Le Département soutient les artisans
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Le Département soutient les artisans
Le magazine n°129 - novembre 2014 Conseil général lpes de Haute-Provence www.cg04.fr Le Département soutient les artisans Expression libre Conseil général des Alpes de Haute-Provence 13 rue du Docteur Romieu CS 70 216 04 995 DIGNE LES BAINS CEDEX 9 Tél. 04 92 30 04 00 Mèl : [email protected] Retrouvez les anciens numéros du magazine et inscrivez-vous à la lettre d’information sur : www.cg04.fr Directeur de la publication Gilbert Sauvan Responsable des publications Xavier Delcroix - [email protected] Chargé de la publication Philippe Maillard Photographies Frédéric Exubis Textes Philippe Maillard sauf P 18 [email protected]. Réalisation Galets Bleus Group - Manosque 04 92 72 27 19 Impression Imprimerie RICCOBONO label Imprim’vert. Distribution La Poste Dépôt légal à parution Crédit photos : Frédéric Exubis, sauf, P7 - Philippe Maillard - René Cuchietti P9 - Philippe Maillard P10-11 - SDIS 04 P12 - EPICTURA P16- Chœur du pays de Forcalquier P17 - Dessin N. Markova - EPICTURA 4e de couverture - SDIS 04 Rectificatif N°128 - P9 - Photo WeGO ISSN : 1297-7055 Tirage : 64 000 ex Magazine imprimé sur un papier à base de bois issu de forêts gérées durablement. Ne pas jeter sur la voie publique. Majorité départementale Indépendants Les jours du SAMU 04 sont-ils comptés ? Anne, ma sœur Anne… Voilà un projet sérieux et crédible qui éviterait d’isoler encore un peu plus les bas-alpins. Souvenons-nous : « le changement c’est maintenant, nous allons réenchanter le rêve français ! ». Il y a de la cruauté à rappeler les slogans de la dernière campagne présidentielle. Pourtant 30 mois se sont écoulés, nous vivons toujours dans le déni, dans un vieux pays fatigué, bloqué, déchiré. Les dernières élections sénatoriales, si l’en était encore besoin nous le confirmèrent tout au long de ce jour du 28 septembre. Jour heureux pour les uns, funeste pour les autres ; où l’on vit à la manière d’une tragédie classique grecque (rappelez-vous au collège : unité de lieu, de temps, d’action). Nos Horaces et nos Curiaces s’entre déchirèrent devant nos yeux stupéfaits. Non ! Décidément, nous ne tirerons jamais les leçons bien apprises de notre passé. Il régnait dans les allées de la préfecture une ambiance sans doute comparable au jour fatidique où l’on trucida le duc de Guise. Ce 28 septembre a produit une onde de choc dans nos territoires, celle-ci ne sera pas sans conséquence pour les épreuves qui nous attendent. Si les futures élections régionales se résument au désormais duel entre les candidats rangés dans des listes élaborées où les partis politiques règnent en maître, il n’en sera pas de même pour les départementales où la proximité, le contact journalier, l’action rapide, le respect de la parole donnée sont le ciment de tout engagement du conseiller départemental au service de ces concitoyens. Alors, comment ne pas songer aux deux coqs de Zorba le Grec qui gravissent ensemble leur tas de fumier ; l’un pour prendre la dimension de son territoire et mesurer tout ce qui lui reste encore à faire. L’autre le fait dans le but non avoué mais bien réel de faire admirer sa crête à toute sa basse-cour. Marcel CLÉMENT Serge SARDELLA L’Agence Régionale de Santé (ARS) a un projet de mutualisation des moyens du SAMU 04 et du SAMU 05, et de basculement de la régulation du 04 sur Gap, pour la fin de l’année. Étonnant, alors que c’est le SAMU 04 qui a la plus forte activité (un tiers en plus que le 05). Les conséquences négatives pour notre département seraient très importantes : - Le SAMU qui détient la régulation décide de l’orientation des patients. Le centre hospitalier de Gap pourrait alors être souvent préféré à ceux du département. L’existence des services de l’hôpital de Digne-les-Bains, notamment, pourrait de ce fait être remise en cause. - La régulation depuis Gap risque de générer des difficultés opérationnelles par méconnaissance de notre territoire et des habitudes de travail entre les services de secours. L’aide médicale d’urgence serait déstabilisée (amenuisement des chances de survie des patients graves). - Il n’y aurait pas d’économie car on peut prédire une augmentation des sorties d’ambulances. Le Conseil général rejette donc ce projet et propose, en accord avec le Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS 04) et le SAMU 04, une alternative à cette voie purement comptable de réduction des moyens. Le SDIS 04 vient de moderniser son informatique opérationnelle et ses moyens de communication. Dés lors la mise en place d’une plateforme commune SAMU 04 / SDIS 04 de traitement des appels d’urgence (15, 18, 112), permettrait, elle, des économies et une grande efficacité. 4 5 Sommaire L’actu en images Le mot du président 6/7 10/11 économie Des artisans qui sortent de l’ordinaire sapeurs-pompiers On a besoin des sapeurs-pompiers, mais qui sont-ils ? 8/9 solidarité Une politique d’insertion au service de l’emploi 14 Conseil général Les décisions de l’Assemblée du 6 octobre 12 solidarité Violences conjugales, attention les enfants n’en sortent pas indemnes ! 13 Tourisme La station de ski du Val d’Allos continue sa modernisation Tour d’horizon 15/16/17 À lire / BD 19 18 Histoires d’archives L’actu en images Seulement 10 % des victimes de violences dans le couple déposent plainte. Dans le département les acteurs de ce domaine (Préfecture, justice, Conseil général, police, gendarmerie, associations : Association de Médiation et d’Aide aux Victimes [AMAV] et Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles [CIDFF]) ont signé une convention pour que les victimes qui n’auront pas osé déposer plainte, bénéficient quand même d’un suivi et d’un soutien. Leur parole devra obligatoirement faire l’objet d’une main courante et d’un procès-verbal de renseignement judiciaire ; les services de police et de gendarmerie devront également informer systématiquement le Parquet et leur apporter une information sur leurs droits et sur les aides existantes. Pour améliorer la prise en charge des victimes de violences conjugales Le Conseil général et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat (CMA) sont associés de longue date pour soutenir activement ces petites entreprises, présentes sur l’ensemble du territoire, qui contribuent fortement au développement des emplois de proximité et