annexe 1 RP patrimoi.. - Ville de Fort-de
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annexe 1 RP patrimoi.. - Ville de Fort-de
Annexes du rapport de présentation Fiches patrimoine Les éléments de patrimoine recensés au titre de l’article L123-1-7° du Code de l’Urbanisme : fiches d’identification Plan Local d'Urbanisme de Fort de France. ADUAM / juin 2008 – page 5 Annexes du rapport de présentation Fiches patrimoine L’objet du présent document est d’identifier les éléments de patrimoine recensés et localisés sur le plan de zonage du PLU, conformément à l’article L123.1.7° du Code de l’Urbanisme. Deux catégories de patrimoine ont été distinguées : - le patrimoine bâti - le patrimoine végétal Le recensement n’est pas figé. En effet la notion de patrimoine ici usitée n’est pas celle des Monuments Historiques, bâtiments remarquables et souvent rares. Il peut s’agir de bâtiments, parfois plus « communs », qu’il est important de préserver car ils symbolisent une époque, une culture, ont une valeur de mémoire, de repère ou encore d’identité culturelle et sociale. L’objectif de la Ville de Fort-de-France est également de permettre une mise à jour régulière de ce recensement, en fonction de l’évolution même de ces valeurs. Eléments de patrimoine bâti recensés au titre de l’article L123-1-7° d Code de l’Urbanisme Trois principaux types d’architecture ont été distingués : - l’architecture moderniste - l’architecture des maisons de ville du centre - les maisons pavillonnaires et villas (route de Didier, ancienne route de Schoelcher, avenue Condorcet, Clairière, rue Marthin Luther King, Evéché, Bellevue) L’architecture moderniste L’architecture moderniste correspond aux premiers bâtiments réalisés en béton s’inspirant de manière plus ou moins libre des principes de l’architecture du Mouvement Moderniste. Ce mouvement architectural date de l’entre deux guerres et a marqué fortement l’architecture, en créant de nouvelles formes architecturales et en introduisant un matériau nouveau jusqu’à présent : le béton armé. Promue largement par le Corbusier notamment grâce au CIAM (Conférences Internationales pour l’Architecture Moderne), elle s’est diffusée dans les « pays neufs », notamment au Brésil. La production dans les pays des régions intertropicales, en Afrique, Amérique Latine, en Extrême Orient ou dans la Caraïbe a été marquée par une production originale et des premières réalisations de qualité. En Martinique, ces constructions datent de l’essentiel des années 1930 à 1960. Plusieurs sont remarquables comme la Maison Montplaisir à Tartenson, très bien entretenue ou la Maison des Syndicats (Bd du général de gaulle), qui vient d’être réhabilitée. On peut citer également un certain nombre de maisons individuelles, réalisées par des architectes ou propriétaires moins connus, qui ne sont pas des chefs d’œuvre mais qui par leurs détails, des éléments constructifs, se rapportent à l’héritage moderniste. Le présent recensement a été réalisé grâce aux travaux de M. Doucet, de l’ADAM et de la DRAC Martinique. Les photos et les textes des fiches ont été fournies par l’ADAM. « Aujourd’hui que ce patrimoine a presque un siècle, il est en passe d’entrer dans la grande Histoire. Cet aspect revêt, une importance particulière dans un pays où l’échelle du temps historique est spécialement « courte ». Au delà de l’intérêt architectural des réalisations qui sont ici présentées, ces constructions illustrent, commentent et expliquent la vie des hommes et de la société martiniquaise du 20ème siècle. » ADAM Martinique (Association pour le Défense et la Promotion de l’Architecture Moderniste en Martinique) Plan Local d'Urbanisme de Fort de France. ADUAM / juin 2008 – page 6 Annexes du rapport de présentation Fiches patrimoine © ADAM – M. Doucet Maison à Bellevue dite Maison de la DDE Cette maison sur la falaise de Bellevue, peu visible de la route, domine remarquablement la baie de Fort-deFrance. Elle est l’oeuvre de Marcel SALASC, l'architecte de la Maison des Syndicats. C'est le logement de fonction du directeur du Service des Travaux Publics (aujourd'hui l'Equipement). Sa construction date vraisemblablement des années quarante (Salasc travaillera aux Services des Travaux Publics de 1945 à 1948). L'entrée de la maison et la cage de l'escalier principal. Ces deux éléments fonctionnels sont des thèmes d’élection de l'architecture moderniste Deux grandes terrasses donnent sur la baie de Fort-de-France. On notera les bacs à fleurs inclus dans le bâti. Les brises soleil jouent également le rôle d'aérateurs, témoignant du soin apporté à leur réalisation. L’escalier aux formes courbes fait appel au granito pour les marches et à des pavés de verres. La banquette en béton et son bac à fleur associée à des rangements intégrés dans le mur, est tout à fait typique d'une architecture qui se veut totale. On notera le soin apporté aux plinthes ouvragées en ciment. Enfin un remarquable carrelage en noir et blanc joue de motifs géométriques minimalistes. © ADAM – M. Doucet Maison DIDIER, rue Martin-Luther-King porte en fer forgée La maison familiale de M. DIDIER date de 1935. Elle est due à Louis CAILLAT et construite par Yvon SAINTYVES. CAILLAT a réalisé une façade sur rue imposante. Un escalier majestueux, le patio circulaire, la symétrie de la composition en dégradé, les courbes et les lignes de l’étage dessinent un bâtiment de très belle allure. La modénature de la façade comporte de nombreux motifs art déco notamment aux deux fenêtres en cintre. A l’arrière du bâtiment, un immense espace libre, largement ouvert, donne sur la verdure des hauteurs de Fortde-France et sur la baie, au dessus de la ville basse. Le bâtiment n’est plus utilisé depuis de nombreuses années, dans un quartier qui s’est considérablement paupérisé. Sa sauvegarde passera par une réaffectation d’usage probablement. On note une belle envolée de béton pour l’avancée au dessus de l’escalier qui allie étonnamment massivité et légèreté. Sa forme arrondie est typique du modernisme. (photo ci-dessus au milieu) Plan Local d'Urbanisme de Fort de France. ADUAM / juin 2008 – page 7 Annexes du rapport de présentation Fiches patrimoine © ADAM – M. Doucet Résidence Sainte Catherine dit Immeuble des fonctionnaires, Cluny L’origine de cet immeuble est une donation de la Congrégation des soeurs de Saint Joseph de Cluny pour servir à « l'édification de logements de fonctionnaires de l'Etat en service à la Martinique ». Construit en 1959 par l'architecte Maurice De LAVIGNE SAINTE SUZANNE (1917 – 1992), ce bel immeuble forme un "S" harmonieux. Destiné, à l’origine, aux fonctionnaires, il est réalisé par la SIAG, Société Immobilière des Antilles-Guyane (devenue plus tard SIMAR). L’entreprise était celle de Roger Dantin, le bureau d’étude Adolphe LARROUY. Les pilotis en « V » et les cages d’escaliers garnies de claustras en bois sont à noter particulièrement. Réalisé juste avant les grands ensembles, cet immeuble démontre la capacité de l’architecture moderniste de composer avec l'échelle humaine © ADAM – M. Doucet Villa Chanteclerc, Didier La villa Chanteclerc est une des plus belles réalisations de Raoul de Jaham, architecte né en 1866. Le bâtiment est inséré dans un espace bien dégagé et verdoyant qui concourt à sa mise en valeur. Le style de ce bâtiment relève de l’art déco. L’ensemble démontre la belle maîtrise d’un style personnel réalisé par un architecte autodidacte. L’équilibre des volumes, notamment, est tout à fait réussi. La fameuse arcade flanquée de colonnes est la marque de l’architecte. On notera la symétrie de la composition, le rythme parfaitement maîtrisé des colonnes et les motifs géométriques élégants, en béton, des balustrades. Le toit à