Sedimag
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M E N S U E L D E S E N T R E P R I S E S D E S E RV I C E E T D I S T R I B U T I O N D U M A C H I N I S M E A G R I C O L E E T D E S E S PA C E S V E RT S le Romain NOGUES Membre du Bureau Exécutif du SEDIMA » consultable sur www.sedima.fr SEDIMA au éd i to février 2015 - n° 260 SIMA hall 5a n°G060 Prévisions ou expectatives ? Je décide de me lancer au jeu des prévisions sur l’activité 2015, même si c’est risqué quand on voit à quelle vitesse les marchés peuvent se retourner ! Tout d’abord, intéressons-nous à nos clients. Selon le secteur d’activité, les investissements seront nettement différents. Les régions grandes cultures ne devraient pas rattraper le retard cumulé sur 2014. Il n’y a aucun signe de reprise et les cours, qui nous laissaient espérer une remontée, se sont ravisés à l’heure où je termine cet édito. Les éleveurs viande qui bénéficient de label ou d’AOC connaissent une stabilité depuis quelques mois qui leur permet de recouvrer de l’enthousiasme. Les laitiers en revanche ne se prononcent pas forcément car l’ouverture des quotas va sensiblement changer la donne. Les maïsiculteurs eux aussi freinent leurs investissements. Les cours peinent à remonter et, soyons lucides, ils ne retrouveront pas leur niveau de 2013 sur le premier semestre. Les cultures spécialisées sont pour la plupart épargnées par ces marchés changeants. Prenons comme exemple la vigne, les cours se maintiennent à un niveau correct depuis deux ans, car les récoltes sont davantage qualitatives et non quantitatives. Regardons maintenant du côté des constructeurs. En nous rendant au SIMA, nous serons en mesure de nous faire une idée sur les tendances 2015. Leur rôle est de rester optimistes par vents et marées. Cependant, ils doivent eux aussi faire des prévisions afin d’assurer la production des usines qui ne demandent qu’à tourner au régime de 2013 ! Ils restent toutefois circonspects sur “l’atterrissage” de 2015. Sans exposer une analyse chiffrée, la tendance pour ce nouveau millésime sera stable, avec néanmoins un léger recul si les prix des céréales persistent à stagner. Il est clair que nos clients sont considérablement bien équipés et qu’ils peuvent attendre avant de renouveler. Mais afin d’assurer la pérennité de nos entreprises, il est nécessaire de les convaincre de passer ce cap à nos côtés... De nature optimiste, je souhaite que nos clients retrouvent rapidement une économie favorable ainsi que la volonté d’acquérir. les temps forts sur le stand SEDIMA dimanche 22/2 - 10 h 30 - salle 611 (entrée hall 6) Assemblée Générale du SEDIMA lundi 23/2 - 16 h - stand SEDIMA Le CJMA (club des jeunes du machinisme agricole) reçoit les lauréats nationaux des Olympiades des Métiers 2015, catégorie machinisme agricole Programme ouvert aux distributeurs (adhérents et non adhérents) par séquences de 40 mn – stand SEDIMA “Mieux appréhender les conditions juridiques de la vente” Olivier RICTER, responsable juridique et fiscal “Connaître son positionnement économique par rapport à la profession” Sylvie DOMENECH, responsable des études économiques “Les risques en matière de pénibilité” mardi 24/2 - 14 h - stand SEDIMA Conférence de presse du CLIMMAR (radioscopie de la distribution européenne et présentation du nouveau Bureau de l’organisation) Pascal CAMBRESY, responsable hygiène et sécurité Découvrez le SEDIMA - tous les jours Ses actions et ses missions via des mini-conférences animées par les Permanents Sandra MACOINE, chargée de mission négociations sociales ‘ “Se repérer dans les filières de formation” Gilbert DAVERDISSE, responsable formation “Les points clés de la réforme professionnelle” “Les fonctionnalités du site du SEDIMA” tous les Permanents cahier “spécial Sima” pages 4 à 7 : interviews, infos pratiques, palmarès de l’innovation 2015 P PROFESSION r o x i m i t é L.R. Avant-propos Ets Gautier un atelier moderne pour un service performant En décembre dernier, sur leur base de Brezolles (28), les Ets Gautier ont inauguré un nouvel atelier de 440 m 2. Pour répondre aux besoins des technologies actuelles, cet atelier dispose d’un pont roulant de 5T et d’une aire de lavage couverte. 6 salariés sont dédiés à cette base (2 techniciens, 1 apprenti, 1 magasinier, 2 commerciaux). Un libreservice est en cours d’aménagement. Ce site est également équipé d’une balise RTK qui permet de couvrir jusqu’à 50 kms et d’offrir un signal aux exploitants du secteur quel que soit leur équipement. Philippe MICARD Directeur de la publication & Laurence ROUAN Rédactrice en chef » Janvier 2015 est une date clé qui marquera l’histoire du SEDIMA. L’intégration du SMJ au SEDIMA est en effet un événement important pour la profession. Les concessionnaires de machines agricoles et de métiers spécialisés, parmi lesquels les espaces verts, vont plus que jamais se côtoyer. En amont, la commission Communication du SEDIMA a réfléchi et œuvré au développement d’outils de promotion et d’information pour l’ensemble des adhérents du SEDIMA quels que soient leurs secteurs d’activité. Sedimag’ est représentatif de cette démarche. Au fil des numéros, le lecteur constatera que, depuis 3 ans. Ils possèdent 2 bases (Broué, le siège social, et Brezolles) qui couvrent, avec 19 salariés, l’Eure et Loir et une partie des Yvelines, de l’Eure et de l’Orne. Fondés en 1890, les Ets Gautier sont concessionnaires Valtra depuis 2006. Pascal GAUTIER (4ème génération) est à la tête de l’entreprise, son fils Matthieu (5ème génération) est à ses côtés tout comme la charte graphique, la ligne éditoriale évolue : une rubrique métiers spécialisés apparaît avec de l’info juridique, réglementaire, économique, technique, de l’actu produits et des événements concessions… Ainsi vous percevrez, en parcourant le journal, des détails d’évolution dans le rubriquage et la mise en page. Ce support est avant tout le vôtre, il vit pour vous et par vous. N’hésitez donc pas à transmettre à la rédaction vos actualités et infos diverses. Nous vous souhaitons, avec ce Sedimag’ spécial Sima, une très bonne lecture ! Team 3 Services un mois de janvier riche en événements Le distributeur John Deere sur la Somme, l’Aisne et le Pas-de-Calais a inauguré, en présence de plus de 550 visiteurs, le 16 janvier dernier, sa 6 ème succursale à Aubenton (02). Sur un terrain d’1 ha, la base Team 3 Services s’étend sur 780 m 2 couverts. Elle est dotée d’une équipe de 8 collaborateurs (5 à l’atelier, 2 au magasin et 1 commercial). La division Team 3 Elevage, concessionnaire Delaval, est également présente sur le site. Mark Von PENTZ (Président division tracteurs zones 1 et 2), Chris WIGGER (Vice-Président Ventes zone 2) et Rémi HANOT (Directeur Général John Deere France). Le programme de la journée était dense : visite de la concession, réunion sur le développement et les spécificités du marché local, visite d’une exploitation agricole, soirée débat avec 8 agriculteurs et ETA de la zone. Nicolas DONY (Président de la SAS Team 3 Services) et Patrick PETIT co-dirigent la structure qui emploie 125 personnes et réalise avec 8 bases un chiffre d’affaires de 60 M€. Ce mois de janvier était propice aux événements pour Team 3 Services… En effet, la concession a reçu le n°1 mondial de la firme John Deere (Sam R. ALLEN, Président de Deere & Company) accompagné d’une délégation de 15 personnes, membres du top management, parmi lesquelles 2 Sedimag’ • n° 260 • février 2015 E PROFESSION n t r e v u e Interview L.R. Promouvoir notre identité et notre profession ! Le Sedimag’ va donc ouvrir une rubrique espaces verts ! Anne FRADIER Secrétaire Général du SEDIMA Le début d’année est riche d’actualités pour le SEDIMA : intégration des adhérents du SMJ, nouvelles orientations de travail, présence au SIMA sur un stand dédié avec un programme d’animations… Il semblait opportun qu’Anne FRADIER, Secrétaire Général de l’organisation professionnelle, s’exprime sur la stratégie du SEDIMA et la mise en œuvre de ses actions futures. » Ce mois de janvier a été porteur de changements au SEDIMA… A.F. : “En 2014, sous la volonté commune des Présidents du SEDIMA et du SMJ, nos deux organisations professionnelles ont travaillé à leur rapprochement. Nous sommes depuis le 1er janvier 2015 dans la phase active d’intégration opérationnelle des adhérents. Notre première action consiste à travailler sur la mise à jour de nos fichiers pour que tous les adhérents espaces verts bénéficient du même niveau d’information que ceux du SEDIMA et puissent participer aux différentes commissions de travail. Le groupe Espaces Verts s’est d’ores et déjà élargi pour intégrer