OGM new 5 B

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OGM new 5 B
Fiche 5
Pour comprendre la suspicion qui règne autour des
aliments OGM, il est tout d’abord nécessaire de se
replacer dans le contexte scientifique et économique
de leur production.
Deux raisons principales sont évoquées par les industriels de l’agro-alimentaire :
1. faciliter le développement des procédés industriels
de transformation des aliments pour une adaptation
à la distribution et à la consommation de masse
2. Poursuivre une recherche de variation de la composition nutritionnelle des aliments (alicaments).
De nombreux objectifs sont poursuivis dans la recherche appliquée utilisant les manipulations génétiques :
la conservation des produits, la stimulation de la
production d’enzymes et de synthèses de molécules alimentaires, la modification des qualités nutritionnelles
pour l’alimentation animale et humaine, et l’amélioration des qualités organoleptiques des aliments :
par exemple la réduction de la teneur en composés
naturels allergisants ; la meilleure adéquation aux
besoins nutritionnels de l’homme (modification de la
composition en acides gras de l’huile de colza), ou
des animaux d’élevage (composition en acides aminés
des protéines du grain de maïs), ou l’amélioration des
qualités organoleptiques (surexpression d’arômes).
D’autres applications visent une amélioration des
qualités technologiques des produits. L’exemple le plus
connu est la conservation prolongée des fruits, obtenue
en inhibant génétiquement la synthèse d’une enzyme
responsable de la dégradation des parois cellulaires
dans le fruit mûr. Cette propriété améliore les conditions de transport et le stockage des fruits et permet
aussi une récolte à un stade de maturité plus avancé,
en principe favorable au goût. Ainsi en 1994 a été
commercialisée aux Etats-Unis une tomate de ce type :
la Flavr Savr de la société Calgene permet d’obtenir
un fruit à maturation prolongée.
1. Le contrôle de la sécurité
des aliments
A travers les plantes transgéniques, les chercheurs et
les industriels peuvent transformer la nature du lien
qui existe entre alimentation et santé . En effet, les
alicaments, qui sont des aliments dans lesquels sont
introduits par transformation génétique des capacités
à produire des substances à vertu médicamenteuse
(depuis les simples compléments nutritionnels jusqu’aux
vaccins), déplacent la frontière entre aliment et médicament ; les OGM sont alors présentés comme pouvant
produire des molécules thérapeutiques plus efficaces et
à moindre coût par de nouveaux procédés d’agriculture
industrielle. Il y a donc une recherche d’une meilleure
efficacité des protéines à usage thérapeutique par le
biais de végétaux transgéniques, à l’instar de l’enzyme
digestive utile pour le traitement de la mucoviscidose.
Cependant contrairement aux médicaments issus
d’OGM, les contrôles sur les aliments issus d’OGM
restent insuffisants. Ainsi les contrôles de toxicité
REMIS EN QUESTION.
ENJEUX
LES OGM
Les premiers Organismes Génétiquement Modifiés correspondent à des constructions génétiques “rudimentaires” qui sont insérées aléatoirement dans les
chromosomes de la plante. Ils correspondent à des plantes faites pour absorber
ou produire des pesticides et sont donc essentiellement utilisés pour l’agriculture
industrielle classique, et non dans un but alimentaire. Une deuxième génération
d’OGM, actuellement en cours de développement, cherche à introduire un ou plusieurs gènes d’un organisme pour lui conférer de nouvelles propriétés, notamment
nutritionnelles. Si cet aspect semble plus attractif pour les consommateurs, quels
en sont les impacts réels sur la santé ? Les bénéfices en sont-ils avérés ?
La perception du risque et donc la représentation des OGM est dépendante des
individus, du groupe et du contexte sociétal et temporel dans lequel ils se placent.
Ainsi dans le sondage de décembre 2001, Eurobaromètre sur Science et société
qui aborde la question des OGM en Europe, 71% des personnes interrogées “ ne
veulent pas de ce type de nourriture ” et seulement 15% estiment que les OGM
ne présentent aucun danger particulier. Il existe une forte demande d’information
de la part de la société dont le déficit produit un manque de confiance en ces
nouveaux aliments.
