Evaluation des Licences de l`Université Lyon 3 - Jean Moulin
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Evaluation des Licences de l`Université Lyon 3 - Jean Moulin
Section des Formations et des diplômes Evaluation des licences de l’Université Lyon 3 - Jean Moulin Juin 2010 Section des Formations et des diplômes Evaluation des licences de l’Université Lyon 3 - Jean Moulin Juin 2010 Section des Formations et des diplômes Rapport sur l'offre de formation "licence" de l'Université Lyon 3 - Jean Moulin 2010 Préambule L’Université Lyon 3 - Jean Moulin (UMJ) offre 11 mentions de licence relevant de trois domaines différents. Les domaines Art, lettres, langues (ALL) et Sciences humaines et sociales (SHS) comprennent 4 mentions chacun, alors que le domaine Droit, économie, gestion (DEG) en comporte 3. Cette offre de formation présente à la fois des mentions très anciennes comme la licence de Droit, et très récentes comme les mentions Science politique - Droit et Information Communication avec respectivement 2 années et 3 années d'existence seulement. Quant à la mention Philosophie, elle reste unique dans le paysage universitaire lyonnais. Globalement, l’offre de formation est bonne, voire très bonne pour plusieurs mentions, et elle répond de façon satisfaisante à de très nombreux critères d'évaluation. Toutefois, elle présente encore quelques points faibles. 1 Pilotage des licences Avis argumenté et synthèse de l'évaluation (A+, A, B ou C) : B Selon les déclarations de politique générale de l'établissement, l’offre de formation a fait l’objet d’une réelle politique de pilotage. Celle-ci se fonde sur la maîtrise de la formation en licence en visant quatre objectifs : rationaliser l’offre de formation et professionnaliser les diplômes, s’ouvrir sur les universités voisines (Lyon 2) et sur l’international, lutter contre l’échec et renforcer l’aide à la réussite, accroître la formation continue. Si le dispositif de pilotage est déjà très performant sur certains points (bonne connaissance de la population étudiante), il peut encore être amélioré sur quelques points faibles, notamment l’organisation de plusieurs équipes pédagogiques et l’absence de partenariats avec le monde non universitaire. Ceux-ci devraient à l'avenir faire l'objet d'une réflexion plus poussée des équipes pédagogiques de façon à renforcer l'efficacité des formations. L'Université a mis en place une procédure unique (questionnaire anonyme) des évaluations des enseignements par les étudiants dont l'application est en cours. Elle permettra désormais de dresser un bilan annuel, d'anticiper les échecs, et de faire des propositions d'orientations pédagogiques. Néanmoins, l'absence à l'heure actuelle de la pratique systématique de l'autoévaluation ne permet pas le suivi individuel des étudiants. Enfin, l’organisation des équipes pédagogiques reste faible dans plusieurs mentions (Langues-littératures-civilisations étrangères, Langues étrangères appliquées, Géographie aménagement). La plupart des diplômes sont convenablement valorisés puisque certaines licences attirent des étudiants originaires de départements non limitrophes du Rhône, voire hors région (ex.: mention Langues-littératurescivilisations étrangères). Une mention comme la licence Droit attire des effectifs étudiants très importants et en augmentation (1800 étudiants en L1) grâce à son ancienneté et son attractivité. Points forts : Bonne connaissance de la population étudiante. Réelle valorisation de la plupart des mentions auprès de publics diversifiés. Volonté de généraliser la mise en place d'une procédure d'évaluation des enseignements par les étudiants. Points faibles : Les équipes pédagogiques font peu appel aux partenaires du monde professionnel ou non universitaire. Faible organisation de plusieurs équipes pédagogiques. L’autoévaluation des formations reste à mettre en œuvre. 3 2 Projet pédagogique Avis argumenté et synthèse de l'évaluation (A+, A, B ou C) : A+ Le projet de formation est très satisfaisant et de très bonne qualité. La nouvelle structuration des parcours de formation privilégie un resserrement de l’offre avec des parcours moins nombreux, plus ciblés et clairement identifiés. Les maquettes pédagogiques sont bien construites et présentées sous la forme d'ensembles très cohérents des parcours avec des objectifs bien définis (professionnalisation ou recherche). Le projet pédagogique s’inscrit dans la recherche de la qualité de la formation disciplinaire, dans l’interdisciplinarité et le décloisonnement, et il offre à la fois continuité dans une démarche de spécialisation progressive et passerelles d’orientation (unités d'enseignement d'ouverture). Le contenu et l'organisation des enseignements sont performants. La reconnaissance de la qualité de la formation disciplinaire de l’UJM apparait dans l’accueil d’un nombre appréciable d’étudiants étrangers (ex. : Université Sun Yat-Sen de Canton). Il existe une bonne conjugaison d’une logique d’études longues et d’un enseignement conduisant vers une formation professionnelle ou un master recherche. La combinaison cohérente de disciplines de la mention et de disciplines auxiliaires permet l’ouverture sur d’autres perspectives. Il n'empêche que le resserrement de l’offre ne devrait pas empêcher la restructuration de certaines mentions pour une meilleure visibilité: afficher 4 parcours plutôt qu’un jeu de parcours et d’options pour la licence Lettres modernes ; subdiviser en 2 parcours la mention Philosophie. Par ailleurs, la qualité reconnue des mentions de licence ne devrait pas freiner les possibilités d’évolution de ces formations. La mention Lettres classiques devrait s’ouvrir davantage en valorisant cette formation auprès d’un public plus large et en développant l’ouverture vers d’autres disciplines. La mention Histoire devrait s’ouvrir davantage aux disciplines de sciences humaines et de sciences exactes si elle veut vraiment remplir les objectifs que se donne l’équipe pédagogique. L’organisation de cette licence devrait identifier clairement le tronc commun pourtant présent, mais peu visible. Ainsi, cela mettrait fin à l'aspect apparemment tubulaire de l'offre pédagogique. Enfin, si l'acquisition de compétences additionnelles et transversales est pleinement réalisée dans un certain nombre de mentions (ex.: Langues-littératures-civilisations étrangères), elle semble complètement absente dans d'autres. Le dossier des licences Philosophie, Lettres classiques, Lettres modernes, et Histoire ne donne pas souvent d’information sur les compétences transversales dont l’élaboration d’un référentiel renforcerait le suivi individuel des étudiants. Points forts : Solides équipes pédagogiques qui s’appuient sur des laboratoires de recherche reconnus. Projets pédagogiques clairs, cohérents et pertinents. Contenu et organisation des enseignements performants. Bonne conjugaison d’une logique d’études longues et d’un enseignement conduisant vers une formation professionnelle. Poids important accordé à l'enseignement des langues, notamment l'anglais, dans plusieurs mentions de licence. Point faible : Les « compétences transversales » sont introduites de manière inégale dans les différentes mentions. 3 Dispositifs d’aide à la réussite Avis argumenté et synthèse de l'évaluation (A+, A, B ou C) : B L’UJM a mis en place un « Plan de Réussite en Licence » et un dispositif d’aide générale ou spécifique aux étudiants, en général bien relayés par les équipes pédagogiques. Les dispositifs d’aide à la réussite et de lutte contre l’échec existent donc dans plusieurs domaines. Les possibilités d’orientation progressive des étudiants sont nombreuses, et ce, grâce à deux éléments présents dans l’offre de formation. Il y a d’abord l’existence de différents 4 parcours dans les 11 mentions proposées. Il existe également un nombre relativement important d’unités d’enseignements d’ouverture (UEO) facilitant les passerelles. La diversité des parcours et leur progressivité ainsi que l’existence de nombreuses UEO rendent le projet de formation efficace : d’une part, il permet les réorientations d’étudiants et la mobilité interne au sein de l’UJM, et, d’autre part, il aide l’étudiant à élaborer son projet professionnel et par voie de conséquence une professionnalisation croissante des formations. Cependant, les dispositifs d’aide à la réussite qui existent ne semblent pas encore pleinement efficaces, notamment en L1, et ils sont appliqués trop inégalement selon les mentions. Ils doivent donc être améliorés sur certains points. La mise en place par l’Université du « Plan de Réussite en Licence » et d’un dispositif d’aide générale ou spécifique aux étudiants devrait à l’avenir soutenir les équipes pédagogiques. L'absence à l'heure actuelle de la pratique systématique de l'autoévaluation ne permet guère de lutter contre un taux de réussite trop faible en 3 ans, et un taux d'échec élevé en L1, et ce, malgré l'effort louable des équipes pédagogiques pour lutter contre cet échec. Cette absence gêne la bonne gestion du tutorat de première année qui demande à être reconsidéré pour être performant. Il pourrait ainsi comporter idéalement trois phases distinctes : (1) tutorat d’intégration obligatoire pour tous les étudiants en début d’année ; (2) tutorat méthodologique dans la seconde partie du premier semestre pour tous ceux qui en éprouvent le besoin ; (3) tutorat de soutien au deuxième semestre pour tous les étudiants jugés trop faibles à l’issue des premières évaluations. Enfin, l’établissement devrait renforcer le système d’observation statistique du devenir des étudiants quittant la licence, ceci pour mieux évaluer l’efficacité du dispositif d’aide à la réussite et ainsi contrôler le taux d’abandon en L1 et le taux d’échec sur 3 ans. Points forts : Délimitation de parcours bien adaptés aux débouchés professionnels ou recherche (masters). Parcours des différentes disciplines renforcés par de multiples UEO qui offrent des possibilités de réorientation. Points faibles : Un taux élevé d’abandon en L1 et un faible taux de réussite en 3 ans. Absence d’éléments d’information sur les réorientations, l’abandon par année et le devenir des étudiants sortants. 4 Insertion professionnelle et poursuite d'études choisies Avis argumenté et synthèse de l'évaluation (A+, A, B ou C) : B L’UJM a mis en place de nombreux dispositifs pour aider les étudiants dans leur insertion professionnelle, notamment dans les filières ayant comme objectif des finalités professionnelles plus affirmées (Langues étrangères appliquées, Information-Communication, Gestion–Economie, etc.). L’orientation professionnelle des licences concernées est très nette et celles-ci semblent bien ancrées dans la réalité du monde professionnel. La structure des enseignements dans ces filières et la spécialisation progressive des parcours permettent aux étudiants de construire leur projet professionnel au fur et à mesure de leur formation. De plus, les filières professionnelles mettent l’accent sur l’acquisition de connaissances et de compétences préprofessionnelles et souvent opérationnelles dans le monde du travail. Par ailleurs, la cohérence des parcours bien définis dans les mentions professionnelles et non-professionnelles reste un atout majeur pour une bonne intégration en master recherche ou professionnel. Il existe des unités d’enseignements de spécialisation initiant à la recherche. Les liens avec les masters de l’établissement sont bien présents et clairement indiqués aux étudiants. Il existe 3 mentions master pour le domaine ALL, 4 pour le domaine SHS, et 15 pour le domaine DEG. Toutefois, les dispositifs d’aide à l’insertion professionnelle ne sont pas performants sur certains points. Certaines modalités méritent soit d’être mises en place lorsqu’elles n’existent pas, soit d’être fortement améliorées. On peut regretter qu’il n’y ait souvent dans le dossier aucune information relative au suivi du devenir des étudiants sortants (de fin L1 à fin L3). En dépit des déclarations de politique générale de l’établissement, l’ouverture sur l’international n’est pas assez développée : il n’existe pas d’incitation à la mobilité des étudiants dans la plupart des mentions de l’offre de formation ; des licences « phares » de l’UJM (Droit, Science politique Droit, Histoire) restent insuffisamment ouvertes sur l’international et le monde professionnel. En outre, l’enseignement de la langue étrangère est un peu faible dans plusieurs mentions (Lettres classiques, Lettres modernes, Philosophie, Histoire). 5 Enfin, la plupart des formations n’intègrent pas des partenaires non universitaires ou du monde professionnel et elles n’offrent pas la possibilité d’effectuer un stage professionnalisant. Points forts : Contenu et organisation des enseignements efficaces pour l’insertion professionnelle dès la validation de la licence et pour accéder au master recherche ou professionnel. Bonne articulation licence-master avec la présence d’UE de spécialisation et/ou de parcours préprofessionnalisants ou initiant à la recherche. Points faibles : Des mentions importantes insuffisamment ouvertes sur l’international et le monde professionnel. Information insuffisante sur le devenir des étudiants diplômés et non diplômés. Politique des stages pas assez développée. 6 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université Lyon 3 - Jean Moulin Demande n° S3110054926 Domaine : Arts, lettres, langues Mention : Lettres classiques Présentation de la mention La mention Lettres classiques s’adresse à des étudiants issus de baccalauréat L ou S, ayant de solides bases et qui se destinent à un master recherche ou aux concours de l’enseignement. Il s’agit d’une bonne formation préparant les étudiants de licence à l’entrée en master, mais qui ne répond pas exactement aux exigences attendues d’une mention licence en termes d’ouverture à l’entrée comme à la sortie en L3. Avis condensé Avis global : Il s’agit d’une très bonne formation au regard des résultats obtenus dont les petits effectifs sont bien préparés au master Lettres classiques ou à la préparation des concours de l’éducation nationale. La sélection et la qualité des étudiants qui en découle donnent à la mention la capacité de rivaliser avec les grandes écoles, objectif d’ailleurs avoué de la formation qui devrait plutôt s’ouvrir davantage, d’une part par un recrutement plus large au niveau des lycées en accentuant les dispositifs de mise à niveau et d’aide à la réussite pour les étudiants issus de tous les bacs, et, d’autre part, avec la recherche de débouchés autres que ceux précisés plus haut, en sortie de L3. La mention répond donc à une conception « classique » de l’Université, peut-être justifiée dans le PRES Université de Lyon par le dense réseau de lycées et de classes préparatoires. Points forts : Qualité scientifique de la formation inscrite dans un réseau traditionnel de recherches et une perspective d’études longues, en combinant disciplines de la mention et disciplines auxiliaires (civilisations, Histoire…), avec un éventail des parcours (« Mondes anciens », « Grammaire » et « Professeurs des écoles ») très cohérent qui ouvre d’autres perspectives que le master « Mondes anciens ». Le fort tronc commun en L1 et la réorientation possible vers Lettres modernes ou Histoire après L1 ou L2. Des UE de spécialisation initiant à la recherche (dans 2 des 3 parcours). De faibles effectifs permettant la prise en compte individuelle des difficultés. Points faibles : Pas de réelle valorisation de la mention auprès d’un public plus large qui d’ailleurs ne semble pas recherché, vu l’absence de dispositif d’adaptation à des étudiants venant de bacs autres que L et S (méthodologie spécifique du travail universitaire, compétences transversales…). Compte tenu du recrutement, la transition de L1 à L2 devrait pouvoir se faire avec de meilleurs résultats. 80 % des étudiants de L3 obtiennent leur diplôme, mais cela ne représente que 40 % des effectifs entrant en L1. Faible mobilité internationale des étudiants. 