annexe 1 RP patrimoi.. - Ville de Fort-de

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annexe 1 RP patrimoi.. - Ville de Fort-de
Annexes du rapport de présentation
Fiches patrimoine
Les éléments de patrimoine recensés au titre de l’article
L123-1-7° du Code de l’Urbanisme : fiches d’identification
Plan Local d'Urbanisme de Fort de France.
ADUAM / juin 2008 – page
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Annexes du rapport de présentation
Fiches patrimoine
L’objet du présent document est d’identifier les éléments de patrimoine recensés et localisés sur le plan de
zonage du PLU, conformément à l’article L123.1.7° du Code de l’Urbanisme.
Deux catégories de patrimoine ont été distinguées :
- le patrimoine bâti
- le patrimoine végétal
Le recensement n’est pas figé. En effet la notion de patrimoine ici usitée n’est pas celle des Monuments
Historiques, bâtiments remarquables et souvent rares. Il peut s’agir de bâtiments, parfois plus « communs »,
qu’il est important de préserver car ils symbolisent une époque, une culture, ont une valeur de mémoire, de
repère ou encore d’identité culturelle et sociale.
L’objectif de la Ville de Fort-de-France est également de permettre une mise à jour régulière de ce
recensement, en fonction de l’évolution même de ces valeurs.
Eléments de patrimoine bâti recensés au titre de l’article
L123-1-7° d Code de l’Urbanisme
Trois principaux types d’architecture ont été distingués :
- l’architecture moderniste
- l’architecture des maisons de ville du centre
- les maisons pavillonnaires et villas (route de Didier, ancienne route de Schoelcher, avenue Condorcet,
Clairière, rue Marthin Luther King, Evéché, Bellevue)
 L’architecture moderniste
L’architecture moderniste correspond aux premiers bâtiments réalisés en béton s’inspirant de manière plus ou
moins libre des principes de l’architecture du Mouvement Moderniste. Ce mouvement architectural date de
l’entre deux guerres et a marqué fortement l’architecture, en créant de nouvelles formes architecturales et en
introduisant un matériau nouveau jusqu’à présent : le béton armé. Promue largement par le Corbusier
notamment grâce au CIAM (Conférences Internationales pour l’Architecture Moderne), elle s’est diffusée dans
les « pays neufs », notamment au Brésil. La production dans les pays des régions intertropicales, en Afrique,
Amérique Latine, en Extrême Orient ou dans la Caraïbe a été marquée par une production originale et des
premières réalisations de qualité.
En Martinique, ces constructions datent de l’essentiel des années 1930 à 1960. Plusieurs sont remarquables
comme la Maison Montplaisir à Tartenson, très bien entretenue ou la Maison des Syndicats (Bd du général de
gaulle), qui vient d’être réhabilitée. On peut citer également un certain nombre de maisons individuelles,
réalisées par des architectes ou propriétaires moins connus, qui ne sont pas des chefs d’œuvre mais qui par
leurs détails, des éléments constructifs, se rapportent à l’héritage moderniste.
Le présent recensement a été réalisé grâce aux travaux de M. Doucet, de l’ADAM et de la DRAC Martinique.
Les photos et les textes des fiches ont été fournies par l’ADAM.
« Aujourd’hui que ce patrimoine a presque un siècle, il est en passe d’entrer dans la grande Histoire. Cet aspect
revêt, une importance particulière dans un pays où l’échelle du temps historique est spécialement « courte ».
Au delà de l’intérêt architectural des réalisations qui sont ici présentées, ces constructions illustrent,
commentent et expliquent la vie des hommes et de la société martiniquaise du 20ème siècle. »
ADAM Martinique (Association pour le Défense et la Promotion de l’Architecture Moderniste en Martinique)
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Maison à Bellevue dite Maison de la DDE
Cette maison sur la falaise de Bellevue, peu visible de la route, domine remarquablement la baie de Fort-deFrance.
Elle est l’oeuvre de Marcel SALASC, l'architecte de la Maison des Syndicats.
C'est le logement de fonction du directeur du Service des Travaux Publics (aujourd'hui l'Equipement).
Sa construction date vraisemblablement des années quarante (Salasc travaillera aux Services des Travaux
Publics de 1945 à 1948).
L'entrée de la maison et la cage de l'escalier principal.
Ces deux éléments fonctionnels sont des thèmes d’élection de l'architecture moderniste
Deux grandes terrasses donnent sur la baie de Fort-de-France.
On notera les bacs à fleurs inclus dans le bâti.
Les brises soleil jouent également le rôle d'aérateurs, témoignant du soin apporté à leur réalisation.
L’escalier aux formes courbes fait appel au granito pour les marches et à des pavés de verres.
La banquette en béton et son bac à fleur associée à des rangements intégrés dans le mur, est tout à fait typique
d'une architecture qui se veut totale.
On notera le soin apporté aux plinthes ouvragées en ciment.
Enfin un remarquable carrelage en noir et blanc joue de motifs géométriques minimalistes.
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Maison DIDIER, rue Martin-Luther-King
porte en fer forgée
La maison familiale de M. DIDIER date de 1935. Elle est due à Louis CAILLAT et construite par Yvon SAINTYVES.
CAILLAT a réalisé une façade sur rue imposante. Un escalier majestueux, le patio circulaire, la symétrie de la
composition en dégradé, les courbes et les lignes de l’étage dessinent un bâtiment de très belle allure.
La modénature de la façade comporte de nombreux motifs art déco notamment aux deux fenêtres en cintre.
A l’arrière du bâtiment, un immense espace libre, largement ouvert, donne sur la verdure des hauteurs de Fortde-France et sur la baie, au dessus de la ville basse.
Le bâtiment n’est plus utilisé depuis de nombreuses années, dans un quartier qui s’est considérablement
paupérisé. Sa sauvegarde passera par une réaffectation d’usage probablement.
On note une belle envolée de béton pour l’avancée au dessus de l’escalier qui allie étonnamment massivité et
légèreté. Sa forme arrondie est typique du modernisme. (photo ci-dessus au milieu)
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Résidence Sainte Catherine dit Immeuble des fonctionnaires, Cluny
L’origine de cet immeuble est une donation de la Congrégation des soeurs de Saint Joseph de Cluny pour
servir à « l'édification de logements de fonctionnaires de l'Etat en service à la Martinique ».
Construit en 1959 par l'architecte Maurice De LAVIGNE SAINTE SUZANNE (1917 – 1992), ce bel immeuble
forme un "S" harmonieux.
Destiné, à l’origine, aux fonctionnaires, il est réalisé par la SIAG, Société Immobilière des Antilles-Guyane
(devenue plus tard SIMAR). L’entreprise était celle de Roger Dantin, le bureau d’étude Adolphe LARROUY.
Les pilotis en « V » et les cages d’escaliers garnies de claustras en bois sont à noter particulièrement.
Réalisé juste avant les grands ensembles, cet immeuble démontre la capacité de l’architecture moderniste de
composer avec l'échelle humaine
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Villa Chanteclerc, Didier
La villa Chanteclerc est une des plus belles réalisations de Raoul de Jaham, architecte né en 1866. Le bâtiment
est inséré dans un espace bien dégagé et verdoyant qui concourt à sa mise en valeur.
Le style de ce bâtiment relève de l’art déco. L’ensemble démontre la belle maîtrise d’un style personnel réalisé
par un architecte autodidacte. L’équilibre des volumes, notamment, est tout à fait réussi.
La fameuse arcade flanquée de colonnes est la marque de l’architecte. On notera la symétrie de la composition,
le rythme parfaitement maîtrisé des colonnes et les motifs géométriques élégants, en béton, des balustrades.
Le toit à pente, d’origine, est la marque d’un modernisme hybride.
Cette construction date de 1934. C’est une reconstruction d’un bâtiment préexistant en bois. Une partie des
murs (ceux de l’étage) est en bois ainsi que le corps de bâtiment du fonds, de construction antérieure. Cette
dernière partie est d’un style « début de siècle ».
Réalisée par Louis Meyer, rhumier, la villa Chanteclerc était la maison familiale.
Le bâtiment fut réquisitionné pendant la guerre et l’amiral Robert y établi son bureau et son logement.
Il fut acquis, ensuite, par le Conseil Général qui réalisa une terrasse en extension à l’arrière pour les réceptions.
