Evaluation des Licences de l`Université de Saint-Etienne
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Evaluation des Licences de l`Université de Saint-Etienne
Section des Formations et des diplômes Evaluation des licences de l’Université de Saint-Etienne - Jean Monnet Juin 2010 Section des Formations et des diplômes Evaluation des licences de l’Université de Saint-Etienne - Jean Monnet Juin 2010 Section des Formations et des diplômes Rapport sur l'offre de formation "licence" de l’Université de Saint-Etienne - Jean Monnet 2010 Préambule L’Université de Saint Etienne-Jean Monnet (UJM) (créée il y a 40 ans et accueillant aujourd’hui 14000 étudiants dont 9000 en licence) présente à l’issue du quadriennal 2007/2010 un bilan marqué par une forte réactivité en regard de son histoire et de son environnement immédiat, du contexte régional, des évolutions de l’enseignement supérieur et de la recherche et de la nécessaire ouverture à l’international. Elle est parmi les 18 premières universités à avoir obtenu un transfert de compétences en matière budgétaire et de ressources humaines (Responsabilités et Compétences Elargies depuis janvier 2009). Parmi les transformations qui en découlent, l’établissement s’est engagé dans un processus généralisé de qualité au travers de l’autoévaluation et d’indicateurs de performance s’appuyant sur un vice-président délégué et une Cellule Démarche Qualité. Le bilan du quadriennal 2007/2010 est ainsi fortement marqué par une volonté d’améliorer le pilotage et de promouvoir une culture d’objectifs et de performances. L’UJM a été sur ce point comme sur de nombreux autres (Plateforme et Bureau d’Insertion Professionnelle, cellule pédagogique pour le tutorat, développement des TICE, Plan Langues ambitieux, dispositif d’orientation active, guide de compétences, développement de la VAE-VAP, DAEU…) en avance sur les réformes. Au regard des dossiers présentés par les mentions de licences et en accord avec l’autoévaluation de l’établissement, cette « mutation durablement structurante » va cependant demander de gros efforts d’information et de diffusion pour permettre son appropriation par chacune des composantes. L’UJM est par nature pluridisciplinaire avec un ancrage marqué sur les compétences et les besoins locaux. Le contexte social et économique local, illustré par un recrutement d’étudiants de milieux modestes (taux d’étudiants boursiers de 38%) est clairement pris en compte par l’établissement à travers des dispositifs adaptés en termes culturels, de la santé, de services, de reprise d’études et d’accueil de publics en situation précaire. L’UJM offre ainsi des formations de licence variées, parfois uniques sur un territoire composé de plusieurs régions limitrophes, et souvent issues de formations assez anciennes. On remarque en particulier un réel débouché en Sciences humaines et sociales (SHS) avec une activité de valorisation très significative. L’établissement mise ainsi résolument sur sa pluridisciplinarité avec une authentique transversalité des projets de recherche et de formation. Au cours du quadriennal passé, l’UJM est aussi devenue membre fondateur du PRES « Université de Lyon » créé en mars 2007. Le projet d’offre de formation a été repensé en termes de cohérence et de pertinence en tenant compte du contexte régional au travers de nombreuses co-habilitations. L’établissement souhaite présenter une offre de formation plus claire et plus lisible aux étudiants et partenaires extérieurs et renforcer sa dimension internationale. Son ouverture à l’international se concrétise par un chargé de mission relations internationales dans chaque composante, le Plan Langues, des formations délocalisées (3 licences) un nombre croissant de stages à l’étranger, un dispositif d’accueil des étudiants étrangers. L’UJM présente son offre de licence selon 4 domaines pour 25 mentions de licences (5 en Arts, lettres et langues – 5 en Droit, économie, gestion – 5 en Sciences humaines et sociales – 10 en Sciences, technologies, santé) ouvrant sur 17 mentions de masters. 1 Pilotage des licences Avis argumenté et synthèse de l'évaluation (A+, A, B ou C) : A Le pilotage des licences de l’UJM bénéficie d’une politique d’établissement volontariste illustrée par de nombreux dispositifs originaux ou conventionnels mis au service des étudiants, des enseignants et des formations. Le déploiement de ces dispositifs n’est pas toujours achevé, ce qui est compréhensif compte tenu de l’ampleur du travail à réaliser et des changements de culture à opérer. Au travers des mentions de licence, on observe une grande diversité (entre les domaines et parfois au sein des domaines) de l’impact et de l’appropriation de ces moyens. Comme indiqué dans le dossier d’autoévaluation de l’établissement, ces changements nécessitent du temps et encore bien des efforts de communication pour que ces outils puissent être harmonisés et valorisés. On ne pourra que soutenir l’établissement et les équipes pédagogiques dans cette démarche commune. Concernant les équipes pédagogiques, leurs compositions disciplinaires sont en général très cohérentes et bien structurées, mais on note cependant dans le cas de deux mentions particulières (Musique et Arts plastiques) des manques déclarés de moyens humains. Le pilotage des mentions par ces équipes est dans l’ensemble satisfaisant, mais parfois de manière inhomogène du niveau L1 au L3. Si la structure est bien explicitée, on relève aussi parfois que son réel mode de fonctionnement et d’interaction avec les étudiants et le corps enseignant n’est pas toujours 3 parfaitement décrit. La forte mutualisation des L1 et L2 tant au niveau des enseignements que du pilotage du domaine Sciences, technologies, santé (STS) favorise la transversalité des licences et par conséquent l’aide à la réussite des étudiants. Ces caractères de mutualisation et de transversalité pourraient être adaptés et déployés aux autres domaines de licences de l’UJM. A terme, un dernier niveau de mutualisation pourra alors être développé entre les domaines, concrétisant la politique de transversalité de l’établissement. La connaissance et le suivi de la population étudiante ont fait l’objet d’un très gros investissement de la part de l’établissement, mais les dispositifs et résultats correspondants sont de toute évidence très peu exploités par les mentions, sauf exception. L’Observatoire de la Vie Etudiante (OVE) réalise chaque année une étude chiffrée concernant les nouveaux bacheliers entrant à l’UJM et édite en ligne à l’usage du public un document relatif à la réussite à l’issue de la première année. Actuellement, ce dispositif n’est pas encore étendu aux L2 et L3. De fait, certaines équipes pédagogiques sont conscientes de la grande diversité d’origine des entrants et en tiennent compte dans leur pédagogie. Les dispositifs proposés par l’établissement peuvent apparaître alors parfois comme des redondances imposées sans qu’une analyse des données disponibles ne soit réellement opérée. Dans d’autres cas, ces outils semblent simplement ignorés sans qu’une démarche spécifique ne soit utilisée en substitution. Le suivi des étudiants par les équipes enseignantes au cours des trois années de licence semble satisfaisant, mais le suivi de leur devenir fait très souvent défaut. De plus, il est rare que l’équipe pédagogique opère un réel retour après analyse de ce suivi sur le pilotage de la formation. Une meilleure analyse des données sur les entrants pourrait permettre par exemple d’identifier la part des L1 « en attente » d’un concours et ainsi de corriger les taux de réussite en L1 et proposer un accompagnement spécifique. Fort de sa connaissance de la population entrante, l’établissement s’est aussi engagé dans de gros investissements en termes d’accueil des étudiants : conditions d’accueil (Espace Services Etudiants pour les primoentrants, réunions de bienvenue), de nombreux services et des actions spécifiques destinées aux étudiants issus de milieux modestes. L’établissement a aussi fortement soutenu la participation des étudiants à la vie universitaire en favorisant leur investissement associatif ; en découle d’ailleurs une forte mobilisation des étudiants aux différentes instances. On mesure ici un réel retour des investissements sur le pilotage par le suivi de performances visant des objectifs précis. Il serait souhaitable que cette démarche soit dans les faits progressivement appliquée au sein des composantes par les différentes équipes pédagogiques. Les modalités d’évaluation des étudiants de licence manquent souvent de clarté dans les dossiers et les résultats obtenus, faute d’analyse, ne font pas l’objet de retour sur le pilotage. De nombreuses mentions renvoient simplement leur réponse à une conformité aux modalités votées en Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU). On note ainsi à nouveau la difficulté d’une réelle assimilation d’outils lorsqu’ils sont issus d’un pilotage fort de l’établissement. Par ailleurs, l’établissement a mis en place un dispositif global d’évaluation semestriel des enseignements basé sur des commissions paritaires. D’après le document d’autoévaluation de l’établissement, actuellement 50 % des filières le pratiquent, mais l’UJM projette de le systématiser dans le futur. Dans le cas particulier des licences, on constate que cet outil est généralement opérationnel et souvent très bien assimilé. La valorisation des diplômes à destination des lycéens est mise en œuvre à travers différentes actions comme : le Salon de l’Etudiant, le Forum de l’Enseignement Supérieur, des Journées Portes Ouvertes et des opérations spécifiques dans les lycées, de nombreuses actions effectives de la mission du Conseil Stratégique des Technologies de l'Information (CSTI) et des actions d’animation des territoires en étroite collaboration avec les acteurs socioéconomiques locaux. On notera en complément certaines initiatives des mentions elles-mêmes comme en licence de Langues étrangères appliquées (LEA) organisant une réunion annuelle de rencontre entre diplômés et étudiants, certaines de ces initiatives étant le fait de l’association des étudiants. On observe que de nombreuses licences bénéficient de l’héritage de formations préexistantes leur permettant de mobiliser leurs anciens étudiants. Enfin, un Guide des Compétences Licences très souvent mentionné dans les dossiers est en préparation, il devrait être un très bon outil de valorisation des diplômes tant à l’usage des étudiants que des entreprises. Points forts : Un engagement très fort de l’établissement sur l’information aux lycéens, l’accueil et la connaissance des entrants. Un engagement très fort de l’établissement sur l’intégration des étudiants à la vie universitaire et à leur participation à son fonctionnement. La mise en place d’un système généralisé d’évaluation des enseignements par commission paritaire qu’il faudrait cependant compléter par des outils complémentaires comme un questionnaire anonyme pour chaque UE. Les licences bénéficient en général d’équipes pédagogiques bien structurées et organisées, souvent complétées d’intervenants extérieurs. La transversalité des licences pourrait être favorisée par la généralisation de la mutualisation du pilotage au sein des domaines comme actuellement en STS. 4 Points faibles : Les équipes pédagogiques semblent souvent ne pas faire preuve d’un réel intérêt quant à la connaissance et au suivi de la population étudiante. Lorsque les informations correspondantes sont indiquées, elles sont rarement analysées et exploitées en vue d’un retour sur le pilotage de la mention. La mise en place d’un dispositif de connaissance et d’accompagnement des différents publics accueillis au sein des formations devrait être un objectif majeur à court terme. Les actions de communication spécifique des composantes vers les structures académiques ou les entreprises sont rares et parfois le fait de l’initiative des associations d’étudiants. Les modalités d’évaluation des étudiants ne semblent pas homogènes et sont parfois imprécises, certains dossiers se limitant à mentionner que les modalités sont conformes à ce qui a été voté par le CEVU. Une meilleure analyse des données sur les entrants pourrait permettre d’identifier la part des L1 « en attente » d’un concours et ainsi de corriger les taux de réussite en L1. 2 Projet pédagogique Avis argumenté et synthèse de l'évaluation (A+, A, B ou C) : B Le contexte social et économique local, illustré par un recrutement d’étudiants de milieux parfois modestes (taux d’étudiants boursiers de 38 %) est parfaitement intégré par l’établissement à travers des dispositifs adaptés en termes culturels, de services étudiants, de reprise d’études et d’accueil de publics en situation précaire. On y trouve ainsi des formations de licence variées et justifiées par les compétences et besoins locaux, parfois uniques sur un territoire composé de plusieurs régions limitrophes (comme la mention Arts plastiques), et souvent issues de formations assez anciennes. On remarque en particulier un réel débouché en SHS avec une valorisation très active (28% des prestations et 50 % des prestations et redevances du SAIC (Service d'Activités Industrielles et Commerciales), nombreux contrats CIFRE (Conventions Industrielles de Formation par la Recherche)). L’établissement mise clairement sur sa pluridisciplinarité avec une authentique transversalité des projets de recherche et de formation. Les mentions actuelles de licences de l’UJM correspondent souvent à des formations anciennes restructurées et modernisées lors du passage au LMD ou à de toutes nouvelles formations ce qui témoigne de la réactivité de l’établissement. On ressent bien les efforts de réflexion lors de ces restructurations visant à améliorer l’attractivité des licences afin d’en redresser les effectifs. D’une manière générale et sauf exception, ces formations tiennent largement compte de l’environnement socio-économique local, du contexte universitaire de l’académie et des régions limitrophes voire du contexte international. Les projets pédagogiques sont souvent très clairement détaillés et analysés. Ils sont en général en tout point conformes à ce qui est attendu de mentions de licences: ancrage disciplinaire fort sur le plan théorique et méthodologique, ouverture argumentée vers d’autres disciplines et enfin, à partir du L3, mise en place de spécialités correspondant à des domaines débouchant sur un choix complet et cohérent de masters et dans lesquels les diplômés sont susceptibles de trouver un emploi. Comme indiqué par l’établissement dans son autoévaluation, la notion d’objectif pédagogique ne semble pas toujours comprise de manière uniforme entre les différentes composantes. Il s’agira ainsi pour l’UJM d’accompagner celles-ci dans l’acquisition d’une conceptualisation commune de la pédagogie. Dans le cas des licences, ce point pourrait être particulièrement sensible en Sciences de l’éducation ou en Géographie. Globalement, la plupart des mentions présente une très bonne progression du L1 au L3 des fondamentaux parfois fortement mutualisés (notamment en STS) à la spécialisation au sein de parcours qui restent cependant parfois à mieux définir (Musique, Arts plastiques, Langues littérature et civilisations étrangères (LLCE)). Dans les dossiers fournis, les annexes descriptives du diplôme et la fiche RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles) sont de qualité très variable (de bonnes factures en Sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS), Histoire ou Arts plastiques à de moins bonnes en Administration publique ou en Géographie). En termes de débouchés, les licences proposées offrent aux étudiants un vaste panel cohérent de masters locaux, y compris des masters Erasmus Mundus. Pour moitié, les diplômés se tournent aussi vers d’autres masters du PRES ou d’autres régions ou encore vers des écoles d’ingénieur (notamment localement avec Télécom St Etienne et l’Ecole des Mines) pour lesquelles ils bénéficient d’une préparation spécifique. Le débouché vers les métiers de l’enseignement est aussi bien géré par des modules spécifiques qui sont l’objet d’un pilotage au niveau de l’établissement. La réforme relative à la formation aux métiers de l’enseignement induit des modifications nécessaires au niveau des licences. Dans ce cadre, la mise en œuvre d’UE spécifiques offertes systématiquement à 5 tous les étudiants de licence est très appréciable. En revanche, la mention de licence en Sciences de l’éducation devrait être sans doute repensée en tenant compte de ce dispositif. Les contenus et l’organisation des enseignements sont en général bien appréciés. Les dispositifs de VAE/VAP mis en place au niveau de l’établissement à travers une politique volontariste sont illustrés par des résultats reconnus : 3ème université en Rhône-Alpes, 23ème au plan national. Cependant, ces outils sont valorisés de manière très variable selon les mentions. On note souvent l’absence de formation continue (sauf pour la mention Musique) ni de VAE, ceci par omission ou parfois parce que la licence « ne s’y prète pas » comme en STAPS, MASS (Mathématiques appliquées et Sciences sociales), LEA, Administration publique ou Sociologie. Concernant les TICE, un Environnement Numérique de Travail est utilisé par les différentes mentions y compris un volet spécifique pour les informations de scolarité et une plateforme « Claroline » pour la mise en ligne d’enseignements. On notera cependant qu’en licences de Musique et de Droit, il serait souhaitable d’intégrer les outils correspondants ainsi que des outils spécifiques à la discipline comme cela a été fait pour la mention Arts plastiques. Les TICE sont parfois trop insuffisamment développées comme en Administration publique, en Sciences de l’éducation ou en Droit ou semblent peu considérées. En termes d’acquisition de connaissances et de compétences, le Plan Langues mis en place par l’établissement est très appréciable, mais l’horaire de LV1 (langue vivante 1) pourrait être renforcé en licence de Lettres et un faiblissement des langues est parfois relevé en L3 (comme en LLCE). Il serait souhaitable en complément de ce Plan de mettre en place une certification Langue. Le C2i n’est pas encore parfaitement généralisé, mais cela est prévu pour la fin du quadriennal. On observe au sein des licences qu’il est parfois totalement oublié comme dans le cas des mentions Information-Communication ou Géographie. On remarque encore ici une forte disparité : les compétences transversales peuvent être très bien intégrées au sein des différents enseignements et évaluées (comme en STAPS, MASS, Informatique ou LEA), mais le sont parfois beaucoup moins. Il serait souhaitable d’harmoniser l’intégration de ces enseignements en accord avec la politique de transversalité de l’établissement. Les procédures d’évaluation sont souvent le point faible des dossiers. L’évaluation des étudiants est généralement en phase avec les principes adoptés par le CEVU (diversité des modes de contrôle des connaissance, pas de compensation automatique à l’année…), mais souvent jugée peu claires dans les dossiers. Concernant le dispositif global d’évaluation semestriel des enseignements basé sur des commissions partitaires, il n’est pas certain que ces commissions puissent favoriser pleinement la libre expression ; des questionnaires anonymes seraient sans doute plus efficaces et transparents. On notera certaines initiatives ponctuelles comme en Sciences de gestion mettant en œuvre un comité de direction, un conseil de perfectionnement, une assemblée générale, et une fiche d’évaluation pour chaque cours. La Cellule Qualité de l’établissement pourrait faire le bilan de ce dispositif et ainsi envisager de compléter l’outil d’évaluation des enseignements mutualisé. Points forts : La pertinence de l’offre de formation avec un ancrage socio-économique local et la prise en compte du contexte PRES. Un débouché des licences vers un panel complet et cohérent de masters variés. Une cohérence et une progression des parcours de qualité faisant preuve d’une forte réactivité. Un Plan Langue et la mise en place du C2i, mais à systématiser (prévu pour la fin du quadriennal). Points faibles : Des objectifs pédagogiques à clarifier ainsi que les Annexes au diplôme et les fiches RNCP. Des dispositifs de VAE/VAP et de formation continue à redéployer. Des procédures d’évaluation des étudiants à rendre plus lisible. L’évaluation des enseignements à systématiser et à compléter par des questionnaires anonymes. 3 Dispositifs d’aide à la réussite Avis argumenté et synthèse de l'évaluation (A+, A, B ou C) : A Conscient de la forte diversité d’origines de ses étudiants, l’établissement a mis en place divers dispositifs d’aide à la réussite avec un grand soucis d’intégration avant même que le Plan Réussite en licence (PRL) ne soit institué et appliqué en 2008. Dès 2007, une cellule pédagogique a été mise en place pour suivre les actions de tutorat des étudiants ou encore réaliser une enquête concernant les réalités pédagogiques des départements. La politique volontariste de l’établissement est également illustrée par la mise en œuvre d’un vaste Plan Langues rétablissant 6 l’enseignement de langues dans tous les L1, systématisant l’enseignement de l’anglais dans tous les semestres de licences et à travers l’acquisition de moyens didactiques et d’équipements adaptés. Plus généralement, l’établissement mise sur l’augmentation de la transversalité de ses licences (favorisant d’éventuelles réorientations) pour améliorer la réussite finale à l’issue des trois années. Cette politique est très bien illustrée par la très forte mutualisation des licences de Sciences avec une spécialisation très progressive qui pourrait être généralisée aux autres domaines disciplinaires. Les réorientations sont possibles et clairement indiquées aux étudiants, des passerelles contribuent à leur mobilité interne au sein de l’établissement (LEA) notamment vers des licences professionnelles. Le suivi individuel des étudiants est actuellement essentiellement activé en L1 (avec un repérage précoce des étudiants issus de baccalauréats non généraux et l’analyse des résultats en fin de 1ère année) et devrait être étendu par la suite en L2 et L3. Des dispositifs d’orientation active et de Projet Personnel et Professionnel (instauré depuis 10 ans, accompagné d’enseignants référents et évalué chaque année par les étudiants) ont été mis en place et sont mis en œuvre par le SCUIO chargé d’affiner les indicateurs de suivi dont il a été doté au cours du quadriennal. On souhaiterait cependant que l’information donnée lors de l’orientation active soit plus souvent le fait des enseignants du département concerné (ce qui est le cas en Sciences). Un Guide des Compétences est en cours de réalisation, il permettra de mieux orienter les étudiants en améliorant la lisibilité des offres de formation. La réussite des étudiants est aussi largement influencée par leur bonne intégration à la vie de l’établissement. Dans ce domaine, on notera à nouveau l’engagement fort de l’UJM à travers l’amélioration des conditions d’accueil, des services étudiants, l’encouragement à la vie démocratique et associative, l’investissement dans la vie sportive et culturelle de l’étudiant, l’accompagnement social et l’égalité des chances. En phase avec le contexte socio-économique local, l’établissement propose un Diplôme d’Accès aux Etudes Universitaires (DAEU) à destination de publics en situation précaire avec un accompagnement individualisé et une offre de formation ouverte et à distance. Des enseignements en groupes spécifiques (comme des préparations à l’intégration en école d’ingénieur) ou de remise à niveau (parfois en e-learning) sont souvent proposés dans les parcours, illustrant à nouveau la volonté d’intégration d’une population étudiante assez diverse. Des soutiens aux étudiants en difficulté, comme une préparation entre deux sessions d’examen en vue d’améliorer le taux de réussite, est parfois proposé, mais pas systématique. Certaines mentions de licence n’offrent pas ou peu ce type d’aide (Arts plastiques, Sociologie, Sciences de l’éducation, Informatique, Biologie, STE), il serait souhaitable d’uniformiser ces pratiques. Les UE de méthodologie du travail universitaire sont généralement bien présentes, mais le principe d’UE d’ouverture ne semble pas toujours bien compris. Lorsqu’ils sont issus d’une restructuration mutualisante, les parcours de licences sont souvent très progressifs et en nombre justifiés. Dans certains cas très limités cependant (Musique, Arts plastiques, Lettres, LLCE), les parcours différentiés sont peu lisibles voire inexistants. Malgré cette politique volontariste d’aide à la réussite et l’investissement relayé par les services communs et équipes enseignantes, le taux d’échec en L1 reste parfois très élevé. Par ailleurs, dans certaines mentions, le projet personnel de l’étudiant vise parfois l’obtention d’un concours plutôt que l’obtention d’une licence. Il serait souhaitable de mettre en place un système de repérage accompagné d’un soutien pédagogique spécifique. Points forts : Une très forte politique volontariste de l’établissement dans ce domaine avec une culture ancrée bien avant la mise en place des dispositifs nationaux actuels. Des dispositifs complémentaires à ceux rencontrés habituellement et adaptés au contexte local. Une volonté de transversalité des mentions de licence et de réorientation effective. Une bonne progressivité des parcours de licence, de mutualisations par domaine vers des spécialisations à terme. Points faibles : Les dispositifs d’aide à la réussite mis en œuvre sont très variables selon les mentions de licence et selon les années. Quelques mentions de licence sont encore trop monolithiques ou manquent de lisibilité sur leurs parcours de L3. La présence d’étudiants en attente d’un concours pourrait faire l’objet d’un accompagnement spécifique. Le taux d’échec en L1 est encore souvent trop élevé. 7 4 Insertion professionnelle et poursuite d'études choisies Avis argumenté et synthèse de l'évaluation (A+, A, B ou C) : B Les étudiants issus des licences de l’UJM se destinent principalement aux métiers de l’enseignement ou à la poursuite en master avec une offre locale (UJM) ou au sein du PRES très complète et cohérente. La poursuite en master est favorisée par des réunions d’information ainsi que par la participation d’enseignants de L3 en master ; souvent plus de la moitié des effectifs de la licence poursuivent en master au sein de l’UJM. Certaines licences de Sciences ouvrent aussi, suite à des enseignements spécifiques, aux écoles d’ingénieurs. Par ailleurs, l’établissement a fait du développement des licences professionnelles un axe stratégique pour favoriser l’insertion professionnelle. Cependant, la faible attractivité reconnue de ces formations pour les étudiants de L2 généralistes pourrait être améliorée par la mise en place d’UE spécifiques de préparation en L1 et L2. De manière générale, les passerelles vers les licences professionnelles gagneraient à être mieux développées tant sur leur mode de fonctionnement que sur leur efficacité. En termes d’ouverture à l’international, l’établissement fait preuve d’une réelle politique destinée à favoriser la mobilité étudiante avec la présence de chargés de mission pour les relations internationales dans chaque composante, le Plan Langues, un nombre croissant d’étudiants Erasmus, des objectifs de mobilités entrante/sortante atteints, des projets de double-diplômes et le pilotage de deux masters Erasmus Mundus. Cependant, au sein des licences, la préparation des étudiants sortants à la mobilité internationale est actuellement limitée au Plan Langues et à une sensibilisation proposée par le SCUIO sous la forme de réunions d’information. La mise en place de modules spécialisés de préparation au sein des parcours reste en attente. L’UJM dispose d’une Plateforme d’Insertion Professionnelle labellisée par le Ministère, les étudiants de licences bénéficient au cours de leur formation d’une UE PPE (préparation au professorat des écoles) leur apportant des éléments de professionnalisation et de découverte des métiers, des rencontres avec des acteurs des milieux socioéconomiques et des forums emplois. Un plan formation « insertion étudiants » a été mis en place par le SCUIO offrant aux étudiants de L3 une découverte du monde socio-économique et la simulation d’entretiens d’embauche. La préorientation professionnalisante pour les étudiants se destinant aux métiers de l’enseignement reste inscrite de manière systématique aux S5 et S6 de toutes les licences avec des UE de préparation spécifiques. Pratiquement toutes les licences font appel à la participation active de professionnels extérieurs à la formation (les impliquant parfois dans l’évaluation de la formation). Cette forte mobilisation est souvent facilitée par l’ancienneté de certaines licences et par conséquent par le réseau d’anciens et de partenaires constitué. Il serait cependant souhaitable de mieux préciser leur implication effective dans l’équipe pédagogique ainsi que leur impact sur les débouchés potentiels. Les stages professionnalisants sont aussi souvent mentionnés, mais sont en général optionnels ; quelques rares mentions font état de stages obligatoires éventuellement à l’étranger (Sciences de gestion, Information-Communication, Histoire). Lorsque cela est possible et judicieux, il serait souhaitable de généraliser ces pratiques, notamment aux licences de Sciences, et de rendre les stages obligatoires. La formation par l’apprentissage ou en alternance n’est généralement pas présente au sein des différents parcours de licence de l’UJM. L’insertion et le devenir des étudiants est souvent un des points le moins développé, voire non traité, dans les dossiers. Le devenir des étudiants en termes de poursuite d’études et de réussite est à reconsidérer. Si le pourcentage d’étudiants issus de L3 intégrant un master est régulièrement indiqué, leur taux de réussite ainsi que leur devenir professionnel ne le sont pas ; le devenir des étudiants non diplômés n’est en général pas précisé non plus. Le projet de Guide des Compétences déjà mentionné pourra sans doute contribuer à améliorer la lisibilité des formations et par conséquent l’insertion professionnelle. Les dossiers de mentions de licence sont de qualité rédactionnelle très variable. Ils sont en général assez complets et assez synthétiques, mais certains items ne sont pas toujours renseignés ou font référence à des dispositifs mutualisés au niveau de l’établissement sans qu’il n’y ait d’appropriation et d’analyse propre à la formation concernée. L’autoévaluation des mentions fournie dans les dossiers est elle aussi de qualité variable, elle apporte parfois des compléments, voire des éléments d’analyse ou dans d’autres cas est incomplète et ne s’appuie sur aucune donnée chiffrée ou élément factuel. La procédure d’autoévaluation réalisée par la cellule qualité au niveau de l’établissement n’est pratiquement jamais mentionnée. On aurait pu profiter de l’existence de ce dispositif original pour que les grilles d’autoévaluation de mentions ne soient pas seulement renseignées par les rédacteurs du dossier mais avec l’établissement. Le retour de l’autoévaluation sur le pilotage est un point important qui est peu développé. Dans certains cas, la commission paritaire semestrielle mise en place par l’établissement permet d’apporter des modifications à l’organisation des cours, à leur contenu et leur mode d’évaluation. Il serait souhaitable de développer des procédures 8 d’autoévaluation à différents niveaux, mobilisant les étudiants comme les enseignants et l’établissement et de les valoriser par des analyses et retours sur le pilotage. Points forts : Une offre complète et cohérente de master au sein de l’UJM et dans le PRES à laquelle accède plus de la moitié des effectifs de licence. Une forte implication d’intervenants professionnels extérieurs. Une préparation aux Ecoles d’Ingénieurs avec des accords locaux. Un bon ancrage au contexte socio-économique local avec une ouverture sur l’extérieur (PRES et international). Points faibles : Les dispositifs de suivi et par conséquent les données sur le devenir des étudiants en master ou autres débouchés professionnels sont insuffisants. L’absence trop fréquente de préparation et de passerelle opérationnelle vers les licences professionnelles. Une faiblesse des dispositifs de préparation des étudiants à la mobilité internationale malgré une volonté avérée et des opportunités de mobilité. Une politique de stage manquant parfois de volontarisme. Une autoévaluation incomplète au niveau des composantes. 