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Mensuel d’information des cantons de Montbenoît, Mouthe, Levier, Pontarlier, Vercel et du Jura voisin MARS 2013 N° 161 2,50€ EMPLOI DES CENTAINES D’EMPLOIS A POURVOIR EN SUISSE QUAND L’HORLOGERIE VA, TOUT VA… L’ÉVÉNEMENT en p. 6 à 8 TOURISME p. 29 LE DOSSIER p. 19 à 24 La Maison de la Réserve Les 25 ans de sa disparition Un problème de chaudière condamne la structure à fermer. Six salariés au chômage. l’élu du Haut-Doubs fermée depuis deux mois Edgar Faure, Rédaction : “Publipresse Médias” - B.P. 83 143 - 1, rue de la Brasserie - 25503 MORTEAU CEDEX - Tél. 03 81 67 90 80 - www.presse-pontissalienne.fr - [email protected] 2 RETOUR SUR INFO La Presse Pontissalienne n° 161 - Mars 2013 Éditorial Cumul Il y a cumul et cumul. Le dossier que nous consacrons ce mois-ci à celui qui fut l’élu le plus emblématique du Haut-Doubs, le regretté Edgar Faure, montre à quel point les mentalités ont évolué. Dans les années soixante-dix, l’illustre homme réussissait la prouesse de cumuler les fonctions de maire de Pontarlier, conseiller général du canton de Pontarlier, député du Doubs, président de l’établissement public régional (le Conseil régional d’aujourd’hui) et… président de l’Assemblée nationale, troisième personnage de l’État ! Quarante ans après, il paraît impensable de confier à un seul homme (ou une seule femme) autant de mandats. Le problème aujourd’hui est que l’on risque de tomber dans l’excès inverse à force de vouloir laver plus blanc que blanc. Le non-cumul, un principe avec lequel presque aucun élu, même de gauche, n’est à l’aise, est une manière louable d’assainir une vie politique qui a cristallisé par ce genre d’excès, toutes les méfiances à son encontre de la part d’électeurs bien conscients qu’on ne peut pas être au four et au moulin, aussi talentueux soit-on. Mais là où se situe l’excès, c’est dans le radicalisme de la plupart des citoyens qui estiment que la règle doit imposer un mandat et un seul. Idée contre laquelle se bat la députée du Haut-Doubs Annie Genevard qui estime, elle, qu’on ne peut pas être un bon député si on n’a pas un pied dans la réalité, donc en restant maire. Ce en quoi elle n’a sans doute pas tout à fait tort… Le non-cumul soit, mais la caricature que la loi a prévu d’en faire risque de tourner au grotesque. Sur cette base, est-il logique de placer un de ses adjoints, moins à l’aise avec la fonction, en tant que maire parce que la loi voudrait qu’on ne puisse plus être parlementaire et maire à la fois, tout en continuant à gérer en coulisses les affaires ? Si le principe se justifie aisément dans les très grandes collectivités, il apparaît inadapté aux plus petites. Il faut se méfier aussi de la position de ceux qui s’affichent comme des chantres du non-cumul et qui, par le truchement d’un système français qui multiplie les structures satellites (syndicats, S.E.M., etc.) se retrouvent à cumuler bien plus de fonctions non-électives que de mandats. Ainsi en est-il de Patrick Genre ou de JeanLouis Fousseret, partisans affichés du non-cumul mais qui multiplient les responsabilités dans les Pays, intercommunalités ou autres conseils d’administration ? Est-ce plus sain ? Pas sûr. I Jean-François Hauser est éditée par “Publipresse Médias”- 1, rue de la Brasserie B.P. 83 143 - 25503 MORTEAU CEDEX Tél. : 03 81 67 90 80 - Fax : 03 81 67 90 81 E-mail : [email protected] S.I.R.E.N. : 424 896 645 Directeur de la publication : Éric TOURNOUX Directeur de la rédaction : Jean-François HAUSER Directeur artistique : Olivier CHEVALIER Rédaction : Frédéric Cartaud, Édouard Choulet, Thomas Comte, Jean-François Hauser. Agence publicitaire : S.A.R.L. BMD - Tél. : 03 81 80 72 85 François ROUYER - Portable : 06 70 10 90 04 Imprimé à I.P.S. - ISSN : 1623-7641 Dépôt légal : Mars 2013 Commission paritaire : 1102I80130 Crédits photos : La Presse Pontissalienne, Girard-Perregaux, Musée, Orchestre symphonique, Région Franche-Comté, Ville de Pontarlier, Lycée Louverture. L’actualité bouge, les dossiers évoluent. La Presse Pontissalienne revient sur les sujets abordés dans ses précédents numéros, ceux qui ont fait la une de l’actualité du Haut-Doubs. Tous les mois, retrouvez la rubrique “Retour sur info”. Déchaînement médiatique autour de la station des Fourgs La question des caméras fait toujours débat omme il l’avait indiqué en décembre, Patrick Genre a laissé à chacun le soin de s’exprimer sur la stratégie globale de sécurité qui fera l’objet d’une délibération, donc d’un vote en mai ou juin prochain. Ce débat sur les caméras était d’autant plus attendu qu’il était précédé quelques jours auparavant de la diffusion dans le quotidien local d’un communiqué intitulé “Big Brother” incitant la population à se rendre au conseil municipal du 6 février. Ajoutez à cela la prise de position des Verts qui dénonçaient “hardi petit” le coût astronomique des caméras, au bas mot 34 000 euros par appareil sachant que l’étude prévoit d’en installer 13 sur 4 ans. Une fois n’est pas coutume, les conditions semblaient réunies, pour un débat sinon constructif, du moins animé. L’occasion pour le maire de dénoncer d’emblée les propos fallacieux des Verts qui sem- C blent avoir confondu vidéosurveillance et vidéo-protection. “Nous parlons de vidéoprotection”, a précisé l’élu en signalant que les caméras qui vont avec sont moins sophistiquées donc moins chères qu’annoncé par les conseillers verts. Patrick Genre regrette également cette volonté de polariser la sécurité uniquement sur ces caméras. Admettant son erreur qu’il met aussi sur le compte d’un manque de d’information des élus de l’opposition, François Mandil explique qu’il s’est basé sur des chiffres émanant de la Cour des comptes. Il déplore que la question de l’insécurité routière et de la sûreté environnementale n’ait pas été abordée tout comme il estime que les emplacements retenus dans le diagnostic du cabinet Althing sont contestables. La position du groupe majoritaire est globalement en phase avec les propositions émises. Priorité au recrutement d’un policier municipal et avis favorable à la vidéoprotection. L’opposition socialiste n’est pas plus critique que cela sur le fond du diagnostic. Tous s’accordent d’ailleurs à reconnaître que la situation est plutôt bien maîtrisée sur la place pontissalienne même si on sent poindre un sentiment d’insécurité latent. Les socialistes ne sont pas pour autant convaincus du bien-fondé de la vidéoprotection. On sent clairement entre opposition et majorité deux approches idéologiques distinctes dans la perception du sujet et la manière de le traiter. En clôture du débat, Patrick Genre porte l’estocade en dévoilant la réalité financière du projet, à savoir 3 400 euros par caméra et non pas 34 000 euros et 700 euros de fonctionnement contre 7 500 euros aux dires du groupe écologiste. “On ne fera pas n’importe quoi par rapport aux finances de la Ville”, conclut le maire. I Une caméra coûte 3 400 euros, plus 700 euros de coût de fonctionnement. Les frontaliers à l’Élysée our eux, ce n’est pas une victoire mais une reconnaissance supplémentaire. Depuis plusieurs mois, le Groupement transfrontalier se bat pour que “le libre choix de la couverture maladie du travailleur frontalier ne soit pas remis en cause, en mai 2014, comme le prévoient les accords entre la Suisse et la France” explique ce dernier. À deux reprises déjà, les responsables de l’association ont présenté leur position auprès des ministères concernés. Mercredi 20 février, le Groupement est passé à la vitesse supérieure. Michel Charrat, président et Guylaine Riondel-Besson, juriste et directrice des services, ont été reçus à l’Élysée par le conseiller en charge de la protection sociale auprès du président de la République. “C’est la première fois, en cinquante ans d’existence, que le Groupement est reçu officiellement au Palais de l’Élysée !” rapporte un membre du Groupement. P Cette rencontre s’inscrit dans l’action que ce dernier mène pour obtenir le maintien du libre choix dans le cadre de la prochaine loi de financement de la Sécurité sociale. Le représentant du président de la République a, au cours de l’entretien, pris en compte les arguments juridiques et politiques du G.T.E. “Ce rendez-vous nous confirme que le dossier est loin d’être bouclé et que nous avons réussi à susciter l’intérêt au plus haut niveau de l’État. Une autre étape est franchie.” Si aucune nouvelle réponse n’a été donnée après cette réunion, le Groupement est dans l’attente de la nomination d’un médiateur extérieur au gouvernement. I La première fois, en 50 ans, que le Groupement transfrontalier est reçu à l’Élysée. Ici, Michel Charrat, président et Guylaine Riondel-Besson, juriste. Le repreneur de la station des Fourgs devrait être connu au printemps. annonce diffusée en décembre dans nos colonnes de la vente de la société Téléskis des Rangs a eu de fortes répercussions dans la presse écrite, les journaux télévisés et sur les sites d’information en ligne. Toutes les chaînes ont fait le déplacement aux Fourgs : TF1, France 2 et France 3 la même journée, B.F.M. T.V., M6, etc. Les médias semblent toujours très à l’affût de ce genre de sujet. Le côté tradition et authenticité reste très vendeur. Avec un tel buzz, les candidatures devaient forcément affluer d’autant plus qu’on venait tout juste d’inaugurer l’accès au portable sur le plateau des Bourris. Roland Bulle-Piourot le cédant n’en revient toujours pas. “Le téléphone n’arrêtait pas de sonner. C’était de la folie furieuse. On a reçu au moins une centaine d’appels.” Des propositions sérieuses ou très farfelues comme cette maman prête à débourser les 800 000 euros demandés L’ pour offrir une occupation à son grand fils de 35 ans. Un couple de Nantais sans doute ému par l’histoire a aussitôt suggéré de lancer une grande souscription sur le Net. Des cabinets d’avocats à la solde de riches entrepreneurs russes ou chinois se sont également manifestés. “Beaucoup d’investisseurs utilisaient la station comme faire-valoir car ils recherchaient avant tout du terrain à proximité pour y construire de l’hébergement marchand.” Face à cette avalanche de sollicitations, les vendeurs ont finalement sélectionné une trentaine de repreneurs à qui ils sont transmis des dossiers de présentation. “En retour, on leur demandait de présenter plus précisément leur projet”, poursuit Roland Bulle-Piourot en indiquant qu’il privilégierait plutôt des gens du métier. Le montant de l’affaire ne constitue, semble-t-il, pas un frein. Le ou les repreneurs devraient être connus ce printemps. I 4 L’INTERVIEW DU MOIS La Presse Pontissalienne n° 161 - Mars 2013 COMMERCE RECHERCHE Sylvie Dabère Bois et Matériaux Pontarlier “Nous sommes parvenus à donner une autre image du commerce à Pontarlier” Le dynamisme commercial se maintient dans la capitale du Haut-Doubs. Pour la présidente de l’association Commerce Pontarlier Centre, il n’y a pas de hasard à cela mais une volonté d’aller de l’avant de la part des acteurs locaux du commerce. a Presse Pontissalienne : Quel bilan tirez-vous de l’année 2012 et des derniers soldes ? Comment se présente l’année 2013 ? Sylvie Dabère : Les commerçants sont plutôt satisfaits de l’année 2012. L’activité s’est bien maintenue. Pour 2013, ils sont dans l’attente, sachant qu’en début d’année, les conditions climatiques ont joué contre nous pour attirer les consommateurs au centreville. Pour ce qui est des soldes, les quinze premiers jours se sont plutôt bien passés. Ensuite, on a assisté à une certaine stabilité jusqu’au weekend de la braderie d’hiver qui a été un vrai succès. Grâce à cette opération commerciale, les soldes se sont terminés sur une note positive. Globalement, les commerçants sont satisfaits. L Pontarlier. Notre association a régulièrement des demandes de commerçants de Besançon, de Vesoul, de Gray, qui cherchent à s’installer en ville. “S’intéresser au L.P.P. : Pour les commere-commerce.” çants d’ailleurs, le Haut- Doubs pontissalien est donc synonyme de business. Cette réputation est-elle nouvelle ? S.D. : Il y a beaucoup d’articles de presse dans des magazines tels que L’Express qui ont présenté le HautDoubs pontissalien comme un eldorado. Celui qui a les moyens d’investir vient tenter sa chance ici. Pontarlier profite d’une nouvelle dynamique qui n’est pas liée seulement à la clientèle L.P.P. : On assiste au centre-ville de Besançon suisse, mais à la clientèle frontalière. à une fermeture en série de magasins. Les enseignes changent beaucoup. Observez-vous L.P.P. : Parvenez-vous également à attirer une un pareil phénomène à Pontarlier ? clientèle autre que la clientèle suisse ou du S.D. : On remarque en effet que le pay- Haut-Doubs ? sage commercial change vite. Des com- S.D. : Dans mon commerce, j’ai édité merçants en place vendent leur affai- des cartes Altitude pour des clients re aujourd’hui comme par crainte de qui venaient de Besançon. Mais c’est l’avenir. La différence à noter sans dou- assez marginal. En revanche, j’observe te avec Besançon, est que les pas-de- que des habitants du plateau qui porte sont systématiquement repris à avaient l’habitude de se rendre à Besan- H/F 1 vendeur sédentaire 1 commercial itinérant Expérience fortement souhaitée Envoyez CV + lettre de motivation : à lʼattention de M.Yann FRANCOIS 29 rocade Georges Pompidou - 25300 PONTARLIER [email protected] L.P.P. : Quel rapport entretenez-vous avec la régulièrement utilisées), et en aucun cas je ne voudrais qu’elle puisse être mairie ? S.D. : Nous avons d’excellents contacts déployée à l’échelle de Grand Pontaravec la municipalité de Pontarlier. Dès lier. Toute la difficulté est d’exister. qu’il y a un problème, on alerte la mai- C’est le challenge à relever au quotirie qui nous reçoit pour en discuter. dien. Au centre-ville, nous nous donLes commerçants du centre-ville sont nons les moyens de le faire en propoécoutés et c’est très important. Nous sant des animations et des outils comme n’obtenons pas toujours gain de cau- la carte Altitude. Les gens viennent se, mais nous pouvons au moins débattre en ville pour se faire plaisir, se balades problèmes. Nous formons un binô- der, voir les vitrines. Notre richesse me avec la municipalité de Pontarlier, est le commerce indépendant, tradiun binôme qui fonctionne assez bien. tionnel. çon pour consommer viennent plus facilement à Pontarlier. C’est le signe que grâce à la fédération de commerçants Grand Pontarlier et à des outils de communication comme “O-doo”, nous sommes parvenus à donner une autre image du commerce à Pontarlier. Les gens de l’extérieur sont curieux de venir voir ce qui se passe ici, car ils entendent dire que Pontarlier, une petite ville sympa. L.P.P. : Attendez-vous de la fédération Grand Pontarlier qui réunit les quatre L.P.P. : N’y a-t-il pas un risque selon vous à ce associations de commerçants “Une que la réussite commerciale de Pontarlier pro- qu’elle prenne davantage de vienne essentiellement de la bonne santé de responsabilités ? petite l’économie suisse ? S.D. : La fédération est là ville S.D. : Le commerce est pourvoyeur pour faire connaître le d’emplois à Pontarlier. Cependant, il périmètre commercial, sympa.” faut être attentif à ne pas déséquili- favoriser son attractivibrer ce territoire. Si demain la conjonc- té et susciter une dynature économique se dégrade en Suis- mique globale. En se, le tissu commercial sera confronté revanche, ce n’est pas à à des difficultés importantes. C’est elle de mettre en place pour cela que les commerçants doivent les outils pour fidéliser mesurer leurs investissements. La les clients. À mon sens, proximité de la frontière est une for- chacune des associations ce indéniable actuellement, mais elle doit réfléchir aux moyens peut devenir un précipice économique. à mettre en œuvre pour Il suffirait d’un tremblement pour que fidéliser la clientèle sur tout s’écroule. Sur ce point, Besançon son secteur. Au centreest sans doute moins vulnérable que ville, nous avons la carte Altitude (17 000 cartes Pontarlier. L.P.P. : Des commerçants s’inquiètent de la place que prend Internet dans les habitudes de consommation. Leurs craintes sont-elles fondées ? S.D. : La question est de savoir comment peut-on transformer en avantage ce qui, à première vue, est un inconvénient. Si un commerçant accepte de regarder plus loin que le bout de son nez, il va s’intéresser au e-commerce pour vendre différemment ses produits. Cela peut devenir un atout. Dans mon cas, moi, commerçante indépendante, qui a un petit commerce rue de la Gare, je remarque la chance que j’ai de pouvoir accrocher une cliente du XVIème arrondissement de Paris grâce à Internet. Cet outil peut-être un vecteur de développement. J’ajoute que la C.C.I., dans le cadre du dispositif “Achat-Ville” permet aux commerçants de disposer d’un petit site Internet vitrine. L.P.P. : A vous entendre, la réussite d’un commerce dépend plus du tempérament de la personne qui l’anime que du contexte économique ? S.D. : Il n’y a pas de fatalité dans le commerce pas plus qu’il n’y a de chance. À mon sens, il y a que des commerçants qui décident de bouger ou pas. En tant que présidente, c’est mon devoir de faire prendre le train à mes adhérents (N.D.L.R. : Commerce Pontarlier Centre en compte 120) et de les faire avancer. L.P.P. : Votre association a-t-elle des projets pour 2013 ? S.D. : J’ai des idées pour créer une nouvelle dynamique commerciale au centreville, mais pour l’instant je veux rester discrète sur le contenu. J’ai aussi des idées pour aider les commerçants à se mettre aux normes en terme d’accès aux personnes handicapées. Sylvie Dabère est présidente de l’association Commerce Pontarlier Centre depuis dix ans. L.P.P. : Cela fait dix ans que vous êtes présidente de l’association. Avez-vous l’intention de passer la main ? S.D. : J’aime ce que je fais. Lorsqu’on occupe cette fonction, on a accès à une multitude d’informations très intéressantes. C’est très enrichissant d’un point de vue personnel. Ce serait peutêtre une bonne chose qu’une personne prenne la relève et apporte d’autres idées. Mais pour l’instant, on ne se bouscule pas au portillon. Tant que je serai là, je ferai le travail avec enthousiasme. J’ai la chance d’être épaulée par Béatrice Saillard, notre chargée de mission efficace. Je suis convaincue que lorsqu’on a une attitude dynamique, on arrive à entraîner des gens derrière soi. I Propos recueillis par T.C. PONTARLIER RÉCOMPENSE 5 La Presse Pontissalienne n° 161 - Mars 2013 Croix-Rouge Josiane Nohl, une récompense dédiée à son fils et à son mari Josiane Nohl a été élevée au grade de Chevalier de l’Ordre national du Mérite pour 50 années passées au service de la Croix-Rouge de Pontarlier. Une femme de cœur que la vie n’a pas épargnée. l manquait ses deux être les plus chers : Gérard son fils, décédé il y a quinze ans subitement, et Robert (Titi pour les intimes) son mari parti il y a huit ans. Ils étaient néanmoins présents dans le cœur de Josiane pour partager avec elle, samedi 2 mars, une récompense fruit de 50 années passées au service des autres au sein de la Croix-Rouge de Pontarlier. “Cette médaille leur revient, car mon mari comme mon fils, ne m’ont jamais demandé de stopper mon engagement” explique Josiane Nohl qui a reçu les insignes de Chevalier de l’Ordre national du Mérite des mains de François Cornibert, président de l’Ordre de Pontarlier et environs. Josiane, émue et touchée par ce geste, préfère la discrétion. “Je n’ai jamais donné de mon temps pour avoir les honneurs. J’ai toujours fait ça de bon cœur” dit-elle. Il y a cinquante ans, I elle a franchi la porte de la Croix-Rouge “pour apprendre les gestes qui sauvent” se souvient-elle. Josiane n’en repartira plus. Elle prendra au fil des années des responsabilités au sein de la structure en devenant monitrice de secours puis présiElle a dente de la section locale de Pontarlier. “Je garcédéla de d’excellents présidence souvenirs. Je me souviens avoir participé à à Robert la première TransjuEdme. rassienne qui s’appelait la Progressime ou encore aux 24 heures des neiges… que mon fils avait mis sur pied (Gérard fut notamment speaker officiel lors des Jeux Olympiques d’Albertville)” explique Josiane Nohl a reçu les insignes de Chevalier de l’Ordre national du Mérite. la dame, à la retraite depuis 1995 et fidèle lectrice de notre journal. Après une pause, Josiane a cette année de nouveau œuvré à la section locale pour préparer les colis de Noël. Elle a cédé la présidence à Robert Edme. Ce dernier invite “les bénévoles à les rejoindre pour aider les autres.” Rappelons que la structure aide les personnes en difficulté, aussi bien en première urgence qu’en accompagnement. Le futur projet de l’antenne pontissalienne : se munir d’un moyen de locomotion pour chercher les personnes en difficulté résidantes dans les villages reculés du Haut-Doubs et les conduire jusqu’à Pontarlier. Reste à trouver le financement. Josiane Nohl tient à préciser un principe fondamental : “La Croix Rouge est une vieille dame. C’est pour cela que la réception a été entièrement prise à ma charge…” conclut-elle. Après avoir tant donné, Josiane Nohl poursuit sa mission… I Croix Rouge de Pontarlier : Place Jules-Pagnier. Tél. : 03 81 39 16 02 6 La Presse Pontissalienne n° 161- Mars 2013 L’ÉVÉNEMENT QUAND L’HORLOGERIE VA, TOUT VA… ÉCONOMIE Les effectifs de frontaliers ont encore progressé de 10,8 % en fin d’année dernière par rapport à l’automne 2011. Ils ont 4 000 de plus à venir gonfler les statistiques de l’emploi frontalier dans l’Arc jurassien, dont les entreprises emploient désormais plus de 41 000 Français. Cette bonne santé de l’emploi en Suisse contribue certainement à maîtriser le chômage côté français. Le Doubs est en effet un des seuls départements français à voir son nombre de demandeurs d’emplois baisser (– 0,2% le mois dernier). La dynamique de l’emploi en Suisse est essentiellement due à la santé insolente que continue à afficher le secteur horloger. Du Jura suisse à la Vallée de Joux, c’est tout le Haut-Doubs qui continue à en bénéficier. Dans un contexte où la plupart des autres secteurs industriels battent de l’aile, même en Suisse, l’horlogerie continue à triompher. Pour 2013, les perspectives sont tout aussi réjouissantes. Le point. Le niveau de 2008 dépassé L’horlogerie tire l’économie suisse Le secteur horloger continue sa croissance. Pour la première fois de l’histoire, le cap des 20 milliards de francs suisses d’exportations a été franchi. La branche emploie plus de 53 000 salariés et ce n’est pas fini. ans un contexte où la plupart des secteurs d’activité patinent, même en Suisse, le secteur horloger est un des seuls, avec la chimie, à continuer à croître de l’autre côté de la frontière. Les flux de travailleurs frontaliers ne sont pas près de s’estomper puisque les recrutements n’ont jamais été aussi nombreux, comme le nombre de salariés de la branche horlogère qui a dépassé en 2013 les 53 000, nombre jamais atteint depuis la crise horlogère du début des années quatre-vingt. “Sur le plan de l’emploi, nous avons récupéré les pertes subies en 2008-2009” confirme Romain Galeuchet à la convention patronale de D 150 recrutements ont été annoncés par VacheronConstantin en vallée de Joux, 800 par Swatch à Boncourt (Jura suisse). l’horlogerie suisse. “Nous avions perdu 5 000 emplois en 2009, on atteint à nouveau les chiffres de 2008, et on les dépasse même” avance de son côté JeanDaniel Pasche, le président de la fédération de l’industrie horlogère suisse. L’année 2012 a été pour l’horlogerie suisse “la meilleure année de l’histoire horlogère suisse” confirme Jean-Daniel Pasche. Les exportations ont atteint le chiffre record de 21,4 milliards de francs suisses (sachant que la Suisse exporte 95 % de sa production). Et selon la fédération horlogère suisse, “l’année 2013 devrait être encore meilleu- exportations horlogères suisses ont re que 2012. Janvier confirme cette ten- affiché une nouvelle croissance de dance.” En janvier de cette année, les 10,8 % pour une valeur d’1,5 milliard Jean-Daniel Pasche, patron de la fédération horlogère suisse : “L’année 2013 devrait être encore meilleure.” (photo F.H.S.). de francs. “Les montres-bracelets se sont inscrites en forte hausse, notamment grâce aux produits en or et en acier.” Si l’Asie reste le premier marché pour l’horlogerie suisse (Hong Kong et la Chine notamment), c’est paradoxalement en Europe que les montres suisses ont le plus progressé. Notamment grâce à l’Allemagne (+ 33,1 %), l’Italie (+ 16 %) et même l’Espagne (+ 17,4 %). La France est le quatrième plus gros débouché commercial pour l’horlogerie suisse, mais notre pays a affiché 53 000 une croissance plus salariés modeste avec + 1,3 % de dans la commandes en plus par rapport à l’année précébranche. dente. “Les gens ont peutêtre acheté un peu moins, mais mieux. Ils ont peutêtre considéré les achats de montres comme un investissement d’avenir” suppose Jean-Daniel Pasche. Dans cette conjoncture porteuse, les projets des firmes horlogères vont bon train. Le groupe Swatch construit une nouvelle unité de production à Boncourt (canton du Jura) avec 800 emplois à la clé. En Vallée de Joux, c’est l’entreprise Vacheron-Constantin qui double sa surface avec 150 recrues nouvelles. Tag Heuer a également annoncé la construction d’un nouveau site de production dans le Jura suisse. Le Swatch Group, encore lui, réinvestit également du côté de Bienne. Le groupe Richemont (propriétaire notamment de Cartier) investit, lui, dans ses unités de production du Val-de-Travers ainsi que dans la région de Genève. “Tout ce la démontre la confiance en l’avenir de cette industrie” ajoute le patron de la fédération horlogère suisse. La Suisse n’a pas fini de faire tourner l’économie française. Un cercle vertueux. I J.-F.H. La Presse Pontissalienne n° 161- Mars 2013 RÉSULTATS 7 8 milliards de francs Encore une année record pour le Swatch Group Le groupe Swatch, principal acteur mondial de l’horlogerie, affiche une santé insolente : 8 milliards de francs suisses de chiffre, près de 2 milliards de bénéfices et 1 500 embauches en 2012. Et ce n’est pas fini… Le groupe Swatch ne s’est jamais aussi bien porté. La crise ? Connaît pas… EMPLOI e Swatch Group se rit de la crise mondiale. Dans un contexte où l’horlogerie, on l’a vu, tire exceptionnellement bien son épingle du jeu, le groupe fondé par la famille Hayek, numéro 1 mondial de l’horlogerie, est en pleine santé. “En dépit d’un environnement économique toujours aussi instable, le Swatch Group a réalisé une nouvelle année 2012 record avec un chiffre d’affaires brut à 8,143 milliards de francs, en augmentation de 14 %” confirme la firme basée à Bienne. Mieux : elle augmente son résultat opérationnel de 22,9 % par rapport à l’année précédente, établi à 1,608 milliard de francs. “Dans l’ensemble, il en découle un résultat net d’1,608 milliard de francs, soit une hausse de 26 % par rapport à l’année précédente” ajoute-t-on chez Swatch. La croissance du chiffre d’affaires du groupe suisse s’est répartie sur tous les continents. Le groupe n’a pas ménagé non plus ses efforts en matière de marketing. “Les L VALLÉE DE JOUX investissements peuvent se chiffrer en centaines de millions de francs” reconnaît le siège du groupe. Ces investissements en communication ont été occasionnés dans différentes marques, notamment avec Oméga à l’occasion des Jeux olympiques de Londres. L’emploi a suivi cette belle évolution. Swath Group a créé l’an dernier pas mois de 1 500 emplois nouveau, dont 900 en Suisse, “auxquels viennent s’ajouter environ 280 postes par le biais d’acquisitions.” Le Swatch Group a par exemple racheté récemment la marque Harry Winston. Pour les années futures, l’optimisme est encore de rigueur au sein du Swatch Group. La direction évoque “une croissance à long terme de l’industrie horlogère helvétique de 5 à 10 % par an. Par conséquent, les perspectives du groupe pour 2013 s’annoncent positives” conclut la firme biennoise. I J.