3 Décembre 2013
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3 Décembre 2013
FIGEAC AERO Offre d’actions dans le cadre d’un placement privé Le 3 décembre 2013 Equipementier Aéronautique Alternext ● En à peine un quart de siècle, FIGEAC AERO s’est hissé parmi les leaders européens de la sous-traitance aéronautique, comptant pour clients les principales références du secteur et désigné partenaire stratégique de plusieurs d’entre eux, dont AIRBUS. ISIN FR00 Re ute rs Bloombe rg XXX.PA Site inte rne t www.figeac-aero.com Cap boursiè re 242.0M€ XXX FP (après levée de 12 M€) Ré partition du capital JC Maillard 70.3% Fils Maillard 22.8% Flottant M€ (31/03 N+1) C hiffre d'a ffa ire s EB IT M a rge o p. (%) R Npg M a rge ne tte (%) 6.9% 2012 2013e 2014e 2015e 137.1 165.0 187.8 21.1 26.1 28.5 232.2 37.4 15.4% 15.8% 15.2% 16.1% 12.0 15.2 17.2 23.0 8.7% 9.2% 9.1% 9.9% 492.93 571.86 643.20 861.83 16% 12% 34% Divide nde ne t 0.00 0.00 0.00 0.00 R e nde m e nt ne t (%) 0.0% 0.0% 0.0% 0.0% B NP A Va r. B NP A (%) FCF P A -766.5 -743.0 -507.5 87.7 VE/C A 2.2 1.9 1.6 1.3 VE/EB IT 14.0 12.0 10.9 8.2 VE/EB ITDA 9.2 7.8 7.1 5.9 P ER 19.2 15.9 14.1 10.5 FCF -19.2 -18.6 -13.3 2.3 De tte fin. ne tte 82.4 82.7 79.6 75.6 Ge a ring (%) 213% 126% 96% 71% R OC E (%) 10.0% 8.6% 8.7% 10.6% P ro c h a in é v é n e m e n t : n s Pe rformance s 3m 6m ns ns ns CAC Mid & Small 7.4% 12.1% 28.2% Extrê me s 12 mois ns ns FIGEAC Gilbe rt Fe rrand (+) 33 1 53 45 10 91 [email protected] 12 m ● Le groupe est doté d’un appareil de production moderne et performant, très en pointe sur la scène européenne, fruit d’une politique d’investissement très volontariste. FIGEAC AERO connaît une croissance fulgurante (multiplication du CA par 9 en 12 ans), totalement autofinancée depuis sa création en 1989, et dégage des marges parmi les plus élevées de son secteur. ● En dépit de la crise, les perspectives de l’aéronautique civile demeurent très favorablement orientées, les carnets de commandes des avionneurs étant à des plus hauts historiques, tirés notamment par l’insolente santé des grandes économies émergentes. ● Grâce à sa propre dynamique de prises de parts de marché et à son bon positionnement sur de nouveaux programmes, au premier rang desquels l’A350 d’AIRBUS (à lui seul, ce programme commandé à ce jour à 813 exemplaires, générera plus de 150 M€ de CA annuel en régime de croisière), le groupe va demeurer sur un trend de croissance très soutenu pour encore plusieurs années. ● La levée de fonds envisagée (12 M€ en hypothèse basse), la première de l’histoire du groupe, et les différents leviers sur lesquels va pouvoir agir le groupe (externalisation de la gestion du stock matières – réduction du cycle d’exploitation –déploiement en zone low cost et en zone dollar, etc.) vont lui permettre d’accompagner le très volontariste programme d’extension de capacités pour servir le carnet de commandes actuel (4 à 5 ans de CA selon nous) tout en enclenchant le mouvement de désendettement. ● Nos prévisions, construites sur la base d’hypothèses prudentes (progressions modérées des cadences de production sur la gamme des monocouloirs de la famille A320 notamment), tablent sur une croissance bénéficiaire très forte, le groupe devant quasi doubler son ROC en masse sur les trois prochains exercices. ● L’évaluation que nous avons mise en œuvre repose sur : (1) l'actualisation des flux de trésorerie disponible (DCF) et (2) la méthode des comparables boursiers. La valorisation moyenne obtenue par ces deux méthodes s’établit à près de 273 M€ en valeur d’équilibre post money (sous l’hypothèse d’une levée de 12 M€ minimum). ● FIGEAC AERO constitue un véhicule boursier à forte visibilité doté d’un management au track record exceptionnel dans un secteur réputé difficile et exigeant. Résumé/Conclusion FIGEAC AERO est fournisseur de rang 1 ou 2 des industriels du secteur aéronautique. Dans une économie en crise, le groupe appartient à un rare îlot de prospérité, le secteur aéronautique et spatial, premier secteur exportateur en France et premier excédent commercial du pays (20,3 Md€ en 2012), surfant sur le développement du trafic aérien et la dynamique du marché de l’aviation commerciale asiatique. Airbus, premier client du groupe, vient pour la troisième fois de relever son objectif commercial pour l’ensemble de l’année (800, puis 1.000 et maintenant 1.200 appareils). Et à fin octobre, avec 1.215 commandes nettes depuis début 2013 (avant impact du Salon de Dubaï qui a réservé de bonnes surprises aux deux principaux avionneurs), nous pouvons déjà prédire que cet objectif sera largement dépassé (plus de 100 appareils commandés le premier jour du salon de Dubaï, dont 50 A380 et plus de 50 A350). Son carnet de commandes totalisait ainsi au 18 novembre près de 5.500 appareils à livrer, soit plus de 8 années de production. FIGEAC AERO réalisant environ les 2/3 de son CA sur la base de relations contractuelles à long terme avec ses clients, généralement sur des périodes équivalentes à la durée de vie des programmes, il est doté d’une visibilité extrêmement forte sur son activité, particulièrement sur les trois prochains exercices. Etant très souvent source unique des pièces fabriquées sur chacun des appareils sur lesquels il est retenu, toute commande enregistrée par ses clients se répercute mécaniquement dans son propre carnet de commandes que nous estimons à l’heure actuelle proche de 1 Md€. FIGEAC AERO n’est certes pas immunisé pour autant contre les risques de retournement cyclique que connaît périodiquement le secteur (tous les 6 à 8 ans), les difficultés structurelles des compagnies aériennes et l’affaiblissement de la croissance des grandes économies émergentes telles que la Chine pouvant finir par avoir raison de l’insolente santé du secteur. Même s’ils ne sont pas d’actualité pour l’instant, Airbus et Boeing relevant régulièrement leurs cadences de production, certains glissements des plans de livraisons des avionneurs seraient alors inévitables. Dans un tel contexte, la dynamique de prise de parts de marchés du groupe et sa forte exposition à de nouveaux programmes, particulièrement l’A350 d’Airbus (chaque appareil lui générera près de 1,3 M€ de facturations), lui permettront de demeurer en forte croissance. Les nouveaux sites en développement (Tunisie, Picardie et prochainement le Mexique et les Etats-Unis) et les possibilités d’extension à Figeac même (potentiel de 4 bâtiments supplémentaires) permettront d’absorber le surcroît d’activité prévu. En dépit de tendances structurelles conduisant les équipementiers aéronautiques à prendre davantage de risques sur les programmes des avionneurs, nous notons que FIGEAC AERO demeure financièrement relativement peu exposé, ses engagements nets en Risk Sharing et contrat de construction ne s’élevant en cumul qu’à 30,6 M€ au 31/03/2013, principalement sur le programme A350. Nos prévisions ont été bâties à partir des données budgétaires des principales entités du groupe et d’échanges nourris avec son management. Elles n’intègrent aucun scénario particulier de croissance externe, mais s’efforcent en revanche de prendre en compte les principaux projets de développement formalisés par le groupe (extension des capacités sur le site de l’Aiguille à Figeac – développement du site low cost en Tunisie et du site Picard – externalisation de la gestion du stock matières premières – renforcement des fonds propres). 2 Ces prévisions intègrent également les données sectorielles les plus à jour, notamment le glissement de calendrier de la production de série de l’A350 (commandé à ce jour à plus de 813 exemplaires), programme emblématique pour le groupe qui représentera près de 40 à 50% de son CA à horizon de 4 à 5 ans. Dans le cadre de cette approche prudente, hors effet d’accélérateur de la croissance externe, le groupe devrait afficher une solide croissance bénéficiaire (quasi doublement du ROC en 3 ans). Il devrait demeurer également parmi les groupes les plus profitables de la sous-traitance aéronautique mondiale (marge d’EBITDA de plus de 23% actuellement) en dupliquant son modèle d’excellence industrielle au-delà des frontières nationales. La levée de capitaux qui sera réalisée à court terme (12 M€ environ via un placement privé), la première de l’histoire du groupe, et les différents leviers sur lesquels va pouvoir agir le management (externalisation de la gestion du stock matières – réduction du cycle d’exploitation, etc.) vont permettre d’enclencher une forte mécanique de désendettement, en dépit du maintien d’un programme d’extension de capacités très volontariste pour servir le carnet de commandes actuel (4 à 5 ans de CA selon nous). Le management peut se prévaloir d’un track record tout à fait exceptionnel en terme d’exécution, et le fait que Jean-Claude MAILLARD reste totalement engagé dans le groupe, y compris financièrement (faible Cash-Out prévu lors de l’IPO) envoie un message très fort au marché quant à sa confiance et son engagement dans le groupe qu’il a créé il y a 24 ans. FIGEAC AERO a toutes les caractéristiques d’une valeur de croissance qui évolue dans un secteur structurellement porteur. Dans cette industrie à cycle long, le titre offre une visibilité exceptionnellement forte sur ses perspectives de croissance à court et moyen termes. L’évaluation que nous avons mise en œuvre repose sur : (1) l'actualisation des flux de trésorerie disponible (DCF) et (2) la méthode des comparables boursiers. La valorisation moyenne obtenue par ces deux méthodes s’établit à environ 273 M€ en valeur d’équilibre post money. Une levée de fonds par placement privé de 12 M€ devrait être lancée sur la base d’une valeur pré money minimum de 230 M€, soit 242 M€ post money, opération suivie d’une admission des titres sur Alternext. 3 SOMMAIRE RESUME/CONCLUSION ................................................................................................................................. 2 SOMMAIRE ....................................................................................................................................................... 4 FIGEAC AERO EN 8 POINTS ......................................................................................................................... 5 POSITIONNEMENT METIER ........................................................................................................................ 6 Prépondérance de l’usinage aluminium aujourd’hui ..................................... 6 Vers davantage de pièces en métaux durs à terme .......................................... 7 Perspectives de consolidation sectorielle très ouvertes ................................... 7 Une clientèle de grands donneurs d’ordres...................................................... 8 L’AERONAUTIQUE CIVILE, UN SECTEUR PORTEUR .......................................................................... 9 Trafic passagers structurellement haussier ..................................................... 9 Des carnets de commandes record.................................................................. 11 FIGEAC AERO gagne des parts de marché ................................................. 14 UNE HISTOIRE DE CROISSANCE ............................................................................................................. 16 Un track record éloquent ................................................................................ 16 Et des potentialités encore très élevées ........................................................... 18 FINANCEMENT DE LA CROISSANCE ...................................................................................................... 22 Tous les leviers internes seront mobilisés… ................................................... 22 Absence de covenant bancaire ........................................................................ 23 DES FAIBLESSES A NUANCER................................................................................................................... 25 L’absence du groupe des matériaux composites ........................................... 25 La concurrence des pays à bas coûts .............................................................. 26 Le renforcement du Workpackage, une tendance lourde ............................ 27 L’exposition au risque $ .................................................................................. 27 VALORISATION ............................................................................................................................................. 29 Préambule comptable ...................................................................................... 29 Valorisation par les DCF ................................................................................. 31 Comparaison boursière ................................................................................... 33 ANNEXES ......................................................................................................................................................... 35 Profil des dirigeants ......................................................................................... 35 Organisation du groupe ................................................................................... 36 Historique ......................................................................................................... 36 Portefeuille clients ............................................................................................ 38 Spécificités comptables sectorielles ................................................................. 40 Liens utiles ........................................................................................................ 41 20 ans de consolidation sectorielle (opérations > 50 M€) .............................. 42 Les domaines d’intervention du groupe sur un avion................................... 44 DONNEES FINANCIERES ............................................................................................................................ 