gómez est docteure en statistiques de l’Université d’Oxford et professeure à la Faculté des sciences de l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM). • Miguel Cervera Flores a été directeur général de statistiques de l’Institut national des statistiques, géographie et informatique du Mexique (INEGI). Il est actuellement consultant statistique pour la Banque interaméricaine de développement (BID). • Rubén Hernández Cid est docteur en mathématiques de l’Université de Grenoble (France). Il avait déjà fait partie du comité technique pour les comptages rapides lors des élections fédérales de 1994, 2000 et 2003. • Ignacio Méndez Ramírez est docteur en statistiques de l’Université de Caroline du Nord. Il avait également intégré le comité de l’IFE pour les comptages rapides en 1994, 2000 et 2003. Il est actuellement chercheur à l’Institut de recherches en mathématiques appliquées de l’UNAM. • Manuel Mendoza Ramírez est docteur en mathématiques de l’Université nationale autonome du Mexique et directeur du Centre de statistiques appliquées de l’Institut technologique autonome du Mexique (ITAM) et du troisième cycle en administration de risques de cette institution. se déroule dans les 300 conseils de district qui sont composés par un conseiller président, six conseillers électoraux et par les représentants des partis politiques. C’est dans cette instance citoyenne qu’a lieu le dépouillement des bulletins qui permettront d’obtenir les résultats des élections du Président de la République, des députés et des sénateurs. Lors d’une session permanente et ouverte, les membres de ces conseils réexaminent les bulletins déposés dans les bureaux de vote au terme de la journée électorale, dont une copie a été remise aux partis politiques. Les résultats sont comparés, et dans le cas d’inconsistances, les paquets électoraux sont ouverts en vue de procéder à un nouveau décompte. La totalité de ce système de comptage des voix émane de la volonté de la société mexicaine de disposer d’une démocratie électorale digne et juste. Outre la participation de milliers de citoyens mexicains pour surveiller les bureaux de vote électoraux et de représentants des partis politiques, ce système a une nouvelle fois bénéficié de l’approbation de centaines d’observateurs nationaux et étrangers qui ont assisté au déroulement du processus électoral. • 6 Politique intérieure Festivités du Bicentenaire de l’indépendance en 2010 Le président du Mexique, Vicente Fox Que- sada, a nommé Cuauhtémoc Cárdenas en tant que coordinateur de la Commission organisatrice de la commémoration du bicentenaire de l’indépendance nationale et du centenaire de la révolution mexicaine. Officiellement instaurée lors d’une cérémonie qui s’est déroulée le 19 juin dernier au palais présidentiel, cette commission aura pour principale mission de préparer, d’organiser et de coordonner les festivités avec les pouvoirs de l’Union, les différentes entités fédérales, les municipalités et les organismes de la société civile, avec les Mexicains résidant à l’étranger et la communauté internationale et d’élaborer un programme de base. Ce programme définira les événements, actions, expressions, hommages, calendriers civiques, commémorations et projets qui seront menés jusqu’en 2010. Lors de cette investiture, le chef de l’Etat mexicain a indiqué que la meilleure façon de commémorer ces événements nationaux repose sur le renforcement de la démocratie, la liberté et la lutte sans relâche pour que le Mexique se consolide Cuauhtémoc Cárdenas, nommé coordinateur de la Commission organisatrice de la commémoration du bicentenaire de l’indépendance nationale et du centenaire de la révolution mexicaine comme un pays moderne, pluriel, de lois et d’institutions, de justice et d’équité. Quant à Cuauhtémoc Cárdenas, ancien candidat du Parti de la révolution démocratique (PRD) à la Présidence du Mexique, il a été élu pour sa fidélité envers ses principes et pour la lutte qu’il a menée en faveur de la démocratie. « Sa contribution pour faire avancer et affermir la démocratie dans le pays a été fondamentale », a précisé le président Vicente Fox. Parmi ses priorités, Cuauhtémoc Cárdenas a signalé que dans le cadre de ces commémorations, il faudra prendre en compte l’éradication de la pauvreté extrême et les maladies curables, l’analphabétisme, la couverture et la qualité de l’éducation, le logement et les infrastructures de base pour le développement du pays. En outre, il a appelé à réexaminer le « pacte fédéral » et par conséquent la Constitution de la République et à élaborer un nouveau cadre légal qui permettrait à l’Etat et aux Mexicains d’assumer, dans de meilleures conditions, les défis du XXIème siècle. Rappelons que cette nomination a reçu l’approbation des cinq candidats présidentiels. • Le niveau de transparence a augmenté en 2005 L’Institut fédéral d’accès à l’information publique (IFAI) a déclaré que le niveau d’accomplissement des missions des organismes de l’administration publique fédérale (APF) est passé de 80,6 % durant le mois de décembre 2004 à 95,9 % en décembre 2005. Dans son troisième rapport d’activités, l’organisme a indiqué que pour assurer que cette information soit convenablement et régulièrement diffusée, il a passé en revue les portails de transparence de 237 institutions et organismes. Parmi les organismes à avoir atteint un taux d’accomplissement de mission inférieur à 60 % figurent l’Institut national d’anthropologie et d’histoire, le ministère de l’Education publique et le Centre de formation cinématographique. Mais également l’Institut national des personnes majeures, la Commission pour la régularisation de la propriété terrienne, la Commission nationale des zones naturelles protégées, l’Institut de fonds national pour le logement des travailleurs et l’Institut pour le développement technique des finances. L’IFAI a en outre précisé que l’exécution des obligations de la part des institutions et des organismes garantit que les citoyens puissent avoir accès à des informations claires, utiles et fiables sur les principales actions du gouvernement fédéral sans nécessité de réaliser une demande d’information. Pour atteindre cet objectif, la Loi fédérale de transparence établit dans son article 7 que les institutions se doivent de publier et d’actualiser sur leurs sites Internet toute information relative à leur organisation interne, à leurs dépenses et à la répartition des ressources publiques, à leurs buts, à leur cadre normatif et toute information qu’elles estiment utile pour l’exercice du service public. L’IFAI a précisé qu’entre le 23 février et le 12 avril 2004, une première évaluation publique a été menée sur les obligations de transparence, dans laquelle la moyenne d’accomplissement était de 62,8 %. En juin 2004, un programme d’évaluation permanente a été mis en place pour