pente, d’origine, est la marque d’un modernisme hybride. Cette construction date de 1934. C’est une reconstruction d’un bâtiment préexistant en bois. Une partie des murs (ceux de l’étage) est en bois ainsi que le corps de bâtiment du fonds, de construction antérieure. Cette dernière partie est d’un style « début de siècle ». Réalisée par Louis Meyer, rhumier, la villa Chanteclerc était la maison familiale. Le bâtiment fut réquisitionné pendant la guerre et l’amiral Robert y établi son bureau et son logement. Il fut acquis, ensuite, par le Conseil Général qui réalisa une terrasse en extension à l’arrière pour les réceptions. Plan Local d'Urbanisme de Fort de France. ADUAM / juin 2008 – page 8 Annexes du rapport de présentation Fiches patrimoine © ADAM – M. Doucet Fort Desaix, Villas des officiers Sept villas destinées aux officiers ont été réalisées en 1946 par Louis Caillat, architecte et Yvon Saint-Yves, entrepreneur. Il s’agit là d’une commande exceptionnelle de par son importance, à une époque où les commandes sont particulièrement rares. Elles sont réalisées sur la même thématique. La villa du général et celle du médecin chef sont plus imposantes mais peut-être moins élégantes que celles des officiers intégrées dans un cadre naturel très privilégié. CAILLAT reprend le principe des larges pare soleil qu’il vient de réaliser pour M. MONPLAISIR. Il utilise pour soutenir les larges balcons des pilotis en forme en champignon qui rappelle beaucoup ceux de Franck Loyd Wright. Dans le plafond de la salle de séjour, CAILLAT a conçu des ouvertures pour aider à la convection de l’air. L’ensemble construit au Fort Desaix constitue un ensemble tout à fait unique dans le patrimoine militaire français © ADAM – M. Doucet Ex-Immeuble d'habitation La Nationale, bd Général de Gaulle Cet immeuble d'habitation est construit en 1938 par Edouard BOULLANGER. Il a été construit comme immeuble collectif d'habitation. C’est vraisemblablement le premier de style moderniste en Martinique. Les bureaux de La Nationale, compagnie d'assurance dirigée par M. Boullanger, occupaient le rez-de-chaussée.. L'architecte est M. RENDU, de métropole, l'entreprise KALFON. Le long du boulevard Général de Gaulle, c’est un des bâtiments majeurs de Fort-de-France. L’immeuble n’a subit aucune transformation. L’influence de l’art déco dans la façade apparaît dans les arrondis, le fronton, les colonnes ainsi que les œil-de-bœuf. Les courbes sensuelles sont devenues une des caractéristiques de l'architecture moderniste tropicale. Des traits de couleur (à l’origine c’était le bleu, couleur de la Nationale, qui était utilisée) souligne l’architecture. La cour intérieure forme un patio frais et concentre les circulations, escaliers et coursives comme dans les architectures ibériques. Les motifs des grilles des coursives et de l'escalier sont très élégants, délicatement artdéco. Plan Local d'Urbanisme de Fort de France. ADUAM / juin 2008 – page 9 Annexes du rapport de présentation Fiches patrimoine Hôpital CLARAC L'hôpital colonial Albert Clarac1 s’est construit de 1931 à 1935 sur les flancs du Morne Desaix en remplacement de l’hôpital militaire dont il subsiste les grands bâtiments métalliques dans ce que l’on appelle aujourd’hui le parc floral, le long de la Rivière Madame. Les travaux des bâtiments réalisés par la Colonie ont été adjugés à l'entreprise de Jules ROY-CAMILLE. L’ensemble est livré pour la célébration du tricentenaire de 1935. Il représente, alors, l'avant garde des équipements hospitaliers. Le site de l'hôpital est très privilégié, dominant Fort-de-France. Il occupe un espace considérable, desservi par de nombreuses voiries qui épousent la pente importante du site. On ne connaît pas le nom de l’architecte. S’agit-il d’Ali TUR, l’architecte des colonies qui dirige, en Guadeloupe, nombre de programmes publics, dont des établissements de soins, au lendemain du cyclone de 1927 ? Il est difficile de retenir le nom de Wulfleff et Verrey qui n’a jamais réalisé, semble-t-il de constructions modernistes et 2 que cite le Dr Legendri . Quoi qu’il en soit, l'ensemble réalisé est remarquable. Un projet de l’urbaniste Danger, mentionné sur son plan d’aménagement de Fort-de-France de 1931, prévoyait une composition axiale débouchant sur la rue Pavée. Le projet réalisé s’organise autour du même axe avec deux pavillons axiaux principaux autour d’une place ombragée aujourd’hui par de grands mahoganys. Composé initialement de 27 bâtiments, l’ensemble est représentatif de l'architecture hygiéniste dont se réclame le modernisme. Les bâtiments centraux, administratifs et techniques comportent de nombreuses courbes et des motifs modernistes. Il ne reste plus qu’un bâtiment sur les deux. De part et d’autre de l’axe, d’autres bâtiments plus simples accueillent les chambres. Ces bâtiments sont d’architecture fonctionnelle, toute militaire, « utile ». Ils suivent, en fait, les principes de clarté et de transparence des fonctions mis en avant par le modernisme et comportent des galeries tout le long, dans le plus pur style hygiéniste, assurant une ventilation et une climatisation naturelle grâce à des pièces traversantes (ouvrant de part en part). Les bâtiments du bas – l’ancienne léproserie - ont été construits postérieurement. L'homogénéité architecturale et l'articulation entre les bâtiments est assurée par un système de circulation et de galeries formant un jeu extrêmement complexes. L’ensemble architectural qui s’étend sur plus de 5ha relève d’une réelle unité. L'hôpital colonial Albert Clarac était un hôpital militaire et son accès était réservé aux militaires et aux civils payants, spécialement les fonctionnaires. Son niveau de prestation était très élevé pour l’époque et comparable aux meilleurs établissements métropolitains. Après la guerre son statut change pour devenir « hôpital mixte », ouvert à tous , avec des salles militaires. Le terrain d’assiette, cédé par la ville à l’Etat, provient d’un échange qui attribue à la commune les anciens terrains militaires à l’est de la route de la Redoute et sur lequel, notamment, sera construit la Maison de la Mère et de l’Enfant en 1958 (architecte Caillat). L’ensemble immobilier est remis à la ville de Fort de France lors de la dévolution des biens de l'ancienne colonie en 1948. Des extensions du Service de Léprologie ont été réalisées par LISON vers 1950 et ceux d’humanisation et du pavillon des cancéreux par CAILLAT en 1968. Les structures hospitalières de Clarac a été transférées à la Meynard en 1984 et 1987. Aujourd’hui le site est en parti désert et démantelé. Son l’avenir et l’unité architecturale de cet exceptionnel ensemble est d’ors et déjà compromis. 1 Albert Clarac est un médecin militaire qui fit sa carrière dans les colonies, dont la Martinique. Il publia des travaux scientifiques, fut membre de l’Académie de Médecine. Il mourut en 1934. 