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LOEB FAIT COUP DOUBLE AU MEXIQUE o France métropolitaine Jaune L’Américain Bobby Julich, vainqueur hier du prologue. (Photo Bernard Papon) (Photo Bernard Papon) e Noir (Page 12) (Page 19) *61 ANNÉE - N 18 880 1,00 Rouge PARIS-NICE : JULICH S’ABONNE, BOONEN SE PLACE CYCLISME AUTOMOBILE Bleu RUGBY ENTRETIEN DU LUNDI HINGIS : « À PARIS POUR GAGNER » IBANEZ ET DALLAGLIO LANCENT FRANCE ANGLETERRE (Photos Pascal Rondeau et Pierre Lahalle) 1 (Page 15) (Photo Nicolas Luttiau) (Pages 10 et 11) www.lequipe.fr Lundi 6 mars 2006 LE GUEN CHOISIT LES RANGERS T 00105 - 306 - F: 1,00 E 3:HIKKLA=ZUVUU\:?k@d@k@g@a; (Page 9) LE QUOTIDIEN DU SPORT ET DE L’AUTOMOBILE ON A TOUCHE LE FOND La belle performance des minots marseillais (0-0, au Parc des Princes) ne peut occulter l’essentiel : la Ligue 1 est tombée bien bas, hier, à l’occasion de ce PSG - OM de la 29e journée. Et que dire de la pitoyable prestation des Parisiens... (Pages 2 à 4) RCS Bordeaux B 301 711 461 D ’ A L C O O L E S T D A N G E R E U X P O U R L A S A N T É , C O N S O M M E Z A V E C M O D É R A T I O N . L’ÉQUIPE dimanche, lundi : ALLEMAGNE, 2,20 ; ANTILLES, LA RÉUNION, 1,5 ; AUTRICHE, 2,3 ; BELGIQUE, 1,6 ; ESPAGNE, 2,1 ; GRÈCE, 2,2 ; ITALIE, 1,9 ; LUXEMBOURG, 1,6 ; PAYS-BAS, 2 ; PORTUGAL CONT., 2 . Bleu Rouge Noir Jaune Rouge L ’ A B U S *Sir Edward’s, l’un des blends les plus riches en malt du marché. Oui Monsieur ! Bleu Rouge YES SIR !! * Jaune Bleu Jaune ECOSSAIS ET GÉNÉREUX ?! * Noir Noir PARC DES PRINCES. – Après la polémique qui avait empoisonné ces derniers jours l’atmosphère du « classique » PSG-OM autour de la présumée mauvaise foi marseillaise, le verdict du terrain, hier, a tourné au camouflet pour des professionnels parisiens (ci-dessus Bonaventure Kalou, devant Pauleta) incapables de venir à bout des minots de l’OM, emmenés par leur capitaine Alain Cantareil. (Photo Didier Fèvre) 2 LE DESSIN Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL LIGUE 1 (29 journée) – PARIS-SG - MARSEILLE : 0-0 e Blayau et Lacombe face à la « honte » Le président et l’entraîneur parisiens ont tenté d’assumer l’humiliation suprême vécue par le PSG. L’ÉDITO PAUVRE FOOTBALL ! U Lacombe : « Ce n’est pas juste » JOSÉ ANIGO, très fier du match de ses joueurs, ne digère pas le comportement du président de la Ligue. Loin de l’effervescence du Parc des Princes, José Anigo nous a accordé un entretien téléphonique, hier soir, depuis son hôtel parisien. Il est revenu sur la performance de son équipe, avant de donner son point de vue sur l’affaire qui a secoué le football français ces derniers jours. Sa cible : Frédéric Thiriez. « QUEL EST VOTRE sentiment au soir de match nul ? – Un sentiment de justice. On a eu une ligne de conduite, et on n’en a pas bougé. Pas grand-monde ne nous a compris. Mais on a fait ce qu’il fallait faire. Cela fait vingt ans que l’on remplit tous les stades de France, que nos supporters nous suivent partout. Le minimum, c’est de respecter ces gens-là. – Que regrettez-vous ? – Frédéric Thiriez n’a pas fait son travail. Il a préféré se donner en spectacle devant les caméras de télévision. L’année dernière, notre bus avait été saccagé. Je ne l’ai pas entendu à ce moment-là. Cela me met encore plus en colère. Il y a deux poids, deux mesures. Quand il dit que c’est un amoureux de l’OM, cela fait rire beaucoup de gens. Tout ça est politique. On nous a rentrés dedans parce que nous n’avons pas de poids à la Ligue, qu’on n’est pas représentés là-bas. On a donné notre réponse sur le terrain. « Ce résultat nous donne une force inouïe » – Pourquoi, alors, personne ne semble vous avoir compris ? – Il faudrait se placer du côté marseillais pour comprendre. – Ne redoutez-vous pas un divorce entre l’OM et le football français ? – Je ne sais pas… On ne peut pas dire que la Ligue soit très populaire à Marseille. Thiriez a appelé les groupes de supporters, vous pouvez vérifier, pour essayer de les retourner contre nous. Ce n’est ni très fin, ni très intelligent. Je ne sais pas si le public marseillais serait ravi de le voir au Vélodrome. – Mais n’en avez-vous pas assez de toutes ces histoires ? – Quand Thiriez dit qu’il en a marre de ces OM - PSG, je suis d’accord. Mais pourquoi ne l’a-t-il pas dit l’année dernière ? C’était quand même beaucoup plus grave. C’était à lui de trancher. Il aurait pu régler ça en sommant le PSG de nous donner les places auxquelles on avait droit. Mais il aurait fallu du courage. C’est plus facile de taper sur la gueule des Marseillais. Voilà : ce Une forteresse bien triste Le lourd dispositif de sécurité prévu a été maintenu. Le Parc, lui, est resté plus calme que d’habitude. EN DIRECT DE L’ÉQUIPE SUR HIER, ILS ONT DIT Laurent JALABERT (cyclisme, consultant de L’Équipe et de RTL): « Ca me paraît bien parti, cette saison, et ça donne envie. Des Français dans les vingt premiers du prologue de Paris-Nice, ça veut aussi dire qu’ils sont là. Les bonnes sensations et les victoires du début de saison, c’est toujours un signe. Il vaut mieux s’habituer à gagner ou être devant, qu’à perdre et toujours subir. » Bernard HINAULT (cyclisme, cinq fois vainqueur du Tour): « Je veux bien, mais gagner, ça dépend qui on bat. Un Français qui gagne devant Boonen, en Belgique, d’accord. Sinon… Il faut encore attendre. Personne ne peut affirmer que les Français vont être mieux cette saison, ou s’ils vont encore être à la traîne…» Christophe DOMINICI (rugby, joueur du Stade Français): « À part quelques caresses trop médiatisées (au match aller), je ne vois pas pourquoi on évoque une telle rivalité entre Biarritz et nous. On a en tout cas prouvé qu’on pouvait jouer un bon match de rugby, dans le cadre d’une grande fête. » Ladji DOUCOURÉ (athlétisme, champion du monde du 110 m haies): « Ca craignais un peu, ce 60 m haies (de Liévin). Il fallait que j’assure, sans assurer, tout en assurant… Mes courses, c’est toujours pareil, il y a toujours des haies!» « EN DIRECT DE L’ÉQUIPE » SUR RTL, TOUS LES DIMANCHES DE 19 h 30 À 20 h 30. LA QUESTION D’HIER Sa victoire à Ajaccio rassure-t-elle Lyon avant le match retour face au PSV en Ligue des champions ? OUI ............................................................................................. 79 % NON ........................................................................................... 21 % (nombre de votants : 65 265) Selon le résultat de vos votes sur lequipe.fr et par SMS. UNE HAIE DE STEWARDS en veste rouge, adossés à une vitre en Plexiglas, protège une tribune vide. Aucun Marseillais n’a assisté au match courageux livré par les réservistes de l’OM. Ce coin du stade était pourtant à l’image du reste du Parc des Princes : sous haute sécurité. Drôle d’ambiance : quinze policiers avaient été maintenus en place pour surveiller des sièges inoccupés. Dehors, ils étaient près de 1 200 représentants des forces de l’ordre, soit l’effectif prévu, pour filtrer, contrôler les spectateurs et assurer la protection des joueurs de l’OM à leur arrivée et à leur départ. Il est 15 h 45 lorsque leur bus approche du Parc, encerclé d’un cordon de gendarmes mobiles. Un dirigeant parisien en charge de la sécurité respire : « Au moins, il n’a pas été caillassé. » Pas comme l’an dernier. Des supporters du PSG tentent d’apercevoir les joueurs, mais les vitres teintées les en empêchent. « Je suis sûr qu’il y a des pros dedans », lance un Parisien. D’autres sont convaincus que des supporters provençaux ont fait le déplacement. La rumeur… Selon la préfecture de Paris, une cinquantaine d’indépendants auraient fait le voyage. Aucun n’apparaîtra. En revanche, lorsque les « minots » de l’OM montrent leur tête sur la pelouse, limite intimidés, ils sont accueillis par l es m ê m e s s if f l e t s q u e c e u x qu’auraient connus les coéquipiers de Barthez. José Anigo, le directeur sportif, les suit, mais son apparition sera furtive. Pape Diouf restera plus longtemps. Il discute quelques minutes avec Sylvain Armand, le défenseur parisien dont il fut l’agent, suspendu hier, avant d’aller à la rencontre de nombreux journalistes, qu’il tente à nouveau de convaincre : « Tout le monde me parle de foot, mais je n’en ai rien à faire du foot quand la sécurité des gens est en jeu. » Interrogé sur l’arrivée de la délégation phocéenne à Paris, le président marseillais ajoute : « Il faut voir le cortège qu’on a eu… C’est comme si Bush arrivait. Comme quoi, ça sert quand même de crier un peu. » Les deux virages du Parc chantent alors à l’unisson : « Diouf, Diouf, on t’enc… » Pierre Blayau, son homologue parisien, passe derrière lui. Pas un mot, pas un regard, pas un salut. « Ni avec Anigo d’ailleurs », glisse le président du PSG. Dans les tribunes, des banderoles sont dépliées. Côté Boulogne : « OM-PSG : vestiaires empoisonnés, supporters caillassés. C’est ça la sécurité ?» Juste à côté, un cercueil, avec une inscription : « OM. » Côté Auteuil : « Après Bosso, Titoff, Diouf, star du comique. » « Il aurait fallu qu’ils viennent avec leurs minimes » Mais au cours du match, les reproches du public parisien s’adresseront vite à leur propre camp. 32e minute : Mendy est remplacé par Cesar. Sifflets nourris et début de fâcherie entre Lacombe et son défenseur. À la mi-temps, les supporters grondent à nouveau leur mécontentement. Mais l’atmosphère n’a rien à voir avec les traditionnels duels entre le PSG et l’OM. Pas de chaleur, pas de folie. Le Parc s’impatiente, scande le nom de Laurent Fournier, exige la « démission » de Canal + puis demande à être remboursé. L’issue du match est toute proche. Des mouchoirs blancs sont agités, « à l’espagnole », et deux fumigènes sont lancés sur la pelouse. L’un rebondit sur le toit du Parc et retombe dans la tribune Boulogne, sans gravité. Au terme des trois minutes de temps additionnel, l’OM tient son exploit, le PSG son humiliation. Nouveaux sifflets, accompagnés de quelques applaudissements pour l’équipe marseillaise. « Il aurait fallu qu’ils viennent avec leurs minimes », ironise un spectateur. Retour sur la pelouse : la joie des mômes est énorme. Laurent Spinosi, l’entraîneur des gardiens, leur demande d’applaudir en l’air. Ironique ? Un peu plus tard, les intéressés démentiront. « C’était un geste pour la télé, pour remercier nos supporters restés à Marseille », dira Emon. La version de Cédric Carrasso est un peu différente : « C’était bizarre. On ne savait pas comment exprimer notre joie. En fait, on s’applaudissait nous-mêmes, je crois. » DAMIEN DEGORRE et SÉBASTIEN TARRAGO CAZADAMONT PRÉCISE. – Guy Cazadamont, le responsable de la sécurité de l’OM, a démenti, hier, avoir visité le Parc des Princes en compagnie de la commission de sécurité, contrairement à ce que laissait entendre L’Équipe d’hier. Il s’est présenté à Paris à une convocation de la police sur le thème de la sécurité, mais il n’a pas validé une visite au Parc des Princes. Il a précisé que la tribune qui devait accueillir les supporters marseillais au départ contenait 1 379 places. – J. Ri. RECTIFICATIF. – Contrairement à ce que nous affirmions dans nos éditions d’hier (dans l’article « Diouf : “Tranquille dans ma tête” »), Pape Diouf, le président du directoire de l’OM, avait fait part de son inquiétude sur le fait que mille Marseillais puissent se retrouver sans billet aux abords du Parc des Princes avant son passage sur le plateau de Canal + samedi soir. PAGE 2 résultat nous donne une force inouïe. On a pris un point avec une équipe de bébés. C’est formidable. – N’avez-vous pas peur que l’OM paye cette affaire ? – Mais on a fait quoi ? Une année, Monaco est venu jouer chez nous en Coupe de la Ligue avec sa réserve. Personne n’est monté au créneau. – N’avez-vous pas envie que tout cela s’arrange ? – Alors, il faut que les gens reconnaissent leurs torts. Nous, on avait prévenu tout le monde. Mais on a préféré parler de la grande gueule des Marseillais. À l’OM, on a des convictions. C’était si facile de nous donner tout de suite ces places. À l’arrivée, on nous les donne au dernier moment. Ça veut dire quoi ? Après ce match, je peux vous dire une chose : à Marseille, la fierté est immense. Il paraît que c’était la folie. » SÉBASTIEN TARRAGO « On doit vite oublier » JOSÉ DELFIM est fier de la performance de son équipe. Mais le Portugais regrette les péripéties qui ont entouré ce PSG-OM. « QUE RESSENTEZ-VOUS après cette performance ? – Une fierté énorme. Il y avait ces jeunes de CFA 2 et nous, les plus anciens… On a lutté, tous ensemble, et on a réussi quelque chose d’important, surtout pour la transparence du football. Ce soir, c’est le football qui gagne. – Quelques heures avant le match, vous aviez exprimé votre mécontentement. Étiez-vous fâchés ? – On a été surpris par tout ça. Mais je suis professionnel, je devais répondre à l’appel de mon club. Dans des conditions normales, je n’aurais pas joué. Je n’étais pas convoqué. C’est comme ça : là, j’étais présent, avec tous mes coéquipiers, on a fait quelque chose d’important. – Le plaisir est-il immense ? – C’était un match spécial. En arriver là, ce n’était pas normal. Mais on s’est battus avec beaucoup de courage. Un nul ici, dans ce contexte, ça vaut trois points pour nous. – Pourquoi avez-vous applaudi en l’air, à la fin du match ? – Je l’ai fait pour le sport. C’est le sport qui doit gagner. On doit vite oublier tout le reste. Avec des histoires comme ça, on a tous beaucoup à perdre. – V ous r egre tte z toujours autant ce qui s’est passé autour de cette rencontre. – Bien sûr que je le regrette. C’est le sport qui perd. Ce sont aussi les clubs et toute l’organisation du football français qui y perdent. L’essentiel, c’est d’avoir donné l’image qu’il faut pour oublier tout ça. Pour mettre un point final à cette histoire. – Vos dirigeants vous ont-ils reproché vos déclarations ? – Nous en avons discuté. Mais c’est un problème interne. Je leur ai dit ce que je pensais, ils m’ont donné leur point de vue. On règle cela entre nous. » – S. Ta. Football de carnaval LE FOOTBALL A REÇU une fois de plus le bonnet d’âne du mauvais élève de la classe. Et le rugby le brevet de bonne conduite. Depuis plus d’un siècle, il en est ainsi. Ici, les bonnes manières héritées d’ancêtres aristos, là, les mœurs vulgaires nées de ce péché originel : à sa naissance, le football du peuple n’avait pas les moyens de cracher sur l’argent. Ce jeu ne porte pas le mal en lui. Mais il ploie sous une croix infiniment lourde à porter, celle de sa vogue planétaire. Ses vilaines façons auraient pu lui valoir depuis longtemps le déshonneur et le bannissement universels. Mais non. Sa popularité ne cesse de s’étendre, d’alourdir son fardeau et d’accroître le vacarme qu’il produit. Le stade de football est un lieu de carnaval. En France, charivari et déguisement des supporters sont relativement récents. C’est avec la médiatisation de ce sport, projeté par la fièvre stéphanoise puis bleue dans les tentacules de la télévision, qu’une partie des spectateurs des stades de France a changé de registre. Certains d’entre eux sont alors devenus spectateurs-acteurs. Être à la fois spectateur et acteur, être vu autant que voir, c’est une des caractéristiques du temps de carnaval. Une autre est de jouer à renverser, pour quelques heures ou quelques jours, l’ordre du monde. Le roi est singé. Le pauvre devient riche. Le noble devient serf. Toutes les opinions sont possibles, y compris les pires. Le temps ancien et le temps nouveau se confrontent. Au football, tout cela est possible. Les puissants s’y montrent et s’y font huer. Le plus faible peut toujours y battre le plus fort. Il y est facile, fondu dans la masse, de prendre position, même de la façon la plus ignoble. Et ainsi de se rendre insupportable, le comble pour un supporter. Au stade, l’anonyme peut avoir sa seconde de gloire : m’as-tu vu à la télé ? Le stade de football propose à sa façon une représentation du monde qui, même maquillée, n’a pas lieu d’être plus réjouissante que celle qui sévit de l’autre côté des tribunes. D’un dimanche à l’autre, au cours de cette semaine de mardi gras, l’humeur des stades de France ’a peut-être rien fait d’autre que répercuter quelques signes de l’humeur de la France. Le dernier dimanche de février, à Lens, casques et lampes sont sortis du musée de la mine. Le peuple de Bollaert s’est tendrement retrouvé mineur de fond pour célébrer le centenaire de la catastrophe de Courrières. Est revenu en mémoire le vers du poète-mineur Jules Mousseron : « l’deuil est partout dins l’cité ». À Bollaert, la belle solidarité prolétarienne d’antan, vestige d’une classe ouvrière décomposée, s’est exprimée. Mais aussi, certainement, la nostalgie d’un football de proximité sociale, quand celui d’aujourd’hui renvoie aux terribles expression de mondialisation, de délocalisation, de loi du marché. Carnaval célèbre le passé, à fleur de larmes, pour échapper au présent. Mercredi des Cendres, Fabien Barthez a été sifflé à Saint-Denis. Au carnaval de jadis, on criait : « Sortez les sortants ! » Barthez a été propulsé naguère au plus haut de la célébrité et de la popularité. À l’exagération de l’amour du joueur, des célébrités et des hamburgers, succéderait l’expression, tout aussi abusive, d’un désamour irraisonné. Barthez serait la victime d’une envie de déboulonner les statues comme cela arrive parfois aux foules. Le public a sifflé Barthez au stade, de la même manière qu’il répond aux sondages télé par SMS. Il estime avoir payé pour ça. Avec le dernier épisode de PSG-OM, la semaine de mardi gras s’achève dans le règne de la déraison : les tribunes sont pleines, y compris de ceux qui raffolent se battre sur une aire d’autoroute, mais les adversaires attendus sont restés chez eux. Le jour approche où de pseudo-spectateurs déguisés en joueurs de football disputeront leurs matches bruyants, enfumés et imbéciles dans les travées. Sur le terrain ne défilera qu’une soldatesque harnachée pour protéger le caractère sacré d’un rectangle de pelouse vidé de ses acteurs. Évidemment, il ne s’agit là que d’une fantaisie de carnaval. Quand il sera entré en Bourse, le foot sera devenu une affaire trop sérieuse pour tomber dans la mascarade. CHRONIQUE DIDIER BRAUN LUNDI 6 MARS 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Rouge Jaune « Thiriez n’a pas fait son travail » Bleu RÉGIS TESTELIN PARC DES PRINCES. – Guy Lacombe, l’entraîneur parisien, a notamment déploré « le manque d’investissement et de percussion » tout en précisant que « l’OM n’avait pas une équipe de CFA 2, mais une équipe convenable avec des joueurs de qualité ». (Photo Richard Martin) Jaune Avec moins d’aplomb et plus d’hésitations, ce dernier a justifié le volet technico-tactique de cette contreperformance. Il a déploré « le manque d’investissement et de percussion » , en regrettant que « certains joueurs (aient) eu peur de l’évé- nement et perdu leurs moyens dans le contexte de la victoire obligatoire (…) Ce ne sont que des hommes » . Au rayon des excuses, il a précisé que « l’OM n’avait pas une équipe de CFA 2, mais une équipe convenable avec des joueurs de qualité » . Enfin, il s’est sans doute égaré en invoquant « le terrain difficile » et ce coquin « de sort » , qu’il dit contraire au PSG. Car ce qui était vrai, samedi dernier contre Nantes (0-0), où Paris devait gagner, ne s’applique pas au match d’hier, durant lequel le PSG ne s’est pas créé plus de cinq occasions franches. Pourquoi un bilan si dérisoire ? Parce que « l’OM avait une ligne de cinq et une ligne de quatre, toujours difficiles à passer,estime Lacombe, il faut un fonds de jeu bien huilé pour trouver des solutions. Ce que devait faire l’OM était plus facile que ce que nous avions à faire nous » . Mais il n’est pas allé jusqu’à reprocher aux minots d’avoir fermé le jeu… Si Blayau fut interrogé sur sa stratégie, Lacombe le fut sur ses choix : Rothen sur le banc ? Rodriguez à droite ? Yepes sur une jambe ? « Rothen a fait une bonne rentrée, Mendy était pris à partie par le public, ne cherchez pas la petite bête avec Mario (Yepes). » Et lui dans tout cela, ses sentiments, son avenir, son moral, ses joueurs, son public ? À la volée, il a assumé comme il a pu. « Ça ne tourne pas et il n’y a que le résultat qui compte (…) C’est dans les épreuves qu’on voit les hommes (…) C’est vrai que c’est un affront mais on n’est pas mort pour autant (…)Ce qui m’ennuie le plus, c’est cette incompréhension entre le public et les joueurs (…) Je ne suis pas sûr que ce soit ce soir que nous ayons touché le fond... » Il pense à la défaite contre Le Mans (0-1), mais y croit-il vraiment ? Et puis, juste avant de quitter la salle de presse, Lacombe résuma son sentiment par cette phrase, terrible d’impuissance : « Ce n’est pas juste pour Paris… » Noir Bleu Noir N policier et demi par supporter marseillais, c’est ce qui était envisagé si les 1 200 fans de l’OM prévus avaient fait le déplacement à Paris. Mais la tribune qui leur était réservée est restée désespérément vide et Marseille a présenté hier au Parc ses minots, des joueurs habitués à jouer en CFA 2 qui, au coup d’envoi, totalisaient une soixantaine de matches en équipe première. Une misère. L’aboutissement d’un jusqu’au-boutisme aveugle des dirigeants marseillais, indigne d’un des plus grands clubs professionnels français. Les minots ont créé la surprise en arrachant le nul (0-0) face au PSG et vont être accueillis en héros aujourd’hui sur la Canebière. Les dirigeants marseillais avaient beau jeu de pavoiser dans les vestiaires du Parc, mais l’exploit de leurs jeunes ne leur donne pas pour autant raison et n’enlève rien au manque de respect dont ils ont fait preuve vis-à-vis du football français dans son ensemble. Avec, en plus, des Parisiens pratiquant un football d’une insigne indigence, incapables de battre la réserve marseillaise, on n’ose imaginer la perte de crédibilité qu’enregistre notre Championnat dans le concert européen. Terrible hasard du calendrier, la veille, le rugby français a écrit une des grandes pages de son Championnat dans un Stade de France où 79 604 spectateurs ont partagé une longue soirée de sport et de fête ponctuée par une victoire du Stade Français face à Biarritz (21-16). Pourtant, à aucun moment, Max Guazzini n’a voulu s’engager dans une comparaison facile, trop facile avec la pitoyable mascarade qui se préparait pour ce qui aurait dû être un des sommets de la saison 2005-2006 de Ligue 1 de football. Les dirigeants du rugby français ont les pieds sur terre et ne croient pas au « Grand Soir ». Ils savent très bien que le football est appelé à rester le sport no 1 en France. Mais ils peuvent être légitimement fiers d’avoir fait d’un Stade Français - Biarritz, aux enjeux considérables, un moment de ferveur intense où 40 000 spectateurs ont pu avoir accès au temple du sport français avec des billets de cinq à dix euros. Samedi soir, le rugby a encore franchi un palier dans le cœur des Français et dans sa professionnalisation. Hier, à quelques kilomètres de là, le Championnat de France de L 1 a, lui, fait un grand pas en arrière et a terni son image. C’ÉTAIT LA MOINS mauvaise solution : faire front, s’expliquer et éventuellement s’excuser auprès du public. Sitôt l’humiliation consommée, le président Pierre Blayau est venu dire sa « tristesse ». « L’équipe “une” du PSG n’a pas été à la hauteur, techniquement et mentalement, a-t-il estimé. J’ai honte du spectacle. On est tombé dans la logique du match piège. Je voudrais présenter mes excuses au public. Paris mérite mieux. Il reste neuf matches de Championnat et la Coupe de France pour faire mieux. Tout ça n’est pas digne du PSG. » Suffisamment indigne pour qu’il présente sa démission à Canal+ ? « Une démission n’aurait pas de sens, répond Blayau. Ça ne résout rien, ça ne m’est pas venu à l’esprit. » Fin décembre, il lui était venu à l’esprit de remplacer Laurent Fournier par Guy Lacombe alors que, rappelons-le, le PSG n’était qu’à un point de la deuxième place. Des regrets face au désastre, alors que le public a une nouvelle fois scandé le nom de Fournier ? Aucun. « Il ne faut pas regarder derrière, assure Blayau. Le remplacement de Fournier, je m’en suis déjà expliqué. » Et l’urgence ? « Je ne prendrai aucune mesure radicale à court terme, je vous renvoie à ce que les journalistes écrivent depuis longtemps : la réussite d’une équipe passe par sa stabilité. » Celle qu’il accorde à Guy Lacombe n’aurait pas la même valeur que celle dont il a privé Laurent Fournier pour des résultats largement supérieurs. C’est sa logique, mais elle se heurte chaque week-end au bilan du PSG de Lacombe, désormais de onze points en dix matches. 3 FOOTBALL LIGUE 1 (29 journée) e Bleu Rouge Noir Jaune PARIS-SG - MARSEILLE : 0-0 Entrés dans l’Histoire… En ramenant un incroyable nul du Parc, l’équipe réserve de l’OM a infligé au PSG l’un des pires affronts depuis sa création. Le Parc des Princes a vécu son dimanche le plus surréaliste : avec son équipe de CFA 2, Marseille est venu tenir en échec le PSG. Au bout d’une semaine très tendue, cet exploit de la réserve olympienne plonge Paris dans une crise profonde. Hier soir, Pierre Blayau et Guy Lacombe ont adressé leurs excuses à un public qui a conspué son équipe à la fin du match. Un camouflet dont Marseille n’a pas fini de se délecter… c. — 22 15 19 28 28 26 26 24 43 22 27 23 25 30 33 28 36 38 44 37 Diff. — +25 +14 +22 +8 -1 +9 +5 +3 -8 0 -2 +5 +2 -1 -6 -5 -12 -15 -23 -20 BUTEURS 1. Pauleta (Paris-SG), 16 buts. 2. Cousin (Lens), 11 buts. 3. M. Diallo (Nantes), 10 buts. 4. Luyindula, Pieroni (Auxerre) ; Wiltord (Lyon) ; Utaka (Rennes), 9 buts. 8. Odemwingie (+1) (Lille) ; Fred (+1) (Lyon) ; Ilan (Sochaux), 8 buts. 11. De Melo (Le Mans) ; Juninho (+1) (Lyon) ; D. Moreira (Toulouse), 7 buts ; etc. invectiva une partie du Parc qui lui reprochait de jouer trop lentement… L’heure est venue déjà de distinguer les responsabilités. Tous ont leur part : les joueurs, Lacombe, Blayau – dont le choix de changer d’entraîneur s’est mué en boulet – mais aussi Canal+, dont les stratégies ambiguës et les choix d’hommes n’ont jamais contribué à la renaissance du PSG ces dernières années. Au point que si Paris ne redresse pas la tête miraculeusement lors des neuf dernières journées, il conviendra de s’interroger sur une remise à plat globale de la façon dont est géré le club de la capitale. Quelles que soient les querelles sur l’année de naissance du PSG (1970 ou 1973), ce club a essuyé, hier, la pire humiliation de son histoire. Samedi prochain, Paris sera à Nancy. Contre l’équipe A de l’ASNL. Ce matin, il est toujours possible de parier sur un coup du PSG en Lorraine. À une condition : ne pas avoir vu le match d’hier. PARC DES PRINCES. – Par manque d’envie et de talent, Cristian Rodriguez (au centre) et les joueurs parisiens n’ont jamais réussi à desserrer l’étau marseillais symbolisé par la hargne de Christian Gimenez (à gauche) et de Gary Bocaly. (Photo Richard Martin) JÉRÔME TOUBOUL PARIS-SG - MARSEILLE : 0-0 Temps frais. Pelouse légèrement grasse. 43 906 spectateurs. Arbitre : M. Sars. Pichot 4 Leetitizi 5 YYepes 3,5 Rozehnal Ro a 3,5 B. Mendy non noté Kalou 4,5 Dennoun 5 Gastine 5,5 M’Bami 4,5 É. Cissé 4 Bocaly 7 Landrin Gimenez 2,5 Pauleta 5 cap., 2,5 C. Rodriguez 3 Remplacements. – 32e : B. Mendy par PAULO CESAR (note : 5,5) ; 46e : Yepes par ROTHEN (note : 5) ; 71e : C. Rodriguez par PANCRATE. Non utilisés : N. Cousin (g.), Dramé. Entraîneur : G. Lacombe. Civelli 6 André LLuis Carra Carras asssso as so 6 5 Delfim Pradie 5 7 Ma. N’Diaye Cantareil 6,5 cap., 6 Remplacements. – 55e : Dennoun par FLACHI ; 63e : Gastine par DIOP ; 79e : Flachi par N’GOM. Non utilisés : Quesnel (g.), Amiri. Entraîneur : A. Emon. LES CARTONS 2 AVERTISSEMENTS. – Marseille : Carrasso (65e, altercation avec C. Rodriguez), Bocaly (85e, tacle par derrière sur Rothen). Une insatisfaction record DIFFUSÉ avec « un dispositif restreint », ce laborieux PSG-OM n’a pas enthousiasmé – on s’en doute – les abonnés de Canal +. Au terme de la rencontre, la note attribuée par les téléspectateurs (environ 400 votants, un chiffre dans la moyenne), annoncée à l’antenne, n’était que de 9,35 sur 20. Pour la première fois dans l’histoire de la chaîne, lancée en 1984, cette note est en dessous de la moyenne. Pire : la note finale de la rencontre est en fait de 8,68 sur 20, car elle a continué de descendre dans les minutes qui ont suivi l’arrêt de la retransmission. Car hier, Canal + n’a pas offert son traditionnel « après match », choisissant de quitter très vite le Parc des Princes. La note de 9,35 annoncée n’était donc pas définitive. Celle de 8,68 l’est et se passe presque de commentaire… – E. M. LES JOUEURS PARISIENS Le petit plus de Rothen Entré après la pause, le gaucher du PSG a vainement tenté de changer le cours des choses. LETIZI (5) : un arrêt sur un tir de Gimenez. B. MENDY (non noté) : remplacé après 32 minutes assez malheureuses alors que le public commençait à le siffler. S’il n’a pas été inquiété défensivement, il n’a pas répondu aux attentes offensives de Guy Lacombe, lequel l’a épargné d’une bronca retentissante qui sommeillait. PAULO CESAR (5,5) : le moins décevant des Parisiens pour ses premières minutes cette saison. Sans un sauvetage sur la ligne de Cantareil, il aurait même pu être le sauveur. ROZEHNAL (3,5) : quand Lacombe parle de fragilité, on pense à lui. Des interventions d’une extrême fébrilité. YEPES (3,5) : il s’était dit apte en dépit de sa blessure au mollet mais il n’était pas à 100 %. Ce qui n’a pas eu de conséquences défensives mais il n’a rien apporté en attaque. Son jeu de tête et sa présence auraient pourtant été utiles. ROTHEN (5) : de retour de sa punition en CFA, il a remplacé Yepes à la mi-temps avec un certain enthousiasme dans ses débordements et dans ses centres. Il lui a manqué LA passe décisive, mais il n’est pas à blâmer. PICHOT (4) : de la volonté, aucune difficulté défensive mais une incapacité chronique à faire la moindre différence. Trop limité techniquement, peu de bons centres et de bonnes combinaisons. Il est resté dans le même schéma de jeu, sans jamais surprendre. M’BAMI (4,5) : mentalement, il était mieux préparé que ses partenaires et il s’est souvent battu contre la fatalité. Mais ses choix n’ont pas toujours été judicieux et il a manqué de vitesse d’exécution. Il s’en est pris à l’intransigeance du public en fin de match et a fini très en colère. É. CISSÉ (4) : un rendement moyen au milieu de terrain, où il n’a fait aucune différence. Repositionné en défense centrale en seconde période, il n’a pas commis d’erreur mais il a manqué d’impulsion et de dynamisme en qualité de premier relanceur. LANDRIN (2,5) : après avoir été enfin en vue à Nantes (0-0), il a replongé dans ses erreurs. Tétanisé, il a accumulé les mauvaises passes, il n’a rien apporté dans le petit jeu et n’a pas pesé dans la surface. Sa première saison parisienne est bien pénible. KALOU (4,5) : c’est un peu toujours la même histoire : de la présence, de la provocation, des idées et de l’envie, mais aucune concrétisation dans le dernier geste, ni dans les passes ni dans les tirs. Une bonne percée (17e) et un tir non cadré (31e) mais plus rien après la pause. Quant à son positionnement, si son coach lui avait demandé de jouer à gauche, c’est encore raté… C. RODRIGUEZ(3) : prometteur en janvier, blessé puis écarté en février, il était enfin de retour, sur le côté droit cette fois. Mais à force de porter le ballon et de chercher sans arrêt l’exploit personnel, il a fait gagner un temps fou aux défenseurs marseillais et agacé son entraîneur, dépité à son sujet après la rencontre. Remplacé par PANCRATE (71e), lequel n’a pas connu la réussite du joker qui l’accompagne d’habitude : un signe. PAULETA (2,5) : rien en première mi-temps et deux têtes inoffensives en seconde. Comment le meilleur buteur de la Ligue 1 a-t-il pu se prendre autant les pieds dans le tapis face à une si faible opposition ? Peu servi, évidemment, mais tellement peu d’appels et de courses. RÉGIS TESTELIN LUNDI 6 MARS 2006 PAGE 3 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge déséquilibrer l’OM-bis qui lui faisait face. Yepes, Pichot, Landrin ou encore Rozehnal peinèrent parfois à simplement maîtriser la conduite d’un ballon ou la trajectoire de passes basiques. Mais s’il en fut un qui se noya – au point que se pose la question même de son avenir au PSG – ce fut Bernard Mendy. Pris en grippe par un Parc exaspéré par ses maladresses, le latéral droit fut rappelé sur le banc par Lacombe au bout de la 32e minute… Cet épisode, peut-être protecteur aux yeux du coach, mais assurément humiliant pour le joueur, renvoie aux choix de Lacombe hier. Au fait qu’en l’absence d’Armand, suspendu, il n’avait pas titularisé Paulo Cesar, sans doute le plus compétent au poste de latéral gauche derrière l’ex-Nantais. Au fait qu’il a aligné Yepes alors que celuici, sorti à la mi-temps « par précaution » selon le staff, ne semblait pas remis à 100 % de sa blessure au mollet gauche. Au fait, encore, qu’il a posté le gaucher Rodriguez en milieu droit et le droitier Kalou à gauche. Lorsque l’Uruguayen a été remplacé par Pancrate à la 70e minute, il est parti directement au vestiaire. Signe de contestation d’autant plus osé qu’il survenait deux semaines après une initiative similaire de Rothen face au Mans (0-1, le 18 février), qui avait valu à l’ancien Monégasque une convocation avec la réserve une semaine plus tard. Pour Rodriguez, la logique serait que Lacombe lui inflige la même sanction. « Il est ensuite revenu sur le banc » , dira l’entraîneur du PSG. Ajoutant, dans un soupir éloquent sur ce que lui inspirait le comportement du joueur : « Mais bon, Rodriguez… » Ainsi va Lacombe, sans doute tenté par un remue-ménage estival encore inavouable, à l’heure où le discours officiel de Pierre Blayau prône la stabilité. Mais quelle stabilité ? Car ce qu’il restait d’âme à ce groupe parisien s’est sans doute éteint hier, ne laissant place qu’à une perte de confiance absolue et à une fracture criante avec le public, à l’image de cette scène hallucinante, à la dernière minute du match, lorsque M’Bami MATCH ES EN RETARD. – Demain, 20 heures : Metz - Nancy (25e journée). Reste à fixer : Monaco - Lyon (24e journée). PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 11 mars, 17 h 15 : Nancy - Paris-SG (Canal +) ; 20 heures : Auxerre Nice, Bordeaux - Toulouse, Lens Troyes, Lyon - Metz, Monaco Sochaux, Rennes - AC Ajaccio (ces six matches sur Foot +) ; dimanche 12 mars, 18 heures : Nantes - Lille (Canal + Sport), Strasbourg - Le Mans (Foot +); 20 h 45 : Marseille - SaintÉtienne (Canal +). Bleu Avec ce PSG, parler de Ligue des champions a fini par confiner à l’indécence. Sa cadence réelle est celle d’un reléguable depuis l’arrivée de Guy Lacombe à la trêve : onze points sur trente possibles, une série en cours de deux défaites et cinq nuls, une autre de quatre matches sans marquer… L’impuissance a fini par happer même son capitaine Pauleta, très décevant hier, et qui, à son tour, semble avoir lâché et ne plus pouvoir sauver les apparences. Contre l’OM, le Portugais ne verra jamais le jour, en-dehors d’une tête de peu au-dessus (74e), l’unique véritable occasion du PSG en seconde période. Plus tôt, Kalou, de la tête (4e) et lors d’une percée en pleine surface (17e), avait apporté de rares lueurs dans le jeu offensif parisien. Avant qu’un tir de Paulo Cesar, depuis l’entrée de la surface, ne fût sauvé sur la ligne de but par Cantareil (38e). Dans son 4-2-3-1 de départ ou dans le 4-4-2 de la seconde période, l’ensemble parisien ne cessa de manquer de percussion, de changement de rythme et de qualité technique pour Classement Pts J. G. N. P. p. — — — — — — 1. Lyon 62 28 18 8 2 47 2. Bordeaux 53 28 14 11 3 29 3. Lille 50 29 14 8 7 41 4. Auxerre 47 29 14 5 10 36 5. Marseille 44 29 12 8 9 27 6. Lens 42 29 9 15 5 35 7. Paris-SG 42 29 11 9 9 31 8. Le Mans 42 29 12 6 11 27 9. Rennes 41 29 13 2 14 35 10. Nice 40 29 10 10 9 22 11. Saint-Étienne 40 29 10 10 9 25 12. Nancy 39 28 11 6 11 28 13. Monaco 37 28 10 7 11 27 14. Nantes 35 29 9 8 12 29 15. Toulouse 35 29 9 8 12 27 16. Sochaux 33 28 8 9 11 23 17. Troyes 28 29 6 10 13 24 18. Strasbourg 23 29 4 11 14 23 19. Metz 22 28 4 10 14 21 20. AC Ajaccio 21 29 4 9 16 17 Jaune Rouge Jaune M’Bami s’en prend au Parc HIER Paris-SG - Marseille ....... 0-0 Troyes - Auxerre ............ 1-1 Saint-Étienne - Nantes .. 1-0 Noir Bleu Noir ON SAVAIT CE PSG capable de tout dans la médiocrité. Mais il était encore tentant, et un brin raisonnable, de lui accorder le crédit de le croire plus fort qu’une équipe évoluant quatre divisions plus bas. Penser cela revenait encore à le surestimer. Hier après-midi, devant 43 906 de leurs supporters et aucun fan de l’OM dans la tribune qui leur avait été réservée initialement, les Parisiens ont exacerbé pour un bout de temps cette image d’un club dévoré depuis huit ans par les crises et les échecs. Mais aussi, parfois, comme hier, par le ridicule et le désespoir. Ce clasico dominical marquera un moment inoubliable dans l’histoire des deux clubs. En un après-midi, c’est comme si l’OM avait exorcisé le fantôme de cette série humiliante de huit défaites d’affilée face au PSG, entre 2002 et 2004. Ses « Minots » et ses remplaçants ont signé un exploit, l’un des plus hauts en couleurs de sa vieille histoire. Au coup de sifflet final, les Marseillais, dans leur euphorie, ont sollicité les applaudissements d’une partie du Parc. Ils ont eu une standing ovation… Dans un 4-5-1 très resserré, cette équipe de CFA2 s’est d’emblée drapée dans la détermination et la concentration, n’existant offensivement que sur un tir de Gimenez, dans la surface, capté par Letizi (43e). Ses joueurs auront eu le mérite de ne commettre aucune erreur individuelle majeure. Et de ne jamais offrir à l’adversaire le signe d’un quelconque doute ou d’un effondrement physique. Au PSG, à la Ligue, et peut-être ailleurs, d’aucuns pourront ruminer qu’il n’y a pas de morale. Que les dirigeants de l’OM, pour avoir joué avec l’esprit du sport professionnel pour de sombres histoires de places allouées à leurs supporters, ne méritaient pas de quitter Paris bardés de sourires où la joie le disputait à la moquerie. Mais la morale, hier, n’était en rien l’affaire de réservistes marseillais sans complexes. En plus de défendre très dignement le maillot de l’OM, ils ont ramené un point qui permet à leurs collègues de l’équipe première, à six points de Lille, de s’imaginer encore arracher en mai la troisième place, ultime ticket pour la Ligue des champions. SAMEDI AC Ajaccio - Lyon............ 1-3 Lille - Le Mans................. 4-0 Metz - Monaco ............... 2-1 Nice - Lens ...................... 0-0 Rennes - Strasbourg ...... 2-1 Toulouse - Nancy ........... 