N°49 - Economie Gabon+

Transcription

N°49 - Economie Gabon+
Avril 2016
Mensuel
&
BUSINESS
FINANCES
LE PÉRIODIQUE DES DIRIGEANTS ET LEADERS D’OPINION
L’ESSENTIEL
VIE ECONOMIQUE
INTERVIEW DU DIRECTEUR GÉNÉRAL DE SAHAM ASSURANCE
Contribuer à la sérénité de ses clients,
les protéger, les accompagner, les assister et offrir au plus grand nombre
l’accès à des prestations de qualité
er
i
s
s
o
D
N°48
MENSUEL GRATUIT, NE PEUT ÊTRE VENDU
ECONOMIE NUMERIQUE
CLÉ DE CROISSANCE
ET DE DÉVELOPPEMENT
DURABLE
Lire p.4
ENTRETIEN AVEC LE COUNTRY MANAGER D’ETHIOPIAN
AIRLINES
Le major du transport aérien africain augOGPVGUCƔQVVGCXGEFGU#KTDWU#
Lire p.7
EMPLOI & FORMATION
LE TREMPLIN GABON : la récompense
qui fait bondir et rebondir
Les quatre catalyseurs du développement numérique
#\WTRCUUGȏNCXKVGUUGUWRȘTKGWTG
PROJET CENTRAL AFRICAN BACKBONE 4 GABON (CAB4)
Lire p.21
Le Gabon digital à la pointe des TIC de l’Afrique Centrale
DEVELOPPEMENT DURABLE
HUILE DE PALME ET DÉFORESTATION ZÉRO
Huile de palme : Greenpeace appelle
les producteurs en Afrique à s’engager
XGTUkǭ\ȘTQFȘHQTGUVCVKQPǭz
.#/'06+10k,ũ#+/'z&'(#%'$11-
L’arbitrage entre la commodité et la protection de la vie privée
CFAO Technologies adopte une nouvelle stratégie numérique
Lire pages 12 - 19
Lire p.20
Dossier développé dans notre prochain numéro
N°49
AGRICULTURE AGROBUSINESS- SÉCURITÉ ALIMENTAIRE
2016
MAI
3
Sommaire N°48
VIE ECONOMIQUE
4-11
SEEG ET INVESTISSEMENTS
Édito
Pas de développement économique
sans cybersécurité
Par Dr. Neltoh
/DOXPLqUHHWO·HDXSRXUWRXV
P.8
Le franc CFA soumis au débat à Yaoundé
La baisse du prix du baril impacte négativement
OHVUpVXOWDWVÀQDQFLHUVGH7RWDO*DERQ
DOSSIER
P.10
P.10
12-19
L
e développement économique et social de l’Afrique est-il menacé par la cybercriminalité ? Le
sujet et les enjeux sont si importants et si sensibles que le 8 et le 18 février 2016, les ministres
et les experts africains se sont réunis aussi bien à Dakar au Sénégal qu’à Grand-Bassam en
&´WHGȊ,YRLUHSRXUPXWXDOLVHUOHXUJ©QLHHWOHXUVPR\HQVDʏQGHUHQIRUFHUODF\EHUV©FXULW©HWOD
cyberdéfense contre les cyberattaques dans l’espace francophone.
$*UDQG%DVVDPFHWWHFRQI©UHQFHLQWHUQDWLRQDOHDYDLWSRXUREMHFWLIGHU©ʐ©FKLUHQWUHOHVSD\VPHPEUHV
de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), à la problématique de la cybersécurité devenue
aujourd’hui globale et mondiale. Dans un monde où l’on parle des usages mobiles qui participent à la
propagation et à l’accélération de la cybercriminalité, de Big Data, de Cloud computing, ou encore de
SOXVHQSOXVGȊLQWHUQHWGHVREMHWVRQQHSHXWSOXVPHQHUXQHSROLWLTXHHIʏFDFH OȊ©FKHOOHGȊXQSD\VVHXO
Une coopération internationale s’impose et la conférence de Grand-Bassam a eu le mérite d’en poser les
fondements pour permettre, au niveau de la Francophonie, d’échanger sur cette question et de partager
OHVERQQHVSUDWLTXHVDʏQTXHFKDFXQGHVSD\VPHPEUHVSXLVVHPLHX[IDLUHIDFH FHVULVTXHV
La cybercriminalité menace le développement des pays africains, parce que la cybersécurité et
l’économie numérique vont évidemment de pair. Qui dit création de richesses, dit nécessité de les
défendre, nécessité de protéger les individus, les collectivités, les gouvernements, etc. Le premier
aspect à prendre en compte est celui de la situation générale en matière de sécurité. Les pays africains,
encore fragiles, ont besoin de paix et de sécurité pour se développer, se construire, permettre à leur
jeunesse de s’épanouir et aux mondes commerciaux et industriels de prospérer. Chaque acte qui trouble
cette sécurité gêne ou perturbe malheureusement cette stabilité nécessaire au développement.
Le deuxième aspect que l’on peut mettre en exergue réside dans l’importance que les technologies de
l’information et de la communication (TIC) prennent dans le développement de nos pays. Les TIC
vont accélérer la transformation de secteurs clés comme l’éducation nationale, la santé, l’agriculture, la
JHVWLRQʏQDQFL¨UHODMXVWLFHHWF$XGHO GHOȊDP©OLRUDWLRQGHOȊHIʏFDFLW©GHODJRXYHUQDQFHGHOȊ(WDW
LOVȊDJLWSULQFLSDOHPHQWGHFRQWULEXHU VLPSOLʏHUHW DP©OLRUHUODUHODWLRQHQWUHOHVFLWR\HQVHWOȊ(WDW
Parvenir au « zéro papier { GDQV OH IRQFWLRQQHPHQW GH OȊ(WDW HQ G©PDW©ULDOLVDQW OH SOXV SRVVLEOH GH
documents et d’actions ; adopter « OȊLGHQWLʏDQWXQLTXH » pour assurer un meilleur suivi des citoyens sur
tous les plans ; lIDLUHTXHOȊ(WDWQȊH[LJHSOXVGHVFLWR\HQVOHVGRFXPHQWVTXȊLOSURGXLWRXTXȊLOG©WLHQW ».
Donc, sur tous les plans, le numérique permet la création de valeurs et, LQʏQH, améliore les conditions
de vie des populations, toutes choses qui en font désormais un élément indissociable du développement
des États africains.
La transformation digitale du continent africain, tout comme celui du Gabon, est en marche : la téléphonie
mobile, avec 350 millions de Smartphones, qui seront atteints en Afrique en 2017, et 1 milliard de cartes
SIM attendu en 2018, en sont des illustrations. L’Afrique est déjà pionnière dans les paiements mobile
avec 52% des transactions mondiales faites via le téléphone portable. Le Gabon dispose de deux stations
d’atterrissage qui font de lui, dans le cadre de ses interconnexions, le pays le plus connecté d’Afrique
Centrale.
ECONOMIE NUMÉRIQUE :
CLÉ DE CROISSANCE
ET DE DÉVELOPPEMENT
DURABLE
DEVELOPPEMENT DURABLE
Energies renouvelables : un record de 286
milliards de dollars en 2015
CONSO & SANTÉ
Mieux, au terme de la construction du CAB4, le Gabon deviendra un hub d’où transiteront toutes les
FRPPXQLFDWLRQVVRXVU©JLRQDOHV(QʏQWRXWHVOHVLQIUDVWUXFWXUHVPLVHVHQēXYUHSRXUODFRQVWUXFWLRQ
du Gabon numérique vont arrimer le pays à la société de l’information. D’où l’impérieuse nécessité
de se protéger dans l’espace informationnel, mais aussi dans les espaces territorial, maritime et aérien
à travers la formation des forces de sécurité, des magistrats, des brigades spécialisées au sein de la
JHQGDUPHULHHWGHODSROLFHQDWLRQDOH(Q$IULTXHLO\DHQFRUHGHVSURJU¨V IDLUHHWFȊHVWXQFKDQWLHU
majeur, notamment au Gabon et dans l’espace francophone d’Afrique. Il faut en prendre conscience car
il s’agit d’un enjeu crucial de modernité, de commerce, d’innovation et de création de richesse.
20
P.20
23
0DQJHUVDLQHPHQWDWWLUHUO·DWWHQWLRQVXUOHV
aliments locaux riches en nutriments
P.23
Directeur de la publication
Philippe Chandezon
[email protected]
Cell. : +241 05 31 70 00
Responsable Réseau de distribution
Jocelyne DOKASSE – Tél. : +241 01 44 11 62
[email protected]
Port-Gentil : Louis Georges AGONDJO
Comité de rédaction
Neltoh NARGONGAR
Anne-Marie JOBIN
Nancy DIGOMBE
[email protected]
Rédacteur en chef éditorial
Dr. Neltoh NARGO
Tél. : +241 07 41 26 42
[email protected]
Correspondant Royaume-Uni
Blanche MATCHANGA
Stratégie & Développement
Anne-Marie JOBIN : +241 05 30 18 80
[email protected]
Correcteur / Rewriter : Rodrigue NDONG
[email protected]
Responsable Multimédia
Tél. : +241 01 44 11 62
[email protected]
Selon le cabinet d’audit et de conseil PwC, le nombre de cyberattaques recensées a progressé de 38%
GDQVOHPRQGHHQ&ȊHVW©QRUPHHWLOIDXWDJLUYLWH(WGȊDSU¨VXQUDSSRUWGHGHOD&RPPLVVLRQ
économique pour l’Afrique de l’Onu (Uneca), 80% des ordinateurs personnels seraient infestés en
$IULTXH SDU GHV YLUXV HW DXWUHV ORJLFLHOV PDOYHLOODQWV (Q QRPEUH GH YLFWLPHV GH OD F\EHUFULPLQDOLW©
dans le monde, l’Afrique du Sud occupe la troisième place (avec 80%) après la Russie (92%) et la
Chine (84%). Les menaces mettent en cause les infrastructures, la sécurité et dans certains cas des lieux
GHVRXYHUDLQHW©GHOȊ(WDWODS©UHQQLW©GHVVHUYLFHVSXEOLFVTXLG©SHQGHQWGHSOXVHQSOXVGHODFKD®QH
GXWUDLWHPHQWGHOȊLQIRUPDWLRQDLQVLTXHOȊDFWLYLW©©FRQRPLTXHHWOHSRWHQWLHOVFLHQWLʏTXHHWWHFKQLTXH
d’une Nation à travers ses capacités d’innovation et de propriété intellectuelle.
La meilleure défense, c’est l’attaque, comme cela se dessine dans les stratégies des encadreurs de sports
collectifs comme le football. Il faut donc promouvoir, organiser des campagnes de sensibilisation et de
formation aux cyber-risques pour limiter les intrusions. Sinon, la cybercriminalité sera un frein à l’essor
QXP©ULTXH(OOHHVWG©M XQHU©DOLW©HWHOOHDXJPHQWHHQ$IULTXHFRPPHSDUWRXWDLOOHXUV
Impression : Multipress
Tirage : 10 000 exemplaires
Informations Légales
MOBILITY MEDIA AFRICA Société éditrice
de : Economie Gabon+
Sarl au capital de 85.000.000 FCFA - RCM
N°2010B09428
Numéro statistique : 771 619 H
Récépissé de déclaration de constitution d’un
organe de presse N°0165/MCPEN/SG/DCOM
du 3 juin 2010
Publicité & Marketing :
241 01 44 11 62
[email protected]
Siège social
Immeuble BICP, BP 4562 Libreville-Gabon
Tél. +241 01 44 11 62
Directeur Artistique & Infographie
Site Internet : www.economie-gabon.com
Facebook : facebook.com/economiegabon.plus
Twitter : twitter.com/EconomieGabon
Donald Ella
MAG
EN PDF
www.economie-gabon.com
Flashez ce code avec
votre smartphone
Magazines en PDF
retrouvez tous
nos magazines en
version numérique
format PDF
N°48 - Avril 2016
4 VIE ECONOMIQUE
INTERVIEW DU DIRECTEUR GÉNÉRAL DE SAHAM
ASSURANCE
Contribuer à la sérénité de ses
clients, les protéger, les accompagner, les assister et offrir au
plus grand nombre l’accès à
des prestations de qualité
Selon le directeur général de SAHAM Assurance qui nous
a accordé, dans une ambiance agréable, cet entretien si
enrichissant pour nos lecteurs, la performance du marché
JDERQDLVGHO·DVVXUDQFHV·H[SOLTXHSDUOHIDLWTX·LOHVWFRQFHQWUp
DXWRXU GH FLQT JUDQGV JURXSHV WUqV VROLGHV ÀQDQFLqUHPHQW
HW WUqV SURIHVVLRQQHOV &HWWH SHUIRUPDQFH V·HVW WUDGXLWH HQ
JUDQGH SDUWLH SDU O·DXJPHQWDWLRQ GH VRQ FKLIIUH G·DIIDLUHV VXU
OHVGHX[GHUQLqUHVDQQpHV/H*DERQSRXUODGHX[LqPHDQQpH
consécutive, a été classé troisième marché de la zone dite de
&RQIpUHQFHLQWHUDIULFDLQHGHVPDUFKpVGHO·DVVXUDQFH&,0$
Quant à la société SAHAM Assurance, elle a occupé en 2015
ODWURLVLqPHSODFHGXPDUFKpJDERQDLVGHO·DVVXUDQFHDYHFXQH
part de marché de 16,74%. Contre 14,72% en 2014. Mais si
O·RQ WLHQW FRPSWH XQLTXHPHQW GH OD EUDQFKH ,$5'7 6$+$0
$VVXUDQFHRFFXSHOHGHX[LqPHUDQJ
Par Dr Neltoh
www.economie-gabon.com
le réassureur Société Commerciale Gabonaise
de Réassurance, dénotent la préoccupation des
États africains relative à la fuite des capitaux
liée à l’activité d’assurance. Cette tendance
montre que les pays africains, particulièrement
ceux de l’espace francophone, remettent à
l’ordre du jour la nécessité de retenir l’épargne
capitalisée due à l’émission des primes.
Economie Gabon+ : Le secteur de
l’assurance est un secteur fortement concurrentiel qui a connu
WPG HQTVG ETQKUUCPEG /CNITȘ
la faiblesse démographique du
Gabon, le marché de l’assurance
trône parmi les quatre premiers
FGNC\QPGHTCPE%QOOGPVGZRNKSWG\XQWU EGVVG RGTHQTOCPEG GV
que représente la compagnie
SAHAM Assurances sur le
marché gabonais de l’assurance ?
La performance du marché gabonais de
l’assurance s’explique par le fait qu’il est
concentré autour de cinq grands groupes très
VROLGHV ʏQDQFL¨UHPHQW HW WU¨V SURIHVVLRQQHOV
Cette performance s’est traduite en grande
partie par l’augmentation de son chiffre
d’affaires sur les deux dernières années. Le
Gabon, pour la deuxième année consécutive,
a été classé troisième marché de la zone dite
de Conférence interafricaine des marchés de
l’assurance (CIMA).
Pour conserver son rang derrière la Côte
d’Ivoire (1re) et le Cameroun (2e), le Gabon
s’est appuyé sur le montant des primes
Economie Gabon+ : La Fédération des Sociétés d’Assurances
de Droit National Africaines
(#0#( XKGPV FG VGPKT UC G
Assemblée Générale Annuelle
à Abidjan en Côte d’Ivoire, du
CW HȘXTKGT UQWU NG
thème : « L’Assurance africaine
au cœur de l’émergence
ȘEQPQOKSWG z.CSWGUVKQPFG
l’utilisation du numérique n’a-telle pas été traitée ? Quels enseiIPGOGPVURQWXG\XQWUGPVKTGT!
Directeur général ALAIN VARRE :
La question de l’utilisation du numérique a
effectivement été abordée à la 40e Assemblée
Générale de la FANAF et est traitée dans la
résolution n° 6 intitulée « $ OD UHFKHUFKH GH
OȊDVVXU©©PHUJHQW ». A cet effet, le concept de
OȊDVVXU© ©PHUJHQW D ©W© G©ʏQL FRPPH ©WDQW
la nouvelle classe sociale dont le niveau de
vie est nettement amélioré par rapport à la
population démunie. Les enseignements que
nous tirons se résument à une organisation qui
DQWLFLSHVXUVHVDFWLRQV SODQLʏHUHWTXLYLVHQW
ODPLVHHQēXYUHGHVUHFRPPDQGDWLRQVIDLWHV
aux assureurs.
(Q UDSSHO FHV UHFRPPDQGDWLRQV VȊDUWLFXOHQW
autour des points ci-après : un travail
préliminaire en vue de la promotion d’une
assurance innovante ; des actions en matière
de célérité et d’innovation dans le règlement
GHVVLQLVWUHVQRWDPPHQWSDUODPLVHHQēXYUH
du constat amiable, du constat électronique
(pour les dommages matériels) et le
déploiement d’outils permettant de mesurer
la qualité du service rendu ; la communication
à l’endroit des populations par l’utilisation
des nouveaux canaux de communication tels
que la téléphonie mobile, facebook, twitter ;
OȊLGHQWLʏFDWLRQ GH ID§RQ SU©FLVH GHV ULVTXHV
encourus et la présentation des produits
adaptés et accessibles ; les démarches en
direction des pouvoirs publics pour aboutir
XQH U¨JOHPHQWDWLRQ HW XQH ʏVFDOLW© SOXV
incitative et à l’élargissement du champ des
assurances obligatoires.
cela se traduit-il en chiffres ?
Le bilan 2015 de nos activités a été en demiWHLQWH(QHIIHWHQWHUPHVGHFKLIIUHGȊDIIDLUHV
notre société a fait un bond d’un peu moins de
2 milliards, soit environ 12% de croissance.
Cependant, au regard des prévisions
budgétaires, les résultats escomptés ne sont
pas ceux qui ont été réalisés du fait entre autres
de la situation de ralentissement de l’activité
économique liée notamment à la chute des
cours du pétrole.
Economie Gabon+ : Quels sont
les marchés, les produits et
les innovations qui ont été
les plus porteurs de SAHAM
Assurance ? Et les plus
FȘEGXCPVUGPGV!
(Q 6$+$0 $VVXUDQFH D ODQF©
un nouveau produit, qui est l’Assistance
Automobile. Cette garantie optionnelle,
unique en son genre sur notre marché
GȊDVVXUDQFH FRQVLVWH IDLUH E©Q©ʏFLHU QRV
FOLHQWVGHSUHVWDWLRQVVS©FLʏTXHVWHOOHVTXHOH
dépannage, le remorquage, l’aide au constat
et le véhicule de remplacement. A travers ce
produit, l’objectif visé est d’être toujours plus
proche de nos clients en les accompagnant lors
d’un sinistre (accident ou panne).
(Q XQ DXWUH SURGXLW DSSHO©$VVXUDQFH
Voyage a été lancé. C’est une couverture
d’assistance médicale qui permet d’obtenir
une aide immédiate en cas de soins d’urgence
suite à une maladie, un accident. La plateforme
relative à la gestion de ces produits fonctionne
24h/24 et 7j/7. L’avantage comparatif de ce
produit est son tarif attractif.
Economie Gabon+ : Dans le secteur bancaire, l’on parle du faible
VCWZ FG DCPECTKUCVKQP SWG FKTG
du secteur des assurances et de
la réassurance ?
/H VHFWHXU GHV DVVXUDQFHV FRQQD®W ©JDOHPHQW
un faible taux de pénétration. Ce taux pour le
marché gabonais est de 0,31%, inférieur à 1%
comme dans les autres pays de la zone CIMA.
De droite à gauche le PCA EVRARD N. MOUTASSIE et le DG ALAIN VARRE
RÉDUIRE LA FUITE
DES CAPITAUX LIÉE À
L’ACTIVITÉ
D’ASSURANCE
Economie Gabon+ : Quelle est
votre analyse au sujet de l’assainissement et de la restructuration des marchés ainsi que
du développement des marchés
des assurances obligatoires et
réassurance ?
