Le sapeur-pompier
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Le sapeur-pompier
La lettre d’information du SDIS du Puy-de-Dôme Novembre 2003 n°8 Le sapeur-pompier du Puy-de-Dôme SOMMAIRE Le mot du Président : ...........................................................................................3 Actualité technique : Le contrôle technique des CCF et CCR...........................4/5 Renouvellement des véhicules du Puy-de-Dôme Dossier : Politique d’équipement ......................................................................6/7 Actualité administrative : .....................................................................................8 Inauguration du Centre de Secours de Billom Création du Centre d’Intervention de «l’Eau-Mère» Directeur de la publication : M. Roland Blanchet Rédaction : Service communication SDIS 63 Comité de rédaction © Photo : SDIS 63 Conception maquette impression : IMC 04 73 90 29 17 Tirage : 6000 exemplaires – ISNN 1271-5239 Actualité opérationnelle : De la formation à la réalité, il n’y a qu’un pas… ......9 Un accotement qui s’effondre : plus de peur que de mal… Les Sapeurs-Pompiers du Puy-de-Dôme tout feu tout flamme ...................10/11 Participation des sapeurs-pompiers au sommet d’Evian 2003.........................12 Formation : Les Jeunes Sapeurs-Pompiers à l’épreuve Formation pilote des élèves officiers dans le Puy-de-Dôme.............................13 SSSM : Visites d'aptitude : pari tenu .............................................................13/14 Le Service de Santé et Secours Médical renforce son personnel Contacts : Service communication 04 73 98 15 32 [email protected] Service Départemental d’Incendie et de Secours du Puy-de-Dôme BP 280 63008 CLERMONT-FERRAND cedex 1 La vie des centres : Le Centre de Secours de Celles-sur-Durolle ....................15 Le personnel ........................................................................................................16 480 sapeurs-pompiers du Puy-de-Dôme réunis pour un seul combat La lutte contre les feux 2 Le SP 63 N° 8 novembre 2003 de forêt dans le sud de la France Le mot du président ous avons, dans le département du Puy-de-Dôme, mis au point une stratégie financière pour la départementalisation des services d’incendie et de secours. Dès le débat d’orientations budgétaires pour l’exercice 2001, un bilan général sur nos grands dossiers a été réalisé et nous a permis de planifier les moyens financiers indispensables pour faire face à nos besoins les plus urgents. A ce titre, il nous a fallu poursuivre et amplifier le plan d’équipement mis en place avant la loi de départementalisation qui permettait l’acquisition des matériels et véhicules les plus importants afin de les affecter en tous points du territoire départemental. Cela nous a notamment permis d’envisager avec sérénité l’envoi d’importants renforts dans les différents points frappés, pendant l’été, par les incendies (Sud-Est de la France, Corse). A cette occasion qu’il me soit permis de féliciter l’ensemble des sapeurs-pompiers pour leur bravoure et leur dévouement et N A vos marques, roulez ! Le dimanche 9 novembre 2003 le circuit Sarron sera strictement réservé aux sapeurs-pompiers pour une endurance inter-casernes. En effet, dès 14 h se succèderont 40 mn d’essais et 2 h de courses. Bonne chance à tous nos sapeurs-pompiers qui se reconnaîtront une âme de pilote… Pour tous renseignements : Tel 04.73.64.61.61, Fax : 04.73.64.61.60 de les remercier pour ce geste de solidarité. Par ailleurs, à l’heure de l’annonce d’une nouvelle étape de la décentralisation, il faut bien constater, dans ce dossier, que la solidarité nationale a reposé pour l’essentiel sur les collectivités territoriales et les établissements publics comme le notre. Nous avons dû, ensuite, prendre les premières mesures imposées par les textes au titre des ressources humaines puis élaborer, dans la concertation, nos politiques bâtimentaire et d’organisation territoriale. Pour ce faire, nous avons créé deux Commissions chargées d’animer la réflexion pour définir les règles et suivre l’ensemble des réalisations. Cette montée en puissance a été parfaitement maîtrisée par un premier plan de départementalisation 20012005 mis en œuvre à travers une méthode basée sur la concertation qui a fait ses preuves pour la réalisation de nos grands chantiers en matière d’équipement : habillement, ou E-mail : [email protected], site internet : www.circuit-sarron.com Opération Trekking chez les sapeurs-pompiers d’Issoire Une équipe de sapeurs-pompiers d’Issoire composée de Jean-Luc Bataille, Patrick Soulier, Lionel Meteigner et Eric Perron ont participé au Championnat de France de Trekking à Chamonix. casernements, intégrations de CPI dans le cadre de l’organisation territoriale. Aujourd’hui, nous peaufinons, autour de notre politique d’organisation territoriale, cette planification financière, en tenant le plus grand compte des changements législatifs et réglementaires qui sont intervenus et en étant conscient de l’effort qui est demandé aux contribuables du département par l’intermédiaire des contributions du Conseil Général et des communes. Nous savons également le chemin qu’il reste à parcourir pour disposer d’un service public le plus moderne et efficace possible, et pour cela, je tiens à ce que soit poursuivie, dans la transparence, la politique ambitieuse que nous avons mise en place, selon les mêmes principes, pour les années 2003-2007. Roland BLANCHET, Président du Conseil d’Administration Conseiller général Ainsi le 12 et 13 septembre, ils ont du faire face à un dénivelé positif de 5500 m sur une distance de 55 km. A cette occasion toute l’équipe remercie ses différents partenaires (le SDIS, l’amicale d’Issoire, le magasin de vélos Auvercycle et Intersport d’Issoire ainsi que Salomon). 