-F.H. Quatrième manufacture Le recrutement va bon train e Swatch Group, Tag Heuer, le groupe Richemont… Tout l’Arc jurassien bénéficie actuellement de ces projets d’investissements. Des centaines d’emplois sont en cours de recrutement. L’actualité du groupe Swatch, c’est la construction d’une nouvelle fabrique de cadrans E.T.A. à Grenchen (canton de Soleure), l’édification du nouveau site de Boncourt dans le Jura suisse pour la production de composants horlogers, assemblage et emboîtage, et un nouveau site à Villeret (canton de Berne) pour de l’assemblage. Swatch construit également cette année son nouveau siège vers Bienne ainsi que L des nouvelles usines pour la marque Omega à Bienne. “Le recrutement se fait par les canaux habituels - annonces, bureaux de placements” précise le Swatch Group. Toujours dans le Jura suisse, la marque Tag Heuer construit sa quatrième manufacture à CheneSon vez. Les locaux nouveau seront terminés en fin d’année. “La siège vers Manufacture Bienne. d’Avant-Garde Tag Heuer accueillera la fabrication et le garnissage des composants clés ainsi que CROISSANCE Vacheron-Constantin l’assemblage du Calibre 1887, lancé il y a deux ans et aujourd’hui fabriqué à Cornol et La Chaux-de-Fonds. Et ce, en plus des capacités déjà installées à La Chaux-de-Fonds. Près de 100 nouveaux emplois seront créés à terme, pour un site qui en comptera plus de 150 dans une première phase” souligne la direction de la marque. Tag Heuer annonce également être en train de développer entièrement en interne un tout nouveau Calibre Chronographe mécanique pour étoffer sa gamme et qui viendra s’inscrire en complémentarité avec le Calibre 1887 en termes de construction, performances et de volumes. I L.V.M.H. haut de gamme 7 000 emplois dans la Vallée Le tire l’horlogerie La petite Vallée de Joux conforte sa place de vallée en or de l’horlogerie. Sur son territoire se concentrent près de 50 entreprises dédiées à la montre. Et les investissements se poursuivent. Le nombre d’employés de l’horlogerie augmente en moyenne de 5 % par an en Vallée de Joux. u plus petit, l’entreprise Dufour et ses deux employés, au plus grand, Jaeger-LeCoultre et ses 1 300 salariés, la Vallée de Joux est une concentration d’entreprises dédiées à l’horlogerie, souvent haut de gamme. Elles sont une cinquantaine sur ce petit territoire perché à 1 000 mètres d’altitude qui regroupe “désormais autour de 7 000 emplois” informe Éric Duruz, le directeur de l’A.D.A.E.V. (Association pour le Développement des Activités Économiques de la Vallée de Joux). Ils n’ont jamais été aussi nombreux à vivre de cette activité horlogère et les projets continuent à fleurir. Parfois moins impressionnants que l’immense agrandissement de la manu- au Brassus. “Il y a ces gros investissefacture Jaeger-LeCoultre récemment, ments, mais le développement de l’emploi mais en cumulé, cela fait des dizaines dans la Vallée est souvent le fait des plus de nouveaux emplois tous les ans. petites entreprises qui augmentent leurs Deux projets sont actuellement en cours capacités de production. Il y a encore de réalisation en Vallée de Joux. Bre- des marges de progression dans les guet d’abord, propriété du Swatch Group années à venir, et la Vallée peut encore qui investit plus de 200 millions de largement accueillir de nouvelles entrefrancs suisses pour augmenter la capa- prises. Il y a de la place” sourit Éric cité de production de cette prestigieu- Duruz. se marque. Et Vacheron-Constantin L’emploi a donc de beaux jours devant (groupe Richemont) qui tout bonnement lui en Vallée de Joux. “Il y a en permadouble sa surface ainsi que son nombre nence des recrutements, chez tout le monde salariés, passant de 150 à 300 de, même les plus petites entreprises” employés. La marque genevoise inves- ajoute le responsable. Ces dix dernières tit quelque 100 millions de francs, dont années, l’effectif salarié de la Vallée de 30 dans la construction d’un bâtiment Joux a fait un bond de 50 %. I D e groupe français L.V.M.H. possède plusieurs marques prestigieuses dans l’horlogerie suisse. Qui ont contribué aussi à la hausse de 20 % des ventes du groupe détenu par Bernard Arnault. L’année 2011 était déjà exceptionnelle, 2012 est encore meilleure : les ventes du leader mondial de produits de luxe Louis Vuitton Moët Hennessy (L.V.M.H.) ont bondi de 19 % en 2012 pour atteindre le chiffre hallucinant de 28,1 milliards d’euros. Bénéfice net de L.V.M.H. : 3,42 milliards, en hausse de 12 %. “Les marques horlogères de L.V.M.H. font preuve d’une belle dynamique soutenue par de nombreuses innovations et la force de leurs modèles icôniques comme en témoigne les excellents résultats de la ligne Carrera chez Tag Heuer, King Power chez Hublot et El Primero chez Zénith” illustre la fédération de l’industrie horlogère suisse. Parmi les marques dans le giron de L.V.M.H. figure Tag Heuer. La marque horlogère a accentué ses L Tag Heuer, dont le site principal est à La Chaux-deFonds, est une des marques du groupe L.V.M.H. bonnes performances. Un nouveau site de production doit ouvrir cette année dans le Jura suisse, à Chenevez : un investissement de 30 millions de francs suisses et à la clé, 150 nouveaux emplois. I 8 L’ÉVÉNEMENT La Presse Pontissalienne n° 161 - Mars 2013 BALLAIGUES Il n’y a pas que l’horlogerie… Dentsply Maillefer s’agrandit, “Dentsply Maillefer produit 1 million d’instruments par jour”, explique Dominique Legros, le directeur général du site. 120 emplois à la clé À l’étroit dans ses locaux, le fabricant d’instruments dentaires va investir 35 millions de francs suisses dans un nouveau bâtiment de 10 500 m2. C’est beau la croissance… À écouter Dominique Legros présenter l’entreprise qu’il dirige depuis plus d’un an, on s’étonne qu’une telle évolution soit encore possible à l’heure où chez nous l’économie est en plein marasme. Le directeur parle “d’années de croissance qui nous permettent d’envisager l’avenir avec beaucoup de confiance et beaucoup d’enthousiasme.” En intégrant le groupe américain Dentsply en 1995, la famille Maillefer n’a pas manqué de perspicacité. L’opération a permis de développer de façon considérable l’entreprise de Ballaigues. Les chiffres donnent le tournis. Dentsply Maillefer spécialisé dans la fabrication d’instruments liés au traitement des racines dentaires est leader mondial dans son domaine. Elle emploie aujourd’hui 892 collaborateurs dont 70 recrutés en 2012, réalise 290 millions de francs de chiffre d’affaires et exporte 95 % de sa production dans plus de 120 pays. Plusieurs facteurs participent à cet- te réussite : l’objectif d’excellence, les partenariats avec les centres de recherches universitaires, le souci d’intégration dans la conception des produits et des machines pour les fabriquer… “Le système Protater best-seller de la société Dentsply Maillefer est aujourd’hui le système le plus vendu au monde. Il représente 100 millions de francs suisses par an”, indique le directeur qui en profite pour annoncer le lancement prochain d’une nouvelle génération d’instruments en nicLa kel-titane. création Ce dynamisme préside 120 de à l’extension des emplois. locaux. Le projet se justifie d’autant plus par la fermeture à terme du site du Creux confiné au bord de la Jougnena. “L’activité sera transférée sur le site du Verger où l’on va construire un bâtiment pour faire face aux perspectives de croissance escomptées dans les dix prochaines années”, poursuit le directeur général. D’une surface totale de 10 200 m2, ce bâtiment permettra d’augmenter d’un tiers la surface de production. Il abritera notamment 6 900 m2 d’atelier et 2 500 m2 de locaux techniques. Sans oublier la nouvelle cafétéria de 800 m2. Ce projet se veut exemplaire sur le plan environnemental avec des systèmes de récupération d’énergie et des panneaux photovoltaïques. Montant total de l’investissement : 35 millions de francs suisses. Le chantier débutera cet été pour une livraison en juin 2015. “On en est encore au stade des appels d’offres. Le premier parking devrait être entrepris en juin si les conditions météo l’autorisent. Ce projet générera à terme la création de 120 emplois”, conclut Dominique Legros. I Le nouveau bâtiment sera construit au Verger où se situe le site principal de Dentsply Maillefer à Ballaigues. État civil de février 2013 NAISSANCES 25/01/13 – Maxime de Jérémie VERNEREY, charpentier et de Aurore BLONDEAU, ouvrière. 25/01/13 – Emma de Jérôme BURLET, chef de projets et de Elodie BUFFARD, aide à domicile. 25/01/13 – Valentin de Florens-Louis CHAPENTIER, employé et de Elia XAVIER, infirmière. 25/01/13 – Nidal de Mansour SALHI, ouvrier et de Zohra DJEBAILIA, sans profession. 25/01/13 – Marie de Noé ASSUNÇAO PEREIRA, électricien et de Evelyne ATTIAS, animatrice. 25/01/13 – Nathan de Davy CAILLAULT, étampeur et de Myriam MESNIER, sans profession. 26/01/13 – Vatilia de Kévin GRENON, gérant de société et de Justine CURIE, cuisiniste. 27/01/13 – Lilou de Stéphane MARETS, électricien et de Julie RÉSUTEC, esthéticienne. 28/01/13 – Fleur de David BOURNEZ, enseignant et de Fabienne BETTINELLI, institutrice. 28/01/13 – Thomas de José DOS SANTOS CARDOSO, serrurier et de DA FONCECA LOUREIRO Carla, coordinatrice d'équipe en horlogerie. 28/01/13 – Marcelin BAVEREL, imprimeur et de Nadine GARNACHE-BARTHOD, aide soignante. 28/01/13 – Warren de Kévin HELLEC, couvreur et de Magalie HEFFNER, sans profession. 29/01/13 – Emy de Anthony COQUARD, cuisinier et de Tiffany MARCANTONI, caissière. 29/01/13 – Chloé de Davy TROUILLOT, conducteur d'engins en bâtiment et travaux publics et Lydie BILLOD-LAILLET, agent des services hospitaliers. 29/01/13 – Juliette de Anthony LEFEVRE, ouvrier et de Stéphanie BITARD, déléguée à la tutelle. 29/01/13 – Devan de Taskin HAYRET, horloger et de Sibel CANTURK, opératrice en horlogerie. 29/01/13 – Farès de Sidi-Mohamed BENALI, opérateur de production et de Malika EL HANDOUZ, vendeuse à domicilie. 29/01/13 – Roxane de Donovan BEAUFOUR, régleur commande numérique et de Eloïse DODET, esthéticienne. 29/01/13 – Louis de Mickaël RENAUD, menuisier et de Pauline MASNADA, réceptionniste. 30/01/13 – César de Jean-François PESANTI, constructeur horloger et de Edwige BAILLY-BASIN, responsable commerciale. 30/01/13 – Maël de Cédric TOURNIER, mécanicien et de Audrey TESSIER, serveuse. 31/01/13 – Edèn de Anthony BIGEY, boulanger pâtissier et de Aline MERCIER, sage-femme. 30/01/13 – Sunny de Eric LIENARD, carreleur et de Floriane LIBOZ, sans profession. 31/01/13 – Théo de Loïc BLONDEAU, agriculteur et de Carole GRILLON, conseillère en Economie Sociale et Familiale. 31/01/13 – Tylia de Raffael WYSSLING, sans profession et de Emilie RENAUD, coiffeuse. 01/01/13 – Belinay de Idris GÜNEY, sans profession et de Fadime CEYLAN, sans profession. 01/02/13 – Thibaut de Cédric MARSOUDET, plombier et de Marlène CUSENIER, infirmière. 31/01/13 – Selena de John MARQUÈS, intérimaire et de Ameline DE WILDE, employée de restauration. 31/01/13 – Santino de Sébastien PANTIGNY, intérimaire et de Nathalie DUMAIN, cuisinière. 01/02/13 – Charlotte de Vivien FUSIER, ouvrier et de Céline GONCALVES, sans profession. 01/02/13 – Elouane de Patrick BOUCARD, polisseur et de Nadège VACELET, aide-soignante. 02/02/13 – Louis de Mathieu ROUSSELET, horloger et de Céline CASTE, technicienne logistique. 03/02/13 – Isalyne de Cédric BOURGEOIS, chauffeur de pelle et de Aude JACQUEMARD, horlogère. 03/02/13 – Kahéna de Antoine CAIGNE, plaquiste et de Yamina PELISSIER, serveuse. 03/02/13 – Semih de Murat AVDATEK, peintre en bâtiment et de Neslihan SALIK, sans profession. 02/02/13 – Roschdy de Mustapha HAZZI, manutentionnaire et de Myriam BENCHIHA, femme de chambre. 04/02/13 – Alix de Xavier PERRY, éducateur sportif et de Hélène VERMOT, éducateur sportif. 05/02/13 – Adin de Hasan CAMDZIC, plongeur-cuisinier et de Amela PASEVIC, agent des services hospitaliers. 05/02/13 – Nicolas de Jean-Marie VILLAIN, bouchercharcutier et de Christelle PICHETTI, vendeuse. 05/02/13 – Loan de Julien DREZET, aide-soignant et de Emeline GILLET, ouvrière en horlogerie. 06/02/13 – Nathaël de Régis SIMON, ouvrier menuisier et de Lise LEBLANC, infirmière. 06/02/13 – Charlie de Joël VUILLEMIN, chauffeur livreur et de Nadine HOUSER, directrice d'établissement médico-social. 06/02/13 – Lily-Fleur de Clément STEINMESSE, second fromager et de Audrey SICHEL, responsable qualité. 07/02/13 – Lassana de Ousmane HANE, hôtelier et de Dorine DUTRIEUX, aide-soignante. 07/02/13 – Ophélia de Geoffrey PERILLEUX, usineur et de Céline IMADOUCHENE, comptable. 07/02/13 – Evan de Benjamin SOUFFLOT, moniteur d'escalade et de Manuela HANROT, bibliothécaire. 07/02/13 – Elia de Jérôme DREZET, infirmier et de Alexandra SIRON, infirmière. 09/02/13 – Astrid de Emmanuel DE BENEDICTIS, menuisier et de Aude MARMORAT, acheteur. 09/02/13 – Élyne de Benoît DULAC, carreleur et de Jessica ARDOIN, opératrice polyvalente. 09/02/13 – Aldin de Enes MEHAKOVIC, maçon et de Medina LJUCA, responsable de magasin. 09/02/13 – Tifenn de Christophe PECCLET, cariste et de Laetitia WENGER, sans profession. 09/02/13 – Thibaut de Stéphane CASTELLA, régleur et de Marie-Laure PINTE, chef d'équipe. 09/02/13 – Aylin de Ali DEMIR, maçon et de Ayse AKTURK, employée de restauration. 11/02/13 – Louis de Clovis SIMONET, enseignant et de Céline BADOR, assistante commerciale. 11/02/13 – Justine de David ROUSSET, polymécanicien et de Erika PAQUETTE, sans profession. 12/02/13 – Maxence de Elio CAPELLI, entrepreneur travaux forestiers et de Gaëlle GIRARDOT, secrétaire médicale. 12/02/13 – Leandro de Arnaud DEPIERRE, vendeur et de Virginie HUGUENOTTE, sans profession. 12/02/13 – Lilou de Benoit ACINAS, menuisier et de Véronique SIMONIN, sans profession. 13/02/13 – Othilie de Patrice POCHARD, responsable de fabrication et de Nathalie BORDAS, responsable interface client. Urbanisation L’impôt frontalier rapporte 600 000 francs à la commune Ravi d’accueillir une entreprise aussi dynamique, Raphaël Darbellay, syndic de Ballaigues, ne cache pas son inquiétude d’être bloqué dans ses projets d’expansion communale. vec plus de 1 000 emplois toutes indusA tries confondues pour 985 habitants, Ballaigues profite avantageusement du développement de Dentsply Maillefer. “La présence d’une telle entreprise apporte des revenus fiscaux non négligeables”, confie le syndic. L’impôt frontalier rapporte ainsi 600 000 francs suisses à la commune, soit 10 % de ses recettes fiscales. La densité de travailleurs frontaliers se répercute forcément sur le trafic routier intramuros. “On va rénover la rue principale en 2013-2014.Tous les réseaux seront refaits à neuf. On prendra des mesures pour ralentir les automobilistes en aménageant des rétrécissements de chaussée et en installant des radars pédagogiques”, explique 13/02/13 – Guilhem de Guillaume PERREY, ouvrier et de Delphine BELOT, secrétaire. 13/02/13 – Valentino de Antoine DOLCE, maçon et de Isabelle STUMPP, serveuse. 13/02/13 – Timéo de Sébastien BERTHOD, gendarme et de Laura DÉTOUILLON, assistante ressources humaines. 13/02/13 – Noélie de David NAM, ouvrier spécialisé bois et de Aurélia GROS, aide soignante. 14/02/13 – Téo de Cédric RULLIER, agent et de Nathalie VALETTE, gestionnaire de paie. 14/02/13 – Lauris de Etienne DEFRASNE, conseiller technique d'élevage et de Isabelle MAUGERY, comptable. 14/02/13 – Louna de Joffrey RENAUD, formateur en informatique et de Nadège PERRETIER, assistante d'éducation. 14/02/13 – Jane de Julien GOETSCHY, informaticien et de Mélanie TILLIER, assistante médicale. 14/02/13 – Timéo de Hugues ZILLI, chef régleur et de Christelle PARISET, sans pr ofession. 15/02/13 – Érine de Benoit JACQUET, chauffeur poids lourds et de Virginie JEANNEY-THOMANN, éducatrice spécialisée. 15/02/13 – Kardelen de Ahmet SÜNGÜ, maçon et de Emine SAHAN, agent d'entretien. 15/02/13 – Romane de Anthony CHANEZ, ouvrier spécialisé et de Magali LEBONNOIS, aide médico-psychologique. 16/02/13 – Joanne de Julien VOUILLOT, directeur technique et de Léa CORSINI, adjointe de direction. 16/02/13 – Néo de Christian CHAGROT, plâtrier peintre et de Stéphanie BRUN, responsable logistique. 16/02/13 – Julie de Vutha KEN, opérateur et de Michèle MENIGOZ, sage-femme. 16/02/13 – Hamza de Ibrahim NAMOUDI, technicien en logistique et de Fatma ZAOUI, sans profession. 17/02/13 – Jade de Didier VUITTENEZ, artisan ferronnier et de Catherine HENRIET, ouvrière en horlogerie. 15/02/13 – Léo de Cédric DUMONT, sans profession et de Eliza BESSANT-LAMOUR, garde d'enfants à domicile. 18/02/13 – Alizé de Victor MICHAUD, horloger et de Violette DUTREMBLE, inifirmière. 17/02/13 – Jules de Forent DUBOIS-FAIVRE, chef d'entreprise et de Sandrine SURDEZ, aide soignante. Raphaël Darbellay. Profitant de la présence du conseiller d’État Philippe Leuba, l’élu local n’a pas manqué de revendiquer des moyens d’accueillir de nouveaux habitants. Il fait allusion à la loi fédérale sur l’habitat qui sera soumise à votation populaire le 3 mars. “Si elle passe, on pourra dire adieu au projet de créer un nouveau quartier qui permettrait par exemple d’offrir par exemple des solutions d’implantation aux cadres de chez Maillefer. On était suspendu à la votation du 3 mars.” La Confédération cherche ainsi à ratifier la règle dite des 15 % privilégiant la densification de l’habitat existant au détriment de nouvelles constructions. Sans nier l’intérêt d’harmoniser l’urbanisation, le syndic de Ballaigues estime ce dispositif incompatible avec les projets d’expansion des petites communes ne remplissant pas la fameuse règle des 15 %. “La seule issue serait que Ballaigues devienne un centre local.” Une autre manière d’annoncer sa candidature à la promotion administrative. I 20/02/13 – Nathan de Kamel LITIM, polymécanicien et de Anne MOREL, sans profession. 20/02/13 – Sylvestre de Julien MASSON, agent d'exploitation routière et de Elodie GLORIEUX, travailleuse sociale. 21/02/13 – Ugur de Bilal YILDIZ, ouvrier et de Behiye YILDIZ, étudiante. 21/02/13 – Kerim de Osman TOPBAS, maçon et de Sophie ÇINAR, couturière. 21/02/13 – Amauri de kevin BENOIT, boucher et de Johanne SANTORSA, sans profession. 22/02/13 – Célian de Jacques WYMANN, tehcnicien de production et de Ludivine DUBOIS. MARIAGES 09/02/13 – Bashkim HOXHA, peintre et Nadije HAJDARI, ouvrière. 16/02/13 – Ayhan YASAR, technicien méthodes et Emine USLU, sans profession. DÉCES 26/01/13 – Jean-Claude RIFFIOD, 67 ans, retraité, domicilié à Pontarlier (Doubs) époux de Anne-Marie BELLERAUT 27/01/13 – Renée BOURGON, 81 ans, retraitée, domiciliée à Sombacour (Doubs) épouse de Paul MINAZZI. 28/01/13 – Georges GARNIER, 90 ans, retraité, domicilié à Frasne (Doubs) époux de Louise JALLON. 25/01/13 – Gabriel BAUD, 83 ans, retraité, domicilié à Aubonne (Doubs) époux de Thérèse POBELLE. 24/01/13 – Alain NJOCK, 73 ans, retraité, domicilié à Frasne (Doubs) célibataire. 06/01/13 – Brigitte GRANDVOINNET, 73 ans, retraitée, domiciliée à Pontarlier (Doubs). 30/01/13 – Elmile CARDOT, 80 ans, retraité, domicilié à Pontarlier (Doubs) célibataire. 31/01/13 – René PETITE, 90 ans, retraité, domicilié à Pontarlier (Doubs) veuf de Jacqueline MORTIER. 01/02/13 – André MICHAUD, 84 ans, retraité, domicilié à Mouthe (Doubs) célibataire. 01/02/13 – Marie-Dolorès FERRER-MARTINEZ, 56 ans, sans profession, domiciliée à Villers-le-Lac (Doubs), épouse de David BURAT. 02/02/13 – Paul LAFFELY, 80 ans, retraité, domicilié à Pontarlier (Doubs), époux de Colette LONCHAMP. 02/02/13 – Jean-Marie DELPLANQUE, 81 ans, retraité, domicilié à Frasne (Doubs). 04/02/13 – Rosmarie DIRIWÄCHTER, 79 ans, retraitée, domiciliée à Loray (Doubs), veuve de Gaetano MIUCCIO. 04/02/13 – Maurice TOURNIER, 87 ans, retraité, domicilié à Arc-sous-Cicon (Doubs), époux de Marie BARTHOD-MICHEL. 06/02/13 – Charles CORDIER, 85 ans, retraité, domicilié à Levier (Doubs), époux de Bernadette PAULIN. 08/02/13 – Michel MAUGAIN, 80 ans, retraité, domicilié à Arçon (Doubs), époux de Andrée HENRIET. 11/02/13 – Charles DESTAING, 71 ans, retraité, domicilié à Maisons-du-Bois-Lièvremont (Doubs), époux de Marie-Louise MOUGIN. 11/02/13 – Jean-Louis ANDRÉ, 56 ans, menuisier, domicilié à Les Gras (Doubs), célibataire. 11/02/13 – Jacqueline JACQUIN, 82 ans, retraitée, domiciliée à Pontarlier (Doubs), épouse de Gaston MINARY. 12/02/13 – Claude BONNET, 77 ans, retraité, domicilié à Villers-le-Lac (Doubs), époux de Lucienne BENDA. 12/02/13 – Gilbert COURDIER, 77 ans, retraité peintre en bâtiment, domicilié à Bannans (Doubs), époux de Charlotte JACQUET. 13/02/13 – Italia CAROFANO, 86 ans, retraitée, domiciliée à Pontarlier (Doubs), veuf de Antonio CERULO. 15/02/13 – Paulette BONJOUR, 85 ans, retraitée, domiciliée à Jougne (Doubs), veuve de Henry GUYON. 16/02/13 – Pierre DUTHY, 63 ans, retraité, domicilié à Dommartin (Doubs), époux de Micheline STAB.18/02/13 – Robert OUDET, 89 ans, retraité, domicilié à Levier (Doubs) époux de Gilberte BOUSSON. 16/02/13 – Philippe BONNET, 44 ans, ouvrier, domicilié à Pontarlier (Doubs) célibataire. 18/02/13 – Yvonne RENAUD, 89 ans, retraitée, domiciliée à Pontarlier (Doubs) veuve de Charles CUENOT. 16/02/13 – Régine GAIFFE, 85 ans, retraitée, domicliée à Longemaison (Doubs) veuve de Pierre GARDAVAUD. 20/02/13 – Louis LEMAÎTRE, 81 ans, retraité, domicilié à Pontarlier (Doubs) époux de Monique DEBONLIER. 10 PONTARLIER La Presse Pontissalienne n° 161 - Mars 2013 INVESTISSEMENT Un “non” définitif Retour à la case départ pour la gendarmerie Restrictions budgétaires obligent, tous les projets de nouvelles gendarmeries sont passés à la trappe, y compris celui de Pontarlier. 10 ans de réflexion stériles. e démenti du Colonel Grimaux annonçant en juin dernier aux élus de la C.C.L. que le projet de nouvelle gendarmerie n’était pas abandonné comme il avait cru le comprendre sonne bien creux aujourd’hui. Six mois plus tard, le patron des gendarmes du Doubs s’est à nouveau fait le messager d’une décision négative et qui semble cette fois-ci irrévocable. “Après étude du dossier et en raison des contraintes budgétaires actuelles, la direction générale de la Une gendarmerie nationale a décidé de ne pas agréer le déception projet”, a rapporté Patrick Genre en conclusion du palpable. dernier conseil communautaire. Quelques minutes plus tard, il informait son assemblée d’une diminution drastique des dotations de l’État. Le préjudice devrait s’élever, si l’on peut dire, à plus de 3 mil- L liards de recettes en moins dans les caisses des collectivités entre 2014 et 2015. Vu le contexte et le niveau de la dette publique, le verdict de la gendarmerie est compréhensible. “Tous les autres dossiers ont été rejetés. C’est un abandon définitif”, déplore le président de la C.C.L. Quand on songe que ce projet de nouvelle caserne répondait à une requête de la gendarmerie elle-même qui souhaitait rapatrier le P.S.I.G. (peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) de Mouthe sur Pontarlier. Bonjour les paradoxes. Les élus et les services avaient planché longtemps pour aboutir à un compromis financier qui soit dans les cordes de la C.C.L. D’où la déception palpable en apprenant la mauvaise nouvelle. “C’est un dossier sur lequel on travaille depuis dix ans”, rappelle Patrick Genre. Conséquences de ce retour à la case départ, c’est maintenant à la Ville de Pontarlier de réactiver un plan pluriannuel d’investissement dans la réno- La gendarmerie rue du Moulin-Parnet : c’est parti pour durer… vation de l’actuelle gendarmerie. Nul doute que les occupants des lieux apprécieront tôt ou tard de bénéficier de locaux d’accueil du public plus fonctionnels qu’aujourd’hui. Les bâtiments ont plus de 40 ans d’existence. Qu’adviendra-t-il du P.S.I.G. ? Son transfert semble lui aussi tomber à l’eau. Du coup, la C.C.L. récupère le terrain disponible pour d’autres activités en phase avec son classement cadastral. “On a quelques pistes”, conclut Patrick Genre. On se console comme on peut… I PORTES OUVERTES ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE PONTARLIER SAINT-JOSEPH LES AUGUSTINS 3, place Roger-Salengro 03 81 39 13 72 ECOLE maternelle et primaire Garderies Demi-pension Langues vivantes dès la maternelle 1, faubourg Saint-Etienne 03 81 46 49 76 PORTES OUVERTES Vendredi 22 mars 2013 de 16h45 à 19h15 www.ecpontarlier.fr SAINT-BENIGNE 1, rue Chanoine-Prenel 03 81 39 16 37 LYCEE PROFESSIONNEL - 3e prepa-pro *** Après la 3e - BAC PRO S.E.N. (Systèmes Electroniques Numériques) option : ASI (alarme sécurité Incendie) option : (électrodomestique) option : TR (télécom Réseaux) PORTES OUVERTES Vendredi 5 avril 2013 de 16h à 20h Vendredi 6 avril 2013 de 16h à 20h Externat / Demi-pension / Internat www.ecpontarlier.fr COLLEGE 6e à 3e Classe à horaire aménagé chorale – accompagnement éducatif option bilangue allemand / anglais Classe Européenne anglais *** LYCEE : série L/ES/S Section Europe Anglais options : musique – EPS arts plastiques – latin – espagnol 3 *** LV1 : anglais / allemand LV2 : allemand / anglais espagnol / italien Chinois Externat / Demi-pension / Internat SOCIAL Un bel élan de générosité À l’épreuve de la solidarité Le conseil municipal des jeunes de Pontarlier a remis le 12 février à l’épicerie solidaire les denrées alimentaires qui servaient de ticket d’entrée à la soirée des Collégiens. ette initiative constituera probablement l’un des faits marquants du mandat de cette jeune assemblée soucieuse d’apporter une touche de solidarité dans ses actions. Le projet s’inscrivait dans le cadre de la soirée des Collégiens organisée depuis trois ans par le C.M.J. ou Conseil municipal des jeunes. Pour ce faire, chaque participant devait régler son ticket d’entrée sous forme de denrées alimentaires reversées ensuite à une association caritative. En l’occurrence, l’épicerie solidaire du P’tit Panier. La jeunesse du Haut-Doubs a largement répondu à ce double challenge. Sur le plan festif, c’est une réussite. Ce rendez-vous qui s’est tenu le 1er février à la salle des Capucins a fait le plein. L’événement a aussi suscité un bel élan de générosité. 