permettent de maintenir un lien social indispensable à la survie des communes rurales. C’est encore plus important en ces temps de difficultés économiques et Roland Aubert, vice-président du Conseil général, délégué au développement économique et à l’emploi, et Simon Caparros, président de la CMA, en étaient bien conscients lorsqu’ils ont coprésidé la quatrième soirée de l’Excellence artisanale. Cette manifestation, qui a mis à l’honneur huit artisans pour leur dynamisme, est destinée à donner une image positive de ce secteur aux métiers si divers (voir p 6-7). Les entreprises artisanales ont été mises à l’honneur Le vieillissement, un handicap, une maladie ou un accident incitent souvent un proche à devenir un « aidant », en complément des professionnels. Le Conseil général pour soutenir ces bénévoles invisibles, a organisé une journée d’échanges et d’information à Forcalquier en partenariat avec le CODES et la commune. Comme l’a souligné, ce jour-là, Michèle Bizot-Gastaldi, vice-présidente du conseil général, déléguée aux personnes âgées et aux personnes handicapées : « Les aidants s’épuisent et subissent souvent les mêmes effets (rupture sociale, familiale, parfois professionnelle) que les personnes aidées ». Les nombreux participants ont pu se renseigner sur les possibilités d’aide et de répit (accueil de jour, séjour temporaire, aide à domicile…) à leur disposition. Pour ne pas oublier les aidants familiaux 04 Le mot du président Les stations de ski poursuivent leur modernisation Cette année, de nouveaux investissements sont concrétisés, car même en diversifiant l’offre touristique, la vie des vallées dépend largement de l’activité « neige ». Depuis 2008, grâce à son « plan neige », la participation du Département a été de près de 10 millions d’euros. S’il concerne principalement les stations de Pra-Loup et d’Allos, il a aussi permis aux autres sites de faire évoluer leurs équipements. Pour les deux grands domaines de l’« Espace Lumière », un des plus grands domaines skiables reliés des Alpes du Sud (230 km de pistes), le Conseil général soutient l’effort financier important des deux communautés de communes et le concrétise avec des contrats de station. Il s’est engagé jusqu’en 2020, ce qui portera son aide directe sur douze ans à 16,5 millions d’euros. Pra-Loup, a bénéficié des nouveautés que sont la télécabine des Molanès, les télésièges du Pégueiou et des Bergeries, le télémix de La Clappe, le tapis skieurs des Clapiers, et une extension du réseau de neige de culture. Dans le Val d’Allos, après la réalisation des télésièges de Lachaup, de Font Frede, et celui de l’Observatoire, le tapis des Chauvets, la luge quatre saisons « Verdon Express », et l’agrandissement du réseau de neige de culture, nous nous apprêtons à inaugurer le télésiège débrayable de 6 places du Clos Bertrand. Ces grands travaux agissent aussi en faveur de l’environnement : déplacement de plantes protégées, remise en état du relief, reboisement et engazonnement. Le paysage a lui aussi beaucoup gagné, puisqu’à Pra-Loup 85 pylônes ont été démontés pour 21 pylônes construits et dans le Val d’Allos ce sont 26 pylônes qui ont été ôtés du paysage. Ces équipements d’envergure sont nécessaires pour assurer durablement le dynamisme touristique et économique de nos vallées alpines. Gilbert Sauvan Président du Conseil général Député des Alpes de Haute-Provence 05 Économie Economie Excellence artisanale Dans le contexte économique difficile actuel, Roland Aubert, vice-président du Conseil général et Simon Caparros, président de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat (CMA), ont présidé la quatrième soirée de l’Excellence artisanale qui a mis à l’honneur huit entrepreneurs qui montrent un beau dynamisme. originaux (carotte-orange, mojito, pastis, réglisse, géranium rosa, graine de fenouil, miel et thym, Raz-el-Hanout-amandes…). Ils évoluent en fonction des envies et des saisons. » Le bouche à oreille est exceptionnel et la terrasse est souvent trop petite. Il existe déjà deux magasins, plusieurs points de revente et un véhicule de vente mobile pour les marchés et les animations. Gwendal Auffret Scaramouche - Artisan glacier Céreste - Tél. 04 92 79 48 82 www.glaces-scaramouche.com LES AUTRES LAURÉATS Stéphane et Christophe Adamo Entreprise Adamo métallerie, automatisme - Volx Serrurerie, métallerie, ferronnerie, menuiserie PVC et alu. www.adamo-metallerie.fr David Desvignes Entreprise Mecadom 04 - Mison Entretien et réparation mécanique à domicile sur les véhicules légers et utilitaires de toutes marques. www.mecadom04.fr Gwendal Auffret - Scaramouche est classé sur un site Internet, par les consommateurs, parmi les cinq meilleurs glaciers français, et lorsqu’on a eu le plaisir de goûter ses glaces et sorbets on comprend pourquoi. « Après une carrière de cadre supérieur dans le cinéma numérique, j’ai décidé de changer de vie. J’étais tombé amoureux de la région et Céreste m’a ouvert les bras. J’y ai acheté une maison de René Char, un signe ! Je voulais proposer, dans un lieu accueillant, des produits de ma conception qui permettraient de faire découvrir les saveurs locales. Et comme je suis gourmand, l’envie de devenir un bon glacier artisanal, s’est imposée progressivement ; je l’ai concrétisée, après une formation (un CAP glacier à 40 ans !) et beaucoup d’essais. Nous n’utilisons aucune purée de fruits du commerce, aucun mix issu de l’industrie agroalimentaire, aucun conservateur, émulsifiant artificiel ou exhausteur de goût, mais exclusivement du lait cru, des œufs bio, des fruits frais locaux ou des produits de grande qualité (chocolat, vanille, pistache, épices…). Les glaces traditionnelles sont là, mais je m’amuse à proposer aussi des parfums 06 Yves Romoli - Société des établissements Romoli La création de parquets décoratifs est un métier qui se perd, au point que l’établissement Romoli semble être le seul au monde à proposer plus de 100 modèles originaux. « J’ai succédé à mon père. J’ai commencé par balayer, et j’ai été formé petit à petit pour devenir Meilleur Ouvrier de France. Cela demande beaucoup de métier, de temps et une compréhension de la géométrie. C’est un travail authentique, nous n’utilisons que du bois massif et nos parquets sont garantis à vie. Nous travaillons environ 20 essences, mais la plus utilisée est le chêne français. Nous proposons une grande gamme de parquets traditionnels (à l’anglaise), en passant par les panneaux composés décoratifs (Versailles) pour finir par les plus sophistiqués, composés de marqueterie géométrique qui forme comme une tapisserie. Dans ce dernier cas cela peut aller de 100 à 1 200 pièces de bois au m2 ! On René Cucchietti L’art du fer - Ferronnerie d’art pour le bâtiment Valensole - Tél. 06 89 30 83 71 http://artdufer.info/ Yves Romoli Société des établissements Romoli Fabrication de parquets massifs traditionnels et marquetés, pose, restauration, finition Pierrevert - Tél. 04 92 72 83 77 [email protected] peut admirer nos parquets dans les palais, les parlements, les yachts, les châteaux ou les palaces d’Ouzbékistan, d’Iran, de Russie (Kremlin), d’Arabie, de Turquie, d’Egypte, du Maroc et de toute l’Europe. Mais l’excellence n’exclut pas que nous fassions des travaux standards, à un prix raisonnable : simples parquets, terrasses… Nous avons la reconnaissance nationale « Entreprise du Patrimoine Vivant » (EPV) depuis 2010, pour notre parcours exceptionnel et notre savoir-faire. C’est une passion que je voudrais transmettre. » René Cucchietti - L’art du fer Au milieu des champs de lavande, René Cucchietti est installé dans un vaste atelier de fer forgé. « Je suis né à Manosque. J’ai d’abord obtenu un CAP et un BEP de chaudronnerie, ouvrages métalliques. Après avoir travaillé dans la construction automobile, j’ai souhaité prendre une nouvelle orientation et je me suis dirigé vers la ferronnerie. J’ai travaillé dans les Alpes-Maritimes durant sept ans, puis j’ai fait deux ans d’intérim dans les Alpes de Haute-Provence avant de créer ma propre entreprise à Dabisse, puis à Valensole pour m’agrandir. Ma spécificité est de battre le fer entièrement à la force du bras, à la masse, sans machine-outil. Je 07 fais ainsi naître volutes et décors façonnés au fer rouge à partir de fer plein. Petit à petit j’ai créé mon style de travail. Pour l’intérieur je réalise : tables, chaises, miroirs, rampes d’intérieur, mains courantes, appuis de fenêtre… ; et pour l’extérieur : ferronnerie du bâtiment, balcons, grilles de défense décoratives, tonnelles, pergolas, portails, suspentes de puits, marquises… Je peux créer tout ouvrage personnalisé sur mesure. J’ai le plaisir d’avoir été retenu par l’Occitane pour réaliser le portail du musée dans le cadre de son extension. Je suis très attaché à la transmission du savoir-faire. J’aime aider les jeunes à s’insérer dans la vie professionnelle, j’ai ainsi formé trois apprentis qui sont toujours dans le métier. Je suis maîtreartisan depuis cette année ». LES AUTRES LAURÉATS Nicolas Escalle Plomberie, chauffage, zinguerie, électricité Le Chaffaut-Saint-Jurson Tél. 04 92 34 61 03 Nadine Laporte-Monteil Conception, réalisation de décoration et aménagement de magasins Saint-Etienne-les-Orgues Tél. 04 92 73 12 08 Benjamin Molinatti Entreprise Coullet Georges Peinture en bâtiment, décoration, vitrerie, faux-plafonds, sols et isolations Digne-les-Bains www.coulet-peinture-digne.fr Éducation Solidarité « Dans le contexte socioéconomique très difficile que nous vivons, le Conseil général, qui finance le RSA socle (ex RMI), a décidé de mettre en œuvre une politique d’insertion très volontaire. En collaboration avec les partenaires publics et associatifs du secteur, nos agents effectuent un travail important auprès des bénéficiaires du RSA, en les conseillant et en les accompagnant dans le retour vers l’emploi. En 2014, le budget insertion du Département s’élève à 21 M€ dont 18,6 M€ pour le RSA et près d’1 M€ en faveur des actions financées dans le cadre de notre programme départemental d’insertion. » Yannick Philipponneau Conseiller général délégué à l’insertion, à l’économie sociale et solidaire et à l’enfance. Pour ne pas baisser les bras ! Les actions du programme départemental d’insertion du Conseil général vont au-delà de la délivrance d’aides financières. Elles accompagnent les bénéficiaires du RSA dans un parcours de socialisation et de recherche d’autonomie qui doit leur permettre de (re)trouver confiance en soi et emploi. Le RSA Depuis 2009, le Revenu de Solidarité Active (RSA) s’est substitué au Revenu Minimum d’Insertion (RMI). Cette allocation, destinée aux personnes avec peu ou pas de ressources, a pour but de réduire la pauvreté. Le RSA a aussi été créé pour favoriser le retour vers l’emploi, en faisant en sorte que les ressources augmentent quand les revenus tirés du travail s’accroissent. Il se compose de deux parties : le RSA socle (revenu minimum garanti pour les personnes sans emploi) et le RSA activité (complément de revenus pour les foyers en activité dont les ressources sont limitées). Le programme départemental d’insertion Le Conseil général ne se contente pas de financer le RSA socle, il élabore chaque année un programme départemental d’insertion, outil de pilotage et de mise en œuvre de ses dispositifs d’aides à l’insertion. Il prévoit ainsi d’accompagner les bénéficiaires dans un parcours destiné à favoriser un retour durable à l’emploi, à faciliter leur socialisation et leur autonomie, et à soutenir les actions permettant de lever les freins à la recherche d’un travail (permis de conduire, formations…). Les personnes accompagnées bénéficient du soutien d’un référent 08 unique avec lequel elles établissent un contrat d’engagements réciproques, précisant notamment les actes positifs et répétés que la personne s’engage à accomplir dans le cadre d’une insertion sociale, d’une recherche d’emploi… Le Département est également compétent en matière de contrats aidés pour les bénéficiaires du RSA socle. Il finance une aide mensuelle, destinée à l’employeur (dans les secteurs marchand et non marchand) qui compense partiellement les salaires versés. Enfin, en complément de l’Aide Personnalisée de Retour à l’Emploi (APRE), « coup de pouce » (financé par l’État et géré par le Département) pour les bénéficiaires Farida Les entreprises d’insertion aident à retrouver l’ambiance et le rythme du travail en équipe du RSA qui reprennent une activité, le Département peut proposer des aides financières pour favoriser les conditions de l’insertion (mobilité, garde d’enfants, logement…). Nous avons rencontré deux femmes qui ont bénéficié de ce programme d’insertion. Farida, 31 ans, est domiciliée à Sisteron : « Quand je suis arrivée dans le département je ne connaissais personne et j’ai vite été seule avec quatre