Press articles 2011-2014
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Claude Lorent, ‘La Peinture en ses Strates et Profondeurs’, La Libre Belgique, 18 June 2014. Page 1 of 41 Page 2 of 41 Marc Holthof, ‘Angel Vergara’, H(ART), 26 June 2014. Page 3 of 41 Sam Steverlynck, 'Bon Travail: werk aan de winkel!', Agendamagazine.be, 22 March 2013. (© Jean-Luc Moulène) Kunstenaars worden weleens afgeschilderd als een werkschuw volkje dat er een liederlijk leven op na houdt. Dat klopt wel voor een paar kunstenaars uit mijn onmiddellijke omgeving, maar het is tegenwoordig toch eerder uitzondering dan regel. Mladen Stilinovic, een kunstenaar uit voormalig Joegoslavië, daarentegen, houdt een pleidooi voor de luiheid. Wat rondlummelen en voor je uit staren – wat nog kon tijdens het communisme – kan wel degelijk heilzaam zijn. In onze op productiviteit gerichte maatschappij lijkt het echter één groot taboe. Stilinovic is een van de tien kunstenaars op de tentoonstelling Bon travail, die werd bedacht door Ive Stevenheydens van Argos in samenwerking met Boris Charmatz en Martina Hochmuth van het Musée de la Danse in Rennes. Nadat een reeks vooraanstaande dansers als aanzet tekeerging met de werken uit de tentoonstelling, heeft de expo nu haar definitieve vorm aangenomen. Van Stilinovic, een hedendaagse Oblomov, zijn een paar foto’s te zien in bed met als ironische titel Artist at work. In de knappe maquette Exercising nowhere van Hans Op de Beeck is er al meer bedrijvigheid. Te midden van een kraakwit bureau met loket is er een piepkleine videoprojectie te zien van een ambtenaar die gedwee stempels zet op formulieren Page 4 of 41 (© Hans Op de Beeck) Die routine wordt ook geëchood in de fraaie video van Angel Vergara. La sortie des usines VW, een knipoog naar de gebroeders Lumière, geeft met versnelde montage arbeiders weer die machinaal de fabriek verlaten om zich door de stad een weg naar huis te banen. De film roept ook herinneringen op aan Berlin: Die Sinfonie der Großstadt, maar dan zonder de romantiek van de moderniteit. De video’s van het duo Roberto Verde & Géraldine Py, waarin een bouwkraan boven de stad uittorent of een laadbak druk in de weer is, lijken op het eerste gezicht vrij normaal. Maar algauw blijkt dat de bouwkraan non-stop rondjes draait terwijl de vrachtwagen geen stenen schept maar lucht. Het is een lichte, poëtische ontregeling van de routine. Vaut le détour! Bon Travail > 7/4, wo/me/We > zo/di/Su 11 >18.00, €3/5, Argos, Werfstraat 13 rue du Chantier, Brussel/Bruxelles, 02-229.00.03, [email protected], www.argosarts.org Page 5 of 41 Marie Eve Charron, 'Corps en action, matières sous tension: Amelia Jones signe une première exposition à Montréal', Le Devoir, 30 March 2013. Les traces matérielles, la temporalité et le geste en art contemporain Université Concordia Galerie Leonard & Bina Ellen 1400, boul. de Maisonneuve Jusqu’au 13 avril Photo : Paul Litherland Christopher Braddock, Série Take, 2007-2013 et Above, 2007 Processus ouverts, matières malmenées, actions en cours de réalisation sont entre autres les stratégies empruntées par les œuvres réunies dans Les traces matérielles, une exposition qui embrasse relativement large dans ce registre plutôt éclaté, voire évasif, de « la temporalité et [du] geste en art contemporain ». Le potentiel d’attraction de cette exposition vient en fait de sa commissaire, la théoricienne et historienne de l’art Amelia Jones, dont la notoriété dans le domaine n’est plus à faire. Professeure à l’Université McGill depuis 2010, elle signe sa première exposition à Montréal dans une galerie universitaire, contexte de présentation auquel elle semble se dédier en priorité, comme le révèlent les expériences passées réalisées aux États-Unis, d’où elle vient, dont la première remonte à 1991. La sélection des œuvres répond à une ligne directrice voulant que, depuis cinquante ans, l’œuvre d’art ne se définisse plus seulement comme un objet physique unique, fixe et achevé, mais comme une structure (formelle et symbolique) ouverte pouvant engager de façon dynamique le spectateur dans la réception. Ce fil conducteur est sous-tendu par la notion de relation intersubjective incarnée — entre l’œuvre et son récepteur — développée par Jones dans Body Art. Performing the Subject (1998), un ouvrage majeur qui l’a fait connaître. En train de faire Pour démontrer ce phénomène, où la matière est révélatrice de processus d’exécution et de fabrication, Jones a choisi des pratiques des quinze dernières années d’artistes de provenances diverses dont