2 Dans un article publié dans Caraïbes médical, 1987. Plan Local d'Urbanisme de Fort de France. ADUAM / juin 2008 – page 10 Annexes du rapport de présentation Fiches patrimoine © ADAM – M. Doucet EX-IMMEUBLE IEDOM, bd Général de Gaulle L'immeuble de l'Institut d'Emission des Départements d'Outre-Mer (IEDOM) date de 1956. Ce bâtiment est l'œuvre de L. HUMBLET, architecte à Paris. Maurice De LAVIGNE SAINTE SUZANNE étant l’architecte d’opération. L’entreprise est celle de René DANTIN. Des volumes pures, deux parallélépipèdes superposés, les lignes des brise soleil audacieux caractérisent ce bâtiment. Le bâtiment montre par ailleurs l’importance donnée à la prise en compte des contraintes du climat tropical pour proposer une architecture originale. Voilà une architecture qui échappe à la banalité comme trop de bâtiments administratifs l'ont pu être plus tard. C'est dans ce bâtiment qu'étaient imprimés les billets de banque qui avaient cours en Martinique. Un projet d’exhaussement compliqué et onéreux n’a jamais vu le jour, le bâtiment est donc exempt de transformations, ce qui est plutôt rare pour les bâtiments administratifs. Après le départ de l'IEDOM, ce bâtiment a été occupé longtemps par la Compagnie Générale Maritime (CGM). Il est aujourd'hui vendu et son avenir est incertain, la difficulté de reconversion d'un tel bâtiment étant liée à ses caractéristiques très spécialisées. Quoiqu'il en soit, il serait vraiment dommage qu'un immeuble d’une telle qualité disparaisse. Les grilles de la porte d'entrée composent un motif très typé années cinquante, particulièrement élégant Plan Local d'Urbanisme de Fort de France. ADUAM / juin 2008 – page 11 Annexes du rapport de présentation Fiches patrimoine La pharmacie seule. Photo collection Loïs HAYOT © ADAM – M. Doucet HOTEL IMPERATRICE, rue de la Liberté Etat actuel du bâtiment L'hôtel Impératrice est réalisé en 1955. Il a été imaginé pour une grande part par son propriétaire le pharmacien Charles GLAUDON. C’est un joyau d'une des variantes du modernisme connue sous le nom de style paquebot. Figure allégorique du modernisme - tout comme la locomotive - le paquebot a représenté un point de cristallisation de la fascination exercée à la fois par la technique, le mouvement et les signes extérieurs d'une nouvelle manière de vivre, alliant la modernité, la joie de vivre et le luxe. M. GLAUDON, passionné et grand admirateur des paquebots, aurait voulu être capitaine au long cour. Son père était charpentier de marine. La première tranche de la construction est la pharmacie, construite en 47. Elle est sur le modèle des drugstores américains. L'implantation est choisie pour être au plus proche du terminal des autobus, sur la savane. L’hôtel sera réalisé huit ans plus tard, en 1955 et inauguré en février 1956. La conception du bâtiment est l’œuvre de M. GLAUDON, élaborée durant les croisières qu’il affectionnait (M. Glaudon était aussi champion de Requin, superbe quillard sportif). Elle est étayée par des connaissances solides sur le calcul du béton, qu’il étudie avec sérieux. Il se fait conseiller et « encadrer » par ses amis ingénieurs Valide et Dantin. L’entreprise est celle de M. Lagrancourt. Il sera également aidé par un jeune architecte, Marcel CIDALISE-MONTAISE, qui signera là son premier plan. L’architecture du bâtiment est d’un modernisme « balnéaire » à l’américaine, tel qu’on en trouve en Floride. Le bâtiment comporte cinq étages, avec des dégradés de volume tout à fait réussi. A l’origine, le dernier étage est aménagé en penthouse, à l’américaine… Les plans horizontaux que soulignent les balcons filant sur les trois côtés libres du bâtiment, structurent la façade avec vigueur et élégance. Ces balcons sont, bien sur, pourvus des rambardes tubulaires, bastingages terrestres, emblèmes du style paquebot. Au rez-de-chaussée, la salle de restaurant est très largement ouverte sur la rue. Les forts piliers restituent au bâtiment une silhouette sur pilotis. Sur le plan technique le bâtiment comprend des poutres de 7 m de portée en béton armé jamais encore réalisées en Martinique, un radier général et un système de récupération des eaux par des canalisations internes aux piliers porteurs. Le nom de l’Impératrice a été choisi pour flatter la clientèle américaine. En haut du bâtiment, le penthouse du quatrième étage a été transformé avec des extensions sur les terrasses en matériaux légers. Luxueusement aménagé, avec de nombreux éléments de mobiliers et de décor de béton, il donnait sur une galerie semi couverte, composant alors sous le ciel, un petit coin de paradis tropical. Plusieurs vues du quatrième étage et de l'ambiance qui y règne. Remarquez le soin apporté à l'exécution des rambardes et des mosaïques. Le bassin a été reconverti en bac à fleur et la structure légère a été rajoutée pour se protéger de l'ardeur du soleil et de la violence des pluies. Plan Local d'Urbanisme de Fort de France. ADUAM / juin 2008 – page 12 Annexes du rapport de présentation Fiches patrimoine © ADAM – M. Doucet Lycée de Bellevue Le lycée de Bellevue est réalisé en 1961 par Georges Labro. Les entreprises sont celles d’Yvon Saint-Yves et de Jules Roy-Camille. Georges Labro est l’architecte de l’aéroport du Bourget, premier aéroport parisien, livré en 1937. Le lycée de Bellevue est construit comme lycée de Jeunes Filles. Il jouxte le lycée Technique, d’architecture plus modeste et construit juste avant, sur le plateau alors nu entre Bellevue et la Pointe des Nègres. L’ensemble est réalisé face à la mer dans un cadre exceptionnel. Le lycée polyvalent est organisé autour d’une cour-cheminement, axe parallèle au front de mer, le long duquel s’alignent les bâtiments d’enseignement. Au milieu étaient disposés un jardin en terrasse un ensemble de sculptures et un bassin d’eau. Le jardin est aujourd’hui occupé par une annexe. Les classes sont perpendiculaires au lit du vent. Les façades comportent des pares soleil et des jalousies de bois qui adoucissent le parti pris relativement brutal des bâtiments. Le toit à pente qui caractérise chaque bâtiment est une exception dans le modernisme. L’ensemble sculptural, dans le style réaliste qui avait encore cours alors, est dû à Delamappre et date de 1963. © ADAM – M. Doucet Lycée Schoelcher Le lycée Shoelcher livré en 1936 est, après l’hôpital Clarac, l’ensemble architectural le plus étendu. A sa construction, il était - et il reste - un des plus grands lycées de France. C’est un ensemble unique de par l’homogénéité du plan d’ensemble et son unité architecturale. Dominant la baie de Fort-de-France, le lycée le plus célèbre de la Martinique est implanté tout au long des pentes de Bellevue, face à la mer. Dans une composition savante mais toujours lisible, il égrène ses très nombreux bâtiments et ses circulations complexes. Le plan du lycée s’organise autour d’un axe formé par l’entrée, jouant avec virtuosité un difficile exercice de symétries et de perspectives. La pente importante du terrain est mise à profit. Les différents niveaux de sols en gradin organisent l’ensemble. Le lycée bénéficie d’une excellente ventilation. La vue sur la mer est omniprésente. Plan Local d'Urbanisme de Fort de France. ADUAM / juin 2008 – page 13 Annexes du rapport de présentation Fiches patrimoine Le lycée doit son nom à l’ancien lycée Schoelcher3 de Saint-Pierre disparu en 1902, lors des évènements de la Montagne Pelée, et qu’il a remplacé. Le lycée a été construit à l’emplacement de l’ancienne maison du Gouverneur, avant son transfert à Didier. Depuis le pavillon de l’entrée on perçoit la succession des différents niveaux de bâtiments. Le système des escaliers et de passages contournent les bâtiments D’importants terrassements ont été nécessaire pour constituer les trois plates-formes sur lesquelles est implanté le lycée. Ils sont à l’origine du retard pris pour la livraison de l’ouvrage Les travaux de terrassements et des murs de soutènement dus à la pente forte ont duré plus de dix ans. La construction du lycée n’a réellement commencé qu’en 1933. Prévu initialement pour le tricentenaire de la colonie en 1935, la mise en service du lycée s’est étalée de 1937 à 1938. On dispose de très peu d’informations confirmées sur cet ensemble architectural. Le lycée a été attribué à Honoré DONAT, ingénieur du Service des Travaux Publics. Il semble que ce dernier a seulement suivi le déroulement des travaux, en tant que fonctionnaire responsable de son exécution. L’importance de l’ouvrage – c’est un des premiers lycées de France - plaide pour une conception depuis la métropole, car, à