enfants. C’est très dur de trouver du travail avec des enfants en bas âge, surtout sans permis. Heureusement j’ai été accompagnée et mobilisée dans le cadre de l’accompagnement d’insertion du Département. J’ai été orientée vers « les petits-déjeuners vers l’emploi » organisés par le Conseil général et le Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CIDFF). J’ai appris à écouter, à m’exprimer, à sortir du quotidien et de chez moi. Surtout je me suis forcée à Sihem laisser un peu mes enfants. J’ai suivi une petite formation au Greta de Sisteron pour apprendre à se servir d’un ordinateur et j’ai eu la chance de trouver un CAE (Contrat d’Accompagnement vers l’Emploi) au sein de l’entreprise d’insertion, l’Envolée. C’est grâce à mon accompagnatrice en insertion, Madame Donnet, qui m’a poussée. Au début ça n’a pas été facile, je n’étais pas prête, je n’avais jamais travaillé. Ensuite je me suis dit que je devais avancer. Je suis là depuis six mois et je remercie le directeur qui m’a embauchée et l’encadrement qui m’a aidée. J’ai pu m’exprimer et montrer ce que je valais dans le travail et même au-delà. Je me suis inscrite au code et je veux absolument avoir mon permis. Ensuite je voudrais me former pour pouvoir ouvrir un salon de coiffure africaine, j’adore la coiffure. Grâce au Conseil général, au CIDFF et à l’Envolée je sais qu’il faut se lever et avancer pour ma famille, pour mes enfants, ils sont mon plus grand bonheur et mon moteur. » Sihem est domiciliée à Volonne : « Je suis divorcée avec trois enfants et quand je suis venue de Roubaix, c’était pour tourner une page familiale difficile. Je voulais repartir à zéro. Mais je cumulais les problèmes : seule avec des enfants, pas de permis, 09 pas de voiture, pas de travail et je ne connaissais personne. Je pensais que j’étais nulle. L’assistante sociale du Conseil général, m’a fait participer aux ateliers emploi du CMS de Saint-Auban et je suis suivie par l’accompagnatrice d’insertion. On m’a proposé de travailler au Fil d’Ariane, entreprise d’insertion ; pour aller travailler j’allais de Volonne à Saint-Auban, à pied, tous les jours et je n’étais jamais en retard ! Cette galère m’a motivée pour passer mon permis que j’ai eu du premier coup à 44 ans ! J’ai pu aussi acheter une vieille voiture. Mon premier projet était d’ouvrir un restaurant-salon de thé oriental et j’ai suivi une formation sur la sécurité alimentaire. Mais mon accompagnatrice m’a conseillé de changer d’orientation, du coup je suis inscrite pour suivre une formation d’auxiliaire de vie en gérontologie au Greta de Sisteron et je voudrais travailler en maison de retraite. J’ai recommencé ma vie à 40 ans. Je ne veux plus attendre le RSA et la CAF le 5 du mois, je veux être autonome, gagner ma vie comme une grande et arrêter de dire non à mes enfants ! Grâce à ces aides j’ai pu aller audelà de mes difficultés et ma priorité c’est d’avoir un diplôme, un salaire, tout est possible si on veut. Il y a beaucoup de femmes dans cette situation et sans soutien elles baissent les bras. » Quelques chiffres départementaux 14 342 demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi fin juillet 2014. 448,18 € (509,30 € avec le forfait logement) c’est le montant du RSA pour une personne seule sans enfant, au 1er septembre 2014. 5 045 c’est le nombre de bénéficiaires du RSA total (dont 2 942 bénéficiaires du RSA socle). Une quarantaine d’actions sont financées par le Conseil général et réparties en 4 volets : emploi, santé, social et logement. Cela représente le financement de plus de 500 accompagnements individuels chaque année pour plus de 200 sorties positives (CDI, CDD, formations qualifiantes, création d’entreprise, insertion sociale…) Sapeurs-pompiers « L’implication du Département pour soutenir les actions du SDIS est très forte. Sa participation financière a doublé depuis 2000 ; en 2014, elle est de 8,14 M€ (sur un budget global de 24,5 M€). Nous sommes, notamment, attentifs au recrutement des volontaires et nous appuyons la création et la formation d’équipes spécialisées adaptées aux risques spécifiques des Alpes de Haute-Provence. » Claude Fiaert Conseiller général délégué à la jeunesse, au personnel et à l’administration général Président du SDIS. Le SDIS en chiffres Une force citoyenne Colonel Clavaud Dans les situations accidentelles de toutes natures, on n’est jamais surpris de voir intervenir les sapeurs-pompiers. Mais est-ce si naturel alors que les modes de vie, la technologie et les pratiques sportives évoluent constamment ? Qui sait que ces hommes et ces femmes qui viennent à notre aide sont en grande majorité des volontaires ? Le Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) est un établissement public départemental depuis 2000. Sa partie opérationnelle est sous l’autorité du préfet, mais la gestion administrative et financière relève du conseil d’administration (qui compte 14 conseillers généraux). « Nos interventions ne se réduisent pas à l’envoi d’une ambulance » précise le Colonel Clavaud, direc- • 7 compagnies • 42 centres de secours • 1 470 sapeurs-pompiers volontaires • 68 sapeurs-pompiers professionnels • 37 personnels administratifs et techniques • 5 équipes spécialisées : plongée et sauvetage de surface / risques chimiques et technologiques / sauvetage et déblaiement / secours en montagne / cynophile (chiens dressés à la recherche en avalanches et décombres) teur du SDIS. « Nous devons nous adapter en permanence. Le nombre d’interventions augmente, c’est maintenant 80% de secours à personne, et leur typologie se complexifie, je pense, par exemple, aux loisirs de plein air. De plus, nous sommes dans un département immense et exigeant où notre action est rendue difficile par la géographie et le climat (inondations, feux de forêts, avalanches, séismes, sites industriels...), or la rapidité de l’extraction et l’acheminement des blessés sont essentiels pour préserver leur chance de survie. Pour répondre à ces défis, nous devons former et entraîner des équipes spécialisées, composées de professionnels et de volontaires dont le métier et/ou la passion nous enrichissent. Enfin, il ne faut pas oublier que nous sommes un maillon d’une chaîne de secours qui permet une complémentarité de moyens et 10 d’actions (Gendarmerie, Sécurité Civile, SAMU). » Pouvez-vous nous parler des volontaires ? « Les sapeurs-pompiers c’est d’abord une aventure humaine. Si