Evaluation des licences de l`Université de Bretagne Sud
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Evaluation des licences de l`Université de Bretagne Sud
Section des Formations et des diplômes Evaluation des licences de l’Université de Bretagne Sud 2011 Section des Formations et des diplômes Evaluation des licences de l'Université Bretagne Sud 2011 Section des formations et des diplômes Rapport sur l'offre de formation "licence" de l'Université de Bretagne Sud Vague B – 2012-2015 Campagne d’évaluation 2010/11 Préambule L'offre de formation 2012-2015 de l’Université pluridisciplinaire de Bretagne-Sud (UBS) se décline en 4 domaines (Droit, économie, gestion ; Sciences humaines et sociales ; Arts, lettres et langues ; Sciences, technologies et Santé), offrant 13 mentions de licences, articulées sur une même structure pédagogique, novatrice, professionnalisante, équilibrée et pluridisciplinaire. L’UBS s’est spécialisé particulièrement dans l’étude du domaine maritime et de l’espace littoral, tant du point de vue des techniques et activités cognitives, que des approches transversales : figurent ainsi dans ce pôle l’étude linguistique du lexique marin et maritime, et le développement de techniques de communication (langue des signes ou agents virtuels) adaptables aux activités maritimes. S’appuyant sur le dynamisme de la jeunesse (création en 1995), sa taille humaine (8 200 étudiants et 800 personnels) et son implantation sur trois sites morbihannais (deux principaux — Vannes et Lorient — et Pontivy), l’UBS affiche clairement des stratégies ambitieuses pour l’insertion des jeunes diplômés dans la vie active, les activités de transfert et d’innovation en matière d’enseignement et de recherche et la mise en place de dispositifs d’accueil pour les populations étudiantes spécifiques (sportifs de haut niveau, handicapés…). Elle met en particulier l’accent sur la professionnalisation des formations, notamment dans le domaine du patrimoine culturel, territorial et maritime. Très attachée à la dimension de proximité et prenant en compte l’évolution des mentalités et des besoins, l’UBS, en tant que membre du Réseau des Universités Ouest-Atlantique (RUOA) et membre fondateur du Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur (PRES) breton « Université Européenne de Bretagne », contribue à l’élaboration d’un espace européen de la connaissance. 1 Projet pédagogique Appréciation : Les 4 domaines (Droit, économie, gestion ; Sciences humaines et sociales ; Arts, lettres et langues ; Sciences, technologies et Santé) de l'offre de formation de l’UBS 2012-2015 se déclinent en 13 mentions de licences — dont une demande de création en Sciences, territoires, environnement et sociétés. L’offre de formation est globalement excellente, adaptée à la fois aux spécificités du tissu socio-économique régional et à la population étudiante, composée à presque 95 % de jeunes issus du Morbihan ou des départements limitrophes. Toutes les licences sont organisées sur base d’une structure unique. Chaque semestre des L1 et L2 est composé de 3 unités d’enseignements obligatoires (UEO), 2 unités d’enseignements de parcours (UEP), 1 unité de culture générale (UCG), en adéquation totale avec les objectifs, liés au développement de 3 types de compétences : acompétences fondamentales, acquises par spécialisation progressive ; b- compétences transversales et complémentaires ; c- compétences additionnelles de technologie et de culture générale. La mise en place de parcours progressifs et diversifiés est en général bien maîtrisée. Enfin, le second semestre de chaque L3 offre l’alternative d’une préparation à la poursuite d’études ou d’une formation professionnalisante. La nouvelle structuration, qui évite une trop grande spécialisation dès les premières années et facilite la mise en place de passerelles de réorientation, s’appuie sur la forte implication des équipes pédagogiques pluridisciplinaires. Les modalités de contrôle sont généralement en accord avec les objectifs d’acquisition des compétences, avec mention particulière pour certains exercices rarement proposés en licence (histoire-géographie) ou au contraire pour un système d’évaluation lacunaire (droit, physique et science de l’ingénieur). À regretter, ponctuellement, le manque de justification des règles de compensation annuelle (Langues et cultures étrangères et Langues étrangères appliquées). Points forts : Grande lisibilité de l’offre de formation en licence, grâce à une structuration unique. Contenu et organisation des enseignements (équilibre semestriel) et répartition typologique des apprentissages de compétences. Diversité et progressivité des parcours bien maîtrisées. Bonne analyse des besoins du marché régional et prise en compte des profils de la population étudiante. 2 Valorisation des compétences additionnelles et transversales : utilisation importante des technologies de l’information et communication dans les enseignements ; place des langues dans la formation ; certification des compétences linguistiques et informatiques dans la plupart des licences (sauf en Action sociale et en Droit). Point faible : Faiblesse ponctuelle des procédures d’évaluation des connaissances et des compétences et manque de justification des règles de compensation annuelle dans certaines licences 2 Dispositifs d’aide à la réussite Appréciation : L’UBS, dans le cadre du Plan Licence, a mis en place un dispositif commun anti-échec, fondé sur plusieurs mesures essentielles d’information et d’accompagnement, dont chaque mention de licence a réussi à tirer profit : a) l’orientation des lycéens par le dispositif Admission Post Bac, le Dossier Diagnostic Universitaire, les soirées d’informations, les salons et le forum des métiers ; b) l’organisation d’une période d’accueil et d’information en début d’année universitaire et l’affectation de tuteur aux primo-arrivants ; c) instauration d’un « guichet réussite » permettant la prévention des abandons (appel téléphonique, envoi d’un courrier, prise de rendez-vous avec un conseiller d’orientation, questionnaires de suivi) ; d) la proposition d’un Cycle d’orientation et de consolidation (COC) aux étudiants se retrouvant en échec partiel ou total au cours du 1er semestre universitaire (formation de 9 semaines pour consolider leurs connaissances, sanctionnée par un examen final ; séances d’information pour définir un nouvel avenir professionnel ; aide à la réalisation de dossiers de candidature). Quelques licences (Mathématiques, Langues et littératures étrangères, Langues étrangères appliquées, Histoire-Géographie) s’illustrent par la mise en place des mesures spécifiques très originales, dont l’efficacité est prouvée par les résultats satisfaisants des étudiants : remise à niveau selon le profil des étudiants entrant, encadrement rapproché des étudiants de L2 ayant un semestre de retard ; aide à l’élaboration du projet professionnel ; tutorat d'accompagnement pédagogique ; journée d’immersion des lycéens dans les cours de la filière, groupe de travail « Liaison Lycées/Université » pour faciliter le passage à l’université ; organisation d’un enseignement de remédiation en expression écrite française; modules d’orientation et de consolidation. Il est regrettable que les autres filières se contentent des mesures communes à l’UBS ou des dispositifs traditionnels (cours de soutien, enseignant-référent pour les étudiants de L1, informations en cours de cursus), qu’ils n’expliquent pas toujours suffisamment dans les dossiers. Points forts : Proximité et écoute des équipes pédagogiques ; qualité des dispositifs d’accueil, de l’aide à la réussite et de l’orientation, voire de la réorientation (sauf Action sociale et Mathématiques). Mise en place par l’Université d’un dispositif de remédiation et de lutte contre l’échec. Originalité des mesures prises par certaines filières pour renforcer les mesures communes. Point faible : Inégalité de l’adaptation des initiatives communes aux filières : absence d’initiatives originales en matière d’aide à la réussite dans certaines mentions. 3 Insertion professionnelle et poursuite des études choisies Appréciation : Les indicateurs de l'insertion professionnelle ou sur la poursuite d’études des diplômés de la licence sont généralement incomplets et approximatifs, voire absents : l’étude du devenir des diplômés est confiée au SUAOIP 3 (Service Universitaire d'Accueil, d'Orientation, et d'Insertion Professionnelle), qui se heurte à la faiblesse du taux de réponse des étudiants. Ces informations sont cependant indispensables : elles permettent aux lycéens de s’orienter en parfaite connaissance de cause et aux équipes pédagogiques de veiller à la congruence des enseignements et des débouchés des licences. Néanmoins, en théorie au moins, une attention particulière est portée à l’insertion des diplômés de licence soit dans un des nombreux masters proposés par l’UBS soit directement dans le monde actif. Dès la L1, entre 20 et 25 % d’enseignements sont dispensés par des professionnels, 40 à 45 % en L3 où le second semestre offre l’alternative d’une formation composée d’enseignements à vocation professionnalisante (projet, stage, enseignement de connaissance de l’entreprise ou de l’administration, préparation à des concours, Projet Personnel et Professionnel…). Exception notable à la diversification des débouchés, la licence en Sciences exactes et naturelles n’offre aucune autre voie professionnalisante que l’enseignement, ni aucune possibilité de réorientation. À l’inverse, le parcours Informatique de la mention Mathématique-Informatique est nettement trop spécialisé pour une licence généraliste. La plupart des licences mettent en place des passerelles vers d’autres licences, en particulier vers les licences professionnelles. Il serait peut-être souhaitable de généraliser la mesure, pour compenser la faiblesse des dispositifs de réorientation de certaines licences par ailleurs excellentes, comme Action sociale et Management ou encore Histoire et Géographie, qui marque sa volonté d’instituer de nouvelles passerelles vers des licences professionnelles à créer et propose à ses étudiants en fin de L3, jusqu’ici massivement orientés vers le master (93 %), une finalité d’études innovante. Enfin, globalement, l’encouragement à la mobilité nationale et internationale est, sauf exception notable (licences en langues), largement insuffisant. Points forts : Ouverture à la professionnalisation progressive : aide au projet, mise en place de parcours ou d’UE professionnalisants. Mise en place d’un dispositif efficace de réorientation et de passerelles (sauf ponctuellement dans certaines licences). Points faibles : Manque d’informations sur les choix de réorientation des étudiants en situation d’échec après la L1 ou la L2 ; sur le devenir des étudiants diplômés et sur les taux d’insertion professionnelle après la licence et les taux de poursuite d’études en master. Insuffisance de l’encouragement à la mobilité nationale et internationale. 4 Pilotage des licences Appréciation : L’UBS affiche la volonté politique de mettre en place un système centralisé de pilotage des formations. Les différents niveaux de la communauté universitaire ont été, dès janvier 2010, associés à la construction de la nouvelle offre de formation, dans un processus de réflexion en deux étapes : a) la double auto-évaluation de la formation, par les équipes pédagogiques et par les étudiants, étape rendue difficile par l’inexistence d’un plan coordonné au niveau de l’Université ; b) la construction d’un projet d’établissement qui, dans le domaine pédagogique, se traduit par une double spécificité de l'offre de formation de l’UBS 2012-2015 : l’organisation des unités d’enseignements de toutes les licences sur base d’une structure unique (voir « Projet pédagogique ») ; la structuration des 4 domaines scientifiques en 4 axes thématiques (a-Management et société ; bDéveloppement durable ; c-Ingénierie des systèmes ; d-Modélisation et environnements numériques), étayant les liens entre recherche et enseignement, facilitant la conception des projets pédagogiques croisant les compétences présentes à l’Université, renforçant la cohérence des formations et permettant l’instauration d’une articulation efficace entre plusieurs mentions relevant de domaines différents. 4 La faiblesse actuelle du pilotage global des licences est compensée par un système fort de pilotage dans certaines mentions de licence, avec la mise en place d’un comité de pilotage et d’un conseil de perfectionnement, en appui sur les équipes pédagogiques et sur l’évaluation des enseignements par les étudiants (Droit, Physique et Science de l’Ingénieur, Action sociale et Management, Lettres modernes, Économie-Gestion). Points forts : Pilotage fort de certaines mentions de licence (comité de pilotage, équipes pédagogiques, conseil de perfectionnement). Définition de 4 axes thématiques conférant à l’offre de formation de l’Établissement une grande cohérence et facilitant la conception de projets pédagogiques. Points faibles : Pilotage très déficient : manque de dispositifs d’indicateurs fiables sur le suivi des étudiants ; manque d’informations dans les dossiers (à de rares exceptions près, LCE, LEA et Histoire) sur le fonctionnement de l’équipe pédagogique, sur le devenir des non-diplômés et sur l’information aux lycéens. Tous ces dispositifs sont en train d’être mis en place, depuis une année : il faudra vérifier que les procédures mises en place sont véritablement efficaces. Inexistence d’un plan d’auto-évaluation coordonné au niveau de l’Université, aggravée, dans certaines licences (Mathématiques-Informatique) par l’absence d’un système spécifique d’évaluation des enseignements. Manque de valorisation des mentions auprès de partenaires privés, institutions, collectivités et entreprises régionales. Recommandations pour l’établissement Les dossiers de demande d’habilitation des licences présentent tous des lacunes importantes sur les éléments statistiques relatif au suivi des parcours étudiants, aux choix de réorientation des étudiants en situation d’échec après la L1 ou la L2 , au devenir des étudiants diplômés et aux taux d’insertion professionnelle après la licence et les taux de poursuite d’études en master. Il convient de disposer de ces informations pour l’aide au pilotage et pour la vérification de la congruence des enseignements et des débouchés des licences. Bien qu’il soit souvent difficile d’obtenir des réponses de la part des étudiants sortants, il importe de généraliser à l’ensemble des formations les systèmes d’indicateurs statistiques sur le devenir de ces mêmes étudiants sortants, voire de créer de nouveaux dispositifs, plus efficaces. Il faudra veiller à harmoniser, au niveau du pilotage de l’offre pédagogique des licences, la démarche d’évaluation des enseignements, dans l’objectif d’instaurer une véritable capacité auto-réflexive en vue d’une amélioration des pratiques pédagogiques. Les dispositifs efficaces dans certaines mentions de licence (comité de pilotage, équipes pédagogiques, conseil de perfectionnement) pourraient servir de modèle et de socle de départ. Les résultats de ces évaluations devraient être discutés à plusieurs niveaux (organes de direction de l’UBS, UFR, conseil pédagogique paritaire, équipe pédagogique de chaque formation), avec prise en compte des conclusions dans le processus d’aide au pilotage. Il faudra aussi faire un effort de réflexion, à la fois licence par licence et au niveau de la direction de l’UBS, sur les points suivants : la mise en place d’un dispositif d’incitation à la mobilité nationale et internationale, inexistant dans certaines mentions ; la valorisation des mentions auprès de partenaires extérieurs (institutions privées ou publiques, collectivités et entreprises régionales), qui permettrait d’attirer des étudiants et d’accentuer l’adéquation des enseignements au tissu socio-économique ; les règles de compensation annuelle, dont la pertinence est souvent discutable dans les dossiers d’habilitation. 