45 4 FIGEAC AERO en 8 points Le métier… Evènements marquants… Créé en 1989 par Jean-Claude Maillard, son actuel PDG, le Groupe FIGEAC AERO est un sous-traitant de rang 1 ou 2 des grands industriels aéronautiques. Le groupe propose à ses clients des prestations complètes, depuis l`étude, jusqu`à la réalisation de sous-ensembles aéronautiques. Le Groupe est présent sur la plupart des grands programmes aéronautiques et compte parmi ses principaux clients Airbus, Aircelle, Latécoère, Snecma, Aerolia, Embraer, Socata ou encore Dassault et Boeing (via Spirit). FIGEAC AERO compte près de 1.300 salariés actuellement (34 ans d’âge moyen – turnover de seulement 2%) et a réalisé un CA consolidé de 137 M€ sur l’exercice 2012-13 (clôture fin mars 2013), dont environ 20% à l`exportation (dans 14 pays). ● Mars 2010 : Premier contrat de sous-traitance globale remporté par le groupe auprès d’AEROLIA (EADS). D’un montant de 100 M€ étalé sur 20 ans, il porte sur la réalisation des études de conception jusqu’à l’industrialisation des planchers du tronçon 12 des 800 premiers A350 XWB. ● Mise en production fin 2010 d’une unité en Tunisie, dédiée à la production de pièces élémentaires usinées. ● Octobre 2011 : Signature d’une convention d’aide à la réindustrialisation (ARI) de 10 M€ (sur 7 ans sans intérêt) accordée par le Ministère de l’Industrie pour soutenir les efforts investissements du groupe dans la fabrication de pièces d’avions en métaux durs. Ce projet de plus de 35 M€ permettra de créer 250 emplois en 3 ans. CA 2013 par client (société mère) CA par programme (société mère) Autres 21% Aerolia 26% A320 28% Autres programmes 34% Clients 6 à 10 16% Airbus 18% HHLH 5% Spirit 6% Latécoère 8% CFM56 8% Les 5 programmes suivants 12% A350 6% A380 6% A330/A340 6% Forces Faiblesses ● Au-delà d’AIRBUS (> 50% du CA direct et indirect, large diversification clientèle auprès des autres avionneurs (Boeing, via Spirit, Embraer, Bombardier et Dassault), motoristes et fabricants de Nacelles. ● Forte visibilité sur les perspectives de croissance, avec quasiment 100% du CA 2013-14 contractualisés et près de 90% du CA de l’exercice suivant. ● Près de 85% du CA réalisés en tant que sous-traitant de rang 1 ou 2 des avionneurs et motoristes. ● Plus de 50% du CA réalisés en tant que source unique sur les programmes sur lesquels il intervient. ● Exposition limitée aux variations des matières premières (80% des achats réalisés en conbids avec AIRBUS). ● Activité très capitalistique, nécessitant des investissements élevés et expliquant la lourde structure financière du groupe, que l’augmentation de capital en cours (environ 12 M€) permettra d’alléger. ● Le groupe ne fait que de la première monte, son activité est de ce fait totalement liée au cycle des avionneurs, sans l’effet amortisseur d’une quelconque activité de rechange. ● Forte exposition aux variations de la parité €/$ (1 M€ d’impact sur l’EBIT d’une baisse de 10 cts), que la politique de couvertures du groupe s’efforce de contrer (85 M$ d’exposition nette estimée sur les 18 prochains mois, couverte à 100% sur un taux moyen de 1,24). Opportunités Menaces ● Secteur éminemment porteur, avec de très fortes opportunités de croissance (FIGEAC représente moins de 1 % du marché mondial). ● Les livraisons mondiales d’avions de plus de 100 places sont encore attendues en forte hausse sur 2013, les carnets de commandes de Boeing et d’Airbus dépassant les 7 années de production. ● Trafic passagers attendu en doublement sur les vingt prochaines années, essentiellement tiré par les pays émergents. ● Forte compétition internationale, qu’elle soit américaine et zone dollar en général, mais aussi des pays émergents, principalement asiatiques. ● La vocation du groupe à soumissionner pour des sousensembles de plus en plus complexes peut le conduire à une prise de risque dépassant ses capacités financières. ● Une trop forte volatilité de la parité €/$ pourrait conduire à une réexposition partielle ou totale aux risques de change, le groupe utilisant notamment des couvertures à barrières désactivantes. 5 Positionnement métier Partenaire de rang 1 ou 2 des avionneurs, des motoristes et des équipementiers, FIGEAC AERO est présent sur la plupart des grands programmes aéronautiques civils, et intervient sur tous les segments de marché, à la fois dans l’aviation commerciale, régionale et d’affaires. Le groupe, actif marginalement aussi dans le militaire (moins de 2% du CA), propose à ses clients des prestations complètes, de la conception à la réalisation de sous-ensembles d’aérostructure, en passant par la réalisation de pièces élémentaires dans ses propres ateliers. Sur les pièces de structures (2/3 du CA au 31 mars 2013) le groupe se classe dans le Top 5 en Europe et dans le Top 2 en France, alors que sur les pièces pour moteurs (12% du CA), il figure dans le Top 10 en Europe et le Top 5 en France. Il dispose actuellement d’un parc de plus de 80 machines d’usinage à commandes numériques, coûtant chacune entre 0,5 et 1,0 M€. Les différentes composantes de l’activité (exercice au 31 mars 2013) Pièces de structure aéronautique 84.4% Montage sur site 2.3% Mécanique générale & chaudronnerie lourde 7.5% Usinage et traitement de surface 5.8% Source: FIGEAC AERO Prépondérance de l’usinage aluminium aujourd’hui L’activité consiste essentiellement en l’usinage de pièces élémentaires (près de 8.500 références produits aujourd’hui) de toutes dimensions (jusqu’à 26 mètres de long de capacité théorique) : Principalement aujourd’hui en aluminium (80%) que le groupe réceptionne en plaques rectangulaires de plus ou moins grande taille, et dont la consommation est estimée à quelques 5.000 tonnes par an ; concernant les alliages légers, les pièces sont exclusivement usinées sur des machines UGV (Usinage Grande Vitesse) modernes et renouvelées régulièrement, Mais aussi en métaux durs (20%), comme le titane par exemple, pour des pièces spécifiques telles que les mats réacteurs ou les carters moteurs (du TP400 de l’A400M par exemple). Outre le titane, le groupe utilise divers alliages comme l'inconel, superalliage à base de nickel. Le groupe exerce aussi des activités complémentaires : De chaudronnerie, certaines pièces de grande taille ou particulièrement complexes nécessitant des interventions de formage manuelles, D’assemblage de sous-ensembles d’aéro-structures, comme par exemple la cloison arrière du Falcon 7X de Dassault ou la réalisation complète de section du plancher de l’A350 (CAO + usinage + montage). 6 L’activité de FIGEAC AERO est génératrice d’importantes chutes de matières, près de 95%, que le groupe revend sous forme de copeaux de métal. De l’ordre de 4,0 M€ de revenus, selon nos estimations, ont ainsi été dégagés par le groupe au cours de son dernier exercice, les copeaux d’aluminium se négociant autour de 1,50 $ du kilo et ceux de titane aux environs de 4,00 $ du kilo. Vers davantage de pièces en métaux durs à terme Pour les prochains exercices, la croissance du groupe sera très soutenue. Elle sera aussi plus rapide concernant les pièces en métaux durs, générant ainsi une évolution sensible du mix aux dépens des pièces en aluminium. Tout en restant en croissance en valeurs absolues, ces dernières ne devraient plus représenter à terme que 55% du CA, vs 80% actuellement. Le groupe a notamment eu l’opportunité de se renforcer sur le segment des mâts réacteurs, en liaison avec l’arrêt programmé de l’activité d’usinage du site de Saint-Eloi d’AIRBUS à Toulouse. FIGEAC AERO a récupéré les ¾ des fabrications de ces mâts réacteurs. Ces pièces, très techniques et soumises à d’importantes contraintes, car assurant la liaison entre l’aile et le réacteur, sont réalisées en titane. Le groupe a également remporté d’autres marchés en métaux durs, raison pour laquelle il a considérablement renforcé le parc de machines de son atelier dédié à l’usinage des métaux durs (+50% en 2 ans), notamment pour accompagner AIRBUS dans la montée en cadence du programme A350. L’usinage du titane ou de l’inconel nécessite en effet des machines (tours, fraiseuses 5 axes, etc.) et des outillages spécifiques très résistants et coûteux (les consommables comme les forets notamment). 25 nouvelles machines à commandes numériques sont ainsi venues grossir le parc machines du groupe entre mi 2011 et fin 2012 pour faire face à la montée en puissance de ces nouvelles productions. Perspectives de consolidation sectorielle très ouvertes Sur l’activité d’usinage de pièces élémentaires d’aérostructure, FIGEAC AERO fait partie de la vingtaine de sous-traitants qui comptent dans la construction aéronautique mondiale. En France, l’industriel le plus comparable à FIGEAC AERO a pour nom AEROLIA au CA d’environ 800 M€. Filiale à 100% d’EADS, regroupant les anciens sites Airbus de Méaulte, de Saint-Nazaire-Ville et d’une partie du bureau d’études de Toulouse, AEROLIA a hérité des activités pièces élémentaires et pointes avant d'AIRBUS. AEROLIA figure d’ailleurs parmi les plus importants clients du groupe, avec lequel il a remporté en 2010 un contrat de sous-traitance globale de plus de 100 M€ sur 20 ans. Le Groupe LATECOERE (581 M€ de CA récurrent en 2012), en charge de la réalisation d’ensembles complets d’aérostructure, n’est en revanche pas directement comparable à FIGEAC AERO, ce dernier ne faisant pour l’instant que très peu de « workpackage » pour ses clients. LATECOERE compte d’ailleurs parmi le Top 10 des clients du groupe (8,0% du CA consolidé) ; il lui livre principalement des sous-ensembles. Au total en Europe, une quinzaine d’acteurs peuvent être mentionnés (Premium Aerotec filiale d’EADS en Allemagne, GKN et Gartner en Angleterre, Daher Aerospace et Mecachrome en France, Asco en Belgique, etc.) dont l’italien ALENIA (2,8 Md€ de CA), concurrent de FIGEAC AERO sur une partie de ses 7 activités, mais aussi positionné sur les matériaux composites, ce qui n’est pas le cas de FIGEAC AERO, totalement absent de ce segment de marché. Au cœur de la chaine de valeur Les autres comparables directs sont plutôt localisés en Amérique du Nord (Ducommun, Magellan) et sont souvent de grande, voire de très grande taille. Plus généralement, le secteur des Aérostructures est dominé aux Etats-Unis par Spirit et Vought (issus de l’externalisation par Boeing de ses activités d’aérostructures) et au Japon par des filiales dédiées de grands groupes (Kawasaki et Mitsubishi). La taille critique dans ce secteur tend à croître au fil du temps, la demande des avionneurs se tournant vers des prestations de plus en plus globales poussant à ce mouvement de consolidation de leurs fournisseurs. La stratégie conduite par la direction du groupe FIGEAC AERO s’inscrit totalement dans cette course à la taille, celle-ci n’excluant d’ailleurs pas à terme de développer une activité de Workpackage pour mieux coller aux besoins des clients et rester dans les panels de leurs fournisseurs préférés. L’ambition clairement affichée du groupe est de devenir le leader mondial des pièces en aluminium et métaux durs à horizon d’une dizaine d’années et de figurer dans le Top 5 mondial des fournisseurs de pièces mécaniques pour moteurs aéronautiques à horizon de 5 ans. Une clientèle de grands donneurs d’ordres Le groupe a fait le choix de se positionner prioritairement sur les contrats de taille importante et sur les avions de plus de 50 places de capacité, segments de marché pour lesquels les carnets de commandes sont moins volatils que dans l’aviation d’affaires ou l’aviation régionale. Sa clientèle est ainsi très concentrée (les cinq clients les plus importants ont représenté 63% du CA du dernier exercice), mais avec des risques de défaillance que nous pouvons juger faibles au regard de l’assise financière des sociétés concernées. Le premier client de FIGEAC AERO est AIRBUS (et sa filiale AEROLIA). Un accord de partenariat stratégique est en place entre AIRBUS et FIGEAC AERO, ce qui permet au groupe de bénéficier de transferts de technologie et de savoirfaire au quotidien sur l’usinage des métaux durs. FIGEAC AERO figure par ailleurs depuis 2009 dans le panel « Details spars » des 20 fournisseurs stratégiques mondiaux de l’avionneur européen, ce qui lui assure la récurrence d’une part importante de son CA. Il est important de noter que près des deux tiers du CA du groupe sont réalisés dans le cadre de relations contractuelles à long terme, généralement sur la durée de vie des programmes (soit de l’ordre de 30 à 40 ans) et sur un nombre d’appareils contractuellement défini par programme (100 à 800 avions). 