cette époque les structures présentes en Martinique semblent sous-dimensionnées. De plus, la conception des structures qui représentaient, à l’époque, l’aboutissement des connaissances parasismiques a été menée par le cabinet des ingénieurs DELFOSSE et TROMPAT, à Paris. Les travaux ont été réalisés par les entreprises martiniquaises ROY-CAMILLE, KALFON et Roseau. Les bâtiments sont de structures simples en « poteau – poutre ». Cette structure horizontale/verticale est perceptible dans le dessin des bâtiments. Chaque corps de bâtiments comporte des salles de classes traversantes, précédées de galeries circulantes, privilégiant une ventilation efficace. Les bâtiments sont tous orientés perpendiculairement aux alizés. Les circulations sont ainsi toutes extérieures. Elles constituent un lacis particulièrement complexe de passerelles et d’escaliers qui participe fortement à l’architecture organique de l’ensemble. Un très élégant clocheton, typiquement art déco mériterait une remise en état complète. L’état du bâtiment aujourd’hui est désastreux et semble peu compatible avec sa fonction d’éducation. Pendant la guerre le lycée a été réquisitionné pour loger la troupe. Durant cette période, une anecdote cocasse mentionne un impact d’obus dans l’enceinte du lycée lors d’un exercice de tir raté depuis le fort DESAIX, assez proche. Aujourd’hui, cet ensemble de premier plan, vraisemblablement un des tous premiers de la Caraïbe, mais aussi de France est dans un piteux état. Malgré des travaux de réhabilitations partiels, les réparations du béton entrepris il y plus de vingt ans maculent des peintures qui n’ont plus d’âge. 3 Victor SCHOELCHER, d’origine alsacienne, est la figure emblématique de la lutte pour l’abolition de l’esclavage qui a abouti en 1848. Plan Local d'Urbanisme de Fort de France. ADUAM / juin 2008 – page 14 Annexes du rapport de présentation Fiches patrimoine © ADAM – M. Doucet Magasin De Rogatis, rue Antoine Siger Le magasin De Rogatis date de 1960. Il est réalisé par l’entreprise Dantin. Le bâtiment et spécialement la devanture sont intégralement restés dans leur état initial. Les De Rogatis sont, comme de nombreux italiens d’origine installés - le plus souvent – au début du siècle aux Antilles, des bijoutiers. Le magasin est très typique du modernisme des années 50/60. La devanture verte au soubassement noir est entièrement revêtue de carreau de faïence, y compris le cadre en saillie entourant les vitrines. Les italiens étant, aux Antilles également, les meilleurs ouvriers pour la pose des carreaux. Les balustrades des balcons, eux, beaucoup plus traditionnels de style ont une balustrade de tube au dessin typique des années 50. © ADAM – M. Doucet La Maison des Syndicats, Bd Général de Gaulle La Maison des Syndicats est due à l’architecte Marcel SALASC (1885 – 1966), architecte qui effectué la moitié de sa vie professionnelle en Martinique. Elle date de 1948. Elle a été financée sur le Fonds Social créé au lendemain de la guerre et par une souscription publique. C’est un bâtiment exceptionnel d’une composition constituée entièrement de formes circulaires. Oeuvre totale, tout y a été étudié avec une rare attention. D’un plan radical et audacieux, l’immeuble ne comporte aucun mur plan. Une composition radiale répartit l’ensemble des volumes autour d’un patio circulaire. La façade est composée de trois cylindres, le hall et son grand parvis relie les deux principales salles latérales. Des travaux de réfection complète du bâtiment ont été effectués en 2003/2004 et ont permis de conserver l’essentiel de l’originalité du bâtiment. Plan Local d'Urbanisme de Fort de France. ADUAM / juin 2008 – page 15 Annexes du rapport de présentation Fiches patrimoine © ADAM – M. Doucet Immeuble de la Météorologie, Fort Desaix La construction du bâtiment de la météorologie a été décidée en même temps que celle de l'observatoire du Morne des Cadets suite à la deuxième éruption de la Montagne Pelée en 1929. Elle date de mai 1934, un an plus tôt que celle de l’observatoire du Morne des Cadets. Installé dans l'enceinte militaire du Fort DESAIX, c'est un bâtiment d'un formalisme un peu hybride, où les thèmes modernistes voisinent avec l'architecture alors existante. Bâtiment à vocation technique, la composition du bâtiment est organisée autour d'une tour qui supporte les instruments (la tour a été détruite en 2001). © ADAM – M. Doucet VILLA MONPLAISIR, Bellevue La villa MONPLAISIR se protège derrière une haute futaie d'arbres. Un portail monumental signale la propriété. Cette grande villa réalisée en 1946 constitue le chef d'oeuvre de Louis CAILLAT. C’est la maison familiale de M. Donald MONPLAISIR commerçant à Fort-de-France. Elle est occupée aujourd’hui par son fils. Plusieurs inspirations se retrouvent dans cette imposante bâtisse : l'architecture organique faite de courbes et de formes galbées (MENDELSOHN et l’impressionnisme) et le dynamisme de l’architecture futuriste (notamment le streamline américain). Les courbes et les rondeurs permises par le béton armé sont ici au service de la liberté du style, d’un vitalisme des formes. La composition s’organise autour de deux cylindres : les cages d’escalier. Les deux façades de la villa sont presque antinomiques : face à la rue, introvertie, face à la mer, extravertie. Côté rue, vide et mur de jalousies. Côté mer, brise soleil convexes. L’environnement de la maison est particulièrement soigné. Le porche d’entrée est une véritable sculpture, emblème moderne. Il évoque "l'Oiseau Solaire" (1944-46) de MIRO. Une grille moderniste coulissante ouvre sur un parc où de grands mahoganys forment un écrin à la plastique lisse de la villa. La réussite est passée par cette exceptionnelle relation entre une nature généreuse et les formes organiques du bâtiment, contrepoint végétal à la rigueur du béton. Plan Local d'Urbanisme de Fort de France. ADUAM / juin 2008 – page 16 Annexes du rapport de présentation Fiches patrimoine L’histoire de la maison commence à l'immeuble MARSAN, rue de la République à Fort-de-France. Cet immeuble récemment construit par CAILLAT, aujourd’hui démoli, est un des tous premiers immeubles modernistes de Martinique. Donald MONPLAISIR y habite dans les années d'avant guerre. Ce séjour sera décisif car il y conçoit l’idée de faire réaliser, un jour, sa future maison personnelle par le même architecte. Dès la fin de la guerre, il contacte, en effet, CAILLAT. Il lui passe commande de sa maison en lui laissant l’entière liberté de conception. Mme MONPLAISIR demande cependant à l’architecte d’imaginer une disposition qui lui permette de pouvoir jouir sans entrave de la vue panoramique sur la baie de Fort-de-France. Elle souhaite également bénéficier d’une protection efficace contre les alizés. CAILLAT qui tarde à rendre sa première esquisse, frappe à quatre heures du matin à la porte des MONPLAISIR avec son projet. La première réunion de chantier a lieu sur le champ. La construction qui débute en 1946 sera difficile à mener, car, au lendemain de la guerre, les matériaux de construction sont très rares, les outils aussi. Donald MONPLAISIR qui est né à Sainte Lucie où s'est expatrié son grand père originaire de Saint Pierre, parvient à se procurer l'essentiel depuis Sainte Lucie, par les américains, riches de tout ce qui manque. M. MONPLAISIR est pressé. Pour que CAILLAT ne perde pas de temps et soit toujours disponible, il lui prête une voiture. CAILLAT travaille, aidé seulement de deux tâcherons. Pour le coulage des dalles, on travaille même la nuit, où une noria de porteuses de seaux remplis de ciment gravissent les échelles en bois (il n’y a pas de grues) pour atteindre les étages. La maison sera habitée avant son achèvement complet