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3e trimestre 2006 N°76 Le magazine de la chambre de métiers et de l'artisanat des Landes Actualités Conjoint collaborateur Une enquête sur les besoins en formation (p. 11) Formation dans l'artisanat Se former et vivre au pays (p 13 à 16) A l’occasion de son assemblée générale du 19 juin dernier, la chambre de métiers et de l’artisanat a voté à l’unanimité trois délibérations. Ces dernières auront une influence importante sur les actions que notre établissement consulaire va conduire ou les positions qu’il devra prendre. C’est en premier lieu la définition d’une politique de communication et de relations publiques tant vers les partenaires de la chambre de métiers et de l’artisanat, que vers les artisans et les jeunes. C’est ensuite la conduite à adopter sur l’équipement commercial dans notre département, face au constat du développement excessif et presque sans limite que l’on connaît. C’est enfin le projet politique de toutes les chambres de métiers et de l’artisanat de France intitulé « Les artisans au cœur de la société ». Dans les pages suivantes, vous trouverez beaucoup plus de détails sur ces trois sujets. Si vous souhaitez en savoir encore plus, n’hésitez pas à nous contacter ; nous sommes prêts à vous répondre et à vous informer au mieux. A l’heure où j’écris ces lignes, nous sommes entrés dans l’été et la période des vacances. Je souhaite, à ceux parmi vous dont le travail dépend du tourisme, une très bonne saison. Je souhaite aux autres, qui auront peut être la chance de prendre des vacances, de bien profiter des beaux jours et d’aborder la rentrée de manière positive. Les temps sont difficiles certes, mais je constate souvent votre dynamisme, votre esprit d’initiative et vos qualités de battants qui font toujours de L’artisanat, la Première entreprise de France et la Première entreprise des Landes. p4 à 12 • Trio de délibérations Aurevoir - Bienvenue • "Nos artisans sont des auteurs, compositeurs et interprètes !" • Les argentiers de la chambre • Quarté gagnant ! • Enquête sur les besoins en formation • Travailler en Europe p13 à 16 • Se former et vivre au pays p17 à 22 Sommaire édito Marcel LARCHÉ félicite les apprentis médaillés de bronze, d'argent et d'or (MDM, le 16 juin 2006). • Le chèque emploi TPE • L'UNEDIC aide la création d'entreprise • A la rencontre du public • Opération transmission • Une affaire de pro... • Une porte d'entrée sur le sud-ouest p23 à 25 • "Travail d'artiste à part entière" • Les ambulanciers en démarche qualité Bientôt les journées nationales • L'or gagne du terrain REF-135-01 p26 • 39 % de chantiers en plus Boulangers à Parentis Marcel LARCHÉ Président de la chambre de métiers et de l'artisanat des Landes Nos services proches de vos entreprises B 128, avenue G. Clemenceau - 40100 DAX 3e trimestre 2006 N°76 Le magazine de la chambre de métiers et de l'artisanat des Landes Actualités Conjoint collaborateur Une enquête sur les besoins en formation (p. 11) Formation dans l'artisanat Se former et vivre au pays (p 13 à 16) Rédaction - édition : Chambre de métiers et de l'artisanat des Landes - 41, av. Henri Farbos 40000 Mont-de-Marsan - Tél. 05 58 05 81 81 Fax 05 58 06 89 69 - [email protected] - www.cma-landes.fr - Directeur de la publication : Marcel LARCHÉ - Coordination magazine et photos : Claudine VIDAL - Photo couverture : Cordonnerie du Sablar à Mont-de-Marsan : Nadine et Jean-Pierre DUFOUR - Illustrations : Mathilde LOSSERAND Réalisation : TOUTATIS 4, av. de Morlanne 40500 Saint-Sever - Impression : Imprimerie CASTAY 40800 Aire-sur-l’Adour - Régie publicitaire : Chambre de métiers et de l'artisanat des Landes - Tirage : 7200 exemplaires. Dépôt légal : 3e trimestre 2006 - ISSN 0986 7279. Tél. : 05 58 90 95 07 - Fax 05 58 06 89 69 [email protected] B Centre administratif 21, rue E. Branly - 40600 BISCARROSSE Tél. : 05 58 82 70 66 - Fax 05 58 82 70 78 [email protected] B Résidence Thalassa 2, rue du Marais - 40530 LABENNE Tél. : 05 59 45 43 09 - Fax 05 58 06 18 33 [email protected] Actualité Tribune et assistance attentives le 19 juin 2006 Assemblée générale de printemps L’assemblée générale de printemps réunit le 19 juin, autour du président Marcel LARCHÉ, Pierre SOUBELET, préfet des Landes, Maurice PRAUD, président de la chambre régionale de métiers et de l’artisanat, Jacques BAZARD, directeur des services fiscaux landais et Yvon MASSET, secrétaire général de l’inspection d’académie. Les préoccupations de notre secteur aidant, le président va soumettre au vote de l’assemblée un trio de délibérations. Chiffres clés 2005 961 jeunes en formation à l'EPM 578 contrats d’apprentissage dans les métiers de l'artisanat 123 salariés CMA + EPM 742.134 € taxe d’apprentissage 76 4 Trio de délibérations T out d’abord, les réalisations budgétaires 2005 sont adoptées. La consolidation des comptes de la chambre de métiers et de l’artisanat (CMA) et de l’école professionnelle des métiers (EPM) affiche un total des produits de 6.532.727 € pour un total des charges de 6.338.048 €. La différence, un résultat courant de 194.679 €, se décompose en un excédent pour la CMA de 228.688 € et un déficit pour l’EPM de 34.008 €, en nette diminution par rapport à 2004. Cet excédent permettra d’augmenter le fonds de roulement de la CMA et de mettre en œuvre les indispensables investissements nécessaires à son développement. Les responsables des commissions métiers d’art, formation professionnelle et affaires économiques exposent ensuite les résultats de leurs travaux. Puis le président LARCHÉ soumet trois sujets à la délibération de l’assemblée. 1 Communication En premier lieu, la politique de communication et de relations publiques. Celle-ci doit trouver les moyens de valoriser tous les métiers et d’aller à la rencontre des artisans dans leur entreprise. L’assemblée propose d’utiliser les manifestations sportives pour communiquer. Les artisans y sont présents, leurs clients, les jeunes, mais souvent aussi, les partenaires de l’artisanat. Globalement, les élus préfèrent se diriger vers les petits clubs, vers les tournois de jeunes. Les grands clubs, de 17% 36% 20% rugby en particulier, ne proposent pas de matchs à thème. Il est donc plus difficile de communiquer avec le public, les jeunes et les artisans. Par contre, ces clubs sont le cadre idéal pour des relations publiques. Il reste à ne pas oublier la course landaise, partie intégrante de notre culture, qui peut certainement se révéler porteuse en terme de communication. 3% 11% 8% 5% Actualités 2 Equipement commercial Le deuxième sujet porte sur l’équipement commercial. Plusieurs questions se posent. Les grandes surfaces portentelles tort à 100% au commerce et à l’artisanat ? Peuvent-elles aider nos entreprises en fixant la clientèle ? Où doivent-elles être installées ? Le discount porte-t-il réellement tort à l’artisanat ou bien seulement à la grande distribution ? Installé en centre ville, ne contribue-t-il pas à fidéliser la clientèle ? Le débat s’instaure. Les grandes surfaces, aussi nuisibles soient elles, sont bien mieux situées en centre ville car elles fixent la clientèle. Par contre, dans les Landes, à l’extérieur des villes, elles portent tort à 100% au commerce et à l’artisanat. La position de la CMA se base sur la densité en m2 de grande distribution par rapport au nombre d’habitants*. Le consommateur doit pouvoir accéder à toutes formes de commerce, sans que l’une d’entre elles, en général la plus grande, fasse disparaître les autres. De plus, le résultat des emplois créés par la grande distribution doit être connu. « Je ne peux que vous encourager à vérifier si le nombre de créations d’emplois annoncé est réellement atteint » ajoute Pierre SOUBELET. 3% Quant au discount, l’assemblée estime que ce type de magasin, dans le domaine alimentaire, porte peu ou pas du tout tort à l’artisanat. La concurrence s’exerce principalement à l’égard de la grande distribution. Dans ces conditions, la CMA, forte de ses positions antérieures pratiquement jamais retenues, donnera un avis favorable au discount. Elle tiendra cependant compte de la situation spécifique de chaque projet. Reste le problème des chapiteaux dressés par les grandes surfaces lors de ventes au déballage. Le préfet prend position : « Une façon sournoise de contourner les règles et d’augmenter illégalement leur surface de vente, lorsque ces chapiteaux restent davantage de temps ». La chambre s’efforcera désormais de dénoncer les cas litigieux dont elle aura connaissance. Saint-Pierre-du-Mont : un projet d'équipement commercial sur ce terrain, inopportum aux yeux de la CMA. 20% 5% 5% 5% 62% De plus, il est nécessaire d’améliorer la communication avec les associations d’artisans commerçants, avec les associations de consommateurs, mais également avec les municipalités. 3 L’œil sur ■ AU REVOIR Projet politique Le troisième sujet sera celui du projet politique intitulé Les artisans au cœur de la société. Il se décline en cinq axes : 1B anticiper l’évolution de l’artisanat à l’horizon 2020, 2B fédérer les compétences et les énergies du secteur, 3B favoriser l’accès des artisans aux marchés européens et internationaux, 4B développer une offre de services des CMA pour le développement des entreprises, 5B passer de l’apprentissage à la gestion des ressources humaines. Force est de constater que dans le contexte de morosité actuelle, l’artisanat symbolise, a contrario, la richesse sociale du travail. Quand les français annoncent dans les sondages « aimer les artisans », ils aiment bien sûr leurs productions ou leurs services, mais aussi les valeurs de confiance, de proximité, d’authenticité, de respect, d’amour du travail qu’ils représentent. On n’aime plus seulement les artisans pour ce qu’ils ont été ni pour ce qu’ils représentent, mais pour ce qu’ils sont et ce qu’ils invitent à être. Le préfet Pierre SOUBELET, en complément de ses interventions en cours d’assemblée, conclura sur l’importance de la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences. Il signalera également tout l’intérêt du magazine Artisan Landais dont il fait une lecture régulière. Il souscrit aux propos exprimés durant le précédent débat sur la communication, relatifs à la qualité de cet outil de communication B Pierre SOUBELET, fervent défenseur des intérêts de l'artisanat. Préfet du département depuis septembre 2003, Pierre SOUBELET quitte les Landes pour l’Ain, Mont-de-Marsan pour Bourg-en-Bresse. Il s’éloigne de son pays basque natal mais aura pour consolation de laisser des bataillons de volailles sous label pour d’autres bataillons, tout aussi réputés en pays de Bresse ! ■ BIENVENUE Ange MANCINI prend la relève. A 62 ans, ce grand technicien de la police judiciaire est précédé par sa notoriété. Ange MANCINI porta le RAID (Recherche assistance intervention dissuasion) sur ses fonts baptismaux en 1985. Dirigea cette unité d’élite de la police nationale, et ses troupes baptisées Les hommes en noir, jusqu’en 1990. Ensuite, officier de la légion d’honneur et officier de l’ordre national du mérite, il évolue dans les plus hautes sphères de la police. Préfet délégué à la sécurité en Corse en 1999, il sera titularisé dans ses fonctions de préfet en 2002. Puis rejoindra la préfecture de Cayenne en Guyane. Il quitte l’ouest de l’océan Atlantique pour rejoindre un autre rivage de l’Hexagone, celui des plages landaises sablonneuses, protégées par un rempart de dunes. * 449 m2 pour 1000 habitants dans l’alimentaire, contre 306 m2 en France. Et 373 m2 pour 1000 habitants dans le bricolage, contre 177 m2 en France. 