Le Petit Journal de St-Jean 210
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Le Petit Journal de St-Jean 210
210 E T D U PAY S D E S du 22 juin au 5 juillet 2007 3 CORNICHES Pour mieux se connaître, mieux se comprendre et mieux vivre ensemble ! Hommage à l’homme du 18 juin Edito est un phénomène étonnant auquel nous avons assisté lors de ces élections législatives avec un parti des abstentionnistes de nouveau majoritaire dans notre pays,fort de ses 40 %! Un mois après que ce même corps électoral ne batte un record avec le chiffre historique d'une participation de 80 % lors des élections présidentielles. Que penser des sondeurs qui n'ont rien vu arriver de leurs sondés? Des sondeurs qui n'hésitent pas à vous annoncer,dès le soir de la victoire de Nicolas Sarkozy, une formidable vague bleue qui va, dans la foulée, porter près de 500 députés UMP au Palais Bourbon… Des sondeurs qui n'hésitent pas à publier, trois jours après son élection et alors qu'il n'est pas encore officiellement intronisé, le résultat d'une enquête d'opinion sur Nicolas Sarkozy! Quelle opinion, de qui et sur quoi? Qu'y a-t-il d'enrichissant dans ce déferlement de sondages? Nous avons une équipe gouvernementale en place et le système républicain est en ordre de marche avec des députés élus pour cinq ans.Est-ce qu'on va nous fiche un peu la paix avec les sondages. Des propositions ont été présentées au vote, les électeurs se sont prononcés. Après avoir choisi leur président les Français ont élu une large majorité pour le soutenir dans les projets annoncés clairement lors de sa campagne électorale et avec le succès que l'on sait. N'est-ce pas suffisant? Le moment est peut-être venu pour les sondeurs, après tant de recherches effectuées,de prendre quelques vacances… René Vestri C' eaucoup de monde, autour du maire René Vestri et de son Conseil municipal au complet, pour rendre hommage au général de Gaulle : Les représentants de la BA 943, du maire de Beaulieu, de la gendarmerie de Beaulieu, des pompiers, des associations B patriotiques de Saint-Jean Beaulieu et de Villefranche avec leurs porte-drapeaux ainsi que les enfants de l'école avec la directrice Christiane Vallon et les professeurs qui ont entonné une vibrante Marseillaise (voir photo ci-dessus) Suite page 7… L'office de tourisme au cœur du village voir page 2 VU... ENTENDU... EN BREF... Bloc-Notes Mairie de Saint-Jean, standard Mairie de Saint-Jean, fax Office de tourisme de Saint-Jean Police municipale de Saint-Jean Gendarmerie de Beaulieu Ecole communale de Saint-Jean Collège Jean Cocteau à Beaulieu S.I.V.O.M. de Villefranche 04 93 76 51 00 04 90 76 51 01 04 93 76 08 90 04 93 76 06 46 04 93 01 35 40 04 93 01 61 52 04 93 01 11 12 04 93 01 86 60 Un point au cœur du village Paroisse Notre-Dame de l’Espérance Presbytère de Beaulieu-sur-Mer : 13, Bd Leclerc Tél. : 04 93 01 01 46 - Fax : 04 93 01 65 90 E-mail : [email protected] Eglise Saint Jean-Baptiste Messes : Samedi à 18 h - Lundi et Mercredi à 18 h.30. Bibliothèque Intercommunale 04 93 76 44 50 Mardi-Vendredi de 13h.30 à 12h.30 Mercredi de 9h.30 à 18h. Samedi de 9h.30 à 12h.30 et de 14h. à 18h. Port de Plaisance SOS Grand Bleu Club Nautique Sémaphore du Cap Ferrat Clos Bouliste Taxi (station) Zoo du Cap Ferrat 04 93 76 45 45 04 93 76 17 61 04 93 76 10 08 04 93 76 04 06 04 93 01 68 70 04 93 76 86 00 04 93 76 04 98 SAMU Pompiers 15 18 Permanences en mairie de St-Jean-Cap-Ferrat Sécurité Sociale : les jeudis de 14h. à 16h. L'assistante sociale : tous les jeudis de 9h.30 à 11h.30. Permanence du géomètre, du cadastre et de l’impôt foncier : dernier mercredi du mois de 9h. à 