99 pots de miel, 99 paquets de thé, 114 kg de sucre morceau, 114 kg de cacao, 133 paquets de café soluble, 133 pots de confiture, 104 pots de pâte à tartiner et 104 paquets de céréales ont été ainsi récoltés. Nathalie Bertin, l’adjointe au maire en charge des questions sociales est ravie. Elle souligne le comportement exemplaire, la générosité, l’altruisme inhérent à cette opération. “C’est une belle rencontre entre l’association et le C.M.J. dont certains membres étaient déjà venus en renfort lors de la collecte de Noël.” Martine Normand la présidente de l’épicerie solidaire n’était pas restée insensible à cette implication. “C’est important de voir des jeunes qui prennent conscience de la précarité. Comme nous, certains d’entre eux se sont fait rabrouer lors de cette collecte organisée à l’entrée des grandes surfaces. Ils ont ainsi découvert toutes les réalités de l’action solidaire.” Le Haut-Doubs qui baigne dans une certaine opulence grâce à la Suisse n’est pas exempt de précarité sociale. Entre 70 et 80 familles fréquentent chaque semaine l’épicerie solidaire. Un tiers d’entre elles viennent de l’extérieur de Pontarlier. “On subit aussi le contrecoup de la récession économique en accueillant des personnes qui ne trouvent pas de travail à temps plein et n’ont plus les moyens de subsister. De nombreuses familles sont en situation de surendettement”, note Martine Normand en signalant également la distribution de 800 colis d’urgence en 2012. Conséquence de ce dynamisme, l’association est contrainte de contingenter certains produits de première nécessité comme le sucre. Le coup de pouce du C.M.J. est d’autant plus apprécié. C’est aussi un message d’espoir. “Des jeunes qui s’impliquent, c’est prometteur”, constate Patrick Genre présent lors de cette réunion du 12 février. I F.C. C PORTES OUVERTES Vendredi 22 mars 2013 de 17h à 20h Samedi 23 mars 2013 de 9h à 12h www.ecpontarlier.fr Visite de notre nouvel internat Les jeunes conseillers pontissaliens ont remis une belle récolte à l’épicerie solidaire du P’tit Panier. PONTARLIER DOUBS La Presse Pontissalienne n° 161 - Mars 2013 11 EN BREF Ping-pong entre Doubs et Pontarlier Agriculture Quelques soucis d’accès aux nouveaux jardins familiaux Le problème a été évoqué lors de l’assemblée générale de l’association Saint-Vincent de Paul qui gère entre autres ces espaces riches en lien social. ans quelques semaines, il sera temps de ranger les pelles pour songer à sortir bêche, râteau, brouette et autres outils de jar- D dinage. Dans cette perspective, l’association Saint-Vincent de Paul convie les usagers et les personnes intéressées par les jardins familiaux à une réunion L’association SaintVincent de Paul a livré l’an dernier 45 tonnes de journaux chez Armstrong. Les bénévoles ont passé beaucoup de temps à trier. qui se tiendra le 16 mars rue du Bastion salle 3 de 14 heures à 16 h 30. “En juillet dernier, la C.C.L. nous a confié la gestion des 24 nouveaux jardins familiaux aménagés sur la commune de Doubs derrière la zone commerciale Hyper U. On est confronté à un petit souci car l’accès routier est bloqué des deux côtés. La commune de Doubs nous suggère de régler le problème avec celle de Pontarlier qui nous a répondu : “on va voir.” Comme les jardiniers ne peuvent pas accéder par la route, certains contournent les blocs par les champs”, indique sans animosité Gérard Cordier, le président de l’association qui s’occupe de 250 jardins répartis sur plusieurs sites. La situation est d’autant plus cocasse qu’un beau parking a été aménagé à l’entrée même des jardins. À part ça, le moral est plutôt au beau fixe. Les bénévoles de Saint-Vincent de Paul ont livré près de 45 tonnes de jour- naux chez Armstrong en 2012. Les bénéfices induits couvrent les frais de fonctionnement de la structure. “C’est appréciable car les dons ont plutôt tendance à diminuer.” De quoi pérenniser les activités. La sortie annuelle avec les personnes âgées de l’E.H.P.A.D. se déroulera à la Grâce-Dieu en juin. Les animations proposées toujours à Un accès l’E.H.P.A.D. : loto, cartes, routier est entraînement en vue des bloqué des olympiades des maisons de deux côtés. retraite figurent encore au programme de l’année 2013. “On peut aussi signaler la permanence tous les mercredis de 9 heures à 11 heures dans notre local de la rue Marpaud situé près de l’église SaintBénigne”, conclut Gérard Cordier. I Daniel Prieur a été élu président de la Chambre Interdépartementale d’Agriculture DoubsTerritoire de Belfort. Fils d’une famille de paysans, Daniel Prieur, âgé de 51 ans, est agriculteur sur la commune de Pierrefontaine-lesVarans. En 2011, il a constitué un G.A.E.C., permettant ainsi l’installation de hors cadre familial. Son exploitation s'étend sur 90 hectares constitués essentiellement de pâturages. Le lait de la ferme (environ 280 000 litres) est transformé dans la fruitière en comté. Un atelier de production de génisses Montbéliardes (25 par an) apporte un revenu complémentaire. Un atelier de poules pondeuses (environ 4 000) a également été créé. Daniel Prieur s’engage très tôt dans le syndicalisme agricole et les organisations professionnelles. Tétras Conférence sur le Grand Tétras jeudi 7 mars, : “Pourquoi sauver le Grand Tétras ?” à la mairie de Chapelle-desBois à partir de 20 h Cette conférence-débat est organisée par l’écomusée et animé par Anaïs Mottet, membre du Groupe Tétras Jura. + Innovante + Intense Nouvelle Audi A3 Sportback avec pavé tactile*. À essayer dès maintenant chez votre Partenaire Audi. Audi.fr/A3sportback *MMI GPS Advanced avec MMI Touch en option à partir de 1 380 € jusqu’à 2 420 € selon finitions. Volkswagen Group France S.A. – RC Soissons B 602 025 538. Audi recommande Castrol EDGE Professional. Vorsprung durch Technik = L’avance par la technologie. Gamme nouvelle Audi A3 Sportback. Cycle mixte (l/100km) : 3,8 - 5,6. Rejets de CO2 (g/km) : 99 - 130. Venez découvrir votre nouvel Espace exclusif Audi Espace 3000 - rue de la Libération - Pontarlier - Tél. 03 81 39 17 13 - www.audi-pontarlier.fr Vorsprung durch Technik 12 PONTARLIER ACTION SOCIALE La Presse Pontissalienne n° 161 - Mars 2013 Veille mobile Une vingtaine de S.D.F. à Pontarlier La veille mobile mise en place depuis quelques années à Pontarlier est maintenant assurée par deux binômes qui interviennent sept jours sur sept de novembre à fin mars. Rencontre. ÉDUCATION Maison familiale et rurale Éduquer et réussir autrement Spécialisée dans les services à la personne et le tourisme, la maison familiale et rurale de Pontarlier mise sur l’alternance pour permettre à ses 120 élèves de réussir autrement leurs études. Un système éducatif auquel tient particulièrement Catherine Donzelot, la nouvelle directrice. près 17 années passées à la M.F.R. de Vercel, puis des expériences professionnelles en Haute-Savoie et dans le Jura, c’est avec beaucoup d’enthousiasme que Catherine Donzelot retrouve le Haut-Doubs. “Le site de Pontarlier a connu des difficultés financières avec un lourd endettement dû aux travaux entrepris sur l’ancien château” explique-t-elle avant de souligner l’entraide qui permet à la structure qu’elle dirige de sortir la tête de l’eau. “Les autres M.F.R. du réseau sont solidaires” se félicite-t-elle. La nouvelle directrice peut donc envisager sereinement l’avenir et imprimer sa vision des choses, privilégiant la qualité de l’accueil. “Je veux que la maison familiale de Pontarlier soit chaleureuse, que l’on prenne mieux en compte les projets des jeunes. Nous devons prendre le temps de les écouter, voir si leur projet est bien en adéquation avec leurs envies.” Souvent, les enfants qui sont orientés vers A “C’est parfois plus facile pour nous de faire passer des messages”, explique Cédric qui faisait équipe ce jour-là avec Amélie. e repos dominical reste un moment privilégié pour la plupart d’entre nous. C’est tout le contraire chez les S.D.F. qui détestent le dimanche. “Pour eux, c’est la journée la plus angoissante de la semaine car elle les conforte encore plus dans leur solitude”, explique Cédric qui effectue sa seconde campagne à la veille mobile pontissalienne. En réponse à cet isolement accru, décision a été prise d’étendre les plages du dispositif qui fonctionnait au départ avec un seul binôme en service uniquement les jours ouvrables. La veille mobile s’appuie désormais sur une équipe de 4 personnes opérationnelle 7 jours sur 7 du 1er novembre au 31 mars de l’année “On ne suivante. Monitrice éducatrice, laisse Amélie était en recherche d’emploi personne avant d’accepter ce poste en C.D.D. qui représente à ses yeux une dehors.” bonne expérience professionnelle. De quoi la conforter dans ses orientations futures. “On travaille au moins un week-end sur deux. Dans l’organisation de l’emploi du temps, on n’intervient pas forcément avec le même partenaire. Les échanges d’informations sont plus efficaces avec ce système”, estime celle qui avait effectué auparavant un stage à l’accueil de jour de Besançon. Pour cette campagne 2012-2013, la structure comprend 3 filles et un garçon. En semaine, le mode opératoire suit toujours le même rituel. La prise de fonction débute en fin d’après-midi avec des L échanges avec les travailleurs sociaux qui accompagnent les S.D.F. sédentaires ou de passage dans la capitale du Haut-Doubs. “Comme on ne représente pas une institution, c’est parfois plus facile pour nous de faire passer des messages sans avoir l’impression de leur imposer quelque chose”, poursuit Cédric. Après une première expérience avec des adolescents en difficulté, ce dernier souhaitait travailler auprès des adultes. Reprendre du service à Pontarlier permet selon lui d’optimiser le capital confiance acquis l’an dernier. “Il y a plus de lien avec les partenaires sociaux.” La population S.D.F. qui passe l’hiver à Pontarlier englobe une vingtaine de personnes. Impossible de dresser un profil type. Au contraire, ce public est très cosmopolite avec des jeunes, des plus âgés, des hommes, des femmes. “Ce petit monde fonctionne comme une micro-société avec ses rites, ses chefs. Les places de manche sont clairement définies”, observe Cédric qui range cette population en trois catégories : les nouveaux, les résidents abordables et les récalcitrants heureusement en minorité. “On fait le tour des points de rassemblements habituels en s’assurant que toutes ces personnes aient une solution pour passer la nuit au chaud. C’est parfois problématique pour ceux qui débarquent à l’improviste. À nous d’agir pour leur trouver dans l’urgence de quoi dormir, manger, s’habiller. En dessous d’une certaine température, on ne laisse personne dehors”, résume Amélie. L’activité est très fluctuante avec des soirées très calmes et d’autres très agitées suivant l’humeur du temps et des gens. Si la neige disparaît à l’arrivée des premiers beaux jours, la solitude, la fragilité persiste toute l’année. I les M.F.R. ont eu des débuts difficiles dans leur cursus au collège. “En appréhendant leur scolarité avec une découverte rapide du milieu professionnel, ces jeunes vont très vite avoir une idée de leur choix pour l’avenir” explique Frédérique Drezet qui enseigne Une école depuis 20 ans à Pontarlier, expliquant par ailleurs que les pro- de la vie. fesseurs sont ici des moniteurs : “Il y a les cours et le suivi par le biais du tutorat. Un véritable accompagnement personnel qui nous amène même à être présents lors des veillées.” Parcours particulier qui n’empêche pas ces élèves de se présenter comme tous les camarades de leur âge au diplôme national du brevet, “le même examen que dans les collèges.” Au final, au sortir de ces institutions encore mal connues, ce sont 90 % des jeunes qui réussissent leur insertion, mieux qu’en milieu scolaire classique. “L’alternance est en effet très moderne et efficace. Ce n’est pas du tout une solution de facilité, bien au contraire” souligne la directrice, très attachée également à l’adjectif “rural” : “On parle ici d’appartenance à un territoire, de connaissance de celui-ci, des gens et des entreprises. C’est aussi synonyme de proximité avec les liens que cela implique” poursuit-elle en ardente défenseure des maisons familiales et rurales dont celle de Pontarlier à laquelle elle entend donner un nouveau souffle en inculquant à ces jeunes savoir-faire et savoir-vivre. I D.A. Catherine Donzelot est très attachée à l’éducation par alternance proposée par les M.F.R. PONTARLIER JEU La Presse Pontissalienne n° 161 - Mars 2013 13 Championnats de France de tarot Jean Pasteur a toutes les cartes en main Du 29 mars au 1er avril, Jean Pasteur disputera pour la deuxième fois les championnats de France de tarot à Pontarlier. Un rendezvous pour lequel il a tous les atouts pour bien faire si à l’expérience vient de mêler l’indispensable part de chance. ai connu le tarot lors des veillées d’autrefois, avant l’arrivée de la télé dans tous les foyers, quand on jouait avec mon papa, mes oncles et mes cousins. Dès l’enfance, ces cartes m’ont fasciné avec leurs “J’ Des milliers de joueurs et de parties passionnées avec pour seul objectif le titre de champion de France. beaux dessins” confie l’expérimenté joueur qui à 66 ans a quelques milliers de parties à son actif. “Au lycée, avec les copains, on jouait pendant les récréations. Il nous est même arrivé d’oublier d’aller en cours pour continuer nos parties !” Dans sa vie professionnelle ensuite, à la Poste, il profitait des pauses pour s’adonner à ce qui est devenu au fil du temps une véritable passion. Puis il y avait le rendez-vous hebdomadaire avec ses frères et son beaufrère et les nombreux concours Jean Pasteur aimerait bien créer la surprise pour sa seconde participation. auxquels Jean a participé. “J’en J’aurais pu être finaliste et au ai gagné beaucoup, c’était la lieu de ça j’ai fini 11 ème.” Une chance du débutant” dit-il en mésaventure qui lui a servi de leçon et dont il saura se souvesouriant. La consécration dans son par- nir pour cette seconde particicours de tarot arrive en 1996 pation. Car entre-temps, il a avec une première participation découvert une nouvelle pratique aux championnats de France, du tarot, le duplicaté : “C’est sur ses terres, à Pontarlier. Un beaucoup plus stratégique.” Un sacré souvenir. “J’ai travaillé le atout supplémentaire tout comme compteront matin du concours et quand je sans doute ses suis arrivé à midi, on m’a dit c’est trop tard on vous a rem- L’expérien entraînements hebplacé. Il a fallu négocier pour ce en plus domadaires au club pontissalien “Atout récupérer ma place” se souvientmaître”. il. Bien conscient que dans le de la Quel que soit son tarot en donne libre la chance chance. résultat, Jean Pastient une large part, Jean a teur continuera en quelques regrets sur son jeu lors tout cas à aimer et de ce rendez-vous national. pratiquer le tarot : “J’étais premier après trois “Un jeu de mémoiséances, mais j’ai continué à attare, de logique, de quer. À l’époque, je n’avais malstratégie, de calcul heureusement pas les connaismental, d’attention sances que j’ai aujourd’hui. et d’équipe.” Des propos appuyés par son épouse et première supportrice Ornella, passionnée comme lui. Elle sera là pour suivre son joueur de mari lors de ces championnats, affairée à l’organisation et à l’intendance, mais attentive.Avec comme Jean l’espoir que la chance viendra se mêler à l’expérience pour, espèrent-ils, une bonne surprise qui serait une véritable consécration. Quoi qu’il en soit, ensemble, ils continueront à voyager, en Corse, en Espagne ou partout en France pour taper le carton. “Les enfants jouent peu mais les petitsenfants s’y sont mis et aiment bien ça.” Il y aura donc toujours ces parties en famille, celles qui ont permis à Jean Pasteur de découvrir le tarot et aujourd’hui de transmettre cette passion. I D.A. 14 PONTARLIER DÉFI La Presse Pontissalienne n° 161 - Mars 2013 Lycée Toussaint-Louverture Des lycéens dans le grand blanc norvégien 14 élèves de la section sportive ski nordique du lycée Toussaint-Louverture vont vivre en avril une aventure qu’ils n’oublieront sans doute jamais. Dix jours de raid nordique à gravir les plus hauts sommets de Norvège, accompagnés de leur professeur François Rosset. ous allons évoluer dans le massif du Jotunheimen avec deux sommets de 2 470 et 2 469 mètres. 6 à 7 heures de ski par jour en allant de refuge en refuge” explique François Rosset qui, en bon connaisseur de ce secteur sait que “N la météo dictera l’organisation une fois sur place. Pour évoluer dans les neiges norvégiennes, les 14 adolescents et leurs trois accompagnateurs seront équipés de skis larges et d’un matériel adapté de type back country. “Ils sont bien entraînés et tout à fait capables de réaliser ce Comme d’autres lycéens de Pontarlier avant eux, ces jeunes sportifs vont vivre des moments inoubliables. EN BREF Tremplin Le nouveau tremplin de saut aménagé aux Longevilles-Mont d’Or est à mettre à l’actif du Ski Club Mont d’Or et non de l’Olympic Mont d’Or comme cela avait été mentionné dans l’article paru en janvier. Cirque Le Zarti’cirque de Sainte-Croix (Suisse) propose des stages ouverts à tous pour accueillir le printemps. Débutants ou passionnés, découvrez l’acrobatie aérienne, le monocycle, l’équilibre, la jonglerie, l’acrobatie et portés, et des surprises parmi d’autres activités. Du 8 au 12 avril, de 10 heures à 12 heures et 13 à 15 h 30, pour des vacances réussies entre un piquenique et du trampoline. D’autres dates sont disponibles : du 8 au 12 juillet et du 19 au 23 août. Renseignements et inscriptions : www.lezarticirque.ch ou 0041 79 375 75 65. TERROIR raid. Il leur suffira de bien gérer leurs efforts.” D’autant qu’en avril, le climat devrait être clément. “On aura même droit aux longues journées avec un coucher de soleil vers 23 heures” précise-til. Des moments rares qui, au-delà du volet purement sportif, seront avant tout humains. Pour parvenir à réaliser ce beau voyage, ces adolescents se sont mobilisés afin de boucler leur budget de 13 000 euros. “Pour le financement, il a fallu trouver des partenaires. Des posters et des sets de table ont été réalisés, une tombola organisée. Nous avons également eu une subvention du fonds régional d’aide aux projets innovants des lycées” détaille le professeur. Une mobilisation qui, outre le périple sportif, va leur permettre de découvrir Oslo, capitale de la Norvège ou encore le site mythique du ski nordique, Holmenkolen. Ils vont surtout vivre une formidable aventure humaine. Entre eux bien sûr et avec les adultes qui les encadreront, des liens très forts se noueront. Dans les refuges également, ils découvriront la mentalité locale avec les épiceries Renne et libres. “Vous vous servez, comté au vous calculez ce que vous menu. avez consommé et vous laissez la somme que vous pensez la plus juste dans un tronc.” Ils croiseront aussi d’autres aventuriers comme eux avec qui, autour d’une table, ils partageront du renne “ou du comté du Haut- Doubs puisqu’on en amène dans nos bagages pour le faire découvrir aux gens là-bas” explique François Rosset. De ce raid, ils rapporteront plein d’images qu’ils feront partager à leurs proches et à ceux qui leur ont permis de partir. Enfin, dès qu’ils seront revenus… “En 2010, nous avons été bloqués à l’aéroport à cause de l’éruption du volcan islandais Eyjafjöll. Pour revenir en France, il a fallu 32 heures de train et d’autocar !” Une autre aventure, elle aussi riche en souvenirs. I D.A. Concours mont d’or La fromagerie Badoz championne 2013 Le 26ème concours interprofessionnel du mont d’or s’est tenu le 8 février à la salle des fêtes de Doubs en présence d’une délégation d’agriculteurs normands ravis de l’expérience. EN BREF Frontaliers Je suis frontalier et temporaire, quels sont mes droits ? La Maison transfrontalière européenne en collaboration avec le syndicat suisse Unia organise une réunion sur les frontaliers travaillant comme temporaires en Suisse mardi 12 mars de 15 heures à 17 heures à Morteau, 29, Grande rue. Entrée libre et gratuite. Rens. et inscriptions au 03 81 68 55 19 ou au 03 81 39 93 02. Lyria Une pétition de 20 000 signatures françaises et suisses en faveur du maintien du T.G.V. Lyria Paris-Berne via Pontarlier et Neuchâtel a été remise à la S.N.C.F. le 26 février. Une délégation francosuisse s’est rendue à Paris mardi 26 février pour remettre cette pétition initiée par les Villes de Neuchâtel et de Pontarlier. La pétition a été signée par 3 000 Suisses et 7 000 français. You Tube imple coïncidence, le vainqueur du concours 2012, la fromagerie de Doubs, recevait à domicile. Habituée des podiums, elle se retrouve à la seconde place, partageant les honneurs avec les Monts de Joux troisièmes, Les Fourgs quatrièmes et la fro“Le magerie Michecomice des lin à Saint-Point fromagers.” cinquième. Cette année, le jury composé de diverses personnalités a donné sa préférence à la fromagerie Badoz installée à Pontarlier. S La fromagerie Badoz devance cette année les coops de Doubs et des Monts de Joux. Toujours agréable de remporter ce concours qualifié de “comice des fromagers” par Michel Beuque. Le président le syndicat interprofessionnel du mont d’or peut être fier de sa filière qui bouclera sa campagne 20122013 sur une progression en volume de l’ordre de 5 %. Soit près de 4 900 tonnes. Le “fromage des rois” dixit Louis XV vole sur son petit nuage. Avec du comté. “Cette visite s’inscrit le morbier et le comté, il fait par- dans la préparation de la sortie tie des rares A.O.P. à suivre enco- des quotas. À savoir, comment re une courbe ascendante. De s’adapter pour que nos A.O.P. resquoi étonner la délégation tent des vraies valeurs ? On est d’agriculteurs bas-normands venu s’enrichir de ce que vous invitée à participer à l’événement. faites pour progresser en ayant Ces producteurs de camembert bien à l’esprit que rien n’est jamais de Normandie, pont-l’évêque et acquis d’avance”, expliquait Brulivarot effectuaient un voyage no, le porte-parole de cette déléd’étude de quelques jours au pays gation. I Pontarlier lance sa chaîne Youtube ! Pontarlier se dévoile en images, au travers d’une quinzaine de clips vidéo, aux thématiques complémentaires. Visionnez les vidéos sur le site de la Ville de Pontarlier ou sur sa chaîne Youtube. Abonnez-vous à la chaîne Youtube de la Ville de Pontarlier, suivez l’actualité de votre ville en vidéo, partager les clips sur les réseaux sociaux. Plus d’informations sur www.ville-pontarlier.fr ou sur www.youtube.com/user /MairiedePontarlier PONTARLIER ET ENVIRONS INTERCOMMUNALITÉ La Presse Pontissalienne n° 161 - Mars 2013 15 Stratégie financière L’imagination financière au service des projets de la C.C.L. Face aux restrictions budgétaires, Régis Marceau, vice-président en charge des finances à la C.C.L., prône une approche plus libérale dans le financement des projets. Entretien. a Presse Pontissalienne : Comment s’adapter à la diminution des aides et dotations diverses ? Régis Marceau :C’est la fin de l’État-providence. Le phénomène se répercute à tous les échelons. Il va falloir apprendre à compter sur soi-même. L de rénovation. Sachant qu’on investit pratiquement 1 million d’euros dans cet édifice, cela représente 150 000 euros de plus à la charge de la C.C.L. Dans ces circonstances, deux attitudes sont envisageables : soit on réduit la voilure et on avance donc moins vite, soit on cherche des ressources complémentaires. L.P.P. : Quelles sont les conséquences au niveau de la C.C.L. ? L.P.P. : Il y a plusieurs façons d’agir. R.M. : C’est la double peine avec Lesquelles vous semblent les plus perdes taux de subventions à la tinentes ? baisse sur nos investissements. R.M. : On exclut d’emblée la soluUne diminution des dotations “Ne tion du recours à de l’État a été annoncée à haucompter l’impôt. Cela ne teur d’1,5 milliard d’euros en fait pas partie de 2014 et autant en 2015. Ces que sur pertes impactent forcément notre soi-même.” la politique actuelle de la C.C.L. qui capacité à financer des invesdéfend plutôt une tissements. évolution mesurée de la fiscalité. La L.P.P. : Concrètement cela se traduit solution passe comment ? alors par une gesR.M. : Prenons l’exemple du château de Joux. En quelques tion différente et années, on a perdu près de 15 % plus efficace de la de subventions sur les travaux collectivité. On doit Régis Marceau n’est pas contre des partenariats avec des privés pour mener à bien des projets structurants comme le funérarium ou la médiathèque. trouver des sources d’économies par le biais de la mutualisation. L’acquisition de la maison de l’intercommunalité (bâtiment Sbarro) s’inscrit dans cette logique. Ce projet permettra à terme la mutualisation des services, donc des économies. Le raisonnement est identique avec l’aménagement de la zone des Gravilliers qui deviendra rentable à terme. Avant d’avoir des recettes, il est nécessaire de porter les investissements pour en récolter les fruits d’ici quelques années. On a aussi la chance de vivre dans une région dynamique, en croissance démogra- mules de financement qui passent peut-être par des portages public-privé, du moins c’est mon L.P.P. :Voyez-vous d’autres solutions ? avis. On avait commencé à le R.M. : Oui, mais elles n’engagent faire sur le dossier gendarmeque moi. Si l’on veut poursuivre rie. Si on n’ouvre pas la porte à notre politique d’investissement ce type de vision, il faudra réduiet rester une interco de projets, re nos ambitions. I Propos recueillis par F.C. on doit trouver de nouvelles forphique, ce qui augmente les recettes fiscales. 16 PONTARLIER ET ENVIRONS EN BREF Piscine La piscine municipale de Pontarlier est fermée du lundi 4 mars au mardi 12 mars inclus en raison de la vidange ainsi que le dimanche 17 mars en raison d’une compétition. Photo La Ville de Pontarlier lance un grand concours photo “Vues de chez vous”. Les clichés peuvent traiter de thématiques diverses : rue, élément naturel, cour, paysage, jardin, etc., à condition que les sujets photographiés sur le territoire de Pontarlier le soient depuis chez vous. Un jury se réunira courant octobre et sélectionnera les plus belles images. Ce concours s’adressant uniquement aux amateurs vient de débuter. Une catégorie junior est ouverte. Renseignements au 03 81 38 81 64. Bulletin de participation téléchargeable sur le site de la Ville de Pontarlier. MONTPERREUX La Presse Pontissalienne n° 161 - Mars 2013 Un tour d’Europe Un long voyage semé d’ateliers créatifs Avides d’échanges socio-culturels et de voyages, François Lacroix et Ivonne Krell vont bientôt partir pour un tour d’Europe axé sur les rencontres et les expériences créatives. Inédit. e partage, c’est maintenant, tout de suite, pour ce projet baptisé “Chemins d’étincelles” dont une partie du financement repose sur la contribution de tout un chacun. En échange de quoi le donateur se verra proposer un cadeau, une marque de reconnaissance singulière dont le contenu varie suivant le montant de l’investissement. Pour 5 euros, une carte postale vous sera envoyée par une personne rencontrée en cours de route. Pour 1 000 euros, allons-y gaiement, vous aurez droit à trois jours de voyage en compagnie de nos artistes saltimbanques avec un dispositif créatif offert à la clef. Entre les deux, tout une série d’actions impertinentes, joyeuses, poétiques. Le couple n’est pas trop gourmand. Il espère réunir de cette manière environ 3 000 euros, ce qui leur permettrait de boucler la partie création de leur projet. “On part sur un budget L prévisionnel de 25 000 euros”, explique François, professeur d’éducation socio-culturelle au lycée agricole de Levier. Originaire de Leipzig, Ivonne Krell enseigne l’allemand dans plusieurs établissements. Ils se sont rencontrés il y a huit ans en Auvergne sur un chantier international où chacun d’eux était animateur. Le reste n’est qu’une affaire de coup de foudre et une énorme envie de voyager ensemble, d’aller au-devant des autres en prenant la création comme vecteur de voyage. Elle aime la sculpture, le travail de Un projet l’osier, le collage, le land-art et surbaptisé tout jouer avec les Chemins mots. Lui adore la d’étincelles. vidéo, la photo, l’écriture, le théâtre. De quoi imaginer concevoir une belle panoplie créative qui leur servira de support François Lacroix et Ivonne Krell embarquent en août prochain pour un périple européen placé sous le signe de la créativité. d’échange au cours de ce périple idée dans sa boîte à outils : colqui partira en août prochain lage, témoignage vidéo, film pour se terminer en juin 2014. d’animation, land-art, expérience Chemin d’étincelles est un pro- sensorielle, recueil de témoijet de l’association “Tant’a” créée gnages thématiques… pour l’occasion. “On a déjà recen- Les étapes sont encore en cours sé 47 structures socio-culturelles : de calage mais le voyage devrait lycées, centres d’animations prêts les transporter de l’Europe mérià nous accueillir dans le cadre dionale vers l’est pour remond’un atelier créatif”, poursuit ter ensuite en direction de la l’aspirant artiste bien soutenu Scandinavie. “On devra probadans ses recherches par le ser- blement trouver des solutions vice Franche-Comté Europe du d’hébergement en dur pour pasConseil régional. À chaque ren- ser l’hiver.” Faute de réunir le contre, le couple piochera une budget création avant de par- tir, nos deux artistes itinérants sont prêts à faire l’appoint avec des petits boulots. Quitte à relancer leur production de “Messagers de Milo”, ces petites figurines qu’ils vendent parfois sur les marchés artisanaux. Au retour, la restitution de cette expérience pourrait prendre la formation d’une exposition dont les modalités et le lieu restent à définir. À bon entendeur. Pour tous renseignements : http://www.tant-a.org. I F.C. PONTARLIER ET ENVIRONS ENVIRONNEMENT La Presse Pontissalienne n° 161 - Mars 2013 17 La question de l’eau Les nappes phréatiques sont au plus haut Principale ressource en haut de Pontarlier et des communes du Larmont, la nappe phréatique de la plaine de l’Arlier a connu des hauts et surtout des bas ces dernières années. Aujourd’hui, le niveau est plus que satisfaisant mais pour les élus en charge du dossier, la vigilance reste de mise. a nappe phréatique de l’Arlier est la principale ressource en eau de tout le bassin de popu- lation de Pontarlier. La commu- due ensuite à la ville de Pontarlier nauté de communes du Larmont et à divers syndicats” explique (C.C.L.) a en charge la production Gérard Rognon, maire d’Houtaud et la protection de l’eau qui est reven- et vice-président de la C.C.L. Le tout pour alimenter une population de 36 000 habitants, et ce, sans compter les activités commerciales, artisanales et industrielles. “Le prélèvement annuel dans la nappe s’élève à 3,3 millions de mètres cubes” poursuit l’élu. La collectivité attache donc un soin tout particulier à son alimentation en eau potable et au niveau de ses nappes phréatiques pour que jamais l’eau ne manque au robinet. En 2010 et 2011, le sujet a en effet été au cœur des discussions et la crainte bien réelle. La nappe était à ce moment-là au plus bas. “Nous étions à la limite du désamorçage au puits de Champagne du fait d’une pluviométrie particulièrement faible. Mais en pareil cas, l’alimentation de Pontarlier aurait été assurée par défaut depuis le lac La plaine de l’Arlier permet d’alimenter Saint-Point” rassure l’élu. Les préen eau Pontarlier et ses environs. cipitations étaient en effet à un “L niveau cumulé de 1 m tandis qu’en année normale, on atteint 1,40 m en moyenne. Depuis quelques mois, ces préoccupations paraissent lointaines avec une nappe qui a un niveau rarement atteint : “La limite critique se situe à moins 11 m et là nous sommes à moins Bientôt un 6 m nous avons nouveau donc une marge de puits. 