Le développement des marchés des assurances
passe nécessairement par leur assainissement
et leur restructuration. D’ailleurs, les objectifs
fondamentaux de la Conférence interafricaine
des marchés d’assurances (CIMA) sont
de concourir à l’assainissement et à la
modernisation du secteur des assurances dans
les quatorze États membres.
Concernant le développement des marchés
des assurances obligatoires et réassurance,
des exemples tels que l’avènement de
la Coassurance Obligatoire au CongoBrazzaville à hauteur de 50 % qui a suivi la
mise en place de la Cession légale au Gabon via
encaissées au cours de l’année 2014, estimé à
120 milliards de francs. Ce qui a notamment
permis au pays de surclasser le Sénégal (4e)
pour la deuxième année consécutive.
Concernant notre société SAHAM Assurance,
elle a occupé en 2015 la troisième place du
marché gabonais de l’assurance avec une part
GHPDUFK©GH(QHOOHDYDLWXQH
part de marché de 14,72% et était également
classée troisième. Mais si l’on tient compte
uniquement de la branche IARDT, SAHAM
Assurance occupe le deuxième rang.
.'$+.#0&'5
ACTIVITÉS EN DEMITEINTE
'EQPQOKG)CDQP.ũCPPȘG
CRCUUȘNGVȘOQKPȏCPPȘG
FGNCG#UUGODNȘG)ȘPȘTCNG
#PPWGNNG FG NC (#0#( 3WGN
bilan faites-vous des activités
de votre compagnie ? L’année
a-t-elle été bonne ou mauvaise
RCTTCRRQTVCWZQDLGEVKHUQWCWZ
résultats attendus ? Comment
MULTIRISQUES
INCENDIE, RISQUES
TECHNIQUES,
ASSISTANCE
AUTOMOBILE ET
ASSURANCE VIE
Economie Gabon+ : L’assurance
n’étant
pas
encore
très
XWNICTKUȘGCW)CDQPGVGP\QPG
franc dans des branches telles
que l’assurance-vie, l’assurancemaladie, l’assurance-habitation,
la retraite complémentaire,
NG ECRKVCN FȘEȗU GVE ȏ
cause du manque de culture
d’assurance des populations,
quel plan de communication
et de vulgarisation, et quelle
F[PCOKSWG
EQORVG\XQWU
KPUWHƔGTȏXQVTGRCTVFGOCTEJȘ
pour la rendre plus rentable ?
Il est certain que les branches ne faisant pas
l’objet d’une obligation d’assurance prévue par
la législation ne connaissent pas un grand essor. Il
s’agit entre autres des produits de la branche IARD
telles que les multirisques incendie (habitation
et professionnelle), les risques techniques (tous
risques chantier/montages-essais), l’assistance
automobile et ceux de la branche d’assurance
vie que sont la retraite complémentaire, le capital
décès, etc
N°48 - Avril 2016
6 VIE ECONOMIQUE
www.economie-gabon.com
Pour ce faire, SAHAM Assurance
a mis en place un protocole
de communication consistant
essentiellement à marquer sa
présence, mais surtout à informer
sur le bien-fondé de ses produits
d’assurances. Cela se fera en
associant la presse écrite, les
médias audio et télévisuels et
une communication de proximité
passant par des campagnes de
prospection et des sponsorings
d’événements.
XQVTGUQEKȘVȘFũCUUWTCPEG
Etes-vous une entreprise
citoyenne ?
La politique sociale de SAHAM
Assurance Gabon est en phase
SU©SDUDWRLUH GH G©SORLHPHQW (Q
effet, cette politique découlera de
celle du groupe à travers les missions
de la fondation qui se résument
principalement à 3 axes majeurs :
un, faciliter l’accès aux soins des
populations démunies dans les zones
enclavées : agir pour la santé ; deux,
favoriser l’entreprenariat par le soutien
de jeunes porteurs de projets : agir
pour l’entreprenariat ; trois, éveiller
les jeunes à l’entreprenariat et à la
prise d’initiatives : agir pour les
jeunes. Toutefois, pour répondre à
sa préoccupation de se positionner
davantage comme une entreprise
citoyenne, SAHAM Assurance
Gabon fait chaque année des dons
sociaux.
Economie Gabon+ : Aujourd’hui, le secteur de
l’assurance-maladie est
FQOKPȘ RCT NC %0#/)5
Quelle est votre part de
ce marché ? Quelle est
votre appréciation de
cette situation ?
Notre part de marché relative à
l’assurance maladie est de 19,54%.
Concernant l’intervention de la
CNAMGS dans le secteur de
l’assurance maladie, il convient de
saluer et d’encourager cette bonne
initiative. Toutefois, les cadres de
U©ʐH[LRQVHWGHFRQFHUWDWLRQVYLVDQW
à garantir un fonctionnement idéal
à cette structure doivent davantage
impliquer tous les acteurs et
intervenants directs ou indirects,
quelle que soit leur appartenance au
secteur public ou privé.
Economie Gabon+ : La micro-assurance et l’assurance-crédit
paraissent peu développées
FCPU PQVTG RC[U (QPVGNNGU
partie de vos branches d’activité ? Si oui, peut-on connaître
leur niveau d’importance dans
vos activités et dans celui du
marché local ?
(Q HIIHW OD PLFURDVVXUDQFH HW OȊDVVXUDQFH
crédit sont peu développées dans notre pays.
Mais il n’en demeure pas moins que le besoin
existe en termes de demande qui nécessite
qu’il y ait une offre variée en vue d’y répondre.
Economie Gabon+ : Les banques
et les assurances semblent faire
DQP OȘPCIG 2GWVQP GURȘTGT
à court et moyen termes, l’introduction du numérique dans
le secteur des assurances pour
assurer à vos clients des transCEVKQPU ƓPCPEKȗTGU CXGE NGU
banques et les opérateurs de la
VȘNȘRJQPKGOQDKNGCƓPFGHCEKNK-
AVANCEZ
MENT
LIBRE-
Economie
Gabon+
:
Quelles sont les perspectives de votre compagnie
GP ȏ OQ[GP GV
long termes ? Un mot à
l’adresse de votre clientèle
et des clients potentiels ?
ter les paiements via le mobile ?
Au regard de la problématique actuelle
consistant à concilier les impératifs d’une
industrialisation des traitements de masse
avec celle d’une personnalisation des solutions
proposées, la distribution n’est plus simplement
PXOWLFDQDOH (OOH VȊDUWLFXOH DXVVL VHORQ OHV
moyens de communication disponibles, non
pas en superposition ou concurrence des uns
par rapport aux autres, mais dans une logique
de complémentarité.
D’une manière générale, tous les métiers
de l’assurance ont été et continueront d’être
impactés par la révolution des technologies
de l’information. Il en sera de même pour les
opérations pratiquées par ces métiers tant que
nos assurés évolueront avec le numérique.
Economie Gabon+ : Quels sont
NGU CXCPVCIGU ƓUECWZ SWG NC
législation gabonaise accorde
CWZ UQEKȘVȘU FũCUUWTCPEG RQWT
leur implantation ou leur
fonctionnement ?
,O QȊ\ D U©HOOHPHQW SDV GȊDYDQWDJHV ʏVFDX[
particuliers que la législation gabonaise
accorde aux sociétés d’assurance pour leur
implantation ou leur fonctionnement. Ces
avantages restent les mêmes que ceux accordés
aux entreprises des autres secteurs d’activités.
UNE SOCIÉTÉ
D’ASSURANCE
CITOYENNE TOURNÉE
VERS LE SOCIAL
Economie Gabon+ : Les compagnies d’assurance au Gabon
ne sont pas cotées en bourse,
PQVCOOGPV ȏ NC $8/#% 3WK
freine l’entrée des compagnies
d’assurance en bourse régionale ? SAHAM Assurances estelle cotée en bourse ?
L’entrée en bourse des compagnies
d’assurances est certainement freinée par leur
manque actuel d’intérêt d’y accéder. SAHAM
Assurance n’est pas cotée en bourse pour la
même raison.
Economie Gabon+ : Quelle est
XQVTG RQNKVKSWG UQEKCNGǭ ! +N GP
était d’ailleurs question lors
du premier forum annuel de la
FANAF à Libreville, au sein de
Les perspectives de notre compagnie
à court terme sont, pour la branche
IARDT : la réalisation d’un niveau de
chiffre d’affaires permettant d’avoir
un portefeuille équilibré et rentable,
conformément à notre plan stratégique ;
OȊDWWHLQWH GȊXQ QLYHDX IRUWHPHQW TXDOLʏ©
de la gestion des prestations ; l’extension
de la commercialisation de l’assistance
automobile dans les provinces ; l’obtention
d’un résultat très satisfaisant tant sur le plan
technique que sur le plan de l’exploitation.
Pour la branche vie : le développement de
cette nouvelle entité est en cours.
La vision de la direction générale de
SAHAM Gabon est de protéger et
d’accompagner notre clientèle dans son
parcours, car il y a des besoins essentiels.
SAHAM Assurance Gabon, à l’instar du
*URXSH 6$+$0 ēXYUH \ U©SRQGUH
depuis près de 10 ans. Nous contribuons à
la sérénité de nos clients, en les protégeant,
en les assistant et en offrant au plus
grand nombre l’accès à des prestations de
qualité. Notre mission principale consiste
à développer et intégrer les services
essentiels à la personne physique ou morale,
permettant à chacun de s’accomplir dans la
vie. Il s’agit d’avancez librement
N°48 - Avril 2016
www.economie-gabon.com
VIE ECONOMIQUE 7
ENTRETIEN AVEC LE COUNTRY MANAGER D’ETHIOPIAN AIRLINES
.GOCLQTFWVTCPURQTVCȘTKGPCHTKECKPCWIOGPVGUCƔQVVG
CXGEFGU#KTDWU#
/DSDQDIULFDLQH(WKLRSLDQ$LUOLQHVDFpOpEUpOHHDQQLYHUVDLUHGHVRQLPSODQWDWLRQDX*DERQOHPDUV$FHWWHRFFDVLRQVROHQQHOOHOHGLUHFWHXUG·DJHQFHDRUJDQLVpXQGvQHUGHJDODDX0pULGLHQ5p1GDPDDXFRXUV
GXTXHOLODUpFRPSHQVpVHVFOLHQWVGHDQVGHÀGpOLWp&·HVWXQHFRPSDJQLH
DpULHQQHSDQDIULFDLQHHQSOHLQHFURLVVDQFHPDOJUpODGLIÀFLOHFRQMRQFWXUHpFRQRPLTXHDFWXHOOHGXHjODFKXWHGUDVWLTXHGXSUL[GXEDULOGXSpWUROH0LHX[
HQ,$7$DFODVVpÉthiopian Airlines comme la plus grande compagnie
DpULHQQHHQ$IULTXHHQFKLIIUHG·DIIDLUHVHWHQSURÀW/DUpVXOWDQWHGHFHWWH
SHUIRUPDQFH F·HVW TX·HQ (WKLRSLDQ$LUOLQHV YD DXJPHQWHU G·LFL j MXLQ
SURFKDLQOHQRPEUHGHVHVDYLRQV$LUEXV$TXLSDVVHUDj4XLGLW
PLHX[HQ$IULTXH"
Par Dr Neltoh
Gâteau des 70 et 10 ans d’anniversaire
grand soulagement pour notre trésorerie. L’impact négaWLIVHSRVHHQWHUPHVGHFRHIʏFLHQWGHUHPSOLVVDJHGHQRV
aéronefs, parce que la plupart de nos clients sont victimes
du bas prix du pétrole. Nous le ressentons donc dans la
réduction du nombre des passagers sur nos vols. Malgré
FHWWHGLIʏFLOHFRQMRQFWXUH©FRQRPLTXHQRWUHFRPSDJQLH
FRQQD®WXQHH[SDQVLRQGHVHVDFWLYLW©VHWRXYUHGHQRXvelles destinations.
DES AVIONS BOEING À AIRBUS
POUR UNE FLOTTE PLUS PERFORMANTE
Gabon Economie + : 2QWTTKG\XQWUPQWU
présenter la situation actuelle de la
compagnie Ethiopian Airlines, le leader
continental de l’aviation civile africaine,
en cette période de ralentissement écoPQOKSWG ! %GVVG FKHƓEKNG EQPLQPEVWTG
a-t-elle impacté durement votre enVTGRTKUGǭ ! 'P EQPUȘSWGPEG CXG\XQWU
réduit ou consolidé vos rotations sur les
dessertes internationales et africaines ?
Country Manager d’Ethiopian Airlines : Nous
sommes à ce jour la compagnie aérienne la plus forte en
FURLVVDQFHHWODSOXVUHQWDEOHHQ$IULTXH(Q,$7$
a classé Éthiopian Airlines comme la plus grande compaJQLHD©ULHQQHHQ$IULTXHHQFKLIIUHGȊDIIDLUHVHWHQSURʏW
Dans ses opérations par le passé, il y a de cela sept décennies, Éthiopian a été un pionnier de l’aviation africaine en
tant que leader au plan technologique, en particulier pour
DYRLUXQHʐRWWHG’avions offrant le premier service de jet
sur le continent en 1962. Mieux, elle a été la première
compagnie africaine à incorporer successivement dans sa
ʐRWWHOHSUHPLHU%RHLQJ%HQOHSUHPLHU%
200LR en 2010 et le premier en Afrique et le deuxième
après le Japon pour le Boeing B787 Dreamliner en 2012.
Le prix du pétrole a un impact positif et négatif pour
la compagnie aérienne (WKLRSLDQ $LUOLQHV 6RQ LPSDFW
positif relève du bas coût du combustible qui constitue
la charge la plus importante de nos dépenses. C’est un
Les employés de l’Agence primés
Economie + Gabon : Le ciel gabonais
comme le ciel africain est couvert par
les compagnies multinationales et la
concurrence est rude, mais inégale avec
FGU EQORCIPKGU NQECNGU GV CHTKECKPGU
Quelles sont les conséquences d’un
tel déploiement sur le continent pour
des compagnies aériennes comme la
vôtre ? Quelle est la recette pour maintenir Ethiopian Airlines au haut niveau
malgré cette intense concurrence sur le
marché du transport aérien en Afrique
et dans le monde ?
(QWDQWTXȊLQGXVWULHGHOȊDYLDWLRQFLYLOHGHSUHPLHUSODQHQ
Afrique, Éthiopian Airlines a développé une stratégie pour
faire face à la concurrence, notamment à travers le partenariat avec d’autres compagnies tel que celui que nous
avons avec ASKY. Nous sommes préparés et outillés pour
concurrencer les compagnies non africaines et gagner.
Mais avec les compagnies
aériennes
africaines nous avons
établi des partenariats
pour créer des avantages mutuels. Pour
preuve, nous sommes
en partenariat avec
les compagnies aériennes ASKY et Air
Malawi et travaillons
ensemble sur toutes les dessertes. Au-delà du bon produit
que nous possédons par rapport à d’autres compagnies aériennes, notre nouvel avion, le B787, et l’Airbus 350-900
que nous attendons, nous permettrons à partir de notre Hub
d’Addis-Abeba, de relier l’Afrique au reste du monde et de
l’Afrique.
Gabon Economie + : Qu’est-ce qui donne
du crédit à Ethiopian Airlines ? Pourquoi vos clients et partenaires vous font
EQPƓCPEG!
Notre réputation maintient nos clients avec nous parce
que nous sommes une industrie sûre, performante et
dynamique avec des professionnels compétents, des produits innovants, du confort et des services de qualité à la
clientèle.
Gabon Economie + : Aujourd’hui, nous
sommes à l’ère du numérique, en parVKEWNKGT XKC NC VȘNȘRJQPKG OQDKNG 3WGN
UGTXKEG QHHTG\XQWU ȏ XQU ENKGPVU NQTU
FGUXQNUTȘIKQPCWZCHTKECKPUGVKPVGTPCVKQPCWZ!
Notre offre numérique consiste à faciliter nos services de
réservation et d’enregistrement à nos passagers grâce à la
technologie de la téléphonie mobile. Nous mettrons à la
disposition de nos clients tous les outils et applications
GX PRELOH QRWDPPHQW OH PRELOH EDQNLQJ DʏQ TXH GH
leur domicile ou de leur lieu de travail, le client puisse
U©VHUYHUHWSD\HUVRQWLFNHWGHYR\DJH(Q$IULTXHQRXV
sommes en négociation avec Airtel pour un accord monGLDODYDQWODʏQGHFHWWHDQQ©HSRXUTXHOHQXP©ULTXHVRLW
à la disposition
de nos clients.
Nos clients du
Gabon en bénéʏFLHURQW ©JDOHment en termes
de
billetterie
électronique et
de services bancaires mobiles.
Ce sera plus
confortable pour
les compagnies aériennes et cela facilitera la vie du client.
« La compagnie aérienne Ethiopian Airlines
est liée à la multinationale Boeing pour
la qualité de ses produits, en particulier
ses avions qui sont parmi les meilleurs du
monde »
Economie Gabon+ : Une compagnie doit
assurer en permanence un service de
qualité, sinon elle meurt, avisent les
GZRGTVU FG NũCXKCVKQP EKXKNG 'V NC SWCNKVȘ
dépend en priorité de la composition de la
ƔQVVG %QOOGPV RQTVG\XQWU XQVTG EJQKZ
sur certains avions plutôt que d’autres,
en particulier les avions Boeing, tandis
SWũ#KTDWU GUV ȘICNGOGPV GHƓECEG ! 2QWTquoi cette préférence pour Boeing ? De
SWQK UGTC HCKVG NC ƔQVVG Fũ'VJKQRKCP #KTlines la prochaine décennie ?
N°48 - Avril 2016
8 VIE ECONOMIQUE
www.economie-gabon.com
La qualité de nos services est contrôlée par notre déparWHPHQWGHJHVWLRQGHODTXDOLW©GHID§RQTXRWLGLHQQHHQ
plus de cela il y a de nombreux contrôles de qualité de la
ʐRWWHIDLWVSDUGHVH[SHUWVGHOȊ,$7$,OIDXWUHWHQLUTXHVL
nous ne remplissions pas les critères de qualité, nous ne
serions pas en mesure de compter le plein succès de ces
70 dernières années (de 1946 jusqu’à maintenant). Nous
avons en tout, pour nos destinations en Afrique, un minimum de cinq vols par semaine. La compagnie aérienne
(WKLRSLDQ $LUOLQHV HVW OL©H OD PXOWLQDWLRQDOH %RHLQJ
pour la qualité de ses produits, en particulier ses avions
qui sont parmi les meilleurs du monde.
quences de votre desserte sur Libreville
GPGVNGVCWZFũQEEWRCVKQPFGXQVTG
GPVTGRTKUGGP!
(WKLRSLDQ$LUOLQHV HVW XQH FRPSDJQLH FLWR\HQQH TXL VH
préoccupe de la protection de l’environnement. Le choix
de l’aéronef B787 répond à cette préoccupation parce
que son taux de consommation totale est de 20% moins
TXHFHOOHGHVDYLRQVGHVDXWUHVʐRWWHV&ȊHVWGLUHTXHFHV
avions polluent moins l’environnement que les autres.
Pour preuve, notre Bombardier Q-400 nouvelle génération est un avion à faible consommation de carburant et
à faible taux de pollution sonore. Notre vision 2025 pour
répondre à la demande de la clientèle, est d’acquérir
XQHʐRWWHGȊDYLRQV
Airbus A350-900
dans les deux
prochains mois.
(Q HIIHW QRXV
avons lancé les
commandes de 14
A350-900
dont
certains sont en
train d’être peints
en France avec le
GUDSHDXGHQRWUHFRPSDJQLHD©ULHQQH(WKLRSLDQ$LUOLQHV
Ils seront opérationnels au mois de juin 2016.
