football

Transcription

football
LOEB FAIT
COUP
DOUBLE
AU MEXIQUE
o
France métropolitaine
Jaune
L’Américain Bobby Julich,
vainqueur hier du prologue.
(Photo Bernard Papon)
(Photo Bernard Papon)
e
Noir
(Page 12)
(Page 19)
*61 ANNÉE - N 18 880 1,00 Rouge
PARIS-NICE :
JULICH
S’ABONNE,
BOONEN
SE PLACE
CYCLISME
AUTOMOBILE
Bleu
RUGBY
ENTRETIEN DU LUNDI
HINGIS :
« À PARIS
POUR
GAGNER »
IBANEZ
ET DALLAGLIO
LANCENT
FRANCE ANGLETERRE
(Photos Pascal Rondeau et Pierre Lahalle)
1
(Page 15)
(Photo Nicolas Luttiau)
(Pages 10 et 11)
www.lequipe.fr
Lundi 6 mars 2006
LE GUEN CHOISIT
LES RANGERS
T 00105 - 306 - F: 1,00 E
3:HIKKLA=ZUVUU\:?k@d@k@g@a;
(Page 9)
LE QUOTIDIEN DU SPORT ET DE L’AUTOMOBILE
ON A TOUCHE LE FOND
La belle performance des minots
marseillais (0-0, au Parc des Princes)
ne peut occulter l’essentiel : la Ligue 1
est tombée bien bas, hier, à l’occasion
de ce PSG - OM de la 29e journée.
Et que dire de la pitoyable
prestation des Parisiens...
(Pages 2 à 4)
RCS Bordeaux B 301 711 461
D ’ A L C O O L
E S T
D A N G E R E U X
P O U R
L A
S A N T É ,
C O N S O M M E Z
A V E C
M O D É R A T I O N .
L’ÉQUIPE dimanche, lundi : ALLEMAGNE, 2,20 ; ANTILLES, LA RÉUNION, 1,5 ; AUTRICHE, 2,3 ; BELGIQUE, 1,6 ; ESPAGNE, 2,1 ; GRÈCE, 2,2 ; ITALIE, 1,9 ; LUXEMBOURG, 1,6 ; PAYS-BAS, 2 ; PORTUGAL CONT., 2 .
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
L ’ A B U S
*Sir Edward’s, l’un des blends les plus riches en malt du marché. Oui Monsieur !
Bleu
Rouge
YES SIR !!
*
Jaune
Bleu
Jaune
ECOSSAIS ET GÉNÉREUX ?!
*
Noir
Noir
PARC DES PRINCES. – Après la polémique qui avait empoisonné ces derniers jours l’atmosphère du « classique » PSG-OM autour de la présumée mauvaise foi marseillaise, le verdict du terrain, hier, a tourné
au camouflet pour des professionnels parisiens (ci-dessus Bonaventure Kalou, devant Pauleta) incapables de venir à bout des minots de l’OM, emmenés par leur capitaine Alain Cantareil.
(Photo Didier Fèvre)
2
LE DESSIN
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL LIGUE 1 (29 journée) – PARIS-SG - MARSEILLE : 0-0
e
Blayau et Lacombe
face à la « honte »
Le président et l’entraîneur parisiens ont tenté d’assumer l’humiliation suprême vécue par le PSG.
L’ÉDITO
PAUVRE
FOOTBALL !
U
Lacombe :
« Ce n’est pas juste »
JOSÉ ANIGO, très fier du match de ses joueurs, ne digère pas le comportement
du président de la Ligue.
Loin de l’effervescence du Parc des Princes, José Anigo nous a accordé
un entretien téléphonique, hier soir, depuis son hôtel parisien. Il est
revenu sur la performance de son équipe, avant de donner son point
de vue sur l’affaire qui a secoué le football français ces derniers jours.
Sa cible : Frédéric Thiriez.
« QUEL EST VOTRE sentiment au
soir de match nul ?
– Un sentiment de justice. On a eu une
ligne de conduite, et on n’en a pas bougé. Pas grand-monde ne nous a compris. Mais on a fait ce qu’il fallait faire.
Cela fait vingt ans que l’on remplit tous
les stades de France, que nos supporters nous suivent partout. Le minimum, c’est de respecter ces gens-là.
– Que regrettez-vous ?
– Frédéric Thiriez n’a pas fait son travail. Il a préféré se donner en spectacle
devant les caméras de télévision.
L’année dernière, notre bus avait été
saccagé. Je ne l’ai pas entendu à ce
moment-là. Cela me met encore plus
en colère. Il y a deux poids, deux
mesures. Quand il dit que c’est un
amoureux de l’OM, cela fait rire beaucoup de gens. Tout ça est politique. On
nous a rentrés dedans parce que nous
n’avons pas de poids à la Ligue, qu’on
n’est pas représentés là-bas. On a donné notre réponse sur le terrain.
« Ce résultat
nous donne
une force inouïe »
– Pourquoi, alors, personne ne
semble vous avoir compris ?
– Il faudrait se placer du côté
marseillais pour comprendre.
– Ne redoutez-vous pas un
divorce entre l’OM et le football
français ?
– Je ne sais pas… On ne peut pas dire
que la Ligue soit très populaire à Marseille. Thiriez a appelé les groupes de
supporters, vous pouvez vérifier, pour
essayer de les retourner contre nous.
Ce n’est ni très fin, ni très intelligent. Je
ne sais pas si le public marseillais serait
ravi de le voir au Vélodrome.
– Mais n’en avez-vous pas assez
de toutes ces histoires ?
– Quand Thiriez dit qu’il en a marre de
ces OM - PSG, je suis d’accord. Mais
pourquoi ne l’a-t-il pas dit l’année dernière ? C’était quand même beaucoup
plus grave. C’était à lui de trancher. Il
aurait pu régler ça en sommant le PSG
de nous donner les places auxquelles
on avait droit. Mais il aurait fallu du
courage. C’est plus facile de taper sur
la gueule des Marseillais. Voilà : ce
Une forteresse bien triste
Le lourd dispositif de sécurité prévu a été maintenu. Le Parc, lui,
est resté plus calme que d’habitude.
EN DIRECT DE L’ÉQUIPE SUR
HIER, ILS ONT DIT
Laurent JALABERT (cyclisme, consultant de L’Équipe et de RTL): « Ca me
paraît bien parti, cette saison, et ça donne envie. Des Français dans les vingt
premiers du prologue de Paris-Nice, ça veut aussi dire qu’ils sont là. Les
bonnes sensations et les victoires du début de saison, c’est toujours un signe.
Il vaut mieux s’habituer à gagner ou être devant, qu’à perdre et toujours
subir. »
Bernard HINAULT (cyclisme, cinq fois vainqueur du Tour): « Je veux bien,
mais gagner, ça dépend qui on bat. Un Français qui gagne devant Boonen, en
Belgique, d’accord. Sinon… Il faut encore attendre. Personne ne peut affirmer
que les Français vont être mieux cette saison, ou s’ils vont encore être à la
traîne…»
Christophe DOMINICI (rugby, joueur du Stade Français): « À part
quelques caresses trop médiatisées (au match aller), je ne vois pas pourquoi
on évoque une telle rivalité entre Biarritz et nous. On a en tout cas prouvé
qu’on pouvait jouer un bon match de rugby, dans le cadre d’une grande fête. »
Ladji DOUCOURÉ (athlétisme, champion du monde du 110 m haies):
« Ca craignais un peu, ce 60 m haies (de Liévin). Il fallait que j’assure, sans
assurer, tout en assurant… Mes courses, c’est toujours pareil, il y a toujours
des haies!»
« EN DIRECT DE L’ÉQUIPE » SUR RTL, TOUS LES DIMANCHES DE
19 h 30 À 20 h 30.
LA QUESTION D’HIER
Sa victoire à Ajaccio rassure-t-elle
Lyon avant le match retour face
au PSV en Ligue des champions ?
OUI ............................................................................................. 79 %
NON ........................................................................................... 21 %
(nombre de votants : 65 265)
Selon le résultat de vos votes sur lequipe.fr et par SMS.
UNE HAIE DE STEWARDS en veste
rouge, adossés à une vitre en Plexiglas,
protège une tribune vide. Aucun Marseillais n’a assisté au match courageux
livré par les réservistes de l’OM. Ce
coin du stade était pourtant à l’image
du reste du Parc des Princes : sous
haute sécurité. Drôle d’ambiance :
quinze policiers avaient été maintenus
en place pour surveiller des sièges
inoccupés. Dehors, ils étaient près de
1 200 représentants des forces de
l’ordre, soit l’effectif prévu, pour filtrer,
contrôler les spectateurs et assurer la
protection des joueurs de l’OM à leur
arrivée et à leur départ.
Il est 15 h 45 lorsque leur bus approche
du Parc, encerclé d’un cordon de gendarmes mobiles. Un dirigeant parisien
en charge de la sécurité respire : « Au
moins, il n’a pas été caillassé. » Pas
comme l’an dernier. Des supporters du
PSG tentent d’apercevoir les joueurs,
mais les vitres teintées les en empêchent. « Je suis sûr qu’il y a des pros
dedans », lance un Parisien. D’autres
sont convaincus que des supporters
provençaux ont fait le déplacement.
La rumeur… Selon la préfecture de
Paris, une cinquantaine d’indépendants auraient fait le voyage. Aucun
n’apparaîtra.
En revanche, lorsque les « minots » de
l’OM montrent leur tête sur la pelouse,
limite intimidés, ils sont accueillis par
l es m ê m e s s if f l e t s q u e c e u x
qu’auraient connus les coéquipiers de
Barthez. José Anigo, le directeur sportif, les suit, mais son apparition sera
furtive. Pape Diouf restera plus longtemps. Il discute quelques minutes
avec Sylvain Armand, le défenseur
parisien dont il fut l’agent, suspendu
hier, avant d’aller à la rencontre de
nombreux journalistes, qu’il tente à
nouveau de convaincre : « Tout le
monde me parle de foot, mais je n’en ai
rien à faire du foot quand la sécurité
des gens est en jeu. » Interrogé sur
l’arrivée de la délégation phocéenne à
Paris, le président marseillais ajoute :
« Il faut voir le cortège qu’on a eu…
C’est comme si Bush arrivait. Comme
quoi, ça sert quand même de crier
un peu. »
Les deux virages du Parc chantent
alors à l’unisson : « Diouf, Diouf, on
t’enc… » Pierre Blayau, son homologue parisien, passe derrière lui. Pas un
mot, pas un regard, pas un salut. « Ni
avec Anigo d’ailleurs », glisse le président du PSG. Dans les tribunes, des
banderoles sont dépliées. Côté Boulogne : « OM-PSG : vestiaires empoisonnés, supporters caillassés. C’est ça
la sécurité ?» Juste à côté, un cercueil,
avec une inscription : « OM. » Côté
Auteuil : « Après Bosso, Titoff, Diouf,
star du comique. »
« Il aurait fallu
qu’ils viennent
avec leurs minimes »
Mais au cours du match, les reproches
du public parisien s’adresseront vite à
leur propre camp. 32e minute : Mendy
est remplacé par Cesar. Sifflets nourris
et début de fâcherie entre Lacombe et
son défenseur. À la mi-temps, les supporters grondent à nouveau leur
mécontentement. Mais l’atmosphère
n’a rien à voir avec les traditionnels
duels entre le PSG et l’OM. Pas de chaleur, pas de folie.
Le Parc s’impatiente, scande le nom de
Laurent Fournier, exige la « démission » de Canal + puis demande à être
remboursé. L’issue du match est toute
proche. Des mouchoirs blancs sont
agités, « à l’espagnole », et deux
fumigènes sont lancés sur la pelouse.
L’un rebondit sur le toit du Parc et
retombe dans la tribune Boulogne,
sans gravité. Au terme des trois
minutes de temps additionnel, l’OM
tient son exploit, le PSG son humiliation. Nouveaux sifflets, accompagnés
de quelques applaudissements pour
l’équipe marseillaise. « Il aurait fallu
qu’ils viennent avec leurs minimes »,
ironise un spectateur.
Retour sur la pelouse : la joie des
mômes est énorme. Laurent Spinosi,
l’entraîneur des gardiens, leur
demande d’applaudir en l’air. Ironique ? Un peu plus tard, les intéressés
démentiront. « C’était un geste pour la
télé, pour remercier nos supporters
restés à Marseille », dira Emon. La version de Cédric Carrasso est un peu différente : « C’était bizarre. On ne savait
pas comment exprimer notre joie. En
fait, on s’applaudissait nous-mêmes,
je crois. »
DAMIEN DEGORRE
et SÉBASTIEN TARRAGO
CAZADAMONT PRÉCISE. – Guy Cazadamont, le responsable de la sécurité
de l’OM, a démenti, hier, avoir visité le Parc des Princes en compagnie de la
commission de sécurité, contrairement à ce que laissait entendre L’Équipe d’hier. Il
s’est présenté à Paris à une convocation de la police sur le thème de la sécurité,
mais il n’a pas validé une visite au Parc des Princes. Il a précisé que la tribune qui
devait accueillir les supporters marseillais au départ contenait 1 379 places. – J. Ri.
RECTIFICATIF. – Contrairement à ce que nous affirmions dans nos éditions
d’hier (dans l’article « Diouf : “Tranquille dans ma tête” »), Pape Diouf, le président du directoire de l’OM, avait fait part de son inquiétude sur le fait que mille
Marseillais puissent se retrouver sans billet aux abords du Parc des Princes avant
son passage sur le plateau de Canal + samedi soir.
PAGE 2
résultat nous donne une force inouïe.
On a pris un point avec une équipe de
bébés. C’est formidable.
– N’avez-vous pas peur que l’OM
paye cette affaire ?
– Mais on a fait quoi ? Une année,
Monaco est venu jouer chez nous en
Coupe de la Ligue avec sa réserve. Personne n’est monté au créneau.
– N’avez-vous pas envie que
tout cela s’arrange ?
– Alors, il faut que les gens reconnaissent leurs torts. Nous, on avait prévenu
tout le monde. Mais on a préféré parler
de la grande gueule des Marseillais. À
l’OM, on a des convictions. C’était si
facile de nous donner tout de suite ces
places. À l’arrivée, on nous les donne
au dernier moment. Ça veut dire quoi ?
Après ce match, je peux vous dire une
chose : à Marseille, la fierté est
immense. Il paraît que c’était la folie. »
SÉBASTIEN TARRAGO
« On doit vite oublier »
JOSÉ DELFIM est fier de la performance
de son équipe. Mais le Portugais regrette
les péripéties qui ont entouré ce PSG-OM.
« QUE RESSENTEZ-VOUS après
cette performance ?
– Une fierté énorme. Il y avait ces
jeunes de CFA 2 et nous, les plus
anciens… On a lutté, tous ensemble,
et on a réussi quelque chose d’important, surtout pour la transparence du
football. Ce soir, c’est le football qui
gagne.
– Quelques heures avant le
match, vous aviez exprimé votre
mécontentement. Étiez-vous
fâchés ?
– On a été surpris par tout ça. Mais je
suis professionnel, je devais répondre
à l’appel de mon club. Dans des conditions normales, je n’aurais pas joué. Je
n’étais pas convoqué. C’est comme ça :
là, j’étais présent, avec tous mes coéquipiers, on a fait quelque chose
d’important.
– Le plaisir est-il immense ?
– C’était un match spécial. En arriver
là, ce n’était pas normal. Mais on s’est
battus avec beaucoup de courage. Un
nul ici, dans ce contexte, ça vaut trois
points pour nous.
– Pourquoi avez-vous applaudi
en l’air, à la fin du match ?
– Je l’ai fait pour le sport. C’est le sport
qui doit gagner. On doit vite oublier
tout le reste. Avec des histoires comme
ça, on a tous beaucoup à perdre.
– V ous r egre tte z toujours
autant ce qui s’est passé autour
de cette rencontre.
– Bien sûr que je le regrette. C’est le
sport qui perd. Ce sont aussi les clubs
et toute l’organisation du football
français qui y perdent. L’essentiel,
c’est d’avoir donné l’image qu’il faut
pour oublier tout ça. Pour mettre un
point final à cette histoire.
– Vos dirigeants vous ont-ils
reproché vos déclarations ?
– Nous en avons discuté. Mais c’est
un problème interne. Je leur ai dit ce
que je pensais, ils m’ont donné leur
point de vue. On règle cela entre
nous. » – S. Ta.
Football de carnaval
LE FOOTBALL A REÇU une fois de plus le bonnet d’âne
du mauvais élève de la classe. Et le rugby le brevet de
bonne conduite. Depuis plus d’un siècle, il en est ainsi.
Ici, les bonnes manières héritées d’ancêtres aristos, là,
les mœurs vulgaires nées de ce péché originel : à sa naissance, le football du peuple n’avait pas les moyens de
cracher sur l’argent.
Ce jeu ne porte pas le mal en lui. Mais il ploie sous une
croix infiniment lourde à porter, celle de sa vogue planétaire. Ses vilaines façons auraient pu lui valoir depuis
longtemps le déshonneur et le bannissement universels.
Mais non. Sa popularité ne cesse de s’étendre, d’alourdir son fardeau et d’accroître le vacarme qu’il produit.
Le stade de football est un lieu de carnaval. En France,
charivari et déguisement des supporters sont relativement récents. C’est avec la médiatisation de ce sport,
projeté par la fièvre stéphanoise puis bleue dans les tentacules de la télévision, qu’une partie des spectateurs des stades de
France a changé de registre. Certains d’entre eux sont alors devenus
spectateurs-acteurs. Être à la fois
spectateur et acteur, être vu autant que voir, c’est une
des caractéristiques du temps de carnaval.
Une autre est de jouer à renverser, pour quelques heures
ou quelques jours, l’ordre du monde. Le roi est singé. Le
pauvre devient riche. Le noble devient serf. Toutes les
opinions sont possibles, y compris les pires. Le temps
ancien et le temps nouveau se confrontent.
Au football, tout cela est possible. Les puissants s’y
montrent et s’y font huer. Le plus faible peut toujours y
battre le plus fort. Il y est facile, fondu dans la masse, de
prendre position, même de la façon la plus ignoble. Et
ainsi de se rendre insupportable, le comble pour un supporter. Au stade, l’anonyme peut avoir sa seconde de
gloire : m’as-tu vu à la télé ?
Le stade de football propose à sa façon une représentation du monde qui, même maquillée, n’a pas lieu d’être
plus réjouissante que celle qui sévit de l’autre côté des
tribunes. D’un dimanche à l’autre, au cours de cette
semaine de mardi gras, l’humeur des stades de France ’a
peut-être rien fait d’autre que répercuter quelques
signes de l’humeur de la France.
Le dernier dimanche de février, à Lens, casques et
lampes sont sortis du musée de la mine. Le peuple de
Bollaert s’est tendrement retrouvé mineur de fond pour
célébrer le centenaire de la catastrophe de Courrières.
Est revenu en mémoire le vers du poète-mineur Jules
Mousseron : « l’deuil est partout dins l’cité ». À Bollaert,
la belle solidarité prolétarienne d’antan, vestige d’une
classe ouvrière décomposée, s’est exprimée. Mais aussi,
certainement, la nostalgie d’un football de proximité
sociale, quand celui d’aujourd’hui renvoie aux terribles
expression de mondialisation, de délocalisation, de loi
du marché. Carnaval célèbre le passé, à fleur de larmes,
pour échapper au présent.
Mercredi des Cendres, Fabien Barthez a été sifflé à
Saint-Denis. Au carnaval de jadis, on criait : « Sortez les
sortants ! » Barthez a été propulsé naguère au plus haut de la
célébrité et de la popularité. À
l’exagération de l’amour du
joueur, des célébrités et des
hamburgers, succéderait l’expression, tout aussi abusive, d’un désamour irraisonné. Barthez serait la victime
d’une envie de déboulonner les statues comme cela
arrive parfois aux foules. Le public a sifflé Barthez au
stade, de la même manière qu’il répond aux sondages
télé par SMS. Il estime avoir payé pour ça.
Avec le dernier épisode de PSG-OM, la semaine de mardi gras s’achève dans le règne de la déraison : les tribunes sont pleines, y compris de ceux qui raffolent se
battre sur une aire d’autoroute, mais les adversaires
attendus sont restés chez eux. Le jour approche où de
pseudo-spectateurs déguisés en joueurs de football disputeront leurs matches bruyants, enfumés et imbéciles
dans les travées. Sur le terrain ne défilera qu’une soldatesque harnachée pour protéger le caractère sacré d’un
rectangle de pelouse vidé de ses acteurs. Évidemment, il
ne s’agit là que d’une fantaisie de carnaval. Quand il
sera entré en Bourse, le foot sera devenu une affaire trop
sérieuse pour tomber dans la mascarade.
CHRONIQUE
DIDIER BRAUN
LUNDI 6 MARS 2006
Bleu
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Jaune
Rouge
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Jaune
« Thiriez n’a pas fait son travail »
Bleu
RÉGIS TESTELIN
PARC DES PRINCES. – Guy Lacombe, l’entraîneur parisien, a notamment déploré « le manque d’investissement
et de percussion » tout en précisant que « l’OM n’avait pas une équipe de CFA 2, mais une équipe convenable
avec des joueurs de qualité ».
(Photo Richard Martin)
Jaune
Avec moins d’aplomb et plus d’hésitations, ce dernier a justifié le volet
technico-tactique de cette contreperformance. Il a déploré « le
manque d’investissement et de percussion » , en regrettant que « certains joueurs (aient) eu peur de l’évé-
nement et perdu leurs moyens dans le
contexte de la victoire obligatoire
(…) Ce ne sont que des hommes » .
Au rayon des excuses, il a précisé que
« l’OM n’avait pas une équipe de
CFA 2, mais une équipe convenable
avec des joueurs de qualité » . Enfin, il
s’est sans doute égaré en invoquant
« le terrain difficile » et ce coquin
« de sort » , qu’il dit contraire au PSG.
Car ce qui était vrai, samedi dernier
contre Nantes (0-0), où Paris devait
gagner, ne s’applique pas au match
d’hier, durant lequel le PSG ne s’est
pas créé plus de cinq occasions
franches. Pourquoi un bilan si dérisoire ? Parce que « l’OM avait une
ligne de cinq et une ligne de quatre,
toujours difficiles à passer,estime
Lacombe, il faut un fonds de jeu bien
huilé pour trouver des solutions. Ce
que devait faire l’OM était plus facile
que ce que nous avions à faire nous » .
Mais il n’est pas allé jusqu’à reprocher
aux minots d’avoir fermé le jeu…
Si Blayau fut interrogé sur sa stratégie, Lacombe le fut sur ses choix :
Rothen sur le banc ? Rodriguez à
droite ? Yepes sur une jambe ?
« Rothen a fait une bonne rentrée,
Mendy était pris à partie par le public,
ne cherchez pas la petite bête avec
Mario (Yepes). » Et lui dans tout cela,
ses sentiments, son avenir, son moral,
ses joueurs, son public ? À la volée, il
a assumé comme il a pu. « Ça ne
tourne pas et il n’y a que le résultat qui
compte (…) C’est dans les épreuves
qu’on voit les hommes (…) C’est vrai
que c’est un affront mais on n’est pas
mort pour autant (…)Ce qui
m’ennuie le plus, c’est cette incompréhension entre le public et les
joueurs (…) Je ne suis pas sûr que ce
soit ce soir que nous ayons touché le
fond... » Il pense à la défaite contre Le
Mans (0-1), mais y croit-il vraiment ?
Et puis, juste avant de quitter la salle
de presse, Lacombe résuma son sentiment par cette phrase, terrible
d’impuissance : « Ce n’est pas juste
pour Paris… »
Noir
Bleu
Noir
N policier et demi par supporter marseillais, c’est
ce qui était envisagé si les 1 200 fans de l’OM
prévus avaient fait le déplacement à Paris. Mais la
tribune qui leur était réservée est restée désespérément
vide et Marseille a présenté hier au Parc ses minots, des
joueurs habitués à jouer en CFA 2 qui, au coup d’envoi,
totalisaient une soixantaine de matches en équipe
première. Une misère. L’aboutissement d’un
jusqu’au-boutisme aveugle des dirigeants marseillais,
indigne d’un des plus grands clubs professionnels
français. Les minots ont créé la surprise en arrachant
le nul (0-0) face au PSG et vont être accueillis en héros
aujourd’hui sur la Canebière. Les dirigeants marseillais
avaient beau jeu de pavoiser dans les vestiaires du
Parc, mais l’exploit de leurs jeunes ne leur donne pas
pour autant raison et n’enlève rien au manque de
respect dont ils ont fait preuve vis-à-vis du football
français dans son ensemble. Avec, en plus, des Parisiens
pratiquant un football d’une insigne indigence,
incapables de battre la réserve marseillaise, on n’ose
imaginer la perte de crédibilité qu’enregistre notre
Championnat dans le concert européen. Terrible hasard
du calendrier, la veille, le rugby français a écrit une des
grandes pages de son Championnat dans un Stade de
France où 79 604 spectateurs ont partagé une longue
soirée de sport et de fête ponctuée par une victoire du
Stade Français face à Biarritz (21-16). Pourtant, à aucun
moment, Max Guazzini n’a voulu s’engager dans une
comparaison facile, trop facile avec la pitoyable
mascarade qui se préparait pour ce qui aurait dû être
un des sommets de la saison 2005-2006 de Ligue 1 de
football. Les dirigeants du rugby français ont les pieds
sur terre et ne croient pas au « Grand Soir ». Ils savent
très bien que le football est appelé à rester le sport
no 1 en France. Mais ils peuvent être légitimement fiers
d’avoir fait d’un Stade Français - Biarritz, aux enjeux
considérables, un moment de ferveur intense où 40 000
spectateurs ont pu avoir accès au temple du sport
français avec des billets de cinq à dix euros. Samedi
soir, le rugby a encore franchi un palier dans le cœur
des Français et dans sa professionnalisation. Hier, à
quelques kilomètres de là, le Championnat de France de
L 1 a, lui, fait un grand pas en arrière et a terni
son image.
C’ÉTAIT LA MOINS mauvaise solution : faire front, s’expliquer et éventuellement s’excuser auprès du
public. Sitôt l’humiliation consommée, le président Pierre Blayau est
venu dire sa « tristesse ». « L’équipe
“une” du PSG n’a pas été à la hauteur, techniquement et mentalement,
a-t-il estimé. J’ai honte du spectacle.
On est tombé dans la logique du
match piège. Je voudrais présenter
mes excuses au public. Paris mérite
mieux. Il reste neuf matches de
Championnat et la Coupe de France
pour faire mieux. Tout ça n’est pas
digne du PSG. »
Suffisamment indigne pour qu’il présente sa démission à Canal+ ? « Une
démission n’aurait pas de sens,
répond Blayau. Ça ne résout rien, ça
ne m’est pas venu à l’esprit. » Fin
décembre, il lui était venu à l’esprit de
remplacer Laurent Fournier par Guy
Lacombe alors que, rappelons-le, le
PSG n’était qu’à un point de la deuxième place. Des regrets face au
désastre, alors que le public a une
nouvelle fois scandé le nom de Fournier ? Aucun. « Il ne faut pas regarder
derrière, assure Blayau. Le remplacement de Fournier, je m’en suis déjà
expliqué. » Et l’urgence ? « Je ne
prendrai aucune mesure radicale à
court terme, je vous renvoie à ce que
les journalistes écrivent depuis longtemps : la réussite d’une équipe passe
par sa stabilité. » Celle qu’il accorde à
Guy Lacombe n’aurait pas la même
valeur que celle dont il a privé Laurent
Fournier pour des résultats largement
supérieurs. C’est sa logique, mais elle
se heurte chaque week-end au bilan
du PSG de Lacombe, désormais de
onze points en dix matches.
3
FOOTBALL LIGUE 1 (29 journée)
e
Bleu
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PARIS-SG - MARSEILLE : 0-0
Entrés dans l’Histoire…
En ramenant un incroyable nul du Parc, l’équipe réserve de l’OM a infligé au PSG l’un des pires affronts depuis sa création.
Le Parc des Princes a
vécu son dimanche le
plus surréaliste : avec son
équipe de CFA 2,
Marseille est venu tenir
en échec le PSG. Au bout
d’une semaine très
tendue, cet exploit de la
réserve olympienne
plonge Paris dans une
crise profonde. Hier soir,
Pierre Blayau et Guy
Lacombe ont adressé
leurs excuses à un public
qui a conspué son équipe
à la fin du match. Un
camouflet dont Marseille
n’a pas fini de se
délecter…
c.
—
22
15
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28
28
26
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Diff.
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+8
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+9
+5
+3
-8
0
-2
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+2
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BUTEURS
1. Pauleta (Paris-SG), 16 buts.
2. Cousin (Lens), 11 buts.
3. M. Diallo (Nantes), 10 buts.
4. Luyindula, Pieroni (Auxerre) ; Wiltord
(Lyon) ; Utaka (Rennes), 9 buts.
8. Odemwingie (+1) (Lille) ; Fred (+1)
(Lyon) ; Ilan (Sochaux), 8 buts.
11. De Melo (Le Mans) ; Juninho (+1)
(Lyon) ; D. Moreira (Toulouse), 7 buts ;
etc.
invectiva une partie du Parc qui lui
reprochait de jouer trop lentement…
L’heure est venue déjà de distinguer les
responsabilités. Tous ont leur part : les
joueurs, Lacombe, Blayau – dont le
choix de changer d’entraîneur s’est
mué en boulet – mais aussi Canal+,
dont les stratégies ambiguës et les
choix d’hommes n’ont jamais contribué à la renaissance du PSG ces dernières années. Au point que si Paris ne
redresse pas la tête miraculeusement
lors des neuf dernières journées, il
conviendra de s’interroger sur une
remise à plat globale de la façon dont
est géré le club de la capitale.
Quelles que soient les querelles sur
l’année de naissance du PSG (1970 ou
1973), ce club a essuyé, hier, la pire
humiliation de son histoire.
Samedi prochain, Paris sera à Nancy.
Contre l’équipe A de l’ASNL. Ce matin,
il est toujours possible de parier sur un
coup du PSG en Lorraine. À une condition : ne pas avoir vu le match d’hier.
PARC DES PRINCES. – Par manque d’envie et de talent, Cristian Rodriguez (au centre)
et les joueurs parisiens n’ont jamais réussi à desserrer l’étau marseillais symbolisé par
la hargne de Christian Gimenez (à gauche) et de Gary Bocaly.
(Photo Richard Martin)
JÉRÔME TOUBOUL
PARIS-SG - MARSEILLE : 0-0
Temps frais. Pelouse légèrement grasse. 43 906 spectateurs. Arbitre : M. Sars.
Pichot
4
Leetitizi
5
YYepes
3,5
Rozehnal
Ro
a
3,5
B. Mendy
non noté
Kalou
4,5
Dennoun
5
Gastine
5,5
M’Bami
4,5
É. Cissé
4
Bocaly
7
Landrin
Gimenez
2,5 Pauleta
5
cap., 2,5
C. Rodriguez
3
Remplacements. – 32e : B. Mendy par
PAULO CESAR (note : 5,5) ; 46e : Yepes par
ROTHEN (note : 5) ; 71e : C. Rodriguez par
PANCRATE.
Non utilisés : N. Cousin (g.), Dramé.
Entraîneur : G. Lacombe.
Civelli
6
André LLuis Carra
Carras
asssso
as
so
6
5
Delfim Pradie
5
7
Ma. N’Diaye
Cantareil
6,5
cap., 6
Remplacements. – 55e : Dennoun par
FLACHI ; 63e : Gastine par DIOP ; 79e : Flachi
par N’GOM.
Non utilisés : Quesnel (g.), Amiri.
Entraîneur : A. Emon.
LES CARTONS
2 AVERTISSEMENTS. – Marseille : Carrasso (65e, altercation avec C. Rodriguez), Bocaly (85e,
tacle par derrière sur Rothen).
Une insatisfaction record
DIFFUSÉ avec « un dispositif restreint », ce laborieux PSG-OM n’a pas enthousiasmé – on s’en doute – les abonnés de Canal +. Au terme de la rencontre, la note
attribuée par les téléspectateurs (environ 400 votants, un chiffre dans la
moyenne), annoncée à l’antenne, n’était que de 9,35 sur 20. Pour la première fois
dans l’histoire de la chaîne, lancée en 1984, cette note est en dessous de la
moyenne. Pire : la note finale de la rencontre est en fait de 8,68 sur 20, car elle a
continué de descendre dans les minutes qui ont suivi l’arrêt de la retransmission.
Car hier, Canal + n’a pas offert son traditionnel « après match », choisissant de
quitter très vite le Parc des Princes. La note de 9,35 annoncée n’était donc pas
définitive. Celle de 8,68 l’est et se passe presque de commentaire… – E. M.
LES JOUEURS PARISIENS
Le petit plus de Rothen
Entré après la pause, le gaucher du PSG a vainement tenté de changer le cours des choses.
LETIZI (5) : un arrêt sur un tir de Gimenez.
B. MENDY (non noté) : remplacé après 32 minutes
assez malheureuses alors que le public commençait à le
siffler. S’il n’a pas été inquiété défensivement, il n’a pas
répondu aux attentes offensives de Guy Lacombe,
lequel l’a épargné d’une bronca retentissante qui sommeillait.
PAULO CESAR (5,5) : le moins décevant des Parisiens
pour ses premières minutes cette saison. Sans un sauvetage sur la ligne de Cantareil, il aurait même pu être le
sauveur.
ROZEHNAL (3,5) : quand Lacombe parle de fragilité,
on pense à lui. Des interventions d’une extrême fébrilité.
YEPES (3,5) : il s’était dit apte en dépit de sa blessure
au mollet mais il n’était pas à 100 %. Ce qui n’a pas eu
de conséquences défensives mais il n’a rien apporté en
attaque. Son jeu de tête et sa présence auraient pourtant été utiles.
ROTHEN (5) : de retour de sa punition en CFA, il a remplacé Yepes à la mi-temps avec un certain enthousiasme dans ses débordements et dans ses centres. Il lui
a manqué LA passe décisive, mais il n’est pas à blâmer.
PICHOT (4) : de la volonté, aucune difficulté défensive
mais une incapacité chronique à faire la moindre différence. Trop limité techniquement, peu de bons centres
et de bonnes combinaisons. Il est resté dans le même
schéma de jeu, sans jamais surprendre.
M’BAMI (4,5) : mentalement, il était mieux préparé
que ses partenaires et il s’est souvent battu contre la
fatalité. Mais ses choix n’ont pas toujours été judicieux
et il a manqué de vitesse d’exécution. Il s’en est pris à
l’intransigeance du public en fin de match et a fini très
en colère.
É. CISSÉ (4) : un rendement moyen au milieu de terrain, où il n’a fait aucune différence. Repositionné en
défense centrale en seconde période, il n’a pas commis
d’erreur mais il a manqué d’impulsion et de dynamisme
en qualité de premier relanceur.
LANDRIN (2,5) : après avoir été enfin en vue à Nantes
(0-0), il a replongé dans ses erreurs. Tétanisé, il a accumulé les mauvaises passes, il n’a rien apporté dans le
petit jeu et n’a pas pesé dans la surface. Sa première
saison parisienne est bien pénible.
KALOU (4,5) : c’est un peu toujours la même histoire :
de la présence, de la provocation, des idées et de
l’envie, mais aucune concrétisation dans le dernier
geste, ni dans les passes ni dans les tirs. Une bonne percée (17e) et un tir non cadré (31e) mais plus rien après la
pause. Quant à son positionnement, si son coach lui
avait demandé de jouer à gauche, c’est encore raté…
C. RODRIGUEZ(3) : prometteur en janvier, blessé puis
écarté en février, il était enfin de retour, sur le côté droit
cette fois. Mais à force de porter le ballon et de chercher
sans arrêt l’exploit personnel, il a fait gagner un temps
fou aux défenseurs marseillais et agacé son entraîneur,
dépité à son sujet après la rencontre. Remplacé par
PANCRATE (71e), lequel n’a pas connu la réussite du
joker qui l’accompagne d’habitude : un signe.
PAULETA (2,5) : rien en première mi-temps et deux
têtes inoffensives en seconde. Comment le meilleur
buteur de la Ligue 1 a-t-il pu se prendre autant les pieds
dans le tapis face à une si faible opposition ? Peu servi,
évidemment, mais tellement peu d’appels et de
courses.
RÉGIS TESTELIN
LUNDI 6 MARS 2006
PAGE 3
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
déséquilibrer l’OM-bis qui lui faisait
face. Yepes, Pichot, Landrin ou encore
Rozehnal peinèrent parfois à simplement maîtriser la conduite d’un ballon
ou la trajectoire de passes basiques.
Mais s’il en fut un qui se noya – au
point que se pose la question même de
son avenir au PSG – ce fut Bernard
Mendy. Pris en grippe par un Parc exaspéré par ses maladresses, le latéral
droit fut rappelé sur le banc par
Lacombe au bout de la 32e minute…
Cet épisode, peut-être protecteur aux
yeux du coach, mais assurément humiliant pour le joueur, renvoie aux choix
de Lacombe hier. Au fait qu’en
l’absence d’Armand, suspendu, il
n’avait pas titularisé Paulo Cesar, sans
doute le plus compétent au poste de
latéral gauche derrière l’ex-Nantais. Au
fait qu’il a aligné Yepes alors que celuici, sorti à la mi-temps « par précaution » selon le staff, ne semblait pas
remis à 100 % de sa blessure au mollet
gauche. Au fait, encore, qu’il a posté le
gaucher Rodriguez en milieu droit et le
droitier Kalou à gauche.
Lorsque l’Uruguayen a été remplacé
par Pancrate à la 70e minute, il est parti
directement au vestiaire. Signe de
contestation d’autant plus osé qu’il
survenait deux semaines après une initiative similaire de Rothen face au
Mans (0-1, le 18 février), qui avait valu
à l’ancien Monégasque une convocation avec la réserve une semaine plus
tard. Pour Rodriguez, la logique serait
que Lacombe lui inflige la même sanction. « Il est ensuite revenu sur le
banc » , dira l’entraîneur du PSG. Ajoutant, dans un soupir éloquent sur ce
que lui inspirait le comportement du
joueur : « Mais bon, Rodriguez… »
Ainsi va Lacombe, sans doute tenté par
un remue-ménage estival encore inavouable, à l’heure où le discours officiel
de Pierre Blayau prône la stabilité. Mais
quelle stabilité ?
Car ce qu’il restait d’âme à ce groupe
parisien s’est sans doute éteint hier, ne
laissant place qu’à une perte de
confiance absolue et à une fracture
criante avec le public, à l’image de cette
scène hallucinante, à la dernière
minute du match, lorsque M’Bami
MATCH ES EN RETARD. –
Demain, 20 heures : Metz - Nancy
(25e journée). Reste à fixer : Monaco - Lyon (24e journée).
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi
11 mars, 17 h 15 : Nancy - Paris-SG
(Canal +) ; 20 heures : Auxerre Nice, Bordeaux - Toulouse, Lens Troyes, Lyon - Metz, Monaco Sochaux, Rennes - AC Ajaccio (ces six
matches sur Foot +) ; dimanche
12 mars, 18 heures : Nantes - Lille
(Canal + Sport), Strasbourg - Le Mans
(Foot +); 20 h 45 : Marseille - SaintÉtienne (Canal +).
Bleu
Avec ce PSG, parler de Ligue des champions a fini par confiner à l’indécence.
Sa cadence réelle est celle d’un reléguable depuis l’arrivée de Guy
Lacombe à la trêve : onze points sur
trente possibles, une série en cours de
deux défaites et cinq nuls, une autre de
quatre matches sans marquer…
L’impuissance a fini par happer même
son capitaine Pauleta, très décevant
hier, et qui, à son tour, semble avoir
lâché et ne plus pouvoir sauver les
apparences. Contre l’OM, le Portugais
ne verra jamais le jour, en-dehors
d’une tête de peu au-dessus (74e),
l’unique véritable occasion du PSG en
seconde période. Plus tôt, Kalou, de la
tête (4e) et lors d’une percée en pleine
surface (17e), avait apporté de rares
lueurs dans le jeu offensif parisien.
Avant qu’un tir de Paulo Cesar, depuis
l’entrée de la surface, ne fût sauvé sur
la ligne de but par Cantareil (38e).
Dans son 4-2-3-1 de départ ou dans le
4-4-2 de la seconde période,
l’ensemble parisien ne cessa de manquer de percussion, de changement de
rythme et de qualité technique pour
Classement
Pts J. G. N. P. p.
— — — — — —
1. Lyon
62 28 18 8 2 47
2. Bordeaux 53 28 14 11 3 29
3. Lille
50 29 14 8 7 41
4. Auxerre 47 29 14 5 10 36
5. Marseille 44 29 12 8 9 27
6. Lens
42 29 9 15 5 35
7. Paris-SG 42 29 11 9 9 31
8. Le Mans 42 29 12 6 11 27
9. Rennes 41 29 13 2 14 35
10. Nice
40 29 10 10 9 22
11. Saint-Étienne 40 29 10 10 9 25
12. Nancy
39 28 11 6 11 28
13. Monaco 37 28 10 7 11 27
14. Nantes 35 29 9 8 12 29
15. Toulouse 35 29 9 8 12 27
16. Sochaux 33 28 8 9 11 23
17. Troyes 28 29 6 10 13 24
18. Strasbourg 23 29 4 11 14 23
19. Metz
22 28 4 10 14 21
20. AC Ajaccio 21 29 4 9 16 17
Jaune
Rouge
Jaune
M’Bami s’en prend
au Parc
HIER
Paris-SG - Marseille ....... 0-0
Troyes - Auxerre ............ 1-1
Saint-Étienne - Nantes .. 1-0
Noir
Bleu
Noir
ON SAVAIT CE PSG capable de tout
dans la médiocrité. Mais il était encore
tentant, et un brin raisonnable, de lui
accorder le crédit de le croire plus fort
qu’une équipe évoluant quatre divisions plus bas. Penser cela revenait
encore à le surestimer. Hier après-midi,
devant 43 906 de leurs supporters et
aucun fan de l’OM dans la tribune qui
leur avait été réservée initialement, les
Parisiens ont exacerbé pour un bout de
temps cette image d’un club dévoré
depuis huit ans par les crises et les
échecs. Mais aussi, parfois, comme
hier, par le ridicule et le désespoir.
Ce clasico dominical marquera un
moment inoubliable dans l’histoire des
deux clubs. En un après-midi, c’est
comme si l’OM avait exorcisé le fantôme de cette série humiliante de huit
défaites d’affilée face au PSG, entre
2002 et 2004. Ses « Minots » et ses
remplaçants ont signé un exploit, l’un
des plus hauts en couleurs de sa vieille
histoire. Au coup de sifflet final, les
Marseillais, dans leur euphorie, ont sollicité les applaudissements d’une partie du Parc. Ils ont eu une standing ovation…
Dans un 4-5-1 très resserré, cette
équipe de CFA2 s’est d’emblée drapée
dans la détermination et la concentration, n’existant offensivement que sur
un tir de Gimenez, dans la surface, capté par Letizi (43e). Ses joueurs auront eu
le mérite de ne commettre aucune
erreur individuelle majeure. Et de ne
jamais offrir à l’adversaire le signe d’un
quelconque doute ou d’un effondrement physique.
Au PSG, à la Ligue, et peut-être ailleurs,
d’aucuns pourront ruminer qu’il n’y a
pas de morale. Que les dirigeants de
l’OM, pour avoir joué avec l’esprit du
sport professionnel pour de sombres
histoires de places allouées à leurs supporters, ne méritaient pas de quitter
Paris bardés de sourires où la joie le disputait à la moquerie. Mais la morale,
hier, n’était en rien l’affaire de réservistes marseillais sans complexes.
En plus de défendre très dignement le
maillot de l’OM, ils ont ramené un point
qui permet à leurs collègues de l’équipe
première, à six points de Lille, de s’imaginer encore arracher en mai la troisième place, ultime ticket pour la Ligue
des champions.
SAMEDI
AC Ajaccio - Lyon............ 1-3
Lille - Le Mans................. 4-0
Metz - Monaco ............... 2-1
Nice - Lens ...................... 0-0
Rennes - Strasbourg ...... 2-1
Toulouse - Nancy ........... 1-1
Sochaux - Bordeaux .. remis
4
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL LIGUE 1 (29 journée) – PARIS-SG - MARSEILLE : 0-0
e
1
2
3
4
Arrivée des Marseillais vers midi à Paris gare de Lyon, sous la protection d’un impressionnant cordon de CRS (photo 1) Comme l’avaient annoncé les dirigeants de l’OM, la tribune du Parc des Princes réservée à leurs supporters était bel et bien vide (photo 2) Les joueurs marseillais saluent les joueurs parisiens sous le regard de jeunes arborant des sweat-shirts de l’association Foot citoyen, qui prône le respect des valeurs fondamentales dans le
football (photo 3) Au coup de sifflet final, c’est l’explosion de joie. Mission accomplie pour les minots marseillais, qui repartent de Paris avec le point du match nul (photo 4).
(Photos Richard Martin et Didier Fèvre)
Une journée particulière
Du départ matinal gare Saint-Charles au coup réussi au Parc des Princes, les réservistes marseillais se souviendront de leur voyage à Paris.
MARSEILLE –
de notre envoyé spécial
Pape Diouf, arrivé la veille. Déjeuner,
petite sieste d’une heure et réunion,
c’est le programme jusqu’au départ
pour le Parc. Le convoi arrive une
heure vingt avant le coup d’envoi.
Dans cet ordre : deux motards, cinq
voitures banalisées, le car marseillais, et… huit véhicules de police.
Sur la pelouse, Pape Diouf aimante
les journalistes et déroule encore son
raisonnement. Trois heures plus
tard, les Marseillais lèvent les bras
au ciel, félicités par une partie du
public parisien. « On a réussi
quelque chose de grand, dit doucement un Cantareil trop fier d’avoir
porté le brassard, en précisant, en
demi-finaliste de la Coupe de France
2005 : « Avant le match, j’ai reparlé
des exploits nîmois la saison passée
face à des équipes de L 1, martelant
que sur un match tout est possible.
Le temps passé en tenant le 0-0 a
joué en notre faveur. Le plus stressant et le plus dur, ce fut le premier
quart d’heure de la seconde période.
Tactiquement, ce fut la rentrée de
Rothen. À la fin, c’était difficile pour
Paris, sifflé. »
« On n’avait pas mis de pression du
résultat, raconte Emon. Notre dispositif défensif a été performant sur les
côtés et dans l’axe avec nos grands
gabarits. C’est la famille olympienne
qui a pris un point, et il a le goût
d’une victoire. Les jeunes ont fait
honneur à leurs supporters, avec
courage et beaucoup de qualités collectives. » Défensives, surtout.
« Déjà, c’est un très bon résultat
pour nous, constate le gardien Carrasso. Ça fait quelque temps que
l’OM n’avait pas pris un point ici.
Après, il y a des aventures où l’on
sent qu’il peut se passer quelque
chose, même si on avait une chance
sur 100 au départ de ne pas perdre.
Voir tous ces jeunes accomplir ça,
c’est formidable, comme si on avait
gagné un trophée. On ne s’est pas
plongé dans les histoires, mais il y
avait un peu d’appréhension au
début dans la tête des plus jeunes.
C’était quand même PSG-OM. Au
final, Paris qui nous applaudit, c’est
la preuve qu’il n’y a pas que de la
haine dans les stades. » Ce matin, à
9 heures, les Marseillais devaient
reprendre le TGV. Retour au bercail.
JOHAN RIGAUD (avec S. Ta.)
LA QUESTION DU JOUR
Est-il logique que l’OM
ne puisse pas être sanctionné ?
Pour voter, connectez-vous sur www.lequipe.fr entre
6 heures et 22 heures ou envoyez OUI ou NON par SMS au
61008 (0,34 euro + coût d’un SMS).
Les nouveaux minots
VU DE MARSEILLE
Un hommage unanime
Alain Cantareil, capitaine de l’OM hier soir, présente les huit jeunes joueurs
de l’exploit marseillais.
VINGT-DEUX ANS APRÈS l’aventure des Minots, qui, en trois ans, assurèrent la montée de l’OM en D 1 en
1984, une nouvelle génération de
jeunes joueurs marseillais fait de nouveau parler d’elle, pensionnaires habituels de la CFA 2, entourés hier soir par
six pros (Cantareil, Carrasso, André
Luis, Civelli, Delfim, Gimenez). Alain
Cantareil, né à Marseille, présente ses
jeunes coéquipiers dont quatre sont
nés à Marseille comme lui.
Gary BOCALY (latéral droit, né le 19
avril 1988 en Martinique) : « Il est
international en moins de 18 ans avec
un énorme potentiel. Il a été très bon
en première mi-temps, ensuite cela a
été plus dur pour lui quand Rothen est
entré en jeu parce que les Parisiens
venaient à deux pour lui, mais il de
grosses qualités, physiquement en
techniquement. »
Alexis PRADIÉ (défenseur central, né
le 21 juillet 1987 à Lyon) : « C’est un
gaucher, qui évolue en défense centrale, titulaire en CFA 2, un très bon
défenseur. Il a commencé comme moi
à Sainte-Marguerite à Marseille, c’est
un joueur qui promet car il a bien tenu
Pauleta. »
Vincent GASTINE (milieu axial, né le
6 juin 1982 à Marseille) : « C’était un
grand espoir du club, puis il est parti en
National (Martigues et Valenciennes)
avant d’avoir des ennuis de santé. Là, il
a retrouvé son niveau, on l’a vu contre
Paris, c’est un bon technicien, vaillant
dans les duels, il perd peu de ballons,
un super joueur. »
Mame N’DIAYE (milieu gauche, né le
11 janvier 1986 à Thies au Sénégal) :
« C’est un accélérateur de jeu comme
Gary Bocaly. Il sait créer le danger en
ayant le dribble assez facile et c’est, en
CFA 2, un bon finisseur. »
Mohamed DENNOUN (milieu droit,
né le 9 mai 1981 à Marseille) : « Lui,
c’est un enfant des quartiers de Marseille. Pour nous tous, c’était un match
spécial. Il est très bon technicien avec
une bonne vision du jeu. »
Papa Moustapha DIOP (milieu
axial, né le 1er mai 1987 à Saint-Louis) :
« Il est très athlétique. Quand il est
rentré, on a pu constater la qualité de
sa présence aérienne. Il bouge bien
avec un gros volume de jeu. »
Anthony FLACHI (milieu axial, né le
6 février 1982 à Marseille) : « Encore
un bon technicien, pas très grand, vif
dans ses gestes. Dommage pour lui, il a
avait fait une bonne rentrée en cours
de jeu, mais il s’est claqué. »
Jimi N’GOM (attaquant) : « Je le
connais peu, car il est arrivé en
décembre au club. Mais sur ce que j’ai
vu de lui contre Paris, il n’est pas très
grand mais costaud. »
Marek AMIRI (défenseur, né le
20 février 1987 à Marseille) : « Il n’est
pas entré en jeu contre le Paris SG,
mais il ne faut pas l’oublier, il a fait
toute sa carrière à l’OM, c’est un latéral
gauche de grande qualité. »
Alain CANTAREIL (22 ans), un des
six pros marseillais hier soir sur la
pelouse, évolue depuis l’âge de neuf
ans à l’OM, à part un prêt la saison dernière à Nîmes (National). Il s’est comporté hier soir en vaillant capitaine sur
son côté gauche, avec quelques duels
homériques avec Rodriguez. Dans les
buts, Cédric CARRASSO a alterné le
bon et le moins avec deux sorties
aériennes ratées et une intervention
malvenue suite à une mini-altercation
entre Cantareil et Rodriguez. ANDRÉ
LUIS et Renato CIVELLI ont remporté quasiment 100 % des duels aériens
défensifs, DELFIM a été précieux par
son volume de jeu, son courage et son
expérience, tandis que Christian
GIMENEZ, sacrifié en pointe, a fait
preuve de vaillance mais en retenant
peu de ballons qui auraient soulagé
ses coéquipiers.
