Evaluation des Licences de l`Université de Saint-Etienne

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Evaluation des Licences de l`Université de Saint-Etienne
Section des Formations et des diplômes
Evaluation des licences
de l’Université de
Saint-Etienne - Jean Monnet
Juin 2010
Section des Formations et des diplômes
Evaluation des licences
de l’Université de
Saint-Etienne - Jean Monnet
Juin 2010
Section des Formations et des diplômes
Rapport sur l'offre de formation
"licence" de l’Université de
Saint-Etienne - Jean Monnet
2010
Préambule
L’Université de Saint Etienne-Jean Monnet (UJM) (créée il y a 40 ans et accueillant aujourd’hui 14000 étudiants
dont 9000 en licence) présente à l’issue du quadriennal 2007/2010 un bilan marqué par une forte réactivité en regard
de son histoire et de son environnement immédiat, du contexte régional, des évolutions de l’enseignement supérieur
et de la recherche et de la nécessaire ouverture à l’international. Elle est parmi les 18 premières universités à avoir
obtenu un transfert de compétences en matière budgétaire et de ressources humaines (Responsabilités et
Compétences Elargies depuis janvier 2009). Parmi les transformations qui en découlent, l’établissement s’est engagé
dans un processus généralisé de qualité au travers de l’autoévaluation et d’indicateurs de performance s’appuyant sur
un vice-président délégué et une Cellule Démarche Qualité. Le bilan du quadriennal 2007/2010 est ainsi fortement
marqué par une volonté d’améliorer le pilotage et de promouvoir une culture d’objectifs et de performances. L’UJM a
été sur ce point comme sur de nombreux autres (Plateforme et Bureau d’Insertion Professionnelle, cellule
pédagogique pour le tutorat, développement des TICE, Plan Langues ambitieux, dispositif d’orientation active, guide
de compétences, développement de la VAE-VAP, DAEU…) en avance sur les réformes. Au regard des dossiers présentés
par les mentions de licences et en accord avec l’autoévaluation de l’établissement, cette « mutation durablement
structurante » va cependant demander de gros efforts d’information et de diffusion pour permettre son appropriation
par chacune des composantes.
L’UJM est par nature pluridisciplinaire avec un ancrage marqué sur les compétences et les besoins locaux. Le
contexte social et économique local, illustré par un recrutement d’étudiants de milieux modestes (taux d’étudiants
boursiers de 38%) est clairement pris en compte par l’établissement à travers des dispositifs adaptés en termes
culturels, de la santé, de services, de reprise d’études et d’accueil de publics en situation précaire. L’UJM offre ainsi
des formations de licence variées, parfois uniques sur un territoire composé de plusieurs régions limitrophes, et
souvent issues de formations assez anciennes. On remarque en particulier un réel débouché en Sciences humaines et
sociales (SHS) avec une activité de valorisation très significative. L’établissement mise ainsi résolument sur sa
pluridisciplinarité avec une authentique transversalité des projets de recherche et de formation.
Au cours du quadriennal passé, l’UJM est aussi devenue membre fondateur du PRES « Université de Lyon » créé
en mars 2007. Le projet d’offre de formation a été repensé en termes de cohérence et de pertinence en tenant
compte du contexte régional au travers de nombreuses co-habilitations. L’établissement souhaite présenter une offre
de formation plus claire et plus lisible aux étudiants et partenaires extérieurs et renforcer sa dimension
internationale. Son ouverture à l’international se concrétise par un chargé de mission relations internationales dans
chaque composante, le Plan Langues, des formations délocalisées (3 licences) un nombre croissant de stages à
l’étranger, un dispositif d’accueil des étudiants étrangers.
L’UJM présente son offre de licence selon 4 domaines pour 25 mentions de licences (5 en Arts, lettres et
langues – 5 en Droit, économie, gestion – 5 en Sciences humaines et sociales – 10 en Sciences, technologies, santé)
ouvrant sur 17 mentions de masters.
1  Pilotage des licences

Avis argumenté et synthèse de l'évaluation (A+, A, B ou C) : A
Le pilotage des licences de l’UJM bénéficie d’une politique d’établissement volontariste illustrée par de
nombreux dispositifs originaux ou conventionnels mis au service des étudiants, des enseignants et des formations. Le
déploiement de ces dispositifs n’est pas toujours achevé, ce qui est compréhensif compte tenu de l’ampleur du travail
à réaliser et des changements de culture à opérer. Au travers des mentions de licence, on observe une grande
diversité (entre les domaines et parfois au sein des domaines) de l’impact et de l’appropriation de ces moyens.
Comme indiqué dans le dossier d’autoévaluation de l’établissement, ces changements nécessitent du temps et encore
bien des efforts de communication pour que ces outils puissent être harmonisés et valorisés. On ne pourra que
soutenir l’établissement et les équipes pédagogiques dans cette démarche commune.
Concernant les équipes pédagogiques, leurs compositions disciplinaires sont en général très cohérentes et bien
structurées, mais on note cependant dans le cas de deux mentions particulières (Musique et Arts plastiques) des
manques déclarés de moyens humains. Le pilotage des mentions par ces équipes est dans l’ensemble satisfaisant, mais
parfois de manière inhomogène du niveau L1 au L3. Si la structure est bien explicitée, on relève aussi parfois que son
réel mode de fonctionnement et d’interaction avec les étudiants et le corps enseignant n’est pas toujours
3
parfaitement décrit. La forte mutualisation des L1 et L2 tant au niveau des enseignements que du pilotage du
domaine Sciences, technologies, santé (STS) favorise la transversalité des licences et par conséquent l’aide à la
réussite des étudiants. Ces caractères de mutualisation et de transversalité pourraient être adaptés et déployés aux
autres domaines de licences de l’UJM. A terme, un dernier niveau de mutualisation pourra alors être développé entre
les domaines, concrétisant la politique de transversalité de l’établissement.
La connaissance et le suivi de la population étudiante ont fait l’objet d’un très gros investissement de la part
de l’établissement, mais les dispositifs et résultats correspondants sont de toute évidence très peu exploités par les
mentions, sauf exception. L’Observatoire de la Vie Etudiante (OVE) réalise chaque année une étude chiffrée
concernant les nouveaux bacheliers entrant à l’UJM et édite en ligne à l’usage du public un document relatif à la
réussite à l’issue de la première année. Actuellement, ce dispositif n’est pas encore étendu aux L2 et L3. De fait,
certaines équipes pédagogiques sont conscientes de la grande diversité d’origine des entrants et en tiennent compte
dans leur pédagogie. Les dispositifs proposés par l’établissement peuvent apparaître alors parfois comme des
redondances imposées sans qu’une analyse des données disponibles ne soit réellement opérée. Dans d’autres cas, ces
outils semblent simplement ignorés sans qu’une démarche spécifique ne soit utilisée en substitution. Le suivi des
étudiants par les équipes enseignantes au cours des trois années de licence semble satisfaisant, mais le suivi de leur
devenir fait très souvent défaut. De plus, il est rare que l’équipe pédagogique opère un réel retour après analyse de
ce suivi sur le pilotage de la formation. Une meilleure analyse des données sur les entrants pourrait permettre par
exemple d’identifier la part des L1 « en attente » d’un concours et ainsi de corriger les taux de réussite en L1 et
proposer un accompagnement spécifique.
Fort de sa connaissance de la population entrante, l’établissement s’est aussi engagé dans de gros
investissements en termes d’accueil des étudiants : conditions d’accueil (Espace Services Etudiants pour les primoentrants, réunions de bienvenue), de nombreux services et des actions spécifiques destinées aux étudiants issus de
milieux modestes. L’établissement a aussi fortement soutenu la participation des étudiants à la vie universitaire en
favorisant leur investissement associatif ; en découle d’ailleurs une forte mobilisation des étudiants aux différentes
instances. On mesure ici un réel retour des investissements sur le pilotage par le suivi de performances visant des
objectifs précis. Il serait souhaitable que cette démarche soit dans les faits progressivement appliquée au sein des
composantes par les différentes équipes pédagogiques.
Les modalités d’évaluation des étudiants de licence manquent souvent de clarté dans les dossiers et les
résultats obtenus, faute d’analyse, ne font pas l’objet de retour sur le pilotage. De nombreuses mentions renvoient
simplement leur réponse à une conformité aux modalités votées en Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire
(CEVU). On note ainsi à nouveau la difficulté d’une réelle assimilation d’outils lorsqu’ils sont issus d’un pilotage fort
de l’établissement. Par ailleurs, l’établissement a mis en place un dispositif global d’évaluation semestriel des
enseignements basé sur des commissions paritaires. D’après le document d’autoévaluation de l’établissement,
actuellement 50 % des filières le pratiquent, mais l’UJM projette de le systématiser dans le futur. Dans le cas
particulier des licences, on constate que cet outil est généralement opérationnel et souvent très bien assimilé.
La valorisation des diplômes à destination des lycéens est mise en œuvre à travers différentes actions comme :
le Salon de l’Etudiant, le Forum de l’Enseignement Supérieur, des Journées Portes Ouvertes et des opérations
spécifiques dans les lycées, de nombreuses actions effectives de la mission du Conseil Stratégique des Technologies de
l'Information (CSTI) et des actions d’animation des territoires en étroite collaboration avec les acteurs socioéconomiques locaux. On notera en complément certaines initiatives des mentions elles-mêmes comme en licence de
Langues étrangères appliquées (LEA) organisant une réunion annuelle de rencontre entre diplômés et étudiants,
certaines de ces initiatives étant le fait de l’association des étudiants. On observe que de nombreuses licences
bénéficient de l’héritage de formations préexistantes leur permettant de mobiliser leurs anciens étudiants. Enfin, un
Guide des Compétences Licences très souvent mentionné dans les dossiers est en préparation, il devrait être un très
bon outil de valorisation des diplômes tant à l’usage des étudiants que des entreprises.

Points forts :
Un engagement très fort de l’établissement sur l’information aux lycéens, l’accueil et la

connaissance des entrants.
Un engagement très fort de l’établissement sur l’intégration des étudiants à la vie universitaire et à
leur participation à son fonctionnement.

La mise en place d’un système généralisé d’évaluation des enseignements par commission paritaire
qu’il faudrait cependant compléter par des outils complémentaires comme un questionnaire anonyme
pour chaque UE.

Les licences bénéficient en général d’équipes pédagogiques bien structurées et organisées, souvent
complétées d’intervenants extérieurs. La transversalité des licences pourrait être favorisée par la
généralisation de la mutualisation du pilotage au sein des domaines comme actuellement en STS.

4

Points faibles :
Les équipes pédagogiques semblent souvent ne pas faire preuve d’un réel intérêt quant à la

connaissance et au suivi de la population étudiante. Lorsque les informations correspondantes sont
indiquées, elles sont rarement analysées et exploitées en vue d’un retour sur le pilotage de la mention. La
mise en place d’un dispositif de connaissance et d’accompagnement des différents publics accueillis au
sein des formations devrait être un objectif majeur à court terme.

Les actions de communication spécifique des composantes vers les structures académiques ou les
entreprises sont rares et parfois le fait de l’initiative des associations d’étudiants.

Les modalités d’évaluation des étudiants ne semblent pas homogènes et sont parfois imprécises,
certains dossiers se limitant à mentionner que les modalités sont conformes à ce qui a été voté par le
CEVU.

Une meilleure analyse des données sur les entrants pourrait permettre d’identifier la part des L1
« en attente » d’un concours et ainsi de corriger les taux de réussite en L1.
2  Projet pédagogique

Avis argumenté et synthèse de l'évaluation (A+, A, B ou C) : B
Le contexte social et économique local, illustré par un recrutement d’étudiants de milieux parfois modestes
(taux d’étudiants boursiers de 38 %) est parfaitement intégré par l’établissement à travers des dispositifs adaptés en
termes culturels, de services étudiants, de reprise d’études et d’accueil de publics en situation précaire. On y trouve
ainsi des formations de licence variées et justifiées par les compétences et besoins locaux, parfois uniques sur un
territoire composé de plusieurs régions limitrophes (comme la mention Arts plastiques), et souvent issues de
formations assez anciennes. On remarque en particulier un réel débouché en SHS avec une valorisation très active
(28% des prestations et 50 % des prestations et redevances du SAIC (Service d'Activités Industrielles et Commerciales),
nombreux contrats CIFRE (Conventions Industrielles de Formation par la Recherche)). L’établissement mise clairement
sur sa pluridisciplinarité avec une authentique transversalité des projets de recherche et de formation.
Les mentions actuelles de licences de l’UJM correspondent souvent à des formations anciennes restructurées et
modernisées lors du passage au LMD ou à de toutes nouvelles formations ce qui témoigne de la réactivité de
l’établissement. On ressent bien les efforts de réflexion lors de ces restructurations visant à améliorer l’attractivité
des licences afin d’en redresser les effectifs. D’une manière générale et sauf exception, ces formations tiennent
largement compte de l’environnement socio-économique local, du contexte universitaire de l’académie et des régions
limitrophes voire du contexte international. Les projets pédagogiques sont souvent très clairement détaillés et
analysés. Ils sont en général en tout point conformes à ce qui est attendu de mentions de licences: ancrage
disciplinaire fort sur le plan théorique et méthodologique, ouverture argumentée vers d’autres disciplines et enfin, à
partir du L3, mise en place de spécialités correspondant à des domaines débouchant sur un choix complet et cohérent
de masters et dans lesquels les diplômés sont susceptibles de trouver un emploi.
Comme indiqué par l’établissement dans son autoévaluation, la notion d’objectif pédagogique ne semble pas
toujours comprise de manière uniforme entre les différentes composantes. Il s’agira ainsi pour l’UJM d’accompagner
celles-ci dans l’acquisition d’une conceptualisation commune de la pédagogie. Dans le cas des licences, ce point
pourrait être particulièrement sensible en Sciences de l’éducation ou en Géographie. Globalement, la plupart des
mentions présente une très bonne progression du L1 au L3 des fondamentaux parfois fortement mutualisés
(notamment en STS) à la spécialisation au sein de parcours qui restent cependant parfois à mieux définir (Musique,
Arts plastiques, Langues littérature et civilisations étrangères (LLCE)). Dans les dossiers fournis, les annexes
descriptives du diplôme et la fiche RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles) sont de qualité très
variable (de bonnes factures en Sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS), Histoire ou Arts
plastiques à de moins bonnes en Administration publique ou en Géographie).
En termes de débouchés, les licences proposées offrent aux étudiants un vaste panel cohérent de masters
locaux, y compris des masters Erasmus Mundus. Pour moitié, les diplômés se tournent aussi vers d’autres masters du
PRES ou d’autres régions ou encore vers des écoles d’ingénieur (notamment localement avec Télécom St Etienne et
l’Ecole des Mines) pour lesquelles ils bénéficient d’une préparation spécifique. Le débouché vers les métiers de
l’enseignement est aussi bien géré par des modules spécifiques qui sont l’objet d’un pilotage au niveau de
l’établissement. La réforme relative à la formation aux métiers de l’enseignement induit des modifications
nécessaires au niveau des licences. Dans ce cadre, la mise en œuvre d’UE spécifiques offertes systématiquement à
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tous les étudiants de licence est très appréciable. En revanche, la mention de licence en Sciences de l’éducation
devrait être sans doute repensée en tenant compte de ce dispositif.
Les contenus et l’organisation des enseignements sont en général bien appréciés. Les dispositifs de VAE/VAP
mis en place au niveau de l’établissement à travers une politique volontariste sont illustrés par des résultats
reconnus : 3ème université en Rhône-Alpes, 23ème au plan national. Cependant, ces outils sont valorisés de manière très
variable selon les mentions. On note souvent l’absence de formation continue (sauf pour la mention Musique) ni de
VAE, ceci par omission ou parfois parce que la licence « ne s’y prète pas » comme en STAPS, MASS (Mathématiques
appliquées et Sciences sociales), LEA, Administration publique ou Sociologie. Concernant les TICE, un Environnement
Numérique de Travail est utilisé par les différentes mentions y compris un volet spécifique pour les informations de
scolarité et une plateforme « Claroline » pour la mise en ligne d’enseignements. On notera cependant qu’en licences
de Musique et de Droit, il serait souhaitable d’intégrer les outils correspondants ainsi que des outils spécifiques à la
discipline comme cela a été fait pour la mention Arts plastiques. Les TICE sont parfois trop insuffisamment
développées comme en Administration publique, en Sciences de l’éducation ou en Droit ou semblent peu considérées.
En termes d’acquisition de connaissances et de compétences, le Plan Langues mis en place par l’établissement
est très appréciable, mais l’horaire de LV1 (langue vivante 1) pourrait être renforcé en licence de Lettres et un
faiblissement des langues est parfois relevé en L3 (comme en LLCE). Il serait souhaitable en complément de ce Plan
de mettre en place une certification Langue. Le C2i n’est pas encore parfaitement généralisé, mais cela est prévu
pour la fin du quadriennal. On observe au sein des licences qu’il est parfois totalement oublié comme dans le cas des
mentions Information-Communication ou Géographie. On remarque encore ici une forte disparité : les compétences
transversales peuvent être très bien intégrées au sein des différents enseignements et évaluées (comme en STAPS,
MASS, Informatique ou LEA), mais le sont parfois beaucoup moins. Il serait souhaitable d’harmoniser l’intégration de
ces enseignements en accord avec la politique de transversalité de l’établissement.
Les procédures d’évaluation sont souvent le point faible des dossiers. L’évaluation des étudiants est
généralement en phase avec les principes adoptés par le CEVU (diversité des modes de contrôle des connaissance, pas
de compensation automatique à l’année…), mais souvent jugée peu claires dans les dossiers. Concernant le dispositif
global d’évaluation semestriel des enseignements basé sur des commissions partitaires, il n’est pas certain que ces
commissions puissent favoriser pleinement la libre expression ; des questionnaires anonymes seraient sans doute plus
efficaces et transparents. On notera certaines initiatives ponctuelles comme en Sciences de gestion mettant en œuvre
un comité de direction, un conseil de perfectionnement, une assemblée générale, et une fiche d’évaluation pour
chaque cours. La Cellule Qualité de l’établissement pourrait faire le bilan de ce dispositif et ainsi envisager de
compléter l’outil d’évaluation des enseignements mutualisé.

Points forts :
La pertinence de l’offre de formation avec un ancrage socio-économique local et la prise en compte

du contexte PRES.

Un débouché des licences vers un panel complet et cohérent de masters variés.

Une cohérence et une progression des parcours de qualité faisant preuve d’une forte réactivité.

Un Plan Langue et la mise en place du C2i, mais à systématiser (prévu pour la fin du quadriennal).

Points faibles :
Des objectifs pédagogiques à clarifier ainsi que les Annexes au diplôme et les fiches RNCP.


Des dispositifs de VAE/VAP et de formation continue à redéployer.

Des procédures d’évaluation des étudiants à rendre plus lisible.

L’évaluation des enseignements à systématiser et à compléter par des questionnaires anonymes.
3  Dispositifs d’aide à la réussite

Avis argumenté et synthèse de l'évaluation (A+, A, B ou C) : A
Conscient de la forte diversité d’origines de ses étudiants, l’établissement a mis en place divers dispositifs
d’aide à la réussite avec un grand soucis d’intégration avant même que le Plan Réussite en licence (PRL) ne soit
institué et appliqué en 2008. Dès 2007, une cellule pédagogique a été mise en place pour suivre les actions de tutorat
des étudiants ou encore réaliser une enquête concernant les réalités pédagogiques des départements. La politique
volontariste de l’établissement est également illustrée par la mise en œuvre d’un vaste Plan Langues rétablissant
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l’enseignement de langues dans tous les L1, systématisant l’enseignement de l’anglais dans tous les semestres de
licences et à travers l’acquisition de moyens didactiques et d’équipements adaptés. Plus généralement,
l’établissement mise sur l’augmentation de la transversalité de ses licences (favorisant d’éventuelles réorientations)
pour améliorer la réussite finale à l’issue des trois années. Cette politique est très bien illustrée par la très forte
mutualisation des licences de Sciences avec une spécialisation très progressive qui pourrait être généralisée aux
autres domaines disciplinaires. Les réorientations sont possibles et clairement indiquées aux étudiants, des passerelles
contribuent à leur mobilité interne au sein de l’établissement (LEA) notamment vers des licences professionnelles.
Le suivi individuel des étudiants est actuellement essentiellement activé en L1 (avec un repérage précoce des
étudiants issus de baccalauréats non généraux et l’analyse des résultats en fin de 1ère année) et devrait être étendu
par la suite en L2 et L3. Des dispositifs d’orientation active et de Projet Personnel et Professionnel (instauré depuis 10
ans, accompagné d’enseignants référents et évalué chaque année par les étudiants) ont été mis en place et sont mis
en œuvre par le SCUIO chargé d’affiner les indicateurs de suivi dont il a été doté au cours du quadriennal. On
souhaiterait cependant que l’information donnée lors de l’orientation active soit plus souvent le fait des enseignants
du département concerné (ce qui est le cas en Sciences). Un Guide des Compétences est en cours de réalisation, il
permettra de mieux orienter les étudiants en améliorant la lisibilité des offres de formation. La réussite des étudiants
est aussi largement influencée par leur bonne intégration à la vie de l’établissement. Dans ce domaine, on notera à
nouveau l’engagement fort de l’UJM à travers l’amélioration des conditions d’accueil, des services étudiants,
l’encouragement à la vie démocratique et associative, l’investissement dans la vie sportive et culturelle de l’étudiant,
l’accompagnement social et l’égalité des chances. En phase avec le contexte socio-économique local, l’établissement
propose un Diplôme d’Accès aux Etudes Universitaires (DAEU) à destination de publics en situation précaire avec un
accompagnement individualisé et une offre de formation ouverte et à distance.
Des enseignements en groupes spécifiques (comme des préparations à l’intégration en école d’ingénieur) ou de
remise à niveau (parfois en e-learning) sont souvent proposés dans les parcours, illustrant à nouveau la volonté
d’intégration d’une population étudiante assez diverse. Des soutiens aux étudiants en difficulté, comme une
préparation entre deux sessions d’examen en vue d’améliorer le taux de réussite, est parfois proposé, mais pas
systématique. Certaines mentions de licence n’offrent pas ou peu ce type d’aide (Arts plastiques, Sociologie, Sciences
de l’éducation, Informatique, Biologie, STE), il serait souhaitable d’uniformiser ces pratiques. Les UE de méthodologie
du travail universitaire sont généralement bien présentes, mais le principe d’UE d’ouverture ne semble pas toujours
bien compris.
Lorsqu’ils sont issus d’une restructuration mutualisante, les parcours de licences sont souvent très progressifs
et en nombre justifiés. Dans certains cas très limités cependant (Musique, Arts plastiques, Lettres, LLCE), les parcours
différentiés sont peu lisibles voire inexistants.
Malgré cette politique volontariste d’aide à la réussite et l’investissement relayé par les services communs et
équipes enseignantes, le taux d’échec en L1 reste parfois très élevé. Par ailleurs, dans certaines mentions, le projet
personnel de l’étudiant vise parfois l’obtention d’un concours plutôt que l’obtention d’une licence. Il serait
souhaitable de mettre en place un système de repérage accompagné d’un soutien pédagogique spécifique.

Points forts :
Une très forte politique volontariste de l’établissement dans ce domaine avec une culture ancrée

bien avant la mise en place des dispositifs nationaux actuels.

Des dispositifs complémentaires à ceux rencontrés habituellement et adaptés au contexte local.

Une volonté de transversalité des mentions de licence et de réorientation effective.

Une bonne progressivité des parcours de licence, de mutualisations par domaine vers des
spécialisations à terme.

Points faibles :
Les dispositifs d’aide à la réussite mis en œuvre sont très variables selon les mentions de licence et

selon les années.

Quelques mentions de licence sont encore trop monolithiques ou manquent de lisibilité sur leurs
parcours de L3.

La présence d’étudiants en attente d’un concours pourrait faire l’objet d’un accompagnement
spécifique.

Le taux d’échec en L1 est encore souvent trop élevé.
7
4  Insertion professionnelle et poursuite d'études choisies

Avis argumenté et synthèse de l'évaluation (A+, A, B ou C) : B
Les étudiants issus des licences de l’UJM se destinent principalement aux métiers de l’enseignement ou à la
poursuite en master avec une offre locale (UJM) ou au sein du PRES très complète et cohérente. La poursuite en
master est favorisée par des réunions d’information ainsi que par la participation d’enseignants de L3 en master ;
souvent plus de la moitié des effectifs de la licence poursuivent en master au sein de l’UJM. Certaines licences de
Sciences ouvrent aussi, suite à des enseignements spécifiques, aux écoles d’ingénieurs. Par ailleurs, l’établissement a
fait du développement des licences professionnelles un axe stratégique pour favoriser l’insertion professionnelle.
Cependant, la faible attractivité reconnue de ces formations pour les étudiants de L2 généralistes pourrait être
améliorée par la mise en place d’UE spécifiques de préparation en L1 et L2. De manière générale, les passerelles vers
les licences professionnelles gagneraient à être mieux développées tant sur leur mode de fonctionnement que sur leur
efficacité.
En termes d’ouverture à l’international, l’établissement fait preuve d’une réelle politique destinée à favoriser
la mobilité étudiante avec la présence de chargés de mission pour les relations internationales dans chaque
composante, le Plan Langues, un nombre croissant d’étudiants Erasmus, des objectifs de mobilités entrante/sortante
atteints, des projets de double-diplômes et le pilotage de deux masters Erasmus Mundus. Cependant, au sein des
licences, la préparation des étudiants sortants à la mobilité internationale est actuellement limitée au Plan Langues
et à une sensibilisation proposée par le SCUIO sous la forme de réunions d’information. La mise en place de modules
spécialisés de préparation au sein des parcours reste en attente.
L’UJM dispose d’une Plateforme d’Insertion Professionnelle labellisée par le Ministère, les étudiants de
licences bénéficient au cours de leur formation d’une UE PPE (préparation au professorat des écoles) leur apportant
des éléments de professionnalisation et de découverte des métiers, des rencontres avec des acteurs des milieux socioéconomiques et des forums emplois. Un plan formation « insertion étudiants » a été mis en place par le SCUIO offrant
aux étudiants de L3 une découverte du monde socio-économique et la simulation d’entretiens d’embauche. La préorientation professionnalisante pour les étudiants se destinant aux métiers de l’enseignement reste inscrite de
manière systématique aux S5 et S6 de toutes les licences avec des UE de préparation spécifiques. Pratiquement toutes
les licences font appel à la participation active de professionnels extérieurs à la formation (les impliquant parfois dans
l’évaluation de la formation). Cette forte mobilisation est souvent facilitée par l’ancienneté de certaines licences et
par conséquent par le réseau d’anciens et de partenaires constitué. Il serait cependant souhaitable de mieux préciser
leur implication effective dans l’équipe pédagogique ainsi que leur impact sur les débouchés potentiels. Les stages
professionnalisants sont aussi souvent mentionnés, mais sont en général optionnels ; quelques rares mentions font
état de stages obligatoires éventuellement à l’étranger (Sciences de gestion, Information-Communication, Histoire).
Lorsque cela est possible et judicieux, il serait souhaitable de généraliser ces pratiques, notamment aux licences de
Sciences, et de rendre les stages obligatoires. La formation par l’apprentissage ou en alternance n’est généralement
pas présente au sein des différents parcours de licence de l’UJM.
L’insertion et le devenir des étudiants est souvent un des points le moins développé, voire non traité, dans les
dossiers. Le devenir des étudiants en termes de poursuite d’études et de réussite est à reconsidérer. Si le pourcentage
d’étudiants issus de L3 intégrant un master est régulièrement indiqué, leur taux de réussite ainsi que leur devenir
professionnel ne le sont pas ; le devenir des étudiants non diplômés n’est en général pas précisé non plus. Le projet
de Guide des Compétences déjà mentionné pourra sans doute contribuer à améliorer la lisibilité des formations et par
conséquent l’insertion professionnelle.
Les dossiers de mentions de licence sont de qualité rédactionnelle très variable. Ils sont en général assez
complets et assez synthétiques, mais certains items ne sont pas toujours renseignés ou font référence à des dispositifs
mutualisés au niveau de l’établissement sans qu’il n’y ait d’appropriation et d’analyse propre à la formation
concernée.
L’autoévaluation des mentions fournie dans les dossiers est elle aussi de qualité variable, elle apporte parfois
des compléments, voire des éléments d’analyse ou dans d’autres cas est incomplète et ne s’appuie sur aucune donnée
chiffrée ou élément factuel. La procédure d’autoévaluation réalisée par la cellule qualité au niveau de
l’établissement n’est pratiquement jamais mentionnée. On aurait pu profiter de l’existence de ce dispositif original
pour que les grilles d’autoévaluation de mentions ne soient pas seulement renseignées par les rédacteurs du dossier
mais avec l’établissement.
Le retour de l’autoévaluation sur le pilotage est un point important qui est peu développé. Dans certains cas,
la commission paritaire semestrielle mise en place par l’établissement permet d’apporter des modifications à
l’organisation des cours, à leur contenu et leur mode d’évaluation. Il serait souhaitable de développer des procédures
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d’autoévaluation à différents niveaux, mobilisant les étudiants comme les enseignants et l’établissement et de les
valoriser par des analyses et retours sur le pilotage.

Points forts :
Une offre complète et cohérente de master au sein de l’UJM et dans le PRES à laquelle accède plus

de la moitié des effectifs de licence.

Une forte implication d’intervenants professionnels extérieurs.

Une préparation aux Ecoles d’Ingénieurs avec des accords locaux.

Un bon ancrage au contexte socio-économique local avec une ouverture sur l’extérieur (PRES et
international).

Points faibles :
Les dispositifs de suivi et par conséquent les données sur le devenir des étudiants en master ou

autres débouchés professionnels sont insuffisants.

L’absence trop fréquente de préparation et de passerelle opérationnelle vers les licences
professionnelles.