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Fort Desaix, Villas des officiers
Sept villas destinées aux officiers ont été réalisées en 1946 par Louis Caillat, architecte et Yvon Saint-Yves,
entrepreneur.
Il s’agit là d’une commande exceptionnelle de par son importance, à une époque où les commandes sont
particulièrement rares.
Elles sont réalisées sur la même thématique.
La villa du général et celle du médecin chef sont plus imposantes mais peut-être moins élégantes que celles
des officiers intégrées dans un cadre naturel très privilégié.
CAILLAT reprend le principe des larges pare soleil qu’il vient de réaliser pour M. MONPLAISIR.
Il utilise pour soutenir les larges balcons des pilotis en forme en champignon qui rappelle beaucoup ceux de
Franck Loyd Wright.
Dans le plafond de la salle de séjour, CAILLAT a conçu des ouvertures pour aider à la convection de l’air.
L’ensemble construit au Fort Desaix constitue un ensemble tout à fait unique dans le patrimoine militaire
français
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Ex-Immeuble d'habitation La Nationale, bd Général de Gaulle
Cet immeuble d'habitation est construit en 1938 par Edouard BOULLANGER. Il a été construit comme
immeuble collectif d'habitation. C’est vraisemblablement le premier de style moderniste en Martinique. Les
bureaux de La Nationale, compagnie d'assurance dirigée par M. Boullanger, occupaient le rez-de-chaussée..
L'architecte est M. RENDU, de métropole, l'entreprise KALFON.
Le long du boulevard Général de Gaulle, c’est un des bâtiments majeurs de Fort-de-France.
L’immeuble n’a subit aucune transformation. L’influence de l’art déco dans la façade apparaît dans les arrondis,
le fronton, les colonnes ainsi que les œil-de-bœuf.
Les courbes sensuelles sont devenues une des caractéristiques de l'architecture moderniste tropicale.
Des traits de couleur (à l’origine c’était le bleu, couleur de la Nationale, qui était utilisée) souligne l’architecture.
La cour intérieure forme un patio frais et concentre les circulations, escaliers et coursives comme dans les
architectures ibériques. Les motifs des grilles des coursives et de l'escalier sont très élégants, délicatement artdéco.
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Hôpital CLARAC
L'hôpital colonial Albert Clarac1 s’est construit de 1931 à 1935 sur les flancs du Morne Desaix en remplacement
de l’hôpital militaire dont il subsiste les grands bâtiments métalliques dans ce que l’on appelle aujourd’hui le
parc floral, le long de la Rivière Madame.
Les travaux des bâtiments réalisés par la Colonie ont été adjugés à l'entreprise de Jules ROY-CAMILLE.
L’ensemble est livré pour la célébration du tricentenaire de 1935. Il représente, alors, l'avant garde des
équipements hospitaliers.
Le site de l'hôpital est très privilégié, dominant Fort-de-France.
Il occupe un espace considérable, desservi par de nombreuses voiries qui épousent la pente importante du
site.
On ne connaît pas le nom de l’architecte. S’agit-il d’Ali TUR, l’architecte des colonies qui dirige, en Guadeloupe,
nombre de programmes publics, dont des établissements de soins, au lendemain du cyclone de 1927 ? Il est
difficile de retenir le nom de Wulfleff et Verrey qui n’a jamais réalisé, semble-t-il de constructions modernistes et
2
que cite le Dr Legendri .
Quoi qu’il en soit, l'ensemble réalisé est remarquable.
Un projet de l’urbaniste Danger, mentionné sur son plan d’aménagement de Fort-de-France de 1931, prévoyait
une composition axiale débouchant sur la rue Pavée.
Le projet réalisé s’organise autour du même axe avec deux pavillons axiaux principaux autour d’une place
ombragée aujourd’hui par de grands mahoganys. Composé initialement de 27 bâtiments, l’ensemble est
représentatif de l'architecture hygiéniste dont se réclame le modernisme.
Les bâtiments centraux, administratifs et techniques comportent de nombreuses courbes et des motifs
modernistes. Il ne reste plus qu’un bâtiment sur les deux. De part et d’autre de l’axe, d’autres bâtiments plus
simples accueillent les chambres. Ces bâtiments sont d’architecture fonctionnelle, toute militaire, « utile ». Ils
suivent, en fait, les principes de clarté et de transparence des fonctions mis en avant par le modernisme et
comportent des galeries tout le long, dans le plus pur style hygiéniste, assurant une ventilation et une
climatisation naturelle grâce à des pièces traversantes (ouvrant de part en part).
Les bâtiments du bas – l’ancienne léproserie - ont été construits postérieurement.
L'homogénéité architecturale et l'articulation entre les bâtiments est assurée par un système de circulation et de
galeries formant un jeu extrêmement complexes. L’ensemble architectural qui s’étend sur plus de 5ha relève
d’une réelle unité.
L'hôpital colonial Albert Clarac était un hôpital militaire et son accès était réservé aux militaires et aux civils
payants, spécialement les fonctionnaires. Son niveau de prestation était très élevé pour l’époque et comparable
aux meilleurs établissements métropolitains. Après la guerre son statut change pour devenir « hôpital mixte »,
ouvert à tous , avec des salles militaires.
Le terrain d’assiette, cédé par la ville à l’Etat, provient d’un échange qui attribue à la commune les anciens
terrains militaires à l’est de la route de la Redoute et sur lequel, notamment, sera construit la Maison de la Mère
et de l’Enfant en 1958 (architecte Caillat). L’ensemble immobilier est remis à la ville de Fort de France lors de la
dévolution des biens de l'ancienne colonie en 1948.
Des extensions du Service de Léprologie ont été réalisées par LISON vers 1950 et ceux d’humanisation et du
pavillon des cancéreux par CAILLAT en 1968.
Les structures hospitalières de Clarac a été transférées à la Meynard en 1984 et 1987.
Aujourd’hui le site est en parti désert et démantelé. Son l’avenir et l’unité architecturale de cet exceptionnel
ensemble est d’ors et déjà compromis.
1
Albert Clarac est un médecin militaire qui fit sa carrière dans les colonies, dont la Martinique. Il publia des travaux
scientifiques, fut membre de l’Académie de Médecine. Il mourut en 1934.
2
Dans un article publié dans Caraïbes médical, 1987.
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EX-IMMEUBLE IEDOM, bd Général de Gaulle
L'immeuble de l'Institut d'Emission des Départements d'Outre-Mer (IEDOM) date de 1956.
Ce bâtiment est l'œuvre de L. HUMBLET, architecte à Paris. Maurice De LAVIGNE SAINTE SUZANNE étant
l’architecte d’opération. L’entreprise est celle de René DANTIN.
Des volumes pures, deux parallélépipèdes superposés, les lignes des brise soleil audacieux caractérisent ce
bâtiment.
Le bâtiment montre par ailleurs l’importance donnée à la prise en compte des contraintes du climat tropical pour
proposer une architecture originale.
Voilà une architecture qui échappe à la banalité comme trop de bâtiments administratifs l'ont pu être plus tard.
C'est dans ce bâtiment qu'étaient imprimés les billets de banque qui avaient cours en Martinique.
Un projet d’exhaussement compliqué et onéreux n’a jamais vu le jour, le bâtiment est donc exempt de
transformations, ce qui est plutôt rare pour les bâtiments administratifs.
Après le départ de l'IEDOM, ce bâtiment a été occupé longtemps par la Compagnie Générale Maritime (CGM).
Il est aujourd'hui vendu et son avenir est incertain, la difficulté de reconversion d'un tel bâtiment étant liée à ses
caractéristiques très spécialisées.
Quoiqu'il en soit, il serait vraiment dommage qu'un immeuble d’une telle qualité disparaisse.
Les grilles de la porte d'entrée composent un motif très typé années cinquante, particulièrement élégant
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La pharmacie seule. Photo collection Loïs
HAYOT
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HOTEL IMPERATRICE, rue de la Liberté
Etat actuel du bâtiment
L'hôtel Impératrice est réalisé en 1955. Il a été imaginé pour une grande part par son propriétaire le pharmacien
Charles GLAUDON.
C’est un joyau d'une des variantes du modernisme connue sous le nom de style paquebot.