8 L’aéronautique civile, un secteur porteur La demande d’avions de transport, fortement corrélée à la croissance économique mondiale, est cyclique. Elle s’inscrit cependant sur un trend haussier de long terme qui demeure très soutenu, tiré par la hausse du trafic, la segmentation des réseaux aériens, la nécessité de remplacer les appareils vétustes ou ne répondant plus aux critères de performances, notamment en termes de poids et de consommation de carburant. Les carnets de commandes de l’industrie aéronautique sont à des niveaux record et FIGEAC AERO, grâce à la qualité de son exécution, gagne régulièrement des parts de marché. Trafic passagers structurellement haussier Le marché des avions de ligne dépend de la demande adressée au secteur du transport aérien, elle-même fortement corrélée à la croissance économique générale, tel qu’illustré dans le graphique ci-dessous. Croissance du trafic passagers vs croissance du PIB Source : Boeing Curent Market Outlook En tendance long terme, le marché du transport aérien, mesuré en passagerskilomètres transportés, connaît une croissance soutenue ; près de 8% sur la période 1967-2000 – de l’ordre de 5% sur la période 1980-2012. Et malgré les phases de récession économique, les chocs pétroliers, l’épidémie de SRAS et les attentats du 11 septembre, le secteur rejoint rapidement son trend haussier de long terme que le consensus situe aux alentours de +5% l’an actuellement, tiré aujourd’hui par la demande des grandes économies émergentes. Le trafic passager progresse de 5% par an depuis 1980 Source : Boeing & ICAO Scheduled Traffic 9 Malgré la crise, le trafic a encore progressé de 5,5% en septembre 2013 La croissance du trafic passager mondial est demeurée très soutenue en septembre 2013 (+5,5% en rythme annuel), bien qu’une inflexion soit à noter par rapport au mois d’août dernier (+6,9%). Le Moyen-Orient, suivi de l’Asie/Pacifique et de l’Afrique sont demeurées les zones géographiques les plus dynamiques. Les taux de remplissage sont restés élevés à 80,3%, dans un contexte d’extension soutenue des capacités (+5,3% sur un an). Dans la plupart des régions du monde les compagnies aériennes connaissent des taux de remplissage qui se maintiennent à des hauts niveaux, compatibles avec les anticipations optimistes sur la demande adressée aux avionneurs. Des taux de remplissage toujours élevés malgré la poursuite de l’extension des capacités Source : IATA 10 Des carnets de commandes record En dépit de la crise économique qui frappe durement les économies occidentales depuis mi-2007, la construction aéronautique civile est l’un des rares secteurs demeurés en croissance : Les commandes nettes d’avions commerciaux de plus de 100 places ont même marqué des records historiques à 4.260 unités (AIRBUS + BOEING) en cumul sur 2011 et 2012, soit l’équivalent de 3 ans et demi de livraisons annuelles ; le Salon aéronautique de Farnborough de 2012, qui s’était pourtant déroulé en plein marasme, avait permis au couple BOEING-AIRBUS d’afficher un bilan très honorable (511 commandes cumulées pour une contrevaleur de 54 Md$), même si on était loin des records du Salon du Bourget un an plus tôt (872 commandes). Le Salon du Bourget 2013 a confirmé l’ensemble de ces tendances, avec 466 commandes fermes et options pour AIRBUS (68,7 Md$) et 442 appareils pour BOEING (66,4 Md$). Bilan des derniers grands salons aéronautiques Le Bourget 2005 Farnborough 2006 Le Bourget 2007 Farnborough 2008 Le Bourget 2009 Farnborough 2010 Le Bourget 2011 Farnborough 2012 Le Bourget 2013 Commandes fermes + options AIRBUS BOEING 280 149 182 79 728 125 256 197 127 2 255 254 730 142 115 396 466 442 Valeur au prix catalogue (Md$) AIRBUS BOEING 33,5 15,2 21,5 8,9 95,9 16,5 40,5 23,2 12,9 0,2 28,0 27,0 72,0 22,4 16,9 37,0 68,7 66,4 Source : LCM Le salon de Dubaï a créé la surprise dès le premier jour de son ouverture (17 novembre 2013), avec près de 200 Md$ de commandes cumulées, AIRBUS engrangeant notamment 50 nouveaux A380 pour la compagnie Emirates et 50 A350 XWB pour Etihad. Les carnets de commandes actuels sont par conséquent pleins à craquer (entre 8 et 9 ans de production pour les deux principaux avionneurs AIRBUS et BOEING) et ont été confortés au dernier Salon du Bourget, qui figure parmi les meilleurs crû de l’histoire (908 commandes fermes et options d’achat en cumul pour les avions de plus de 100 places). Avions de ligne > 100 places restant à livrer (estimation 18/11/2013) En nombre d'appareils Boeing Airbus Total quantité en années 5,141 5,497 10,638 7.7 8.9 Source : Constructeurs et estimations LCM Les livraisons cumulées d’AIRBUS et de BOEING sont encore attendues en progression de près de 10% en 2013, après leur bond de 18% enregistré sur le seul exercice 2012. Livraisons d’avions de ligne > 100 places Livraisons Boeing Airbus Total Variation N/N-1 2009 2010 2011 2012 2013e 481 498 979 462 510 972 477 534 1011 601 588 1189 665 620 1285 -1% 4% 18% 8% Source : Constructeurs et estimations équipementiers 11 Selon le constructeur européen, plus de 29.226 nouveaux appareils devront être mis en service d’ici 2032 (pour une contrevaleur de 4 400 Md$), dont environ de 18.800 appareils pour accroître la capacité des flottes et 10.400 pour répondre à la demande de remplacement des compagnies aériennes (notamment pour des appareils plus économes en carburant). Plus de 29.000 avions à livrer sur 20 ans (4 400 Md$) Source : AIRBUS Global Market Forcasts 2013 - 2032 Prévisions des livraisons par type d’appareils Source : AIRBUS Global Market Forcasts 2013 - 2032 12 Les anticipations de l’américain BOEING, qui englobent le segment de l’aviation régionale (non pris en compte dans les études d’AIRBUS), vont dans le même sens que celles d’AIRBUS et misent sur une demande qui demeurera très soutenue sur le long terme. Les prévisions de BOEING pour la période 2013-2032 (4 800 Md$) Source: BOEING Current Market Outlook 2013-2032 La part des loueurs dans les carnets de commandes reste limitée ; Farnborough 2012 avait marqué le grand retour des loueurs, avec 60% des commandes en nombre d’appareils chez BOEING et 53% chez AIRBUS. Ce mouvement, qui pouvait être annonciateur d’un ralentissement du cycle, ce type de clientèle recherchant des rabais importants lorsque le marché devient moins porteur, ne s’est pas répété lors du dernier Salon du Bourget, les compagnies de leasing n’ayant représenté que 21% des commandes totales (193 sur un total de 908). On notera ainsi que les compagnies de leasing sont actuellement sous représentées dans les carnets de commandes des avionneurs (18% chez AIRBUS et 16% chez BOEING actuellement, vs 25% en 2000), ce qui renforce l’idée que les fondamentaux sectoriels demeurent sains. 13 FIGEAC AERO gagne des parts de marché Dans ce contexte déjà très porteur, dont le groupe tirera mécaniquement parti sur les programmes sur lesquels il est engagé, FIGEAC AERO bénéficiera par ailleurs des gains de parts qu’il a engrangés, notamment sur le segment des pièces en métaux durs, et de l’entrée en production de série des nouveaux programmes. Source: FIGEAC AERO Parmi ses conquêtes commerciales les plus significatives : mentionnons le contrat de sous-traitance dans le domaine de l’usinage métaux durs pour tous les programmes AIRBUS, avec une part de marché estimée à 75% pour le groupe. Citons surtout le programme A350XWB. A court terme, la fabrication en série de ce programme a il est vrai connu des glissements dans son calendrier (1ère mise en service désormais prévue au S2 2014). Rappelons cependant que cet appareil a été commandé à ce jour à 813 exemplaires, et qu’une fois dépassées les classiques difficultés de démarrage (le cinquième et dernier appareil destiné aux tests est entré début novembre en phase finale d’assemblage), les cadences de livraisons devraient atteindre les 10 unités par mois à horizon 20172018. A raison d’un peu plus de 1,3 M€ de revenus estimés pour FIGEAC par appareil, ce programme constituera à lui seul un puissant levier de croissance à même de générer à terme un quasi doublement du CA du groupe par rapport à son niveau actuel (plus de 150 M€ de CA annuel, vs 7,6 M€ réalisés sur le dernier exercice). Le groupe sera également partie prenante au nouveau programme de Business Jet G650 de Gulfstream (carnet de commandes de plus de 200 unités) dont les cadences de production en régime de croisière pourraient atteindre 6 avions par mois. Un nouvel atelier pourrait être construit à terme (3/4 ans) pour accueillir cette nouvelle fabrication. FIGEAC AERO a aussi significativement accru au fil du temps ses parts de marché, au détriment de ses concurrents, sur la famille des monocouloirs A320, programme phare d’AIRBUS, et plus 14 particulièrement sur des pièces de classe 1 (fraisage de forgés en aluminium), contrat estimé à 27 M€. Le groupe réalise notamment la pièce qui sert d’attache entre l’aile et le fuselage et qui représente à elle seule un CA estimé actuellement à 4,5 M€ par an. Plus haut dans ce papier, nous évoquions également la fabrication des mâts-réacteurs jusqu’alors internalisée par AIRBUS et que le groupe a récupérée en grande partie suite à la fermeture du site de Saint-Eloi. Programme A350 : potentiel de 150 M€ de CA annuel vers 2017 Source : FIGEAC AERO 15 Une histoire de croissance Grâce à une politique d’investissement volontariste, le groupe a connu une croissance forte et rentable ces dix dernières années, tout en faisant face aux crises du secteur. Depuis 2000, son chiffre d’affaires a été multiplié par 9 pour s’établir à 137 M€ pour son dernier exercice. Le groupe, fort d’un carnet de commandes historiquement très élevé et d’une dynamique de prises de parts de marché particulièrement soutenue, dispose d’une forte visibilité et de perspectives de croissance encore très importantes. A horizon de 3 ans, FIGEAC AERO devrait dépasser les 230 M€ de CA et ses résultats devraient quasiment doubler par rapport au dernier exercice clôturé à fin mars 2013. Un track record éloquent L’historique de croissance du groupe depuis sa création en 1989, soutenue par une politique d’investissements industriels active, est particulièrement impressionnant. Depuis 2000, son CA a été multiplié par 9 pour atteindre 137 M€ sur le dernier exercice clos au 31 mars 2013. Evolution du CA consolidé en M€ (exercices 2004 à 2013 arrêtés au 31/03) Source: FIGEAC AERO Depuis sa création, FIGEAC AERO aura tout de même connu trois crises du secteur aéronautique. La dernière s’est d’ailleurs traduite par la disparition de son 3ème client de l’époque, le constructeur américain ECLIPSE AVIATION, liquidé début 2009. Avec 29 M$ de commandes perdues (et 2 M€ de pertes sur stocks et créances client), FIGEAC AERO a corrélativement connu une chute de 24% de son CA (à 59 M€) au cours de l’exercice clos au 31 mars 2010, tout en parvenant à rester bénéficiaire, le groupe ayant vigoureusement réagi, en rapatriant en interne des activités sous-traitées pour compenser la baisse des cadences. Et le groupe a bien rebondi depuis lors, avec plus qu’un doublement de sa production et de son CA en trois ans : en k€ 2010 2011 2012 2013 Pièces de structure & sous-ensembles Pièces moteur Ventes de copeaux Autres prestations Pièces de structure aéronautique Usinage et traitement de surface (Mecabrive) Mécanique générale et chaudronnerie lourde (MTI) Montage sur site SN R2 MECA 32,012.0 10,637.0 1,490.0 2,374.0 46,513.0 1,639.0 7,685.0 38,740.0 12,923.0 3,696.0 6,289.0 61,648.0 4,859.0 5,681.0 65,162.0 14,304.0 4,230.0 12,775.0 96,471.0 5,153.0 7,961.0 86,694.0 15,847.0 4,220.0 9,040.0 115,801.0 7,887.0 10,336.0 3,105.0 Variation 2013/2012 33% 11% 0% -29% 20% 53% 30% ns Total CA groupe 59,396.0 72,188.0 109,585.0 137,129.0 25% 3,559.0 Source: FIGEAC AERO 16 Au cours du dernier exercice clos au 31 mars 2013, le CA a cru de 25% (après +52% en 2012), grâce à une activité particulièrement soutenue en « Pièces de structure et sous ensembles » (+33% à 86,7 M€ de CA et 63% du total), l’activité « Pièces moteur » s’avançant de 11% à près de 16 M€ (11,6% du CA groupe). en % Pièces de structure & sous ensembles Pièces moteur Ventes de déchets Figeac Aero Autres prestations Figeac Aero Pièces de structure aéronautique Usinage et traitement de surface (Mecabrive) Mécanique générale et chaudronnerie lourde (MTI) Montage sur site SN R2 MECA Total groupe 2010 53.9% 17.9% 2.5% 4.0% 78.3% 2.8% 12.9% 2011 53.7% 17.9% 5.1% 8.7% 85.4% 6.7% 7.9% 2012 59.5% 13.1% 3.9% 11.7% 88.0% 4.7% 7.3% 6.0% 0.0% 0.0% 100.00% 100.00% 2013 63.2% 11.6% 3.1% 6.6% 84.4% 5.8% 7.5% 2.3% 0.0% 100.00% 100.00% Source: FIGEAC AERO De premières facturations significatives sur le programme A350 sont enregistrées depuis 2 ans (3,9 M€ en 2012 ; 7,6 M€ en 2013), mais les ventes sont surtout restées soutenues sur les derniers exercices par l’augmentation des facturations liées aux monocouloirs de la famille A320 (33 M€ sur le dernier exercice), grâce d’une part aux cadences orientées à la hausse et d’autre part aux gains de parts de marché obtenus par le groupe (AIRBUS UK, AIRBUS France, etc.), notamment sur les pièces en métaux durs (sous ensemble liant l’aile au fuselage - pièces de mâts moteurs). L’historique des comptes présenté ci-dessous se limite aux 3 derniers exercices écoulés, le groupe ayant adopté pour la première fois les normes comptables IFRS pour la présentation de ses comptes annuels arrêtés à mars 2013. Pour rappel, l’exercice à mars 2011 marquait l’année du rebond après un exercice 2010 entaché par le repli du cycle et surtout par la faillite d’Eclipse, en passe de devenir le plus important client du groupe à l’époque. Mais dès 2012, grâce à des charges opérationnelles en progression très contenue au regard de la forte croissance du CA, les marges du groupe ont pu nettement se redresser, l’EBIT s’établissant au-delà de 15% du CA, vs 2,8% sur l’exercice arrêté à mars 2011. Compte de Résultats en K€ (31/03) 2011 2012 2013 Chiffre d'affaires Variation Autres produits de l'activité Production immobilisée Variation des stocks Total Production Variation Coût des ventes Achats Consommés Autres achats et charges ext. Total coûts des ventes 72,187.3 21.5% 4,219.3 109,584.7 51.8% 4,983.3 137,129.2 25.1% 6,535.1 9,053.5 85,460.1 18,921.7 133,489.6 56.2% 18,646.9 162,311.1 21.6% 38,074.7 7,680.9 45,755.7 59,594.0 11,160.5 70,754.5 70,017.6 12,943.8 82,961.4 Valeur Ajoutée en % du CA 39,704.5 55.0% 62,735.2 57.2% 79,349.7 57.9% Charges opérationnelles Impôts, taxes et versement assimilés en % du CA Charges de personnel en % du CA Dotation aux amortissements en % du CA Dotation nette aux provisions Total Charges opérationnelles 1,526.4 2.1% 27,246.7 37.7% 5,916.2 8.2% 2,494.2 37,183.5 1,521.4 1.4% 36,415.7 33.2% 7,333.3 6.7% -356.1 44,914.3 2,284.7 1.7% 44,896.6 32.7% 10,179.3 7.4% -279.2 57,081.4 Résultat opérationnel courant en % du CA Autres produits Autres charges EBIT en % du CA 2,521.0 3.5% 4,333.8 -4,832.5 2,022.3 2.8% 17,820.9 16.3% 5,682.1 -5,443.5 18,059.5 16.5% 22,268.3 16.2% 2,657.1 -3,830.4 21,095.0 15.4% Source: FIGEAC AERO 17 Et pourtant, les forts investissements réalisés par FIGEAC AERO au cours des 18-24 derniers mois ont été très pénalisants puisqu’ils l’ont conduit à supporter d’importants frais de démarrage sur les nouvelles machines, surcoûts estimés jusqu’à 1 M€ par mois au cours du seul exercice 2012 (vs 400 k€ par mois supportés en régime de croisière). Efforts d’innovation et d’investissements soutenus (cumul Capex et R&D) Source: FIGEAC AERO Et le groupe figure aujourd’hui