des spécialistes de ce secteur et M. COLLARD (Président du SMJ jusqu’au 31 décembre dernier) a été accueilli au sein du Bureau Exécutif. Tout comme Stéphane SERS qui a rejoint les permanents du SEDIMA avec comme mission principale l’animation du groupe espaces verts et le suivi des informations spécifiques à ce métier...” Sedimag’ • n° 260 • février 2015 A.F. : “Une réflexion a été entamée avec la commission Communication du SEDIMA courant 2014 afin qu’en effet une rubrique sur les métiers spécialisés, où les espaces verts auront toute leur place, soit mise en œuvre. Il appartient aux professionnels, et notamment à ceux des espaces verts, de la faire vivre, et également à Stéphane SERS de l’alimenter dès lors qu’il y aura une action, une actualité ou un message spécifique concernant ce métier.” Pour en revenir aux permanents du SEDIMA, plusieurs arrivées ont été effectives en 2014 ? A.F. : “L’intégration du SMJ fait que notre organisation professionnelle passe de 680 entreprises adhérentes à plus de 800 donc cela engage plus de travail et plus de services. Pour répondre aux attentes de nos adhérents, le service Social s’est étoffé par l’embauche d’une chargée de mission en négociations sociales, Sandra MACOINE, dont le rôle est de m’assister dans la préparation des réunions de la commission Sociale du SEDIMA et des commissions paritaires de la branche. Par ailleurs, elle a en charge l’information des adhérents sur tous les dispositifs de formation professionnelle du fait de l’évolution actuelle de la loi sur ce sujet. Au service Social, Florence ROCHE a remplacé Matthieu DAPON au poste de conseil en matière sociale. Son expérience constitue un avantage incontestable compte tenu de la complexité toujours plus grande de ces questions.” Venons-en au SIMA : pour la première fois le SEDIMA aura son propre stand, pourquoi ? A.F. : “Nous avions pour habitude depuis plusieurs éditions de faire avec les industriels et les partenaires formation un stand commun. L’APRODEMA ayant mis à jour ses statuts en 2014, elle devient une association dont l’objet unique est la promotion des métiers de la filière. Le SIMA ayant mis en place un espace dédié aux métiers et à la formation, il nous est donc apparu cohérent qu’elle soit dans cet espace d’exposition. Pour AXEMA (Union des Industriels de l’Agroéquipement) et pour le SEDIMA, il était important de donner une visibilité et une autonomie distincte aux deux organisations professionnelles afin de mettre en avant leurs spécificités. Les conseils d’administration respectifs ont donc opté pour des stands indépendants. ” Quelle sera la thématique du stand SEDIMA ? A.F. : “Nous avons participé ces derniers mois aux travaux de la mission interministérielle qui a été confiée à l’IRSTEA concernant la filière et le secteur des agroéquipements. A cette occasion, nous avons vraiment pris conscience que le métier de la distribution était peu connu des ministères et des prescripteurs clients. Le Bureau du SEDIMA, élu il y a deux ans, a fait de la communication, durant son mandat, une priorité. L’objectif du stand était donc évident : faire connaître plus que jamais notre organisation professionnelle, relayer notre identité, pour que le SEDIMA, reconnu par la profession, le soit également par son environnement extérieur. Notre stand dans le hall 5a (n°G060) sera dynamique et attractif, aux couleurs de la nouvelle plaquette du SEDIMA éditée en 2014, et ouvert à tous.” Y aura-t-il des moments forts sur ce stand ? A.F. : “Il y aura tout d’abord notre Assemblée Générale qui se tiendra le dimanche 22 février. C’est une réunion qui se veut conviviale, elle permet de réunir nos adhérents et nos élus, de faire un point sur l’activité et de décerner des récompenses (des mérites agricoles en particulier). Le lundi 23, le CJMA (Club des Jeunes du Machinisme agricole) accueillera sur notre stand les participants de la filière machinisme agricole de la finale nationale des Olympiades des Métiers qui s’est déroulée fin janvier 2015. Le mardi 24, nous vivrons aux couleurs de l’Europe puisque le CLIMMAR (organisation européenne de la distribution du matériel agricole) tiendra une conférence de presse. Et nous remettrons le trophée Sedimaster des Agroéquipements à une date qui reste encore à définir. Chaque jour, les permanents du SEDIMA organiseront des mini-conférences sur des sujets d’actualité (juridique, formation, sécurité, économie,…). Ces temps forts, ouverts aux distributeurs adhérents et non adhérents, se dérouleront par sessions de 40 minutes. Nous profiterons aussi de notre stand, via un pôle interactif et didactique, pour expliquer aux visiteurs les fonctionnalités de notre site internet, nos missions et mettre en avant Simo-Net.” Quels seront les axes de travail du SEDIMA en 2015 ? A.F. : “Cette année sera celle de la consolidation, nous allons œuvrer pour gagner en performance afin d’assurer à nos adhérents, en ces périodes fluctuantes, un meilleur suivi et les aider dans leur prise de décisions face à l’incertitude des marchés. Les ratios joueront un rôle important dans cette démarche. Notre priorité est de développer plus encore les ratios analytiques et nos enquêtes, afin d’obtenir des résultats par type d’activités et par régions afin que les entreprises disposent de véritables repères. Nous serons aussi vigilants sur un certain nombre de dossiers comme la garantie, les vols de tracteurs, la défense des métiers spécialisés, la réforme de la formation professionnelle, et autres dispositions sociales qui impactent la gestion des entreprises. Nous poursuivrons notre travail concernant l’intégration du SMJ en mettant à jour nos procédures, en concertation avec l’ensemble des commissions du SEDIMA. Nous mènerons avec la commission Communication une réflexion pour évoluer vers une communication plus digitale. Ce chantier devrait s’étaler sur 2015 et 2016. A court terme, nous réitérerons nos actions vers la presse spécialisée avec, fin juin, notre conférence de presse annuelle et, de novembre à début décembre, nos réunions de fédérations à la rencontre de nos adhérents.” Pouvez-vous confirmer les chiffres clés de la profession après intégration du SMJ ? A.F. : “La distribution du machinisme agricole et des espaces verts c’est aujourd’hui 2000 entreprises, en règle générale des PME de 4 à 400 salariés, employant 30.000 salariés pour un chiffre d’affaires de 11 milliards d’€ en 2014. ” Quel est votre avis sur la conjoncture économique de la filière ? A.F. : “L’activité est morose et les résultats des immatriculations de décembre 2014 le prouvent, de l’avis général. 2015 s’annonce compliquée pour nombre de nos adhérents. On note des situations très diverses avec des résultats très variables d’une entreprise à l’autre. Face à ce manque de visibilité, les distributeurs sont prudents avec leur trésorerie, leurs stocks, leurs frais généraux. Nous les avons alerté depuis plusieurs années sur les effets de la volatilité des marchés dans le fonctionnement de leurs entreprises et je note une certaine maturité de la profession sur cette question. Par contre, je perçois nombre d’interrogations de la distribution sur l’évolution de leurs métiers et sur l’avenir des réseaux face aux positionnements des industriels. Les distributeurs souhaitent que leurs activités soient reconnues et ils ne veulent pas que leurs relations avec leurs concédants se résument à un simple échange de tableaux de bord ou à la signature d’objectifs irréalistes par rapport à l’état des marchés. Pour l’heure, la profession demeure confiante, elle continue à se projeter, à embaucher des jeunes en contrat d’alternance ou à anticiper le départ des anciens pour attirer des compétences dans leurs entreprises et préparer l’avenir. En conclusion, elle reste convaincue que le secteur des agroéquipements demeure porteur.” 