5 76 Actualité De gauche à droite : Henri EMMANUELLI, Marcel LARCHÉ, Philippe SIMON, Dominique GRACIET et Martine HONTABAT. Forum de l'économie landaise L’artisanat, l’agriculture, le commerce et l’industrie sont incontestablement des atouts majeurs pour le département des Landes. Aussi, le 29 mai dernier, les trois chambres consulaires se réunissent à Montde-Marsan, pour fêter la 3e édition du forum de l’économie landaise. Le thème choisi : La promotion des Landes. Marcel LARCHÉ, au micro. 76 "Nos artisans sont des auteurs, compositeurs et interprètes !" P our cette manifestation, 250 personnes curieuses de connaître les propositions des établissements consulaires pour promouvoir notre beau département font le déplacement. Les intervenants expriment leurs idées et leurs projets au travers : B de produits, B d’hommes et d’activités, B de savoir-faire. Qualité Landes Depuis 1965, les volailles fermières des Landes jouissent d’une certification Label Rouge, le signe de qualité de référence en France. Et depuis… ça continue. Les produits d’origine, associés pour la plupart à une indication géographique protégée, ont trouvé dans les Landes une terre de prédilection. L’association Qualité Landes porte la promotion de produits de huit filières agricoles différentes : asperge, armagnac et floc de Gascogne, bœuf de Chalosse, canard et poulet fermiers, kiwi de l’Adour, produits issus de l’agriculture biologique, vins du Tursan et vins de pays des Landes. Ce forum est l’occasion de présenter le programme de promotion de l’association Qualité Landes. Une manière de promouvoir le département des Landes au-delà de ses frontières. « Il faut veiller à ne pas rester au bord du chemin du développement économique. Chaque fois que l’Europe s’élargit, les Landes sont de plus en plus excentrées des grands centres de consommation et de décision » estime Dominique GRACIET, président de la chambre d’agriculture. Club des ambassadeurs Le club des ambassadeurs landais est né de cette même idée de faire connaître les Landes, de vendre son image et son dynamisme économique hors du département. Pour le président de la chambre de commerce et d’industrie Philippe SIMON : « Le département enregistre un déficit d’image important qu’il faut combler. D’où l’importance de communiquer vers l’ex- 6 térieur pour faire venir des entrepreneurs. » Les leaders landais sportifs, hommes de médias, chefs d’entreprises, parmi lesquels les grands noms de la cuisine et de l’économie locale, seront les ambassadeurs de ce club. Ils porteront la bannière des Landes au-delà des frontières françaises pour faire connaître notre département, attirer de nouvelles entreprises sur nos terres. Michel GUERARD, hôtelier restaurateur à Eugénieles-Bains en a accepté la présidence. Artisans gourmands Vient le tour du président Marcel LARCHÉ de faire entendre la voix de l’artisanat devant le parterre d’invités. « Il faut promouvoir le savoir-faire particulier des artisans qui mettent en valeur des spécificités locales et qui concourent à la réputation culinaire des Landes et de l’Aquitaine. Au-delà de l’ambition de créer de la valeur ajoutée, il s’agit également de promouvoir les métiers artisanaux longtemps considérés à tort comme des voies de garage. » Il poursuit : « Nos artisans sont des auteurs, compositeurs et interprètes qui méritent d’être mieux connus. Il faut les faire connaître partout en France ». Le programme Artisans gourmands des Landes est alors pré- Actualités tion du point de vente et au développement des ventes. Quinze entreprises du secteur alimentaire sont déjà inscrites au démarrage de cette action. Le réseau Artisans gourmands des Landes poursuivra son développement sur des critères de qualité bien encadrés, dans le respect d’une charte et d’un cahier des charges. Des opérations de communication et de promotion vont voir le jour. Des outils de communication accompagnent et complètent ce volet promotion communication. Les adhérents reçoivent : senté. Les objectifs poursuivis sont simples : B favoriser la reconnaissance des artisans et de leur savoirfaire comme des acteurs du patrimoine gastronomique ; B accroître la notoriété des produits de spécialité issus du terroir landais, de sa culture et de son patrimoine ; B augmenter l’attractivité et la séduction des produits de spécialité artisanale. Cette démarche intègre des formations à l’hygiène alimentaire, à la commercialisation, au marketing, à la dynamisa- B logo, vitrophanie et sticker produit pour les repérer ; B une affichette pour confirmer leur engagement à l’égard du client, pour faire valoir leur savoir-faire et pour dynamiser leurs ventes. Alors n'hésitez plus. Les spécialités de vos confrères ne présenteront bientôt plus de secret après votre passage dans leurs boutiques. Tout en dégustant leurs spécialités, ils vous expliqueront peut-être quelques secrets de fabrication ! B Contact Arnaud MOUGICA 05 58 05 81 91 L’œil sur ■ ENTREPRISES DU PATRIMOINE VIVANT Le label Entreprises du patrimoine vivant a été créé par la loi en faveur des PME du 2/08/05 pour promouvoir le développement des entreprises détenant « un patrimoine économique, reposant sur la maîtrise de techniques traditionnelles ou de haute technicité et circonscrit à un territoire ». Saugnac et Muret 15 artisans gourmands landais 14 13 Biscarrosse 15 6 Léon 3 1 Linxe Mont-de-Marsan 5 8 Dax 2 Souprosse 7 Gamarde 9 11 12 4 10 11 Maison Jean-Pierre MESMER à Gamarde-les-Bains Spécialité Daube cuisinée de bœuf de Chalosse 1 Au fournil de Jean-René LABAT à Soustons Spécialité Tourtière landaise 2 Sarl BEGARDS Pascale DAGUINOS à Soustons Spécialité Confit de canard à l’ancienne 3 L’ETALON NOIR Didier FAGET à Léon Spécialité La Fleur des Landes 4 « OH MON GATEAU ! » Delphine CARRERE à Hagetmau Spécialité Le patois 5 Pâtisserie Denis DAUBOS à Mont-de-Marsan Spécialité Chocolats des grands millésimes 6 Pâtisserie Francis DESBIEYS à Linxe Spécialité La gemelle 7 Pâtisserie Jean-René DESCOUBES à Tartas Spécialité Pin pignons 8 Ets BRETONI Jean SARRAZIN à Castets Spécialité Tagliatelle au piment d’Espelette 9 Ets Robert DUPERIER & fils à Souprosse Spécialité Foie gras de canard 10 Jean SARTHOU à Amou Spécialité Civet de canard 12 Confiserie pâtisserie ALIENOR Jean ORONOTZ à Dax Spécialité La pignonette 13 Boulangerie Christophe SIMON à Biscarrosse Spécialité Le biscarrossais 14 LES CONSERVES DU VAL DE L’EYRE Claude BONILLO à Saugnac-et-Muret Spécialité Alose à la bordelaise Ce label vise trois objectifs principaux : 1. valoriser les entreprises fondatrices de l’identité économique et culturelle, 2. inciter ces entreprises à innover et à élargir leurs marchés, 3. conforter leur croissance, le développement des emplois et donc la transmission des savoir-faire et des entreprises. Attribué par le ministre des PME, après avis d’une commission nationale, ce label offre plusieurs avantages à ses détenteurs : B un crédit d’impôt Création de 15% des dépenses liées à la création, B une majoration du crédit d’impôt Apprentissage porté à 2200 € par apprenti, B la mise à disposition d’outils de communication, B l’organisation d’événements médiatiques, B l’accueil sur un site internet international, B des actions d’accompagnement spécifiques telles que diagnostics économiques et techniques, soutien à la transmission d’entreprise… Renseignez-vous sur www. patrimoine-vivant.com Contact Jean-Marc CAZEAUX 05 58 05 81 68 15 PASTIDELICES Jean-Marie DENIS à Parentis Spécialité Pastis landais 7 76 Actualité Visite de Pierre SOUBELET, le 15 juin 2006. Développement des entreprises Par le paiement de la taxe pour frais de chambre de métiers et de l’artisanat (CMA), les artisans abondent le budget de l’établissement consulaire à hauteur de 17% de ses recettes. D’où l’extrême importance de solliciter ailleurs les financements qui permettront de mettre en place les actions de maintien et de développement des entreprises artisanales landaises. Les argentiers de la chambre A insi naît au printemps l’idée d’inviter les principaux argentiers de notre établissement, hors financement de la formation assurée par le conseil régional d’Aquitaine : B le 15 juin, Pierre SOUBELET représentant de l’Etat ; B le 7 juillet, Jean-Michel TROGNON directeur départemental du travail de l’emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP) ; B et le 10 juillet, Henri EMMANUELLI président du conseil général. 1 Financements Etat L’Etat s’intéresse de très près à la Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC). Celle-ci s’adresse aux entreprises artisanales et comporte deux phases : B l’une, de sensibilisation ; B l’autre, de mise en place de plans d’appui. 76 Concrètement, deux chargées de mission visitent les entreprises artisanales régulièrement pour analyser le contenu des emplois, dans l’artisanat 8 d’aujourd’hui, et examiner les évolutions indispensables des emplois, dans l’artisanat de demain. 