Changer - Association SabrinaTCA92
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Changer - Association SabrinaTCA92
Changer ? Pas si simple … En parcourant un blog d’un psychologue américain, Mark Webster, un des fondateurs d’un outil clinique ACT très intéressant, j’ai lu un article concernant les difficultés de passer à l’acte, les obstacles sur la route du changement. Mark Webster souligne 5 difficultés qui se posent sur le chemin du changement. Je vous les présente ci-dessous, en précisant les processus psychologiques en jeu dans ces obstacles. Le premier obstacle est la prise de conscience du problème. Prendre conscience que l’on a un problème est une expérience aversive et nous avons tendance à éviter les expériences aversives. Or, cette étape est fondamentale pour commencer à chercher de l’aide. Le second obstacle qui peut se présenter est que, pour envisager un changement global de fonctionnement, il est utile de penser aux conséquences de nos comportements à long terme si on maintient nos patterns de comportements actuels. Or, penser à des conséquences négatives est aversif par l’effet bien connu du transfère de fonction des mots et pensées à l’expérience présente ou encore ce que Mark Webster « l’effet citron » (pensez que vous avez un citron dans votre bouche, pensez au gout du citron, à sa pulpe se déposant sur votre langue … et vous pourrez expérimenter de l’acidité dans votre bouche, comme si vous aviez réellement un citron dans votre bouche). Comme nous avons tendance à éviter ce qui est aversif, nous avons tendance à éviter de penser aux conséquences à long terme de nos comportements dysfonctionnels actuels et donc nous ne favorisons pas les probabilités de changement. Le troisième obstacle se présente lorsque nous avons reconnu le problème et que nous avons passé un peu de temps à imaginer les conséquences à long terme de notre comportement. Nous ne souhaitons pas ces conséquences. Cependant, quelle est l’alternative ? Pour penser à une alternative il faut d’abord abandonner le premier comportement, et cet espace sans solution, aussi court soit-il, est angoissant et nous avons une forte tendance à éviter de nous retrouver dans ce type d’espace d’expérience. Lorsque nous nous y retrouvons, nous avons tendance à nous y débattre pour en sortir à tout prix, quitte à nous accrocher à nos comportements dysfonctionnels à long terme pour un peu de répits à court terme. Cette phase, en ACT, est appelée de Désespoir Créateur. En thérapie, cette phase peut être facilitée par un recadrage sur l’utilité du comportement dans l’histoire de l’individu en même temps qu’en soulignant son caractère dysfonctionnel actuel. Ne se focaliser que sur le caractère dysfonctionnel actuel pose un contexte aversif qui favorise les comportements d’évitement. Le quatrième obstacle se produit lorsque vous êtes arrivé dans cette phase où vous êtes d’accord de lâcher prise. Vous allez quitter un comportement qui vous est familier, et, un peu comme perdre un vieil ami, cela nécessite une forme de deuil. Or, les deuils impliquent de vivre des ressentis désagréables. Vous connaissez la suite : citron, citron, citron … Le dernier obstacle relevé par Mark Webster se produit lorsque nous pensons aux essais erreurs que nous allons devoir faire pour tester les nouveaux comportements dont nous n’avons pas encore connaissance. L’avenir incertain et les expériences d’apprentissage qui impliquent inévitablement des échecs rappellent en mémoire d’anciens souvenirs d’échecs et de doutes quant à sa capacité à y arriver. Expérience inconfortable. Evitement. L’obstacle majeur au changement est donc, selon Mark Webster, l’évitement des expériences intérieures qu’impliquent la dynamique de changement. Cet article ne serait pas intéressant à écrire si je n’y alllais pas de mon petit commentaire. Alors, le voici A ces 5 obstacles nous pouvons ajouter que prendre conscience que l’on a un problème nous amène à relier une partie de notre identité, si pas toute celle-ci, à une étiquette « personne qui a un problème ». Une « personne qui a un problème » est, par définition, une personne qui se trouve dans une situation qui lui pose problème et qui ne le résoud pas. Une personne qui est bloquée dans sa vie. Or, les étiquettes sont associées à un ensemble de comportements. Ici, il y a l’inaction. Le paradoxe est qu’en prenant conscience de son problème, on réduit sa flexibilité comportementale dans le contexte « problématique ». De plus, la thérapie, destinée à résoudre le problème, est un espace où l’on a tendance à parler beaucoup du problème. Ce faisant, on relie des réseaux de relation comme « je n’y arrive pas », « c’est trop difficile pour moi », « je suis nul(le) » et d’autres phrases impliquant un « je » ou un « moi » et favorise la (co-)construction d’un narratif négatif à propos de soi (que l’on appelle « Soi Conceptualisé » en ACT). Ensuite, la personne « qui a un problème » peut évoluer dans un espace relationnel qui favorise l’inertie. Changer de comportement a des conséquences sur l’environnement, tant physique que social. Il est très probable que la « personne qui a un problème » soit impliquée dans des boucles de renforcements interpersonnelles qui tournent autour de son « problème ». En clair (ou pas), le fait d’avoir un « problème » est potentiellement un renforçateur pour une autre personne dans son environnement et changer implique que nous devenions un agent aversif pour cette personne. Ici, l’expérience, ou l’idée de celle-ci (effet citron), d’être un agent aversif pour quelqu’un est potentiellement une expérience aversive (qui implique de l’évitement) et, pour la personne qui est concernée, avoir un agent aversif dans son environnement social va augmenter la probabilité de mettre en place des patterns de comportements destinée à éloigner, réduire ou éliminer cette source d’inconfort, par une mise à l’écart de la personne qui change (contexte extrêmement aversif pour un être social comme l’être humain) ou en la dissuadant de changer. En complément du quatrième obstacle de Mark Webster, j’ajouterais que certains comportements peuvent être très renforçants à court terme. Il ne s’agit pas toujours d’un renforcement par retrait ou évitement d’une expérience aversive. Il existe aussi des comportements d’approches dysfonctionnelles. Parfois, on peut être embarqué dans un circuit de renforcement positif très puissant à court terme comme c’est le cas dans l’addiction en début de parcours ou dans le fait de faire des blagues nulles ou salaces qui ne font rire que nous. Dans cette catégorie, on trouve aussi le fait de suivre des valeurs de façon rigide ou encore d’appliquer sans discernement des comportements extrêmement renforcés socialement qui, à long terme, aboutissent à une forme d’inadaptation au fonctionnement complexe des relations interpersonnelles. Je pense ici à l’expression systématique de sa vulnérabilité ou de la compassion alors que l’information émotionnelle non verbale qui est donnée est différente. Non seulement cela peut aboutir à une forme de rejet de la communauté, mais aussi cela peut favoriser un sentiment d’incohérence paradoxal dans le chef de la personne qui souhaite de façon rigide être en cohérence avec ces patterns de comportements valorisés. Cela peut, dans le pire des