1 NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement : Sauf à vouloir faire concurrence aux grandes écoles, la formation pourrait s’ouvrir à des publics plus diversifiés avec, notamment, la mise en place de dispositifs spécifiques d’aide à la réussite et l’élaboration d’un référentiel de compétences. Une aide renforcée devrait permettre d’augmenter le taux de réussite en L1. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : Avec un directeur des études et un responsable par niveau, l’équipe pédagogique prend en compte la différence des deux filières bac de recrutement, L et S. L’Université a mis en place une procédure d’évaluation des enseignements par les étudiants dont l’application est en cours. La qualité reconnue de cette formation ne rend pas nécessaire, au niveau licence, la valorisation de la mention auprès du public informé par affichage des colloques, journées d’étude, conférences, etc., c’est-à-dire de l’activité de la formation recherche (M ou D). 2 Projet pédagogique : La mention s’inscrit dans un réseau traditionnel de recherches à Lyon et donc dans une logique d’études longues qui n’a pas sa propre finalité. Cette vocation et le public concerné n’incitent guère à une réflexion sur les débouchés après la L3 et les possibilités d’évolution de la mention. La formation prépare au master recherche ou aux concours de l’enseignement, d’où le choix des trois parcours : « Mondes anciens », « Grammaire » et « Professeurs des écoles ». Les enseignements sont communs en L1 pour les 2 premiers parcours (80 % avec le 3ème). Avec un objectif pédagogique de « recherche en langues anciennes, par des comptes-rendus, résumés ou présentations », l’enseignement de langue vivante ne s’adresse donc qu’à des étudiants ayant de solides bases. On est ici assez loin des attendus d’une licence LMD. De même, les compétences transversales (sur lesquelles le dossier ne donne aucune information) sont très vraisemblablement considérées comme acquises par tous. Le même recrutement explique la forte proportion de contrôles (uniquement) terminaux écrits. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : L’origine des étudiants (85 % bacs L, 15 % de S) ne semble pas devoir justifier des dispositifs d’adaptation à des publics particuliers, sauf à imaginer à l’avenir la volonté d’intégrer des lycéens venant d’autres types de bacs… Ainsi, rien n’est signalé quant à l’acquisition d’une méthodologie spécifique du travail universitaire. L’exception concerne les langues anciennes avec la présence de plus en plus importante de débutants en grec et en latin et la mise en place de moyens d’intégration « au cursus confirmé ». Cependant des groupes de niveau ont été mis en place en L1 (29 étudiants) et L2 (18 étudiants) et ont amélioré les résultats des étudiants. D’une manière générale, les faibles effectifs permettent la prise en compte rapide des difficultés individuelles. Deux UE du programme permettent une réorientation vers Lettres modernes ou Histoire après L1 ou L2. 2 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : L’articulation est très cohérente entre L et M puisqu’il s’agit essentiellement d’une continuité assumée d’un cycle à l’autre, notamment avec des UE de spécialisation initiant à la recherche (dans 2 des 3 parcours, le troisième étant « Professeurs des écoles »). Presque tous les étudiants de L3 poursuivent en master « Mondes anciens », dans une proportion nettement en baisse, toutefois, pour la promotion 2008, chiffre qui, s’il se confirme à l’avenir, devra nécessiter une réflexion sur les autres poursuites d’études possibles ou les dispositifs d’aide à la réussite. Les effectifs relativement faibles rendent difficiles d’établir des statistiques dont la lecture est d’ailleurs ambiguë : 80 % des étudiants de L3 obtiennent leur diplôme, soit environ 40 % des effectifs entrant en L1 ; ce dernier chiffre peut se lire comme un succès relatif ou, si l’on tient compte du recrutement, comme finalement assez médiocre. 3 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université Lyon 3 - Jean Moulin Demande n° S3110054932 Domaine : Arts, lettres, langues Mention : Lettres modernes Présentation de la mention La licence Lettres modernes couvre, dans une démarche de spécialisation progressive, le champ d’étude de la littérature française, de son histoire et de sa pratique, tout en ouvrant la formation des étudiants sur la pratique de la langue (ateliers d’écriture, rhétorique, stylistique…), sur des disciplines « auxiliaires » bien choisies (Histoire et Civilisation, Littérature comparée, Philosophie, Lettres classiques) et, par l’ensemble très cohérent des parcours proposés, sur des enseignements tournés vers les métiers de l’enseignement ou de l’information, de la documentation et de la communication. Avis condensé Avis global : La place de la mention Lettres modernes dans l’éventail des formations du PRES Université de Lyon est justifiée par la qualité de sa formation disciplinaire et par la démarche d’aide à la réussite impulsée par l’établissement et bien relayée par l’équipe pédagogique, en particulier par le bon compromis de la préparation entre études longues et perspectives professionnelles. La mention dont le dossier propose le renouvellement s’inscrit clairement dans une politique générale de l’établissement et dans une démarche particulière de l’équipe pédagogique d’aide à la réussite, toutes en prolongement du quadriennal précédent marqué par un succès certain. La mention Lettres modernes a toute sa place dans l’éventail des formations du PRES Université de Lyon et l’accueil d’un nombre notable d’étudiants de l’Université Sun Yat-Sen de Canton est une reconnaissance de sa qualité. Orientée principalement vers la préparation des concours de l’enseignement et la poursuite des études en master recherche, la mention ouvre sur d’autres perspectives par ses possibilités de réorientation grâce aux enseignements d’Histoire, Philosophie et Lettres classiques d’une part, à ceux tournés vers les métiers de l'information et de la communication de l’autre. L’architecture générale de la mention devrait être rendue plus lisible par l’affichage de 4 parcours plutôt qu’un jeu de parcours et d’options. Enfin, la part importante des enseignements communs aux différents parcours devrait faciliter la mise en œuvre d’un référentiel des compétences transversales. Points forts : La mise en place par l’Université, pour le quadriennal, d’une procédure d’évaluation des enseignements par les étudiants, ainsi que d’un plan « Réussite en Licence », l’ensemble étant bien complété, dans la mention, par un dispositif d’aide générale ou spécifique aux étudiants. Les efforts de l’équipe pédagogique, sanctionnés par des résultats très positifs dans le dernier quadriennal, pour la réussite des étudiants en L1. 1 La simplification des parcours articulés autour d’un fort tronc commun, avec en particulier des enseignements favorisant la réorientation après S1 ou S2. Une bonne conjugaison d’une perspective d’études longues et d’un enseignement conduisant vers des métiers de l'information et de la communication. Le renfort d’une plateforme pédagogique dont l’utilisation est à développer. Points faibles : L’absence d’une démarche visant à identifier les « compétences (transversales) ». Un enseignement de langue vivante un peu faible. L’absence de stages qui pourraient aider les étudiants dans leur projet, quel que soit leur parcours. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement : Dans la perspective de l’établissement de renforcer l’aide à la réussite par le repérage précoce des étudiants en situation de difficulté, le tutorat en L1, encadré par un professeur référent et proposé dans la mention, devrait intégrer une aide aux étudiants « en attente » (d’un concours notamment) pour les aider dans la réalisation de leur projet à court terme afin d’identifier clairement les abandons réels et les situations particulières qui ne relèvent pas d’un échec de la formation. Il serait utile d’établir un référentiel des compétences transversales et de préciser les règles d’évaluation et de compensation. L’enseignement de langue vivante (1h30 par semaine) pourrait être renforcé. La lisibilité de la mention serait plus grande en remplaçant l’architecture de 2 parcours divisés en 2 options, par l’affichage de quatre parcours : « Professeurs des écoles », « Enseignement du secondaire », « Information-documentation » et « Commmunication ». Les enseignements spécifiques du ou des parcours Communication et Documentation devraient faire l’objet d’une réflexion sur des passerelles possibles de L1 et L2 vers des licences professionnelles dans le cadre du PRES Université de Lyon, et de L3 vers des débouchés professionnels. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : La demande de renouvellement de la maquette est conduite avec le souci d’augmenter la réussite des étudiants en simplifiant les parcours autour d’un beau tronc commun et en améliorant le dispositif de réorientation, notamment après S1 ou S2 grâce aux enseignements d’Histoire, Philosophie et Lettres classiques. De même, le taux de réussite croissant en L1 depuis 2003 (de 27 % à 39 %) est un point très positif à porter au crédit de l’équipe pédagogique, même si la part encore importante d’abandons suggère quelques améliorations dans le suivi des étudiants. L’équipe pédagogique pourrait être plus diversifiée en L1, en liaison avec les disciplines de réorientation. 2 Projet pédagogique : La mention Lettres modernes s’inscrit dans l’éventail des formations L&SHS et des centres de recherche littéraires du PRES Université de Lyon. L’accueil d’étudiants de l’Université Sun Yat-Sen de Canton donne à la formation une dimension internationale à souligner. 2 La préparation des concours de l’enseignement et la poursuite des études en master recherche sont les deux objectifs de la formation, inscrite donc dans une logique d’études longues, mais elle comprend aussi un enseignement appliqué (non directement) aux métiers de l'information et de la communication (master recherche ou professionnel). La mention est proposée en 2 parcours, chacun étant divisé en deux options, avec beaucoup d’enseignements communs (80 % en L1 et une mutualisation assez large encore en L2 et L3). La lisibilité serait plus grande en affichant clairement quatre parcours : « Professeurs des écoles », « Enseignement du secondaire », « Informationdocumentation » et « Commmunication ». Il serait utile d’établir un référentiel des compétences transversales confondues dans le dossier avec les unités d’ouverture et de préciser les règles d’évaluation et de compensation que la consultation du site de l’Université n’a guère éclairées (« Les modalités de contrôle de connaissances établies dans les règlements d’examen doivent comporter, pour chaque unité d’enseignement (UE), le nombre des épreuves, leur nature, leurs conditions spécifiques si elles existent, les coefficients et les crédits affectés à ces épreuves. Elles précisent notamment les règles générales de validation, de compensation, de conservation et de capitalisation »). L’Université a mis en place une procédure d’évaluation des enseignements par les étudiants dont l’application est en cours. L’utilisation (dans une proportion inconnue) d’une plateforme pédagogique est un élément très positif et à encourager dans la formation. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : Indépendamment du plan « Réussite en Licence » mis en place par l’Université, la formation inclut un dispositif d’aide générale (méthodologie de l’oral en S1 et de l’écrit en S2, tutorat en L1 et L2 pour l’apprentissage des méthodes d’acquisition des savoirs) ou spécifique (tutorat pour les étudiants venant de l’Université de Canton, remise à niveau en Ancien Français pour les étudiants issus des Classes préparatoires des grandes écoles). Il n’y a pas d’aide spécifique aux étudiants venant de bacs non généraux, très peu nombreux. Le tutorat devrait en L1 intégrer une aide à la réussite au projet individuel en S1 afin d’identifier dès L1 les étudiants « en attente » (d’un concours notamment) pour les aider dans la réalisation de leur projet à court terme (la formation proposée s’y prête bien) et de ne plus les comptabiliser avec les abandons pour cause d’échec. Si l’inscription du projet personnel professionnel en S4 a sa cohérence, la mise en place d’un dispositif allégé en S1 permettrait une meilleure connaissance des entrants et de lutter contre l’abandon en S1 (40 %). Très peu d’étudiants font un séjour à l’étranger, ce qui n’a malheureusement rien d’étonnant dans un cursus de Lettres modernes, mais indépendamment de ce constat, l’enseignement de langue vivante (1h30 par semaine) pourrait être utilement renforcé. Le renforcement des connaissances pluridisciplinaires permet judicieusement une réorientation jusqu’à S3, vers Histoire, Philosophie ou Lettres classiques. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : Il serait probablement pertinent d’étudier, pour le ou les parcours Information-Communication, les débouchés possibles immédiatement après la L3 et, dans cette éventualité, de modifier ou compléter marginalement l’offre d’enseignements. Si la mention vise essentiellement à préparer les étudiants à s’orienter vers le second cycle (71 % des étudiants de L3 entrés en master en 2008), les enseignements spécifiques des deux « parcours » Communication et Documentation en L1 et L2 devraient faire l’objet d’une réflexion sur des passerelles possibles vers des licences professionnelles dans le cadre du PRES Université de Lyon. 3 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université Lyon 3 - Jean Moulin Demande n° S3110054958 Domaine : Sciences humaines et sociales Mention : Géographie et aménagement Présentation de la mention La mention Géographie et aménagement s’inscrit dans l’offre de formation de la faculté des lettres et civilisations de l’Université Jean Moulin (Lyon 3) sur deux sites (Lyon et Poisy). Elle propose aux étudiants une formation pluridisciplinaire et ouverte se spécialisant en troisième année. Outre l’acquisition de connaissances académiques en géographie garantissant une culture générale de base (tronc commun), elle met l’accent sur les compétences techniques (banque de données, SIG, cartographie, outils graphiques, télédétection, etc.) propres aux géographes qui permettent une bonne intégration dans le tissu professionnel local et régional (métiers de l’entreprise appliqués aux territoires). La maquette pédagogique est cohérente, claire et répond à une progression dans l’acquisition des connaissances et des compétences sur les six semestres. L’étudiant choisit 3 parcours en L1 et L2 en adéquation avec son projet professionnel autour de l’enseignement, de la communication ou de droit-gestion. En L3, il choisit entre deux spécialités (géographie ou aménagement) et 4 parcours en fonction des UE optionnelles. Les enseignements sont bien mutualisés et évitent les redondances. Avis condensé Avis global : L’offre de formation répond clairement à des exigences de connaissances et de compétences axées sur des filières professionnelles tout en respectant de nombreuses passerelles, ce qui se traduit par l’intégration d’étudiants extérieurs en L2 et L3. La maquette pédagogique est bien construite, cohérente et obéit bien aux objectifs sans multiplier les parcours. Le tronc commun assure une bonne mutualisation des moyens et l’effectif étudiant de primoentrants reste suffisant pour garantir un socle commun solide de culture géographique sans être trop général. Les parcours assurent une bonne formation spécifiquement plus rattachée à un objectif pré-professionnel. Les dispositifs de lutte contre l’échec sont bien présentés et intégrés à la formation. Pourtant, le taux d’abandon en L1 semble important sur le site de Lyon, ce qui soulève un problème plus global qui n’est pas intrinsèquement lié à l’offre de formation (peu de motivation et absence de projet professionnel de la part des étudiants). Points forts : Formation pluridisciplinaire (23 et 24èmes sections) bien structurée et hérarchisée autour des domaines d’activités professionnelles (enseignement, aménagement, gestion des territoires, recherche). Acquisition de compétences techniques propres aux géographes (SIG, gestion de banques de données) et demandées par les collectivités locales et les organismes locaux et régionaux. Passerelles entre histoire et géographie, intégration d’étudiants extérieurs en L2 et L3. 