3 P SPÉCIAL SIMA o i n t d e v u e Entretien L.R. Nouveauté, maître-mot du SIMA 2015 Malgré une période morose, estimez-vous que vous aurez une présence supérieure à l’édition 2013 ? Martine DEGREMONT Directrice du SIMA » Première nouveauté de ce 76ème SIMA, le salon s’agrandit ! M.D. : “Les visiteurs constateront dès leur arrivée qu’un hall supplémentaire a fait son apparition. Il s’agit du hall 7 qui est en connexion directe avec le hall 6. Auparavant, il fallait passer par l’extérieur pour rejoindre le 6, aujourd’hui la galerie d’accueil (qui s’arrêtait au 5a) se poursuit jusqu’au 7, desservant l’entrée de tous les halls du salon. Cet agrandissement d’environ 20 % de la surface totale est la conséquence d’un élargissement des demandes des exposants en terme de présence et de périmètre.” M.D. : “C’est une question terrible pour un organisateur de salon… Nous avons donné près de 30 conférences de presse au travers de la planète pour susciter l’intérêt des journalistes, des exposants, des groupes d’agriculteurs des différentes filières du machinisme agricole. Tous sont passionnés par l’innovation et l’évolution de leurs professions respectives. Nous ne voulions pas rater ce cap en 2015, c’est pourquoi le maître-mot, plus que pour les précédentes éditions, sera la technologie de demain et l’agriculture de précision. Et oui, nous espérons cette année encore plus de visiteurs…” Ce qui nous amène à parler des tendances de ce nouveau SIMA… M.D. :“Les objets connectés, les systèmes de communication et d’information, l’Isobus, l’Agrotic, sont les thématiques principales de cette édition. Tous les constructeurs, tous secteurs d’activité confondus, ont des solutions, des concepts, des systèmes en la matière à faire découvrir aux visiteurs.” Revenons aux changements et parlons de l’aménagement du salon… M.D. : “Le SIMA s’étendra donc des halls 3 à 7, le hall 8 faisant office de gare de bus, et mettra en avant près de 600 nouveautés. La nouvelle implantation a été réfléchie et elle ne devrait pas dérouter les visiteurs. Les fournisseurs de pièces et composants seront regroupés dans le hall 3 et un peu dans le hall 4, de façon à donner plus de visibilité à ce secteur qui était avant réparti un peu partout. Le Simagena et la partie élevage migrent dans le hall 7 avec le retour des machines à traire. On y trouvera aussi les matériels de transport et de manutention et un espace consacré à la méthanisation. Les tractoristes seront disséminés comme de coutume sur l’ensemble des halls. Plusieurs nouvelles zones ont été créées pour les matériels dédiés aux Espaces Verts, à l’irrigation, aux cultures tropicales, ou encore à la forêt, au bois et à l’énergie.” Le SIMA proposera-t’il comme toujours un ensemble d’ateliers et de conférences ? M.D. : “Oui, il y a aura un programme riche de conférences, ateliers pratiques et animations diverses. Plusieurs nouveautés dans ce sens : l’espace Bonnes Pratiques, drivé par 11 instituts techniques de recherche et développement, qui a pris le nom de HubAgro, va présenter un concept de robot “mule”. L’organisme Apecita organisera des jobs dating pour favoriser le recrutement. Le Village des Métiers animera le hall 7, on y retrouvera l’APRODEMA qui œuvre pour la promotion des métiers et des formations de la filière agroéquipement, mais aussi des écoles d’ingénieurs qui exposeront et commenteront leur vision du futur agricole via “la galerie de l’innovation”. Pour les passionnés, il y aura une exposition de matériels anciens dans les halls 3 et 4.” Le Mexique, le Japon et l’Afrique du Sud, seront à l’honneur. Pourquoi ces pays ? française pour le développement des entreprises à l’international) que nous choisissons les marchés à mettre en avant. Certes la Russie, la Chine, l’Inde sont des pays à fort potentiel, mais beaucoup les connaissent à présent. Il nous a paru intéressant de mettre en avant une autre catégorie de pays, qu’on connait moins, mais où, après vérification, il y a des besoins en terme de matériels.” Le dossier remis à la presse arbore une nouvelle communication, qu’est-ce que cela signifie ? M.D. : “Le SIMA s’étoffe, s’agrandit, se relooke. Et cela se voit au travers de sa communication écrite, plus colorée, plus moderne, mais aussi de sa communication visuelle, en particulier sa signalétique salon.” Pour conclure, votre avis sur la conjoncture économique du secteur ? M.D. : “Il est vrai que la période est délicate, les indicateurs du secteur des agroéquipements sont à la baisse, mais je pense vraiment que c’est dans ces moments-là qu’il faut continuer à innover, échanger, se rencontrer. Comme à chaque édition, de nombreux concessionnaires seront attendus par les exposants qui auront à cœur de leur présenter leurs nouveautés. Le SIMA est le salon de toutes les exploitations agricoles, de la petite à la grande, en passant par la moyenne, et je crois que c’est un rendezvous qu’il ne faut pas manquer.” M.D. : “C’est avec AXEMA (Union des Industriels des Agroéquipements) et UBIFRANCE (Agence Regard Un stand dédié à la distribution Raphaël LUCCHESI Président du SEDIMA » Que dire sur la nouvelle stratégie du SEDIMA au SIMA ? R.L. : “Au cours des deux dernières éditions du 4 SIMA, le SEDIMA était présent au sein du Pôle Agroéquipement, avec pour objectif majeur la promotion des métiers de la filière, l'emploi et par voie de conséquence la formation. Le changement intervenu dans l'agencement des différents halls du SIMA a permis à l'APRODEMA de disposer de son propre espace au sein du Village des Métiers dans le hall 7 pour continuer à assurer ses missions de promotion. Le pôle Agroéquipement n'ayant de fait plus sa raison d'être, le SEDIMA a décidé de maintenir sa présence dans le hall 5a, mais sur un stand exclusivement dédié à la distribution. Nous pourrons y accueillir tous nos adhérents et en particulier ceux des espaces verts qui viennent tout juste de nous rejoindre. Le CLIMMAR, notre association européenne, disposera aussi du stand SEDIMA pour accueillir nos collègues venus de l'un des 17 pays adhérents au CLIMMAR. C'est aussi une bonne occasion d'échanger avec nos clients utilisateurs pour que conseils et services soient prodigués de manière pertinente et efficace.” Que vous suggère le palmarès de l’innovation 2015 ? R.L. : “Il est tout entier tourné vers le confort et l'ergonomie, la performance et la productivité, sans oublier la précision de travail de laquelle découle un meilleur respect de l'environnement. Cela répond certainement bien aux attentes actuelles et futures des clients de nos concessions. Les distributeurs qui devront commercialiser ces nouvelles technologies seront de toute évidence très fortement impliqués dans la formation pour être toujours plus performants.” Quelles perspectives se dessinent pour 2015 ? de grandes cultures que de la polyculture élevage. Se laisser entraîner dans une forme de sinistrose, que d'autres aimeraient bien nous communiquer, serait bien facile, mais nous disposons d'atouts certains. Tout d'abord, il suffit d'observer ce qui va se passer dans les allées du SIMA pour constater que les visiteurs (acheteurs potentiels) viennent en nombre. Là ils pourront découvrir des nouveautés qui leur permettront d'améliorer globalement leurs conditions de travail et faire des gains de productivité. Ils pourront venir à la rencontre d'une distribution motivée, formée, toujours prête à apporter un service de proximité de tout premier ordre ! En résumé, un secteur qui y croit et qui le montre. De là, il ne faut pas s'arrêter à des creux d'activité, qui rappelons-le, succèdent à plusieurs années exceptionnelles !” R.L. : “L'année 2014 vient de s'achever dans un climat morose. L'essentiel réside dans le manque de visibilité à court terme, tant dans les domaines Sedimag’ • n° 260 • février 2015 I SPÉCIAL SIMA n f o s S a l o n Les temps forts du SIMA 2015 pratique chiffres clés dates du dimanche 22 au jeudi 26 février 1740 exposants lieu Parc des Expositions - Paris Nord Villepinte horaires de 8 h 30 à 18 h se repérer 40 pays exposants représentés 600 produits nouveaux 250 bovins (Simagena) 25 % de visitorat étranger 330 délégations internationales à découvrir secteur Espaces Verts hall 5b 145 pays (provenance des visiteurs) secteur Cultures Tropicales hall 6 7 rencontres internationales (colloques) espace Innovation First (1) 6 conférences thématiques hall 6 rencontres internationales Agri Center mezzanine hall 4 22 ateliers pratiques (en français et en anglais) conférences thématiques Agora Sima mezzanine hall 3 ateliers pratiques hall 7 3 pays à l’honneur : Afrique du Sud Mexique Japon Village des Métiers (2) hall 7 ring Simagena hall 7 HubAgro (3) hall 5a club international business hall 6 (1) laboratoire d’idées sur l’agriculture de demain. (2) pôle regroupant les associations et institutions dédiées à la formation, à l’emploi et aux métiers de la filière des agroéquipements. (3) espace bonnes pratiques : conseils et services proposés par les institutionnels de l’agrofourniture et de la recherche. programme détaillé des conférences, atelier, rencontres, événements sur www.simaonline.com Retrouvez-nous au SIMA, Hall 6 Allée B Stand 40 Sedimag’ • n° 260 • février 2015 5 T SPÉCIAL SIMA Innovation Awards 2015 dans le détail Sous la houlette de Jean-Marc BOURNIGAL (Président du jury) secondé par Gilbert GRENIER, Frédéric VIGIER et René AUTELLET (conseillers technologiques), ce sont 21 spécialistes