les outils, les matériaux et les méthodes de travail sont tout aussi variés, d’où parfois cette impression que l’exposition va dans plusieurs directions. Le ton est pourtant donné avec éloquence avec la sculpture de Juliana Cerqueira Leite, une torsade audacieuse cherchant à s’affaisser, mais s’étirant à la fois vers le haut, trahissant et défiant la gravité terrestre. Le latex qui la constitue semble avoir emprisonné un corps qui l’aurait en même temps manipulé et façonné vigoureusement de ses doigts. Page 6 of 41 Le ton est pourtant donné avec éloquence avec la sculpture de Juliana Cerqueira Leite, une torsade audacieuse cher chant à s’affaisser, mais s’étirant à la fois vers le haut, trahissant et défiant la gravité terrestre. Le latex qui la constitue semble avoir emprisonné un corps qui l’aurait en même temps manipulé et façonné vigoureusement de ses doigts. Plus loin dans l’exposition, ce corps à corps entre l’artiste et la matière est autrement négocié dans les œuvres de Heather Cassils et de Christopher Braddock qui, dans l’emploi de photographie stroboscopique ou d’une documentation vidéo combinée à des objets, rend compte de la dimension temporelle du processus, de la transformation en train de se faire. Dans les deux cas, soit par ellipses et hors champ dus au cadrage, soit par un point de vue en plongée sur l’artiste offrant son dos, l’action en elle-même est en partie voilée ou plutôt donnée à imaginer, de même que la reconnaissance rendue problématique, ou ambiguë volontairement, du genre sexuel. D’autres œuvres conduisent dans l’antre de la création de l’artiste, espace du faire auparavant gardé privé. L’enfilade, deux par deux, des huiles sur page de bottin de Mark Igloliorte, informe sur le regard changeant porté sur les détails banals — mais parfois mythiques, tel un soulier rappelant celui de Van Gogh — puisés dans l’atelier. Quant à eux, les dessins du duo Flutura et Besnik Haxhillari, exécutés en prélude à des performances, représentent des scènes à caractère domestique (loisirs, repas partagés) qui montrent l’imbrication de la vie avec leur art. Paul Donald, lui, a donné à une des extrémités de 2 x 4 des formes hybrides artisanales, entre l’outil et l’arme, qui altèrent leur statut usiné. Conception élastique La peinture trouve aussi son compte dans cette exposition. Dans la vidéo d’Angel Vergara, complexe pour ses enjeux politiques que laisse deviner le titre (Feuilleton Berlusconi Pasolini), des images tirées de la télévision sont contaminées par une autre image superposée, celle d’une main peignant et opacifiant par sa matérialité la représentation. La peinture y est accumulation, sur un tableau abstrait déposé au sol (Andrew Dadson) ou sous forme de déchets parmi nombre d’autres dans la proliférante installation de Tricia Middleton. Par sa simplicité et sa justesse, l’action documentée par vidéo de Francis Alÿs ressort toutefois du lot : l’artiste repeint méthodiquement au pinceau les segments estompés d’une ligne jaune routière. Son faire, bien que déqualifié en regard du peintre traditionnel, réactive la signification du site où il se trouve, la zone du canal de Panama anciennement contrôlée par les États-Unis. Les autres œuvres de l’exposition, pas moins intéressantes en soi, attestent d’une conception élastique de la « trace matérielle » parfois déstabilisante. La performance d’Alicia Frankovich, ayant eu lieu et ayant été captée par vidéo lors du vernissage, porte sur des athlètes en période de récupération tandis que la double projection d’Alex Monteith repose sur un dispositif technique ayant permis d’enregistrer la course risquée de deux motocyclettes Ducati. L’installation en contre-plaqué d’Alexandre David, dans une approche qu’on lui connaît bien, propose finalement un réaménagement physique des lieux que le visiteur est invité à éprouver concrètement de tout son corps. En ratissant large, la commissaire a mis de côté certaines catégories ou lectures habituellement empruntées pour aborder les œuvres en question. Amelia Jones propose aussi des rencontres inusitées entre artistes locaux et étrangers, et de différentes générations. Il est par contre un peu forcé d’affirmer, comme elle le fait dans le texte d’accompagnement, que ces œuvres démontrent un retour à la matérialité, un aspect selon elle qui aurait été délaissé dans les années 1980. Suivant la conception élargie que la commissaire déploie dans l’exposition, les exemples ne manqueraient pas non plus pour cette décennie. Page 7 of 41 Entretien vidéo avec Angel Vergara, artiste, et