3 Le SP 63 N° 8 novembre 2003 ACTUALITÉ technique Le contrôle technique des CCF et CCR Annuellement, les véhicules poidslourds font l’objet d’un contrôle par les services de la DRIRE. L’objectif de ces contrôles est de s’assurer du bon fonctionnement des dispositifs de sécurité notamment les freins et l’éclairage. Un véhicule régulièrement entretenu subit ce contrôle sans encombre. Avant la visite et pour éviter des désagréments, il est important de vérifier certains éléments : 1) Posséder tous les documents de bord : - Carte grise - Certificat du constructeur de châssis (Rayé rouge) - Certificat de l’équipementier (Rayé rouge) - Carnet d’entretien avec tous les Procès Verbaux des Mines agrafés ou collés Quand le métier de sapeur-pompier passe par l’écriture… Sapeur-pompier, c’est quoi ? Voilà une question qui nécessite approfondissement. Quoi de mieux qu’un sapeurpompier pour raconter son quotidien. Philippe Scacco évoque, dans son ouvrage intitulé «Sapeurs-Pompiers, la face cachée», un aspect certes professionnel mais également personnel, ce dernier étant moins connu du public. Nous retrouvons ainsi le recrutement, les formations, les diverses interventions et les principales motivations de 4 Le SP 63 N° 8 novembre 2003 - Certificat d’épreuve des bouteilles d’air comprimé. 2) Posséder un extincteur à bord du véhicule 3) Le N° de châssis devra être repéré ou encadré en blanc. Le conducteur devra être capable de montrer son emplacement à l’inspecteur des Mines. (L’emplacement du numéro de châssis est indiqué sur le certificat du constructeur de châssis). 4) Contrôler l’ensemble de l’éclairage avant et arrière ainsi que le fonctionnement du gyrophare, du deux tons, des essuies glace, de la pompe lave-glace, du klaxon du véhicule. 5) Vérifier, en purgeant une des bouteilles d’air, si le voyant rouge de cette bouteille s’allume et si le véhicule ne peut redémarrer. 6) Vérifier l’absence de fuite d’air importante sur le circuit de freinage. 7) Vérifier la direction (jeu, graissage…) 8) Vérifier les dates d’épreuve des bouteilles d’air comprimé. Le problème des freins (insuffisants, déséquilibrés...) ne peut être évité que si votre véhicule fait l’objet d’un précontrôle par un garage équipé de rouleau de contrôle de freins. Dès le retour au centre, une copie du Procès Verbal doit être adressé au service parc et matériel du GSLT. ce métier. Ce livre nous dévoile les violences rencontrées par les sapeurspompiers, le stress du quotidien, les menaces auxquelles ils doivent faire face. L’auteur décrit également la vie familiale ou en caserne, de quelle manière elle est vécue par les proches ; le tout agrémenté de photos. Ce titre est disponible aux Editions ROUCHON 5, rue de la Vallée - Passy 77710 Villebéon (Téléphone : 01.64.78.04.73) au prix de 18 €+2,65 € de port ou en librairie. Bonne lecture ! Profitant de ce contrôle annuel obligatoire, le SDIS a mis en place, en accord avec les services de la DRIRE et l’APAVE, organisme de contrôle agréé, une procédure de vérification des appareils de levage installés sur les CCF et CCR. Ce contrôle consiste à : - Un contrôle visuel du câble et du crochet - Un contrôle dynamique du treuil en traction avec une pince dynamométrique - Un contrôle de l’état d’un coupe batterie indépendant si treuil électrique - Un contrôle de l’état de la housse de protection - Un contrôle de l’état de l’étiquette du constructeur avec la charge de travail (si cette dernière est absente, inscrire à la peinture sa charge maxi). ACTUALITÉ technique Renouvellement des véhicules Le samedi 7 juin 2003 s’est déroulé la présentation des véhicules et matériels acquis par le SDIS au titre des plans d’équipement 2001/2002, soit 107 véhicules neufs. Le montant des dépenses pour ces acquisitions s’élève à 7.250.000 euros. Ces acquisitions visaient tout d’abord à améliorer la sécurité du personnel ainsi que la complémentarité des équipements et la prise en compte des évolutions technologiques. Ces véhicules vont également permettre une meilleure adaptation des secours face aux risques à défendre. Cette manifestation avait pour objet de souligner la volonté politique et financière du Conseil d’Administration du SDIS 63, du Conseil Général et des élus locaux de doter le département d’un parc efficace, toujours opérationnel. Les véhicules ont été présentés en statique sous différents aspects tels que les feux de forêts, les secours à personnes, les équipes spécialisées. La cérémonie était présidée par Monsieur Emmanuel Pitron, représentant du Préfet ; Monsieur Roland Blanchet, Président du Conseil d’Administration du SDIS ; Monsieur Jean-Paul Bacquet, Député Maire de Coudes, Président de la Commission des équipements et le colonel Stéphane Sadak, Directeur Départemental des Services d’Incendie et de Secours (SDIS). CCFM VSAV VPI 800 Nombres de véhicules livrés dans les 51 Centres d’Incendie et de Secours, le SDIS et ses services : 9 CID : Camionnette d’Interventions Diverses 4 VL CYNO : Véhicule de Liaison CYNOphile 5 VSR : Véhicule de Secours Routier 1 FEV : Fourgon Electro Ventilateur 1 EPAS : Echelle Pivotante Automatique Séquentielle 4 CCGC : Camion Citerne Grande Capacité 6 VSAV : Véhicule de Secours Assistance aux Victimes 6 VSAB : Véhicule de Secours aux Asphyxiés et aux Blessés 1 VIRT : Véhicule d’Interventions Risques Technologiques 1 VML : Voiture Médicalisée légère 4 VLHR : Véhicule de Liaison Hors Route 6 CCR : Camion Citerne Rural 1 CIRT : Camion d’Interventions Risques Technologiques 7 CCFM : Camion Citerne Forestier Moyen 17 CCFM rec : Camion Citerne Forestier Moyen Reconditionné 9 VPI : Véhicule de Première Intervention 3 VLU : Véhicule de Liaison Utilitaire 1 FPT : Fourgon Pompe Tonne 1 RCAM : Remorque Compresseur Air Mobile 3 FPT GP : Fourgon Pompe Tonne Grande Puissance 1 VPL : Véhicule de Plongée 2 VPCE : Véhicule Porteur de Cellule 6 VLR : Voiture de Liaison Radio 1 RP : Remorque Poudre 1 RM : Remorque Mousse 3 RMP : Remorque Moto Pompe 2 RSR : Remorque Secours Routier 2 RGE : Remorque Groupe Electrogène FPTGP EPAS RIOM 5 Le SP 63 N° 8 novembre 2003 DOSSIER politique d’équipement Entretien avec M. Jean-Paul BACQUET Député-Maire de Coudes, Président de la Commission des Equipements du SDIS Le Sapeur-Pompier du Puy-de-Dôme : Vous présidez la Commission des Equipements. Pouvez-vous nous présenter les grandes orientations de son action ? J.P. BACQUET : Après avoir présidé le SDIS, j'ai accepté de présider la Commission des Equipements car il me semblait que c'est à cette Commission qu'il revenait de mettre rapidement en application les exigences du SDACR (Schéma Départemental d'Analyse et de