5 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADÉMIE : RENNES Établissement : Université de Bretagne Sud Demande n° S3LI120000785 Domaine : Sciences, technologies, Santé Mention : Biologie Environnement Présentation de la mention La mention de licence Biologie Environnement de l’Université de Bretagne-Sud (UBS) existe depuis 1995. Elle a évolué au cours des différents contrats quadriennaux d’établissement et surtout suite à la mise en place du système LMD. Dans la mention de licence en cours d’exercice, quatre parcours sont proposés : Biologie appliquée sur le site de Vannes, Biologie générale sur le site de Vannes, Sciences de l’environnement sur le site de Vannes et Biotechnologies à Lorient. Cette demande de renouvellement propose : 1) la reconduction de trois parcours, 2) un changement d’intitulé pour le parcours Biologie appliquée, 3) l’ouverture d’un nouveau parcours intitulé Techniques d’analyses chimiques et biologiques en raison de la fermeture de la mention Chimie. Ce parcours serait professionnalisant et de fait orienté vers la formation d’étudiants sortant principalement d’IUT et de BTS. Cette mention de licence connaît un succès certain en termes d’inscrits puisque les étudiants qu’elle forme sont 180 en moyenne en première année (L1) puis entre 70 et 80 en deuxième (L2) et troisième année (L3). Cette formation est unique sur ses thèmes au sein de l’UBS. L’objectif est de donner aux étudiants les compétences liées aux sciences du vivant et de l’environnement à un niveau généraliste tout en permettant une certaine spécialisation à travers les parcours proposés. Indicateurs Nombre d’inscrits en L1 172 Nombre d’inscrits en L2 78 Nombre d’inscrits en L3 72 % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant 18 % % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant 30 % % d'abandon en L1 21 % % de réussite en 3 ans 75 % ? % de réussite en 5 ans 3%? % de poursuite des études en master ou dans une école 95 % % d'insertion professionnelle ? 1 Bilan de l’évaluation Appréciation globale : Le dossier est très bien rédigé. Les informations sont claires et plutôt complètes. Un certain nombre d’annexes sont jointes au dossier qu’elles complètent. La fiche RNCP est complète tout comme l’Annexe Descriptive au Diplôme. La formation est tout à fait en cohérence avec les débouchés qu’elle propose : poursuite d’études en master du même domaine, mais également insertion professionnelle dans les secteurs de l’environnement, de l’agroalimentaire, de la pharmaceutique, de la nutraceutique, des biotechnologies et des animations scientifiques. Les objectifs sont avant tout de donner aux étudiants une formation de base solide en sciences biologiques et en environnement. L’importante population étudiante permet d’alimenter l’offre dans ses divers parcours. Les unités d’enseignement (UE) proposées sont conformes aux objectifs de la formation. Elles permettent aux étudiants de se former dans le domaine de la biologie et de l’environnement, mais également aux techniques de laboratoire. Tout au long du parcours de formation, les étudiants bénéficient d’une professionnalisation (UE d’ouverture sur le monde professionnel, stage obligatoire). L’évaluation des connaissances des étudiants se fait par des examens terminaux et oraux. Les règles de compensation, permettant de rattraper une ou des UE non acquises, sont claires et ne dévalorisent pas le diplôme. La mention doit se doter, au cours du prochain contrat quinquennal d’établissement, d’un dispositif d’évaluation de la formation et des enseignements par les étudiants afin d’améliorer l’offre de formation et de mieux coller aux attentes de ceux-ci. L’Université de Bretagne Sud mène une politique générale de mise en place de mesures anti-échec. Un dispositif de « guichet réussite » permet de suivre les étudiants (avec un enseignant référent) et il existe un Cycle d’Orientation et de Consolidation (COC) pour aider les étudiants en échec. La majorité des étudiants (95 %) ayant obtenu la licence poursuit ses études en master. Quelques-uns intègrent des écoles d’ingénieurs. Durant leur formation de licence, les étudiants peuvent bénéficier d’une structure d’encadrement (SAI) s’ils souhaitent effectuer une partie de leurs études ou bien leur stage à l’étranger (Allemagne, Canada, Angleterre). La mention de licence est gérée par un Comité de pilotage composé par les 8 directeurs des études. Toutefois, peu d’informations sont données sur le fonctionnement de ce comité. Le dispositif de suivi des étudiants et d’évaluation de la formation étant en cours de construction, l’équipe pilotant la mention n’a pas pu s’appuyer sur les résultats de ce type d’enquête. Points forts : Un bon encadrement des étudiants par un enseignant référent qui aide à la définition du projet personnel et professionnel de l’étudiant. Mise en place d’un dispositif permettant d’identifier et prendre en charge les étudiants en difficulté. Une préparation à l’insertion professionnelle par la réalisation d’un stage obligatoire, mais également par le suivi du projet personnel et professionnel au cours du cursus. Partenariats avec des universités étrangères. Points faibles : Il y a peu d’informations sur le fonctionnement de l’équipe pédagogique : rythme des rencontres, conséquences sur le fonctionnement de la mention. Il n’y a pas d’information concernant les étudiants non diplômés. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A 2 Recommandations pour l’établissement Le dossier est de très bonne qualité. Peut être faudrait-il renforcer l’information faite auprès des lycéens. De même, faudrait-il réfléchir à l’établissement de passerelles entre mentions ou vers des licences professionnelles. Il serait intéressant de connaître ce que deviennent les étudiants non diplômés. Le dispositif de suivi et d’évaluation de la formation qui est en cours de construction devrait également apporter des compléments d’information pour le pilotage de la mention. 3 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADÉMIE : RENNES Établissement : Université de Bretagne Sud Demande n° S3LI120000786 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Mathématique-Informatique Présentation de la mention La mention de licence Mathématiques-Informatique (MI) de l’Université de Bretagne-Sud (UBS) comporte quatre parcours : Mathématiques, Informatique, Statistique et Mathématiques appliquées et sciences sociales (MASS), ce dernier étant une demande de création. La première année (L1) est intégrée dans un portail commun aux mentions Mathématiques-Informatique, Physique-Chimie-Sciences de l’ingénieur. Les parcours se différencient au niveau de la troisième année (L3). L’architecture de la mention est bien articulée avec l’offre master en mathématiques et en informatique. Par ailleurs, à l’issue de la deuxième année (L2), les étudiants ont la possibilité d’intégrer une école d’ingénieurs. Le parcours Statistique va être adapté afin de faciliter une poursuite d’études en master Santé publique. Indicateurs Nombre d’inscrits en L1 140 Nombre d’inscrits en L2 34-48 Nombre d’inscrits en L3 66-83 % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant 19,3 % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant 65 % % d'abandon en L1 - étudiants ne s’étant jamais présentés aux épreuves : - étudiants en cycle d’orientation et consolidation : 1,4 % 10,8 % % de réussite en 3 ans 75 % % de réussite en 5 ans 6% % de poursuite des études en master ou dans une école 95 % % d'insertion professionnelle Bilan de l’évaluation Appréciation globale : Le projet pédagogique est clairement défini. Toutefois, on peut regretter que la différenciation tardive des parcours pénalise, notamment, les étudiants effectuant une poursuite d’études en master enseignement (préparation CAPES ; Agrégation) et en master recherche. L’évaluation des enseignements unité d’enseignement par unité d’enseignement (UE) par les étudiants est systematique depuis 2009 ; sa mise en œuvre récente ne permet pas de dresser un bilan. Pour l’instant, 1 l’Observatoire de l’Insertion Professionnelle (OIP) ne réalise pas d’enquête concernant les poursuites d’études en Master pour les diplômés de licence. L’UBS a mis en place le dispositif d’orientation active dans le cadre du portail rectoral « Admission Post-Bac ». Le dossier de la mention indique que l’on donne une information aux étudiants en cours du cursus ; les modalités de diffusion de cette information sont peu précisées. L’établissement a mis en place des enseignants référents en L1 et L2 et a organisé un tutorat d’accompagnement. Par ailleurs, l’UBS propose aux étudiants en situation d’échec au premier semestre (S1) un « Cycle d’Orientation et de Consolidation » (COC) afin de faciliter une réorientation à la rentrée suivante. L’UBS a intégré le « Projet Personnel et Professionnel » (PPP) dans les maquettes. La mise en œuvre de ce projet se décline sur les trois années de la mention et est gérée par le Bureau d’Aide à l’Insertion Professionnelle (BAIP). En revanche, les stages ne sont pas proposés dans la maquette, mais hors cursus. L’équipe pédagogique est composée de l’ensemble des enseignants et enseignants-chercheurs intervenant dans la formation ; cette équipe est complétée par les professionnels intervenant en L3 (ces professionnels interviennent pour un volume horaire d’environ 150h). On a peu de précisions concernant le rôle des différents acteurs et les modalités de fonctionnement de cette équipe pédagogique ; le dossier indique que les orientations pédagogiques de la mention sont définies au niveau du département mathématiques-informatique-statistique. La mise en place de l’évaluation des enseignements UE par UE par les étudiants est trop récente pour que l’on puisse apprécier son impact sur le pilotage. Points forts : Le dispositif d'aide à la réussite est satisfaisant. L’offre d’UE dans chacun des parcours permet l’acquisition de compétences additionnelles et favorise l’élaboration du projet professionnel. Des passerelles vers des licences professionnelles sont indiquées. Points faibles : Le contenu de la formation en mathématiques est très modeste ; il ne facilite pas la poursuite des études en master : Mathémathiques, Mathématiques-Enseignement (CAPES, Agrégation). Les stages ne sont pas intégrés dans le cursus. Le parcours Statistique est particulièrement « spécialisé » pour une licence à caractère généraliste. Le suivi des étudiants non diplômés n’est pas renseigné ; par ailleurs, l’information relative à l’insertion professionnelle des étudiants diplômés est faible. Dans l’équipe pédagogique, composée de l’ensemble des enseignants intervenant dans la mention, le rôle de chacun des acteurs n’est pas précisé ; on n’a pas d’information concernant le fonctionnement de cette équipe. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement Il faudrait inciter le Département de mathématiques à mieux formaliser le pilotage de la licence. Il faudrait organiser la rédaction des maquettes afin que le rédacteur prenne en compte la grille d'autoévaluation. 