Luc Tuymans, commissaire, pour le pavillon belge de la Biennale de Venise 2011 VERGARA / TUYMANS : DUO ACERBE par Alexandre Devaux Pour accéder à la vidéeo cliquez sur ce lien : http://www.artnet.fr/magazine/portraits/devaux/vergara-tuymans.asp La ministre de la Culture du Royaume de Belgique Fadila Laanan — conseillée par un collège d’experts — a choisi Angel Vergara pour représenter le pays à la Biennale de Venise. Comme pour la quasi-totalité des pavillons, le canevas de l’exposition belge est tissé de fil politique. Page 8 of 41 Angel Vergara, d’origine espagnole a choisi comme commissaire l’un des peintres flamands certainement des plus célèbres à l’international, Luc Tuymans. Il y a là un double engagement visant à défendre la peinture comme medium contemporain même si elle est héritière d’une longue histoire, et à affirmer la nécessité de réconcilier les différentes communautés belges — l’un et l’autre représentent les deux plus importantes — dont les mésententes paralysent en grande partie le pays. Angel Vergara et Luc Tuymans nous livrent un discours critique « citrique » sur l’état des choses actuelles lorsqu’on parle de culture en Belgique et en France, sa voisine. Le travail pictural d’Angel Vergara, outre sa dimension esthétique, est aussi porteur de réflexion sur le présent. Son exposition, intitulée « Feuilleton », résulte d’un processus de fixation d’image-mouvement par la peinture. En vivant au rythme de 24 images-seconde ou à 24 heures-jour, la tentation sera toujours grande pour les artistes de revendiquer des possibilités, fussent-elles symboliques, de résistance à l’inexorabilité d’un débit trop rapide, la vie. Catalogue : Feuilleton, sous la direction de Luc Tuymans, avec des textes (trilingues) de Luc Tuymans, Joel Benzakin, Jean-Louis Poitevin, Pedro de Llano, Michel François et Laurent Busine. Édité par Ludion, 112 pages, 29,90 € Feuilleton – Angel Vergara Jusqu’au 27 novembre 2011 Exposition du Pavillon belge 54e Exposition Internationale d’Art - La Biennale de Venise A. D. (7 juin 2011) Page 9 of 41 Tea Romanello-Hillereau, 'Luc Tuymans/ Angel Vergara', Drome, Spring/ Summer, 2011. Page 10 of 41 Page 11 of 41 Page 12 of 41 Page 13 of 41 Page 14 of 41 Page 15 of 41 Page 16 of 41 Page 17 of 41 Page 18 of 41 Claude Lorent, 'Les péchés du monde à Venise', La Libre Belgique, 3 March 2011 Page 19 of 41 Jean-Marie Wynants, 'A Venise, l'art cherche l'illumination', Le Soir, 3 June 2011. Page 20 of 41 Page 21 of 41 Guy Gilsoul, 'Anar ou stratège?', Le Vif L'Express, 27 May 2011. Page 22 of 41 Page 23 of 41 Geert Van Der Speeten, 'Stoet van 'zondaars' in Belgisch paviljoen', De Standaard, 31 May 2011. Page 24 of 41 Page 25 of 41 Page 26 of 41 Estelle Spoto, 'Dans l’antre d’artistes: Angel Vergara', Agendamagazine.blog, 20 September 2012. Angel Vergara ne travaille pas toujours dans son atelier. À la fin du XIXe siècle, les impressionnistes ont profité de l’invention du tube de peinture pour aller s’installer dehors, face au paysage. À la fin des années 80, Angel Vergara a lui transformé un simple drap blanc en atelier portatif, donnant ainsi involontairement naissance à un personnage fantomatique devenu célèbre : Straatman, « l’homme de la rue ». «Je voulais être comme le photographe sous sa toile noire où la lumière passe par un petit trou », explique-t-il. « Ici, c’est une toile blanche qui laisse passer l’ensemble du spectre lumineux. Pour moi, c’était la condition la plus adéquate à ce moment-là pour produire une peinture et être non pas face à l’objet ou à la nature, mais dans le monde, pour faire partie du monde et de là, enregistrer tout ce qui filtre à travers ce voile blanc. C’est à Anvers que les gens ont commencé à m’appeler Straatman. Tout à coup, ce personnage a eu un nom et c’est resté ». Page 27 of 41 En 2006, Straatman s’est installé pour peindre dans l’église abbatiale de Grimbergen. Sur la toile peinte qui en a découlé, Vergara a fait projeter la captation de sa performance, avec comme résultat une superposition d’images filmées et de traits de peinture, association caractéristique de son travail actuel. On retrouve cette superposition dans Feuilleton, l’installation vidéo consacrée aux sept péchés capitaux qu’il a présentée à la Biennale de Venise en 2011. Là même où Straatman s’était fait refouler une vingtaine d’années plus tôt... « La forme que j’ai empruntée dans le montage correspond au format du feuilleton Les Experts. Il y a sept épisodes différents qui ont lieu simultanément. Et à un moment précis, tout coïncide. Dans la