Couverture des Risques). Pour cela, nous avons opté pour le maintien du plus grand nombre de centres en évitant de laisser des zones blanches non protégées. Ce choix nous imposait des investissements conséquents en matière d'équipements et ce d'autant que notre département, malgré un premier plan départemental d'acquisition de véhicules, fort bien calibré et réalisé en 1996 sous la responsabilité du Colonel BOUTET, avait accumulé un certain nombre de retards. Le colonel S. Sadak accompagné du représentant du préfet Monsieur Emmanuel Pitron, J.P. Bacquet et R. Blanchet Nous avons donc pris la décision de faire un effort financier considérable pour nous mettre à niveau en quelques années ; en privilégiant la polyvalence et la standardisation des véhicules et matériels qui doivent permettre à n'im- porte quel pompier formé d'intervenir avec un équipement qui n'est pas forcément celui du centre dont il relève. De plus, les sollicitations de plus en plus fréquentes du SDIS du Puy-deDôme pour des interventions extérieures (incendies dans le Sud de la France, inondations dans le Gard, lutte contre la pollution de l'Erika et du Prestige…) nous obligent à tenir compte de cette contrainte dans le choix des véhicules. Enfin, considérant qu'il allait de la responsabilité du SDIS d'assurer la formation, nous avons décidé l'acquisition de véhicules de liaison afin que les sapeurs-pompiers ne se déplacent plus avec leurs véhicules personnels. Le SP 63 : Quel est le bilan de cette action pour les trois dernières années ? J.P. BACQUET : 2001, 2002 et 2003 représentent au total plus de 18 millions d'euros consacrés aux équipements dont > 10.772.200 € pour les véhicules , > 1.725.000 € pour les équipements techniques (dont matériel embarqué : tuyaux, lances…), > 3.053.700 € pour l'habillement, > 2.254.700 € pour l'informatique de gestion, opérationnelle et les transmissions, > 491.325 € pour le mobilier (dont vestiaires). On ne peut cependant se contenter de ces chiffres pour décrire l'effort du SDIS, notamment en ce qui concerne les véhicules. Il faut prendre conscience que la Commission a fait le choix de «l'investissement durable», en optant pour une politique de "glissement". En effet, les véhicules neufs sont en premier lieu attribués aux centres les plus sollicités, où ils parcourent le plus de kilomètres en une durée limitée ; puis ils sont ensuite transférés dans des centres un peu moins sollicités. Cette technique permet de disposer en permanence d'un parc roulant performant, très fonctionnel et d'éviter les usures prématurées ou les retraits trop rapides de véhicules devenus non réglementaires. 6 Le SP 63 N° 8 novembre 2003 Le SP 63 : La compétence de votre commission s’étend également à l’habillement des sapeurs-pompiers. Comment jugez-vous la politique du SDIS dans ce domaine ? J.P. BACQUET : Il s'agit certainement du secteur de compétence le plus difficile à gérer. En effet, pour réussir, au delà des efforts financiers conséquents, il faut une parfaite coordination entre l'état des inventaires, les demandes d'habillement, la programmation des commandes et surtout la gestion des stocks. Trop souvent encore, des chefs de centre me font part de leur difficulté à obtenir dans un délai convenable les effets demandés. Il faut prendre en compte l'impérieux besoin de proximité à l'échelle des Groupements et la nécessité de respecter les changements de réglementation trop fréquentes et qui ont des conséquences financières excessives. Le SP 63 : Quels sont, pour votre commission, les axes de la politique d’équipement à privilégier dans les années qui viennent ? J.P. BACQUET : Il faut poursuivre la mise à niveau des véhicules et des matériels en recherchant partout la cohérence territoriale dans l'organisation, la polyvalence et la parfaite adaptation aux utilisateurs. Il faut également privilégier trois axes indispensables à notre politique ; développer le volontariat, assurer la sécurité et les meilleures conditions de travail de nos sapeurspompiers . Ces éléments passent : > tout d'abord par la sécurité qui doit être la priorité des priorités car trop souvent les accidents (qui ont, je le rappelle, fait 25 morts en 2002) pourraient être évités avec des véhicules et des équipements mieux signalés. Dans ce domaine, une commission mixte composée de sapeurs-pompiers volontaires et professionnels a beaucoup travaillé et présenté des propositions dont nous tiendrons le plus grand compte. > par la logistique : il n'est plus acceptable d'envoyer des sapeurs-pompiers en mission durant des journées entières, voire une semaine, sans DOSSIER politique d’équipement disposer de la capacité de leur assurer une alimentation de qualité et un ravitaillement permanent. La commission a réalisé un excellent travail qui s'est traduit par la rédaction d'un cahier des charges précis préalable à un appel d'offre concernant un véhicule logistique. Nous devrions pouvoir répondre à ce besoin dès 2004. > par la standardisation, car il est indispensable aujourd'hui que tout pompier, volontaire ou professionnel, puisse intervenir en étant capable d'utiliser tout matériel à disposition dans le département. La commission a également fait un gros travail sur ce dossier et nous nous devons d'appliquer les recommandations. LA COMMISSION DES EQUIPEMENTS Titulaires M. BACQUET Jean-Paul - Président Député-Maire de Coudes (S.I.V.A.C.I.S) M. TIXIER Luc, Conseiller général de Champeix Suppléants M. BRAJON Bernard, Clermont-Communauté M. DE TURCKHEIM Marc, Président du SISIAV M. PACCALIN Vincent, Conseiller général de Viverols M. CHANOINE Georges, Conseiller général d’Ambert M. MARION François, Conseiller général de la Tour d’Auvergne M. POURCHON Alexandre, Conseiller général de Clermont-Fd Nord, Vice-Président du Conseil Général M. CHANAL Paul, Communauté de Communes du Pays d’Arlanc M. TARRERIAS Hubert, Conseiller général d’Aubière M. CURE Jacques, Maire d’Ennezat M. PIRONIN Marcel, Conseiller général de Randan Acquisition d’un Véhicule de Soutien Logistique Dès le début de l’année 2003, la Commission des Equipements a validé, pour le soumettre à la délibération du Conseil d’Administration du SDIS, le projet de réalisation d’un véhicule de soutien logistique. Ce