BEDE-INF’OGM. FÉVRIER 2002. FICHE N° 5. PAGE 1
Se nourrir d’OGM présente-t-il
des risques ?
chronique sur les animaux, certains contrôles de toxicité aiguë, ou encore certains tests d’allergénicité
ne sont pas effectués. La réglementation est considérablement allégée par rapport à celle concernant les
médicaments, car il suffit que la composition chimique
de l’aliment génétiquement modifié apparaisse équivalente à l’aliment classique pour faire valoir le concept
d’équivalence substantielle, aujourd’hui pourtant remis
en cause scientifiquement.
LES OGM
REMIS EN QUESTION.
BEDE-INF’OGM. FÉVRIER 2002. FICHE N° 5. PAGE 2
L’équivalence en substance
(ou équivalence substantielle)
Défini par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en 1993, ce principe
se fonde sur l’idée que les produits alimentaires qui
ont fait la preuve de leur innocuité peuvent servir de
référence. La comparaison entre cette référence et un
aliment transgénique permet de déterminer s’il y a ou
non, « équivalence en substance «. Cependant les OGM
ne sont, en règle générale, pas du tout évalués quant
à leur toxicité chronique potentielle (effets cumulatifs
de petites doses) dont les effets hypothétiques divisent les scientifiques. Pourquoi alors avoir choisi de
recourir à cette méthode ? Qui en est à l’origine ?
Ce concept a été impulsé à la suite d’une querelle
opposant les autorités de régulation des années 90
: les industries biotechnologiques, afin de rassurer
les consommateurs, entrèrent en relation avec les
gouvernements avec l’intention de légiférer leurs
produits. Allant à l’encontre d’une expertise, telle
celle employée dans le cas de produits chimiques
(tests toxicologiques, “ ration journalière acceptable
” -ADIs-), le concept d’équivalence substantielle s’est
progressivement imposé sur la scène internationale, et
ce, dans une optique plus politique et commerciale que
scientifique. Malgré tout, ce principe est régulièrement
remis en cause. Ainsi selon une équipe gouvernementale hollandaise, l’analyse de la composition chimique
d’un aliment ne suffit pas à prouver “ l’introduction
de nouveaux risques génétiques, biochimiques, immunologiques ” qui pourraient lui être inhérents. Plus
récemment, la Société Royale du Canada confirme
dans un rapport cette remise en cause
2. Le risque inhérent à la technique
de manipulation des gènes
Le vivant ne fonctionne pas mécaniquement comme
une représentation simplificatrice du génie génétique
le laisserait penser. Le génome n’est pas un empilement
de gènes que l’on peut couper et recoller impunément :
une grande partie des fonctions de l’ADN reste encore
inconnue. La transgénèse végétale utilise des vecteurs
biologiques – bactérie comme Agrobacterium, ou virus
désactivés – ou encore des canons à particules pour
insérer un nouveau gène dans des cellules en culture.
L’insertion se fait en aveugle ; les techniques ne
permettant pas de placer le gène étranger à un endroit
précis du génome, et d’en mesurer tous les effets. De
plus, le nombre de transgènes insérés est aléatoire.
Pour s’assurer que les cellules ont bien intégré le gène
que l’on cherche à transférer, le chercheur adjoint au
transgène un gène marqueur, le plus souvent un gène
de résistance aux antibiotiques.
Aussi les manipulations génétiques peuvent-elles introduire des changements inattendus dans le fonctionnement des plantes transgéniques et provoquer la synthèse de nouveaux composés imprévus dans l’aliment.
3. Commercialisation sans
réglementation sur l’étiquetage
La liberté de choix des consommateurs n’est aujourd’hui
pas respectée. Le système américain qui veut qu’un
produit transgénique suffisamment proche d’un produit conventionnel n’ait pas besoin d’être étiqueté
a d’abord prévalu. Depuis 1996, les consommateurs
ont déjà consommé beaucoup d’aliments issus de
cultures transgéniques, souvent à leur insu, et sans
qu’on en connaisse les conséquences à long terme. Les
réglementations sur l’étiquetage ne concernent encore
qu’un petit nombre de pays et ne sont souvent pas
encore appliquées. (voir fiche Réglementation)
I M PA C T S
1. L’imprévisibilité des aliments
transgéniques inquiète les personnes
sujettes à des allergies.