DOMINIQUE ROUSSEAU
L’autre réserve s’incline à Corte
SANS PLUSIEURS DE SES TITULAIRES habituels, la réserve de l’OM, qui évolue en CFA 2, s’est inclinée à Corte, samedi (0-1). Le groupe marseillais était le
suivant : Borel, Mendy, Camatte, Rodriguez, Benetia, Sabo, Lao, Barkallah, Uras
Sergio, Pichet, Baloojou, Mohammed, Baiyjema et Salvat. L’équipe de Gambardella a, elle, été éliminée, hier après-midi, en seizième de finale à Bastia (1-1, 5-6
aux t.a.b.).
PAGE 4
Les Marseillais se sont sentis très fiers de leurs minots mais sans excès. Ils seront fêtés
aujourd’hui à leur retour.
MARSEILLE –
de notre correspondante
« QUI SAUTE PAS n’est pas marseillais, llais ! »
Les supporters de l’OM ont entonné avec leurs
« minots », par télévision interposée, la chanson
des tribunes du Stade-Vélodrome. Sans débordements excessifs – leurs protégés n’ont tout de
même pas gagné la Coupe d’Europe –, mais avec
beaucoup de fierté. Car aujourd’hui, ils peuvent
bien le dire, ce n’est pas sans appréhension qu’ils
ont vu envoyer à Paris cette équipe de CFA 2 encadrée par cinq joueurs plus aguerris mais tout de
même habituellement abonnés au banc.
Les fans de l’OM n’avaient pourtant rien changé à
leurs habitudes, hier, en fin d’après-midi. Ils se
sont réunis chez les copains ou dans les bars de la
ville pour suivre ce qui devait être le match de
l’année sur le plan émotionnel. Les supporters qui
devaient, eux, se retrouver dans les travées du Parc
des Princes ont choisi, parfois, de se regrouper au
siège de leur section pour communier ensemble et
soutenir à distance les jeunes du centre de formation. Sans grand espoir au fond, mais tout de
même, « parce qu’en football, un hold-up est toujours possible ». Ils n’en ont pas eu besoin. « On a
vu des jeunes de qualité qui se sont battus avec
tout leur cœur, ils ont fait honneur au maillot bleu
et blanc, assure Christian, abonné dans la tribune
Ganay. Et puis Paris, peuchère, ils nous ont fait
pitié… »
À leur grande surprise, les supporters marseillais
n’ont jamais vraiment eu peur. Ils craignaient surtout qu’ils ne tiennent pas la distance physiquement. « Mais ils sont courageux, ces petits, affirme
Georges. Et puis ce Bocaly, quelle santé. » Cet
abonné d’Endoume (quartier du centre-ville de
Marseille) a juste un peu tremblé sur la dernière
frappe de Paolo Cesar, mais Civelli a dégagé
« d’un pointu de Mazargues » (un autre quartier
de Marseille), du meilleur effet. Les supporters ont
découvert avec les Parisiens que l’OM possédait
un réservoir de talent. Et c’est ce qui a aussi fait
plaisir à Jean Fernandez. L’entraîneur marseillais
qui n’avait pas pu regarder les matches de son
équipe pendant sa récente convalescence a cette
fois pu aller jusqu’au bout. Il a apprécié le spectacle chez lui avec sa femme. « Les jeunes ont fait
un match extraordinaire sur le plan défensif. Les
Parisiens ont joué sur nos points forts, le jeu aérien
notamment dans l’axe, mais nous sommes restés
bien en place. Les Parisiens n’ont jamais su mettre
du rythme et les joueurs ont fait ce qu’il fallait.
Nous sommes soulagés, nous restons ainsi sur une
bonne dynamique. »
Samir Nasri a aussi regardé le match en famille. Il
est moins surpris, lui, de la bonne prestation de ces
jeunes qu’il connaît bien. « Ils ont fait preuve de
beaucoup de solidarité et d’abnégation et nous
ramènent un très bon point de Paris. Ça n’hypothèque aucune de nos chances pour une qualification en Ligue des champions. Il faudra faire la fête
pour eux, jeudi soir, avec les supporters au StadeVélodrome pour la venue de Saint-Pétersbourg. »
Les supporters se sont déjà donné rendez-vous
aujourd’hui à la gare pour fêter leur retour. Dommage qu’ils ne soient pas totalement les héros du
jour. La mort d’un cygne sauvage, victime de la
grippe aviaire, dans les Bouches-du-Rhône, leur a
volé la une des journaux.
HÉLÈNE FOXONET
LUNDI 6 MARS 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
PARIS. –
José Anigo
et Pape Diouf,
tout sourire
(à gauche),
partagent la joie
de leurs jeunes
joueurs. En obtenant
le nul au Parc
des Princes,
les minots,
pour la plupart
pensionnaires
de CFA 2,
ont réalisé
un véritable exploit.
(Photo Pascal Rondeau)
Bleu
Gare de Lyon. Un impressionnant
cordon de CRS attend et escorte les
Marseillais jusqu’à leur car. Ils ne
sont pas chahutés. Ils rejoignent leur
hôtel, le Sofitel Sèvres, où les attend
Jaune
Rouge
Jaune
Carrasso : « Comme
si on avait gagné
un trophée »
Noir
Bleu
Noir
UN SEUL SUPPORTER marseillais
au départ, zéro grabuge en gare de
Lyon, un point levé inespéré à l’arrivée, en forme d’exploit, et une prime
spéciale de victoire pour l’œuvre du
Parc. L’inédite délégation marseillaise n’a pas fait le voyage pour rien à
Paris. « Les jeunes se sont défoncés,
ils sont allés au-delà de la fatigue »,
souligne leur entraîneur Albert
Emon. « On était vraiment venus
pour faire quelque chose, et même
pour essayer de faire un petit holdup », assura le défenseur Alain Cantareil, pur Marseillais, qui apprit qu’il
serait le capitaine d’un soir lors de la
causerie précédant l’arrivée au Parc,
hier après-midi. Au-delà de la fatigue. « On s’est levés à 6 heures du
matin, rappelait Cantareil à l’issue
du match. Et je pense qu’on va
prendre le temps avant de s’endormir. »
De la gare Marseille-Saint-Charles à
Paris gare de Lyon, le voyage en TGV
des Marseillais, qui se comptaient
35, fut paisible. Il dura tout de même
vingt-trois minutes de plus par rapport à l’horaire d’arrivée prévu
(11 h 50) en raison des conditions
météo neigeuses. Thomas, qui avait
rusé pour savoir le moment du
départ, a voulu souhaiter bon courage aux Marseillais quelques
minutes avant leur départ, à 8 h 31
précises. C’était le seul supporter
présent sur le quai aux abords de la
voiture no 13, entièrement réservée
au contingent bucco-rhodanien.
Arrivée à 7 h 50 sous la houlette de
José Anigo, Albert Emon et Guy
Cadazamont, le responsable de la
sécurité, la troupe marseillaise était
déjà installée dix minutes plus tard
en première classe, au premier étage
du modèle duplex. Le service d’ordre
de la délégation olympienne n’a pas
laissé entrer les encouragements de
Thomas dans le train. « Soit ils vont
tenir, soit ils vont prendre une tôle,
prédisait ce dernier en songeant au
match. En tout cas, je ne les vois pas
gagner. »
Le train file. Aucune interview de
joueur n’est autorisée. La sécurité,
très présente, n’empêche pas les
allées et venues des usagers dans la
voiture où sont entassés les joueurs.
Cantareil s’amuse de se découvrir à
la une de L’Équipe. On feuillette journaux et magazines, le défenseur
Alexis Pradié (19 ans) bouquine
L’assassin royal, on joue sur console
portable, on s’assoupit en écoutant
son baladeur MP 3 ou on regarde
Angel Eyes sur portable DVD. Emon,
sollicité sur l’ambiance du groupe :
« Rien de spécial à signaler, dit-il. Ce
match, c’est bien pour les jeunes. »
Dans quel état d’esprit se trouve Anigo en ce matin si particulier de PSGOM ? Le directeur sportif marseillais
est-il toujours sûr que l’OM a eu raison ? « À partir du moment où vous
êtes certain d’être du côté des justes,
vous êtes plus soulagés avec votre
conscience. Tout ça ne peut que renforcer l’unité marseillaise. On a voulu nous mettre à l’épreuve de force,
alors que nous souhaitions aller vers
un compromis. Ce n’est pas parce
que des énarques s’agitent qu’il faut
leur donner raison. »
5
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Noir
Jaune
Rouge
Rouge
Bleu
Rouge
Bleu
Jaune
Bleu
Jaune
PAGE 5
Noir
Noir
LUNDI 6 MARS 2006
6
FOOTBALL LIGUE 1 (28 journée)
e
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
TROYES - AUXERRE : 1-1
TROYES - AUXERRE : 1-1 (1-0)
Un nul, deux déçus
Temps frais. Pelouse désastreuse. 11 800 spectateurs. Arbitre : M. Piccirillo.
Paisley
5,5
Ib. FFaye
6,5
Le partage des points n’arrange ni l’AJA dans une optique européenne, ni l’ESTAC dans celle du maintien.
TROYES –
Heureusement pour les Bourguignons,
les Troyens ont parfois manqué
l’immanquable, Fabien Cool se chargeant brillamment du reste. « Nous
n’avons pas été assez réalistes dans les
deux surfaces, regrettera Benjamin
Nivet. Nous avons eu la balle de 2-0
mais nous aurions aussi pu perdre en
fin de match. C’est décevant car la
manière y était. » Notamment en première période. Sous l’impulsion de son
habile meneur, Troyes allait de l’avant.
Ba, qui n’avait pas cadré (4e), butait sur
Cool et sur le contre, Dallet plaçait une
tête lobée qui mourait sur la base du
poteau gauche auxerrois (12e). Sur un
corner de Nivet, Faye était trompé par
un faux rebond. Seul dans les six
mètres, le défenseur central, qui avait
voulu assurer de la tête, pouvait se la
prendre entre les mains (25e). D’autant
que lorsqu’il réussissait son entreprise,
Cool s’interposait (35e). Jusque-là,
Auxerre n’avait existé que sur deux
contres. Mais Le Crom avait tué les
ambitions d’Akalé (8e) et de Luyindula
(14e). Logiquement, Ba – seul sur la
droite à la réception d’un service parfait de Dallet – allait ouvrir la marque
(39e).
Faye, avait joué un rôle prépondérant
dans cette affaire et il ne sera pas loin
de récidiver lors d’une fin de rencontre
décousue. Décousue car Kahlenberg,
tout juste entré, avait brisé la monotonie en reproduisant une copie presque
conforme du but troyen (60e). Les
joueurs de Furlan pouvaient s’en vouloir. Juste avant, Cool avait repoussé
une tête smashée de Ba, servi sur
mesure par Nivet, et bondi pour
repousser la reprise de Dallet (57e). En
fin de match, le tatillon Hervé Piccirillo
ne validait pas le doublé de Kahlenberg (sur coup franc), Akalé ayant
semble-t-il gêné Boucansaud. Puis
Paisley dégageait un ballon brûlant
dans ses six mètres (89e). Pour Troyes,
la défaite aurait été cruelle. Pour
Auxerre, la victoire aurait été usurpée.
de notre envoyé spécial
LES LILLOIS ET LES BORDELAIS ont
vécu une fin de week-end agréable.
Comme les Strasbourgeois et les Messins. Les premiers se sont sans doute
frotté les mains en apprenant
qu’Auxerre n’avait pris qu’un point à
Troyes. Le nul des Aubois a renforcé les
chances de maintien des seconds. Cela
apparaît désormais comme une certitude, les joueurs de Furlan devront lutter jusqu’à la fin pour préserver leur
place en L 1. Ils ne comptent que cinq
longueurs d’avance sur Strasbourg et
Metz aura l’occasion mardi, lors de son
match en retard contre Nancy, de
recoller à trois unités. Avant de se
rendre à Saint-Symphorien, le 8 avril,
l’ESTAC va devoir engranger. Mais ses
prochains adversaires se nomment
Lens, Bordeaux, Rennes et Lyon…
Troyes peut
s’en vouloir
Sur ce qu’ils ont montré hier en fin
d’après-midi sur la calamiteuse
pelouse troyenne, il ne semble pas évident, en revanche, que les Auxerrois
puissent longtemps rester accrochés
aux basques des postulants à la Ligue
des champions. « Comme nous avons
l’ambition de rattraper Lille, nous
avons perdu deux points », calculait
Jean-Pascal Mignot après le match.
Quand ils reverront leur production, les
Auxerrois estimeront certainement
que c’est plutôt un bon point qu’ils
sont allés chercher dans l’Aube. Passifs
pendant une heure, ils ont égalisé au
moment où Troyes semblait tout près
du break. « Nous avons eu du mal à
cerner le jeu de nos adversaires, expliquera Benoît Cheyrou après coup. On a
mieux développé notre jeu après la
pause. Mais si nous voulons figurer
parmi les trois ou quatre premiers, il
faudra être plus consistants. Il faut
qu’on se réveille, qu’on entre mieux
dans le match. »
TROYES. – Benoît Cheyrou (à gauche) a fait de son mieux hier soir, mais c’est Benjamin Nivet
qui a paru le plus à son aise sur un gazon en piètre état.
(Photo Alain Julien/AFP)
RAPHAËL RAYMOND
SAINT-ÉTIENNE - NANTES : 1-0
Et puis, dans le temps additionnel,
sur le côté gauche, Piquionne s’est
arraché une dernière fois, a accéléré
et provoqué la fameuse erreur évoquée par Delhommeau. Le centre en
retrait de l’avant-centre stéphanois
arrive dans les pieds de Mazure, bien
placé aux 8 mètres face au but. Il
contrôle du plat du pied droit puis
parvient à marquer malgré la tête de
Signorino, auteur d’un plongeon
désespéré sur sa ligne.
SAINT-ÉTIENNE –
de notre envoyé spécial
SAINT-ÉTIENNE
JANOT (5,5) : peu de travail, mais
bien fait.
L. PERRIN (6,5) : il a arpenté son
couloir droit avec générosité. Solide
défensivement.
PERQUIS (5) : ses interventions et
dégagements n’ont pas semblé toujours maîtrisés.
Z. CAMARA (6) : il a apporté beaucoup d’assurance en couverture par
sa puissance et son placement.
ILUNGA (6,5) : très disponible à
gauche, il a offert de fréquentes solutions. Comme Perrin, il n’avait pas
vraiment d’adversaire dans sa zone
face au 4-3-1-2 nantais.
P. FEINDOUNO (5,5) : quelques
gestes subtils, mais un engagement
toujours intermittent.
SABLÉ (6) : il a beaucoup pesé pendant une heure, avant de baisser un
peu le pied, comme tout le milieu sté-
phanois.
ZOKORA (6) : il a retrouvé ses
jambes et son influence, même si lui
aussi a fini moins bien.
HELLEBUYCK (6) : de bons relais
techniques, des accélérations. A
souvent donné le bon tempo.
POSTIGA (5) : on ne l’a presque pas
vu dans le jeu, et il a tiré trois fois sur
les poteaux ! Mais il a le droit de
jouer avec Piquionne… Remplacé
par MAZURE (79e) qui a marqué.
PIQUIONNE (7) : généreux, il a
beaucoup bougé, s’est heurté à Landreau, et a fini par offrir une passe
décisive qui change tout.
NANTES
LANDREAU (7,5) : un match
énorme pendant une heure. N’a pas
été puni de deux ballons relâchés : un
but refusé et un poteau. Sauvé trois
fois par ses poteaux, il a sauvé son
équipe par une demi-douzaine
d’arrêts décisifs.
SAVINAUD (5,5) : entreprenant
pour commencer, défenseur sérieux
tout le reste du match.
DELHOMMEAU (4) : sobre pendant 89 minutes, fatal la minute suivante.
GUILLON (5,5) : assez calme et
solide face aux vagues vertes.
SIGNORINO (5) : trop dominé pour
contre-attaquer comme il aime à le
faire.
FAÉ (5) : il a touché beaucoup de
ballons, a beaucoup couru, mais
sans une grosse influence offensive.
CA (4,5) : actif, mais ralentit souvent
les montées de balle.
TOULALAN (5,5) : son influence est
moindre quand il est ainsi décalé à
gauche. Travailleur et juste.
DIMITRIJEVIC (4) : très, très neutre
dans son rôle de meneur axial.
GLOMBARD (4,5) : une ou deux
accélérations, rien de plus.
M. DIALLO (4,5) : il n’a pas eu de
ballons intéressants pour se montrer.
VINCENT DULUC
CLAUDE CHEVALLY
Temps froid. Pelouse en mauvais état. 21163 spectateurs environ. Arbitre : M. Auriac.
Perquis
qu
5
JJaanot
anot
5,5
Hellebuyck
6
Sablé
cap., 6
Postiga
5
Z. Camara
6
Zokora
6
Piquionne s’arrache
Quant aux Nantais, qui n’auront pas
mal joué mais sans avoir finalement
jamais inquiété Janot, ils sont rentrés
aux vestiaires tête basse, à l’image
de Delhomeau. Les voilà désormais à
cinq points de leurs vainqueurs du
jour….
SAINT-ÉTIENNE - NANTES : 1-0 (0-0)
Ilunga
6,5
L. Perrin
6,5
Piquionne
7
P. Feindouno
5,5
Savinaud
5,5
M. Diallo
4,5
Faé
5
Glombard
4,5
Dimitrijevic
4
Remplacements. - 79e : Postiga par
MAZURE ; 90e+ 1 : Feindouno par M. DABO.
Non utilisés : Viviani (g.), F. Diawara, B.
Gomis.
Entraîneur : É. Baup.
Remplacements. – 60e : Grichting par KAHLENBERG ; 69e : Pieroni par POYET ; 75e :
Jaurès par MARTIN.
Non utilisés : Hamel (g.), Kalabane.
Entraîneur : J. Santini
LES BUTS
1-0 : G. BA (39e, passe de Dallet). – Dallet élimine grichting dans l’axe et ouvre côté droit pour
G. Ba. Celui-ci entre dans la surface et marque d’une frappe en force du droit.
1-1 : KAHLENBERG (60e, passe de Pieroni). – Au point de penalty, Pieroni dévie de la tête un
centre de Luyindula venu de la gauche. Kahlenberg côté droit trompe Le Crom d’une frappe du
plat du pied droit.
LES CARTONS
5 AVERTISSEMENTS. – Troyes : Dallet (42e, accrochage sur Violeau), Nivet (65e, charge sur
Mathis), Boucansaud (86e, contestation) ; Auxerre : Pieroni (30e, simulation), Mathis (90e, charge
sur Dallet).
Nivet, c’est exquis
TROYES
LE CROM (6) : a souvent cherché à
assurer ses prises de balle. Il ne peut
rien sur le but auxerrois.
MONTERO (4,5) : souvent trop haut,
il a laissé des boulevards à Akalé. Plus
rigoureux après la pause.
BOUCANSAUD (6) : toujours bien
placé, il a colmaté les brèches.
Ib. FAYE (6,5) : il était partout. Intraitable derrière, il aurait pu marquer
trois fois.
PAISLEY (5,5) : assez prudent, il sut
jouer juste. Un sauvetage décisif en fin
de match.
MATUIDI (6) : un abattage énorme
devant sa défense.
TOURENNE (5) : comme il n’avait pas
forcément les jambes, il s’est appliqué
à faire courir le ballon.
AMZINE (5) : assez imprécis, il eut du
mal à exister dans un rôle qui nécessite
un minimum de vivacité.
NIVET (7) : c’est sans doute celui qui
sut le mieux surnager dans les marécages. Tous ses choix furent judicieux
et sa technique, exquise, ne l’a jamais
trahi.
DALLET (6) : toujours aussi vif, il a
ennuyé Grichting toute la soirée. Il
aurait dû aussi faire le break (57e).
G. BA (6) : sa puissance a enfin servi. Il
a pesé et a marqué, en force.
AUXERRE
COOL (7,5) : si Auxerre a pu revenir,
c’est surtout parce que son gardien lui
a sauvé la mise à plusieurs reprises.
RADET (5) : il n’a pas eu de mal à bloquer son couloir et n’a pas cherché à
s’aventurer très haut.
GRICHTING (4) : il a connu les pires
difficultés face à Dallet. KAHLENBERG, son remplaçant, a marqué sur
son premier ballon. Son entrée a ranimé une AJA amorphe.
MIGNOT (5,5) : très (trop ?) combatif, il
a vécu une sortie du terrain très difficile.
JAURÈS (4,5) : une prestation terne. Il
a laissé sa place à MARTIN (75e).
MATHIS (4,5) : bagarreur, il n’a pas
enclenché le moindre débordement.
VIOLEAU (4) : un match neutre. Son
manque de vitesse fut parfois flagrant.
Be. CHEYROU (5,5) : il a tenté
d’éclairer le jeu auxerrois et n’a pas
semblé très heureux de terminer le
match en défense centrale.
AKALÉ (6) : a joué par à-coup mais ses
raids sur la gauche ont toujours été
dangereux.
PIERONI (5,5) : pivot précieux, il est
l’auteur de la déviation décisive.
LUYINDULA (5) : discret, il fut quand
même à l’origine de l’égalisation. – R.
R.
TROPHÉE UNFP-CANAL + « L’ÉQUIPE » DU JOUEUR DU MOIS
Ca
4,5
Toulalan
5,5
Comme chaque mois, nous vous
invitons à élire le meilleur joueur
de L 1. Les prétendants sont
désignés par un collège de l’Union
nationale des footballeurs
professionnels, de Canal + et de
la rédaction de L’Équipe. Trois
attaquants sortent du lot cette
fois-ci : le Marocain de Bordeaux
Marouane Chamakh, le Sénégalais
de l’AC Ajaccio Moussa N’Diaye et
le Nigérian de Rennes John Utaka.
Les internautes fréquentant le site
de l’UNFP, les téléspectateurs de
Canal + et les lecteurs de L’Équipe
désigneront le vainqueur.
Delhommea
o
au
4
Landrreau
Landre
rea
eu
cap., 77,55
Guillon
5,5
Marouane
CHAMAKH
AVEC SIX BUTS à son actif Marouane Chamakh, vingt-deux ans,
est le meilleur buteur bordelais de la saison en cours. La chronologie des buts inscrits par l’international marocain retrace fidèlement la courbe de performance d’un attaquant très doué mais au
rendement intermittent. Entre la 2e et la 8e journée, Chamakh a
frappé à trois reprises. Puis il s’est plongé de lui-même dans un
long coma avant de refaire surface à la mi-février. En une
semaine, Chamakh a marqué autant de buts que lors des six mois
derniers mois. Il a ouvert le score à Ajaccio, le 18 février (2-0, 27e j.)
puis réussi un doublé, de la tête, face à Metz, sept jours plus tard
(3-3, 28ej.). Des états d’âme trop voyants après un transfert raté à
Lyon puis l’élimination du Maroc de la phase finale de la Coupe du
monde l’avaient fragilisé et propulsé au rang de doublure (il a été
15 fois titulaire seulement). « Il est revenu de la CAN plein
d’enthousiasme et d’envie » se réjouit Ricardo, l’entraîneur bordelais. « Je mûris et j’apprends », assure Chamakh. Même si
d’autres écarts témoignent encore de son immaturité. Face à
Metz, il a été expulsé pour avoir donné un coup de pied dans les
tibias de Bassong. – E. C.
Moussa
John
N’Diaye
y
Signorino
5
Remplacements. - 66e : Glombard par
BAMOGO.
Non utilisés : Heurtebis (g.), Leray, Pierre,
Da Rocha.
Entraîneur : S. Le Dizet.
LE BUT
1-0 : MAZURE (90e+ 1, passe de Piquionne). - Piquionne récupère un ballon mal contrôlé par
Delhommeau côté gauche. Il centre en retrait pour Mazure qui, dans l’axe, contrôle et frappe du
droit. Signorino tente de repousser le ballon de la tête mais ne peut que le dévier dans le but.
LE CARTON
1 AVERTISSEMENT. - Nantes : M. Diallo (74e, tacle par derrière sur Feindouno).
ILS ONT DIT
Elie BAUP (entraîneur de Saint-Étienne) : « Tout le monde attendait cette victoire à domicile, on en avait bien besoin. Elle me paraît en tout cas méritée, même
si elle s’est dessinée sur le tard… Il s’agit maintenant de continuer à jouer de la
sorte. Et ensuite, il conviendra d’analyser la sale période que l’on a traversée. Il y
aura sûrement des choses à dire, mais en attendant, avec deux victoires d’affilée,
on peut penser qu’on est de nouveau sur la bonne voie. »
Serge LE DIZET (entraîneur de Nantes) : « La déception finale a été à la hauteur de l’engagement et des efforts consentis durant tout le match. Le nul n’aurait
pas été immérité, d’autant qu’en première mi-temps, on aurait pu mieux profiter
de quelques situations favorables. On a surtout eu du mal dans le domaine aérien.
Cela étant, il y a du mieux par rapport à notre dernière sortie. » C.C.
ABSENT DES DEUX DERNIÈRES Coupes d’Afrique des
nations (2004 et 2006), Moussa N’Diaye a réussi son retour
avec le Sénégal, mercredi 28 février, en ouvrant le score
contre la Norvège (2-1), en amical, à Dakar. Le milieu offensif
droit de l’AC Ajaccio, qui avait participé à la grande aventure
de son pays en 2002 – finaliste de la CAN et quart-finaliste
de la Coupe du monde –, a ainsi confirmé en équipe nationale qu’il avait retrouvé la confiance. Sa carrière était en
perte de vitesse à Istres (L 2), lorsqu’il fut prêté à Ajaccio lors
du dernier mercato. Après un court temps d’adaptation,
le déclic intervint contre Marseille le 21 janvier (3-1), avec
une passe décisive et un but de la tête.
Surtout, le Sénégalais a redonné un véritable espoir de maintien au club corse en inscrivant le but de la victoire à domicile
contre Auxerre (1-0) le 4 février, à dix minutes de la fin d’une
frappe du droit, puis en réalisant un doublé capital à Strasbourg (2-2, un autre tir du droit, en lucarne, et une percée en
solitaire habilement conclue), le 11 février. Il n’a ensuite pas
réussi à déstabiliser Bordeaux (0-2) et a été le seul à mettre
en danger Lens (0-1).
« Je fais tout en mémoire de mon père », Omar, récemment
décédé, explique N’Diaye. Doté d’une impressionnante
frappe de balle et d’une puissance hors du commun, Moussa
est peut-être en train de puiser dans cette épreuve la force de
trouver ce qui lui a souvent fait défaut jusqu’ici : la régularité
au plus haut niveau. – L. Ha.
UTAKA
PARTI À LA COUPE d’Afrique des Nations, John Utaka n’a
disputé que deux matches de L 1 en février. Un peu juste, en
temps normal, pour figurer parmi les trois meilleurs joueurs
du mois. Sauf que l’attaquant breton, superbe buteur à
Nantes (2-0) avant son départ en Égypte, a fait rimer ces cent
quatre-vingt minutes avec exceptionnel. Le 18, il effectue
son retour dans une équipe ébranlée par cinq défaites consécutives, alanguie par son manque d’efficacité offensive.
Contre Lens, Rennes se réveille dans un sursaut nommé Utaka et l’emporte 4-1. Le Nigérian, recentré en l’absence de
Frei, joue les détonateurs et réussit un triplé plein de sang
froid, bénéficiant des services al dente de Källström (2) et
Monterrubio. Le 25, Rennes visite l’OL à Gerland. Et propose
une incroyable rebelote : un deuxième 4-1 et un nouveau
triplé de « Super U ». Utaka fait valser Cris et Müller, catapulte une tête sur corner, imite, sous les yeux de Gérard
Houllier, le Kostadinov des mauvais soirs sur un bijou de
frappe excentrée et clôt le festival de Lyon d’un plat du pied
imparable. Un exploit qu’il commente, modeste : « Je ressens une grande joie mais c’est surtout une réussite collective. Depuis le début de la saison, je n’avais pas marqué
beaucoup de buts mais je n’ai jamais perdu confiance. Dans
les moments difficiles, il faut rester courageux, ne jamais
baisser la tête. Je remercie mes coéquipiers qui m’ont toujours soutenu. » Ils n’ont pas eu tort. – J.-D. C.
TROPHÉE UNFP-CANAL + L’ÉQUIPE DU JOUEUR DU MOIS DE LIGUE 1
VOTEZ AVANT LE 9 MARS, MINUIT
1
2
3
CHAMAKH
N'DIAYE
UTAKA
Sur
(Bordeaux)
(Ajaccio)
(Rennes)
ou sur
PAGE 6
Par SMS en tapant J au 61044.
,
0,35 € TTC hors coût de un SMS.
UNFP.ORG
LUNDI 6 MARS 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Les deux kops hostiles
au diffuseur
et à la LFP
Les deux kops de Geoffroy-Guichard
peuvent scander le nom de l’exCaennais en oubliant leurs slogans à
l’encontre du diffuseur ou de la LFP,
coupable à leurs yeux d’avoir trop
tardivement déplacé la rencontre en
nocturne, en remplacement de PSG OM. Ce but-là, en effet, vaut cher. Le
salaire de la sueur en quelque sorte.
Remplacements. – 66e : Tourenne par ENZA
YAMISSI ; 76e : G. Ba par JAZIRI.
Non utilisés : Westberg (g.), Ib. Bangoura,
Dujeux.
Entraîneur : J.-M. Furlan.
Bleu
Rouge
de jouer », soulignait l’entraîneur
stéphanois à la sortie.
Baup a-t-il désespéré de voir son
équipe trouver l’ouverture ? « On
pouvait se le demander à l’approche
de la 90e minute », reconnaît le
coach forézien.
r
g
Violeau Grichting
G. Ba Luyindula
4
cap., 4
6
5
Le Crom
Matuidi
Nivet
Coool
Pieroni
6
6
7
7,5
7,
,5
5,5
Boucansaud
Dallet
Be. Cheyrou Mignot
6
6
5,5
5,5
Tourenne
cap., 5
Montero
Akalé
Jaurès
4,5
6
4,5
Jaune
Bleu
Jaune
« C’ÉTAIT L’ERREUR à ne pas
faire. Je l’ai faite, hélas… » Complètement dépité, le Nantais Pascal Delhommeau ne s’est pas caché derrière
son petit doigt un quart d’heure à
peine après que Saint-Etienne eut
enfin renoué avec la victoire à Geoffroy-Guichard, un succès qui fuyait
les « Verts » depuis le 23 octobre.
Une victoire (1-0) arrachée dans le
temps additionnel par Sébastien
Mazure, entré douze minutes plus
tôt à la place du malheureux Postiga,
qui, lui, aura trouvé le moyen de
frapper trois fois sur le poteau entre
la 45e et la 56e minute, avant que
Landreau ne détourne l’une de ses
dernières frappes (58e).
Autant dire que les Stéphanois n’ont
pas ménagé leur peine pour rempor-
ter leur deuxième victoire consécutive et atteindre cette barre des 40
points garantissant pratiquement le
maintien. Tous bien comptés, entre
les arrêts d’un impeccable Landreau,
les poteaux, les sauvetages sur la
ligne de Fae ou Ca (45e), et un soupçon de maladresse de la part des artificiers stéphanois, Saint-Étienne se
sera offert une bonne dizaine d’occasions franches hier soir. Preuve au
passage que Sablé et les siens ont
produit du jeu pour signer « un de
leurs meilleurs matches de la saison
à domicile », dixit Elie Baup à la fois
satisfait par le résultat et par la
manière.
« Il faut dire que pour bien jouer, il
faut être deux. Et si, parfois, nous
avons en face de nous des démolisseurs, ce n’était pas le cas avec
Nantes, qui avait également décidé
Amzine
5
Noir
Noir
L’attaquant stéphanois a trouvé l’ouverture dans le temps additionnel,
Delhommeau ayant été poussé à la faute.
de notre envoyé spécial
Jean-Marc FURLAN (entraîneur
de Troyes) : « Ce résultat nul constitue
pour nous une déception. Je suis déçu
pour les joueurs qui, ce soir encore, ont
montré qu’ils avaient des qualités et
livré un bon match. Il leur a manqué un
peu de confiance pour remporter une
rencontre de ce type. Il y a beaucoup de
points positifs, mais le plus positif pour
nous aurait été de prendre trois points
ce soir. »
Jacques SANTINI (entraîneur
d’Auxerre) : « Ce match nul ne
contente personne, car les deux
équipes, pour des raisons opposées,
avaient besoin d’une victoire. Nous
avons manqué de percussion et
d’agressivité devant le but en première
mi-temps. Je ne comprends toujours
pas pourquoi l’arbitre nous a refusé le
deuxième but. »
Radet
5
Un buteur pour février
Mazure libère les Verts
SAINT-ÉTIENNE –
ILS ONT DIT
Mathis
4,5
7
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL LIGUE DES CHAMPIONS (huitièmes de finale retour) – LYON - PSV EINDHOVEN (mercredi)
Lyon a chassé les nuages
Avant son match retour contre Eindhoven mercredi à Gerland, l’OL s’est remis dans le sens de la marche en L 1.
LYON –
de notre envoyé spécial
permanent
LES LYONNAIS ont joliment entamé, samedi soir à Ajaccio (3-1), leur
deuxième année d’invincibilité à
l’extérieur, toutes compétitions
confondues, sans souffrir des
absences de Caçapa, Réveillère,
Monsoreau, Tiago, Carew, Diarra,
Ben Arfa, auxquelles est venu
s’ajouter, en cours de rencontre, le
nouveau pépin de Berthod (lire cicontre).
Après sa lourde défaite devant
Rennes (1-4) à Gerland, Lyon avait
vu se rapprocher Bordeaux à six
points, alors que les Girondins en
comptaient quatorze de retard
début janvier.
Vue du côté lyonnais, la 29e journée
a donc permis de remettre les pendules à l’heure. D’abord au niveau
des matches à jouer, puisque le leader et son dauphin comptent désormais chacun un match en retard à
jouer à l’extérieur (à Monaco pour
l’OL, à Sochaux pour les Girondins).
L’occasion a du coup été saisie par
les champions en titre de renvoyer
Bordeaux à neuf longueurs, alors
que les troupes de Houllier et de
Ricardo ont encore 10 matches à
disputer, soit 30 points maximum
à récolter. « Comme nous en comptons 62 aujourd’hui et qu’il nous
semble qu’en portant le record à
80 points avec 38 journées et la victoire à 3 points, le titre aura trouvé
preneur, on peut donc penser qu’en
en prenant 18 en 10 matches, ça
devrait le faire », a estimé Gérard
Houllier hier matin. Auquel il n’a pas
échappé que pour en compter 83,
Bordeaux devrait remporter ses dix
derniers matches.
L 1 - C 1,
un enchaînement
qui fonctionne
Si Lyon voulait se rassurer, le
voyage à Ajaccio aura été particulièrement bénéfique à tous points
de vue : « Parce que, note Houllier,
cette victoire intervient à la fois
après la déroute contre Rennes et
juste avant le huitième retour
contre PSV. » Cette saison d’ailleurs, Lyon reste une série réjouissante : le quadruple champion de
France a toujours gagné son dernier
match domestique avant de passer
à la Ligue des champions, sans
aucune défaite pour l’instant dans
cette compétition. « En plus, on a
pu vérifier pour la énième fois que
l’effectif élargi n’est pas un luxe,
l’avantage étant que, moralement,
ce groupe est vraiment costaud
pour avoir encore su surmonter les
problèmes de santé de Diarra et
Berthod, alors qu’il nous manquait
déjà une demi-douzaine de joueurs
à Ajaccio », clame Houllier sans se
préoccuper des suspensions guettant Diarra, Tiago et Juninho, tous
trois sous le coup de deux avertissements chacun. « Peut-être que
cette fois, ce seront les milieux du
PSV qui auront droit à un carton
jaune ? », suggère-t-il même, tout
en devinant que, une fois encore,
« ce sera un combat à la fois physique et tactique » face aux champions des Pays-Bas.
AJACCIO. – Déjà
vainqueurs à Ajaccio
en Coupe de France
(2-1 a.p.), les Lyonnais
ont signé leur
neuvième succès
à l’extérieur en L 1,
samedi (3-1).
(Photo Stéphane Mantey)
L’avantage, c’est que mercredi soir,
Lyon pourra se contenter d’un
match nul à la maison après sa victoire de l’aller (1-0). Autant dire
donc que, psychologiquement,
l’affaire pourrait se présenter beaucoup plus mal pour les Lyonnais, qui
ont statistiquement 91 % de
chances de qualification au vu de
leur précieuse victoire de l’aller,
mais aussi, dixit Coupet, « la grosse
satisfaction d’avoir remporté une
très belle victoire d’équipe à Ajaccio
en ayant de nouveau cette volonté
d’être très compact ». Recette lyonnaise qui a fait ses preuves.
CLAUDE CHEVALLY
Berthod out,
doutes pour Carew
Image Canal +
PAGE 7
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
gauche, Michael Lamey, est plus
incertain. Remplacé à la 52e minute,
il souffre d’un problème musculaire
derrière la cuisse. Le staff médical du
PSV en saura davantage ce matin,
lors de la reprise de l’entraînement.
Enfin, le forfait d’André Ooijer, touché au pied, est acquis. Les joueurs
du PSV s’envoleront demain matin
pour Lyon. – D. D.
L’équipe probable : Gomes – Reiziger, Alex, Addo, Lamey ou Ball –
Culina, Simons, Cocu – Farfan, Vennegoor of Hesselink, A. Koné.
Bleu
(*) Suspendu mercredi contre le PSV
mais sans doute apte samedi contre
Metz car son épaule va mieux.
APRÈS LEUR VICTOIRE samedi sur
Heerenveen (4-1), les joueurs du PSV
ont eu droit à une journée de repos
hier. L’entraîneur néerlandais Guus
Hiddink s’est montré rassurant sur la
blessure de Michael Reiziger, le latéral droit sorti après six minutes de jeu
à la suite d’une blessure à la main.
Ses dirigeants craignaient une fracture. C’est en définitive moins grave,
et le défenseur international devrait
pouvoir tenir sa place face à Lyon,
mercredi.
En revanche, son homologue côté
Jaune
Rouge
Jaune
LUNDI 6 MARS 2006
Resté sur le banc à Ajaccio à cause
d’une douleur au dos ressentie lors de
l’échauffement, Diarra devrait être opérationnel mercredi. Victime d’une
contracture au mollet avant le déplacement en Corse, John Carew passera un
scanner demain pour savoir s’il peut
être intégré au groupe qui cherchera
face au PSV Eindhoven la troisième qualification de suite de Lyon pour les
quarts de finale de la Ligue des champions. – C. C.
Reiziger rassuré,
Lamey incertain
Noir
Bleu
Noir
C’est un coup franc de plus de 40 mètres qu’a inscrit Juninho samedi soir à Ajaccio. Le cercle
d’un rayon de 9,15 m, qui part du rond central, en fait foi.
À Ajaccio, celui-ci est situé à 52,5 mètres du but (le terrain fait 105 mètres) :
52,5 – 9,15 = 43,35 mètres. Si l’on retire les 2 mètres (environ) qui séparent le Brésilien de l’OL
du cercle, on arrive aux alentours des 41 mètres. Malgré cela, Porato n’a rien vu venir.
HIER MATIN, pendant que Monsoreau
trottinait avec la perspective de
reprendre le travail collectif d’ici à une
quinzaine de jours, seuls cinq joueurs de
l’effectif professionnel se sont (légèrement) entraînés avec Patrice Bergues :
Vercoutre, Govou (*), Diatta, Tiago
(cheville guérie) et Réveillère, pour
lequel il s’agissait de retrouvailles avec
le ballon. Les autres se sont consacrés à
la récupération et aux soins, pendant
que Berthod, victime d’un problème
musculaire à la cuisse pour la cinquième
fois, subira un scanner ce matin pour
connaître la nature exacte de cette blessure, qui devrait l’arrêter un mois.
PSV EINDHOVEN
SISSOKO ESPÈRE REJOUER EN
MAI. – Le milieu de terrain
international franco-malien de
Liverpool, Mohamed Sissoko, blessé
à un œil contre le Benfica Lisbonne
(0-1), le 21 février en huitième de
finale aller de la Ligue des
champions, espère rejouer avant la
fin de la saison. Le premier bilan
avait laissé craindre que la saison de
Sissoko, vingt et un ans, ne soit
terminée et que sa vue soit à terme
affectée. Mais la blessure ne serait
finalement pas aussi grave
qu’initialement redouté. « Je me suis
promis de rejouer avant la fin mai.
Peut-être ferai-je mon retour pour la
finale de la Coupe d’Angleterre ou
celle de la Ligue des champions, a
déclaré le joueur. C’était le moment
le plus effrayant de ma vie. Le
médecin à Lisbonne m’a dit qu’il y
avait un risque sérieux que je perde
une partie de ma vue dans l’œil
droit. Soudain, je me suis demandé :
est-ce la fin de ma carrière ? »
SAMPDORIA-JUVENTUS : ONZE
BLESSÉS APRÈS LE MATCH. – Onze
personnes, dont huit policiers, ont
été blessées dans des heurts entre
supporters, samedi soir, à Gênes,
après la rencontre entre la
Sampdoria et la Juventus (0-1). La
police a dû intervenir pour séparer
les tifosi et ramener le calme autour
du stade et dans les ruelles du
quartier proche de la gare Brignole.
Une dizaine de personnes,
responsables des incidents, ont été
arrêtées.
AUSTRALIE : HIDDINK NE
DEVRAIT PAS RESTER APRÈS LA
COUPE DU MONDE. – Le
sélectionneur néerlandais de
l’Australie, Guus Hiddink, également
entraîneur du PSV Eindhoven, ne
devrait pas rester en poste après le
Mondial. Hiddink est devenu un
héros en qualifiant l’Australie pour
sa deuxième Coupe du monde après
celle de 1974. Le Néerlandais serait
en contact avec l’Angleterre et la
Russie pour le poste de
sélectionneur.
8
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL
LIGUE 2 (28e journée)
NATIONAL (26e journée)
LORIENT - CAEN
AUJOURD’HUI, 20 H 30, STADE DU MOUSTOIR (Eurosport)
LORIENT : Audard (cap.) – Boutruche, Genton, Coué, Morel – Ziani, Moullec, Guel,
Danic – Bourhani, Audel. Remplaçants : Salin (g.), Marveaux, Recorbet, Pedron,
N’Guema. Entraîneur : C. Gourcuff.
CAEN : Planté – Hengbart, Thiam, Sorbon, Seube – R. Zubar (cap.), Deroin, Gouffran,
Lemaître – Samson, Valero. Remplaçants : Branger (g.), S. Zubar, Florentin, Matic,
Toudic. Entraîneur : F. Dumas.
Arbitre : M. Garibian.
VENDREDI
SEDAN
BASTIA
1-1
Noro (84e)
André (70e)
VALENCIENNES
CRÉTEIL
1-1
Dufresne (50e)
Sessegnon (5e)
DIJON
GRENOBLE
0-0
GUINGAMP
MONTPELLIER
1-0
Suarez (75e)
SÈTE
LE HAVRE
0-3
Lesage (50e)
Hoarau (61e)
K. Traoré (87e)
LAVAL
GUEUGNON
1-1
Yebda (9e)
Tsoumou (49e)
ISTRES
CHÂTEAUROUX
2-1
Bochu (20e)
Viale (69e s.p.)
T. Bertin (56e s.p.)
REIMS
Barbier
BREST
1-0
(38e)
SAMEDI
CLERMONT
AMIENS
2-0
Tabet (53e)
Fouret (74e)
AUJOURD'HUI
20 H 30
LORIENT
CAEN
(Eurosport)
1. Sedan
2. Bastia
3. Valenciennes
4. Lorient
5. Dijon
6. Créteil
7. Le Havre
8. Montpellier
9. Caen
10. Gueugnon
11. Grenoble
12. Reims
13. Guingamp
14. Istres
15. Châteauroux
16. Amiens
17. Brest
18. Clermont
19. Laval
20. Sète
Pts J.
— —
50 28
47 27
47 28
45 27
43 28
42 28
39 28
39 28
38 27
37 28
36 28
34 27
33 28
33 28
32 28
31 28
31 28
31 28
27 28
17 28
G. N. P. p.
— — — —
13 11 4 38
13 8 6 38
12 11 5 35
12 9 6 32
11 10 7 31
10 12 6 36
9 12 7 35
10 9 9 26
9 11 7 32
8 13 7 19
9 9 10 26
7 13 7 22
7 12 9 20
8 9 11 26
7 11 10 33
6 13 9 25
7 10 11 25
8 7 13 25
7 6 15 24
3 8 17 22
c.
—
24
22
23
19
24
21
30
28
26
26
30
18
21
37
36
29
31
42
39
44
Diff.
—
+14
+16
+12
+13
+7
+15
+5
-2
+6
-7
-4
+4
-1
-11
-3
-4
-6
-17
-15
-22
MATCH EN RETARD (24e journée). –
Demain, 20 heures : Reims - Bastia.
PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi
10 mars, 20 h 30 : Bastia - Sète, Brest Laval, Caen - Dijon, Grenoble - Clermont,
Gueugnon - Istres, Le Havre - Guingamp,
Montpellier - Sedan ; 20 h 35 : Châteauroux Lorient (Eurosport) ; dimanche 12 mars,
15 h 15 : Créteil - Reims (Eurosport) ; lundi
13 mars, 20 h 30 : Amiens - Valenciennes
(Eurosport).
CFA (22e journée)
GROUPE A
HIER
AuxerreB - Metz B .............................. 0-0
Lille B - Calais ..................................... 1-1
Lesquin- Dunkerque........................... 0-0
LensB - Feignies ................................. 1-0
Classement : 1. Auxerre B, 59 pts ; 2.
Dunkerque,57 ; 3. Beauvais, 56 ; 4. Nancy
B, 53 ; 5. Mulhouse, 52 ; 6. Compiègne,
51 ; 7. Lesquin, 50 ; 8. Lens B, 50 ; 9. Strasbourg B, 49 ; 10. Épinal, 49 ; 11. Lille B,
48 ; 12. Roye, 48 ; 13. Metz B, 48 ; 14.
Calais, 45 ; 15. Feignies, 36 ; 16. VaubanStrasbourg, 33 ; 17. Schiltigheim, 33 ; 18.
Wasquehal, 29.
GROUPE B
HIER
Monaco B - Bourg-Péronnas .............. 3-0
MontpellierB - Agde........................... 0-0
Classement : 1. Saint-Priest, 61 pts ; 2.
Martigues, 61 ; 3. Le Pontet, 59 ; 4. Cassis-Carnoux, 57 ; 5. Lyon B, 55 ; 6. Nice B,
54 ; 7. Agde, 50 ; 8. Jura-Sud, 49 ; 9. Fréjus, 48 ; 10. Montpellier B, 47 ; 11. Monaco B, 43 ; 12. Besançon, 43 ; 13. Lyon-laDuchère, 42 ; 14. Bourg-Péronnas, 41 ;
15. Gap, 41 ; 16. Endoume, 41 ; 17.
Racing CF 92, 33 ; 18. Sochaux B, 32.
GROUPE C
HIER
Saint-ÉtienneB - Brive ........................ 1-1
ToulouseB - Balma ............................. 6-0
Classement : 1. Yzeure, 65 pts ; 2.
Rodez, 61 ; 3. Toulouse B, 61 ; 4. Le Mans
B, 59 ; 5. Nantes B, 57 ; 6. Albi, 55 ; 7.
Orléans, 52 ; 8. Aurillac, 50 ; 9. Luzenac,
49 ; 10. Saint-ÉtienneB, 48 ; 11. Bordeaux
B, 46 ; 12. Montluçon, 46 ; 13. Brive, 44 ;
14. Balma, 44 ; 15. Anglet, 43 ; 16. Andrézieux, 42 ; 17. Poitiers, 39 ; 18. Blois, 38.
CFA 2 (20e journée)
GROUPE D
GROUPE H
HIER
HIER
GFCO AjaccioB - Montélimar ............. 1-1
NîmesB - AC AjaccioB ........................ 1-0
Classement : 1. Arles, 55 pts ; 2. Clermont B, 54 ; 3. Grenoble B, 53 ; 4. SaintGeorges-Les Ancizes, 51 ; 5. Nîmes B, 51 ;
6. AC Ajaccio B, 49 ; 7. Gueugnon B, 48 ;
8. Bastia B, 47 ; 9. AS Minguettes, 46 ; 10.
Échirolles, 44 ; 11. GFCO Ajaccio B, 38 ;
12. Bagnols, 37 ; 13. Cournon, 36 ; 14.
Mâcon, 36 ; 15. Montélimar, 36 ; 16.
Rhône-Vallées, 35.
Vannes B - MondevilleB ..................... 0-1
Classement : 1. Concarneau, 58 pts ; 2.
Lorient B, 54 ; 3. Caen B, 54 ; 4. Alençon,
50 ; 5. Plabennec, 48 ; 6. Saint-Lô, 48 ; 7.
Avranches,48 ; 8. Brest B, 47 ; 9. Locminé,
45 ; 10. Saint-Brieuc, 45 ; 11. La Montagnarde, 43 ; 12. Lamballe, 41 ; 13. Mondeville B, 38 ; 14. Dives, 36 ; 15. Vannes B,
33 ; 16. Bayeux, 30.
Fondateur : Jacques GODDET
Direction, administration, rédaction, ventes et publicité commerciale : 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issy-les-Moulineaux
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Allemagne, 2,20 ; Andorre, 1,25 ; Antilles, la Réunion, 1,50 ; Autriche, 2,30 ; Belgique, 1,60 ; Canada,
2,95 CAD ; Côte d’Ivoire, 1 600 CFA ; Danemark, 16 DKK ; Espagne, 2,10 ; États-Unis, 2,5 $ ; Gabon, 1 600 CFA ;
Grande-Bretagne, 1,4 £ ; Grèce, 2,20 ; Italie, 1,90 ; Luxembourg, 1,60 ; Maroc, 10 MAD ; Pays-Bas, 2 ; Portugal,
2 ; Sénégal, 1 600 CFA ; Suisse, 2,40 FS ; Tunisie, 1,80 DIN.