5 m répartie sur toute la plaine !” Bonne nouvelle, d’autant plus appréciable que la consommation est stable alors que la population est en augmentation. Pour Gérard Rognon, l’explication est simple : “Il y a une prise de conscience des citoyens qui savent que la ressource en eau n’est pas illimitée et qui font donc plus attention qu’avant. Il faut aussi souligner la qualité de notre réseau qui a un rendement de 80 à 90 %.” Un réseau qui va d’ailleurs évoluer dans les mois à venir avec la disparition des puits de Champagne. L’Agence régionale de santé demande en effet à la collectivité de mettre en service un nouveau puits, suffisamment éloigné des premières habitations afin d’assurer un périmètre de protection suffisant. “Ce sera le cas dès qu’une solution sera trouvée pour assurer des débits sufD.A. fisants” conclut l’élu. Gérard Rognon présente les courbes de niveau. La bleue est très encourageante. 18 PONTARLIER ET ENVIRONS PÊCHE Infos pratiques La Truite pontissalienne G Siège social : 16 rue des Sarrons 25300 Pontarlier. [email protected] G Président : Robert Droz-Bartholet, 1 Place Villingen 25300 Pontarlier. Tél. : 03 81 39 06 01 Pas le feu au lac mais… Quelques jours après son assemblée générale, les membres de la Truite pontissalienne préparent l’ouverture avec enthousiasme et la satisfaction de voir aboutir le nouveau plan de gestion piscicole mis en place depuis quatre années. “S ur notre parcours de 1 ère catégorie, nous avons arrêté d’ajouter des truitelles issues de pisciculture qui n’ont aucun caractère sauvage et pas assez de résistance. Nous avons privilégié un choix naturel pour les poissons remis en rivière” explique le président Droz-Bartholet qui présente plus en détail la solution intermédiaire dont le processus commence à aboutir : “Nous avons engagé des travaux à Malbuisson en développant une source native pour élever des poissons qui seront plus autonomes et au final capables ensuite de se nourrir et de se reproduire.” Après quatre années de travail, les pêcheurs de Pontarlier et des environs vont enfin pouvoir capturer ces truites d’une vingtaine des centimètres : “Nous leur avons demandé si possible de les remettre à l’eau car l’an prochain, ces poissons-là seront des reproducteurs” poursuit le président fier de ces truites à la robe particulière et reconnaissable. Forte de ses 1 000 adhérents, Les barques à moteurs sont désormais autorisées sur le lac. G Les Dans quelques jours, les pêcheurs vont retrouver le plaisir de pêcher dans le lac Saint-Point. la plus importante association de pêche du département se soucie également des autres espèces : les corégones (voir le précédent numéro de L.P.P.) mais aussi les brochets. “Nous aimerions une étude sérieuse sur la corrélation entre la taille et la capacité à se reproduire.” La protection des milieux aquatiques fait également partie des préoccupations auxquelles tient Robert Droz-Bartholet : “Il faut noter les efforts faits par les agriLe lac culteurs et expliquer à tout le mon- accessible de que les aux phosphates que l’on retrouve dans pêcheurs la nature sont ausd’ici et si issus des activités ménagères. Il d’ailleurs ? faut le savoir et sensibiliser le grand public.” Car il le sait mieux A VENDRE que personne, ce milieu naturel doit être préservé, pour les pêcheurs locaux comme pour les touristes. “Avec nos nombreux sites où toutes les techniques de pêche sont possibles, nous sommes une zone très attractive en matière de tourisme halieutique. En plus, les moteurs sont désormais autorisés sur le lac Saint-Point…” Un lac au centre d’une nouvelle polémique : malgré une décision de justice de 2008, la préfecture du Doubs souhaite autoriser l’accès au plan d’eau de Saint-Point à tout pêcheur, et pas seulement ceux détenant la carte de la Truite pontissalienne. Une brèche administrative que n’admet pas l’association qui déjà s’était retirée de la réciprocité au niveau du département. Alors accueillir sans le sésame local des pêcheurs de toute la France… I D.A. dépositaires de cartes : Patrick Bride, Zone Industrielle Les Angles 25300 La Cluse et Mijoux. Tél. : 03 81 69 56 23 ou 06 60 85 52 60 Pêche et nautisme Pontarlier, Z.A. des Granges 2, rue Bernard Palissy 25300 Les Granges-Narboz. Tél. : 03 81 49 61 65 Décathlon, rue André Roz 25300 Doubs. Tél. : 03 81 38 30 30 Andrée Colard, 1, Grande rue 25160 Labergement-Ste-Marie. Tél. : 03 81 69 33 78 Office du Tourisme, 69 Grande rue 25160 Malbuisson. Tél. : 03 81 69 31 21 Restaurant LʼEscale, Route Petite Combe 25160 Saint-Point-Lac. Tél. : 03 81 69 61 73 I I I I I I A VENDRE 149 000 € 206 500 € 143 600 € 132 600 € 199 000 € PONTARLIER Centre ville Appartement de type 2 comprenant cuisine indépendante, séjour,chambre, salle d'eau, wc séparé et cave. PONTARLIER Boulevard Pasteur Dans copropriété calme avec ascenseur duplex de type 4 comprenant : cuisine, salon, hall, 3 chambres, balcon, salle de bains, wc, cave et garage double. PONTARLIER Proche Centre T3 avec Cuisine séparée équipée, séjour sud, 2 chambres, salle de bains, wc, dressing et cave. Rénovation récente de qualité. 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L’illustre homme aura également laissé sa trace dans le Haut-Doubs et à Pontarlier en particulier, ville dont il fut maire durant un mandat, entre 1971 et 1977. À l’occasion de l’anniversaire de sa disparition, La Presse Pontissalienne s’est penchée sur la prestigieuse carrière de ce Pontissalien d’adoption. Si dans le HautDoubs, il n’a pas marqué tous les esprits car trop souvent absent, il a néanmoins laissé une place indélébile dans les mémoires, que ce soit sur le plan national, international ou local. Hommage et anecdotes. SA VIE Avocat à 19 ans Avocat, parlementaire, ministre et… maire de Pontarlier À l’heure où le non-cumul des mandats fait son chemin, Edgar Faure est un exemple caricatural du système politique français qui encourage le cumul. Si bien que sa fonction de maire de Pontarlier n’aura pas été la plus investie. Retour sur un parcours étourdissant. H eureusement que la loi électorale française interdit d’être à la fois sénateur et député. S’il y a bien un personnage politique qui aurait pu, et avoir le talent de cumuler les deux, c’est bien Edgar En juin 1987, il inaugure les T.E.R. En FrancheComté (Photos C.R. FrancheComté). Faure. Le Jurassien et Doubien d’adoption a enchaîné à un rythme peut-être inédit sous les IVème et Vème République les fonctions électives et les responsabilités nationales. Deux exemples : sur la seule année 1974, Au Conseil régional de Franche-Comté, dont il sera le président jusqu’à sa mort le 30 mars 1988. Chez son ami Henri Maire, dans les caves d’Arbois. Edgar Faure est en même temps président de l’Assemblée nationale, maire de Pontarlier, conseiller général du canton de Pontarlier, député du Doubs et président de l’établissement public régional qui deviendra en 1982 le Conseil régional de Franche-Comté. En 1966, il est à la fois sénateur du Jura, ministre de l’Agriculture, maire de Port-Lesney et président du Conseil général du Jura. Tout cela pour un seul homme. Il faut dire que l’homme est doué, même surdoué. Titulaire du baccalauréat à 15 ans et demi avec dispense d’âge, il est encore mineur quand il entame sa carrière d’avocat, à 19 ans, après avoir mené de front des études de droit, fite de cette petite transition pour pas- blé d’un compositeur de chansons. Ses d’histoire et de langues orientales. C’est ser une agrégation de droit romain et différents écrits lui vaudront d’être en tant que juriste que le jeune Edgar d’histoire du droit. Il sera reçu premier reçu en 1978 parmi les immortels de Faure, alors âgé de 37 ans est désigné du concours… et devien- l’Académie française, suprême honpour siéger comme procureur général dra professeur de facul- neur. adjoint français au tribunal militaire À 53 ans, té à Dijon et à Besançon. Ceux qui ont côtoyé Edgar Faure se international de Nuremberg où seront À ses talents politiques, souviennent aussi de l’homme d’esprit il passe jugés les criminels de guerre nazis. Et il en ajoute d’autres. Celui à la repartie incomparable (voir ses c’est en 1946 qu’il entame sa fulgu- une pour la littérature. Il se petites phrases page suivante). Son rante série de responsabilités minis- agrégation fera connaître notam- côté charmeur aussi. Une serveuse qu’il térielles et électives, le faisant vivre ment en tant qu’auteur regardait avec insistance dans un resentre le Jura, Paris et le Haut-Doubs. de droit de romans policiers sous taurant lui demande : “Pourquoi me Cette succession de portefeuilles offi- romain. le pseudonyme d’Edgar dévisagez-vous comme ça ?”, Edgar Fauciels n’est interrompue – provisoireSanday (sans “D”…). re lui fait cette réponse : “Je ne vous ment - qu’en 1961, à une époque où Celui pour la musique dévisage pas, je vous envisage…” Resl’élu prend quelques distances avec le aussi puisqu’il sera un pect… I J.-F.H. gaullisme. À 53 ans, Edgar Faure propianiste plutôt doué, dou- 20 DOSSIER La Presse Pontissalienne n° 161 - Mars 2013 EDGAR FAURE EN DATES Une longue, très longue carrière politique G 1946 : il entame sa carrière poli- tique en étant élu député radicalsocialiste du Jura. G 1949, 1950, 1951 : il est nommé secrétaire dʼÉtat aux finances puis ministre du Budget. G 1951 : Edgar Faure est nommé ministre de la Justice dans le cabinet Pleven. G 1952 : Il est pour la première fois président du Conseil (notre actuel premier ministre). Mais son gouvernement ne durera que 40 jours, entre le 20 janvier et le 28 février. G 1952-1953 : il est président de la commission des Affaires étrangères de lʼAssemblée nationale. G 1953 : ministre des Finances et des Affaires sociales dans le cabinet Laniel. G 1954 : ministre des Finances et des Affaires sociales et du Plan dans le cabinet Mendès-France. G 1955 : ministre des Affaires étrangères. G 1955-1956 : il dirige pour la seconde fois le gouvernement. G 1958 : ministre des Finances dans le cabinet Pflimlin. G 1963 : après son retour au pouvoir, le Général De Gaulle charge Edgar Faure de préparer la reconnaissance de la Chine de Mao Tsé-Toung, il est envoyé en mission en Chine. I MAIRE G 1966-1968 : ministre de G 1947-1970 : lʼAgriculture dans le cabinet Pommaire de Port-Lesney (Jura). pidou. G 1971-1977 : G 1968 : après les événements maire de Pontarlier. de Mai-68, il est ministre de G 1983-1988 : lʼÉducation nationale, en charge maire de Port-Lesney. de réformer lʼUniversité. G 1972-1973 : ministre desAffaires sociales dans le gouvernement Messmer. G 1973-1976 : président de lʼAssemblée nationale. G 1978 : il est élu à lʼAcadémie française. G 1979 : élection à lʼassemblée des communautés européennes. G 1985 : Edgar Faure fonde le conseil des régions dʼEurope. Une des innombrables inaugurations qu’il a effectuées en FrancheComté. SES MANDATS EN FRANCHE-COMTÉ RÉGION I CONSEILLER G 1974-1981 : RÉGIONAL président de lʼétablissement public régional. G 1981-1988 : président du Conseil régional de Franche-Comté. I CONSEILLER G 1949-1967 : GÉNÉRAL président du Conseil général du Jura. G 1967-1979 : conseiller général du canton de Pontarlier. I DÉPUTÉ G 1946-1958 : député du Jura. G 1967-1980 : député du Doubs. I SÉNATEUR G 1959-1966 : sénateur du Jura. G 1980-1988 : sénateur du Doubs. Fidèle jusqu’à sa mort Edgar Faure et la Franche-Comté De 1946 où il est élu député du Jura à sa mort en 1988 en président en exercice de la Région Franche-Comté, Edgar Faure aura marqué durant plus de quarante ans notre région. ans une de ses fameuses boutades, il déclarait volontiers lors de sa première élection en tant que député du Jura en 1946 : “Je suis Franc-Comtois de naissance, depuis tout à l’heure.” Un calembour très subtil sur la notion de parachutage mais qui cachait une volonté réelle de se consacrer à sa terre d’élection. Il y resta d’ailleurs fidèle jusqu’à sa mort, malgré ses occupations sur les plans national et international. Selon les historiens du Conseil régional de Franche-Comté, “Edgar Faure choisit de se présenter aux élections de 1946 dans le Jura pour deux bonnes raisons : son parti lui conseille vivement de le faire et il aime la Franche-Comté, dont il a déjà goûté les plaisirs en 1935, lors d’une plaidoirie à Lons-leSaunier. En 1946, il est élu député radical-socialiste du département du Jura. Le début d’une grande histoire d’amour.” S’il a cumulé autant de mandats en Franche-Comté, que retenir de son action locale, à part une forte impression qu’il a laissé à tous ceux qui l’ont côtoyé ? Selon les élus francs-comtois qui lui avaient rendu hommage pour les vingt ans de sa mort, Edgar Faure aura marqué plusieurs dossiers régionaux : l’ouverture de l’A 36 au D Il a présidé le Conseil régional de Franche-Comté jusqu’à sa mort en 1988. À droite, on reconnaît JeanFrançois Robert, l’actuel président du C.E.S.R. milieu des années soixante-dix, le développement de la téléphonie directe, c’est-à-dire sans standard, le sauvetage du Doubs ou encore l’électrification des lignes S.N.C.F. À Pontarlier (voir pages suivantes), le mandat qu’il a exercé en tant que maire ne se passera pas aussi bien que les autres. Il se fait d’abord élire en 1967 député du Doubs. Et quatre ans plus tard, en 1971, il devient dès le premier tour des municipales, maire de Pontarlier. Il ne fera qu’un mandat. “Très pris par ses fonctions de ministre aux Affaires sociales, Edgar Faure sera trop peu présent au goût des Pontissaliens” commente un proche de l’époque. Et même s’il a œuvré pour la création des premiers espaces verts dans la capitale du Haut-Doubs, d’infrastructures scolaires et sportives ou encore pour l’aménagement de la R.N. 57 (tiens, tiens…) entre Pontarlier et Besançon, il ne sera pas réélu aux municipales de 1977, balayé par l’équipe du M.R.G. Denis Blondeau. Pas rancuniers, les habitants du HautDoubs l’ont réélu l’année suivante député et les Francs-Comtois l’ont hissé à la tête de leur région au scrutin au suffrage universel en 1986. I J.-F.H. DOSSIER CONTEXTE La Presse Pontissalienne n° 161 - Mars 2013 21 Politique L’homme providentiel du Haut-Doubs En 1967, comme il l’avait fait 20 ans plus tôt dans le Jura voisin, Edgar Faure part à la conquête du Haut-Doubs où il s’impose rapidement sur la scène politique. Aux municipales de 1971, Edgar Faure, et sa liste d’entente pour la promotion de Pontarlier, l’emporte avec 62 % des voix. Du jamais vu jusqu’alors. e glissement comme il l’explique fut le cas dans le Jura. à ses amis “du Jura adminisLe champion des comices, tratif au Jura géographique” roi des banquets, savourelève d’une stratégie parfaira sa troisième victoire tement contrôlée qui laissait peu de électorale sur le Hautplace à la défaite. En 1966, Edgar FauDoubs aux législatives re alors ministre de l’Agriculture dans de 1968. Suite à quoi le gouvernement de Georges Pompil’homme d’État se voit dou sait qu’une victoire aux élections confier par le Général législatives lui permettrait de conforDe Gaule le ministère de ter sa place dans l’équipe gouvernel’Éducation nationale mentale. Ses chances de victoire dans avec la redoutable misle Jura n’étaient pas évidentes que ce sion de trouver une issue soit face à Jacques Duhamel à Dole ou Votre pacifique à la crise unià Louis Jaillon à Lons qui refusait tou- région a versitaire. te entente. Une mairie ne serait pas deux Comme il avait pris pour principe de pour lui déplaire dans ne jamais poser sa candidature sans atouts : son fief électoral. qu’elle fût désirée, mieux valait donc l’altitude L’occasion se présente chercher ailleurs dans une circonsquand Jacques Lagier le cription, autre règle, en phase avec son et moijeune maire de Pontarélectorat de base, à savoir une bour- même ! lier annonce qu’il ne sera geoisie provinciale de petits patrons, pas candidat aux municommerçants et agriculteurs. cipales de 1971. “C’est Dans ces circonstances, le Haut-Doubs une charge très lourde et je devais lui tendait les mains. Cette circons- m’occuper de ma vie professionnelle et cription conservatrice “peu évoluée poli- familiale. Edgar Faure a essayé de me tiquement” est alors représentée par convaincre de continuer mais je n’ai Louis Maillot. Ce personnage surnommé pas changé de point de vue. À partir de le “sot du Doubs” au mode de vie appa- là, il a posé sa candidature”, se souremment bien arrosé accepte de lais- vient Jacques Lagier. La majorité des ser sa place assez facilement après électeurs pontissaliens ont vu en lui quelques doses de gentiane. Il bénéfi- l’homme providentiel, “le chantre cie du soutien de la droite locale convain- presque naturel d’une ruralité dynacue de l’intérêt d’avoir un ministre à mique” comme le qualifie Maurice Carla tête de la circonscription Morteau- rez dans l’ouvrage (1) qu’il lui a consaPontarlier. cré récemment. Edgar Faure écrira Rarement campagne électorale fut dans un article du Pontissalien, un menée avec autant d’éclat sur le Haut- journal acquis à sa cause. Son éditoDoubs. Edgar Faure eut droit à un rial du 5 mars 1971 en dit long sur son accueil triomphal le 7 janvier 1967 en sens du consensus. “Le président de la gare de Pontarlier avec fanfare, pré- République a dit récemment, qu’à son fet, sous-préfet, élus locaux et tout ce avis, les élections municipales ne que la ville comptait de petits notables. devaient pas être politisées… Telle est Du pain béni pour Edgar Faure qui notre opinion. Certains partis sont d’un fidèle à sa réputation a su trouver les avis contraire. C’est bien leur droit… petits mots et répliques qui font mouche. Nous n’avons aucun esprit partisan. L’auteur de la loi sur la modernisation Je n’ai aucune animosité contre le P.C. de l’élevage n’eut pas trop à forcer son Il y a dans le P.C. des hommes valables talent pour convaincre dans les can- et bien des démocrates sincères… Quant tons alentour. Résultats : une victoire au parti socialiste, je n’oublie pas le sans appel le 5 mars 1967 avec deux soutien qu’il m’avait apporté dans mon tiers des suffrages exprimés. premier gouvernement et à diverses Avec cette faculté bien à lui de savoir reprises par la suite…” (2) se rendre accessible, il renforce sa popu- Le verdict est à la hauteur du perlarité au fil de ses visites dans son nou- sonnage. Sa liste passe en totalité avec veau fief. Ce qui ne l’empêche pas non 62 % des voix. Du jamais vu dans plus d’être fidèle à sa légendaire modes- l’histoire pontissalienne. I F.C. tie quand il confie aux agriculteurs : “Votre région a deux atouts : l’altitude (1) Maurice Carrez. Edgar Faure. et moi-même !” Vanité, quand tu nous La robe, la plume et la politique. Éditiens… tions du Belvédère Sa candidature aux cantonales sur Pontarlier en septembre 1967 est éga(2) Bernard Olivier. lement couronnée de succès. Il resteEdgar Faure : un itinéraire ra au poste jusqu’en 1979 sans pour exceptionnel qui passe par la autant accéder à la présidence du Franche-Comté Conseil général du Doubs comme ce D PONTARLIER Maire de 1971 à 1977 “Edgar à la gare” Le mandat de l’équipe menée par Edgar Faure ne restera pas forcément comme le plus animé de l’histoire pontissalienne. La faute sans doute à un maire trop absent. n accordant leur confiance à Edgar Faure, les Pontissaliens ne réalisaient pas forcément la charge que représentait un poste ministériel ou le perchoir de l’Assemblée nationale, deux fonctions exercées par leur maire dans sa mandature municipale. Lequel maire sous-estimait probablement cette proximité qu’on attendait de lui. Très vite, il brille par son absence. E Tout en appréciant la culture de l’homme, Gérard Voinnet tire un bilan très mitigé du passage d’Edgar Faure à la mairie de Pontarlier. La restitution publique de la vie municipale se limite à 6 ou 7 conseils par an expédiés en deux temps trois mouvements. Les séances programmées le lundi soir à 20 heures, durent tout au plus 45 minutes et s’apparentent davantage à une caisse d’enregistrements. Faute d’opposition, le débat est inexistant. Edgar Faure délègue en faisant confiance à André Grillet son premier adjoint. “Très vite, on consta- É Le champion des banquets picurien dans lʼâme, Edgar Faure a usé et abusé de la méthode des banquets. En 1951, les socialistes du Jura, dans “Le Petit Comtois”, écrivaient déjà à son endroit : “Son arme principale est le banquet. Pour convaincre la tête, il s'adresse dʼabord à lʼestomac pour faire jouer la reconnaissance du ventre.” I te qu’il ne se passe pas grand-chose”, explique Gérard Voinnet alors directeur de publication au Beuillot, le journal d’expression libre publié à l’époque sur Pontarlier. Ce support orienté à gauche est soucieux d’apporter un autre regard sur la vie locale. Il ne ménage pas l’action municipale. “C’est le mandat de l’immobilisme”, poursuit celui qui assistait régulièrement aux séances pour en faire le compte rendu écrit. Dresser le bilan d’une mandature est toujours entaché d’une certaine part de subjectivité selon le camp ou l’on se place. Chose certaine, Edgar Faure n’a pas mis les finances communales dans le rouge. On lui “Ça doit l’ancienne salle des fêtes Pourny, chauffe, l’installation de je recule.” quelques entreprises, l’actuelle gendarmerie, l’ancienne caserne des pompiers, de nouveaux lotissements… Il a aussi favorisé l’achat de foncier qui servira à l’extension du terrain d’aviation et à plus tard à la réalisation de la zone commerciale des Grands-Planchants. 22 DOSSIER La Presse Pontissalienne n° 161 - Mars 2013 Il confie également au commandant Lepagnot, le soin de tenir des permanences où accourent tous ceux qui ont besoin d’un menu service. Ces permanences sont mêmes spécialisées, comme le prouve l’annonce suivante, parue dans la presse : “Aux jeunes appelés : une permanence sera tenue par le commandant Lepagnot, à Pontarlier, 73, rue de la République, vendredi 23 avril, de 9 h 30 à 12 heures et de 14 h 30 à 18 heures et samedi 24 avril, de 9 h 30 à 12 heures.” Lors des législatives de mars 1973, il est facilement réélu sur la circonscription de Pontarlier. Président de l’Assemblée nationale, il n’hésite pas en 1974 à inviter les élus du Haut-Doubs à Paris pour leur faire visiter le Palais Bourbon. Un voyage qui marque les esprits. “À Pontarlier, il va accumuler quelques échecs. Il envisageait de conclure un contrat d’affermage avec la Lyonnaise des Eaux. Ce projet a provoqué un tollé général au point que même André Grillet menaçait de démissionner.” Gérard Voinnet ajoute aussi les manigances avec le sénateur Henriet au sujet d’un possible transfert des services les plus rentables de l’hôpital vers la clinique. “Avec ce dossier brûlant, on a battu notre record de ventes. Cette affaire a abouti quelques mois plus tard au projet de rénovation de l’hôpital. À cette époque aussi, il était question d’un projet pharaonique sur Métabief avec ascenseur dans les falaises du Mont d’Or. Le projet a été retoqué. Quand il n’était pas là, Edgar Faure appliquait la stratégie du : ça chauffe, je recule.” Aux municipales de 1977, le maire sortant se représente, pas trop inquiet malgré un contexte national favorable à la gauche. Les socialistes et communistes font une liste commune conduite par Denis Blondeau. La gauche l’emporte assez largement, s’octroyant 22 des 27 sièges. Au soir des résultats, ses opposants scandent “Edgar à la gare.” L’ancien maire échappe de justesse à la sanction et se retrouve simple conseiller municipal d’opposition. Il se pliera à l’exercice une année. “Il lui manquait une organisation locale bien structurée pour pouvoir contrôler la situation”, analyse l’ancien directeur de publication. Ce en quoi il n’a pas forcément tort. Le propos s’applique aussi à l’échelon national et justifie probablement pourquoi Edgar Faure ne sera jamais président de la République. André Grillet se souvient d’un maire pas facile de caractère mais efficace pour débloquer des dossiers. I F.C. TÉMOIGNAGES Ils se souviennent du personnage Le Komplex est un lieu de rencontre moderne disposant d’une salle de séminaire de 350m². Ce centre de loisirs offre à tous les publics un bowling de douze pistes avec écrans géants, des terrains de football «indoor» en synthétique dernière génération ainsi que des terrains de squash et de badminton. de Salle e air sémin ² 0m 5 de 3 N’hésitez pas à réserver votre terrain au 03 81 46 92 30. Ouvert 7 7 j/sur . h 9 s dè nu en conti Du 1 er au 3 Mars 1 Les fon de Burgdeures s : 3 Burgers pour une avala nche de fromag e r, À note e h c Diman s : r 17 Ma Au Bureau vous accueille tous les midis avec un menu du jour varié ainsi que pour vos diners et soirées. Ouvert en continu l’après-midi ale Spéci e é r i So rick St Pat Les Pontissaliens qui ont côtoyé Edgar Faure en gardent plutôt un souvenir positif. Ils apprécient sa culture, sa compagnie et son affabilité. Florilèges. G André Grillet : “Il était coriace” À 103 ans, André Grillet qui fut le premier adjoint de la municipalité Faure, n’a pas oublié cette expérience. “Je l’ai rencontré la première fois quand il venait aux comices agricoles”, explique cet ancien clerc de notaire. Souvent absent, le maire s’est beaucoup reposé sur son premier adjoint pour faire tourner la boutique. “Il était coriace. Quand il y avait des soucis, il disait “voyez Grillet !” Edgar Faure savait aussi jouer de ses relations pour débloquer de situations complexes. “Quand il y avait un dossier à faire avancer, c’est là que ça bougeait. Un coup de téléphone et tout était réglé.” André Grillet a vite compris l’attitude à adopter. “Il fallait le contourner et surtout ne pas le prendre de face sinon on était foutu.” G