nous arrivons à intervenir dans tout le département, c’est grâce au volontariat, lui aussi en pleine évolution. Le travail a changé, les volontaires travaillent de moins en moins là où ils résident et ils peuvent intervenir dans des secteurs différents la journée et le week-end. C’est pourquoi, désormais, c’est un BIP qui les appelle en fonction de leurs disponibilités. Le corps des sapeurs-pompiers accueille aussi des femmes : un quart des sapeurs-pompiers volontaires du département sont des femmes, ce qui place notre SDIS parmi les plus féminisés de France. » Paroles de volontaires Le département est riche de Nous avons rencontré trois femmes sapeurs-pompiers volontaires, avec des parcours très différents. Anne-Cécile Bellaiche 41 ans, célibataire, prestataire de service – lieutenant au centre de Reillanne : « En 1997, j’avais 24 ans et j’étais étudiante. J’entendais la sirène et je me disais que je pouvais peut-être donner un coup de main ! J’ai fait une formation aux premiers secours mais je me posais des questions (j’ai le vertige, j’ai peur du sang, faut-il se couper les cheveux ?) et c’est après une discussion avec des amis que je me suis décidée. J’ai essayé et je suis restée. C’est très varié, même dans le secours à personne, et il y a le plaisir de l’action. Je travaille à domicile et je peux m’organiser. Finalement pas besoin d’être une superwoman : on tient compte de mes disponibilités, on peut attacher ses cheveux, les interventions se font toujours en groupe, on n’est jamais seul et on se complète. Il y a beaucoup de formations, mais c’est passionnant et enrichissant. » Nathalie Pellerin 40 ans, 2 enfants, chef d’entreprise, lieutenant, adjointe au chef de centre de Riez : « Je suis tombée dedans quand j’étais petite. J’habitais à côté de la caserne, le chef de centre c’était mon oncle. En 25 ans j’ai vu une très forte évolution. Le matériel et les formations ont beaucoup changé. Les mentalités aussi, on manque de volontaires, mais les femmes ont maintenant leur place, avant on leur demandait de faire leurs preuves, maintenant c’est naturel. Ce n’est pas toujours facile de tout concilier, mais j’ai la chance d’être mariée avec un pompier ! Il faut être passionné et avoir l’esprit d’équipe, on n’est jamais tout seul. On peut se former dès 13 ans et intervenir à 16 ans. La formation de base se fait le week-end et prend entre un et trois ans. Ce n’est pas du temps perdu, on découvre énormément de choses. » 11 Catherine Agaesse 57 ans, 3 enfants, infirmière libérale, chef de centre de Quinson : « Quand je suis devenue sapeurpompier mon métier était mis de côté, maintenant j’ai le double statut d’infirmière-pompier. Travailler en libéral c’est un atout, je peux gérer mon temps. J’ai été nommée chef de centre parce que j’étais la plus ancienne et je suis la première du 04. J’espère que cela va ouvrir la voie à mes collègues. Il faut donner beaucoup de soi et prendre une partie de notre temps libre, surtout dans les petits centres, c’est pourquoi il faut que la famille, le conjoint, acceptent. Il faut dire que les pompiers volontaires ont un très bon niveau, on a beaucoup de compétences. Bien sûr les femmes n’ont pas la même force physique que les hommes, mais on apporte une autre approche surtout dans le secours à personne ; et c’est toujours un travail de groupe, on se répartit les tâches. » 1 470 sapeurs-pompiers volontaires dont : 30 médecins 3 pharmaciens 4 vétérinaires 26 infirmiers 1 psychiatre 2 psychologues 1 expert en risques technologiques 1 expert en risques naturels « Le volontariat diminue, or c’est ce qui permet de maintenir un service de proximité, d’assurer une présence de sapeurspompiers sur tout le territoire. S’il n’y a plus de volontaire, qui viendra rapidement éteindre un incendie, ou secourir un blessé au fond de nos vallées ? Les sapeurs-pompiers c’est l’affaire de tous, jeune de 16 ans comme femme au foyer de 40 ans. Pourquoi pas vous ? » Colonel Clavaud. Solidarité La santé des enfants exposés aux violences conjugales Le monde du silence « Le monde du silence » Il n’y a plus de doute sur l’impact de la violence conjugale sur le développement physique et psychique des enfants. Ceux-ci sont profondément marqués par les scènes domestiques, qui vont de la violence verbale, à l’agression sexuelle ou physique. De telles expériences créent souvent de graves traumatismes, entraînent des difficultés sur les plans affectifs, cognitifs et comportementaux et marquent ces jeunes jusque dans leur vie d’adulte. Pour se renseigner et réserver l’exposition gratuite « Le monde du silence, la santé des enfants exposés aux violences conjugales » CIDFF Tél. 04 92 36 08 48 www.cidff04.org Signaler un enfant en danger est un DEVOIR Cellule de recueil des informations préoccupantes Tél. 04 92 30 07 07 Dans la lutte contre les violences conjugales, les enfants ont été les victimes oubliées. Pour pallier cet oubli, un outil de sensibilisation, intitulé « le monde du silence » est mis à la disposition des parents et des professionnels. Pour lutter contre ce fléau, un réseau de professionnels s’est constitué dans le département depuis 2012, à la suite d’une journée de réflexion, sur ce thème, organisée par le Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CIDFF). Aujourd’hui le CIDFF propose d’utiliser un nouvel outil, « Le monde du silence », afin d’attirer l’attention des parents et des professionnels sur les signaux que peut émettre un enfant exposé à ces violences. Cet outil comprend : une brochure, un livret d’accompagnement et une exposition de 13 panneaux. Le Conseil général, dans trois de ses Centre MédicoSociaux (CMS), s’appuie sur l’exposition pour aller audelà de cette information : • Le CMS de Saint-Auban (en partenariat avec le centre social de la Marelle), a proposé aux professionnels du carrefour Bléone-Durance, une formation, un documentaire, un court-métrage et un théâtre forum durant la dernière semaine de septembre. • Le CMS de Digne-les-Bains a aussi organisé, les 6 et 13 octobre, deux journées de formation destinées 12 aux professionnels (médecins, psychologues, travailleurs sociaux, infirmières, assistantes maternelles, éducateurs…). Marie-Pierre Pinson, directrice du CMS : « C’est bien la vocation du Département d’être au cœur de la prévention des violences conjugales et de la protection de l’enfant. Nous avons un travail d’explications à mener