Gabon Economie + : Il est facile, dit un
GZRGTV GP CXKCVKQP EKXKNG FG ICIPGT WP
ENKGPVOCKUKNGUVFKHƓEKNGFGNGOCKPVGPKT8QVTGCXKUNȏFGUUWU!
Nous avons une fréquence quotidienne avec le B-767 en
2016 alors que nous opérions avec le B737-800 en 2015.
Nous prévoyons de déployer le B-787 Dreamliner très
bientôt. Éthiopian Airlines a plus de 50% de parts de
marché et la mise en vol du B-787 Dreamliner améliorera
la qualité de notre nouvelle stratégie de produit marketing.
2XLFȊHVWYUDLPDLVSRXUODFRPSDJQLHD©ULHQQH(WKLRSLDQ
Airlines, perdre un client n’a pas sa raison d’être. Nous
avons célébré le 10e anniversaire de notre implantation
au Gabon le 31 mars 2016, et à cette occasion solennelle,
nous avons récompensé nos clients de
DQVGHʏG©OLW©
« Ethiopian met actuellement en œuvre
un plan stratégique de quinze (15) ans
dénommé « Vision 2025 » qui fera de notre
compagnie, le premier groupe de transport
aérien en Afrique avec sept unités d’affaires
stratégiques »
Gabon Economie +: Quelles sont les fré-
G a b o n
Economie + :
Depuis quand
Ethiopian
A i rl i n e s
GZRNQKVG NC
desserte du
Gabon ?
Nous opérons au Gabon depuis le 31 mars 2006 et nous
augmentons maintenant les fréquences de nos vols avec le
produit et la taille de nos avions.
Gabon Economie + : Quel est votre progression sur le marché ?
(WKLRSLDQ $LUOLQHV HVW XQH FRPSDJQLH GȊDYLDWLRQ FLYLOH
compétitive et leader en Afrique. Nous disposons d’une
académie de l’aviation, d’installations d’entretien d’aéronefs, d’installations de manutention au sol, d’un service de fret (le plus grand hub en Afrique). Nos progrès
sur le marché de la région sont la conséquence de tous ces
outils que nous avons mis en place.
Gabon Economie + : Quelles sont aujourd’hui les perspectives réelles pour le
développement et la croissance d’Ethiopian Airlines à moyen et long terme et
surtout en cette période de ralentissement économique ?
(WKLRSLDQ $LUOLQHV PHW DFWXHOOHPHQW HQ ēXYUH XQ SODQ
stratégique de quinze (15) ans dénommé « Vision
2025 », qui fera de notre compagnie le premier groupe
de transport aérien en Afrique avec sept unités d’affaires
VWUDW©JLTXHV (WKLRSLDQ 3DVVHQJHU 6HUYLFH LQWHUQDWLRnal ; Service régional de Éthiopian ; Cargo Éthiopian ;
MRO Éthiopian$YLDWLRQ$FDGHP\(WKLRSLDQ6HUYLFH
(WKLRSLDQUHVWDXUDWLRQHQYROHWVHUYLFH(WKLRSLDQDXVRO
Cette Vision 2025 est l’un des objectifs du plan qui vise
à assurer le transport de plus de 18 millions de passagers.
'EQPQOKG )CDQP #XG\XQWU WP OGUsage à transmettre à vos clients actuels
et à vos clients potentiels ?
Je voudrais leur dire merci d’être avec nous depuis dix
DQVDX*DERQHWDXVVLUHPHUFLHU(FRQRPLH*DERQSRXU
l’occasion qui est donnée à notre compagnie aérienne
(WKLRSLDQ$LUOLQHV SRXU SU©VHQWHU VHV SURGXLWV VHV VHUvices à sa clientèle et à la clientèle potentielle
SEEG ET INVESTISSEMENTS
La lumière et l’eau pour tous
&·HVWOHSDULjJDJQHUSDUOD6((*TXLHVWGpERUGpHSDUOD
FURLVVDQFHUDSLGHGHODGHPDQGHHQHDXHWHQpOHFWULFLWp/D
6((*WRXWFRPPHOHPLQLVWqUHGHO·(QHUJLHUHFRQQDvWTXH
GDQVOHVHFWHXUGHO·HDXHWGHO·pOHFWULFLWpO·RIIUHpQHUJpWLTXH
HW GH O·HDX SRWDEOH HVW VWUXFWXUHOOHPHQW GpÀFLWDLUH GHSXLV
SOXVLHXUV DQQpHV /D YLOOH GH /LEUHYLOOH HW VHV EDQOLHXHV
FRQQDLVVDQW XQ WDX[ G·DFFURLVVHPHQW LPSRUWDQW GH O·RUGUH
GH SDU DQ HQJHQGUHQW GHV VLWXDWLRQV R LO HVW GLIÀFLOH
GH QH SDV IDLUH IDFH j XQH FRXSXUH G·pOHFWULFLWp HW G·HDX
SRWDEOH3OXVGXUHQFRUHSRXUFHX[TXLYLYHQWHQSURYLQFH
Par Dr Neltoh
des entreprises. D’où la concentration des
investissements sur Libreville, sans oublier
OHVYLOOHVGHOȊLQW©ULHXUGXSD\VDʏQGHPHWWUH
progressivement en place des infrastructures
HIʏFDFHVHWPRGHUQHV
/DG©PDUFKHGHOD6((*GDQVOHFDGUHGHOD
« SROLWLTXHGHOȊ©PHUJHQFH » du gouvernement
gabonais, s’appuie sur des projets énergétiques
ambitieux. Signe des temps, signale JeanPaul Camus, car les objectifs 2016 portent
sur 58 projets dont 28 pour le renforcement
GH OD SURGXFWLRQ GȊHDX PMRXU HW
GȊ©OHFWULFLW© 0: &H SURJUDPPH GHV
travaux 2016 coûtera 20 milliards de francs CFA.
Conférence de Presse SEEG
D
LIʏFLOH GH V©MRXUQHU /LEUHYLOOH
sans devoir faire face à une coupure
d’électricité. Cette récurrence révèle
XQHU©DOLW©VLPSOH(QHIIHWGHSXLV
plusieurs années, la vétusté des infrastructures
existantes, l’accroissement annuel de la
population urbaine (6% par an à Libreville)
HW OȊLQVXIʏVDQFH GHV LQYHVWLVVHPHQWV GDQV OD
production et le transport d’énergie et de l’eau
potable, explique l’offre structurellement
G©ʏFLWDLUHGHOȊ©QHUJLHHWGHOȊHDX/DFDSDFLW©
de production électrique n’a pas su suivre la
demande croissante en électricité qui découle
principalement de la hausse de la population
et de la rapidité du phénomène d’urbanisation.
(Q VXV OȊLQWHQVLʏFDWLRQ GHV DFWLYLW©V
industrielles contribue également à la demande
croissante en électricité. Conséquence, le pays
souffre d’une crise énergétique qui cause des
désagréments aux ménages, mais surtout
qui plombent la croissance économique, du
fait de leur impact sur le fonctionnement
GARANTIR LA
FOURNITURE D’EAU
POTABLE ET
D’ÉLECTRICITÉ AUX
POPULATIONS
GABONAISES
(Q PDWL¨UH GH SURMHWV OH SURJUDPPH
d’eau concerne en priorité 14 localités sur
SURYLQFHV GX *DERQ (VWXDLUH 2JRRX©
Maritime,
Moyen-Ogooué,
Ngounié,
1\DQJD 2JRRX©,YLQGR HW :ROHX1WHP
$ OD ʏQ GH FHV WUDYDX[ HQ DR»W FHV
localités auront plus de 50% d’eau en
complément. Ce seront 152.000 habitants qui
E©Q©ʏFLHURQW GH OȊDXJPHQWDWLRQ U©HOOH GH OD
capacité de production et de fourniture d’eau
SRWDEOHGHOD6((*4XDQWDXSURJUDPPHHQ
production et fourniture énergétique, ce sont 6
ORFDOLW©VTXLHQE©Q©ʏFLHURQW,OIDXWUDSSHOHU
que l’évolution de la demande en énergie est
de l’ordre de 5% par an, et pour répondre à
l’accroissement annuel de la demande, la
6((*DU©DOLV©HQGHVLQYHVWLVVHPHQWV
pour augmenter la production d’électricité de
0:GDQVORFDOLW©V
Cette fois-ci, l’effort d’investissements
dans 14 localités de 6 provinces (OgoouéMaritime, Moyen-Ogooué, Ngounié, Nyanga,
2JRRX©,YLQGR HW :ROHX1WHP SHUPHWWUD
d’augmenter la capacité de production de
OD6((*GH0:HQSOXVGHODSXLVVDQFH
LQVWDOO©H GH 0: /D FDSDFLW© JOREDOH
N°48 - Avril 2016
VIE ECONOMIQUE 9
www.economie-gabon.com
Fourniture d’eau potable dans les quartiers des populations vulnérables
de production de l’énergie électrique dans ces
ORFDOLW©VVHUDGHP©JDZDWWV0:GRQW
0:SRXU3RUW*HQWLOVRLWXQHDXJPHQWDWLRQGH
84% pour une population de 221.000 habitants
qui auront accès à l’électricité.
des actes citoyens en sa qualité d’entreprise
citoyenne, en particulier dans sa contribution à la
préservation du patrimoine de la biodiversité du
Gabon. Il s’est agi de réhabiliter les installations
électriques de l’Arboretum de Sibang, qui
abrite plus de 18.000 espèces répertoriées
,Q ʏQH OD 6((* ©YDOXH HQ PR\HQQH VHV comme patrimoine national reconnu au niveau
investissements de l’ordre de 20 milliards de LQWHUQDWLRQDO /ȊDXWUH DFWH FLWR\HQ GH OD 6((*
D ©W© OD VLJQDWXUH WULSDUWLWH 318' 6((* HW
francs CFA par an, et 2016 ne déroge pas à la PLQLVW¨UH GH OȊ(GXFDWLRQ GX P©PRUDQGXP
règle, dans la mesure où les travaux de cette GH SDUWHQDULDW SRUWDQW VXU OȊ©OHFWULʏFDWLRQ
année se chiffrent à 20 milliards de nos francs l’adduction en eau potable et l’assainissement
selon l’ordre des priorités. Ces investissements, des établissements scolaires du Gabon.
précise Jean-Paul Camus, directeur général,
FRUUHVSRQGHQW DX FDVKʐRZ ʐX[ GH WU©VRUHULH « &HSURMHWDXQHIRUWHYDOHXUDMRXW©HVRFL©WDOHTXL
GH OD 6((* FȊHVW GLUH TXH OHV WDULIV GȊHDX HW IDYRULVHOȊ©GXFDWLRQODIRUPDWLRQHWOȊLQVHUWLRQGHV
GȊ©OHFWULFLW©RQWSHUPLVRXSHUPHWWHQWGHʏQDQFHU MHXQHV*DERQDLV1RXVVRPPHVʏHUVGȊ\SUHQGUH
FHVWUDYDX[6HORQ-HDQ3DXO&DPXVOD6((*QH SDUWDYHFXQHQVHPEOHGHSDUWHQDLUHVHQJDJ©V»,
UH§RLWQLVXEYHQWLRQQLDLGHGHOȊ(WDWHWHQFRUH a reconnu Jean-Paul Camus. Pour le représentant
PRLQVXQʏQDQFHPHQWGHVLQVWLWXWLRQVʏQDQFL¨UHV résident du PNUD au Gabon, Mme Marieinternationales. Une précision de taille pour (YHO\QH 3HWUXV %DUU\ OH SDUWHQDULDW LQQRYDQW
marquer que ces lignes d’investissements sont HQWUHOH318'HWOD6((*PDUTXHXQHQRXYHOOH
HIIHFWX©VVXUIRQGVSURSUHV/HU´OHGHOD6((* étape dans l’accompagnement que le PNUD
DMRXWHWLOHVWODPLVHHQēXYUHHWOȊH[©FXWLRQGX apporte au gouvernement gabonais. « Cette
plan d’investissements négocié chaque année LQLWLDWLYHSHUPHWWUDDX[MHXQHVJDU§RQVHWʏOOHVGX
avec les autorités de tutelle.
*DERQGȊDYRLUXQDFF¨V©TXLWDEOH OȊ©GXFDWLRQ
HW FRQWULEXHUD DLQVL OȊDWWHLQWH GHV REMHFWLIV GH
G©YHORSSHPHQW GXUDEOH SRXU OHVTXHOV OH 318'
LA SEEG S’APPROPRIE
DFFRPSDJQH OH *DERQ », a-t-elle déclaré. La
LE NUMÉRIQUE POUR
première initiative de ce programme a été réalisée
FACILITER LA VIE À SES SDUOȊ©OHFWULʏFDWLRQHWOHUDFFRUGHPHQWHQHDXGH
l’école publique de Matanda-II à Port-Gentil.
CLIENTS
$XGHO GH WRXV FHV LQYHVWLVVHPHQWV OD 6((*
innove et modernise ses services via le numérique.
(QHIIHWRXWUHODSURGXFWLRQHWODGLVWULEXWLRQGH
OȊHDXHWGHOȊ©OHFWULFLW©OD6((*VȊHVWDSSURSUL©H
les technologies de la télécommunication de
l’information (TIC) pour le paiement des services
offerts via les applications de la plateforme
numérique. Cela grâce aux accords de partenariats
avec l’opérateur de la téléphonie mobile Moov
*DERQ 0RELOH(GDQ HW WU¨V SURFKDLQHPHQW OH
même accord sera conclu avec BGFIBank pour
une amélioration constante de la relation clientèle,
HWVXUWRXWSRXUOHXUVLPSOLʏHUODYLH3RXUSUHXYH
ce sont aujourd’hui 2.440.000 achats qui ont été
HIIHFWX©V WUDYHUV0RELOH(GDQ
hydroélectrique sur le site de Kinguélé Aval.
l’agglomération de Libreville à l’horizon 2020.
La construction de ce nouveau barrage, situé
en aval de l’usine de Kinguélé, répond aux
besoins énergétiques futurs de l’agglomération
de Libreville. Avec une capacité nominale de 60
0©JDZDW 0: FH EDUUDJH YLHQGUD FRPSO©WHU
le pôle hydroélectrique existant de la vallée
de Mbei, composé des usines de Kinguélé et
7FKLPE©O©GȊXQHSXLVVDQFHDFWXHOOHGH0:
-HDQ3DXO&DPXVDMXVWLʏ©FHFKRL[l/HFKRL[GH
OȊDP©QDJHPHQWK\GUR©OHFWULTXHGH.LQJX©O©$YDO
IDYRULVH OȊH[SORLWDWLRQ GȊXQH VRXUFH GȊ©QHUJLH
UHQRXYHODEOHHW EDVFR»W,OFRQWULEXHDLQVL OȊDP©OLRUDWLRQGXPL[©QHUJ©WLTXHGH/LEUHYLOOH
FRQIRUP©PHQWDX[H[LJHQFHVGX3ODQ6WUDW©JLTXH
*DERQ(PHUJHQW»
Mais pour couvrir tous les besoins des
populations sur l’ensemble du territoire national,
LOIDXGUDLWVHORQOHVSU©YLVLRQVGHOȊ(WDWLQYHVWLU
chaque année, entre 100 et 120 milliards de
francs CFA environ pour l’énergie et l’eau
potable, à la fois sur ressources propres et sur
ʏQDQFHPHQWVH[W©ULHXUV6XUGL[DQVLOIDXGUDLW
PLOOLDUGVGHIUDQFV&)$DʏQGHFRXYULUOD
demande croissante aussi bien de la population
que des activités industrielles en électricité.
Sur le long terme, le gouvernement s’attache
©JDOHPHQW SURPRXYRLU OD PLVH SURʏW GH OD
capacité hydroélectrique et une utilisation plus
répandue des énergies renouvelables. Le potentiel
hydroélectrique du pays est considérable, estimé
ȅ0:PDLVLOIDXWHQFRUHIDLUHIDFH
DX[GLIʏFXOW©VGHʏQDQFHPHQWHWGHJHVWLRQGHV
infrastructures nécessaires
D’un investissement estimé à 100 milliards de
francs CFA, la mise en exploitation du barrage de
Kinguélé Aval créera les conditions nécessaires à
l’accélération du développement économique et
l’amélioration du cadre de vie des habitants de
THE OIL & GAS YEAR
The Who’s Who of the Global Energy Industry
GABON 2016
COMING SOON
LE POTENTIEL
HYDROÉLECTRIQUE DU
PAYS ESTIMÉ ENTRE
'6/9
(Q UDSSHO OH *DERQ GLVSRVH GȊXQ SRWHQWLHO GH
P©JDZDWWV0:HQK\GUR©OHFWULFLW©SRXU
XQHSXLVVDQFHLQVWDOO©HGH0:8QSRWHQWLHO
qui peut couvrir tous ses besoins énergétiques.
C’est dans ce contexte qu’un protocole d’accord
a été signé le 18 février 2016, entre le Fonds
Gabonais d’Investissements Stratégiques (FGIS),
le Fonds d’Investissement Meridian et le Société
GȊ(QHUJLHHWGȊ(DXGX*DERQ/ȊDFFRUGSRUWHVXU
(QʏQ OD 6((* QH VȊHVW SDV VHXOHPHQW la constitution d’un groupement d’entreprises
appropriée le numérique, elle a également posé qui s’engage à développer un projet de barrage
The ultimate resource for the global energy
industry’s movers and shakers.
www.theoilandgasyear.com
THE OIL & GAS YEAR
The Who’s Who of the Global Energy Industry
Signature convention partenariat SEEG PNUD et Education Nationale
10 VIE ECONOMIQUE
N°48 - Avril 2016
www.economie-gabon.com
Le franc CFA soumis au débat à Yaoundé
Les ministres des Finances de 15 pays africains de la
zone franc sont en conclave depuis le samedi 9 avril à
<DRXQGp &DPHURXQ SRXU GpEDWWUH GH O·DYHQLU GH OHXU
PRQQDLH 6L OH IUDQF &)$ EpQpÀFLH G·XQH FUpGLELOLWp j
O·pFKHOOH LQWHUQDWLRQDOH LO IDFLOLWH DXVVL OHV pFKDQJHV
HQWUH SD\V GH OD ]RQH HW SUpVHQWH O·DYDQWDJH G·rWUH
VWDEOH,OQ·HQIDLWSDVPRLQVGpEDW&DUFHWWHPRQQDLH
HVWWRXMRXUVGpSHQGDQWHGH3DULVSUqVGHDQVDSUqV
ODÀQGHVFRORQLHVIUDQoDLVHVHQ$IULTXH
Par la Rédaction
Le samedi 9 avril, les argentiers des 15 pays
africains qui ont en partage le franc CFA se
sont réunis à Yaoundé au Cameroun, avec le
PLQLVWUH GHV )LQDQFHV IUDQ§DLV 0LFKHO 6Dpin. A l’ordre du jour : la situation des économies africaines, touchées par l’effondrement des cours des matières premières, qui
HQUHJLVWUHQWXQG©ʏFLWFURLVVDQWGHVFRPSWHV
courants et un endettement qui prend l’ascenseur. Mais le sujet qui fait débat reste
l’avenir du franc CFA, autrefois « IUDQFGHV
&RORQLHV )UDQ§DLVHV GȊ$IULTXH », créé en
1945, devenu
aujourd’hui
« IUDQF GH OD
&RPPXQDXW© )LQDQFL¨UH
$IULFDLQH
».
Son taux de
FKDQJHHVWʏ[H
et lié à la France et à l’euro. Sa valeur évolue
GHID§RQSDUDOO¨OH ODPRQQDLHHXURS©HQQH
Paris gère d’ailleurs sa convertibilité.