9 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet Demande n° S3110053903 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Physique-Chimie Présentation de la mention La licence mention Physique-Chimie de l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne propose une formation orientée vers les enseignements généraux de physique et chimie. Un des débouchés important de cette formation concerne les métiers de l’enseignement, mais il est également possible de poursuivre en master dans les domaines de la physique ou de la chimie. Cette mention s’appuie sur une structure commune avec les mentions scientifiques Physique, Chimie, Mathématiques, Mathématiques appliquées aux sciences sociales et Informatique. En L1, un choix personnalisé de modules disciplinaires permet d’initier les enseignements de chimie et physique ; en L2, un parcours Sciences de la matières et sciences de l’ingénieur apporte une spécialisation plus importante en chimie (chimie organique, chimie inorganique, etc.) et physique (électromagnétisme, électricité, ondes et polarisations, phénomènes oscillatoires, etc.) qui est renforcée en L3 (chimie organique, inorganique, thermodynamique chimique, chimie moléculaire, thermodynamique des mélanges, interférences – diffraction, etc.). Des dispositifs d’aide à la réussite en licence ont été mis en place pour l’ensemble de ces mentions avec des enseignements de soutien ou du tutorat et du suivi personnalisé des étudiants (enseignant-référent, suivi du projet professionnel). Avis condensé Avis global : La licence de Physique-Chimie est en cours de réorganisation en cohérence avec les licences de Physique, Chimie et la création de la mention Sciences pour l’ingénieur. L’objectif visé est d’élargir le public au niveau des recrutements en proposant un panel plus large de possibilités et de faciliter des réorientations en L1 et L2 entre ces mentions. La mention Physique-Chimie est orientée vers les métiers de l’enseignement et intègre des modules mutualisés avec les autres mentions. Des débouchés en master dans les deux domaines Physique et Chimie sont également possibles. Cette formation est globalement satisfaisante en termes de contenus pédagogiques pour les objectifs visés et profite de la structure commune pour les dispositifs mis en place dans le cadre du plan réussir en licence. Il est cependant difficile d’analyser le devenir des étudiants avec les informations données qui sont peu nombreuses en termes d’informations chiffrées. On peut aussi s’interroger sur les effectifs inégaux en nombre (en L3, 28 en 2007-2008, 49 en 2008-2009). Cette progression est-elle justifiable dans le temps ou ponctuelle ? 1 Points forts : L’organisation de la formation est cohérente avec l’ensemble des mentions scientifiques grâce notamment à un parcours commun en L2 avec les mentions Physique et Chimie. Une forte mutualisation est développée également en L3, ce qui permet de renforcer les effectifs au niveau des unités d’enseignement (UE) de ces filières. La mention comporte des parcours équilibrés Physique et Chimie adaptés aux objectifs visés des métiers de l’enseignement notamment. Des dispostifs de soutien et de suivi sont mis en œuvre pour les différentes mentions scientifiques et sont donc également un atout supplémentaire pour cette mention. Points faibles : Peu d’éléments sont fournis sur le suivi des diplômés, rendant ainsi difficile l’évaluation du devenir des étudiants, à la fois en termes de poursuite d’études et de réussite. Les informations chiffrées des effectifs montrent des fluctuations qui ne sont donc pas expliquées dans le dossier. Aucun intervenant professionnel ne participe à la formation dans les domaines disciplinaires (Physique–Chimie). NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement : Il serait souhaitable de renforcer le suivi des étudiants en termes de parcours et d’insertion professionnelle, pour avoir une meilleure visibilité sur le devenir des étudiants de cette mention Physique-Chimie de licence. Une analyse plus fine de ces informations pourrait peut-être influer sur le pilotage de la licence. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : La licence de Physique-Chimie s’appuie sur une structure commune avec plusieurs mentions scientifiques. Des dispositifs de pilotage tant au niveau de l’Université qu’au niveau des mentions ont été mis en place. Cette structuration est pertinente. 2 Projet pédagogique : Le projet pédagogique est adapté aux objectifs visés avec une progressivité de spécialisation dans les parcours L1, L2 et L3 et plus particulièrement pour cette mention, un enseignement équilibré entre Physique et Chimie pour les métiers de l’enseignement notamment. La structure commune modulaire de L1 apporte des UE de méthodologie, ouverture et découverte et des compétences complémentaires (également en L2). Le niveau L3 offre des UE dédiées aux métiers de l’enseignement. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : Dans le cadre du Plan Réussite en Licence, des dispositifs importants de soutien, monitorat, suivi personnalisé (enseignants référents) ont été mis en place. Il serait intéressant d’avoir des bilans de ces dispositifs au cours des 4 prochaines années. 2 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : L’insertion professionnelle est le point le moins développé dans le dossier. Il serait nécessaire de mieux cerner la population étudiante afin notamment de mieux comprendre certaines évolutions d’effectifs et mieux connaître le devenir des étudiants en termes de poursuite d’études et de réussite. 3 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet Demande n° S3110053905 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Physique Présentation de la mention La licence mention Physique de l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne propose une formation générale de physique (optique, électricité, magnétisme, etc.) et des sciences de l’ingénieur (électronique, mécanique, acoustique, etc.). Cette formation propose deux parcours en L3, Physique pour l’ingénieur et Mécanique et matériaux. Elle s’appuie en L1 et L2 sur une structure commune avec les mentions scientifiques : Mathématiques, Mathématiques appliquées aux sciences sociales, Informatique, Physique et Physique-Chimie. Cette structure permet une spécialisation progressive vers la licence de Physique avec des réorientations possibles en L1 et L2. Les objectifs visés sont essentiellement la poursuite en master ou en école d’ingénieur (parcours spécifique L1-L2). Avis condensé Avis global : La licence de Physique s’appuie sur une structure générale commune pour les mentions Mathématiques, Mathématiques appliquées aux sciences sociales, Physique-Chimie, Chimie et Informatique. Des dispositifs généraux pertinents ont été mis en place dans le cadre du projet Réussir en Licence. Les objectifs visés pour la formation sont essentiellement une poursuite en master notamment ceux proposés par l’Université Jean-Monnet, mais aussi du bassin lyonnais. L’enseignement est en adéquation avec cet objectif. Les efforts de restructuration montrent une dynamique susceptible d’élargir le bassin de recrutement (et le public) et offrir des débouchés plus diversifiés pour augmenter des effectifs limités à ce jour. L’intégration d’un parcours spécifique de type préparation aux écoles d’ingénieur (pour le concours GEIPI) est un atout qui mérite d’être développé. Points forts : La restructuration des mentions Physique, Physique-Chimie, Chimie et la nouvelle mention Sciences pour l’ingénieur est judicieuse. Les dispositifs de soutien, tutorat et suivi du projet professionnel des étudiants sont mis en place dans le cadre du projet Réussir en Licence et sont appropriés. Points faibles : Les effectifs semblent faibles, mais l’un des objectifs de la restructuration est de pallier cette difficulté. Le dossier comporte peu d’informations sur le devenir des étudiants, y compris leur répartition en L2 dans les masters, les écoles d’ingénieurs ou les licences professionnelles. Aucun intervenant professionnel ne participe à la formation dans les domaines discipliniares (notamment Physique, mais aussi Chimie). 1 NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement : Les efforts menés pour la restructuration de la licence de Physique doivent être poursuivis pour améliorer son attractivité et la diversité de ses recrutements. Il serait aussi souhaitable d’évaluer l’impact de cette ouverture sur les effectifs au cours du prochain plan quadriennal. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : Cette formation s’appuie sur une structure commune avec plusieurs mentions scientifiques. Des dispositifs de pilotage tant au niveau de l’Université qu’au niveau des mentions ont été mis en place. Cette structuration est pertinente. 2 Projet pédagogique : Le dossier montre une réelle réflexion pour la restructuration des mentions du domaine physique et chimie, notamment pour augmenter les effectifs. Le projet pédagogique est cohérent et permet des réorientations entre ces mentions (en L1 et L2). Des enseignements spécifique orientés « préparation aux écoles d’ingénieur » sont proposés et constituent un atout pour cette mention. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : Dans le cadre du Plan Réussite en Licence, des dispositifs importants de soutien, monitorat, suivi personnalisé (enseignants référents) ont été mis en place. Il serait intéressant d’avoir des bilans de ces dispositifs au cours des 4 prochaines années. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : La poursuite d’études en master est le principal objectif de la licence, une analyse des masters visés est donnée, mais les informations chiffrées disponibles sont limitées. L’harmonisation des parcours L1 et L2 avec une préparation concours est un point positif qui est en cours de développement et qu’il faudra poursuivre. 2 Evaluation des diplômes Licences – Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet Demande n° S3110053907 Domaine : Arts, lettres, langues Mention : Langues étrangères appliquées Présentation de la mention La licence mention Langues étrangères appliquées (LEA) de l’Université Jean-Monnet de Saint-Etienne est une formation relevant du domaine Arts, lettres, langues. Elle est fondée sur l’étude de deux langues vivantes (Langue A, obligatoirement l’anglais, et Langue B), auquel s’ajoute l’apprentissage d’une troisième langue vivante (Langue C) sous forme d’initiation ou de la poursuite d’un enseignement de langue vivante 3 initié au lycée. Ces cours visant à acquérir la maîtrise de langues vivantes appliquées au commerce international sont complétés par l’enseignement de matières d’application comme le droit, les sciences économiques, l’économie de l’entreprise ou l’étude des logiciels de la bureautique. Il s’agit donc d’une filière professionnalisante préparant à une poursuite d’études au niveau d’un master à finalité professionnelle (comme le master Relations commerciales internationales et le master Traduction de produits multi-supports proposés par l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne). Les deux premières années de la formation constituent aussi un bon socle à des licences professionnelles tertiaires liées à l’ouverture internationale et à la médiation culturelle, nationale ou internationale. Les débouchés sont essentiellement le commerce extérieur, l’import-export de biens ou de services, les sociétés de transport et de logistique, l’hôtellerie, les entreprises culturelles et touristiques, les agences de communication, la traduction et l’interprétariat. La licence LEA comporte quatre spécialités en fonction des combinaisons de langues choisies : AnglaisAllemand, Anglais-Espagnol, Anglais-Italien et Anglais-Portugais. Avis condensé Avis global : La licence Langues étrangères appliquées relève de la Faculté des Arts, Lettres et Langues et fait l’objet d’une demande de renouvellement d’habilitation. Aux trois spécialités existantes (Anglais-Allemand, Anglais-Espagnol, Anglais-Italien) s’ajoute désormais une quatrième (Anglais-Portugais), justifiée par l’importance de la communauté lusophone dans la région stéphanoise et la perspective de nouveaux partenariats internationaux. C’est une formation adaptée qui répond de façon très satisfaisante à plusieurs critères d’évaluation, même si elle présente quelques points faibles importants. Le projet pédagogique est de très bonne qualité, les objectifs bien définis (accès à des masters professionnels), le contenu et l’organisation des enseignements sont parfaitement adaptés à la maîtrise de langues étrangères appliquées au commerce international, l’encouragement à la mobilité internationale des étudiants et l’ouverture sur le monde professionnel semblent des gages de réussite. 1 Les quelques points faibles importants qui subsistent concernent essentiellement le taux d’abandon en première année, le taux de réussite en trois ans et le pilotage de la formation. Points forts : Le contenu et l’organisation des enseignements sont parfaitement adaptés à la maîtrise de langues étrangères appliquées au commerce international, avec une progressivité de la professionnalisation au fur et à mesure que croît la part réservée aux matières d’application. La formation constitue un tremplin efficace pour accéder à des masters professionnels. L’étude d’une langue vivante 3 représente un atout sur le marché du travail dans le secteur du commerce international et permet à la filière LEA de l’Université Jean Monnet de se démarquer d’autres formations du même type. L’encouragement à la mobilité internationale est particulièrement sensible, les étudiants sont convenablement encadrés et leurs études à l’étranger bien financées, notamment grâce à un partenariat avec la Région Rhône-Alpes. Points faibles : Le taux d’abandon en première année est très élevé, notamment pour la spécialité Anglais-Espagnol (50 %), et le taux de réussite en trois ans est trop faible. Les procédures d’évaluation (des étudiants et des enseignements) ne font pas l’objet d’une réflexion assez approfondie, ce qui nuit à la transparence de l’information sur le diplôme et au bon fonctionnement du pilotage de la formation. Le pilotage de la formation n’est pas assuré de façon pleinement satisfaisante : l’équipe pédagogique ne s’intéresse pas assez à la connaissance et au suivi des étudiants, ne donne pas suffisamment d’informations à l’extérieur et en interne (manque de communication avec les secteurs public et privé, avec les futurs étudiants, les étudiants inscrits dans la formation et les anciens diplômés), ce qui ne lui permet pas de valoriser le diplôme et d’obtenir un recrutement à la mesure de ses ambitions. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement : Pour lutter contre le taux d’échec élevé en première année, il est impératif de prêter la plus grande attention aux dispositifs qu’il est possible de mettre en place dans le cadre du Plan Réussite en Licence. L’équipe pédagogique doit pouvoir se répartir les responsabilités pour assurer un encadrement optimal des étudiants et être capable de leur accorder individuellement dès la L1 des entretiens nécessaires à l’élaboration d’un contrat de réussite ou projet professionnel personnel. L’existence de quatre spécialités pourrait peut-être donner lieu à un partage des tâches par année, plus propice à l’encadrement d’effectifs relativement importants. Le tutorat en L1 doit aussi être optimisé et comporter idéalement trois phases distinctes : tutorat d’intégration obligatoire pour tous les étudiants en début d’année, tutorat méthodologique dans la seconde partie du premier semestre pour tous ceux qui en éprouvent le besoin et tutorat de soutien au deuxième semestre pour tous les étudiants jugés trop faibles à l’issue des premières évaluations. Enfin, il serait sans doute utile de renforcer la communication en général (mieux faire connaître la formation dans les structures académiques et les entreprises, développer un réseau d’« anciens ») et l’orientation active en particulier (participation systématique des enseignants du département) de façon à motiver de bons élèves à s’inscrire dans la formation pour obtenir un recrutement de qualité. Il conviendrait également d’accorder plus d’importance aux procédures d’évaluation, garantes du succès de l’étudiant et du bon pilotage de la formation. L’évaluation des connaissances des étudiants devrait passer par un affichage clair des modalités d’examens au niveau des maquettes (nature de l’examen : écrit, oral, examen final, contrôle continu, durée, coefficient) de façon à ce que les futurs étudiants puissent juger des exigences de la formation et que les étudiants inscrits puissent se préparer aux examens en connaissance de cause. L’évaluation des enseignements par les étudiants serait sans doute plus performante si elle prenait la forme d’un questionnaire écrit, anonyme, sur chaque unité d’enseignement (UE) ou chaque type de cours, distribué à la fin 2 du semestre sous forme papier à tous les étudiants, ou disponible en ligne, que chacun pourrait remplir en toute sérénité et franchise. L’outil informatique serait naturellement le bienvenu pour la gestion des réponses et leur analyse, de façon à ne pas accroître inconsidérément la charge de travail de l’équipe pédagogique. Enfin, il serait souhaitable de prêter une plus grande attention au pilotage de la formation. La connaissance précise de la population étudiante permettrait sans doute de mieux anticiper ses difficultés (gestion des différentes formes de tutorat et du public ciblé en L1). Le tutorat pourrait être étendu à l’année de L2. Le dispositif de suivi des étudiants de l’Observatoire de la Vie Etudiante (OVE) devrait aussi concerner, si possible, la deuxième et la troisième année. Il serait important d’utiliser les études de l’OVE, les fichiers de l’association des étudiants de LEA et peut-être les ressources du master Relations commerciales internationales (sous la forme d’une mission confiée à des étudiants ?) pour constituer un répertoire d’« anciens », voire une association d’« anciens », propres à dynamiser la formation en offrant aux étudiants conseils et assistance pour une meilleure insertion professionnelle. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : Le pilotage de la formation n’est pas entièrement satisfaisant : - L’équipe pédagogique ne s’intéresse pas assez à la connaissance et au suivi de la population étudiante (la demande d’habilitation ne fournit aucune donnée précise sur les caractéristiques de cette population étudiante, les rubriques concernant le suivi des étudiants ne sont pas toujours renseignées). - Il n’y a pas d’actions de communication spécifiques des universitaires vers les structures académiques et les entreprises. 2 Projet pédagogique : Le projet pédagogique est très satisfaisant, hormis la procédure d’évaluation des enseignements : - Les objectifs sont clairement énoncés, les débouchés bien précisés, notamment l’accès aux masters à finalité professionnelle. - Les contenus et l’organisation des enseignements sont bien conçus afin de permettre une bonne connaissance des langues appliquées choisies ainsi que la progressivité de la professionnalisation. - L’acquisition de compétences additionnelles et transversales est pleinement réalisée. - L’évaluation des connaissances des étudiants n’est pas transparente : la maquette ne mentionne pas les modalités d’examens pour les différents cours. - L’évaluation des enseignements n’est pas réalisée de façon satisfaisante : la réunion d’une « Commission paritaire semestrielle » ne peut remplacer efficacement un questionnaire d’évaluation écrit et anonyme, UE par UE. La formation n’est pas évaluée dans sa globalité. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : Les dispositifs d’aide à la réussite sont dans l’ensemble assez satisfaisants : - L’accompagnement des étudiants grâce à des enseignements pour des groupes spécifiques, au tutorat et à des UE d’ouverture permettant une éventuelle réorientation est en bonne voie. Les seules réserves concernent les procédures d’information, qui ne sont pas assez poussées (l’orientation active n’est pas toujours conduite par un enseignant du département LEA, les enseignants ne donnent pas d’information en cours de cursus) et la nécessité d’un tutorat plus poussé. - La progressivité des parcours est réelle et conduit à une professionnalisation croissante, notamment grâce à l’élaboration du projet professionnel de l’étudiant. - Les réorientations sont possibles et clairement indiquées aux étudiants. Il existe des passerelles contribuant à la mobilité interne au sein de l’établissement. 3 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisie : - L’orientation professionnelle est facilitée par la nature professionnalisante de la formation, une ouverture sur des masters à finalité professionnelle et l’encouragement de la mobilité internationale. - L’ouverture sur le monde professionnel est réelle et rapide en raison de l’intervention de professionnels extérieurs dans la formation et grâce à la possibilité de stages professionnalisants. - Le devenir des étudiants n’est pas assez pris en considération, ce qui ne facilite pas le pilotage de la formation et nuit à la valorisation du diplôme. 4 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet Demande n° S3110053908 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Sciences de la Terre et de l'environnement Présentation de la mention La mention Sciences de la Terre et de l'environnement (STE) de l’Université Jean Monnet (UJM) de Saint Etienne est portée par la Faculté des Sciences et Techniques (FST) et fait l’objet d’une demande de renouvellement. L’objectif général de la formation est de préparer les étudiants à des poursuites d'études supérieures dans les différentes filières des Sciences de la Terre et de l'Univers, des Sciences de l'environnement, et de l'Aménagement du territoire. Elle propose pour cela un parcours unique, STE, pour lequel les étudiants peuvent opter définitivement dès le semestre 3. Les semestres 1 et 2 constituent un socle large de connaissances scientifiques fondamentales commun aux mentions Biologie, Chimie et STE. Avis condensé Avis global : Le projet pédagogique de la mention est conçu pour permettre aux étudiants d’élaborer leur projet personnel par l’acquisition des connaissances disciplinaires et fondamentales en Sciences de la Terre et de l'Univers, Sciences de l'environnement, et Aménagement du territoire. L’offre de la mention STE s’intègre dans un dispositif de formation complémentaire et interdisciplinaire. Les titulaires de cette licence peuvent poursuivre leurs études dans des masters « recherche » sur site Territoires, patrimoine et environnement du domaine Sciences humaines et sociales, des masters d'autres établissements dans des spécialités très variées (Géologie, Hydrogéologie, Environnement…) ou une poursuite d’études en master Métiers de l'enseignement et de la formation. Le projet pédagogique permet aussi d’acquérir des compétences transversales via des unités d’enseignements (UE) de langues, de culture générale et d’outils informatiques (Certification Internet et Informatique, C2i). La mention est portée par une équipe pédagogique constituée d'enseignants issus de sections CNU variées, reflétant la pluralité des disciplines abordées tout au long du cursus. Une collaboration étroite est établie avec les enseignants de Géographie physique (section CNU 23) pour la composante environnementale du diplôme. La structure et le fonctionnement de l’équipe de formation sont bien indiqués. Il faut noter que l’équipe de formation a mis en place, en plus du soutien et du tutorat en L1, un dispositif de suivi de chaque étudiant de L1 et L2 (enseignants référents) dans le cadre du Plan de Réussite en Licence. 1 Points forts : L’équipe pédagogique porteuse du projet est multidisciplinaire. Elle implique des enseignants issus de nombreuses sections CNU différentes, tout au long du cursus. Des passerelles de réorientation ont été mises en place entre les menstions STS et celles relevant des Sciences humaines et sociales grâce la pluridisciplinarité de l’équipe de formation et la mutualisation d’UE. Un suivi systématique et individualisé de chaque étudiant, durant les 4 premieres semestres, est assuré par un enseignant référent. Points faibles : L’objectif de la formation, difficile à cerner à la lecture du dossier, n’apparaît pas suffisamment développé. Le dispositif d’évaluation des enseignements par les étudiants, en ligne et anonyme, ne semble pas systématiquement généralisée. Le dispositif d’aide à la réussite ne propose pas d’enseignement organisé pour des groupes spécifiques comme par exemple les étudiants venant de l’extérieur qui intègrent le niveau L3. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement : L’offre de formation est pleinement justifiée et on ne peut que recommander de poursuivre les efforts de restructuration entrepris depuis le contrat 2003-2007 pour la renforcer. Il serait probablement nécessaire, à moyen terme, de revoir l’objectif de la mention et le définir en fonction des moyens présents ou futurs, en tenant compte du positionnement de la mention dans l’offre de formation de l’UJM et/ou dans l’offre du PRES. L’enseignement de spécialisation proposé dès le S3 ne semble pas adapté à une orientation progressive des étudiants pour construire leur projet professionnel. Plus généralement, afin de renforcer le dispositif d’aide à la réussite et d’augmenter son attractivité en L3, la mention pourrait proposer, aux groupes spécifiques (IUT, L2 externe…), la possibilité de suivre des UE fondamentales de spécialisation spécifique proposées en L2. L’évaluation des enseignements mérite d’être systématiquement généralisée. La mobilité internationale pourrait être renforcée. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : L’équipe pédagogique est véritablement pluridisciplinaire, de nombreuses sections CNU y sont représentées (Sciences de la Terre, Géographie, Biologie, Chimie, Physique, Mathématiques, Anglais…). Le fonctionnement de l’équipe de formation est bien présenté avec un responsable d’équipe par mention, un responsable pédagogique par semestre, un comité de pilotage des mentions du domaine et des membres de l’administration. Le dispositif de suivi des étudiants soit individuellement (enseignant référent) soit de populations de chaque semestre (Directeur des études) est mis en place pour veiller à la cohérence disciplinaire du parcours et à la progressivité des semestres. 2 Projet pédagogique : Le projet pédagogique proposé montre une réelle volonté de restructuration suite au passage au LMD en 2003. En effet, une véritable équipe pluridisciplinaire a été mise en place permettant une large mutualisation entre les 2 mentions voire entre les domaines. Il apparaît, en revanche, que le projet de la licence STE ne semble pas mettre en évidence une articulation cohérente avec un ou des masters locaux. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : Dans le cadre du Plan de Réussite en Licence, l’équipe pédagogique propose un accompagnement des étudiants en dificulté à travers le tutorat inter-sessions et l’enseignement de soutien. Chaque étudiant se voit attribuer un enseignant référent pour les semestres 1 à 4. La mention propose aussi l’UE de méthodologie de travail universitaire à tous les étudiants du L1 ainsi que des UE d’ouverture disciplinaire en S2. Le projet de la mention STE ne propose pas d’UE Stage dans des laboratoires de recherche en L3 et donnant lieu à des crédits européens au même titre que les autres UE. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : Ce projet permet l’acquisition d’éléments de professionnalisation et de découverte des métiers via l’UE Projet professionnel de l’étudiant, les rencontres avec les acteurs socio-économiques et les forums emploi, et par l’intermédiaire de l’UE préprofessionnelle sur les métiers de l'enseignement offrant ainsi une poursuite d’études dans un master préparant aux métiers de l’enseignement. L’équipe pédagogique s'appuie sur une collaboration avec le département de Géographie de la Faculté des Sciences humaines et sociales (SHS) de l'UJM permettant ainsi une poursuite d’études au sein du master local Territoires, patrimoine et environnement relevant du domaine SHS. 3 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet Demande n° S3110053910 Domaine : Arts, lettres, langues Mention : Langues, littératures et civilisations étrangères Présentation de la mention La mention Langues, littératures et civilisations étrangères (LLCE) de l’Université Jean Monnet de Saint Etienne (UJM) propose l’enseignement spécialisé d’une parmi quatre langues vivantes (Anglais, Espagnol, Allemand, Italien) dans une formation en partie commune en 1ère année.Ceci facilite la bonne intégration des nouveaux étudiants avec un dispositif d’aide à la réussite qui permet l’accompagnement de leur projet. L’originalité des enseignements relève de la même démarche sans céder sur la qualité de la formation nécessaire à une poursuite en master à finalité « Recherche » ou professionnelle (notamment un master Métiers de l’enseignement). Avis condensé La licence LLCE propose un ensemble de formations (spécialités Allemand, Anglais, Espagnol et Italien) bien construit avec des dispositifs dynamiques d’aide à la réussite de l’établissement et de l’équipe pédagogique et une qualité d’enseignement propre à préparer les étudiants se destinant à un master. L’équipe pédagogique devrait poursuivre ses efforts pour proposer un plus large éventail de débouchés hors spécialités. Avis global : La mention LLCE propose, pour l’enseignement de langues vivantes (LV) différentes, une formation en grande partie mutualisée en L1, notamment avec des enseignements transversaux importants dont le programme, aux choix judicieux, vise une bonne intégration des nouveaux étudiants tout en permettant une possible réorientation après le S1 ou S2. Les trois parcours pourraient être renforcés ; l’interdisciplinarité également par les enseignements de Civilisation et le prolongement de la LV2 en 3e année. L’articulation avec le niveau master est bien construite et, compte tenu des taux d’échecs en L3, dans les spécialités Anglais et Espagnol, la réflexion sur une diversification des débouchés possibles est à poursuivre, vers la mise en place de parcours nouveaux en partenariat avec d’autres disciplines relevant des lettres ou des sciences humaines. La mention répond à un besoin attesté par les effectifs et induit par l’environnement socio-économique de l’Université qu’elle contribue à ouvrir sur l’international. Points forts : Le programme de L1 facilite la bonne intégration des nouveaux étudiants et à la réorientation après le S1 ou le S2. 1 L’accueil et le suivi des étudiants permet la mise en route de dispositifs d’aide : repérage précoce des étudiants venant de bacs non généraux, analyse des résultats à l’issue de la 1ère année, bilan régulier des commissions paritaires sur les enseignements, pratique majoritaire du contrôle continu doublée de travaux d’entraînement. Il existe une forte mutualisation des moyens avec la filière Langues étrangères appliquées (LEA) ou les autres langues de la mention. L’articulation très cohérente entre les 4 spécialités et des masters soit « Recherche » soit Métiers de l’enseignement. Le dispositif de projet professionnel mis en place à l’UJM depuis 10 ans est évalué chaque année par une enquête de satisfaction et la politique d’établissement de certification niveau C2i1 pour tous les étudiants de licence à la fin du contrat quadriennal. Points faibles : Les possibilités de stage sont trop réduites. La disparition de la LV2 en L3 est regrettable. Le taux d’échec en L3 est fort dans deux des quatre spécialités. La mobilité internationale est signalée importante, mais sans données précises dans le dossier. Le dossier est trop peu précis sur les UE de Préprofessionnalisation (S5 et S6) vers les métiers de l’enseignement ou la formation Français Langue Etrangère (FLE). Le contenu variable d’une spécialité à l’autre mériterait un effort de concertation en vue de l’homogénéisation de ces enseignements. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement : Concernant plus spécialement la mention, l’aide à la réussite en L3 en Espagnol (40 % d’échecs) et en Anglais (50 %) mériterait d’être renforcée, au regard des résultats obtenus. L’offre de débouchés, déjà diversifiée, pourrait l’être encore vers les métiers à vocation internationale (commerce, tourisme, interprétariat…) ou la nouvelle licence professionnelle Patrimoine. Le stage de découverte devrait être étendu à d’autres débouchés possibles (tourisme par exemple). Une réflexion devrait être engagée quant au soutien des étudiants de L1 dont l’inscription dans la mention s’inscrit dans un projet personnel autre que l’obtention d’une licence (attente d’un concours notamment) et pour lesquels un double dispositif (par l’Université ou la composante) de repérage (sortie des statistiques d’abandon) et de soutien pédagogique spécifique pourrait être mis en place. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : Le pilotage est rendu moins complexe par la diversité des disciplines que par les différences irréductibles des spécialités. Il est aidé par l’enquête de l’observatoire de la vie étudiante (OVE) sur les nouveaux entrants à l’Université, le repérage précoce des étudiants venant de bacs non généraux, l’analyse des résultats à l’issue de la 1ère année (document mis en ligne) et le bilan régulier des commissions paritaires sur les enseignements, au total un ensemble de dispositifs propres à venir efficacement en aide au pilotage de 2 la licence aussi bien qu’à la réussite des étudiants. Par ailleurs, la pratique majoritaire du contrôle continu est doublée de travaux d’entraînement. La licence fait l’objet d’une information diffusée largement, avec notamment la récente mise en place d’une présentation des études et des débouchés dans le cadre de rencontres (fortement encouragées) entre étudiants et lycéens. Un Guide de compétences « licences » est en préparation, à destination des enseignants, étudiants et acteurs du monde socio-économique. 2 Projet pédagogique : Indépendamment de son intérêt « de proximité », l’ensemble constitué par la mention LLCE a le grand mérite, dans un contexte économique difficile, d’encourager à la mobilité internationale. Les effectifs des étudiants justifient l’existence des formations, y compris en Allemand dont la présence doit être soutenue malgré une baisse constante et ancienne des effectifs à l’échelle nationale. La forte mutualisation des moyens avec la filière LEA ou les autres langues de la mention est à souligner, notamment celle des enseignements transversaux, importants en L1 (la moitié des crédits européens en S1 et un tiers en S2), qui justifient la demande d’une mention commune. Le choix d’enseignements « libres » parmi ceux donnés dans les autres spécialités (civilisation espagnole pour les Anglicistes faisant espagnol en LV B par exemple) devrait renforcer cette mutualisation en même temps que l’interdisciplinarité de la formation. Le programme de L1 se prête à une bonne intégration des nouveaux étudiants et à la réorientation après S1 ou S2. De même, le dispositif d’accueil et de soutien à la VAE est un atout de la formation. Il devrait être complété par un effort plus large en direction du public de la formation continue que les deux éléments de la mention (pratique d’une LV et civilisation) sont susceptibles d’attirer. L’unité d’enseignement humanités (S1 et S2) révèle, par son contenu et par sa description détaillée, un souci d’acquisition d’une maîtrise réelle du français, par une approche extrêmement judicieuse de la langue. La mention comprend l’obligation d’avoir une LV2 et offre la possibilité de passer un DU d’une 3e LV, mais il est regrettable que la LV2 disparaisse en L3. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : Le nombre d’enseignants référents devrait être harmonisé entre les différentes spécialités. Si l’on retient l’appellation de « spécialité » pour les disciplines majeures (les 4 LV) de la mention, aucune n’offre de véritables parcours, mais plutôt une « sensibilisation » aux métiers de l’enseignement (Professeurs des Ecoles – PE- ou des Collèges & Lycées – PCL) ou à une formation FLE (à l’exception de l’Italien où le « Renfort de Spécialité » est une préparation au master). Le dispositif de projet professionnel mis en place à l’UJM depuis dix ans est bien construit et évalué chaque année par une enquête de satisfaction auprès des étudiants. Si une réunion d’information est organisée pour les bacheliers des sections professionnelles ou technologiques préinscrits, les procédures d’aide spécifique à ce type de public devraient être précisées. En application du Plan Réussite en Licence de l’Université, quatre professeurs référents ont reçu une mission clairement précisée dans le dossier. Avec environ un tiers de réussite entre les entrants de L1 et les licenciés de L3, on est dans un ordre de grandeur qui, pour être conforme à la moyenne nationale, n’est évidemment pas satisfaisant. Le taux d’abandon en L1 est fort en Anglais et Espagnol et l’équipe pédagogique est consciente du problème de l’abandon en L1 qui ne relève pas seulement de la pédagogie, mais aussi d’orientation par défaut ou d’absence de dispositif d’accueil pour les étudiants « en attente ». Au vu des informations précises fournies dans le dossier, il semble qu’une réflexion devrait être engagée : 1°) quant au soutien des étudiants de L1 dont l’inscription dans la mention se fait dans le cadre d’un projet personnel autre que l’obtention d’une licence (attente d’un concours notamment) et pour lesquels il serait souhaitable de mettre en place un double dispositif (par l’Université ou la 3 composante) de repérage (sortie des statistiques d’abandon) et de soutien pédagogique spécifique. 2°) quant aux moyens à mettre en œuvre pour augmenter les chances de réussite en L3 en Espagnol (40 % d’échec) et en Anglais (50 %). 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : L’articulation est très cohérente entre les quatre spécialités et des masters, soit « Recherche » soit orienté vers les métiers de l’enseignement. Si le débouché principal reste l’enseignement, un effort de diversification est notable et à prolonger, vers les métiers à vocation internationale (commerce, tourisme, interprétariat : le complément de formation en M2 professionnel Traduction est déjà en pratique) ou autres : il serait sans doute possible d’étudier la mise en place d’une UE « libre » en S3 et S4, en collaboration avec le ou les départements de Sciences humaines et sociales afin de faciliter la réorientation vers la nouvelle licence professionnelle Patrimoine. Concernant l’ouverture internationale, l’éventail des aides financières et des partenariats (Erasmus, Socrates et autres) est large, mais les données chiffrées sur les « nombreux » étudiants qui partent à l’étranger manquent au dossier. Le stage de découverte des métiers de l’enseignement (S4) devrait être étendu à d’autres débouchés possibles (tourisme, par exemple). Les UE de Préprofessionnalisation (S5 et S6) vers les métiers de l’enseignement ou la formation Français langue étrangère sont insuffisament renseignées dans le dossier : avec 2 crédits pour cette UE, dans la spécialité Allemand, il s’agit plutôt d’une « sensibilisation ». Dans la spécialité Anglais, cette UE offrirait le choix entre 5 enseignements dont les deux seuls renseignés sont à 18 h TD ou « 12 h CM au moins », ce qui est peu pour 6 crédits. Dans la spécialité Espagnol, 6 crédits sont affectés à la« Préprofessionnalisation PE ou PCL ou FLE ou Cinéma » sans plus de détails. Cette diversité et cette imprécision semblent attester un manque de concertation sur ces enseignements. 4 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet Demande n° S3110053911 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Sciences et techniques des activités physiques et sportives Présentation de la mention La licence mention Sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS) de l’Université Jean Monnet de Saint Etienne a pour objectif de développer les connaissances et les compétences nécessaires pour exercer les métiers de l’activité physique et du sport dans les domaines de l’Education (spécialité Education et motricité, EM), de l’Entraînement (spécialité Entraînement sportif, ES) et de la Santé (spécialité Activité physique adaptée et santé, APAS). Avis condensé Avis global : La mention est structurée de manière à spécialiser progressivement les connaissances et les compétences spécifiques. Les spécialités sont effectives à partir du semestre 5, bien que 50 % et 33 % des enseignements soient encore communs aux trois spécialités pour les semestres 5 et 6 respectivement. Le pilotage de la formation est assuré par une composition et une structuration pertinente de l’équipe pédagogique, qui affiche une volonté d’utiliser les évaluations de la formation et des enseignements pour réguler pédagogiquement le cursus. Le projet pédagogique est très ciblé sur la discipline STAPS dès la 1ère année avec des passerelles entre spécialités au sein de la mention. L’équilibre semestriel, la distribution des enseignements académiques et professionnels, la présence importante des stages sur les trois ans sont bien structurés eu égard aux objectifs visés. Il existe un dispositif d’aide à la réussite pour les étudiants, qui demande à être mieux structuré et évalué, afin de rendre plus efficients les éléments qui le composent. Points forts : La structuration du pilotage de la mention est pertinente. La connaissance de la population est effective et représente une réelle aide au pilotage de la formation. L’ancrage dans l’environnement social et territorial est patent, ce qui confère une bonne lisibilité à la licence. La formation propose un parcours de préparation aux métiers de l’enseignement. L’annexe descriptive du diplôme est complète et bien explicite. Points faibles : Absence d’ouverture vers d’autres formations : pas de passerelle hors STAPS, pas de gestion d’un dispositif de réorientation. L’articulation des procédures d’accompagnement des étudiants n’est pas opérationnelle. 1 NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement : Il serait fortement souhaitable de mettre en place un dispositif de partenariats interdisciplinaires qui pourrait, à l’aune du master, favoriser l’émergence de passerelles avec les formations en Santé, voire des relations avec les Sciences de l’éducation. L’articulation des procédures d’accompagnement et de suivi pour la réussite des étudiants devrait être améliorée. Chaque élément du dispositif apparait indépendant des autres. Une meilleure analyse des indicateurs de l’auto-évaluation devrait faciliter cette structuration. Le suivi et le devenir des étudiants pourraient être améliorés par la mise en place de dispositifs internes au département. Les informations concernant l’orientation post-licence sont fournies, mais les données relatives à la réussite des étudiants dans l’orientation choisie ne sont pas identifiées. L’insertion professionnelle demande à être mieux identifiée. L’adéquation des différentes régulations pédagogiques permet d’estimer la réussite des étudiants dans le dispositif licence (taux de réussite). Il serait hautement souhaitable de pouvoir évaluer l’impact de ces adaptations sur l’insertion professionnelle des étudiants. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : L’équipe pédagogique est structurée pour répondre au suivi et à la réussite des étudiants. Il existe une volonté affirmée par le dispositif d’évaluation et de son analyse, d’utiliser les données de l’évaluation des enseignements pour le pilotage pédagogique du diplôme (réunion, ajustements pédagogiques…), même si le contenu et la fréquence des régulations ne sont pas précisés. La valorisation de la formation demanderait à être plus organisée et structurée : cibles visées, moyens diversifiés de communication… 2 Projet pédagogique : L’annexe descriptive au diplôme est complète et permet de bien cerner les connaissances et les compétences acquises. Les statuts professionnels sont précisés. Le projet pédagogique en lui-même répond aux objectifs d’une formation de niveau II et permet une spécialisation progressive. Cependant, des unités d’enseignement (UE) d’ouverture seraient peut-être à envisager afin de permettre des réorientations, voire des passerelles vers d’autres formations. L’équipe d’enseignants professionnels mériterait d’être plus équilibrée entre les différents domaines. Les compétences transversales sont présentes dans différentes UE au cours de la formation, mais gagneraient à être intégrées, pour certaines d’entre elles comme l’anglais, dans des UE obligatoires. L’enseignement de langue pourrait faire l’objet d’une certification. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : Le dispositif d’aide à la réussite est présent à différents niveaux : journées d’accueil, enseignants référents, tutorat… L’articulation de ces éléments devrait davantage être connectée avec le projet de formation universitaire et professionnel de l’étudiant. Une partie du dispositif est géré par le SCUIO (e.g., orientation active), ce qui engendre une moindre lisibilité de la fonctionnalité des structures. La coordination des différentes actions mériterait d’être renforcée. 2 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : Un des points forts des spécialités est concrétisé par la présence importante de stages de mise en situation, de l’observation à l’intervention. L’ouverture à de nouveaux champs professionnels pourrait être envisagée à terme. Le suivi des étudiants diplômés s’arrête à l’année post-licence. Un dispositif, en collaboration avec le SCUIO de suivi du devenir, mais aussi de la réussite des étudiants qui poursuivent leur formation universitaire pourrait être envisagé. La poursuite d’études vers les masters pourrait s’étendre à des masters d’autres secteurs géographiques et à d’autres champs disciplinaires. 3 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet Demande n° S3110053913 Domaine : Art, lettres, langues Mention : Arts plastiques Présentation de la mention La licence mention Arts plastiques de l’Université Jean Monnet de Saint Etienne couvre les domaines d’étude suivants : la théorie et l’histoire des arts, la pratique des arts plastiques et le design. Cette mention est la seule de ce type sur trois régions géographiques. Les enseignements portent plus précisément sur une réflexion cohérente et circonstanciée, et sur un savoirfaire dans la production d’objets plastiques et numériques. Compte tenu du bon niveau quantitatif de recrutement et de la réussite satisfaisante des étudiants au cours des années précédentes, les ajustements prévus sont peu importants. Avis condensé Avis global : Le dossier présenté est complet et correctement documenté. Il respecte les conseils de présentation qui ont été donnés, ce qui facilite sa lecture. La formation est bien conçue et équilibrée. La qualité de l’ensemble du cursus de licence vient non seulement d’une juste proportion entre enseignements théoriques culturels et enseignements pratiques, mais aussi de l’équilibre trouvé entre les semestres et de la progression qui parcourt les trois années. Les débouchés sont nombreux et très ouverts. On peut cependant regretter le manque de lisibilité d’une mention de licence limitée à un seul parcours abordant des disciplines et des sujets pourtant très variés. Points forts : Le niveau de réussite est élevé, ainsi que celui de l’ouverture vers l’international. Les étudiants bénéficient d’un encadrement varié, comprenant aussi bien des enseignants-chercheurs que des artistes et des professionnels extérieurs. Les nouvelles technologies sont bien intégrées à la formation. L’attention portée au design est positive. Points faibles : Si l’encadrement est varié, le nombre de titulaires et de personnel technique apparaît limité. 1 Un dispositif monolithique avec un seul parcours n’offre pas suffisamment de choix pour les étudiants pourtant nombreux. De même, des enseignements pour des groupes spécifiques seraient souvent utiles. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement : Les effectifs affichés permettent d’envisager une réflexion sur la mise en place de parcours différenciés en troisième année. Il serait également judicieux d’envisager des cours pour des groupes spécifiques d’étudiants, notamment pour ceux dont le niveau est plus faible dans certains domaines. Une formation en Arts plastiques doit disposer de moyens matériels et humains (assistants techniques) spécifiques et réellement suffisants. Le dispositif de concertation avec les étudiants pourrait être amélioré au niveau de la mention par des contacts organisés formellement ou au cas par cas. De même, l’évaluation des étudiants pourrait être plus variée en intégrant quelques examens terminaux sur table. Enfin, le cursus doit être observé dans sa globalité de façon à l’améliorer si nécessaire. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : Les différents moyens mis en œuvre pour suivre les flux d’étudiants et analyser leurs réussites sont satisfaisants et apportent des sources précises. Le pilotage de la licence est globalement correct, mais il n’est malheureusement pas mené au niveau de l’ensemble du cursus. Ce manque de vision globale a sans doute empêché de percevoir qu’un projet de diversification de la dernière année ou du dernier semestre aurait au moins pu être amorcé. 2 Projet pédagogique : Le projet pédagogique dans son ensemble ne présente pas de lacune. Il est correctement organisé dans sa progression. Il est par nature difficile d’évaluer le contenu des enseignements pratiques en Arts plastiques. Il aurait donc été intéressant de préciser les attendus techniques. Les arts numériques et l’ouverture vers l’enseignement ne sont pas oubliés et mériteraient sans doute des dispositifs plus spécifiques. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : Les dispositifs d’aide à la réussite sont clairement exposés dans le dossier. Ils semblent répondre aux attentes. L’évaluation précise de leur efficacité permettrait de les adapter si nécessaire. 2 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : Dans la mesure où il ne s’agit pas d’une licence professionnelle, l’insertion dans le monde du travail concerne une minorité d’étudiants. De fait, la plupart des diplômés poursuivent leurs études, notamment en master. 3 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet Demande n° S3110053915 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Mathématiques appliquées au sciences sociales Présentation de la mention La licence mention Mathématiques appliquées au sciences sociales (MASS) de l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne propose des enseignements orientés vers les Sciences de la décision en s’appuyant sur des enseignements dans les domaines de mathématiques, informatique et sciences sociales. L’objectif principal de cette licence est une poursuite vers des masters de modélisation ou ingénierie mathématique, informatique ou orientés vers les domaines de l’économie et de la finance. Cette mention a été mise en place en 2008-2009 pour la 1ère année. Elle s’insère dans une structure commune de L1 et L2 de plusieurs mentions scientifiques (Physique, Chimie, Physique-Chimie, Informatique et Mathématiques). Le cursus complet s’attache à apporter des connaissances dans les trois disciplines : Informatique, Mathématiques et Economie et gestion. Cette pluridisciplinarité associée à l’orientation Sciences de la décison constituent des atouts importants de cette formation. Avis condensé Avis global : Les objectifs de la licence mention MASS sont justifiés en termes de poursuite d’études et débouchés. Cette mention s’intègre bien avec les autres formations scientifiques, notamment les mentions Informatique et Mathématiques avec des enseignements communs en L1 et L2. Bien que la licence mention MASS ait été mise en place uniquement depuis 2008-2009, des points forts notamment liés à son intégration dans une structure globale et ses objectifs peuvent être relevés. Points forts : La mention MASS s’inscrit au niveau des L1 et L2 dans une structure commune pour différentes mentions scientifiques pour laquelle des aides personnalisées et des modules de suivi professionnels ont été mis en place. Une structure générale de comité de pilotage est définie pour ces licences scientifiques, constituant un atout pour l’ensemble des mentions. Les objectifs d’orientations Sciences de la décision et pluridisciplinarité sont également un atout pour cette filière. 1 Points faibles : Aucune information n’est donnée sur les effectifs de la mention en L1. Il aurait pourtant été judicieux de préciser le nombre d’étudiants suivant l’unité d’enseignement (UE) introduction aux sciences sociales. Aucune projection des effectifs n’est donnée dans le dossier, en particulier pour la L3 MASS. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Il est nécessaire d’attendre la mise en place complète de cette formation pour envisager une évaluation plus importante, notamment au niveau des débouchés. Recommandations pour l’établissement : Compte tenu de la mise en place récente (2008-2009) de la licence MASS et des effectifs qui ne semblent pas encore être significatifs en L1, il serait important dans un premier temps de bien communiquer sur cette filière (dans les salons, forums et autres manifestations). Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : Le pilotage de la licence s’inscrit dans une organisation générale pour plusieurs mentions scientifiques. Cela permet la mise en place de mécanismes plus stricts de pilotage et à plusieurs niveaux, ce qui est un point important. 2 Projet pédagogique : Le projet pédagogique de la licence MASS est cohérent et s’articule de façon progressive au cours des 3 années. L’aspect pluridisciplinaire de cette mention permet des mutualisations d’UE avec les mentions Mathématiques et Informatique. Le projet pédagogique vise principalement à apporter les bases vers une poursuite en master avec également une orientation vers les métiers de l’enseignement. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : L’Université Jean-Monnet a favorisé la mise en place de dispositifs d’aide à la réussite notamment grâce au plan réussir en licence. Ceci se traduit au niveau de la mention MASS par des UE de remise à niveau, du tutorat et des UE orientées vers le projet professionnel de l’étudiant. Pour cette formation, seul la L1 a déjà été mise en place, mais les dispositifs prévus sont globalement importants. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : Compte tenu de la création récente de cette formation, il n’est pas encore possible d’évaluer ce point particulier. 2 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet Demande n° S3110053916 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Informatique Présentation de la mention La licence mention Informatique de l’Université Jean Monnet de Saint Etienne est une formation généraliste dans le domaine de l’informatique dont les objectifs sont de permettre une poursuite en master Informatique (notamment le master Web intelligence proposé par l’Université Jean-Monnet) ou d’intégrer une licence professionnelle à l’issue du L2. Elle propose un enseignement disciplinaire progressif au cours des trois années de licence avec en L2 et L3 des enseignements autour des quatre thématiques, i.e. « Programmation et Logiciel », « Gestion des masses de données techniques et Internet », « Architecture, systèmes et réseaux », « Algorithmique et informatique théorique ». Des unités d’enseignement (UE) d’ouverture et des choix d’options permettent aux étudiants de personnaliser leur parcours et offrent des possibilités de réorientations. Des dispositifs d’aide à la réussite en licence sont proposés. Avis condensé Avis global : La licence Informatique s’appuie sur une structure commune au niveau des L1 et L2 avec les licences de Mathématiques, Mathématiques appliquées aux sciences sociales, Physique, Physique-Chimie et Chimie. Elle bénéficie à ce titre des dispositifs communs mis en place notamment pour le Plan Réussite en Licence et pour le pilotage de la licence. L’organisation d’une mention avec 2/3 d’enseignements disciplinaires et 1/3 d’enseignements complémentaires, d’ouverture ou méthodologique semble adaptée aux objectifs qui sont essentiellement une poursuite en master. Points forts : La licence propose un parcours qui offre différents choix pour les étudiants, notamment pour les unités d’enseignements (UE) non disciplinaires. Cette structuration permet une ouverture vers d’autres domaines (en L1) ou l’acquisition de compétences complémentaires. Les dispositifs mis en place en L1 et L2 pour la réussite en licence (remise à niveau/soutien, tutorat, etc.) sont importants et ont été organisés pour être complémentaires. La mise en place de partenariat pour la mobilité internationale, relativement peu fréquente dans les licences généralistes, est à souligner. Points faibles : Les étudiants de L3 proviennent essentiellement de L2 (54 %) et d’autres sont redoublants L3 (24 %). On peut noter le pourcentage très faible (2 %) d’étudiants titulaires d’un DUT. La licence est affichée comme « fortement » disciplinaire, ce qui pourrait permettre une intégration plus aisée d’étudiants issus d’un DUT ou BTS informatique. 1 La poursuite dans le master Web intelligence est largement mise en avant, mais peu d’informations sont fournies sur d’autres débouchés possibles en master. La licence Informatique compte environ 40 en L2 et 30 en L3. Cette formation devrait/pourrait avoir vocation à attirer plus d’étudiants ; peu d’éléments d’analyse sont donnés sur ce point. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement : La licence d’Informatique de l’Université Jean Monnet possède des atouts en termes de contenus pédagogiques et de dispositifs de suivi ou d’aide à l’insertion professionnelle dans un domaine porteur. Elle devrait être à même d’être plus attractive, notamment au niveau L3, grâce au flux d’étudiants titulaires d’un DUT ou BTS d’Informatique. Il serait par conséquent souhaitable d’améliorer la communication en direction de ce type de public. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : La licence d’Informatique s’appuie sur un pilotage commun établi pour les licences scientifiques (Mathématiques, Mathématiques appliquées aux sciences sociales, Physique, Physique-Chimie, Chimie). Cette structuration fortement couplée au niveau des L1 et L2, permet la mise en œuvre de dispositifs de suivi et de pilotage sur l’ensemble de la formation avec différents niveaux d’évaluation. Le niveau le plus bas étant l’évaluation par les étudiants des enseignements UE par UE jusqu’au niveau de l’Université pour l’ensemble des licences. Certains modes de fonctionnement comme la concertation entre les délégués étudiants et les directeurs d’études semblent clairement établis ; en revanche, il n’est pas facile de cerner la prise en compte des résultats des enquêtes (UE par UE) dans le pilotage. Elles ont cependant le mérite d’exister et d’apporter un retour au moins pour l’enseignant du module. 2 Projet pédagogique : Le projet pédagogique est construit de façon cohérente avec des enseignements disciplinaires qui s’articulent autour de quatre grands axes repris à chaque semestre, notamment en L2 et L3. En L1, la structure commune impose des UE de méthodologie, d’ouverture ou de découverte et de connaissances complémentaires, avec également des UE orientées vers le projet professionnel de l’étudiant (stage). 3 Dispositifs d’aide à la réussite : Des dispositifs d’aide à la réussite en licence ont été mis en place, e.g. cours de soutien, monitorat pour préparer les sessions de rattrapage. Des efforts de qualité sont portés sur ces dispositifs, comme par exemple le travail en groupes de 10 étudiants maximum en tutorat. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : Une aide à la construction « personnalisée » du projet professionnel de l’étudiant est proposé avec des modules spécifiques et du suivi (référent). C’est un aspect positif de la mention. Une des poursuites d’études qui semble la plus importante est le master de l’Université Jean Monnet Web intelligence. Il serait nécessaire d’une part d’élargir le plublic au niveau des L3 avec un recrutement plus large de l’extérieur (DUT, BTS) et d’autre part de permettre l’intégration vers d’autres masters en Informatique. 2 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet Demande n° S3110053918 Domaine : Arts, lettres, langues Mention : Musique Présentation de la mention La mention de licence Musique de l’Université Jean Monnet de Saint Etienne possède trois axes principaux, i.e. la musicologie, la technique musicale et la pratique musicale. Les objectifs sont l’acquisition de compétences diversifiées dans toutes les disciplines relevant de la musicologie, y compris le jazz, l’ethnomusicologie et la musique électroacoustique. La première année favorise les enseignements transversaux. De manière générale, l’ouverture vers d’autres disciplines permet un large choix vers la poursuite d’études ou l’entrée dans le monde du travail. Cette formation couvre une vaste zone géographique comprenant les départements de la Loire, la Haute Loire, le Nord Ardèche, le Puy-de-Dôme et l’Allier. Avis condensé Avis global : Cette licence est généraliste en musique et musicologie. Elle offre une formation musicale et musicologique de type universitaire. Toutes les disciplines importantes sont abordées dans le cursus de licence. L’évolution récente a particulièrement renforcé les aides en première année et l’enseignement pratique des nouvelles technologies. La formation est ouverte par des enseignements transversaux et des échanges avec l’étranger. Points forts : Les effectifs, bien que limités, restent stables ces dernières années. L’équipe enseignante est composée de spécialistes à la complémentarité excellente. La formation s’inscrit dans un territoire comprenant l’ENS-LSH Lyon dont la participation est assurée pour un master commun. L’ouverture au jazz et à l’ethnomusicologie est positive, ainsi que l’attention portée à la dimension internationale. L’aide apportée aux étudiants de L1 pour la technique musicale est opérationnelle. 1 Points faibles : Connaissance insuffisante de la population étudiante entrante et du devenir des étudiants, alors que ce serait particulièrement utile pour cette mention. Le contenu de l’annexe descriptive au diplôme est insuffisant. Un seul parcours est proposé, ce qui donne peu de choix aux étudiants. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement : La formation en Musique et musicologie est très spécifique et demande des moyens adaptés. Le développement d’une telle mention de licence ne peut que renforcer le statut de l’Université de Saint Etienne dans le domaine des disciplines artistiques, aussi bien pour l’enseignement que pour la recherche. Le manque de moyens humains et matériels est souligné dans la fiche d’autoévaluation. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : Le dossier de cette mention de licence fait apparaître à la fois des qualités et des lacunes. Les dispositifs mis en place au sein de l’Université Jean Monnet semblent s’articuler correctement, mais le fonctionnement précis du pilotage, de ses outils, de ses résultats et des interrogations qu’il doit légitimement comporter n’est pas ou peu développé. Les particularités de fonctionnement d’une mention de licence doivent être mises en valeur de façon à montrer les qualités de son pilotage, mais aussi ses difficultés. 