La susceptibilité aux allergies est déjà très présente
dans nos sociétés actuelles ; ainsi l’on recense plus de
160 aliments qui auraient été associés à une réaction
allergique. Il s’agit d’une réponse “ anormale ” du
système immunitaire à certaines protéines spécifiques
des aliments ou à des composants alimentaires inoffensifs. En quoi les OGM vont-il amplifier ce risque? La
première source d’allergie possible est liée à l’insertion
d’un gène qui synthétise une protéine, connue comme
allergène. L’autre cause serait plus directement liée
à la transgénèse, qui, de par son caractère aléatoire,
pourrait engendrer la synthèse de protéines allergènes
nouvelles. En outre la simple modification de la
structure des protéines résultant d’une perturbation du
génome peut également se révéler allergène ; d’où
la volonté actuelle de mettre en place un véritable
réseau d’ « allergovigilance «, et une traçabilité totale
pour remonter à la source en cas d’incident. Aux
Etats Unis, l’affaire du maïs Starlink a alors montré
la nécessité d’une traçabilité des OGM -aujourd’hui
encore impossible à assurer.
Le cas du Maïs Starlink
Cette variété de maïs a été créée par la société Aventis
CropScience, entreprise multinationale franco-allemande. Il s’agit d’une variété produisant une protéine,
appelée Cry9C, grâce à un transgène issu de la bactérie
Bacillus thuringiensis, agissant comme un insecticide
contre la pyrale. Cet OGM a été autorisé aux Etats-Unis
par la FDA (Food and Drug Administration) depuis 1998,
pour l’alimentation animale et la production d’éthanol.
Cependant, en raison de risques allergiques -cette
protéine résiste à la dégradation des jus gastriques et
à la chaleur-, ce maïs ne devait pas être commercialisé
pour la consommation humaine. Or en Septembre 2000,
le GEFA (Genetically Engineered Food Alert) a découvert la présence de cet OGM dans différents produits
alimentaires. Depuis la découverte de la contamination,
44 américains ont déposé des plaintes auprès de la FDA
en raison de “ diarrhées, vomissements et rougeurs ”
liés à l’ingestion de ces aliments. Suite à des tests, la
FDA a conclu en juillet 2001 en l’absence de données
satisfaisantes démontrant l’innocuité du Starlink ; en
conséquence sa commercialisation pour la consommation humaine est actuellement interdite.
Fiche 5
Les gènes de résistance aux antibiotiques qui existent
dans les plantes transgéniques sont des gènes marqueurs qui n’ont qu’une utilité technique, celle de
déterminer les cellules qui ont intégré le gène d’intérêt.
Ces gènes de résistance aux antibiotiques sont transmis
aux générations suivantes. Les spécialistes de santé
publique craignent ainsi que la dissémination dans
l’environnement sur des millions d’hectares de gènes
de résistance à des antibiotiques (ampicilline et kanamycine) couramment utilisés en santé humaine et
animale, ne favorise le développement de bactéries
pathogènes résistantes aux antibiotiques dans le système digestif. Ce mécanisme peut ainsi être illustré
par l’exemple concret des cotons transgéniques de
Monsanto, contenant le gène “ aad ” résistant aux
antibiotiques, qui serait à terme acquis par la bactérie
responsable de la gonorrhée. La nouvelle directive
européenne sur la dissémination des OGM 2001/18/CE
prévoit l’élimination progressive de ces gènes de résistance aux antibiotiques d’ici décembre 2004 pour les
OGM mis sur le marché et 2008 pour la recherche.
3. La toxicité des aliments
génétiquement modifiés n’est pas
complètement évaluée.
Les herbicides, les produits issus du métabolisme de ces
herbicides par la plante ou l’animal, et les adjuvants et
leurs métabolites associés à ces herbicides, susceptibles
d’être ingérés par les consommateurs, peuvent être
reconnus comme toxiques. De même, le risque lié aux
protéines insecticides produites par 28 % des OGM
commercialisés dans le monde (variétés Bt) devrait
être pris en compte. Le risque lié aux herbicides, via les
OGM, est d’autant plus important que leur utilisation
est exponentielle et bien plus conséquente que dans le
cas d’une agriculture dite “traditionnelle”.
Plus ou moins d’herbicide avec les OGM ?