mettre à jour les niveaux d’accomplissement. Politique étrangère 7 L’intégration énergétique ouvre la voie au développement : Vicente Fox Grâce à la proposition du Mexique d’avancer vers une intégration énergétique régionale, en vue d’encourager la croissance industrielle de la Mésoamérique et des Caraïbes comme un des instruments qui permette de réduire la pauvreté et d’améliorer le niveau de vie de ses populations, les présidents du Belize, de Colombie, du Costa Rica, du Salvador, du Guatemala, du Honduras, du Mexique, du Nicaragua, du Panama et de la République dominicaine ont convenu de former un bloc pour affronter de façon coordonnée et conjointe les défis qu’impose l’instabilité des prix des hydrocarbures. Lors de la clôture des travaux du deuxième Sommet de l’initiative énergétique méso-américaine, qui s’est déroulé à La Romana, République dominicaine, le 3 juin dernier, les chefs d’Etat présents sont également tombés d’accord pour lancer des actions dans l’objectif de développer un marché régional qui permette de stimuler la vente de pétrole, de gaz naturel et d’électricité. Ils ont également convenu d’encourager l’utilisation efficace et rationnelle de l’énergie ainsi que d’harmoniser la régulation régionale du milieu énergétique. Dans son discours d’ouverture des travaux du sommet, le président du Mexique, Vicente Fox Quesada, a invité les pays participants à faire de la Mésoamérique et des Caraïbes, un pôle de développement latino-américain décidé à réduire la pauvreté et les inégalités. Il a indiqué que grâce à la coopération et au travail solidaire, les nations participantes pourront garantir ensemble l’énergie que requièrent la croissance économique et le développement social. « J’ai la certitude que nous sommes devant l’importante possibilité de garantir des opportunités à nos populations, pour qu’elles restent dans nos pays, pour qu’au lieu d’émigrer, elles apportent leur énergie et leur talent à notre propre développement » a-t-il déclaré. Le chef de l’Etat a renouvelé l’engagement du Mexique de mener à bien les engagés à développer 35 actions dans le but de parvenir à l’intégration énergétique de la Mésoamérique et des Caraïbes. Parmi les points les plus importants, figure la décision « d’avancer dans le projet de construire une raffinerie de pétrole brut lourd Le président Vicente Fox a assisté au deuxième Sommet de l’initiative de l’ordre de 360.000 barils énergétique méso-américaine, à La Romana, République dominicaine par jour et d’une centrale actions nécessaires, dans un esprit de thermoélectrique associée », ainsi que la consticoopération internationale, pour parvenir à tution avant le 31 août 2006, d’une entrel’intégration énergétique de la région. prise qui coordonnera les appels d’offres et Il a souligné que le renforcement administrera les quotas de distribution à tarif de l’Amérique centrale et des Caraïbes est préférentiel. Les investisseurs qui appuient une des priorités de la politique extérieure la construction de la raffinerie devraient déterencouragée par son administration et a expri- miner son emplacement. mé sa certitude sur le fait que cette rencontre Dans le domaine du gaz naturel, apportera des bénéfices concrets et réciproques l’offre de la Banque interaméricaine de déveaux pays participants. loppement (BID) de financer l’étude en vue Il a en outre signalé qu’un d’une définition d’une stratégie d’introduction exemple concret de cette coopération sera du gaz naturel en Amérique centrale a été l’installation d’une raffinerie -qui pourrait acceptée. se situer au Guatemala ou au Panama- et Dans le domaine de l’électricité, qui représentera l’investissement le plus impor- il a été convenu d’achever la construction tant dans l’isthme après le canal de Pana- de la ligne d’interconnexion entre le ma. Mexique et le Guatemala pour 2007, ainIl a fait remarquer que le programme si que d’actualiser les cadres légaux et réguinclut le renforcement de la capacité régio- lateurs nationaux du Traité du marché élecnale de production d’énergie électrique, l’ap- trique d’Amérique centrale pour le provisionnement en gaz naturel, l’inter- fonctionnement efficace d’un marché mésoconnexion électrique et routière, l’accès aux américain de l’électricité. sources d’énergie, compétitives et abondantes, En ce qui concerne le développeà des tarifs stables. ment des sources d’énergie renouvelables, Il convient de signaler que les pré- il a été convenu d’impulser un processus de sidents du Belize, de Colombie, du Costa normalisation et de réglementation technique Rica, du Salvador, du Guatemala, du Hon- pour améliorer l’efficacité et l’utilisation rationduras, du Mexique, du Nicaragua, du Pana- nelle de l’énergie, afin d’établir des normes ma et de la République dominicaine se sont régionales homologuées. • Sommet sur l’initiative énergétique méso-américaine Dans le but d’encourager l’intégration, la croissance et le développement durable des nations de la Mésoamérique, ainsi que pour garantir l’approvisionnement et la compétitivité en matière d’hydrocarbures, le président de la République du Mexique, Vicente Fox, et ses homologues de la région ont souscrit en décembre 2005 la déclaration du Sommet sur l’initiative énergétique méso-américaine. 8 Politique étrangère Les dirigeants méso-américains rendent hommage au président mexicain Dans le cadre du 8ème sommet du Mécanisme de dialogue et de concertation de Tuxtla, le président sortant du Mexique, Vicente Fox Quesada, a effectué une visite de travail le 11 juillet dernier au Panama. A cette occasion, les dirigeants méso-américains (Belize, Les dirigeants de la région méso-américaine rendent hommage au président sortant du Mexique, Colombie, Costa Rica, El Salva- Vicente Fox dor, Guatemala, Honduras, Nicaragua et Pana- logues, le président du Guatemala, Oscar ma) ont rendu hommage à l’engagement et Berger Perdomo, a souligné que l’adhésion au rôle primordial qu’a joué le chef de l’Etat de son pays en tant que membre permanent mexicain en faveur de l’unité et du déve- de plein droit de ce mécanisme est le fruit de l’action menée par Vicente Fox. loppement de cette région. Pour sa part, le chef de l’Etat mexiS’adressant au nom de ses homo- Début des travaux de la présidence du Mexique à la tête du Conseil des droits de l’homme de l’ONU Le 19 juin dernier, au sein du Palais des Nations à Genève (Suisse), le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a entamé ses travaux sous la présidence du Mexique, élu pour une durée d’un an. Ce Conseil est une occasion unique pour les différents pays d’universaliser la promotion et la protection réelle des droits de l’homme. Composé de 47 Etats membres, ce nouvel organe a pour principal objectif de promouvoir le respect universel de tous les droits de l’homme et les libertés fondamentales pour toutes les personnes, sans