Évaluation des diplômes de l`École supérieure des arts décoratifs de
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Évaluation des diplômes de l`École supérieure des arts décoratifs de
Section des Formations et des diplômes Évaluation des diplômes de l’École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg DNSEP Option : Art Mention : Objet DNSEP Option : Design Mention : Scénographie DNSEP Option : Communication Mention : Communication graphique Mention : Didactique visuelle Mention : Illustration Novembre 2010 Section des Formations et des diplômes Évaluation des diplômes de l’École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg DNSEP Option : Art DNSEP Option : Design DNSEP Option : Communication Novembre 2010 Présentation de l’École L’Ecole supérieure des arts décoratifs de Strasbourg propose un enseignement supérieur dans trois disciplines organisées en options : « Art », « Design », « Communication ». Ces disciplines proposent chacune deux à trois spécialités, intitulées mentions. Chaque filière prépare à deux diplômes délivrés par le Ministère de la Culture : le DNAP, diplôme national en arts plastiques (Bac+3) et le DNSEP, diplôme national d’expression plastique (Bac+5). L’ESADS prépare sept DNAP et sept DNSEP. Tous les diplômes bénéficient d’un jury spécifique. L’école accueille 450 élèves. Elle est inscrite dans le réseau des Écoles supérieures d’art du Grand Est qui comporte neuf établissements sous tutelle pédagogique du Ministère de la Culture et forme 1785 étudiants. L’école mène une réflexion en termes de rapprochement pédagogique avec Le Quai, l’École d’art de Mulhouse. La question de l’autonomie de l’établissement n’est pas évoquée dans le dossier bien que la création d’un EPCC soit envisagée. L’établissement est également « Centre de formation des plasticiens intervenants » (CFPI). L’objectif de cette formation de 295 heures est de préparer les artistes et les créateurs à intervenir auprès de publics spécifiques (milieux hospitaliers, carcéraux, scolaires…). La formation est ouverte aux professionnels et aux étudiants des filières artistiques ayant obtenu un diplôme à Bac+3 (DNAT, DNAP, licence d’arts plastiques). Strasbourg, capitale régionale et carrefour européen, dispose d’une offre culturelle dense au sein de laquelle l’école s’inscrit en tant qu’acteur à part entière. Elle dispose d’une galerie ouverte au public, appelée La Chaufferie. Trois autres espaces d’exposition sont disponibles dans le bâtiment principal. Ils ont davantage une vocation de monstration interne (Le Cube, Le Picroscope et La 24). Le processus de transformation de l’ESADS, école municipale, en établissement public de coopération culturelle, est actuellement en cours. Présentation de l’option Art Fondée en 1892, l’Ecole des Arts décoratifs de Strasbourg a crée l’option « Art » en 1980, en même temps qu’elle ouvrait, aux côtés des ateliers de peinture et de sculpture, un atelier « multimédia » dirigé par l’artiste Sarkis. Cette ouverture, historiquement symbolique, traduisait la volonté de s’inscrire dans le renouvellement des approches du fait artistique. En termes d’orientation pédagogique, les enseignements ont alors intégré pleinement le déplacement du processus de création artistique vers l’expérimentation de solutions techniques à réinventer en fonction du projet plutôt qu’une création soumise à la maîtrise technique d’un art identifié. Cette évolution a marqué durablement la formation dispensée au sein de l’option « Art », dont le cursus s’est parallèlement structuré en phase programme pour la préparation du DNAP et en phase projet pour la préparation du DNSEP. Depuis 2010, la mention « Objet » est incorporée à l’option « Art » et le DNSEP option « Art » mention « Objet » est adjoint au DNSEP option « Art ». Initialement, le pôle « Objet » a regroupé des ateliers traditionnels et spécialisés de l’ESADS : Bijou, Bois, Livre, Textile (devenu Matériaux souples), Métal, Terre et Verre. Un diplôme d’établissement, le DSAD mention « Objet », était délivré. Le DSAD a été remplacé en 2006 par un DNSEP option « Art » mention « Objet » et un DNSEP option « Design » mention « Objet » qui n’apparaît plus dans la maquette. Aujourd’hui les diplômes de l’option « Art » sont organisés comme suit : ● DNAP « Art » ● DNAP « Art & Design » mention « Objet» ● DNSEP option « Art » ● DNSEP option « Art » mention « Objet » 3 Appréciation générale L’option fait montre d’une grande diversité d’enseignements avec un large éventail de médiums et d’approches méthodologiques qui offre une richesse indéniable d’expérimentations et de confrontations, tout en donnant la possibilité d’accéder à un haut niveau de maîtrise et de professionnalisation. De même, la capacité d’initiative et de réactivité des groupes de recherche de l’option « Art » en termes de production artistique et d’expositions permet aux étudiants de s’inscrire dans la vie artistique et culturelle de la ville et de la région. Les partenariats sont multipliés et l’ambition des projets manifeste. L’outil important que représentent La Chaufferie et les manifestations régulières qui y sont programmées offre une belle lisibilité de l’activité artistique de l’établissement. Des invitations de nombreuses personnalités et la contribution à certains colloques ou séminaires ainsi que des partenariats en cours ou prévus doivent permettre de poursuivre la structuration de l’adossement à la recherche. Des expériences sont significatives, telles les rencontres interdisciplinaires Fractales où les étudiants ont participé au séminaire NoName avec des scientifiques de l’Université de Strasbourg et le Frac (Fonds régional d’art contemporain). On note la présence de trois doctorants dans l’équipe, néanmoins, il faut favoriser plus encore le nombre d’enseignants engagés dans la recherche. Points forts : ● Une grande richesse des enseignements. ● La prise en compte du mémoire en phase projet. ● Une politique de programmation artistique et culturelle de très haut niveau. ● Une équipe composée de personnalités artistiques présentes sur la scène nationale. ● Un adossement socioprofessionnel effectif. ● Un adossement à la recherche dont la structuration devra être confortée. ● Un stage obligatoire et crédité. Points faibles : ● Une stratégie de partenariats mal définie. ● Une présentation du cursus de formation trop complexe. ● Des enseignements théoriques qui méritent d’être consolidés ou élargis, que ce soit en histoire de l’art non spécifiquement contemporain, en esthétique ou à d’autres disciplines. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Avis par mention Mention : Objet Avis : Le pôle « Objet », récemment associé à l’option « Art », regroupe des enseignements de type ateliers au sein desquels la pratique artistique se caractérise par une relation privilégiée à des matériaux et à des techniques spécifiques : Bijou, Bois, Livre, Textile (devenu Matériaux souples), Métal, Terre et Verre. Héritage d’une spécificité historique de l’ESADS, son ancrage à l’option « Art » devrait renforcer l’ouverture de ces pratiques aux enjeux de l’art actuel dans une pédagogie élargie et transversale. Le développement des relations du pôle « Objet » avec les autres groupes de recherche de l’option « Art » devrait bénéficier à la fois aux étudiants de l’option « Art » qui pourront élargir leur champ d’investigation vers d’autres matériaux et techniques et à ceux de la mention « Objet » qui seront confrontés à des problématiques critiques et interprétatives plus larges. 