de la recherche, de l’enseignement supérieur et du développement, secondés par 120 experts européens, qui ont étudié les dossiers déposés au concours SIMA Innovation Awards. Le jury international a décerné 2 médailles d’or, 3 d’argent et 18 citations. Trois tendances se font jour au travers des résultats de l’édition 2015. L’AgroTIC(1) se développe Applications sur smartphones ou tablettes, réseau Isobus, connections internet, voici les concepts qui sont utilisés aujourd’hui par les exploitants agricoles. Après plusieurs années de recherche et développement, les outils utilisant ces systèmes sont arrivés à maturité et sont en tête des innovations. Ils deviennent au cœur des exploitations de véritables objets connectés capables d’informer, de communiquer et de gagner en productivité. Ainsi le réseau Isobus propose de nouvelles fonctionnalités vers l’agronomie assistée par ordinateur (par exemple modulation des doses d’engrais, des produits phytosanitaires ou des semences) ; la collecte de données se fait à la fois sur le travail de la machine mais aussi sur la culture afin de valoriser le suivi de culture ; le transfert de données entre systèmes évolue en gagnant de plus en plus sur les problèmes de compatibilité (le travail de l’AEF prend ici tout son sens) ; les motorisations électriques remplacent les transmissions mécaniques ou hydrauliques ; les tablettes et smartphones se développent plus que jamais ; les robots et drones deviennent tendance... La sécurité avant tout C’est un élément fondamental du développement et à la conception des machines. Ces dernières mettent aujourd’hui en avant des concepts ou process innovants permettant de lutter contre les risques de troubles musculo-squelettiques, de renversement du véhicule, d’accident en phase d’attelage ou de dételage, ou encore d’accident lié à la manipulation de produits phytosanitaires. Performer la productivité Augmenter le débit de chantier est pour l’agriculteur une condition sine qua non qui lui permet de chasser les dépenses inutiles. La recherche va dans ce sens en matière de semis (semoir de précision), de pressage et d’enrubannage, de récolte (passage d’une culture à une autre), de pulvérisation ou bien de maintenance. Les exemples sont nombreux et source de multiples innovations. (1) Que signifie AgroTIC ? C’est une spécialisation commune aux écoles de Montpellier SupAgro et Bordeaux Sciences Agro qui forment des ingénieurs à compétences doubles : agronomie et TIC (techniques de l’information et de la communication). 6 Médailles d’Or Claas Cabine panoramic de l’Arion 400 La nouvelle cabine des Arion 400 offre, sans angle mort, un champ de vision continu de 90° et une vue optimale sur les outils. L’innovation repose sur un pare-brise grand format de 2,41 m2 et sur un ensemble vitre-toit relié sans aucune traverse horizontale. John Deere Semoir de précision ExactEmerge Ce semoir pneumatique est doté d'un système de convoyage vertical qui dépose les graines au fond du sillon avec une vitesse horizontale nulle évitant les risques de rebond et de roulement. Le dispositif autorise des vitesses de travail élevées (jusqu’à 20 km/h) ainsi qu’une précision et qualité de travail supérieures à celle des semoirs monograines conventionnels. Une particularité : le tube de descente des graines est remplacé par une courroie brosse. La console SeedStar en cabine permet de visualiser le compteur de graines monté sur chaque élément et de vérifier les différents paramètres (espacement sur le rang, densité de semis, surface ensemencée…). Médailles d’Argent Berthoud Dispositif B-safe Ce dispositif sécurisé permet l'incorporation de produits phytosanitaires liquides dans les pulvérisateurs neufs ou déjà en service à partir des bidons de produits d’origine. L’introduction des produits et le rinçage complet se font sans contact avec l’opérateur et le milieu environnant. Le système repose sur une mise en œuvre manuelle via une poignée d’adaptation, une lance de rinçage, un venturi et deux coupleurs rapides. John Deere Système d'attelage automatisé AutoConnect Ce système permet d’atteler un outil traîné au tracteur de façon automatique sans descendre de la cabine. Le tracteur recule seul jusqu’à l’outil, le crochet ramasseur attèle l’outil au tracteur et la connexion des différentes servitudes (prise de force, raccords hydrauliques et pneumatiques, prises électriques, Isobus) est automatisée. La solution nécessite, côté tracteur, un crochet de relevage télescopique équipé d’une sphère, autour de l’arbre de PDF une plane portant les différentes prises femelles et, à l’arrière de la cabine deux caméras ; côté outil, un bloc se montant sur la flèche d’origine, comprenant la demi-sphère femelle, une plane portant les prises mâles, des centreurs et un support de cardan de PDF. Les servitudes se raccordent à cette plane. e n d a n c e s Citations AEF Application Isobus Database L'AEF, qui regroupe plus de 160 entreprises du secteur du machinisme et de la distribution, a développé un test de conformité des produits Isobus. Les résultats de ces tests sont stockés dans une base de données AEF ISOBUS Database, www.aef-isobus-database.org. Accessible gratuitement, elle permet aux utilisateurs de vérifier la compatibilité entre les tracteurs, outils, consoles qu'ils projettent d'acheter. Agrotronix Interface homme machine VTH Conçu pour outils tractés et automoteurs, l’interface Homme Machine VTH permet d’afficher sur le pare-brise du tracteur, via un pico-projecteur, les informations jugées utiles par le conducteur. Ce dernier peut également effectuer des incrustations vidéo provenant d’une ou deux caméras installées sur la machine tractée ou le tracteur. Carre Robot de binage Anatis Ce robot agricole connecté agro-écologique assiste l’agriculteur ou le maraicher, dans son quotidien, en réalisant en autonomie l’entretien et le suivi des cultures (travail du sol, désherbage, rapport de parcelle pour contrôler les adventices, densité, luminosité, hygrométrie, température du sol et de l’air). Il se déplace grâce à un ensemble de guidage GPS, caméra et laser. Sa motorisation électrique le rend silencieux et sans émission polluante. Claas Barre de coupe Vario En modulant la distance entre la scie et la vis, cette barre de coupe, à la cinématique simple, optimise le flux en fonction de la récolte en l’adaptant à la longueur des pailles. La course totale du tablier est de 700 mm. Il peut se rétracter, directement depuis le poste de conduite, de 100 mm pour les cultures courtes et s'allonger de 600 mm pour le colza. Comer Industries Solution Centriplus Vicon Combiné presse-enrubanneuse Fastbale Le combiné presse-enrubanneuse de nouvelle génération Fastbale est pourvu d'un dispositif de fonctionnement “sansarrêt” permettant le pressage en non-stop et l’enfilmage en un seul passage. Il est constitué d’une presse à balles rondes pourvue de 2 chambres à volume fixe couplée à une enrubanneuse double satellite à position horizontale sans système de transfert. Le gain de productivité peut atteindre jusqu'à 50 %. Le Fastbale s’utilise pour tous types de produits, verts ou secs, en mode pressage-enrubannage ou en mode pressage simple. Destinée aux machines agricoles automotrices équipées de frein interne à bain d'huile (élévateurs télescopiques par exemple), cette solution isole le groupe de freinage (par deux contre-disques d’extrémité) de l’huile du pont, ce qui réduit la dissipation d'énergie, limite la consommation et les émissions polluantes. Une pompe contrôle le prélèvement de l'huile du pont garantissant le refroidissement et une lubrification des surfaces de frottement. Sedimag’ • n° 260 • février 2015 P SPÉCIAL SIMA Hardi-Evrard Müller Elektronik Outil de gestion Evrard-ScanApp Dans le cadre de la traçabilité rendue obligatoire, l’application mobile EvrardScanApp, sur smartphone et tablette, simplifie l’identification et la saisie des produits phytopharmaceutiques utilisés sur chaque parcelle. Elle scanne les code-barres et gère la communication avec le terminal Regulor 6 du pulvérisateur via le wifi. Les données mémorisées peuvent être transmises via une carte mémoire SD dans le logiciel de gestion parcellaire de l’exploitation. Horsch Pulvérisateur Leeb GS Il associe deux solutions innovantes : le BoomControl Pro qui est un système actif de stabilisation et de guidage de la rampe et le système en continu de rinçage CCS. Le BoomControl permet d’aller au plus près de la cible à pulvériser grâce à l’utilisation de buses à 80° disposées à 25 cm d'écartement. Quant au rinçage CCS par refoulement, il permet d’atteindre rapidement le taux de