1 Point faible : Fort taux d’abandon ou de sortie d’étudiants non diplômés en L3 malgré des dispositifs de lutte contre l’échec. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement : Des statistiques de réorientations, d’abandon par année, d’origine des étudiants extérieurs en L2, de réussites aux concours (CAPES ou autres) permettraient de mieux appréhender l’efficacité des dispositifs de lutte contre l’échec et des passerelles. Une liste des organismes partenaires de la formation (dans le cadre des stages) renforcerait l’intégration de la formation au tissu professionnel local ou régional. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : Le pilotage de la licence est assuré par un enseignant-chercheur, mais les responsables par année ne sont pas clairement affichés. Le corpus d’enseignants-chercheurs titulaires est bien représenté, mais on gagnerait à connaître la part du service statutaire de chacun dans l’enseignement en licence. 2 Projet pédagogique : L’offre de formation est cohérente et progressive dans l’acquisition des connaissances et des compétences. Le projet permet à l’étudiant de constituer un socle en tronc commun et de se spécialiser en L2 et surtout en L3. Le projet est équilibré et affiche clairement un tronc commun, des unités d’enseignement (UE) disciplinaires, des UE de méthodes et d’outils, et des UE d’ouverture vers d’autres disciplines et langues vivantes. L’effectif étudiant est suffisamment important pour proposer un tronc commun solide sans être trop global, car il reste fondamentalement géographique. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : Orientation active, entretiens individuels avec un professeur référent, tutorat, projet professionnel de l’étudiant, rencontre professionnelle biennale, contrôles de présence en travaux dirigés, constituent les principaux dispositifs d’aide à la réussite. Ces dispositifs semblent efficaces en L2 et L3, mais moins en L1 (surtout sur le site de Lyon) par absence de définition du projet professionnel de l’étudiant. Le nombre de diplômés en L3 déjà inscrits à l’Université est faible (19 sans redoublement), mais passe à 59 grâce à l’entrée importante d’étudiants extérieurs, ce qui souligne l’efficacité des passerelles et équivalences. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : A l’image de bon nombre de formations de licence en géographie-aménagement, l’offre se démarque d’autres formations plus « académiques » par rapport à l’offre globale dans le domaine des sciences humaines, car elle met l’accent sur l’acquisition de connaissances et de compétences pré-professionnelles et souvent opérationnelles dans le monde du travail (stages, dossiers, terrain, etc.). On note également une bonne intégration en master. 2 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université Lyon 3 - Jean Moulin Demande n° S3110054976 Domaine : Sciences humaines et sociales Mention : Histoire Présentation de la mention La mention Histoire de l’Université Lyon 3-Jean Moulin s’intègre dans le domaine Sciences humaines et sociales. Elle présente six parcours ayant des finalités professionnelles bien distinctes et répondant à des intitulés de masters de Lyon 3 : Préparation au professorat des écoles, Préparation aux concours du secondaire (CAPES, agrégation, Patrimoine, Droit-gestion pour administration culturelle, un parcours Communication pour les métiers du tourisme et du journalisme et enfin le parcours Documentation (métiers des bibliothèques, des archives, de la documentation, dans les institutions publiques ou privées). Les unités d’enseignements (UE) délivrent de nombreuses connaissances disciplinaires d’histoire avec 4 UE fondamentales (136 h semestrielles) constituant un tronc commun qui malheureusement n’est pas affiché comme tel. 2 UE complémentaires (30h) et 2 UE optionnelles (48h) permettent d’élargir le champs culturel de l’étudiant. Mais c’est surtout à partir du semestre 5 que les parcours sont spécialisés. Avis condensé Avis global : L’offre de formation est fournie avec six parcours pour des effectifs étudiants en baisse depuis 4 ans. Elle gagnerait en lisibilité avec une arborescence où les enseignements mutualisés seraient clairement définis. En effet, les unités d’enseignement du tronc commun ne sont pas clairement identifiées comme telles, ce qui conduit à une lecture de type tubulaire de l’offre de formation sans progression structurée et hiérarchisée sur les six semestres. Pourtant ce n’est pas le cas, car après comparaison des 70 pages de tableaux des formations par parcours, les UE fondamentales sont communes aux six parcours de S1 à S4. La maquette semble trop mettre l’accent sur les connaissances des disciplines de l’histoire avec plus de 65 % du volume horaire semestriel, même si les unités d’enseignements fondamentales comprennent des travaux dirigés où les méthodes sont évoquées. Cet aspect affecte plus particulièrement le parcours Préparation au professorat des écoles qui devrait s’ouvrir davantage aux autres disciplines de sciences humaines comme de sciences exactes. Points forts : Offre de formation diversifiée dans la discipline d’histoire et solide avec six parcours bien identifiés selon six débouchés. Parcours permettant d’intégrer de nombreux masters de Lyon 3, ce qui fait de cette mention de licence un creuset étudiant pour ces formations de second cycle. 1 Points faibles : Enseignements fortement orientés vers des connaissances disciplinaires et non des compétences transversales (outils, méthodes) pourtant généralement bien valorisées dans le monde du travail. Tronc commun mal identifié donnant l’aspect d’une structure tubulaire de la formation sur les six semestres alors qu’il existe vraiment. Ce n’est qu’en comparant les tableaux des parcours que les UE fondamentales apparaissent comme un tronc commun. Parcours Préparation au professorat des écoles mal équilibré au niveau des disciplines, car trop orienté sur les seules sciences humaines. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) :B Recommandations pour l’établissement : L’offre pédagogique apparaît tubulaire alors que les enseignements sont fortement mutualisés (problème d’affichage). Elle gagnerait à se structurer à partir d’un tronc commun clairement affiché dont le volume horaire décroît au bénéfice des parcours de L1 à L3. Le positionnement du parcours Préparation au professorat des écoles de la mention Histoire au sein de l’offre de formation de l’établissement devrait être clairement défini de manière à éviter des « redondances » au niveau des formations. En effet, ce genre de parcours se justifie-il pleinement dans cette mention ? Si c’est le cas, l’ouverture sur des disciplines de sciences humaines et de sciences exactes devrait être renforcée. Un affichage des formations à l’échelle de l’établissement serait bienvenu pour mieux comprendre la place de ce parcours dans la politique générale de Lyon 3. Il conviendrait d’indiquer les effectifs étudiants par parcours, ce qui pourrait permettre également de justifier la diversité d’une offre de formation confrontée à une baisse d’effectif depuis plusieurs années. Le volume horaire présentiel est largement orienté vers les UE fondamentales portant sur des enseignements disciplinaires d’histoire. Des enseignements de compétences spécifiques aux parcours et plus techniques ne se limitant pas qu’aux techniques d’expression orale et écrites seraient bienvenus notamment en L3 (par exemple : archéométrie, techniques d’archéologie pour le parcours Patrimoine). L’introduction d’un stage obligatoire dans un organisme ou une entreprise ainsi que l’intégration de partenaires non historiens et surtout du milieu professionnel (archives départementales, DRAC, INRAP, etc.) permettraient non seulement de diversifier les approches, mais aussi de répondre aux préoccupations d’insertion dans la vie active. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : La mention d’Histoire est pilotée par un directeur de département aidé de trois directeurs d’année. Le corpus d’enseignants-chercheurs est représenté par 27 titulaires historiens ou supports de poste dont 11 professeurs. L’équipe pédagogique ne semble pas faire appel à un partenariat avec des organismes, services ou autres enseignants non universitaires. 2 Projet pédagogique : Le projet pédagogique est ambitieux avec six parcours selon des débouchés pré-professionnels, ce qui renforce la lisibilité du projet. En revanche, le tronc commun n’est pas clairement affiché. Le projet ne différencie pas nettement les enseignements disciplinaires des outils et méthodes qui sont généralement pré-professionalisants. En effet, chaque unité d’enseignement fondamentale disciplinaire fait l’objet de travaux dirigés qui comprennent ces aspects méthodologiques. L’offre de formation présente nettement un esprit littéraire basé sur les textes et ne paraît pas suffisamment ouverte sur les outils spécifiques, la prospection de terrain, l’instrumentation, l’iconographie, le traitement d’images pourtant favorables à la construction de compétences transversales valorisée sur le marché du 2 travail notamment pour certains parcours (Patrimoine). Le projet est volontairement diversifié vers des branches d’activités professionnelles et semble mettre l’accent sur l’enseignement (parcours Professorat des écoles et parcours Préparation aux concours de second degré). Un suivi de l’effectif étudiant par parcours permettrait de justifier l’existence d’une telle diversification dans l’offre de formation en L3. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : Des professeurs référents assurent des permanences (sans liste nominative), des entretiens individualisés ; des dispositifs d’amélioration de l’orientation (forum, orientation de fin de semestre en L1) et le tutorat contribuent à mieux orienter les étudiants et à limiter l’abandon. Les langues vivantes et l’initiation à l’informatique sont renforcées pour le prochain plan quadriennal, mais restent peu représentées en volume horaire. Les dispositifs d’aide à la réussite, de suivi statistique des étudiants à l’initiative de l’établissement devraient permettre de mieux contrôler le taux d’abandon et l’efficacité du dispositif. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : Compte tenu de la structure de l’offre de formation calée sur les masters de Lyon 3, la majeure partie des étudiants intègre des masters d’Histoire ou d’autres disciplines. Cette formation permet également d’intégrer des étudiants des classes préparatoires littéraires en L2. L’absence de licence professionnelle limite effectivement l’insertion dans le monde du travail à bac +3. L’offre de formation est manifestement incluse dans un schéma à bac +5 comprenant des masters. Un suivi des étudiants par parcours permettrait de mieux mesurer l’efficacité de l’offre de formation pour l’insertion professionnelle. 3 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université Lyon 3 - Jean Moulin Demande n° S3110054991 Domaine : Sciences humaines et sociales Mention : Information-Communication Présentation de la mention La mention Information-Communication de l’Université Lyon 3 forme des étudiants en 3ème année de licence (L3) à devenir des professionnels de l’information et de la communication, spécialisés dans le management de l’information, la documentation et la veille. Cette formation permet des combinatoires de compétences. Fait rare pour être souligné, les 6 parcours composant cette mention offrent deux possibilités : soit se former à des métiers centrés autour du management de l’information et de la documentation à partir de savoirs en communication, soit acquérir des savoirs en communication à partir d’une autre formation (droit, histoire, lettres…). L’étudiant se construit ainsi une double compétence souvent appréciée par les employeurs. Les 6 parcours sont : 1 Information et documentation renforcée, 2 Information et droit-gestion, 3 Information et lettres modernes, 4 Information et histoire, 5 Information et langues, 6 Information et communication. Quatre groupes de compétences sont identifiés : culture de l’organisation, informatique documentaire, capacités d’analyse, et maîtrise des produits réalisés. L’ensemble est donc riche et varié. Avis condensé Avis global : Cette licence L3 est bien organisée, bien pilotée et offre des intérêts en termes de formation et d’étude. Elle se place dans le bassin régional avec précision et le dispositif de suivi des étudiants est complet (tutorat, réunions régulières…). La mise en pratique des savoirs se fait lors d’applications et d’un stage qui donne lieu à un rapport de stage (non obligatoire) valant 4 ECTS. La licence se positionne clairement face à des attentes d’emploi, permet une poursuite d’études et la réalisation d’un projet professionnel. La mixité des publics étudiants doit aussi être un facteur de dynamisme au sein d’une promotion et envers l’équipe pédagogique. Au final, cette licence est conçue comme une année permettant la recomposition et/ou la réorientation vers des formations et des métiers demandant des doubles compétences. Points forts : Cette L3 est cohérente et les parcours bien conçus. Une promotion de 36 étudiants permet un suivi individualisé, dans le contexte favorable de la politique globale de Lyon 3. Un bassin d’emploi, demandeur de cadres de niveau master que cette licence favorise. 1 Points faibles : Le dispositif de suivi du devenir des étudiants est insuffisant. L’absence de formation à la méthodologie universitaire : une telle formation serait favorable à la poursuite d’études et pourrait être introduite. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement : Améliorer le dispositif de suivi du devenir des étudiants. Penser à développer une culture de promotion et un esprit réseau pour fédérer les anciens étudiants, ce qui peut en même temps favoriser la visibilité de la licence à l’extérieur. La présence de professionnels, leurs actions, leurs contributions à la formation, aux stages et à la valorisation des étudiants et du diplôme gagneraient à être mises en avant et non seulement affirmées. Penser à la mise en place de l’alternance. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : Des réunions régulières assurent le pilotage et les caractéristiques fournies sur les étudiants montrent que les outils et la démarche sont en place. Avec seulement 3 années d’existence, les données sont bien sûr insuffisantes pour avoir un recul suffisant. 2 Projet pédagogique : Le projet pédagogique est visible et complet : positionnement clair de la L3 dans la région, fiche RNCP et annexe au diplôme disponibles, débouchés connus, axes théoriques et pratiques définis, équilibre entre cours magistraux et travaux dirigés. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : Une promotion de 36 étudiants permet des suivis individualisés et des contacts réguliers entre étudiants et enseignants. La sélection des candidats évite le besoin d’enseignements spécifiques d’adaptation. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : Le lien avec les masters de Lyon 3 est bien présent et clairement indiqué aux étudiants. Des intervenants professionnels sont indiqués, même si des détails seraient bienvenus (noms, fonctions, institutions) afin d’avoir une idée plus précise. Le stage, non obligatoire, est encouragé et des aménagments dans l’emploi du temps existent. 