1-1 Sochaux - Bordeaux .. remis 4 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL LIGUE 1 (29 journée) – PARIS-SG - MARSEILLE : 0-0 e 1 2 3 4 Arrivée des Marseillais vers midi à Paris gare de Lyon, sous la protection d’un impressionnant cordon de CRS (photo 1) Comme l’avaient annoncé les dirigeants de l’OM, la tribune du Parc des Princes réservée à leurs supporters était bel et bien vide (photo 2) Les joueurs marseillais saluent les joueurs parisiens sous le regard de jeunes arborant des sweat-shirts de l’association Foot citoyen, qui prône le respect des valeurs fondamentales dans le football (photo 3) Au coup de sifflet final, c’est l’explosion de joie. Mission accomplie pour les minots marseillais, qui repartent de Paris avec le point du match nul (photo 4). (Photos Richard Martin et Didier Fèvre) Une journée particulière Du départ matinal gare Saint-Charles au coup réussi au Parc des Princes, les réservistes marseillais se souviendront de leur voyage à Paris. MARSEILLE – de notre envoyé spécial Pape Diouf, arrivé la veille. Déjeuner, petite sieste d’une heure et réunion, c’est le programme jusqu’au départ pour le Parc. Le convoi arrive une heure vingt avant le coup d’envoi. Dans cet ordre : deux motards, cinq voitures banalisées, le car marseillais, et… huit véhicules de police. Sur la pelouse, Pape Diouf aimante les journalistes et déroule encore son raisonnement. Trois heures plus tard, les Marseillais lèvent les bras au ciel, félicités par une partie du public parisien. « On a réussi quelque chose de grand, dit doucement un Cantareil trop fier d’avoir porté le brassard, en précisant, en demi-finaliste de la Coupe de France 2005 : « Avant le match, j’ai reparlé des exploits nîmois la saison passée face à des équipes de L 1, martelant que sur un match tout est possible. Le temps passé en tenant le 0-0 a joué en notre faveur. Le plus stressant et le plus dur, ce fut le premier quart d’heure de la seconde période. Tactiquement, ce fut la rentrée de Rothen. À la fin, c’était difficile pour Paris, sifflé. » « On n’avait pas mis de pression du résultat, raconte Emon. Notre dispositif défensif a été performant sur les côtés et dans l’axe avec nos grands gabarits. C’est la famille olympienne qui a pris un point, et il a le goût d’une victoire. Les jeunes ont fait honneur à leurs supporters, avec courage et beaucoup de qualités collectives. » Défensives, surtout. « Déjà, c’est un très bon résultat pour nous, constate le gardien Carrasso. Ça fait quelque temps que l’OM n’avait pas pris un point ici. Après, il y a des aventures où l’on sent qu’il peut se passer quelque chose, même si on avait une chance sur 100 au départ de ne pas perdre. Voir tous ces jeunes accomplir ça, c’est formidable, comme si on avait gagné un trophée. On ne s’est pas plongé dans les histoires, mais il y avait un peu d’appréhension au début dans la tête des plus jeunes. C’était quand même PSG-OM. Au final, Paris qui nous applaudit, c’est la preuve qu’il n’y a pas que de la haine dans les stades. » Ce matin, à 9 heures, les Marseillais devaient reprendre le TGV. Retour au bercail. JOHAN RIGAUD (avec S. Ta.) LA QUESTION DU JOUR Est-il logique que l’OM ne puisse pas être sanctionné ? Pour voter, connectez-vous sur www.lequipe.fr entre 6 heures et 22 heures ou envoyez OUI ou NON par SMS au 61008 (0,34 euro + coût d’un SMS). Les nouveaux minots VU DE MARSEILLE Un hommage unanime Alain Cantareil, capitaine de l’OM hier soir, présente les huit jeunes joueurs de l’exploit marseillais. VINGT-DEUX ANS APRÈS l’aventure des Minots, qui, en trois ans, assurèrent la montée de l’OM en D 1 en 1984, une nouvelle génération de jeunes joueurs marseillais fait de nouveau parler d’elle, pensionnaires habituels de la CFA 2, entourés hier soir par six pros (Cantareil, Carrasso, André Luis, Civelli, Delfim, Gimenez). Alain Cantareil, né à Marseille, présente ses jeunes coéquipiers dont quatre sont nés à Marseille comme lui. Gary BOCALY (latéral droit, né le 19 avril 1988 en Martinique) : « Il est international en moins de 18 ans avec un énorme potentiel. Il a été très bon en première mi-temps, ensuite cela a été plus dur pour lui quand Rothen est entré en jeu parce que les Parisiens venaient à deux pour lui, mais il de grosses qualités, physiquement en techniquement. » Alexis PRADIÉ (défenseur central, né le 21 juillet 1987 à Lyon) : « C’est un gaucher, qui évolue en défense centrale, titulaire en CFA 2, un très bon défenseur. Il a commencé comme moi à Sainte-Marguerite à Marseille, c’est un joueur qui promet car il a bien tenu Pauleta. » Vincent GASTINE (milieu axial, né le 6 juin 1982 à Marseille) : « C’était un grand espoir du club, puis il est parti en National (Martigues et Valenciennes) avant d’avoir des ennuis de santé. Là, il a retrouvé son niveau, on l’a vu contre Paris, c’est un bon technicien, vaillant dans les duels, il perd peu de ballons, un super joueur. » Mame N’DIAYE (milieu gauche, né le 11 janvier 1986 à Thies au Sénégal) : « C’est un accélérateur de jeu comme Gary Bocaly. Il sait créer le danger en ayant le dribble assez facile et c’est, en CFA 2, un bon finisseur. » Mohamed DENNOUN (milieu droit, né le 9 mai 1981 à Marseille) : « Lui, c’est un enfant des quartiers de Marseille. Pour nous tous, c’était un match spécial. Il est très bon technicien avec une bonne vision du jeu. » Papa Moustapha DIOP (milieu axial, né le 1er mai 1987 à Saint-Louis) : « Il est très athlétique. Quand il est rentré, on a pu constater la qualité de sa présence aérienne. Il bouge bien avec un gros volume de jeu. » Anthony FLACHI (milieu axial, né le 6 février 1982 à Marseille) : « Encore un bon technicien, pas très grand, vif dans ses gestes. Dommage pour lui, il a avait fait une bonne rentrée en cours de jeu, mais il s’est claqué. » Jimi N’GOM (attaquant) : « Je le connais peu, car il est arrivé en décembre au club. Mais sur ce que j’ai vu de lui contre Paris, il n’est pas très grand mais costaud. » Marek AMIRI (défenseur, né le 20 février 1987 à Marseille) : « Il n’est pas entré en jeu contre le Paris SG, mais il ne faut pas l’oublier, il a fait toute sa carrière à l’OM, c’est un latéral gauche de grande qualité. » Alain CANTAREIL (22 ans), un des six pros marseillais hier soir sur la pelouse, évolue depuis l’âge de neuf ans à l’OM, à part un prêt la saison dernière à Nîmes (National). Il s’est comporté hier soir en vaillant capitaine sur son côté gauche, avec quelques duels homériques avec Rodriguez. Dans les buts, Cédric CARRASSO a alterné le bon et le moins avec deux sorties aériennes ratées et une intervention malvenue suite à une mini-altercation entre Cantareil et Rodriguez. ANDRÉ LUIS et Renato CIVELLI ont remporté quasiment 100 % des duels aériens défensifs, DELFIM a été précieux par son volume de jeu, son courage et son expérience, tandis que Christian GIMENEZ, sacrifié en pointe, a fait preuve de vaillance mais en retenant peu de ballons qui auraient soulagé ses coéquipiers. DOMINIQUE ROUSSEAU L’autre réserve s’incline à Corte SANS PLUSIEURS DE SES TITULAIRES habituels, la réserve de l’OM, qui évolue en CFA 2, s’est inclinée à Corte, samedi (0-1). Le groupe marseillais était le suivant : Borel, Mendy, Camatte, Rodriguez, Benetia, Sabo, Lao, Barkallah, Uras Sergio, Pichet, Baloojou, Mohammed, Baiyjema et Salvat. L’équipe de Gambardella a, elle, été éliminée, hier après-midi, en seizième de finale à Bastia (1-1, 5-6 aux t.a.b.). PAGE 4 Les Marseillais se sont sentis très fiers de leurs minots mais sans excès. Ils seront fêtés aujourd’hui à leur retour. MARSEILLE – de notre correspondante « QUI SAUTE PAS n’est pas marseillais, llais ! » Les supporters de l’OM ont entonné avec leurs « minots », par télévision interposée, la chanson des tribunes du Stade-Vélodrome. Sans débordements excessifs – leurs protégés n’ont tout de même pas gagné la Coupe d’Europe –, mais avec beaucoup de fierté. Car aujourd’hui, ils peuvent bien le dire, ce n’est pas sans appréhension qu’ils ont vu envoyer à Paris cette équipe de CFA 2 encadrée par cinq joueurs plus aguerris mais tout de même habituellement abonnés au banc. Les fans de l’OM n’avaient pourtant rien changé à leurs habitudes, hier, en fin d’après-midi. Ils se sont réunis chez les copains ou dans les bars de la ville pour suivre ce qui devait être le match de l’année sur le plan émotionnel. Les supporters qui devaient, eux, se retrouver dans les travées du Parc des Princes ont choisi, parfois, de se regrouper au siège de leur section pour communier ensemble et soutenir à distance les jeunes du centre de formation. Sans grand espoir au fond, mais tout de même, « parce qu’en football, un hold-up est toujours possible ». Ils n’en ont pas eu besoin. « On a vu des jeunes de qualité qui se sont battus avec tout leur cœur, ils ont fait honneur au maillot bleu et blanc, assure Christian, abonné dans la tribune Ganay. Et puis Paris, peuchère, ils nous ont fait pitié… » À leur grande surprise, les supporters marseillais n’ont jamais vraiment eu peur. Ils craignaient surtout qu’ils ne tiennent pas la distance physiquement. « Mais ils sont courageux, ces petits, affirme Georges. Et puis ce Bocaly, quelle santé. » Cet abonné d’Endoume (quartier du centre-ville de Marseille) a juste un peu tremblé sur la dernière frappe de Paolo Cesar, mais Civelli a dégagé « d’un pointu de Mazargues » (un autre quartier de Marseille), du meilleur effet. Les supporters ont découvert avec les Parisiens que l’OM possédait un réservoir de talent. Et c’est ce qui a aussi fait plaisir à Jean Fernandez. L’entraîneur marseillais qui n’avait pas pu regarder les matches de son équipe pendant sa récente convalescence a cette fois pu aller jusqu’au bout. Il a apprécié le spectacle chez lui avec sa femme. « Les jeunes ont fait un match extraordinaire sur le plan défensif. Les Parisiens ont joué sur nos points forts, le jeu aérien notamment dans l’axe, mais nous sommes restés bien en place. Les Parisiens n’ont jamais su mettre du rythme et les joueurs ont fait ce qu’il fallait. Nous sommes soulagés, nous restons ainsi sur une bonne dynamique. » Samir Nasri a aussi regardé le match en famille. Il est moins surpris, lui, de la bonne prestation de ces jeunes qu’il connaît bien. « Ils ont fait preuve de beaucoup de solidarité et d’abnégation et nous ramènent un très bon point de Paris. Ça n’hypothèque aucune de nos chances pour une qualification en Ligue des champions. Il faudra faire la fête pour eux, jeudi soir, avec les supporters au StadeVélodrome pour la venue de Saint-Pétersbourg. » Les supporters se sont déjà donné rendez-vous aujourd’hui à la gare pour fêter leur retour. Dommage qu’ils ne soient pas totalement les héros du jour. La mort d’un cygne sauvage, victime de la grippe aviaire, dans les Bouches-du-Rhône, leur a volé la une des journaux. HÉLÈNE FOXONET LUNDI 6 MARS 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge PARIS. – José Anigo et Pape Diouf, tout sourire (à gauche), partagent la joie de leurs jeunes joueurs. En obtenant le nul au Parc des Princes, les minots, pour la plupart pensionnaires de CFA 2, ont réalisé un véritable exploit. (Photo Pascal Rondeau) Bleu Gare de Lyon. Un impressionnant cordon de CRS attend et escorte les Marseillais jusqu’à leur car. Ils ne sont pas chahutés. Ils rejoignent leur hôtel, le Sofitel Sèvres, où les attend Jaune Rouge Jaune Carrasso : « Comme si on avait gagné un trophée » Noir Bleu Noir UN SEUL SUPPORTER marseillais au départ, zéro grabuge en gare de Lyon, un point levé inespéré à l’arrivée, en forme d’exploit, et une prime spéciale de victoire pour l’œuvre du Parc. L’inédite délégation marseillaise n’a pas fait le voyage pour rien à Paris. « Les jeunes se sont défoncés, ils sont allés au-delà de la fatigue », souligne leur entraîneur Albert Emon. « On était vraiment venus pour faire quelque chose, et même pour essayer de faire un petit holdup », assura le défenseur Alain Cantareil, pur Marseillais, qui apprit qu’il serait le capitaine d’un soir lors de la causerie précédant l’arrivée au Parc, hier après-midi. Au-delà de la fatigue. « On s’est levés à 6 heures du matin, rappelait Cantareil à l’issue du match. Et je pense qu’on va prendre le temps avant de s’endormir. » De la gare Marseille-Saint-Charles à Paris gare de Lyon, le voyage en TGV des Marseillais, qui se comptaient 35, fut paisible. Il dura tout de même vingt-trois minutes de plus par rapport à l’horaire d’arrivée prévu (11 h 50) en raison des conditions météo neigeuses. Thomas, qui avait rusé pour savoir le moment du départ, a voulu souhaiter bon courage aux Marseillais quelques minutes avant leur départ, à 8 h 31 précises. C’était le seul supporter présent sur le quai aux abords de la voiture no 13, entièrement réservée au contingent bucco-rhodanien. Arrivée à 7 h 50 sous la houlette de José Anigo, Albert Emon et Guy Cadazamont, le responsable de la sécurité, la troupe marseillaise était déjà installée dix minutes plus tard en première classe, au premier étage du modèle duplex. Le service d’ordre de la délégation olympienne n’a pas laissé entrer les encouragements de Thomas dans le train. « Soit ils vont tenir, soit ils vont prendre une tôle, prédisait ce dernier en songeant au match. En tout cas, je ne les vois pas gagner. » Le train file. Aucune interview de joueur n’est autorisée. La sécurité, très présente, n’empêche pas les allées et venues des usagers dans la voiture où sont entassés les joueurs. Cantareil s’amuse de se découvrir à la une de L’Équipe. On feuillette journaux et magazines, le défenseur Alexis Pradié (19 ans) bouquine L’assassin royal, on joue sur console portable, on s’assoupit en écoutant son baladeur MP 3 ou on regarde Angel Eyes sur portable DVD. Emon, sollicité sur l’ambiance du groupe : « Rien de spécial à signaler, dit-il. Ce match, c’est bien pour les jeunes. » Dans quel état d’esprit se trouve Anigo en ce matin si particulier de PSGOM ? Le directeur sportif marseillais est-il toujours sûr que l’OM a eu raison ? « À partir du moment où vous êtes certain d’être du côté des justes, vous êtes plus soulagés avec votre conscience. Tout ça ne peut que renforcer l’unité marseillaise. On a voulu nous mettre à l’épreuve de force, alors que nous souhaitions aller vers un compromis. Ce n’est pas parce que des énarques s’agitent qu’il faut leur donner raison. » 5 Bleu Rouge Noir Jaune Noir Jaune Rouge Rouge Bleu Rouge Bleu Jaune Bleu Jaune PAGE 5 Noir Noir LUNDI 6 MARS 2006 6 FOOTBALL LIGUE 1 (28 journée) e Bleu Rouge Noir Jaune TROYES - AUXERRE : 1-1 TROYES - AUXERRE : 1-1 (1-0) Un nul, deux déçus Temps frais. Pelouse désastreuse. 11 800 spectateurs. Arbitre : M. Piccirillo. Paisley 5,5 Ib. FFaye 6,5 Le partage des points n’arrange ni l’AJA dans une optique européenne, ni l’ESTAC dans celle du maintien. TROYES – Heureusement pour les Bourguignons, les Troyens ont parfois manqué l’immanquable, Fabien Cool se chargeant brillamment du reste. « Nous n’avons pas été assez réalistes dans les deux surfaces, regrettera Benjamin Nivet. Nous avons eu la balle de 2-0 mais nous aurions aussi pu perdre en fin de match. C’est décevant car la manière y était. » Notamment en première période. Sous l’impulsion de son habile meneur, Troyes allait de l’avant. Ba, qui n’avait pas cadré (4e), butait sur Cool et sur le contre, Dallet plaçait une tête lobée qui mourait sur la base du poteau gauche auxerrois (12e). Sur un corner de Nivet, Faye était trompé par un faux rebond. Seul dans les six mètres, le défenseur central, qui avait voulu assurer de la tête, pouvait se la prendre entre les mains (25e). D’autant que lorsqu’il réussissait son entreprise, Cool s’interposait (35e). Jusque-là, Auxerre n’avait existé que sur deux contres. Mais Le Crom avait tué les ambitions d’Akalé (8e) et de Luyindula (14e). Logiquement, Ba – seul sur la droite à la réception d’un service parfait de Dallet – allait ouvrir la marque (39e). Faye, avait joué un rôle prépondérant dans cette affaire et il ne sera pas loin de récidiver lors d’une fin de rencontre décousue. Décousue car Kahlenberg, tout juste entré, avait brisé la monotonie en reproduisant une copie presque conforme du but troyen (60e). Les joueurs de Furlan pouvaient s’en vouloir. Juste avant, Cool avait repoussé une tête smashée de Ba, servi sur mesure par Nivet, et bondi pour repousser la reprise de Dallet (57e). En fin de match, le tatillon Hervé Piccirillo ne validait pas le doublé de Kahlenberg (sur coup franc), Akalé ayant semble-t-il gêné Boucansaud. Puis Paisley dégageait un ballon brûlant dans ses six mètres (89e). Pour Troyes, la défaite aurait été cruelle. Pour Auxerre, la victoire aurait été usurpée. de notre envoyé spécial LES LILLOIS ET LES BORDELAIS ont vécu une fin de week-end agréable. Comme les Strasbourgeois et les Messins. Les premiers se sont sans doute frotté les mains en apprenant qu’Auxerre n’avait pris qu’un point à Troyes. Le nul des Aubois a renforcé les chances de maintien des seconds. Cela apparaît désormais comme une certitude, les joueurs de Furlan devront lutter jusqu’à la fin pour préserver leur place en L 1. Ils ne comptent que cinq longueurs d’avance sur Strasbourg et Metz aura l’occasion mardi, lors de son match en retard contre Nancy, de recoller à trois unités. Avant de se rendre à Saint-Symphorien, le 8 avril, l’ESTAC va devoir engranger. Mais ses prochains adversaires se nomment Lens, Bordeaux, Rennes et Lyon… Troyes peut s’en vouloir Sur ce qu’ils ont montré hier en fin d’après-midi sur la calamiteuse pelouse troyenne, il ne semble pas évident, en revanche, que les Auxerrois puissent longtemps rester accrochés aux basques des postulants à la Ligue des champions. « Comme nous avons l’ambition de rattraper Lille, nous avons perdu deux points », calculait Jean-Pascal Mignot après le match. Quand ils reverront leur production, les Auxerrois estimeront certainement que c’est plutôt un bon point qu’ils sont allés chercher dans l’Aube. Passifs pendant une heure, ils ont égalisé au moment où Troyes semblait tout près du break. « Nous avons eu du mal à cerner le jeu de nos adversaires, expliquera Benoît Cheyrou après coup. On a mieux développé notre jeu après la pause. Mais si nous voulons figurer parmi les trois ou quatre premiers, il faudra être plus consistants. Il faut qu’on se réveille, qu’on entre mieux dans le match. » TROYES. – Benoît Cheyrou (à gauche) a fait de son mieux hier soir, mais c’est Benjamin Nivet qui a paru le plus à son aise sur un gazon en piètre état. (Photo Alain Julien/AFP) RAPHAËL RAYMOND SAINT-ÉTIENNE - NANTES : 1-0 Et puis, dans le temps additionnel, sur le côté gauche, Piquionne s’est arraché une dernière fois, a accéléré et provoqué la fameuse erreur évoquée par Delhommeau. Le centre en retrait de l’avant-centre stéphanois arrive dans les pieds de Mazure, bien placé aux 8 mètres face au but. Il contrôle du plat du pied droit puis parvient à marquer malgré la tête de Signorino, auteur d’un plongeon désespéré sur sa ligne. SAINT-ÉTIENNE – de notre envoyé spécial SAINT-ÉTIENNE JANOT (5,5) : peu de travail, mais bien fait. L. PERRIN (6,5) : il a arpenté son couloir droit avec générosité. Solide défensivement. PERQUIS (5) : ses interventions et dégagements n’ont pas semblé toujours maîtrisés. Z. CAMARA (6) : il a apporté beaucoup d’assurance en couverture par sa puissance et son placement. ILUNGA (6,5) : très disponible à gauche, il a offert de fréquentes solutions. Comme Perrin, il n’avait pas vraiment d’adversaire dans sa zone face au 4-3-1-2 nantais. P. FEINDOUNO (5,5) : quelques gestes subtils, mais un engagement toujours intermittent. SABLÉ (6) : il a beaucoup pesé pendant une heure, avant de baisser un peu le pied, comme tout le milieu sté- phanois. ZOKORA (6) : il a retrouvé ses jambes et son influence, même si lui aussi a fini moins bien. HELLEBUYCK (6) : de bons relais techniques, des accélérations. A souvent donné le bon tempo. POSTIGA (5) : on ne l’a presque pas vu dans le jeu, et il a tiré trois fois sur les poteaux ! Mais il a le droit de jouer avec Piquionne… Remplacé par MAZURE (79e) qui a marqué. PIQUIONNE (7) : généreux, il a beaucoup bougé, s’est heurté à Landreau, et a fini par offrir une passe décisive qui change tout. NANTES LANDREAU (7,5) : un match énorme pendant une heure. N’a pas été puni de deux ballons relâchés : un but refusé et un poteau. Sauvé trois fois par ses poteaux, il a sauvé son équipe par une demi-douzaine d’arrêts décisifs. SAVINAUD (5,5) : entreprenant pour commencer, défenseur sérieux tout le reste du match. DELHOMMEAU (4) : sobre pendant 89 minutes, fatal la minute suivante. GUILLON (5,5) : assez calme et solide face aux vagues vertes. SIGNORINO (5) : trop dominé pour contre-attaquer comme il aime à le faire. FAÉ (5) : il a touché beaucoup de ballons, a beaucoup couru, mais sans une grosse influence offensive. CA (4,5) : actif, mais ralentit souvent les montées de balle. TOULALAN (5,5) : son influence est moindre quand il est ainsi décalé à gauche. Travailleur et juste. DIMITRIJEVIC (4) : très, très neutre dans son rôle de meneur axial. GLOMBARD (4,5) : une ou deux accélérations, rien de plus. M. DIALLO (4,5) : il n’a pas eu de ballons intéressants pour se montrer. VINCENT DULUC CLAUDE CHEVALLY Temps froid. Pelouse en mauvais état. 21163 spectateurs environ. Arbitre : M. Auriac. Perquis qu 5 JJaanot anot 5,5 Hellebuyck 6 Sablé cap., 6 Postiga 5 Z. Camara 6 Zokora 6 Piquionne s’arrache Quant aux Nantais, qui n’auront pas mal joué mais sans avoir finalement jamais inquiété Janot, ils sont rentrés aux vestiaires tête basse, à l’image de Delhomeau. Les voilà désormais à cinq points de leurs vainqueurs du jour…. SAINT-ÉTIENNE - NANTES : 1-0 (0-0) Ilunga 6,5 L. Perrin 6,5 Piquionne 7 P. Feindouno 5,5 Savinaud 5,5 M. Diallo 4,5 Faé 5 Glombard 4,5 Dimitrijevic 4 Remplacements. - 79e : Postiga par MAZURE ; 90e+ 1 : Feindouno par M. DABO. Non utilisés : Viviani (g.), F. Diawara, B. Gomis. Entraîneur : É. Baup. Remplacements. – 60e : Grichting par KAHLENBERG ; 69e : Pieroni par POYET ; 75e : Jaurès par MARTIN. Non utilisés : Hamel (g.), Kalabane. Entraîneur : J. Santini LES BUTS 1-0 : G. BA (39e, passe de Dallet). – Dallet élimine grichting dans l’axe et ouvre côté droit pour G. Ba. Celui-ci entre dans la surface et marque d’une frappe en force du droit. 1-1 : KAHLENBERG (60e, passe de Pieroni). – Au point de penalty, Pieroni dévie de la tête un centre de Luyindula venu de la gauche. Kahlenberg côté droit trompe Le Crom d’une frappe du plat du pied droit. LES CARTONS 5 AVERTISSEMENTS. – Troyes : Dallet (42e, accrochage sur Violeau), Nivet (65e, charge sur Mathis), Boucansaud (86e, contestation) ; Auxerre : Pieroni (30e, simulation), Mathis (90e, charge sur Dallet). Nivet, c’est exquis TROYES LE CROM (6) : a souvent cherché à assurer ses prises de balle. Il ne peut rien sur le but auxerrois. MONTERO (4,5) : souvent trop haut, il a laissé des boulevards à Akalé. Plus rigoureux après la pause. BOUCANSAUD (6) : toujours bien placé, il a colmaté les brèches. Ib. FAYE (6,5) : il était partout. Intraitable derrière, il aurait pu marquer trois fois. PAISLEY (5,5) : assez prudent, il sut jouer juste. Un sauvetage décisif en fin de match. MATUIDI (6) : un abattage énorme devant sa défense. TOURENNE (5) : comme il n’avait pas forcément les jambes, il s’est appliqué à faire courir le ballon. AMZINE (5) : assez imprécis, il eut du mal à exister dans un rôle qui nécessite un minimum de vivacité. NIVET (7) : c’est sans doute celui qui sut le mieux surnager dans les marécages. Tous ses choix furent judicieux et sa technique, exquise, ne l’a jamais trahi. DALLET (6) : toujours aussi vif, il a ennuyé Grichting toute la soirée. Il aurait dû aussi faire le break (57e). G. BA (6) : sa puissance a enfin servi. Il a pesé et a marqué, en force. AUXERRE COOL (7,5) : si Auxerre a pu revenir, c’est surtout parce que son gardien lui a sauvé la mise à plusieurs reprises. RADET (5) : il n’a pas eu de mal à bloquer son couloir et n’a pas cherché à s’aventurer très haut. GRICHTING (4) : il a connu les pires difficultés face à Dallet. KAHLENBERG, son remplaçant, a marqué sur son premier ballon. Son entrée a ranimé une AJA amorphe. MIGNOT (5,5) : très (trop ?) combatif, il a vécu une sortie du terrain très difficile. JAURÈS (4,5) : une prestation terne. Il a laissé sa place à MARTIN (75e). MATHIS (4,5) : bagarreur, il n’a pas enclenché le moindre débordement. VIOLEAU (4) : un match neutre. Son manque de vitesse fut parfois flagrant. Be. CHEYROU (5,5) : il a tenté d’éclairer le jeu auxerrois et n’a pas semblé très heureux de terminer le match en défense centrale. AKALÉ (6) : a joué par à-coup mais ses raids sur la gauche ont toujours été dangereux. PIERONI (5,5) : pivot précieux, il est l’auteur de la déviation décisive. LUYINDULA (5) : discret, il fut quand même à l’origine de l’égalisation. – R. R. TROPHÉE UNFP-CANAL + « L’ÉQUIPE » DU JOUEUR DU MOIS Ca 4,5 Toulalan 5,5 Comme chaque mois, nous vous invitons à élire le meilleur joueur de L 1. Les prétendants sont désignés par un collège de l’Union nationale des footballeurs professionnels, de Canal + et de la rédaction de L’Équipe. Trois attaquants sortent du lot cette fois-ci : le Marocain de Bordeaux Marouane Chamakh, le Sénégalais de l’AC Ajaccio Moussa N’Diaye et le Nigérian de Rennes John Utaka. Les internautes fréquentant le site de l’UNFP, les téléspectateurs de Canal + et les lecteurs de L’Équipe désigneront le vainqueur. Delhommea o au 4 Landrreau Landre rea eu cap., 77,55 Guillon 5,5 Marouane CHAMAKH AVEC SIX BUTS à son actif Marouane Chamakh, vingt-deux ans, est le meilleur buteur bordelais de la saison en cours. La chronologie des buts inscrits par l’international marocain retrace fidèlement la courbe de performance d’un attaquant très doué mais au rendement intermittent. Entre la 2e et la 8e journée, Chamakh a frappé à trois reprises. Puis il s’est plongé de lui-même dans un long coma avant de refaire surface à la mi-février. En une semaine, Chamakh a marqué autant de buts que lors des six mois derniers mois. Il a ouvert le score à Ajaccio, le 18 février (2-0, 27e j.) puis réussi un doublé, de la tête, face à Metz, sept jours plus tard (3-3, 28ej.). Des états d’âme trop voyants après un transfert raté à Lyon puis l’élimination du Maroc de la phase finale de la Coupe du monde l’avaient fragilisé et propulsé au rang de doublure (il a été 15 fois titulaire seulement). « Il est revenu de la CAN plein d’enthousiasme et d’envie » se réjouit Ricardo, l’entraîneur bordelais. « Je mûris et j’apprends », assure Chamakh. Même si d’autres écarts témoignent encore de son immaturité. Face à Metz, il a été expulsé pour avoir donné un coup de pied dans les tibias de Bassong. – E. C. Moussa John N’Diaye y Signorino 5 Remplacements. - 66e : Glombard par BAMOGO. Non utilisés : Heurtebis (g.), Leray, Pierre, Da Rocha. Entraîneur : S. Le Dizet. LE BUT 1-0 : MAZURE (90e+ 1, passe de Piquionne). - Piquionne récupère un ballon mal contrôlé par Delhommeau côté gauche. Il centre en retrait pour Mazure qui, dans l’axe, contrôle et frappe du droit. Signorino tente de repousser le ballon de la tête mais ne peut que le dévier dans le but. LE CARTON 1 AVERTISSEMENT. - Nantes : M. Diallo (74e, tacle par derrière sur Feindouno). ILS ONT DIT Elie BAUP (entraîneur de Saint-Étienne) : « Tout le monde attendait cette victoire à domicile, on en avait bien besoin. Elle me paraît en tout cas méritée, même si elle s’est dessinée sur le tard… Il s’agit maintenant de continuer à jouer de la sorte. Et ensuite, il conviendra d’analyser la sale période que l’on a traversée. Il y aura sûrement des choses à dire, mais en attendant, avec deux victoires d’affilée, on peut penser qu’on est de nouveau sur la bonne voie. » Serge LE DIZET (entraîneur de Nantes) : « La déception finale a été à la hauteur de l’engagement et des efforts consentis durant tout le match. Le nul n’aurait pas été immérité, d’autant qu’en première mi-temps, on aurait pu mieux profiter de quelques situations favorables. On a surtout eu du mal dans le domaine aérien. Cela étant, il y a du mieux par rapport à notre dernière sortie. » C.C. ABSENT DES DEUX DERNIÈRES Coupes d’Afrique des nations (2004 et 2006), Moussa N’Diaye a réussi son retour avec le Sénégal, mercredi 28 février, en ouvrant le score contre la Norvège (2-1), en amical, à Dakar. Le milieu offensif droit de l’AC Ajaccio, qui avait participé à la grande aventure de son pays en 2002 – finaliste de la CAN et quart-finaliste de la Coupe du monde –, a ainsi confirmé en équipe nationale qu’il avait retrouvé la confiance. Sa carrière était en perte de vitesse à Istres (L 2), lorsqu’il fut prêté à Ajaccio lors du dernier mercato. Après un court temps d’adaptation, le déclic intervint contre Marseille le 21 janvier (3-1), avec une passe décisive et un but de la tête. Surtout, le Sénégalais a redonné un véritable espoir de maintien au club corse en inscrivant le but de la victoire à domicile contre Auxerre (1-0) le 4 février, à dix minutes de la fin d’une frappe du droit, puis en réalisant un doublé capital à Strasbourg (2-2, un autre tir du droit, en lucarne, et une percée en solitaire habilement conclue), le 11 février. Il n’a ensuite pas réussi à déstabiliser Bordeaux (0-2) et a été le seul à mettre en danger Lens (0-1). « Je fais tout en mémoire de mon père », Omar, récemment décédé, explique N’Diaye. Doté d’une impressionnante frappe de balle et d’une puissance hors du commun, Moussa est peut-être en train de puiser dans cette épreuve la force de trouver ce qui lui a souvent fait défaut jusqu’ici : la régularité au plus haut niveau. – L. Ha. UTAKA PARTI À LA COUPE d’Afrique des Nations, John Utaka n’a disputé que deux matches de L 1 en février. Un peu juste, en temps normal, pour figurer parmi les trois meilleurs joueurs du mois. Sauf que l’attaquant breton, superbe buteur à Nantes (2-0) avant son départ en Égypte, a fait rimer ces cent quatre-vingt minutes avec exceptionnel. Le 18, il effectue son retour dans une équipe ébranlée par cinq défaites consécutives, alanguie par son manque d’efficacité offensive. Contre Lens, Rennes se réveille dans un sursaut nommé Utaka et l’emporte 4-1. Le Nigérian, recentré en l’absence de Frei, joue les détonateurs et réussit un triplé plein de sang froid, bénéficiant des services al dente de Källström (2) et Monterrubio. Le 25, Rennes visite l’OL à Gerland. Et propose une incroyable rebelote : un deuxième 4-1 et un nouveau triplé de « Super U ». Utaka fait valser Cris et Müller, catapulte une tête sur corner, imite, sous les yeux de Gérard Houllier, le Kostadinov des mauvais soirs sur un bijou de frappe excentrée et clôt le festival de Lyon d’un plat du pied imparable. Un exploit qu’il commente, modeste : « Je ressens une grande joie mais c’est surtout une réussite collective. Depuis le début de la saison, je n’avais pas marqué beaucoup de buts mais je n’ai jamais perdu confiance. Dans les moments difficiles, il faut rester courageux, ne jamais baisser la tête. Je remercie mes coéquipiers qui m’ont toujours soutenu. » Ils n’ont pas eu tort. – J.-D. C. TROPHÉE UNFP-CANAL + L’ÉQUIPE DU JOUEUR DU MOIS DE LIGUE 1 VOTEZ AVANT LE 9 MARS, MINUIT 1 2 3 CHAMAKH N'DIAYE UTAKA Sur (Bordeaux) (Ajaccio) (Rennes) ou sur PAGE 6 Par SMS en tapant J au 61044. , 0,35 € TTC hors coût de un SMS. UNFP.ORG LUNDI 6 MARS 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Les deux kops hostiles au diffuseur et à la LFP Les deux kops de Geoffroy-Guichard peuvent scander le nom de l’exCaennais en oubliant leurs slogans à l’encontre du diffuseur ou de la LFP, coupable à leurs yeux d’avoir trop tardivement déplacé la rencontre en nocturne, en remplacement de PSG OM. Ce but-là, en effet, vaut cher. Le salaire de la sueur en quelque sorte. Remplacements. – 66e : Tourenne par ENZA YAMISSI ; 76e : G. Ba par JAZIRI. Non utilisés : Westberg (g.), Ib. Bangoura, Dujeux. Entraîneur : J.-M. Furlan. Bleu Rouge de jouer », soulignait l’entraîneur stéphanois à la sortie. Baup a-t-il désespéré de voir son équipe trouver l’ouverture ? « On pouvait se le demander à l’approche de la 90e minute », reconnaît le coach forézien. r g Violeau Grichting G. Ba Luyindula 4 cap., 4 6 5 Le Crom Matuidi Nivet Coool Pieroni 6 6 7 7,5 7, ,5 5,5 Boucansaud Dallet Be. Cheyrou Mignot 6 6 5,5 5,5 Tourenne cap., 5 Montero Akalé Jaurès 4,5 6 4,5 Jaune Bleu Jaune « C’ÉTAIT L’ERREUR à ne pas faire. Je l’ai faite, hélas… » Complètement dépité, le Nantais Pascal Delhommeau ne s’est pas caché derrière son petit doigt un quart d’heure à peine après que Saint-Etienne eut enfin renoué avec la victoire à Geoffroy-Guichard, un succès qui fuyait les « Verts » depuis le 23 octobre. Une victoire (1-0) arrachée dans le temps additionnel par Sébastien Mazure, entré douze minutes plus tôt à la place du malheureux Postiga, qui, lui, aura trouvé le moyen de frapper trois fois sur le poteau entre la 45e et la 56e minute, avant que Landreau ne détourne l’une de ses dernières frappes (58e). Autant dire que les Stéphanois n’ont pas ménagé leur peine pour rempor- ter leur deuxième victoire consécutive et atteindre cette barre des 40 points garantissant pratiquement le maintien. Tous bien comptés, entre les arrêts d’un impeccable Landreau, les poteaux, les sauvetages sur la ligne de Fae ou Ca (45e), et un soupçon de maladresse de la part des artificiers stéphanois, Saint-Étienne se sera offert une bonne dizaine d’occasions franches hier soir. Preuve au passage que Sablé et les siens ont produit du jeu pour signer « un de leurs meilleurs matches de la saison à domicile », dixit Elie Baup à la fois satisfait par le résultat et par la manière. « Il faut dire que pour bien jouer, il faut être deux. Et si, parfois, nous avons en face de nous des démolisseurs, ce n’était pas le cas avec Nantes, qui avait également décidé Amzine 5 Noir Noir L’attaquant stéphanois a trouvé l’ouverture dans le temps additionnel, Delhommeau ayant été poussé à la faute. de notre envoyé spécial Jean-Marc FURLAN (entraîneur de Troyes) : « Ce résultat nul constitue pour nous une déception. Je suis déçu pour les joueurs qui, ce soir encore, ont montré qu’ils avaient des qualités et livré un bon match. Il leur a manqué un peu de confiance pour remporter une rencontre de ce type. Il y a beaucoup de points positifs, mais le plus positif pour nous aurait été de prendre trois points ce soir. » Jacques SANTINI (entraîneur d’Auxerre) : « Ce match nul ne contente personne, car les deux équipes, pour des raisons opposées, avaient besoin d’une victoire. Nous avons manqué de percussion et d’agressivité devant le but en première mi-temps. Je ne comprends toujours pas pourquoi l’arbitre nous a refusé le deuxième but. » Radet 5 Un buteur pour février Mazure libère les Verts SAINT-ÉTIENNE – ILS ONT DIT Mathis 4,5 7 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL LIGUE DES CHAMPIONS (huitièmes de finale retour) – LYON - PSV EINDHOVEN (mercredi) Lyon a chassé les nuages Avant son match retour contre Eindhoven mercredi à Gerland, l’OL s’est remis dans le sens de la marche en L 1. LYON – de notre envoyé spécial permanent LES LYONNAIS ont joliment entamé, samedi soir à Ajaccio (3-1), leur deuxième année d’invincibilité à l’extérieur, toutes compétitions confondues, sans souffrir des absences de Caçapa, Réveillère, Monsoreau, Tiago, Carew, Diarra, Ben Arfa, auxquelles est venu s’ajouter, en cours de rencontre, le nouveau pépin de Berthod (lire cicontre). Après sa lourde défaite devant Rennes (1-4) à Gerland, Lyon avait vu se rapprocher Bordeaux à six points, alors que les Girondins en comptaient quatorze de retard début janvier. Vue du côté lyonnais, la 29e journée a donc permis de remettre les pendules à l’heure. D’abord au niveau des matches à jouer, puisque le leader et son dauphin comptent désormais chacun un match en retard à jouer à l’extérieur (à Monaco pour l’OL, à Sochaux pour les Girondins). L’occasion a du coup été saisie par les champions en titre de renvoyer Bordeaux à neuf longueurs, alors que les troupes de Houllier et de Ricardo ont encore 10 matches à disputer, soit 30 points maximum à récolter. « Comme nous en comptons 62 aujourd’hui et qu’il nous semble qu’en portant le record à 80 points avec 38 journées et la victoire à 3 points, le titre aura trouvé preneur, on peut donc penser qu’en en prenant 18 en 10 matches, ça devrait le faire », a estimé Gérard Houllier hier matin. Auquel il n’a pas échappé que pour en compter 83, Bordeaux devrait remporter ses dix derniers matches. L 1 - C 1, un enchaînement qui fonctionne Si Lyon voulait se rassurer, le voyage à Ajaccio aura été particulièrement bénéfique à tous points de vue : « Parce que, note Houllier, cette victoire intervient à la fois après la déroute contre Rennes et juste avant le huitième retour contre PSV. » Cette saison d’ailleurs, Lyon reste une série réjouissante : le quadruple champion de France a toujours gagné son dernier match domestique avant de passer à la Ligue des champions, sans aucune défaite pour l’instant dans cette compétition. « En plus, on a pu vérifier pour la énième fois que l’effectif élargi n’est pas un luxe, l’avantage étant que, moralement, ce groupe est vraiment costaud pour avoir encore su surmonter les problèmes de santé de Diarra et Berthod, alors qu’il nous manquait déjà une demi-douzaine de joueurs à Ajaccio », clame Houllier sans se préoccuper des suspensions guettant Diarra, Tiago et Juninho, tous trois sous le coup de deux avertissements chacun. « Peut-être que cette fois, ce seront les milieux du PSV qui auront droit à un carton jaune ? », suggère-t-il même, tout en devinant que, une fois encore, « ce sera un combat à la fois physique et tactique » face aux champions des Pays-Bas. AJACCIO. – Déjà vainqueurs à Ajaccio en Coupe de France (2-1 a.p.), les Lyonnais ont signé leur neuvième succès à l’extérieur en L 1, samedi (3-1). (Photo Stéphane Mantey) L’avantage, c’est que mercredi soir, Lyon pourra se contenter d’un match nul à la maison après sa victoire de l’aller (1-0). Autant dire donc que, psychologiquement, l’affaire pourrait se présenter beaucoup plus mal pour les Lyonnais, qui ont statistiquement 91 % de chances de qualification au vu de leur précieuse victoire de l’aller, mais aussi, dixit Coupet, « la grosse satisfaction d’avoir remporté une très belle victoire d’équipe à Ajaccio en ayant de nouveau cette volonté d’être très compact ». Recette lyonnaise qui a fait ses preuves. CLAUDE CHEVALLY Berthod out, doutes pour Carew Image Canal + PAGE 7 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge gauche, Michael Lamey, est plus incertain. Remplacé à la 52e minute, il souffre d’un problème musculaire derrière la cuisse. Le staff médical du PSV en saura davantage ce matin, lors de la reprise de l’entraînement. Enfin, le forfait d’André Ooijer, touché au pied, est acquis. Les joueurs du PSV s’envoleront demain matin pour Lyon. – D. D. L’équipe probable : Gomes – Reiziger, Alex, Addo, Lamey ou Ball – Culina, Simons, Cocu – Farfan, Vennegoor of Hesselink, A. Koné. Bleu (*) Suspendu mercredi contre le PSV mais sans doute apte samedi contre Metz car son épaule va mieux. APRÈS LEUR VICTOIRE samedi sur Heerenveen (4-1), les joueurs du PSV ont eu droit à une journée de repos hier. L’entraîneur néerlandais Guus Hiddink s’est montré rassurant sur la blessure de Michael Reiziger, le latéral droit sorti après six minutes de jeu à la suite d’une blessure à la main. Ses dirigeants craignaient une fracture. C’est en définitive moins grave, et le défenseur international devrait pouvoir tenir sa place face à Lyon, mercredi. En revanche, son homologue côté Jaune Rouge Jaune LUNDI 6 MARS 2006 Resté sur le banc à Ajaccio à cause d’une douleur au dos ressentie lors de l’échauffement, Diarra devrait être opérationnel mercredi. Victime d’une contracture au mollet avant le déplacement en Corse, John Carew passera un scanner demain pour savoir s’il peut être intégré au groupe qui cherchera face au PSV Eindhoven la troisième qualification de suite de Lyon pour les quarts de finale de la Ligue des champions. – C. C. Reiziger rassuré, Lamey incertain Noir Bleu Noir C’est un coup franc de plus de 40 mètres qu’a inscrit Juninho samedi soir à Ajaccio. Le cercle d’un rayon de 9,15 m, qui part du rond central, en fait foi. À Ajaccio, celui-ci est situé à 52,5 mètres du but (le terrain fait 105 mètres) : 52,5 – 9,15 = 43,35 mètres. Si l’on retire les 2 mètres (environ) qui séparent le Brésilien de l’OL du cercle, on arrive aux alentours des 41 mètres. Malgré cela, Porato n’a rien vu venir. HIER MATIN, pendant que Monsoreau trottinait avec la perspective de reprendre le travail collectif d’ici à une quinzaine de jours, seuls cinq joueurs de l’effectif professionnel se sont (légèrement) entraînés avec Patrice Bergues : Vercoutre, Govou (*), Diatta, Tiago (cheville guérie) et Réveillère, pour lequel il s’agissait de retrouvailles avec le ballon. Les autres se sont consacrés à la récupération et aux soins, pendant que Berthod, victime d’un problème musculaire à la cuisse pour la cinquième fois, subira un scanner ce matin pour connaître la nature exacte de cette blessure, qui devrait l’arrêter un mois. PSV EINDHOVEN SISSOKO ESPÈRE REJOUER EN MAI. – Le milieu de terrain international franco-malien de Liverpool, Mohamed Sissoko, blessé à un œil contre le Benfica Lisbonne (0-1), le 21 février en huitième de finale aller de la Ligue des champions, espère rejouer avant la fin de la saison. Le premier bilan avait laissé craindre que la saison de Sissoko, vingt et un ans, ne soit terminée et que sa vue soit à terme affectée. Mais la blessure ne serait finalement pas aussi grave qu’initialement redouté. « Je me suis promis de rejouer avant la fin mai. Peut-être ferai-je mon retour pour la finale de la Coupe d’Angleterre ou celle de la Ligue des champions, a déclaré le joueur. C’était le moment le plus effrayant de ma vie. Le médecin à Lisbonne m’a dit qu’il y avait un risque sérieux que je perde une partie de ma vue dans l’œil droit. Soudain, je me suis demandé : est-ce la fin de ma carrière ? » SAMPDORIA-JUVENTUS : ONZE BLESSÉS APRÈS LE MATCH. – Onze personnes, dont huit policiers, ont été blessées dans des heurts entre supporters, samedi soir, à Gênes, après la rencontre entre la Sampdoria et la Juventus (0-1). La police a dû intervenir pour séparer les tifosi et ramener le calme autour du stade et dans les ruelles du quartier proche de la gare Brignole. Une dizaine de personnes, responsables des incidents, ont été arrêtées. AUSTRALIE : HIDDINK NE DEVRAIT PAS RESTER APRÈS LA COUPE DU MONDE. – Le sélectionneur néerlandais de l’Australie, Guus Hiddink, également entraîneur du PSV Eindhoven, ne devrait pas rester en poste après le Mondial. Hiddink est devenu un héros en qualifiant l’Australie pour sa deuxième Coupe du monde après celle de 1974. Le Néerlandais serait en contact avec l’Angleterre et la Russie pour le poste de sélectionneur. 