exercice 2
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exercice 2
Dénombrement: Le célèbre problème des danseurs 1. Introduction. Au cours de samba , il y a ce soir 4 couples sur la piste. Le professeur demande de changer de partenaire. En supposant que les couples se reforment de façon équiprobable ( ce qui autorise donc qu’un couple se reforme à l’identique) ,quelle est la probabilité que dans la nouvelle configuration les couples aient tous changé. Essayez d’abord de résoudre sans regarder l’indication. Indication: Pour résoudre ce problème on remarquera qu’en numérotant les couples Ci = (fi ; hi ) avec 1 6 i 6 4; pour définir la nouvelle configuration Ci0 ; il suffit de se donner une permutation de f1; 2; 3; 4g et de poser Ci0 = (fi ; h (i) ): Par exemple si l’ancienne configuration est (f1 ; h1 )(f2 ; h2 )(f3 ; h3 )(f4 ; h4 ) et la nouvelle (f1 ; h2 )(f2 ; h3 )(f3 ; h1 )(f4 ; h4 ) alors la permutation est : (2; 3; 1; 4) car (1) = 2; (2) = 3; (3) = 1; (4) = 4 l’univers est assimilable à l’ensemble des permutations de f1; 2; 3; 4g et l’évènement A recherché correspond à l’ensemble des permutations qui modifient la place de chaque entier. Rappel : la formule de l’équiprobabilité est P (A) = card(A) card( ) : Pour résoudre le problème il faut donc chercher le nombre de permutations sans points fixes du type : (2; 3; 4; 1): Examinez par exemple tous les cas ou (1) = 2: 2. La formule du crible ( ou formule de Poincaré) Si A et B sont deux parties finies d’un ensemble E , vous connaissez la formule card(A [ B) = card(A) + card(B) card(A \ B): Mais pourquoi se limiter à deux parties (a) Démontrer en s’appuyant sur la formule rappelée que pour toutes parties finies A; B; C de E on a card(A[B [C) = card(A)+card(B)+card(C) card(A\B) card(A\C) card(B \C)+card(A\B \C): (b) On considère n parties finies de E numérotées A1 ; A2 ; ::::; An : si I est une partie de [[1; n]] on note \i2I Ai l’intersection de toutes les parties Ai 2 I; par exemple si I = f1; 2g alors \i2I Ai = A1 \ A2 : Pour tout entier naturel k 2 [[1; n]]; Ik désigne l’ensemble des parties à k éléments de [[1; n]]: Par exemple I1 = ff1g f2g ::: fngg ; I2 = ff1; 2g f1; 3g ::: fn 1; ngg etc . La formule du crible dit que Pn P card([ni=1 Ai ) = k=1 ( 1)k 1 ( I2Ik card(\i2I Ai )) Pour comprendre cette formule il faut donc interpréter : X card(\i2I Ai ) = card(A1 ) + card(A2 ) + ::: + card(An ); X I2I2 I2I1 card(\i2I Ai ) = card(A1 \ A2 ) + card(A1 \ A3 ) + ::: + card(An 1 \ An ) et ainsi de suite (i) Vérifier cette formule lorsque n = 2 et n = 3 (ii) Rem: On peut laisser de coté cette question très délicate dans un premier temps. La formule du crible de Poincaré n’est pas censée être connue des étudiants de prépa, contrairement à ce que pensent certains examinateurs peu attentifs au programme! Démontrer par récurrence sur n que la formule du crible est vraie pour n 2 quelconque. Indication: si k 2 [[1; n + 1]]; toute partie à k éléments de [[1; n + 1]] , est soit une partie à k éléments de [[1; n]] lorsqu’elle ne contient pas n + 1; soit la réunion de fn + 1g et d’une partie à k 1 élément de [[1; n]] dans le cas contraire. (iii) Lorsque n est quelconque et k 2 [[1; n]]; quel est le cardinal de Ik ? 