projet, longuement mûri, est consécutif à la prise de conscience des conditions de travail difficiles que pouvaient rencontrer les sapeurs-pompiers lorsqu’ils se trouvent confrontés à des interventions longues et périlleuses et que la logistique en terme d’alimentation est insuffisante ou fait défaut. Aussi, la Commission des Equipements a-t-elle mis sur pied un cadre de réflexion permettant de doter le service d’un tel véhicule ; il a notamment été fait appel à des sapeurs-pompiers volontaires travaillant dans la restauration collective. Les équipements similaires dont pouvaient disposer d’autres SDIS ont été visités, puis, dans le cadre des procédures de marchés publics, les différents acteurs de la Commission ont mis sur pied un cahier des charges répondant aux critères et principes figurant dans le schéma suivant et permettant, dans le respect des règles d’hygiène (chaîne du froid) et de sécurité, d’assurer la restauration de 100 personnes par repas avec une structure d’hébergement de 20 places. Le montant de l’investissement est estimé à 250.000 € Schéma d'organisation du véhicule de soutien logistique Point d'eau Chambre froid positif Production eau chaude Chambre froid négatif Plan de travail Vue de dessus Maintien au froid Zone self Marmite Bain marie Feux gaz Stockage gaz Plan de travail Sauteuse Four air pulsé Lave main 7 Le SP 63 N° 8 novembre 2003 ACTUALITÉ administrative Inauguration du Centre de Secours de Billom Monsieur Pierre Mongin, Préfet de la Région d’Auvergne, Préfet du Puy-deDôme ; Monsieur Roland Blanchet, Président du Conseil d’Administration du Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) ainsi que Monsieur Pierre Guillon, Maire de Billom et Conseiller Général, le colonel Jean-Jacques Bodelle, Directeur Départemental Adjoint du SDIS ont présidé le 5 juillet 2003 l’inauguration du Centre de Secours de Billom. En effet, depuis quelques années ce centre était devenu trop vétuste, un réel manque concernant la surface administrative et le stockage du matériel. Fin 2001, le SDIS devient maître d’œuvre suite à l’application de la loi du 3 mai 1996 dite de départementalisation, l’objectif étant l’extension et la réhabilitation de ce centre. Le coût de l’opération s’élève à 474 000 € (rénovation de la tour comprise). Pour l’extension des bureaux, l’architecte M. Chavarot a privilégié les matériaux de la ville c’est-àdire la tuile. Quant aux travées VSAV, elles ont été mises aux normes. Notons la particularité de la caserne c’est-àdire, une tour d’exercice et un puits en béton banché. Le lieutenant Bourrel, chef de centre est satisfait du résultat et de l’étroite collaboration avec les divers partenaires. Le Centre de Secours a également mis en place une équipe pédagogique ouverte à tous les Centres d’Intervention du secteur, ce qui laisse espérer au lieutenant Bourrel que Billom devienne «la maison de la formation» afin de mieux répondre aux besoins de chaque sapeur-pompier. Une inauguration qui est donc synonyme d’une meilleure efficacité au quotidien. Le Président du SDIS Roland Blanchet, coupant le ruban avec Alain Néri, Député et Pierre Guillon, Maire et Conseiller Général de Billom LE CENTRE DE SECOURS DE BILLOM EN QUELQUES CHIFFRES Population en premier appel Nombre de commune en premier appel Activité en 2002 Incendies Secours à personnes Divers 11 126 Armement en véhicules CCFM VLR VSR CCGC CID VSAV FPTL 17 13 158 79 Les effectifs : Officiers Sous-officiers Caporaux Sapeurs 36 2 9 10 15 Cérémonie à l’occasion de la création du Centre d’Intervention de «l’Eau-Mère» Eau-Mère, voilà un nom peu commun pour un Centre d’Intervention (CI). Que signifie t-il ? En fait, il s’agit du nom d’un cours d’eau qui traverse trois communes : Parentignat, les Pradeaux et Saint-Rémy-de-Chargnat. Afin d’obtenir une meilleure capacité opérationnelle, les trois Centres de Première Intervention (CPI) de ces communes ont décidé de regrouper leurs moyens matériels et humains. La réflexion s’est menée avec l’accompagnement du SDIS. Ainsi le 7 septembre 2003 a été 8 Le SP 63 N° 8 novembre 2003 fêté la création du CI Eau-Mère. Ce regroupement est en effet une volonté politique du Conseil d’Administration du SDIS 63 liée à la loi du 3 mai 1996 sur la départementalisation. Par conséquent, les trois CPI ont été dissous et le transfert de la gestion des biens, des matériels, et des effectifs au Corps Départemental a fait l’objet de la signature d’une convention avec chacune des communes. Dorénavant, le nouveau CI est rattaché au Centre de Secours Principal d’Issoire et défend en première intervention une population de 1252 habitants. Les vingt-deux sapeurs-pompiers volontaires sont maintenant sous les ordres du sergent Patrick Didier. Ces derniers prendront leurs fonctions au sein du bâtiment de Saint-Rémy-de-Chargnat. Cette situation n’est que provisoire, la construction d’une nouvelle caserne au carrefour des routes départementales va être mise à l’étude pour une réalisation vers 2005-2006. ACTUALITÉ opérationnelle De la formation à la réalité, il n’y a qu’un pas… Voilà une phrase qui reflète la réalité pour les nouveaux sapeurs-pompiers volontaires en stage de formation ce 24 mai 2003. A 16h30 une fumée suspecte attire leur attention depuis leur lieu de stage : c’est le début d’un violent incendie d’usine aux établissements CEP à Thiers, à seulement 300 m ! Dès lors, d’important moyens et renforts sont engagés. Le COS est pris en charge par le commandant Garcia, le PC par le commandant Jeser et le lieutenant Raymond. Plusieurs habitations sont menacées, les occupants sont évacués. On recense déjà 1500 m2 qui brûlent sur deux niveaux, neuf lances tentent de le circonscrire. Le feu se propage aux forêts alentour. Un CCF et un FPT sont alors mis à contribution. Il faut également veiller à ne pas polluer la rivière. Il est 19 h quand l’intensité du feu commence a diminuer. A 19h30, le feu est maîtrisé mais la surveillance des lieux durera trois jours. Il convient de noter l’efficacité des secours engagés malgré un accès difficile, ainsi que la bonne coordination des services. Ce jour a été un excellent baptême de feu pour les sapeurs-pompiers volontaires en stage qui ont réagi avec calme et courage. Un accotement qui