8 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL LIGUE 2 (28e journée) NATIONAL (26e journée) LORIENT - CAEN AUJOURD’HUI, 20 H 30, STADE DU MOUSTOIR (Eurosport) LORIENT : Audard (cap.) – Boutruche, Genton, Coué, Morel – Ziani, Moullec, Guel, Danic – Bourhani, Audel. Remplaçants : Salin (g.), Marveaux, Recorbet, Pedron, N’Guema. Entraîneur : C. Gourcuff. CAEN : Planté – Hengbart, Thiam, Sorbon, Seube – R. Zubar (cap.), Deroin, Gouffran, Lemaître – Samson, Valero. Remplaçants : Branger (g.), S. Zubar, Florentin, Matic, Toudic. Entraîneur : F. Dumas. Arbitre : M. Garibian. VENDREDI SEDAN BASTIA 1-1 Noro (84e) André (70e) VALENCIENNES CRÉTEIL 1-1 Dufresne (50e) Sessegnon (5e) DIJON GRENOBLE 0-0 GUINGAMP MONTPELLIER 1-0 Suarez (75e) SÈTE LE HAVRE 0-3 Lesage (50e) Hoarau (61e) K. Traoré (87e) LAVAL GUEUGNON 1-1 Yebda (9e) Tsoumou (49e) ISTRES CHÂTEAUROUX 2-1 Bochu (20e) Viale (69e s.p.) T. Bertin (56e s.p.) REIMS Barbier BREST 1-0 (38e) SAMEDI CLERMONT AMIENS 2-0 Tabet (53e) Fouret (74e) AUJOURD'HUI 20 H 30 LORIENT CAEN (Eurosport) 1. Sedan 2. Bastia 3. Valenciennes 4. Lorient 5. Dijon 6. Créteil 7. Le Havre 8. Montpellier 9. Caen 10. Gueugnon 11. Grenoble 12. Reims 13. Guingamp 14. Istres 15. Châteauroux 16. Amiens 17. Brest 18. Clermont 19. Laval 20. Sète Pts J. — — 50 28 47 27 47 28 45 27 43 28 42 28 39 28 39 28 38 27 37 28 36 28 34 27 33 28 33 28 32 28 31 28 31 28 31 28 27 28 17 28 G. N. P. p. — — — — 13 11 4 38 13 8 6 38 12 11 5 35 12 9 6 32 11 10 7 31 10 12 6 36 9 12 7 35 10 9 9 26 9 11 7 32 8 13 7 19 9 9 10 26 7 13 7 22 7 12 9 20 8 9 11 26 7 11 10 33 6 13 9 25 7 10 11 25 8 7 13 25 7 6 15 24 3 8 17 22 c. — 24 22 23 19 24 21 30 28 26 26 30 18 21 37 36 29 31 42 39 44 Diff. — +14 +16 +12 +13 +7 +15 +5 -2 +6 -7 -4 +4 -1 -11 -3 -4 -6 -17 -15 -22 MATCH EN RETARD (24e journée). – Demain, 20 heures : Reims - Bastia. PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi 10 mars, 20 h 30 : Bastia - Sète, Brest Laval, Caen - Dijon, Grenoble - Clermont, Gueugnon - Istres, Le Havre - Guingamp, Montpellier - Sedan ; 20 h 35 : Châteauroux Lorient (Eurosport) ; dimanche 12 mars, 15 h 15 : Créteil - Reims (Eurosport) ; lundi 13 mars, 20 h 30 : Amiens - Valenciennes (Eurosport). CFA (22e journée) GROUPE A HIER AuxerreB - Metz B .............................. 0-0 Lille B - Calais ..................................... 1-1 Lesquin- Dunkerque........................... 0-0 LensB - Feignies ................................. 1-0 Classement : 1. Auxerre B, 59 pts ; 2. Dunkerque,57 ; 3. Beauvais, 56 ; 4. Nancy B, 53 ; 5. Mulhouse, 52 ; 6. Compiègne, 51 ; 7. Lesquin, 50 ; 8. Lens B, 50 ; 9. Strasbourg B, 49 ; 10. Épinal, 49 ; 11. Lille B, 48 ; 12. Roye, 48 ; 13. Metz B, 48 ; 14. Calais, 45 ; 15. Feignies, 36 ; 16. VaubanStrasbourg, 33 ; 17. Schiltigheim, 33 ; 18. Wasquehal, 29. GROUPE B HIER Monaco B - Bourg-Péronnas .............. 3-0 MontpellierB - Agde........................... 0-0 Classement : 1. Saint-Priest, 61 pts ; 2. Martigues, 61 ; 3. Le Pontet, 59 ; 4. Cassis-Carnoux, 57 ; 5. Lyon B, 55 ; 6. Nice B, 54 ; 7. Agde, 50 ; 8. Jura-Sud, 49 ; 9. Fréjus, 48 ; 10. Montpellier B, 47 ; 11. Monaco B, 43 ; 12. Besançon, 43 ; 13. Lyon-laDuchère, 42 ; 14. Bourg-Péronnas, 41 ; 15. Gap, 41 ; 16. Endoume, 41 ; 17. Racing CF 92, 33 ; 18. Sochaux B, 32. GROUPE C HIER Saint-ÉtienneB - Brive ........................ 1-1 ToulouseB - Balma ............................. 6-0 Classement : 1. Yzeure, 65 pts ; 2. Rodez, 61 ; 3. Toulouse B, 61 ; 4. Le Mans B, 59 ; 5. Nantes B, 57 ; 6. Albi, 55 ; 7. Orléans, 52 ; 8. Aurillac, 50 ; 9. Luzenac, 49 ; 10. Saint-ÉtienneB, 48 ; 11. Bordeaux B, 46 ; 12. Montluçon, 46 ; 13. Brive, 44 ; 14. Balma, 44 ; 15. Anglet, 43 ; 16. Andrézieux, 42 ; 17. Poitiers, 39 ; 18. Blois, 38. CFA 2 (20e journée) GROUPE D GROUPE H HIER HIER GFCO AjaccioB - Montélimar ............. 1-1 NîmesB - AC AjaccioB ........................ 1-0 Classement : 1. Arles, 55 pts ; 2. Clermont B, 54 ; 3. Grenoble B, 53 ; 4. SaintGeorges-Les Ancizes, 51 ; 5. Nîmes B, 51 ; 6. AC Ajaccio B, 49 ; 7. Gueugnon B, 48 ; 8. Bastia B, 47 ; 9. AS Minguettes, 46 ; 10. Échirolles, 44 ; 11. GFCO Ajaccio B, 38 ; 12. Bagnols, 37 ; 13. Cournon, 36 ; 14. Mâcon, 36 ; 15. Montélimar, 36 ; 16. Rhône-Vallées, 35. Vannes B - MondevilleB ..................... 0-1 Classement : 1. Concarneau, 58 pts ; 2. Lorient B, 54 ; 3. Caen B, 54 ; 4. Alençon, 50 ; 5. Plabennec, 48 ; 6. Saint-Lô, 48 ; 7. Avranches,48 ; 8. Brest B, 47 ; 9. Locminé, 45 ; 10. Saint-Brieuc, 45 ; 11. La Montagnarde, 43 ; 12. Lamballe, 41 ; 13. Mondeville B, 38 ; 14. Dives, 36 ; 15. Vannes B, 33 ; 16. Bayeux, 30. Fondateur : Jacques GODDET Direction, administration, rédaction, ventes et publicité commerciale : 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issy-les-Moulineaux Cedex 9. Tél. : 01-40-93-20-20. Télex 631.653. CCP Paris 9.427.90-C. S.A. INTRA-PRESSE Capital : 2.150.620 . Durée : 99 ans. Principal associé : S.A. Éditions P. AMAURY. Président du Conseil d’administration : Philippe AMAURY. S.N.C. L’EQUIPE Capital : 50 000 . Durée : 99 ans du 12 avril 1985. Siège social : 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issy-les-Moulineaux Cedex 9. Gérant : Christophe CHENUT. Principal associé : S.A. INTRA-PRESSE. Directeur général, Directeur de la publication : Christophe CHENUT Directeur des rédactions : Claude DROUSSENT Directeur de la rédaction du quotidien : Michel DALLONI VENTE : Tél : 01-40-93-20-05 Allemagne, 2,20 ; Andorre, 1,25 ; Antilles, la Réunion, 1,50 ; Autriche, 2,30 ; Belgique, 1,60 ; Canada, 2,95 CAD ; Côte d’Ivoire, 1 600 CFA ; Danemark, 16 DKK ; Espagne, 2,10 ; États-Unis, 2,5 $ ; Gabon, 1 600 CFA ; Grande-Bretagne, 1,4 £ ; Grèce, 2,20 ; Italie, 1,90 ; Luxembourg, 1,60 ; Maroc, 10 MAD ; Pays-Bas, 2 ; Portugal, 2 ; Sénégal, 1 600 CFA ; Suisse, 2,40 FS ; Tunisie, 1,80 DIN. ABONNEMENTS : Tél. : 01-55-56-70-60. 22, rue René Boulanger, 75472 Paris Cedex 10. France métropolitaine, lundi à samedi, 6 mois : 154,50 ; 1 an : 309 . Lundi à dimanche, 6 mois : 179,10 ; 1 an : 358,20 . ÉTRANGER : nous consulter. Modifications : joindre dernière bande. Publicité commerciale : MANCHETTE SPORTS, Tél. : 01-40-93-24-99. Petites annonces : 25, av. Michelet, 93408 St-Ouen Cedex. Tél. : 01-40-10-52-15. Commission paritaire no 1207I82523 ISSN 0153-1069. LU Tirage du dimanche 5 mars 2006: 455 332 exemplaires Niort - Cherbourg ............................ 3-1 Les matches Châtellerault - Entente SSG, Angers - Vannes et Romorantin Bayonne ont aussi été remis en raison des mauvaises conditions météorologiques. Vendredi, le match entre LibourneSaint-Seurin et le GFCO Ajaccio a été interrompu à la 62e minute de jeu en raison de fortes pluies alors que le score était de 0-0. SAMEDI SAMEDI HAMBOURG 1-2 Scholl (83e) p. — 36 35 31 25 39 33 32 31 28 30 27 24 27 30 22 18 32 26 25 18 c. Diff. — — 20 +16 17 +18 22 +9 20 +5 33 +6 33 0 33 -1 28 +3 22 +6 27 +3 31 -4 27 -3 31 -4 38 -8 30 -8 24 -6 44 -12 29 -3 29 -4 31 -13 H. Benkajjane (77e) ; BOULOGNE-SURMER : Thil (54e). Avertissements. – Raonl’Étape : Michon (70e), Guerriero (90e + 3) ; Boulogne-sur-Mer : Louiron (37e), Labbé (58e), Tambouret (71e). RAON-L’ÉTAPE : Lambay – Deplanche, Kébé, A. Benkajjane, Billoir – Michon, Toraman (Da Rocha, 83e), Adjaoud, Guerriero – Hamdani (H. Benkajjane, 68e), Bottelin (Voinson, 89e). Entraîneur : F. Touileb. BOULOGNE-SUR-MER : Ménétrier – Louiron, Rodrigues (Sankaré‚ 69e), Tambouret, Guignery – Puig, Diers, Benaïssa (Lambert, 83e), Labbé – El-Hajri, Thil. Entraîneur : P. Montanier. PAU - CANNES : 2-0 (0-0) 1 500 spectateurs environ. Arbitre : M. Guillard. Buts : Darchy (50e), Salze (59e c.s.c.). Avertissements. – Pau : Bikoyoï (84e) ; Cannes : Salze (53e), Louvion (73e), Poté (74e). PAU : Leglib – Labat, Vigier, Bikoyoï, Gardan – N’Zif, Delaneuville (Niang, 80e), Costa, Bantsimba (Labarbe, 83e ) – Gignac, Darchy. Entraîneur : M. Lévy. CANNES : Carrat – Cerielo, Carteron, Salze, Gathuessi (Esparza, 67e) – Braizat, Louvion, Touré, Gazeau (Blayac, 53e) – Kadir (Poté, 61e), Ghilas. Entraîneur : M. Troin. MOULINS - LOUHANS-CUISEAUX : 2-1 (0-1) 1 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Bonnin. Buts. – MOULINS : Moreno (57e), Bouby (66e s.p.) ; LOUHANS-CUISEAUX : Diallo (39e). Avertissements. – Louhans-Cuiseaux : Bessat (64e), Chavériat (83e), Bocandé (89e). Expulsions. – Louhans-Cuiseaux: Bessat (70e), Bocandé (90e + 1). MOULINS : Novaes – Le Bescond, Georges, Maronne, Letzelter – Sola, Erassa (Cortambert, 81e), Hammouti, Bouby – Moreno (Guénot, 78e), Perbet. Entraîneur : B. Tihy. LOUHANS-CUISEAUX : Daguet – Genot, Mangane, Frossard, Cherfa, Guillou (Mangara, 88e) – Diallo (Roux, 70e), Bessat, Bocandé, Chavériat – Mocquet (Roufosse, 82e). Entraîneur : D. Garzitto. DIVISION 1 FEMMES (matches en retard). – HIER : Lyon - La Roche-sur-Yon, 4-0 (15e journée). Montpellier - Vendenheim (13e journée), programmé hier, n’a pas été disputé. À l’issue de ce match, Lyon est 4e avec 39 points et La Roche-sur-Yon 10e avec 25 points. AGENDA DEMAIN JEUDI 9 MARS LIGUE DES CHAMPIONS (8es de finale retour*) 20 H 45 FC Barcelone (ESP) - Chelsea (ANG) (aller : 2-1) (Canal +) Juventus Turin (ITA) - Werder Brême (ALL) (aller : 2-3) (Canal + Sport) Villarreal (ESP) - Glasgow Rangers (ECO) (aller : 2-2) (Sport +) LIGUE 1 (25e journée, match en retard) Voir page 4. LIGUE 2 (24e journée, match en retard) Voir ci-dessus. (*) Inter Milan (ITA) - Ajax Amsterdam (HOL) [aller : 2-2] aura lieu mardi 14 mars. MERCREDI 8 MARS COUPE DE L’UEFA (8es de finale aller) 19 HEURES Lille - FC Séville (ESP) (Sport +) 20 H 15 FC Bâle (SUI) - Strasbourg 20 H 45 Marseille - Zénith Saint-Pétersbourg (RUS) (M 6) VENDREDI 10 MARS LIGUE DES CHAMPIONS (8es de finale retour, suite) 20 H 45 Lyon - PSV Eindhoven (HOL) [aller : 1-0] (TF 1) Arsenal (ANG) - Real Madrid (ESP) [aller : 1-0] AC Milan (ITA) - Bayern Munich (ALL) [aller : 1-1] Liverpool (ANG) - Benfica (POR) [aller : 0-1] (Ces trois derniers matches sur Foot +) SAMEDI WEST BROMWICH 1-2 BAYERN MUNICH Classement Pts J. G. N. P. — — — — — 1. Niort .................. 47 26 13 8 5 2. Libourne-St-Seurin.. 46 24 13 7 4 3. Tours............. 43 26 11 10 5 4. Toulon........... 40 26 10 10 6 5. Boulogne-s.-Mer .... 39 25 11 6 8 6. Cannes.......... 37 26 10 7 9 7. Vannes.......... 37 25 9 10 6 8. Nîmes............ 37 26 10 7 9 9. Entente SSG. 35 25 8 11 6 10. Raon-l'Étape. 34 25 8 10 7 11. Cherbourg.... 32 26 6 14 6 12. Pau ................ 30 26 7 9 10 13. Châtellerault. 30 25 7 9 9 14. Louhans-Cuiseaux . 30 26 9 3 14 15. Romorantin.. 29 25 7 8 10 16. Croix-de-Savoie ... 29 25 6 11 8 17. Moulins......... 28 26 8 4 14 18. Bayonne ....... 27 25 6 9 10 19. Angers .......... 26 25 6 8 11 20. GFCO Ajaccio .... 21 25 4 9 12 En cas d’égalité de points, les équipes sont départagées par la différence de buts particulière. PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 11 mars, 18 heures : Entente SSG - Moulins ; 19 h 30 : Bayonne - Châtellerault, Vannes - Pau ; 20 heures : Tours - Libourne-Saint-Seurin, Boulogne-sur-Mer - Niort, GFCO Ajaccio - Raon-L’Étape, Nîmes - Angers, Cherbourg Toulon, Louhans-Cuiseaux - Croix-de-Savoie, Cannes - Romorantin. MATCHES EN RETARD. – Mercredi 15 mars, 20 heures : Raon-L’Étape - Libourne-SaintSeurin (23e journée) et Croix-de-Savoie - Boulogne-sur-Mer (24e journée). NIORT - CHERBOURG : 3-1 (1-0) 3 048 spectateurs. Arbitre : M. Marty. Buts. – NIORT : Jallet (22e), Chapuis (53e), Bouard (62e) ; CHERBOURG : Barré (54e). Avertissement. – Cherbourg : Diafutua (59e). NIORT : Ott – Vincelot, Couturier, Chapuis, Ferrier – Jallet, Bouard, Durand (Konaté, 83e), Biger – Rivière (Nikiema, 87e), Leroy (Jacuzzi, 69e). Entraîneur : P. Hinschberger. CHERBOURG : Thébaux – Bleusez, Castets (N’Diaye, 56e), Barré, Boche (Diafutua, 46e) – Haguy, Lopez Peralta, Tanguy, Gambillon – Cissé (Moukouri, 46e), Carlos Miranda. Entraîneur : H. Renard. CROIX DE SAVOIE - TOURS : 0-0 271 spectateurs. Arbitre : M. Moreira. Avertissements. – Croix-de-Savoie : Bochu(27e) ; Tours : Boutal (60e), Lorthioir (85e). CROIX DE SAVOIE : Durand – Lemasson, Adam, Leblanc, Sergi – Valente (Gosselin, 80e), Camacho, Bochu (Chevalme, 64e), Martello – De La Loma (Chapdaniel, 64e), Peslier. Entraîneur : P. Dupraz. TOURS : Raimbault – Himmer, Lupède, Gondouin, Maréval – Fleurival (Soumah, 71e), Boutal, Doukantie, Kanté (Lorthioir, 71e) – Mandanne, Gimbert (Stephan,87e). Entraîneur : A. Falette. TOULON - NÎMES : 1-1 (0-0) 6 280 spectateurs. Arbitre : M. Castro. Buts. – TOULON : Lemoigne (62e) ; NÎMES : Alicarte (66e). Avertissements. – Toulon : Ettori (63e) ; Nîmes : Petitjean (27e), Alicarte (56e). TOULON : Pansier – Gimenez, Fall, Zemzemi, Soulas – Lemoigne, Ettori (Le Pivert, 75e), Gafour (Padovani, 83e), Rambo – N’Dri, Noto (Arroub, 65e). Entraîneur : J.-L. Garcia. NÎMES : Duchesne – Benhamou, Rabuel, Alicarte, Dussart – Horjak, Rouvière (ElAzzouzi, 83e), Petitjean, Chavas (Dahou, 56e) – Colloredo, Beyrac. Entraîneur : R. Brouard. RAON-L’ÉTAPE - BOULOGNESUR-MER: 2-1 (1-0) 200 spectateurs environ. Arbitre : M. Grelier. Buts. – RAON-L’ÉTAPE : Bottelin (9e), SAMEDI LIGUE 2 (29e journée) Voir ci-dessus. SAMEDI 11 MARS HERTHA BERLIN 2-4 Pantelic (56e, 83e) Vittek 15e, FC COLOGNE FULHAM DUISBURG 3-0 86e) HANOVRE SCHALKE 04 1-2 Poulsen (20e) Bajramovic (28e) LEVERKUSEN 1-1 WERDER BRÊME (41e) Frings BOR. DORTMUND 1-1 Wörns (27e) (3e s.p.) MAYENCE Thurk (53e) EINT. FRANCFORT 1-1 Amanatidis (65e) M'GLADBACH WOLFSBURG Hanke (58e) 2-0 LIGUE 1 journée) Voir page 4. NATIONAL (27e journée) Voir ci-dessus. DIMANCHE 12 MARS LIGUE 2 (29e journée, match décalé) Voir ci-dessus. PAGE 8 Solano Shearer (45e) Ameobi (70e) K. Davies Kaiserslautern - VfB Stuttgart a été reporté en raison du mauvais temps. BUTEURS. – 1. Klose (Werder Brême), 17 buts ; 2. Hal. Altintop (Kaiserslautern), 13 buts ; 3. Ballack (Bayern Munich) ; Smolarek (Bor. Dortmund), 12 buts ; 5. Makaay (Bayern Munich) ; Berbatov (Leverkusen) ; Klasnic (Werder Br ême) ; Klimowicz (Wolfs burg), 11 buts ; 9. Brdaric (Hanovre) ; Sanogo (Kaiserslautern), 10 buts ; 11. Kuranyi (Schalke 04), 9 buts ; 12. C. Pizarro (Bayern Munich) ; Boakye (Bielefeld) ; Barbarez (Hambourg) ; Marcelinho (Hertha Berlin) ; Thurk (Mayence) ; Neuville (M’Gladbach) ; Hanke (Wolfsburg), 8 buts ; 19. Podolski (FC Cologne) ; Amanatidis (Eintr. Francfort) ; Voronine (Leverkusen) ; Kiessling (Nuremberg) ; S. Larsen (Schalke 04) ; Borowski (Werder Brême), 7 buts ; etc. PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 11 mars : Bielefeld-Leverkusen, Mayence-M’Gladbach, VfB Stuttgart Borussia Dortmund, Werder Brême - Hertha Berlin, Cologne-Nuremberg, Wolfsburg - Bayern Munich, DuisburgHanovre ; dimanche 12 mars : Hambourg-K aiserslautern, Schalke 04 - Eintracht Francfort. BELGIQUE (25e journée) (72e) ASTON VILLA 1-0 PORTSMOUTH 1-0 BIRMINGHAM MIDDLESBROUGH Viduka (45e) WEST HAM EVERTON 2-2 Osman (18e) Beattie (71e) LIVERPOOL CHARLTON 0-0 HIER JUVENTUS TURIN Nedved (69e) HIER FIORENTINA SIENNE 2-1 Toni (3e) Pazzini (90e+ 1) Vergassola (15e) LAZIO ROME 2-2 Tiribocchi (42e, 45e) Mauri (32e) Oddo (67e s.p.) WIGAN BLACKBURN 3-2 Rob. Keane (9e, 42e) Mido (69e) Sinama-Pongolle (44e) Bellamy (67e) AUJOURD'HUI MANCHESTER U. (21 heures, TPS Star et TPS Foot) 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13. 14. 15. 16. 17. 18. 19. 20. LECCE Classement Pts J. G. N. P. p. c. Diff. Chelsea ............ 72 28 23 3 2 56 17 +39 Liverpool .......... 55 28 16 7 5 33 17 +16 Manchester U. 54 26 16 6 4 52 27 +25 Tottenham ....... 49 28 13 10 5 40 26 +14 Arsenal ............. 44 28 13 5 10 43 22 +21 Blackburn ........ 43 28 13 4 11 36 34 +2 Bolton ............... 42 26 11 9 6 33 27 +6 West Ham ....... 42 27 12 6 9 41 36 +5 Manchester C. . 40 28 12 4 12 38 32 +6 Wigan ............... 40 27 12 4 11 32 34 -2 Newcastle ........ 39 28 11 6 11 29 30 -1 Everton ............. 37 28 11 4 13 21 36 -15 Charlton ........... 36 28 10 6 12 32 37 -5 Aston Villa ....... 34 28 8 10 10 33 35 -2 Middlesbrough 34 27 9 7 11 36 44 -8 Fulham ............. 32 28 9 5 14 37 43 -6 West Bromwich .... 26 28 7 5 16 25 42 -17 Birmingham .. 23 27 6 5 16 22 38 -16 Portsmouth ... 18 28 4 6 18 18 48 -30 Sunderland .... 10 28 2 4 22 19 51 -32 BUTEURS.– 1. Van Nistelrooy(Manchester U.), 19 buts ; 2. Henry (Arsenal), 17 buts ; 3. Lampard (Chelsea), 14 buts ; 4. D. Bent (Charlton) ; Yakubu Ayegbeni (Middlesbrough) ; Harewood (West Ham), 13 buts ; 7. Mido (Tottenham), 11 buts ; 8. Rooney (Manchester U.) ; Rob. Keane (Tottenham), 10 buts ; 10. Crespo (Chelsea) ; McBride (Fulham) ; An. Cole (Manchester C.), 9 buts ; etc. PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 11 mars : Birmingham - West Bromwich, Chelsea - Tottenham, Bolton - West Ham, Charlton - Middlesbrough, Everton - Fulham, Portsmouth - Manchester C., Sunderland - Wigan, Blackburn - Aston Villa ; Dimanche 12 mars : Manchester U. Newcastle, Arsenal - Liverpool. MATCHES EN RETARD. – Mercredi 29 mars : Manchester U. - West Ham (27e journée) ; restent à fixer : Birmingham - Bolton (13ejournée) ; Bolton Middlesbrough (19e journée). PAYS-BAS (27e journée) VENDREDI Westerlo- Saint-Trond ....................... 2-1 La Gantoise- Roulers .......................... 1-2 Waregem- FC Brussels ....................... 0-0 La Louvière- Mouscron ....................... 0-0 CercleBruges - Genk .......................... 1-1 Lokeren- FC Bruges ............................ 2-0 HIER PSV Eindhoven- Heerenveen ............. 4-1 NAC Breda- RBC Roosendaal ............ 2-1 Willem II - Groningue .......................... 5-0 Vitesse Arnhem- Roda JC ................... 1-3 HIER Feyenoord - Utrecht ............................ 3-0 Ajax Amsterdam- Sparta Rotterdam .. 6-0 Waalwijk- ADO La Haye ..................... 3-0 Twente- Héraclès Almelo .................. 2-0 Classement : 1. PSV Eindhoven, 69 pts ; 2. Feyenoord, 62 ; 3. AZ Alkmaar, 58 ; 4. Ajax Amsterdam, 49 ; 5. Groningue, 44 ; 6. Heerenveen, 43 ; 7. Utrecht, 43 ; 8. NEC Nimègue, 39 ; 9. Twente, 38 ; 10. Waalwijk, 38 ; 11. Roda JC, 35 ; 12. Vitesse Arnhem, 33 ; 13. NAC Breda, 28 ; 14. S part a Rotte rd am, 27 ; 15. Heracles Almelo, 27 ; 16. ADO La Haye, 24 ; 17. Willem II, 20 ; 18. RBC Roosendaal, 8. SUISSE (22e journée) SAMEDI Thoune - FC Bâle ................................. 1-1 HIER Aarau- NeuchâtelXamax ............... remis Saint-Gall- YoungBoys Berne ........ remis Yverdon- Schaffhouse .................... remis GrasshopperZurich - FC Zurich ....... remis Classement : 1. FC Bâle, 48 pts ; 2. fC Zurich, 41 ; 3. Young Boys Berne, 33 ; 4. Grasshopper Zurich, 32 ; 5. Saint-Gall, 27 ; 6. Thoune, 27 ; 7. Yverdon, 21 ; 8. FC Aarau, 21 ; 9. Neuchâtel Xamax, 20 ; 10. Schaffhouse, 18. CADIX REAL MADRID FC BARCELONE LIVOURNE CAGLIARI Suazo (77e) PARME 0-1 Bresciano (84e) REGGINA 0-1 Amoruso (90e+ 4) UDINESE AS ROME ASCOLI 1-1 Di Natale (77e) Domizzi (85e s.p.) 1-1 Taddei (9e) INTER MILAN Materazzi (89e) REAL SOCIEDAD En cas d’égalité de points, les équipes sont départagées par la différence de buts particulière. BUTEURS. – 1. Toni (Fiorentina), 23 buts ; 2. Trezeguet(Juventus Turin), 18 buts ; 3. Chevtchenko, 16 buts ; 4. Gilardino (AC Milan) ; Totti (AS Rome), 15 buts ; 6. Suazo (Cagliari) ; C. Lucarelli (Livourne), 14 buts ; 8. Tavano (Empoli), 13 buts ; 9. Adriano (Inter Milan), 12 buts ; 10. Pellissier (Chievo Vérone) ; Cruz (Inter Milan) ; T. Rocchi (Lazio Rome) ; Di Napoli (Messine) ; F. Inzaghi (AC Milan) ; Chiesa (Sienne), 10 buts ; 16. Del Piero (Juventus Turin) ; Bonazzoli (Sampdoria), 9 buts ; 18. Kakà (AC Milan) ; Caracciolo (Palerme) ; Cozza (Reggina) ; Mancini (AS Rome), 8 buts ; 22. Tiribocchi (Chievo Vérone) ; Martins (Inter Milan) ; Flachi (Sampdoria) ; Bogdani (Sienne) ; Iaquinta (Udinese), 7 buts ; 27. Almiron (Empoli) ; Jorgensen (Fiorentina) ; Ibrahimovic, Mutu (Juventus Turin) ; Vucinic (Lecce) ; Morrone (Livourne) ; Corradi, Simplicio (Parme) ; Diana (Sampdoria) ; Locatelli (Sienne), 6 buts ; 37. Ferrante (Ascoli) ; Amauri (Chievo Vérone) ; Bojinov, Fiore (Fiorentina) ; Cambiasso (Inter Milan) ; Pandev (Lazio Rome) ; Terlizzi (Palerme) ; Di Michele (Udinese, 3 ; puis Palerme, 2) ; Amoruso, Paredes (Reggina) ; Taddei (AS Rome) ; Volpi (Sampdoria) ; Di Natale (Udinese), 5 buts ; etc. PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 11 mars : Sienne - Trévise, Inter Milan Sampdoria ; Dimanche 12 mars : Ascoli - AS Rome, Cagliari - Fiorentina, Empoli Chievo Vérone, Lazio Rome - Reggina, Messine - Lecce, Palerme - Udinese, Parme - Livourne, Juventus Turin AC Milan. PORTUGAL (25e journée) VENDREDI Guimaraes- V. Setubal ....................... 4-0 SAMEDI Naval - MaritimoFunchal ................... 2-0 Boavista- Braga ................................. 0-0 EstrelaAmadora - Benfica ................. 1-2 HIER U. Leiria - Académica Coimbra ........... 0-2 Penafiel- Paços Ferreira ..................... 2-2 FC Porto - Nacional Funchal ............... 3-0 SportingPortugal - Gil Vicente ........... 2-0 AUJOURD’HUI Rio Ave - Belenenses Classement : 1. FC Porto, 54 pts ; 2. Sporting Portugal, 52 ; 3. Benfica, 49 ; 4. Braga, 48 ; 5. Boavista, 45 ; 6. Nacional Funchal, 43 ; 7. V. Setubal, 39 ; 8. U. Leiria, 32 ; 9. Maritimo Funchal, 30 ; 10. Academia Coimbra, 29 ; 11. Belenenses, 28 ; 12. Gil Vicente, 27 ; 13. Estrala Amadora, 27 ; 14. Naval, 27 ; 15. Guimaraes, 27 ; 16. Paços Ferreira, 27 ; 17. Rio Ave, 26 ; 18. Penafiel, 12. 2-1 ATL. MADRID Kezman (28e) LA COROGNE 3-2 Juanma (16e) Jorge Andrade (28e) GETAFE OSASUNA 2-0 SARAGOSSE 1-3 Nihat (9e) Ewerthon (55e, 69e) Oscar (61e) 1-0 BETIS SÉVILLE Paunovic (14e) SANTANDER 0-0 MAJORQUE FC SÉVILLE 2-1 ATHL. BILBAO Maresca (17e s.p.) Kanouté (60e) MALAGA Classement Pts J. G. N. P. p. c. Diff. - - - - - - - 1. Juventus Turin . 73 28 23 4 1 57 18 +39 2. AC Milan ........... 63 28 20 3 5 63 24 +39 3. Inter Milan ....... 59 28 18 5 5 52 22 +30 4. Fiorentina ......... 56 28 17 5 6 48 30 +18 5. AS Rome ........... 55 28 16 7 5 52 26 +26 6. Livourne ............ 44 28 11 11 6 29 27 +2 7. Chievo ............... 41 28 10 11 7 37 32 +5 8. Lazio Rome ...... 39 28 9 12 7 35 35 0 9. Sampdoria ........ 37 28 10 7 11 42 37 +5 10. Palerme ............ 34 28 8 10 10 36 42 -6 11. Ascoli ................. 33 28 7 12 9 28 32 -4 12. Sienne ............... 32 28 8 8 12 33 43 -10 13. Reggina ............. 31 28 8 7 13 28 44 -16 14. Parme ................ 29 28 7 8 13 31 47 -16 15. Udinese ............. 28 28 7 7 14 28 42 -14 16. Cagliari .............. 27 28 6 9 13 30 42 -12 17. Messine ............. 24 28 4 12 12 25 39 -14 18. Empoli ............... 23 28 6 5 17 28 50 -22 19. Lecce ................. 18 28 4 6 18 19 44 -25 20. Trévise ............... 15 28 2 9 17 16 41 -25 ESP. BARCELONE HIER Baiano (5e) Canobbio (72e) 0-1 2-0 Ronaldinho (3e) H. Larsson (34e) Eto'o (61e) PALERME 2-0 Aloisi (10e) De Franco (82e) Cassano (4e) Baptista (39e) CELTA VIGO MESSINE ALAVÉS 3-2 Paz (73e) Sesma (87e) Vucinic (63e) Giacomazzi (77e) TRÉVISE Kyle (25e) NEC Nimègue- AZ Alkmaar ............... 0-2 SAMEDI Livingston- Heartof Midlothian ......... 2-3 Classement : 1. Celtic Glasgow, 70 pts ; 2. Heart of Midlothian, 57 ; 3. Glasgow Rangers, 49 ; 4. Hibernian, 48 ; 5. Kilmarnock, 47 ; 6. Inverness, 39 ; 7. Aberdeen, 38 ; 8. Motherwell, 36 ; 9. Dundee United, 28 ; 10. Falkirk, 21 ; 11. Dunfermline, 19 ; 12. Livingston, 12. 0-1 SUNDERLAND 2-1 VENDREDI Celtic Glasgow- Aberdeen ................ 3-0 Falkirk- Glasgow Rangers ................. 1-2 Hibernian- Dundee U. ........................ 3-1 InvernessCT - Motherwell ................. 0-1 Kilmarnock- Dunfermline ................... 1-0 HIER SAMPDORIA VILLARREAL Riquelme (19e, 63e) Franco (82e) Baros (36e) Charleroi - Beveren ............................. 4-0 SAMEDI Anderlecht - Lierse .............................. 3-0 StandardLiège - GB Anvers ................ 3-1 Classement : 1. Anderlecht, 52 pts ; 2. Standard Liège, 50 ; 3. FC Bruges, 47 ; 4. Waregem, 44 ; 5. Genk, 41 ; 6. Westerlo, 38 ; 7. Lokeren, 38 ; 8. La Gantoise,38 ; 9. Charleroi, 34 ; 10. FC Brussels, 33 ; 11. Roulers, 32 ; 12. GB Anvers, 29 ; 13. Cercle Bruges, 27 ; 14. Mouscron, 25 ; 15. Saint-Trond, 23 ; 16. La Louvière, 22 ; 17. Lierse, 22 ; 18. Beveren, 21. EMPOLI 3-0 F. Inzaghi (77e, 86e) Chevtchenko (81e) CHIEVO VÉRONE TOTTENHAM SAMEDI LIGUE 1 (30e journée, matches décalés) Voir page 4. LIGUE 2 (29e journée, match décalé) Voir ci-dessus. LUNDI 13 MARS BOLTON 3-1 Samaras (9e, 10e) ÉCOSSE (28e journée) (30e NEWCASTLE MANCHESTER C. Classement Pts J. G. N. P. p. c. Diff. Bayern Munich . 58 24 18 4 2 48 19 +29 Werder Brême . 50 24 15 5 4 55 26 +29 Hambourg ......... 50 24 15 5 4 37 18 +19 Schalke 04 ....... 48 24 13 9 2 35 18 +17 VfB Stuttgart .... 33 23 7 12 4 26 21 +5 M'Gladbach ...... 33 24 8 9 7 30 29 +1 Leverkusen ....... 32 24 8 8 8 41 38 +3 Hanovre .............. 30 24 6 12 6 34 31 +3 Borussia Dortmund . 30 24 7 9 8 29 29 0 Hertha Berlin 30 24 7 9 8 34 35 -1 Bielefeld ......... 27 24 7 6 11 26 34 -8 Eintracht Francfort 26 24 7 5 12 31 39 -8 Wolfsburg ...... 26 24 6 8 10 25 40 -15 Nuremberg .... 24 24 6 6 12 26 37 -11 Kaiserslautern .. 23 23 6 5 12 33 50 -17 Mayence ........ 21 24 5 6 13 33 39 -6 Duisburg ........ 20 24 4 8 12 23 43 -20 FC Cologne ... 18 24 4 6 14 32 52 -20 AC MILAN Henry (31e, 77e) Adebayor (35e) Fabregas (86e) BIELEFELD M. Jansen (34e) Sonck (65e) 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13. 14. 15. 16. 17. 18. ARSENAL 0-4 Harewood (10e) Ashton (23e) HIER CHELSEA Drogba (51e) J. Cole (74e) (34e) Christiansen (74e) Berbatov Kanu (88e) Podolski (53e, 75e) Streller (54e) Scherz (87e) NUREMBERG (8e, Demel (16e) De Jong (89e) Aduritz (21e) 0-0 VALENCE CF Classement Pts J. G. N. P. p. c. Diff. 1. FC Barcelone ... 61 26 19 4 3 63 23 +40 2. Valence CF ....... 51 26 14 9 3 37 21 +16 3. Real Madrid ..... 51 26 16 3 7 50 26 +24 4. Osasuna ............ 46 26 14 4 8 33 29 +4 5. Celta Vigo ......... 45 26 14 3 9 29 25 +4 6. FC Séville ......... 44 26 13 5 8 34 27 +7 7. Villarreal ............ 42 26 11 9 6 36 25 +11 8. La Corogne ....... 40 26 11 7 8 36 30 +6 9. Atl. Madrid ....... 38 26 10 8 8 36 25 +11 10. Saragosse ......... 36 26 8 12 6 36 35 +1 11. Getafe ................ 34 26 9 7 10 34 33 +1 12. Santander ......... 29 26 6 11 9 23 29 -6 13. Esp. Barcelone . 27 26 7 6 13 25 41 -16 14. Majorque ........... 26 26 6 8 12 26 41 -15 15. Betis Séville ...... 25 26 6 7 13 23 38 -15 16. R. Sociedad ... 25 26 7 4 15 34 51 -17 17. Cadix ............... 25 26 6 7 13 20 35 -15 18. Alavés .............. 23 26 5 8 13 28 44 -16 19. Athl. Bilbao .... 23 26 5 8 13 28 37 -9 20. Malaga ............ 21 26 5 6 15 28 44 -16 En cas d’égalité de points, les équipes sont départagées par la différence de buts particulière. BUTEURS.– 1. Eto’o (FC Barcelone), 19 buts ; 2. Villa (Valence CF), 15 buts ; 3. Ronaldinho (FC Barcelone), 14 buts ; 4. D. Milito (Saragosse), 12 buts ; 5. Tristan (La Corogne) ; Riquelme (Villarreal), 11 buts ; 7. Fernando Torres (Atl. Madrid) ; Ronaldo (Real Madrid) ; Ewerthon (Saragosse), 10 buts ; 10. Maxi Rodriguez (Atl. Madrid) ; Baiano (Celta Vigo), 9 buts ; etc. PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 11 mars : Esp. Barcelone - Celta Vigo, La Corogne - Real Sociedad, Valence CF Real Madrid ; Dimanche 12 mars : Betis Séville - Malaga, Saragosse - Getafe, Athl. Bilbao - Cadix, Alavés - FC Séville, Majorque - Villarreal, Atl. Madrid - Santander, Osasuna - FC Barcelone. LES ADVERSAIRES EUROPÉENS COUPE DE L’UEFA FC SÉVILLE (qui ira à LILLE) - Athletic Bilbao : 2-1 (1-1). Buts. – FC SÉVILLE : Maresca (17e s.p.), Kanouté (60e) ; Athletic Bilbao : Aduritz (21e). Le FC Séville est sixième du championnat espagnol, à 17 points du FC Barcelone. Thoune - FC BÂLE (qui recevra STRASBOURG) : 1-1 (0-1). Buts. – Thoune : Gelson (90e) ; FC BÂLE : Eduardo (7e). Le FC Bâle est premier du Championnat suisse, avec 7 points d’avance sur le FC Zurich (et un match de plus). ZÉNITH SAINT-PÉTERSBOURG (qui ira à MARSEILLE) : pas de match ce week-end. LE WEEK-END EUROPÉEN ANGLETERRE WIGAN - MANCHESTER UNITED AUJOURD’HUI, 20 HEURES, À WIGAN, ROBIN PARK (TPS Star et TPS Foot) MANCHESTER UNITED : Van der Sar – G. Neville (cap.), R. Ferdinand, Brown, M. Silvestre – C. Ronaldo, O’Shea, Fletcher, Giggs – Rooney, Saha ou Van Nistelrooy. Entraîneur : A. Ferguson. ITALIE AS ROME - INTER MILAN : 1-1 (1-0) Buts. – AS ROME : Taddei (9e) ; INTER MILAN : Materazzi (89e). Avertissements. – AS Rome : Dacourt (78e), Taddei (85e) ; Inter Milan : J. Zanetti (37e), Materazzi (65e). INTER MILAN : Toldo – J. Zanetti (cap.), I. Cordoba,Materazzi, Wome – Stankovic, D. Pizarro (Cesar, 75e), Cambiasso, Kily Gonzalez (Figo, 34e) – Cruz (Martins, 64e) Recoba. Entraîneur : R. Mancini. LUNDI 6 MARS 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Lunel - Castelnau-LeCrès ................... 2-1 Classement : 1. Manosque, 58 pts ; 2. CA Bastia, 56 ; 3. Hyères, 54 ; 4. Marignane, 50 ; 5. Marseille B, 48 ; 6. Corte, 48 ; 7. Carcassonne, 44 ; 8. CastelnauLe Crès, 44 ; 9. Draguignan, 43 ; 10. Fossur-Mer, 43 ; 11. Lunel, 43 ; 12. Cagnes, 43 ; 13. Saint-Raphaël, 42 ; 14. Menton, 41 ; 15. Borgo, 41 ; 16. L'Île-Rousse, 37. Croix-de-Savoie- Tours ................... 0-0 Moulins - Louhans-Cuiseaux .......... 2-1 Toulon- Nîmes ................................ 1-1 Raon-L’Étape- Boulogne-sur-Mer .. 2-1 Angers- Vannes .......................... remis Romorantin- Bayonne ................ remis Châtellerault- Entente SSG ......... remis HIER ESPAGNE (26e journée) Bleu Rouge Jaune HIER Stade Auxerrois- Auxerre C ............ remis Classement : 1. Vesoul, 58 pts ; 2. Troyes B, 53 ; 3. Auxerre C, 52 ; 4. Dijon B, 50 ; 5. Colmar, 50 ; 6. Imphy-Décize, 48 ; 7. Montceau, 47 ; 8. Villefranche-surSaône, 47 ; 9. Besançon B, 36 ; 10. Selongey, 35 ; 11. Belfort, 35 ; 12. La ChapelleSaint-Luc, 35 ; 13. Pontarlier, 34 ; 14. Dole-Tavaux, 32 ; 15. Lons-le-Saunier, 27 ; 16. Stade Auxerrois, 21. Pau - Cannes ................................... 2-0 SAMEDI ITALIE (28e journée) Jaune GROUPE E HIER VENDREDI ANGLETERRE (28e journée) Noir Bleu Noir GROUPE C Boulogne à l’arrêt ALLEMAGNE (24e journée) 9 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL LIGUE 1 Le Guen aux Rangers Lille allonge la foulée Après vingt-neuf journées, le LOSC a marqué plus de points que la saison passée. Et vise la deuxième place. LILLE – de notre envoyé spécial Puel : « On ne déroulera pas le tapis rouge à Moussilou » LILLE.– Kevin Mirallas échappe au Manceau Olivier Thomas : l’attaquant belge a inscrit le quatrième but lillois samedi, son premier en huit apparitions en L 1 cette saison. Le LOSC s’approche à grands pas de la C 1. (Photo Bruno Fablet) HERVÉ PENOT (avec G.D.) Rouge Jaune Bordeaux, l’odyssée enneigée Les Bordelais ont regagné la Gironde hier soir, après quarante-huit heures dans l’est de la France. LE PÉRIPLE des Bordelais dans l’est de la France s’est terminé, hier soir peu après 22 heures, au moment où la navette d’Air France en provenance de Paris - Orly-Ouest s’est posée sur la piste de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac. Vendredi, à 17 heures, lorsque les dauphins de Lyon en L 1 s’étaient envolés pour l’aéroport de MulhouseBâle-Fribourg, ils ne se doutaient pas que ce déplacement dans l’est de la France allait ainsi tourner « à la galère ». Samedi, vers 15 heures, Ricardo n’avait pas eu le temps d’annoncer la composition de l’équipe appelée à affronter Sochaux deux heures plus tard. Il avait été interrompu dans sa causerie par l’officialisation de ce que tout le monde présageait déjà depuis la fin de la matinée : le report de la rencontre à une date ultérieure en raison des abondantes chutes de neige. Les Bordelais étaient encore à leur hôtel de Danjoutin, à une vingtaine de kilomètres de Montbéliard. Ils envisagèrent alors tous les moyens possibles pour regagner au plus vite le SudOuest (train, vol régulier depuis Strasbourg le soir même). Mais la météo rendait tous les projets aléatoires, voire complètement irréalistes. Il fut donc décidé de prendre la route de Strasbourg dans l’espoir d’y décoller dans la matinée d’hier, l’aéroport strasbourgeois n’étant pas bloqué par la neige à la différence de l’EuroAirport. Les difficultés de circulation sur l’autoroute A 36 et l’interdiction faite aux bus et aux poids lourds de circuler après 22 heures obligèrent les joueurs, le staff, les stadiers et quelques journalistes à faire une escale imprévue à Mulhouse, aux alentours de 18 heures. L’occasion de passer une agréable soirée dans un restaurant... brésilien à laquelle même le chauffeur du bus fut convié. La fermeture de l’aéroport de Bâle-Mulhouse ayant été prolongée jusqu’à 16 heures, les Bordelais durent encore tuer le temps toute une matinée avant d’apprendre, dans l’aprèsmidi, qu’ils risquaient de ne pas décoller dans le créneau imparti. À ce moment-là, si la piste était dégagée, l’appareil affrété par le club (qui est finalement parti à vide) était toujours bloqué par la neige, sur le tarmac. Jemmali : « Un week-end vraiment pour rien » Soucieux de « rentabiliser le temps », Ricardo proposa de parcourir les 958 kilomètres jusqu’à Bordeaux par la route, quitte à faire une étape. Il fut finalement jugé plus opportun de mettre le cap sur Strasbourg pour s’embarquer, à 19 h 20, sur un vol de ligne régulière à destination de Paris puis de se dépêcher de prendre une Zidane a offert son maillot à Sarkozy Samedi soir, après la victoire du Real devant l’Atletico (2-1), Zinédine Zidane a offert son maillot à Nicolas Sarkozy, en visite dans la capitale espagnole ce week-end à l’invitation du Parti populaire, le principal parti de la droite espagnole. Roberto Carlos a lui aussi offert son maillot au président de l’UMP. Accompagné dans les vestiaires par son homologue du gouvernement socialiste espagnol, José Antonio Alonso, le ministre de l’Intérieur s’est entretenu avec le capitaine de l’équipe de France. Le Real a par ailleurs fait savoir que Zidane, qui avait quitté le terrain samedi en boitant, souffre d’une simple contusion au quadriceps de la jambe droite. PORTUGAL : PAS DE COUPE DU MONDE POUR JORGE ANDRADE. – L’international portugais Jorge Andrade, vingt-sept ans, défenseur central du Deportivo La Corogne et de sa sélection, a été opéré d’une rupture du tendon rotulien du genou gauche hier. Une blessure qui nécessitera plusieurs mois de récupération. Elle est intervenue lors d’un choc fortuit avec son gardien, Molina, et l’attaquant du Barça, Eto’o, samedi soir au Camp Nou (2-3). – F. T. TOULOUSE : PUBALGIE POUR MATHIEU. – Sorti à la 53e minute, samedi, face à Nancy (1-1), Mathieu souffre d’un début de pubalgie. Par ailleurs, Congré (épaule) espère recevoir aujourd’hui le feu vert de son chirurgien afin de pouvoir reprendre l’entraînement complet près de trois mois après son opération. – N. S. BASTIA : NOUVELLES RASSURANTES POUR CAMADINI. – Le milieu de terrain bastiais Pascal Camadini, qui a été blessé au pied gauche lors d’un choc avec un joueur sedanais, vendredi soir (1-1), a passé des examens à l’hôpital de Bastia. Les radios ont révélé qu’il correspondance pour Bordeaux. « Une galère et un week-end vraiment pour rien, a regretté, au micro de France Bleue Gironde, un David Jemmali soulagé. À part attendre, il n’y avait pas grand-chose à faire. On a épuisé tous les bouquins et les DVD qu’on avait sous la main. » Autres distractions très prisées, la PlayStation et de très joyeuses parties de boules de neige. Avec Rio Mavuba, Henrique et Fernando, Bruno Cheyrou en a été l’un des plus ardents animateurs. « On en a profité pour s’amuser, a confié le milieu bordelais, et le groupe sort encore renforcé de ce week-end un peu spécial. Ce n’était pourtant pas une opération commando voulue par le coach. » Au repos forcé, Bordeaux a perdu beaucoup d’énergie et assisté, impuissant, aux victoires de Lyon à Ajaccio (3-1) et de Lille face au Mans (4-0). « Au moins, maintenant, on sait que nous n’aurons aucun répit jusqu’à la fin de la saison », a commenté Fernando. « Deux semaines sans jouer, cela chamboule un peu tout, a ajouté Julien Faubert, il faut se remobiliser très vite. » « On va réparer tout ça », a sagement prévenu Ricardo. Après deux jours sans effort, ni le moindre footing, l’entraîneur bordelais a donné rendez-vous à tout son effectif ce matin au Haillan. Et il a supprimé le traditionnel lundi de repos. Vincent Defrasne Médaille d’or, biathlon messieurs, poursuite, 12,5 km Florence Baverel-Robert Médaille d’or, biathlon sprint dames, 7,5 km Roddy Darragon Médaille d’argent, sprint ski de fond messieurs 1,3 km ÉRIC CHAMPEL n’y a pas déplacement de l’os et sans doute pas de fracture des orteils, comme on l’avait initialement craint. Camadini pourrait souffrir d’une fêlure ou d’une fissure. Il doit passer aujourd’hui des examens cliniques complémentaires pour déterminer la nature exacte de la blessure. Il est forfait pour le déplacement à Reims, demain, en match en retard de la 24e journée. – M. D. G. GUINGAMP : JOUFFRE ABSENT UN MOIS. – Blessé à Bastia (2-1), il y a dix jours, le milieu de Guingamp (L 2), Yann Jouffre, a été opéré, vendredi, d’un enfoncement de la pommette et sera absent pendant un mois. BLATTER CRITIQUE LE SYSTÈME DE VENTE DES BILLETS DE LA COUPE DU MONDE. – Le président de la FIFA a critiqué le système de loterie pour la vente des billets de la phase finale de la Coupe du monde. « Cela aurait été mieux si nous avions pris en charge la billetterie, a déclaré Sepp Blatter au journal suisse NZZ am Sonntag. Les Allemands ont choisi un système que je ne comprends vraiment pas. » Lors du début de la troisième phase de vente, qui s’est achevée le 15 janvier à minuit, seuls 250 000 billets étaient disponibles. Pour les distribuer aux 535 000 clients qui se sont manifestés, les organisateurs avaient déclaré qu’ils allaient procéder par tirage au sort, le 31 janvier, sous contrôle d’huissier. L’UEFA ÉTUDIE LA QUESTION D’UN DEUXIÈME ARBITRE. – L’UEFA va étudier la possibilité d’un deuxième arbitre, afin de mieux sanctionner les joueurs qui simulent des blessures pour faire expulser un adversaire. « L’utilisation de deux arbitres sera étudiée cet été, a déclaré le président de l’UEFA, Lars-Christer Olsson. Mais des tentatives ont déjà été faites, et elles n’ont pas été probantes, à cause de problèmes de communication. Mais aujourd’hui, c’est une des questions qui revient souvent quand on parle de se débarrasser de ce genre d’attitude. » Julien Robert, Vincent Defrasne, Ferreol Cannard, Raphael Poirée Médaille de bronze biathlon, relais 4 x 7,5 km – messieurs Delphine Peretto, Florence Baverel-Robert, Sylvie Becaert, Sandrine Bailly Médaille de bronze biathlon, relais 4 x 6 km – dames ODLO félicite les athlètes pour leurs victoires aux épreuves de Turin et les remercie de leur confiance dans ses vêtements techniques de sport. passion for sports. www.odlo.com LUNDI 6 MARS 2006 PAGE 9 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge JEAN-LUC GATELLIER Bleu qu’une mi-temps par match, souligne Cabaye. Je pense que l’équipe a franchi un nouveau pallier en tenant bien les 90 minutes, en restant concentrée et solidaire. » Sa conclusion est partagée par tous ses coéquipiers : « On va tout faire pour aller chercher la seconde place. » Jaune « On veille à gérer au mieux le temps de jeu, la récupération, les blessures, la forme ou la méforme en essayant de présenter une équipe toujours équilibrée », explique le technicien. Avec ce message inchangé : « Je dis toujours aux joueurs : “ Vous devez me forcer, par votre investissement, à vous retenir dans le groupe ”. » À propos de Matt Moussilou, meilleur buteur du club en 2004-2005 (22 réalisations toutes compétitions confondues) : « Il n’est pas écarté, mais on lui déroulera pas le tapis rouge non plus. » Malgré les aléas (indisponibilité de Acimovic jusqu’à la fin du Championnat, apparitions clairsemées de Dumont à cause d’un genou enfin guéri) et les absences programmées (Sylva, Makoun et Odemwingie ont disputé la CAN), on trouve souvent la bonne alchimie dans les Flandres. Et le stakhanoviste Puel n’exclut pas une pincée de plaisir pour saupoudrer le plat de la rigueur. « “ Lâchetoi, amuse-toi”, m’a dit le coach, quand je suis entré, raconte l’espoir belge Kevin Mirallas. C’est ce que j’ai essayé de faire. Mes partenaires m’ont beaucoup parlé, ils m’ont donné de bons ballons, et j’ai marqué. » Lille n’a perdu aucune de ses six dernières rencontres (quatre en L 1, deux en Coupe d’Europe). Une période durant laquelle les Nordistes ont encaissé seulement deux buts à la suite d’un relâchement dans les dernières minutes de Lille - Chakthyor Donetsk, en seizièmes de finale aller de la Coupe de l’UEFA. « On ne voulait pas retomber dans nos travers de début 2006 où on ne jouait Noir Bleu Noir LE LOSC DE 2004-2005 avait été plus régulier que son successeur avant le gros coup de froid de la fin de l’hiver dernier qui l’avait écarté provisoirement du podium (2e au final). Et pourtant, les chiffres nous révèlent que l’équipe aux résultats cycliques de 2005-2006 (un départ poussif en L 1, un automne fait de haut et de bas, des représentations incomplètes en janvier…) avance encore plus vite. Après vingt-neuf journées, elle est à la même place (la troisième), en ayant marqué plus de points (50 contre 48), gagné plus de matches (14 contre 12), marqué plus (41 contre 33) et encaissé moins de buts (19 contre 21). Il y a un an, elle était scotchée sur des terrains trop gras. À Lille, on a retrouvé un pied agile et une main verte. Les jardiniers sont de véritables partenaires pour les joueurs. La pelouse du Stadium Lille Métropole, à Villeneuve-d’Ascq, est excellente. Elle permet le déploiement d’un jeu riche en mouvements. « Par rapport à l’an dernier, le gros changement c’est le terrain, insiste Claude Puel. Le Stadium était devenu un gros bourbier. On n’avait pas su s’adapter à un jeu plus direct en sautant les lignes adverses. Parce que depuis plusieurs années, face à un bloc, on varie, on le contourne en jouant à terre. » Ce que le LOSC a fait, dans l’allégresse, avant-hier, aux dépens de Manceaux dépassés par la vitesse et l’inspiration lilloises (4-0). « Une soirée pleine, avec la victoire, des buts, du jeu, se réjouit le capitaine Stéphane Dumont. Et on recolle à Bordeaux (trois points de retard et un match en plus). » Face à la longueur de la saison susceptible de ruiner les énergies et favoriser les blessures, l’encadrement oppose une « cuisine interne : il faut être très vigilant, les suivre, anticiper, surveiller la balance, énumère l’entraîneur. Il est arrivé que plusieurs joueurs aient subi une perte de poids parce qu’ils avaient puisé dans les réserves. » Une « alerte musculaire », selon ses termes, a incité Puel à sortir successivement Debuchy, Odemwingie et Tafforeau contre le MUC. À 3-0, puis 4-0, il pouvait bien se le permettre. Et encore, cette situation est-elle vraiment pénalisante pour un groupe rompu à la rotation de ses éléments ? Debuchy et Odemwingie ont été remplacés par Lichtsteiner et Mirallas, c’est-à-dire le passeur et le buteur sur la fermeture du score. Après avoir effectué un large tour des clubs européens depuis son départ de Lyon, en mai 2005, Paul Le Guen a choisi sa nouvelle destination : l’Écosse. L’entraîneur, triple champion de France avec l’OL, aurait signé hier un contrat de deux ans avec les Glasgow Rangers. Il succédera à Alex McLeish. Depuis quelques semaines, il était en contact avec les dirigeants des Rangers et Yves Colleu, son adjoint, avait même supervisé l’équipe en Championnat. Le Breton a dicté ses conditions, assurent des sources proches du club écossais. Les Rangers voulaient le voir s’engager pour quatre ans. Ils n’ont pas eu gain de cause mais cela ne devrait pas trop les ennuyer... L’arrivée de Le Guen devrait surtout les combler, d’autant que le club est actuellement troisième de son championnat à vingt et un points du Celtic, son ennemi intime, et les dirigeants espèrent que sa venue redonnera le lustre passé à cette équipe encore en course en huitièmes de finale de la Ligue des champions (retour demain contre Villarreal, 2-2 à l’aller). Depuis le début de la semaine passée, un accord verbal avait quasiment été obtenu entre les deux parties et des agents ont déjà proposé les services de certains joueurs ! Le Guen viendra avec Yves Colleu, son « jumeau » breton, et logiquement avec Joël Le Hire, l’ancien kiné du PSG au temps où l’entraîneur évoluait sous les couleurs parisiennes. Un préparateur physique choisi par l’ancien boss de Rennes pourrait aussi être du voyage. Depuis son départ de Lyon, Le Guen avait refusé toutes les offres qui se présentaient. Benfica, Stuttgart, entre autres, avaient tenté de le convaincre mais il tenait à prendre une année sabbatique après trois saisons fortes en émotions à l’OL. En choisissant de devenir consultant pour Canal +, il n’a jamais quitté le milieu et a apprécié ce nouveau rôle qui lui a permis d’affiner sa connaissance du football européen. Mais il ne pouvait évidemment pas s’en contenter. Le nouveau challenge qui l’attend pourrait aussi lui ouvrir les portes de l’Angleterre en cas de succès. Ce n’est toutefois pas aujourd’hui sa priorité. Il a maintenant quelques mois pour préparer sa prochaine saison : cela lui permettra d’éviter une précipitation souvent nuisible. 