3. Retour sur le problème des danseurs Pour résoudre le première question vous avez sans doute compté toutes les permutations de [[1; 4]] qui n’ont pas de points fixes , et ce n’est pas si évident. La formule du crible permet de trouver une réponse rapide. On note l’ensemble des 24 permutations de [[1; 4]]; et pour i 2 [[1; 4]] Ai désigne l’ensemble des permutations qui vérifient (i) = i:par exemple A1 est constitué des 6 permutations 1 (1; 2; 3; 4); (1; 2; 4; 3); (1; 3; 2; 4); (1; 3; 4; 2); (1; 4; 2; 3); (1; 4; 3; 2) (a) On note A l’ensemble des permutations sans points fixes de [[1; 4]] :par exemple (2; 4; 3; 1) 2 = A car (3) = 3; mais (2; 4; 1; 3) 2 A (Ai désigne le complémentaire de Ai dans ) (i) Démontrer que A = A1 \ A2 \ A3 \ A4 4 (ii) En déduire que Card(A) = 24 card([i=1 Ai ) P (iii) Déterminer card(A1 ) en déduire I2I1 card(\i2I Ai ) P (iv) Déterminer card(A1 \ A2 ) en déduire I2I2 card(\i2I Ai ) P (v) Déterminer card(A1 \ A2 \ A3 ) et card(A1 \ A2 \ A3 \ A4 ); puis en déduire I2I3 card(\i2I Ai ) P et I2I4 card(\i2I Ai ) (vi) Retrouver la valeur de P (A) (b) Cet effort de modélisation n’aurait aucun intérêt s’il ne s’appliquait qu’au cas n = 4: Voici donc une salle de danse avec n couples (n 2) et le même problème qui se pose , à savoir quelle est la probabilité qu’après reformation des n couples, aucun danseur ne retrouve son partenaire précédent. On reprend les notations du a) c’est à dire que l’on note l’ensemble des n! permutations de [[1; n]]; et pour i 2 [[1; n] , Ai désigne l’ensemble des permutations qui vérifient (i) = i et A l’ensemble des permutations sans points fixes de [[1; n]] (i) Déterminer en fonction de n la valeur de card(A1 ) et celle de card(A1 \ A2 ) (ii) Pour k 2 [[1; n]]; déterminer en fonction de n la valeur de card(A1 \ A2 \ ::\ Ak ) (iii) En déduire la formule n n X X n! k 1 n! ( 1) Card(A) = n! ( 1)k = k! k! k=1 (iv) Démontrer que limn!1 P (A) = 1 e k=0 = 0:367 4. Ca se corse. La salle contient n danseurs. On note X le nombre de couples qui se retrouvent après reformation. Ainsi X peut être nul ( c’est le cas étudié plus haut) ;mais aussi on peut avoir X = n si tous les couples restent inchangés. On notera aussi Xi la variable aléatoire de Bernouilli qui vaut 1 si le couple n i reste inchangé et 0 sinon (a) Déterminer la loi de Xi son espérance et sa variance Pn (b) Préciser X( ): Démontrer que X = i=1 Xi : En déduire E(X) (c) Démontrer que pour tout entier naturel k 2 [[0; n]]; on a Pk n i k! Xk ( 1)i 1 i=0 ( 1) i! = P (X = n k) = n k i=0 n! (n k)! i! (d) Montrer que lorsque n est très grand, on peut approximer P (X = k) par 1 ek! (e) Ecrire une fonction python qui retourne en fonction de n et de k la valeur P (X = k): On importera le module math et on utilisera la fonction math.factorial(n). Ecrire une fonction python qui calcule la valeur numérique de E(X) et de V (X) en fonction de n . En déduire E(X) et V (X) pour n = 5 et n = 20: Emettre une conjecture (f) On se propose de démontrer que V (X) = 1: On rappelle que V (X1 + X2 ) = V (X1 ) + V (X2 ) + 2Cov(X1 ; X2 ): On admettra que cette formule se généralise en: Xn Xn X V( Xi ) = V (Xi ) + Cov(Xi ; Xj ) i=1 i=1 i6=j (i) Calculer lorsque i 6= j la valeur de P (Xi Xj ) = 1: En déduire que E(Xi Xj ) = (ii) En déduire que Cov(Xi ; Xj ) = 1 n(n 1) 1 n2 (n 1) (iii) justifier rapidement que le nombre de couples (i; j) tels que i 6= j vaut n(n V (X) = 1 1): En déduire que 2