ABONNEMENTS : Tél. : 01-55-56-70-60.
22, rue René Boulanger, 75472 Paris Cedex 10.
France métropolitaine, lundi à samedi, 6 mois : 154,50 ; 1 an : 309 . Lundi à dimanche, 6 mois : 179,10 ; 1 an : 358,20 .
ÉTRANGER : nous consulter.
Modifications : joindre dernière bande.
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Commission paritaire no 1207I82523 ISSN 0153-1069.
LU
Tirage du dimanche 5 mars 2006: 455 332 exemplaires
Niort - Cherbourg ............................ 3-1
Les matches Châtellerault - Entente
SSG, Angers - Vannes et Romorantin Bayonne ont aussi été remis en raison
des mauvaises conditions météorologiques.
Vendredi, le match entre LibourneSaint-Seurin et le GFCO Ajaccio a été
interrompu à la 62e minute de jeu en
raison de fortes pluies alors que le score
était de 0-0.
SAMEDI
SAMEDI
HAMBOURG
1-2
Scholl (83e)
p.
—
36
35
31
25
39
33
32
31
28
30
27
24
27
30
22
18
32
26
25
18
c. Diff.
— —
20 +16
17 +18
22 +9
20 +5
33 +6
33 0
33 -1
28 +3
22 +6
27 +3
31 -4
27 -3
31 -4
38 -8
30 -8
24 -6
44 -12
29 -3
29 -4
31 -13
H. Benkajjane (77e) ; BOULOGNE-SURMER : Thil (54e). Avertissements. – Raonl’Étape : Michon (70e), Guerriero (90e
+ 3) ; Boulogne-sur-Mer : Louiron (37e),
Labbé (58e), Tambouret (71e).
RAON-L’ÉTAPE : Lambay – Deplanche,
Kébé, A. Benkajjane, Billoir – Michon,
Toraman (Da Rocha, 83e), Adjaoud, Guerriero – Hamdani (H. Benkajjane, 68e), Bottelin (Voinson, 89e). Entraîneur : F. Touileb.
BOULOGNE-SUR-MER : Ménétrier –
Louiron, Rodrigues (Sankaré‚ 69e), Tambouret, Guignery – Puig, Diers, Benaïssa
(Lambert, 83e), Labbé – El-Hajri, Thil.
Entraîneur : P. Montanier.
PAU - CANNES : 2-0 (0-0)
1 500 spectateurs environ. Arbitre :
M. Guillard. Buts : Darchy (50e), Salze (59e
c.s.c.). Avertissements. – Pau : Bikoyoï
(84e) ; Cannes : Salze (53e), Louvion (73e),
Poté (74e).
PAU : Leglib – Labat, Vigier, Bikoyoï, Gardan – N’Zif, Delaneuville (Niang, 80e),
Costa, Bantsimba (Labarbe, 83e ) –
Gignac, Darchy. Entraîneur : M. Lévy.
CANNES : Carrat – Cerielo, Carteron,
Salze, Gathuessi (Esparza, 67e) – Braizat,
Louvion, Touré, Gazeau (Blayac, 53e) –
Kadir (Poté, 61e), Ghilas. Entraîneur :
M. Troin.
MOULINS - LOUHANS-CUISEAUX :
2-1 (0-1)
1 000 spectateurs environ. Arbitre :
M. Bonnin. Buts. – MOULINS : Moreno
(57e), Bouby (66e s.p.) ; LOUHANS-CUISEAUX : Diallo (39e). Avertissements. –
Louhans-Cuiseaux : Bessat (64e), Chavériat (83e), Bocandé (89e). Expulsions. –
Louhans-Cuiseaux: Bessat (70e), Bocandé
(90e + 1).
MOULINS : Novaes – Le Bescond,
Georges, Maronne, Letzelter – Sola, Erassa (Cortambert, 81e), Hammouti, Bouby –
Moreno (Guénot, 78e), Perbet. Entraîneur : B. Tihy.
LOUHANS-CUISEAUX : Daguet –
Genot, Mangane, Frossard, Cherfa, Guillou (Mangara, 88e) – Diallo (Roux, 70e),
Bessat, Bocandé, Chavériat – Mocquet
(Roufosse, 82e). Entraîneur : D. Garzitto.
DIVISION 1 FEMMES (matches en retard). – HIER : Lyon - La Roche-sur-Yon, 4-0
(15e journée). Montpellier - Vendenheim (13e journée), programmé hier, n’a pas été disputé. À l’issue de ce match, Lyon est 4e avec 39 points et La Roche-sur-Yon 10e avec
25 points.
AGENDA
DEMAIN
JEUDI 9 MARS
LIGUE DES CHAMPIONS
(8es de finale retour*)
20 H 45
FC Barcelone (ESP) - Chelsea (ANG)
(aller : 2-1) (Canal +)
Juventus Turin (ITA) - Werder Brême (ALL)
(aller : 2-3) (Canal + Sport)
Villarreal (ESP) - Glasgow Rangers (ECO)
(aller : 2-2) (Sport +)
LIGUE 1
(25e journée, match en retard)
Voir page 4.
LIGUE 2
(24e journée, match en retard)
Voir ci-dessus.
(*) Inter Milan (ITA) - Ajax Amsterdam
(HOL) [aller : 2-2] aura lieu mardi 14 mars.
MERCREDI 8 MARS
COUPE DE L’UEFA
(8es de finale aller)
19 HEURES
Lille - FC Séville (ESP) (Sport +)
20 H 15
FC Bâle (SUI) - Strasbourg
20 H 45
Marseille - Zénith Saint-Pétersbourg
(RUS) (M 6)
VENDREDI 10 MARS
LIGUE DES CHAMPIONS
(8es de finale retour, suite)
20 H 45
Lyon - PSV Eindhoven (HOL) [aller : 1-0]
(TF 1)
Arsenal (ANG) - Real Madrid (ESP)
[aller : 1-0]
AC Milan (ITA) - Bayern Munich (ALL)
[aller : 1-1]
Liverpool (ANG) - Benfica (POR)
[aller : 0-1]
(Ces trois derniers matches sur Foot +)
SAMEDI
WEST BROMWICH 1-2
BAYERN MUNICH
Classement
Pts J. G. N. P.
— — — — —
1. Niort .................. 47 26 13 8 5
2. Libourne-St-Seurin.. 46 24 13 7 4
3. Tours............. 43 26 11 10 5
4. Toulon........... 40 26 10 10 6
5. Boulogne-s.-Mer .... 39 25 11 6 8
6. Cannes.......... 37 26 10 7 9
7. Vannes.......... 37 25 9 10 6
8. Nîmes............ 37 26 10 7 9
9. Entente SSG. 35 25 8 11 6
10. Raon-l'Étape. 34 25 8 10 7
11. Cherbourg.... 32 26 6 14 6
12. Pau ................ 30 26 7 9 10
13. Châtellerault. 30 25 7 9 9
14. Louhans-Cuiseaux . 30 26 9 3 14
15. Romorantin.. 29 25 7 8 10
16. Croix-de-Savoie ... 29 25 6 11 8
17. Moulins......... 28 26 8 4 14
18. Bayonne ....... 27 25 6 9 10
19. Angers .......... 26 25 6 8 11
20. GFCO Ajaccio .... 21 25 4 9 12
En cas d’égalité de points, les équipes sont départagées par la différence de buts particulière.
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 11 mars, 18 heures : Entente SSG - Moulins ;
19 h 30 : Bayonne - Châtellerault, Vannes - Pau ; 20 heures : Tours - Libourne-Saint-Seurin, Boulogne-sur-Mer - Niort, GFCO Ajaccio - Raon-L’Étape, Nîmes - Angers, Cherbourg Toulon, Louhans-Cuiseaux - Croix-de-Savoie, Cannes - Romorantin.
MATCHES EN RETARD. – Mercredi 15 mars, 20 heures : Raon-L’Étape - Libourne-SaintSeurin (23e journée) et Croix-de-Savoie - Boulogne-sur-Mer (24e journée).
NIORT - CHERBOURG : 3-1 (1-0)
3 048 spectateurs. Arbitre : M. Marty.
Buts. – NIORT : Jallet (22e), Chapuis (53e),
Bouard (62e) ; CHERBOURG : Barré (54e).
Avertissement. – Cherbourg : Diafutua
(59e).
NIORT : Ott – Vincelot, Couturier, Chapuis, Ferrier – Jallet, Bouard, Durand
(Konaté, 83e), Biger – Rivière (Nikiema,
87e), Leroy (Jacuzzi, 69e). Entraîneur :
P. Hinschberger.
CHERBOURG : Thébaux – Bleusez, Castets (N’Diaye, 56e), Barré, Boche (Diafutua, 46e) – Haguy, Lopez Peralta, Tanguy,
Gambillon – Cissé (Moukouri, 46e), Carlos
Miranda. Entraîneur : H. Renard.
CROIX DE SAVOIE - TOURS : 0-0
271 spectateurs. Arbitre : M. Moreira.
Avertissements. – Croix-de-Savoie :
Bochu(27e) ; Tours : Boutal (60e), Lorthioir
(85e).
CROIX DE SAVOIE : Durand – Lemasson, Adam, Leblanc, Sergi – Valente (Gosselin, 80e), Camacho, Bochu (Chevalme,
64e), Martello – De La Loma (Chapdaniel,
64e), Peslier. Entraîneur : P. Dupraz.
TOURS : Raimbault – Himmer, Lupède,
Gondouin, Maréval – Fleurival (Soumah,
71e), Boutal, Doukantie, Kanté (Lorthioir,
71e) – Mandanne, Gimbert (Stephan,87e).
Entraîneur : A. Falette.
TOULON - NÎMES : 1-1 (0-0)
6 280 spectateurs. Arbitre : M. Castro.
Buts. – TOULON : Lemoigne (62e) ;
NÎMES : Alicarte (66e). Avertissements. –
Toulon : Ettori (63e) ; Nîmes : Petitjean
(27e), Alicarte (56e).
TOULON : Pansier – Gimenez, Fall, Zemzemi, Soulas – Lemoigne, Ettori (Le Pivert,
75e), Gafour (Padovani, 83e), Rambo –
N’Dri, Noto (Arroub, 65e). Entraîneur :
J.-L. Garcia.
NÎMES : Duchesne – Benhamou, Rabuel,
Alicarte, Dussart – Horjak, Rouvière (ElAzzouzi, 83e), Petitjean, Chavas (Dahou,
56e) – Colloredo, Beyrac. Entraîneur :
R. Brouard.
RAON-L’ÉTAPE - BOULOGNESUR-MER: 2-1 (1-0)
200 spectateurs environ. Arbitre : M. Grelier. Buts. – RAON-L’ÉTAPE : Bottelin (9e),
SAMEDI
LIGUE 2 (29e journée)
Voir ci-dessus.
SAMEDI 11 MARS
HERTHA BERLIN
2-4
Pantelic (56e, 83e)
Vittek
15e,
FC COLOGNE
FULHAM
DUISBURG
3-0
86e)
HANOVRE
SCHALKE 04
1-2
Poulsen (20e)
Bajramovic (28e)
LEVERKUSEN
1-1
WERDER BRÊME
(41e)
Frings
BOR. DORTMUND
1-1
Wörns (27e)
(3e
s.p.)
MAYENCE
Thurk (53e)
EINT. FRANCFORT
1-1
Amanatidis (65e)
M'GLADBACH
WOLFSBURG
Hanke (58e)
2-0
LIGUE 1
journée)
Voir page 4.
NATIONAL (27e journée)
Voir ci-dessus.
DIMANCHE 12 MARS
LIGUE 2
(29e journée, match décalé)
Voir ci-dessus.
PAGE 8
Solano
Shearer (45e)
Ameobi (70e)
K. Davies
Kaiserslautern - VfB Stuttgart a été reporté en raison du mauvais temps.
BUTEURS. – 1. Klose (Werder Brême),
17 buts ; 2. Hal. Altintop (Kaiserslautern), 13 buts ; 3. Ballack (Bayern
Munich) ; Smolarek (Bor. Dortmund),
12 buts ; 5. Makaay (Bayern Munich) ;
Berbatov (Leverkusen) ; Klasnic (Werder
Br ême) ; Klimowicz (Wolfs burg),
11 buts ; 9. Brdaric (Hanovre) ; Sanogo
(Kaiserslautern), 10 buts ; 11. Kuranyi
(Schalke 04), 9 buts ; 12. C. Pizarro
(Bayern Munich) ; Boakye (Bielefeld) ;
Barbarez (Hambourg) ; Marcelinho (Hertha Berlin) ; Thurk (Mayence) ; Neuville
(M’Gladbach) ; Hanke (Wolfsburg),
8 buts ; 19. Podolski (FC Cologne) ; Amanatidis (Eintr. Francfort) ; Voronine
(Leverkusen) ; Kiessling (Nuremberg) ;
S. Larsen (Schalke 04) ; Borowski (Werder
Brême), 7 buts ; etc.
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi
11 mars : Bielefeld-Leverkusen,
Mayence-M’Gladbach, VfB Stuttgart Borussia Dortmund, Werder Brême - Hertha Berlin, Cologne-Nuremberg, Wolfsburg - Bayern Munich, DuisburgHanovre ; dimanche 12 mars : Hambourg-K aiserslautern, Schalke
04 - Eintracht Francfort.
BELGIQUE
(25e journée)
(72e)
ASTON VILLA
1-0
PORTSMOUTH
1-0
BIRMINGHAM
MIDDLESBROUGH
Viduka (45e)
WEST HAM
EVERTON
2-2
Osman (18e)
Beattie (71e)
LIVERPOOL
CHARLTON
0-0
HIER
JUVENTUS TURIN
Nedved (69e)
HIER
FIORENTINA
SIENNE
2-1
Toni (3e)
Pazzini (90e+ 1)
Vergassola (15e)
LAZIO ROME
2-2
Tiribocchi (42e, 45e)
Mauri (32e)
Oddo (67e s.p.)
WIGAN
BLACKBURN
3-2
Rob. Keane (9e, 42e)
Mido (69e)
Sinama-Pongolle (44e)
Bellamy (67e)
AUJOURD'HUI
MANCHESTER U.
(21 heures, TPS Star
et TPS Foot)
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
12.
13.
14.
15.
16.
17.
18.
19.
20.
LECCE
Classement
Pts J. G. N. P. p. c. Diff.
Chelsea ............ 72 28 23 3 2 56 17 +39
Liverpool .......... 55 28 16 7 5 33 17 +16
Manchester U. 54 26 16 6 4 52 27 +25
Tottenham ....... 49 28 13 10 5 40 26 +14
Arsenal ............. 44 28 13 5 10 43 22 +21
Blackburn ........ 43 28 13 4 11 36 34 +2
Bolton ............... 42 26 11 9 6 33 27 +6
West Ham ....... 42 27 12 6 9 41 36 +5
Manchester C. . 40 28 12 4 12 38 32 +6
Wigan ............... 40 27 12 4 11 32 34 -2
Newcastle ........ 39 28 11 6 11 29 30 -1
Everton ............. 37 28 11 4 13 21 36 -15
Charlton ........... 36 28 10 6 12 32 37 -5
Aston Villa ....... 34 28 8 10 10 33 35 -2
Middlesbrough 34 27 9 7 11 36 44 -8
Fulham ............. 32 28 9 5 14 37 43 -6
West Bromwich .... 26 28 7 5 16 25 42 -17
Birmingham .. 23 27 6 5 16 22 38 -16
Portsmouth ... 18 28 4 6 18 18 48 -30
Sunderland .... 10 28 2 4 22 19 51 -32
BUTEURS.– 1. Van Nistelrooy(Manchester U.), 19 buts ; 2. Henry (Arsenal),
17 buts ; 3. Lampard (Chelsea),
14 buts ; 4. D. Bent (Charlton) ; Yakubu
Ayegbeni (Middlesbrough) ; Harewood
(West Ham), 13 buts ; 7. Mido (Tottenham), 11 buts ; 8. Rooney (Manchester
U.) ; Rob. Keane (Tottenham), 10 buts ;
10. Crespo (Chelsea) ; McBride (Fulham) ;
An. Cole (Manchester C.), 9 buts ; etc.
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi
11 mars : Birmingham - West Bromwich,
Chelsea - Tottenham, Bolton - West Ham,
Charlton - Middlesbrough, Everton - Fulham, Portsmouth - Manchester C., Sunderland - Wigan, Blackburn - Aston Villa ;
Dimanche 12 mars : Manchester U. Newcastle, Arsenal - Liverpool.
MATCHES EN RETARD. – Mercredi
29 mars : Manchester U. - West Ham
(27e journée) ; restent à fixer : Birmingham - Bolton (13ejournée) ; Bolton Middlesbrough (19e journée).
PAYS-BAS
(27e journée)
VENDREDI
Westerlo- Saint-Trond ....................... 2-1
La Gantoise- Roulers .......................... 1-2
Waregem- FC Brussels ....................... 0-0
La Louvière- Mouscron ....................... 0-0
CercleBruges - Genk .......................... 1-1
Lokeren- FC Bruges ............................ 2-0
HIER
PSV Eindhoven- Heerenveen ............. 4-1
NAC Breda- RBC Roosendaal ............ 2-1
Willem II - Groningue .......................... 5-0
Vitesse Arnhem- Roda JC ................... 1-3
HIER
Feyenoord - Utrecht ............................ 3-0
Ajax Amsterdam- Sparta Rotterdam .. 6-0
Waalwijk- ADO La Haye ..................... 3-0
Twente- Héraclès Almelo .................. 2-0
Classement : 1. PSV Eindhoven, 69 pts ;
2. Feyenoord, 62 ; 3. AZ Alkmaar, 58 ;
4. Ajax Amsterdam, 49 ; 5. Groningue,
44 ; 6. Heerenveen, 43 ; 7. Utrecht, 43 ;
8. NEC Nimègue, 39 ; 9. Twente, 38 ;
10. Waalwijk, 38 ; 11. Roda JC, 35 ;
12. Vitesse Arnhem, 33 ; 13. NAC Breda,
28 ; 14. S part a Rotte rd am, 27 ;
15. Heracles Almelo, 27 ; 16. ADO La
Haye, 24 ; 17. Willem II, 20 ; 18. RBC Roosendaal, 8.
SUISSE (22e journée)
SAMEDI
Thoune - FC Bâle ................................. 1-1
HIER
Aarau- NeuchâtelXamax ............... remis
Saint-Gall- YoungBoys Berne ........ remis
Yverdon- Schaffhouse .................... remis
GrasshopperZurich - FC Zurich ....... remis
Classement : 1. FC Bâle, 48 pts ;
2. fC Zurich, 41 ; 3. Young Boys Berne, 33 ;
4. Grasshopper Zurich, 32 ; 5. Saint-Gall,
27 ; 6. Thoune, 27 ; 7. Yverdon, 21 ; 8.
FC Aarau, 21 ; 9. Neuchâtel Xamax, 20 ;
10. Schaffhouse, 18.
CADIX
REAL MADRID
FC BARCELONE
LIVOURNE
CAGLIARI
Suazo (77e)
PARME
0-1
Bresciano (84e)
REGGINA
0-1
Amoruso (90e+ 4)
UDINESE
AS ROME
ASCOLI
1-1
Di Natale (77e)
Domizzi (85e s.p.)
1-1
Taddei (9e)
INTER MILAN
Materazzi (89e)
REAL SOCIEDAD
En cas d’égalité de points, les équipes sont
départagées par la différence de buts particulière.
BUTEURS. – 1. Toni (Fiorentina),
23 buts ; 2. Trezeguet(Juventus Turin),
18 buts ; 3. Chevtchenko, 16 buts ;
4. Gilardino (AC Milan) ; Totti (AS Rome),
15 buts ; 6. Suazo (Cagliari) ; C. Lucarelli
(Livourne), 14 buts ; 8. Tavano (Empoli),
13 buts ; 9. Adriano (Inter Milan),
12 buts ; 10. Pellissier (Chievo Vérone) ;
Cruz (Inter Milan) ; T. Rocchi (Lazio
Rome) ; Di Napoli (Messine) ; F. Inzaghi
(AC Milan) ; Chiesa (Sienne), 10 buts ;
16. Del Piero (Juventus Turin) ; Bonazzoli
(Sampdoria), 9 buts ; 18. Kakà
(AC Milan) ; Caracciolo (Palerme) ; Cozza
(Reggina) ; Mancini (AS Rome), 8 buts ;
22. Tiribocchi (Chievo Vérone) ; Martins
(Inter Milan) ; Flachi (Sampdoria) ; Bogdani (Sienne) ; Iaquinta (Udinese),
7 buts ; 27. Almiron (Empoli) ; Jorgensen
(Fiorentina) ; Ibrahimovic, Mutu (Juventus Turin) ; Vucinic (Lecce) ; Morrone
(Livourne) ; Corradi, Simplicio (Parme) ;
Diana (Sampdoria) ; Locatelli (Sienne),
6 buts ; 37. Ferrante (Ascoli) ; Amauri
(Chievo Vérone) ; Bojinov, Fiore (Fiorentina) ; Cambiasso (Inter Milan) ; Pandev
(Lazio Rome) ; Terlizzi (Palerme) ;
Di Michele (Udinese, 3 ; puis Palerme, 2) ;
Amoruso, Paredes (Reggina) ; Taddei
(AS Rome) ; Volpi (Sampdoria) ; Di Natale
(Udinese), 5 buts ; etc.
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi
11 mars : Sienne - Trévise, Inter Milan Sampdoria ; Dimanche 12 mars : Ascoli
- AS Rome, Cagliari - Fiorentina, Empoli Chievo Vérone, Lazio Rome - Reggina,
Messine - Lecce, Palerme - Udinese,
Parme - Livourne, Juventus Turin AC Milan.
PORTUGAL
(25e journée)
VENDREDI
Guimaraes- V. Setubal ....................... 4-0
SAMEDI
Naval - MaritimoFunchal ................... 2-0
Boavista- Braga ................................. 0-0
EstrelaAmadora - Benfica ................. 1-2
HIER
U. Leiria - Académica Coimbra ........... 0-2
Penafiel- Paços Ferreira ..................... 2-2
FC Porto - Nacional Funchal ............... 3-0
SportingPortugal - Gil Vicente ........... 2-0
AUJOURD’HUI
Rio Ave - Belenenses
Classement : 1. FC Porto, 54 pts ; 2.
Sporting Portugal, 52 ; 3. Benfica, 49 ; 4.
Braga, 48 ; 5. Boavista, 45 ; 6. Nacional
Funchal, 43 ; 7. V. Setubal, 39 ; 8. U. Leiria, 32 ; 9. Maritimo Funchal, 30 ; 10. Academia Coimbra, 29 ; 11. Belenenses, 28 ;
12. Gil Vicente, 27 ; 13. Estrala Amadora,
27 ; 14. Naval, 27 ; 15. Guimaraes, 27 ;
16. Paços Ferreira, 27 ; 17. Rio Ave, 26 ;
18. Penafiel, 12.
2-1
ATL. MADRID
Kezman (28e)
LA COROGNE
3-2
Juanma (16e)
Jorge Andrade (28e)
GETAFE
OSASUNA
2-0
SARAGOSSE
1-3
Nihat (9e)
Ewerthon (55e, 69e)
Oscar (61e)
1-0
BETIS SÉVILLE
Paunovic (14e)
SANTANDER
0-0
MAJORQUE
FC SÉVILLE
2-1
ATHL. BILBAO
Maresca (17e s.p.)
Kanouté (60e)
MALAGA
Classement
Pts J. G. N. P. p. c. Diff.
- - - - - - - 1. Juventus Turin . 73 28 23 4 1 57 18 +39
2. AC Milan ........... 63 28 20 3 5 63 24 +39
3. Inter Milan ....... 59 28 18 5 5 52 22 +30
4. Fiorentina ......... 56 28 17 5 6 48 30 +18
5. AS Rome ........... 55 28 16 7 5 52 26 +26
6. Livourne ............ 44 28 11 11 6 29 27 +2
7. Chievo ............... 41 28 10 11 7 37 32 +5
8. Lazio Rome ...... 39 28 9 12 7 35 35 0
9. Sampdoria ........ 37 28 10 7 11 42 37 +5
10. Palerme ............ 34 28 8 10 10 36 42 -6
11. Ascoli ................. 33 28 7 12 9 28 32 -4
12. Sienne ............... 32 28 8 8 12 33 43 -10
13. Reggina ............. 31 28 8 7 13 28 44 -16
14. Parme ................ 29 28 7 8 13 31 47 -16
15. Udinese ............. 28 28 7 7 14 28 42 -14
16. Cagliari .............. 27 28 6 9 13 30 42 -12
17. Messine ............. 24 28 4 12 12 25 39 -14
18. Empoli ............... 23 28 6 5 17 28 50 -22
19. Lecce ................. 18 28 4 6 18 19 44 -25
20. Trévise ............... 15 28 2 9 17 16 41 -25
ESP. BARCELONE
HIER
Baiano (5e)
Canobbio (72e)
0-1
2-0
Ronaldinho (3e)
H. Larsson (34e)
Eto'o (61e)
PALERME
2-0
Aloisi (10e)
De Franco (82e)
Cassano (4e)
Baptista (39e)
CELTA VIGO
MESSINE
ALAVÉS
3-2
Paz (73e)
Sesma (87e)
Vucinic (63e)
Giacomazzi (77e)
TRÉVISE
Kyle (25e)
NEC Nimègue- AZ Alkmaar ............... 0-2
SAMEDI
Livingston- Heartof Midlothian ......... 2-3
Classement : 1. Celtic Glasgow, 70 pts ;
2. Heart of Midlothian, 57 ; 3. Glasgow
Rangers, 49 ; 4. Hibernian, 48 ; 5. Kilmarnock, 47 ; 6. Inverness, 39 ; 7. Aberdeen,
38 ; 8. Motherwell, 36 ; 9. Dundee United,
28 ; 10. Falkirk, 21 ; 11. Dunfermline, 19 ;
12. Livingston, 12.
0-1
SUNDERLAND
2-1
VENDREDI
Celtic Glasgow- Aberdeen ................ 3-0
Falkirk- Glasgow Rangers ................. 1-2
Hibernian- Dundee U. ........................ 3-1
InvernessCT - Motherwell ................. 0-1
Kilmarnock- Dunfermline ................... 1-0
HIER
SAMPDORIA
VILLARREAL
Riquelme (19e, 63e)
Franco (82e)
Baros (36e)
Charleroi - Beveren ............................. 4-0
SAMEDI
Anderlecht - Lierse .............................. 3-0
StandardLiège - GB Anvers ................ 3-1
Classement : 1. Anderlecht, 52 pts ;
2. Standard Liège, 50 ; 3. FC Bruges, 47 ;
4. Waregem, 44 ; 5. Genk, 41 ; 6. Westerlo, 38 ; 7. Lokeren, 38 ; 8. La Gantoise,38 ;
9. Charleroi, 34 ; 10. FC Brussels, 33 ;
11. Roulers, 32 ; 12. GB Anvers, 29 ;
13. Cercle Bruges, 27 ; 14. Mouscron, 25 ;
15. Saint-Trond, 23 ; 16. La Louvière, 22 ;
17. Lierse, 22 ; 18. Beveren, 21.
EMPOLI
3-0
F. Inzaghi (77e, 86e)
Chevtchenko (81e)
CHIEVO VÉRONE
TOTTENHAM
SAMEDI
LIGUE 1
(30e journée, matches décalés)
Voir page 4.
LIGUE 2
(29e journée, match décalé)
Voir ci-dessus.
LUNDI 13 MARS
BOLTON
3-1
Samaras (9e, 10e)
ÉCOSSE (28e journée)
(30e
NEWCASTLE
MANCHESTER C.
Classement
Pts J. G. N. P. p. c. Diff.
Bayern Munich . 58 24 18 4 2 48 19 +29
Werder Brême . 50 24 15 5 4 55 26 +29
Hambourg ......... 50 24 15 5 4 37 18 +19
Schalke 04 ....... 48 24 13 9 2 35 18 +17
VfB Stuttgart .... 33 23 7 12 4 26 21 +5
M'Gladbach ...... 33 24 8 9 7 30 29 +1
Leverkusen ....... 32 24 8 8 8 41 38 +3
Hanovre .............. 30 24 6 12 6 34 31 +3
Borussia Dortmund . 30 24 7 9 8 29 29 0
Hertha Berlin 30 24 7 9 8 34 35 -1
Bielefeld ......... 27 24 7 6 11 26 34 -8
Eintracht Francfort 26 24 7 5 12 31 39 -8
Wolfsburg ...... 26 24 6 8 10 25 40 -15
Nuremberg .... 24 24 6 6 12 26 37 -11
Kaiserslautern .. 23 23 6 5 12 33 50 -17
Mayence ........ 21 24 5 6 13 33 39 -6
Duisburg ........ 20 24 4 8 12 23 43 -20
FC Cologne ... 18 24 4 6 14 32 52 -20
AC MILAN
Henry (31e, 77e)
Adebayor (35e)
Fabregas (86e)
BIELEFELD
M. Jansen (34e)
Sonck (65e)
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
12.
13.
14.
15.
16.
17.
18.
ARSENAL
0-4
Harewood (10e)
Ashton (23e)
HIER
CHELSEA
Drogba (51e)
J. Cole (74e)
(34e)
Christiansen (74e)
Berbatov
Kanu (88e)
Podolski (53e, 75e)
Streller (54e)
Scherz (87e)
NUREMBERG
(8e,
Demel (16e)
De Jong (89e)
Aduritz (21e)
0-0
VALENCE CF
Classement
Pts J. G. N. P. p. c. Diff.
1. FC Barcelone ... 61 26 19 4 3 63 23 +40
2. Valence CF ....... 51 26 14 9 3 37 21 +16
3. Real Madrid ..... 51 26 16 3 7 50 26 +24
4. Osasuna ............ 46 26 14 4 8 33 29 +4
5. Celta Vigo ......... 45 26 14 3 9 29 25 +4
6. FC Séville ......... 44 26 13 5 8 34 27 +7
7. Villarreal ............ 42 26 11 9 6 36 25 +11
8. La Corogne ....... 40 26 11 7 8 36 30 +6
9. Atl. Madrid ....... 38 26 10 8 8 36 25 +11
10. Saragosse ......... 36 26 8 12 6 36 35 +1
11. Getafe ................ 34 26 9 7 10 34 33 +1
12. Santander ......... 29 26 6 11 9 23 29 -6
13. Esp. Barcelone . 27 26 7 6 13 25 41 -16
14. Majorque ........... 26 26 6 8 12 26 41 -15
15. Betis Séville ...... 25 26 6 7 13 23 38 -15
16. R. Sociedad ... 25 26 7 4 15 34 51 -17
17. Cadix ............... 25 26 6 7 13 20 35 -15
18. Alavés .............. 23 26 5 8 13 28 44 -16
19. Athl. Bilbao .... 23 26 5 8 13 28 37 -9
20. Malaga ............ 21 26 5 6 15 28 44 -16
En cas d’égalité de points, les équipes sont
départagées par la différence de buts particulière.
BUTEURS.– 1. Eto’o (FC Barcelone),
19 buts ; 2. Villa (Valence CF), 15 buts ;
3. Ronaldinho (FC Barcelone), 14 buts ;
4. D. Milito (Saragosse), 12 buts ; 5. Tristan (La Corogne) ; Riquelme (Villarreal),
11 buts ; 7. Fernando Torres (Atl.
Madrid) ; Ronaldo (Real Madrid) ; Ewerthon (Saragosse), 10 buts ; 10. Maxi
Rodriguez (Atl. Madrid) ; Baiano (Celta
Vigo), 9 buts ; etc.
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi
11 mars : Esp. Barcelone - Celta Vigo,
La Corogne - Real Sociedad, Valence CF Real Madrid ; Dimanche 12 mars : Betis
Séville - Malaga, Saragosse - Getafe, Athl.
Bilbao - Cadix, Alavés - FC Séville,
Majorque - Villarreal, Atl. Madrid - Santander, Osasuna - FC Barcelone.
LES ADVERSAIRES
EUROPÉENS
COUPE DE L’UEFA
FC SÉVILLE (qui ira à LILLE) - Athletic
Bilbao : 2-1 (1-1).
Buts. – FC SÉVILLE : Maresca (17e s.p.),
Kanouté (60e) ; Athletic Bilbao : Aduritz
(21e).
Le FC Séville est sixième du championnat
espagnol, à 17 points du FC Barcelone.
Thoune - FC BÂLE (qui recevra STRASBOURG) : 1-1 (0-1).
Buts. – Thoune : Gelson (90e) ; FC BÂLE :
Eduardo (7e).
Le FC Bâle est premier du Championnat
suisse, avec 7 points d’avance sur le
FC Zurich (et un match de plus).
ZÉNITH SAINT-PÉTERSBOURG (qui
ira à MARSEILLE) : pas de match ce
week-end.
LE WEEK-END
EUROPÉEN
ANGLETERRE
WIGAN - MANCHESTER UNITED
AUJOURD’HUI, 20 HEURES,
À WIGAN, ROBIN PARK (TPS Star et
TPS Foot)
MANCHESTER UNITED : Van der Sar –
G. Neville (cap.), R. Ferdinand, Brown,
M. Silvestre – C. Ronaldo, O’Shea, Fletcher, Giggs – Rooney, Saha ou Van Nistelrooy. Entraîneur : A. Ferguson.
ITALIE
AS ROME - INTER MILAN : 1-1 (1-0)
Buts. – AS ROME : Taddei (9e) ; INTER
MILAN : Materazzi (89e). Avertissements.
– AS Rome : Dacourt (78e), Taddei (85e) ;
Inter Milan : J. Zanetti (37e), Materazzi
(65e).
INTER MILAN : Toldo – J. Zanetti (cap.),
I. Cordoba,Materazzi, Wome – Stankovic,
D. Pizarro (Cesar, 75e), Cambiasso, Kily
Gonzalez (Figo, 34e) – Cruz (Martins, 64e)
Recoba. Entraîneur : R. Mancini.
LUNDI 6 MARS 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Lunel - Castelnau-LeCrès ................... 2-1
Classement : 1. Manosque, 58 pts ; 2.
CA Bastia, 56 ; 3. Hyères, 54 ; 4. Marignane, 50 ; 5. Marseille B, 48 ; 6. Corte,
48 ; 7. Carcassonne, 44 ; 8. CastelnauLe Crès, 44 ; 9. Draguignan, 43 ; 10. Fossur-Mer, 43 ; 11. Lunel, 43 ; 12. Cagnes,
43 ; 13. Saint-Raphaël, 42 ; 14. Menton,
41 ; 15. Borgo, 41 ; 16. L'Île-Rousse, 37.
Croix-de-Savoie- Tours ................... 0-0
Moulins - Louhans-Cuiseaux .......... 2-1
Toulon- Nîmes ................................ 1-1
Raon-L’Étape- Boulogne-sur-Mer .. 2-1
Angers- Vannes .......................... remis
Romorantin- Bayonne ................ remis
Châtellerault- Entente SSG ......... remis
HIER
ESPAGNE
(26e journée)
Bleu
Rouge
Jaune
HIER
Stade Auxerrois- Auxerre C ............ remis
Classement : 1. Vesoul, 58 pts ; 2.
Troyes B, 53 ; 3. Auxerre C, 52 ; 4. Dijon B,
50 ; 5. Colmar, 50 ; 6. Imphy-Décize, 48 ;
7. Montceau, 47 ; 8. Villefranche-surSaône, 47 ; 9. Besançon B, 36 ; 10. Selongey, 35 ; 11. Belfort, 35 ; 12. La ChapelleSaint-Luc, 35 ; 13. Pontarlier, 34 ; 14.
Dole-Tavaux, 32 ; 15. Lons-le-Saunier,
27 ; 16. Stade Auxerrois, 21.
Pau - Cannes ................................... 2-0
SAMEDI
ITALIE
(28e journée)
Jaune
GROUPE E
HIER
VENDREDI
ANGLETERRE
(28e journée)
Noir
Bleu
Noir
GROUPE C
Boulogne à l’arrêt
ALLEMAGNE
(24e journée)
9
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL LIGUE 1
Le Guen
aux Rangers
Lille allonge la foulée
Après vingt-neuf journées, le LOSC a marqué plus de points que la saison passée. Et vise la deuxième place.
LILLE –
de notre envoyé spécial
Puel : « On ne
déroulera pas
le tapis rouge
à Moussilou »
LILLE.– Kevin Mirallas échappe au Manceau Olivier Thomas : l’attaquant belge a inscrit le quatrième but lillois samedi, son premier en huit
apparitions en L 1 cette saison. Le LOSC s’approche à grands pas de la C 1.
(Photo Bruno Fablet)
HERVÉ PENOT (avec G.D.)
Rouge
Jaune
Bordeaux,
l’odyssée enneigée
Les Bordelais ont regagné la Gironde hier soir,
après quarante-huit heures dans l’est de la France.
LE PÉRIPLE des Bordelais dans l’est
de la France s’est terminé, hier soir peu
après 22 heures, au moment où la
navette d’Air France en provenance de
Paris - Orly-Ouest s’est posée sur la
piste de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac. Vendredi, à 17 heures, lorsque
les dauphins de Lyon en L 1 s’étaient
envolés pour l’aéroport de MulhouseBâle-Fribourg, ils ne se doutaient pas
que ce déplacement dans l’est de la
France allait ainsi tourner « à la
galère ».
Samedi, vers 15 heures, Ricardo
n’avait pas eu le temps d’annoncer la
composition de l’équipe appelée à
affronter Sochaux deux heures plus
tard. Il avait été interrompu dans sa
causerie par l’officialisation de ce que
tout le monde présageait déjà depuis
la fin de la matinée : le report de la rencontre à une date ultérieure en raison
des abondantes chutes de neige. Les
Bordelais étaient encore à leur hôtel de
Danjoutin, à une vingtaine de kilomètres de Montbéliard. Ils envisagèrent alors tous les moyens possibles
pour regagner au plus vite le SudOuest (train, vol régulier depuis Strasbourg le soir même). Mais la météo
rendait tous les projets aléatoires,
voire complètement irréalistes. Il fut
donc décidé de prendre la route de
Strasbourg dans l’espoir d’y décoller
dans la matinée d’hier, l’aéroport
strasbourgeois n’étant pas bloqué par
la neige à la différence de l’EuroAirport.
Les difficultés de circulation sur l’autoroute A 36 et l’interdiction faite aux
bus et aux poids lourds de circuler
après 22 heures obligèrent les joueurs,
le staff, les stadiers et quelques journalistes à faire une escale imprévue à
Mulhouse, aux alentours de 18 heures.
L’occasion de passer une agréable soirée dans un restaurant... brésilien à
laquelle même le chauffeur du bus fut
convié. La fermeture de l’aéroport de
Bâle-Mulhouse ayant été prolongée
jusqu’à 16 heures, les Bordelais durent
encore tuer le temps toute une matinée avant d’apprendre, dans l’aprèsmidi, qu’ils risquaient de ne pas décoller dans le créneau imparti. À ce
moment-là, si la piste était dégagée,
l’appareil affrété par le club (qui est
finalement parti à vide) était toujours
bloqué par la neige, sur le tarmac.
Jemmali :
« Un week-end
vraiment pour rien »
Soucieux de « rentabiliser le temps »,
Ricardo proposa de parcourir les
958 kilomètres jusqu’à Bordeaux par
la route, quitte à faire une étape. Il fut
finalement jugé plus opportun de
mettre le cap sur Strasbourg pour
s’embarquer, à 19 h 20, sur un vol de
ligne régulière à destination de Paris
puis de se dépêcher de prendre une
Zidane a offert son maillot
à Sarkozy
Samedi soir, après la victoire du Real devant l’Atletico
(2-1), Zinédine Zidane a offert son maillot à Nicolas
Sarkozy, en visite dans la capitale espagnole
ce week-end à l’invitation du Parti populaire, le principal
parti de la droite espagnole. Roberto Carlos a lui aussi
offert son maillot au président de l’UMP. Accompagné
dans les vestiaires par son homologue du gouvernement
socialiste espagnol, José Antonio Alonso, le ministre de
l’Intérieur s’est entretenu avec le capitaine de l’équipe de
France. Le Real a par ailleurs fait savoir que Zidane, qui
avait quitté le terrain samedi en boitant, souffre d’une
simple contusion au quadriceps de la jambe droite.
PORTUGAL : PAS DE COUPE DU MONDE POUR
JORGE ANDRADE. – L’international portugais Jorge
Andrade, vingt-sept ans, défenseur central du Deportivo
La Corogne et de sa sélection, a été opéré d’une rupture
du tendon rotulien du genou gauche hier. Une blessure
qui nécessitera plusieurs mois de récupération. Elle est
intervenue lors d’un choc fortuit avec son gardien,
Molina, et l’attaquant du Barça, Eto’o, samedi soir
au Camp Nou (2-3). – F. T.
TOULOUSE : PUBALGIE POUR MATHIEU. – Sorti à la
53e minute, samedi, face à Nancy (1-1), Mathieu souffre
d’un début de pubalgie. Par ailleurs, Congré (épaule)
espère recevoir aujourd’hui le feu vert de son chirurgien
afin de pouvoir reprendre l’entraînement complet près
de trois mois après son opération. – N. S.
BASTIA : NOUVELLES RASSURANTES POUR
CAMADINI. – Le milieu de terrain bastiais Pascal
Camadini, qui a été blessé au pied gauche lors d’un choc
avec un joueur sedanais, vendredi soir (1-1), a passé des
examens à l’hôpital de Bastia. Les radios ont révélé qu’il
correspondance pour Bordeaux. « Une
galère et un week-end vraiment pour
rien, a regretté, au micro de France
Bleue Gironde, un David Jemmali soulagé. À part attendre, il n’y avait pas
grand-chose à faire. On a épuisé tous
les bouquins et les DVD qu’on avait
sous la main. »
Autres distractions très prisées, la
PlayStation et de très joyeuses parties
de boules de neige. Avec Rio Mavuba,
Henrique et Fernando, Bruno Cheyrou
en a été l’un des plus ardents animateurs. « On en a profité pour s’amuser,
a confié le milieu bordelais, et le
groupe sort encore renforcé de ce
week-end un peu spécial. Ce n’était
pourtant pas une opération commando voulue par le coach. » Au repos forcé, Bordeaux a perdu beaucoup
d’énergie et assisté, impuissant, aux
victoires de Lyon à Ajaccio (3-1) et de
Lille face au Mans (4-0). « Au moins,
maintenant, on sait que nous n’aurons
aucun répit jusqu’à la fin de la saison », a commenté Fernando. « Deux
semaines sans jouer, cela chamboule
un peu tout, a ajouté Julien Faubert, il
faut se remobiliser très vite. » « On va
réparer tout ça », a sagement prévenu
Ricardo. Après deux jours sans effort,
ni le moindre footing, l’entraîneur bordelais a donné rendez-vous à tout son
effectif ce matin au Haillan. Et il a supprimé le traditionnel lundi de repos.
Vincent Defrasne
Médaille d’or, biathlon messieurs,
poursuite, 12,5 km
Florence Baverel-Robert
Médaille d’or, biathlon sprint dames, 7,5 km
Roddy Darragon
Médaille d’argent,
sprint ski de fond messieurs 1,3 km
ÉRIC CHAMPEL
n’y a pas déplacement de l’os et sans doute pas de
fracture des orteils, comme on l’avait initialement craint.
Camadini pourrait souffrir d’une fêlure ou d’une fissure.
Il doit passer aujourd’hui des examens cliniques
complémentaires pour déterminer la nature exacte de
la blessure. Il est forfait pour le déplacement à Reims,
demain, en match en retard de la 24e journée. – M. D. G.
GUINGAMP : JOUFFRE ABSENT UN MOIS. – Blessé à
Bastia (2-1), il y a dix jours, le milieu de Guingamp (L 2),
Yann Jouffre, a été opéré, vendredi, d’un enfoncement
de la pommette et sera absent pendant un mois.
BLATTER CRITIQUE LE SYSTÈME DE VENTE DES
BILLETS DE LA COUPE DU MONDE. – Le président de la
FIFA a critiqué le système de loterie pour la vente des
billets de la phase finale de la Coupe du monde. « Cela
aurait été mieux si nous avions pris en charge la
billetterie, a déclaré Sepp Blatter au journal suisse NZZ
am Sonntag. Les Allemands ont choisi un système que
je ne comprends vraiment pas. » Lors du début de la
troisième phase de vente, qui s’est achevée le 15 janvier
à minuit, seuls 250 000 billets étaient disponibles. Pour
les distribuer aux 535 000 clients qui se sont manifestés,
les organisateurs avaient déclaré qu’ils allaient procéder
par tirage au sort, le 31 janvier, sous contrôle d’huissier.
L’UEFA ÉTUDIE LA QUESTION D’UN DEUXIÈME
ARBITRE. – L’UEFA va étudier la possibilité d’un
deuxième arbitre, afin de mieux sanctionner les joueurs
qui simulent des blessures pour faire expulser un
adversaire. « L’utilisation de deux arbitres sera étudiée
cet été, a déclaré le président de l’UEFA, Lars-Christer
Olsson. Mais des tentatives ont déjà été faites, et elles
n’ont pas été probantes, à cause de problèmes de
communication. Mais aujourd’hui, c’est une des questions
qui revient souvent quand on parle de se débarrasser
de ce genre d’attitude. »
Julien Robert, Vincent Defrasne,
Ferreol Cannard, Raphael Poirée
Médaille de bronze biathlon, relais 4 x 7,5 km – messieurs
Delphine Peretto, Florence Baverel-Robert,
Sylvie Becaert, Sandrine Bailly
Médaille de bronze biathlon, relais 4 x 6 km – dames
ODLO félicite les athlètes pour leurs victoires aux
épreuves de Turin et les remercie de leur confiance
dans ses vêtements techniques de sport.
passion for sports. www.odlo.com
LUNDI 6 MARS 2006
PAGE 9
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
JEAN-LUC GATELLIER
Bleu
qu’une mi-temps par match, souligne Cabaye. Je pense que l’équipe a
franchi un nouveau pallier en tenant
bien les 90 minutes, en restant
concentrée et solidaire. » Sa conclusion est partagée par tous ses coéquipiers : « On va tout faire pour aller
chercher la seconde place. »
Jaune
« On veille à gérer au mieux le temps
de jeu, la récupération, les blessures,
la forme ou la méforme en essayant
de présenter une équipe toujours
équilibrée », explique le technicien.
Avec ce message inchangé : « Je dis
toujours aux joueurs : “ Vous devez
me forcer, par votre investissement,
à vous retenir dans le groupe ”. » À
propos de Matt Moussilou, meilleur
buteur du club en 2004-2005
(22 réalisations toutes compétitions
confondues) : « Il n’est pas écarté,
mais on lui déroulera pas le tapis
rouge non plus. »
Malgré les aléas (indisponibilité de
Acimovic jusqu’à la fin du Championnat, apparitions clairsemées de
Dumont à cause d’un genou enfin
guéri) et les absences programmées
(Sylva, Makoun et Odemwingie ont
disputé la CAN), on trouve souvent la
bonne alchimie dans les Flandres.
Et le stakhanoviste Puel n’exclut pas
une pincée de plaisir pour saupoudrer le plat de la rigueur. « “ Lâchetoi, amuse-toi”, m’a dit le coach,
quand je suis entré, raconte l’espoir
belge Kevin Mirallas. C’est ce que j’ai
essayé de faire. Mes partenaires
m’ont beaucoup parlé, ils m’ont donné de bons ballons, et j’ai marqué. »
Lille n’a perdu aucune de ses six dernières rencontres (quatre en L 1,
deux en Coupe d’Europe). Une
période durant laquelle les Nordistes
ont encaissé seulement deux buts à
la suite d’un relâchement dans les
dernières minutes de Lille - Chakthyor Donetsk, en seizièmes de finale
aller de la Coupe de l’UEFA. « On ne
voulait pas retomber dans nos travers de début 2006 où on ne jouait
Noir
Bleu
Noir
LE LOSC DE 2004-2005 avait été
plus régulier que son successeur
avant le gros coup de froid de la fin
de l’hiver dernier qui l’avait écarté
provisoirement du podium (2e au
final). Et pourtant, les chiffres nous
révèlent que l’équipe aux résultats
cycliques de 2005-2006 (un départ
poussif en L 1, un automne fait de
haut et de bas, des représentations
incomplètes en janvier…) avance
encore plus vite.
Après vingt-neuf journées, elle est à
la même place (la troisième), en
ayant marqué plus de points
(50 contre 48), gagné plus de
matches (14 contre 12), marqué plus
(41 contre 33) et encaissé moins de
buts (19 contre 21).
Il y a un an, elle était scotchée sur des
terrains trop gras. À Lille, on a retrouvé un pied agile et une main verte.
Les jardiniers sont de véritables partenaires pour les joueurs. La pelouse
du Stadium Lille Métropole, à Villeneuve-d’Ascq, est excellente. Elle
permet le déploiement d’un jeu riche
en mouvements. « Par rapport à l’an
dernier, le gros changement c’est le
terrain, insiste Claude Puel. Le Stadium était devenu un gros bourbier.
On n’avait pas su s’adapter à un jeu
plus direct en sautant les lignes
adverses. Parce que depuis plusieurs
années, face à un bloc, on varie, on le
contourne en jouant à terre. »
Ce que le LOSC a fait, dans l’allégresse, avant-hier, aux dépens de
Manceaux dépassés par la vitesse et
l’inspiration lilloises (4-0).
« Une soirée pleine, avec la victoire,
des buts, du jeu, se réjouit le capitaine Stéphane Dumont. Et on
recolle à Bordeaux (trois points de
retard et un match en plus). »
Face à la longueur de la saison susceptible de ruiner les énergies et
favoriser les blessures, l’encadrement oppose une « cuisine interne :
il faut être très vigilant, les suivre,
anticiper, surveiller la balance, énumère l’entraîneur. Il est arrivé que
plusieurs joueurs aient subi une
perte de poids parce qu’ils avaient
puisé dans les réserves. »
Une « alerte musculaire », selon ses
termes, a incité Puel à sortir successivement Debuchy, Odemwingie et
Tafforeau contre le MUC. À 3-0, puis
4-0, il pouvait bien se le permettre. Et
encore, cette situation est-elle vraiment pénalisante pour un groupe
rompu à la rotation de ses éléments ? Debuchy et Odemwingie
ont été remplacés par Lichtsteiner et
Mirallas, c’est-à-dire le passeur et le
buteur sur la fermeture du score.
Après avoir effectué un large tour des
clubs européens depuis son départ de
Lyon, en mai 2005, Paul Le Guen a choisi
sa nouvelle destination : l’Écosse.
L’entraîneur, triple champion de France
avec l’OL, aurait signé hier un contrat de
deux ans avec les Glasgow Rangers. Il
succédera à Alex McLeish.