2 Financements Conseil général Le conseil général des Landes aide l’artisanat depuis de nombreuses années. Avec la première convention quinquennale, sur la période 1999-2003, les artisans ont bénéficié d’aides et d’appuis conseils dans les domaines suivants : B Mise en conformité des machines, ateliers et appareils de levage. B Innovation, Marquage CE. B Démarches qualité. B Gestion de production. B Hygiène et sécurité alimentaire. Le 10 juillet, le point est fait sur la pertinence des actions antérieures. Puis, on examine la convention 2004-2008. Cette deuxième convention quinquennale témoigne de la confiance qui s’est établie entre les deux institutions. On y retrouve les services aux entreprises artisanales les plus opportuns en matière de mises aux normes, démarches qualité, sécurité alimentaire et innovation. Avec, en supplément, une aide significative en matière d’appui à la transmission et reprise d’entreprise. Mais aussi en matière de promotion de l’artisanat, au travers notamment Visite d'Henri EMMANUELLI, le 10 juillet 2006. Actualités Emploi En matière d’apprentissage, la CMA profite également de la générosité de la collectivité territoriale. Celle-ci finance, via Les routes de l’apprentissage, la promotion de l’apprentissage. Les collégiens s'informent sur les métiers sur Les routes de l'apprentissage. Depuis deux années, une opération baptisée Bravo les métiers ! sensibilise également les collégiens aux métiers, notamment à ceux de l'artisanat. Le domaine de l’emploi n’échappe pas au soutien financier du conseil général ; il intervient dans la mise en place des plans d’appui à la GPEC. 3 Financements DDTEFP La DDTEFP instruit à la fois des dossiers bénéficiaires d’un financement européen (dossiers FSE) et certains autres bénéficiaires d’un financement d’Etat. Depuis deux ans, la collaboration entre la CMA et la DDTEFP s’accentue ; les liens se resserrent. « Les relations entre la CMA et nos services instructeurs sont excellentes » se félicite le directeur Jean-Michel TROGNON. En effet, grâce à ces sources de financement, la CMA met en œuvre de nouvelles actions en faveur des artisans. Ces programmes co-financés par le FSE (Fonds social européen) et l’Etat sont présentés et commentés durant ce rendez-vous du 7 juillet. tats affichés, des sollicitations supplémentaires interviendront certainement pour appeler de nouvelles sources de financement sur les fonds européens. Dans le domaine de l’emploi, la DDTEFP apporte également sa contribution financière au pro- Visite de Jean-Michel TROGNON, le 7 juillet 2006. gramme de sensibilisation des chefs d’entreprises à la GPEC. Suivi des nouveaux entrepreneurs Un programme de suivi des nouveaux entrepreneurs pour les années 2004, 2005 et 2006 existe grâce à des financements FSE. La qualité de ce service rendu aux artisans nouvellement installés s’apprécie par L'œil sur ■ CHIFFRES CLÉS DU TRIMESTRE Au terme du 2e trimestre 2006, le répertoire des métiers de la CMA des Landes affiche 447 immatriculations d’entreprises artisanales contre 291 radiations d’entreprises. Soit un solde positif de 156 nouvelles entreprises depuis le début de l’année. Ces entreprises supplémentaires viennent grossir les rangs des secteurs de l’alimentation (+19), de la production (+25), des services (+36). La palme revenant au secteur du bâtiment avec +76 entreprises. Au 30 juin, l’artisanat landais bat le record de créations d’entreprises enregistré en 2005 (+0,9%). Mais les radiations augmentent elles aussi (+4%), ce qui incite les observateurs à rester prudents quant au stock d’entreprises qui sera enregistré au 31 décembre 2006. Développement territorial A l’origine du programme de développement territorial innovant porté par la CMA, on trouve l’investissement de chacun dans la mise en place des pays. La plupart des chartes de pays portent en effet des actions en faveur de l’artisanat. Néanmoins, la réalisation concrète de ces actions demande une forte présence sur le terrain. C’est pourquoi, la CMA a bâti un programme spécifique d’appui aux entreprises et aux élus landais. Ce dossier, présenté aux services de la DDTEFP, reçoit un excellent accueil en regard de son originalité et de ses objectifs. Durant la réunion de travail, on dresse un bilan d’étape de ce programme étalé sur quinze mois. Compte-tenu des résul- Archives CMA 2003 du programme Artisans gourmands des Landes. La transmission et reprise d’entreprise est le principal objet des débats. On sait notre département engagé dans une courbe démographique favorable pour les années futures. Ce succès tient notamment à l’attractivité du climat, aux disponibilités foncières du département et à son dynamisme économique. Le président EMMANUELLI nous fait alors part de ses interrogations quant à « la capacité de l’artisanat à maintenir et à accroître ses services auprès de cette nouvelle population ». L’artisanat doit s’enraciner, se développer, et surtout s’implanter intelligemment sur le territoire landais. Il contribuera ainsi à fixer la population active dans nos centres villes et centre bourgs. Certifiée AFAQ pour ses services à la création, reprise et transmission d’entreprise, la CMA se révèle être un partenaire incontournable pour le conseil général. les quelques statistiques suivantes : B En Aquitaine, le taux de survie des jeunes entreprises est de 67 % sur trois années (Source INSEE). B Sur l’échantillon des 48 entreprises suivies par un chargé de mission de la CMA, le taux de pérennité passe à 94%. B De plus, ces entreprises-là génèrent en moyenne 2,5 emplois dans les trois ans B Une entreprise aujourd’hui florissante, celle de Nicolas SAHUGUEDE installé à StVincent-de-Tyrosse, suivie par la CMA de 2000 à 2003. 9 76 Actualité 76 Des lauréats ravis, encouragés par un chèque, diplôme et bouquet de fleurs. Prix de la dynamique artisanale Ils sont boucher charcutier traiteur, ferronnier d’art, pâtissier chocolatier et réparateur automobile et viennent de remporter, le 26 juin dernier, le 27e Prix de la dynamique artisanale organisé par la Banque populaire du sudouest (BPSO). A la clé, un chèque de 700 euros pour chacun. 10 Quarté gagnant ! E a BPSO organise ce prix en partenariat avec la chambre de métiers et de l’artisanat, la société de caution mutuelle artisanale (SOCAMA) et l’union professionnelle artisanale (UPA) des Landes. En complète harmonie avec la récente campagne de communication nationale des artisans, Gérard LOLOM, directeur du groupe Landes de la BPSO, entame les discours avec ces propos flatteurs pour notre quatuor d’artisans dynamiques : « Nous sommes sincèrement admiratifs de vos talents. Chaque année, vous nous faites rêver et vous balayez d’un revers de main la sinistrose dont on veut nous faire croire qu’elle est le dénominateur commun des français ». En effet, le fonds national de promotion et de communication de l’artisanat a lancé au printemps 2006 une campagne intitulée Programme anti morosité. Ouvert à tous les métiers de l’artisanat, ce concours marque un tournant dans son existence. Quatre catégories différentes sont désormais récompensées : la performance commerciale et économique, l'innovation, la gestion des salariés et la création, reprise ou transmission d'entreprise B 1 B Catégorie Performance commerciale et économique Philippe BAQUE crée son entreprise à Roquefort en 1983 puis développe l’activité sur Villeneuve-de-Marsan en avril 2004. Nouvelles recettes, commercialisation de viandes sous label (bœuf de Chalosse) et formation constante expliquent la réussite de cet artisan qui emploie 11 salariés. 2 B Catégorie Innovation Guy PENDANX, maître artisan d’art en ferronnerie d’art, déclare que « passion et persévérance constituent l’essence de la réussite ». Et l’innovation se taille une large part dans la sienne, à l’image de son projet de créer sur la ville de Pouillon le premier musée vivant de la forge et de l’outil en France. 3 B Catégorie Gestion des salariés Aline COURALET, à Aire-surl’Adour, place la formation de ses 12 collaborateurs au cœur de ses préoccupations. Une politique salariale avant-gardiste, l’intéressement de ses salariés aux bénéfices et un plan épargne entreprise, instaurés depuis déjà 2004, lui valent d’être reconnue aujourd’hui. 4 B Catégorie Création, reprise ou transmission François LABORDE, titulaire du brevet de maîtrise, reprend la pâtisserie BRETTES en 2001 à Saint-Sever. Il saura maintenir voire augmenter sa clientèle. A la question « Quels sont les ingrédients de votre réussite ? », sa réponse jaillit du cœur : « C’est une affaire de couple ; notre meilleur atout, c’est d’être complémentaire ». Actualités Conjoints collaborateurs L'œil sur... Enquête sur les besoins en formation A Mont-de-Marsan, Nadine DUFOUR tient la cordonnerie du Sablar aux côtés de son époux. La formation, elle connaît. Elle pratique. Elle en demande encore. Rappel : depuis la loi en faveur des PME du 2 août 2005, le conjoint collaborant à l’activité de l’entreprise doit obligatoirement opter pour un statut : conjoint collaborateur, conjoint associé ou conjoint salarié. Ce statut ouvre droit notamment à la formation professionnelle continue. D’où l’intérêt d’une enquête sur les besoins en formation continue. Une cible est définie. Ce seront les 362 conjoints collaborateurs inscrits au répertoire des métiers. S eulement 58 conjoints collaborateurs* vont répondre, soit un taux de retour de 16%. Principaux résultats après dépouillement des réponses. B « Avez-vous déjà suivi une formation à la CMA ? » 48% des conjoints répondent favorablement. 92% sont satisfaits de la prestation. B Profil du conjoint 87% sont des femmes. 60% exercent dans l’ouest et le sud du département. 