car peu de personnes mesurent l’impact de ces violences sur les enfants. Nous nous sommes appuyés sur cet outil pour proposer une formation ciblée à tous ceux qui croisent des jeunes dans leur métier. Nous avons refusé du monde ! Notre but est de créer une dynamique de sensibilisation qui ne doit plus s’arrêter. » • À venir, au CMS de Forcalquier : Le 14 et le 24 novembre deux autres journées de formation pour les professionnels. L’exposition sera visible du 3 au 7 décembre à la salle Pierre Michel - Le 2 décembre court métrage suivi d’un débat - sketches et lectures, ateliers d’écriture… Renseignements au 04 92 75 06 01. Val d’allos, un nouveau télésiège Tourisme Les habitués de la station et les visiteurs récents ont pu apprécier, en 2014, la nouvelle luge « Verdon Express » de 990 m, utilisable en famille et en toutes saisons. Pour la saison d’hiver qui s’annonce c’est le nouveau télésiège du Clos Bertrand (Le Seignus) qui leur apportera un confort supplémentaire. La modernisation de la station suit un rythme soutenu depuis 2008. Elle a notamment permis la construction de trois nouveaux télésièges de dernière génération. Cette année, c’est le site du Seignus qui bénéficie de nouveaux équipements. L’âge important des remontées mécaniques qui irriguaient Le Seignus a justifié la réalisation du télésiège du Clos Bertrand, complémentaire de celui de Font Frede, inauguré en 2010. Ces deux équipements assurent ainsi la modernisation à long terme de la ligne principale du site. Les vieilles remontées généraient de forts coûts d’entretien et leur confort médiocre avait un impact négatif sur la satisfaction des clients. Cette nouvelle construction qui remplace quatre anciennes remontées (budget prévisionnel 7,4 M€ HT) participe également à l’amélioration de la station sur le plan environnemental avec 38 pylônes et 7,6 km de câble supprimés. La sécurité aussi progresse puisque ce télésiège débrayable de 6 places, autorisant à terme le transport de 3 000 skieurs à l’heure, est équipé de dispositifs de verrouillage des garde-corps. Enfin la fiabilité sera renforcée grâce à une double motorisation. Sur le plan du ski, le télésiège assurera un gain de temps significatif à la montée et il sera complété par le reprofilage d’une partie de la piste des Champons qui sera rendue plus accessible aux débutants et aux élèves des écoles de ski. Les travaux débutés en juin 2014, se terminent dans les délais impartis et l’équipement sera opérationnel pour l’ouverture de la station prévue le 6 décembre. * Le SMVA est composé de 55 % de représentants du Conseil général et 45 % de la Communauté de Communes du Haut-Verdon - Val d’Allos (CCHVVA). 13 « En six ans, de 2008 à 2014, la station d’Allos (Le Seignus et La Foux) a déjà bénéficié de très importants investissements (20 M€ HT). Afin de continuer à assurer la vitalité de la vallée, le Syndicat Mixte du Val d’Allos (SMVA*) a décidé de poursuivre ses efforts d’équipements en planifiant la modernisation de ses deux sites jusqu’en 2020. Un nouveau contrat de station a donc été signé avec le Conseil général qui s’est engagé à participer à hauteur de 6 M€. » René Massette Vice-président du Conseil général délégué aux services publics, à l’électrification rurale, au plan départemental des déchets Président du Syndicat Mixte du Val d’Allos (SMVA) Assemblée départementale Les décisions de l’assemblée Voici une sélection des rapports présentés et des décisions prises lors de l’Assemblée départementale du 6 octobre 2014. Le guide des aides et l’ensemble des décisions de l’Assemblée départementale sont consultables sur www.cg04.fr Préparation du budget 2015 Comme le veut la loi, un débat a eu lieu sur les orientations budgétaires du prochain exercice. Dans un contexte encore plus difficile que celui des années précédentes, les trois principaux objectifs proposés par le président sont : ne pas augmenter la fiscalité sur le foncier bâti afin de ne pas faire porter les difficultés de la collectivité par les habitants ; poursuivre les efforts de gestion en faisant de nouvelles économies, notamment sur les dépenses de fonctionnement en donnant la priorité aux compétences obligatoires et aux services de proximité ; maintenir l’investissement à un niveau élevé car il participe au dynamisme de l’économie locale. Développement durable Un rapport sur la situation en matière de développement durable du Département, portant sur son fonctionnement et son patrimoine, et sur ses politiques publiques, a été approuvé. Environnement Les objectifs chiffrés du Plan Climat Energie Territorial (PCET), en cours, ont été adoptés. Ce plan, obligatoire pour le Département, doit tenir compte d’un bilan des émissions de gaz à effet de serre et doit définir : les objectifs stratégiques et opérationnels chiffrés de la collectivité afin d’atténuer et de lutter efficacement contre le réchauffement climatique ; le programme des actions à réaliser pour atteindre ces objectifs. Emploi L’autorisation de signer une convention de coopération entre le Département et Pôle emploi a été donnée au président. Considérant la complémentarité de leurs missions (l’action sociale et l’insertion pour le Département - l’insertion professionnelle des actifs pour Pôle emploi), les deux institutions souhaitent coopérer et unir leurs efforts pour favoriser l’insertion professionnelle des demandeurs d’emploi. 14 Culture au collège Les dispositifs « Théâtre au collège » (financement de compagnies pour leur intervention en milieu scolaire) et « Collège au cinéma » (financement de trois séances obligatoires) sont reconduits pour l’année scolaire 2014/2015. Dotation des collèges Le montant des dotations de fonctionnement a été arrêté pour chacun des 19 collèges publics et des deux collèges privés du département. Il est à noter que pour les collèges publics autonomes, le Département, au 1er juin 2015, confiera globalement à un opérateur unique la gestion des énergies dans le cadre d’un contrat de performance énergétique. […] Tour d’horizon EXPOSITIOn « 14. Et le tocsin sonna... » et Bas-Alpin » Archives départementales Ce mois-ci les Archives départementales vous proposent : Exposition aux Archives 2, rue du Trélus, Digne-les-Bains 4 septembre 2014 - 30 août 2015 « «14. Et le tocsin sonna… » du lundi au vendredi de 9 h à 17 h et « Désiré Sic, combattant bas-alpin », dans le cadre du centenaire 14-18. Du lundi au vendredi de 