2 Projet pédagogique : Le projet pédagogique est construit de manière équilibrée autour des différents enseignements proposés. La progression offerte aux étudiants est satisfaisante et les éléments culturels comme techniques et pratiques s’imbriquent parfaitement. L’ensemble semble cependant trop monolithique et ne permet pas aux étudiants d’affirmer visiblement leur intérêt pour un domaine particulier. Des parcours habilement combinés en troisième année faciliteraient peut-être le recrutement d’étudiants supplémentaires et motivés. La pratique des nouvelles technologies devrait s’appuyer davantage sur une approche esthétique et historique des musiques électroacoustiques. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : Les dispositifs d’aide à la réussite respectent les principes souhaités. La mention Musique possède un dispositif spécifique de rattrapage du niveau de la technique musicale pour les débutants en première année. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : La poursuite d’études est facilitée par la présence de plusieurs possibilités en master dans la même Université. Sur l’ensemble de la grande région Lyon-Saint Etienne, l’insertion professionnelle et les différents types d’établissement d’enseignement sont un véritable atout pour les étudiants. 2 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet Demande n° S3110053919 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Chimie Présentation de la mention La licence de Chimie proposée par l’Université Jean Monnet de Saint Etienne est portée par la Faculté des Sciences et Techniques (FST) et fait l’objet d’une demande en renouvellement. Les objectifs de la formation sont de permettre aux étudiants d’acquérir des bases solides en Chimie à travers l’étude de la structure, de la réactivité et de l’analyse de la matière organique et inorganique, et de les préparer à des poursuites d'études en master sur site (master Ingénierie des matériaux et procédés) ou dans d’autres établissements. Elle propose pour cela un parcours Chimie pour lequel les étudiants peuvent opter définitivement dès le S5. Les S3 et S4 comportent des options de préorientation, après les S1 et S2 qui constituent un socle large de connaissances scientifiques fondamentales du domaine Sciences et technique (ST) ou du domaine Sciences de la vie, de la Terre et de l’environnement (SVTE). Avis condensé Avis global : Le projet pédagogique de la mention Chimie est conçu de manière à permettre aux étudiants d’élaborer leur projet personnel par l’acquisition des connaissances disciplinaires et fondamentales en Chimie et des compétences transversales via des unités d’enseignement (UE) de langues, de culture générale et d’outils informatiques (Certification Internet et Informatique, C2i). Le schéma d'ensemble de la licence (dont la philosophie est d'offrir d'abord une solide culture scientifique générale en L1, puis des ouvertures disciplinaires servant de passerelle de réorientation en L2, puis une spécialisation en L3) permet aux étudiants d'élaborer progressivement leur projet personnel en vue de la poursuite d'études en master sur site (Ingénierie des matériaux et procédés). Ce projet assure aussi l’acquisition d’éléments de professionnalisation et de découverte des métiers grâce à l’UE Préparation au Professorat des Ecoles (PPE) et les rencontres avec les acteurs socio-économiques et les forums emploi. La mention chimie s’intègre correctement dans un dispositif de formation complémentaire et interdisciplinaire qui permet des réelles passerelles de réorientation progressive des étudiants entre les mentions du domaine ST ou celles du domaine Sciences, technologies, santé (STS). Il faut saluer les efforts des équipes de formation pour la mise en place d’une véritable mutualisation d’UE entre les mentions. La mention Chimie est coordonnée par une équipe de formation pluridisciplinaire dont la structure et le fonctionnement sont bien développés. Il faut également noter que l’équipe de formation a mis en place, en plus du soutien et du tutorat en L1, un dispositif de suivi de chaque étudiant de L1 et L2 (enseignant référent) dans le cadre du Plan de Réussite en Licence. 1 Points forts : L’originalité de la formation réside dans le fait que deux parcours de domaines différents (ST et STS) permettent une orientation des étudiants vers la mention Chimie. L’équipe pédagogique est pluridisciplinaire et s’appuie sur une véritable politique de mutualisation d’UE pour mettre en place de réelles passerelles de réorientation entre des mentions différentes. Le dispositif de suivi des étudiants mis en place par l’équipe pédagogique offre à chaque étudiant du L1 et L2 un suivi individuel par un enseignant référent sous forme d’entretiens obligatoires relatés sur la fiche de suivi et sous forme de contrat d’engagement mutuel étudiant-enseignant référent. Ce projet assure aussi l’acquisition d’éléments de professionnalisation et de découverte des métiers grâce à l’UE Préparation au Professorat des Ecoles (PPE) et les rencontres avec les acteurs socioéconomiques et les forums emploi. Points faibles : Parmi les diplômés de la mention Chimie qui poursuivent leurs études en master, 15 % seulement le font sur site. Cela semble affecter la lisibilité, au niveau local, de la formation qui affiche la poursuite d’études en master comme objectif principal. L’absence d’offre d’UE stage d’initiation à la recherche en L3 pourrait être un facteur qui contribue au faible taux de poursuite d’études en master sur site. L’évaluation des enseignements n’apparaît pas systématiquement généralisée. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement : On ne peut que recommander le renforcement des moyens de l’équipe pédagogique pour atteindre les objectifs fixés, notamment en termes de poursuite d’études en master à finalité « recherche » ou professionnelle. L’offre de formation de la mention Chimie pourrait par exemple proposer une UE d’initiation à la recherche afin de renforcer les choix de poursuite en master « recherche » notament au niveau local. L’évaluation de l’enseignement mériterait d’être systématiquement généralisée sous forme d’enquêtes en ligne anonyme par exemple. Un tel dispositif permettrait de faire évoluer positivement la formation en intégrant des modifications appropriées après analyse des données. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : Les deux parcours, proposés au sein des domaines ST et STS et qui mènent à la licence de Chimie, sont portés par de véritables équipes pédagogiques pluridisciplinaires. Ces dernières sont constituées d’enseignants issus de nombreuses sections CNU différentes tant au niveau des mentions qu’au niveau des parcours. La structure et le fonctionnement de l’équipe de formation sont bien décrits. Chaque étudiant se voit affecter un enseignant référent pour les deux premières années. La population de chaque semestre est suivie par le directeur des études. Le comité de pilotage veille sur l’ensemble de l’offre de formation de licences selon le même schéma proposé par d’autres mentions. 2 Projet pédagogique : Le projet pédagogique proposé est basé sur une réelle volonté de restructuration suite au passage au LMD en 2003, en s’appuyant sur les compétences d’une équipe pluridisciplinaire permettant une large mutualisation entre les mentions, voire entre les domaines. 2 3 Dispositifs d’aide à la réussite : Le projet de la mention Chimie ne propose pas d’UE Stage dans des laboratoires de recherche en L3 et donnant lieu à des crédits européens au même titre des autres UE. Cette UE semble jouer un rôle important dans la construction du projet professionnel de l’étudiant. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : Ce projet permet l’acquisition d’éléments de professionnalisation et de découverte des métiers via l’UE PPE, les rencontres avec les acteurs socio-économiques et les forums emploi. Les étudiants diplômés de cette licence sont alors bien formés pour poursuivre leurs études au sein de l’UJM en intégrant notamment le master Ingénierie des matériaux et procédés commun avec deux écoles d’ingénieurs (Ecole Nationale Supérieure des Mines de Saint-Etienne et Ecole Nationale d’Ingénieur de Saint-Etienne). Les étudiants munis de leur diplôme de licence de Chimie peuvent s’orienter vers des masters axés sur différents domaines de la chimie parmi lesquels il convient de citer les Sciences analytiques, ou la formulation, car pour ces domaines il existe une offre de formation de master au niveau du PRES « Université de Lyon » auquel appartient l’établissement UJM. Les métiers de l’enseignement (préparation au Professorat de Ecoles) constituent également un débouché non négligeable pour les diplômés. 3 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet Demande n° S3110053921 Domaine : Droit, économie, gestion Mention : Administration publique Présentation de la mention La licence Administration publique de l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne a pour objet de permettre à ses titulaires de s’orienter vers les carrières de la fonction publique, par la présentation des concours administratifs de catégorie A et, dans les faits, également des concours de catégorie B. La licence s’organise autour de cours magistraux portant sur les matières des concours (droit public…), mais aussi de travaux dirigés en petit groupe destinés à entraîner les étudiants aux différents types d’épreuves prévues par les concours. Créée en 1995, la licence Administration publique repose sur un parcours entièrement commun avec les deux premières années de Droit et se singularise à partir de la troisième année : les semestres 5 et 6 offrent des enseignements de culture générale, d’économie et de droit public. Cette structure est classique pour une licence Administration publique. En raison de l’élévation du niveau des concours auxquels cette licence prépare, certains étudiants de la licence poursuivent leurs études au sein d’un master en Droit. La licence constitue également une passerelle utilisée par les étudiants titulaires d’un L2 mention Droit, Economie-Gestion, mais aussi en Lettres et Sciences humaines ou en Sciences et technologies. Avis condensé Avis global : La mention Administration publique examinée en vue de son renouvellement accueille un faible nombre d’étudiants (10 à 16 en L3), d’origines par ailleurs très diverses. Cet effectif très réduit pose bien sûr la question de son articulation avec les autres mentions, et notamment avec la licence en Droit ; en particulier, la possibilité de la création d’un troisième parcours au sein de la licence en Droit, en complément des deux parcours actuellement proposés (Formation initiale et formation continue) en lieu et place de la mention pourrait être envisagée. Le faible nombre d’étudiants permet dans le même temps un suivi personnalisé et attentif des étudiants qui ont pour projet principal de préparer de façon intensive les concours administratifs. Cette exigence est d’autant mieux satisfaite que la licence est adossée à un centre de préparation aux concours administratifs (CPCA) créé en 2004. En outre, le développement régional de Rhône-Alpes et le renforcement des postes offerts dans les collectivités territoriales à proximité de l’Université offrent des perspectives d’emploi aux titulaires de la licence. Enfin, la mention offre aux étudiants des outils pédagogiques et disciplinaires relativement adaptés à leurs besoins. 1 Points forts : Une préparation personnalisée et adaptée aux besoins des candidats aux concours administratifs. Un effort de préparation méthodologique à l’écrit et à l’oral. Points faibles : Des effectifs étudiants très faibles et en baisse. Un examen insuffisant de l’évaluation sur le pilotage. Un taux d’échec important souligné par les porteurs du projet. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement : En raison de la faiblesse des effectifs en cause, une réflexion pourrait être menée sur l’opportunité de transformer la mention Administration publique en un parcours au sein de la licence en Droit. Un effort pourrait être mené dans le sens d’une meilleure information apportée aux étudiants sur la spécificité de la licence Administration publique. Parallèlement, la présentation aux étudiants des débouchés professionnels qu’offre cette mention pourrait être systématisée. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : L’équipe pédagogique, bien organisée et adossée au centre de préparation des concours administratifs, associe des universitaires et des professionnels issus des administrations ou membres des jurys de concours. Toutefois, le pilotage paraît, à certains égards, approximatif. En particulier, l’impact des évaluations sur le pilotage est insuffisant. 2 Projet pédagogique : En raison de son évidence, le projet pédagogique – préparation aux concours – est insuffisamment renseigné dans le dossier. Récemment, prenant en considération les difficultés rencontrées par les étudiants à l’oral et l’importance de cette dimension dans les concours administratifs, l’entraînement oral, au moyen notamment de la vidéo, a été renforcé dans le cadre de la mention. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : La nature même de la préparation aux concours commande un suivi particulier. Celui-ci est assuré par une équipe pédagogique structurée et un effectif étudiant peu nombreux. Il permet d’orienter les étudiants vers les concours qui correspondent le mieux à leurs profils et d’identifier les difficultés méthodologiques qu’ils peuvent rencontrer. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : La situation des diplômés est assez bien renseignée, mais les chiffres doivent être interprétés avec prudence s’agissant d’effectifs très faibles et en baisse préoccupante. 2 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet Demande n° S3110053922 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Mathémathiques Présentation de la mention La licence de Mathématiques de l’Université Jean Monnet de Saint Etienne propose une formation dans le domaine des Mathématiques orientée vers une poursuite en masters professionnels ou recherche. Cette formation ouvre également vers les métiers de l’enseignement (préparation des concours, masters d’enseignement). Ces poursuites d’études peuvent se faire au sein de l’Université Jean Monnet ou dans d’autres universités. Les étudiants bénéficient d’une spécialisation progressive vers les mathématiques avec des possibilités d’ouverture vers d’autres matières notamment en début de cursus. Les deux premières années s’appuient sur une ossature commune avec d’autres mentions (Mathématiques appliquées aux sciences sociales, Informatique, Physique, Physique-Chimie, Chimie) tout en offrant aux étudiants la possibilité de se spécialiser grâce à des options et des choix de parcours. La 3ème année est entièrement dédiée aux enseignements mathématiques avec la possibilité de réaliser un stage et/ou de suivre des options spécifiques, notamment pour les métiers de l’enseignement. Avis condensé Avis global : Le contenu pédagogique de la formation est en adéquation avec les objectifs de mise en place des fondements des mathématiques pour une poursuite vers des masters ou des métiers de l’enseignement. Dans le cadre du Plan Réussite en Licence, des enseignements de remise à niveau, de tutorat de soutien, ou de suivi par des enseignants référents ont été mis en place. Cela doit contribuer à apporter du soutien aux étudiants en difficulté, mais également à les aider dans la construction d’un projet professionnel personnalisé. Une place a été gardée dans le cursus pour des UE d’ouverture vers d’autres disciplines ou de façon originale pour des UE de découverte dans des thématiques connexes à la thématique principale (mais avec d’autres approches des problématiques). Points forts : Des efforts ont été faits pour mettre en place des parcours qui gardent à la fois des possibiltés d’ouverture vers d’autres domaines disciplinaires, mais aussi d’autres modules plus spécifiques offrant aux étudiants de réels choix de parcours. Des efforts ont également été fournis dans le cadre du Plan Réussite en Licence pour apporter du soutien pédagogqiue sous diverses formes aux étudiants. La licence est gérée par plusieurs niveaux de pilotages avec des directeurs des études par semestre, des chargés de mission et un comité plus général des licences au niveau de l’Université. Cette « direction » conjointe ne peut qu’être un atout pour l’évolution de la licence. 1 Points faibles : Le suivi des cohortes devrait être renforcé pour mieux évaluer l’efficacité des différentes aides. De même, un suivi plus précis du devenir des étudiants serait à renforcer et pourrait permettre une meilleure adaptation de la formation. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement : Il serait souhaitable de poursuivre la démarche engagée d’aide à l’insertion professionnelle en renforçant le suivi des étudiants à la fois au sein de la licence, mais aussi sur le devenir des étudiants après la licence. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : L’équipe est pluridisciplinaire et la structure de pilotage présente plusieurs niveaux de responsabilité. Cela permet sans doute de mieux orienter les choix d’évolution de cette licence. Des évaluations sont prévues (sous différentes formes) et constituent une aide pour le pilotage. 2 Projet pédagogique : Le projet pédagogique est cohérent et s’articule avec d’autres mentions spécifiques. La proposition dans l’offre de formation d’UE de découverte (en parallèle à des UE d’ouverture disciplinaires) mérite d’être soulignée. Cette organisation enrichit l’offre faite aux étudiants qui ne souhaitent pas forcément travailler dans d’autres disciplines (Chimie, Physique, Biologie) tout en gardant une ouverture vers d’autres problématiques. Des enseignements spécialisés pour les parcours orientés métiers de l’enseignement sont proposés (y compris de stages). 3 Dispositifs d’aide à la réussite : De nombreux dispositifs sont proposés dans le cadre du Plan Réussite en Licence pour apporter un soutien pédagogique et un suivi du projet professionnel des étudiants. Il faut souligner le choix judicieux d’un contrôle des connaissances en L1 et L2 avec du contrôle continu et des sessions de rattrapage par semestre et la mise en place de monitorat pour apporter une aide pour les révisions pour ces sessions. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : Les objectifs de poursuites d’études en master ou vers l’enseignement sont clairs, mais il serait intéressant d’avoir davantage de données chiffrées (enquêtes plus complètes et précises) sur le devenir des étudiants. A titre d’exemple, on peut se demander si le fait que le taux de poursuite en master ait diminué entre les deux enquêtes fournies reflète un phénomène ponctuel et/ou significatif. 2 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet Demande n° S3110053923 Domaine : Droit, économie, gestion Mention : Droit Présentation de la mention La licence en Droit proposée par l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne vise à l’obtention des compétences traditionnellement attendues de ce diplôme, à s’avoir l’acquisition d’une culture juridique générale commune et d’une maîtrise du raisonnement juridique. En particulier, elle permet d’acquérir la capacité à qualifier une situation juridique et à lui appliquer le régime juridique correspondant. L’acquisition de ces compétences s’accompagne d’une volonté de donner aux étudiants une culture juridique de bon niveau ainsi qu’une ouverture sur les disciplines voisines. Les enseignements sont conçus dans la perspective d’un apprentissage cohérent et progressif ; ils font appel à des capacités d’analyse et de synthèse. A l’issue de cette formation organisée sur six semestres de façon classique en cours magistraux et travaux dirigés, l’étudiant complète le plus souvent ses études par un master juridique ou, plus rarement, s’oriente directement vers le marché professionnel. Avis condensé Avis global : La licence en Droit proposée par l’Université de Saint-Etienne est une formation généraliste présentant un parcours formation initiale et un parcours formation continue. La formation est organisée autour d’unités fondamentales et complémentaires dans toutes les branches du droit public et du droit privé, mais aussi d’enseignements d’ouverture, tels que Sociologie politique, Histoire, Economie et Anglais. Le socle de connaissances juridiques proposé est tout à fait satisfaisant ; l’équilibre général de la licence est bien assuré ; l’équipe pédagogique est structurée. Dotée d’un effectif modeste et en légère baisse, la mention offre un accompagnement individualisé des étudiants qui s’appuie sur des dispositifs de tutorat à visée différenciée en L1 et en L2. En revanche, la réflexion sur l’insertion professionnelle et sur l’ouverture à l’international est insuffisamment développée. Parallèlement, les résultats des évaluations des enseignements et de la formation pourraient être mieux exploités pour le pilotage de la licence. Points forts : La licence présente un bon équilibre général avec un programme pédagogique complet et cohérent. L’équipe pédagogique est bien structurée. Les étudiants bénéficient de dispositifs d’accompagnement et de la possibilité d’effectuer des stages. 1 Points faibles : L’ouverture aux compétences transversales (informatique) et à l’international est limitée. L’analyse du devenir des non diplômés et de la réorientation est insuffisante. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement : Il pourrait être envisagé de renforcer les dispositifs d’aide à la réussite des étudiants en les développant en 2ème et 3ème années ainsi que de clarifier les règles de compensation. Il serait en outre souhaitable d’envisager de développer les partenariats professionnels et de réfléchir sur l’opportunité d’encourager davantage les étudiants à effectuer des stages leur permettant une approche pratique des disciplines juridiques. Il faudrait enfin renforcer l’internationalisation de la mention en encourageant dès la licence le départ à l’étranger pour un séjour d’études. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : L’équipe pédagogique apparaît cohérente et structurée, mais selon ses responsables, son importance numérique nuit à la souplesse nécessaire au diplôme. La connaissance et le suivi de la population étudiante et leur impact sur le pilotage restent insuffisamment visibles. Les informations sur l’évaluation des enseignements par les étudiants restent parcellaires. La valorisation du diplôme est, quant à elle, satisfaisante. 2 Projet pédagogique : Le projet pédagogique est classique pour une licence en Droit : la mention est centrée sur l’apprentissage progressif du raisonnement et des techniques juridiques et sur l’acquisition d’une culture juridique fondamentale. La présence d’un enseignement obligatoire de l’anglais dès la première année doit être remarquée. En revanche, l’acquisition d’une formation en informatique n’est pas une priorité, même si des efforts ont été entrepris pour remédier à ce manque. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : Ces dispositifs sont en augmentation et attestent de la volonté des responsables de la mention de promouvoir une approche individualisée des étudiants. L’encadrement des étudiants est assez satisfaisant. A cet effet, un tutorat est organisé en L1 et en L2 avec des finalités différenciées. Les étudiants se trouvant dans une situation spécifique sont pris en compte. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : Les renseignements fournis dans le dossier sur l’insertion professionnelle sont insuffisants et ceux relatifs à la poursuite d’études gagneraient à être étoffés. L’ouverture professionnelle est toutefois en partie assurée par la présence riche et variée de professionnels intervenant dans la formation. Le stage n’est pas obligatoire et l’information sur les débouchés est parcellaire. Enfin, la mobilité internationale des étudiants de la mention reste encore faible. 2 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet Demande n° S3110053924 Domaine : Sciences humaines et sociales Mention : Information-Communication Présentation de la mention La mention Information-Communication de l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne se présente sous la forme d’un L3 unique recrutant des étudiants issus de diverses filières, et notamment de DUT/BTS spécialisés en Communication ou en Marketing (50 %), de L1/L2 de Communication et de L1/L2 d’autres disciplines (Sociologie, Economie, Lettres modernes…). Son objectif central est la formation de généralistes multi-compétents. Les enseignements sont semestrialisés (volumes horaires identiques pour chaque semestre) et divisés en un tronc commun dédié aux savoirs fondamentaux et en trois parcours répondant à trois orientations professionnelles (Journalisme d’entreprise et d’organisation ; Multimédia ; Communication événementielle). Chaque étudiant choisit un parcours et réalise obligatoirement un stage, d’une durée au moins égale à un mois. Les modalités de contrôle des connaissances sont étroitement reliées aux types d’enseignements : traditionnelles pour les matières fondamentales, davantage professionnalisées pour les enseignements appliqués (travaux de groupe, dossiers, réalisations…). L’équipe pédagogique est pluridisciplinaire et largement ouverte aux milieux professionnels. Avis condensé Avis global : Ce niveau L3, créé en 2003, prend la suite de la première année d’une maîtrise Sciences techniques mise en place en 1991. A ce titre, il bénéficie d’une longue expérience dans le champ des sciences de l’information et de la communication et dans le domaine des formations professionnalisantes. En même temps, l’équipe a su le faire évoluer, d’une part en relation avec la mise en place du LMD, d’autre part en fonction des transformations (rapides) des savoirs et des savoir-faire professionnels et au-delà, des métiers de la communication. Par ailleurs, cette formation s’inscrit parfaitement dans l’offre globale de formation de l’Université Jean Monnet, au sein de laquelle elle bénéficie d’une bonne visibilité. Elle est ouverte sur plusieurs masters et notamment le master Stratégies de communication globale de l’Université Jean Monnet, avec lequel elle entretient des relations multiples. Elle répond « globalement » aux attentes d’un L3 d’Information-Communication au niveau des recrutements d’étudiants, des contenus, des types et modalités d’enseignement et enfin des débouchés. 1 Points forts : Le positionnement est clair et attractif, les objectifs sont conformes à ce qui est attendu d’un L3 en Information-Communication. La maquette est en adéquation avec le positionnement et les objectifs, notamment la formation de généralistes multi-compétents. Les parcours sont cohérents avec les objectifs et les enseignements théoriques. L’équipe pédagogique a su bien équilibrer les enseignements théoriques et les enseignements relatifs aux savoirs et savoir-faire professionnels. La présence d’un stage obligatoire d’une durée égale au moins à un mois est à souligner. Il existe une bonne articulation avec les masters, en particulier le master Stratégie de communication globale de l’Université Jean Monnet. Les métiers sont bien renseignés et en rapport avec la formation reçue en L3. Points faibles : La place occupée par la formation continue en Information-Communication (notamment la Validation d’acquis d’expérience –ou VAE) n’est pas renseignée et évaluée de façon précise (nombre d’étudiants concernés, types d’étudiants, réussites et échecs…). L’équipe pédagogique semble trop s’en remettre à l’Université Jean Monnet en matière de relations internationales. Les dispositifs d’évaluation (de la formation et des enseignements par les étudiants, de l’utilisation de l’évaluation des étudiants par l’équipe pédagogique, du suivi des étudiants, surtout non diplômés…) et d’aide à la réussite sont insuffisants. Le fonctionnement interne de l’équipe pédagogique n’est pas suffisamment précisé, pas plus que la relation de cette équipe avec une autre instance comprenant notamment la Vice-Présidente du Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU) et le Directeur de la composante. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement : Le recrutement pourrait être renforcé : bien qu’en augmentation, l’effectif total (une cinquantaine d’étudiants en 2009) est trop faible par rapport à l’effectif théorique (90 étudiants) et au regard des trois parcours. Les dispositifs d’aide à la réussite, d’évaluation et de suivi des étudiants (non diplômés surtout) pourraient être améliorés. Une mise à niveau pourrait être proposée, car les étudiants issus des filières IUT/BTS peuvent souffrir d’un déficit au niveau des enseignements fondamentaux, tandis que ceux qui proviennent des L2 généralistes peuvent avoir besoin de compléments de formation dans les savoirs et savoir-faire professionnels. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : L’équipe pédagogique (pluridisciplinaire) est placée sous la direction d’un responsable, d’un directeur des études et des trois responsables de parcours. Son fonctionnement interne n’est pas précisé, pas plus que ses modalités de relation, d’un côté avec les enseignants, de l’autre avec une équipe plus large - dont la présence est semble-t-il généralisée dans l’Université Jean Monnet- qui comprend, entre autres, la Vice-Présidente du Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire et le Directeur de la Faculté des Sciences humaines et sociales. Le pilotage porte effectivement sur l’ensemble des fonctions relatives à la gestion, l’animation et le contrôle de la formation habituellement dévolues aux équipes enseignantes. 2 2 Projet pédagogique : Le projet pédagogique est clairement exposé, bien détaillé et répond aux attentes d’un L3 InformationCommunication, i.e. formation de généralistes multi-compétents à partir d’un recrutement hétérogène (cf. supra), puisqu’il n’existe actuellement en France qu’un nombre très réduit de licences « complètes » en Informationcommunication ou « bi-disciplinaires » au niveau des L1/L2. Le projet pédagogique est porté par une équipe comprenant cinq enseignants-chercheurs, dont quatre en Sciences de l’information et de la communication, et une douzaine d’intervenants professionnels de bon niveau, essentiellement pour encadrer les étudiants dans les matières tournées vers l’apprentissage de savoir-faire et les réalisations. Les parcours sont détaillés et cohérents avec les objectifs de la formation. L’évaluation des étudiants est conforme aux principes définis par le Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (diversité des modes de contrôle des connaissance, pas de compensation à l’année…). 3 Dispositifs d’aide à la réussite : Dans la mesure où il s’agit d’un L3 unique, les dispositifs relatifs aux niveaux L1/L2 ne sont pas applicables. Pour autant, la formation a développé des dispositifs spécifiques (méthodologie du travail universitaire -techniques de rédaction, techniques d’enquête- ; tutorat d’accompagnement…) et mis en place des passerelles internes à l’Université Jean Monnet (L3 professionnelle, notamment). La question de la mise à niveau liée à la relative hétérogénéité du recrutement semble pour l’instant accessible en e-learning. La nature des cours et les modalités des dispositifs ne sont pas clairement déclinés. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : La préparation à l’orientation des étudiants est correctement organisée. L’ouverture sur le monde professionnel est largement assurée à travers les trois parcours (en phase avec la formation théorique et l’évolution des métiers de la communication), le stage obligatoire, l’intervention de nombreux professionnels extérieurs ainsi que par des conférences sur les métiers et le milieu socio-professionnel. Bien que la formation soit susceptible de déboucher sur des métiers bien repérés, l’insertion professionnelle à l’issue du L3 est limitée localement, excepté pour des emplois bien spécifiques (webmestre, communication événementielle…). Dans les faits, les diplômés intègrent majoritairement les masters de l’Université Jean Monnet, principalement en Communication, et secondairement en Sociologie, Géographie ou Histoire. 