Une faiblesse des dispositifs de préparation des étudiants à la mobilité internationale malgré une
volonté avérée et des opportunités de mobilité.

Une politique de stage manquant parfois de volontarisme.

Une autoévaluation incomplète au niveau des composantes.
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Evaluation des diplômes
Licences– Vague A
ACADÉMIE : LYON
Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet
Demande n° S3110053903
Domaine : Sciences, technologies, santé
Mention : Physique-Chimie
Présentation de la mention
La licence mention Physique-Chimie de l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne propose une formation
orientée vers les enseignements généraux de physique et chimie. Un des débouchés important de cette formation
concerne les métiers de l’enseignement, mais il est également possible de poursuivre en master dans les domaines de
la physique ou de la chimie. Cette mention s’appuie sur une structure commune avec les mentions scientifiques
Physique, Chimie, Mathématiques, Mathématiques appliquées aux sciences sociales et Informatique. En L1, un choix
personnalisé de modules disciplinaires permet d’initier les enseignements de chimie et physique ; en L2, un parcours
Sciences de la matières et sciences de l’ingénieur apporte une spécialisation plus importante en chimie (chimie
organique, chimie inorganique, etc.) et physique (électromagnétisme, électricité, ondes et polarisations, phénomènes
oscillatoires, etc.) qui est renforcée en L3 (chimie organique, inorganique, thermodynamique chimique, chimie
moléculaire, thermodynamique des mélanges, interférences – diffraction, etc.).
Des dispositifs d’aide à la réussite en licence ont été mis en place pour l’ensemble de ces mentions avec des
enseignements de soutien ou du tutorat et du suivi personnalisé des étudiants (enseignant-référent, suivi du projet
professionnel).
Avis condensé

Avis global :
La licence de Physique-Chimie est en cours de réorganisation en cohérence avec les licences de Physique,
Chimie et la création de la mention Sciences pour l’ingénieur. L’objectif visé est d’élargir le public au niveau des
recrutements en proposant un panel plus large de possibilités et de faciliter des réorientations en L1 et L2 entre ces
mentions.
La mention Physique-Chimie est orientée vers les métiers de l’enseignement et intègre des modules mutualisés
avec les autres mentions. Des débouchés en master dans les deux domaines Physique et Chimie sont également
possibles.
Cette formation est globalement satisfaisante en termes de contenus pédagogiques pour les objectifs visés et
profite de la structure commune pour les dispositifs mis en place dans le cadre du plan réussir en licence.
Il est cependant difficile d’analyser le devenir des étudiants avec les informations données qui sont peu
nombreuses en termes d’informations chiffrées. On peut aussi s’interroger sur les effectifs inégaux en nombre (en L3,
28 en 2007-2008, 49 en 2008-2009). Cette progression est-elle justifiable dans le temps ou ponctuelle ?
1

Points forts :




L’organisation de la formation est cohérente avec l’ensemble des mentions scientifiques grâce
notamment à un parcours commun en L2 avec les mentions Physique et Chimie. Une forte
mutualisation est développée également en L3, ce qui permet de renforcer les effectifs au niveau des
unités d’enseignement (UE) de ces filières.
La mention comporte des parcours équilibrés Physique et Chimie adaptés aux objectifs visés des
métiers de l’enseignement notamment.
Des dispostifs de soutien et de suivi sont mis en œuvre pour les différentes mentions scientifiques et
sont donc également un atout supplémentaire pour cette mention.
Points faibles :



Peu d’éléments sont fournis sur le suivi des diplômés, rendant ainsi difficile l’évaluation du devenir
des étudiants, à la fois en termes de poursuite d’études et de réussite.
Les informations chiffrées des effectifs montrent des fluctuations qui ne sont donc pas expliquées
dans le dossier.
Aucun intervenant professionnel ne participe à la formation dans les domaines disciplinaires
(Physique–Chimie).


NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement :
Il serait souhaitable de renforcer le suivi des étudiants en termes de parcours et d’insertion professionnelle,
pour avoir une meilleure visibilité sur le devenir des étudiants de cette mention Physique-Chimie de licence. Une
analyse plus fine de ces informations pourrait peut-être influer sur le pilotage de la licence.
Avis détaillé
1  Pilotage de la licence :
La licence de Physique-Chimie s’appuie sur une structure commune avec plusieurs mentions scientifiques. Des
dispositifs de pilotage tant au niveau de l’Université qu’au niveau des mentions ont été mis en place. Cette
structuration est pertinente.
2  Projet pédagogique :
Le projet pédagogique est adapté aux objectifs visés avec une progressivité de spécialisation dans les parcours
L1, L2 et L3 et plus particulièrement pour cette mention, un enseignement équilibré entre Physique et Chimie pour
les métiers de l’enseignement notamment. La structure commune modulaire de L1 apporte des UE de méthodologie,
ouverture et découverte et des compétences complémentaires (également en L2). Le niveau L3 offre des UE dédiées
aux métiers de l’enseignement.
3  Dispositifs d’aide à la réussite :
Dans le cadre du Plan Réussite en Licence, des dispositifs importants de soutien, monitorat, suivi personnalisé
(enseignants référents) ont été mis en place. Il serait intéressant d’avoir des bilans de ces dispositifs au cours des 4
prochaines années.
2
4  Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies :
L’insertion professionnelle est le point le moins développé dans le dossier. Il serait nécessaire de mieux cerner
la population étudiante afin notamment de mieux comprendre certaines évolutions d’effectifs et mieux connaître le
devenir des étudiants en termes de poursuite d’études et de réussite.
3
Evaluation des diplômes
Licences– Vague A
ACADÉMIE : LYON
Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet
Demande n° S3110053905
Domaine : Sciences, technologies, santé
Mention : Physique
Présentation de la mention
La licence mention Physique de l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne propose une formation générale de
physique (optique, électricité, magnétisme, etc.) et des sciences de l’ingénieur (électronique, mécanique,
acoustique, etc.). Cette formation propose deux parcours en L3, Physique pour l’ingénieur et Mécanique et
matériaux. Elle s’appuie en L1 et L2 sur une structure commune avec les mentions scientifiques : Mathématiques,
Mathématiques appliquées aux sciences sociales, Informatique, Physique et Physique-Chimie. Cette structure permet
une spécialisation progressive vers la licence de Physique avec des réorientations possibles en L1 et L2. Les objectifs
visés sont essentiellement la poursuite en master ou en école d’ingénieur (parcours spécifique L1-L2).
Avis condensé

Avis global :
La licence de Physique s’appuie sur une structure générale commune pour les mentions Mathématiques,
Mathématiques appliquées aux sciences sociales, Physique-Chimie, Chimie et Informatique. Des dispositifs généraux
pertinents ont été mis en place dans le cadre du projet Réussir en Licence. Les objectifs visés pour la formation sont
essentiellement une poursuite en master notamment ceux proposés par l’Université Jean-Monnet, mais aussi du bassin
lyonnais. L’enseignement est en adéquation avec cet objectif. Les efforts de restructuration montrent une dynamique
susceptible d’élargir le bassin de recrutement (et le public) et offrir des débouchés plus diversifiés pour augmenter
des effectifs limités à ce jour.
L’intégration d’un parcours spécifique de type préparation aux écoles d’ingénieur (pour le concours GEIPI) est
un atout qui mérite d’être développé.

Points forts :



La restructuration des mentions Physique, Physique-Chimie, Chimie et la nouvelle mention Sciences
pour l’ingénieur est judicieuse.
Les dispositifs de soutien, tutorat et suivi du projet professionnel des étudiants sont mis en place dans
le cadre du projet Réussir en Licence et sont appropriés.
Points faibles :



Les effectifs semblent faibles, mais l’un des objectifs de la restructuration est de pallier cette
difficulté.
Le dossier comporte peu d’informations sur le devenir des étudiants, y compris leur répartition en L2
dans les masters, les écoles d’ingénieurs ou les licences professionnelles.
Aucun intervenant professionnel ne participe à la formation dans les domaines discipliniares
(notamment Physique, mais aussi Chimie).
1


NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement :
Les efforts menés pour la restructuration de la licence de Physique doivent être poursuivis pour améliorer son
attractivité et la diversité de ses recrutements. Il serait aussi souhaitable d’évaluer l’impact de cette ouverture sur
les effectifs au cours du prochain plan quadriennal.
Avis détaillé
1  Pilotage de la licence :
Cette formation s’appuie sur une structure commune avec plusieurs mentions scientifiques. Des dispositifs de
pilotage tant au niveau de l’Université qu’au niveau des mentions ont été mis en place. Cette structuration est
pertinente.
2  Projet pédagogique :
Le dossier montre une réelle réflexion pour la restructuration des mentions du domaine physique et chimie,
notamment pour augmenter les effectifs. Le projet pédagogique est cohérent et permet des réorientations entre ces
mentions (en L1 et L2).
Des enseignements spécifique orientés « préparation aux écoles d’ingénieur » sont proposés et constituent un
atout pour cette mention.
3  Dispositifs d’aide à la réussite :
Dans le cadre du Plan Réussite en Licence, des dispositifs importants de soutien, monitorat, suivi personnalisé
(enseignants référents) ont été mis en place. Il serait intéressant d’avoir des bilans de ces dispositifs au cours des 4
prochaines années.
4  Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies :
La poursuite d’études en master est le principal objectif de la licence, une analyse des masters visés est
donnée, mais les informations chiffrées disponibles sont limitées. L’harmonisation des parcours L1 et L2 avec une
préparation concours est un point positif qui est en cours de développement et qu’il faudra poursuivre.
2
Evaluation des diplômes
Licences – Vague A
ACADÉMIE : LYON
Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet
Demande n° S3110053907
Domaine : Arts, lettres, langues
Mention : Langues étrangères appliquées
Présentation de la mention
La licence mention Langues étrangères appliquées (LEA) de l’Université Jean-Monnet de Saint-Etienne est une
formation relevant du domaine Arts, lettres, langues. Elle est fondée sur l’étude de deux langues vivantes (Langue A,
obligatoirement l’anglais, et Langue B), auquel s’ajoute l’apprentissage d’une troisième langue vivante (Langue C)
sous forme d’initiation ou de la poursuite d’un enseignement de langue vivante 3 initié au lycée. Ces cours visant à
acquérir la maîtrise de langues vivantes appliquées au commerce international sont complétés par l’enseignement de
matières d’application comme le droit, les sciences économiques, l’économie de l’entreprise ou l’étude des logiciels
de la bureautique.
Il s’agit donc d’une filière professionnalisante préparant à une poursuite d’études au niveau d’un master à
finalité professionnelle (comme le master Relations commerciales internationales et le master Traduction de produits
multi-supports proposés par l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne). Les deux premières années de la formation
constituent aussi un bon socle à des licences professionnelles tertiaires liées à l’ouverture internationale et à la
médiation culturelle, nationale ou internationale.
Les débouchés sont essentiellement le commerce extérieur, l’import-export de biens ou de services, les
sociétés de transport et de logistique, l’hôtellerie, les entreprises culturelles et touristiques, les agences de
communication, la traduction et l’interprétariat.
La licence LEA comporte quatre spécialités en fonction des combinaisons de langues choisies : AnglaisAllemand, Anglais-Espagnol, Anglais-Italien et Anglais-Portugais.
Avis condensé

Avis global :
La licence Langues étrangères appliquées relève de la Faculté des Arts, Lettres et Langues et fait l’objet d’une
demande de renouvellement d’habilitation. Aux trois spécialités existantes (Anglais-Allemand, Anglais-Espagnol,
Anglais-Italien) s’ajoute désormais une quatrième (Anglais-Portugais), justifiée par l’importance de la communauté
lusophone dans la région stéphanoise et la perspective de nouveaux partenariats internationaux. C’est une formation
adaptée qui répond de façon très satisfaisante à plusieurs critères d’évaluation, même si elle présente quelques
points faibles importants.
Le projet pédagogique est de très bonne qualité, les objectifs bien définis (accès à des masters professionnels),
le contenu et l’organisation des enseignements sont parfaitement adaptés à la maîtrise de langues étrangères
appliquées au commerce international, l’encouragement à la mobilité internationale des étudiants et l’ouverture sur
le monde professionnel semblent des gages de réussite.
1
Les quelques points faibles importants qui subsistent concernent essentiellement le taux d’abandon en
première année, le taux de réussite en trois ans et le pilotage de la formation.

Points forts :




Le contenu et l’organisation des enseignements sont parfaitement adaptés à la maîtrise de langues
étrangères appliquées au commerce international, avec une progressivité de la professionnalisation
au fur et à mesure que croît la part réservée aux matières d’application. La formation constitue un
tremplin efficace pour accéder à des masters professionnels.
L’étude d’une langue vivante 3 représente un atout sur le marché du travail dans le secteur du
commerce international et permet à la filière LEA de l’Université Jean Monnet de se démarquer
d’autres formations du même type.
L’encouragement à la mobilité internationale est particulièrement sensible, les étudiants sont
convenablement encadrés et leurs études à l’étranger bien financées, notamment grâce à un
partenariat avec la Région Rhône-Alpes.
Points faibles :



Le taux d’abandon en première année est très élevé, notamment pour la spécialité Anglais-Espagnol
(50 %), et le taux de réussite en trois ans est trop faible.
Les procédures d’évaluation (des étudiants et des enseignements) ne font pas l’objet d’une réflexion
assez approfondie, ce qui nuit à la transparence de l’information sur le diplôme et au bon
fonctionnement du pilotage de la formation.
Le pilotage de la formation n’est pas assuré de façon pleinement satisfaisante : l’équipe pédagogique
ne s’intéresse pas assez à la connaissance et au suivi des étudiants, ne donne pas suffisamment
d’informations à l’extérieur et en interne (manque de communication avec les secteurs public et
privé, avec les futurs étudiants, les étudiants inscrits dans la formation et les anciens diplômés), ce
qui ne lui permet pas de valoriser le diplôme et d’obtenir un recrutement à la mesure de ses
ambitions.


NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : B

Recommandations pour l’établissement :
Pour lutter contre le taux d’échec élevé en première année, il est impératif de prêter la plus grande attention
aux dispositifs qu’il est possible de mettre en place dans le cadre du Plan Réussite en Licence. L’équipe pédagogique
doit pouvoir se répartir les responsabilités pour assurer un encadrement optimal des étudiants et être capable de leur
accorder individuellement dès la L1 des entretiens nécessaires à l’élaboration d’un contrat de réussite ou projet
professionnel personnel. L’existence de quatre spécialités pourrait peut-être donner lieu à un partage des tâches par
année, plus propice à l’encadrement d’effectifs relativement importants. Le tutorat en L1 doit aussi être optimisé et
comporter idéalement trois phases distinctes : tutorat d’intégration obligatoire pour tous les étudiants en début
d’année, tutorat méthodologique dans la seconde partie du premier semestre pour tous ceux qui en éprouvent le
besoin et tutorat de soutien au deuxième semestre pour tous les étudiants jugés trop faibles à l’issue des premières
évaluations. Enfin, il serait sans doute utile de renforcer la communication en général (mieux faire connaître la
formation dans les structures académiques et les entreprises, développer un réseau d’« anciens ») et l’orientation
active en particulier (participation systématique des enseignants du département) de façon à motiver de bons élèves
à s’inscrire dans la formation pour obtenir un recrutement de qualité.
Il conviendrait également d’accorder plus d’importance aux procédures d’évaluation, garantes du succès de
l’étudiant et du bon pilotage de la formation.
L’évaluation des connaissances des étudiants devrait passer par un affichage clair des modalités d’examens au
niveau des maquettes (nature de l’examen : écrit, oral, examen final, contrôle continu, durée, coefficient) de façon à
ce que les futurs étudiants puissent juger des exigences de la formation et que les étudiants inscrits puissent se
préparer aux examens en connaissance de cause.
L’évaluation des enseignements par les étudiants serait sans doute plus performante si elle prenait la forme
d’un questionnaire écrit, anonyme, sur chaque unité d’enseignement (UE) ou chaque type de cours, distribué à la fin
2
du semestre sous forme papier à tous les étudiants, ou disponible en ligne, que chacun pourrait remplir en toute
sérénité et franchise. L’outil informatique serait naturellement le bienvenu pour la gestion des réponses et leur
analyse, de façon à ne pas accroître inconsidérément la charge de travail de l’équipe pédagogique.
Enfin, il serait souhaitable de prêter une plus grande attention au pilotage de la formation. La connaissance
précise de la population étudiante permettrait sans doute de mieux anticiper ses difficultés (gestion des différentes
formes de tutorat et du public ciblé en L1). Le tutorat pourrait être étendu à l’année de L2. Le dispositif de suivi des
étudiants de l’Observatoire de la Vie Etudiante (OVE) devrait aussi concerner, si possible, la deuxième et la troisième
année. Il serait important d’utiliser les études de l’OVE, les fichiers de l’association des étudiants de LEA et peut-être
les ressources du master Relations commerciales internationales (sous la forme d’une mission confiée à des
étudiants ?) pour constituer un répertoire d’« anciens », voire une association d’« anciens », propres à dynamiser la
formation en offrant aux étudiants conseils et assistance pour une meilleure insertion professionnelle.
Avis détaillé
1  Pilotage de la licence :
Le pilotage de la formation n’est pas entièrement satisfaisant :
- L’équipe pédagogique ne s’intéresse pas assez à la connaissance et au suivi de la population étudiante
(la demande d’habilitation ne fournit aucune donnée précise sur les caractéristiques de cette population
étudiante, les rubriques concernant le suivi des étudiants ne sont pas toujours renseignées).
- Il n’y a pas d’actions de communication spécifiques des universitaires vers les structures académiques et
les entreprises.
2  Projet pédagogique :
Le projet pédagogique est très satisfaisant, hormis la procédure d’évaluation des enseignements :
- Les objectifs sont clairement énoncés, les débouchés bien précisés, notamment l’accès aux masters à
finalité professionnelle.
- Les contenus et l’organisation des enseignements sont bien conçus afin de permettre une bonne
connaissance des langues appliquées choisies ainsi que la progressivité de la professionnalisation.
- L’acquisition de compétences additionnelles et transversales est pleinement réalisée.
- L’évaluation des connaissances des étudiants n’est pas transparente : la maquette ne mentionne pas les
modalités d’examens pour les différents cours.
- L’évaluation des enseignements n’est pas réalisée de façon satisfaisante : la réunion d’une « Commission
paritaire semestrielle » ne peut remplacer efficacement un questionnaire d’évaluation écrit et
anonyme, UE par UE. La formation n’est pas évaluée dans sa globalité.
3  Dispositifs d’aide à la réussite :
Les dispositifs d’aide à la réussite sont dans l’ensemble assez satisfaisants :
- L’accompagnement des étudiants grâce à des enseignements pour des groupes spécifiques, au tutorat et
à des UE d’ouverture permettant une éventuelle réorientation est en bonne voie. Les seules réserves
concernent les procédures d’information, qui ne sont pas assez poussées (l’orientation active n’est pas
toujours conduite par un enseignant du département LEA, les enseignants ne donnent pas d’information
en cours de cursus) et la nécessité d’un tutorat plus poussé.
- La progressivité des parcours est réelle et conduit à une professionnalisation croissante, notamment
grâce à l’élaboration du projet professionnel de l’étudiant.
- Les réorientations sont possibles et clairement indiquées aux étudiants. Il existe des passerelles
contribuant à la mobilité interne au sein de l’établissement.
3
4  Insertion professionnelle et poursuite d’études choisie :
- L’orientation professionnelle est facilitée par la nature professionnalisante de la formation, une
ouverture sur des masters à finalité professionnelle et l’encouragement de la mobilité internationale.
- L’ouverture sur le monde professionnel est réelle et rapide en raison de l’intervention de professionnels
extérieurs dans la formation et grâce à la possibilité de stages professionnalisants.
- Le devenir des étudiants n’est pas assez pris en considération, ce qui ne facilite pas le pilotage de la
formation et nuit à la valorisation du diplôme.
4
Evaluation des diplômes
Licences– Vague A
ACADÉMIE : LYON
Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet
Demande n° S3110053908
Domaine : Sciences, technologies, santé
Mention : Sciences de la Terre et de l'environnement
Présentation de la mention
La mention Sciences de la Terre et de l'environnement (STE) de l’Université Jean Monnet (UJM) de Saint
Etienne est portée par la Faculté des Sciences et Techniques (FST) et fait l’objet d’une demande de renouvellement.
L’objectif général de la formation est de préparer les étudiants à des poursuites d'études supérieures dans les
différentes filières des Sciences de la Terre et de l'Univers, des Sciences de l'environnement, et de l'Aménagement du
territoire. Elle propose pour cela un parcours unique, STE, pour lequel les étudiants peuvent opter définitivement dès
le semestre 3. Les semestres 1 et 2 constituent un socle large de connaissances scientifiques fondamentales commun
aux mentions Biologie, Chimie et STE.
Avis condensé

Avis global :
Le projet pédagogique de la mention est conçu pour permettre aux étudiants d’élaborer leur projet personnel
par l’acquisition des connaissances disciplinaires et fondamentales en Sciences de la Terre et de l'Univers, Sciences de
l'environnement, et Aménagement du territoire. L’offre de la mention STE s’intègre dans un dispositif de formation
complémentaire et interdisciplinaire.
Les titulaires de cette licence peuvent poursuivre leurs études dans des masters « recherche » sur site
Territoires, patrimoine et environnement du domaine Sciences humaines et sociales, des masters d'autres
établissements dans des spécialités très variées (Géologie, Hydrogéologie, Environnement…) ou une poursuite
d’études en master Métiers de l'enseignement et de la formation.
Le projet pédagogique permet aussi d’acquérir des compétences transversales via des unités d’enseignements
(UE) de langues, de culture générale et d’outils informatiques (Certification Internet et Informatique, C2i).
La mention est portée par une équipe pédagogique constituée d'enseignants issus de sections CNU variées,
reflétant la pluralité des disciplines abordées tout au long du cursus. Une collaboration étroite est établie avec les
enseignants de Géographie physique (section CNU 23) pour la composante environnementale du diplôme. La structure
et le fonctionnement de l’équipe de formation sont bien indiqués. Il faut noter que l’équipe de formation a mis en
place, en plus du soutien et du tutorat en L1, un dispositif de suivi de chaque étudiant de L1 et L2 (enseignants
référents) dans le cadre du Plan de Réussite en Licence.
1

Points forts :




L’équipe pédagogique porteuse du projet est multidisciplinaire. Elle implique des enseignants issus de
nombreuses sections CNU différentes, tout au long du cursus.
Des passerelles de réorientation ont été mises en place entre les menstions STS et celles relevant des
Sciences humaines et sociales grâce la pluridisciplinarité de l’équipe de formation et la mutualisation
d’UE.
Un suivi systématique et individualisé de chaque étudiant, durant les 4 premieres semestres, est
assuré par un enseignant référent.
Points faibles :



L’objectif de la formation, difficile à cerner à la lecture du dossier, n’apparaît pas suffisamment
développé.
Le dispositif d’évaluation des enseignements par les étudiants, en ligne et anonyme, ne semble pas
systématiquement généralisée.
Le dispositif d’aide à la réussite ne propose pas d’enseignement organisé pour des groupes spécifiques
comme par exemple les étudiants venant de l’extérieur qui intègrent le niveau L3.


NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement :
L’offre de formation est pleinement justifiée et on ne peut que recommander de poursuivre les efforts de
restructuration entrepris depuis le contrat 2003-2007 pour la renforcer. Il serait probablement nécessaire, à moyen
terme, de revoir l’objectif de la mention et le définir en fonction des moyens présents ou futurs, en tenant compte du
positionnement de la mention dans l’offre de formation de l’UJM et/ou dans l’offre du PRES. L’enseignement de
spécialisation proposé dès le S3 ne semble pas adapté à une orientation progressive des étudiants pour construire leur
projet professionnel.
Plus généralement, afin de renforcer le dispositif d’aide à la réussite et d’augmenter son attractivité en L3, la
mention pourrait proposer, aux groupes spécifiques (IUT, L2 externe…), la possibilité de suivre des UE fondamentales
de spécialisation spécifique proposées en L2. L’évaluation des enseignements mérite d’être systématiquement
généralisée. La mobilité internationale pourrait être renforcée.
Avis détaillé
1  Pilotage de la licence :
L’équipe pédagogique est véritablement pluridisciplinaire, de nombreuses sections CNU y sont représentées
(Sciences de la Terre, Géographie, Biologie, Chimie, Physique, Mathématiques, Anglais…). Le fonctionnement de
l’équipe de formation est bien présenté avec un responsable d’équipe par mention, un responsable pédagogique par
semestre, un comité de pilotage des mentions du domaine et des membres de l’administration. Le dispositif de suivi
des étudiants soit individuellement (enseignant référent) soit de populations de chaque semestre (Directeur des
études) est mis en place pour veiller à la cohérence disciplinaire du parcours et à la progressivité des semestres.
2  Projet pédagogique :
Le projet pédagogique proposé montre une réelle volonté de restructuration suite au passage au LMD en 2003.
En effet, une véritable équipe pluridisciplinaire a été mise en place permettant une large mutualisation entre les
2
mentions voire entre les domaines. Il apparaît, en revanche, que le projet de la licence STE ne semble pas mettre en
évidence une articulation cohérente avec un ou des masters locaux.
3  Dispositifs d’aide à la réussite :
Dans le cadre du Plan de Réussite en Licence, l’équipe pédagogique propose un accompagnement des étudiants
en dificulté à travers le tutorat inter-sessions et l’enseignement de soutien. Chaque étudiant se voit attribuer un
enseignant référent pour les semestres 1 à 4. La mention propose aussi l’UE de méthodologie de travail universitaire à
tous les étudiants du L1 ainsi que des UE d’ouverture disciplinaire en S2.
Le projet de la mention STE ne propose pas d’UE Stage dans des laboratoires de recherche en L3 et donnant
lieu à des crédits européens au même titre que les autres UE.
4  Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies :
Ce projet permet l’acquisition d’éléments de professionnalisation et de découverte des métiers via l’UE Projet
professionnel de l’étudiant, les rencontres avec les acteurs socio-économiques et les forums emploi, et par
l’intermédiaire de l’UE préprofessionnelle sur les métiers de l'enseignement offrant ainsi une poursuite d’études dans
un master préparant aux métiers de l’enseignement.
L’équipe pédagogique s'appuie sur une collaboration avec le département de Géographie de la Faculté des
Sciences humaines et sociales (SHS) de l'UJM permettant ainsi une poursuite d’études au sein du master local
Territoires, patrimoine et environnement relevant du domaine SHS.
3
Evaluation des diplômes
Licences– Vague A
ACADÉMIE : LYON
Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet
Demande n° S3110053910
Domaine : Arts, lettres, langues
Mention : Langues, littératures et civilisations étrangères
Présentation de la mention
La mention Langues, littératures et civilisations étrangères (LLCE) de l’Université Jean Monnet de Saint
Etienne (UJM) propose l’enseignement spécialisé d’une parmi quatre langues vivantes (Anglais, Espagnol,
Allemand, Italien) dans une formation en partie commune en 1ère année.Ceci facilite la bonne intégration des
nouveaux étudiants avec un dispositif d’aide à la réussite qui permet l’accompagnement de leur projet.
L’originalité des enseignements relève de la même démarche sans céder sur la qualité de la formation
nécessaire à une poursuite en master à finalité « Recherche » ou professionnelle (notamment un master
Métiers de l’enseignement).
Avis condensé
La licence LLCE propose un ensemble de formations (spécialités Allemand, Anglais, Espagnol et Italien)
bien construit avec des dispositifs dynamiques d’aide à la réussite de l’établissement et de l’équipe
pédagogique et une qualité d’enseignement propre à préparer les étudiants se destinant à un master. L’équipe
pédagogique devrait poursuivre ses efforts pour proposer un plus large éventail de débouchés hors spécialités.

Avis global :
La mention LLCE propose, pour l’enseignement de langues vivantes (LV) différentes, une formation en
grande partie mutualisée en L1, notamment avec des enseignements transversaux importants dont le
programme, aux choix judicieux, vise une bonne intégration des nouveaux étudiants tout en permettant une
possible réorientation après le S1 ou S2. Les trois parcours pourraient être renforcés ; l’interdisciplinarité
également par les enseignements de Civilisation et le prolongement de la LV2 en 3e année. L’articulation avec
le niveau master est bien construite et, compte tenu des taux d’échecs en L3, dans les spécialités Anglais et
Espagnol, la réflexion sur une diversification des débouchés possibles est à poursuivre, vers la mise en place de
parcours nouveaux en partenariat avec d’autres disciplines relevant des lettres ou des sciences humaines. La
mention répond à un besoin attesté par les effectifs et induit par l’environnement socio-économique de
l’Université qu’elle contribue à ouvrir sur l’international.

Points forts :

Le programme de L1 facilite la bonne intégration des nouveaux étudiants et à la réorientation
après le S1 ou le S2.
1





L’accueil et le suivi des étudiants permet la mise en route de dispositifs d’aide : repérage
précoce des étudiants venant de bacs non généraux, analyse des résultats à l’issue de la 1ère
année, bilan régulier des commissions paritaires sur les enseignements, pratique majoritaire du
contrôle continu doublée de travaux d’entraînement.
Il existe une forte mutualisation des moyens avec la filière Langues étrangères appliquées
(LEA) ou les autres langues de la mention.
L’articulation très cohérente entre les 4 spécialités et des masters soit « Recherche » soit
Métiers de l’enseignement.
Le dispositif de projet professionnel mis en place à l’UJM depuis 10 ans est évalué chaque
année par une enquête de satisfaction et la politique d’établissement de certification niveau
C2i1 pour tous les étudiants de licence à la fin du contrat quadriennal.
Points faibles :





Les possibilités de stage sont trop réduites.
La disparition de la LV2 en L3 est regrettable.
Le taux d’échec en L3 est fort dans deux des quatre spécialités.
La mobilité internationale est signalée importante, mais sans données précises dans le dossier.
Le dossier est trop peu précis sur les UE de Préprofessionnalisation (S5 et S6) vers les métiers
de l’enseignement ou la formation Français Langue Etrangère (FLE). Le contenu variable d’une
spécialité à l’autre mériterait un effort de concertation en vue de l’homogénéisation de ces
enseignements.


NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement :




Concernant plus spécialement la mention, l’aide à la réussite en L3 en Espagnol (40 %
d’échecs) et en Anglais (50 %) mériterait d’être renforcée, au regard des résultats obtenus.
L’offre de débouchés, déjà diversifiée, pourrait l’être encore vers les métiers à vocation
internationale (commerce, tourisme, interprétariat…) ou la nouvelle licence professionnelle
Patrimoine.
Le stage de découverte devrait être étendu à d’autres débouchés possibles (tourisme par
exemple).
Une réflexion devrait être engagée quant au soutien des étudiants de L1 dont l’inscription dans
la mention s’inscrit dans un projet personnel autre que l’obtention d’une licence (attente d’un
concours notamment) et pour lesquels un double dispositif (par l’Université ou la composante)
de repérage (sortie des statistiques d’abandon) et de soutien pédagogique spécifique pourrait
être mis en place.
Avis détaillé
1  Pilotage de la licence :
Le pilotage est rendu moins complexe par la diversité des disciplines que par les différences
irréductibles des spécialités. Il est aidé par l’enquête de l’observatoire de la vie étudiante (OVE) sur les
nouveaux entrants à l’Université, le repérage précoce des étudiants venant de bacs non généraux, l’analyse
des résultats à l’issue de la 1ère année (document mis en ligne) et le bilan régulier des commissions paritaires
sur les enseignements, au total un ensemble de dispositifs propres à venir efficacement en aide au pilotage de
2
la licence aussi bien qu’à la réussite des étudiants. Par ailleurs, la pratique majoritaire du contrôle continu est
doublée de travaux d’entraînement.
La licence fait l’objet d’une information diffusée largement, avec notamment la récente mise en place
d’une présentation des études et des débouchés dans le cadre de rencontres (fortement encouragées) entre
étudiants et lycéens. Un Guide de compétences « licences » est en préparation, à destination des enseignants,
étudiants et acteurs du monde socio-économique.
2  Projet pédagogique :
Indépendamment de son intérêt « de proximité », l’ensemble constitué par la mention LLCE a le grand
mérite, dans un contexte économique difficile, d’encourager à la mobilité internationale. Les effectifs des
étudiants justifient l’existence des formations, y compris en Allemand dont la présence doit être soutenue
malgré une baisse constante et ancienne des effectifs à l’échelle nationale.
La forte mutualisation des moyens avec la filière LEA ou les autres langues de la mention est à
souligner, notamment celle des enseignements transversaux, importants en L1 (la moitié des crédits européens
en S1 et un tiers en S2), qui justifient la demande d’une mention commune. Le choix d’enseignements
« libres » parmi ceux donnés dans les autres spécialités (civilisation espagnole pour les Anglicistes faisant
espagnol en LV B par exemple) devrait renforcer cette mutualisation en même temps que l’interdisciplinarité
de la formation.
Le programme de L1 se prête à une bonne intégration des nouveaux étudiants et à la réorientation après
S1 ou S2. De même, le dispositif d’accueil et de soutien à la VAE est un atout de la formation. Il devrait être
complété par un effort plus large en direction du public de la formation continue que les deux éléments de la
mention (pratique d’une LV et civilisation) sont susceptibles d’attirer.
L’unité d’enseignement humanités (S1 et S2) révèle, par son contenu et par sa description détaillée, un
souci d’acquisition d’une maîtrise réelle du français, par une approche extrêmement judicieuse de la langue.
La mention comprend l’obligation d’avoir une LV2 et offre la possibilité de passer un DU d’une 3e LV,
mais il est regrettable que la LV2 disparaisse en L3.
3  Dispositifs d’aide à la réussite :
Le nombre d’enseignants référents devrait être harmonisé entre les différentes spécialités. Si l’on
retient l’appellation de « spécialité » pour les disciplines majeures (les 4 LV) de la mention, aucune n’offre de
véritables parcours, mais plutôt une « sensibilisation » aux métiers de l’enseignement (Professeurs des Ecoles –
PE- ou des Collèges & Lycées – PCL) ou à une formation FLE (à l’exception de l’Italien où le « Renfort de
Spécialité » est une préparation au master).
Le dispositif de projet professionnel mis en place à l’UJM depuis dix ans est bien construit et évalué
chaque année par une enquête de satisfaction auprès des étudiants.
Si une réunion d’information est organisée pour les bacheliers des sections professionnelles ou
technologiques préinscrits, les procédures d’aide spécifique à ce type de public devraient être précisées. En
application du Plan Réussite en Licence de l’Université, quatre professeurs référents ont reçu une mission
clairement précisée dans le dossier.
Avec environ un tiers de réussite entre les entrants de L1 et les licenciés de L3, on est dans un ordre de
grandeur qui, pour être conforme à la moyenne nationale, n’est évidemment pas satisfaisant. Le taux
d’abandon en L1 est fort en Anglais et Espagnol et l’équipe pédagogique est consciente du problème de
l’abandon en L1 qui ne relève pas seulement de la pédagogie, mais aussi d’orientation par défaut ou d’absence
de dispositif d’accueil pour les étudiants « en attente ». Au vu des informations précises fournies dans le
dossier, il semble qu’une réflexion devrait être engagée :
1°) quant au soutien des étudiants de L1 dont l’inscription dans la mention se fait dans le cadre
d’un projet personnel autre que l’obtention d’une licence (attente d’un concours notamment) et
pour lesquels il serait souhaitable de mettre en place un double dispositif (par l’Université ou la
3
composante) de repérage (sortie des statistiques d’abandon) et de soutien pédagogique
spécifique.
2°) quant aux moyens à mettre en œuvre pour augmenter les chances de réussite en L3 en
Espagnol (40 % d’échec) et en Anglais (50 %).
4  Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies :
L’articulation est très cohérente entre les quatre spécialités et des masters, soit « Recherche » soit
orienté vers les métiers de l’enseignement.
Si le débouché principal reste l’enseignement, un effort de diversification est notable et à prolonger,
vers les métiers à vocation internationale (commerce, tourisme, interprétariat : le complément de formation
en M2 professionnel Traduction est déjà en pratique) ou autres : il serait sans doute possible d’étudier la mise
en place d’une UE « libre » en S3 et S4, en collaboration avec le ou les départements de Sciences humaines et
sociales afin de faciliter la réorientation vers la nouvelle licence professionnelle Patrimoine.
Concernant l’ouverture internationale, l’éventail des aides financières et des partenariats (Erasmus,
Socrates et autres) est large, mais les données chiffrées sur les « nombreux » étudiants qui partent à l’étranger
manquent au dossier.
Le stage de découverte des métiers de l’enseignement (S4) devrait être étendu à d’autres débouchés
possibles (tourisme, par exemple).
Les UE de Préprofessionnalisation (S5 et S6) vers les métiers de l’enseignement ou la formation Français
langue étrangère sont insuffisament renseignées dans le dossier : avec 2 crédits pour cette UE, dans la
spécialité Allemand, il s’agit plutôt d’une « sensibilisation ». Dans la spécialité Anglais, cette UE offrirait le
choix entre 5 enseignements dont les deux seuls renseignés sont à 18 h TD ou « 12 h CM au moins », ce qui est
peu pour 6 crédits. Dans la spécialité Espagnol, 6 crédits sont affectés à la« Préprofessionnalisation PE ou PCL
ou FLE ou Cinéma » sans plus de détails. Cette diversité et cette imprécision semblent attester un manque de
concertation sur ces enseignements.
4
Evaluation des diplômes
Licences– Vague A
ACADÉMIE : LYON
Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet
Demande n° S3110053911
Domaine : Sciences, technologies, santé
Mention : Sciences et techniques des activités physiques et sportives
Présentation de la mention
La licence mention Sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS) de l’Université Jean
Monnet de Saint Etienne a pour objectif de développer les connaissances et les compétences nécessaires pour exercer
les métiers de l’activité physique et du sport dans les domaines de l’Education (spécialité Education et motricité, EM),
de l’Entraînement (spécialité Entraînement sportif, ES) et de la Santé (spécialité Activité physique adaptée et santé,
APAS).
Avis condensé

Avis global :
La mention est structurée de manière à spécialiser progressivement les connaissances et les compétences
spécifiques. Les spécialités sont effectives à partir du semestre 5, bien que 50 % et 33 % des enseignements soient
encore communs aux trois spécialités pour les semestres 5 et 6 respectivement. Le pilotage de la formation est assuré
par une composition et une structuration pertinente de l’équipe pédagogique, qui affiche une volonté d’utiliser les
évaluations de la formation et des enseignements pour réguler pédagogiquement le cursus.
Le projet pédagogique est très ciblé sur la discipline STAPS dès la 1ère année avec des passerelles entre
spécialités au sein de la mention. L’équilibre semestriel, la distribution des enseignements académiques et
professionnels, la présence importante des stages sur les trois ans sont bien structurés eu égard aux objectifs visés.
Il existe un dispositif d’aide à la réussite pour les étudiants, qui demande à être mieux structuré et évalué,
afin de rendre plus efficients les éléments qui le composent.

Points forts :






La structuration du pilotage de la mention est pertinente.
La connaissance de la population est effective et représente une réelle aide au pilotage de la
formation.
L’ancrage dans l’environnement social et territorial est patent, ce qui confère une bonne lisibilité à
la licence.
La formation propose un parcours de préparation aux métiers de l’enseignement.
L’annexe descriptive du diplôme est complète et bien explicite.
Points faibles :


Absence d’ouverture vers d’autres formations : pas de passerelle hors STAPS, pas de gestion d’un
dispositif de réorientation.
L’articulation des procédures d’accompagnement des étudiants n’est pas opérationnelle.

1

NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement :
Il serait fortement souhaitable de mettre en place un dispositif de partenariats interdisciplinaires qui pourrait,
à l’aune du master, favoriser l’émergence de passerelles avec les formations en Santé, voire des relations avec les
Sciences de l’éducation.
L’articulation des procédures d’accompagnement et de suivi pour la réussite des étudiants devrait être
améliorée. Chaque élément du dispositif apparait indépendant des autres. Une meilleure analyse des indicateurs de
l’auto-évaluation devrait faciliter cette structuration.
Le suivi et le devenir des étudiants pourraient être améliorés par la mise en place de dispositifs internes au
département. Les informations concernant l’orientation post-licence sont fournies, mais les données relatives à la
réussite des étudiants dans l’orientation choisie ne sont pas identifiées. L’insertion professionnelle demande à être
mieux identifiée. L’adéquation des différentes régulations pédagogiques permet d’estimer la réussite des étudiants
dans le dispositif licence (taux de réussite). Il serait hautement souhaitable de pouvoir évaluer l’impact de ces
adaptations sur l’insertion professionnelle des étudiants.
Avis détaillé
1  Pilotage de la licence :
L’équipe pédagogique est structurée pour répondre au suivi et à la réussite des étudiants. Il existe une volonté
affirmée par le dispositif d’évaluation et de son analyse, d’utiliser les données de l’évaluation des enseignements
pour le pilotage pédagogique du diplôme (réunion, ajustements pédagogiques…), même si le contenu et la fréquence
des régulations ne sont pas précisés. La valorisation de la formation demanderait à être plus organisée et structurée :
cibles visées, moyens diversifiés de communication…
2  Projet pédagogique :
L’annexe descriptive au diplôme est complète et permet de bien cerner les connaissances et les compétences
acquises. Les statuts professionnels sont précisés. Le projet pédagogique en lui-même répond aux objectifs d’une
formation de niveau II et permet une spécialisation progressive. Cependant, des unités d’enseignement (UE)
d’ouverture seraient peut-être à envisager afin de permettre des réorientations, voire des passerelles vers d’autres
formations. L’équipe d’enseignants professionnels mériterait d’être plus équilibrée entre les différents domaines. Les
compétences transversales sont présentes dans différentes UE au cours de la formation, mais gagneraient à être
intégrées, pour certaines d’entre elles comme l’anglais, dans des UE obligatoires. L’enseignement de langue pourrait
faire l’objet d’une certification.
3  Dispositifs d’aide à la réussite :
Le dispositif d’aide à la réussite est présent à différents niveaux : journées d’accueil, enseignants référents,
tutorat… L’articulation de ces éléments devrait davantage être connectée avec le projet de formation universitaire et
professionnel de l’étudiant. Une partie du dispositif est géré par le SCUIO (e.g., orientation active), ce qui engendre
une moindre lisibilité de la fonctionnalité des structures. La coordination des différentes actions mériterait d’être
renforcée.
2
4  Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies :
Un des points forts des spécialités est concrétisé par la présence importante de stages de mise en situation, de
l’observation à l’intervention. L’ouverture à de nouveaux champs professionnels pourrait être envisagée à terme. Le
suivi des étudiants diplômés s’arrête à l’année post-licence. Un dispositif, en collaboration avec le SCUIO de suivi du
devenir, mais aussi de la réussite des étudiants qui poursuivent leur formation universitaire pourrait être envisagé. La
poursuite d’études vers les masters pourrait s’étendre à des masters d’autres secteurs géographiques et à d’autres
champs disciplinaires.
3
Evaluation des diplômes
Licences– Vague A
ACADÉMIE : LYON
Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet
Demande n° S3110053913
Domaine : Art, lettres, langues
Mention : Arts plastiques
Présentation de la mention
La licence mention Arts plastiques de l’Université Jean Monnet de Saint Etienne couvre les domaines d’étude
suivants : la théorie et l’histoire des arts, la pratique des arts plastiques et le design. Cette mention est la seule de ce
type sur trois régions géographiques.
Les enseignements portent plus précisément sur une réflexion cohérente et circonstanciée, et sur un savoirfaire dans la production d’objets plastiques et numériques.
Compte tenu du bon niveau quantitatif de recrutement et de la réussite satisfaisante des étudiants au cours
des années précédentes, les ajustements prévus sont peu importants.
Avis condensé

Avis global :
Le dossier présenté est complet et correctement documenté. Il respecte les conseils de présentation qui ont
été donnés, ce qui facilite sa lecture.
La formation est bien conçue et équilibrée. La qualité de l’ensemble du cursus de licence vient non seulement
d’une juste proportion entre enseignements théoriques culturels et enseignements pratiques, mais aussi de l’équilibre
trouvé entre les semestres et de la progression qui parcourt les trois années. Les débouchés sont nombreux et très
ouverts.
On peut cependant regretter le manque de lisibilité d’une mention de licence limitée à un seul parcours
abordant des disciplines et des sujets pourtant très variés.

Points forts :





Le niveau de réussite est élevé, ainsi que celui de l’ouverture vers l’international.
Les étudiants bénéficient d’un encadrement varié, comprenant aussi bien des enseignants-chercheurs
que des artistes et des professionnels extérieurs.
Les nouvelles technologies sont bien intégrées à la formation.
L’attention portée au design est positive.
Points faibles :

Si l’encadrement est varié, le nombre de titulaires et de personnel technique apparaît limité.
1

Un dispositif monolithique avec un seul parcours n’offre pas suffisamment de choix pour les étudiants
pourtant nombreux. De même, des enseignements pour des groupes spécifiques seraient souvent
utiles.

NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement :
Les effectifs affichés permettent d’envisager une réflexion sur la mise en place de parcours différenciés en
troisième année.
Il serait également judicieux d’envisager des cours pour des groupes spécifiques d’étudiants, notamment pour
ceux dont le niveau est plus faible dans certains domaines.
Une formation en Arts plastiques doit disposer de moyens matériels et humains (assistants techniques)
spécifiques et réellement suffisants.
Le dispositif de concertation avec les étudiants pourrait être amélioré au niveau de la mention par des
contacts organisés formellement ou au cas par cas. De même, l’évaluation des étudiants pourrait être plus variée en
intégrant quelques examens terminaux sur table. Enfin, le cursus doit être observé dans sa globalité de façon à
l’améliorer si nécessaire.
Avis détaillé
1  Pilotage de la licence :
Les différents moyens mis en œuvre pour suivre les flux d’étudiants et analyser leurs réussites sont
satisfaisants et apportent des sources précises.
Le pilotage de la licence est globalement correct, mais il n’est malheureusement pas mené au niveau de
l’ensemble du cursus.
Ce manque de vision globale a sans doute empêché de percevoir qu’un projet de diversification de la dernière
année ou du dernier semestre aurait au moins pu être amorcé.
2  Projet pédagogique :
Le projet pédagogique dans son ensemble ne présente pas de lacune. Il est correctement organisé dans sa
progression.
Il est par nature difficile d’évaluer le contenu des enseignements pratiques en Arts plastiques. Il aurait donc
été intéressant de préciser les attendus techniques.
Les arts numériques et l’ouverture vers l’enseignement ne sont pas oubliés et mériteraient sans doute des
dispositifs plus spécifiques.
3  Dispositifs d’aide à la réussite :
Les dispositifs d’aide à la réussite sont clairement exposés dans le dossier. Ils semblent répondre aux attentes.
L’évaluation précise de leur efficacité permettrait de les adapter si nécessaire.
2
4  Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies :
Dans la mesure où il ne s’agit pas d’une licence professionnelle, l’insertion dans le monde du travail concerne
une minorité d’étudiants. De fait, la plupart des diplômés poursuivent leurs études, notamment en master.
3
Evaluation des diplômes
Licences– Vague A
ACADÉMIE : LYON
Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet
Demande n° S3110053915
Domaine : Sciences, technologies, santé
Mention : Mathématiques appliquées au sciences sociales
Présentation de la mention
La licence mention Mathématiques appliquées au sciences sociales (MASS) de l’Université Jean Monnet de
Saint-Etienne propose des enseignements orientés vers les Sciences de la décision en s’appuyant sur des
enseignements dans les domaines de mathématiques, informatique et sciences sociales. L’objectif principal de cette
licence est une poursuite vers des masters de modélisation ou ingénierie mathématique, informatique ou orientés vers
les domaines de l’économie et de la finance.
Cette mention a été mise en place en 2008-2009 pour la 1ère année. Elle s’insère dans une structure commune
de L1 et L2 de plusieurs mentions scientifiques (Physique, Chimie, Physique-Chimie, Informatique et Mathématiques).
Le cursus complet s’attache à apporter des connaissances dans les trois disciplines : Informatique,
Mathématiques et Economie et gestion. Cette pluridisciplinarité associée à l’orientation Sciences de la décison
constituent des atouts importants de cette formation.
Avis condensé

Avis global :
Les objectifs de la licence mention MASS sont justifiés en termes de poursuite d’études et débouchés. Cette
mention s’intègre bien avec les autres formations scientifiques, notamment les mentions Informatique et
Mathématiques avec des enseignements communs en L1 et L2.
Bien que la licence mention MASS ait été mise en place uniquement depuis 2008-2009, des points forts
notamment liés à son intégration dans une structure globale et ses objectifs peuvent être relevés.

Points forts :



La mention MASS s’inscrit au niveau des L1 et L2 dans une structure commune pour différentes
mentions scientifiques pour laquelle des aides personnalisées et des modules de suivi professionnels
ont été mis en place.
Une structure générale de comité de pilotage est définie pour ces licences scientifiques, constituant
un atout pour l’ensemble des mentions.
Les objectifs d’orientations Sciences de la décision et pluridisciplinarité sont également un atout pour
cette filière.
1

Points faibles :


Aucune information n’est donnée sur les effectifs de la mention en L1. Il aurait pourtant été judicieux
de préciser le nombre d’étudiants suivant l’unité d’enseignement (UE) introduction aux sciences
sociales.
Aucune projection des effectifs n’est donnée dans le dossier, en particulier pour la L3 MASS.


NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A
Il est nécessaire d’attendre la mise en place complète de cette formation pour envisager une évaluation plus
importante, notamment au niveau des débouchés.

Recommandations pour l’établissement :
Compte tenu de la mise en place récente (2008-2009) de la licence MASS et des effectifs qui ne semblent pas
encore être significatifs en L1, il serait important dans un premier temps de bien communiquer sur cette filière (dans
les salons, forums et autres manifestations).
Avis détaillé
1  Pilotage de la licence :
Le pilotage de la licence s’inscrit dans une organisation générale pour plusieurs mentions scientifiques. Cela
permet la mise en place de mécanismes plus stricts de pilotage et à plusieurs niveaux, ce qui est un point important.
2  Projet pédagogique :
Le projet pédagogique de la licence MASS est cohérent et s’articule de façon progressive au cours des 3
années. L’aspect pluridisciplinaire de cette mention permet des mutualisations d’UE avec les mentions Mathématiques
et Informatique. Le projet pédagogique vise principalement à apporter les bases vers une poursuite en master avec
également une orientation vers les métiers de l’enseignement.
3  Dispositifs d’aide à la réussite :
L’Université Jean-Monnet a favorisé la mise en place de dispositifs d’aide à la réussite notamment grâce au
plan réussir en licence. Ceci se traduit au niveau de la mention MASS par des UE de remise à niveau, du tutorat et des
UE orientées vers le projet professionnel de l’étudiant. Pour cette formation, seul la L1 a déjà été mise en place,
mais les dispositifs prévus sont globalement importants.
4  Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies :
Compte tenu de la création récente de cette formation, il n’est pas encore possible d’évaluer ce point
particulier.
2
Evaluation des diplômes
Licences– Vague A
ACADÉMIE : LYON
Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet
Demande n° S3110053916
Domaine : Sciences, technologies, santé
Mention : Informatique
Présentation de la mention
La licence mention Informatique de l’Université Jean Monnet de Saint Etienne est une formation généraliste
dans le domaine de l’informatique dont les objectifs sont de permettre une poursuite en master Informatique
(notamment le master Web intelligence proposé par l’Université Jean-Monnet) ou d’intégrer une licence
professionnelle à l’issue du L2. Elle propose un enseignement disciplinaire progressif au cours des trois années de
licence avec en L2 et L3 des enseignements autour des quatre thématiques, i.e. « Programmation et Logiciel »,
« Gestion des masses de données techniques et Internet », « Architecture, systèmes et réseaux », « Algorithmique et
informatique théorique ». Des unités d’enseignement (UE) d’ouverture et des choix d’options permettent aux
étudiants de personnaliser leur parcours et offrent des possibilités de réorientations. Des dispositifs d’aide à la
réussite en licence sont proposés.
Avis condensé

Avis global :
La licence Informatique s’appuie sur une structure commune au niveau des L1 et L2 avec les licences de
Mathématiques, Mathématiques appliquées aux sciences sociales, Physique, Physique-Chimie et Chimie. Elle bénéficie
à ce titre des dispositifs communs mis en place notamment pour le Plan Réussite en Licence et pour le pilotage de la
licence. L’organisation d’une mention avec 2/3 d’enseignements disciplinaires et 1/3 d’enseignements
complémentaires, d’ouverture ou méthodologique semble adaptée aux objectifs qui sont essentiellement une
poursuite en master.

Points forts :




La licence propose un parcours qui offre différents choix pour les étudiants, notamment pour les
unités d’enseignements (UE) non disciplinaires. Cette structuration permet une ouverture vers
d’autres domaines (en L1) ou l’acquisition de compétences complémentaires.
Les dispositifs mis en place en L1 et L2 pour la réussite en licence (remise à niveau/soutien, tutorat,
etc.) sont importants et ont été organisés pour être complémentaires.
La mise en place de partenariat pour la mobilité internationale, relativement peu fréquente dans les
licences généralistes, est à souligner.
Points faibles :

Les étudiants de L3 proviennent essentiellement de L2 (54 %) et d’autres sont redoublants L3 (24 %).
On peut noter le pourcentage très faible (2 %) d’étudiants titulaires d’un DUT. La licence est affichée
comme « fortement » disciplinaire, ce qui pourrait permettre une intégration plus aisée d’étudiants
issus d’un DUT ou BTS informatique.
1


La poursuite dans le master Web intelligence est largement mise en avant, mais peu d’informations
sont fournies sur d’autres débouchés possibles en master.
La licence Informatique compte environ 40 en L2 et 30 en L3. Cette formation devrait/pourrait avoir
vocation à attirer plus d’étudiants ; peu d’éléments d’analyse sont donnés sur ce point.


NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement :
La licence d’Informatique de l’Université Jean Monnet possède des atouts en termes de contenus pédagogiques
et de dispositifs de suivi ou d’aide à l’insertion professionnelle dans un domaine porteur. Elle devrait être à même
d’être plus attractive, notamment au niveau L3, grâce au flux d’étudiants titulaires d’un DUT ou BTS d’Informatique.
Il serait par conséquent souhaitable d’améliorer la communication en direction de ce type de public.
Avis détaillé
1  Pilotage de la licence :
La licence d’Informatique s’appuie sur un pilotage commun établi pour les licences scientifiques
(Mathématiques, Mathématiques appliquées aux sciences sociales, Physique, Physique-Chimie, Chimie). Cette
structuration fortement couplée au niveau des L1 et L2, permet la mise en œuvre de dispositifs de suivi et de pilotage
sur l’ensemble de la formation avec différents niveaux d’évaluation. Le niveau le plus bas étant l’évaluation par les
étudiants des enseignements UE par UE jusqu’au niveau de l’Université pour l’ensemble des licences. Certains modes
de fonctionnement comme la concertation entre les délégués étudiants et les directeurs d’études semblent
clairement établis ; en revanche, il n’est pas facile de cerner la prise en compte des résultats des enquêtes (UE par
UE) dans le pilotage. Elles ont cependant le mérite d’exister et d’apporter un retour au moins pour l’enseignant du
module.
2  Projet pédagogique :
Le projet pédagogique est construit de façon cohérente avec des enseignements disciplinaires qui s’articulent
autour de quatre grands axes repris à chaque semestre, notamment en L2 et L3. En L1, la structure commune impose
des UE de méthodologie, d’ouverture ou de découverte et de connaissances complémentaires, avec également des UE
orientées vers le projet professionnel de l’étudiant (stage).
3  Dispositifs d’aide à la réussite :
Des dispositifs d’aide à la réussite en licence ont été mis en place, e.g. cours de soutien, monitorat pour
préparer les sessions de rattrapage. Des efforts de qualité sont portés sur ces dispositifs, comme par exemple le
travail en groupes de 10 étudiants maximum en tutorat.
4  Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies :
Une aide à la construction « personnalisée » du projet professionnel de l’étudiant est proposé avec des
modules spécifiques et du suivi (référent). C’est un aspect positif de la mention.
Une des poursuites d’études qui semble la plus importante est le master de l’Université Jean Monnet Web
intelligence. Il serait nécessaire d’une part d’élargir le plublic au niveau des L3 avec un recrutement plus large de
l’extérieur (DUT, BTS) et d’autre part de permettre l’intégration vers d’autres masters en Informatique.
2
Evaluation des diplômes
Licences– Vague A
ACADÉMIE : LYON
Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet
Demande n° S3110053918
Domaine : Arts, lettres, langues
Mention : Musique
Présentation de la mention
La mention de licence Musique de l’Université Jean Monnet de Saint Etienne possède trois axes principaux, i.e.
la musicologie, la technique musicale et la pratique musicale. Les objectifs sont l’acquisition de compétences
diversifiées dans toutes les disciplines relevant de la musicologie, y compris le jazz, l’ethnomusicologie et la musique
électroacoustique.
La première année favorise les enseignements transversaux. De manière générale, l’ouverture vers d’autres
disciplines permet un large choix vers la poursuite d’études ou l’entrée dans le monde du travail.
Cette formation couvre une vaste zone géographique comprenant les départements de la Loire, la Haute Loire,
le Nord Ardèche, le Puy-de-Dôme et l’Allier.
Avis condensé

Avis global :
Cette licence est généraliste en musique et musicologie. Elle offre une formation musicale et musicologique de
type universitaire. Toutes les disciplines importantes sont abordées dans le cursus de licence.
L’évolution récente a particulièrement renforcé les aides en première année et l’enseignement pratique des
nouvelles technologies.
La formation est ouverte par des enseignements transversaux et des échanges avec l’étranger.

Points forts :





Les effectifs, bien que limités, restent stables ces dernières années.
L’équipe enseignante est composée de spécialistes à la complémentarité excellente.
La formation s’inscrit dans un territoire comprenant l’ENS-LSH Lyon dont la participation est assurée
pour un master commun.
L’ouverture au jazz et à l’ethnomusicologie est positive, ainsi que l’attention portée à la dimension
internationale.
L’aide apportée aux étudiants de L1 pour la technique musicale est opérationnelle.
1

Points faibles :



Connaissance insuffisante de la population étudiante entrante et du devenir des étudiants, alors que
ce serait particulièrement utile pour cette mention.
Le contenu de l’annexe descriptive au diplôme est insuffisant.
Un seul parcours est proposé, ce qui donne peu de choix aux étudiants.


NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement :
La formation en Musique et musicologie est très spécifique et demande des moyens adaptés. Le développement
d’une telle mention de licence ne peut que renforcer le statut de l’Université de Saint Etienne dans le domaine des
disciplines artistiques, aussi bien pour l’enseignement que pour la recherche.
Le manque de moyens humains et matériels est souligné dans la fiche d’autoévaluation.
Avis détaillé
1  Pilotage de la licence :
Le dossier de cette mention de licence fait apparaître à la fois des qualités et des lacunes. Les dispositifs mis
en place au sein de l’Université Jean Monnet semblent s’articuler correctement, mais le fonctionnement précis du
pilotage, de ses outils, de ses résultats et des interrogations qu’il doit légitimement comporter n’est pas ou peu
développé.
Les particularités de fonctionnement d’une mention de licence doivent être mises en valeur de façon à
montrer les qualités de son pilotage, mais aussi ses difficultés.
2  Projet pédagogique :
Le projet pédagogique est construit de manière équilibrée autour des différents enseignements proposés. La
progression offerte aux étudiants est satisfaisante et les éléments culturels comme techniques et pratiques
s’imbriquent parfaitement.
L’ensemble semble cependant trop monolithique et ne permet pas aux étudiants d’affirmer visiblement leur
intérêt pour un domaine particulier. Des parcours habilement combinés en troisième année faciliteraient peut-être le
recrutement d’étudiants supplémentaires et motivés.
La pratique des nouvelles technologies devrait s’appuyer davantage sur une approche esthétique et historique
des musiques électroacoustiques.
3  Dispositifs d’aide à la réussite :
Les dispositifs d’aide à la réussite respectent les principes souhaités. La mention Musique possède un dispositif
spécifique de rattrapage du niveau de la technique musicale pour les débutants en première année.
4  Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies :
La poursuite d’études est facilitée par la présence de plusieurs possibilités en master dans la même Université.
Sur l’ensemble de la grande région Lyon-Saint Etienne, l’insertion professionnelle et les différents types
d’établissement d’enseignement sont un véritable atout pour les étudiants.
2
Evaluation des diplômes
Licences– Vague A
ACADÉMIE : LYON
Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet
Demande n° S3110053919
Domaine : Sciences, technologies, santé
Mention : Chimie
Présentation de la mention
La licence de Chimie proposée par l’Université Jean Monnet de Saint Etienne est portée par la Faculté des
Sciences et Techniques (FST) et fait l’objet d’une demande en renouvellement. Les objectifs de la formation sont de
permettre aux étudiants d’acquérir des bases solides en Chimie à travers l’étude de la structure, de la réactivité et
de l’analyse de la matière organique et inorganique, et de les préparer à des poursuites d'études en master sur site
(master Ingénierie des matériaux et procédés) ou dans d’autres établissements. Elle propose pour cela un parcours
Chimie pour lequel les étudiants peuvent opter définitivement dès le S5. Les S3 et S4 comportent des options de préorientation, après les S1 et S2 qui constituent un socle large de connaissances scientifiques fondamentales du domaine
Sciences et technique (ST) ou du domaine Sciences de la vie, de la Terre et de l’environnement (SVTE).
Avis condensé

Avis global :
Le projet pédagogique de la mention Chimie est conçu de manière à permettre aux étudiants d’élaborer leur
projet personnel par l’acquisition des connaissances disciplinaires et fondamentales en Chimie et des compétences
transversales via des unités d’enseignement (UE) de langues, de culture générale et d’outils informatiques
(Certification Internet et Informatique, C2i). Le schéma d'ensemble de la licence (dont la philosophie est d'offrir
d'abord une solide culture scientifique générale en L1, puis des ouvertures disciplinaires servant de passerelle de
réorientation en L2, puis une spécialisation en L3) permet aux étudiants d'élaborer progressivement leur projet
personnel en vue de la poursuite d'études en master sur site (Ingénierie des matériaux et procédés). Ce projet assure
aussi l’acquisition d’éléments de professionnalisation et de découverte des métiers grâce à l’UE Préparation au
Professorat des Ecoles (PPE) et les rencontres avec les acteurs socio-économiques et les forums emploi. La mention
chimie s’intègre correctement dans un dispositif de formation complémentaire et interdisciplinaire qui permet des
réelles passerelles de réorientation progressive des étudiants entre les mentions du domaine ST ou celles du domaine
Sciences, technologies, santé (STS). Il faut saluer les efforts des équipes de formation pour la mise en place d’une
véritable mutualisation d’UE entre les mentions. La mention Chimie est coordonnée par une équipe de formation
pluridisciplinaire dont la structure et le fonctionnement sont bien développés. Il faut également noter que l’équipe de
formation a mis en place, en plus du soutien et du tutorat en L1, un dispositif de suivi de chaque étudiant de L1 et L2
(enseignant référent) dans le cadre du Plan de Réussite en Licence.
1

Points forts :





L’originalité de la formation réside dans le fait que deux parcours de domaines différents (ST et STS)
permettent une orientation des étudiants vers la mention Chimie.
L’équipe pédagogique est pluridisciplinaire et s’appuie sur une véritable politique de mutualisation
d’UE pour mettre en place de réelles passerelles de réorientation entre des mentions différentes.
Le dispositif de suivi des étudiants mis en place par l’équipe pédagogique offre à chaque étudiant du
L1 et L2 un suivi individuel par un enseignant référent sous forme d’entretiens obligatoires relatés sur
la fiche de suivi et sous forme de contrat d’engagement mutuel étudiant-enseignant référent.
Ce projet assure aussi l’acquisition d’éléments de professionnalisation et de découverte des métiers
grâce à l’UE Préparation au Professorat des Ecoles (PPE) et les rencontres avec les acteurs socioéconomiques et les forums emploi.
Points faibles :



Parmi les diplômés de la mention Chimie qui poursuivent leurs études en master, 15 % seulement le
font sur site. Cela semble affecter la lisibilité, au niveau local, de la formation qui affiche la
poursuite d’études en master comme objectif principal.
L’absence d’offre d’UE stage d’initiation à la recherche en L3 pourrait être un facteur qui contribue
au faible taux de poursuite d’études en master sur site.
L’évaluation des enseignements n’apparaît pas systématiquement généralisée.


NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement :
On ne peut que recommander le renforcement des moyens de l’équipe pédagogique pour atteindre les
objectifs fixés, notamment en termes de poursuite d’études en master à finalité « recherche » ou professionnelle.
L’offre de formation de la mention Chimie pourrait par exemple proposer une UE d’initiation à la recherche afin de
renforcer les choix de poursuite en master « recherche » notament au niveau local. L’évaluation de l’enseignement
mériterait d’être systématiquement généralisée sous forme d’enquêtes en ligne anonyme par exemple. Un tel
dispositif permettrait de faire évoluer positivement la formation en intégrant des modifications appropriées après
analyse des données.
Avis détaillé
1  Pilotage de la licence :
Les deux parcours, proposés au sein des domaines ST et STS et qui mènent à la licence de Chimie, sont portés
par de véritables équipes pédagogiques pluridisciplinaires. Ces dernières sont constituées d’enseignants issus de
nombreuses sections CNU différentes tant au niveau des mentions qu’au niveau des parcours. La structure et le
fonctionnement de l’équipe de formation sont bien décrits. Chaque étudiant se voit affecter un enseignant référent
pour les deux premières années. La population de chaque semestre est suivie par le directeur des études. Le comité
de pilotage veille sur l’ensemble de l’offre de formation de licences selon le même schéma proposé par d’autres
mentions.
2  Projet pédagogique :
Le projet pédagogique proposé est basé sur une réelle volonté de restructuration suite au passage au LMD en
2003, en s’appuyant sur les compétences d’une équipe pluridisciplinaire permettant une large mutualisation entre les
mentions, voire entre les domaines.
2
3  Dispositifs d’aide à la réussite :
Le projet de la mention Chimie ne propose pas d’UE Stage dans des laboratoires de recherche en L3 et donnant
lieu à des crédits européens au même titre des autres UE. Cette UE semble jouer un rôle important dans la
construction du projet professionnel de l’étudiant.
4  Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies :
Ce projet permet l’acquisition d’éléments de professionnalisation et de découverte des métiers via l’UE PPE,
les rencontres avec les acteurs socio-économiques et les forums emploi. Les étudiants diplômés de cette licence sont
alors bien formés pour poursuivre leurs études au sein de l’UJM en intégrant notamment le master Ingénierie des
matériaux et procédés commun avec deux écoles d’ingénieurs (Ecole Nationale Supérieure des Mines de Saint-Etienne
et Ecole Nationale d’Ingénieur de Saint-Etienne).
Les étudiants munis de leur diplôme de licence de Chimie peuvent s’orienter vers des masters axés sur
différents domaines de la chimie parmi lesquels il convient de citer les Sciences analytiques, ou la formulation, car
pour ces domaines il existe une offre de formation de master au niveau du PRES « Université de Lyon » auquel
appartient l’établissement UJM. Les métiers de l’enseignement (préparation au Professorat de Ecoles) constituent
également un débouché non négligeable pour les diplômés.
3
Evaluation des diplômes
Licences– Vague A
ACADÉMIE : LYON
Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet
Demande n° S3110053921
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Administration publique
Présentation de la mention
La licence Administration publique de l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne a pour objet de permettre à
ses titulaires de s’orienter vers les carrières de la fonction publique, par la présentation des concours administratifs
de catégorie A et, dans les faits, également des concours de catégorie B. La licence s’organise autour de cours
magistraux portant sur les matières des concours (droit public…), mais aussi de travaux dirigés en petit groupe
destinés à entraîner les étudiants aux différents types d’épreuves prévues par les concours.
Créée en 1995, la licence Administration publique repose sur un parcours entièrement commun avec les deux
premières années de Droit et se singularise à partir de la troisième année : les semestres 5 et 6 offrent des
enseignements de culture générale, d’économie et de droit public. Cette structure est classique pour une licence
Administration publique. En raison de l’élévation du niveau des concours auxquels cette licence prépare, certains
étudiants de la licence poursuivent leurs études au sein d’un master en Droit.
La licence constitue également une passerelle utilisée par les étudiants titulaires d’un L2 mention Droit,
Economie-Gestion, mais aussi en Lettres et Sciences humaines ou en Sciences et technologies.
Avis condensé

Avis global :
La mention Administration publique examinée en vue de son renouvellement accueille un faible nombre
d’étudiants (10 à 16 en L3), d’origines par ailleurs très diverses.
Cet effectif très réduit pose bien sûr la question de son articulation avec les autres mentions, et notamment
avec la licence en Droit ; en particulier, la possibilité de la création d’un troisième parcours au sein de la licence en
Droit, en complément des deux parcours actuellement proposés (Formation initiale et formation continue) en lieu et
place de la mention pourrait être envisagée.
Le faible nombre d’étudiants permet dans le même temps un suivi personnalisé et attentif des étudiants qui
ont pour projet principal de préparer de façon intensive les concours administratifs. Cette exigence est d’autant
mieux satisfaite que la licence est adossée à un centre de préparation aux concours administratifs (CPCA) créé en
2004. En outre, le développement régional de Rhône-Alpes et le renforcement des postes offerts dans les collectivités
territoriales à proximité de l’Université offrent des perspectives d’emploi aux titulaires de la licence. Enfin, la
mention offre aux étudiants des outils pédagogiques et disciplinaires relativement adaptés à leurs besoins.
1

Points forts :



Une préparation personnalisée et adaptée aux besoins des candidats aux concours administratifs.
Un effort de préparation méthodologique à l’écrit et à l’oral.
Points faibles :



Des effectifs étudiants très faibles et en baisse.
Un examen insuffisant de l’évaluation sur le pilotage.
Un taux d’échec important souligné par les porteurs du projet.


NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : B

Recommandations pour l’établissement :
En raison de la faiblesse des effectifs en cause, une réflexion pourrait être menée sur l’opportunité de
transformer la mention Administration publique en un parcours au sein de la licence en Droit.
Un effort pourrait être mené dans le sens d’une meilleure information apportée aux étudiants sur la spécificité
de la licence Administration publique. Parallèlement, la présentation aux étudiants des débouchés professionnels
qu’offre cette mention pourrait être systématisée.
Avis détaillé
1  Pilotage de la licence :
L’équipe pédagogique, bien organisée et adossée au centre de préparation des concours administratifs, associe
des universitaires et des professionnels issus des administrations ou membres des jurys de concours.
Toutefois, le pilotage paraît, à certains égards, approximatif. En particulier, l’impact des évaluations sur le
pilotage est insuffisant.
2  Projet pédagogique :
En raison de son évidence, le projet pédagogique – préparation aux concours – est insuffisamment renseigné
dans le dossier.
Récemment, prenant en considération les difficultés rencontrées par les étudiants à l’oral et l’importance de
cette dimension dans les concours administratifs, l’entraînement oral, au moyen notamment de la vidéo, a été
renforcé dans le cadre de la mention.
3  Dispositifs d’aide à la réussite :
La nature même de la préparation aux concours commande un suivi particulier. Celui-ci est assuré par une
équipe pédagogique structurée et un effectif étudiant peu nombreux. Il permet d’orienter les étudiants vers les
concours qui correspondent le mieux à leurs profils et d’identifier les difficultés méthodologiques qu’ils peuvent
rencontrer.
4  Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies :
La situation des diplômés est assez bien renseignée, mais les chiffres doivent être interprétés avec prudence
s’agissant d’effectifs très faibles et en baisse préoccupante.
2
Evaluation des diplômes
Licences– Vague A
ACADÉMIE : LYON
Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet
Demande n° S3110053922
Domaine : Sciences, technologies, santé
Mention : Mathémathiques
Présentation de la mention
La licence de Mathématiques de l’Université Jean Monnet de Saint Etienne propose une formation dans le
domaine des Mathématiques orientée vers une poursuite en masters professionnels ou recherche. Cette formation
ouvre également vers les métiers de l’enseignement (préparation des concours, masters d’enseignement). Ces
poursuites d’études peuvent se faire au sein de l’Université Jean Monnet ou dans d’autres universités. Les étudiants
bénéficient d’une spécialisation progressive vers les mathématiques avec des possibilités d’ouverture vers d’autres
matières notamment en début de cursus. Les deux premières années s’appuient sur une ossature commune avec
d’autres mentions (Mathématiques appliquées aux sciences sociales, Informatique, Physique, Physique-Chimie,
Chimie) tout en offrant aux étudiants la possibilité de se spécialiser grâce à des options et des choix de parcours. La
3ème année est entièrement dédiée aux enseignements mathématiques avec la possibilité de réaliser un stage et/ou
de suivre des options spécifiques, notamment pour les métiers de l’enseignement.
Avis condensé

Avis global :
Le contenu pédagogique de la formation est en adéquation avec les objectifs de mise en place des fondements
des mathématiques pour une poursuite vers des masters ou des métiers de l’enseignement.
Dans le cadre du Plan Réussite en Licence, des enseignements de remise à niveau, de tutorat de soutien, ou de
suivi par des enseignants référents ont été mis en place. Cela doit contribuer à apporter du soutien aux étudiants en
difficulté, mais également à les aider dans la construction d’un projet professionnel personnalisé.
Une place a été gardée dans le cursus pour des UE d’ouverture vers d’autres disciplines ou de façon originale
pour des UE de découverte dans des thématiques connexes à la thématique principale (mais avec d’autres approches
des problématiques).

Points forts :



Des efforts ont été faits pour mettre en place des parcours qui gardent à la fois des possibiltés
d’ouverture vers d’autres domaines disciplinaires, mais aussi d’autres modules plus spécifiques
offrant aux étudiants de réels choix de parcours.
Des efforts ont également été fournis dans le cadre du Plan Réussite en Licence pour apporter du
soutien pédagogqiue sous diverses formes aux étudiants.
La licence est gérée par plusieurs niveaux de pilotages avec des directeurs des études par semestre,
des chargés de mission et un comité plus général des licences au niveau de l’Université. Cette
« direction » conjointe ne peut qu’être un atout pour l’évolution de la licence.
1

Points faibles :


Le suivi des cohortes devrait être renforcé pour mieux évaluer l’efficacité des différentes aides.
De même, un suivi plus précis du devenir des étudiants serait à renforcer et pourrait permettre une
meilleure adaptation de la formation.


NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement :
Il serait souhaitable de poursuivre la démarche engagée d’aide à l’insertion professionnelle en renforçant le
suivi des étudiants à la fois au sein de la licence, mais aussi sur le devenir des étudiants après la licence.
Avis détaillé
1  Pilotage de la licence :
L’équipe est pluridisciplinaire et la structure de pilotage présente plusieurs niveaux de responsabilité. Cela
permet sans doute de mieux orienter les choix d’évolution de cette licence. Des évaluations sont prévues (sous
différentes formes) et constituent une aide pour le pilotage.
2  Projet pédagogique :
Le projet pédagogique est cohérent et s’articule avec d’autres mentions spécifiques. La proposition dans
l’offre de formation d’UE de découverte (en parallèle à des UE d’ouverture disciplinaires) mérite d’être soulignée.
Cette organisation enrichit l’offre faite aux étudiants qui ne souhaitent pas forcément travailler dans d’autres
disciplines (Chimie, Physique, Biologie) tout en gardant une ouverture vers d’autres problématiques.
Des enseignements spécialisés pour les parcours orientés métiers de l’enseignement sont proposés (y compris
de stages).
3  Dispositifs d’aide à la réussite :
De nombreux dispositifs sont proposés dans le cadre du Plan Réussite en Licence pour apporter un soutien
pédagogique et un suivi du projet professionnel des étudiants.
Il faut souligner le choix judicieux d’un contrôle des connaissances en L1 et L2 avec du contrôle continu et des
sessions de rattrapage par semestre et la mise en place de monitorat pour apporter une aide pour les révisions pour
ces sessions.
4  Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies :
Les objectifs de poursuites d’études en master ou vers l’enseignement sont clairs, mais il serait intéressant
d’avoir davantage de données chiffrées (enquêtes plus complètes et précises) sur le devenir des étudiants. A titre
d’exemple, on peut se demander si le fait que le taux de poursuite en master ait diminué entre les deux enquêtes
fournies reflète un phénomène ponctuel et/ou significatif.
2
Evaluation des diplômes
Licences– Vague A
ACADÉMIE : LYON
Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet
Demande n° S3110053923
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Droit
Présentation de la mention
La licence en Droit proposée par l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne vise à l’obtention des compétences
traditionnellement attendues de ce diplôme, à s’avoir l’acquisition d’une culture juridique générale commune et
d’une maîtrise du raisonnement juridique. En particulier, elle permet d’acquérir la capacité à qualifier une situation
juridique et à lui appliquer le régime juridique correspondant.
L’acquisition de ces compétences s’accompagne d’une volonté de donner aux étudiants une culture juridique
de bon niveau ainsi qu’une ouverture sur les disciplines voisines. Les enseignements sont conçus dans la perspective
d’un apprentissage cohérent et progressif ; ils font appel à des capacités d’analyse et de synthèse.
A l’issue de cette formation organisée sur six semestres de façon classique en cours magistraux et travaux
dirigés, l’étudiant complète le plus souvent ses études par un master juridique ou, plus rarement, s’oriente
directement vers le marché professionnel.
Avis condensé

Avis global :
La licence en Droit proposée par l’Université de Saint-Etienne est une formation généraliste présentant un
parcours formation initiale et un parcours formation continue. La formation est organisée autour d’unités
fondamentales et complémentaires dans toutes les branches du droit public et du droit privé, mais aussi
d’enseignements d’ouverture, tels que Sociologie politique, Histoire, Economie et Anglais.
Le socle de connaissances juridiques proposé est tout à fait satisfaisant ; l’équilibre général de la licence est
bien assuré ; l’équipe pédagogique est structurée. Dotée d’un effectif modeste et en légère baisse, la mention offre
un accompagnement individualisé des étudiants qui s’appuie sur des dispositifs de tutorat à visée différenciée en L1
et en L2.
En revanche, la réflexion sur l’insertion professionnelle et sur l’ouverture à l’international est insuffisamment
développée. Parallèlement, les résultats des évaluations des enseignements et de la formation pourraient être mieux
exploités pour le pilotage de la licence.

Points forts :
La licence présente un bon équilibre général avec un programme pédagogique complet et cohérent.


L’équipe pédagogique est bien structurée.

Les étudiants bénéficient de dispositifs d’accompagnement et de la possibilité d’effectuer des
stages.
1

Points faibles :
L’ouverture aux compétences transversales (informatique) et à l’international est limitée.


L’analyse du devenir des non diplômés et de la réorientation est insuffisante.



NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A
Recommandations pour l’établissement :
Il pourrait être envisagé de renforcer les dispositifs d’aide à la réussite des étudiants en les

développant en 2ème et 3ème années ainsi que de clarifier les règles de compensation.

Il serait en outre souhaitable d’envisager de développer les partenariats professionnels et de
réfléchir sur l’opportunité d’encourager davantage les étudiants à effectuer des stages leur permettant
une approche pratique des disciplines juridiques.

Il faudrait enfin renforcer l’internationalisation de la mention en encourageant dès la licence le
départ à l’étranger pour un séjour d’études.
Avis détaillé
1  Pilotage de la licence :
L’équipe pédagogique apparaît cohérente et structurée, mais selon ses responsables, son importance
numérique nuit à la souplesse nécessaire au diplôme. La connaissance et le suivi de la population étudiante et leur
impact sur le pilotage restent insuffisamment visibles. Les informations sur l’évaluation des enseignements par les
étudiants restent parcellaires.
La valorisation du diplôme est, quant à elle, satisfaisante.
2  Projet pédagogique :
Le projet pédagogique est classique pour une licence en Droit : la mention est centrée sur l’apprentissage
progressif du raisonnement et des techniques juridiques et sur l’acquisition d’une culture juridique fondamentale.
La présence d’un enseignement obligatoire de l’anglais dès la première année doit être remarquée. En
revanche, l’acquisition d’une formation en informatique n’est pas une priorité, même si des efforts ont été entrepris
pour remédier à ce manque.
3  Dispositifs d’aide à la réussite :
Ces dispositifs sont en augmentation et attestent de la volonté des responsables de la mention de promouvoir
une approche individualisée des étudiants. L’encadrement des étudiants est assez satisfaisant.
A cet effet, un tutorat est organisé en L1 et en L2 avec des finalités différenciées. Les étudiants se trouvant
dans une situation spécifique sont pris en compte.
4  Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies :
Les renseignements fournis dans le dossier sur l’insertion professionnelle sont insuffisants et ceux relatifs à la
poursuite d’études gagneraient à être étoffés. L’ouverture professionnelle est toutefois en partie assurée par la
présence riche et variée de professionnels intervenant dans la formation. Le stage n’est pas obligatoire et
l’information sur les débouchés est parcellaire.
Enfin, la mobilité internationale des étudiants de la mention reste encore faible.
2
Evaluation des diplômes
Licences– Vague A
ACADÉMIE : LYON
Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet
Demande n° S3110053924
Domaine : Sciences humaines et sociales
Mention : Information-Communication
Présentation de la mention
La mention Information-Communication de l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne se présente sous la forme
d’un L3 unique recrutant des étudiants issus de diverses filières, et notamment de DUT/BTS spécialisés en
Communication ou en Marketing (50 %), de L1/L2 de Communication et de L1/L2 d’autres disciplines (Sociologie,
Economie, Lettres modernes…). Son objectif central est la formation de généralistes multi-compétents.
Les enseignements sont semestrialisés (volumes horaires identiques pour chaque semestre) et divisés en un
tronc commun dédié aux savoirs fondamentaux et en trois parcours répondant à trois orientations professionnelles
(Journalisme d’entreprise et d’organisation ; Multimédia ; Communication événementielle). Chaque étudiant choisit
un parcours et réalise obligatoirement un stage, d’une durée au moins égale à un mois.
Les modalités de contrôle des connaissances sont étroitement reliées aux types d’enseignements :
traditionnelles pour les matières fondamentales, davantage professionnalisées pour les enseignements appliqués
(travaux de groupe, dossiers, réalisations…).
L’équipe pédagogique est pluridisciplinaire et largement ouverte aux milieux professionnels.
Avis condensé

Avis global :
Ce niveau L3, créé en 2003, prend la suite de la première année d’une maîtrise Sciences techniques mise en
place en 1991. A ce titre, il bénéficie d’une longue expérience dans le champ des sciences de l’information et de la
communication et dans le domaine des formations professionnalisantes. En même temps, l’équipe a su le faire
évoluer, d’une part en relation avec la mise en place du LMD, d’autre part en fonction des transformations (rapides)
des savoirs et des savoir-faire professionnels et au-delà, des métiers de la communication.
Par ailleurs, cette formation s’inscrit parfaitement dans l’offre globale de formation de l’Université Jean
Monnet, au sein de laquelle elle bénéficie d’une bonne visibilité.
Elle est ouverte sur plusieurs masters et notamment le master Stratégies de communication globale de
l’Université Jean Monnet, avec lequel elle entretient des relations multiples.
Elle répond « globalement » aux attentes d’un L3 d’Information-Communication au niveau des recrutements
d’étudiants, des contenus, des types et modalités d’enseignement et enfin des débouchés.
1

Points forts :
Le positionnement est clair et attractif, les objectifs sont conformes à ce qui est attendu d’un L3 en

Information-Communication.
La maquette est en adéquation avec le positionnement et les objectifs, notamment la formation de
généralistes multi-compétents.

Les parcours sont cohérents avec les objectifs et les enseignements théoriques.

L’équipe pédagogique a su bien équilibrer les enseignements théoriques et les enseignements
relatifs aux savoirs et savoir-faire professionnels. La présence d’un stage obligatoire d’une durée égale au
moins à un mois est à souligner.

Il existe une bonne articulation avec les masters, en particulier le master Stratégie de
communication globale de l’Université Jean Monnet.

Les métiers sont bien renseignés et en rapport avec la formation reçue en L3.


Points faibles :
La place occupée par la formation continue en Information-Communication (notamment la Validation

d’acquis d’expérience –ou VAE) n’est pas renseignée et évaluée de façon précise (nombre d’étudiants
concernés, types d’étudiants, réussites et échecs…).

L’équipe pédagogique semble trop s’en remettre à l’Université Jean Monnet en matière de relations
internationales.

Les dispositifs d’évaluation (de la formation et des enseignements par les étudiants, de l’utilisation
de l’évaluation des étudiants par l’équipe pédagogique, du suivi des étudiants, surtout non diplômés…) et
d’aide à la réussite sont insuffisants.

Le fonctionnement interne de l’équipe pédagogique n’est pas suffisamment précisé, pas plus que la
relation de cette équipe avec une autre instance comprenant notamment la Vice-Présidente du Conseil
des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU) et le Directeur de la composante.



NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A
Recommandations pour l’établissement :
Le recrutement pourrait être renforcé : bien qu’en augmentation, l’effectif total (une cinquantaine

d’étudiants en 2009) est trop faible par rapport à l’effectif théorique (90 étudiants) et au regard des trois
parcours.

Les dispositifs d’aide à la réussite, d’évaluation et de suivi des étudiants (non diplômés surtout)
pourraient être améliorés.

Une mise à niveau pourrait être proposée, car les étudiants issus des filières IUT/BTS peuvent
souffrir d’un déficit au niveau des enseignements fondamentaux, tandis que ceux qui proviennent des L2
généralistes peuvent avoir besoin de compléments de formation dans les savoirs et savoir-faire
professionnels.
Avis détaillé
1  Pilotage de la licence :
L’équipe pédagogique (pluridisciplinaire) est placée sous la direction d’un responsable, d’un directeur des
études et des trois responsables de parcours. Son fonctionnement interne n’est pas précisé, pas plus que ses
modalités de relation, d’un côté avec les enseignants, de l’autre avec une équipe plus large - dont la présence est
semble-t-il généralisée dans l’Université Jean Monnet- qui comprend, entre autres, la Vice-Présidente du Conseil des
Etudes et de la Vie Universitaire et le Directeur de la Faculté des Sciences humaines et sociales.
Le pilotage porte effectivement sur l’ensemble des fonctions relatives à la gestion, l’animation et le contrôle
de la formation habituellement dévolues aux équipes enseignantes.
2
2  Projet pédagogique :
Le projet pédagogique est clairement exposé, bien détaillé et répond aux attentes d’un L3 InformationCommunication, i.e. formation de généralistes multi-compétents à partir d’un recrutement hétérogène (cf. supra),
puisqu’il n’existe actuellement en France qu’un nombre très réduit de licences « complètes » en Informationcommunication ou « bi-disciplinaires » au niveau des L1/L2. Le projet pédagogique est porté par une équipe
comprenant cinq enseignants-chercheurs, dont quatre en Sciences de l’information et de la communication, et une
douzaine d’intervenants professionnels de bon niveau, essentiellement pour encadrer les étudiants dans les matières
tournées vers l’apprentissage de savoir-faire et les réalisations. Les parcours sont détaillés et cohérents avec les
objectifs de la formation. L’évaluation des étudiants est conforme aux principes définis par le Conseil des Etudes et
de la Vie Universitaire (diversité des modes de contrôle des connaissance, pas de compensation à l’année…).
3  Dispositifs d’aide à la réussite :
Dans la mesure où il s’agit d’un L3 unique, les dispositifs relatifs aux niveaux L1/L2 ne sont pas applicables.
Pour autant, la formation a développé des dispositifs spécifiques (méthodologie du travail universitaire -techniques de
rédaction, techniques d’enquête- ; tutorat d’accompagnement…) et mis en place des passerelles internes à
l’Université Jean Monnet (L3 professionnelle, notamment). La question de la mise à niveau liée à la relative
hétérogénéité du recrutement semble pour l’instant accessible en e-learning. La nature des cours et les modalités des
dispositifs ne sont pas clairement déclinés.
4  Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies :
La préparation à l’orientation des étudiants est correctement organisée. L’ouverture sur le monde
professionnel est largement assurée à travers les trois parcours (en phase avec la formation théorique et l’évolution
des métiers de la communication), le stage obligatoire, l’intervention de nombreux professionnels extérieurs ainsi que
par des conférences sur les métiers et le milieu socio-professionnel.
Bien que la formation soit susceptible de déboucher sur des métiers bien repérés, l’insertion professionnelle à
l’issue du L3 est limitée localement, excepté pour des emplois bien spécifiques (webmestre, communication
événementielle…). Dans les faits, les diplômés intègrent majoritairement les masters de l’Université Jean Monnet,
principalement en Communication, et secondairement en Sociologie, Géographie ou Histoire.
3
Evaluation des diplômes
Licences– Vague A
ACADÉMIE : LYON
Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet
Demande n° S3110053925
Domaine : Sciences humaines et sociales
Mention : Sociologie
Présentation de la mention
La licence de Sociologie de l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne se présente sous la forme d’un diplôme à
vocation « généraliste » délivré en trois années. La formation est fondée largement sur des savoirs et des
méthodologies propres à la Sociologie et à l’Anthropologie, sur une ouverture à d’autres disciplines relevant des
Sciences humaines et sociales (Histoire, Géographie…) et, à partir de la L3, sur une spécialisation à travers quatre
parcours : Villes, actions publiques, urbanités ; Santé, corps et société ; Mobilisation, ethnicités, citoyennetés ;
Cultures, loisirs, communication. Les enseignements fondamentaux sont pour l’essentiel, dans chaque niveau, situés
dans un tronc commun.
Les étudiants proviennent majoritairement des baccalauréats généraux SES, L et S, et plus secondairement des
baccalauréats technologiques (sanitaire et social) et professionnels. La validation des acquis de l’expérience est
possible.
La formation débouche sur des poursuites d’études en master à finalité « Recherche » ou professionnel,
(notamment de Sociologie), des métiers (chargé de mission, assistant, animateur social et culturel…) et des concours
(travail social, enseignement primaire et secondaire, administrations, écoles de journalisme…).
Avis condensé

Avis global :
Depuis sa création, la mention a évolué, notamment pour s’adapter au LMD et diversifier les parcours, mais
sans remettre en question ses objectifs centraux : proposer une formation générale en sociologie appuyée sur
l’acquisition de savoirs fondamentaux et la maîtrise de savoir-faire spécialisés, tout en étant ouverte, d’une part à
d’autres disciplines relevant des sciences humaines et sociales, et d’autre part à des spécialisations permettant une
meilleure orientation vers les masters et la vie professionnelle. La mention s’inscrit en outre parfaitement dans
l’offre de formation globale de l’Université Jean Monnet.
Cette formation répondrait encore mieux aux attentes d’une licence généraliste si l’équipe de pilotage, au
demeurant bien structurée, renforçait son rôle d’animation et de réflexion vers des dimensions qui semblent avoir été
jusqu’ici moins « travaillées » que le projet pédagogique stricto sensu : formation continue, connaissance précise des
effectifs étudiants et de leur devenir, aide à la réussite, voire professionnalisation (par exemple en développant les
interventions de professionnels) et plus généralement ouverture vers le monde professionnel.
1

Points forts :
La maquette est en adéquation avec les objectifs.