9h à 17h. Entrée libre. aux Archives « Avoir vingt ans en 1914 et combattre » par Jean-Christophe Labadie, directeur des Archives - 6 novembre - 18h30. Conférence d’Archives « La guerre de Désiré Sic, soldat bas-alpin » par la Mobile Compagnie - 7 novembre - 19h Maison de pays de Seyne-les-Alpes. Lecture À Salagon, musée et jardins Exposition « Les 3 fers, à la rencontre des forgerons » - histoire de la métallurgie et des forgerons jusqu’au 15 décembre. Pour rester en contact avec le jardin Atelier créatif « Initiation à la teinture végétale » Magali Bontoux - 16 novembre de 10h à 13h et de 14h à 17h sur réservation. www.musee-de-salagon.com d’Archives « Mémoire d’un poilu bas-alpin, Augustin Richaud » par la Mobile Compagnie - 8 novembre 18 h 30 - Médiathèque de Château-Arnoux-Saint-Auban. Lecture « Avoir vingt ans en 1914 et combattre » par Jean-Christophe Labadie, directeur des Archives 11 novembre - 10h30 - Mairie de Sigonce. C’est gratuit ! Conférence Informations juridiques gratuites d’Archives « Les étrangers pendant la Grande Guerre », par la Mobile Compagnie - 13 novembre -18h30 Librairie Les Pléiades de Colmars-les-Alpes. Lecture Archives départementales - Digne-les-Bains Téléphone 04 92 36 75 00 - www.archives04.fr www.facebook.com/museesalagon Sortir à Digne - Digne-les-Bains - Centre culturel René Char 7 nov - amélie les Crayons - chanson - 21h // 13 nov - Duo saaj - tabla et sitar - musique classique de l’Inde du Nord - gratuit - 19h // 15 nov - « Mec ! » - Philippe Torreton dit les mots d’Allain Leprest lecture, théâtre - 21h // 19 nov - « Bab et l’orchestre des Chats » jeune public, musique - 15h // du 24 au 27 oct - « Histoire(s) du cinéma » - Rencontres cinématographiques - cinéma // 3 déc « sur le chemin de noël » - Cie Bout d’Ôm - jeune public, théâtre d’objets, musique - 15h // 5 déc - Julien Baudry quintet - jazz - 21h 15 Le Conseil Départemental d’Accès au Droit (CDAD) organise un forum d’accès au droit le 15 novembre au centre Desmichels à Digneles-Bains, de 10h à 12h30 et de 14h à 17h. Vous avez un litige avec l’administration, un professionnel ou un particulier, avec votre employeur ou votre salarié, avec votre voisin, votre propriétaire ou votre locataire ; vous êtes victime d’une infraction pénale… ou voulez des informations concernant le divorce, la garde des enfants… Venez rencontrer gratuitement des avocats, des notaires, des huissiers de justice, des conciliateurs de justice et des juristes. Rens. Tél. 04 92 72 23 64 www.cdad-alpesdehauteprovence. justice.fr Vous êtes tous invités ! Les spectacles de la saison culturelle Pour plus de sécurité Travaux routiers et coupures de circulation RD 101 - Peyruis - Montfort Des travaux de renforcement de la chaussée sont en cours sur la RD 101 (Route des carrières). La circulation est alternée par feux de chantier jusqu’en décembre. RD 4096 - Entrée de Manosque Jusque fin mars La première phase des importants travaux de voirie, destinés à renforcer la sécurité des usagers à l’entrée de Manosque, entre les giratoires de l’Olivette et de Pimarlet, est en cours. Elle concerne la section située entre le carrefour RD 4096 - chemin des Vannades et le débouché Ernest Devaux. Elle aura une durée de deux mois. Un itinéraire est conseillé aux véhicules légers (interdit >3.5T sauf desserte locale) par des voies communales entre le giratoire de la Madeleine et le giratoire de l’Olivette. Un alternat est mis en place sur la RD 4096 au droit du chantier pour permettre aux Manosquins de se rendre dans les commerces du secteur de Pimarlet. À noter : Le chantier sera interrompu deux semaines pendant les vacances de Noël. Voir le détail des travaux sur Le Conseil général vous invite gratuitement au spectacle, partout dans le département, et il y en a pour tous les goûts : • Trio Balkanology - Airs traditionnels des Balkans et du jazz - Patrice Gabet : violon, chant / Christiane Ildevert : contrebasse / Benoît Paillard : piano - Lardiers - 22 novembre - 20h30 - Salle des fêtes. • Chœur du pays de Forcalquier - « L’éternel métèque », hommage à Georges Moustaki - Barcelonnette 23 novembre - 17h00 - Théâtre El Zocalo. • « Eloge de la pifomètrie » spectacle écrit, mis en scène et interprété par Luc Chareyron - Entrevaux 27 novembre - 20h30 - Salle des fêtes // Saint-Maime - 28 novembre - 20h30 - Salle polyvalente. • Massilia Sounds Gospel - 25 choristes chantent les plus grands airs de Gospel - Riez - 30 novembre 17h00 - Cathédrale. • « Airs sacrés » - Aude Fabre, soprano / Bernard Imbert, baryton / Paolo Lardizzone, ténor / Moonjin Kim, mezzo-soprano / Franck Pantin, piano - Seyne-les-Alpes - 6 décembre - 20h30 - Chapelle des Dominicains // Lurs - 7 décembre - 17h00 - Salle Luria. Les conférences de l’IUT, site de Digne-les-Bains à 18h « Alimenterre, pour une alimentation saine et suffisante pour tous » - projection, débat - 12/11. « CRIIRAD, environnement et radioactivité » - Roland Desbordes, président de la CRIIRAD - 19/11. « L’économie sociale et solidaire quèsaco ? » - Conseil de développement du Pays dignois - 26/11. IUT d’Aix-Marseille, site de Digne-les-Bains - Tél. 04 13 55 12 55 http://iut.univ-amu.fr/iutdigne/ Ils ont réussi, pourquoi pas vous ? Les 4es rencontres de la création, reprise et croissance d’entreprises dans les Alpes de HauteProvence, se dérouleront le mardi 25 novembre de 14h30 à 19h30 à la mairie de Digne-les-Bains : stands de professionnels, conférences (les dispositifs d’aide ; où s’implanter et se développer dans le département, témoignages d’entrepreneurs), espace entreprendre au féminin. Pour tout renseignement Tél. 04 92 36 62 45 À l’Affiche - Théâtre Jean Le Bleu - Manosque - 7 nov « les irrévérencieux » - Cie Le Théâtre des Asphodèles - théâtre, danse - 21h // 21 nov - « French Cancan » - de Jacques Duparc cabaret - 21h // 5 dec - Maxime leforestier - chanson - 20h30 16 Attention l’exposition se termine bientôt Au Musée de Préhistoire des gorges du Verdon à Quinson • Exposition : « Premiers nomades de HauteAsie - Voyage au cœur de la steppe mongole et sibérienne ». Ces peuples du début du Ier millénaire avant notre ère, cavaliers émérites et redoutables guerriers, ont laissé un patrimoine archéologique exceptionnel. • Conférence : « Venus asiatiques : l’Eurasie au Paléolithique », Aurélien Simonet, paléontologue 7 novembre à 18h. www.museeprehistoire.com www.facebook.com/ MuseePrehistoireGorgesduVerdon