cas, aboutir à un « plus de la même chose » qui ne fait qu’enfoncer la personne dans sa « cohérente incohérence ». Il existe probablement d’autres obstacles aux changements. Ceux-ci sont ceux qui me sont venus en tête à la lecture de l’article de Mark Webster. Changer n’est donc pas si simple et implique un grand inconfort, personnel et relationnel. Sans inconfort (à court terme), pas de changement. Sans changement, pas de confort (à long terme). Source : blog Egide Altenloh Les ultra¬maigres du show¬biz: de Victoria Beckham à Rachida Dati… Des années qu’on s’inquiète de l’extrême minceur d’Angelina Jolie. Aujourd’hui, c’est son couple que la maladie menace, mais si la maladie persiste, ce pourrait être sa vie. La silhouette de la comédienne n’est pas la seule à être si filiforme. Sans qu’il s’agisse toujours de maladie, d’autres stars inquiètent. Angoissées, déprimées ou simplement décidées à prouver leur capacité de pouvoir, les stars maigrissent… jusqu’à disparaître? Enquête sur une mise en danger volontaire. Elles arpentent les tapis rouges de la planète, portent les robes des plus grands couturiers et pourtant, Victoria Beckham, Rachida Dati, Laeticia Hallyday, Angelina Jolie, Keira Knightley ou Laetizia d’Espagne, entre autres, ne semblent parfois que l’ombre d’elles-mêmes. Des silhouettes désarticulées, fil-de-fériques, maigrissimes. Aussi incroyable que cela puisse paraître, ces tailles XXS exhibées sous les flashs trahissent un manque cruel de confiance en elles. Rébecca Shankland, auteur des Troubles du comportement alimentaire (éditions Dunod), est formelle: «Un dérèglement nutritif, quel qu’il soit, est toujours signe d’une faible estime de soi, physique et morale.» Comme les adolescentes qui, à la puberté, ne parviennent pas à réguler l’intensité de leurs émotions, les stars seraient-elles, elles aussi, en difficulté de maîtrise d’une image publique qui leur échappe? Le parallèle n’est pas incongru. Même si, paradoxalement, la maigreur est taboue. Rares sont celles qui assument le poids plume qu’elles luttent corps et âme à obtenir. «J’ai la chance de pouvoir manger tout ce que je veux, sans prendre un gramme», se justifie sans cesse la pro de la cuillère à pot – et exanorexique -, Julie Andrieu. «Je ne me prive jamais. J’ai un gros faible pour le pâté en croûte et le chocolat », surenchérit Nicole Kidman… De quoi faire enrager les phobiques du pèse-personne en surcharge pondérale. D’autant que ce dérèglement survient chez des personnes gâtées, qui « ne manquent de rien », heureuses en amour et comblées par leurs métiers. Comment expliquer la maigreur chronique de ces stars, à qui, apparemment, tout sourit? La traversée d’un épisode dépressif justifie parfois la perte de l’appétit. Rudement mise à l’épreuve par les soucis de santé de son rocker de mari, dès juillet dernier, Laeticia Hallyday a admis n’avoir plus eu le cœur à s’asseoir autour de la table et renoué avec son passé d’anorexique. «Adolescente, je me laissais mourir », a-t-elle confié. De même, Angelina Jolie avait terriblement maigri après le décès de sa mère, Marcheline Bertrand, et avoué: «J’ai toujours été mince, mais, cette année, j’ai perdu ma mère et fait face à des événements douloureux.» Prouver une capacité de contrôle, un pouvoir sur soi-même et, par conséquent sur les autres, en exhibant un corps fuselé, voilà l’illusion de Rachida Dati ou encore de Laetizia d’Espagne, la roturière de la Cour d’Espagne. « Celles qui évoluent dans des milieux de pouvoir, où les hommes tiennent habituellement les principaux postes, tendent à prouver leur habilité de maîtrise sur elles-mêmes, et donc sur les autres, en surmaîtrisant leur corps », précise encore la psychologue. Ainsi, chez les princesses, la confusion entre perte de poids et contrôle sur la vie de Cour est fréquent. La princesse Diana se faisait vomir plusieurs fois par jour et, en 1996, Victoria de Suède était même partie aux Etats-Unis pour soigner son anorexie. Un besoin de séduire, une envie de correspondre à des standards filiformes peut encore expliquer les comportements quasi-anorexiques de Tori Spelling ou des quadras Courtney Love et Meg Ryan, plus ou moins consciemment persuadées qu’il faut, pour réussir, « garder la ligne », « répondre à des critères ». Unanimement, ces personnalités nuancent: elles «font attention», assurent qu’elles mangent «sain et équilibré». «Je me trouve on ne peut plus normale», se justifie la longiligne Victoria Beckham. Mais qu’ont donc dans la tête ces princesses au petit poids? LE DANGER D’UNE SOUS-ALIMENTATION CHOISIE Le déni du dérèglement alimentaire n’exclue pas des risques physiologiques et psychiques. Carences en vitamines et minéraux, risques d’ostéoporose, fragilisation cardiaque, déchaussement dentaire, apparition d’un lanugo (un fin duvet sur l’ensemble du corps pour le protéger du froid), difficulté de concentration, troubles du sommeil, humeur changeante, irritabilité… la liste est longue, et peu ragoûtante. Et ce n’est pas le régime bio et macrobio de Madonna qui suffira à contrer ces désagréments. En plus des céréales complètes, des graines de lin, de courge ou de tournesol, la Madone ingurgite des compléments alimentaires ultraprotéinés qui ne peuvent que détériorer son appareil digestif. D’autant qu’à cinquante ans, elle reste une hyperactive et surexcitée du fitness… Mettre sa vie en danger en croyant – à tort – devenir immortel dans le cœur du public, cela vaut-il vraiment la peine? Source: Gala. Recherche en santé mentale : combler le retard français. Notre pays ne consacre que 2 à 4 % de son budget de recherche à des maladies pourtant très fréquentes. «Nous sommes des patients devant les médecins et des citoyens en dehors», expliquait, le 6 octobre à Paris, Claude Finkelstein, présidente de la Fédération nationale des associations d’usagers en psychiatrie (Fnapsy). Environ 12 millions de Français souffrent de maladies mentales, de l’autisme aux troubles anxieux en passant par les TOC, la schizophrénie ou la dépression. Une telle fréquence aurait dû banaliser la maladie mentale. Mais notre société est encore bien frileuse avec ce qui lui fait peur. Les coûts associés aux pathologies psychiatriques atteignent un total de 109 milliards d’euros par an (sans compter les maladies neurologiques telles qu’Alzheimer ou la maladie de Parkinson, souvent confondues avec les maladies mentales par le grand public). Au risque de heurter la sensibilité des malades et de leurs proches, les économistes n’ont donc pas peur de parler du «fardeau des maladies mentales», avec l’espoir que les décideurs politiques en prennent conscience. Selon la Fondation FondaMental, qui a travaillé en collaboration avec l’unité de recherche clinique en économie de la santé (URC-Éco) de l’APHP (Assistance publique des hôpitaux de Paris), ces 109 milliards se partagent entre quatre postes budgétaires: si le médical représente 13,4 mds d’euros et le médico-social 6,3 mds, le poids financier majeur vient de la perte de qualité de vie (65 mds) et de la perte de productivité (24,4 mds). Ces chiffres contrastent de façon éclatante avec l’indigence des investissements de recherche en santé mentale: 2 à 4 % du budget de la recherche en France, contre 7 %, par exemple, au Royaume-Uni. «L’impact des maladies mentales en Europe est