Les banques centrales des deux zones franc
ont l’obligation, en contrepartie, de déposer 50% de leur réserve de change auprès
GX7U©VRUIUDQ§DLV8QG©S´WTXLVHFKLIIUDLW
à environ 14 milliards d’euros en 2015. Si
OH IUDQF &)$ E©Q©ʏFLH GȊXQH FU©GLELOLW© l’échelle internationale, il facilite aussi les
échanges entre pays de la zone et présente
l’avantage
d’être stable.
Il n’en fait pas
moins débat.
Car cette monnaie est toujours dépendante de Paris,
« Vous imaginez la banque
centrale européenne déposer 50%
de ses réserves à Washington ?
Cela paraît impensable »
SU¨V GH DQV DSU¨V OD ʏQ GHV FRORQLHV
IUDQ§DLVHV HQ$IULTXH l 9RXV LPDJLQH] OD
EDQTXH FHQWUDOH HXURS©HQQH G©SRVHU GHVHVU©VHUYHV :DVKLQJWRQ"&HODSDUD®W
LPSHQVDEOH/HVRUWGXIUDQF&)$VHG©FLGH
3DULVHW )UDQFIRUW2UOHVSULRULW©VSRXU
OȊ(XURSH QH VRQW SDV FHOOHV GHV SD\V DIULFDLQV{ souligne l’économiste sénégalais
Demba Moussa Dembélé.
Ses partisans soulignent que le taux de
FKDQJHʏ[HOL© OȊHXURDLQVLTXHODJDUDQWLH
de la France, confèrent aux économies CFA
XQH VWDELOLW© SURʏWDEOH &ȊHVW SDU H[HPSOH
l’avis de Lionel Zinsou, président d’Africa
France et ex-Premier ministre du Bénin : « Le
IUDQF &)$ HVW XQH PRQQDLH GȊLQW©JUDWLRQ »,
estime-t-il, jugeant cet atout « WU¨V LPSRUWDQW SRXU G©YHORSSHU GH JUDQGV PDUFK©V
LQW©ULHXUV».
TOUS LES PAYS MEMBRES DE CETTE ZONE
MONÉTAIRE SONT
LIBRES ET INDÉPENDANTS
Les détracteurs de la monnaie franco-africaine dénoncent le coût exorbitant de cette
tutelle qui exige un dépôt de garantie en
France correspondant à 50% des réserves
de change des 15 pays CFA, ce qui représentait, en 2015, la somme de 14 milliards
d’euros. Ils déplorent également que, de fait,
des pays africains sont contraints d’adopter
la politique monétaire de l’euro, qui n’est
pas toujours conforme à leurs intérêts. A ce
WLWUHOHFKHIGHOȊ(WDWWFKDGLHQ,GULVV'HE\
déclarait pour les 55 ans de l’indépendance
de son pays : l&HWWHPRQQDLHHOOHHVWDIULFDLQH ,O IDXW PDLQWHQDQW TXH U©HOOHPHQW
GDQV OHV IDLWV FHWWH PRQQDLH VRLW OD Q´WUH
ȓ,O\DGHVFODXVHVTXLVRQWG©SDVV©HV,O
IDXGUDOHVUHYRLUGDQVOȊLQW©UªWGHOȊ$IULTXH
HW GDQV OȊLQW©UªW DXVVL GH OD )UDQFH &HV
FODXVHVWLUHQWOȊ©FRQRPLHGHOȊ$IULTXHYHUV
OHEDV{
Son avis semble aujourd’hui partagé par son
homologue du Burkina Faso, Roch Marc
Christian Kaboré, qui déclarait la semaine
dernière qu’lLOHVWFODLUTXHW´WRXWDUGFȊHVW
XQHGLVFXVVLRQTXȊLOIDXGUDRXYULUDXUHJDUG
©JDOHPHQWGHVGLIʏFXOW©VTXHWUDYHUVHOȊ(XURSHGHSXLVTXHOTXHVDQQ©HV{
Quant à la France, elle assure que les pays
africains sont tout à fait libres de renoncer
à cette tutelle : « /D)UDQFHHVWHQWL¨UHPHQW
RXYHUWH WRXWHV OHV GLVFXVVLRQV 7RXV OHV
SD\VPHPEUHVGHFHWWH]RQHPRQ©WDLUHVRQW
OLEUHVHWLQG©SHQGDQWV », assure Michel Sapin, ministre des Finances de l’Hexagone.
Nicolas Sarkozy avait fait, en son temps,
une déclaration similaire sur ce sujet.
Source :KWWSZZZDJHQFHHFRʏQFRP
.CDCKUUGFWRTKZFWDCTKNKORCEVGPȘICVKXGOGPVNGUTȘUWNVCVU
ƓPCPEKGTUFG6QVCN)CDQP
Par la Rédaction
L
e Conseil d’administration de Total Gabon s’est réuni le
PDUVHQYXHGȊDUUªWHUOHVFRPSWHVG©ʏQLWLIVGHOD
société pour l’exercice 2015. Ces comptes ont été établis
sur la base du prix moyen du Brent à 52,4 dollars par baril
($/b) sur l’année 2015, contre 99,0 $/b en 2014. La production de
pétrole brut revenant à Total Gabon en 2015 s’élève à 47 300 barils
SDUMRXUEMFRQWUHEMHQ&HWWHKDXVVHGHUHʐ¨WH
la capacité de la société à maintenir son plateau de production grâce,
notamment, à l’apport de nouveaux puits tels que ceux de la Phase 3
du projet de redéveloppement du champ d’Anguille.
Le résultat net de Total Gabon en 2015 ressort à -28 millions de dollars
(M$), contre 88 M$ en 2014. Cette baisse résulte principalement de
celle du chiffre d’affaires liée à la chute du prix de vente moyen des
bruts de Total Gabon, atténuée par la baisse des amortissements et
des charges d’exploration ainsi que par le programme de réduction
GHV FR»WV PLV HQ ēXYUH HW DSSHO© VH UHQIRUFHU /Ȋ$VVHPEO©H
générale ordinaire des actionnaires se tiendra le 17 juin 2016 et le
SURFKDLQ&RQVHLOGȊDGPLQLVWUDWLRQHVWʏ[©DXPDL
Le chiffre d’affaires en 2015 s’élève à 842 M$ contre 1 538 M$
en 2014, soit un recul de 45% qui s’explique essentiellement
par la baisse du prix de vente moyen des bruts de Total Gabon,
partiellement compensée par l’augmentation de 7% des volumes
YHQGXV3DUDLOOHXUVODFDSDFLW©GȊDXWRʏQDQFHPHQWJOREDOHUHVVRUW 124 M$ en 2015 contre 628 M$ en 2014. Cette diminution de 504
M$ s’explique principalement par la baisse du chiffre d’affaires,
partiellement compensée par la baisse des coûts d’exploitation
FRQIRUP©PHQWDXSURJUDPPHGHU©GXFWLRQGHVFR»WVPLVHQēXYUH
par la société et des charges d’exploration.
DES INVESTISSEMENTS EN BAISSE
(QOHVLQYHVWLVVHPHQWVVȊ©O¨YHQW 0HQEDLVVHGH
par rapport à 2014 (659 M$) et incluent principalement :
ȒODFDPSDJQHGHIRUDJHGHOD3KDVHGXUHG©YHORSSHPHQWGX
champ d’Anguille (puits AGMN078, AGMN079, AGMN080 et
AGMN081) ;
ȒODʏQGHODFDPSDJQHGHUHSULVHGHSXLWVZRUNRYHUVXUOHVFKDPSV
d’Anguille (AGMN512) et de Torpille (TRM014 et TRM015) ;
électrique sur le site de Pageau.
ȒOHVWUDYDX[GȊLQW©JULW©S©UHQQLW©VXUOHVLQVWDOODWLRQVRIIVKRUH
(Anguille, Torpille et Grondin) ;
Ȓ OD FDPSDJQH GH FRLOHG WXELQJ VXU OHV FKDPSV GȊ$QJXLOOH
(AGMN070, AGMN076, AGMN079, AGMN514) et de Girelle
(GIM9) ;
Le Conseil d’administration de Total Gabon, réuni le 6 janvier 2016,
a notamment examiné et approuvé le budget pour l’année 2016.
7RWDO*DERQHVWHQSKDVHGHQ©JRFLDWLRQGȊXQʏQDQFHPHQWEDQFDLUH
GHVWLQ© UHPSODFHU OH ʏQDQFHPHQW DFWXHO GH 0 DUULYDQW échéance en mai 2016.
ȒOHUHPSODFHPHQWGHVJ©Q©UDWHXUVGHVSRPSHVH[SRUWHWGHODFDELQH
Source : Communiqué de presse Total Gabon
Production annuelle gabonaise du Brut opérée en barils
Nous avons dans Economie Gabon+ Nº47, présenté un tableau des prix du baril de pétrole
de 2010 à 2016. Cette fois-ci, pour être plus complet, nous offrons le tableau de la production
DQQXHOOH JDERQDLVH GX S©WUROH DʏQ GH YRXV GRQQHU GHV RXWLOV GȊDSSU©FLDWLRQ GH OD GLIʏFLOH
conjoncture économique actuelle du pays.
Année
Total Gabon Shell Gabon
Autres
%TG
Total
b/j
2007
29 743 950
20 965 933
37 862 405
34%
88 572 288
242 664
2008
27 996 620
18 728 048
39 735 575
32%
88 572 288
236 230
2009
25 175 725
18 147 182
42 975 267
29%
86 298 174
236 433
2010
23 803 927
20 768 435
46 205 771
26%
90 778 133
248 707
2011
20 734 575
22 876 641
44 466 945
24%
88 078 160
241 310
2012
20 411 681
20 975 868
43 088 368
24%
84 475 917
230 809
2013
20 764 285
17 409 148
42 260 378
26 %
80 433 811
220 367
2014
20 902 543
16 093 081
43 160 935
26 %
80 156 559
219 607
Source: http://www.total.ga/production
*
C’est le dépannage, le remorquage
et l’aide au constat en cas d’accident
* Formule offerte dès la souscription ou le renouvellement
d’un contrat d’Assurance Automobile.
Soyez plus sereins avec les formules payantes
adaptées à vos exigences.
(formules avec véhicule de remplacement de 3 à 8 jours)
Imm. Rénovation - Av. du Colonel Parant - BP 6239 Libreville - Gabon
Té l . : ( 2 4 1 ) 0 1 7 6 0 6 5 3 - Fa x : ( 2 4 1 ) 0 1 7 6 0 6 5 2
www.sahamassurance.ga
N°48 - Avril 2016
r
e
i
s
s
Do
12
www.economie-gabon.com
ECONOMIE NUMÉRIQUE :
CLÉ DE CROISSANCE
ET DE DÉVELOPPEMENT DURABLE
Le numérique, clé de
voûte de la croissance
et du développement
durable
Par Dr Neltoh
L
es technologies numériques (l’internet, les téléphones mobiles
et tous les autres outils servant à recueillir, stocker, analyser
et partager des informations) connaissent une expansion
rapide presque partout, mais leurs dividendes (les avantages
plus larges que procurent ces technologies au plan du développement)
tardent à se concrétiser. Souvent, elles dopent la croissance, élargissent
les possibilités et améliorent la prestation des services. Dans les pays
en développement, les ménages qui possèdent un téléphone mobile
sont plus nombreux que ceux qui ont accès à l’électricité ou à de l’eau
salubre, et près de 70% des personnes appartenant au quintile inférieur
de l’échelle économique sont propriétaires d’un portable. Le Gabon
compte, au 30 juin 2015, plus de 2,7 millions d’abonnés à la téléphonie
mobile. Soit un taux de pénétration de 179%. Mieux, le pourcentage de
*DERQDLV G©M LGHQWLʏ©V SDU OHV RS©UDWHXUV PRELOHV D DWWHLQW OHV /ȊRS©UDWLRQGȊLGHQWLʏFDWLRQVHSRXUVXLWDORUVTXHFHUWDLQVRS©UDWHXUVRQW
G©M DWWHLQWGHVDERQQ©VLGHQWLʏ©V$XMXLQOȊ$5&(3OH
régulateur national, a évalué à plus d’un million, le nombre de Gabonais
ayant accès à l’internet, soit un taux de pénétration d’internet dans le
SD\V GH (Q SOXV GH OD * OHV *DERQDLV SHXYHQW ©JDOHPHQW VH
FRQQHFWHU WUDYHUVOHU©VHDXʏODLUHOȊ$'6/RXODʏEUHRSWLTXHTXLVH
met progressivement en place. L’internet est aussi proposé via le réseau
CDMA de l’opérateur historique Gabon Telecom. Le pays dispose aussi
GȊXQSRLQWGȊ©FKDQJHLQWHUQHWFRPSRUWDQWGHX[QēXGV /LEUHYLOOHSRXU
sécuriser l’infrastructure et garantir la continuité du service. Toujours en
2015, l’Agence nationale des infrastructures numériques (L’ANINF) a
RIIHUWJUDWXLWHPHQWOH:LPD[ DJHQWVGHOȊ(WDW(OOHD©JDOHPHQW
câblé 117 bâtiments administratifs en réseau informatique.
(QʏQOȊHIIHWJOREDOGHVWHFKQRORJLHVQXP©ULTXHVQȊDSDVU©SRQGXDX[
DWWHQWHVHWHVWLQ©JDOHPHQWU©SDUWL6LOȊRQYHXWTXȊHOOHVSURʏWHQW WRXV
et partout, il faut, proposent les experts, combler le fossé numérique qui
SHUVLVWHHQSDUWLFXOLHUHQPDWL¨UHGȊDFF¨V OȊLQWHUQHW0DLVLOQHVXIʏUD
pas d’adopter plus largement ces technologies sans prendre en compte
ODF\EHUV©FXULW©3RXUWLUHUOHPHLOOHXUSURʏWGHODU©YROXWLRQQXP©ULTXH
les pays doivent aussi agir sur les « FRPSO©PHQWV DQDORJLTXHV » en
UHQIRU§DQW OHV U©JOHPHQWDWLRQV TXL IDYRULVHQW OD FRQFXUUHQFH HQWUH OHV
entreprises, en adaptant les compétences des travailleurs aux besoins de
la nouvelle économie et en faisant en sorte que les institutions rendent
compte de leurs actions. Notre dossier vous informera davantage sur les
dividendes du numérique et les applications sécuritaires.
Le nombre d’internautes a plus que triplé en dix ans pour passer, selon
OHVHVWLPDWLRQV PLOOLDUGV ODʏQGH/DU©YROXWLRQQXP©ULTXH
a apporté des gains privés immédiats : un accès plus aisé aux moyens
de communication, une augmentation des sources d’information et de
nouvelles formes de loisirs. Mais a-t-elle aussi produit d’importants
dividendes sous la forme d’une croissance plus rapide, d’emplois plus
nombreux et de services de meilleure qualité ?
Les quatre catalyseurs du développement numérique
/H 5DSSRUW GH OD %DQTXH 0RQGLDO VXU OH GpYHORSSHPHQW GDQV OH
PRQGH H[DPLQH FRPPHQW O·LQWHUQHW DXJPHQWH OD SURGXFWLYLWp
GHV HQWUHSULVHV PXOWLSOLH OHV RSSRUWXQLWpV RIIHUWHV DX[ SRSXODWLRQV
HWDFFURvWO·HIÀFDFLWpGXVHFWHXUSXEOLF4XDWUHJUDQGVFDWDO\VHXUVGX
GpYHORSSHPHQWQXPpULTXHVRQWHVVHQWLHOVjFHVÀQV/H5DSSRUWHQ
H[DPLQHOHVDYDQWDJHVHWOHVULVTXHVSRVVLEOHVVRXVTXDWUHVSRWOLJKWV
Rapport 2016 Banque Mondiale
SERVICES FINANCIERS
NUMÉRIQUES
L
es banques ont été parmi les premières à
adopter les technologies numériques, mais
nombre des innovations principales — par
exemple, les services de paiements en ligne,
l’argent mobile et la monnaie électronique — sont
venues d’institutions non bancaires, notamment des
entreprises de télécommunications et les sociétés internet. Certaines de ces innovations ont d’abord pris
racine dans les pays en développement, où elles ont
SHUPLV GH FRPEOHU OHV ODFXQHV GHV V\VW¨PHV ʏQDQciers traditionnels. Leurs avantages sont largement
répartis. Les paiements en ligne sécurisés stimulent
le commerce électronique. Les transferts électroniques réduisent les coûts de l’envoi de fonds par les
travailleurs installés à l’étranger. Les prêts de pair
SDLU SHXYHQW DFFUR®WUH FRQVLG©UDEOHPHQW OȊDFF¨V
DXʏQDQFHPHQWSRXUOHVHQWUHSULVHVQDLVVDQWHV/HV
autorités publiques peuvent effectuer des paiements
et des transferts sociaux à moindre coût et avec un
risque moins élevé de fraude et de fuites. Cependant,
VL OD U©JOHPHQWDWLRQ ʏQDQFL¨UH QH VȊDGDSWH SDV l’évolution rapide de la technologie, toutes ces innovations risquent de déstabiliser le système global.
MÉDIAS SOCIAUX
Les réseaux sociaux constituent un élément fondamental des sociétés humaines, et les technologies
numériques en ont accéléré le développement. On
estime que plus d’un cinquième de la population
mondiale a aujourd’hui accès à une ou plusieurs
plateformes de médias sociaux. Ces plateformes
auraient contribué à faciliter les interactions
©FRQRPLTXHPHQW E©Q©ʏTXHV FDQDOLVHU OH FRPportement des utilisateurs dans un sens favorable au
développement, à accélérer la production et la diffusion des informations en situation de catastrophes
naturelles ou d’urgences, et à encourager la mobilisation politique et le changement social. Certains
analystes estiment que les médias sociaux ont joué
un rôle capital dans quelques événements récents
comme le Printemps arabe ou le mouvement « OcFXSRQV :DOO 6WUHHW { HW TXȊLOV RQW GRQF FRQWULEX©
à la diffusion des idées démocratiques, bien que
plusieurs demeurre toujours sceptiques quant à leur
impact réel. Il reste encore beaucoup à apprendre sur
le rôle que les médias sociaux peuvent jouer dans le
développement. Bien qu’ils constituent une source
d’idées innovantes, ils servent en même temps au
colportage de ragots, de calomnies et de fausses informations, ainsi qu’au harcèlement, à l’intimidation
et au crime.
On a constaté en particulier que l’incidence des
médias sociaux sur le développement semble dépendre très étroitement du contexte, et qu’il convient de
prendre en compte le degré d’accès à la technologie,
le niveau d’éducation et le contexte sociopolitique
global. Par exemple, on constate que les personnes
qui vivent sous des régimes plus autocratiques sont
moins portées à retransmettre l’information (par exemple, faire suivre des messages twitter).
IDENTIFICATION
NUMÉRIQUE
0ªPH VL SUHPL¨UH YXH HOOH SHXW SDUD®WUH
élémentaire, la capacité de prouver son identité peut
être cruciale pour une personne tenue à l’écart des
emplois et des services. Les systèmes électroniques
GȊLGHQWLʏFDWLRQ VLPSOHV TXL VȊDSSXLHQW VRXYHQW
sur des caractères biométriques, sont devenus des
SODWHIRUPHV HIʏFDFHV SRXU DVVXUHU OD V©FXULW© GHV
transactions bancaires, des scrutins, de l’accès aux
services sociaux, du paiement des factures des
services d’utilité publique, et plus encore. Beaucoup
de pays, de Moldova au Nigeria et à Oman, ont mis
HQ SODFH GHV V\VW¨PHV GȊLGHQWLʏFDWLRQ QXP©ULTXH
L’Inde est sur le point d’enregistrer sa population
HQWL¨UH OȊDLGH GH VRQ V\VW¨PH GȊLGHQWLʏFDWLRQ
QXP©ULTXH $DGKDDU (Q (VWRQLH HW GDQV GȊDXWUHV
pays, des milliers de types de transactions publiques
et privées sont contrôlés à l’aide d’un système unique
GȊLGHQWLʏFDWLRQ©OHFWURQLTXH\FRPSULVOHVFRQWUDWV
ayant force exécutoire et les scrutins nationaux.