Les parcours adossés à des logiques disciplinaires fortes sont précis et cohérents.

Il existe un bon équilibre entre enseignements théoriques et méthodologiques, puis entre
enseignements fondamentaux et enseignements d’ouverture (vers d’autres disciplines, vers des
spécialités, vers la vie professionnelle…).

L’articulation avec les masters est cohérente.

Points faibles :
Le document principal de présentation et le document d’auto-évaluation ne sont pas toujours

suffisamment renseignés (évaluations des unités d’enseignement (UE) et de la formation, dispositifs d’aide
à la réussite, devenir des étudiants, ouverture sur le monde professionnel…).

La connaissance des cohortes étudiantes n’est pas encore assez précise quant à leurs origines (âge,
sexe, types de bacs…) et leur devenir (surtout en cas d’échec au L3 ou d’abandon en L1 ou L2).

La mention, voire le département de Sociologie, ne font pas état d’une politique spécifique en
matière de relations internationales. Aucune information n’est fournie sur les universités étrangères
partenaires, sur le nombre d’étudiants étrangers accueillis, sur le nombre d’étudiants français réalisant un
ou deux semestres à l’étranger.

La mention semble peu ouverte à la formation continue, y compris à des formules type validation
d’acquis et d’expérience (VAE). En effet, aucune indication n’est donnée sur le nombre et les profils des
étudiants concernés, le nombre de diplômes délivrés annuellement…



NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : B
Recommandations pour l’établissement :
Les échanges internationaux propres à la mention pourraient être développés et davantage mis en

visibilité, y compris dans les documents présentés pour le renouvellement de l’habilitation.

Les dispositifs d’aide à la réussite, de connaissance et de suivi des étudiants pourraient être
améliorés.

L’adossement à la recherche, certes moins important que pour les masters, mériterait d’être
davantage explicité, notamment les relations avec les équipes d’accueil concernées.
Avis détaillé
1  Pilotage de la licence :
L’équipe pédagogique pluridisciplinaire est structurée autour d’un responsable (MCF-HDR de Sociologie) assisté
d’enseignants-chercheurs en charge de responsabilités secondaires et/ou plus spécialisées. Toutefois, les documents
ne permettent pas de comprendre (en dehors du plan formel) comment l’équipe de pilotage fonctionne en « interne »
et vis-à-vis des étudiants ou de l’équipe enseignante, ni comment elle est articulée avec d’autres mentions et avec le
Département de Sociologie. En revanche, elle assure ou assume les fonctions essentielles habituellement dévolues à
ce type d’instance, notamment dans les multiples dimensions du niveau pédagogique (animation, réflexion,
ajustements des maquettes et des contenus d’enseignement, modalités de contrôle des connaissances…).
2  Projet pédagogique :
Le projet pédagogique est très clairement détaillé et analysé. Il est en tout point conforme à ce qui attendu
d’une licence généraliste de sociologie : ancrage disciplinaire fort sur le plan théorique et méthodologique, ouverture
argumentée vers d’autres disciplines relevant pour l’essentel des sciences humaines et sociales et enfin, à partir du
L3, mise en place de spécialités correspondant à des domaines débouchant sur des masters et dans lesquels les
diplômés sont susceptibles de trouver un emploi. La répartition enseignements fondamentaux/autres enseignements
et cours/TD est explicitée et cohérente avec les objectifs et l’économie générale de la maquette. L’évaluation des
2
étudiants est en phase avec les principes adoptés par le Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (diversité des
modes de contrôle des connaissances, pas de compensation automatique à l’année…).
3  Dispositifs d’aide à la réussite :
Le taux d’échec en L1, abandons inclus, est important (50 %), mais se situe dans la « fourchette » nationale
pour cette discipline. Les parcours thématiques en L3, les UE obligatoires de méthodologie du travail universitaire, les
UE d’ouverture en L1 et le tutorat d’accompagnement sont mis en place et sont explicités dans les documents. En
revanche, les enseignements pour des groupes spécifiques et de mise à niveau semblent négligés sans explication, de
même que l’aide à l’élaboration du projet professionnel. Enfin, les passerelles peu renseignées, semblent peu
nombreuses et sont difficilement évaluables sur la base des informations fournies.
4  Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies :
S’agissant de l’insertion professionnelle, on notera l’absence d’UE de préparation aux licences professionnelles
en L1/L2, de stage (sans explication) et de formation par apprentissage et en alternance (également sans
explication), ainsi que l’absence d’informations précises sur l’insertion professionnelle et le devenir des titulaires du
L3 Sociologie (il est seulement précisé que 10 % des licenciés de l’Université Jean Monnet rentrent dans la vie active)
et surtout des non diplômés.
La poursuite d’études en masters à finalité « recherche » ou professionnelle - au sein de l’Université Jean
Monnet (Sociologie ou autres masters, notamment Sciences de l’information et de la communication, Géographie et
Histoire) et dans d’autres universités est en revanche bien renseignée. Elle est aussi organisée par la maquette et
mise en œuvre, entre autres par le pilotage de l’équipe pédagogique.
3
Evaluation des diplômes
Licences – Vague A
ACADÉMIE : LYON
Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet
Demande n° S3110053927
Domaine : Sciences humaines et sociales
Mention : Sciences de l’éducation
Présentation de la mention
Créée en 1991, la licence mention Sciences de l’éducation de l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne a pour
objectif d’approfondir la formation dispensée dans le cadre de la préprofessionnalisation aux métiers de
l’enseignement. Le contenu des deux semestres est centré sur la connaissance et les compétences développées dans
le domaine des sciences de l’éducation. La formation comporte également des enseignements sur les outils du travail
universitaire et le choix d’un parcours professionnalisant: métiers de l’enseignement ou formation des adultes ou
secteur associatif, collectivités locales et éducation socioculturelle. Ce diplôme se présente comme une licence
généraliste et a la particularité de n’exister qu’en troisième année.
Avis condensé

Avis global :
Le département des Sciences de l’éducation héberge cette année de licence, qui se situait en amont d’un
master à finalité « Recherche » intitulé "Médiations et construction des identités collectives - Construction des
mondes communs". Ce master n’apparaît plus dans la liste des demandes d’habilitation des masters de l’Université
Jean Monnet pour le contrat quadriennal 2011. La question se pose alors de la pertinence dans la situation actuelle de
cette année de formation qui accueille des publics très variés. Au fil de la lecture du dossier, il apparaît que le public
est composé d’étudiants provenant de BTS, de DUT, de BTSA, de licence 2ème année de Sociologie et de personnes en
formation continue.
L’objectif pédagogique de la formation est d’offrir un large éventail de connaissances pluridisciplinaires dans
le domaine des Sciences humaines et sociales s’intéressant aux questions de l’éducation. La maquette des
enseignements vise à établir un équilibre entre les enseignements dits académiques et ceux dits professionnels.
Les débouchés potentiels proposés à l’issue de cette formation investissent de nombreux domaines à vocation
éducative. Les référentiels métiers restent diffus. Par ailleurs, une partie importante de la formation semble préparer
aux concours de la fonction publique pour les métiers de l’enseignement. Le positionnement de cette année de
formation par rapport aux masters enseignements reste à déterminer.
L’insuffisance des informations et la mauvaise structuration du dossier ne facilitent pas la compréhension et la
cohérence du dispositif de formation.

Points forts :
La formation est adaptée à un public en formation continue.


Les contenus d’enseignement sont centrés sur les questions de l’éducation.

Les enseignements sont équilibrés selon leur nature (CM/TD), leur volume horaire et leur finalité.
1

Points faibles :
La population étudiante est méconnue et sa diversité apparente n’est pas prise en compte.


Le dispositif d’aide à la réussite n’est pas opérationnel : pas d’information en début et en cours de
formation, pas d’opération d’information en amont du diplôme, pas d’enseignant référent…

Aucun dispositif n’est prévu pour assurer le suivi et la connaissance de l’insertion professionnelle des
diplômés.

La valorisation de la formation n’est pas planifiée ni structurée.

L’annexe descriptive au diplôme ne respecte pas les recommandations qui déterminent sa forme et
son contenu.



NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : C
Recommandations pour l’établissement :
La qualité du dossier devra être à l’avenir nettement améliorée.


Le ciblage de la population permettrait de recentrer la formation et d’opter, en fonction des
débouchés professionnels ou de poursuite d’étude, pour une licence soit généraliste, soit professionnelle.
Le positionnement du diplôme au sein des formations universitaires se situant en amont et en aval, serait
souhaitable et donnerait plus de lisibilité.

La mise en place d’un dispositif de connaissance et d’accompagnement des différents publics
accueillis au sein de la formation devrait être un objectif majeur à court terme. Des aménagements
pédagogiques favorisant la réussite des étudiants n’en seraient que renforcés.

Pour l’objectif de préparation aux concours des métiers de l’enseignement, il serait hautement
souhaitable de mettre en place un dispositif de certification en langue, français et anglais, et une
formation pour préparer le C2i.

L’auto-évaluation ne semble pas avoir apporté d’élément constructif pour améliorer la formation et
fixer des objectifs à plus long terme. Les responsables de la formation sont donc encouragés à mettre en
place un ensemble d’indicateurs et, après collecte des données, d’en faire une analyse pour offrir une
meilleure et plus juste photographie du diplôme et ainsi amender la formation.
Avis détaillé
1  Pilotage de la licence :
L’équipe de pilotage est en effectif réduit, ce qui a certainement pour conséquence l’absence d’enseignant
référent. La structuration est cohérente avec la maquette des enseignements, avec un responsable de la mention et
trois responsables des parcours. L’effectif des professionnels extérieurs demanderait à être étoffé. La sectorisation
professionnelle des parcours suggère qu’il existe d’autres intervenants professionnels que ceux répertoriés au début
du dossier déposé.
2  Projet pédagogique :
Il est stipulé que la maquette d’enseignement a pour objectif la construction d’un équilibre entre
enseignements académiques et théoriques, méthodologiques et sensibilisation à des environnements professionnels.
Le but énoncé correspond plus à des moyens qu’à un objectif pédagogique de formation. Le dossier ne fait pas état de
certifications à acquérir ou à produire par rapport aux débouchés présentés tel qu’un niveau de maîtrise de la langue
française (DELF, DALF,..) ou en langues étrangères (CLES, TOIC….).
2
3  Dispositifs d’aide à la réussite :
Seules dix heures d’enseignement sont consacrées à la méthodologie du travail universitaire. Le fait que la
formation ne soit dispensée que sur deux semestres entraîne l’exclusion des dispositifs tels que l’orientation active ou
les informations de début de cursus. Néanmoins, il reste surprenant qu’aucun dispositif d’accueil, de guide de
l’étudiant, de tutorat et d’informations sur les débouchés potentiels ne soit mis en place au cours de l’année de
formation.
4  Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies :
Le devenir des étudiants et leur insertion professionnelle ne sont pas renseignés spécifiquement. L’impact du
stage professionnel sur l’insertion des diplômés pourrait être analysé. Il serait intéressant d’identifier les postes
occupés ou la durée de la recherche d’emploi à l’issue de la formation pour ceux qui entrent dans la vie active. La
proportion d’étudiants qui optent pour la poursuite d’études devrait être quantifiée.
3
Evaluation des diplômes
Licences – Vague A
ACADÉMIE : LYON
Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet
Demande n°S3110053928
Domaine : Sciences humaines et sociales
Mention : Géographie
Présentation de la mention
La licence de Géographie de l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne est une formation générale dans le
domaine des Sciences humaines et sociales (SHS). Elle offre aux étudiants de l’Université Jean Monnet une orientation
progressive alliant matières disciplinaires et matières annexes (Histoire, Sociologie, Langues), permettant tout à la
fois une possible orientation ou une progression vers la troisième année de licence qui décline alors plusieurs parcours
(métiers de l’enseignement, professorat des écoles et professorat des lycées et collèges, métiers de la
documentation, aménagement et territoire). Les débouchés de la licence ne sont pas strictement professionnels,
puisque la poursuite d’études en master à finalité « recherche » ou « professionnelle » (à Jean Monnet ou dans une
autre université) est la principale voie suivie par les diplômés.
La formation en master ouvre alors sur des métiers diversifiés mettant en jeu une solide formation en
géographie, une bonne culture générale, un esprit de synthèse et d’analyse, un sens critique, un travail en groupe
(enseignement, aménagement, urbanisme, architecture, développement, tourisme…).
Avis condensé

Avis global :
La licence de Géographie allie une forte place de l’enseignement disciplinaire (Géographie humaine, régionale,
rurale, urbaine…) à une diversification des enseignements (Sociologie, Histoire, Langues). L’accent est mis sur la
méthodologie du travail universitaire, particulièrement en première année, permettant aux étudiants de devenir
autonomes, d’appréhender les outils de la Géographie, de mieux connaître les enjeux et de maîtriser les exercices de
la discipline (commentaire…).
Le dossier est parfois trop succinct sur certains aspects (évaluation, autoévaluation, compétences,
compétences transversales). Si les caractéristiques de la population étudiante sont connues, des dispositifs de
valorisation mentionnés, des accompagnements spécifiques d’étudiants existants, ils ne sont pas toujours explicités et
les données chiffrées que l’on peut en tirer ne semblent pas exploitées pour offrir une réelle aide au pilotage de la
formation.

Points forts :
Le contenu disciplinaire est adapté.


L’articulation avec les masters de l’Université et avec les masters du PRES est cohérente.

La présence et l’implication de professionnels extérieurs dans la formation et dans l’équipe
pédagogique est un atout.
1

Points faibles : 

La définition des objectifs de la formation n’est pas suffisamment claire et identifiable dans le
dossier.

Les compétences ne sont pas toujours déclinées en particulier les compétences transversales qui ne
sont pas identifiées et valorisées.

L’utilisation des données chiffrées offertes par les diverses enquêtes menées par l’Université ne
semblent pas utilisées pour piloter la formation.

La rédaction du dossier est parfois trop sommaire et ne permet pas toujours d’analyser la formation
ni d’apprécier le pilotage de la mention.


NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : B

Recommandations pour l’établissement :
Une meilleure utilisation des données chiffrées fournies par diverses enquêtes (OVE, auto-évaluation…)
améliorerait sans doute le pilotage de la formation. La lisibilité du « projet personnel et professionnel » pourrait être
améliorée et les compétences mieux déclinées pour permettre aux étudiants de valoriser leur formation et leur
diplôme.
Avis détaillé
1  Pilotage de la licence :
Le pilotage de la formation mériterait d’être amélioré. Il est sous la responsabilité d’une équipe pédagogique
solide et diversifiée (enseignants et professionnels extérieurs). Appuyé sur les différentes enquêtes offertes par des
dispositifs mis en place au niveau de la composante ou de l’établissement, le pilotage serait sans doute facilité.
L’équipe a cependant fait évoluer la formation par rapport à « l’ancienne » licence, en particulier avec une ouverture
vers d’autres sciences humaines ou sociales en L1 ou avec l’ouverture d’un parcours enseignement en L3 permettant
de préparer les étudiants à un éventuel master Enseignement-Formation.
2  Projet pédagogique :
En raison d’un dossier parfois succinct, le projet pédagogique n’apparaît pas toujours clairement. Toutefois,
l’accent est mis sur une formation solide dans les différents domaines de la Géographie tout en offrant aux étudiants
de se former à d’autres sciences humaines ou sociales, parfois complémentaires comme l’Histoire. L’ensemble des
disciplines enseignées vise à développer chez l’étudiant l’acquisition de toute une série de compétences académiques
ou méthodologiques (analyse, synthèse, communication écrite et orale…).
3  Dispositifs d’aide à la réussite :
L’aide à la réussite se fait essentiellement au travers du Plan Réussite Licence (sans que le dispositif ne soit
décliné dans le dossier). Au niveau de l’établissement un Plan Langues a été mis en place pour renforcer
l’apprentissage, notamment de l’anglais, dans les formations générales mais la nature exacte de ce dispositif n’est
pas précisée dans le dossier pour cette formation. Au cours du semestre 1, un renforcement est apporté en TD auprès
du public en difficulté.
2
4  Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies :
L’insertion professionnelle, comme souvent dans les licences générales, ne se fait pas au niveau de la sortie en
L3, mais après un master. D’ailleurs, l’essentiel des diplômés poursuivent leur formation en master, soit directement
à l’Université Jean Monnet, soit dans un autre master du PRES (masters à finalité « recherche » ou
« professionnelle »). Le dossier n’offre malheureusement pas de données chiffrées pour bien appréhender les
différents choix des étudiants.
3
Evaluation des diplômes
Licences– Vague A
ACADÉMIE : LYON
Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet
Demande n° S3110053929
Domaine : Sciences, technologies, santé
Mention : Biologie
Présentation de la mention
La licence de Biologie de l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne est portée par la Faculté des Sciences et
Techniques (FST) et fait l’objet d’une demande de renouvellement. L’objectif affiché par la formation est d’aborder
de façon pratique, théorique et progressive les notions indispensables au futur biologiste pour une poursuite d’études
en master de Biologie ou dans les formations de préparation au concours du CAPES Sciences de la Vie et de la Terre
(SVT). Cette formation est axée sur la pluridisciplinarité et défend une vision intégrée de la biologie, depuis le niveau
moléculaire jusqu’à l’échelle de la population, en passant par le niveau de l’organisme. Les deux premières années
constituent un socle large de connaissances avec une première année commune à 3 mentions : Biologie, Sciences de la
Terre et de l’Environnement et Chimie. La deuxième est commune à deux mentions : Biologie Biochimie Chimie (BBC)
et Sciences de la Terre et de l’Environnement (STE). La troisième année permet une spécialisation disciplinaire grâce
à trois parcours : Biologie Cellulaire et Physiologie (BCP), Biologie des Organismes (BO) et Sciences de la Vie de la
Terre et de l’Environnement (SVTE).
Avis condensé

Avis global :
La mention Biologie s’intègre bien dans un dispositif de formation complémentaire, interdisciplinaire et permet
des passerelles de réorientation progressive des étudiants entre les mentions et au sein de la même mention, et ceci
grâce la politique de mutualisation importante à tous les niveaux de la licence. En L3, 70 % des UE sont mutualisées
entre les trois parcours de la mention et 30 % sont consacrées à la spécialisation.
Le projet pédagogique de la mention est conçu pour permettre aux étudiants d’élaborer leur projet personnel
par l’acquisition équilibrée des connaissances disciplinaires et fondamentales en Biologie (BO, SVTE, BCP), de
compétences transversales via des UE de langues, de culture générale et d’outils informatiques (Certification Internet
et Informatique, C2i). Ce projet permet aussi l’acquisition d’éléments de professionnalisation et de découverte des
métiers via l’UE Préparation au Professorat des Ecoles (PPE), l’UE stage, l’UE de pré professionnalisation (Pré-Pro), les
rencontres avec les acteurs socio-économiques et les forums emploi.
La mention Biologie est coordonnée par une équipe de formation pluridisciplinaire (14 sections CNU y sont
représentées), ce qui constitue un atout pour mener à bien ce projet. La structure et le fonctionnement de l’équipe
de formation sont bien indiqués. On note cependant l’absence de la représentation de la section 65 de Biologie
cellulaire, ce qui pourrait déséquilibrer l’acquisition des compétences fondamentales de Biologie cellulaire pour le
parcours BCP. Il faut souligner que l’équipe de formation a mis en place un dispositif de suivi de chaque étudiant de
L1 et L2 (enseignants référents) dans le cadre du Plan de réussite en licence, en plus du soutien et du tutorat en L1.
1

Points forts :
La pluridisciplinarité de l’équipe de formation et la forte mutualisation d’UE entre les mentions,

voire dans la mention, constituent un atout majeur pour mettre en place de réelles passerelles de
réorientation.

La formation permet l’acquisition d’éléments adaptés de professionnalisation et de découverte des
métiers via l’UE PPE, l’UE stage, l’UE de pré professionnalisation (Pré-Pro).

Le projet propose un véritable dispositif d’aide à la réussite.

Points faibles :
L’évaluation des enseignements ne semble pas systématiquement généralisée.


Le dispositif d’aide à la réussite ne propose pas d’enseignement organisé pour des groupes
spécifiques comme les étudiants externes qui intègrent le L3.

L'équipe de formation met en avant l’aspect innovant du parcours BCP, malgré l’absence
d’enseignant-chercheur de la section CNU N° 65 de Biologie cellulaire.



NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A
Recommandations pour l’établissement :
Le parcours BCP mériterait d’être renforcé au niveau de l’offre de formation fondamentale de

biologie cellulaire.

Bien que ce soit difficile à mettre en place, l’UE stage du L3 pourrait être élargie à un nombre
important d’étudiants en lui réservant une période de l’emploi du temps au même titre que les autres UE.

L’évaluation de l’enseignement par les étudiants pourrait être renforcée.
Avis détaillé
1  Pilotage de la licence :
La structure et le fonctionnement du comité de pilotage sont conçus pour un examen efficace des bilans des
semestres écoulés et donc pour proposer des modifications soumises pour validation au Conseil de la FST et au Conseil
des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU).
2  Projet pédagogique :
Le projet pédagogique proposé est le résultat d’une réelle volonté de restructuration suite au passage au LMD
depuis 2003, en mettant en place une équipe pluridisciplinaire permettant une large mutualisation entre les mentions
et au sein de la mention. Ce projet apparaît très cohérent avec les objectifs annoncés notamment pour une poursuite
d’études en master au niveau local ou national.
3  Dispositifs d’aide à la réussite :
Ce projet présente un véritable dispositif d’aide à la réussite. Il offre une solide culture générale en L1, puis
une ouverture vers les secteurs d'activité professionnelle en L2, et une spécialisation disciplinaire en L3. Il permet
ainsi aux étudiants d'élaborer progressivement leur projet personnel, tant du point de vue de la poursuite d'études
que de celui d'une future insertion professionnelle.
2
4  Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies :
Ce projet est conçu pour permettre aux étudiants d’une part une poursuite d’études en masters à finalité
« recherche » ou professionnelle locaux : Biologie Biophotonique pour BCP, Ecologie Ethologie Appliquée pour BO. Il
permet d’autre part d’intégrer la préparation au concours CAPES SVT.
Ce projet offre également une ouverture sur le monde professionnel qui assure l’acquisition d’éléments de
professionnalisation et de découverte des métiers via l’UE PPE, l’UE stage, l’UE de pré professionnalisation (Pré-Pro),
les rencontres avec les acteurs socio-économiques et les forums emploi.
3
Evaluation des diplômes
Licences – Vague A
ACADÉMIE : LYON
Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet
Demande n° S3110053933
Domaine : Sciences humaines et sociales
Mention : Histoire
Présentation de la mention
La licence Histoire de l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne constitue une filière traditionnelle dans le
domaine des Sciences humaines et sociales (SHS). La formation permet une orientation progressive des étudiants à
partir de la première année et comporte 3 parcours en 3ème année (Métiers de l’enseignement, Initiation aux
sciences politiques, Histoire de l’art). Elle ouvre sur les débouchés attendus d’une licence d’Histoire, essentiellement
la poursuite d’études au niveau du master offrant alors des débouchés professionnels diversifiés demandant une
bonne culture générale, une solide culture historique, un esprit critique, une capacité d’analyse et de synthèse
(métiers de l’enseignement, métiers de l’administration, métiers des institutions culturelles, journalisme…).
Avis condensé

Avis global :
La licence d’Histoire laisse une large place à l’enseignement des quatre périodes de la discipline (histoire
ancienne, médiévale, moderne, contemporaine) en permettant aux étudiants de découvrir d’autres disciplines du
domaine des SHS (Sociologie, Langues). L’enseignement de la Géographie, discipline sœur de l’Histoire, a une bonne
place dans la formation. Cette dernière est bien construite, permettant aux étudiants de première année de se
réorienter grâce à une part importante d’enseignements mutualisés et de construire peu à peu un projet
d’enseignement puis un projet professionnel, pour en L3 choisir entre les trois parcours (Enseignement, Institutions
politiques, Histoire de l’art), offrant ainsi une formation complète permettant une possibilité aisée de poursuite
d’études en master. La formation, dans les unités d’enseignement (UE) disciplinaires ou non, permet aux étudiants
d’acquérir un certain nombre de compétences : expression écrite et orale, esprit de synthèse ou d’analyse,
autonomie dans le travail personnel, capacité d’adaptation etc. Le dossier bien construit permet d’appréhender
facilement la formation.

Points forts :
Le contenu disciplinaire et méthodologique est fort, appuyé sur une bonne répartition entre cours

magistraux et travaux dirigés.

L’orientation est progressive et les parcours sont bien articulés.

Le dispositif de suivi des étudiants est bien construit en particulier autour de l’enseignant référent
et de l’accompagnement des publics en difficulté.

La présence de stages en L3 permet aux étudiants de s’approprier au mieux les parcours et de
connaître certains milieux professionnels.

L’articulation entre la licence et les masters de l’Université ou du PRES est satisfaisante.
1

Points faibles :
L’accès des étudiants aux informations sur la formation ou la réorientation semble limité.


L’autoévaluation et l’usage de l’autoévaluation n’apparaissent pas fonctionnels.


NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A+

Recommandations pour l’établissement :
Une meilleure utilisation des données fournies par l’autoévaluation ou les différentes enquêtes pourrait être
envisagée pour améliorer la formation et son pilotage.
Avis détaillé
1  Pilotage de la licence :
Le pilotage de la licence s’appuie sur une série de données chiffrées fournies par l’établissement ou la
composante, et tient compte de la diversité des étudiants et des débouchés possible d’une telle licence générale,
ainsi que d’une chute des effectifs qui a été maintenant enrayée. Une équipe solide avec des responsabilités
clairement définies s’occupe de la formation, encadre les étudiants, propose des objectifs et met en place la
formation.
2  Projet pédagogique :
Le projet pédagogique est clairement défini, les compétences sont bien déclinées qu’elles soient disciplinaires,
méthodologiques ou transversales (maîtrise des exercices écrits – dissertation, commentaire de documents
historiques, maîtrise de l’exercice oral, capacité de raisonnement et de réflexion, curiosité intellectuelle, esprit
critique…). La maquette de la formation permet aux étudiants de construire progressivement un parcours
individualisé, encadré par l’équipe pédagogique de la formation, avec l’aide aussi du SUIO-IP.
3  Dispositifs d’aide à la réussite :
Les dispositifs d’aide à la réussite sont mis en place essentiellement dans le cadre du Plan Réussite Licence ; ils
permettent d’accompagner des publics spécifiques, les bacheliers issus de bac non généraux, les étudiants en échec
aux examens. Ils visent à améliorer l’acquisition des compétences et à augmenter le taux de réussite aux examens.
L’accent est mis pour aider les étudiants en échec à la fin de la session 1 afin de les préparer au mieux aux examens
de la session 2 et d’offrir ainsi un meilleur taux de réussite.
4  Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies :
Après la licence d’Histoire, les étudiants poursuivent massivement leurs études en master. Il y a peu de sorties
à Bac +3, ce qui est habituel dans une formation générale. Les masters offerts aux étudiants sont ceux de l’Université
Jean Monnet ou plutôt ceux du PRES.
2
Evaluation des diplômes
Licences– Vague A
ACADÉMIE : LYON
Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet
Demande n° S3110053935
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Administration économique et sociale
Présentation de la mention
La licence Administration économique et sociale (AES) de l’Université Jean Monnet de Saint Etienne est
localisée sur deux sites, Saint-Etienne et Roanne.
La formation dispensée est pluridisciplinaire : elle articule des entrées économiques, juridiques et sociales.
Elle offre une base commune de connaissances destinée à mener les étudiants vers un niveau master. Notamment,
elle permet de choisir entre trois parcours différents sur la base d’un choix d’options par les étudiants en troisième
année : préparation aux métiers de l’enseignement, administration et gestion des organisations (par exemple
territoriales, financières ou marketing) et plus spécifiquement concernant les organisations sanitaires : le
développement sanitaire et social.
Avis condensé

Avis global :
La licence AES présente de nombreux avantages qui pourraient aussi être porteurs de difficultés.
Cette formation est intéressante à plusieurs égards. Le pilotage est assuré dans le cadre du conseil de
département, avec une équipe pédagogique pluridisciplinaire qui se décline sur la durée de la licence. Les objectifs
pédagogiques sont cohérents et progressifs sur chaque année. En première année, les matières quantitatives,
l’informatique et l’anglais sont enseignées en petits groupes dans le cadre de travaux dirigés avec des attendus en
matière de méthodologie et de compétences transversales adaptables. Les cours s’accompagnent assez
systématiquement de travaux dirigés. Sa double originalité réside d’une part, dans la large place laissée à
l’enseignement de l’anglais tout au long de la licence, et, d’autre part, dans la possibilité de se spécialiser en L3 par
un choix d’options qui est dédié à l’entrée en master.
La principale difficulté de la licence AES est liée à cette deuxième originalité : l’objectif qui vise à intégrer un
master après la licence laisse très peu de place aux étudiants pour entrer directement sur le marché du travail à
moins d’avoir opté pour une passerelle vers une licence professionnelle. Nécessairement, cette originalité demande
aux étudiants d’avoir déjà construit leur projet professionnel en entrant en licence. L’ajustement du projet
professionnel mériterait alors d’être mieux mis en cohérence avec les enjeux et les débouchés de la licence. Le
développement d’un guide de compétences pourrait répondre à cet enjeu. Enfin, la large place laissée aux travaux
dirigés et aux contrôles continus demande un important travail continu de coordination entre matières qui pourrait
entraîner, s’il n’est pas maîtrisé, une surcharge de travail très importante pour les étudiants.
1

Points forts :
La place donnée aux travaux dirigés dès la première année et tout au long de la licence, souligne

l’importance de l’encadrement et du suivi étudiant.