s’effondre : plus de peur que de mal… Le jeudi 7 août 2003, vers 11h45 la route qui relie Orcival à Rochefort Montagne sera la fin du voyage pour vingt-trois passagers d’un car de tourisme allemand. En effet, le car a mordu l’accotement et a fini sa course trois mètres en contrebas de la D555. Tous les passagers ont été blessés, on recense quatorze hospitalisations pour des contusions plus importantes mais ne mettant pas leur vie en danger et neuf personnes ont été placé en observation. Le plan de secours a rapidement été déclenché, les opérations se sont ainsi déroulées dans le plus grand calme évitant aux passagers un trau- matisme psychologique plus important. Les touristes, pour la plupart des personnes du troisième âge, ont d’ailleurs été pris en charge seulement quelques minutes après l’accident. Les sapeurspompiers déclenchés sur l’intervention étaient ceux d’Orcival, RochefortMontagne, Gelles, Pontgibaud, Clermont-Ferrand, Riom, Aydat et la Bourboule. Ces derniers furent suivis de près par les SMUR de Clermont-Ferrand et du Mont-Dore. Au total pas moins de sept VSAB se sont rendues sur les lieux. Le Poste Médical Avancé (PMA) a été installé dans un champ à proximité du car. Ainsi, toutes les blessures ont été évaluées, triées en fonction de leur gravité pour permettre une évacuation plus rapide. Ensuite, les blessés ont été répartis dans différents hôpitaux afin de ne pas encombrer les urgences et être soignés plus vite. Cette organisation efficace a d’ailleurs été soulignée par les blessés eux-mêmes. Le déclenche- ment de moyens importants, la rapidité de réaction des secours auvergnats ainsi que leur coordination ont permis une intervention réussie. Le bilan est donc positif et les touristes allemands s’en sortent sans trop de dégâts. 9 Mise en place d’un PMA Le SP 63 N° 8 novembre 2003 ACTUALITÉ opérationnelle Les sapeurs-pompiers du Puy-de-Dôme tout feu tout flamme Cet été 2003 restera sans conteste dans la mémoire de beaucoup. En effet, durant plus de deux mois, nous avons été témoins d’un spectacle plus qu’affligeant face à des milliers d’hectares partis en fumée. Faute au climat ou à la main de l’homme ? Le bilan est lourd. 1 - Dernières recommandations avant le départ, au SDIS 63 Pour réussir à éteindre ces nombreux feux de forêts, une bonne organisation des moyens matériels et humains est nécessaire ainsi que la mise en place de renforts extra-départementaux. Dès le 2 juillet, une colonne du SDIS 63 est engagée en Corse. Les départs de différents groupes (feux de forêts, feux urbains, alimentation) dans différents départements vont ensuite se succéder. Les sapeurs-pompiers interviendront 2 - Embarquement des véhicules et des hommes à bord du bâteau ainsi dans les départements du Var, de la Corse, des Alpes-Maritimes, des Bouches-du-Rhône, des Alpes de Haute Provence, de l’Ardèche, de l’Ain, de la Haute-Loire, de la Corrèze… Pour sa part le SDIS 63 a fourni près de 500 sapeurs-pompiers, soit 20 groupes envoyés sur le terrain, un groupe étant composé de 4 Camions Citerne Feu de Forêts et un chef de groupe. Toute cette mobilisation a un coût, qui est de l’ordre de 700 000 €, somme avancée en partie par le SDIS 63 puis remboursée par l’Etat. Ce montant comprend les frais de transport (péages, carburants, logistique, réparations) ainsi que les indemnisations du personnel. Il faut préciser que malgré l’importance des moyens déployés hors département, le SDIS 63 a su préserver son potentiel en cas d’interventions intra-muros. Interview du lieutenant Mathieu Faure, chef du Service Opération et chef de groupe dans le Var et les AlpesMaritimes. Le sapeur-pompier du Puy-de-Dôme : Quel était votre état d’esprit avant le départ ? Avant tout assurer la sécurité du personnel détaché et être à la hauteur de la réputation de la colonne Auvergne. Ce fut le cas comme le démontrent les lettres de remerciements des autres SDIS. Le SP 63 : Pourriez-vous nous décrire la journée type d’un groupe feux de forêt ? Il faut gérer un groupe de 26 hommes au quotidien tout en alternant les périodes d’attente pour les détachements préventifs, puis les interventions sur feu avec des moments intenses. Extrait d’une lettre envoyée par le SDIS du Var 3 - Ensemble des véhicules embarqués 4 - En route, pour affronter les feux... 10 Le SP 63 N° 8 novembre 2003 5 - avec des passages difficiles d'accès en forêt 6 - et un commando feux de fôret ACTUALITÉ opérationnelle 7 - Une petite pause, le temps de se restaurer 8 - Reconnaissance du terrain Une journée type se déroule de la manière suivante : inventaire du matériel, sport, manœuvres de lutte contre les feux de forêts, reconnaissance du terrain et interventions. La sécurité, le savoir-faire et la motivation sont essentiels tout au long du détachement. dresser un bilan. Néanmoins, je pense que la mise en place d’un système de prévention plus accentué serait un plus pour l’avenir, en développant par exemple l’accès aux massifs avec des pistes et la mise en place de citerne DFCI ou en participant à l’étude des Plans Locaux d’Urbanisme (PLU). Le SP 63 : Quelles leçons peut-on tirer de cette expérience estivale ? Un débriefing interne puis une réunion zonale auront lieu prochainement pour Le SP 63 : Que pensez-vous des techniques pour combattre le feu ? Sur le terrain elles sont efficaces mais la simultanéité et l’ampleur des feux ont 11 - Le feu gagne du terrain 9 & 10 - Alimentation en eau mis le point sur le manque de moyens. La mise en place d’avions et d’hélicoptères supplémentaires ainsi que le renforcement au moyen de CCF de réserve dans les départements du Sud pourraient permettre une meilleure maîtrise des incendies. Le concours de l’armée pourrait également s’avérer efficace lors d’éventuels transports aériens pour les colonnes curatives. 12 - Les sapeurs-pompiers au coeur de la fournaise 10 13 - Surveillance après l'extinction du feu 15 - Un dernier moment de détente 14 - Une colonne du 63 surnommé "les sangliers arvernes" 16 - avant une nouvelle journée ... 