qui se prolongera jusqu’en 1950. Un des points forts du bâtiment et la trouvaille de CAILLAT (qu’il réutilisera dans la série de villas du fort DESAIX) est la conception des pare soleil. Pour satisfaire le cahier des charges de Mme MONPLAISIR qui veut profiter d’une vue sans entrave, CAILLAT conçoit des coques convexes soutenues par des appuis supérieurs. Il s’agit d’un acte hardi compte tenu de la quasi impossibilité, à l’époque, de calculer une telle forme et aux moyens notablement limités de mise en oeuvre dont il disposait. La réussite est pourtant là. Par ailleurs, ces brises soleil vont être remarquablement utilisés par CAILLAT dans la composition générale du bâtiment. Ces bandeaux successifs vont devenir l’élément essentiel de la façade. Cinquante ans après, aucune fissure du béton ne vient troubler le galbe lisse des coques. Cette remarque vaut pour l'ensemble du bâtiment. Le toit du bâtiment est une terrasse aménagé avec un kiosque et sa casquette en voile de béton. Ce grand espace est un lieu de réception pour soirées sous les étoiles. La structure du bâtiment est sur le principe des plans libres avec des poteaux cylindriques qui supportent l’immeuble de part en part. Les fondations sont sur un radier rigide, solution confortable qui assure le maximum de stabilité au bâtiment. Comme c’est l’usage dans les premiers bâtiments modernistes, les eaux pluviales de la terrasse s'évacuent par des canalisations internes aux poteaux de la structure. Plan Local d'Urbanisme de Fort de France. ADUAM / juin 2008 – page 17 Annexes du rapport de présentation Fiches patrimoine Au printemps, habile contremarque de son modèle parisien est le premier "grand magasin" de la Martinique. Il 4 date d'avant 1933, peut-être 1931, et a été construit pour M. Merlande, « béké France ». D'architecture art-déco, il possède quelques réminiscences orientalistes. Le bâtiment a été occupé à ses débuts par le consulat des Etats-Unis. © ADAM – M. Doucet Immeuble MERLANDE, rue Schoelcher Comme tous bâtiments art-déco, la façade comporte nombre de détails charmants et précieux. Des ouvertures octogonales aux mosaïques, en passant par les motifs des bas reliefs en béton, l'examen de la façade révèle toujours un nouveau détail. Cette mosaïque est unique en Martinique. © ADAM – M. Doucet Pharmacie moderne © ADAM – M. Doucet Immeuble La ROTONDE, Av. des Caraïbes La Rotonde est due à Louis CAILLAT et date du milieu des années trente. Ce bel immeuble a abrité à ses débuts une épicerie de luxe, puis M. GLAUDON y a habité et a installé sa pharmacie au rez-de-chaussée. Acquit en 1944 par M. Rosa (les laboratoires Rosa), martiniquais vivant en métropole, l’immeuble est finalement racheté par M. Glaudon en 1960. L’immeuble mériterait un lifting important pour lui redonner le lustre d’origine. Une extension disgracieuse a été créée sur la terrasse. Aujourd’hui devenu bar, la Rotonde, face à la savane de Fort-de-France reste remarquablement située 4 Ainsi étaient encore désignés les métropolitains fraîchement installés qui faisaient fortune en Martinique Plan Local d'Urbanisme de Fort de France. ADUAM / juin 2008 – page 18 Annexes du rapport de présentation Fiches patrimoine © ADAM – M. Doucet Ancien Crédit Martiniquais (BRED) Le bâtiment nouveau du siège du Crédit Martiniquais, fondé en 1921, est livré en 1937 dans une première mouture d’architecture moderniste. Il a été construit par l’entreprise DANTIN associée à VALIDE ingénieur. C’est une architecture classique de la première époque du modernisme. La rigueur de la façade symétrique, quelque peu hiératique avec son fronton néoclassique et ses doubles colonnes antiquisant, est assouplie par les arrondis des murs aux angles et à l’entrée. L’allure imposante du bâtiment qui annonce explicitement le montant du capital de la banque est inspirée des productions américaines. Les références à l’art déco sont par ailleurs évidentes dans les arrondis. Dix ans plus tard, en 1947, le bâtiment de départ est agrandi au double en conservant la même thématique de façade. Les doubles colonnes et le fronton néoclassique sont ainsi conservés. Sur la photo montrant l’extension de 1947, et datant vraisemblablement du début des années 50, le bâtiment connexe, en bois (immeuble Rimbaud), est aussi occupé par la banque (on y voit le sigle du Crédit Martiniquais), préfigurant une prochaine extension. L’agrandissement de 1953 (ou 57 ?), est d’une physionomie complètement transformée. C’est une architecture typique de l’évolution du modernisme dans les années 50. Les références antiquisantes ont disparues. C’est maintenant une architecture plus dynamique. Les lignes de force des horizontales donnent vigueur et fluidité à un bâtiment qui reste toujours dans un état d’esprit « américain », avec un style très libre, presque ludique. Deux fanions flottaient alors en haut de deux mats le long de la « tour » formant angle, tel un château moderne. Dans cette nouvelle configuration, il faut être très attentif pour retrouver les traces du bâtiment primitif. Elles sont reconnaissables dans la galerie du premier étage avec les doubles colonnes toujours existantes. Les longs brise soleil qui courent le long des façades unifient très efficacement l’ancienne partie et la nouvelle. Ces trois importantes transformations se succèdent à des échéances rapprochées. Elles illustrent le dynamisme économique de l’époque, en Martinique. En 1980, une transformation radicale masque entièrement les anciennes façades. Des panneaux de verre fumés et colorés, recomposent un parallélépipède brut et lisse, niant l’héritage moderniste. La rénovation de 2003 marque un retour à l’architecture moderniste. La BRED Martinique engage la restauration5 du bâtiment de 1953 resté intact sous le mur rideau des panneaux de verre. L’esprit festif de l’époque est restitué et les fanions volent à nouveau dans l’alizé martiniquais. Cette restauration est une exception. Elle consacre à la fois l’intérêt de conserver les témoins du passé et l’architecture du modernisme à travers une très belle réalisation. 5 Architecte Yves Tanguy Plan Local d'Urbanisme de Fort de France. ADUAM / juin 2008 – page 19 Annexes du rapport de présentation Fiches patrimoine © ADAM – M. Doucet Caisse Générale de la Sécurité Sociale, Jardin Desclieux (CGSS) La construction du siège de la Caisse générale de la Sécurité Sociale – CGSS – de 1954 à 1956 est due aux architectes Henri Madelain (qui a été architecte départemental à la Martinique), Claude Meyer-Lévy (l’architecte de l’élégant Pavillon du Yachting à l’exposition internationale de 1937, Paris) et Louis Caillat, qui sera surtout l’architecte d’opération (vocable alors utilisé pour l’architecte chargé du suivi d’exécution) étant alors employé à la mairie de Fort-de-France. Georges Remy (l’architecte de la mairie de Rivière Salée) collaborera à un premier projet, en 1951. Cette architecture se signale par l’importance donnée aux parois perméables à l’air où les façades sont composées dans leur quasi-totalité de brise soleil métalliques, sorte de jalousies verticales et orientables. A l’origine l’entrée et une partie des parois comportaient des claustras délicats formés de cube de ciment agencés en un dessin très dynamique. Ces claustras ont disparus et remplacés par des parois pleines. A l’intérieur, un grand espace vide central était préservé, entouré d’une galerie d’étage rappelant des dispositions utilisées par Franck Lloyd Wright. Un escalier exceptionnel, donnant sur cet espace vide, conduisait au premier étage. Cet escalier sur lequel a travaillé Louis Caillat et l’ingénieur en béton armé Albert Delaval, est une forme hélicoïdale sans appui intermédiaire. La rampe en spirale ne comporte aucune liaison