33% ont plus de 50 ans. B Fonctions dans l’entreprise Le maître mot est la polyvalence. Les conjoints doivent être compétents en informatique, Internet, facturation, comptabilité, gestion, commercialisation, recrutement, gestion du temps, et même en langues étrangères dans les cantons les plus touristiques. Idem pour cette conjointe d’artisan peintre qui déclare : « La plupart des notices de peinture sont en anglais ». B Disponibilité 33% répondent n’avoir aucune disponibilité pour la formation. Les autres choisissent les lundi et jeudi et optent pour la journée de 7 heures. B Motivations Pour la majorité, amélioration des connaissances. Mais aussi, les formations en groupe permettent de rencontrer d’autres conjoints, de confronter ses problèmes et d’échanger des conseils. B « Qu’est-ce qui vous empêche de vous former ? » La réponse est presque unanime : les enfants, le manque de disponibilité et la distance constituent les handicaps majeurs. B Besoins exprimés L’informatique arrive en tête. Les entreprises artisanales landaises sont informatisées, pour la plupart, depuis peu. Cela explique les fortes demandes en informatique. Les autres domaines les plus demandés sont la comptabilité, gestion d’entreprise, commercialisation, vente, Internet, traitement des photos numériques, gestion du temps et langues étrangères. Cependant, malgré ces besoins identifiés, notre service Formation continue constate que les sessions de formation en langues étrangères sont victimes d’une fréquentation très irrégulière. Même si on relève « pas de besoins » dans six questionnaires (10%), on note dans l’ensemble une volonté d’améliorer et d’élargir ses compétences afin de rester compétitif. ■ LE COUP DE MAIN Partenariat à signaler : France Bleu Gascogne, 1ère radio des Landes en part d’audience, a mis à la disposition de l’artisanat sa grille d’été. Du 3 juillet au 4 septembre, chaque jour à 15 h 30, dans le cadre d’une rubrique consacrée à l’emploi baptisée Le coup de main, le service apprentissage de la Chambre de métiers et de l'artisanat des Landes a diffusé aux auditeurs jeunes et moins jeunes ses offres et ses demandes de contrats d’apprentissage. Tomasz Ryba anime la rubrique "Le coup de main". Contact Service apprentissage 05 58 05 81 73 Cette étude, menée par une stagiaire du service économique de la CMA permettra de prendre en compte les besoins des conjoints collaborateurs et d’organiser dans les prochains mois de nouvelles sessions de formation B * 15% dans la production, 29% dans l’alimentation, 30% dans le bâtiment et 36% dans les services. Contact Bernard DUCOS 05 58 05 81 71 11 76 Flash fiscal et social Actualité Emploi de main-d'œuvre étrangère Travailler en Europe L es ressortissants de la plupart des états membres de l’union européenne peuvent exercer une activité salariée sur le territoire français sans avoir besoin de demander d’autorisation de travail ou de titre de séjour. Ils doivent seulement être en mesure de présenter à la DDTEFP une déclaration d’engagement ou d’emploi établie par leur employeur. Par contre, la législation diffère pour les huit nouveaux états entrés en Europe au 1er mai 2004 : Estonie, Lettonie, Lituanie, Hongrie, Pologne, République Tchèque, Slovaquie et Slovénie. Du 1er mai 2004 au 1er mai 2006, la France a instauré une première période transitoire en matière de libre circulation de ces travailleurs. Ils restent soumis à l’obligation d’obtenir une autorisation de travail. 76 12 certains métiers dits en tension, la situation de l’emploi n’est plus opposable. Cela signifie que l’employeur désireux de recruter un ressortissant de l’un de ces huit pays n’est plus tenu de rechercher un candidat sur le marché du travail national, préalablement à l’embauche de ce travailleur étranger. Parmi les métiers concernés, citons ceux du bâtiment gros œuvre et second œuvre (maçon, carreleur, poseur de revêtements de sol, couvreur, menuisier, serrurier, installateur de cuisines). Mais aussi les métiers de boucher, chaudronnier-tôlier, opérateur-régleur sur machineoutil, ajusteur mécanicien, mouleur stratifieur, installateur d’ascenseurs etc. Dans tous les autres cas (ressortissants hors UE ou en provenance des huit nouveaux pays Métiers en tension SMIC Cependant, durant une deuxième période transitoire du 2 mai 2006 jusqu’au 1er mai 2009, le gouvernement français a décidé une levée progressive des restrictions à la libre circulation de ces salariés. La demande d’autorisation de travail pour ces ressortissants reste en vigueur. Mais, pour Au 1er juillet 2006, le taux horaire du SMIC augmente de 3,05% ; il passe de 8,06 € à 8,27 €. Le minimum garanti pour le personnel nourri augmente de 11% ; il passe de 3,11 € à 3,17 €. Le SMIC mensuel brut pour 35 heures atteint 1254,28 €. Le SMIC mensuel net 964,61 €. Il concerne 17% des salariés B membres de l’UE mais visant un emploi qui n’appartient pas à la catégorie des métiers en tension, la législation reste inchangée. Dans toutes les situations évoquées ci-dessus, l’employeur doit respecter la réglementation du travail et le principe de l’égalité de traitement, notamment en matière de rémunération. Il reste soumis au paiement des contributions et redevances à l’ANAEM (Agence nationale de l’accueil des étrangers et des migrations). Enfin, le chef d’entreprise doit adresser une demande d’introduction de main-d’œuvre étrangère au service ad'hoc de la DDTEFP B Contact DDTEFP Daniel VINCQ 05 58 46 65 48 Jeunes travailleurs Au 1er juillet 2006, le salaire horaire minimum légal des jeunes travailleurs de moins de 18 ans, autres que les apprentis, avec moins de six mois de pratique professionnelle, est le suivant : B 6,616 €, pour les moins de 17 ans B 7,443 €, pour ceux entre 17 et 18 ans. B Dossier Bâtiment Alimentation Automobile Formation dans l'artisanat Se former et vivre au pays Ameublement Soins à la personne Vente D ossssi e Do Formation dans l'artisanat Se former et vivre au pays La chambre de métiers et de l’artisanat (CMA) des Landes constate régulièrement la difficulté qu’éprouvent les entreprises à trouver de la main-d’œuvre qualifiée ou à maintenir et développer les compétences de leurs salariés. Ce dossier recense les principaux dispositifs de formation initiale et de formation continue offerts aux chefs d'entreprise et aux repreneurs d’entreprise. Autant d’outils qui permettent aux actifs de se former et vivre au pays dans l’artisanat ! D e l’apprentissage à la gestion des ressources humaines ou gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, la formation initiale et continue en alternance offre de réelles solutions aux différents publics : jeunes, actifs de l’entreprise ou demandeurs d’emploi. Ces solutions débouchent sur des qualifications qui peuvent assurer rapidement un emploi ou permettre de concrétiser la reprise d’une entreprise. En matière d’apprentissage, le taux d’insertion professionnelle dépasse 75% dans l’année qui suit l’obtention du diplôme. Entré en application le 18 janvier 2005, le plan de cohésion sociale présenté par Jean-Louis BORLOO, ministre de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement, agit simultanément sur l’emploi, le logement et l’égalité des chances. Dans le volet emploi, des slogans surgissent : « Avec l’apprentissage, prenez une longueur d’avance » ou bien « L’apprentissage, un passeport pour l’emploi » ; ils illustrent une nouvelle étape dans la politique de valorisation de l’apprentissage menée par le gouvernement. En effet, les pouvoirs publics veulent augmenter le nombre d’apprentis de 350.000 à 500.000, soit 43% d’apprentis supplémentaires. Pour l’artisanat landais, l’enjeu est de taille : former progressivement de 785 à 1100 apprentis par an. En fonction de l’âge et du public, différents contrats ou dispositifs de formation existent pour augmenter les compétences et qualifications des apprentis et salariés. Dispositifs de formation pour apprentis et salariés Contrat ou dispositif Public visé Contrat d'apprentissage Contrat professionnalisation Période de professionnalisation Droit individuel à la formation (DIF) Congé individuel de formation (CIF) B Jeunes de 16 à 25 ans B Moins de 30 ans si B Jeunes de 16 à 25 ans B Demandeur d’emploi de B Salarié ayant une Salarié ayant 1 an d’ancienneté Salarié ayant 2 ans d’ancienneté titulaire d’un diplôme supérieur, créateur ou repreneur d’entreprise ou handicapé 26 ans et + En fonction de l’action de formation qualification insuffisante B après 20 ans d’activité professionnelle B âgé de 45 ans et + B femme après un congé maternité B après un congé parental B créateur ou repreneur d’entreprise B handicapé Durée De 6 mois à 3 ans De 6 à 24 mois (2) En fonction de l’action de formation 20 h/an (2) cumulable sur 6 ans Formation 400 h/an minimum De 15% à 25% de la durée du contrat. 150 h minimum En fonction de l’action de formation Après accord entre l’employeur et le salarié Salaire Salaire ou Allocation formation Maintien du salaire Imputable sur la participation de l’entreprise à la formation professionnelle continue Imputable sur la participation à la formation professionnelle continue Prise en charge par l’OPACIF (4) du salaire, des frais de formation, du transport, des repas Rémunération De 25% à 78% du SMIC* selon l’âge et l’année de formation B 915 € de prime à l’embauche Financement (1) B 1525 € à 1830 € d’indemnité de formation par an B 1600 € à 2200 € de crédit d’impôt par an B De 55% à 80% du SMIC* B SMIC* si 26 ans et + B Exonération de charges patronales pour jeunes ou 45 ans et + B Prise en charge par l’OPCA (3) de l’action de formation B Après accord du financement B Jusqu’à 1200 h *ou rémunération conventionnelle si plus favorable (1) Sous conditions d’éligibilité (2) Selon convention collective (3) Organisme paritaire collecteur agréé (4) Organisme paritaire collecteur agréé gestionnaire du congé individuel de formation Dossier Trois organismes de formation landais répondent aujourd’hui aux principaux besoins de formation des entreprises artisanales. Le tableau ci-dessous recense par secteur d’activité les diplômes préparés en alternance dans ces établissements. En parallèle, ceux-ci peuvent répondre aux besoins de qua- lification de vos salariés dans le cadre de leur formation continue ou bien à la demande de tout adulte dans le cadre d’une reconversion professionnelle. A l’instar de cette jeune femme qui apprend le métier de fleuriste dans le cadre du programme régional de formation. Formation pour adulte dispensée à l'EPM, en fleuristerie. 