2 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADÉMIE : RENNES Établissement : Université de Bretagne Sud Demande n° S3LI120000787 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Physique et sciences de l’ingénieur Présentation de la mention La mention de licence Physique et sciences de l’ingénieur (PSI) s’inscrit dans l’axe thématique Ingénierie des systèmes de l’Université de Bretagne-Sud (UBS). Son contenu pédagogique s’articule autour des six parcours qu’elle propose en troisième année (L3) : Électronique et informatique industrielle, Énergétique, Génie civil, Génie mécanique, Matériaux, Physique et du parcours Ingénieur plus Classe Préparatoire aux Grandes Écoles (STI-CPGE) offert dès les première et deuxième années (L1 et L2). Ce dernier parcours a pour vocation d’attirer des élèves de la filière Sciences et techniques de l’ingénieur (STI) en situation de réussir des études longues. Plus généralement, les étudiants diplômés de la mention de licence PSI intègrent principalement le master Sciences pour l’ingénieur de l’UBS. Il est intéressant de signaler que la deuxième année de la mention PSI permet de réorienter plus d’un quart des étudiants vers un cursus d’école d’ingénieurs, de licence professionnelle ou encore vers les Métiers de l’enseignement et de la formation qui est un master proposé par l’UBS. La gestion de cette mention de licence par un comité de pilotage secondé par des équipes pédagogiques et un conseil de perfectionnement est une caractéristique intéressante. Indicateurs Nombre d’inscrits en L1 215 Nombre d’inscrits en L2 180 Nombre d’inscrits en L3 205 % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant 25 % % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant 72 % % d'abandon en L1 NR % de réussite en 3 ans 22 % % de réussite en 5 ans NR % de poursuite des études en master ou dans une école NR % d'insertion professionnelle NR Bilan de l’évaluation Appréciation globale : Comme en témoignent les flux d’étudiants du L1 au L3, la mention de licence PSI est une formation bien visible et justifiée au sein de l’UBS. Les évolutions souhaitées pour le futur contrat d’établissement sont liées, d’une part à la suppression du parcours Chimie pour lequel le flux était très faible, et d’autre part à la création d’un parcours STI1 CPGE. En adéquation avec ces changements, le nom de la mention évolue pour passer de Physique, chimie et sciences de l’ingénieur (PCSI) à Physique, Sciences de l’ingénieur (PSI). Le projet pédagogique de la mention de licence PSI est bien construit : chaque semestre regroupe six unités d’enseignement (UE) de cinq crédits européens (CE) définies afin d’assurer un bon équilibre entre formations scientifique, technologique et professionnelle. Les étudiants sont en outre préparés aux certifications en langue (CLES) et en outils informatiques (C2i niveau 1) par une utilisation importante des TICE. Il est cependant regrettable que l’évaluation de la formation ne soit pas faite globalement (en complément de celle faite UE par UE) et que les modalités de contrôle des connaissances (MCC) ne soient pas détaillées. Les dispositifs d’aide à la réussite sont nombreux. Ils sont liés tant à l’accompagnement des étudiants tout au long de leur cursus, qu’à la définition de parcours progressifs grâce à différents types de réorientation. La proposition du parcours STI-CPGE est attractive, mais il faudrait davantage préciser les modalités qui permettent de l’intégrer ou de le quitter. Il est à regretter qu’il soit difficile de bien appréhender la définition des parcours de L3. Les poursuites d’études après la mention de licence PSI sont nombreuses (quatre mentions de master à l’UBS dont une menant aux carrières de l’enseignement), mais elles mériteraient d’être clarifiées (par exemple, le master Mathématiques-STIC apparaît dans le dossier alors qu’il n’existe pas dans le plan de formation de l’UBS). L’insertion professionnelle est très satisfaisante. Le pilotage de la mention de licence PSI semble réel et fortement inspiré de celui d’ex-formations IUP desquelles sont nés certains de ses parcours. Points forts : Le contenu et l’organisation des enseignements (équilibre semestriel, utilisation importante des TICE, acquisition de compétences additionnelles et transverses) est satisfaisant. Il existe de nombreuses possibilités de réorientation avérées (avec d’autres mentions de licence, des licences professionnelles). L’ouverture sur le monde professionnel est intéressante (très bonne insertion, deux stages durant la formation avec une mobilité internationale fortement conseillée). L’accompagnement des étudiants (procédure d’orientation active pour les futurs entrants, tutorat, UE de méthodologie) est efficace. Il existe un bon pilotage de cette mention PSI (comité de pilotage, équipes pédagogiques, conseil de perfectionnement). Points faibles : Il n’est pas clairement précisé quelles sont les procédures permettant d’intégrer les différents parcours du L3 et du L1/L2 (parcours STI-CPGE). Dans ce dossier, il aurait été préférable de mieux hiérarchiser l’information. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement Une clarification des procédures d’évaluation de la mention de licence PSI serait bénéfique. En complément à une évaluation globale de la mention qu’il serait souhaitable de mettre en œuvre, il serait également bien de préciser la manière avec laquelle sont prises en compte les compétences transversales dans les modalités de contrôles de connaissances qui ne sont, par ailleurs, pas jointes au dossier. Dans cette même logique d’évaluation, il serait intéressant de préciser certains indicateurs importants et de mentionner le devenir des étudiants en échec. 2 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADÉMIE : RENNES Établissement : Université de Bretagne Sud Demande n° S3LI20000788 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Sciences exactes et naturelles Présentation de la mention La mention de licence Sciences exactes et naturelles (SENA) de l’Université de Bretagne-Sud (UBS) propose un enseignement sur deux ans pour préparer les étudiants à s’inscrire dans un master enseignement en vue de passer les concours de recrutement dans l’enseignement pour le professorat des écoles ou le professorat d’enseignement technique. Il s’agit d’une licence pluridisciplinaire, qui recrute après une première année (L1) de disciplines scientifiques. En deuxième année (L2), la mention propose une coloration avec des unités d’enseignement (UE) venant d’une des autres mentions scientifiques, et la troisième année (L3) correspond à une année de préparation aux métiers de l’enseignement, avec un large spectre de cours venant tant des sciences et techniques que des sciences humaines. La mention de licence propose en L3 trois parcours, Professeur des écoles, Technologies et Plurisciences. Indicateurs Nombre d’inscrits en L1 NR Nombre d’inscrits en L2 NR Nombre d’inscrits en L3 16 % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant NR % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant 25 % % d'abandon en L1 NR % de réussite en 3 ans 80-100 % % de réussite en 5 ans 100 % % de poursuite des études en master ou dans une école NR % d'insertion professionnelle 0% Bilan de l’évaluation Appréciation globale : La mention de licence SENA était conçue en 2001 comme une formation préparant les étudiants à un concours au niveau licence pour entrer en IUFM en vue du professorat des écoles, ou bien pour préparer le concours « CAPET » pour entrer dans l’enseignement technologique. Cette mention comporte trois parcours en L3, mais la lisibilité de ces trois parcours n’est pas assurée par le dossier. 1 La mention de licence SENA bénéficie des dispositifs mis en place par l’UBS : orientation active, tutorat et enseignant référent, conçus pour les étudiants en début de licence. L’équipe pédagogique fait un effort particulier dans l’accompagnement des étudiants. Dans le dossier, il n’apparaît pas de prise en compte de l’évolution récente de la réglementation concernant la création de masters d’enseignement pour la préparation des concours de l’enseignement primaire et secondaire. Il faudra veiller à ce que la licence ne fasse pas double emploi avec ces masters d’enseignement. Sachant que les masters d’enseignement doivent justifier la possibilité d’une réorientation pour les étudiants ayant échoué aux concours, cette exigence d’ouverture devrait se retrouver au niveau de la mention de licence. Il aurait été intéressant de connaître les résultats de ces étudiants aux différents concours de recrutement dans l’enseignement ces dernières années. Points forts : Un bon pilotage et un bon suivi des étudiants. Une bonne évaluation des compétences transversales dans les enseignements de la mention. Une bonne utilisation des technologies de l’information et communication dans les enseignements. Une place correcte faite aux langues, avec une certification des compétences linguistiques. Points faibles : La mention de licence propose une formation spécialisée dans ses objectifs, qui manque de débouchés autres que les métiers de l’enseignement. Les résultats des étudiants de cette mention aux différents concours de recrutement dans l’enseignement ces dernières années ne sont pas fournis. Il existe un manque de clarté dans l’explicitation des parcours de L3. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement Il faudrait veiller à ouvrir la possibilité de débouchés professionnels et permettre la poursuite d’études dans d’autres voies que celle des seuls métiers de l’enseignement. Il aurait été intéressant de connaître les résultats des étudiants de la mention SENA aux concours de recrutement dans l’enseignement ces dernières années, d’autant plus que cette finalité apparaît comme essentielle sinon unique au vu du dossier. 2 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADÉMIE : RENNES Établissement : Université de Bretagne Sud Demande n : S3LI20000789 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Sciences et techniques médico-sociales Présentation de la mention La mention de licence Sciences et techniques médico-sociales (STMS) existe depuis septembre 2007. Dans le cadre de l’habilitation 2008/2011, elle est réservée aux élèves infirmiers du Morbihan. Elle leur permet donc de valider un diplôme de licence, parallèlement à leur diplôme d’État. Pour ces étudiants, la validation de la licence repose sur des enseignements mutualisés entre l’Institut de Formation en Soins Infirmiers (IFSI) et l’Université de Bretagne-Sud (UBS). Ce dossier propose pour 2012 (nouveau contrat quinquennal d’établissement) l’ouverture à un public plus large via la création d’un parcours spécifique pour des étudiants qui ne sont inscrits qu’à l’université. L’ouverture de ce second parcours intitulé Sciences du vivant nécessite la mise en place d’enseignements nouveaux, dont certains seront mutualisés avec la mention de licence Biologie-Environnement. Les flux attendus dans ce parcours sont de 100 étudiants en première année (L1) pour atteindre l’objectif de 60 diplômés à l’issue des 3 années de licence. Cette formation existe sur les sites de Vannes, de Lorient et une demande est en cours pour le site de Pontivy. Outre son implantation sur ces sites, la formation se caractérise par son unicité dans le Grand Ouest, voire sur le territoire national. L’objectif est de donner aux étudiants des connaissances scientifiques en sciences (physiologie humaine) et en sciences humaines, tout en permettant une professionnalisation spécifique en fonction des parcours. Indicateurs (Moyenne sur les années universitaires 2007/2008, 2008/2009, 2009/2010 et 2010/2011) Nombre d’inscrits en L1 139 Nombre d’inscrits en L2 79 Nombre d’inscrits en L3 36 % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant % d'abandon en L1 % de réussite en 3 ans % de réussite en 5 ans % de poursuite des études en master ou dans une école 0% % d'insertion professionnelle 100 % 1 Bilan de l’évaluation Appréciation globale : Les informations contenues dans le dossier sont claires et assez complètes ; le dossier est plutôt bien rédigé. Ce dernier est bien complété par les annexes fournies. La fiche RNCP est bien renseignée tout comme l’Annexe Descriptive au Diplôme. Le contenu et l’organisation des enseignements montrent une cohérence certaine avec les objectifs pédagogiques et professionnels déclinés par l’équipe pédagogique. Ainsi, compte tenu du profil des étudiants, l’objectif de professionnalisation est double : - pour le parcours Infirmiers : diversifier les compétences, notamment pour permettre aux infirmier(e)s une évolution de carrière. Le parcours Infirmier a trois finalités supplémentaires à celles du métier d’infirmier : concours de l’enseignement (professorat des écoles, CAPET, CAPLP), évolution de carrière vers les fonctions de cadre et poursuite d’études vers un master pour une évolution de carrière après quelques années d’expérience. - pour le parcours Sciences du vivant : apporter des connaissances et des raisonnements scientifiques utiles pour intégrer le développement de nouveaux métiers dans le domaine du bien-être, de la santé et de la prévention. Si certaines compétences additionnelles, comme l’apprentissage des langues, sont bien intégrées à la maquette, il est regrettable qu’aucune certification aux outils informatiques (C2i) ne soit proposée. Cette lacune est d’autant plus dommageable que la mention affiche comme potentielle insertion professionnelle le « professorat des écoles ». Des compétences transversales nécessaires à ces étudiants sont parfaitement identifiées et intégrées dans les unités d’enseignement (UE) de chaque parcours. La proximité et l’écoute de l’équipe pédagogique sont les éléments essentiels du dispositif d’aide à la réussite mis en place au sein de la formation. Ce dispositif repose sur des mesures anti-échec menées à l’échelle de l’Université de Bretagne-Sud (« guichet réussite » permettant de suivre les étudiants, proposition d’un Cycle d’Orientation et de Consolidation (COC) aux étudiants se retrouvant en échec), mais aussi sur des mesures spécifiques à la mention (proposition de remises à niveau selon le profil des étudiants entrants, encadrement rapproché des étudiants par les enseignants référents (deux enseignants par étudiant)). Il en ressort que les étudiants sont accompagnés dès leur arrivée et tout le long de leur formation. Compte tenu du caractère professionnel des études d’infirmier, dans la formation en cours d’exercice, tous les étudiants entraient dans la vie active et aucun ne poursuivait en master. Avec la création d’un nouveau parcours s’adressant à un public d’étudiants non infirmiers, il est vraisemblable que certains voudront poursuivre au-delà de la licence. Quelles seront les possibilités de poursuite d’études à l’UBS et ailleurs ? Il est à noter que la présence dans la formation d’un seul intervenant extérieur ne reflète pas les besoins en professionnels (et futurs employeurs potentiels) d’une telle formation. L’équipe pédagogique pluridisciplinaire et le partenariat avec l’IFSI sont les acteurs du pilotage de cette formation. L’équipe pédagogique se réunit chaque fois que nécessaire (en général, une réunion par mois) et tous ses membres sont invités à assister au Conseil des études. L’équipe pédagogique assure le fonctionnement quotidien de la filière, vérifie la compatibilité des emplois du temps, des calendriers d’examen, la cohérence et la progression pédagogique (enchaînement des UE) … Points forts : Une mutualisation de l’enseignement tout au long du parcours soit avec l’IFSI (parcours Infirmier) soit avec la mention de licence Biologie-Environnement (parcours Sciences du vivant). Une équipe pédagogique pluridisciplinaire très impliquée dans le pilotage. Un bon accompagnement des étudiants tout au long des trois années de licence. L’aide au projet professionnel qui se développe tout le long du cursus. Points faibles : La participation d’intervenants extérieurs professionnels est curieusement faible pour une telle formation. Il n’y a pas beaucoup d’informations quantitatives sur le devenir des étudiants sortants. 