série, c’est le moment où il y a un coup de feu et où quelqu’un est tué. Ici, c’est Pasolini, dont la figure est opposée à celle de Berlusconi. C’est la culture de masse qui assassine la culture populaire ». La bande-son, parfois tonitruante, suscite l’angoisse. « Feuilleton est une fresque pessimiste, heureusement rattrapée par la poésie. On est dans le bruit et la fureur du monde, que la peinture va gagner par son silence ». Page 28 of 41 C’est à l’intérieur d’une sorte de grande camera obscura, vaste boîte noire placée dans une pièce de son atelier ucclois plongée dans la pénombre, qu’Angel Vergara peint sur ces images animées savamment montées au préalable. Grâce à un système astucieux combinant écran plasma, plaques transparentes, caméra et ordinateur. Et grâce à un savoir-faire comparable à celui d’une Miss Météo chevronnée : le peintre ne regarde pas ce qu’il peint, il regarde sur un écran l’image « de synthèse » dont la peinture devient aussitôt l’un des composants. « Ça a l’air parfois iconoclaste de repeindre ainsi d’autres images, de se les approprier. Mais c’est aussi leur donner un sens. Non pas avec les mots mais avec la couleur ». Page 29 of 41 Pour sa dernière exposition à Bruxelles, and yes I said yes I will Yes., visible actuellement à la galerie Almine Rech, Vergara reprend le même procédé, sur un seul écran cette fois. Le titre énigmatique se compose des derniers mots de l’Ulysse de James Joyce, monument de la littérature s’il en est. Les personnages du roman de Joyce, inspirés par ceux de l’Odyssée d’Homère, prennent ici les traits de figures mythiques contemporaines : Penélope Cruz, Marlon Brando, David Bowie, Lady Gaga, Leonardo DiCaprio, Jeanne Moreau... Avec quelques apparitions furtives d’Elio Di Rupo et de Bart De Wever. « Dans Ulysse, il y a énormément de passages où Joyce remet en cause les notions de son époque, au niveau religieux, politique, le nationalisme, etc. J’ai transposé cela ici, de manière discrète, pour inscrire toutes ces figures dans une réalité ». Page 30 of 41 Apparaissant en alternance avec des images de tempêtes ou de foule se pressant dans la ville, les visages en noir et blanc des stars reçoivent, frôlent ou semblent regarder des touches de couleur. « Ce qui m’intéresse, c’est le réel. Évidemment, ce qui est reporté de ce réel peut avoir des apparences abstraites, mais ce sont des instantanés, des mémoires incomplètes à chaque fois, mais cumulées dans le temps. La peinture, quand elle arrive, a en apparence toujours un retard par rapport à l’image. La peinture est précise, mais le retard la rend apparemment hasardeuse. Au lieu d’utiliser une perspective spatiale comme les cubistes, je mets en œuvre une perspective temporelle. C’est la mémoire. Des mémoires d’images qui vont se superposer à d’autres images et chercher de nouveaux sens ». Commune : Uccle À voir actuellement à Bruxelles : and yes I said yes I will Yes., > 29/9, Almine Rech Gallery, Bruxelles, www.alminerech.com À voir ailleurs, maintenant ou très prochainement : Feuilleton, 16/9 > 10/3 mars, ZKM (Zentrum für Kunst und Medientechnologie), Karlsruhe & 28/9 > 21/10, Le Printemps de Septembre, Toulouse Info : angelvergarasantiago.com Photos © Heleen Rodiers Page 31 of 41 Bernard Marcelis, 'Angel Vergara', Artpress, 12 November 2012. BRUXELLES Angel Vergara Galerie Almme R e c h / 7 29 septembre 2012 Apres Feuilleton son imposante œuvre videographique qui represen tait la Belgique lors de la derniere B ennale de Venise (1) Angel Ver gara poursuit la mue de son travail pour i ancrer définitivement dans le domaine pictural Avec cette nou velle réalisation la projection video est réduite a un seul ecran et vingt peintures sur toile qui composent ce vaste cycle ll prend Ulysse de Joyce comme prétexte a la reflexion et a la poursuite du dialogue enta mes entre ses films - mages ani mees - et sa peinture image fixe Plutôt que de dialogue il faudrait presque parler de contam nation des images filmées par la pe nture celle ci se les accaparant pour les transfe rer a la surface de la toile Dans le travail précèdent en revanche la fi gure était totalement éludée au pro fit d une peinture abstraite sur verre toujours effectuée par touches suc cossives Le verre a disparu au pro fit de la toile que les figures ont réintégrée toujours « entachées » de touches picturales colorées maîs celles ci ont en quelque sorte perdu I autonomie et le pouvoir d abstraction qu elles avaient conquis avec le verre obligeant le regard a un travail de memoire alors qu ici modeles et peinture