RÉVOLUTION DES
DONNÉES
Dans le domaine de l’exploitation des données aux
ʏQV GX G©YHORSSHPHQW GHX[ LQQRYDWLRQV FRPSO©-
mentaires retiennent l’attention : celle des « big
data » (prolifération des données), et celle des
«open data» (libre accès aux données). Des volumes
considérables de données sont aujourd’hui transmis
à grande vitesse par une variété de sources — des
satellites aux capteurs et du « nuage » aux vastes
collectivités d’utilisateurs. L’analyse des « big data »
sert à améliorer la gestion de la circulation routière,
à estimer les agrégats macroéconomiques (opération
aussi connue sous le nom de « prévision immédiate » ou
« nowcasting »), à suivre la propagation des épidémies
ou à améliorer les services de notation du crédit et le
jumelage emploi-travailleur. Les open data sont des
données librement et facilement accessibles, lisibles
par une machine, et dont l’utilisation est explicitement exempte de restrictions. Les États sont — ou
pourraient devenir — la source la plus importante
d’open data. Les estimations optimistes de la valeur
économique actuelle et potentielle des « big data » et
des open data varient de centaines de milliards à des
milliers de milliards de dollars par an. Pourtant, les
exemples d’utilisations probantes et à grande échelle
des « big data » et des open data dans les pays en
développement sont toujours relativement rares. La
plupart des « big data » appartiennent à des intérêts
privés — grandes entreprises de télécommunications
et sociétés internet — qui répugnent à les partager de
crainte de mettre en péril la vie privée de leurs clients
ou leurs positions concurrentielles. Les organismes
publics répugnent eux aussi à partager leurs données,
PªPH ORUVTXH FHV GHUQL¨UHV SRXUUDLHQW E©Q©ʏFLHU
largement au public. Par exemple, sur l’ensemble
des pays examinés dans le cadre du projet Open Data
Barometer, le tiers des pays à revenu élevé et 85 %
des pays en développement faisaient état de progrès
LQVLJQLʏDQWV RX QXOV HQ PDWL¨UH GȊDFFHVVLELOLW© GHV
données cartographiques. Les raisons invoquées
pour expliquer ce retard incluaient la pénurie de
compétences techniques, le manque de ressources
et la réticence à exposer les données à l’examen de
tiers.
N°48 - Avril 2016
www.economie-gabon.com
r
e
i
s
s
o
D
13
#\WTRCUUGȏNCXKVGUUGUWRȘTKGWTG
/HUpYHLOG·$]XU*DERQKLVVpDXSUHPLHUUDQJHQSRXUODTXDOLWpGHVRQUpVHDXDXJXUHGHOHQGHPDLQV
PHLOOHXUV TXDQW j VRQ HQYRO DXVVL ELHQ DX *DERQ TXH GDQV OD VRXVUpJLRQ 3RXU SUHXYH OH TXDWULqPH
RSpUDWHXUGHODWpOpSKRQLHPRELOHGX*DERQHQYLVDJHGHUHJURXSHUDXFHQWUHYLOOHVRQVLqJHHWVRQDJHQFH
DÀQG·DVVXUHUXQHPHLOOHXUHSULVHHQFKDUJHGHVDFOLHQWqOH
La Rédaction
partenariat en 2015 du fournisseur d’accès Internet
)O\WHFKQRORJLH:Lʐ\RS©UDQWG©VRUPDLVDX&RQJR
%UD]]DYLOOH VRXV OD PDUTXH $]XU:Lʐ\ 'H PªPH
des partenariats avec des organismes bancaires de la
place, visant à faciliter le quotidien des abonnés, ont
permis à Azur de leur offrir des services qu’offre la
concurrence, en prévision de l’acquisition prochaine
de sa propre plateforme de paiement électronique
(Mobile Money).
DES FORFAITS, DES
SOLUTIONS INNOVANTES
POUR LES ENTREPRISES
Dans cette même dynamique, à court terme,
D
DQV XQ FRQWH[WH ©FRQRPLTXH GLIʏFLOH
sans précédent, et avec l’introduction
de la 3G/4G, bouleversant ainsi les
habitudes des abonnés, l’opérateur a pris
le temps d’observer le comportement du marché
DʏQ GH PLHX[ SU©SDUHU VRQ HQWU©H GDQV FHWWH ¨UH
technologique nouvelle. A l’heure actuelle, les tests
sont en cours, les équipes ayant suivi des formations
prêtes pour la transition. L’accord de l’Autorité de
5©JXODWLRQ GHV &RPPXQLFDWLRQV (OHFWURQLTXHV HW
des Postes marquera ce nouveau départ. Azur Gabon
a ainsi pour ambition de proposer à ses abonnés une
autre utilisation du haut débit.
l’opérateur projette de s’installer dans un espace de
travail plus spacieux, répondant mieux aux normes
de sécurité et pouvant accueillir un personnel plus
nombreux, leur offrant ainsi un cadre plus serein et
propice au travail. Le regroupement de l’agence et
du siège dans le centre-ville permettra d’assurer une
meilleure prise en charge de la clientèle.
Plusieurs projets sont en cours : Azur a mis en
place des forfaits, des solutions innovantes pour les
entreprises et invite ses abonnés à être patients. Tout
HVWPLVHQēXYUHSRXUWHQLUOHSULQFLSDOHQJDJHPHQW
qui est celui de rendre accessibles à tous les services
de la téléphonie
La solution Vocale Smart
pour votre entreprise !
(Q $]XU VȊHVW KLVV© DX SUHPLHU UDQJ GH OD
qualité en tant que meilleur réseau du Gabon. Depuis,
les délais de déploiement du réseau conformément
à la licence contraignent le 4e opérateur à avoir
recours au partage d’infrastructures autorisé par
le régulateur. Cependant, l’expansion du réseau se
poursuit avec la récente extension de sa couverture
dans le Moyen-Ogooué. Autonome sur une centaine
de sites sur l’ensemble du territoire national, Azur
Gabon a engagé des discussions avec de nombreux
partenaires pour pallier la colocation qui impacte
sérieusement la qualité de son réseau.
A l’échelle sous-régionale, le groupe auquel est
DIʏOL©ODPDUTXH$]XUPHWHQSODFHGHVSDUWHQDULDWV groupements d’intérêts économiques permettant ainsi
de développer des solutions innovantes répondant
au mieux aux besoins des abonnés. C’est dans cet
environnement des télécoms très concurrentiel et
en constante évolution, que s’inscrit la signature de
Choix 1 :
La direction
Marketing
Choix 2 :
Le DRH
Grâce au serveur vocal intelligent,
optimisez la prise en charge
de vos appels entrants.
Choix 3 :
La DAF
*Plus d’info, contactez votre gestionnaire de compte.
PARTENARIAT AVEC
FLYTECHNOLOGIE (WIFLY)
POUR UNE EXPANSION SOUSRÉGIONALE
r
e
i
s
s
o
D
14
N°48 - Avril 2016
www.economie-gabon.com
PROJET CENTRAL AFRICAN BACKBONE 4 GABON (CAB4)
Le Gabon digital à la pointe des TIC de l’Afrique Centrale
7RXWHVOHVLQIUDVWUXFWXUHVQXPpULTXHVVRQWSURJUHVVLYHPHQWPLVHVHQSODFHGDQV
OHFDGUHGXSURMHW%DFNERQH1DWLRQDO*DERQDLV%1*DÀQGHEkWLUXQUpVHDXODUJH
EDQGH HQ ÀEUH RSWLTXH VXU WRXWH O·pWHQGXH GX WHUULWRLUH QDWLRQDO $X WHUPH GH OD
FRQVWUXFWLRQGX&$%OH*DERQGHYLHQGUDXQKXESDUOHTXHOYRQWWUDQVLWHUWRXWHV
OHV FRPPXQLFDWLRQV VRXVUpJLRQDOHV (QÀQ WRXWHV OHV LQIUDVWUXFWXUHV PLVHV HQ
±XYUHSRXUODFRQVWUXFWLRQGX*DERQQXPpULTXHYRQWDUULPHUOHSD\VjODVRFLpWp
GHO·LQIRUPDWLRQ&·HVWGLUHTXHO·LQWHUFRQQH[LRQRSpUpHDYHFOH&RQJRHQÀQ
SXLVDYHFOH&DPHURXQHWOD*XLQpH(TXDWRULDOHYDIDLUHGX*DERQXQH[SRUWDWHXU
GH PpJDELWV 6XU OD TXHVWLRQ GH OD VpFXULWp OH JRXYHUQHPHQW JDERQDLV SDU
O·LQWHUPpGLDLUHGHO·$1,1)DGpMjPLVHQSODFHXQHDXWRULWpGHFHUWLÀFDWLRQQDWLRQDOH
$&1TXLYDVpFXULVHUWRXWHVOHVWUDQVDFWLRQVQXPpULTXHV
Par Dr Neltoh
Gabon a pris du retard dans le déploiement de sa
ƓDTG QRVKSWG 2QWTSWQK EG TGVCTF ! .G )CDQP CVKN
rattrapé son retard et à quel niveau sommes-nous à
NCRQUGFGNCƓDTGQRVKSWG!'ZRNKSWG\PQWUEGRTQLGV
%#$GVNGURQKPVUFGEQPPGZKQPCXGENGUVTQKURC[U
frontaliers de l’Afrique Centrale ?
Economie Gabon+ : Le Gabon a érigé le développement
des technologies de l’information et de la communication (TIC) au rang de ses priorités dans le cadre
FWRNCPUVTCVȘIKSWGk)CDQPȘOGTIGPVz&GEGHCKVNG
)CDQPCTGȖWNGRTKZk6+%RQWTNGFȘXGNQRRGOGPVFWTCDNGzRCTNũ7PKQP+PVGTPCVKQPCNGFGU6ȘNȘEQOOWPKECVKQPU
7+6GPUGRVGODTG'PNGRC[UCȘVȘ
classé par l’UIT comme le pays de l’Afrique Centrale
NGRNWUFȘXGNQRRȘGPOCVKȗTGFG6+%
GFũ#HTKSWG.C
visibilité sur la scène internationale du Gabon est la
conséquence de la politique numérique mise en place
RCTNGEJGHFGNũ'VCV
2QWTTKG\XQWU PQWU GZRNKSWGT EQOOGPV NG )CDQP
est-il arrivé à cette performance en si peu de temps ?
Tout est relatif, nous aurons deux (2) ou trois (3) mois de retard par
UDSSRUW DX FDOHQGULHU LQLWLDO 3ULQFLSDOHPHQW FDXVH GHV GLIʏFXOW©V
UHQFRQWU©HVGDQVOHG©SORLHPHQWGHODʏEUHOHORQJGXFKHPLQGHIHU
Imaginez-vous travailler en pleine Forêt des Abeilles, sans moyen de
communication ou d’accès routier pour acheminer le matériel, ou être
DSSURYLVLRQQ©HQFDUEXUDQW&ȊHVWWU¨VGLIʏFLOHSRXUQRV©TXLSHVPDLV
HOOHVVRQWWU¨Vʏ¨UHVGHSDUWLFLSHU FHSURMHWHWDXG©YHORSSHPHQWGH
leur pays.
Concernant la comparaison avec le CAB3 (qui correspond au projet
F´W©FRQJRODLVOH*DERQG©SORLHSOXVGHNPGHʏEUHRSWLTXH
alors que le Congo n’en déploie que la moitié. A ce jour, le Gabon a
déployé 600 km. De plus, la Société de Patrimoine des Infrastructures
Numériques (SPIN) a recruté l’opérateur qui exploite, commercialise et
maintient le réseau. Le Congo ne l’a pas encore fait. Notre réseau sera
déployé et opérationnel au plus tard au troisième trimestre 2016, je ne
pense pas que ce sera le cas pour le Congo.
De plus, nous avons lancé les études pour une phase additionnelle
qui permettra l’interconnexion du Nord du Gabon : Oyem, Bitam,
.RXPDPH\DQJ /DODUD 0LW]LF TXL UHFHYURQW OD ʏEUH RSWLTXH G©EXW
2017 juste avant la CAN. Lambaréné sera aussi connectée dans la
foulée, ce qui fait 550 kilomètres supplémentaires.
ANINF : (Q OD QDYLJDWLRQ VXU LQWHUQHW ©WDLW TXDVL LPSRVVLEOH
OD YLWHVVH GX ʐX[ ©WDLW OHQWH 1RXV DYRQV G» DSSOLTXHU GHV U©IRUPHV
structurelles importantes, et aller au fond des choses pour permettre le
G©YHORSSHPHQWGXVHFWHXU7,&(QWHQGH]SDUU©IRUPHVWUXFWXUHOOHOD
libéralisation du secteur, la dynamisation de la concurrence pour les
RS©UDWHXUVODʏQGXPRQRSROHGHFHUWDLQVRS©UDWHXUVVXUODʏEUHRSWLTXH
près de 80 milliards d’investissements dans des projets TIC d’envergure,
l’attribution de licence 3G/4G au coût le plus bas d’Afrique, la réforme
des codes légaux et règlementaires, l’amélioration de la protection
des investissements étrangers, la création de l’Agence Nationale des
Infrastructures Numériques et des Fréquences (ANINF), la création
de partenariats public-privé avec des entreprises de renommée
internationale spécialistes du domaine, la création d’un partenariat solide
DYHFOD%DQTXH0RQGLDOHSRXUQRXVDFFRPSDJQHUHWʏQDQFHUFHVYDVWHV
projets.
Concernant nos interconnexions, nous avons deux stations d’atterrissage
qui font du Gabon le pays le plus connecté d’Afrique Centrale. Dans
quelques mois, nous allons encore augmenter les capacités du Gabon
en mégabits disponibles. L’interconnexion qui va se faire avec le Congo
ODʏQGHOȊDQQ©HSXLV
avec le Cameroun et la
*XLQ©H (TXDWRULDOH YD
faire du Gabon un exportateur de mégabits.
Notre avancée dans le
domaine, en termes de
gouvernance et de compétitivité, est un réel
DWRXWGDQVODGLYHUVLʏFDtion de notre économie.
'EQPQOKG)CDQP3WGNUUQPVXQURCTVGPCKTGUƓPCPciers et techniques dans ce vaste déploiement des
infrastructures numériques au Gabon ?
Economie Gabon+ : Les prévisions de ce déploiement
ƓZGPVNũȘEJȘCPEGFGNCNKXTCKUQPFGNũQWXTCIGȏOCTU
CXTKN%GVVGRTȘXKUKQPUGTCVGNNGVGPWG!'VRQWT
SWCPFNũKPVGTEQPPGZKQPCXGENG%QPIQ!
Dans le cadre du projet
Backbone National
Gabonais (BNG), qui
consiste à bâtir un
réseau large bande en
ʏEUHRSWLTXHVXUWRXWH
l’étendue du territoire
national, le premier
partenaire technique
F´W©(WDWHVWOȊ$1,1)FȊHVWOHJDUDQWGXERQG©SORLHPHQWGȊLQIUDstructures numériques. Par appel d’offres international, elle a recruté
XQHʏOLDOHGH&KLQD&RPPXQLFDWLRQ&&6,SRXUODFRQVWUXFWLRQGX
BNG. Nous travaillons aussi avec les sociétés coréennes, Korean
7HOHFRP1HWZRUNHW6DPVXQJPD®WUHGȊēXYUHGXSURMHW5©VHDXGH
l’Administration Gabonaise (RAG).
Le contrat prévoit un
délai de 15 mois de
travaux. Considérant
que contractuellement
les travaux ont démarré
au mois d’avril 2015,
nous sommes censés
réceptionner le réseau
au mois d’août 2016. Comme je l’ai dit juste avant, nous aurons deux à
trois mois de retard. Nous sommes plutôt inquiets du retard que pourrait
prendre l’activation du réseau côté congolais, et de la méthode de
gestion de ce réseau. Nous espérons pouvoir faire les premiers tests avec
le Congo à partir d’octobre 2016.
'EQPQOKG)CDQP.CƓPCNKVȘFGXTCKVșVTGNũCEEȗUCW
EȑDNGUQWUOCTKP5#6GVCWEȑDNG#%'GVFȗUNũCPPȘGNGFȘXGNQRRGOGPVFWRTQLGV$CEMDQPG0CVKQPCN)CDQPCKU
$0)7PGDQWENGQRVKSWGSWKRCTV
du câble sous-marin ACE à Libreville pour se déployer sur l’ensemble du territoire national et s’interconPGEVGTCW%#$FW%QPIQ2CTTCRRQTVCW%QPIQNG
'EQPQOKG )CDQP 'ZKUVGVKN CWUUK FCPU EGVVG
stratégie de développement du numérique, le
développement de contenu et les outils de sécurisation
des services numériques ?
Un programme de pépinières est en cours de lancement avec le ministère
GHOȊ(FRQRPLHQXP©ULTXHHWOD%DQTXH0RQGLDOHDʏQGHG\QDPLVHUHW
valoriser la création de contenus africains. Ce programme concerne
OȊDFFRPSDJQHPHQWGHMHXQHVHQWUHSUHQHXUVDʏQGHFU©HUGHVHQWUHSULVHV
africaines à destination du marché de l’Afrique subsaharienne. Nous
nous inspirons de l’expérience réussie du Sénégal dans le domaine.
Pour la question de la sécurité, le gouvernement gabonais, par
OȊLQWHUP©GLDLUHGHOȊ$1,1)DPLVHQSODFHXQHDXWRULW©GHFHUWLʏFDWLRQ
nationale (ACN). Cette autorité permet de sécuriser toutes les
transactions numériques.
Economie Gabon+ : Quelles sont les opportunités
SWũQHHTGEGUGEVGWTCW)CDQPGVCWZ)CDQPCKU!3WGNU
UQPV FQPE NGU GPLGWZ FũWP VGN FȘXGNQRRGOGPV RQWT
notre économie et pour l’intégration régionale ?
Premièrement, le secteur du numérique permet de réduire la fracture
et la facture numérique entre le Gabon et les autres pays, puis entre
OHVGLII©UHQWHVYLOOHVGXSD\V'HSOXVODFRQQH[LRQDXF¢EOH$&(D
permis l’introduction des technologies dites de 3e et 4e génération et le
développement des services à forte valeur ajoutée.
Deuxièmement, au terme de la construction du CAB4, le Gabon
deviendra un hub par lequel vont transiter toutes les communications
VRXVU©JLRQDOHV(QʏQWRXWHVOHVLQIUDVWUXFWXUHVPLVHVHQēXYUHSRXU
la construction du Gabon numérique vont arrimer le pays à la société
de l’information.
Les e-services vont compléter
la transformation digitale du
Gabon
Economie Gabon+ : Le Gabon a été désigné par
l’Union Africaine, Point d’Echange Internet
4ȘIKQPCNFGNũ#HTKSWG%GPVTCNG3WGNNGUKIPKƓECVKQP
FQPPG\XQWUȏEGVVGITCPFGEQPƓCPEGFGNũ7#!'P
quoi ce point d’Echange Internet Régional (RIXP)
RTQƓVGTCVKNCW)CDQPGVCWZ)CDQPCKU!