2 Evaluation des diplômes Licences – Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université Lyon 3 - Jean Moulin Demande n° S3110055000 Domaine : Arts, lettres, langues Mention : Langues, littératures, civilisations Etrangères Présentation de la mention La licence mention Langues, littératures, civilisations étrangères (LLCE) de l’Université Lyon 3-Jean Moulin est une formation relevant du domaine Arts, lettres, langues. Elle comporte huit spécialités qui correspondent aux langues enseignées dans la filière : allemand, anglais, arabe, chinois, hébreu, italien, japonais, russe. Cette licence repose sur l’étude d’une langue vivante étrangère et la connaissance de la culture et de la civilisation du pays ou des pays dans lesquels cette langue est parlée. Elle vise à donner aux étudiants de solides compétences dans les domaines linguistique, historique, sociologique et littéraire afin qu’ils puissent au terme de cette formation rechercher un emploi en France ou en Europe ou bien poursuivre des études en master, tant dans le domaine professionnel que dans celui de la recherche. Il s’agit aussi de permettre aux étudiants d’acquérir une bonne formation en vue de présenter par la suite avec succès les concours de recrutement de l’enseignement en France (Professorat des Écoles, CAPES et Agrégation). Les poursuites d’études visées sont : le master recherche de la spécialité, le master recherche « Linguistique et dialectologie », le master professionnel « Langue – Culture – Entreprise », le master enseignement « Professorat des Écoles », le master enseignement « CAPES », l’Agrégation. Les débouchés du titulaire de la licence LLCE sont essentiellement, outre la possibilité de passer les concours de l’enseignement, les concours internationaux et les concours administratifs, les activités professionnelles liées à l’international pour travailler dans la médiation linguistique et culturelle : relations publiques, édition, tourisme etc. Il pourra ainsi s’insérer sur le marché du travail dans les différents domaines où la pratique des langues est un élément déterminant pour le recrutement, dans toute organisation publique ou privée en relation avec l’étranger. Avis condensé Avis global : La licence Langues, littératures, civilisations étrangères relève de la « Faculté des Langues » et fait l’objet d’une demande de renouvellement d’habilitation. C’est une formation adéquate, même si elle ne répond pas de façon satisfaisante à tous les critères d’évaluation et présente encore quelques points faibles importants. Le projet pédagogique est de bonne qualité, les objectifs bien définis (accès traditionnel au master recherche de la spécialité et aux carrières de l’enseignement, mais aussi ouverture sur un master à finalité professionnelle), le contenu et l’organisation des enseignements sont adaptés à la maîtrise d’une langue étrangère et à l’étude de la culture et de la civilisation d’un pays ou de plusieurs pays où cette langue est parlée. Le vaste choix de langues (et notamment la possibilité d’étudier des langues « rares »), la délimitation de parcours adaptés aux débouchés et les possibilités de réorientation offertes par les unités d’enseignement d’ouverture constituent des atouts pour le succès de la formation et de ses étudiants. Les points faibles importants qui subsistent à l’heure actuelle, essentiellement une trop faible mobilité internationale des étudiants, un taux élevé d’abandon en première année et un pilotage encore perfectible de la formation, notamment au niveau de l’évaluation des enseignements, devront à l’avenir faire l’objet d’une réflexion plus poussée de l’équipe pédagogique de façon à renforcer l’attractivité de la formation. Points forts : Le vaste choix de langues (huit spécialités), l’enseignement de langues « rares » (arabe, chinois, hébreu, japonais, russe), la possibilité d’une mise à niveau ou d’une initiation pour les langues peu ou pas étudiées dans l’enseignement secondaire et la diversité des parcours (sept parcours possibles) permettent à la filière LLCE de l’Université Lyon 3-Jean Moulin de se différencier d’autres formations du même type. Cette filière LLCE traditionnellement dédiée à la formation des enseignants connaît un renouvellement appréciable grâce à la délimitation de sept parcours ciblés reposant sur des unités d’enseignement d’ouverture, dont quatre (Culture littéraire, Histoire, Philosophie, Langue vivante initiation) constituent une ouverture intéressante aux métiers de la médiation linguistique et culturelle. La formation permet ainsi d’accéder au master « Langue - Culture - Entreprise » à finalité professionnelle. La possibilité de s’inscrire en parallèle dans les mentions LLCE et Lettres modernes avec allègement de la charge de travail constitue un atout supplémentaire. Cette double formation repose sur l’ajout d’une unité d’enseignement complémentaire commune (6 crédits) aux UE fondamentales des deux disciplines étudiées (LLCE : 18 crédits, Lettres Modernes : 18 crédits), ce qui porte à 44 le nombre de crédits obtenus pour un semestre (contre 30 crédits pour la validation d’une seule licence et 60 crédits pour la validation simultanée de deux licences normales). Points faibles : La mobilité internationale des étudiants n’est pas développée de façon satisfaisante (seulement 8,4% des effectifs de L2 et L3 ont effectué un séjour à l’étranger en 2007). Le taux d’abandon en première année est très élevé (environ 60 %), et le taux de réussite en trois ans est faible (environ 35 %). Le pilotage de la formation n’est pas encore complètement satisfaisant en raison d’une réflexion insuffisante sur la pratique du tutorat et de l’absence d’autoévaluation. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement : Pour développer la mobilité internationale des étudiants, il serait peut-être utile de réduire le nombre des partenariats à l’étranger et de se concentrer sur les plus porteurs d’échanges fructueux en les mettant systématiquement en avant lors de réunions d’information spécifiques, en éditant si nécessaires quelques brochures publicitaires et en invitant un maximum de collègues étrangers à tenir des conférences et à assurer des cours dans leur langue pour donner aux éventuels candidats au départ l’assurance d’avoir été bien préparés à leur séjour à l’étranger. Inversement, si le nombre de partenariats devait s’avérer trop réduit pour certaines disciplines ou si le nombre de places disponibles n’était pas suffisant à l’heure actuelle pour d’importantes cohortes d’étudiants, par exemple en anglais, il serait bon de mettre en place de nouvelles conventions d’échanges bien ciblées. Ainsi, les pays scandinaves, aux nombreuses universités anglophones, peuvent représenter une alternative au Royaume-Uni. De nombreuses universités allemandes, polonaises, tchèques etc. dispensent aussi des cours en anglais et constitueraient un lieu de destination privilégié pour des étudiants désireux de s’initier parallèlement à d’autres langues étrangères. Pour lutter contre le taux d’échec élevé en première année et le taux de réussite trop faible en trois ans, il conviendrait sans doute de renforcer le pilotage de la formation en travaillant principalement dans trois directions : - une meilleure organisation de l’équipe pédagogique en instituant systématiquement un responsable par année dans chacune des huit spécialités, - la mise en place d’un tutorat plus performant : dans le cadre du Plan de Réussite en Licence, le tutorat de L1 devrait idéalement comporter trois phases distinctes, à savoir un tutorat d’intégration obligatoire pour tous les étudiants en début d’année, un tutorat méthodologique dans la seconde partie du premier semestre pour tous ceux qui en éprouvent le besoin et un tutorat de soutien au deuxième semestre pour tous les étudiants jugés trop faibles à l’issue des premières évaluations, - la pratique systématique de l’autoévaluation - dès que l’Université Jean Moulin s’en sera donné les moyens - pour mieux anticiper les éventuels échecs des étudiants en ayant une connaissance précise de leurs difficultés et de leurs attentes. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : Le pilotage de la formation peut encore être amélioré sur certains points, même s’il est déjà très performant sur d’autres : L’équipe pédagogique n’est pas assez structurée, et son fonctionnement est flou : il manque un responsable par année dans chaque spécialité. Le dispositif de suivi de la population étudiante du Service statistique de l’Université est efficace, et l’équipe pédagogique en tient largement compte. Les enseignants ne semblent pas, pour l’instant, accorder beaucoup d’importance à l’impact des évaluations sur le pilotage de la formation car il n’émerge aucune réflexion sur les résultats de l’évaluation des connaissances des étudiants, et l’évaluation de la formation et des enseignements par les étudiants n’est pas pratiquée. Le diplôme est convenablement valorisé à l’extérieur puisque la mention LLCE de Lyon 3 attire des étudiants issus de départements non limitrophes du Rhône, voire hors région. 2 Projet pédagogique : Le projet pédagogique est assez satisfaisant, hormis le fait que l’évaluation des enseignements n’est pas encore pratiquée (elle devrait être mise en place très prochainement), puisqu’il permet le renouvellement d’une mention traditionnelle : Les objectifs sont clairs et précis ; les débouchés traditionnels, les métiers de l’enseignement, sont bien représentés. L’équipe pédagogique accorde aujourd’hui à juste titre une place plus importante à la médiation linguistique et culturelle. Le contenu et l’organisation des enseignements sont adéquats et permettent l’étude approfondie d’une langue vivante étrangère et l’acquisition de connaissances en matière de culture et de civilisation. L’acquisition de compétences additionnelles et transversales est pleinement réalisée. Les procédures d’évaluation des connaissances des étudiants sont tout à fait satisfaisantes. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : Les dispositifs d’aide à la réussite sont très satisfaisants dans plusieurs domaines, même si le tutorat demande à être reconsidéré : L’accompagnement des étudiants est satisfaisant dans deux domaines importants : l’orientation active, relativement nouvelle, est pratiquée efficacement, et elle devrait peu à peu porter ses fruits ; il existe des enseignements de mise à niveau très performants pour les langues « rares » (arabe, chinois, japonais et russe), voire une année entière de propédeutique si nécessaire. Il n’existe pas d’enseignements pour des groupes spécifiques, notamment un tutorat ciblé pour les étudiants en difficulté. Les unités d’enseignement d’ouverture proposées aux étudiants (sept choix possibles) facilitent les réorientations. Il existe des passerelles contribuant à la mobilité interne au sein de l’établissement (vers d’autres spécialités de la mention ou d’autres mentions). La progressivité des sept parcours fondés entres autres sur ces unités d’enseignement d’ouverture est réelle et conduit à une spécialisation croissante, voire à un début de professionnalisation, notamment grâce à l’élaboration du projet professionnel de l’étudiant au semestre 4. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : L’orientation professionnelle est esquissée dans le parcours Professorat des écoles, mais elle se dessine aussi à travers le possible renforcement de la spécialité en L3 (préparation plus efficace aux concours de l’enseignement secondaire, CAPES et Agrégation). Elle est plus originale quand elle débouche, à l’issue de quatre parcours dits « d’ouverture libre » (Culture littéraire, Histoire, Philosophie, Langue vivante initiation) sur les métiers de la médiation linguistique et culturelle et permet même l’accès au master « Langue – Culture – Entreprise » à finalité professionnelle. On peut toutefois regretter que la formation n’offre pas la possibilité d’effectuer un stage professionnalisant, y compris dans le parcours Professorat des écoles. Il est aussi dommage que l’ouverture sur le monde peine à se concrétiser en raison d’une mobilité internationale insuffisante des étudiants. Evaluation des diplômes Licences – Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université Lyon 3 - Jean Moulin Demande n° S3110055004 Domaine : Arts, lettres, langues Mention : Langues étrangères appliquées Présentation de la mention La licence mention Langues étrangères appliquées (LEA) de l’Université Lyon 3-Jean Moulin est une formation relevant du domaine Arts, lettres, langues. Elle est fondée sur l’étude de deux langues vivantes (Langue A, obligatoirement l’anglais, et Langue B), à laquelle s’ajoute l’apprentissage facultatif d’une troisième langue vivante sous forme d’initiation. Ces cours visant à acquérir la maîtrise de langues vivantes appliquées au monde des affaires sont complétés par l’enseignement de matières d’application comme le Droit, l’Economie et la Gestion. Il s’agit donc d’une filière professionnalisante préparant à une poursuite d’études au niveau d’un master professionnel (par exemple les masters de Langues étrangères appliquées « Langues et Gestion », « Langues-DroitGestion », « Communication internationale des entreprises et administrations », « Commerce international », « Traducteur juridique et commercial » à la Faculté des Langues de l’Université Lyon 3-Jean Moulin). Les débouchés sont essentiellement l’import-export, le marketing, les services juridiques, les ressources humaines, les relations publiques, le journalisme, la documentation, la traduction et l’interprétariat. La licence LEA comporte huit spécialités en fonction des combinaisons de langues choisies : spécialité Anglais-Allemand, spécialité Anglais-Espagnol, spécialité Anglais-Italien, spécialité Anglais-Russe, spécialité Anglais-Polonais, spécialité Anglais-Arabe, spécialité Anglais-Chinois, spécialité Anglais-Japonais. Il existe quatre parcours suivant l’unité d’enseignement d’ouverture (UEO) choisie : Parcours 1 : Droit-Gestion, Parcours 2 : Communication, Parcours 3 : Libre (renforcement en langue avec l’apprentissage d’une troisième langue étrangère + une matière d’application que l’étudiant doit choisir dans l’UEO Droit-Gestion), Parcours 4 : Commerce international ; ce dernier parcours, accessible aux étudiants ayant suivi l’UEO Droit-Gestion ou l’UEO Communication au cours des deux premiers semestres, débute en deuxième année. Il est caractérisé par une plus grande professionnalisation et une obligation de stage en entreprise à la fin de chaque année universitaire. Avis condensé 1 Avis global : La licence Langues étrangères appliquées relève de la « Faculté des Langues » et fait l’objet d’une demande de renouvellement d’habilitation. L’offre de formation a été resserrée par rapport à la précédente campagne d’habilitation, la spécialité « Anglais-Grec moderne » ayant été abandonnée. C’est une très bonne formation qui répond de façon satisfaisante à de très nombreux critères d’évaluation, même si elle présente encore quelques points faibles. Le projet pédagogique est de très bonne qualité, les objectifs bien définis (accès à de nombreux masters professionnels), le contenu et l’organisation des enseignements sont parfaitement adaptés à la maîtrise de langues étrangères appliquées au monde des affaires. Le vaste choix des combinaisons de langues, l’étude de langues rares, la diversité des parcours, l’encouragement à la mobilité internationale des étudiants et l’ouverture sur le monde professionnel sont assurément des gages de réussite. Les quelques points faibles qui subsistent à l’heure actuelle, essentiellement un taux élevé d’abandon en première année, un faible taux de réussite en trois ans et un pilotage insuffisant de la formation, notamment au niveau de l’évaluation des enseignements et du suivi des étudiants, devront toutefois retenir l’attention de l’équipe pédagogique et être corrigés à l’avenir pour conforter le succès de la formation. Points forts : Le contenu et l’organisation des enseignements sont parfaitement adaptés à la maîtrise de langues étrangères appliquées au monde des affaires, avec des possibilités de mise à niveau ou d’initiation pour certaines langues peu étudiées dans l’enseignement secondaire et une progressivité de la professionnalisation au fur et à mesure que croît la part réservée aux matières d’application. La formation constitue un tremplin efficace pour accéder à de très nombreux masters professionnels et aux débouchés du secteur tertiaire. Le vaste choix des combinaisons de langues (huit spécialités), l’enseignement de langues rares (le russe, le polonais, l’arabe, le chinois et le japonais) et la diversité des parcours (quatre parcours possibles) permettent à la filière LEA de l’Université Lyon 3-Jean Moulin de se démarquer d’autres formations du même type. L’encouragement à la mobilité internationale est particulièrement sensible (possibilité de deux expériences à l’étranger dans deux pays différents) ; les étudiants sont convenablement encadrés par le Service des Relations Internationales et les responsables pédagogiques pour chaque langue, et leurs études à l’étranger bien financées, notamment grâce à un partenariat avec la Région Rhône-Alpes. Points faibles : Le taux d’abandon en première année est très élevé (59 %), et le taux de réussite en trois ans est faible (environ 30 %). Le pilotage de la formation n’est pas encore assuré de façon pleinement satisfaisante : la structure de l’équipe pédagogique reste floue, il y a encore trop peu de contacts des enseignants avec les secteurs public et privé, avec les futurs étudiants, les étudiants inscrits dans la formation et les anciens diplômés. L’autoévaluation de la formation et des enseignements n’est pas encore pratiquée. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement : Pour lutter contre le taux d’échec élevé en première année, il faudrait peut-être afficher plus clairement la structure de l’équipe pédagogique, notamment les responsables d’années. Les enseignants doivent pouvoir se répartir les responsabilités pour assurer un encadrement optimal des étudiants et être capables de leur accorder individuellement dès la L1 les entretiens nécessaires à l’élaboration de leur projet personnel. L’éclatement de la mention en huit spécialités pourrait par exemple donner lieu à un partage des tâches par année à l’intérieur de chaque spécialité, plus propice à l’encadrement d’effectifs relativement importants. Le tutorat de première année devrait aussi être optimisé dans le cadre du Plan de Réussite en Licence et comporter idéalement trois phases distinctes : tutorat d’intégration obligatoire pour tous les étudiants en début d’année, tutorat méthodologique dans la seconde partie du premier 2 semestre pour tous ceux qui en éprouvent le besoin et tutorat de soutien au deuxième semestre pour tous les étudiants jugés trop faibles à l’issue des premières évaluations. Enfin, il serait sans doute utile de renforcer la communication en général (faire connaître la formation, ses exigences et son excellence, dans les structures académiques et les lycées, développer un réseau d’« anciens » pour mieux toucher les entreprises) de façon à dynamiser la formation et à inciter de bons élèves à s’y inscrire pour améliorer qualitativement le recrutement. Il conviendrait également d’accorder une grande importance aux procédures d’autoévaluation, garantes du succès de l’étudiant et du bon pilotage de la formation, qui seront prochainement mises en place par l’Université Jean Moulin dans chacune de ses composantes. La connaissance précise des difficultés et des attentes de la population étudiante permettrait sans doute de mieux anticiper son éventuel découragement et ses échecs et, plus particulièrement, de mieux gérer les différentes formes de tutorat. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : Le pilotage de la formation n’est pas encore entièrement satisfaisant : L’équipe pédagogique n’est pas assez structurée, et son fonctionnement est flou : il manque des responsables d’années dans chaque spécialité. Le dispositif de suivi de la population étudiante du Service statistique de l’Université est efficace, et l’équipe pédagogique en tient compte. L’impact des évaluations sur le pilotage semble nul : il n’existe apparemment aucune réflexion sur les résultats de l’évaluation des connaissances des étudiants, et l’évaluation de la formation et des enseignements n’est pas pratiquée. Le diplôme n’est pas assez valorisé à l’extérieur : les liens avec les structures académiques, avec les établissements du secondaire et les entreprises sont encore trop lâches. 2 Projet pédagogique : Le projet pédagogique est très satisfaisant, si l’on fait abstraction du fait que l’évaluation des enseignements n’est pas encore pratiquée (elle devrait être mise en place très prochainement) : Les objectifs sont clairs et précis, les débouchés assurés, notamment par l’accès aux masters professionnels de la mention LEA et des autres composantes travaillant en synergie avec la Faculté des Langues. Les contenus et l’organisation des enseignements sont tout à fait adéquats et permettent une bonne connaissance des langues appliquées étudiées ainsi que la progressivité de la professionnalisation. L’acquisition de compétences additionnelles et transversales est bien réelle. L’évaluation des connaissances des étudiants est conduite avec efficacité. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : Les dispositifs d’aide à la réussite sont satisfaisants dans plusieurs domaines, ils demandent à être améliorés sur certains points précis : L’accompagnement des étudiants est en bonne voie : l’orientation active semble pratiquée efficacement, il existe des enseignements de mise à niveau très performants pour les langues rares, voire une année entière de propédeutique si nécessaire. Il n’existe pas d’enseignements pour des groupes spécifiques, notamment un tutorat ciblé pour les étudiants en difficulté. L’offre des unités d’enseignement d’ouverture proposée aux étudiants (trois choix possibles) fait que les réorientations sont à la portée des étudiants. Il existe des passerelles contribuant à la mobilité interne au sein de l’établissement (vers d’autres spécialités de la mention ou d’autres mentions). 3 La progressivité des quatre parcours fondés entre autres sur ces UEO est efficace et conduit à une professionnalisation croissante, notamment grâce à l’élaboration du projet professionnel de l’étudiant au semestre 6. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : L’orientation professionnelle est facilitée par la nature professionnalisante de la formation, une ouverture sur de nombreux masters professionnels et l’encouragement à une mobilité internationale attractive et performante. L’originalité et l’enrichissement que représente le parcours « Commerce international » sont remarquables. L’ouverture sur le monde professionnel est en effet très rapide en raison de l’intervention d’un grand nombre de professionnels dans la formation et grâce à la mise en place de stages professionnalisants obligatoires dès la deuxième année. En conséquence, ce parcours peut plus facilement déboucher sur une insertion professionnelle dès la validation de la licence. On notera toutefois qu’il permet aussi une poursuite d’études au niveau du master « Commerce international ». 4 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université Lyon 3 - Jean Moulin Demande n°S3110055008 Domaine : Sciences humaines et sociales Mention : Philosophie Présentation de la mention Le premier cycle (ou licence) de la mention Philosophie de l’Université Lyon 3 offre un enseignement très spécialisé en vue de la formation d’enseignants et de chercheurs dans cette discipline, tout en proposant, grâce à des parcours différenciés, de préparer au professorat des écoles et aux métiers de la documentation, de l’information ou de l’édition. On note une forte spécialisation disciplinaire utile à une licence unique dans le paysage universitaire lyonnais et bien étayée par des dispositifs d’aide à la réussite. L’ouverture déjà amorcée de la mention sur d’autres disciplines ou débouchés doit être activement poursuivie. Avis condensé Avis global : Seule licence de Philosophie délivrée par une université lyonnaise, cette mention nécessaire propose un fort enseignement dans la discipline de spécialisation (notamment dans le parcours Philosophie renforcée) avec pour objectif principal la formation d’enseignants et de chercheurs. Les dispositifs d’aide à la réussite du plan « Licence » de la Faculté sont particulièrement bien relayés dans la mention par des procédures de soutien et du tutorat bien pensées, désormais bien rôdés et confirmés par des résultats plutôt bons dans la lutte contre l’abandon en L1. La formation reste cependant trop largement monodisciplinaire ; la consolidation de la culture générale pourrait être davantage prise en compte par un éventail plus large d’enseignements d’ouverture et le parcours « SHS », judicieusement introduit pour permettre d’autres débouchés, mériterait d’être plus lisible. Points forts : Une formation solide et complète en philosophie. Une expérience pédagogique confirmée par des résultats plutôt bons dans la lutte contre l’abandon en L1, grâce au relais du plan « Licence » de la Faculté pris notamment par des groupes de soutien sous la direction d’un enseignant référent et des dispositifs de tutorat bien pensés. Fort tronc commun entre les différents parcours. Un choix de 4 parcours intéressants, généralement bien construits et en adéquation avec les deux objectifs d’une formation licence de qualité et d’une poursuite des études en master. Points faibles : Un parcours « SHS » très peu lisible alors que son principe est pertinent. Le poids des cours magistraux en L3 est excessif (et probablement pas conforme aux textes) : presque 90 % (100 % dans le parcours Philosophie !). Le dossier est mal renseigné sur le devenir des étudiants. La formation est quasi monodisciplinaire. 1 Le parcours Langage tourné vers la « culture indienne » doit être justifié dans l’environnement universitaire ou académique. Un enseignement de langue vivante (LV) trop réduit. L’absence d’ouverture sur la formation continue. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement : Le devenir des étudiants sortants (de fin de L1 à fin de L3) devrait faire l’objet d’enquêtes régulières par l’établissement. Il serait bon de mettre en place, ou en évidence si le dispositif existe déjà, des passerelles d’un parcours à l’autre après le S1 ou le S2, après évaluation des résultats des étudiants en adéquation ou pas avec leur choix initial d’options. L’élaboration d’un référentiel de compétences transversales renforcerait le suivi individuel des étudiants. La maquette de la mention de Philosophie pourrait être sensiblement améliorée par l’adjonction de réelles unités d’ouverture (de culture générale) dans le parcours « Philosophie renforcée » et plus généralement d’un renforcement de la LV1. L’ouverture internationale de la mention (5 % d’étudiants étrangers) devrait inciter à encourager la mobilité des étudiants de l’Université par un assouplissement des conditions actuellement posées. La lisibilité du parcours « SHS » devrait être améliorée par une subdivision en deux parcours distincts ou par le renforcement d’un tronc commun avant la L3. Même en tolérant une grande souplesse d’application, le principe d’équilibre entre CM et TD doit être respecté. L’ouverture au public de la formation continue devrait être encouragée. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : Le pilotage de la mention serait peut-être amélioré par la mise en place de professeurs référents pour les quatre parcours, dispositif qui pourrait notamment faciliter la réflexion sur le suivi des sortants et la définition de critères de passages d’un parcours à l’autre après le S1 ou le S2 : ce dispositif de passerelle « interne » (absent au moins dans le dossier) serait à mettre en place par une évaluation sur le choix initial des étudiants et sa pertinence à l’épreuve d’un ou deux semestres. Cette souplesse serait peut-être aussi un facteur attractif à mettre en valeur pendant les journées de présentation des parcours et débouchés. L’évaluation des enseignements par les étudiants est désormais mise en place avec une procédure unique (questionnaire anonyme) pour l’ensemble de l’UJM. Elle devrait donner matière à un bilan annuel et à des propositions d’orientations pédagogiques. La population étudiante mérite qu’on s’y attarde : les taux de réussite sur 3 ans (50 %) et d’abandon en L1 (inférieur à 30 %), s’ils ne sont évidemment pas satisfaisants, restent tout de même meilleurs que ceux relevés dans des formations comparables. Ce relatif succès est sans doute lié au recrutement des étudiants (bacheliers généraux pour l’essentiel), mais il serait injuste de ne pas reverser une part des mérites à l’équipe pédagogique. 2 Projet pédagogique : La mention est la seule licence de Philosophie délivrée par une université lyonnaise et cette position peut expliquer un fort enseignement disciplinaire en vue de la formation d’enseignants et de chercheurs (parcours Philosophie renforcée). Il est sans doute dommage que cette spécialisation utile ne laisse aucune place à de réelles unités d’ouverture tournées vers le renforcement d’une culture générale pas nécessairement acquise ou complète. 2 Autour d’un fort tronc commun (¾ des enseignements de L1 à L3), d’autres parcours (Professorat des écoles, Langage et SHS) attestent la prise en compte de la réalité des débouchés en offrant d’autres voies (dont édition, journalisme, documentation, etc.). Le parcours Langage, mal renseigné dans le dossier, est tourné vers la « culture indienne », mais ce choix devrait être justifié dans ses applications comme dans ses finalités. Le parcours « SHS » paraît trop dispersé (avec un choix entre Information-communication, Histoire, Documentation, Géographie, Lettres classiques, etc.) et donc peu lisible dans le contenu et dans les finalités. Après étude des effectifs potentiels, une subdivision en deux parcours serait sans doute plus claire : par exemple l’une autour de Documentation, Information-Communication et Patrimoine, l’autre autour d’Histoire, Lettres classiques, Mondes Anciens. Autre possibilité : un fort tronc commun SHS en L1 et L2 (qui éviterait la dispersion) et une diversification en L3, avec en plus un parcours qui orienterait plutôt vers le master professionnel : Ethique et développement durable. Sauf à considérer que le niveau des étudiants entrants est bon voire très bon (et dans ce cas, il devrait y avoir un dispositif d’évaluation), le volume d’enseignement d’une première langue vivante (qui pourrait ne pas être nécessairement l’anglais) n’est peut-être pas suffisant (15 h par semestre) et pourrait être renforcé en L2 et L3. L’équipe pédagogique devrait engager une réflexion sur l’élaboration d’un référentiel de compétences transversales, peu ou pas analysées dans le dossier par confusion avec les enseignements non disciplinaires. Le poids des CM est excessif en L3: presque 90 % (100 % en parcours Philosophie !). 3 Dispositifs d’aide à la réussite : La mention prend en compte un renforcement du suivi individuel prévu par le Plan Licence de la Faculté, avec une formation améliorée en méthodologie et des groupes de soutien constitués après entretiens avec un enseignant référent dont les missions devraient être plus clairement annoncées. S’y ajoutent des dispositifs de tutorat bien pensés, notamment en S2 pour accompagner individuellement le projet professionnel (bilan des difficultés et étude d’une réorientation) et le tutorat de réinscription pour un « redoublement intelligent » ou une réorientation vers un parcours professionnalisant. La part des CM est croissante et très forte en L3 ; il y aurait sans doute à augmenter la part des TD, mais les résultats obtenus par l’équipe (voir ci-dessus) relativisent le caractère prioritaire de cette remarque. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : La mention vise clairement à l’entrée en 2nd cycle et ne comporte ni UE de préparation aux licences professionnelles, ni stage. Elle ouvre sur 5 masters (prolongements partagés entre 3 Licences), dont 4 masters recherche et un master professionnel : Ethique et développement durable. Si 80 % des licenciés poursuivent en master de Philosophie, les amendements suggérés plus haut quant au parcours « SHS » devraient permettre d’élargir l’offre de formations des 20 % restants. Il paraît un peu excessif de limiter à la 3ème année et sous réserve de validation complète de L1 et L2, un éventuel séjour à l’étranger (qui aujourd’hui concerne très peu d’étudiants, il est vrai). 3 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université Lyon 3 - Jean Moulin Demande n° S3110055034 Domaine : Droit, économie, gestion Mention : Droit Présentation de la mention La licence en Droit a pour objet de permettre aux étudiants d'acquérir une culture juridique générale commune et de se familiariser avec la méthodologie propre aux juristes. En particulier, elle vise à l’acquisition de la capacité à qualifier une situation juridique et à lui appliquer le régime juridique correspondant. La maîtrise du raisonnement juridique est l’objectif fondamental des trois années de la licence. La cohérence et la progressivité des enseignements est très satisfaisante. A l’issue de sa formation en licence en Droit, organisée de façon classique en cours magistraux et travaux dirigés, l’étudiant possède une culture juridique solide et poursuit ses études par un master juridique ou, plus rarement, s’oriente vers les concours administratifs ou le marché professionnel du secteur privé. Avis condensé Avis global : La licence en Droit de l’Université Lyon 3-Jean Moulin, très ancienne, propose aujourd’hui deux parcours : Droit privé et Droit public. Elle est ouverte sur deux sites : Lyon et Bourg-en-Bresse. Son organisation est classique et permet l’acquisition des compétences juridiques tant en termes théoriques que de méthode. Elle se donne pour objectif de former les étudiants aux fondamentaux du droit. Pour atteindre cet objectif, la licence s’organise autour d’un dispositif d’accompagnement des étudiants malgré des effectifs étudiants très importants et en augmentation (1800 étudiants en L1). La cohérence des enseignements s’inscrit au sein d’une équipe de pilotage bien structurée. Malgré l’obligation faite aux étudiants de suivre un enseignement d’anglais, la formation reste encore insuffisamment ouverte sur l’international. De même, l’information sur les métiers paraît insuffisante pour l’étudiant désireux de préciser son projet professionnel au cours de la licence. Points forts : Formation complète et rigoureuse. Dispositifs d’accompagnement des étudiants. Points faibles : Ouverture professionnelle et internationale insuffisante. Dispositifs de réorientation peu effectifs. 1 NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement : La mention pourrait développer des dispositifs de réorientation et prendre davantage en compte l’ouverture professionnelle et internationale. Certaines rubriques pourraient être mieux renseignées, notamment celles concernant le devenir des étudiants diplômés et non diplômés. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : Le pilotage de la licence en Droit est tout à fait satisfaisant. L’équipe pédagogique est sérieuse bien que la présentation de ses membres soit dispersée dans le dossier. Actuellement, aucun dispositif d’évaluation des enseignements par les étudiants n’est encore en place. La valorisation du diplôme, assurée par des dispositifs d’information des lycéens, est satisfaisante. 2 Projet pédagogique : Le projet pédagogique est clair et la justification de la licence est convaincante. Il faut en outre noter que la licence en Droit a été remaniée. En effet, les matières de chaque semestre sont désormais clairement identifiées en enseignements fondamentaux, complémentaires et d’ouverture (histoire et économie-gestion). La troisième année marque un début de spécialisation en droit public ou privé. Les règles de compensation peuvent en revanche être davantage clarifiées. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : Les dispositifs en cause sont convenables malgré des effectifs étudiants importants dans la licence. Le plan licence appliqué est défini au niveau de l’Université. L’organisation d’un tutorat d’accompagnement, qui s’appuie sur des permanences assurées par des étudiants de master 2, complète utilement le dispositif. L’expérimentation sur une série de deuxième année d’un module d’exercices juridiques destiné à aider les étudiants passés difficilement en deuxième année et assuré par un enseignant expérimenté atteste également de la volonté des responsables de la licence de proposer un suivi le plus proche possible des étudiants. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : Les données relatives à ces informations sont insuffisamment connues et pas assez utilisées dans le pilotage. La préparation à l’orientation, l’information sur le monde professionnel constituent l’un des points faibles de la licence en Droit. L’ouverture internationale demeure également insuffisante. 2 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université Lyon 3 - Jean Moulin Demande n° S3110055044 Domaine : Droit, économie, gestion Mention : Science politique-Droit Présentation de la mention La licence Science politique-Droit de l’Université Lyon 3-Jean Moulin est de facture assez classique associant les deux disciplines tout au long des six semestres de 30 crédits chacun. L'étudiant suit une " Unité Science politique " et une " Unité Droit ". Cette association implique donc un niveau élevé en termes d’exigence scientifique et une charge de travail lourde. La licence se propose de donner à l’étudiant des connaissances fondamentales dans le domaine de la science juridique et de la science politique. A l’issue de sa formation, l’étudiant doit non seulement maîtriser le vocabulaire juridique principal et la qualification juridique d’une situation de fait, mais aussi savoir analyser les situations politiques et les questions internationales. La licence conduit la plupart des étudiants à la poursuite des études juridiques dans un master de droit public ; seul un nombre très restreint d’étudiants s’oriente immédiatement vers le marché du travail (administrations publiques, secteur parapublic, journalisme et communication). Avis condensé Avis global : La mention Science politique-Droit, créée en 2007 et mise en place progressivement (la troisième année a été ouverte en 2009/2010) est examinée en vue de son renouvellement. Elle vise à l’obtention des compétences traditionnellement attendues de ce diplôme. Chaque semestre est organisé autour de deux unités qui donnent son nom à la mention : science politique et droit. Les débouchés naturels sont constitués par les métiers du droit public et de la science politique. Un nombre restreint d’étudiants présente les concours administratifs, les autres poursuivent en master 1, la licence étant d’ailleurs conçue pour que les étudiants puissent intégrer un master juridique. Les effectifs sont stabilisés à 250 étudiants inscrits environ, ce qui montre une solide attractivité de la mention qui apporte les connaissances en sciences juridiques et politiques nécessaires à une poursuite d’études. La réussite des étudiants est prise en compte de façon satisfaisante par un système de tutorat. L’information apportée aux étudiants sur l’ouverture professionnelle aux mondes juridique et judiciaire et sur l’ouverture internationale du diplôme reste trop lacunaire. Points forts : Formation assez complète et rigoureuse. Développement d’une pédagogie innovante. Dispositifs d’aide à la réussite. 1 Points faibles : Absence d’éléments d’information sur le devenir des étudiants qui abandonnent le cursus avant le diplôme. Ouverture professionnelle et internationale insuffisante. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement : Il pourrait être recommandé de fournir des informations sur les sortants non diplômés de première ou deuxième année. La politique des stages pourrait être renforcée, diversifiée et faire l’objet d’une prise en compte dans les unités d’enseignements. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : L’équipe pédagogique est structurée autour d’un directeur des études et de responsables d’années. L’utilisation des informations – inévitablement parcellaires, la troisième année de la licence n’ayant ouvert qu’en 2009/2010 – sur la population étudiante est actuellement insuffisante pour assurer un pilotage adéquat. 2 Projet pédagogique : L’existence de la mention Science politique-Droit est assez bien justifiée et s’appuie sur une pédagogie innovante. Les exigences du programme sont importantes et supposent un niveau de travail soutenu. Les matières de chaque semestre sont clairement identifiées en enseignements fondamentaux, complémentaires et d’ouverture (histoire et économie-gestion). Un nombre important de crédits ECTS est affecté à l’anglais enseigné au cours de chaque semestre. Les règles de compensation sont en revanche insuffisamment claires. 3 Dispositifs d’aide à la réussite Plusieurs dispositifs d’aide à la réussite existent. Le plan licence appliqué est défini au niveau de l’Université. L’organisation d’un tutorat d’accompagnement qui s’appuie sur des étudiants de master 2 complète utilement le dispositif. L’expérimentation sur une série de deuxième année d’un module d’exercices juridiques destiné à aider les étudiants passés difficilement en deuxième année et assuré par un enseignant expérimenté atteste également de la volonté des responsables de la licence de proposer un suivi le plus proche possible des étudiants. Un effort est également mené en direction d’un renforcement de la plateforme pédagogique virtuelle. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies: Ces informations ne sont pas disponibles, la troisième année de licence ayant été ouverte à la rentrée universitaire 2009-2010. La préparation à l’orientation et l’information sur le monde professionnel restent le principal point faible de la licence. 2 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université Lyon 3 - Jean Moulin Demande n° S3110055060 Domaine : Droit, économie, gestion Mention : Economie - Gestion Présentation de la mention Cette mention de licence, intitulée Economie – Gestion, propose aux étudiants cinq parcours de formation distincts. Les deux premiers parcours, accessibles dès la première année (c’est-à-dire après l’obtention du baccalauréat) permettent de s’orienter soit vers l’administration des entreprises et les sciences sociales, soit vers la gestion des entreprises. Il s’agit des parcours Administration des Entreprises et Société (AES, à vocation pluridisciplinaire : économie, gestion, mais aussi droit et sciences humaines et sociales) et Gestion et Economie appliquée (G&E, à vocation plus théorique et méthodologique, avec davantage d’analyse économique, de principes de gestion, de mathématiques et de statistiques). Les trois autres parcours ne sont accessibles qu’à un niveau bac + 1 ou bac +2, et ce, après une sélection sur dossier et/ou un entretien et/ou une épreuve écrite. Ces parcours offrent aux étudiants la possibilité de se spécialiser dans différents domaines de l’économie et de la gestion. Il y a ainsi un parcours Sciences de gestion (SG), décliné en deux options : option générale et option sciences comptables et financières, un parcours Management des équipes, qualité et développement durable (MEQ2D), dispensé en alternance (c’est-à-dire une semaine en cours, suivie d’une semaine en entreprise), et un parcours Econométrie. Compte tenu de la diversité des parcours, cette licence offre de multiples débouchés, notamment en matière de gestion des PME – PMI, et ce, que ce soit dans le domaine de la comptabilité, de la gestion des ressources humaines, des outils d’aide à la décision, etc. Elle permet également aux étudiants de préparer la plupart des concours administratifs de catégorie A ou B, et notamment le concours de professorat des écoles, grâce à la mise en place d’un module dédié. Avis condensé Avis global : Cette licence a pour principal intérêt de rassembler en son sein un grand nombre de domaines en économie et gestion. En offrant deux parcours généraux dès la première année, puis la possibilité de s’inscrire dans des parcours sélectifs dès la deuxième année, elle permet aux étudiants de s’orienter progressivement et de construire leur projet professionnel au fur et à mesure de leur formation. Fondée sur une équipe pédagogique relativement diversifiée (économistes et gestionnaires, bien évidemment, mais aussi juristes, mathématiciens, informaticiens et enseignants de langues), elle offre aux étudiants la possibilité d’aborder différentes disciplines. Cela s’avère renforcé par la présence tout au long des deux parcours généraux de multiples unités d’enseignement d’ouverture. En accordant un poids important à l’enseignement des langues et à l’aide à l’insertion professionnelle, cette licence semble bien ancrée dans la réalité du monde professionnel, même si l’on peut regretter l’absence de professionnels parmi l’équipe enseignante décrite dans le dossier. 1 Toutefois, il convient de noter que les dispositifs d’aide à la réussite en licence semblent trop peu développés, et ceci, est d’autant plus ennuyeux que les taux de réussite en L1, dans chacun des deux parcours généraux, sont vraiment très faibles. Points forts : Possibilité d’orientation progressive des étudiants, et ce, grâce à l’existence de différents parcours, mais aussi en raison de la diversité et du nombre relativement important des unités d’enseignement d’ouverture au cours de chacun des six semestres. Poids important accordé à l’enseignement des langues : anglais obligatoire, possibilité d’anglais renforcé ou de l’étude d’une seconde langue ou d’une langue rare, et ce, lors de chacun des six semestres. Présence d’un dispositif d’évaluation des enseignements, dont les résultats sont effectivement utilisés pour remettre en cause l’existence de certains enseignements. Points faibles : Assez peu de dispositifs d’aide à la réussite en L1, alors que les taux de réussite en L1 sont vraiment très faibles (le plan réussite en licence n’est d’ailleurs pas évoqué dans le dossier). La volonté d’articuler dans une unique mention de formations à vocation professionnelle (et avec sélection) et de formations ouvertes à un large public dont le projet professionnel est souvent à construire devrait se traduire par un accompagnement renforcé des étudiants suivant les parcours ouverts dès la L1. Il n’apparaît pas, du moins à la lecture du dossier, que cette exigence soit vraiment satisfaite. La structuration de cette mention est très complexe et devrait être simplifiée (a minima prévoir démarrage des parcours avec sélection au même semestre). NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement : Dans le cadre de la licence Economie-Gestion, il conviendrait de développer davantage de dispositifs d’aide à la réussite, notamment en L1. Il serait également souhaitable de mieux décrire l’organisation interne de cette licence. Enfin, il pourrait être utile de développer un système d’observation statistique du devenir des étudiants quittant la licence, et ce, en distinguant les différents parcours. En outre, il apparaît nécessaire d’étendre à l’ensemble des parcours la qualité de ce qui se fait dans les parcours sélectifs. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : Fondée sur une équipe d’enseignants provenant de différentes sections du CNU, la licence d’Economie-Gestion semble être pilotée à un niveau très général. Seule une équipe de quatre personnes est décrite dans le dossier. La façon dont cette licence est effectivement organisée est insuffisamment décrite. La présence de directeurs d’études n’est pas certaine. Il conviendrait de mieux présenter la structuration de cette licence, à un niveau plus fin. 2 Projet pédagogique : Le projet pédagogique est clair, cohérent et pertinent. Cette licence permet de répondre aux besoins des PME – PMI en matière d’encadrement moyen polyvalent. Organisée, chaque semestre, en enseignements fondamentaux, enseignements complémentaires et enseignements d’ouverture, elle dispense aux étudiants, aussi bien, les bases 2 indispensables à leurs futurs emplois que les aspects annexes. Toutefois, on peut regretter qu’elle introduise très tôt la sélection dans certains parcours. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : Les dispositifs d’aide à la réussite sont insuffisamment développés, et cela est d’autant plus ennuyeux que les taux de réussite en première année sont particulièrement faibles. En effet, si l’orientation active se donne pour objectif de prévenir les difficultés des futurs étudiants et si la journée de prérentrée permet de donner des conseils aux étudiants, ceux-ci semblent ensuite être assez peu entourés. Il serait peut-être souhaitable de créer des dispositifs permettant de répondre aux difficultés particulières des étudiants, autres que les cours de méthodologie du travail universitaire et le tutorat (qui semble facultatif, et dont on ne connaît ni la fréquentation, ni les résultats). Il conviendrait de rééquilibrer les efforts d’encadrement entre les parcours sélectifs et ceux qui débutent en L1. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : De nombreux dispositifs sont mis en place pour aider les étudiants dans leur insertion professionnelle. Aussi, ceux-ci semblent-ils bien préparés à l’insertion professionnelle, notamment ceux qui sont inscrits dans les parcours sélectifs, davantage professionnalisants. Toutefois, on peut regretter qu’il n’y ait pas de suivi du devenir des étudiants, aucune information statistique relative à ce sujet n’étant fournie dans le dossier. 3 Observations du président -0- Réponse de l’Université Jean Moulin LYON 3 aux remarques de l’AERES sur son offre de formation « Licence » OBSERVATIONS GÉNÉRALES Le pilotage de l’offre de formation au niveau licence a eu pour objets principaux de rationaliser les mentions en définissant des parcours précis, de renforcer l’aide à la réussite et d’accroître la part de la professionnalisation et de l’acquisition de compétences transversales. Pour parvenir à cet objectif, l’Université Jean Moulin Lyon 3 s’est fondée sur un ensemble très complet de données statistiques qui lui ont permis d’avoir une bonne connaissance de sa population étudiante. L’expertise de l’AERES a validé ces différents points et c’est un motif de satisfaction pour toute la communauté enseignante. Nous avons bien conscience que certains aspects de notre offre doivent encore être améliorés et l’effort porteront sur les points suivants : - Fonctionnement des équipes pédagogiques : nous partageons le souci de l’expertise pour le fonctionnement des équipes pédagogiques de certaines mentions de Licence. Notre préoccupation, dans certains domaines, est de faire revenir vers l’enseignement au niveau Licence des professeurs qui l’ont délaissé au profit du niveau master. Nous réfléchissons actuellement aux moyens incitatifs que nous pourrions utiliser pour permettre ce retour des enseignants les plus titrés vers les premières années de formation. Par ailleurs, si le pilotage de l’offre de formation a permis de définir des équipes pédagogiques dans bon nombre de mentions, ce n’est pas vrai de toutes, et cela ne signifie pas que leur fonctionnement soit suffisant. Les mentions à gros effectifs (droit, IAE) nécessitent un investissement tout particulier que les procédures en cours d’élaboration concernant la valorisation et les primes devraient permettre de récompenser. Il reste enfin un travail de fond, quasiment culturel dans certains cas, qui consiste à convaincre les enseignants chercheurs que la population étudiante actuelle nécessite un encadrement plus étroit que celui qui pouvait paraître suffisant il y a simplement une dizaine d’années. - Manque de non-universitaires dans certaines équipes pédagogiques : même si elle n’est pas négligeable en droit et à l’IAE, la part des professionnels peut effectivement paraître un peu faible dans certaines mentions, en particulier celles qui concernent les -1- disciplines les plus académiques. Nous ne le nions pas, mais nous ne pensons pas qu’il s’agisse là d’une caractéristique propre à l’Université Jean Moulin Lyon 3 : les universités comparables ont toute la même difficulté à professionnaliser leurs formations initiales. Il faut dire que le volume horaire réduit des licences par rapport à d’autres formations du supérieur, la part donnée à l’apprentissage de compétences transversales, l’introduction de discipline d’ouverture et l’extrême difficulté qu’il y aurait à la généralisation des stages à ce niveau et dans des disciplines qui ne sont pas tournées vers une insertion professionnelle immédiate, ne permettent pas d’obérer la formation disciplinaire davantage, sauf à la réduire comme peau de chagrin. - Les compétences transversales : le rapport pointe du doigt leur présence insuffisante dans certaines mentions. Nous avons encore beaucoup de travail dans ce domaine. La formation en langue vivante est encore globalement insuffisante. Après la généralisation en master d’un cours en anglais, plutôt qu’un cours d’anglais, généralisation qui est en cours, mais est encore loin d’être complète, on peut imaginer un dispositif semblable en licence. Il a l’avantage de pouvoir associer l’apprentissage d’une compétence transversale avec l’acquisition de savoirs ou de méthodes disciplinaires. L’utilisation plus fine des emplois de professeurs ou maîtres de conférences associés pourraient permettre de pallier partiellement la difficulté. Mais cette difficulté ne sera vraiment résolue que dans quelques années, quand le corps professoral formé en une époque où l’exigence de la pratique d’une langue vivante était moindre, aura été remplacé par une nouvelle génération. Quoi qu’il en soit, l’université a conscience que c’est par la multiplication des cours en anglais qu’elle parviendra à donner à ses étudiants le niveau linguistique aujourd’hui indispensable. - Les dispositifs d’aide à la réussite : certes tout n’est pas parfait, mais nous trouvons un peu injustes les réticences de l’Agence vis-à-vis de notre mise en œuvre de ces dispositifs, somme toute assez nombreux. On peut mentionner le développement du Pôle universitaire de proximité (PUP), le tutorat d’encadrement pédagogique proposé dans toutes les composantes et le tutorat de conseil à la réinscription dans le cadre du plan réussite en licence, l’orientation active, le dispositif REACTIV mis en place par le SCUIO-IP pour faciliter la réorientation des étudiants en situation de décrochage, l’amélioration des journées d’accueil des nouveaux étudiants… Ces dispositifs n’ont certes pas tous atteint leur régime de croisière, mais leur évaluation constante permet de les améliorer d’année en année. Enfin, la définition de parcours plus cohérent, dans le cadre du reformatage de l’offre de formation, est en soi un dispositif d’aide à la réussite. Nous espérons que ces dispositifs d’orientation et de réorientation nous permettrons d’améliorer rapidement le taux d’abandon en L1, trop élevé dans certaines mentions. - Faible taux de réussite en 3 ans : la situation est très diverse selon les mentions. Mais dans certains cas, le taux de réussite en 3 ans n’apparaît pas aux équipes pédagogiques comme une panacée : il n’est pas certain qu’il ne faille pas opérer aussi une mesure du tôt de réussite sur 4 ans. En tout état de cause, la mesure du taux de réussite en 3 ou 4 ans doit être corrélée avec la poursuite d’études et le devenir professionnel. C’est donc des enquêtes à 30 mois qu’il convient de mettre en œuvre en sortie de L3 pour mesure l’efficacité d’une sortie en 3 ou 4 ans. Les consignes ministérielles de généralisation des enquêtes d’insertion à plus de 30 mois devraient permettre d’apporter une réponse à cette question. En tout état de cause, nous considérons que le taux de réussite en 3 ans est un indicateur parmi d’autres. -2- - Information insuffisante sur le devenir des étudiants diplômés et non diplômés : c’est un souci constant du Service Statistiques de l’université (qui nous a déjà permis une connaissance assez fine de la population étudiante) que d’arriver à mettre en place un suivi de cohorte plus précis, notamment en ce qui concerne la sortie de L1 et celle de L3. Un partenariat en cours sur le sujet entre le Service Statistiques et le SCUIO-IP devrait porter ses fruits en ce domaine. - Des mentions insuffisamment ouvertes sur l’international : il faudrait en effet renforcer la politique de double diplôme au niveau de la licence qui est, comme partout, le niveau le moins tourné vers la mobilité. OBSERVATIONS SPÉCIFIQUES Domaine Art-Lettres-Langues Mention Lettres Classiques Avis global Les débouchés principaux de la L3 sont certes le Master Recherche Lettres classiques et la préparation des concours de l’enseignement, mais ce n’est aucunement limitatif. Certains étudiants se sont d’ailleurs orientés ces dernières années vers d’autres Master Recherche (Lettres modernes, Philosophie) ou Master professionnel (Archéologie et patrimoine). S’y ajoute désormais le nouveau Master Culture Entreprise ouvert par la Faculté des Lettres précisément pour diversifier les débouchés et dans lequel une étudiante est inscrite cette année dans l’option Lettres Classiques. Enfin, les professions artistiques et culturelles ne sont pas non plus exclues, comme cela est précisé au point III.3 du dossier (“poursuite d’études visées”). L’objectif n’est pas tant de rivaliser avec les grandes écoles, comme il est dit dans le rapport, que d’assurer convenablement la formation de leurs élèves, en Master bien sûr, mais aussi en L3, puisqu’il n’y a pas d’enseignement de ce niveau dans les écoles normales supérieures. C’est ce que nous essayons de faire, notamment cette année en L3, où la présence d’élèves de l’ENS de Lyon a dynamisé l’ensemble de la classe, au profit de tous. Nous ne voyons pas là un inconvénient, mais au contraire un avantage pour la formation des étudiants. Nous constatons en effet, comme le rapport lui-même, qu’il y a dans ce domaine à Lyon une demande et un public pour ces formations « classiques », et notre rôle nous semble être d’y répondre, ce qui n’empêche évidemment pas, au contraire, que nous ouvrions parallèlement notre offre à un public plus large (voir infra dispositifs d’adaptation). Points faibles Élargissement du recrutement. Nous sommes prêts à “valoriser” davantage la mention auprès du public des lycéens (ce que nous faisons déjà sous forme notamment de journées d’information, conférences, salon de l’étudiant, etc.) et à multiplier les efforts en ce sens, en -3- coopération avec nos collègues de Lettres modernes. Nous n’avons jamais refusé ni ne refuserons à l’avenir aucun bachelier, même s’il est naturel que s’inscrivent surtout dans notre filière des élèves ayant déjà pratiqué au moins une des langues anciennes au lycée. Quant aux dispositifs d’adaptation dont l’absence est notée dans l’avis condensé, nous rappelons que nous avons justement créé dans la nouvelle maquette un niveau de latin “grands débutants”, sur le modèle de ce qui existe déjà actuellement pour le grec, avec un système de transition progressive entre les deux cursus : cela est d’ailleurs reconnu p. 2 dans l’avis détaillé, mais présenté comme une “exception concernant les langues anciennes” : formule curieuse, puisqu’il s’agit de deux des enseignements principaux du cursus de lettres classiques, et que le troisième, celui donc qui, si l’on comprend bien, manquerait de dispositif d’adaptation, est le français et qu’il relève donc des enseignements communs avec la licence de lettres modernes. C’est là sans doute une affaire d’harmonisation entre les deux licences. A ce dispositif général, il faut ajouter le système de tutorat effectué par des étudiants avancés. Taux de réussite : nous ne comprenons pas comment on peut arriver au taux de 40 %, qui est donné p. 1 et sur lequel les évaluateurs semblent fonder leur appréciation. Nos estimations (fondées sur les chiffres que nous ont fournis les services de l’Université) tournent plutôt autour de 60 à 70 %. C’est un taux certes améliorable, et nous comptons nous y employer, mais qui est parmi les meilleurs de l’Université. Mobilité internationale des étudiants : elle est effectivement trop faible pour la période considérée, mais c’est un domaine dans lequel un changement notable est intervenu depuis, avec deux étudiantes en séjour Erasmus en Espagne en 2009/2010 et deux autres qui devraient partir en Grande Bretagne en 2010/2011. Projet pédagogique Sur l’existence d’autres débouchés que le Master Recherche et les concours de l’enseignement, voir supra, Avis global. En ce qui concerne les langues vivantes, l’organisation que nous avons proposée est fondée d’une part sur les exigences de la recherche, qui nécessite la connaissance d’un vocabulaire et d’une langue littéraire qui ne sont en général pas enseignés dans les cours actuellement proposés aux étudiants, et d’autre part sur l’expérience des étudiants eux-mêmes, qui année après année se plaignent des cours d’anglais obligatoires qui leur sont infligés. Le reproche d’élitisme qui nous est encore fait nous paraît là mal fondé : si les étudiants en lettres classiques ont besoin de quelque chose d’un peu différent des cours de base habituellement proposés, n’est-ce pas plutôt parce que la pratique des langues anciennes, et notamment du latin, les a déjà familiarisés avec la structure et le vocabulaire des principales langues européennes ? Mentions Littératures et Civilisations Étrangères et Langues étrangères Appliquées Éléments de réponse communs aux deux mentions : - Dans une mention comme dans l’autre l’évaluation regrette un trop fort taux d’échecs et d’abandons. Afin de corriger cette situation, il est envisagé de regrouper et de rendre systématiques et générales des dispositions qui pouvaient exister ponctuellement dans une spécialité ou une autre mais qui n’avaient pas été présentées, précisément parce qu’elles n’étaient pas généralisées au niveau de la mention comme, -4- - - - par exemple, l’existence d’enseignants responsables d’années dans les filières à forts effectifs, la pratique d’horaires de « réception » des étudiants dans les licences de chinois et de japonais ou encore l’existence d’un tutorat de « réinscription » pour les étudiants n’ayant pas validé l’ensemble des crédits de l’année dans laquelle ils étaient inscrits. Le plan Réussite en licence devra permettre de généraliser, conformément aux recommandations de l’AERES, un tutorat en trois temps : tutorat d’intégration, tutorat méthodologique et tutorat de soutien. Le principe de responsables d’années sera étendu à toutes les spécialités. Ces responsabilités seront coordonnées par un responsable de l’ensemble de la licence pour chacune des spécialités et l’ensemble de ces responsables constituera une structure de pilotage de l’ensemble de la mention. Il convient toutefois de rappeler que même si elles n’étaient pas « institutionnelles » ces pratiques existaient ponctuellement lors de réunions regroupant les responsables de « département » de la Faculté. La prise en compte des charges d’encadrement pédagogique ou des fonctions de « professeur référent » dans les obligations statutaires sera un facteur déterminant dans le renforcement et la généralisation de ces dispositifs. Il sera recommandé que dans le cadre des Travaux dirigés et avant les examens de premier semestre, notamment, tout étudiant ait pu avoir l’opportunité de situer son niveau et surtout de mesurer quelles sont les attentes et les exigences de l’équipe pédagogique à travers un contrôle des connaissances purement indicatif. Le taux excessif d’abandons devrait être corrigé par une initiative commune au niveau de l’établissement relevant du SCUIO-IP intitulée « Réactiv’ ». Ce dispositif présenté dans l’encadré ci-dessous vise le public des étudiants dits « décrocheurs ». Éléments de réponse relatifs à la seule mention Langues – Littératures