4 Points forts : ● Des enseignants engagés avec un niveau de compétence élevé dans leur domaine. ● Un bon adossement au milieu professionnel spécialisé. ● Deux partenariats recherche à signaler : « Muséotopies » avec l’Institut d’Ethnologie de Strasbourg et « Céramiques et nouvelles technologies » regroupant plusieurs écoles européennes. Points faibles : ● La place de la mention au sein de l’option « Art » est encore mal définie et doit mieux se justifier. ● Des enseignements inexistants dans les domaines historique et théorique en rapport avec ces matériaux. Recommandations : Le devenir du regroupement de l’ancienne mention « Objet » avec l’option « Art » est à étudier et il n’est peut-être pas certain qu’il soit pertinent de maintenir une mention nommée « Objet ». Si l’apprentissage de techniques traditionnelles, voire patrimoniales, est sans nul doute intéressant, de même que la confrontation de ces savoir-faire avec des interrogations et des technologies contemporaines, les particularités du pôle « Objet » devraient pouvoir bénéficier à l’ensemble de l’option « Art ». L’exemple de l’atelier Textile devenu Matériaux Souples est également significatif. Son projet pédagogique, qui s’est déplacé par rapport à une démarche privilégiée liée à un matériau, ressemble actuellement à celui d’un groupe de recherche de l’option « Art ». La ou les mentions éventuelles pourraient alors être réservées à quelques spécialités clairement identifiées au sein de l’option, totalement singulières au niveau de l’enseignement français ou européen. NOTATION (A+, A, B ou C) : A Présentation de l’option Design L’option « Design », intitulée « design & scénographie » par l’établissement, est une des trois options de l’ESADS (la plus petite en effectifs d’étudiants). Elle est organisée en deux phases (phase programme, phase projet) et conduit à deux diplômes successifs : DNAP et DNSEP. Dans sa configuration actuelle, l’option est le résultat du rapprochement récent (2004) de l’option « Design » et de l’atelier « Scénographie » –initialement rattaché à l’option « Communication ». L’option est organisée en trois pôles (ou ateliers) : les deux pôles initiaux « Design et Scénographie » et un troisième pôle intermédiaire « Espaces publics » qui articule structurellement les deux premiers et prend acte des champs d’action et de réflexion partagés par les deux spécialités autour des questions d’espace (architecture, espace urbain, paysage, exposition, muséographie, etc.). À ce stade, le second cycle mène à deux DNSEP distincts : option « Design » et option« Design » mention « Scénographie ». Un troisième DNSEP, « Design » mention « Espaces publics », semble envisagé pour le futur. La transdisciplinarité est un postulat pédagogique fort qui traverse tout le cursus de l’étudiant au sein de l’option. En phase projet, l’étudiant circule entre les pôles en fonction de son projet personnel. Ce postulat de formation s’inscrit dans une perspective professionnelle où la « porosité disciplinaire » constitue l’un des invariants propres au métier de designer. L’offre de formation de l’option « Design » se distribue comme telle : ● DNAP « Design ». ● DNAP « Design », mention « Scénographie ». ● DNSEP option « Design ». ● DNSEP option « Design », mention « Scénographie ». 5 Appréciation générale Prenant acte de la porosité disciplinaire et de l’hybridation des pratiques (plurielles) du design, la formation ouvre sur un spectre large de démarches, de compétences et de métiers. Concernant l’option « Design », le designer est vu ici comme un généraliste capable de passer d’un champ d’action à un autre en gardant son autonomie de créateur. C’est une formation ambitieuse, fondée sur des convictions fortes quant à la mission des écoles d’art dans la formation des designers : responsabilités sociétales, primauté de la méthode et de la « vision » sur la qualité de la réalisation. La formation vise une attitude (et une responsabilité) au moins autant qu’à des compétences spécialisées, tout en ouvrant des perspectives professionnelles très larges : du design d’objet, au design d’espace, au design multimédia et au design stratégique. C’est l’étudiant qui détermine au cours de sa formation sa future orientation professionnelle, à travers son projet personnel (et son sujet de mémoire) et le choix de son stage. L’examen des projets de diplôme 2010 fait apparaître une orientation « mobilier et objet » largement majoritaire par rapport aux objectifs annoncés (9/10). Le rôle structurant et qualifiant du pôle transversal « Espaces publics » n’y apparaît que très exceptionnellement. De même, les projets de collaboration semblent majoritairement orientés vers la thématique de l’objet –dans sa relation avec les techniques régionales traditionnelles (verre, grès). Les deux pôles « Design » et « Scénographie » restent a priori assez identifiés, mais la création d’un troisième pôle « Espaces publics » intermédiaire a permis de décaler les questions sur un territoire commun, rendant ainsi crédible et potentiellement très riche l’objectif pédagogique ambitieux poursuivi. L’option bénéficie de la dynamique générale de l’école tant au niveau des activités pédagogiques de tronc commun (cours, séminaires, ARCs, bases techniques, etc.) que des synergies (existantes et à construire) entre les différentes options : en particulier avec le pôle « Objet » de l’option « Art » mais aussi avec l’option « Communication ». Elle bénéficie également de la dynamique universitaire, professionnelle, culturelle et artistique, d’une ville et d’une région d laquelle l’école est étroitement intégrée. Le rapprochement annoncé avec l’école d’art de Mulhouse, en particulier dans sa spécialisation « Design textile », permettra d’élargir concrètement les compétences et les réseaux à l’œuvre dans l’option et rendra sans doute aussi possible de nouvelles transdisciplinarités avec la mention « Scénographie » (accessoire, costume de scène par exemple). Points forts : Dispositif pédagogique original et complexe, au service d’un projet pédagogique ambitieux. Foisonnement des choix proposés aux étudiants, multiplicité des approches, transversalité des enseignements. Objectifs artistiques très affirmés, entre autres autour de la notion de « projet » (de prospective) qui singularise une option « Design » au sein d’une école d’art. Articulation forte entre projet et mémoire. Des collaborations avec des laboratoires de recherche d’entreprises du domaine. Objectifs professionnels ouverts : former des créateurs responsables, capables de répondre à des projets de différentes échelles dans des contextes variés. Taille et ressources de l’école (environ 450 étudiants) et ancrage dans un réseau universitaire, professionnel, culturel, régional dynamique et dense. Attractivité nationale de l’option (85% des étudiants se recrutent hors région). Réseaux et projets transfrontaliers et internationaux, avec en corollaire, une forte volonté d’intégration de l’apprentissage de la langue anglaise. Un adossement socioprofessionnel convaincant. Points faibles : Manque de lisibilité et de cohésion d’une option débouchant sur deux DNSEP distincts (voire trois ?), avec des rythmes, des exigences et des modalités pédagogiques différents. Des dispositifs de suivi de l’insertion professionnelle des jeunes diplômés insuffisants. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A 6 Avis par mention Mention : Scénographie Avis : La mention « Scénographie » jouit d’une assise ancienne et bien ancrée dans le paysage régional et national de l’enseignement de la scénographie de théâtre. La spécialisation est reconnue et bénéficie de nombreuses collaborations avec les structures professionnelles du spectacle vivant. La création du pôle intermédiaire « Espaces publics » a clairement enrichi la formation du scénographe, en l’ouvrant vers de nouveaux domaines d’intervention : expographie, muséographie mais également scénographies urbaines, interventions dans le paysage, etc. On fait le constat que l’examen des projets de diplômes traduit également une articulation riche avec l’option « Art » en particulier dans la proposition « d’installations » artistiques voire de performances. La mention « Scénographie » est également à l’initiative du projet de recherche Urban Games conduit en collaboration avec plusieurs universités dont la Wits university of Johannesburg, des enseignants-chercheurs du CNRS et de la Goldsmith university of London ; ce projet « explore et expérimente des territoires urbains et les modes de vie qu’ils génèrent, pour y inscrire des pratiques artistiques et spectaculaires qui questionnent la dimension d’espace commun ». On notera la qualité des échanges avec des écoles allemandes et suisses autour de la problématique du costume de scène. Points forts : ● Articulation avec le pôle Espaces publics. ● Qualité et diversité des collaborations extérieures. ● Partenariats académiques. Point faible : Liens avec les structures professionnelles et pédagogiques spécialisées et bien équipées pas suffisamment identifiées. NOTATION (A+, A, B ou C) : A Présentation de l’option Communication L’option « Communication » propose trois mentions : « Graphisme », « Didactique visuelle » et « Illustration ». Ces spécialités sont enseignées au sein d’ateliers spécifiques. D’autres enseignements sont accessibles selon différentes modalités : obligatoires ou facultatifs (à l’intérieur de l’option ou transversaux), intégrant éventuellement des étudiants de plusieurs promotions. Le dispositif pédagogique est complété par des workshops, conférences, vidéoprojections et expositions. Le cycle de DNAP débute par une première année d’enseignements en tronc commun. En deuxième année, les étudiants se dirigent vers l’une des trois options proposées : « Art », « Design » ou « Communication » et suivent des enseignements qui leur permettent de découvrir les mentions « Graphisme », « Didactique visuelle », « Illustration ». L’intégration en cycle de DNSEP d’étudiants issus d’autres filières d’enseignement publiques ou privées se fait après le passage devant une commission d’équivalence. Cependant, l’école privilégie fortement le fait que l’entrée des nouveaux étudiants se fasse en troisième année, c’est à dire au moment de l’inscription dans une mention et au début des enseignements et ateliers spécialisés qui lui correspondent. Chaque mention est coordonnée par l’enseignant responsable de l’atelier. L’option « Communication » est coordonnée par deux enseignants, également coordinateurs d’une mention. 7 L’offre de formation se distribue comme telle en option « Communication » : ● DNAP « Communication », mention « Graphisme ». ● DNAP « Communication, mention « Didactique visuelle ». ● DNAP « Communication », mention « Illustration ». ● DNSEP option « Communication », mention « Graphisme ». ● DNSEP option « Communication », mention « Didactique visuelle ». ● DNSEP option « Communication », mention « Illustration ». Appréciation générale L’ESADS est l’une des écoles d’art du réseau du Ministère de la Culture qui propose un enseignement en graphisme très développé et bien identifié au niveau national. L’option « Communication » tient une place importante dans l’offre pédagogique de l’établissement, alors qu’elle est souvent diluée au sein d’autres écoles où l’option « Art » est dominante. À Strasbourg, l’option « Communication » possède trois mentions et accueille environ 40% des étudiants. L’option « Communication » est ancienne (officialisée à partir de 1983) mais les mentions « Communication Graphique», « Didactique visuelle », « Illustration » sont apparues progressivement. Elles répondent à différentes formes de pensée propres à la création d’images : notion d’auteur ou de design (« Graphisme »), médiation par l’image (« Didactique visuelle »), image narrative fixe ou en série (« Illustration »). Leurs enseignements sont très clairement spécialisés. L’ouverture de ces mentions résulte d’une aptitude des enseignants de l’école à analyser de manière prospective les différentes évolutions de la discipline aussi bien dans ses aspects techniques que conceptuels, professionnels et de création libre et d’y apporter un cadre pédagogique novateur et approprié. L’ensemble de l’option révèle un grand dynamisme pédagogique, artistique et culturel. La réflexion s’exerce visiblement avec concertation entre les spécialités. Cette disposition à la collégialité contribue certainement à l’équivalence en termes de qualité et de renommée des trois mentions. Dans le cadre de l’adossement à la recherche, des colloques sont organisés avec des personnalités de haut niveau (conservateurs, historiens, critiques). Des partenariats universitaires sont effectifs. On relève la fondation de l’association ”Un coups de dés” dont l’un des principaux objets est d’échanger sur les expériences en matière de mise en place de la recherche en école d’art. Points forts : ● L’offre simultanée des trois mentions est unique en France. Elle participe de l’attractivité de l’Esads au niveau national et lui garantit des flux d’étudiants entrants. Elle conduit vers une typologie professionnelle d’emplois extrêmement large pour les futurs diplômés. Elle favorise l’accroissement de savoirs et de connaissances pour la discipline. ● La combinaison que permet le rattachement d’un étudiant à un atelier (la mention) et l’inscription à d’autres enseignements communs ou optionnels est une richesse de la maquette pédagogique. L’étudiant peut ainsi personnaliser son parcours et varier les expériences, il côtoie d’autres disciplines et mentions, il déploie à sa guise sa propre spécialité sur des médias spécifiques (photo, vidéo, multimédia, print…). ● Le contexte territorial de l’ESADS lui procure un environnement riche et de qualité. Plusieurs réseaux coexistent : enseignement supérieur universitaire, écoles d’art du Grand Est, équipements culturels des arts du spectacle, équipements dédiés aux arts visuels dont ceux de l’illustration. L’option utilise en bonne intelligence les nombreuses possibilités offertes par ces réseaux dans le cadre de partenariats artistiques et culturels. L’ambition des projets menés en commun est manifeste, donnant lieu généralement à des opérations aux dimensions multiples : études thématiques, expositions, colloques, édition… Pour les étudiants, les bénéfices sont pédagogiques, culturels et professionnels. ● Chaque mention a défini sa stratégie de relations internationales : partenariats culturels pour la mention « Communication graphique », partenariats pédagogiques pour la mention « Didactique visuelle », partenariats éditoriaux pour la mention « Illustration ». ● L’adossement à la recherche se déploie harmonieusement à travers des partenariats universitaires. ● Les mémoires bien encadrés, présence de trois docteurs dans l’équipe enseignante. 8 ● La médiathèque de l’école dispose d’un fonds de documentation important de 35 000 volumes. Elle est en réseau avec les autres bibliothèques spécialisées de la ville. Elle propose des initiations à la recherche documentaire et une assistance personnalisée. ● Le dossier communiqué à l’AERES est extrêmement clair, très bien organisé, la philosophie de projet énoncée est très intelligible et les informations sont là où on les attend. Points faibles : Pour ce qui concerne la mobilité internationale, le réseau de l’Esads est visiblement important et opérant (50 écoles) mais il est difficile à partir des éléments contenus dans le dossier d’en apprécier qualitativement les effets. L’option accueille en propre peu d’étudiants étrangers (proportion inférieure à la moyenne de l’école). Le dossier semble ne pas faire mention de voyages pédagogiques. Dans l’état actuel de sa rédaction, le guide de l’étudiant manque d’informations et d’outils pour une lecture synthétique d’une année type mais le directeur précise qu’il s’agit là d’un document en cours d’élaboration. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A+ Avis par mention Mention : Communication graphique Avis : L’atelier dont est issue la mention fait partie de l’histoire puisque c’est en 1945 qu’il a été fondé et son évolution montre qu’il a toujours su répondre de manière adéquate et en termes pédagogiques aux importantes mutations technologiques et de pensée qui ont modifié le champ de ce qui se nommait alors publicité. Aujourd’hui la spécialité affirme fortement son engagement vers un graphisme responsable soit dans le champ de la conception (design), soit dans une expression d’auteur. La composition du diplôme est claire : un mémoire, deux projets sur des supports diversifiés (sujet « écran » et sujet « design graphique »), et présentation d’un dossier de travaux effectués durant le cursus. Points forts : Une notoriété de la formation fondée sur de réelles réussites, équivalente à celle des deux autres mentions, alors qu’elle ne bénéficie pas d’un « effet de niche ». La situation professionnelle des jeunes diplômés et le réseau de qualité qu’ils constituent notamment grâce à la renommée acquise par plusieurs anciens élèves. La mise en place du projet de recherche « Signes de la propagande en 14-18 » et la constitution de son comité scientifique. NOTATION (A+, A, B ou C) : A+ Mention : Didactique visuelle Avis : Cette spécialité qui, à l’origine (1972), concernait exclusivement l’illustration médicale, s’est ouverte depuis les années 2000 au champ beaucoup plus large de la didactique générale qui vise aussi bien la médiation scientifique, culturelle, que la transmission des savoirs, les manuels d’apprentissage, etc. Aux moyens graphiques et typographiques d’origine est venue s’ajouter une palette étendue de médiums, photo, imagerie 3D, sites Internet, … ainsi que les outils théoriques et conceptuels nécessaires. Sur la base d’acquis incontestables tant du point de vue de la maîtrise même de cette spécialité que du réseau des partenaires constitué, les enseignants mènent une politique intensive d’exploration afin d’intégrer la dimension recherche à leur projet pédagogique ; ce devrait inévitablement aboutir à court terme et venir ainsi récompenser les efforts déployés. 9 Points forts : La spécialité est la seule du réseau national au niveau bac+5. La spécialisation médicale et ses cours renforcés avec des crédits validés par la Faculté de médecine de Strasbourg. La facilité d’ouverture aux partenariats dans une complémentarité disciplinaire recherchée et justifiée par l’objet de la formation (didactique, médiation). Les projets en cours de définition : - le séminaire de recherche commun avec le master « Design » de l’Université de Strasbourg, - le projet de recherche avec l’école d’art de Valence, - le projet de master international en illustration médicale. Points faibles : Le contenu du diplôme n’est pas communiqué dans le guide de l’étudiant (ceci ne devant pas toutefois constituer un avis sur le fond mais strictement formel). NOTATION (A+, A, B ou C) : A+ Mention : Illustration Avis : Créé dans l’après 1968 l’atelier a considéré le langage mixte texte-image comme la donnée essentielle de son enseignement. Si la finalité de l’illustration a été principalement le livre, de nombreux autres supports et technologies ont considérablement élargi les domaines d’intervention possibles, mais l’image est toujours envisagée dans son rapport aux supports qu’elle partage : littérature, poésie, presse, affiche, décor, création 2D, 3D, … La notion de narration, récit, scénario, s’est vue interrogée d’une manière plus singulière avec l’apparition de l’audiovisuel et des médias numériques. Ainsi les médias traditionnels comme les plus novateurs sont entrepris et de nouvelles problématiques sont explorées comme le dessin d’exposition, la micro édition, la direction artistique, ou le commissariat d’exposition. La qualité des enseignements et les résultats obtenus par les étudiants font que l’option strasbourgeoise jouit d’une grande visibilité au niveau national dans un contexte où la spécialité est peu représentée alors que la France a une place prépondérante en matière d’édition jeunesse et de bande dessinée. Points forts : La réputation des anciens élèves dans le monde de l’édition, le nombre de prix remportés. L’investissement des opérateurs culturels en matière d’illustration est une particularité régionale et l’Esads y apparaît comme un acteur à part entière. NOTATION (A+, A, B ou C) : A+ Recommandations éventuelles pour l’établissement La présentation du cursus des formations aux étudiants est à simplifier, car la complexité des propositions d’enseignement, dont on saisit difficilement le caractère obligatoire ou facultatif, ainsi que les articulations ou relations entre elles nuisent à la compréhension du projet général. La terminologie des différentes modalités d’enseignement doit être également clarifiée. Le guide de l’étudiant devrait permettre à l’étudiant de comprendre de façon globale et synthétique son parcours pédagogique, ses obligations, les choix à opérer dans les offres de cours. Les fiches de cours doivent préciser le nombre d’ECTS correspondant, le volume horaire semestriel, les modalités d’évaluation. Une présentation de cursus de formation confuse, où les modalités d’enseignements ainsi que leurs relations sont beaucoup trop complexes et difficilement lisibles, affaiblit la richesse des propositions et peut laisser l’impression d’un écart par rapport aux ambitions énoncées dans les objectifs. Le guide de l’étudiant ne contribue ni à comprendre l’architecture générale du cursus ni à éclairer l’offre des cours proposés souvent décrits de façon trop imprécise. 10 Concernant l’option « Art » : Cette dernière gagnerait à mieux définir sa politique future en matière d’adossement à la recherche et à bien cibler les partenariats qui lui permettraient de s’engager dans cette voie, sans se disperser dans des expérimentations trop éclatées. L’équipe en place a le potentiel pour construire des programmes originaux et pertinents en s’associant avec des institutions relevant de l’enseignement supérieur. Elle le fera d’autant mieux qu’elle structurera ses exigences sur les finalités de la recherche en matière de création artistique et sur les relations entre pratique et théorie. Parallèlement, le programme et la cohérence des enseignements théoriques de l’option « Art » sont à réexaminer tant il est indispensable pour un étudiant de se constituer un corpus de savoirs solides avant de se confronter à la dimension spéculative propre à la création artistique et au maniement critique nécessaire à la recherche. L’offre dans le domaine théorique pourrait être judicieusement développée par des partenariats adaptés dans un environnement riche dans le domaine de l’enseignement supérieur. La récente adjonction des ateliers du pôle « Objet » devrait être l’occasion de construire, dans les années à venir, des croisements de pratiques plus affirmés avec celles développées dans l’option « Art ». Les pôles « Art » et « Objet » peuvent tirer parti d’un choix de regroupement conjoncturel car celui-ci pourrait contribuer à enrichir l’option « Art » avec l’apport de médiums et techniques de caractère plus patrimonial. Il aurait été intéressant de comprendre pourquoi le pôle « Objet » n’a pas réussi à convaincre des étudiants de l’option « Design ». Concernant l’option « Design » : Le choix (récent) de rapprochement