sont im mediatement superposes Au delà du sujet ce sont précise ment ces temporalités différentes qui constituent le veritable enjeu du travail de Vergara entre le temps du montage de I image cmematogra phique et celu de la definition et de la réalisation de I mage picturale Bernard Marcelis (1 ) Feuilleton les sept peches capitaux a ete représente lors de la derniere edition du Printemps de Septembre a Toulouse / Histoire est a moi ' After Feuilleton, the impressive video with which he represented Belgium at the last Venice Biennale,(1) Angel Vergara's work continues to evolve and has now moved decisively towards pam ling ln this new piece, video pro jection is reduced to a single screen The rest is made up by twenty pamtings on canvas Ver gara takes Joyce's Ulysses as a thematic sterling point as he continues the dialogue between the moving images of his films and the fixed images of his pain ling Although, rather than dia logue, "contamination of filmed images by paintmg' might be more appropriate in that the images on the canvas are appro priations of the filmed cnes ln the earher work, the figure was totally absent the painting, on glass, was abstract, made up of a suc cession of touches ln the current works on canvas, the accretion of pamt now produces figures, which have lost somethmg of the autonomy of the abstract works on glass The immédiate superpo sillon of models and pamtings force the gaze to work on ils me mory Beyond the actual sub|ecl, il is precisely Ihese differenl lem porahlies lhal conslilule Ihe real poml of Vergara s work—Ihe lime of Ihe cinematographie images and ils montage, and the time of definmg and makmg the pamted image Bernard Marcelis Translation C Penwarden (1) Feuilleton, the Seven Deadly Sms was shown at this year s Printemps de Septembre a Toulouse Ci dessus/above M Desgrandchamps i Untitled > 2012 Huile/toile 162 x 227 cm Oil on canvas Ci contre/tefr A Vergara «Simon > 2012 Sengraphe huile/verre 160 x 9b cm Silkscreen impression oil on glass ERRATUM Dans le dernier artpress 2 n" 26 < Ce que lart fat a la Itterature » une erreur s est glissée page 64 Le texte évoquait Poesure et Psintne (une exposition de Bernard Blistene en 1993 a la Vieille Charite de Marseille) ll s agissait en fait de Poesure et Smlptne une œuvre originale de I artiste Lourent Prexl en deux volets dont le premier un happening s est déroule le 31 jan vier 2010 au Mac/Val et a ete suivi d une edition chez Al Dante Page 32 of 41 Jozefien Van Beek, 'Angel Vergara toont intrigerend nieuw werk - Odyssee > Ulysse > Marlon Brando', De Morgen, 11 September 2012. Page 33 of 41 Page 34 of 41 Sam Steverlynck, 'Van leonardo Dicaprio tot James Joyce, Angel Vergara speelt thuismatch bij Almine Rech', (H)ART, 6 September 2012. Angel Vergara speelt thuismatch bij Almine Rech Gallery in Brussel VAN LEONARDO DICAPRIO TOT JAMES JOYCE Nadat Angel Vergara verleden jaar België vertegenwoordigde op de 54ste Biënnale van Venetië toont hij nu voor het eerst Feuilleton De zeven hoofdzonden in eigen land Die installatie wordt aangevuld met een nieuw ensemble dat kan beschouwd worden als een vervolg op zijn Venetiaanse videofries Sam STEVERLYNCK Angel Vergara is in zijn nopjes als we hem ont moeten in zijn atelier in Ukkel Na de Biënnale van Venetië is hij duidelijk niet in een zwart gat gevallen Vergara wordt sinds kort niet alleen vertegenwoordigd door een nieuwe galerie Almine Rech maar beschikt sinds zijn Venetië avontuur ook over grotere productiemiddelen Zijn nieuwste installatie And Yes I said yes I will Yes gaat net zoals Feuilleton de strijd aan tus sen het geschilderde en digitale beeld Het werk bestaat uit een video van bestaande archiefbeel den aangevuld met eigen materiaal dat hij met penseel te lijf gaat Naast sterren zoals Leonardo DiCaprio of Lady Gaga geeft ook Bart De Wever opnieuw acte de présence De structuur van de film is vrij gebaseerd op de roman Ulysses van James Joyce De confrontatie tussen digitaal en beschilderd beeld resulteert in een nieuwe reeks werken op doek ANGEL VERGARA FOTO JEAN PIERRE STOOP Vanwaar de titel And Yes I said yes I will Yes Angel Vergara De titel van dit ensemble ver wijst naar de laatste zin uit Ulysses van James Joyce Het is een zeer affirmatieve zin ter afslui ting Ik heb die titel gekozen omdat het werk op verschillende manieren verwijst naar Ulysses Er is een link met de personages en de plaatsen Die worden in de film voorgesteld zoals in een casting Ik ben binnen de sfeer van de mythe ge bleven en heb daarom bekende mensen gekozen Ik