Selon le rapport du Dr Charles Benbrook, intitulé
Troubled Times Amid Commercial Success for Roundup
Ready
Soybeans
www.biotech-info.net/troubledtimes.html -, en 1998,
dans 16 Etats américains pratiquant la culture de soja,
une quantité moyenne totale de 1,36 kg d’herbicide
par hectare était appliquée sur du soja Roundup
Ready, alors que 1,21 kg par hectare étaient appliqués
sur des variétés de soja conventionnelles, ce qui représente 11,4% de plus. Dans 6 Etats, notamment l’Iowa,
qui représente un sixième des cultures américaines de
soja, la quantité totale d’herbicides utilisée sur du soja
Roundup Ready était supérieure d’au moins 30% à
la quantité utilisée sur des variétés conventionnelles.
Cette quantité était légèrement inférieure dans 5
autres Etats.
LES OGM
REMIS EN QUESTION.
Les études toxicologiques sont effectuées lorsque “l’équivalence en substance” n’est que partiellement confirmée. Il s’agit de comparer les nouvelles protéines
produites aux toxines connues afin de déterminer
si le gène introduit code pour une toxine. Bernard
Kouchner, ministre français de la santé, estime ainsi
que les recherches sur les conséquences en santé
publique doivent être mieux évaluées - et ceci, dans le
cadre du programme hospitalier de recherche clinique.
BEDE-INF’OGM. FÉVRIER 2002. FICHE N° 5. PAGE 3
2. De nombreuses plantes
transgéniques contiennent des gènes
de résistance aux antibiotiques.
CONSTRUIRE
L E D É B AT
1. Permettre les débats
contradictoires entre spécialistes
et disciplines.
Le doute et le manque de preuves tangibles concernant
la sécurité alimentaire accroissent le sentiment de
risque dans nos sociétés. Un besoin de transparence est
manifeste. En France, après une première conférence
des citoyens en juin 1998, restée sans suite, plusieurs
initiatives ont été prises par le gouvernement, dont la
création fin 2001 d’un Comité des Sages, ou la mise
sur Internet des rapports d’activité de la CGB. Mais
nous sommes encore loin d’une véritable “ conférence
de consensus ”, qui permettrait de mettre en liaison
permanente les scientifiques et les consommateurs.
2. Développer les campagnes
d’information obligeant les fabricants
et les pouvoirs publics à se positionner :
Moratoire ou séparation des filières
Pour exprimer ce besoin de protection, par le biais
de la divulgation de l’information, le concept de
“principe de précaution” s’inscrit parfaitement dans
cette optique. En France, le réseau INFO-CONSO,
animé par Greenpeace, sert à mobiliser les consommateurs soucieux de la présence d’OGM dans leur
alimentation. Le réseau assure une large diffusion de
l’information d’une liste établie d’après les déclarations
écrites des fabricants. Une autre campagne organisée
par les Verts, les Amis de la Terre incite les parents
d’élèves à interpeller les responsables des collectivités
locales ayant en charge des cantines scolaires pour
exiger des repas garantis sans OGM.
C’est pourquoi, de façon plus radicale, d’autres citoyens
pensent que la filière OGM ne devrait pas être tolérée
du tout. En France, la Confédération paysanne, syndicat
paysan, demande que soit mise en place une recherche
publique forte, pluridisciplinaire et indépendante des
firmes privées industrielles et a lancé une campagne
importante d’arrachage des champs de cultures transgéniques au nom du principe de précaution.
Le moratoire, demandé par de nombreux scientifiques,
médecins, consommateurs, paysans, agriculteurs biologiques, écologistes et acteurs de la solidarité internationale, pourrait être maintenu en tant que tel
puisqu’il représente actuellement la seule alternative
aux déficits d’expériences scientifiques ;
Les consommateurs quant à eux se positionnent plus
sur une demande d’étiquetage strict, leur permettant
de choisir : mais au vu des multiples contaminations
d’un part, et des seuils légaux d’étiquetage d’autre part,
cette demande permettra-t-elle vraiment le choix ?
Les résultats inquiétants du Dr Pusztai
Le docteur Pusztai est membre de la Société royale
d’Édimbourg (Écosse) ; Avec son équipe de 18 chercheurs du Rowett Research Institute d’Aberdeen (cofondé par Monsanto mais financé essentiellement par
des fonds publics), il a mis au point une méthode “
rigoureuse ”d’évaluation des aliments transgéniques.