Paul Lajeanne : “Avec Edgar Faure, on aurait la déviation” L’Edgar comme on l’appelait familièrement dans le Haut-Doubs savait se mettre à l’écoute de tout un chacun. “Edgar Faure, c’était Edgar Faure. Il était compréhensif, très agréable et laissait les gens parler”, explique Paul Lajeanne. Pour cet ancien conseiller municipal, Edgar Faure aurait pu apporter encore plus au Haut-Doubs. “On aurait déjà la déviation s’il était resté un mandat de plus. Il avait commencé à étudier le problème.” G Michel Blachère : “Un bon gestionnaire sans grand projet” Observateur attentif de la vie politique pontissalienne, Michel Blachère faisait partie de l’équipe du Beuillot. “On était tous épaté par son érudition, ce qui ne l’empêchait pas de rester très abordable et électoraliste. Il a prétendu avoir apporté beaucoup d’argent à Pontarlier mais en fait la ville n’a pas été gâtée plus qu’ailleurs. À l’époque de sa mandature, les emprunts de la ville étaient gérés par une filiale de la caisse des dépôts. À chaque prêt, une partie était mise en réserve. C’était un très bon gestionnaire mais il manquait de grands projets. Personnellement, j’ai préféré l’ère Blondeau qui restera marquée par une phase d’investissements plus active.” G Michel Malfroy : “Un personnage très intéressant” 3 rue Hélène Boucher 25300 PONTARLIER T. 03 81 46 92 30 [email protected] www.lekomplex.com HORAIRES : Du lundi au jeudi : 09h00 à 24h00 Vendredi & Samedi : 09h00 à 02h00 Adapté Dimanche : 09h00 à 24h00 Même s’il n’était pas du même bord politique, Michel Malfroy a apprécié la compagnie d’Edgar Faure qui fut son voisin au conseil municipal quand celui-ci est passé dans l’opposition. “J’ai beaucoup aimé Edgar Faure. Il ne faisait pas montre de sa culture. C’était un personnage intéressant avec qui on pouvait parler très facilement.” Plus tard, Michel Malfroy a encore eu l’occasion de le rencontrer quand il siégeait à la tête de la Région. DOSSIER OUVRAGE La Presse Pontissalienne n° 161 - Mars 2013 23 Le point de vue d’un historien Pas si girouette que cela… Professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Strasbourg, Maurice Carrez qui a vécu dans le Haut-Doubs vient de sortir un livre sur Edgar Faure, publié aux éditions du Belvédère. La Presse Pontissalienne : Pourquoi un livre sur Edgar Faure ? Maurice Carrez : J’ai déjà eu l’occasion de faire quelques publications sur Edgar Faure. Quand Emmanuel Vandelle, le directeur des éditions du Belvédère m’a proposé un livre, j’ai accepté ce challenge. On était en 2007. J’ai fini le manuscrit en 2011. C’est un des livres que j’ai eu le plus de plaisir à écrire. L.P.P. : On attribue à Edgar Faure de la droiture et une certaine forme d’humanité. Qu’en pensez-vous ? M.C. : Ce n’est pas quelqu’un de malhonnête intellectuellement. Il essaie toujours d’argumenter avec un souci des réalités. il n’a pas l’habitude d’assassiner ses adversaires, il les désigne. Pour régler des conflits, il fait entendre sa voix. Maisons bois contemporaines en madriers conçues et fabriquées dans le Jura. Auto-construction, Clos-couvert ou clés-en main. L.P.P. : Et sa réputation de girouette ? M.C. : C’est plus une façade, car en réalité, il y a toujours une grande continuité dans ses valeurs. Il reste l’expression de cette classe moyenne de chefs d’entreprise, propriétaires fonciers. Il a le regard de ceux qui ont réussi. C’est un homme politiquement plutôt conservateur mais qui a aussi compris que la question sociale allait être au cœur du XXème siècle. L.P.P. : Avait-il le goût du luxe ? M.C. : Il n’a jamais caché son goût pour une vie confortable sans attacher à l’argent plus d’importance que cela. Il a fait le gros de sa fortune quand il était avocat d’affaire en défendant des stars du cinéma et gérant des affaires dans le pétrole. Il sentait les coups. Une fois qu’il était parvenu à ses fins, il s’ennuyait. Il avait besoin de nourrir autrement son appétence intellectuelle, d’où le choix de se tourner vers la politique. C'était un intellectuel qui avait le sens pratique. L.P.P. : On peut s’étonner qu’il n’ait jamais être président de la République ? “Un homme M.C. : Il s’est engagé dans la politique plus par vanième politique té que par goût du pouvoir. Sous la IV République, c'était un personnage très important qui autonome.” était secrétaire d’État du budget puis ministre des Finances où il a compris que les guerres coloniales allaient ruiner la France. Il a fait son retour politique sous la Vème République à la faveur de De Gaulle qui avait saisi chez lui des qualités d’homme d’État quand il l’a envoyé en Chine puis quand il lui a confié le dossier de l’agriculture. Sans oublier le ministère des Universités en 1968. Je pense qu’en 1969, il avait les moyens de gagner les élections face à Pompidou. Mais ils ont signé ce pacte où Pompidou lui aurait promis la place de premier ministre. Après coup, Edgar Faure a confié à ses proches qu’il avait eu l’impression de s’être fait rouler dans la farine. L.P.P. : Sa stature d’homme d’État a conforté ses succès électoraux dans le Haut-Doubs ? M.C. : Son arrivée coïncide avec une volonté locale de s'ouvrir sur l’extérieur. À l’époque, il fallait plus d’1 h 30 pour faire Besançon-Pontarlier. Le Haut-Doubs restait enclavé, très rural et agricole. Les habitants ont pensé qu’une telle personnalité pourrait les aider à l’ouverture, d’où cette réception fastueuse à la gare de Pontarlier. Il était attendu comme l’homme providentiel. Je l’ai vu sur les comices. Il était rayonnant au milieu des agriculteurs. C’était un peu un homme d’autrefois. La droite locale lui a reproché de ne pas être en prise avec la modernité, la grande finance, mais Edgar avait beaucoup de recul avec ces milieux. L.P.P. : Comment a-t-il digéré sa défaite aux municipales de Pontarlier ? M.C. : Il n’éprouvait pas plus de regret que cela. Il n’avait peutêtre pas bien mesuré l’ampleur de sa tâche. Pontarlier a toujours été une ville difficile pour la droite. L.P.P. : Que faut-il retenir d’Edgar Faure ? M.C. : Il avait incontestablement la stature d'un homme d’État mais restait un homme politique autonome et finalement assez insaisissable. I Propos recueillis par F.C. Le livre “Edgar Faure. La robe, la plume et la politique” écrit par Maurice Carrez est sorti aux éditions du Belvédère. 24 DOSSIER La Presse Pontissalienne n° 161 - Mars 2013 TÉMOIGNAGE À Port-Lesney ou en Corse Le petit-fils d’Edgar perpétue sa mémoire Rodolphe Oppenheimer est le seul petit-fils d’Edgar Faure. Installé à Paris, il a créé l’association Edgar-Faure. Chaque année, elle remet un prix du livre politique. Il se souvient. été, la famille avait ses habitudes en Corse. L’île était l’endroit idéal pour Edgar Faure : “Il ne voulait pas être harcelé en vacances… Il ne voulait pas non plus être ignoré” sourit Rodolphe Oppenheimer, le seul petit-fils d’Edgar Faure, aujourd’hui âgé de 38 ans. Il avait 13 ans quand son grandpère est décédé. Malgré ce jeu- L’ Un jury prestigieux compose le prix Edgar Faure remis tous les ans en décembre (avec la cravate bleu clair, Rodolphe Oppenheimer). ne âge, il garde de très nombreux souvenirs de ce grand-père “attentionné, malgré toutes ses occupations. Un travailleur acharné se souvient Rodolphe Oppenheimer. On habitait le même immeuble rue de Grenelle. Quand je me relevais la nuit pour boire un verre de lait, il travaillait à son bureau.À l’époque, ce n’étaient pas les énarques qui faisaient le travail des ministres…” Les weekends, la famille Faure les passait régulièrement dans la maison familiale de Port-Lesney (récemment vendue par la seconde épouse d’Edgar Faure) où le jeune Rodolphe s’est forgé tant de souvenirs. En hommage à son illustre grandpère, Rodolphe Oppenheimer a pris l’initiative de créer il y a une Rodolphe, alors âgé de moins de dix ans, dans les bras de son grand-père. dizaine d’années une associa- n’a pas eu pour le soutenir de tion Edgar-Faure qui remet machine politique, il ne voulait depuis 2007 un prix du livre poli- se laisser enfermer dans un partique. L’association est aussi une ti” note son petit-fils. Ce dernier façon de perpétuer l’œuvre poli- peine à trouver un digne suctique de l’élu franc-comtois qui cesseur politique à Edgar Faua toujours voulu se situer au- re. “Il était une sorte de mélandessus des partis. Une façon aus- ge entre Jean-Louis Borloo et si de promouvoir cette idée véhi- André Santini” avance-t-il. culée par Edgar Faure de Rodolphe Oppenheimer est l’au“nouveau contrat social”. “Son teur du seul film jamais consaidée était bien de transcender les cré à l’illustre élu, “Edgar Faupartis, il était un démocrate et re, l’enragé du bien public” qu’il un progressiste. S’il n’a pas été espère pouvoir rediffuser bienprésident de la République, la tôt sur une chaîne française. seule fonction qu’il n’a pas occu- Rodolphe Oppenheimer se soupée, c’est justement parce qu’il vient aussi des talents plus dis- crets d’Edgar Faure, aussi à l’aise au piano qu’en composition de chansons. “Il a notamment écrit un album chanté par JeanClaude Pascal, et quelques titres pour Serge Reggiani.” Celui qui a côtoyé durant sa longue carrière politique le général De Gaulle, Mao, Boumédiène ou encore George Bush père, laissait malgré un agenda surchargé, une petite place à la famille et à ces passions plus légères. Rodolphe Oppenheimer en garde des souvenirs impérissables. I J.-F.H. SAVOUREUX Les petites phrases de M. Faure L’élu excellait dans l’art de la formule. Avec l’éclairage du Conseil régional de Franche-Comté qui lui avait consacré une exposition il y a 5 ans, voici quelques pépites. “Lʼimmobilisme est en marche, et rien ne pourra lʼarrêter.” “Ce nʼest pas la girouette qui tourne, cʼest le vent.” G “Je suis un dogmatique de lʼanti-dogmatisme.” G “Si vous nʼavez pas dʼopinions politiques, prenez donc les miennes.” G “Les prévisions constituent un art difficile, surtout quand elles portent sur lʼavenir.” G “Il est indispensable de distiller un peu de vérité pour faire passer un gros mensonge.” G “Lʼimpôt appauvrit lʼignorant mais enrichit le connaisseur.” G “Le centre a le droit de vivre à condition de faire le mort.” G “Quand on nomme quelquʼun à un poste dʼinformation, cʼest précisément pour quʼil ne donne pas dʼinformation.” G “Le Sénat, cʼest litanie, liturgie et léthargie.” G À la question dʼun journaliste : “Quʼest-ce qui est le plus important en Franche-Comté selon vous ?” Il répond : “Tout dʼabord moi, et surtout Edgar Faure.” G Edgar Faure disait aussi, plus sérieux : “On ne vit que pour quelques instants, intenses et privilégiés. Le reste du temps, on attend ces moments-là.” G s E u l R inc X U I rs T a R P VERu 31 m U qu’a ’Ole jus D ab l a V NOUVEAU à PONTARLIER Prestibois construit vos projets 5&6 % &UpGLW 3KRWR 3UHVWLERLV Pour le jardin, la maison, la voiture, le bois… R ue d e Salins Visitez le village expo et son show-room ! Roc Georges Ru e de Sa lins LAUSANNE 2UE $ENIS 0APIN Ì 0/.4!2,)%2 s 4ÏL 03 81 39 79 90 Sc hu m an n et be rt Rue De chan www.prestibois.com Ru e Ro Du mardi au samedi de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h Pomp idou BESANÇON Rue Gustave Eiffel 26 La Presse Pontissalienne n° 161 - Mars 2013 MOUTHE MOUTHE - RÉGION DES LACS Des documents historiques La valise oubliée Le consul général d’Allemagne basé à Lyon est venu récupérer chez une habitante une valise contenant des papiers de militaires allemands en poste sur le secteur durant la dernière guerre. Restitution. Christian Seebode le consul général d’Allemagne est venu récupérer la valise découverte récemment Michèle Galmiche. n se serait presque cru ces documents nous rappellent à une veillée funèbre la fortune que nous avons de en pénétrant ce mer- vivre en paix, en bon voisinage.” credi 20 février dans la La valise renferme des livrets salle à manger de de service et des fiches personMichèle Galmiche. Chacun avait nelles de 88 douaniers alleconscience de vivre un événe- mands. Michèle Galmiche, veument inhabituel. Christian See- ve de l’ancien garagiste et bode, le consul allemand, lit avec concessionnaire Suzuki, l’a attention le contenu de la vali- découverte récemment dans un se posée sur la table. “Il s’agit endroit retiré de sa cave. Comde documents historiques, ment est-elle arrivée là ? On ne explique-t-il, mais ce qui est tout saura sans doute jamais la vériaussi important c’est le fait que té mais tout laisse à penser qu’elle ait été déposée par l’officier allemand qui occupait une chambre dans cette maison pendant la guerre. Il cherchait peut-être à la dissimuler avant un départ précipité par les événements. C’est plausible. Bref rappel historique. En 1944, la garnison de Mouthe était constituée d’une centaine de douaniers qui surveillaient la zone frontière. Quelques semaines avant la Libération, ils ont reçu le renfort d’un contingent de Cosaques en vue de contenir la pression exercée par la Résistance. Le 4 septembre 1944, la Libération de Mouthe a donné lieu à des brefs combats menés conjointement par le 3ème R.T.A. et les F.F.I. du Jura voisin. Le bilan est lourd avec 5 morts du côté des libérateurs, 79 tués côté allemand dont certains ont été exécutés alors qu’ils s’étaient rendus et 133 prisonniers qui seront acheminés à Champagnole. Les cadavres allemands seront enterrés dans une fosse commune avant d’être exhumés en 1958 par une association caritative d’Allemagne. Une vingtaine d’entre eux ont O “Vu l’âge de ces douaniers qui avaient entre 30 et 50 ans pendant la guerre, on peut raisonnablement penser qu’aucun d’eux n’était volontaire”, signale Christian Seebode, le représentant de l’Allemagne. LES FOURGS De nombreuses irrégularités Des habitants dénoncent les dérives foncières de la commune La tentative communale de régulariser de multiples entorses aux règles d’urbanisme en procédant à une modification du P.O.S. s’est avérée irrecevable. Copie à revoir. a commune des Fourgs éprouve décidément bien des difficultés à régler ses problèmes d’urbanisme. Au conseil municipal du 20 décembre 2012, le maire Philippe Aymonier a annoncé que le contrôle de légalité des documents d’urbanisme de la sous-préfecture déclarait tout simplement illégale la délibération du 5 octobre 2012 approuvant la modification du P.O.S. Cette décision préfectorale est motivée par des irrégularités relevées dans la procédure et par la méconnaissance de certaines dispositions du code Tout n’a de l’urbanisme. Pas très pas été fait sérieux, surtout quand on sait que la commune a dans les fait appel à un urbanisrègles. te pour l’accompagner dans cette démarche. L’affaire n’est pas nouvelle en soi. Elle concerne des acteurs touristiques et des habitants qui ont développé des restaurants, construit des gîtes, des logements, au mépris des règles d’urbanisme en L Les règles d’urbanisme ont bien du mal à être respectées sur le toit du Doubs. vigueur. Certaines de ces pratiques ont même été portées devant les tribunaux. La commune s’est finalement retrouvée dans l’obligation d’agir. “D’où l’idée de lancer une modification du P.O.S. On pensait que cette procédure nous permettrait d’avancer plus vite”, indique Philippe Aymonier. Sauf qu’entre-temps, quelques habitants sans doute exaspérés de la manière dont on voulait traiter le problème s’en sont fait l’écho auprès du préfet, comme c’est leur droit. Les services de la sous-préfecture ont estimé que les changements proposés dans le cadre de cette modification portaient atteinte à l’économie générale du P.O.S. “L’assouplissement des règles édictées dans les zones N.C. et N.D. du P.O.S. a pour effet de remettre en cause les protections édictées en raison de la qualité des sites et des paysages, ainsi que le parti d’aménagement initialement rete- nu, visant à préserver le bâti existant.” Plus prosaïque, un des requérants parle tout simplement d’arnaques. Il y voit une forme de clientélisme, permettant d’accéder à du foncier à des prix défiants toute concurrence en zone frontalière. “Pour réparer ces erreurs, c’est finalement la collectivité qui passe à la casserole. C’est le comble”, estime ce Bourri agacé de ces dérives. Philippe Aymonier n’a pas tout à fait la même vision du problème. Il admet : “Tout n’a pas été fait dans les règles. On n’aurait peut-être pas dû partir sur une modification.” La commune s’est finalement engagée dans une révision du P.L.U. “Cela ne remet pas en cause les points à changer. On travaille actuellement sur le contenu du projet d’aménagement de développement durable qui définit les orientations du P.L.U.” I F.C. pu être identifiés car la plupart avaient été dépouillés de leurs plaques et de leurs effets personnels. Sombre passé. Cette valise endormie depuis 50 ans au fond d’une cave permettra peut-être de reprendre et de compléter ce travail d’identification.Avec cette découverte singulière, Michèle Galmiche ne sait pas trop quoi faire. “Au départ, on pensait la remettre à un musée”, explique cette ancienne enseignante qui a finalement choisi d’en parler à un ami suisse, Claude-Alain Rochat, passionné d’histoire locale. “Quand elle m’a montré cette valise, j’ai eu des frissons et je n’en dormais plus”, note l’intéressé qui à son tour a sollicité une de ses connaissances, à savoir Alexandre Cornu. Lequel citoyen lausannois a informé de cette découverte exceptionnelle l’institut chargé de rassembler et de rechercher toutes sortes de ren“Je n’en seignements au sujet des disparus alledormais mands de la seconde guerre mondiale. plus.” “Ces documents qui sont propriété de l’État vont être remis au ministère des Affaires étrangères où des collègues sont déjà en contact avec les administrations compétentes pour renouer le contact avec les familles concernées” conclut le consul général d’Allemagne. I F.C. Victime des rongeurs, la valise contient les fiches personnelles et livrets de service de 88 douaniers allemands qui avaient été déployés le long de la frontière par la Wehrmacht. MOUTHE - RÉGION DES LACS SAINT-POINT La Presse Pontissalienne n° 161 - Mars 2013 27 La suggestion de passages surélevés Voie verte : non aux alternats ! Les élus de Saint-Point-Lac ont voté à l’unanimité pour le retrait des alternats placés à titre expérimental sur la R.D. 129 aux deux extrémités du village. Trop dangereux selon eux. orce est de constater qu’on puisse être surpris en arrivant des Grangettes devant cet aménagement provisoire pas très bien signalé. Les habitués des lieux tellement habitués à ne pas voir ces alternats ont dû se faire quelques frayeurs en se retrouvant nez à nez. Force est de reconnaître aussi que si l’objectif est de faire ralentir, c’est réussi. Mais à quel prix ? De la tôle froissée passe encore mais vu la configuration des lieux, le choc pourrait s’avérer violent et la sortie de route possible. “On s’est rendu compte que ces alternats ne permettent pas une fluidité du trafic. Ils sont mal signalés, en tout cas pas assez tôt. Pour l’instant, on n’en voit pas l’utilité et ce serait dommage qu’il arrive un pépin”, confirme JeanPierre Lanquetin, le maire de SaintPoint-Lac. Sur quoi, les élus ont pris une délibération à l’unanimité pour arrêter l’expérience. Tout ce qui se passe entre les panneaux d’entrée de F village relève du pouvoir du maire qui est parfaitement en droit d’exiger du Conseil général le retrait de ces deux alternats. “Au départ, j’étais d’accord pour tester le dispositif. Je pense qu’il faut réfléchir à d’autres solutions. Des plateaux surélevés nous semblent une solution plus appropriée.” Du côté du Conseil général, on prend acte de la décision des élus de SaintPoint en se félicitant également d’un bilan sans accident. “Ce dispositif a été mis en place cet automne et personne ne nous a informés d’un quelconque danger jusqu’à présent. On peut aussi rappeler que ces aménagements répondent aux recommandations du préfet émises après l’enquête publique”, indique le service concerné. S’il a reçu des témoignages contre ces alternats considérés comme une entrave à la circulation, Jean-Pierre Lanquetin reconnaît que certains habitants ont trouvé ça bien. Les passages surélevés font aussi partie de la panoplie de solutions ralentissantes. Ils sont parfois bruyants et occasionnent des chocs assez violents quand on oublie de ralentir. “Il n’y a pas de panacée. Il faut juste trouver le moyen le plus approprié à cet endroit.” Les services du Conseil général cherchent d’autres sites pour poursuivre l’expérimentation. L’absence de la Voie Verte dont les premiers coups de pioche sont prévus à l’automne, fausse un peu les conditions car ces alternats sont aussi disposés pour faciliter des traversées de route à certains endroits. Le rejet de la commune de SaintPoint ne signifie pas, pour autant, qu’il n’y aura aucun aménagement. Il est toujours prévu d’installer 8 alternats ou dispositifs ralentisseurs sur la R.D. 129 où circulent entre 600 et 1 000 véhicules par jour suivant les saisons. I F.C. Ces alternats expérimentaux n’ont pas donné satisfaction aux élus. Du pain béni pour les opposants à la voie verte. TICKETS RESTAURANT Médaille de Bronze Saucisse de Morteau Concours Général Agricole du Salon de l’agriculture Paris 2013 Rayon vente au magasin 8 à Huit 25160 MALBUISSON - LAC SAINT POINT Tél. : 03 81 69 31 26 Fax : 03 81 69 39 13 28 La Presse Pontissalienne n° 161 - Mars 2013 MOUTHE - RÉGION DES LACS MOUTHE Les premiers cerfs tués ne calment pas les forestiers Le bilan de la saison de chasse 2012-2013 est tombé. Pour la première fois, trois cerfs ont été tués dans le Haut-Doubs, dont un à Chaux-Neuve, l’autre à Chapelle-des-Bois. Les forestiers maintiennent la pression : ils veulent davantage de prélèvements. epuis le 31 janvier, les de chasse. directeur de la fédération de chasseurs du Doubs ont Dans leur gestion des espèces, chasse du Doubs. rangé leur fusil dans les disciples de Saint-Hubert Le nombre de sangliers prélel’étui. Les animaux ont ont prélevé cette année 6 100 vés, animal de prédilection des gagné un répit. Aucun accident chevreuils dans le département, chasseurs, augmente légèremortel n’est intervenu cette soit une hausse de 0,5 %. “La ment comparé à la saison de année dans le département, pla- population se porterait mieux chasse précédente avec 2 900 çant les chasseurs du Doubs après la baisse notée suite à la animaux tués, soit 200 de plus. parmi les meilleurs élèves en sécheresse de 2003 combinée à “La population avait chuté en matière de sécurité. Rappelons une hausse des prélèvements en 2010. Elle remonte. Nous resqu’ils sont les seuls à porter le raison de la pression des fores- tons dans les objectifs que nous gilet fluorescent à chaque action tiers” témoigne Pierre Feuvrier, nous sommes fixés” commentent Le cerf prélevé à ChauxNeuve (photo F.D.C. 25). D les professionnels de la nature. La présence de la “bête noire” est d’une vingtaine d’animaux sur un territoire de 1 000 hectares sur le plateau et de moins de 12 animaux pour le HautDoubs. La fédération a débour- sé l’année dernière 150 000 euros d’indemnisation pour dégâts occasionnés dans les cultures. Un chiffre à la baisse. Idem pour le cerf. Présents dans le Haut-Doubs (Mouthe-ChauxNeuve) et dans la région de Clerval, ce sont au total 28 cervidés qui ont été prélevés (3 de plus comparés à 2011-2012). Pour la première fois, trois l’ont été dans le secteur de Mouthe et dans la forêt domaniale du Noirmont, dont un cerf “coiffé” à Chaux-Neuve, un faon à Chapelle-des-Bois, et une biche dans le massif du Noirmont. De quoi ravir les forestiers qui demandent une régulation de cette population, qui, selon eux, mettrait en péril la forêt ? Pas vraiment à les entendre. “Les populations ne sont pas régulées. Il faut un plan de gestion mutualisé et non un plan de chasse par A.C.C.A. (association communale de chasse agréée), constate Éric Dubois, chef de l’O.N.F. du Doubs. Il faut éviter qu’il coloL’exemple nise le massif car des steppes quand un noyau vosgiennes. est implanté, il sera difficile de faire marche arrière. Dans les Vosges où l’animal est bien implanté, les forêts ressemblent à des steppes et le taux de bois déclassés (N.D.L.R. : prix renégocié à la baisse lorsqu’ils sont ven- dus) est important” dit-il. Les professionnels de la forêt craignent pour les semis du Haut-Doubs. Une inquiétude que les chasseurs ne comprennent pas toujours. “Lorsque nous faisons des comptages, on ne voit pas des cerfs en quantité. On voit moins de dégâts que les forestiers” juge Jean-Claude Salvi, le président de la société de chasse de Mouthe. La présence des animaux serait en revanche plus marquée sur le secteur de Chaux-Neuve et Chapelle-desBois. Président de la société de chasse de Chaux-Neuve, Jean-François Guy regrette que la chasse au cerf soit ouverte en période de rut : “C’est un peu trop facile” dit-il. Sa société a prélevé un mâle cette année et un faon l’année précédente. Elle a demandé deux bracelets pour la saison à venir. La chasse de ce type d’animal, est, paraît-il, délicate. Farouches, les animaux déguerpissent au moindre bruit. Quant au lièvre, une baisse de 17 % de prélèvement est indiquée. Les causes sont multiples : “la prédation du renard, encore trop présent. On compte deux renards au kilomètre contre 0,88 lièvre au kilomètre, rapporte le directeur. Les mauvaises conditions météorologiques du printemps dernier ont occasionné une mauvaise reproduction” conclut la fédération qui organise de nouvelles sessions de sécurité. Rendez-vous en septembre prochain… pour l’ouverture. D’ici là, les cerfs du Haut-Doubs auront le loisir de gambader. I E.Ch. EN BREF Respect Guy Vigouroux, ancien coordinateur régional “lutte contre les violences et incivilités dans le sport” donnera une conférence jeudi 14 mars à 20 h 30, salle Morand à Pontarlier, sur les questions de respect de l’autre et de soi dans le monde sportif ou associatif. Soirée organisée par l’office municipal des sports de Pontarlier. Entrée gratuite. Renseignements au 03 81 38 81 59. Cuisine David Macaire, apprenti au restaurant Le France à Villersle-Lac, a remporté le 6 février dernier le premier prix au Trophée Jean Lameloise à Mercurey. 