3 établissements - 6 secteurs d'activité - 28 métiers Secteurs d'activité VENTE Métiers Vendeur Fleuriste Magasinier auto Carrossier Peintre en carrosserie AUTOMOBILE Mécanicien auto CAP BEP MC CQP (1) (2) Y Y Y Y Y Y Y Mécanicien poids lourds Mécanicien parcs et jardins Ecole professionnelle des métiers 41, avenue Henri Farbos à Mont de Marsan Tél. 05 58 05 81 80 AMEUBLEMENT SOINS A LA PERSONNE Ebéniste Tapissier d’ameublement Coiffeur Esthéticienne Boulanger ALIMENTATION Pâtissier Boucher Charcutier traiteur Maçon Charpentier Constructeur bois Centre de formation des apprentis (CFA) 5, rue du 19 mars 1962 à Morcenx Tél. 05 58 07 98 37 Plombier Peintre bâtiment BÂTIMENT Menuisier fabricant Menuisier installateur Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Electrotechnicien Electricien bâtiment Plâtrier plaquiste Lycée professionnel (LP) Jean Garnier Charpentier Métiers de la piscine 14, rue H. Barbusse à Morcenx Tél. 05 58 04 79 30 Les candidats désireux de se former à des métiers absents de ce tableau doivent contacter l’établissement de formation du secteur d’activité concerné. Des solutions peuvent être apportées de manière individuelle. (3) (4) BP Bac BTM* Pro (6) (5) Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y *titre spécifique à l’artisanat Bourse d’apprentissage Artisans, utilisez la bourse d’apprentissage, un outil de mise en relation des jeunes avec les entreprises. Un accueil individuel des intéressés, associé à l’utilisation de techniques modernes de communication, Internet et SMS, sont de sérieux atouts pour bien comprendre vos attentes et celles des jeunes. (1) Certificat d'aptitude professionnelle. (2) Brevet d'enseignement professionnel. (3) Mention complémentaire. (4) Certificat de qualification professionnelle. (5) Brevet professionnel. (6) Brevet technique des métiers. 15 76 D ossssi e Do Formation dans l'artisanat - Se former et vivre au pays Coup de pouce à la reprise d’entreprise La région Aquitaine a élaboré, en concertation avec le réseau des Chambres de métiers et de l'artisanat, un plan d’appui complet d’accompagnement à la reprise d’entreprise. Les candidats repreneurs, salariés ou demandeurs d’emploi, bénéficient depuis juin 2005 d’une panoplie de formations. U n entretien auprès d’un conseiller spécialisé de la CMA, d’un organisme paritaire collecteur agréé ou d’une agence locale pour l’emploi permet tout d’abord de faire le point sur le projet du repreneur salarié. Celui-ci se voit alors proposer : B un bilan repreneur (analyse du projet au regard de ses compétences) B des formations tronc commun (modules juridiques, financiers, commerciaux ou managériaux) B des formations spécifiques pour l’acquisition ou le perfectionnement de compétences liées à la technique du métier B des formations techniques pour acquérir les compétences essentielles au métier (formation individualisée pour les personnes en reconversion professionnelle). Accompagnement complet Le conseil régional d’Aquitaine prend directement en charge les coûts pédagogiques (jusqu’à 2000 € pour les formations au métier). Il peut également rémunérer le stagiaire lorsque celuici, demandeur d’emploi, ne bénéficie pas de l’Allocation de retour à l’emploi par la formation (AREF). La chambre de métiers et de l'artisanat propose un accompagnement complet de ces candidats à la reprise : du choix de la formation à sa demande de financement. La loi du 2 août 2005 transfère la responsabilité de l’enregistrement du contrat d’apprentissage de la Direction départementale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP) à la CMA. Dorénavant, le président est juridiquement responsable de la validité des informations, des pièces justificatives fournies et du respect des délais d’enregistrement. Modalités d’enregistrement du contrat en bref B Signature du contrat : elle est possible trois mois avant jusqu’à trois mois après le début de la formation. B Transmission du contrat : l’entreprise doit transmettre le contrat complet à la CMA avant son démarrage ou au plus tard dans les cinq jours ouvrables. B Vérification du contrat : la CMA vérifie la conformité du contrat et l’adresse ensuite à la DDTEFP pour contrôle. Dans un délai de 15 jours, celle-ci peut informer le président de la non validité du contrat. A son tour, le président dispose de 15 jours pour informer l’entreprise. que personnalisé élaboré à son entrée en formation. Lorsque ce stage excède 20 jours dans la même entreprise, même en discontinu, l’entreprise doit verser une gratification à l’apprenti junior égale à 20% du SMIC horaire. L’année scolaire 2006-2007 sera une année de transition. En effet, nous sommes à ce jour dans l’attente des financements liés à l’apprentissage junior. Par conséquent, les Classes préparatoires à l’apprentissage (CPA) continuent à exister selon leur modèle actuel en liaison avec les autorités académiques compétentes, puisque le jeune en CPA bénéficie déjà d’un statut scolaire. Formation continue Enfin, artisans landais, n’oubliez pas que vous, vos conjoints et salariés, pouvez bénéficier de formations gratuites en matière informatique, comptabilitégestion, commercialisation et ressources humaines. Elles figurent dans le catalogue de formation continue adressé par votre CMA et sont mises en place dès l’inscription de huit stagiaires minimum. Apprentissage junior Ainsi, témoignent Manuel LASSERRE et Jean Pierre BRAS, futurs repreneurs d’une entreprise d’électricité à Hossegor. Ces repreneurs déjà qualifiés en électrotechnique vont chacun bénéficier de 250 heures de formation en électricité bâtiment et d’une aide de 2000 €. Ils s’en félicitent : « Déjà qualifiés en électrotechnique, nous sommes ravis de nous perfectionner en électricité du bâtiment au CFA de Morcenx avant la reprise de notre entreprise prévue en janvier 2007. Il s’agira d’une formation individualisée et modularisée. Cette souplesse dans son organisation et dans son contenu nous a séduits tout de suite ». Eric LANDRIEUX, directeur du CFA BTP de Morcenx, est bien évidemment sensible à l’enjeu de la transmission des entreprises artisanales : « Nous formons de futurs salariés et chefs d’entreprise, mais assurons également la formation de salariés ou repreneurs d’entreprise dans tous les métiers du bâtiment. Ceci grâce au partenariat engagé avec la chambre de métiers et de l’artisanat dont nous nous félicitons. » Le décret d’application concernant l’apprentissage junior est paru le 1er juillet 2006. Ce nouveau dispositif s’adresse aux jeunes âgés de 14 ans. Il comprend deux phases : 1B la 1ère année est un parcours d’initiation aux métiers durant lequel le jeune reste sous statut scolaire ; 2B la 2e année peut se concrétiser par la conclusion d’un véritable contrat d’apprentissage. Jusqu’à ses 16 ans, le jeune peut à tout moment mettre fin à son apprentissage junior et reprendre sa scolarité. Inscrit dans un CFA ou dans un LP, il est suivi par un tuteur tout au long de sa formation, y compris lors des périodes en entreprise. La durée des stages en entreprise sera définie dans le projet pédagogi- Pour tout renseignement, n’hésitez pas à contacter les services de votre chambre de métiers et de l’artisanat B Contact Service apprentissage et emploi 05 58 05 81 73 Service économique 05 58 05 81 70 Le chèque emploi TPE Le chèque emploi Très petites entreprises (TPE) permet à l’employeur de cinq salariés au plus d’accomplir en une seule fois les formalités liées à l’emploi d’un ou plusieurs salariés. Plus de cotisations sociales à calculer. Plus de bulletins de paie à établir. Le centre national chèque emploi TPE s’en charge à sa place. Public visé En vigueur depuis septembre 2005, le chèque emploi TPE concerne les entreprises, situées en France métropolitaine, dont l’effectif maximum est de 5 salariés. Il peut être utilisé pour un salarié déjà présent dans l’entreprise, quel que soit son contrat (CDI, CNE, CDD) ou pour toute nouvelle embauche. Modalités Le chèque emploi TPE est simple à utiliser : B un seul document pour accomplir les formalités liées à l'embauche : déclaration unique d'embauche (DUE) et contrat de travail ; B une seule déclaration pour les organismes de protection sociale gérant des régimes collectifs et obligatoires : Urssaf, Assédic, caisses de retraite complémentaire et supplémentaire, organisme de prévoyance, caisse de congés payés pour le secteur du BTP ou du transport ; B un seul règlement pour les cotisations de protection sociale obligatoire dues à ces organismes. Trois centres nationaux spécialisés par secteur d'activité, sur Bordeaux, Lyon et Paris, gèrent le chèque emploi TPE. À partir de la déclaration de l'employeur, le centre national calcule les cotisations dues et adresse à l'employeur un décompte de ses cotisations sociales. Celui-ci tient compte des exonérations de cotisations sociales dont il peut bénéficier. Le centre national établit également le bulletin de paie, les déclarations sociales annuelles et l'attestation fiscale pour les salariés déclarés dans le cadre du chèque emploi TPE. Comment adhérer ? Le chef d’entreprise peut adhèrer et effectuer toutes ses déclarations en ligne sur www. emploitpe.fr. Il y retrouve ses données prérenseignées, bénéficie d’une aide en ligne et obtient immédiatement les certificats d’enregistrement de ses déclarations. L’employeur peut également contacter un conseiller chèque emploi TPE en appelant le 0.810.123.873 ou bien contacter le référent communication de l’URSSAF des Landes B Contact Fabrice BEBIOT 05 58 85 70 42 Fiche pratique Depuis 1999, Bertrand MULAC exerce son activité de zingueur à Hossegor. En janvier 2006, à la lecture du journal d’annonces légales La vie économique, il découvre le chèque emploi TPE. « Je suis devenu adepte de la formule car elle simplifie mes déclarations. Je communique le nombre d’heures travaillées par mon salarié à l’URSSAF qui effectue ensuite les formalités administratives à ma place. Le chèque emploi TPE me permet de payer mes charges mensuellement plutôt qu’au trimestre. C’est pour moi une meilleure gestion de la charge URSSAF de mes salariés. » Fiche pratique Mars 2006, Bruno MANO crée avec son épouse, conjointe collaboratrice, une entreprise de travaux de finition dans le bâtiment à Saint-Vincent de Tyrosse. « J’avais besoin d’un petit complément de trésorerie pour augmenter mon capital personnel et autofinancer mon projet. Bénéficiaire des allocations chômage, je me suis tourné vers l’UNEDIC qui mettait en place un nouveau dispositif d’aide. Celui-ci m’a