dilution souhaité avec un faible besoin en eau claire. Outil de diagnostic InsightME Dédié aux matériels Isobus, cet outil est utilisable aussi bien par des techniciens que par des agriculteurs. Il fonctionne grâce à une interface Can/Wifi qui relie une tablette ou un smartphone au réseau Can/Iso 11783 de la machine. En se plaçant n’importe où sur la machine, l’utilisateur diagnostique facilement la cause réelle d’une défaillance technique. Cet équipement mobile, grâce à sa connexion 3G/4G, peut également servir de passerelle vers un service à distance. Perard Valorisation des menues pailles Relié latéralement à une moissonneuse-batteuse, le VMP récupère par aspiration la menue paille et la comprime sous forme de bottes cylindriques 20 fois plus denses. La mise en place du VMP sur la moissonneuse se fait par un simple verrouillage sur l'attelage arrière et de même sur un attelage à l'essieu avant gauche. Razol Guidage par vision et GPS centimétrique Ce concept associe un guidage par vision et par GPS centimétrique pour le pilotage d'une bineuse en toutes situations de cultures. La bineuse est guidée dans le rang grâce à un trois-points intermédiaire. Le GPS assure un positionnement centimétrique sans recours à la technologie RTK et pour un coût très nettement inférieur aux GPS RTK. a l m a r è s Rolland Remorques Attelage Roll-Link Le système Roll-Link permet à une seule personne d'atteler facilement et en sécurité un véhicule 2 ou 3 essieux équipé d'essieux autopilotés arrière ou avant/arrière. Le déverrouillage se fait en accrochant les vérins hydrauliques de pilotage des essieux au tracteur. Le verrouillage des vérins se fait automatiquement dès le début de l'avancement du tracteur. Sulky Burel Distributeur d'engrais Isobus X40 - X50 Le distributeur d'engrais centrifuge Isobus assure une modulation automatique et indépendante côté droit et côté gauche de la dose à apporter. Il fonctionne en Isobus avec un terminal universel (UT) incluant un contrôleur de tâches (TC). IFM Electronic Capteur 3D pour engins mobiles L’O3M est une nouvelle génération de capteurs 3 dimensions, fixés à l’avant ou à l’arrière du véhicule, qui identifie la position, la taille, la trajectoire et la vitesse d’environ 20 objets dans un champ visuel de 70°x25°. Il fonctionne de jour comme de nuit grâce à un éclairage additionnel à leds. John Deere Partage d'électricité Battery Boost Dérivée du John Deere 6RE, la Battery Boost peut augmenter l’autonomie du tracteur et fournir (au tracteur et/ou à l’outil) de la puissance additionnelle. Attelé au relevage avant, le système se compose de prises bi-directionnelles AEF et d’un faisceau électrique qui facilite la circulation du courant de et vers l’outil attelé. Lindsay Europe Roue d’irrigation anti-crevaison NFTrax La roue NFTrax pour pivot ou rampe frontale d’irrigation combine les avantages d’une roue métallique, non soumise au risque de crevaison, et d'un pneumatique dont la flexibilité s’adapte aux irrégularités du terrain. Elle intègre une jante, une bande de roulement adaptée pour l'irrigation et un système de fixation entre ces deux composants. MaFermeNeotic Module d’agriculture de précision Ce module PreciZion assure les échanges de données avec les consoles d’agriculture de précision des tracteurs. Il s’intègre aux logiciels de gestion parcellaire en ligne Agreo et Atland. Il est compatible Isoxml et autres formats. Il exporte les tâches réalisées, valorise les données, favorise l’archivage et la consultation d’informations. McHale Presse enrubanneuse Fusion 3 Plus Cette presse utilise un nouveau système de liage permettant d'appliquer plusieurs couches de f ilm plastique dans la chambre de pressage en lieu et place de la ficelle ou du filet. Merlo Système de contrôle de stabilité Equipés du système de gestion de la stabilité longitudinale et frontale, les chargeurs télescopiques Merlo bénéficient d’un système supplémentaire empêchant le capotage latéral. Le concept permet de relever jusqu’à 100 fois par seconde les paramètres liés à la stabilité de l’engin et de renseigner le conducteur en temps réel sur l'indice de stabilité latérale et arrière de l’engin. Sedimag’ • n° 260 • février 2015 7 V PROFESSION Rubrique du mois i e Service Juridique du SEDIMA Clause d’intuitu personae et rupture brutale Christian BOURGEON Avocat à la Cour » On peut admettre qu'un fournisseur, qui confie la distribution de ses produits à un réseau, souhaite avoir un droit de regard sur la cession des entreprises qui le composent et se ménage à cette fin un droit de préférence ou de préemption. Le fait que le fournisseur bénéficie d'un tel droit permet de respecter les intérêts des deux parties : ceux du fournisseur qui peut ainsi maitriser l'évolution de son réseau et ceux des distributeurs qui, à conditions égales, n'ont en principe pas de raison de refuser de vendre à un acheteur ayant la préférence du fournisseur. Cependant, au motif de leur caractère intuitus personae, beaucoup de contrats se bornent à réserver au fournisseur un droit discrétionnaire d'agrément, doublé de celui de résilier le contrat à effet immédiat en cas de cession à un acheteur non agréé. Ce type de clause constitue une atteinte pure et simple à la liberté de cession et permet au fournisseur d'imposer non seulement un acheteur de son choix, mais des conditions de cession généralement très pénalisantes pour le distributeur qui souhaite vendre, placé face à un acheteur unique. L'article L.442-6-l-5° du Code de commerce qui interdit la rupture brutale de toute relation commerciale établie, sauf en cas d'inexécution par l'autre partie de ses obligations, peut permettre de résister à ce type d'abus. Ses dispositions sont d'ordre public et priment donc sur les clauses contractuelles, notamment sur les clauses résolutoires autorisant des résiliations à effet immédiat en l'absence de manquement d'une gravité suffisante du partenaire commercial à ses obligations. La Cour de cassation a en effet récemment précisé que le fait qu'un comportement soit visé par une clause résolutoire ne suffit pas à lui conférer le caractère d'un manquement grave au sens de l'article L.442-6-I-5o) et qu'il appartient au seul Juge de qualifier éventuellement de faute grave au sens de ces dispositions les i n t e r n e ‘ à vos agendas du 1er au 31 JANVIER 2015 faits qui lui sont soumis (Chambre Commerciale 9 Juillet 2013 n" 12120001). Interne S'agissant des clauses d'intuitus personae, cette décision est à rapprocher d'une décision plus ancienne de la Cour d'appel de Douai rendue à l'occasion de la rupture d'un contrat de distribution assorti d'une exclusivité territoriale et d'une clause d'instuitus personae. A la suite de la cession des titres de l'entreprise distributrice à un professionnel commercialisant sur un autre territoire les produits d'une marque concurrente, le fournisseur avait résilié le contrat à effet immédiat. Cette décision a été jugée fautive comme constitutive d'une rupture brutale de relation commerciale au motif que : “La prise de contrôle d'une société anonyme par un actionnaire exerçant sur un autre territoire, une activité de distribution d'une marque concurrente, n'apparaît pas comme I’une des causes prévue par la loi et justifiant la rupture d'une relation commerciale établie sans préavis suffisant ; aucun élément de la procédure ne permettant d'affirmer que le changement intervenu comportait les germes d'une inexécution du contrat” (Cour d'appel de Douai - 29 Septembre 2005 n° 0410026s). ‘ Réunion groupe Espaces Verts ‘ Séminaire CJMA (club des jeunes du machinisme agricole) à Naples ‘ Réunion Copanef (comité paritaire interprofessionnel national pour l’emploi et la formation) ‘ Rencontre au ministère de l’Education Nationale sur le thème de la rénovation des diplômes ‘ Commission Sociale ‘ Bureau Exécutif ‘ Commission Communication ‘ Commission Viti-Vini Externe ‘ Commission Patronale ‘ Intervention à l’IUT de Rennes ‘ Réunion CGPME MENSUEL DES ENTREPRISES DE SERVICE ET DISTRIBUTION DU MACHINISME AGRICOLE ET DES ESPACES VERTS DIRECTEUR DE LA PUBLICATION Philippe MICARD REDACTRICE EN CHEF Laurence ROUAN REDACTION / PUBLICITÉ : Place Maurice Loupias - BP 508 24105 Bergerac cedex - Tél : 05 53 61 65 88 Taxe d’apprentissage 2015 ADMINISTRATION / FACTURATION : 6 bd Jourdan - 75014 Paris Tél : 01 53 62 87 10 ‘ Commission paritaire ‘ Réunion de préparation des Olympiades des Métiers à Strasbourg ‘ Jury du trophée Sedimaster des Agroéquipements 2014 Imprimerie GDS - 87 LIMOGES - DEPOT LEGAL FÉVRIER 2015 - ISSN 1259-069 X La collecte de la taxe d’apprentissage 2015 est lancée. Il est important de préciser que l’ASDM est le seul organisme collecteur dédié aux entreprises de service, distribution et maintenance du machinisme agricole et des espaces verts. Solution 1 : le document d’appel est disponible et téléchargeable sur le site du SEDIMA. Solution 2 : il est possible de saisir la déclaration en ligne grâce au lien WebTaxe en vous connectant sur le site du SEDIMA ou celui de l’ASDM. www. sedima.fr 8 www.asdm.fr Sedimag’ • n° 260 • février 2015 V PROFESSION Espaces Verts va être étoffée par l’arrivée de 3 nouveaux membres : 4 Patrick COVEMAEKER - Ets Covemaeker (51), 4 Dominique FABREGUES - Ets Cantal Loisirs (15). 