considérable. L’estimation, très conservatrice, est de 800 milliards d’euros par an», soulignait le Pr David McDaid, économiste de la santé (London School of Economics and Political Science), lors du colloque FondaMental/Roamer (Roadmap for mental health research in Europe) organisé le 6 octobre à Paris. Certains responsables politiques commencent à prendre conscience de l’enjeu. En 2007, le ministère de la Recherche créait par décret la fondation FondaMental, fondation de coopération scientifique dédiée à l’innovation et à la recherche sur les maladies mentales dont l’ambition affichée est de «faire des maladies psychiatriques des maladies comme les autres». D’abord en décloisonnant les disciplines trop souvent tenues à l’écart de la psychiatrie. En septembre 2013, Marisol Touraine affichait résolument son intention de faire de la santé mentale l’une des cinq priorités de santé publique lors de la présentation de la stratégie nationale de santé. Enfin, la stratégie nationale de recherche qui sera présentée au premier ministre le 23 octobre devrait faire la part belle au modèle de la recherche translationnelle, initié par FondaMental. «Notre rôle est d’allier toutes les intelligences pour améliorer la compréhension, le soin et la prévention et redonner espoir aux patients et à leurs proches», explique sur son site la Fondation. Le projet européen Roamer, financé par le 7e programme-cadre de la Commission européenne, a publié le 23 septembre dernier (The Lancet Psychiatry) les résultats d’un long travail, débuté en 2011, pour définir les priorités de la recherche en santé mentale pour les cinq à dix ans à venir. L’accent y est mis sur la prévention, notamment via des interventions auprès des enfants, adolescents et jeunes adultes. La moitié des troubles mentaux commencent avant l’âge de 14 ans, selon l’OMS, or la prise en charge précoce réduit la souffrance et améliore le devenir des malades. Roamer prône également l’ouverture aux outils technologiques (e-health traitements), la menée d’actions pour réduire la stigmatisation dont souffrent les malades et une recherche plus soutenue sur les mécanismes des troubles mentaux tout au long de la vie. «La recherche en santé mentale est assoupie en France, déplore pourtant Patrice Boyer, professeur de neurosciences et de psychiatrie à l’université Paris-Diderot. La France contribue au budget européen mais récupère très peu de fonds ensuite.» Le Pr Karine Chevreul (URC-Éco et équipe ECEVE) a cependant pu calculer que les publications scientifiques des chercheurs français avaient augmenté de 70 % entre 2009 et 2011. Le Pr Marion Leboyer, qui dirige la Fondation FondaMental, plaide pour la création d’un institut national de recherche en psychiatrie. Mais pour que celui-ci marche dans les traces de l’Institut national du cancer, belle réussite, encore faudrait-il que notre pays investisse réellement dans la recherche en santé mentale. Il n’y consacre aujourd’hui que 26 millions d’euros par an! Source: Le Figaro.fr – Santé Lettre ouverte Palumbo de Sabrina Ce partage vous donne des explications vous permettant de mieux comprendre les raisons de mes choix actuels et futurs. En tant que fondatrice et Présidente bénévole de SabrinaTCA92, je n’ai pas spécialement de compte à rendre et je ne me sens pas obligée de le faire. Je choisis de m’exprimer publiquement car des personnes me font confiance et je tiens à rester transparente envers elles, leur renouveler une nouvelle fois l’assurance de mon entier dévouement pour les aider du mieux que je le peux et en fonction de mes possibilités, mes qualités mais aussi mes limites pour les aider autant qu’elles en ont auraient parfois besoin. « Je veux plaire à tout prix » est un fonctionnement que j’ai eu par le passé et qui est dépassé depuis longtemps. Heureusement car l’expérience vous apprend qu’il est impossible de plaire à tout le monde. Cette « platitude » comme dirait le Dr André est d’autant plus vraie dès lors que vous essayez d’apporter des idées nouvelles ou un regard différent que ce qui est proposé dans un domaine où les manques et les besoins en termes de moyens humains et financiers sont en tout cas ce qui nous réunit et qui nous « poussent » pour décider de s’impliquer dans la lutte contre les troubles alimentaires en France comme je l’ai fait en créant l’association. Les actions ou les démarches peuvent ensuite être différentes et il peut y avoir des débats d’idées sans que cela ne soit un frein pour tenter continuer de tenter d’améliorer les choses. Je dirai qu’une démarche qui n’aboutirai pas a le mérite de faire parler de la maladie et des attentes des personnes qui y sont confrontées : cela permet aussi de prendre conscience de l’ampleur du problème et d’attirer l’attention sur le travail mené par les acteurs qui ont le poids et la légitimité nécessaires pour agir auprès des pouvoirs publiques. Rappelons que notre système de santé est en train d’être revu et que c’est en ce moment que se prennent les décisions pour la Loi Santé qui nous concernent tous. Je reste convaincue qu’en ce qui concerne des maladies complexes pour lesquelles aujourd’hui personne ne détient de solution clé en main pour répondre à chaque cas dans l’immédiat – si tant est que cela soit possible un jour – tout le monde a sa place et je garde en tête que « nos différences sont une richesse » comme l’explique la Fédération Nationale. Nous avons choisi de quitter la Fédération après deux années de forte implication en son sein. Cela ne change en rien le respect mutuel que toutes nos associations se portent les unes aux autres. Chaque association est libre de choisir d’être affiliée ou non et l’utilité de celles qui ne le sont pas n’est pas remise en question. Il faut faire ses choix en son âme et conscience, en tenant compte de l’intérêt des malades et de leurs familles. J’ai fait le mien après concertation avec mon équipe en tenant compte des demandes les plus courantes qui nous sont adressées. Le fonctionnement actuel ne nous permet pas de toujours apporter une réponse qui me paraisse satisfaisante et nous préférons nous concentrer sur nos savoirs-faire. Nous n’avons pas vocation à faire du soin mais accueillir la parole, informer, communiquer et orienter vers d’autres structures ou professionnels font partie des missions que nous nous sommes données. Les personnes isolées par la maladie ou démunies sont bien sûr souvent en demande de prises en charge et de conseils d’orientation. D’autres associations sont certainement plus en mesure que la mienne de leur apporter ce type de réponses. Nous nous sommes rapprochés de certains hôpitaux et notamment l’hôpital Sainte Anne auprès de qui je me suis beaucoup impliquée via la Maison des Usagers. J’ai travaillé pour mettre en place une permanence et SabrinaTCA92 est clairement identifiée comme un acteur ressource pour aider les familles. Aujourd’hui la permanence est tenue par d’autres associations et c’est auprès de la Fédération qu’il faut désormais s’adresser pour obtenir des informations à ce sujet. Je suppose qu’elle communiquera dessus prochainement à l’issue de l’Assemblée Générale qui se tient le 24 octobre. Je fais toujours partie du réseau des témoignants du Psycom avec qui j’espère continuer de mener des actions de sensibilisation autour du handicap psychique et