Depuis quelques semaines, il était en
contact avec les dirigeants des Rangers
et Yves Colleu, son adjoint, avait même
supervisé l’équipe en Championnat. Le
Breton a dicté ses conditions, assurent
des sources proches du club écossais. Les
Rangers voulaient le voir s’engager pour
quatre ans. Ils n’ont pas eu gain de cause
mais cela ne devrait pas trop les
ennuyer...
L’arrivée de Le Guen devrait surtout les
combler, d’autant que le club est actuellement troisième de son championnat à
vingt et un points du Celtic, son ennemi
intime, et les dirigeants espèrent que sa
venue redonnera le lustre passé à cette
équipe encore en course en huitièmes de
finale de la Ligue des champions (retour
demain contre Villarreal, 2-2 à l’aller).
Depuis le début de la semaine passée, un
accord verbal avait quasiment été obtenu entre les deux parties et des agents
ont déjà proposé les services de certains
joueurs ! Le Guen viendra avec Yves Colleu, son « jumeau » breton, et logiquement avec Joël Le Hire, l’ancien kiné du
PSG au temps où l’entraîneur évoluait
sous les couleurs parisiennes. Un préparateur physique choisi par l’ancien boss
de Rennes pourrait aussi être du voyage.
Depuis son départ de Lyon, Le Guen avait
refusé toutes les offres qui se présentaient. Benfica, Stuttgart, entre autres,
avaient tenté de le convaincre mais il
tenait à prendre une année sabbatique
après trois saisons fortes en émotions à
l’OL.
En choisissant de devenir consultant
pour Canal +, il n’a jamais quitté le
milieu et a apprécié ce nouveau rôle qui
lui a permis d’affiner sa connaissance du
football européen. Mais il ne pouvait évidemment pas s’en contenter. Le nouveau challenge qui l’attend pourrait aussi lui ouvrir les portes de l’Angleterre en
cas de succès. Ce n’est toutefois pas
aujourd’hui sa priorité. Il a maintenant
quelques mois pour préparer sa prochaine saison : cela lui permettra d’éviter
une précipitation souvent nuisible.
10
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
RUGBY FRANCE - ANGLETERRE
« Il n’y a plus d’amis »
RAPHAËL IBANEZ et LAWRENCE DALLAGLIO, équipiers chez les Wasps, adversaires dimanche prochain, évoquent leur complicité, la rivalité franco-anglaise.
C’était samedi soir, dans unsous-sol duMillennium Stadium à Cardiff.
Les Wasps venaient de battre Leicester (22-17) en demi-finale de la
Coupe anglo-galloise, et deux des cadres de l’équipe londonienne,
le capitaine Lawrence Dallaglio et son talonneur Raphaël Ibanez,
nous ont rejoint autour d’une table. Deux vétérans du Tournoi et excapitaines de leur pays, deux ex-retraités internationaux (*). Même
chemise noire, même blazer noir, même cravate jaune et noir aux
couleurs du club. Assis face à face, les yeux dans les yeux, les deux
futurs adversaires de dimanche au Stade de France ont démarré
l’interview dans un éclat de rire, avec un simulacre de bras de fer…
Raphaël IBANEZ
Wasps (ANG)
33 ans, né le 17 février 1973
à Dax.
1,78 m ; 100 kg.
Talonneur
76 sélections (dont 27 comme capitaine), 30 points (6 essais)
Première sélection : Pays de
Galles - France (16-15), le 16 mars
1996 à Cardiff.
Dernière sélection : France-Italie
(37-12), le 25 février 2006 au Stade de
France.
Palmarès : Grand Chelem 1998,
2002.
Clubs : Dax (jusqu’en 1998), Perpignan (1998-2000), C astres
(2000-2003), Saracens (2003-2005),
Wasps (depuis 2005)
Lawrence DALLAGLIO Wasps (ANG)
33 ans, né le 10 août 1972
1,90 m, 111 kg
Troisième ligne centre
76 sélections (dont 22 comme capitaine ; 16 essais)
Première sélection : Angleterre Af rique du Sud (14-24) , le
18 novembre 1995 à Twickenham.
Dernière sélection : ÉcosseAngleterre (18-12), le 26 février 2006
à Edimbourg.
Palmarès : Coupe du monde 2003 ;
Grand Chelem 2003 ; Coupe d’Europe
2004 ; champion d’Angleterre 1997,
2003, 2004, 2005 ; Coupe d’Angleterre 1999, 2000.
Club : Wasps (depuis 1990).
On vit des choses
communes qui sont
intéressantes mais,
évidemment, quand
on joue pour son pays,
on défend son maillot
de manière acharnée…
(Raphaël Ibanez)
de temps en France. J’étais même à
Paris dernièrement pour choisir les
collections de notre magasin, Eden
Park, à Richmond. Bref, j’ai un peu
de sang latin dans les veines et j’ai
un grand respect pour les valeurs
européennes (comprendre « continentales »).
R. I. – C’est pour ça que Lawrence
est si redoutable dans l’organisation
anglaise. Il a cette connaissance du
rugby anglais, mais il a aussi ce côté
''
– Vous êtes d’accord,
Raphaël ?
R. I. – Absolument. Arrivant chez les
Wasps, la première chose qui m’a
frappé, c’est leur façon de me gérer
comme joueur et comme être
humain. Au début, j’aurais pu me
poser plein de questions, mais on
m’a dit : “On va s’occuper de toi, on
va te préparer le mieux possible,
tu n’auras qu’à jouer au rugby.”
C’était très simple, mais c’était la
meilleure solution pour que je me
donne à fond. Il suffit d’essayer de
me comprendre, et c’est pour cela
que je peux m’exprimer comme je le
fais sur le terrain actuellement.
– Tous les deux, vous avez
trente-trois ans, êtes pères de
famille et avez la particularité
d’être revenus en équipe
nationale après avoir pris
votre retraite internationale.
Pourquoi ? Parce que vous
vous ennuyiez à la maison, les
gosses faisaient trop de bruit
ou quoi ?
R. I. – Pour moi, c’est une chose fantastique d’avoir une grande famille.
(Il a quatre enfants.) Je viens de réaliser à quel point cela peut être
important pour eux de regarder leur
père jouer pour son pays. Pour moi,
STADE FRANÇAIS
CAMBERABERO ATTENDU. – C’est
aujourd’hui que Jo Maso doit prendre
contact avec Didier Camberabero,
l’ancien ouvreur des Bleus. L’équipe de
France cherche, en effet, un spécialiste
du jeu au pied. L’Anglais Mark
Mapletoft, qui travaille au club anglais
des Saracens, est déjà venu avant l’Italie.
« Je vais inviter Didier à Marcoussis, a
indiqué Jo Maso. Ce sera une prise de
contact et nous verrons si nous pouvons
collaborer ensemble. » – F. D.
FRANCE A EN AFRIQUE DU SUD ? –
Faute de pouvoir disputer deux tests en
Afrique du Sud au mois de juin, la
Fédération envisage d’envoyer en même
temps une équipe de France A, qui
s’entraînerait avec l’équipe de France, et
qui jouerait le jeudi avant le test du Cap
(24/6) un match contre une province
sud-africaine. – F. D.
ANGLETERRE : GREWCOCK SOUS LA
MENACE D’UNE SUSPENSION. – Auteur
d’une brutalité samedi lors de la
demi-finale de Coupe anglo-galloise
entre Bath et Llanelli, le deuxième ligne
du quinze d’Angleterre Danny Grewcock
risque une suspension. Les images
télévisées montrent Grewcock (33 ans,
62 sélections) marcher sur le bas-ventre
de l’ouvreur des « Scarlets », Mike
Hercus. Le commissaire indépendant Ken
Pattinson dispose de 36 heures, à
compter de la réception de la vidéo du
match, pour décider si Grewcock doit
comparaître devant une commission de
discipline de la Fédération anglaise
(RFU).
que faites-vous dans ce cas ?
R. I. – J’espère qu’il me fera dégager… (Rires.)
L. D. – Oui, mais ça dépend du
score ! (Rires.) Il faut toujours regarder le tableau d’affichage et, à
trente-trois, ce sont les choses que
l’on comprend.
– Vous voulez dire trentetrois ans ou 30 à 3 ?
L. D. – Si c’était 30 à 3, je serais très
heureux. Mais cela m’étonnerait.
(Rires.) Non, pour moi, quand tu
''
Dès que nous voyons
ce maillot bleu,
il provoque toujours
une réaction spéciale
de notre part. Et je suis
sûr que pour
les Français
c’est pareil…
(Law rence Dallaglio)
''
joues au rugby, tu dois faire tout ce
qu’il faut pour gagner. Et parfois
cela peut poser des problèmes.
Mais, dans cette situation, si Raf est
couché sur notre ballon, je ferai tout
VENDREDI
Clermont - Perpignan ........................... 15-20
SAMEDI
Le demi d’ouverture parisien, arrivé en cours de saison, intéresse
le club tarnais, qui voudrait le récupérer tout de suite.
Stade Français est disponible. « Sportivement, je suis
très satisfait de lui, de son investissement et de son
apport dans le jeu, je ne vois pas pourquoi je m’en passerais, précise de son côté Fabien Galthié, l’entraîneur
des Parisiens. Il n’était pas dans le groupe samedi car il
venait à peine de reprendre l’entraînement rugby avec
nous (après un décollement de l’aponévrose), mais je
compte sur lui pour le match contre Perpignan samedi
et jusqu’à la fin de la saison. Franchement, je suis très
surpris d’apprendre ça. »
« Pierre-Yves Revol ne m’a pas appelé, mais je sais que
Castres l’a approché… C’est inconvenant », précise
Max Guazzini, le président du Stade Français.
Reste à savoir encore si Penaud (36 ans, 33 sélections
entre 1992 et 2000) qui vit sa dernière saison de joueur
– il dispose d’un contrat d’entraîneur à Lyon, pour deux
saisons, à partir du 1er juillet –, a réellement le désir de
quitter Paris, un club candidat au titre qui pourrait lui
offrir une superbe fin de carrière. Seul lui le sait. Et il
était injoignable hier. – J. S.
PAGE 10
Castres - Agen ......................................... 19-26
Bourgoin - Narbonne ............................. 35-13
Pau - Brive ............................................... 16-15
Toulouse - Toulon .................................... 53-0
Bayonne - Montpellier .......................... 44-14
Stade Français - Biarritz ...................... 21-16
Bonus : Clermont (1), Agen (1), Castres
(1), Toulouse (1), Brive (1), Bayonne (1),
Bourgoin (1), Biarritz (1).
PROCHAINE JOURNÉE (16e journée, reportée du 4 février). – Vendredi 10 mars : Biarritz-Agen
(20 h 30, en direct sur Canal + Sport).
Samedi 11 mars : Stade Français Perpignan (15 h 10, en direct sur
Canal +) ; Bayonne-Brive (17 h 30, en
direct sur Canal + Sport) ; BourgoinPau, Clermont-Narbonne, ToulouseMontpellier, Castres-Toulon (18 h 30).
ce qu’il faut pour gagner le match. Et
j’espère qu’il ferait exactement
pareil. C’est pour cela que huit ans
plus tard nous sommes toujours là.
C’est comme une drogue, et c’est
pour ça qu’on en redemande.
– Et vous, Raphaël, feriezvous pareil dans ces circonstances ?
R. I. – Oui, bien sûr. (Hésitation.)
Mais nous ne savons pas si cette
situation va arriver, donc il faut juste
s’adapter. Il ne faut pas oublier que
c’est juste un match de rugby…
– Certes, mais, une fois que
vous êtes sur le terrain, il n’y a
plus d’amis, non ?
L. D. – C’est clair, pendant le match,
il n’y a plus d’amis. Disons que les
amis de Raf sont les quatorze autres
Français et, pour moi, ce sont les
quatorze autres Anglais. C’est
comme ça, c’est le rugby. Mais à la
fin du match, on redevient copains,
et c’est peut-être ça que le rugby a
d’unique…
R. I. – Il ne faut pas oublier que l’on
joue pour son pays. Et ça, c’est le
plus important.
– Comment voyez-vous la rencontre de dimanche prochain ?
L. D. – Nous n’avons pas encore vu
le meilleur de la France dans ce Tournoi, ni, je l’espère, le meilleur de
l’Angleterre. D’après mon expérience des matches à Paris, nous
devrons être au top pour battre la
France. Il y a tant de joueurs talentueux sur le terrain, tant d’histoire
entre les deux pays, que c’est forcément très excitant à vivre. Je sais
aussi que, dès que nous voyons ce
maillot bleu, il provoque toujours
une réaction spéciale de notre part.
Et je suis sûr que, pour les Français,
c’est pareil…
R. I. – Oui, parce que votre maillot
est trop blanc, et trop voyant ! Il est
surtout trop propre. It’s too white,
mais on va s’en occuper. (Rires.)
Non, sérieusement, je pense que des
deux côtés l’état d’esprit est très
proche. Non seulement à cause de
nos défaites contre l’Écosse (20-16
pour la France, 18-12 pour l’Angleterre), mais aussi parce que ce
match va être d’une importance primordiale pour la confiance au sein
de chaque équipe pour les six mois à
venir. Et peut-être plus encore. »
IAN BORTHWICK
(*) Lawrence Dallaglio avait pris sa
retraite en août 2004 et est revenu le
4 février 2006 pour Angleterre-Galles
(47-13). Raphaël Ibanez, qui s’était
retiré en novembre 2003, après la
Coupe du monde, est revenu le
12 novembre 2005 pour FranceCanada (50-6).
TROPHÉE CANAL + - « L’ÉQUIPE » - PROVALE
DU JOUEUR DU MOIS
TOP 14 (18e journée)
Penaud
vers Castres ?
ALAIN PENAUD connaîtra-t-il un troisième club cette
saison ? Après avoir débuté la saison au LOU (Pro D 2)
comme entraîneur-joueur, puis seulement joueur, il a
rejoint le Stade Français le 28 septembre dernier
comme joker médical suite à la blessure à l’épaule de
David Skrela, on annonce aujourd’hui l’ancien demi
d’ouverture des Bleus à Castres. Comme joueur supplémentaire. « Pour l’instant, il n’y a aucune démarche
officielle, assure Pierre-Yves Revol, le président de
Castres. Simplement, en l’état actuel de notre effectif,
tout demi d’ouverture expérimenté et disponible nous
intéresse. Car on voit bien que dès que quelques
joueurs clés nous font défaut, on devient moyen. » Au
lendemain de la défaite des Castrais à domicile face à
Agen (26-19), leur président n’écarte donc pas complètement la possibilité d’enrôler Penaud, pour une pige,
jusqu’à la fin de la saison. Il viendrait ainsi épauler
Yann Delaigue qui devrait reprendre la compétition le
week-end prochain face à Toulon, et relancer la concurrence à ce poste au sein du club tarnais.
Reste à savoir si, comme Revol le souligne, l’ouvreur du
c’est devenu une source d’inspiration.
L. D. – Les gens n’arrêtent pas de
parler de mon âge, mais, pour moi,
c’est uniquement une question de ce
que vous avez dans la tête et dans le
cœur. J’ai compris que ce n’est pas la
peine de jouer au plus haut niveau si
on n’a pas le désir de jouer pour son
pays. Jusqu’ici, pour Raf et moi, tout
ce que nous avons fait nous a donné
raison. Raf était l’homme du match
la semaine dernière, parce que
l’envie est là et parce
qu’il est physiquement au top. Et pour
ça, il faut remercier
nos préparateurs
physiques, qui ont
compris qu’on ne
peut pas faire faire
les mêmes choses à
un joueur de trentedeux ans qu’à un de
vingt ans…
– Passons à
d i m a n ch e p r ochain. Nous
sommes dans les
dernières minutes du match,
les Anglais attaquent, il y a une
mêlée ouverte dans les
22 français et Raphaël est couché sur le ballon. Lawrence,
Pts J. G.
— — —
1. Biarritz ......... 58 17 12
2. Toulouse ..... 56 17 12
3. Perpignan.... 54 17 12
4. Stade Français .............. 53 16 11
5. Bourgoin ...... 50 17 11
6. Clermont...... 46 16 10
7. Castres ........ 45 16 9
8. Agen ............ 43 17 9
9. Brive ............ 36 17 7
10. Bayonne ...... 27 17 5
11. Narbonne .... 25 16 6
12. Pau .............. 21 17 5
13. Montpellier... 20 16 4
14. Toulon ......... 12 16 2
N.
—
0
0
0
P.
—
5
5
5
p.
—
428
489
407
c. B.
— —
213 10
297 8
260 6
0 5
0 6
0 6
0 7
0 8
1 9
1 11
0 10
0 12
0 12
0 14
390
401
411
459
399
250
330
311
276
287
198
263
310
322
312
362
328
418
517
534
404
496
Bidabé honoré
9
6
6
9
7
6
5
1
1
4
4
Les quatre premiers en demi-finales.
Les 13e et 14e relégués en Pro D 2.
Quatre points pour une victoire, 2 pour
un nul, 0 pour une défaite. Un point de
bonus pour chaque équipe qui inscrira
au moins 4 essais et/ou perdra par 7
points ou moins. Les six premiers qualifiés pour la Coupe d’Europe. En cas de
victoire d’un club français en Coupe
d’Europe, sept clubs sont qualifiés.
MARQUEURS.- Caucaunibuca (Agen, + 2), 9 essais.A. Forest (Bourgoin, + 1), Clerc (Toulouse, + 2), 8 essais. Thomas (Toulouse), Fritz (Toulouse, + 1), 7 essais. Bidabe (Biarritz),
Milford (Castres), Manas (Perpignan), Heymans (Toulouse), Szarzewski (Stade Français),
6 essais.
RÉALISATEURS.- Teulet (Castres, quatre essais, + 14), 224 pointsR. Dourthe (Bayonne,
deux essais, + 19), 190 pointsRosalen (Narbonne, + 3), 188 pointsÉlissalde (Toulouse, un
essai, + 11), 165 pointsGelez (Agen, deux essais, + 5), 164 points
SAMEDI SOIR, au Stade de France, avant le match Stade Français - Biarritz
(21-16), Philippe Bidavé a reçu le trophée du joueur du mois de janvier Canal +
- L’Équipe - Provale des mains d’Alexandre Bompard, directeur des sports de
Canal +. Le Biarrot, ailier de formation mais reconverti au centre depuis le
début de l’année, est arrivé en tête des votes des téléspectateurs de Canal +,
des internautes de la Ligue nationale de rugby et des lecteurs de L’Équipe,
obtenant 42 % des suffrages, devant l’ouvreur international de Bourgoin Benjamin Boyet (40%) et son coéquipier du BO, le troisième-ligne Thierry Dusautoir (18%).
LUNDI 6 MARS 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
affectif qu’il utilise toujours au bon
moment. C’est ce qui fait son caractère un peu spécial dans cette
équipe-là ; et c’est pour ça qu’Andy
Robinson a eu raison de le sélectionner à nouveau.
– Raphaël, Lawrence vous
a-t-il apporté des choses
importantes ?
R. I. – Oui, sûrement
dans la façon d’inspirer ses coéquipiers. Et
d’être une sorte de
leader à travers les
mots, mais à travers
l’action aussi.
– Et vous, Lawrence, la présence
d’un Français chez
les Wasps vous a-telle apporté
quelque chose ?
L. D. – Des cours de français !
(Rires.) Et c’est une bonne chose.
Aux Wasps, nous savons que "Raf"
aurait pu gagner beaucoup plus
dans un autre club, et qu’il a eu une
réduction de salaire d’un tiers pour
venir chez nous. Pour moi, il n’y a
plus rien à dire : il a eu le désir de
venir chez nous et de s’engager à
fond. Sa venue a été très positive
pour nous, et, je l’espère, tout
autant pour lui.
Bleu
Rouge
''
Dimanche prochain, au Stade de France. Raphaël Ibanez va retrouver son coéquipier des Wasps, Lawrence Dallaglio. Cette fois, ils seront rivaux et bien décidés
à défendre leur maillot respectif. « Mais à la fin du match, on redevient copains... », précise l’Anglais.
(Photo Philippe Brown/Offside/Presse Sports)
Jaune
Bleu
Jaune
content d’avoir gagné qu’il s’est
servi à boire mais il a oublié de servir
le pauvre diable qui avait perdu le
match. Quelle faute diplomatique !
(Rires.) Je ne suis pas rancunier
mais, chaque fois que je le vois, je lui
en parle quand même...
– On a l’impression, Lawrence, que vous êtes plus à
l’aise avec les Frenchies et
leurs coutumes que certains de
vos compatriotes…
L. D. – Oui, je pense que je comprends un peu plus la mentalité des
Français. En France, je suis considéré comme le mec très anglais, avec la
mâchoire carrée et tout ça. Évidemment, je suis né et j’ai grandi en
Angleterre et, quand je joue au rugby, je suis anglais. Mais mon père est
italien et parle couramment le français, ma future femme est à moitié
française et nous passons pas mal
Noir
Noir
« LÀ, VOUS ÊTES comme deux
coéquipiers de club normaux
mais, dans une semaine au
Stade de France, vous allez
être adversaires en vous battant pour vos pays respectifs.
Quand exactement cessezvous d’être copains pour devenir rivaux ?
LAWRENCE DALLAGLIO. – Je pense
qu’on peut être copains pendant
encore un soir. (Rires.) Parce qu’on
vient de remporter une belle victoire
et nous allons quand même fêter ça.
Demain (hier), je consacre la journée
à ma famille, je fais le vide et je me
coupe du rugby. Et ce n’est que lundi, lorsque l’équipe d’Angleterre se
réunit à Pennyhill Park, que je commencerai à me focaliser sur l’équipe
de France et la semaine à venir.
RAPHAËL IBANEZ. – Aujourd’hui
(samedi), j’ai ressenti quelque chose
de très fort et, comme Lawrence,
je n’ai pas envie que cette ambiance
se casse trop vite. Dans le vestiaire,
j’ai dit aux autres que je venais de
comprendre ce que c’est d’être un
Wasp. Et, désormais, j’ai le sentiment d’appartenir pleinement à
cette équipe. Ensuite, tous les deux,
on va retrouver nos équipes nationales respectives, et quand on joue
pour son pays, il y a toute la passion
et le désir que tu y mets qui transcendent tout le reste.
– Trouvez-vous cette coupure
difficile à faire ?
R. I. – Est-ce que je dois dire que je
vais trouver ça amusant ? C’est vrai
que c’est une situation étrange… Tu
sais quoi, Lawrence ? Après le
match, quand j’ai serré la main de
Martin Corry (le capitaine de Leicester et de l’Angleterre), il ne m’a pas
regardé dans les yeux. Dans le rugby, on perd ou on gagne, mais il faut
regarder le mec en face. Mais il a
refusé de me regarder…
L. D. – Plus on joue au niveau international, plus on comprend et plus
on s’adapte à ces choses-là. Moi, je
dois accepter que mon rôle a changé. Avant, j’étais capitaine, mon
nom était un des premiers sur la
feuille de match. Il y a un rôle que je
dois jouer. Je soutiens l’équipe. Mais
ayant joué avec Raphaël, je le comprends mieux comme être humain
mais, si j’ai la chance de jouer
dimanche, il va falloir que je mette
ça de côté.
R. I. – Ce soir (samedi), tout de suite
après avoir apprécié la victoire, j’ai
montré mes crampons à Lawrence,
pour lui faire comprendre que nous,
les Français, avons des crampons
longs, qui peuvent être assez saillants et assez incisifs. (Rires.) On vit
des choses communes qui sont intéressantes mais, évidemment, quand
on joue pour son pays, on défend
son maillot de manière acharnée…
L. D. – Oui, la situation est étrange.
Mais c’est la preuve que, dans le
rugby international, on ne sait
jamais ce qui va se passer. En 1998,
Raphaël était capitaine de France,
moi, j’étais capitaine d’Angleterre,
on s’est trouvés face à face à la table
officielle et, huit ans plus tard, nous
sommes toujours là…
R. I. – Oui, je me rappelle, c’était le
premier match du quinze de France
au Stade de France et nous avons
gagné (24-17). « Cali » (Christian
Califano) jouait du saxo et le président Bernard Lapasset ne t’avait pas
servi de vin. (Rires.)
L. D. – M. Lapasset a oublié de partager sa bouteille. Il était tellement
11
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
RUGBY ÉQUIPE DE FRANCE
Souci pour l’ami Fritz
Alors que David Marty est forfait, le centre toulousain, touché au genou gauche, doit passer une IRM aujourd’hui.
EST-CE L’EFFET Max Guazzini,
Stade Français et Stade de France ?
Toujours est-il que, hier en fin
d’après-midi, au Bar de l’Arrivée à
Orly-Ouest, où ils ont rendez-vous
avant chaque match du Tournoi, ce
sont les joueurs de l’équipe de
France qui étaient les vedettes et la
cible de tous les regards. Tandis que
l’écran de télévision donnait les
images de PSG-OM dans une indifférence totale, toute l’attention de
l’assistance semblait déjà tournée
vers le France-Angleterre de
dimanche.
Un rendez-vous auquel David Marty
ne participera pas. Touché au
genou droit, vendredi, lors de Clermont- Perpignan (15-20), le troisquarts centre catalan a passé une
IRM, dimanche matin. Celle-ci a
confirmé une petite entorse. « C’est
un peu douloureux, a expliqué Jo
Maso, le manager de l’équipe de
France. Il n’est pas question que
nous prenions le moindre risque.
S’il se rétablit dans le courant de la
semaine, nous ne l’empêcherons
pas de jouer avec son club, samedi
prochain, à Paris, contre le Stade
Français. Nous avons aussitôt prévenu Ludovic Valbon. »
Pour cette raison, le Briviste ne
devait rejoindre ses coéquipiers que
tard dans la soirée à Linas-Marcoussis.
« Il passera une IRM lundi matin et
on verra ensuite ce qu’il convient de
faire à son sujet, a expliqué Jo
Maso. C’est l’examen qui nous dira
si on le renvoie à Toulouse, si on le
garde quarante-huit heures ou soixante-douze heures au repos, avant
d’ annoncer, mercredi s oir à
18 heures, la composition de
l’équipe. »
Bien entendu, l’éventualité d’un
forfait du centre toulousain, qui a su
gagner sa place au milieu de
l’attaque française, préoccupe les
responsables. Hier, Jo Maso déclarait q’il n’avait pas encore arrêté
une solution de remplacement.
« S’il était forfait, on pourrait appeler Guillaume Boussès ou David
Skrela, lâchait le manager des
Bleus. Il y a aussi la possibilité de
considérer Thomas Castaignède
comme un centre, et d’appeler
Nicolas Brusque. On ne va pas se
précipiter. On va attendre le résultat des examens de Florian. »
Au niveau de l’infirmerie, Lionel
Nallet et Olivier Milloud n’ont pas
manqué de prévenir le staff médical
qu’ils avaient pris un coup sur un
mollet. Quant à Julien Bonnaire, qui
a été rudement séché à retardement
par le Narbonnais Springgay, lors
de Bourgoin - Narbonne (35-13), en
donnant un coup de pied à suivre, il
ne se rappelait pas les images de sa
Dimanche 12 mars, à Saint-Denis, Stade de France, 16 heures, France 2.
Les avants
12
Piliers : Marconnet (Stade Français, 29 ans/60 sélections),
De Villiers (Stade Français, 33/53), Milloud (Bourgoin, 30/33).
Talonneurs : Szarzewski (Stade Français, 23/6), Ibanez (Wasps, ANG,
33/76).
Deuxième-ligne : Pelous (Toulouse, cap., 32/105), Thion (Biarritz,
28/24), Nallett (Castres, 29/15).
Troisième-ligne : Bonnaire (Bourgoin, 27/17), Nyanga (Toulouse, 22/17),
Th. Lièvremontt (Biarritz, 32/33), Magne (London Irish, ANG, 32/85).
Les arri
arrièères
10
Demis de mêlée : Élissalde (Toulouse, 28/17), Yachvili (Biarritz, 25/26).
Demi d’ouverture : Michalak (Toulouse, 23/40).
Centres : Traille (Biarritz, 26/42), Fritz (Toulouse, 22/6),
Valbon (Brive, 29/3).
Ailiers : Dominici (Stade Français, 33/50), Heymans (Toulouse, 29/21),
Rougerie (Clermont, 25/40).
Arrière : Castaignède (Saracens, ANG, 31/48).
LE TOURNOI 2006 DES BLEUS
Incertain pour affronter l’Angleterre, Florian Fritz, qui s’infiltre entre les Italiens Ongaro (à gauche) et Perugini (à droite) sous le regard de
Milloud et Pelous, avait apporté beaucoup de punch à l’attaque des Bleus depuis le début du tournoi.
(Photo Alain de Martignac)
www.volkswagen.fr/touranmatch
SERGE TYNELSKI
AGENDA
DEMAIN
HIER
Tyrosse- Dax ....................... 22-25
Bonus : Stade Bordelais (1), Auch (1),
Montauban (1), Lyon OU (1), Tyrosse
(1), Dax (1).
Classement
Pts J. G. N. P. p.
— ———— —
1. Montauban... 82 20 18 0 2 527
2. Albi ............... 68 20 15 0 5 423
3. Béziers ......... 67 20 14 0 6 523
4. Dax ............... 62 20 13 0 7 485
5. Auch ............. 59 20 12 0 8 431
6. Tarbes .......... 56 20 12 0 8 462
7. La Rochelle.. 49 20 11 0 9 413
8. Colomiers..... 47 20 11 0 9 342
9. Oyonnax....... 45 20 10 0 10 365
10. St. Bordelais . 45 20 10 0 10 355
11. Lyon OU....... 37 20 7 0 13 354
12. Racing-Mét. 92. 36 20 7 1 12 343
13. Pays d'Aix .... 31 20 6 0 14 326
14. Mt-de-Marsan . 27 20 5 0 15 346
15. Aurillac ......... 24 20 4 0 16 313
16. Tyrosse ........ 24 20 4 1 15 350
c.
—
282
318
401
308
321
371
388
417
361
438
403
444
435
466
480
525
B.
—
10
8
11
10
11
8
5
3
5
5
9
6
7
7
8
6
4 points pour une victoire, 2 pour un nul, 0 pour une défaite. Un point de bonus pour chaque
équipe qui inscrira au moins 4 essais et/ou perdra par 7 points ou moins. Le club classé 1er à
l’issue de la phase préliminaire accède au Top 14. Après des demi-finales entre les clubs
classés de 2 à 5, le vainqueur de la finale (4 juin) est aussi promu en Top 14. Les équipes
classées 14e, 15e et 16e sont reléguées en Fédérale 1.
TOURNOI DES SIX NATIONS
(4e journée). – Annonce de la composition du quinze de France (à 17 h 30) pour
France - Angleterre.
VENDREDI 10 MARS
TOP 14 (16e journée, reportée du
4 février). Biarritz - Agen (20 h 30, en
direct sur Canal + Sport).
ANGLETERRE (17e journée). – Leicester - Leeds, Sale - Saracens, Worcester Wasps.
SUPER 14 (5e journée). – Waikato
Chiefs (NZL) - Canterbury Crusaders
(NZL), New South Wales Waratahs (AUS) Golden Cats (AFS).
SAMEDI 11 MARS
RÉSULTATS
TOURNOI DES SIX NATIONS
(4e journée). – Pays de Galles - Italie
(14 h 30, heure française, en direct sur
France 2) ; Irlande - Écosse (16 h 30, heure
française, en direct sur France 2).
TOP 14 (16e journée, reportée du
4 février).– Stade Français - Perpignan
(15 h 10, en direct sur Canal +) ; Bayonne Brive (17 h 30, en direct sur Canal +
Sport) ; Bourgoin - Pau, Clermont - Narbonne, Toulouse - Montpellier, Castres Toulon (18 h 30).
PRO D 2 (19e journée, reportée du
4 février). – Tyrosse - Aurillac
(16 heures) ; Tarbes - Stade Bordelais,
Mont-de-Marsan - Racing-Métro 92,
M o n ta u b an - A uc h , O y o n n ax La Rochelle, Albi - Béziers, Lyon OU - Colomiers, Pays d’Aix - Dax (18 h 30).
ANGLETERRE (17e journée). – Bath
- Newcastle, Northampton - Gloucester.
SUPER 14 (5e journée). – ACT Brumbies (AUS) - Coastal Sharks (AFS), Queensland Reds (AUS) - Western Force (AUS),
Northern Bulls (AFS) - Otago Highlanders
(NZL), Western Stormers (AFS) - Wellington Hurricanes (NZL).
DIMANCHE 12 MARS
LIGUE CELTIQUE (15e journée). – VENDREDI : Cardiff - Neath-Swansea, 40-14 ; GlasgowBorders, 8-20 ; Ulster-Munster, 27-3. HIER : Leinster-Connacht, 16-13.
Classement : 1. Ulster, 48 pts ; 2. Munster, 46 ; 3. Leinster, 45 ; 4. Édimbourg, 45 ; 5. Borders,
36 ; 6. Cardiff, 36 (14 matches) ; 7. Llanelli, 32 (12 m.) ; 8. Glasgow, 31 ; 9. Neath-Swansea, 29
(13 m.) ; 10. Newport, 29 (13 m.) ; 11. Connacht, 19.
TOURNOI DES SIX NATIONS
(4e journée). – France - Angleterre
(16 heures, en direct sur France 2).
ANGLETERRE (17e journée). – Bristol - London Irish.
PROCHAINE JOURNÉE (19e, reportée du 4 février). – Samedi 11 mars :
Tyrosse-Aurillac (16 heures) ; Tarbes - Stade Bordelais, Mont-de-Marsan - RacingMétro 92, Montauban-Auch, Oyonnax - La Rochelle, Albi-Béziers, Lyon OU - Colomiers, Pays d’Aix - Dax (18 h 30).
TYROSSE - DAX : 22-25 (16-0)
Stade de la Fougère. Beau temps frais. Pelouse parfaite. 5 000 spectateurs environ. Arbitre :
M. Rosich (Armagnac-Bigorre). TYROSSE : 1 E, Lalagüe (40e) ; 4 B, Dupré (2e, 22e, 44e, 71e) ; 1 D,
Laborde (29e) ; 1 T, Dupré. DAX : 4 E, Berek (52e), Lasagavibau (56e), Dabrin (59e), de pénalisation (66e) ; 1 B (68e), 1 T, Maillard. Cartons jaunes. – Tyrosse : Baradat (52e, antijeu), Dutilh (65e,
antijeu).
Évolution du score : 3-0, 6-0, 9-0, 16-0 (mi-temps), 19-0, 19-10, 19-15, 19-22, 19-25, 22-25.
TYROSSE : Dupré – Douthe, Rapana, Duffranc (Zaldua, 60e), Lalagüe – (o) Laborde, (m)
Dutilh – Péry (Bayer, 75e), De Goldi, Ducamp – Lévejac (Visensang, 75e), Lapoyalère – Bénazet
(Abbadie, 62e), Guillet (cap.) (Loubery, 71e), Baradat (Dufourg, 62e). Entraîneurs : J. Guibert et
Ch. Laclau.
DAX : Lasagavibau – Hiriart, Maillard, Argel, Dabrin – (o) Diaz, (m) Carbonneau (Lesgourgues,
76e) – Milhères, Alexandre, Tournier (Deniau, 56e) – Bérek (cap.) (Camisuli, 71e ),
August – Cartier (Boyoud, 56e), Pedrosa, Ménieu (Sallaberry, 56e). Entraîneurs : M. Lièvremont et
J.-Ph. Coyola.
Il vous en faudra pour retenir autant d’équipements.
Groupe VOLKSWAGEN France - R.C. Soissons B 602 025 538. ©HFP 2006.
SAMEDI
Stade Bordelais- Albi .......... 0-6
Aurillac- Auch ..................... 11-36
La Rochelle- Racing-M.92... 22-5
Montauban- M.-de-Marsan. 31-5
Oyonnax- Colomiers........... 25-10
Pays-d’Aix- Lyon OU ........... 22-51
Tarbes- Béziers.................... 25-13
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heure française) pour France - Angleterre.
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LUNDI 6 MARS 2006
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Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
velles, souligne René Bouscatel.
J’attends un appel de Jo Maso. » Présent hier en fin d’après-midi au rendez-vous de l’équipe de France au
Bar de l’Arrivée de l’aéroport d’Orly,
le manager de l’équipe de France
précise : « Nous attendons la fin du
Tournoi pour prendre contact avec le
Stade Toulousain afin de trouver un
terrain d’entente. Nous allons avoir
une approche intelligente de la
situation de Fabien au cours de cette
année importante pour le rugby français, mais, pour nous, il n’est nullement question d’imposer quoi que ce
soit au club. Tout juste ferons-nous
des propositions. » Ce qui signifie
que la FFR a toujours l’intention de
protéger son capitaine et de lui offrir
un statut particulier.
Bleu
PRO D 2 (21e journée)
Manger du poisson stimule la mémoire.
Jaune
Rouge
Jaune
Le capitaine de l’équipe de France devrait être toulousain
deux ans de plus, jusqu’en 2008, mais le club attend
des précisions de la FFR.
son prochaine, année de la Coupe du
monde, et la saison suivante. Imaginons qu’elle souhaite disposer des
joueurs pendant six mois, les tenants
du contrat ne sont plus les mêmes.
Alors, j’attends. »
Dans la perspective de la préparation
à la Coupe du monde, selon le souhait de Bernard Laporte, l’entraîneur
de l’équipe de France, Bernard
Lapasset, président de la FFR, avait
proposé que les joueurs cadres de
l’équipe de France, dont Pelous,
soient pris en charge une partie de la
saison par la FFR, afin d’être moins
sollicités dans le cadre de leurs clubs.
Ce qui avait suscité une vive réaction
des clubs fournisseurs en internationaux, qui se sont opposés à ce projet
en demandant des précisions.
« Depuis, nous n’avons pas de nou-
Dimanche 5 février : Écosse - France, 20-16.
Samedi 11 février : France - Irlande, 43-31.
Samedi 25 février : France - Italie, 37-12.
Dimanche 12 mars : France - Angleterre, à 16 heures au Stade de France.
Samedi 18 mars : Pays de Galles - France, à 16 h 30 au Millennium Stadium.
Noir
Bleu
Noir
Toulouse et Pelous
d’accord
TOUT LAISSE AUGURER que
Fabien Pelous, le capitaine de
l’équipe de France, en fin de contrat
avec le Stade Toulousain à la fin de la
saison, reste toulousain jusqu’à la fin
de la saison 2007-2008. En effet,
René Bouscatel, le président, Guy
Novès, le manager général du club,
et Fabien Pelous sont d’accord sur les
modalités d’un prolongement de
deux ans. « Dans la logique du Stade
Toulousain, Fabien reste avec nous
jusqu’en 2008, précise René Bouscatel. Fabien voulait avoir des garanties pour l’année de la Coupe du
monde et la suivante, et nous
sommes d’accord. Tout est prêt pour
une signature. Toutefois, avant de
finaliser le contrat, j’attends que la
Fédération fixe les conditions des
joueurs internationaux pour la sai-
FRANCIS DELTERAL
Les 22 pour France - Angleterre
Les Bleus chez Sarkozy
Le seul réel sujet d’inquiétude
tourne maintenant autour de Florian Fritz, arrivé vers 18 h 30 avec
ses coéquipiers toulousains, alors
que les Parisiens, les Biarrots et Bernard Laporte se rendaient directement au CNR. Le jeune centre
(22 ans, 6 sélections), a reçu un
coup au genou gauche, samedi
contre Toulon (53-0), qui l’a obligé
à quitter le terrain à la mi-temps.
collision, mais se disait en pleine
forme.
Aujourd’hui, tout le monde sera
donc aux soins ou au repos en ce
lundi consacré à la récupération et à
la vidéo. À 18 heures, les Bleus
répondront à l’invitation de Nicolas
Sarkozy au ministère de l’Intérieur,
puis iront au magasin Nike (leur
équipementier), sur les ChampsÉlysées, avant d’aller dîner, le soir,
au restaurant Le Stade, à GéoAndré, chez Pieter De Villiers et Sylvain Marconnet.
12
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
CYCLISME PARIS-NICE
Avantage Julich
ILS ONT DIT
L’Américain de CSC, vainqueur sortant de l’épreuve, a déjà pris une petite option dès le prologue.
Benoît VAUGRENARD (Fdj, 8e à
5’’) : « Marc Madiot m’a dit : le chrono
se joue dans la bosse. Donc je me suis
mis à bloc jusqu’au sommet ; après, ce
n’était plus que de la descente. J’ai fait
une belle performance. Cela dit, je
l’avais dans la tête depuis le début de
la saison. À l’entraînement, je ne me
suis concentré que là-dessus. J’avais le
tracé parfaitement à l’esprit et j’ai travaillé autour de ça. Je suis content
puisque ça paye. En plus, par rapport à
l’an dernier, j’ai plus de force, plus de
puissance. Maintenant, le but est de
travailler pour notre leader Thomas
Lövkvist et surtout ne pas se faire piéger dans les premières étapes. Si la
météo est mauvaise, ça ne me dérangera pas. J’aime le froid et la pluie.
Depuis que je suis jeune, j’ai toujours
obtenu mes meilleurs résultats dans
les pires conditions. »
Andrei KASHECHKIN (KAZ, Lsw,
2e à 1’’) : « Pour ma rentrée, je suis plutôt satisfait, d’autant que je ne me sens
pas à 100 % . C’était un bon test. Ce
genre de prologue m’a souvent réussi.
Mais je ne vais pas jouer le classement
général, mes objectifs viennent plus
tard : le Tour évidemment où je serai là
pour aider Alexandre (Vinokourov).
Paris-Nice va surtout me permettre de
monter en puissance progressivement. »
Vainqueur l’an dernier de
Paris-Nice, Bobby Julich
en est cette fois le
premier leader.
L’Américain a remporté
hier le prologue
d’Issy-les-Moulineaux
alors que le champion du
monde, Tom Boonen (5e),
est attendu aujourd’hui
en cas d’arrivée au sprint.
IL PARAÎT qu’il était moins pressé
que d’habitude. Il est en tout cas
moins stressé. Bobby Julich avait fortement tendance à se mettre la pression, dans la première partie de sa
carrière qui l’avait amené auprès de
Pantani et Ullrich sur le podium de ce
terrible Tour 1998 (3e). L’Américain
de Corpus Christi, Texas, a longtemps, longtemps attendu confirmation de cette performance inattendue. Il a fallu qu’il s’en remette à
Bjarne Riis, au sein de l’équipe CSC, à
partir de 2004, pour remonter à la
surface. Et comment, avec l’an dernier Paris-Nice et le Critérium International dans la foulée !
Cette année, l’équipe CSC en général, Julich en particulier, ont beaucoup d’autres chats à fouetter pour
aider Ivan Basso dans sa tentative de
doublé Giro-Tour. « Cet hiver, Riis
m’a dit de rester calme, de ne pas me
mettre de stress et j’en ai profité,
avouait Julich, qui sera l’auxiliaire de
Basso sur les deux Grands Tours.
J’étais déjà surpris de finir troisième
en Californie (sur le Tour du même
nom, 19 au 26 février), parce que je
n’étais pas au top, mais je me sentais
trop bon, trop facile, comme
aujourd’hui… »
Débarqué mercredi d’Amérique, ce
n’est pourtant ni le décalage horaire
ni la différence sensible des tempé-
ratures, car il faisait frisquet hier
après-midi à Issy-les-Moulineaux,
qui ont grippé la mécanique bien huilée de ce coureur capable de monter
très haut en régime. « Il a gagné avec
son expérience, notait assez admiratif Alain Gallopin, le directeur sportif
de CSC. Pour le décalage horaire, il
sait gérer à la perfection, organiser
son sommeil. On est venu travailler
sur le circuit pendant une heure et
demie dans la matinée, ce qui l’a laissé relax tout le début d’après-midi. Il
a surtout gagné dans les virages du
dernier kilomètre où il n’a presque
pas touché les freins. »
Celui qui en a appris beaucoup, hier
après-midi, c’est David Zabriskie
(27e à 13’’), le premier Maillot Jaune
du Tour 2005, qui apprécie les tracés
rectilignes comme à Noirmoutier en
juillet dernier, mais auquel la technique fait encore défaut. C’est pourquoi il avait pris place à bord de la
voiture des CSC afin de recevoir une
leçon de pilotage. Il en a tiré luimême la conclusion : « Impressionnant ! »
Attention
à Steegmans !
Ainsi, Julich est lancé sur des bases
élevées, quand bien même l’équipe
CSC a jusque-là volontairement limité le travail en intensité, ce qui n’a
rien changé hier au résultat. « C’est
déjà extraordinaire de gagner ce prologue, appréciait l’Américain sans
vouloir tirer trop de plans sur la
comète. À trente-quatre ans, je sais
que j’ai l’expérience et je ressens de
la sérénité. J’ai complètement changé. Maintenant, je fais juste le vélo
pour la passion et c’est dommage
que je n’ai pas eu cette philosophie il
y a quelques années parce que c’est
agréable, et ça m’aurait servi. »
Voilà. S’il fallait absolument un favori à ce Paris-Nice très ouvert, Julich
est celui-là. De toute façon, il ne faut
pas exagérer la portée d’un prologue
de 4 800 mètres, soit six minutes et
des poussières. La demi-surprise est
Vaugrenard :
« Je l’avais
dans la tête »
provenue d’Andreï Kashechkin, le
Kazakh passé de Crédit Agricole à
Liberty Seguros, où il est destiné à
seconder son compatriote Vinokourov. Dans le panel très large de ses
qualités, on connaissait sa capacité
explosive dans les prologues (3e sur
celui du Dauphiné 2005). En
revanche, il s’agissait, hier, de sa
rentrée en compétition, et Manolo
Saiz jure que sa recrue accuse encore
« 4 kilos en trop », ce qui explique
qu’il l’attend dans les classiques
ardennaises plus sûrement que
dimanche prochain sur la Côte
d’Azur, où il faudra sans doute
compter avec son partenaire espagnol Alberto Contador (4e à 3’’).
Dans le camp des spécialistes, Bradley Mc Gee (3e à 2’’) ne saurait être
déçu à cette époque de l’année, et La
Française des Jeux a d’ailleurs réussi
une « perf » collective soulignant le
potentiel de Benoît Vaugrenard (8e à
5’’), qui progresse lentement, mais
sûrement, tandis que Sandy Casar a
particulièrement réussi sa mise à feu
(12e à 8’’). Sans doute les Cofidis, de
leur côté, attendaient-ils un peu
mieux, mais c’était un poil trop
sinueux pour Wiggins (7eà 5’’), Verbrugghe a manqué un peu de tonicité (10eà 7’’) et Chavanel était peutêtre un peu trop nerveux (91e à 22’’),
mais rien de grave, vraiment.
Quant à Tom Boonen (5e à 3’’), c’est
bien la classe mondiale, tout simplement. Par le jeu des « bonifs » (10’’,
6’’, 4’’ à l’arrivée et 3’’, 2’’, 1’’ sur
chacun des deux sprints intermédiaires), le maillot lui tend les bras, ce
soir à Saint-Amand-Montrond. Mais
attention, ce Gert Steegmans (9e à
7’’), qui prend décidément du
volume dans tous les compartiments
du jeu, ne rêve que de s’offrir le
champion du monde ! D’ici là, s’il y a
des candidats pour la bonne petite
échappée traditionnelle à travers la
Sologne, il ne faut surtout pas se
gêner.
PHILIPPE BOUVET
JÉRÉMIE ARBONA
ISSY-LES-MOULINEAUX. – Même si les hommes de CSC ont débarqué sur ce Paris-Nice sans ambition déclarée,
Bobby Julich ne s’est pas gêné hier pour se vêtir à nouveau de jaune et blanc.
(Photo Bernard Papon)
Armstrong, là sans y être
RÉSULTATS
La saison a démarré sans le Texan, qui reste pourtant très présent dans l’ombre de Johan Bruyneel.
LES DEUX HOMMES se cachent derrière de larges lunettes noires. Au
volant, Johan Bruyneel, toutes dents
dehors, polo siglé Discovery Channel,
bracelet Livestrong en évidence. Côté
passager, Lance Armstrong, parka
sombre à capuche, casquette enfoncée jusqu’aux yeux, le visage épais
mangé par une barbe naissante. Son
sourire est moins franc. Scène inédite
captée il y a une dizaine de jours, sur le
front de mer de Santa Barbara, au
départ de l’avant-dernière étape du
Tour de Californie. Pour la première
fois depuis sa retraite, le 24 juillet sur
les Champs-Élysées, le Texan avait pris
place en course dans la voiture de
Discovery Channel, officialisant son
rôle de « conseiller technique » auprès
de ses anciens coéquipiers. « Je suis là
pour supporter les gars, a-t-il expliqué
au milieu d’une horde de fans surexcités. C’est très spécial, une nouvelle
expérience pour moi. » Loin, bien loin
du prologue de Paris-Nice où, il y a un
an tout juste, il avait lancé sa dernière
saison par une indigne 140e place dans
un prologue polaire.
Jusqu’ici, le septuple vainqueur du
Tour de France s’était fait plutôt
discret. Il était apparu en catimini,
début décembre, au stage de préparation de Solvang, en cuissard long et
manchons, le temps de vérifier, lors
d’une sortie d’entraînement de plus de
quatre heures, qu’il avait quelques
beaux restes. Puis il avait participé à la
présentation officielle de l’équipe, sur
Beverly Hills, toujours dans la roue de
Bruyneel, pour un touchant numéro de
nostalgie : « Je suis toujours membre à
part entière de Discovery Channel. Je
suis un fan de l’équipe et quand il s’agit
de suivre le vélo, de suivre les gars, je
reste totalement accro. Ça, ça n’a pas
changé. Quand je roulais, j’étais le partenaire privilégié de Johan. Pendant
sept ans, on s’est parlé tous les jours et
ça continue. Simplement, maintenant,
on discute des coureurs, de leur
programme de courses, de leurs plans
d’entraînement, de l’évolution de leur
condition. Je serai toujours là pour eux,
Johan le sait. »
Fin juillet sur le Tour
On ne devrait cependant pas trop voir
Armstrong en Europe cette année. La
rumeur annonce une petite visite en
mai sur les routes du Giro et, bien sûr,
un large détour vers la France en juillet,
sans doute pour la dernière semaine
du Tour (le 16, il présentera à Los
Angeles la cérémonie des ESPY
Awards, sorte d’oscars du monde du
sport). « Je ne sais pas à quel niveau je
serai impliqué avec Johan dans la voiture, dit-il. Rien n’est encore décidé. Ce
sera sans doute très spécial. Je veux
être là pour supporter l’équipe. On ne
peut pas faire quelque chose pendant
quinze ans et s’en aller comme ça. J’ai
besoin de sentir que je suis encore un
Assis dans la voiture de Discovery, aux côtés de Johan Bruyneel : c’est la nouvelle place de
Lance Armstrong. Mais au Tour de Californie, pas sur Paris-Nice.