11h.30 Objets encombrants Les enlèvements gratuits et sur rendez-vous ont lieu chaque 1er et 3e mercredi du mois, téléphoner à la CANCA 0 800 20 77 79 (de 9 h. à 12 h. et de 14 h. à 17 h.) (Les rebuts de démolitions ; matériels, matériaux ou gravats sont strictement interdits). Internet Mairie E-mail : [email protected] Pour retrouver “Le Petit Journal” sur internet : www.saintjeancapferrat.fr La Police Municipale E-mail : [email protected] Le Petit Journal de Saint-Jean Siège Social : Mairie de Saint-Jean-Cap-Ferrat Fax : 04 93 76 51 01 Rédaction et Photos: Jean-Claude Schambacher Conception et réalisation : 2 Le cordon coupé par le maire René Vestri et Colette Aupy et derrière à droite Emilie l'hôtesse d'accueil de cette nouvelle structure. isposé comme il se doit de l'être, à l'entrée de la ville, l'office de tourisme vient d'inaugurer une seconde structure d'accueil des visiteurs au cœur même du village. Au n° 5 de l'av. Denis Sémeria,face à l'établissement Sea Side Café. Au cours de la cérémonie d'inauguration de cette annexe par le maire René Vestri son adjointe à la Culture Colette Aupy qui est également présidente de l'Office de tourisme a rappelé tout l'intérêt qu'il y avait à mettre un Point Info à la disposition des touristes en centre-ville avant de présenter Emilie qui sera chargée de les accueillir. D Office de tourisme : 59, av. Denis Sémeria, tél. 04 93 76 08 90. Annexe de l'Office : 5, av. Denis Sémeria, tél. 04 93 16 98 25. Qui est-ce ? La réponse est Jean-Louis Bergianti. Et bien évidemment tout le monde l'avait reconnu. Bravo. Monsieur Brun a revu le film à l’envers ien de plus édifiant, pour Monsieur Brun, que de se dérouler à l'envers le film d'une aventure personnelle ou d'un évènement que l'on a vécu à c h a u d ave c p a s s i o n , p o u r m i e u x connaître les gens. Pour découvrir les calculateurs cyniques. Ainsi Madame Royal, la dame blanche, qui se présentait aux électeurs comme l'exemple du parler vrai. De la politique autrement. En opposition à ceux qui font des effets d'annonces et trompent les gens en se servant d'artifices dilatoires… Au regard de ce qui est désormais officiellement sur la place publique depuis dimanche 17 juin à 22h12, elle serait plutôt dans la lignée des tartuffes la Madame en question. Puisque nous le savons aussi, cette annonce “très privée” n'était destinée qu'à faire exploser en vol ses “ennemis” socialistes sur les plateaux des télévisions, requinqués par les bons résultats du second tour… Ce qui n'arrangeait pas les affaires politicardes de la dame… Alors on balance un scoop sur sa vie privée pour gâcher la fête… Elle qui,le 1er juin à Marseille dénonçait “les annonces tous azimuts” du gouvernement R 22 juin au 5 juillet 2007 dans le but de “capter des voix”.“Ce n'est pas comme cela qu'on dirige un pays si ce n'est pour ratisser le plus largement possible avant les législatives” Puis, s'en prenant directement à Nicolas Sarkozy elle a réclamé "davantage de transparence" de la part du chef de l'Etat. Madame Royal qui n'a cessé de remettre sèchement à leur place les journalistes curieux qui osaient poser une question sur ses relations personnelles avec le premier secrétaire du PS. Car au début du film ce genre d'intrusion dans sa vie privée n'arrangeait passes ses bidons… Quel mépris des autres ! Quel mépris des électeurs ! Madame Royal qui, lorsqu'elle espère encore être présidente de la république, réclame 150 000 euros à Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin, journalistes au “Monde” qui ont écrit “La Femme fatale”, pour violation de la vie privée. Car elles révèlent que le