3 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet Demande n° S3110053925 Domaine : Sciences humaines et sociales Mention : Sociologie Présentation de la mention La licence de Sociologie de l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne se présente sous la forme d’un diplôme à vocation « généraliste » délivré en trois années. La formation est fondée largement sur des savoirs et des méthodologies propres à la Sociologie et à l’Anthropologie, sur une ouverture à d’autres disciplines relevant des Sciences humaines et sociales (Histoire, Géographie…) et, à partir de la L3, sur une spécialisation à travers quatre parcours : Villes, actions publiques, urbanités ; Santé, corps et société ; Mobilisation, ethnicités, citoyennetés ; Cultures, loisirs, communication. Les enseignements fondamentaux sont pour l’essentiel, dans chaque niveau, situés dans un tronc commun. Les étudiants proviennent majoritairement des baccalauréats généraux SES, L et S, et plus secondairement des baccalauréats technologiques (sanitaire et social) et professionnels. La validation des acquis de l’expérience est possible. La formation débouche sur des poursuites d’études en master à finalité « Recherche » ou professionnel, (notamment de Sociologie), des métiers (chargé de mission, assistant, animateur social et culturel…) et des concours (travail social, enseignement primaire et secondaire, administrations, écoles de journalisme…). Avis condensé Avis global : Depuis sa création, la mention a évolué, notamment pour s’adapter au LMD et diversifier les parcours, mais sans remettre en question ses objectifs centraux : proposer une formation générale en sociologie appuyée sur l’acquisition de savoirs fondamentaux et la maîtrise de savoir-faire spécialisés, tout en étant ouverte, d’une part à d’autres disciplines relevant des sciences humaines et sociales, et d’autre part à des spécialisations permettant une meilleure orientation vers les masters et la vie professionnelle. La mention s’inscrit en outre parfaitement dans l’offre de formation globale de l’Université Jean Monnet. Cette formation répondrait encore mieux aux attentes d’une licence généraliste si l’équipe de pilotage, au demeurant bien structurée, renforçait son rôle d’animation et de réflexion vers des dimensions qui semblent avoir été jusqu’ici moins « travaillées » que le projet pédagogique stricto sensu : formation continue, connaissance précise des effectifs étudiants et de leur devenir, aide à la réussite, voire professionnalisation (par exemple en développant les interventions de professionnels) et plus généralement ouverture vers le monde professionnel. 1 Points forts : La maquette est en adéquation avec les objectifs. Les parcours adossés à des logiques disciplinaires fortes sont précis et cohérents. Il existe un bon équilibre entre enseignements théoriques et méthodologiques, puis entre enseignements fondamentaux et enseignements d’ouverture (vers d’autres disciplines, vers des spécialités, vers la vie professionnelle…). L’articulation avec les masters est cohérente. Points faibles : Le document principal de présentation et le document d’auto-évaluation ne sont pas toujours suffisamment renseignés (évaluations des unités d’enseignement (UE) et de la formation, dispositifs d’aide à la réussite, devenir des étudiants, ouverture sur le monde professionnel…). La connaissance des cohortes étudiantes n’est pas encore assez précise quant à leurs origines (âge, sexe, types de bacs…) et leur devenir (surtout en cas d’échec au L3 ou d’abandon en L1 ou L2). La mention, voire le département de Sociologie, ne font pas état d’une politique spécifique en matière de relations internationales. Aucune information n’est fournie sur les universités étrangères partenaires, sur le nombre d’étudiants étrangers accueillis, sur le nombre d’étudiants français réalisant un ou deux semestres à l’étranger. La mention semble peu ouverte à la formation continue, y compris à des formules type validation d’acquis et d’expérience (VAE). En effet, aucune indication n’est donnée sur le nombre et les profils des étudiants concernés, le nombre de diplômes délivrés annuellement… NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement : Les échanges internationaux propres à la mention pourraient être développés et davantage mis en visibilité, y compris dans les documents présentés pour le renouvellement de l’habilitation. Les dispositifs d’aide à la réussite, de connaissance et de suivi des étudiants pourraient être améliorés. L’adossement à la recherche, certes moins important que pour les masters, mériterait d’être davantage explicité, notamment les relations avec les équipes d’accueil concernées. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : L’équipe pédagogique pluridisciplinaire est structurée autour d’un responsable (MCF-HDR de Sociologie) assisté d’enseignants-chercheurs en charge de responsabilités secondaires et/ou plus spécialisées. Toutefois, les documents ne permettent pas de comprendre (en dehors du plan formel) comment l’équipe de pilotage fonctionne en « interne » et vis-à-vis des étudiants ou de l’équipe enseignante, ni comment elle est articulée avec d’autres mentions et avec le Département de Sociologie. En revanche, elle assure ou assume les fonctions essentielles habituellement dévolues à ce type d’instance, notamment dans les multiples dimensions du niveau pédagogique (animation, réflexion, ajustements des maquettes et des contenus d’enseignement, modalités de contrôle des connaissances…). 2 Projet pédagogique : Le projet pédagogique est très clairement détaillé et analysé. Il est en tout point conforme à ce qui attendu d’une licence généraliste de sociologie : ancrage disciplinaire fort sur le plan théorique et méthodologique, ouverture argumentée vers d’autres disciplines relevant pour l’essentel des sciences humaines et sociales et enfin, à partir du L3, mise en place de spécialités correspondant à des domaines débouchant sur des masters et dans lesquels les diplômés sont susceptibles de trouver un emploi. La répartition enseignements fondamentaux/autres enseignements et cours/TD est explicitée et cohérente avec les objectifs et l’économie générale de la maquette. L’évaluation des 2 étudiants est en phase avec les principes adoptés par le Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (diversité des modes de contrôle des connaissances, pas de compensation automatique à l’année…). 3 Dispositifs d’aide à la réussite : Le taux d’échec en L1, abandons inclus, est important (50 %), mais se situe dans la « fourchette » nationale pour cette discipline. Les parcours thématiques en L3, les UE obligatoires de méthodologie du travail universitaire, les UE d’ouverture en L1 et le tutorat d’accompagnement sont mis en place et sont explicités dans les documents. En revanche, les enseignements pour des groupes spécifiques et de mise à niveau semblent négligés sans explication, de même que l’aide à l’élaboration du projet professionnel. Enfin, les passerelles peu renseignées, semblent peu nombreuses et sont difficilement évaluables sur la base des informations fournies. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : S’agissant de l’insertion professionnelle, on notera l’absence d’UE de préparation aux licences professionnelles en L1/L2, de stage (sans explication) et de formation par apprentissage et en alternance (également sans explication), ainsi que l’absence d’informations précises sur l’insertion professionnelle et le devenir des titulaires du L3 Sociologie (il est seulement précisé que 10 % des licenciés de l’Université Jean Monnet rentrent dans la vie active) et surtout des non diplômés. La poursuite d’études en masters à finalité « recherche » ou professionnelle - au sein de l’Université Jean Monnet (Sociologie ou autres masters, notamment Sciences de l’information et de la communication, Géographie et Histoire) et dans d’autres universités est en revanche bien renseignée. Elle est aussi organisée par la maquette et mise en œuvre, entre autres par le pilotage de l’équipe pédagogique. 3 Evaluation des diplômes Licences – Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet Demande n° S3110053927 Domaine : Sciences humaines et sociales Mention : Sciences de l’éducation Présentation de la mention Créée en 1991, la licence mention Sciences de l’éducation de l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne a pour objectif d’approfondir la formation dispensée dans le cadre de la préprofessionnalisation aux métiers de l’enseignement. Le contenu des deux semestres est centré sur la connaissance et les compétences développées dans le domaine des sciences de l’éducation. La formation comporte également des enseignements sur les outils du travail universitaire et le choix d’un parcours professionnalisant: métiers de l’enseignement ou formation des adultes ou secteur associatif, collectivités locales et éducation socioculturelle. Ce diplôme se présente comme une licence généraliste et a la particularité de n’exister qu’en troisième année. Avis condensé Avis global : Le département des Sciences de l’éducation héberge cette année de licence, qui se situait en amont d’un master à finalité « Recherche » intitulé "Médiations et construction des identités collectives - Construction des mondes communs". Ce master n’apparaît plus dans la liste des demandes d’habilitation des masters de l’Université Jean Monnet pour le contrat quadriennal 2011. La question se pose alors de la pertinence dans la situation actuelle de cette année de formation qui accueille des publics très variés. Au fil de la lecture du dossier, il apparaît que le public est composé d’étudiants provenant de BTS, de DUT, de BTSA, de licence 2ème année de Sociologie et de personnes en formation continue. L’objectif pédagogique de la formation est d’offrir un large éventail de connaissances pluridisciplinaires dans le domaine des Sciences humaines et sociales s’intéressant aux questions de l’éducation. La maquette des enseignements vise à établir un équilibre entre les enseignements dits académiques et ceux dits professionnels. Les débouchés potentiels proposés à l’issue de cette formation investissent de nombreux domaines à vocation éducative. Les référentiels métiers restent diffus. Par ailleurs, une partie importante de la formation semble préparer aux concours de la fonction publique pour les métiers de l’enseignement. Le positionnement de cette année de formation par rapport aux masters enseignements reste à déterminer. L’insuffisance des informations et la mauvaise structuration du dossier ne facilitent pas la compréhension et la cohérence du dispositif de formation. Points forts : La formation est adaptée à un public en formation continue. Les contenus d’enseignement sont centrés sur les questions de l’éducation. Les enseignements sont équilibrés selon leur nature (CM/TD), leur volume horaire et leur finalité. 1 Points faibles : La population étudiante est méconnue et sa diversité apparente n’est pas prise en compte. Le dispositif d’aide à la réussite n’est pas opérationnel : pas d’information en début et en cours de formation, pas d’opération d’information en amont du diplôme, pas d’enseignant référent… Aucun dispositif n’est prévu pour assurer le suivi et la connaissance de l’insertion professionnelle des diplômés. La valorisation de la formation n’est pas planifiée ni structurée. L’annexe descriptive au diplôme ne respecte pas les recommandations qui déterminent sa forme et son contenu. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : C Recommandations pour l’établissement : La qualité du dossier devra être à l’avenir nettement améliorée. Le ciblage de la population permettrait de recentrer la formation et d’opter, en fonction des débouchés professionnels ou de poursuite d’étude, pour une licence soit généraliste, soit professionnelle. Le positionnement du diplôme au sein des formations universitaires se situant en amont et en aval, serait souhaitable et donnerait plus de lisibilité. La mise en place d’un dispositif de connaissance et d’accompagnement des différents publics accueillis au sein de la formation devrait être un objectif majeur à court terme. Des aménagements pédagogiques favorisant la réussite des étudiants n’en seraient que renforcés. Pour l’objectif de préparation aux concours des métiers de l’enseignement, il serait hautement souhaitable de mettre en place un dispositif de certification en langue, français et anglais, et une formation pour préparer le C2i. L’auto-évaluation ne semble pas avoir apporté d’élément constructif pour améliorer la formation et fixer des objectifs à plus long terme. Les responsables de la formation sont donc encouragés à mettre en place un ensemble d’indicateurs et, après collecte des données, d’en faire une analyse pour offrir une meilleure et plus juste photographie du diplôme et ainsi amender la formation. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : L’équipe de pilotage est en effectif réduit, ce qui a certainement pour conséquence l’absence d’enseignant référent. La structuration est cohérente avec la maquette des enseignements, avec un responsable de la mention et trois responsables des parcours. L’effectif des professionnels extérieurs demanderait à être étoffé. La sectorisation professionnelle des parcours suggère qu’il existe d’autres intervenants professionnels que ceux répertoriés au début du dossier déposé. 2 Projet pédagogique : Il est stipulé que la maquette d’enseignement a pour objectif la construction d’un équilibre entre enseignements académiques et théoriques, méthodologiques et sensibilisation à des environnements professionnels. Le but énoncé correspond plus à des moyens qu’à un objectif pédagogique de formation. Le dossier ne fait pas état de certifications à acquérir ou à produire par rapport aux débouchés présentés tel qu’un niveau de maîtrise de la langue française (DELF, DALF,..) ou en langues étrangères (CLES, TOIC….). 2 3 Dispositifs d’aide à la réussite : Seules dix heures d’enseignement sont consacrées à la méthodologie du travail universitaire. Le fait que la formation ne soit dispensée que sur deux semestres entraîne l’exclusion des dispositifs tels que l’orientation active ou les informations de début de cursus. Néanmoins, il reste surprenant qu’aucun dispositif d’accueil, de guide de l’étudiant, de tutorat et d’informations sur les débouchés potentiels ne soit mis en place au cours de l’année de formation. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : Le devenir des étudiants et leur insertion professionnelle ne sont pas renseignés spécifiquement. L’impact du stage professionnel sur l’insertion des diplômés pourrait être analysé. Il serait intéressant d’identifier les postes occupés ou la durée de la recherche d’emploi à l’issue de la formation pour ceux qui entrent dans la vie active. La proportion d’étudiants qui optent pour la poursuite d’études devrait être quantifiée. 3 Evaluation des diplômes Licences – Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet Demande n°S3110053928 Domaine : Sciences humaines et sociales Mention : Géographie Présentation de la mention La licence de Géographie de l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne est une formation générale dans le domaine des Sciences humaines et sociales (SHS). Elle offre aux étudiants de l’Université Jean Monnet une orientation progressive alliant matières disciplinaires et matières annexes (Histoire, Sociologie, Langues), permettant tout à la fois une possible orientation ou une progression vers la troisième année de licence qui décline alors plusieurs parcours (métiers de l’enseignement, professorat des écoles et professorat des lycées et collèges, métiers de la documentation, aménagement et territoire). Les débouchés de la licence ne sont pas strictement professionnels, puisque la poursuite d’études en master à finalité « recherche » ou « professionnelle » (à Jean Monnet ou dans une autre université) est la principale voie suivie par les diplômés. La formation en master ouvre alors sur des métiers diversifiés mettant en jeu une solide formation en géographie, une bonne culture générale, un esprit de synthèse et d’analyse, un sens critique, un travail en groupe (enseignement, aménagement, urbanisme, architecture, développement, tourisme…). Avis condensé Avis global : La licence de Géographie allie une forte place de l’enseignement disciplinaire (Géographie humaine, régionale, rurale, urbaine…) à une diversification des enseignements (Sociologie, Histoire, Langues). L’accent est mis sur la méthodologie du travail universitaire, particulièrement en première année, permettant aux étudiants de devenir autonomes, d’appréhender les outils de la Géographie, de mieux connaître les enjeux et de maîtriser les exercices de la discipline (commentaire…). Le dossier est parfois trop succinct sur certains aspects (évaluation, autoévaluation, compétences, compétences transversales). Si les caractéristiques de la population étudiante sont connues, des dispositifs de valorisation mentionnés, des accompagnements spécifiques d’étudiants existants, ils ne sont pas toujours explicités et les données chiffrées que l’on peut en tirer ne semblent pas exploitées pour offrir une réelle aide au pilotage de la formation. Points forts : Le contenu disciplinaire est adapté. L’articulation avec les masters de l’Université et avec les masters du PRES est cohérente. La présence et l’implication de professionnels extérieurs dans la formation et dans l’équipe pédagogique est un atout. 1 Points faibles : La définition des objectifs de la formation n’est pas suffisamment claire et identifiable dans le dossier. Les compétences ne sont pas toujours déclinées en particulier les compétences transversales qui ne sont pas identifiées et valorisées. L’utilisation des données chiffrées offertes par les diverses enquêtes menées par l’Université ne semblent pas utilisées pour piloter la formation. La rédaction du dossier est parfois trop sommaire et ne permet pas toujours d’analyser la formation ni d’apprécier le pilotage de la mention. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement : Une meilleure utilisation des données chiffrées fournies par diverses enquêtes (OVE, auto-évaluation…) améliorerait sans doute le pilotage de la formation. La lisibilité du « projet personnel et professionnel » pourrait être améliorée et les compétences mieux déclinées pour permettre aux étudiants de valoriser leur formation et leur diplôme. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : Le pilotage de la formation mériterait d’être amélioré. Il est sous la responsabilité d’une équipe pédagogique solide et diversifiée (enseignants et professionnels extérieurs). Appuyé sur les différentes enquêtes offertes par des dispositifs mis en place au niveau de la composante ou de l’établissement, le pilotage serait sans doute facilité. L’équipe a cependant fait évoluer la formation par rapport à « l’ancienne » licence, en particulier avec une ouverture vers d’autres sciences humaines ou sociales en L1 ou avec l’ouverture d’un parcours enseignement en L3 permettant de préparer les étudiants à un éventuel master Enseignement-Formation. 2 Projet pédagogique : En raison d’un dossier parfois succinct, le projet pédagogique n’apparaît pas toujours clairement. Toutefois, l’accent est mis sur une formation solide dans les différents domaines de la Géographie tout en offrant aux étudiants de se former à d’autres sciences humaines ou sociales, parfois complémentaires comme l’Histoire. L’ensemble des disciplines enseignées vise à développer chez l’étudiant l’acquisition de toute une série de compétences académiques ou méthodologiques (analyse, synthèse, communication écrite et orale…). 3 Dispositifs d’aide à la réussite : L’aide à la réussite se fait essentiellement au travers du Plan Réussite Licence (sans que le dispositif ne soit décliné dans le dossier). Au niveau de l’établissement un Plan Langues a été mis en place pour renforcer l’apprentissage, notamment de l’anglais, dans les formations générales mais la nature exacte de ce dispositif n’est pas précisée dans le dossier pour cette formation. Au cours du semestre 1, un renforcement est apporté en TD auprès du public en difficulté. 2 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : L’insertion professionnelle, comme souvent dans les licences générales, ne se fait pas au niveau de la sortie en L3, mais après un master. D’ailleurs, l’essentiel des diplômés poursuivent leur formation en master, soit directement à l’Université Jean Monnet, soit dans un autre master du PRES (masters à finalité « recherche » ou « professionnelle »). Le dossier n’offre malheureusement pas de données chiffrées pour bien appréhender les différents choix des étudiants. 3 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet Demande n° S3110053929 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Biologie Présentation de la mention La licence de Biologie de l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne est portée par la Faculté des Sciences et Techniques (FST) et fait l’objet d’une demande de renouvellement. L’objectif affiché par la formation est d’aborder de façon pratique, théorique et progressive les notions indispensables au futur biologiste pour une poursuite d’études en master de Biologie ou dans les formations de préparation au concours du CAPES Sciences de la Vie et de la Terre (SVT). Cette formation est axée sur la pluridisciplinarité et défend une vision intégrée de la biologie, depuis le niveau moléculaire jusqu’à l’échelle de la population, en passant par le niveau de l’organisme. Les deux premières années constituent un socle large de connaissances avec une première année commune à 3 mentions : Biologie, Sciences de la Terre et de l’Environnement et Chimie. La deuxième est commune à deux mentions : Biologie Biochimie Chimie (BBC) et Sciences de la Terre et de l’Environnement (STE). La troisième année permet une spécialisation disciplinaire grâce à trois parcours : Biologie Cellulaire et Physiologie (BCP), Biologie des Organismes (BO) et Sciences de la Vie de la Terre et de l’Environnement (SVTE). Avis condensé Avis global : La mention Biologie s’intègre bien dans un dispositif de formation complémentaire, interdisciplinaire et permet des passerelles de réorientation progressive des étudiants entre les mentions et au sein de la même mention, et ceci grâce la politique de mutualisation importante à tous les niveaux de la licence. En L3, 70 % des UE sont mutualisées entre les trois parcours de la mention et 30 % sont consacrées à la spécialisation. Le projet pédagogique de la mention est conçu pour permettre aux étudiants d’élaborer leur projet personnel par l’acquisition équilibrée des connaissances disciplinaires et fondamentales en Biologie (BO, SVTE, BCP), de compétences transversales via des UE de langues, de culture générale et d’outils informatiques (Certification Internet et Informatique, C2i). Ce projet permet aussi l’acquisition d’éléments de professionnalisation et de découverte des métiers via l’UE Préparation au Professorat des Ecoles (PPE), l’UE stage, l’UE de pré professionnalisation (Pré-Pro), les rencontres avec les acteurs socio-économiques et les forums emploi. La mention Biologie est coordonnée par une équipe de formation pluridisciplinaire (14 sections CNU y sont représentées), ce qui constitue un atout pour mener à bien ce projet. La structure et le fonctionnement de l’équipe de formation sont bien indiqués. On note cependant l’absence de la représentation de la section 65 de Biologie cellulaire, ce qui pourrait déséquilibrer l’acquisition des compétences fondamentales de Biologie cellulaire pour le parcours BCP. Il faut souligner que l’équipe de formation a mis en place un dispositif de suivi de chaque étudiant de L1 et L2 (enseignants référents) dans le cadre du Plan de réussite en licence, en plus du soutien et du tutorat en L1. 1 Points forts : La pluridisciplinarité de l’équipe de formation et la forte mutualisation d’UE entre les mentions, voire dans la mention, constituent un atout majeur pour mettre en place de réelles passerelles de réorientation. La formation permet l’acquisition d’éléments adaptés de professionnalisation et de découverte des métiers via l’UE PPE, l’UE stage, l’UE de pré professionnalisation (Pré-Pro). Le projet propose un véritable dispositif d’aide à la réussite. Points faibles : L’évaluation des enseignements ne semble pas systématiquement généralisée. Le dispositif d’aide à la réussite ne propose pas d’enseignement organisé pour des groupes spécifiques comme les étudiants externes qui intègrent le L3. L'équipe de formation met en avant l’aspect innovant du parcours BCP, malgré l’absence d’enseignant-chercheur de la section CNU N° 65 de Biologie cellulaire. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement : Le parcours BCP mériterait d’être renforcé au niveau de l’offre de formation fondamentale de biologie cellulaire. Bien que ce soit difficile à mettre en place, l’UE stage du L3 pourrait être élargie à un nombre important d’étudiants en lui réservant une période de l’emploi du temps au même titre que les autres UE. L’évaluation de l’enseignement par les étudiants pourrait être renforcée. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : La structure et le fonctionnement du comité de pilotage sont conçus pour un examen efficace des bilans des semestres écoulés et donc pour proposer des modifications soumises pour validation au Conseil de la FST et au Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU). 2 Projet pédagogique : Le projet pédagogique proposé est le résultat d’une réelle volonté de restructuration suite au passage au LMD depuis 2003, en mettant en place une équipe pluridisciplinaire permettant une large mutualisation entre les mentions et au sein de la mention. Ce projet apparaît très cohérent avec les objectifs annoncés notamment pour une poursuite d’études en master au niveau local ou national. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : Ce projet présente un véritable dispositif d’aide à la réussite. Il offre une solide culture générale en L1, puis une ouverture vers les secteurs d'activité professionnelle en L2, et une spécialisation disciplinaire en L3. Il permet ainsi aux étudiants d'élaborer progressivement leur projet personnel, tant du point de vue de la poursuite d'études que de celui d'une future insertion professionnelle. 2 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : Ce projet est conçu pour permettre aux étudiants d’une part une poursuite d’études en masters à finalité « recherche » ou professionnelle locaux : Biologie Biophotonique pour BCP, Ecologie Ethologie Appliquée pour BO. Il permet d’autre part d’intégrer la préparation au concours CAPES SVT. Ce projet offre également une ouverture sur le monde professionnel qui assure l’acquisition d’éléments de professionnalisation et de découverte des métiers via l’UE PPE, l’UE stage, l’UE de pré professionnalisation (Pré-Pro), les rencontres avec les acteurs socio-économiques et les forums emploi. 3 Evaluation des diplômes Licences – Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet Demande n° S3110053933 Domaine : Sciences humaines et sociales Mention : Histoire Présentation de la mention La licence Histoire de l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne constitue une filière traditionnelle dans le domaine des Sciences humaines et sociales (SHS). La formation permet une orientation progressive des étudiants à partir de la première année et comporte 3 parcours en 3ème année (Métiers de l’enseignement, Initiation aux sciences politiques, Histoire de l’art). Elle ouvre sur les débouchés attendus d’une licence d’Histoire, essentiellement la poursuite d’études au niveau du master offrant alors des débouchés professionnels diversifiés demandant une bonne culture générale, une solide culture historique, un esprit critique, une capacité d’analyse et de synthèse (métiers de l’enseignement, métiers de l’administration, métiers des institutions culturelles, journalisme…). Avis condensé Avis global : La licence d’Histoire laisse une large place à l’enseignement des quatre périodes de la discipline (histoire ancienne, médiévale, moderne, contemporaine) en permettant aux étudiants de découvrir d’autres disciplines du domaine des SHS (Sociologie, Langues). L’enseignement de la Géographie, discipline sœur de l’Histoire, a une bonne place dans la formation. Cette dernière est bien construite, permettant aux étudiants de première année de se réorienter grâce à une part importante d’enseignements mutualisés et de construire peu à peu un projet d’enseignement puis un projet professionnel, pour en L3 choisir entre les trois parcours (Enseignement, Institutions politiques, Histoire de l’art), offrant ainsi une formation complète permettant une possibilité aisée de poursuite d’études en master. La formation, dans les unités d’enseignement (UE) disciplinaires ou non, permet aux étudiants d’acquérir un certain nombre de compétences : expression écrite et orale, esprit de synthèse ou d’analyse, autonomie dans le travail personnel, capacité d’adaptation etc. Le dossier bien construit permet d’appréhender facilement la formation. Points forts : Le contenu disciplinaire et méthodologique est fort, appuyé sur une bonne répartition entre cours magistraux et travaux dirigés. L’orientation est progressive et les parcours sont bien articulés. Le dispositif de suivi des étudiants est bien construit en particulier autour de l’enseignant référent et de l’accompagnement des publics en difficulté. La présence de stages en L3 permet aux étudiants de s’approprier au mieux les parcours et de connaître certains milieux professionnels. L’articulation entre la licence et les masters de l’Université ou du PRES est satisfaisante. 1 Points faibles : L’accès des étudiants aux informations sur la formation ou la réorientation semble limité. L’autoévaluation et l’usage de l’autoévaluation n’apparaissent pas fonctionnels. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A+ Recommandations pour l’établissement : Une meilleure utilisation des données fournies par l’autoévaluation ou les différentes enquêtes pourrait être envisagée pour améliorer la formation et son pilotage. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : Le pilotage de la licence s’appuie sur une série de données chiffrées fournies par l’établissement ou la composante, et tient compte de la diversité des étudiants et des débouchés possible d’une telle licence générale, ainsi que d’une chute des effectifs qui a été maintenant enrayée. Une équipe solide avec des responsabilités clairement définies s’occupe de la formation, encadre les étudiants, propose des objectifs et met en place la formation. 2 Projet pédagogique : Le projet pédagogique est clairement défini, les compétences sont bien déclinées qu’elles soient disciplinaires, méthodologiques ou transversales (maîtrise des exercices écrits – dissertation, commentaire de documents historiques, maîtrise de l’exercice oral, capacité de raisonnement et de réflexion, curiosité intellectuelle, esprit critique…). La maquette de la formation permet aux étudiants de construire progressivement un parcours individualisé, encadré par l’équipe pédagogique de la formation, avec l’aide aussi du SUIO-IP. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : Les dispositifs d’aide à la réussite sont mis en place essentiellement dans le cadre du Plan Réussite Licence ; ils permettent d’accompagner des publics spécifiques, les bacheliers issus de bac non généraux, les étudiants en échec aux examens. Ils visent à améliorer l’acquisition des compétences et à augmenter le taux de réussite aux examens. L’accent est mis pour aider les étudiants en échec à la fin de la session 1 afin de les préparer au mieux aux examens de la session 2 et d’offrir ainsi un meilleur taux de réussite. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : Après la licence d’Histoire, les étudiants poursuivent massivement leurs études en master. Il y a peu de sorties à Bac +3, ce qui est habituel dans une formation générale. Les masters offerts aux étudiants sont ceux de l’Université Jean Monnet ou plutôt ceux du PRES. 2 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet Demande n° S3110053935 Domaine : Droit, économie, gestion Mention : Administration économique et sociale Présentation de la mention La licence Administration économique et sociale (AES) de l’Université Jean Monnet de Saint Etienne est localisée sur deux sites, Saint-Etienne et Roanne. La formation dispensée est pluridisciplinaire : elle articule des entrées économiques, juridiques et sociales. Elle offre une base commune de connaissances destinée à mener les étudiants vers un niveau master. Notamment, elle permet de choisir entre trois parcours différents sur la base d’un choix d’options par les étudiants en troisième année : préparation aux métiers de l’enseignement, administration et gestion des organisations (par exemple territoriales, financières ou marketing) et plus spécifiquement concernant les organisations sanitaires : le développement sanitaire et social. Avis condensé Avis global : La licence AES présente de nombreux avantages qui pourraient aussi être porteurs de difficultés. Cette formation est intéressante à plusieurs égards. Le pilotage est assuré dans le cadre du conseil de département, avec une équipe pédagogique pluridisciplinaire qui se décline sur la durée de la licence. Les objectifs pédagogiques sont cohérents et progressifs sur chaque année. En première année, les matières quantitatives, l’informatique et l’anglais sont enseignées en petits groupes dans le cadre de travaux dirigés avec des attendus en matière de méthodologie et de compétences transversales adaptables. Les cours s’accompagnent assez systématiquement de travaux dirigés. Sa double originalité réside d’une part, dans la large place laissée à l’enseignement de l’anglais tout au long de la licence, et, d’autre part, dans la possibilité de se spécialiser en L3 par un choix d’options qui est dédié à l’entrée en master. La principale difficulté de la licence AES est liée à cette deuxième originalité : l’objectif qui vise à intégrer un master après la licence laisse très peu de place aux étudiants pour entrer directement sur le marché du travail à moins d’avoir opté pour une passerelle vers une licence professionnelle. Nécessairement, cette originalité demande aux étudiants d’avoir déjà construit leur projet professionnel en entrant en licence. L’ajustement du projet professionnel mériterait alors d’être mieux mis en cohérence avec les enjeux et les débouchés de la licence. Le développement d’un guide de compétences pourrait répondre à cet enjeu. Enfin, la large place laissée aux travaux dirigés et aux contrôles continus demande un important travail continu de coordination entre matières qui pourrait entraîner, s’il n’est pas maîtrisé, une surcharge de travail très importante pour les étudiants. 1 Points forts : La place donnée aux travaux dirigés dès la première année et tout au long de la licence, souligne l’importance de l’encadrement et du suivi étudiant. La progression voulue et recherchée vers les enseignements de spécialité en master. La formation vise une entrée en master portée par les centres de recherche. La progressivité de l’apprentissage de l’anglais, le volume d’heures stable et continu sur l’année. Points faibles : Peu de réflexion sur le devenir des étudiants qui n’entrent pas en master et sur le taux d’échec. Pas de réflexion sur les enjeux socio-économiques propres au territoire et au site de Roanne par exemple pour justifier de l’entrée vers les masters visés. Ceux-ci demandent un bon niveau concernant les matières quantitatives qui n’entrent pas directement dans le profil habituel de public AES, même si la formation se donne les moyens de répondre à ces enjeux. Le dossier ne répond pas aux questions de l’ajustement entre le public AES concerné et les masters visés, ou celle de la concurrence avec les formations économie-gestion qui proposent les mêmes débouchés. La question des passerelles n’est pas évoquée sur ce point non plus. Les étudiants qui se préinscrivent en L1 doivent déjà avoir un projet professionnel : on se demande comment celui-ci peut être évalué et complété par les modules dédiés au projet professionnel pendant la licence. L’information sur l’orientation est compartimentée par année, ce qui laisse peu de place pour un point de vue global et un retour sur les projets professionnels. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement : S’il est indéniable que l’établissement a mis en œuvre, via l’Observatoire de la Vie Etudiante (OVE) par exemple, toute une logistique de meilleure connaissance des cohortes d’étudiants et de leurs évolutions et devenir, celle-ci mériterait toutefois une meilleure analyse du point de vue des spécificités des formations et des lieux de formation. A titre d’exemple, le dossier gagnerait à mieux exploiter les informations issues de l’OVE concernant le public AES sur le site de l’Université Jean Monnet et sur le site de Roanne. De plus, même si la démarche développée dans les dispositifs de valorisation est bien avancée à l’échelle de l’Université, il semble que cette démarche soit plus articulée sur l’entrée par domaine que par mention, ce qui pourrait nuire à terme à la visibilité et à la spécificité de la mention AES. Les parcours de licence sont directement associés aux débouchés vers les masters. Ce principe, s’il est en soi très cohérent, pourrait entraîner une mobilité interne contrainte ou une forme de captivité du public étudiant. En ce sens, l’articulation avec le terrain mériterait d’être mieux défendue et le ciblage vers les enjeux socio-économiques propres au territoire gagnerait à être spécifié sur le site de l’Université et de Roanne. Dans la même optique, l’analyse des taux de départ parmi les ajournés de la première année demanderait des développements. Enfin, il serait nécessaire de mettre en évidence la complémentarité entre les formations de licence proposées par la mention AES et la mention EconomieGestion. Suivant les dossiers, ces mentions sont destinées à alimenter les mêmes masters ce qui pourrait à terme créer une situation de concurrence entre les mentions, voire pénaliser la mention AES. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : Chaque année est dédiée à des informations spécifiques sur le fonctionnement des examens (L1), les stages et les débouchés (L2), les masters (L3). S’il y a bien une information en cours du cursus, celle-ci risque d’être trop compartimentée par année sans permettre aux étudiants de se projeter dans la formation dès la L1. De plus, le pilotage de la licence en L3 pourrait se trouver fortement limité par les contraintes de fonctionnement et d’organisation liées au parcours de préparation aux métiers de l’enseignement dans la mesure où celui-ci est transversal à plusieurs licences de l’Université. Par ailleurs, l’information donnée dans le dossier sur l’évaluation des 2 étudiants reste très succincte et générale, à savoir la non compensation annuelle entre les semestres. Le pilotage de la licence gagnerait à mieux discuter les résultats des cohortes et à identifier, en fonction des contrôles continus, la charge de travail par semestre ainsi que les matières qui ne peuvent pas être rattrapées. Enfin, le questionnaire d’évaluation participe au pilotage de la licence. Il serait intéressant d’annexer ce questionnaire au dossier pour en cerner les enjeux et l’intérêt effectif pour le pilotage. 2 Projet pédagogique : Le projet pédagogique de la licence nécessite une très forte coordination entre matières, du point de vue des matières à contrôle continu et de l’important effort demandé dès la première année dans les travaux dirigés. De plus, puisqu’il est articulé sur l’entrée en master, le projet pédagogique gagnerait à être mieux articulé sur les projets professionnels des étudiants dans la mesure où ceux-ci sont définis et attendus dès le recrutement en première année. Les enseignements de mise à niveau pourraient ainsi dépasser le strict cadre des publics spécifiques de la convention avec l’Université des Etudes Internationales du Sishuan (SISU) pour les étudiants chinois et s’ouvrir à l’ensemble des étudiants. Enfin, et dans la même optique, il serait intéressant de savoir dans quelle mesure le dispositif de guichet unique pour les Validations des Acquis et de l’Expérience (VAE) participe au projet pédagogique de la licence AES et dans quelle mesure il est sollicité par les professionnels désirant acquérir le niveau licence. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : Le dispositif de réussite cible uniquement les étudiants de L1. Même si le taux de réussite en L3 augmente, il serait intéressant de voir dans quelle mesure les étudiants de deuxième et de troisième années pourraient être concernés par un tel dispositif. De plus, le dossier gagnerait à expliquer l’usage et l’intérêt de l’enseignant référent pour la première année. Il semble que le tutorat d’accompagnement n’existe que dans certaines matières. Il serait intéressant d’analyser l’efficacité de la démarche d’autant plus que la fiche d’auto-évaluation stipule que « peu d’étudiants en tirent réellement bénéfices ». L’analyse pourrait aussi différencier les sites (celui de Saint-Etienne et celui de Roanne) pour tester l’hypothèse des lieux et de publics différenciés. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : Dans la mesure où la licence AES mène aux masters de l’Université, il serait opportun de s’intéresser à la compétition susceptible de survenir avec les étudiants d’Economie-Gestion, ce qui pourrait à terme limiter les débouchés. De plus, les passerelles entre formations mériteraient d’être mieux développées : si des réorientations sont possibles en Droit ou en Economie-Gestion, le dossier ne donne pas de précisions sur leur fonctionnement et leur efficacité. De même, les modalités quant à l’usage de passerelles vers des licences professionnelles pourraient être développées. Enfin, si on comprend bien l’enjeu d’intervenants professionnels extérieurs, on ne sait pas dans quelle mesure et comment ils sont impliqués dans l’équipe pédagogique et leur impact sur les débouchés potentiels. 3 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet Demande n° S3110053936 Domaine : Droit, économie, gestion Mention : Economie et Gestion Présentation de la mention La licence Economie et Gestion de l’Université Jean-Monnet de Saint Etienne a vocation à former les étudiants pour une entrée en master. Les deux premières années posent les bases d’une formation qui se veut généraliste (Droit, Economie et Gestion). La troisième année permet aux étudiants de se spécialiser selon un choix d’options relatif à trois parcours bien différenciés : deux parcours qui relèvent de la gestion, celui du management et celui du contrôle, comptabilité, audit et un parcours en économie gestion plus directement tourné vers les secteurs de type banque et finance, développement territorial, ingénierie économique ou encore intelligence économique et gestion de l’innovation. La licence Economie et Gestion est plus spécifiquement dédiée à un public de lycéens issus des filières S et ES. Avis condensé Avis global : La licence Economie et Gestion de l’Université Jean-Monnet – Saint-Etienne présente une double originalité qui pourrait soulever certaines difficultés : - Originalité de l’équipe pédagogique élargie qui associe au responsable de département et aux responsables par année, des représentants en lien avec les masters, les lycées, les directeurs locaux des laboratoires de recherche en Economie et en Gestion. Cela pourrait contribuer à long terme à une réflexion sur l’inscription de la formation dans une chaîne structurée, de l’amont vers l’aval, de l’offre de formation en Economie Gestion. Le principal écueil de cette structuration réside dans l’adéquation à la demande qui ne semble intégrée qu’à partir du master. Une meilleure prise en compte des marchés locaux du travail ainsi que de l’évolution de la demande de terrain pourrait aider au pilotage et contribuer utilement au projet pédagogique. - Originalité du « Plan Langues » (développé à l’échelle de l’Université Jean-Monnet), et par conséquent non spécifique de cette formation. Il devrait apporter a minima la maîtrise de l’anglais à la sortie de la licence. Qui plus est, la formation Economie et Gestion propose aux étudiants, dans le cadre de ce plan, la possibilité de suivre une seconde langue (Espagnol ou Allemand) de façon continue sur l’ensemble des semestres. La maîtrise de deux langues vivantes est nécessaire pour la continuation des études dans les métiers visés par les masters en adéquation avec la licence et elle présente un intérêt indéniable pour les étudiants. Dans la même optique, il existe un important effort tourné vers la mobilité internationale puisque la troisième année de licence peut être réalisée à l’étranger dans des universités partenaires avec l’aide d’un responsable dédié à l’international. La formation gagnerait, dans une optique de visibilité, à mettre mieux en évidence l’enjeu des compétences transversales. Celles-ci sont présentées comme étant uniquement portées par l’usage de l’outil informatique, ce qui en affaiblit considérablement le sens. La réflexion sur la professionnalisation des étudiants dès la licence mériterait d’être développée. En effet, le cœur de métiers proposé dans les masters associés à la licence économie gestion est très proche de celui de la licence Administration économique et sociale pour le parcours Economie Gestion ou de celui 1 proposé dans le cadre de la licence Sciences de gestion. Dans la même optique, les informations dispensées en cours de cursus ne se limitent qu’à celles, en ligne, proposées par l’Observatoire de la Vie Etudiante. La visibilité de la licence Economie et Gestion pourrait ici se retrouver limitée au profit du domaine Droit, économie, gestion. On pourrait alors poser la question d’une plus grande mutualisation des cours. Points forts : Un effort important est porté sur l’Anglais avec 24h dispensées par semestre. Les étudiants ont la possibilité de suivre une seconde langue en continu sur la licence. La mobilité internationale est portée par un « référent » des relations internationales pour chaque année. Il existe de nombreux accords bilatéraux de type Erasmus. La licence ouvre vers les masters de l’Université Jean Monnet. Points faibles : Seul l’outil informatique semble être un support aux compétences transversales. La réflexion sur une démarche « compétences » dans chaque unité d’enseignement n’est pas étayée. Les informations en cours de cursus sont limitées : seules les données de l’observatoire sont en ligne et il n’y a pas de retour sur le pilotage. Les compétences et métiers des masters associés au parcours Economie-Gestion sont très proches de ceux proposés en licence Administration économique et sociale (AES) et Sciences de gestion, ce qui pose la question de la mutualisation des enseignements et de la lisibilité de l’offre de formation. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement : S’il est indéniable que l’établissement a mis en œuvre via notamment l’Observatoire de la Vie Etudiante, toute une logistique de meilleure connaissance des cohortes d’étudiants et de leurs évolutions et devenir, celle-ci mériterait toutefois une meilleure analyse en prenant en considération les spécificités des formations. De plus, même si la démarche développée dans les dispositifs de valorisation est bien avancée à l’échelle de l’Université, il semble que cette démarche soit plus articulée sur l’entrée par domaine que par mention, ce qui pourrait nuire à terme à la visibilité et à la spécificité de la mention Economie et Gestion. Les parcours de licence sont directement associés aux débouchés vers les masters. Ce principe, s’il est en soi très cohérent, pourrait entraîner une mobilité interne contrainte ou une forme de captivité du public étudiant. En ce sens, l’articulation avec le terrain mériterait d’être mieux défendue et le ciblage vers les enjeux socio-économiques propres au territoire gagnerait à être spécifié. Les matières passées à l’oral sont choisies de façon concertée par l’équipe pédagogique. Toutefois, le dossier aurait gagné à préciser les matières dont l’évaluation s’appuie sur un contrôle continu, examen final écrit ou oral. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : L’enseignant-référent, issu de l’application du Plan Réussite en Licence, entre dans le dispositif de suivi. Il n’y a toutefois pas d’information dans le dossier qui précise dans quelle mesure il s’agit là d’une base d’information à partir de laquelle il est possible d’orienter le pilotage. De plus, il existe une réelle volonté d’informer les lycéens, mais on ne voit pas comment elle est pilotée. La démarche est commune aux deux mentions (Economie et Gestion, AES) et les contenus informatifs ne sont pas discutés dans le dossier. 2 2 Projet pédagogique : Le projet pédagogique est uniquement fondé sur le portage des centres de recherche locaux. Si l’intérêt est manifeste, on est en droit de s’interroger sur le devenir des étudiants qui échouent et les modalités éventuelles pour accéder aux passerelles. Les réorientations vers la licence AES mériteraient d’être précisées pour éviter de penser les formations Economie et Gestion et AES comme deux formations proches mais de niveaux différents. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : Il existe un enseignant référent par année, ce qui peut rendre la charge de travail considérable. De plus, le dispositif de suivi ne concerne que les étudiants de première année. Il conviendrait de s’interroger sur les besoins rencontrés au cours des trois années de licence et de construire un bilan sur l’expérience et les résultats du dispositif des enseignants référents La notion de groupe spécifique est appréhendée du point de vue d’étudiants qui suivent des doubles parcours et non du point de vue des étudiants en difficulté. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : La vocation de la licence Economie et Gestion n’est pas directement la professionalisation, mais l’intégration dans un master. De fait, Il n’y a pas dans le dossier d’information concernant les postes occupés au sortir de la licence ni sur la durée de recherche d’emploi. Toutefois, il serait intéressant à partir des informations sur les masters de pouvoir analyser le devenir des étudiants et de s’interroger pour le parcours Economie Gestion notamment sur la différence des postes occupés par les étudiants issus d’une licence Economie et Gestion et ceux issus d’une licence AES et de la mention Sciences de gestion. 3 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet Demande n° S3110053937 Domaine : Droit, économie, gestion Mention : Sciences de gestion Présentation de la mention La mention Sciences de gestion de l’Université Jean-Monnet de Saint-Etienne ne concerne qu’une troisième année de licence organisée en deux parcours différenciés, i.e. Management et comptabilité, et Comptabilité, contrôle, audit. Chacun de ces parcours s’adosse sur d’anciennes formations professionnalisantes qui ont fait leur preuve et qui ont été revisitées dans le cadre du LMD. La licence Sciences de gestion peut s’adresser à des étudiants issus de la licence Economie et Gestion, mais elle concerne plus spécifiquement des étudiants issus de formations de type DUT ou BTS. Avis condensé Avis global : Dans la mesure où de nombreux partenariats ont été établis avec les BTS et DUT locaux, l’origine des étudiants est majoritairement locale. Si on comprend là l’enjeu d’une poursuite d’études pour les publics de BTS et DUT, la formation pourrait à terme souffrir d’une logique d’enfermement et gagnerait à garder visible un volant de recrutement extérieur. L’originalité de la formation réside principalement dans son optique professionnalisante : elle offre un stage long (au moins neuf semaines), s’appuie sur les enjeux méthologiques portés par la junior entreprise qui supporte la mise en œuvre des missions pour des entreprises, et fonctionne sur l’évaluation des compétences transversales souvent difficile à mettre en œuvre. La place donnée au conseil de perfectionnement permet d’adapter le pilotage en fonction des besoins et de l’évolution du marché du travail. La participation des intervenants professionnels extérieurs dans la formation et l’intervention d’un professeur associé temporaire (PAST) par spécialité illustrent bien l’enjeu de professionnalisation. Ainsi, les dispositifs de valorisation sont articulés vers le monde professionnel et peu vers le monde académique. Toutefois, les étudiants sont formés pour entrer dans des masters dédiés (Management et Finance) : 90 % des étudiants poursuivent en master avec des insertions professionnelles très satisfaisantes. Rien n’est précisé sur l’insertion professionnelle au sortir de la licence. La troisième année apparaissant plus comme un tremplin vers les masters. Points forts : La formation est construite comme un véritable réseau ancré dans le territoire : elle s’appuie sur des formations existant à l’échelle locale et fonctionne en lien avec les professionnels. La formation bénéficie de l’antériorité des formations professionalisantes à partir desquelles elle est bâtie. Elle mobilise utilement le conseil de perfectionnement pour son pilotage, a développé l’autoévaluation. 1 Les étudiants poursuivent majoritairement leur formation en intégrant un master spécialisé à l’issue duquel l’insertion professionnelle est élevée. Points faibles : La dépendance vis-à-vis des formations locales peut enfermer la formation. Aucune compétence informatique Internet n’est dispensée. La charge d’examens et de contrôles continus est très lourde quel que soit le parcours. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement : La formation gagnerait à établir des partenariats avec des BTS, DUT hors région pour éviter les effets d’enfermement et disposer d’une aire d’influence nationale. Les compétences informatiques internet mériteraient d’être plus développées bien que la charge en matière d’examens et de contrôles continus soit déjà suffisamment lourde. Un arbitrage sur les enjeux, les objectifs et les attendus en matière de compétences mériterait ici d’être plus développé. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : La mention Science de gestion a hérité de l’existence d’anciennes formations professionnalisantes et en a conservé, pour son pilotage, les principales caractéristiques ; ce qui la rend performante. Le pilotage s’appuie sur un conseil de perfectionnement qui intègre des représentants des milieux professionnels concernés, d’un comité de direction et d’une assemblée générale qui implique à la fois les étudiants, enseignants, les milieux professionnels et représentants des masters concernés. Dans cette optique, l’évaluation participe directement au pilotage de la licence et chaque cours s’accompagne d’une fiche d’évaluation. L’origine des étudiants est majoritairement locale, provenant de partenariats avec des IUT et des BTS locaux, ce qui permet un bon ancrage territorial. Le pilotage de la licence s’articule ainsi sur un réseau ancré dans le territoire et qui puise sa source dans les milieux professionnels. 2 Projet pédagogique : Le projet pédagogique est défini sur la base de métiers et de compétences à acquérir très clairement explicitées. Les débouchés recherchés se situent au niveau master et le projet pédagogique vise à permettre, à des étudiants de niveaux très hétérogènes, d’acquérir les fondamentaux pour poursuivre leurs études vers les métiers de la comptabilité et du management. En ce sens, la licence constitue par sa seule 3ème année, un sas d’entrée vers les masters pour des publics qui avaient, à l’origine, choisi des formations professionalisantes. L’organisation et les contenus des enseignements sont ainsi en adéquation avec les objectifs de la formation. Si la charge de travail, cours magistraux et travaux dirigés est importante, et que l’application du plan langue présente un intérêt indéniable, une réflexion pourrait être menée sur la mise en place de compétences informatiques internet qui semblent absentes du dossier et qui sont pourtant aujourd’hui primordiales pour les métiers visés. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : La formation ne concernant que la 3ème année, le dispositif d’aide à la réussite est malheureusement laissé de côté dans le dossier, le dispositif d’aide à la réussite étant uniquement associé au plan Licence. Or, le public concerné étant issu principalement de formations BTS, DUT, IUT, il est décrit comme très hétérogène. Il aurait été intéressant que le dossier développe plus amplement la question des difficultés principales rencontrées par ces publics et les moyens mis en place pour y remédier. L’existence de passerelles entre les parcours de la mention 2 permet de ne pas enfermer les étudiants, mais le dossier aurait gagné à développer son fonctionnement et le nombre et les profils d’étudiants concernés par le dispositif. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : Les liens tissés avec les professionnels, la présence de PAST, la réalisation d’un stage long, d’un rapport professionnel et d’un mémoire de spécialité, l’existence de la junior entreprise, la place laissée aux anciens étudiants contribuent à l’insertion professionnelle future des étudiants. Ainsi, suivant le dossier, 90 % des étudiants poursuivent en master avec des insertions professionnelles très satisfaisantes. 3 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet Demande n° S3110055936 Domaine : Arts, lettres, langues Mention : Lettres Présentation de la mention Avec un grand souci d’intégration et de suivi individualisé d’étudiants issus de filières diversifiées, la mention Lettres de l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne (UJM) offre une formation bien construite autour d’un tronc commun et progressivement spécialisée en Lettres modernes et Lettres classiques, qui prend en compte l’acquisition nécessaire d’une bonne méthodologie et d’une solide culture générale, l’enseignement de disciplines « auxiliaires » indispensables (latin, linguistique, littérature comparée, théâtre, etc.) et des parcours différenciés en 3e année orientant, selon le projet de l’étudiant, vers la didactique (enseignement du premier ou second degré, Français langue étrangère-FLE ou seconde) ou les métiers de la documentation. Avis condensé Avis global : Cette licence constitue une remarquable conjugaison de méthodologie universitaire et disciplinaire, de culture générale et de formation spécialisée aux exigences rigoureuses et d’enseignements préprofessionnels, fruit d’une expérience confirmée et de la mise en place de dispositifs efficaces d’aide à la réussite, au service d’une exigeante formation en Lettres modernes et Lettres classiques qui offre des parcours pertinents. Le dossier présenté, généralement bien renseigné, révèle l’évolution d’une mention Lettres qui a pris en compte l’étude du public étudiant et de ses besoins, en partie grâce à la mise en place par la composante de structures de dialogue entre étudiants et enseignants, et plus largement grâce à une politique d’établissement d’aide à la réussite. Il se dégage donc de la demande d’habilitation un souci constant d’améliorations pédagogiques. L’ensemble s’inscrit dans une formation dont la réussite est attestée par la poursuite des études en master ou le succès des étudiants aux CAPES, grâce aux exigences de l’équipe pédagogique quant aux contenus et aux méthodes, probablement aussi grâce à l’accent mis sur l’acquisition d’une bonne maîtrise de l’oral et de l’écrit. Malgré des efforts notables d’amélioration, l’encadrement en langue vivante 1 (LV1) paraît encore insuffisant pour inciter à une mobilité internationale (point faible de toute « université de proximité »). Le souci de mutualisation des enseignements entre les deux spécialités est particulièrement remarquable. Points forts : La politique d’établissement d’aide à la réussite, particulièrement bien relayée par la composante dans cette mention où la prise en compte des besoins pédagogiques se traduit 1 concrètement dans le pilotage de la formation et les formes multiples de soutien aux étudiants. Les enseignements entre les deux spécialités sont fortement mutualisés. La politique d’établissement de certification niveau C2i1 pour tous les étudiants de licence à la fin du quadriennal est un atout important. Une combinaison judicieuse de cours de spécialité, d’enseignements préprofessionnels, de compétences transversales et de « culture générale ». Un parcours FLE qui répond à un besoin régional spécifique. L’articulation entre la licence et un large éventail de masters est cohérente. Points faibles : L’affichage des parcours possibles en L3 manque de clarté (du moins dans le dossier), ce point pouvant facilement être amendé. La possibilité d’une LV2 est certes à saluer, mais pour la LV1, le volume horaire est sans doute insuffisant pour développer une mobilité internationale. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A+ Recommandations pour l’établissement : A partir de l’enquête sur les nouveaux entrants, serait possible et utile un repérage des nombreux étudiants de L1 « en attente », notamment d’un concours. La mention Lettres analysée ici peut d’ailleurs être pour eux une excellente préparation à la réalisation de leur projet, pourtant sans rapport avec le cursus proposé. Un tel repérage permettrait de distinguer, parmi le tiers de sortants de L1, ceux qui abandonnent réellement et ceux dont la réussite à un concours est comptabilisée, fort injustement, comme un échec de la formation universitaire. Concernant les règles de la compensation, la disposition selon laquelle les jurys peuvent « racheter un étudiant au regard de son profil et de ses mérites sur l’ensemble du cursus » devrait faire l’objet de précisions, notamment dans le livret remis aux étudiants. Il serait bon d’identifier et d’afficher plus clairement les quatre parcours qui, à la lecture de la maquette, paraissent finalement proposés, à savoir (pour Lettres classiques ou Lettres modernes) : « Enseignement 2nd degré », « Professorat des écoles », « Français langue étrangère » (FLE) et « Documentation » (ou « Administration » si l’option « Documentation » est destinée aux étudiants du module « PE (1er degré et administration) »). Il serait souhaitable que la politique d’établissement de revalorisation des langues (mise en place prévue en 2012) bénéficie à la formation dans laquelle le volume horaire alloué à la LV1 paraît insuffisant, notamment dans l’environnement socio-économique spécifique de l’Université Jean Monnet. C’est là une condition nécessaire (mais pas suffisante) au développement souhaitable de la mobilité internationale. Le stage professionnel obligatoire en L3 serait sans doute mieux placé en semestre 5, ce qui pourrait permettre (si le stage en situation modifie le projet de l’étudiant) une « réorientation interne » de S5 à S6. Une réflexion s’imposera sans doute à terme sur les effectifs très faibles en Lettres classiques. Avis détaillé 2 1 Pilotage de la licence : Le pilotage de la licence est assuré par un encadrement bien structuré, avec quatre professeurs référents (deux en L3), les réunions régulières de l’équipe pédagogique constituée des responsables des quatre sections CNU intervenant en principal dans la mention, enfin trois autres enseignants responsables (Langues, TICE et FLE). Le suivi des étudiants est assuré par une enquête annuelle de l’Observatoire de la Vie Etudiante (OVE) sur les nouveaux bacheliers, la mise en place de groupes de niveaux pour les étudiants issus de bacs non généraux, des commissions paritaires bisannuelles d’évaluation des enseignements dont les conclusions font l’objet d’un bilan annuel. La mise en place du Plan Réussite en Licence (2008) relève également d’une politique volontariste de l’établissement dont l’application est, dans cette mention, très rigoureuse. Un questionnaire peut être proposé aux étudiants, mais le degré d’utilisation (laissée à l’appréciation des enseignants) n’est pas précisé. Un gros effort d’information est fait, par différents canaux, à destination des lycéens. Le projet en cours de présentation des études et des débouchés par des étudiants auprès des lycéens est une expérience à encourager, de même que le Guide de compétences « licences » en préparation et donc (hélas) non joint au dossier. 