heb momenten geselecteerd waarop ze niet ac teren Het wordt geen echt verhaal maar eerder Page 35 of 41 een suggestie Ik heb wel gedeeltelijk de struc De notie van tijd is belangrijk U werkt opnieuw i tuur en hoofdstukken van Ulysses gevolgd De met twee verschillende snelheden 1 personages komen voor in dezelfde volgorde als in het boek Er zijn verschillende vormen van dis cours zoals monologen en dialogen Maar de film heeft geen geluid Net zoals bij Joyce gaat het om tussenmomenten die niet volledig af zijn De schilderkunst staat opnieuw centraal in re latie met het digitale beeld Want het digitale Vergara De schilderkunst heeft haar eigen tijd net zoals de technologie Het zijn noties van tijd die haast paradoxaal zijn Schilderkunst is een ar chaïstisch gegeven De schilderkunstige hande ling is al sinds mensenheugenis identiek En dan heb je het digitale Ik wil die twee combineren en bewerken De schilderkunst is steeds in het beeld 1 f beeld wordt beschilderd Daarnaast toon ik ook een reeks schilderijen van afbeeldingen die uit maar komt altijd te laat Maar ze laat wel haar ge heugen na in de vorm van een spoor Daar komen de film zijn gehaald of aan de research dat er ook ethische politieke en andere lagen bij aan voorafging Ze hernemen de personages van de casting of locaties Het gaat steeds om een sequentie van vier a vijf schilderijen In totaal zijn er een twintigtal schilderijen Het zijn prints van afbeeldingen die zijn beschilderd Die prints worden vervolgens ook in het echt beschilderd Zo speel ik met de tegenstelling tussen gedrukte en echte schilderkunst De schilderijen worden steeds anders belicht Op die manier geven ze het verloop van een dag weer zoals in Ulysses De belichting verandert voortdurend en zal ook de tails uitlichten Zo wordt een ritme gecreëerd en verschillende lezingen opgeroepen Hoe kijkt u nu terug op uw avontuur in Venetië Vergara Het was een belangrijke ervaring Die heeft voor een echte boost gezorgd Maar het is het resultaat van een lang proces Als kunstenaar heb je zelden de kans om met zo n grote productie te werken en met zo n bereik Veel meer mensen hebben nu het werk gezien Ik heb ook heel wat nieuwe contacten kunnen leggen Het is aange naam dat het werk nu reist Feuilleton was al te zien in Martin Gropius Bau in Berlijn en gaat vervolgens naar ZKM in Karlsruhe en Printemps de Septembre in Toulouse Hoe verhoudt dit werk zich tot Feuilleton Is het Voor mij is deze tentoonstelling bij Almine Rech Gallery ook belangrijk Ik had in 2009 een ten een verderzetting Vergara Ja zo kan je het noemen Het grote verschil tussen beide is de picturale omgeving rond de film In Venetië zorgden de schilderijen op glas voor een abstrahering van het beeld Terwijl ik hier werk in het moment van het beeld toonstelling in Etablissement d en face en in 2010 in Argos Maar dit is eigenlijk de eerste keer dat ik in een galerie tentoonstel in Brussel Het is dan ook een manier om het werk na Venetië op con sequente wijze te brengen Ik wou echt ijzersterk werk tonen Want ik weet dat de verwachtingen De schilderkunst staat niet in directe relatie tot nu hoog zijn Het zou jammer zijn mochten die het onderwerp Ik kleur geen beeld in maar heb het over een andere realiteit Het kleurgebruik is niet worden ingelost Ik speel een thuismatch Ik wil dan ook het beste van mezelf geven minder conflictueus dan in Feuilleton maar lijkt eerder voort te komen uit de woorden en hande lingen van de personages De strijd tussen het n i ii ti i iit j i i digitale en geschilderde beeld blijft maar beide media gaan meer versmelten Antjel Vergara I said yes I wil Ycs van 7 september tot 29 scptember in Mmine Rech Gallery AbdijStraat 20 Brunei Open di za van ll 19u www alminerech com Page 36 of 41 t 1 Claude Lorent, 'La peinture s'impose au monde', La Libre Belgique, 14 September 2012. I Expo en vue La peinture s impose au monde Un an après sa participation à la biennale de Venise l artiste plasticien peintre et vidéaste Angel Vergara est invité à ouvrir la saison en solo chez Almine Rech à Bruxelles EN JUIN 2011 ANGEL VERGARA EXPOSAIT EN SOLO dans le pavillon belge de la biennale de Venise en di gne représentant de la Fédération Wallonie Bruxelles Son travail pictural et vidéo lui valut à juste titre une très belle reconnaissance internationale de la presse spécialisée et des professionnels de l art contempo rain Depuis sa présence en lieux d expositions à l étranger n a cessé de se multiplier Et fin de ce mois on retrouvera son installation vénitienne sur les sept péchés capitaux au