couple bat sérieusement de l'aile! Madame Royal devrait changer d'emploi et faire carrière au théâtre. Elle serait parfaite dans les comédies de Molière notamment dans “Les femmes savantes” ou mieux encore dans “Le tartuffe”, un rôle taillé sur mesure… Salut Grand Loup ! Isidore Aicardi Le Grand Loup du numéro 210 de notre Petit Journal est un ézasque,sculpteur sur bois d'olivier,qui vend ses petits chefs-d'œuvre dans une échoppe à l'enseigne de “L'Herminette Ezasque” que l'on découvre sur la gauche en montant,et dès les premières marches,de la ruelle en escalier qui mène jusqu'en haut du vieux village. Isidore Aicardi est un alchimiste. A partir d’un morceau de bois d'olivier il transforme la matière ; en œuvres d'arts ; en outils de cuisine,en accessoires utiles de la table ou en objets purement décoratifs de la maison ou du jardin.On visite sa boutique comme on le ferait d'un musée, librement et sans contrainte, et si on n'achète pas, l'artiste est toujours disponible pour donner un renseignement sur son métier et ses petits secrets. Car rien ne le rend plus heureux que de lire l'émotion visible du visiteur lorsque celui-ci découvre les fruits de son travail. ans son antre minuscule les murs sont tapissés de pièces, toutes uniques, que le maître a tournées, creusées, collées et polies de ses mains. D'un tronc il sort un visage de madone, un buste confondant de Léonard de Vinci ou celui du célèbre père Fourras de Fort Boyard ou encore un cheval au galop… Et d'une racine tortueuse il fera une adorable petite chouette pour accrocher à la porte de la maison, ou une chauvesouris qui prend son envol en déployant ses immenses ailes. Les fans de la série “Le Seigneur des Anneaux” trouveront les “Ents” de la mystérieuse forêt de Fangorn, ces arbres personnifiés qui possèdent le don de la parole ! Et combien de trouvailles originales, nées d'un morceau d'olivier, qui pourront s'intégrer dans tous les styles de décor d'un intérieur. Ce qui rend l'endroit des plus précieux lorsqu'on désire offrir un cadeau exceptionnel, utile ou agréable, quelquefois les deux. Et quel chemin parcouru pour Isidore depuis son apprentissage chez un menuisier ébéniste de grande renommée à Nice ? Puis son brevet en poche, en effectuant ses premières armes pour se spécialiser ensuite dans le travail du bois d'olivier avant d'aborder la sculpture et la création pure ! Compliments et Salut Grand Loup ! Isidore devant la porte de son “Herminette” D Trois cloches à Ophélie Winter L'artiste dans son antre riche de ses créations exceptionnelles “L'Herminette Ezasque”, 1, rue Principale, 06360 Eze Village. Ouvert tous les jours de 10 à 18 heures en basse saison et jusqu'à 19 heures en été. Tél. : 04 93 41 13 59. C'est souvent l'artiste en personne qui vend, pour se délasser, mais c'est surtout sa fille Sandra qui reçoit et s'occupe du commerce. Dig… Ding… Dong… Lu dans le “Quotidien” du vendredi 15 juin 2007 sous la plume de Patricia Tourancheau: Placée en garde à vue à l'office des stups mercredi 13 juin, la chanteuse et comédienne Ophélie Winter n'a pas balancé le gros trafiquant supposé Mohamed Denfer car “elle a un peu peur”, mais, selon un policier, “elle a expliqué,d'une part,qu'elle était en relation avec cet homme depuis le dernier Festival de Cannes et, d'autre part, qu'elle était une consommatrice”. Les enquêteurs, eux, établissent le lien entre le fournisseur et la sniffeuse qui “tourne à deux grammes par jour”. Elle en avait trois d'avance chez elle à Neuilly (Hauts-de-Seine). Les frères Denfer intéressent autrement plus la police judiciaire de Lille (Nord) et l'office central de