2 Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement Le dossier est de très bonne qualité ; néanmoins, comme déjà mentionné lors de la précédente évaluation, il serait pertinent de mieux se renseigner quantitativement sur le devenir des étudiants après leur diplôme de licence. Le suivi des étudiants ayant la double compétence « infirmier-STMP » devrait s’étaler sur plusieurs années afin de savoir quel est l’impact de la formation dans l’évolution de carrière ou la réorientation professionnelle. Il faudrait également accroître la participation des professionnels à la formation. 3 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADÉMIE : RENNES Établissement : Université de Bretagne Sud Demande n° S3LI120000790 Domaine : Arts, lettres, langues Mention : Langues et cultures étrangères Présentation de la mention Cette mention de licence Langues et cultures étrangères (LCE) de l’Université de Bretagne-Sud (UBS) comporte deux spécialités, Anglais et Espagnol. Elle assure une formation équilibrée de spécialistes du domaine anglophone ou hispanophone. Chaque spécialité repose sur le perfectionnement linguistique (écrit et oral) et l’acquisition de connaissances approfondies sur la littérature, la civilisation, les pratiques culturelles de l’aire linguistique correspondant à la spécialité choisie. Cette mention de licence propose en outre une ouverture à un certain nombre de disciplines (par exemple : une deuxième langue vivante, le Français langue étrangère (FLE) permettant d’acquérir une bonne culture générale ainsi que des compétences méthodologiques (analyse, expression écrite et orale, recherche documentaire, etc.). Quatre parcours, dans chacune des deux spécialités, sont proposés au choix : - un parcours Classique, - un parcours Professeur des écoles, - un parcours Édition, - un parcours Français langue étrangère (FLE). Il s’agit d’une formation généraliste qui permet d’envisager des débouchés dans l’enseignement, la traduction/interprétariat, le tourisme, après la licence ou après l’obtention d’un master, de préparer les concours administratifs ou une école de journalisme. Indicateurs Nombre d’inscrits en L1 Anglais :158 (L1 à L3) Espagnol : 77 (L1 à L3) Nombre d’inscrits en L2 Nombre d’inscrits en L3 % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant 13 % % d'abandon en L1 15 % % de réussite en 3 ans 81 % Espagnol 82 % Anglais % de réussite en 5 ans % de poursuite des études en master ou dans une école % d'insertion professionnelle 1 Bilan de l’évaluation Appréciation globale : Les enseignements de spécialité sont bien répartis entre enseignements de langue, de civilisation et de littérature assurés de manière progressive. Les étudiants sont encouragés à la mobilité internationale grâce à des partenariats diversifiés (programmes Erasmus, possibilité de passer un an à l’étranger comme assistant de français). Un certain nombre de dispositifs (tutorat avec enseignants référents, enseignement de méthodologie, suivi régulier de l’acquisition des connaissances tout au long des semestres, organisation d’un enseignement de remédiation en expression écrite française au premier semestre, module d’orientation et de consolidation) assurent un très bon encadrement des étudiants et une préparation adéquate à la poursuite en master (par exemple aux masters préparant aux métiers de l’enseignement, traduction, métiers du livre). Les étudiants évaluent les enseignements et la formation grâce à un questionnaire. Des aménagements sont ainsi rendus possibles. L’équipe pédagogique est disponible et assure un bon suivi de la formation tout au long de l’année en exploitant les données relatives à la population étudiante. La préparation aux métiers de l’enseignement est assurée de manière structurée, avec stage d’observation (parcours Professeur des écoles). Pour le parcours Édition, la présence des technologies de l’information est bien affirmée (unité d’enseignement (UE) d’initiation à l’édition informatique, stage de quatre semaines). Il s’agit globalement d’une bonne formation, bien équilibrée et très encadrée. L’encadrement et le suivi constituent des atouts très appréciables. L’économie des parcours permet aux étudiants d’affiner leur projet universitaire. Points forts : Un dispositif de connaissance et de suivi de la population étudiante très complet et efficace. Une bonne formation de spécialistes du domaine anglophone et hispanophone. Point faible : Les règles de compensation annuelle ne paraissent pas vraiment justifiées. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement Il faudrait mener une réflexion sur la pertinence des règles de compensation. Il serait opportun de mieux faire connaître la formation, au-delà du système éducatif, auprès des institutions, collectivités et entreprises régionales. 2 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADÉMIE : RENNES Établissement : Université de Bretagne Sud Demande n° S3LI120000791 Domaine : Arts, lettres, langues Mention : Langues étrangères appliquées Présentation de la mention Cette mention de licence de l’Université de Bretagne-Sud (UBS) offre aux étudiants un cursus de Langues étrangères appliquées (LEA) aux métiers de l’entreprise (commerce international), plus généralement du secteur tertiaire (communication, traduction, métiers de « l’interculturel »…). Elle offre une voie professionnalisante entre la mention de licence Langues et cultures étrangères (LCE) et les formations de gestion et sciences économiques. Elle débouche sur un choix large de masters à l’UBS ou dans d’autres établissements. La mention de licence LEA peut également conduire à la préparation ultérieure des concours administratifs ou d’entrée dans des Institut d’Etudes Politiques (IEP). Cette mention, par définition pluridisciplinaire, offre, à partir de la deuxième année, trois parcours bien différenciés : 1- Commerce international (double diplôme possible avec une université partenaire en République tchèque), 2- Traduction et interprétation juridiques, 3- Communication et échanges européens. La mention de licence LEA repose sur le perfectionnement à niveau égal de deux langues vivantes (anglais obligatoire plus allemand ou espagnol), une troisième langue vivante et des enseignements de droit, économie, gestion, marketing, ainsi que de techniques d’expression/communication et de l’informatique. Un encadrement pédagogique très suivi facilite le passage du lycée à l’université et s’emploie à éviter décrochages et échecs. 92 % des licenciés poursuivent dans des mentions de masters de l’UBS Traduction juridique, Ingénierie de projets européens, Responsable du développement international, Littératures et langues ou Information et communication. En fonction du parcours choisi, il existe potentiellement des débouchés professionnels dans l’import/export, la gestion de projets européens (culturels, économiques, éducatifs) et interculturels, la traduction juridique et économique. 1 Indicateurs Nombre d’inscrits en L1 168 Nombre d’inscrits en L2 94 Nombre d’inscrits en L3 81 % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant 11,67 % % d'abandon en L1 23 % % de réussite en 3 ans 77,36 % % de réussite en 5 ans % de poursuite des études en master ou dans une école % d'insertion professionnelle Bilan de l’évaluation Appréciation globale : Cette mention de licence, bien insérée dans le tissu économique et éducatif local, grâce à une politique de partenariats diversifiés et un souci d’adéquation entre la formation universitaire et les débouchés professionnels, offre un programme d’études très convaincant. Elle propose les enseignements spécifiques à la mention LEA qui conjuguent la maîtrise écrite et orale de deux langues vivantes (plus de solides notions d’une troisième langue vivante), la connaissance des aires linguistico-culturelles correspondant aux langues choisies et l’acquisition des connaissances nécessaires pour comprendre la vie économique et la gestion des entreprises au sens large. Le souci de diversifier les débouchés possibles se manifeste de plusieurs manières : une passerelle vers la licence professionnelle Assistant export trilingue est proposée ; il existe un programme intensif européen pour le parcours Traduction juridique en troisième année (L3) : pour ce même parcours, la deuxième année (L2) s’effectue dans une université à l’étranger ; des stages en entreprises (L2 et L3) sont obligatoires, en particulier pour le parcours Commerce international. L’ouverture sur l’international est bien assurée : notamment par des semestres à l’étranger et la possibilité d’obtention d’un double diplôme avec une université en République tchèque pour le parcours Commerce international. Plus particulièrement, la filière, en liaison avec l’Université, s’efforce de mettre en place et d’exploiter dans un souci d’efficacité, de remédiation et de réduction de l’échec, un système précis de suivi : connaissance des caractéristiques des étudiants entrant dans la mention LEA, rencontres avec les lycéens qui peuvent suivre les cours pendant une demi-journée, groupe de travail « Liaison Lycées/Université » pour faciliter le passage à l’université, accent mis sur la méthodologie et le contrôle continu, suivi individuel grâce aux enseignants référents et l’accès à un module d’orientation et de consolidation. Points forts : Un très bon équilibre des enseignements et des parcours diversifiés. Le parcours Traduction juridique est un excellent atout. Un suivi et un encadrement des étudiants très volontariste et systématique. Une très bonne ouverture internationale (par exemple double diplôme avec une université en République tchèque pour le parcours Commerce international). Un très bon souci de diversifier les débouchés. 2 Point faible : La compensation annuelle n’est pas bien justifiée. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A+ Recommandations pour l’établissement Il faudrait poursuivre la mise en place des outils d’évaluation. Il faudrait revoir les systèmes de compensation : la compensation annuelle est-elle vraiment justifiée ? 3 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADÉMIE : RENNES Établissement : Université de Bretagne Sud Demande n° S3LI120000792 Domaine : Arts, lettres, langues Mention : Lettres modernes Présentation de la mention La mention de licence Lettres modernes de l’Université de Bretagne-Sud (UBS) se présente comme une formation universitaire de proximité, essentielle dans un établissement pluridisciplinaire. Son principal objectif est d’amener l’étudiant à acquérir une bonne connaissance en langue et littérature françaises et une bonne culture générale, essentielle pour un futur enseignant, et qui, conjuguées à d’autres compétences additionnelles et transversales, pourraient préparer à d’autres métiers. Elle revendique ainsi, par rapport aux autres formations régionales du même type, une certaine spécificité, en offrant, en plus des débouchés traditionnels (notamment l’accès aux métiers de l’enseignement à l’issue d’un master), la possibilité de s’ouvrir au monde de l’édition, suite notamment au master Métiers du livre, sciences de la cognition et du langage. La structuration de la mention est en adéquation avec ses objectifs : à partir d’un tronc commun en première année (L1), on note une spécialisation progressive de l’étudiant qui, dès la deuxième année (L2), a le choix entre trois parcours (Littérature, Edition, et Professorat des écoles), auxquels s’ajoute en troisième année un quatrième parcours, Français langue étrangère. Ces différents parcours sont conçus en rapport avec différents masters proposés au sein de l’UBS (85 % des diplômés poursuivent en master). Indicateurs Nombre d’inscrits en L1 50 Nombre d’inscrits en L2 36 Nombre d’inscrits en L3 25 % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant 5% % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant 20 % % d'abandon en L1 7% % de réussite en 3 ans 70,59 % % de réussite en 5 ans % de poursuite des études en master ou dans une école 85 % % d'insertion professionnelle 1 Bilan de l’évaluation Appréciation globale : Cette mention de licence propose une structure de formation en adéquation avec les objectifs pédagogiques et professionnels, portée par un bon équilibre semestriel des enseignements, une bonne répartition cours magistraux/travaux dirigés (CM/TD), et un nombre de parcours astucieux et progressif (un peu élevé eu égard au nombre d’étudiants, mais très largement mutualisé avec d’autres mentions). Elle est animée par une équipe pédagogique pluridisciplinaire et soucieuse de garantir un pilotage raisonné (connaissance des étudiants, prise en compte de leurs profils et de leurs évaluations…) et de diversifier les débouchés pour les étudiants. Il est toutefois regrettable que les renseignements sur le devenir des étudiants, diplômés ou non, qui ne poursuivent pas en master (visiblement non encore disponibles au moment de la confection du dossier) ne soient pas présents. Points forts : Un très bon accompagnement des étudiants (orientation, informations en cours de cursus, enseignements de mise à niveau, tutorat…). Une bonne progressivité des parcours : trois parcours en deuxième année (L2), quatre parcours en troisième année (L3), en partie mutualisés. La volonté de diversifier les débouchés (en témoigne le projet d’une formation en alternance). Une connaissance approfondie des étudiants, et un impact réel sur le pilotage. L’intégration de l’auto-évaluation et de l’évaluation par les étudiants. La pluridisciplinarité de l’équipe pédagogique et son mode de fonctionnement. Points faibles : Les données relatives au devenir des étudiants (aussi bien diplômés que non-diplômés) ne sont pas développées. La valorisation de la mention, notament auprès des entreprises (par exemple dans le domaine de l’édition), apporterait un plus en termes de débouchés. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement Il faudrait valoriser la mention auprès de partenaires extérieurs. Il faudrait se saisir des données relatives au devenir des étudiants. 