parmi les plus performants et les plus rentables des sous-traitants de l’aéronautique, avec une marge d’EBITDA de plus de 23%. Un couple croissance/marge inégalé Et des potentialités encore très élevées Pour les prochains exercices, le groupe devrait demeurer sur un trend de croissance très soutenue, l’activité étant alimentée par des cadences de production légèrement orientées à la hausse sur la gamme des monocouloirs, les cadences sur le gros porteur A380 devant se stabiliser dans la zone des 3 appareils mensuels (vs 2,5 aujourd’hui). La croissance du groupe sera en fait surtout portée par ses gains de parts de marché et par la montée en puissance du programme A350, même si les derniers ajustements de calendrier de sortie de ce 18 nouvel appareil sont venus amoindrir les perspectives de croissance de FIGEAC AERO à court terme. Cadences de production mensuelle par type d’appareils AIRBUS (unités) 80 70 60 50 40 30 20 10 0 Fin 2010 Fin 2011 Famille A320 Fin 2012 2013 Famille A330/A340 2014 2015 Famille A350 2018 A380 Source: Estimations LCM A moyen terme, le programme A350 représentera à lui seul entre 40 et 50% du CA du groupe (sous l’hypothèse d’une cadence de 10 appareils par mois vers 2018), contre 5,5% en 2011, constituant un relais de croissance particulièrement puissant et sur lequel notre degré de confiance est très élevé au regard du carnet de commandes actuel sur cet appareil (760 commandes fermes au 05/11/2013) : Le groupe, en sous-traitance globale pour le compte d’AEROLIA, se charge de la réalisation complète de la section T12 du plancher de l’appareil, les 800 shipsets prévus au contrat représentant pour FIGEAC AERO 141 M$ de facturations potentielles. Pour SPIRIT, il fournit les éléments de la section T15 du plancher, les 100 premiers shipsets à livrer sur les 5 premières années représentant un marché assuré de 43 M$. Pour AIRBUS, il réalise un kit complet de pièces en titane constituant le mât réacteur, les 400 shipsets contractuels représentant 170 M$ de facturations, et 400 shipsets de pièces de ferrures titane de petite dimension (éléments de portes) pour 72,4 M$. Pour AIRBUS UK, 800 shipsets de ferrures complexes en titane ont par ailleurs été contractualisés pour 80 M$. (31/03) 2011 2012 2013 2014e 2015e 2016e 2017e 2018e CA A350 en M€ % CA groupe 0.37 ns 3.85 5.5% 7.62 5.6% 12.90 7.8% 30.29 16.1% 59.30 25.6% 100.00 35.7% 150.00 50.0% Source: Estimations LCM Sur les autres programmes et plus particulièrement sur le segment des avions monocouloirs, le gros du marché, la famille A320 recèle un potentiel de croissance encore substantiel qui alimentera la croissance du groupe. Les cadences de production de cette famille sont toujours orientées à la hausse, afin de pouvoir satisfaire la demande ; pour une compagnie aérienne souhaitant acquérir un A320ceo (classique), il faut aujourd’hui attendre 2015 pour trouver de premiers créneaux de production disponibles, et même 2019-2020 si elle est intéressée par la nouvelle version neo (commandée à 1.226 exemplaires sur la seule année 2011 !), et dont les premières livraisons sont prévues au printemps 2016. 19 Cadences de production mensuelle Airbus Fin 2010 Famille A320 36 Famille A330/A340 Famille A350 A380 Total Fin 2011 38 9 Fin 2012 42 9,5 2,5 49,5 2,5 54 2013 42 10 1 3 56 2014 44 11 3,3 3 61,3 2015 46 11 5 3 65 2018 48 11 10 3 72 A terme 50 Target fixé par Airbus à ses fournisseurs Source: Estimations LCM Sur cette même famille de monocouloirs, les gains de parts de marché du groupe, visibles que partiellement dans les comptes à fin mars 2012, auront leur plein effet sur l’exercice 2013-14 (75% du marché des mâts réacteurs récupéré du site de Saint-Eloi). Nos échanges avec la société nous ont permis de bâtir les projections de comptes de résultats pour les trois prochains exercices que nous présentons ci-dessous et qui montrent la poursuite d’une croissance très soutenue de l’activité. Compte de Résultats en K€ (31/03) 2011 2012 2013 2014e 2015e 2016e Chiffre d'affaires Variation Autres produits de l'activité Production immobilisée Variation des stocks Total Production Variation Coût des ventes Achats Consommés Autres achats et charges ext. Total coûts des ventes 72,187.3 21.5% 4,219.3 109,584.7 51.8% 4,983.3 137,129.2 25.1% 6,535.1 187,823.0 13.8% 232,159.0 23.6% 9,053.5 85,460.1 18,921.7 133,489.6 56.2% 18,646.9 162,311.1 21.6% 165,021.0 20.3% 6,400.0 2,615.0 17,681.0 191,717.0 18.1% 2,606.0 14,905.0 205,334.0 7.1% 1,837.0 23,834.0 257,830.0 25.6% 38,074.7 7,680.9 45,755.7 59,594.0 11,160.5 70,754.5 70,017.6 12,943.8 82,961.4 85,467.0 18,027.0 103,494.0 89,425.0 19,244.0 108,669.0 122,349.0 21,725.0 144,074.0 Valeur Ajoutée en % du CA 39,704.5 55.0% 62,735.2 57.2% 79,349.7 57.9% 88,223.0 53.5% 96,665.0 51.5% 113,756.0 49.0% Charges opérationnelles Impôts, taxes et versement assimilés 1,526.4 en % du CA 2.1% Charges de personnel 27,246.7 en % du CA 37.7% Dotation aux amortissements 5,916.2 en % du CA 8.2% Dotation nette aux provisions 2,494.2 Total Charges opérationnelles 37,183.5 1,521.4 1.4% 36,415.7 33.2% 7,333.3 6.7% -356.1 44,914.3 2,284.7 1.7% 44,896.6 32.7% 10,179.3 7.4% -279.2 57,081.4 1,843.0 1.1% 49,530.0 30.0% 13,628.0 8.3% 2,070.0 1.1% 54,218.0 28.9% 14,890.0 7.9% 2,444.0 1.1% 62,210.0 26.8% 14,887.0 6.4% 65,001.0 71,178.0 79,541.0 Résultat opérationnel courant en % du CA Autres produits Autres charges EBIT en % du CA 2,521.0 3.5% 4,333.8 -4,832.5 2,022.3 2.8% 17,820.9 16.3% 5,682.1 -5,443.5 18,059.5 16.5% 22,268.3 16.2% 2,657.1 -3,830.4 21,095.0 15.4% 23,222.0 14.1% 2,834.0 25,487.0 13.6% 3,013.0 34,215.0 14.7% 3,136.0 26,056.0 15.8% 28,500.0 15.2% 37,351.0 16.1% 2,022.3 18,059.5 21,095.03 26,056.0 28,500.0 37,351.0 Intérêts financiers -1,699.8 -2,233.3 Produits financiers 23.2 20.5 Coût de l'endettement financier net -1,676.6 -2,212.8 Gains et pertes de change réalisés 58.8 598.7 Gains et pertes de change latents sur instruments -71.2 286.0 Autres charges et produits financiers -75.9 464.4 -2,702.3 3.9 -2,698.415 1,895.4 -2,941.9 -168.9 -3,605.0 0.1 -3,604.9 -3,248.0 0.4 -3,247.6 -3,516.0 0.6 -3,515.4 5,652.0 5,202.7 7,255.0 8,079.0 10,885.0 11,543.9 83.431 11,460.4 11,978.5 1.05 11,977.4 15,196.1 17,173.4 22,950.6 15,196.1 17,173.4 22,950.6 Eléments exceptionnels Résultat opérationnel Charges d'impôt 22.0 Amortissements des écarts d'acquisition SME 0.0 Résultat net intégré 235.3 Minoritaires -342.4 Résultat net PG 577.7 Source: Estimations LCM 20 En termes de marge, FIGEAC AERO est pénalisé à court terme par le poids élevé des investissements de croissance qu’il fournit, avec les extensions de capacités en cours sur son site historique, l’ouverture récente d’une nouvelle usine en Picardie, à proximité du site d’AEROLIA de Méaulte, mais aussi le lancement du site low cost en Tunisie. Cette nouvelle implantation (7M€ d’investissement en immobilier et machines) de 6000 m2 et qui occupe 120 personnes fin 2013 et 300 personnes à terme, a pesé sur la marge d’exploitation du groupe sur l’exercice clôt à fin mars 2013, mais devrait en revanche procurer un fort levier d’amélioration des résultats à terme, et notamment à partir de l’exercice clôturé à fin mars 2015. 21 Financement de la croissance La lecture du dernier bilan du groupe à fin mars 2013 laisse apparaître une lourde structure financière, héritage d’un historique d’hyper croissance entièrement autofinancée depuis l’origine. Malgré le plan de développement et d’investissement ambitieux qui sera déployé au cours des prochaines années, le groupe retrouvera néanmoins rapidement de meilleurs équilibres financiers, à la faveur de la présente augmentation de capital en cours mais aussi grâce à diverses actions d’optimisation mises en œuvre par le management. Tous les leviers internes seront mobilisés… Pour financer sa forte croissance, le groupe a déjà activé plusieurs leviers à sa disposition : le recours à l’affacturage pour mobiliser une fraction importante de son poste clients. En tendance, l’encours factor est de l’ordre d’une vingtaine de M€. en juin 2010, FIGEAC AERO a procédé au lease back d’une partie de son immobilier pour 14,0 M€ HT, dégageant au passage une plus-value comptable de 5,7 M€ dont le constat dans les comptes sociaux est étalé sur la durée du contrat de crédit bail, soit 120 mois (écriture neutralisée en consolidé). Plusieurs pistes sont actuellement examinées pour accroître encore la flexibilité financière du groupe : Le nouvel atelier d’usinage de métaux durs (Titanium, d’une surface de 6.000 m2), entièrement autofinancé, a été transféré à prix coûtant à une SCI propriété de JC MAILLARD, ce qui a permis de récupérer environ 3,5 M€ de trésorerie, avec un impact négatif limité sur le compte de résultat, La direction financière étudie la possibilité de mettre en place des lignes de cession de créances sans recours (à l’instar de ce dont bénéficie par exemple AKKA Technologies) ; ceci permettrait d’avoir un effet déconsolidant d’une grande partie du post Affacturage mentionné cidessus. Les matières premières (aluminium et titane principalement) constituent un enjeu majeur pour le groupe (des partenariats stratégiques avec certains fournisseurs ont d’ailleurs été conclus afin de sécuriser l’approvisionnement), mais elles générèrent des coûts de stockage importants. La mise en place d’une politique d’externalisation d’achat des matières premières est ainsi à l’étude, afin de réduire le BFR, avec une mise en œuvre opérationnelle prévue d’ici mars 2014. Hors cet effet d’externalisation, le groupe compte poursuivre ses efforts pour réduire son BFR. Une partie importante des pièces usinées par le groupe nécessite un traitement de surface avant leur livraison. Cette activité exige un appareil productif spécifique et génère des charges fixes importantes, raisons pour lesquelles, pour les pièces de grande dimension, elle est pour l’instant sous-traitée (la filiale MECABRIVE développe bien une activité de traitement de surface, mais uniquement pour de petites pièces). Dans la configuration actuelle, cela génère cependant un coût logistique important pour le groupe, car les pièces sont acheminées au sud de Toulouse pour être traitées, avant de revenir sur le site de 22 l’Aiguille à Figeac. Cette étape rallonge de 5 à 6 semaines le délai de livraison au client, avec de ce fait un fort impact sur le BFR du groupe. L’internalisation de cette activité de traitement de surface, via la création d’un département dédié, nécessitera un investissement chiffré à quelque 10 M€, que le groupe envisage de réaliser à brève échéance. En réduisant de moitié le cycle du traitement se surface, le gain en BFR se monterait ainsi à terme à une dizaine de M€. Absence de covenant bancaire Malgré sa lourde structure financière, le groupe n’observe aucune difficulté particulière à financer sa croissance et bénéficie de toute la confiance de ses partenaires financiers ; en témoigne l’absence de covenant imposé par les banques, et le coût moyen de sa dette estimé à 4%, niveau tout à fait acceptable. Tableau de financement en K€ 2011 2012 2013 2014e 2015e 2016e Capacité d'autofiancement Variation du BFR Flux générés par l'activité 8,744.0 -9,901.0 -1,157.0 20,058.0 -19,201.0 858.0 26,313.0 -23,588.0 2,726.0 28,421.1 -15,488.1 12,933.0 31,628.4 -15,089.0 16,539.4 37,357.6 -21,174.0 16,183.6 Acquisition d'immobilisations Cessions d'immo nettes d'impôt Invest. corp et incorp. Nets 18,817.0 -3,820.0 14,997.0 25,500.0 -5,480.0 20,020.0 23,910.0 -2,611.0 21,299.0 28,656.0 -2,374.0 26,282.0 14,633.0 -400.0 14,233.0 13,889.0 -400.0 13,489.0 16,328.0 18,401.0 10,903.0 16,328.0 18,401.0 10,903.0 6,893.0 18,893.0 2,073.0 2,073.0 -694.0 -694.0 174.0 -8,027.0 -7,854.0 0.0 -761.0 -7,854.0 -8,616.0 0.0 -7,670.0 -8,616.0 -16,286.0 0.0 5,544.0 -16,286.0 -10,741.9 0.0 4,379.4 -10,741.9 -6,362.5 0.0 2,000.6 -6,362.5 -4,361.9 Augmentation de capital Variation des emprunts Variation des avances remboursables Flux des opérations de financement Incidence des devises Variation de trésorerie Trésorerie d'ouverture Trésorerie de clôture 12,000.0 Sources: société, estimations LCM Pour accompagner sa forte croissance et renforcer sa structure financière, le groupe compte faire appel au marché boursier et lever un minimum de 10 à 12 M€ dans le cadre d’un placement privé imminent. Son plan d’investissement consiste principalement en : Des extensions de capacités, en France sur le site de Figeac notamment où le groupe dispose d’importantes réserves foncières, et sur son site Low cost de Tunisie (un peu plus de 7 M€ d’investissements budgétés en cumul de 2012 à 2014). Des renforcements en moyens humains pour maintenir technologique du groupe et accompagner sa croissance. l’avance Après le pic de 28,6 M€ d’investissements bruts observé sur l’exercice en cours, le groupe prévoit de ralentir son effort sur les deux exercices suivant (aux alentours de 14 M€ en brut). 23 Le tableau de financement ci-dessus intègre par conséquent : pour l’exercice en cours une augmentation de capital de 12 M€ qui devrait intervenir à court terme, l’impact en année pleine sur l’exercice 2014-15 du recours à un provider pour gérer le stock matières premières (il devrait être opérationnel à partir d’avril 2014 et permettre d’alléger le BFR d’environ 7 M€), le pic d’investissement sur l’exercice 2013-14 lié au déploiement du site Tunisien et du site Picard. Sous l’ensemble de ces hypothèses, on observe qu’une forte mécanique de désendettement va pouvoir s’enclencher, en dépit du maintien d’un programme d’extension de capacités très volontariste. Le gearing du groupe devrait redescendre vers les 70% à fin mars 2016 (vs plus de 200% actuellement et près de 300% fin mars 2011. 