La progression voulue et recherchée vers les enseignements de spécialité en master. La formation
vise une entrée en master portée par les centres de recherche.

La progressivité de l’apprentissage de l’anglais, le volume d’heures stable et continu sur l’année.

Points faibles :
Peu de réflexion sur le devenir des étudiants qui n’entrent pas en master et sur le taux d’échec.


Pas de réflexion sur les enjeux socio-économiques propres au territoire et au site de Roanne par
exemple pour justifier de l’entrée vers les masters visés. Ceux-ci demandent un bon niveau concernant les
matières quantitatives qui n’entrent pas directement dans le profil habituel de public AES, même si la
formation se donne les moyens de répondre à ces enjeux. Le dossier ne répond pas aux questions de
l’ajustement entre le public AES concerné et les masters visés, ou celle de la concurrence avec les
formations économie-gestion qui proposent les mêmes débouchés. La question des passerelles n’est pas
évoquée sur ce point non plus.

Les étudiants qui se préinscrivent en L1 doivent déjà avoir un projet professionnel : on se demande
comment celui-ci peut être évalué et complété par les modules dédiés au projet professionnel pendant la
licence. L’information sur l’orientation est compartimentée par année, ce qui laisse peu de place pour un
point de vue global et un retour sur les projets professionnels.



NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : B
Recommandations pour l’établissement :
S’il est indéniable que l’établissement a mis en œuvre, via l’Observatoire de la Vie Etudiante (OVE)

par exemple, toute une logistique de meilleure connaissance des cohortes d’étudiants et de leurs
évolutions et devenir, celle-ci mériterait toutefois une meilleure analyse du point de vue des spécificités
des formations et des lieux de formation. A titre d’exemple, le dossier gagnerait à mieux exploiter les
informations issues de l’OVE concernant le public AES sur le site de l’Université Jean Monnet et sur le site
de Roanne. De plus, même si la démarche développée dans les dispositifs de valorisation est bien avancée
à l’échelle de l’Université, il semble que cette démarche soit plus articulée sur l’entrée par domaine que
par mention, ce qui pourrait nuire à terme à la visibilité et à la spécificité de la mention AES.

Les parcours de licence sont directement associés aux débouchés vers les masters. Ce principe, s’il
est en soi très cohérent, pourrait entraîner une mobilité interne contrainte ou une forme de captivité du
public étudiant. En ce sens, l’articulation avec le terrain mériterait d’être mieux défendue et le ciblage
vers les enjeux socio-économiques propres au territoire gagnerait à être spécifié sur le site de l’Université
et de Roanne. Dans la même optique, l’analyse des taux de départ parmi les ajournés de la première
année demanderait des développements. Enfin, il serait nécessaire de mettre en évidence la
complémentarité entre les formations de licence proposées par la mention AES et la mention EconomieGestion. Suivant les dossiers, ces mentions sont destinées à alimenter les mêmes masters ce qui pourrait à
terme créer une situation de concurrence entre les mentions, voire pénaliser la mention AES.
Avis détaillé
1  Pilotage de la licence :
Chaque année est dédiée à des informations spécifiques sur le fonctionnement des examens (L1), les stages et
les débouchés (L2), les masters (L3). S’il y a bien une information en cours du cursus, celle-ci risque d’être trop
compartimentée par année sans permettre aux étudiants de se projeter dans la formation dès la L1. De plus, le
pilotage de la licence en L3 pourrait se trouver fortement limité par les contraintes de fonctionnement et
d’organisation liées au parcours de préparation aux métiers de l’enseignement dans la mesure où celui-ci est
transversal à plusieurs licences de l’Université. Par ailleurs, l’information donnée dans le dossier sur l’évaluation des
2
étudiants reste très succincte et générale, à savoir la non compensation annuelle entre les semestres. Le pilotage de
la licence gagnerait à mieux discuter les résultats des cohortes et à identifier, en fonction des contrôles continus, la
charge de travail par semestre ainsi que les matières qui ne peuvent pas être rattrapées. Enfin, le questionnaire
d’évaluation participe au pilotage de la licence. Il serait intéressant d’annexer ce questionnaire au dossier pour en
cerner les enjeux et l’intérêt effectif pour le pilotage.
2  Projet pédagogique :
Le projet pédagogique de la licence nécessite une très forte coordination entre matières, du point de vue des
matières à contrôle continu et de l’important effort demandé dès la première année dans les travaux dirigés. De plus,
puisqu’il est articulé sur l’entrée en master, le projet pédagogique gagnerait à être mieux articulé sur les projets
professionnels des étudiants dans la mesure où ceux-ci sont définis et attendus dès le recrutement en première
année. Les enseignements de mise à niveau pourraient ainsi dépasser le strict cadre des publics spécifiques de la
convention avec l’Université des Etudes Internationales du Sishuan (SISU) pour les étudiants chinois et s’ouvrir à
l’ensemble des étudiants. Enfin, et dans la même optique, il serait intéressant de savoir dans quelle mesure le
dispositif de guichet unique pour les Validations des Acquis et de l’Expérience (VAE) participe au projet pédagogique
de la licence AES et dans quelle mesure il est sollicité par les professionnels désirant acquérir le niveau licence.
3  Dispositifs d’aide à la réussite :
Le dispositif de réussite cible uniquement les étudiants de L1. Même si le taux de réussite en L3 augmente, il
serait intéressant de voir dans quelle mesure les étudiants de deuxième et de troisième années pourraient être
concernés par un tel dispositif. De plus, le dossier gagnerait à expliquer l’usage et l’intérêt de l’enseignant référent
pour la première année. Il semble que le tutorat d’accompagnement n’existe que dans certaines matières. Il serait
intéressant d’analyser l’efficacité de la démarche d’autant plus que la fiche d’auto-évaluation stipule que « peu
d’étudiants en tirent réellement bénéfices ». L’analyse pourrait aussi différencier les sites (celui de Saint-Etienne et
celui de Roanne) pour tester l’hypothèse des lieux et de publics différenciés.
4  Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies :
Dans la mesure où la licence AES mène aux masters de l’Université, il serait opportun de s’intéresser à la
compétition susceptible de survenir avec les étudiants d’Economie-Gestion, ce qui pourrait à terme limiter les
débouchés. De plus, les passerelles entre formations mériteraient d’être mieux développées : si des réorientations
sont possibles en Droit ou en Economie-Gestion, le dossier ne donne pas de précisions sur leur fonctionnement et leur
efficacité. De même, les modalités quant à l’usage de passerelles vers des licences professionnelles pourraient être
développées. Enfin, si on comprend bien l’enjeu d’intervenants professionnels extérieurs, on ne sait pas dans quelle
mesure et comment ils sont impliqués dans l’équipe pédagogique et leur impact sur les débouchés potentiels.
3
Evaluation des diplômes
Licences– Vague A
ACADÉMIE : LYON
Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet
Demande n° S3110053936
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Economie et Gestion
Présentation de la mention
La licence Economie et Gestion de l’Université Jean-Monnet de Saint Etienne a vocation à former les étudiants
pour une entrée en master. Les deux premières années posent les bases d’une formation qui se veut généraliste
(Droit, Economie et Gestion). La troisième année permet aux étudiants de se spécialiser selon un choix d’options
relatif à trois parcours bien différenciés : deux parcours qui relèvent de la gestion, celui du management et celui du
contrôle, comptabilité, audit et un parcours en économie gestion plus directement tourné vers les secteurs de type
banque et finance, développement territorial, ingénierie économique ou encore intelligence économique et gestion
de l’innovation. La licence Economie et Gestion est plus spécifiquement dédiée à un public de lycéens issus des
filières S et ES.
Avis condensé

Avis global :
La licence Economie et Gestion de l’Université Jean-Monnet – Saint-Etienne présente une double originalité qui
pourrait soulever certaines difficultés :
- Originalité de l’équipe pédagogique élargie qui associe au responsable de département et aux responsables
par année, des représentants en lien avec les masters, les lycées, les directeurs locaux des laboratoires de recherche
en Economie et en Gestion. Cela pourrait contribuer à long terme à une réflexion sur l’inscription de la formation
dans une chaîne structurée, de l’amont vers l’aval, de l’offre de formation en Economie Gestion. Le principal écueil
de cette structuration réside dans l’adéquation à la demande qui ne semble intégrée qu’à partir du master. Une
meilleure prise en compte des marchés locaux du travail ainsi que de l’évolution de la demande de terrain pourrait
aider au pilotage et contribuer utilement au projet pédagogique.
- Originalité du « Plan Langues » (développé à l’échelle de l’Université Jean-Monnet), et par conséquent non
spécifique de cette formation. Il devrait apporter a minima la maîtrise de l’anglais à la sortie de la licence. Qui plus
est, la formation Economie et Gestion propose aux étudiants, dans le cadre de ce plan, la possibilité de suivre une
seconde langue (Espagnol ou Allemand) de façon continue sur l’ensemble des semestres. La maîtrise de deux langues
vivantes est nécessaire pour la continuation des études dans les métiers visés par les masters en adéquation avec la
licence et elle présente un intérêt indéniable pour les étudiants. Dans la même optique, il existe un important effort
tourné vers la mobilité internationale puisque la troisième année de licence peut être réalisée à l’étranger dans des
universités partenaires avec l’aide d’un responsable dédié à l’international.
La formation gagnerait, dans une optique de visibilité, à mettre mieux en évidence l’enjeu des compétences
transversales. Celles-ci sont présentées comme étant uniquement portées par l’usage de l’outil informatique, ce qui
en affaiblit considérablement le sens. La réflexion sur la professionnalisation des étudiants dès la licence mériterait
d’être développée. En effet, le cœur de métiers proposé dans les masters associés à la licence économie gestion est
très proche de celui de la licence Administration économique et sociale pour le parcours Economie Gestion ou de celui
1
proposé dans le cadre de la licence Sciences de gestion. Dans la même optique, les informations dispensées en cours
de cursus ne se limitent qu’à celles, en ligne, proposées par l’Observatoire de la Vie Etudiante. La visibilité de la
licence Economie et Gestion pourrait ici se retrouver limitée au profit du domaine Droit, économie, gestion. On
pourrait alors poser la question d’une plus grande mutualisation des cours.

Points forts :
Un effort important est porté sur l’Anglais avec 24h dispensées par semestre. Les étudiants ont la

possibilité de suivre une seconde langue en continu sur la licence.

La mobilité internationale est portée par un « référent » des relations internationales pour chaque
année. Il existe de nombreux accords bilatéraux de type Erasmus.

La licence ouvre vers les masters de l’Université Jean Monnet.

Points faibles :
Seul l’outil informatique semble être un support aux compétences transversales. La réflexion sur une

démarche « compétences » dans chaque unité d’enseignement n’est pas étayée.
Les informations en cours de cursus sont limitées : seules les données de l’observatoire sont en ligne
et il n’y a pas de retour sur le pilotage.

Les compétences et métiers des masters associés au parcours Economie-Gestion sont très proches de
ceux proposés en licence Administration économique et sociale (AES) et Sciences de gestion, ce qui pose
la question de la mutualisation des enseignements et de la lisibilité de l’offre de formation.




NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A
Recommandations pour l’établissement :
S’il est indéniable que l’établissement a mis en œuvre via notamment l’Observatoire de la Vie

Etudiante, toute une logistique de meilleure connaissance des cohortes d’étudiants et de leurs évolutions
et devenir, celle-ci mériterait toutefois une meilleure analyse en prenant en considération les spécificités
des formations. De plus, même si la démarche développée dans les dispositifs de valorisation est bien
avancée à l’échelle de l’Université, il semble que cette démarche soit plus articulée sur l’entrée par
domaine que par mention, ce qui pourrait nuire à terme à la visibilité et à la spécificité de la mention
Economie et Gestion.

Les parcours de licence sont directement associés aux débouchés vers les masters. Ce principe, s’il
est en soi très cohérent, pourrait entraîner une mobilité interne contrainte ou une forme de captivité du
public étudiant. En ce sens, l’articulation avec le terrain mériterait d’être mieux défendue et le ciblage
vers les enjeux socio-économiques propres au territoire gagnerait à être spécifié.

Les matières passées à l’oral sont choisies de façon concertée par l’équipe pédagogique. Toutefois,
le dossier aurait gagné à préciser les matières dont l’évaluation s’appuie sur un contrôle continu, examen
final écrit ou oral.
Avis détaillé
1  Pilotage de la licence :
L’enseignant-référent, issu de l’application du Plan Réussite en Licence, entre dans le dispositif de suivi. Il n’y
a toutefois pas d’information dans le dossier qui précise dans quelle mesure il s’agit là d’une base d’information à
partir de laquelle il est possible d’orienter le pilotage.
De plus, il existe une réelle volonté d’informer les lycéens, mais on ne voit pas comment elle est pilotée. La
démarche est commune aux deux mentions (Economie et Gestion, AES) et les contenus informatifs ne sont pas
discutés dans le dossier.
2
2  Projet pédagogique :
Le projet pédagogique est uniquement fondé sur le portage des centres de recherche locaux. Si l’intérêt est
manifeste, on est en droit de s’interroger sur le devenir des étudiants qui échouent et les modalités éventuelles pour
accéder aux passerelles. Les réorientations vers la licence AES mériteraient d’être précisées pour éviter de penser les
formations Economie et Gestion et AES comme deux formations proches mais de niveaux différents.
3  Dispositifs d’aide à la réussite :
Il existe un enseignant référent par année, ce qui peut rendre la charge de travail considérable. De plus, le
dispositif de suivi ne concerne que les étudiants de première année. Il conviendrait de s’interroger sur les besoins
rencontrés au cours des trois années de licence et de construire un bilan sur l’expérience et les résultats du dispositif
des enseignants référents
La notion de groupe spécifique est appréhendée du point de vue d’étudiants qui suivent des doubles parcours
et non du point de vue des étudiants en difficulté.
4  Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies :
La vocation de la licence Economie et Gestion n’est pas directement la professionalisation, mais l’intégration
dans un master. De fait, Il n’y a pas dans le dossier d’information concernant les postes occupés au sortir de la licence
ni sur la durée de recherche d’emploi. Toutefois, il serait intéressant à partir des informations sur les masters de
pouvoir analyser le devenir des étudiants et de s’interroger pour le parcours Economie Gestion notamment sur la
différence des postes occupés par les étudiants issus d’une licence Economie et Gestion et ceux issus d’une licence
AES et de la mention Sciences de gestion.
3
Evaluation des diplômes
Licences– Vague A
ACADÉMIE : LYON
Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet
Demande n° S3110053937
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Sciences de gestion
Présentation de la mention
La mention Sciences de gestion de l’Université Jean-Monnet de Saint-Etienne ne concerne qu’une troisième
année de licence organisée en deux parcours différenciés, i.e. Management et comptabilité, et Comptabilité,
contrôle, audit. Chacun de ces parcours s’adosse sur d’anciennes formations professionnalisantes qui ont fait leur
preuve et qui ont été revisitées dans le cadre du LMD. La licence Sciences de gestion peut s’adresser à des étudiants
issus de la licence Economie et Gestion, mais elle concerne plus spécifiquement des étudiants issus de formations de
type DUT ou BTS.
Avis condensé

Avis global :
Dans la mesure où de nombreux partenariats ont été établis avec les BTS et DUT locaux, l’origine des étudiants
est majoritairement locale. Si on comprend là l’enjeu d’une poursuite d’études pour les publics de BTS et DUT, la
formation pourrait à terme souffrir d’une logique d’enfermement et gagnerait à garder visible un volant de
recrutement extérieur.
L’originalité de la formation réside principalement dans son optique professionnalisante : elle offre un stage
long (au moins neuf semaines), s’appuie sur les enjeux méthologiques portés par la junior entreprise qui supporte la
mise en œuvre des missions pour des entreprises, et fonctionne sur l’évaluation des compétences transversales
souvent difficile à mettre en œuvre. La place donnée au conseil de perfectionnement permet d’adapter le pilotage en
fonction des besoins et de l’évolution du marché du travail. La participation des intervenants professionnels
extérieurs dans la formation et l’intervention d’un professeur associé temporaire (PAST) par spécialité illustrent bien
l’enjeu de professionnalisation. Ainsi, les dispositifs de valorisation sont articulés vers le monde professionnel et peu
vers le monde académique.
Toutefois, les étudiants sont formés pour entrer dans des masters dédiés (Management et Finance) : 90 % des
étudiants poursuivent en master avec des insertions professionnelles très satisfaisantes. Rien n’est précisé sur
l’insertion professionnelle au sortir de la licence. La troisième année apparaissant plus comme un tremplin vers les
masters.

Points forts :
La formation est construite comme un véritable réseau ancré dans le territoire : elle s’appuie sur

des formations existant à l’échelle locale et fonctionne en lien avec les professionnels.
La formation bénéficie de l’antériorité des formations professionalisantes à partir desquelles elle est
bâtie. Elle mobilise utilement le conseil de perfectionnement pour son pilotage, a développé l’autoévaluation.
1


Les étudiants poursuivent majoritairement leur formation en intégrant un master spécialisé à l’issue
duquel l’insertion professionnelle est élevée.

Points faibles :
La dépendance vis-à-vis des formations locales peut enfermer la formation.


Aucune compétence informatique Internet n’est dispensée.

La charge d’examens et de contrôles continus est très lourde quel que soit le parcours.



NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A
Recommandations pour l’établissement :
La formation gagnerait à établir des partenariats avec des BTS, DUT hors région pour éviter les effets

d’enfermement et disposer d’une aire d’influence nationale.

Les compétences informatiques internet mériteraient d’être plus développées bien que la charge en
matière d’examens et de contrôles continus soit déjà suffisamment lourde. Un arbitrage sur les enjeux,
les objectifs et les attendus en matière de compétences mériterait ici d’être plus développé.
Avis détaillé
1  Pilotage de la licence :
La mention Science de gestion a hérité de l’existence d’anciennes formations professionnalisantes et en a
conservé, pour son pilotage, les principales caractéristiques ; ce qui la rend performante. Le pilotage s’appuie sur un
conseil de perfectionnement qui intègre des représentants des milieux professionnels concernés, d’un comité de
direction et d’une assemblée générale qui implique à la fois les étudiants, enseignants, les milieux professionnels et
représentants des masters concernés. Dans cette optique, l’évaluation participe directement au pilotage de la licence
et chaque cours s’accompagne d’une fiche d’évaluation. L’origine des étudiants est majoritairement locale,
provenant de partenariats avec des IUT et des BTS locaux, ce qui permet un bon ancrage territorial. Le pilotage de la
licence s’articule ainsi sur un réseau ancré dans le territoire et qui puise sa source dans les milieux professionnels.
2  Projet pédagogique :
Le projet pédagogique est défini sur la base de métiers et de compétences à acquérir très clairement
explicitées. Les débouchés recherchés se situent au niveau master et le projet pédagogique vise à permettre, à des
étudiants de niveaux très hétérogènes, d’acquérir les fondamentaux pour poursuivre leurs études vers les métiers de
la comptabilité et du management. En ce sens, la licence constitue par sa seule 3ème année, un sas d’entrée vers les
masters pour des publics qui avaient, à l’origine, choisi des formations professionalisantes. L’organisation et les
contenus des enseignements sont ainsi en adéquation avec les objectifs de la formation. Si la charge de travail, cours
magistraux et travaux dirigés est importante, et que l’application du plan langue présente un intérêt indéniable, une
réflexion pourrait être menée sur la mise en place de compétences informatiques internet qui semblent absentes du
dossier et qui sont pourtant aujourd’hui primordiales pour les métiers visés.
3  Dispositifs d’aide à la réussite :
La formation ne concernant que la 3ème année, le dispositif d’aide à la réussite est malheureusement laissé de
côté dans le dossier, le dispositif d’aide à la réussite étant uniquement associé au plan Licence. Or, le public
concerné étant issu principalement de formations BTS, DUT, IUT, il est décrit comme très hétérogène. Il aurait été
intéressant que le dossier développe plus amplement la question des difficultés principales rencontrées par ces
publics et les moyens mis en place pour y remédier. L’existence de passerelles entre les parcours de la mention
2
permet de ne pas enfermer les étudiants, mais le dossier aurait gagné à développer son fonctionnement et le nombre
et les profils d’étudiants concernés par le dispositif.
4  Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies :
Les liens tissés avec les professionnels, la présence de PAST, la réalisation d’un stage long, d’un rapport
professionnel et d’un mémoire de spécialité, l’existence de la junior entreprise, la place laissée aux anciens étudiants
contribuent à l’insertion professionnelle future des étudiants. Ainsi, suivant le dossier, 90 % des étudiants poursuivent
en master avec des insertions professionnelles très satisfaisantes.
3
Evaluation des diplômes
Licences– Vague A
ACADÉMIE : LYON
Établissement : Université de Saint-Etienne - Jean Monnet
Demande n° S3110055936
Domaine : Arts, lettres, langues
Mention : Lettres
Présentation de la mention
Avec un grand souci d’intégration et de suivi individualisé d’étudiants issus de filières diversifiées, la
mention Lettres de l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne (UJM) offre une formation bien construite autour
d’un tronc commun et progressivement spécialisée en Lettres modernes et Lettres classiques, qui prend en
compte l’acquisition nécessaire d’une bonne méthodologie et d’une solide culture générale, l’enseignement de
disciplines « auxiliaires » indispensables (latin, linguistique, littérature comparée, théâtre, etc.) et des
parcours différenciés en 3e année orientant, selon le projet de l’étudiant, vers la didactique (enseignement du
premier ou second degré, Français langue étrangère-FLE ou seconde) ou les métiers de la documentation.
Avis condensé

Avis global :
Cette licence constitue une remarquable conjugaison de méthodologie universitaire et disciplinaire, de
culture générale et de formation spécialisée aux exigences rigoureuses et d’enseignements préprofessionnels,
fruit d’une expérience confirmée et de la mise en place de dispositifs efficaces d’aide à la réussite, au service
d’une exigeante formation en Lettres modernes et Lettres classiques qui offre des parcours pertinents.
Le dossier présenté, généralement bien renseigné, révèle l’évolution d’une mention Lettres qui a pris en
compte l’étude du public étudiant et de ses besoins, en partie grâce à la mise en place par la composante de
structures de dialogue entre étudiants et enseignants, et plus largement grâce à une politique d’établissement
d’aide à la réussite. Il se dégage donc de la demande d’habilitation un souci constant d’améliorations
pédagogiques. L’ensemble s’inscrit dans une formation dont la réussite est attestée par la poursuite des études
en master ou le succès des étudiants aux CAPES, grâce aux exigences de l’équipe pédagogique quant aux
contenus et aux méthodes, probablement aussi grâce à l’accent mis sur l’acquisition d’une bonne maîtrise de
l’oral et de l’écrit. Malgré des efforts notables d’amélioration, l’encadrement en langue vivante 1 (LV1) paraît
encore insuffisant pour inciter à une mobilité internationale (point faible de toute « université de proximité »).
Le souci de mutualisation des enseignements entre les deux spécialités est particulièrement remarquable.

Points forts :

La politique d’établissement d’aide à la réussite, particulièrement bien relayée par la
composante dans cette mention où la prise en compte des besoins pédagogiques se traduit
1






concrètement dans le pilotage de la formation et les formes multiples de soutien aux
étudiants.
Les enseignements entre les deux spécialités sont fortement mutualisés.
La politique d’établissement de certification niveau C2i1 pour tous les étudiants de licence à la
fin du quadriennal est un atout important.
Une combinaison judicieuse de cours de spécialité, d’enseignements préprofessionnels, de
compétences transversales et de « culture générale ».
Un parcours FLE qui répond à un besoin régional spécifique.
L’articulation entre la licence et un large éventail de masters est cohérente.
Points faibles :


L’affichage des parcours possibles en L3 manque de clarté (du moins dans le dossier), ce point
pouvant facilement être amendé.
La possibilité d’une LV2 est certes à saluer, mais pour la LV1, le volume horaire est sans doute
insuffisant pour développer une mobilité internationale.


NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A+

Recommandations pour l’établissement :