/H 3RLQW GȊ(FKDQJH
Internet Gabonais
(Gab-IX) a été créé,
suite à la signature
d’une convention,
le 23 janvier 2014,
entre 15 opérateurs
publics et privés et
des fournisseurs de
services Internet du
Gabon. Il est géré par un groupement d’intérêt économique
*,(GAB-IX) dont les activités ont été lancées le 2 décembre
2014. Il permet déjà l’échange de données entre les différents
opérateurs. Cette désignation par l’Union Africaine stimulera
l’échange de données inter-africaines, tel que souhaité lors
du forum Connect Africa de Kigali. Ce point d’échange
permettra l’interaction des données inter-africaines à partir de
ODSODWHIRUPHLQVWDOO©HDX*DERQDYHFOȊDSSRUWʏQDQFLHUGHOD
Banque Mondiale.
« L’objectif premier du plan numérique est
économique : c’est-à-dire participer à la
création de valeur ajoutée pour le Gabon… »
« Notre réseau sera déployé et opérationnel
au plus tard au troisième trimestre 2016 »
&´W© ʏQDQFH OD %DQTXH 0RQGLDOH HVW OH SDUWHQDLUH SULYLO©JL© HOOH
ʏQDQFHVRXVIRUPHGHSUªWVSRXUSOXVGHPLOOLDUGVGHIUDQFV&)$
les projets d’infrastructures et de développement. Les taux d’intérêt
VRQW LQW©UHVVDQWV HW OD P©WKRGH GH ʏQDQFHPHQW TXL GHPDQGH GHV
contreparties de réformes structurelles permet d’obtenir des résultats
concrets et mesurables pour les populations.
Vous posez une question très intéressante : qu’allons-nous faire de ces
infrastructures ? Qui va les utiliser ? L’ANINF, en partenariat avec le
PLQLVW¨UHGHOȊ(GXFDWLRQQDWLRQDOHDODQF©SOXVLHXUVSURMHWVGHIRUPDWLRQ
dans le numérique en installant un (1) centre formation ainsi que huit
(8) salles de classes numériques à Libreville. Tout cela va permettre aux
entreprises gabonaises d’être plus compétitives.
Economie Gabon+ : Au-delà de la pose de la
ƓDTG QRVKSWG UWT VQWV NG VGTTKVQKTG PCVKQPCN
que vise ce plan numérique du Gabon ? Est-il
un plan numérique inclusif, intégral qui est
accompagné d’une formation des hommes et des
femmes capables de faire fonctionner toutes ces
infrastructures des technologies de l’information
et de la communication ?
L’objectif premier du plan numérique est économique : c’est-à-dire
participer à la création de valeur ajoutée pour le Gabon. La Banque
0RQGLDOHVHSOD®W GLUHTXHWRXWHDXJPHQWDWLRQGXWDX[GHS©Q©WUDWLRQ
du haut débit de 10% entraine jusqu’à 2% d’augmentation du PIB,
ce qui est considérable ! Ces infrastructures vont permettre, à terme,
d’attirer des majors tels que You Tube, Google, etc.
GAB-IX est ouvert à tous les acteurs qui souhaitent se
connecter (opérateurs, fournisseurs d’accès Internet,
sociétés de services, grands comptes, collectivités locales,
HWF/Ȋ,QWHUQHW(;FKDQJH3RLQW,;3HVWXQHLQIUDVWUXFWXUH
physique qui permet aux acteurs interconnectés d’échanger
SDUWLUGXWUDʏF,QWHUQHWORFDOJU¢FH GHVDFFRUGVPXWXHOV
dits de « peering ».
Les utilisateurs d’un IXP peuvent améliorer la qualité de leur
débit Internet et éviter les coûts supplémentaires importants
OL©V DX WUDQVSRUW GHV GRQQ©HV (Q GȊDXWUHV WHUPHV XQ ,;3
contribue au développement de l’Internet local : les échanges
entre les usagers d’un territoire ne passent plus par des
infrastructures lointaines (Paris, Londres, Amsterdam, même
New York), mais restent sur le territoire d’implantation.
'EQPQOKG)CDQP5QWJCKVGTKG\XQWUCDQTFGTQW
mettre un accent particulier sur un sujet donné ?
Tout à fait. Le Gabon est actuellement en cours de développement, à l’instar du programme e-éducation, e-visa, e-tax,
e-culture, e-santé, e-gouvernement, pour ne citer que ceux-là.
Tous ces projets contribuent à la formation de l’e-Gabon. Ses
e-services déjà amorcés par l’ensemble des infrastructures vont
compléter la transformation digitale du pays
r
e
i
s
s
o
D
18
(QKTGCWZSWGUVKQPUEQWRFũ‘KNUWTNGTCRRQTVFGNC$CPSWG/QPFKCN
Par la Rédaction
L
e Rapport sur le développement dans le monde étudie
l’impact de l’internet, des
téléphones mobiles et des
technologies connexes sur le développement économique. Dans la première
partie, il montre que les technologies
numériques offrent d’énormes possibilités, qui se concrétisent rarement. La
seconde partie propose des politiques
publiques qui accroissent la connectivité, accélèrent les réformes complémentaires dans d’autres secteurs que celui
des technologies de l’information et de
la communication (TIC) et apportent
des solutions aux problèmes de coordination à l’échelle mondiale.
Quels sont les
dividendes du
numérique ?
Croissance, emplois et services sont
les avantages les plus importants
qu’apportent
les
investissements
dans le numérique. Les trois premiers
chapitres du Rapport montrent
comment les technologies numériques
aident les entreprises à devenir plus
productives ; les populations à trouver
des emplois et élargir leurs possibilités,
et les pouvoirs publics à fournir des
services de meilleure qualité à tous.
Comment les
technologies
numériques
favorisent-elles
le développement
et génèrent-elles
des dividendes
numériques ?
(Q U©GXLVDQW OH FR»W GH OȊLQIRUPDWLRQ
les technologies numériques diminuent
considérablement
le
coût
des
transactions économiques et sociales
pour les entreprises, les individus
HW OH VHFWHXU SXEOLF (OOHV IDYRULVHQW
l’innovation lorsque les coûts de
WUDQVDFWLRQ VRQW TXDVLPHQW QXOV (OOHV
DP©OLRUHQWOȊHIʏFDFLW©FDUOHVDFWLYLW©V
et les services existants deviennent
moins onéreux, plus rapides ou
SOXV FRPPRGHV (W HOOHV UHQIRUFHQW
l’inclusion puisque les populations
accèdent à des services qui étaient
auparavant hors de leur portée.
Pourquoi le Rapport
fait-il valoir que
les dividendes du
numérique ne se
FKHHWUGPVRCUCUUG\
rapidement ?
Pour deux raisons. Premièrement, près
de 60% de la population mondiale
n’a toujours pas accès au web et
ne peut pas participer pleinement à
OȊ©FRQRPLH QXP©ULTXH (Q RXWUH DX
sein de chaque pays, des fractures
.#/'06+10k,ũ#+/'z&'(#%'$11-
L’arbitrage entre la commodité
et la protection de la vie privée
Par la Rédaction
L
pertinente. Les prestataires de services
sont en mesure de mieux cibler leurs
SURGXLWVRXGȊHQʏ[HUOHSUL[HQVȊDSSX\DQW
sur un ensemble de caractéristiques et
de préférences connues. Les moteurs de
recherche fournissent des résultats plus
pertinents. Les compagnies d’assurance
maladie ou d’assurance automobile
peuvent calculer leurs primes avec plus de
précision en s’appuyant sur des informations
Y©ULʏDEOHV VXU OȊDFWLYLW© SK\VLTXH GH OHXUV
clients ou leur comportement au volant.
(QʏQ OHV SRXYRLUV SXEOLFV SHXYHQW XWLOLVHU
les systèmes de données pour alléger les
charges administratives qui pèsent sur
OHXUV FLWR\HQV (Q (VWRQLH JU¢FH DX SRUWDLO
d’administration électronique, les citoyens
n’ont jamais besoin de fournir deux fois la
même information.
Aujourd’hui, une énorme collection
GȊLQIRUPDWLRQV LGHQWLʏDEOHV UHQG OD
SUHVWDWLRQ GHV VHUYLFHV SOXV HIʏFDFH HW SOXV
Cependant, rares sont ceux qui savent
comment ces énormes quantités de données
sont recueillies et utilisées, ou qui connaissent
l’identité de ceux qui en assurent la gestion.
Les utilisateurs ne savent pas toujours
quelles sont les informations recueillies à
leur sujet, et les prestataires de services leur
fournissent rarement ce renseignement. Les
orsque des économistes comme
George Stigler et Richard Posner se
sont penchés sur la protection de la
vie privée et l’activité économique
au début des années 1980, ils ont soulevé de
nombreuses questions qui restent d’actualité
aujourd’hui, même si à ’époque, les lDFWLYLW©V
GH VWRFNDJH GH U©FXS©UDWLRQ HW GH GLIIXVLRQ
DSSURSUL©H GH OȊLQIRUPDWLRQ ©WDLHQW VRXYHQW
H[WUªPHPHQWFR»WHXVHV ».
numériques persistent selon le sexe,
la situation géographique, l’âge et les
revenus. Deuxièmement, certains des
avantages supposés de l’internet sont
neutralisés par de nouveaux risques.
Les intérêts particuliers des entreprises,
les incertitudes réglementaires et la
contestation limitée sur les plateformes
numériques pourraient donner lieu à des
concentrations dommageables dans de
nombreux secteurs. L’automatisation
rapide, y compris d’emplois de bureau
intermédiaires, pourrait contribuer à
l’érosion du marché du travail et à une
aggravation des inégalités. De plus, le
mauvais bilan de nombreux projets de
cyberadministration témoigne du taux
d’échecs élevé des projets de TIC et du
risque que les États et les entreprises
exploitent les technologies numériques
pour contrôler les citoyens, au lieu de
les émanciper.
Que doivent faire les
pays pour atténuer
ces risques ?
La connectivité est essentielle, mais
SDV VXIʏVDQWH SRXU U©FROWHU WRXV OHV
fruits des technologies numériques.
Les
investissements
dans
le
numérique doivent être appuyés par
des lFRPSO©PHQWVDQDORJLTXHV{ : des
réglementations qui permettent aux
entreprises d’exploiter l’internet pour
affronter la concurrence et innover ;
de meilleures compétences pour que
les individus puissent saisir toutes les
États peuvent parfois mettre sur le compte
d’activités légitimes de maintien de l’ordre
le furetage auquel ils s’adonnent en secret,
mais il leur arrive parfois de violer ainsi les
ORLVHWOHVGURLWVFRPPHOȊDU©Y©O©(GZDUG
Snowden lorsqu’il a dénoncé les activités
d’espionnage auxquelles se livraient
les agences de sécurité des États-Unis,
du Royaume-Uni et d’autres États. Ces
révélations ont conduit à l’émergence d’un
nouveau « QDWLRQDOLVPH GHV GRQQ©HV » au
nom duquel les États exigent que les données
concernant leurs résidents soient stockées
sur leur propre territoire, ou encouragent
l’emploi de technologies locales jugées
SOXVGLJQHVGHFRQʏDQFHPDLVTXLULVTXHQW
GȊªWUH PRLQV ʏDEOHV RX SOXV FR»WHXVHV
Les organisations de collecte de données
en font souvent la vente. Un courtier en
données a ainsi recueilli en moyenne 1
500 éléments d’informations portant sur
plus de 500 millions de consommateurs du
monde entier en utilisant des renseignements
fournis volontairement par les usagers sur un
éventail de sites web.
Cependant, même les données facilement
accessibles comme celles des mentions
« J’aime » de Facebook peuvent permettre
de prédire des caractéristiques sensibles,
telles que « OȊRULHQWDWLRQ VH[XHOOH OȊHWKQLH
OHV FUR\DQFHV UHOLJLHXVHV HW OHV RSLQLRQV
SROLWLTXHV OHV WUDLWV GH SHUVRQQDOLW©
OȊLQWHOOLJHQFH OH ERQKHXU OȊXWLOLVDWLRQ GH
VXEVWDQFHV WR[LFRPDQRJ¨QHV OH VWDWXW
PDULWDO GHV SDUHQWV OȊ¢JH HW OH VH[H ». De
plus, les capteurs des téléphones intelligents
peuvent permettre de deviner l OȊKXPHXU
N°48 - Avril 2016
www.economie-gabon.com
possibilités offertes par le numérique ;
HW GHV LQVWLWXWLRQV UHVSRQVDEOHV DʏQ
que les pouvoirs publics répondent
aux besoins et aux exigences des
citoyens. Les technologies numériques
pourront, à leur tour, renforcer ces
compléments, et accélérer le rythme du
développement.
Comment connecter
EGWZSWKPGNGUQPV
pas encore ?
La concurrence sur le marché, les
partenariats public-privé et une
U©JXODWLRQ HIʏFDFH GHV RS©UDWHXUV
internet et mobiles encouragent
l’investissement privé qui peut rendre
l’accès universel et abordable. Il faudra
parfois réaliser des investissements
SXEOLFVTXLVHMXVWLʏHURQWSDUOHXUIRUWH
rentabilité sociale. Il sera cependant
SOXV GLIʏFLOH GH IDLUH TXH OȊLQWHUQHW
reste ouvert et sans danger alors que
les internautes sont confrontés à la
cybercriminalité, aux atteintes à la vie
privée et à la censure en ligne.
Quelle est la principale
conclusion ?
Les stratégies de développement
numérique doivent être plus ambitieuses
que les stratégies en matière de TIC. La
connectivité pour tous reste un objectif
LPSRUWDQWHWXQ©QRUPHG©ʏPDLVOHVSD\V
doivent aussi créer les conditions requises
SRXUWLUHUSURʏWGHODWHFKQRORJLH)DXWH
de compléments analogiques, l’effet
de ces stratégies sur le développement
VHUD G©FHYDQW (Q UHYDQFKH VL OHV SD\V
établissent un socle analogique solide, ils
SURʏWHURQW JUDQGHPHQW GH OD U©YROXWLRQ
numérique – croissance plus rapide,
emplois plus nombreux et services de
meilleure qualité
OȊ©WDWGHVWUHVVODSHUVRQQDOLW©ODSU©VHQFH
GȊXQ WURXEOH ELSRODLUH OHV FDUDFW©ULVWLTXHV
G©PRJUDSKLTXHV SDU H[HPSOH OH VH[H OH
VWDWXW PDULWDO OD VLWXDWLRQ SURIHVVLRQQHOOH
OȊ¢JH OH WDEDJLVPH OH ELHQªWUH J©Q©UDO
ODSURJUHVVLRQGHODPDODGLHGH3DUNLQVRQ
OHV KDELWXGHV GH VRPPHLO OH ERQKHXU OH
QLYHDXHWOHVW\SHVGȊDFWLYLW©SK\VLTXHHWOHV
G©SODFHPHQWV ».
Les risques sont multiples et vont du délit
informatique — par exemple le vol d’identité
lorsque des données stockées d’une manière
non sécurisée tombent entre de mauvaises
mains — à la discrimination — lorsqu’on
impose à une personne des tarifs ou des
taux d’intérêt plus élevés ou qu’on lui
refuse un emploi en s’appuyant sur des
informations erronées impossibles à corriger
facilement —, en passant par la persistance
d’informations dépassées qui nient le droit
d’une personne à se faire pardonner un
épisode embarrassant mais non pertinent
GH VD YLH RX VRQ GURLW GH E©Q©ʏFLHU GȊXQH
deuxième chance, problème qui a poussé
les pays européens à adopter le principe du
« GURLW OȊRXEOL{(QʏQOHSUREO¨PHOHSOXV
important peut-être est celui de la perte de
FRQʏDQFH TXL HQWUD®QH XQH XWLOLVDWLRQ VRXV
optimale de l’internet. Ces préoccupations
varient d’une société à l’autre. 58% des
Nigérians et 57 % des Indiens croient que
l’information privée sur internet est très
V»UH PDLV VHXOHPHQW GHV )UDQ§DLV HW
16 % des Allemands sont de cet avis
Source : Rapport 2016 sur le développement
dans le monde de la Banque Mondiale
N°48 - Avril 2016
www.economie-gabon.com
r
e
i
s
s
o
D
19
CFAO Technologies adopte une nouvelle stratégie numérique
/HVPpWLHUVHWOHVSUHVWDWLRQVIRXUQLHVDX[FOLHQWVSULYpVRX
publics ont profondément évolué durant ces trois dernières
DQQpHV8QFKDQJHPHQWTXLLPSDFWHO·HQVHPEOHGHODFKDLQH
GHV SUHVWDWLRQV DOODQW GHV DSSOLFDWLRQV DX[ LQIUDVWUXFWXUHV
numériques. Face à cette mutation engendrée par la
WUDQVIRUPDWLRQQXPpULTXH&)$27HFKQRORJLHVDÀQLG·RSpUHU
VRQQRXYHDXSRVLWLRQQHPHQWG·(61(QWUHSULVHGH6HUYLFHV
1XPpULTXHV SRXU V·DGDSWHU DX[ QRXYHOOHV H[LJHQFHV
GX PDUFKp 5LFKDUG 1RXQL GLUHFWHXU JpQpUDO GH &)$2
7HFKQRORJLHVGRQQHOHVFRQWRXUVGHFHWWHQRXYHOOHVWUDWpJLH
La Rédaction
Il a par ailleurs précisé, au sujet des
retombées des offres d’infogérance, que
le marché a accueilli très favorablement
ces offres de services d’infogérance. l$X
TXRWLGLHQ QRXV DSSRUWRQV GH OD TXDOLW©
SRXU UHQGUH FHV SUHVWDWLRQV SOXV DGDSW©HV
DX[ EHVRLQV GH QRV FOLHQWV &H TXL WUDGXLW
OHQLYHDXGHPDWXULW©DWWHLQWSDUFHVRIIUHV
GȊLQIRJ©UDQFH 3RXU DFFRPSDJQHU FHWWH
G\QDPLTXHQRXVDOORQVIDLUH©YROXHUGDQV
OHV SURFKDLQHV VHPDLQHV OȊRUJDQLVDWLRQ
LQWHUQH GH QRV ʏOLDOHV SDU OD FU©DWLRQ
GȊXQH GLUHFWLRQ G©GL©H DX[ RS©UDWLRQV
GȊLQIRJ©UDQFH HW UHQIRUFHU OHV ©TXLSHV
$XMRXUGȊKXL XQH HQWUHSULVH QH SHXW SOXV
WRXW IDLUH (OOH GRLW DXWDQW TXH IDLUH VH
SHXWVHFRQFHQWUHUVXUVRQFēXUGHP©WLHU
DʏQ GȊªWUH SHUIRUPDQWH O R¹ VHV FOLHQWV
OȊDWWHQGHQW HW R¹ HOOH FU©H U©HOOHPHQW
GH OD YDOHXU DMRXW©H (Q H[WHUQDOLVDQW
WRXW RX SDUWLH GHV DFWLYLW©V VXSSRUW VRQ
EXVLQHVV XQ SDUWHQDLUH ʏDEOH HW VROLGH
FDSDEOH GH JDUDQWLU XQ FHUWDLQ QLYHDX GH
VHUYLFH6HUYLFH/HYHO$JUHHPHQWGDQVOD
GXU©H OȊHQWUHSULVH JDJQHUD OH VXUFURLW GH
SURGXFWLYLW© GȊDJLOLW© LQGLVSHQVDEOH SRXU
IDLUH OD GLII©UHQFH GDQV XQ HQYLURQQHPHQW
JOREDOLV© HW KDXWHPHQW FRPS©WLWLI /HV
'LUHFWLRQV GH 6\VW¨PH GȊLQIRUPDWLRQ
GȊHQWUHSULVHV VXU OH FRQWLQHQW VRQW HQFRUH
SROOX©HV DX TXRWLGLHQ SDU GHV W¢FKHV TXL
QȊDSSRUWHQW DXFXQH YDOHXU OȊHQWUHSULVH
O R¹ HOOHV GHYUDLHQW VH FRQFHQWUHU VXU
OHV DSSOLFDWLRQV P©WLHUV HW OD SURGXFWLRQ
GȊRXWLOV GȊDLGH OD G©FLVLRQ 8Q ERQ
QRPEUH GH QRV FOLHQWV FRPPHQFHQW DYRLU FHWWH DSSURFKH GH FKRVHV HW QRXV
RQW FRQʏ© OD JHVWLRQ GH WRXW RX SDUWLH GH
OHXU ,QIUDVWUXFWXUH { DIʏUPH OH GLUHFWHXU
général Richard Nouni.