5 lycées étaient en compétition : le lycée Dumaine à Mâcon, le lycée Sacrécœur à Paray-le-Monial, Prom’hote à Chagny, le lycée de Château-Chinon, et le C.I.F.A. de Mercurey où il suit son apprentissage théorique. Un jeune talent “consciencieux et discret” selon son maître d’apprentissage Hugues Droz. Nature Les C.P.I.E. du Haut-Doubs et du Haut-Jura ont conçu et réalisé une exposition itinérante ayant pour thème la relation entre les hommes et les paysages des montagnes du Jura, de 1800 à nos jours : “Montagnes du Jura, des hommes et des paysages”. L’exposition est actuellement à la médiathèque de Sancey-le-Grand jusqu’à fin février. MOUTHE - RÉGION DES LACS La Presse Pontissalienne n° 161 - Mars 2013 LABERGEMENT-SAINTE-MARIE 29 La chaudière en panne La Maison de la Réserve fermée depuis deux mois L’accueil du public ne fonctionne plus depuis le 8 janvier faute de chauffage. Une nouvelle tuile pour l’association gestionnaire contrainte de mettre son personnel en chômage partiel. hibernation, c’est bon pour la nature jurassienne, mais pas forcément pour ceux qui en assurent la promotion. La Maison de la Réserve éprouve toujours autant de difficultés à maintenir la tête hors de l’eau. Le public ne se précipite pas et tous ceux qui dépendent des scolaires et des subventions directes L’ ou indirectes peinent à sortir de l’ornière. Quand le mauvais sort s’acharne sur vous, la coupe est pleine. Le 8 janvier dernier, après avoir constaté une panne de la chaudière, l’association sollicite la société Schmid qui assure la maintenance de cette installation qu’elle a elle-même posée à la construction du bâtiment. “Cette panne classique a demandé une semaine de réparation”, indique Laurent Beschet, le directeur de la Maison de la Réserve. Jusque-là rien d’anormal. C’est en relançant la chaudière que les choses se compliquent. Le technicien commet l’erreur d’inverser un branchement et met toute l’installation hors ser- La Maison de la Réserve fermée en pleine période de vacances. Un couac. vice. D’une banale panne, on se qu’il avait suggéré un change- dans l’indemnisation du sinistre. retrouve face à un sinistre à ment immédiat de chaudière Pour maintenir le bâtiment hors régler entre la société Schmid quitte à prendre en compte la gel, la communauté de comqui a reconnu sa faute et la com- vétusté de l’ancienne. munes a investi dans un appamunauté de communes Mont Cette solution n’a pas abouti. reil à air pulsé qui consomme d’Or-Deux Lacs propriétaire les Du coup, privée de chauffage, 100 litres de fioul par jour. “Ce lieux. Les deux parties ne sont la maison de la Réserve ne peut n’est pas très écologique”, admet pas tombées d’accord, le dossier plus recevoir du Michel Morel qui reste assez s’est enlisé. “Notre expert estipublic depuis le confiant dans le règlement de me que la chaudière est fichue. Six 8 janvier. Elle ce sinistre. La société Schmid nous a pro- salariés tourne au ralen- Une grand-messe est programposé de relancer la chaudière. sur sept au ti, assurant seu- mée le 14 mars en sous-préfecOn ne veut pas prendre ce risque lement les ani- ture pour évoquer l’avenir de la sans avoir de solides garanties chômage mations Maison de la Réserve. Le préécrites. Dans ces affaires-là, il partiel. extérieures. Six sident de Mont d’Or-Deux Lacs peut toujours y avoir des répersalariés sur sept estime pour sa part qu’il faut à cussions dans six mois, un an sont au chômage tout prix maintenir ce type de ou plus”, indique Michel Morel, partiel. Le coût du structure qui a toute sa place le président de préjudice entrera dans l’offre touristique du Hautl’intercommunalité, qui sera forcément en Doubs. I F.C. inflexible sur ce point sachant ligne de compte L’accueil au public est suspendu jusqu’au retour du chauffage dans les locaux. POINT PUB COM 02/13 E D E L A N AT U R E ! H C O R P R E I T É M UN R I S I O CH vage, le é l’ e d l, a v e h c iers du t é m x u a s n ent io t m a e n n o Form ir v n e l’ e td de l’agriculture e 4 - 3 EA e e option équitation CAPA és soigneur d’équid BAC PRO CGEA T G 2 élevage V TA S O N H BAC TEC PRO CGEH C A B n o ti a it u éq de option hippique BTSA ACSE Lycée LaSalle Levier INVITATION AUX PORTES OUVERTES VEND 15 MA1R9SH DE 16H À SAM 16 MA1R6SH DE 9H À 03 81 89 58 58 www.lycee-lasalle-levier.org 1, Place Cretin - Levier 30 FRASNE - LEVIER La Presse Pontissalienne n° 161 - Mars 2013 ENVIRONNEMENT Le campagnol met les agriculteurs en boule Lutte contre le campagnol : l’État veut abaisser les seuils Nouvelle polémique autour de l’utilisation de la bromadiolone. Un arrêté ministériel, en préparation, prévoit d’abaisser le seuil de traitement. La F.R.E.D.O.N. s’inquiète pour la survie d’exploitations. Annie Genevard (U.M.P.) monte au créneau alors que Français Mandil (E.E.L.V.) souhaite “l’abandon du chimique.” endant que les campagnols sont bromadiolone (anticoagulant) des cam- not, président de la F.R.E.D.O.N., fédéau chaud sous la neige, à l’abri pagnols de 50 à 33 %. ration de défense contre les organismes du gel et des prédateurs, agri- Coup de massue pour la profession. nuisibles qui aide et conseille les agriculteurs et politiques s’écharpent Victoire pour les écologistes. Deux culteurs dans la lutte contre le camautour de la lutte contre ce nuisible à mondes s’opposent. “Des exploitations pagnol. Les cantons de Levier et Amanl’origine de nombreux dégâts, notam- du Haut-Doubs connaissent de graves cey, fortement touchés l’année dernière, ment dans les cultures de Levier et difficultés de trésorerie à cause des pourraient encore connaître un pic de Amancey l’été dernier. L’État prépare dégâts. En abaissant le seuil de trai- pullulation cette année. un arrêté interministériel en vue tement, on peut nourrir de nouvelles À l’annonce de cette décision prise au d’abaisser le seuil de traitement à la inquiétudes” témoigne Fabrice Cue- sommet de l’État, la députée du Doubs Annie Genevard dit “avoir interpellé le ministre de l’Agriculture à plusieurs reprises pour demander, en urgence, un moratoire sur cette question.” Pour l’heure, rien n’a filtré. Les Verts du Haut-Doubs expriment de leur côté “leur inquiétude suite aux demandes répétées de la députée. Oui, Madame Genevard, il faut réduire l’utilisation de la bromadiolone” juge François Mandil. Et de poursuivre : “Le seuil réglementaire actuel d’utilisation de la bromadiolone est de 50 % d’indices de présence de campagnol terrestre. Au-delà, il est trop tard pour traiter et l’utilisation de la molécule est interdite. Il apparaît aujourd’hui clairement que ce seuil est trop élevé et qu’il faut le réduire à 30 % afin de diminuer les rejets de molécules chimiques dans l’environnement et de protéger les populations non-cibles. Nous souhaitons, pour notre part, aller proLe piégeage du rongeur, une alternative gressivement vers l’abandon des traià l’utilisation de la bromadiolone ? tements chimiques. En voulant défendre R AGRICULTURE l’usage de la bromadiolone, Annie Genevard se trompe d’ennemi” concluent les Verts. Les agriculteurs aimeraient y arriver. Mais ils n’ont pas les clés : “On connaît les scientifiques qui peuvent trouver les solutions. Or, il faut par exemple financer deux postes de “Elle se doctorants à l’I.N.R.A. de trompe Lyon (coût d’environ 600 000 euros) et l’État d’ennemi.” fait la sourde oreille” confie le président de la F.R.E.D.O.N. Idem pour l’éventuel fonds d’indemnisation pour les agriculteurs, resté lettre morte. L’automne dernier, la bromadiolone a causé la mort de 7 animaux dans le Doubs. “En 1998, nous en avions comptabilisé 380. Il y a eu de vrais efforts réalisés par les agriculteurs” rappelle la fédération. Auparavant, les traitements étaient de 20 kg à l’hectare contre 5 aujourd’hui. Des régions jusque-là épargnées sont touchées, à l’instar de la Marne et du Massif Central. Le problème “campagnol” pourrait devenir national… incitant l’État à réagir. Il a notamment perdu 5 millions d’euros de recettes dans le Haut-Doubs du fait de la baisse de trésorerie des exploitations. I E.Ch. La race montbéliarde au salon Dounga, Vedette et Églantine sauvent l’honneur du Doubs Ergotine désignée meilleure mamelle jeune, ici avec Gilles Duffet, éleveur à Domprel. Les éleveurs du Doubs se contentent des prix d’honneur pendant que ceux d’Auvergne raflent la mise à Paris. Au final, la race est la grande gagnante. De nouveaux pays s’intéressent à “notre” vache. ériode de vaches maigres pour tout de même présenté des animaux les agriculteurs du Doubs qui de qualité. Ainsi, des exploitations de reviennent du salon de Levier, Tarcenay, Hauterive-la-Fresl’agriculture avec des récom- se, Domprel, Amancey, Bonnevaux, penses, certes, mais aucune récom- Épenouse, Villedieu et Lomont-surpense prestigieuse. “À ce niveau-là, ça Crête repartent avec des prix que beause joue à peu d’éléments. Les éleveurs coup leur envient. du Doubs s’en sortent néanmoins bien. Les Montbéliardes, sur leur 31, ont Il y a deux ans, nous n’avions pas fait séduit des acheteurs “d’Afrique du mieux” témoigne Anaël Cassard, res- Nord et de Mauritanie” commente la ponsable Promotion concours à l’organisme de sélection de la race Montbéliarde. C’est Yohann Vachoux, juge de Haute-Savoie qui a désigné Douchka et Uvéa, deux vaches “mûres” venues de Haute-Loire pour la première et du Cantal pour la seconde. L’Auvergne toise de haut la FrancheComté. “Douchka est une vache qui a 10 ans. C’est assez rare de voir un animal de cet âge remporter le concours. Cela prouve une fois encore que nos Montbéliardes sont robustes” explique le technicien. Le Haut-Doubs, représenté en force, a R Dounga (Amancey), meilleure mamelle adulte. professionnelle. Pour la première fois, une réception commune s’est tenue entre la race, la Région Franche-Comté et le comité des produits régionaux. Preuve que la race est devenue une marque de fabrique. À noter que Florent Chevènement demeurant à La Longeville a été désigné meilleur pointeur de race. I E.Ch. Florent Chevènement, de La Longeville, désigné meilleur pointeur de race (au centre). FRASNE - LEVIER LEVIER La Presse Pontissalienne n° 161 - Mars 2013 31 Ils n’ont pas été retrouvés Deux tracteurs volés au garage Garnier Après s’être fait voler deux tracteurs de la marque Fendt, Jean-Baptiste Garnier étudie des solutions pour encore mieux sécuriser son entreprise à Levier. oler deux tracteurs de 120 chevaux ne doit pas passer inaperçu. Pourtant, c’est ce qui s’est produit dans la nuit du 1er décembre dernier à Levier. Ce soir-là, des malfrats se sont introduits dans l’enceinte de la société Garnier spécialisée dans la vente et la réparation de matériel agricole et forestier. Ils ont chargé sur un camion deux tracteurs neufs de la marque Fendt. “Ils ont découpé le grillage pour entrer avec leur véhicule et l’ont refermé en partant. On suppose qu’ils ont chargé les engins sur un camion bâché de manière à pouvoir circuler sans attirer l’attention” raconte Jean-Baptiste Garnier, responsable de la société. Il s’est aperçu le lundi matin de la disparition de ces deux tracteurs qui étaient prêts à être livrés chez des clients. Trop tard pour tenter d’interpeller les voleurs qui ont eu tout le temps de fuir, mais vers quelle destination ? Ce ne sont que des suppositions, mais il semble que les tracteurs aient été transportés dans les X pays de l’Est. La gendarmerie a ouvert une enquête. Trois mois après les faits, Jean-Baptiste Garnier se pose toujours des questions qui restent sans réponses. “Comment ces voleurs ont-ils su qu’ils trouveraient sur mon parking les tracteurs neufs ? Je les avais reçus trois jours avant le vol et la veille ils étaient enfermés dans le garage.” L’entrepreneur émet des hypothèses pour Un tenter d’expliquer la préjudice raison pour laquelde 200 000 le il a été pris pour cible. “Soit ces gens euros. ont des indicateurs qui les renseignent. Soit c’est le transporteur qui achemine le matériel qui donne l’information. Ou alors le camion qui m’a livré les tracteurs a été pisté” s’interroge-t-il. Toute cette histoire lui laisse un goût amer. Le préjudice financier lié au vol de ces deux tracteurs avoisine les 200 000 euros ! “Il a fallu trouver une solution de remplacement pour les clients qui attendaient leur tracteur.” À cela s’ajoute le préjudice moral accentué par les inévitables rumeurs qui ont suivi. Incontrôlables, elles nuisent à l’image de l’entreprise qui emploie une quinzaine de personnes. Jean-Baptiste Garnier veut maintenant y mettre un terme. “Non, ce vol n’a pas mis en péril notre activité contrairement à ce qui pu être dit” insiste le gérant d’un ton ferme. Il ajoute dans la foulée : “Non, les tracteurs n’ont pas été retrouvés.” Les assurances ont joué leur rôle pour épauler l’entrepreneur dans cette affaire. Il étudie des solutions pour éviter que cela ne se reproduise, car le problème avec les tracteurs, contrairement aux voitures, est qu’ils ne disposent pas de système antivol à l’exception des tout derniers modèles. Souvent, la même clé permet de démarrer plusieurs engins. “On se renseigne pour voir ce que l’on peut faire en terme de protection, sachant que ce n’est pas simple de sécuriser l’extérieur plus que nous le faisions déjà.” Il pour- rait investir dans des traqueurs, sortes de puces électroniques cachées dans les tracteurs qui permettent de les pister s’ils se font voler. Un dispositif efficace, mais très coûteux. Chaque année en France, une vingtaine de tracteurs de la marque Fendt se font voler. On se souvient qu’en juillet dernier, quatre hommes ont été interpellés par la police près de Rennes après sept mois d’enquête. Ils étaient soupçonnés d’avoir dérobé dans plusieurs départements une cinquantaine d’engins destinés à la Roumanie. Préjudice estimé : 5 millions d’euros. I Les tracteurs sont des cibles faciles pour les voleurs qui les revendent à bon prix en Europe de l’Est. 32 VALDAHON - VERCEL INSÉCURITÉ La Presse Pontissalienne n° 161 - Mars 2013 Cambriolage : le chef de bande a 16 ans Maison Familiale Rurale - VERCEL - 03.81.56.39.40 Valdahon, son combat contre l’insécurité L’interpellation de neuf personnes, dont sept mineurs, va-t-elle enrayer les vols et dégradations à répétition ? Les Valdahonnais l’espèrent. La mairie a tenu une réunion publique à ce sujet. Elle annonce de nouvelles mesures. éon Bessot tire les oreilles. Au sens propre. Le maire de Valdahon pour sermonner les “canailles” du plateau les invite dans son bureau pour les recadrer. S’ils ne se déplacent pas après plusieurs injonctions, c’est la gendarmerie qui se charge de conduire les fauteurs de trouble jusqu’au bureau de l’édile. Valdahon n’a, à vrai dire, plus envie de rigoler avec la délinquance depuis que les incivilités et les vols ont augmenté depuis plusieurs mois. “On connaît les fauteurs de troubles” dit le maire. Plusieurs vols ont d’ailleurs été commis en 2012, suscitant la crainte des Valdahonnais, qui l’ont d’ailleurs L exprimée lors d’une réunion publique réalisée spécialement jeudi 14 février sur le thème de la délinquance. Un rendez-vous qui a coïncidé avec l’arrestation de neuf personnes, dont sept mineurs. L’âge du chef de bande : 16 ans ! À l’actif de cette troupe mal intentionnée, des dizaines de cambriolages sur le secteur et près de 100 objets mis sous scellés par la brigade de gendarmerie de Valdahon. Un coup d’arrêt dans cette série de vols ? “Pas tant que cela” rapporte une source militaire du secteur. Une semaine après l’interpellation, deux nouveaux vols ont été commis, à Étalans. Le mode issement - Visite de l’Etabldiverses et expositions - Pot d’accueil La Maison Familiale (MFR) de VERCEL propose des formations dès 14 ans, par alternance et par Apprentissage ou en formation professionnelle pour adultes : - 4ème et 3ème de lʼEnseignement agricole (à partir de 14 ans) - DIMA : dispositif dʼinitiation aux métiers par Alternance(préapprentissage) Pôle orientation Pôle formations agricoles - CAPA production animale et utilisation du matériel, - BAC PRO conduite et gestion des exploitations agricoles, - TA : Technicien Agricole - DIMA : dispositif dʼinitiation aux métiers par Alternance Pôle sécurité (préapprentissage) (à partir de 15 ans) - CAP agent de de sécurité, - BP ATPS agent technique de prévention et de sécurité, - Autres formations continues : SSIAP1, 2 et 3 prévention incendie, ASP prévention malveillance, agent conducteur de chiens de sécurité….. opératoire était différent des précédents. Grâce à ce mini-réseau démantelé, la gendarmerie espère néanmoins un coup d’arrêt. Après décision du juge, toutes les personnes qui ont porté plainte suite à un vol pourraient être convoquées afin de venir rechercher les objets qui leur ont été dérobés. Pour rassurer la population, la mairie de Valdahon va recruter un éducateur et mettre en place des référents par quartier. “C’est de la prévention, rappelle Léon Bessot. Nous irons également à la rencontre des parents.” Un Valdahon compte sur la vidéo-protection et aussi sur l’embauche d’un médiateur auprès des jeunes pour faire diminuer la délinquance. VALDAHON PORTES OUVERTES Samedi 9 Mars 2013 9 h/1 8 h contrat local de prévention est signé. “L’intention est bonne, rapporte le capitaine Vouillot de la brigade de Valdahon. Mais pas sûr que cela nous aide beaucoup. Il faut en priorité que les gens qui ont constaté des choses suspectes nous donnent des renseignements. Sans cela, nous ne pouvons pas interpeller des personnes.” L’arrivée de la vidéosurveillance au centre-ville devrait être un moyen pour dissuader les éventuels cambrioleurs. Seule limite : elle concerne uniquement les bâtiments publics… I E.Ch. Nouvel avis de recherche Un an après, Mathieu reste introuvable Disparu à Mouthe en janvier 2012, le Valdahonnais Mathieu Grisot n’a plus donné signe de vie depuis un an. Sa grand-mère espère encore. Elle (re)lance un appel en direction de la Suisse. es jours ont passé. Pas la peine. Encore moins l’espoir de revoir un jour vivant son petit-fils. Depuis le 15 janvier 2012, date à laquelle Mathieu Grisot a quitté son domicile de Valdahon, sa mère et ses grands-parents n’ont plus eu signe de vie. Le garçon employé à la fromagerie de Guyans-Durnes n’était pas venu partager le repas dominical comme il avait coutume de le faire. Après quelques jours et des appels infructueux sur Dans une son téléphone porcabane à table, la famille lançait un appel Mouthe. au secours. Les appels à témoin (dans nos colonnes et dans d’autres journaux) n’ont rien donné. Mais sa grandmère veut encore y croire. “On relance un appel. L Et on aimerait le faire suivre en Suisse où notre petit-fils aurait pu se rendre” dit-elle. Grâce au travail de la gendarmerie et un appel lancé dans les journaux le mercredi suivant sa disparition, sa voiture, une Citroën C2, avait été retrouvée dans la forêt de Mouthe non loin de la départementale D 389 menant à la Suisse, au lieu-dit les Charbonnières à proximité du col de Landoz-Neuve. Selon le témoignage d’une personne, Mathieu aurait dormi une nuit dans une cabane désaffectée en bord de route. Il aurait même fait du feu dans cette petite maison. Il y aurait passé une nuit. C’est là-bas qu’il a laissé ses papiers d’identité, son argent, son blouson et sa voiture ouverte. “Une personne s’occupant des pistes de ski lui aurait demandé de stationner sa voiture plus loin. Il ne l’a pas fait, relate sa mamie. Ensuite, on a retrouvé ses clefs dans un gouffre. Nous n’avons pas retrouvé sa trace. Sachant que la zone est fréquentée par des marcheurs, on espère que quelqu’un ait vu quelque chose.” La compagnie de Pontarlier, la gendarmerie des Hôpitaux-Vieux, avaient lancé des recherches dans la neige. Sans succès. Mathieu a-t-il tenté de mettre fin à ses jours ? A-t-il été influencé ? Mauvaise rencontre ? À ses trois interrogations, la famille lance une dernière bouteille à la mer… Elle ne croit pas au fait que Mathieu ait pu parcourir plusieurs kilomètres dans 50 cm de neige, avec des chaussures de ville, et seulement un pull sur le dos. I E.Ch. D’éventuels témoins peuvent contacter la gendarmerie de Valdahon : 03 81 56 28 28 Il y a un an, quelques jours après sa disparition, la mère de Mathieu (ici en photo) et sa grandmère recherchaient activement Mathieu. Un an après, toujours aucune trace. VALDAHON - VERCEL TRANSPORTS La Presse Pontissalienne n° 161 - Mars 2013 33 Bientôt des travaux à Nods Nids de poule et prises de bec L’axe Besançon-Pontarlier subit les caprices du temps. Les nids de poule éclosent chaque jour malgré une campagne de rebouchage menée par la D.I.R.-Est. Aux beaux jours, Nods bénéficiera d’un nouvel enrobé au niveau de la 2 x 2 voies. a route est comme votre peau, elle n’aime pas les écarts de température. Surtout lorsqu’elle est vieille.” La métaphore utilisée par Christophe Huot-Marchand, responsable du district de Besançon à la D.I.R.-Est, est parfaitement adaptée. Ses agents se muent “L depuis le début d’année en chirurgiens de la route nationale 57 reliant Besançon, Pontarlier et Lausanne. Et Dieu sait que les maux sont nombreux après cet hiver rigoureux. Entre Étalans jusqu’à l’entrée de Pontarlier en passant par la Main, la R.N. 57 empruntée chaque jour par 5 000 véhicules trinque. Au point que les réclamations arrivant à la direction des routes sont nombreuses. Des automobilistes qui par malchance ont éventré un pneu ou réduit en miette une rotule de direction n’hésitent plus à le faire savoir. Ils demandent réparation. Encore faut-il prouver via un expert que le choc ou la casse est bien la conséquence d’une route pourrie. “Nous avons régulièrement des conducteurs qui déposent réclamation. Il faut effectivement prouver le défaut manifeste. Même si les nids de poule apparaissent du jour au lendemain, nous les signalons grâce à des panneaux” rappelle la D.I.R.-Est. Cette dernière qui a la charge de l’entretien et la sécurisation de la 2 x 2 voies a mené en février une campagne de rebouchage. “C’est souvent délicat d’intervenir Les car les trous apparéclamaraissent au centre de la chaussée, là où les tions des deux bandes de rouusagers. lement se rejoignent. C’est l’endroit le plus délicat” témoigne un spécialiste. Il n’empêche, cette voie est plus exposée com- Le sel et les écarts de température mettent à mal la chaussée. À Nods, la 2 x 2 voies sera refaite. Une équipe à votre service depuis 30 ans ! Nous installons aussi toutes les menuiseries extérieures Fenêtre BOIS, PVC, BOIS/ALU Nouvel atelier de production Showroom Portes en bois avec ou sans portillon Modèle et maques déposés à lʼINPI conformité européenne n°0526 Portes panneaux sandwich avec ou sans portillon Nouvelle Adresse à LEVIER: 9 rue Petite Côte ZA Champs Begaud - LEVIER Tél. 03 81 89 57 37 - Fax 03 81 49 50 61 [email protected] www.lazzeroni-alain.com parée à l’axe Besançon-Morteau, créé plus récemment. Grâce à des seaux d’enrobés, il est possible même avec des températures basses de redonner à la chaussée une jeunesse. À proximité de Nods, le tronçon pourrait être totalement refait aux beaux jours. Si l’hiver a été rude, il n’a pas été exceptionnel. Statistiquement, il sera toutefois plus rigoureux que celui de 2011-2012 puisque “seulement” 3 500 tonnes de sel avaient été déposées sur les routes. En janvier, le tonnage global était déjà à plus de 6 000 tonnes sur le district. I Christophe HuotMarchand, de la D.I.R.-Est : “Nous menons une campagne contre les nids de poule.” 34 ÉCONOMIE La Presse Pontissalienne n° 161 - Mars 2013 COMMERCE Une maroquinerie… 10 nouveaux commerces sur la Cit’y Avenue Le centre commercial bâti sur les anciens terrains F.C.I. va s’agrandir dans les prochains mois de dix nouvelles enseignes. Premiers coups de pioche aux beaux jours. ix cellules commerciales d’une centaine de mètres carrés chacune vont être construites dans la continuité du centre commercial Cit’Y Avenue, face à Géant Casino. La Commission départementale d’aménagement commercial avait donné son feu vert à ce projet le 19 sep- D tembre dernier à l’unanimité des votants. Le permis de construire est en fin d’instruction et selon Jean-Paul Robinet, le porteur de ce projet, “les cellules, proposées à la location, pourront être livrées à la fin de cette année. Les travaux démarreront au printemps, dès que le temps le permettra.” ACHAT et VENTE d’Or r: e métie ’est notr c R O l’ ue À UN Parce q FIANCE www.gold.fr CONF FAITES SPÉCIALISTE VRAI 8 rue de La Halle - 25300 PONTARLIER Tél : 03 81 39 31 90 - Mail : [email protected] 4 rue Moncey - 25000 BESANÇON Tél : 03 58 21 00 16 - Mail : [email protected] L'activité du négoce de métaux précieux est interdite aux mineurs. La transaction répond aux obligations fiscales. Paiement par chèque. L’extension de Cit’y Avenue se fera dansla continuité du centre commercial existant avec l’adjonction d’une nouvelle “banane”. Ces dix cellules seront dédiées à de la petite restauration, de l’équipement de la personne, de l’équipement de la maison et à des produits de culture et de loisirs. Plusieurs enseignes se disent déjà intéressées par cet emplacement stratégique entre centre-ville et zones commerciales, le long de la rue de Salins. “Un maroquinier a déjà signé ainsi qu’un distributeur de produits de coiffure” confie l’entrepreneur. Avec cet INDUSTRIE agrandissement, l’ensemble du centre CitY Avenue s’étalera sur 1 798 m2. Avec ce projet, l’ancien site F.C.I. rebaptisé Cit’Y Parc sera bientôt com“Le plet. “Le tableau est quatableau est siment achevé” confirme Jean-Paul Robinet. Cet quasiment immense site de achevé.” 20 000 m2 aura retrouvé vie en quelques années, avec des activités industrielles et commerciales. La partie industrielle est occupée par plusieurs entreprises parmi lesquelles Idéalec, un des leaders mondiaux de la connectique, la plate-forme d’expédition de l’entreprise Schrader ou encore l’entreprise C3M. L’ensemble totalise près de 150 emplois. À cela vient s’ajouter une partie tertiaire avec des bureaux, les locaux de Pôle Emploi qui s’étalent sur 1 000 m 2 et une partie commerciale en vitrine avec une quinzaine de commerces indépendants déjà installés sur la première partie de Cit’Y Avenue. À l’arrière du site Cit’Y Parc, M. Robinet a revendu une partie des terrains, 1,5 hectare, à la société Espace 3 000 qui vient d’ouvrir sa concession Audi. L’ancien site F.C.I. a retrouvé toute sa vigueur. I J.-F.H. Pétrole Thévenin-Ducrot signe un accord avec B.P. Le distributeur pontissalien de carburants Avia s’unit à Delek France, distributeur de la marque B.P., sur le marché des cartes pétrolières en France. es sociétés Picoty et Thévenin et Ducrot Distribution qui se partagent le marché français pour la marque Avia viennent de conclure un partenariat avec la société Delek France qui représente les stations-service de la marque B.P. (British petroleum) en France. Selon la direction de Thévenin-Ducrot, “ce “La carte partenariat va bouleverser Avia l’offre des cartes pétrolières acceptée en France.” Avec cet accord, la carte dans 950 “Go the easyway” émise stationspar Delek sera acceptée dans les 550 stations-ser- service.” vice du réseau Avia que se partagent Thévenin-Ducrot et Picoty, et dans les 400 stations-service B.P. en France, ainsi qu’auprès L d’environ 250 autres stations-service partenaires, “soit dans plus de 1 200 stations-service partout en France” souligne l’entreprise pontissalienne qui ajoute : “La carte Avia, elle, sera acceptée dans 950 stations-service Avia et B.P. En France. Ce partenariat permettra de renforcer significativement nos offres auprès des professionnels de la route en étant dorénavant acceptées avec un excellent maillage sur l’ensemble du territoire national, sur routes comme sur autoroutes.” La marque Avia dont la société Thévenin-Ducrot est un des deux principaux distributeurs en France exploite près de 3 000 stations-service en Europe, dont plus de 60 sur autoroute. Ses membres, comme la famille Thévenin-Ducrot, sont indépendants, héritiers directs des fondateurs dans chaque pays. I Accueil - Ecoute - Conseil des clients Préférez la différence faites-nous confiance ! Boucherie Charcuterie Traiteur Coiffure Mod’Style Centre-Ville Pontarlier Fémina Bonnet Traiteur Centre-Ville Pontarlier Linge de Maison L’Immobilier Pontissalien L’Immobilier Pontissalien Métabief Centre-Ville Pontarlier Centre-Ville Pontarlier Parfumerie Anne-Charlotte Bijouterie Assurances & financement sur mesure Équage Centre-Ville Pontarlier Centre-Ville Pontarlier Optique Gresset Optic 2000 Centre-Ville Pontarlier Centre-Ville Pontarlier Prêt-à-porter PAP Huguenin L’Orade Centre-Ville Pontarlier Sport Aventures Centre-Ville Pontarlier Centre-Ville Pontarlier Luminaires Germain La Douceur en Couleur Simplement chocolat Au Quignon Centre-Ville Pontarlier Centre-Ville Pontarlier Ambiance & Styles Boulangerie Pâtisserie Lingerie Centre-Ville Pontarlier Robes de mariée et accessoires Ecrin de Femme Centre-Ville Pontarlier Centre-Ville Pontarlier Audition Santé Morel Coiffure & Esthétique Centre-Ville Pontarlier Centre-Ville Pontarlier Néferti’tif Phildar Centre-Ville Pontarlier Lingerie À Fleur de Peau Centre-Ville Pontarlier Coiffure Coiffure Aux Secrets de Candice Michel Delgrande Centre-Ville Pontarlier Métabief e s i m e r imité ! x o r é p e t d s é l e n n a o si s 3 e f o 1 r p 0 3 2 2 à é t i l a u www.qualitecommerce.fr Q e t ar h C La Accueillir avec amabilité et courtoisie " ! " " Assurer un accueil téléphonique de qualité Afficher et respecter les horaires d'ouverture Accepter les réclamations Communication CCI duDoubs - 02/2013 36 ÉCONOMIE La Presse Pontissalienne n° 161 - Mars 2013 AUTOMOBILE Moins 20 % LE HAUT-DOUBS ÉCHAPPE-T-IL AU MARASME AUTOMOBILE ? 