4 Martial PONCY - Ets Matagrif (77), Le groupe Espaces Verts comprend désormais 10 membres qui vont poursuivre les actions entreprises et notamment : Responsable Espaces Verts Du fait de la fusion entre le SEDIMA et le SMJ, la commission Espaces Verts actuelle qui se compose de : 4 Jacques ALABEURTHE - Ets Alabeurthe (18), 4 Christian BOULEAU - Sicadima (49), 4 Vincent CLOUE - Cloué (36), 4 Xavier DOUCET - CMM 51 (51), 4 Didier Le STRAT - Ets Delourmel (35), 4 Simon RULLIER - Rullier (33), 4 Jean SNORIGUZZI - Agrivision (40), Sedimag’ • n° 260 • février 2015 i n t e r n e Portrait Le groupe de travail s’agrandit Stéphane SERS i e 4 L’enquête conjoncture, véritable baromètre du ressenti des chefs d’entreprises qui dresse en temps réel l’activité des spécialistes et leurs points de vue sur l’activité du marché. 4 L’enquête ratios, transmise aux entreprises ayant une activité espaces verts, qui permet à la profession de disposer, d’une part de repères économiques spécifiques, mais aussi de posséder en plus des données comptables des ratios analytiques tels que le chiffre d’affaires et la productivité par service (analysés selon que l’entreprise réalise plus de 50 % de son volume en espaces verts), et enfin de comparer les données des entreprises exerçant dans le même secteur d’activité. 4 Le guide des bonnes pratiques qui a pour objet de proposer aux structures une méthode de travail accompagnée d’outils pratiques visant à améliorer le service rendu aux clients et les performances de l’atelier. » Les Ets MATAGRIF, dont je suis le Directeur Général, sont adhérents du SMJ depuis plus de 20 ans, période à laquelle nous avons décidé de cesser notre activité agricole pour nous concentrer essentiellement sur l’activité espaces verts. Aujourd’hui nous réalisons 98 % de notre chiffre d’affaires auprès des professionnels de ce secteur et 2 % auprès du grand public. Martial PONCY Durant les 6 dernières années, je me suis investi Président commission Espaces Verts dans le comité directeur du SMJ ; en premier comme Administrateur, puis en tant que VicePrésident. A ce titre, comme mes collègues, j’ai été très actif dans le processus de rapprochement avec le SEDIMA. C’est donc tout naturellement que j’ai accepté, lorsque Christian BOULEAU me l’a proposé, de me porter candidat à la présidence du groupe Espaces Verts du SEDIMA. Nous allons ainsi, continuer à mener à bien les travaux qui ont été engagés, je pense notamment à l’enquête conjoncture et à l’enquête ratios qui sont de véritables outils pour la profession, mais aussi au guide des bonnes pratiques qui arrive à son terme et qui constituera une véritable aide pour les entreprises. Jurisprudence Une tondeuse à gazon autoportée doit être assurée comme un véhicule ! Une tondeuse à gazon autoportée équipée d’un siège pour le conducteur et d’un volant constitue un véhicule terrestre à moteur soumis à l’assurance automobile obligatoire. C’est ce que vient de rappeler la Cour de cassation dans une affaire portant sur un incendie ayant entraîné la mort de deux personnes, suite à une l’explosion dans le garage d’une maison individuelle d’une tondeuse autoportée, dont le réservoir d’essence fuyait. Pour la Cour de cassation, il s’agit bien d’un accident de la circulation concernant un véhicule terrestre à moteur, la loi n’exigeant pas que l’accident se soit produit dans un lieu ouvert à la circulation publique. Cour de cassation, Chambre civile 2, 22 mai 2014, pourvoi n° 13-10.561 9 E PROFESSION Immats Service Economie du SEDIMA Tracteurs 2014 2012 2013 2014 14/13 Dordogne 250 329 286 - 13,1 % Gironde 229 285 220 - 22,8 % Landes 439 438 315 - 28,1 % Lot-et-Garonne 356 388 262 - 32,5 % Pyrénées-Atlantiques 643 626 459 - 26,7 % AQUITAINE 1917 2066 1542 - 25,4 % 2012 2013 2014 14/13 Côte-d'Or 385 471 311 - 34,0 % Doubs 314 387 251 - 35,1 % Jura 217 231 150 - 35,1 % Nièvre 289 341 240 - 29,6 % Haute-Saône 217 224 136 - 39,3 % Saône-et-Loire 469 469 339 - 27,7 % Yonne 365 449 280 - 37,6 % Territoire de Belfort 40 25 23 - 8,0 % 2296 2594 1730 - 33,3 % BOURGOGNE F.-COMTE 2012 2013 2014 14/13 Côtes-d'Armor 734 815 616 - 24,4 % Finistère 715 696 631 - 9,3 % Ille-et-Vilaine 819 928 646 - 30,4 % Morbihan 487 609 430 - 29,4 % BRETAGNE 2755 3048 2323 - 23,8 % 2012 2013 2014 14/13 Cher 280 362 224 - 38,1 % Eure-et-Loir 464 522 302 - 42,1 % Indre 381 393 242 - 38,4 % Indre-et-Loire 338 319 204 - 36,1 % Loir-et-Cher 254 290 196 - 32,4 % Loiret 425 568 289 - 49,1 % CENTRE 2142 2454 1457 - 40,6 % 2012 2013 2014 14/13 Ardennes 393 368 274 - 25,5 % Aube 431 424 250 - 41,0 % Marne 565 642 470 - 26,8 % Haute-Marne 240 304 161 - 47,0 % CHAMPAGNE-ARDENNES 1629 1738 1155 - 33,5 % 2012 2013 2014 14/13 Paris 10 6 8 33,3 % Seine-et-Marne 342 385 253 - 34,3 % Yvelines 176 277 106 - 61,7 % Essonne 93 102 69 - 32,4 % Hauts-de-Seine 62 8 5 - 37,5 % Seine-Saint-Denis 2 3 1 - 66,7 % Val-de-Marne 17 9 11 22,2 % Val-d'Oise 57 59 54 - 8,5 % ILE DE FRANCE 759 849 507 - 40,3 % Allier 2012 2013 2014 14/13 372 457 320 - 30,0 % Cantal 309 335 299 - 10,7 % Corrèze 244 278 192 - 30,9 % Creuse 268 364 261 - 28,3 % Haute-Loire 284 305 260 - 14,8 % Lozère 107 151 125 - 17,2 % Puy-de-Dôme 428 538 388 - 27,9 % Haute-Vienne 260 280 241 - 13,9 % LIMOUSIN-AUVERGNE 2272 2708 2086 - 23,0 % En 2014, 24 869 tracteurs standards (puissance de 0 à 999 ch) ont été immatriculés soit une baisse de 28 % par rapport à 2013. Cette baisse intervient après 3 années de hausses consécutives (+ 56 % entre 2010 et 2013). Les tracteurs standards représentent 86 % des immatriculations totales de tracteurs contre 90 % en 2013. L’ensemble des régions est concerné par ce retournement de tendance. Les 5 premières régions, par ordre d’importance, Pays de Loire, Bretagne, Nord Picardie, Normandie, LimousinAuvergne, totalisent chacune de 2000 à 2345 immatriculations en 2014 et regroupent 46 % des tracteurs standards immatriculés. Dans ces régions, le recul d’activité est estimé entre – 23 % et – 28 %. Avec une contraction de 40 % des immatriculations en 2014, la baisse a été particulièrement marquée pour les régions Centre et Ile de France (respectivement 6 % et 2 % des immatriculations). Principal segment sur le marché des tracteurs standards, les ventes de tracteurs d’une puissance de 100 à 149 ch (44 % des immatriculations en 2014) sont en baisse de 27 %. Second marché en volume avec 22 % des immatriculations, les tracteurs de 150 à 199 ch ont diminué de 32 %. Le recul le plus important est relevé pour les tracteurs d’une puissance de 50 à 99 ch (- 37 % et 16 % des immatriculations de tracteurs standards). A contrario, l’activité tracteurs vignes et vergers et enjambeurs vignerons (13 % des immatriculations de tracteurs) est restée bien orientée en hausse respectivement de 6 et 7 % par rapport à 2014. Le marché des télescopiques (3201 unités) n’échappe pas à la morosité avec une contraction des immatriculations de 32 % sur 2014 qui intervient après une hausse de 20 % en 2013. Près de 80 % des immatriculations concernent les chargeurs avec une capacité de levage de 2,7 à 3,6 T (- 35 % par rapport à 2013). Pour les espaces verts, les immatriculations de tracteurs de 1 à 49 ch (97 % des immatriculations) marquent le pas à – 4 % par rapport à 2013, mais il est à noter que la part des matériels immatriculés est trop faible pour véritablement traduire l’évolution des ventes de matériels. Sylvie DOMENECH 10 c o n o m i e 2012 2013 2014 14/13 Meurthe-et-Moselle 229 246 178 - 27,6 % Meuse 252 264 224 - 15,2 % Moselle 353 370 271 - 26,8 % Bas-Rhin 393 469 296 - 36,9 % Haut-Rhin 326 357 200 - 44,0 % Vosges 243 266 228 - 14,3 % LORRAINE-ALSACE 1796 1972 1397 - 29,2 % 2012 2013 2014 14/13 Alpes-de-Hte-Provence 118 119 96 - 19,3 % Hautes-Alpes 94 118 90 - 23,7 % Alpes-Maritimes 7 10 9 - 10,0 % Aude 119 110 80 - 27,3 % Bouches-du-Rhône 135 177 98 - 44,6 % Corse 31 41 41 0,0% Gard 71 86 72 - 16,3 % Hérault 58 60 72 20,0 % Pyrénées-Orientales 33 26 24 - 7,7 % Var 33 37 25 - 32,4 % Vaucluse 77 94 113 20,2 % MEDITERRANEE 