11 Le SP 63 N° 8 novembre 2003 ACTUALITÉ opérationnelle Participation des sapeurs-pompiers au sommet d’Evian 2003 Les évènements internationaux font du sommet d’Evian un rendez-vous à haut risque. Ce sommet a pour objectif de réunir les chefs d’Etats et de gouvernements des sept plus grandes puissances économiques mondiales et de la Russie assistés du Représentant de l’Union Européenne (G8). Afin de palier à tout risque potentiel, un dispositif fort de 1500 personnes est mis en place (forces de l’ordre, militaires, sécurité et défense civile…) du 28 mai 2003 au 04 juin. Sur sollicitation du Centre Opérationnel Zonal de Lyon, le Directeur Départemental des Services d’Incendie et de Secours du Puy-de-Dôme décide d’impliquer 72 sapeurs-pompiers du CDSP 63. Ces personnels, comme les 1300 autres sapeurs-pompiers présents sur le secteur d’Evian, sont basés au Parc des Expositions de la Roche-sur-Foron et ont été répartis au sein de 3 dispositifs distincts : > Un groupe secours à personne : - Chefs de détachement : lieutenant Richard Faure, major Jean Beaulaton - Effectif : 26 hommes dont un médecin et une infirmière - Armement : 1 VLR, 3 VSAV, 1 VTP et 1CID Leur mission a été d’assurer un soutien aux équipes locales pour tout engagement de secours à personnes. > Un groupe Incendie : - Chefs de détachement : major Yves Dauzat, lieutenant Chauvet - Effectif : 33 hommes - Armement : 1 VLR, 2 FPT ; 2 VTP, 1 CID Leur mission a été d’assurer un soutien aux équipes locales pour tout engagement sur une intervention incendie. > Une équipe Sauvetage Déblaiement incorporée au DICA Sud-Est : (Détachement d’Intervention Catastrophe Aéromobile) : - Chef de détachement : capitaine Franck Bénédict - Effectif : 8 hommes Leurs missions ont été l’intervention Sauvetage et Déblaiement, le renforcement des structures Poste Médicale Avancé ainsi que l’intervention avec l’Unité Zonal d’Intervention Précisons qu’aucun des groupes n’a été engagé sur des missions opérationnelles. Seules quelques pré-alertes et mouvements préventifs ont été effectués. Cette expérience très enrichissante a permis au CDSP 63 de montrer sa disponibilité, son ouverture et son efficacité en s’impliquant activement dans un important dispositif de secours. FORMATION Les Jeunes Sapeurs-Pompiers à l’épreuve Cette année le brevet de JSP s’est déroulé les 1er et 2 juillet 2003 au Centre de Secours de Lempdes. Sur ces deux journées se sont déroulées les épreuves sportives (vitesse, poids, hauteur, demi-fond, PSSP, natation, et grimper de corde), ainsi que les épreuves écrites portant sur l’incendie, le sauvetage et les opérations diverses. Au total ce sont cinquante-huit 12 Le SP 63 N° 8 novembre 2003 sapeurs-pompiers en herbe, dont sept du Cantal, qui ont œuvré pendant deux jours. A l’issue des épreuves un jury composé du Directeur Départemental des Services d’Incendie et de Secours, du Directeur Départemental de la Jeunesse et des Sports, du Président de l’Union Départementale ainsi qu’un officier SPP, un officier SPV et un formateur de JSP s’est réuni pour examiner les résultats. Seuls trois jeunes ont été ajournés. Ces derniers pourront repasser les épreuves pour lesquelles ils ont échoués. Les diplômes seront remis lors de l’assemblée générale de l’Association Départementale des JSP qui se tiendra à Vertolaye le 11 octobre 2003. FORMATION Formation pilote des élèves officiers dans le Puy-de-Dôme Le 8 septembre 2003, au Centre de Secours d’Ennezat, a débuté le stage de formation des élèves de l’école nationale supérieure des officiers de sapeurspompiers. Ce stage est l’aboutissement d’une collaboration étroite entre les quatre services départementaux d’incendie et de secours de la région Auvergne. La particularité de ce stage de trois semaines réside dans la mise en place d’exercices «grandeur nature», soit trente-cinq au total répartis en treize thèmes différents. Cette formation présente donc de nombreux atouts, notamment la combinaison de la théorie et de la pratique. Le commandant Jeser, responsable de cette formation, souligne d’ailleurs la mise en situations quasi réelle de commandement pour ces futurs lieutenants amenés à gérer tous types d’interventions proposés dans ces exercices. La formation est également un excellent moyen de rapprocher ces officiers sapeurs-pompiers professionnels des sapeurs-pompiers volontaires, destinés à partager les mêmes missions. Les treize officiers stagiaires ont été accueillis par le maire d’Ennezat, Jacques Curé, le Président du Conseil d’Administration du SDIS 63, Roland Blanchet, le Directeur Départemental du SDIS 63, le colonel Stéphane Sadak ainsi que les directeurs des autres SDIS et le lieutenant Javion, chef de centre. Ce fut l’occasion de rappeler l’importance des formations chez les sapeurs-pompiers, gages d’une réponse opérationnelle optimum face aux attentes et besoins de la population. SSSM Visites d'aptitude : pari tenu Des textes incitatifs Le 6 mai 2000, les textes régissant l'aptitude médicale des sapeurs-pompiers ont été fortement modifiés. Outre le fait qu'ils établissaient l'égalité d'exigences entre les professionnels et les volontaires, prenant comme critère le SIGYCOP, ils présentent aussi l'avantage d'établir la médecine d'aptitude comme une réelle médecine professionnelle des sapeurs-pompiers avec des exigences de qualité et de déontologie. En particulier, le médecin du corps de sapeurs-pompiers ne peut pas avoir en même temps la responsabilité de déterminer l'aptitude de ses propres sapeurs-pompiers et de travailler avec eux au quotidien. Les cabinets médicaux dans lesquels doivent se passer les visites d'aptitude doivent répondre aux exigences des locaux de médecine du travail. Nous étions donc bien loin du compte, avec le dévouement des médecins capitaines locaux qui passaient, lorsqu'ils le pouvaient, les visites médicales de leurs propres sapeurs-pompiers dans leur propre cabinet médical. Il y a déjà plusieurs années, la commission administrative du SDIS, manifestait son grand intérêt pour les visites d'aptitude médicale en autorisant leur rémunération à un tarif reconnaissant la valeur du travail des médecins sapeurs-pompiers. Les textes du 6 mai 2000 nous ont obligé à une nouvelle organisation. Le choix d'équipement a été fait en sorte d'apporter le maximum de souplesse pour une dépense maîtrisée. Un véhicule spécialement aménagé pour la réalisation des visites a été mis à disposition du SSSM. Ce véhicule circule de