continuer d’informer sur les TCA, leurs risques et leurs conséquences. En ce qui concerne le département des Hauts-de-Seine, il n’existe pas de service spécialisé auprès de qui s’adresser directement. Il semblerait qu’une Maison de Santé soit en train de se créer et c’est vers elle qu’il faudra vous diriger par la suite. D’autres associations sauront donner de plus amples informations, malades. la Belgique ou d’autres anciennes Depuis deux ans, je me suis impliquée à temps plein pour développer l’association et la faire connaître au plus grand nombre. Tous ces rendez-vous ou démarches effectuées auprès d’acteurs divers et variés pouvant à mon avis tous jouer un rôle sur le parcours de soin du patient, prévenir la maladie ou accompagner le changement après une sortie d’hôpital (permettre à la personne malade de se rétablir, de retrouver une vie qui lui soit satisfaisante, maintenir ou retrouver un emploi, etc) je les ai assurés en grande partie seule et cela représente un travail qui mobilise beaucoup de temps et d’énergie. Avec mes bénévoles, nous apportons beaucoup de soutien en ligne et permettons à de nombreuses personnes isolées de maintenir un lien et de garder espoir. Je tiens à continuer ce travail sur les réseaux comme nous le faisons et cela me paraît tout à fait complémentaire des actions de terrain, qu’il s’agisse des groupes de parole à Clamart ou des événements que nous proposons dans le cadre des Semaines d’Information sur la Santé Mentale. Peu d’associations sont aussi présentes que la nôtre sur les réseaux, peu de professionnels aussi hélas, et si nous pouvons apporter ne serait-ce que cela alors je suis heureuse d’avoir développé l’association. Je remercie tous ceux qui nous aident en relayant de l’information ou en répondant aux questions des internautes. Je remercie aussi tous les professionnels qui nous aident lorsque nous leur faisons part de nos difficultés et sollicitons leur avis ou leurs conseils de spécialistes. Il est évident que SabrinaTCA92 sans Sabrina aurait encore bien du mal à continuer d’exister sans une équipe formée à prendre la suite. Aujourd’hui nous travaillons en équipe et je ne saurais me passer de l’aide des bénévoles de l’association. Il est impossible et aberrant d’imaginer faire fonctionner une association seule. Je suis fière de m’être entourée de personnes de confiance, compétentes, dévouées et disposant des valeurs morales et éthiques indispensables pour être légitimes à agir comme nous le faisons. Je suis, comme vous le savez peut-être déjà, en rupture conventionnelle et j’ai choisi de quitter mon emploi de salariée pour me consacrer à la création de SabrinaTCA92 et à son développement. Avec l’aventure littéraire qui l’accompagne grâce à la parution de mon premier ouvrage, un livre témoignage (L’âme en éveil, le corps en sursis). Je n’ai jamais regretté ce choix (étant arrivée à terme de ce que je pouvais attendre du type de poste que j’occupais alors) mais ce serait mentir de dire que ma position est confortable ! On peut comprendre que tout le temps, ce travail et l’énergie que je donne pour l’association, représente l’équivalent d’un emploi rémunéré et que je pourrai être permanente de l’association si tant est que nous disposions des subventions nécessaires. Ce n’est pas le cas aujourd’hui et le contexte n’est pas facile pour nos associations, obtenir des subventions prend du temps et demande un travail énorme. En continuant de proposer des actions qui ont du sens et qui sont reconnues pour leur utilité, peut-être que cela sera possible un jour mais j’arrive au terme de ma rupture conventionnelle et je ne peux me permettre de me consacrer exclusivement au bénévolat. J’essaie aussi de sortir de mes problématiques et trouver un emploi ou démarrer sa propre activité n’est facile pour personne. Je n’ai peut-être pas su expliquer correctement toutes les raisons permettant de comprendre pourquoi je ne peux pas toujours faire « comme avant » mais ce que j’écris là permet de s’en faire une idée. L’association n’est pas une fin en soi, on ne vit pas de son engagement associatif à moins d’être payée pour cela. Aujourd’hui, je ne le souhaite pas spécialement, il me semble que travailler pour SabrinaTCA92 porterait à confusion auprès du public. Je mets une partie de mon vécu au profit de la cause pour laquelle je me bats mais je refuse de porter l’étiquette d’anorexique et que l’on me confonde avec mon association. Je suis beaucoup plus qu’une « anorexique », j’ai souffert d’anorexie et j’essaie de faire de ce parcours quelque chose d’utile pour la communauté. Si je suis aux côtés des Combattantes ou si je peux comprendre bon nombre des problématiques des proches, je ne peux absorber toute cette souffrance et assurer un rôle de « sauveuse ». Personne ne sauve personne et seule une personne bien entourée et prête à entamer un processus de guérison peut se sortir des troubles. Je ne suis pas une professionnelle de santé et ce n’est pas mon cheminement. rôle d’accompagner le malade dans ce Je peux en revanche donner des conseils sur ce qui peut éventuellement aider, tenter d’appuyer les démarches, partager mon vécu et donner de l’espoir, tout cela en fonction de ma vie personnelle bien sûr car je ne n’oublie pas mes autres valeurs comme ma famille ou les personnes que j’aime et à qui je souhaite accorder le temps qu’ils méritent. L’équilibre passe par la mise en lumière qui compte pour nous et vers lesquelles négliger ne serait-ce qu’une seule équilibre. Se consacrer entièrement à de nos valeurs, de ce on souhaite aller. En peut perturber cet une seule valeur (la solidarité) est peut-être le meilleur moyen d’oublier de se construire. Si je veux continuer d’apporter quelque chose, je me dois d’être solide sur le plan personnel. Pour toutes ces raisons et puisque je ne peux plus me permettre de ne pas mettre à profit le peu de temps qu’il me reste avant la fin de ma rupture conventionnelle pour penser la suite de mon évolution professionnelle et personnelle, j’ai envisagé de fermer l’association pour laquelle je consacre encore la plus grande partie de mon temps et dont le fonctionnement actuel ne peut convenir ni à moi ni à mon équipe, et bien sûr pas à ceux qui attendraient de moi ce que je ne suis pas ou plus en mesure de donner. Je comprends que des personnes en souffrance attendent beaucoup de l’aide que je leur propose, je suis passée par là. J’y réponds en fonction de ce que je sais, ce que je peux, ce que mes bénévoles apportent également. Je comprends la frustration et j’aimerais que l’on comprenne la mienne de ne pouvoir faire plus ou mieux. Je suis par contre très au clair avec moi-même et ne doute pas de la bonne volonté de ceux qui s’impliquent à mes côtés. Nous restons une petite équipe et l’aide de chacun est indispensable. A mon sens, donner ne serait-ce que 5 minutes de son temps pour une association ou une cause à défendre est un geste honorable. Dans le cadre du D.I.U que j’ai préparé cette année, j’ai mené une étude – qui est toujours en ligne et à laquelle vous pouvez répondre. Le fruit de ce travail est notamment un mémoire d’études qui sera évalué en janvier. L’état des lieux que je dresse et les enjeux que je dégage pour les associations comme la nôtre (association d’usagers et de patients) sont des informations qui