2012 a été une année noire pour le marché automobile français, avec un effondrement des ventes de voitures neuves qui pèse surtout sur les constructeurs français et 2013 ne s’annonce guère meilleure, a averti le Comité des constructeurs français d’automobiles. Le Haut-Doubs serait-il là aussi un territoire privilégié ? CHOPARD AUTOMOBILES “Confiance pour l’avenir” our Dimitri Jourdin, gérant de la concession Peugeot Chopard Automobiles à Pontarlier, les choses sont claires : “Par rapport aux prévisions de ventes de véhicules neufs sur le secteur, la baisse est de 20 %.” En ce qui le concerne plus particulièrement, il n’hésite pas à communiquer ses chiffres : “Une moyenne de 31 véhicules vendus par mois de janvier à août 2012, puis sur les quatre derniers mois de l’année on est passé à 26.” Depuis 7 ans qu’il est à la P tête de la concession pontissalienne, il admet avoir vécu sa période la plus difficile, même s’il met un bémol à ces chiffres en indiquant que malgré tout, zone frontalière oblige, le secteur reste intéressant malgré cette fin d’année. “L’année 2013 sera sans doute encore délicate, mais nous nous renforçons, l’entreprise se restructure.” Nouveauté également du côté de la marque au Lion, la publicité faisant appel au patriotisme, voire à la fibre Chez Peugeot à Pontarlier, on avoue une baisse de 20 % par rapport aux prévisions. ESPACE 3000 régionale des acheteurs potentiels. Peugeot, la Franche-Comté, le soutien à l’économie locale ou plus largement le fabriqué en France font leur apparition sur les affiches et les pare-brise des voitures exposées. “La région Nord-Est a du talent. Le moteur de notre région.” Des slogans répétés sur divers supports, chiffres à l’appui. Ces arguments sont-ils suffisants en période de crise ? “Les clients n’ont pas baissé en termes de gamme de véhicules achetés. Les petites voitures se sont plutôt vendues il y a quelques années en arrière à la faveur des aides d’État. Aujourd’hui, c’est l’attitude du client qui évolue” confie Dimitri Jourdin. “Les gens négocient de plus en plus et ne s’en cachent pas, ce qui n’était pas le cas avant. Peut-être ont-ils été trop habitués à toujours entendre parler de remises…” poursuit le professionnel. À ce tableau morose de la situation s’ajoute la volatilité de la clientèle. Finie la fidélité à une marque, place à l’achat plaisir. “C’est de la consommation comme pour tous les produits. On voit ce qui plaît à l’instant T et on achète.” Alors quid de 2013 pour le responsable de Chopard Automobiles à Pontarlier : “Je suis confiant pour l’avenir, nos produits sont de qualité !” I D.A. L’atout “Made in Germany” vec ses deux nouveaux espaces de vente ouverts depuis le 4 mars à Pontarlier, Espace 3000 va frapper fort dans le petit monde de l’automobile du Haut-Doubs. Un pari insensé ou un risque mesuré ? “Nous avons 34 salariés en charge de la distribution et de la réparation des marques Audi et Volkswagen et aussi en tant que réparateur agréé des marques SkoEspace da, Seat et VW utilitaires” 3000 ne explique Fabrice Ligier, directeur du nouveau site. connaît Pour les ventes à venir, il pas la ne se fait guère de souci crise. au vu des chiffres de 2012 : “150 Audi vendues, 350 VW et 450 véhicules d’occasion. Sur chacun de ces trois volets de notre A activité nous avons enregistré une augmentation de 10 %.” Autant dire qu’Espace 3000 ne connaît pas la crise avec cette augmentation que bien des marques lui envient en cette période. Le directeur continue sa démonstration chiffrée en évoquant les parts de marché : “Audi représente 4 % au niveau national et 6 % ici. Pour VW, c’est localement 11,5 % contre 8 % en France.” Quel est donc le secret de ces marques allemandes ? “La marque justement synonyme de qualité des produits, de fiabilité. En plus, j’insiste sur le fait que les équipes sont compétentes et assurent un très bon service de proximité.” Un optimiste qui conforte Fabrice Ligier dans ses objectifs de l’année 2013 : augmenter ses ventes une nouvelle fois de 10 %. I GILBERT SALVI “L’année a bien commencé” rofessionnel de la vente de véhicules d’occasion depuis 25 ans, Gilbert Salvi a un avis tranché sur la question de l’évolution du marché qui est le sien : “Les gens ne sont pas plus exigeants qu’avant. Ils l’ont toujours été. Et comme ils doivent rouler de toute façon pour le boulot ou pour les loisirs, ils ont toujours besoin d’une voiture ! On constate juste une rotation plus longue des voitures sur le parc.” Est-ce à dire que la crise ne touche pas sa branche d’activité, malgré la crise, malgré la concurrence accrue d’Internet ? “Internet, nous y passons nous aussi nos annonces de “Internet vente et ce système nous a au contraire ouverts à nous a une autre clientèle, plus ouverts à élargie que la seule zone une autre locale” poursuit-il. “Cela peut compenser les ventes clientèle.” que nous ne faisons plus en direct pour une raison ou pour une autre.” L’attitude des clients elle aussi évolue. On ne parle plus de négociations mais de marchandage. “C’est de plus en plus net P et les acheteurs comparent les prix de nos produits avec ce qu’ils croient des équivalents sur Internet ou ailleurs” déplore Gilbert Salvi pour qui une autre cause de la crise de l’automobile est à étudier. “Aujourd’hui, il y a beaucoup trop de modèles, de déclinaisons de telle ou telle voi- ture. Les gens sont perdus.” Pour conclure, il tient à remercier les clients qui font encore confiance aux professionnels et glisse une dernière information : “Pour nous, 2013 a bien commencé avec un parc véhicules sain et des ventes à un bon niveau.” I Gilbert Salvi, 25 ans d’expérience dans l’automobile à Pontarlier. La toute nouvelle concession Audi ouvre ses portes dans quelques semaines aux Grands-Planchants. Zoom G La situation en France G 2013 comme 2012 ? Les ventes dʼautomobiles ont reculé lʼan dernier de 13,9 % par rapport à 2011, un chiffre au plus bas depuis 1997. De 2009 à début 2011, le marché avait été soutenu par la prime à la casse, supprimée fin 2010, ce qui nʼa pas été le cas en 2012. Les constructeurs français sont particulièrement touchés par cette chute des ventes qui se couple à une guerre des prix. S'ils réalisent encore plus de la moitié des ventes, celles du numéro un français P.S.A. Peugeot Citroën ont chuté de 17,5 % et celles du numéro deux Renault (Renault et Dacia) de 22,1 %, une contre-performance largement imputable à la marque au losange. Le recul des constructeurs étrangers est moins marqué (- 6,7 %). Les marques américaine Ford, allemande Opel (propriété de lʼaméricain General Motors), espagnole Seat (groupe Volkswagen) et italienne Fiat font partie des plus fortes baisses. À lʼinverse, les marques allemandes haut de gamme Audi, BMW et Mercedes-Benz progressent. Le numéro 1 européen, le groupe allemand Volkswagen, a limité la casse (- 5,1 %). “Toutes les marques généralistes reculent, tandis que celles haut de gamme se maintiennent”, commente un porte-parole du C.C.F.A. “On sʼattend à un marché 2013 au mieux comme celui de 2012. Nous verrons quelle sera la tendance au premier trimestre.” UNE RÉSIDENCE D’EXCEPTION AU CŒUR DU QUARTIER DES CHAPRAIS Une nouvelle résidence à l’architecture magistrale, aux prestations de très haut standing et à l’emplacement privilégié : une résidence inspirée par l’histoire et édifiée pour l’avenir. LA NOUVELLE RÉALISATION DE PRESTIGE SIGNÉE SEGER. NOUVEAUTÉ TANT ATTENDUE « DISPOSITIF DUFLOT 2013 » JUSQU’AU 30 JUIN 2013 SUR BESANÇON … Réduction de 18% du prix global de votre logement directement sur vos impôts sur 9 ans* Réduction jusqu’à 6 000€ par an* Un investissement de qualité durable Notre équipe commerciale reste à votre disposition pour toute étude fiscale personnalisée. 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Cette aventure à la fois économique et humaine aurait pu s’arrêter là sans l’arrivée de la maison Émile Pernot, une voisine elle aussi connue et reconnue quand on évoque les produits du terroir. Dans ses locaux au pied du château de Joux, les magnifiques alambics en cuivre vieux de plus d’un siècle avec lesquels est encore produite l’absinthe ont été spécialement étudiés et construits pour la distillation de la Fée verte, permettant ainsi de produire selon des méthodes restées inchangées depuis plus d’un siècle. Une connaissance et un savoir-faire très présents dans le discours du gérant Dominique Rousselet. “Les affaires se portent bien pour ma maison Émile Pernot avec une production destinée pour un tiers à l’export dans 15 pays dont les États-Unis, le Japon, la Fin- À Dominique Rousselet contrôle le degré d’alcool dans les alambics. lande, Taïwan…” explique-t-il. Au fil du temps, l’entreprise a en effet su combiner un savoirfaire ancestral et artisanal avec une vision internationale et tournée vers le futur en offrant une gamme de produits spiritueux de plus en plus développée. Produits anisés comme le Pontarlier, guignolet, liqueurs fruitées ou celle plus locale au goût de sapin, l’entreprise s’est surtout imposée avec ses absinthes : “Un produit qui va de 45 à 75° selon l’intensité des arômes souhaités… mais attention, précisez bien La marque que pour un volume on y ajoute 5 Marcel volumes d’eau !” Michel Une boisson connue continue à dans le monde entier “d’abord exister. pour les vertus médicinales des plantes” explique le responsable, conscient de l’importance de l’histoire mouvementée du produit, interdit car soupçonné de rendre fou en 1915 et à nouveau autorisé après La gentiane est pour l’instant encore étiquetée à l’ancienne. des décennies de prohibition. Une route touristico-initiatique lui est même dédiée aujourd’hui entre France et Suisse. Pour étendre encore son offre sur le marché, la reprise de la distillerie Michel semblait donc écrite pour la distillerie Pernot. “Nous allons ainsi pouvoir répondre à la demande en gentiane, tant sur le marché local qu’à l’export” poursuit le gérant en enchaînant sur l’aspect juridique de l’opération : “Les deux entités vont continuer à exister, indépendamment l’une de l’autre, la S.A.S. les fils d’Émile Pernot devenant actionnaire majoritaire de la S.A.R.L. Marcel Michel fils et successeurs.” Même si un nouveau local plus moderne sera créé à Chapelledes-Bois, le repreneur gardera le nom, le procédé de fabrication et l’étiquette qui n’a jamais changé et continuera à perpétuer finalement de la famille Michel. “Et Marcel sera toujours le bienvenu pour venir constater notre volonté de conserver son savoir-faire” conclut le gérant de la maison Pernot qui plus que jamais s’impose sur le marché local et international des spiritueux. I D.A. ÉCONOMIE La Presse Pontissalienne n° 161 - Mars 2013 INTERVIEW Le président du tribunal de commerce “Les défaillances s’étendent désormais aux P.M.E. d’une certaine taille” Jacques Dardy a présenté le 27 janvier dernier l’activité 2012 du tribunal de commerce de Besançon qui tenait ce jour-là son audience solennelle de rentrée. Tendances. a Presse Pontissalienne : Avec la crise, 2012 a-t-elle été une année particulière en matière économique dans le Doubs ? Jacques Dardy : La hausse de 6 % du nombre de procédures collectives, redressements ou liquidations judiciaires, n’est pas énorme. Mais ce qui est plus significatif, c’est que ces procédures ont touché des affaires d’une certaine importance. Concentrés jusqu’ici sur une population de T.P.E. et petites P.M.E., les défaillances s’étendent désormais aux P.M.E. d’une certaine taille, de 10 à 50 salariés et de plus de 50 salariés. Cela se traduit d’une façon spectaculaire dans les statistiques concernant le nombre de salariés et l’importance du chiffre d’affaires traité. En 2011, le chiffre d’affaires cumulé des entreprises en procédure collective était de 78 millions d’euros. En 2012, ce chiffre était de 145 millions. C’est une hausse de 85 %. Et si on additionne le nombre de salariés concernés par ces mêmes ouvertures de procédures, on atteint une hausse de 44 %. Le nombre de salariés dans ces entreprises en redressement ou en liquidation passe ainsi de 712 en 2011 à 1 023 en 2012. Les procédures touchent maintenant des affaires importantes, c’est sans doute la grande nouveauté de ce bilan 2012. L relativiser. Car ces sociétés ne sont heureusement pas toutes vouées à disparaître. Certaines ont fait l’objet d’une liquidation suivie d’une cession qui permet de pérenniser l’entreprise et sauvegarder tout ou partie des emplois. Exemple avec l’entreprise horlogère Péquignet qui était en redressement et compte tenu de sa reprise peut espérer connaître une croissance. Mais de manière générale, les procédures auront touché en 2012 plus d’entreprises d’une certaine taille. Péquignet est un exemple, il y a eu les cuisines Legrand ou encore les papeteries de Novillars. 39 Moins de créations, plus de radiations G 935 immatriculations dʼentreprises nouvelles ont été enregistrées dans le Doubs en 2012, mais 1 107 radiations. Soit un solde négatif de 172 opérations. G 299 procédures collectives ouvertes en 2012 dont 102 redressements judiciaires, 159 liquidations judiciaires, 32 résolutions de plans, 6 jugements de sauvegarde et 3 jugements arrêtant le plan de sauvegarde. Les secteurs d’activité les plus touchés sont : G Le commerce (75 procédures). G La construction : 73 procédures. G Lʼhôtellerie-restauration : 39 procédures. G Lʼindustrie : 28 procédures, principalement les sous-traitants de lʼautomobile. salarié, dans le second œuvre, la pose de fenêtres ou encore les panneaux photovoltaïques, qui profitaient de certains dispositifs d’incitation, et qui n’ont pas résisté. Il y a aussi toutes ces entreprises au chiffre d’affaires inférieur à 80 000 euros qui se basaient sur un projet d’entreprise flou, une activité non rentable, un besoin en fond L.P.P. : Le nombre d’emplois menacés est égale- de roulement non assuré et celles-ci corment significatif avec cette hausse de 44 % par rap- respondent à 50 % des défaillances enregistrées. Une grande partie de ces T.P.E. port à l’année précédente ! J.D. : Pour certaines entreprises, c’est en étaient condamnées d’avance. effet du “sec”. Si les papeteries de Novillars ne sont pas reprises, ce sera terminé pour L.P.P. : Comment se présente 2013 ? plusieurs dizaines de salariés d’un coup. J.D. : Pour l’instant, on assiste à quelque Avec les effets induits que ce genre de dis- chose d’incroyable : on n’a jamais eu parition comporte avec les sous-traitants. d’audiences du tribunal de commerce si calmes en janvier. Quasiment aucune affaiL.P.P. : Les secteurs d’activité les plus touchés par re. Mais ça ne présage pas de la suite. On ces procédures collectives sont le commerce et la sent tout de même que les entreprises se battent dans ce contexte compliqué mais construction. Ils sont plus fragiles que d’autres ? J.D. : 73 procédures concernaient en effet le avec des trésoreries très tendues, qui tienB.T.P. et la construction. Dans ce secteur nent jusqu’à présent, mais jusqu’à quand ? I Propos recueillis par J.-F.H. d’activité, il s’est créé ces dernières années L.P.P. : De quoi s’inquiéter pour la suite ? J.D. : Ces statistiques sont tout de même à beaucoup de toutes petites entreprises, sans TOURISME 62€ Voir conditions de souscription en agence La stratégie du C.D.T. Davantage de visibilité Avec un nouveau pour le tourisme site Internet LE CREDIT AGRICOLE ET VOUS Le Crédit Agricole Franche-Comté met à votre disposition le plus grand parc de distributeurs automatiques dans la région : 270 distributeurs facilement accessibles. et moins de communication papier, les professionnels du tourisme du Doubs veulent délivrer une information fiable et rapide d’accès aux visiteurs. e comité départemental du Doubs adopte une nouvelle stratégie en matière de communication. Il rationalise ses outils de communication avec une réduction drastique de ses éditions de 13 à 5 titres pour ne garder que les plus représentatives, soit une division par deux de ses écrits. Cela équivaut à une économie de 13 % du budget des publications. Le Doubs Mag demeure le journal de référence. Illustré de L Cette grande présence fait courir davantage de risques et aujourd’hui : • Les guichets n’ont plus d’argent. Les systèmes de sécurité se perfectionnent. • Tous les distributeurs du Cr dit Agricole sont ou seront équipés prochainement d’un système de maculateur. En cas de tentative de vol, les fonds contenus deviennent inutilisables. Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel de Franche-Comté - Siège social : 11, avenue Elisée Cusenier 25084 Besançon Cedex 9 -Tél. 03 81 84 81 84-Fax 03 81 84 82 82 www.ca-franchecomte.fr -Société coopérative à capital et personnel variables agréée en tant qu’établissement de crédit -384 899 399 RCS Besançon -Société de courtage d’assurance immatriculée au Registre des Intermédiaires en Assurances sous le n° ORIAS 07 024 000. Philippe Beluche, président du C.D.T. du Doubs, explique la nouvelle stratégie de communication. superbes images, il est distribué dans les offices de tourisme de la région, dans les salons. Surtout, le comité a mutualisé avec le Comité régional du tourisme de Franche-Comté et “www. les Offices de toudoubs. risme pour comtravel.” muniquer une information précise, complète et fiable aux visiteurs. Ainsi, si un musée venait par exemple à changer ses horaires d’ouverture, le C.D.T. en sera directement informé car les bases de données entre chaque structure vont être en partie partagées. Après la révolution papier, le comité redéploie sa stratégie web.Ainsi, le www.doubs.travel version nouveau genre évolue. Chaque tourisme, par thème, y trouvera son compte. Du skieur à celui qui veut choisir une excursion à vélo ou en moto. Il suffit de cliquer. 67 minisites selon vos thématiques (pêche, nature, randonnée) répondront à vos questions. Les principales questions que peuvent se poser les touristes trouveront réponse. Avec un budget de 2 millions d’euros. I 40 La Presse Pontissalienne n° 161 - Mars 2013 LAUSANNE LA PAGE DU FRONTALIER Un projet scientifique mondial 1 milliard d’euros pour tenter de comprendre le fonctionnement du cerveau. D’autres laboratoires, comme l’I.N.S.E.R.M. à Paris font partie du projet. À Lausanne, l’E.P.F.L. attrape la grosse tête Moment historique pour l’école polytechnique fédérale de Lausanne qui remporte un appel d’offres scientifique finançant un programme de recherche sur l’étude du cerveau. Le financement est d’1 milliard d’euros sur dix ans. Elle espère arriver à des avancées médicales. R az-de-marée sur le Léman. À Lausanne, l’école polytechnique fédérale - implantée à deux pas du lac - bouillonne depuis qu’elle a appris (le 29 janvier) sa victoire dans l’appel d’offres scientifique lancé par l’Europe, grand programme de recherche destiné à faire la différence avec les États-Unis dans la connaissance du cerveau de l’homme. “Il y avait eu des rumeurs puis un article dans la revue Natu- L’E.P.F.L. à Lausanne est classée parmi les quarante meilleures écoles au monde. Ici, les élèves travaillent et décompressent. re qui nous donnait gagnants avant la désignation. On l’a appris officiellement de la viceprésidente de la commission européenne” rapporte John Richard Walker, le porte-parole de Human Brain Project, anglicisme désignant le nom du projet. Trois objectifs vont guider les scientifiques : unifier toutes les données sur le cerveau, développer des connaissances pour la médecine en développant par exemple des outils pour les chercheurs en pharmacologie et enfin, d’ordre technologique. Les chercheurs voudront construire des simulations du fonctionnement du cerveau humain et de ses maladies. Ce programme servira aussi à accomplir des progrès considérables dans le domaine des ordinateurs, qui devraient effectivement s’inspirer du cerveau pour son mode très particulier de fonctionner et pour sa très faible consommation d’énergie. “Aucun ordinateur ne peut aujourd’hui répondre à une question qui n’a jamais été posée alors que le cerveau peut y répondre. Nous allons travailler avec la psychologie cognitive et les mathématiques pour tenter d’innover” ajoute John Richard Walker. Pour l’école, c’est le jackpot “et une reconnaissance qui permettra d’attirer de nouveaux investisseurs” assure le porte-parole. L’E.P.F.L. avec les autres écoles et laboratoires se partageront 1 milliard d’euros pour le Human Brain Project, alors que le second lauréat, basé en Suède et qui explore les potentialités d’un nouveau matériau, touchera lui aussi le même montant. C’est une contribution record de l’Europe à un programme scientifique. Le financement européen débutera en septembre prochain et va se poursuivre jusqu’en 2016 avec une première tranche de crédits assurée d’environ 54 millions d’euros. La suite dépendra du vote du budget du prochain programme d’encouragement à la recherche par les États-membres de l’Union européenne Le président de l’école fédérale voit le choix européen comme une sorte de consécration de la voie choisie il y a déjà une dizaine d’années sur son campus, où les sciences de la vie, celles de l’ingénieur et les sciences dites de base (physique, mathématiques, chimie…) se trouvent en “interface”. Concrètement, le projet sera dirigé depuis l’E.P.F.L. mais il implique en tout près de 90 partenaires à travers l’Europe, universités, centres de recherche ou sociétés privées. Des labo- ratoires français seront de la partie comme l’institut Pasteur. “De nouveaux appels d’offres vont être lancés. Vos chercheurs, en Franche-Comté, pourront y répondre. La concurrence sera serré” annonce le porte-parole du Human Brain Project. Au total, le projet scientifique engagera 200 chefs d’équipe et plus de 1 000 chercheurs. Un espoir : “Arriver à un succès ou une avancée médicale” conclut John Richard Walker. L’école va investir 110 millions de francs suisses (91 millions d’euros) dans la construction du bâtiment Neuropolis, qui abritera le H.B.P. Des partenaires privés ont prévu de “sponsoriser” le futur site. Du gagnant-gagnant entre le monde de la recherche et celui de l’entreprise. I E.Ch. Publi-information Personeni, la maison individuelle autrement Installée à Frambouhans, l’entreprise Personeni est spécialisée depuis 40 ans dans la construction de maisons individuelles dont les murs en béton sont préfabriqués. Une technique qu’elle maîtrise et qu’elle fait évoluer pour proposer des maisons parmi les plus compétitives du marché. ersoneni est une entreprise quicomptedansle secteurdelaconstruction depuispresque quarante ans. Organisation, savoir-faire et compétences, sont les valeurs autour desquelles elle a tissé sa notoriétédanssestroispôlesd’activité que sont la construction de maisons individuelles, les travaux publics et la réalisation de bâti- P L’entreprise Personeni a en catalogue plusieurs modèles de maisons individuelles qui répondent à la R.T. 2012. Ils sont à découvrir sur son nouveau site Internet avec des prix et des plans pour chacun d’eux. ments industriels et agricoles. “Aujourd’hui, la construction de pavillons représente 50 % de notre chiffre d’affaires. Le reste se répartit à parts égales entre les deux autres secteurs” remarque Arnold Personeni, directeur technique. Il fait partie de la deuxième génération qui s’apprête à assurer la continuité de l’entreprise familiale créée en 1965 à Frambouhans par quatre frères, Joseph, Louis, Jean-Paul et Alexandre, l’actuel P.D.G. Ensemble, ils se sont attelés à développer cette affaire en innovant dans le procédé de construction en béton. Cette société n’utilise pas de plots traditionnels. Elle a investi en 2002 dans un bâtiment situé à Étupes où sont préfabriqués les murs des futurs pavillons qui seront assemblés ensuite sur le terrain. Par ailleurs, elle s’est organisée de manière à maîtriser tous les corps de métier en interne qui interviennent dans la réalisation d’une maison, du bureau d’étude aux charpentiers en passant par les électriciens, les pla- quistes, les carreleurs ou les lioré son processus de fabricaplombiers. Elle emploie 75 sala- tion pour que toutes ses mairiés. “Nous n’avons pas de sous- sons répondent aux exigences traitants. Notre organisation et de la réglementation thermique nos procédés d’exécution 2012 qui s’applique désornous permettent de maî- Tous les mais. “On est proche de triser nos délais de réa- corps de la maison basse consomlisation et les coûts. C’est métier en mation annonce le direcaussi un gage de qualiteur technique. Cette nouinterne. velle réglementation était té pour les clients qui nous font confiance. Nous contraignante à mettre en plasommes une entreprise de ce dans le sens où elle a impoconstruction à part entière” sé aux constructeurs à se poursuit Arnold Personeni. remettre en cause et à changer Depuis sa création, la société leurs habitudes. Je reste perPersoneni a construit plus de suadé que c’est une bonne cho1 000 pavillons dans le Doubs se qui profitera à nos futurs et dans les départements voi- clients puisqu’ils réaliseront des sins. “Nous avons en catalogue économies sensibles sur leur plusieurs modèles de maisons facture énergétique. On mesuavec un premier prix à rera la portée de cette régle109 000 euros.Tous ces modèles mentation dans dix ans quand sont personnalisables.” les prix de l’énergie seront plus Le constructeur a encore amé- élevés qu’aujourd’hui.” I Assistance Chômage - Fiscalité Protection sociale - Législation Informations - Défense Retraite L'ASSURANCE PERTE dE GAIN MALAdIE Valérie Pagnot, Juriste Il s’agit de prestations en espèces, à savoir le versement du salaire en cas d’arrêt de travail pour maladie. Selon la législation suisse, cette couverture n’est pas obligatoire Attention : l’adhésion à une caisse maladie pour la couverture de soins pharmaceutiques, médicaux et hospitaliers n’implique pas la couverture de la perte de salaire. L’assurance perte de gain est en principe souscrite par l’employeur. Le travailleur frontalier doit se renseigner au début de ses rapports de travail auprès de son employeur. Deux situations peuvent se présenter : Une assurance a été souscrite : elle couvre au minimum le 80% du salaire pendant 720 jours (sur une période de 900 jours). Aucune assurance n’a été souscrite : le salarié en arrêt de travail est payé selon les dispositions du code des obligations (voir échelle bernoise). Exemple : l’employeur est tenu de payer 3 semaines de salaire à 100 % durant la première année de service (à condition que le contrat de travail ait duré 3 mois ou ait été conclu pour plus de 3 mois). Nos bureaux en Franche-Comté : VILLERS-LE-LAC Col France Tél. 03 81 68 19 47 PONTARLIER 21, Rue Montrieux Tél. 03 81 46 45 47 ECHELLE BERNOISE Années de service Durée du droit au salaire 3 semaines Pendant la 1 année Pendant la 2ème année 1 mois ème ème Pendant la 3 et la 4 année 2 mois Dès la 5ème et jusqu’à la fin de la 9ème année 3 mois ème ème Dès la 10 et jusqu’à la fin de la 14 année 4 mois Dès la 15ème et jusqu’à la fin de la 19ème année 5 mois ème ème Dès la 20 et jusqu’à la fin de la 24 année 6 mois Dès la 25ème et jusqu’à la fin de la 29ème année 7 mois ème ème Dès la 30 et jusqu’à la fin de la 34 année 8 mois Dès la 35ème et jusqu’à la fin de la 39ème année 9 mois ème Dès la 40 année 10 mois ère Bulletin d’adhésion à l’association de l’Amicale des Frontaliers : 15 Tartre Marin - B.P 23083 - 25500 MORTEAU Cedex Tél. 03 81 67 01 38 - www.amicale-frontaliers.org Siège Social Je soussigné(e) FONCINE-LE-HAUT 61, Grand Rue Tél. 03 84 51 92 39 Adresse MORTEAU - Siège Social JOUGNE LES ROUSSES Tél MAICHE MOUTHE DELLE désire adhérer à l’association de l’Amicale des Frontaliers afin d’obtenir la qualité de membre actif pour l'année 2013. Je joins un chèque de 50 Euros à l’ordre de l’Amicale des Frontaliers. (Faire précéder de la mention "Lu et Approuvé"). 