2 Projet pédagogique : Dans une région au contexte économique difficile, l’offre par l’UJM d’une palette diversifiée de diplômes répond à une forte demande sociale ; les deux spécialités de la mention en sont une illustration : si les effectifs en Lettres classiques sont faibles, la forte mutualisation des enseignements avec la spécialité Lettres modernes (des 70 % de cours communs de S1 aux parcours communs en L3) permet précisément cette diversification de l’offre. Quant au parcours FLE, il répond (depuis 1984) à un besoin spécifique dans un bassin d’emploi à forte population immigrée. Le cursus est précisément et judicieusement construit à la suite d’une réflexion pédagogique que l’on décèle à chaque niveau de l’élaboration de la mention. La progression pédagogique est une bonne combinaison de cours de spécialité académique, d’enseignements à vocation préprofessionnelle (stages, compétences pratiques et formation théorique) et de compétences transversales (méthodologie, mais aussi « culture générale » dont l’inscription dans le cursus permet judicieusement une réorientation vers d’autres mentions). 3 Dispositifs d’aide à la réussite : La formation déploie un bel arsenal de structures d’aide à la réussite : groupes de niveau dans les enseignements qui les justifient, TD d’accompagnement à la lecture et de renforcement en orthographe, soutien en français, tutorat pour les grands débutants en latin et grec, professeurs référents dont la mission est clairement identifiée, etc. Il resterait à évaluer quantitativement le tutorat en latin et grec (nombre d’étudiants concernés, assiduité…), mais il faut souligner que l’ensemble du dispositif a évolué en fonction d’une analyse régulière des résultats obtenus et des besoins des étudiants, notamment pour la méthodologie du travail universitaire. Le dispositif de PPP (Projet Professionnel Personnalisé) est bien adapté aux besoins des étudiants et son évaluation par les intéressés est particulièrement appréciée. Les enseignements transversaux ont été judicieusement choisis pour concilier exigence de culture générale et nécessité éventuelle de réorientation. La présentation des « parcours » peut être plus claire (voir section « recommandations »). 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : La poursuite d’études est facilitée (comme en témoigne l’enquête sur la promotion de licence 2007) par une articulation cohérente entre la licence à l’UJM et un large éventail de masters au sein du PRES Université 3 de Lyon, ainsi que par une modification de l’architecture du master Lettres modernes désormais mieux adaptée à la transition depuis L3. Malgré de nombreuses aides financières, l’existence depuis 1984 d’un parcours FLE, une soixantaine de partenariats Erasmus/Socrates ou d’autres formes de relations avec des institutions étrangères, la mobilité internationale reste quantitativement faible. Il est regrettable – sans que cela soit porté au débit de l’établissement – que les moyens mis à la disposition des étudiants ne trouvent pas, dans ce type d’environnement socio-économique, une plus large utilisation. Une formation soutenue en LV pourrait améliorer ce constat (voir section « recommandations »). 4 Observations du président Réponse sur l’offre de formation LICENCE de l’Université Jean Monnet / Saint-Etienne Tout en remerciant l’agence d’avoir su reconnaître les « points forts » de l’Etablissement, nous voudrions apporter les éclaircissements qu’appellent ses avis sur nos « points faibles », globalement d’abord, de manière plus détaillée ensuite. Précisons d’emblée que, sauf exception de désaccord dûment justifié et argumenté, nous accueillons les recommandations de l’Agence avec l’aisance que nous donne le constat qu’elles confortent des évolutions de notre offre et de son pilotage déjà largement amorcées, mais sans doute freinées, quand elles le sont ou l’ont été, par des paramètres qu’on se saurait négliger et que nous voulons rappeler en préambule : un mouvement de contestation long et paralysant au deuxième semestre de 2009, des bouleversements du paysage universitaire qui, certes, dynamisent notre Etablissement (entrée dans le PRES, passage à l’autonomie l’an dernier, réflexion amorcées au lancement du Grand Emprunt), mais supposent un temps de métabolisation qu’on ne peut ignorer. C’est dans ce contexte véritablement « bouleversant » qu’il convient donc d’apprécier les évolutions et choix attachés à notre offre de formation, et nous nous réjouissons que les avis sur celle-ci soient dans l’ensemble fort encourageants pour notre Etablissement, dont ils récompensent le sérieux et le volontarisme. Notre réponse globale suit le plan proposé dans les avis de l’Aeres. Les réponses détaillées concernent les mentions de L notées B ou C (une seule) : - LEA pour Arts, Lettres, Langues - AES pour Droit, Economie, Gestion - Sciences de l’Education, Sociologie et Géographie pour Sciences Humaines et Sociales Réponse globale Pilotage Soulignons ici que la suggestion d’étendre à l’ensemble des domaines le modèle de « forte mutualisation des L1 et L2 dans au niveau des enseignements que du pilotage » en Sciences, Technologies, Santé (en réalité dans le seul contexte de l’UFR de Sciences, hors section STAPS) est de fait partiellement envisagée (cf. les UE communes et transversales des L du domaine Arts, Lettres, Langues, par exemple), mais limitée par la structuration multisites de l’Etablissement et de ses UFR, les contraintes logistiques et soit de déplacement, soit de partage des enseignants ne pouvant être ignorées. En revanche, par actions ciblées, le pilotage centralisé de certains enseignements permet une homogénéisation scientifique (et financière) « transversale » à chaque fois que c’est possible : c’est le cas des enseignements d’anglais dit « non-spécialiste », coordonnés par un chargé de mission unique pour l’ensemble des UFR ; on citera aussi l’exemple du cadre global en répartition progressive des Ects entre spécialité et enseignements transversaux adopté par l’ensemble des UFR dans la construction de leurs Licences, ce qui constitue un progrès énorme au regard des architectures Licence du quadriennal en cours, plus « disparates ». -1- Si l’appropriation par les composantes et, à l’échelle inférieure, par les départements ou équivalents d’une démarche « assimilée » de pilotage et d’exploitation plus systématiques des outils développés par l’UJM ne paraît pas encore « assez perceptible », encore faut-il ajouter que c’est d’abord affaire de temps : on rappellera qu’en moins de trois ans, l’Etablissement est entré dans le PRES Université de Lyon, a acquis son autonomie, affronté une paralysie de presque un semestre en 2009, qu’il contribue depuis janvier à la réflexion sur le « Grand Emprunt », toutes choses qui bouleversent pour le moins le quotidien des équipes, auxquelles il conviendrait d’accorder le bénéfice d’un vrai temps pour se penser ou se repenser à l’aune d’une culture de l’évaluation (et, surtout, de son explicitation) somme toute encore très jeune, et qui n’a pas encore trouvé sa mesure (cette remarque vaut, par anticipation, pour le reproche, en partie 4, p. 9, d’incomplétude de nos fiches d’auto-évaluation). La systématisation des évaluations des enseignements dans l’Etablissement étant visée pour la fin du quadriennal en cours, il serait injuste de faire grief à des dossiers fondés sur des bilans à 2 ans, et non pas 4, de ne pas mieux faire apparaître la réflexion à tirer d’une dynamique qui n’a pas atteint son plein régime. Projet pédagogique Les points faibles sont redondants au regard de ceux soulignés dans la partie précédente : nous ne reviendrons donc pas sur les considérations liées aux procédures d’évaluation des enseignements (si ce n’est pour remarquer que le recours au questionnaire anonyme n’est pas nécessairement la plus adéquate ou la plus opérante des procédures, et que nous souhaitons que chaque équipe choisisse librement et sans contraintes imaginatives, des protocoles répondant au plus près à ses besoins en pilotage ; outre que la mission des enseignants-référents telle que nous sommes en train de la systématiser et encadrer devrait favoriser fortement un processus de régulation « naturelle » dans l’évaluation des enseignements en laquelle nous croyons beaucoup plus) ; nous convenons en revanche volontiers que les annexes descriptives et fiches RNCP doivent être complétées et améliorées, ce que nous nous engageons à faire avant la rentrée 2011. En ce qui concerne le redéploiement des dispositifs de VAE/VAP, sans doute insuffisamment mis en valeur dans les dossiers, nous renvoyons au Projet d’Etablissement, qui fait de la Formation Tout au Long de la Vie un de ces axes stratégiques. Enfin, nous souhaitons d’apporter des précisions sur les deux points suivants : l’enseignement de l’anglais et la certification, d’une part, le C2i, d’autre part. En, ce qui concerne les volumes horaires d’anglais, précisons qu’il y a trois ans, nous étions, par rapport à la situation actuelle, à 2800 H TD de moins et dans ce qu’il faut bien appeler une situation « sinistrée » des enseignements en langues dites « nonspécialistes » : un premier et très gros effort a d’abord consisté en un retour à une situation plus normale dans certains cas et à une amélioration significative dans d’autres. Si nous ne développons pas au-delà, pour l’instant, ces enseignements, c’est que nous sommes gravement limités par le manque de « bras » (ou de postes spécifiques) et des difficultés de recrutement de vacataires, que les politiques des Etablissements secondaires actuelles alliées à un système de défiscalisation des heures complémentaires qui ne nous est pas favorable accentuent encore. Quant à la politique de certification, qui est l’objet d’une réflexion bien engagée qui prend en compte des arbitrages financiers non neutres, puisque nous avons fait le choix, nous fondant sur les attentes réelles des employeurs en la matière (qui ne prennent pas en compte le CLES, -2- mais les certifications internationales reconnues de très longue date ...), d’une incitation à des certifications réellement utiles à l’insertion de nos étudiants : TOEIC, TOEFL, Cambridge, qui, n’étant pas gratuites, ne peuvent être rendues obligatoires et ne peuvent qu’être proposées, avec, à la clé, des aides éventuelles. Quant au C2i, sans doute pas assez évoqué dans certains dossiers, il relève d’une politique d’Etablissement dont l’objectif affiché est que tout étudiant de Licence sorte avec une certification niveau 1 à la fin du prochain quadriennal. Rappelons qu’un module « TICE » existe de manière obligatoire dans toutes les Licences UJM (en S1) depuis l’entrée dans le LMD et qu’un Vice-président a spécifiquement été nommé pour piloter la politique UJM en matière de technologies nouvelles. Dispositifs d’aide à la réussite Il convient ici de rappeler que bon nombre de dispositifs d’aide à la réussite relèvent d’un financement par un Plan (dit PRL) qui n’a été promu qu’en janvier 2008 et réellement mis en place à la rentrée 2008/09 (pour les L1) ; que les longues grèves et blocages du second semestre 2008/09 nous empêchent de véritablement évaluer nos efforts en la matière et que nous n’avons pas mis en place les dispositions prévues pour la L2 sur la base d’un vrai bilan de première expérience ; nous avons organisé, il y a quelques mois seulement (bien après les urgences liées au dépôt de nos dossiers au 15 octobre 2009), deux séminaires de bilan et prospectives, dont deux émanations sont : un guide du référent (une « journée de l’enseignant référent » se tiendra du reste le 24 juin prochain) et un document dit « Socle PRL » de « recadrage » et de pilotage UJM de l’aide à la réussite dans ses formes les plus récentes (les dispositifs antérieurs au PRL ayant fait leurs preuves et étant bien sûr destinés à être perfectionnés si nécessaire et, en tout état de cause, pérennisés). La moindre lisibilité de parcours différenciés en L3 pour quelques L signalées dans l’Avis général, tient à l’adéquation sans doute plus visible qu’ailleurs entre la conciliation d’une spécialisation progressive et le besoin très fort des étudiants choisissant ces filières (Musicologie, Arts Plastiques, LLCE) de maîtriser au plus tôt les connaissances « techniques » qui permettent l’acquisition des connaissances « théoriques », ou « conceptuelles » et « culturelles » plus larges ; il y a, en somme, un impératif en « technicité » qui pèse indéniablement sur le déploiement des enseignements de spécialité et milite en faveur d’une moindre « dispersion » en parcours différenciés au niveau de la L3 (parcours qui existent, toutefois, même si leur lisibilité n’est pas apparue assez nette aux yeux des experts ; et qui relèvent en outre de choix judicieux au regard des orientations ou infléchissements habituellement souhaités par le public de ces filières). Insertion professionnelle et poursuite d’études Signalons en premier lieu une erreur d’expertise signalant un « PPE (Préparation au Professorat des Ecoles) » (p. 8 § 3) : s’il existe, dans la plupart de nos L3, une UE de préparation aux métiers de l’enseignement, ce qui est en lien avec la création de la Plateforme à l’Insertion Professionnelle (PIP) n’est sans doute pas cette UE mais bel et bien le PPP (Projet Personnel et Professionnel), que nous projetons de systématiser, généralement au S4, et conçu comme une aide indispensable à chaque étudiant pour asseoir le choix de sa filière, choisir une éventuelle réorientation et affirmer, en tout cas, son choix de poursuite d’études ou d’insertion à la sortie de L. -3- L’absence de passerelles spécifiques des L2 généralistes vers nos L Pro tient à une réalité à laquelle nous nous heurtons de fait, à savoir le refus très marqué des étudiants issus de L2 à s’orienter vers ces L Pro, de fait massivement abondées par des titulaires de BTS et DUT. L’incertitude quant à l’éventuelle poursuite en M (que l’orientation en L Pro interdit) explique pour partie la désaffection des L Pro par les étudiants des L généralistes. Nous avouons toutefois bien volontiers qu’il faut continuer à valoriser ces diplômes Pro et y attirer en plus grand nombre ceux des étudiants des autres L qui envisagent une insertion immédiate après leur premier cycle. Sur la « faiblesse des dispositifs » de préparation à la mobilité internationale, avis qui ne rend pas justice à une politique linguistique en plein essor, nous préciserons qu’il convient surtout de mesurer combien pèse l’origine sociale de notre public en la matière, à telle enseigne que même les étudiants de LLCE peinent à accepter de partir au titre des échanges Erasmus, mais un peu moins, il est vrai, comme assistants (en particulier dans les pays où ils peuvent, en tant qu’assistant, bénéficier d’un hébergement en lycée, alors qu’ils n’auraient pas les moyens de payer un loyer, même partagé). Nous ne nous décourageons pas pour autant, mais ne pouvons sous-estimer cet obstacle majeur que tous les modules de préparation du monde ne suffiront pas à dépasser. Réponse détaillée Arts, Lettres, Langues Mention LEA L'équipe pédagogique prend acte de l'évaluation effectuée par l'AERES. Les points faibles relevés par l'évaluation feront l'objet d'une étude approfondie par les enseignants. Toutefois, certains autres méritent dès à présent quelques éclaircissements. Il est à noter, tout d’abord, que si les modalités d'évaluation des enseignements restent insuffisantes (cf. notre réponse globale sur ce point), les procédures d’évaluation des étudiants figurent systématiquement sur le livret de l'étudiant, distribué chaque année à la rentrée, et chaque enseignant informe les étudiants des modalités d’évaluation propres à chaque cours concerné. Ces renseignements sont également mentionnés sur le site web de l’université et figurent sur le panneau d’informations du département en permanence et ce, depuis de nombreuses années. Nous préciserons que chaque année, l’équipe pédagogique réajuste, si besoin est, ces modalités en fonction de l’évolution des contenus, des changements de public, des bilans opérés lors des commissions paritaires, etc. Le taux d'échec en L1 est réel, mais il s’explique par plusieurs raisons qui dépassent très largement le cadre du PRL : le choix par défaut de la filière LEA (pas la seule filière à subir ce sort, il est vrai), en attente d'une inscription en STS ou IUT et titulaire d’un bac non adéquat : 30% des inscrits de L1 en LEA pour la rentrée 2009/10 étaient titulaires d’un bac pro ou technologique, peu voire pas approprié aux exigences de la filière, donc. Celle-ci subit en outre de plein fouet les récentes réformes d’enseignemnt des langues dans le Secondaire (entre autres, la baisse significative d’heures d’enseignement des langues vivantes).. L’équipe pédagogique s'est toutefois déjà attelée à l'amélioration de la réussite en L au bénéfice du PRL, mais aussi depuis le début du quadriennal en cours, grâce à du tutorat étudiant financé par le soutien régional SRES (Axe « Lutte contre l’échec »), dont les effets tardent à se faire sentir en raison de divers éléments ayant partiellement compromis nos -4- efforts : mouvements de grève et blocages longs en 2007/08 et 2008/09, combinés avec un calendrier LEA qui, stage oblige, se déploie à un rythme différent des autres filières, rendant plus difficiles les actions mutualisées et les échanges de bonnes pratiques avec les filières voisines. L’intégration du PPP devrait permettre d’améliorer aussi notre taux de réussite. En ce qui concerne la valorisation de la filière à l’extérieur, si la bonne volonté est présente, les moyens humains manquent cruellement : l'ensemble des enseignants de la formation effectue largement plus que sa quotité de service, enseignants dont la moitié sont des enseignants du secondaire. Malgré cela, le département de LEA est présent depuis plusieurs années dans les divers salons de l'enseignement supérieur organisés localement. Par ailleurs, un réseau des anciens existe, alimenté par un annuaire fourni de personnes-ressources représentant des entreprises ; un site web connexe est en cours de création et précisément destiné à une meilleure visibilité extérieure ; un voyage de découverte et à finalité professionnalisante vient d’être organisé par un enseignant d’allemand. Ajoutons que, parmi les outils de communication envisagés pour une meilleure visibilité de la formation, figure la création d’une plaquette de présentation à destination des bacheliers, une à destination des entreprises avec un courrier d’accompagnement, élaborée en collaboration avec e SCUIO et la PIP. Au total, les contacts auprès des entreprises sont établis, mais ont effectivement, à cette heure, du mal à vivre, faute des moyens humains évoqués ci-dessus. L’équipe pédagogique a été particulièrement choquée de lire que « le devenir des étudiants n’est pas assez pris en considération » (p. 4), quand on sait le temps passé et l’énergie déployée à l’aide à la recherche de stages (dans un contexte économique très défavorable), au suivi de ces stages (y compris de celui des étudiants engagés dans les différents programmes d’échanges internationaux, par définition difficilement accessibles), à la gestion des rapports et des contacts avec les tuteurs-entreprises. Il convient de rappeler que des permanences hebdomadaires sont tenues par les responsables des stages dans chacune des quatre langues enseignées dans la filière à titre principal, durant lesquelles sont dispensés des éléments d’aide à la rédaction de CV, lettres de motivation, démarches auprès des entreprises, etc. Certaines missions dans des domaines particuliers (traduction, technologies de l’information) sont aussi prises en charge par des enseignants vacataires, en plus des services pour lesquels ils ont été recrutés. Sans doute ces points méritaient-ils d’être mieux mis en valeur dans le dossier, de même que leur prise en compte, dans le pilotage de la mention est-elle insuffisamment mise en relief, ce qu’explique probablement la nouveauté de l’exercice d’auto-évaluation auquel nous venons d’être soumis. Droit, Economie, Gestion Mention Administration Publique Au regard des remarques concernant la Licence d’Administration Publique (dite LAP), on accueille volontiers l’idée d’un rattachement de ce diplôme, à des fins de plus grande plus visibilité, au cursus de la Licence Droit. Il s’agira de ménager cette « greffe » en introduisant au niveau L3 le parcours « professionnalisant » axé sur la préparation aux concours de la fonction publique (Etat et fonction publique territoriale). Il sera proposé non seulement aux étudiants juristes issus de la L2 en Droit, mais aussi aux étudiants non juristes titulaires d’un diplôme « bac + 2 ». L’évaluation Aeres ayant mis en exergue le faible taux d’inscrits, la mise en place du parcours « Administration Publique » à partir du S5 permettra probablement d’accueillir un public plus large d’étudiants juristes, actuellement peu nombreux, au sein de la LAP. Cette formule autorisera également l’inscription d’étudiants issus d’autres filières, mais désireux de -5- passer les concours administratifs (il suffira pour cela de leur proposer des enseignements juridiques dits « passerelles » ou de « remise à niveau »). Ainsi, afin d’adapter cette nouvelle formation à des étudiants juristes et non juristes, on pourra concevoir deux parcours différents sur la base de cours mutualisés avec la L3 Droit et du DU Fonction publique, le programme des enseignements pourrait être établi de la façon suivante. Une maquette revue dans ce sens est en cours d’élaboration. Mention AES La Licence AES a intégré depuis de nombreuses années déjà un module dit PPP dès la deuxième année de formation. Cette action se poursuit depuis l’année dernière dans le cadre du PRL par un stage de découverte du monde professionnel d’un mois, entre la L2 et la L3, validé par un rapport de stage en L3. Ce stage permet une meilleure orientation des étudiants et la construction de leur projet professionnel tout au long de la Licence. S’il est vrai que l’équipe pédagogique a mis l’accent sur une poursuite d’études au niveau Master, la sortie des étudiants au niveau Licence n’a pas non plus été négligée. En effet, la L AES comporte de nombreux enseignements professionnalisants en L2 et L3 : comptabilité, gestion, informatique, analyse financière, droit des sociétés ou du travail, par exemple. Les étudiants ayant validé cette Licence peuvent ainsi prétendre à exercer des fonctions administratives dans des entreprises ou dans des organismes publics, comme le précise la fiche RNCP (fonction de type gestion administrative ou assistant de gestion). Le S 6 de la L AES intègre en outre un atelier spécifique de « préparation à l’insertion professionnelle » comportant un travail sur les compétences acquises, des conférences de professionnels sur le « savoir-être » en entreprise, et une préparation aux entretiens de recrutement (avec simulation d’entretien personnalisé pour chaque étudiant). Rappelons enfin qu’un « guide des compétences » a effectivement été élaboré en partenariat avec la PIP de l’université et l’APEC. Ce guide a en outre fait l’objet d’une validation auprès du monde professionnel dès cette année. L’expertise souligne un risque de surcharge de travail pour les étudiants liée à l’importance des travaux dirigés dans la maquette. La charge de travail est, certes, importante, mais elle reste toutefois inférieure à ce qui est pratiqué en STS, IUT, ou, à fortiori, CPGE. La Licence AES est une formation exigeante, qui cherche à amener les étudiants au meilleur niveau, cela demande donc un effort certain de la part des étudiants. Toutefois, pour mieux les accompagner dans ce travail l’accent a été mis sur un fort volume horaire en petits groupes (TD) et sur une réduction des enseignements en cours magistraux. Les dispositifs d’aide à la réussite ne concernent pas uniquement les enseignements de L1. Le PRL se déploiera dès la rentrée prochaine sur les trois années de la formation. Il change toutefois un peu de nature en fonction de la progression des études, selon les recommandations du ministère: très axé sur la réussite en L1, il évolue ensuite pour davantage prendre en compte la problématique de l’insertion professionnelle (le taux d’échec diminuant fortement après la L1). S’il est vrai que l’analyse du taux d’échec en L1 a été peu développée dans le dossier, c’est toutefois une préoccupation constante de l’équipe pédagogique et notamment des enseignants de L1. Les pratiques pédagogiques ont fortement évolué ces dernières années pour mieux accompagner les étudiants, et le PRL a contribué à cette dynamique : diminution des CM et développement des enseignements en petits groupes, tutorat, enseignants référents, accompagnement méthodologique, et ainsi de suite. -6- Malgré le fort investissement de l’équipe pédagogique dans la participation aux salons, forums de l’enseignement supérieur, journée portes ouvertes, intervention dans les lycées, encore trop d’étudiants s’inscrivent en AES par défaut et sans réelle motivation (constat que l’on peut faire partout en France). Le dispositif d’orientation active ne fonctionne pas suffisamment (seulement une dizaine de demandes d’avis déposées cette année pour AES) et beaucoup de lycéens ne suivent pas les recommandations émises. Un grand nombre d’étudiants en échec en L1 sont en fait intéressés par des études courtes et très professionnalisantes (type STS) correspondant mieux à leur formation antérieure (bacs techniques ou professionnels) et pour lesquelles ils sont malheureusement refusés. Ils « échouent » donc à l’université, sans préparation et sans aucun intérêt pour ce qui est enseigné, considérant cette année comme une année d’attente avant de trouver un travail ou de redéposer un dossier d’admission en STS. Il est évident que l’orientation active telle qu’elle existe ne suffit pas à endiguer ce phénomène, et sans nul doute faudrait-il qu’une politique plus contraignante s’exerce sur les STS pour qu’y soient recrutés prioritairement les étudiants des filières ad hoc (plutôt que les meilleurs des bacheliers généralistes) et éviter ainsi que l’Université soit seule à porter le poids d’une part de réorientation pourtant « évitable ». La différentiation des deux Licences de l’ISEAG, AES et Economie/gestion, est évidente au niveau des contenus. Elle apparaît peut être plus floue sur la question des débouchés en M, les étudiants issus des deux filières pouvant se retrouver dans la même mention de M1. Toutefois, la L AES ne permet pas, comme celle d’Economie/Gestion, la poursuite d’études en M (R), la préparation à des concours d’enseignement tels que CAPES ou Agrégation d’Economie, ou des débouchés visant l’expertise comptable (Département Comptabilité, Contrôle, Audit). Elle offre en revanche un très bon cadre général pour la préparation de concours administratifs au niveau Licence. Les débouchés privilégiés des étudiants d’AES au niveau M. sont constitués par les spécialités « Conseil en développement territorial » et « Management des organisations sanitaires » de l’ISEAG. Les étudiants peuvent également préparer la spécialité « Banque et finance », même si celle-ci est davantage orientée vers la filière Economie/gestion. Cette organisation de passerelles entre les formations a pour objectif de ne pas figer trop tôt les choix d’orientation des étudiants dans des « tuyaux » étanches. Un certain nombre d’étudiants quitte cependant l’UJM à l’issue de la L AES pour préparer des spécialités de M que nous ne proposons pas. Sciences Humaines et Sociales Mention Sciences de l’Education Tout en prenant acte des certains points faibles soulignés par l’Aeres, que l’équipe s’engage du reste à corriger (compléter et améliorer l’Annexe descriptive au diplôme ou mieux projeter les actions d’aide à la réussite dans le cadre du PRL, par exemple), à la lecture de l’expertise concernant cette mention, l’équipe s’étonne très fortement d’une discordance troublante entre le dossier envoyé et les avis formulés, donnant le sentiment qu’il pourrait y avoir eu quelque « accident » de lecture pénalisant un dossier qui répond pourtant à de nombreux points soulevés par l’expertise. Voilà pourquoi nous joignons en annexe notre réponse intégrale et détaillée à cet avis qui, selon nous, ne rend pas justice à une formation, dont nous tenons à rappeler : - qu’elle accueille en moyenne 120 étudiants (au seul niveau L3 où elle existe) - avec un taux de réussite variant entre 83 et 90 % - et qu’elle contribue largement à alimenter le Master de même champ (Mention SEC du domaine) - et fournit un nombre non-négligeable de doctorants. -7- Il s’agit là d’une filière stratégique de l’UJM, dont le pilotage peut et doit, certes, être amélioré, mais qui ne nous semble nullement mériter l’avis qui a été transmis. Mention Sociologie En réponse aux critiques formulées dans l’évaluation de l’Agence, nous proposons les précisions suivantes sur trois points essentiels. L’ouverture de la formation de licence à la formation continue. Notons tout d’abord que le lien avec le Service de Formation Continue est historique, puisque les trois enseignants-chercheurs qui ont été les « chevilles ouvrières » de la naissance du département de sociologie étaient tous auparavant engagés dans la formation continue auprès des travailleurs sociaux (ils dispensaient des cours de méthodes et théories sociologiques et accompagnaient les mémoires de licence et maîtrise des étudiants). Notons par ailleurs que le travail d’articulation entre formation initiale et formation continue s’est concrétisé par le montage d’une L Pro qui accueille à la fois des étudiants en formation continue et en formation initiale (issue de la L2 ou L3 généraliste). L’ouverture plus large de la licence généraliste à la formation continue (en particulier aux professionnels du travail social, de la santé et de la ville) dans ce contexte particulier nécessite une réflexion sur l’articulation judicieuse avec la formation « spécifiquement continue » de cette L Pro déjà existante. Enfin, la licence de sociologie accueille quelques étudiant salariés qui, certes, ne relèvent pas d’un statut FC, mais vivent de facto leur cursus en alternance : un enseignant référent (rôle assumé actuellement par la directrice du département) accueille chaque « étudiant-travailleur » afin d’ajuster son emploi du temps à ses contraintes professionnelles, de décider de l’organisation de la formation dans le temps (L3 validée sur deux ans, par exemple). Les formules de type VAE, bien qu’elles existent, sont en effet peu visibles et, de fait, peu utilisées. Le travail en cours sur la plaquette de communication du département de sociologie (liée à la mission « développement des liens entre enseignements secondaire et supérieur et avec les mondes professionnels ») devrait permettre une meilleure visibilité auprès du public intéressé de ces possibilités d’accès à l’université. L’ouverture vers le monde professionnel. Cette ouverture est bien présente dans le cadre de la L Sociologie. En effet, dans le cursus, c’est en L2 que sont proposés des TD obligatoires de « Découvertes des milieux professionnels et associatifs », dans lesquels interviennent des professionnels de différents domaines : culturels, de loisirs, de la santé, de l’intervention sociale etc... Ces TD seront, dès l’année prochaine (20102011), articulés plus clairement avec la pré-professionnalisation en L2 et L3, dans le cadre d’une pédagogie active. Globalement les étudiants semblent plutôt en attente d’un dispositif PPP qui leur permettrait de « balayer » un ou des champs d’activités professionnelles et d’échanger avec des professionnels ; les options « découverte des milieux professionnels » proposées S4 semblent bien répondre à leurs attentes sur ce point (cf commission paritaire). Voici le réajustement du module PPP proposé suite à