permis de financer des moyens de production. » Le dossier ACCRE déposé à la DDTEFP, le démarrage a pu se faire sans problèmes. A ce jour, le carnet de commande se maintient sur un rythme conforme à la prévision. L'UNEDIC aide la création d'entreprise L’UNEDIC aide financièrement depuis 2001 les chômeurs à créer ou reprendre une entreprise. La nouvelle convention d’assurance chômage aménage et étend ce dispositif en janvier 2006. Depuis 2001, le chômeur créateur ou repreneur d’une entreprise peut continuer de percevoir partiellement ses allocations chômage, à condition que les revenus tirés de sa nouvelle activité soient inférieurs à 70% de sa rémunération antérieure. Une nouvelle aide est mise en place depuis le 18 janvier 2006. Public visé Est concerné tout bénéficiaire de l’Allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) en cours d’indemnisation qui crée ou reprend une entreprise ainsi que toute personne éligible à l’ARE en cours de différé d’indemnisation ou de délai d’attente. Montant de l’aide L’aide correspond à 50% des allocations restant dues à la date de début d’activité. Elle est versée en deux parties égales. La première au démarrage de l’activité, dans la mesure où le créateur n’est plus inscrit comme demandeur d’emploi. La seconde, six mois après sous réserve d’être toujours en activité. En percevant cette aide, le créateur ne pourra plus 76 18 bénéficier du maintien partiel de ses allocations. Exemple : Pierre a 50 ans. L’Assédic lui octroie le 1er janvier 2006 une allocation journalière de 40 € pour une durée maximale de 700 jours (23 mois) avec prise en charge le 1er mai 2006, compte tenu d’un différé d’indemnisation. Pierre sera indemnisé du 1er au 31 mai. Le 1er juin, il crée son entreprise. Pierre percevra 13.380 € en deux temps. Soit 50% de ses droits restant à la veille de la création : 700 jours - 31 jours = 669 jours x 40 € = 26.760 € et divisés par 2. Modalités Le créateur d’entreprise doit faire valider son projet par l’ANPE dans le cadre d’un parcours de reclassement avec accompagnement personnalisé. De plus, il doit obtenir de la Direction départementale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP) l’Aide au chômeur créateur et repreneur d’entreprise (ACCRE) qui consiste notamment en une exonération partielle de cotisations sociales durant un an. La chambre de métiers et de l’artisanat des Landes l’aidera dans ses démarches. Arrêt de l’activité En cas de cessation d’activité, l’intéressé retrouve les droits qui lui restaient à la veille de son démarrage d’activité, diminués du montant de l’aide versée par l’Assédic. Sa réinscription comme demandeur d’emploi devra intervenir dans un délai de 36 mois à compter de la perte de son emploi salarié, délai augmenté de la durée de ses droits. Dans l’exemple ci-dessus : Pierre est admis comme allocataire au 1er janvier 2006 et bénéficie de 700 jours de droits (23 mois). Il crée son entreprise mais va ensuite cesser son activité. Il récupèrera le bénéfice de ses droits antérieurs s’il se réinscrit à l’UNEDIC avant le 30 novembre 2010. Soit dans un délai butoir de 36 mois augmenté des 23 mois de droits acquis : 1er janvier 2006 + 36 mois + 23 mois = 30 novembre 2010 B Contact ASSEDIC 0 811 010 140 Prix d'un appel local Economie Développement commercial Echo éco... A la rencontre du public Chefs d’entreprise, la chambre de métiers et de l’artisanat (CMA) des Landes vous propose un accompagnement pour participer à des manifestations de proximité, ciblées sur le marché local, en rapport avec vos objectifs de développement commercial. L e service économique de la CMA concourt à la préparation d’expositions d’artisanat d’art, de salons professionnels, de marchés à thème etc. Telle cette exposition présentée le 26 mai à Benquet, dans le cadre du 5e Festival Atout Chœurs. Ou bien ces trois journées de promotion de l’habitat durable, organisées les 25, 26 et 27 mai à Mimizan. Benquet Atout chœurs Sur invitation de l’association Benquet animation, douze professionnels créateurs* viennent à la rencontre de nombreux visiteurs et festivaliers pour faire découvrir leur savoir-faire et leurs techniques ce 26 mai. Ils vont partager avec les visiteurs la passion de leur métier en présentant une exposition originale et de qualité durant ce 5e festival organisé par la ville de Benquet. A Saint-Sever, Marie-Françoise LAIR exerce un métier rare : relieur doreur. L'un des douze exposants. Habitat durable « Habitat durable, 3 jours pour s’informer » : une manifestation organisée le week-end de l’Ascension par la communauté de communes et la ville de Mimizan avec l’aide de partenaires institutionnels et professionnels : CMA et CAPEB des Landes. Ces trois journées avaient pour vocation d'informer et de sensibiliser le public à la construction bois et aux économies d’énergie au quotidien. Objectif atteint puisque 450 visiteurs, essentiellement du cru, vont faire le déplacement. Leurs demandes bien précises trouvent réponse auprès des professionnels présents : menuisiers, charpentiers, chauffagistes, constructeurs maisons bois ainsi qu’auprès du conseiller environnement du Point info énergie des Landes. La construction bois, les emplois qu'elle génére, l’utilisation d'énergies renouvelables dans la maison, les comportements éco-responsables, tous ces sujets sont passés en revue. A l’évidence, la construction bois est appelée à prendre toute sa place dans les politiques d’urbanisme des cinq communes de la communauté de communes de Mimizan. De telles initiatives méritent d’être reconduites plus largement pour permettre une meilleure prise en compte de la filière dans notre économie départementale B ■ DISPOSITIF DRACEA Pour vous accompagner sur le marché national ou international, la CMA des Landes vous propose d’étudier vos possibilités d’accès au Dispositif régional d’aide à la commercialisation des entreprises artisanales (DRACEA), soutenu et financé par le conseil régional d’Aquitaine. Ce dispositif permet à l’entreprise d’obtenir une aide financière non remboursable, à concurrence de 50% du montant HT des dépenses subventionnables engagées. Cette aide, liée à la présence de l’entreprise sur un salon professionnel ou spécialisé, national ou international, est plafonnée à 2.500 € par opération. Attention : le dossier de demande d’aide, accompagné des pièces requises, doit être communiqué aux services instructeurs trois mois au moins avant la date de la manifestation. Demandez toutes informations complémentaires, conditions d’attribution et dossier de candidature auprès du service économique de la CMA. Contact Jean-Marc CAZEAUX 05 58 05 81 68 Deux projets de lotissements intègrent les problématiques environnementales sur Mimizan et Saint-Paul-en-Born. * Les exposants : Corinne ARNOULD (tapisserie et décoration), Cathy BLANC (arts de la table, faïence de Samadet), Isabelle CAMBOT (création bijoux), Marisol DE ROLAND (vitraux d’art Tiffany), Jocelyne DUMARTIN (crochet broderie), Christine GARNIER (décoration sur courges), Michel GARRABOS (ferronnerie décorative), Marie-Françoise LAIR (reliure, dorure), Eric MAIRE (peinture sur feuilles d’arbre), Marie-Josèphe RAVIER (peinture sur meubles), Patrick RIGOUT (bois tourné) et Anne VOS (peintre décorateur). CC de Mimizan 19 76 Agence Caractères Economi Signature de convention le 8 juin à Hagetmau. Développement territorial 8 juin dernier, une opération territoriale transmission d’entreprise (OTTE) naît en Chalosse Tursan. Une convention de partenariat scelle l’engagement des présidents Henri EMMANUELLI, JeanLouis CARRERE et Marcel LARCHÉ. Agence Caractères Bernard GRANGE (à droite) prépare la transmission de son entreprise à son salarié Frédéric MORA (à gauche). 76 20 Opération transmission L e territoire Chalosse Tursan comprend dix cantons : Amou, Geaune, Grenade-surAdour, Hagetmau, Mont-deMarsan Sud, Montfort-enChalosse, Mugron, Saint-Sever, Tartas Est et Ouest. La transmission des entreprises pose problème sur le pays. En effet, près de 1300 entreprises artisanales exercent sur ce territoire et 39% de leurs dirigeants et salariés ont plus de 50 ans : un phénomène démographique très préoccupant. L’OTTE va aider les artisans du pays, en phase de préparation de transmission d’entreprise, à investir dans leur outil de production et à développer des actions de formation. Fin 2006, on mesurera l’impact de cette opération sur le maintien des activités au pays, objectif principal du programme. Projet d’investissement L’OTTE vise l’artisan âgé de 50 ans et plus, doté d’un projet d’investissement. Il doit avoir identifié son repreneur et être accompagné dans sa démarche de transmission par la CMA. Dans ce cas, l’artisan investisseur peut prétendre à une Bernard GRANGE, charpentier à Sort-en-Chalosse témoigne : « Cette opération tombe à point nommé pour la transmission de mon entreprise à mon salarié. En effet, dès septembre 2003, Frédéric MORA entrait au capital de la SARL en vue de reprendre l’entreprise. Travaux de mises aux normes et construction d’un bureau étaient nécessaires pour transmettre mon entreprise dans de meilleures conditions. C’est une très bonne idée d’aider les cédants à investir en fin de carrière pour faciliter la transmission de leur outil de travail. Frédéric augmentera ainsi ses chances de succès, d’autant que j’accepte volontiers d’être son tuteur durant tout le temps qu’il estimera utile. » subvention au taux de 20% de ses investissements compris entre 6.000 € et 31.000 € HT. Ce taux passe à 30% lorsque l’artisan engage une démarche de progrès de type formation, démarche qualité, aide au recrutement, mise aux normes etc. Sont éligibles les dépenses de modernisation, rénovation, réhabilitation, extension, transfert géographique des locaux et les dépenses de mise à niveau technique des ateliers et outils de production B Contact Jérôme ZUAZNABAR 05 58 05 81 70 Le Gabardan En réunion à Gabarret le 3 juillet, Serge JOURDAN rappelle que l’itinéraire grand gabarit accélère considérablement le développement du Gabardan. Deux entreprises vont déjà s’installer sur la zone d’activités de Lapeyrade. Dans ce contexte d’essor économique, le président Marcel LARCHÉ est venu confirmer aux élus locaux son engagement pour aider à