2 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADÉMIE : RENNES Établissement : Université de Bretagne Sud Demande n° S3LI120000793 Domaine : Sciences humaines et sociales Mention : Action sociale et management Présentation de la mention La création de la mention de licence Action sociale et management (ASM) à l’Université de Bretagne-Sud (UBS) est récente : la première année a ouvert en 2008-2009 et la deuxième année en 2009-2010. La particularité de cette licence réside d’une part, dans son orientation transversale puisqu’elle comprend des enseignements de disciplines des sciences humaines et sociales et des sciences de gestion relevant du secteur sanitaire et social, et d’autre part dans ses visées d’insertion professionnelle. La licence ASM vise l’acquisition de compétences attendues pour la coordination, la gestion et le management des activités sanitaires et sociales. Elle permet l’accès à des emplois d’assistants ou de cadres administratifs intermédiaires du secteur tertiaire social et sanitaire, ou la poursuite d’études en master du secteur sanitaire et social (existence d’un master Management des organisations sociales et de la santé à l’Université de Bretagne-Sud). Indicateurs Nombre d’inscrits en L1 220 Nombre d’inscrits en L2 70 Nombre d’inscrits en L3 36 % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant 10 % % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant 6% % d'abandon en L1 8% % de réussite en 3 ans NR* % de réussite en 5 ans NR* % de poursuite des études en master ou dans une école NR* % d'insertion professionnelle NR* (* ouverture de cette mention depuis 2 ans) Bilan de l’évaluation Appréciation globale : Les objectifs de la mention de licence Action sociale et management sont clairement liés au développement de compétences professionnelles. Quatre domaines de compétences sont définis auxquels sont associés de façon 1 cohérente des contenus d’enseignement qui se caractérisent par une spécialisation progressive. Il s’agit d’une formation novatrice, pluridisciplinaire, professionnalisante et bien équilibrée. L’acquisition des compétences transversales telles que le travail en groupe, la résolution de problèmes, les capacités à exposer, est remarquablement développée tout au long du cursus. Le contrôle des connaissances est diversifié (contrôles continus, réalisations de dossiers, examens écrits et oraux…) et très clairement renseigné. De ce point de vue, le dossier présenté est exemplaire. Concernant le dispositif d’aide à la réussite, l’accompagnement des étudiants est satisfaisant, notamment en termes d’informations en cours de cursus et d’aide à l’élaboration du projet professionnel. L’ouverture sur le monde professionnel est particulièrement visible dans cette mention par la place donnée aux intervenants professionnels dans les enseignements et l’importance accordée aux stages. Le devenir des étudiants est d’ailleurs une préoccupation manifeste de l’équipe pédagogique. Cette formation permet de poursuivre en master, mais devrait aussi trouver des débouchés professionnels (c'est une particularité et un objectif de cette mention, dont la création récente (deux ans) ne permet pas, pour l'instant, d'évaluer cet aspect important). L’équipe pédagogique, multi-sections CNU, apparaît bien mobilisée, avec des responsabilités et fonctions clairement identifiées, et soucieuse de prendre en compte les différents niveaux d’évaluation dans le pilotage. Points forts : Une grande qualité d’élaboration de la formation, émergeant d’un projet et d’une réflexion d’une équipe pédagogique diversifiée et bien investie. Le caractère pluridisciplinaire et professionnalisant de cette mention. L’accent mis sur l’acquisition et l’évaluation des compétences transversales. Une ouverture de la formation sur le monde professionnel avec des débouchés diversifiés : Une insertion professionnelle qui devrait être concrétisée et une poursuite d’études en master du secteur sanitaire et social. Point faible : Des passerelles pourraient être suggérées. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A+ Recommandations pour l’établissement Cette mention de licence, assurément novatrice, constitue une formation de grande qualité. Il lui faudra réaliser ses potentialités. Elle gagnerait néanmoins à développer la mobilité nationale et internationale. 2 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADÉMIE : RENNES Établissement : Université de Bretagne Sud Demande n° S3LI120000794 Domaine : Sciences humaines et sociales Mention : Histoire-Géographie Présentation de la mention La mention de licence Histoire-Géographie de l’Université de Bretagne-Sud (UBS) est une formation d’histoire classique, offrant un enseignement de proximité justifié par les distances avec Brest et Rennes. Elle sert de base par adjonction d’autres enseignements colorant le parcours des étudiants, en fonction de débouchés identifiés et des possibilités matérielles. Au-delà de la géographie orientant vers l’enseignement secondaire, on trouve ainsi des orientations vers l’archéologie donc ici le patrimoine, vers le droit et l’administration, vers le professorat des écoles. Le caractère relativement limité des moyens est compensé par un fort investissement de l’équipe enseignante dans une formation où l’effectif réduit permet un encadrement individualisé. Indicateurs Nombre d’inscrits en L1 95 Nombre d’inscrits en L2 42 Nombre d’inscrits en L3 46 % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant 10 % % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant 5% % d'abandon en L1 35 % % de réussite en 3 ans NR % de réussite en 5 ans NR % de poursuite des études en master ou dans une école 93 % % d'insertion professionnelle NR Bilan de l’évaluation Appréciation globale : Le projet pédagogique apparaît comme marqué par le réalisme, avec un effort d’adaptation au public issu des différents baccalauréats, et d’orientation-spécialisation progressive. Un effort est également fait pour l’informatique et les langues (anglais et espagnol), avec dans tous les cas la préparation d‘une certification. Il en va de même pour les compétences dites transversales, ne relevant pas de la spécificité d’une discipline, pour lesquelles une réflexion appréciable semble avoir été menée, en s’appuyant sur le stage, et en imposant des exercices oraux préparés en temps limité en bibliothèque, formule qui est celle des concours menant à l’enseignement secondaire, mais qui est très rarement présente en licence. Le dispositif d’aide à la réussite est facilité par la relative faiblesse du nombre 1 d’étudiants, d’où de nombreux entretiens individualisés, commençant avant même l’entrée en première année, et un tutorat exemplaire. Mais les faibles effectifs ne sont pour rien dans l’organisation, elle aussi exemplaire, des réorientations. La licence débouche très massivement sur une poursuite d’études en master, mais on note une volonté de diversification pour l’avenir avec l’espoir de créer une licence professionnelle (Animateur culturel et scientifique) prolongeant naturellement l’enseignement donné. L’équipe pilotant la formation est bien structurée, mais les indicateurs statistiques semblent très lacunaires ; le suivi individualisé des étudiants compense-t-il cette déficience ? Points forts : Un cycle de consolidation et d’orientation permettant la réorientation efficace des étudiants « décrocheurs », avec une formation destinée à combler les lacunes de départ. Et, de façon générale, une adaptation (enseignements spécifiques) aux difficultés rencontrées par certains étudiants, face à une dissertation par exemple, aux problèmes particuliers des redoublants, à ceux des étudiants venant de rater la première session d’examen. Un encadrement individualisé très important. Une évaluation des compétences dites transversales à partir d’exercices à la fois très classiques et plus diversifiés qu’ils ne le sont en règle générale, et qui pourraient servir d’exemple. Points faibles : Un problème sans doute de lisibilité ou d’affichage, du fait du nom de la mention : Histoire-Géographie fait supposer implicitement une égalité entre les disciplines, or la géographie, dans l’état actuel des effectifs enseignants, est plutôt une option dans une mention essentiellement histoire, et d’autres options, définissant d’autres parcours, ouvrent vers d’autres voies que l’enseignement, en l’occurrence les concours administratifs et le patrimoine. Un manque d’intervenants professionnels, alors même que l’adaptation aux débouchés est un souci manifeste. Un manque de données statistiques qui permettraient en particulier de mieux connaître le devenir des étudiants. Une absence apparente de publicité valorisant les qualités du diplôme en direction de l’extérieur. Une autoévaluation de la mention qui mériterait sans doute d’être approfondie et utilisée davantage. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement Le manque d’intervenants extérieurs, professionnels, alors que les débouchés semblent un souci manifeste ; le manque criant de données statistiques ou leur sous-utilisation même si un effort semble esquissé, l’absence apparente de valorisation du diplôme vis-à-vis de l’extérieur… Il serait surtout souhaitable que l’effort de diversification des enseignements en fonction des débouchés repérés et privilégiés puisse être soutenu davantage, avec peut-être une part plus importante de l’enseignement hors de la discipline historique, ou des cours d’histoire spécifiques au débouché ciblé dans le cadre d’une spécialisation en L3 (spécialisation qui semble relever davantage de l’option que du parcours, même si cela correspond à un effort toujours louable de mutualisation et si cette constatation n’est pas à proprement parler un reproche). Un renforcement en géographie pourrait être une piste intéressante, dans la mesure où cette discipline est nécessaire aux concours de l’enseignement secondaire où les deux disciplines sont à égalité, et peut être tout à fait utile pour les autres débouchés identifiés. Certes, les moyens ne sont pas infinis, et les effectifs relativement réduits ne militent pas pour une fragmentation trop poussée entre parcours, mais un effort dans ce sens aurait sans doute des effets très positifs. De même, on ne peut qu’approuver a priori la demande de création d’une licence professionnelle Animateur culturel et scientifique pour laquelle des bases existent déjà. 2 On peut imaginer que, dans un souci de lisibilité, le nom de la mention soit à l’avenir limité à Histoire, sauf bien entendu à renforcer nettement la place de la Géographie, ce qui peut être souhaitable. Un autre nom, qui rendrait justice à la diversité des options et des types de débouchés repérés et visés, est peut-être imaginable, mais c’est sans doute difficile, et il risquerait de sortir de la terminologie officielle. Un renforcement en géographie pourrait par ailleurs bénéficier aux parcours autres que Histoire et géographie. On peut par ailleurs se demander si, dans l’état actuel des choses, les parcours existants sont effectivement des parcours ou s’ils représentent des options, mais la réponse est sans doute conditionnée par le souci de lisibilité même qui a été évoqué ci-dessus. 3 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADÉMIE : RENNES Établissement : Université de Bretagne Sud Demande n° S3LI120000795 Domaine : Droit, économie, gestion Mention : Economie-Gestion Présentation de la mention La mention de licence Economie-Gestion de l’Université de Bretagne-Sud (UBS) a pour objectif de doter ses étudiants de connaissances et de compétences fondamentales en économie, gestion et sciences sociales ainsi qu’en techniques quantitatives, en informatique appliquée et en langue(s) étrangère(s). Les deux premières années sont composées d’un tronc commun permettant aux étudiants de choisir progressivement un parcours spécifique en troisième année : Administration économique et sociale, Sciences économiques, Sciences de gestion. Chacun de ces parcours conduit vers des poursuites d’études et des métiers en lien avec le management des organisations, mais selon des voies partiellement distinctes. Ainsi, en fonction de leurs préférences et de leurs projets, les étudiants peuvent choisir, après le tronc commun, de développer des connaissances et compétences résolument pluridisciplinaires, centrées sur l’économie ou centrées sur la gestion et le management des entreprises. Après la deuxième année de licence, les étudiants ont la possibilité de poursuivre dans un parcours de cette licence ou de tenter d’intégrer l’une des nombreuses licences professionnelles proposées par l’Université de Bretagne-Sud. À l’issue de la troisième année, ils ont le choix entre une large gamme de masters à dominante « économie » ou « gestion » au niveau local, régional ou national. L’insertion professionnelle à l’issue de la licence est rare, mais les étudiants peuvent viser des emplois de cadres intermédiaires dans des domaines liés à leur choix de parcours et à leur stage de fin de licence. Le contenu de la formation est équilibré entre les enseignements liés à la gestion, à l’économie et aux sciences sociales, et complété par des enseignements en anglais et en informatique. De plus, des enseignements de culture générale, une deuxième langue vivante ainsi que des cours de méthodologie universitaire sont proposés. Enfin, la volonté de professionnalisation progressive se traduit par l’élaboration d’un projet professionnel, des cours de communication en cours d’année et la réalisation d’un stage obligatoire de quatre à douze semaines en fonction du parcours au dernier semestre de la licence. Il convient de noter la création d’une Classe Préparatoire aux concours des Grandes Écoles (CPGE) destinée aux bacheliers Sciences et techniques de gestion (STG) en partenariat avec un lycée local. Un tel dispositif est particulièrement adapté pour intégrer dans de bonnes conditions les meilleurs bacheliers « STG » au sein de l’enseignement supérieur. 