Ce sont en majorité des banques, des
opérateurs de télécommunications, des
organisations panafricaines prestigieuses et
quelques ȍ8WLOLWLHVȎ.
CFAO Technologies
EGTVKƓȘG)QNFFG
Cisco
R
ichard Nouni, directeur général de
CFAO Technologies, a rappelé,
dans une interview accordée à
la rédaction de CIO MAG - qui
D GRQQ© /LEUHYLOOH HQ ʏQ XQH
formation aux dirigeants du secteur des TIC
du Gabon - que durant les trois dernières
années, sa compagnie a fait évoluer
son « business model » d’intégrateur
de solutions, consistant à proposer des
infrastructures informatiques et réseaux à
ses clients vers un modèle d’entreprise de
services numériques, incluant de nouvelles
offres de services qui vont au-delà de
l’intégration et de la maintenance. Il s’agit
pour CFAO Technologies d’apporter
toujours plus de valeur ajoutée à ses
clients. CFAO Technologies a l’obligation,
précise-t-il, d’innover en permanence sur
ces marchés pour rester compétitif et pour
renforcer sa positon de leader.
Concrètement, il s’est agi d’accompagner
leurs activités traditionnelles de trois
nouvelles offres qui portent, d’abord, sur
l’activité Conseil. Par cette offre CFAO
Technologies audite les infrastructures
informatiques et réseaux de ses clients
et recommande des solutions dans les
domaines de la sécurité, de la performance
HW GH OȊRSWLPLVDWLRQ (QVXLWH VXU
l’infogérance. « /DFRPS©WLWLRQHVWGHYHQXH
PRQGLDOH/Ȋ$IULTXHQȊHVWSDVHQPDUJHGH
FHWWHFRPS©WLWLRQ/HVFOLHQWVHWOHVXVDJHUV
VRQW GHYHQXV SOXV H[LJHDQWV HW GHPDQGHQW
SOXV GH U©DFWLYLW© DX[ HQWUHSULVHV HW DX[
DGPLQLVWUDWLRQVSXEOLTXHV/DFRPELQDLVRQ
GHWRXVFHVIDFWHXUVSRXVVHQRVFOLHQWV VH
FRQFHQWUHUGDYDQWDJHVXUOHXUVGHP©WLHUVHQ
H[WHUQDOLVDQWXQHERQQHSDUWLHGHVDFWLYLW©V
GHVXSSRUWV'HSOXVHQSOXVGHVEDQTXHV
GHVRS©UDWHXUVW©O©FRPVGHVRUJDQLVDWLRQV
Pour maintenir ce niveau d’exigence, CFAO
Technologies s’appuie aujourd’hui sur ses
WURLVʏOLDOHVGȊ$IULTXHIUDQFRSKRQHVHV
trois (3) succursales et opère dans 22 pays.
Sur l’ensemble de ces pays, la compagnie a
une position de leader aussi bien en termes
d’activités que de taille. Globalement, cela
représente un chiffre d’affaires d’environ
100 millions de dollars, 600 collaborateurs,
« Les clients et les usagers sont devenus plus exigeants
et demandent plus de réactivité aux entreprises et aux
administrations publiques »
SDQDIULFDLQHV QRXV FRQʏHQW OȊH[SORLWDWLRQ
GH WRXW RX GȊXQH SDUWLH GH OHXU V\VW¨PH
GȊLQIRUPDWLRQV 'DQV FH W\SH GȊDSSURFKH
&)$2 7HFKQRORJLHV HVW SLRQQL¨UH HQ
$IULTXH { DIʏUPH OH GLUHFWHXU J©Q©UDO GH
&)$2 7HFKQRORJLHV (QʏQ LO D H[SOLTX©
la troisième activité, liée aux logiciels de
productivité. « /HVH[LJHQFHVGHSURDFWLYLW©
HW OD FRPS©WLWLRQ JOREDOH LQGXLVHQW FKH]
QRV FOLHQWV XQH UHFKHUFKH FRQVWDQWH GH
SURGXFWLYLW© HW XQH GLVSRQLELOLW© WRWDOH GH
OHXU V\VW¨PH GȊLQIRUPDWLRQ &HV QRXYHOOHV
RIIUHV YLHQQHQW UHQIRUFHU WRXWH OȊH[SHUWLVH
DFTXLVH VXU SOXVLHXUV DQQ©HV DXWRXU GH
QRVWURLVSLOLHUV VDYRLUOHWUDLWHPHQWOH
VWRFNDJHODV©FXULVDWLRQHWOHWUDQVSRUWGHV
GRQQ©HV», a-t-il indiqué.
dont 450 ingénieurs et techniciens avec un
turnover relativement bas par rapport au
secteur d’activité. « &KDTXHDQQ©H&)$2
7HFKQRORJLHV FRQVDFUH XQ SDFNDJH GH
SOXVGHKHXUHVGHIRUPDWLRQVSRXU
PHWWUH QLYHDX OHV FRPS©WHQFHV LQWHUQHV
FHTXLUHSU©VHQWHGHODPDUJHEUXWH
G©JDJ©HSDUOȊHQWUHSULVH1RXVFDSLWDOLVRQV
SDVPRLQVGHFHUWLʏFDWLRQVWHFKQLTXHV
HW FRPPHUFLDOHV &H TXL DWWHVWH GH QRWUH
YRORQW© GH PHWWUH QRV FROODERUDWHXUV
XQ QLYHDX GȊH[SHUWLVH WRXMRXUV SOXV
©OHY© HW G©PRQWUH OD SHUWLQHQFH GH QRWUH
SRVLWLRQQHPHQW { SU©FLVHWLO (QʏQ
CFAO Technologies s’appuie sur de solides
partenariats avec les grandes entreprises
de technologies au monde comme IBM,
Cisco, Microsoft, Oracle, Lenovo, HP,
Schneider, etc.
$ SURSRV GH OD FHUWLʏFDWLRQ *ROG GH
Cisco, Richard Nouni rappelle que CFAO
Technologies est la seule entreprise à être
FHUWLʏ©H &LVFR *ROG VXU OȊHQVHPEOH GHV
22 pays où elle opère. C’est le plus haut
QLYHDX GH FHUWLʏFDWLRQ G©FHUQ© SDU &LVFR
« /D FHUWLʏFDWLRQ *ROG &LVFR HVW OȊXQH
GHV SOXV H[LJHDQWHV GX PDUFK© HW DWWHVWH
GX KDXW QLYHDX GȊH[SHUWLVH GH &)$2 VXU
OHV VROXWLRQV &LVFR HW GȊXQH FDSDFLW© OHV LQW©JUHU OHV VXSSRUWHU HW OHV H[SORLWHU
&HV FHUWLʏFDWLRQV GRQQHQW QRV FOLHQWV
ʏQDX[XQHJDUDQWLHGHTXDOLW©GHVHUYLFHV
GH FODVVH PRQGLDOH $ WUDYHUV FHWWH
FHUWLʏFDWLRQ QRWUH HQWUHSULVH D UHMRLQW XQ
JURXSHUHVWUHLQWGȊDFWHXUVVXUOHPDUFK©GH
OȊLQW©JUDWLRQHWFRQʏUPHDLQVLVDFDSDFLW©
DGUHVVHU GHV SURMHWV IRUW HQMHX DXWRXU
GHVWHFKQRORJLHVHWVROXWLRQV'HSOXVQRXV
DYRQV REWHQX WRXWHV OHV VS©FLDOLVDWLRQV
H[SHUWHVGH&LVFR VDYRLUODV©FXULW©OD
FROODERUDWLRQOȊDUFKLWHFWXUHDYDQF©HSRXU
OHV RS©UDWHXUV GH W©O©FRPPXQLFDWLRQV OH
GDWDFHQWHU HW OHV U©VHDX[ GȊHQWUHSULVHV
/HVPXOWLQDWLRQDOHVLPSODQW©HVHQ$IULTXH
GRLYHQW ªWUH UDVVXU©HV GX IDLW TXȊHOOHV
UHWURXYHURQWOHVPªPHVQLYHDX[GHTXDOLW©
GHSUHVWDWLRQVDXVVLELHQHQ$P©ULTXHHQ
(XURSHHQ$VLHTXȊHQ$IULTXH », devait-il
expliquer pour rassurer ses clients sur leurs
performances.
Pour porter ce même niveau d’exigences
internationales, CFAO Technologies est
partenaire d’IBM Premier sur toute cette
zone. Il en est de même pour Oracle ou
encore HP partenaires, avec lesquels CFAO
7HFKQRORJLHVHVWFHUWLʏ©H*ROGl'DQVFH
FRQWH[WH FRQFXUUHQWLHO OH FOLHQW GLVSRVH
G©VRUPDLV GH OD SRVVLELOLW© GH PHVXUHU
GH FKDOOHQJHU VHV SDUWHQDLUHV VXU GHV
FULW¨UHV REMHFWLIV FRPPH OHV FRPS©WHQFHV
OȊLQQRYDWLRQODU©DFWLYLW©RXODSUR[LPLW©
HWF 7RXW FHOD FRQWULEXHUD WRQLʏHU
GDYDQWDJHOHPDUFK©HWSRXUOHSOXVJUDQG
ERQKHXUGXFOLHQWʏQDO{ soutien Richard
Nouni.
Concernant les perspectives, le directeur
général de CFAO Technologies lève
la voile sur trois axes stratégiques sur
lesquels son entreprise va se concentrer.
Il s’agit du renforcement de la sécurité/
cybersécurité, de la gestion électronique
GH GRFXPHQWV SRXU DFFUR®WUH OȊDJLOLW© HW
la productivité de ses clients et le Cloud
dans sa composante “Platform as services”
(Paas). l 1RXV VRPPHV G©M SU©VHQWV VXU
FHV FU©QHDX[ PDLV OȊREMHFWLI HVW GH VH
UHQIRUFHU SRXU U©SRQGUH DX[ ©YROXWLRQV
GHV EHVRLQV GH QRV FOLHQWV $XMRXUGȊKXL
QRXV VRPPHV OH SUHPLHU LQW©JUDWHXU GH
GDWDFHQWHUHQ$IULTXH3RXUOȊDQQ©H
QRXVDYRQVOLYU©GDWDFHQWHUVPDMHXUVHQ
WLHU,,,HW,9HQ$IULTXH1RXVPRELOLVRQV
QRV©TXLSHVSRXUU©ʐ©FKLUDX[HQMHX[OL©V
DX IXWXU GH OȊLQIRUPDWLTXH QRWDPPHQW HQ
$IULTXH&RPPHQWPXWXDOLVHUODSXLVVDQFH
LQIRUPDWLTXH GHV FDSDFLW©V GH VWRFNDJH
DX WUDYHUV GX &ORXG " &H VRQW DXWDQW GH
SUREO©PDWLTXHV TXH QRXV DQWLFLSRQV
$YHF QRV FOLHQWV QRXV LQVWDXURQV XQ
FOLPDW GH FRQʏDQFH EDV© VXU XQH ORJLTXH
GH SDUWHQDULDW HW QRQ VXU XQH ORJLTXH
GH IRXUQLVVHXU GH VHUYLFHV &DU GDQV XQ
VFK©PD GȊLQIRJ©UDQFH LO \ D GH IRUWHV
LPEULFDWLRQV HQWUH QRWUH RUJDQLVDWLRQ HW
FHOOHGXFOLHQW{ conclut-il
Source : CIO MAG
Energies renouvelables : un
TGEQTF FG OKNNKCTFU FG
FQNNCTUGP
/HVLQYHVWLVVHPHQWVGDQVOHVpQHUJLHVUHQRXYHODEOHV
RQWDWWHLQWOHQLYHDXUHFRUGGHPLOOLDUGVGHGROODUV
HQ(WSRXUODSUHPLqUHIRLVLOVpWDLHQWSOXVpOHYpV
GDQV OHV SD\V HQ GpYHORSSHPHQW TXH GDQV OHV SD\V
développés.
La Rédaction
318(3U¨VGHPLOOLDUGVGHGROODUV
qui ont ainsi été utilisés pour de nouvelles
installations, de nouvelles technologies
mais aussi pour la recherche et le
développement. Mais ce montant record
cache aussi un retournement de situation
parce que, pour la première fois, les
investissements ont été plus élevés du côté
des pays en développement que du côté
des pays développés.
C
ȊHVWXQQRXYHDXUHFRUG(Q
près de 286 milliards de dollars
dans le monde ont été investis
dans les énergies renouvelables,
selon le rapport du programme des
1DWLRQV 8QLHV SRXU OȊ(QYLURQQHPHQW
Les pays en développement ont en effet
investi 156 milliards de dollars, en hausse
de 19% par rapport à 2014, quand les
investissements ont chuté de 8% dans
les pays développés pour s’établir à
130 milliards de dollars : leur plus bas
niveau depuis 2009. Loin devant tous
les autres pays se trouve d’ailleurs… la
HUILE DE PALME ET DÉFORESTATION ZÉRO
Huile de palme : Greenpeace
appelle les producteurs en
Afrique à s’engager vers
kǭ\ȘTQFȘHQTGUVCVKQPǭz
Selon les travaux d’investigations menées par l’ONG
Greenpeace, à l’occasion de la publication de son
enquête « Menaces sur les forêts africaines », pour
que les forêts africaines ne connaissent pas le
sort des forêts indonésiennes et malaisiennes, les
investisseurs doivent s’engager dès maintenant à
adopter des politiques zéro déforestation assorties de
garde-fous sociaux, remparts indispensables contre le
développement incontrôlé des plantations.
La Rédaction
&KLQH(QOHSD\VDLQYHVWL
milliards de dollars dans les énergies
renouvelables : c’est plus du tiers de
l’ensemble des investissements dans le
monde ! Surtout, les investissements
en Chine ont progressé de manière
spectaculaire ces dix dernières années
: ils n’étaient que de 3 milliards en
6L OHV ʏQDQFHPHQWV FKLQRLV VRQW
particulièrement élevés dans le secteur
de l’éolien terrestre, 2015 a aussi été une
année importante pour l’éolien en mer
DYHFQHXISURMHWVʏQDQF©V
Mais la tendance à la hausse dans les
pays en développement n’est pas du seul
fait de la Chine. Avec 10,2 milliards
de dollars d’investissements en 2015,
l’Inde enregistre une hausse de 22%
HW VH FODVVH DX H UDQJ PRQGLDO (W VL OH
%U©VLO DIʏFKH XQH EDLVVH GH GH VHV
investissements, il occupe tout de même
la 7e place du classement mondial, avec
7,1 milliards de dollars. Surtout, même
en retirant la Chine, l’Inde et le Brésil,
les pays en développement ont vu leurs
investissements progresser de 30% l’an
dernier. L’Afrique du Sud a réintégré le
top-10 mondial et le Chili y a fait son
apparition.
$#+55'&''0
EUROPE
Du côté des pays développés, la situation
HVW SOXV FRQWUDVW©H 6L OHV (WDWV8QLV
et le Japon prennent la 2e et la 3e
P
ar rapport aux résultats de
l’enquête menée par Greenpeace,
l’Afrique ne représentait jusqu’à
présent qu’un faible pourcentage
de la production d’huile de palme issue des
plantations de palmiers à huile et d’hévéas,
au niveau mondial. Mais désormais les
investissements s’y multiplient, notamment
du fait des conditions climatiques idéales
et des réglementations peu contraignantes,
non appliquées ou favorables aux
investissements étrangers. C’est ainsi
que dans son rapport, Greenpeace a en
particulier ciblé la Société Financière des
&DRXWFKRXFV 6RFʏQ GRQW OHV SURMHWV
d’expansion des plantations dans des pays
majoritairement africains, menacent des
forêts denses. l3DUH[HPSOHHQ5©SXEOLTXH
'©PRFUDWLTXH GX &RQJR RX 6DR 7RP©
HW3ULQFLSH OHV FRQFHVVLRQV GH OD 6RFʏQ
LQFOXHQW GHV IRUªWV SULPDLUHV PDLV DXVVL
GHVIRUªWVVHFRQGDLUHVRXHQU©J©Q©UDWLRQ
TXL VWRFNHQW GȊLPSRUWDQWHV TXDQWLW©V GH
FDUERQH{, indique Greenpeace.
LA QUANTITÉ
TOTALE DE CARBONE
STOCKÉE DÉPASSE
6100'5
&ũǽ37+8#.'06%1
Les observateurs locaux ont constaté
également que certaines concessions
bordent sur les écosystèmes uniques, comme
à Sao Tomé, où ils sont situés à côté d’un
parc national qui abrite une biodiversité
remarquable. Cependant, contrairement à
ses principaux concurrents dans le secteur
GH OȊKXLOH GH SDOPH 6RFʏQ QȊD SDV PLV
en place une politique de lutte contre la
G©IRUHVWDWLRQQLSRXUHQʏQLUDYHFOHVFRQʐLWV
fonciers. À Sao Tomé, selon les estimations
de Greenpeace, la quantité totale de carbone
stocké dans ces forêts défrichées dépasse
600 000 tonnes d’équivalent CO2. Ceci est
l’équivalent des émissions annuelles d’une
petite centrale électrique au charbon.
N°48 - Avril 2016
www.economie-gabon.com
place du classement mondial, avec des
investissements en progression pour l’un,
VWDEOHVSRXUOȊDXWUHOȊ(XURSHDIʏFKHGHVRQ
côté une baisse de 21%, avec 48 milliards
de dollars investis. Près de la moitié
des investissements européens venaient
d’ailleurs d’un seul pays : le RoyaumeUni qui a fortement investi dans l’éolien
offshore. L’Allemagne, 2e pays européen
pour les investissements dans les énergies
renouvelables, enregistre pour sa part une
chute de 46% avec notamment une forte
réduction dans l’éolien terrestre. La France,
HOOH DXVVL DIʏFKH XQH WU¨V IRUWH EDLVVH HQ 0DLV OH UDSSRUW GX 318(
apporte quelques éléments d’explications à
cette forte baisse, notamment lOȊDWWHQWHGX
VHFWHXUGHODORLGHWUDQVLWLRQ©QHUJ©WLTXH{
qui a été promulguée en août 2015.