31/03 (k€) Baisse de l'endettement net Dettes financières nettes Gearing 2011 -21,393.2 45,209.7 299.8% 2012 -19,082.5 64,292.2 241.0% 2013 -18,134.8 82,427.0 213.2% 2014e -293.2 82,720.1 125.6% 2015e 3,163.4 79,556.7 95.8% 2016e 3,998.6 75,558.1 71.3% Source: LCM S’agissant de la dette Factor, le groupe n’exclue pas la possibilité de modifier les conditions dans lesquelles il cède aux sociétés d’affacturage ses créances clients, afin que notamment dans le référentiel comptable IFRS les créances cédées soient décomptabilisées de l'actif du bilan (effet déconsolidant). Pour cela, le contrôle de l'actif ne doit pas être conservé par le groupe et les flux de trésorerie à recevoir de l'actif sont définitivement transférés au cessionnaire, au même titre que les risques et avantages. Eu égard à la qualité du portefeuille clients de FIGEAC AERO, nous considérons que la bascule d’une grosse partie de la dette Factor en cessions de créances sans recours ne soulèverait pas de difficulté particulière. Dans la suite de cette analyse et notamment pour la valorisation du groupe, la Valeur d’Entreprise (VE) sur laquelle nous raisonnons intègre la totalité de la dette Factor, alors que le risque de crédit et le risque de retard de paiement des clients peuvent être jugés comme négligeables. 24 Des Faiblesses à nuancer La belle histoire de FIGEAC AERO n’est pas pour autant dénuée d’incertitudes et de certaines faiblesses, sachant que le groupe évolue dans un environnement mondialisé ultra concurrentiel dans lequel le moindre faux pas peut s’avérer lourd de conséquences. Sont principalement évoqués ci-dessous des facteurs de risques inhérents au secteur lui-même, comme l’exposition au risque de change et les risques pris sur les programmes aux côtés des avionneurs, à ce stade relativement limités pour FIGEAC AERO. Le fait que le groupe ne propose pas de matériaux composites, dont la part est grandissante dans la structure des avions, constitue t-il un handicap et est-il bien préparé à la concurrence des pays low cost ? L’absence du groupe des matériaux composites Selon les estimations du groupe, le marché des pièces d’aérostructure (7 Md$ annuellement) se répartit à hauteur de 25% pour les matériaux composites et 75% pour les métaux. Pour la fabrication de pièces de structure, le secteur de l’aéronautique utilise en effet de plus en plus des Matériaux Composites, en raison des gains de poids qu’ils permettent d’obtenir, de leur souplesse de forme et bien souvent aussi de leur meilleure résistance à la fatigue. Marché des pièces de structure Réservé initialement aux pièces de structure secondaire subissant peu de contraintes mécaniques (aérofreins, volets, meubles de cabines), leur usage s’étend ainsi à certaines pièces principales de structure telles que les poutres ventrales de l’A340/600, la voilure de l’ATR 72 (8 m de long) ou plus récemment le tronçon central de l’A380. Ceci constitue une tendance lourde, et les nouvelles générations d’appareils recourent massivement aux matériaux composites ; le 787 Dreamliner de BOEING (entré en service en octobre 2011 et dont le fuselage est constitué à 50% de matériaux composites), le moyen-courrier CSeries 100 de BOMBARDIER (première livraison prévue fin 2013 – 46% de composite dans la structure) et l’A350 d’AIRBUS illustrent parfaitement cette évolution. L’A350 (dont l’assemblage du premier exemplaire a débuté en avril 2012 et dont la première livraison commerciale interviendrait en 2014) sera par exemple composé à plus de 70 % de matériaux avancés combinant des composites (plus de 50%), du titane et des nouveaux alliages d’Aluminium. A noter néanmoins qu’aucun avion ne pourra être composé à 100% de matériaux composites et que 25 par exemple les pièces de structure subissant les plus fortes contraintes ou les parties chaudes de l’appareil, comme les mâts réacteur, resteront très probablement métalliques. FIGEAC AERO est pour l’instant totalement absent de ce métier en forte expansion. Cette absence ne l’a pas gêné jusqu’alors, puisqu’il a même dû faire face à un cycle d’hyper croissance (sur son activité de base d’usinage de métaux) qu’il aurait eu du mal à gérer en s’investissant parallèlement dans le développement d’une nouvelle activité en Matériaux composites. Le cas de l’A350 est assez paradoxal de ce point de vue, puisque FIGEAC AERO générera le plus gros CA par appareil qu’il ne l’a jamais fait, alors que c’est l’avion qui recourt le plus aux matériaux composites de toute la gamme AIRBUS. Le groupe n’exclut cependant pas de s’intéresser à l’avenir à ce métier, notamment par le biais de la croissance externe, s’il venait à rechercher des relais de croissance, ce dont il ne manque pas aujourd’hui, notamment sur les métaux durs (titane) ou en direction des alliages d’Aluminium de nouvelle génération. La concurrence des pays à bas coûts Les pays émergents tirent la croissance du trafic aérien mondial et occupent une part grandissante des carnets de commandes des avionneurs. Cette manne aiguise les convoitises, et il est logique que certains grands pays émergents cherchent à se doter d’une industrie aéronautique locale. Après le Brésil, qui abrite EMBRAER, désormais 3 ème avionneur mondial, la Chine a l’ambition de devenir une grande puissance aérospatiale ; le premier avion commercial chinois sortira des chaines d’assemblage de Commercial Aircraft Corp of China vers 2016 ou 2017, signifiant au passage que toute une industrie de sous-traitance locale à bas coûts se muscle et se structure. Le secteur de l’aéronautique étant aujourd’hui mondialisé, les concurrents de FIGEAC AERO ne sont pas seulement occidentaux, mais aussi chinois ou sud coréens. Dans ce contexte, le groupe poursuit une stratégie d’investissements industriels et de R&D soutenus pour maintenir son avance technologique et son haut niveau d’excellence, en termes d’exécution industrielle. Son investissement en Tunisie (120 personnes actuellement – 300 personnes à terme) s’inscrit aussi dans cette logique de renforcement de sa compétitivité et va lui permettre de produire à coûts plus réduits les pièces élémentaires. Le groupe compte développer des sites de fabrication en zone low cost et en zone dollar pour y localiser à terme environ 50% de sa production, en s’implantant demain au Mexique ainsi qu’aux Etats-Unis, et très probablement en Chine ultérieurement (horizon 2018). Les barrières à l’entrée qui protégeront le groupe à l’avenir résident aussi et surtout dans : l’étendue et la qualité de l’outil industriel qui a été construit au fil du temps, le savoir-faire accumulé et le professionnalisme de ses équipes, la qualité de son exécution, son taux de non-qualité externe (défauts des pièces détectés chez les clients) étant inférieur à 1%. la confiance des clients, conquis et fidélisés sur deux décennies. 26 Avant d’être un sous-traitant aéronautique, FIGEAC AERO est avant tout un grand spécialiste de l’usinage de pièce métallique, doté d’un parc machines ultra performant et capable de générer chaque année d’importants gains de productivité liés aux progrès techniques incessants. Actuellement, sur les 30.000 heures que le groupe facture à ses clients chaque mois, 20.000 heures correspondent à du pur temps « machine » sur lesquelles la pression des pays à bas coûts n’a pas de prise. Au contraire, cette caractéristique métier permet d’être confiant sur la capacité du groupe à pérenniser de hauts niveaux de marge, voire de les améliorer en dépit du fait qu’ils sont déjà parmi les meilleurs du secteur. Le renforcement du Workpackage, une tendance lourde La volonté des constructeurs de réduire le nombre de leurs fournisseurs tout en leurs confiant davantage de responsabilité conduira FIGEAC AERO à proposer des prestations de plus en plus complètes et complexes, l’exposant à des risques accrus. Le groupe pourra être amené de plus en plus souvent à développer et produire des sous-ensembles d’un programme d’avion dans le cadre d’un partage des risques (« risk sharing »), comme il a déjà commencé un peu à le faire. Dans la mesure où la position du groupe vis-à-vis des donneurs d’ordre sera amenée à évoluer vers un rôle de partenaire à part entière, FIGEAC AERO est susceptible de prendre à sa charge une part des dépenses de recherche et développement sur les programmes, dépenses qui seront ensuite refacturées aux clients au rythme des livraisons et selon des modalités contractuelles. Soulignons que l’exposition financière cumulée du groupe dans le cadre des contrats de construction et en risk sharing est à ce stade relativement limitée, puisque 30,6 M€ étaient immobilisés en stock de travaux en cours au bilan au 31 mars 2013 (vs 17 M€ à fin mars 2012) et concernaient principalement le programme A350. Une telle exposition n’a rien de comparable à celle observée chez LATECOERE qui s’élevait à 272 M€, soit 35% du total de son bilan (vs de l’ordre de 15% pour FIGEAC AERO). L’exposition au risque $ FIGEAC AERO est fortement exposé aux variations de la parité €/$, comme tout le secteur aéronautique européen, risques contre lesquels le groupe s’efforce de se protéger de deux façons : la première d’entre-elles consiste à renforcer les achats en $, pour réduire d’autant l’exposition nette du groupe ; ces achats en $ (39,5 M$) ont couvert un peu moins de la moitié des ventes en $ (101,1 M$) sur l’exercice 2012-13. Dans cette optique, le recours au provider qui sera chargé de la gestion du stock matières à partir d’avril 2014 devrait s’effectuer à 100% en $. la mise en place de couvertures de change, pour couvrir l’exposition nette résiduelle. La direction financière du groupe a pour habitude de lisser son taux moyen de $ garanti en prenant des couvertures 2 fois par mois, ce qui permet d’accompagner les mouvements du dollar. Au 31 octobre 2013, FIGEAC AERO avait couvert la quasi-totalité de son exposition nette cumulée à horizon 31 mars 2015 (soit près de 85 M$ pour les 18 prochains mois) à un taux moyen légèrement supérieur à 1,24 ; et de premières couvertures ont commencé à être initiées sur l’exercice suivant. 27 Le groupe utilise principalement (à hauteur environ des 2/3 des couvertures en place) des systèmes d’options à barrières sur devises, l’avantage de ces systèmes de couverture étant qu’ils sont moins coûteux en termes de primes versées qu’une option classique. Le principal inconvénient de ces options à barrières est qu’elles peuvent être désactivées en cas de trop forte volatilité de la parité €/$, c'est-à-dire qu’une réexposition partielle du groupe aux risques de changes pourrait se produire si le cours de la devise sous-jacente venait à atteindre, pendant la période de référence, la barrière fixée préalablement. 28 Valorisation Nous avons mis en œuvre une approche d’évaluation multicritères pour valoriser le groupe. Celle-ci repose sur : (1) l'actualisation des flux de trésorerie disponible (DCF) et (2) la méthode des comparables boursiers. A titre indicatif, les références aux transactions industrielles dans le secteur fournissent des éléments d’information intéressants sur la valeur d’enjeu que recèle potentiellement la société. La méthode de valorisation par l’actif net comptable (ANC) a été écartée ainsi que la méthode du rendement, la société FIGEAC AERO n’ayant jamais versé de dividendes à ses actionnaires et ne prévoyant pas d’en distribuer sur les tous prochains exercices. La valeur du groupe obtenue par la moyenne des deux premières méthodes s’établit à 273 M€ post money en valeur d’équilibre. Préambule comptable FIGEAC AERO, comme d’autres équipementiers et sous-traitants, est soumis à des problématiques et des contraintes financières spécifiques au secteur aéronautique. Le groupe est en effet amené à nouer des contrats de partenariat de long terme avec les clients dont les caractéristiques sont celles de « contrats de construction » pouvant couvrir plusieurs années et pouvant le conduire à prendre en charges à court terme certaines dépenses qu’il ne pourra recouvrir que sur le long terme, en fonction des refacturations prévues avec le constructeurs par unité produite en série par exemple, ou plus généralement en fonction de ses progrès en terme de courbe d’expérience, etc. Les pratiques comptables internationales (IAS – IFRS) permettent aux groupes du secteur aéronautique de prendre en compte ce phénomène de learning curve, en permettant d’activer au bilan des coûts de production différés, des frais d’outillage ainsi que divers coûts non récurrents afférents aux grands programmes. Ces coûts, calculés sur un nombre défini d’unités à produire, sont ensuite repris en compte de résultats à mesure de la montée en cadences des productions de série. Ceci permet de lisser sur 10, 15 voire 20 ans, les coûts de développement et de lancements des fabrications de série, très élevés au démarrage, alors que les coûts de production sont fortement décroissants par la suite, à mesure que les chaînes d’assemblage et de sous-traitance progressent sur la courbe d’expérience. Schéma théorique de décroissance des coûts de production RC = Recurring Costs (coûts récurrents) Source: LATECOERE 29 FIGEAC AERO, dont les comptes sont désormais publiés en normes IFRS, présente un bilan comportant relativement peu d’immobilisations de coûts de production dans ses stocks, à la différence des groupes comme LATECOERE ou SPIRIT. La qualité des équilibres du bilan du groupe peut-être appréciée en comparant le niveau relatif : des stocks totaux au bilan, de 42% chez FIGEAC, vs 52% pour SPIRIT et 58% chez LATECOERE sur les derniers arrêtés comptables connus, de l’exposition financière dans le cadre des contrats de construction et de Risk Sharing de seulement 30,6 M€ chez FIGEAC au 31 mars 2013 (soit environ 15% du total bilan), vs 272 M€ chez LATECOERE (soit 35% du total bilan), pour un rapport de taille de 1 à 4 X entre les deux groupes, et près de 1,3 Md$ pour SPIRIT (coûts de production différés pour 813 M$ et frais de pré-production immobilisés pour 495 M$, soit l’équivalent de la moitié des stocks nets du groupe américain). Pourtant, les ¾ de l’activité de FIGEAC sont réalisés sur des programmes aéronautiques sous contrat de construction ; l’A350 est le plus important d’entre eux, mais l’A380, l’A400M, le Dassault 7X et même le dernier Gulfstream sont concernés. Par ailleurs, sur certaines pièces particulièrement sensibles, les constructeurs ont recours avec leurs sous-traitants à la procédure FAI (pour « First Article Inspection ») qui requiert des contrôles très poussés, rendant les pièces beaucoup plus coûteuses à produire, surtout au départ. Ses surcoûts, les normes comptables internationales permettent de les lisser ; au titre des derniers exercices, ils se sont élevés à près de 1 M€ annuellement. La prise en compte de ces éléments et plus spécifiquement de ce phénomène de learning curve chez FIGEAC AERO conduit, en normes comptables internationales, à rehausser sensiblement les marges d’EBITDA et d’EBIT du groupe par rapport aux normes françaises. Ajoutons que les deux derniers exercices écoulés ont supporté des frais de démarrage relativement conséquents de nouvelles filiales (Tunisie, Picardie) qui ont pesé sur les résultats. Ainsi, l’évaluation conduite ci-après s’efforce de prendre en compte et de corriger ces spécificités. 