Evaluation des licences de l`Université Blaise Pascal
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Evaluation des licences de l`Université Blaise Pascal
Section des Formations et des diplômes Evaluation des licences de l’Université Blaise Pascal – Clermont Ferrand 2 2011 Section des Formations et des diplômes Evaluation des licences de l'Université Blaise Pascal – Clermont Ferrand 2 2011 Section des formations et des diplômes Rapport sur l'offre de formation "licence" de l'Université Blaise Pascal – Clermont Ferrand 2 Vague B – 2012-2015 Campagne d’évaluation 2010/11 Préambule L’Université Clermont Ferrand 2 Blaise-Pascal se présente comme une université régionale pour ce qui est des licences, c’est-à-dire une université de proximité, affichant la volonté de « remplir une mission de service public par un ancrage territorial réaliste et viable », tout en annonçant des ambitions d’excellence, avec en particulier des licences spécifiques pour des étudiants à « potentiel élevé », et le souci d’un rayonnement national et international, même s’il s’agit bien davantage de sa politique en matière de master. La répartition des disciplines avec l’autre université régionale, Clermont-Ferrand 1 Université d’Auvergne, permet au total une offre de formation assez complète, avec les Unités de formation et de recherche (UFR) suivantes : Lettres, langues et sciences humaines (LLSH) ; Langues appliquées, commerce et communication ; Psychologie, sciences sociales et sciences de l’éducation ; Sciences et technologies ; Sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS). Les deux universités, ainsi que des écoles, sont réunies dans un Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (PRES). L’Université insiste sur l’insertion professionnelle de ses étudiants, sur la formation continue, sur le développement des Technologies de l'information et de la communication pour l'enseignement (TICE). 1 Projet pédagogique Appréciation : L’offre de formation globale en licence est globalement cohérente, et correspond à ce que l’on est en droit d’attendre d’une université affichant une vocation régionale, compte tenu des formations existantes à ClermontFerrand 1 Université d’Auvergne, et de la nécessité de choix entre disciplines, liés aux débouchés identifiés. On peut s’interroger sur l’organisation des UFR, qui sépare, par exemple, Langues et Langues appliquées, ou isole la Psychologie, mais l’important est que ces choix ne gênent pas d’éventuelles réorientations, possibles bien que rares. Réorientations et orientation sont favorisées de manière systématique, en particulier en Sciences et en STAPS, par une progressivité des parcours et des mutualisations très organisées. Reste que dans quelques cas, des parcours semblent coupés de ceux auxquels ils sont associés, ce qui pourrait suggérer, pour plus de visibilité, la création de mentions spécifiques. Cela paraît être le cas de la filière LanguesSciences, modèle de la licence conçue pour des étudiants « à potentiel élevé » (l’autre de ces licences à être mise en avant, Humanités , ne semble pas apparaître dans les dossiers et est peut-être à l’état de projet), que l’on retrouve en Mathématiques comme en Sciences de la matière, et qui semble dans les deux cas tubulaire et sans lien avec les autres parcours. Ce pourrait être également le cas dans la mention Echanges internationaux, où les quatre parcours juxtaposés semblent très cloisonnés. Néanmoins, il s’agit ici simplement de questionnements quant à l’affichage, de même que la présence de parcours Français langue étrangère (FLE) à la fois en Lettres et en Sciences du langage pourrait être l’occasion de mettre en évidence des synergies au lieu de donner l’impression d’un doublon. Neanmoins, toutes ces remarques n’auraient pas été faites si l’ensemble ne donnait pas l’impression d’une recherche systématique de cohérence, au moins apparente, sur laquelle peuvent trancher quelques situations. Un problème significatif se pose cependant aussi en ce qui concerne l’affichage des parcours, avec en particulier les parcours Lettres-Sciences et Lettres-Administration, présents dans toutes les mentions de l’UFR LLSH, mais sur lesquels aucune information n’est fournie, tout comme aucune ne semble fournie sur le double cursus Histoire-Allemand. L’examen des dossiers de présentation des différentes mentions a amené des jugements constrastés, tant sur la qualité des contenus que sur l’organisation des enseignements ; si les mentions des UFR STAPS et Sciences et technologies ainsi que la mention Echanges internationaux ont paru convenir malgré d’inévitables imperfections, ailleurs, bien souvent, les dossiers n’autorisent qu’un avis parcellaire faute d’informations suffisantes. En ce qui concerne l’acquisition des compétences additionnelles et transversales au sein des différentes mentions, il est parfois possible de s’interroger soit sur leur fonctionnement, soit sur leur affichage. Il faut cependant noter, en particulier, l’effort d’enseignement systématique en langues dans les mentions scientifiques, avec des cours sur cinq semestres. Mais la formation en Langues semble fort réduite en Psychologie et l’organisation de cours, certes intensifs, un semestre sur deux dans l’UFR LLSH, laisse quelque peu perplexe. L’unité d’enseignement de culture générale, dans l’UFR LLSH toujours, a pu apparaître comme artificielle, sorte de concession formelle à des exigences extérieures ; les TICE semblent très souvent largement sous-utilisées ; les certifications proposées pourraient être mieux mises en valeur, dans les mentions en Sciences par exemple, encore qu’il soit difficile de dire s’il s’agit d’un problème lié à la rédaction des dossiers de présentation ou à la réalité telle que peuvent la vivre les étudiants. Par 3 ailleurs, dans les disciplines scientifiques en particulier, si les compétences transversales sont bien identifiées, comme en Physique appliquée et ingénieries par exemple, leur évaluation n’apparaît guère, encore qu’un module de méthodologie puisse en fournir l’occasion ; cette dernière carence semble aussi se manifester dans la mention Echanges internationaux, ou en Langues étrangères appliquées. Cependant, de façon générale, on peut penser qu’il s’agit davantage d’un problème d’affichage que de réalités dans les exigences de l’enseignement. Peut-être faudraitil cependant insister sur les types d’examen identifiés comme posant un problème aux étudiants, par exemple l’interrogation orale en Mathématiques. De même, si l’évaluation des étudiants ne paraît pas poser de problème particulier (en dehors, on l’a vu, de la formalisation de l’évaluation des compétences transversales), on peut noter des lacunes dans les procédures d’évaluation par les étudiants, qui semblent elles aussi n’être pas assez formalisées, ce qui pourrait refléter un problème global de pilotage. En particulier, l’évaluation des unités d’enseignement (UE) par les étudiants semble absente dans des disciplines très différents les unes des autres, de l’Histoire à la Biologie ou à la Psychologie, ce qui pourrait indiquer un désintérêt au niveau de l’établissement. Et il peut arriver qu’il y ait certes usage et appropriation des statistiques fournies, mais sans effet perceptible ; il est vrai qu’on a aussi des cas inverses, fort intéressants, de modifications de la maquette en fonction du résultat d’enquêtes auprès des étudiants, en Information et Communication, ou en Mathématiques appliquées et sciences sociales (MASS). Point fort : Offre en accord avec les besoins régionaux. Points faibles : En LLSH tout particulièrement, problème de lisibilité en raison d’un manque total d’informations sur des parcours pourtant présents dans toutes les mentions. Insuffisance fréquente de l’affichage des compétences transversales, presque toujours une absence de formalisation de l’évaluation de celles-ci, parfois des lacunes dans la proposition de compétences additionnelles. Evaluation lacunaire, et en particulier des unités d’enseignement par les étudiants. Le manque de mobilité internationale des étudiants, noté partout sauf dans les formations en fait sélectives, interroge. L’établissement en est manifestement conscient ; si la part socio-économique du problème ne relève pas de son champ d’action, envisager une action incitative décidée serait apprécié. 2 Dispositifs d’aide à la réussite Appréciation : Les dispositifs d’aide à la réussite sont manifestement de qualité, avec une organisation générale fondée en particulier sur des directeurs d’études en première année, aux missions bien définies, avec aussi des réunions d’information, un tutorat (malgré quelques exceptions), bref un gros effort global d’appropriation et de systématisation, dans l’intérêt direct des étudiants, du plan « réussite en licence ». D’autres dispositifs sont variables selon les UFR, voire les mentions : ainsi, coexistent des cours systématiques de remise à niveau pour les étudiants issus du baccalauréat ES (Economique et social), en MASS, ou d’autres cours palliant d’autres lacunes dans des mentions de STAPS, et un besoin que rien ne semble combler en ce domaine en Psychologie, ce qui peut éventuellement s’expliquer par des problèmes d’effectifs. Dans certains cas, de tels dispositifs semblent ne pas s’imposer du fait d’une très forte motivation des étudiants, comme dans la mention Etudes européennes et internationales. On peut mettre en évidence le travail fait en Mathématiques, ou l’effort en LLCE pour un enseignement à distance, destiné en particulier à des étudiants ne pouvant pas toujours assister aux cours. L’aide à la réussite passe aussi, de façon claire, par une grande progressivité des parcours, même si elle est plus ou moins importante selon les familles de mentions et de disciplines, c’est-à-dire selon les rapprochements possibles. La politique manifestement impulsée par l’établissement est déclinée de différentes façons, les plus systématisées semblant se rencontrer en STAPS et en Sciences, avec dans le premier cas un contenu commun sur trois semestres puis une spécialisation progressive, et dans le second un premier semestre au terme duquel l’étudiant choisit sa mention ou son parcours après, donc, des cours dans deux disciplines fondamentales et une troisième complémentaire ou de découverte. On retrouve d’ailleurs, au-delà, le souci de permettre les réorientations internes, 4 par exemple à l’intérieur de la mention Sciences de la matière, ou des passerelles entre cette dernière et d’autres mentions. Quand une telle politique est difficile à mettre en œuvre, du côté des Langues, Lettres et Sciences humaines par exemple, la progressivité des parcours n’en est pas moins toujours assurée, et les réorientations restent possibles. Enfin, la progressivité est assurée dans le cadre du PRES, en Biologie, avec un premier semestre commun avec Clermont-Ferrand 1 Université d’Auvergne puis des parcours portés par l’une ou l’autres des universités, constituant un rapprochement pratique, bénéficiant aux étudiants, et rare entre deux établissements différents. Ces efforts méritent d’être salués et prolongés, en particulier dans différentes mentions où le taux d’échec en première année semble très élevé, comme en Sciences de la matière (parcours Physique-Chimie), en STAPSEntraînement sportif (plus de 60 %) etc., comme dans d’autres mentions où des efforts tout particuliers ont été signalés, en Biologie notamment. Points forts : Progressivité souvent exemplaire des parcours, y compris avec un essai de semestre commun dans une discipline entre deux universités, début d’application concrète du PRES. Dispositifs d’aide à la réussite, en général fort importants. 3 Insertion professionnelle et poursuite des études choisies Appréciation : La poursuite d’études en master est assurée, et une attention particulière a manifestement été accordée à l’articulation entre licence et master, même s’il semble nécessaire dans quelques cas de quitter la région, pour certaines poursuites d’études en Information et Communication par exemple, ou pour la préparation des concours de l’enseignement secondaire en Philosophie – les complémentarités interrégionales peuvent d’ailleurs être considérées comme une solution tout à fait rationnelle face à des effectifs potentiels réduits. On peut en revanche s’étonner de la faiblesse au moins apparente des liens avec les licences professionnelles et du silence sur d’éventuelles unités d’enseignement y préparant lorsque ces licences existent et sont mentionnées. De façon générale, l’affichage du souci d’insertion professionnelle, très net au niveau de l’Université, est repris dans les différentes mentions comme un leitmotiv. Certaines formations sont d’ailleurs effectivement construites autour de projets professionnels liés à l’ancrage local ; on citera en particulier Physiques et Ingénieries, Culture et patrimoine ou Echanges internationaux. Il est bien entendu toujours possible de pointer des lacunes ou des actions qui pourraient être développées dans ce domaine, les parcours sans stage comme en Histoire, l’absence aussi de stage en Géographie malgré une volonté affichée de professionalisation, l’absence apparente de contacts avec les entreprises en Lettres malgré un affichage volontariste, etc. – il est d’ailleurs possible, au contraire, de noter des liens très forts, en LEA, en Echanges internationaux ou en Information et Communication. Tout ceci varie de mention à mention, avec par exemple des intervenants professionnels de haut niveau issus du monde médical en Psychologie, et une absence ou un manque de professionnels équivalents en Sciences de la matière ou en Management du sport (STAPS). Enfin, la connaissance du devenir des étudiants semble pour le moins lacunaire, même dans des mentions où l’aspect professionnalisant est fondamental, comme Etudes européennes et internationales. Reste que des efforts sont faits. Il serait tentant de recommander une extension des « bonnes pratiques », mais il est souvent difficile de distinguer entre affichage et réalité, car la façon dont les dossiers ont été rédigés pèse souvent lourdement, comme pèsent les traditions disciplinaires ou la réalité pratique des débouchés avec parfois des différences à l’intérieur même d’une mention, comme en Histoire de l’art avec un balisage très précis dans le domaine de l’archéologie, qui contraste avec un certain flou pour les autres parcours. Points forts : De fort bonnes possibilités de poursuite en master, avec des articulations licence-master évidentes, même si certaines formations exigent un changement de région. Un certain souci de professionnalisation. 5 Points faibles : Des liens avec les professionnels (stages et interventions) très variables. L’information précise sur l’insertion professionnelle est absente de la plupart des dossiers, et ne fait quasiment jamais l’objet d’une analyse. 4 Pilotage des licences Appréciation : Si les dispositifs d’aide à la réussite peuvent être salués, si l’insertion professionnelle est un souci très général, parfois réel, parfois formel, le pilotage, tel qu’il peut être perçu au travers des dossiers de présentation, semble poser de graves problèmes. On peut certes noter des impulsions réelles, pour ce qui est par exemple de l’information en direction des lycéens, ou du souci de professionnalisation, même si là les effets semblent inégaux. Cependant, l’insistance au niveau de l’établissement sur la formation continue ne semble guère trouver de traduction dans la réalité ; celle sur les TICE en trouve davantage, mais sans que cela semble particulièrement marqué. L’évaluation ne semble pas avoir été envisagée de façon globale, d’où peut-être le peu d’effet qu’elle paraît avoir dans la plupart des différentes mentions (l’institution de « conseils de perfectionnement » pourrait être utile) et l’autoévaluation, qui semble bien pilotée, ne semble guère faire l’objet de retours et de prises en compte ; les études réalisées au niveau de l’établissement, par l’Observatoire de la vie étudiante sur les étudiants et plus encore leur devenir, ne semblent pas être parvenues dans les composantes ou ne semblent pas y être utilisées – mais même des données élémentaires, comme le nombre d’étudiants en première, deuxième et troisième années sont absentes des dossiers de toutes les mentions d’une UFR. Par ailleurs, il y a souvent une forte homogénéité, de façon négative, dans les lacunes des dossiers de présentation, très souvent à la fois brefs et fâcheusement incomplets, par exemple en ce qui concerne les fiches d’Annexes descriptives aux diplômes (ADD) en LLSH. Or les dossiers sont apparemment calibrés ainsi de façon volontaire et unifiée (au moins au niveau des UFR) avec des développements relevant du copier-coller, parfois très maladroit. On peut avoir l’impression de pilotages emboîtés sans coordination. C’est le cas avec la mise en place de schémas systématiques, UE ou parcours qui se retrouvent de mention en mention à l’intérieur d’une même UFR : UE de culture générale en LLSH, parcours pluridisciplinaires en Sciences, parcours Lettres-Sciences et LettresAdministration en LLSH de nouveau. Ils semblent étrangers aux mentions et aux équipes, tant il en est peu, voire pas du tout, question dans les dossiers. On est donc en droit de s’interroger sur le pilotage d’ensemble, sur la supervision de dossiers pourtant très normalisés, et sur la façon spécifique dont sont pilotés les parcours. De la lecture, sourd une impression d’absence de dialogue et de coordination, ou au moins de significatifs problèmes de communication. Au niveau des mentions, la composition et l’organisation des équipes pédagogiques sont fort variables, avec des cas comme celui de la mention Echanges internationaux où semblent coexister quatre équipes juxtaposées, ou à l’inverse de la mention Sciences de la Terre où toute la formation est placée sous la direction d’un seul enseignant. Il peut arriver aussi que la réalité des fonctions affichées pose question, comme en Mathématiques. En revanche, il semble que l’on puisse citer en exemple l’interdisciplinarité de la mention Culture et patrimoine, la structuration de l’équipe en MASS, la répartition et l’articulation des fonctions en Biologie. Des mentions que l’on peut supposer proches semblent pilotées de façon très différente, ainsi STAPS-Activités physiques adaptées et santé (APAS) se distingue par son comité de pilotage, alors qu’en STAPS-Management du sport, la présentation du pilotage peut être tenue pour assez peu claire. Cette diversité de cas, et les problèmes qu’elle laisse deviner, ont toutefois sans doute été repérés comme un problème, et un cahier des charges a été récemment mis au point au sein du département de Mathématiques et d’Informatique, initiative qui, éventuellement amendée en fonction des réalités spécifiques (et en particulier de la taille des mentions), pourrait être étendue. Enfin, quelles que soient les disciplines, les dispositifs en direction des lycéens sont ceux habituellement connus, mais les dispositifs de valorisation des diplômes semblent extrêmement variables, avec des initiatives ou des structures dont il faudrait évaluer les retombées, mais qui sont intéressantes, en Culture et Patrimoine, en Echanges Internationaux, en Psychologie, etc. Les pratiques des uns et des autres mériteraient de circuler pour comparaison et adaptation aux différentes mentions. 6 Point fort : Un effort inégal, mais réel en matière de valorisation des diplômes. Points faibles : La coordination entre les différents niveaux de pilotage semble très rigide, avec des normes de présentation systématiques qui se traduisent par des lacunes dans les dossiers de présentation des mentions, et tout à fait insuffisante, avec des parcours entiers qui, étant présents dans toutes les mentions d’un UFR, semblent ne relever en fait de personne. Le fonctionnement des équipes pédagogiques est extrêmement inégal. L’affichage au niveau de l’établissement risque de se traduire par un certain formalisme. L’évaluation, en particulier par les étudiants, est peu présente ou peu prise en compte, et la connaissance des étudiants, ainsi que de leur devenir, par l’Observatoire de la vie étudiante ne semble pas parvenir aux composantes. Recommandations pour l’établissement Le pilotage de l’établissement et de ses composantes, pourrait être profondément revu, dans sa réalité et dans la façon dont il est présenté. Le contraste entre quelques situations exemplaires et nombre de dysfonctionnements probables, ou de fonctionnements médiocres, laisse imaginer qu’une meilleure circulation de l’information entre départements et mentions, et qu’une présentation des exemples de « bonnes pratiques », ou de bonne présentation de l’existant, aurait des effets bénéfiques, tant sur la réalité des formations que sur leur capacité à mettre en lumière cette réalité. La mobilité internationale devrait être davantage promue, même si elle dépend pour partie de facteurs sur lesquels l’établissement ne saurait avoir toujours prise. 7 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADÉMIE : CLERMONT-FERRAND Établissement : Université Blaise-Pascal – Clermont-Ferrand 2 Demande n° S3L1120001165 Domaine : Arts, lettres, langues Mention : Lettres Présentation de la mention La mention Lettres correspond à une licence généraliste. Elle comporte deux spécialités : une en Lettres classiques, une en Lettres modernes. Elle se déroule sur un seul site : l’Université Blaise-Pascal – Clermont-Ferrand 2 (UBP). Unique licence de Lettres dans l’académie de Clermont-Ferrand, cette mention et ses deux spécialités insistent à la fois sur les acquisitions spécifiques à la discipline, mais envisagent également, à partir de la deuxième année (L2) une professionnalisation plus étroite des étudiants en leur permettant de choisir quatre parcours : 1 – Disciplinaire, 2 – Français langue étrangère (FLE), 3 – pluridisciplinaire : Lettres-Administration, 4 – pluridisciplinaire : Lettres-Sciences. Indicateurs Année 2008-2009 Nombre d’inscrits en L1, L2, L3. % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant % d'abandon en L1 % de réussite en 3 ans LC : 25 LM : 380 NR LC : 22 % LM : 27 % LC : 22 % LM : 27 % LC : 90 % LM : 57 % % de réussite en 5 ans NR % de poursuite des études en master ou dans une école LM : 92 % % d'insertion professionnelle NR Bilan de l’évaluation Appréciation globale : La mention Lettres est une formation complète qui veut donner aux étudiants de multiples connaissances et compétences. Malgré tout, l’unité d’enseignement (UE) de culture générale paraît quelque peu isolée dans le cursus au premier semestre de L1, même si elle est déclinée sous de multiples options par la suite. 1 Tout en rendant la formation dense et diversifiée, l’abondance des options en Lettres modernes produit un effet de brouillage et de dispersion qui ne travaille pas à la cohérence de la spécialité. Toutefois, la mention en général envisage la formation de façon progressive et rigoureuse. Il y a un réel souci d’accompagnement de l’étudiant lors de son arrivée en L1, avec un suivi individualisé mené par le Directeur des études de première année. La mention Lettres se distingue également par le souci de ne pas uniquement former aux métiers de l’enseignement, même si la formation en Lettres classiques est essentiellement tournée vers ceux-ci. On remarquera la très bonne insertion professionnelle des étudiants de Lettres classiques par la réussite aux concours de l’enseignement. Cependant, malgré la présence d’un stage au cinquième semestre (L3) pour le parcours Lettres-Sciences, l’absence de contact avec l’entreprise est à noter. Ainsi, la mention est si bien pensée et si bien menée que les étudiants s’estimant très bien à l’intérieur du département de Lettres hésitent parfois à en sortir et paraissent peu motivés par des séjours à l’étranger. Points forts : Un très bon suivi de l’étudiant en L1. Un enseignement centré sur la maîtrise de la langue. Des parcours adaptés à la diversité des métiers. Un excellent taux de réussite en Lettres classiques. De nombreuses possibilités de poursuites en master interne à l’UBP. Une bonne pratique de l’autoévaluation. Points faibles : Un dossier incomplet : absence d’annexe et d’informations sur le devenir des étudiants. Une absence d’informations sur le contenu et l’organisation de deux parcours : Lettres-Sciences et Lettres-Administration. L’équilibre entre cours magistraux (CM) et travaux dirigés (TD) est rompu en faveur des CM. Le rôle de la culture générale et de certaines options est sans doute à repenser pour mieux cibler les besoins. L’utilisation des TICE (Technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement) demeure faible, car trop cantonnée à la seule documentation. La mobilité trop restreinte des étudiants (séjour à l’étranger ou stage en entreprise). Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement Afin de parfaire la formation, il serait possible d’envisager d’introduire le stage obligatoire en entreprise pour une meilleure découverte du professionnel et d’être plus attentif au suivi de cohortes, et notamment au devenir des étudiants. Il est également recommandé de clarifier l’ensemble des parcours qui existent pour bien préciser leur pilotage et leur fonctionnement. 2 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADÉMIE : CLERMONT-FERRAND Établissement : Université Blaise-Pascal – Clermont-Ferrand 2 Demande n° S3LI120001166 Domaine : Arts, lettres, langues Mention : Philosophie Présentation de la mention Fondée sur l’apprentissage des divers aspects traditionnels de la discipline, cette mention propose un cursus essentiellement tourné vers les métiers de l’enseignement et de la formation, même si des débouchés dans les métiers du journalisme, de l’édition et de la communication ne sont pas à exclure. Les cours offrent une palette assez complète qui va de la métaphysique à l’histoire de la philosophie moderne et contemporaine en passant par l’histoire de la philosophie antique et médiévale, la philosophie morale et politique, la philosophie des sciences, la logique, l’anthropologie et la sociologie. La formation est progressive. Elle propose trois parcours à partir de la deuxième année (L2) : un parcours général Philosophie et deux parcours pluridisciplinaires Lettres-Sciences et Lettres-Administration. Chacun de ces parcours reste propre à la licence de Philosophie et permet d’entrer ensuite dans un master de philosophie (dont le master recherche local Philosophie et Epistémologie). Les parcours pluridisciplinaires permettent de se préparer plus tôt au concours de professorat des écoles ou aux concours de la fonction publique dans lesquels les étudiants de philosophie obtiennent souvent des résultats satisfaisants. Indicateurs Nombre d’inscrits en L1 NR Nombre d’inscrits en L2 NR Nombre d’inscrits en L3 NR % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant NR % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant 32 % % d'abandon en L1 25 % % de réussite en 3 ans 58 % % de réussite en 5 ans NR % de poursuite des études en master ou dans une école 85 % % d'insertion professionnelle NR 1 Bilan de l’évaluation Appréciation globale : Cette mention a été partiellement restructurée depuis 2008 pour offrir en première année (L1) une formation marginalement davantage pluridisciplinaire et, en L2-L3, une offre de formation par parcours qui permet à l’étudiant la construction d’un projet professionnel évolutif et réaliste. En L1, des enseignements de méthodologie universitaire et de préparation à la certification C2i sont désormais proposés. L’encadrement des étudiants de L1 a également été renforcé. Des dispositifs de suivi plus personnalisés ont ainsi été mis en place. La charge horaire paraît cependant déséquilibrée en fonction des semestres. Et l’on pourrait souhaiter, pour pallier ce défaut, que certains semestres proposent davantage de cours, notamment des cours obligatoires et réguliers d’anglais, mais aussi, pourquoi pas, d’une autre discipline des humanités ou des sciences sociales. Cette mention se concentre sur la préparation aux métiers de l’enseignement et de la recherche en philosophie, mais l’UBP ne propose pas (ou pas encore) un master Enseignement qui préparerait spécifiquement et intensément au CAPES (Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré) et à l’agrégation de philosophie. Ce point conduit à souligner une faiblesse essentielle de cette formation : malgré des améliorations en ce sens, l’insertion professionnelle des diplômés et des non diplômés reste peu suivie par l’équipe en charge du diplôme. Et la réflexion menée à ce sujet reste embryonnaire. Points forts : Une formation complète centrée sur la philosophie. Des parcours qui permettent à l’étudiant de se préparer, notamment, au professorat des écoles. Un adossement sur une équipe de recherche de qualité. Points faibles : Un pilotage manquant encore de clarté et de visibilité. Une préparation au projet professionnel (hors professorat des écoles) et à la poursuite d’études (hors recherche) encore marginale. Un suivi des diplômés et non diplômés encore très embryonnaire. Une réflexion et une réactivité de l’équipe aux premiers indicateurs de suivi encore perfectibles. Un caractère pluridisciplinaire marginal qui n’est pas réellement pensé dans ses effets ou ses limites, ni réellement investi en retour par la discipline. Un refus de principe des TICE. Pas d’Annexe descriptive du diplôme (ADD) dans le dossier. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : C Recommandations pour l’établissement Peut-être cette formation augmenterait-elle de nouveau son attractivité si elle accentuait encore son effort pour proposer une pré-professionnalisation plus aboutie, plus suivie et plus efficace ? Sans, bien entendu, imaginer faire de cette licence une licence professionnelle, ce qu’elle ne doit pas être, il y aurait cependant peut-être lieu de remplacer une pluridisciplinarité à la fois trop large et trop marginale (en L1), de fait non investie par les étudiants 2 (comme le remarque à juste titre l’équipe pédagogique), par une insistance forte et explicite sur une ou deux disciplines seulement en complément de la philosophie (donc avec augmentation du nombre d’heures de cours pour l’étudiant), mais visant à renforcer et étendre les compétences et les capacités à philosopher de manière informée dans un monde contemporain évolutif et complexe : l’anglais et/ou la sociologie ou les sciences cognitives ou la psychologie. Dans le même geste, cela permettrait aussi d’augmenter la charge horaire et de mieux l’équilibrer sur chacun des six semestres. L’UBP possède assurément tous les atouts pour accompagner cette évolution. On peut enfin former le vœu que l’équipe se saisisse davantage encore des données chiffrées (en partie existantes d’ailleurs et fournies par l’Observatoire de la vie étudiante, mais absentes du dossier) et qu’elle s’appuie ainsi sur une meilleure connaissance de ses étudiants, de leurs motivations et de leur devenir pour piloter cette formation. 3 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADÉMIE : CLERMONT-FERRAND Établissement : Université Blaise-Pascal – Clermont-Ferrand 2 Demande n° S3LI120001167 Domaine : Arts, lettres, langues Mention : Langues, littératures et civilisations étrangères Présentation de la mention La licence Langues littératures et civilisations étrangères (LLCE) a pour objectif de donner aux étudiants suivant ce cursus une solide formation en langue, littérature et culture dans la discipline choisie (Allemand, Anglais, Espagnol, Italien, Portugais ou Russe). Les compétences à acquérir sont diverses ; il s’agira de maîtriser la langue étrangère étudiée à l’oral et à l’écrit, mais aussi d’associer à ces connaissances une vraie compétence culturelle, concernant la civilisation contemporaine, l’histoire et les arts – en particulier la littérature – de l’aire linguistique correspondant à la langue étudiée. Les études de LLCE permettent de poursuivre en master de préparation aux concours de l’enseignement, mais offrent aussi de nombreuses possibilités dans des domaines autres, tels que, par exemple, le journalisme, les Instituts d’études politiques, les écoles d’interprétariat et de traduction, la fonction publique, le tourisme, les métiers du livre ou des bibliothèques… A partir de la deuxième année (L2), l’étudiant peut choisir entre cinq parcours : parcours disciplinaire (renforcement dans la langue étudiée) / parcours FLE (Français langue étrangère) / parcours pluridisciplinaire Lettres-Administration / parcours pluridisciplinaire Lettres-Sciences / traduction multi-langues. Indicateurs Année 2008-2009 Allemand 2006-2007 N-2 2007-2008 N-1 2008-2009 N Nombre d’inscrits en L1 NR NR NR Nombre d’inscrits en L2 NR NR NR Nombre d’inscrits en L3 NR NR NR 30 % 28 % 25 % 25 % 30 % 24 % 94 % 100 % 90 % % de réussite en 3 ans NR NR NR % de réussite en 5 ans NR NR NR % de poursuite des études en master ou dans une école NR NR NR Données chiffrées % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant (transferts + équivalences) % d'abandon en L1 (est considéré comme abandon l’absence de note et/ou moyenne à l’issue des examens) 1 Anglais Nombre d’inscrits en L1 2006-2007 N-2 NR 2007-2008 N-1 NR 2008-2009 N NR Nombre d’inscrits en L2 NR NR NR Nombre d’inscrits en L3 NR NR NR 35 % 30 % 23 % 37 % 38 % 33 % 55 % 51 % 52 % % de réussite en 3 ans NR NR NR % de réussite en 5 ans NR NR NR % de poursuite des études en master ou dans une école NR NR NR Nombre d’inscrits en L1 2006-2007 N-2 NR 2007-2008 N-1 NR 2008-2009 N NR Nombre d’inscrits en L2 NR NR NR Nombre d’inscrits en L3 NR NR NR 23 % 19 % 32 % 25 % 21 % 30 % 77 % 68 % 74 % % de réussite en 3 ans NR NR NR % de réussite en 5 ans NR NR NR % de poursuite des études en master ou dans une école NR NR NR Nombre d’inscrits en L1 2006-2007 N-2 NR 2007-2008 N-1 NR 2008-2009 N NR Nombre d’inscrits en L2 NR NR NR Nombre d’inscrits en L3 NR NR NR 15 % 7% 8% 13 % 12 % 10 % 50 % 71 % 60 % % de réussite en 3 ans NR NR NR % de réussite en 5 ans NR NR NR % de poursuite des études en master ou dans une école NR NR NR Données chiffrées % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant (transferts + équivalences) % d'abandon en L1 (est considéré comme abandon l’absence de note et/ou moyenne à l’issue des examens) Espagnol Données chiffrées % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant (transferts + équivalences) % d'abandon en L1 (est considéré comme abandon l’absence de note et/ou moyenne à l’issue des examens) Italien Données chiffrées % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant (transferts + équivalences) % d'abandon en L1 (est considéré comme abandon l’absence de note et/ou moyenne à l’issue des examens) 2 Portugais Nombre d’inscrits en L1 2006-2007 N-2 NR 2007-2008 N-1 NR 2008-2009 N NR Nombre d’inscrits en L2 NR NR NR Nombre d’inscrits en L3 NR NR NR 33 % 0% 25% 25 % 25 % 0% 57 % 55 % 65 % % de réussite en 3 ans NR NR NR % de réussite en 5 ans NR NR NR % de poursuite des études en master ou dans une école NR NR NR Nombre d’inscrits en L1 2006-2007 N-2 NR 2007-2008 N-1 NR 2008-2009 N NR Nombre d’inscrits en L2 NR NR NR Nombre d’inscrits en L3 NR NR NR 15 % 7% 8% 13 % 12 % 10 % 50 % 71 % 60 % % de réussite en 3 ans NR NR NR % de réussite en 5 ans NR NR NR % de poursuite des études en master ou dans une école NR NR NR Données chiffrées % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant (transferts + équivalences) % d'abandon en L1 (est considéré comme abandon l’absence de note et/ou moyenne à l’issue des examens) Russe Données chiffrées % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant (transferts + équivalences) % d'abandon en L1 (est considéré comme abandon l’absence de note et/ou moyenne à l’issue des examens) Bilan de l’évaluation Appréciation globale : La mention de licence LLCE est une formation qui permet aux étudiants de valoriser de plusieurs façons leur expertise en tant que spécialistes en langue et culture étrangères. En effet, pour chaque langue étudiée, les étudiants sont invités à compléter leur formation par des séjours d’études à l’étranger, dans le cadre du programme européen Erasmus, mais aussi éventuellement de façon plus spécialisée, par le biais de conventions bilatérales spécifiques (par exemple, PEA/Programme d’Etudes Allemandes, postes d’assistants en lycée ou de lecteurs dans des universités), ou stages à l’étranger. Cette expérience acquise à l’étranger est évidemment un atout majeur pour la poursuite de leurs études et pour l’accès à toutes les professions exigeant une ouverture internationale. La possibilité de choisir entre cinq parcours est aussi une offre intéressante pour des étudiants qui ont obtenu pour la plupart un baccalauréat littéraire, mais qui ne souhaitent pas tous poursuivre leurs études avec comme seule perspective s'orienter vers les carrières de l’enseignement. La possibilité supplémentaire offerte aux étudiants en portugais d’acquérir une compétence dans le domaine « Média et médiation culturelle » est une preuve du caractère ouvert de la mention LLCE. Evidemment, la mention LLCE reste la voie privilégiée pour accéder aux masters de préparation aux concours de recrutement de l’enseignement (professeurs des écoles ou professeurs certifiés et agrégés). 3 Points forts : La cohérence du cursus et la bonne progressivité des enseignements. L’enseignement de culture générale pour tous les étudiants. L’enseignement de disciplines complémentaires (lettres modernes – littérature française ou littérature comparée, histoire – ancienne ou contemporaine). La possibilité de cours à distance (FOAD (Formation ouverte a distance)) pour l’anglais et l’espagnol. Une bonne articulation avec plusieurs masters. Le suivi efficace assuré par le Directeur d’études de première année (DEPA). La possibilité de bi-licence Allemand-Histoire. Points faibles : Un problème général de pilotage dans une mention éclatée en de nombreux parcours. Un manque de précisions sur certains points du dossier : indicateurs généraux, parcours pluridisciplinaires, bi-licence Allemand-Histoire, pas de résultats aux concours… La connaissance et le suivi des étudiants semblent peu précis. L’évaluation des enseignements n’apparaît pas. Les séjours à l’étranger ne concernent pas tous les étudiants et des moyens de faire face à cette situation ne sont pas avancés. L’utilisation des TICE (Technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement) est liée presque seulement à l’obtention de la certification C2i. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement Le pilotage général de la formation gagnerait à être renforcé. L’étude d’une langue et du champ culturel auquel chaque langue correspond (cultures anglophone, hispanophone, germanophone, etc.) pourrait être renforcée par le développement des séjours à l’étranger qui doivent être un aspect important de la licence LLCE. Il pourrait être intéressant de recourir plus fortement aux outils informatiques (messagerie, etc.) pour inciter les étudiants à créer des liens avec des étudiants étrangers, ce qui pourrait constituer une forte incitation pour les étudiants réticents à quitter leur université d’origine, toujours trop nombreux même dans les départements de langues, littératures et civilisations étrangères. 4 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADÉMIE : CLERMONT-FERRAND Établissement : Université Blaise-Pascal – Clermont-Ferrand 2 Demande n° S3LI120001168 Domaine : Arts, lettres, langues / Sciences humaines et sociales Mention : Etudes européennes et internationales Présentation de la mention La mention de licence Etudes européennes et internationales (EEI) est une mention complémentaire aux mentions Langues, littératures et civilisations étrangères et Langues étrangères appliquées (LEA). Quatre spécialités sont proposées : Etudes franco-allemandes (EFA), Etudes franco-espagnoles (EFE), Etudes franco-italiennes (EFI) et Etudes européennes anglophones (EEA). Elle est conçue comme une formation internationale (stage à l’étranger en fin de deuxième année (L2) et séjour d’études obligatoire dans une université étrangère en troisième année (L3)), et permet aux étudiants d’acquérir de solides connaissances dans une langue étrangère (compréhension orale et écrite, conversation et rédaction), ainsi qu’une réelle compétence culturelle et interculturelle dans les domaines de l’histoire, de la société contemporaine, de la culture, de la politique du ou des pays concernés par la langue étudiée. Cette licence permet de poursuivre ses études dans différents masters (études internationales, mais aussi langues vivantes, économie, médias, communication, culture, traduction, enseignement…). Le diplômé de cette licence peut aussi prétendre à des emplois diversifiés dans des entreprises, des institutions ou des organismes à vocation internationale, où seront appréciées ses compétences multiples et son expérience acquise à l’étranger. Indicateurs Année 2008-2009 Nombre d’inscrits en L1 NR Nombre d’inscrits en L2 NR Nombre d’inscrits en L3 NR % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant NR % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant 5% % d'abandon en L1 15 % % de réussite en 3 ans 95 % % de réussite en 5 ans NR % de poursuite des études en master ou dans une école NR % d'insertion professionnelle NR 1 Bilan de l’évaluation Appréciation globale : Avec ses quatre spécialités et l’expérience acquise grâce au très bon fonctionnement de la spécialité Etudes franco-allemandes mise en place depuis 2001, la mention Etudes européennes et Internationales bénéficie déjà d’une solide implantation dans le paysage universitaire et professionnel régional. C’est une mention fortement articulée autour de la formation d’experts internationaux et qui s’appuie sur une collaboration étroite entre l’Université BlaisePascal et les universités partenaires dans différents pays étrangers. La constitution de promotions mixtes (les étudiants français passant leur troisième année dans l’université partenaire avec leurs homologues étrangers) est un atout important de cette formation internationale. L’excellence de la formation a été reconnue par certaines instances internationales (comme par l’université franco-allemande pour la spécialité Etudes franco-allemandes) et permet une ouverture sur de nombreux domaines professionnels. Points forts : Une formation cohérente et fondée sur une bonne progressivité des enseignements. Une formation internationale permettant aux étudiants de découvrir de nouvelles pratiques d’apprentissage lors de leur séjour d’études à l’étranger. Une préparation à la vie professionnelle grâce au stage en fin de deuxième année. Débouchés professionnels nombreux et variés (avérés pour Etudes franco-allemandes, et décrits de façon concrète pour les autres spécialités plus récemment ouvertes). Une large ouverture sur plusieurs masters. Une reconnaissance internationale certaine. Un bon encadrement et un suivi sérieux des étudiants, eux-mêmes fortement motivés par cette mention. Une campagne publicitaire de valorisation des quatre spécialités. Points faibles : Pas d’Annexe descriptive au diplôme (ADD). Une évaluation des enseignements à améliorer. Un suivi du devenir professionnel à améliorer. Une mise à niveau à renforcer pour les étudiants en difficulté (même s’ils semblent peu nombreux en raison de la motivation particulière des étudiants de la mention). Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement L’évaluation des enseignements et le suivi de l’insertion professionnelle mériteraient de devenir des chantiers prioritaires pour cette mention. A l’instar de ce qui a été développé pour la spécialité EFA, le rayonnement de cette mention pourrait être encore renforcé par le développement de partenariats ciblés et suivis avec toutes les instances ou organismes (culturels, économiques, juridiques) européens et/ou bilatéraux entre France et Allemagne, France et Italie, France et Espagne, France et Royaume-Uni. 2 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADÉMIE : CLERMONT-FERRAND Établissement : Université Blaise-Pascal – Clermont-Ferrand 2 Demande n° S3LI120001169 Domaine : Arts, lettres, langues Mention : Sciences du langage Présentation de la mention La mention Sciences du langage a été créée en 1996. D’abord proposée seulement en troisième année, elle est devenue en 2008 une formation complète sur trois ans, de la première (L1) à la troisième année (L3). Depuis 2008, elle intègre également les enseignements de l'ancienne mention FLE (préparant à l’enseignement du français comme langue étrangère). Elle est la seule de ce type dans la région d’Auvergne. Cette mention forme aux différentes techniques d’analyse du langage et des langues. Elle se décline sur trois parcours : 1- FLE, 2- pluridisciplinaire : Lettres-Administration, 3- pluridisciplinaire : Lettres-Sciences. Elle prépare aux métiers de l’enseignement (enseignement du FLE), aux métiers de l’industrie de la langue, à l’orthophonie (après concours), aux métiers du multimédia, de l’édition et de la communication. Son enseignement se spécialise progressivement. Elle propose d’abord des cours sur les grands domaines de la linguistique, sur les rapports langues et sociétés, sur l’analyse de la communication et du discours, sur la phonétique, sur l’histoire de la langue, puis, en L2 et L3, des cours de lexicologie, de psycholinguistique, de pragmatique, de linguistique et informatique, de traitement automatique des langues. Elle propose également la possibilité de continuer à se former à la pratique d’une langue étrangère. Cette mention donne notamment accès à des masters proposés sur place : master recherche Sciences du langage (linguistique, logique, informatique) ou master enseignement Didactique des langues – Cultures - FLE. Elle ouvre aussi la voie à la préparation aux concours d’orthophoniste. Indicateurs Nombre d’inscrits en L1 NR Nombre d’inscrits en L2 NR Nombre d’inscrits en L3 NR % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant NR % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant NR % d'abandon en L1 NR % de réussite en 3 ans NR % de réussite en 5 ans NR % de poursuite des études en master ou dans une école NR % d'insertion professionnelle NR 1 Bilan de l’évaluation Appréciation globale : Cette mention de licence constitue une bonne préparation aux métiers de l’enseignement du FLE et aux concours d’entrée dans les instituts d’orthophonie. Elle propose une large palette des enseignements d’ouverture en première année, ce qui permet d’éventuelles réorientations. Aux niveaux L2 et L3, elle accueille également avec un certain succès des étudiants venus d’autres licences de lettres ou de licences de sciences humaines. Un déséquilibre demeure toutefois entre les volumes horaires de la L1 et ceux de la L2 et de la L3, mais aussi entre certains semestres à l’intérieur d’une même année. Convient-il de mettre cela sur le compte du jeune âge de la L1 et de la L2 nouvellement créées ? Toujours est-il que le volume horaire total des cours de cette licence semble au total insuffisant. Comme le projet pédagogique de l’équipe comprend celui de former aussi aux métiers des médias et de la communication, la faible présence – voire l’absence – de cours multiples et approfondis sur ces thèmes interroge. A en croire le tableau d’indicateurs resté vierge, le suivi des étudiants et le dispositif d’aide à la réussite reste pour le moment informel. L’insertion professionnelle semble assez bonne, mais surtout dans les spécialités évoquées plus haut (enseignement, FLE…). Cependant, les données sont très lacunaires, car ni l’Université ni l’équipe ne procède encore à un suivi régulier du devenir des anciens étudiants. L’équipe pédagogique est certes à l’écoute des étudiants, mais elle ne s’est pas encore donnée des moyens précis et formalisés d’évaluation et de concertation. Cette formation, encore en phase de rodage et de stabilisation, a rempli sa mission de prendre la suite de la formation FLE. Elle possède de plus un fort potentiel dans les métiers et les débouchés cités. Elle a tenté, mais avec moins de succès que pour le FLE, d’ouvrir sa formation à la pluridisciplinarité. Elle l’a fait, néanmoins, de manière à la fois marginale et peu pilotée. Points forts : Une bonne formation en sciences du langage. Une préparation honnête à l’enseignement du FLE et aux concours des instituts d’orthophonie. Points faibles : Un pilotage qui reste à préciser ; un dossier incomplet (pas d’Annexe descriptive au diplôme…). Une approche centrée sur la connaissance ou l’apprentissage de la – ou des – langues quelque peu étroite et qui ne forme pas de manière approfondie aux approches des nouveaux médias ni aux nouvelles techniques d’information et de communication, alors même que cette ambition figure dans le projet pédagogique et les débouchés possibles évoqués. Un suivi des étudiants, des enseignements et de l’insertion professionnelle peu développé. Un dispositif d’aide à la réussite incomplet. Une préparation à la pratique de l’enseignement assez tardive et perfectible. Un pourcentage de réussite au concours d’orthophoniste non mentionné. Les parcours Lettres-Administration et Lettres-Sciences restent à préciser. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : C 2 Recommandations pour l’établissement Cette formation récente poursuit sa phase de consolidation et de maturation. Dans ce cadre, il pourrait être opportun d’étoffer la charge de cours (notamment pour la formation aux métiers des médias et de la communication), d’encadrer davantage les étudiants et de concentrer nettement cette mention sur deux cœurs de disciplines seulement : sciences du langage, d’une part, et sciences de l’information et de la communication, d’autre part. Le suivi et le soutien (tutorat et ateliers obligatoires de soutien et de remise à niveau) des étudiants pourraient être développés et mis à profit pour éviter les habituelles stratégies d’évitement des disciplines plus abstraites et plus techniques, mais c’est peut-être à ce prix (en étant donc plus exigeante et plus encadrante) que cette formation sera à la hauteur de son potentiel et qu’elle deviendra en retour ce qu’elle mérite d’être : attractive en elle-même, et pas seulement pour les passerelles qui permettent aux étudiants de viser des concours administratifs ou d’enseignement. Il sera alors, peut-être, nécessaire de se poser la question du lien entre cette formation et la mention Information-Communication locale. Quels sont leurs points de recouvrement ? Quelles sont les mutualisations possibles au regard du devenir réel des étudiants ? Toutefois, pour en juger sur pièces, il serait à souhaiter que l’équipe s’informe très précisément et bien davantage au sujet du devenir des diplômés et des non diplômés. 3 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADÉMIE : CLERMONT-FERRAND Établissement : Université Blaise-Pascal – Clermont-Ferrand 2 Demande n° S3LI120001171 Domaine : Arts, lettres, langues Mention : Langues étrangères appliquées Présentation de la mention La mention de licence Langues étrangères appliquées (LEA) est un cursus pluridisciplinaire qui vise à former des étudiants polyvalents sur la base de compétences solides dans deux langues vivantes. Sept spécialités sont proposées : Anglais-Allemand, Anglais-Arabe, Anglais-Chinois, Anglais-Espagnol, Anglais-Italien, Anglais-Portugais et Anglais-Russe. A l’acquisition de ces compétences dans deux langues étrangères, s’ajoute la formation dans différentes disciplines relevant de l’économie, du droit, de la communication et même des sciences (pour le parcours européen Sciences fondamentales et langues). A l’issue de leur licence, les étudiants peuvent envisager d’entrer dans la vie professionnelle (professions dans le transport, l’industrie, le commerce, le tourisme, la communication / emplois d’assistant export, assistant marketing, assistant de direction, etc.), ou de poursuivre leurs études en master, plusieurs masters (mention Communication, stratégies internationales et interculturalité) étant proposés par l’Université Blaise-Pascal (UBP). Par ailleurs, les étudiants titulaires de la licence LEA peuvent intégrer des masters de langues étrangères d’autres universités. Indicateurs Année 2008-2009 Nombre d’inscrits en L1 NR Nombre d’inscrits en L2 NR Nombre d’inscrits en L3 NR % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant NR % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant 0% % d'abandon en L1 NR % de réussite en 3 ans NR % de réussite en 5 ans NR % de poursuite des études en master ou dans une école NR % d'insertion professionnelle NR 1 Bilan de l’évaluation Appréciation globale : La licence LEA est fondée sur la bonne articulation entre les études de langues et l’acquisition de compétences supplémentaires dans des domaines spécialisés, et elle fonctionne en lien étroit avec le monde des entreprises situées dans la même aire géographique que l’UBP. Les étudiants doivent intégrer à leur formation un stage professionnalisant effectué à l’étranger, ce qui leur permet d’améliorer les perspectives d’intégration professionnelle. Points forts : Une formation pluridisciplinaire cohérente. Des stages significatifs (quatre semaines en deuxième année (L2), huit semaines en troisième année (L3)). Une mobilité internationale obligatoire et bien ciblée (stage à l’étranger au lieu de séjour d’études). Des possibilités d’intégration professionnelle à l’issue de la licence. Des possibilités de poursuivre dans plusieurs masters à l’UBP ou dans d’autres universités. Points faibles : Pas d’Annexe descriptive du diplôme (ADD). Pas de fiche RNCP. Pas d’enseignement de culture générale, et peu d’enseignement des cultures étrangères. L’abandon de certains étudiants en L2, par manque de motivation pour la mobilité internationale requise. De nombreux cours magistraux pour les matières d’application (droit, économie…) et un suivi moins personnalisé des étudiants et de leur insertion professionnelle. Pas de Projet professionnel étudiant (PPE). Des informations lacunaires sur le parcours Européen sciences fondamentales et langues pour AnglaisAllemand et Anglais-Espagnol (adossement à préciser par rapport aux trois mentions de licences : Mathématiques, Sciences de la matière et LEA). Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement La licence LEA permet à la plupart des étudiants d’atteindre les objectifs qui sont attachés à cette formation : soit l’intégration professionnelle à l’issue de la licence, soit la poursuite des études en master. Afin de permettre aux étudiants d’envisager le plus grand éventail possible dans le choix d’un master – en accord avec le système LMD –, certains enseignements pourraient être complétés par des dispositifs transversaux de renforcement méthodologique (rédaction et/ou synthèse de documents en français et en langue étrangère, par exemple). Il serait aussi possible d’envisager de créer des liens plus forts entre les étudiants des différents niveaux et de susciter l’intervention des étudiants de L3 à leur retour de stage, afin qu’ils puissent partager leurs expériences pour que soient surmontées les réticences de certains étudiants à partir à l’étranger. Enfin, le renseignement du dossier remis gagnerait à faire l’objet d’une plus grande précision. 