Figure allégorique du modernisme - tout comme la locomotive - le paquebot a représenté un point de
cristallisation de la fascination exercée à la fois par la technique, le mouvement et les signes extérieurs d'une
nouvelle manière de vivre, alliant la modernité, la joie de vivre et le luxe.
M. GLAUDON, passionné et grand admirateur des paquebots, aurait voulu être capitaine au long cour. Son
père était charpentier de marine.
La première tranche de la construction est la pharmacie, construite en 47. Elle est sur le modèle des drugstores
américains.
L'implantation est choisie pour être au plus proche du terminal des autobus, sur la savane.
L’hôtel sera réalisé huit ans plus tard, en 1955 et inauguré en février 1956.
La conception du bâtiment est l’œuvre de M. GLAUDON, élaborée durant les croisières qu’il affectionnait (M.
Glaudon était aussi champion de Requin, superbe quillard sportif). Elle est étayée par des connaissances
solides sur le calcul du béton, qu’il étudie avec sérieux. Il se fait conseiller et « encadrer » par ses amis
ingénieurs Valide et Dantin. L’entreprise est celle de M. Lagrancourt.
Il sera également aidé par un jeune architecte, Marcel CIDALISE-MONTAISE, qui signera là son premier plan.
L’architecture du bâtiment est d’un modernisme « balnéaire » à l’américaine, tel qu’on en trouve en Floride.
Le bâtiment comporte cinq étages, avec des dégradés de volume tout à fait réussi. A l’origine, le dernier étage
est aménagé en penthouse, à l’américaine…
Les plans horizontaux que soulignent les balcons filant sur les trois côtés libres du bâtiment, structurent la
façade avec vigueur et élégance. Ces balcons sont, bien sur, pourvus des rambardes tubulaires, bastingages
terrestres, emblèmes du style paquebot.
Au rez-de-chaussée, la salle de restaurant est très largement ouverte sur la rue. Les forts piliers restituent au
bâtiment une silhouette sur pilotis.
Sur le plan technique le bâtiment comprend des poutres de 7 m de portée en béton armé jamais encore
réalisées en Martinique, un radier général et un système de récupération des eaux par des canalisations
internes aux piliers porteurs.
Le nom de l’Impératrice a été choisi pour flatter la clientèle américaine.
En haut du bâtiment, le penthouse du quatrième étage a été transformé avec des extensions sur les terrasses
en matériaux légers. Luxueusement aménagé, avec de nombreux éléments de mobiliers et de décor de béton, il
donnait sur une galerie semi couverte, composant alors sous le ciel, un petit coin de paradis tropical.
Plusieurs vues du quatrième étage et de l'ambiance qui y règne. Remarquez le soin apporté à l'exécution des
rambardes et des mosaïques. Le bassin a été reconverti en bac à fleur et la structure légère a été rajoutée pour
se protéger de l'ardeur du soleil et de la violence des pluies.
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Lycée de Bellevue
Le lycée de Bellevue est réalisé en 1961 par Georges Labro. Les entreprises sont celles d’Yvon Saint-Yves et
de Jules Roy-Camille. Georges Labro est l’architecte de l’aéroport du Bourget, premier aéroport parisien, livré
en 1937.
Le lycée de Bellevue est construit comme lycée de Jeunes Filles. Il jouxte le lycée Technique, d’architecture
plus modeste et construit juste avant, sur le plateau alors nu entre Bellevue et la Pointe des Nègres.
L’ensemble est réalisé face à la mer dans un cadre exceptionnel. Le lycée polyvalent est organisé autour d’une
cour-cheminement, axe parallèle au front de mer, le long duquel s’alignent les bâtiments d’enseignement. Au
milieu étaient disposés un jardin en terrasse un ensemble de sculptures et un bassin d’eau. Le jardin est
aujourd’hui occupé par une annexe.
Les classes sont perpendiculaires au lit du vent. Les façades comportent des pares soleil et des jalousies de
bois qui adoucissent le parti pris relativement brutal des bâtiments.
Le toit à pente qui caractérise chaque bâtiment est une exception dans le modernisme.
L’ensemble sculptural, dans le style réaliste qui avait encore cours alors, est dû à Delamappre et date de 1963.
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Lycée Schoelcher
Le lycée Shoelcher livré en 1936 est, après l’hôpital Clarac, l’ensemble architectural le plus étendu.
A sa construction, il était - et il reste - un des plus grands lycées de France. C’est un ensemble unique de par
l’homogénéité du plan d’ensemble et son unité architecturale.
Dominant la baie de Fort-de-France, le lycée le plus célèbre de la Martinique est implanté tout au long des
pentes de Bellevue, face à la mer. Dans une composition savante mais toujours lisible, il égrène ses très
nombreux bâtiments et ses circulations complexes.
Le plan du lycée s’organise autour d’un axe formé par l’entrée, jouant avec virtuosité un difficile exercice de
symétries et de perspectives. La pente importante du terrain est mise à profit. Les différents niveaux de sols en
gradin organisent l’ensemble.
Le lycée bénéficie d’une excellente ventilation. La vue sur la mer est omniprésente.
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Le lycée doit son nom à l’ancien lycée Schoelcher3 de Saint-Pierre disparu en 1902, lors des évènements de la
Montagne Pelée, et qu’il a remplacé. Le lycée a été construit à l’emplacement de l’ancienne maison du
Gouverneur, avant son transfert à Didier.
Depuis le pavillon de l’entrée on perçoit la succession des différents niveaux de bâtiments.
Le système des escaliers et de passages contournent les bâtiments D’importants terrassements ont été
nécessaire pour constituer les trois plates-formes sur lesquelles est implanté le lycée.
Ils sont à l’origine du retard pris pour la livraison de l’ouvrage
Les travaux de terrassements et des murs de soutènement dus à la pente forte ont duré plus de dix ans. La
construction du lycée n’a réellement commencé qu’en 1933. Prévu initialement pour le tricentenaire de la
colonie en 1935, la mise en service du lycée s’est étalée de 1937 à 1938.
On dispose de très peu d’informations confirmées sur cet ensemble architectural.
Le lycée a été attribué à Honoré DONAT, ingénieur du Service des Travaux Publics. Il semble que ce dernier a
seulement suivi le déroulement des travaux, en tant que fonctionnaire responsable de son exécution.
L’importance de l’ouvrage – c’est un des premiers lycées de France - plaide pour une conception depuis la
métropole, car, à cette époque les structures présentes en Martinique semblent sous-dimensionnées.
De plus, la conception des structures qui représentaient, à l’époque, l’aboutissement des connaissances
parasismiques a été menée par le cabinet des ingénieurs DELFOSSE et TROMPAT, à Paris.
Les travaux ont été réalisés par les entreprises martiniquaises ROY-CAMILLE, KALFON et Roseau.
Les bâtiments sont de structures simples en « poteau – poutre ». Cette structure horizontale/verticale est
perceptible dans le dessin des bâtiments.
Chaque corps de bâtiments comporte des salles de classes traversantes, précédées de galeries circulantes,
privilégiant une ventilation efficace. Les bâtiments sont tous orientés perpendiculairement aux alizés.
Les circulations sont ainsi toutes extérieures. Elles constituent un lacis particulièrement complexe de
passerelles et d’escaliers qui participe fortement à l’architecture organique de l’ensemble.
Un très élégant clocheton, typiquement art déco mériterait une remise en état complète.
L’état du bâtiment aujourd’hui est désastreux et semble peu compatible avec sa fonction d’éducation. Pendant
la guerre le lycée a été réquisitionné pour loger la troupe. Durant cette période, une anecdote cocasse
mentionne un impact d’obus dans l’enceinte du lycée lors d’un exercice de tir raté depuis le fort DESAIX, assez
proche.
Aujourd’hui, cet ensemble de premier plan, vraisemblablement un des tous premiers de la Caraïbe, mais aussi
de France est dans un piteux état.
Malgré des travaux de réhabilitations partiels, les réparations du béton entrepris il y plus de vingt ans maculent
des peintures qui n’ont plus d’âge.
3
Victor SCHOELCHER, d’origine alsacienne, est la figure emblématique de la lutte pour l’abolition de l’esclavage qui a
abouti en 1848.
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Magasin De Rogatis, rue Antoine Siger
Le magasin De Rogatis date de 1960.