du « Design » (généralement entendu comme design d’objet) et de la « Scénographie » –un choix potentiellement riche, très argumenté mais également sujet à questions- paraît encore relativement « contraint » et mériterait sans doute d’être assumé jusque dans la définition d’un DNSEP unique –dont la présentation correspondrait aux larges objectifs de formation annoncés. De même, la définition volontairement ouverte des objectifs professionnels mériterait d’être adjointe à une consolidation de l’accompagnement des étudiants dans le choix de leurs stages et dans la constitution de leurs réseaux professionnels. Des passerelles devraient également être construites et formalisées vers des enseignements plus spécialisés. Il faudra veiller à la mise en place systématique de collaborations, stages, outils pédagogiques, procédures d’accompagnement (personnes ressources), etc. permettant d’élargir le spectre de compétences à l’œuvre dans la formation et le champ professionnel potentiel –aujourd’hui relativement cantonné au design de mobilier et d’objet. En termes d’adossement à la recherche, les projets de recherche en gestation africaines devront chercher à s’inscrire dans des protocoles et des réseaux complémentairement à l’articulation forte entre théorie et pratique déjà constatée recrutement d’enseignants-chercheurs semble une condition indispensable à la création recherche, orientée vers la création d’un futur troisième cycle. avec plusieurs universités de recherche reconnus, au niveau du DNSEP. Le d’une telle dynamique de L’option gagnerait à préciser sa lisibilité et l’articulation avec la mention « Objet » de l’option « Art » ; de même avec les mentions de l’option « Communication ». On peut regretter l’absence de liens avec l’Ecole d’architecture de Strasbourg –malgré l’évidence des liens potentiels entre l’architecture et les trois pôles (« Design », « Scénographie » et « Espaces publics ») qui constituent l’option. De manière générale, on peut se demander si une politique de recrutement plus active, permettant une augmentation du nombre d’étudiants engagés dans l’option « Design & Scénographie », ne servirait pas mieux l’ambition pédagogique de l’option, avec plus de moyens (techniques, matériels), plus de ressources et de compétences diversifiées. En particulier, il faudrait élargir les compétences professionnelles des enseignants (nombre et spécialisations insuffisantes) et les programmes : entre autres, technologie des matériaux et expérimentation, dimension socio-économique des projets, questions de production, de durabilité, … essentielles dans les pratiques du design (qu’il soit industriel ou stratégique). Ou, au contraire, faudrait-il resserrer les objectifs et affirmer la singularité de la formation ? 11 Concernant l’option « Communication» : Des efforts importants sont menés par l’option pour stabiliser sa politique en matière de recherche. Dans un paysage national où la recherche en graphisme est quasiment inexistante, l’option explore ses objets d’intérêts afin d’évaluer ceux qui pourraient devenir des objets de recherche (passage de la dimension d’étude à la dimension de recherche). L’ESADS est bien placée pour mener à terme ce cheminement. L’embauche d’un « praticien chercheur » lui permettrait probablement d’accélérer le processus. De même, la question d’un post-diplôme pourrait être étudiée. Il convient également de s’assurer que les docteurs, récemment arrivés, contribuent de manière systématique aux nombreuses publications de l’école. Avis détaillé de l’option Art 1 OBJECTIFS (scientifiques, artistiques et professionnels) : Les objectifs énoncés de la formation des étudiants engagés dans l’option « Art » se situent clairement dans les enjeux de la création artistique d’aujourd’hui. Les expérimentations et les acquisitions pratiques, techniques et technologiques, théoriques et critiques fondent la structure de la formation. Le projet pédagogique encourage croisements et transversalités qui enrichissent le parcours de l’étudiant ainsi que les partenariats et participations publiques hors du territoire spécifique de l’école. Cette formation a pour ambition d’offrir à chaque étudiant les moyens de construire une démarche artistique de manière rigoureuse et problématisée dans un contexte artistique autant qu’historique, économique et social au sein duquel il devra trouver l’espace de liberté qu’il possède ou qu’on lui accorde. L’acquisition par les étudiants de compétences professionnelles généralistes mais aussi de l’autonomie et de la capacité d’interventions singulières et diversifiées doit leur permettre de devenir acteurs de la scène artistique ou de trouver des débouchés dans un environnement professionnel élargi. Des compétences plus approfondies en matière de maîtrise de techniques ou de médias leur ouvrent des débouchés dans les réseaux professionnels plus spécialisés : bijou, art verrier ou céramiste, film documentaire, vidéo, photographie, édition, radiophonie, etc. 2 CONTEXTE (positionnement, adossement recherche, adossement aux milieux socioprofessionnels, liens pédagogiques avec d’autres écoles et instituts, ouverture internationale) : Avec 450 étudiants accueillis, L’ESADS est l’école la plus importante du Grand Est. L’option « Art » représente environ 20 % des effectifs du total des troisième, quatrième et cinquième années contre 17 % pour l’option « Art » mention « Objet ». 13 étudiants étaient inscrits en cinquième année en 2009/2010 (35 en 2008/2009 ; 30 en 2007/2008). Il n’est pas précisé si cette baisse très sensible a un caractère exceptionnel ou durable. Dans un positionnement géographique très favorable, l’option « Art » est particulièrement bien intégrée au tissu artistique et culturel de la ville et de la région. Elle participe très activement aux évènements organisés par les différentes structures artistiques qui maillent le territoire en même temps qu’elle organise une grande variété de manifestations (expositions, festivals, performances) à la Chaufferie, galerie spécifique de l’ESADS. On note de nombreuses invitations d’artistes, d’intervenants et de conférenciers dans le cadre de colloques, journées d’études, séminaires, etc. Les partenariats, annuels ou pluriannuels, dans le cadre de l’adossement à la recherche, investissent des territoires très variés et croisent des disciplines d’horizons multiples : « Art, Sciences et Sociétés » avec l’université de Strasbourg et le Frac (Fonds régional d’art contemporain) Alsace; « Muséotopies » avec l’Institut d’Ethnologie de Strasbourg ; « Céramique et nouvelles technologies ». Pour le partenariat avec le ZKM (Zentrum für Kunst und Medientechnologie de Karlsruhe) sur la conservation des arts numériques, le groupe de travail investi au sein de l’ESADS et les modalités de participation ne sont pas précisés. A l’initiative de l’option « Art », les rencontres interdisciplinaires « Fractales » ont permis des partenariats avec le pôle scientifique de l’Université de Strasbourg et le FRAC Alsace. Trois enseignants sont doctorants. Peu d’entre eux sont associés à des laboratoires de recherche et il n’a pas été mentionné de publications récentes significatives. Les partenariats s’ouvrent à la dimension internationale, notamment dans le cadre très particulier du projet Trans-actions avec l’Académie des Beaux-arts de Kinshasa. De plus, l’ensemble des options bénéficie d’un réseau international de 51 écoles partenaires dont 40 écoles au sein de l’Union Européenne. Toutefois, le nombre d’étudiants de l’option « Art » partant en échange est en baisse significative (7 en 2009/2010 ; 9 en 2008/2009 ; 14 en 2007/2008) 12 et le nombre d’étudiants étrangers accueillis fluctue (9 ; 14 ; 10 pour les mêmes années). Il