répression du trafic illicite de stupéfiants qu'Ophélie Winter, interprète du tube Dieu m'a donné la foi. Des surveillances lancées fin 2006 dans le Nord ont permis d'identifier Abdelkader Denfer, 32 ans, comme le chef d'un réseau d'importation de cannabis des Pays-Bas “avec des cadences élevées de trois à quatre livraisons à Lille, parfois jusqu'à 70 kg”. Transaction. Abdelkader Denfer, qui a grandi dans une cité du Nord, a été arrêté le 31 mai en flagrant délit avec un livreur et un complice sur une transaction de 14 kg de shit. Les enquêteurs ont également interpellé son frère aîné et “associé” présumé, Mohamed Denfer, 45 ans, dans sa somptueuse villa de Saint-Raphaël (Var). Déjà fiché ou condamné pour vols à main armée, trafic de stupéfiants, escroquerie, Mohamed Denfer mène grand train sur la Côte d'Azur et fréquente la jet set: “Outre sa villa d'un luxe inouï, il roule dans des véhicules haut de gamme, dont une Bentley à 200000 euros, fait de beaux placements immobiliers et dépense sans compter, sans aucune déclaration de revenus connus”. Les “financiers” de la PJ et la “plateforme des avoirs criminels” sont en train d'établir une comptabilité de ses biens pour les juges lillois Herbaut et Outtier en vue de les lui confisquer. Deux autres membres du réseau ont été arrêtés le 5 juin dans le Nord - Pas-deCalais. En tout, six hommes ont été mis en examen et écroués pour “trafic de stupéfiants,association de malfaiteurs,blanchiment d'argent,non-justification de ressources”. Une jeune femme, qui avait présenté Ophélie Winter à Mohamed Denfer, a été déférée hier aux juges de Lille. Lors du festival: repérée à Cannes au bras de Mohamed Denfer, lui-même suspecté de fournir en came des gens du show-business, Ophélie Winter a juste été interrogée sur ces “relations dangereuses”, puis a été relâchée mercredi aprèsmidi. “Elle ne fera l'objet d'aucune poursuite”, a indiqué son avocate Carine Piccio. Les policiers n'ont rien à reprocher à la chanteuse, âgée de 33 ans, si ce n'est qu'elle “carbure à la coke”et leur paraît “à la dérive”. 22 juin au 5 juillet 2007 3 Le pays des L'origine du nom de nos communes André Compan au micro et debout Marc Doin président de l'association Beaulieu Historique. Une conférence du professeur André Compan octeur ès Lettres et Professeur Honoraire, André Compan qui est Majoral du Félibrige a publié de nombreux ouvrages, articles de presse ou mémoires qui sont les fruits de toute une vie consacrée à la recherche de nos racines. Qu'il s'agisse de la sémantique des langues et des différentes évolutions des terminologies, de la grammaire ou des noms de familles, des noms de quartiers ou de nos communes. Devant son auditoire de la salle pédagogique, bien nommée pour la circonstance, le professeur a D 4 commenté l'un de ces ouvrages consacré à l'origine des noms des communes de notre département. En pestant, comme il le fait régulièrement, contre notre système éducatif qui n'ose plus imposer l'étude du Grec et du Latin en s'exclamant “Comment comprendre le sens d'un mot ou l'origine d'un nom si on ne sait pas remonter à sa racine ?” Ainsi avec le grec et le latin, la région a composé avec le gavot, le provençal et le nissart. André Compan a divisé les AlpesMaritimes en 3 grandes régions : l'arrondissement de Grasse, le HautComté de Nice et la région niçoise. Et 22 juin au 5 juillet 2007 chaque fois en se posant les mêmes questions : ces appellations de rues, de quartiers, de lieux, pourquoi ? Les réponses sont pourtant d'une divine simplicité, lorsque c'est un savant qui les donne après avoir passé sa vie à déchiffrer des manuscrits du