Il est réalisé par l’entreprise Dantin. Le bâtiment et spécialement la devanture sont intégralement restés dans
leur état initial.
Les De Rogatis sont, comme de nombreux italiens d’origine installés - le plus souvent – au début du siècle aux
Antilles, des bijoutiers.
Le magasin est très typique du modernisme des années 50/60. La devanture verte au soubassement noir est
entièrement revêtue de carreau de faïence, y compris le cadre en saillie entourant les vitrines. Les italiens étant,
aux Antilles également, les meilleurs ouvriers pour la pose des carreaux.
Les balustrades des balcons, eux, beaucoup plus traditionnels de style ont une balustrade de tube au dessin
typique des années 50.
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La Maison des Syndicats, Bd Général de Gaulle
La Maison des Syndicats est due à l’architecte Marcel SALASC (1885 – 1966), architecte qui effectué la moitié
de sa vie professionnelle en Martinique.
Elle date de 1948.
Elle a été financée sur le Fonds Social créé au lendemain de la guerre et par une souscription publique.
C’est un bâtiment exceptionnel d’une composition constituée entièrement de formes circulaires.
Oeuvre totale, tout y a été étudié avec une rare attention.
D’un plan radical et audacieux, l’immeuble ne comporte aucun mur plan.
Une composition radiale répartit l’ensemble des volumes autour d’un patio circulaire.
La façade est composée de trois cylindres, le hall et son grand parvis relie les deux principales salles latérales.
Des travaux de réfection complète du bâtiment ont été effectués en 2003/2004 et ont permis de conserver
l’essentiel de l’originalité du bâtiment.
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Immeuble de la Météorologie, Fort Desaix
La construction du bâtiment de la météorologie a été décidée en même temps que celle de l'observatoire du
Morne des Cadets suite à la deuxième éruption de la Montagne Pelée en 1929. Elle date de mai 1934, un an
plus tôt que celle de l’observatoire du Morne des Cadets.
Installé dans l'enceinte militaire du Fort DESAIX, c'est un bâtiment d'un formalisme un peu hybride, où les
thèmes modernistes voisinent avec l'architecture alors existante.
Bâtiment à vocation technique, la composition du bâtiment est organisée autour d'une tour qui supporte les
instruments (la tour a été détruite en 2001).
© ADAM – M. Doucet
VILLA MONPLAISIR, Bellevue
La villa MONPLAISIR se protège derrière une haute futaie d'arbres. Un portail monumental signale la propriété.
Cette grande villa réalisée en 1946 constitue le chef d'oeuvre de Louis CAILLAT. C’est la maison familiale de M.
Donald MONPLAISIR commerçant à Fort-de-France. Elle est occupée aujourd’hui par son fils.
Plusieurs inspirations se retrouvent dans cette imposante bâtisse : l'architecture organique faite de courbes et
de formes galbées (MENDELSOHN et l’impressionnisme) et le dynamisme de l’architecture futuriste
(notamment le streamline américain). Les courbes et les rondeurs permises par le béton armé sont ici au
service de la liberté du style, d’un vitalisme des formes.
La composition s’organise autour de deux cylindres : les cages d’escalier. Les deux façades de la villa sont
presque antinomiques : face à la rue, introvertie, face à la mer, extravertie. Côté rue, vide et mur de jalousies.
Côté mer, brise soleil convexes.
L’environnement de la maison est particulièrement soigné. Le porche d’entrée est une véritable sculpture,
emblème moderne. Il évoque "l'Oiseau Solaire" (1944-46) de MIRO. Une grille moderniste coulissante ouvre sur
un parc où de grands mahoganys forment un écrin à la plastique lisse de la villa. La réussite est passée par
cette exceptionnelle relation entre une nature généreuse et les formes organiques du bâtiment, contrepoint
végétal à la rigueur du béton.
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L’histoire de la maison commence à l'immeuble MARSAN, rue de la République à Fort-de-France. Cet
immeuble récemment construit par CAILLAT, aujourd’hui démoli, est un des tous premiers immeubles
modernistes de Martinique. Donald MONPLAISIR y habite dans les années d'avant guerre. Ce séjour sera
décisif car il y conçoit l’idée de faire réaliser, un jour, sa future maison personnelle par le même architecte.
Dès la fin de la guerre, il contacte, en effet, CAILLAT. Il lui passe commande de sa maison en lui laissant
l’entière liberté de conception. Mme MONPLAISIR demande cependant à l’architecte d’imaginer une disposition
qui lui permette de pouvoir jouir sans entrave de la vue panoramique sur la baie de Fort-de-France. Elle
souhaite également bénéficier d’une protection efficace contre les alizés.
CAILLAT qui tarde à rendre sa première esquisse, frappe à quatre heures du matin à la porte des
MONPLAISIR avec son projet. La première réunion de chantier a lieu sur le champ.
La construction qui débute en 1946 sera difficile à mener, car, au lendemain de la guerre, les matériaux de
construction sont très rares, les outils aussi. Donald MONPLAISIR qui est né à Sainte Lucie où s'est expatrié
son grand père originaire de Saint Pierre, parvient à se procurer l'essentiel depuis Sainte Lucie, par les
américains, riches de tout ce qui manque.
M. MONPLAISIR est pressé. Pour que CAILLAT ne perde pas de temps et soit toujours disponible, il lui prête
une voiture. CAILLAT travaille, aidé seulement de deux tâcherons. Pour le coulage des dalles, on travaille
même la nuit, où une noria de porteuses de seaux remplis de ciment gravissent les échelles en bois (il n’y a pas
de grues) pour atteindre les étages.
La maison sera habitée avant son achèvement complet qui se prolongera jusqu’en 1950.
Un des points forts du bâtiment et la trouvaille de CAILLAT (qu’il réutilisera dans la série de villas du fort
DESAIX) est la conception des pare soleil. Pour satisfaire le cahier des charges de Mme MONPLAISIR qui veut
profiter d’une vue sans entrave, CAILLAT conçoit des coques convexes soutenues par des appuis supérieurs. Il
s’agit d’un acte hardi compte tenu de la quasi impossibilité, à l’époque, de calculer une telle forme et aux
moyens notablement limités de mise en oeuvre dont il disposait.
La réussite est pourtant là. Par ailleurs, ces brises soleil vont être remarquablement utilisés par CAILLAT dans
la composition générale du bâtiment. Ces bandeaux successifs vont devenir l’élément essentiel de la façade.
Cinquante ans après, aucune fissure du béton ne vient troubler le galbe lisse des coques. Cette remarque vaut
pour l'ensemble du bâtiment.
Le toit du bâtiment est une terrasse aménagé avec un kiosque et sa casquette en voile de béton. Ce grand
espace est un lieu de réception pour soirées sous les étoiles.
La structure du bâtiment est sur le principe des plans libres avec des poteaux cylindriques qui supportent
l’immeuble de part en part. Les fondations sont sur un radier rigide, solution confortable qui assure le maximum
de stabilité au bâtiment.
Comme c’est l’usage dans les premiers bâtiments modernistes, les eaux pluviales de la terrasse s'évacuent par
des canalisations internes aux poteaux de la structure.
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17
Annexes du rapport de présentation
Fiches patrimoine
Au printemps, habile contremarque de son modèle parisien est le premier "grand magasin" de la Martinique. Il
4
date d'avant 1933, peut-être 1931, et a été construit pour M. Merlande, « béké France ».
D'architecture art-déco, il possède quelques réminiscences orientalistes.
Le bâtiment a été occupé à ses débuts par le consulat des Etats-Unis.
© ADAM – M. Doucet
Immeuble MERLANDE, rue Schoelcher
Comme tous bâtiments art-déco, la façade comporte nombre de détails charmants et précieux. Des ouvertures
octogonales aux mosaïques, en passant par les motifs des bas reliefs en béton, l'examen de la façade révèle
toujours un nouveau détail.
Cette mosaïque est unique en Martinique.
© ADAM – M. Doucet
Pharmacie moderne
© ADAM – M. Doucet
Immeuble La ROTONDE, Av. des Caraïbes
La Rotonde est due à Louis CAILLAT et date du milieu des années trente. Ce bel immeuble a abrité à ses
débuts une épicerie de luxe, puis M. GLAUDON y a habité et a installé sa pharmacie au rez-de-chaussée.