2 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADÉMIE : CLERMONT-FERRAND Établissement : Université Blaise-Pascal – Clermont-Ferrand 2 Demande n° S3LI120001172 Domaine : Sciences humaines et sociales Mention : Histoire Présentation de la mention La licence mention Histoire de l'Université Blaise-Pascal (UBP) propose une formation généraliste associant à un fort socle de disciplines historiques des enseignements complémentaires dans des disciplines liées à l'histoire : géographie, archéologie, langues et civilisations antiques. Cette mention de licence donne un bagage culturel solide et complet permettant, dans la plupart des cas, une poursuite d'études en master, soit dans des masters recherche en histoire, soit dans des masters spécialisés, préparant aux métiers de l'enseignement ou à des métiers de la culture ou de la valorisation du patrimoine. A l'issue de la licence, il est aussi possible, en fonction de la spécialisation choisie, de préparer des concours administratifs, de travailler en archéologie préventive (Institut national de recherches archéologiques-INRAP, par exemple) ou d'entrer en licence professionnelle dans les domaines de la culture et de la communication. La licence mention Histoire, après une première année de licence (L1) commune, propose une spécialisation entre parcours, liée au projet des étudiants : un renforcement en histoire, une spécialisation en géographie permettant d’entamer la préparation aux concours de l'enseignement, une spécialisation en archéologie ouvrant aux métiers du patrimoine par exemple, ainsi que deux parcours transversaux proposés par l'UFR (Unité de formation et de recherche) LLSH (Lettres, langues et sciences humaines) : un parcours Lettres-Sciences et un parcours LettresAdministration. Toutefois, ces deux parcours transversaux ne sont pas clairement décrits dans le dossier proposé. Enfin, la licence d'Histoire semble proposer aux étudiants, à l'aide d'un renforcement de la langue allemande en L1, la possibilité d’effectuer un double cursus Histoire-Allemand, en suivant les cours fondamentaux des deux licences Histoire et LLCE (Langues, littératures et civilisations étrangères) spécialité Allemand. Cette possibilité, largement destinée aux étudiants issus des CPGE (Classes préparatoires aux grandes écoles) souhaitant conserver une bivalence, s'inscrit dans les logiques de recherche des laboratoires d'histoire de l'Université Blaise-Pascal et dans les relations privilégiées qu'elle entretient avec plusieurs universités allemandes. Indicateurs Nombre d’inscrits en L1 NR Nombre d’inscrits en L2 NR Nombre d’inscrits en L3 NR % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant NR % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant 3% % d'abandon en L1 18 % % de réussite en 3 ans 62 % % de réussite en 5 ans NR % de poursuite des études en master ou dans une école NR % d'insertion professionnelle NR 1 Bilan de l’évaluation Appréciation globale : La licence d'Histoire propose une formation solide dans les disciplines historiques, marquée par une progressivité dans l'approfondissement des méthodes. En première année, on note une ouverture vers d'autres disciplines liées à l'histoire (essentiellement la géographie, l'histoire de l'art et, afin de permettre aux étudiants désireux de poursuivre dans un double cursus, en allemand et en langues et civilisations antiques) ainsi qu'une UE (unité d’enseignement) de culture générale proposée de manière transversale dans toute l'UFR. En seconde année, des choix de spécialisation sont proposés, préfigurant les parcours de L3, soit en renforcement de contenus et de méthodes dans les disciplines historiques, soit en géographie, en archéologie ou éventuellement dans des approches pluridisciplinaires. Ces choix se confirment, avec un poids plus important en termes de crédits européens, en L3. Les outils et les méthodes de l'histoire et/ou des disciplines complémentaires sont présents tout au long du cursus, soit comme enseignement de méthode, soit en épistémologie ou en historiographie. L'enseignement des langues et cultures étrangères est proposé chaque année, sur un semestre, en associant compétences linguistiques et connaissance de l'aire culturelle. En spécialisation archéologie, deux stages sont proposés en L3, stage de fouille et stage de prospection archéologique, permettant une découverte du milieu professionnel. Les dispositifs classiques de l'aide à la réussite et de l'insertion professionnelle des étudiants (interventions du BAIP (Bureau d'aide à l'insertion professionnelle) de l'UBP, service de la formation continue et de l'insertion professionnelle de l'UFR LLSH) sont en place. Le renforcement en L1 des UE de méthodologie, la présence des tuteurs pour les étudiants en difficulté, l'encadrement de l'équipe pédagogique complètent le dispositif. Enfin, la poursuite des études en master est assez largement choisie par les étudiants à l'issue de la L3. Points forts : L’accompagnement des étudiants tout au long du cursus, qui se fait en première année à l'aide des dispositifs du Plan licence, et qui se poursuit, piloté par l'équipe pédagogique, au-delà de la première année. L'ouverture vers d'autres contenus scientifiques que la discipline mère de la mention de licence : « disciplines complémentaires » comme l'histoire de l'art, la géographie, les langues et cultures de l'antiquité et l'allemand. La valorisation du diplôme apparaît comme un enjeu important pour l'équipe pédagogique. Points faibles : Le double cursus Histoire-Allemand n'est pas présenté dans le dossier (hormis un petit paragraphe insistant sur le maintien de la bivalence des étudiants). On ignore l'organisation des études, et d'ailleurs, il est difficile même de trancher entre bi-licence et double cursus. Les relations entre le département d'Allemand, le département d'Histoire et les universités partenaires de ce double cursus sont passées sous silence. Les parcours Lettres-Sciences et Lettres-Administration ne sont pas explicités, aboutissant à un manque de lisibilité pour les étudiants. L'ouverture vers les métiers de l'enseignement du secondaire en histoire-géographie (avec un master existant à Clermont-Ferrand II) n'est conçue que comme un renforcement disciplinaire. Il n'y a pas d'UE de pré-professionnalisation avec stage, aucune ouverture vers des disciplines connexes (sociologie de l'éducation par exemple) qui sont pourtant essentielles dans le cadre de la réforme du recrutement des enseignants. Certains points de la formation ne sont pas clairement renseignés dans le dossier : la présence des TICE (Technologies de l’information et de l’éducation pour l’enseignement), les compétences transversales et l'évaluation de ces compétences. L'ouverture sur le monde professionnel (présence d'intervenants et stages) est insuffisamment et inégalement prise en compte. Prévue dans la maquette du parcours Archéologie, cette ouverture est totalement absente dans les autres parcours. La connaissance du public étudiant comme le devenir des étudiants de licence, y compris ceux allant au bout du cursus et continuant en master, n'est pas indiquée. Les indicateurs ne sont pas tous complétés. 2 L'évaluation de la formation par les étudiants ne semble pas mise en œuvre de manière systématique. L'équipe pédagogique ne s'empare de ces évaluations que de manière ponctuelle. Ces éléments ne permettent pas un réel pilotage de la formation. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : C Recommandations pour l’établissement De nombreux indicateurs ne sont pas renseignés de manière satisfaisante. Une aide aux équipes pédagogiques pourrait sembler nécessaire sur ce point, ainsi qu’une plus active mobilisation des équipes. Le suivi des étudiants, la connaissance de la population étudiante accueillie, le devenir des étudiants à l'issue de la licence mériteraient d’être mieux connus et ces informations diffusées aux équipes pédagogiques afin d'améliorer le pilotage de la formation. Les stages et l'ouverture au monde professionnel gagneraient à être davantage valorisés dans les parcours de la licence mention Histoire, et notamment dans le parcours menant aux nouveaux masters préparant aux métiers de l'enseignement secondaire. Le projet de parcours transversaux (parcours Lettres-Sciences et parcours Lettres-Administration) proposé de manière commune à plusieurs mentions de licence de l’UFR LLSH, devrait être décrit de manière précise, tant dans ses objectifs pédagogiques, dans ses débouchés prévus que dans les contenus et les aides à la réussite à mis en place. De même, une réelle équipe pédagogique devrait pouvoir être identifiée. Le double cursus Histoire-Allemand, forme intéressante et originale de valorisation des deux diplômes de licence Histoire et LLCE Allemand, lieu privilégié d'accueil des étudiants issus des CPGE de qualité existantes dans le bassin clermontois, mériterait une réelle présentation, une équipe pédagogique identifiée et une valorisation de qualité. 3 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADÉMIE : CLERMONT-FERRAND Établissement : Université Blaise-Pascal – Clermont-Ferrand 2 Demande n° S3LI120001173 Domaine : Sciences humaines et sociales Mention : Géographie Présentation de la mention Implantée en Auvergne, la licence mention Géographie de l’Université Blaise-Pascal (UBP) répond aux besoins de formation régionaux en matière de géographie, tant en ce qui concerne les futurs enseignants du secondaire qu’en ce qui concerne la géographie professionnelle. Associée à l’histoire pour la formation des enseignants du secondaire, la licence mention Géographie prépare aussi aux métiers de l’aménagement et de l’environnement, dans les bureaux d’études et dans les collectivités locales, à condition de poursuivre en master. La mention offre une formation de base solide et une ouverture vers d’autres disciplines. Elle comporte, après un tronc commun d’une année, cinq parcours : Aménagement, Environnement, Histoire, Lettres-Administration et Lettres-Sciences. Toutefois, la description des parcours Lettres-Sciences et LettresAdministration ne figure nulle part dans le dossier soumis. Les étudiants peuvent s’orienter vers la licence professionnelle tournée vers le développement durable, vers le master Enseignement d’histoire et de géographie ou vers l’un des deux masters de géographie proposé à Clermont-Ferrand. Indicateurs Nombre d’inscrits en L1 NR Nombre d’inscrits en L2 NR Nombre d’inscrits en L3 NR % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant NR % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant 15 % % d'abandon en L1 8% % de réussite en 3 ans 83 % % de réussite en 5 ans NR % de poursuite des études en master ou dans une école 36 % % d'insertion professionnelle 56 % Bilan de l’évaluation Appréciation globale : La maquette montre une adéquation satisfaisante avec les objectifs pédagogiques, visant à apporter aux étudiants une formation disciplinaire solide dans les différents champs de la géographie, plus particulièrement dans les domaines de l’environnement et de l’aménagement, une ouverture culturelle, des enseignements de langue ainsi que des enseignements plus spécialisés à caractère professionnalisant. La licence comporte deux parcours 1 véritablement disciplinaires, le parcours Environnement et le parcours Aménagement, un parcours tourné vers les métiers de l’enseignement, le parcours Histoire et deux parcours pluridisciplinaires, le parcours LettresAdministration et le parcours Lettres-Sciences. La déclinaison de la géographie en un versant Environnement et un versant aménagement et l’association à l’histoire pour les carrières de l’enseignement sont parfaitement logiques et classiques. Les raisons de l’articulation à la géographie des parcours pluridisciplinaires Lettres-Administration et Lettres-Sciences sont moins évidentes. Ne s’agit-il pas simplement d’une orientation vers des concours administratifs et pour Lettres-Sciences vers le professorat des écoles ? L’absence de précisions sur les effectifs concernés par chacun des parcours empêche de savoir si la désaffection des étudiants pour les carrières de l’enseignement secondaire s’observe à Clermont-Ferrand comme ailleurs. Des dispositifs variés d’aide à la réussite, comme l’orientation active, le tutorat, les enseignements d’ouverture, sont prévus. Des enseignements fondamentaux portant sur les divers champs disciplinaires de la géographie, associés à des enseignements plus techniques sur l’approche appliquée de l’aménagement ou sur les méthodes et outils de la recherche en géographie de l’environnement préparent les étudiants à la poursuite d’études en master ou à l’insertion professionnelle. Toutefois, l’enseignement des méthodes de l’aménagement semble mené plutôt dans une perspective théorique que dans une perspective professionnalisante. Le taux d’abandon à l’issue de la première année est faible (8 %) et le taux de réussite en trois ans élevé (83 %). On ne connaît pas précisément le pourcentage d’étudiants poursuivant en master, ni leur taux de succès, mais on sait seulement que trente mois après l’obtention du diplôme, 36 % des étudiants poursuivent des études et 56 % exercent une activité professionnelle. On ne dispose pas de données statistiques sur la population étudiante, ni sur le devenir des étudiants, diplômés et non diplômés. Points forts : Une maquette cohérente, qui couvre les principaux champs de la discipline. Un large éventail de parcours, qui offre des possibilités de poursuite d’études et des débouchés professionnels diversifiés. La présence intéressante d’unités d’enseignement (UE) en traitement de l’information et des spécialisations à caractère professionnalisant dans les parcours Aménagement et Environnement. Points faibles : Le dossier est très incomplet, comme la plupart des dossiers en provenance de l’UFR (Unité de formation et de recherche) LLSH (Lettres, langues et sciences humaines). En particulier, l’Annexe descriptive au diplôme (ADD) n’est pas fournie. Les stages ne sont pas prévus dans tous les parcours et à l’échelle de l’année ; le rapport CM (cours magistraux/TD (travaux dirigés) est déséquilibré. Il n’y a pas d’évaluation des enseignements par les étudiants UE par UE. Le pilotage de la licence ne s’appuie pas sur une connaissance chiffrée de la population étudiante ni de son devenir Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement Il serait souhaitable de mettre en place une procédure d’évaluation de l’enseignement par les étudiants, UE par UE, qui permettrait des améliorations de la maquette. Un instrument précis de connaissance et d’analyse de la population étudiante à son entrée à l’UBP et de son devenir après l’obtention du diplôme serait très utile au pilotage de la mention. Il serait également intéressant de généraliser les stages professionnalisants à tous les parcours et de renforcer les liens avec les professionnels, notamment dans les parcours Aménagement et Environnement. 2 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADÉMIE : CLERMONT-FERRAND Établissement : Université Blaise-Pascal – Clermont-Ferrand 2 Demande n° S3LI120001174 Domaine : Sciences humaines et sociales Mention : Histoire de l'art Présentation de la mention Existant depuis 1966 au sein de l'Université Blaise-Pascal (UBP), la licence mention Histoire de l'art accueille, dans une formation déclinée en trois parcours principaux et deux complémentaires, près de 250 étudiants. Elle est ancrée localement à la fois par des partenariats avec d'autres écoles régionales en art et architecture, mais aussi avec des organismes locaux en archéologie préventive, en protection et valorisation du patrimoine. Cette mention offre cinq parcours dès la deuxième année (L2). Le premier parcours, qui propose un approfondissement disciplinaire en histoire de l'art, offre des débouchés à la fois vers des formations dans la création artistique et vers les masters recherche et professionnel en histoire de l'art de l'UBP. Le parcours en archéologie comporte une forte ouverture vers le monde professionnel dès la L3 (stage en fouille et prospective) et permet soit une insertion professionnelle directe, soit une poursuite d'études en master, y compris dans les métiers de la valorisation du patrimoine. Le troisième parcours offre une spécialisation en arts décoratifs permettant là aussi une poursuite d'études vers le master professionnel Expertise et valorisation des collections. Aux côtés de ces trois parcours, la licence d'Histoire de l'art offre, conjointement avec les autres mentions de licence de l'UFR (Unité de formation et de recherche) LLSH (Lettres, langues et sciences humaines), deux parcours Lettres et Sciences et Lettres et Administration dont le détail ne relève probablement pas directement de ce dossier. Indicateurs Année 2008/2009 Nombre d’inscrits en L1 NR Nombre d’inscrits en L2 NR Nombre d’inscrits en L3 NR % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant NR % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant 12 % % d'abandon en L1 12 % % de réussite en 3 ans 48 % % de réussite en 5 ans NR % de poursuite des études en master ou dans une école NR % d'insertion professionnelle NR 1 Bilan de l’évaluation Appréciation globale : Le dossier présenté est synthétique, voire succinct sur certains points, et laisse une impression d'inachevé qui risque de desservir l'ensemble de la formation : certaines initiatives, comme par exemple les partenariats locaux publics et privés, sont à peine évoquées, alors qu'indéniablement ils existent. La mention de licence répond à un besoin de formation clair sur le bassin clermontois. Le contenu disciplinaire de la formation est de qualité, comme la progressivité des études dans ces domaines. Toutefois, un certain déséquilibre se dessine à la lecture de ce dossier entre les parcours : d'un côté, un parcours Archéologie qui associe étroitement les renforcements disciplinaires, la maîtrise des outils techniques et une forte ouverture vers le monde professionnel, et de l'autre, deux parcours qui ne présentent pas autant de qualité en termes de maîtrise des compétences transversales et d'ouverture vers les débouchés professionnels. L'absence d'outils de pilotage fournis par l'UBP à l'équipe pédagogique confirme l'impression d'une prise en compte insuffisante de l'enjeu de l'insertion professionnelle dans ces deux parcours. Enfin, comme pour d'autres dossiers de mentions de licence au sein de l'UFR LLSH, les deux parcours "complémentaires" en Lettres-Sciences et en Lettres-Administration ne sont pas décrits, et les possibilités de passerelles entre la mention Histoire de l'art et ces deux parcours, voire l'articulation et l'intégration de ces derniers parcours dans la mention de licence ne peuvent pas êtres connus à l'issue de l'analyse de la totalité du dossier. Points forts : La progressivité des parcours et du contenu des enseignements, dans les trois parcours principaux de la mention en Histoire de l'art, est bien présentée. L'organisation du contenu des enseignements résulte clairement d'une réflexion pédagogique incluant une démarche en termes de progression et d'acquisition de compétences. La préparation à la poursuite d'études vers les masters a été intégrée dans l'offre, en particulier vers deux des débouchés les plus importants de la mention : le master recherche en Histoire de l'art et le master professionnel en expertise des collections. Le parcours Archéologie s'individualise fortement avec une prise en compte de l'insertion professionnelle des étudiants : la part des stages comme leur évaluation, les formations aux outils techniques de l'archéologie y jouent un rôle essentiel. Points faibles : Le sentiment d’un pilotage par parcours et non par mention se dégage du dossier. L'évaluation de la formation, à la fois par les étudiants et par l'équipe éducative, n'est pas suffisamment organisée ; de ce fait, les évolutions futures dans la mention ne peuvent être anticipées. Cette absence rend difficile un réel pilotage de l'offre de formation. La méconnaissance de la population étudiante, comme celle du devenir des étudiants fréquentant cette mention de licence, pose problème là encore pour le pilotage. Les équilibres entre CM (cours magistraux) et TD (travaux dirigés) ne sont respectés qu'en L1. L'ouverture vers le monde professionnel reste limitée au parcours Archéologie. Les deux autres parcours (Renforcement disciplinaire en histoire de l'art et Arts décoratifs) souffrent de l'absence de stage obligatoire et d'UE (unité d’enseignement) de découverte des débouchés professionnels. Dans le dossier présentant cette mention de licence de l'UFR LLSH, comme dans ceux de nombreuses autres mentions de la même UFR, les parcours Lettres-Sciences et Lettres-Administration ne sont pas explicités, ce qui génère un manque de lisibilité pour les étudiants. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : B 2 Recommandations pour l’établissement Il serait souhaitable de : Eclaircir la position et le contenu des deux parcours Lettres-Sciences et Lettres-Administration au sein de l'offre de licence de l'UFR LLSH. Donner aux équipes éducatives les moyens en termes d'indicateurs d'un pilotage de qualité des formations. Motiver les équipes éducatives, car on peine à imaginer que certains des indicateurs non renseignés ne soient pas connus d’elles. Intégrer davantage la dimension pré-professionnalisante. Enfin, encourager davantage l'intégration des TICE et des compétences transversales dans l'offre de formation. 3 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADÉMIE : CLERMONT-FERRAND Établissement : Université Blaise-Pascal – Clermont-Ferrand 2 Demande n° S3LI120001175 Domaine : Sciences humaines et sociales Mention : Culture et patrimoines Présentation de la mention Sise à l’Université Blaise-Pascal (UBP), la mention Culture et patrimoines est considérée comme nouvelle. En effet, après la première évaluation, elle a été considérablement remaniée et « rehaussée ». Ainsi, les parcours sont devenus des spécialités. Ce rehaussement est administrativement impossible puisque seules trois disciplines : STAPS (Sciences et techniques des activités physiques et sportives), Lettres et Langues peuvent avoir des « spécialités » stricto sensu. Il s’agit donc de parcours. Malgré tout, cette mention originale a pour but de couvrir l’ensemble des champs de la culture et du patrimoine. Cette mention se divise en trois « spécialités » Tourisme, Métiers du livre et multimédia, Arts du spectacle. La « spécialité » Arts du spectacle est elle-même divisée en deux « parcours » : Cinéma et Arts de la scène. La « spécialité » Tourisme est divisée en deux : Tourisme et Tourisme international. La « spécialité » Métiers du livre et multimédia est divisée en Métiers du livre et Métiers du livre international. Sur le plan local, cette mention est unique et a pour ambition de constituer une continuité avec les classes de lycée environnantes, comme le prouve la création de parcours en Arts de la scène et Cinéma qui permet d’afficher une continuité avec les classes cinéma et théâtre de l’enseignement secondaire, particulièrement dynamiques dans l’académie de Clermont-Ferrand. Indicateurs Nombre d’inscrits en L1 NR* Nombre d’inscrits en L2 NR* Nombre d’inscrits en L3 NR* % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant NR % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant 100 % % d'abandon en L1 8% % de réussite en 3 ans NR % de réussite en 5 ans NR % de poursuite des études en master ou dans une école NR % d'insertion professionnelle NR Nombre d’inscrits en L1, L2, L3 : 116 1 Bilan de l’évaluation Appréciation globale : La mention qui est ici appréciée, a été mise en place récemment (moins de trois ans). Il est donc difficile d'en tirer des conclusions puisque nous ne disposons que d’un retour d’expérience de deux ans. Cette mention a le souci de donner dans chacune des « spécialités » une formation complète et une réelle ouverture sur la vie professionnelle. Ainsi, chaque parcours souligne pour le tourisme et l’édition la dimension internationale. Cette division en « spécialités » et en « parcours » peut sembler complexifier voire brouiller les cursus, mais l’étude des programmes d’enseignement, surtout dans les enseignements de spécialités, justifie les distinctions faites et l’apprentissage de compétences spécifiques. Il est à noter la grande variété des matières enseignées qui conjuguent à la fois culture contemporaine (média, Technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement…) et culture patrimoniale (histoire de l’antiquité, histoire de l’art, lettres…). Le projet pédagogique est donc cohérent et réfléchi à l’intérieur des parcours. Il s’appuie sur un accompagnement des étudiants qui tout en existant en deuxième (L2) et troisième années (L3) reste toutefois moins visible dans les matières fondamentales que dans le domaine de la professionnalisation. Ainsi, le tutorat n’intéresse que les spécialités et pose la question de la remédiation dans les unités fondamentales, fondations de la licence. Dans cette mention, la dimension professionnalisante est plus appuyée que la dimension généraliste. Elle se manifeste notamment par un accompagnement particulièrement important à partir du troisième semestre (S3) : choix du stage, préparation puis stage obligatoire en S5. Le pilotage de la formation assurée par une équipe pluridisciplinaire révèle le dynamisme de la mention. Points forts : Le dynamisme du pilotage de la mention. Le souci d’ouverture vers le monde professionnel. La bonne articulation entre le champ de la culture et celui du patrimoine à l’intérieur des parcours. Points faibles : Un déficit général de pilotage de la mention. Une étonnante erreur de « dénomination » : spécialités au lieu de parcours. Un dossier lourdement incomplet : pas d’ADD (Annexe descriptive au diplôme), pas ou peu de chiffres concernant le suivi de la population étudiante : origines, aide à la réussite. Un positionnement inégal des multiples parcours à l’intérieur de la mention, ce qui complique et rend moins lisible la structure de la mention. Le tutorat est tronqué, car il ne s’applique pas aux disciplines fondamentales. L’évaluation des enseignements est trop peu formalisée. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : B 2 Recommandations pour l’établissement Malgré la jeunesse de la mention, il serait important de mettre en place des évaluations plus rigoureuses et plus formelles susceptibles d’améliorer les pratiques. Un accompagnement des étudiants en difficulté dans les matières fondamentales serait à envisager. Le suivi de cohortes mériterait d’être rapidement mis en place. Certaines faiblesses du dossier semblent poser la question du pilotage au niveau de l’établissement, et plus particulièrement du CEVU (Conseil des études et de la vie universitaire). 3 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADÉMIE : CLERMONT-FERRAND Établissement : Université Blaise-Pascal – Clermont-Ferrand 2 Demande n° S3LI120001176 Domaine : Sciences humaines et sociales Mention : Echanges internationaux Présentation de la mention La mention de licence Echanges internationaux est une formation spécialisée dans les domaines du commerce et du commerce international en particulier. Elle offre, en troisième année (L3), quatre parcours différenciés : Commerce international, avec option vente et option achat ; Technico-commercial ; Commerce équitable ; International Studies with Languages (en anglais). Par son caractère professionnalisant, cette mention a un public composé pour moitié d'étudiants venant de BTS (Brevet de technicien supérieur)/DUT (Diplôme universitaire de technologie) qui intègrent la mention en L3. Le parcours commun en première (L1) et deuxième (L2) années attire notamment des lycéens ayant obtenu un baccalauréat économique et social, ou littéraire. La formation vise des métiers comme assistant export, assistant acheteur, technico-commercial. Rançon de la professionnalisation recherchée, la totalité des étudiants qui suivent cette formation ne poursuit pas leurs études en master. Indicateurs Nombre d’inscrits en L1 60 (2009) Nombre d’inscrits en L2 NR Nombre d’inscrits en L3 90 (2009) 114 (2008) % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant NR % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant 100 % % d'abandon en L1 1,75 % % de réussite en 3 ans 100 % % de réussite en 5 ans NR % de poursuite des études en master ou dans une école NR % d'insertion professionnelle NR Bilan de l’évaluation Appréciation globale : La licence se caractérise par sa très forte dimension professionnalisante : un programme pédagogique qui prépare à des métiers précis dans le commerce et les achats internationaux, de nombreux intervenants professionnels, des stages obligatoires d'une durée de 22 semaines durant la formation. Les débouchés professionnels sont clairement identifiés et différenciés selon les parcours. Les quatre parcours proposés sont adaptés aux besoins 1 locaux en matière d'emplois et cohérents avec les possibilités de poursuites d'études au sein ou en dehors de l'établissement. Les taux de réussite sont excellents (100 % en L3 en 2009-2010). La mention complète L1 à L3 n'ayant été mise en place qu'en septembre 2009, l'équipe en charge de la formation doit cependant veiller à une plus grande coordination et une meilleure intégration des quatre parcours proposés. Des modules de mises à niveau et des passerelles devraient être proposés en L3 afin de prendre en compte l'hétérogénéité des publics étudiants visés. Le positionnement de la mention, en tant que licence générale et non professionnelle, nécessite également de renforcer les modules d'enseignements transversaux et méthodologiques. Le dossier de présentation de la mention, bien qu'apportant des éléments de réponses pertinents à la précédente évaluation AERES, manque d'informations clés sur l'organisation pédagogique (dispositifs de suivi des étudiants et d'évaluation), sur les effectifs (par parcours), sur les flux des étudiants au sein de la mention, et sur le devenir des diplômés (insertion professionnelle et poursuites d'études). Points forts : Un positionnement particulièrement original qui explique l’attractivité de la mention. Une très forte professionnalisation (par le positionnement, les enseignements, la nature des intervenants et les stages obligatoires). Un réel ancrage territorial : la formation répond à des besoins professionnels locaux clairement identifiés et/ou émergents (commerce équitable). Points faibles : Le dossier de présentation, bien qu'apportant des réponses pertinentes à la précédente évaluation par l’AERES, reste incomplet et peu étayé sur des points clés de l'organisation pédagogique de la formation : flux au sein de la mention et par parcours, dispositifs de suivi des étudiants, dispositif d'évaluation, insertion professionnelle et devenir des diplômés. Le pilotage ne semble pas toujours réalisé au niveau de la mention. En l'absence de données dans le dossier sur les flux internes au sein de la mention, l'organisation de la formation ne semble pas favoriser la mixité des parcours (entre les étudiants issus du L1/L2 et ceux venants de DUT/BTS). Le positionnement du parcours Technico-commercial est peu lisible dans une mention de licence générale Echanges internationaux. Ce parcours est par ailleurs réservé de fait à des étudiants issus de BTS et DUT secondaire, car aucun étudiant ayant suivi les L1-L2 de la mention ne s’y retrouve. Sur la base des éléments transmis, il ne semble pas y avoir d'harmonisation de l'organisation générale des parcours en L3 : le pilotage et la structure pédagogique de la formation semblent être spécifiques à chaque parcours (ainsi, la répartition entre cours magistraux et travaux dirigés en L3 est propre à chaque parcours sans cohérence d'ensemble). Ceci renforce l'impression d'une organisation en quatre formations parallèles plutôt que d'une formation intégrée proposant des parcours variés. L’absence de modules de mise à niveau qui permettraient de prendre en compte l'hétérogénéité des publics. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement Il conviendrait de : Mieux renseigner le dossier remis au regard des critères d'évaluation (effectifs, flux, insertion professionnelle) : par exemple, les effectifs en L1 n'apparaissent pas dans le dossier, la date d'ouverture du parcours International Studies with Languages est incertain, les fiches descriptives des unités d’enseignement (UE) sont remplies de manière inégale. 2 Accomplir un réel effort de coordination de l'organisation générale de la mention (pilotage) pour développer une véritable mention de licence avec un tronc commun de L1-L2 et des parcours différenciés, mais cordonnés en L3. Renforcer les modules de formation transversale et méthodologique en L1-L2. Proposer des modules de mises à niveau en L3 pour tenir compte de l'hétérogénéité des publics (venant du tronc commun L1-L2, de BTS/DUT tertiaires ou de BTS/DUT secondaires). Renforcer les langues dans le parcours International Studies with Languages. Améliorer la lisibilité et l'intégration du parcours technico-commercial au sein de la mention en renforçant sa dimension internationale, voire envisager son positionnement comme une licence professionnelle : l’évolution mérite d’être envisagée. 3 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADÉMIE : CLERMONT-FERRAND Établissement : Université Blaise-Pascal – Clermont-Ferrand 2 Demande n° S3LI120001177 Domaine : Sciences humaines et sociales Mention : Information et Communication Présentation de la mention La première année de formation (L1) a pour objectif d’assurer une transition avec le second degré. Il s’agit d’appréhender des disciplines des sciences humaines (économie des entreprises, droit, psychosociologie, etc.) de consolider les compétences en maîtrise de la langue française (expression écrite et orale) et en langues étrangères et de suivre des enseignements fondamentaux du champ de la communication. La formation privilégie les troncs communs en début de cursus (L1 et L2) et propose une diversification des parcours en L3. Trois parcours sont proposés : - Communication des entreprises ; - Communication et solidarité ; - Conception et produits multimédias. Les Technologies de l’information et de la communication (TIC) trouvent une place importante dans le cursus. A l’issue de la formation, en fonction des parcours retenus, il est possible de postuler à des fonctions d’assistant relations presse, relation publique, de chargé de la communication, de concepteur de sites WEB. Indicateurs Nombre d’inscrits en L1 164 Nombre d’inscrits en L2 NR Nombre d’inscrits en L3 47 % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant 100 % % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant NR % d'abandon en L1 NR % de réussite en 3 ans 97 % % de réussite en 5 ans NR % de poursuite des études en master ou dans une école 94 % % d'insertion professionnelle NR 1 Bilan de l’évaluation Appréciation globale : La formation est assurée tant par des enseignants-chercheurs que par des professionnels. Les mêmes disciplines sont enseignées au fil du parcours permettant une approche et une analyse de plus en plus pointues. Un dispositif d’aide à la réussite permet aux étudiants de progresser. Les chiffres fournis visant à mesurer l’insertion professionnelle et la poursuite des études montrent que le diplôme est reconnu. L’équipe d’encadrement conduit des enquêtes de satisfaction. Les résultats ont conduit à apporter des modifications à la maquette. Au total, cette formation est de qualité. Elle permet d’acquérir des notions fondamentales en théorie de la communication. Elle est complétée par une approche plus technique : - Appropriation des outils utilisés par les professionnels ; - Connaissance du circuit de l’information et de la communication ; - Expression écrite et orale. Points forts : Un ancrage efficace dans le monde professionnel et une bonne insertion professionnelle des diplômés. Une formation comportant des unités d’enseignement (UE) théoriques et pratiques. Points faibles : Un dossier inégalement renseigné. Le vivier des formateurs est limité ; les étudiants retrouvent donc les mêmes enseignants sur les trois années de formation. Certains contenus mériteraient d’être actualisés. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement La formation repose sur une équipe très (trop) réduite. Les étudiants ne bénéficient donc que d’une approche des sujets traités. Ils retrouvent les mêmes enseignants sur les trois années, enseignants qui doivent probablement, eux aussi, regretter pareille situation. Conséquence de cette situation, certains champs apparaissent peu présents dans la formation : l’édition numérique, la presse numérique, le mailing, web 2.0, etc. Certaines UE mériteraient d’être repensées, car elles présentent un volume horaire très (trop) important ou, surtout, leurs contenus diffèrent des objectifs énoncés. La formation technique pourrait être amplifiée au détriment de la formation théorique. Les indicateurs statistiques pourraient être plus nombreux et établis plus rigoureusement. 2 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADÉMIE : CLERMONT-FERRAND Établissement : Université Blaise-Pascal – Clermont-Ferrand 2 Demande n° S3LI120001178 Domaine : Sciences humaines et sociales Mention : Psychologie Présentation de la mention Cette mention propose une formation initiale très solide en psychologie générale. Elle met en particulier l’accent sur la psychologie sociale et la psychologie cognitive. Elle le fait de façon ouverte et pluraliste. En première année (L1), les cours vont de la biologie humaine aux statistiques en passant par la psychologie sociale, la psychologie clinique et la psychologie cognitive. À partir de la deuxième année (L2), cette mention propose des spécialisations progressives, diverses et adaptées aux projets professionnels de chaque étudiant. Cinq parcours de L2/L3 s’offrent ainsi à eux : Education/Formation (EF), Travail social (TS), Ressources humaines (RH), Psychologie du consommateur (PC), Clinique/Santé (CS). Cette mention de licence ouvre ainsi la voie à tout type de master dans le domaine de la psychologie, notamment bien sûr aux masters locaux, à savoir : master recherche Psychologie sociale et cognitive, master professionnel de Psychologie, master Ingénierie de la formation et de l’insertion professionnelle (IFIP), master Accompagnement des troubles cognitifs et socio-cognitifs des inadaptations et des exclusions (ATIE). Elle offre au total d’assez nombreux débouchés : psychologue, métiers de l’enseignement (professorat des écoles), conseiller d’orientation, conseiller d’éducation, travailleur social, mais aussi chargé d’études en marketing, cadre en administration des entreprises, etc. Cette formation présente enfin l’avantage de proposer une formation à distance éprouvée et dont peuvent bénéficier les candidats à la formation continue. Indicateurs Nombre d’inscrits en L1 501 Nombre d’inscrits en L2 371 Nombre d’inscrits en L3 294 % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant 7,54 % % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant 5,44 % % d'abandon en L1 7,74 % % de réussite en 3 ans 59 % % de réussite en 5 ans 8% % de poursuite des études en master ou dans une école 91% % d'insertion professionnelle NR 1 Bilan de l’évaluation Appréciation globale : Cette mention repose sur un très bon projet pédagogique, sur une équipe d’enseignants-chercheurs reconnus et qui n’hésitent pas à s’associer à des intervenants extérieurs de haut niveau venant notamment du monde médical. Les cours sont conçus dans la concertation, au vu des constantes avancées de la discipline, et de façon à aborder les notions et les problèmes de manière à la fois progressive et approfondie. Dès la L2, les parcours permettent une préprofessionnalisation progressive et pertinente. Des stages sont proposés en lien avec cette pré-professionnalisation. On peut simplement déplorer ici la grande variabilité de la charge horaire de cours en fonction des semestres et des années. L’équipe pédagogique, à l’écoute des étudiants, a également mis au point une liste de compétences tant spécifiques que transversales qui se révèle réaliste et pertinente au regard du projet de formation qu’elle porte. L’évaluation de la formation par les étudiants reste cependant perfectible. Le suivi des étudiants a toutefois connu des améliorations sensibles ces dernières années, notamment avec la mise en place d’enseignants référents et d’entretiens individualisés. Toutefois, elle gagnerait encore à proposer davantage d’encadrement et davantage de possibilités de remise à niveau en cours d’année. L’articulation avec les masters est très efficace. Ces masters sont adossés à des équipes de recherche performantes. L’ouverture vers le monde professionnel est bonne aussi. Il y a des possibilités d’effectuer des stages, cela en fonction des parcours. Même si l’on sait qu’environ 90 % des diplômés de cette licence (L3) poursuivent leurs études, les statistiques de suivi des diplômés et des non-diplômés dont dispose l’équipe pédagogique restent cependant lacunaires, ce qui constitue un handicap pour l’étudiant qui souhaite construire son projet professionnel en connaissance de cause. Points forts : Une équipe pédagogique dynamique et impliquée. Une formation solide, progressive, qui tout en proposant un abord spécifique de la discipline (psychologie sociale, psychologie cognitive) demeure généraliste. Une formation ouverte aux avancées constantes de la discipline et de ses différents champs. Une formation ouverte sur le milieu médical, ce qui participe à sa qualité et aussi à sa valorisation. Une formation qui, par la diversité de ses parcours, donne l'occasion à l’étudiant de mûrir un projet professionnel qui peut aller de l’enseignement au travail social à la pratique de la psychologie clinique ou à celle de la psychologie de recherche. Points faibles : Une certaine méconnaissance de la population étudiante, notamment quant à son devenir, et plus largement des débouchés potentiels de la formation. Des charges horaires de formation trop variables selon les semestres. L’évaluation des enseignements reste un projet. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A 2 Recommandations pour l’établissement Même si l’on conçoit qu’il est difficile de faire mieux avec le nombre d’étudiants qui la fréquentent au regard du nombre relativement restreint d’enseignants titulaires, on pourrait cependant imaginer que l’année se présente de façon plus équilibrée pour l’étudiant. Pourquoi ne pas resserrer (ou contraindre davantage) la palette des unités d’enseignements libres de L1, par exemple ? Et pourquoi ne pas dégager en revanche des heures (prises dans une autre Unité de formation et de recherche (UFR)) pour compléter une charge horaire parfois faible, assurer une formation obligatoire en anglais, cela à tous les semestres, quitte à ajouter peut-être aussi une autre langue obligatoire ou sinon une autre discipline, mais une seulement et obligatoire (comme la sociologie, par exemple…) ? Une réflexion mériterait également d’être menée au sujet de la question du suivi des cohortes de diplômés et de non-diplômés. En ce qui concerne le suivi personnalisé, l’équipe a fait des efforts en organisant des entretiens individuels. À côté de cela, ne pourrait-elle pas aussi imaginer des procédures matérielles moins dévoreuses de temps et d’énergie : comme par exemple l’établissement d’un « cahier de suivi » de l’étudiant (réel ou virtuel) qui permettrait aux enseignants et à l’étudiant de mettre par écrit, au jour le jour, les conseils, les diagnostics, les préconisations, les remédiations proposées et qui permettrait aussi aux différents enseignants d’un même semestre de communiquer entre eux, cela au vu et au su de l’étudiant, et avant que les premiers partiels n’interviennent ? Enfin, le dispositif de compensation des notes dit « annuel » devrait être appliqué avec rigueur pour veiller à ne pas fragiliser la qualité du diplôme. 3 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADÉMIE : CLERMONT-FERRAND Établissement : Université Blaise-Pascal – Clermont-Ferrand 2 Demande n° S3LI120001179 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Biologie Présentation de la mention La mention de licence Biologie est co-habilitée par les deux universités clermontoises. Elle permet à l’étudiant d’acquérir des bases solides en biologie, mais aussi dans les disciplines telles que les langues et l’informatique. A la fin de son premier semestre d’orientation en cours magistraux (CM)/travaux dirigés (TD) intégrés, l’étudiant choisit sa mention ou son parcours, parmi toutes les mentions scientifiques proposées. Le choix, lors du premier semestre, des deux disciplines fondamentales et d’une troisième discipline complémentaire ou de découverte permet à l’étudiant de préparer activement son orientation. Pour la mention Biologie, l’étudiant a accès, à partir du deuxième semestre (S2), à six parcours dont deux menant aux carrières de l’enseignement. Les parcours à dominante sciences de la vie sont Biologie cellulaire et physiologie, Biologie des organismes, des populations et des écosystèmes, Nutrition et Pharmacologie. Les deux parcours permettant de poursuivre en master Métiers de l’enseignement et de l’éducation sont Pluridisciplinaire (professorat des écoles) et Sciences et vie de la Terre (CAPES). Les étudiants pourront mettre à profit pour préparer leur orientation les unités d’enseignement (UE) libres à choisir à partir du troisième semestre (S3) et jusqu’au sixième semestre (S6), et notamment les UE Découverte des métiers de la recherche, de l’enseignement ou du monde de l’entreprise. Ils pourront aussi développer un projet personnel et professionnel à travers une UE dédiée. Les étudiants ayant obtenu la moyenne aux concours des études de santé peuvent basculer de droit dans le parcours Nutrition ou Pharmacologie. Indicateurs Nombre d’inscrits en L1 274 Nombre d’inscrits en L2 180 Nombre d’inscrits en L3 184 % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant 7,3 % % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant 21,7 % % d'abandon en L1 31,4 % % de réussite en 3 ans 56,4 % % de réussite en 5 ans 79,5 % % de poursuite des études en master ou dans une école NR % d'insertion professionnelle NR 1 Bilan de l’évaluation Appréciation globale : La mention de licence Biologie est une mention commune aux deux établissements qui forment entre autre le Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) Clermont-Universités. Elle s’inscrit dans le paysage des deux universités avec un pôle « Santé » fort pour l’Université de Clermont 1 et des masters nombreux pour l’Université de Clermont 1 et 2. Cette complémentarité rend la troisième année (L3) attractive (20 % de nouveaux entrants), même si on peut regretter de ne pas avoir de données par parcours. Néanmoins, le faible nombre de sortants en deuxième année (L2) confirme ce fait. Co-habilitée avec Clermont 1, cette licence a su garder le premier semestre (S1) pluridisciplinaire et commun avec toutes les mentions de Clermont 2, ce qui offre un vrai choix à l’étudiant parmi les six parcours proposés. Cependant, on peut regretter que les parcours Nutrition et Pharmacologie, tous portés par Clermont 1, soient très vite séparés des autres parcours (dès le S2 pratiquement) avec deux modules disciplinaires spécifiques à ces parcours. Le basculement de droit des étudiants passant les concours « Santé » (essentiellement des étudiants de Clermont 1), et ayant obtenu la moyenne dans ces parcours, préfigure les nouveaux dispositifs. Les autres parcours sont mutualisés avec des modules communs en nombre important en S3 (50 %) et en S4 (66 %). Enfin, on peut noter, dans un autre registre, l’absence d’évaluation des compétences transversales pour tous les parcours, même si les langues et l’informatique en tant qu’outils sont bien présentes. L’équipe pédagogique possède quatre directeurs d’étude pour la première année et huit responsables de parcours. Ce nombre important s’explique par la co-habilitation qui impose un suivi dans les deux universités. Malgré cette équipe nombreuse, on trouve peu de renseignements dans le dossier sur l’accompagnement des étudiants après la L2 (Les étudiants en L1 étant bien suivis). De même, malgré un effort de l’équipe pour s’approprier les résultats des enquêtes de l’Observatoire de la vie étudiante (OVE), on ne note pas d’analyse ou de rétro-réaction sur les enseignements ou l’organisation de la formation. Ce point est pourtant cité comme un point fort de la fiche d’autoévaluation, mais mal décrit dans le dossier principal et surtout l’évaluation UE par UE est absente. L’autoévaluation est d’ailleurs très critique et l’équipe pédagogique a vraiment su tirer du dossier les points faibles et forts. Enfin, le taux d’abandon en L1, supérieur à 30 %, doit interroger l’équipe pédagogique. Des réponses sont d’ores et déjà apportées : premier semestre mutualisé, orientation active, étudiants suivis en L1. Points forts : Une rare co-habilitation entre les deux universités clermontoises, qui ont su mettre en commun des moyens humains et matériels. Le S1 de détermination avec CM/TD intégrés qui permet une orientation progressive de l’étudiant. Une autoévaluation réalisée avec beaucoup de soin et qui fait l’objet d’un suivi. Points faibles : L’évaluation des enseignements UE par UE est absente du dossier comme les résultats des enquêtes d’insertion et de poursuite d’études. Le dossier ne fait pas état d’évaluation des compétences transversales. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A 2 Recommandations pour l’établissement La mise en place d’une évaluation des compétences transversales autres que les langues et l’informatique pourrait être un atout supplémentaire pour cette mention. L’appropriation des résultats des enquêtes par les équipes pédagogiques permettrait d’envisager que ces dernières s’accordent sur des correctifs aux programmes et à l’enchainement des unités d’enseignement. L’origine des étudiants dans chaque parcours pourrait être un indicateur intéressant à suivre afin d’évaluer, par exemple, si les parcours portés par Clermont 1 ou Clermont 2 sont finalement attractifs pour les étudiants des deux universités. 3 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADÉMIE : CLERMONT-FERRAND Établissement : Université Blaise-Pascal – Clermont-Ferrand 2 Demande n° S3LI120001180 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Sciences de la matière Présentation de la mention La mention de licence Sciences de la matière est une formation scientifique dominée par l’enseignement de la physique et de la chimie. Elle permet à l’étudiant d’acquérir une solide formation en physique ou en chimie à travers des parcours fondamentaux ou des parcours mixtes, mais aussi d’acquérir des compétences additionnelles en langues pendant cinq semestres (à partir du deuxième semestre ou S2) et dans l’utilisation des outils informatiques au S2. Le premier semestre (S1) est un semestre d’orientation permettant à l’étudiant de déterminer son parcours ou de programmer sa réorientation vers une autre mention de licence scientifique portée par l’UBP. A travers le choix de deux disciplines et d’une discipline d’approfondissement ou de découverte, l’étudiant poursuit dans un parcours de cette mention ou choisit une réorientation vers une autre mention. Les six parcours de la mention Sciences de la matière sont : Physique fondamentale, Chimie, Chimie-Biologie, Pluridisciplinaire, Physique-Chimie et Européen sciences fondamentales/Langues. Ce dernier parcours impose une mobilité dans une université étrangère au sixième semestre (S6). Le parcours mixte Chimie-Biologie permet d’acquérir une double compétence pour les étudiants s’intéressant à la biochimie ou à la biologie moléculaire. Enfin, deux parcours mènent aux carrières de l’enseignement. L’offre en master est riche dans tous ces domaines et la possibilité de prendre en option des unités d’enseignement (UE) proposant une ouverture vers le monde professionnel, les métiers de l’enseignement ou de la recherche, permet à l’étudiant de construire son projet professionnel. 1 Indicateurs Nombre d’inscrits en L1 Nombre d’inscrits en L2 Nombre d’inscrits en L3 % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant % d'abandon en L1 % de réussite en 3 ans % de réussite en 5 ans Physique 105 Chimie 55 Physique Chimie 74 Physique 87 Chimie 36 Physique-Chimie 65 Physique 66 Chimie 37 Physique Chimie 48 Physique 16,7 % Chimie 6,5 % Physique-Chimie 10 % Physique-Chimie 29,2 % Physique 26,7 % Chimie 34,5 % Physique-Chimie 44,6 % Physique 47,7 % Chimie 77,3 % Physique-Chimie 33,3 % Physique 57,9 % Chimie 86,4 % Physique-Chimie 72,2 % % de poursuite des études en master ou dans une école NR % d'insertion professionnelle NR Bilan de l’évaluation Appréciation globale : La mention Sciences de la matière provient de la réorganisation de l’offre de formation en physique et chimie. L’UBL et les équipes pédagogiques ont choisi de séparer la physique et la physique appliquée dès le cycle de licence, suivant en cela les recommandations antérieures de l’AERES. Le semestre de détermination, qui est un point fort de la formation, permet une réorientation vers l’une ou l’autre de ces mentions. Il est toutefois regrettable que le parcours Européen sciences fondamentales/Langues ne suive pas ce système et qu’il soit mis en place dès le premier semestre et soit quasiment tubulaire jusqu’au S6. De même, les UE libres ne sont pas accessibles pour ce parcours. Pour les autres parcours, les modules d’enseignement sont bien répartis et de nombreuses UE permettent aux étudiants de choisir leur orientation. L’intervention de professionnels, à ce stade, est inexistante, ce qui est regrettable. L’équipe pédagogique a eu le souci de mettre en avant un nombre important de modules d’enseignement en langues, mais aussi en informatique ; cependant, l’évaluation des compétences transversales, citées correctement dans la fiche RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles), n’est pas vraiment claire à la lecture du dossier. En revanche, les compétences disciplinaires acquises permettent une cohérence avec les masters nationaux ou locaux de physique, de chimie ou d’enseignement. L’équipe pédagogique a manifestement le souci d’informer l’étudiant et la volonté de faire évoluer ses enseignements et sa progression ; à ce titre, elle doit se saisir encore plus qu’aujourd’hui des indicateurs donnés par l’Observatoire de la vie étudiante (OVE, dont les informations apparaissent sur le site de l’UBP). Elle doit aussi s’interroger sur le taux d’abandon pour le parcours Physique-Chimie (45 %), important, et sur le taux de réussite en trois ans du même parcours, qui est le plus faible des parcours cités. 2 Points forts : Une mention réorganisée qui permet une meilleure cohérence avec les masters et une meilleure lisibilité de l’offre de formation en physique et en chimie. Un S1 de détermination avec CM/TD intégrés. La progressivité des parcours en physique et en chimie offrant des possibilités de réorientation à l’étudiant. Points faibles : Un important abandon en L1 dans le parcours Physique-Chimie (près de 45 %). Un parcours Européen sciences fondamentales/Langues tubulaire dès le S1. Une UE libre inaccessible pour le parcours Européen sciences fondamentales/Langues. Aucune intervention de professionnels. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement Cette mention pourrait probablement progresser et être plus qualifiante si elle effectuait de manière spécifique l’évaluation des compétences transversales et si l’équipe pédagogique développait l’intervention de professionnels. La prise en compte des indicateurs donnés par l’UBP offrirait des pistes pour une analyse plus profonde du taux d’abandon dans certains parcours de cette mention. L’évaluation des enseignements UE par UE pourrait être systématiquement effectuée et analysée. Le parcours Européen sciences fondamentales/Langues a des objectifs qui mériteraient d’être clarifiés et mieux explicités en termes de métiers par exemple. Il pourrait peut-être faire l’objet d’une mention à part, ce qui pourrait contribuer à clarifier encore l’offre d’enseignement. 3 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADÉMIE : CLERMONT-FERRAND Établissement : Université Blaise-Pascal – Clermont-Ferrand 2 Demande n° S3LI120001181 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Physiques et Ingénieries Présentation de la mention La mention de licence Physique et Ingénieries est une formation de physique appliquée aux métiers de l’ingénieur. Elle permet à l’étudiant d’aborder la physique à travers des aspects théoriques, expérimentaux et appliqués qui permettent de développer des compétences d’analyse et un sens critique dans les phénomènes étudiés. L’acquisition de ces compétences disciplinaires est complétée par un enseignement en langues pendant cinq semestres (à partir du deuxième semestre ou S2) et un enseignement spécifique d’utilisation des outils informatiques au S2. Le premier semestre (S1), en cours magistraux (CM)/travaux dirigés (TD) intégrés, est un semestre d’orientation vers toutes les mentions scientifiques portées par l’Université Blaise-Pascal (UBP). Les étudiants choisissent deux disciplines principales différentes puis, en fonction de la maturité de leur projet professionnel, décident d’approfondir une de ces disciplines ou de découvrir une discipline différente des deux premières. Ce choix permet de poursuivre dans un parcours de cette mention ou une réorientation vers une autre mention. Les quatre parcours de la mention Physique et Ingénieries, accessible dès le S2, sont Ingénieries électronique et électrotechnique, Mécanique et Ingénieries, Mécatronique et Physique et technologie des rayonnements pour l’industrie et la physique médicale. Les parcours permettent de poursuivre en master et, pour affiner son choix, l’étudiant peut « picorer » dans les unités d’enseignement (UE) optionnelles proposées, dès le S2, et notamment celles permettant de développer un projet personnel et professionnel. Indicateurs Nombre d’inscrits en L1 205 Nombre d’inscrits en L2 87 Nombre d’inscrits en L3 66 % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant 16,7 % % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant 19,7 % % d'abandon en L1 26,7 % % de réussite en 3 ans 47,4 % % de réussite en 5 ans 57,9 % % de poursuite des études en master ou dans une école NR % d'insertion professionnelle NR 1 Bilan de l’évaluation Appréciation globale : La mention de licence Physique et Ingénieries est une formation nouvelle qui résulte des recommandations antérieures de l’AERES suggérant d’améliorer la lisibilité des parcours de physique appliquée. L’équipe pédagogique a répondu à la recommandation en créant une mention ouverte vers le monde professionnel, permettant une insertion à la fin de la L3 ou une poursuite d’études vers des masters bien identifiés. Il faut quand même noter que le taux d’abandon à la fin de la L1 (près de 27 %) est important, mais les efforts portés vers l’orientation active devraient, à terme, limiter ce chiffre. La mise en place de nombreux dispositifs d’aide (semestre ou année PES (professeur des écoles stagiaire), pour les Diplôme universitaire de technologie (DUT) et les Brevets de technicien supérieur (BTS) en L3) est un point fort de cette licence. Si l’équipe pédagogique développe l’évaluation des enseignements et l’analyse des données recueillies par ailleurs, cela ne pourra qu’accentuer l’effet de ces dispositifs. L’utilisation des Technologies d’information et de la communication pour l’enseignement (TICE) n’est pas décrite dans le dossier, bien que l’UBP ait mis en place une cellule d’aide. La fiche RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles) est renseignée et des efforts ont été portés pour identifier les compétences transversales, bien que l’évaluation de ces compétences soit absente. Il est aussi dommage que les métiers ne soient pas identifiés par parcours compte tenu de la diversité des parcours appliqués proposés. Points forts : Une bonne lisibilité de l’offre de formation dans la discipline. Un effort de réflexion sur les compétences transversales. Une vraie ouverture de la licence au monde professionnel. De nombreux dispositifs de lutte contre l’échec, notamment pour les étudiants issus des DUT et BTS. Un semestre d’orientation (S1) permettant à l’étudiant une orientation progressive. Points faibles : Une réussite plutôt moyenne en 5 ans. L’impact de l’évaluation sur les enseignements est à revoir. La fiche RNCP mériterait d’être mieux renseignée en termes de métiers pour les différents parcours compte tenu de leur nature professionnelle. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement L’évaluation des enseignements UE par UE pourrait participer à l’amélioration de cette nouvelle mention. L’équipe pédagogique pourrait, à ce titre, se saisir aussi des importantes enquêtes menées par l’UBP. Elle pourrait affiner les métiers par parcours (fiches RNCP). Compte tenu des parcours de physique appliqués, l’utilisation des TICE pourrait être mise en avant. La création d’une cellule de développement au sein l’UBP est un atout. Il serait souhaitable que les équipes pédagogiques s’en saisissent. 2 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADÉMIE : CLERMONT-FERRAND Établissement : Université Blaise-Pascal – Clermont-Ferrand 2 Demande n° S3LI120001182 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Mathématiques Présentation de la mention La licence mention Mathématiques s’affiche comme une étape fondamentale dans la formation des étudiants qui se destinent à l’enseignement ou à la recherche en mathématiques, et plus généralement de ceux ayant des objectifs professionnels nécessitant des connaissances élevées en mathématiques. Les emplois accessibles par les titulaires de cette mention se trouvent dans les secteurs d’activité de la formation, de l’enseignement, de l’administration publique, de la documentation scientifique, de la banque et des assurances, des activités de contrôle. Les métiers correspondant à cette formation qui ne relèvent pas de l’enseignement ou de la formation sont reconnus, par le rédacteur du dossier comme mal identifiés, bien que le dossier en rapproche les rubriques suivantes du ROME (Répertoire opérationnel des métiers et des emplois) : agent ou technicien de laboratoire, management en qualité industrielle, agent des services centraux de l’administration, moniteur d’enseignement professionnel, responsable ou gestionnaire de documentation scientifique. Trois parcours composent cette mention. Le parcours Européen sciences fondamentales/Langues (ESFL), nouveau, est séparé des deux autres dès le semestre 1 (S1). Il s’adresse plus particulièrement aux bacheliers scientifiques issus des sections européennes des lycées, et consiste en quatre semestres d’enseignement renforcé dans les disciplines des mathématiques, des sciences de la matière, de l’anglais et d’une deuxième langue vivante (allemand ou espagnol), suivis d’un semestre 5 (S5) mutualisé en grande partie avec les autres parcours, l’enseignement des langues restant spécifique, et d’un semestre 6 (S6) dans une université d’un pays étranger. Les étudiants des deux autres parcours bénéficient d’abord d’un semestre d’orientation. Le choix, lors du premier semestre, des deux disciplines fondamentales et d’une troisième discipline complémentaire ou de découverte permet à l’étudiant de préparer activement son orientation. A la fin de ce premier semestre en cours magistraux (CM)/travaux dirigés (TD) intégrés, l’étudiant choisit sa mention parmi toutes les mentions scientifiques proposées par l’Université Blaise-Pascal (UBP). A partir du semestre 4 (S4), se différencient les deux parcours Mathématiques et Pluridisciplinaire. Ce dernier prépare à des métiers particuliers : enseignement en école primaire, médiation scientifique, métiers de l’industrie et du commerce nécessitant une approche pluridisciplinaire et synthétique. Alors que le parcours Mathématiques est surtout constitué d’enseignements disciplinaires en mathématiques, le parcours Pluridisciplinaire impose un ensemble de sept unités d’enseignement consacrées à une approche pluridisciplinaire de divers champs de connaissances (biologie et géologie, physique et chimie, français, histoire et géographie, mathématiques). 1 Indicateurs Nombre d’inscrits en L1 124 Nombre d’inscrits en L2 68 Nombre d’inscrits en L3 80 % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant 13 % % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant 32,5 % % d'abandon en L1 29 % % de réussite en 3 ans 34,5 % % de réussite en 5 ans 71 % % de poursuite des études en master ou dans une école NR % d'insertion professionnelle NR Bilan de l’évaluation Appréciation globale : Certains des débouchés de cette mention de licence (masters de mathématiques à l’UBP ou dans d’autres établissements, concours d’enseignants) sont bien identifiés et le projet pédagogique, tout au moins dans le parcours Mathématiques, est clair. Ceci rend compte d’une indéniable attractivité de la formation, avec un nombre appréciable d’étudiants en première année, dont cependant une fraction importante (environ 40 %) se trouve en situation d’échec en fin d’année. D’autres débouchés doivent être mis en évidence, notamment à l’occasion de la Journée prévue des métiers des mathématiques. Les compétences additionnelles en langues et en informatique sont bien présentes. En ce qui concerne le parcours ESFL, les langues constituent même, avec les mathématiques et les sciences de la matière, l’un des trois piliers de la formation. L’évaluation des enseignements par les étudiants est affichée comme un thème prioritaire pour l’amélioration de la formation. Quelques idées sur ce point sont mises en avant dans les propositions résultant de l’autoévaluation et ont commencé à être appliquées, sans que le dossier permette véritablement d’apprécier leurs impacts. Les dispositifs d’aide à la réussite sont très présents dans cette mention, et constituent un ensemble dont l’énoncé apparaît difficile à surpasser. On s’interroge néanmoins sur la disponibilité que doit avoir un seul directeur des études s’il doit rencontrer individuellement 124 étudiants à plusieurs reprises, comme le dossier semble l’indiquer. Le parcours ESFL, nouvellement créé, pose un problème épineux pour l’évaluation de cette mention. En effet, d’une part, le projet d’attirer des étudiants ayant déjà une pratique assez poussée des langues vivantes vers une formation d’ingénieur ou vers une troisième année (L3) scientifique, dont un semestre se passe à l’étranger est séduisant, mais d’autre part ce parcours se présente comme une filière d’excellence, au recrutement élitiste et sélectif, aux horaires renforcés et au fonctionnement spécifique, qui ne recherche aucune cohérence avec les deux autres parcours, excepté au semestre 5 (S5). Il semble donc que la lisibilité nécessaire de l’offre de formation aurait voulu que l’on séparât ce parcours de la mention, par exemple pour le réunir avec d’autres parcours du même nom dans une mention autonome, qui aurait l’avantage d’afficher sa multidisciplinarité. La poursuite d’études après la licence semble être très générale pour les diplômés, et se répartir à parts plus ou moins égales entre, d’une part, l’inscription dans un master en mathématiques, recherche ou professionnel et, d’autre part, la préparation des concours de l’enseignement. On note cependant que, d’après les rares données disponibles, le taux d’échec en master est anormalement élevé. La moitié environ de l’effectif des diplômés s’insère dans l’enseignement dans les 30 mois qui suivent l’obtention du diplôme, et environ 10 % seulement sous le même délai dans d’autres secteurs d’activité. Ces données, à interpréter avec prudence, car elles ne portent que sur une promotion, semblent néanmoins suggérer que les métiers de l’enseignement continuent à être le débouché de référence pour les diplômés en mathématiques. L’équipe pédagogique, récemment dotée d’un cahier des charges précisant son organisation et son fonctionnement, doit bénéficier de la réflexion poussée que le département de Mathématiques et Informatique a su mettre en place à l’occasion de l’autoévaluation. 2 En conclusion, la mention Mathématiques est une formation incontournable, dont le taux d’échec en L1 atteste qu’elle rencontre certains problèmes d’adaptation. La réflexion semble s’être mise en place sur ces problèmes, notamment à l’occasion de l’autoévaluation. L’équipe pédagogique semble en mesure, à partir de cette prise de conscience, de conduire l’évolution nécessaire. Points forts : Des débouchés (partiellement) bien identifiés qui assurent une bonne attractivité de cette mention. Des dispositifs très intéressants pour l’aide à la réussite : en particulier, le semestre d’orientation permet un choix raisonné de la mention par l’étudiant. Une très bonne autoévaluation, avec des conclusions riches et intéressantes. La mise en place d’unités d’enseignement spécialisées (UE) de 10 crédits, de nature à améliorer la réussite. Points faibles : Le nouveau parcours ESFL n’a aucune cohérence pédagogique avec les deux autres. En particulier, il apparaît comme disjoint de la presque totalité des divers dispositifs d’aide à la réussite. Le dossier ne prévoit pas la possibilité d’une mobilité étudiante entrante dans ce parcours. Alors que l’idée de solliciter davantage les étudiants à l’oral figure parmi les conclusions de l’autoévaluation, on observe qu’aucune unité d’enseignement en mathématiques du parcours Mathématiques ne pratique un contrôle oral des connaissances en première session. La spécialisation précoce vers certains métiers induite par l’existence du parcours Pluridisciplinaire n’apparaît pas comme justifiée à la lecture du dossier. Les procédures d’évaluation des compétences transversales n’apparaissent pas dans le dossier. La mobilité internationale semble se concentrer sur les étudiants du parcours ESFL. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement L’établissement gagnerait en tout premier lieu à resituer le parcours ESFL dans son offre de formation, à expliciter le rapport de ce parcours aux dispositifs d’aide à la réussite, à penser la mobilité étudiante entrante dans ce parcours. L’équipe pédagogique, nouvellement dotée, par le département de Mathématiques et Informatique, d’un cahier des charges, pourrait s’attacher à énoncer et exécuter un plan de mise en application complète de toutes les conclusions de l’autoévaluation. L’équipe pédagogique pourrait aussi songer à revoir les modalités du contrôle des connaissances des diverses unités d’enseignement, en s’assurant qu’il évalue correctement toutes les compétences transversales intervenant dans ces unités. En particulier, les compétences de communication orale pourraient être utilement sollicitées, y compris dans les enseignements disciplinaires. Les objectifs de préparation aux métiers de l’enseignement ou de la médiation scientifique ou de certains autres métiers nécessitant une approche pluridisciplinaire et synthétique pourraient être satisfaits par un système d’options plutôt que par l’identification d’un parcours Pluridisciplinaire. La réflexion sur la compensation annuelle et son impact sur la qualité de la formation pourrait utilement être reprise par l’établissement, car la statistique tendant à prouver que cette compensation ne joue pas à l’excès contre la qualité du diplôme peine à convaincre pleinement. 3 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADÉMIE : CLERMONT-FERRAND Établissement : Université Blaise-Pascal – Clermont-Ferrand 2 Demande n° S3LI120001183 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Informatique Présentation de la mention La mention de licence Informatique affiche l’objectif de donner une connaissance approfondie des systèmes informatiques, de leurs applications et des méthodes de conception de logiciels. Les emplois accessibles aux titulaires de cette mention se trouvent dans les secteurs d’activité de l’enseignement, de l’informatique, des industries électronique et électrique, de l’ingénierie en recherche et développement. Plus spécifiquement, les principaux métiers cités en rapport avec cette mention sont ceux de technicien de maintenance informatique et bureautique, d’informaticien (analyste, d’exploitation, d’application, de développement, chargé d’études), de production et exploitation de systèmes d’information, de professeur des écoles ou du secondaire. A la fin de son premier semestre d’orientation en cours magistraux (CM)/travaux dirigés (TD) intégrés, l’étudiant choisit sa mention parmi toutes les mentions scientifiques proposées par l’Université Blaise-Pascal (UBP). Le choix, lors de ce premier semestre (S1), des deux disciplines fondamentales et d’une troisième discipline complémentaire ou de découverte permet à l’étudiant de préparer activement son orientation. A la suite de ce semestre d’orientation entre les diverses mentions du domaine, la licence mention Informatique ne possède plus qu’un seul parcours. Ce parcours comprend en option des enseignements d’informatique, automatique et électronique qui faisaient précédemment partie d’un second parcours. Indicateurs Nombre d’inscrits en L1 69 Nombre d’inscrits en L2 28 Nombre d’inscrits en L3 39 % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant 7% % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant 44 % % d'abandon en L1 38 % % de réussite en 3 ans 54 % % de réussite en 5 ans 92 % % de poursuite des études en master ou dans une école NR % d'insertion professionnelle NR 1 Bilan de l’évaluation Appréciation globale : L’adéquation de la formation à ses objectifs, pédagogiques ou d’insertion professionnelle, est incontestable. Les procédures d’évaluation, notamment celles portant sur les compétences transversales et celles relevant de l’évaluation des unités d’enseignement (UE) et de la formation par les étudiants, sont en voie de définition, mais n’ont pas encore été complètement mises en place. L’aide à la réussite de l’étudiant est assurée par de nombreux dispositifs, dont l’énoncé constitue un ensemble difficilement surpassable. Cependant, le dossier ne fournit pas suffisamment d’éléments chiffrés sur l’utilisation et l’efficacité de ces dispositifs. La poursuite d’études est très majoritaire parmi les diplômés de cette mention. C’est très souvent une poursuite d’études en master, avec un bon taux de réussite. Des dispositifs d’intégration d’écoles d’ingénieurs (Institut supérieur d’informatique, de modélisation et de leurs applications ou la filière Génie mathématique et modélisation de Polytechnique Clermont) sont annoncés ; là encore, le manque de données chiffrées limite la compréhension de l’impact de ces dispositifs. Des quelques rares statistiques disponibles, il semble résulter que l’insertion professionnelle dans les 30 mois de l’obtention du diplôme est effective pour environ la moitié des diplômés, et se fait dans un emploi en rapport avec l’informatique. L’équipe pédagogique apparaît comme diversifiée, équilibrée et bien organisée. Cependant, l’intérêt qu’elle a porté à la connaissance et au suivi de la population étudiante, à la mise en place et au fonctionnement des diverses évaluations ne ressort pas suffisamment du dossier. Elle en a d’ailleurs pris conscience, puisqu’elle annonce qu’elle va instaurer, dans le cadre d’un nouveau cahier des charges, un meilleur suivi des étudiants, avec notamment la mise en place d’une veille statistique sur les indicateurs de la formation. En conclusion, cette formation a toute sa place dans le paysage universitaire auvergnat, donne des résultats satisfaisants du point de vue de l’insertion, mais reste certainement perfectible, notamment en ce qui concerne la mobilité étudiante, les évaluations et le suivi statistique. Points forts : Un projet pédagogique clair, avec une excellente ouverture sur les masters et une très bonne préparation aux métiers de l’informatique. Un excellent ensemble de dispositifs d’aide à la réussite. En particulier, le S1 d’orientation permet un choix raisonné de la mention par l’étudiant. Une équipe pédagogique organisée qui donne l’impression de bien saisir les problématiques de la formation. Points faibles : Une forte déperdition des étudiants en L1. La mobilité étudiante, notamment à l’international, est reconnue comme insuffisante par l’autoévaluation ; pourtant on ne discerne aucune proposition novatrice sur ce point. Les procédures d’évaluation, malgré la prise de conscience de l’équipe pédagogique, restent à développer, notamment pour tout ce qui concerne l’évaluation des UE et de la formation par les étudiants, et aussi au sujet des compétences transversales. De même, le suivi statistique des diplômés et des non diplômés, et aussi de la population étudiante, est lacunaire. Les épreuves orales ne sont pas présentes en première session dans les modalités du contrôle des connaissances, mise à part l’UE « Etude de cas ». Il semble y avoir peu d’intervenants professionnels (hors enseignement) dans l’équipe pédagogique. 2 Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement La mention Informatique devrait parvenir à trouver sa place parmi les formations participant aux échanges internationaux. En cohérence avec les conclusions formulées lors de l’autoévaluation, un travail plus résolu de réflexion et d’action pour la mise en place de procédures claires d’évaluation par les étudiants, notamment au niveau des UE, pourrait avoir des conséquences très positives pour la qualité de la formation. De même, le projet de veille statistique sur les indicateurs de formation, mis à jour lors de l’autoévaluation, pourrait être rapidement mis en application. Les modalités du contrôle des connaissances pourraient être revues par l’établissement et l’équipe pédagogique pour s’assurer qu’elles intègrent l’évaluation des compétences transversales. En particulier, le contrôle des connaissances dans les unités d’enseignement scientifiques pourrait jouer aussi sur les capacités d’expression orale. La réflexion sur la compensation annuelle et son impact sur la qualité de la formation pourrait utilement être reprise par l’établissement, car la statistique tendant à prouver que cette compensation ne joue pas à l’excès contre la qualité du diplôme peine à convaincre pleinement. 3 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADÉMIE : CLERMONT-FERRAND Établissement : Université Blaise-Pascal – Clermont-Ferrand 2 Demande n° S3LI120001184 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Mathématiques appliquées et sciences sociales Présentation de la mention L’objectif de cette mention MASS (Mathématiques appliquées et sciences sociales) est de doter les étudiants de connaissances approfondies et de sérieuses compétences dans deux axes disciplinaires : d’une part en mathématiques et en informatique, dans les champs de l’algèbre, de l’analyse, des probabilités et statistiques, des bases de données et de la maîtrise de divers logiciels scientifiques ; d’autre part en économie et en gestion, dans les domaines de la macroéconomie, de la microéconomie, des marchés financiers, du contrôle de gestion et de l’analyse financière. Les métiers accessibles par les titulaires du diplôme sont ceux nécessitant des compétences dans ces deux axes. Ils se trouvent dans de nombreux secteurs de l’activité économique : entreprises, compagnies d’assurances, banques, administrations économiques et sociales, secteur hospitalier, collectivités locales. A la fin de son premier semestre d’orientation en cours magistraux (CM)/travaux dirigés (TD) intégrés, l’étudiant choisit sa mention parmi toutes les mentions scientifiques proposées par l’Université Blaise-Pascal (UBP). Le choix, lors du premier semestre (S1), des deux disciplines fondamentales et d’une troisième discipline complémentaire ou de découverte permet à l’étudiant de préparer activement son orientation. Après ce semestre d’orientation entre les diverses mentions du domaine, suivi de deux semestres de tronc commun, la mention MASS se différencie du semestre 4 (S4) au semestre 6 (S6) en deux parcours : le parcours MSAE (Mathématiques statistiques et applications économiques) et le parcours PLU (Pluridisciplinaire). Ce dernier prépare à des métiers particuliers : enseignement en école primaire, médiation scientifique, métiers de l’industrie et du commerce nécessitant une approche pluridisciplinaire et synthétique. Alors que le parcours MSAE est constitué d’enseignements se rattachant surtout aux deux axes disciplinaires décrits ci-dessus, le parcours PLU impose un ensemble de sept unités d’enseignement (UE) consacrées à une approche pluridisciplinaire de divers champs de connaissance (biologie et géologie, physique et chimie, français, histoire et géographie, mathématiques). Indicateurs Nombre d’inscrits en L1 30 Nombre d’inscrits en L2 31 Nombre d’inscrits en L3 28 % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant 3% % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant 36 % % d'abandon en L1 37 % % de réussite en 3 ans 33 % % de réussite en 5 ans 58 % % de poursuite des études en master ou dans une école NR % d'insertion professionnelle NR 1 Bilan de l’évaluation Appréciation globale : Cette mention de licence a changé de nom, le nouveau intitulé – Mathématiques appliquées et sciences sociales – ayant sans doute une meilleure lisibilité dans le paysage national de la formation que l’ancien (Mathématiques statistiques et applications économiques). Le projet pédagogique, aux objectifs très bien définis, est mis en œuvre avec pertinence ; les compétences additionnelles en langues et outils informatiques sont bien présentes. Les procédures d’évaluation ont donné lieu à une réflexion intéressante, dont la mise en œuvre doit être poursuivie par l’équipe pédagogique. Les divers dispositifs d’aide à la réussite forment un ensemble très convaincant, avec en particulier des enseignements spécifiques proposés à des bacheliers ES (Economique et social) qui désireraient s’intégrer dans cette formation. Les 10 crédits consacrés aux unités d’enseignement libres peuvent permettre à l’étudiant, entre autres possibilités, d’avoir une première approche de certains métiers, de découvrir le milieu de l’entreprise ou de la recherche, ou de préparer une certification en langues. Il y a peu d’insertion professionnelle directe à la fin de cette mention de licence. La poursuite d’études en master se fait pour la moitié de l’effectif environ dans le master professionnel Statistiques et traitement de données de l’UBP. Les données statistiques disponibles tendent à montrer que, dans les 30 mois qui suivent l’obtention de leur licence, les diplômés ont accès très majoritairement à l’emploi, qui plus est dans un métier en rapport avec leur spécialité. L’équipe pédagogique réorganisée, où collaborent des enseignants de diverses disciplines, apparaît comme bien structurée. Elle semble en mesure de piloter la formation de manière efficace, en s’appuyant sur la réflexion de qualité qui a été menée au sein du département de Mathématiques et Informatique dans le cadre de la procédure d’autoévaluation, à l’occasion de laquelle a été mis au point le cahier des charges de cette équipe. Au total, cette mention de licence apparaît comme une formation de qualité, associant les disciplines mathématiques et informatique à celles de l’économie et de la gestion, aux débouchés bien identifiés et menant à une bonne insertion professionnelle. Points forts : Une formation véritablement multidisciplinaire, donnant des compétences dans deux axes en associant les sciences exactes (mathématiques et informatique) aux sciences sociales (économie et gestion). Des débouchés diversifiés avec des poursuites d’études naturelles au sein de masters locaux et nationaux, et un réel accès aux professions visées. Les dispositifs d’aide à la réussite sont bien pensés ; en particulier, le système du semestre d’orientation permet à l’étudiant de faire un choix réfléchi de mention. La procédure d’autoévaluation a été menée de façon approfondie et a permis une évolution très positive de la formation : réorganisation de l’agencement des unités d’enseignement, renforcement de la collaboration avec les divers partenaires (Ecole supérieure de commerce, Unité de formation et de recherche (UFR) Langues appliquées, commerce, communication, équipe économie/gestion de l’Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM)) permettant d’améliorer le pilotage, réflexion sur les évaluations, mise en place d’une veille statistique sur les indicateurs de la formation. Points faibles : La mobilité étudiante, notamment à l’international, est à développer. Les procédures d’évaluation sont à préciser, notamment pour ce qui concerne les compétences transversales et l’évaluation des enseignements ou de la formation par les étudiants. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A 2 Recommandations pour l’établissement Les objectifs de préparation aux métiers de l’enseignement ou de la médiation scientifique ou de certains autres métiers nécessitant une approche pluridisciplinaire et synthétique pourraient être satisfaits par un système d’options plutôt que par l’identification d’un parcours pluridisciplinaire. L’intérêt de la spécialisation précoce vers ces métiers induite par l’existence dès le semestre 4 d’un tel parcours n’apparaît pas évident à la lecture du dossier. La mention MASS gagnerait à trouver sa place parmi les formations participant aux échanges internationaux. L’évaluation des enseignements UE par UE par les étudiants, ainsi que l’autoévaluation a conduit à l’envisager. La réflexion sur les compétences transversales pourrait être poursuivie par l’équipe pédagogique, conjointement à celle portant sur le contrôle des connaissances, conduisant ainsi à la mise en place de dispositifs visant à s’assurer qu’elles sont convenablement évaluées au niveau des UE. La réflexion sur la compensation annuelle et son impact sur la qualité de la formation pourrait utilement être reprise par l’établissement, car la statistique tendant à prouver que cette compensation ne joue pas à l’excès contre la qualité du diplôme peine à convaincre pleinement. Dans le but d’ouvrir encore plus largement l’éventail des débouchés, l’équipe pédagogique pourrait envisager de proposer dans les enseignements une initiation aux nouvelles pratiques informatiques (à bases d’objets, d’agents, UML ou Unified Modeling Language…) telles qu’elles deviennent aujourd’hui applicables aux sciences sociales autres que l’économie ou la gestion : méthodes utilisées en géomatique, en urbanisme, en géomarketing, en géographie computationnelle (Système d’information géographique ou SIG) ou en sociologie computationnelle, par exemple. 