Moyen-âge. Et avec humour car le professeur Compan n'en manque pas ! Fustigeant les absurdités ânonnées de générations en générations l'origine des noms de leurs communes en citant quelques exemples “La Turbie ou trophée, il s'agit d'un pléonasme puisque l'origine est la même. Autre idée romantique balayée par la science toponymique : Eze ne vient pas de la déesse Isis et autrefois ne s'écrivait pas avec un Z. Enfin parler de la falaise d'Eze serait une redite, puisque le nom en celto-ligure signifie un surplomb. Capd'Ail, vient de capo ou cabo désignant la tête, d'où le mot capitaine, celui qui dirige. En fait le Cap-d'Ail est littéralement la tête du front de mer, un endroit désert d'après la chronique de Jean Badat à cause des Barbaresques qui y débarquaient”. Dans un prochain numéro de la revue de Beaulieu Historique, du président Marc Doin, le professeur expliquera l'origine de quartiers proches de Beaulieu tels que la Calanque (au-dessus de Saint-Michel), le lieu du Serre (et non des Serres) et le Flaoup, mot savoureux qui désigna jusqu'en 1826 le lieu du Pont Saint-Jean, avant que celui-ci ne soit tronçonné par le rail et la route. Il évoqua également l'origine mystérieuse de Saint-Jean Cap-Ferrat. Si le patron de la commune est Saint-Jean l'évangéliste, le mot plus ancien de Cap-Ferrat a deux hypothèses : le Cau Ferrat viendrait de ferrus qui veut dire sauvage, à cause sans doute de la désertion du lieu en raison des incursions pirates, ou alors de ferratus, c’est-à-dire épeautre, sorte de blé sauvage. Enfin, André Compan nous a amusés avec le rappel du voyage du massaliote Pythéas, qui franchit les colonnes d'Hercule, à bord d'une galère, jusque dans les pays scandinaves. Mais, il y aurait encore beaucoup à dire sur cette conférence qui dura près de deux heures sans jamais lasser le public. s 3 corniches Villefranche Photo de Jean-Paul Vix Un nouveau club de pétanque Tous les mercredi, vendredi et samedi AU PETIT MARCHÉ, PLACE DU CENTENAIRE Le ruban coupé par le vice-président du Conseil général René Vestri en présence de Gérard Grosgogeat maire de Villefranche et des élus des deux communes. ondé en début d'année 2007 par d'anciens sociétaires de la JSOV et présidé par Anne-Marie Cadot le nouveau “Villefranche Pétanque” qui compte pas moins de 82 licenciés vient d'inaugurer officiellement son clos. F Marie-Claude Adjedj habille petits et grands Le loto du comité des fêtes Bienvenu le ventilateur avant d'aborder l'épreuve annoncée d'une nouvelle canicule ! Après-midi de détente organisé par l'équipe d'Ernest Bergianti du Comité des fêtes. Et quelques heureux qui sont repartis avec des écrans géants LCD pour voir la vie en grand, du matériel pour cuisiner dehors avec le barbecue, des jeux de société pour les petits enfants et quelques bonnes bouteilles pour les parents. Un super loto généreusement doté et un bon moment passé entre amis… 22 juin au 5 juillet 2007 5 En souvenirs des anciens combattants d'Indochine Discours intégral prononcé par le maire René Vestri “La guerre d'Indochine a inauguré la première guerre révolutionnaire moderne. Le succès de cette nouvelle stratégie a fait que les “leaders”des révolutions l'ont partout adoptée dans le monde. Le malheur, c'est que la France en a fait les frais la première : elle n'était pas prête à cette nouvelle tactique, qui la prenait à revers ; handicap supplémentaire une opposition résolue la culpabilisait et cherchait aussi à entraver sa défense. L'insurrection indochinoise avait trouvé sa dialectique, derrière le rideau de fer ; là où ses chefs avaient fait leur classe sur les bancs de la 3ème