avec les marches. L’ensemble est un morceau de bravoure remarquable, avec des difficultés de réalisation particulièrement délicates, qui a malheureusement été quasiment occulté dans la modernisation de 2001. Cependant la particularité la plus étonnante est l’existence d’une fresque, reproduction d’une toile de Fernand Léger, sur un des murs extérieurs. Le tableau intitulé Composition aux dominos, datée de 1947, ne semble pas avoir été composé ou adapté pour ce bâtiment compte tenu du fait que Fernand Leger, qui a réalisé plusieurs collaborations avec des architectes (notamment Charlotte Perriand), n’a pas laissé trace d’un tel projet. Peut-être cette composition dont le thème est assurément antillais, a-t-elle été « introduite » en Martinique par l’intermédiaire de Louise Leiris, la femme de l’écrivain, dont on connaît les relations avec un certain nombre de personnalités martiniquaises (Cesaire, Rose-Rosette) et qui a possédé dans sa galerie de peinture parisienne une variante de cette toile de Fernand Leger Plan Local d'Urbanisme de Fort de France. ADUAM / juin 2008 – page 20 Annexes du rapport de présentation Fiches patrimoine Maternité La Redoute Ancien Crédit Agricole BDAF La librairie Catholique – Rue Blénac Plan Local d'Urbanisme de Fort de France. Service des Eaux, Pointe Simon Façade du cinéma Colisée BDAF Le Terminus ADUAM / juin 2008 – page 21 Annexes du rapport de présentation Fiches patrimoine Couvent St Joseph de Cluny Immeuble La Corniche Imprimerie Officielle – immeuble France Antilles Pharmacie Philibert (actuellement Rancelli) Rue Moreau de Jones Plan Local d'Urbanisme de Fort de France. ADUAM / juin 2008 – page 22 Annexes du rapport de présentation Fiches patrimoine © ADAM – M. Doucet Eglise Saint-Christophe, Dillon L'église Saint-Christophe à Dillon date de 1955 et est contemporaine de la chapelle Notre-Dame du Haut à Ronchamps (1950-55) de Le CORBUSIER dont on voit les filiations. Elle est l’œuvre de TESSIER et CREVAUX, architectes installés à Pointe-à-Pitre. Les formes courbes, les évidements dans les murs sont des rappels manifestes à l'œuvre du maître. Ce beau bâtiment trouve bien sa place à l'entrée du quartier neuf de Dillon dont il est le signal. Il souffre malheureusement d’un abord rébarbatif le long d’une voirie secondaire et les peintures ne sont pas entretenues correctement. Ces difficultés ne permettent pas de l'apprécier dans sa plénitude. Tout le long des murs latéraux, des panneaux, comme des brise soleil, filtre la lumière à travers des verres colorés. Il y a là réinterprétation de la tradition des vitraux. C’est aussi un usage renouvelé des carreaux colorés qui étaient utilisés en Martinique dans les impostes des fenêtres et des portes. Les évidements en creux des ouvertures dans les murs composent à partir de la matière brute et neutre des surfaces de béton un tableau abstrait. L'intérieur est un joyeux jeu d'ombre et de lumière. Ces vitraux modernes composent des tableaux rappelant la vibration de l'op-art américain du Sud La chapelle Bethléem date de 1960. Elle est l’œuvre de Maurice de Lavigne Sainte Suzanne. Ce très beau bâtiment est malheureusement extrêmement desservi par un environnement chaotique. Mais pour qui prend la peine de la regarder, c’est cependant une très belle réalisation. Le toit en pente et la façade bleu vif laisserait penser qu’il s’agit d’un bâtiment post-moderne. Mais à y regarder de plus près, tout ici relève d’une démarche moderniste. Les motifs réguliers sur la façade du boulevard à la palette de couleurs primaires, l’opposition non maniériste des matériaux entre façade et ce même mur en sont des marques sans ambiguïtés. Lorsqu’on entre à l’intérieur dans ce bâtiment - qui se révèle de grande dimension - le jeu des lumières est d’un registre parfaitement moderne. Il s’agit, en fait, d’une réalisation très en avance sur son temps qui préfigure, dès 1960, la future évolution post-moderne, confirmant par là même les qualités de premier plan de de Lavigne Plan Local d'Urbanisme de Fort de France. © ADAM – M. Doucet Chapelle Bethléem, place Nardal ADUAM / juin 2008 – page 23 Annexes du rapport de présentation Fiches patrimoine les maisons de ville dans la Ville Basse Zoom sur la Cité Clarac Vue sur l’ensemble de l’alignement BC118 à 135 Vue sur l’ensemble de l’alignement BC117 à 135 Localisation principale : Cité Clarac Caractéristiques principales : Cité bâtie à la fin du XIXème siècle (environ de 1890) par M. Ferdinand Clarac, à l’origine formé d’un ensemble bâti indivis, qui s’est ensuite divisé en plusieurs propriétaires. Il s’agit d’un bâtiment d’un seul tenant qui s’étend sur toute la longueur de la parcelle entre les rues Gallieni et de la République. Sa réalisation respecte la trame en damier de la ville. La répartition des unités bâties est très régulière. La cité est desservie par une ruelle de 4 m de large. Des avant-cours délimitent la transition entre l’espace public et privé, soulignée par l’alignement des clôtures (murets agrémentées de briquettes surmontés de grilles en fer forgé dont le rythme reflète la régularité de l’espace intérieur, séparés en leur milieu d’une porte-grille). Les appartements sont conçus à un étage sur rez-dechaussée, s’inspirant en cela de ce qui se pratiquait dans l’ensemble de la ville à l’époque. Le rez-dechaussée accueille un séjour et une salle-à-manger tandis que l’étage est distribué entre deux chambres et les commodités. Ils existent également des arrière-cours accessibles depuis le salon. L’immeuble a été construit par groupe de trois et quatre cellules de 4 mètres de largeur de façade, séparés par des murs qui structuraient l’ensemble et remplissaient un rôle de coupe-feux. Les façades des maisons, de percements réguliers, n’ont aucun élément en saillie : une fenêtre et une porte persiennée ainsi qu’une porte pleine à un seul battant au rez-de-chaussée et deux fenêtres persiennées à l’étage, le tout encadré par deux murets de mitoyenneté signalent la cellule. Toutes les cellules de la « Cité Clarac » sont réalisées en structure de colombage très en vogue à l’époque. Les vides de ce système à colombage sont garnis de maçonneries de brique de terre cuite pour les murs extérieurs et recouverts de planches pour les séparations intérieures. Ces murs en maçonnerie de brique trame l’ensemble de l’immeuble selon un rythme de 3 ou 4 cellules. L’encadrement des fenêtres, ainsi que certains montants sont protégés à la jonction bois-maçonnerie par des bandes de zinc clouées. Un fer plat a été boulonné au niveau des allèges des fenêtres, jouant le rôle de raidisseur. Source : « Il était une fois…la cité Clarac »– CAUE Martinique Détails remarquables : Architecture rythmée par la « répétition » et la régularité du style. Rôle majeur des clôtures semi-privées, constituant la « seconde » façade des habitations. Murs de façade enduites, et comportant des dessins imitant la pierre de taille au rez-de-chaussée, et un enduit coloré en partie haute. Environnement : hypercentre commerçant, densité urbaine importante Risque(s) éventuel(s) : destruction suite à une opération immobilière, des modifications, changement de destination qui dénaturent le bâti Plan Local d'Urbanisme de Fort de France. ADUAM / juin 2008 – page 24 Annexes du rapport de présentation Fiches patrimoine Rue Galieni – rue Papon, impasse Louis Blanc Rue Galieni – Ouest Vue sur l’ensemble BC86 à 93 Rue Galieni BC92 Rue Galieni - Ouest Vue sur BC87 et 88 Angle Cité Clarac BC117 Rue Galieni - Est BC112 BC113 Rue Papin Dupon BC55 Vue sur l’ensemble BC39, 42, 43, 46, 47 et 55 Rue Papin Dupon BC98 Rue Papin Dupon BC97 Rue Papin Dupon BC96 Impasse Louis Blanc (BC63) Vue sur l’impasse Louis Blanc côté ouest (BC 69 à 