10 Bleu Rouge Noir Jaune RUGBY FRANCE - ANGLETERRE « Il n’y a plus d’amis » RAPHAËL IBANEZ et LAWRENCE DALLAGLIO, équipiers chez les Wasps, adversaires dimanche prochain, évoquent leur complicité, la rivalité franco-anglaise. C’était samedi soir, dans unsous-sol duMillennium Stadium à Cardiff. Les Wasps venaient de battre Leicester (22-17) en demi-finale de la Coupe anglo-galloise, et deux des cadres de l’équipe londonienne, le capitaine Lawrence Dallaglio et son talonneur Raphaël Ibanez, nous ont rejoint autour d’une table. Deux vétérans du Tournoi et excapitaines de leur pays, deux ex-retraités internationaux (*). Même chemise noire, même blazer noir, même cravate jaune et noir aux couleurs du club. Assis face à face, les yeux dans les yeux, les deux futurs adversaires de dimanche au Stade de France ont démarré l’interview dans un éclat de rire, avec un simulacre de bras de fer… Raphaël IBANEZ Wasps (ANG) 33 ans, né le 17 février 1973 à Dax. 1,78 m ; 100 kg. Talonneur 76 sélections (dont 27 comme capitaine), 30 points (6 essais) Première sélection : Pays de Galles - France (16-15), le 16 mars 1996 à Cardiff. Dernière sélection : France-Italie (37-12), le 25 février 2006 au Stade de France. Palmarès : Grand Chelem 1998, 2002. Clubs : Dax (jusqu’en 1998), Perpignan (1998-2000), C astres (2000-2003), Saracens (2003-2005), Wasps (depuis 2005) Lawrence DALLAGLIO Wasps (ANG) 33 ans, né le 10 août 1972 1,90 m, 111 kg Troisième ligne centre 76 sélections (dont 22 comme capitaine ; 16 essais) Première sélection : Angleterre Af rique du Sud (14-24) , le 18 novembre 1995 à Twickenham. Dernière sélection : ÉcosseAngleterre (18-12), le 26 février 2006 à Edimbourg. Palmarès : Coupe du monde 2003 ; Grand Chelem 2003 ; Coupe d’Europe 2004 ; champion d’Angleterre 1997, 2003, 2004, 2005 ; Coupe d’Angleterre 1999, 2000. Club : Wasps (depuis 1990). On vit des choses communes qui sont intéressantes mais, évidemment, quand on joue pour son pays, on défend son maillot de manière acharnée… (Raphaël Ibanez) de temps en France. J’étais même à Paris dernièrement pour choisir les collections de notre magasin, Eden Park, à Richmond. Bref, j’ai un peu de sang latin dans les veines et j’ai un grand respect pour les valeurs européennes (comprendre « continentales »). R. I. – C’est pour ça que Lawrence est si redoutable dans l’organisation anglaise. Il a cette connaissance du rugby anglais, mais il a aussi ce côté '' – Vous êtes d’accord, Raphaël ? R. I. – Absolument. Arrivant chez les Wasps, la première chose qui m’a frappé, c’est leur façon de me gérer comme joueur et comme être humain. Au début, j’aurais pu me poser plein de questions, mais on m’a dit : “On va s’occuper de toi, on va te préparer le mieux possible, tu n’auras qu’à jouer au rugby.” C’était très simple, mais c’était la meilleure solution pour que je me donne à fond. Il suffit d’essayer de me comprendre, et c’est pour cela que je peux m’exprimer comme je le fais sur le terrain actuellement. – Tous les deux, vous avez trente-trois ans, êtes pères de famille et avez la particularité d’être revenus en équipe nationale après avoir pris votre retraite internationale. Pourquoi ? Parce que vous vous ennuyiez à la maison, les gosses faisaient trop de bruit ou quoi ? R. I. – Pour moi, c’est une chose fantastique d’avoir une grande famille. (Il a quatre enfants.) Je viens de réaliser à quel point cela peut être important pour eux de regarder leur père jouer pour son pays. Pour moi, STADE FRANÇAIS CAMBERABERO ATTENDU. – C’est aujourd’hui que Jo Maso doit prendre contact avec Didier Camberabero, l’ancien ouvreur des Bleus. L’équipe de France cherche, en effet, un spécialiste du jeu au pied. L’Anglais Mark Mapletoft, qui travaille au club anglais des Saracens, est déjà venu avant l’Italie. « Je vais inviter Didier à Marcoussis, a indiqué Jo Maso. Ce sera une prise de contact et nous verrons si nous pouvons collaborer ensemble. » – F. D. FRANCE A EN AFRIQUE DU SUD ? – Faute de pouvoir disputer deux tests en Afrique du Sud au mois de juin, la Fédération envisage d’envoyer en même temps une équipe de France A, qui s’entraînerait avec l’équipe de France, et qui jouerait le jeudi avant le test du Cap (24/6) un match contre une province sud-africaine. – F. D. ANGLETERRE : GREWCOCK SOUS LA MENACE D’UNE SUSPENSION. – Auteur d’une brutalité samedi lors de la demi-finale de Coupe anglo-galloise entre Bath et Llanelli, le deuxième ligne du quinze d’Angleterre Danny Grewcock risque une suspension. Les images télévisées montrent Grewcock (33 ans, 62 sélections) marcher sur le bas-ventre de l’ouvreur des « Scarlets », Mike Hercus. Le commissaire indépendant Ken Pattinson dispose de 36 heures, à compter de la réception de la vidéo du match, pour décider si Grewcock doit comparaître devant une commission de discipline de la Fédération anglaise (RFU). que faites-vous dans ce cas ? R. I. – J’espère qu’il me fera dégager… (Rires.) L. D. – Oui, mais ça dépend du score ! (Rires.) Il faut toujours regarder le tableau d’affichage et, à trente-trois, ce sont les choses que l’on comprend. – Vous voulez dire trentetrois ans ou 30 à 3 ? L. D. – Si c’était 30 à 3, je serais très heureux. Mais cela m’étonnerait. (Rires.) Non, pour moi, quand tu '' Dès que nous voyons ce maillot bleu, il provoque toujours une réaction spéciale de notre part. Et je suis sûr que pour les Français c’est pareil… (Law rence Dallaglio) '' joues au rugby, tu dois faire tout ce qu’il faut pour gagner. Et parfois cela peut poser des problèmes. Mais, dans cette situation, si Raf est couché sur notre ballon, je ferai tout VENDREDI Clermont - Perpignan ........................... 15-20 SAMEDI Le demi d’ouverture parisien, arrivé en cours de saison, intéresse le club tarnais, qui voudrait le récupérer tout de suite. Stade Français est disponible. « Sportivement, je suis très satisfait de lui, de son investissement et de son apport dans le jeu, je ne vois pas pourquoi je m’en passerais, précise de son côté Fabien Galthié, l’entraîneur des Parisiens. Il n’était pas dans le groupe samedi car il venait à peine de reprendre l’entraînement rugby avec nous (après un décollement de l’aponévrose), mais je compte sur lui pour le match contre Perpignan samedi et jusqu’à la fin de la saison. Franchement, je suis très surpris d’apprendre ça. » « Pierre-Yves Revol ne m’a pas appelé, mais je sais que Castres l’a approché… C’est inconvenant », précise Max Guazzini, le président du Stade Français. Reste à savoir encore si Penaud (36 ans, 33 sélections entre 1992 et 2000) qui vit sa dernière saison de joueur – il dispose d’un contrat d’entraîneur à Lyon, pour deux saisons, à partir du 1er juillet –, a réellement le désir de quitter Paris, un club candidat au titre qui pourrait lui offrir une superbe fin de carrière. Seul lui le sait. Et il était injoignable hier. – J. S. PAGE 10 Castres - Agen ......................................... 19-26 Bourgoin - Narbonne ............................. 35-13 Pau - Brive ............................................... 16-15 Toulouse - Toulon .................................... 53-0 Bayonne - Montpellier .......................... 44-14 Stade Français - Biarritz ...................... 21-16 Bonus : Clermont (1), Agen (1), Castres (1), Toulouse (1), Brive (1), Bayonne (1), Bourgoin (1), Biarritz (1). PROCHAINE JOURNÉE (16e journée, reportée du 4 février). – Vendredi 10 mars : Biarritz-Agen (20 h 30, en direct sur Canal + Sport). Samedi 11 mars : Stade Français Perpignan (15 h 10, en direct sur Canal +) ; Bayonne-Brive (17 h 30, en direct sur Canal + Sport) ; BourgoinPau, Clermont-Narbonne, ToulouseMontpellier, Castres-Toulon (18 h 30). ce qu’il faut pour gagner le match. Et j’espère qu’il ferait exactement pareil. C’est pour cela que huit ans plus tard nous sommes toujours là. C’est comme une drogue, et c’est pour ça qu’on en redemande. – Et vous, Raphaël, feriezvous pareil dans ces circonstances ? R. I. – Oui, bien sûr. (Hésitation.) Mais nous ne savons pas si cette situation va arriver, donc il faut juste s’adapter. Il ne faut pas oublier que c’est juste un match de rugby… – Certes, mais, une fois que vous êtes sur le terrain, il n’y a plus d’amis, non ? L. D. – C’est clair, pendant le match, il n’y a plus d’amis. Disons que les amis de Raf sont les quatorze autres Français et, pour moi, ce sont les quatorze autres Anglais. C’est comme ça, c’est le rugby. Mais à la fin du match, on redevient copains, et c’est peut-être ça que le rugby a d’unique… R. I. – Il ne faut pas oublier que l’on joue pour son pays. Et ça, c’est le plus important. – Comment voyez-vous la rencontre de dimanche prochain ? L. D. – Nous n’avons pas encore vu le meilleur de la France dans ce Tournoi, ni, je l’espère, le meilleur de l’Angleterre. D’après mon expérience des matches à Paris, nous devrons être au top pour battre la France. Il y a tant de joueurs talentueux sur le terrain, tant d’histoire entre les deux pays, que c’est forcément très excitant à vivre. Je sais aussi que, dès que nous voyons ce maillot bleu, il provoque toujours une réaction spéciale de notre part. Et je suis sûr que, pour les Français, c’est pareil… R. I. – Oui, parce que votre maillot est trop blanc, et trop voyant ! Il est surtout trop propre. It’s too white, mais on va s’en occuper. (Rires.) Non, sérieusement, je pense que des deux côtés l’état d’esprit est très proche. Non seulement à cause de nos défaites contre l’Écosse (20-16 pour la France, 18-12 pour l’Angleterre), mais aussi parce que ce match va être d’une importance primordiale pour la confiance au sein de chaque équipe pour les six mois à venir. Et peut-être plus encore. » IAN BORTHWICK (*) Lawrence Dallaglio avait pris sa retraite en août 2004 et est revenu le 4 février 2006 pour Angleterre-Galles (47-13). Raphaël Ibanez, qui s’était retiré en novembre 2003, après la Coupe du monde, est revenu le 12 novembre 2005 pour FranceCanada (50-6). TROPHÉE CANAL + - « L’ÉQUIPE » - PROVALE DU JOUEUR DU MOIS TOP 14 (18e journée) Penaud vers Castres ? ALAIN PENAUD connaîtra-t-il un troisième club cette saison ? Après avoir débuté la saison au LOU (Pro D 2) comme entraîneur-joueur, puis seulement joueur, il a rejoint le Stade Français le 28 septembre dernier comme joker médical suite à la blessure à l’épaule de David Skrela, on annonce aujourd’hui l’ancien demi d’ouverture des Bleus à Castres. Comme joueur supplémentaire. « Pour l’instant, il n’y a aucune démarche officielle, assure Pierre-Yves Revol, le président de Castres. Simplement, en l’état actuel de notre effectif, tout demi d’ouverture expérimenté et disponible nous intéresse. Car on voit bien que dès que quelques joueurs clés nous font défaut, on devient moyen. » Au lendemain de la défaite des Castrais à domicile face à Agen (26-19), leur président n’écarte donc pas complètement la possibilité d’enrôler Penaud, pour une pige, jusqu’à la fin de la saison. Il viendrait ainsi épauler Yann Delaigue qui devrait reprendre la compétition le week-end prochain face à Toulon, et relancer la concurrence à ce poste au sein du club tarnais. Reste à savoir si, comme Revol le souligne, l’ouvreur du c’est devenu une source d’inspiration. L. D. – Les gens n’arrêtent pas de parler de mon âge, mais, pour moi, c’est uniquement une question de ce que vous avez dans la tête et dans le cœur. J’ai compris que ce n’est pas la peine de jouer au plus haut niveau si on n’a pas le désir de jouer pour son pays. Jusqu’ici, pour Raf et moi, tout ce que nous avons fait nous a donné raison. Raf était l’homme du match la semaine dernière, parce que l’envie est là et parce qu’il est physiquement au top. Et pour ça, il faut remercier nos préparateurs physiques, qui ont compris qu’on ne peut pas faire faire les mêmes choses à un joueur de trentedeux ans qu’à un de vingt ans… – Passons à d i m a n ch e p r ochain. Nous sommes dans les dernières minutes du match, les Anglais attaquent, il y a une mêlée ouverte dans les 22 français et Raphaël est couché sur le ballon. Lawrence, Pts J. G. — — — 1. Biarritz ......... 58 17 12 2. Toulouse ..... 56 17 12 3. Perpignan.... 54 17 12 4. Stade Français .............. 53 16 11 5. Bourgoin ...... 50 17 11 6. Clermont...... 46 16 10 7. Castres ........ 45 16 9 8. Agen ............ 43 17 9 9. Brive ............ 36 17 7 10. Bayonne ...... 27 17 5 11. Narbonne .... 25 16 6 12. Pau .............. 21 17 5 13. Montpellier... 20 16 4 14. Toulon ......... 12 16 2 N. — 0 0 0 P. — 5 5 5 p. — 428 489 407 c. B. — — 213 10 297 8 260 6 0 5 0 6 0 6 0 7 0 8 1 9 1 11 0 10 0 12 0 12 0 14 390 401 411 459 399 250 330 311 276 287 198 263 310 322 312 362 328 418 517 534 404 496 Bidabé honoré 9 6 6 9 7 6 5 1 1 4 4 Les quatre premiers en demi-finales. Les 13e et 14e relégués en Pro D 2. Quatre points pour une victoire, 2 pour un nul, 0 pour une défaite. Un point de bonus pour chaque équipe qui inscrira au moins 4 essais et/ou perdra par 7 points ou moins. Les six premiers qualifiés pour la Coupe d’Europe. En cas de victoire d’un club français en Coupe d’Europe, sept clubs sont qualifiés. MARQUEURS.- Caucaunibuca (Agen, + 2), 9 essais.A. Forest (Bourgoin, + 1), Clerc (Toulouse, + 2), 8 essais. Thomas (Toulouse), Fritz (Toulouse, + 1), 7 essais. Bidabe (Biarritz), Milford (Castres), Manas (Perpignan), Heymans (Toulouse), Szarzewski (Stade Français), 6 essais. RÉALISATEURS.- Teulet (Castres, quatre essais, + 14), 224 pointsR. Dourthe (Bayonne, deux essais, + 19), 190 pointsRosalen (Narbonne, + 3), 188 pointsÉlissalde (Toulouse, un essai, + 11), 165 pointsGelez (Agen, deux essais, + 5), 164 points SAMEDI SOIR, au Stade de France, avant le match Stade Français - Biarritz (21-16), Philippe Bidavé a reçu le trophée du joueur du mois de janvier Canal + - L’Équipe - Provale des mains d’Alexandre Bompard, directeur des sports de Canal +. Le Biarrot, ailier de formation mais reconverti au centre depuis le début de l’année, est arrivé en tête des votes des téléspectateurs de Canal +, des internautes de la Ligue nationale de rugby et des lecteurs de L’Équipe, obtenant 42 % des suffrages, devant l’ouvreur international de Bourgoin Benjamin Boyet (40%) et son coéquipier du BO, le troisième-ligne Thierry Dusautoir (18%). LUNDI 6 MARS 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge affectif qu’il utilise toujours au bon moment. C’est ce qui fait son caractère un peu spécial dans cette équipe-là ; et c’est pour ça qu’Andy Robinson a eu raison de le sélectionner à nouveau. – Raphaël, Lawrence vous a-t-il apporté des choses importantes ? R. I. – Oui, sûrement dans la façon d’inspirer ses coéquipiers. Et d’être une sorte de leader à travers les mots, mais à travers l’action aussi. – Et vous, Lawrence, la présence d’un Français chez les Wasps vous a-telle apporté quelque chose ? L. D. – Des cours de français ! (Rires.) Et c’est une bonne chose. Aux Wasps, nous savons que "Raf" aurait pu gagner beaucoup plus dans un autre club, et qu’il a eu une réduction de salaire d’un tiers pour venir chez nous. Pour moi, il n’y a plus rien à dire : il a eu le désir de venir chez nous et de s’engager à fond. Sa venue a été très positive pour nous, et, je l’espère, tout autant pour lui. Bleu Rouge '' Dimanche prochain, au Stade de France. Raphaël Ibanez va retrouver son coéquipier des Wasps, Lawrence Dallaglio. Cette fois, ils seront rivaux et bien décidés à défendre leur maillot respectif. « Mais à la fin du match, on redevient copains... », précise l’Anglais. (Photo Philippe Brown/Offside/Presse Sports) Jaune Bleu Jaune content d’avoir gagné qu’il s’est servi à boire mais il a oublié de servir le pauvre diable qui avait perdu le match. Quelle faute diplomatique ! (Rires.) Je ne suis pas rancunier mais, chaque fois que je le vois, je lui en parle quand même... – On a l’impression, Lawrence, que vous êtes plus à l’aise avec les Frenchies et leurs coutumes que certains de vos compatriotes… L. D. – Oui, je pense que je comprends un peu plus la mentalité des Français. En France, je suis considéré comme le mec très anglais, avec la mâchoire carrée et tout ça. Évidemment, je suis né et j’ai grandi en Angleterre et, quand je joue au rugby, je suis anglais. Mais mon père est italien et parle couramment le français, ma future femme est à moitié française et nous passons pas mal Noir Noir « LÀ, VOUS ÊTES comme deux coéquipiers de club normaux mais, dans une semaine au Stade de France, vous allez être adversaires en vous battant pour vos pays respectifs. Quand exactement cessezvous d’être copains pour devenir rivaux ? LAWRENCE DALLAGLIO. – Je pense qu’on peut être copains pendant encore un soir. (Rires.) Parce qu’on vient de remporter une belle victoire et nous allons quand même fêter ça. Demain (hier), je consacre la journée à ma famille, je fais le vide et je me coupe du rugby. Et ce n’est que lundi, lorsque l’équipe d’Angleterre se réunit à Pennyhill Park, que je commencerai à me focaliser sur l’équipe de France et la semaine à venir. RAPHAËL IBANEZ. – Aujourd’hui (samedi), j’ai ressenti quelque chose de très fort et, comme Lawrence, je n’ai pas envie que cette ambiance se casse trop vite. Dans le vestiaire, j’ai dit aux autres que je venais de comprendre ce que c’est d’être un Wasp. Et, désormais, j’ai le sentiment d’appartenir pleinement à cette équipe. Ensuite, tous les deux, on va retrouver nos équipes nationales respectives, et quand on joue pour son pays, il y a toute la passion et le désir que tu y mets qui transcendent tout le reste. – Trouvez-vous cette coupure difficile à faire ? R. I. – Est-ce que je dois dire que je vais trouver ça amusant ? C’est vrai que c’est une situation étrange… Tu sais quoi, Lawrence ? Après le match, quand j’ai serré la main de Martin Corry (le capitaine de Leicester et de l’Angleterre), il ne m’a pas regardé dans les yeux. Dans le rugby, on perd ou on gagne, mais il faut regarder le mec en face. Mais il a refusé de me regarder… L. D. – Plus on joue au niveau international, plus on comprend et plus on s’adapte à ces choses-là. Moi, je dois accepter que mon rôle a changé. Avant, j’étais capitaine, mon nom était un des premiers sur la feuille de match. Il y a un rôle que je dois jouer. Je soutiens l’équipe. Mais ayant joué avec Raphaël, je le comprends mieux comme être humain mais, si j’ai la chance de jouer dimanche, il va falloir que je mette ça de côté. R. I. – Ce soir (samedi), tout de suite après avoir apprécié la victoire, j’ai montré mes crampons à Lawrence, pour lui faire comprendre que nous, les Français, avons des crampons longs, qui peuvent être assez saillants et assez incisifs. (Rires.) On vit des choses communes qui sont intéressantes mais, évidemment, quand on joue pour son pays, on défend son maillot de manière acharnée… L. D. – Oui, la situation est étrange. Mais c’est la preuve que, dans le rugby international, on ne sait jamais ce qui va se passer. En 1998, Raphaël était capitaine de France, moi, j’étais capitaine d’Angleterre, on s’est trouvés face à face à la table officielle et, huit ans plus tard, nous sommes toujours là… R. I. – Oui, je me rappelle, c’était le premier match du quinze de France au Stade de France et nous avons gagné (24-17). « Cali » (Christian Califano) jouait du saxo et le président Bernard Lapasset ne t’avait pas servi de vin. (Rires.) L. D. – M. Lapasset a oublié de partager sa bouteille. Il était tellement 11 Bleu Rouge Noir Jaune RUGBY ÉQUIPE DE FRANCE Souci pour l’ami Fritz Alors que David Marty est forfait, le centre toulousain, touché au genou gauche, doit passer une IRM aujourd’hui. EST-CE L’EFFET Max Guazzini, Stade Français et Stade de France ? Toujours est-il que, hier en fin d’après-midi, au Bar de l’Arrivée à Orly-Ouest, où ils ont rendez-vous avant chaque match du Tournoi, ce sont les joueurs de l’équipe de France qui étaient les vedettes et la cible de tous les regards. Tandis que l’écran de télévision donnait les images de PSG-OM dans une indifférence totale, toute l’attention de l’assistance semblait déjà tournée vers le France-Angleterre de dimanche. Un rendez-vous auquel David Marty ne participera pas. Touché au genou droit, vendredi, lors de Clermont- Perpignan (15-20), le troisquarts centre catalan a passé une IRM, dimanche matin. Celle-ci a confirmé une petite entorse. « C’est un peu douloureux, a expliqué Jo Maso, le manager de l’équipe de France. Il n’est pas question que nous prenions le moindre risque. S’il se rétablit dans le courant de la semaine, nous ne l’empêcherons pas de jouer avec son club, samedi prochain, à Paris, contre le Stade Français. Nous avons aussitôt prévenu Ludovic Valbon. » Pour cette raison, le Briviste ne devait rejoindre ses coéquipiers que tard dans la soirée à Linas-Marcoussis. « Il passera une IRM lundi matin et on verra ensuite ce qu’il convient de faire à son sujet, a expliqué Jo Maso. C’est l’examen qui nous dira si on le renvoie à Toulouse, si on le garde quarante-huit heures ou soixante-douze heures au repos, avant d’ annoncer, mercredi s oir à 18 heures, la composition de l’équipe. » Bien entendu, l’éventualité d’un forfait du centre toulousain, qui a su gagner sa place au milieu de l’attaque française, préoccupe les responsables. Hier, Jo Maso déclarait q’il n’avait pas encore arrêté une solution de remplacement. « S’il était forfait, on pourrait appeler Guillaume Boussès ou David Skrela, lâchait le manager des Bleus. Il y a aussi la possibilité de considérer Thomas Castaignède comme un centre, et d’appeler Nicolas Brusque. On ne va pas se précipiter. On va attendre le résultat des examens de Florian. » Au niveau de l’infirmerie, Lionel Nallet et Olivier Milloud n’ont pas manqué de prévenir le staff médical qu’ils avaient pris un coup sur un mollet. Quant à Julien Bonnaire, qui a été rudement séché à retardement par le Narbonnais Springgay, lors de Bourgoin - Narbonne (35-13), en donnant un coup de pied à suivre, il ne se rappelait pas les images de sa Dimanche 12 mars, à Saint-Denis, Stade de France, 16 heures, France 2. Les avants 12 Piliers : Marconnet (Stade Français, 29 ans/60 sélections), De Villiers (Stade Français, 33/53), Milloud (Bourgoin, 30/33). Talonneurs : Szarzewski (Stade Français, 23/6), Ibanez (Wasps, ANG, 33/76). Deuxième-ligne : Pelous (Toulouse, cap., 32/105), Thion (Biarritz, 28/24), Nallett (Castres, 29/15). Troisième-ligne : Bonnaire (Bourgoin, 27/17), Nyanga (Toulouse, 22/17), Th. Lièvremontt (Biarritz, 32/33), Magne (London Irish, ANG, 32/85). Les arri arrièères 10 Demis de mêlée : Élissalde (Toulouse, 28/17), Yachvili (Biarritz, 25/26). Demi d’ouverture : Michalak (Toulouse, 23/40). Centres : Traille (Biarritz, 26/42), Fritz (Toulouse, 22/6), Valbon (Brive, 29/3). Ailiers : Dominici (Stade Français, 33/50), Heymans (Toulouse, 29/21), Rougerie (Clermont, 25/40). Arrière : Castaignède (Saracens, ANG, 31/48). LE TOURNOI 2006 DES BLEUS Incertain pour affronter l’Angleterre, Florian Fritz, qui s’infiltre entre les Italiens Ongaro (à gauche) et Perugini (à droite) sous le regard de Milloud et Pelous, avait apporté beaucoup de punch à l’attaque des Bleus depuis le début du tournoi. (Photo Alain de Martignac) www.volkswagen.fr/touranmatch SERGE TYNELSKI AGENDA DEMAIN HIER Tyrosse- Dax ....................... 22-25 Bonus : Stade Bordelais (1), Auch (1), Montauban (1), Lyon OU (1), Tyrosse (1), Dax (1). Classement Pts J. G. N. P. p. — ———— — 1. Montauban... 82 20 18 0 2 527 2. Albi ............... 68 20 15 0 5 423 3. Béziers ......... 67 20 14 0 6 523 4. Dax ............... 62 20 13 0 7 485 5. Auch ............. 59 20 12 0 8 431 6. Tarbes .......... 56 20 12 0 8 462 7. La Rochelle.. 49 20 11 0 9 413 8. Colomiers..... 47 20 11 0 9 342 9. Oyonnax....... 45 20 10 0 10 365 10. St. Bordelais . 45 20 10 0 10 355 11. Lyon OU....... 37 20 7 0 13 354 12. Racing-Mét. 92. 36 20 7 1 12 343 13. Pays d'Aix .... 31 20 6 0 14 326 14. Mt-de-Marsan . 27 20 5 0 15 346 15. Aurillac ......... 24 20 4 0 16 313 16. Tyrosse ........ 24 20 4 1 15 350 c. — 282 318 401 308 321 371 388 417 361 438 403 444 435 466 480 525 B. — 10 8 11 10 11 8 5 3 5 5 9 6 7 7 8 6 4 points pour une victoire, 2 pour un nul, 0 pour une défaite. Un point de bonus pour chaque équipe qui inscrira au moins 4 essais et/ou perdra par 7 points ou moins. Le club classé 1er à l’issue de la phase préliminaire accède au Top 14. Après des demi-finales entre les clubs classés de 2 à 5, le vainqueur de la finale (4 juin) est aussi promu en Top 14. Les équipes classées 14e, 15e et 16e sont reléguées en Fédérale 1. TOURNOI DES SIX NATIONS (4e journée). – Annonce de la composition du quinze de France (à 17 h 30) pour France - Angleterre. VENDREDI 10 MARS TOP 14 (16e journée, reportée du 4 février). Biarritz - Agen (20 h 30, en direct sur Canal + Sport). ANGLETERRE (17e journée). – Leicester - Leeds, Sale - Saracens, Worcester Wasps. SUPER 14 (5e journée). – Waikato Chiefs (NZL) - Canterbury Crusaders (NZL), New South Wales Waratahs (AUS) Golden Cats (AFS). SAMEDI 11 MARS RÉSULTATS TOURNOI DES SIX NATIONS (4e journée). – Pays de Galles - Italie (14 h 30, heure française, en direct sur France 2) ; Irlande - Écosse (16 h 30, heure française, en direct sur France 2). TOP 14 (16e journée, reportée du 4 février).– Stade Français - Perpignan (15 h 10, en direct sur Canal +) ; Bayonne Brive (17 h 30, en direct sur Canal + Sport) ; Bourgoin - Pau, Clermont - Narbonne, Toulouse - Montpellier, Castres Toulon (18 h 30). PRO D 2 (19e journée, reportée du 4 février). – Tyrosse - Aurillac (16 heures) ; Tarbes - Stade Bordelais, Mont-de-Marsan - Racing-Métro 92, M o n ta u b an - A uc h , O y o n n ax La Rochelle, Albi - Béziers, Lyon OU - Colomiers, Pays d’Aix - Dax (18 h 30). ANGLETERRE (17e journée). – Bath - Newcastle, Northampton - Gloucester. SUPER 14 (5e journée). – ACT Brumbies (AUS) - Coastal Sharks (AFS), Queensland Reds (AUS) - Western Force (AUS), Northern Bulls (AFS) - Otago Highlanders (NZL), Western Stormers (AFS) - Wellington Hurricanes (NZL). DIMANCHE 12 MARS LIGUE CELTIQUE (15e journée). – VENDREDI : Cardiff - Neath-Swansea, 40-14 ; GlasgowBorders, 8-20 ; Ulster-Munster, 27-3. HIER : Leinster-Connacht, 16-13. Classement : 1. Ulster, 48 pts ; 2. Munster, 46 ; 3. Leinster, 45 ; 4. Édimbourg, 45 ; 5. Borders, 36 ; 6. Cardiff, 36 (14 matches) ; 7. Llanelli, 32 (12 m.) ; 8. Glasgow, 31 ; 9. Neath-Swansea, 29 (13 m.) ; 10. Newport, 29 (13 m.) ; 11. Connacht, 19. TOURNOI DES SIX NATIONS (4e journée). – France - Angleterre (16 heures, en direct sur France 2). ANGLETERRE (17e journée). – Bristol - London Irish. PROCHAINE JOURNÉE (19e, reportée du 4 février). – Samedi 11 mars : Tyrosse-Aurillac (16 heures) ; Tarbes - Stade Bordelais, Mont-de-Marsan - RacingMétro 92, Montauban-Auch, Oyonnax - La Rochelle, Albi-Béziers, Lyon OU - Colomiers, Pays d’Aix - Dax (18 h 30). TYROSSE - DAX : 22-25 (16-0) Stade de la Fougère. Beau temps frais. Pelouse parfaite. 5 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Rosich (Armagnac-Bigorre). TYROSSE : 1 E, Lalagüe (40e) ; 4 B, Dupré (2e, 22e, 44e, 71e) ; 1 D, Laborde (29e) ; 1 T, Dupré. DAX : 4 E, Berek (52e), Lasagavibau (56e), Dabrin (59e), de pénalisation (66e) ; 1 B (68e), 1 T, Maillard. Cartons jaunes. – Tyrosse : Baradat (52e, antijeu), Dutilh (65e, antijeu). Évolution du score : 3-0, 6-0, 9-0, 16-0 (mi-temps), 19-0, 19-10, 19-15, 19-22, 19-25, 22-25. TYROSSE : Dupré – Douthe, Rapana, Duffranc (Zaldua, 60e), Lalagüe – (o) Laborde, (m) Dutilh – Péry (Bayer, 75e), De Goldi, Ducamp – Lévejac (Visensang, 75e), Lapoyalère – Bénazet (Abbadie, 62e), Guillet (cap.) (Loubery, 71e), Baradat (Dufourg, 62e). Entraîneurs : J. Guibert et Ch. Laclau. DAX : Lasagavibau – Hiriart, Maillard, Argel, Dabrin – (o) Diaz, (m) Carbonneau (Lesgourgues, 76e) – Milhères, Alexandre, Tournier (Deniau, 56e) – Bérek (cap.) (Camisuli, 71e ), August – Cartier (Boyoud, 56e), Pedrosa, Ménieu (Sallaberry, 56e). Entraîneurs : M. Lièvremont et J.-Ph. Coyola. Il vous en faudra pour retenir autant d’équipements. Groupe VOLKSWAGEN France - R.C. Soissons B 602 025 538. ©HFP 2006. SAMEDI Stade Bordelais- Albi .......... 0-6 Aurillac- Auch ..................... 11-36 La Rochelle- Racing-M.92... 22-5 Montauban- M.-de-Marsan. 31-5 Oyonnax- Colomiers........... 25-10 Pays-d’Aix- Lyon OU ........... 22-51 Tarbes- Béziers.................... 25-13 TOURNOI DES SIX NATIONS (4e journée). – Annonce de la composition du quinze d’Angleterre (à 17 heures, heure française) pour France - Angleterre. MERCREDI 8 MARS Pendant , découvrez le Touran Match© avec • GPS monochrome avec radio CD 8 HP • Climatisation ‘Climatronic’ • Jantes en alliage 16’’ ‘HOCKENHEIM’ • Volant multifonction • Régulateur de vitesse • Radar de recul • Ordinateur de bord • Sellerie spécifique • Sièges avant confort réglables en hauteur avec réglage lombaire • Vitres avant et arrière électriques • ABS avec répartiteur électronique de freinage EBV • Airbag rideaux pour les 1ère et 2ème rangées • Correcteur électronique de trajectoire ESP • Double Airbag frontal et latéral avant de série. 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Tout juste ferons-nous des propositions. » Ce qui signifie que la FFR a toujours l’intention de protéger son capitaine et de lui offrir un statut particulier. Bleu PRO D 2 (21e journée) Manger du poisson stimule la mémoire. Jaune Rouge Jaune Le capitaine de l’équipe de France devrait être toulousain deux ans de plus, jusqu’en 2008, mais le club attend des précisions de la FFR. son prochaine, année de la Coupe du monde, et la saison suivante. Imaginons qu’elle souhaite disposer des joueurs pendant six mois, les tenants du contrat ne sont plus les mêmes. Alors, j’attends. » Dans la perspective de la préparation à la Coupe du monde, selon le souhait de Bernard Laporte, l’entraîneur de l’équipe de France, Bernard Lapasset, président de la FFR, avait proposé que les joueurs cadres de l’équipe de France, dont Pelous, soient pris en charge une partie de la saison par la FFR, afin d’être moins sollicités dans le cadre de leurs clubs. Ce qui avait suscité une vive réaction des clubs fournisseurs en internationaux, qui se sont opposés à ce projet en demandant des précisions. « Depuis, nous n’avons pas de nou- Dimanche 5 février : Écosse - France, 20-16. Samedi 11 février : France - Irlande, 43-31. Samedi 25 février : France - Italie, 37-12. Dimanche 12 mars : France - Angleterre, à 16 heures au Stade de France. Samedi 18 mars : Pays de Galles - France, à 16 h 30 au Millennium Stadium. Noir Bleu Noir Toulouse et Pelous d’accord TOUT LAISSE AUGURER que Fabien Pelous, le capitaine de l’équipe de France, en fin de contrat avec le Stade Toulousain à la fin de la saison, reste toulousain jusqu’à la fin de la saison 2007-2008. En effet, René Bouscatel, le président, Guy Novès, le manager général du club, et Fabien Pelous sont d’accord sur les modalités d’un prolongement de deux ans. « Dans la logique du Stade Toulousain, Fabien reste avec nous jusqu’en 2008, précise René Bouscatel. Fabien voulait avoir des garanties pour l’année de la Coupe du monde et la suivante, et nous sommes d’accord. Tout est prêt pour une signature. Toutefois, avant de finaliser le contrat, j’attends que la Fédération fixe les conditions des joueurs internationaux pour la sai- FRANCIS DELTERAL Les 22 pour France - Angleterre Les Bleus chez Sarkozy Le seul réel sujet d’inquiétude tourne maintenant autour de Florian Fritz, arrivé vers 18 h 30 avec ses coéquipiers toulousains, alors que les Parisiens, les Biarrots et Bernard Laporte se rendaient directement au CNR. Le jeune centre (22 ans, 6 sélections), a reçu un coup au genou gauche, samedi contre Toulon (53-0), qui l’a obligé à quitter le terrain à la mi-temps. collision, mais se disait en pleine forme. Aujourd’hui, tout le monde sera donc aux soins ou au repos en ce lundi consacré à la récupération et à la vidéo. À 18 heures, les Bleus répondront à l’invitation de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur, puis iront au magasin Nike (leur équipementier), sur les ChampsÉlysées, avant d’aller dîner, le soir, au restaurant Le Stade, à GéoAndré, chez Pieter De Villiers et Sylvain Marconnet. 