n’a pas été donné d’explication à cet état de fait. 3 ORGANISATION GLOBALE DE L’OPTION (structure de la formation et de son organisation pédagogique, politique des stages, mutualisation et co-habilitations, pilotage de la formation) : La formation dans l’option « Art » comprend des enseignements spécifiques et des enseignements mutualisés avec les autres options « Communication » et « Design », en particulier dans le domaine théorique. Les orientations pédagogiques favorisent clairement la pédagogie de projet et l’articulation constante entre théorie et pratique. Il est annoncé que quatre Unités d’Enseignement « se développent en parallèle, en phase Programme comme en phase Projet » : UE1 Humanités, UE2 Pratiques et production, UE3 Recherches et méthode UE4 Contextualisation. Chaque UE représente un nombre déterminé d’ECTS. Le pôle 1 de l’option « Art » comprend six « ateliers » en phase Programme qui deviennent cinq « Groupes de recherche » en phase Projet. Ils sont animés par quatorze enseignants. Le pôle 2, qui correspond à l’option « Art » mention « Objet », comprend sept « ateliers » en phase Programme qui deviennent un seul groupe de recherche Objet(s). Ce pôle est animé et encadré par quatorze enseignants. En phase projet, « les séminaires de recherche, les ARCs, les workshops, les cours de langue, etc. » complètent la formation. Six enseignants interviennent en option « Art » dans le domaine théorique. Il est précisé qu’en phase Projet, les étudiants s’inscrivent dans un groupe de recherche et au minimum deux séminaires par semestre. Le rôle du groupe de recherche apparaît comme central dans le parcours de l’étudiant en phase Projet. Il peut évoquer la notion d’atelier telle qu’elle a pu être historiquement constitutive des formations académiques, mais dans une version renouvelée et reconfigurée. Le tableau de correspondance entre les UE et les types d’enseignements ou de cours n’apparaît pas dans le livret. De fait, la terminologie employée pour une très grande variété de modalités d’enseignements rend très difficile la représentation du parcours d’un étudiant. La mosaïque d’énoncés qui caractérisent les différents types d’enseignements : « pôles », « groupes de recherche », « ateliers », « plates-formes », « studio(s) », « séminaires » et « séminaires associés à », « cours associés », « workshops », « ARCs », etc., ne permet pas d’appréhender l’organisation générale de l’offre de formation. L’architecture générale du cursus précisant les obligations de cours, ainsi que les relations entre certains enseignements, n’est pas visible. Le mémoire fait l’objet d’un dispositif d’accompagnement identifié sous forme de cours ou de séminaires. Un cours de méthodologie est spécifiquement dédié aux étudiants de l’option « Art » ; les différents séminaires proposés sont transversaux à toutes les options. Pendant la phase Projet, l’étudiant choisit un directeur de projet et un tuteur de mémoire. Le mémoire est soutenu par l’étudiant pendant 20 minutes devant un jury, présidé par un docteur, selon la récente réglementation en vigueur. La mobilité, dans le cadre d’échanges Erasmus ou autre, est encouragée mais pas obligatoire. Les stages professionnels sont obligatoires en semestre 7 ou 8 ; le rapport de stage permet l’attribution de 8 crédits. Le pilotage de la formation s’exerce à travers les instances propres à l’école et à chacune des options : réunions de coordination internes dans chaque option, réunion de coordination inter-optionnelle, Conseil pédagogique. 4 BILAN DE FONCTIONNEMENT (origines géographiques constatées des étudiants, flux, taux de réussite, auto-évaluation, analyse à 2 ans du devenir des diplômés, bilan prévisionnel pour la prochaine période) : Les étudiants sont majoritairement issus des régions autres que celles du Grand Est. Très peu sont de nationalité étrangère. Le taux de réussite est très bon en option « Art » en 2010 : 12 sur 13, mais il est inférieur en option « Art » mention « Objet » : 12 diplômés sur 18 soit les deux tiers. Ce résultat n’est pas expliqué, de même que la baisse significative des effectifs n’a pas donné lieu à commentaire de la part de l’école. A leur sortie de l’ESADS, en plus de leur propre pratique artistique, les diplômés développent une pluriactivité professionnelle, grâce à la maîtrise d’outils sophistiqués et peuvent agir dans les secteurs de la production ou de la 13 diffusion culturelle. Plusieurs exemples convaincants sont donnés notamment dans le domaine multimédia. Il est signalé également que certains diplômés sont admis dans les post-diplômes en art. Ainsi en 2009, trois ont été admis au Fresnoy (studio national des arts visuels), un au programme La Seine de l’Ecole nationale des beaux-arts de Paris, une à l’Ecole du film documentaire de Lussas. L’établissement indique dans son rapport qu’il mettra en place pour 2012 un observatoire des diplômés afin de disposer de statistiques fiables sur l’insertion professionnelle des diplômés. Avis détaillé de l’option Design 1 OBJECTIFS (scientifiques, artistiques et professionnels) : La transdisciplinarité est le maître-mot revendiqué de cette option multipolaire. Les enseignements proposés reposent sur leur capacité à interroger les disciplines du design (et de la scénographie) en investissant tous leurs territoires d’expression. La dimension du projet reste consubstantielle à l’identité des enseignements. Dans la même logique, les objectifs professionnels prennent acte de la porosité disciplinaire et visent moins à l’apprentissage d’un métier prédéfini qu’à la capacité de chaque étudiant à construire sa propre démarche, autonome, créative et responsable dans le monde du travail. Les champs visités par l’option « Design » concernent le design d’objets, le design d’espace (architecture d’intérieur, espace public, mobilier urbain, etc.), le design multimédia et le design de service. Dans la mention « Scénographie », les champs visités sont, outre la scène et le spectacle vivant, l’expographie, la muséographie et les « scénographies urbaines ». Dans tous les cas, l’étudiant aura en mains la maîtrise de savoirs propres à sa discipline, qu’il devienne dans son futur métier un acteur professionnel « généraliste » ou hautement spécialisé. C’est au cours de sa formation que l’étudiant définit ses territoires propres d’intervention et qu’il construit ses réseaux professionnels. Implicitement, toute « spécialisation disciplinaire » se construit après le DNSEP, sur le terrain de la pratique professionnelle ou via une école spécialisée. 2 CONTEXTE (positionnement, adossement recherche, adossement aux milieux socioprofessionnels, liens pédagogiques avec d’autres écoles et instituts, ouverture internationale) : L’option occupe une position bien identifiée dans le paysage de l’enseignement régional et national de ces deux disciplines : outre l’orientation structurante du pôle « Espaces publics », qui contribuent fortement à l’originalité de la formation, son caractère généraliste (non limité aux arts de la scène par exemple dans le cas de la scénographie) caractérise également le positionnement singulier de l’option. L’adossement aux milieux socio-professionnels est convaincant et s’organise tant au niveau des stages que de la participation à des concours ou à l’organisation d’activités communes (recherche en entreprise, visites, partenariats divers, participation à divers salons, …). Il bénéficie de la densité d’un réseau industriel et économique transfrontalier, ainsi que du fort potentiel des institutions culturelles de la ville, en particulier dans les domaines du théâtre et des musées. L’esprit (et la méthodologie) de recherche qui traverse la formation, les partenariats avec les laboratoires de recherche des entreprises, les exigences liées au mémoire, peuvent être encore améliorés. Pour autant, les liens pédagogiques avec d’autres écoles, universités et instituts de formation sont nombreux et diversifiés, au niveau régional (y compris la région transfrontalière), national, européen (accords Erasmus nombreux et adaptés) et international. Il existe un ambitieux projet de recherche en construction avec plusieurs écoles et universités africaines qui a déjà donné lieu à un certain nombre d’actions mutuelles (ateliers de travail, séminaires, …) Aucune mention n’est faite d’un partenariat avec l’Ecole d’architecture de Strasbourg, malgré les liens évidents qui unissent l’architecture, le design et la scénographie –sans compter le champ partagé des espaces publics. Aucune passerelle ne semble formellement organisée qui permettrait aux étudiants de l’option de compléter leurs études par une formation plus spécialisée. 