Acquit en 1944 par M. Rosa (les laboratoires Rosa), martiniquais vivant en métropole, l’immeuble est finalement
racheté par M. Glaudon en 1960.
L’immeuble mériterait un lifting important pour lui redonner le lustre d’origine.
Une extension disgracieuse a été créée sur la terrasse. Aujourd’hui devenu bar, la Rotonde, face à la savane
de Fort-de-France reste remarquablement située
4
Ainsi étaient encore désignés les métropolitains fraîchement installés qui faisaient fortune en Martinique
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Annexes du rapport de présentation
Fiches patrimoine
© ADAM – M. Doucet
Ancien Crédit Martiniquais (BRED)
Le bâtiment nouveau du siège du Crédit Martiniquais, fondé en 1921, est livré en 1937 dans une première
mouture d’architecture moderniste. Il a été construit par l’entreprise DANTIN associée à VALIDE ingénieur.
C’est une architecture classique de la première époque du modernisme. La rigueur de la façade symétrique,
quelque peu hiératique avec son fronton néoclassique et ses doubles colonnes antiquisant, est assouplie par
les arrondis des murs aux angles et à l’entrée. L’allure imposante du bâtiment qui annonce explicitement le
montant du capital de la banque est inspirée des productions américaines. Les références à l’art déco sont par
ailleurs évidentes dans les arrondis.
Dix ans plus tard, en 1947, le bâtiment de départ est agrandi au double en conservant la même thématique de
façade. Les doubles colonnes et le fronton néoclassique sont ainsi conservés. Sur la photo montrant l’extension
de 1947, et datant vraisemblablement du début des années 50, le bâtiment connexe, en bois (immeuble
Rimbaud), est aussi occupé par la banque (on y voit le sigle du Crédit Martiniquais), préfigurant une prochaine
extension.
L’agrandissement de 1953 (ou 57 ?), est d’une physionomie complètement transformée. C’est une architecture
typique de l’évolution du modernisme dans les années 50. Les références antiquisantes ont disparues. C’est
maintenant une architecture plus dynamique. Les lignes de force des horizontales donnent vigueur et fluidité à
un bâtiment qui reste toujours dans un état d’esprit « américain », avec un style très libre, presque ludique.
Deux fanions flottaient alors en haut de deux mats le long de la « tour » formant angle, tel un château moderne.
Dans cette nouvelle configuration, il faut être très attentif pour retrouver les traces du bâtiment primitif. Elles
sont reconnaissables dans la galerie du premier étage avec les doubles colonnes toujours existantes. Les longs
brise soleil qui courent le long des façades unifient très efficacement l’ancienne partie et la nouvelle.
Ces trois importantes transformations se succèdent à des échéances rapprochées. Elles illustrent le
dynamisme économique de l’époque, en Martinique.
En 1980, une transformation radicale masque entièrement les anciennes façades. Des panneaux de verre
fumés et colorés, recomposent un parallélépipède brut et lisse, niant l’héritage moderniste.
La rénovation de 2003 marque un retour à l’architecture moderniste. La BRED Martinique engage la
restauration5 du bâtiment de 1953 resté intact sous le mur rideau des panneaux de verre.
L’esprit festif de l’époque est restitué et les fanions volent à nouveau dans l’alizé martiniquais.
Cette restauration est une exception. Elle consacre à la fois l’intérêt de conserver les témoins du passé et
l’architecture du modernisme à travers une très belle réalisation.
5
Architecte Yves Tanguy
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Annexes du rapport de présentation
Fiches patrimoine
© ADAM – M. Doucet
Caisse Générale de la Sécurité Sociale, Jardin Desclieux (CGSS)
La construction du siège de la Caisse générale de la Sécurité Sociale – CGSS – de 1954 à 1956 est due aux
architectes Henri Madelain (qui a été architecte départemental à la Martinique), Claude Meyer-Lévy (l’architecte
de l’élégant Pavillon du Yachting à l’exposition internationale de 1937, Paris) et Louis Caillat, qui sera surtout
l’architecte d’opération (vocable alors utilisé pour l’architecte chargé du suivi d’exécution) étant alors employé à
la mairie de Fort-de-France. Georges Remy (l’architecte de la mairie de Rivière Salée) collaborera à un premier
projet, en 1951.
Cette architecture se signale par l’importance donnée aux parois perméables à l’air où les façades sont
composées dans leur quasi-totalité de brise soleil métalliques, sorte de jalousies verticales et orientables.
A l’origine l’entrée et une partie des parois comportaient des claustras délicats formés de cube de ciment
agencés en un dessin très dynamique. Ces claustras ont disparus et remplacés par des parois pleines.
A l’intérieur, un grand espace vide central était préservé, entouré d’une galerie d’étage rappelant des
dispositions utilisées par Franck Lloyd Wright.
Un escalier exceptionnel, donnant sur cet espace vide, conduisait au premier étage. Cet escalier sur lequel a
travaillé Louis Caillat et l’ingénieur en béton armé Albert Delaval, est une forme hélicoïdale sans appui
intermédiaire. La rampe en spirale ne comporte aucune liaison avec les marches. L’ensemble est un morceau de
bravoure remarquable, avec des difficultés de réalisation particulièrement délicates, qui a malheureusement été
quasiment occulté dans la modernisation de 2001.
Cependant la particularité la plus étonnante est l’existence d’une fresque, reproduction d’une toile de Fernand
Léger, sur un des murs extérieurs. Le tableau intitulé Composition aux dominos, datée de 1947, ne semble pas
avoir été composé ou adapté pour ce bâtiment compte tenu du fait que Fernand Leger, qui a réalisé plusieurs
collaborations avec des architectes (notamment Charlotte Perriand), n’a pas laissé trace d’un tel projet.
Peut-être cette composition dont le thème est assurément antillais, a-t-elle été « introduite » en Martinique par
l’intermédiaire de Louise Leiris, la femme de l’écrivain, dont on connaît les relations avec un certain nombre de
personnalités martiniquaises (Cesaire, Rose-Rosette) et qui a possédé dans sa galerie de peinture parisienne
une variante de cette toile de Fernand Leger
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Annexes du rapport de présentation
Fiches patrimoine
Maternité La Redoute
Ancien Crédit Agricole
BDAF
La librairie Catholique – Rue Blénac
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Service des Eaux, Pointe Simon
Façade du cinéma Colisée
BDAF
Le Terminus
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Annexes du rapport de présentation
Fiches patrimoine
Couvent St Joseph de Cluny
Immeuble La Corniche
Imprimerie Officielle – immeuble France Antilles
Pharmacie Philibert
(actuellement Rancelli)
Rue Moreau de Jones
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Annexes du rapport de présentation
Fiches patrimoine
© ADAM – M. Doucet
Eglise Saint-Christophe, Dillon
L'église Saint-Christophe à Dillon date de 1955 et est contemporaine de la chapelle Notre-Dame du Haut à
Ronchamps (1950-55) de Le CORBUSIER dont on voit les filiations.
Elle est l’œuvre de TESSIER et CREVAUX, architectes installés à Pointe-à-Pitre.
Les formes courbes, les évidements dans les murs sont des rappels manifestes à l'œuvre du maître.
Ce beau bâtiment trouve bien sa place à l'entrée du quartier neuf de Dillon dont il est le signal. Il souffre
malheureusement d’un abord rébarbatif le long d’une voirie secondaire et les peintures ne sont pas entretenues
correctement.
Ces difficultés ne permettent pas de l'apprécier dans sa plénitude.
Tout le long des murs latéraux, des panneaux, comme des brise soleil, filtre la lumière à travers des verres
colorés. Il y a là réinterprétation de la tradition des vitraux.
C’est aussi un usage renouvelé des carreaux colorés qui étaient utilisés en Martinique dans les impostes des
fenêtres et des portes.
Les évidements en creux des ouvertures dans les murs composent à partir de la matière brute et neutre des
surfaces de béton un tableau abstrait.
L'intérieur est un joyeux jeu d'ombre et de lumière.
Ces vitraux modernes composent des tableaux rappelant la vibration de l'op-art américain du Sud
La chapelle Bethléem date de 1960. Elle est l’œuvre de Maurice de
Lavigne Sainte Suzanne.