internationale et où son meilleur élève avait été le célèbre Ho Chi Minh. Celui-ci, déjà dans les années 30 peaufina l'insurrection en vue de l'éviction de la France. La guerre de 1939 puis l'occupation japonaise créèrent les occasions opportunes à cet objectif. La fin du conflit fit un vide en Indochine, que le Vietminh s'empressa d'occuper. De ce fait, à la fin de la guerre se trouvèrent face à face, le Vietminh bien placé et le corps des troupes de Leclerc. Négocier ou la guerre ? On négocia ; on fit des concessions, le Vietminh aussi, mais avec l'arrière-pensée de les reprendre. Telle a toujours été la tactique totalitaire. La guerre était désormais latente. Le Vietminh, avait choisi la date du 19 décembre 1946 pour son déclenchement à Hanoï : les Français devaient être massacrés. Une guerre des nerfs habillement menée jouait sur l'avancement ou le retard de la date. L'État-major averti à temps de sa confirmation mit les troupes en état d'alerte ; le pire avait été évité. La guerre dura 8 ans, avec un ennemi insaisissable ; alternant embuscades et terrorisme urbain. L'Armée française y paya un lourd tribut ; elle fut seule à Dien Bien Phû pour la défense des peuples libres. Le général Giap, notre vainqueur a dit : “si nous avons gagné, c'est parce que des Français, étaient avec nous”.Il n'a pas dit des traîtres ! Depuis, ce triomphe infernal a fait des disciples, sa stratégie de la mort se résume en deux mots : gagner par la terreur. Au monde, à relever ce défi !” érémonie organisée en alternance chaque année à Beaulieu et Saint-Jean l'hommage rendu aux anciens combattants de la guerre d'Indochine a rassemblé cette fois élus et personnalités des deux communes sur le parvis de l'église de Saint-Jean. C Lecture du message du ministre des Anciens Combattants par Edith Barnier du Conseil municipal Le Chanoine Scotto bénit la plaque commémorative des morts en Indochine et en Afrique du Nord Le dépôt de gerbes avec René Vestri, maire de Saint-Jean, et Vincent Vallon, à gauche, qui représentait la municipalité de Beaulieu et les présidents des associations patriotiques. Le témoignage d'Ignace Tafanelli, un ancien d’Indochine “La France se souvient, la nation a enfin trouvé une journée consacrée à la mémoire des militaires morts pour la France en Extrême Orient de 1945 à 1955. Ces soldats se sont battus par ordre des gouvernements successifs, afin de préserver la liberté des pays amis, face à l'agression marxiste. De 1945 1954 près de 100000 soldats de l'union française sont tombés en Indochine, plus de 76000 ont été blessés, 40000 ont été faits prisonniers.Parmi eux,30000 ne sont jamais revenus. Le 19 octobre 1945, les soldats japonais qui occupaient l'Indochine depuis 1940 se lancèrent à l'assaut des troupes françaises. Après des combats aussi violents que barbares écourtés par la disproportion des forces en présence les combattants français faits prisonniers furent détenus au mépris des lois internationales en temps de guerre. En avril 1945 les bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki sauveront les derniers survivants d'une mort aussi certaine qu'imminente. 