1 Indicateurs Nombre d’inscrits en L1 217 Nombre d’inscrits en L2 141 Nombre d’inscrits en L3 248 % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant NC (1) % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant 60 % % d'abandon en L1 24 % % de réussite en 3 ans 28 % % de réussite en 5 ans NC % de poursuite des études en master ou dans une école Proche de 100 % % d'insertion professionnelle Négligeable (1) Non Communiqué Bilan de l’évaluation Appréciation globale : L’objectif de la mention de licence Economie-Gestion est de proposer une formation à la fois généraliste, pluridisciplinaire et professionnalisante dans les domaines de l’économie, de la gestion et des sciences sociales, qui s’insère de façon complémentaire dans l’offre de formation de l’Université de BretagneSud. Le contenu de cette formation est cohérent avec cet objectif et propose aux étudiants un programme équilibré qui leur permet de construire progressivement leur projet professionnel et de poursuite d’études, grâce notamment à des cours spécifiques leur permettant chaque semestre d’avancer sur ce sujet. La dernière année leur permet de choisir un parcours de pré-spécialisation (en économie ou en gestion) ou de conserver un profil pluridisciplinaire (AES), mais aussi de réaliser un stage encadré. La mise en place au niveau de l’établissement d’un dispositif d’accueil et d’accompagnement pour les étudiants de première année s’ajoute à des mesures spécifiques à la mention Economie-Gestion pour favoriser l’insertion et la réussite des étudiants de cette filière. L’accent mis sur l’accompagnement des étudiants via des cours spécifiques de méthodologie et de projet, des cours de soutien en mathématiques, la désignation d’enseignants référents constituent de bonnes conditions pour assurer la réussite du plus grand nombre d’étudiants. Le programme généraliste et classique de cette licence permet aux étudiants de potentiellement s’orienter vers de nombreux masters d’économie ou de gestion. L’équipe pédagogique apparaît bien investie dans le pilotage de cette licence et peut s’appuyer sur les dispositifs d’orientation, d’information et d’aide à la réussite proposés par l’Université de Bretagne-Sud. Des efforts particuliers sont réalisés pour intégrer les bacheliers « STG » : parcours CPGE pour certains, cours de soutien pour ceux intégrant le tronc commun de la licence. L’évaluation des enseignements et de la formation apparaît bien développée et utilisée par l’équipe pédagogique pour piloter la licence et ajuster régulièrement son fonctionnement. Points forts : Un programme pluridisciplinaire cohérent et équilibré. Le caractère résolument professionnalisant de cette mention générale. Des débouchés en master cohérents avec son contenu et ses objectifs. Une bonne prise en compte par l’équipe pédagogique des résultats des évaluations de la formation et des enseignements par les étudiants pour faire évoluer la formation. 2 Points faibles : Il y a peu d’information sur le devenir des étudiants issus de la licence ou la quittant en cours de parcours. Il y a peu de données quantitatives et rétrospectives sur la population étudiante. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement La mention de licence Economie-Gestion de l’Université de Bretagne-Sud propose un programme tout à fait satisfaisant et apparaît dirigée par une équipe pédagogique dont l’activité dénote une forte culture de l’évaluation et du pilotage. Ces pratiques méritent d’être encouragées et pérennisées, notamment à travers une analyse plus systématique et plus formalisée des données collectées dans le cadre des évaluations auprès des étudiants. Il sera aussi intéressant de suivre étroitement le devenir des étudiants du parcours CPGE qui constitue une piste intéressante pour intégrer dans de bonnes conditions des bacheliers « STG » dans une licence d’Economie-Gestion. Plus largement, des études régulières sur le devenir des étudiants des mentions de licence par un service dédié, si elles n’existent pas, enrichiraient les réflexions des équipes pédagogiques. 3 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADÉMIE : RENNES Établissement : Université de Bretagne Sud Demande n : S3LI120000796 Domaine : Droit, économie, gestion Mention : Droit Présentation de la mention La mention de licence Droit de l’Université de Bretagne-Sud (UBS) est généraliste. Le dispositif d’insertion professionnelle et le souci de répondre aux exigences locales et juridiques sont tout à fait pertinents et intéressants. Cette formation s’adresse aux étudiants souhaitant embrasser la profession juridique en général et plus spécifiquement l’administration publique ou la gestion. À cet égard, la formation propose deux parcours orientés dans ces domaines. Le diplôme proposé ambitionne de former des étudiants licenciés aux principaux exercices juridiques attendus ainsi qu’à un savoir-être et à un savoir-faire relevés (savoir analyser et synthétiser un texte juridique ; savoir correctement communiquer en français et maîtriser au moins une langue étrangère en général et plus particulièrement la terminologie juridique ; savoir travailler en équipe). Indicateurs Nombre d’inscrits en L1 270 Nombre d’inscrits en L2 90 Nombre d’inscrits en L3 90 % sortant de L2 pour intégrer une autre formation que le L3 correspondant NR % entrant en L3 venant d'une autre formation que le L2 correspondant NR % d'abandon en L1 NR % de réussite en 3 ans NR % de réussite en 5 ans 25 % % de poursuite des études en master ou dans une école NR % d'insertion professionnelle NR Bilan de l’évaluation Appréciation globale : Le dossier présenté répond bien aux exigences d’appréciation et d’évaluation. Il est de qualité grâce à l’investissement certain de son (ses) rédacteur(s). L’Université de Bretagne-Sud a visiblement fait un réel effort en matière d’évaluation des enseignements. L’autoévaluation a permis la mise en place de plusieurs dispositifs d’aide à la réussite, la modification des enseignements (suppression d’un parcours) et un suivi plus proche des étudiants. 1 Le projet pédagogique est réfléchi et répond aux exigences méthodologiques et académiques des enseignements dispensés dans les facultés de droit. On remarquera un bon équilibre semestriel des cours et des travaux dirigés ainsi qu’un effort pour ce qui est de l’accueil des étudiants handicapés ou/et en formation continue. Le dispositif d’aide à la réussite est bien pensé et répond à une demande plus personnalisée des étudiants. Un tutorat est organisé et des travaux dirigés de soutien sont mis en place pour aider les étudiants en difficulté dans les trois matières fondamentales (droit public, droit privé et histoire du droit). La formation débouche sur la plupart des métiers du droit correspondant à ce niveau d’étude et permet d’accéder à nombre de masters juridiques ou connexes (Ressources humaines, Administration et Gestion par exemple). De nombreux professionnels interviennent dans la formation et la mention de licence est clairement pilotée. À cet égard, il convient de remarquer l’existence d’un comité de pilotage de la formation et des enseignements. Points forts : Si la formation se veut « généraliste » en droit, elle apporte également des enseignements spécifiques pour la réussite des étudiants tant en méthodologie et en anglais que dans une éventuelle réorientation (ce qui semble se traduire sur le plan des résultats de notation). L’UBS a fait un réel effort d’information et de communication pour orienter au mieux les lycées et les jeunes étudiants : salons, cycle d’orientation, conférences, forum des métiers… ou consultation des copies et construction d’un projet professionnel personnel. Le bon fonctionnement du comité de pilotage organisant et suivant le diplôme. Point faible : On peut regretter l’absence d’épreuves orales spécifiques aux métiers du droit (selon les modèles de plaidoierie ou des oraux de concours administratifs par exemple) et d’apprentissage en informatique. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A+ Recommandations pour l’établissement Le dossier est très bien organisé et très complet. La formation répond totalement aux exigences d’une mention de licence en droit. Les réformes mises en place demandent à être confirmées et seront certainement à apprécier lors de la prochaine évaluation. 2 Observations du président Rapport sur l’offre de formation « Licence » Vague B (2012 – 2015) Réponses aux observations L’offre de licence de l’Université de Bretagne Sud apparaît particulièrement performante, comme en atteste le fait qu’aucune des mentions n’a été notée C. En ce qui concerne les points d’amélioration mentionnés, l’établissement souhaite, au regard de certains, apporter des compléments d’information, tout en se plaçant, par rapport à d’autres, dans une démarche qualité dont quelques grandes lignes d’actions seront esquissées dans les pages qui suivent. Le rapport incite l’établissement à établir des éléments statistiques relatifs, d’une part, au suivi des parcours étudiants (en particulier sur leur réorientation en situation d’échec après la L1 et la L2) et, d’autre part, au devenir des étudiants diplômés en termes d’insertion professionnelle et de poursuites d’études. Concernant ce dernier point, l’UBS s’est déjà engagée à répondre. Le bureau interne de l’insertion professionnelle a été missionné pour effectuer une enquête auprès des diplômés de 2008/2009 de ses trois UFR : DSEG, SSI et LLSHS. Ces enquêtes, sur une durée d’environ quatre mois, ont débuté au cours du mois de mars 2011. Pour les licences professionnelles, dont la vocation est l’insertion, nous bénéficions de l’étude 2009 de l’Observatoire de l’Insertion Professionnelle. Ces enquêtes apportent aux responsables de formation des indicateurs clairs de répartition des étudiants diplômés sur les débouchés et les poursuites d’études, permettant de modifier la pédagogie et le contenu des formations afin de mieux répondre à l’objectif de réussite en licence, dans toutes ses déclinaisons. Cependant, le séminaire de travail « Comprendre les situations des décrocheurs », organisé le 15 novembre 2010 par le Conseil régional de Bretagne, avec la participation des universités du PRES breton, a permis de prendre la mesure de la 1 difficulté de suivi de ce public. Les estimations montrent qu’environ 75% des « décrocheurs » sur le cursus licence s’inscrivent dans une formation universitaire (DUT, BTS compris) à l’issue d’une année L1 ou L2 non validée. Dès lors, un suivi de cohorte des inscrits en licence exige un travail en collaboration et donc l’harmonisation des outils et des méthodes - avec les établissements de formation supérieure du périmètre du PRES, voire du RUOA, afin de retrouver une bonne partie des décrocheurs. Une difficulté plus importante encore concerne le devenir du public réellement sortant du système de l’enseignement supérieur. Nous pouvons également mentionner que, si ces indicateurs ne sont pas encore établis de façon centralisée au sein de l’établissement, la taille de l’université permet d’avoir un suivi de proximité des étudiants. Grâce à des échanges poursuivis au-delà de leur scolarité entre nos murs, nous avons une vision - sans doute partielle, mais exploitable - du devenir de nos étudiants. En particulier, notre Cycle de consolidation et de réorientation permet de connaître et d’accompagner tous les ans la réorientation d’une centaine d’étudiants de niveau L1. • Harmonisation de la démarche d’évaluation des enseignements L’université de Bretagne Sud a mis en place, en mars 2011, un questionnaire unique qui vise l’évaluation des formations sur l’ensemble de l’université. Ce questionnaire sera proposé tous les ans en intégrant les modifications nécessaires recensées lors de son exploitation. Le questionnaire est totalement anonyme. Il vise à identifier les points forts et les points faibles des formations assurées à l’UBS. Il porte sur le déroulement de l’année universitaire dans les domaines suivants : information et communication, travail et encadrement pédagogique, conditions matérielles et encadrement administratif, appréciation globale de la formation. Les résultats, communiqués aux responsables des formations, tout comme aux équipes de direction (au niveau de la présidence et des composantes), permettront l’amélioration des pratiques pédagogiques et des diplômes. Nous avons également fortement encouragé tous les enseignants à mettre en place, parallèlement, des questionnaires appropriés à leurs cours, en utilisant une « banque de questions » qui est mise en ligne dans un espace collaboratif. Les directeurs d’année peuvent s’en servir afin de concevoir des questionnaires au sujet des enseignements délivrés par des intervenants extérieurs. Le rapport interroge sur la valorisation des mentions auprès de partenaires extérieurs en vue d’accentuer l’adéquation des enseignements avec les demandes du tissu socio-économique L’université de Bretagne Sud reconnaît l’importance que revêt la promotion d’une formation auprès de entreprises et des collectivités. Ces partenaires sont des relais essentiels à la reconnaissance de notre savoir-faire auprès du public entrant en 2 formation, aussi bien en statut initial que continu. Tout un travail a été mené au sein des composantes, pour toutes les mentions de licence, afin de présenter les formations en termes de compétences et en faisant clairement ressortir les métiers visés. Nous soulignons également l’implication des professionnels dans la plus grande partie de nos formations, et la mise en place de stages dans la plupart des cursus. L’information sur les formations est apportée aux partenaires extérieurs à travers plusieurs dispositifs : • Le « Campus des métiers », qui prospecte des stages auprès d’organismes et d’entreprises ; • Le « Printemps de l’entreprise » : durant une semaine, des échanges ont lieu entre les étudiants de toutes les formations et un large panel d’entreprises régionales. • Le « Forum entreprises », qui permet de promouvoir les formations en ouvrant les portes de l’Université aux professionnels. • Un éclaircissement semble également nécessaire au sujet des règles de compensation, qui ont fait l’objet d’observations ou de recommandations dans plusieurs dossiers L’UBS s’est engagée dès 1997 à harmoniser les règles de contrôle des connaissances, issues des trois universités « mères » (Rennes 1, Rennes 2, Brest), en adoptant tout d’abord une charte unique des examens, puis des modalités de contrôle des connaissances homogènes sur le niveau Licence de chaque composante. Par la suite, avec l’engagement dans le LMD, la charte des examens a intégré les modalités de compensation applicables au niveau Licence, Licence professionnelle et Master. Ces modalités, identiques pour tout l’établissement, ont été adoptées par le CEVU du 24 juin 2004, après de longs débats et l’approbation des représentants étudiants. Elles ont fait l’objet de travaux préliminaires au sein du service de scolarité centrale, ayant notamment pour objet de vérifier, que ces règles n’auraient pas pour conséquence de favoriser l’obtention d’un diplôme de façon plus facile qu’auparavant. Elles n’ont pas été remises en cause depuis. Leur homogénéité et leur clarté sont source de facilité pour les échanges internationaux, les étudiants étrangers étant confrontés à une offre de formation claire et à un mode d’obtention et de progression identiques de l’ensemble de l’offre de formation. Fait à Lorient/ Vannes, le 8 avril 2011 Olivier SIRE, Président de l’Université de Bretagne-Sud 3 UFR « DROIT, SCIENCES ECONOMIQUE ET GESTION » DSEG L’offre de formation de niveau licence de la Faculté de Droit, des Sciences Economiques et de Gestion se décline en deux mentions. Une licence mention Droit et une licence mention Economie-Gestion, proposées respectivement par le département Droit et celui d'Economie-Gestion (dénommé Institut de Management de Bretagne-Sud, IMABS). Le rapport d'évaluation de l'Agence souligne la qualité des dossiers transmis et l’investissement des équipes pédagogiques. La licence de Droit a été évaluée A+. L’Agence souligne le caractère à la fois généraliste de la formation ainsi que l’apport en enseignements spécifiques. La licence « Economie- gestion » a obtenu la note A. L’évaluation met en avant l’équilibre du programme qui associe pluridisciplinarité et professionnalisation. Le rapport d’évaluation souligne les dispositions mises en œuvre par l’ensemble des équipes pédagogiques pour favoriser la réussite des étudiants puis leur insertion professionnelle. Il faut encore développer l’accompagnement des étudiants de première année afin de limiter les échecs et décrochages. Il conviendra également de renforcer les outils de suivi des étudiants et de posséder une meilleure information de leur devenir. 