aucune distinction et de façon jus- te et équitable. Au cours de la session inaugurale, le président du Conseil, l’ambassadeur mexicain Luis Alfonso de Alba, a demandé aux Etats membres de privilégier le dialogue sur la confrontation, la coopération sur la critique stérile et l’ouverture sur l’obstination. Selon lui, ce n’est que de cette façon que le Conseil pourra se doter des mécanismes nécessaires pour avancer véritablement dans la promotion et le respect des droits de toutes les personnes. En outre, il a assuré que le Conseil pourra ainsi acquérir la légitimité nécessaire pour se mettre à l’abri de la politisation et de l’usage de standards doubles, principales raisons du discrédit porté aux institutions qui l’ont précédé. cain a indiqué que l’esprit de fraternité, l’identité culturelle, l’optimisme et l’harmonie ont toujours été présents dans chaque réunion, ce qui s’est reflété dans la signature d’accords. Lors de la cérémonie d’inauguration du sommet, le président Vicente Fox a mentionné l’engagement du Mexique envers ce groupe de travail, qui est devenu un instrument fondamental pour consolider la démocratie dans la région méso-américaine. Il a également rappelé que les échanges commerciaux entre ces nations ont quadruplé durant ces dix dernières années, passant de 1 milliard de dollars en 1995 à 4,157 milliards en 2005. • Le Mexique participe à l’Assemblée générale de l’OEA Le Mexique a participé à la 36ème session ordinaire de l’Assemblée générale de l’Organisation des Etats américains (OEA), qui s’est tenue à Santo Domingo, République dominicaine, du 4 au 6 juin dernier. A cette occasion, les chefs de délégation ont échangé des points de vue sur le thème « Gouvernance et développement dans la société du savoir». Les ministres des Affaires étrangères des 34 pays membres de l’OEA ont ainsi pu nouer un dialogue franc et ouvert sur les défis qu’affronte actuellement la démocratie dans l’hémisphère, y compris sa relation avec le développement économique et social de ces nations, la pauvreté et l’équité, la qualité de vie des populations, la protection des droits de l’homme et la participation citoyenne, entre autres. Lors de cette rencontre régionale, une grande variété de thèmes a été abordée, lesquels présentent un intérêt certain pour les pays américains, allant de la protection des droits de l’homme, la consolidation de la démocratie, la prévention des catastrophes naturelles à des questions liées au commerce, à l’investissement, à la décentralisation et aux politiques publiques. Par ailleurs, les chefs de délégation ont mené à bien une évaluation de la situation financière de l’Organisation continentale, dans le but de faire face aux défis actuels et futurs de l’hémisphère. Le Mexique a soumis à la considération des pays américains des projets de résolution sur plusieurs thèmes, dont le suivi de la Conférence spéciale sur la sécurité, le renforcement du régime établi dans le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires en Amérique latine et dans les Caraïbes (Traité de Tlatelolco) et la liberté de commerce et d’investissement dans l’hémisphère. 9 bilatéral Une sculpture mexicaine intègre le paysage urbain de Paris Le 23 juin dernier a eu lieu la cérémo- nie d’inauguration à la Place de Mexico, dans le 16ème arrondissement de Paris, de la sculpture « Terre du Mexique en terre de France », de l’artiste mexicaine Agueda Lozano. A cette occasion, l’ambassadeur Claude Heller a prononcé un discours dans lequel il rend hommage aux relations d’amitié entre le Mexique et la France. Nous en publions ici un extrait : « Terre du Mexique en Terre de France, sculpture moderne à la Place de Mexico. Il ne peut y avoir de meilleure dénomination pour une sculpture qui symbolise et témoigne des liens profonds qui se sont construits au long de la riche histoire, parfois mouvementée, entre nos deux pays. Paris ne cesse d’être une référence pour les nombreux Mexicains qui au fil des années ont vécu dans la Ville Lumière. (…) La richesse et diversité de la vie culturelle du Mexique ainsi que celle de la France ont conduit à une fascination réciproque qui distingue nos relations dans les expressions les plus diverses de la création. Rufino Tamayo, Diego Rivera, Alfonso Reyes, Octavio Paz, et Carlos Fuentes ont trouvé à Paris, dans des circonstances différentes, des motifs d’inspiration et de réflexion commune. Ce n’est pas non plus un hasard si des peintres comme notre regretté Juan Soriano qui nous a quitté il y a peu, et Agueda Lozano, entre autres, ont choisi de développer ici leurs talents. Au cours des années 70 du siècle dernier, le gouvernement mexicain décida de faire don à la France d’une statue de Don Miguel Hidalgo y Costilla, initiateur de notre mouvement d’indépendance nationale. Mais celle-ci ne résista pas aux aléas du temps et fut finalement retirée de son emplacement. Ce n’est qu’en 1997, à l’occasion de la visite d’Etat du président Ernesto Zedillo, qu’il a été convenu avec les autorités françaises que la sculpture d’un artiste mexicain serait édifiée sur cette place en reconnaissance à l’intensité des relations entre nos deux pays, ainsi qu’entre nos deux capitales, Paris et Mexico. Le projet soumis par Agueda Lozano, peintre et sculptrice renommée, a été sélec- tionné en 1999 par la Commission permanente des statues de la mairie de Paris. Sept ans plus tard, ce projet voit finalement le jour et s’intègre définitivement dans le paysage urbain du XVIe arrondissement en faisant désormais partie du patrimoine culturel des Parisiens. (…) L’installation de cette sculpture confirme aussi les liens singuliers qui unissent le Mexique au XVIe arrondissement, dont la rue de Longchamp et l’avenue du président Wilson accueillent depuis 1926 l’ambassade du Mexique et sa résidence officielle. Ambassade pleine de signification historique car elle a non seulement contribué à forger la splendide relation bilatérale qui existe de nos jours, mais aussi à prêter dans les heures sombres qu’ont connues la France et l’Europe une assistance précieuse aux réfugiés de la Guerre Civile espagnole et à d’autres poursuivis qui ont trouvé au Mexique leur nouvelle patrie. La Place de Mexico (…) constitue un lieu privilégié pour une œuvre représentative de la culture contemporaine mexicaine. Elle s’élève vers l’espace avec harmonie pour mettre en valeur les liens profonds entre nos peuples, qui ne cessent de se renouveler en se tournant vers l’avenir. Veuillez bien accepter ce don avec la gratitude et l’amitié dévouée du Mexique. » • Mexique, beautés et grandeur du métissage Le magazine bimestriel Match du Monde a consacré son numéro 9 daté de juillet-août 2006 au Mexique. Grâce à de nombreuses photos et à des thèmes tout aussi variés les uns que les autres, cette revue, créée en 2001 par la marque Paris Match, permet d’explorer