permettent de mieux comprendre le contexte dans lequel nous évoluons. Je propose des pistes et des axes d’amélioration et je pense que toute idée nouvelle doit être étudiée, testée puis évaluée. Ce travail reste un travail d’études et s’il n’aboutira pas forcément sur la mise en place d’actions concrètes, cela dépendra des soutiens, des financements ou que sais-je. Il invite en tout cas au débat et à la remise en question des pratiques, à l’information autour des troubles et au travail que nous faisons déjà pour casser certaines idées reçues et briser le silence. Les relations que j’entretiens avec des journalistes me permettent de donner de l’information en ce sens et cela me paraît important de continuer de le faire jusqu’à ce que la cause soit mieux connue et reconnue et que les TCA fassent l’objet d’une véritable politique de santé au niveau national. Encore une fois, je ne peux parler au nom des professionnels de santé et pour cette raison, je trouve très pertinent d’intervenir ensemble afin de s’appuyer sur la complémentarité de nos savoirs. S’appuyer sur le savoir profane transformé en connaissance et un savoir médical permet de donner une information fiable qui tienne compte des réalités de terrain. C’est en tout cas ce que j’essaie de faire dans le cadre de mes conférences. Je tiens beaucoup à l’association que j’ai créée et pour laquelle je donne beaucoup de ma personne. Le fait de bénéficier d’autant de soutiens, dans différents milieux – et pas seulement médical – me fait dire qu’il serait dommage de m’arrêter là et de cesser le Combat. Je n’ai pas envie de voir l’association disparaître comme c’est le cas pour d’autres jeunes associations qui ne parviennent pas toujours à se structurer et à se développer. Créer une association n’est pas très compliqué, la faire vivre est une autre histoire. Nous devons refaire un bureau d’association et faire parvenir nos nouveaux statuts à la Préfecture. Je vais faire part à mon équipe de ma décision de quitter le bureau de l’association, afin de continuer à m’y consacrer sans compromettre ma vie personnelle et même ma santé. C’est tout cela que je souhaite prévenir également. Je fais entièrement confiance aux bénévoles de SabrinaTCA92 pour assurer la continuité de nos activités et envisager de nouveaux projets avec moi, cela ne change en rien notre collaboration ni ma disponibilité pour tout ce qui concerne la prise de décision ou le travail que je suis en mesure d’apporter. Je continuerai bien sûr d’animer la majorité de nos groupes de parole. Je crois que je connais suffisamment l’association, son essence, son fonctionnement ou ses idées pour en assurer la représentation auprès de mes interlocuteurs et partenaires, le rôle de porte-parole est très gratifiant pour moi. Je n’abandonne pas le « bébé » auquel j’ai donné naissance ! Sur ces mots, il me reste à discuter avec mon équipe de la constitution de ce nouveau bureau afin que chacun puisse occuper sa place qu’il mérite. Je tiens à souligner à nouveau le travail remarquable que mes bénévoles assurent au quotidien. Que l’on soit d’accord ou non avec les idées que j’avance, que l’on approuve ou non mes actions, mes agissements, je respecte l’avis de tous. Je crois que pour juger d’une personne et de ses comportements, il faut la connaître et comprendre pourquoi elle agit ainsi. J’espère que ces explications – qui ne sont que partielles – permettent de se faire une opinion objective et je rappellerai que le but de ma démarche n’est pas d’expliquer comment on devient anorexique ni en quoi c’est un cauchemar pour tout le monde. Je souhaite simplement montrer qu’il est possible de prévenir la maladie, garder espoir et guérir. « The power of love » qui vient de débuter à la radio… je remercie les anges pour ce petit clin d’œil qui me conforte dans le fait que je fais les meilleurs choix pour la suite de notre aventure humaine. Sabrina Palumbo Présidente de l’association SabrinaTCA92 Début de coopération inter associative avec le Luxembourg L’association doit se doter de matériel informatique et d’un nouveau logiciel ce weekend. Par ailleurs, je m’étais engagée à accorder un peu de temps à un couple luxembourgeois qui souhaite s’impliquer dans la lutte contre les troubles alimentaires. Ils m’ont informée de la situation là-bas, ce qui existe (ou n’existe pas…) et en retour je leur ai fait part pendant 3 heures d’échange de notre expérience durant ces deux premières années. Répondre à leurs questions et laisser des blancs lorsque je n’ai pas la réponse… Ils repartent pour 4 heures de route dans l’autre sens (sans l’excès de vitesse svp !) avec au moins le sentiment de ne pas être tout seuls et quelques bons conseils aussi je l’espère. Je ne doute pas que la coopération se passera bien et je serai en tous les cas toujours ravie d’organiser des rencontres pour faire le point et passer de bons moments associatifs. Dans mon esprit le couple était belge, désolée pour la e-confusion… Face au manque de moyens humains et financiers dont nous parlons (c’est une réalité), comment peut-on ignorer l’utilité et le désir d’aider de ceux qui peuvent créer, proposer, tisser des réseaux, écouter et faire du lien ? Si on considère la « malade » comme une personne vulnérable à guérir à tout prix, alors effectivement elle n’a pas la capacité d’aider les autres. J’ai plutôt envie de dire qu’elle a de la valeur et qu’à ce titre on se doit de tenir compte de ses aspirations, de ses ressources. A moins que des TCA chronicisés l’empêchent de penser, de faire preuve d’esprit critique et d’agir mais je ne crois pas : les personnes qui rencontrent des difficultés psychiques ont le droit de s’insérer dans la vie active et de bénéficier d’accompagnements spécifiques qui leur permettent d’évoluer, parfois de guérir de troubles lorsque ce trouble peut l’être comme c’est le cas pour les TCA. Ignorer ces personnes motivées est criminel pour tous ceux qui sont en demande d’aide et ne bénéficient pas forcément d’une prise en charge au moment où ils se décident à demander de l’aide. Je n’ai pas de doute sur la capacité de notre couple à s’entourer de professionnels compétents, se faire connaître et devenir un lieu d’information ressources pour de nombreux malades et leurs famille Avec des conseils et des encouragements cela va même bien plus vite : on appelle ça le partage de savoirs et la transmission de connaissances… Chacun peut aider et évidemment que les personnes qui disposent du recul suffisant sur la maladie ont une utilité que l’on ne saurait contester. Ce sont celles qui parlent le mieux de la maladie et peuvent être consultées pour donner leur avis ou faire part de leur expertise en tant qu’ancienne malade en rémission. La guérison passe d’abord par la rémission, alors autant encourager ceux qui peuvent devenir un jour des acteurs bien identifiés et donner de l’information utile à ceux qui prennent contact pour trouver de l’aide le plus rapidement possible. Ce n’est pas parce que nous sommes malades que nous disparaissons. Il y a quelqu’un derrière « l’anorexique » comme il y a quelque chose derrière le symptôme !! Comprenne qui pourra mais redonner un sens à son Combat peut donner la chance à une malade d’envisager la guérison et d’y parvenir. Je n’ai pas envie de briser ces rêves… Il existe des déserts médicaux