l’installation et surtout à la reprise d’entreprise sur leur territoire. Rappelons que dans cette zone, sur 72 chefs d’entreprise artisanale, 43% ont plus de 50 ans B Economie Dépollution des véhicules Une affaire de pro... L’époque est révolue où les épaves de voiture s’entassaient dans une casse, voire dans un coin de jardin. La réglementation évolue. Depuis mai 2006, les Véhicules hors d’usage (VHU) doivent faire l’objet d’une dépollution systématique avant leur élimination. La filière automobile se mobilise ; votre chambre de métiers et de l’artisanat (CMA) vous informe. D epuis le 24 mai 2006, pour continuer à exercer leur activité de stockage, dépollution, démontage, découpage ou broyage des VHU, les casseurs, ferrailleurs, broyeurs, ces entreprises dites « démolisseurs » doivent désormais disposer d’un agrément préfectoral et d’une attestation de conformité réglementaire établie par un organisme tiers accrédité (infos sur www.landes.pref.gouv.fr). Renforcement réglementaire Cette nouvelle exigence découle d’un renforcement réglementaire de la filière des VHU (cf directive européenne 2000/53/CE transposée en droit français par le décret du 1er août 2003 et l’arrêté du 15 mars 2004). Les points suivants sont vérifiés : B Dépollution : batteries, fluides et liquides de refroidissement, pots catalytiques, composants métalliques, pneumatiques et verre. Echo éco... B Prévention pollution : fluides de VHU, moteurs et produits issus de la dépollution à entreposer dans des réservoirs appropriés. B Prévention incendie : consignes d’incendie et équipements obligatoires. B Traçabilité des déchets. L’auditeur habilité par la préfecture demande au démolisseur les différentes procédures et documents de traçabilité relatifs à la gestion des VHU. Y compris en cas de vente ou de cession à titre gratuit d’un véhicule pour destruction. Dans les Landes, la durée de l’agrément accordé aux démolisseurs* est de trois ans renouvelable. Une vérification annuelle des installations est également nécessaire au maintien de cet agrément. Le particulier doit, lui aussi, faire appel à un démolisseur agréé pour obtenir, après remise de sa carte grise et d’un certificat de non-gage, le récépissé de prise en charge pour la destruction de son véhicule. Seul ce document le dégagera de toute responsabilité et lui permettra de faire annuler l’immatriculation de son véhicule B * Démolisseurs landais agréés au 1er juillet 2006 : Sarl Naza auto à Labenne - Société bordelaise & fils à Lipostey - Ets Fernandez à Tarnos - Ets Samson services à Garrosse - Sa Decons à St-Martin-de-Seignanx - Ets Bougreau à Saubrigues - Sarl Montegut autos au Vignau - Ets Adour pièces auto à Pontonx sur l’Adour - Sarl Delage à StPierre-du-Mon. Sarl Auto pièces montoises à Mont-deMarsan. Concours PROVAIR A l’instar de ces entreprises de la filière automobile qui doivent adopter une attitude écoresponsable et pour récompenser les démarches citoyennes des entreprises artisanales, la BPSO et votre CMA s’associent pour soutenir des projets s’inscrivant dans une démarche environnementale en matière de produit, procédé ou service. Prenez connaissance du règlement du concours et de ses objectifs sur la plaquette jointe à ARTISAN LANDAIS B Contact ■ INNOVER POUR GAGNER L’édition 2006 est lancée. Seize candidats participent à la course. La ligne d’arrivée est proche puisque le jury se réunit le 26 septembre pour départager les candidats. L’ingéniosité des artisans, tous secteurs d’activité confondus, s’affiche au travers de leurs innovations dans trois catégories. 1B Production Bâtiment : Jean-François MOREIGNE, fabrication de jeux en bois (centre expérimental agri-touristique) - Hervé CARREL, savonnier (produit cosmétique innovant) - Florent LOMBART, fabricant de meubles (mobilier forestier) – Jean-François ROMAGNY, fabricant de systèmes de pompage (télégestion de station de pompage) et Didier AUTEFAGE, petits travaux du bâtiment (remorque multi-usages). 2B Services : Bernard LAMARQUE, réparation de cycles (station décapage et dégraissage) - Patricia CLAVERANNE, salon de coiffure (concept salon) - Amelia DA EIRA, repassage (service de nettoyage à domicile) - Serge GAUDIN, salon de coiffure (CD musical personnalisable) - Céline MARTIN, repassage (création ligne de vêtements) et Yoanna PLACHOT, encadrement (cadre personnalisable). 1B Alimentaire : Didier FAGET, chocolatier confiseur (concept de vente) - JeanClaude TRIPP, pâtissier (certification bio) - JeanPierre GUEGO, charcutier traiteur (nouveau produit) - Christian LANUQUE, découpe de canards (concept de vente) et Emmanuel HERON, boucherie charcuterie (concept de vente). Bonne chance à tous. A suivre... Stéphanie PERBOST 05 58 05 81 70 21 76 Economi Publi-rédactionnel Pau-Londres en direct chaque jour avec RYANAIR. Avec l’arrivée des compagnies lowcost, l’aéroport Pau-Pyrénées élargit considérablement sa zone de chalandise et son ouverture sur quatre départements : les Pyrénées-Atlantiques avec bien sûr le Béarn, mais aussi les Hautes-Pyrénées avec la Bigorre, et encore le Gers et les Landes. Les landais ont désormais le choix de leur destination et de leur aéroport de départ entre Bordeaux, Biarritz et Pau. Zone de chalandise RYANAIR 2005 (source aéroport Pau). Photo Laurent Pascal Aéroport Pau-Pyrénées Une porte d'entrée sur le sud-ouest C arrefour, outil d’échange, pont économique, vecteur de développement et de désenclavement, porte sur les Pyrénées, l’aéroport PauPyrénées mérite tous ces qualificatifs. Il offre désormais Paris, Lyon, Londres et Amsterdam de façon quotidienne aux entreprises de la région. Son offre de destination s’étoffe progressivement. Il joue, tel un poumon, un rôle réel d’oxygénation de l’économie de sa région et de sa zone de chalandise. Les acteurs du tourisme de ces quatre départements poursuivent avec l’aéroport une collaboration concrète pour la venue de touristes européens. Depuis Londres, RYANAIR achemine 110.000 passagers Trafic 2005 et prévisionnel 2006 en nombre de passagers (A/R) Destination Paris-Orly Paris-Roissy Lyon Londres Amsterdam Autres et Charters Total 76 22 par an aller-retour. Parmi eux, 80% de touristes britanniques. Plus de 31% de ces visiteurs passagers RYANAIR séjournent à plus d’une heure de Pau, dans tout le grand sudouest et notamment sur la côte landaise. D’Amsterdam, plus de 20.000 passagers ont déjà voyagé sur la compagnie TRANSAVIA en 2006, alors que le vol inaugural était le 13 avril. Et ce seront très vite 40.000 passagers dès 2007, dont 70% de visiteurs néerlandais. Les autres 30% transitent par le hub d’Amsterdam. Et puis, il ne faut pas oublier Paris et Lyon, les hubs de la compagnie nationale AIR FRANCE et ses douze vols quotidiens au départ de Pau : tant Chiffres 2005 Prévisionnel 2006 392 811 159 184 61 890 108 215 659 6650 729 409 392 000 160 000 63 000 109 000 20 000 6650 750 650 sur Roissy et ses 160.000 passagers par an que sur Orly et ses 400.000 passagers par an, ou encore sur Lyon qui approchera 65.000 passagers en 2006. 750.000 passagers En 2006, l’aéroport Pau Pyrénées devrait dépasser les 750.000 passagers, nouveau record de la plateforme qui semble « surfer » sur la vague d’une réelle reprise économique. Celle-ci se traduit d’ailleurs par différents projets d’expansion sur plusieurs sites et entreprises (Bassin de Lacq, Turboméca, Messier Dowty, etc.). Mais ce trafic est également à l’origine d’une réelle et nouvelle dynamique en matière touristique, dans le Béarn bien sûr, qui prend une nouvelle dimension et une nouvelle image, mais aussi sur les trois autres départements B Formation Floralies de Garein Vite vu "Travail d'artiste à part entière" Inauguration présidée par Pierre SOUBELET, préfet des Landes. La municipalité de Garein a eu la bonne idée d’inviter les apprentis fleuristes de l’Ecole professionnelle de la chambre de métiers et de l’artisanat (CMA) à participer à ses 21e Floralies printanières, samedi 6 et dimanche 7 mai 2006. Une façon très efficace pour nos fleuristes en herbe de s’exercer avant le rendez-vous avec leur épreuve pratique Grand décor au brevet professionnel (BP) en octobre 2007. L ’occasion également de présenter au public le métier de fleuriste que nous imaginons tous bien connaître. Et pourtant, ce métier, tel le bolide lancé dans une course de côtes, a négocié un virage en tête d’épingle. Le bouquet banal ou bouquet rond n’a plus cours. Le client va préférer un professionnel à un autre parce que la personnalité du compositeur est essentielle, le fruit d’une formation pleine d’exigences. Le métier demande de la technique, associée à de la créativité mais aussi à de la réflexion. Sculpture végétale L’examen du BP prévoit une sculpture végétale dont les dimensions, hauteur, largeur et profondeur ajoutées, doivent atteindre 4 mètres. Les Floralies de Garein vont servir d’écrin idéal à cette épreuve. Nos jeunes apprentis, par groupes de trois, s’appliquent dans leurs travaux préparatifs. Plusieurs étapes s’enchaînent : 1B La première, encadrée par le professeur de dessin, détermine la forme et fait appel aux croquis. 2B La seconde permet de choisir les équilibres qui rythmeront la réalisation et les matériaux appropriés selon leur forme, texture et couleur. A ce stade de la réflexion, l’apprenti doit tenir compte que les végétaux retenus (fleurs, feuillage, fruits, légumes, plantes) devront résister aux éléments extérieurs : pluie, vent ou soleil. 