Ce très beau bâtiment est malheureusement extrêmement desservi
par un environnement chaotique.
Mais pour qui prend la peine de la regarder, c’est cependant une
très belle réalisation.
Le toit en pente et la façade bleu vif laisserait penser qu’il s’agit
d’un bâtiment post-moderne. Mais à y regarder de plus près, tout ici
relève d’une démarche moderniste.
Les motifs réguliers sur la façade du boulevard à la palette de
couleurs primaires, l’opposition non maniériste des matériaux entre
façade et ce même mur en sont des marques sans ambiguïtés.
Lorsqu’on entre à l’intérieur dans ce bâtiment - qui se révèle de
grande dimension - le jeu des lumières est d’un registre
parfaitement moderne.
Il s’agit, en fait, d’une réalisation très en avance sur son temps qui
préfigure, dès 1960, la future évolution post-moderne, confirmant
par là même les qualités de premier plan de de Lavigne
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© ADAM – M. Doucet
Chapelle Bethléem, place Nardal
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Annexes du rapport de présentation
Fiches patrimoine
 les maisons de ville dans la Ville Basse
Zoom sur la Cité Clarac
Vue sur l’ensemble de l’alignement
BC118 à 135
Vue sur l’ensemble de l’alignement
BC117 à 135
Localisation principale : Cité Clarac
Caractéristiques principales :
Cité bâtie à la fin du XIXème siècle (environ de 1890) par M. Ferdinand Clarac, à l’origine formé d’un
ensemble bâti indivis, qui s’est ensuite divisé en plusieurs propriétaires. Il s’agit d’un bâtiment d’un
seul tenant qui s’étend sur toute la longueur de la parcelle entre les rues Gallieni et de la République.
Sa réalisation respecte la trame en damier de la ville. La répartition des unités bâties est très
régulière. La cité est desservie par une ruelle de 4 m de large. Des avant-cours délimitent la transition
entre l’espace public et privé, soulignée par l’alignement des clôtures (murets agrémentées de
briquettes surmontés de grilles en fer forgé dont le rythme reflète la régularité de l’espace intérieur,
séparés en leur milieu d’une porte-grille). Les appartements sont conçus à un étage sur rez-dechaussée, s’inspirant en cela de ce qui se pratiquait dans l’ensemble de la ville à l’époque. Le rez-dechaussée accueille un séjour et une salle-à-manger tandis que l’étage est distribué entre deux
chambres et les commodités. Ils existent également des arrière-cours accessibles depuis le salon.
L’immeuble a été construit par groupe de trois et quatre cellules de 4 mètres de largeur de façade,
séparés par des murs qui structuraient l’ensemble et remplissaient un rôle de coupe-feux.
Les façades des maisons, de percements réguliers, n’ont aucun élément en saillie : une fenêtre et
une porte persiennée ainsi qu’une porte pleine à un seul battant au rez-de-chaussée et deux fenêtres
persiennées à l’étage, le tout encadré par deux murets de mitoyenneté signalent la cellule.
Toutes les cellules de la « Cité Clarac » sont réalisées en structure de colombage très en vogue à
l’époque. Les vides de ce système à colombage sont garnis de maçonneries de brique de terre cuite
pour les murs extérieurs et recouverts de planches pour les séparations intérieures. Ces murs en
maçonnerie de brique trame l’ensemble de l’immeuble selon un rythme de 3 ou 4 cellules.
L’encadrement des fenêtres, ainsi que certains montants sont protégés à la jonction bois-maçonnerie
par des bandes de zinc clouées. Un fer plat a été boulonné au niveau des allèges des fenêtres,
jouant le rôle de raidisseur.
Source : « Il était une fois…la cité Clarac »– CAUE Martinique
Détails remarquables :
Architecture rythmée par la « répétition » et la régularité du style.
Rôle majeur des clôtures semi-privées, constituant la « seconde » façade des habitations.
Murs de façade enduites, et comportant des dessins imitant la pierre de taille au rez-de-chaussée, et
un enduit coloré en partie haute.
Environnement : hypercentre commerçant, densité urbaine importante
Risque(s) éventuel(s) : destruction suite à une opération immobilière, des modifications,
changement de destination qui dénaturent le bâti
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Annexes du rapport de présentation
Fiches patrimoine
Rue Galieni – rue Papon, impasse Louis Blanc
Rue Galieni – Ouest
Vue sur l’ensemble BC86 à
93
Rue Galieni BC92
Rue Galieni - Ouest
Vue sur BC87 et 88
Angle Cité Clarac
BC117
Rue Galieni - Est
BC112
BC113
Rue Papin Dupon BC55
Vue sur l’ensemble
BC39, 42, 43, 46, 47 et 55
Rue Papin Dupon BC98
Rue Papin Dupon
BC97
Rue Papin Dupon
BC96
Impasse Louis Blanc
(BC63)
Vue sur l’impasse Louis
Blanc
côté ouest (BC 69 à 73)
Vue sur l’impasse côté Est
BC 69 à 73
Maisons de ville situées dans l’hypercentre. Constructions en forte cohérence par rapport au parcellaire.
Maisons en mitoyenneté et à l’alignement sur rue, le long de laquelle se développent ponctuellement des
commerces en rez-de-chaussée. La façade sur rue de ses constructions marquent fortement le paysage urbain
par les détails (balcons, ferronnerie, couleur des enduits, matériaux). La rue Gallieni a également bénéficié de
l’opération Couleur de la Ville.
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Annexes du rapport de présentation
Fiches patrimoine
 Maisons pavillonnaires et villas
Zoom sur le quartier Didier
Localisation principale :
Route de Didier – rue du Professeur Raymond Garcin et rues en arrière
Caractéristiques principales :
Cette catégorie regroupe les villas créoles du quartier de Didier. Après l'éruption de la Montagne
Pelée, le développement de Fort-de-France s'accrut. Désertant un centre-ville devenu populaire, les
classes aisées ont donné naissance au quartier de la route de Didier, sur les hauteurs de la ville.
Dans les années vingt
Des constructions surprenantes, appelées «maisons folles», furent ainsi bâties. Elles s'inspirent de
diverses influences et usent du pastiche: néo-gothique, Queen Ann ou néo-classique, comme cette
«maison de Louisiane» qui n'est pas sans évoquer, avec son balcon, les belles demeures du sud des
Etats-Unis (photo parcelle BM 234).
De manière générale, il s’agit de larges constructions sur un ou deux niveaux ceintes par une
véranda qui lui fournit le confort bioclimatique recherché et décorée de dentelle métalliques ou en
bois (fanfreluches). Elle allie souvent une charpente en bois à des structures en béton, plus résistante
aux cyclones.
Dans les années 50
On note la présence de bâtiment s’inspirant de l’architecture postmoderniste décrite précédemment
(ex : BM 45 et BM 407)
Environnement : quartier ancien qui s’est autodéveloppé et qui a longtemps représenté la banlieue
pavillonnaire résidentielle de Fort de France. Densification progressive des « creux » laissés par cette
urbanisation initiale par des opérations de lotissements et de petits logements collectifs.
Risque(s) éventuel(s) : destruction suite à une opération immobilière, des transformations
architecturales parfois peu adéquates
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Annexes du rapport de présentation
Fiches patrimoine
Maisons et villas de Didier : rue du professeur Raymond Garcin et rues annexes
BM 219
BM 364
BM 198
BM 45
BM 39
BM 51
BM 43
BM 42
BM 407
BN 303
BM 104
BM 411
BM 381
BN 253
BM 370
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Annexes du rapport de présentation
Fiches patrimoine
BP 385
Crèche : BM 28
La DRAC : BM 414
BT 264
Boulangerie Paul : BN 404
Pharmacie : BR 105
BR 101
BP 346
BT 451
BP 36
BM 305
BP 31
BP 271
BR 57
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Annexes du rapport de présentation
Fiches patrimoine
BN 234
DRIRE : BN 399
BR 54
BR 52
BR 216
BR 277
BT 121
BT 478
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Annexes du rapport de présentation
Fiches patrimoine
Ancienne Route de Schoelcher – Avenue Condorcet
145 Rte de Schoelcher - BO20
143 Rte de Schoelcher - BO19
133 Rte de Schoelcher - BO440
86 Rte de Schoelcher - BO356
76 Rte de Schoelcher - BI16
52 av des Caneficiers - BO275
BO274
57 av Condorcet - BK90
27 av Condorcet - BK40
21 av Condorcet - BK37
13 av Condorcet - BD746
11 av Condorcet - BD531
12 Bd de Verdun - BD532
9 av Condorcet - BD533
Rue du Bâtonnier Hector - BD523
Plan Local d'Urbanisme de Fort de France.