et on se permet de passer à côté de personnes qui ont certainement des compétences à apporter… Je me suis sentie très frustrée en entreprise lorsqu’on ne me donnait rien à faire (frustrée n’est pas assez fort) et j’aurais aimé qu’on m’accorde un peu plus de confiance et qu’on me montre des choses pour apprendre à bien faire. C’est un peu la même chose. Pour cela il faut du temps, il faut l’envie et il faut accepter l’idée que personne ne détient l’unique et seule vérité. Soleil sur le Luxembourg et sourire Clamartois, à bientôt les amis. Sabrina Palumbo Le pardon dans un créativité pour s'inscrire processus de Article publié sur Huffingtonpost.fr le 15 octobre 2015 : Je rentre d’une projection destinée à prévenir les violences sexuelles avec un kit pour la formation des sages femmes à la clé. Après une bafouille adressée aux personnes présentes (les associations, les victimes) et des remerciements pour le médecin généraliste ainsi que madame Ernestine Ronay qui lançaient le débat, je me suis éclipsée pour rencontrer Benoît. Benoît… La rencontre d’une âme qui parle à une autre âme. Mais surtout deux âmes qui parlent le même langage et donnent naissance à un projet que nous mèneront avec SabrinaTCA92 sur le 92. Les « combattantes » sont déjà motivées pour y participer et l’aventure humaine s’annonce fantastique. Paris. Ses joies, ses peines. Et ses chats noirs. Les bouchons notamment… J’étais lessivée après cette semaine très intense et ces nuits trop courtes. Je m’arrête manger un bout chez un asiatique à Arts & Métiers, une adresse à recommander je like et je surlike! Pour comprendre il faut venir à nos conférences… Nous étions très serrés. Seule à une table collée à deux amis de longue date que j’ai pris pour un couple se rencontrant pour la première fois. Bien sûr je ne pouvais pas ne pas entendre toute leur conversation. Ils n’avaient pas dû se voir depuis longtemps pour évoquer tous ces souvenirs mutuellement des nouvelles de chacun. et prendre La conversation à bifurqué. Ou plutôt dérapé. De vraies « langues de pute » ces deux-là! Ils m’ont beaucoup fait rire à médire sur cette peste de C. qui n’a rien pour elle la pauvre fille… Le tableau n’était pas joli à entendre, en langage de psy il s’agit probablement d’une personnalité narcissique, légèrement tyran sur les bords (je ne suis pas psy mais Karpman cela me parle un peu). Bref. Je n’ai pas pu m’empêcher de leur lancer une boutade. Je ne sais plus très bien, peut-être « S’il vous plaît pourriez-vous me décrire physiquement votre « amie » que je change de trottoir si je la croise? » On a ri ensemble. C’est qu’ils en avaient gros sur le coeur pour les coups bas et j’en passe. Je me suis rendue compte que les « langues de putes » dont je parle dans L’âme en éveil, c’était très soft à côté des propos qu’ils tenaient. La « pouffiasse connasse », je ne connaissais pas l’expression… Nous avons trouvé comment désamorcer les choses. Après tout il doit bien y avoir un certain effet thérapeutique à la médisance. En langage de psy on parle de saine colère… La vengeance est un « désir » humain. C’est notre cerveau limbique, celui qui gère nos émotions qui bloque l’information à ce niveau. L’information ne passe plus dans le cortex, zone qui gère la raison. Résultat? Tu me blesses, je te blesse. Le pardon est une alternative… L’article que j’ai lu ce soir explique que le pardon permet de retrouver le pouvoir sur notre vie. Empowerment? Nous nous inscrivons créativité. à nouveau dans un processus de « Nous sommes à nouveau aligné et ouvert. » Et puis c’est bien connu: le silence tue. Personnellement, plutôt que de vouloir me venger de quoi que ce soit je préfère repenser au projets du moment. Et continuer d’ouvrir le champ des possibles, parfois c’est en insistant un petit peu que cela finit par fonctionner comme on veut. Par Sabrina (source). A paraître le 21 oct : A LA RECHERCHE DE SON VRAI SOI Dr Yasmine Lienard Un très beau livre à paraître chez Odile Jacob le 21 octobre. Le Dr Yasmine Lienard dédicacera son ouvrage chez Atout livre dans le 12ème arrondissement de Paris le 29 octobre à 19h30. L’occasion de venir nous rencontrer et de faire connaissance autour d’un verre ! (Cliquez pour agrandir) Au sujet des TCA : « Il semble de plus en plus pertinent de considérer qu’il y a trouble psychique lorsque la personne est envahie par des pensées autour du poids et de l’alimentation, que sa vie sociale est altérée en rapport direct avec un refus de se nourrir normalement. Ces critères peuvent se retrouver alors chez un plus grand nombre de personnes. Certains psychiatres rapprochent les troubles alimentaires des addictions et c’est mon point de vue. Il s’agit de comportements maintenus malgré les conséquences néfastes de ce comportement. Or l’on sait comme des personnes boulimiques se trouvent surendettées à cause de leurs crises et continuent malgré tout, ou comme des personnes souffrant d’anorexie grave continuent à se restreindre malgré le risque de décès qu’elles encourent et cela sans être suicidaires… » Y.L Le Dr Lienard est membre de l’AFSCC et interviendra lors du colloque sur les thérapies de troisième génération le 7 novembre prochain. Le Dr Lienard a été Chef de Clinique à la CMME de l’Hôpital Sainte Anne dans l’unité des troubles alimentaires (2004 à 2006). Instructeur de groupes de Thérapie Cognitive basée sur la Pleine Conscience elle propose des soirées de pleine conscience chaque mercredi soir (sauf les 14/10 – 11/11 – 25/11). La pratique ancestrale de la méditation « pleine conscience/mindfulness » a montré ses preuves scientifiquement pour soulager la souffrance psychique et soigner nombre de troubles médicaux. Les ouvrages de Yasmine Lienard sur le site de l’éditeur. A lire également : Pour une sagesse moderne : je suis pour docteur… L’ACT : une révolution dans l’approche psychothérapeutique Un recueil de témoignages de psys ! Le témoignage n’est pas réservé aux âmes en éveil… Les psys se confient ici. TCA : Sabrina raconte son pire et son meilleur souvenir de la maladie (vidéo) Vidéo et article publiés sur huffingtonpost.fr : Anorexie et boulimie ont jalonné la vie de jeune adulte de Sabrina Palumbo. Après des années consacrées à la lutte contre ce trouble psychique, l’ancienne sportive a décidé d’assumer publiquement la maladie. « Pour éviter que d’autres jeunes tombent dans les mêmes pièges que moi, explique-t-elle, qu’ils sachent concrètement de quoi on parle lorsqu’on évoque les troubles du comportement alimentaire ». Elle a créé une association, SabrinaTCA92, affiliée à la Fédération Nationale des Associations d’aide aux Troubles du Comportement Alimentaire, qui propose des groupes de parole, des conseils, des espaces d’écoute, de témoignage. Elle a livré son témoignage dans un livre paru au début de l’été 2015, aux éditions Quintessence et intitulé L’âme en éveil, le corps en sursis. Source : huffingtonpost.fr L'ACT : une révolution dans l'approche psychothérapeutique L’ACT est une révolution dans l’approche psychothérapeutique des patients. En effet, elle s’appuie sur un paradigme différent de toutes les autres psychothérapies. Jusqu’à présent, les psychothérapies étaient organisées selon le principe que les patients souffraient de symptômes qu’il fallait faire disparaitre. La disparition des symptômes était