15, Tartre Marin Tél. 03 81 67 01 38 11, Rue de la Batheuse Tél. 03 81 64 12 24 23, Pl. Buttigliera Alta Tél. 03 81 49 67 99 71 Ter, Grande Rue Tél. 03 81 69 20 45 417, route Blanche Tél. 03 84 60 39 41 54, Av. du Général de Gaulle Tél. 03 84 56 36 63 Le www.amicale-frontaliers.org Mail Signature une protection sociale complète santé & prévoyance CAPITAL déCèS Une garantie obsèques est le moyen idéal pour s’occuper personnellement des dépenses engendrées par ses funérailles. En souscrivant une garantie obsèques de l’ordre de 4000€, vous protégez votre famille contre des problèmes financiers. Vous pouvez les informer de l’existence du tiers payant, afin de les soulager de tout tracas financier. Le tiers payant est rapide et immédiat, un simple appel téléphonique suffit pour être pris en charge par les équipes professionnelles de GMC Services. Et rassurez-vous, si le montant du devis de l’opérateur funéraire est inférieur à votre garantie, le reliquat sera versé aux ayants-droit. ASSISTANCE Le contrat prévoit les garanties suivantes : C’est la somme d’argent versée en une fois, prévue par une garantie décès souscrite par l’assuré au profit d’un ou plusieurs bénéficiaires nommément désignés dans le contrat (Hors Primo et Prénium). Il existe différents montants concernant le capital décès : Pour la maladie : de 6 200€ à 30 000€ Pour l’accident : de 9 300€ à 45 000€ GARANTIE OBSEQUES Votre devis sur : www.mutuelle-lafrontaliere.fr - Allo infos, un service téléphonique pour des renseignements sur la vie pratique, la santé, des questions juridiques. - Une assistance durant un déplacement temporaire. - Une assistance à domicile en cas de maladie, d’accident. - Une assistance en cas d’hospitalisation. - Une aide aux personnes dépendantes. - Une aide aux aidants. pontarlier 03 81 46 45 47 morteau 03 81 67 00 88 villers-le-lac 03 81 68 19 47 maicHe 03 81 64 12 24 42 LA PAGE DU FRONTALIER TRANSPORT La Presse Pontissalienne n° 161- Mars 2013 60 à 70 voyageurs par jour La solution du fer sans le goût du bouchon Les élus régionaux et les opérateurs de la ligne PontarlierFrasne-Vallorbe étaient du voyage le 14 février au petit matin entre Vallorbe et Pontarlier. Confirmation d’un succès pressenti. Les élus régionaux sont venus à la rencontre des usagers du Pontarlier-Frasne-Vallorbe qui affiche pratiquement complet. JOUGNE i l’avenir appartient à ceux sert de proposer des alternaqui se lèvent tôt, les fron- tives aux bouchons routiers si taliers ont encore de beaux personne ne saisit cette belle jours devant eux. Il fallait être opportunité ferroviaire ? Un peu debout dès potron-minet en ce de patience. La bonne surprise matin du 14 février pour véri- arrive en gare de Frasne avec fier in situ l’intérêt du Pontar- la montée de plusieurs dizaines lier-Frasne-Vallorbe. Mis en cir- de passagers supplémentaires. culation en décembre dernier, “La fréquentation moyenne varie cette nouvelle liaison fronta- entre 60 et 70 voyageurs par jour lière quitte la capitale du Haut- pour une capacité de 80 places Doubs à 5 h 24. Ce jour-là, une assises. Trois quarts des perdizaine d’habitués tout au plus sonnes travaillent à Vallorbe et embarque à Pontarlier. Pas de le reste prend une corresponquoi fouetter un chat quand on dance pour la vallée de Joux”, sait le potentiel de frontaliers précise Christophe Mouget, ressusceptibles de se rendre en ponsable du pôle production T.E.R. Franche-Comté. C’est train sur leur lieu de travail. On se dit alors que la partie est mieux que la ligne frontalière loin d’être gagnée. À quoi cela Pontarlier-Val-de-Travers qui attire seulement entre 10 et 20 usagers. Le départ à 6 h 51 ne semble pas en adéquation avec les ouvertures des entreprises, même s’il peut sembler logique qu’elles aussi fassent des efforts de ce côté-là. Les frontaliers redécouvrent les avantages du train : confort, sécurité sans le stress de la circulation routière. “On regrette d’avoir à payer deux abonnements au lieu d’un seul”, note une voyageuse. L’abonnement mensuel s’élève à 224 euros sur le Pontarlier-Frasne-VallorbeVallée de Joux en sachant que la part suisse est deux fois supérieure à la française pour un kilométrage sensiblement identique. “La différence s’explique car le fer est beaucoup moins subventionné en Suisse”, explique l’un des représentants vaudois de l’Association Transport Environnement. Alain Fousseret, le vice-président de la Région en charge des transports est on ne peut plus satisfait de l’évolution de ce pro- S “On est déjà en pourparlers pour mettre une seconde rame”, indiquait aux voyageurs Alain Fousseret, le viceprésident de la Région en charge des transports. Partage de tâches à la douane Douane : la France porte la culotte Qui déneige la douane de Vallorbe ? Qui s’occupe de l’entretien des W.-C. ? Qui paye les factures d’électricité ? Depuis 2003, Français et Suisses se partagent les tâches et les coûts d’entretien. Les joies de la colocation. A la douane de Vallorbe, les deux pays se partagent les frais d’entretien. our être un couple, il faut être deux. Un pour prendre les décisions, l’autre pour exécuter. Drôle de conception de la vie en communauté. À la douane de Vallorbe, la cohabitation entre Français et Suisses coule comme un long fleuve tranquille. Enfin presque. Chacun vit sa vie, dans son pays. Depuis 2003, une nouvelle convention désigne les “tâches” à accomplir pour chacun des copropriétaires partageant ce bout de frontière. Les Français ont à charge le déneigement de la route nationale 57 via les services de la D.I.R.-Est ainsi que le parking de transit pour les poids lourds. P Les agents de l’État ont la permission d’entrer sur le territoire suisse (pas plus de 300 mètres) avec leur saleuse pour retourner au giratoire afin d’éviter une manœuvre trop périlleuse avant de repasser les deux postes de douane, l’un français, l’autre suisse. Le déneigement du parking des poids lourds est nettement plus délicat car il La France nécessite de nombreuses et les manœuvres dans un toilettes. endroit souvent rempli de poids lourds stationnés ici durant la nuit. Si la France met la route au “noir”, elle s’occupe - aussi - de mettre au propre… les toilettes. Les Suisses, forts dans la négociation, ont réussi à demander à leurs homologues de nettoyer et remettre le papier W.C. dans un lieu d’hygiène situé en territoire suisse. Il fallait que quelqu’un s’y colle. En contrepartie, les Helvètes gèrent et payent l’éclairage, le nettoyage des réseaux, le marquage au sol, les glissières de sécurité. À la fin de l’année, “un partage équitable est opéré entre les deux parties” rapporte la D.I.R.Est. C’est sûr, Français et Suisses ont tout d’un couple modèle… I jet. “Vous êtes en train de confirmer qu’on a eu raison”, indique-t-il aux voyageurs. Personne ne pourra contester au Conseil régional l’intérêt d’avoir investi 280 000 euros dans cette opération. Soit 75 % du Entre 60 coût global. Le et 70 reste étant à la charge du canton voyageurs de Vaud. “On étupar jour. die déjà la possibilité de mettre une seconde rame”, confirme l’élu régional. Le maire de Pontarlier Patrick Genre qui était lui aussi du voyage apprécie l’utilité de cette dépense même s’il siège dans l’opposition régionale. En réflexion figure également l’éventualité d’un arrêt supplémentaire à Labergement-Sainte-Marie. Sauf que les quais seraient a priori trop courts. Mais, comme on dit, quand on veut… Certains estiment même qu’il serait pertinent d’ouvrir les T.G.V. du soir aux frontaliers sous réserve d’une tarification aménagée en conséquence. Alain Fousseret n’est pas le seul à savourer ce retour d’expérience très significatif. “Cela fait tellement longtemps qu’on attendait cela. Cette liaison a toute sa raison d’être compte tenu de l’environnement économique”, note satisfait Stéphane Costantini le maire de Vallorbe, lui aussi favorable à l’ouverture des T.G.V. Vive la Suisse, en train. I F.C. Alain Fousseret et Patrick Genre ont été accueillis par Stéphane Costantini par le maire de Vallorbe. Nous créons votre site Internet sur mesure … Notre agence est spécialisée dans la création de sites Internet. 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Entretien croisé avec Didier Gallinet, celui qui coordonne l’événement, et Pierre Tréfeil, celui qui dirigera cet ensemble imposant. énorme qui nécessite un gros chœur, sommes engagés dans ce projet depuis des solistes performants et un grand 2 ou 3 ans. C’est le temps nécessaire si ensemble. C’est un vrai défi. Les parti- l’on veut réserver des solistes de haut niveau. tions sont difficiles pour les chœurs et L.P.P. : Est-ce facile pour les amateurs. On a renforcé l’orchestre amateur de avec des professeurs de musique qui “Un orchestre, un s’approprier ce type de exercent en Franche-Comté. c’est un répertoire ? mélange de P.T. : Pour les musiL.P.P. : L’orchestre de Pontarlier est-il sufficatégories samment dense pour une telle œuvre ? ciens de base, ce L.P.P. :Vous ne manquez pas d’ambitions musi- D.G. : Non. On a aussi fait appel à d’autres sociales.” Requiem constitue cales ! une belle stimulation. bons amateurs du Jura ainsi qu’à Pierre Tréfeil : Ce Requiem est un truc l’ensemble Euterpe de Dole. Nous Ils y travaillent a Presse Pontissalienne : Qu’est-ce qui a guidé ce choix de programmation ? Didier Gallinet : L’année 2013 marque le bicentenaire de la naissance de Verdi qui représente une référence musicale du XIXème siècle. Cette période romantique s’avère d’ailleurs très féconde en grands compositeurs. Le choix du Requiem relève plutôt du hasard. L depuis plusieurs mois. Au départ, personne n’y croit mais après avoir passé le stade du travail, on commence à y prendre du plaisir. Chacun est obligé de travailler d’abord dans son coin avant d’entamer les répétitions générales. un Requiem à la Collégiale de Dole. On peut également signaler que nous sommes les seuls en 2013 à programmer cette œuvre en Franche-Comté. L.P.P. : Pourquoi avoir choisi de jouer sur deux lieux différents ? L.P.P. : Raison de plus pour y assister ! D.G. : Après un tel investissement, ce D.G. : On a rarement l’occasion d’écouter serait frustrant de ne jouer qu’une seu- le Requiem de Verdi à Pontarlier. Pour le fois et tout aussi dommage de ne pas les musiciens, c’est aussi un changesaisir cette opportunité de pouvoir jouer ment d’ambiance entre l’Espace Pourny et la Collégiale où l’orchestre joue moins vite sans le vouloir. L.P.P. : Prenez-vous un risque économique ? D.G. : Étant donné le budget, il serait effectivement préférable de faire le plein à chaque représentation. Il faut bien régler le cachet des solistes, les frais liés à la sécurité, au volet musical proprement dit. La Ville de Pontarlier joue son rôle dans l’accompagnement. On peut même dire qu’on est assez gâté avec une municipalité à l’écoute. N’oublions pas de signaler le rôle des Amis de l’orchestre symphonique. Cette association nous apporte un précieux soutien logistique. L.P.P. : Quelques mots sur l’orchestre symphonique ? P.T. : Cet ensemble compte entre 40 et 50 musiciens de 14 ans à 70 ans. On serait 10 de plus, cela nous arrangerait. On ne refuse personne. Le premier critère pour se joindre à nous, c’est d’avoir envie. On répète une fois par semaine et la fréquence augmente à l’approche des concerts. Certains peu- Les répétitions s’accélèrent à quelques jours des grands soirs. Le journal d’information qui aborde tous les mois les sujets d’actualité de Pontarlier et de sa région : événements, société, actu, sport, vie associative et culturelle, dossier … Recevez chez vous Abonnez-vous à un tarif préférentiel. au lieu de 30€ 27 €50 les 12 numéros 1 numéro GR ATUIT au lieu de 60€ 52 €50 3 numéros GRATUITS les 24 numéros Ou abonnez-vous en ligne : www.presse-pontissalienne.fr Pierre Tréfeil le chef et Didier Gallinet le président de l’orchestre symphonique ont œuvré de concert dans la préparation de cet événement musical. vent être effrayés par un Requiem de Ver- musical de l’année pour l’orchestre symphonique ? di mais ce n’est que du travail. D.G. : On gère habituellement un seul gros L.P.P. : La musique est le lieu commun entre vous ? projet par an. Sauf cette année où l’on va D.G. : Certes elle nous rassemble mais les également organiser “une semaine de violiens sociaux sont tout aussi importants. loncelles” du 17 au 20 octobre. Cet évéUn orchestre, c’est un mélange de caté- nement réunira 70 violoncellistes. gories sociales, un groupe intergénérationnel, des opinions diverses et variées. L.P.P. :Vous semblez apprécier sortir des sentiers Cela permet aux gens d’échanger, de se battus ? retrouver en dehors du cadre familial ou D.G. : On a la volonté de s’ouvrir, de se professionnel. regrouper avec d’autres. Cela permet d’aborder des œuvres comme le Requiem.I L.P.P. : Ce Requiem constitue le seul rendez-vous Propos recueillis par F.C. Rende z-Vous Musique Sonnez hautbois… Le traditionnel concert de printemps de l’harmonie pontissalienne met le hautbois à l’honneur. Béatrice Crespino qui enseigne cet instrument au Conservatoire sera la soliste invitée de l’ensemble dirigé par Patrick Érard. En seconde partie, le Burgundy Brass Band de Dijon aura à cœur de promouvoir ce genre musical. Composé de 31 musiciens, ce collectif aime à se définir par la jeunesse, la rigueur et la convivialité. Samedi 23 mars - 20 h 30 à l’Espace Pourny - Entrée libre G REQUIEM DE VERDI : 80 MUSICIENS ET 200 CHORISTES ET 4 SOLISTES Neige Orchestre Symphonique de Pontarlier Ensemble Euterpe de Franche-Comté, Dole I Chorale la Campanelle de Pontarlier I Chorale Mixte de la Paroisse Réformée de La Chaux-de-Fonds I Chœur de l’Université de Neuchâtel Chiens de traîneau au clair de lune I I Solistes : - Maryse Innis, soprano - Carine Sechaye, mezzo-soprano - Stuart Patterson, ténor - Sylvain Muster, basse DEUX REPRÉSENTATIONS : G Samedi 9 mars à 20 h 30 Espace Pourny G Dimanche 10 mars à 17 h Collégiale de Dole Billetterie : office de tourisme de Pontarlier 03 81 46 48 33 et sur place le jour du concert si places disponibles (réservation préférable). Prix des places : 18 et 22 euros - gratuit pour les moins de 16 ans Les offices de tourisme du Haut-Doubs proposent aux vacanciers ces instants magiques au départ des Fourgs. En compagnie d’un musher de Jurachiens, dans un cadre privilégié, où animaux et nature sont respectés, laissez-vous séduire par l’univers merveilleux des chiens de traîneaux. Partez à l’aventure pour un baptême en traîneaux au clair de lune entre combes et forêts. Au retour, partagez vos émotions autour d’une boisson chaude. Rendez-vous à partir de 18 heures Durée 30 minutes. C’est un peu cher, 37 euros par adulte, 31 euros pour les 4-10 ans, 16 euros pour les 3-4 ans, mais ça vaut vraiment le coup. Émotions assurées. Inscription indispensable dans les Offices de Tourisme (Métabief, Malbuisson, Les Fourgs, Pontarlier) au plus tard la veille avant 18 heures. Renseignements pour les dates au 03 81 69 44 91 Théâtre Bienvenue dans l’immeuble BULLETIN D’ABONNEMENT Chargée de cartons, la famille Mercier emménage dans un immeuble. Leur arrivée va être perturbée par des voisins pour le moins particuliers… Cette comédie rythmée où les jeux de mots et les situations déclencheront des cascades de rires a été écrite par Yvon Thaburet. Cette comédie en trois actes sera jouée le vendredi 15 mars à 20 h 30 au théâtre Blier de Pontarlier en soutien à l’association Vaincre la mucoviscidose. Entrée : 12 euros pour les adultes, 5 euros pour les enfants. Pas de réservations. Bulletin à remplir et à retourner accompagné de votre règlement à l’adresse suivante : Renseignements au 03 81 46 21 05 LA PRESSE PONTISSALIENNE B.P 83 143 - 1, rue de la Brasserie - 25503 MORTEAU CEDEX Chapelle et Chaux-Neuve 1 an (12 numéros) = 27,50€ Hiver, contrebande et herbivores au lieu de 30€ soit 1 numéro gratuit Nom ....................................................................................................... Prénom .................................................................................................. N°/Rue .................................................................................................. Code ......................... Ville ....................................................................... Téléphone ................................. Email .................................................... Trois expositions à découvrir entre Chapelle-des-Bois et Chaux-Neuve. La première, “Le Grand Hiver”, est une exposition sonorisée qui s’inscrit dans le réseau “Espaces et Temps de la Neige” du parc naturel régional du Haut-Jura. Ce sont les paroles des habitants du village et du HautJura, un voyage dans le temps et des textes d’auteurs. Ce sont la neige, le froid, la bise, unis dans un scénario changeant. Cette exposition mêle objectivité et subjectivité, à travers plusieurs thèmes entre réalités et imaginaires. La deuxième exposition, toujours à la Combe des cives, propose un retour sur la pratique de la contrebande le long de la frontière franco-suisse du XVIIIème siècle à aujourd’hui. Véritable fait de société, la contrebande a marqué les mœurs de plusieurs générations résidentes à Chapelle-desBois. Imprégnées dans la mémoire collective de ce village, terre historique de contrebande, les histoires sont nombreuses. Enfin, à voir au parc du chien polaire de Chaux-Neuve, une exposition sur les grands herbivores européens qui retrace la présence, la migration et la disparition des espèces au cours des temps. En application de l’article 27 de la loi du 6 janvier 1978, les informations ci-dessus sont indispensables au traitement de votre commande et sont communiquées aux destinataires la traitant. Elles peuvent donner lieu à l’exercise du droit d’accès et de rectification auprès de La Presse Pontissalienne. Vous pouvez vous opposer à ce que vos nom et adresse soient cédés ultérieurement. Tarifs étrangers et DOM TOM : nous consulter. Jusqu’au 31 décembre - Chapelle-des-Bois combe des Cives Chaux-Neuve parc polaire - Renseignements au 03 81 69 27 42 et au 03 81 69 20 20 2 ans (24 numéros) = 52,50€ au lieu de 60€ soit 3 numéros gratuits 46 CULTURE /H =DUWL·&LUTXH La Presse Pontissalienne n° 161 - Mars 2013 AGENDA DE SAINTE CROIX Rencontre autour du film vous propose des stages (ouverts à tous) Monsieur Batignole, 12 ans déjà ! Du 9 au 24 mars, l’association les Amis du Musée invite le public à se replonger dans l’ambiance de Monsieur Batignole, un film tourné dans le Haut-Doubs. Le comédien Damien Jouillerot a annoncé sa présence. Le tournage est resté gravé dans les mémoires des habitants du HautDoubs. Du 09 au 30 mars 2013 ème le Du 8 au 11 avril 2013 Du 8 au 12 juillet 2013 Du 19 au 23 août 2013 Disciplines enseignées : jonglerie, acrobatie, aériens, monocycle, équilibre, mât chinois … Renseignements et inscriptions : www.lezarticirque.ch onsieur Batignole est un des films les plus marquants tournés dans le Haut-Doubs. Ce longmétrage réalisé par Gérard Jugnot qui a rencontré un succès populaire dans les salles en 2002 (1,8 million d’entrées) reste gravé dans les mémoires des gens d’ici pour différentes raisons. Tout d’abord, pendant plusieurs semaines, Mortuaciens et Pontissaliens ont vécu avec l’équipe du film qui avait choisi comme décor au scénario la bande frontalière. Ensuite, Monsieur Batignole a permis à Damien Jouillerot, un jeune garçon de Frambouhans, de faire ses premiers dans le cinéma qui l’a adopté depuis. C’est cette aventure cinématographique que les Amis du Musée de Pontarlier et le Centre de recherches iconographiques pour le cinéma (C.R.I.C.) qui en dépend, nous invitent à revivre dans le cadre de la manifestation “Monsieur Batignole 12 ans déjà”. Du 9 au 24 mars, chacun pourra se replonger dans l’ambiance du film à travers une exposition organisée M ou 0041 79 375 75 65 à la Chapelle des Annonciades. Son contenu est essentiellement composé de photographies prises lors du tournage. “Un hommage particulier sera rendu à Gérard Jugnot, à Arthur Jugnot son fils, et à Damien Jouillerot” annonce 100 000 Fabrice Hérard des Amis affiches et du Musée. de 300 000 Pour fêter l’événement, l’association avait convié photos. le réalisateur à venir à Pontarlier. Ce dernier a décliné l’invitation pour des raisons professionnelles. En revanche, Damien Jouillerot et Arthur Jugnot (sous réserve) seront présents pour la projection du film le vendredi 8 mars, à 16 heures et 21 heures au cinéma L’Olympia. Pour le public, ce sera l’occasion de dialoguer avec les comédiens. “Notre souhait est que tous les gens qui ont collaboré sur le film se fassent connaître et nous fassent part de leur témoignage. L’idée est qu’ils puissent venir échanger avec les comédiens, donner leur ressenti sur le tournage” explique encore Fabrice Hérard. Pendant toute la durée de l’exposition, les plus cinéphiles pourront acheter des affiches anciennes de cinéma. Le Centre de recherches iconographiques pour le cinéma dispose d’un fonds de 100 000 affiches et de 300 000 photos et autres documents couvrant plus d’un siècle de cinéma. ARTICLE A MOITIE PRIX Offre non cumulable ʹ Valable sur le moins cher des 2 articles. Le film avait attiré 1,8 million de spectateurs à sa sortie en 2002. Projection Monsieur Batignole Vendredi 8 mars à 16 heures et 21 heures au Cinéma Olympia de Pontarlier. Entrée libre. Tickets à retirer à l’accueil du Musée de Pontarlier. Exposition “Monsieur Batignole 12 ans déjà !” présentée du 9 au 24 mars, à la Chapelle des Annonciades. Entrée libre. Vente d’affiches anciennes de cinéma pendant toute la durée de l’exposition à la Chapelle des Annonciades. Renseignements au 03 81 38 82 12 LE PORTRAIT OYE-ET-PALLET La Presse Pontissalienne n° 161 - Mars 2013 47 Un écrivain public Marie Rousselet, des vies et des mots Marie Rousselet se donne une année pour réussir à vivre de ses prestations rédactionnelles à destination des particuliers. Après une petite expérience journalistique dans la presse locale, Marie Rousselet, 31 ans, a choisi de mettre sa plume au service des autres. Elle réactualise le métier d’écrivain public. arviendra-t-elle au bout de son défi ? Pas évident dans un pays développé comme la France où l’illettrisme est censé reculer. Même si l’on peut se poser des questions en parcourant les forums. À l’heure du tout numérique, on observe aussi une forme de résistance du livre et la volonté de certains de coucher leurs souvenirs sur papier. Du travail en perspective pour Marie Rousselet, prête à incarner le rôle de biographe dans le film de votre vie. Originaire de Bretagne, celle qui vit dans le Haut-Doubs depuis quelques années a passé une jeunesse voyageuse au fil des mutations d’un père militaire. “On s’est surtout déplacé dans l’Ouest de la France” dit-elle. Plus littéraire que matheuse, la lycéenne poursuit ses études à la fac de Besançon en sciences du langage et de la communication. Elle vivra de Licence en poche, elle sa plume. débute sa carrière professionnelle dans le travail intérimaire avec une place de chargée de recrutement. Si le contact avec les gens n’est pas pour lui déplaire, elle juge ce métier stressant. L’envie de changer d’horizon professionnel la conduit à postuler sur un poste de commercial dans un journal hebdomadaire du Haut-Doubs. Très vite, P elle remplace au pied levé la rédactrice attitrée. L’occasion rêvée d’étancher sa soif d’écriture. “J’ai adoré” relate celle qui signait ses papiers Marie Casanova. Comme il n’était pas question de faire des vagues, elle positive tous ses sujets. Portraits, animations, événements sportifs, culturels, associatifs, rien de mieux pour s’imprégner d’une région et de ses habitants. Ce premier bain dans l’information régionale confirme sa vocation. Elle travaillera de sa plume. Son journal qui vivait aussi des petites annonces n’a pas survécu à Internet. La voilà réduite au chômage. Deux naissances plus tard, elle choisit alors de créer sa propre structure, Styl’O. Le Haut-Doubs compte désormais un nouveau prestataire de services. Marie Rousselet s’inscrit dans une démarche rédactionnelle assez généraliste. Son champ d’action s’étend de la rédaction de C.V. à la biographie, en passant par les corrections orthographiques et grammaticales, les lettres de motivation et divers courriers administratifs dans ses cordes. “Je ne m’aventurerai pas sur des sujets qui nécessitent de solides bases juridiques ou autres connaissances spécifiques”, modère l’écrivain public qui se donne une année pour réussir. Encore un peu tôt pour dresser un premier bilan. Marie Rousselet estime qu’il y a du potentiel mais qu’il lui faut encore se faire connaître. Pour en savoir plus, mettez du Styl’O dans votre moteur de recherche. F.C. LES JOURS ANNIVERSAIRE UNE CUISINE OFFERTE PAR JOUR* – FOURNIER S.A. – RC Annecy B 325 520 898. Crédit photo : Leila & Damien de Blinkk DU 7 AU 30 MARS 2013 DES ESPACES POUR MIEUX VIVRE ET JUSQU’À 2 000€ OFFERTS ** RETROUVEZ TOUT MOBALPA SUR MOBALPA.COM ET * Jeu sous forme de loterie, accessible dans les magasins participants, avec obligation d’achat, du 7 au 30/03/2013, réservé à toute personne physique majeure, cliente MOBALPA pour l’achat d’une cuisine pendant la période de l’opération, résidant en France Métropolitaine. Une seule participation par foyer. Pour participer, la signature du bon de commande et le versement d’un chèque d’acompte sont nécessaires à l’inscription au tirage au sort du lendemain. Chaque participant ne peut être retenu que pour un seul des 21 tirages au sort : celui intervenant le lendemain de la signature du bon de commande et de la remise du chèque d’acompte. Modalités sur le règlement complet du jeu, disponible en magasin ou sur www.mobalpa.fr. A gagner : 21 gagnants (1 gagnant par jour) remporteront le remboursement de la valeur de leur cuisine achetée (à hauteur et dans la limite de 10 000 € TTC, valeur meubles, électroménager, sanitaires et accessoires inclus, hors pose, hors livraison et hors travaux annexes). Règlement complet déposé en l’étude SCP Fradin Tronel Sassard et Associés, huissiers de justice associés, située 1 quai Jules Courmont 69 002 Lyon, consultable dans les magasins Mobalpa participants, liste disponible gratuitement sur le site Internet www.mobalpa.fr et adressé à titre gratuit à toute personne qui en fait la demande écrite à l’adresse suivante : Sté Fournier – jeu « Anniversaire Mobalpa » - 18 rue des Vernaies – BP03 – 74230 Thônes. Remboursement du timbre sur la base du tarif lent « lettre » en vigueur, sur simple demande accompagnant la demande du règlement. ** Pour tout achat d’une cuisine d’un montant de 4000 € à 6500 € valeur d’achat meubles TTC, vous bénéficiez d’un avantage de 1000 €, pour tout achat d’une cuisine d’un montant de 6501 € à 8500 € valeur d’achat meubles TTC, vous bénéficiez d’un avantage de 1250 €, pour tout achat d’une cuisine d’un montant de 8501 € à 10500 € valeur d’achat meubles TTC, vous bénéficiez d’un avantage de 1500 €, pour tout achat d’une cuisine d’un montant de 10501 € à 12500 € valeur d’achat meubles TTC, vous bénéficiez d’un avantage de 1750 €, pour tout achat d’une cuisine d’un montant supérieur à 12501 € valeur d’achat meubles TTC, vous bénéficiez d’un avantage de 2000 €. Les valeurs d’achat meubles TTC citées ci-dessus s’entendent hors électroménager, hors accessoires, hors pose et livraison et hors travaux annexes. Le montant de ces avantages sera déduit du montant de vos meubles. Offre valable dans tous les magasins participants et réservée aux particuliers pendant la période de promotion. Non cumulable avec d’autres promotions passées, en cours ou à venir, hormis la participation au jeu « Anniversaire Mobalpa, une cuisine offerte par jour ». Photos non contractuelles.
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