(Photo DR)
membre de cette famille. » Même s’il
est un peu fait oublier par le peloton,
Armstrong n’a pas vraiment chômé en
sept mois de retraite. Apparitions télévisées sur les grands networks, show
dans une radio d’Austin, publicité tous
azimuts pour sa ligne de vêtements et
sa chaîne de salles de sport et promotion de sa fondation contre le cancer (il
s’est ainsi déplacé à Londres et en
Afrique du Sud pour prêcher la bonne
parole). Et le projet de film sur sa vie,
interprété par Matt Damon, est sur de
très bons rails.
Parallèlement, il a continué d’alimenter la chronique judiciaire. Après une
première session en janvier, le procès
intenté au Texas par la compagnie
d’assurances SCA suit son cours,
comme les dossiers Mike Anderson et
LA confidentiel. Et la justice italienne
doit statuer demain à Rome sur la
plainte en diffamation déposée par
Filippo Simeoni, une audience pour
laquelle Armstrong ne se déplacera
pas. Enfin, il a rompu le mois dernier
avec sa compagne, la chanteuse Sheryl
Crow, laquelle vient de se faire opérer
d’un cancer du sein. Une nouvelle qui
l’aurait plongé dans un profond
désarroi.
JEAN-PIERRE BIDET
PARIS-NICE (5-12 mars). – Prologue à Issy-les-Moulineaux :
1. Julich (USA, CSC), les 4,8 km en 6’7’’ (moy. : 47,084 km/h) ;
2. Kashechkin (KAZ, Liberty Seguros), à 1’’ ; 3. Mc Gee (AUS, Française
des Jeux), à 2’’ ; 4. Contador (ESP, LSW), à 3’’ ; 5. Boonen (BEL, Quick
Step - Innergetic) ; 6. Sanchez (ESP, Euskaltel), t.m.t. ; 7. Wiggins
(GBR, Cofidis), à 5’’ ; 8. Vaugrenard (FDJ), m.t. ; 9. Steegmans (BEL,
Davitamon-Lotto), à 7’’ ; 10. Verbrugghe (BEL, COF), m.t. ; 11. Landis
(USA, Phonak), à 8’’ ; 12. Casar (FDJ) ; 13. Mugerli (SLV, Liquigas),
t.m.t. ; 14. Pineau (Bouygues Télécom), à 9’’ ; 15. Colom (ESP, Îles
Baléares -Caisse d’Épargne) ; 16. Gusev (RUS, Discovery Channel) ; 17.
F. Schleck (LUX, CSC), t.m.t. ; 18. Rous (BTL), à 10’’ ; 19. Posthuma
(HOL, Rabobank), m.t. ; 20. Vandevelde (USA, CSC), à 11’’ ;… 24.
Jalabert (PHO), m.t. ; 25. Dumoulin (AG2R Prévoyance), à 13’’ ; 27.
Zabriskie (USA, CSC) ; 30. Martinez (ESP, Agritubel), t.m.t. ; 35. Caucchioli (ITA, Crédit Agricole), à 15’’ ; 38. Lövkvist (SUE, FDJ), t.m.t ; 44.
TOUR DE MURCIE (2.1 [ES P],
1er - 5 mars). – 5e et dernière étape, Murcie-Murcie : 1. Haussler (ALL, Gerolsteiner),
les 116,7 km en 3 h 10’54’’ (moy. :
36,679 km/h) ; 2. Richeze (ARG, Ceramica
Panaria) ; 3. Munoz (ESP, Communauté de
Valence) et tout le peloton dans le même
temps. – 78 classés.
Principal abandon : Rasmussen (DAN, RAB).
Classement final : 1. S. Gonzalez (ESP, 3
Molinos Resort), en 15 h 33’2’’; 2. J.I. Gutierrez (ESP, Caisse d’Épargne - Îles Baléares), à
3’’ ; 3. Bernabeu (ESP, Communauté de
Valence), à 27’’ ; 4. Hruska (RTC, Mol), 32’’ ;
5. C. Garcia-Quesada (ESP, Unibet.com), à
39’’… 7. Valverde (ESP, IBC), à 1’9’’ ;
8. Cunego (ITA, Lampre), à 1’41’’ ; 35. Vinokourov (KAZ, Liberty Seguros), à 14’3’’ ;
49. Mayo (ESP, Euskaltel), à 20’42’’ ;
55. Menchov (RUS, Rabobank), à 22’25’’ ;
66. Brard (IBC), à 27’42’’.
TROIS JOURS DE LA FLANDRE OCCIDENTALE (2.1 [BEL], 3-5 mars). – 3e et dernière étape, Ichtegem-Ichtegem : 1. Eeckhout (BEL, Chocolat Jacques), les 185,6 km
en 4 h 33’16’’; 2. Weylandt (BEL, Quick
Step) ; 3. Sieberg (ALL, Team Wiesenhof) ;
Engoulvent (CA), à 16’’ ; 56. Voigt (ALL, CSC), à 18’’ ; 63. Jégou (Fdj),
m.t. ; 64. Berthou (IBC) à 19’’ ; 67. Moreau (A2R) ; 70. Mourey
(FDJ) ; 72. Poilvet (CA), m.t. ; 75. Dupont (A2R), à 20’’ ; 78. Popovych
(UKR, DSC), m.t. ; 82. Lefèvre (BTL), à 21’’ ; 87. Kern (BTL), m.t. ; 91.
Chavanel (COF), à 22’’ ; 92. Vasseur (QSI), m.t. ; 110. Voeckler
(BTL), à 27’’ ; 114. Rinero (Saunier Duval), m.t ; 115. Dion (A2R), à
28’’ ; 117. Portal (IBC), m.t. ; 119. Charteau (BTL), à 29’’ ; 122. Moncoutié (COF), m.t. ; 124. Talabardon (CA), à 30’’ ; 125. Dessel (A2R),
m.t. ; 132. Fédrigo (BTL), à 31’’ ; 133. Salmon (A2R), m.t. ; 139.
Leblacher (FDJ), à 33’’ ; 143. Augé (COF), à 34’’ ; 158. Laurent
(A2R), à 38’’. – 168 classés.
AUJOURD’HUI. – 1re étape : Villemandeur - Saint Amand Montrond
(193 km). Départ à 11 h 50, avenue de la Libération ; arrivée vers
16 h 15, avenue de Meillant.
4. Muravyev (KAZ, Jartazi) ; 5. Minard (Cofidis), t.m.t.
Classement final : 1. Eeckhout (BEL, Chocolat Jacques), en 13 h 3’33’’ ; 2. McEwen
(AUS, Davitamon-Lotto), à 2’’ ; 3. Breschel
(DAN, CSC), à 3’’ ; 4. Willems (BEL, Jac), à
6’’ ; 5. Weylandt (BEL, Quick Step), à 7’’…
15. Minard (Cofidis), à 13’’.
LES MONTS DU LUBÉRON (1.2, 5 mars).
– 1. Mandri (EST, Auber 93), les 160 km en
3 h 50’10’’ ; 2. Seledkov (RUS, Omnibike) ;
3 Coutouly (Agritubel) ; 4. O. Martinez (AVC
Aix), t.m.t. ; 5. Vorganov (RUS, Omn), à 25’’.
– A. R.
GP DE LILLERS (1.2, 5 mars). – 1. Eishler
(ALL, Team Reistrom Senges), les 170 km en
4 h 7’52 ; 2. Jaunet (CC Nogent-sur-Oise), à
13’’ ; 3. Clain (VC Roubaix), m.t. ; 4. Parisien
(USA, Team TiAA-Cref), à 17’’ ; 5. Feillu
(CCN), à 24’’. – P. M.
PISTE - COUPE DU MONDE (4e et dernière manche, Sydney [AUS], 3-5 mars). –
HOMMES. Vitesse par équipes : Pays-Bas
(Bos, Mulder, Veldt), 44’’628 b. France (Baugé, Pervis, Tournant), 44’’730 ; Places
3-4 : Japon, 45’’341 b. Pologne, 45’’552.
Américaine : 1. Danemark, 14 pts ; 2. Italie,
11 ; 3. Grande-Bretagne, 10.
FEMMES. Scratch : 1. Aroustamova (RUS) ;
2. Machacova (RTC) ; 3. Prudinikova (RUS).
Keirin : 1. Di (CHN) ; 2. Reed (USA) ; 3. Frisoni (ITA).
Classement final : 1. Pays-Bas, 314 pts ;
2. Russie, 280 ; 3. Allemagne, 223 ; 4. Australie, 223 ; 5. France, 208.
COUPE DU MONDE FEMMES
(2emanche, Wellington [NZL], 5 mars). –
1. Ulmer (NZL), les 124 km en 3 h 16’45’’ ;
2. Wood (AUS), à 4’24’’ ; 3. Teutenberg (ALL),
à 4’26’’… 18. Pitel, à 4’34’’ ; 38. Le Floch, à
8’10’’ ; 40. Touffet, m.t.
Prochaine manche : Tour des Flandres, le
2 avril.
BETTINI FACE À PETACCHI. – Le
Tour de la Province de Lucca
(194 km) accueille aujourd’hui la
plupart des têtes d’affiche de
Tirreno-Adriatico (départ mercredi).
Sont annoncés Petacchi, Bettini,
Zabel, Fischer, Grillo, Bennati,
Paolini, Di Luca, Garzelli, Astarloa et
Basso. AG2r Prévoyance (Chaurreau,
Gerrans, Loubet, Mondory, Naibo,
Navas, Riblon, Usov) est la seule
équipe française engagée.
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(Un commentateur sportif)
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sur route 6 ; mixte 7,4. Emissions CO2 (g/km) : 178. Renseignements : 0 805 05 06 07 (appel gratuit) - www.skoda.fr
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LUNDI 6 MARS
2006
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Rouge
Noir
Jaune
Rouge
première (aujourd’hui) notamment, puis celles de jeudi,
assez plate, et samedi, plus vallonnée, où j’aimerais me tester. Pour le reste, c’est trop pentu pour moi. J’espère surtout
que la météo sera meilleure que l’an dernier, car l’essentiel
est que je préserve ma santé. (il sourit) D’ailleurs, on m’a dit
qu’on passait pas loin de Joyeux (demain), là où il y a la
grippe aviaire. Il faudra peut-être nous fournir des masques
(il rit franchement)…
– Avez-vous volontairement évité de vous
confronter à Petacchi qui, lui, dispute TirrenoAdriatico ?
– Non, ce n’est pas le problème. Je préfère avoir une bonne
semaine de récupération après Paris-Nice pour mieux aborder Milan-San Remo, plutôt que deux-trois jours après Tirreno. C’est trop court. En plus, j’arrive directement à la maison
dimanche prochain (il a élu domicile à Monaco cet hiver).
C’est plutôt agréable. »
Bleu
« VOUS ATTENDIEZ-VOUS à une telle performance
sur ce type de chrono ?
– Pas vraiment. Je ne m’étais pas préparé pour ça et je ne
fais pas partie des spécialistes. C’est donc un très bon résultat. D’ailleurs, si je m’étais plus concentré (il s’est levé hier
matin à 9 h 30 et n’a reconnu le circuit que par deux tours sur
les coups de midi), je serais sûrement allé trois ou quatre
secondes plus vite. Mais cela n’a pas d’importance. La prise
du maillot de leader n’était certainement pas un objectif premier. Maintenant, j’espère gagner une étape et dans ce cas,
probablement, j’aurai ce maillot…
– Quelle est votre véritable motivation sur ce
Paris-Nice ?
– Pour moi, cette course est l’idéal pour préparer les classiques, à commencer par Milan-San Remo (18 mars), un
objectif cette saison, puis le Tour des Flandres (2 avril) et
Paris-Roubaix (9 avril). Mon but n’est donc pas d’être à bloc
tout le temps, mais seulement sur deux ou trois étapes, la
Jaune
Rouge
Jaune
TOM BOONEN, excellent cinquième hier, regrettait presque de ne pas avoir joué
sa carte à fond.
Noir
Bleu
Noir
« Si je m’étais plus
concentré… »
Bradley MCGEE (AUS, Fdj, 3e à
2’’) : « J’aime bien ce genre de prologue très technique, avec montée et
descente. J’ai perdu du temps dans la
bosse, car je n’ai pas encore les gaz.
J’ai accéléré seulement au sommet.
Cela dit, pour un mois de mars, c’est
déjà bien. En mai, j’aurais été capable
d’accélérer au milieu ; en juillet,
j’aurais pu accélérer dès le bas. Mais je
suis déjà en bonne forme. »
Sandy CASAR (Fdj, 12e à 8’’) : « Je
m’étais fixé ce prologue, et plus généralement Paris-Nice, comme objectif.
Je ne suis pas si surpris de ma performance. Je l’avais bien préparé. J’aime
cet exercice, surtout quand il y a une
belle bosse. Il faut partir le plus vite
possible et selon les sensations, ça
passe ou ça casse. Je sens la forme qui
arrive. Il ne manque plus que la réussite. Je constate que des gros clients
sont derrière moi. L’idéal serait que ce
soit pareil à Nice. Ce serait vraiment
très motivant. »
Jérôme PINEAU (Btl, 14e à 9’’) :
« J’ai battu des gars comme Zabriskie
ou Voigt, il y a de quoi être content,
non ? De toute façon, je ne pouvais pas
aller plus vite. C’est un effort violent,
sur un parcours sinueux et ça me profite davantage que les grands boulevards. C’est toujours bien de commencer une course sur une bonne
impression. Depuis le début de la saison, ça va de mieux en mieux. Mais lors
des précédents Paris-Nice, j’ai toujours
plutôt bien débuté et ça ne m’a pas
souvent réussi, alors je ne m’enflamme
pas. »
Sylvain CHAVANEL (Cof, 91e à
22’’) : « Je n’étais pas dans l’allure,
alors que je voulais faire quelque
chose. Mais je sens que je vais bien
marcher cette semaine. J’ai vraiment
confiance. Ce qui me console, c’est que
l’année où j’ai fait un mauvais prologue (32e en 2003), je termine cinquième au final. Franchement, j’ai bien
travaillé à l’entraînement la semaine
dernière, la condition est là, je le sens
et je suis motivé. » – J. A.
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ATHLÉTISME COUPE D’EUROPE (salle)
L’étincelle Doucouré
Tandis que Sdiri s’est blessé à la longueur, le hurdler a brillé (7’’62 sur 60 m haies), emmenant les Français à la victoire.
LIÉVIN –
de notre envoyé spécial
ON L’ATTENDAIT, il n’a pas déçu.
Hier à Liévin, Ladji Doucouré, la nouvelle star de l’athlétisme français, n’a
pas manqué son unique authentique
sortie hivernale au cœur d’un
dimanche après-midi plutôt festif dans
l’ancienne cité minière ensoleillée du
Pas-de-Calais. Deux semaines après
une petite mise en jambes sur 200 m à
Clermont-Ferrand, le champion du
monde du 110 m haies a retrouvé son
pré carré avec bonheur. Sans préparation spécifique, celui qui n’avait pas
franchi une seule fois plus de quatre
haies cet hiver, a avalé les cinq obstacles de son 60 m en 7’’62, la meilleure rentrée en salle de sa carrière. De
quoi le classer d’emblée treizième
meilleur hurdler de l’hiver et même
septième (donc finaliste planétaire
potentiel) à deux athlètes par nation.
de notre envoyée spéciale
Arron
indispensable
RÉSULTATS
LIÉVIN.– Mission accomplie pour Ladji Doucouré pour son seul 60 m haies de l’hiver. Le double champion
du monde d’Helsinki a gagné en signant la meilleure rentrée en salle de sa carrière (7’’62) et en respectant
les consignes techniques de son entraîneur.
(Photo Bruno Fablet)
Sdiri, la tuile
Le sauteur en longueur, blessé à la cuisse droite, est presque forfait pour les Mondiaux.
LIÉVIN –
de notre correspondant
C’EST L’HÉCATOMBE ! Après
Bouchra Ghezielle (3 000 m), Florent
Lacasse (800 m), Marc Raquil
(4 × 400 m) et Eunice Barber (longueur), Salim Sdiri sera sans doute, cet
après-midi, le cinquième Français à
renoncer aux Mondiaux en moins
d’une semaine. Hier, le sauteur en longueur de l’USM Montargis a dû cesser
son concours après le troisième saut.
Il était alors en tête. Puis Oleksiy Lukasevych, l’Ukrainien inspiré par ce pays
minier où il possède quelques homonymes, lui a brûlé la politesse au der-
nier essai (7,88 m). À l’arrivée, Sdiri,
deuxième avec 7,85 m, a perdu bien
plus qu’un simple concours.
« J’ai ressenti un point douloureux lors
de l’impulsion, sous la cuisse, à l’ischio
droit, racontait-il. J’ai tellement l’habitude de me blesser là que cette douleur
m’est familière. » Sdiri doit passer
une IRM aujourd’hui. « Pour ce type
d’accident, il me faut parfois plus de
dix jours pour reprendre. Parfois, au
bout de quarante-huit heures, ça
passe », espérait-il.
Franck Chevallier, le DTN, confirmait
cette interrogation, tout en s’estimant
pessimiste. « Salim avait eu une sensation de ce type deux jours avant les
Championnats de France estivaux à
Sotteville, en 2004, et il avait battu le
record de France quand même. Mais
pour moi, sauf contre-ordre, il est forfait pour Moscou. Je lui ai dit de ne
prendre aucun risque avant l’été où
il peut espérer de belles choses. »
Certes. Mais dès cet hiver, Salim, qui
n’a jamais gravi un podium européen
ou mondial, en dépit de trois finales
(dans les huit premiers), pouvait viser
une médaille. Ses 8,27 m du 28 janvier
à Mondeville le situaient au deuxième
rang derrière le Ghanéen Gaisah
(8,36 m). Ses 8,23 m de Clermont-Ferrand le mettaient encore au niveau
du troisième des tablettes, l’Américain
SEMI-MARATHON DE PARIS
Mergia, l’invité surprise
Ils étaient huit Kényans au départ, mais c’est
un Éthiopien qui s’est imposé. Deriba
Mergia, vingt-cinq ans, n’avait jamais couru
en Europe. Malgré le froid (1 °C) et le vent
de face sur la fin du parcours, il s’est
pourtant permis de battre le record du
semi-marathon de Paris : 1 h 0’44’’ contre
1 h 0’50’’ pour le Tanzanien Zebedayo Bayo
en 2000. Le Kényan Pal Kimugul s’est classé
2e devant le Marocain Issa Dghoughi. Mergia
et Kimugul se sont détachés au train.
L’Éthiopien, qui a déjà le même manager que
son compatriote Kenenisa Bekele (Jos
Hermens), a éliminé son rival à 300 mètres
de la ligne. Chez les femmes, la Kényane Rita
Jeptoo a distancé la Marocaine Asmae
Legzaoui (2e) et la Française Zahia Dahmani
(3e).
HOMMES: 1. Mergia (ETH), 1 h 0’45’’ ; 2.
P. Kimugul (KEN), 1 h 0’50’’ ; 3. Dghoughi
(MAR), 1 h 1’27’’ ; 4. J. Chelanga (KEN),
1 h 1’35’’ ; 5. E. Kurgat, 1 h 1’39’’ ; 6. Falil
(MAR), 1 h 1’55’’ ; 7. P. Biwott (KEN),
1 h 2’12’’ ; 8. K. Kimutai, 1 h 2’40’’ ; 9.
D. Langat (KEN), 1 h 3’36’’ ; 10. Chanchima
(KEN), 1 h 5’22’’ ; 11. Omete (KEN),
1 h 5’55’’. FEMMES : 1. R. Jeptoo (KEN),
1 h 9’’56 ; 2. Leghzaoui (MAR), 1 h 12’02’’ ;
3. Dahmani, 1 h 13’12’’ ; 4. L. Cheruiyot
(KEN), 1 h 13’57’’ ; 5. Maury, 1 h 15’49’’.
John Moffit. Une constance confirmée
par ses 8,13 m de Stockholm et ses
8,01 m de Birmingham. Pas mal, sans
vent !
Son entraîneur, Danielle Desmier, était
dépitée : « Il s’agit peut-être d’une
déchirure à la jonction du muscle et du
tendon. Cinq jours pour guérir, cela me
semble quasi impossible. Salim est très
déçu. Il était venu ici plutôt décontracté pour assurer la première place dans
un concours ne comportant que quatre
sauts. Il ne comptait pas prendre de
risques avant les Mondiaux. Mais le
danger est toujours là, cela aurait pu
lui arriver à l’entraînement. »
GEOFFROY DEFFRENNES
MONTEBRUN DANS LE MISTRAL. – Les Championnats
nationaux hivernaux des lancers longs se sont disputés ce
week-end à Salon-de-Provence, où un mistral glacial a balayé
le stade. Dans ces conditions difficiles, Manuela Montebrun a
tout de même expédié son marteau à 69,30 m, tandis que
Stéphanie Falzon a battu son record personnel (66,19 m).
Au disque, Melina Robert-Michon (59,89 m) a devancé Agnès
Teppe (57,50 m). Sarah Walter (56,87 m) et Laurent Dorique
(72,36 m) se sont imposés au javelot.
Enfin, au disque, Erik Boes (55,40 m) a remporté le concours
devant Mickael Conjungo (54,40 m) et Jean-Claude Retel
(53,80 m).
PRÉCISION. – Organisée deux années de suite (2003 et
2004) pour commencer, la Coupe d’Europe a désormais bien
lieu toutes les deux saisons, contrairement à ce que laissait
supposer, dans notre édition d’hier, la remarque de Hans-Jörg
Wirz, le président de la Fédération européenne (AEA), sur la
périodicité de l’événement.
GYMNASTIQUE ARTISTIQUE
BOXE
AMERICAN CUP
Calzaghe en maître
Dans l’ordre des choses
Les Américains Nastia Liukin et Jonathan Horton ont gagné
à Philadelphie. Florent Marée termine huitième.
FINALEMENT, c’est la meilleure nouvelle du week-end : malgré le nouveau
code de pointage, qui abolit le traditionnel 10 parfait, la hiérarchie reste la
même. En l’occurrence, chez les
femmes, la jeune Nastia Liukin, seize
ans, vice-championne du monde à
Melbourne en novembre dernier, a
remporté sa première victoire lors de
l’American Cup à Philadelphie. Avec
60,05 points, mais à cause d’une
réception au saut raccourcie et une
chute à la poutre, elle est devancée
dans la note d’exécution par sa jeune
compatriote américaine, Shayla Worley (36,475 contre 35,95 points), tout
juste sortie de la catégorie junior. Worley doit se contenter de la deuxième
place, devant la Canadienne Gerber,
qui a obtenu le meilleur score au saut
pour son « Yurtchenko » double vrille,
et la Brésilienne Souza, trop approximative dans l’exécution (7e total).
Chez les hommes, revanche des qualifications de vendredi, c’est l’Américain
Jonathan Horton qui s’est imposé sur
le favori japonais Hisashi Mizutori, à la
faveur d’une excellente exécution (et
seulement la 4e note de difficultés). « Il
s’agit sans doute du premier enseignement que l’on retiendra, précise
Michel Boutard, le DTN adjoint, observateur aux États-Unis. Si tu maîtrises
l’exécution, tu resteras sur le devant
du classement. » Évidemment,
l’échantillon présent à l’American Cup
était restreint et pas forcément représentatif des meilleurs spécialistes
mondiaux. On n’a pas assisté à la
course à la difficulté que certains ne
manqueront pas d’entreprendre
puisque le nouveau code offre cette
ouverture. Mais on devine déjà
quelques nouvelles combinaisons plus
efficaces que d’autres. « C’est en
revanche en recherchant la perfection
du geste, donc une meilleure exécution que l’on gagne du temps », persiste Boutard.
Une leçon que les juges, les premiers
concernés par cette révolution,
devront méditer. « Autant le jury A,
chargé d’évaluer le niveau de difficultés, a été bon, poursuit le Français.
Autant celui chargé de l’exécution a
tâtonné, très loin de ses automatismes
et réflexes habituels. En clair, tout le
monde n’a pas vu les mêmes choses. Il
y a eu de grosses hésitations sur le
choix des pénalités, plus lourdes que
dans l’ancien code, et de gros écarts
dans les notes attribuées. » Un flottement qui n’a pas permis à Florent
Marée de se distinguer.
À vingt-cinq ans, le seul Français engagé à l’American Cup effectuait sa première sortie internationale depuis son
opération de l’épaule en décembre
2004. Onzième des qualifications, il a
échoué à la huitième et dernière place
de la finale samedi. « Il est déçu de sa
performance, parce que ses exercices
passent à l’entraînement, mais il ne se
plaint pas du classement », résume
Michel Boutard, conscient que le Réu-
nionnais d’Antibes a surtout eu du mal
à encaisser le choc de deux concours
généraux consécutifs. Sans doute aussi manque-t-il de repères. « C’est une
reprise difficile, avec un fort déficit en
terme de condition physique », poursuit le DTN adjoint. Par rapport aux
qualifications, le Français a ainsi
engrangé un total inférieur en finale
(87,10 contre 84,30 points).
Avec deux chutes aux arçons et une à
la barre fixe, ainsi qu’un saut réceptionné sur les fesses, Florent Marée ne
pouvait espérer beaucoup mieux. Mais
avec une meilleure réussite, il n’aurait
pas été proche des tout meilleurs non
plus. « Disons qu’il se situerait au
niveau de l’Allemand Hambuechen
(5e) ou du Canadien Gafuik (6e) », prédit Michel Boutard. Disons surtout que
Marée saura dorénavant ce qu’il lui
reste à travailler, à affiner, d’ici aux
prochaines échéances. En particulier
les Internationaux de France à Lyon,
les 18 et 19 mars. – C.L.
RÉSULTATS
HOMMES : Horton (USA), 92,50 pts ; 2. Mizutori (JAP), 92,25 ; 3. Durante (USA), 91,35 ;
4. Khorokhordin (RUS), 89,20 ; 5. Hambuechen (ALL), 89,10… 8. Marée, 84,30.
FEMMES : 1. Liukin (USA), 60,05 pts ; 2. Worley (USA), 59,775 ; 3. Gerber (CAN), 57,65 ; 4.
Souza (BRE), 57,525 ; 5. Garcia (MEX), 57,05.
KABAEVA DE RETOUR. – La Russe Alina Kabaeva, championne olympique
de gymnastique rythmique, mais évincée de sa sélection pour les derniers
Mondiaux à Bakou pour manque de forme, a réussi son retour à la
compétition en remportant le Grand Prix de Moscou ce week-end. Elle
devance deux de ses compatriotes, Vera Sessina et surtout Olga Kapranova,
sacrée championne du monde en Azerbaïdjan.
CHAMPIONNAT WBO-IBF DES SUPER-MOYENS
Plus ancien champion actuel, le Gallois a surclassé aux points
l’Américain Jeff Lacy, hier à Manchester.
UN PEU HÂTIVEMENT présenté
comme une future vedette, l’Américain Jeff Lacy, champion IBF des supermoyens, a été surclassé aux points
(119-105, 119-107, 119-107) par le
Gallois Joe Calzaghe, tenant WBO.
Dans la nuit de samedi à dimanche
– le combat avait été prévu à 2 heures
afin de satisfaire les télévisions américaines – devant 20 000 spectateurs à
la Men Arena de Manchester, le gaucher gallois l’a dominé dans tous les
domaines.
« À partir du huitième round, j’ai souffert de la main gauche, avoue Calzaghe (33 ans, 76,200 kg, 41 victoires,
dont 33 avant la limite). Je vais passer
des examens, mais je ne pense pas
qu’elle soit cassée. Je traîne cette blessure depuis trois semaines. J’avais
même songé à demander un report.
Heureusement, je n’ai jamais été si
concentré et prêt physiquement pour
un combat. On disait que j’étais fini et
j’avais été blessé par le manager de
Lacy, Gary Shaw, qui m’avait traité de
poule mouillée. Il avait aussi dit que je
donnais des claques, pas des coups.
Lacy avait affirmé qu’il me battrait
avant la limite, mais il n’a pas eu de
réponse à mon direct du droit, à ma
vitesse de bras et à mes déplacements. »
Plus ancien champion actuel – il s’est
emparé du titre WBO en octobre
1997 –, Calzaghe apparaît supérieur
aux autres tenants mondiaux de la
catégorie, l’Allemand Markus Beyer
(WBC) et le Danois Mikkel Kessler
(WBA). « Maintenant, soit je cherche à
les affronter pour prendre leur ceinture, souligne le Gallois, soit je monte
MONSHIPOUR À BLAGNAC. – Après trois semaines
d’entraînement à Serre-Chevalier, Mahyar Monshipour
a regagné son club de Blagnac, dans la banlieue de
Toulouse, samedi dernier. Le 18 mars prochain à
Levallois, il défendra son titre WBA face à son challenger
officiel, le Thaïlandais Somsak. Au même programme,
Myriam Lamare mettra en jeu sa ceinture WBA des
super-légers face à la Portoricaine Belinda Laracuente
(27 ans, 22 victoires, dont 9 avant la limite, 3 nuls,
12 défaites) et le Vénézuélien Alejandro Heredia
(7 victoires, 1 nul, 2 défaites), qui vient de servir de
sparring-partner à Monshipour, affrontera Christophe
De Busillet.
COTTO DÉTRUIT BRANCO. – Champion WBO des
super-légers, le Portoricain Miguel Cotto (26 victoires,
dont 22 avant la limite) a conservé son titre WBO des
super-légers en battant l’Italien Gianluca Branco
(36 victoires, 1 nul, 2 défaites) par arrêt de l’arbitre au
huitième round, samedi à Bayamon (Porto Rico). Vaillant,
l’ex-champion d’Europe a été dépassé par la puissance de
son adversaire. Souffrant de la mâchoire et surtout de
LUNDI 6 MARS 2006
en mi-lourds pour y défier les grands
noms, les Américains Antonio Tarver
et Roy Jones. Si j’avais le choix, je choisirais Jones, car c’est une légende. »
Quant à Lacy (28 ans, 75,750 kg,
21 victoires, dont 17 avant la limite,
1 défaite, 1 no-contest), qui se faisait
soigner pour des coupures au-dessus
des deux yeux, il n’a pu se rendre à la
conférence de presse, à… 4 heures du
matin. « J’aurais parié ma maison sur
Jeff, soupire Gary Shaw, son manager.
Calzaghe a parfaitement appliqué sa
tactique, ce qui n’a pas été le cas de
Jeff. Mais il est jeune et il reviendra. »
Entraîneur de Lacy et de Ronald
Wright, Dan Birmingham a rendu hommage à Calzaghe: « Il est sous-estimé,
bien meilleur que nous ne le pensions.
Je n’ai jamais vu une telle performance. » – A.-A. F.
l’épaule, Branco a fini par indiquer qu’il ne pouvait plus
continuer.
BOXE AU JUDO. – Le club de Saïd Bennajem, le
Boxing Beats, présente deux combats pros, ce soir à
l’Institut du judo, porte de Châtillon, à Paris.
AUJOURD’HUI. – 20 h 30. Lourds (4 × 3) : Silver
Niangou-Pascal Lacampagne. Moyens (4 × 3) : Hacène
Limam-Djékré Tiemene.
RÉUNION D’AIRES-SUR-LA-LYS (4 mars). –
Super-légers (6 × 3) : Guillaume Salingue b. Karim
Toumi (BEL), jet de l’éponge au 1er round.
RÉUNION D’OLDENBURG (ALL, 4 mars). –
Championnat IBF des moyens (12 × 3) : Arthur
Abraham (ARM, champion) b. Shannan Taylor (AUS,
challenger), aux points (120-107, 120-107, 120-106).
Lourds (12 × 3) : Henry Akinwande (GBR) b. Cisse Salif
(MAL) aux points. Super-moyens (8 × 3) : David Gogiya
(GEO) b. Stjepan Bozic (CRO) aux points. Lourds (6 × 3) :
Alexander Povetkin (RUS) b. Richard Bango (NGA), K.-O.
au 2e round.
MEETING DE IOWA STATE (Ames [USA], salle, 4 mars). – HOMMES. 60 m : 1. Dix, 6’’65.
200 m : 1. Dix, 20’’50. 400 m : 1. Clarke (JAM), 46’’71 ; 2. Hinnant, 46’’76 ; 3. 60 m haies : 1.
Mitchum (USA), 7’’67. FEMMES. Longueur : 1. Dieme-Erlich, 6,31 m.
Tous Américains sauf mention.
SEMI-MARATHON DE ROME (ITA, 5 mars). – HOMMES : 1. W. Rotich (KEN), 1 h 0’12’’ ; 2.
E. Cheruiyot (KEN), 1 h 0’14’’ ; 3. Caimmi (ITA), 1 h 3’15’’. FEMMES : 1. Ejjafini (BRN),
1 h 10’43’’ ; 2. Console (ITA), 1 h 11’’03 ; 3. Marconi (ITA), 1 h 13’30’’.
MARATHON DE LAKE BIWA (JAP, 5 mars). HOMMES : 1. Rios (ESP), 2 h 9’15’’ ; 2. Matsumiya, 2 h 10’20’’ ; 3. Osaki, 2 h 10’49’’ ; 4. Shvetsov (RUS), 2 h 10’59’’ .
HOCKEY SUR GLACE
LIGUE MAGNUS
Place
aux play-offs
LIGUE MAGNUS (26e et dernière journée). – VENDREDI :
Gap-Rouen : 2-3 (0-2 ; 2-0 ; 0-1).
SAMEDI : Grenoble-Gap, 14-0 (4-0,
4-0, 6-0) ; Dijon-Anglet, 1-3 (1-1,
0-2, 0-0) ; Caen-Villard, 1-3 (0-0,
1-1, 0-2) ; Épinal-Angers, 3-4 (1-1,
1-2, 1-1) ; Chamonix-Rouen, 4-6
(1-1, 2-2, 1-3) ; Mont Blanc - Briançon, 6-9 (2-4, 1-3, 3-2) ; MorzineAvoriaz - Amiens, 10-1 (3-0, 3-0,
4-1).
Classement final : 1. Rouen, 51
pts ; 2. Grenoble, 38 ; 3. Amiens, 36 ;
4. Briançon, 35 ; 5. Dijon, 33 ; 6.
Morzine-Avoriaz, 31 ; 7. Villard, 29 ;
8. Angers, 28 ; 9. Anglet, 27 ; 10.
Mont-Blanc, 22 ; 11. Épinal, 21 ;
12. Caen, 18 ; 13. Chamonix, 13 ;
14. Gap, 7.
Play-offs. Tour préliminaire (7, 10,
11 mars, au meilleur des trois
matches). – Dijon (5e) - Caen (12e) ;
Morzine-Avoriaz (6e) - Épinal (11e) ;
Villard (7e) - Mont-Blanc (10e ) ;
Angers (8e) - Anglet (9e).
Premier match chez le moins bien
classé, revanche et belle éventuelle
chez le mieux classé.
Rouen, Grenoble, Amiens et Briançon sont qualifiés pour les quarts de
finale (à partir du 14 mars).
GAP - ROUEN : 2-3 (0-2 ; 2-0 ; 0-1)
Arbitre : M. Bocquet. 345 spectateurs.
Pénalités : GAP : 16’ (3 × 2’ + 10’) ; ROUEN : 6’ (3 × 2’). Buts. – GAP : 26’25’’ Vidal ; 28’54’’
Ravoire (Jernstrom, Moussier), sup. num. ; ROUEN : 6’38’’ Fortier (Mallette, Sedlak) ; 10’15’’ Desrosiers (Coqueux) ; 57’54’’ Thinel (Sedlak, Fortier), sup. num.
GRENOBLE - GAP : 14-0 (4-0 ; 4-0 ; 6-0)
Arbitre : M. Bourreau. 3 500 spectateurs.
Pénalités : GRENOBLE : 14’ (7 × 2’) ; GAP : 10’ (5 × 2’). Buts. – GRENOBLE : 2’30’’ Meunier
(Hecquefeuille, Amar) ; 10’33’’ Jonsson (Russel) ; 13’41’’ Draney (S. Bachelet, Amar), sup. num. ;
15’23’’ Mills (Papa, Draney) ; 28’17’’ Draney (Mills , Papa) ; 32’32’’ C. Tartari (R. Bachelet) ;
33’18’’ Y. Sadoun (Meunier) ; 37’51’’ Draney (Mills, Papa) ; 40’15’’ Jonsson (Meunier, Wallin),
sup. num. ; 42’36’’ Podlaha (C. Tartari, Morant) ; 45’35’’ Mills (Favarin, Draney) ; 50’36’’ Jonsson
(Meunier, Wallin), sup. num. ; 51’31’’ Y. Sadoun (B. Bachelet, Hecquefeuille) ; 59’34’’ Podlaha (C.
Tartari, R. Bachelet).
DIJON - ANGLET : 1-3 (1-1, 0-2, 0-0)
Arbitre : M. Mendlowictz. 648 spectateurs.
Pénalités. – DIJON : 14’ (7 × 2’) : ANGLET : 26’ (13 × 2’).Buts. – DIJON : 19’19’’ Tekel (Palov,
Guéguen), sup. num. ; ANGLET : 1’59’’ Solaux (Lassalle) ; 22’40’’ Solaux (Lassalle, Decock) ;
23’58’’ Bellier (Patard, Garbocz), sup. num.
CAEN - VILLARD : 1-3 (0-0, 1-1, 0-2)
Arbitre : M. Hauchart. 1 250 spectateurs.
Pénalités. – CAEN : 20’ (10 × 2’) ; VILLARD : 22’ (11 × 2’). Buts. – CAEN : 30’37’’ Brodin
(Maatta, Fleury), sup. num. ; VILLARD : 21’39’’ Chalons (Negro, Barin) ; 42’14’’ Negro (Bohunicky,
Barin) ; 43’30’’ Leblond (Guillot-Diat, Chalons).
ÉPINAL - ANGERS : 3-4 (1-1, 1-2, 1-1)
Arbitre : M. Rauline. 921 spectateurs.
Pénalités. – ÉPINAL : 16’ (8 × 2’) ; ANGERS : 18’ (9 × 2’). Buts. – ÉPINAL : 6’52’’ Chassard ;
35’6’’ Trebaticky (Kotasek, Duda) sup. num. ; 59’49’’ Plch (Regenda) ; ANGERS : 8’27’’ Lacroix
(Bargman, Choiniere) ; 25’3’’ Hovora (Lacroix, Choiniere) ; 39’17’’ Choiniere (Irani, Lacroix) ;
58’48’’ Irani, inf. num.
CHAMONIX - ROUEN : 4-6 (1-1, 2-2, 1-3)
Arbitre : M. Durand.
Pénalités. – CHAMONIX : 8’ (4 × 2’) ; ROUEN : 8’ (4 × 2’). Buts. – CHAMONIX : 7’39’’ Prokop
(Böhme), sup. num. ; 21’50’’ Böhme (Prokop, Aimonetto) ; 37’15’’ Veydarier (Aimonetto, Prokop) ; 54’50’’ Prokop (Ribourg), sup. num. ; ROUEN : 10’37’’ Thinel (Mallette, Mikel) ; 30’53’’ Desrosiers (Igier) ; 39’57’’ Besch (Bellemare, Dufournet) ; 53’9’’ Bellemare (Besch) ; 58’7’’ Thinel
(Mallette, Mikel) ; 60’00 Mikel.
MONT-BLANC - BRIANÇON : 6-9 (2-4, 1-3, 3-2)
1 252 spectateurs.
Pénalités. – MONT-BLANC : 10’ (5 × 2’) ; BRIANÇON : 30’ (5 × 2’ + 2 × 10’). Buts. – MONTBLANC : 12’8’’ Tracol (Croz) ; 17’3’’ Pollari (Lahtinen, Pouget) ; 36’5’’ Nicoud (Pouget, Tracol) ;
48’35’’ Fleutot (Croz) ; 55’28’’ Lahtinen (R. Carry, Pollari) ; 58’00 Hrehorcak (Pollari), sup. num.
BRIANÇON : 6’8’’ Millar (Filip, Jodoin), inf. num. ; 10’32’’ Jodoin (M. Pérez, Millar), sup. num. ;
10’53’’ Rohat (Dvorak), sup. num. ; 12’43’’ Orsolini ; 31’26’’ Jodoin (Millar, Filip) ; 34’34’’ Filip
(Pelikovski) ; 35’59’’ Jodoin (Filip), sup. num. ; 40’45’’ M. Pérez (Filip, Millar), sup. num. ; 53’3’’
Kinnunen (Orsolini, Hubacek).
MORZINE-AVORIAZ - AMIENS : 10-1 (3-0, 3-0, 4-1)
Arbitre : M. F. Bachelet. 1 058 spectateurs.
Pénalités. – MORZINE-AVORIAZ : 22’ (11– ’) ; AMIENS : 79’ (12 × 2’ + 5’ + 3 × 10’ + 20’).
Buts. – MORZINE-AVORIAZ : 1’2’’ Halttunen (Miettinen, Kevorkian) ; 1’29’’ Forsander (Ohlsson,
Holm) ; 16’49’’ Bardet (Lindgren) ; 24’52’’ Forsander (Immonen), sup. num. ; 28’36’’ Ohlsson
(Halttunen, Kevorkian) ; 38’45’’ Halttunen (Miettinen) ; 44’17’’ Ohlsson (Bergin), sup. num. ;
48’15’’ Holm (Immonen, Ohlsson), sup. num. ; 50’45’’ Holm (Hutchinson), sup. num. ; 55’25’’ Holm
(Enselme) ; AMIENS : 52’54’’ L. Sadoun (Marcos), inf. num.
NHL (résultats de samedi). – Los Angeles - Columbus, 3-2 ; Boston - Buffalo, 2-3 ; Toronto
- Ottawa, 2-4, NY Islanders - Philadelphie, 4-2 ; Tampa Bay - Montréal, 2-6 ; Atlanta - Washington, 3-2 ; New Jersey - NY Rangers, 2-1 ; Pittsburgh - Carolina, 5-7 ; Dallas - Colorado, 5-3 ;
Phoenix - Detroit, 3-7 ; Calgary - San José, 2-0.
HUET HONORÉ. – Cristobal Huet, le gardien français de Montréal a été élu par son club meilleur joueur de l’équipe pour les mois de janvier et février. Il a fêté cette distinction en réalisant
27 arrêts sur 29 tirs pour une victoire 6-2 face à Tampa Bay.
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Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
RÉSULTATS
HOMMES. Classement général : 1. France, 59 pts ; 2. Allemagne, 54 ; 3. Espagne, 50 ; 4.
Pologne, 50 ; 5. Ukraine, 47 ; 6. Russie, 41 ; 7. Italie, 38 ; 8. Finlande, 27. 60 m : 1. Pognon,
6’’65 ; 2. Dovhal (UKR), 6’’70. 400 m : 1. Dabrowski (POL), 46’’62 ; 2. Faller (ALL), 46’’89. Disqualifié : Bellaabouss. 800 m : 1 Jurado (ESP), 1’49’’50… 5. Martiak, 1’50’’53. 1 500 m : 1.
Gallardo (ESP), 3’49’’77 ; 2. Eraud, 3’50’’66. Relais 800-600-400-200 m : 1. Russie, 4’15’’93 ;
2. France (Maquin, Hautcœur, Panel, M’Barke), 4’16’’20. Disqualifiés : Italie et Espagne.
3 000 m : 1. Fitschen (ALL), 7’58’’08 ; 2. Zioini, 8’3’’63. 60 m haies : 1. Doucouré, 7’’62 ; 2.
Fenner (ALL), 7’’69 ; 3. Talsi (FIN), 7’’74 ; 4. Scigaczewski (POL), 7’’74 ; 5. Demydyuk (UKR),
7’’75 ; 6. Giaconi (ITA), 7’’75. Hauteur : 1. Ukhov (RUS), 2,26 m… 5. Paris, 2,20 m. Longueur :
1 Lukasevych (UKR), 7,88 m ; 2.Sdiri, 7,85 m. Poids : 1. Majewski (POL), 20,60 m ; 2. Bartels
(ALL), 20,59 m ; 3. Martinez (ESP), 20,09 m ; 4. Bucki, 19,69 m.
FEMMES. Classement général : 1. Russie, 69 pts ; 2. Pologne, 53 ; 3. Roumanie, 46 ; 4. France,
41 ; 5. Allemagne, 38 ; 6. Espagne, 32 ; 7. Ukraine, 29 ; 8. Suède, 22. 60 m : 1. Arron, 7’’16 ; 2.
Khalandyreva (RUS), 7’’29 ; 3. Morosanu (ROU), 7’’32. 400 m : 1. Veshkurova (RUS), 51’’67 ; 2.
Bejnar (POL), 52’’45… 6. Kassambara, 54’’16. 800 m : 1. Cioncan (ROU), 2’2’’21 ; 2. Setowska
(POL), 2’2’’58 ; 3. Cherkasova (RUS), 2’2’’78 ; 4. Valdonado, 2’4’’09. 1 500 m : 1. Komyagina
(RUS), 4’10’’23 ; 2. Jakubczak (POL), 4’13’’23… 6 Leheutre, 4’20’’93. Relais
800-600-400-200 m : 1. Russie, 4’47’’48… 5. France (Tavares, Fouguet, Sigère, JacquesSébastien), 4’52’’28. 3 000 m : 1. Volkova (RUS), 8’59’’70 … 4. Bardelle,9’9’’02. 60 m haies :
1. Kallur (SUE), 7’’95 ; 2. Alozie (ESP), 7’’99 ; 3. Trywianska (POL), 8’’00 ; 4. Bolm (ALL), 8’’00 ;
5. Antonova (RUS), 8’’16… 7. Ramalalanirina, 8’’17. Perche : 1. Rogowska (POL), 4,80 m ; 2.
Polnova (RUS), 4,50 m ; 3. Strutz (ALL), 4,40 m ; 4. Kushch (UKR) 4,40 m… 6. Bocquet,
4,10 m. Triple saut : 1. Rogova (RUS), 14,08 m ; 2. Solomon (ROU) 14,04 m ; 3. N’Zola,
13,97 m.
CLÉMENTINE BLONDET
Bleu
NICOLAS HERBELOT
« RONALD…
– (Il coupe). Je suis sûr que je peux
deviner la première question.
– Vendredi, vous disiez avoir
besoin d’attendre cette course
pour décider de votre participation aux Mondiaux…
– J’ai de bonnes sensations, j’ai
retrouvé de la fluidité, de la légèreté
dans ma course. Alors, j’y vais. Et
puis, une sélection, ça ne se refuse
pas. Je suis content de ma course
d’aujourd’hui. On m’a attribué le
faux départ, mais je ne pensais pas
que c’était moi. Ça ne m’a pas pénalisé pour le deuxième départ. D’ailleurs, je crois que même si ce n’est
pas mon meilleur temps (6’’65 contre
6’’62, vendredi), techniquement,
c’est ma meilleure course de l’hiver.
– Vous avez repoussé plusieurs
fois votre décision. Pourquoi
avoir attendu aujourd’hui ?
– Au début de la saison, j’ai eu des
doutes, j’ai gambergé. Bien sûr, avec
mon coach, on avait parlé de cette
participation aux Mondiaux avant la
Coupe d’Europe. Mais il fallait
attendre cette dernière course. J’ai
discuté avec lui et pris la décision
juste avant de vous parler.
– Vous êtes loin de votre
record d’Europe (6’’45) et vous
n’êtes pas encore passé sous les
6’’60 cet hiver. Quelles chances
vous donnez-vous à Moscou ?
– Je vais viser une finale. Après, on
verra. Je sens que techniquement ça
revient, même si ce n’est pas évident
chronométriquement. Je peux descendre sous les 6’’60 sur ces trois
courses à Moscou. Je ne fais plus ces
grosses fautes au départ comme
c’était le cas au début de l’hiver, où je
tombais sur mes premiers appuis. Et
puis, en grand Championnat, on ne
sait jamais. L’an dernier, avec mes
9’’99 sur 100 m, je pouvais viser un
podium aux Championnats du
monde d’Helsinki, et puis… Mais je
ne pense plus à la saison dernière, je
pense à maintenant, à ces Mondiaux. »
Jaune
Rouge
Jaune
Car les Bleus ont probablement perdu
hier une de leurs meilleures chances
d’y briller quand Salim Sdiri a saisi en
LIÉVIN –
Noir
Bleu
Noir
« Mais il ne faut pas avoir de regret par
rapport à Moscou, expliquait son
entraîneur Renaud Longuèvre. Nous,
on pense déjà à l’été, et même aux
Jeux de 2008, notre seul objectif. Or le
60 m haies n’est qu’une partie du
110 m haies. Les résultats hivernaux
ne présagent pas de ceux de l’été. On a
connu des gars super forts sur 60 m qui
ne finissaient pas leurs 110 m. » Même
si le coach avait relevé une descente de
son bassin à partir de la troisième haie,
imputable à un manque de préparation à d’aussi violents impacts en
réception à pleine vitesse, son élève a
fait étalage de ses nouveaux progrès.
L’objectif de la course propre, sans
toucher le moindre obstacle, avec une
marge de sécurité mesurée, est largement atteint.
« Le plus dur, c’était de se concentrer
comme pour une grosse compét’ sans
avoir fait la prépa qui va avec, racontait Doucouré. Techniquement, je fais
des petites fautes habituelles, mais je
reste posé. Je fais la différence entre la
deuxième et la troisième haie et je sens
que maintenant, j’ai des acquis. Mais
je suis quand même étonné du chrono
car je n’ai pas cherché à mettre plus de
vitesse que ça. » Voilà qui promet pour
la saison estivale qu’il attaquera dès le
1er avril à Gainesville, en Floride. Et
pourvu que la France ne soit pas orpheline de son double champion du
monde d’Helsinki dans le complexe
olympique… moscovite.
RONALD POGNON, vainqueur du 60 m en 6’’65,
a annoncé sa participation aux Mondiaux.
Après sa course et avant d’arriver devant les journalistes, Ronald
Pognon s’isole quelques secondes avec son entraîneur, Guy Ontanon.
Plus tard, il dira, sourire amusé aux lèvres, que c’est là qu’il a décidé de
participer au 60 m des Championnats du monde de Moscou. Pour
Ontanon, c’est plutôt le sprint de vendredi (2e en 6’’62, meilleur temps
de la saison) qui a été « le moment clé de la prise de décision. » Victorieux hier en 6’’65, Pognon n’a pourtant pas fait moins de 6’’60,
l’objectif qu’il s’était fixé pour disputer les Mondiaux.
grimaçant sa cuisse droite dans le bac
à sable de Liévin. Le recordman de
France (8,27 m le mois dernier),
deuxième performeur mondial de
l’hiver derrière le Ghanéen Ghaisah
(8,36 m), venait d’hypothéquer sur son
troisième et avant-dernier saut ses
espoirs légitimes de médaille à Moscou, dans cinq jours, lors des Mondiaux en salle.