notre pays sous toutes ses latitudes et offre au lecteur une vision globale sur son actualité. Pour Alain Bouzy, rédacteur en chef de Match du Monde, « il est des pays qui nous révèlent de précieux indices sur l’avenir du monde. Sur notre avenir, donc. Le Mexique est de ceux-là. Match du Monde est parti l’arpenter avec, dans sa besace, les livres du plus grand romancier vivant, Carlos Fuentes. C’est lui qui pose le problème de la diversité : « Pour jouer un rôle dans l’avenir il faut être complexe ; c’est la diversité qui compte, pas l’identité. Comment respecter et intégrer dans notre société les minorités raciales, indiennes, religieuses, sexuelles ? ». Cette diversité, Match du Monde l’a cherchée au travers de ses reportages (…) ». Sans aucun doute un numéro à ne pas rater et à emmener dans vos valises… 10 bilatéral Terre du Mexique en Terre de France Claude Heller Ambassadeur du Mexique en France A mon arrivée en France en mars 2001, en qualité d’ambassadeur du Mexique, un des premiers dossiers dont je me suis occupé a été le projet d’installation d’une sculpture mexicaine à la Place de Mexico, située dans le 16ème arrondissement de la ville de Paris. Au cours des années 70 du siècle dernier, le gouvernement de la République mexicaine décida de faire don à la France d’une statue de Don Miguel Hidalgo y Costilla, précurseur de l´indépendance. Mais celleci ne résista pas aux aléas du temps et fut finalement retirée de son emplacement. Ce n’est qu’en 1997, à l’occasion de la visite d’Etat en France du président Ernesto Zedillo, qu’il a été convenu avec les autorités françaises que la sculpture d’un artiste mexicain serait édifiée sur cette place en reconnaissance à l’intensité des relations entre nos deux pays, ainsi qu’entre les villes de Mexico et de Paris. Le projet soumis par Agueda Lozano a été sélectionné en 1999, parmi tant d’autres, par la Commission permanente des statues de la mairie de Paris. Après de multiples discussions dues à toute prise de déci- Claude Heller, ambassadeur du Mexique sion de grande ampleur impliquant maintes autorités locales, le projet a enfin abouti. Sa concrétisation est le fruit de la ténacité et du dévouement de cette magnifique sculptrice et peintre originaire de l’Etat de Chihuahua qui a, tout au long de ces dernières années, bénéficié du soutien incontesté du gouvernement mexicain. Les relations culturelles ont joué un rôle primordial dans les relations entre le Mexique et la France. La fascination réciproque entre ses fondateurs a fait que des artistes comme Agueda Lozano ont choisi de développer leur talent à Paris, ville dans laquelle elle réside depuis de nombreuses années. L’installation de cette sculpture confirme par ailleurs les liens historiques qui unissent notre pays au 16ème arrondissement, quartier dans lequel se trouvent depuis 1926 l’ambassade du Mexique et la résidence officielle du Mexique en France. La Place de Mexico, d’où l’on peut admirer un des monuments les plus emblématiques de la ville lumière, la Tour Eiffel, constitue sans aucun doute un lieu privilégié pour une œuvre représentative de la culture contemporaine mexicaine. Stèle qui s’élève avec force et harmonie vers l’espace, l’œuvre intitulée « Terre du Mexique en Terre de France » devient ainsi un nouveau témoignage qui met en lumière les liens profonds entre nos deux pays et qui ne cessent de se renouveler en se tournant vers l’avenir. • De la terre du Mexique sur la terre de France Carlos Montemayor Sur le rond-point de la Place de Mexico, Agueda Lozano a déposé de la ter- re de diverses régions du Mexique, des terres de différentes couleurs : noires, rouges, grises, blanches, pour concentrer à la base de la sculpture la diversité des sols qui nourrissent le Mexique. La terre du Mexique est donc littéralement sur la terre de France. C’est pourquoi la sculpture est, en son principe, une vérité. Mais les terres du Mexique et celles de France proviennent de continents différents. La France et le Mexique symbolisent deux continents dans leur diversité et leur unité. Ainsi la sculpture paraît se dégager d’elle-même et s’élever comme deux corps différents qui n’arrivent ni à se rapprocher ni à se dégager complètement, mais qui trou- vent leur équilibre dans la différente et la tension. Les feuilles d’acier s’unissent et se séparent Carlos Montemayor, écrivain mexicain alternativement comme un couple de danseurs, elles changent de rythme et de mouvement, d’orientation et de force, de volume et de délicatesse, selon qu’on regarde la sculpture de l’avenue d’Eylau ou des rues des Belles Feuilles, de Longchamp, Decamps ou de la rue des Sablons. La sculpture provient aussi du temps actuel, de la vigueur avec laquelle les villes grandissent et sont construites. Face à un monde de plus en plus dur socialement en bien des aspects, l’acier fait preuve avec Agueda Lozano d’une ductilité inattendue, d’une force malléable soumise à l’idée et au rythme. Du cœur même du monde moderne, l’acier initie cette nouvelle danse pensive et noble : il montre que sous son immobilité apparente il bouge à la recherche d’histoires distantes et diverses. Mais dans la terre il se souvient toujours que sa racine est la même, est une. De la terre du Mexique sur la terre de France est le poème secret d’une terre déposée dans une autre partie du monde. C’est le poème secret de la diversité de la terre et de son unité. Par la délicatesse et la danse de l’acier les deux terres sont ici comme le symbole du monde : la terre qui danse et naît d’une même racine, qui nourrit tous les peuples qui forment le monde. 11 bilatéral Un Mexicain distingué au Sénat Dans le cadre du prix de thèse du Sénat fran- çais, le spécialiste en droit de l’Université de Guanajuato, Francisco Tortolero Cervantes, s’est vu décerner le 28 juin dernier, en présence de l’ambassadeur Claude Heller, la médaille du Sénat pour sa thèse intitulée : « Majorité politique, opposition et cours constitutionnelles : essai sur l’applicabilité du principe d’integrité de Ronald Dworkin en Europe occidentale » qu’il a soutenue le 7 février 2005. Si le parlementarisme continental attribue un rôle fondamental au consensus, la règle de la majorité représente toujours la pierre angulaire de la décision collective. L’équilibre entre coopération institutionnelle et compétition politique entraîne donc l’ins- tauration de garanties d’applicabilité d’un programme gouvernemental. Au cœur de cette analyse comparée, effectuée en Italie, France, Espagne et RFA, les cours constitutionnelles ont contribué à pallier les faiblesses inhérentes aux mécanismes de rationalisation du parlementarisme. En échange d’une protection juridiquement efficace, la minorité renonce à la stratégie de l’obstruction. Le juge constitutionnel et l’opposition parlementaire exercent donc un partenariat pour faire face à la