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Annexes du rapport de présentation
Fiches patrimoine
Rue du Bâtonnier Hector -BD803
Rue du Bâtonnier Hector-BD520
Clairière
28 Rte de Clairière - BD236
38 Rte de Clairière - BD244
5 rue des Fleurs - BK261
10 rue de la Bonne Santé - K283
3 rue de la Bonne Santé - BK230
28 rue Amilcar Cabral- BN396
14 rue Amilcar Cabral- BN71
rue Martin Luther King – Evêché
56 rue Martin Luther King
BD703
Plan Local d'Urbanisme de Fort de France.
50 rue Martin Luther King
BD796
21 rue Martin Luther King
BD40
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Annexes du rapport de présentation
Fiches patrimoine
19 rue Martin Luther King
BD778
24 rue Martin Luther King
BD5
26 rue Martin Luther King
BD8
14 rue du RVP Pinchon
BD6
18 rue du RVP Pinchon
BD2
10 rue du RVP Pinchon
BD9
Bellevue
Ancien Conseil Régional à Bellevue
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Immeuble Clitandre
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Annexes du rapport de présentation
Fiches patrimoine
Eléments végétaux à préserver au titre de l’article L123-1.7°
du Code de l’Urbanisme
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Annexes du rapport de présentation
Fiches patrimoine
Quelques exemples des arbres recensés :
Baobab – Centre Ville
Desclieux
Flamboyant centre ville
Gerbault
Rivière Monsieur RN 9
Dillon
Dillon
Dillon
Dillon
Dillon
Figuier maudit Pointe des Nègres
Rivière Monsieur RN 9
Flamboyant Pte des Nègres
Fromager à Renéville
Morne Pichevin
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Annexes du rapport de présentation
Fiches patrimoine
Mangrove
Pointe des Nègres
Mahogany centreville
Plan Local d'Urbanisme de Fort de France.
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Rapport de présentation
Fiches patrimoine
NOM VERNACULAIRE
Manguier
Peltophore ou palissandre de rio
Tulipier du gabon
Tulipier du gabon
Amandier pays ou badamier
Chacha ou bois noir
Manguier
Manguier
Manguier
Quenetier
Manguier
Manguier
Prunier de Cythère
Manguier
Peltophore ou palissandre de rio
Amandier pays ou badamier
FAMILLE
Caesalpiniacéé
Anacardiacées
Caesalpiniacéé
Amandier pays ou badamier
Bougainviller
Tamarin
Tamarin
cocotiers et flamboyant
Chacha ou bois noir
Tamarin
Quenetier
figuier maudit
Manguier
Filao
Manguier
Caesalpiniacéé
Anacardiacées
Casuarinacées
Amandier pays ou badamier
Amandier pays ou badamier
Mimosa chenille
Mimosa chenille
Mimosa chenille
Mimosa chenille
Prunier de Cythère
Chacha ou bois noir
Tulipier du gabon
Chacha ou bois noir
Chacha ou bois noir
Flamboyant
Mahogany petites feuilles
Baobab
Flamboyant
Tulipier du gabon
Manguier
Mimosa chenille
Peltophore ou palissandre de rio
cocotiers
jujubier
Teck
Poirier pays
Poirier pays
Zamana
Poirier pays
Chacha ou bois noir
Poirier pays
Zamana
Poirier pays
Manguier
Teck
Chacha ou bois noir
Manguier
Tulipier du gabon
Quenetier
Chacha ou bois noir
Chacha ou bois noir
Chacha ou bois noir
Zamana
Peltophore ou palissandre de rio
Peltophore ou palissandre de rio
Amandier pays ou badamier
Teck
Arbre du voyageur ou ravenale
Amandier pays ou badamier
Manguier
Manguier
Manguier
Amandier pays ou badamier
Quenetier
Quenetier
Chacha ou bois noir
Chacha ou bois noir
jujubier
Tulipier du gabon
Caesalpiniacéé
Caesalpiniacéé
Caesalpiniacéé
Caesalpiniacéé
Méliacées
Caesalpiniacéé
Caesalpiniacéé
Caesalpiniacéé
Caesalpiniacéé
Anacardiacées
Caesalpiniacéé
Caesalpiniacéé
Caesalpiniacéé
Caesalpiniacéé
Caesalpiniacéé
Combrétacées
Anacardiacées
Strelitziacées
Anacardiacées
Anacardiacées
Combrétacées
Sapindacées
Sapindacées
Caesalpiniacéé
Caesalpiniacéé
Plan Local d'Urbanisme de Fort de France.
Nombre
d’essence
NC
1
NC
1
NC
NC
NC
1
NC
NC
NC
NC
NC
NC
1
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
1
NC
1
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
1
NC
1
1
1
1
1
1
NC
NC
1
NC
NC
5
1
1
NC
NC
1
1
1
NC
1
1
NC
NC
1
3
NC
NC
2
2
0
NC
1
NC
NC
1
2
NC
NC
1
1
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
PARCELLE
0V0473
0X0288
0V0436
0V0436
0V0435
0V0477
0S0072
0X0285
0X0285
0X0285
0X0285
0X0285
0Y0646
0Y0646
0X0291
0V0470
0V0388
0V0048
0V0048
0V0042
0V0042
0V0042
0V0049
AI0302
0X0527
0S0318
0S0318
AL0190
AI0613
AI0613
0S0068
0V0054
0V0054
0V0054
0V0310
0V0310
0V0310
0V0310
0V0310
AS0984
0X0575
0X0575
AR0129
AS1188
AS1188
AS1188
AS1188
AS1188
AS1188
AB0168
0X0581
AB0425
AY0814
AS1094
AS1094
AS1094
AS1094
AS1094
AS1094
AS1094
AS1094
AS1094
AS1094
AS1094
AS1094
AS1094
AS1094
AS0634
AS0056
BL0141
BL0585
BL0585
BL0832
AN0067
AY0812
AY0812
AP1875
AS1187
AS1187
AS1187
AZ1377
AP1290
AP1290
AP1290
AT0539
AP1688
AP1688
AP1637
AP1637
AP1718
AS0997
HAUTEUR
NC
8
NC
NC
NC
NC
7
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
8
NC
12
NC
5
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
12
NC
NC
NC
NC
NC
7
5
NC
NC
12
NC
NC
NC
NC
12
7
NC
NC
NC
NC
NC
7
NC
7
10
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
12
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
DIAMETRE
NC
NC
NC
NC
NC
NC
5,00
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
5,00
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
3,50
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
2,00
2,30
NC
NC
NC
NC
5,00
2,50
NC
NC
2,50
NC
NC
NC
NC
3,40
1,50
NC
NC
NC
NC
2,50
NC
3,00
NC
4,00
NC
NC
2,60
NC
NC
NC
NC
6,00
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NOM ESSENCE SCIENTIFIQUE
REMARQUES
peltophorum ptérocarpum
remarquable
mangifera indica
peltophorum ptérocarpum
remarquable
remarquable
mangifera indica
casuarina equisetifolia
remarquable
albizzia lebbeck
remarquable
remarquable
Non
remarquable
Non
Rare et remarquable
remarquable
remarquable
Non
albbizia lebbeck
Mangifera indica
albizzia Lebbeck
albizzia Lebbeck
albizzia lebbeck
remarquable
Non
Non
Non
Non
Non
Non
Non
remarquable
Non
remarquable
Non
Non
remarquable
Non
Non
peltophorum ptérocarpum
Non
remarquable
Non
Tectona grandis
Ravenala Madagascarencis
Non
Non
Non
Non
ADUAM / juin 2008 – page
36
Rapport de présentation
Fiches patrimoine
NOM VERNACULAIRE