30 Valorisation par les DCF Selon la méthode de l’actualisation des flux de trésorerie disponible, la valeur des fonds propres d’une société correspond à la valeur présente de ses flux de trésorerie d’exploitation, actualisés au taux de rentabilité exigé par les apporteurs de fonds, sous déduction de l’endettement net à la date d’évaluation. Cette approche de valorisation dite « intrinsèque » repose sur l’hypothèse d’une valeur des capitaux propres fondée sur la profitabilité future de la société à évaluer. L’actualisation a été réalisée en utilisant un WACC de 9,35% (OAT 10 ans de 2,27% - Prime de risque Action de 5,90%) et un taux de croissance à l’infini de 2,0% (pour rappel, le trafic aérien croît au rythme de 5% l’an sur longue période, et témoigne d’une forte résilience lors des périodes de crise). Taux d’actualisation OAT 10 ans 2.27% Prime de risque de marché 5.90% Facteur de risque société 1.55 Coût du capital 11.42% C oût de la dette nette 3.4% Taux d'imposition 33.3% Coût de la dette après impôt 2.25% Endettement net 70.43 C api. Boursière 242.0 EN/(EN+FP) 23% WACC ou CMPC 9.349% Source: Estimations LCM Par ailleurs, nous nous sommes placés dans un scénario prudent sur l’ensemble de la période 2014-2023, avec des taux de croissance retenus plutôt faibles au regard de la dynamique commerciale du groupe et de sa capacité à gagner des parts de marché. Nous avons fait progresser le taux de marge d’exploitation jusqu’à 16,5 % en 2017, puis l’avons fait décliner et se stabiliser à 15,5% en fin de période, sachant que plus la masse critique du groupe sera forte et plus son dispositif industriel sera développé dans des zones à bas coûts, plus il sera en mesure de pérenniser des niveaux de marge d’exploitation élevés. Tableau prévisionnel des flux de trésorerie (M€) 2014e CA Var - 7.3 - 8.0 - 10.5 - 11.6 - 12.1 - 12.6 - 13.4 14.1 - 14.8 13.6 14.9 14.9 15.3 15.8 16.3 16.8 17.3 17.8 Cash flows d'exploitation 32.4 35.4 41.8 45.3 47.0 48.6 51.2 53.4 55.7 - Inv. Ind. / CA 26.3 - -15.9% 14.2 - -7.6% 12.4 - -5.8% - 18.0 15.3 - -6.1% - 3.0 15.8 - -5.8% - 2.8 16.3 - -5.6% - 2.8 16.8 - -5.4% - 2.8 17.3 - -5.3% - 2.3 17.8 15.5% - 18.3 58.0 - -5.2% - 2.4 15.4 18.3 -5.2% Var. BFR - 10.8 Cash flows disponibles - 4.6 8.8 10.3 27.0 28.4 29.5 31.6 33.8 35.5 37.4 CFD Actualisés - 4.5 7.8 8.3 19.9 19.1 18.2 17.8 17.4 16.7 16.1 Somme des cash-flow s actualisés (M€) Valeur finale actualisée (M€) Dette nette après levée de 12 M€ Immobilisations financières mars 2013 (M€] Intérêts minoritaires mars 2013 (M€) Provisions non courantes mars 2013 (M€) Pensions retraites et divers (M€) Valeur des fonds propres en M€ - 13.5 55.1 15.5% Amortissements & Provisions Investissements industriels 4.5% 52.7 15.5% - 355.5 5.0% 50.2 15.5% 2023e 340.2 5.0% 47.8 15.5% 2022e 324.0 6.5% 44.9 16.0% 2021e 308.6 7.0% 43.3 16.5% 2020e 289.7 7.5% 41.6 16.1% 2019e 270.8 8.5% 37.4 15.2% 2018e 251.9 23.6% 28.5 15.8% 2017e 232.2 13.8% 26.1 ROC/CA 2016e 187.8 20.3% ROC Impôts 2015e 165.0 - 2.3 136.8 223.6 -70.4 7.7 -0.2 -1.0 -7.5 289 Source : LCM 31 Nous avons raisonné en prenant pour hypothèse une levée de fonds de 12 M€. Le tableau d’analyse de sensibilité ci-après présente la valeur d’équilibre du Groupe FIGEAC AERO, soit 289 M€ post money en valeur globale sur la base des paramètres retenus, ainsi que la sensibilité de cette valeur à l’évolution du taux d’actualisation et du taux de croissance à l’infini : Sensibilité de la valorisation WACC Taux de croissance à l'infini 289.1 1.00% 1.50% 2.00% 2.50% 3.00% 8.35% 8.85% 315 286 334 302 355 320 381 341 411 365 9.35% 260 274 289 307 327 9.85% 10.35% 238 218 249 228 262 239 277 251 294 266 Source : LCM 32 Comparaison boursière Les principaux groupes cotés intervenant directement dans l’univers de FIGEAC AERO, peu nombreux, sont les suivants : SPRIT Aerosystems (4,3 Md$ de capitalisation – 5,4 Md€ de CA en 2012). Résultat de la scission d’une division de Boeing (Wichita) et du rachat de certaines activités d’aéostructure de BAE Systems, le groupe, qui est coté à la bourse de New-York depuis novembre 2006, est le leader mondial indépendant des composants et sous-ensembles pour avions commerciaux. Ducommun Inc (280 M$ de capitalisation – 747 M$ de CA en 2012), groupe californien qui usine une grande variété de pièces métalliques ou en matériaux composites pour l’aéronautique et qui fournit des sous-ensembles complets aux grands industriels de l’aéronautique civil et militaire. GKN Aerospace (coté à Londres ; 5,7 Md£ de capitalisation), équipementier britannique au CA de 6,9 Md£ en 2012, intervenant sur des secteurs industriels très variés. L’aéronautique représente environ ¼ des revenus du groupe, répartis à 60% pour le civil et 40% pour le militaire. LATECOERE (groupe français indépendant coté en bourse) au CA de 581 M€ en 2012 (hors facturations non récurrentes de travaux de développement), qui réalise des tronçons de fuselage (dans le Top 6 en Europe), des portes d’avions (1er fabricant indépendant au monde) et des systèmes d’interconnexion (câblages et armoires électriques). MAGELLAN Aerospace, sous-traitant canadien au CA de 705 M$ canadiens en 2012 (dont 659 M$ en aéronautique), avec lequel le groupe FIGEAC AERO est directement en compétition sur ses marchés. LMI Aerospace (coté au Nasdaq depuis 1998), groupe américain sous-traitant de l’industrie aérospatiale au CA de 279 M$ en 2012, qui propose des pièces usinées en aluminium et différents alliages et des sous ensembles pour l’aéronautique civile et militaire. Afin d’élargir l’échantillon, nous avons également intégré des équipementiers aéronautiques intervenant sur d’autres segments du marché, tels que : ZODIAC Aerospace (6,8 Md€ de capitalisation – 3,44 Md€ de CA en 2012), coté à Paris et qui collectionne des positions de leadership mondial dans des domaines très variés comme les sièges passagers (n° 1 mondial), les systèmes sanitaires embarqués (n° 1 mondial), les sièges pilotes (n° 3 mondial), les toboggans d'évacuation (n° 1 mondial), les systèmes parachutes (n° 1 mondial), les systèmes à oxygène (n° 1 mondial), les systèmes carburant (n° 1 européen), la gestion de la puissance électrique (n° 1 européen), etc. ESTERLINE Technology Corp. (2,5 Md$ de capitalisation – 2,0 Md$ de CA en 2012, coté sur le NYSE), équipementier aéronautique positionné notamment sur l’avionique et les matériaux avancés pour l’aéronautique. Nous faisons également figurer des constructeurs aéronautiques de premier plan, comme BOEING et EADS, ou encore SAFRAN, motoriste aéronautique mais aussi classé dans les tous premiers équipementiers aéronautiques au monde (systèmes câblage, gestion de la puissance électrique, trains d’atterrissage, systèmes de freinage, nacelles, etc.). 33 Multiple Entities Report in EUR as of 11/05/13 Annual Mean Annual Mean Annual Mean Annual Mean Annual Mean Mean EBITDA Mean EBITDA Mean EBITDA Ev/EBITDA Ev/EBITDA Ev/EBITDA EBITDA EBITDA 2013 2014 2015 2013 2014 2015 Margin 2013 Margin 2014 199 7.0 6.4 5.7 x 10.93% 11.25% 60 62 64 Company Market Cap. Ducommun Incorporated Esterline Technologies Corporation 1,859 8.8 Magellan Aerospace Corporation 237 LMI Aerospace, Inc. 143 7.9 Latecoere SA 7.5 6.6 x 6.0 17.31% 18.63% 255 287 302 13.43% 14.57% 70 81 84 12.36% 14.19% 40 49 121 13.8 8.4 6.2 x 5.70% 7.88% 35 52 63 6,671 11.5 10.1 9.0 x 16.70% 17.11% 650 724 787 Safran SA 19,565 8.8 7.7 6.9 x 16.01% 16.91% 2,358 2,657 2,857 European Aeronautic Defence & Space NV 41,195 6.3 5.4 4.5 x 9.37% 10.43% 5,505 6,499 7,317 The Boeing Company 74,490 11.5 10.1 8.9 x 9.87% 10.17% 6,237 6,986 7,677 GKN plc 7,122 7.8 6.7 5.9 x 11.76% 12.65% 1,034 1,164 1,271 Spirit AeroSystems Holdings, Inc. Class A 3,168 15.1 6.1 5.6 x 5.66% 12.44% 253 610 649 7.9 7.0 6.1 23.16% 232.7 228.5 250.3 Zodiac Aerospace SA FIGEAC Capitalisation qui en découle Ducommun Incorporated Esterline Technologies Corporation Annual Mean Annual Mean Annual Mean Annual Mean Annual Mean Annual Mean Annual Mean Mean Sales Mean Sales Ev/EBIT 2012 Ev/EBIT 2013 Ev/EBIT 2014 Ev/EBIT 2015 P/E 2013 P/E 2014 P/E 2015 2012 2013 11.2 x 9.9 x 9.0 x 15.0 x 14.3 x 12.5 x 567 545 11.8 x 13.2 x 10.6 x 9.3 x Magellan Aerospace Corporation LMI Aerospace, Inc. 12.8 x 9.1 x 15.2 x 13.5 x 12.3 x 1,511 1,475 7.8 x 6.0 x 5.6 x 537 524 16.2 x 10.5 x 8.2 x 211 321 Latecoere SA 15.6 x 12.9 x 8.8 x 6.3 x 15.8 x 8.0 x 5.2 x 612 618 Zodiac Aerospace SA 11.8 x 13.6 x 11.9 x 10.4 x 18.2 x 16.2 x 14.4 x 3,441 3,893 Safran SA 10.2 x 11.8 x 10.0 x 8.6 x 18.2 x 15.8 x 13.6 x 13,560 14,733 European Aeronautic Defence & Space NV 5.9 x 10.0 x 8.0 x 6.7 x 19.7 x 14.7 x 12.3 x 56,480 58,727 The Boeing Company 8.7 x 14.8 x 12.4 x 11.2 x 19.9 x 18.0 x 16.3 x 61,968 63,173 GKN plc 8.6 x 10.8 x 9.3 x 8.1 x 14.1 x 11.9 x 10.8 x 8,026 8,792 31.2 x 42.0 x 7.9 x 7.3 x 72.1 x 11.0 x 10.4 x 4,094 4,464 16.8 12.4 9.2 8.0 16.0 14.0 12.2 299.2 242.2 187.9 231.2 255.4 244.9 Spirit AeroSystems Holdings, Inc. Class A FIGEAC Capitalisation qui en découle 279.6 Source: FactSet & Estimations LCM FIGEAC AERO étant en phase d’investissements intensifs pour soutenir sa forte croissance, son niveau d’EBIT est pénalisé à court terme par la forte montée des dotations aux amortissements et par le lancement de nouveaux sites industriels comme la Tunisie et la Picardie. La valorisation sur les critères de VE/EBITDA permet d’éviter cette distorsion et nous l’avons surpondérée par rapport au ratio VE/EBIT dans l’approche par les comparables. Nous avons également surpondéré le critère du PE, qui nous semble le plus pertinent du point de vue de l’actionnaire minoritaire. A noter que la Valeur d’Entreprise (VE) retenue dans nos calculs intègre la dette Factor (une vingtaine de M€), alors que le risque de crédit et le risque de retard de paiement des clients sont négligeables. A noter que le groupe étudie la possibilité de s’orienter à terme vers un schéma de cession sans recours sur une large fraction de son portefeuille de créances clients, ce qui aurait en IFRS un effet déconsolidant sur cette partie de la dette. Au final, la méthode par les comparables aboutit à une valorisation pré money comprise entre 237 M€ et 260 M€, soit une moyenne pondérée de 244,0 M€. Et la moyenne des 2 méthodes, DCF et comparables, donne une valorisation pré money de l’ordre de 261 M€, soit 273 M€ post money. 2013 255 242 233 2014 245 188 228 2015 280 231 250 Moyenne 260 220 237 pondération 45% 20% 35% DCF Comparables en M€ PE EV/EBIT EV/EBITDA Moyenne Valorisation pré monnaie 244 261 277 Source: LCM 34 ANNEXES Profil des membres du Comité de Direction Jean-Claude MAILLARD : Agé de 56 ans, Jean-Claude MAILLARD, Président Directeur Général, fils d’un Paysan du Lot, est ingénieur de formation (Ecole Nationale d’Ingénieurs de Tarbes). Il débute sa carrière au début des années 80 en passant 2 ans comme Ingénieur des ventes chez Forest Line, constructeur de machines outil. Il a été par la suite ingénieur commercial durant 5 ans chez RATIER FIGEAC, équipementier aéronautique, spécialiste des hélices de forte puissance, qu’il quitte en 1989 pour créer FIGEAC AERO en investissant l’équivalent de 20.000 €. Mr MAILLARD a intégralement développé l’affaire sur fonds propres, lui-même (75% des parts) et son épouse (25%) contrôlant avant l’IPO l’intégralité du capital. Au titre de l’exercice à fin mars 2012, sa rémunération brute s’est établie à 96.000 €. Joël MALLEVIALE âgé de 49 ans occupe les fonctions de directeur financier du groupe depuis maintenant près de 18 ans : Diplômé d'Études Supérieures Comptables et Financières, Joël MALLEVIALE est Expert Comptable. Avant d’intégrer le groupe, il a dirigé un bureau d’Expertise Comptable. Didier ROUX : Directeur de Production. Agé de 37 ans il a débuté sa carrière au bureau des méthodes du groupe en 1998. Diplômé de l’école Nationale d’Ingénieurs de Tarbes, il est Directeur de Production depuis 2007. Nathalie DUR est Directrice Qualité : Agé de 45 ans elle est ingénieur, diplômée de l’Ecole des Mines d’Alès. Dotée d’une expérience de plus de 20 ans dans la qualité et l’amélioration continue acquise chez Ratier FIGEAC et AIRBUS, elle a rejoint le groupe FIGEAC AERO en 2012. Thomas GIRARD : Ingénieur, titulaire d’un Master II Bordeaux Génie Gestion Production et Logistique, Thomas GIRARD âgé de 32 ans est Directeur Commercial et des Achats. Depuis 9 ans chez FIGEAC AERO, il a précédemment occupé diverses fonctions à la Direction des Achats. Xavier VERS : Diplômé de l’ENIT Tarbes, Xavier VERS est Directeur Industriel Adjoint depuis septembre 2013. Agé de 40 ans, il a débuté sa carrière en 1997 chez FIGEAC AERO, où il a occupé différents postes : Ingénieur Méthode, Responsable Qualité, Responsable puis Directeur des Achats. Béatrice FRANCOIS BARRETA : Agée de 43 ans, elle est Directeur des Ressources Humaines. Diplômée de l’IEP Lyon et d’un DEA de Gestion Socioéconomique, elle a rejoint le groupe en 2009. Elle a été précédemment responsable RH chez CTL (200 salariés) pendant 6 ans et chez ANVIS Groupe (600 salariés) durant 7 ans. 35 Organisation du groupe Source: FIGEAC AERO La société FIGEAC AERO (89% du CA 2013 du groupe - effectif de 770 personnes au 31 mars 2013) détient 