jusqu’alors la clef de la guérison psychothérapeutique. Cette idée constitue bon fond de commerce pour des psychothérapies peu opérante! Comme les patients ne guérissent pas ces pseudo-thérapeutes gardent leurs patients longtemps une fois la dépendance relationnelle instaurée. Comme ces thérapies s’appuient le plus souvent sur des interprétations, que le patient progressent ou ne progressent pas, cela donne toujours matière à commenter et à rallonger la thérapie. Heureusement, les patients sont maintenant plus exigeants et plus critiques. Si cette idée semble logique, de plus en plus de thérapeutes ont eu le sentiment que le temps que l’on passait à batailler contre les symptômes était un temps que l’on ne passait pas à vivre. En outre la guerre n’amène qu’à la guerre et à maintenir les patients dans la lutte et, finalement, dans la souffrance. D’ailleurs de nombreuses études scientifiques ont mis en évidence que plus on tentait de contrôler un symptôme plus cela renforçait la façon dont allait revivre celui-ci lorsqu’il allait se représenter. Dans le cadre de l’ACT, le postulat premier est que la souffrance est inhérente à la vie (« la vie est souffrance » Bouddha). Tout d’abord, un être humain est un être qui pense et qui a des émotions. Se battre ou vouloir faire disparaitre des pensées ou des émotions est une lutte stérile puisqu’il est par définition impossible de changer l’essence de l’homme. A moins de faire un procès au bon dieu si il existe sur la façon dont nous sommes conçus, c’est peine perdu (en voilà une idée clownesque!). De plus, nous connaitrons tous la souffrance. Celle-ci est inhérente à la vie. Nous serons statistiquement tous confrontés au cours de notre vie à des frustrations, des déceptions, des renoncements, des vols, des maladies, des décès, des agressions, etc. Autant d’événements source de souffrance, devant faire l’objet d’un processus de deuil et d’acceptation. Alors autant apprendre à faire avec. Attention, cela ne veut pas dire que nous devons nous mettre obligatoirement dans une démarche judéo-chrétienne où le salut ne s’obtient qu’après une vie de souffrance! Nous connaitrons certes tous la souffrance mais cette souffrance n’entrave pas la possibilité l’accomplissement, d’atteindre le bonheur, le l’épanouissement, plaisir, etc. C’est probablement parce que l’on a rien à perdre dans le futur que s’ouvre un espace de vie dans le présent. En outre, ce n’est parce que nous avons des symptômes, de la souffrance ou des événements de vie difficiles que nous ne pouvons pas nous engager dans la vie qui est la notre. Par exemple, beaucoup de personnes disent que si ils avaient une masse pondérale inférieure se rapprochant plus à leur idéal, ils pourront enfin être heureux. Pour ma part, je dirait que cela fonctionne plutôt à l’inverse: plus ces personnes vivront à fond leur vie en étant en contact des valeurs qui leur sont importantes et plus elles auront de chance de trouver leur poids d’équilibre car elles n’auront plus recours à la nourriture pour s’apaiser de leur difficulté à être. Pour paraphraser un célèbre slogan politique, dans le cadre des thérapies ACT, » la vie c’est maintenant« ! La deuxième idée forte de la thérapie ACT c’est que la vie est comme cela. Nous ne pouvons pas changer qui nous sommes et ce qui nous entoure. Nous n’avons pas d’alternative au fait de faire avec et d’accepter. Attention, accepter ne veut pas dire subir mais composer et nous adapter afin de rester au contact de ce qui nous semble important. Django Reihnards est une personne a qui a perdu deux doigts dans l’incendie de sa caravane. Alors, il a adapté sa technique de guitariste pour être le musicien que l’on connait. Il semble s’être épanouit dans la musique malgré la souffrance probable que lui a procuré cet événement dramatique. Nous pouvons choisir la façon de négocier notre existence. La lutte contre la vie ne fait qu’alimenter des processus de rétrécissement et de rigidification de notre être qui vont amplifier notre souffrance et nous déconnecter de notre vie. Dans la thérapie ACT nous allons développer notre flexibilité psychologique afin de mieux « surfer » dans la vie. Cette flexibilité nous permettra d’interagir différemment avec notre environnement. Ce travail de flexibilité est l’une des clefs de l’ACT. La troisième idée forte est que ce qui est important pour soi, ce que l’on est et ce qui nous entoure est propre à chacun. Cette idée implique que nos pensées, nos émotions et nos actions sont contextuel à chacun. Il est donc très difficile d’instaurer « une vérité » au risque de s’engluer dans les « il faut ». Nos actions n’ont de sens qu’en fonction de nous. Ils peuvent avoir un sens différent, voire contraire, pour un autre. Cette approche contextuelle nécessite aussi une grande flexibilité pour le thérapeute. Celui-ci n’est plus un sachant mais apprend à son patient à observer et à discerner afin de choisir et construire son propre style pour négocier la vie. La quatrième idée forte est que notre esprit est un outil à double face. La première est que c’est un formidable outil source de bonheur, de conscience, de réflexion et d’accomplissement. Le revers est qu’il peut avoir des effets ravageurs par ses commentaires, les souvenirs qu’il ramène du passé, ses anticipation fictionnel du futur qui vont entraver notre façon de vivre. Le travail par l’ACT se centre sur celui-ci et le langage qui le porte en apprenant à l’utiliser à bon escient. La thérapie ACT appartient aux thérapies comportementales dites de troisième vague. La première vague consistait en des thérapies comportementales. Ces thérapies se reposaient sur le modèle de Pavlov et de son chien. Ce dernier était conditionné à saliver après stimulation par une cloche. Le paradigme de ces thérapies s’appuie sur le fait que nous avons un certain nombre de comportements acquis qui sont conditionnés par notre histoire source de pathologies et de souffrance. La situation pathologique typique est la phobie. Dans cette pathologie, un stimulus aversif (araignée, grands espaces, foules) génère une réaction comportementale d’évitement. La thérapie visera à déconditionner la personne en la désensibilisant à la réaction émotionnelle qu’induit l’exposition à la situation « allergène ». La deuxième vague était les thérapies comportementales et cognitives. Entre le stimulus et la réaction, il a été introduit la boite noire. Cette boite noire peut générer des pensées automatiques venant alimenter un scénario catastrophe. Ce dernier entravera notre façon d’agir. Par exemple, si je suis persuadé que je n’ai pas de valeur, je vais passer mon temps à vérifier cette hypothèse et généré des pensées automatiques (qui s’impose à moi en dehors de toute réflexion rationnelle) comme quoi je n’intéresse pas mon interlocuteur dans une conversation ou au cours d’une réunion. Ensuite n’importe quel fait que produira mon interlocuteur (bailler, parler à quelqu’un d’autre, regarder sa montre, etc.) sera interprété comme une validation de mon scénario catastrophe. Le traitement cognitif de ces pathologies se fera en permettant au patient de conscientiser ses pensées automatiques, en l’entrainant à générer des pensées alternatives et défaisant les scénario catastrophe par une remédiation cognitive. La troisième vague se centre sur les