A partir de l’enquête sur les nouveaux entrants, serait possible et utile un repérage des
nombreux étudiants de L1 « en attente », notamment d’un concours. La mention Lettres
analysée ici peut d’ailleurs être pour eux une excellente préparation à la réalisation de leur
projet, pourtant sans rapport avec le cursus proposé. Un tel repérage permettrait de
distinguer, parmi le tiers de sortants de L1, ceux qui abandonnent réellement et ceux dont la
réussite à un concours est comptabilisée, fort injustement, comme un échec de la formation
universitaire.
Concernant les règles de la compensation, la disposition selon laquelle les jurys peuvent
« racheter un étudiant au regard de son profil et de ses mérites sur l’ensemble du cursus »
devrait faire l’objet de précisions, notamment dans le livret remis aux étudiants.
Il serait bon d’identifier et d’afficher plus clairement les quatre parcours qui, à la lecture de la
maquette, paraissent finalement proposés, à savoir (pour Lettres classiques ou Lettres
modernes) : « Enseignement 2nd degré », « Professorat des écoles », « Français langue
étrangère » (FLE) et « Documentation » (ou « Administration » si l’option « Documentation »
est destinée aux étudiants du module « PE (1er degré et administration) »).
Il serait souhaitable que la politique d’établissement de revalorisation des langues (mise en
place prévue en 2012) bénéficie à la formation dans laquelle le volume horaire alloué à la LV1
paraît insuffisant, notamment dans l’environnement socio-économique spécifique de
l’Université Jean Monnet. C’est là une condition nécessaire (mais pas suffisante) au
développement souhaitable de la mobilité internationale.
Le stage professionnel obligatoire en L3 serait sans doute mieux placé en semestre 5, ce qui
pourrait permettre (si le stage en situation modifie le projet de l’étudiant) une « réorientation
interne » de S5 à S6.
Une réflexion s’imposera sans doute à terme sur les effectifs très faibles en Lettres classiques.
Avis détaillé
2
1  Pilotage de la licence :
Le pilotage de la licence est assuré par un encadrement bien structuré, avec quatre professeurs
référents (deux en L3), les réunions régulières de l’équipe pédagogique constituée des responsables des quatre
sections CNU intervenant en principal dans la mention, enfin trois autres enseignants responsables (Langues,
TICE et FLE).
Le suivi des étudiants est assuré par une enquête annuelle de l’Observatoire de la Vie Etudiante (OVE)
sur les nouveaux bacheliers, la mise en place de groupes de niveaux pour les étudiants issus de bacs non
généraux, des commissions paritaires bisannuelles d’évaluation des enseignements dont les conclusions font
l’objet d’un bilan annuel.
La mise en place du Plan Réussite en Licence (2008) relève également d’une politique volontariste de
l’établissement dont l’application est, dans cette mention, très rigoureuse. Un questionnaire peut être proposé
aux étudiants, mais le degré d’utilisation (laissée à l’appréciation des enseignants) n’est pas précisé.
Un gros effort d’information est fait, par différents canaux, à destination des lycéens. Le projet en
cours de présentation des études et des débouchés par des étudiants auprès des lycéens est une expérience à
encourager, de même que le Guide de compétences « licences » en préparation et donc (hélas) non joint au
dossier.
2  Projet pédagogique :
Dans une région au contexte économique difficile, l’offre par l’UJM d’une palette diversifiée de
diplômes répond à une forte demande sociale ; les deux spécialités de la mention en sont une illustration : si
les effectifs en Lettres classiques sont faibles, la forte mutualisation des enseignements avec la spécialité
Lettres modernes (des 70 % de cours communs de S1 aux parcours communs en L3) permet précisément cette
diversification de l’offre. Quant au parcours FLE, il répond (depuis 1984) à un besoin spécifique dans un bassin
d’emploi à forte population immigrée.
Le cursus est précisément et judicieusement construit à la suite d’une réflexion pédagogique que l’on
décèle à chaque niveau de l’élaboration de la mention. La progression pédagogique est une bonne combinaison
de cours de spécialité académique, d’enseignements à vocation préprofessionnelle (stages, compétences
pratiques et formation théorique) et de compétences transversales (méthodologie, mais aussi « culture
générale » dont l’inscription dans le cursus permet judicieusement une réorientation vers d’autres mentions).
3  Dispositifs d’aide à la réussite :
La formation déploie un bel arsenal de structures d’aide à la réussite : groupes de niveau dans les
enseignements qui les justifient, TD d’accompagnement à la lecture et de renforcement en orthographe,
soutien en français, tutorat pour les grands débutants en latin et grec, professeurs référents dont la mission est
clairement identifiée, etc. Il resterait à évaluer quantitativement le tutorat en latin et grec (nombre
d’étudiants concernés, assiduité…), mais il faut souligner que l’ensemble du dispositif a évolué en fonction
d’une analyse régulière des résultats obtenus et des besoins des étudiants, notamment pour la méthodologie
du travail universitaire.
Le dispositif de PPP (Projet Professionnel Personnalisé) est bien adapté aux besoins des étudiants et son
évaluation par les intéressés est particulièrement appréciée. Les enseignements transversaux ont été
judicieusement choisis pour concilier exigence de culture générale et nécessité éventuelle de réorientation.
La présentation des « parcours » peut être plus claire (voir section « recommandations »).
4  Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies :
La poursuite d’études est facilitée (comme en témoigne l’enquête sur la promotion de licence 2007) par
une articulation cohérente entre la licence à l’UJM et un large éventail de masters au sein du PRES Université
3
de Lyon, ainsi que par une modification de l’architecture du master Lettres modernes désormais mieux
adaptée à la transition depuis L3.
Malgré de nombreuses aides financières, l’existence depuis 1984 d’un parcours FLE, une soixantaine de
partenariats Erasmus/Socrates ou d’autres formes de relations avec des institutions étrangères, la mobilité
internationale reste quantitativement faible. Il est regrettable – sans que cela soit porté au débit de
l’établissement – que les moyens mis à la disposition des étudiants ne trouvent pas, dans ce type
d’environnement socio-économique, une plus large utilisation. Une formation soutenue en LV pourrait
améliorer ce constat (voir section « recommandations »).
4
Observations du président
Réponse sur l’offre de formation LICENCE
de
l’Université Jean Monnet / Saint-Etienne
Tout en remerciant l’agence d’avoir su reconnaître les « points forts » de l’Etablissement,
nous voudrions apporter les éclaircissements qu’appellent ses avis sur nos « points
faibles », globalement d’abord, de manière plus détaillée ensuite.
Précisons d’emblée que, sauf exception de désaccord dûment justifié et argumenté, nous
accueillons les recommandations de l’Agence avec l’aisance que nous donne le constat
qu’elles confortent des évolutions de notre offre et de son pilotage déjà largement
amorcées, mais sans doute freinées, quand elles le sont ou l’ont été, par des paramètres
qu’on se saurait négliger et que nous voulons rappeler en préambule : un mouvement de
contestation long et paralysant au deuxième semestre de 2009, des bouleversements du
paysage universitaire qui, certes, dynamisent notre Etablissement (entrée dans le PRES,
passage à l’autonomie l’an dernier, réflexion amorcées au lancement du Grand
Emprunt), mais supposent un temps de métabolisation qu’on ne peut ignorer. C’est dans
ce contexte véritablement « bouleversant » qu’il convient donc d’apprécier les évolutions
et choix attachés à notre offre de formation, et nous nous réjouissons que les avis sur
celle-ci soient dans l’ensemble fort encourageants pour notre Etablissement, dont ils
récompensent le sérieux et le volontarisme.
Notre réponse globale suit le plan proposé dans les avis de l’Aeres.
Les réponses détaillées concernent les mentions de L notées B ou C (une seule) :
- LEA pour Arts, Lettres, Langues
- AES pour Droit, Economie, Gestion
- Sciences de l’Education, Sociologie et Géographie pour Sciences Humaines et Sociales
Réponse globale
Pilotage
Soulignons ici que la suggestion d’étendre à l’ensemble des domaines le modèle de
« forte mutualisation des L1 et L2 dans au niveau des enseignements que du pilotage » en
Sciences, Technologies, Santé (en réalité dans le seul contexte de l’UFR de Sciences, hors
section STAPS) est de fait partiellement envisagée (cf. les UE communes et transversales
des L du domaine Arts, Lettres, Langues, par exemple), mais limitée par la structuration
multisites de l’Etablissement et de ses UFR, les contraintes logistiques et soit de
déplacement, soit de partage des enseignants ne pouvant être ignorées. En revanche,
par actions ciblées, le pilotage centralisé de certains enseignements permet une
homogénéisation scientifique (et financière) « transversale » à chaque fois que c’est
possible : c’est le cas des enseignements d’anglais dit « non-spécialiste », coordonnés
par un chargé de mission unique pour l’ensemble des UFR ; on citera aussi l’exemple du
cadre global en répartition progressive des Ects entre spécialité et enseignements
transversaux adopté par l’ensemble des UFR dans la construction de leurs Licences, ce
qui constitue un progrès énorme au regard des architectures Licence du quadriennal en
cours, plus « disparates ».
-1-
Si l’appropriation par les composantes et, à l’échelle inférieure, par les départements ou
équivalents d’une démarche « assimilée » de pilotage et d’exploitation plus
systématiques des outils développés par l’UJM ne paraît pas encore « assez
perceptible », encore faut-il ajouter que c’est d’abord affaire de temps : on rappellera
qu’en moins de trois ans, l’Etablissement est entré dans le PRES Université de Lyon, a
acquis son autonomie, affronté une paralysie de presque un semestre en 2009, qu’il
contribue depuis janvier à la réflexion sur le « Grand Emprunt », toutes choses qui
bouleversent pour le moins le quotidien des équipes, auxquelles il conviendrait
d’accorder le bénéfice d’un vrai temps pour se penser ou se repenser à l’aune d’une
culture de l’évaluation (et, surtout, de son explicitation) somme toute encore très
jeune, et qui n’a pas encore trouvé sa mesure (cette remarque vaut, par anticipation,
pour le reproche, en partie 4, p. 9, d’incomplétude de nos fiches d’auto-évaluation).
La systématisation des évaluations des enseignements dans l’Etablissement étant
visée pour la fin du quadriennal en cours, il serait injuste de faire grief à des dossiers
fondés sur des bilans à 2 ans, et non pas 4, de ne pas mieux faire apparaître la réflexion à
tirer d’une dynamique qui n’a pas atteint son plein régime.
Projet pédagogique
Les points faibles sont redondants au regard de ceux soulignés dans la partie
précédente : nous ne reviendrons donc pas sur les considérations liées aux procédures
d’évaluation des enseignements (si ce n’est pour remarquer que le recours au
questionnaire anonyme n’est pas nécessairement la plus adéquate ou la plus opérante
des procédures, et que nous souhaitons que chaque équipe choisisse librement et sans
contraintes imaginatives, des protocoles répondant au plus près à ses besoins en
pilotage ; outre que la mission des enseignants-référents telle que nous sommes en
train de la systématiser et encadrer devrait favoriser fortement un processus de
régulation « naturelle » dans l’évaluation des enseignements en laquelle nous croyons
beaucoup plus) ; nous convenons en revanche volontiers que les annexes descriptives et
fiches RNCP doivent être complétées et améliorées, ce que nous nous engageons à faire
avant la rentrée 2011.
En ce qui concerne le redéploiement des dispositifs de VAE/VAP, sans doute
insuffisamment mis en valeur dans les dossiers, nous renvoyons au Projet
d’Etablissement, qui fait de la Formation Tout au Long de la Vie un de ces axes
stratégiques.
Enfin, nous souhaitons d’apporter des précisions sur les deux points suivants :
l’enseignement de l’anglais et la certification, d’une part, le C2i, d’autre part.
En, ce qui concerne les volumes horaires d’anglais, précisons qu’il y a trois ans, nous
étions, par rapport à la situation actuelle, à 2800 H TD de moins et dans ce qu’il faut
bien appeler une situation « sinistrée » des enseignements en langues dites « nonspécialistes » : un premier et très gros effort a d’abord consisté en un retour à une
situation plus normale dans certains cas et à une amélioration significative dans
d’autres. Si nous ne développons pas au-delà, pour l’instant, ces enseignements, c’est
que nous sommes gravement limités par le manque de « bras » (ou de postes
spécifiques) et des difficultés de recrutement de vacataires, que les politiques des
Etablissements secondaires actuelles alliées à un système de défiscalisation des heures
complémentaires qui ne nous est pas favorable accentuent encore. Quant à la politique
de certification, qui est l’objet d’une réflexion bien engagée qui prend en compte des
arbitrages financiers non neutres, puisque nous avons fait le choix, nous fondant sur les
attentes réelles des employeurs en la matière (qui ne prennent pas en compte le CLES,
-2-
mais les certifications internationales reconnues de très longue date ...), d’une incitation à
des certifications réellement utiles à l’insertion de nos étudiants : TOEIC, TOEFL,
Cambridge, qui, n’étant pas gratuites, ne peuvent être rendues obligatoires et ne
peuvent qu’être proposées, avec, à la clé, des aides éventuelles.
Quant au C2i, sans doute pas assez évoqué dans certains dossiers, il relève d’une
politique d’Etablissement dont l’objectif affiché est que tout étudiant de Licence sorte
avec une certification niveau 1 à la fin du prochain quadriennal. Rappelons qu’un module
« TICE » existe de manière obligatoire dans toutes les Licences UJM (en S1) depuis
l’entrée dans le LMD et qu’un Vice-président a spécifiquement été nommé pour piloter la
politique UJM en matière de technologies nouvelles.
Dispositifs d’aide à la réussite
Il convient ici de rappeler que bon nombre de dispositifs d’aide à la réussite relèvent
d’un financement par un Plan (dit PRL) qui n’a été promu qu’en janvier 2008 et réellement
mis en place à la rentrée 2008/09 (pour les L1) ; que les longues grèves et blocages du
second semestre 2008/09 nous empêchent de véritablement évaluer nos efforts en la
matière et que nous n’avons pas mis en place les dispositions prévues pour la L2 sur la
base d’un vrai bilan de première expérience ; nous avons organisé, il y a quelques mois
seulement (bien après les urgences liées au dépôt de nos dossiers au 15 octobre 2009),
deux séminaires de bilan et prospectives, dont deux émanations sont : un guide du
référent (une « journée de l’enseignant référent » se tiendra du reste le 24 juin prochain)
et un document dit « Socle PRL » de « recadrage » et de pilotage UJM de l’aide à la
réussite dans ses formes les plus récentes (les dispositifs antérieurs au PRL ayant fait
leurs preuves et étant bien sûr destinés à être perfectionnés si nécessaire et, en tout état
de cause, pérennisés).
La moindre lisibilité de parcours différenciés en L3 pour quelques L signalées dans l’Avis
général, tient à l’adéquation sans doute plus visible qu’ailleurs entre la conciliation d’une
spécialisation progressive et le besoin très fort des étudiants choisissant ces filières
(Musicologie, Arts Plastiques, LLCE) de maîtriser au plus tôt les connaissances
« techniques » qui permettent l’acquisition des connaissances « théoriques », ou
« conceptuelles » et « culturelles » plus larges ; il y a, en somme, un impératif en
« technicité » qui pèse indéniablement sur le déploiement des enseignements de
spécialité et milite en faveur d’une moindre « dispersion » en parcours différenciés au
niveau de la L3 (parcours qui existent, toutefois, même si leur lisibilité n’est pas apparue
assez nette aux yeux des experts ; et qui relèvent en outre de choix judicieux au regard
des orientations ou infléchissements habituellement souhaités par le public de ces
filières).
Insertion professionnelle et poursuite d’études
Signalons en premier lieu une erreur d’expertise signalant un « PPE (Préparation au
Professorat des Ecoles) » (p. 8 § 3) : s’il existe, dans la plupart de nos L3, une UE de
préparation aux métiers de l’enseignement, ce qui est en lien avec la création de la Plateforme à l’Insertion Professionnelle (PIP) n’est sans doute pas cette UE mais bel et bien le
PPP (Projet Personnel et Professionnel), que nous projetons de systématiser,
généralement au S4, et conçu comme une aide indispensable à chaque étudiant pour
asseoir le choix de sa filière, choisir une éventuelle réorientation et affirmer, en tout cas,
son choix de poursuite d’études ou d’insertion à la sortie de L.
-3-
L’absence de passerelles spécifiques des L2 généralistes vers nos L Pro tient à une réalité
à laquelle nous nous heurtons de fait, à savoir le refus très marqué des étudiants issus de
L2 à s’orienter vers ces L Pro, de fait massivement abondées par des titulaires de BTS et
DUT. L’incertitude quant à l’éventuelle poursuite en M (que l’orientation en L Pro interdit)
explique pour partie la désaffection des L Pro par les étudiants des L généralistes. Nous
avouons toutefois bien volontiers qu’il faut continuer à valoriser ces diplômes Pro et y
attirer en plus grand nombre ceux des étudiants des autres L qui envisagent une
insertion immédiate après leur premier cycle.
Sur la « faiblesse des dispositifs » de préparation à la mobilité internationale, avis
qui ne rend pas justice à une politique linguistique en plein essor, nous préciserons
qu’il convient surtout de mesurer combien pèse l’origine sociale de notre public en la
matière, à telle enseigne que même les étudiants de LLCE peinent à accepter de partir au
titre des échanges Erasmus, mais un peu moins, il est vrai, comme assistants (en
particulier dans les pays où ils peuvent, en tant qu’assistant, bénéficier d’un
hébergement en lycée, alors qu’ils n’auraient pas les moyens de payer un loyer, même
partagé). Nous ne nous décourageons pas pour autant, mais ne pouvons sous-estimer cet
obstacle majeur que tous les modules de préparation du monde ne suffiront pas à
dépasser.
Réponse détaillée
Arts, Lettres, Langues
Mention LEA
L'équipe pédagogique prend acte de l'évaluation effectuée par l'AERES. Les points faibles
relevés par l'évaluation feront l'objet d'une étude approfondie par les enseignants.
Toutefois, certains autres méritent dès à présent quelques éclaircissements.
Il est à noter, tout d’abord, que si les modalités d'évaluation des enseignements restent
insuffisantes (cf. notre réponse globale sur ce point), les procédures d’évaluation des
étudiants figurent systématiquement sur le livret de l'étudiant, distribué chaque année à
la rentrée, et chaque enseignant informe les étudiants des modalités d’évaluation
propres à chaque cours concerné. Ces renseignements sont également mentionnés sur le
site web de l’université et figurent sur le panneau d’informations du département en
permanence et ce, depuis de nombreuses années. Nous préciserons que chaque année,
l’équipe pédagogique réajuste, si besoin est, ces modalités en fonction de l’évolution des
contenus, des changements de public, des bilans opérés lors des commissions paritaires,
etc.
Le taux d'échec en L1 est réel, mais il s’explique par plusieurs raisons qui dépassent très
largement le cadre du PRL : le choix par défaut de la filière LEA (pas la seule filière à
subir ce sort, il est vrai), en attente d'une inscription en STS ou IUT et titulaire d’un bac
non adéquat : 30% des inscrits de L1 en LEA pour la rentrée 2009/10 étaient titulaires
d’un bac pro ou technologique, peu voire pas approprié aux exigences de la filière,
donc. Celle-ci subit en outre de plein fouet les récentes réformes d’enseignemnt des
langues dans le Secondaire (entre autres, la baisse significative d’heures
d’enseignement des langues vivantes)..
L’équipe pédagogique s'est toutefois déjà attelée à l'amélioration de la réussite en L au
bénéfice du PRL, mais aussi depuis le début du quadriennal en cours, grâce à du tutorat
étudiant financé par le soutien régional SRES (Axe « Lutte contre l’échec »), dont les effets
tardent à se faire sentir en raison de divers éléments ayant partiellement compromis nos
-4-
efforts : mouvements de grève et blocages longs en 2007/08 et 2008/09, combinés avec
un calendrier LEA qui, stage oblige, se déploie à un rythme différent des autres filières,
rendant plus difficiles les actions mutualisées et les échanges de bonnes pratiques avec
les filières voisines. L’intégration du PPP devrait permettre d’améliorer aussi notre taux
de réussite.
En ce qui concerne la valorisation de la filière à l’extérieur, si la bonne volonté est
présente, les moyens humains manquent cruellement : l'ensemble des enseignants de la
formation effectue largement plus que sa quotité de service, enseignants dont la moitié
sont des enseignants du secondaire. Malgré cela, le département de LEA est présent
depuis plusieurs années dans les divers salons de l'enseignement supérieur organisés
localement. Par ailleurs, un réseau des anciens existe, alimenté par un annuaire fourni de
personnes-ressources représentant des entreprises ; un site web connexe est en cours de
création et précisément destiné à une meilleure visibilité extérieure ; un voyage de
découverte et à finalité professionnalisante vient d’être organisé par un enseignant
d’allemand. Ajoutons que, parmi les outils de communication envisagés pour une
meilleure visibilité de la formation, figure la création d’une plaquette de présentation à
destination des bacheliers, une à destination des entreprises avec un courrier
d’accompagnement, élaborée en collaboration avec e SCUIO et la PIP. Au total, les
contacts auprès des entreprises sont établis, mais ont effectivement, à cette heure, du
mal à vivre, faute des moyens humains évoqués ci-dessus.
L’équipe pédagogique a été particulièrement choquée de lire que « le devenir des
étudiants n’est pas assez pris en considération » (p. 4), quand on sait le temps passé et
l’énergie déployée à l’aide à la recherche de stages (dans un contexte économique très
défavorable), au suivi de ces stages (y compris de celui des étudiants engagés dans les
différents programmes d’échanges internationaux, par définition difficilement
accessibles), à la gestion des rapports et des contacts avec les tuteurs-entreprises. Il
convient de rappeler que des permanences hebdomadaires sont tenues par les
responsables des stages dans chacune des quatre langues enseignées dans la filière à
titre principal, durant lesquelles sont dispensés des éléments d’aide à la rédaction de
CV, lettres de motivation, démarches auprès des entreprises, etc. Certaines missions
dans des domaines particuliers (traduction, technologies de l’information) sont aussi
prises en charge par des enseignants vacataires, en plus des services pour lesquels ils
ont été recrutés. Sans doute ces points méritaient-ils d’être mieux mis en valeur dans le
dossier, de même que leur prise en compte, dans le pilotage de la mention est-elle
insuffisamment mise en relief, ce qu’explique probablement la nouveauté de l’exercice
d’auto-évaluation auquel nous venons d’être soumis.
Droit, Economie, Gestion
Mention Administration Publique
Au regard des remarques concernant la Licence d’Administration Publique (dite LAP), on
accueille volontiers l’idée d’un rattachement de ce diplôme, à des fins de plus
grande plus visibilité, au cursus de la Licence Droit. Il s’agira de ménager cette
« greffe » en introduisant au niveau L3 le parcours « professionnalisant » axé sur la
préparation aux concours de la fonction publique (Etat et fonction publique territoriale).
Il sera proposé non seulement aux étudiants juristes issus de la L2 en Droit, mais aussi
aux étudiants non juristes titulaires d’un diplôme « bac + 2 ». L’évaluation Aeres ayant mis
en exergue le faible taux d’inscrits, la mise en place du parcours « Administration
Publique » à partir du S5 permettra probablement d’accueillir un public plus large
d’étudiants juristes, actuellement peu nombreux, au sein de la LAP. Cette formule
autorisera également l’inscription d’étudiants issus d’autres filières, mais désireux de
-5-
passer
les concours administratifs (il suffira pour cela de leur proposer des
enseignements juridiques dits « passerelles » ou de « remise à niveau »). Ainsi, afin
d’adapter cette nouvelle formation à des étudiants juristes et non juristes, on pourra
concevoir deux parcours différents sur la base de cours mutualisés avec la L3 Droit et du
DU Fonction publique, le programme des enseignements pourrait être établi de la façon
suivante. Une maquette revue dans ce sens est en cours d’élaboration.
Mention AES
La Licence AES a intégré depuis de nombreuses années déjà un module dit PPP dès la
deuxième année de formation. Cette action se poursuit depuis l’année dernière dans le
cadre du PRL par un stage de découverte du monde professionnel d’un mois, entre la L2
et la L3, validé par un rapport de stage en L3. Ce stage permet une meilleure orientation
des étudiants et la construction de leur projet professionnel tout au long de la Licence.
S’il est vrai que l’équipe pédagogique a mis l’accent sur une poursuite d’études au
niveau Master, la sortie des étudiants au niveau Licence n’a pas non plus été
négligée. En effet, la L AES comporte de nombreux enseignements professionnalisants
en L2 et L3 : comptabilité, gestion, informatique, analyse financière, droit des sociétés ou
du travail, par exemple. Les étudiants ayant validé cette Licence peuvent ainsi prétendre
à exercer des fonctions administratives dans des entreprises ou dans des organismes
publics, comme le précise la fiche RNCP (fonction de type gestion administrative ou
assistant de gestion). Le S 6 de la L AES intègre en outre un atelier spécifique de
« préparation à l’insertion professionnelle » comportant un travail sur les compétences
acquises, des conférences de professionnels sur le « savoir-être » en entreprise, et une
préparation aux entretiens de recrutement (avec simulation d’entretien personnalisé
pour chaque étudiant). Rappelons enfin qu’un « guide des compétences » a effectivement
été élaboré en partenariat avec la PIP de l’université et l’APEC. Ce guide a en outre fait
l’objet d’une validation auprès du monde professionnel dès cette année.
L’expertise souligne un risque de surcharge de travail pour les étudiants liée à
l’importance des travaux dirigés dans la maquette. La charge de travail est, certes,
importante, mais elle reste toutefois inférieure à ce qui est pratiqué en STS, IUT, ou, à
fortiori, CPGE. La Licence AES est une formation exigeante, qui cherche à amener les
étudiants au meilleur niveau, cela demande donc un effort certain de la part des
étudiants. Toutefois, pour mieux les accompagner dans ce travail l’accent a été mis sur un
fort volume horaire en petits groupes (TD) et sur une réduction des enseignements en
cours magistraux.
Les dispositifs d’aide à la réussite ne concernent pas uniquement les enseignements de
L1. Le PRL se déploiera dès la rentrée prochaine sur les trois années de la formation. Il
change toutefois un peu de nature en fonction de la progression des études, selon les
recommandations du ministère: très axé sur la réussite en L1, il évolue ensuite pour
davantage prendre en compte la problématique de l’insertion professionnelle (le taux
d’échec diminuant fortement après la L1).
S’il est vrai que l’analyse du taux d’échec en L1 a été peu développée dans le dossier,
c’est toutefois une préoccupation constante de l’équipe pédagogique et notamment des
enseignants de L1. Les pratiques pédagogiques ont fortement évolué ces dernières
années pour mieux accompagner les étudiants, et le PRL a contribué à cette dynamique :
diminution des CM et développement des enseignements en petits groupes, tutorat,
enseignants référents, accompagnement méthodologique, et ainsi de suite.
-6-
Malgré le fort investissement de l’équipe pédagogique dans la participation aux
salons, forums de l’enseignement supérieur, journée portes ouvertes, intervention
dans les lycées, encore trop d’étudiants s’inscrivent en AES par défaut et sans réelle
motivation (constat que l’on peut faire partout en France). Le dispositif d’orientation
active ne fonctionne pas suffisamment (seulement une dizaine de demandes d’avis
déposées cette année pour AES) et beaucoup de lycéens ne suivent pas les
recommandations émises. Un grand nombre d’étudiants en échec en L1 sont en fait
intéressés par des études courtes et très professionnalisantes (type STS) correspondant
mieux à leur formation antérieure (bacs techniques ou professionnels) et pour lesquelles
ils sont malheureusement refusés. Ils « échouent » donc à l’université, sans préparation et
sans aucun intérêt pour ce qui est enseigné, considérant cette année comme une année
d’attente avant de trouver un travail ou de redéposer un dossier d’admission en STS. Il est
évident que l’orientation active telle qu’elle existe ne suffit pas à endiguer ce
phénomène, et sans nul doute faudrait-il qu’une politique plus contraignante s’exerce sur
les STS pour qu’y soient recrutés prioritairement les étudiants des filières ad hoc (plutôt
que les meilleurs des bacheliers généralistes) et éviter ainsi que l’Université soit seule à
porter le poids d’une part de réorientation pourtant « évitable ».
La différentiation des deux Licences de l’ISEAG, AES et Economie/gestion, est évidente
au niveau des contenus. Elle apparaît peut être plus floue sur la question des débouchés
en M, les étudiants issus des deux filières pouvant se retrouver dans la même mention de
M1. Toutefois, la L AES ne permet pas, comme celle d’Economie/Gestion, la poursuite
d’études en M (R), la préparation à des concours d’enseignement tels que CAPES ou
Agrégation d’Economie, ou des débouchés visant l’expertise comptable (Département
Comptabilité, Contrôle, Audit). Elle offre en revanche un très bon cadre général pour la
préparation de concours administratifs au niveau Licence. Les débouchés privilégiés
des étudiants d’AES au niveau M. sont constitués par les spécialités « Conseil en
développement territorial » et « Management des organisations sanitaires » de
l’ISEAG. Les étudiants peuvent également préparer la spécialité « Banque et finance »,
même si celle-ci est davantage orientée vers la filière Economie/gestion. Cette
organisation de passerelles entre les formations a pour objectif de ne pas figer trop tôt
les choix d’orientation des étudiants dans des « tuyaux » étanches. Un certain nombre
d’étudiants quitte cependant l’UJM à l’issue de la L AES pour préparer des spécialités de
M que nous ne proposons pas.
Sciences Humaines et Sociales
Mention Sciences de l’Education
Tout en prenant acte des certains points faibles soulignés par l’Aeres, que l’équipe
s’engage du reste à corriger (compléter et améliorer l’Annexe descriptive au diplôme ou
mieux projeter les actions d’aide à la réussite dans le cadre du PRL, par exemple), à la
lecture de l’expertise concernant cette mention, l’équipe s’étonne très fortement d’une
discordance troublante entre le dossier envoyé et les avis formulés, donnant le
sentiment qu’il pourrait y avoir eu quelque « accident » de lecture pénalisant un
dossier qui répond pourtant à de nombreux points soulevés par l’expertise. Voilà
pourquoi nous joignons en annexe notre réponse intégrale et détaillée à cet avis
qui, selon nous, ne rend pas justice à une formation, dont nous tenons à rappeler :
- qu’elle accueille en moyenne 120 étudiants (au seul niveau L3 où elle existe)
- avec un taux de réussite variant entre 83 et 90 %
- et qu’elle contribue largement à alimenter le Master de même champ (Mention
SEC du domaine)
- et fournit un nombre non-négligeable de doctorants.
-7-
Il s’agit là d’une filière stratégique de l’UJM, dont le pilotage peut et doit, certes,
être amélioré, mais qui ne nous semble nullement mériter l’avis qui a été transmis.
Mention Sociologie
En réponse aux critiques formulées dans l’évaluation de l’Agence, nous proposons les
précisions suivantes sur trois points essentiels.
L’ouverture de la formation de licence à la formation continue. Notons tout d’abord que
le lien avec le Service de Formation Continue est historique, puisque les trois
enseignants-chercheurs qui ont été les « chevilles ouvrières » de la naissance du
département de sociologie étaient tous auparavant engagés dans la formation continue
auprès des travailleurs sociaux (ils dispensaient des cours de méthodes et théories
sociologiques et accompagnaient les mémoires de licence et maîtrise des étudiants).
Notons par ailleurs que le travail d’articulation entre formation initiale et formation
continue s’est concrétisé par le montage d’une L Pro qui accueille à la fois des étudiants
en formation continue et en formation initiale (issue de la L2 ou L3 généraliste).
L’ouverture plus large de la licence généraliste à la formation continue (en particulier
aux professionnels du travail social, de la santé et de la ville) dans ce contexte particulier
nécessite une réflexion sur l’articulation judicieuse avec la formation « spécifiquement
continue » de cette L Pro déjà existante. Enfin, la licence de sociologie accueille quelques
étudiant salariés qui, certes, ne relèvent pas d’un statut FC, mais vivent de facto leur
cursus en alternance : un enseignant référent (rôle assumé actuellement par la
directrice du département) accueille chaque « étudiant-travailleur » afin d’ajuster