6 principales filiales, parmi lesquelles Mecabrive (100 personnes), société spécialisée dans l’usinage de précision et le traitement de surface et MTI (78 personnes), spécialisée dans la mécanique générale et la chaudronnerie lourde. FGA Tunisie (120 personnes à ce jour), qui a démarré ses productions de série en 2012, est dédiée à la production de pièces élémentaires usinées. Son effectif devrait être porté à 300 personnes d’ici 3 ans. La société FGA Picardie (effectif de 67 personnes), établie près d’AEROLIA à Méaulte et créée en 2012, est dédiée à la production d’ensembles à dominante tôlerie et mécanique et à l’assemblage de planchers. Elle a aussi vocation à adresser les marchés aéronautiques du nord de l’Europe. Notons qu’à titre personnel, Jean-Claude MAILLARD possède par ailleurs à parts égales avec Christophe OLIVARI, son PDG, le bureau d’études AVANTIS Engineering GROUPE, créé en 2002 et spécialisé dans l’ingénierie mécanique. Totalisant 250 collaborateurs pour un CA 2011 d’environ 25 M€, AVANTIS intervient dans les secteurs de l’Aéronautique, du Spatial, de la Défense, de l’Energie (Nucléaire et Offshore) du sport automobile, de l’outillage et des machines spécialisées. Installé un peu partout en France, à Paris, Cannes, Figeac, Marignane, Aix-en-Provence ou encore Decazeville et Brive, AVANTIS Engineering est Intégrateur de produits complexes, et est à ce titre un partenaire privilégié de FIGEAC AERO mais ne représente pour autant qu’un faible pourcentage du CA de l’équipementier (environ 1% seulement en moyenne). L’antenne toulousaine du bureau d’étude a cependant été en charges des études pour le contrat de sous-traitance globale décroché en 2010 par FIGEAC AERO avec AEROLIA, ce qui lui a exceptionnellement et de façon non récurrente généré environ 1 M€ de revenus. Historique Création en 1989 par Jean Claude MAILLARD. Au démarrage de la société, Airbus représentait un tiers de l’activité, le deuxième tiers étant réalisé avec l’équipementier aéronautique Ratier Figeac et le troisième tiers avec d’autres clients. Dès la seconde année la part d’Airbus a été ramenée aux alentours de 25% du CA. 1991 : Installation dans de nouveaux locaux situés dans la zone industrielle de l’Aiguille à Figeac. 1994 : Premières opérations de consolidation, avec le rachat de la société aveyronnaise USICAP (usinage de précision et prototypes) et de MTI à 36 Decazeville (chaudronnerie, la mécano soudure, l’usinage de pièces de grandes dimensions), conduisant à la création du groupe FIGEAC AERO. 1995 : Reprise de SN R2MECA basée sur Saint Céré, spécialiste de l’outillage et des machines spéciales. 2002 : Le groupe signe ses deux premiers marchés de codéveloppement, l'un avec Latécoère pour la fourniture de pièces de la case du train d'atterrissage de l'A380 ; l'autre avec EADS-Socata pour la réalisation d'une cloison étanche qui ferme le fuselage à l'arrière de la cabine passagers du Falcon 7X. 2004 : Intégration de la PMI corrézienne Mecabrive Industrie, spécialisée dans l’usinage, le traitement de surface et le montage de pièces. 2005 : Figeac Aéro se positionne sur les nouveaux programmes de réalisation de sous-ensembles aéronautiques (FALCON, AIRBUS A380 et A400 M). 2006 : Certifications ISO 9001 et EN 9100. En mars, le groupe signe un contrat avec l’américain Eclipse Aviation pour la production de plusieurs pièces de structure en aluminium, destinées au jet de six places, « Eclipse 500 ». 2007 : Ouverture en septembre 2007 d’un centre de formation pour apprentis en partenariat avec le Centre de Formation d'Apprentissage de l'Industrie de MidiPyrénées. Ce Centre permet de former et préparer des jeunes à l'examen du Baccalauréat Professionnel Technicien d'Usinage en 1 ou 2 ans, ainsi qu'au CAP Monteur Cellule d'Aéronefs, cursus devenu depuis septembre 2011 Baccalauréat Professionnel Technicien Aérostructure. 2009 : Arrivée de 4 nouvelles machines de grande dimension, implantation du lean manufacturing, développement de la supply chain et extension des moyens d’usinage pour métaux durs. La crise du secteur, et surtout la liquidation en février de l’américain Eclipse Aviation (3ème client du groupe, spécialiste des avions d’affaires et lui-même victime de la faillite de son premier client DayJet), entraîne une forte baisse du CA, qui passe de 78,1 M€ sur l’exercice clos au 31 mars 2009 à 58,4 M€ fin mars 2010. 2010 : Le groupe reprend rapidement le chemin de la croissance et ouvre en janvier un bureau de représentation aux USA, afin de développer les activités du groupe en Amérique du Nord et au Japon. En mars, le groupe remporte son premier contrat de sous-traitance globale avec AEROLIA. Ce contrat de 100 M€, étalé sur 20 ans porte sur la réalisation des études de conception jusqu’à l’industrialisation des planchers du tronçon 12 des 800 premiers A350 XWB, futurs long-courriers d’Airbus. Les équipes du bureau d’études Avantis, détenu à parts égales par Jean-Claude Maillard et Christophe Olivari, son PDG, dessineront ce plancher. Les pièces élémentaires, ainsi que l’assemblage, seront réalisées par Figeac Aero. En vitesse de croisière, la société fabriquera 13 planchers par mois, ce qui occupera 40 personnes sur le site de Figeac dans le Lot. Inauguration fin 2010, sur le site historique de Figeac, d’un nouvel atelier de 6 000 m², dédié à l’usinage et au montage. Par ailleurs, dans le prolongement du partenariat établi avec AEROLIA, ouverture, en toute fin d’année, d’une unité en Tunisie, dédiée à la production de pièces élémentaires usinées. Quelque 7 M€ ont été engagés par le groupe dans ce nouveau site, dont l’effectif, d’une trentaine de salariés au démarrage (début 2011), doit être porté à près de 300 emplois d’ici 3 ans. 2011 : Dans le cadre du grand emprunt, signature d’une convention d’aide à la ré industrialisation (ARI) de 10 M€ (sur 7 ans sans intérêt) accordée par le Ministère de l’Industrie pour soutenir les efforts d’investissements du groupe dans la fabrication de pièces d’avions en métaux durs. Ce projet de plus de 35 M€ doit permettre de créer 250 emplois en 3 ans. 37 2012 : Démarrage de la production en série sur le site tunisien et de l’activité de sous-ensembles aéronautiques sur le site de Méaulte. Au cours de l’exercice 2012-2013, les premiers sous-ensembles de l’AIRBUS A350 ont été livrés par le groupe à AIRBUS, AEROLIA et SPIRIT. Présence sur les principaux programmes Source : FIGEAC AERO La clientèle de FIGEAC AERO est diversifiée, AIRBUS représentant 18% du CA en direct et plus de 50% globalement, ce qui est relativement faible pour un équipementier européen. Le groupe est en effet présent chez tous les grands avionneurs (BOEING, via SPIRIT, BOMBARDIER, EMBRAER), et au delà de la fabrication des éléments de cellule, est aussi très actif sur les moteurs (SNECMA/GE) et les pièces de nacelles (AIRCELLE). Contributions de FIGEAC AERO selon les programmes Source : www.Airframer.com 38 Livraisons d’avions de ligne de plus de 100 places 1400 1200 1000 800 600 400 200 0 1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 Boeing Airbus Total Source : Constructeurs et estimations LCM 39 Spécificités comptables sectorielles Contrats de construction : Les frais engagés dans le cadre des contrats de partenariat avec les clients, et qui ont trait à des développements de pièces bien spécifiées, sont comptabilisés dans les encours de production (Stocks). Au 31 mars 2013, ils s’élevaient à 30,6 M€ (vs 17,0 M€ au 31/03/2012). Ces dépenses, financées par le groupe, seront généralement reprises en résultat en fonction de l’avancement des contrats concernés selon les accords contractuels définissant, pour chaque programme, le nombre d’appareils retenu. La comptabilisation des contrats à long terme s’appuie sur une série d’hypothèses, relatives notamment à l'évaluation des risques, l'estimation des revenus et des coûts liés aux contrats, les délais et cadencement des livraisons, etc. Pour l’analyse de ces contrats le groupe a retenu une période s’achevant le 31 mars 2024. En raison de la taille et de la nature des contrats, le coût unitaire moyen des pièces fabriquées est déterminé sur la base d’estimations du coût total de production pour une fabrication de série de taille prédéterminée. Celle-ci est établie en fonction de l'évaluation par la direction des conditions de marché et de la demande prévisible, pour chaque programme, en prenant en considération les données fournies par le client, mais aussi des analyses de marché indépendantes. Des examens réguliers de ces estimations de coûts et de taille de séries sont effectués, afin de s’assurer que les frais restant immobilisés au bilan pourront bien être recouvrés. S’il devient probable que c’est n’est plus le cas, des provisions sont constituées à chaque arrêté comptable pour acter des pertes attendues. Dans les comptes du groupe, une provision pour perte à terminaison a été constituée pour 8,7 M€ au 1er avril 2011 (dont 1 M€ a été rapporté et repris au compte de résultat de l’exercice 2011-2012). Par ailleurs le groupe constate des dépenses de R&D pour son propre compte pour développer son savoir-faire et la maîtrise de ses process industriels (optimisation de conditions d'usinage de panneaux de grande dimension en titane, développement du montage "full mécano" de plancher d'aéronefs, etc.). Ces dépenses sont immobilisées en actifs incorporels sur une durée maximale de 5 ans (13,65 M€ de R&D brute et 7,63 M€ de dépenses nettes immobilisées au 31/03/13). R&D en M€ (31/03) R&D brute Immobilisée Amortissements cumulés début de période Activaton de R&D cession et divers Amortissement Amortissements cumulés fin de période R&D immobilisée nette fin de période 2009 3 987 1 387 837 568 1 955 2 033 2010 4 775 1 955 788 0 820 2 774 2 001 2011 7 467 2 774 3 304 -37 1 049 3 249 4 219 2012 10 210 3 249 2 743 37 1 309 4 521 5 690 2013 2014e 2015e 13 653 17 153 20 653 4 521 6 022 7 822 3 443 3 500 3 500 37 1 538 1 800 2 000 6 022 7 822 9 822 7 631 9 331 10 831 Source: FIGEAC AERO et estimations LCM Avances remboursables : Dans le cadre d’aides au financement de programmes aéronautiques et du Grand Emprunt, la société a obtenu de la part des organismes officiels et de clients des avances remboursables. Au bilan de l’exercice clôt au 31 mars 2013, le solde des avances restant à rembourser s’élevait à 10,16 M€ (dont environ les 2/3 à échéance de plus de 5 ans). 40 Liens utiles http://www.airbus.com/company/market/forecast/passenger-aircraft-marketforecast/ http://www.boeing.com/commercial/cmo/market_developments.html http://www.boeing.com/assets/pdf/commercial/cmo/pdf/CMO_2013_Presentatio n.pdf http://www2.bombardier.com/en/3_0/3_8/market_forecast/index.html http://www.embraercommercialjets.com/img/download/306.pdf http://www.embraer.com/Multimdia/China_Market_Outlook_English.pdf 41 20 ans de consolidation sectorielle (opérations > 50 M€) Date 23/07/2012 GenCorp, Inc. Acquéreur Nom de la cible Pratt & Whitney Rocketdyne, Inc. Equity (M€) 452 Vendeur United Technologies Corp. 09/07/2012 Superior Aviation Beijing Co. Ltd. Hawker Beechcraft, Inc. 05/07/2012 GKN Plc Volvo Aero Corp. Volvo AB 805 25/05/2012 Hafei Aviation Industry Co. Ltd. Tianjin Helicopter Co. Ltd. Aviation Industry Corp. of China 100 25/05/2012 Hafei Aviation Industry Co. Ltd. Jingde Changfei Aviation Components Co. Ltd. Aviation Industry Corp. of China 108 25/05/2012 Hafei Aviation Industry Co. Ltd. Jiangxi Changhe Aviation Industry Co. Ltd. Aviation Industry Corp. of China 12/10/2011 United Technologies Corp. IAE International Aero Engines AG 21/09/2011 United Technologies Corp. Goodrich Corp. 14/12/2010 AVIC International Holding Corp. Teledyne Technologies, Inc. /Aviation Piston Engine Bus(2)/ Teledyne Technologies, Inc. 139 25/10/2010 BE Aerospace, Inc. Satair A/S /Fastener Distribution Ops/ Satair A/S 116 27/09/2010 TransDigm Group, Inc. McKechnie Aerospace DE, Inc. 20/08/2010 Xian Aeroengine Plc China National South Aviation Industry Co. Ltd. 20/08/2010 Xian Aeroengine Plc Guizhou Liyang Aero-engine Co. Ltd. Guizhou Liyang Aero Engine Corp. 23/03/2010 Triumph Group, Inc. Vought Aircraft Industries, Inc. The Carlyle Group LP (Corporate Private Equity) 23/11/2009 Xi'an Aircraft International Corp. 23/11/2009 Xi'an Aircraft International Corp. AVIC Xi'an Aircraft Industry Group Co. Ltd. /Aviation Bus/ AVIC Shaanxi Aircraft Industry Group Corp. Ltd /Aviation Bus/ Aviation Industry Corp. of China Aviation Industry Corp. of China 58 89 14/08/2009 Finmeccanica SpA Wytwornia Sprzetu Komunikacyjnego SA Agencja Rozwoju Przemyslu SA 80 29/07/2009 Jiangxi Hongdu Aviation Industry Co. Ltd. Jiangxi Hongdu Aviation Industry (Grp) Corp Ltd. /Aircraft Bu Aviation Industry Corp. of China 07/07/2009 The Boeing Co. Vought Aircraft Industries, Inc. /North Charleston Ops/ The Carlyle Group LP (Corporate Private Equity) 16/12/2008 TransDigm Group, Inc. Aircraft Parts Corp. General Electric Co. 24/03/2008 United Aircraft Corp. JSC IRKUT Corp. 17/03/2008 Government of Russia Sahles ZAO Sistema JSFC 122 18/01/2008 BAE Systems Plc Tenix Defense Tenix Group Pty Ltd. 467 04/01/2008 Macquarie Group Ltd. Brek Manufacturing Co. 19/12/2007 Cobham Plc BAE Systems Plc /Surveillance & Attack Business/ BAE Systems Plc 167 21/12/2006 ONEX Corp., The Goldman Sachs Group, Inc. Raytheon Aircraft Co. Raytheon Co. 26/07/2006 BE Aerospace, Inc. Drager Aerospace GmbH Cobham Plc 20/06/2006 Finmeccanica SpA Sukhoi Civil Aircraft CJSC 11/04/2006 Admiralty Partners, Inc. Goodrich Corp. /Turbomachinery Products Business/ Goodrich Corp. 31/01/2006 ONEX Corp. Aerostructures Ltd. BAE Systems Plc 16/12/2005 Esterline Technologies Corp. Darchem Holdings Ltd. 07/03/2005 BAE Systems Plc United Defense Industries, Inc. 22/02/2005 United Technologies Corp. Rocketdyne Propulsion & Power The Boeing Co. 688 28/01/2005 BAE Systems Plc AMS /UK Operations/ Finmeccanica SpA 521 28/01/2005 Finmeccanica SpA AMS /Italian Operations/ BAE Systems Plc 29/10/2004 Safran SA Snecma SA 26/05/2004 Finmeccanica SpA AgustaWestland SpA GKN Plc 05/05/2004 