émotions. Le paradigme de cette approche est que tout être humain est un être émotionnel. Aussi, plutôt que lutter ou vouloir faire disparaitre coute que coute ce ressenti émotionnel source de pensées et de manifestations physiques, la personne va apprendre à conscientiser celui-ci et à composer avec. Le concept de « vague » a été renforcé par la métaphore selon laquelle nos émotions sont comme des vagues et que vivre est une façon de surfer sur ces vagues émotionnelles. Dans le spectre des thérapies de troisième vague, on retrouve la pleine conscience (mindfulness), la psychologie positive et les thérapies ACT. L’ACT est une pratique thérapeutique assez récente. Elle a fait l’objet d’un long travail en laboratoire et en expérimentation avant de se décliner dans une approche psychothérapeutique. L’ACT prend sa source dans les théories de l’apprentissage et la théorie des cadres relationnels (TCR) En conclusion Le travail de l’ACT se situe dans l’ici et le maintenant. Cet approche rejoint celle du karma qui dit que le future se dessine à partir de nos actes présents. L’objectif de cette approche est de permettre à chacun d’obtenir une vie riche et pleine de sens tout en acceptant la douleur inhérente à celleci. Dr Jean-Christophe Seznec « Pratiquer l’ACT par le clown« SabrinaTCA92 vous invite au colloque sur les thérapies de troisième génération organisé par l’AFSCC (6 et 7 novembre) Ce colloque se déroule les 6 et 7 novembre à la faculté de Paris VIII à Saint-Denis. Il est organisé autour d’un partenariat entre l’UFR de psychologie, le laboratoire de Recherche dirigé par Mme Montreuil et l’AFSCC. Il a été construit autour de valeurs de l’afscc (simplicité, ouverture, accueil, partage) afin de pouvoir échanger tous ensemble. Ces journées rassemblent des psychiatres, des psychologues, des cliniciens, des chercheurs, des universitaires, des français, des belges et des bretons! La première journée du 6 novembre sera tourné autour du thème Les thérapies comportementales et cognitives de troisième vague, une révolution? Nous allons ainsi interrogé l’évolution des psychothérapies à travers l’ACT, la pleine conscience et la FAP. En effet, ces thérapies proposent de nouveaux paradigmes en terme de relations avec nos patients, humanisme et prise en charge. Pour animer cette journée, de prestigieux intervenants vont venir discuter avec vous comme le chercheur Ilios Koutsou, nos amis belges Egide Altenoh et David Vandenbosh qui parleront de la relation thérapeutique, Jana Grand fera connaitre la FAP, des représentants de l’AFTCC (Benoit Monié et Hervé Montes) qui feront le lien entre la troisième vague avec les autres TCC, le docteur Yasmine Liénard qui a été l’une des premières à introduire la pleine conscience en France, et Claire Mizzi, instructrice reconnue en MBCT et MBSR, qui parleront de leur expérience et de leur expertise de la pleine conscience chez les adultes et la célèbre Mme Jeanne Siaud-Facchin, auteure de nombreux livres et directrice de Cogito’Z, qui partagera son approche chez les enfants. Les débats de cette journée seront modérés par le Pr Lejoyeux et le Professeur Roland Jouvent. La journée du 7 novembre sera la journée de l’AFSCC. De nombreux intervenants, parmi eux : Le Philosophe Michel Bitbol, médecin et directeur du laboratoire de phénoménologie de l’école normal supérieur. Michel Bitbol est un brillant chercheur sur la conscience et sur les liens entre la médecine occidentale et la médecine bouddhiste. Il a l’art de parler simplement de concepts extrêmement érudits. Cette journée se clôtura par Marco Beacco qui est chanteur et coach vocal. Il a accompagné les plus grands chanteurs mais aussi François Hollande. Il intervient en entreprise, il a réalisé de nombreux disques et été professeur à la Star académie. Il fera part de son expertise sur la place de la voix dans l’estime de soi. Un mot d’Irène au sujet de notre conférence du 8 octobre avec le Dr Seznec : Difficile de faire le résumé d’une conférence sur des troubles complexes … Alors que la soirée était elle-même un condensé d’informations sur les tca e sujet aurait pu être lourd, mais le témoignage vivant de Sabrina, sa pêche, son enthousiasme ont rendu le moment précieux et authentique, émouvant, parfois drôle même … digestible oserai-je ! Dans la même veine, le docteur Seznec a étayé le sérieux de son expertise par des métaphores aussi justes et puissantes que légères surprenantes (nous comparons la façade des autres avec notre local poubelle …) Bref, une soirée qui est passée beaucoup trop vite … Qui prouve qu’un sujet pas facile peut aussi être passionnant tant il touche à l’être dans sa globalité Merci aux Lions, à Sabrina et au docteur Seznec pour ce très beau moment. Irène, vice présidente SabrinaTCA92 Angelina Jolie est anorexique, Brad Pitt menace de la quitter : un ultimatum parfois vital - par JeanChristophe Seznec Brad Pitt et Angelina Jolie aux AFI Awards à Los Angeles, le 9/01/15 (J.STRAUSS/SIPA) Extrait de l’article du Dr Seznec sur leplus.nouvelobs.com : La réaction de Brad Pitt face à l’anorexie de sa femme, Angelina Jolie, est compréhensible, voire nécessaire. En tant que psychiatre, je peux parfois conseiller à des patients de prendre de la distance vis-à-vis d’une personne malade pour se préserver eux-mêmes et surtout pour protéger leurs enfants, aussi dur que cela puisse être. Il faut savoir dire stop, pour soi et ses enfants Tout comme l’alcoolisme, l’anorexie mentale est une maladie grave comportant des risques mortels qui peuvent influencer les relations avec les proches, et parfois faire vivre un enfer à ces derniers. Les troubles du comportement alimentaire peuvent être la source de mensonges et de manœuvres pour cacher la maladie. Sur ce point, « My Skinny sister« , un très bon film abordant l’anorexie, qui sort en salles en décembre, montre bien comment les troubles du comportement alimentaire peuvent faire vivre aux proches un enfer. Au quotidien, il est important de connaître ses propres limites et de savoir dire stop, d’autant plus lorsque l’on a des enfants, car cela peut avoir des effets sur leur sécurité affective. Le conjoint d’une personne malade ne doit pas hésiter à faire preuve d’autorité, en mettant les enfants à distance si nécessaire, l’espace d’un week-end ou plus. Cela fait partie de son rôle éducatif. À travers le comportement d’un parent posant de telles limites, les enfants peuvent apprendre à leur tour à dire stop. Il faut qu’ils sachent qu’ils n’ont pas à tout accepter dans la vie, et qu’il y a des choses qu’il est normal de ne pas supporter. Ne jamais dire à un malade « tu dois te soigner » Bien sûr, une personne en souffrance a avant tout besoin de beaucoup d’amour et d’attention. Son conjoint peut tout d’abord lui demander de se soigner, tout en lui faisant part de ses inquiétudes. À condition toutefois de ne jamais utiliser des formules du type « il faut que tu te soignes » ou « tu dois te soigner », car cela ne marche pas, mais de préférer « tu es libre, à toi de choisir en fonction de ce qui est important pour toi… », tout en évoquant les conséquences que peut avoir son choix de se faire soigner ou pas sur le couple et sur la famille. […] Lire l’article complet du Dr Seznec sur leplus.nouvelobs.com
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