centre de secours en centre de secours et met à la disposition des médecins locaux un cabinet totalement équipé avec l'ensemble du matériel biomédical permettant la réalisation complète de la visite. Si la dépense d'investissement a été conséquente, elle est en tout cas beaucoup moins importante que celle consistant à équiper chaque centre de secours d'un cabinet médical dédié avec tout le matériel nécessaire. Nous n’aurions sûrement pas en quelques années pu atteindre cet objectif. Tenir compte des problèmes de disponibilité, faciliter l'accès aux visites médicales L'objectif de réalisation des visites médicales tient également compte des difficultés de disponibilité des sapeurspompiers volontaires. Débutée par un infirmier sapeur-pompier qui réalise les examens complémentaires, prise de sang, mesures diverses, la visite peut se dérouler devant un médecin capitaine qui détient pour sa décision tous les résultats que l'infirmier met à sa disposition. Le sapeur-pompier n'a donc plus besoin de se rendre au laboratoire pour les prises de sang et les examens complémentaires préalables. Il en est de même pour la réalisation de l'électrocardiogramme, puisqu'un appareil est mis à disposition dans le véhicule. Le spiromètre Toujours dans le but de favoriser l'action des sapeurs-pompiers volontaires, ceux qui sont titulaires du permis 13 Le SP 63 N° 8 novembre 2003 SSSM poids-lourd, peuvent au terme de la visite obtenir le certificat nécessaire au renouvellement du dit permis sans avoir besoin de subir une nouvelle visite. Ils n'ont plus qu'à se rendre à la sous-préfecture dotés des papiers nécessaires. Là aussi le gain de temps est important pour le sapeur-pompier et l'économie conséquente pour le SDIS. Le médecin remplit le dossier médical Une campagne annuelle de visites médicales Dès septembre 2002 la campagne de visites médicales a débuté par le groupement Nord. Chaque semaine le véhicule de soutien sanitaire s'est installé dans un nouveau centre de secours où se sont déroulées les visites, réalisées par les médecins et infirmiers sapeurpompier locaux. Après une nécessaire période de découvertes et de mise en service du matériel biomédical, l'efficacité de ces équipes composées d'un médecin et un infirmier a permis la réalisation rapide des visites sur la base de 20 à 30 minutes par examen. Un emploi du temps précis a pu être établi, ce qui permettra cette année des convocations plus précises et une diminution de l’attente. Après les fêtes de fin d'année ce fut le tour du groupement Est, puis du groupement Sud avant les congés d'été. Les sapeurs-pompiers du groupement Centre bénéficient pour leur part de deux cabinets médicaux fixes, l'un à la caserne Turgot, l'autre au SSSM au SDIS. C'est également dans ces deux cabinets que se déroulent les visites de recrutement lorsque l'avis médical est nécessaire rapidement pour un nouveau sapeur-pompier et que la venue du véhicule de soutien sanitaire n'est pas prévue à court terme. Dans les années à venir nous installerons sans doute de tels cabinets fixes dans chaque groupement. Objectif atteint : un bilan satisfaisant à confirmer et améliorer Au terme de ce périple de neuf mois, c'est plus de la moitié des effectifs de sapeurs-pompiers du département du Puy-de-Dôme qui ont pu être vus, dans des conditions qui ont été jugées très sérieuses par la plupart de ceux qui ont passé ces visites. La satisfaction des professionnels de santé médecins et infirmières est également notable. Nous avons bien sûr recensé quelques dysfonctionnements et quelques améliorations que nous devrons apporter à l'ensemble du dispositif pour le rendre encore plus efficace et disponible pour les sapeurs-pompiers volontaires. Il n'en reste pas moins que la disponibilité des médecins commandants de groupement qui ont veillé à la planification et au déroulement du parcours de ce véhicule, l'efficacité et le dévouement des médecins et des infirmiers sapeurs-pompiers volontaires ont per- mis de transformer l'essai de mise en route du véhicule en un réel succès. Sans leur action personnelle et quotidienne il aurait été impossible de réaliser l'ensemble de ces visites dans le temps imparti. Ceci montre bien que le SSSM est fort parce qu'il compte de nombreux effectifs de médecins et infirmiers volontaires et que ceux-ci savent se mobiliser lorsqu'il en est besoin. Un grand soutien a été apporté par le groupement technique et tous les chefs de centres qui ont ainsi contribué au succès de cette entreprise. Dès septembre le véhicule a repris sa tournée de la même manière, mais la plupart des acteurs ont vaincu cette inquiétude initiale qui leur faisait craindre la mise en oeuvre trop sévère du décret du 6 mai 2000. Nul n'a été contraint, les inaptitudes prononcées sont en nombre réduit pour ce qui concerne les renouvellements d'aptitude. Les médecins capitaines ont également compris que, une fois le véhicule parti, ils ne devraient plus être dérangés qu'exceptionnellement pour des visites médicales pendant le reste de leur année d'exercice professionnel. Ceci laisse donc un vaste espace de disponibilité qui devrait être mis à profit pour améliorer la médicalisation des secours. Le Service de Santé et Secours Médical renforce son personnel Le capitaine Frédéric Guéret 14 Le SP 63 N° 8 novembre 2003 Le capitaine Nathalie Aupic Vanessa Fernandez Le capitaine Frédéric Guéret a été affecté au SSSM en tant que médecin adjoint. Il exerçait déjà la médecine générale dans son propre cabinet, la médecine d’urgence au SMUR et la médecine d’aptitude aux fonctions de sapeur-pompier volontaire. Le capitaine Nathalie Aupic, après avoir été responsable oxygénothérapie et pharmacien adjoint d’officine, a rejoint le SSSM en tant que responsable de la pharmacie à usage interne. Vanessa Fernandez, a été recrutée en tant qu’infirmier sapeur-pompier professionnel , elle a obtenu son concours en 2002. LA VIE des centres Le Centre de Secours de Celles-sur-Durolle Située sur les contreforts du Forez, dans la montagne thiernoise, la commune de Celles-sur-Durolle est représentative des bourgs-centres de cette micro-région : l’activité rurale propre au Livradois-Forez (agriculture et exploitation forestière) se mêle à l’industrie traditionnelle