Au moment de faire face à la presse, sa
détresse tranchait avec l’allégresse
d’une fin de relais 800 m - 600 m
- 400 m - 200 m palpitante, point
d’orgue de la troisième Coupe
d’Europe en salle. À dix mètres de la
ligne d’arrivée, Ivan Mocholi, le dernier relayeur ibère, en tête de la course
et que l’on croyait alors parti pour offrir
la victoire finale à l’Espagne, s’effondrait subitement sur le synthétique, à
court de carburant, laissant filer le
Russe vers la 1re place du relais et Idrissa M’Barké vers la deuxième, synonyme de deuxième Coupe d’Europe
consécutive dans l’escarcelle française. « Ils ont fait une super compétition et méritent de gagner », tranchait
Franck Chevallier, également heureux
du « joli parcours des filles », quatrièmes loin derrière les Russes certes,
mais loin devant leur 8e place d’il y a
deux ans. Pas sûr que cela efface la
déception Sdiri. « C’est dommage
pour lui et pour l’équipe de France,
reconnaissait Chevallier. S’il n’y va
pas, c’est une chance de médaille qui
s’évanouit. » Or, ces chances-là ne
couraient pas les rues de Liévin ce
week-end. Outre Doucouré, seuls deux
Bleus se sont imposés hier.
Ronald Pognon, en 6’’65 sur 60 m
(après ses 6’’62 de vendredi lors du
meeting nordiste), continue de retrouver couleurs et sourire. Mais, 23e performeur mondial de l’hiver, le recordman d’Europe (6’’45) demeure
prudent pour Moscou, où une place en
finale lui siérait déjà bien. Après son
marathon de vendredi (deux 60 m en
7’’08 et 7’’09 et un 200 m en 22’’80),
Christine Arron (1re en 7’’16) a, elle,
confirmé qu’elle serait bien la plus
grande (la seule ?) chance de médaille
tricolore en Russie. Encourageant vu la
fatigue. « Je manquais de fraîcheur, je
n’étais pas explosive », concédaitelle. Il sera indispensable pour l’équipe
de France qu’elle le soit redevenue
dans cinq jours.
« J’y vais »
14
Bleu
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TENNIS
Nadal déjà sur pied
Blessé et privé de compétition pendant trois mois et demi, l’Espagnol a récupéré son niveau de jeu extrêmement rapidement.
DUBAÏ – (EAU)
de notre envoyé spécial
LE DAUPHIN DE FEDERER était
arrivé à Dubaï en manque de repères.
Ce qui ne l’a pas empêché de battre
en finale (2-6, 6-4, 6-4) le numéro 1
mondial. Après trois mois et demi
d’arrêt pour une douleur insupportable au pied gauche, Rafael Nadal
avait fait ses premiers pas au tournoi
de Marseille, il y a deux semaines.
Parvenu en demi-finale, il avait dû
s’incliner devant Arnaud Clément.
Son parcours était difficile à évaluer :
encourageante série de trois succès
mais, à l’inverse, inquiétante défaite
contre un joueur alors en dehors du
top 50.
Cette sortie prématurée était-elle
compatible avec l’ambition d’un
numéro 2 mondial, obligé, dans les
semaines à venir, de défendre des
pelletées de points ? L’intéressé ne
disposait pas d’une réponse claire à
cette question. Touché à l’aine, il
déclara ensuite forfait à Rotterdam.
Qu’en quatre matches à Dubaï,
Nadal ait retrouvé ses certitudes,
voilà qui étonne. Tentatives d’explication.
UNE BLESSURE
AUX OUBLIETTES
À Dubaï, ses appuis et ses déplacements n’ont trahi aucune faiblesse
sensible du côté du pied gauche. Il a
précisé qu’il portait des chaussures
expérimentales, qu’il ne ressentait
plus de douleur mais qu’il lui arrivait
encore d’avoir de l’appréhension.
Normal pour quelqu’un qui rappelait
cette semaine : « Le tennis, c’est très
important pour moi, mais en réalité,
c’est la compétition que j’adore. »
Privé de ce ressort, l’athlète de
Manacor se transforme en pleurnichard. De son propre aveu : « J’ai
passé ma vie à pleurer ces derniers
mois. » On imagine son angoisse à
l’idée de replonger si son pied le
lâche à nouveau. « Ce n’est pas
encore l’idéal, mais ça va nettement
mieux », résumait avant-hier Toni
Nadal, son coach.
HEWITT RETROUVE LA GRANDE
FORME. – Victime d’une blessure à la
cheville, qui l’avait contraint à
déclarer forfait pour le premier tour
de Coupe Davis contre la Suisse,
Lleyton Hewitt semble définitivement
guéri. Alors qu’il devait affronter
James Blake la nuit dernière à Las
Vegas en finale, le numéro 1
australien a d’ores et déjà assuré qu’il
réintégrerait l’équipe australienne
pour défier la bélarusse : « À San
José, j’étais encore inquiet pour ma
cheville. Désormais, tout est rétabli,
et mon corps va de mieux en mieux. »
MAHUT DOUBLE LA MISE. –
Nicolas Mahut a remporté le tournoi
challenger de Cherbourg hier en
battant Jean-Christophe Faurel en
finale (6-2, 6-4), une semaine après
s’être imposé à Besançon. Le Français
de vingt-quatre ans, vainqueur de
Wimbledon juniors en 2000, sera tout
près ce matin du meilleur classement
de sa carrière (93e en novembre
2003). Faurel, lui, fêtera aujourd’hui
ses vingt-cinq ans en intégrant pour
la première fois le top 150.
UN FEDERER
« EN DEDANS »
« Pour battre Federer, il faut être
d’abord très bon et ensuite espérer
qu’il ne soit pas à son meilleur
niveau », rappelait avant-hier Toni
Nadal. L’oncle de Rafael n’a pas vu à
Dubaï un Federer sur le déclin : « Je
ne l’avais jamais vu jouer aussi bien
que dans le premier set », racontaitil dans le restaurant des joueurs alors
que le Suisse venait le féliciter. Mais
le Maestro ne put finir sa partition. Il
l’avait d’ailleurs fort mal entamée à
Dubaï. « Federer a été mauvais dans
ses deux premiers matches, poursuit
Toni Nadal. Normal après un mois
d’arrêt. Mais ensuite contre Vik et
Youzhny il a retrouvé un très bon
niveau de jeu. » L’intéressé déclara
après sa défaite : « Je suis content de
mon jeu. » Une phrase convenue
pour essayer de faire passer la pilule.
La vérité, c’est que le jeu de Nadal le
perturbe.
UN BRAS GAUCHE
EN OR
RÉSULTATS
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revers. Ce n’est pas un truc facile à
gérer. » Nadal réfuta cette hypothèse : « Il n’y a qu’à voir son bilan
contre les gauchers. Il les bat tous. »
De toute façon, à propos du
numéro 1 mondial, Nadal ne change
jamais de ligne : Federer est le meilleur en tout. Point final.
UN RESPECT « UTILE »
POUR LE MAÎTRE
Nadal a une étonnante approche
mentale de sa rivalité avec Federer.
Elle n’existe pas. Il le répète à l’envi :
« Federer est sans doute le meilleur
joueur de l’histoire. » On imagine le
confort d’une telle opinion. En cas de
M A R K E T I N G
-
défaite, il ne reste qu’à applaudir
l’extraterrestre. « C’est un joueur et
une personne que j’admire », avouat-il samedi. Si d’aventure, il le bat,
c’est pour aussitôt lui faire allégeance. « Je n’ai pas l’ambition de le
détrôner, avouait-il samedi. Pour
moi il est le numéro 1 incontesté. »
C O M M E R C E
-
Voilà pourquoi Nadal a fait trébucher Federer à la surprise générale à
Dubaï. « Tu ne peux pas perdre ton
temps avec ce génie », lui souffle
une voix intérieure. Il comprend :
« Tu ne peux perdre. » Et ça
marche !
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LUNDI 6 MARS 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
dans ses archives assez de références sur le sujet. « Le problème
avec Nadal, avouait-il la veille de la
finale, c’est qu’il est gaucher et très
bon. Il n’y a que lui dans le genre. » Il
revint à la charge après sa défaite.
« Ses coups droits croisés d’attaque
viennent nécessairement sur mon
LAS VEGAS (ATP, dur, 380 000 $,
27 février-5 mars). – Demi-finales : Hewitt
(AUS) b. Goldstein (USA), 3-6, 6-1, 6-0 ;
Blake (USA) b. Karlovic (CRO), 7-6 (7-2), 6-1.
CHERBOURG (ATP challenger, indoor,
42 500 , 27 février-5 mars). – Finale :
Mahut b. Faurel, 6-2, 6-4.
ACAPULCO (ATP et WTA Tour, terre battue, 690 000 $ et 180 000 $, 27 février5 mars). – SIMPLE HOMMES. Finale :
Horna (PER) b. Chela (ARG), 7-6 (7-5), 6-3.
SIMPLE FEMMES. Finale : Groenefeld
(ALL) b. Pennetta (ITA), 6-1, 4-6, 6-2.
Bleu
Ces dernières années, aucun gaucher ne pouvait jouer les premiers
rôles. Jusqu’à l’arrivée de Nadal.
Mais il reste une exception. Son dauphin est le Finlandais Nieminen, qui
n’est que 24e à l’ATP. Federer n’a pas
McNAMEE LÂCHE L’OPEN
D’AUSTRALIE. – Directeur de l’Open
d’Australie depuis douze ans, Paul
McNamee a démissionné de son
poste. Âgé de cinquante et un ans,
deux fois lauréat de Wimbledon et de
l’Open d’Australie en double,
McNamee a précisé qu’il allait se
tourner vers d’autres centres
d’intérêt.
Jaune
Jaune
Rouge
Le tirage au sort lui offrit d’abord une
tête connue : Paul-Henri Mathieu,
qu’il avait battu quinze jours plus tôt
DUBAÏ. – Son absence totale
de complexe vis-à-vis de
Roger Federer vaut à Rafael
Nadal un avantage de trois
victoires à une dans ses
face-à-face avec le Suisse.
(Photo Jack Dabaghian/Reuters)
Noir
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Noir
UNE MONTÉE
EN PRESSION
à Marseille. Fort de ce précédent,
l’Espagnol put s’en sortir en trois
sets, face à un « Paulo » qui l’inquiéta sans le mettre en danger. À sa sortie du court, le Strasbourgeois, déçu
de l’issue d’un match où il pensait
avoir bien donné, lâchait prémonitoire : « S’il continue comme ça toute
la semaine, ça va faire mal. » La suite
fut abrégée par le forfait pour « raisons personnelles » d’El Aynaoui.
Toujours ça de moins à faire pour
l’Espagnol. Il hérita ensuite d’un Tim
Henman certes un peu requinqué ces
derniers temps, mais dont les capacités offensives ne sont plus de nature
à pouvoir déstabiliser un défenseur
de son calibre. La montée en pression se poursuivit par le sympathique
Schüttler, lui aussi en progrès, mais
dont le classement (98e) résume
assez bien les limites. Nadal n’avait
rencontré aucun piège. Pas de Haas,
de Baghdatis, de Nalbandian ou
même de Kiefer ou de Grosjean.
15
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PROLONGATIONS
« À PARIS POUR GAGNER »
ENTRETIEN DU LUNDI
MARTINA HINGIS affirme que la quête de Roland-Garros, le seul titre du Grand Chelem qui lui manque, a motivé son retour.
Cinq ans après sa victoire dans la première édition du tournoi de Doha, et trois ans après sa
« retraite », Martina Hingis a de nouveau été
accueillie comme une princesse au Qatar ; elle
n’est pas près d’oublier sa visite des souks à cheval en robe d’apparat traditionnelle. Pas plus
que le net coup d’arrêt subi face à Amélie Mauresmo en demi-finale (6-2, 6-2). Mais rien ne
semble en mesure d’entamer la détermination
de la Suissesse, qu’elle affiche dans ce long
entretien, le premier qu’elle a accordé depuis
son retour sur le circuit en janvier dernier.
DOHA – (QAT)
de notre envoyé spécial
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''
(Photo Nicolas Luttiau)
côtés même si c’est sympa d’être
seule parfois. Je peux aussi gagner
sans elle.
– Elle corde toujours vos
raquettes ?
– Quand nous sommes en Suisse,
oui, mais sur les tournois, c’est fini.
– Qu’avez-vous ressenti
lorsque vous êtes arrivée à
Gold Coast, début janvier, pour
votre tout premier tournoi ?
– Pour dire la vérité, je me sentais
un peu perdue. Je me disais : mais
qu’est ce que je fais ici ? Heureusement, Patty Schnyder était là. Je suis
très amie avec elle, nous nous entraînons régulièrement en Suisse. J’ai
passé un moment avec elle, et puis
j’ai retrouvé les petites habitudes du
passé, j’étais de nouveau dans mon
élément.
– Patty vous a aidée dans
votre préparation ?
– Oui, parce qu’en m’entraînant
avec elle j’avais la chance d’avoir
une joueuse du top 10 en face de
moi, et cela m’a permis de me rendre
compte de mon propre niveau.
– Allez-vous jouer la Fed Cup
ensemble ?
– (Elle éclate de rire.) La Fed Cup et
moi ne sommes pas les meilleures
amies, mais ça pourrait changer
après les prochaines élections fédérales, en mars. Cela dit, même si je
voulais la jouer, je ne pourrais pas.
– Pourquoi ?
– Parce que j’ai appris par le Comité
REPÈRES
Martina HINGIS est née le 30 septembre 1980 à Kosice, en Slovaquie.
Prénommée Martina en raison de l’admiration que sa mère, Mélanie
Molitor, portait à Martina Navratilova, Hingis a toujours vue sa vie
frappée du sceau de la précocité. Initiée au tennis dès l’âge de…
deux ans, elle dispute ses premiers tournois à quatre. Immigrée en
Suisse, alors qu’elle n’est âgée que de huit ans, avec sa mère qui
restera toujours son coach, elle remporte, sous les couleurs de son
nouveau pays d’adoption deux fois le Tournoi des Petits As en 1990 et
1991, avant de devenir en 1993 à Roland-Garros la plus jeune
gagnante de l’histoire d’un tournoi du Grand Chelem chez les juniors
à l’âge de… douze ans !
Promise à une carrière exceptionnelle, Martina Hingis confirme très
tôt son talent incomparable en remportant, de 1996 à 2002, quarante
titres en simple, dont cinq Grands Chelems (Open d’Australie en 1997,
98 et 99 ; Wimbledon en 1997 et US Open en 1997), et deux Masters
(1998 et 2000), sans parler de ses trente-six titres en double, dont
également plusieurs Grands Chelems et Masters.
Numéro 1 mondiale pour la première fois le 31 mars 1997 et pour un
total de 209 semaines jusqu’en octobre 2001, Martina Hingis ne
pourra toutefois jamais, au cours de sa brève et brillante « première »
LUNDI 6 MARS 2006
carrière, combler ce terrible manque : une victoire à Roland-Garros,
dont elle ne passa jamais si près qu’en 1999, battue en finale par
Steffi Graf en trois sets alors qu’elle avait été à trois points du match.
De plus en plus débordée en puissance dès l’aube du 21e siècle par
ses rivales, notamment les sœurs Williams, Lindsay Davenport ou
Jennifer Capriati qui lui succèdent au premier rang mondial, la
Suissesse finit, après un enchaînement de blessures, par jeter
l’éponge à la fin de l’année 2002, après avoir terminé la saison hors
du Top 10 pour la première fois depuis 1995.
En février 2003, Martina Hingis confirme dans une interview accordée
à L’Équipe son désir de faire un « break à durée indéterminée » et
disparaît du classement WTA le 8 septembre de la même année. Mais
en février 2005, elle tente une sorte de « vrai-faux retour » à Pattaya
(où elle est battue d’entrée par l’Allemande Weingärtner,
73e mondiale), laissant elle-même entendre que l’expérience pourrait
être sans lendemain. Le 29 novembre 2005, pourtant, nouveau coup
de théâtre : la Suissesse annonce son retour. Le vrai. Peu à peu, la
perplexité a fait place à l’étonnement admiratif : en deux mois et six
tournois, Martina Hingis s’est déjà réinstallée parmi les trente-cinq
meilleures joueuses mondiales…
international olympique que, pour
avoir le droit de jouer en Fed Cup, il
aurait fallu que j’annonce mon
retour à la compétition un an plus
tôt ! Comme si, il y a un an, je savais
que je voulais revenir ! C’est plutôt
tordu comme règlement, non ?
– Pourrez-vous participer aux
Jeux Olympiques de 2008 ?
– Pour les JO, il faut en principe
avoir représenté son pays en Fed Cup
les deux années précédentes. Mais je
crois savoir que je pourrai avoir une
wild-card parce que j’ai été numéro 1
mondiale.
– Avez-vous vu Roger Federer
en Australie ?
– Je l’ai juste croisé une fois, mais
j’ai surtout vu sa copine, Mirka.
Roger, il passe son temps dans sa
chambre à regarder du tennis à la
télé. Il paraît même qu’un soir il a
regardé jusqu’au bout l’un de mes
matches de double mixte qui s’est
terminé à une heure et demie du
matin. Il faut vraiment qu’il aime
le tennis ! J’aime beaucoup Roger,
il est vraiment gentil.
– Vous pensez qu’il pourra
gagner un jour à RolandGarros ?
– Il peut gagner sur toutes les surfaces mais je pense qu’à Roland-Garros il se met trop de pression sur les
épaules. Il pense, entre autres, que
Nadal est trop fort sur terre battue.
Moi, je dis que Roger possède toutes
les armes pour gagner sur terre.
– Et vous, au fait ?
– Il y a un an, je n’avais aucune
condition physique et la terre est
la surface qui demande le meilleur
physique. Aujourd’hui, ce n’est plus
pareil, et j’espère bien que je serai à
Paris pour gagner. D’ailleurs, vous
voulez que je vous dise ? Revenir à
Roland-Garros pour essayer de remporter le seul titre du Grand Chelem
qui me manque a été l’un des principaux motifs de mon retour.
– C’est sérieux ?
– Bien sûr que c’est sérieux.
– Vous savez déjà comment
vous allez préparer RolandGarros ?
– Non, pas encore. C’est encore
loin. Je vais voir dans quel état je
serai après Indian Wells et Miami.
Je vais prendre du repos et en même
temps je me déciderai sur les tournois que je jouerai sur terre avant
Roland-Garros. »
Entretien réalisé
par ALAIN DEFLASSIEUX
(1) En 1999, à Melbourne, Martina
Hingis avait dit d’Amélie Mauresmo
qu’elle devait être un « demihomme ».
(2) Hingis avait perdu contre Marlene
Weingärtner après avoir mené 6-1,
2-1.
(3) Team Tennis est une épreuve par
équipes qui se déroule au États-Unis
entre Wimbledon et l’US Open.
Chaque rencontre comprend cinq
matches : un simple messieurs, un
simple dames, un double messieurs,
un double dames et un double mixte.
Chaque match se joue en un set avec le
premier arrivé à cinq jeux au lieu de six.
(4) Mario Widmer est le compagnon
de Mélanie Molitor, la mère de Martina Hingis.
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Rouge
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Rouge
– Vos relations n’ont jamais
été très chaleureuses. Qu’en
est-il maintenant ?
– Il y avait cette vieille histoire qui
date de 1999 en Australie (1).
Depuis, j’ai eu l’occasion d’aller lui
parler, à Los Angeles lors du Masters,
il y a deux ans. Amélie et moi ne
serons peut-être jamais très proches
mais, pour ma part, je la respecte
énormément, c’est une vraie championne. Et puis, franchement, je
pense qu’elle est bien dans sa peau.
En rentrant du Japon, dans l’avion,
je suis tombée sur un reportage la
concernant dans Paris Match. Les
photos étaient superbes.
– Il y a un peu plus d’un an, lors
du tournoi de Pattaya, où vous
aviez joué un match (2), il était
hors de question pour vous de
revenir pour de bon sur le circuit féminin…
– Avant Pattaya, je ne m’étais
entraînée que pendan t de ux
semaines et je n’étais pas du tout
prête à jouer à un niveau suffisant
pour revenir sur le circuit. Pendant un
set ou un set et demi, ça allait mais,
après, il n’y avait plus grand-chose.
J’étais tout de même un peu déçue
sur le moment de perdre mon match
mais, comme je n’avais rien envisagé
par la suite à part disputer quelques
exhibitions, ce n’était pas un drame.
– Quelques semaines plus
tard, vous vous entraîniez
avec Justine Henin en Floride.
Était-ce un signe ?
– Je me suis retrouvée en Floride à la
suite d’un drôle de concours de circonstances. Je venais de me faire
“prendre” mon permis de conduire
choses qui demandent du temps. La
réponse de ma mère et de Mario a
été tout de suite positive et, à la minovembre, j’ai pu me remettre au
boulot pour de bon, en Suisse.
– Il vous a fallu travailler très
dur ?
– Oui, pendant cinq semaines, j’ai
fait une grosse préparation : quatre
heures de tennis par jour, une heure
et demie de physique, plus les soins,
les massages. Les journées étaient
bien remplies et, quand arrivait le
vendredi, j’étais contente car les
week-ends, c’était plus relax. En
même temps, je me demandais si
cette période de préparation serait
suffisante car cinq semaines, ce n’est
pas énorme.
– Vous aviez l’impression de
prendre un risque par rapport
à votre image, à votre palmarès, en effectuant ce retour ?
– Oui, bien sûr, car on ne peut être
sûre de rien. Mais, en regardant les
classements semaine après
semaine, je ne voyais que des noms
de joueuses que je connaissais bien
comme Amélie, Lindsay, Kim, et les
autres, des filles que j’avais déjà battues. En fait, dans le top 10, la seule
que je ne connaissais pas et contre
laquelle je n’avais jamais joué,
c’était Maria Sharapova.
– Et vous l’avez battue à
Tokyo… Preuve que vous
n’êtes pas si “vieille”, mais
aussi que vos sérieux problèmes aux pieds sont loin
désormais…
– J’ai subi une opération à chaque
cheville. Alors, vous pensez bien
que, même si je ne souffre plus, ces
problèmes sont toujours dans un
coin de ma tête. J’ai toujours la
crainte de voir la douleur revenir et
d’avoir à nouveau des problèmes de
déplacement, surtout lorsque je vais
rejouer sur ciment. Pour l’instant, sur
le Rebound Ace, qui est plus souple,
ou sur la surface utilisée à Tokyo, ça
va. Mais à partir des prochains tour-
Bleu
Pendant cinq semaines,
j’ai fait une grosse
préparation : quatre
heures de tennis par
jour, une heure et
demie de physique,
plus les soins, les
massages. Les journées
étaient bien remplies...
Roger (Federer), il passe
son temps dans sa
chambre à regarder du
tennis à la télé. Il paraît
même qu’un soir il a
regardé jusqu’au bout
un de mes matches de
double mixte qui s’est
terminé à 1 heure et
demie du matin. Il faut
vraiment qu’il aime
le tennis !
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nois, à Indian Wells et Miami, je serai
un peu dans l’inconnu.
– Et su r le pla n me nta l,
comment vous sentez-vous ?
– Vraiment bien. Maintenant que
j’ai prouvé par mes résultats que
j’avais le niveau pour jouer sur le
circuit, je ne ressens plus de stress. Je
joue pour m’amuser, pour voir jusqu’où je peux aller. Avant, quand
il fallait que je défende ma place
de numéro 1, chaque défaite était
dure à vivre. Ensuite, lorsque j’ai
commencé à souffrir des chevilles et
des pieds, je ressentais une énorme
frustration parce que je ne pouvais
plus exploiter mes qualités. À vingtdeux ans, c’est dur à encaisser, et je
n’avais pas d’autre solution que de
tout arrêter. Maintenant, je me sens
bien plus décontractée.
– Durant les premières semaines
de votre retour,
en Australie,
vous ne vouliez
pas vous fixer
d’objectifs. Et
maintenant,
après un quart
de finale à Melbourne où vous
avez pris un set à
Clijsters, après
votre victoire
sur Sharapova à
Tokyo, vous
devez y voir un
peu plus clair...
– Oui, j’y vois plus
clair et j’ai des
objectifs, mais je les garde pour moi
car je n’ai pas envie de me mettre de
la pression sur les épaules. Pour
l’instant, disons que j’aimerais bien
être tête de série dans les prochains
tournois.
– Êt e s -v o u s c o nt e n te d e
l’accueil que vous avez reçu de
la part des autres joueuses ?
– Dans l’ensemble, c’est sympa.
Mais même quand je ne jouais pas,
j’ai suivi pas mal de tournois pour la
télé et j’avais gardé des relations
am i c al e s a ve c bea u cou p de
joueuses.
– Et les jeunes qui sont arrivées sur le circuit pendant
votre absence, elles vous manifestent un certain respect ?
– Il y a celles qui me regardent, elles
sont impressionnées ou intimidées
par ma présence, il y a celles qui sont
indifférentes et puis d’autres, qui
vous montrent carrément qu’elles
n’ont aucune considération pour
vous. Les plus sympas viennent
généralement des pays où le tennis
est une longue tradition, ou de la
Chine et du Japon. Celles qui n’ont
aucun respect sont des filles de pays
qui ont découvert le tennis ces dernières années. Mais c’est intéressant
d’en parler car cela confirme que la
mentalité des jeunes évolue rapidement. On sait qu’en général la nouvelle génération s’embarrasse moins
de morale et de principes, et cela se
vérifie sur le circuit féminin.
– À Doha, vous êtes venue
seule. Est-ce parce que vous
ne souhaitez plus avoir la
présence de votre mère sur
les tournois ?
– Non, bien au contraire. Ma mère
n’avait pas pu venir en Australie
mais, après, elle était avec moi à
Tokyo et encore à Dubaï. Et elle serait
restée à Doha si Mario n’avait pas dû
subir une petite intervention chirurgicale à la jambe. Ma mère reste et
restera toujours mon entraîneur.
Il n’y a pas deux personnes comme
elle. Elle est irremplaçable à mes
Noir
Bleu
Noir
« VOUS N’AVIEZ PAS affronté
Amélie Mauresmo depuis cinq
ans. Quelle impression vous
a-t-elle laissée ?
– Je trouve qu’elle a un bien meilleur physique qu’au moment où
j’avais quitté le circuit il y a trois ans.
Son jeu a aussi pris beaucoup
d’ampleur et elle a une présence sur
le court qu’elle n’avait pas avant. Elle
mérite ses victoires au Masters et à
Melbourne, comme la place de
numéro 1 mondiale qu’elle va récupérer dans deux semaines. Ce qui a
changé, surtout, c’est qu’elle a mûri.
Elle sait ce qu’elle a à faire sur le
court et garde le contrôle de ses
intentions durant les échanges. Cela
lui permet d’être plus constante au
plus haut niveau alors qu’avant,
contre elle, on avait toujours une
chance de revenir dans le match
même si on se sentait dominée.
– La sécheresse de votre
défaite (6-2, 6-2) indique-t-elle
que vous êtes encore loin de
son meilleur niveau ?
– Amélie est très solide. Il n’est pas
possible de la déborder, elle ramène
tout et ne commet pas de fautes.
Avec elle, pas de cadeaux. Même si
je suis contente du niveau que j’ai
atteint depuis que je suis revenue à
la compétition, je me rends compte
qu’il me faudra franchir un nouveau
palier si je veux être compétitive face
à une joueuse du standing d’Amélie.
en Suisse et, sans voiture, je ne pouvais plus rien faire. Je ne pouvais plus
aller monter mes chevaux ni voir mes
amis à droite, à gauche. Alors, plutôt
que de rester à tourner en rond, je
suis allée là où j’ai mes habitudes,
en Floride, à Saddlebrook, où je suis
restée sept semaines, le temps que
s’achève ma suspension de permis.
– Comment avez-vous fait
pour perdre votre permis, vous
conduisiez trop vite ?
– Oui, j’étais au-dessus de la limite
de vitesse et, le plus embêtant, c’est
que je dépassais la limite alors
que j’avais une remorque avec mon
cheval dedans derrière la voiture !
– Donc c’est par la force des
choses que vous avez commencé à vous entraîner de nouveau
sérieusement…
– Eh oui, puisqu’il n’y avait rien
d’autre à faire, que je ne pouvais pas
avoir mes chevaux avec moi…
À Saddlebrook, je me suis entraînée
pas mal avec Justine, qui préparait sa
rentrée à Miami.
– Carlos Rodriguez, son entraîneur, disait que vous tapiez
vraiment bien dans la balle
mais vous conseillait de consacrer trois ou quatre mois à un
travail physique intense pour
revenir à votre plus haut
niveau…
– À l’époque, même si je m’amusais
sur le court face à une joueuse de la
valeur de Justine, je ne pensais pas
encore à revenir sur le circuit. Alors,
trois ou quatre mois d’entraînement
physique, c’est sûr
que je n’envisageais
pas de produire un tel
effort.
– Mais vous vous
apprêtiez à partic i p e r a u x r e ncontres de Team
Tennis (3) pour
l’équipe de New
York, avec notamment John McEnroe comme partenaire.
– Oui, cette perspective m’amusait et je
me disais : j’espère
que John ne sera pas
trop dur avec moi. Mais je le connaissais bien car j’avais fait pas mal de
commentaires télé avec lui en Australie ou aux États-Unis. Le fait de
jouer dans la même équipe que lui
était un bon élément de motivation.
C’est un type formidable, une personnalité incroyable, j’ai beaucoup
de respect pour lui.
– A-t-il eu une influence sur
votre décision de revenir sur le
circuit ? En avez-vous parlé
avec lui ?
– Non, nous n’avons pas parlé de
ça, mais le fait de jouer dans son
équipe, de gagner des matches
contre des filles classées entre la
soixante-dixième et la quatre-vingtième place, de s’imposer face aux
autres équipes pour finalement remporter le Championnat, c’est sûr que
ça m’a redonné le goût de la compétition et l’envie de gagner. Je n’avais
pas besoin de son avis, j’ai été sur le
circuit pendant assez longtemps
pour me rendre compte par moimême que je pouvais y revenir si je
le voulais. Il suffisait juste que je me
décide à travailler pour être en meilleure forme physique.
– Avez-vous ressenti un déclic
qui vous a décidée à vous
remettre au travail ?
– Gagner Team Tennis a été un
premier facteur. Et puis, quelques
semaines après l’US Open, j’ai
repensé à ce qu’avait fait Mary
Pierce durant la saison avec une
finale à Roland-Garros et une autre à
Flushing Meadows. Franchement,
j’ai été très impressionnée par son
retour au plus haut niveau après tous
les problèmes physiques qu’elle
avait endurés ces dernières années.
Alors, c’est vrai, je me suis dit que si
elle était parvenue à réussir un tel
come-back il n’y avait pas de raison
pour que cela ne marche pas avec
moi à condition que j’aie la volonté
de me remettre au travail. Et un jour
de novembre, j’en ai parlé avec ma
mère et Mario (4). Je leur ai demandé : êtes-vous prêts à m’aider et à
vous investir comme avant si je
décide de revenir sur le circuit en
2006 ? Parce qu’il ne suffit pas de se
dire : allez, je vais retourner au travail ! Il y a toute une structure à
remettre en place. Il faut rebâtir un
emploi du temps précis, un programme d’entraînement, trouver le
préparateur physique idéal, l’environnement médical, toutes sortes de
16
Bleu
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Jaune
SKI ALPIN COUPE DU MONDE – GÉANT HOMMES
ESCRIME
Ligety, première !
COUPE DU MONDE – ÉPÉE FEMMES
Flessel n’était
pas seule
Le champion olympique du combiné rafle sa première victoire en Coupe du monde.
À CEUX qui se demandaient
encore pourquoi on surnomme
« Baby Miller » ce garçon bien plus
calme, timide et discret que son
tempétueux aîné, la réponse est
arrivée la nuit dernière de Corée :
Ted Ligety, en dehors de la similitude de style, parfois, appuyée sur
un physique tout aussi caoutchouteux, partage avec Bode cette propension à tout mettre à l’envers…
Alors qu’on l’attendait depuis des
mois en slalom, sa discipline de
base, celle où il a déjà obtenu cet
hiver sept places dans le top 10
dont trois podiums, le gamin de
l’Utah aura tout cassé en combiné
(champion olympique il y a trois
semaines) et, donc, désormais, en
géant : « Je suis encore plus surpris
de ma victoire ici que de celle des
Jeux ! », souriait ainsi le prodige
qui n’avait pour l’instant comme
référence dans la discipline qu’une
huitième place à Sölden (AUT),
pour l’épreuve d’ouverture en
octobre dernier, assortie alors, il
est vrai, du meilleur chrono sur le
second tracé.
RÉSULTATS
COUPE DU MONDE HOMMES (Yongpyong [CDS], 5 mars). – Températures : 2 °C
au départ ; 4 °C à l’arrivée. Temps ensoleillé.
Neige dure.
Géant : 1. Ligety (USA), 2’18’’54 ; 2. Nyberg
(SUE) et Palander (FIN), 2’18’’57 ; 4. Raich
(AUT), 2’18’’58 ; 5. Simoncelli (ITA), 2’18’’64 ;
6. Svindal (NOR), 2’18’’70 ; 7. Grandi (CAN),
2’18’’74 ; 8. Büchel (LIE), 2’18’’76 ; 9.
Bourque (CAN), 2’18’’84 ; 10. Gruber (AUT),
2’19’’04 ; 11. R. Burtin, 2’19’’07 ; 12. Missillier, 2’19’’15 ; 13. Rahlves (USA), 2’19’’25 ;
14. Blardone (ITA) et Chenal, 2’19’’28 ; 16.
Gorza (SLV), 2’19’’29 ; 17. Reichelt (AUT),
2’19’’31 ; 18. Schieppati (ITA), 2’19’’32 ; 19.
Matt (AUT), 2’19’’36 ; 20. Rieder (ITA),
2’19’’46 ; 21. Schönfelder (AUT), 2’19’’48 ;
22. Bechter (AUT), 2’19’’55 ; 23. Berthod
(SUI), 2’19’’57 ; 24. Maier (AUT), 2’19’’65 ;
25. Neureuther (ALL), 2’19’’72 ; 26. Cuche
(SUI), 2’19’’76 ; 27. Défago (SUI), 2’19’’87 ;
28. Fill (ITA), 2’19’’97 ; 29. Covili, 2’20’’13 ;
30. Görgl (AUT), 2’21’’07. – Trente classés.
Principaux abandons : Mölgg (ITA), Rocca
(ITA), Schlopy (USA), 1re manche.
1re manche : 1. Simoncelli, 1’7’’65 ; 2.
Svindal, 1’8’’03 ; 3. Raich, 1’8’’08 ; 4. Palander, 1’8’’43 ; 5. Grandi, 1’8’’44 ; … 8. Ligety,
1’8’’78 ; 14. R. Burtin, 1’9’’25 ; 17. Chenal,
1’9’’38 ; 23. Missillier, 1’9’’67 ; 29. Covili,
1’10’’16 ; 37. De Tessières, 1’10’’45 ; 40.
Fanara, 1’10’’54.
2e manche : 1. Gruber, 1’9’’09 ; 2. Gorza,
1’9’’20 ; 3. Berthod, 1’9’’47 ; 4. Missillier,
1’9’’48 ; 5. Neureuther, 1’9’’54 ; … 9. Ligety,
1’9’’76 ; 10. Nyberg, et Rieder, 1’9’’78 ; …
13. R. Burtin, 1’9’’82 ; 15. Chenal, 1’9’’90 ;
16. Covili, 1’9’’97.
Missillier y est !
Coupe du monde
Hommes
2005-2006
- GGéénéral -
YONGPYONG. – Hier, Ted Ligety, qu’on attendait depuis des mois en slalom, s’est imposé en géant du haut de
ses vingt et un ans. Preuve que son travail pour devenir un skieur complet commence à payer. Ses adversaires
s’en étaient déjà rendu compte en combiné lors des Jeux de Turin.
(Photo Jung Yeon/AFP)
Ted LIGETY
(USA)
Vingt et un ans ; né le 31 août 1984 à
Park City.
1,77 m ; 81 kg.
Skis Völkl, fixations Marker, chaussures Nordica.
JO : 1er (combiné, 2006) ; abandon
(géant, 2006) ; disqualifié (slalom,
2006).
CM : 12e (combiné, 2005) ; abandon
(slalom, 2005).
Coupe du monde : 1 victoire
(1 géant). Classement général :
63e (2005) ; 133e (2004).
PATRICK LAFAYETTE
GÉANT FEMMES
P
Prochaine
étapee :
10-11 mars à Shigakogen (JAP), deux slaloms.
- GGééant -
(après 7/ 8)
1. RAICH (AUT), 381 ; 2. Blardone (ITA),
362 ; 3. Nyberg (SUE), 354 ; 4. Simoncelli
(ITA), 314 ; 5. Palander (FIN), 306 ; …
16. Chenal, 113 ; 18. R. Burtin, 100 ;
20. Fanara, 89.
Huitième et dernier géant :
vendredi 17 mars à Are (SUE).
AGENDA
VENDREDI 10 MARS
Rienda se console
L’Espagnole met du baume sur sa blessure olympique. Les favorites, Paerson (4e) et Kostelic (5e),
restent à distance. Les Bleues coulent.
QUAND INGRID JACQUEMOD
est partie à la faute, sur un intérieur
après moins de quarante secondes
de course, on a immédiatement
compris que l’Avaline venait de
définitivement rater sa saison, et
les Bleues avec. Aucune n’allait se
qualifier pour la seconde manche
de ce géant norvégien glacial mais
ensoleillé. La spécialité restait donc
désespérément désertée par des
Françaises dont le dernier succès
recensé remonte à la regrettée
Régine Cavagnoud, il y a bientôt
sept ans. Un triste bail avec l’insuccès dans la discipline de base de
l’alpin.
L’équipe nationale quitte donc Hafjell en catimini, avec la seule consolation d’avoir sauvé le strapontin
de Jacquemod pour la finale d’Are.
Où, malgré son amour des lieux,
elle devra sacrément puiser dans
ses réserves si elle veut terminer sur
une meilleure note.
De la consolation, c’est ce qu’a
trouvé Maria José Rienda Contreras, sans doute l’une des plus frus-
trées parmi celles et ceux qui
avaient raté leurs Jeux. Devant le
prince héritier d’Espagne, venu
tout spécialement à Sestrières pour
l’encourager, la belle Grenadine
avait pleuré, il y a dix jours, de ne
pouvoir lui offrir mieux qu’une treizième place olympique, son plus
mauvais résultat comptable de
l’hiver. Et la fille la plus souvent victorieuse en géant cette saison
(quatre fois depuis hier) a donc
retrouvé la bonne trace et son
radieux sourire.
Kostelic idéalement
placée
Mieux, elle peut encore priver
Paerson du petit globe : « Ce qui
m’est arrivé aux JO, c’est trop
moche, je ne veux même plus y
penser ! Je suis seulement concentrée sur l’avenir maintenant et sur
le bon coup que je peux encore
jouer. »
Derrière la brune de la sierra Nevada, Marlies Schild ayant renoncé
dès le matin en raison d’un mal de
dos tenace, toutes les autres habi-
JEUX OLYMPIQUES
TURIN 2006
www.atomicsnow.com
N°1
5 médailles d'or
Antoine Dénériaz (FRA) / DH
Benjamin Raich (AUT) / GS-SL
Michaela Dorfmeister (AUT)/ DH-SG
3 médailles d'argent
Hermann Maier (AUT) / SG
Michael Walchhofer (AUT) / DH
Marlies Schild (AUT) / COMB
3 médailles de bronze
Hermann Maier (AUT) / GS
Anna Ottosson (SWE) / GS
Marlies Schild ( AUT) / SL
: A VOUS DE CHOISIR, GAGNER OU PARTICIPER...
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tuées étaient venues s’entasser,
dans un joyeux désordre. Nicole
Hosp, tout d’abord, qui confirme sa
régularité retrouvée en géant, puis
Tanja Poutiainen, elle aussi sérieusement de retour malgré un second
tracé sur lequel elle dilapida dans
l’imprécision sa confortable demiseconde d’avance initiale. Michaela Dorfmeister ensuite, qui surfe
sur sa forme pour venir accrocher
une quatrième place qu’elle
n’avait plus goûtée, dans la spécialité, depuis plus de deux ans. Et,
enfin, pas vraiment à leur aise sur
une manche finale très tournante
et à la surface progressivement
dégradée, les duettistes de la
Coupe du monde, Anja Paerson
devançant d’un rien Janica Kostelic. Une sorte de stand-by qui, dans
la perspective du gros globe, fait
les affaires de la Croate toujours en
tête avec plus de 250 points :
« C’est plutôt un bon week-end
pour moi, constatait-elle. Je vais
essayer maintenant d’assurer en
slalom pour pouvoir éventuelle-
ment zapper la dernière descente. » Rendez-vous à partir de
vendredi en Finlande. – P. Laf.
(avec M. Lang à Hafjell)
Coupe du monde
2005-2006
Femmes
RÉSULTATS
COUPE DU MONDE FEMMES (Hafjell-Lillehammer [NOR], 5 mars). – Températures :
– 14 °C au départ ; – 10 °C à l’arrivée. Temps ensoleillé. Neige dure.
Géant : 1. Rienda (ESP), 2’22’’64 ; 2. Hosp (AUT), 2’22’’89 ; 3. Poutiainen (FIN), 2’23’’16 ; 4.
Dorfmeister (AUT), 2’23’’29 ; 5. Paerson (SUE), 2’23’’43 ; 6. Kostelic (CRO), 2’23’’45 ; 7. Simard
(CAN), 2’23’’64 ; 8. Putzer (ITA), 2’23’’89 ; 9. Mazé (SLV), 2’24’’17 ; 10. N. Fanchini (ITA),
2’24’’21 ; 11. Ertl (ALL), 2’24’’34 ; 12. Ottosson (SUE), 2’24’’58 ; 13. Lindell-Vikarby (SUE),
2’24’’62 ; 14. Görgl (AUT), 2’24’’66 ; 15. Cook (USA), 2’24’’79 ; 16. Drev (SLV), 2’24’’92 ; 17. Zettel (AUT), 2’24’’99 ; 18. Berger (AUT), 2’25’’03 ; 19. Aufdenblatten (SUI), 2’25’’05 ; 20. Kirchgasser (AUT), 2’25’’46 ; 21. Ludlow (USA), 2’25’’49 ; 22. Mancuso (USA), 2’25’’62 ; 23. Lustenberger
(CAN), 2’25’’76 ; 24. Fischbacher (AUT), 2’25’’93 ; 25. Hölzl (ALL), 2’26’’10 ; 26. Stiegler (USA),
2’26’’15 ; 27. J. Hargin (SUE), 2’26’’81 ; 28. Bremseth (NOR), 2’26’’87 ; 29. A. Gerg (ALL) 2’27’’8.
– Vingt-neuf classées.
Abandons : Jacquemod, Santon, Kildow (USA), Meissnitzer (AUT), Mart. Schild (SUI), Styger
(SUI), Zahrobska (RTC), 1re manche ; Mölgg (ITA), 2e manche. Forfaits : Fleiss (CRO), Marl.
Schild (AUT), 1re manche.
1re manche : 1. Poutiainen, 1’9’’04 ; 2. Simard, 1’9’’51 ; 3. Paerson, 1’9’’53 ; 4. Drev, 1’9’’54 ;
5. Ertl, 1’9’’57 ; 6. Rienda, 1’9’’61 ; … 33. Bertrand, 1’11’’28 ; 44. Marchand-Arvier, 1’12’’36.
2e manche : 1. Rienda, 1’13’’03 ; 2. Hosp, 1’13’’10 ; 3. Dorfmeister, 1’13’’24 ; 4. Kostelic,
1’13’’71 ; 5. N. Fanchini, 1’13’’86.
TENNIS DE TABLE
- GGéénéral -
(après 30/36)
1 540
1.
1 286
2. Paerson (SUE)
1 228
3. Dorfmeister (AUT)
857
4. Kildow (USA)
842
5. Hosp (AUT)
802
6. Marl. Schild (AUT)
741
7. Zettel (AUT)
721
8. Meissnitzer (AUT)
688
9. Mancuso (USA)
542
10. Styger (SUI)
… 25. Jacquemod, 246 ; 31. Montillet,
191 ; 34. Pequegnot, 187.
P
Prochaine
étapee :
10-11 mars à Levi (FIN), deux slaloms.
- GGééant
ant-
(après 8/9)
1. PAERSON (SUE), 550 ; 2. Rienda (ESP),
505 ; 3. Hosp (AUT), 401 ; 4. Kostelic
(CRO), 364 ; 5. Zettel (AUT), 314 ; … 20.
Jacquemod, 80.
Neuvième et dernier géant :
samedi 18 mars à Are (SUE).
SLALOM HOMMES à Shigakogen
(Japon) : 1re manche à 9 heures (1 heure,
heure française) ; 2e manche à 12 heures
(4 heures, heure française).
SLALOM FEMMES à Levi (Finlande) :
1re manche à 17 heures (16 heures, heure
française) ; 2e manche à 20 heures (19
heures, heure française).
SAMEDI 11 MARS
SLALOM HOMMES à Shigakogen
(Japon) : 1re manche à 9 heures (1 heure,
heure française) ; 2emanche à 12 heures
(4 heures, heure française).
SLALOM FEMMES à Levi (Finlande) :
1re manche à 11 heures (10 heures, heure
française) ; 2e manche à 14 heures (13
heures, heure française).
RÉSULTATS
CHAMPIONNATS DU MONDE JUNIORS.
HOMMES. Super-G (Le Massif [CAN],
4 mars) : 1. Sablatnik (AUT), 1’11’’81 ; 2. Markic (SLV), 1’11’’85 ; 3. Weibrecht (USA),
1’11’’87… 12. Durand, 1’12’’88 ; 24. Falcoz,
1’13’’97 ; 31. Blanc, 1’14’’65 ; 36. M. Tissot,
1’15’’18. Abandons : Pasquier, Rigole.
Slalom (Mont-Sainte-Anne [CAN], 5 mars) :
1. Bjoerge (NOR), 1’32’’98 ; 2. Baumann (AUT),
1’33’’14 ; 3. Viletta (SUI), 1’33’’25… 6. Pa.
Paquin, 1’34’’43 ; 14. Rivas, 1’35’’82 ; 20.
Falcoz, 1’36’’43. Abandons : Durand, Pasquier, M. Tissot, 1re manche.
FEMMES. Super-G (Le Massif [CAN],
5 mars) : 1. Fenninger (AUT), 1’10’’96 ; 2. Borsotti (ITA), 1’11’’78 ; 3. Longhini (ITA),
1’11’’89… 10. Anselmet, 1’12’’70 ; 12. Bernard-Granger, 1’12’’75 ; 19. Bertrand,
1’13’’04 ; 20. Barthet, 1’13’’06 ; 24. Barioz,
1’13’’43.
Slalom (Mont-Sainte-Anne [CAN], 4 mars) :
1. Pietilae-Holmner (SUE), 1’37’’30 ; 2. Triendl
(AUT), 1’37’’98 ; 3. Loeseth (NOR), 1’38’’93…
12. Bertrand, 1’39’’83 ; 14. Vidoni, 1’40’’32 ;
21. Barioz, 1’40’’99 ; 28. Barthet, 1’41’’59 ;
29. Bernard-Granger, 1’41’’74. Abandon :
Anselmet.
CHAMPIONNATS DE FRANCE
Jover et Grundisch, duo gagnant
DINAN –
de notre envoyé spécial
TROIS TITRES pour l’un, deux pour
l’autre, Sébastien Jover et Carole
Grundisch, sacrés en double mixte,
furent les deux grands gagnants des
Championnats de France organisés à
Dinan. Aux traditionnels Mousquetaires qui se partageaient tous les
titres du simple messieurs depuis
1991 succède donc un autre
« ancien », qui comptera trente et
une bougies à sa prochaine soirée
d’anniversaire, en mai, trois fois
champion de France par équipes
avec Nevers. « Je n’avais jamais
eu de grandes joies individuelles,
commente Jover, également sacré
en double avec Armand Phung. Ça
fait tout drôle. Je montre aussi aux
gens que je suis toujours là. » Licencié à Yport (Seine-Maritime) depuis
deux ans, Jover, vainqueur en finale
de Michel Martinez après avoir été
mené 0-2, a d’autant plus de mérite
que son tableau était pour le moins
corsé avec Chila au deuxième tour et
Legoût en demie. Il signe le premier
triplé depuis Gatien, en 1988.
Chez les femmes, au terme d’une
finale rendue très spectaculaire par
l’opposition de style attaquedéfense, Carole Grundisch s’est
adjugé son deuxième titre d’affilée
en dominant Xian Yi Fang. « Très
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honnêtement, je ne me donnais que
2 % de chances de gagner, raconte
Grundisch, impressionnante tactiquement. J’avais toujours pris des
taules contre elle. » À seulement dixneuf ans, la sociétaire du KremlinBicêtre (Val-de-Marne), très affûtée,
confirme qu’elle est bien devenue la
leader du ping féminin français. En
attendant les Mondiaux par équipes
de Brême (24 avril-1er mai), la demoiselle avait donc de quoi être ravie.
« J’avais parié avec mes parents que,
si je gagnais, ils m’offraient une
voiture, rigole la championne au
jeu toujours aussi plaisant. Je vais
pouvoir commencer à réfléchir à la
couleur. » – P. G.-B.
RÉSULTATS
CHAMPIONNATS DE FRANCE (Dinan,
2-5 mars). – HOMMES. Simple. Finale :
Jover (Yport) - Martinez (Istres), 4-2 (4-11,
7-11, 11-9, 11-9, 11-9, 13-11). Double.
Demi-finales : Jover-Phung - MartinezMirault, 3-2 ; Chila-Lo - Bertin-Bobillier, 3-2.
Finale : Jover-Phung - Chila-Lo, 3-1 (10-12,
12-10, 11-8, 11-8). FEMMES. Simple.
Finale : Grundisch (Kremlin-Bicêtre) - Xian Yi
Fang (Grand-Quevilly), 4-2 (11-7, 8-11, 11-5,
11-9, 10-12, 11-7). Double. Demi-finales :
Gourin-Durand - Costes-Quint, 3-1 ; Xian Yi
Fang-Hanffou - S. Legay-Fernandes, 3-2.
Finale : Gourin-Durand - Xian Yi Fang-Hanffou, 3-2 (11-7, 5-11, 11-5, 9-11, 11-9).
MIXTE. Finale : Jover-Grundisch - DurandS. Legay, 3-0.
RÉSULTATS
COUPE DU MONDE FEMMES (Tauberbischofsheim [ALL], 4-5 mars). – Épée. Quarts de
finale : Duplitzer (ALL) b. Heidemann (ALL), 15-10 ; Baradji Duchene - Kiraly, 15-12 ; Flessel -Branza (ROU), 15-11 ; MacKay (CAN) - Tol (HOL), 15-12. Demi-finales : Duplitzer (ALL) Baradji Duchene, 15-8 ; MacKay (CAN) - Flessel, 15-13. Finale : MacKay (CAN) - Duplitzer
(ALL), 15-10.