l’évaluation conduite cette année en L2 : - l’option « Découverte des milieux professionnels » répondant à ces attentes et aux principaux objectifs du module PPP, la proposition qui est faite est de considérer que cette option peut être la base du module ; le Module PPP « Découverte des milieux professionnels » s’appuiera sur les options « Découverte » existantes tout en les étoffant et en les modifiant sur plusieurs points - afin de donner la possibilité aux étudiants de balayer l’ensemble des champs professionnels, 3 séances de « cadrage » général à destination de tous les étudiants sont -8- mises en place en amont du travail par groupe. Les étudiants choisissent leur groupe à l’issue de ces 3 séances. - afin de mieux articuler les options « Découverte » aux 4 parcours thématiques, au lieu des 2 possibilités ouvertes aujourd’hui (« Découverte des milieux associatifs », « Découverte de l’économie sociale et solidaire ), on mettra en place 4 groupes correspondant à la découverte des milieux professionnels associés aux 4 parcours thématiques proposés dans le cursus : 1 groupe Découverte des milieux associatifs et de l’action sociale et communautaire (Parcours 1) ; 1 groupe Découverte des milieux professionnels de l’urbain, des politiques locales et du développement territorial (Parcours 2) ; 1 groupe Découverte des milieux professionnels de la santé et du médicosocial (Parcours 3) ;1 groupe Découverte des milieux professionnels de la culture et de la communication (Parcours 4). Le chantier PRL fondé sur une meilleure connaissance de notre public est récent et en cours d’évolution (cf. réponse globale sur le dispositif d’aide à la réussite). Rappelons que la construction des parcours professionnels individuels se concrétise, au sein de la composante SHS, par le fait que nombre d’étudiants formés en L1 et L2 de sociologie s’orientent ensuite en L3 de sciences de l’éducation ou en L3 Information et communication. Ces ré-orientations sont accompagnées par les enseignants-chercheurs référents dans le cadre du PRL. Relations internationales et adossement à la recherche. Nos étudiants sont accompagnés doublement par un enseignant-chercheur référent du département et de la composante pour s’engager dans des formations à l’étranger (ERASMUS). Ainsi, en 20092010 : 4 étudiants français réalisant un ou deux semestres à l’étranger. En 2010-2011 : 6 demandes de départ à l’étranger. Dans le cadre du laboratoire de recherche MODYS, et des réseaux actifs de RI, les étudiants de L bénéficient de conférences thématiques (« Les jeudis des sciences sociales ») organisées par le département de sociologie entrant (et dans le cadre de l’évaluation), de contacts avec les chercheurs invités (sous forme de séminaire ; un professeur bulgare est attendu en 2010/11, par exemple). Soulignons enfin qu’une sensibilisation aux 4 parcours thématiques de M adossés à la recherche est ménagée dès la licence par des CM et des TD d'enquêtes thématiques. Mention Géographie L’objectif principal du cursus est de fournir à l’étudiant le niveau de culture qu’on est en droit d’attendre d’un diplôme généraliste, et une solide culture géographique associée à des compléments en histoire ou géosciences permettant d’éventuellement poursuivre en Master dans des formations de type aménagement, environnement ou, plus classiquement, géographie. Concernant la remarque sur l’usage qui est fait des enquêtes SCUIO et autres outils statistiques pour piloter la formation, elle appelle ces précisions, soulignant notre connaissance des origines et des choix post-licence de nos étudiants, lesquels ont déterminé le choix des parcours différenciés du S6 de ce diplôme et des spécialités de M offertes pour la poursuite d’études : - notre population étudiante se compose de 26 % de Bac S, 50% de Bac ES et seulement 7 % de Bac L - l’analyse des enquêtes du SCUIO sur le devenir des étudiants licenciés (Mars 2010) montre bien que les étudiants quittant l’UJM choisissaient jusqu’à présent deux voies essentielles : la préparation au Professorat des Ecoles, la poursuite dans des spécialités de Master de Clermont-Ferrand ou Grenoble, avec lesquelles nous avons choisi de ne pas nous mettre en concurrence, privilégiant de notre côté de cibler la formation SIG, au -9- service de la gestion des Territoires et le Patrimoine (ce dernier s’adressant en priorité aux historiens) - notre M Territoires et Patrimoines (futur STEP) relevant d’exigences plus pointues techniquement que des formations voisines « classiques », son recrutement se fait à une échelle plus nationale (plus de 50% des nouveaux arrivants, du reste très motivés et de qualité, sont originaires d’autres universités françaises ; il s’y ajoute un nombre importants d’étudiants étrangers, qui permet une mobilité formatrice des étudiants). Cette stratégie nous positionne de manière complémentaire et originale au regard de l’offre régionale. La spécialité STADE du Master, moins technique que la spécialité SIG, orientée vers le développement durable, en appui avec des compétences apportées par l’Ecole des Mines de Saint-Etienne, elle aussi unique dans le contexte régional et doit renforcer notre attractivité nationale, mais aussi locale. Cette offre justifie les 3 parcours de S6 : « Métiers de l’Enseignement », « Métiers de l’aménagement et SIG » et « Métiers du patrimoine ». L’introduction prévue d’un module de PPP permettra d’autre part aux étudiants de mieux définir leur projet professionnel et donc leur choix de filière de second cycle. Pour ce qui concerne l’acquisition des compétences transversales, elle se fait par des TD, qui permettent à l’étudiant de les acquérir de manière active tout au long de la formation : capacité d’analyse (en particulier l’UE3 des S1 à 3) ; capacité de synthèse (en particulier l’UE2 du S2) ; capacité de recherche et mise en forme de documentation relative à une question comprenant à la fois recherche bibliographique, exploitation et commentaire (S4/UE2) ; production de support de communication type PowerPoint (id.) ; enquête de terrain et analyse production de rapport (S3/UE1) ; analyse de données statistiques simples et mise en forme cartographique (UE3 des S1 à 5) ; maîtrise des outils bureautiques, principalement, traitement texte, tableur et cartographique statistique ; utilisation de la recherche documentaire sur Web et utilisation des globes virtuels et base de données en ligne. On soulignera que l’ensemble de ces compétences dites transversales, associées aux enseignements fondamentaux de la mention offre de bonnes chances d’insertion professionnelle dès la fin de L à ceux qui choisissent de ne pas poursuivre en deuxième cycle. - 10 - LICENCE SCIENCES DE L’EDUCATION ELEMENTS DE REPONSE APPORTEES AUX CRITIQUES FORMULEES PAR L’AERES. Les pages suivantes donnent de façon argumentée et détaillée les réponses qu’il est possible et nécessaire d’apporter à chacune des critiques et recommandations faites par l’AERES concernant la licence de sciences de l’éducation de l’Université Jean Monnet. Préalablement à cet exposé analytique et détaillé, les enseignants du département de sciences de l’éducation tiennent à préciser de façon synthétique les points suivants. - Le dynamisme de la licence de sciences de l’éducation est avéré en particulier par l’importance des effectifs étudiants qui y candidatent, s’y inscrivent, suivent le cursus de formation et obtiennent le diplôme chaque année. Cette importance quantitative est attestée sur une durée suffisante pour ne pas être remise en cause par des variations éventuellement décelables sur une ou deux années. - La licence de sciences de l’éducation est particulièrement utile, au moins pour deux catégories d’étudiants : des étudiants titulaires de BTS et de DUT qui souhaitent réorienter leurs études en direction des métiers de l’enseignement (pour cette catégorie d’étudiants, notre licence est la seule qui leur permet de satisfaire à cette réorientation professionnelle), des étudiants en situation « professionnelle » qui viennent suivre une « formation continue » en sciences de l’éducation, en particulier pour progresser dans leur carrière professionnelle. - La maquette de licence a connu des évolutions importantes en un temps court. Elle était initialement une licence exclusivement généraliste ; un effort important a été fourni, lors du quadriennal en cours, dans le sens de la professionnalisation qui est aujourd’hui attendue des formations universitaires. Cette évolution s’est traduite pas l’organisation de trois « parcours professionnels » offerts aux étudiants et par la traduction des intitulés généraux des cours en « compétences », distinguées pour chaque parcours. Les enseignants du département de sciences de l’éducation regrettent fortement qu’aucun de ces points, essentiels à leurs yeux, n’ait été relevé de façon positive, dans l’évaluation faite de leur dossier. Ils expriment en ce sens leur désaccord avec le résultat final de cette évaluation. C. Ben Ayed M.Derycke P.Foray 1) Méconnaissance de la population étudiante et de sa diversité. Le dossier envoyé à l’AERES comportait sur ce point la mention suivante : « Connaissance du public entrant et dispositif de suivi La filière sciences de l’éducation commençant en L3 échappe au dispositif mis en place par l’observatoire de la vie étudiante qui concerne surtout les bacheliers entrant en 1ère année. Toutefois, il est possible d’avoir un aperçu empirique et sommaire d’un public étudiant qui provient d’autres filières de SHS (principalement en sociologie), mais aussi d’autres domaines disciplinaires de l’établissement, ainsi que de filière de formation d’enseignement supérieur dont l’admission fait l’objet d’un examen par une commission. La spécificité de ce public est prise en compte dans l’architecture et le pilotage de la formation (voir infra). » Au vu de cette affirmation, il nous semble difficile de nous reprocher la méconnaissance du public, que nous nous efforçons d’évaluer bien qu’il n’existe pas encore d’études effectives sur ce point. Cependant sur la base de l’expérience des commissions d’examen des dossiers de candidature pour ce diplôme, on fera les observations suivantes. Le public des étudiants inscrits dans cette licence, se compose de trois groupes distincts : - d’une part, des personnes en situation « professionnelle » (professeurs des écoles, conseillers pédagogiques, assistantes sociales, infirmiers et cadres de santé, éducateurs, éducatrices de jeunes enfants, etc.) pour lesquels cette licence constitue une « formation continue » et qui y trouvent l’opportunité de suivre une formation qualifiante leur permettant de progresser dans leur carrière. - d’autre part, des étudiants titulaires de BTS et de DUT, auxquels la licence de science de l’éducation offre l’opportunité de réorienter leurs études en direction des métiers de l’enseignement, en particulier du concours de professeurs des écoles. La licence de sciences de l’éducation est – à notre connaissance – la seule qui accueille, à l’Université ce public. Elle remplit à ce titre une fonction importante pour un grand nombre d’étudiant (une cinquantaine environ, chaque année). - enfin, des étudiants de l’UJM qui après deux années d’études disciplinaires (sociologie en particulier, mais aussi langues, par exemple) estiment que la licence de l’éducation leur permet de mieux se préparer pour le métier de l’enseignement qu’ils visent. On voit que pour ces deux derniers publics, la L Sciences de l’Education est un intermédiaire très utile entre leur choix initial d’études supérieures et le projet professionnel qu’ils ont élaboré. Pour les étudiants titulaires d’un BTS et d’un DUT intéressés par les métiers de l’éducation et de l’action sociale, cette licence est la seule qui leur permette cette réorientation. 2) Dispositif d’aide à la réussite : Pas d’information en début et en cours de formation/ Pas d’opération d’information en amont du diplôme/ « Aucun dispositif d’accueil, de guide de l’étudiant, de tutorat et d’information sur les débouchés potentiels Le dossier transmis comporte sur ce point le paragraphe suivant : Compte tenu de la structure de la Licence sciences de l’éducation qui ne commence qu’en L3, la Licence sciences de l’éducation n’est pas concernée par les procédures d’orientation active, ni par les informations en cours de cursus Enseignement obligatoire d’Outils du travail universitaire, à cause de la spécificité du recrutement : BTS, BTSA, DUT… la formation conduisant à des métiers émergents dans ces secteurs. 1) - En outre, dans la mesure où le cursus d’études en sciences de l’éducation débute en 3° année de licence, notre licence n’a pas bénéficié jusqu’ici du plan réussite licence, mis en œuvre en 1° et 2° année, mais les étudiants de sciences de l’éducation bénéficieront de ce plan dès l’année prochaine, avec l’extension du PRL en L3. Cela leur permettra de travailler sur les points suivants : - Techniques de travail intellectuel ; Il s’agit de tout ce qui est nécessaire à la pratique de la forme de dissertation requise en L3 : classement et organisation des idées et des arguments, expression écrite, orthographe, expression orale ; recours et usage des sources ; maîtrise des TIC - Compléments culturels nécessaires liés aux sciences humaines et sociales : pratiques de lecture des grands auteurs ainsi que des principales thématiques de SHS utiles en SE ; connaissance de la ville et de ses ressources pour compléter et soutenir la formation universitaire, etc. Amélioration de la maîtrise d’une langue étrangère ; - Professionnalisation : développement des contacts avec le monde socio-économique associés à un stage : poursuite et élargissement des parcours mis en place (Métiers de l’enseignement, Formation des adultes, Secteur associatif). - Un Conseil de perfectionnement et de suivi des étudiants permettra une coordination efficace des enseignants impliqués, en relation avec les étudiants ; les résultats aux examens y seront étudiés en relation avec les demandes exprimées par les étudiants lors des Commissions paritaires et en relation avec les évaluations des enseignements par les étudiants. Ont été demandés 5 groupes de 20 étudiants pour 24 h de TD, afin de répondre à cette demande. 2) - S’agissant de l’orientation active on peut rajouter les éléments suivants : - Une information est faite de façon régulière à l’intention des étudiants de L2 Sociologie, la licence de sciences de l’éducation accueillant chaque année un nombre nonnégligeable de ces étudiants (autour d’une quinzaine). - Les parcours professionnels sont conçus comme des lieux spécifiquement dédiés à l’orientation des étudiants, orientation professionnelle ou couplée avec d’autres formations universitaires. A ce titre un panel de métiers leur est présenté et le cours « éducation populaire » du S6 accueille en son sein des professionnels (3 à 4 par semestre) qui viennent spécifiquement présenter leur métier et les conditions d’accès. Ce dispositif relève très clairement d’une forme d’orientation active interne à l’UJM. - A la fin de l’année, une réunion d’information présente aux étudiants de licence les différentes possibilités de poursuite d’études en master. 3) – Accueil des étudiants : - Chaque année une réunion d’information générale est organisée par l’ensemble des enseignants du département sous l’égide de son directeur, afin d’accueillir les étudiants et leur présenter la formation et leur donner des conseils sur les choix de parcours. - Un autre temps d’accueil et d’information est organisé à l’issue du module de « méthodologie disciplinaire » pour conseiller les étudiants dans le choix d’une orientation disciplinaire pour la réalisation de leur mémoire de recherche - Enfin un temps spécifique est consacré à la présentation des parcours professionnels, des débouchés et des exigences relatives à la validation de chacun d’entre eux. 3) Absence de dispositif assurant le suivi et la connaissance de l’insertion professionnelle des diplômés. Nous renvoyons à la partie 5 du dossier Il faut ajouter que l’Observatoire de la vie étudiante a récemment rendu publiques des données relatives à la poursuite d’études et de l’insertion professionnelle des étudiants titulaires de la licence de sciences de l’éducation (donc après le dépôt du dossier). Celui-ci fait notamment état des éléments suivants : Année 2008-2009 : 106 inscrits en L3 87 diplômés : taux de diplômés 82 % orientation en master : 27 (dont 24 dans le master de sciences de l’éducation) IUFM préparation au concours : 31 Autres formations : 8 (licence professionnelle intervention sociale, diplôme d’état d’éducateur spécialisé, formation assistant de service social, école d’infirmière) Vie active : 13 dont Assistant d’éducation Soutien scolaire en anglais Assistant de gestion Aide soignante Technicien de vie scolaire Aide soignante Assistante sociale Enseignant Jeune fille au pair Recherche d’emploi (3) Inactivité 1 Commentaire : la licence ouvre de très nombreux débouchés très diversifiés, on relèvera à l’issue de la licence uniquement 3 étudiants en recherche d’emploi et 1 sans activité sur 106 inscrits l’année n-1. On notera aussi que la licence est à la fois un vivier pour les métiers de l’enseignement et ceux de l’action éducative et sociale hors éducation nationale. Ce double atout constitue une spécificité très forte de cette licence qui n’a aucun équivalent dans l’offre de formation de l’UJM. Il va de soi que si nous avions pu disposer deces données avant les échéances d’envoi, nous n’aurions pas manqué de les présenter et commenter. 4) Valorisation de la formation ni planifiée, ni structurée. Le dossier déposé contient les éléments suivants : « Le département de sciences de l’éducation est particulièrement soucieux de la valorisation des diplômes délivrés. Pour cela, il agit de différentes façons : - en valorisant la production scientifique du département par la publication d’ouvrages et par la participation à de nombreuses manifestations locales comme nationales (colloques, débats, conférences, assises, stages, etc…). Il s’agit ici de valoriser le savoir faire des sciences de l’éducation sur de nombreux sujets qui concernent directement le débat public et diverses institutions (ministères, collectivités locales, associations…) - en ajustant nos contenus de formation à différents domaines d’insertion professionnelle : métiers de l’enseignement, associations, collectivités locales… A ce titre les parcours professionnels sont co-produits avec les spécialistes des champs professionnels concernés - les stages constituent par l’intermédiaire des étudiants et des conventions signées, d’excellents vecteurs de connaissance des diplômes dispensés et du savoir faire acquis par nos étudiants dans différents domaines : enseignement, petite enfance, politiques éducatives locales etc. » 5) L’Annexe descriptive au diplôme ne respecte pas les recommandations qui déterminent sa forme et son contenu. Il s’agit d’un document qui, pour sa forme, est commun pour l’ensemble des diplômes délivrés par l’Université Jean Monnet (le formulaire a été conçu par l’AMUE, qui l’a mis à dispositio,n des universités il y a plus de trois ans). On admettra toutefois volontiers qu’il faudra y faire figurer, sous forme synthétique, la déclinaison en compétences des enseignements dispensés dans le cadre de cette Licence, et y détailler le contenu des UE. REPONSES AUX RECOMMANDATIONS ADRESSEES A L’ETABLISSEMENT. 6) Cibler plus précisément la population concernée. Le fait de s’adresser à des publics hétérogènes (cf réponse au point 1) ci-dessus) ne procède ni de l’hésitation ni d’une quelconque akrasie des responsables de la formation, mais à un choix délibéré. Dans sa motivation initiale, la Licence de Sciences de l’Education était explicitement conçue comme une formation continue s’adressant à des « professionnels » de l’éducation. Devant l’afflux de candidatures qui s’est fait jour ensuite, émanant de candidats titulaires de BTS et DUT, en situation de ré-orientation de leur projet professionnel, le choix a été fait de les accueillir et de leur offrir une formation conforme à ce projet. En termes de bilan de cette expérience, il est clair pour les enseignants-chercheurs responsables de cette formation que cette hétérogénéité constitue non pas une faiblesse, mais une richesse : richesse pour les étudiants en formation initiale qui bénéficient au contact des « professionnels », de l’expérience de ces derniers, surtout dans la mesure où ceux-ci exercent des métiers auxquels les premiers se destinent ; mais richesse aussi pour les « professionnels » eux-mêmes, qui ont souvent des doutes quant à leur propre maîtrise des techniques du travail intellectuel requis à l’Université et qui trouvent dans le contact avec leurs jeunes collègues, une stimulation et une aide. A ce titre, il ne nous parait en aucun cas opportun d’homogénéiser la population accueillie dans cette formation par un ciblage spécifique. Ce choix s’accompagne en revanche de pratiques pédagogiques différenciées qui aident à une égale intégration dans le cursus de ces publics divers. 7) Positionnement du diplôme au sein des formations universitaires se situant en amont et en aval. Le positionnement de cette Licence par rapport aux formations se situant en amont et en aval est explicite et clair : il est notamment explicité dans le livret de l’étudiant (pp.1011). Cette licence est ouverte - à tout étudiant ayant validé 4 semestres de licence ou titulaires d’un DEUG - aux étudiants titulaires d’un diplôme de Bac + 2 complet (BTS, DUT notamment) - aux personnes qui ont suivi un dispositif de VAP. En ce qui concerne les formations situées en aval de cette licence, le dossier transmis comporte les paragraphes suivants ; « Poursuite d’études et réussite en Master Après une licence obtenue à l’UJM, 90% des diplômés poursuivent des études (y compris pour préparer des concours aux Métiers de l’Enseignement). 55% des étudiants intègrent un M1 de l’UJM ou d’un autre Établissement (cf. document « devenir des étudiants diplômés de licence promotion 2007 », pour la plus récente de nos enquêtes en la matière). » Il faut ajouter que des données disponibles en 2010, permettent de préciser le taux de continuation des étudiants dans différents cursus. Ainsi pour l’année 2009-2010, sur 80 diplômés : - 27 ont continué en master SHS, dont 24 en M1 de sciences de l’éducation (23 à l’UJM). - 31 suivent une préparation au concours de l’enseignement (IUFM), dont 20 à StEtienne. - 8 suivent une « autre formation », dans les domaines des métiers de la santé, du travail social, de l’économie sociale et familiale. 8) Mise en place d’un dispositif différents publics de connaissance et d’accompagnement des Cf. nos réponses précédentes sur notre connaissance du public de cette Licence. Il va de soi que notre l’équipe pédagogique peut, comme toutes celes de l’UJM, s’appuyer sur les « outils » et dispositifs communs que sont le SCUIO, l’observatoire de la vie étudiant et la Plate-forme à l’Insertion Professionnelle 9) Absence de Dispositif de certification en langue (français et anglais) et C2i Le dossier mentionne le Plan Langues de l’Etablissement, dont l’existence et l’ambition sont par ailleurs soulignés dans tous les avis sur les autres Licences UJM ! « Langues vivantes Il convient tout d’abord de rappeler que l’UJM a mis en place dès la deuxième année du quadriennal en cours un Plan Langues (Budget annuel sur trois ans : 105 000 € pour les Licences) soulignant ainsi une volonté politique forte de revaloriser la place des langues (de l’anglais en particulier) dans ses diplômes (autres que ceux des filières LEA et LLCE, s’entend). Dans le cadre de la Licence Sciences de l’éducation, on insistera tout particulièrement sur la présence des langues vivantes dans les semestres 5 et 6 (pour 6 Ects) qui la composent. » Les dispositifs de formation en langue et en informatique existent au sein de l’Université Jean Monnet. Ils sont organisés au niveau de la composante (SHS) et non pas du département de Sciences de l’Education. - En informatique, la formation est dispensée pendant les quatre premiers semestres de la licence et l’objectif de certification C2i niveau 1 pour 100% des étudiants sortant des L UJM est affiché dans le Projet d’Etablissement en cours de rédaction et la nomination d’un Vice-Président délégué chargé des TICE, chargé de piloter la montée en puissance du projet depuis trois ans concrétise la politique globale volontariste de l’UJLM en la matière. - Une formation en langue vivante est dispensée aux étudiants inscrits en licence de sciences de l’éducation (cf supra) ; passée la première phase de renforcement de laprésence ou des volumes d’enseignemnt en LV dans l’ensemble des diplômes UJM (il va de soi qu’il ne s’agit que du début d’une dynamique soutenue dans la durée), une seconde doit réfléchir aux mécanismes d’extension et d’incitation à une certification en LV à l’échelle de l’Etablissement et en corrélation avec les attentes du « marché de l’emploi », dont chaucn sait qu’il exige des TOIC, Toefl et autres certifications Cambridge, non-gratuites, donc, et nécessitant des arbitrages politiques et financiers lourds. Notre Licence en bénéficiera au même titre que toutes les formations de la Maison. - Pour les certifications en français, et donc on le suppose dans le cas des étudiants étrangers, elle est une condition à l’inscription de ces derniers dans notre formation. Si la commission d’admission juge que ce niveau est insuffisant, elle peut prononcer une autorisation d’inscription sous réserve d’obtenir le niveau suffisant. 10) Fiche d’auto-évaluation : absence de perspective pour améliorer la formation Le dossier faisait mention de pistes d’amélioration : - de meilleures articulations pourraient s’envisager à la faveur d’un partenariat plus étroit avec le service de formation continu - les points faibles renvoient à la consolidation de ce dispositif par le biais de relations plus étroites avec des intervenants professionnels et en rationalisation et finançant l’encadrement des stages. Si ces informations sont apparues, aux yeux des évaluateurs, comme lacunaire, ceci est lié à la « jeunesse » de la nouvelle mouture de la licence, qui a été totalement remaniée en début de quadriennal. Cette refonte très importante de la licence, dans la perspective, notamment, de la prise en compte des enjeux professionnels, nécessite un temps de recul que nous jugions insuffisant pour réellement améliorer le dispositif après seulement deux années de mise en œuvre. Ces pistes d’améliorations, nous les percevons néanmoins notamment dans le fait d’ancrer davantage les enjeux professionnels et l’organisation qui en résulte au cœur du dispositif de formation : étoffer le réseau des intervenants, améliorer l’encadrement des stages et leurs financements. Au-delà de ce volet professionnalisant, les pistes d’améliorations sont liées, comme évoqué précédemment, à l’introduction de dispositifs de réussite au sein de la licence, qui en était exclue jusqu’à présent en raison d’une application et d’un financement du PRL (créé en janvier 2008) prévus par extension progressive de la L1 à la L3 (contrainte ministérielle) . Ce début d’année a été l’occasion de repenser ces dispositifs en profondeur, qui représentent des enjeux forts pour l’amélioration de notre offre de formation. A l’instar d’autres départements, nous nous efforçons également de repenser le pilotage de la licence par des co-responsabilités étoffées, de même que nous souhaitons améliorer le dispositif d’évaluation par les étudiants eux-mêmes au-delà des commissions paritaires et des bilans d’enseignants par le biais de temps spécifiques consacrés à cette activité à la fin de chaque semestre (réunion élargies de département ouvertes à l’ensemble des étudiants, voire constitution de questionnaire et d’enquête interne et spécifique) : nous nous conformerons ainsi à la systématisation de l’évaluation des enseignements par les étudiants préconisée par l’Etablissement. REPONSES A L’AVIS DETAILLE 11) Absence d’enseignant référent. La mise en place d’un dispositif fondé sur une mission « enseignant référent » telle que définie dans un guide du référent élaboré au niveau de l’Etablissement et qui sera validé par un vote en cevu le 18 juin prochain fera partie de l’arsenal des mesures L3 du PRL appliqué à notre filière. 12) Sur l’insuffisance de l’effectif des professionnels extérieurs. Il est utile de rappeler que la Licence de Sciences de l’Education n’est pas une Licence Professionnelle, mais une licence généraliste au sein de laquelle ont été intégré des parcours professionnels assurés, pour une bonne part, par les enseignants chercheurs eux-mêmes, compte tenu de leurs compétences sur les différents thèmes abordés. Néanmoins, le nombre d’intervenants professionnels est bien supérieur à celui qui figure dans le dossier initial, mais leur mode de contribution très original les rend difficilement comptabilisables. Dans le parcours intitulé « secteur associatif, collectivités locales et éducation socioculturelle », ils interviennent au semestre 6 à l’issue des stages soit à l’invitation de l’enseignant référent soit des étudiants eux-mêmes. Leur nombre et leurs champs de compétence varient ainsi d’une année sur l’autre dans la mesure où les personnes invitées le sont en fonction des stages choisis par les étudiants qui varient d’année en année. Ce dispositif, qui pourrait bien évidemment être encore amélioré, donne fortement satisfaction, car il permet d’éviter la rigidité qui pourrait résulter d’un trop gros nombre d’intervenants permanents et favorise une dynamique d’initiation professionnelle en adéquation avec les évolutions rapides des attentes et des demandes des acteurs professionnels. Dans le parcours « métiers de l’enseignement », une équipe de professionnels assure le suivi des stages et de la rédaction des rapports de stage. Outre les universitaires, cette équipe est composée d’enseignants du premier degré (maitres-formateurs et maîtres chevronnés), de conseillers pédagogiques et d’inspecteurs de l’éducation nationale. 13) « Le but énoncé dans le projet pédagogique correspond plus à des moyens qu’à un objectif pédagogique de formation ». Les objectifs pédagogiques de la formation sont très clairement énoncés aux points : 3/1, 3.2 et 3.3. du dossier. Les compétences visées, tant générales, additionnelles que transversales, sont développées avec beaucoup de détails au point 3.6 14) Impact du stage professionnel sur l’insertion des diplômés. Compte tenu à nouveau de la jeunesse du dispositif et de la nécessité de le mettre en œuvre et de le faire exister avant que de l’évaluer sur la longue durée, il est impossible d’informer cette rubrique. En revanche, il va de soi que cela constituera un objectif à travailler en relation étroite avec l’observatoire de la vie étudiante, le SCUIO et notre Plate-forme à l’Insertion Professionnelle dans les années à venir. 15) identification des postes occupés dans le cadre de l’insertion professionnelle. Le dossier comporte les éléments suivants qui répondent pleinement aux interrogations des évaluateurs. « Métiers de l’enseignement - Professeur des écoles - Professeur dans l’enseignement secondaire (en complément de la formation disciplinaire) - Conseiller principal d’éducation - Professeur d’Education Socio-culturelle dans l’enseignement agricole Métiers de la petite enfance - Educateur (trice) de jeunes enfants (la licence permettant l’accès à une école professionnelle) - Directeur (trice) d’un équipement de petite enfance (crèche, jardin d’enfants) Métiers du social et de la ville - Assistant (e) de service social (en complément de la formation professionnelle) - Conseiller en insertion professionnelle - Chargé de mission, coordonnateur politique de la ville (volet éducatif en particulier) Métiers de l’action éducative locale - coordonnateur contrat enfance, contrat enfance jeunesse - responsable d’équipement de centre de loisirs - coordonnateur de contrat éducatif local Métiers de la formation des adultes - formateur d’adultes en AFPA - formateur d’adulte en entreprise - formateur de formateur (services de formation continue au sein des inspections académiques) »