tyrannie de la majorité. Les techniques interprétatives développées par le juge constitutionnel s’avèrent assimilées par les acteurs politiques, au point que les organes constitutionnels sem- blent tous obéir à un sens d’intégrité de l’ordre juridique. Le prix de thèse du Sénat a pour objectif de distinguer chaque année un ou plusieurs travaux de thèse portant sur le bicamérisme, les collectivités locales et la vie politique et parlementaire. Le premier prix, d’un montant de 9.000 euros, dont 6.000 euros sont affectés à la publication de la thèse dans une collection de prestige chez un éditeur spécialisé, est attribué par un jury composé de 18 membres dont 4 sénateurs, 9 professeurs des universités spécialisés en droit constitutionnel, science politique, droit des collectivités locales et finances publiques et 5 fonctionnaires du Sénat. • Parution d’un nouveau guide sur le Mexique L’ambassadeur du Mexique en France, M. Claude Heller, a assisté le 3 juillet 2006, dans les locaux de la Maison de l’Amérique latine, à la présentation du nouveau guide Mexique dans la collection « Encyclopédies du Voyage » des guides Gallimard. Le Mexique est une terre aux reliefs tourmentés et aux paysages contrastés. Du plat Yucatán aux grands déserts du Nord se succèdent jungles tropicales, mangroves, cratères fumants et plages de sable blanc. Différentes civilisations ont donné à ce monde partagé entre deux continents une identité emblématique : des Olmèques aux Aztèques en passant par les Mayas… Avant que ne se produise l’immense choc culturel de la Conquête. Aucune nation n’a autant de héros, qu’ils soient libérateurs du joug colonial, révolutionnaires ou néo-zapatistes. De cette histoire est née une culture métissée, riche univers où se mêlent corridas et chamanisme ; où les accordéons des Norteños font écho aux marimbas du Sud ; où la mort est une fête. Ce guide permet de découvrir le Mexique en 11 circuits : d’une pyramide à l’autre, de patio colonial en chapelle baroque, de forêt de cactus en sierra indienne, des eaux caraïbes aux vagues du Pacifique... De A à Z, tous les renseignements utiles sont présents dans cet ouvrage pour préparer et réussir son voyage ; une sélection d’hôtels et de restaurants ; les adresses et horaires d’ouverture des lieux à visiter ; 24 pages de cartes. On y découvre également trois coups de cœur : Le site de Palenque (sud du Mexique) qui fut l’un des centres cérémoniels les plus importants du premier empire maya et où une multitude de pyramides se dressent au milieu d’une forêt tropicale inextricable et mystérieuse. Aujourd’hui, seulement 10% des vestiges sont explorés parmi lesquels el templo de las Inscripciones, el Palacio et ses remarquables bas-reliefs en pier- re et en stuc, el templo del Sol et el templo de la Cruz. Zacatecas (centre du Mexique) est une ville coloniale incontournable assez peu touristique. Blottie entre deux collines, Zacatecas doit sa richesse à l’exploitation des mines notamment d’argent, d’or, de cuivre et de fer. Sa cathédrale qui domine la Plaza de Armas, joyau de l’art baroque mexicain, vaut à elle seule le détour. Pátzcuaro (centre du Mexique) est une ville mexicaine d’où se dégage une atmosphère mystérieuse et envoûtante. Ses places entourées de superbes villas coloniales à arcades comme celles la Plaza Grande et de la Plaza Gertrudis Bocanegra sont un véritable havre de paix. Guide Mexique Encyclopédies du voyage Étranger - Guides Gallimard 480 pages, 29,00 euros 12 économie Le Mexique continue d’intéresser les investisseurs étrangers En dépit de la volatilité engen- drée par la crainte d’augmentations des taux d’intérêt aux Etats-Unis, les investisseurs étrangers ont continué de montrer un intérêt certain pour les actifs financiers du Mexique. Cet intérêt se reflète notamment dans le comportement des investissements étrangers dans des valeurs gouvernementales qui, à la fin du mois de juin 2006, ont atteint un solde de 143,381 milliards de pesos (près de 12,479 milliards de dollars), soit une hausse de 37,94 % par rapport à la participation enregistrée en décembre dernier. En ce qui concerne les obligations libellées en pesos, à taux nominal fixe et à long terme, où se concentre 92 % de la participation étrangère, le solde s’est établi à 131,674 milliards de pesos (11,549 milliards de dollars). En comparaison avec la clôture de l’année 2005, alors que les investisseurs internationaux avaient participé à hauteur de 95,126 milliards de pesos, la croissance a été de 38,42%. Selon des chiffres plus récents de la Banque du Mexique, la confiance dont les investisseurs étrangers ont fait preuve à l’égard du pays s’est maintenue, une semaine juste avant la réunion de la Réserve fédérale des Etats-Unis (Fed) le 29 juin dernier. Le 22 juin, le solde des obligations mexicaines à long terme détenues par les investisseurs internationaux atteignait la somme historique de 139,063 milliards de pesos (12,155 milliards de dollars). • Le Mexique annonce un remboursement anticipé de sa dette extérieure Le gouvernement mexicain a annoncé le 22 juin dernier le remboursement anticipé de 7 milliards de dollars. Au cours d’une conférence de presse, le secrétaire d’Etat mexicain aux Finances Alonso García Tames a indiqué que ces 7 milliards de dollars vont être acquis en réserves internationales auprès de la Banque du Mexique et dont la destination sera le paiement anticipé de crédits auprès de la Banque Mondiale et de la Banque Interaméricaine de Développement. A la suite de cette opération qui se réalisera dans les prochaines semaines, la dette extérieure passera de 7,3% du Produit Intérieur Brut (PIB) à 6,4%, ce qui représente une réduction de 57 milliards à 50 milliards de dollars. Il a ajouté par ailleurs que ce paiement est le résultat de la stratégie du président Vicente Fox visant à renforcer la structure financière du pays à travers la réduction du taux d’endettement, lequel pourrait rendre vulnérables les finances publiques. L’opération est en fait un échange dette extérieure/dette intérieure, une méthode privilégiée par le Mexique au cours des dernières années. Elle permettra une économie de 600 millions de pesos (54 millions de dollars). Concrètement, le ministère des Finances mexicain va émettre dans les semaines à venir des bons dits de développement sur le marché intérieur et avec les pesos ainsi collectés va acheter auprès de la Banque du Mexique des dollars avec lesquels sera remboursée une partie de sa dette extérieure. Actuellement, la dette auprès des organismes multilatéraux représente 24% de la dette extérieure contre 76% auprès d’investisseurs privés, d’après le secrétaire d’Etat aux Finances. A ce propos, la Banque mondiale a salué la décision prise par le gouvernement mexicain, tout en précisant que celle-ci est le fruit de la stratégie menée par les autorités du pays en