Classement des Françaises : 3. Baradji Duchêne et Flessel ; 5. Kiraly ; 17. Daninthe ; 22. Colignon ; 26. Soiron ; 29. Galantine ; 34. Nisima.
COUPE DU MONDE HOMMES – FLEURET PAR ÉQUIPES
Les Bleus vainqueurs à Shanghai
CHAMPIONNE DU MONDE en
titre, l’équipe de France de fleuret
masculin a remporté l’étape de Coupe
du monde par équipes de Shanghai
(CHN) en dominant en finale l’Allemagne 45-29. Une victoire aisée précédée par une demi-finale tendue
pour Brice Guyart, Nicolas Beaudan et
Erwann Le Pechoux. Face au Japon,
les Bleus ont été constamment menés
et Le Pechoux prit le dernier relais face
à Fukuda avec 5 points de retard
(35-30). Mais le vainqueur de la
Coupe du monde sut refaire ce retard
pour s’imposer à la mort subite 40-39.
RÉSULTATS
COUPE DU MONDE HOMMES (Shanghai [CHN], 3-5 mars). – Fleuret par équipes. Huitièmes de finale : France (Beaudan, Guyart, le Pechoux, Sintès) - Égypte, 43-28. Quarts de
finale : France (Beaudan, Guyart, Le Pechoux) - Autriche, 45-37. Demi-finales : France (Beaudan, Guyart, Le Pechoux) - Japon, 40-39 ; Allemagne-Italie, 45-44. Match pour la 3e place :
Italie-Japon, 45-38. Finale : France (Beaudan, Guyart, Le Pechoux) - Allemagne (Joppich,
Schache, Kleibrink), 45-29.
SICOT ÉPINGLE FISCHER. – Alors qu’aucun des Français champions du
monde par équipes n’était présent, Bastien Sicot a remporté hier l’étape de
Coupe du monde d’épée de Berne (Suisse). Après avoir sorti Jérémy Moutou
(15-12) en quarts de finale, puis l’Autrichien Mathe en demi-finale (15-9),
Sicot, 21 ans et 152e mondial, a battu en finale le champion olympique de
la discipline, le Suisse Marcel Fischer, 15-10.
MOTO ESSAIS MOTOGP
Au diapason de Rossi
Le champion italien a dominé les premiers tests IRTA
avec, dans son sillage, les autres pilotes Yamaha.
BARCELONE – (ESP)
de notre envoyé spécial
TRADITIONNELLE répétition générale d’avant saison, les essais IRTA servent souvent à prendre la température
du futur Championnat. Si la tendance
se vérifie encore cette année, les
adversaires de Valentino Rossi risquent d’avoir de gros soucis à se faire
car le septuple champion du monde fut
en démonstration trois jours durant et
semble aujourd’hui plus fort que
jamais.
Malgré un programme d’essais hivernaux démentiel où il alterna les tests
avec Ferrari et le développement de la
Yamaha, le prodige italien domina
tous les tests, de Sepang à Phillip
Island. Une mainmise confirmée par
les trois journées d’essais de Barcelone
où, à l’exception du « BMW Award »
remporté hier après-midi sous la pluie
par son équipier Colin Edwards, il se
montra une nouvelle fois le patron en
piste. Mais ce qui donne surtout des
sueurs froides à ses principaux rivaux,
c’est le niveau de compétitivité atteint
par la Yamaha sous son impulsion.
Rossi n’est plus seul au monde au sein
de la marque nippone, les autres
pilotes maison récoltent eux aussi les
fruits de l’énorme travail effectué par
leur leader. À Barcelone, Colin
Edwards se hissa au niveau de son chef
de file, s’adjugeant même hier la BMW
Z 4 promise au vainqueur de la super-
pole. Carlos Checa, repêché de dernière minute chez Tech 3, fut lui aussi
au diapason, se montrant impressionnant au guidon d’une M 1 chaussée de
Dunlop. « Je ne peux qu’être content,
avoua Rossi. Mais ma plus grosse
satisfaction, c’est de voir les autres
pilotes Yamaha rouler très vite car
cette M 1 est un peu mon bébé. »
Si Rossi fait le bonheur de ses équipiers, il donne déjà des sueurs froides à
ses rivaux. On pense bien sûr à Honda
qui a décidé de jouer la « carte
jeunes » et ne possède plus de véritable chef d’orchestre capable d’assurer le développement de la RC 211 V.
Ses pilotes de pointe firent bien pâle
figure lors des tests catalans, à l’image
de Marco Melandri. Chez Ducati aussi,
en dépit du recrutement de Sete Gibernau, l’absence d’un grand metteur au
point semble se faire cruellement sentir. Cette situation pourrait profiter à
d’autres constructeurs comme par
exemple Kawasaki, très en vue à
Barcelone. Randy De Puniet, la nouvelle recrue des Verts, fut d’ailleurs
l’excellente surprise de ces tests. « Le
bilan est positif, je n’ai jamais roulé audessus de mes pompes et ça me donne
vraiment confiance pour la saison »,
confia le Français qui retrouvera en fin
de semaine le peloton MotoGP pour la
suite des essais IRTA sur le circuit de
Jerez où sera donné le coup d’envoi du
Championnat le 26 mars.
PIERRE-HENRI POTHERAT
RÉSULTATS
BMW AWARD (Barcelone, 5 mars). – Edwards (USA, Yamaha), 1’57’’102 ; Hayden (USA,
Honda), 1’58’’921 ; Rossi (ITA, Yamaha), 1’59’’360 ; Ellison (GBR, Yamaha), 1’59’’619 ;
Vermeulen (AUS, Suzuki), 2’0’’001 ; Melandri (ITA, Honda), 2’0’’218 ; Roberts (USA, KR 211 V),
2’0’’225 ; Checa (ESP, Yamaha), 2’0’’551 ; Hopkins (USA, Suzuki), 2’0’’621 ; De Puniet (Kawasaki), 2’1’’249 ; Nakano (JAP, Kawasaki), 2’2’’177 ; Tamada (JAP, Honda), 2’2’’197 ; Hofmann (ALL,
Ducati), 2’4’’003 ; Capirossi (ITA, Ducati), 2’5’’073 ; Elias (ESP, Honda), 2’5’’961 ; Gibernau (ESP,
Ducati), 2’6’’724 ; Cardoso (ESP, Ducati), 2’6’’846 ; Pedrosa (ESP, Honda), 2’7’’326 ; Guareschi
(ITA, Ducati), 2’13’’977.
SUPERBIKE (Phillip Island [AUS], 3-5 mars). – Deuxième épreuve du Championnat du
monde. Course 1 : 1. Corser (AUS, Suzuki), les 22 tours en 34’33’’545 ; 2. Barros (BRE, Honda),
à 0’’450 ; 3. Toseland (GBR, Honda), à 7’’974 … 13. Laconi (Kawasaki), à 28’’833 ; etc.
Course 2 : 1. Bayliss (AUS, Ducati) les 22 t. en 34’33’’803 ; 2. Toseland, à 5’’528 ; 3. Barros, à
14’’312 … 16. Laconi, à 5’’549 … 18. Foret, à 49’’037 ; etc. Championnat du monde 2006
(après deux manches) : 1. Bayliss, 75 pts ; 2. Toseland, 74 ; 3. Corser, 63 … 19. Laconi, 6 …
21. Gimbert, 3 ; etc.
Prochaine épreuve : Valence (ESP), 23 avril
SUPERCROSS US (Indianapolis, 4 mars). – Neuvième épreuve du Championnat US
250 : 1. Carmichael (USA, Suzuki) ; 2. Stewart (USA, Kawasaki) ; 3. Reed, (AUS, Yamaha) ;
… 16. Vuillemin (Honda) ; etc. Championnat (après 9 épreuves) : 1. Reed, 191 ; 2. Carmichael, 190 ; 3. Stewart, 174 ; ... 15. Vuillemin, 56 ; etc.
125 : 1. Millsaps (USA, Honda) ; 2. Gosselaar (USA, Kawasaki) ; 3. Grant (USA, Honda) ; …
16. Roncada (Suzuki) ; etc. Championnat (après 3 épreuves): 1. Millsaps, 72 ; 2. Jesseman,
52 ; 3. Gosselaar, 54 ; … 15. Boniface (Honda), 17 … 26. Roncada, 5 ; etc.
Après avoir gagné l’appel introduit par son équipe suite à son déclassement lors de l’épreuve de
San Diego et récupéré les 25 points de la victoire, Ricky Carmichael s’est adjugé à Indianapolis
son second succès de rang et ne se retrouve plus qu’à un point de Chad Reed, le leader du
Championnat. – P. H.
Prochaine épreuve : Daytona Beach, 11 mars.
LUNDI 6 MARS 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
slalom. Petite d éception en
revanche pour Joël Chenal, simplement quatorzième avec une grosse
faute par manche, pour Thomas
Fanara, sorti des points, tandis que
Frédéric Covili (29e) y revient de justesse, après une première manche
méritoire, l’un des rares à « rentrer » avec un dossard désormais
indigne de son talent, le 50. Le
skieur des Menuires n’accompagnera pas Chenal, Burtin et Fanara
aux finales d’Are (Suède), mais il a
trouvé des motifs d’espoir.
MARC VENTOUILLAC
Bleu
Coupe du monde comme un long
après-ski… » Les états d’âme du
géant autrichien n’auront pas
déteint sur les Français, toujours
bien concentrés sur leur sujet, eux,
« malgré l’absence d’un gars
devant », comme le regrettait leur
chef, Gilles Brenier. Mais le résultat
d’ensemble est bon, avec deux de
devant qui n’étaient pas ceux de la
veille, Raphaël Burtin (11e) malgré
un genou douloureux et un brillant
Steve Missillier, 12 e pour sa
seconde apparition à ce niveau, et
qui est encore plus prometteur en
1.
1 160
831
2. Walchhoffer (AUT)
750
3. Maier (AUT)
748
4. Miller (USA)
747
5. Rahlves (USA)
738
6. Svindal (NOR)
672
7. Palander (FIN)
635
8. Aamodt (NOR)
586
9. Büchel (LIE)
550
10. Rocca (ITA)
… 28. Vidal, 258 ; 33. S. Tissot, 205 ;
38. Dénériaz, 168 ; 48. Bourgeat, 133.
elle. Ensuite, ils ont analysé mon jeu et
de mon côté j’ai vu que j’avais beaucoup de travail à effectuer. »
Cela commence à porter ses fruits.
Après avoir éliminé l’Italienne Del Carreto (15-14), l’Allemande Kirchen
(15-13) et la Hongroise Revesz (9-8),
elle s’est retrouvée en quarts de finale
face à une autre Française, la championne du monde par équipes Hajnalka
Kiraly. Une victoire acquise 15-12 lui
valut donc son podium. « On se connaît
tellement bien, raconte BaradjiDuchêne, qu’on a marqué chacune une
touche l’une après l’autre jusqu’à
12-12. C’est alors que j’ai décidé de
prendre des risques. » Lesquels ont
manifestement payé.
Son parcours s’est arrêté ensuite face à
la locale Duplitzer (15-8), mais nul
doute qu’elle aimerait bien participer à
nouveau aux Championnats du monde
(29 septembre - 7 octobre, Turin [ITA]).
Après sa 21e place de Saint-Maur, elle
marque des points dans cette optique.
Mais ils ne faut pas enterrer trop vite
Sarah Daninthe (17e hier, battue par
l’Autrichienne Rentmeister, 11-10) et
Maureen Nisima (34e, éliminée par la
Roumaine Bacioiu, 15-11).
Jaune
Rouge
Jaune
ran du circuit, trente-sept ans à la
fin du mois, devancé de trois centièmes, ex aequo avec Kalle Palander. Et, surtout, Benjamin Raich,
qui empoche les cinquante points
de la quatrième place, reprend à
Blardone (14e) le leadership du
classement de géant et s’envole
sans doute définitivement vers le
gros globe, Walchhofer n’ayant pu
attraper la qualification et Maier
(24e) étant encore l’ombre de luimême : « Je vis une sorte de dépression post-olympique, avouait l’exHerminator. Je traverse cette fin de
(après 31/37)
CELA FAIT TROIS fois de suite. Trois
fois que Laura Flessel retrouve la Canadienne Sherraine MacKay en demifinale de Coupe du monde, et comme à
Budapest et Saint-Maur, MacKay a
dominé la Française, 15-10 cette fois,
hier à Tauberbischofsheim (ALL). « Laura s’est un peu précipitée et a manqué
de prudence, constate l’entraîneur
national de l’épée Jean-François di Martino. Il faut qu’elle prenne plus son
temps. » N’empêche, MacKay est dure
à battre ces temps-ci : après Prague et
Saint-Maur, elle a remporté sa troisième Coupe du monde de la saison en
prenant le meilleur sur l’Allemande
Imke Duplitzer.
Si un podium est chose banale pour
Flessel, la troisième place conquise sur
la piste allemande par Marysa BaradjiDuchêne est une denrée plus rare. À
vingt-trois ans, c’est la deuxième de sa
carrière. La première datait de 2001, à
Saint-Maur. Encore junior à l’époque,
elle avait paradoxalement raté sa sélection pour les Championnats du monde
de sa catégorie, mais avait été retenue
pour les Mondiaux seniors de Nîmes où
elle avait disparu en 32es de finale. « À
l’époque, j’étais insouciante et les gens
ne me connaissaient pas, raconte-t-
Noir
Bleu
Noir
« J’ai beaucoup travaillé ma vitesse
l’été dernier, rappelle cependant ce
blondinet de vingt et un ans. Je l’ai
fait pour commencer à devenir un
skieur complet, tel que j’en rêve.
Peut-être cela paie-t-il dès maintenant ? » Oui, tout comme paient
peut-être son amour de la poudreuse, qui le conduit à de longues
balades en hors piste, et sa pratique
régulière du ski nautique… C’est
que Yongpyong n’avait pas fourni
des conditions idéales pour ce
second géant, balayé par un vent
chaud en rafale, qui faillit d’abord
co n du i re à l’ a n nu l a ti o n d e
l’épreuve, dont le départ fut finaleme n t d o n n é , a p r è s m a i n t s
palabres, avec trois heures de
retard sur l’horaire prévu, et qui
ramollit ensuite la neige jusqu’à en
recouvrir les spatules des derniers à
s’élancer sur le second parcours.
Voilà sans doute pourquoi, derrière
Ligety, huitième de la première
manche (il s’était réveillé bien à
l’heure et n’avait pas raté le départ,
comme la veille…), sept autres
méchants clients vinrent buter sur
sa performance. Le tout dans un
indescriptible empilement, sur une
faible pente et des tracés relativement faciles, les six premiers en
seize centièmes, vingt et un classés
en moins de une seconde : les écarts
les plus faibles de l’histoire.
Parmi eux, Fredrik Nyberg, le vété-
Troisième, Laura Flessel était accompagnée hier sur
le podium par l’inattendue Marysa Baradji-Duchêne.
17
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
BASKET PRO A
Foirest en hibernation
Plus d’un mois après son retour sur les parquets, le Béarnais n’a toujours pas retrouvé un niveau digne de son statut.
NEUF MINUTES. Les neuf dernières. Il est entré à froid, contraint et
forcé par les fautes qui s’abattaient
alors comme la foudre sur les intérieurs béarnais.
La chronique retiendra peu du passage de Laurent Foirest samedi sur le
parquet de l’Astroballe, bien qu’il ait
pleinement participé à ficeler le succès de Pau-Orthez (70-68) lors du
sommet du Championnat.
Comme tous les samedis depuis son
retour à la compétition à la mi-janvier, Laurent Foirest n’avance qu’à
pas hésitants sur la grande échelle
qui mène au haut niveau. Celui qu’il
ne fréquente plus depuis mai dernier. Depuis qu’il s’est résolu à réparer deux genoux fatigués, usés par
l’enchaînement des saisons et des
compétitions. Deux nouveaux tendons rotuliens nés, après peignage,
un 4 juillet. Six mois d’arrêt avant le
feu vert médical et deux mois déjà
qu’il récite les fondamentaux pour
un retour qui n’en finit pas.
Huit matches depuis le 28 janvier,
cinq de Pro A, un à la Semaine des As
et deux en Euroligue pour soixanteseize minutes de jeu, 7 points au
total, 3 sur 20 aux tirs… Une misère
pour celui qui, il y a deux ans, effectuait un come-back triomphal en
Béarn, après son exil espagnol. MVP
Français de Pro A, cinquième titre de
champion. « Le vrai Lolo nous fait
défaut. On nous a dit qu’il pouvait
reprendre le 30 décembre, mais il est
arrivé dans un état qui n’était pas
digne d’un joueur de promotion
départementale, déplore Didier
Gadou, son entraîneur au sujet d’un
timing de reprise qui a manifestement été sous-estimé. On pourrait le
laisser à l’écart, mais c’est un des leaders du groupe, un des gros salaires.
Aujourd’hui, il remonte, mais il a
besoin de temps. Je l’incorpore et je
lui donne un petit peu de temps de
jeu, car c’est ainsi qu’il va sentir sa
marge de progression, mais cela se
fait dans la douleur. »
Le Marseillais opine, avec son
flegme habituel. Mais il est en
manque. « Je progresse, je progresse… Il y a trois semaines, j’arrivais à peine à faire un double pas.
Aujourd’hui, j’ai accepté le fait qu’il
faudrait du temps, sourit-il, fataliste.
Je pensais que cela irait plus vite.
Mais là, j’en suis à peine à travailler
le dribble, les shoots, les déplacements, et je continue toujours le renforcement musculaire spécifique des
jambes… »
« Il n’y a pas
d’équipe CFA »
Un jour sur deux, à 50 kilomètres de
Pau, il rend visite à une machine et
enchaîne les programmes de remise
en marche. « Il est courageux, c’est
un énorme bosseur », insiste le kiné
de l’Élan Béarnais, Benoît Mahieu.
Le médaillé olympique de Sydney
s’entraîne tous les après-midi avec
l’effectif palois, démembré à l’extérieur par la blessure début janvier de
CC Harrison. Et fait acte de présence,
sur les feuilles de match, les lignes de
stats. Manière de rassurer une
équipe, un coach, un club qui se languissent. « Il est physiquement sur le
terrain, mais il n’est pas lui-même.
On ne peut pas lui en vouloir. Il va
revenir. Mais on aurait su ça au mois
d’août, on aurait pris un joueur au
profil différent de Jeff Varem, glisse
Pierre Seillant, le directeur exécutif
qui s’agaçait le mois dernier de ce
fâcheux retard. La médecine est une
chose, le sport de haut niveau une
autre », constate le « Prési » palois.
L’ailier marseillais (32 ans) aurait
volontiers imité son OM chéri… Il se
serait bien vu intégrer une CFA 2, ou
quelque chose d’approchant, pour
refaire ses gammes, sans pression.
« Il y a quelque chose de mal fait
dans le basket ! Je repars directement de zéro à la Pro A. Il n’y a pas,
comme au foot, d’équipe de CFA,
une réserve, de niveau intermédiaire. Parce que je ne peux plus
m’aligner en Espoirs, moi… », sourit-il.
Alors, il réapprend les gestes les plus
simples, ceux qu’il domptait depuis
une éternité. « Au début, j’étais
complètement perdu, soupire-t-il.
Lors de mon premier cinq contre
cinq, je ne savais pas quoi faire, où
aller. Maintenant, je progresse sur
d’autres paramètres, je retrouve des
repères de jeu. C’est important
d’être dans l’équipe, même si je n’ai
pas le niveau. Les genoux ne sont
plus un problème, même si la jambe
droite me tire un peu. Les sensations,
par contre… »
Pau-Orthez, désormais leader
unique depuis samedi (70-68 à
l’ASVEL), retrouve peu à peu les
siennes. Et espère revoir son homme
lige, l’un des derniers empereurs de
la Pro A, à son meilleur lorsque la
nature se réveillera, en avril, par
exemple. « Je n’ai pas de timing. Je
veux que ce soit le plus vite possible,
mais ce n’est pas moi qui décide »,
lâche-t-il, conscient du travail encore
nécessaire.
Alors, la suite de sa carrière – il est en
fin de contrat à Pau –, le Japon, cet
été, et l’équipe de France dont il fut le
capitaine en 2004, il feint de ne pas y
penser. Quoique… « Faire partie du
voyage, ce serait bien… », consentil, en appuyant sur les mots. L’envie
est forte, évidente. Laurent Foirest
n’est pas près de s’assoupir.
LA STAT
Le maigre total dee rebonds pris par Reims samedi lors de sa défaite à Dijon
(93-70) n’est pas une surprise : l’équipe de Francis Charneux, avant-dernière
du Championnat, eest la plus mauvaise équipe de Pro A dans cet exercice, avec
une moyenne de 28
28,22 prises par ma
mat
atch. Elle détient d’ailleurs le record de faiblesse cette saison
avec seulement 18 rebonds captés (16e journée, à Hyères, Toulon). Son atout n˚ 1, Frédéric
Adjiwanou, pointe à la dix-neuvième place du classement des rebondeurs (6,3).
22
LE RECORD
Les artilleurs chaloonnais étaient de sortie samedi, avec 15 réussites à trois
points sur 30 tentéées, lors de la punition infligée à Hyères-Toulon (102-76).
Leur marque la pllus imposante était jusqu’à présent de 14 paniers primés
rentrés lors de la 12e journée Le record de tirs à trois points réussis cette saison,
e j.) est donc égalé. Seul bémol, Chalon n’a pas atteint le
ons (15/22).
15
L’ÉVALUATION
(Brest) : 29 pts (10/19 aux tirs dont 5/7 à 3 pts ; 4/4
; 2 innt en 35 min.
LES POINTS
1. Rowe (Hyères-Toulon), 19,9 pointts ; 2. Harper (Roanne), 17,8 ; 3. Stanley (Le Havre),
16,88 ; 4.
16
4 Baxter (Dijon) et L.L Wilson ((Ch
(Cholet), 16,7 ; 6. Samnick (Paris), 16,6 ; 7. Zianveni
(N ) t Li h (St b /P is), 15,5 ; 9. Turner (Gravelines), 15,4 ; 10. T. Williams
Kelly (Brest), 29.
LES REBONDS
nett (Dijon), 9,4 ; 3. Lockhart (Hyères-Toulon), 8,3 ;
), 8 ; 6. Gaines (Asvel), 7,9 ; 7. T. Williams (Rouen),
k (Paris), 7,7 ; 10. Wesson (Strasbourg) et Sales
ARNAUD LECOMTE
e (Hyères-Toulon), 7,1 ; 3. Green (Nancy), 6,6 ; 4.
Pau-Orthez), 5,8 ; 6. B. Cissé (Le Havre), 5,7 ; 7.
n (Strasbourg/Paris), 4,7 ; 9. Essart (Cholet), 4,4 ;
g ( )
Le meilleur de la journée : Green (Nancy), 13.
Français
Étrangers
Julian
(Nancy)
Mahinmi
(Le Havre)
Dondon
(Chalon-sur-Saône)
Mokongo
(Chalon-sur-Saône)
Jeanneau
(Strasbourg)
Varem
(Pau-Orthez)
Bennett
(Dijon)
HANDBALL
VOLLEY-BALL
Gelabale à l’arrêt
LIGUE DES CHAMPIONS HOMMES
Paris tient son rang
Seattle, Gelabale fut la révélation de
la saison dernière et son entraîneur
serbe souhaitait le conserver la saison
prochaine. La privation de temps de
jeu risque d’être un handicap pour le
Français, à moins qu’il n’ait déjà
l’assurance d’avoir un contrat à
Seattle la saison prochaine. Sans
Gelabale, le Real Madrid s’est imposé
face à Fuenlabrada (84-66). Mous
SONKO a rendu une copie correcte
(7 pts, 3 rbds et 2 p.d.).
Succès tranquille pour Malaga face à
Grenade (85-75) avec un bon Stéphane RISACHER (15 pts, 4 rbds et
1 p.d.) et un Florent PIÉTRUSplus
discret (1 pt, 6 rbds et 1 p.d.). Frédéric WEIS (6 pts et 3 rbds) et Bilbao ont
également connu la victoire face à
Gérone (89-82). En déplacement
à Badalone, Alain DIGBEU (7 pts et
2 rbds) et Alicante n’ont pas pesé
lourd (76-95). Enfin, les deux
meneurs de Valladolid, Paccelis
MORLENDE (8 pts et 2 rbds) et
Joseph GOMIS (6 pts, 2 rbds et
2 p.d.) n’ont rien pu faire face à Vitoria
(73-78).
En Italie, dans le match au sommet
entre la Fortitudo Bologne et Naples,
ce sont les coéquipiers de Yakhouba
DIAWARA (non entré en jeu) qui ont
pris le dessus après deux prolongations (112-107) et qui pointent désormais seuls en tête de la Lega. Côté
napolitain, Michel MORANDAIS a
encore été brillant (23 pts à 7/10 aux
tirs et 4/7 à 3 pts, 6 rbds et 2 p.d.).
Hervé TOURÉ (5 pts et 2 rbds) et
Avellino échouent d’un rien dans leur
salle face à Cantu (71-74). Enfin large
victoire de Bill PHILLIPS (7 pts et 3
rbds) et ses coéquipiers de Livourne
sur le parquet de Teramo (94-76).
En Belgique, nouvelle défaite pour
Cyril AKPOMEDAH (9 pts et 6 rbds)
et Charleroi face à Leuven (76-82).
Victoire en revanche pour Karim
SOUCHU (11 pts, 4 rbds et 2 p.d.) et
Liège à Bruxelles (84-78). – N. R.
NBA EXPRESS
Soir de gala
pour les Lakers
LES RÉSULTATS
SAMEDI : New Jersey - Toronto
105-100 a.p. ; Miami-Atlanta 95-93 ;
Milwaukee - New York 98-103 ; San
Antonio - Portland 101-81 ; DenverOrlando 110-94 ; L.A. Lakers - Detroit 105-94.
HIER : Philadelphie-Indiana, 93-94; WashingtonSacramento, 117-107.
l’exploit. Lamar nous a portés et son rôle est primordial
lorsqu’il joue ainsi. »
Après avoir survolé la première partie de saison, Detroit
(48 v. - 11 d.) est de plus en plus menacé par San Antonio
(46-12) et Dallas (46-12) pour la place de numéro 1 de la
saison régulière. Des Pistons fatigués, dominés au rebond
(44-30) pour le quatrième match de rang, après Cleveland, Denver et Seattle.
LE FAIT DU JOUR
Portés par un Lamar Odom (24 pts, 10 pds,
5 rbds) des grands jours, les Los Angeles
Lakers ont créé la sensation samedi soir en
terrassant les Detroit Pistons. Une victoire à laquelle a
bien évidemment largement participé Kobe Bryant avec
ses 40 points, mais les Lakers deviennent absolument
redoutables lorsque Odom se transforme en guerrier.
Comme en fin de 3e quart-temps, avec une déferlante
jaune déclenchée par ce dernier pour renverser le cours
du match et infliger un invraisemblable 18-0 aux Pistons,
de 68-78 à 86-78. « C’est probablement notre plus grosse
victoire de la saison à domicile, commentait Bryant après
LES FRANÇAIS
Deuxième match sans jouer pour le Laker
Ronny TURIAF, non utilisé face aux Pistons. Pour la première fois en treize
matches des Spurs, Tim Duncan a dépassé
la cap des 20 points (22 pts, 15 rbds). Tony PARKER (18
pts à 7/12 aux tirs, 5 pds, 4 rbds, 4 bps en 34 mn) n’a pas
forcé son talent face aux Blazers. Les Warriors de
Mickaël PIETRUS jouaient sur le terrain de Minnesota
la nuit dernière, les Suns de Boris DIAW mettaient leur
série de neuf victoires d’affilée sur le tapis à Dallas et les
Sonics de Johan PETRO recevaient Utah.
LIGUE FEMININE (20e journée)
VILLENEUVE-D’ASCQ - TARBES : 85-74
(21-16 ; 27-21 ; 14-14 ; 23-23)
VILLENEUVE-D’ASCQ : Fombonne (6), E. Gomis (10), Heurtematte,
Wambé (27), Seigle, Marcauskaite (22), Massaline (20). Entraîneur : A.
N’Diaye.
TARBES : Basko (7), Laborde, Lepron (13), Savasta, Tomaszewski (6),
Gaither (16), Zlatanova (10), Yacoubou (22). Entraîneur : P. Pisan.
CLERMONT - AIX-EN-PROVENCE : 75-82 a.p.
(18-19 ; 12-21 ; 21-18 ; 19-12 ; 5-12)
CLERMONT : Mandache (2), Salagnac (14), Sene (7), Lardy, Dubois (14),
Fromholz (9), Stampalija (11), Nikipolskaïa (18). Entraîneur : P. Delaliaux.
AIX-EN-PROVENCE : Dieme (10), Kostaki (23), Lopez (11), Lacroix (28),
N’Dongue (10), Zurro. Entraîneur : A. Weisz.
SAMEDI : Mondeville - Bourges, 51-68 ; Mourenx - SaintAmand, 79-66 ; Calais - Strasbourg, 85-78 ; Challes-les-E. Nice, 74-65 ; Valenciennes - Montpellier, 79-49. HIER : Villeneuve-d’A. - Tarbes 85-74 ; Clermont - Aix-en-Provence 75-82.
Classement : 1. Bourges, 38 pts ; Mondeville, 38 pts ; Valenciennes, 38 pts ; 4. Tarbes, 32 pts ; Villeneuve-d’Ascq, 32 pts ; 6.
Montpellier, 31 pts ; 7. Aix, 30 pts ; 8. Clermont, 29 pts ; 9. Mourenx, 27 pts ; 10. Calais, 26 pts ; Challes, 26 pts ; Nice, 26 pts ;
Saint-Amand, 26 pts ; 14. Strasbourg, 21 pts.
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 11 mars : Montpellier Mourenx ; Strasbourg - Valenciennes ; Bourges Villeneuve-d’Ascq ; Tarbes - Clermont ; Nice - Calais ; SaintAmand - Mondeville ; Aix-en-Provence - Challes-les-Eaux.
Dinart, seul contre tous
Montpellier éliminé, Kiel et Barcelone également,
il ne reste plus qu’un Français en lice…
IL N’A PAS MANQUÉ grand-chose à
Montpellier, samedi à Veszprem
(22-27), pour prétendre, une nouvelle
fois, aux demi-finales de la compétition reine. Un peu de maîtrise, de lucidité. De réussite aussi. « Le plus dur à
avaler, regrette Grégory Anquetil,
c’est ce sentiment d’avoir été longtemps là, tout proche, et d’avoir plié
sans avoir été dominé. »
Contrairement à la saison passée, particulièrement faste avec la finale Barcelone - Ciudad Real, il n’y aura donc
pas beaucoup de joueurs français dans
le dernier carré. La tâche de Nikola
Karabatic avec Kiel était, elle aussi,
compliquée après le revers concédé à
domicile face à Flensburg mardi dernier (28-32). Les jeunes loups ont pris
leur revanche (32-34), ont même disposé du ballon de la qualification, à
cinq secondes du terme, mais la passe
de Stefan Lövgren n’est jamais arrivée
dans les mains de Kim Andersson…
Avec dix buts, dont deux penalties,
Nikola Karabatic, en échec à l’aller,
s’est rattrapé.
Barcelone et Jérôme Fernandez n’ont
pas connu plus de réussite face à Pampelune. Dominés de quatre buts en
Navarre (25-21), ils ont compté six
buts d’avance en début de deuxième
période, avant de subir le retour des
partenaires d’un Demetrio Lozano particulièrement inspiré avec ses huit buts
(26-23).
Reste, Didier Dinart, dernier Français
encore en lice. Ciudad Real, finaliste
l’an passé, avait marqué son territoire
dans la Mancha (34-27) le week-end
dernier. Mais les joueurs de Talant Dujshebaev ont fait encore plus fort en
s’imposant en Slovénie face à Celje
(28-33). Avec dix buts, Rolando Urios a
été l’homme du match, et Ciudad Real
se pose en immense favori de la compétition. « On joue bien, c’est vrai,
concède le Guadeloupéen. Même si on
est nombreux à être fatigués après
l’Euro. Le titre ? La finale de l’an dernier avait laissé un immense sentiment
de frustration. On va essayer de
prendre notre revanche. Peu importe
l’adversaire. Avec tout de même une
petite préférence pour Veszprem qui
nous réussit plutôt bien. À notre meilleur niveau, on peut réussir de bonnes
choses… »
C’est demain à Vienne que sera effectué le tirage au sort des demi-finales
programmées les week-ends des
25-26 mars et 1er-2 avril. – P. P.
IMBRATTA REMPLACERA HAGER. – Après sept saisons à la tête de l’US
Ivry, Daniel Hager a décidé de passer la main et de se consacrer à la formation au
sein du club rouge et noir. Il sera remplacé, dès la saison prochaine, par Stéphane
Imbratta, responsable, depuis 1998, du centre de formation. Mais avant d’envisager sa nouvelle mission, l’ancien international aimerait bien offrir un ticket pour la
Ligue des champions à sa troupe. Actuel troisième de D 1, Ivry accueillera, mercredi, Chambéry, le dauphin de Montpellier.
PECQUEUX-ROLLAND REVIENT EN ÉQUIPE DE FRANCE. – Véronique
Pecqueux-Rolland, le pivot de Besançon, va faire son retour en équipe de
France. Après une longue réflexion, l’internationale aux 244 sélections (742
buts) a pris sa décision après une dernière entrevue avec l’entraîneur national
Olivier Krumbholz. La championne du monde en 2003, qui avait annoncé sa
retraite internationale début 2005, a pour objectif principal le Mondial 2007
en France. Le prochain regroupement des Bleues se déroulera du 3 au 10 avril
à Chartres avec en ligne de mire les matches de qualification pour le futur
Championnat d’Europe contre la Turquie fin mai 2006.
RÉSULTATS
journée). – SAMEDI : Besançon-Metz, 25-23 ; Mios-Toulon, 42-32 ;
D 1 FEMMES
Nîmes - Le Havre, 24-23 ; Mérignac-Yutz, 25-20. HIER : Dijon-Bègles, 29-19 ; Angoulême - Fleury-les-Ambrais, 26-37.
Classement : 1. Metz, 38 pts ; 2. Le Havre, 37 ; 3. Mérignac, 35 ; 4. Fleury-les-Aubrais, 33 ; 5.
Dijon, 32 ; 6. Nîmes, 31 ; 7. Besançon, 29 ; 8. Mios, 27 ; 9. Bègles, 27 ; 10. Yutz, 26 ; 11. Angoulême, 23 ; 12. Toulon, 22.
COUPE DE FRANCE HOMMES (16es de finale). – MERCREDI : Villeurbanne (D 2) - Nîmes,
26-34. VENDREDI : Besançon (N 1) - Pontault-Combault, 36-38. SAMEDI : Saintes
(N 1) - Toulouse, 26-20 ; Gonfreville-l’Orcher (N 1) - Tremblay-en-France, 29-28 ; Gien-Loiret
(N 1) - Billère (D2), 24-26 ; Massy (N 1) - Dunkerque, 22-29 ; Valence (N 1) - Istres, 18-26.
HIER : Porte Normande (D 2) - Angers, 26-25 ; Livry-Gargan (D 2) - Sélestat, reporté ; Thionville
(N 1) - Metz (D 2), 28-27 ; Bourgoin-Jallieu (N 1) - Villefranche-Beaujolais, 23-26.
Les cinq clubs de D 1 qualifiés pour les Coupes d’Europe 2005-2006 n’entreront en lice qu’au
stade des huitièmes de finale, le mercredi 15 mars.
SÉLESTAT BLOQUÉ. – 25 cm de neige hier matin ont empêché les Alsaciens de se déplacer à
Livry-Gargan pour jouer en Coupe de France. Ils ont proposé aux banlieusards de rejouer le match
dimanche prochain.
COUPE DE L’EHF (quarts de finale retour). – SAMEDI : Irun (ESP) - Gummersbach (ALL),
30-26 (aller, 26-35) ; Göppingen (ALL) - Gudme (DAN), 37-32 (29-24). HIER : Créteil-Kielce
(POL), 26-34 (35-21) ; Astrakhan (RUS) - Lemgo (ALL), 31-33 (18-33).
Gummersbach, Göppingen, Lemgo et Créteil qualifiés pour les demi-finales.
(15e
LUNDI 6 MARS 2006
Smith
(Clermont)
Forehan-Kelly
(Brest)
LES BLEUS DE L’ÉTRANGER
LANCÉE À VITESSE grand V depuis
le début de la saison dernière, la carrière de l’ailier français Mickaël
GELABALE au Real Madrid a pris
sérieusement du plomb dans l’aile
hier. Déjà puni mercredi dernier en
Euroligue puisqu’il n’était pas entré
en jeu face à Bologne, l’international
a été remplacé par Alex Scales dans
l’effectif amené à disputer la fin de la
saison ACB. Gelabale a été mis à disposition de l’équipe 2 du Real. Cette
sanction intervient alors que le temps
de jeu du Français n’a cessé de baisser
depuis quelques semaines. L’origine
de cette mise à l’écart n’est pourtant
pas due à une baisse de performance
de l’ancien Choletais, dont les stats
sont très comparables à celles de la
saison dernière (7,8 pts et 3,7 rbds en
24 min contre 8 pts et 3 rbds en 24
min). Gelabale se serait plutôt mis à
dos le staff du Real et notamment
Bozidar Maljkovic en réaffirmant sa
volonté de partir vers la NBA dès l’été
prochain. Drafté en juin dernier par
Kirksay
(Nancy
COUPE DE LA CEV (Final Four, finales)
Le club français a terminé troisième d’une compétition remportée par Macerata.
PADOUE – (ITA)
de notre envoyé spécial
L’HISTOIRE aime souvent à se répéter. Elle a ainsi offert hier une seizième
Coupe de la CEV consécutive à un club
italien, Macerata, déjà vainqueur l’an
passé. Elle a également repassé le
même plat au réceptionneur-attaquant
parisien Thiago Aranha. Un an après, le
Brésilien a revécu avec son nouveau
club un scénario identique à celui de
mars 2005. Sévèrement battu le premier jour par Macerata (3-0), il avait
ensuite joliment relevé la tête avec
Tourcoing, le lendemain, lors de la
petite finale contre… Padoue (3-0).
« C’est presque comme l’an dernier,
rigolait-il. Presque, car à l’époque, on
avait sombré en demie. Samedi, la
prestation fournie a été plus solide
quand même ! »
Cette performance aboutie, le Paris
Volley l’a donc réitéré hier, mais avec
un soupçon supplémentaire de réussite
sur ses mises en jeu. L’adversaire proposé n’avait, il est vrai, pas franchement le même standing que Macerata.
Englué en fond de cale de Serie A1, le
club hôte du Final Four a même carrément sombré après la perte du premier
set. « On les a étouffés au service et au
block, se réjouissait Veljko Basic, le
technicien de la capitale, satisfait de
cette troisième place finale dans la deuxième Coupe d’Europe. En fait, avant
ce match ma seule interrogation portait sur notre capacité ou non à reproduire un niveau de qualité identique à
celui de la veille. »
Et comme la réponse apportée par son
collectif ne souffre aucune contestation, la suite de la saison, tant en Cham-
pionnat qu’en Coupe de France (*),
s’annonce des plus intéressantes. Car
cette petite escapade en Italie le temps
d’un week-end pluvieux aura permis à
Paris de gagner en expérience et en
confiance. « On termine sur une victoire, moi je préfère ça à une défaite en
finale, reprenait Aranha, qui a déjà
évolué cinq saisons (3 au Brésil et 2 à
Andorre) avec “Rafa” Redwitz, son
compatriote de passeur. Surtout, se
classer troisième avec une équipe
entièrement renouvelée, c’est fabuleux. »
Cela dévoile aussi le véritable potentiel
du groupe, qui voit doucement éclore le
jeune Letton Vladislavs Hotulevs au
centre, par exemple. « On est à notre
place dans cette Coupe d’Europe »,
concluait Mauricio Paes, l’adjoint de
Basic. Tout comme Macerata.
GUILLAUME DEGOULET
(*) En quart de finale, Paris recevra le
tenant du titre, Tours, le 14 mars.
PADOUE - PARIS : 0-3
(22-25 ; 14-25 ; 13-25)
1 300 spe ctateurs. Arbitres :
MM. Schürmann (LIE) et Kulhanek
(AUT). Points marqués : 124
(49 + 75). Durée : 1 h 2’ (1er set : 22’;
2e : 20’ ; 3e : 20’)
PADOUE : 1 ace (Esko) ; 5 contres
gagnants (Botti, Piscopo, 2) ; 27/81
attaques gagnantes (Veres, 10/23) ;
26 fautes dir. (dont 13 au service).
Six de départ : Esko (2) puis Olli ;
Botti (cap., 2) ; Andrae (7) ; Veres
(11) ; Pampel (7) puis Hietanen (1) ;
Piscopo (3) puis Tovo. Libero : Garghella. Entraîneur : L. Schiavon.
PARIS : 8 aces (Nilsson, 3) ;
12 contres gagnants (Hotulevs, 5) ;
29/61 attaques gagnantes (Novak,
7/15 et Nilsson, 7/17) ; 16 fautes
directes (dont 10 au service).
Six de départ : Redwitz (cap., 3) ;
Hotulevs (11) ; Aranha (7) ; Novak (9)
puis Château ; Nilsson (11) ; Bergmann (7) puis Brifaud puis Ziani (1).
Libero : Skorc. Entraîneur : V. Basic.
LA FINALE
Macerata fait le doublé
MACERATA-ODINTSOVO : 3-0 (25-19 ; 25-19 ; 25-22)
3 000 spectateurs. Arbitres : MM. Dudek (POL) et Ilbeyli (TUR). Points marqués : 135 (75 + 60).
Durée : 1 h 8’ (1er set : 22’ ; 2e : 23’ ; 3e : 23’)
MACERATA : 3 aces (Geric, Miljkovic et Herpe) ; 12 contres gagnants (Miljkovic, 4) ; 36/64
attaques gagnantes (Miljkovic, 12/22) ; 14 fautes directes (dont 9 au service).
Six de départ : Sintini (4) ; Geric (5) ; Herpe (5) ; Dennis (9) ; Miljkovic (cap.,17) ; Rodrigao
(11). Libero : Corsano. Entraîneur : F. De Giorgi.
ODINTSOVO : 4 aces (Beketov, 2) ; 5 contres gagnants (Melnik, Khoroshev, Kazakov, Beketov et
Petkovic) ; 37/78 attaques gagnantes (Abramov, 12/20) ; 24 fautes directes (dont 15 au service).
Six de départ : Petkovic (2) puis Karpov puis Arkhipov (2) ; Khoroshev (5) ; Abramov (13) ;
Görtzen (2) puis Melnik (6) ; Beketov (cap., 11) ; Kazakov (5) puis Astashenkov. Libero :
Komarov. Entraîneur : S. Tzvetnov.
PRO A (20e journée)
Poitiers fait douter Tours
LES TOURANGEAUX n’ont pas vraiment bien préparé le match retour de
Ligue des champions, mercredi face au
Dynamo Moscou. Tout juste trois
semaines après leur premier revers à
Cannes (0-3), ils ont concédé samedi
soir leur deuxième défaite de la saison
en Championnat à Poitiers cette fois.
Avec la défaite sèche à Moscou (0-3)
entre deux, c’est le signe d’un vrai
ralentissement. « On joue comme on
s’entraîne, c’est-à-dire mal, maugréait
Loic De Kergret le capitaine tourangeau
qui ne voulait surtout pas entendre parler d’un moindre contrecoup physique
comme explication. Il va falloir trouver
des solutions. » Samedi, les champions
d’Europe en titre ont pourtant mené 2
sets à 0 avant de flancher devant la persévérance des Poitevins qui occupent
seuls la deuxième place avant le match
en retard de Paris mercredi. Les Poitevins auraient pourtant pu accuser le
coup moralement quand la deuxième
manche leur échappa alors qu’ils
avaient mené au score largement
CANNES - NICE : 3-0 (25-19 ; 30-28 ; 25-18)
1 000 spectateurs environ. Arbitres : MM. Pêcheux et Daragon. Points marqués : 145 (80 + 65).
Durée : 1 h 2’ (1er set : 22’ ; 2e : 28’ ; 3e : 22’).
CANNES : 4 aces (Ndaki Mboulet, 2) ; 9 contres gagnants (Novotny, Schalk, MENEAU, 2) ;
43 attaques gagnantes (Novotny, 15) ; 23 fautes directes (dont 15 au service).
Six de départ : Le Marrec (cap., 3) puis Meneau (2) puis Takaniko ; Barca-Cysique (12) puis
Bernier (1) ; Novotny (17) puis Hudecek (1) ; Gibert (7) puis Hudecek ; Schalk (9) ; Ndaki Mboulet (4) puis Meneau. Libero : Berriri. Entr. : L. Tillie et A. Josserand.
NICE : 5 aces (Kapfer, 3) ; 5 contres gagnants (Demirovic, Bunford, 2) ; 32 attaques gagnantes
(Kapfer, 9) ; 24 fautes directes (dont 11 au service).
Six de départ : Guidara puis Halilovic (1) ; Jioshvili (10) ; Saelens (4) puis Bunford (2) puis
Rabaud ; Demirovic (cap., 5) ; Kapfer (10) ; Opota (8). Libero : Ragondet. Entr. : M. Kasic.
(16-10). Mais ils ont réussi à revenir
dans le match. « Je suis fier de mes
joueurs, a souligné l’entraîneur Martin
Teffer. Ils n’ont jamais cessé de se
battre pour reprendre le dessus. »
Duerden dut néanmoins effacer une
balle de match dans un troisième acte à
suspense conclu d’un ace fulgurant par
l’étonnant Kilama. Moins précis au service, les Tourangeaux ont ensuite baissé de pied dans un tie-break à sens
unique.
HENRI BRISSOT
VENDREDI: Tourcoing - Rennes,3-0.
SAMEDI :Narbonne - Sète, 1-3; Poitiers Tours, 3-2; Avignon - Beauvais, 2-3; Montpellier - Ajaccio, 3-0. HIER: Cannes - Nice,
3-0. MERCREDI 8 Paris - Toulouse
Classement : 1. Tours, 51 ; 2. Poitiers,
43 ; 3. Paris, 41 ; 4. Sète, 41 ; 5. Tourcoing,
39 ; 6. Toulouse, 34 ; 7. Cannes, 34 ; 8.
Nice, 33 ; 9. Beauvais, 32 ; 10. Montpellier, 18 ; Rennes, 18 ; 12. Avignon, 14 ; 13.
Narbonne, 13 ; 14. Ajaccio, 6.
PAGE 17
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
c.
—
1477
1553
1583
1667
1562
1676
1629
1608
1586
1719
1820
1640
1687
1738
1819
1958
1833
1776
Bleu
Rouge
p.
—
1656
1722
1732
1804
1694
1705
1658
1723
1569
1686
1786
1651
1581
1681
1737
1759
1640
1547
Jaune
Bleu
Jaune
VILLEURBANNE. – Laurent
Foirest (à gauche), ici face
au Villeurbannais Harold
Mrazeck sous les yeux
d’Hirant Fuller (n° 18), n’a
joué que neuf minutes
face à l’ASVEL. Pour une
ligne de stats totalement
vierge.
(Photo Marc Francotte)
LES PASSES
P.
—
5
6
7
7
7
8
9
10
11
12
12
13
13
13
13
16
17
19
Noir
Noir
Classement
Pts J. G.
— — —
1. Pau-Orthez ........... 39 22 17
2. ASVEL ..................... 38 22 16
3. Le Mans ................ 37 22 15
Nancy ..................... 37 22 15
Strasbourg ............ 37 22 15
6. Gravelines ............. 36 22 14
7. Bourg ..................... 35 22 13
8. Chalon .................... 34 22 12
9. Paris ....................... 33 22 11
10. Le Havre ............... 32 22 10
Roanne ................... 32 22 10
12. Cholet ..................... 31 22 9
Clermont ............... 31 22 9
Dijon ....................... 31 22 9
Hyères-Toulon ..... 31 22 9
16. Brest ....................... 28 22 6
17. Reims ..................... 27 22 5
18. Rouen ..................... 25 22 3
Nancy), 14.
18
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
SKI FREESTYLE
SKI DE FOND
Podium pour Laoura
Darragon reste en piste
LA FRANÇAISE et médaillée de
bronze de l’épreuve de bosses des JO
de Turin, Sandra Laoura, s’est classée,
hier, deuxième de l’épreuve d’Inawashiro, au Japon, grâce à un run rapide
et à deux sauts hélico-back flip parfaitement exécutés. La championne
olympique canadienne, Jennifer Heil,
s’est imposée en qualifications et en
finale, tandis que la Japonaise Aiko
Uemura complète le podium. Côté
garçons, la victoire revient au médaillé d’argent des Jeux, Mikko Ronkainen, tandis que Guilbaut Colas, deuxième des qualifs, a raté son second
saut et termine à la seizième place.
COUPE DU MONDE (Inawashiro
[JAP], 5 mars). – HOMMES : 1.
Ronkainen (FIN) ; 2. Ozaki
(JAP) ; 3. Rousseau (CAN) ; ...
12. Palazot ; 16. Colas ; 27.
Dufosse ; 29. Ochs. Coupe du
monde 2006 : 1. Begg-Smith
(AUS), 721 pts ; 2. Bilodeau
(CAN), 480 ; 3. Mustonen (FIN),
379 ; ... 15. Colas, 174 ; 27.
Dufosse, 92 ; 32. Palazot, 73 ;
33. Ochs, 70 ; 45. Didier, 34 ;
48. Benna, 28 ; 60. Niol, 10.
FEMMES : 1. Heil (CAN) ; 2.
Laoura ; 3. Uemura (JAP).
Coupe du monde 2006 : 1. Heil
(CAN), 749 pts ; 2.Traa (NOR),
541 ; 3. Roark (USA), 378 ; ... 12.
Laoura, 253 ; 33. Jouval, 43.
Prochaine et dernière épreuve :
(Photo Pierre Lahalle) Apex (CAN), le 18 mars.
Premier fondeur français sur un podium olympique, Roddy Darragon, médaillé d’argent à Turin,
renoue demain avec le gratin international.
sur la place du village. Ils devaient être plus de
cinq mille pour m’accueillir… » Vapeurs de
fête dissipées et sollicitations diverses un peu
plus clairsemées, ce n’est que mercredi dernier
que Darragon a renoué avec l’entraînement.