son emploi du temps à ses contraintes professionnelles, de décider de l’organisation de
la formation dans le temps (L3 validée sur deux ans, par exemple). Les formules de type
VAE, bien qu’elles existent, sont en effet peu visibles et, de fait, peu utilisées. Le travail
en cours sur la plaquette de communication du département de sociologie (liée à la
mission « développement des liens entre enseignements secondaire et supérieur et avec
les mondes professionnels ») devrait permettre une meilleure visibilité auprès du public
intéressé de ces possibilités d’accès à l’université.
L’ouverture vers le monde professionnel. Cette ouverture est bien présente dans le
cadre de la L Sociologie. En effet, dans le cursus, c’est en L2 que sont proposés des TD
obligatoires de « Découvertes des milieux professionnels et associatifs », dans
lesquels interviennent des professionnels de différents domaines : culturels, de loisirs,
de la santé, de l’intervention sociale etc... Ces TD seront, dès l’année prochaine (20102011), articulés plus clairement avec la pré-professionnalisation en L2 et L3, dans le
cadre d’une pédagogie active.
Globalement les étudiants semblent plutôt en attente d’un dispositif PPP qui leur
permettrait de « balayer » un ou des champs d’activités professionnelles et d’échanger
avec des professionnels ; les options « découverte des milieux professionnels »
proposées S4 semblent bien répondre à leurs attentes sur ce point (cf commission
paritaire). Voici le réajustement du module PPP proposé suite à l’évaluation conduite
cette année en L2 :
- l’option « Découverte des milieux professionnels » répondant à ces attentes et aux
principaux objectifs du module PPP, la proposition qui est faite est de considérer que
cette option peut être la base du module ; le Module PPP « Découverte des milieux
professionnels » s’appuiera sur les options « Découverte » existantes tout en les étoffant et
en les modifiant sur plusieurs points
- afin de donner la possibilité aux étudiants de balayer l’ensemble des champs
professionnels, 3 séances de « cadrage » général à destination de tous les étudiants sont
-8-
mises en place en amont du travail par groupe. Les étudiants choisissent leur groupe à
l’issue de ces 3 séances.
- afin de mieux articuler les options « Découverte » aux 4 parcours thématiques, au lieu
des 2 possibilités ouvertes aujourd’hui (« Découverte des milieux associatifs »,
« Découverte de l’économie sociale et solidaire ), on mettra en place 4 groupes
correspondant à la découverte des milieux professionnels associés aux 4 parcours
thématiques proposés dans le cursus : 1 groupe Découverte des milieux associatifs et de
l’action sociale et communautaire (Parcours 1) ; 1 groupe Découverte des milieux
professionnels de l’urbain, des politiques locales et du développement territorial
(Parcours 2) ; 1 groupe Découverte des milieux professionnels de la santé et du médicosocial (Parcours 3) ;1 groupe Découverte des milieux professionnels de la culture et de la
communication (Parcours 4).
Le chantier PRL fondé sur une meilleure connaissance de notre public est récent et
en cours d’évolution (cf. réponse globale sur le dispositif d’aide à la réussite).
Rappelons que la construction des parcours professionnels individuels se concrétise, au
sein de la composante SHS, par le fait que nombre d’étudiants formés en L1 et L2 de
sociologie s’orientent ensuite en L3 de sciences de l’éducation ou en L3 Information et
communication. Ces ré-orientations sont accompagnées par les enseignants-chercheurs
référents dans le cadre du PRL.
Relations internationales et adossement à la recherche. Nos étudiants sont
accompagnés doublement par un enseignant-chercheur référent du département et de la
composante pour s’engager dans des formations à l’étranger (ERASMUS). Ainsi, en 20092010 : 4 étudiants français réalisant un ou deux semestres à l’étranger. En 2010-2011 : 6
demandes de départ à l’étranger. Dans le cadre du laboratoire de recherche MODYS, et
des réseaux actifs de RI, les étudiants de L bénéficient de conférences thématiques (« Les
jeudis des sciences sociales ») organisées par le département de sociologie entrant (et
dans le cadre de l’évaluation), de contacts avec les chercheurs invités (sous forme de
séminaire ; un professeur bulgare est attendu en 2010/11, par exemple). Soulignons enfin
qu’une sensibilisation aux 4 parcours thématiques de M adossés à la recherche est
ménagée dès la licence par des CM et des TD d'enquêtes thématiques.
Mention Géographie
L’objectif principal du cursus est de fournir à l’étudiant le niveau de culture qu’on est en
droit d’attendre d’un diplôme généraliste, et une solide culture géographique associée à
des compléments en histoire ou géosciences permettant d’éventuellement poursuivre en
Master dans des formations de type aménagement, environnement ou, plus
classiquement, géographie.
Concernant la remarque sur l’usage qui est fait des enquêtes SCUIO et autres outils
statistiques pour piloter la formation, elle appelle ces précisions, soulignant notre
connaissance des origines et des choix post-licence de nos étudiants, lesquels ont
déterminé le choix des parcours différenciés du S6 de ce diplôme et des spécialités de M
offertes pour la poursuite d’études :
- notre population étudiante se compose de 26 % de Bac S, 50% de Bac ES et seulement 7
% de Bac L
- l’analyse des enquêtes du SCUIO sur le devenir des étudiants licenciés (Mars 2010)
montre bien que les étudiants quittant l’UJM choisissaient jusqu’à présent deux voies
essentielles : la préparation au Professorat des Ecoles, la poursuite dans des spécialités
de Master de Clermont-Ferrand ou Grenoble, avec lesquelles nous avons choisi de ne
pas nous mettre en concurrence, privilégiant de notre côté de cibler la formation SIG, au
-9-
service de la gestion des Territoires et le Patrimoine (ce dernier s’adressant en priorité
aux historiens)
- notre M Territoires et Patrimoines (futur STEP) relevant d’exigences plus pointues
techniquement que des formations voisines « classiques », son recrutement se fait à une
échelle plus nationale (plus de 50% des nouveaux arrivants, du reste très motivés et de
qualité, sont originaires d’autres universités françaises ; il s’y ajoute un nombre
importants d’étudiants étrangers, qui permet une mobilité formatrice des étudiants).
Cette stratégie nous positionne de manière complémentaire et originale au regard
de l’offre régionale. La spécialité STADE du Master, moins technique que la spécialité
SIG, orientée vers le développement durable, en appui avec des compétences apportées
par l’Ecole des Mines de Saint-Etienne, elle aussi unique dans le contexte régional et doit
renforcer notre attractivité nationale, mais aussi locale.
Cette offre justifie les 3 parcours de S6 : « Métiers de l’Enseignement », « Métiers de
l’aménagement et SIG » et « Métiers du patrimoine ». L’introduction prévue d’un
module de PPP permettra d’autre part aux étudiants de mieux définir leur projet
professionnel et donc leur choix de filière de second cycle.
Pour ce qui concerne l’acquisition des compétences transversales, elle se fait par des TD,
qui permettent à l’étudiant de les acquérir de manière active tout au long de la
formation : capacité d’analyse (en particulier l’UE3 des S1 à 3) ; capacité de synthèse (en
particulier l’UE2 du S2) ; capacité de recherche et mise en forme de documentation
relative à une question comprenant à la fois recherche bibliographique, exploitation et
commentaire (S4/UE2) ; production de support de communication type PowerPoint (id.) ;
enquête de terrain et analyse production de rapport (S3/UE1) ; analyse de données
statistiques simples et mise en forme cartographique (UE3 des S1 à 5) ; maîtrise des outils
bureautiques, principalement, traitement texte, tableur et cartographique statistique ;
utilisation de la recherche documentaire sur Web et utilisation des globes virtuels et
base de données en ligne. On soulignera que l’ensemble de ces compétences dites
transversales, associées aux enseignements fondamentaux de la mention offre de bonnes
chances d’insertion professionnelle dès la fin de L à ceux qui choisissent de ne pas
poursuivre en deuxième cycle.
- 10 -
LICENCE SCIENCES DE L’EDUCATION
ELEMENTS DE REPONSE APPORTEES AUX CRITIQUES FORMULEES PAR
L’AERES.
Les pages suivantes donnent de façon argumentée et détaillée les réponses qu’il est
possible et nécessaire d’apporter à chacune des critiques et recommandations faites par
l’AERES concernant la licence de sciences de l’éducation de l’Université Jean Monnet.
Préalablement à cet exposé analytique et détaillé, les enseignants du département de
sciences de l’éducation tiennent à préciser de façon synthétique les points suivants.
- Le dynamisme de la licence de sciences de l’éducation est avéré en particulier par
l’importance des effectifs étudiants qui y candidatent, s’y inscrivent, suivent le cursus de
formation et obtiennent le diplôme chaque année. Cette importance quantitative est
attestée sur une durée suffisante pour ne pas être remise en cause par des variations
éventuellement décelables sur une ou deux années.
- La licence de sciences de l’éducation est particulièrement utile, au moins pour deux
catégories d’étudiants : des étudiants titulaires de BTS et de DUT qui souhaitent
réorienter leurs études en direction des métiers de l’enseignement (pour cette catégorie
d’étudiants, notre licence est la seule qui leur permet de satisfaire à cette réorientation
professionnelle), des étudiants en situation « professionnelle » qui viennent suivre une
« formation continue » en sciences de l’éducation, en particulier pour progresser dans
leur carrière professionnelle.
- La maquette de licence a connu des évolutions importantes en un temps court. Elle était
initialement une licence exclusivement généraliste ; un effort important a été fourni, lors
du quadriennal en cours, dans le sens de la professionnalisation qui est aujourd’hui
attendue des formations universitaires. Cette évolution s’est traduite pas l’organisation
de trois « parcours professionnels » offerts aux étudiants et par la traduction des intitulés
généraux des cours en « compétences », distinguées pour chaque parcours.
Les enseignants du département de sciences de l’éducation regrettent fortement
qu’aucun de ces points, essentiels à leurs yeux, n’ait été relevé de façon positive, dans
l’évaluation faite de leur dossier. Ils expriment en ce sens leur désaccord avec le résultat
final de cette évaluation.
C. Ben Ayed
M.Derycke
P.Foray
1) Méconnaissance de la population étudiante et de sa diversité.
Le dossier envoyé à l’AERES comportait sur ce point la mention suivante :
« Connaissance du public entrant et dispositif de suivi
La filière sciences de l’éducation commençant en L3 échappe au dispositif mis en
place par l’observatoire de la vie étudiante qui concerne surtout les bacheliers
entrant en 1ère année. Toutefois, il est possible d’avoir un aperçu empirique et
sommaire d’un public étudiant qui provient d’autres filières de SHS
(principalement en sociologie), mais aussi d’autres domaines disciplinaires de
l’établissement, ainsi que de filière de formation d’enseignement supérieur dont
l’admission fait l’objet d’un examen par une commission.
La spécificité de ce public est prise en compte dans l’architecture et le pilotage de
la formation (voir infra). »
Au vu de cette affirmation, il nous semble difficile de nous reprocher la méconnaissance
du public, que nous nous efforçons d’évaluer bien qu’il n’existe pas encore d’études
effectives sur ce point.
Cependant sur la base de l’expérience des commissions d’examen des dossiers de
candidature pour ce diplôme, on fera les observations suivantes. Le public des étudiants
inscrits dans cette licence, se compose de trois groupes distincts :
- d’une part, des personnes en situation « professionnelle » (professeurs des écoles,
conseillers pédagogiques, assistantes sociales, infirmiers et cadres de santé,
éducateurs, éducatrices de jeunes enfants, etc.) pour lesquels cette licence constitue
une « formation continue » et qui y trouvent l’opportunité de suivre une formation
qualifiante leur permettant de progresser dans leur carrière.
- d’autre part, des étudiants titulaires de BTS et de DUT, auxquels la licence de science
de l’éducation offre l’opportunité de réorienter leurs études en direction des métiers de
l’enseignement, en particulier du concours de professeurs des écoles. La licence de
sciences de l’éducation est – à notre connaissance – la seule qui accueille, à l’Université
ce public. Elle remplit à ce titre une fonction importante pour un grand nombre
d’étudiant (une cinquantaine environ, chaque année).
- enfin, des étudiants de l’UJM qui après deux années d’études disciplinaires (sociologie
en particulier, mais aussi langues, par exemple) estiment que la licence de l’éducation
leur permet de mieux se préparer pour le métier de l’enseignement qu’ils visent.
On voit que pour ces deux derniers publics, la L Sciences de l’Education est un
intermédiaire très utile entre leur choix initial d’études supérieures et le projet
professionnel qu’ils ont élaboré. Pour les étudiants titulaires d’un BTS et d’un DUT
intéressés par les métiers de l’éducation et de l’action sociale, cette licence est la seule
qui leur permette cette réorientation.
2) Dispositif d’aide à la réussite : Pas d’information en début et en cours de formation/
Pas d’opération d’information en amont du diplôme/ « Aucun dispositif d’accueil, de
guide de l’étudiant, de tutorat et d’information sur les débouchés potentiels
Le dossier transmis comporte sur ce point le paragraphe suivant :
Compte tenu de la structure de la Licence sciences de l’éducation qui ne commence
qu’en L3, la Licence sciences de l’éducation n’est pas concernée par les procédures
d’orientation active, ni par les informations en cours de cursus
Enseignement obligatoire d’Outils du travail universitaire, à cause de la spécificité du
recrutement : BTS, BTSA, DUT… la formation conduisant à des métiers émergents dans
ces secteurs.
1) - En outre, dans la mesure où le cursus d’études en sciences de l’éducation débute en
3° année de licence, notre licence n’a pas bénéficié jusqu’ici du plan réussite licence,
mis en œuvre en 1° et 2° année, mais les étudiants de sciences de l’éducation
bénéficieront de ce plan dès l’année prochaine, avec l’extension du PRL en L3. Cela leur
permettra de travailler sur les points suivants :
- Techniques de travail intellectuel ; Il s’agit de tout ce qui est nécessaire à la pratique
de la forme de dissertation requise en L3 : classement et organisation des idées et des
arguments, expression écrite, orthographe, expression orale ; recours et usage des
sources ; maîtrise des TIC
- Compléments culturels nécessaires liés aux sciences humaines et sociales : pratiques
de lecture des grands auteurs ainsi que des principales thématiques de SHS utiles en
SE ; connaissance de la ville et de ses ressources pour compléter et soutenir la formation
universitaire, etc. Amélioration de la maîtrise d’une langue étrangère ;
- Professionnalisation : développement des contacts avec le monde socio-économique
associés à un stage : poursuite et élargissement des parcours mis en place (Métiers de
l’enseignement, Formation des adultes, Secteur associatif).
- Un Conseil de perfectionnement et de suivi des étudiants permettra une coordination
efficace des enseignants impliqués, en relation avec les étudiants ; les résultats aux
examens y seront étudiés en relation avec les demandes exprimées par les étudiants
lors des Commissions paritaires et en relation avec les évaluations des enseignements
par les étudiants.
Ont été demandés 5 groupes de 20 étudiants pour 24 h de TD, afin de répondre à cette
demande.
2) - S’agissant de l’orientation active on peut rajouter les éléments suivants :
- Une information est faite de façon régulière à l’intention des étudiants de L2 Sociologie,
la licence de sciences de l’éducation accueillant chaque année un nombre nonnégligeable de ces étudiants (autour d’une quinzaine).
- Les parcours professionnels sont conçus comme des lieux spécifiquement dédiés à
l’orientation des étudiants, orientation professionnelle ou couplée avec d’autres
formations universitaires. A ce titre un panel de métiers leur est présenté et le cours
« éducation populaire » du S6 accueille en son sein des professionnels (3 à 4 par
semestre) qui viennent spécifiquement présenter leur métier et les conditions d’accès.
Ce dispositif relève très clairement d’une forme d’orientation active interne à l’UJM.
- A la fin de l’année, une réunion d’information présente aux étudiants de licence les
différentes possibilités de poursuite d’études en master.
3) – Accueil des étudiants :
- Chaque année une réunion d’information générale est organisée par l’ensemble des
enseignants du département sous l’égide de son directeur, afin d’accueillir les étudiants
et leur présenter la formation et leur donner des conseils sur les choix de parcours.
- Un autre temps d’accueil et d’information est organisé à l’issue du module de
« méthodologie disciplinaire » pour conseiller les étudiants dans le choix d’une
orientation disciplinaire pour la réalisation de leur mémoire de recherche
- Enfin un temps spécifique est consacré à la présentation des parcours professionnels,
des débouchés et des exigences relatives à la validation de chacun d’entre eux.
3) Absence de dispositif assurant le suivi et la connaissance de l’insertion
professionnelle des diplômés.
Nous renvoyons à la partie 5 du dossier
Il faut ajouter que l’Observatoire de la vie étudiante a récemment rendu publiques des
données relatives à la poursuite d’études et de l’insertion professionnelle des étudiants
titulaires de la licence de sciences de l’éducation (donc après le dépôt du dossier).
Celui-ci fait notamment état des éléments suivants :
Année 2008-2009 : 106 inscrits en L3
87 diplômés : taux de diplômés 82 %
orientation en master : 27 (dont 24 dans le master de sciences de l’éducation)
IUFM préparation au concours : 31
Autres formations : 8 (licence professionnelle intervention sociale, diplôme d’état
d’éducateur spécialisé, formation assistant de service social, école d’infirmière)
Vie active : 13 dont
Assistant d’éducation
Soutien scolaire en anglais
Assistant de gestion
Aide soignante
Technicien de vie scolaire
Aide soignante
Assistante sociale
Enseignant
Jeune fille au pair
Recherche d’emploi (3)
Inactivité 1
Commentaire : la licence ouvre de très nombreux débouchés très diversifiés, on
relèvera à l’issue de la licence uniquement 3 étudiants en recherche d’emploi et 1 sans
activité sur 106 inscrits l’année n-1. On notera aussi que la licence est à la fois un vivier
pour les métiers de l’enseignement et ceux de l’action éducative et sociale hors
éducation nationale. Ce double atout constitue une spécificité très forte de cette licence
qui n’a aucun équivalent dans l’offre de formation de l’UJM.
Il va de soi que si nous avions pu disposer deces données avant les échéances
d’envoi, nous n’aurions pas manqué de les présenter et commenter.
4) Valorisation de la formation ni planifiée, ni structurée.
Le dossier déposé contient les éléments suivants :
« Le département de sciences de l’éducation est particulièrement soucieux de la
valorisation des diplômes délivrés. Pour cela, il agit de différentes façons :
- en valorisant la production scientifique du département par la publication
d’ouvrages et par la participation à de nombreuses manifestations locales comme
nationales (colloques, débats, conférences, assises, stages, etc…). Il s’agit ici de
valoriser le savoir faire des sciences de l’éducation sur de nombreux sujets qui
concernent directement le débat public et diverses institutions (ministères,
collectivités locales, associations…)
- en ajustant nos contenus de formation à différents domaines d’insertion
professionnelle : métiers de l’enseignement, associations, collectivités locales… A
ce titre les parcours professionnels sont co-produits avec les spécialistes des
champs professionnels concernés
- les stages constituent par l’intermédiaire des étudiants et des conventions
signées, d’excellents vecteurs de connaissance des diplômes dispensés et du
savoir faire acquis par nos étudiants dans différents domaines : enseignement,
petite enfance, politiques éducatives locales etc. »
5) L’Annexe descriptive au diplôme ne respecte pas les recommandations qui
déterminent sa forme et son contenu.
Il s’agit d’un document qui, pour sa forme, est commun pour l’ensemble des diplômes
délivrés par l’Université Jean Monnet (le formulaire a été conçu par l’AMUE, qui l’a mis à
dispositio,n des universités il y a plus de trois ans). On admettra toutefois volontiers qu’il
faudra y faire figurer, sous forme synthétique, la déclinaison en compétences des
enseignements dispensés dans le cadre de cette Licence, et y détailler le contenu des
UE.
REPONSES AUX RECOMMANDATIONS ADRESSEES A L’ETABLISSEMENT.
6) Cibler plus précisément la population concernée.
Le fait de s’adresser à des publics hétérogènes (cf réponse au point 1) ci-dessus) ne
procède ni de l’hésitation ni d’une quelconque akrasie des responsables de la
formation, mais à un choix délibéré. Dans sa motivation initiale, la Licence de Sciences
de l’Education était explicitement conçue comme une formation continue s’adressant à
des « professionnels » de l’éducation. Devant l’afflux de candidatures qui s’est fait jour
ensuite, émanant de candidats titulaires de BTS et DUT, en situation de ré-orientation de
leur projet professionnel, le choix a été fait de les accueillir et de leur offrir une
formation conforme à ce projet.
En termes de bilan de cette expérience, il est clair pour les enseignants-chercheurs
responsables de cette formation que cette hétérogénéité constitue non pas une
faiblesse, mais une richesse : richesse pour les étudiants en formation initiale qui
bénéficient au contact des « professionnels », de l’expérience de ces derniers, surtout
dans la mesure où ceux-ci exercent des métiers auxquels les premiers se destinent ;
mais richesse aussi pour les « professionnels » eux-mêmes, qui ont souvent des doutes
quant à leur propre maîtrise des techniques du travail intellectuel requis à l’Université et
qui trouvent dans le contact avec leurs jeunes collègues, une stimulation et une aide.
A ce titre, il ne nous parait en aucun cas opportun d’homogénéiser la population
accueillie dans cette formation par un ciblage spécifique. Ce choix s’accompagne en
revanche de pratiques pédagogiques différenciées qui aident à une égale intégration
dans le cursus de ces publics divers.
7) Positionnement du diplôme au sein des formations universitaires se situant en
amont et en aval.
Le positionnement de cette Licence par rapport aux formations se situant en amont et en
aval est explicite et clair : il est notamment explicité dans le livret de l’étudiant (pp.1011). Cette licence est ouverte
- à tout étudiant ayant validé 4 semestres de licence ou titulaires d’un DEUG
- aux étudiants titulaires d’un diplôme de Bac + 2 complet (BTS, DUT notamment)
- aux personnes qui ont suivi un dispositif de VAP.
En ce qui concerne les formations situées en aval de cette licence, le dossier transmis
comporte les paragraphes suivants ;
« Poursuite d’études et réussite en Master
Après une licence obtenue à l’UJM, 90% des diplômés poursuivent des études (y compris
pour préparer des concours aux Métiers de l’Enseignement).
55% des étudiants intègrent un M1 de l’UJM ou d’un autre Établissement (cf. document «
devenir des étudiants diplômés de licence promotion 2007 », pour la plus récente de nos
enquêtes en la matière). »
Il faut ajouter que des données disponibles en 2010, permettent de préciser le taux de
continuation des étudiants dans différents cursus. Ainsi pour l’année 2009-2010, sur 80
diplômés :
- 27 ont continué en master SHS, dont 24 en M1 de sciences de l’éducation (23 à l’UJM).
- 31 suivent une préparation au concours de l’enseignement (IUFM), dont 20 à StEtienne.
- 8 suivent une « autre formation », dans les domaines des métiers de la santé, du travail
social, de l’économie sociale et familiale.
8) Mise en place d’un dispositif
différents publics
de connaissance et d’accompagnement des
Cf. nos réponses précédentes sur notre connaissance du public de cette Licence. Il va
de soi que notre l’équipe pédagogique peut, comme toutes celes de l’UJM, s’appuyer
sur les « outils » et dispositifs communs que sont le SCUIO, l’observatoire de la vie
étudiant et la Plate-forme à l’Insertion Professionnelle
9) Absence de Dispositif de certification en langue (français et anglais) et C2i
Le dossier mentionne le Plan Langues de l’Etablissement, dont l’existence et l’ambition
sont par ailleurs soulignés dans tous les avis sur les autres Licences UJM !
« Langues vivantes
Il convient tout d’abord de rappeler que l’UJM a mis en place dès la deuxième
année du quadriennal en cours un Plan Langues (Budget annuel sur trois ans :
105 000 € pour les Licences) soulignant ainsi une volonté politique forte de
revaloriser la place des langues (de l’anglais en particulier) dans ses diplômes
(autres que ceux des filières LEA et LLCE, s’entend).
Dans le cadre de la Licence Sciences de l’éducation, on insistera tout
particulièrement sur la présence des langues vivantes dans les semestres 5 et 6
(pour 6 Ects) qui la composent. »
Les dispositifs de formation en langue et en informatique existent au sein de l’Université
Jean Monnet. Ils sont organisés au niveau de la composante (SHS) et non pas du
département de Sciences de l’Education.
- En informatique, la formation est dispensée pendant les quatre premiers semestres de
la licence et l’objectif de certification C2i niveau 1 pour 100% des étudiants sortant des L
UJM est affiché dans le Projet d’Etablissement en cours de rédaction et la nomination
d’un Vice-Président délégué chargé des TICE, chargé de piloter la montée en puissance
du projet depuis trois ans concrétise la politique globale volontariste de l’UJLM en la
matière.
- Une formation en langue vivante est dispensée aux étudiants inscrits en licence de
sciences de l’éducation (cf supra) ; passée la première phase de renforcement de
laprésence ou des volumes d’enseignemnt en LV dans l’ensemble des diplômes UJM (il
va de soi qu’il ne s’agit que du début d’une dynamique soutenue dans la durée), une
seconde doit réfléchir aux mécanismes d’extension et d’incitation à une certification en
LV à l’échelle de l’Etablissement et en corrélation avec les attentes du « marché de
l’emploi », dont chaucn sait qu’il exige des TOIC, Toefl et autres certifications
Cambridge, non-gratuites, donc, et nécessitant des arbitrages politiques et financiers
lourds. Notre Licence en bénéficiera au même titre que toutes les formations de la
Maison.
- Pour les certifications en français, et donc on le suppose dans le cas des étudiants
étrangers, elle est une condition à l’inscription de ces derniers dans notre formation. Si
la commission d’admission juge que ce niveau est insuffisant, elle peut prononcer une
autorisation d’inscription sous réserve d’obtenir le niveau suffisant.
10) Fiche d’auto-évaluation : absence de perspective pour améliorer la formation
Le dossier faisait mention de pistes d’amélioration :
- de meilleures articulations pourraient s’envisager à la faveur d’un partenariat
plus étroit avec le service de formation continu
- les points faibles renvoient à la consolidation de ce dispositif par le biais de
relations plus étroites avec des intervenants professionnels et en rationalisation
et finançant l’encadrement des stages.
Si ces informations sont apparues, aux yeux des évaluateurs, comme lacunaire, ceci est
lié à la « jeunesse » de la nouvelle mouture de la licence, qui a été totalement remaniée
en début de quadriennal. Cette refonte très importante de la licence, dans la
perspective, notamment, de la prise en compte des enjeux professionnels, nécessite un
temps de recul que nous jugions insuffisant pour réellement améliorer le dispositif après
seulement deux années de mise en œuvre. Ces pistes d’améliorations, nous les
percevons néanmoins notamment dans le fait d’ancrer davantage les enjeux
professionnels et l’organisation qui en résulte au cœur du dispositif de formation : étoffer
le réseau des intervenants, améliorer l’encadrement des stages et leurs financements.
Au-delà de ce volet professionnalisant, les pistes d’améliorations sont liées, comme
évoqué précédemment, à l’introduction de dispositifs de réussite au sein de la licence,
qui en était exclue jusqu’à présent en raison d’une application et d’un financement du
PRL (créé en janvier 2008) prévus par extension progressive de la L1 à la L3 (contrainte
ministérielle) . Ce début d’année a été l’occasion de repenser ces dispositifs en
profondeur, qui représentent des enjeux forts pour l’amélioration de notre offre de
formation.
A l’instar d’autres départements, nous nous efforçons également de repenser le pilotage
de la licence par des co-responsabilités étoffées, de même que nous souhaitons
améliorer le dispositif d’évaluation par les étudiants eux-mêmes au-delà des
commissions paritaires et des bilans d’enseignants par le biais de temps spécifiques
consacrés à cette activité à la fin de chaque semestre (réunion élargies de département
ouvertes à l’ensemble des étudiants, voire constitution de questionnaire et d’enquête
interne et spécifique) : nous nous conformerons ainsi à la systématisation de l’évaluation
des enseignements par les étudiants préconisée par l’Etablissement.
REPONSES A L’AVIS DETAILLE
11) Absence d’enseignant référent.
La mise en place d’un dispositif fondé sur une mission « enseignant référent » telle que
définie dans un guide du référent élaboré au niveau de l’Etablissement et qui sera validé
par un vote en cevu le 18 juin prochain fera partie de l’arsenal des mesures L3 du PRL
appliqué à notre filière.
12) Sur l’insuffisance de l’effectif des professionnels extérieurs.
Il est utile de rappeler que la Licence de Sciences de l’Education n’est pas une Licence
Professionnelle, mais une licence généraliste au sein de laquelle ont été intégré des
parcours professionnels assurés, pour une bonne part, par les enseignants chercheurs
eux-mêmes, compte tenu de leurs compétences sur les différents thèmes abordés.
Néanmoins, le nombre d’intervenants professionnels est bien supérieur à celui qui
figure dans le dossier initial, mais leur mode de contribution très original les rend
difficilement comptabilisables.
Dans le parcours intitulé « secteur associatif, collectivités locales et éducation socioculturelle », ils interviennent au semestre 6 à l’issue des stages soit à l’invitation de
l’enseignant référent soit des étudiants eux-mêmes. Leur nombre et leurs champs de
compétence varient ainsi d’une année sur l’autre dans la mesure où les personnes
invitées le sont en fonction des stages choisis par les étudiants qui varient d’année en
année. Ce dispositif, qui pourrait bien évidemment être encore amélioré, donne
fortement satisfaction, car il permet d’éviter la rigidité qui pourrait résulter d’un trop
gros nombre d’intervenants permanents et favorise une dynamique d’initiation
professionnelle en adéquation avec les évolutions rapides des attentes et des demandes
des acteurs professionnels.
Dans le parcours « métiers de l’enseignement », une équipe de professionnels assure le
suivi des stages et de la rédaction des rapports de stage. Outre les universitaires, cette
équipe est composée d’enseignants du premier degré (maitres-formateurs et maîtres
chevronnés), de conseillers pédagogiques et d’inspecteurs de l’éducation nationale.
13) « Le but énoncé dans le projet pédagogique correspond plus à des moyens qu’à
un objectif pédagogique de formation ».
Les objectifs pédagogiques de la formation sont très clairement énoncés aux points : 3/1,
3.2 et 3.3. du dossier. Les compétences visées, tant générales, additionnelles que
transversales, sont développées avec beaucoup de détails au point 3.6
14) Impact du stage professionnel sur l’insertion des diplômés.
Compte tenu à nouveau de la jeunesse du dispositif et de la nécessité de le mettre en
œuvre et de le faire exister avant que de l’évaluer sur la longue durée, il est impossible
d’informer cette rubrique. En revanche, il va de soi que cela constituera un objectif à
travailler en relation étroite avec l’observatoire de la vie étudiante, le SCUIO et notre
Plate-forme à l’Insertion Professionnelle dans les années à venir.
15) identification des postes occupés dans le cadre de l’insertion professionnelle.
Le dossier comporte les éléments suivants qui répondent pleinement aux
interrogations des évaluateurs.
« Métiers de l’enseignement
- Professeur des écoles
- Professeur dans l’enseignement secondaire (en complément de la formation
disciplinaire)
- Conseiller principal d’éducation
- Professeur d’Education Socio-culturelle dans l’enseignement agricole
Métiers de la petite enfance
- Educateur (trice) de jeunes enfants (la licence permettant l’accès à une école
professionnelle)
- Directeur (trice) d’un équipement de petite enfance (crèche, jardin
d’enfants)
Métiers du social et de la ville
- Assistant (e) de service social (en complément de la formation
professionnelle)
- Conseiller en insertion professionnelle
- Chargé de mission, coordonnateur politique de la ville (volet éducatif en
particulier)
Métiers de l’action éducative locale
- coordonnateur contrat enfance, contrat enfance jeunesse
- responsable d’équipement de centre de loisirs
- coordonnateur de contrat éducatif local
Métiers de la formation des adultes
- formateur d’adultes en AFPA
- formateur d’adulte en entreprise
- formateur de formateur (services de formation continue au sein des inspections
académiques) »