14 3 ORGANISATION GLOBALE DE L’OPTION (structure de la formation et de son organisation pédagogique, politique des stages, mutualisation et co-habilitations, pilotage de la formation) : L’organisation pédagogique de l’option est clairement structurée, le passage de la phase Programme à la phase Projet (passage non automatique et validé par une commission d’admission) étant marqué par un changement de programmes et de modalités pédagogiques : le second cycle est clairement orienté vers le projet artistique personnel, le projet professionnel singulier de chaque étudiant et l’écriture du mémoire. Il semble cependant que le découpage (vertical) par pôles soit prépondérant sur le découpage (horizontal) par phases, les mêmes enseignants intervenant dans les deux phases. La transdisciplinarité organisée entre les trois pôles de l’option est obligatoire en phase programme (un semestre au minimum dans un autre pôle) alors qu’elle est choisie et rendue possible en fonction du projet personnel en second cycle. L’option est coordonnée par un enseignant unique, ce qui n’exclut pas certaines disparités dans l’organisation des mémoires et des stages entre les deux pôles « Design et Scénographie ». L’équipe pédagogique est constituée de manière équilibrée, les compétences professionnelles des enseignants correspondant à la diversité des champs convoqués. On relève, parmi les professeurs, deux praticiens designers, deux architectes et deux scénographes, ainsi qu’un spécialiste de la dramaturgie. Parmi ces enseignants, quatre ont également une pratique plastique. Au-delà des disparités de procédures dans la soutenance des mémoires en « Design » et en « Scénographie », la même exigence méthodologique et rédactionnelle est revendiquée dans l’option. Le lien affirmé entre projet et mémoire (entre pratique et réflexion sur la pratique) traverse également les deux spécialités, le mémoire étant jugé comme un travail d’auteur qui ne peut en aucun cas « être séparé dans la phase finale de l’évaluation des capacités de l’étudiant, du travail plastique, des qualités de représentation et d’expression et d’une manière générale des engagements personnels de l’étudiant ». Les stages sont choisis et organisés par les étudiants eux-mêmes (sauf dans le cas de certains liens privilégiés avec le pôle « Scénographie »). Ils sont validés par une commission et encadrés par un enseignant-tuteur. Le stage fait l’objet d’un rapport évalué par le collège d’enseignants. La liste des structures d’accueil, diversifiées, bien adaptées et internationales, fait ressortir les orientations majoritairement choisies par les étudiants : design d’objet et d’espace, scénographie du spectacle vivant. Les mutualisations sont organisées à trois niveaux différents : ● au sein même de l’option, le pôle Espaces publics jouant le rôle de plateforme commune, ● au sein de l’école, entre les différentes options : collaboration pour les séminaires avec l’option « Communication » et avec la mention « Objet » de l’option « Art », ● par groupes d’étudiants, sur un projet commun, en particulier avec la mention « Objet » de l’option « Art ». Le dossier ne fait état d’aucune co-habilitation avec d’autres établissements d’enseignement supérieur, ce qui n’exclut pas l’organisation de cours, séminaires et projets communs avec l’université de Strasbourg, l’école du TNS (Théâtre national de Strasbourg), l’Ecole d’art de Mulhouse, etc. Le rapprochement annoncé avec l’Ecole d’art de Mulhouse pourrait cependant conduire à une cohabilitation, en particulier dans le domaine du design. 4 BILAN DE FONCTIONNEMENT (origines géographiques constatées des étudiants, flux, taux de réussite, auto-évaluation, analyse à 2 ans du devenir des diplômés, bilan prévisionnel pour la prochaine période) : L’attractivité de l’option est confirmée par le caractère national du recrutement : plus de 85 % des étudiants ne viennent pas d’Alsace. Plusieurs étudiants étrangers (environ 10 %) sont également inscrits dans l’option. La grande majorité des étudiants du niveau DNSEP proviennent du DNAP de l’ESADS, la structure (verticale) de l’enseignement en cinq ans restant très ancrée. Cependant, l’accès au DNSEP n’est pas automatique et fait l’objet d’une sélection par une commission d’admission. Le taux de réussite est excellent, en particulier dans la mention « Scénographie » (près de 100 %). 15 L’ESADS n’a pas encore mis en place les procédures et les dispositifs d’auto-évaluation et de suivi de l’insertion professionnelle des diplômés. Dans le cas de l’option « Design », créée en 2004 (avec une équipe enseignante recomposée en 2006-2007), il est encore trop tôt pour rassembler des données statistiques significatives et pour évaluer la pertinence et l’efficacité des postulats pédagogiques. Avis détaillé de l’option Communication 1 OBJECTIFS (scientifiques, artistiques et professionnels) : L’option répond aux objectifs pédagogiques définis par le ministère de la Culture. L’approche artistique est privilégiée. L’organisation des spécialités en ateliers garantit la configuration d’une pédagogie du projet. Les objectifs scientifiques et artistiques se nouent dans une forte ambition d’investir la Communication en tant que discipline vivante et évolutive tant du point de vue thématique que « médiatique » au sens du média support de représentation ou d’expression d’un projet quel que soit le domaine d’où il émerge. Ainsi sont nées les trois mentions aux objectifs explicites et complémentaires et le déploiement d’une offre pédagogique vivante dans laquelle chaque étudiant va pouvoir privilégier l’exploration d’un support en relation avec la mention choisie : le print, la photographie, le web design, … La dimension professionnelle est présente dans tous les enseignements et vise à ce que les étudiants (l’analyse des résultats l’atteste) puissent intégrer les secteurs d’activité très diversifiés en affirmant la dimension d’auteur et de créateur conforme à ce que l’on attend d’un cursus de 5 ans dans une école supérieure d’art. 2 CONTEXTE (positionnement, adossement recherche, adossement aux milieux socioprofessionnels, liens pédagogiques avec d’autres écoles et instituts, ouverture internationale) : L’ESADS soutient sans difficulté sa position d’école d’art dans le réseau national et nord européen grâce, notamment, aux mentions Didactique visuelle et Illustration qui restent exceptionnelles dans la cartographie des enseignements. L’option a une pratique partenariale avec l’université de Strasbourg. Le lien se fait au niveau de projets communs ou de mutualisation d’enseignement. L’adossement à la recherche universitaire est une réalité ancrée dans les partenariats que la mention Didactique Visuelle a établis avec les différents pôles scientifiques médicaux. Un diplômé a d’ailleurs été embauché dans un laboratoire de recherche médicale. Les étudiants bénéficient d’un service de relations internationales structuré et d’un réseau important pour la mobilité (Europe et hors Europe). Les étudiants sont invités à effectuer leurs séjours à l’étranger de préférence au cours des semestres 7 ou 8 et notamment durant les congés d’été. Le protocole de validation des ECTS est fonctionnel. L’adossement à la vie professionnelle s’effectue grâce aux projets réalisés en partenariat, aux conférences, aux stages, au programme dit de « professionnalisation ». De plus, tous les enseignants sont engagés dans des travaux de cette nature. La Région est un vivier de partenaires culturels (Opéra National du Rhin, Arte, Cité de la Musique et de la Danse de Strasbourg, Musées de Strasbourg, musées sur l’illustration…). L’option n’hésite pas à rechercher d’autres partenaires à l’extérieur du territoire (Ina, Galerie Anatome…). 