Printemps de Toulouse pour con firmer ce nouveau rayonnement international Tandis que nec plus ultra un an après la mostra de la lagune il inaugure un solo dans tous les espaces de la galerie bruxelloise d Almine Rech Pour tous ceux qui n ont pas eu l occasion de voir l œuvre destinée au pavillon vénitien Angel Vergara la présente dans une des salles de la galerie Le mur de vidéos et les peintures sur verre le nou veau travail qui occupe deux salles principales est de la même lignée Il porte sur la peinture et sur l image médiatique puisée sur le net et à la télévision Des images en noir et blanc qui mettent essentiellement en scène des personnes connues quelques paysages à En se basant sur le roman de Joyce qui fut en son temps qualifié d obscène Angel Vergara crée un lien direct avec la pièce vénitienne intitulée Feuilleton en référence à la récurrence de l actualité d où le mouvement des images et de la vie à travers le mon tage vidéo aux séries télévisées et aux publications populaires En effet le texte de l écrivain irlandais a été initialement publié sous forme de feuilleton dans un magazine américain pendant pratiquement deux ans Cette particularité ne donne que plus de poids aux images peintes qui constituent en s additionnant non pas un récit en continu mais une trame histori que qui provoque un voyage mental entre réalité al lusions rêves et mythologie du présent Les personna ges saisis le sont dans des scènes de vie mais il est im possible de savoir si elles sont vraies bidouillées jouées tout en étant le reflet du théâtre de la vie et du monde Tout n y est qu allusif mais sa peinture Yes évoque La nymphe au bain tableau auquel Bloom fait référence C est en ces croisements multiples que se situe l œuvre de l artiste qui s infiltre dans le monde tel un la limite extrême de l abstraction et des références à Bloom actuel et qui surpeint toutes ces images sans l urbanité mondialisée des buildings La clé de réfé les mutiler Car il laisse très clairement une distance rence de cet ensemble est le récit l Ulysse de James un vide un no man s land entre les touches de cou Joyce Cette histoire qui se déroule en un seul jour mais qui contient presque l humanité entière Un pa radoxe temporel qu Angel Vergara exploite au mieux dans une sorte d établissement de non temps car les chronologies sont mélangées et les images trafiquées par superposition et mixages divers n appartiennent plus à une seule origine à un seul moment Elles se di latent s étendent dans le temps établissent des dialo gues impossibles sinon dans une fiction non narrative qui brasse le monde ses illusions ses fausses réalités ses rêves ses élucubrations ses mythes et ses espoirs Tout se télescope leur à la fois légères et nerveuses Dans cette entre prise de connexions et de dialogues aucun rapport n est direct mais les influences mutuelles telles des rhizomes invisibles agissent et dessinent un mode fi nalement plus imaginaire que réel Un effet qui est ac centué par la pénombre du lieu et les variations de lu minosité ainsi que par quelques sonorités des puis sances naturelles Et comme la peinture s impose en avant plan détachée flottante dans une immatéria lité insaisissable elle est dans son universalité ce qui échappe au temps et domine Claude Lorent Page 37 of 41 Infos pratiques Angel Vergara And yes I said yes I will Yes Galerie Almine Rech 20 rue de l Abbaye 1050 Bruxelles Jusqu au 29 septembre Du mardi au samedi de llh à 19 h B o express II a six ans quand venue d Espagne sa famille s ins talle à Bruxelles où il suivra tout son cursus scolaire jusqu à L Erg Né en 1958 à Mieres il a su très tôt qu il voulait devenir peintre Ses premières expositions datent du début des années 1980 Sa présence en Belgique tant au Nord qu au Sud Est fréquente en galeries musées et centres d art au S M A K au Muhka au Palais des Beaux Arts et dès les années 1990 il est régulièrement invité à l étranger en France en Allemagne en Autriche au Luxembourg mais aussi au Japon Au cours de ces mêmes années il crée le personnage de Straatman et peint dans l espace public impulse de forts aspects sociaux dans son travail d intervention et d installation et développe le travail vidéo Il aborde directement la problématique de la peinture lors d une expo au MAC s en 2009 En 2011 il est l invité du pavillon belge à la biennale de Venise H HISbS # i P BI rull EL l P t 3 1 t TI Page 38 of 41 Page 39 of 41 Jean-Marie Wynants, 'Angel Vergara voit les stars en peinture', Le Soir, 21 September 2012. Angel Vergara voit les stars en peinture