matière de gestion de la dette, dans le cadre de laquelle le Mexique « profite des conditions favorables du marché ». Quant au président sortant Vicente Fox, il a indiqué que cette action représente un « signal clair de la vigueur et de la stabilité de l’économie, qui permet au Mexique d’affronter l’ave- nir avec tranquillité et d’avoir confiance dans la solidité des finances publiques du pays ». « Il y a quelques années, la dette publique était synonyme de vulnérabilité et d’incertitude. Ceci fait partie du passé. Le Mexique dispose maintenant, grâce à la stabilité économique, de la capacité de remplir ses engagements de manière anticipée », a-t-il souligné. Il convient de signaler qu’en 2005 la dette publique de l’Etat mexicain (celle qui comprend la dette intérieure et extérieure) représentait 23,3 % du PIB. 13 économie Des anticipations inflationnistes à la hausse Les analystes consultés par la Banque du Mexique (Banxico) ont amélioré leurs anticipations inflationnistes pour l’année en cours et ont revu légèrement à la hausse leurs estimations pour l’économie. Dans l’enquête menée par la banque centrale pour le mois de juin, les experts ont diminué de 3,4 % à 3,3 % leurs prévisions pour l’inflation, alors qu’ils ont augmenté celles du produit interne brut (PIB) de 4,04 % à 4,0 7%. En matière d’inflation, les 33 groupes d’analyse et de conseil économique du secteur privé national et étranger ont prévu pour les mois de septembre et de novembre une hausse mensuelle des prix à la consommation, après une stabilité durant les mois de juillet et d’août. A l’inverse, ils ont réajusté l’inflation de 2007 au-dessus de 3,4 à 3,5 %. Parmi les aspects pris en compte figure notamment le fait que ces experts prévoient pour cette année une plus grande création d’emplois formels. Ils espèrent en effet que le nombre d’assurés affiliés à l’institut mexicain de la sécurité sociale (IMSS) clôture l’année à 698.000 travailleurs contre 627.000 dans la dernière enquête. En outre, ils pronostiquent que les taux d’intérêt des certificats de trésorerie de la Fédération à 28 jours clôtureront l’année 2006 à 7,20 % au lieu des 7,17 % prévus auparavant. Quant au taux de change, les résultats du mois de juin ont fait apparaître une augmentation de 11,12 pesos à 11,23 pesos par dollar pour la fin de l’année. En ce qui concerne le secteur exté- rieur, ils ont maintenu leurs prévisions de croissance pour l’économie des EtatsUnis, à savoir 3,5 %. Toutefois, ils ont estimé que les exportations mexicaines non pétrolières s’élèveront de 13,3 % contre un rythme de 13 % pour les importations. Les ventes de pétrole brut mexicain devraient progresser de 21,6 % cette année, pronostic qui comprend des prévisions relatives au prix du pétrole extrait au Mexique de l’ordre de 52,63 dollars par baril. Pour l’année prochaine, les experts tablent sur une chute du cours du pétrole qui devrait atteindre 47,75 dollars le baril. Selon cette enquête, il est probable que le déficit commercial achève l’année 2006 avec un solde de 5,840 milliards de dollars contre 6,173 milliards prévus un mois auparavant. Par ailleurs, ils ont revu à la baisse de façon importante le solde négatif de la balance des comptes courants pour cette année qui passerait de 6,014 milliards à 5,297 milliards de dollars. De plus, ils considèrent que les investissements directs étrangers au Mexique en 2006 seraient de l’ordre de 15,139 milliards de dollars alors qu’une étude antérieure les avait placés à tout juste plus de 15 milliards. • La TVA sera remboursée aux touristes Le ministère des Finances et du Crédit public du Mexique a dévoilé les règles permettant aux touristes étrangers quittant le Mexique, par voie aérienne ou maritime, de solliciter le remboursement de la taxe sur les marchandises acquises dans le pays. Les personnes intéressées par cette restitution devront présenter un formulaire spécial dûment rempli, le reçu fiscal digital justifiant de l’achat de la marchandise, le passeport original valide et leurs billets d’entrée et de sortie du pays. Les reçus fiscaux remis par le vendeur des biens seront digitaux et devront en outre inclure le nom du touriste étranger, son pays d’origine et le numéro du passeport, ainsi que le type et le numéro du moyen de paiement électronique ou du moins les quatre derniers chiffres ou encore ceux du chèque de voyage utilisé pour l’acquisition de la marchandise. Le formulaire de la demande, émis par l’entreprise concessionnaire, devra comporter le lieu, la date, la description des biens, le prix, la quantité totale de l’opération avec la TVA détaillée et le nom du touriste étranger, son pays d’origine, le numéro de son passeport et les dates d’entrée et de sortie du territoire mexicain. La signature du visiteur étranger sera demandée, tout comme le type et le numéro du moyen de paiement électronique où devra être crédité le remboursement. Les reçus devront mentionner la phrase suivante : « La procedencia de la devolución está sujeta al debido cumplimiento de los requisitos previstos en las reglas » (L’origine de la restitution est sujette au respect en bonne et due forme des conditions requises par les règles). 14 culture Le Mexique présent au musée Branly Le président français Jacques Chirac a inauguré à Paris le 20 juin dernier un nouveau temple culturel dédié aux arts premiers : le musée du quai Branly. Celui-ci occupe un site exceptionnel sur les rives de la Seine, au pied de la tour Eiffel. Les arts d’Afrique, d’Océanie, d’Asie et d’Amérique s’inscrivent dorénavant au centre du grand circuit historique et artistique de la capitale française. Le musée du quai Branly est un établissement culturel novateur : à la fois musée, centre d’enseignement et de recherche, et espace à vivre pour les publics. Construit sur l’un des derniers terrains disponibles au cœur de Paris, le Sculpture de Chupícuaro, concept architectural de Etat de Guanajuato. ce projet original est les textiles et l’orfèvrerie. signé par Jean Nouvel. Le Mexique est très présent dans La collection comporte environ 300.000 objets, qui proviennent en majo- ce sanctuaire culturel. D’ailleurs, faut-il le rité du musée de l’Homme (250.000 objets rappeler, l’emblème du musée du quai Brandu laboratoire d’ethnologie) et du musée natio- ly est une statue féminine d’origine mexinal des Arts d’Afrique et d’Océanie (25.000 caine, et plus particulièrement une sculpobjets). Elle est organisée par aires géogra- ture de Chupícuaro (Etat de Guanajuato), phiques : Afrique, Amérique, Asie et Océa- en terre cuite et peinte, qui aurait été réanie. Elle abrite aussi des fonds transverses lisée vers le VIIIe ou le VIIe siècle avant notre sur le plan géographique (collection d’ins- ère. Elle est une figure symbolique de fertruments de musique, collection Histoire, tilité, comme en confectionnaient souvent collection