3 ORGANISATION GLOBALE DE L’OPTION (structure de la formation et de son organisation pédagogique, politique des stages, mutualisation et co-habilitations, pilotage de la formation) : Les grands paliers d’apprentissage, de spécialisation et d’autonomie sont très clairs et ceci de l’entrée en première année (semestre 1) jusqu’à la préparation du DNSEP en année 5 (semestre 10). Les modalités d’enseignement sont très variées : ateliers, ateliers de recherche, studios pour la pratique, cours théoriques, workshops, lectures, rencontres, séminaires. La classification des enseignements est explicite : Humanités : pratiques théoriques, culture générale et spécifique, langue vivante (histoire, actualité, culture générale et scientifique, langue). 16 Pratiques et production : mise en œuvre, technique, expérimentation (ateliers de pratiques plastiques, apprentissage des outils de représentation et de fabrication, informatique). Recherche et méthode : enjeux, problématiques, méthodologie. Contextualisation et médiation : présentation, diffusion, professionnalisation (enseignements visant à l’apprentissage de la présentation des travaux et à leur médiation, stages, conférences sur la professionnalisation). En quatrième année, la mention « Communication graphique » privilégie la photographie, la conception graphique et typographique, l’édition. La mention « Didactique Visuelle » propose des cours de dessin, d’anatomie, de médecine, de psychologie. La mention « Illustration » s’intéresse aux contextes : la presse, les médias, les albums… Les étudiants des trois options ont des cours en commun. Ils bénéficient de cours d’anglais et de séminaires. L’enseignement des outils numériques est favorisé. En cinquième année, les étudiants ont accès à un dispositif d’accompagnement personnalisé au mémoire et au diplôme. Le mémoire « constitue un complément au travail de production plastique, il l’accompagne, l’étaye, l’interroge ». Il fait l’objet d’une soutenance spécifique établie selon les critères du ministère de la Culture, à savoir la présence de docteurs dans le jury. La lecture détaillée de l’offre des enseignements est difficile dans le contexte de ce rapport (voir observations ci-dessus concernant le guide de l’étudiant). Le terme d’ « atelier » utilisé par les options est une réminiscence de la notion d’« atelier des beaux-arts » sans en être la réplique fonctionnelle (rattachement à un espace où l’élève pratique une discipline artistique dans la durée). Utilisé par l’école, le terme désigne davantage une discipline abordée par le projet et le regroupement des enseignements qui la nourrit. Les stages sont obligatoires dans deux mentions : « Communication graphique » et « Didactique visuelle ». La validation des stages est conditionnée par la restitution d’un rapport de stage. Compte tenu de la pratique autonome et solitaire d’un illustrateur, les stages ne sont pas obligatoires pour la mention correspondante, ils visent surtout des activités connexes comme par exemple les pratiques éditoriales. Plusieurs conventions sont réalisées dans le contexte de l’enseignement supérieur et/ou du domaine médical. Elles donnent lieu à des projets communs : L’Université Louis Pasteur de Strasbourg en Physique, autour d’un projet en design interactif. Aremane, Association pour la recherche et le développement de moyens de lutte contre les maladies neurodégénératives, pour un cours commun visant à la réalisation de supports d’information. Le Centre Hospitalier de Saverne, pour des outils pédagogiques dans le cadre de la prévention de risques cardio-vasculaires. Les hôpitaux universitaires de Strasbourg, pour la réalisation de supports de communication pour un service de réanimation pédiatrique. D’autres conventions concernent des mutualisations d’enseignement : La Faculté de Médecine - Université Louis Pasteur de Strasbourg, cours d’anatomie dispensé à l’université et cours « médecine et communication visuelle » proposé par l’ESADS. L’UFR de Mathématique et d’Informatique - Université Louis Pasteur de Strasbourg, cours de communication proposés par l’ESADS. Le conseil pédagogique est composé du directeur, des principaux responsables administratifs et pédagogiques (pratique, théorique, technique) et des étudiants élus. Le conseil débat des contenus pédagogiques, de leur organisation et de la vie de l’école. Il se réunira six fois lors de l’année scolaire 2010/2011. Des réunions de coordination sont également organisées (une par trimestre). 4 BILAN DE FONCTIONNEMENT (origines géographiques constatées des étudiants, flux, taux de réussite, auto-évaluation, analyse à 2 ans du devenir des diplômés, bilan prévisionnel pour la prochaine période) : Le recrutement d’étudiants de la région est très faible. L’option privilégie visiblement une sélection qualitative à une sélection géographique. L’information concernant l’origine scolaire des étudiants n’est pas donnée (lycées, classes préparatoires). Les étudiants étrangers apparaissent peu nombreux si l’on se réfère au contexte actuel de l’enseignement supérieur ; il est vrai que les étudiants Nord européens bénéficient d’une offre de formation de qualité dans leurs pays respectifs (en revanche, on pouvait s’attendre à voir davantage d’étudiants venant d’autres continents et notamment d’Asie comme c’est le cas dans les autres écoles d’art). Enfin, le réseau des échanges Erasmus ne semble pas produire de mobilité définitive d’étudiants d’une école à l’autre alors que l’école est partenaire d’un nombre considérable d’établissements (50). 17 Le recrutement des élèves en Commission d’équivalence est très diversifié : BTS, DMA, DSA, Licence, DNAT. Il semblerait que le nombre d’étudiants inscrits dans la filière ait diminué sensiblement lors des trois dernières années scolaires et il serait intéressant de connaître les motifs de cette baisse d’effectifs que rien dans le dossier ne vient motiver (sinon à dire qu’il s’agit d’une « réduction d’effectifs étudiants souhaitée par la direction depuis 2008 »). Les résultats aux diplômes correspondent à ceux des écoles d’art sous tutelle du ministère de la Culture et sont même sensiblement supérieurs (presque 100 % de réussite au DNSEP). Le devenir des diplômés atteste que les objectifs de l’option sont remplis. Ceux-ci exercent des activités professionnelles extrêmement variées et selon les statuts en usage dans la profession (soit salariés, soit en indépendant). Ils travaillent seuls ou en mode collaboratif. L’évaluation des enseignements par les jeunes diplômés sera mise en place prochainement. Le modèle d’enquête est prêt. L’auto-évaluation fournie pour le présent rapport est conforme à l’expertise de l’école tant pour ses points forts, que pour ses points faibles. 18 Observations du directeur