Les résultats des expériences du Dr Pusztai sur l’effet,
sur des rats de laboratoires, d’une alimentation à base
de pomme de terre génétiquement transformée avec
un gène de lectine d’un perce-neige, ont fait scandale
en 1998 : après quinze jours de cette alimentation
on constata une baisse du poids des organes vitaux
de ces mammifères et une chute de leur capacité
immunitaire. Le Dr Pusztai explique ces changements
par des effets de positionnement dans le génome du
gène transféré. La manipulation génétique effectuée
sur la pomme de terre pourrait donc avoir des effets
problématiques sur les systèmes gastro-intestinal et
immunitaire des mammifères. Ces résultats ont été
critiqués avec virulence et le Dr Pusztai mis à la retraite
anticipée. Un comité de soutien et un site internet ont
vu alors le jour. Le rapport de recherche de Pusztai est
publié dans la revue Lancet. Une pétition demandant
sa réhabilitation circule.
Un audit est réalisé par le Rowett Institute. Le docteur
Pusztai recouvre tout son crédit le 8 mars 1999 lorsque
la commission des sciences et techniques du parlement
britannique le reçoit pour parler de ses recherches.
Actuellement, le docteur Pusztai diffuse ses recherches
en écrivant des articles et en aidant d’autres scientifiques travaillant sur les OGM. Il soutient aussi José
Bové et la Confédération paysanne dans leurs actions
contre les plantes OGM.
Il n’existe pas encore de législation communautaire
spécifique sur les aliments génétiquement modifiés
pour animaux : une proposition de directive est actuellement à l’étude (voir fiche Réglementation).
LES OGM
REMIS EN QUESTION.
BEDE-INF’OGM. FÉVRIER 2002. FICHE N° 5. PAGE 4
Actuellement, certains chercheur de l’INRA proposent
la possibilité de créer une filière OGM qui supporterait
le surcoût de la ségrégation, alors que jusqu’à présent
on parlait de mise en place de filière “Non OGM”.
On s’aperçoit cependant qu’il semble irréaliste de faire
coexister les deux filières OGM et sans OGM : les
mélanges des produits, les flux de gènes entre cultures
voisines, ou encore la difficulté de mettre en place
des tests fiables, montrent que les contaminations sont
inévitables ; ce qui est d’autant plus dramatique si les
produits se révèlent nocifs pour la santé (problèmes
d’allergie, plantes destinées à produire des substances
médicamenteuses ou du plastique...).
Pour en savoir plus :
• OGM le vrai débat. Gilles-Eric Séralini. Dominos, Flammarion,
2000.
• OGM brevets pour l’inconnu. Anne Briand-Bouthiaux.
Editions Faton, 3ème trimestre 2001.
• Effect of diets containing genetically modified potatoes.
Stanley W B Ewen, Arpad Pusztai Pusztai in LANCET, Research
letters, Volume 354, Number 9187, 16 October 1999.
• Henri Atlan «La fin du tout génétique. Vers de nouveaux
paradigmes en biologie» La Science en questions -Ed INRA,
1999.
• Plantes transgéniques et antibiotiques. Patrice Courvalin,
La Recherche, mai 1998.
• Eurobaromètres : 1996-97,1999-2000.
http://europa.eu.int/comm/dg24/library/surveys/eb49_en.html
• Comment évaluer la sécurité des aliments issus de plantes
transgéniques ? Pascal Gérardin, in Organismes génétiquement
modifiés à l’INRA : environnement, agriculture et alimentation,
INRA éditions, 1998.
• Etude INRA de Valceschini : possibilité de la mise en place
de filière non OGM, à paraître en 2002 (à demander à :
[email protected])
• «The politics of GM food : risk, science and public trust»,
University of Sussex, pour le Global Environment Change
Programme, 1999, disponible sur www.gecko.ac.uk
• OGM : comment analyser les risques ?, Claire Marris,
Biofutur 195, décembre 1999.
• Gènes de résistance aux antibiotiques et plantes transgéniques, L. Clavilier, Fr. Hervieu, O. Letodé, INRA éditions, Coll.
Science Update, 2001.

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