Zodiac SA Scott Aviation Ltd Tyco International Ltd. 60 28/05/2003 Cobham Plc Northrop Grumman Corp. /Litton Life Support Business/ Northrop Grumman Corp. 62 22/10/2002 BAE Systems Plc Condor Pacific Industries, Inc. 24/09/2002 Zodiac SA ESCO Holding Corp 26/08/2002 GenCorp, Inc. 18/06/2002 Goodrich Corp. General Dynamics /Ordnance & Tactical Sys Space Prop & Fire/ TRW, Inc. /Aeronautical Systems Operations/ 1 454 82 1 100 11 624 JLL Partners, Inc., Morgan Stanley Private Equity Aviation Industry Corp. of China 942 328 96 727 60 417 49 253 69 2 503 63 210 69 117 100 2 879 376 4 254 1 501 60 63 General Dynamics Corp. 93 TRW, Inc. 1 589 Source: FactSet MergerStat 42 Date Acquéreur 21/09/2001 United Technologies Corp. Nom de la cible Equity (M€) 76 Vendeur Wsk Pzl Rzeszow 13/08/2001 BE Aerospace, Inc. M&M Aerospace Hardware, Inc. 21/05/2001 Ducommun, Inc. Composite Structures LLC 224 01/05/2001 General Dynamics Corp. Galaxy Aerospace Co LP 15/11/2000 BBA Group Plc Ranger Aerospace LLC 20/09/2000 Kellstrom Industries, Inc. Aviation Sales Distribution Services Co. Aviation Sales Co. 13/09/2000 Snecma SA Hurel Dubois BNP Paribas SA 100 12/06/2000 The Carlyle Group LP (Corporate Private Equity) 03/04/2000 Britax International Plc Commercial Aerostructures Business Northrop Grumman Corp. 885 Bellingham Bancorp Hexcel Corp. 122 23/12/1999 Honeywell, Inc. Normalair Garrett Holdings Ltd. GKN Plc 117 16/11/1999 BAE Systems Plc Celsius AB 12/11/1999 Cordant Technologies, Inc. Howmet International, Inc. 01/11/1999 Zodiac SA Intertechnique SA Groupe Industriel Marcel Dassault SAS 25/10/1999 United Technologies Corp. Dallas Aerospace, Inc. Fairchild Corp. 21/10/1999 United Technologies Corp. Cade Industries, Inc. 14/10/1999 DaimlerChrysler AG Aerospatiale Matra Group 27/05/1999 Northrop Grumman Corp. Ryan Aeronautical Unit 17/05/1999 General Dynamics Corp. Gulfstream Aerospace Corp. 22/02/1999 United Technologies Corp. Sundstrand Corp. (Delware) 08/02/1999 Cordant Technologies, Inc. Howmet International, Inc. The Carlyle Group LP (Corporate Private Equity) 344 24/07/1998 Gulfstream Aerospace Corp. KC Aviation Kimberly-Clark Corp. 227 21/07/1998 BE Aerospace, Inc. SMR Aerospace, Inc. 01/06/1998 Woodward, Inc. Fuel Systems Textron 01/06/1998 HEICO Corp. Teleflex Lionel-Dupont SA 14/05/1998 Cordant Technologies, Inc. Jacobson Mfg. Co., Inc. 12/05/1998 Cobham Plc Conax Florida Corp. 01/05/1998 Aerospatiale Thomson Electronique Dassault Aviation SA 13/04/1998 BE Aerospace, Inc. Aircraft Modular Products 08/04/1998 Mentmore Holdings Corp. Monitor Aerospace Corp 01/04/1998 BE Aerospace, Inc. Aero Systems Co. 01/04/1998 BAE Systems Plc Saab AB 02/03/1998 United Technologies Corp. Ratier Figeac 02/02/1998 Zodiac SA MAG Aerospace Industries, Inc. 23/09/1997 BF Goodrich Co. Rohr, Inc. 03/07/1997 Lockheed Martin Corp. Northrop Grumman Corp. 6 540 15/12/1996 The Boeing Co. McDonnell Douglas Corp. 10 728 09/12/1996 BBA Group Plc International Airmotive Holding Co. 149 23/10/1996 Snecma SA Societe Europeenne de Propulsion 155 01/10/1996 Snecma SA Societe Europeenne de Propulsion 01/08/1996 The Boeing Co. Rockwell /Aerospace & Defense Business/ 17/01/1996 UNC, Inc. Garrett Aviation Services, Inc. 13/07/1994 Northrop Grumman Corp. Vought Aircraft Industries, Inc. The Carlyle Group LP (Corporate Private Equity) 02/06/1994 Orbital Sciences Corp. Fairchild Space & Defense Corp Lagardere SCA 26/04/1994 UNC, Inc. Overhaul & Repair Operations Aviall, Inc. 92 18/05/1993 BF Goodrich Co. Cleveland Pneumatic Co. Abex, Inc. 164 23/01/1992 Bombardier, Inc. de Havilland Unit The Boeing Co. 22/01/1992 Sundstrand Corp. (Delware) Westinghouse Electric Corp. /Electric Systems Division/ Westinghouse Electric Corp. 106 21/01/1992 Textron, Inc. Cessna Aircraft Co. General Dynamics Corp. 511 17/01/1992 BE Avionics, Inc. PTC Aerospace, Inc. & Aircraft Products Co. Pullman Holding Corp 62 372 177 59 577 249 452 54 109 16 673 Allegheny Technologies, Inc. 132 4 913 3 398 129 Textron, Inc. 144 62 243 59 1 335 108 87 Nellcor Puritan Bennett, Inc. 64 412 180 Castle Harlan, Inc. 165 728 136 Rockwell Automation, Inc. 684 119 107 79 52 63 Source: FactSet MergerStat 43 Les domaines d’intervention du groupe sur un avion 44 Données Financières COMPTE DE RES ULTAT (M€) au 31/03 2011 2012 2013 2014e 2015e 2016e C hiffre d'a ffa ire s 72.2 109.6 137.1 165.0 187.8 232.2 To ta l pro duc tio n 85.5 133.5 162.3 191.7 205.3 257.8 C o ûts de s m a rc ha ndis e s ve ndue s 45.8 70.8 83.0 103.5 108.7 144.1 M a rge brute 39.7 62.7 79.3 88.2 96.7 113.8 1.5 1.5 2.3 1.8 2.1 2.4 F ra is de pe rs o nne ls 27.2 36.4 44.9 49.5 54.2 62.2 EB ITDA 10.9 24.8 32.2 39.8 43.4 52.2 Am o rtis s e m e nts 5.9 7.3 10.2 13.6 14.9 14.9 Do ta tio ns ne tte s a ux pro vis io ns 2.5 -0.4 -0.3 0.0 0.0 0.0 R é s ulta t o pé ra tio nne l C o ura nt 2.5 17.8 22.3 23.2 25.5 34.2 Autre s pro duits e t c ha rge s -0.5 0.2 -1.2 2.8 3.0 3.1 R é s ulta t o pé ra tio nne l 2.0 18.1 21.1 26.1 28.5 37.4 R é s ulta t fina nc ie r -1.7 -2.2 -2.7 -3.6 -3.2 -3.5 Ga ins de c ha nge s ré a lis é s 0.1 0.6 1.9 0.0 0.0 0.0 Ga ins de c ha nge s la te nts -0.1 0.3 -2.9 0.0 0.0 0.0 Autre s é lé m e nts fina nc ie rs -0.1 0.5 -0.2 0.0 0.0 0.0 Im pô ts s ur le s bé né fic e s 0.0 -5.7 -5.2 -7.3 -8.1 -10.9 SME 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 R é s ulta t ne t de l’e ns e m ble c o ns o lidé 0.2 11.5 12.0 15.2 17.2 23.0 0.2 11.5 12.0 15.2 17.2 23.0 2011 2012 2013 2014e 2015e 2016e Ac tifs im m o bilis é s 47.7 59.2 71.0 86.1 86.1 86.5 Ac tifs no n c o ura nts 47.7 59.2 71.0 86.1 86.1 86.5 S to c ks 37.8 59.3 82.1 95.6 111.7 137.0 C ré a nc e s c lie nts 21.0 29.2 36.8 44.3 50.5 57.0 Autre s a c tifs c o ura nts 7.0 5.7 5.9 7.7 8.7 10.0 Dis po nibilité s e t VM P 5.1 4.0 1.9 7.5 11.8 13.8 118.7 157.4 197.8 241.2 268.7 304.2 C a pita ux pro pre s 14.5 26.3 38.5 65.7 82.9 105.8 Inté rê ts m ino rita ire s 0.5 0.3 0.2 0.2 0.2 0.2 P ro vis io ns e t a utre s pa s s ifs no n c o ura nts 14.8 16.2 22.9 24.9 25.1 25.2 De tte s fina nc iè re s 57.4 73.8 90.2 97.0 99.1 98.4 P a s s ifs c o ura nts 31.5 40.7 45.9 53.4 61.5 73.4 TOTAL P AS S IF 118.7 157.4 197.8 241.2 268.7 304.1 2011 2012 2013 2014e 2015e 2016e 8.7 20.1 26.3 28.4 31.6 37.4 9.9 19.2 23.6 15.5 15.1 21.2 -1.2 0.9 2.7 12.9 16.5 16.2 -15.0 -20.0 -21.3 -26.3 -14.2 -13.5 Opé ra tio ns de c ro is s a nc e e xte rne 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 Inve s tis s e m e nts fina nc ie rs ne ts 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 -15.0 -20.0 -21.3 -26.3 -14.2 -13.5 Augm e nta tio n de c a pita l 0.0 0.0 0.0 12.0 0.0 0.0 Divide nde s ve rs é s 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 Va ria tio n ne tte d’e m prunts 16.3 18.4 10.9 0.0 0.0 0.0 F lux de tré s o re rie lié s a ux o pé ra tio ns de fina nc e m e nt 16.3 18.4 10.9 12.0 0.0 0.0 Im pa c ts de vis e s 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 Va ria tio n de tré s o re rie 0.2 -0.8 -7.7 -1.3 2.3 2.7 Ratios 2011 2012 2013 2014e 2015e 2016e M a rge brute 55.0% 57.2% 57.9% 53.5% 51.5% 49.0% EB ITDA 15.1% 22.6% 23.5% 24.1% 23.1% 22.5% M a rge d'e xplo ita tio n c o ura nte 3.5% 16.3% 16.2% 14.1% 13.6% 14.7% M a rge ne tte 0.3% 10.5% 8.7% 9.2% 9.1% 9.9% R OE (R N/F o nds pro pre s ) 1.6% 43.8% 31.1% 23.1% 20.7% 21.7% Im pô ts e t ta xe s Inté rê ts m ino rita ire s R é s ulta t ne t pa rt du gro upe BILAN (M€) Autre s a c tifs no n c o ura nts TOTAL AC TIF TABLEAU DE FINANCEMENT (M€) C a pa c ité d’a uto fina nc e m e nt -Va ria tio n du B F R F lux de tré s o re rie lié s à l’a c tivité Ac quis itio n d’im m o bilis a tio ns F lux de tré s o re rie lié a ux inve s tis s e m e nts R OC E (NOP AT/C a pita ux e m plo yé s ) De tte s ne tte s / F o nds pro pre s EV / C A (x) EV / R OC (x) 2.1% 10.6% 10.0% 8.6% 8.7% 10.6% 299.8% 241.0% 213.2% 125.6% 95.8% 71.3% 3.7 2.5 2.2 1.9 1.6 1.3 131.6 15.5 14.0 12.0 10.9 8.2 EV/EB ITDA 24.3 11.3 9.2 7.8 7.1 5.9 P / CF -14.2 -12.0 -12.4 -18.1 104.9 89.8 861.83 (x) B NP A (e n €) 8.64 424.14 492.93 571.86 643.20 398.1 20.1 19.2 15.9 14.1 10.5 Divide nde pa r a c tio n (e n €) 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 Ta ux de dis tributio n 0.0% 0.0% 0.0% 0.0% 0.0% PE (x) 0.0% Est imat ions LCM 45 Disclaimer Ce document peut mentionner des méthodes d’évaluation définies comme suit : 1/Méthode des DCF : actualisation des flux de trésorerie futurs dégagés par l’exploitation de l’entreprise. Les flux de trésorerie sont déterminés par les prévisions financières de l’analyste et ses modèles. Le taux d’actualisation utilisé correspond au coût moyen pondéré du capital qui est défini par la moyenne pondéré du coût de la dette de l’entreprise et le coût théorique de ses capitaux propres tel qu’estimé par l’analyste. 2/Méthode des comparables : application de multiples de valorisation boursière ou observés dans le cadre de transactions récentes. Ces multiples peuvent être utilisés comme références et être appliqués sur les agrégats financiers de l’entreprise pour en déduire sa valorisation. L’échantillon est constitué par l’analyste en fonction des caractéristiques de l’entreprise (taille, croissance, rentabilité…). Celui-ci peut par ailleurs appliquer une prime/escompte en fonction de sa perception des caractéristiques de l’entreprise. 3/Méthode patrimoniale : estimation de la valeur des fonds propres à partir des actifs réévalués et corrigés de la valeur de la dette. 4/Méthode d’actualisation des dividendes : actualisation des flux de dividendes futurs estimés. Le taux d’actualisation retenu est généralement le coût du capital. 5/Somme des parties : cette méthode consiste à estimer les différentes activités d’une entreprise en utilisant la méthode d’évaluation la plus appropriée pour chacune d’entre elles, puis en réaliser la somme. Grille de recommandations : Achat : surperformance attendue supérieure à 15% par rapport au marché dans un horizon 6 – 12 mois Neutre : performance attendue comprise entre -10% et +10% par rapport au marché dans un horizon 6 – 12 mois Vente : sous-performance attendue supérieure à 15% par rapport au marché dans un horizon 6 – 12 mois Détections des conflits d’intérêts : Entreprise FIGEAC AERO Cous de clôture (€) NS Recommandation NS Avertissement E,F A LOUIS CAPITAL MARKETS – MCP ou toute personne morale qui lui est liée détient plus de 5 % de la totalité du capital émis de l'émetteur ; B L'émetteur détient plus de 5 % de la totalité du capital émis de LOUIS CAPITAL MARKETS - MCP ou de toute personne morale qui lui est liée ; C LOUIS CAPITAL MARKETS - MCP, seul ou avec d'autres personnes morales, est lié avec l'émetteur par d'autres intérêts financiers significatifs ; D LOUIS CAPITAL MARKETS - MCP ou toute personne morale qui lui est liée est un teneur de marché ou un apporteur de liquidité avec lequel a été conclu un contrat de liquidité en ce qui concerne les instruments financiers de l'émetteur ; E LOUIS CAPITAL MARKETS – MCP ou toute personne morale qui lui est liée est intervenu, au cours des douze derniers mois, en qualité de chef de file ou de chef de file associé d'une offre portant sur des instruments financiers de l'émetteur rendue publique ; F LOUIS CAPITAL MARKETS – MCP ou toute personne morale qui lui est liée est partie à tout autre accord avec l'émetteur concernant la prestation de services d'investissement liés à l’activité corporate, à condition que cela n'entraîne pas la divulgation d'informations commerciales confidentielles et que l'accord ait été en vigueur au cours des douze derniers mois ou ait donné lieu au paiement ou à la promesse d'une rémunération au cours de la même période ; G LOUIS CAPITAL MARKETS – MCP et l'émetteur sont convenus de la fourniture par le premier au second d'un service de production et de diffusion de la recommandation d'investissement sur ledit émetteur. Répartition des recommandations Au 01/10/2013 les recommandations émises par l’équipe de recherche MidCap de LOUIS CAPITAL MARKETS – MCP se répartissent comme suit : Recommandation Achat Neutre Vente Entreprises suivies 100% 0% 0% dont Entreprises « Corporate » 0% 0% 0% Les prix de référence utilisés dans ce document sont des prix de clôture. Toute opinion émise dans le présent document reflète notre jugement actuel et peut être amené à être modifiée sans avertissement préalable. LOUIS CAPITAL MARKETS - MCP a adopté des modalités administratives et organisationnelles effectives, y compris des « barrières à l'information », afin de prévenir et d'éviter les conflits d'intérêts eu égard aux recommandations d'investissement. La rémunération des analystes financiers qui participent à l’élaboration de la recommandation n’est pas liée à l’activité de « corporate finance ». «This financial promotion has been approved by Louis Capital Markets UK LLP (Firm Reference Number 225544) which is authorised and regulated by the Financial Conduct Authority (FCA). This document has been classified by Louis Capital Markets UK LLP as “non independent research” under the FCA Rules and so is considered to be a marketing communication. This document has not been prepared in accordance with legal requirements designed to promote the independence of investment research and is not subject to any prohibition on dealing ahead of the dissemination of investment research. It is directed exclusively at market professional and institutional clients and is not for distribution to retail clients, as defined by the rules of the Financial Conduct Authority, who should not rely on this material”. The information contained herein is confidential and is intended solely for the addressee(s). It shall not be construed as a recommendation to buy or sell any security. Any unauthorized access, use, reproduction, disclosure or dissemination is prohibited. Neither Louis Capital Markets, LP nor any of its subsidiaries or affiliates shall assume any legal liability or responsibility for any incorrect, misleading or altered information contained herein. 46
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