12 Bleu Rouge Noir Jaune CYCLISME PARIS-NICE Avantage Julich ILS ONT DIT L’Américain de CSC, vainqueur sortant de l’épreuve, a déjà pris une petite option dès le prologue. Benoît VAUGRENARD (Fdj, 8e à 5’’) : « Marc Madiot m’a dit : le chrono se joue dans la bosse. Donc je me suis mis à bloc jusqu’au sommet ; après, ce n’était plus que de la descente. J’ai fait une belle performance. Cela dit, je l’avais dans la tête depuis le début de la saison. À l’entraînement, je ne me suis concentré que là-dessus. J’avais le tracé parfaitement à l’esprit et j’ai travaillé autour de ça. Je suis content puisque ça paye. En plus, par rapport à l’an dernier, j’ai plus de force, plus de puissance. Maintenant, le but est de travailler pour notre leader Thomas Lövkvist et surtout ne pas se faire piéger dans les premières étapes. Si la météo est mauvaise, ça ne me dérangera pas. J’aime le froid et la pluie. Depuis que je suis jeune, j’ai toujours obtenu mes meilleurs résultats dans les pires conditions. » Andrei KASHECHKIN (KAZ, Lsw, 2e à 1’’) : « Pour ma rentrée, je suis plutôt satisfait, d’autant que je ne me sens pas à 100 % . C’était un bon test. Ce genre de prologue m’a souvent réussi. Mais je ne vais pas jouer le classement général, mes objectifs viennent plus tard : le Tour évidemment où je serai là pour aider Alexandre (Vinokourov). Paris-Nice va surtout me permettre de monter en puissance progressivement. » Vainqueur l’an dernier de Paris-Nice, Bobby Julich en est cette fois le premier leader. L’Américain a remporté hier le prologue d’Issy-les-Moulineaux alors que le champion du monde, Tom Boonen (5e), est attendu aujourd’hui en cas d’arrivée au sprint. IL PARAÎT qu’il était moins pressé que d’habitude. Il est en tout cas moins stressé. Bobby Julich avait fortement tendance à se mettre la pression, dans la première partie de sa carrière qui l’avait amené auprès de Pantani et Ullrich sur le podium de ce terrible Tour 1998 (3e). L’Américain de Corpus Christi, Texas, a longtemps, longtemps attendu confirmation de cette performance inattendue. Il a fallu qu’il s’en remette à Bjarne Riis, au sein de l’équipe CSC, à partir de 2004, pour remonter à la surface. Et comment, avec l’an dernier Paris-Nice et le Critérium International dans la foulée ! Cette année, l’équipe CSC en général, Julich en particulier, ont beaucoup d’autres chats à fouetter pour aider Ivan Basso dans sa tentative de doublé Giro-Tour. « Cet hiver, Riis m’a dit de rester calme, de ne pas me mettre de stress et j’en ai profité, avouait Julich, qui sera l’auxiliaire de Basso sur les deux Grands Tours. J’étais déjà surpris de finir troisième en Californie (sur le Tour du même nom, 19 au 26 février), parce que je n’étais pas au top, mais je me sentais trop bon, trop facile, comme aujourd’hui… » Débarqué mercredi d’Amérique, ce n’est pourtant ni le décalage horaire ni la différence sensible des tempé- ratures, car il faisait frisquet hier après-midi à Issy-les-Moulineaux, qui ont grippé la mécanique bien huilée de ce coureur capable de monter très haut en régime. « Il a gagné avec son expérience, notait assez admiratif Alain Gallopin, le directeur sportif de CSC. Pour le décalage horaire, il sait gérer à la perfection, organiser son sommeil. On est venu travailler sur le circuit pendant une heure et demie dans la matinée, ce qui l’a laissé relax tout le début d’après-midi. Il a surtout gagné dans les virages du dernier kilomètre où il n’a presque pas touché les freins. » Celui qui en a appris beaucoup, hier après-midi, c’est David Zabriskie (27e à 13’’), le premier Maillot Jaune du Tour 2005, qui apprécie les tracés rectilignes comme à Noirmoutier en juillet dernier, mais auquel la technique fait encore défaut. C’est pourquoi il avait pris place à bord de la voiture des CSC afin de recevoir une leçon de pilotage. Il en a tiré luimême la conclusion : « Impressionnant ! » Attention à Steegmans ! Ainsi, Julich est lancé sur des bases élevées, quand bien même l’équipe CSC a jusque-là volontairement limité le travail en intensité, ce qui n’a rien changé hier au résultat. « C’est déjà extraordinaire de gagner ce prologue, appréciait l’Américain sans vouloir tirer trop de plans sur la comète. À trente-quatre ans, je sais que j’ai l’expérience et je ressens de la sérénité. J’ai complètement changé. Maintenant, je fais juste le vélo pour la passion et c’est dommage que je n’ai pas eu cette philosophie il y a quelques années parce que c’est agréable, et ça m’aurait servi. » Voilà. S’il fallait absolument un favori à ce Paris-Nice très ouvert, Julich est celui-là. De toute façon, il ne faut pas exagérer la portée d’un prologue de 4 800 mètres, soit six minutes et des poussières. La demi-surprise est Vaugrenard : « Je l’avais dans la tête » provenue d’Andreï Kashechkin, le Kazakh passé de Crédit Agricole à Liberty Seguros, où il est destiné à seconder son compatriote Vinokourov. Dans le panel très large de ses qualités, on connaissait sa capacité explosive dans les prologues (3e sur celui du Dauphiné 2005). En revanche, il s’agissait, hier, de sa rentrée en compétition, et Manolo Saiz jure que sa recrue accuse encore « 4 kilos en trop », ce qui explique qu’il l’attend dans les classiques ardennaises plus sûrement que dimanche prochain sur la Côte d’Azur, où il faudra sans doute compter avec son partenaire espagnol Alberto Contador (4e à 3’’). Dans le camp des spécialistes, Bradley Mc Gee (3e à 2’’) ne saurait être déçu à cette époque de l’année, et La Française des Jeux a d’ailleurs réussi une « perf » collective soulignant le potentiel de Benoît Vaugrenard (8e à 5’’), qui progresse lentement, mais sûrement, tandis que Sandy Casar a particulièrement réussi sa mise à feu (12e à 8’’). Sans doute les Cofidis, de leur côté, attendaient-ils un peu mieux, mais c’était un poil trop sinueux pour Wiggins (7eà 5’’), Verbrugghe a manqué un peu de tonicité (10eà 7’’) et Chavanel était peutêtre un peu trop nerveux (91e à 22’’), mais rien de grave, vraiment. Quant à Tom Boonen (5e à 3’’), c’est bien la classe mondiale, tout simplement. Par le jeu des « bonifs » (10’’, 6’’, 4’’ à l’arrivée et 3’’, 2’’, 1’’ sur chacun des deux sprints intermédiaires), le maillot lui tend les bras, ce soir à Saint-Amand-Montrond. Mais attention, ce Gert Steegmans (9e à 7’’), qui prend décidément du volume dans tous les compartiments du jeu, ne rêve que de s’offrir le champion du monde ! D’ici là, s’il y a des candidats pour la bonne petite échappée traditionnelle à travers la Sologne, il ne faut surtout pas se gêner. PHILIPPE BOUVET JÉRÉMIE ARBONA ISSY-LES-MOULINEAUX. – Même si les hommes de CSC ont débarqué sur ce Paris-Nice sans ambition déclarée, Bobby Julich ne s’est pas gêné hier pour se vêtir à nouveau de jaune et blanc. (Photo Bernard Papon) Armstrong, là sans y être RÉSULTATS La saison a démarré sans le Texan, qui reste pourtant très présent dans l’ombre de Johan Bruyneel. LES DEUX HOMMES se cachent derrière de larges lunettes noires. Au volant, Johan Bruyneel, toutes dents dehors, polo siglé Discovery Channel, bracelet Livestrong en évidence. Côté passager, Lance Armstrong, parka sombre à capuche, casquette enfoncée jusqu’aux yeux, le visage épais mangé par une barbe naissante. Son sourire est moins franc. Scène inédite captée il y a une dizaine de jours, sur le front de mer de Santa Barbara, au départ de l’avant-dernière étape du Tour de Californie. Pour la première fois depuis sa retraite, le 24 juillet sur les Champs-Élysées, le Texan avait pris place en course dans la voiture de Discovery Channel, officialisant son rôle de « conseiller technique » auprès de ses anciens coéquipiers. « Je suis là pour supporter les gars, a-t-il expliqué au milieu d’une horde de fans surexcités. C’est très spécial, une nouvelle expérience pour moi. » Loin, bien loin du prologue de Paris-Nice où, il y a un an tout juste, il avait lancé sa dernière saison par une indigne 140e place dans un prologue polaire. Jusqu’ici, le septuple vainqueur du Tour de France s’était fait plutôt discret. Il était apparu en catimini, début décembre, au stage de préparation de Solvang, en cuissard long et manchons, le temps de vérifier, lors d’une sortie d’entraînement de plus de quatre heures, qu’il avait quelques beaux restes. Puis il avait participé à la présentation officielle de l’équipe, sur Beverly Hills, toujours dans la roue de Bruyneel, pour un touchant numéro de nostalgie : « Je suis toujours membre à part entière de Discovery Channel. Je suis un fan de l’équipe et quand il s’agit de suivre le vélo, de suivre les gars, je reste totalement accro. Ça, ça n’a pas changé. Quand je roulais, j’étais le partenaire privilégié de Johan. Pendant sept ans, on s’est parlé tous les jours et ça continue. Simplement, maintenant, on discute des coureurs, de leur programme de courses, de leurs plans d’entraînement, de l’évolution de leur condition. Je serai toujours là pour eux, Johan le sait. » Fin juillet sur le Tour On ne devrait cependant pas trop voir Armstrong en Europe cette année. La rumeur annonce une petite visite en mai sur les routes du Giro et, bien sûr, un large détour vers la France en juillet, sans doute pour la dernière semaine du Tour (le 16, il présentera à Los Angeles la cérémonie des ESPY Awards, sorte d’oscars du monde du sport). « Je ne sais pas à quel niveau je serai impliqué avec Johan dans la voiture, dit-il. Rien n’est encore décidé. Ce sera sans doute très spécial. Je veux être là pour supporter l’équipe. On ne peut pas faire quelque chose pendant quinze ans et s’en aller comme ça. J’ai besoin de sentir que je suis encore un Assis dans la voiture de Discovery, aux côtés de Johan Bruyneel : c’est la nouvelle place de Lance Armstrong. Mais au Tour de Californie, pas sur Paris-Nice. (Photo DR) membre de cette famille. » Même s’il est un peu fait oublier par le peloton, Armstrong n’a pas vraiment chômé en sept mois de retraite. Apparitions télévisées sur les grands networks, show dans une radio d’Austin, publicité tous azimuts pour sa ligne de vêtements et sa chaîne de salles de sport et promotion de sa fondation contre le cancer (il s’est ainsi déplacé à Londres et en Afrique du Sud pour prêcher la bonne parole). Et le projet de film sur sa vie, interprété par Matt Damon, est sur de très bons rails. Parallèlement, il a continué d’alimenter la chronique judiciaire. Après une première session en janvier, le procès intenté au Texas par la compagnie d’assurances SCA suit son cours, comme les dossiers Mike Anderson et LA confidentiel. Et la justice italienne doit statuer demain à Rome sur la plainte en diffamation déposée par Filippo Simeoni, une audience pour laquelle Armstrong ne se déplacera pas. Enfin, il a rompu le mois dernier avec sa compagne, la chanteuse Sheryl Crow, laquelle vient de se faire opérer d’un cancer du sein. Une nouvelle qui l’aurait plongé dans un profond désarroi. JEAN-PIERRE BIDET PARIS-NICE (5-12 mars). – Prologue à Issy-les-Moulineaux : 1. Julich (USA, CSC), les 4,8 km en 6’7’’ (moy. : 47,084 km/h) ; 2. Kashechkin (KAZ, Liberty Seguros), à 1’’ ; 3. Mc Gee (AUS, Française des Jeux), à 2’’ ; 4. Contador (ESP, LSW), à 3’’ ; 5. Boonen (BEL, Quick Step - Innergetic) ; 6. Sanchez (ESP, Euskaltel), t.m.t. ; 7. Wiggins (GBR, Cofidis), à 5’’ ; 8. Vaugrenard (FDJ), m.t. ; 9. Steegmans (BEL, Davitamon-Lotto), à 7’’ ; 10. Verbrugghe (BEL, COF), m.t. ; 11. Landis (USA, Phonak), à 8’’ ; 12. Casar (FDJ) ; 13. Mugerli (SLV, Liquigas), t.m.t. ; 14. Pineau (Bouygues Télécom), à 9’’ ; 15. Colom (ESP, Îles Baléares -Caisse d’Épargne) ; 16. Gusev (RUS, Discovery Channel) ; 17. F. Schleck (LUX, CSC), t.m.t. ; 18. Rous (BTL), à 10’’ ; 19. Posthuma (HOL, Rabobank), m.t. ; 20. Vandevelde (USA, CSC), à 11’’ ;… 24. Jalabert (PHO), m.t. ; 25. Dumoulin (AG2R Prévoyance), à 13’’ ; 27. Zabriskie (USA, CSC) ; 30. Martinez (ESP, Agritubel), t.m.t. ; 35. Caucchioli (ITA, Crédit Agricole), à 15’’ ; 38. Lövkvist (SUE, FDJ), t.m.t ; 44. TOUR DE MURCIE (2.1 [ES P], 1er - 5 mars). – 5e et dernière étape, Murcie-Murcie : 1. Haussler (ALL, Gerolsteiner), les 116,7 km en 3 h 10’54’’ (moy. : 36,679 km/h) ; 2. Richeze (ARG, Ceramica Panaria) ; 3. Munoz (ESP, Communauté de Valence) et tout le peloton dans le même temps. – 78 classés. Principal abandon : Rasmussen (DAN, RAB). Classement final : 1. S. Gonzalez (ESP, 3 Molinos Resort), en 15 h 33’2’’; 2. J.I. Gutierrez (ESP, Caisse d’Épargne - Îles Baléares), à 3’’ ; 3. Bernabeu (ESP, Communauté de Valence), à 27’’ ; 4. Hruska (RTC, Mol), 32’’ ; 5. C. Garcia-Quesada (ESP, Unibet.com), à 39’’… 7. Valverde (ESP, IBC), à 1’9’’ ; 8. Cunego (ITA, Lampre), à 1’41’’ ; 35. Vinokourov (KAZ, Liberty Seguros), à 14’3’’ ; 49. Mayo (ESP, Euskaltel), à 20’42’’ ; 55. Menchov (RUS, Rabobank), à 22’25’’ ; 66. Brard (IBC), à 27’42’’. TROIS JOURS DE LA FLANDRE OCCIDENTALE (2.1 [BEL], 3-5 mars). – 3e et dernière étape, Ichtegem-Ichtegem : 1. Eeckhout (BEL, Chocolat Jacques), les 185,6 km en 4 h 33’16’’; 2. Weylandt (BEL, Quick Step) ; 3. Sieberg (ALL, Team Wiesenhof) ; Engoulvent (CA), à 16’’ ; 56. Voigt (ALL, CSC), à 18’’ ; 63. Jégou (Fdj), m.t. ; 64. Berthou (IBC) à 19’’ ; 67. Moreau (A2R) ; 70. Mourey (FDJ) ; 72. Poilvet (CA), m.t. ; 75. Dupont (A2R), à 20’’ ; 78. Popovych (UKR, DSC), m.t. ; 82. Lefèvre (BTL), à 21’’ ; 87. Kern (BTL), m.t. ; 91. Chavanel (COF), à 22’’ ; 92. Vasseur (QSI), m.t. ; 110. Voeckler (BTL), à 27’’ ; 114. Rinero (Saunier Duval), m.t ; 115. Dion (A2R), à 28’’ ; 117. Portal (IBC), m.t. ; 119. Charteau (BTL), à 29’’ ; 122. Moncoutié (COF), m.t. ; 124. Talabardon (CA), à 30’’ ; 125. Dessel (A2R), m.t. ; 132. Fédrigo (BTL), à 31’’ ; 133. Salmon (A2R), m.t. ; 139. Leblacher (FDJ), à 33’’ ; 143. Augé (COF), à 34’’ ; 158. Laurent (A2R), à 38’’. – 168 classés. AUJOURD’HUI. – 1re étape : Villemandeur - Saint Amand Montrond (193 km). Départ à 11 h 50, avenue de la Libération ; arrivée vers 16 h 15, avenue de Meillant. 4. Muravyev (KAZ, Jartazi) ; 5. Minard (Cofidis), t.m.t. Classement final : 1. Eeckhout (BEL, Chocolat Jacques), en 13 h 3’33’’ ; 2. McEwen (AUS, Davitamon-Lotto), à 2’’ ; 3. Breschel (DAN, CSC), à 3’’ ; 4. Willems (BEL, Jac), à 6’’ ; 5. Weylandt (BEL, Quick Step), à 7’’… 15. Minard (Cofidis), à 13’’. LES MONTS DU LUBÉRON (1.2, 5 mars). – 1. Mandri (EST, Auber 93), les 160 km en 3 h 50’10’’ ; 2. Seledkov (RUS, Omnibike) ; 3 Coutouly (Agritubel) ; 4. O. Martinez (AVC Aix), t.m.t. ; 5. Vorganov (RUS, Omn), à 25’’. – A. R. GP DE LILLERS (1.2, 5 mars). – 1. Eishler (ALL, Team Reistrom Senges), les 170 km en 4 h 7’52 ; 2. Jaunet (CC Nogent-sur-Oise), à 13’’ ; 3. Clain (VC Roubaix), m.t. ; 4. Parisien (USA, Team TiAA-Cref), à 17’’ ; 5. Feillu (CCN), à 24’’. – P. M. PISTE - COUPE DU MONDE (4e et dernière manche, Sydney [AUS], 3-5 mars). – HOMMES. Vitesse par équipes : Pays-Bas (Bos, Mulder, Veldt), 44’’628 b. France (Baugé, Pervis, Tournant), 44’’730 ; Places 3-4 : Japon, 45’’341 b. Pologne, 45’’552. Américaine : 1. Danemark, 14 pts ; 2. Italie, 11 ; 3. Grande-Bretagne, 10. FEMMES. Scratch : 1. Aroustamova (RUS) ; 2. Machacova (RTC) ; 3. Prudinikova (RUS). Keirin : 1. Di (CHN) ; 2. Reed (USA) ; 3. Frisoni (ITA). Classement final : 1. Pays-Bas, 314 pts ; 2. Russie, 280 ; 3. Allemagne, 223 ; 4. Australie, 223 ; 5. France, 208. COUPE DU MONDE FEMMES (2emanche, Wellington [NZL], 5 mars). – 1. Ulmer (NZL), les 124 km en 3 h 16’45’’ ; 2. Wood (AUS), à 4’24’’ ; 3. Teutenberg (ALL), à 4’26’’… 18. Pitel, à 4’34’’ ; 38. Le Floch, à 8’10’’ ; 40. Touffet, m.t. Prochaine manche : Tour des Flandres, le 2 avril. BETTINI FACE À PETACCHI. – Le Tour de la Province de Lucca (194 km) accueille aujourd’hui la plupart des têtes d’affiche de Tirreno-Adriatico (départ mercredi). Sont annoncés Petacchi, Bettini, Zabel, Fischer, Grillo, Bennati, Paolini, Di Luca, Garzelli, Astarloa et Basso. AG2r Prévoyance (Chaurreau, Gerrans, Loubet, Mondory, Naibo, Navas, Riblon, Usov) est la seule équipe française engagée. Une ¬kodaOctavia suréquipée à partir de 17 790 € ! Holalalalala ! (Un commentateur sportif) Tarif avec option peinture métallisée de la ¬kodaOctavia ¬ 1.6 102 ch. Consommations l/100 km (normes CE 99/100) : en ville 9,9 ; sur route 6 ; mixte 7,4. Emissions CO2 (g/km) : 178. Renseignements : 0 805 05 06 07 (appel gratuit) - www.skoda.fr PAGE 12 969_Bandeau_356x50.indd LUNDI 6 MARS 2006 6/01/06 11:16:57 1 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge première (aujourd’hui) notamment, puis celles de jeudi, assez plate, et samedi, plus vallonnée, où j’aimerais me tester. Pour le reste, c’est trop pentu pour moi. J’espère surtout que la météo sera meilleure que l’an dernier, car l’essentiel est que je préserve ma santé. (il sourit) D’ailleurs, on m’a dit qu’on passait pas loin de Joyeux (demain), là où il y a la grippe aviaire. Il faudra peut-être nous fournir des masques (il rit franchement)… – Avez-vous volontairement évité de vous confronter à Petacchi qui, lui, dispute TirrenoAdriatico ? – Non, ce n’est pas le problème. Je préfère avoir une bonne semaine de récupération après Paris-Nice pour mieux aborder Milan-San Remo, plutôt que deux-trois jours après Tirreno. C’est trop court. En plus, j’arrive directement à la maison dimanche prochain (il a élu domicile à Monaco cet hiver). C’est plutôt agréable. » Bleu « VOUS ATTENDIEZ-VOUS à une telle performance sur ce type de chrono ? – Pas vraiment. Je ne m’étais pas préparé pour ça et je ne fais pas partie des spécialistes. C’est donc un très bon résultat. D’ailleurs, si je m’étais plus concentré (il s’est levé hier matin à 9 h 30 et n’a reconnu le circuit que par deux tours sur les coups de midi), je serais sûrement allé trois ou quatre secondes plus vite. Mais cela n’a pas d’importance. La prise du maillot de leader n’était certainement pas un objectif premier. Maintenant, j’espère gagner une étape et dans ce cas, probablement, j’aurai ce maillot… – Quelle est votre véritable motivation sur ce Paris-Nice ? – Pour moi, cette course est l’idéal pour préparer les classiques, à commencer par Milan-San Remo (18 mars), un objectif cette saison, puis le Tour des Flandres (2 avril) et Paris-Roubaix (9 avril). Mon but n’est donc pas d’être à bloc tout le temps, mais seulement sur deux ou trois étapes, la Jaune Rouge Jaune TOM BOONEN, excellent cinquième hier, regrettait presque de ne pas avoir joué sa carte à fond. Noir Bleu Noir « Si je m’étais plus concentré… » Bradley MCGEE (AUS, Fdj, 3e à 2’’) : « J’aime bien ce genre de prologue très technique, avec montée et descente. J’ai perdu du temps dans la bosse, car je n’ai pas encore les gaz. J’ai accéléré seulement au sommet. Cela dit, pour un mois de mars, c’est déjà bien. En mai, j’aurais été capable d’accélérer au milieu ; en juillet, j’aurais pu accélérer dès le bas. Mais je suis déjà en bonne forme. » Sandy CASAR (Fdj, 12e à 8’’) : « Je m’étais fixé ce prologue, et plus généralement Paris-Nice, comme objectif. Je ne suis pas si surpris de ma performance. Je l’avais bien préparé. J’aime cet exercice, surtout quand il y a une belle bosse. Il faut partir le plus vite possible et selon les sensations, ça passe ou ça casse. Je sens la forme qui arrive. Il ne manque plus que la réussite. Je constate que des gros clients sont derrière moi. L’idéal serait que ce soit pareil à Nice. Ce serait vraiment très motivant. » Jérôme PINEAU (Btl, 14e à 9’’) : « J’ai battu des gars comme Zabriskie ou Voigt, il y a de quoi être content, non ? De toute façon, je ne pouvais pas aller plus vite. C’est un effort violent, sur un parcours sinueux et ça me profite davantage que les grands boulevards. C’est toujours bien de commencer une course sur une bonne impression. Depuis le début de la saison, ça va de mieux en mieux. Mais lors des précédents Paris-Nice, j’ai toujours plutôt bien débuté et ça ne m’a pas souvent réussi, alors je ne m’enflamme pas. » Sylvain CHAVANEL (Cof, 91e à 22’’) : « Je n’étais pas dans l’allure, alors que je voulais faire quelque chose. Mais je sens que je vais bien marcher cette semaine. J’ai vraiment confiance. Ce qui me console, c’est que l’année où j’ai fait un mauvais prologue (32e en 2003), je termine cinquième au final. Franchement, j’ai bien travaillé à l’entraînement la semaine dernière, la condition est là, je le sens et je suis motivé. » – J. A. 13 Bleu Rouge Noir Jaune ATHLÉTISME COUPE D’EUROPE (salle) L’étincelle Doucouré Tandis que Sdiri s’est blessé à la longueur, le hurdler a brillé (7’’62 sur 60 m haies), emmenant les Français à la victoire. LIÉVIN – de notre envoyé spécial ON L’ATTENDAIT, il n’a pas déçu. Hier à Liévin, Ladji Doucouré, la nouvelle star de l’athlétisme français, n’a pas manqué son unique authentique sortie hivernale au cœur d’un dimanche après-midi plutôt festif dans l’ancienne cité minière ensoleillée du Pas-de-Calais. Deux semaines après une petite mise en jambes sur 200 m à Clermont-Ferrand, le champion du monde du 110 m haies a retrouvé son pré carré avec bonheur. Sans préparation spécifique, celui qui n’avait pas franchi une seule fois plus de quatre haies cet hiver, a avalé les cinq obstacles de son 60 m en 7’’62, la meilleure rentrée en salle de sa carrière. De quoi le classer d’emblée treizième meilleur hurdler de l’hiver et même septième (donc finaliste planétaire potentiel) à deux athlètes par nation. de notre envoyée spéciale Arron indispensable RÉSULTATS LIÉVIN.– Mission accomplie pour Ladji Doucouré pour son seul 60 m haies de l’hiver. Le double champion du monde d’Helsinki a gagné en signant la meilleure rentrée en salle de sa carrière (7’’62) et en respectant les consignes techniques de son entraîneur. (Photo Bruno Fablet) Sdiri, la tuile Le sauteur en longueur, blessé à la cuisse droite, est presque forfait pour les Mondiaux. LIÉVIN – de notre correspondant C’EST L’HÉCATOMBE ! Après Bouchra Ghezielle (3 000 m), Florent Lacasse (800 m), Marc Raquil (4 × 400 m) et Eunice Barber (longueur), Salim Sdiri sera sans doute, cet après-midi, le cinquième Français à renoncer aux Mondiaux en moins d’une semaine. Hier, le sauteur en longueur de l’USM Montargis a dû cesser son concours après le troisième saut. Il était alors en tête. Puis Oleksiy Lukasevych, l’Ukrainien inspiré par ce pays minier où il possède quelques homonymes, lui a brûlé la politesse au der- nier essai (7,88 m). À l’arrivée, Sdiri, deuxième avec 7,85 m, a perdu bien plus qu’un simple concours. « J’ai ressenti un point douloureux lors de l’impulsion, sous la cuisse, à l’ischio droit, racontait-il. J’ai tellement l’habitude de me blesser là que cette douleur m’est familière. » Sdiri doit passer une IRM aujourd’hui. « Pour ce type d’accident, il me faut parfois plus de dix jours pour reprendre. Parfois, au bout de quarante-huit heures, ça passe », espérait-il. Franck Chevallier, le DTN, confirmait cette interrogation, tout en s’estimant pessimiste. « Salim avait eu une sensation de ce type deux jours avant les Championnats de France estivaux à Sotteville, en 2004, et il avait battu le record de France quand même. Mais pour moi, sauf contre-ordre, il est forfait pour Moscou. Je lui ai dit de ne prendre aucun risque avant l’été où il peut espérer de belles choses. » Certes. Mais dès cet hiver, Salim, qui n’a jamais gravi un podium européen ou mondial, en dépit de trois finales (dans les huit premiers), pouvait viser une médaille. Ses 8,27 m du 28 janvier à Mondeville le situaient au deuxième rang derrière le Ghanéen Gaisah (8,36 m). Ses 8,23 m de Clermont-Ferrand le mettaient encore au niveau du troisième des tablettes, l’Américain SEMI-MARATHON DE PARIS Mergia, l’invité surprise Ils étaient huit Kényans au départ, mais c’est un Éthiopien qui s’est imposé. Deriba Mergia, vingt-cinq ans, n’avait jamais couru en Europe. Malgré le froid (1 °C) et le vent de face sur la fin du parcours, il s’est pourtant permis de battre le record du semi-marathon de Paris : 1 h 0’44’’ contre 1 h 0’50’’ pour le Tanzanien Zebedayo Bayo en 2000. Le Kényan Pal Kimugul s’est classé 2e devant le Marocain Issa Dghoughi. Mergia et Kimugul se sont détachés au train. L’Éthiopien, qui a déjà le même manager que son compatriote Kenenisa Bekele (Jos Hermens), a éliminé son rival à 300 mètres de la ligne. Chez les femmes, la Kényane Rita Jeptoo a distancé la Marocaine Asmae Legzaoui (2e) et la Française Zahia Dahmani (3e). HOMMES: 1. Mergia (ETH), 1 h 0’45’’ ; 2. P. Kimugul (KEN), 1 h 0’50’’ ; 3. Dghoughi (MAR), 1 h 1’27’’ ; 4. J. Chelanga (KEN), 1 h 1’35’’ ; 5. E. Kurgat, 1 h 1’39’’ ; 6. Falil (MAR), 1 h 1’55’’ ; 7. P. Biwott (KEN), 1 h 2’12’’ ; 8. K. Kimutai, 1 h 2’40’’ ; 9. D. Langat (KEN), 1 h 3’36’’ ; 10. Chanchima (KEN), 1 h 5’22’’ ; 11. Omete (KEN), 1 h 5’55’’. FEMMES : 1. R. Jeptoo (KEN), 1 h 9’’56 ; 2. Leghzaoui (MAR), 1 h 12’02’’ ; 3. Dahmani, 1 h 13’12’’ ; 4. L. Cheruiyot (KEN), 1 h 13’57’’ ; 5. Maury, 1 h 15’49’’. John Moffit. Une constance confirmée par ses 8,13 m de Stockholm et ses 8,01 m de Birmingham. Pas mal, sans vent ! Son entraîneur, Danielle Desmier, était dépitée : « Il s’agit peut-être d’une déchirure à la jonction du muscle et du tendon. Cinq jours pour guérir, cela me semble quasi impossible. Salim est très déçu. Il était venu ici plutôt décontracté pour assurer la première place dans un concours ne comportant que quatre sauts. Il ne comptait pas prendre de risques avant les Mondiaux. Mais le danger est toujours là, cela aurait pu lui arriver à l’entraînement. » GEOFFROY DEFFRENNES MONTEBRUN DANS LE MISTRAL. – Les Championnats nationaux hivernaux des lancers longs se sont disputés ce week-end à Salon-de-Provence, où un mistral glacial a balayé le stade. Dans ces conditions difficiles, Manuela Montebrun a tout de même expédié son marteau à 69,30 m, tandis que Stéphanie Falzon a battu son record personnel (66,19 m). Au disque, Melina Robert-Michon (59,89 m) a devancé Agnès Teppe (57,50 m). Sarah Walter (56,87 m) et Laurent Dorique (72,36 m) se sont imposés au javelot. Enfin, au disque, Erik Boes (55,40 m) a remporté le concours devant Mickael Conjungo (54,40 m) et Jean-Claude Retel (53,80 m). PRÉCISION. – Organisée deux années de suite (2003 et 2004) pour commencer, la Coupe d’Europe a désormais bien lieu toutes les deux saisons, contrairement à ce que laissait supposer, dans notre édition d’hier, la remarque de Hans-Jörg Wirz, le président de la Fédération européenne (AEA), sur la périodicité de l’événement. GYMNASTIQUE ARTISTIQUE BOXE AMERICAN CUP Calzaghe en maître Dans l’ordre des choses Les Américains Nastia Liukin et Jonathan Horton ont gagné à Philadelphie. Florent Marée termine huitième. FINALEMENT, c’est la meilleure nouvelle du week-end : malgré le nouveau code de pointage, qui abolit le traditionnel 10 parfait, la hiérarchie reste la même. En l’occurrence, chez les femmes, la jeune Nastia Liukin, seize ans, vice-championne du monde à Melbourne en novembre dernier, a remporté sa première victoire lors de l’American Cup à Philadelphie. Avec 60,05 points, mais à cause d’une réception au saut raccourcie et une chute à la poutre, elle est devancée dans la note d’exécution par sa jeune compatriote américaine, Shayla Worley (36,475 contre 35,95 points), tout juste sortie de la catégorie junior. Worley doit se contenter de la deuxième place, devant la Canadienne Gerber, qui a obtenu le meilleur score au saut pour son « Yurtchenko » double vrille, et la Brésilienne Souza, trop approximative dans l’exécution (7e total). Chez les hommes, revanche des qualifications de vendredi, c’est l’Américain Jonathan Horton qui s’est imposé sur le favori japonais Hisashi Mizutori, à la faveur d’une excellente exécution (et seulement la 4e note de difficultés). « Il s’agit sans doute du premier enseignement que l’on retiendra, précise Michel Boutard, le DTN adjoint, observateur aux États-Unis. Si tu maîtrises l’exécution, tu resteras sur le devant du classement. » Évidemment, l’échantillon présent à l’American Cup était restreint et pas forcément représentatif des meilleurs spécialistes mondiaux. On n’a pas assisté à la course à la difficulté que certains ne manqueront pas d’entreprendre puisque le nouveau code offre cette ouverture. Mais on devine déjà quelques nouvelles combinaisons plus efficaces que d’autres. « C’est en revanche en recherchant la perfection du geste, donc une meilleure exécution que l’on gagne du temps », persiste Boutard. Une leçon que les juges, les premiers concernés par cette révolution, devront méditer. « Autant le jury A, chargé d’évaluer le niveau de difficultés, a été bon, poursuit le Français. Autant celui chargé de l’exécution a tâtonné, très loin de ses automatismes et réflexes habituels. En clair, tout le monde n’a pas vu les mêmes choses. Il y a eu de grosses hésitations sur le choix des pénalités, plus lourdes que dans l’ancien code, et de gros écarts dans les notes attribuées. » Un flottement qui n’a pas permis à Florent Marée de se distinguer. À vingt-cinq ans, le seul Français engagé à l’American Cup effectuait sa première sortie internationale depuis son opération de l’épaule en décembre 2004. Onzième des qualifications, il a échoué à la huitième et dernière place de la finale samedi. « Il est déçu de sa performance, parce que ses exercices passent à l’entraînement, mais il ne se plaint pas du classement », résume Michel Boutard, conscient que le Réu- nionnais d’Antibes a surtout eu du mal à encaisser le choc de deux concours généraux consécutifs. Sans doute aussi manque-t-il de repères. « C’est une reprise difficile, avec un fort déficit en terme de condition physique », poursuit le DTN adjoint. Par rapport aux qualifications, le Français a ainsi engrangé un total inférieur en finale (87,10 contre 84,30 points). Avec deux chutes aux arçons et une à la barre fixe, ainsi qu’un saut réceptionné sur les fesses, Florent Marée ne pouvait espérer beaucoup mieux. Mais avec une meilleure réussite, il n’aurait pas été proche des tout meilleurs non plus. « Disons qu’il se situerait au niveau de l’Allemand Hambuechen (5e) ou du Canadien Gafuik (6e) », prédit Michel Boutard. Disons surtout que Marée saura dorénavant ce qu’il lui reste à travailler, à affiner, d’ici aux prochaines échéances. En particulier les Internationaux de France à Lyon, les 18 et 19 mars. – C.L. RÉSULTATS HOMMES : Horton (USA), 92,50 pts ; 2. Mizutori (JAP), 92,25 ; 3. Durante (USA), 91,35 ; 4. Khorokhordin (RUS), 89,20 ; 5. Hambuechen (ALL), 89,10… 8. Marée, 84,30. FEMMES : 1. Liukin (USA), 60,05 pts ; 2. Worley (USA), 59,775 ; 3. Gerber (CAN), 57,65 ; 4. Souza (BRE), 57,525 ; 5. Garcia (MEX), 57,05. KABAEVA DE RETOUR. – La Russe Alina Kabaeva, championne olympique de gymnastique rythmique, mais évincée de sa sélection pour les derniers Mondiaux à Bakou pour manque de forme, a réussi son retour à la compétition en remportant le Grand Prix de Moscou ce week-end. Elle devance deux de ses compatriotes, Vera Sessina et surtout Olga Kapranova, sacrée championne du monde en Azerbaïdjan. CHAMPIONNAT WBO-IBF DES SUPER-MOYENS Plus ancien champion actuel, le Gallois a surclassé aux points l’Américain Jeff Lacy, hier à Manchester. UN PEU HÂTIVEMENT présenté comme une future vedette, l’Américain Jeff Lacy, champion IBF des supermoyens, a été surclassé aux points (119-105, 119-107, 119-107) par le Gallois Joe Calzaghe, tenant WBO. Dans la nuit de samedi à dimanche – le combat avait été prévu à 2 heures afin de satisfaire les télévisions américaines – devant 20 000 spectateurs à la Men Arena de Manchester, le gaucher gallois l’a dominé dans tous les domaines. « À partir du huitième round, j’ai souffert de la main gauche, avoue Calzaghe (33 ans, 76,200 kg, 41 victoires, dont 33 avant la limite). Je vais passer des examens, mais je ne pense pas qu’elle soit cassée. Je traîne cette blessure depuis trois semaines. J’avais même songé à demander un report. Heureusement, je n’ai jamais été si concentré et prêt physiquement pour un combat. On disait que j’étais fini et j’avais été blessé par le manager de Lacy, Gary Shaw, qui m’avait traité de poule mouillée. Il avait aussi dit que je donnais des claques, pas des coups. Lacy avait affirmé qu’il me battrait avant la limite, mais il n’a pas eu de réponse à mon direct du droit, à ma vitesse de bras et à mes déplacements. » Plus ancien champion actuel – il s’est emparé du titre WBO en octobre 1997 –, Calzaghe apparaît supérieur aux autres tenants mondiaux de la catégorie, l’Allemand Markus Beyer (WBC) et le Danois Mikkel Kessler (WBA). « Maintenant, soit je cherche à les affronter pour prendre leur ceinture, souligne le Gallois, soit je monte MONSHIPOUR À BLAGNAC. – Après trois semaines d’entraînement à Serre-Chevalier, Mahyar Monshipour a regagné son club de Blagnac, dans la banlieue de Toulouse, samedi dernier. Le 18 mars prochain à Levallois, il défendra son titre WBA face à son challenger officiel, le Thaïlandais Somsak. Au même programme, Myriam Lamare mettra en jeu sa ceinture WBA des super-légers face à la Portoricaine Belinda Laracuente (27 ans, 22 victoires, dont 9 avant la limite, 3 nuls, 12 défaites) et le Vénézuélien Alejandro Heredia (7 victoires, 1 nul, 2 défaites), qui vient de servir de sparring-partner à Monshipour, affrontera Christophe De Busillet. COTTO DÉTRUIT BRANCO. – Champion WBO des super-légers, le Portoricain Miguel Cotto (26 victoires, dont 22 avant la limite) a conservé son titre WBO des super-légers en battant l’Italien Gianluca Branco (36 victoires, 1 nul, 2 défaites) par arrêt de l’arbitre au huitième round, samedi à Bayamon (Porto Rico). Vaillant, l’ex-champion d’Europe a été dépassé par la puissance de son adversaire. Souffrant de la mâchoire et surtout de LUNDI 6 MARS 2006 en mi-lourds pour y défier les grands noms, les Américains Antonio Tarver et Roy Jones. Si j’avais le choix, je choisirais Jones, car c’est une légende. » Quant à Lacy (28 ans, 75,750 kg, 21 victoires, dont 17 avant la limite, 1 défaite, 1 no-contest), qui se faisait soigner pour des coupures au-dessus des deux yeux, il n’a pu se rendre à la conférence de presse, à… 4 heures du matin. « J’aurais parié ma maison sur Jeff, soupire Gary Shaw, son manager. Calzaghe a parfaitement appliqué sa tactique, ce qui n’a pas été le cas de Jeff. Mais il est jeune et il reviendra. » Entraîneur de Lacy et de Ronald Wright, Dan Birmingham a rendu hommage à Calzaghe: « Il est sous-estimé, bien meilleur que nous ne le pensions. Je n’ai jamais vu une telle performance. » – A.-A. F. l’épaule, Branco a fini par indiquer qu’il ne pouvait plus continuer. BOXE AU JUDO. – Le club de Saïd Bennajem, le Boxing Beats, présente deux combats pros, ce soir à l’Institut du judo, porte de Châtillon, à Paris. AUJOURD’HUI. – 20 h 30. Lourds (4 × 3) : Silver Niangou-Pascal Lacampagne. Moyens (4 × 3) : Hacène Limam-Djékré Tiemene. RÉUNION D’AIRES-SUR-LA-LYS (4 mars). – Super-légers (6 × 3) : Guillaume Salingue b. Karim Toumi (BEL), jet de l’éponge au 1er round. RÉUNION D’OLDENBURG (ALL, 4 mars). – Championnat IBF des moyens (12 × 3) : Arthur Abraham (ARM, champion) b. Shannan Taylor (AUS, challenger), aux points (120-107, 120-107, 120-106). Lourds (12 × 3) : Henry Akinwande (GBR) b. Cisse Salif (MAL) aux points. Super-moyens (8 × 3) : David Gogiya (GEO) b. Stjepan Bozic (CRO) aux points. Lourds (6 × 3) : Alexander Povetkin (RUS) b. Richard Bango (NGA), K.-O. au 2e round. MEETING DE IOWA STATE (Ames [USA], salle, 4 mars). – HOMMES. 60 m : 1. Dix, 6’’65. 200 m : 1. Dix, 20’’50. 400 m : 1. Clarke (JAM), 46’’71 ; 2. Hinnant, 46’’76 ; 3. 60 m haies : 1. Mitchum (USA), 7’’67. FEMMES. Longueur : 1. Dieme-Erlich, 6,31 m. Tous Américains sauf mention. SEMI-MARATHON DE ROME (ITA, 5 mars). – HOMMES : 1. W. Rotich (KEN), 1 h 0’12’’ ; 2. E. Cheruiyot (KEN), 1 h 0’14’’ ; 3. Caimmi (ITA), 1 h 3’15’’. FEMMES : 1. Ejjafini (BRN), 1 h 10’43’’ ; 2. Console (ITA), 1 h 11’’03 ; 3. Marconi (ITA), 1 h 13’30’’. MARATHON DE LAKE BIWA (JAP, 5 mars). HOMMES : 1. Rios (ESP), 2 h 9’15’’ ; 2. Matsumiya, 2 h 10’20’’ ; 3. Osaki, 2 h 10’49’’ ; 4. Shvetsov (RUS), 2 h 10’59’’ . HOCKEY SUR GLACE LIGUE MAGNUS Place aux play-offs LIGUE MAGNUS (26e et dernière journée). – VENDREDI : Gap-Rouen : 2-3 (0-2 ; 2-0 ; 0-1). SAMEDI : Grenoble-Gap, 14-0 (4-0, 4-0, 6-0) ; Dijon-Anglet, 1-3 (1-1, 0-2, 0-0) ; Caen-Villard, 1-3 (0-0, 1-1, 0-2) ; Épinal-Angers, 3-4 (1-1, 1-2, 1-1) ; Chamonix-Rouen, 4-6 (1-1, 2-2, 1-3) ; Mont Blanc - Briançon, 6-9 (2-4, 1-3, 3-2) ; MorzineAvoriaz - Amiens, 10-1 (3-0, 3-0, 4-1). Classement final : 1. Rouen, 51 pts ; 2. Grenoble, 38 ; 3. Amiens, 36 ; 4. Briançon, 35 ; 5. Dijon, 33 ; 6. Morzine-Avoriaz, 31 ; 7. Villard, 29 ; 8. Angers, 28 ; 9. Anglet, 27 ; 10. Mont-Blanc, 22 ; 11. Épinal, 21 ; 12. Caen, 18 ; 13. Chamonix, 13 ; 14. Gap, 7. Play-offs. Tour préliminaire (7, 10, 11 mars, au meilleur des trois matches). – Dijon (5e) - Caen (12e) ; Morzine-Avoriaz (6e) - Épinal (11e) ; Villard (7e) - Mont-Blanc (10e ) ; Angers (8e) - Anglet (9e). Premier match chez le moins bien classé, revanche et belle éventuelle chez le mieux classé. Rouen, Grenoble, Amiens et Briançon sont qualifiés pour les quarts de finale (à partir du 14 mars). GAP - ROUEN : 2-3 (0-2 ; 2-0 ; 0-1) Arbitre : M. Bocquet. 345 spectateurs. Pénalités : GAP : 16’ (3 × 2’ + 10’) ; ROUEN : 6’ (3 × 2’). Buts. – GAP : 26’25’’ Vidal ; 28’54’’ Ravoire (Jernstrom, Moussier), sup. num. ; ROUEN : 6’38’’ Fortier (Mallette, Sedlak) ; 10’15’’ Desrosiers (Coqueux) ; 57’54’’ Thinel (Sedlak, Fortier), sup. num. GRENOBLE - GAP : 14-0 (4-0 ; 4-0 ; 6-0) Arbitre : M. Bourreau. 3 500 spectateurs. Pénalités : GRENOBLE : 14’ (7 × 2’) ; GAP : 10’ (5 × 2’). Buts. – GRENOBLE : 2’30’’ Meunier (Hecquefeuille, Amar) ; 10’33’’ Jonsson (Russel) ; 13’41’’ Draney (S. Bachelet, Amar), sup. num. ; 15’23’’ Mills (Papa, Draney) ; 28’17’’ Draney (Mills , Papa) ; 32’32’’ C. Tartari (R. Bachelet) ; 33’18’’ Y. Sadoun (Meunier) ; 37’51’’ Draney (Mills, Papa) ; 40’15’’ Jonsson (Meunier, Wallin), sup. num. ; 42’36’’ Podlaha (C. Tartari, Morant) ; 45’35’’ Mills (Favarin, Draney) ; 50’36’’ Jonsson (Meunier, Wallin), sup. num. ; 51’31’’ Y. Sadoun (B. Bachelet, Hecquefeuille) ; 59’34’’ Podlaha (C. Tartari, R. Bachelet). DIJON - ANGLET : 1-3 (1-1, 0-2, 0-0) Arbitre : M. Mendlowictz. 648 spectateurs. Pénalités. – DIJON : 14’ (7 × 2’) : ANGLET : 26’ (13 × 2’).Buts. – DIJON : 19’19’’ Tekel (Palov, Guéguen), sup. num. ; ANGLET : 1’59’’ Solaux (Lassalle) ; 22’40’’ Solaux (Lassalle, Decock) ; 23’58’’ Bellier (Patard, Garbocz), sup. num. CAEN - VILLARD : 1-3 (0-0, 1-1, 0-2) Arbitre : M. Hauchart. 1 250 spectateurs. Pénalités. – CAEN : 20’ (10 × 2’) ; VILLARD : 22’ (11 × 2’). Buts. – CAEN : 30’37’’ Brodin (Maatta, Fleury), sup. num. ; VILLARD : 21’39’’ Chalons (Negro, Barin) ; 42’14’’ Negro (Bohunicky, Barin) ; 43’30’’ Leblond (Guillot-Diat, Chalons). ÉPINAL - ANGERS : 3-4 (1-1, 1-2, 1-1) Arbitre : M. Rauline. 921 spectateurs. Pénalités. – ÉPINAL : 16’ (8 × 2’) ; ANGERS : 18’ (9 × 2’). Buts. – ÉPINAL : 6’52’’ Chassard ; 35’6’’ Trebaticky (Kotasek, Duda) sup. num. ; 59’49’’ Plch (Regenda) ; ANGERS : 8’27’’ Lacroix (Bargman, Choiniere) ; 25’3’’ Hovora (Lacroix, Choiniere) ; 39’17’’ Choiniere (Irani, Lacroix) ; 58’48’’ Irani, inf. num. CHAMONIX - ROUEN : 4-6 (1-1, 2-2, 1-3) Arbitre : M. Durand. Pénalités. – CHAMONIX : 8’ (4 × 2’) ; ROUEN : 8’ (4 × 2’). Buts. – CHAMONIX : 7’39’’ Prokop (Böhme), sup. num. ; 21’50’’ Böhme (Prokop, Aimonetto) ; 37’15’’ Veydarier (Aimonetto, Prokop) ; 54’50’’ Prokop (Ribourg), sup. num. ; ROUEN : 10’37’’ Thinel (Mallette, Mikel) ; 30’53’’ Desrosiers (Igier) ; 39’57’’ Besch (Bellemare, Dufournet) ; 53’9’’ Bellemare (Besch) ; 58’7’’ Thinel (Mallette, Mikel) ; 60’00 Mikel. MONT-BLANC - BRIANÇON : 6-9 (2-4, 1-3, 3-2) 1 252 spectateurs. Pénalités. – MONT-BLANC : 10’ (5 × 2’) ; BRIANÇON : 30’ (5 × 2’ + 2 × 10’). Buts. – MONTBLANC : 12’8’’ Tracol (Croz) ; 17’3’’ Pollari (Lahtinen, Pouget) ; 36’5’’ Nicoud (Pouget, Tracol) ; 48’35’’ Fleutot (Croz) ; 55’28’’ Lahtinen (R. Carry, Pollari) ; 58’00 Hrehorcak (Pollari), sup. num. BRIANÇON : 6’8’’ Millar (Filip, Jodoin), inf. num. ; 10’32’’ Jodoin (M. Pérez, Millar), sup. num. ; 10’53’’ Rohat (Dvorak), sup. num. ; 12’43’’ Orsolini ; 31’26’’ Jodoin (Millar, Filip) ; 34’34’’ Filip (Pelikovski) ; 35’59’’ Jodoin (Filip), sup. num. ; 40’45’’ M. Pérez (Filip, Millar), sup. num. ; 53’3’’ Kinnunen (Orsolini, Hubacek). MORZINE-AVORIAZ - AMIENS : 10-1 (3-0, 3-0, 4-1) Arbitre : M. F. Bachelet. 1 058 spectateurs. Pénalités. – MORZINE-AVORIAZ : 22’ (11– ’) ; AMIENS : 79’ (12 × 2’ + 5’ + 3 × 10’ + 20’). Buts. – MORZINE-AVORIAZ : 1’2’’ Halttunen (Miettinen, Kevorkian) ; 1’29’’ Forsander (Ohlsson, Holm) ; 16’49’’ Bardet (Lindgren) ; 24’52’’ Forsander (Immonen), sup. num. ; 28’36’’ Ohlsson (Halttunen, Kevorkian) ; 38’45’’ Halttunen (Miettinen) ; 44’17’’ Ohlsson (Bergin), sup. num. ; 48’15’’ Holm (Immonen, Ohlsson), sup. num. ; 50’45’’ Holm (Hutchinson), sup. num. ; 55’25’’ Holm (Enselme) ; AMIENS : 52’54’’ L. Sadoun (Marcos), inf. num. NHL (résultats de samedi). – Los Angeles - Columbus, 3-2 ; Boston - Buffalo, 2-3 ; Toronto - Ottawa, 2-4, NY Islanders - Philadelphie, 4-2 ; Tampa Bay - Montréal, 2-6 ; Atlanta - Washington, 3-2 ; New Jersey - NY Rangers, 2-1 ; Pittsburgh - Carolina, 5-7 ; Dallas - Colorado, 5-3 ; Phoenix - Detroit, 3-7 ; Calgary - San José, 2-0. HUET HONORÉ. – Cristobal Huet, le gardien français de Montréal a été élu par son club meilleur joueur de l’équipe pour les mois de janvier et février. Il a fêté cette distinction en réalisant 27 arrêts sur 29 tirs pour une victoire 6-2 face à Tampa Bay. PAGE 13 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge RÉSULTATS HOMMES. Classement général : 1. France, 59 pts ; 2. Allemagne, 54 ; 3. Espagne, 50 ; 4. Pologne, 50 ; 5. Ukraine, 47 ; 6. Russie, 41 ; 7. Italie, 38 ; 8. Finlande, 27. 60 m : 1. Pognon, 6’’65 ; 2. Dovhal (UKR), 6’’70. 400 m : 1. Dabrowski (POL), 46’’62 ; 2. Faller (ALL), 46’’89. Disqualifié : Bellaabouss. 800 m : 1 Jurado (ESP), 1’49’’50… 5. Martiak, 1’50’’53. 1 500 m : 1. Gallardo (ESP), 3’49’’77 ; 2. Eraud, 3’50’’66. Relais 800-600-400-200 m : 1. Russie, 4’15’’93 ; 2. France (Maquin, Hautcœur, Panel, M’Barke), 4’16’’20. Disqualifiés : Italie et Espagne. 3 000 m : 1. Fitschen (ALL), 7’58’’08 ; 2. Zioini, 8’3’’63. 60 m haies : 1. Doucouré, 7’’62 ; 2. Fenner (ALL), 7’’69 ; 3. Talsi (FIN), 7’’74 ; 4. Scigaczewski (POL), 7’’74 ; 5. Demydyuk (UKR), 7’’75 ; 6. Giaconi (ITA), 7’’75. Hauteur : 1. Ukhov (RUS), 2,26 m… 5. Paris, 2,20 m. Longueur : 1 Lukasevych (UKR), 7,88 m ; 2.Sdiri, 7,85 m. Poids : 1. Majewski (POL), 20,60 m ; 2. Bartels (ALL), 20,59 m ; 3. Martinez (ESP), 20,09 m ; 4. Bucki, 19,69 m. FEMMES. Classement général : 1. Russie, 69 pts ; 2. Pologne, 53 ; 3. Roumanie, 46 ; 4. France, 41 ; 5. Allemagne, 38 ; 6. Espagne, 32 ; 7. Ukraine, 29 ; 8. Suède, 22. 60 m : 1. Arron, 7’’16 ; 2. Khalandyreva (RUS), 7’’29 ; 3. Morosanu (ROU), 7’’32. 400 m : 1. Veshkurova (RUS), 51’’67 ; 2. Bejnar (POL), 52’’45… 6. Kassambara, 54’’16. 800 m : 1. Cioncan (ROU), 2’2’’21 ; 2. Setowska (POL), 2’2’’58 ; 3. Cherkasova (RUS), 2’2’’78 ; 4. Valdonado, 2’4’’09. 1 500 m : 1. Komyagina (RUS), 4’10’’23 ; 2. Jakubczak (POL), 4’13’’23… 6 Leheutre, 4’20’’93. Relais 800-600-400-200 m : 1. Russie, 4’47’’48… 5. France (Tavares, Fouguet, Sigère, JacquesSébastien), 4’52’’28. 3 000 m : 1. Volkova (RUS), 8’59’’70 … 4. Bardelle,9’9’’02. 