Savez-vous ce qui se passe le 25 novembre ? Ce n’est pas seulement la sainte Catherine, c’est aussi la date choisie par les Nations Unies pour la Journée internationale pour l’élimination de la violence contre les Femmes. Les sévices et tortures infligés par des hommes à des millions de femmes dans le Monde, sont terriblement réels : aux États-Unis, une femme est battue par son partenaire toutes les 15 secondes ; en Afrique du Sud, une femme est violée toutes les 23 secondes ; au Bangladesh, près de la moitié des femmes ont subi des abus physiques de la part de leur conjoint... Mais ni la France, ni notre département n’échappent à ce fléau. En 2013, dans les Alpes de Haute-Provence, plus de 400 faits de violences conjugales ont été déclarés rien que pour la Gendarmerie ; le Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CIDFF) a reçu 376 femmes victimes de violences conjugales, ce qui représente environ 440 enfants traumatisés (voir p 12). Or on sait qu’il n’y a que 10% des femmes subissant de telles violences qui osent le déclarer !!! Vous êtes victimes ou témoins de violences conjugales, ne gardez plus le silence ! Appeler le CIDFF Tél. 04 92 36 08 48 www.cidff04.org Ces vestiges qui éclairent notre passé Diagnostics, fouilles, recherches, le Service Départemental d’Archéologie (SDA) a réalisé près de 30 opérations depuis sa création en juillet 2011. Le Conseil général a décidé de créer ce service public en s’appuyant sur le travail effectué par le Musée de Préhistoire des gorges du Verdon. Le rôle du SDA est de réaliser des diagnostics et certaines fouilles préalablement à des travaux publics ou privés (archéologie préventive). Si en creusant votre jardin vous tombez sur un os, prévenez le maire de votre commune ou le Service Départemental d’Archéologie. Attention le SDA a déménagé. Centre de conservation archéologique - Service Départemental d’Archéologie rue Sainte-Thècle - Riez - Tél. 04 92 31 50 27 17 le silence est pire que tout Histoires d’archives Les Archives départementales racontent… l’eau qui soulage de (presque) tout ! Digne, ville thermale des années folles U n lupus, une tumeur blanche, une laryngite, une paralysie infantile, voire une syphilis… toutes ces maladies et affections pouvaient être traitées grâce aux eaux sulfureuses de l’établissement thermal de la bien nommée Digne-les-Bains, selon le syndicat d’initiative. Mieux encore, alors que les anciens rois de France qui, rois thaumaturges, prononçaient la formule « Le roi te touche, Dieu te guérit » et ainsi guérissaient les scrofuleux malades des « écrouelles », une maladie d’origine tuberculeuse, les eaux de Digne auraient été « souveraines » pour traiter ces mêmes « affections ». Affiche vantant l’établissement thermal de Digne-les-Bains, années 1930 Durant les années 1930, le syndicat d’initiative de Digne-les-Bains lance de grandes campagnes 18 publicitaires afin de promouvoir la ville, son cadre et sa qualité de vie, ainsi que la qualité de ses eaux, visant principalement une clientèle venue soigner ses rhumatismes ou son arthritisme. Mais la qualité de l’eau n’est pas le seul argument qui plaide en faveur de Digne. L’altitude - 625 mètres - et le paysage naturel garantissent aussi un air pur, loin de toute pollution urbaine, et le calme de la campagne. Sur les affiches vantant alors les charmes de Digne, les illustrateurs dessinent le puissant roc de Saint-Pancrace et, au loin, la barre des Dourbes. Sur les affiches, les teintes rouges et orangées suggèrent l’atmosphère douce d’un climat ensoleillé tandis que le vert - une couleur qui commence à être valorisée - rappelle la couleur de la nature. Le séjour à Digne est désormais facilité grâce au fameux « train des Pignes » qui, au départ de Nice, conduit le voyageur à sa destination en traversant les beaux paysages du Haut-Verdon. L’un des charmes de ce voyage en autorail est la découverte des villages bas-alpins, tel Annot souvent montré dans son écrin de verdure dominé par les grises falaises de grès. Enfin, et l’affiche le rappelle, les curistes qui logent à l’hôtel des Bains peuvent accomplir de « nombreuses et pittoresques excursions », en particulier vers les clues de Verdaches et de Barles. Empruntant la récente nationale 100, ils découvrent l’une des « plus remarquables curiosités naturelles des Alpes », selon le célèbre guide Joanne, ainsi que la richesse des gisements fossilifères des territoires bas-alpins ! à lire Désiré sic le parcours d’un militaire bas-alpin, entre le Maroc et le front de France – 1904-1934 Texte Colin Miège Edition Archives départementales Tél. 04 92 36 75 00 [email protected] www.archives04.fr C’est l’histoire d’un militaire de carrière, originaire d’Entrevaux, qui a pris des milliers de clichés photographiques. Il découvre l’outremer, hélas en 1914 il revient en métropole pour les grandes batailles, la Marne, l’Artois, la Champagne, la Somme, le Chemin des Dames, dont il sortira indemne. 184 pages - 15 € Jeux de taches le poisson d’or Bébé caramel Porteurs de rêves D’une rive à l’autre algérie-France Daniel Berthet Kariel B. Edition www.danielberthet.com Le Sablier Editions Forcalquier www.lesablier-editions.com Le Poisson d’or conte tsigane de Cathy Darietto et Guellen, livre musical. 32 pages - 23,30 € C’est le 1er novembre 1954 que débuta la lutte des Algériens pour leur indépendance. Pour commémorer ce soixantième anniversaire, cet auteur dignois, a consacré son quatrième roman à la souffrance des communautés au cours des années douloureuses de la guerre d’Algérie. Bébé caramel 12 berceuses métissées, livre CD de Didier et Jessica Reuss-Nliba, Louise Nakos et Gibus. 32 pages - 23,30 € Jeux de taches de Lolita Pacreau-Godefroy et Malooka, 10 activités avec les grands peintres. 32 pages - 14,75 € 222 pages - 15 € BD : Bernard NICOLAS agenda 21 La famille Beauchemin 19 SAPEUR-POMPIER VolonTaire PoUrQUoi Pas VoUs ? Les interventions rapides, partout dans le département, ne peuvent se faire sans les volontaires. Pas besoin d’être superman ou superwoman, c’est un travail d’équipe ! Vous êtes collégien, lycéen, étudiant, homme ou femme en activité, femme au foyer… alors vous êtes concerné ! SDIS 04 - Service Départemental d’Incendie et de Secours Téléphone 04 92 30 89 43 ou 04 92 30 89 53 [email protected] ou rendez vous au centre de secours près de chez vous
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