73) Vue sur l’impasse côté Est BC 69 à 73 Maisons de ville situées dans l’hypercentre. Constructions en forte cohérence par rapport au parcellaire. Maisons en mitoyenneté et à l’alignement sur rue, le long de laquelle se développent ponctuellement des commerces en rez-de-chaussée. La façade sur rue de ses constructions marquent fortement le paysage urbain par les détails (balcons, ferronnerie, couleur des enduits, matériaux). La rue Gallieni a également bénéficié de l’opération Couleur de la Ville. Plan Local d'Urbanisme de Fort de France. ADUAM / juin 2008 – page 25 Annexes du rapport de présentation Fiches patrimoine Maisons pavillonnaires et villas Zoom sur le quartier Didier Localisation principale : Route de Didier – rue du Professeur Raymond Garcin et rues en arrière Caractéristiques principales : Cette catégorie regroupe les villas créoles du quartier de Didier. Après l'éruption de la Montagne Pelée, le développement de Fort-de-France s'accrut. Désertant un centre-ville devenu populaire, les classes aisées ont donné naissance au quartier de la route de Didier, sur les hauteurs de la ville. Dans les années vingt Des constructions surprenantes, appelées «maisons folles», furent ainsi bâties. Elles s'inspirent de diverses influences et usent du pastiche: néo-gothique, Queen Ann ou néo-classique, comme cette «maison de Louisiane» qui n'est pas sans évoquer, avec son balcon, les belles demeures du sud des Etats-Unis (photo parcelle BM 234). De manière générale, il s’agit de larges constructions sur un ou deux niveaux ceintes par une véranda qui lui fournit le confort bioclimatique recherché et décorée de dentelle métalliques ou en bois (fanfreluches). Elle allie souvent une charpente en bois à des structures en béton, plus résistante aux cyclones. Dans les années 50 On note la présence de bâtiment s’inspirant de l’architecture postmoderniste décrite précédemment (ex : BM 45 et BM 407) Environnement : quartier ancien qui s’est autodéveloppé et qui a longtemps représenté la banlieue pavillonnaire résidentielle de Fort de France. Densification progressive des « creux » laissés par cette urbanisation initiale par des opérations de lotissements et de petits logements collectifs. Risque(s) éventuel(s) : destruction suite à une opération immobilière, des transformations architecturales parfois peu adéquates Plan Local d'Urbanisme de Fort de France. ADUAM / juin 2008 – page 26 Annexes du rapport de présentation Fiches patrimoine Maisons et villas de Didier : rue du professeur Raymond Garcin et rues annexes BM 219 BM 364 BM 198 BM 45 BM 39 BM 51 BM 43 BM 42 BM 407 BN 303 BM 104 BM 411 BM 381 BN 253 BM 370 Plan Local d'Urbanisme de Fort de France. ADUAM / juin 2008 – page 27 Annexes du rapport de présentation Fiches patrimoine BP 385 Crèche : BM 28 La DRAC : BM 414 BT 264 Boulangerie Paul : BN 404 Pharmacie : BR 105 BR 101 BP 346 BT 451 BP 36 BM 305 BP 31 BP 271 BR 57 Plan Local d'Urbanisme de Fort de France. ADUAM / juin 2008 – page 28 Annexes du rapport de présentation Fiches patrimoine BN 234 DRIRE : BN 399 BR 54 BR 52 BR 216 BR 277 BT 121 BT 478 Plan Local d'Urbanisme de Fort de France. ADUAM / juin 2008 – page 29 Annexes du rapport de présentation Fiches patrimoine Ancienne Route de Schoelcher – Avenue Condorcet 145 Rte de Schoelcher - BO20 143 Rte de Schoelcher - BO19 133 Rte de Schoelcher - BO440 86 Rte de Schoelcher - BO356 76 Rte de Schoelcher - BI16 52 av des Caneficiers - BO275 BO274 57 av Condorcet - BK90 27 av Condorcet - BK40 21 av Condorcet - BK37 13 av Condorcet - BD746 11 av Condorcet - BD531 12 Bd de Verdun - BD532 9 av Condorcet - BD533 Rue du Bâtonnier Hector - BD523 Plan Local d'Urbanisme de Fort de France. ADUAM / juin 2008 – page 30 Annexes du rapport de présentation Fiches patrimoine Rue du Bâtonnier Hector -BD803 Rue du Bâtonnier Hector-BD520 Clairière 28 Rte de Clairière - BD236 38 Rte de Clairière - BD244 5 rue des Fleurs - BK261 10 rue de la Bonne Santé - K283 3 rue de la Bonne Santé - BK230 28 rue Amilcar Cabral- BN396 14 rue Amilcar Cabral- BN71 rue Martin Luther King – Evêché 56 rue Martin Luther King BD703 Plan Local d'Urbanisme de Fort de France. 50 rue Martin Luther King BD796 21 rue Martin Luther King BD40 ADUAM / juin 2008 – page 31 Annexes du rapport de présentation Fiches patrimoine 19 rue Martin Luther King BD778 24 rue Martin Luther King BD5 26 rue Martin Luther King BD8 14 rue du RVP Pinchon BD6 18 rue du RVP Pinchon BD2 10 rue du RVP Pinchon BD9 Bellevue Ancien Conseil Régional à Bellevue Plan Local d'Urbanisme de Fort de France. Immeuble Clitandre ADUAM / juin 2008 – page 32 Annexes du rapport de présentation Fiches patrimoine Eléments végétaux à préserver au titre de l’article L123-1.7° du Code de l’Urbanisme Plan Local d'Urbanisme de Fort de France. ADUAM / juin 2008 – page 33 Annexes du rapport de présentation Fiches patrimoine Quelques exemples des arbres recensés : Baobab – Centre Ville Desclieux Flamboyant centre ville Gerbault Rivière Monsieur RN 9 Dillon Dillon Dillon Dillon Dillon Figuier maudit Pointe des Nègres Rivière Monsieur RN 9 Flamboyant Pte des Nègres Fromager à Renéville Morne Pichevin Plan Local d'Urbanisme de Fort de France. ADUAM / juin 2008 – page 34 Annexes du rapport de présentation Fiches patrimoine Mangrove Pointe des Nègres Mahogany centreville Plan Local d'Urbanisme de Fort de France. ADUAM / juin 2008 – page 35 Rapport de présentation Fiches patrimoine NOM VERNACULAIRE Manguier Peltophore ou palissandre de rio Tulipier du gabon Tulipier du gabon Amandier pays ou badamier Chacha ou bois noir Manguier Manguier Manguier Quenetier Manguier Manguier Prunier de Cythère Manguier Peltophore ou palissandre de rio Amandier pays ou badamier FAMILLE Caesalpiniacéé Anacardiacées Caesalpiniacéé Amandier pays ou badamier Bougainviller Tamarin Tamarin cocotiers et flamboyant Chacha ou bois noir Tamarin Quenetier figuier maudit Manguier Filao Manguier Caesalpiniacéé Anacardiacées Casuarinacées Amandier pays ou badamier Amandier pays ou badamier Mimosa chenille Mimosa chenille Mimosa chenille Mimosa chenille Prunier de Cythère Chacha ou bois noir Tulipier du gabon Chacha ou bois noir Chacha ou bois noir Flamboyant Mahogany petites feuilles Baobab Flamboyant Tulipier du gabon Manguier Mimosa chenille Peltophore ou palissandre de rio cocotiers jujubier Teck Poirier pays Poirier pays Zamana Poirier pays Chacha ou bois noir Poirier pays Zamana Poirier pays Manguier Teck Chacha ou bois noir Manguier Tulipier du gabon Quenetier Chacha ou bois noir Chacha ou bois noir Chacha ou bois noir Zamana Peltophore ou palissandre de rio Peltophore ou palissandre de rio Amandier pays ou badamier Teck Arbre du voyageur ou ravenale Amandier pays ou badamier Manguier Manguier Manguier Amandier pays ou badamier Quenetier Quenetier Chacha ou bois noir Chacha ou bois noir jujubier Tulipier du gabon Caesalpiniacéé Caesalpiniacéé Caesalpiniacéé Caesalpiniacéé Méliacées Caesalpiniacéé Caesalpiniacéé Caesalpiniacéé Caesalpiniacéé Anacardiacées Caesalpiniacéé Caesalpiniacéé Caesalpiniacéé Caesalpiniacéé Caesalpiniacéé Combrétacées Anacardiacées Strelitziacées Anacardiacées Anacardiacées Combrétacées Sapindacées Sapindacées Caesalpiniacéé Caesalpiniacéé Plan Local d'Urbanisme de Fort de France. Nombre d’essence NC 1 NC 1 NC NC NC 1 NC NC NC NC NC NC 1 NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC 1 NC 1 NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC 1 NC 1 1 1 1 1 1 NC NC 1 NC NC 5 1 1 NC NC 1 1 1 NC 1 1 NC NC 1 3 NC NC 2 2 0 NC 1 NC NC 1 2 NC NC 1 1 NC NC NC NC NC NC NC NC PARCELLE 0V0473 0X0288 0V0436 0V0436 0V0435 0V0477 0S0072 0X0285 0X0285 0X0285 0X0285 0X0285 0Y0646 0Y0646 0X0291 0V0470 0V0388 0V0048 0V0048 0V0042 0V0042 0V0042 0V0049 