60 m haies : 1. Kallur (SUE), 7’’95 ; 2. Alozie (ESP), 7’’99 ; 3. Trywianska (POL), 8’’00 ; 4. Bolm (ALL), 8’’00 ; 5. Antonova (RUS), 8’’16… 7. Ramalalanirina, 8’’17. Perche : 1. Rogowska (POL), 4,80 m ; 2. Polnova (RUS), 4,50 m ; 3. Strutz (ALL), 4,40 m ; 4. Kushch (UKR) 4,40 m… 6. Bocquet, 4,10 m. Triple saut : 1. Rogova (RUS), 14,08 m ; 2. Solomon (ROU) 14,04 m ; 3. N’Zola, 13,97 m. CLÉMENTINE BLONDET Bleu NICOLAS HERBELOT « RONALD… – (Il coupe). Je suis sûr que je peux deviner la première question. – Vendredi, vous disiez avoir besoin d’attendre cette course pour décider de votre participation aux Mondiaux… – J’ai de bonnes sensations, j’ai retrouvé de la fluidité, de la légèreté dans ma course. Alors, j’y vais. Et puis, une sélection, ça ne se refuse pas. Je suis content de ma course d’aujourd’hui. On m’a attribué le faux départ, mais je ne pensais pas que c’était moi. Ça ne m’a pas pénalisé pour le deuxième départ. D’ailleurs, je crois que même si ce n’est pas mon meilleur temps (6’’65 contre 6’’62, vendredi), techniquement, c’est ma meilleure course de l’hiver. – Vous avez repoussé plusieurs fois votre décision. Pourquoi avoir attendu aujourd’hui ? – Au début de la saison, j’ai eu des doutes, j’ai gambergé. Bien sûr, avec mon coach, on avait parlé de cette participation aux Mondiaux avant la Coupe d’Europe. Mais il fallait attendre cette dernière course. J’ai discuté avec lui et pris la décision juste avant de vous parler. – Vous êtes loin de votre record d’Europe (6’’45) et vous n’êtes pas encore passé sous les 6’’60 cet hiver. Quelles chances vous donnez-vous à Moscou ? – Je vais viser une finale. Après, on verra. Je sens que techniquement ça revient, même si ce n’est pas évident chronométriquement. Je peux descendre sous les 6’’60 sur ces trois courses à Moscou. Je ne fais plus ces grosses fautes au départ comme c’était le cas au début de l’hiver, où je tombais sur mes premiers appuis. Et puis, en grand Championnat, on ne sait jamais. L’an dernier, avec mes 9’’99 sur 100 m, je pouvais viser un podium aux Championnats du monde d’Helsinki, et puis… Mais je ne pense plus à la saison dernière, je pense à maintenant, à ces Mondiaux. » Jaune Rouge Jaune Car les Bleus ont probablement perdu hier une de leurs meilleures chances d’y briller quand Salim Sdiri a saisi en LIÉVIN – Noir Bleu Noir « Mais il ne faut pas avoir de regret par rapport à Moscou, expliquait son entraîneur Renaud Longuèvre. Nous, on pense déjà à l’été, et même aux Jeux de 2008, notre seul objectif. Or le 60 m haies n’est qu’une partie du 110 m haies. Les résultats hivernaux ne présagent pas de ceux de l’été. On a connu des gars super forts sur 60 m qui ne finissaient pas leurs 110 m. » Même si le coach avait relevé une descente de son bassin à partir de la troisième haie, imputable à un manque de préparation à d’aussi violents impacts en réception à pleine vitesse, son élève a fait étalage de ses nouveaux progrès. L’objectif de la course propre, sans toucher le moindre obstacle, avec une marge de sécurité mesurée, est largement atteint. « Le plus dur, c’était de se concentrer comme pour une grosse compét’ sans avoir fait la prépa qui va avec, racontait Doucouré. Techniquement, je fais des petites fautes habituelles, mais je reste posé. Je fais la différence entre la deuxième et la troisième haie et je sens que maintenant, j’ai des acquis. Mais je suis quand même étonné du chrono car je n’ai pas cherché à mettre plus de vitesse que ça. » Voilà qui promet pour la saison estivale qu’il attaquera dès le 1er avril à Gainesville, en Floride. Et pourvu que la France ne soit pas orpheline de son double champion du monde d’Helsinki dans le complexe olympique… moscovite. RONALD POGNON, vainqueur du 60 m en 6’’65, a annoncé sa participation aux Mondiaux. Après sa course et avant d’arriver devant les journalistes, Ronald Pognon s’isole quelques secondes avec son entraîneur, Guy Ontanon. Plus tard, il dira, sourire amusé aux lèvres, que c’est là qu’il a décidé de participer au 60 m des Championnats du monde de Moscou. Pour Ontanon, c’est plutôt le sprint de vendredi (2e en 6’’62, meilleur temps de la saison) qui a été « le moment clé de la prise de décision. » Victorieux hier en 6’’65, Pognon n’a pourtant pas fait moins de 6’’60, l’objectif qu’il s’était fixé pour disputer les Mondiaux. grimaçant sa cuisse droite dans le bac à sable de Liévin. Le recordman de France (8,27 m le mois dernier), deuxième performeur mondial de l’hiver derrière le Ghanéen Ghaisah (8,36 m), venait d’hypothéquer sur son troisième et avant-dernier saut ses espoirs légitimes de médaille à Moscou, dans cinq jours, lors des Mondiaux en salle. Au moment de faire face à la presse, sa détresse tranchait avec l’allégresse d’une fin de relais 800 m - 600 m - 400 m - 200 m palpitante, point d’orgue de la troisième Coupe d’Europe en salle. À dix mètres de la ligne d’arrivée, Ivan Mocholi, le dernier relayeur ibère, en tête de la course et que l’on croyait alors parti pour offrir la victoire finale à l’Espagne, s’effondrait subitement sur le synthétique, à court de carburant, laissant filer le Russe vers la 1re place du relais et Idrissa M’Barké vers la deuxième, synonyme de deuxième Coupe d’Europe consécutive dans l’escarcelle française. « Ils ont fait une super compétition et méritent de gagner », tranchait Franck Chevallier, également heureux du « joli parcours des filles », quatrièmes loin derrière les Russes certes, mais loin devant leur 8e place d’il y a deux ans. Pas sûr que cela efface la déception Sdiri. « C’est dommage pour lui et pour l’équipe de France, reconnaissait Chevallier. S’il n’y va pas, c’est une chance de médaille qui s’évanouit. » Or, ces chances-là ne couraient pas les rues de Liévin ce week-end. Outre Doucouré, seuls deux Bleus se sont imposés hier. Ronald Pognon, en 6’’65 sur 60 m (après ses 6’’62 de vendredi lors du meeting nordiste), continue de retrouver couleurs et sourire. Mais, 23e performeur mondial de l’hiver, le recordman d’Europe (6’’45) demeure prudent pour Moscou, où une place en finale lui siérait déjà bien. Après son marathon de vendredi (deux 60 m en 7’’08 et 7’’09 et un 200 m en 22’’80), Christine Arron (1re en 7’’16) a, elle, confirmé qu’elle serait bien la plus grande (la seule ?) chance de médaille tricolore en Russie. Encourageant vu la fatigue. « Je manquais de fraîcheur, je n’étais pas explosive », concédaitelle. Il sera indispensable pour l’équipe de France qu’elle le soit redevenue dans cinq jours. « J’y vais » 14 Bleu Rouge Noir Jaune TENNIS Nadal déjà sur pied Blessé et privé de compétition pendant trois mois et demi, l’Espagnol a récupéré son niveau de jeu extrêmement rapidement. DUBAÏ – (EAU) de notre envoyé spécial LE DAUPHIN DE FEDERER était arrivé à Dubaï en manque de repères. Ce qui ne l’a pas empêché de battre en finale (2-6, 6-4, 6-4) le numéro 1 mondial. Après trois mois et demi d’arrêt pour une douleur insupportable au pied gauche, Rafael Nadal avait fait ses premiers pas au tournoi de Marseille, il y a deux semaines. Parvenu en demi-finale, il avait dû s’incliner devant Arnaud Clément. Son parcours était difficile à évaluer : encourageante série de trois succès mais, à l’inverse, inquiétante défaite contre un joueur alors en dehors du top 50. Cette sortie prématurée était-elle compatible avec l’ambition d’un numéro 2 mondial, obligé, dans les semaines à venir, de défendre des pelletées de points ? L’intéressé ne disposait pas d’une réponse claire à cette question. Touché à l’aine, il déclara ensuite forfait à Rotterdam. Qu’en quatre matches à Dubaï, Nadal ait retrouvé ses certitudes, voilà qui étonne. Tentatives d’explication. UNE BLESSURE AUX OUBLIETTES À Dubaï, ses appuis et ses déplacements n’ont trahi aucune faiblesse sensible du côté du pied gauche. Il a précisé qu’il portait des chaussures expérimentales, qu’il ne ressentait plus de douleur mais qu’il lui arrivait encore d’avoir de l’appréhension. Normal pour quelqu’un qui rappelait cette semaine : « Le tennis, c’est très important pour moi, mais en réalité, c’est la compétition que j’adore. » Privé de ce ressort, l’athlète de Manacor se transforme en pleurnichard. De son propre aveu : « J’ai passé ma vie à pleurer ces derniers mois. » On imagine son angoisse à l’idée de replonger si son pied le lâche à nouveau. « Ce n’est pas encore l’idéal, mais ça va nettement mieux », résumait avant-hier Toni Nadal, son coach. HEWITT RETROUVE LA GRANDE FORME. – Victime d’une blessure à la cheville, qui l’avait contraint à déclarer forfait pour le premier tour de Coupe Davis contre la Suisse, Lleyton Hewitt semble définitivement guéri. Alors qu’il devait affronter James Blake la nuit dernière à Las Vegas en finale, le numéro 1 australien a d’ores et déjà assuré qu’il réintégrerait l’équipe australienne pour défier la bélarusse : « À San José, j’étais encore inquiet pour ma cheville. Désormais, tout est rétabli, et mon corps va de mieux en mieux. » MAHUT DOUBLE LA MISE. – Nicolas Mahut a remporté le tournoi challenger de Cherbourg hier en battant Jean-Christophe Faurel en finale (6-2, 6-4), une semaine après s’être imposé à Besançon. Le Français de vingt-quatre ans, vainqueur de Wimbledon juniors en 2000, sera tout près ce matin du meilleur classement de sa carrière (93e en novembre 2003). Faurel, lui, fêtera aujourd’hui ses vingt-cinq ans en intégrant pour la première fois le top 150. UN FEDERER « EN DEDANS » « Pour battre Federer, il faut être d’abord très bon et ensuite espérer qu’il ne soit pas à son meilleur niveau », rappelait avant-hier Toni Nadal. L’oncle de Rafael n’a pas vu à Dubaï un Federer sur le déclin : « Je ne l’avais jamais vu jouer aussi bien que dans le premier set », racontaitil dans le restaurant des joueurs alors que le Suisse venait le féliciter. Mais le Maestro ne put finir sa partition. Il l’avait d’ailleurs fort mal entamée à Dubaï. « Federer a été mauvais dans ses deux premiers matches, poursuit Toni Nadal. Normal après un mois d’arrêt. Mais ensuite contre Vik et Youzhny il a retrouvé un très bon niveau de jeu. » L’intéressé déclara après sa défaite : « Je suis content de mon jeu. » Une phrase convenue pour essayer de faire passer la pilule. La vérité, c’est que le jeu de Nadal le perturbe. UN BRAS GAUCHE EN OR RÉSULTATS F O R M A T I O N Groupe CNPC revers. Ce n’est pas un truc facile à gérer. » Nadal réfuta cette hypothèse : « Il n’y a qu’à voir son bilan contre les gauchers. Il les bat tous. » De toute façon, à propos du numéro 1 mondial, Nadal ne change jamais de ligne : Federer est le meilleur en tout. Point final. UN RESPECT « UTILE » POUR LE MAÎTRE Nadal a une étonnante approche mentale de sa rivalité avec Federer. Elle n’existe pas. Il le répète à l’envi : « Federer est sans doute le meilleur joueur de l’histoire. » On imagine le confort d’une telle opinion. En cas de M A R K E T I N G - défaite, il ne reste qu’à applaudir l’extraterrestre. « C’est un joueur et une personne que j’admire », avouat-il samedi. Si d’aventure, il le bat, c’est pour aussitôt lui faire allégeance. « Je n’ai pas l’ambition de le détrôner, avouait-il samedi. Pour moi il est le numéro 1 incontesté. » C O M M E R C E - Voilà pourquoi Nadal a fait trébucher Federer à la surprise générale à Dubaï. « Tu ne peux pas perdre ton temps avec ce génie », lui souffle une voix intérieure. Il comprend : « Tu ne peux perdre. » Et ça marche ! PASCAL COVILLE D I S T R I B U T I O N Sport Centre National de formation spécialisé dans les MÉTIERS commerciaux du Sport et Loisir. 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ACAPULCO (ATP et WTA Tour, terre battue, 690 000 $ et 180 000 $, 27 février5 mars). – SIMPLE HOMMES. Finale : Horna (PER) b. Chela (ARG), 7-6 (7-5), 6-3. SIMPLE FEMMES. Finale : Groenefeld (ALL) b. Pennetta (ITA), 6-1, 4-6, 6-2. Bleu Ces dernières années, aucun gaucher ne pouvait jouer les premiers rôles. Jusqu’à l’arrivée de Nadal. Mais il reste une exception. Son dauphin est le Finlandais Nieminen, qui n’est que 24e à l’ATP. Federer n’a pas McNAMEE LÂCHE L’OPEN D’AUSTRALIE. – Directeur de l’Open d’Australie depuis douze ans, Paul McNamee a démissionné de son poste. Âgé de cinquante et un ans, deux fois lauréat de Wimbledon et de l’Open d’Australie en double, McNamee a précisé qu’il allait se tourner vers d’autres centres d’intérêt. Jaune Jaune Rouge Le tirage au sort lui offrit d’abord une tête connue : Paul-Henri Mathieu, qu’il avait battu quinze jours plus tôt DUBAÏ. – Son absence totale de complexe vis-à-vis de Roger Federer vaut à Rafael Nadal un avantage de trois victoires à une dans ses face-à-face avec le Suisse. (Photo Jack Dabaghian/Reuters) Noir Bleu Noir UNE MONTÉE EN PRESSION à Marseille. Fort de ce précédent, l’Espagnol put s’en sortir en trois sets, face à un « Paulo » qui l’inquiéta sans le mettre en danger. À sa sortie du court, le Strasbourgeois, déçu de l’issue d’un match où il pensait avoir bien donné, lâchait prémonitoire : « S’il continue comme ça toute la semaine, ça va faire mal. » La suite fut abrégée par le forfait pour « raisons personnelles » d’El Aynaoui. Toujours ça de moins à faire pour l’Espagnol. Il hérita ensuite d’un Tim Henman certes un peu requinqué ces derniers temps, mais dont les capacités offensives ne sont plus de nature à pouvoir déstabiliser un défenseur de son calibre. La montée en pression se poursuivit par le sympathique Schüttler, lui aussi en progrès, mais dont le classement (98e) résume assez bien les limites. Nadal n’avait rencontré aucun piège. Pas de Haas, de Baghdatis, de Nalbandian ou même de Kiefer ou de Grosjean. 15 Bleu Rouge Noir Jaune PROLONGATIONS « À PARIS POUR GAGNER » ENTRETIEN DU LUNDI MARTINA HINGIS affirme que la quête de Roland-Garros, le seul titre du Grand Chelem qui lui manque, a motivé son retour. Cinq ans après sa victoire dans la première édition du tournoi de Doha, et trois ans après sa « retraite », Martina Hingis a de nouveau été accueillie comme une princesse au Qatar ; elle n’est pas près d’oublier sa visite des souks à cheval en robe d’apparat traditionnelle. Pas plus que le net coup d’arrêt subi face à Amélie Mauresmo en demi-finale (6-2, 6-2). Mais rien ne semble en mesure d’entamer la détermination de la Suissesse, qu’elle affiche dans ce long entretien, le premier qu’elle a accordé depuis son retour sur le circuit en janvier dernier. DOHA – (QAT) de notre envoyé spécial '' '' (Photo Nicolas Luttiau) côtés même si c’est sympa d’être seule parfois. Je peux aussi gagner sans elle. – Elle corde toujours vos raquettes ? – Quand nous sommes en Suisse, oui, mais sur les tournois, c’est fini. – Qu’avez-vous ressenti lorsque vous êtes arrivée à Gold Coast, début janvier, pour votre tout premier tournoi ? – Pour dire la vérité, je me sentais un peu perdue. Je me disais : mais qu’est ce que je fais ici ? Heureusement, Patty Schnyder était là. Je suis très amie avec elle, nous nous entraînons régulièrement en Suisse. J’ai passé un moment avec elle, et puis j’ai retrouvé les petites habitudes du passé, j’étais de nouveau dans mon élément. – Patty vous a aidée dans votre préparation ? – Oui, parce qu’en m’entraînant avec elle j’avais la chance d’avoir une joueuse du top 10 en face de moi, et cela m’a permis de me rendre compte de mon propre niveau. – Allez-vous jouer la Fed Cup ensemble ? – (Elle éclate de rire.) La Fed Cup et moi ne sommes pas les meilleures amies, mais ça pourrait changer après les prochaines élections fédérales, en mars. Cela dit, même si je voulais la jouer, je ne pourrais pas. – Pourquoi ? – Parce que j’ai appris par le Comité REPÈRES Martina HINGIS est née le 30 septembre 1980 à Kosice, en Slovaquie. Prénommée Martina en raison de l’admiration que sa mère, Mélanie Molitor, portait à Martina Navratilova, Hingis a toujours vue sa vie frappée du sceau de la précocité. Initiée au tennis dès l’âge de… deux ans, elle dispute ses premiers tournois à quatre. Immigrée en Suisse, alors qu’elle n’est âgée que de huit ans, avec sa mère qui restera toujours son coach, elle remporte, sous les couleurs de son nouveau pays d’adoption deux fois le Tournoi des Petits As en 1990 et 1991, avant de devenir en 1993 à Roland-Garros la plus jeune gagnante de l’histoire d’un tournoi du Grand Chelem chez les juniors à l’âge de… douze ans ! Promise à une carrière exceptionnelle, Martina Hingis confirme très tôt son talent incomparable en remportant, de 1996 à 2002, quarante titres en simple, dont cinq Grands Chelems (Open d’Australie en 1997, 98 et 99 ; Wimbledon en 1997 et US Open en 1997), et deux Masters (1998 et 2000), sans parler de ses trente-six titres en double, dont également plusieurs Grands Chelems et Masters. Numéro 1 mondiale pour la première fois le 31 mars 1997 et pour un total de 209 semaines jusqu’en octobre 2001, Martina Hingis ne pourra toutefois jamais, au cours de sa brève et brillante « première » LUNDI 6 MARS 2006 carrière, combler ce terrible manque : une victoire à Roland-Garros, dont elle ne passa jamais si près qu’en 1999, battue en finale par Steffi Graf en trois sets alors qu’elle avait été à trois points du match. De plus en plus débordée en puissance dès l’aube du 21e siècle par ses rivales, notamment les sœurs Williams, Lindsay Davenport ou Jennifer Capriati qui lui succèdent au premier rang mondial, la Suissesse finit, après un enchaînement de blessures, par jeter l’éponge à la fin de l’année 2002, après avoir terminé la saison hors du Top 10 pour la première fois depuis 1995. En février 2003, Martina Hingis confirme dans une interview accordée à L’Équipe son désir de faire un « break à durée indéterminée » et disparaît du classement WTA le 8 septembre de la même année. Mais en février 2005, elle tente une sorte de « vrai-faux retour » à Pattaya (où elle est battue d’entrée par l’Allemande Weingärtner, 73e mondiale), laissant elle-même entendre que l’expérience pourrait être sans lendemain. Le 29 novembre 2005, pourtant, nouveau coup de théâtre : la Suissesse annonce son retour. Le vrai. Peu à peu, la perplexité a fait place à l’étonnement admiratif : en deux mois et six tournois, Martina Hingis s’est déjà réinstallée parmi les trente-cinq meilleures joueuses mondiales… international olympique que, pour avoir le droit de jouer en Fed Cup, il aurait fallu que j’annonce mon retour à la compétition un an plus tôt ! Comme si, il y a un an, je savais que je voulais revenir ! C’est plutôt tordu comme règlement, non ? – Pourrez-vous participer aux Jeux Olympiques de 2008 ? – Pour les JO, il faut en principe avoir représenté son pays en Fed Cup les deux années précédentes. Mais je crois savoir que je pourrai avoir une wild-card parce que j’ai été numéro 1 mondiale. – Avez-vous vu Roger Federer en Australie ? – Je l’ai juste croisé une fois, mais j’ai surtout vu sa copine, Mirka. Roger, il passe son temps dans sa chambre à regarder du tennis à la télé. Il paraît même qu’un soir il a regardé jusqu’au bout l’un de mes matches de double mixte qui s’est terminé à une heure et demie du matin. Il faut vraiment qu’il aime le tennis ! J’aime beaucoup Roger, il est vraiment gentil. – Vous pensez qu’il pourra gagner un jour à RolandGarros ? – Il peut gagner sur toutes les surfaces mais je pense qu’à Roland-Garros il se met trop de pression sur les épaules. Il pense, entre autres, que Nadal est trop fort sur terre battue. Moi, je dis que Roger possède toutes les armes pour gagner sur terre. – Et vous, au fait ? – Il y a un an, je n’avais aucune condition physique et la terre est la surface qui demande le meilleur physique. Aujourd’hui, ce n’est plus pareil, et j’espère bien que je serai à Paris pour gagner. D’ailleurs, vous voulez que je vous dise ? Revenir à Roland-Garros pour essayer de remporter le seul titre du Grand Chelem qui me manque a été l’un des principaux motifs de mon retour. – C’est sérieux ? – Bien sûr que c’est sérieux. – Vous savez déjà comment vous allez préparer RolandGarros ? – Non, pas encore. C’est encore loin. Je vais voir dans quel état je serai après Indian Wells et Miami. Je vais prendre du repos et en même temps je me déciderai sur les tournois que je jouerai sur terre avant Roland-Garros. » Entretien réalisé par ALAIN DEFLASSIEUX (1) En 1999, à Melbourne, Martina Hingis avait dit d’Amélie Mauresmo qu’elle devait être un « demihomme ». (2) Hingis avait perdu contre Marlene Weingärtner après avoir mené 6-1, 2-1. (3) Team Tennis est une épreuve par équipes qui se déroule au États-Unis entre Wimbledon et l’US Open. Chaque rencontre comprend cinq matches : un simple messieurs, un simple dames, un double messieurs, un double dames et un double mixte. Chaque match se joue en un set avec le premier arrivé à cinq jeux au lieu de six. (4) Mario Widmer est le compagnon de Mélanie Molitor, la mère de Martina Hingis. PAGE 15 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge – Vos relations n’ont jamais été très chaleureuses. Qu’en est-il maintenant ? – Il y avait cette vieille histoire qui date de 1999 en Australie (1). Depuis, j’ai eu l’occasion d’aller lui parler, à Los Angeles lors du Masters, il y a deux ans. Amélie et moi ne serons peut-être jamais très proches mais, pour ma part, je la respecte énormément, c’est une vraie championne. Et puis, franchement, je pense qu’elle est bien dans sa peau. En rentrant du Japon, dans l’avion, je suis tombée sur un reportage la concernant dans Paris Match. Les photos étaient superbes. – Il y a un peu plus d’un an, lors du tournoi de Pattaya, où vous aviez joué un match (2), il était hors de question pour vous de revenir pour de bon sur le circuit féminin… – Avant Pattaya, je ne m’étais entraînée que pendan t de ux semaines et je n’étais pas du tout prête à jouer à un niveau suffisant pour revenir sur le circuit. Pendant un set ou un set et demi, ça allait mais, après, il n’y avait plus grand-chose. J’étais tout de même un peu déçue sur le moment de perdre mon match mais, comme je n’avais rien envisagé par la suite à part disputer quelques exhibitions, ce n’était pas un drame. – Quelques semaines plus tard, vous vous entraîniez avec Justine Henin en Floride. Était-ce un signe ? – Je me suis retrouvée en Floride à la suite d’un drôle de concours de circonstances. Je venais de me faire “prendre” mon permis de conduire choses qui demandent du temps. La réponse de ma mère et de Mario a été tout de suite positive et, à la minovembre, j’ai pu me remettre au boulot pour de bon, en Suisse. – Il vous a fallu travailler très dur ? – Oui, pendant cinq semaines, j’ai fait une grosse préparation : quatre heures de tennis par jour, une heure et demie de physique, plus les soins, les massages. Les journées étaient bien remplies et, quand arrivait le vendredi, j’étais contente car les week-ends, c’était plus relax. En même temps, je me demandais si cette période de préparation serait suffisante car cinq semaines, ce n’est pas énorme. – Vous aviez l’impression de prendre un risque par rapport à votre image, à votre palmarès, en effectuant ce retour ? – Oui, bien sûr, car on ne peut être sûre de rien. Mais, en regardant les classements semaine après semaine, je ne voyais que des noms de joueuses que je connaissais bien comme Amélie, Lindsay, Kim, et les autres, des filles que j’avais déjà battues. En fait, dans le top 10, la seule que je ne connaissais pas et contre laquelle je n’avais jamais joué, c’était Maria Sharapova. – Et vous l’avez battue à Tokyo… Preuve que vous n’êtes pas si “vieille”, mais aussi que vos sérieux problèmes aux pieds sont loin désormais… – J’ai subi une opération à chaque cheville. Alors, vous pensez bien que, même si je ne souffre plus, ces problèmes sont toujours dans un coin de ma tête. J’ai toujours la crainte de voir la douleur revenir et d’avoir à nouveau des problèmes de déplacement, surtout lorsque je vais rejouer sur ciment. Pour l’instant, sur le Rebound Ace, qui est plus souple, ou sur la surface utilisée à Tokyo, ça va. Mais à partir des prochains tour- Bleu Pendant cinq semaines, j’ai fait une grosse préparation : quatre heures de tennis par jour, une heure et demie de physique, plus les soins, les massages. Les journées étaient bien remplies... Roger (Federer), il passe son temps dans sa chambre à regarder du tennis à la télé. Il paraît même qu’un soir il a regardé jusqu’au bout un de mes matches de double mixte qui s’est terminé à 1 heure et demie du matin. Il faut vraiment qu’il aime le tennis ! Jaune Rouge Jaune '' '' nois, à Indian Wells et Miami, je serai un peu dans l’inconnu. – Et su r le pla n me nta l, comment vous sentez-vous ? – Vraiment bien. Maintenant que j’ai prouvé par mes résultats que j’avais le niveau pour jouer sur le circuit, je ne ressens plus de stress. Je joue pour m’amuser, pour voir jusqu’où je peux aller. Avant, quand il fallait que je défende ma place de numéro 1, chaque défaite était dure à vivre. Ensuite, lorsque j’ai commencé à souffrir des chevilles et des pieds, je ressentais une énorme frustration parce que je ne pouvais plus exploiter mes qualités. À vingtdeux ans, c’est dur à encaisser, et je n’avais pas d’autre solution que de tout arrêter. Maintenant, je me sens bien plus décontractée. – Durant les premières semaines de votre retour, en Australie, vous ne vouliez pas vous fixer d’objectifs. Et maintenant, après un quart de finale à Melbourne où vous avez pris un set à Clijsters, après votre victoire sur Sharapova à Tokyo, vous devez y voir un peu plus clair... – Oui, j’y vois plus clair et j’ai des objectifs, mais je les garde pour moi car je n’ai pas envie de me mettre de la pression sur les épaules. Pour l’instant, disons que j’aimerais bien être tête de série dans les prochains tournois. – Êt e s -v o u s c o nt e n te d e l’accueil que vous avez reçu de la part des autres joueuses ? – Dans l’ensemble, c’est sympa. Mais même quand je ne jouais pas, j’ai suivi pas mal de tournois pour la télé et j’avais gardé des relations am i c al e s a ve c bea u cou p de joueuses. – Et les jeunes qui sont arrivées sur le circuit pendant votre absence, elles vous manifestent un certain respect ? – Il y a celles qui me regardent, elles sont impressionnées ou intimidées par ma présence, il y a celles qui sont indifférentes et puis d’autres, qui vous montrent carrément qu’elles n’ont aucune considération pour vous. Les plus sympas viennent généralement des pays où le tennis est une longue tradition, ou de la Chine et du Japon. Celles qui n’ont aucun respect sont des filles de pays qui ont découvert le tennis ces dernières années. Mais c’est intéressant d’en parler car cela confirme que la mentalité des jeunes évolue rapidement. On sait qu’en général la nouvelle génération s’embarrasse moins de morale et de principes, et cela se vérifie sur le circuit féminin. – À Doha, vous êtes venue seule. Est-ce parce que vous ne souhaitez plus avoir la présence de votre mère sur les tournois ? – Non, bien au contraire. Ma mère n’avait pas pu venir en Australie mais, après, elle était avec moi à Tokyo et encore à Dubaï. Et elle serait restée à Doha si Mario n’avait pas dû subir une petite intervention chirurgicale à la jambe. Ma mère reste et restera toujours mon entraîneur. Il n’y a pas deux personnes comme elle. Elle est irremplaçable à mes Noir Bleu Noir « VOUS N’AVIEZ PAS affronté Amélie Mauresmo depuis cinq ans. Quelle impression vous a-t-elle laissée ? – Je trouve qu’elle a un bien meilleur physique qu’au moment où j’avais quitté le circuit il y a trois ans. Son jeu a aussi pris beaucoup d’ampleur et elle a une présence sur le court qu’elle n’avait pas avant. Elle mérite ses victoires au Masters et à Melbourne, comme la place de numéro 1 mondiale qu’elle va récupérer dans deux semaines. Ce qui a changé, surtout, c’est qu’elle a mûri. Elle sait ce qu’elle a à faire sur le court et garde le contrôle de ses intentions durant les échanges. Cela lui permet d’être plus constante au plus haut niveau alors qu’avant, contre elle, on avait toujours une chance de revenir dans le match même si on se sentait dominée. – La sécheresse de votre défaite (6-2, 6-2) indique-t-elle que vous êtes encore loin de son meilleur niveau ? – Amélie est très solide. Il n’est pas possible de la déborder, elle ramène tout et ne commet pas de fautes. Avec elle, pas de cadeaux. Même si je suis contente du niveau que j’ai atteint depuis que je suis revenue à la compétition, je me rends compte qu’il me faudra franchir un nouveau palier si je veux être compétitive face à une joueuse du standing d’Amélie. en Suisse et, sans voiture, je ne pouvais plus rien faire. Je ne pouvais plus aller monter mes chevaux ni voir mes amis à droite, à gauche. Alors, plutôt que de rester à tourner en rond, je suis allée là où j’ai mes habitudes, en Floride, à Saddlebrook, où je suis restée sept semaines, le temps que s’achève ma suspension de permis. – Comment avez-vous fait pour perdre votre permis, vous conduisiez trop vite ? – Oui, j’étais au-dessus de la limite de vitesse et, le plus embêtant, c’est que je dépassais la limite alors que j’avais une remorque avec mon cheval dedans derrière la voiture ! – Donc c’est par la force des choses que vous avez commencé à vous entraîner de nouveau sérieusement… – Eh oui, puisqu’il n’y avait rien d’autre à faire, que je ne pouvais pas avoir mes chevaux avec moi… À Saddlebrook, je me suis entraînée pas mal avec Justine, qui préparait sa rentrée à Miami. – Carlos Rodriguez, son entraîneur, disait que vous tapiez vraiment bien dans la balle mais vous conseillait de consacrer trois ou quatre mois à un travail physique intense pour revenir à votre plus haut niveau… – À l’époque, même si je m’amusais sur le court face à une joueuse de la valeur de Justine, je ne pensais pas encore à revenir sur le circuit. Alors, trois ou quatre mois d’entraînement physique, c’est sûr que je n’envisageais pas de produire un tel effort. – Mais vous vous apprêtiez à partic i p e r a u x r e ncontres de Team Tennis (3) pour l’équipe de New York, avec notamment John McEnroe comme partenaire. – Oui, cette perspective m’amusait et je me disais : j’espère que John ne sera pas trop dur avec moi. Mais je le connaissais bien car j’avais fait pas mal de commentaires télé avec lui en Australie ou aux États-Unis. Le fait de jouer dans la même équipe que lui était un bon élément de motivation. C’est un type formidable, une personnalité incroyable, j’ai beaucoup de respect pour lui. – A-t-il eu une influence sur votre décision de revenir sur le circuit ? En avez-vous parlé avec lui ? – Non, nous n’avons pas parlé de ça, mais le fait de jouer dans son équipe, de gagner des matches contre des filles classées entre la soixante-dixième et la quatre-vingtième place, de s’imposer face aux autres équipes pour finalement remporter le Championnat, c’est sûr que ça m’a redonné le goût de la compétition et l’envie de gagner. Je n’avais pas besoin de son avis, j’ai été sur le circuit pendant assez longtemps pour me rendre compte par moimême que je pouvais y revenir si je le voulais. Il suffisait juste que je me décide à travailler pour être en meilleure forme physique. – Avez-vous ressenti un déclic qui vous a décidée à vous remettre au travail ? – Gagner Team Tennis a été un premier facteur. Et puis, quelques semaines après l’US Open, j’ai repensé à ce qu’avait fait Mary Pierce durant la saison avec une finale à Roland-Garros et une autre à Flushing Meadows. Franchement, j’ai été très impressionnée par son retour au plus haut niveau après tous les problèmes physiques qu’elle avait endurés ces dernières années. Alors, c’est vrai, je me suis dit que si elle était parvenue à réussir un tel come-back il n’y avait pas de raison pour que cela ne marche pas avec moi à condition que j’aie la volonté de me remettre au travail. Et un jour de novembre, j’en ai parlé avec ma mère et Mario (4). Je leur ai demandé : êtes-vous prêts à m’aider et à vous investir comme avant si je décide de revenir sur le circuit en 2006 ? Parce qu’il ne suffit pas de se dire : allez, je vais retourner au travail ! Il y a toute une structure à remettre en place. Il faut rebâtir un emploi du temps précis, un programme d’entraînement, trouver le préparateur physique idéal, l’environnement médical, toutes sortes de 16 Bleu Rouge Noir Jaune SKI ALPIN COUPE DU MONDE – GÉANT HOMMES ESCRIME Ligety, première ! COUPE DU MONDE – ÉPÉE FEMMES Flessel n’était pas seule Le champion olympique du combiné rafle sa première victoire en Coupe du monde. À CEUX qui se demandaient encore pourquoi on surnomme « Baby Miller » ce garçon bien plus calme, timide et discret que son tempétueux aîné, la réponse est arrivée la nuit dernière de Corée : Ted Ligety, en dehors de la similitude de style, parfois, appuyée sur un physique tout aussi caoutchouteux, partage avec Bode cette propension à tout mettre à l’envers… Alors qu’on l’attendait depuis des mois en slalom, sa discipline de base, celle où il a déjà obtenu cet hiver sept places dans le top 10 dont trois podiums, le gamin de l’Utah aura tout cassé en combiné (champion olympique il y a trois semaines) et, donc, désormais, en géant : « Je suis encore plus surpris de ma victoire ici que de celle des Jeux ! », souriait ainsi le prodige qui n’avait pour l’instant comme référence dans la discipline qu’une huitième place à Sölden (AUT), pour l’épreuve d’ouverture en octobre dernier, assortie alors, il est vrai, du meilleur chrono sur le second tracé. RÉSULTATS COUPE DU MONDE HOMMES (Yongpyong [CDS], 5 mars). – Températures : 2 °C au départ ; 4 °C à l’arrivée. Temps ensoleillé. Neige dure. Géant : 1. Ligety (USA), 2’18’’54 ; 2. Nyberg (SUE) et Palander (FIN), 2’18’’57 ; 4. Raich (AUT), 2’18’’58 ; 5. Simoncelli (ITA), 2’18’’64 ; 6. Svindal (NOR), 2’18’’70 ; 7. Grandi (CAN), 2’18’’74 ; 8. Büchel (LIE), 2’18’’76 ; 9. Bourque (CAN), 2’18’’84 ; 10. Gruber (AUT), 2’19’’04 ; 11. R. Burtin, 2’19’’07 ; 12. Missillier, 2’19’’15 ; 13. Rahlves (USA), 2’19’’25 ; 14. Blardone (ITA) et Chenal, 2’19’’28 ; 16. Gorza (SLV), 2’19’’29 ; 17. Reichelt (AUT), 2’19’’31 ; 18. Schieppati (ITA), 2’19’’32 ; 19. Matt (AUT), 2’19’’36 ; 20. Rieder (ITA), 2’19’’46 ; 21. Schönfelder (AUT), 2’19’’48 ; 22. Bechter (AUT), 2’19’’55 ; 23. Berthod (SUI), 2’19’’57 ; 24. Maier (AUT), 2’19’’65 ; 25. Neureuther (ALL), 2’19’’72 ; 26. Cuche (SUI), 2’19’’76 ; 27. Défago (SUI), 2’19’’87 ; 28. Fill (ITA), 2’19’’97 ; 29. Covili, 2’20’’13 ; 30. Görgl (AUT), 2’21’’07. – Trente classés. Principaux abandons : Mölgg (ITA), Rocca (ITA), Schlopy (USA), 1re manche. 1re manche : 1. Simoncelli, 1’7’’65 ; 2. Svindal, 1’8’’03 ; 3. Raich, 1’8’’08 ; 4. Palander, 1’8’’43 ; 5. Grandi, 1’8’’44 ; … 8. Ligety, 1’8’’78 ; 14. R. Burtin, 1’9’’25 ; 17. Chenal, 1’9’’38 ; 23. Missillier, 1’9’’67 ; 29. Covili, 1’10’’16 ; 37. De Tessières, 1’10’’45 ; 40. Fanara, 1’10’’54. 2e manche : 1. Gruber, 1’9’’09 ; 2. Gorza, 1’9’’20 ; 3. Berthod, 1’9’’47 ; 4. Missillier, 1’9’’48 ; 5. Neureuther, 1’9’’54 ; … 9. Ligety, 1’9’’76 ; 10. Nyberg, et Rieder, 1’9’’78 ; … 13. R. Burtin, 1’9’’82 ; 15. Chenal, 1’9’’90 ; 16. Covili, 1’9’’97. Missillier y est ! Coupe du monde Hommes 2005-2006 - GGéénéral - YONGPYONG. – Hier, Ted Ligety, qu’on attendait depuis des mois en slalom, s’est imposé en géant du haut de ses vingt et un ans. Preuve que son travail pour devenir un skieur complet commence à payer. Ses adversaires s’en étaient déjà rendu compte en combiné lors des Jeux de Turin. (Photo Jung Yeon/AFP) Ted LIGETY (USA) Vingt et un ans ; né le 31 août 1984 à Park City. 1,77 m ; 81 kg. Skis Völkl, fixations Marker, chaussures Nordica. JO : 1er (combiné, 2006) ; abandon (géant, 2006) ; disqualifié (slalom, 2006). CM : 12e (combiné, 2005) ; abandon (slalom, 2005). Coupe du monde : 1 victoire (1 géant). Classement général : 63e (2005) ; 133e (2004). PATRICK LAFAYETTE GÉANT FEMMES P Prochaine étapee : 10-11 mars à Shigakogen (JAP), deux slaloms. - GGééant - (après 7/ 8) 1. RAICH (AUT), 381 ; 2. Blardone (ITA), 362 ; 3. Nyberg (SUE), 354 ; 4. Simoncelli (ITA), 314 ; 5. Palander (FIN), 306 ; … 16. Chenal, 113 ; 18. R. Burtin, 100 ; 20. Fanara, 89. Huitième et dernier géant : vendredi 17 mars à Are (SUE). AGENDA VENDREDI 10 MARS Rienda se console L’Espagnole met du baume sur sa blessure olympique. Les favorites, Paerson (4e) et Kostelic (5e), restent à distance. Les Bleues coulent. QUAND INGRID JACQUEMOD est partie à la faute, sur un intérieur après moins de quarante secondes de course, on a immédiatement compris que l’Avaline venait de définitivement rater sa saison, et les Bleues avec. Aucune n’allait se qualifier pour la seconde manche de ce géant norvégien glacial mais ensoleillé. La spécialité restait donc désespérément désertée par des Françaises dont le dernier succès recensé remonte à la regrettée Régine Cavagnoud, il y a bientôt sept ans. Un triste bail avec l’insuccès dans la discipline de base de l’alpin. L’équipe nationale quitte donc Hafjell en catimini, avec la seule consolation d’avoir sauvé le strapontin de Jacquemod pour la finale d’Are. Où, malgré son amour des lieux, elle devra sacrément puiser dans ses réserves si elle veut terminer sur une meilleure note. De la consolation, c’est ce qu’a trouvé Maria José Rienda Contreras, sans doute l’une des plus frus- trées parmi celles et ceux qui avaient raté leurs Jeux. Devant le prince héritier d’Espagne, venu tout spécialement à Sestrières pour l’encourager, la belle Grenadine avait pleuré, il y a dix jours, de ne pouvoir lui offrir mieux qu’une treizième place olympique, son plus mauvais résultat comptable de l’hiver. Et la fille la plus souvent victorieuse en géant cette saison (quatre fois depuis hier) a donc retrouvé la bonne trace et son radieux sourire. Kostelic idéalement placée Mieux, elle peut encore priver Paerson du petit globe : « Ce qui m’est arrivé aux JO, c’est trop moche, je ne veux même plus y penser ! Je suis seulement concentrée sur l’avenir maintenant et sur le bon coup que je peux encore jouer. » Derrière la brune de la sierra Nevada, Marlies Schild ayant renoncé dès le matin en raison d’un mal de dos tenace, toutes les autres habi- JEUX OLYMPIQUES TURIN 2006 www.atomicsnow.com N°1 5 médailles d'or Antoine Dénériaz (FRA) / DH Benjamin Raich (AUT) / GS-SL Michaela Dorfmeister (AUT)/ DH-SG 3 médailles d'argent Hermann Maier (AUT) / SG Michael Walchhofer (AUT) / DH Marlies Schild (AUT) / COMB 3 médailles de bronze Hermann Maier (AUT) / GS Anna Ottosson (SWE) / GS Marlies Schild ( AUT) / SL : A VOUS DE CHOISIR, GAGNER OU PARTICIPER... www.atomicsnow.com tuées étaient venues s’entasser, dans un joyeux désordre. Nicole Hosp, tout d’abord, qui confirme sa régularité retrouvée en géant, puis Tanja Poutiainen, elle aussi sérieusement de retour malgré un second tracé sur lequel elle dilapida dans l’imprécision sa confortable demiseconde d’avance initiale. Michaela Dorfmeister ensuite, qui surfe sur sa forme pour venir accrocher une quatrième place qu’elle n’avait plus goûtée, dans la spécialité, depuis plus de deux ans. Et, enfin, pas vraiment à leur aise sur une manche finale très tournante et à la surface progressivement dégradée, les duettistes de la Coupe du monde, Anja Paerson devançant d’un rien Janica Kostelic. Une sorte de stand-by qui, dans la perspective du gros globe, fait les affaires de la Croate toujours en tête avec plus de 250 points : « C’est plutôt un bon week-end pour moi, constatait-elle. Je vais essayer maintenant d’assurer en slalom pour pouvoir éventuelle- ment zapper la dernière descente. » Rendez-vous à partir de vendredi en Finlande. – P. Laf. (avec M. Lang à Hafjell) Coupe du monde 2005-2006 Femmes RÉSULTATS COUPE DU MONDE FEMMES (Hafjell-Lillehammer [NOR], 5 mars). – Températures : – 14 °C au départ ; – 10 °C à l’arrivée. Temps ensoleillé. Neige dure. Géant : 1. Rienda (ESP), 2’22’’64 ; 2. Hosp (AUT), 2’22’’89 ; 3. Poutiainen (FIN), 2’23’’16 ; 4. Dorfmeister (AUT), 2’23’’29 ; 5. Paerson (SUE), 2’23’’43 ; 6. Kostelic (CRO), 2’23’’45 ; 7. Simard (CAN), 2’23’’64 ; 8. Putzer (ITA), 2’23’’89 ; 9. Mazé (SLV), 2’24’’17 ; 10. N. Fanchini (ITA), 2’24’’21 ; 11. Ertl (ALL), 2’24’’34 ; 12. Ottosson (SUE), 2’24’’58 ; 13. Lindell-Vikarby (SUE), 2’24’’62 ; 14. Görgl (AUT), 2’24’’66 ; 15. Cook (USA), 2’24’’79 ; 16. Drev (SLV), 2’24’’92 ; 17. Zettel (AUT), 2’24’’99 ; 18. Berger (AUT), 2’25’’03 ; 19. Aufdenblatten (SUI), 2’25’’05 ; 20. Kirchgasser (AUT), 2’25’’46 ; 21. Ludlow (USA), 2’25’’49 ; 22. Mancuso (USA), 2’25’’62 ; 23. Lustenberger (CAN), 2’25’’76 ; 24. Fischbacher (AUT), 2’25’’93 ; 25. Hölzl (ALL), 2’26’’10 ; 26. Stiegler (USA), 2’26’’15 ; 27. J. Hargin (SUE), 2’26’’81 ; 28. Bremseth (NOR), 2’26’’87 ; 29. A. Gerg (ALL) 2’27’’8. – Vingt-neuf classées. Abandons : Jacquemod, Santon, Kildow (USA), Meissnitzer (AUT), Mart. Schild (SUI), Styger (SUI), Zahrobska (RTC), 1re manche ; Mölgg (ITA), 2e manche. Forfaits : Fleiss (CRO), Marl. Schild (AUT), 1re manche. 1re manche : 1. Poutiainen, 1’9’’04 ; 2. Simard, 1’9’’51 ; 3. Paerson, 1’9’’53 ; 4. Drev, 1’9’’54 ; 5. Ertl, 1’9’’57 ; 6. Rienda, 1’9’’61 ; … 33. Bertrand, 1’11’’28 ; 44. Marchand-Arvier, 1’12’’36. 2e manche : 1. Rienda, 1’13’’03 ; 2. Hosp, 1’13’’10 ; 3. Dorfmeister, 1’13’’24 ; 4. Kostelic, 1’13’’71 ; 5. N. Fanchini, 1’13’’86. TENNIS DE TABLE - GGéénéral - (après 30/36) 1 540 1. 1 286 2. Paerson (SUE) 1 228 3. Dorfmeister (AUT) 857 4. Kildow (USA) 842 5. Hosp (AUT) 802 6. Marl. Schild (AUT) 741 7. Zettel (AUT) 721 8. Meissnitzer (AUT) 688 9. Mancuso (USA) 542 10. Styger (SUI) … 25. Jacquemod, 246 ; 31. Montillet, 191 ; 34. Pequegnot, 187. P Prochaine étapee : 10-11 mars à Levi (FIN), deux slaloms. - GGééant ant- (après 8/9) 1. PAERSON (SUE), 550 ; 2. Rienda (ESP), 505 ; 3. Hosp (AUT), 401 ; 4. Kostelic (CRO), 364 ; 5. Zettel (AUT), 314 ; … 20. Jacquemod, 80. Neuvième et dernier géant : samedi 18 mars à Are (SUE). SLALOM HOMMES à Shigakogen (Japon) : 1re manche à 9 heures (1 heure, heure française) ; 2e manche à 12 heures (4 heures, heure française). SLALOM FEMMES à Levi (Finlande) : 1re manche à 17 heures (16 heures, heure française) ; 2e manche à 20 heures (19 heures, heure française). SAMEDI 11 MARS SLALOM HOMMES à Shigakogen (Japon) : 1re manche à 9 heures (1 heure, heure française) ; 2emanche à 12 heures (4 heures, heure française). SLALOM FEMMES à Levi (Finlande) : 1re manche à 11 heures (10 heures, heure française) ; 2e manche à 14 heures (13 heures, heure française). RÉSULTATS CHAMPIONNATS DU MONDE JUNIORS. HOMMES. Super-G (Le Massif [CAN], 4 mars) : 1. Sablatnik (AUT), 1’11’’81 ; 2. Markic (SLV), 1’11’’85 ; 3. Weibrecht (USA), 1’11’’87… 12. Durand, 1’12’’88 ; 24. Falcoz, 1’13’’97 ; 31. Blanc, 1’14’’65 ; 36. M. Tissot, 1’15’’18. Abandons : Pasquier, Rigole. Slalom (Mont-Sainte-Anne [CAN], 5 mars) : 1. Bjoerge (NOR), 1’32’’98 ; 2. Baumann (AUT), 1’33’’14 ; 3. Viletta (SUI), 1’33’’25… 6. Pa. Paquin, 1’34’’43 ; 14. Rivas, 1’35’’82 ; 20. Falcoz, 1’36’’43. Abandons : Durand, Pasquier, M. Tissot, 1re manche. FEMMES. Super-G (Le Massif [CAN], 5 mars) : 1. Fenninger (AUT), 1’10’’96 ; 2. Borsotti (ITA), 1’11’’78 ; 3. Longhini (ITA), 1’11’’89… 10. Anselmet, 1’12’’70 ; 12. Bernard-Granger, 1’12’’75 ; 19. Bertrand, 1’13’’04 ; 20. Barthet, 1’13’’06 ; 24. Barioz, 1’13’’43. Slalom (Mont-Sainte-Anne [CAN], 4 mars) : 1. Pietilae-Holmner (SUE), 1’37’’30 ; 2. Triendl (AUT), 1’37’’98 ; 3. Loeseth (NOR), 1’38’’93… 12. Bertrand, 1’39’’83 ; 14. Vidoni, 1’40’’32 ; 21. Barioz, 1’40’’99 ; 28. Barthet, 1’41’’59 ; 29. Bernard-Granger, 1’41’’74. Abandon : Anselmet. CHAMPIONNATS DE FRANCE Jover et Grundisch, duo gagnant DINAN – de notre envoyé spécial TROIS TITRES pour l’un, deux pour l’autre, Sébastien Jover et Carole Grundisch, sacrés en double mixte, furent les deux grands gagnants des Championnats de France organisés à Dinan. Aux traditionnels Mousquetaires qui se partageaient tous les titres du simple messieurs depuis 1991 succède donc un autre « ancien », qui comptera trente et une bougies à sa prochaine soirée d’anniversaire, en mai, trois fois champion de France par équipes avec Nevers. « Je n’avais jamais eu de grandes joies individuelles, commente Jover, également sacré en double avec Armand Phung. Ça fait tout drôle. Je montre aussi aux gens que je suis toujours là. » Licencié à Yport (Seine-Maritime) depuis deux ans, Jover, vainqueur en finale de Michel Martinez après avoir été mené 0-2, a d’autant plus de mérite que son tableau était pour le moins corsé avec Chila au deuxième tour et Legoût en demie. Il signe le premier triplé depuis Gatien, en 1988. Chez les femmes, au terme d’une finale rendue très spectaculaire par l’opposition de style attaquedéfense, Carole Grundisch s’est adjugé son deuxième titre d’affilée en dominant Xian Yi Fang. « Très PAGE 16 honnêtement, je ne me donnais que 2 % de chances de gagner, raconte Grundisch, impressionnante tactiquement. J’avais toujours pris des taules contre elle. » À seulement dixneuf ans, la sociétaire du KremlinBicêtre (Val-de-Marne), très affûtée, confirme qu’elle est bien devenue la leader du ping féminin français. En attendant les Mondiaux par équipes de Brême (24 avril-1er mai), la demoiselle avait donc de quoi être ravie. « J’avais parié avec mes parents que, si je gagnais, ils m’offraient une voiture, rigole la championne au jeu toujours aussi plaisant. Je vais pouvoir commencer à réfléchir à la couleur. » – P. G.