Mahogany petites feuilles
Mahogany petites feuilles
mahogany gd feuilles
Flamboyant
Manguier
Peltophore ou palissandre de rio
Manguier
Tamarin
Quenetier
Zamana
Frangipanier
Manguier
FAMILLE
Méliacées
Méliacées
Méliacées
Caesalpiniacéé
Anacardiacées
Caesalpiniacéé
Anacardiacées
Caesalpiniacéé
Flamboyant
Flamboyant
Manguier
Caesalpiniacéé
Caesalpiniacéé
Quenetier
Tamarin
Chacha ou bois noir
Flamboyant
Flamboyant
Peltophore ou palissandre de rio
Peltophore ou palissandre de rio
Peltophore ou palissandre de rio
Peltophore ou palissandre de rio
Peltophore ou palissandre de rio
Sapindacées
Filao
Tamarin
Peltophore ou palissandre de rio
Tulipier du gabon
Quenetier
Tamarin
Manguier
Tamarin
Amandier pays ou badamier
Manguier
figuier maudit
Peltophore ou palissandre de rio
Pin caraibe
Flamboyant
Peltophore ou palissandre de rio
Manguier
Flamboyant
Flamboyant
Tulipier du gabon
Peltophore ou palissandre de rio
Tamarin
Flamboyant
Flamboyant
Amandier pays ou badamier
Amandier pays ou badamier
Filao
Flamboyant
Palmier royal
Frangipanier
Tulipier du gabon
Manguier
Peltophore ou palissandre de rio
Frangipanier
Mimosacées
Anacardiacées
Caesalpiniacéé
Caesalpiniacéé
Caesalpiniacéé
Caesalpiniacéé
Caesalpiniacéé
Caesalpiniacéé
Caesalpiniacéé
Caesalpiniacéé
Combrétacées
Combrétacées
Casuarinacées
Caesalpiniacéé
Arécacées
Apocynacées
Zamana
Zamana
Peltophore ou palissandre de rio
Tamarin
Poirier pays
Quenetier
Zamana
Flamboyant
Mimosacées
Mimosacées
Caesalpiniacéé
Caesalpiniacéé
Bignoniacées
Sapindacées
Flamboyant
Tamarin
Manguier
Poirier pays
Poirier pays
Flamboyant
Flamboyant
Flamboyant
Quenetier
Manguier
Manguier
Manguier
Immortelle ou Nourouk
Amandier pays ou badamier
Manguier
figuier maudit
Chacha ou bois noir
Chacha ou bois noir
Caesalpiniacéé
Caesalpiniacéé
Caesalpiniacéé
Anacardiacées
Anacardiacées
Caesalpiniacéé
Caesalpiniacéé
Plan Local d'Urbanisme de Fort de France.
Nombre
d’essence
1
1
1
1
2
1
NC
NC
NC
1
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
1
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
1
2
1
1
NC
NC
NC
3
NC
NC
1
1
NC
NC
NC
2
1
NC
24
1
8
1
10
10
NC
NC
NC
4
NC
1
1
5
1
NC
NC
1
5
NC
1
1
1
1
NC
NC
NC
NC
NC
2
1
1
NC
2
NC
NC
1
1
PARCELLE
AS0700
AS0700
AS0700
AS0633
AS0633
AY0810
AY0835
AZ1471
AZ0078
AZ1013
AZ1496
BC0189
BC0189
BC0189
BC0189
BC0189
BC0189
BC0190
BK0595
BD0098
BE0165
BE0165
BE0165
BE0165
BH0160
BH0160
BH0160
BH0125
BH0121
BH0121
BH0121
BH0163
BH0120
BH0118
BH0141
BH0099
BH0101
BH0101
BH0139
BH0139
BH0188
BH0188
BH0188
BH0188
BH0188
BH0162
BH0162
BH0156
BH0156
BH0156
BH0204
BH0106
BH0070
BH0008
BH0008
BH0008
BH0008
BH0008
BH0008
BH0008
BH0008
BH0008
BH0158
BH0124
BH0159
BH0159
BI0031
BK0553
BK0553
BL0081
BK0436
BM0065
BK0587
BL0465
BL0710
BL0491
BL0848
BL0848
BL0848
BL0848
BL0848
BL0848
BL0848
BN0324
BN0285
BO0383
BR0184
BR0157
BR0163
BP0322
BP0323
HAUTEUR
NC
7
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
7
NC
NC
NC
NC
6
NC
NC
NC
7
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
7
8
DIAMETRE
2,00
NC
3,20
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
2,40
NC
NC
NC
NC
NC
NC
1,90
2,70
NOM ESSENCE SCIENTIFIQUE
Delonix regia
mangifera indica
peltophorum ptérocapum
REMARQUES
Non
Non
remarquable
Non
Non
Non
Samanea saman
Non
mangifera indica
delonix regia
delonix regia
Non
Non
Non
Non
remarquable
Non
Non
delonix regia
delonix regia
terminalia catapa
terminalia catappa
Casuarina equisetifolia
delonix regia
roytonea spp
plumeria spp
Non
Non
Non
Non
Non
Non
remarquable
samanea saman
samanea saman
peltophorum ptérocarpum
delonix regia
delonix regia
mangifera indica
mangifera indica
mangifera indica
mangifera indica
remarquable
mangifera indica
remarquable
Albizzia Lebbeck
remarquable
ADUAM / juin 2008 – page
37
Rapport de présentation
Fiches patrimoine
NOM VERNACULAIRE
fromager
Chacha ou bois noir
Chacha ou bois noir
Chacha ou bois noir
Chacha ou bois noir
Tamarin
Tamarin
Peltophore ou palissandre de rio
Amandier pays ou badamier
Amandier pays ou badamier
Amandier pays ou badamier
Amandier pays ou badamier
Amandier pays ou badamier
Prunier de Cythère
Flamboyant
Peltophore ou palissandre de rio
Peltophore ou palissandre de rio
Peltophore ou palissandre de rio
Peltophore ou palissandre de rio
Chacha ou bois noir
Manguier
Manguier
Tulipier du gabon
Mimosa chenille
Peltophore ou palissandre de rio
Chacha ou bois noir
Zamana
Flamboyant
Manguier
Teck
Manguier
Frangipanier
FAMILLE
Bombacacées
Caesalpiniacéé
Caesalpiniacéé
Caesalpiniacéé
Caesalpiniacéé
Caesalpiniacéé
Caesalpiniacéé
Caesalpiniacéé
Combrétacées
Combrétacées
Combrétacées
Combrétacées
Combrétacées
Anacardiacées
Caesalpiniacéé
Caesalpiniacéé
Caesalpiniacéé
Caesalpiniacéé
Caesalpiniacéé
Caesalpiniacéé
Caesalpiniacéé
Caesalpiniacéé
Anacardiacées
Anacardiacées
Poirier pays
Peltophore ou palissandre de rio
Caesalpiniacéé
Nombre
d’essence
1
5
5
5
5
1
1
1
9
1
2
16
1
1
1
10
NC
NC
NC
1
1
NC
NC
NC
NC
NC
NC
2
NC
NC
NC
1
NC
NC
NC
NC
NC
NC
7
PARCELLE
BP0325
BP0325
BP0325
BP0325
BP0325
BI0055
AY0814
AY0814
AY0812
AS1094
OV0054
AB0425
AB0425
AB0425
BH0008
Rue Vi
HAUTEUR
16
10
8
8
8
12
12
7
8
8
8
8
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
12
9
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
DIAMETRE
3,85
2,30
1,10
1,80
1,90
4,70
3,90
2,60
2,20
3,75
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
3,40
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NC
NOM ESSENCE SCIENTIFIQUE
Ceiba Pentandra
Albizzia Lebbek
Albizzia Lebbeck
Albizzia Lebbeck
Albizzia Lebbeck
Tamarindus indica
Tamarindus Indica
Peltophorum pterocartum
Terminalia catapa
Terminalia catapa
Terminalia catapa
Terminalia catapa
Terminalia catappa
spondias cytherea
delonix regia
peltophorum ptérocarpum
peltophorum ptérocarpum
REMARQUES
remarquable
remarquable
remarquable
remarquable
remarquable
remarquable
remarquable
albbizia Lebbeck
remarquable
albbizia lebbeck
remarquable
Source : recensement ADUAM/ Ville de Fort de France
NC : Non connu
Plan Local d'Urbanisme de Fort de France.
ADUAM / juin 2008 – page
38