Comment expliquer cette évolution des
investissements en forte hausse dans les
pays en développement et en baisse dans
les pays développés ? Du côté des pays en
G©YHORSSHPHQWOHUDSSRUWGX318(SRLQWH
une hausse rapide de la demande d’électricité,
le coût des énergies renouvelables qui
baisse ainsi que la Chine qui se développe
dans les énergies éolienne et solaire. Côté
pays développés, le ralentissement de la
croissance économique et la réduction des
VXEYHQWLRQV HQ (XURSH VRQW GHV IDFWHXUV
d’explication, selon le rapport
Source : http://www.challenges.fr
RENDRE PUBLIQUE
UNE POLITIQUE
ZÉRO
DÉFORESTATION
Puisque le groupe Bolloré détient plus de
GX FDSLWDO GH OD 6RFʏQ *UHHQSHDFH
a lancé une pétition à destination de son
président-directeur général, Vincent Bolloré,
DʏQTXȊLOXVHGHVRQLQʐXHQFHSRXUTXHOD6RFʏQ
s’engage immédiatement vers une politique
de plantation zéro déforestation crédible et
respectueuse des droits des communautés
locales. Dans le même temps, le groupe
Bolloré interpelle l’ONG Greenpeace, qui
doit lui-même rendre publique une politique
zéro déforestation couvrant l’ensemble de ses
investissements dans le secteur. Il faut rappeler
TXHOD6RFʏQHVWXQHHQWUHSULVHJ©UDQW
hectares de plantations de palmiers à huile et
GȊK©Y©DVHQ$IULTXHHWHQ$VLHGX6XG(VW
Source : Rapport Greenpeace France
SUR NOTRE
SITE
www.economie-gabon.com
20 DEVELOPPEMENT DURABLE
Flashez ce
code avec
votre Smartphone pour
lire l’article
TREMPLIN GABON : un très
bel évènement, rendez-vous l’année prochaine
N°48 - Avril 2016
EMPLOI & FORMATION 21
www.economie-gabon.com
TREMPLIN GABON : la récompense qui les fait bondir et rebondir
Après la Côte d’Ivoire et l’Ethiopie, le mécanisme de soutien
j O·HQWUHSUHQHXULDW GHV MHXQHV HW OD FXOWXUH GH OD SDL[
VRXWHQXSDUO·81(6&2, nommé 35,;75(03/,1 *OREDO,
première édition au Gabon, a été décerné vendredi 8 avril
2016 à ses lauréats, sous l’œil bienveillant de la marraine
de l’événement, Madame Madeleine BERRE, Ministre
du Commerce, des Petites et Moyennes Entreprises, de
l’Artisanat, du Tourisme et du Développement des Services.
Anne-Marie JOBIN
Partenaires Tremplin Gabon 2016 : OGAR, AIRTEL, ECOBANK, GABON TELECOM, SEEG.
Ȓ Avoir créé son entreprise depuis au
moins 1 an et avoir son siège au Gabon
Ȓ (WUHGLULJHDQWGHODGLWHVWUXFWXUHHWHQ
contrôler au moins 50 %
Ȓ Avoir créé au moins un emploi stable
Les deux lauréats se sont illustrés dans
des domaines très différents. Ils n’ont
en aucune manière dissimulé leur émotion à l’écoute de leur nom :
De gauche à droite : M. Loïc Tribot La Spière, Mme Madeleine BERRE, M. Enzo FAZZINO
Dominique BALLE
TREMPLIN GLOBAL, initié par
le CEPS l &HQWUH GȊ(WXGH HW GH
Prospective Stratégique » est soutenu
par l’UNESCO qui a mis en place un
mécanisme de soutien en faveur de
l’entrepreneuriat des jeunes en Afrique.
L’idée première du PRIX TREMPLIN
est de récompenser et de valoriser les
actions tendant à travailler pour une
cohésion sociale et s’impliquant dans la
culture de la paix en Afrique.
Ces fondamentaux ont séduit Flavien
NZIENGUI NDZOUNDOU, troisième Vice Premier Ministre en charge
de la Formation professionnelle et de
l’Insertion des Jeunes, ainsi que de
nombreux représentants des différentes
ambassades de la place, qui ont répondu présent à l’invitation de cette remise
de prix, aussi sérieuse et formelle que
festive et originale. La pluralité des intervenants a marqué de son empreinte
le caractère particulier de ce prix. Jean
Patrick EHOUMAN, a narré tous les
événements qui ont changé sa vie de-
Lorain ESSONO NGOUA
puis l’obtention de son PRIX TREMPLIN GLOBAL organisé en 2013
dans son pays la Côte d’Ivoire. Sa rencontre improbable avec le président des
USA, Monsieur Barack OBAMA, ses
voyages et la découverte d’univers qu’il
pensait inapprochables, ses contacts
avec des dirigeants et des leaders d’opinion … autant d’aubaines qui le font
progresser chaque jour. Le message
essentiel qu’il a souhaité faire passer
aux deux heureux lauréats du PRIX
TREMPLIN GABON 2016 portait sur
l’infaillible conviction, sur la volonté et
la rigueur nécessaires à la réussite d’un
projet, quel qu’il soit.
Ȓ Mademoiselle Dominique BALLE,
32 ans, a créé son entreprise nommée
GAB BY LIGHT HQ (OOH D
pour objet l’éclairage des foyers et
l’accès à l’énergie. Mademoiselle
%$//( HVW G©WHQWULFH GH GHV
parts sociales.
GAB BY LIGHT D SRXU YRFDWLRQ
GH U©SRQGUH DX[ EHVRLQV FODLUHPHQW
LGHQWLʏ©V GH PLOOLHUV GH IDPLOOHV
DIULFDLQHV OȊ©FODLUDJH GHV IR\HUV
HW OȊDFF¨V OȊ©QHUJLH $XGHO GHV
U©SRQVHVTXȊHOOHDSSRUWH*DEE\/LJKW
VȊLQVFULWGDQVXQHG©PDUFKHU©VROXPHQW
HQYLURQQHPHQWDOH JU¢FH DX[ VROXWLRQV
VRODLUHV TXȊHOOH SURSRVH $YHF XQH
FRQQDLVVDQFHGXFRQWH[WH©FRQRPLTXH
VRFLDOHWFXOWXUHO*DEE\/LJKWDSSRUWH
GHVVROXWLRQVLQQRYDQWHVHWLPP©GLDWHV
WRXW HQ IDYRULVDQW OȊ©FRUHVSRQVDELOLW©
GH FKDFXQ l (FODLUHU OHV IR\HUV PDLV
DXVVL OHV HVSULWV SRXU IDLUH GH FKDTXH
*DERQDLV XQ UHVSRQVDEOH /H WRXW HQ
UHVWDQWDQFU©VGDQVXQHPRXYDQFHécocitoyenne »
14 dossiers de jeunes entrepreneurs ont
été retenus à l’issue d’une sélection
GLIʏFLOH'HX[GȊHQWUHHX[VRQWVRUWLVGX
lot parce qu’ils répondaient parfaitement
aux critères d’éligibilité :
Ȓ Avoir entre 21 et 35 ans
Ȓ (WUHGHQDWLRQDOLW©JDERQDLVHHWU©VLder au Gabon
Les organisateurs, les lauréats et leur marraine
Ȓ 0RQVLHXU/DXUDLQ(662121*28$
DQVDFU©©VRQHQWUHSULVHQRPP©H6/(1+7(&+ HQ (OOH D SRXU REMHW OH
développement d’applications, l’ingénierie des logiciels, la vente de licences
de logiciels, la formation et l’assistance
aux utilisateurs, la réalisation d’enquêtes
VWDWLVWLTXHVHWGHVRQGDJHV0RQVLHXU(6SONO NGOUA est détenteur de 65% des
parts sociales de sa structure.
SLENTECH est XQH SODWHIRUPH XQ
VLWHVXUOHTXHOXQ©O¨YHRXXQ©WXGLDQW
REWLHQGUDGHVLQIRUPDWLRQVUHODWLYHVDX[
FXUVXVHWDX[G©ERXFK©VTXȊLOREWLHQGUD
VXLWH VD IRUPDWLRQ $LQVL LO VXIʏUD
OȊXWLOLVDWHXU GH VS©FLʏHU VRQ QLYHDX
GȊ©WXGHV VD V©ULH RX OH GRPDLQH GDQV
OHTXHO LO DLPHUDLW WUDYDLOOHU SRXU TXH
GHV FXUVXVIRUPDWLRQV©FROHV OXL VRLHQW
SURSRV©Vȓ,OVȊDJLWGRQFGȊLQIRUPHU
OHVIXWXUV©WXGLDQWVHWGHOHVLQW©UHVVHU
La dotation initialement prévue était de
10 millions de francs CFA. Finalement,
au vu de la générosité des sponsors
et de l’égalité des candidats, il sera
remis 7.500.000 F CFA à Dominique
et à Lorain plus le suivi d’un an de
JA Achievement en charge de les
accompagner dans leurs démarches
pour devenir des chefs d’entreprise
exemplaires pour la génération à venir.
Cette remise du PRIX TREMPLIN
GABON 2016 prépare déjà la prochaine
édition puisque les partenaires
©FRQRPLTXHVJDERQDLVVHURQWʏG¨OHVHW
reviendront en 2017
22
N°48 - Avril 2016
LE CARNET
www.economie-gabon.com
Pour toutes vos annonces, contactez
notre service commercial
EChOs
News
[email protected]
VOS ANNONCES LOCALES
BON VOYAGE
COUP DE COEUR
Ǵ.17'4ǭ CASE à la POINTE DENIS
Spécialiste des voyages en République de Sao Tomé et Principe,
BICS TOUR vous propose d’organiser vos séjours d’affaires et/
ou privés sur l’île chocolat. Pour une escapade le temps d’un WE,
un séjour en famille ou organisation de séminaires / réunion de
cadres dans un environnement dépaysant, BICS TOUR vous donne
rendez-vous pour vous informer en détail
[email protected]
(241) 04.61.94.50. / 03.35.87.35. / 03.35.88.35
(239) 996.77.00. / 994.66.33.
TOUT ÉQUIPÉE
ȈCuisine américaine
Ȉ3 chambres
doubles
Ȉ1 chambre enfants
Ȉ Case entièrement
climatisée
ȈGardiennée
BONNE ACQUISITION
Dans le lotissement MANGOUBA de 75 ha, idéalement situé à proximité du stade de l’Amitié de Libreville. Parcelles de 470 à 1500 m2.
Terrains viabilisés avec Titre Foncier à partir de 40 000 fcfa/m2
Tel : 05 30 18 80
LE PÉRIODIQUE DES DIRIGEANTS ET LEADERS D’OPINION
Contacts : BICP - 01 73 18 80 / 01 73 17 55 / e-mail : [email protected]
BON PLAN IMMOBILIER
DÉCOUVREZ
TOUTE L’ACTUALITÉ
ÉCONOMIQUE
DU GABON dans notre
MENSUEL GRATUIT...
Vie économique
que
rmation
Emploi et Formation
ent Durable
e
Développement
idaire
Social et Solidaire
té
Conso et Santé
TIRÉ À
10.000
exemplaires
...et recevez notre NEWSLETTER Hebdo
www.economie-gabon.com
Flashez ce code avec
votre Smartphone
N°48 - Avril 2016
CONSO
& SANTE
www.economie-gabon.com
UWRGTCNKOGPVUUWRRNȘOGPVCKTGU
riches en qualités nutritives
Manger sainement : attirer l’attention sur
NGUCNKOGPVUNQECWZTKEJGUGPPWVTKOGPVU
LE CARNET 23
AGENDA
.GLWKP Invest in Data Center Africa, organisé dans le cadre de Data Cloud
Europe, se réunira au Forum Grimaldi à Monaco, pour discuter des investissements actuels et à venir dans les centres de données d’Afrique, de la connectivité
RCTNGDKCKUFGEȑDNGUUQWUOCTKPUGVFGNCƓDTGQRVKSWGPQKTGFGNũCRRTQXKUKQPPGment en énergie, du Cloud, de l’investissement en informatique, des risques et de
NCFKURQPKDKNKVȘFWƓPCPEGOGPV
JVVRYYY&CVC%NQWF%QPITGUUEQOCHTKEC
La Rédaction
A
u début de l’année, la FAO s’est intéressée à six plantes incroyables dont nous n’avons
jamais entendu parler. Aux quatre coins du monde, les régimes alimentaires à base de
racines et de feuilles de forêt comme celles du moringa en Afrique et dans certaines
U©JLRQVGȊ$VLHRXGHFDUGRQXQSURFKHSDUHQWGHOȊDUWLFKDXWHQ(XURSHVRQWYDUL©V
adaptés à l’environnement local et permettent de lutter contre la malnutrition et les maladies.
Voici les six cultures traditionnelles que la FAO nous conseille vivement d’intégrer à notre régime
alimentaire :
.GƓIWKGTFG$CTDCTKGǭ: une plante particulièrement résistante à la sécheresse originaire du
0H[LTXHPDLVTXHOȊRQWURXYHG©VRUPDLVXQSHXSDUWRXWGDQVOHPRQGH/HVIUXLWVGXʏJXLHUGH
Barbarie, riches en vitamines (en particulier en vitamine C) et en acides aminés, sont généralement
WUDQVIRUP©VHQVLURSVHWHQFRQʏWXUHV/DFRQVRPPDWLRQGHVEUDQFKHVSHUPHWGHU©GXLUHOHVWDX[
de glucose et de cholestérol dans le sang.
Le sarrasin commun ne contient pas de gluten, il est facile à digérer et possède de la rutine,
une substance qui prévient la formation de caillots dans le sang. Sa farine est utilisée pour la
IDEULFDWLRQGHQRXLOOHVHQ&KLQHHWDX-DSRQGHFUªSHVHWGHELVFXLWVHQ(XURSHHWHQ$P©ULTXHGX
Nord, de bouillie et de soupe en Russie et en Pologne et de chappattis sans levain en Inde.
Le pois patate est un aliment hypocalorique (38kcal/100g) et riche en vitamine C. Il est
originaire d’Amérique latine et est aujourd’hui également cultivé dans de nombreux pays de
OȊ$VLHGH6XG(VW6HVWXEHUFXOHVSHXYHQWªWUHFRQVRPP©VFUXVFRXS©VHQODPHOOHVHWVHUYLVIUDLV
en salade ou marinés dans du citron vert. Le pois patate peut être séché et réduit en farine pour la
confection de gâteaux et de desserts. Ses grains mûrs sont toxiques et peuvent être utilisés comme
pesticide.
L’arbre à pain est originaire d’Océanie mais pousse aussi au Gabon. Son fruit, riche en amidon,
peut remplacer la farine de blé. Le latex collant est utilisé en médecine traditionnelle, il peut
notamment être frictionné sur la peau pour traiter les infections cutanées. Selon certains modes de
préparation traditionnels, les fruits à pain sont cuits dans la terre ou rôtis à la braise. On les tasse
et on les met à fermenter dans un récipient en les séparant par des feuilles et on mélange ensuite
le tout avec du lait de coco, avant de les faire cuire au four pour obtenir une sorte de pain acidulé.
L’oca est un aliment riche en énergie, pauvre en lipide et facile à digérer. L’oca fait partie des
tubercules traditionnels des Andes, elle peut être cultivée à une altitude élevée, entre 2 500 et
P¨WUHVGȊDOWLWXGH(OOHU©VLVWHELHQSOXVDX[UDYDJHXUVTXHOHVSRPPHVGHWHUUH(OOHHVW
cultivée pour sa racine comestible et croquante dans laquelle la plante emmagasine de l’amidon
pendant l’hiver ou la saison froide quand elle ne pousse plus.
#VGNKGT UWT NC EQPƓFGPVKCNKVȘ FGU FQPPȘGU GV VGEJPKSWGU FũCPQP[OKUCVKQP FGU
OKETQFQPPȘGU FW CW LWKNNGV ȏ Libourne en France. AFRISTAT organise
TȘIWNKȗTGOGPVFGUCVGNKGTUVGEJPKSWGUUWTFKXGTUUWLGVUCƓPFGTGPHQTEGTNGUECRCEités techniques de ses experts et des cadres des Etats membres.
Atelier sur les nouvelles directives d’élaboration de la SNDS
&CMCTCWCXTKN
.G5[ORQUKWOƓUECNCHTKECKP se tiendra à Entebbe, en Ouganda, FWCWOCK.
%GVȘXȘPGOGPVCPPWGNHCKUCPVCWVQTKVȘTCUUGODNGFGURTQHGUUKQPPGNUFGNCƓUECNité à travers tout le continent.
.G )CDQP CDTKVGTC FW CW OCK RTQEJCKP NG G 5QOOGV 2CPCHTKECKP FGU
,GWPGU .GCFGTU FGU 0CVKQPU 7PKGU L’annonce a été faite par Laurina Moyi, conseiller en charge de la Stratégie Nationale de la Jeunesse représentant le ministre de la Jeunesse et des Sports qu’accompagnait le Dr Djibril Diallo, président
FũJQPPGWTOQPFKCNFW4ȘUGCWFGU,GWPGU.GCFGTUFGU0CVKQPU7PKGU
41,#.07
et du directeur régional de l’ONUSIDA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre lors
d’une récente conférence de presse au siège du Conseil National de la Jeunesse
à Libreville. Organisé par le ROJALNU avec l’appui de l’ONUSIDA, ce Sommet est
sous la tutelle du Gabon qui accueillera pas moins de 300 jeunes Africains. Un
rendez-vous qui aura pour thème : « Sommet de Libreville vers la réunion de haut
PKXGCWFG0GY;QTMGPICIGOGPVGVNGCFGTUJKRFGUHGOOGUGVFGULGWPGUEQPVTGNG
8+*5+&#RQWTTȘCNKUGTNGU1DLGEVKHUFG&ȘXGNQRRGOGPV&WTCDNG
1&&z
Du 11 au 14 mai prochain, l’Egypte sera l’hôte du Colloque mondial des régulateurs du
secteur des TICQTICPKUȘRCTNũ7PKQPKPVGTPCVKQPCNGFGUVȘNȘEQOOWPKECVKQPU
7+6
sur le thème «Accroître les opportunités et promouvoir l’inclusion : composantes
GUUGPVKGNNGUFGUQEKȘVȘUKPVGNNKIGPVGUFCPUWPOQPFGEQPPGEVȘz
5OCTV%KV['ZRQ%CUCDNCPECGVOCKȏ%CUCDNCPEC
%CUCDNCPECGUVƓPRTșVGRQWTNCRTGOKȗTGȘFKVKQPCHTKECKPGFGNũȘXȘPGOGPV5OCTV
City Expo qui se tiendra du 18 au 19 mai 2016, sous le thème de «La ville ouverte,
KPENWUKXGGVKPPQXCPVGz.ũȘXȘPGOGPVUGTCEQORQUȘFũWPHQTWOGZRQUKVKQPGVFũWPG
plateforme B to B de mise en relation des entreprises locales et étrangères.
Le cardon HVWXQSURFKHSDUHQWGHOȊDUWLFKDXW,OHVWXWLOLV©GDQVOHVSODWVWUDGLWLRQQHOVGȊ(VSDJQH
GȊ,WDOLHHWGXVXGGHOD)UDQFH2QXWLOLVHOHVʐHXUVSRXUUHPSODFHUODSU©VXUHGDQVODIDEULFDWLRQ
de fromage. On estime également que les feuilles ont des effets diurétiques, qu’elles sont bonnes
pour la vésicule biliaire et qu’elles facilitent la digestion. Les graines peuvent être transformées
en huile pour la production de biocarburant
Recette du mois
Source : FAO
CHILI CON CARNE
Temps de préparation : 10 minutes
Temps de cuisson : 25 minutes
Ingrédients (pour 4 personnes) :
- 50 g de beurre
- 2 gros oignons
- 2 gousses d’ail écrasées
- 500 g de bœuf haché
- 1 cuillère à café de Chili en poudre
- 2 cuillères à café de cumin en poudre
- 65 g de concentré de tomate
- 1 grosse boîte de haricots rouge égouttés
- 30 cl de bouillon de bœuf
- sel, poivre, persil pour décorer
Préparation de la recette :
Dans une cocotte en fonte, faire fondre
le beurre, et ensuite dorer doucement
l’oignon et l’ail.
Incorporer le bœuf haché et laisser cuire
doucement 10 min.
Mélanger le chili, le cumin, le concentré
de tomates, et incorporer le tout au bœuf.
Ajouter les haricots, le bouillon; saler et
poivrer.
Couvrir, et laisser cuire 25 min au four
(thermostat 6/180°C).
Remarques :
Si vous ne trouvez pas de Chili, vous pouvez utiliser une petite cuillère à café de poivre
de Cayenne. Au moment de mettre au four, vérifiez que le bouillon arrive au raz de la
préparation, au besoin, rajoutez un peu d’eau.
Mobicash,
votre porte-monnaie
mobile au quotidien
Tapez *555# et suivez les instructions. La souscription à Mobicash est facile et rapide,
elle se fait dans toutes les agences Gabon Telecom ou dans un point de vente agréé.