-B. RÉSULTATS CHAMPIONNATS DE FRANCE (Dinan, 2-5 mars). – HOMMES. Simple. Finale : Jover (Yport) - Martinez (Istres), 4-2 (4-11, 7-11, 11-9, 11-9, 11-9, 13-11). Double. Demi-finales : Jover-Phung - MartinezMirault, 3-2 ; Chila-Lo - Bertin-Bobillier, 3-2. Finale : Jover-Phung - Chila-Lo, 3-1 (10-12, 12-10, 11-8, 11-8). FEMMES. Simple. Finale : Grundisch (Kremlin-Bicêtre) - Xian Yi Fang (Grand-Quevilly), 4-2 (11-7, 8-11, 11-5, 11-9, 10-12, 11-7). Double. Demi-finales : Gourin-Durand - Costes-Quint, 3-1 ; Xian Yi Fang-Hanffou - S. Legay-Fernandes, 3-2. Finale : Gourin-Durand - Xian Yi Fang-Hanffou, 3-2 (11-7, 5-11, 11-5, 9-11, 11-9). MIXTE. Finale : Jover-Grundisch - DurandS. Legay, 3-0. RÉSULTATS COUPE DU MONDE FEMMES (Tauberbischofsheim [ALL], 4-5 mars). – Épée. Quarts de finale : Duplitzer (ALL) b. Heidemann (ALL), 15-10 ; Baradji Duchene - Kiraly, 15-12 ; Flessel -Branza (ROU), 15-11 ; MacKay (CAN) - Tol (HOL), 15-12. Demi-finales : Duplitzer (ALL) Baradji Duchene, 15-8 ; MacKay (CAN) - Flessel, 15-13. Finale : MacKay (CAN) - Duplitzer (ALL), 15-10. Classement des Françaises : 3. Baradji Duchêne et Flessel ; 5. Kiraly ; 17. Daninthe ; 22. Colignon ; 26. Soiron ; 29. Galantine ; 34. Nisima. COUPE DU MONDE HOMMES – FLEURET PAR ÉQUIPES Les Bleus vainqueurs à Shanghai CHAMPIONNE DU MONDE en titre, l’équipe de France de fleuret masculin a remporté l’étape de Coupe du monde par équipes de Shanghai (CHN) en dominant en finale l’Allemagne 45-29. Une victoire aisée précédée par une demi-finale tendue pour Brice Guyart, Nicolas Beaudan et Erwann Le Pechoux. Face au Japon, les Bleus ont été constamment menés et Le Pechoux prit le dernier relais face à Fukuda avec 5 points de retard (35-30). Mais le vainqueur de la Coupe du monde sut refaire ce retard pour s’imposer à la mort subite 40-39. RÉSULTATS COUPE DU MONDE HOMMES (Shanghai [CHN], 3-5 mars). – Fleuret par équipes. Huitièmes de finale : France (Beaudan, Guyart, le Pechoux, Sintès) - Égypte, 43-28. Quarts de finale : France (Beaudan, Guyart, Le Pechoux) - Autriche, 45-37. Demi-finales : France (Beaudan, Guyart, Le Pechoux) - Japon, 40-39 ; Allemagne-Italie, 45-44. Match pour la 3e place : Italie-Japon, 45-38. Finale : France (Beaudan, Guyart, Le Pechoux) - Allemagne (Joppich, Schache, Kleibrink), 45-29. SICOT ÉPINGLE FISCHER. – Alors qu’aucun des Français champions du monde par équipes n’était présent, Bastien Sicot a remporté hier l’étape de Coupe du monde d’épée de Berne (Suisse). Après avoir sorti Jérémy Moutou (15-12) en quarts de finale, puis l’Autrichien Mathe en demi-finale (15-9), Sicot, 21 ans et 152e mondial, a battu en finale le champion olympique de la discipline, le Suisse Marcel Fischer, 15-10. MOTO ESSAIS MOTOGP Au diapason de Rossi Le champion italien a dominé les premiers tests IRTA avec, dans son sillage, les autres pilotes Yamaha. BARCELONE – (ESP) de notre envoyé spécial TRADITIONNELLE répétition générale d’avant saison, les essais IRTA servent souvent à prendre la température du futur Championnat. Si la tendance se vérifie encore cette année, les adversaires de Valentino Rossi risquent d’avoir de gros soucis à se faire car le septuple champion du monde fut en démonstration trois jours durant et semble aujourd’hui plus fort que jamais. Malgré un programme d’essais hivernaux démentiel où il alterna les tests avec Ferrari et le développement de la Yamaha, le prodige italien domina tous les tests, de Sepang à Phillip Island. Une mainmise confirmée par les trois journées d’essais de Barcelone où, à l’exception du « BMW Award » remporté hier après-midi sous la pluie par son équipier Colin Edwards, il se montra une nouvelle fois le patron en piste. Mais ce qui donne surtout des sueurs froides à ses principaux rivaux, c’est le niveau de compétitivité atteint par la Yamaha sous son impulsion. Rossi n’est plus seul au monde au sein de la marque nippone, les autres pilotes maison récoltent eux aussi les fruits de l’énorme travail effectué par leur leader. À Barcelone, Colin Edwards se hissa au niveau de son chef de file, s’adjugeant même hier la BMW Z 4 promise au vainqueur de la super- pole. Carlos Checa, repêché de dernière minute chez Tech 3, fut lui aussi au diapason, se montrant impressionnant au guidon d’une M 1 chaussée de Dunlop. « Je ne peux qu’être content, avoua Rossi. Mais ma plus grosse satisfaction, c’est de voir les autres pilotes Yamaha rouler très vite car cette M 1 est un peu mon bébé. » Si Rossi fait le bonheur de ses équipiers, il donne déjà des sueurs froides à ses rivaux. On pense bien sûr à Honda qui a décidé de jouer la « carte jeunes » et ne possède plus de véritable chef d’orchestre capable d’assurer le développement de la RC 211 V. Ses pilotes de pointe firent bien pâle figure lors des tests catalans, à l’image de Marco Melandri. Chez Ducati aussi, en dépit du recrutement de Sete Gibernau, l’absence d’un grand metteur au point semble se faire cruellement sentir. Cette situation pourrait profiter à d’autres constructeurs comme par exemple Kawasaki, très en vue à Barcelone. Randy De Puniet, la nouvelle recrue des Verts, fut d’ailleurs l’excellente surprise de ces tests. « Le bilan est positif, je n’ai jamais roulé audessus de mes pompes et ça me donne vraiment confiance pour la saison », confia le Français qui retrouvera en fin de semaine le peloton MotoGP pour la suite des essais IRTA sur le circuit de Jerez où sera donné le coup d’envoi du Championnat le 26 mars. PIERRE-HENRI POTHERAT RÉSULTATS BMW AWARD (Barcelone, 5 mars). – Edwards (USA, Yamaha), 1’57’’102 ; Hayden (USA, Honda), 1’58’’921 ; Rossi (ITA, Yamaha), 1’59’’360 ; Ellison (GBR, Yamaha), 1’59’’619 ; Vermeulen (AUS, Suzuki), 2’0’’001 ; Melandri (ITA, Honda), 2’0’’218 ; Roberts (USA, KR 211 V), 2’0’’225 ; Checa (ESP, Yamaha), 2’0’’551 ; Hopkins (USA, Suzuki), 2’0’’621 ; De Puniet (Kawasaki), 2’1’’249 ; Nakano (JAP, Kawasaki), 2’2’’177 ; Tamada (JAP, Honda), 2’2’’197 ; Hofmann (ALL, Ducati), 2’4’’003 ; Capirossi (ITA, Ducati), 2’5’’073 ; Elias (ESP, Honda), 2’5’’961 ; Gibernau (ESP, Ducati), 2’6’’724 ; Cardoso (ESP, Ducati), 2’6’’846 ; Pedrosa (ESP, Honda), 2’7’’326 ; Guareschi (ITA, Ducati), 2’13’’977. SUPERBIKE (Phillip Island [AUS], 3-5 mars). – Deuxième épreuve du Championnat du monde. Course 1 : 1. Corser (AUS, Suzuki), les 22 tours en 34’33’’545 ; 2. Barros (BRE, Honda), à 0’’450 ; 3. Toseland (GBR, Honda), à 7’’974 … 13. Laconi (Kawasaki), à 28’’833 ; etc. Course 2 : 1. Bayliss (AUS, Ducati) les 22 t. en 34’33’’803 ; 2. Toseland, à 5’’528 ; 3. Barros, à 14’’312 … 16. Laconi, à 5’’549 … 18. Foret, à 49’’037 ; etc. Championnat du monde 2006 (après deux manches) : 1. Bayliss, 75 pts ; 2. Toseland, 74 ; 3. Corser, 63 … 19. Laconi, 6 … 21. Gimbert, 3 ; etc. Prochaine épreuve : Valence (ESP), 23 avril SUPERCROSS US (Indianapolis, 4 mars). – Neuvième épreuve du Championnat US 250 : 1. Carmichael (USA, Suzuki) ; 2. Stewart (USA, Kawasaki) ; 3. Reed, (AUS, Yamaha) ; … 16. Vuillemin (Honda) ; etc. Championnat (après 9 épreuves) : 1. Reed, 191 ; 2. Carmichael, 190 ; 3. Stewart, 174 ; ... 15. Vuillemin, 56 ; etc. 125 : 1. Millsaps (USA, Honda) ; 2. Gosselaar (USA, Kawasaki) ; 3. Grant (USA, Honda) ; … 16. Roncada (Suzuki) ; etc. Championnat (après 3 épreuves): 1. Millsaps, 72 ; 2. Jesseman, 52 ; 3. Gosselaar, 54 ; … 15. Boniface (Honda), 17 … 26. Roncada, 5 ; etc. Après avoir gagné l’appel introduit par son équipe suite à son déclassement lors de l’épreuve de San Diego et récupéré les 25 points de la victoire, Ricky Carmichael s’est adjugé à Indianapolis son second succès de rang et ne se retrouve plus qu’à un point de Chad Reed, le leader du Championnat. – P. H. Prochaine épreuve : Daytona Beach, 11 mars. LUNDI 6 MARS 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge slalom. Petite d éception en revanche pour Joël Chenal, simplement quatorzième avec une grosse faute par manche, pour Thomas Fanara, sorti des points, tandis que Frédéric Covili (29e) y revient de justesse, après une première manche méritoire, l’un des rares à « rentrer » avec un dossard désormais indigne de son talent, le 50. Le skieur des Menuires n’accompagnera pas Chenal, Burtin et Fanara aux finales d’Are (Suède), mais il a trouvé des motifs d’espoir. MARC VENTOUILLAC Bleu Coupe du monde comme un long après-ski… » Les états d’âme du géant autrichien n’auront pas déteint sur les Français, toujours bien concentrés sur leur sujet, eux, « malgré l’absence d’un gars devant », comme le regrettait leur chef, Gilles Brenier. Mais le résultat d’ensemble est bon, avec deux de devant qui n’étaient pas ceux de la veille, Raphaël Burtin (11e) malgré un genou douloureux et un brillant Steve Missillier, 12 e pour sa seconde apparition à ce niveau, et qui est encore plus prometteur en 1. 1 160 831 2. Walchhoffer (AUT) 750 3. Maier (AUT) 748 4. Miller (USA) 747 5. Rahlves (USA) 738 6. Svindal (NOR) 672 7. Palander (FIN) 635 8. Aamodt (NOR) 586 9. Büchel (LIE) 550 10. Rocca (ITA) … 28. Vidal, 258 ; 33. S. Tissot, 205 ; 38. Dénériaz, 168 ; 48. Bourgeat, 133. elle. Ensuite, ils ont analysé mon jeu et de mon côté j’ai vu que j’avais beaucoup de travail à effectuer. » Cela commence à porter ses fruits. Après avoir éliminé l’Italienne Del Carreto (15-14), l’Allemande Kirchen (15-13) et la Hongroise Revesz (9-8), elle s’est retrouvée en quarts de finale face à une autre Française, la championne du monde par équipes Hajnalka Kiraly. Une victoire acquise 15-12 lui valut donc son podium. « On se connaît tellement bien, raconte BaradjiDuchêne, qu’on a marqué chacune une touche l’une après l’autre jusqu’à 12-12. C’est alors que j’ai décidé de prendre des risques. » Lesquels ont manifestement payé. Son parcours s’est arrêté ensuite face à la locale Duplitzer (15-8), mais nul doute qu’elle aimerait bien participer à nouveau aux Championnats du monde (29 septembre - 7 octobre, Turin [ITA]). Après sa 21e place de Saint-Maur, elle marque des points dans cette optique. Mais ils ne faut pas enterrer trop vite Sarah Daninthe (17e hier, battue par l’Autrichienne Rentmeister, 11-10) et Maureen Nisima (34e, éliminée par la Roumaine Bacioiu, 15-11). Jaune Rouge Jaune ran du circuit, trente-sept ans à la fin du mois, devancé de trois centièmes, ex aequo avec Kalle Palander. Et, surtout, Benjamin Raich, qui empoche les cinquante points de la quatrième place, reprend à Blardone (14e) le leadership du classement de géant et s’envole sans doute définitivement vers le gros globe, Walchhofer n’ayant pu attraper la qualification et Maier (24e) étant encore l’ombre de luimême : « Je vis une sorte de dépression post-olympique, avouait l’exHerminator. Je traverse cette fin de (après 31/37) CELA FAIT TROIS fois de suite. Trois fois que Laura Flessel retrouve la Canadienne Sherraine MacKay en demifinale de Coupe du monde, et comme à Budapest et Saint-Maur, MacKay a dominé la Française, 15-10 cette fois, hier à Tauberbischofsheim (ALL). « Laura s’est un peu précipitée et a manqué de prudence, constate l’entraîneur national de l’épée Jean-François di Martino. Il faut qu’elle prenne plus son temps. » N’empêche, MacKay est dure à battre ces temps-ci : après Prague et Saint-Maur, elle a remporté sa troisième Coupe du monde de la saison en prenant le meilleur sur l’Allemande Imke Duplitzer. Si un podium est chose banale pour Flessel, la troisième place conquise sur la piste allemande par Marysa BaradjiDuchêne est une denrée plus rare. À vingt-trois ans, c’est la deuxième de sa carrière. La première datait de 2001, à Saint-Maur. Encore junior à l’époque, elle avait paradoxalement raté sa sélection pour les Championnats du monde de sa catégorie, mais avait été retenue pour les Mondiaux seniors de Nîmes où elle avait disparu en 32es de finale. « À l’époque, j’étais insouciante et les gens ne me connaissaient pas, raconte-t- Noir Bleu Noir « J’ai beaucoup travaillé ma vitesse l’été dernier, rappelle cependant ce blondinet de vingt et un ans. Je l’ai fait pour commencer à devenir un skieur complet, tel que j’en rêve. Peut-être cela paie-t-il dès maintenant ? » Oui, tout comme paient peut-être son amour de la poudreuse, qui le conduit à de longues balades en hors piste, et sa pratique régulière du ski nautique… C’est que Yongpyong n’avait pas fourni des conditions idéales pour ce second géant, balayé par un vent chaud en rafale, qui faillit d’abord co n du i re à l’ a n nu l a ti o n d e l’épreuve, dont le départ fut finaleme n t d o n n é , a p r è s m a i n t s palabres, avec trois heures de retard sur l’horaire prévu, et qui ramollit ensuite la neige jusqu’à en recouvrir les spatules des derniers à s’élancer sur le second parcours. Voilà sans doute pourquoi, derrière Ligety, huitième de la première manche (il s’était réveillé bien à l’heure et n’avait pas raté le départ, comme la veille…), sept autres méchants clients vinrent buter sur sa performance. Le tout dans un indescriptible empilement, sur une faible pente et des tracés relativement faciles, les six premiers en seize centièmes, vingt et un classés en moins de une seconde : les écarts les plus faibles de l’histoire. Parmi eux, Fredrik Nyberg, le vété- Troisième, Laura Flessel était accompagnée hier sur le podium par l’inattendue Marysa Baradji-Duchêne. 17 Bleu Rouge Noir Jaune BASKET PRO A Foirest en hibernation Plus d’un mois après son retour sur les parquets, le Béarnais n’a toujours pas retrouvé un niveau digne de son statut. NEUF MINUTES. Les neuf dernières. Il est entré à froid, contraint et forcé par les fautes qui s’abattaient alors comme la foudre sur les intérieurs béarnais. La chronique retiendra peu du passage de Laurent Foirest samedi sur le parquet de l’Astroballe, bien qu’il ait pleinement participé à ficeler le succès de Pau-Orthez (70-68) lors du sommet du Championnat. Comme tous les samedis depuis son retour à la compétition à la mi-janvier, Laurent Foirest n’avance qu’à pas hésitants sur la grande échelle qui mène au haut niveau. Celui qu’il ne fréquente plus depuis mai dernier. Depuis qu’il s’est résolu à réparer deux genoux fatigués, usés par l’enchaînement des saisons et des compétitions. Deux nouveaux tendons rotuliens nés, après peignage, un 4 juillet. Six mois d’arrêt avant le feu vert médical et deux mois déjà qu’il récite les fondamentaux pour un retour qui n’en finit pas. Huit matches depuis le 28 janvier, cinq de Pro A, un à la Semaine des As et deux en Euroligue pour soixanteseize minutes de jeu, 7 points au total, 3 sur 20 aux tirs… Une misère pour celui qui, il y a deux ans, effectuait un come-back triomphal en Béarn, après son exil espagnol. MVP Français de Pro A, cinquième titre de champion. « Le vrai Lolo nous fait défaut. On nous a dit qu’il pouvait reprendre le 30 décembre, mais il est arrivé dans un état qui n’était pas digne d’un joueur de promotion départementale, déplore Didier Gadou, son entraîneur au sujet d’un timing de reprise qui a manifestement été sous-estimé. On pourrait le laisser à l’écart, mais c’est un des leaders du groupe, un des gros salaires. Aujourd’hui, il remonte, mais il a besoin de temps. Je l’incorpore et je lui donne un petit peu de temps de jeu, car c’est ainsi qu’il va sentir sa marge de progression, mais cela se fait dans la douleur. » Le Marseillais opine, avec son flegme habituel. Mais il est en manque. « Je progresse, je progresse… Il y a trois semaines, j’arrivais à peine à faire un double pas. Aujourd’hui, j’ai accepté le fait qu’il faudrait du temps, sourit-il, fataliste. Je pensais que cela irait plus vite. Mais là, j’en suis à peine à travailler le dribble, les shoots, les déplacements, et je continue toujours le renforcement musculaire spécifique des jambes… » « Il n’y a pas d’équipe CFA » Un jour sur deux, à 50 kilomètres de Pau, il rend visite à une machine et enchaîne les programmes de remise en marche. « Il est courageux, c’est un énorme bosseur », insiste le kiné de l’Élan Béarnais, Benoît Mahieu. Le médaillé olympique de Sydney s’entraîne tous les après-midi avec l’effectif palois, démembré à l’extérieur par la blessure début janvier de CC Harrison. Et fait acte de présence, sur les feuilles de match, les lignes de stats. Manière de rassurer une équipe, un coach, un club qui se languissent. « Il est physiquement sur le terrain, mais il n’est pas lui-même. On ne peut pas lui en vouloir. Il va revenir. Mais on aurait su ça au mois d’août, on aurait pris un joueur au profil différent de Jeff Varem, glisse Pierre Seillant, le directeur exécutif qui s’agaçait le mois dernier de ce fâcheux retard. La médecine est une chose, le sport de haut niveau une autre », constate le « Prési » palois. L’ailier marseillais (32 ans) aurait volontiers imité son OM chéri… Il se serait bien vu intégrer une CFA 2, ou quelque chose d’approchant, pour refaire ses gammes, sans pression. « Il y a quelque chose de mal fait dans le basket ! Je repars directement de zéro à la Pro A. Il n’y a pas, comme au foot, d’équipe de CFA, une réserve, de niveau intermédiaire. Parce que je ne peux plus m’aligner en Espoirs, moi… », sourit-il. Alors, il réapprend les gestes les plus simples, ceux qu’il domptait depuis une éternité. « Au début, j’étais complètement perdu, soupire-t-il. Lors de mon premier cinq contre cinq, je ne savais pas quoi faire, où aller. Maintenant, je progresse sur d’autres paramètres, je retrouve des repères de jeu. C’est important d’être dans l’équipe, même si je n’ai pas le niveau. Les genoux ne sont plus un problème, même si la jambe droite me tire un peu. Les sensations, par contre… » Pau-Orthez, désormais leader unique depuis samedi (70-68 à l’ASVEL), retrouve peu à peu les siennes. Et espère revoir son homme lige, l’un des derniers empereurs de la Pro A, à son meilleur lorsque la nature se réveillera, en avril, par exemple. « Je n’ai pas de timing. Je veux que ce soit le plus vite possible, mais ce n’est pas moi qui décide », lâche-t-il, conscient du travail encore nécessaire. Alors, la suite de sa carrière – il est en fin de contrat à Pau –, le Japon, cet été, et l’équipe de France dont il fut le capitaine en 2004, il feint de ne pas y penser. Quoique… « Faire partie du voyage, ce serait bien… », consentil, en appuyant sur les mots. L’envie est forte, évidente. Laurent Foirest n’est pas près de s’assoupir. LA STAT Le maigre total dee rebonds pris par Reims samedi lors de sa défaite à Dijon (93-70) n’est pas une surprise : l’équipe de Francis Charneux, avant-dernière du Championnat, eest la plus mauvaise équipe de Pro A dans cet exercice, avec une moyenne de 28 28,22 prises par ma mat atch. Elle détient d’ailleurs le record de faiblesse cette saison avec seulement 18 rebonds captés (16e journée, à Hyères, Toulon). Son atout n˚ 1, Frédéric Adjiwanou, pointe à la dix-neuvième place du classement des rebondeurs (6,3). 22 LE RECORD Les artilleurs chaloonnais étaient de sortie samedi, avec 15 réussites à trois points sur 30 tentéées, lors de la punition infligée à Hyères-Toulon (102-76). Leur marque la pllus imposante était jusqu’à présent de 14 paniers primés rentrés lors de la 12e journée Le record de tirs à trois points réussis cette saison, e j.) est donc égalé. Seul bémol, Chalon n’a pas atteint le ons (15/22). 15 L’ÉVALUATION (Brest) : 29 pts (10/19 aux tirs dont 5/7 à 3 pts ; 4/4 ; 2 innt en 35 min. LES POINTS 1. Rowe (Hyères-Toulon), 19,9 pointts ; 2. Harper (Roanne), 17,8 ; 3. Stanley (Le Havre), 16,88 ; 4. 16 4 Baxter (Dijon) et L.L Wilson ((Ch (Cholet), 16,7 ; 6. Samnick (Paris), 16,6 ; 7. Zianveni (N ) t Li h (St b /P is), 15,5 ; 9. Turner (Gravelines), 15,4 ; 10. T. Williams Kelly (Brest), 29. LES REBONDS nett (Dijon), 9,4 ; 3. Lockhart (Hyères-Toulon), 8,3 ; ), 8 ; 6. Gaines (Asvel), 7,9 ; 7. T. Williams (Rouen), k (Paris), 7,7 ; 10. Wesson (Strasbourg) et Sales ARNAUD LECOMTE e (Hyères-Toulon), 7,1 ; 3. Green (Nancy), 6,6 ; 4. Pau-Orthez), 5,8 ; 6. B. Cissé (Le Havre), 5,7 ; 7. n (Strasbourg/Paris), 4,7 ; 9. Essart (Cholet), 4,4 ; g ( ) Le meilleur de la journée : Green (Nancy), 13. Français Étrangers Julian (Nancy) Mahinmi (Le Havre) Dondon (Chalon-sur-Saône) Mokongo (Chalon-sur-Saône) Jeanneau (Strasbourg) Varem (Pau-Orthez) Bennett (Dijon) HANDBALL VOLLEY-BALL Gelabale à l’arrêt LIGUE DES CHAMPIONS HOMMES Paris tient son rang Seattle, Gelabale fut la révélation de la saison dernière et son entraîneur serbe souhaitait le conserver la saison prochaine. La privation de temps de jeu risque d’être un handicap pour le Français, à moins qu’il n’ait déjà l’assurance d’avoir un contrat à Seattle la saison prochaine. Sans Gelabale, le Real Madrid s’est imposé face à Fuenlabrada (84-66). Mous SONKO a rendu une copie correcte (7 pts, 3 rbds et 2 p.d.). Succès tranquille pour Malaga face à Grenade (85-75) avec un bon Stéphane RISACHER (15 pts, 4 rbds et 1 p.d.) et un Florent PIÉTRUSplus discret (1 pt, 6 rbds et 1 p.d.). Frédéric WEIS (6 pts et 3 rbds) et Bilbao ont également connu la victoire face à Gérone (89-82). En déplacement à Badalone, Alain DIGBEU (7 pts et 2 rbds) et Alicante n’ont pas pesé lourd (76-95). Enfin, les deux meneurs de Valladolid, Paccelis MORLENDE (8 pts et 2 rbds) et Joseph GOMIS (6 pts, 2 rbds et 2 p.d.) n’ont rien pu faire face à Vitoria (73-78). En Italie, dans le match au sommet entre la Fortitudo Bologne et Naples, ce sont les coéquipiers de Yakhouba DIAWARA (non entré en jeu) qui ont pris le dessus après deux prolongations (112-107) et qui pointent désormais seuls en tête de la Lega. Côté napolitain, Michel MORANDAIS a encore été brillant (23 pts à 7/10 aux tirs et 4/7 à 3 pts, 6 rbds et 2 p.d.). Hervé TOURÉ (5 pts et 2 rbds) et Avellino échouent d’un rien dans leur salle face à Cantu (71-74). Enfin large victoire de Bill PHILLIPS (7 pts et 3 rbds) et ses coéquipiers de Livourne sur le parquet de Teramo (94-76). En Belgique, nouvelle défaite pour Cyril AKPOMEDAH (9 pts et 6 rbds) et Charleroi face à Leuven (76-82). Victoire en revanche pour Karim SOUCHU (11 pts, 4 rbds et 2 p.d.) et Liège à Bruxelles (84-78). – N. R. NBA EXPRESS Soir de gala pour les Lakers LES RÉSULTATS SAMEDI : New Jersey - Toronto 105-100 a.p. ; Miami-Atlanta 95-93 ; Milwaukee - New York 98-103 ; San Antonio - Portland 101-81 ; DenverOrlando 110-94 ; L.A. Lakers - Detroit 105-94. HIER : Philadelphie-Indiana, 93-94; WashingtonSacramento, 117-107. l’exploit. Lamar nous a portés et son rôle est primordial lorsqu’il joue ainsi. » Après avoir survolé la première partie de saison, Detroit (48 v. - 11 d.) est de plus en plus menacé par San Antonio (46-12) et Dallas (46-12) pour la place de numéro 1 de la saison régulière. Des Pistons fatigués, dominés au rebond (44-30) pour le quatrième match de rang, après Cleveland, Denver et Seattle. LE FAIT DU JOUR Portés par un Lamar Odom (24 pts, 10 pds, 5 rbds) des grands jours, les Los Angeles Lakers ont créé la sensation samedi soir en terrassant les Detroit Pistons. Une victoire à laquelle a bien évidemment largement participé Kobe Bryant avec ses 40 points, mais les Lakers deviennent absolument redoutables lorsque Odom se transforme en guerrier. Comme en fin de 3e quart-temps, avec une déferlante jaune déclenchée par ce dernier pour renverser le cours du match et infliger un invraisemblable 18-0 aux Pistons, de 68-78 à 86-78. « C’est probablement notre plus grosse victoire de la saison à domicile, commentait Bryant après LES FRANÇAIS Deuxième match sans jouer pour le Laker Ronny TURIAF, non utilisé face aux Pistons. Pour la première fois en treize matches des Spurs, Tim Duncan a dépassé la cap des 20 points (22 pts, 15 rbds). Tony PARKER (18 pts à 7/12 aux tirs, 5 pds, 4 rbds, 4 bps en 34 mn) n’a pas forcé son talent face aux Blazers. Les Warriors de Mickaël PIETRUS jouaient sur le terrain de Minnesota la nuit dernière, les Suns de Boris DIAW mettaient leur série de neuf victoires d’affilée sur le tapis à Dallas et les Sonics de Johan PETRO recevaient Utah. LIGUE FEMININE (20e journée) VILLENEUVE-D’ASCQ - TARBES : 85-74 (21-16 ; 27-21 ; 14-14 ; 23-23) VILLENEUVE-D’ASCQ : Fombonne (6), E. Gomis (10), Heurtematte, Wambé (27), Seigle, Marcauskaite (22), Massaline (20). Entraîneur : A. N’Diaye. TARBES : Basko (7), Laborde, Lepron (13), Savasta, Tomaszewski (6), Gaither (16), Zlatanova (10), Yacoubou (22). Entraîneur : P. Pisan. CLERMONT - AIX-EN-PROVENCE : 75-82 a.p. (18-19 ; 12-21 ; 21-18 ; 19-12 ; 5-12) CLERMONT : Mandache (2), Salagnac (14), Sene (7), Lardy, Dubois (14), Fromholz (9), Stampalija (11), Nikipolskaïa (18). Entraîneur : P. Delaliaux. AIX-EN-PROVENCE : Dieme (10), Kostaki (23), Lopez (11), Lacroix (28), N’Dongue (10), Zurro. Entraîneur : A. Weisz. SAMEDI : Mondeville - Bourges, 51-68 ; Mourenx - SaintAmand, 79-66 ; Calais - Strasbourg, 85-78 ; Challes-les-E. Nice, 74-65 ; Valenciennes - Montpellier, 79-49. HIER : Villeneuve-d’A. - Tarbes 85-74 ; Clermont - Aix-en-Provence 75-82. Classement : 1. Bourges, 38 pts ; Mondeville, 38 pts ; Valenciennes, 38 pts ; 4. Tarbes, 32 pts ; Villeneuve-d’Ascq, 32 pts ; 6. Montpellier, 31 pts ; 7. Aix, 30 pts ; 8. Clermont, 29 pts ; 9. Mourenx, 27 pts ; 10. Calais, 26 pts ; Challes, 26 pts ; Nice, 26 pts ; Saint-Amand, 26 pts ; 14. Strasbourg, 21 pts. PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 11 mars : Montpellier Mourenx ; Strasbourg - Valenciennes ; Bourges Villeneuve-d’Ascq ; Tarbes - Clermont ; Nice - Calais ; SaintAmand - Mondeville ; Aix-en-Provence - Challes-les-Eaux. Dinart, seul contre tous Montpellier éliminé, Kiel et Barcelone également, il ne reste plus qu’un Français en lice… IL N’A PAS MANQUÉ grand-chose à Montpellier, samedi à Veszprem (22-27), pour prétendre, une nouvelle fois, aux demi-finales de la compétition reine. Un peu de maîtrise, de lucidité. De réussite aussi. « Le plus dur à avaler, regrette Grégory Anquetil, c’est ce sentiment d’avoir été longtemps là, tout proche, et d’avoir plié sans avoir été dominé. » Contrairement à la saison passée, particulièrement faste avec la finale Barcelone - Ciudad Real, il n’y aura donc pas beaucoup de joueurs français dans le dernier carré. La tâche de Nikola Karabatic avec Kiel était, elle aussi, compliquée après le revers concédé à domicile face à Flensburg mardi dernier (28-32). Les jeunes loups ont pris leur revanche (32-34), ont même disposé du ballon de la qualification, à cinq secondes du terme, mais la passe de Stefan Lövgren n’est jamais arrivée dans les mains de Kim Andersson… Avec dix buts, dont deux penalties, Nikola Karabatic, en échec à l’aller, s’est rattrapé. Barcelone et Jérôme Fernandez n’ont pas connu plus de réussite face à Pampelune. Dominés de quatre buts en Navarre (25-21), ils ont compté six buts d’avance en début de deuxième période, avant de subir le retour des partenaires d’un Demetrio Lozano particulièrement inspiré avec ses huit buts (26-23). Reste, Didier Dinart, dernier Français encore en lice. Ciudad Real, finaliste l’an passé, avait marqué son territoire dans la Mancha (34-27) le week-end dernier. Mais les joueurs de Talant Dujshebaev ont fait encore plus fort en s’imposant en Slovénie face à Celje (28-33). Avec dix buts, Rolando Urios a été l’homme du match, et Ciudad Real se pose en immense favori de la compétition. « On joue bien, c’est vrai, concède le Guadeloupéen. Même si on est nombreux à être fatigués après l’Euro. Le titre ? La finale de l’an dernier avait laissé un immense sentiment de frustration. On va essayer de prendre notre revanche. Peu importe l’adversaire. Avec tout de même une petite préférence pour Veszprem qui nous réussit plutôt bien. À notre meilleur niveau, on peut réussir de bonnes choses… » C’est demain à Vienne que sera effectué le tirage au sort des demi-finales programmées les week-ends des 25-26 mars et 1er-2 avril. – P. P. IMBRATTA REMPLACERA HAGER. – Après sept saisons à la tête de l’US Ivry, Daniel Hager a décidé de passer la main et de se consacrer à la formation au sein du club rouge et noir. Il sera remplacé, dès la saison prochaine, par Stéphane Imbratta, responsable, depuis 1998, du centre de formation. Mais avant d’envisager sa nouvelle mission, l’ancien international aimerait bien offrir un ticket pour la Ligue des champions à sa troupe. Actuel troisième de D 1, Ivry accueillera, mercredi, Chambéry, le dauphin de Montpellier. PECQUEUX-ROLLAND REVIENT EN ÉQUIPE DE FRANCE. – Véronique Pecqueux-Rolland, le pivot de Besançon, va faire son retour en équipe de France. Après une longue réflexion, l’internationale aux 244 sélections (742 buts) a pris sa décision après une dernière entrevue avec l’entraîneur national Olivier Krumbholz. La championne du monde en 2003, qui avait annoncé sa retraite internationale début 2005, a pour objectif principal le Mondial 2007 en France. Le prochain regroupement des Bleues se déroulera du 3 au 10 avril à Chartres avec en ligne de mire les matches de qualification pour le futur Championnat d’Europe contre la Turquie fin mai 2006. RÉSULTATS journée). – SAMEDI : Besançon-Metz, 25-23 ; Mios-Toulon, 42-32 ; D 1 FEMMES Nîmes - Le Havre, 24-23 ; Mérignac-Yutz, 25-20. HIER : Dijon-Bègles, 29-19 ; Angoulême - Fleury-les-Ambrais, 26-37. Classement : 1. Metz, 38 pts ; 2. Le Havre, 37 ; 3. Mérignac, 35 ; 4. Fleury-les-Aubrais, 33 ; 5. Dijon, 32 ; 6. Nîmes, 31 ; 7. Besançon, 29 ; 8. Mios, 27 ; 9. Bègles, 27 ; 10. Yutz, 26 ; 11. Angoulême, 23 ; 12. Toulon, 22. COUPE DE FRANCE HOMMES (16es de finale). – MERCREDI : Villeurbanne (D 2) - Nîmes, 26-34. VENDREDI : Besançon (N 1) - Pontault-Combault, 36-38. SAMEDI : Saintes (N 1) - Toulouse, 26-20 ; Gonfreville-l’Orcher (N 1) - Tremblay-en-France, 29-28 ; Gien-Loiret (N 1) - Billère (D2), 24-26 ; Massy (N 1) - Dunkerque, 22-29 ; Valence (N 1) - Istres, 18-26. HIER : Porte Normande (D 2) - Angers, 26-25 ; Livry-Gargan (D 2) - Sélestat, reporté ; Thionville (N 1) - Metz (D 2), 28-27 ; Bourgoin-Jallieu (N 1) - Villefranche-Beaujolais, 23-26. Les cinq clubs de D 1 qualifiés pour les Coupes d’Europe 2005-2006 n’entreront en lice qu’au stade des huitièmes de finale, le mercredi 15 mars. SÉLESTAT BLOQUÉ. – 25 cm de neige hier matin ont empêché les Alsaciens de se déplacer à Livry-Gargan pour jouer en Coupe de France. Ils ont proposé aux banlieusards de rejouer le match dimanche prochain. COUPE DE L’EHF (quarts de finale retour). – SAMEDI : Irun (ESP) - Gummersbach (ALL), 30-26 (aller, 26-35) ; Göppingen (ALL) - Gudme (DAN), 37-32 (29-24). HIER : Créteil-Kielce (POL), 26-34 (35-21) ; Astrakhan (RUS) - Lemgo (ALL), 31-33 (18-33). Gummersbach, Göppingen, Lemgo et Créteil qualifiés pour les demi-finales. (15e LUNDI 6 MARS 2006 Smith (Clermont) Forehan-Kelly (Brest) LES BLEUS DE L’ÉTRANGER LANCÉE À VITESSE grand V depuis le début de la saison dernière, la carrière de l’ailier français Mickaël GELABALE au Real Madrid a pris sérieusement du plomb dans l’aile hier. Déjà puni mercredi dernier en Euroligue puisqu’il n’était pas entré en jeu face à Bologne, l’international a été remplacé par Alex Scales dans l’effectif amené à disputer la fin de la saison ACB. Gelabale a été mis à disposition de l’équipe 2 du Real. Cette sanction intervient alors que le temps de jeu du Français n’a cessé de baisser depuis quelques semaines. L’origine de cette mise à l’écart n’est pourtant pas due à une baisse de performance de l’ancien Choletais, dont les stats sont très comparables à celles de la saison dernière (7,8 pts et 3,7 rbds en 24 min contre 8 pts et 3 rbds en 24 min). Gelabale se serait plutôt mis à dos le staff du Real et notamment Bozidar Maljkovic en réaffirmant sa volonté de partir vers la NBA dès l’été prochain. Drafté en juin dernier par Kirksay (Nancy COUPE DE LA CEV (Final Four, finales) Le club français a terminé troisième d’une compétition remportée par Macerata. PADOUE – (ITA) de notre envoyé spécial L’HISTOIRE aime souvent à se répéter. Elle a ainsi offert hier une seizième Coupe de la CEV consécutive à un club italien, Macerata, déjà vainqueur l’an passé. Elle a également repassé le même plat au réceptionneur-attaquant parisien Thiago Aranha. Un an après, le Brésilien a revécu avec son nouveau club un scénario identique à celui de mars 2005. Sévèrement battu le premier jour par Macerata (3-0), il avait ensuite joliment relevé la tête avec Tourcoing, le lendemain, lors de la petite finale contre… Padoue (3-0). « C’est presque comme l’an dernier, rigolait-il. Presque, car à l’époque, on avait sombré en demie. Samedi, la prestation fournie a été plus solide quand même ! » Cette performance aboutie, le Paris Volley l’a donc réitéré hier, mais avec un soupçon supplémentaire de réussite sur ses mises en jeu. L’adversaire proposé n’avait, il est vrai, pas franchement le même standing que Macerata. Englué en fond de cale de Serie A1, le club hôte du Final Four a même carrément sombré après la perte du premier set. « On les a étouffés au service et au block, se réjouissait Veljko Basic, le technicien de la capitale, satisfait de cette troisième place finale dans la deuxième Coupe d’Europe. En fait, avant ce match ma seule interrogation portait sur notre capacité ou non à reproduire un niveau de qualité identique à celui de la veille. » Et comme la réponse apportée par son collectif ne souffre aucune contestation, la suite de la saison, tant en Cham- pionnat qu’en Coupe de France (*), s’annonce des plus intéressantes. Car cette petite escapade en Italie le temps d’un week-end pluvieux aura permis à Paris de gagner en expérience et en confiance. « On termine sur une victoire, moi je préfère ça à une défaite en finale, reprenait Aranha, qui a déjà évolué cinq saisons (3 au Brésil et 2 à Andorre) avec “Rafa” Redwitz, son compatriote de passeur. Surtout, se classer troisième avec une équipe entièrement renouvelée, c’est fabuleux. » Cela dévoile aussi le véritable potentiel du groupe, qui voit doucement éclore le jeune Letton Vladislavs Hotulevs au centre, par exemple. « On est à notre place dans cette Coupe d’Europe », concluait Mauricio Paes, l’adjoint de Basic. Tout comme Macerata. GUILLAUME DEGOULET (*) En quart de finale, Paris recevra le tenant du titre, Tours, le 14 mars. PADOUE - PARIS : 0-3 (22-25 ; 14-25 ; 13-25) 1 300 spe ctateurs. Arbitres : MM. Schürmann (LIE) et Kulhanek (AUT). Points marqués : 124 (49 + 75). Durée : 1 h 2’ (1er set : 22’; 2e : 20’ ; 3e : 20’) PADOUE : 1 ace (Esko) ; 5 contres gagnants (Botti, Piscopo, 2) ; 27/81 attaques gagnantes (Veres, 10/23) ; 26 fautes dir. (dont 13 au service). Six de départ : Esko (2) puis Olli ; Botti (cap., 2) ; Andrae (7) ; Veres (11) ; Pampel (7) puis Hietanen (1) ; Piscopo (3) puis Tovo. Libero : Garghella. Entraîneur : L. Schiavon. PARIS : 8 aces (Nilsson, 3) ; 12 contres gagnants (Hotulevs, 5) ; 29/61 attaques gagnantes (Novak, 7/15 et Nilsson, 7/17) ; 16 fautes directes (dont 10 au service). Six de départ : Redwitz (cap., 3) ; Hotulevs (11) ; Aranha (7) ; Novak (9) puis Château ; Nilsson (11) ; Bergmann (7) puis Brifaud puis Ziani (1). Libero : Skorc. Entraîneur : V. Basic. LA FINALE Macerata fait le doublé MACERATA-ODINTSOVO : 3-0 (25-19 ; 25-19 ; 25-22) 3 000 spectateurs. Arbitres : MM. Dudek (POL) et Ilbeyli (TUR). Points marqués : 135 (75 + 60). Durée : 1 h 8’ (1er set : 22’ ; 2e : 23’ ; 3e : 23’) MACERATA : 3 aces (Geric, Miljkovic et Herpe) ; 12 contres gagnants (Miljkovic, 4) ; 36/64 attaques gagnantes (Miljkovic, 12/22) ; 14 fautes directes (dont 9 au service). Six de départ : Sintini (4) ; Geric (5) ; Herpe (5) ; Dennis (9) ; Miljkovic (cap.,17) ; Rodrigao (11). Libero : Corsano. Entraîneur : F. De Giorgi. ODINTSOVO : 4 aces (Beketov, 2) ; 5 contres gagnants (Melnik, Khoroshev, Kazakov, Beketov et Petkovic) ; 37/78 attaques gagnantes (Abramov, 12/20) ; 24 fautes directes (dont 15 au service). Six de départ : Petkovic (2) puis Karpov puis Arkhipov (2) ; Khoroshev (5) ; Abramov (13) ; Görtzen (2) puis Melnik (6) ; Beketov (cap., 11) ; Kazakov (5) puis Astashenkov. Libero : Komarov. Entraîneur : S. Tzvetnov. PRO A (20e journée) Poitiers fait douter Tours LES TOURANGEAUX n’ont pas vraiment bien préparé le match retour de Ligue des champions, mercredi face au Dynamo Moscou. Tout juste trois semaines après leur premier revers à Cannes (0-3), ils ont concédé samedi soir leur deuxième défaite de la saison en Championnat à Poitiers cette fois. Avec la défaite sèche à Moscou (0-3) entre deux, c’est le signe d’un vrai ralentissement. « On joue comme on s’entraîne, c’est-à-dire mal, maugréait Loic De Kergret le capitaine tourangeau qui ne voulait surtout pas entendre parler d’un moindre contrecoup physique comme explication. Il va falloir trouver des solutions. » Samedi, les champions d’Europe en titre ont pourtant mené 2 sets à 0 avant de flancher devant la persévérance des Poitevins qui occupent seuls la deuxième place avant le match en retard de Paris mercredi. Les Poitevins auraient pourtant pu accuser le coup moralement quand la deuxième manche leur échappa alors qu’ils avaient mené au score largement CANNES - NICE : 3-0 (25-19 ; 30-28 ; 25-18) 1 000 spectateurs environ. Arbitres : MM. Pêcheux et Daragon. Points marqués : 145 (80 + 65). Durée : 1 h 2’ (1er set : 22’ ; 2e : 28’ ; 3e : 22’). CANNES : 4 aces (Ndaki Mboulet, 2) ; 9 contres gagnants (Novotny, Schalk, MENEAU, 2) ; 43 attaques gagnantes (Novotny, 15) ; 23 fautes directes (dont 15 au service). Six de départ : Le Marrec (cap., 3) puis Meneau (2) puis Takaniko ; Barca-Cysique (12) puis Bernier (1) ; Novotny (17) puis Hudecek (1) ; Gibert (7) puis Hudecek ; Schalk (9) ; Ndaki Mboulet (4) puis Meneau. Libero : Berriri. Entr. : L. Tillie et A. Josserand. NICE : 5 aces (Kapfer, 3) ; 5 contres gagnants (Demirovic, Bunford, 2) ; 32 attaques gagnantes (Kapfer, 9) ; 24 fautes directes (dont 11 au service). Six de départ : Guidara puis Halilovic (1) ; Jioshvili (10) ; Saelens (4) puis Bunford (2) puis Rabaud ; Demirovic (cap., 5) ; Kapfer (10) ; Opota (8). Libero : Ragondet. Entr. : M. Kasic. (16-10). Mais ils ont réussi à revenir dans le match. « Je suis fier de mes joueurs, a souligné l’entraîneur Martin Teffer. Ils n’ont jamais cessé de se battre pour reprendre le dessus. » Duerden dut néanmoins effacer une balle de match dans un troisième acte à suspense conclu d’un ace fulgurant par l’étonnant Kilama. Moins précis au service, les Tourangeaux ont ensuite baissé de pied dans un tie-break à sens unique. HENRI BRISSOT VENDREDI: Tourcoing - Rennes,3-0. SAMEDI :Narbonne - Sète, 1-3; Poitiers Tours, 3-2; Avignon - Beauvais, 2-3; Montpellier - Ajaccio, 3-0. HIER: Cannes - Nice, 3-0. MERCREDI 8 Paris - Toulouse Classement : 1. Tours, 51 ; 2. Poitiers, 43 ; 3. Paris, 41 ; 4. Sète, 41 ; 5. Tourcoing, 39 ; 6. Toulouse, 34 ; 7. Cannes, 34 ; 8. Nice, 33 ; 9. Beauvais, 32 ; 10. Montpellier, 18 ; Rennes, 18 ; 12. Avignon, 14 ; 13. Narbonne, 13 ; 14. Ajaccio, 6. PAGE 17 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge c. — 1477 1553 1583 1667 1562 1676 1629 1608 1586 1719 1820 1640 1687 1738 1819 1958 1833 1776 Bleu Rouge p. — 1656 1722 1732 1804 1694 1705 1658 1723 1569 1686 1786 1651 1581 1681 1737 1759 1640 1547 Jaune Bleu Jaune VILLEURBANNE. – Laurent Foirest (à gauche), ici face au Villeurbannais Harold Mrazeck sous les yeux d’Hirant Fuller (n° 18), n’a joué que neuf minutes face à l’ASVEL. Pour une ligne de stats totalement vierge. (Photo Marc Francotte) LES PASSES P. — 5 6 7 7 7 8 9 10 11 12 12 13 13 13 13 16 17 19 Noir Noir Classement Pts J. G. — — — 1. Pau-Orthez ........... 39 22 17 2. ASVEL ..................... 38 22 16 3. Le Mans ................ 37 22 15 Nancy ..................... 37 22 15 Strasbourg ............ 37 22 15 6. Gravelines ............. 36 22 14 7. Bourg ..................... 35 22 13 8. Chalon .................... 34 22 12 9. Paris ....................... 33 22 11 10. Le Havre ............... 32 22 10 Roanne ................... 32 22 10 12. Cholet ..................... 31 22 9 Clermont ............... 31 22 9 Dijon ....................... 31 22 9 Hyères-Toulon ..... 31 22 9 16. Brest ....................... 28 22 6 17. Reims ..................... 27 22 5 18. Rouen ..................... 25 22 3 Nancy), 14. 