de textiles), et un exceptionnel fonds les habitants de cette civilisation qui s’était photographique. Le plateau des collections développée dans les Etats de Guanajuato et expose 3.500 objets des quatre continents. de Michoacán. La statuette de Chupícuaro est l’une Il est traversé côté ouest par la tour Musique, grande tour de verre qui, de haut des nombreuses pièces d’origine mexicaine en bas du bâtiment (sur 5 niveaux), conser- que compte le musée dans son département ve 8.700 instruments de musique. Au-delà d’œuvres des Amériques. Les civilisations qui de la sculpture qui fait régner partout sa puis- ont habité ou peuplent toujours le Mexique sance plastique et sa variété formelle, trois sont représentées en nombre, pour mettre domaines montrent combien l’art est tou- en valeur l’histoire du pays. On passe du plus jours présent dans le quotidien : la musique, ancien, avec les Olmèques, au plus récent, avec des objets traditionnels de la culture des Lacandons, des Otomis ou encore des Huichols, en passant par la période précédant presque immédiatement la conquête espagnole, avec les Aztèques. Ce sont justement les pièces aztèques qui impressionnent le plus, au sein des œuvres mexicaines. Cette collection d’environ 90 pièces est, d’après la direction du musée, «l’une des collections européennes les plus riches avec celles de Londres, Berlin et Bâle». Les objets, qui proviennent presque tous de la vallée de Tenochtitlan – aujourd’hui Mexico – capitale de l’empire aztèque, ont été réalisés dans leur majorité entre 1350 et 1521 (date de la prise de Tenochtitlan par le conquistador Hernán Cortés). De 40 à 50 cm de hauteur, conçues en pierre volcanique locale, gris rougeâtre ou parfois dans une pierre verte plus fine, en jadéite et pyrite, les œuvres viennent de temples ou de caches. Certaines présentent encore des traces rouges, jaunes, bleues et noires. Cet ensemble comporte de nombreuses images de divinités masculines et féminines à l’iconographie complexe ainsi que des figurations humaines, animales, parfois hybrides, et des plantes. Selon des sources proches du musée, sur les 800 pièces préhispaniques exposées, près d’un tiers proviendrait du Mexique actuel. En outre, la direction de ce nouveau centre d’art envisage pour les prochaines années d’agrandir sa collection de pièces olmèques et mayas en provenance du Mexique. La plupart de ces pièces ont été rassemblées au XIXe siècle et ont été exposées au Louvre et au musée de l’Homme avant de se retrouver sur le quai Branly, où on peut désormais les admirer dans un cadre exceptionnel. • 15 culture Le Naufragé du Zócalo, de Fabrizio Mejía Madrid Comme des milliers de jeunes cette année-là, j’ai aidé à sortir les importante aux yeux des personnes piégées sous les effonMexicains, si ancrée dans drements. C’est à ce moment-là leurs gènes, qu’« il y a, relèque nous avons cessé de sortir des ve le Mexicain Fabrizio Mejía vases aztèques pour aller sauver Madrid, une certaine oblides vies. Un changement fongation à aborder le thème damental. Et Hombre al agua posde cette ville. Après tout, le L’écrivain Fabrizio premier chroniqueur mexi- Mejía Madrid sède ce climat d’une ville qui a cain, Bernal Díaz del Castillo, décrit le traversé l’apocalypse et qui y a survécu. » Au-delà des individus, certes très attaTenochtitlan qu’il voit. » Il est vrai que presque tous les écrivains de ce pays noir- chants, comme Pablo Urbina, qui raconte sa cissent ou ont noirci des pages sur cet- quête de perdition/rémission, c’est donc bien te ville tentaculaire. la ville qui est le personnage principal du roman, Dans son premier roman, qui le fait vibrer. Fabrizio Mejía Madrid fait ainHombre al agua, publié en français sous si parler Pablo Urbina à la première personne : le titre Le Naufragé du Zócalo, Fabri- « De la fenêtre, je vois la ville comme un comzio Mejía Madrid s’attache donc, lui aus- pendium de parachutages : depuis les Aztèques si, à ce sujet, montrant le climat de catas- jusqu’à la saignée de la révolution mexicaine, trophisme régnant tout en défendant une pluie de petits derniers modernisateurs et l’espoir de la reprise de la vie après la catas- d’arrière-petits-fils adoptifs lui est tombée trophe. Une approche née de l’expérience dessus pour y trouver un endroit où se caser. Les uns contre les autres. Multitude contre mulmême de cette ville. Interrogé par Le Mexique titude. Coude à coude en jouant des coudes. Aujourd’hui, il explique encore : « Les D’où la tension. Tous veulent rester alors qu’il auteurs précédents se plaignent de la vil- n’a jamais existé la moindre bonne raison de le, la regardent comme si elle était mons- le faire. Quand, chaque siècle, quelqu’un crie : trueuse, comme un enfer. Dans Hombre « Trop, c’est trop ! », un autre s’accroche et al agua, on voit l’espoir de ma généra- y engendre une famille de plus. » tion qui a vécu le tremblement de terFabrizio Mejía Madrid fait d’ailleurs re de 1985 avec l’envie de la ressusciter. des allers-retours incessants entre le Tenochtitlan Mexico la mégalopole est si Agenda culturel des Aztèques ou la capitale de la Nouvelle-Espagne et la mégapole d’aujourd’hui, établissant des parallèles entre ses personnages actuels et les protagonistes de la ville ancienne, entre les soubresauts d’aujourd’hui et les aléas anciens générés par les éléments (l’eau, le feu…). Le tout est servi par une écriture très belle, et l’on sent le soin méticuleux de l’auteur à travailler chaque mot, chaque tournure de phrase, triturant les mots pour en sortir la quintessence et élever SA ville sur un piédestal tout en gardant le minimum de distance nécessaire pour ne pas être englouti dans ce tourbillon… Enfin, notons que Fabrizio Mejía Madrid prépare en ce moment un roman El rencor, dont la parution est prévue en automne au Mexique. Le sujet est aussi on ne peut plus « mexicain » : il traite du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI). Le roman, qui s’ouvre sur l’assassinat de son candidat présidentiel en 1994, aborde la politique mexicaine de 1940 à aujourd’hui. Un vaste programme, et un auteur à suivre. Signalons qu’en 2005, l’auteur a reçu le prix Antonin Artaud, un prestigieux prix littéraire, pour ce premier ouvrage. • Le Naufragé du Zócalo, de Fabrizio Mejía Madrid, éditions Les Allusifs, traduit de l’espagnol (Mexique) par Gabriel Iaculli. Musée départemental d’arts et traditions 2006 populaires Maison de la Photographie Robert Exposition collective « L'autre moitié de la Château de Champlitte Doisneau mémoire », des artistes Alberto Ramírez, 70600 Champlitte 1, rue de la Division du Général Leclerc – Luciano Spanó et Carlos Torres Renseignements au 03 84 67 82 00 94250 Gentilly RER B, station Gentilly Du 6 juillet au 1er septembre 2006 Instituto de México à Paris Exposition « Haciendas en liberté », 119, rue Vieille du Temple – 75003 Paris photographies d’Eric Sander Renseignements au 01 47 40 88 33 M° Filles du Calvaire Du 1er juin au 15 septembre 2006 Parution du nouveau guide Mexique dans Renseignements au 01 44 61 84 44 Restaurant Nomad’s la collection « Encyclopédies du voyage » Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 13h et 12-14, rue du Marché Saint-Honoré – Guides Gallimard 480 pages, 29,00 ¤ de 14h30 à 18h, le samedi de 14h30 à 75001 Paris Des clefs pour comprendre la nature, 18h - Entrée libre M° Tuileries l'histoire, la culture du Mexique ; 11 Renseignements au 01 42 60 47 21 itinéraires détaillés ; et tous les renseignements utiles Exposition temporaire « Mexique, le grand voyage » et installation « Les Offrandes de Exposition « Photographies la Fête des Morts », de Cristina Rubalcava 1974-1990 », de Graciela Iturbide Du 13 mai au 09 octobre 2006 Du 28 septembre au 23 décembre pour préparer et réussir son voyage... Votre avis nous intéresse... [email protected] Première édition. 