3B Enfin la troisième étape sert à déterminer la ou les techniques à utiliser. Le support doit être solide, esthétique, original. Aidés de leur perceuse, ponceuse, scie sauteuse et de leur bonne humeur, nos fleuristes en herbe peuvent, alors seulement, démarrer la construction du support et sa mise en fleur. Les structures seront réalisées en classe. Le fleurissement se fera à GAREIN durant les deux jours précédant l’inauguration. Les décors mêlent le minéral au végétal. Fer, tôle de récupération côtoient bambous, lianes, fleurs fraîches. Sous la houlette de leurs deux professeurs, les trois Aurélie…, Elodie, Jessica, Mélanie, Nathalie, Isaline et leurs camarades construisent, démontent, reconstruisent. Tout doit être parfait. Il ne faut pas décevoir le public et nos hôtes, le maire Philippe SARTRE et son équipe de bénévoles affairée, toujours soucieuse de venir en aide à nos jeunes élèves. Le résultat dépassera leurs attentes. Les louanges de l’édile seront nombreuses et chaleureuses : « Un travail de très grande qualité esthétique qui n’a pas désarçonné le grand public, à l’instar de celui des plasticiens d’art contemporain dont les réalisations furent, par certains visiteurs, perçues comme élucubrations d’artistes. Un travail d’artiste à part entière, monumental au sens propre et au sens figuré, ovationné par les 5000 visiteurs de nos 21e floralies » B 23 76 Formatio 10 entreprises s'engagent dans une démarche qualité. Certification de services Le transport sanitaire n’est pas une prestation de services ordinaire : il constitue un des maillons du réseau de soins. A ce titre, ses clients exigent une éthique scrupuleuse et une sécurité renforcée au regard des personnes et produits. C’est pourquoi, les ambulanciers engagent une démarche qualité. Les ambulanciers en démarche qualité L 'évolution du système de santé va faire émerger de nouveaux rapports entre partenaires publics et privés. Des filières de soins, basées sur la qualité du service médical, se mettent en place ; les transporteurs sanitaires s’insèrent peu à peu dans ce dispositif global. Ils doivent démontrer et faire reconnaître leurs compétences. Les trente quatre entreprises inscrites au répertoire des métiers ont été invitées à participer à cette formation. Le 28 juin, dix entreprises s'engagent. Cette démarche est menée grâce à un accompagnement de la chambre de métiers et de l’artisanat (CMA) et d’un cabinet expert, sélectionné en partenariat avec les deux organisations professionnelles représentatives des ambulanciers présidées l’une par Bernard WENDERBECQ, l’autre par Marc BRODER. Cet accompagnement prévoit des jours de formation collective et des appuis individuels en entreprise de septembre 2006 à février 2007. Certaines entreprises ont pour objectif de préparer la certification ISO 9000. A ces entreprises, la CMA proposera un appui supplémentaire grâce à des financements du conseil régional, du conseil général et du Fonds d’assurance formation, déjà mobilisés dans cette première étape B Entreprises participantes • Ambulances des lacs à Soustons • Ambulances du pays morcenais à Morcenx • Ambulances Esteffe à SaintSever • Ambulances montoises Durou à Mont-de-Marsan • Atur Ambulance Broder à Aire-sur-l’Adour • Centre ambulancier de Dax • Ets Tocanier à Morcenx • Les Dacquoises à Dax • Ambulances Schwartz à Pissos • Sarl Ambuland à Urgons Métiers d’art 3e édition des journées des métiers d’art les 19, 20, 21 et 22 octobre prochains. 76 24 Bientôt les journées nationales P artout en France, avec 500.000 visiteurs en 2002 et 800.000 en 2004, les journées nationales des métiers d’art connaissent un succès grandissant. Cette biennale mobilise 3.500 artisans d’art, 150 centres de formation et propose 200 à 350 expositions pour montrer la richesse, la diversité et l’accessibilité de l’artisanat d’art. Dans les Landes, le grand public se verra proposer des expositions collectives d’artisanat d’art, des visites d’ateliers et des démonstrations de savoirfaire. Trois manifestations sou- tenues par la CMA sont en préparation à Uchacq et Parentis, à Saint-Vincent de Tyrosse et à Pouillon. Artisans d’art, il est encore temps de participer à ces journées B Contact Jean-Marc CAZEAUX 05 58 05 81 68 Formation Un des meilleurs apprentis Vite lu L'or gagne du terrain des métiers à Mont-de-Marsan, 23 au lycée professionnel Jean Garnier à Morcenx et 2 au lycée professionnel Jean Cassaigne à Saint-Pierre du Mont. Le concours Un des Meilleurs apprentis des Landes est organisé par le groupement landais des Meilleurs ouvriers de France, sous la présidence de Marcel LARCHÉ. Salle Lamarque-Cando à Mont-de-marsan, 67 jeunes reçoivent le 16 juin leurs récompenses : une médaille d’or, d’argent ou de bronze au plan départemental et régional. L ’objet du concours Un des Meilleurs apprentis est de valoriser le travail réalisé par les jeunes apprentis et jeunes élèves. Les œuvres réalisées témoignent de leur intérêt et de leur investissement dans le métier choisi. Ces jeunes reçoivent leur formation en centres de formation d’apprentis et lycées professionnels publics ou privés. 15 médaillés d'or En 2006, 124 candidats participent au concours landais ; 67 obtiennent une médaille dans quinze spécialités : B 15 médailles d’or : l'or gagne du terrain puisque 15 jeunes décrochent une médaille d’or contre 11 en 2005. B 27 médailles d’argent contre 17 en 2005. B et 25 médailles de bronze contre 40 en 2005. Avec 60 lauréats, les métiers de l’artisanat représentent les effectifs les plus élevés. 35 jeunes sont formés à l’école professionnelle Parmi ces jeunes, cinq recevront ce 16 juin une médaille d’or régionale* : trois en peinture décoration, deux en charpente. Cinq recevront une médaille d’argent régionale** : trois en peinture décoration, une en réparation carrosserie et une en tapisserie garniture B * Médailles d'or régionale Olivier DUCLOS apprenti à la carrosserie folgarienne au Houga, Cyril DURANTON apprenti au garage BEYRIS à St-Vincent de Paul, Sébastien GAZATS apprenti chez Sébastien Garriger à St-Géours de Maremne, Rémy BOURGOIN stagiaire chez Pascal Lorin à Biscarrosse et Thibaud VILOCEL stagiaire chez Joël Hayet à Montfort-en-Chalosse. ** Médailles d'argent régionale Yoann DEYRIS apprenti chez Labarthe automobile à Aire s/l’Adour, Franck ETCHELAR apprenti au garage Sentaurens à Labouheyre, Jérémy ROUSSEL apprenti aux Ets Linage à Mimbaste, Lionel BEGU apprenti chez Castagnet sarl à Peyrehorade et Stéphanie TISSOT apprentie chez André Souleyreau à Parentis en Born. ■ FLORALIES INTERNATIONALES Du 10 au 14 mai 2006, les Floralies internationales de Girone, ville de la province espagnole de la Catalogne, ont accueilli la classe d’apprentis en brevet professionnel fleuristes 2e année et leurs formateurs. Deux groupes de travail s’activent à la réalisation de deux projets : - l’un dans l’esprit Land’art, - l’autre sur un thème Grand décor. Durant deux jours, les apprenties seront dirigées par des fleuristes de renom appartenant à une association internationale de fleuristes anglais, espagnols, hollandais et français. Ceux-ci se réunissent pour échanger leurs expériences, leurs techniques, partager leur passion du métier de la fleur. Le 3e jour, la ville entièrement fleurie, s’ouvre au public. Les visiteurs envahissent ruelles, églises, musées, bains turcs et autres monuments. Même les patios privés sont fleuris. 60 médaillés dans l'artisanat landais Les métiers de l'artisanat Boulangerie Coiffure Charpente Ebénisterie Esthétique Fleuriste Maçonnerie Peinture carrosserie Peinture carrosserie décoration Peinture finition Réparation carrosserie Tapisserie Or 2 2 1 1 5 1 3 Argent Bronze 5 1 4 1 4 2 4 2 1 4 2 2 2 9 1 1 - Marcel LARCHÉ donne la parole à deux médaillés des concours 2000 et 2001. En 2006, Béatrice a ouvert son magasin de fleurs à Tartas ; Mathieu a créé son entreprise de charpente à Lit-et-Mixe. 25 76 Organisations professionnelle 76 De gauche à droite : Philippe AURENSAN, Jacques DELPEY, Patrick LALANNE et Patrick BIEBUS. Assemblée générale 19 mai à Saint-Paul lès-Dax, les artisans répondent nombreux à l’invitation du président Patrick LALANNE. Le souspréfet Jacques DELPEY, le premier magistrat Dany MICHEL et le directeur de la CMA Adolphe MUL participent aux travaux. 39 % de chantiers en plus L a première partie de la rencontre va permettre de dresser le bilan financier de l’année écoulée et le bilan du programme d’actions concernant notamment la formation des artisans, conjoints et salariés. Patrick LALANNE fait le point sur l’artisanat landais et sur les différentes actions menées en partenariat avec la CMA en matière de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, déchets, transmission, reprise d’entreprise etc. L’occasion aussi de souligner les bons chiffres des mises en chantier 2005, avec une progression de plus 39% par rapport à 2004. Au cours de la deuxième partie, le vice-président de la CAPEB nationale, Patrick LIEBUS, évoque les dossiers d’actualité : RSI, dialogue social, TVA à 5,5% (la CAPEB milite pour une application la plus juste et la plus incitative possible), formation (FABAB et FAFSAB), difficultés de recrutement de la maind’œuvre, CNE, apprentissage. Un accès plus facile aux marchés pour les petites entreprises est souhaité. Le débat portera également sur la nécessité de préparer en amont la transmission de son entreprise B Fête du pain, 11e A Parentis-en-Born, le 17 mai, la fédération de la boulangerie des Landes lance la 11e Fête du pain. Place du marché, un fournil est dressé. Le four à bois mobile, nouvellement acquis par la fédération, trône au pied de l’église. 26 Boulangers à Parentis L es amateurs de bon pain viennent rencontrer les artisans boulangers, les apprentis de l’EPM et leur professeur. Les habitués du marché local trouvent plusieurs variétés de pains. Première sortie pour le four mobile dont on espère qu’il animera de nombreux rendezvous. Boulangers qui souhaitez créer une animation devant votre boutique, pensez-y ! Cette année, les boulangers accueillent le CIVAM BIO et propose au public un authentique pain Bio cuit dans le fournil d’Hervé GUILLERM. Cette invitation doit faire mieux connaître les qualités et caractéristiques de la filière bio aux boulangers présents avec pour objectif de développer la fabrication de pains bio dans les boulangeries artisanales. Le lendemain, 18 mai, 150 enfants des écoles primaires de la ville visitent le stand. Ces mitrons d’un jour pétrissent, façonnent et cuisent sur place deux petits pains qu’ils ramèneront fièrement à leurs parents. De nombreux partenaires se sont associés à cette Fête du pain. France Bleu Gascogne, avec la diffusion d’un jeu radio relayé par la quasi totalité des artisans boulangers landais. Pendant quatre mois, six auditeurs vont déguster gratuitement leur pain et viennoiseries du dimanche. Alegria, avec la réalisation d’un reportage TV. La CMA des Landes, avec son soutien logistique. Et le conseil général, avec son habituel appui financier B
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