ARTS PLASTIQUES Le nouveau travail de l artiste fait appel à de nombreuses célébrités Angel Vergara expose son Outre les personnalités déjà citées on tout nouveau travail a la galerie Almine Rech J Dans la foulée de SOn travail n n pour la Biennale de Venise 2011 il poursuit SOn mélange de pein tu re et de vidéo B HHHI B K I H I B H K B K H Le plasticien explore cette fois les traces laissées dans l in conscient collectif par une série B I Hi H I B que le visiteur peut découvrir dans le mm veau travail d Ângel Vergara HH ï Après le succès de son remarquable sa place la grande salle centrale est entic rement consacrée aune nouvelle série mr lant vidéo et peinture sous le titreAnd Yes I Said Yes I Will Yes Les amateurs de James Joyce auront re connu là les derniers mots de son Odys sée Cest mon inspiration première pour ceprojet explique l artiste mais le vi siteur n a nul besoin d avoir lu Joycepour y entrer J ai conçu une sorte de castingjic tifpourun tOUmage de œt Odyssée en cher chant qui parmi les Stars pourrait incar ner les diffëren ts personnages de Joyce M Xv CJ MV Bwl j V bl I H H H f i j M H I Feuilleton à la biennale de Venise lire ci contre de nombreuses portes se sont ou vertes pour l artiste Notamment celle de la galerie Almine Rech qui lui consacre ac tuellement l ensemble de ses espaces Si l installation vidéo de Feuilleton y trouve I B Vf L I moqueur la suite ft W Robert Mitcàhuml âchantdes images un soupider IJB Moïse séparant les eaux David Bo F V V H V HF ÊL de personnalités io semblant dialoguer avec Orson Wel les Pénélope Cruz faisant un pas de dan se telles sont quelques unes des images HS B K fl l 4fl ls H I Br H Bf n Éfc I M l H rik Hl L 4 t Éfl l I BI mf l E BIB HÉ l Bi m BV HHHI V I H Z K Im I I I E P H Ffl H HtfH F P HB V B B H I I I H I H b Tij HA J M EtJ B Ej H l H HI H B H Bv H I Lady Gaga et pas mal d autres Tous sont réunis dans un montage d une quinzaine de minutes d extraits d interviews de do cumentaires etc Les collisions ainsi pro voquées entre ces fortes personnalités sont déjà un régal Mais l artiste y ajoute ses touches de peinture que le pinceau dé Pose sur os images mouvantes laissant la traced 1inebouche d imresard d iinses te ou propulsant sur l écran une multitude de de ignes v il l ll les mots Dans le même temps un subtil mon tage sonore combiné à unjeu d éclairage vient ajouter de nouvelles couches d infor cst lnt aussi Sur de IlI mattTava ion surlensembl e fascinante La secondepart ie l I H n l cul rester sans fin devant chacune de ses toiles tant elles contiennent d informations H grandes toiles Angel Vergara imprime Eal unc uvc e to s traits signes taches cou H H l I BBPH IBvi P H VhLJh BH I Ê 9 B I L EV Chaque nouveau regard sur cet Orson Welles dédoublé dévoile de nouvelles strates de nouvelles questions de nouvelles surprises s angel vergara Page 40 of 41 croise ainsi Alain Delon Jeanne Moreau de questions de surprises des images en noir et blanc extraites des films utilisés pour son montage Chacun des personnages est dédoublé donnant naissance à un corps qui s efface tout en développant des proportions déroutantes Far dessus la partie imprimée il ajoute lures de peinture On peut rester sans fin devant chacune de ses toiles tant elles con tiennent d informations de questions de surprises se dévoilant petit à petit Car comme toujours chez Vergara le temps est au cueur c 11 processus Y compris celui c lK e sPei t tenr est prêt àlui consacrer jean marie wynants Jusqu au 29 septembre à la galerie Almine Rech 20 rue de l Abbaye 1050 Bruxelles rech com y i Peintre avant tout En 2011 Angel Vergara atti re la grande foule au pavillon belge de la Biennale de Veni se avec son installation Feuilleton explorant les sept péchés capitaux et les traces laissées par le déferlement d images d actualité Né en Espagne en 1958 vi vant et travaillant à Bruxel les il a derrière lui une déjà longue carrière Peintre de formation il aborde égale ment l installation la perfor mance avec son personna ge de Straatman et la vidéo filmant notamment le geste du peintre face au tableau ou au paysage réel Convain cu que pour toucher le pu blic il faut aller à sa rencon tre il ne cesse de chercher mille et un moyens de répon dre à ce besoin Il l a manifes tement trouvé avec Feuille ton qui après Venise a con nu une déclinaison sous for me de livre mais aussi plu sieurs expositions actuelle ment au ZKM de Karlsruhe et dès la semaine prochaine au Printemps de septembre à Toulouse j m w Page 41 of 41
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