LE 22 FÉVRIER, à Pragelato, lui qui n’avait
jamais fait mieux que quatrième dans une
épreuve de Coupe du monde (à Nove Mesto, en
République tchèque, en janvier 2005) décrochait, à la surprise générale, la médaille
d’argent de l’épreuve olympique de sprint,
discipline dominée par les Suédois. À vingtdeux ans, Roddy Darragon devenait le premier
fondeur français de l’histoire à monter sur un
podium des Jeux. « Un grand moment, se
remémore le garçon. Soixante-douze heures
plus tard, lorsque je suis rentré chez moi, au
Grand-Bornand (Haute-Savoie), j’ai pu me
rendre compte que ma joie était largement partagée. Je n’avais jamais vu autant de monde
« Je mise sur de
gros coups ponctuels »
Et dix jours après sa superbe parenthèse italienne, le représentant phare du comité du
Mont-Blanc a rechaussé les skis de compétition, avant-hier, à La Fèclaz (Savoie), à l’occasion du sprint par équipes des Championnats
de France. Un retour aux affaires qui, associé à
Vincent Vittoz, s’est soldé par une modeste
place de troisième. « Je n’ai pas pu réellement
préparer ce rendez-vous, reconnaît-il bien
volontiers. Et puis, j’étais un peu cassé physiquement. J’appréhendais cette course. Même
à l’échauffement, je ne me sentais pas bien.
Cela dit, rien d’inquiétant, je reste confiant
pour la suite. »
Pour demain et Borlänge (Suède), en premier
lieu. Une Coupe du monde qu’il appréhende
avec gourmandise : « J’aurai récupéré, refait
du jus, pas de souci. J’ai envie de bien faire, j’ai
encore de l’appétit. Comme je ne serai pas
aligné à Drammen (en Norvège, jeudi), ce sera
mon avant-dernière occasion de faire quelque
chose avant la fin de l’année sportive, à Chang-
chun (en Chine, le 15 mars), où j’aurai certainement du mal à encaisser le décalage horaire. »
La Scandinavie en guise de premier dessein,
donc, en attendant, dans quelques mois, son
prochain véritable grand objectif avec l’ouverture de la saison 2006-2007, à Düsseldorf.
Vingtième, pour l’heure, au classement général de la Coupe du monde de sa spécialité,
Roddy Darragon conserve toujours la même
lucidité : « Plus que sur la régularité, sur le
globe de cristal, je mise sur de gros coups ponctuels. » Depuis les Jeux de Turin, on sait que
son parti pris peut rapporter bien du plaisir.
À vingt-deux ans, Roddy
Darragon, premier
médaillé du fond
français, ici à Turin lors
des épreuves de sprint,
compte bien renouveler
le coup d’éclat des
derniers JO et glaner un
podium d’ici à la fin de
la saison. En attendant
avec appétit la
prochaine saison de
Coupe du monde.
(Photo Zoom/Getty Images)
BIATHLON
CHAMPIONNATS D’EUROPE.– Comme les filles samedi, les Français
ont pris hier la cinquième place du relais des Championnats d’Europe, qui se
disputaient à Langdorf (Allemagne), à 1’44’’ des Bélarusses (Novikov, Dratchev, Valiullin, Ryzhenkov) sacrés devant l’Ukraine (Derkach, Bilanenko,
Deryzemlya, Lysenko) et la Norvège (Andersen, Os, Gjedrem, Svaland). Plutôt adroits au tir avec seulement six pioches, Yann Debayle (0 faute), Loïs
Habert (1), Frédéric Jean (2) et Alexandre Aubert (3) ont surtout pêché sur les
skis. Les Français terminent donc ces Championnats d’Europe avec la seule
médaille d’argent de Loïs Habert, sur le 20 km. En juniors, les Français
(Bœuf, Langel, Beatrix et Jay) prennent la médaille de bronze derrière la
Russie et l’Allemagne, portant à sept le nombre des médailles françaises
chez les juniors (une en or avec Pauline Macabiès sur le 12,5 km, deux en
argent, quatre en bronze).
RÉSULTATS
VASALOPPET (Mora [SUE], 4-5 mars). –
HOMMES. 90 km classique : 1. Tynell (SUE),
4 h 34’9’’ ; 2. Ahrlin (SUE), à 2’’ ; 3.
A. Aukland (NOR), à 6’’ ; 4. Rezac (RTC), à
8’’ ; 5. Svaerd (SUE), à 27’’.
Coupe du monde 2006 (après 18 des
24 épreuves) : 1. Angerer (ALL), 725 pts ; 2.
Hetland (NOR), 499 ; 3. Lind (SUE), 463 ; 4.
Vittoz, 442 ; 5. Svartedal, 437 ; … 23. Jonnier, 149 ; 29. Rousselet, 130 ; 54. Darragon, 82.
Prochaine étape : Borlänge (SUE), demain
(sprint libre).
CHAMPIONNATS DE FRANCE (La Féclaz,
4-5 mars). – 30 km HOMMES (classique) : 1.
Vittoz, 1 h 25’32’’8 ; 2. Chauvet, 1 h 26’1’’2 ;
3. Perrillat, 1 h 26’1’’6. Abandons : Rousselet,
Fanjas-Claret.
15 km FEMMES (classique) : 1. Perrillat,
59’5’’3 ; 2. Philippot, 59’07 ; 3. Bourgeois-Pin,
59’8’’8.
Marathon de la Savoyarde : 1. Mouton,
2 h 3’39 ; 2. Caprini, 2 h 3’’49 ; 3. L. Gaillard,
2 h 4’’04.
COMBINÉ NORDIQUE
ÉQUITATION
BATEAUX
OPEN D’INDONÉSIE (Djakarta, Emeralda Golf & Country Club,
1 000 000 $, 2-5 mars) .– Résultat final (Par 288) : 1. Dyson (ANG)
(66 + 68 + 67 + 67), 268 ; 2. Buckle (AUS)
(67 + 69 + 65 + 69), 270 ; 3. Wang (TAI) (66 + 68 + 70 + 70),
Jaidee (THA), (66 + 68 + 72 + 68), 274 ; 5. Millar (AUS)
(71 + 66 + 70 + 68), Strange (AUS) (71 + 67 + 70 + 67), 275 ;
7. Ka pur (I ND) (72 + 68 + 6 6 + 71 ), Hig gin s (IRL)
(66 + 71 + 69 + 71), 277…
FORD CHAMPIONSHIP (Miami, Doral Golf Resort & Spa,
5 500 000 $, 2-5 mars). – Troisième tour (Par 216) : 1. Woods
(64 + 67 + 68), 199 ; 2. Beem (65 + 67 + 69), Chopra (SUE)
(66 + 67 + 68), 201 ; 4. Villegas (COL) (65 + 66 + 71), Toms
(66 + 66 + 70), 202 ; 6. Wilson (65 + 67 + 69), Mickelson
(65 + 66 + 72), Ridings (68 + 69 + 66), 203 ; 9. Love
(68 + 69 + 67), 204 ; 10. Campbell (68 + 66 + 71), Glover
(67 + 67 + 71), Johnson (69 + 65 + 71), Jacobson (SUE)
(70 + 67 + 68), 205 ; 15. Els (AFS) (72 + 65 + 69), 206… Tous
Américains sauf mention.
CONCOURS COMPLET : CHAMPIONNAT DE FRANCE.– Nicolas Touzaint, sur Hildago de l’Ile et Galan de Sauvagère, a joliment ouvert la saison
2006 à Tartas, dans les Landes, première étape du Championnat de France.
« Aujourd’hui, Galan ne gagne pas à cause de deux fautes sur un saut d’obstacles très sélectif, mais je reconnais que je suis autant fautif que lui. Je lui
garde toute ma confiance. Entre mes deux chevaux, l’écart se réduit » , résumait hier le jeune cavalier angevin.
À noter qu’en effectuant sa rentrée après un an d’absence, Jean Teulère est
tombé. Rien de bien méchant pour le champion du monde en titre, qui compte
bien aller défendre son titre en Allemagne. – A. Lag.
Classement : 1. Touzaint, Hildago de l’Ile, 31,13 (30,13 en dressage, 0 au saut d’obstacles, 1,6
au cross) ; 2. Bigot, Icare d’Auzay, 34,40 (30,40 + 4 + 0) ; 3. Meyssonnier, Hélicine, 36,13
(36,13 + 0 + 0) ; 4. Weerts, Icare d’Olympe, 37,07 (37,07 + 0 + 0) ; 5. Parent, Milcane,
37,20 (37,20 + 0 + 0,4) ; 6. Boiteau, Expo du Moulin, 37,73 (33,73 + 4 + 0) ; 7. Touzaint, Galan de Sauvagère, 38,00 (28,80 + 8 + 1,2) ; 8. Willefert, Escape Lane Mili, 38,80
(35,20 + 0 + 3,6).
VOLVO OCEAN RACE. – Au dernier pointage d’hier,
Mike Sanderson, sur ABN AMRO 1, avait légèrement augmenté son avance sur son compagnon d’écurie, ABN
AMRO 2, la portant de 19 à 29 milles. Arrêté à Ushuaia pour
réparer une avarie, le voilier espagnol Movistar espérait
pouvoir reprendre la mer hier soir.
4e ÉTAPE (Wellington - Rio de Janeiro, 6 700 milles, départ le 19 février).
Positions, hier à 17 heures : 1. ABN AMRO 1 (HOL, Sanderson [NZL]), à
1 277 milles de l’arrivée ; 2. ABN AMRO 2 (HOL, Josse), à 29 milles du
leader ; 3. Pirates of the Carribean (USA, Cayard), à 40 m. ; 4. Brasil 1
(BRE, Graël), à 56 m. ; 5. Ericsson (SUE, McDonald [GBR]), à 78 m. ; 6.
Movistar (ESP, Bekking [HOL]), à 1 063 m.
« GROUPAMA 3 » PREND FORME. – En construction
au Chantier Multiplast à Vannes, la plateforme (coque centrale, flotteurs, bras de liaison) du Groupama 3 de Franck
Cammas est désormais assemblée. Long de 31,50 m, le
maxi-trimaran devrait être mis à l’eau le 7 juin prochain.
SAUT À SKIS
HOCKEY SUR GAZON
WATER-POLO
PREMIÈRE POUR HAPPONEN. – Médaillé d’argent
aux Jeux dans le concours par équipes, Janne Happonen,
vingt et un ans, a signé sa première victoire en Coupe du
monde, hier, à Lahti. Deuxième hier, Janda profite de la
contreperformance d’Ahonen (30e du premier saut et vingtième au total) pour creuser l’écart en tête de la Coupe du
monde.
COUPE DU MONDE (Lahti [FIN], 4-5 mars). – HS 130 : 1. Happonen
(FIN), 270,3 (124 m ; 129 m) ; 2. Janda (RTC), 267,6 (128 ; 123,5) ; 3.
Uhrmann (ALL), 266,1 (120,5 ; 131) ; 4. Küttel (SUI), 264,3 (123,5 ; 127) ;
5. Morgenstern (AUT), 256,6 (122,5 ; 124) ; 6. Malysz (POL), 254,4 (123 ;
122) ; … 20. Ahonen (FIN), 236,5 (111 ; 126).
Coupe du monde 2006 (après 18 des 23 épreuves) : 1. Janda (RTC),
1058 ; 2. Ahonen (FIN), 946 ; 3. Kuettel (SUI), 739 ; 4. Ljoekelsoey (NOR),
692 ; 5. Uhrmann (ALL), 595 ; … 60. Lazarroni, 14.
Prochaine épreuve : Kuopio (FIN), demain.
LES BLEUES EN PLEINE PRÉPARATION. – Comme lors du premier testmatch (0-0), les Françaises ont à nouveau obtenu un match nul face à l’Italie
(1-1), hier, au CREPS de Châtenay-Malabry. Après une ouverture du score sur
action d’Émilie Peulmeule (Lille) sur passe de Muriel Lazennec (Saint-Germain), les Bleues ont finalement concédé un but sur petit corner italien à
la 45e. L’équipe de France poursuivra sa préparation pour le tournoi de Rome,
qualificatif pour la Coupe du monde (25 avril-6 mai), lors d’un stage à Wattignies, du 24 au 26 mars.
ÉLITE HOMMES. – 14e journée : Reims - Tourcoing, 6-4 (0-1, 2-2,
3-1, 1-0) ; Aix-les-Bains - Douai, 13-3 (3-1, 2-0, 3-1, 5-1) ; Taverny Nice, 7-20 (2-7, 0-5, 2-4, 3-4) ; Sète - Montpellier, 8-12 (3-2, 1-3, 1-2,
3-5). Marseille - Strasbourg (reporté au 19 mars).
ÉLITE HOMMES. – HIER. Play-offs pour le titre. 1re journée : Montrouge - Racing CF, 6-1 ;
Saint-Germain - Lille, 1-0. Classement : 1. Montrouge, 3 pts ; 2. Saint-Germain, 3 ; 3. Lille, 0 ;
4. Racing CF, 0.
Le classement à l’issue des six journées déterminera les demi-finales (1er contre 4e et 2e contre 3e).
Play-offs pour le maintien. 1re journée : Stade Français - Amiens, 3-3 ; Paris Jean-Bouin - Bordeaux, 2-0. Classement : 1. Paris Jean-Bouin, 3 pts ; 2. Stade Français et Amiens, 1 ; 4. Bordeaux, 0.
EUROLIGUE HOMMES. – Groupe B. 6e et dernière journée :
Marseille- Vasas Budapest, 13-9 (3-2, 3-3, 4-1, 3-3) ; Dubrovnik
(CRO) - Olympiakos (GRE), 14-7.
Classement : 1. Dubrovnik, 10 pts ; 2. Vasas Budapest, 7 ; 3. Olympiakos Le Pirée, 5 ; 4. Marseille, 2.
Les deux premiers qualifiés pour les quarts de finale.
CHAMPIONNAT DE FRANCE
journée). – SAMEDI : La Courneuve - Asnières,
48-0 ; Amiens - Aix-en-Provence, 0-41.
HIER : Le Plessis-Robinson - Élancourt,
21-26 ; Saint-Ouen-l’Aumône - Thonon-lesBains, reporté.
Classements. – Poule A : 1. Élancourt,
8 pts ; 2. Amiens, 6 ; 3. Saint-Ouen-l’Aumône,
4 (– 1 m.) ; 4. Asnières, 3. Poule B :
1. La Courneuve, 9 pts ; 2. Aix-en-Provence,
4 (– 1 m.) ; 3. Thonon-les-bains (– 2 m.) et
Le Plessis-Robinson, 3.
CARNET
DÉCÈS D’ERNEST CAPOCCI. –
Notre ami Ernest Capocci est décédé à
quarante-trois ans. Ancien collaborateur de L’Équipe, il a beaucoup écrit sur
le football, sa passion, notamment
dans Foot, la revue de la FFF, Onze et
L’Équipe.fr. Correspondant à Créteil de
RTL, il a aussi été directeur d’antenne
de la chaîne de télévision Yvelines Première. Il s’est également dévoué pour
l’Union syndicale des journalistes
sportifs de France. Secrétaire général
de la section Île-de-France, il a été syndic national pour le football. Dynamique, enthousiaste, il débordait sans
cesse de projets. Les couloirs de
L’Équipe résonnent encore de ses
conversations animées. À son épouse,
à leurs deux filles, à sa famille L’Équipe
présente ses condoléances les plus
émues et partage leur douleur.
TÉLÉVISION
HANDBALL
DOCUMENTAIRE
L’ÉQUIPE DU DIMANCHE
FOOTBALL
MAGAZINE
Eurosport 135 min
FOOTBALL
20.30
MAGAZINE
Sport + 105 min
Rediff. demain à 14 h 45
20.35
Sport + 105 min
« Les Spécialistes »
Canal + Sport 100 min
Championnat d’Angleterre. 28 e journée.
Wigan - Manchester United. Également sur TPS Foot.
France 4 120 min
« Coup de tête »,
de Jean-Jacques Annaud.
Eurosport 105 min
Rediff. demain à 9 h
Championnat du Portugal. 25 e journée.
Sporting Club Portugal - Gil Vicente.
ESPN Classic Sport 60 min
France-Arménie.
Canal + Sport 50 min
FOOTBALL
20.45
FILM
TMC 90 min
21.25
Canal + Sport 100 min
LUTTE GRÉCO-ROMAINE
18.00
TPS Star 140 min
20.55
FOOTBALL
14.45
22.15
Sport + 30 min
Rediff. demain à 7 h 30
RALLYE
19.00
Championnat du monde des rallyes.
Retour sur le Rallye du Mexique.
ESPN Classic Sport 60 min
NBA.
Los Angeles Lakers - San Antonio Spurs.
TOURNOI DE POLOGNE
Lebrun et Emane
victorieuses
GÉVRISE EMANE (– 70 kg) et Céline
Lebrun (– 78 kg) sont montées, hier à
Varsovie, sur la plus haute marche du
podium du Tournoi de Pologne. Elles
se sont respectivement imposées, en
finale, à la Belge Catherine Jacques et
à la Japonaise Mayumi Toriyabe. Anne
Morlot (– 70 kg) et Rebecca Ramanich
(+ 78 kg) ont quant à elles achevé leur
compétition à la cinquième place.
Lucie Louette (– 78 kg) ne s’est pas
classée. Du côté des hommes engagés
ce week-end à Prague, en République
tchèque, aucune perf ormanc e
d’importance n’est à souligner. À
quelque trois petits mois des Championnats d’Europe, en mai, à Tampere
(Finlande), Meheddi Khaldoun (cinquième) et Frédéric Demontfaucon
(non classé) n’ont pu se départager en
vue d’obtenir le sésame continental
des – 90 kg et devraient ressortir à
Moscou d’ici à un mois. Concernant les
autres représentants tricolores, Frédéric Lecanu (+ 100 kg) a honorablement
terminé cinquième et Benjamin Roux
(– 81 kg) septième. Thierry Fabre,
Benoît Bournisien (– 100 kg) et Pierre
Robin (+ 100 kg) ne se sont pas
classés.
LUTTE
FEMMES D’ARGENT.– Vanessa Boubryemm (51 kg) et Anna Gomis (55 kg)
ont obtenu une médaille d’argent lors du tournoi du Klepan (Suède). Elles se sont
également qualifiées, ainsi qu’Hélène Lebon (59 kg), pour le dernier Grand Prix
Golden, en juin, à Bakou (AZE). Quant à Juliette Willocq (51 kg) et Aurélie Gerlac
(67 kg), elles sauront ces prochains jours si elles ont obtenu suffisamment de
points pour y participer.
TOURNOI DU KLEPAN (SUE, 3-4 mars). – Hier. 51 kg. Repêchage : Kohut (UKR) b. Willocq,
tombée. Finale : Wong (USA) b. Boubryemm, 2-0 (1-0, 3-2). 55 kg. Finale : Golts (RUS) b. Gomis,
2-0 (1-0, 1-0). 59 kg. Repêchages : Lebon b. Terkvit (SUE), 2-1. 3-5e places : Ivanova (RUS)
b. Lebon, 2-1 (0-6, 3-1, 3-1).
Sport + 60 min
Rediff. à 1 h 30
19.40
« Jour de sport »
Invité : Rai.
Canal + Sport 55 min
19.45
Eurosport 30 min
À voir.
04.30
NBA + 180 min
Rediff. demain à 7 h 30
ZAP
Intéressant.
À ne pas rater.
Les cases vertes
correspondent aux
retransmissions
en direct.
Le XIII reprend
l’antenne
Rugby à XIII : Dragons Catalans - Leeds.
« DANS LES ANNÉES 60, Roger
Couderc commentait des matches de
XIII », rappelle le président de la Fédération française de rugby à XIII, Nicolas
Larrat. Un souvenir qui en dit long sur
l’éclipse médiatique vécue depuis par
le XIII. Mais celle-ci est peut-être en
passe de s’achever, avec la signature
cette année d’un partenariat, entre
Sport + et la Fédération, pour diffuser
les matches des Dragons Catalans,
nouveaux engagés dans la Super League professionnelle anglaise. Samedi,
le match des Français contre Leeds
sera ainsi retransmis en direct par la
chaîne, comme celui du week-end dernier contre les Bulls de Bradford.
« Il y a des virages qu’on n’a pas su
prendre en termes de télévision,
explique Nicolas Larrat. On essaie de
les rattraper et d’avancer. » Un nouvel
élan, permis par l’attrait télévisuel de
la Super League anglaise, un Cham-
pionnat qui compte plusieurs des meilleurs joueurs du monde et maintenant
un club français. « C’est ce qui se fait
de mieux dans l’hémisphère Nord,
estime Bruno Poulain, directeur général de Sport +. Un produit plus intéressant que ce que pouvait être le Championnat de France. À condition que les
Dragons fassent une bonne saison. »
Alors que Sport + avait retransmis cinq
matches de rugby à XIII en direct
l’année dernière, la chaîne en diffusera
cette saison plus d’une trentaine en
direct ou en léger différé, dont au
moins seize matches des Dragons
Catalans. « Cela va être un des seuls
clubs français, tout sport confondus,
qui va avoir droit à une diffusion
totale », se réjouit Nicolas Larrat. Une
exposition « vitale », selon le président, pour permettre aux Catalans
d’assumer leur participation à la Super
League.
TF 1 35 min
BASKET
19.30
Championnat du monde de Supercross.
10 e manche. À Atlanta (USA).
01.20
L’Équipe TV 26 min
19.00
Coupe d’Europe des clubs champions 1988-1989.
Finale. Steaua Bucarest (ROU) - AC Milan (ITA).
MOTO
Championnat d’Argentine. Tournoi de clôture.
8 e journée. River Plate - Estudiantes La Plata.
14.40
« Match retour »
FOOTBALL
Canal + Sport 80 min
13.00
« La course à travers les âges.
Les plus grands circuits » Voir article.
« Ligue 2 Mag »
SUPER LEAGUE (4e journée). – VENDREDI : Hull-Harlequins, 6-10 ; SalfordWigan, 28-10 ; Warrington - St Helens, 10-18.
SAMEDI : Wakefield-Huddersfield, 16-18 ;
Dragons Catalans - Bradford, 18-50. HIER :
Leeds-Castleford, 66-14.
Classement : 1. St Helens, 8 pts ; 2. Bradford, 7 ; 3. Leeds, 6 ; 4. Salford, 6 ; 5. Hull, 4 ;
6. Huddersfield, 4 ; 7. Harlequins, 3 ; 8. Warrington, 2 ; 9. Wakefield, 2 ; 10. Wigan, 2 ;
11. Dragons Catalans, 2 ; 12. Castleford, 2.
SPORT +. Samedi, 18 heures.
20.15
Ligue 2. 28 e journée.
Lorient-Caen.
12.45
Pro Tour. Paris-Nice.
1 re étape : Villemandeur - Saint-Amand-Montrond.
DOCUMENTAIRE
FOOTBALL
ESPN Classic Sport 90 min
11.40
Pro Tour. Paris-Nice.
1 re étape : Villemandeur - Saint-Amand-Montrond.
CYCLISME
France 3 8 min
11.30
Top 14. 18 e journée.
Stade Français - Biarritz.
CYCLISME
20.10
Sport + 90 min
Championnat d’Espagne. 26 e journée.
Malaga - Valence CF.
RUGBY
TOUT LE SPORT
09.15
« Films officiels des Jeux Olympiques d’hiver.
Squaw Valley 1960 »
MAGAZINE
ÉLITE (15e journée). – SAMEDI : UTC Saint-Gaudens, 20-38. HIER : CarcassonneCarpentras, 52-12 ; Lézignan-Pia, 20-30 ; Villefranche-de-Rouergue-Cahors - Lyon-Villeurbanne, 28-6. Marseille - Villeneuve-sur-Lot
(Marseille forfait). AUJOURD’HUI : ToulouseLimoux (20 heures).
Classement : 1. Pia, 40 points
(14 matches) ; 2. Limoux, 35 (13 m.) ;
3. UTC, 35 (14 m.) ; 4. Toulouse, 33 (13 m.) ;
5. Saint-Gaudens, 31 (13 m.) ; 6. Carcassonne, 31 (14 m.) ; 7. Villeneuve-sur-Lot, 23
(13 m.) ; 8. Villefranche-de-Rouergue-Cahors,
22 (14 m.) ; 9. Lyon-Villeurbanne, 20
(13 m.) ; 10. Lézignan, 18 (13 m.) ; 11 Marseille, 15 (11 m.) ; 12. Carpentras, 13 (13 m.).
LA SÉLECTION DE « L’ÉQUIPE »
Ligue des champions H. Quart de finale retour.
Veszprem (HON) - Montpellier.
MAGAZINE
Classement : 1. Marseille, 36 pts ; Montpellier, 36 ; 3. Nice, 31 ;
4. Strasbourg et Aix-les-Bains, 30 ; 6. Sète, 29 ; 7. Reims, 23 ; 8. Taverny, 20 ; 9. Tourcoing, 19 ; 10. Douai.
Tous 14 matches sauf Marseille (12), Montpellier (13) et Strasbourg
(13).
JUDO
RUGBY À XIII
Ce soir 18: 30
INFORMATION
> LA GRANDE ÉDITION
Notre consultant Jacques Monclar sur le plateau d’Olivier Ménard
> BASKET
PAGE 18
Des circuits bien désuets
ESPN CLASSIC SPORT. 18 heures. Doc.
Les plus grands circuits. 60’.
UN JOLI FLORILÈGE un peu fané. Voilà ce qui se cache derrière l’ambitieux intitulé Les plus grands circuits, chapitre de la série La course à travers les âges. Dans
cette anthologie très francophile (Reims-Gueux, Rouen - Les Essarts, Le Mans et
Spa-Francorchamps), on glane de belles images d’archives, mais le documentaire
pèche par un commentaire atone et quelques anachronismes, dus à l’âge du
programme. Michael Schumacher est ainsi qualifié de quintuple champion du
monde… Quant aux amoureux de Monza, ils ont été oubliés. Mais à l’heure où les
circuits européens de F 1 sont menacés d’être remplacés par des courses en Inde
ou en Russie, les nostalgiques y trouveront leur compte. – F. G. L.
105’.
Cette nouvelle publicité pourrait aussi
attirer d’autres vocations. Toulouse
envisage de participer à moyen terme
à la Super League. Mais les résultats
des Dragons, assurés par contrat de ne
pas descendre les deux premières saisons, détermineront beaucoup l’avenir
médiatique du projet et donc sa viabilité. Une arithmétique ainsi résumée par
Nicolas Larrat : « Quand il y a des résultats, les médias suivent. »
FRANÇOIS-GUILLAUME
LEMOUTON
L’ÉQUIPE TV
6. Édition du matin. 10. Édition de la journée. 18.30 La Grande Édition (rediff.
toutes les heures jusqu’à 21.30). 19.
Match retour (rediff. toutes les heures jusqu’à 22., et à 0.15). 22.30 Édition de la
nuit.
INFOSPORT
6. La Matinale Sport. 10. Le Journal en
continu. 18. La Grande Heure.
LE COIN DES RADIOS
Toute la journée. France Info. À .8 et à .38
de chaque heure, chronique sportive.
6.40 et 7.40 France Inter. Sports. 6.45
RTL. RTL Sport. 7.40 Europe 1. Sports.
10.30 Europe 1. Jean-Marc Morandini.
Invité : Alexandre Bompard, directeur des
sports de Canal +. 16. RMC. DKP (rediff. à
21.). 18. Sud Radio. Rugby & Compagnie.
18. RMC. Luis Attaque. 18.53 RTL Mégasport. 19.30 RMC. Global Sport. 20. RTL.
On refait le match. 20. RMC. Coach Courbis. 20. Europe 1. Europe Sport. 22. RMC.
Tony Parker Show.
LUNDI 6 MARS 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
GOLF
FEMMES. – 100 m (distance non olympique) :
1. Sang-hwa (CDS), 10’’47 ; 2. Wolf (ALL),
10’’52 ; 3. Osuga (JAP), 10’’58. Classement
général final : 1. Wolf (ALL), 300 ; 2. Sanghwa (CDS), 220 ; 3. Osuga (JAP), 205.
500 m : 1. Chourova (RUS), 38’’01 ; 2. Wolf
(ALL), 38’’36 ; 3. Sang-hwa (CDS), 38’’47.
Classement général final : 1. Wolf (ALL),
917 ; 2. Chourova (RUS), 617 ; 3. Simionato
(ITA), 608.
1 500 m : 1. Wüst (HOL), 1’55’’58 ; 2. Friesinger (ALL), 1’55’’67 ; 3. Klassen (CAN), 1’55’’76.
Classement général final : 1. Friesinger
(ALL), 500 ; 2. Klassen (CAN), 425 ; 3. Wüst
(HOL), 295.
Bleu
FOOT US
FINALES DE LA COUPE DU MONDE (Heerenveen [HOL], 3-5 mars). HOMMES. – 100 m (distance non olympique) : 1. Oikawa (JAP), 9’’63 ;
2. Kang-seok (CDS), 9’’68 ; 3. Poutala (FIN),
9’’95. Classement général final : 1. Oikawa,
210 ; 2. Poutala (FIN), 205 ; Kang-seok (CDS),
200.
500 m : 1. Kang-seok (CDS), 34’’98 ;
2. Wotherspoon (CAN), 35’’07 ; 3. Koskela
(FIN), 35’’20. Classement général final : 1.
Kang-seok (CDS), 746 ; 2. Dorofeiev (RUS),
720 ; 3. Cheek (USA), 705.
1 500 m : 1. Hedrick (USA), 1’45’’48 ; 2. Davis
(USA), 1’46’’11 ; 3. Fabris (ITA). Classement
général final : 1. Hedrick (USA), 480 ; 2. Morrison (CAN), 315 ; 3. Fabris (ITA), 306.
Jaune
Rouge
Jaune
COUPE DU MONDE (Lahti [FIN], 4-5 mars). –
Sprint (HS 130 + 7,5 km) : 1. Kircheisen
(ALL), 20’33’’ (parti 9e à 53’’) ; 2. Tande (NOR),
à 17’’1 (1er) ; 3. Hettich (ALL), à 14’’3 (1er) ; 4.
Lamy-Chappuis, à 20’’8 (2e à 9’’) ; 5. Moan
(NOR), à 28’’3 (11e à 56’’) ; 6. Lodwick (USA), à
36’’6 (17e à 1’17’’)… 17. Gottwald (AUT), à
1’28’’4 (40e à 2’32’’) ; 26. Braud, à 1’48’’7 (22e
à 1’26’’).
Coupe du monde 2006 (après 17 des
21 épreuves) : 1. Manninen (FIN), 1 264 pts ;
2. Moen (NOR), 750 ; 3. Tande (NOR), 614 ;
4. Kircheisen (ALL), 608 ; 5. Gottwald (AUT),
597… 10. Lamy-Chappuis, 473 ; 41. Braud,
78 ; 44. Lacroix, 68 ; 44. Martinez et
Laheurte, 51.
Prochaine étape : Oslo, le 11 mars.
COUP DOUBLE POUR FRIESINGER. – Au lendemain de son
premier titre mondial sur 1 000 m,
l’Allemande Anni Friesinger, championne olympique par équipes à
Turin, a remporté la sixième victoire
finale de sa carrière en s’adjugeant la
Coupe du monde du 1 500 m, sa
distance favorite.
Noir
Bleu
Noir
LA M Y- CHA PPU I S E NCOR E
QUATRIÈME. – Quatrième de
l’épreuve olympique de Turin, Jason
Lamy-Chappuis a une nouvelle fois terminé au pied du podium, hier, sur le
sprint de Lahti, remporté par l’Allemand Kircheisen, médaillé d’argent
des Mondiaux 2005 sur l’individuel, qui
signe sa cinquième victoire en Coupe
du monde. Parti en deuxième position à
neuf secondes du Norvégien Tande, le
jeune Français (dix-neuf ans) a cédé
dans les deux derniers kilomètres (19e
temps de ski). Malgré le meilleur temps
à skis, Felix Gottwald, le champion
olympique, n’a pu rattraper un saut
catastrophique et finit dix-septième.
(3e
OLLIVIER BIENFAIT
PATINAGE
DE VITESSE
19
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
AUTOMOBILE RALLYE DU MEXIQUE
Loeb reprend les devants
Le pilote Kronos-Citroën a renoué hier avec le succès. Sa première victoire de la saison lui permet de prendre la tête au Championnat.
Un problème de direction
assistée suivi d’une
touchette lors de la
super-spéciale samedi
soir ont mis fin
aux espoirs de Solberg
de gagner son duel face
à Loeb. Après une ultime
accélération couronnée
par un scratch à
la reprise hier matin,
le double champion
du monde s’est imposé
avec une avance de 48’’9.
Stohl (Peugeot) complète
le podium.
LEON –
de notre envoyé spécial
LA HALLE DU POLIFORUM résonnait hier des rythmes tropicaux. Coiffés de sombreros, Sébastien Loeb et
Daniel Elena, pour leur premier succès sous les couleurs de Kronos,
furent accueillis en début d’aprèsmidi par une joyeuse clique reprenant un refrain de circonstance. On
devenait fou sous le beau ciel du
Mexique en goûtant au bonheur du
jour. On prétendait que si les Norvégiens, fils du Nord, avaient le sang
chaud, l’Alsacien l’avait bouillant
pour presser de toutes ses forces son
pied droit sur l’accélérateur.
« Une aventure mexicaine, sous le
soleil de Mexico, ça dure à peine une
semaine, mais quelle semaine et
quel crescendo… Le premier jour
on se promène, on danse un tendre
boléro. Puis le deuxième on se
déchaîne, plus rien ne vous freine,
on part au galop… »
Les paroles du tube de Luis Mariano
reflètent somme toute assez fidèlement la course triomphale des nouveaux leaders du Championnat.
« Ça n’a pas été facile, concédait
Loeb. On a perdu du temps le premier
jour de par notre position de départ
en balayant la route. À ce momentlà, on se battait avec Marcus (Grönholm), qui évoluait dans les mêmes
conditions défavorables que nous
avant de commettre une faute qui l’a
fait rétrograder. Il a fallu ensuite
remonter et ç’a été une vraie grosse
bagarre avec Petter (Solberg), jusqu’à ce qu’il décroche à cause de son
pépin, samedi après-midi. »
transformant un handicap de 3’’5
à l’issue du premier passage dans
Duarte (l’ES 9) en un avantage de
4’’8 au terme du second (l’ES 12) !
« Ce fut une belle course, vraiment
une grosse bagarre, confirmait le
Norvégien de Subaru. Bien sûr, à
cause de mon problème de direction
assistée (dans Derramadero 2,
l’ES 13), la différence s’est faite d’un
coup. Mais en fait, nous n’avons pas
touché de pierre. C’est un écrou qui,
en se desserrant, a provoqué une
fuite d’huile. Au rythme où nous roulions avec Sébastien, la victoire
n’était logiquement plus envisageable. Cela dit, au-delà du soulagement de marquer nos huit premiers
points de l’année, le plus important
aura été de constater que la voiture a
considérablement progressé. Nous
sommes revenus au niveau pour prétendre à la victoire. Dommage pour
cette fois-ci, mais nous aurons
d’autres opportunités. Bien sûr, les
deux prochains rallyes sont sur
asphalte et nous n’y partons pas
comme favoris, mais nous avons
encore trois jours de tests pour bien
nous préparer afin d’y réussir les
meilleurs résultats possibles. » Loin
derrière ce duo, puisqu’il termine
troisième à 4’39’’1 du lauréat, Manfred Stohl s’est tout de même payé le
luxe de décrocher deux temps
scratch au cours du week-end après
avoir évité la catastrophe, samedi
après-midi, lors d’une collision avec
un veau errant dans le deuxième
passage de Derramadero (l’ES 13).
Certes, ces performances furent
obtenues lors de la super-spéciale,
mais la course très régulière du pilote
autrichien constitue un bel encouragement pour l’équipe OMV-Bozian
dont les deux 307 figurent parmi le
top 5. Dani Sordo (Citroën Xsara),
intercalé entre les deux Peugeot,
mérite lui aussi un grand coup de
chapeau. Pour son premier rallye
terre au volant d’une WRC, le jeune
Espagnol ne commit qu’un tête-àqueue sans conséquences et ne
concéda, au plus fort de leur empoignade, qu’une seconde au kilomètre
à Loeb et à Solberg.
Le grand perdant de ce déplacement
au Mexique aura donc été le team
Ford, triomphateur des deux
manches précédentes. Profitant du
Superally, Marcus Grönholm a certes
pu récupérer le point de la huitième
place, mais le bilan est sévère :
aucune victoire en spéciale et la
perte de sa première place au Championnat au profit de Kronos-Citroën.
Pour le patron de la structure belge
qui connaissait en terre mexicaine
son premier succès, on s’en doute,
l’émotion était vive. « J’éprouve une
grande joie, avait peine à articuler
Marc Van Dalen. C’est fantastique
pour nous de gagner une épreuve de
Championnat du monde. Vous imaginez ce que c’est pour une équipe
comme la nôtre… C’est une formidable récompense après beaucoup
d’efforts pour y parvenir. Sébastien a
piloté de manière exceptionnelle et
Daniel (Elena, son coéquipier) a fait
un travail fantastique. Je remercie
mes partenaires, Citroën et tout spécialement Guy Fréquelin qui m’a fait
confiance. On a montré que la voiture était dans le coup et l’équipe
aussi. On va essayer de continuer
comme ça. » Rendez-vous le 24 mars
en Espagne, au départ du Rallye de
Catalogne.
JEAN-PAUL RENVOIZÉ
Première victoire
pour Kronos
Pour situer l’intensité des débats, on
observera qu’avant le point de bascule de ce duel, il fallut trois spéciales
et plus de soixante kilomètres
d’attaque forcenée pour que le Français parvienne à reprendre le dessus,
« Ça promet
de belles bagarres »
SÉBASTIEN LOEB, vainqueur hier, prévoit
d’autres courses disputées.
LEON –
de notre envoyé spécial
1. LOEB
2. GRÖNHOLM (FIN)
3. Stohl (AUT)
4. P. Solberg (NOR)
5. Gardemeister (FIN)
Carlsson (SUE)
7. Sordo (ESP)
8. Galli (ITA)
9. H. Solberg (NOR)
10. Atkinson (AUS)
11. Sarrazin
Radstrom (SUE)
13. Katamajaki (FIN)
MacHale (GBR)
15. Hirvonen (FIN)
Pons (ESP)
Monte-Carlo (20-22 janvier)
Suède (3-5 février)
Mexique (3-5 mars)
Catalogne (24-26 mars)
Tour de Corse (7-9 avril)
Argentine (28-30 avril)
Italie-Sardaigne (19-21 mai)
Grèce (2-4 juin)
Allemagne (11-13 août)
Finlande (18-20 août)
Japon (1er-3 septembre)
Chypre (22-24 septembre)
Turquie (13-15 octobre)
Australie (27-29 octobre)
Nouvelle-Zélande (17-19 novembre)
Grande-Bretagne (1er-3 décembre)
TOTAL
Pilotes
26 8 8 10 - 21 10 10 1 - 11 5 0 6 - 8 0 0 8 - 6 6 - - - 6 - 6 - - 6 1 0 5 - 5 0 5 - - 5 0 1 4 - 5 3 0 2 - 4 4 - - - 4 - 4 - - 3 - 3 - - 3 0 - 3 - 2 2 0 0 - 2 0 2 0 - -
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
Monte-Carlo
3
Italie
2
Chypre
2
Turquie
2
Suède
1
Australie
1
Nouvelle-Zélande
1
Acropole
1
Argentine
1
Tour de Corse
1
Catalogne
1
Mexique
1
Rallyes restant à gagner
Finlande (meilleur résultat : 2e)
Grande-Bretagne (meilleur résultat : 2e)*
Constructeurs
1. Kronos-Citroën, 34 points ; 2. Ford, 30 ; 3. Bozian-Peugeot, 21 ; 4. Subaru, 20 ; 5. Stobart-Ford, 9 ;
6. Red Bull Skoda, 3.
N.B. : seules les deux voitures officiellement engagées par un constructeur ou un team
peuvent marquer des points à chaque rallye.
Japon (meilleur résultat : 2e)
* En 2005, il laissa filer la victoire après
l’accident mortel de Michael Parks
A1 GRAND PRIX
La France déjà championne
ALORS QUE RESTAIENT à courir
Laguna Seca (12 mars) et Shanghai
(2 avril), le Team France, fort de
32 points d’avance sur le Team Suisse,
était déjà fort bien parti pour remporter la première Coupe du monde du
sport automobile, chaque week-end,
en A 1 Grand Prix, ouvrant droit à un
maximum de 21 points.
L’annulation, hier, de la course californienne a précipité les événements, la
France étant désormais assurée du
titre. Prise par David Clare, le directeur
exécutif de la série alors que tout le
matériel était déjà sur place, cette
décision a été rendue inéluctable par
l’état du circuit.
Depuis des semaines, en effet, Laguna
Seca était soumis à des travaux visant
à renforcer sa sécurité à la demande du
MotoGP (qui s’y produira le 23 juillet),
or la météo, très défavorable, avec des
pluies diluviennes et des tornades, a
totalement désorganisé le programme
de remise à niveau.
« L’obtention du titre par le Team
France ne faisait plus guère de doute,
mais il est dommage de l’obtenir de
cette façon », regrette Jean-Paul Driot.
À Shanghai, pour fêter sur le terrain sa
réussite, le patron de l’équipe DAMS,
qui fait courir la France, nommera à la
fois Alexandre Prémat et Nicolas
Lapierre, alors qu’ils tenaient jusquelà chacun le volant un week-end sur
deux. « Malgré leur différence de
taille, qui pose des problèmes de
réglages de cockpit à cause du très
faible temps séparant les deux
courses, indique Jean-Paul Driot, nous
prévoyons maintenant, après les avoir
fait rouler l’un et l’autre pendant les
essais, de nommer Alex pour la course
sprint et Nico pour la course
principale. » – D. B.
LUNDI 6 MARS 2006
Face aux lecteurs sans concession avec Laurent Brochard. Visite chez Sylvain Chavanel qui nous dévoile
ses objectifs. Portrait intime de David Moncoutié. Reportage sur la préparation de Grégory Baugé avant les
Championnats du monde sur piste.
LE GUIDE DES ÉQUIPES CONTINENTALES 2006
VÉLO MAGAZINE VIENT DE PARAÎTRE. 4 €
PAGE 19
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Barème des points :
10 au 1er ; 8 au 2e ;
6 au 3e ; 5 au 4e ;
4 au 5e ; 3 au 6e ;
2 au 7e ; 1 au 8e.
En s’imposant au Mexique hier, Sébastien
Loeb a ajouté une nouvelle épreuve à son
formidable palmarès. Le pilote Citroën
n’est désormais plus qu’à trois victoires
(Finlande, Grande-Bretagne et Japon) de
son rêve : remporter au moins une fois
tous les rallyes auxquels il participe dans
la cadre du Championnat du monde.
Rappel :
Rallyes déjà gagnés
Victoires
Allemagne
4
LAURENT, SYLVAIN,
DAVID ET GRÉGORY
Bleu
Rouge
Championnat du monde 2006
(après 3 rallyes)
Une nouvelle conquête
RÉSULTATS
RALLYE DU MEXIQUE (Troisième
épreuve du Championnat du monde des rallyes 2006). – Classement final : 1. LoebElena (MCO, Kronos-Citroën Xsara WRC
2006), les 359,54 km en 3 h 47’8’’8 ; 2. P. Solberg-Mills (NOR-GBR, Subaru Impreza WRC
2006), à 48’’9 ; 3. Stohl-Minor (AUT, Peugeot
307 WRC Bozian), à 4’39’’1 ; 4. Sordo-Marti
(ESP, Citroën Xsara WRC 2005), à 5’27’’7 ; 5.
H. Solberg-Menkerud (NOR, Peugeot 307 WRC
Bozian), à 12’35’’4 ; 6. MacHale-Nagle (GBR,
Ford Focus WRC RS 05), à 16’2’’3 ; 7. Atkinson-MacNeall (AUS, Subaru Impreza 2006), à
20’39’’5 ; 8. Grönholm-Rautiainen (FIN, Ford
Focus WRC RS 06), à 21’44’’2 ; 9. Arai-Sircombe (JAP-NZL, Subaru Impreza STI), à
22’34’’6 (1er Groupe N) … 13. Pérez Companc-Volta (ARG, Stobart Ford Focus WRC
RS 04), à 28’54’’5 … 15. Hirvonen-Lehtinen
(FIN, Ford Focus WRC RS 06), à 36’10’’1 …
32 classés.
Leaders : P. Solberg, ES 1 à ES 7 ; Loeb,
ES 8 ; P. Solberg, ES 9 à ES 11 ; Loeb, ES 12
à arrivée.
Vainqueurs de spéciales : Loeb, 9 ; P. Solberg, 6 ; Stohl, 2.
Abandon : Pons-Del Barrio (ESP, KronosCitroën Xsara WRC 2006), moteur (ES 2).
LE FILM DES SPÉCIALES
ES 12 - Duarte 2 (23,75 km) : 1. Loeb,
17’44’’ (moy. : 80,36 km/h) ; 2. P. Solberg, à
6’’5 ; 3. Atkinson, à 17’’ ; 4. Grönholm, à 17’’6 ;
5. Sordo, à 20’’7 ; 6. Stohl, à 22’’6 ; 7. H. Solberg, à 58’’9 ; etc.
Loeb reprend l’avantage sur P. Solberg, pour
4’’8.
ES 13 - Derramadero 1 (23,27 km) : 1.
Loeb, 13’50’’1 (moy. 100,92 km/h) ; 2. Grönholm, à 10’’9 ; 3. Stohl, à 18’’9 ; 4. Atkinson, à
19’’ ; 5. Sordo, à 22’’9 ; 6. P. Solberg, à 23’’7 ;
7. H. Solberg, à 54’’6 ; etc.
En panne de direction assistée après un contact
avec une pierre, Petter Solberg perd le contact
avec Sébastien Loeb, désormais solidement installé en tête. Grosse frayeur pour Stohl, Grönholm (auteur d’un tout droit) et Atkinson, qui
croisent un troupeau de vaches, sans en toucher une. Tête-à-queue de Sordo.
ES 14 - Nextel Super speciale
(4,42 km) : 1. Loeb, 3’21’’7 (moy. :
78,89 km/h) ; 2. Grönholm, à 1’’9 ; 3. Stohl, à
2’’2 ; 4. H. Solberg, à 4’’7 ; 6. Atkinson & Pérez
Companc, à 7’’8 ; etc.
Loeb achève la deuxième étape avec 37’’7
d’avance sur P. Solberg, qui fait un tête-àqueue et cale dans cette superspéciale.
ES 15 - Leon (37,99 km) : 1. Loeb,
25’32’’1 (moy. : 89,27 km/h) ; 2. Grönholm, à
5’’3 ; 3. P. Solberg, à 12’’6 ; 4. Stohl, à 32’’2 ;
5. Atkinson, à 38’’9 ; 6. Sordo, à 59’’6 ; 7.
Hirvonen, à 1’0’’1 ; etc.
Hirvonen et Wilson, sortis de la route samedi,
prennent le départ de la dernière étape avec
35’ de pénalités. Nombreux sont les pilotes à se
plaindre de la poussière soulevée par le concurrent parti devant eux. En délicatesse avec ses
freins, Petter Solberg perd toute chance de
revenir sur Loeb, qui possède désormais 50’’3
d’avance. Atkinson prend la 7e place à Arai.
ES 16 - Silao (18,01 km) : 1. P. Solberg,
10’20’’8 (moy. : 104,44 km/h) ; 2. Grönholm, à
0’’3 ; 3. Loeb, à 1’’3 ; 4. Sordo, à 6’’3 ; 5. Hirvonen, à 15’’8 ; 6. Atkinson, à 18’’5 ; 7. Stohl, à
19’’ ; 8. H. Solberg, à 23’’8 ; etc.
22e à l’issue de la première étape dans laquelle
il était sorti de la route, Grönholm fait son
retour dans les points, à la 8e place.
ES 17 - Nextel Super speciale
(4,42 km) : 1. Stohl, 3’17’’ (moy. :
80,77 km/h) ; 2. P. Solberg, à 0’’4 ; 3. Loeb &
H. Solberg, à 0’’5 ; 5. Sordo, à 1’’7 ; 6. Grönholm, à 2’’1 ; 7. Pérez Companc, à 3’’3 ; 8. Hirvonen, à 4’’9 ; etc.
Loeb prend la tête du Championnat grâce à sa
première victoire de la saison.
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ENCORE UN RECORD POUR LOEB. – Grâce à son vingt et unième succès,
Sébastien Loeb est devenu hier le pilote français le plus victorieux en Mondial.
Jusque-là, l’Alsacien était à égalité avec Didier Auriol, qui a remporté vingt rallyes.
Loeb n’est plus qu’à cinq victoires du record absolu de Carlos Sainz (26 succès).
LEON. – En imposant
pour la première fois
sa Citroën Xsara
au Mexique, Sébastien
Loeb a également fait un
bond au Championnat
du monde dont il est
le nouveau leader avec
cinq points d’avance
sur Marcus Grönholm.
(Photo Guillermo/AP)
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« PREMIER RALLYE “ TERRE ” et
première victoire de la saison,
vous revoilà leader du Championnat, après vos deux deuxièmes places de début de saison…
– Je suis vraiment heureux et soulagé.
J’espère qu’on va continuer comme ça,
que c’est le début d’une nouvelle série
de succès. En tout cas, c’est ma première victoire de l’année et elle me fait
particulièrement plaisir car c’est la première pour l’équipe Kronos et ma première au Mexique où je n’avais pas été
très verni jusque-là. En plus, elle tombe
à point. Il était important de riposter
aux victoires qu’avait enchaînées Marcus (Grönholm) au Monte-Carlo et en
Suède. On a réussi à le faire et nous voilà en tête du Championnat. Cela reste
bien sûr serré, puisque l’écart de
5 points est pratiquement le même que
celui qui nous séparait en arrivant ici,
mais maintenant les rôles sont inversés. Ça promet de belles bagarres pour
le futur, aussi bien avec lui qu’avec Petter, d’ailleurs !
– Guy Fréquelin, le patron de
Citroën Sport qui suivait le rallye
à distance, a-t-il été le premier à
vous féliciter ?
– C’est moi qui l’ai appelé sur le routier après la dernière spéciale pour lui
dire que c’était bon. Qu’on y était…
– Le Catalogne et le Tour de
Corse, les deux prochains rendez-vous, se courent sur
asphalte. Estimez-vous que ce
sera pour vous l’occasion de
prendre le large ?
– L’objectif sera effectivement de les
gagner l’un et l’autre, ce qui peut
paraître une banalité puisque nous
prenons évidemment chaque départ
avec la volonté de réussir. Mais la
concurrence sera sévère. On a pu
constater que la Xsara restait dans le
coup, mais on a également compris
que la Ford était fiable et marchait très
bien. Il faudra donc s’en méfier. La
Subaru, elle, sera vraisemblablement
plus à l’aise sur les épreuves terre que
l’on retrouvera à partir de la fin avril
avec le Rallye d’Argentine.
– D’ici aux prochaines
échéances en Championnat du
monde, quel va être votre programme ?
– Je vais prendre une semaine de
vacances au ski avec Séverine (sa
femme). Nous en avons besoin car,
entre les séances d’essais et les rallyes
eux-mêmes, j’ai été occupé sans arrêt
depuis le début de l’année. » – J.-P. R.
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