AI0302 0X0527 0S0318 0S0318 AL0190 AI0613 AI0613 0S0068 0V0054 0V0054 0V0054 0V0310 0V0310 0V0310 0V0310 0V0310 AS0984 0X0575 0X0575 AR0129 AS1188 AS1188 AS1188 AS1188 AS1188 AS1188 AB0168 0X0581 AB0425 AY0814 AS1094 AS1094 AS1094 AS1094 AS1094 AS1094 AS1094 AS1094 AS1094 AS1094 AS1094 AS1094 AS1094 AS1094 AS0634 AS0056 BL0141 BL0585 BL0585 BL0832 AN0067 AY0812 AY0812 AP1875 AS1187 AS1187 AS1187 AZ1377 AP1290 AP1290 AP1290 AT0539 AP1688 AP1688 AP1637 AP1637 AP1718 AS0997 HAUTEUR NC 8 NC NC NC NC 7 NC NC NC NC NC NC NC 8 NC 12 NC 5 NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC 12 NC NC NC NC NC 7 5 NC NC 12 NC NC NC NC 12 7 NC NC NC NC NC 7 NC 7 10 NC NC NC NC NC NC NC 12 NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC DIAMETRE NC NC NC NC NC NC 5,00 NC NC NC NC NC NC NC NC NC 5,00 NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC 3,50 NC NC NC NC NC NC NC NC NC 2,00 2,30 NC NC NC NC 5,00 2,50 NC NC 2,50 NC NC NC NC 3,40 1,50 NC NC NC NC 2,50 NC 3,00 NC 4,00 NC NC 2,60 NC NC NC NC 6,00 NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NOM ESSENCE SCIENTIFIQUE REMARQUES peltophorum ptérocarpum remarquable mangifera indica peltophorum ptérocarpum remarquable remarquable mangifera indica casuarina equisetifolia remarquable albizzia lebbeck remarquable remarquable Non remarquable Non Rare et remarquable remarquable remarquable Non albbizia lebbeck Mangifera indica albizzia Lebbeck albizzia Lebbeck albizzia lebbeck remarquable Non Non Non Non Non Non Non remarquable Non remarquable Non Non remarquable Non Non peltophorum ptérocarpum Non remarquable Non Tectona grandis Ravenala Madagascarencis Non Non Non Non ADUAM / juin 2008 – page 36 Rapport de présentation Fiches patrimoine NOM VERNACULAIRE Mahogany petites feuilles Mahogany petites feuilles mahogany gd feuilles Flamboyant Manguier Peltophore ou palissandre de rio Manguier Tamarin Quenetier Zamana Frangipanier Manguier FAMILLE Méliacées Méliacées Méliacées Caesalpiniacéé Anacardiacées Caesalpiniacéé Anacardiacées Caesalpiniacéé Flamboyant Flamboyant Manguier Caesalpiniacéé Caesalpiniacéé Quenetier Tamarin Chacha ou bois noir Flamboyant Flamboyant Peltophore ou palissandre de rio Peltophore ou palissandre de rio Peltophore ou palissandre de rio Peltophore ou palissandre de rio Peltophore ou palissandre de rio Sapindacées Filao Tamarin Peltophore ou palissandre de rio Tulipier du gabon Quenetier Tamarin Manguier Tamarin Amandier pays ou badamier Manguier figuier maudit Peltophore ou palissandre de rio Pin caraibe Flamboyant Peltophore ou palissandre de rio Manguier Flamboyant Flamboyant Tulipier du gabon Peltophore ou palissandre de rio Tamarin Flamboyant Flamboyant Amandier pays ou badamier Amandier pays ou badamier Filao Flamboyant Palmier royal Frangipanier Tulipier du gabon Manguier Peltophore ou palissandre de rio Frangipanier Mimosacées Anacardiacées Caesalpiniacéé Caesalpiniacéé Caesalpiniacéé Caesalpiniacéé Caesalpiniacéé Caesalpiniacéé Caesalpiniacéé Caesalpiniacéé Combrétacées Combrétacées Casuarinacées Caesalpiniacéé Arécacées Apocynacées Zamana Zamana Peltophore ou palissandre de rio Tamarin Poirier pays Quenetier Zamana Flamboyant Mimosacées Mimosacées Caesalpiniacéé Caesalpiniacéé Bignoniacées Sapindacées Flamboyant Tamarin Manguier Poirier pays Poirier pays Flamboyant Flamboyant Flamboyant Quenetier Manguier Manguier Manguier Immortelle ou Nourouk Amandier pays ou badamier Manguier figuier maudit Chacha ou bois noir Chacha ou bois noir Caesalpiniacéé Caesalpiniacéé Caesalpiniacéé Anacardiacées Anacardiacées Caesalpiniacéé Caesalpiniacéé Plan Local d'Urbanisme de Fort de France. Nombre d’essence 1 1 1 1 2 1 NC NC NC 1 NC NC NC NC NC NC NC NC NC 1 NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC 1 2 1 1 NC NC NC 3 NC NC 1 1 NC NC NC 2 1 NC 24 1 8 1 10 10 NC NC NC 4 NC 1 1 5 1 NC NC 1 5 NC 1 1 1 1 NC NC NC NC NC 2 1 1 NC 2 NC NC 1 1 PARCELLE AS0700 AS0700 AS0700 AS0633 AS0633 AY0810 AY0835 AZ1471 AZ0078 AZ1013 AZ1496 BC0189 BC0189 BC0189 BC0189 BC0189 BC0189 BC0190 BK0595 BD0098 BE0165 BE0165 BE0165 BE0165 BH0160 BH0160 BH0160 BH0125 BH0121 BH0121 BH0121 BH0163 BH0120 BH0118 BH0141 BH0099 BH0101 BH0101 BH0139 BH0139 BH0188 BH0188 BH0188 BH0188 BH0188 BH0162 BH0162 BH0156 BH0156 BH0156 BH0204 BH0106 BH0070 BH0008 BH0008 BH0008 BH0008 BH0008 BH0008 BH0008 BH0008 BH0008 BH0158 BH0124 BH0159 BH0159 BI0031 BK0553 BK0553 BL0081 BK0436 BM0065 BK0587 BL0465 BL0710 BL0491 BL0848 BL0848 BL0848 BL0848 BL0848 BL0848 BL0848 BN0324 BN0285 BO0383 BR0184 BR0157 BR0163 BP0322 BP0323 HAUTEUR NC 7 NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC 7 NC NC NC NC 6 NC NC NC 7 NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC 7 8 DIAMETRE 2,00 NC 3,20 NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC 2,40 NC NC NC NC NC NC 1,90 2,70 NOM ESSENCE SCIENTIFIQUE Delonix regia mangifera indica peltophorum ptérocapum REMARQUES Non Non remarquable Non Non Non Samanea saman Non mangifera indica delonix regia delonix regia Non Non Non Non remarquable Non Non delonix regia delonix regia terminalia catapa terminalia catappa Casuarina equisetifolia delonix regia roytonea spp plumeria spp Non Non Non Non Non Non remarquable samanea saman samanea saman peltophorum ptérocarpum delonix regia delonix regia mangifera indica mangifera indica mangifera indica mangifera indica remarquable mangifera indica remarquable Albizzia Lebbeck remarquable ADUAM / juin 2008 – page 37 Rapport de présentation Fiches patrimoine NOM VERNACULAIRE fromager Chacha ou bois noir Chacha ou bois noir Chacha ou bois noir Chacha ou bois noir Tamarin Tamarin Peltophore ou palissandre de rio Amandier pays ou badamier Amandier pays ou badamier Amandier pays ou badamier Amandier pays ou badamier Amandier pays ou badamier Prunier de Cythère Flamboyant Peltophore ou palissandre de rio Peltophore ou palissandre de rio Peltophore ou palissandre de rio Peltophore ou palissandre de rio Chacha ou bois noir Manguier Manguier Tulipier du gabon Mimosa chenille Peltophore ou palissandre de rio Chacha ou bois noir Zamana Flamboyant Manguier Teck Manguier Frangipanier FAMILLE Bombacacées Caesalpiniacéé Caesalpiniacéé Caesalpiniacéé Caesalpiniacéé Caesalpiniacéé Caesalpiniacéé Caesalpiniacéé Combrétacées Combrétacées Combrétacées Combrétacées Combrétacées Anacardiacées Caesalpiniacéé Caesalpiniacéé Caesalpiniacéé Caesalpiniacéé Caesalpiniacéé Caesalpiniacéé Caesalpiniacéé Caesalpiniacéé Anacardiacées Anacardiacées Poirier pays Peltophore ou palissandre de rio Caesalpiniacéé Nombre d’essence 1 5 5 5 5 1 1 1 9 1 2 16 1 1 1 10 NC NC NC 1 1 NC NC NC NC NC NC 2 NC NC NC 1 NC NC NC NC NC NC 7 PARCELLE BP0325 BP0325 BP0325 BP0325 BP0325 BI0055 AY0814 AY0814 AY0812 AS1094 OV0054 AB0425 AB0425 AB0425 BH0008 Rue Vi HAUTEUR 16 10 8 8 8 12 12 7 8 8 8 8 NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC 12 9 NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC DIAMETRE 3,85 2,30 1,10 1,80 1,90 4,70 3,90 2,60 2,20 3,75 NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC 3,40 NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC NOM ESSENCE SCIENTIFIQUE Ceiba Pentandra Albizzia Lebbek Albizzia Lebbeck Albizzia Lebbeck Albizzia Lebbeck Tamarindus indica Tamarindus Indica Peltophorum pterocartum Terminalia catapa Terminalia catapa Terminalia catapa Terminalia catapa Terminalia catappa spondias cytherea delonix regia peltophorum ptérocarpum peltophorum ptérocarpum REMARQUES remarquable remarquable remarquable remarquable remarquable remarquable remarquable albbizia Lebbeck remarquable albbizia lebbeck remarquable Source : recensement ADUAM/ Ville de Fort de France NC : Non connu Plan Local d'Urbanisme de Fort de France. ADUAM / juin 2008 – page 38