3 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADÉMIE : CLERMONT-FERRAND Établissement : Université Blaise-Pascal – Clermont-Ferrand 2 Demande n° S3LI120001185 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Sciences de la Terre Présentation de la mention La mention de licence Sciences de la Terre est une formation visant à donner des bases solides en privilégiant l’acquisition de compétences disciplinaires (géologie, physique et chimie), mais aussi additionnelles transversales (langues, outils informatiques et mathématiques). Elle propose de nombreux stages de terrain propres à la géologie. Le premier semestre (S1) est un semestre de détermination (cours magistraux (CM)/travaux dirigés (TD) intégrés) qui permet à l’étudiant une orientation vers toutes les mentions scientifiques portées par l’Université BlaisePascal (UBP). Le choix de deux disciplines principales différentes et d’une troisième discipline d’approfondissement ou de découverte permet à l’étudiant une orientation progressive vers un parcours de cette mention ou une réorientation vers une autre mention. A partir du semestre 2 (S2), les parcours de cette mention se dessinent avec un parcours Magmas et Volcans et un parcours Géologie de l’environnement. Une réorientation est toujours possible vers les mentions Biologie ou Sciences de la matière. Les deux parcours propres à cette mention permettent de poursuivre en master. Cette licence permet aussi une insertion professionnelle dans des métiers tels que technicien géologue, géologue prospecteur ou topographe. Il est aussi possible d’intégrer le parcours Pluridisciplinaire menant aux carrières de l’enseignement. Pour déterminer ses choix professionnels, l’étudiant a à sa disposition des unités d’enseignement (UE) libres à choisir à partir du troisième semestre (S3) et jusqu’au sixième semestre (S6). Parmi ces UE, la découverte des métiers de la recherche, de l’enseignement ou du monde de l’entreprise est proposée. L’étudiant peut aussi développer un Projet personnel et professionnel (PPP). Indicateurs Nombre d’inscrits en L1 34 Nombre d’inscrits en L2 20 Nombre d’inscrits en L3 25 % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant 0% % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant 12 % % d'abandon en L1 20,6 % % de réussite en 3 ans 66,7 % % de réussite en 5 ans 77,8 % % de poursuite des études en master ou dans une école NR % d'insertion professionnelle NR 1 Bilan de l’évaluation Appréciation globale : La mention de licence Sciences de la Terre est une formation incontournable de l’UBP. Elle s’inscrit clairement dans le paysage régional à travers sa géographie, mais aussi à travers la politique de recherche de cet établissement. Adossé à deux masters dont l’un est international, la troisième année (L3) est attractive (12 % de nouveaux entrants et aucun sortant) et cette mention accueille de manière régulière des étudiants étrangers. L’équipe pédagogique a su intégrer dans ses maquettes les enseignements disciplinaires, mais aussi des enseignements transversaux (langues, informatique). On peut regretter que les certifications en langues ou informatique ne soient pas annoncées comme des objectifs, même s’il est tout à fait possible à l’étudiant de les passer (via des UE libres). On peut aussi regretter que les compétences transversales ne soient pas réellement évaluées, même si le module « méthodologie du travail universitaire » au S1 est sans doute une réponse ponctuelle. L’équipe pédagogique a le souci d’informer au maximum les étudiants, sans privilégier les formations de l’UBP, à travers l’Espace numérique de travail (ENT). Elle s’implique aussi fortement dans l’information des lycéens et a su, à travers le S1 de détermination et les CM/TD intégrés, permettre une réelle réussite des étudiants (20 % d’abandon seulement, ce qui est peu, et une licence obtenue en trois ans pour 67 % des étudiants). Cette réussite serait amplifiée si les dispositifs d’évaluation des enseignements étaient plus développés et plus systématiques, et si l’équipe s’appropriait réellement et utilisait davantage les études menées par l’UBP portant sur l’insertion professionnelle et sur les poursuites d’études. La formation présente un pilotage par une seule personne (ce qui est noté comme un point faible, mais aussi comme un point fort dans la fiche d’autoévaluation) responsable de la mention et des deux parcours. Le directeur des études est en cours de renouvellement. L’élargissement de l’équipe de pilotage doit permettre de répondre à toute inquiétude quant à ce pilotage. Points forts : La forte attractivité de la mention. Le S1 de détermination avec CM/TD intégrés. L’ouverture internationale avérée. La forte liaison licence-master à travers un potentiel recherche reconnu en sciences de la Terre. Le développement de l’information et l’accompagnement des étudiants en cours de cursus. Points faibles : Le pilotage de cette mention assuré par une seule personne. L’évaluation des enseignements UE par UE inexistante. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement La mise en place d’une évaluation des compétences transversales autres que les langues et l’informatique pourrait être un atout supplémentaire. L’UBP pourrait aussi dans ce cadre mettre davantage en avant l’utilisation des Technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement (TICE) en communiquant de façon plus poussée sur sa cellule de développement d’outils pédagogiques. L’équipe pédagogique de cette mention pourrait être élargie afin de permettre une meilleure appropriation des enquêtes d’insertion et de mettre en place une évaluation des enseignements UE par UE. 2 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADÉMIE : CLERMONT-FERRAND Établissement : Université Blaise-Pascal – Clermont-Ferrand 2 Demande n° S3LI120001186 Domaine : Sciences et techniques des activités physiques et sportives Mention : Education et motricité Présentation de la mention La licence mention Education et motricité est une des quatre mentions du domaine Sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS) de l’Université Blaise-Pascal (UBP). Elle est construite pour conduire les étudiants vers les métiers de l’enseignement via le master STAPS spécialité Enseignement de l’EPS (principalement) et le master de l’IUFM (Institut universitaire de formation des maîtres) Professeur des écoles. Cette licence se fixe également pour objectif d’investir d’autres champs professionnels en inscrivant dans sa maquette un stage en association, ou en collectivité ou en entreprise. Indicateurs Nombre d’inscrits en L1 81 Nombre d’inscrits en L2 41 Nombre d’inscrits en L3 41 % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant NR % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant NR % d'abandon en L1 7,8 % % de réussite en 3 ans NR % de réussite en 5 ans NR % de poursuite des études en master ou dans une école 85 % % d'insertion professionnelle NR Bilan de l’évaluation Appréciation globale : Construite sur des enseignements communs jusqu’au semestre 3 (S3), la licence Education et motricité propose une spécialisation à partir du semestre 4 (S4). Cette préprofessionnalisation repose sur plusieurs stages en milieu scolaire, périscolaire, association, ou entreprise. La maquette est en adéquation avec les objectifs clairement énoncés. La finalité première de cette licence est de préparer au master STAPS spécialité Enseignement de l’EPS permettant, notamment de préparer le CAPEPS (Certificat d’aptitude au professorat d’éducation physique et sportive). D’autres débouchés sont possibles : ainsi, par exemple, des stages peuvent être effectués en établissement scolaire primaire pour les étudiants se destinant aux masters IUFM Professeur des écoles. 1 L’UFR (Unité de formation et de recherche) STAPS propose de nombreux dispositifs devant permettre aux étudiants de réussir au mieux le cursus de licence. Ainsi, les étudiants de première (L1) et deuxième années (L2) de licence se voient remettre un emploi du temps individualisé en début d’année. Des cours d’entrée en matière puis de remise à niveau sont proposés, de même que du tutorat. Toutefois, malgré ces nombreuses actions, il apparaît que peu d’étudiants réussissent la première année (moins de 40 %). La licence Education et motricité est tout particulièrement orientée vers la préparation aux carrières de l’enseignement. Elle ne propose que peu de possibilités de passerelles vers d’autres licences généralistes ou vers les licences professionnelles du domaine STAPS. Ainsi, environ 85 % des étudiants diplômés poursuivent en master, avec des résultats aux concours non chiffrés. Enfin, l’équipe pédagogique est bien identifiée, avec des fonctions précises. Néanmoins, les modalités de fonctionnement ne sont pas bien établies. En relation avec l’établissement, elle a réalisé un important travail d’évaluation de la formation, dans son analyse ainsi que dans les modifications à apporter à la mention Education et motricité. Points forts : La maquette d’enseignements est en cohérence avec les objectifs pédagogiques. L’équipe pédagogique s’est activement saisie du processus d’autoévaluation mis en place par l’établissement. Deux stages sont proposés en L2 et L3, dont un en établissement scolaire et un permettant une découverte des associations, des collectivités ou des entreprises, au choix de l’étudiant. Le projet fait état d’une aide pédagogique significative de l’étudiant (tutorat, informations, mise à niveau). Points faibles : Il n’existe pas d’évaluation des enseignements et le devenir des étudiants reste largement méconnu. Les possibilités de passerelles pour les réorientations ne sont pas formalisées ou sont absentes. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement Il serait souhaitable d’améliorer le suivi des étudiants ayant quitté la formation en cours de parcours et de développer des procédures d’évaluation des enseignements par les étudiants. Il conviendrait de mieux détailler, expliciter et analyser les moyens mis en œuvre pour lutter contre la faiblesse des taux de réussite en L1. Les enseignements permettant la poursuite en licence professionnelle ou en master IUFM Professeur des écoles mériteraient d’être clairement identifiés. Un travail collégial de synthèse et d’harmonisation au sein de l’équipe pédagogique serait le bienvenu. 2 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADÉMIE : CLERMONT-FERRAND Établissement : Université Blaise-Pascal – Clermont-Ferrand 2 Demande n° S3LI120001187 Domaine : Sciences et techniques des activités physiques et sportives Mention : Entraînement sportif Présentation de la mention La licence Entraînement sportif de l’Université Blaise-Pascal (UBP) est une des quatre mentions du domaine STAPS (Sciences et techniques des activités physiques et sportives). Comme les autres licences de ce domaine, elle a un double objectif : inculquer une culture pluridisciplinaire autour des activités physiques et sportives et former des entraîneurs sportifs en accord avec le décret du 12 octobre 2006 en natation, préparation physique et éventuellement tennis et/ou rugby. Ces choix de spécialités sportives sont motivés par le contexte local et donnent lieu à la délivrance d’une carte professionnelle au niveau régional. Les étudiants diplômés de la licence Entraînement sportif peuvent soit se professionnaliser, soit continuer en master STAPS dans l’établissement, soit préparer des concours de la fonction publique. Indicateurs Nombre d’inscrits en L1 92 Nombre d’inscrits en L2 30 Nombre d’inscrits en L3 25 % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant NR % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant 8% % d'abandon en L1 7,8 % % de réussite en 3 ans NR % de réussite en 5 ans NR % de poursuite des études en master ou dans une école NR % d'insertion professionnelle NR Bilan de l’évaluation Appréciation globale : La licence Entraînement sportif, comme les autres licences du domaine STAPS, propose un contenu commun d’enseignement jusqu’au semestre 3 (S3), puis une spécialisation progressive à partir du semestre 4 (S4). La maquette d’enseignement présente des contenus en cohérence avec les objectifs. Les porteurs du projet restreignent les spécialités sportives à quatre, et les moyens mis en œuvre pour les étudiants désirant faire une licence Entraînement sportif, mais pratiquant une autre spécialité, ne sont pas précisés. Même si une certaine imprécision dans la 1 description est observable, les stages proposés sont nombreux et significatifs pour une bonne connaissance du milieu professionnel. A contrario, le manque d’intervenants professionnels dans la formation peut altérer sa qualité. L’UFR (Unité de formation et de recherche) STAPS propose de nombreux dispositifs pour permettre aux étudiants de réussir au mieux le cursus de licence. Ainsi, les étudiants de première année (L1) et de deuxième année (L2) de licence se voient remettre un emploi du temps individualisé en début d’année. Des cours d’entrée en matière puis de remise à niveau sont proposés, de même que du tutorat. Malgré ces nombreuses actions, il apparaît que peu d’étudiants réussissent la première année (moins de 40 %). Le dossier ne fait pas apparaître de préparation spécifique pour les licences professionnelles du domaine. Les porteurs du projet présentent cette mention comme un diplôme professionnel, sans fournir de données chiffrées concernant le taux d’insertion des diplômés ni au niveau licence, ni au niveau master. L’équipe pédagogique de la licence Entraînement sportif est bien structurée, mais l’organigramme fonctionnel est imprécis. L’équipe s’est saisie de la question des évaluations pour apporter des améliorations à la formation. Les porteurs du projet ont partiellement pris en compte les remarques formulées par la commission d’autoévaluation. Enfin, ces derniers devraient mettre en place d’autres dispositifs pour améliorer les taux de réussites en L1. Points forts : La maquette des enseignements est en cohérence avec les objectifs pédagogiques. Des stages existent en milieu professionnel en L2 et L3. Les porteurs de projet ont partiellement pris en compte les recommandations de la commission d’autoévaluation. Le projet fait état d’une aide pédagogique significative à l’étudiant (tutorat, informations, mise à niveau). Points faibles : Les données chiffrées sur l’insertion au niveau licence, sur la poursuite d'études en master et sur l’insertion professionnelle au niveau master n’apparaissent pas. Manquent également des informations sur la communication et sur les moyens mis en œuvre pour les étudiants désirant faire une licence Entraînement sportif dans une autre spécialité sportive que celles proposées par l’établissement. Les possibilités de passerelles pour les réorientations ne sont pas formalisées ou sont absentes. Il n’existe pas d’évaluation des enseignements. Les enseignements ouvrant sur les licences professionnelles proposées par l’établissement sont absents. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement Il serait souhaitable d’améliorer le suivi des étudiants ayant quitté la formation en cours de parcours et de développer des procédures d’évaluation des enseignements par les étudiants. Il conviendrait de mieux détailler, expliciter et analyser les moyens mis en œuvre pour lutter contre la faiblesse des taux de réussite en L1. Une attention toute particulière devrait être désormais portée aux débouchés professionnels pour les diplômés de la licence Entraînement sportif. Les enseignements permettant la poursuite en licence professionnelle mériteraient d’être clairement identifiés. 2 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADÉMIE : CLERMONT-FERRAND Établissement : Université Blaise-Pascal – Clermont-Ferrand 2 Demande n° S3LI120001188 Domaine : Sciences et techniques des activités physiques et sportives Mention : Management du sport Présentation de la mention La licence mention Management du Sport (MS) appartient au domaine Sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS). Cette licence est une des quatre mentions du domaine STAPS de l’Université BlaisePascal (UBP). Cette mention conduit principalement aux métiers du management de structures sportives et de loisirs et à une poursuite d’études en master. Elle présente un seul parcours qui permet soit de professionnaliser, soit d’intégrer un diplôme de master. La formation répond au développement sur le plan local et régional d’un secteur professionnel autour du management du sport. Indicateurs Nombre d’inscrits en L1 71 Nombre d’inscrits en L2 27 Nombre d’inscrits en L3 29 % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant NR % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant 27,5 % % d'abandon en L1 7,8 % % de réussite en 3 ans NR % de réussite en 5 ans NR % de poursuite des études en master ou dans une école 76 % (2009) % d'insertion professionnelle 20 % (2009) Bilan de l’évaluation Appréciation globale : La licence MS propose, dans ses objectifs, un contenu commun à l’ensemble des mentions du domaine STAPS puis une spécialisation progressive à partir de la deuxième année de licence (L2). La spécialisation commencerait au semestre 4 (S4) de L2 tout en conservant des enseignements communs jusqu’en fin de cycle. L’existence de deux stages montre la volonté de professionnalisation. En effet, la formation préprofessionnelle est complétée par des stages qui s’organisent dès la L2 (stage à dominante observation et co-intervention dans un milieu professionnel choisi par l’étudiant). Un stage d’intervention en troisième année (L3) est ensuite effectué. Le descriptif des enseignements est précis tout comme les modalités d’évaluation. L’établissement a mis au point une procédure d’évaluation clairement présentée, mais les porteurs du projet ont proposé des modifications qui ne sont pas nécessairement en 1 lien avec les recommandations de la commission d’autoévaluation. Les APS sont présentes sur les trois années de licence et renforce l’essence STAPS de la formation. Cependant, les faibles taux de réussites en L1, l’absence d’informations sur les abandons et sur les étudiants non diplômés montrent que les porteurs du projet MS ne sont pas suffisamment concernés par la mise en place de dispositifs de réussite. La mention MS ne fait pas état d’un mode de gouvernance précis et son pilotage est à clarifier. Points forts : L’existence de stages obligatoires et progressifs (en amont de la spécialisation) en milieu professionnel de la L2 à la L3 accentue la professionnalisation des étudiants. La multiplicité des procédures d’orientation active et d’aide de l’étudiant (tutorat, informations, mise à niveau), au niveau de la première moitié de la licence participe, à la lutte contre la déperdition des étudiants entre la L1 et la L2. Les grandes articulations du projet pédagogique se caractérisent par une cohérence d’ensemble de la formation. Points faibles : Malgré la présence d’une structure de pilotage, des insuffisances dans l’organisation, l’opérationnalisation et la hiérarchisation des responsabilités demeurent. Les modalités de pilotage ne sont pas précisées, ce qui questionne sur la réalité d’un processus de pilotage de la formation. L’absence de mise en œuvre de dispositifs et de moyens pour la valorisation du diplôme est observée. Les faibles possibilités de passerelles nuisent à la réorientation des étudiants, alors que deux licences professionnelles sont proposées au sein de l’UFR. Le devenir professionnel des étudiants non diplômés n’est pas connu, de même que la nature des emplois des étudiants sortants à l’issue de la licence malgré une enquête de suivi menée en 2009. La formation n’est pas évaluée UE par UE, ni dans son ensemble. Trop peu d’intervenants professionnels sont présents dans la formation. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement Le dispositif de pilotage de la licence MS semble perfectible. Des commissions au sein de l’équipe pédagogique interagissant avec les acteurs du milieu professionnel pourraient être mises en place. Il serait intéressant de connaître les rattachements disciplinaires des responsables dans un souci de cohérence. Il importe donc de définir, plus précisément, le rôle de l’équipe pédagogique mise en place et son fonctionnement (réunions, etc.). Il serait souhaitable d’améliorer le suivi des étudiants ayant quitté la formation en cours de parcours et de développer des procédures d’évaluation des enseignements par les étudiants. Une attention aux réorientations et passerelles pour la population étudiante mériterait d’être développée. 2 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADÉMIE : CLERMONT-FERRAND Établissement : Université Blaise-Pascal – Clermont-Ferrand 2 Demande n° S3LI120001189 Domaine : Sciences et techniques des activités physiques et sportives Mention : Activités physiques adaptées et santé Présentation de la mention La licence mention Activités physiques adaptées et santé (APAS) appartient au domaine Sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS). Cette licence est une des quatre mentions du domaine STAPS de l’Université. Cette mention conduit principalement aux métiers de professeur en APA ou éducateur APA en milieu spécialisé et à une poursuite d’études en master. Cette mention présente un seul parcours qui permet soit de professionnaliser, soit d’intégrer un diplôme de master. La formation répond au développement sur le plan régional et national d’un secteur professionnel autour de la pratique physique pour la santé. Cette mention a pour vocation de participer à la conception, la conduite et l’évaluation de programmes de prévention et de réadaptation par l’activité physique auprès de tout public. Indicateurs Nombre d’inscrits en L1 37 Nombre d’inscrits en L2 24 Nombre d’inscrits en L3 27 % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant NR % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant 11 % % d'abandon en L1 7,8 % % de réussite en 3 ans NR % de réussite en 5 ans NR % de poursuite des études en master ou dans une école 70 % (2009) % d'insertion professionnelle 28 % (2009) Bilan de l’évaluation Appréciation globale : L’équipe pédagogique, récemment mise en place, permet de conduire et de faire fonctionner cette mention. Le mode de gouvernance retenu rend les responsabilités pédagogiques des membres du comité de pilotage parfaitement lisibles. La licence APAS propose dans ses objectifs un contenu commun à l’ensemble des mentions du domaine STAPS puis une spécialisation progressive à partir de la deuxième année de licence (L2, semestre 4). Les objectifs de la formation sont clairement définis et les compétences des étudiants diplômés sont explicites. 1 Deux stages obligatoires sont proposés et permettent d’interagir très tôt avec le milieu professionnel. En effet, la formation préprofessionnelle est complétée par des stages qui s’organisent dès la L2 (stage à dominante observation et co-intervention dans un milieu professionnel choisi par l’étudiant). Un stage d’intervention est proposé en L3. Le descriptif des enseignements est bien détaillé, tout comme les modalités de contrôle des connaissances. L’établissement a mis au point une procédure d’évaluation. Les porteurs du projet ont proposé des modifications apportant clairement des réponses aux points faibles relevés. Les APS sont présentes sur les trois années de licence et renforcent l’essence STAPS de la formation. Points forts : Les objectifs de formation sont clairs et argumentés. L’offre de formation est progressive et est construite vers une spécialisation qui se poursuivra en master. Le comité de pilotage est structuré fonctionnellement. Les moyens humains mis en œuvre pour réaliser le projet pédagogique sont appropriés. Les dispositifs d’aide à la réussite de l’étudiant (tutorat, informations, mise à niveau) sont une réalité. La participation d’un réseau de professionnels à la mention est de nature à favoriser le dialogue avec le milieu professionnel et l’insertion professionnelle des étudiants. L’existence de stages obligatoires en milieu professionnel, de la L2 à la L3, témoigne de la place significative accordée au stage dans la formation de l’étudiant. Points faibles : Les faibles possibilités de passerelles nuisent à la réorientation des étudiants, alors que deux licences professionnelles sont proposées au sein de l’UFR (Unité de formation et de recherche) STAPS. Le devenir professionnel des étudiants non diplômés n’est pas connu, de même que la nature des emplois des étudiants sortants à l’issue de la licence malgré une enquête de suivi menée en 2009. La formation n’est pas évaluée UE par UE, ni dans son ensemble. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement Il serait souhaitable de mieux détailler et expliciter les moyens mis en œuvre pour lutter contre la faiblesse des taux de réussite en L1. Il serait également envisageable d’améliorer le suivi des étudiants ayant quitté la formation en cours de parcours et de développer des procédures d’évaluation des enseignements par les étudiants. L’insertion professionnelle concerne encore peu d’étudiants à la sortie de licence. Une attention toute particulière pourrait être désormais portée aux débouchés professionnels pour les diplômés de la licence APAS. 2 Observations de la présidente Nadine LAVIGNOTTE – 04 73 40 63 02 [email protected] 34, avenue Carnot 63006 Clermont-Ferrand Cedex 1 www.univ-bpclermont.fr Nadine LAVIGNOTTE Présidente de l’Université Blaise Pascal à Didier Houssin Président de l’AERES 20, rue Vivienne 75002 PARIS Monsieur le Président, L’Université Blaise Pascal remercie les experts de l’AERES pour leurs remarques concernant son offre de formation Licences-Licences Professionnelles-Masters pour la période contractuelle 2012-2016. L’équipe de direction de l’Université, les directeurs de composantes, les responsables de formation ont pris connaissance des points forts et des points faibles et des recommandations exprimées par les experts. Nous tenons cependant à vous faire part du regret que la section des formations et des diplômes de l’AERES n’ait pas, tout comme la section des unités de recherche et la section des établissements, rencontré les composantes et les responsables de formation pour qu’un dialogue constructif et éclairé puisse se faire. Ce dialogue aurait pu rendre compte de réalités de terrain difficiles à mettre en exergue dans les dossiers attendus par l’AERES. La réponse que nous vous proposons est organisée en deux temps : Une réponse globale suivant les quatre rubriques de la grille d’expertise utilisée pour les évaluations des formations. Cette réponse est formulée par la direction de l’établissement Une réponse spécifique et synthétique pour les diplômes (mentions ou spécialités) ayant obtenu un avis B ou C. Cette réponse est formulée par les responsables de formations et validée par les directeurs de composantes dont ils relèvent. Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations distinguées. Clermont-Ferrand, le 26 juin 2011 La Présidente Nadine Lavignotte Observations sur le rapport général d’évaluation de l’offre licence Préambule Il ne semble pas, à la lecture de l’avis global que les experts aient pris connaissance du rapport d’autoévaluation de l’établissement pour ce qui est du bilan. Les experts font référence au projet stratégique en matière d’offre de formation et il semble que l’expertise détaillée des formations en soit parfois exagérément inspirée. Il faut rappeler que l’évaluation ne saurait avoir comme exigences immédiates les axes 2012-2016, dont la mise en œuvre concrète ne pourra être constatée qu’à posteriori. Projet Pédagogique L’offre de formation pluridisciplinaire est jugée par les experts globalement cohérente, en accord aves les besoins régionaux. Certaines remarques concernant des parcours pouvant s’afficher en mention nous interrogent : nous avons en effet souvent été empêchés par la tutelle pour la création de licences bi-disciplinaires. Il semblerait qu’il y ait un changement à cet égard. Nous prenons en compte ces remarques favorablement. Concernant les points faibles : incomplétude de certains dossiers : il est à noter qu’un certain nombre de dossiers transmis étaient incomplets du fait le plus souvent de l’absence des annexes descriptives aux diplômes. Depuis le 15 octobre 2010, elles ont été créées et déposées sur le site de la DGESIP en même temps que les maquettes. évaluation des enseignements lacunaire : depuis la mise en place du LMD, l’Université organise chaque année une évaluation des formations. En 2010-2011, elle a concerné tous les parcours Licence (L1/L2/L3) et tous les L2. La procédure est clairement établie et les grilles d'évaluation abordent des thèmes précis tels que l'information et la communication dans la formation ou bien encore l'organisation et les conditions matérielles de la formation. Des commentaires libres sont proposés aux étudiants (questions ouvertes). Ces questionnaires sont exploités par des commissions paritaires de diplôme. En fin d'année, une synthèse générale de la session d'évaluation est présentée en commission pédagogique réunissant toutes les composantes de l'université où des décisions visant à améliorer les conditions de formation sont discutées. Un procès verbal est alors édité, en ligne sur le site intranet de l’université. L’étape suivante est bien de procéder à l’évaluation systématisée des unités d’enseignement et l’université s’est dotée du logiciel ad’hoc. internationalisation des licences : L’Université estime que seules certaines licences ont vocation à s’ouvrir à l’international et ce ne peut pas être un objectif généralisé. Dispositifs d’aide à la réussite L’Université Blaise Pascal est satisfaite de l’évaluation qui en est faite. Elle conforte la tradition bien ancrée dans l’établissement de l’attention qui est portée au projet de l’étudiant. Réponses de l’Université Blaise Pascal aux recommandations de l’AERES Page 2 sur 20 Insertion Professionnelle et Poursuite des études choisies le fait de quitter la région pour poursuivre des études post-licence ne peut pas être considéré comme une réserve au continuum licence/master reconnu comme bien assuré par les experts. Si l’offre de licence doit répondre à des exigences vis-à-vis des étudiants de l’académie, l’offre de master n’a pas vocation à embrasser toute la diversité des disciplines et doit également participer à l’attractivité de l’université. les exigences en termes de professionnalisation et d’insertion professionnelle à l’issue d’une licence « généraliste » ne peuvent qu’être relativement modestes. L’université Blaise Pascal a largement développé son offre de licences professionnelles pour répondre à ces exigences de débouchés à bac+3. Par ailleurs, les enquêtes effectuées à 30 mois montrent bien que la poursuite d’études post-licence est largement privilégiée. Pilotage des Licences L’Université Blaise Pascal a consacré une grande partie du second semestre 2010 à l’autoévaluation de ses formations afin de préparer le LMD3. Si cet exercice est jugé exemplaire par les experts, c’est bien grâce à un pilotage serré de l’établissement et de ses composantes. De façon générale, le jugement porté sur le pilotage de l’offre licence nous semble sévère et les formulations quelque peu exagérées (« pilotage semble poser de graves problèmes – contraste entre situations exemplaires et nombre de dysfonctionnements probables, ou de fonctionnements médiocres »…) Le caractère « normé » des maquettes est un outil indispensable pour une université à formations très diversifiées, ne serait ce que pour garantir aux étudiants, quelle que soit leur discipline, un minimum de règles d’établissement applicables à tous. Ce fut le parti pris lors de la mise en route du LMD, jamais remis en cause jusqu’à présent. Ce caractère normé provient également des exigences de critères d’évaluation, critères qui, effectivement, ne peuvent pas s’appliquer à toutes les formations. L’Université regrette qu’en se focalisant sur les aspects formels des dossiers notamment en LSHS, les évaluateurs n’aient pas davantage valorisé l’important effort de rénovation des licences entrepris dans le cadre du LMD2 : - augmentation du volume d’heures de formation, qui dépasse partout 1400 heures sur les trois années de licence (et atteint, dans certains cas, le seuil des 1500 heures) et qui concerne principalement l’acquisition de compétences transversales (culture générale, enseignement de langues pour spécialistes d’autres disciplines adossé au référentiel européen de compétences en langues, options de consolidation…) ; - mise en œuvre d’une progressivité dans les parcours de formation et les programmes d’enseignement : initiation en L1, consolidation en L2, renforcement et spécialisation en L3 ; Cependant, l’université Blaise Pascal est consciente de la difficulté à piloter un nombre important de composantes très différentes, à finalités diverses, et en fait une vraie réflexion stratégique pour son prochain contrat. Elle prend acte des nombreux points positifs qui ont été relevés et poursuivra ses efforts dans ce sens, pour peu que le cahier des charges de la tutelle et le référentiel d’expertise soient coordonnés. Réponses de l’Université Blaise Pascal aux recommandations de l’AERES Page 3 sur 20 Licences Domaine : Sciences et techniques des activités physiques et sportives Mention Education et Motricité ‐ S3LI20001186 ‐ (notée A), Mention Activités Physiques Adaptées ‐ S3LI20001189 ‐ (notée A), Mention Entraînement Sportif ‐ S3LI20001187 ‐ (notée B), Mention Management du sport ‐ S3LI120001188 ‐ (notée B) L’évaluation de l’ensemble des mentions fait apparaître un certains nombre de points forts (cohérence de l’offre de formation, stages, dispositifs d’aide à l’étudiant, prise en compte de l’autoévaluation). Néanmoins, certains points faibles ou certaines recommandations sont communes à l’ensemble des mentions de licence : Suivi des étudiants : Que ce soit en terme de suivi de l’insertion professionnelle ou des étudiants sortant au cours de la formation, un travail est en cours afin d’harmoniser et d’automatiser les pratiques sur l’ensemble des mentions de licence (mais aussi des autres diplômes) afin d’obtenir des informations plus précises et plus complètes. Passerelles : La formation pluridisciplinaire est un atout pour envisager une réorientation en fin de S1 ou de L1. Toutefois, par la suite, l’offre de formation globale de l’UFRSTAPS (Deust + Licence + Master) a été pensée de manière à permettre des passerelles et une réorientation pertinentes au sein du domaine des STAPS. La réorientation en fin de L2 (autre mention ou licence pro.) est rendue possible par : - Des enseignements scientifiques de S4 communs à deux mentions, avec un enseignement au choix. - Une ouverture dans les enseignements professionnels : une obligation d’une formation commune ouverte en L1, une spécialisation progressive par la suite avec un choix permanent entre un approfondissement ou une réorientation vers la licence professionnelle (une seule licence professionnelle a été déposée dans le cadre du LMD3) ou une autre mention de licence. - Une UE libre permettant de choisir un enseignement d’une autre mention en L2 ou en L3 - La possibilité de choisir des APS dans les différents traitements spécifiques à plusieurs mentions Un meilleur choix d’orientation en fin de L3 est rendu possible par : - Plusieurs enseignements de L3 transversaux à au moins 2 mentions dans les nouvelles maquettes. - Une seule mention de master avec différentes spécialités Toutefois, la nécessité de développer les connaissances et les compétences spécifiques permettant de répondre aux exigences de l’insertion professionnelle et donc de la fiche RNCP de référence ne permet pas d’envisager une formation trop généraliste à partir du troisième semestre de la licence. Evaluation des enseignements UE par UE : comme indiqué dans les dossiers, une évaluation UE par UE a été mise en place pour la L3 de deux mentions (APAS et MS) par l’intermédiaire de la plateforme pédagogique numérique (Clarotice). Après l’amélioration de cette procédure, cette dernière va dorénavant pouvoir être étendue à l’ensemble des mentions et des différentes années de licence. Réponses de l’Université Blaise Pascal aux recommandations de l’AERES Page 4 sur 20 Demande n°S3LI20001187 Domaine : Sciences et techniques des activités physiques et sportives Mention : « Entraînement Sportif » ‐ Réponse complémentaire spécifique Une convention de partenariat est en cours d’élaboration entre l’UFR STAPS et le Comité Régional d’Auvergne de Natation (CRAN), en appui de la convention nationale signée entre la Conférence des Directeurs de STAPS (C3D STAPS) et la Fédération Française de Natation. Celle-ci vise le développement d’une politique commune de formation dans le domaine de l’entraînement en natation sportive, ajustée aux exigences d’intervention dans ce milieu professionnel et à l’évolution des projets sportifs du CRAN. La convention prévoit la participation des professionnels du domaine de l’entraînement dans la construction des contenus de formation, dans la dispense des enseignements et leur évaluation. Les étudiants désireux de poursuivre leur formation en licence 3 dans une autre spécialité que celles proposées dans l’établissement sont informés sur les spécialisations sportives offertes par les autres UFR STAPS. La qualité de cette information est dépendante du travail actuellement mis en œuvre au niveau national en STAPS sur la cohérence de l’offre formation (cartographie). Les étudiants sont préparés à intégrer ces formations au moyen d’enseignements qui valorisent leur spécialité sportive (spécialité sportive obligatoire dès le L1, UE 43 complémentaire proposant une formation en partenariat avec les fédérations sportives). Demande n°S3LI120001188 Domaine : Sciences et techniques des activités physiques et sportives Mention : « Management du Sport » ‐ Réponse complémentaire spécifique Pilotage de la mention : l’équipe pédagogique est dirigée par un responsable de mention qui assure la responsabilité de la 3ième de licence et des UE spécifiques à cette mention en 1ère et 2ème année. Elle se réunit en début d’année pour l’organisation de la rentrée, puis régulièrement dans l’année (orientations de la formation, jurys d’examens, bilan et pistes d’actions). Intervenants professionnels : Comme indiqué dans le dossier, l’intervention de professionnels se fait en L1 et L2 dans le cadre des enseignements « étude du milieu professionnel » et « étude du milieu d’intervention », option « entreprises privées et collectivités territoriales » (18h TP) ; et en troisième année, dans le cadre des enseignements « Etude d’un secteur organisationnel » et « Audit des territoires sportifs » (10h +10h TP). Par ailleurs, le recrutement d’un PAST a été opéré depuis l’année universitaire 2009-2010. Cependant, nous pouvons noter que la présence d’intervenants professionnels est encore faible en 3e année de licence, et nous prévoyons d’augmenter cette présence ainsi que la participation des professionnels à l’équipe pédagogique Valorisation du diplôme : Au-delà des opérations de valorisation communes aux quatre mentions de licence, la valorisation se fait également à travers une plaquette de communication spécifique réalisée en 2010. Cette forme de valorisation doit être renforcée auprès des professionnels par l’organisation de journée de rencontres et d’échanges avec les professionnels (une première édition aura lieu le 24 juin prochain). Réponses de l’Université Blaise Pascal aux recommandations de l’AERES Page 5 sur 20 Domaine : Sciences, Technologies, Santé Demande n°S3LI120001180 Domaine : Sciences, Technologies, Santé Mention : Sciences de la matière - Aucune intervention de professionnels Des interventions de professionnels sont prévues dans certaines UE libres (Métiers de l’Enseignement, Culture d’Entreprise, A la rencontre des entrepreneurs et Initiation à la Recherche). Certaines UE proposent des visites d’entreprises. De plus, il est prévu d’organiser des journées de rencontre avec les entreprises en partenariat avec les formations de Master dans le cadre de séminaires, de conférences et de tables rondes pour préparer les étudiants à leur insertion professionnelle et les guider dans leur choix de Master. - Evaluation des compétences transversales Le paragraphe 4 de la demande d’habilitation décrira plus précisément les modalités de contrôle des compétences transversales. En L1, ces compétences sont clairement évaluées de façon spécifique dans le cadre des modules MTU et Communication orale. Tout au long du parcours, les compétences transversales sont évaluées lors de travaux en groupe, de projets, de travaux pratiques et d’exposés oraux. - Objectifs du parcours Européen Sciences Langues Dans la fiche RNCP de la mention, nous décrirons plus précisément les métiers envisageables après cette formation (interprète, métiers scientifiques à l’étranger…). La création de ce type de formation répond à une demande du Ministère et semble avoir une finalité claire au vu du nombre de candidats pour l’année 2011/2012 (90 demandes pour 25 places). Si la mobilité sortante est bien définie, nous développerons la mobilité entrante à destination des élèves des classes CPGE et des étudiants L1 ou L2 ; celle-ci est évidemment possible sous réserve du niveau en langues et scientifique. - Développement des évaluations des UE L’évaluation des UE déjà mise en place en L1 sera généralisée en Licence, organisée et centralisée par les responsables de parcours puis discutées lors des commissions paritaires. - Taux d’abandon en L1 PC Le rapport AERES indique un taux d’abandon de 45% en L1 PC, en fait ce chiffre ne rend pas compte de la réalité. L’UBP et certaines CPGE sont liées par une convention qui permet aux étudiants de CPGE une double inscription. En 2008, sur les 77 étudiants inscrits en L1PC, 36 étaient en fait des étudiants de CPGE. La plupart de ces étudiants n’ont pas passé les examens de fin d’année, ce qui explique le taux d’abandon. En fait, le taux de réussite hors étudiants CPGE est de 65% en L1 PC. Les données calculées en tenant compte des étudiants de CPGE seront présentées dans la demande d’habilitation. Réponses de l’Université Blaise Pascal aux recommandations de l’AERES Page 6 sur 20 Demande n° S3LI120001182 Domaine : Sciences, Technologies, Santé Mention : Mathématiques Nous avons réfléchi aux critiques constructives de ce rapport. Voici quelques commentaires et propositions. Taux d'échec en L1 Il est nettement plus faible que ne le montrent les statistiques fournies dans la demande d'habilitation. Les 124 étudiants inscrits en première année comprennent les étudiants de classes préparatoires qui ont fait une double inscription, et qui pour la plupart ne se présentent pas aux examens de L1. Voici des chiffres plus précis : En 2008-2009, 56 inscriptions non CPGE en Mathématiques, 11 abandons ou réorientations en cours d'année, 29 étudiants admis, soit 52 % du nombre total d'étudiants et 72 % des étudiants ayant suivi le L1 jusqu'au bout ; En 2009-2010, 61 inscriptions non CPGE en Mathématiques, 16 abandons ou réorientations en cours d'année, 31 étudiants admis, soit 51 % du nombre total d'étudiants et 69 % des étudiants ayant suivi le L1 jusqu'au bout ; En 2010-2011, 73 inscriptions non CPGE, 11 abandons ou réorientations, 46 étudiants admis à la 1ère session, soit (après la 1ère session) 63 % du nombre total d'étudiants et 74 % des étudiants ayant suivi le L1 jusqu'au bout. Ces chiffres répondent aussi au doute émis par l'AERES sur la disponibilité du directeur des études, qui rencontre effectivement tous les étudiants présents. Les pourcentages ci-dessus sont un bon indicateur de l'efficacité des dispositifs d'aide à la réussite. Mentionnons que ce partenariat avec les CPGE, encouragé par le ministère, est important pour notre Licence, qui accueille en L2 et L3 un bon nombre d'étudiants de qualité issus de ces CPGE. Parcours ESFL Il s'agit effectivement d'un parcours apparemment tubulaire. Cependant, il sera possible aux étudiants à l'issue de la première année d'intégrer le parcours général en L2. Inversement, même si le dossier n'en fait pas mention, certains étudiants pouvant justifier d'un niveau de langues suffisant (par exemple en provenance des CPGE) pourront intégrer ce parcours en deuxième année. Contrôle oral des connaissances L'oral est de règle en Anglais au cours des contrôles continus du second semestre (cours d'AnglaisCommunication). En ce qui concerne les UE disciplinaires, la meilleure méthode serait celle des "colles", que nous ne pouvons organiser pour des questions de moyens. Nous cherchons à valoriser les passages au tableau dans les trois années de Licence, en intégrant une "note d'oral" au contrôle continu. Pour répondre à la remarque de l'AERES, nous nous proposons d'organiser un contrôle oral systématique et calibré dans au moins une UE de 10 crédits en L2 et en L3. La note correspondante aura un poids significatif et sera intégrée dans les modalités de contrôle de connaissances. La maquette de la Licence sera corrigée en conséquence. Evaluation des compétences transversales La maquette est incomplète à ce propos. Les modalités de contrôle des connaissances de l'UE MTU (Méthodologie du Travail Universitaire, L1) sont à préciser, les fiches des UE Langues et Outils Informatiques (S2) sont manquantes. Nous comptons effectuer les corrections nécessaires. Mobilité Internationale Le Service des Relations Internationales a une antenne à l'UFR Sciences sur le campus et gère les échanges internationaux. Jusqu'ici, nous avions peu d'étudiants candidats à la mobilité, en partie du fait que les bourses Erasmus sont rares. La création du parcours ESFL permettra de développer une dynamique d'échanges avec des universités étrangères. Notre parcours général pourra sans doute aussi en profiter. Réponses de l’Université Blaise Pascal aux recommandations de l’AERES Page 7 sur 20 Demande n°S3LI120001183 Domaine : Sciences, Technologies, Santé Mention : Informatique L’équipe pédagogique de la Licence Informatique a bien pris connaissance des appréciations et recommandations transmises par le comité d’évaluation de l’AERES. Les mesures que nous avons envisagées sont présentées ci-après. 1) Concernant la forte déperdition des étudiants en L1 : nous pensons qu’il s’agit principalement d’un problème d’orientation. Plusieurs jeunes bacheliers ont encore du mal à appréhender réellement ce qu’est la discipline Informatique (absente au lycée). L’introduction de l’enseignement de l’informatique dans les lycées à compter de l’année prochaine va constituer une aide précieuse dans le choix des orientations de certains candidats de L1. Un système de tutorat est mis en place pour aider les étudiants en difficulté. Jusque là, la première année ne comprenait aucune unité d’enseignement optionnelle en informatique ; nous allons donc en introduire une à compter de la rentrée. Ceci permettra d’accroître le volume de la composante informatique et ainsi aider les étudiants pouvant avoir des difficultés dans les autres disciplines. Le suivi de la population étudiante nous permettra de mieux apprécier l’efficacité de ces dispositifs. 2) Concernant la mobilité étudiante : le service des relations internationales de l’UFR et les enseignants-chercheurs en Informatique développent actuellement de nombreuses relations avec des institutions étrangères. En étroite collaboration avec ce service, nous accentuerons l’effort de communication aux étudiants sur les atouts de la mobilité. 3) Concernant les procédures d’évaluation: cette année l’évaluation a porté sur la mention de licence et sur la L2. De plus nous avons mis en place depuis deux ans une rencontre avec les délégués étudiants de L2/L3 permettant d’identifier rapidement les problèmes ou difficultés pouvant survenir dans une unité d’enseignement, dans la promotion ou encore sur des questions administratives. Nous allons introduire en lien avec l’administration de l’UFR, l’évaluation des UE à partir de la rentrée 2011. Le service de l’étudiant (SDE) de l'UBP a mis en place un Observatoire des Études et de la Vie Professionnelle (OEVP) pour améliorer le suivi des diplômés. Cet observatoire fournit des informations et indicateurs pertinents sur les statistiques de la population étudiante, et des diplômés et non diplômés et son action devrait s’amplifier vis-à-vis des licences générales. 4) Concernant les épreuves orales dans les modalités de contrôle continu : Certaines UE intègrent déjà des épreuves orales par la présentation orale de travaux pratiques. Cela sera étendu à d’autres UEs : Réseaux (S3), Algorithmique (S5), Algorithmique des graphes (S5), Systèmes d’Information et Bases de données (S5) et Programmation avancée (S6). Plusieurs autres UE (Anglais, MTU, O2i) intègrent aussi des procédures d’épreuves orales, et permettent d’évaluer les compétences transversales des étudiants. La maquette soumise à habilitation sera complétée et mieux renseignée. 5) Concernant le faible nombre d’intervenants professionnels (hors enseignement) : Nous avons mis en place depuis deux ans, une journée annuelle “métiers de l’informatique” permettant une rencontre entre les professionnels et les étudiants. Nous allons poursuivre l’effort de collaboration avec des intervenants professionnels sur les aspects technologiques de la Licence informatique. Réponses de l’Université Blaise Pascal aux recommandations de l’AERES Page 8 sur 20 Domaine : Sciences Humaines et Sociales Demande n°S3LI120001172 Domaine : Sciences Humaines et Sociales Mention : Histoire La notation octroyée par l’AERES à cette licence est d’autant plus difficile à comprendre que de nombreux points positifs sont évoqués dans le rapport : l’évaluation souligne le « bagage culturel solide et complet » que cette licence apporte, la pluridisciplinarité qu’elle encourage, les orientations variées qu’elle favorise vers les masters (recherche, professionnels) et les concours, la « progressivité dans l’approfondissement des méthodes » et dans la spécialisation, l’encouragement à la pluridisciplinarité, la présence constante du souci d’apprentissage des outils et méthodes de l’histoire ou des disciplines complémentaires, l’accompagnement des étudiants tout au long de leur cursus et l’aide à l’insertion professionnelle. Le double cursus Histoire-Allemand, qui concerne une petite minorité de nos étudiants, est présenté dans un paragraphe de dix lignes. Dans la mesure où le volume du dossier de demande d’habilitation est limité et où il s’agit d’un ensemble d’aménagements pédagogiques et non d’un diplôme spécifique, il n’a pas semblé utile de développer davantage la présentation de ce dispositif. L’ouverture vers les métiers de l’enseignement repose, à ce niveau du cursus, par le stage en milieu professionnel ouvert à l’ensemble de nos étudiants en L2 et L3 (et pas seulement aux étudiants en archéologie). Les étudiants peuvent ainsi effectuer des stages en école primaire et en collège et lycée, dans le cadre d’UE pilotées par l’IUFM d’Auvergne et donnant lieu à un rapport de stage dans lequel les apports théoriques sont confrontés à la mise en pratique. L’ouverture sur le monde professionnel (autre que celui de l’enseignement, de la recherche et de l’archéologie) est réalisée par l’intermédiaire du parcours Lettres-Administration, ainsi que par le dispositif d’aide à l’insertion professionnelle présenté en p.14 du dossier. De même, les modalités d’acquisition des compétences transversales – qui constitue un des objectifs prioritaires de l’équipe pédagogique – sont bien présentées dans le paragraphe le plus développé de la rubrique « Contenus et types d’enseignement » (p. 6). L’évaluation des formations par les étudiants est annuellement réalisée, contrairement à ce qui est ici suggéré, et ses conclusions n’ont jamais remis en cause le corps des formations proposées par le département d’Histoire. Quant au devenir des étudiants de licence, l’enquête est régulièrement menée par le SUIO. Réponses de l’Université Blaise Pascal aux recommandations de l’AERES Page 9 sur 20 Demande n°S3LI120001173 Domaine : Sciences Humaines et Sociales Mention : Géographie La professionnalisation de nos étudiants est une préoccupation importante de l’équipe pédagogique. Des UE de stage existent dans les parcours aménagement (stage en entreprise) et pluridisciplinaire Lettres-Sciences. Il semble difficile de systématiser des stages dans tous les parcours : mais il faut noter que, dans le parcours environnement, sont organisées des sorties sur le terrain où interviennent des universitaires et des professionnels issus des métiers de l’environnement (e.g. ONF, collectivités territoriales, bureaux d’études). Ce mode de fonctionnement permet aux étudiants du parcours Environnement une meilleure prise en compte des débouchés professionnels. Par ailleurs, si les stages sont essentiellement concentrés au S6, la professionnalisation intervient de manière progressive dès la L2 par l’intermédiaire des enseignements appliqués (TD, outils informatiques appliqués à des pratiques professionnelles), l’interventions de professionnels, l’existence de TD de type « projet collectif » en parcours Aménagement, les sorties de terrain permettant d’aller voir, in situ, les pratiques et métiers de la géographie, de l’aménagement et de l’environnement. Enfin, le travail fourni au niveau du Département, de l’UFR et notamment du service de la formation professionnelle pour familiariser les étudiants au monde professionnel est largement apprécié (forums des masters, rencontres avec des professionnels, ateliers de CV, lettres de motivation, UE d’ouverture au monde professionnel). Le rapport CM/TD est jugé « déséquilibré ». Au niveau du tronc commun, les CM représentent 47 % des enseignements et les TD 53 %, ce qui nous paraît relativement équilibré. Les enseignements ne sont pas systématiquement évalués UE par UE (l’évaluation est globale). Pour autant, l’évaluation d’ensemble à travers les « points forts » et « points faibles » permet de repérer les éléments à renforcer et à améliorer. De plus, des évaluations informelles, menées par les enseignants, en fin de semestre, dans différentes UE, permettent d’avoir une idée assez juste des nécessaires réajustements, tels que discutés lors des réunions de département. Il convient enfin de rassurer l’AERES sur le fait que le pilotage de la licence s’appuie bien « sur une connaissance chiffrée de la population étudiante et de son devenir ». Les enquêtes réalisées annuellement par l’OVE permettent de disposer de ces indicateurs (d’où viennent les étudiants, quels sont leurs projets de poursuite d’études et professionnels). Par ailleurs, le pilotage passe également par une connaissance non chiffrée de nos étudiants (bilan des stages et des interventions des professionnels, entretiens individuels, aides à la formalisation de la poursuite d’études, évaluation pour les dossiers de candidature à des masters, etc.), ce qui nous paraît être un aspect aussi important que des indicateurs statistiques. Réponses de l’Université Blaise Pascal aux recommandations de l’AERES Page 10 sur 20 Demande n°S3LI120001174 Domaine : Sciences Humaines et Sociales Mention : Histoire de l’Art Certaines remarques semblent fondées sur un malentendu. - Le pilotage de la formation s’effectue bien au niveau de la mention, le parcours étant en fait envisagé comme un bloc cohérent d’enseignements complémentaires, articulé aux enseignements fondamentaux, dont le poids reste marginal par rapport à l’ensemble de la formation : les 6 UE de parcours représentent au total 30 ECTS sur les 180 de la licence. - L’équipe pédagogique dispose bien d’indicateurs chiffrés sur une population étudiante qu’elle ne saurait méconnaître, mais le tableau qui lui a été fourni à l’appui de la demande d’habilitation ne correspond visiblement pas aux attentes de l’AERES. - La formation est bien évaluée chaque année par les étudiants. Cette évaluation est pilotée au niveau de l’Université par l’OVE et implique une commission mixte. Par ailleurs, une auto-évaluation (qui figure dans le dossier) a eu lieu en amont de la présente demande d’habilitation. - La maquette d’enseignement des parcours Lettres-Sciences et Lettres-Administration figure bien dans les annexes du dossier. Elle figure bien évidemment dans le livret de l’étudiant. Il n’y a de ce point de vue aucun problème de visibilité, ces parcours étant d’ailleurs fort attractifs. Sur le fond, trois points appellent des précisions complémentaires Intégration des TICE dans la formation : Les étudiants reçoivent dès la première année de licence un enseignement d’initiation à l’informatique (UE C2i), des compléments pratiques sont intégrés dans les UE de MTU et MOF dès le L1 (apprentissage des recherches sur Internet, interrogation à distance des bases de données bibliographiques ou iconographiques d’histoire de l’art et archéologie). Ces acquis méthodologiques sont mis en pratique dans les cours fondamentaux de L2 et L3. Une incitation constante à l’utilisation de l’ENT est faite par l’équipe pédagogique dès la réunion de rentrée, et ce à tous les niveaux de la licence. Tous les supports visuels des cours sont vidéo-projetés et les étudiants s’initient à l’utilisation de logiciels type « Power Point » pour les exposés. L’utilisation du bureau virtuel (plateforme CLAROTICE de l’ENT) se généralise au Département (bibliographies, plans détaillés de