18 Bleu Rouge Noir Jaune SKI FREESTYLE SKI DE FOND Podium pour Laoura Darragon reste en piste LA FRANÇAISE et médaillée de bronze de l’épreuve de bosses des JO de Turin, Sandra Laoura, s’est classée, hier, deuxième de l’épreuve d’Inawashiro, au Japon, grâce à un run rapide et à deux sauts hélico-back flip parfaitement exécutés. La championne olympique canadienne, Jennifer Heil, s’est imposée en qualifications et en finale, tandis que la Japonaise Aiko Uemura complète le podium. Côté garçons, la victoire revient au médaillé d’argent des Jeux, Mikko Ronkainen, tandis que Guilbaut Colas, deuxième des qualifs, a raté son second saut et termine à la seizième place. COUPE DU MONDE (Inawashiro [JAP], 5 mars). – HOMMES : 1. Ronkainen (FIN) ; 2. Ozaki (JAP) ; 3. Rousseau (CAN) ; ... 12. Palazot ; 16. Colas ; 27. Dufosse ; 29. Ochs. Coupe du monde 2006 : 1. Begg-Smith (AUS), 721 pts ; 2. Bilodeau (CAN), 480 ; 3. Mustonen (FIN), 379 ; ... 15. Colas, 174 ; 27. Dufosse, 92 ; 32. Palazot, 73 ; 33. Ochs, 70 ; 45. Didier, 34 ; 48. Benna, 28 ; 60. Niol, 10. FEMMES : 1. Heil (CAN) ; 2. Laoura ; 3. Uemura (JAP). Coupe du monde 2006 : 1. Heil (CAN), 749 pts ; 2.Traa (NOR), 541 ; 3. Roark (USA), 378 ; ... 12. Laoura, 253 ; 33. Jouval, 43. Prochaine et dernière épreuve : (Photo Pierre Lahalle) Apex (CAN), le 18 mars. Premier fondeur français sur un podium olympique, Roddy Darragon, médaillé d’argent à Turin, renoue demain avec le gratin international. sur la place du village. Ils devaient être plus de cinq mille pour m’accueillir… » Vapeurs de fête dissipées et sollicitations diverses un peu plus clairsemées, ce n’est que mercredi dernier que Darragon a renoué avec l’entraînement. LE 22 FÉVRIER, à Pragelato, lui qui n’avait jamais fait mieux que quatrième dans une épreuve de Coupe du monde (à Nove Mesto, en République tchèque, en janvier 2005) décrochait, à la surprise générale, la médaille d’argent de l’épreuve olympique de sprint, discipline dominée par les Suédois. À vingtdeux ans, Roddy Darragon devenait le premier fondeur français de l’histoire à monter sur un podium des Jeux. « Un grand moment, se remémore le garçon. Soixante-douze heures plus tard, lorsque je suis rentré chez moi, au Grand-Bornand (Haute-Savoie), j’ai pu me rendre compte que ma joie était largement partagée. Je n’avais jamais vu autant de monde « Je mise sur de gros coups ponctuels » Et dix jours après sa superbe parenthèse italienne, le représentant phare du comité du Mont-Blanc a rechaussé les skis de compétition, avant-hier, à La Fèclaz (Savoie), à l’occasion du sprint par équipes des Championnats de France. Un retour aux affaires qui, associé à Vincent Vittoz, s’est soldé par une modeste place de troisième. « Je n’ai pas pu réellement préparer ce rendez-vous, reconnaît-il bien volontiers. Et puis, j’étais un peu cassé physiquement. J’appréhendais cette course. Même à l’échauffement, je ne me sentais pas bien. Cela dit, rien d’inquiétant, je reste confiant pour la suite. » Pour demain et Borlänge (Suède), en premier lieu. Une Coupe du monde qu’il appréhende avec gourmandise : « J’aurai récupéré, refait du jus, pas de souci. J’ai envie de bien faire, j’ai encore de l’appétit. Comme je ne serai pas aligné à Drammen (en Norvège, jeudi), ce sera mon avant-dernière occasion de faire quelque chose avant la fin de l’année sportive, à Chang- chun (en Chine, le 15 mars), où j’aurai certainement du mal à encaisser le décalage horaire. » La Scandinavie en guise de premier dessein, donc, en attendant, dans quelques mois, son prochain véritable grand objectif avec l’ouverture de la saison 2006-2007, à Düsseldorf. Vingtième, pour l’heure, au classement général de la Coupe du monde de sa spécialité, Roddy Darragon conserve toujours la même lucidité : « Plus que sur la régularité, sur le globe de cristal, je mise sur de gros coups ponctuels. » Depuis les Jeux de Turin, on sait que son parti pris peut rapporter bien du plaisir. À vingt-deux ans, Roddy Darragon, premier médaillé du fond français, ici à Turin lors des épreuves de sprint, compte bien renouveler le coup d’éclat des derniers JO et glaner un podium d’ici à la fin de la saison. En attendant avec appétit la prochaine saison de Coupe du monde. (Photo Zoom/Getty Images) BIATHLON CHAMPIONNATS D’EUROPE.– Comme les filles samedi, les Français ont pris hier la cinquième place du relais des Championnats d’Europe, qui se disputaient à Langdorf (Allemagne), à 1’44’’ des Bélarusses (Novikov, Dratchev, Valiullin, Ryzhenkov) sacrés devant l’Ukraine (Derkach, Bilanenko, Deryzemlya, Lysenko) et la Norvège (Andersen, Os, Gjedrem, Svaland). Plutôt adroits au tir avec seulement six pioches, Yann Debayle (0 faute), Loïs Habert (1), Frédéric Jean (2) et Alexandre Aubert (3) ont surtout pêché sur les skis. Les Français terminent donc ces Championnats d’Europe avec la seule médaille d’argent de Loïs Habert, sur le 20 km. En juniors, les Français (Bœuf, Langel, Beatrix et Jay) prennent la médaille de bronze derrière la Russie et l’Allemagne, portant à sept le nombre des médailles françaises chez les juniors (une en or avec Pauline Macabiès sur le 12,5 km, deux en argent, quatre en bronze). RÉSULTATS VASALOPPET (Mora [SUE], 4-5 mars). – HOMMES. 90 km classique : 1. Tynell (SUE), 4 h 34’9’’ ; 2. Ahrlin (SUE), à 2’’ ; 3. A. Aukland (NOR), à 6’’ ; 4. Rezac (RTC), à 8’’ ; 5. Svaerd (SUE), à 27’’. Coupe du monde 2006 (après 18 des 24 épreuves) : 1. Angerer (ALL), 725 pts ; 2. Hetland (NOR), 499 ; 3. Lind (SUE), 463 ; 4. Vittoz, 442 ; 5. Svartedal, 437 ; … 23. Jonnier, 149 ; 29. Rousselet, 130 ; 54. Darragon, 82. Prochaine étape : Borlänge (SUE), demain (sprint libre). CHAMPIONNATS DE FRANCE (La Féclaz, 4-5 mars). – 30 km HOMMES (classique) : 1. Vittoz, 1 h 25’32’’8 ; 2. Chauvet, 1 h 26’1’’2 ; 3. Perrillat, 1 h 26’1’’6. Abandons : Rousselet, Fanjas-Claret. 15 km FEMMES (classique) : 1. Perrillat, 59’5’’3 ; 2. Philippot, 59’07 ; 3. Bourgeois-Pin, 59’8’’8. Marathon de la Savoyarde : 1. Mouton, 2 h 3’39 ; 2. Caprini, 2 h 3’’49 ; 3. L. Gaillard, 2 h 4’’04. COMBINÉ NORDIQUE ÉQUITATION BATEAUX OPEN D’INDONÉSIE (Djakarta, Emeralda Golf & Country Club, 1 000 000 $, 2-5 mars) .– Résultat final (Par 288) : 1. Dyson (ANG) (66 + 68 + 67 + 67), 268 ; 2. Buckle (AUS) (67 + 69 + 65 + 69), 270 ; 3. Wang (TAI) (66 + 68 + 70 + 70), Jaidee (THA), (66 + 68 + 72 + 68), 274 ; 5. Millar (AUS) (71 + 66 + 70 + 68), Strange (AUS) (71 + 67 + 70 + 67), 275 ; 7. Ka pur (I ND) (72 + 68 + 6 6 + 71 ), Hig gin s (IRL) (66 + 71 + 69 + 71), 277… FORD CHAMPIONSHIP (Miami, Doral Golf Resort & Spa, 5 500 000 $, 2-5 mars). – Troisième tour (Par 216) : 1. Woods (64 + 67 + 68), 199 ; 2. Beem (65 + 67 + 69), Chopra (SUE) (66 + 67 + 68), 201 ; 4. Villegas (COL) (65 + 66 + 71), Toms (66 + 66 + 70), 202 ; 6. Wilson (65 + 67 + 69), Mickelson (65 + 66 + 72), Ridings (68 + 69 + 66), 203 ; 9. Love (68 + 69 + 67), 204 ; 10. Campbell (68 + 66 + 71), Glover (67 + 67 + 71), Johnson (69 + 65 + 71), Jacobson (SUE) (70 + 67 + 68), 205 ; 15. Els (AFS) (72 + 65 + 69), 206… Tous Américains sauf mention. CONCOURS COMPLET : CHAMPIONNAT DE FRANCE.– Nicolas Touzaint, sur Hildago de l’Ile et Galan de Sauvagère, a joliment ouvert la saison 2006 à Tartas, dans les Landes, première étape du Championnat de France. « Aujourd’hui, Galan ne gagne pas à cause de deux fautes sur un saut d’obstacles très sélectif, mais je reconnais que je suis autant fautif que lui. Je lui garde toute ma confiance. Entre mes deux chevaux, l’écart se réduit » , résumait hier le jeune cavalier angevin. À noter qu’en effectuant sa rentrée après un an d’absence, Jean Teulère est tombé. Rien de bien méchant pour le champion du monde en titre, qui compte bien aller défendre son titre en Allemagne. – A. Lag. Classement : 1. Touzaint, Hildago de l’Ile, 31,13 (30,13 en dressage, 0 au saut d’obstacles, 1,6 au cross) ; 2. Bigot, Icare d’Auzay, 34,40 (30,40 + 4 + 0) ; 3. Meyssonnier, Hélicine, 36,13 (36,13 + 0 + 0) ; 4. Weerts, Icare d’Olympe, 37,07 (37,07 + 0 + 0) ; 5. Parent, Milcane, 37,20 (37,20 + 0 + 0,4) ; 6. Boiteau, Expo du Moulin, 37,73 (33,73 + 4 + 0) ; 7. Touzaint, Galan de Sauvagère, 38,00 (28,80 + 8 + 1,2) ; 8. Willefert, Escape Lane Mili, 38,80 (35,20 + 0 + 3,6). VOLVO OCEAN RACE. – Au dernier pointage d’hier, Mike Sanderson, sur ABN AMRO 1, avait légèrement augmenté son avance sur son compagnon d’écurie, ABN AMRO 2, la portant de 19 à 29 milles. Arrêté à Ushuaia pour réparer une avarie, le voilier espagnol Movistar espérait pouvoir reprendre la mer hier soir. 4e ÉTAPE (Wellington - Rio de Janeiro, 6 700 milles, départ le 19 février). Positions, hier à 17 heures : 1. ABN AMRO 1 (HOL, Sanderson [NZL]), à 1 277 milles de l’arrivée ; 2. ABN AMRO 2 (HOL, Josse), à 29 milles du leader ; 3. Pirates of the Carribean (USA, Cayard), à 40 m. ; 4. Brasil 1 (BRE, Graël), à 56 m. ; 5. Ericsson (SUE, McDonald [GBR]), à 78 m. ; 6. Movistar (ESP, Bekking [HOL]), à 1 063 m. « GROUPAMA 3 » PREND FORME. – En construction au Chantier Multiplast à Vannes, la plateforme (coque centrale, flotteurs, bras de liaison) du Groupama 3 de Franck Cammas est désormais assemblée. Long de 31,50 m, le maxi-trimaran devrait être mis à l’eau le 7 juin prochain. SAUT À SKIS HOCKEY SUR GAZON WATER-POLO PREMIÈRE POUR HAPPONEN. – Médaillé d’argent aux Jeux dans le concours par équipes, Janne Happonen, vingt et un ans, a signé sa première victoire en Coupe du monde, hier, à Lahti. Deuxième hier, Janda profite de la contreperformance d’Ahonen (30e du premier saut et vingtième au total) pour creuser l’écart en tête de la Coupe du monde. COUPE DU MONDE (Lahti [FIN], 4-5 mars). – HS 130 : 1. Happonen (FIN), 270,3 (124 m ; 129 m) ; 2. Janda (RTC), 267,6 (128 ; 123,5) ; 3. Uhrmann (ALL), 266,1 (120,5 ; 131) ; 4. Küttel (SUI), 264,3 (123,5 ; 127) ; 5. Morgenstern (AUT), 256,6 (122,5 ; 124) ; 6. Malysz (POL), 254,4 (123 ; 122) ; … 20. Ahonen (FIN), 236,5 (111 ; 126). Coupe du monde 2006 (après 18 des 23 épreuves) : 1. Janda (RTC), 1058 ; 2. Ahonen (FIN), 946 ; 3. Kuettel (SUI), 739 ; 4. Ljoekelsoey (NOR), 692 ; 5. Uhrmann (ALL), 595 ; … 60. Lazarroni, 14. Prochaine épreuve : Kuopio (FIN), demain. LES BLEUES EN PLEINE PRÉPARATION. – Comme lors du premier testmatch (0-0), les Françaises ont à nouveau obtenu un match nul face à l’Italie (1-1), hier, au CREPS de Châtenay-Malabry. Après une ouverture du score sur action d’Émilie Peulmeule (Lille) sur passe de Muriel Lazennec (Saint-Germain), les Bleues ont finalement concédé un but sur petit corner italien à la 45e. L’équipe de France poursuivra sa préparation pour le tournoi de Rome, qualificatif pour la Coupe du monde (25 avril-6 mai), lors d’un stage à Wattignies, du 24 au 26 mars. ÉLITE HOMMES. – 14e journée : Reims - Tourcoing, 6-4 (0-1, 2-2, 3-1, 1-0) ; Aix-les-Bains - Douai, 13-3 (3-1, 2-0, 3-1, 5-1) ; Taverny Nice, 7-20 (2-7, 0-5, 2-4, 3-4) ; Sète - Montpellier, 8-12 (3-2, 1-3, 1-2, 3-5). Marseille - Strasbourg (reporté au 19 mars). ÉLITE HOMMES. – HIER. Play-offs pour le titre. 1re journée : Montrouge - Racing CF, 6-1 ; Saint-Germain - Lille, 1-0. Classement : 1. Montrouge, 3 pts ; 2. Saint-Germain, 3 ; 3. Lille, 0 ; 4. Racing CF, 0. Le classement à l’issue des six journées déterminera les demi-finales (1er contre 4e et 2e contre 3e). Play-offs pour le maintien. 1re journée : Stade Français - Amiens, 3-3 ; Paris Jean-Bouin - Bordeaux, 2-0. Classement : 1. Paris Jean-Bouin, 3 pts ; 2. Stade Français et Amiens, 1 ; 4. Bordeaux, 0. EUROLIGUE HOMMES. – Groupe B. 6e et dernière journée : Marseille- Vasas Budapest, 13-9 (3-2, 3-3, 4-1, 3-3) ; Dubrovnik (CRO) - Olympiakos (GRE), 14-7. Classement : 1. Dubrovnik, 10 pts ; 2. Vasas Budapest, 7 ; 3. Olympiakos Le Pirée, 5 ; 4. Marseille, 2. Les deux premiers qualifiés pour les quarts de finale. CHAMPIONNAT DE FRANCE journée). – SAMEDI : La Courneuve - Asnières, 48-0 ; Amiens - Aix-en-Provence, 0-41. HIER : Le Plessis-Robinson - Élancourt, 21-26 ; Saint-Ouen-l’Aumône - Thonon-lesBains, reporté. Classements. – Poule A : 1. Élancourt, 8 pts ; 2. Amiens, 6 ; 3. Saint-Ouen-l’Aumône, 4 (– 1 m.) ; 4. Asnières, 3. Poule B : 1. La Courneuve, 9 pts ; 2. Aix-en-Provence, 4 (– 1 m.) ; 3. Thonon-les-bains (– 2 m.) et Le Plessis-Robinson, 3. CARNET DÉCÈS D’ERNEST CAPOCCI. – Notre ami Ernest Capocci est décédé à quarante-trois ans. Ancien collaborateur de L’Équipe, il a beaucoup écrit sur le football, sa passion, notamment dans Foot, la revue de la FFF, Onze et L’Équipe.fr. Correspondant à Créteil de RTL, il a aussi été directeur d’antenne de la chaîne de télévision Yvelines Première. Il s’est également dévoué pour l’Union syndicale des journalistes sportifs de France. Secrétaire général de la section Île-de-France, il a été syndic national pour le football. Dynamique, enthousiaste, il débordait sans cesse de projets. Les couloirs de L’Équipe résonnent encore de ses conversations animées. À son épouse, à leurs deux filles, à sa famille L’Équipe présente ses condoléances les plus émues et partage leur douleur. TÉLÉVISION HANDBALL DOCUMENTAIRE L’ÉQUIPE DU DIMANCHE FOOTBALL MAGAZINE Eurosport 135 min FOOTBALL 20.30 MAGAZINE Sport + 105 min Rediff. demain à 14 h 45 20.35 Sport + 105 min « Les Spécialistes » Canal + Sport 100 min Championnat d’Angleterre. 28 e journée. Wigan - Manchester United. Également sur TPS Foot. France 4 120 min « Coup de tête », de Jean-Jacques Annaud. Eurosport 105 min Rediff. demain à 9 h Championnat du Portugal. 25 e journée. Sporting Club Portugal - Gil Vicente. ESPN Classic Sport 60 min France-Arménie. Canal + Sport 50 min FOOTBALL 20.45 FILM TMC 90 min 21.25 Canal + Sport 100 min LUTTE GRÉCO-ROMAINE 18.00 TPS Star 140 min 20.55 FOOTBALL 14.45 22.15 Sport + 30 min Rediff. demain à 7 h 30 RALLYE 19.00 Championnat du monde des rallyes. Retour sur le Rallye du Mexique. ESPN Classic Sport 60 min NBA. Los Angeles Lakers - San Antonio Spurs. TOURNOI DE POLOGNE Lebrun et Emane victorieuses GÉVRISE EMANE (– 70 kg) et Céline Lebrun (– 78 kg) sont montées, hier à Varsovie, sur la plus haute marche du podium du Tournoi de Pologne. Elles se sont respectivement imposées, en finale, à la Belge Catherine Jacques et à la Japonaise Mayumi Toriyabe. Anne Morlot (– 70 kg) et Rebecca Ramanich (+ 78 kg) ont quant à elles achevé leur compétition à la cinquième place. Lucie Louette (– 78 kg) ne s’est pas classée. Du côté des hommes engagés ce week-end à Prague, en République tchèque, aucune perf ormanc e d’importance n’est à souligner. À quelque trois petits mois des Championnats d’Europe, en mai, à Tampere (Finlande), Meheddi Khaldoun (cinquième) et Frédéric Demontfaucon (non classé) n’ont pu se départager en vue d’obtenir le sésame continental des – 90 kg et devraient ressortir à Moscou d’ici à un mois. Concernant les autres représentants tricolores, Frédéric Lecanu (+ 100 kg) a honorablement terminé cinquième et Benjamin Roux (– 81 kg) septième. Thierry Fabre, Benoît Bournisien (– 100 kg) et Pierre Robin (+ 100 kg) ne se sont pas classés. LUTTE FEMMES D’ARGENT.– Vanessa Boubryemm (51 kg) et Anna Gomis (55 kg) ont obtenu une médaille d’argent lors du tournoi du Klepan (Suède). Elles se sont également qualifiées, ainsi qu’Hélène Lebon (59 kg), pour le dernier Grand Prix Golden, en juin, à Bakou (AZE). Quant à Juliette Willocq (51 kg) et Aurélie Gerlac (67 kg), elles sauront ces prochains jours si elles ont obtenu suffisamment de points pour y participer. TOURNOI DU KLEPAN (SUE, 3-4 mars). – Hier. 51 kg. Repêchage : Kohut (UKR) b. Willocq, tombée. Finale : Wong (USA) b. Boubryemm, 2-0 (1-0, 3-2). 55 kg. Finale : Golts (RUS) b. Gomis, 2-0 (1-0, 1-0). 59 kg. Repêchages : Lebon b. Terkvit (SUE), 2-1. 3-5e places : Ivanova (RUS) b. Lebon, 2-1 (0-6, 3-1, 3-1). Sport + 60 min Rediff. à 1 h 30 19.40 « Jour de sport » Invité : Rai. Canal + Sport 55 min 19.45 Eurosport 30 min À voir. 04.30 NBA + 180 min Rediff. demain à 7 h 30 ZAP Intéressant. À ne pas rater. Les cases vertes correspondent aux retransmissions en direct. Le XIII reprend l’antenne Rugby à XIII : Dragons Catalans - Leeds. « DANS LES ANNÉES 60, Roger Couderc commentait des matches de XIII », rappelle le président de la Fédération française de rugby à XIII, Nicolas Larrat. Un souvenir qui en dit long sur l’éclipse médiatique vécue depuis par le XIII. Mais celle-ci est peut-être en passe de s’achever, avec la signature cette année d’un partenariat, entre Sport + et la Fédération, pour diffuser les matches des Dragons Catalans, nouveaux engagés dans la Super League professionnelle anglaise. Samedi, le match des Français contre Leeds sera ainsi retransmis en direct par la chaîne, comme celui du week-end dernier contre les Bulls de Bradford. « Il y a des virages qu’on n’a pas su prendre en termes de télévision, explique Nicolas Larrat. On essaie de les rattraper et d’avancer. » Un nouvel élan, permis par l’attrait télévisuel de la Super League anglaise, un Cham- pionnat qui compte plusieurs des meilleurs joueurs du monde et maintenant un club français. « C’est ce qui se fait de mieux dans l’hémisphère Nord, estime Bruno Poulain, directeur général de Sport +. Un produit plus intéressant que ce que pouvait être le Championnat de France. À condition que les Dragons fassent une bonne saison. » Alors que Sport + avait retransmis cinq matches de rugby à XIII en direct l’année dernière, la chaîne en diffusera cette saison plus d’une trentaine en direct ou en léger différé, dont au moins seize matches des Dragons Catalans. « Cela va être un des seuls clubs français, tout sport confondus, qui va avoir droit à une diffusion totale », se réjouit Nicolas Larrat. Une exposition « vitale », selon le président, pour permettre aux Catalans d’assumer leur participation à la Super League. TF 1 35 min BASKET 19.30 Championnat du monde de Supercross. 10 e manche. À Atlanta (USA). 01.20 L’Équipe TV 26 min 19.00 Coupe d’Europe des clubs champions 1988-1989. Finale. Steaua Bucarest (ROU) - AC Milan (ITA). MOTO Championnat d’Argentine. Tournoi de clôture. 8 e journée. River Plate - Estudiantes La Plata. 14.40 « Match retour » FOOTBALL Canal + Sport 80 min 13.00 « La course à travers les âges. Les plus grands circuits » Voir article. « Ligue 2 Mag » SUPER LEAGUE (4e journée). – VENDREDI : Hull-Harlequins, 6-10 ; SalfordWigan, 28-10 ; Warrington - St Helens, 10-18. SAMEDI : Wakefield-Huddersfield, 16-18 ; Dragons Catalans - Bradford, 18-50. HIER : Leeds-Castleford, 66-14. Classement : 1. St Helens, 8 pts ; 2. Bradford, 7 ; 3. Leeds, 6 ; 4. Salford, 6 ; 5. Hull, 4 ; 6. Huddersfield, 4 ; 7. Harlequins, 3 ; 8. Warrington, 2 ; 9. Wakefield, 2 ; 10. Wigan, 2 ; 11. Dragons Catalans, 2 ; 12. Castleford, 2. SPORT +. Samedi, 18 heures. 20.15 Ligue 2. 28 e journée. Lorient-Caen. 12.45 Pro Tour. Paris-Nice. 1 re étape : Villemandeur - Saint-Amand-Montrond. DOCUMENTAIRE FOOTBALL ESPN Classic Sport 90 min 11.40 Pro Tour. Paris-Nice. 1 re étape : Villemandeur - Saint-Amand-Montrond. CYCLISME France 3 8 min 11.30 Top 14. 18 e journée. Stade Français - Biarritz. CYCLISME 20.10 Sport + 90 min Championnat d’Espagne. 26 e journée. Malaga - Valence CF. RUGBY TOUT LE SPORT 09.15 « Films officiels des Jeux Olympiques d’hiver. Squaw Valley 1960 » MAGAZINE ÉLITE (15e journée). – SAMEDI : UTC Saint-Gaudens, 20-38. HIER : CarcassonneCarpentras, 52-12 ; Lézignan-Pia, 20-30 ; Villefranche-de-Rouergue-Cahors - Lyon-Villeurbanne, 28-6. Marseille - Villeneuve-sur-Lot (Marseille forfait). AUJOURD’HUI : ToulouseLimoux (20 heures). Classement : 1. Pia, 40 points (14 matches) ; 2. Limoux, 35 (13 m.) ; 3. UTC, 35 (14 m.) ; 4. Toulouse, 33 (13 m.) ; 5. Saint-Gaudens, 31 (13 m.) ; 6. Carcassonne, 31 (14 m.) ; 7. Villeneuve-sur-Lot, 23 (13 m.) ; 8. Villefranche-de-Rouergue-Cahors, 22 (14 m.) ; 9. Lyon-Villeurbanne, 20 (13 m.) ; 10. Lézignan, 18 (13 m.) ; 11 Marseille, 15 (11 m.) ; 12. Carpentras, 13 (13 m.). LA SÉLECTION DE « L’ÉQUIPE » Ligue des champions H. Quart de finale retour. Veszprem (HON) - Montpellier. MAGAZINE Classement : 1. Marseille, 36 pts ; Montpellier, 36 ; 3. Nice, 31 ; 4. Strasbourg et Aix-les-Bains, 30 ; 6. Sète, 29 ; 7. Reims, 23 ; 8. Taverny, 20 ; 9. Tourcoing, 19 ; 10. Douai. Tous 14 matches sauf Marseille (12), Montpellier (13) et Strasbourg (13). JUDO RUGBY À XIII Ce soir 18: 30 INFORMATION > LA GRANDE ÉDITION Notre consultant Jacques Monclar sur le plateau d’Olivier Ménard > BASKET PAGE 18 Des circuits bien désuets ESPN CLASSIC SPORT. 18 heures. Doc. Les plus grands circuits. 60’. UN JOLI FLORILÈGE un peu fané. Voilà ce qui se cache derrière l’ambitieux intitulé Les plus grands circuits, chapitre de la série La course à travers les âges. Dans cette anthologie très francophile (Reims-Gueux, Rouen - Les Essarts, Le Mans et Spa-Francorchamps), on glane de belles images d’archives, mais le documentaire pèche par un commentaire atone et quelques anachronismes, dus à l’âge du programme. Michael Schumacher est ainsi qualifié de quintuple champion du monde… Quant aux amoureux de Monza, ils ont été oubliés. Mais à l’heure où les circuits européens de F 1 sont menacés d’être remplacés par des courses en Inde ou en Russie, les nostalgiques y trouveront leur compte. – F. G. L. 105’. Cette nouvelle publicité pourrait aussi attirer d’autres vocations. Toulouse envisage de participer à moyen terme à la Super League. Mais les résultats des Dragons, assurés par contrat de ne pas descendre les deux premières saisons, détermineront beaucoup l’avenir médiatique du projet et donc sa viabilité. Une arithmétique ainsi résumée par Nicolas Larrat : « Quand il y a des résultats, les médias suivent. » FRANÇOIS-GUILLAUME LEMOUTON L’ÉQUIPE TV 6. Édition du matin. 10. Édition de la journée. 18.30 La Grande Édition (rediff. toutes les heures jusqu’à 21.30). 19. Match retour (rediff. toutes les heures jusqu’à 22., et à 0.15). 22.30 Édition de la nuit. INFOSPORT 6. La Matinale Sport. 10. Le Journal en continu. 18. La Grande Heure. LE COIN DES RADIOS Toute la journée. France Info. À .8 et à .38 de chaque heure, chronique sportive. 6.40 et 7.40 France Inter. Sports. 6.45 RTL. RTL Sport. 7.40 Europe 1. Sports. 10.30 Europe 1. Jean-Marc Morandini. Invité : Alexandre Bompard, directeur des sports de Canal +. 16. RMC. DKP (rediff. à 21.). 18. Sud Radio. Rugby & Compagnie. 18. RMC. Luis Attaque. 18.53 RTL Mégasport. 19.30 RMC. Global Sport. 20. RTL. On refait le match. 20. RMC. Coach Courbis. 20. Europe 1. Europe Sport. 22. RMC. Tony Parker Show. LUNDI 6 MARS 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge GOLF FEMMES. – 100 m (distance non olympique) : 1. Sang-hwa (CDS), 10’’47 ; 2. Wolf (ALL), 10’’52 ; 3. Osuga (JAP), 10’’58. Classement général final : 1. Wolf (ALL), 300 ; 2. Sanghwa (CDS), 220 ; 3. Osuga (JAP), 205. 500 m : 1. Chourova (RUS), 38’’01 ; 2. Wolf (ALL), 38’’36 ; 3. Sang-hwa (CDS), 38’’47. Classement général final : 1. Wolf (ALL), 917 ; 2. Chourova (RUS), 617 ; 3. Simionato (ITA), 608. 1 500 m : 1. Wüst (HOL), 1’55’’58 ; 2. Friesinger (ALL), 1’55’’67 ; 3. Klassen (CAN), 1’55’’76. Classement général final : 1. Friesinger (ALL), 500 ; 2. Klassen (CAN), 425 ; 3. Wüst (HOL), 295. Bleu FOOT US FINALES DE LA COUPE DU MONDE (Heerenveen [HOL], 3-5 mars). HOMMES. – 100 m (distance non olympique) : 1. Oikawa (JAP), 9’’63 ; 2. Kang-seok (CDS), 9’’68 ; 3. Poutala (FIN), 9’’95. Classement général final : 1. Oikawa, 210 ; 2. Poutala (FIN), 205 ; Kang-seok (CDS), 200. 500 m : 1. Kang-seok (CDS), 34’’98 ; 2. Wotherspoon (CAN), 35’’07 ; 3. Koskela (FIN), 35’’20. Classement général final : 1. Kang-seok (CDS), 746 ; 2. Dorofeiev (RUS), 720 ; 3. Cheek (USA), 705. 1 500 m : 1. Hedrick (USA), 1’45’’48 ; 2. Davis (USA), 1’46’’11 ; 3. Fabris (ITA). Classement général final : 1. Hedrick (USA), 480 ; 2. Morrison (CAN), 315 ; 3. Fabris (ITA), 306. Jaune Rouge Jaune COUPE DU MONDE (Lahti [FIN], 4-5 mars). – Sprint (HS 130 + 7,5 km) : 1. Kircheisen (ALL), 20’33’’ (parti 9e à 53’’) ; 2. Tande (NOR), à 17’’1 (1er) ; 3. Hettich (ALL), à 14’’3 (1er) ; 4. Lamy-Chappuis, à 20’’8 (2e à 9’’) ; 5. Moan (NOR), à 28’’3 (11e à 56’’) ; 6. Lodwick (USA), à 36’’6 (17e à 1’17’’)… 17. Gottwald (AUT), à 1’28’’4 (40e à 2’32’’) ; 26. Braud, à 1’48’’7 (22e à 1’26’’). Coupe du monde 2006 (après 17 des 21 épreuves) : 1. Manninen (FIN), 1 264 pts ; 2. Moen (NOR), 750 ; 3. Tande (NOR), 614 ; 4. Kircheisen (ALL), 608 ; 5. Gottwald (AUT), 597… 10. Lamy-Chappuis, 473 ; 41. Braud, 78 ; 44. Lacroix, 68 ; 44. Martinez et Laheurte, 51. Prochaine étape : Oslo, le 11 mars. COUP DOUBLE POUR FRIESINGER. – Au lendemain de son premier titre mondial sur 1 000 m, l’Allemande Anni Friesinger, championne olympique par équipes à Turin, a remporté la sixième victoire finale de sa carrière en s’adjugeant la Coupe du monde du 1 500 m, sa distance favorite. Noir Bleu Noir LA M Y- CHA PPU I S E NCOR E QUATRIÈME. – Quatrième de l’épreuve olympique de Turin, Jason Lamy-Chappuis a une nouvelle fois terminé au pied du podium, hier, sur le sprint de Lahti, remporté par l’Allemand Kircheisen, médaillé d’argent des Mondiaux 2005 sur l’individuel, qui signe sa cinquième victoire en Coupe du monde. Parti en deuxième position à neuf secondes du Norvégien Tande, le jeune Français (dix-neuf ans) a cédé dans les deux derniers kilomètres (19e temps de ski). Malgré le meilleur temps à skis, Felix Gottwald, le champion olympique, n’a pu rattraper un saut catastrophique et finit dix-septième. (3e OLLIVIER BIENFAIT PATINAGE DE VITESSE 19 Bleu Rouge Noir Jaune AUTOMOBILE RALLYE DU MEXIQUE Loeb reprend les devants Le pilote Kronos-Citroën a renoué hier avec le succès. Sa première victoire de la saison lui permet de prendre la tête au Championnat. Un problème de direction assistée suivi d’une touchette lors de la super-spéciale samedi soir ont mis fin aux espoirs de Solberg de gagner son duel face à Loeb. Après une ultime accélération couronnée par un scratch à la reprise hier matin, le double champion du monde s’est imposé avec une avance de 48’’9. Stohl (Peugeot) complète le podium. LEON – de notre envoyé spécial LA HALLE DU POLIFORUM résonnait hier des rythmes tropicaux. Coiffés de sombreros, Sébastien Loeb et Daniel Elena, pour leur premier succès sous les couleurs de Kronos, furent accueillis en début d’aprèsmidi par une joyeuse clique reprenant un refrain de circonstance. On devenait fou sous le beau ciel du Mexique en goûtant au bonheur du jour. On prétendait que si les Norvégiens, fils du Nord, avaient le sang chaud, l’Alsacien l’avait bouillant pour presser de toutes ses forces son pied droit sur l’accélérateur. « Une aventure mexicaine, sous le soleil de Mexico, ça dure à peine une semaine, mais quelle semaine et quel crescendo… Le premier jour on se promène, on danse un tendre boléro. Puis le deuxième on se déchaîne, plus rien ne vous freine, on part au galop… » Les paroles du tube de Luis Mariano reflètent somme toute assez fidèlement la course triomphale des nouveaux leaders du Championnat. « Ça n’a pas été facile, concédait Loeb. On a perdu du temps le premier jour de par notre position de départ en balayant la route. À ce momentlà, on se battait avec Marcus (Grönholm), qui évoluait dans les mêmes conditions défavorables que nous avant de commettre une faute qui l’a fait rétrograder. Il a fallu ensuite remonter et ç’a été une vraie grosse bagarre avec Petter (Solberg), jusqu’à ce qu’il décroche à cause de son pépin, samedi après-midi. » transformant un handicap de 3’’5 à l’issue du premier passage dans Duarte (l’ES 9) en un avantage de 4’’8 au terme du second (l’ES 12) ! « Ce fut une belle course, vraiment une grosse bagarre, confirmait le Norvégien de Subaru. Bien sûr, à cause de mon problème de direction assistée (dans Derramadero 2, l’ES 13), la différence s’est faite d’un coup. Mais en fait, nous n’avons pas touché de pierre. C’est un écrou qui, en se desserrant, a provoqué une fuite d’huile. Au rythme où nous roulions avec Sébastien, la victoire n’était logiquement plus envisageable. Cela dit, au-delà du soulagement de marquer nos huit premiers points de l’année, le plus important aura été de constater que la voiture a considérablement progressé. Nous sommes revenus au niveau pour prétendre à la victoire. Dommage pour cette fois-ci, mais nous aurons d’autres opportunités. Bien sûr, les deux prochains rallyes sont sur asphalte et nous n’y partons pas comme favoris, mais nous avons encore trois jours de tests pour bien nous préparer afin d’y réussir les meilleurs résultats possibles. » Loin derrière ce duo, puisqu’il termine troisième à 4’39’’1 du lauréat, Manfred Stohl s’est tout de même payé le luxe de décrocher deux temps scratch au cours du week-end après avoir évité la catastrophe, samedi après-midi, lors d’une collision avec un veau errant dans le deuxième passage de Derramadero (l’ES 13). Certes, ces performances furent obtenues lors de la super-spéciale, mais la course très régulière du pilote autrichien constitue un bel encouragement pour l’équipe OMV-Bozian dont les deux 307 figurent parmi le top 5. Dani Sordo (Citroën Xsara), intercalé entre les deux Peugeot, mérite lui aussi un grand coup de chapeau. Pour son premier rallye terre au volant d’une WRC, le jeune Espagnol ne commit qu’un tête-àqueue sans conséquences et ne concéda, au plus fort de leur empoignade, qu’une seconde au kilomètre à Loeb et à Solberg. Le grand perdant de ce déplacement au Mexique aura donc été le team Ford, triomphateur des deux manches précédentes. Profitant du Superally, Marcus Grönholm a certes pu récupérer le point de la huitième place, mais le bilan est sévère : aucune victoire en spéciale et la perte de sa première place au Championnat au profit de Kronos-Citroën. Pour le patron de la structure belge qui connaissait en terre mexicaine son premier succès, on s’en doute, l’émotion était vive. « J’éprouve une grande joie, avait peine à articuler Marc Van Dalen. C’est fantastique pour nous de gagner une épreuve de Championnat du monde. Vous imaginez ce que c’est pour une équipe comme la nôtre… C’est une formidable récompense après beaucoup d’efforts pour y parvenir. Sébastien a piloté de manière exceptionnelle et Daniel (Elena, son coéquipier) a fait un travail fantastique. Je remercie mes partenaires, Citroën et tout spécialement Guy Fréquelin qui m’a fait confiance. On a montré que la voiture était dans le coup et l’équipe aussi. On va essayer de continuer comme ça. » Rendez-vous le 24 mars en Espagne, au départ du Rallye de Catalogne. JEAN-PAUL RENVOIZÉ Première victoire pour Kronos Pour situer l’intensité des débats, on observera qu’avant le point de bascule de ce duel, il fallut trois spéciales et plus de soixante kilomètres d’attaque forcenée pour que le Français parvienne à reprendre le dessus, « Ça promet de belles bagarres » SÉBASTIEN LOEB, vainqueur hier, prévoit d’autres courses disputées. LEON – de notre envoyé spécial 1. LOEB 2. GRÖNHOLM (FIN) 3. Stohl (AUT) 4. P. Solberg (NOR) 5. Gardemeister (FIN) Carlsson (SUE) 7. Sordo (ESP) 8. Galli (ITA) 9. H. Solberg (NOR) 10. Atkinson (AUS) 11. Sarrazin Radstrom (SUE) 13. Katamajaki (FIN) MacHale (GBR) 15. Hirvonen (FIN) Pons (ESP) Monte-Carlo (20-22 janvier) Suède (3-5 février) Mexique (3-5 mars) Catalogne (24-26 mars) Tour de Corse (7-9 avril) Argentine (28-30 avril) Italie-Sardaigne (19-21 mai) Grèce (2-4 juin) Allemagne (11-13 août) Finlande (18-20 août) Japon (1er-3 septembre) Chypre (22-24 septembre) Turquie (13-15 octobre) Australie (27-29 octobre) Nouvelle-Zélande (17-19 novembre) Grande-Bretagne (1er-3 décembre) TOTAL Pilotes 26 8 8 10 - 21 10 10 1 - 11 5 0 6 - 8 0 0 8 - 6 6 - - - 6 - 6 - - 6 1 0 5 - 5 0 5 - - 5 0 1 4 - 5 3 0 2 - 4 4 - - - 4 - 4 - - 3 - 3 - - 3 0 - 3 - 2 2 0 0 - 2 0 2 0 - - - - - - - - - - - - - Monte-Carlo 3 Italie 2 Chypre 2 Turquie 2 Suède 1 Australie 1 Nouvelle-Zélande 1 Acropole 1 Argentine 1 Tour de Corse 1 Catalogne 1 Mexique 1 Rallyes restant à gagner Finlande (meilleur résultat : 2e) Grande-Bretagne (meilleur résultat : 2e)* Constructeurs 1. Kronos-Citroën, 34 points ; 2. Ford, 30 ; 3. Bozian-Peugeot, 21 ; 4. Subaru, 20 ; 5. Stobart-Ford, 9 ; 6. Red Bull Skoda, 3. N.B. : seules les deux voitures officiellement engagées par un constructeur ou un team peuvent marquer des points à chaque rallye. Japon (meilleur résultat : 2e) * En 2005, il laissa filer la victoire après l’accident mortel de Michael Parks A1 GRAND PRIX La France déjà championne ALORS QUE RESTAIENT à courir Laguna Seca (12 mars) et Shanghai (2 avril), le Team France, fort de 32 points d’avance sur le Team Suisse, était déjà fort bien parti pour remporter la première Coupe du monde du sport automobile, chaque week-end, en A 1 Grand Prix, ouvrant droit à un maximum de 21 points. L’annulation, hier, de la course californienne a précipité les événements, la France étant désormais assurée du titre. Prise par David Clare, le directeur exécutif de la série alors que tout le matériel était déjà sur place, cette décision a été rendue inéluctable par l’état du circuit. Depuis des semaines, en effet, Laguna Seca était soumis à des travaux visant à renforcer sa sécurité à la demande du MotoGP (qui s’y produira le 23 juillet), or la météo, très défavorable, avec des pluies diluviennes et des tornades, a totalement désorganisé le programme de remise à niveau. « L’obtention du titre par le Team France ne faisait plus guère de doute, mais il est dommage de l’obtenir de cette façon », regrette Jean-Paul Driot. À Shanghai, pour fêter sur le terrain sa réussite, le patron de l’équipe DAMS, qui fait courir la France, nommera à la fois Alexandre Prémat et Nicolas Lapierre, alors qu’ils tenaient jusquelà chacun le volant un week-end sur deux. « Malgré leur différence de taille, qui pose des problèmes de réglages de cockpit à cause du très faible temps séparant les deux courses, indique Jean-Paul Driot, nous prévoyons maintenant, après les avoir fait rouler l’un et l’autre pendant les essais, de nommer Alex pour la course sprint et Nico pour la course principale. » – D. B. LUNDI 6 MARS 2006 Face aux lecteurs sans concession avec Laurent Brochard. Visite chez Sylvain Chavanel qui nous dévoile ses objectifs. Portrait intime de David Moncoutié. Reportage sur la préparation de Grégory Baugé avant les Championnats du monde sur piste. LE GUIDE DES ÉQUIPES CONTINENTALES 2006 VÉLO MAGAZINE VIENT DE PARAÎTRE. 4 € PAGE 19 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Barème des points : 10 au 1er ; 8 au 2e ; 6 au 3e ; 5 au 4e ; 4 au 5e ; 3 au 6e ; 2 au 7e ; 1 au 8e. En s’imposant au Mexique hier, Sébastien Loeb a ajouté une nouvelle épreuve à son formidable palmarès. Le pilote Citroën n’est désormais plus qu’à trois victoires (Finlande, Grande-Bretagne et Japon) de son rêve : remporter au moins une fois tous les rallyes auxquels il participe dans la cadre du Championnat du monde. Rappel : Rallyes déjà gagnés Victoires Allemagne 4 LAURENT, SYLVAIN, DAVID ET GRÉGORY Bleu Rouge Championnat du monde 2006 (après 3 rallyes) Une nouvelle conquête RÉSULTATS RALLYE DU MEXIQUE (Troisième épreuve du Championnat du monde des rallyes 2006). – Classement final : 1. LoebElena (MCO, Kronos-Citroën Xsara WRC 2006), les 359,54 km en 3 h 47’8’’8 ; 2. P. Solberg-Mills (NOR-GBR, Subaru Impreza WRC 2006), à 48’’9 ; 3. Stohl-Minor (AUT, Peugeot 307 WRC Bozian), à 4’39’’1 ; 4. Sordo-Marti (ESP, Citroën Xsara WRC 2005), à 5’27’’7 ; 5. H. Solberg-Menkerud (NOR, Peugeot 307 WRC Bozian), à 12’35’’4 ; 6. MacHale-Nagle (GBR, Ford Focus WRC RS 05), à 16’2’’3 ; 7. Atkinson-MacNeall (AUS, Subaru Impreza 2006), à 20’39’’5 ; 8. Grönholm-Rautiainen (FIN, Ford Focus WRC RS 06), à 21’44’’2 ; 9. Arai-Sircombe (JAP-NZL, Subaru Impreza STI), à 22’34’’6 (1er Groupe N) … 13. Pérez Companc-Volta (ARG, Stobart Ford Focus WRC RS 04), à 28’54’’5 … 15. Hirvonen-Lehtinen (FIN, Ford Focus WRC RS 06), à 36’10’’1 … 32 classés. Leaders : P. Solberg, ES 1 à ES 7 ; Loeb, ES 8 ; P. Solberg, ES 9 à ES 11 ; Loeb, ES 12 à arrivée. Vainqueurs de spéciales : Loeb, 9 ; P. Solberg, 6 ; Stohl, 2. Abandon : Pons-Del Barrio (ESP, KronosCitroën Xsara WRC 2006), moteur (ES 2). LE FILM DES SPÉCIALES ES 12 - Duarte 2 (23,75 km) : 1. Loeb, 17’44’’ (moy. : 80,36 km/h) ; 2. P. Solberg, à 6’’5 ; 3. Atkinson, à 17’’ ; 4. Grönholm, à 17’’6 ; 5. Sordo, à 20’’7 ; 6. Stohl, à 22’’6 ; 7. H. Solberg, à 58’’9 ; etc. Loeb reprend l’avantage sur P. Solberg, pour 4’’8. ES 13 - Derramadero 1 (23,27 km) : 1. Loeb, 13’50’’1 (moy. 100,92 km/h) ; 2. Grönholm, à 10’’9 ; 3. Stohl, à 18’’9 ; 4. Atkinson, à 19’’ ; 5. Sordo, à 22’’9 ; 6. P. Solberg, à 23’’7 ; 7. H. Solberg, à 54’’6 ; etc. En panne de direction assistée après un contact avec une pierre, Petter Solberg perd le contact avec Sébastien Loeb, désormais solidement installé en tête. Grosse frayeur pour Stohl, Grönholm (auteur d’un tout droit) et Atkinson, qui croisent un troupeau de vaches, sans en toucher une. Tête-à-queue de Sordo. ES 14 - Nextel Super speciale (4,42 km) : 1. Loeb, 3’21’’7 (moy. : 78,89 km/h) ; 2. Grönholm, à 1’’9 ; 3. Stohl, à 2’’2 ; 4. H. Solberg, à 4’’7 ; 6. Atkinson & Pérez Companc, à 7’’8 ; etc. Loeb achève la deuxième étape avec 37’’7 d’avance sur P. Solberg, qui fait un tête-àqueue et cale dans cette superspéciale. ES 15 - Leon (37,99 km) : 1. Loeb, 25’32’’1 (moy. : 89,27 km/h) ; 2. Grönholm, à 5’’3 ; 3. P. Solberg, à 12’’6 ; 4. Stohl, à 32’’2 ; 5. Atkinson, à 38’’9 ; 6. Sordo, à 59’’6 ; 7. Hirvonen, à 1’0’’1 ; etc. Hirvonen et Wilson, sortis de la route samedi, prennent le départ de la dernière étape avec 35’ de pénalités. Nombreux sont les pilotes à se plaindre de la poussière soulevée par le concurrent parti devant eux. En délicatesse avec ses freins, Petter Solberg perd toute chance de revenir sur Loeb, qui possède désormais 50’’3 d’avance. Atkinson prend la 7e place à Arai. ES 16 - Silao (18,01 km) : 1. P. Solberg, 10’20’’8 (moy. : 104,44 km/h) ; 2. Grönholm, à 0’’3 ; 3. Loeb, à 1’’3 ; 4. Sordo, à 6’’3 ; 5. Hirvonen, à 15’’8 ; 6. Atkinson, à 18’’5 ; 7. Stohl, à 19’’ ; 8. H. Solberg, à 23’’8 ; etc. 22e à l’issue de la première étape dans laquelle il était sorti de la route, Grönholm fait son retour dans les points, à la 8e place. ES 17 - Nextel Super speciale (4,42 km) : 1. Stohl, 3’17’’ (moy. : 80,77 km/h) ; 2. P. Solberg, à 0’’4 ; 3. Loeb & H. Solberg, à 0’’5 ; 5. Sordo, à 1’’7 ; 6. Grönholm, à 2’’1 ; 7. Pérez Companc, à 3’’3 ; 8. Hirvonen, à 4’’9 ; etc. Loeb prend la tête du Championnat grâce à sa première victoire de la saison. Jaune Bleu Jaune ENCORE UN RECORD POUR LOEB. – Grâce à son vingt et unième succès, Sébastien Loeb est devenu hier le pilote français le plus victorieux en Mondial. Jusque-là, l’Alsacien était à égalité avec Didier Auriol, qui a remporté vingt rallyes. Loeb n’est plus qu’à cinq victoires du record absolu de Carlos Sainz (26 succès). LEON. – En imposant pour la première fois sa Citroën Xsara au Mexique, Sébastien Loeb a également fait un bond au Championnat du monde dont il est le nouveau leader avec cinq points d’avance sur Marcus Grönholm. (Photo Guillermo/AP) Noir Noir « PREMIER RALLYE “ TERRE ” et première victoire de la saison, vous revoilà leader du Championnat, après vos deux deuxièmes places de début de saison… – Je suis vraiment heureux et soulagé. J’espère qu’on va continuer comme ça, que c’est le début d’une nouvelle série de succès. En tout cas, c’est ma première victoire de l’année et elle me fait particulièrement plaisir car c’est la première pour l’équipe Kronos et ma première au Mexique où je n’avais pas été très verni jusque-là. En plus, elle tombe à point. Il était important de riposter aux victoires qu’avait enchaînées Marcus (Grönholm) au Monte-Carlo et en Suède. On a réussi à le faire et nous voilà en tête du Championnat. Cela reste bien sûr serré, puisque l’écart de 5 points est pratiquement le même que celui qui nous séparait en arrivant ici, mais maintenant les rôles sont inversés. Ça promet de belles bagarres pour le futur, aussi bien avec lui qu’avec Petter, d’ailleurs ! – Guy Fréquelin, le patron de Citroën Sport qui suivait le rallye à distance, a-t-il été le premier à vous féliciter ? – C’est moi qui l’ai appelé sur le routier après la dernière spéciale pour lui dire que c’était bon. Qu’on y était… – Le Catalogne et le Tour de Corse, les deux prochains rendez-vous, se courent sur asphalte. Estimez-vous que ce sera pour vous l’occasion de prendre le large ? – L’objectif sera effectivement de les gagner l’un et l’autre, ce qui peut paraître une banalité puisque nous prenons évidemment chaque départ avec la volonté de réussir. Mais la concurrence sera sévère. On a pu constater que la Xsara restait dans le coup, mais on a également compris que la Ford était fiable et marchait très bien. Il faudra donc s’en méfier. La Subaru, elle, sera vraisemblablement plus à l’aise sur les épreuves terre que l’on retrouvera à partir de la fin avril avec le Rallye d’Argentine. – D’ici aux prochaines échéances en Championnat du monde, quel va être votre programme ? – Je vais prendre une semaine de vacances au ski avec Séverine (sa femme). Nous en avons besoin car, entre les séances d’essais et les rallyes eux-mêmes, j’ai été occupé sans arrêt depuis le début de l’année. » – J.-P. R. 20 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Jaune Bleu Rouge Noir Jaune Bleu Jaune Rouge Noir Noir Bleu