sous-traitante de la coutellerie et des industries thiernoises. Le dynamisme de la commune doit également à sa proximité de l’axe autoroutier Clermont-Lyon, puisqu’elle est desservie par l’échangeur de Thiers-Est. La commune de Celles-sur-Durolle a une population d’un peu plus de 1900 habitants. Sur le plan administratif, elle fait partie du canton de Saint-Rémysur-Durolle. Un bref historique nous conduit à rappeler que le corps communal de la ville de Celles-sur-Durolle fut créé par délibération du conseil municipal en 1890 et qu’un premier registre matricule fut mis en place en 1925. Quatre chefs de Corps en ont successivement pris la tête depuis cette date ; c’est le lieutenant Boulay que le dirige depuis 1990. Le centre est devenu Centre de Secours en 1980. Son activité est importante pour ce secteur du département. En premier appel, elle concerne une population de plus de 4600 habitants pour un territoire d’une superficie de 9400 hectares qui englobe les communes de Chabreloche, Viscomtat et Arconsat. En terme de risques, si des risques majeurs sont exclus, une zone industrielle, la forêt proche, ainsi que l’autoroute et la proximité de Thiers entraînent une sollicitation élevée (plus de 250 interventions par an) à laquelle les sapeurs-pompiers font face avec efficacité. Ainsi, le centre n’enregistre t-il aucun refus de départ. Cette efficacité trouve son origine dans l’organisation, la structure du centre, l’état d’esprit qui règne parmi les sapeurs-pompiers et l’encadrement ainsi que dans les excellents liens qu’entretient le corps de sapeurs-pompiers avec la municipalité. risme, 21 CFAPSE, 16 permis poids lourds. > Le centre est bien équipé grâce à l’action passée de la municipalité, conjuguée et relayée par celle du SDIS : 1 CCR, 1 VSAB, 1 CID, 1 MPR, 1 VLU, et en réserve départementale 1 CCF 2000 et un véhicule de transport de personnel. Il en va de même en matière de petit matériel et d’habillement. > Le CS bénéficie depuis 1996 d’un casernement moderne réalisé par la commune avec l’appui financier du département. Ce bâtiment favorise l’efficacité du centre puisqu’il permet aux sapeurs-pompiers d’agir avec célérité et de disposer de bonnes conditions de travail. > A l’heure actuelle, le centre compte 22 sapeurs-pompiers répartis par grade de la manière suivante : 1 lieutenant, 2 adjudants, 1 sergentchef, 4 sergents, 4 caporaux et 10 sapeurs ; les employés municipaux sont très présents, ce qui facilite précisément les premiers départs, y compris pour les secours à personne (sur autoroute ou en tant que 3ème VSAB du CSP de Thiers). L’effort en matière de formation est également significatif : 2 formateurs, 4 moniteurs de secou- Chamalières : un immeuble, un incendie et six sauvetages… Le mercredi 27 août 2003 vers 22h15, une explosion suivie d’un incendie a ravagé le troisième étage d’une résidence située avenue Pasteur à Chamalières. Les sapeurs-pompiers procèdent au sauvetage de deux habitants au moyen de l’échelle aérienne de ClermontFerrand. Au cours de la reconnaissance, ils constatent la présence de quatre habitants qui se manifestent au dernier étage sur la façade opposée. Des équipes d’attaque sont engagées ainsi que le Fourgon Pompe Tonne Grande Puissance (FPTGP) de ClermontFerrand. Leur progression est ralentie par une fumée dense et chaude à partir du 2ème étage. Les sapeurs-pompiers procèdent au sauvetage de quatre autres personnes, en faisant respirer aux victimes l’air de leur ARI. L’appartement à l’origine du feu a été totalement détruit et 8 autres sont partiellement inhabitables. Le lieutenant Bernard Boutay, chef de centre, en compagnie de Jean-Jacques Bournel, Maire et Conseiller Général de Celles-sur-Durolles Avis de recherche… Afin d’enrichir la photothèque du SDIS, tous clichés ou photos de qualité pris par des sapeurs-pompiers, et relatifs aux interventions de secours routier, de secours à personne ou autres seront les bienvenus au service communication. Contactez nous au 04.73.98.15.32 ou par E-mail : [email protected] 15 Le SP 63 N° 8 novembre 2003 PERSONNEL Recrutement chez les sapeurs-pompiers professionnels Le lieutenant Grégory Macquart a pris ses fonctions depuis le 1er août 2003 au service formation du Groupement Centre et en tant qu’adjoint au chef de la compagnie de Beaumont. Le lieutenant Vincent Baudry a intégré le 1er juillet 2003 le service opération du Groupement Centre, Lieutenant Grégory Macquart il est également adjoint au chef de la compagnie de Gerzat. Le capitaine Philippe Chaptal, a rejoint depuis le 15 juin 2003 le Groupement Centre, en tant que chef du service prévision et Chamalières, en tant que chef de centre et de compagnie. Lieutenant Vincent Baudry Capitaine Philippe Chaptal Le capitaine Jean-Luc Potier est affecté depuis le 1er mai 2003 au Groupement Centre en tant que chef de la division ressources humaines, il occupe aussi la fonction d’adjoint au CSP de Clermont-Ferrand. Capitaine Jean-Luc Potier Hommage C’est avec tristesse que nous avons appris le décès du capitaine Didier Gimbert, dans la nuit du 27 au 28 juin 2003. Le capitaine Didier Gimbert occupait les fonctions de chef de service prévention (Etablissement Recevant du Public). L’officier Christian Chabert, sapeurpompier professionnel au CSP de Clermont-Ferrand de 1979 à 1990 nous a quitté le 3 juillet 2003. S’étant reconverti dans l’édition graphique, il avait réalisé au printemps 2003 les visuels de la campagne menée sur le volontariat. Les sapeurs-pompiers en tête du podium Le samedi 21 juin 2003, les sportifs représentant le SDIS du Puy-de-Dôme ont participé à la Finale Nationale du Challenge de la Qualité à Istres. Ces derniers se sont fait remarquer en occupant les places d’honneur au classement : ARFEUILLE Anthony, junior, 1er au PSSP BONNEL Annie, vétéran, 1ère à la vitesse DOSTREVIE Carole, senior, 1ère à la vitesse MARCHAND Didier, vétéran, 1er au demi-fond POUPIN Catherine, senior, 3ème à la hauteur MAISTRELLO Bruno, vétéran, 6ème au grimper de corde CARVALHO Nelson, vétéran, 8ème à la vitesse Bravo à nos sportifs ! 16 Le SP 63 N° 8 novembre 2003 Nous adressons nos plus vives condoléances à leur famille et à leurs proches.
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