cours, images, corrections d’épreuves). Ouverture vers le monde professionnel En L2 et L3, l’ensemble des étudiants suit une UE de préprofessionnalisation où sont présentés formations et débouchés. Cette UE s’appuie sur un réseau d’anciens étudiants du Département, salariés du secteur public (dépôts d'archives, musées, service régional de inventaire, bibliothèques, théâtres, centres d'art contemporains, etc.) ou privé (architectes, antiquaires, galeristes, commissaires-priseurs, restaurateurs, photographes, directeurs d'agences de publicité et de communication culturelle et patrimoniale, etc.), régulièrement sollicités pour évoquer leurs parcours et expérience. Des visites (musées, centres de documentation spécialisés, bibliothèques, ateliers d'artistes, de restaurateurs d'œuvres d'art) sont régulièrement effectuées par les enseignants-chercheurs, de façon à évoquer concrètement le monde professionnel. Un stage spécialisé est obligatoire dans les deux parcours (3 semaines pour le parcours disciplinaire ; 4 semaines pour le parcours arts décoratifs) et est partie intégrante du cursus. Il donne lieu à un rapport de stage circonstancié rédigé par les étudiants. Par ailleurs, le Département a déposé une demande d’habilitation d’un master professionnel « Arts textiles/arts du feu » pour la rentrée 2012 qui devrait prolonger le parcours « Arts décoratifs ». Déséquilibre CM/TD à partir du L2 L’équipe pédagogique, en accord avec les contraintes propres à l’établissement, a choisi un équilibre CM/TD en L2 et L3 sur les deux semestres et sur les 4 matières fondamentales, soit : - CM + TD en histoire de l’art antique et histoire de l’art médiéval ; CM seuls en histoire de l’art contemporain et histoire de l’art moderne au S1 ; - CM + TD en histoire de l’art moderne et histoire de l’art contemporain ; CM seuls en histoire de l’art antique et histoire de l’art médiéval au S2. Ce choix permet également aux étudiants d’acquérir – avec le soutien constant de l’équipe pédagogique – une meilleure autonomie (travail personnel, prise de notes, etc.). Réponses de l’Université Blaise Pascal aux recommandations de l’AERES Page 11 sur 20 Demande n°S3LI120001175 Domaine : Sciences Humaines et Sociales Mention : Culture et Patrimoine Pilotage de la mention Il semble paradoxal de considérer comme un point fort « le dynamisme du pilotage de la mention » puis, comme un point faible, « un déficit général de pilotage de la mention ». Rappelons simplement que la licence Culture et Patrimoine est animée par une équipe pédagogique pluridisciplinaire (géographes, historiens, historiens de l’Art, sociologues, spécialistes des arts du spectacle et de l’information-communication…), regroupée dans un département « Métiers de la Culture ». Un comité de pilotage de la formation, qui associe le responsable de la licence, le Directeur des Etudes de Première Année et les responsables d’année, se réunit plusieurs fois dans l’année universitaire. L’importance des troncs communs et des passerelles entre les parcours suggère la cohérence de l’ensemble. Structuration en spécialités La demande de spécialités n’est pas une erreur de dénomination, mais procède bien d’une volonté de l’équipe pédagogique et de l’établissement – afin d’assurer une meilleure visibilité régionale et nationale à cette formation. Les trois spécialités demandées correspondent en effet à des objectifs pédagogiques et professionnels bien identifiés : les arts du spectacle (qui peuvent d’ailleurs constituer une mention), les métiers du tourisme, les métiers du livre et du multimédia. Compte tenu de l’originalité de la mention « Culture et Patrimoine » (qui n’apparaît pas dans la nomenclature nationale des mentions), il a semblé possible – à titre dérogatoire – de demander la reconnaissance de ces spécialités. Cette démarche devrait faciliter aussi l’insertion professionnelle et la poursuite d’études des étudiants : en effet, au niveau du master, les formations en arts du spectacle, tourisme et métiers du livre s’inscrivent dans des spécialités, voire des mentions spécifiques. Indicateurs incomplets Dans la mesure où cette licence n’a ouvert qu’en septembre 2008 (au niveau L1), les indicateurs ne pouvaient concerner que les effectifs de L1 sur une année. Dispositifs d'aide à la réussite: Si le tutorat s’applique bien aussi aux disciplines fondamentales, l’équipe pédagogique souhaite renforcer le dispositif d’aide à la réussite, notamment en 1ère année. Elle envisage une première évaluation sous forme de contrôle continu à l’issue des quatre premières séances de cours, ce qui permettra de repérer les étudiants en difficulté. Selon les profils définis, un tutorat sera organisé avec des permanences hebdomadaires et des dispositifs de remédiation adaptés (soutien sous forme d’exercices et de méthodologie assuré par les enseignants et des tuteurs étudiants). Evaluation des enseignements L’équipe pédagogique souhaite formaliser davantage cette évaluation. La création d’un conseil de perfectionnement, légitime dans une licence fortement orientée vers la pré-professionnalisation, est envisagée. Le rôle des délégués de promotion (qui ont déjà été mis en place) sera également renforcé dans ce domaine. Réponses de l’Université Blaise Pascal aux recommandations de l’AERES Page 12 sur 20 Demande n°S3LI120001176 Domaine : Sciences Humaines et Sociales Mention : Echanges Internationaux Pour assurer une meilleure coordination de la mention, trois réunions pédagogiques ont été mises en place par semestre. L’ENT est utilisé de façon systématique pour communiquer les informations aux étudiants et aux enseignants. Une réunion bimensuelle est organisée entre les responsables d’année, le responsable de la mention et l’administration. Un véritable décloisonnement des parcours a été effectué : des cours mutualisés entre parcours; des enseignants qui interviennent dans plusieurs, voire tous les parcours ; le projet collectif (S5 et S6) commun à tous les parcours qui permet aux étudiants de différents parcours de travailler en commun. La répartition CM/TD a été harmonisée dans les 4 parcours (environ 35/65%) En L1 et L2 le volume horaire a été augmenté d’environ 10%, afin de renforcer les modules de formation transversale et méthodologique. Tous les étudiants auront la possibilité de suivre des cours de mise à niveau en L3 pendant deux semaines avant le début des cours de S1 (commerce international, droit, finances…). Le parcours International Studies with Languages ouvrira en septembre 2012. La langue B du parcours ISL est passée à 100h/semestre au lieu de 80h. Des projets collectifs entre les étudiants du parcours Technico-commercial et les étudiants bilingues du parcours ISL sont organisés; davantage d’étudiants étrangers sont intégrés. Pour les étudiants du parcours Technico-commercial, il existe une possibilité de mobilité internationale en Master et une possibilité de stage en entreprise à l’étranger chaque année ; certains cours enseignés en anglais ont été introduits. Un livret de l’enseignant sera élaboré précisant les compétences transversales et des suggestions pour leur évaluation au sein de chaque cours. Chaque enseignant évalue son cours avec les étudiants par questionnaire anonyme. Le responsable d’année réalise chaque semestre une évaluation écrite avec l’ensemble des étudiants avec réunion paritaire et compte rendu et mis à la disposition de tous. La quasi-totalité des diplômés L3 poursuivent en Master à l’UFR Lacc. Les quelques étudiants intégrant le monde du travail à la fin de L3 sont embauchés à la suite de leur stage, généralement dans des PME et dans les fonctions d’assistant export. Les éléments manquants (indicateurs et flux d’étudiants) seront renseignés. Les dispositifs de suivi et d’évaluation des étudiants seront formalisés par écrit et mis à la disposition des étudiants et des enseignants. Réponses de l’Université Blaise Pascal aux recommandations de l’AERES Page 13 sur 20 Demande n°S3LI20001177 Domaine : Sciences Humaines et Sociales Mention : Information et Communication Comme le rapport des experts le souligne, l’équipe pédagogique est trop réduite eu égard à la diversité des enseignements à assurer mais aussi à l’encadrement des étudiants. Ceci pénalise la qualité du suivi des stages et des relations avec les entreprises, pour une licence dont l’un des objectifs majeurs est la professionnalisation. Si c’est là un point fort basé sur l’expérience acquise avec l’IUP, il serait dommage que ce capital ne s’érode faute de moyens humains. Le pilotage de la licence via les indicateurs proposés ne sera réellement opérationnel que lorsque l’ensemble des trois années de la licence aura fonctionné dans le schéma LMD. Au moment de la rédaction du dossier, nous n’avions à notre disposition que des données pour les inscrits en L1 (ouverte en 2009) et pour la première année de l’IUP (ouvert depuis 2001). Les données consolidées entre les trois années de la licence « nouvelle formule » ne sont donc pas disponibles immédiatement. Concernant les remarques faites sur les contenus, nous modifierons la maquette pour proposer davantage d’enseignements dans le domaine du web 2.0. Nous nous appuierons pour cela sur notre réseau d’intervenants professionnels bénéficiant d’une reconnaissance dans ce domaine. De même, une plus grande part sera attribuée aux médias numériques. Plus globalement, la maquette sera revue pour mieux atteindre les objectifs annoncés. Ainsi, la place accordée au monde de l’entreprise est importante par rapport à celle des collectivités ou des administrations. Un rééquilibrage sera opéré en faveur de ces dernières. Réponses de l’Université Blaise Pascal aux recommandations de l’AERES Page 14 sur 20 Domaine : Arts, Lettres, Langues Demande n°S3LI120001165 Domaine : Arts, Lettres, Langues Mention : Lettres Parmi les points faibles, l’AERES émet diverses remarques et recommandations auxquelles nous souhaitons apporter les précisions suivantes. Devenir des étudiants : Les étudiants formés en Licence de Lettres modernes et de Lettres classiques ont des connaissances solides en Littérature française et en Littérature comparée, ainsi que dans les domaines linguistiques antiques et moderne : sous forme d’initiation ou de consolidation, ils ont pratiqué une, voire deux langues antiques, se sont initiés, dès le semestre 3, à la langue médiévale, et ont affermi leurs connaissances en français moderne sous forme de cours de grammaire et de linguistique traitant de syntaxe, de morphologie et de lexicologie. Ils ont aussi pratiqué une langue vivante tout au long de leur cursus. Par leur richesse, leur variété et leur complémentarité, les deux Licences jouent un véritable rôle formateur et offrent aux étudiants qui souhaitent entrer dans le monde du travail des atouts pour s’adapter dans différents domaines professionnels, en particulier ceux de la formation et de la communication, où leurs connaissance de l’écrit, leur capacité de synthétiser les savoirs et leur excellente culture générale les font rechercher. Nous avons pu constater que de plus en plus d’étudiants s’orientaient vers des voies diversifiées au sortir de la licence. C’est pourquoi nous souhaitons renforcer, en L2 et L3, des choix d’enseignements optionnels permettant une première sensibilisation aux champs professionnels ouverts aux étudiants (enseignement, recherche, carrières administratives, édition…). Informations sur les parcours : Les informations sur les parcours se trouvent à l’intérieur du livret donné à chaque étudiant lors de son inscription en Lettres modernes et Lettres classiques. Elles figuraient aussi dans les annexes du dossier soumis à l’évaluation. Utilisation des TICE : Des cours sont mis en ligne de la Licence 1 à l’agrégation de Lettres modernes et classiques ; ils concernent aussi bien les cours dispensés en présence dans les trois années de Licence de Lettres modernes et classiques (avec leurs parcours disciplinaires) que les programmes des concours, et portent sur la méthodologie du travail universitaire comme sur les enseignements fondamentaux : histoire et analyse littéraires, littérature française et littérature comparée, langue française et langues anciennes. Des bibliographies et des résumés de cours complètent l’enseignement en présentiel. Dans les travaux dirigés, les étudiants sont formés à utiliser les TiCe (présentations PowerPoint…). Un forum destiné assure le suivi des enseignements, et permet des échanges constants entre étudiants et enseignants. Mobilité des étudiants : Les étudiants des Licences de Lettres modernes et de Lettres classiques ont la possibilité de bénéficier d’accords Erasmus avec de très nombreux pays, avec lesquels des liens étroits ont été noués depuis plusieurs années (voir la liste ci-dessous) : - Allemagne, Université de Brême. Convention Socrates-Erasmus ; Université de Cologne (convention Socrates-Erasmus) ; Université de Regensburg (convention Socrates-Erasmus). - Belgique, Université de Liège (convention Socrates-Erasmus). - Brésil, Université fédérale de Pernambuco à Recife (convention bilatérale). Réponses de l’Université Blaise Pascal aux recommandations de l’AERES Page 15 sur 20 - Chine : Université de Wuhan (convention bilatérale en suspens) ; Université de Shanghaï (convention bilatérale. - Chypre, Université de Nicosie (convention Socrates-Erasmus). - Égypte, Université d’Alexandrie (convention bilatérale) ; Université du Caire (convention bilatérale). - Espagne, Université de Séville (convention Socrates-Erasmus) ; Université de Valence (convention Socrates-Erasmus). - États-Unis, Université d’Oklahoma à Norman (convention bilatérale). - Irlande, University College de Cork (convention Socrates-Erasmus). - Italie, Université de Catane (convention Socrates-Erasmus) ; Université de Catane (convention Socrates-Erasmus). - Liban, Université Saint-Joseph de Beyrouth (convention bilatérale en suspens). - Lituanie, Université de Vilnius (convention Socrates-Erasmus). - Pays-Bas, Université d’Utrecht (convention Socrates-Erasmus). - Pologne, Université Jagellone de Cracovie (convention Socrates-Erasmus) ; Université de Wroclaw (convention bilatérale). - République tchèque, Université Palackeho d’Olomouc (onvention Socrates-Erasmus) ; Université Karlova de Prague (convention Socrates-Erasmus) ; Université Karlova de Prague (convention Socrates-Erasmus). - Roumanie, Université de Bucarest (convention Socrates-Erasmus) ; Université Babes-Bolyai de ClujNapoca (convention Socrates-Erasmus) ; Université Stefan cel Mare à Suceava (convention SocratesErasmus). - Russie, Université russe des sciences humaines de Moscou (convention bilatérale). - Slovaquie, Université Comenius de Bratislava (convention Socrates-Erasmus) ; Université de Presov (convention Socrates-Erasmus). - Suisse, Université de Lausanne (convention Socrates-Erasmus) ; Université de Zürich (convention Socrates-Erasmus). - Syrie, Université d’Alep (convention bilatérale). - Tunisie, Université de Sfax (convention bilatérale). - Turquie, Université d’Ankara (convention Socrates-Erasmus) ; Université Ataturk à Erzurum (convention Socrates-Erasmus) ; Université Kafka à Kars (convention Socrates-Erasmus). Equilibre CM/TD Afin d’améliorer la formation méthodologique des étudiants et de favoriser leur réussite, la place des TD sera renforcée. En Lettres classiques, tous les cours de langue, de version et de linguistique seront exclusivement en TD. Seuls les cours de littérature et d’histoire des mentalités en licence 3 seront en CM. Réponses de l’Université Blaise Pascal aux recommandations de l’AERES Page 16 sur 20 Demande n°S3LI20001166 Domaine : Arts, Lettres, Langues Mention : Philosophie L’équipe pédagogique tient d’abord à relever les appréciations positives portées par l’AERES sur la formation disciplinaire en philosophie, notamment la volonté de proposer aux étudiants l’initiation philosophique la plus solide possible. L’articulation avec le master fait aussi l’objet d’une évaluation positive, tout comme l’effort fait pour proposer plusieurs parcours pluridisciplinaires, qui montrent un souci réel d’offrir à ses étudiants des débouchés plus riches. Les appréciations suivantes appellent davantage de précisions : Pluridisciplinarité. La formation propose une ouverture aux disciplines scientifiques (sciences humaines comprises), le choix de disciplines complémentaires en L1, des modules de culture générale, des choix d’options, des UE libres en L2 et L3 – ainsi que des enseignements en langue vivante qui ne se limitent pas à la dimension linguistique mais englobent des aspects culturels. Sont également proposés des enseignements de langue ancienne pour les philosophes (grec et latin philosophique) et un enseignement, au demeurant déjà fort ancien, de sociologie et d’anthropologie. Cette pluridisciplinarité est bien pleinement « investie en retour par la discipline », comme en témoignent les enseignements de philosophie morale, d’éthique appliquée, d’esthétique et de philosophie contemporaine, dans un sens qui n’est nullement purement académique Equilibre entre les semestres Les semestres sont équilibrés, contrairement à ce que la présentation des maquettes peut laisser entendre. En effet, les enseignements de LANSAD portent sur l’ensemble de l’année, même s’ils ne sont validés qu’en S2, S4, S6. Préparation au projet professionnel Plusieurs types d’enseignement préparent à des débouchés professionnels diversifiés : parcours Lettres-Administration pour les carrières administratives, parcours Lettres-Sciences pour le professorat des écoles. Les étudiants inscrits en licence philosophie bénéficient aussi des actions du Service d’Insertion professionnelle de l’UFR et peuvent suivre une formation complète au projet professionnel, avec un stage validé dans le cursus. La licence de philosophie prépare évidemment aux métiers de l’enseignement secondaire et de la recherche. La préparation au CAPES a été articulée avec celle de l’agrégation au sein du master recherche qui a été évalué très positivement par l’AERES. Refus de principe des TICE Les TICE sont bien présentes dans la formation (module d’« outils informatiques », articulé avec la certification C2i en L1 ; enseignement LANSAD orienté vers le multimédia…), mais ne sauraient constituer une fin en soi. Réponses de l’Université Blaise Pascal aux recommandations de l’AERES Page 17 sur 20 Demande n°S3LI20001167 Domaine : Arts, Lettres, Langues Mention : Langues, Littératures et Civilisations Étrangères Pilotage de la formation La licence LLCE se décline en 6 spécialités, correspondant chacune à une spécificité linguistique. La mise en place du LMD a permis une première structuration de ce secteur : mise en place d’une maquette-cadre commune à chacune des spécialités (à l’intérieur de laquelle chaque spécialité conserve une assez large autonomie), homogénéisation des parcours de formation, structuration d’un « pôle Langues et Cultures étrangères » permettant de regrouper l’ensemble des services administratifs et pédagogiques offerts aux étudiants. Cet effort doit se prolonger au cours du prochain contrat. Le responsable de la formation sera assisté d’un comité de pilotage, regroupant les responsables de chacune de ces spécialités – ce qui permettra de renforcer l’homogénéisation des pratiques pédagogiques (notamment en matière de contrôle des connaissances et d’équilibre entre les différents domaines disciplinaires du secteur LLCVE). Précisons enfin que les 5 parcours sont les mêmes dans chaque spécialité, ce qui corrige l’impression d’éclatement : parcours disciplinaire, parcours FLE, parcours pluridisciplinaire Lettres/Sciences, parcours pluridisciplinaire Lettres/Administration, parcours Traduction multilingue. Ils correspondent chacun à un projet professionnel (respectivement : enseignement secondaire et recherche ; enseignement du français comme langue étrangère ; professorat des écoles ; Administration et média ; traduction et interprétariat). Il s’agit donc bien de préparer à la diversité des débouchés de la filière LLCE. Manque de précisions Les indicateurs généraux d’évaluation ont été fournis dans la partie relative à chaque spécialité. Globaliser les indicateurs à l’échelle de la mention n’aurait pas été pertinent, dans la mesure où la disparité des effectifs entre spécialités aurait fortement biaisé les résultats. Le double cursus histoire/allemand est bien présenté dans la rubrique « Partenariats éventuels ». Il s’agit d’une série d’aménagements pédagogiques permettant aux étudiants de valider une licence d’allemand et une licence d’histoire – et non d’un diplôme spécifique. La maquette des différents parcours figure dans les annexes envoyés à l’AERES. Evaluation des enseignements L’évaluation des enseignements est pilotée par les services compétents de l’Université, en relation avec le service Scolarité de l’UFR. Elle implique fortement l’équipe pédagogique, puisque les résultats de l’évaluation sont analysés chaque année par une commission mixte enseignants/étudiants. Séjours à l’étranger Il n’est pour l’instant pas possible de dégager les moyens nécessaires pour financer des séjours d’étude à l’étranger pour tous les étudiants de licence. Toutefois, par le biais des échanges ERASMUS, des échanges liés à des conventions bilatérales avec d’autres Université et des postes d’assistanat (CIEP), une part non négligeable des promotions, principalement en L3, passe un semestre ou une année à l’étranger. Cette part va du tiers de l’effectif global (pour les formations à fort effectif) à la quasi-totalité d’une promotion pour les formations à effectifs plus réduits (en L3 d’Etudes slaves). Utilisation des TICE L’utilisation des TICE ne se limite pas à l’enseignement spécifique d’ « Outils informatiques » en L1 (enseignement préparant à la certification C2i), mais s’effectue dans la majeure partie des cours disciplinaires, notamment dans les enseignements de pratique de la langue (travail dirigé sur poste multimédia). Dans leurs exposés, les étudiants sont constamment invités à utiliser les systèmes de vidéoprojection et les présentations powerpoint. L’utilisation de Tableaux blancs interactifs est en cours de généralisation. Enfin, le parcours « Média et médiation culturelle » de la spécialité Portugais comporte des modules d’enseignement orientés vers la production multimédia (réalisation et mise en ligne d’un site web en langage html, création de blogs). Réponses de l’Université Blaise Pascal aux recommandations de l’AERES Page 18 sur 20 Demande n°S3LI20001169 Domaine : Arts, Lettres, Langues Mention : Sciences du langage Pilotage de la formation Ce pilotage est assuré par le responsable de la formation, assisté d’une équipe pédagogique aux effectifs resserrés. Un Directeur des Etudes de Première Année assure à la fois la coordination et la mise en cohérence des enseignements et les dispositifs spécifiques d’accueil et d’intégration des étudiants primo-entrants. Les années de L2 et L3 sont chacune placées sous la responsabilité d’un enseignant-chercheur, en relation avec le responsable pédagogique. Ce sont ces responsables d’année qui pilotent notamment l’évaluation des formations, en relation avec les services correspondants de l’Université. Enseignements d’information et communication Contrairement à ce qui est indiqué à plusieurs reprises dans le rapport d’évaluation, la formation aux métiers des médias et de la communication ne figure pas dans le projet pédagogique de la licence SDL. Le dossier distingue les objectifs pédagogiques (alinéa III.1 et cadre 5 de la fiche RNCP) et les secteurs d’activités et poursuites d’études possibles (III.2 et cadre 6 de la fiche RNCP). L’équipe pédagogique a simplement considéré que les compétences acquises dans la licence SDL pouvaient être valorisées dans ce secteur d’activités. Cela ne doit pas être interprété comme une vocation à faire figure de licence dans le domaine de l’information et communication. Une telle licence existe par ailleurs à l’UBP. Insertion professionnelle Les métiers de l’enseignement et le métier d’orthophoniste ne sont accessibles qu’après des spécialisations postérieures à la licence, elles-mêmes accessibles sur concours. La licence SDL prépare à ces concours en développant des compétences qui sont effectivement testées lors de ces concours : analyse de la langue (orthographe, syntaxe, structure du discours), notions de didactique (cours d’initiation et stage), enseignements généraux du parcours pluridisciplinaire. Aide à la réussite Un dispositif d’aide à la réussite a été mis en place par l’UFR en 2008/2009 sous le nom de « Remédiation linguistique », devenu « Outils Linguistiques Fondamentaux ». Aucun étudiant de L1 SDL n’a été diagnostiqué comme ayant besoin d’y participer jusqu’à présent. Par ailleurs, en 2010/2011, la directrice du Service de l’Étudiant de l’UBP et la directrice de première année de SDL ont proposé à deux étudiants ayant reçu un avis « réservé » de leur conseil d’établissement avant l’inscription en licence des rendez-vous pour discuter des possibilités de réorientation (« Journées Réosup »). Concernant les différentes matières de Sciences du langage, tous les besoins d’aide sont satisfaits par l’équipe pédagogique, sans que la création d’ateliers collectifs de remise à niveau se soit, pour l’instant, avérée nécessaire. Les enseignants assurent des permanences hebdomadaires, proposent des consultations sur rendez-vous et répondent aux questions d’étudiants par mail. Un suivi individuel plus soutenu est assuré par les responsables d’année à l’égard des étudiants qui intègrent la licence en L2 ou L3 ainsi que des étudiants étrangers. En outre, en 2010-2011, quatre étudiantes chinoises de L1 ont bénéficié d’un tutorat linguistique sur l’année, assuré par deux étudiants de Master 1 DLC-FLES dans le cadre de leur stage pédagogique. Réponses de l’Université Blaise Pascal aux recommandations de l’AERES Page 19 sur 20 Demande n°S3LI20001171 Domaine : Arts, Lettres, Langues Mention : Langues Etrangère Appliquées 1. Il y a eu une erreur factuelle, la fiche RNCP transmise n’était pas la bonne. Le supplément au diplôme a fait l’objet d’une élaboration au cours de l’année 2010-2011. Il sera communiqué à la DGESIP. 2. La recommandation visant à développer l’appétence pour la mobilité internationale est mise en œuvre sous la forme d’ateliers communs entre les étudiants de L2 et de L3 au retour de ces derniers. Ce dispositif intervient au mois de mars avec des étudiants de L2 ayant pour la plupart pris la décision d’effectuer cette mobilité. Nous envisageons d’organiser des rencontres avec les étudiants de L1, qui sont encore pour certains dans l’incertitude. Toutefois, il ne s’agit pas simplement d’une question de motivation. Les considérations financières semblent jouer un rôle non négligeable dans les décisions des étudiants. La possibilité d’effectuer un stage en lieu et place de la mobilité universitaire, avec une éventuelle rémunération, nous semble de nature à répondre à ce problème tout en facilitant une insertion professionnelle dès l’obtention de la licence. 3. Nous ferons apparaître de façon plus claire les contenus transversaux (rédaction et synthèse en français et en langue étrangère), qui existent déjà, mais sont inclus dans les enseignements de langue écrite des différentes langues enseignées ou de techniques d’expression. Les enseignements de culture étrangère nous semblent inclus dans les cours de civilisation, dont le volume horaire est augmenté par rapport à la situation qui prévalait dans l’habilitation précédente. Le fort volume de cours magistraux dans les matières d’application est de même en baisse par rapport à la situation antérieure, avec l’introduction de TD. Nous entendons poursuivre dans cette voie dans la mesure où les moyens humains de l’UFR nous le permettront. 4. Le PPE a fait l’objet d’une réflexion dans le cadre du conseil de perfectionnement de l’UFR LACC au cours de l’année 2010-2011 et va donner lieu à la mise en place d’un portfolio étudiant de professionnalisation qui définit avec clarté une typologie des stages, ainsi que les compétences acquises. 5. L’information sur parcours « Science Fondamentales et Langues » souffre à l’évidence de la construction novatrice de cette nouvelle formation. Nous inclurons donc l’ensemble des éléments dispersés dans les dossiers des licences sur lesquelles le parcours est adossé. De même, des éléments statistiques additionnels seront joints au dossier destiné au ministère. Réponses de l’Université Blaise Pascal aux recommandations de l’AERES Page 20 sur 20