16 agenda RESTAURANTS MEXICAINS ¿ES USTED DE NACIONALIDAD MEXICANA? ¿RADICA EN FRANCIA? ¡VENGA A REGISTRARSE! La Embajada de México en Francia lo invita a registrarse ante su Sección Consular a fin de renovar la lista de nacionales mexicanos que viven en territorio francés. Esta información es: • Simple y sencilla de dar • Privada y para uso exclusivo de la Sección Consular • Indispensable en caso de emergencia • Útil para fomentar la comunicación entre la comunidad mexicana Existen dos maneras de llenar el formulario: >Solicítelo a la Sección Consular de la Embajada de México en Francia PRODUITS MEXICAINS 4, rue Notre Dame des Victoires 75002. París >Imprímalo desde Internet y envíelo por correo acompañado de una copia fotostática de su pasaporte: www.sre.gob.mx/francia Para mayor información, comuníquese al 01.42.86.56.20 SECRETARIA DE RELACIONES EXTERIORES Adresses utiles A MB A S S A D E 9 rue de Longchamp, 75116 Paris ; tél. : 01 53 70 27 70 ; fax : 01 47 55 65 29. I N S T IT U T O D E M É X I C O 119 rue Vieille-du-Temple, 75003 Paris ; tél. : 01 44 61 84 44 ; www.mexiqueculture.org SERVICE COMMERCIAL Bancomext 4 rue Notre-Dame-des Victoires, 75002 Paris ; tél. : 01 42 86 60 00. S E CT I ON CO N S U L AI RE même adresse ; tél. : 01 42 86 56 20 ; CO NSEI L DE PR O M O T I O N TOURISTIQUE même adresse ; tél. : 01 42 86 96 13 ; Numéro Vert : 00 800 11 11 22 66 HACIENDA DEL SOL 157, Bd Montparnasse - 75006 Paris Tél. : 01 43 26 26 53 ANAHUACALI 30, Rue des Bernardins - 75005 Paris Tél. : 01 43 26 10 20 AY CARAMBA 59 Rue de Mouzaïa - 75019 Paris Tél. : 01 42 41 23 80 AZTECA 7, Rue Sauval - 75001 Paris Tél. : 01 42 36 11 16 CIELITO LINDO 33, Rue de Charonne - 75011 Paris Tél. : 01 47 00 16 44 LA CUCARACHA 31, Rue Tiquetonne - 75002 Paris Tél. : 01 40 26 68 36 TACO LOCO 116, Rue Amelot - 75011 Paris Tél. : 01 43 57 90 24 LA TIPICA 151, Quai de Valmy - 75010 Paris Tél. : 01 40 34 39 03 EMBAJADA DE MEXICO EN FRANCIA e-mail : [email protected] MA IS ON DU ME X IQ U E Cité universitaire, 9C boulevard Jourdan, 75690 Paris cedex 14 ; tél. : 01 44 16 18 00. www.casademexico.org CONSULATS HONORAIRES Barcelonnette, tél. : 04 92 81 00 27. Bordeaux, tél. : 05 56 79 76 55. MEX & CO 10, Rue Dante - 75005 Paris Tél. : 01 46 34 14 12 IZRAEL 30, Rue François Miron - 75004 Paris Tél. : 01 42 72 66 23 SVD 39, Rue de Bellefonds - 16100 Cognac Tél. : 01 45 82 83 11 COULEURS DU MEXIQUE SARL 3 rue du Fléau - 78125 Saint Hilarion Dijon, tél.: 03 80 68 20 19 Fort-de-France, tél. : 05 96 72 58 12. Lyon, tél. : 04 72 38 32 22. Marseille, tel.: 04 91 54 70 50 Monaco, tél. : 00 377 93 25 08 48. Strasbourg, tél. : 03 88 45 77 11. Toulouse , tél. : 05 34 41 74 40. 17 carnet de route Monterrey, berceau de l’industrie mexicaine Capitale de l’Etat du Nuevo León, au nord-est du Mexique, Monterrey, dite la « Sultane du Nord », est une des grandes métropoles industrielles de ce pays. Cette ville s'inspire de constructions modernes grâce à ses grandes avenues et les nouveaux immeubles qui contrastent avec le centre de la ville paisible avec ses rues piétonnes. Fondée en 1596 par Diego de Montemayor, Monterrey est tombée dans une très grande léthargie, jusqu'à l'invasion nord-américaine de la ville en 1846. Elle a été libérée en 1848 grâce au Traité de Guadalupe. Quelques années plus tard, Mariano Escobedo réussit à expulser les Français qui avaient siégé dans la ville pendant quelques années. Finalement, Monterrey connut son apogée grâce à son industrie de métallurgie et son immense brasserie Cuauhtémoc. Monterrey, qui est considérée comme l’une des trois villes les plus importantes du pays, du fait de son activité commerciale et industrielle vigoureuse, offre un nombre incalculable d’attraits touristiques, telle son architecture qui conjugue les styles coloniaux et modernistes dans de beaux immeubles comme le Palais de l’évêché ou le Musée d’art contemporain, qui donnent lieu à un contraste fort intéressant. Au centre de la ville se trouve notamment la Gran Plaza, différente des autres places mexicaines grâce à sa diversité architecturale et décorative. On y trouve des sculptures de différents styles et époques, des immeubles ultramodernes qui contrastent avec la « classique » cathédrale, le tout orné de jardins. Monterrey est entourée d'importants massifs rocheux et de sites naturels tels que le Parc national Cascada Cola de Caballo et le Parc national Cumbres de Monterrey, un des plus grands du pays, qui regroupe le Parc écologique Chipinque, le Canyon de la Huasteca et le Cerro de la Silla, symbole de la ville. L'Institut supérieur d'études technologiques et les trois universités présentes font de Monterrey le principal centre étudiant du pays. En outre, on peut y admirer des musées qui sont des exemples de l’architecture moderniste qui, au cours de ces dernières années, a mis en avant cette ville industrielle. C’est notamment le cas du Musée d’art contemporain (MARCO), où l’entrée est ornée d’une sculpture en bronze connue sous le nom de « La Paloma » (la colombe), symbole de cette enceinte et œuvre de l’artiste récemment décédé Juan Soriano ; du Théâtre de la ville, dont le design a été primé lors de la première biennale d’architecture mexicaine en 1988 et du Centre culturel Alfa, dont la construction est de forme cylindrique inclinée. Quant aux constructions anciennes, certaines sont considérées comme de véritables monuments historiques. Citons par exemple la cathédrale métropolitaine de NotreDame de Monterrey, une des plus importantes de la ville, où domine le style néoclassique, tout comme pour le Palais du gouvernement ; le Palais de l’évêché et le Casino de Monterrey. Ville de contrastes par excellence, Monterrey est sans aucun doute un lieu incontournable au Mexique où s’entremêlent le style colonial et le style moderne. •
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