6 22 juin au 5 juillet 2007 De 1946 à 1954,le Vietminh captura des milliers de militaires français qui furent entassés dans de nombreux camps dans des conditions de détentions inhumaines.Réduisant à quelques mois le temps de survie des caporaux et sergents qui connurent les pertes les plus importantes. Ni médecin ni soins et des conditions cruelles empêchant la mise en place de la moindre solidarité humanitaire ont transformé ces camps en mouroirs. La plupart des adjudants, officiers et médecins furent rassemblés au Camp n° 1 et l'action diaboliquement orchestrée pour briser leur volonté ainsi que leur dignité fut sans pitié. Ils purent néanmoins mieux résister et par conséquent mieux surmonter la rigueur des conditions qui, il faut le dire, étaient tout de même moins dramatiques que celles de la troupe. Mais leur libération ne vînt, pour la plupart d'entre eux, que fin 1954, certains restants prisonniers pendant huit années encore. Tous ces combattants ont lutté, ont souffert, sont morts, avec sans doute le sentiment amer de l'abandon, la blessure ultime de l'ingratitude. Aujourd'hui, n'oublions pas”. Hommage à l'homme du 18 juin …Suite de la page 1 Les écoliers devant la stèle du Général de Gaulle avec le maire Discours prononcé par le maire René Vestri “Le Général de Gaulle avait connu les affres de 1914-1918 : le combattant allant au feu sans protection. Il y avait été gravement blessé : toutes les offensives de l'époque aboutissaient à des hécatombes. La victoire de 1918 on la devait principalement aux chars qui accompagnaient les fantassins. Mettant ses observations, son expérience, dans son livre “vers l'armée de métier“, il avait esquissé la guerre future : une guerre mécanique. Cette révolution de la pensée militaire, heurtait les concepts admis en France. Outre-Rhin, son livre eut sa copie : le général Guerdian lui avait donné un autre titre “artoung panzer” (attention aux chars) En Allemagne le révolutionnaire au pouvoir, avait compris comment cette nouvelle méthode pouvait lui donner le bénéfice de l'effet de surprise : on connaît la suite ! C'est la crise de 1929 qui avait redonné au mouvement nazi un second souffle. Alors qu'en 1928 il ne représentait que 3 % de l'électorat… On dit avec raison que la France a toujours eu une guerre de retard et en 1940 les généraux de notre armée sont prêts à repartir “… comme en 14 !”. Une expression qui est entrée dans l'histoire et pas à notre honneur à l'époque ! Le 18 juin le général exilé à Londres lance un appel à la résistance sur l'antenne de la BBC et le lendemain un télégramme du Ministre Français de la guerre à Bordeaux arrive à l'attaché militaire à Londres ainsi rédigé : “Informez le général de Gaulle qu'il est remis à la disposition de Général commandant en Chef et qu'il doit rentrer sans délai”. De Gaulle répond au Général Weygand “Mon Général, j'ai reçu votre ordre de rentrer en France. Je me suis donc tout de suite enquis du moyen de le faire, car je n'ai, bien entendu, aucune autre résolution que celle de servir en combattant. Je pense venir me présenter à vous dans les vingt-quatre heures si, d'ici là, la capitulation n'a pas été signée. Au cas où elle le serait, je me joindrais à toute résistance française qui s'organiserait où que ce soit. A Londres, en particulier, il existe des éléments militaires, et sans doute en viendra-t-il d'autres, qui sont résolus à combattre, quoi qu'il arrive dans la Métropole. Il n'y a pas actuellement d'armistice possible dans l'honneur”. Seul, avec une poignée de volontaires, le Général va alors relever le défi en redonnant son honneur à la France. Il l'a fait en exhortant les Français à ne pas se résigner. Il a su communiquer son courage au plus grand nombre et c'est la leçon que l'Histoire retiendra. Militaire, politique visionnaire, géopoliticien hors pair, De Gaulle fut un écrivain et aussi, c'est moins connu,un poète.Je terminerai en vous lisant ce qu'il écrivait en 1934… Quand un jour, tôt ou tard, il faut qu'on disparaisse, Quand on a plus ou moins vécu, souffert, aimé Il ne reste de soi que les enfants qu'on laisse Et le champ de l'effort où l'on aura semé. Personnalités et enfants de l’école se recueillent devant le monument aux morts Un banc de vente au détail avec la pêche d'Arnaud Allari Il est fils, petit-fils et arrière-petit-fils de pêcheurs. Bon sang ne saurait mentir, Arnaud Allari sera, lui aussi, patron pêcheur ! e banc aménagé par la municipalité sous l'autorité de Jean Luvara, adjoint au maire, va enfin prendre du service et c'est sous les encouragements de ses confrères Dominique Allari et Stéphane Dunan pêcheurs professionnels de Saint-Jean que le jeune Arnaud va pouvoir vendre sa pêche du jour. Des rougets, des chapons, des langoustes et des araignées de mer remontés du “Pointu” mais aussi la soupe de poissons de fabrication artisanale. Installé au bout du quai du vieux port, face à l'établissement de luxe la Voile d'Or, le banc de poissons est ouvert à la clientèle particulière trois fois par semaine. Les mardi, jeudi et samedi, de 9h30 à 13 heures. L Arnaud, une langouste (demoiselle de Saint-Jean) à la main pour ses premiers clients devant ses amis et sous les ailes protectrices de sa maman Marité à ses côtés avec Jean Luvara. 22 juin au 5 juillet 2007 7 ciné - théâtre - concerts - expos conférences - rencontres sportives Rétrospective de Gisèle Darrieux-Boblin Gisèle Darrieux et ses nombreux amis du milieu artistique avec les élus Marc Faraut qui représentait le maire René Vestri, Ernest Bergianti, Marlène Césarini, Edith Barnier, Pierrette Ricbon,Claude Carretero,le président Eheret et Henri Abatte de Beaulieu ainsi que le photographe niçois Jean-Pierre Icardo. e retour à la salle du quai Charles Lindbergh l'artiste peintre Saint-Jeannoise présente une rétrospective complète de son œuvre. C'est l'occasion de suivre l'évolution de son parcours artistique avec ses dernières créations qui sont pour elle comme un retour aux sources. Depuis ses débuts à Paris dans les années 50 lorsqu'elle travaillait ses palettes avec un certain “calligraphe” Georges Mathieu… D Mais qu'on se rassure les bateaux et les flots d'une mer déchaînée sont toujours au rendez-vous. Comme les pinèdes et les sentiers fleuris. L'artiste est généreuse, en témoigne l'éclectisme de son œuvre. La galerie est ouverte tous les jours jusqu'au 24 juin, de 10h30 à 12h30 et de 15h30 à 19h30. Entré libre. Qui veut adopter Loulou ? Une femelle née d'un mariage réussi Rotweller et Labrador il y a 7 mois. Très gentille, elle cherche une famille avec jardin et a besoin de beaucoup d'amour. Téléphoner à Maguy au 06 98 95 57 20. E S PAC E N E P T U N E VENDREDI 22 JUIN À 21 HEURES Deux chœurs pour un concert enu spécialement de Piekary en Pologne le chœur Halka se produira avec ses 50 choristes qui interprèteront des chants folkloriques, classiques, liturgiques et profanes. Puis ce sera au tour du chœur des 3 Corniches, qui vient de sortir son 3ème CD, et ne manquera pas d'enflammer à nouveau la salle comme dernièrement en accompagnant Umberto Tozzi. Quelques nouveaux titres sont au répertoire dont “L'envie” d'Hallyday, arrangé pour chœur par notre “Mozart des 3 Corniches” Jean-Claude Scatena. Les deux chœurs se joindront ensemble pour un final exceptionnel en interprétant “L 'Ave Verum” de Mozart. V 8 22 juin au 5 juillet 2007 Bric à Brac le coin des affaires A Vendre MEUBLE INFORMATIQUE fermeture avec clé, état neuf. Hauteur : 143 cm, largeur : 80 cm et profondeur : 55 cm. Prix : 150 euros. Téléphoner au 06 03 74 00 82 Cette rubrique est réservée aux SaintJeannois, il suffit de faxer l’annonce au 04 93 76 81 98 (réservée uniquement aux particuliers).
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