776 878 720 - 18,0 % 2012 2013 2014 14/13 103 143 110 - 23,1 % Ariège Aveyron 473 565 557 - 1,4 % Haute-Garonne 326 373 258 - 30,8 % Gers 433 526 305 - 42,0 % Lot 178 195 180 - 7,7 % Hautes-Pyrénées 154 156 134 - 14,1 % Tarn 284 311 232 - 25,4 % Tarn-et-Garonne 213 254 182 - 28,3 % MIDI-PYRENEES 2164 2523 1958 - 22,4 % 2012 2013 2014 14/13 Aisne 539 482 376 - 22,0 % Nord 612 672 531 - 21,0 % Oise 423 464 307 - 33,8 % Pas-de-Calais 792 939 662 - 29,5 % Somme 506 626 431 - 31,2 % NORD-PICARDIE 2872 3183 2307 - 27,5 % 2012 2013 2014 14/13 Calvados 478 523 408 - 22,0 % Eure 413 414 333 - 19,6 % Manche 853 967 711 - 26,5 % Orne 448 464 377 - 18,8% Seine-Maritime 605 660 409 - 38,0 % NORMANDIE 2797 3028 2238 - 26,1 % 2012 2013 2014 14/13 Loire-Atlantique 618 664 483 - 27,3 % Maine-et Loire 672 743 534 - 28,1 % Mayenne 595 653 511 - 21,7 % Sarthe 412 426 264 - 38,0 % Vendée 700 789 553 - 29,9 % PAYS DE LOIRE 2997 3275 2345 - 28,4 % 2012 2013 2014 14/13 Charente 314 395 254 - 35,7 % Charente-Maritime 386 465 321 - 31,0 % Deux-Sèvres 493 567 388 - 31,6 % Vienne 356 458 268 - 41,5 % POITOU-CHARENTES 1549 1885 1231 - 34,7 % 2012 2013 2014 14/13 390 376 281 - 25,3 % Ain Ardèche 81 99 73 - 26,3 % Drôme 256 258 192 - 25,6 % Isère 388 405 339 - 16,3 % Loire 315 340 284 - 16,5 % Rhône 254 235 220 - 6,4 % Savoie 130 152 99 - 34,9 % Haute-Savoie 182 216 151 - 30,1 % RHONE-ALPES 1996 2081 1639 - 21,2 % Sedimag’ • n° 260 • février 2015 P PROFESSION CJMA Pascal CAMBRESY “ Veni, vidi, vici ” - Séminaire 2015 A l’instar de l’équipe de France de Rugby des moins de 19 ans, qui a partagé le vol du CJMA et battu l’Italie sur son terrain, le club des Jeunes du Machinisme Agricole a pris à bras le corps son thème de séminaire “créer de la valeur par la maîtrise de vos ratios financiers” lors de son voyage-séminaire, qui s’est tenu du 7 au 11 janvier 2015 à Naples. Pour compléter ce périple en Italie, le groupe des jeunes concessionnaires a visité une concession de matériel agricole. L’UNACMA, l’organisation professionnelle italienne du machinisme agricole, avait ainsi organisé une visite chez le plus gros concessionnaire John Deere d’Italie : le groupe Bruno. Une concession surprenante qui s’étend sur 3 niveaux ! (photo 2) Ce sujet ardu est indispensable à maitriser, notamment en ces temps de marché difficile, et les jeunes l’ont bien compris. Deux experts étaient présents pour développer le sujet : Benoit DAVID (Ets DAVID - 02), Président de la commission Gestion et Vice-Président du SEDIMA, et Sylvie DOMENECH, responsable des Etudes Economiques au SEDIMA (photo 1). Ils ont répondu à la question “les ratios : pourquoi faire ?” à travers une présentation des objectifs, puis en décortiquant les principaux ratios bilantiels et analytiques. Le CJMA reste indéniablement un lieu privilégié d’échanges. La nouvelle génération qui est arrivée cette année n’y déroge pas. Très vite intégrée au groupe, la relève est là, toujours dans le même esprit de convivialité, de partage et de passion du métier. Dans un deuxième temps, le tandem a apporté son expertise sur les banquiers et les assureurs crédits afin de mieux les appréhender. Les différents interlocuteurs financiers ont été passés au crible (banques, Banque de France, notateurs privés, assureurs-crédits) avec notamment les principaux ratios qu’ils analysent. 1 en bref Franco ARTONI Damien MARQUILLY Italien d’origine, âgé de 50 ans, il a été nommé par le directoire du groupe Same Deutz-Fahr Président de SDF France, Président de Grégoire, Gérant de la société Socomav et de la concession Le Val Motoculture. Il remplace Patrick VERHEECKE qui assurait ces différentes fonctions depuis 2012. Il débute dans le groupe SDF en 1988 en tant que responsable du service Pièces de rechange. En 2010, il devient directeur Marketing du groupe et en 2014 directeur exécutif Après-ventes et Réseaux de distribution. Il a intégré la société Hardi-Evrard au poste de Chef produits France. Diplômé de l’Institut polytechnique de Beauvais option production végétale, il a acquis une large expérience dans le domaine de la pulvérisation et du GPS ; précédemment il était responsable Technique, puis des Ventes, au sein de la société TeeJet Technologies. Geoffery WEISNER Comment intégrer le CJMA ? D.R. Carole HUMBERT Le CJMA réunit les actuels et futurs chefs d’entreprises du machinisme agricole, adhérents au SEDIMA et âgés de moins de 35 ans. L’adhésion au CJMA est gratuite et sans aucun engagement. Informations [email protected] Tél. 01 53 62 87 00 2 JPH.CONSULTING & PARTNERS Sélection de postes à pourvoir dans le machinisme agricole ou la motoculture & espaces verts POUR LES CONSTRUCTEURS POUR LES CONCESSIONNAIRES l DV France : 3 postes agricole ou mat TP - All le plus l Tech-ccial export : équipement vinicole - exp. 5 ans œnologie - l Directeur de concession - Pays Loire / Poitou-Charentes Anglais courant et autre langue l Développ. réseaux : pour constructeur tracteurs - exp. confirmée dans l’approche des réseaux l Commercial mat. bett et pdt : Belgique et Flandres bilingue : FR/Flamand, voire Anglais l Responsable Tech. Client : matériel betteravier - Anglais ou Allemand l Développement Marché allemand : TP - constructeur matériel espaces-verts innovant - Allemand courant l Responsable ADV : matériels TP et manutention - Anglais ou Allemand l Commercial pour 78/92 : matériels TP - évolution en responsabilité possible selon succès à propos r o x i m i t é Elle prend la direction de la Fédération nationale des coopératives laitières (FNCL). Ingénieur en agronomie et diplômée d’un DESS d’économie agricole internationale, elle débute en 2003 au ministère de l’Agriculture en tant que coordinatrice, rejoint le Centre national interprofessionnel de l’économie laitière (CNIEL) en 2005, puis la FNCL en 2007 où, depuis quatre ans, elle était responsable des dossiers économiques et de la vie coopérative. Depuis le 1er janvier, il est le nouveau Directeur financier de Lemken et à ce titre il rejoint le comité de direction de la société. Il succède à Wilhelm Van ZADELHOFF qui a œuvré à ce même poste durant 37 ans. Canadien de naissance, âgé de 48 ans, il possède une expertise en finances et gestion. Il assurait jusqu’alors la direction financière de l’entreprise Geringhoff. Agro-mach : un salon de matériels en ligne Agro-mach.com est un salon en ligne dédié aux matériels, équipements et installations agricoles. Cet outil se destine aux utilisateurs, concessionnaires, constructeurs et prescripteurs. Tel un salon au réel, il a pour vocation de mettre en relations visiteurs et exposants. Le site, traduit en 7 langues, recense 27 familles de produits, 250 sous-familles et 3000 exposants. Agro-mach.com est dirigée par Jérôme REYNIER. Il évolue dans le machinisme agricole depuis plus de 20 ans et a précédemment occupé des postes chez Väderstad, Caruelle-Nicolas, Maschio-Gaspardo, Gallignani et Dickey-John. Amazone et Krone : en France, les marques se séparent Les sociétés Amazone et Krone ont décidé communément de commercialiser leurs produits, en France, via deux organisations indépendantes. La séparation des activités interviendra le 1er juillet 2016 pour les machines et le 1er décembre de la même année pour les pièces de rechange. “ Les gammes de produits se sont largement étoffées chez Amazone comme chez Krone, les performances techniques des deux firmes sont en évolution permanente, les saisons d’utilisation des machines se chevauchent de plus en plus,… de ce fait, nous sommes persuadés que nous devrons à l’avenir nous concentrer chacun sur nos gammes respectives” ont annoncé Jean PELIKAN et Bernard KRONE, les dirigeants des firmes en France. Claas : résultats 2014 La firme allemande a maintenu le niveau de son chiffre d’affaires pour l’année 2014 à 3.823 M€ (contre 3.824,6 M€en 2013) et annonce que son résultat avant impôt (155,1 M€ contre 295,3 M€ en 2013) a été affecté par les coûts élevés liés à l’adaptation des moteurs aux nouvelles normes d’émission de gaz d’échappement. La marge brute globale sur chiffre d’affaires atteint 4,1 % ; elle était de 7,7 % en 2013. La firme a vu son volume de ventes se contracter en Europe de l’Ouest, en Europe de l’Est et en Amérique Latine a contrario de l’Asie et de l’Amérique du Nord qui ont enregistré des évolutions positives. Claas prévoit une continuité dans la récession en 2015 et un chiffre d’affaires similaire à cette année. Elle poursuit cependant ses investissements en recherche et développement ; ces derniers ont représenté 5,6 % du chiffre d’affaires en 2014 soit 212,3 M€ (contre 197 M€ en 2013). Fendt France passe la barre des 10 % En 10 