4 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADEMIE : RENNES Etablissement : Université de Bretagne Sud Demande n° S3LI120000795 Domaine : Droit, économie, gestion Mention : Economie-gestion Note : A Comme le souligne le rapport d’évaluation, plusieurs dispositions ont été prises pour favoriser l’insertion et la réussite des étudiants de la licence Économie-Gestion. L’intérêt porté au travail d’évaluation mis en œuvre par l’établissement et renforcé au niveau de la composante DSEG conduit l’équipe pédagogique à prolonger son action d’encadrement des étudiants. Celle-ci prend la forme d’une réflexion continue sur l’accompagnement des étudiants de première année avec notamment la recherche de nouvelles actions permettant de prendre en charge les étudiants décrocheurs (partenariat avec la Chambre des métiers). Pour enrichir ces initiatives, il s’avère effectivement important de disposer d’informations sur le suivi des étudiants. L’Observatoire des formations et de l'Insertion Professionnelle de l’Université de Bretagne Sud réalise chaque année des enquêtes auprès de différentes promotions d'étudiants de l'UBS. Le champ de ces enquêtes sera élargi afin d’avoir une meilleure connaissance du devenir des étudiants de la licence Économie-Gestion en général et des étudiants de la CPGE en particulier. Un projet de travail est actuellement mené avec le service d’information, d’orientation et d’insertion professionnelle (SUIO-IP) pour renforcer la ccordination entre services et viser une meilleure adéquation aux formations. 5 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADEMIE : RENNES Etablissement : Université de Bretagne Sud Demande n° S3LI120000796 Domaine : Droit, économie, gestion Mention : Droit Note A+ L’évaluation souligne la qualité de la formation et l’évolution conforme aux préconisations de l’Agence. Ainsi que le souligne le rapport d'évaluation, différents dispositifs d'aide à la réussite et de construction du projet professionnel ont été mis en place au sein de la licence de Droit. Le Département Droit est conscient de la nécessité pour les étudiants de maîtriser les outils informatiques et de préparer les différentes épreuves orales. La Licence mention Droit prépare les étudiants qui ne la posséderaient pas à la certification C2i de niveau 1. Une préparation obligatoire au C2i (24 HTD) est intégrée aux enseignements de L2 et L3. Sur la base de cette formation en présentiel, complétée par une autoformation en ligne rénovée (40 HTD), le niveau 1 du C2i devra être acquis par l’ensemble des étudiants, à l’issue de leur cycle de licence. En L3, le module préparation concours (ouvert à tout étudiant, publiciste ou privatiste, désireux d'une insertion professionnelle immédiate à l'issue de la licence ou pas) permet aux étudiants de préparer, tout au long de l’année, les différentes épreuves des concours administratifs. Dans ce cadre, des exposés – discussions devant jury sont régulièrement organisés durant les deux semestres. 6 UFR « LETTRES, LANGUES, SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES » LLSHS L’offre de formation de l’UFR Lettres, Langues, Sciences Humaines et Sociales se décline en 5 mentions de licence, trois licences professionnelles et 4 mentions de master. L’offre est qualifiée par l’AERES de « globalement excellente, adaptée à la fois aux spécificités du tissu socio-économique et à la population étudiante ». Ce caractère est également présent dans l’offre complémentaire en Licence Professionnelle, et garanti par une politique systématique de stage en licence et master. Sur l’offre en licence : La politique en matière de contrôle des connaissances est définie par l’Université et appliquée par les composantes. L’Observatoire de l’Insertion Professionnelle de l’UBS effectue les enquêtes sur toutes les mentions de licence de l’établissement. L’UFR, quant à elle, se charge de mener à bien des enquêtes ponctuelles pour mieux connaître le devenir des étudiants. Les efforts faits par les équipes pour adapter les modalités et les pratiques d’enseignement dans une logique d’acquisition de compétences ont été soulignés. De même, l’AERES valide la politique générale de l’UFR visant à développer les dispositifs d’aide à la réussite. La suite logique de cette démarche se concrétise par le déploiement de dispositifs à destination des étudiants qui désirent obtenir des compléments de formation. Conclusion Nous retiendrons le constat formulé par l'Agence, selon lequel le nombre d’enseignants-chercheurs au sein des équipes pédagogiques de l’UFR est encore insuffisant, malgré tous les efforts des équipes qui développent des formations ayant une ouverture internationale et/ou une volonté de professionnalisation, tout en assurant un bon niveau de formation académique. 7 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADEMIE : RENNES Etablissement : Université de Bretagne Sud Demande n° S3LI120000790 Domaine : Arts, lettres, langues Mention : Langues Littératures et civilisations étrangères Note A Formation généraliste dont le rapport d’évaluation de l’AERES souligne « l’équilibre et l’encadrement », la Licence LLCE développe au sein de l’UFR LLSHS (Lettres Langues Sciences Humaines et Sociales) une politique de valorisation de son diplôme à destination des entreprises, des institutions locales et des collectivités territoriales, afin d’assurer une meilleure insertion professionnelle des étudiants. Une première étape a consisté dans la mise à disposition d’un livret des compétences permettant une meilleure lisibilité de la formation à tous les partenaires. Par ailleurs, depuis février 2011 les étudiants de L2 LLCE Anglais ont la possibilité de suivre une UECG « Economie Sociale et Solidaire », les mettant en contact avec les entreprises de ce secteur. Enfin, dans le cadre du projet les « Appreneuriales », soutenu par le Haut commissariat pour la Jeunesse, l’UFR, en accord avec l’ADEFOPE, recrutera dans les prochains jours un intervenant dont la mission sera spécifiquement d’aller à la rencontre des entreprises et associations locales afin de créer ou de renforcer des liens entre formations et milieux professionnels. 8 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADEMIE : RENNES Etablissement : Université de Bretagne Sud Demande n° S3LI120000792 Domaine : Arts, lettres, langues Mention : Lettres modernes Note A Le bilan de fonctionnement sur les quatre dernières années de la licence de lettres modernes apparaît convaincant, comme le montre l’évolution favorable de sa notation. Cependant, comme pour beaucoup d’autres formations du même secteur, la connaissance de l’insertion professionnelle et les relations avec les entreprises restent à améliorer. Il importe toutefois de souligner que l’équipe pédagogique s’est placée dans une position pro-active et novatrice dans ces domaines. Ainsi, l’équipe pédagogique a été la première à participer au projet « les Appreneuriales », soutenu par le Haut commissariat pour la jeunesse, qui a permis d’effectuer une enquête précise sur le devenir des étudiants sortant de la licence Lettres Modernes de l’UBS. Ces données mettent en évidence la variété des secteurs d’activité dans lesquels s’inscrivent les anciens étudiants. 47% des personnes interrogées n’exerçant pas ou ne comptant pas exercer le métier d’enseignant. Des contacts réguliers avec les partenaires du secteur de l’économie sociale et solidaire permettent la mise en place d’une UECG en L2, « Economie sociale et solidaire ». Ce dispositif en cours d’expérimentation est appelé à se développer. Il s’agit en effet d’une source non négligeable de débouchés pour nos étudiants, dont la formation littéraire est appréciée par les professionnels de ce secteur. Par ailleurs, dans le parcours « édition », la généralisation des stages en L3 resserre également les liens avec le monde professionnel et contribue au rayonnement de la formation. 9 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADEMIE : RENNES Etablissement : Université de Bretagne Sud Demande n° S3LI120000793 Domaine : Sciences Humaines et Sociales Mention : Action sociale et management Note : A+ Formation novatrice par sa conception et son ouverture au monde professionnel, la licence « Action sociale et management » accueille un public rassemblé autour d’objectifs universitaires et extra-universitaires communs, facteurs de cohésion et d’identité partagée. Concernant les observations de l’AERES, il importe de souligner qu’il existe une passerelle avec la licence Histoire - spécialisation histoire droit et administration - qui permet aux étudiants ayant suivi cette filière d’être accueillis dans la licence ASM. On peut imaginer d’autres capillarités, notamment avec des formations d’une autre UFR (éco-gestion ou droit). Par ailleurs, les possibilités de faire droit à un changement de projet personnel ont toujours fait l’objet d’un suivi attentif, et sont possibles quel que soit le secteur d’origine. Toutefois, il convient de préciser que le suivi des étudiants démontre une capacité à se projeter de façon assez précise dans cette formation, en vue des métiers proposés, dès la classe de Terminale. Compte tenu du flux important accueilli, l’équipe pédagogique se concentre, dans une première étape, sur la confirmation des promesses d’insertion professionnelle, visant à traiter dans un second temps les problématiques d’attractivité et de mobilité internationale soulevées par l’expertise. 10 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADEMIE : RENNES Etablissement : Université de Bretagne Sud Demande n° S3LI120000794 Domaine : Sciences Humaines et Sociales Mention : Histoire-Géographie Note : B L’évaluation de la licence « Histoire géographie » de l’UBS valide les efforts de construction d’une formation réaliste et centrée sur les besoins et les attentes des étudiants. L’équipe pédagogique prend acte de la reconnaissance des efforts pour mieux identifier les besoins des étudiants, diversifier les exercices proposés, organiser les réorientations en L1 et offrir une variété d’orientations. Cependant, un certain nombre de suggestions et remarques appellent des précisions : 1/ Sur l’intitulé de la mention 9 L’équipe pédagogique a hésité à supprimer cette mention « Histoire et Géographie » au profit de celle de licence d’Histoire, plus proche de la réalité des enseignements, craignant de mettre en péril toutes les chances d’ouverture d’un Master « Métiers de l’enseignement et de la formation (Professeurs de Lycées et Collèges) en HistoireGéographie ». 9 De plus, dans le cadre des projets d’ouverture d’une licence professionnelle (« Animateur culturel et scientifique »), et d’un master MEF PLC Histoire-Géographie, l’offre de formation du département d’histoire sera plus étoffée mais également plus lisible avec des parcours plus nettement identifiés : o Histoire-Géographie vers le master MEF, le master recherche, le Master pro Aménagement du Territoire o Histoire-Archéologie vers la licence Pro, le master Pro Politiques patrimoniales… et Recherche. o Histoire-Administration vers les masters Pro et Recherche qui fera appel aux professionnels des différentes fonctions publiques. 9 La place de la formation est établie dans la carte régionale. Elle assume pleinement sa qualité de formation de proximité sans se limiter à cette seule fonction. Le parcours Histoire – géographie qui réunit une majorité d’étudiants permet chaque année à 5 à 7 étudiants d’être admis au Capes d’Histoire géographie. 11 2/ Sur l’absence de professionnels dans la formation. 9 Le parcours Histoire et Administration permettant aux étudiants, entre autres débouchés, de préparer des concours de la FP et/ou de poursuivre en Master est construit en partenariat avec le Centre National de la Fonction Publique Territoriale assurant dans deux UE la présence de professionnels dans la formation. 12 UFR « SCIENCES ET SCIENCES DE L’INGENIEUR » SSI Jusqu’à une date récente, le suivi des diplômés et non-diplômés de licence n’a pas été réalisé par l’observatoire de l’université. Depuis l’an dernier, la démarche a été engagée avec notamment une première enquête menée sur le devenir des étudiants de la licence de Biologie-environnement de 2008/09. L’évaluation des formations est pilotée en central par la gouvernance de l’université, l’évaluation des enseignements étant laissée à la discrétion des composantes. La faculté des sciences pratique déjà depuis de nombreuses années l’évaluation des UE dans des formes qui sont propres à chaque équipe pédagogique. La composante a cependant le projet de mettre en place une banque de questions qui constituera une ressource partagée pour construire des questionnaires répondant aux attentes de chacun. Suite à l’évaluation par l’AERES, une attention particulière sera apportée à la mise en place d’un dispositif efficace permettant la réorientation ou des passerelles vers les licences professionnelles à l’issue d’une L2, notamment lorsque celles ci existent dans une autre composante de l’université. Les flux relativement faibles actuellement constatés, imposent cependant de repenser le dispositif en amont dès la L1, pour que les lycéens intéressés par une insertion professionnelle ne se détournent plus des premiers cycles scientifiques. 