ans, le constructeur allemand est passé en France de 6,44 % de part de marché (en 2004) à 10,8 % (en 2014). En Allemagne, la marque atteint 21,5 % de part de marché avec 27 441 immatriculations en 2014. Le nouveau site de production de Marktoberdorf, devrait permettre à la firme d’atteindre les 9 % du marché européen. MF Beauvais produit le MF 4700 L’usine de Beauvais qui a bénéficié d’une mutation profonde ces 5 dernières années, grâce à un investissement cumulé de 300 M€ depuis 2010, a été désignée par Agco pour la fabrication de la gamme MF 4700, en version cabine, à partir de la fin 2015. Cette nouvelle gamme de 60 à 130 ch, dite “Global Series”, servira le marché européen. L’usine, qui produit déjà les MF 5600, 6600, 7600 et 8700, va bénéficier d’un potentiel supplémentaire annuel de 2500 tracteurs. Teagle : une filiale française Le fabricant britannique de pailleuses déchiqueteuses distributrices (Tamahawk), épandeurs de fumiers (Titan), épandeurs d’engrais et conditionneurs d’andains, a implanté une filiale Teagle en France. Sous la houlette de Guillaume GENTILHOMME, l’équipe commerciale qui se compose de 3 personnes couvrant respectivement l’Ouest et le Nord, le SudOuest, et le Sud-Est, a pour objectif de construire un réseau de concessionnaires orientés éleveurs de ruminants ou de monogastriques (porcs, volailles). L.R. l Directeur adjoint / futur DG concession - Centre / PoitouCharentes l GPS guidage Formateur, Commercial, Techn SAV montage l 3 Chefs d’ateliers - Corse / Nord Picardie / Aquitaine Poitou- Charentes l 3 Responsables de magasin - Nord Picardie / Ile-de-France / Sud-Ouest l Magasiniers - Seine-et-Marne / Sud-Ouest / Midi-Pyrénées l Techniciens SAV tracteur, récolte, pulvé - Picardie / Centre, Sud-Ouest / Corse l 1 Commercial & 1 Resp. ccial - Normandie / Bretagne l Technicien réceptionnaire atelier motoculture - Centre Envoyer CV et lettre de motivation sous word à : Jean-Paul HOUPERT - 06 63 97 36 66 Jean-Paul PAPILLON - 06 83 01 75 40 [email protected] [email protected] Sedimag’ • n° 260 • février 2015 11 I ACTUALITÉS n f o r m a t i o n s L.R. Amazone Bugnot le Pantera s’allonge broyeurs polyvalents Le pulvérisateur automoteur Pantera 4502 existe à présent pour les applications sur cultures hautes (maïs, tournesols) avec un châssis hydraulique réglable en hauteur. La version Pantera 4502-H via le terminal tactile Amadrive permet de relever la machine jusqu’à une garde au sol de 1,70 m. En position haute, la largeur de voie se règle entre 2,10 m et 2,60 m. En position normale, avec une garde au sol de 1,25 m, la largeur de voie varie entre 1,80 m et 2,40 m. Le Pantera 4502 adopte un système de guidage automatique avec palpeur de rangs monté endessous de la cabine. Amazone un pulvé taille médiane Pour les professionnels des espaces verts et du paysage, Bugnot élargit sa gamme de broyeurs de végétaux polyvalents. Nommée BV N, elle remplace la série BV E. Après avoir lancé fin 2013 le BV N.56, c’est aujourd’hui le BV N.67 à motorisation diesel qui fait son apparition. Plus puissant que son prédécesseur, il développe 35 ch et existe en deux configurations : broyage par rotor équipé de 24 fléaux mobiles ou 6 outils coupant fixes. Il autorise le broyage jusqu’à 17 cm de diamètre. Sa particularité repose sur une entrée exclusive déportée. Côté broyeurs de branches à couteaux, la gamme CBB reçoit une grille de calibrage intégrée aux disques pour éviter la production de queues de déchiquetage et de poussière, et un tapis d’amenage supérieur pour un chargement facilité. La gamme se compose du CBB 160, 220, 300, pour des diamètres de branches de 0 à 16 cm, 0 à 22 cm et 0 à 30 cm. John Deere : tracteurs Tier 4 final pour la saison 2015 Les tracteurs 6175R, 6195R et 6215R équipés d’un châssis long et d’un moteur Tier 4 final remplacent les modèles actuels de la série 6R. La motorisation, John Deere PowerTech PVS/PSS de 6,8 l de cylindrée développe une puissance nominale de 175,195 et 215 ch et offre une surpuissance de 40 ch au transport et à la prise de force. La palette de transmissions se décline à variation continue AutoPowr, double embrayage DirectDrive, ou semi-Powershift (20 vitesses avant et arrière). Conçus pour les grandes exploitations, les nouveaux tracteurs de la série 9RT : 9470RT, 9520RT, 9570RT, conformes à la norme Tier 4 final, sont équipés de moteurs John Deere PowerTech PSS de 13,5 l de cylindrée et pour le haut de gamme d’un Cummins QSX15 de 15 l de cylindrée. Ils développent une puissance de 346, 382 et 419 ch. Ils reçoivent la nouvelle transmission PowerShift e18TM dotée de série du système Efficiency Manager TM et un débit hydraulique qui atteint 435 l/mn. La cabine CommandViewTM, l’accoudoir CommandArm et la console CommandCenter 4600 apportent une valeur ajoutée au confort de pilotage. Les tracteurs spécialisés 5G ont fait peau neuve en terme de confort, de puissance et de performance hydraulique. La série offre une palette complète. Elle est constituée de 4 gammes : tracteurs étroits (5GV), larges (5GN), vergers (5GF) et surbaissés (5GL). D’une hauteur de 1,23 m, ils possèdent une largeur de 1 m (5GV), 1,30 m (5GN) et 1,50 m (5GF). Leur rayon de braquage atteint 3,4 m. Ils existent en version plate-forme de conduite ou cabine, en 2 ou 4 roues motrices. Les modèles 5GL sont uniquement en version plate-forme 4 roues motrices. Ils sont équipés de moteurs de 3,2 et 4,5 l de cylindrée aux normes Tier 4 final et développent une puissance nominale de 75, 85 et 100 ch. Les transmissions sont disponibles avec Hi-lo mécanique en 12/12, 24/24 SyncReverser ou 21/12 PowrReverser, ou en 24/24 à commande hydraulique. Le circuit hydraulique offre un débit de 123 l/mn et 4 distributeurs auxiliaires. Le relevage trois points arrière présente en standard une capacité de levage de 2,5 T qui peut être portée à 3,1 T avec l’installation de vérins supplémentaires. Valtra : série T 4ème génération, un nouveau design L’UX Special Medium s’adresse aux exploitations de taille moyenne qui souhaitent un pulvérisateur de 21 à 28 m. A l’instar de ses aînés, il possède un châssis à structure élastique, une cuve U-Boot avec un centre de gravité très bas, un repliage intégré au gabarit, un tableau de commande centralisé. Il reçoit les rampes hydrauliques Super L de 21, 24, 27 et 28 m. La rampe Super L de 21 m peut travailler aussi en 15 m une fois ses extrémités repliées. A la régulation DPA électronique Amaspray+ peut se combiner en option la commande de rampe Proficlick pour gérer les fonctions de montée/ descente, dépliage/repliage indépendant droite/ gauche, verrouillage du cadre central et correcteur de dévers. Empattement long (2995 mm), taille de guêpe, nouvelle cabine 5 montants offrant une visibilité à 360°, 6 m2 de vitres, 20 cm de large en plus, toit vitré, échappement positionné dans le montant droit, phares à leds, poste de conduite inversé,… le tracteur Valtra T a totalement été repensé. Présentée en novembre 2014 en Allemagne, cette 4ème génération arrive en France. La gamme est constituée de 6 modèles (T144, T154, T174e, T194, T214, T234) de 155 à 235 ch (et de 170 à 250 ch en puissance boost). Ils sont propulsés par des moteurs Agco Power de 6,6 l et 7,4 l de cylindrée à technologie SCR, conformes aux normes Tier 4 final. Le T174e bénéficie de la fonction EcoPower. Quatre finitions sont proposées : une transmission à variation continue CVT (Direct) et trois transmissions Powershift (4 gammes, 5 rapports sous charge + 2 gammes rampantes) à commandes électrohydrauliques (version Versu, HiTech) ou à commandes mécaniques (Active). Particularité de ces transmissions : la pédale d’accélérateur contrôle le régime moteur mais aussi la vitesse d’avancement, la pédale d’embrayage s’utilise uniquement lors du démarrage du moteur et le système Hill Hold permet de maintenir le tracteur immobile en côte. La transmission se contrôle depuis l’accoudoir ValtraArm et le levier DriveStick. Diverto D.R. porte-outil à 360° Pour faciliter les travaux des espaces verts et de la forêt, Diverto commercialise le QS 100, un porte-outils compact dont la cabine, qui offre une excellente visibilité, peut effectuer des rotations illimitées à 360°. De simple tracteur, grâce à son bras polyvalent, au gré des saisons, il fait travailler en simultané deux outils et devient chargeur, déneigeur, épandeur de sel, broyeur de branches, débroussailleuse, pelleteuse, tondeuse, taille-haies… Il possède un moteur John Deere de 4,5 l de cylindrée développant 115 ch et peut être commandé à distance. 12 Sedimag’ • n° 260 • février 2015
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