13 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADEMIE : RENNES Etablissement : Université de Bretagne Sud Demande n° S3LI120000785 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Biologie Environnement Note : A Le succès de la licence « Biologie environnement », noté par l’évaluation AERES, est directement lié à l’efficacité du fonctionnement de l’équipe pédagogique. La cohérence des enseignements entre les sites de Vannes et Lorient est basée sur la tenue régulière de réunions associant l’ensemble des enseignants. En outre, les deux sessions annuelles de jury sont l’occasion de faire un état des lieux des différents aspects de la pédagogie, des questions soulevées par les étudiants et de la cohérence globale des parcours. À ces réunions intersites s’ajoutent des réunions des départements Sciences de la Matière et de la Vie (Vannes) et Sciences et Techniques (Lorient) qui permettent de traiter les questions courantes. Par ailleurs, cette licence a été la première à bénéficier d’une enquête réalisée par l’OIP, qui a concerné en 2010 le devenir de tous les étudiants inscrits en licence 3ème année en 2008-2009 (qu’ils aient obtenu ou non leur diplôme). S’il apparaît judicieux d’étendre cette enquête à tous les étudiants inscrits dès la 1ère année dans cette filière, cette action relève du plein déploiement du plan Licence et du suivi , tout à la fois des « décrocheurs » et du public spécifique de 1ère année. L’établissement a dans un premier temps porté son attention sur les actions concrètes destinées à accompagner les publics fragiles (tutorat généralisé notamment), et à déterminer avec chacun un projet personnel. La production d’indicateurs statistiques se stabilise sur le suivi de l’insertion des diplômés. La restitution des données relatives aux différents parcours de 1ère année sera envisagée dans le cadre plus global du bilan du plan Licence. Les enseignants de biologie sont particulièrement investis dans les journées d’échanges organisées par l’UBS avec les lycées du bassin départemental, visant à réfléchir à une amélioration des transitions de l’enseignement secondaire vers le supérieur. Ces journées d’échanges sont un outil de renforcement de l’information donnée aux lycéens sur le diplôme. En ce qui concerne les passerelles, il est à souligner qu’une partie du public de la L2 se dirige vers la LP « Ingénierie et ingrédients des produits cosmétiques » ; par ailleurs, des passerelles sont en cours de création entre un BTS « Biologie analytique » et notre L3. 14 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADEMIE : RENNES Etablissement : Université de Bretagne Sud Demande n° S3LI120000786 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Mathématique-Informatique Note : B Contenus de la formation : Le programme de la formation en mathématiques est conçu de manière à favoriser des poursuites d'études en master dans le domaine des mathématiques fondamentales (master recherche) ou appliquées (master professionnalisant) ou dans les métiers de l'enseignement. Eu égard à la diversité des publics accueillis en 1ère année, aux carences d’une partie d’entre eux dans certains domaines fondamentaux, l’université permet à chaque étudiant de s’orienter progressivement vers une des voies proposées par les licences de sciences de l’établissement, et de combler les éventuelles lacunes. Par la suite, le flux important entrant en L3, et notamment issu de DUT provoque un nouveau brassage de la promotion et une stabilisation définitive des effectifs, ainsi qu’une dernière homogénéisation des compétences, avec en corollaire l’affirmation du projet personnel et professionnel de chaque étudiant. En licence 1, les UE de mathématiques (2 obligatoires et 2 de parcours) sont communes à l’ensemble des 3 mentions de licence du portail A : mention Mathématique-Informatique, mention Physique-Chimie & Sciences de l’ingénieur, mention Sciences exactes et naturelles. Ces UE s’adressent à un public diversifié et posent les bases des connaissances pour le calcul scientifique (algèbre et analyse). En licence 2, les UE de mathématiques s’adressent uniquement aux étudiants de la mention Mathématique-Informatique. Chaque semestre comporte 3 UE de mathématiques : 1 obligatoire et 2 de parcours. En licence 3, les étudiants inscrits dans le parcours « Mathématique » se voient proposer, chaque semestre, 5 UE de mathématiques (5/6 des enseignements). Le contenu de certaines de ces UE couvre largement le champ des compétences requises pour la préparation au CAPES de mathématiques. Depuis 2008, sur les 14 candidats au CAPES qui ont obtenu leur licence à l'UBS, 9 d’entre eux étaient admissibles. Stages : Le parcours « Mathématique » est délibérément plus académique pour une meilleure adéquation avec les formations de master en mathématique ou MEF. 15 Les étudiants, en particulier ceux qui ne proviennent pas d'IUT ou de BTS, sont vivement incités à effectuer un stage en fin de licence. Dans le futur quadriennal (2012-2015), tout étudiant inscrit en licence MathématiqueInformatique devra avoir eu une expérience professionnelle de 6 semaines au moins dans son cursus de licence. Cette expérience professionnelle donnera lieu à validation par l’équipe pédagogique du diplôme et entrera dans le PPP, au niveau du semestre 6 de licence. Parcours Statistique : La spécialisation en statistique est progressive sur l’ensemble des 3 années du cursus de la licence. Sur l’ensemble des UE proposées dans les 6 semestres du cursus de licence, parcours « Statistique », 13 relèvent du domaine de la Statistique : en L1, 2 UE de parcours ; en L2, 3 UE de parcours ; en L3 : 8 UE - 6 obligatoires et 2 de parcours. La part des enseignements de statistique dans la formation d’un étudiant du parcours « Statistique » s’élève au maximum à 36%, représentant 17% en L1, 25% en L2, 67% en L3. La part plus importante de statistique en L3 est conforme à l’architecture globale de l’ensemble des licences de l’UBS : affirmation des parcours en L3, pour préparer l’entrée en Master. Afin de mieux préciser les poursuites d’études ou l’insertion professionnelle possibles, à l’issue de cette licence, notamment à destination des publics lycéens, le vocable statistique gagnerait à être joint au titre de la licence. Pilotage de la mention : L'équipe de pilotage de la mention est composée du responsable de la mention de licence et de l'ensemble des directeurs des études (1 DE en L1, 1 DE en L2, 3 DE en L3) qui sont des enseignants chercheurs rattachés aux laboratoires de recherche en mathématiques et en informatique. Cette équipe, en lien étroit avec le département Mathématique-Informatique-Statistique, définit les missions et objectifs pédagogiques : réflexion sur les programmes, évaluation des formations et des enseignements, conseil des études, mise en oeuvre du plan licence, aide à la réussite et à l'orientation, communication, relations internationales. Elle s’appuie sur les équipes pédagogiques de chacune des années de formation. Chaque équipe pédagogique, animée par un directeur des études, est composée des responsables d’UE de l'année correspondante et est, de fait, pluridisciplinaire. 16 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADEMIE : RENNES Etablissement : Université de Bretagne Sud Demande n° S3LI120000787 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Physique et sciences de l’ingénieur Note : A L’Agence a souligné de nombreux points forts quant à la licence Physique sciences de l'ingénieur : le bon pilotage de la formation, la qualité du suivi des étudiants, l'ouverture internationale et celle sur le monde professionnel. Concernant les procédures d'orientation internes à la licence, le dispositif, non décrit en tant que tel, est inclus au PPP (Projet Professionnel Personnalisé) : les étudiants sont informés et déterminent le choix des enseignements optionnels en fonction de leurs projets. Les responsables de la formation sont impliqués dans le dispositif tant sur le plan général (réunions d'information) que sur le plan individuel (suivi personnalisé). L'orientation est progressive et jamais définitive jusqu'à l'entrée en licence niveau 3. Pour ce qui est du projet de CPGE TSI, le dispositif d'intégration est à la réflexion et doit avoir l'aval de l'inspection générale du ministère de l'Éducation Nationale. Il convenait donc d'attendre quant à la rédaction de certains éléments spécifiques, par respect les partenaires impliqués dans la finalisation de ce dossier, le dossier d'habilitation ayant été rédigé il y a déjà plus d'un an. 17 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADEMIE : RENNES Etablissement : Université de Bretagne Sud Demande n° S3LI120000789 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Sciences et techniques médico-sociales Note : A En ce qui concerne le suivi des diplômés de Licence STMS : Les premiers diplômés de Licence STMS sont sortis de formation en 2008. À notre connaissance, seuls 2 étudiants diplômés de Licence STMS ont poursuivi en Master (Sciences sociales). Les autres étudiants ayant validé la licence STMS sont actuellement tous en situation professionnelle, ce qui correspond à leur diplôme d’Infirmier. Il serait en effet dommageable que les étudiants, tout en validant une Licence, se détournent de la profession d’infirmier pour laquelle ils ont été formés, dans la mesure où ce secteur reste très porteur en termes d’emplois. Les poursuites d’étude et les évolutions de carrières, dues à la validation d’une Licence STMS, devraient se mesurer à partir des années 2020 (c’est-à-dire en cours de carrière, après une dizaine d’années d’exercice professionnel en tant qu’infirmier). Il nous paraît donc difficile de répondre sur ce point actuellement. Le nouveau parcours de Licence devrait déboucher sur un nombre plus important de poursuites d’études au niveau Master (à partir de 2015). En ce qui concerne la participation de professionnels dans la formation : - Dans le parcours qui existe actuellement, une grande partie des enseignements de l’IFSI est assurée par des professionnels du secteur de Santé : médecins, cadres de santé, intervenants du secteur social… Leurs noms figurent dans les annexes du dossier. - Dans le parcours proposé à l’ouverture en septembre 2012, la liste des professionnels qui interviendront dans la formation est en cours de constitution. Des contacts ont déjà été pris au niveau du tissu local, et l’organisation pédagogique fait actuellement l’objet d’une réflexion. 18 Evaluation des diplômes Licences – Vague B ACADEMIE : RENNES Etablissement : Université de Bretagne Sud Demande n° S3LI120000788 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Sciences exactes et naturelles Note : B L’Agence a souligné notamment le bon pilotage de la formation et la qualité du suivi des étudiants. Concernant l'insertion et la poursuite d'études il convient de préciser une situation en pleine évolution : en effet, la nécessité nouvelle d'être titulaire d'un master pour enseigner a vu naître dans les universités des masters mention «Métiers de l'Éducation et de la Formation» notamment à l'UBS. Ainsi, le dossier d'habilitation propose un bilan du taux d'intégration à l'IUFM, taux d'excellente qualité (jusqu'à 95%). En revanche, désormais, les étudiants titulaires de la licence SENA auront obligation de s'inscrire dans le master MEF s’ils souhaitent se présenter aux concours de l’enseignement. Les débouchés de la filière sont donc ceux du master : les métiers de la formation et de la transmission du savoir. Dans cette situation, il est peu probable que des étudiants ayant acquis la licence, renoncent à poursuivre leur projet et de ce fait renoncent à intégrer le master MEF. Toutefois, dès sa création, cette licence permet aux étudiants qui le souhaiteraient de préparer d’autres masters de Sciences. En effet, au-delà des enseignements de la licence, toute possibilité de complément de formation, disponible par le jeu des mutualisations des unités de parcours entre les différentes licences, peut être choisie par un étudiant attiré par un autre type de débouché professionnel que les métiers de l’enseignement. De plus, les compétences acquises peuvent aussi être investies avec profit sur les spécialités non dédiées aux métiers de l’enseignement du Master MEF proposé par l’UBS (responsabilité des établissements éducatifs; conseil et médiation en milieu éducatif; ingénierie éducative spécialisée). Pour ce qui est de l'organisation des parcours de licence niveau 3, le dossier ne faisant pas apparaître de bilan, il est possible de résumer l'architecture de la formation par : - 7 unités d'enseignements de tronc commun (obligatoires) comprenant Gestion de projet, chimie et matériaux, Langue vivante, informatique pratique, sciences de l’éducation, expression française et stage, 19 5 unités de parcours tenant compte du projet professionnel de l'étudiant, mais aussi de son parcours post-baccalauréat. Ces unités d'enseignement organisées en 3 parcours, permettent d'envisager 3 concours: parcours technologie (CAPET de technologie), parcours professorat des écoles et parcours pluri-sciences (CAPLP math-sciences physique). - L'ensemble de ce dispositif a été adapté au master MEF récemment habilité : concordance des programmes et des objectifs pédagogiques. Ainsi la licence s'avère être une excellente préparation au master MEF. Elle introduit les compétences nécessaires à tout enseignant, compétences qui devront être approfondies au cours des 2 années de master. La qualité et la régularité des relations avec le Rectorat et l’Inspection Académique, et les établissements où sont accueillis les stagiaires, garantissent une grande efficacité dans l’accompagnement et le suivi des stagiaires, qui peuvent ainsi dès le niveau Licence se préparer efficacement au métier d’enseignant. Ajoutons que les étudiants titulaires de la licence SENA qui ont intégré le master MEF à la rentrée 2010 ont obtenu, dès le premier semestre, des résultats qui laissent présager une bonne réussite. 20