et Civilisations Étrangères : S’agissant de la mobilité internationale jugée insuffisante, il convient de présenter quelques remarques et quelques futures orientations nouvelles. - Les chiffres présentés ne prenaient pas en compte les étudiants effectuant une année d’assistanat dans une institution étrangère. - Il est vrai que jusqu’à cette année, les étudiants étaient encouragés à effectuer un cursus intégré plutôt en master qu’en licence, le niveau de mobilité concernant le master l’atteste. Dans le cas des spécialités où l’apprentissage de la langue ne commence qu’à l’université, il était jugé plus opportun que la mobilité internationale n’intervienne qu’après un apprentissage suffisant de la langue pour retirer le profit maximal de ce cursus à l’étranger. D’une façon générale, il était jugé préférable que cette mobilité intervienne après l’acquisition des fondamentaux disciplinaires et méthodologiques que vise la licence de chaque spécialité. - L’instauration des masters dits d’enseignement conduit, inévitablement, à reconsidérer cette position puisqu’il sera difficilement possible de préparer les concours nationaux de recrutement dans une université étrangère pour d’évidentes raisons de contenus et de spécificités propres à ces concours. De ce fait, la mobilité internationale des étudiants devra être anticipée aux années de licence. La mise en œuvre de ces nouvelles orientations devrait être relativement facile dans une Université qui a misé sur l’internationalisation depuis de nombreuses années, qui dispose d’un réseau de partenaires important et d’un Service Général des Relations Internationales efficace. -5- Éléments de réponse relatifs à la seule mention Langues Étrangères Appliquées : - La structure pédagogique de la licence, conforme aux dispositions rappelées ci-dessus, sera renforcée, dans chaque langue, par un enseignant chargé de la coordination des contenus propres à chaque domaine disciplinaire (acquisition de la compétence linguistique générale, caractéristiques linguistiques des domaines d’application – langues et affaires- par exemple) et de l’articulation de ces contenus avec ceux des différentes spécialités de master. Les responsables d’année et de licence, ainsi que les responsables des enseignements d’application souvent issus d’une autre composante, constitueront une structure de pilotage « interlangue » nécessaire du fait de la spécificité de la formation. - S’il est vrai que le contenu de la formation est parfois mal connu des milieux professionnels qui y voient une formation de type « littéraire », l’organisation de journées d’études « Université - Entreprises », de forums d’insertion professionnelle et de tables rondes réunissant étudiants, personnel universitaire et milieux professionnels qui existe déjà, vise à corriger cette image et à souligner les compétences managériales des étudiants issus de cette filière. L’augmentation constante des flux d’inscrits en première année (entre 750 et 800 étudiants) semble attester cette prise de conscience par les jeunes bacheliers et la satisfaction des entreprises quant à l’adéquation de la formation avec leurs attentes conduit à penser que cette image progresse. Domaine Sciences Humaines et Sociales Mention Histoire Comme l’a remarqué l’évaluation de l’AERES, le projet de formation en licence mention Histoire s’inscrit dans l’optique d’une intégration plus facile des étudiants au monde du travail en identifiant précisément les débouchés ciblés et en adaptant les parcours à ces derniers. Le reproche qui est fait, de ne pas assez faire apparaître dans la maquette du diplôme, le tronc commun qui est le même pour tous les parcours concerne une maladresse de forme et de présentation qui est facile à corriger. Comme cela est apparu aux évaluateurs, la licence qui est proposée est tout sauf « tubulaire » puisqu’elle offre la possibilité aux étudiants de greffer sur les UE fondamentales des UE d’ouverture variées, aux différents semestres, afin de se préparer à des réorientations ou à des spécialisations futures éventuelles. Une critique, plus fondamentale concerne la part de l’enseignement disciplinaire, jugé trop important (65 %) et l’aspect trop « littéraire » de la méthodologie. Le but des concepteurs de ce diplôme est de fonder des compétences sur une base solide et de distinguer le temps de la licence comme celui des acquisitions nécessaires pour que l’étudiant soit à l’aise ensuite, au niveau Master, dans le maniement des méthodes et des savoirs plus techniques, plus « pointus ». Une bonne culture historique devrait également servir aux étudiants qui décident soit d’interrompre, soit de réorienter leur formation initiale en choisissant d’autres disciplines. Car les enseignements des UE fondamentales, comme l’a souligné le rapport de l’AERES, ne négligent pas les exercices de réflexion, d’analyse et de synthèse, compétence intellectuelle nécessaire dans la plupart des formations. De plus, l’introduction d’outils et méthodes plus techniques (iconographie, traitement d’images, initiation aux techniques d’archéologie) se fait en L1 et L2 dans les cours consacrés à l’introduction aux méthodes historiques et aux sciences -6- auxiliaires de l’Histoire. On retiendra cependant la suggestion de développer ce type d’enseignement en L3. L’introduction de partenaires du milieu professionnel (archives départementales, DRAC, INRAP, Musées, presse, enseignement) ne se fait certes pas dans le cadre de stages obligatoires, car il est encore bien difficile de les organiser au niveau régional en L3, mais il se fait dans les UE de préprofessionnalisation, en L 2, sous forme de conférences métiers, très appréciées des étudiants et des professionnels. Dès que les possibilités nous seront données d’ouvrir ces milieux professionnels aux étudiants de licence, pour des stages, nous les rendrons obligatoires dans nos diplômes. La transparence commande de ne pas inscrire ces stages dans une maquette s’il est impossible de les rendre effectifs. Le suivi des étudiants selon les parcours devrait pouvoir être opéré plus facilement avec les procédures mises en œuvre au niveau de l’établissement en matière d’aide à la réussite licence et grâce aux opérations du SCUIO. Enfin, le programme du parcours PE est appelé à être modifié en fonction des précisions apportées sur la nouvelle organisation du concours dans le cadre de la mastérisation, précisions qui sont malheureusement intervenues bien après l’établissement et la présentation de la présente offre de formation. Mention Information et Communication (niveau L3) Relativement aux points faibles et aux recommandations, l’équipe pédagogique de la licence Information et Communication souhaitent préciser les points suivants : Amélioration du dispositif de devenir des étudiants : collaboration accrue avec la cellule spécialisée du SCUIO. La présence des professionnels, leurs actions… gagneraient à être mises en avant et non seulement affirmées : renforcement du rôle des 2 PAST dans la fédération et la structuration des apports des professionnels. Penser à la mise en place de l’alternance : nous avons déjà commencé à former une équipe chargée de cette mise en place. Mention Philosophie La Faculté de philosophie, ayant pris connaissance du rapport d’évaluation de l’AERES concernant la Licence Mention Philosophie, s’engage à mettre en œuvre les 10 points suivants : 1. Afin de consolider la culture générale des étudiants inscrits en Licence de philosophie et d’ouvrir à la fois à de nouvelles disciplines et à de nouveaux débouchés et d’atténuer le caractère trop mono-disciplinaire de cette Licence, il est prévu de remplacer un CM compris dans les UEF par un enseignement d’initiation au droit, offert par ailleurs dans la future licence Droit-Philosophie. Par ailleurs, si relativement peu d’enseignements extra-philosophiques figurent dans la Licence Philosophie, c’est que la plupart de ces autres enseignements sont intégrés dans la Licence « Culture et humanités », censée compléter, avec la Licence pluridisciplinaire « Philosophie-Droit -7- » l’offre de formation de la Faculté de philosophie au niveau Licence. Cette Licence « Culture et humanités » comprend, outre de la philosophie, pour près de 75% des lettres modernes et classiques (latin-grec), un large choix de langues (6), et de l’histoire. Elle propose un équivalent de la khâgne mais intégré au cursus universitaire. 2. Afin de renforcer la culture générale des étudiants de Licence, il est prévu d’augmenter le volume horaire et les crédits correspondant : o d’une part, aux UEO (en accord avec les composantes délivrant ces UEO : la Faculté de philosophie ne pouvant puiser que dans l’offre effective de l’Université), o et d’autre part, en Langue vivante 1, laquelle pourrait passer à 30 h TD(au lieu de 15 actuellement) par semestre. 3. Il est prévu, conformément à l’une des 2 suggestions faites par l’AERES, afin d’améliorer la lisibilité du parcours actuellement intitulé « Sciences humaines et sociales » de la Licence de philosophie, de le scinder en 2 parcours distincts : o l’un, intitulé « Documentation, Information, Patrimoine » ; o l’autre intitulé « Histoire, Lettres classiques, Mondes anciens ». 4. Il sera possible d’alléger le poids des CM dans l’ensemble de la Licence, notamment en L3, en convertissant un certains CM en TD, de façon à renforcer également le Contrôle continu et à améliorer ainsi le suivi individuel des étudiants. 5. L’intégration d’une option « Culture indienne » à l’intérieur du parcours « Langage » se justifie par le contexte universitaire lyonnais. Les études indianistes sont en effet représentées au sein de l’équipe de recherche de la Faculté de philosophie (IRPHIL), via l’un de ses axes de recherches, le CRCI (Centre de Recherche sur la Circulation des Idées), dont le thème directeur est « L’inter-culturalité »), dirigé par Bruno Pinchard et qui associe des linguistes, des spécialistes de civilisation indienne. Les études indianistes viennent également en soutien de la politique de l’Université Lyon 3 (qui a fait le choix de renforcer ses enseignements et de sa recherche sur l’Asie). Cette option correspond donc à des compétences et à une tradition locale dans ce domaine (enseignement d’Anne Clavel, indianiste). 6. La Faculté envisage d’assouplir les conditions de départ à l’étranger de ses étudiants de Licence, afin d’accompagner leur mobilité internationale, au moins à partir du L2 (au lieu du L3 seulement actuellement), mais en maintenant toutefois une double condition : o que toutes les UE de L1 aient été validées o que l’étudiant construise, en accord avec l’enseignant responsable du L2, un projet pédagogique solide. Un départ à l’étranger non motivé ne saurait être une fin en soi. 7. La Faculté de philosophie ne dispose actuellement ni de moyens techniques, ni de personnels suffisants pour mener des enquêtes systématiques sur le devenir des étudiants sortants en cours de Licence. Elle sollicite sur ce point le concours actif des services centraux de l’Université, mieux outillés pour cela. 8. Il est prévu d’ores et déjà, même si cela ne figurait pas explicitement dans le dossier Licence, des passerelles entre les 4 (voire désormais 5) parcours de cette Licence (si -8- l’on scinde en 2 le parcours « SHS »), de façon à faciliter les réorientations éventuelles des étudiants. Les conditions prévues de changement de parcours en cours de Licence sont les mêmes que les conditions actuellement en vigueur pour les changements de « Mineure » en cours de Licence : un changement de parcours est possible a) une fois seulement en cours de Licence et b) doit être effectué avant le semestre 4. Entre le semestre 2 et le semestre 4, toute réorientation d’un parcours vers l’autre est possible. 9. Afin de mieux assurer le suivi des étudiants, il est prévu, conformément aux suggestions de l’AERES, de nommer pour chacun des 4 (5) parcours sur 3 ans un enseignant référent, dont les compétences recoupent celles du parcours en question, et qui travaillera de concert avec les 3 responsables d’année (L1, L2, L3) : o Enseignant référent pour le parcours « Professorat des écoles » : Bruno Barthelmé, chargé de cours à la Faculté de philosophie de Lyon 3 et par ailleurs MCF à l’IUFM-Lyon1) Une réflexion est actuellement en cours pour assurer la mention "Professorat des écoles" au sein de l'Université Lyon 3, et non plus au sein de l'IUFM (comme auparavant). La Faculté de philosophie pourrait assurer une partie au moins de ces cours, comme elle l'a fait les années précédentes. o Enseignant référent pour le parcours « Philosophie renforcée » : ElodieGiroux o Enseignant référent pour le parcours « Documentation, Information, Patrimoine » : Mauro Carbone o Enseignant référent pour le parcours « Histoire, Lettres classiques, Mondes anciens » : Jean-Joël Duhot o Enseignant référent pour le parcours « Langage » : Stéphane Madelrieux. 10. Certains cours dispensés au sein de la Licence de philosophie seront ouverts au public de la Formation Continue. Domaine Droit Économie Gestion Mention Économie-Gestion Les observations ci-dessous proposent des réponses aux commentaires des experts AERES point par point, sur les dispositifs d’aide à la réussite, la structuration de la mention et le pilotage de la licence. Dispositifs d'aide à la réussite L’IAE Lyon a mis en place ses propres dispositifs d’aide à la réussite en licence, pour les étudiants de la licence économie-gestion, en complément des dispositifs mis en place par l’Université : Dispositifs mis en place à l’IAE Lyon : Aux dispositifs classiques d'orientation active (avant même l'inscription) et d'accueil des étudiants (le jour de l'inscription, puis le jour de la rentrée lors de la journée « Réussir à l’IAE ») qui permettent de conseiller les étudiants et de leur présenter l’ensemble des opportunités de formation et d’accompagnement, s'ajoutent d'une part : -9- - - un système de tutorat d'accompagnement (assuré par des étudiants de Master 2ème année) qui donne la possibilité aux étudiants d'être accompagnés tout au long de leur première année et d'autre part, des sessions d'orientation organisées à la fin des semestres 2 et 4 pour permettre aux étudiants de prendre les meilleures décisions concernant la gestion de leur parcours de formation (réorientation éventuelle dans une autre spécialité, choix optimum des matières suivies l'année universitaire suivante en cas de validation partielle de semestres, validation ou non des notes de travaux dirigés, etc.). Le tutorat d'accompagnement correspond à ce jour à une assistance purement méthodologique des étudiants. Dans le cadre d'un processus d'amélioration permanente du dispositif, une enquête vient d'être réalisée auprès de tous les étudiants de première année et a démontré que ces derniers souhaiteraient obtenir également une assistance pédagogique dans certaines matières, éventuellement avec un caractère obligatoire (s'ils ont obtenu moins d'une note plancher). Pour tenir compte de ces différents éléments, il a été décidé que les enseignants assurant la matière "méthodologie du travail universitaire" au premier semestre des parcours AES et G&E, auraient dès l'année universitaire 2010-2011 un travail de relais à effectuer entre les étudiants et la direction pédagogique du diplôme de façon à collecter les éventuels besoins en assistance pédagogique : ceci devrait permettre de mettre en place dès l'année prochaine, des séances de travail supplémentaires dans certaines matières, réalisées en petits groupes et assurées par des tuteurs sous la direction des enseignants concernés. L'IAE Lyon a mis en place- depuis la rentrée 2009- un service Emploi-CarrièresAlternance, en vue de poursuivre ses objectifs de professionnalisation, en accompagnant mieux encore ses différents publics dans la valorisation de leurs potentiels et dans la réalisation de leurs objectifs professionnels. Ce service est à la disposition des étudiants, de manière complémentaire, en matière d'orientation et d'aide à la définition de leur projet professionnel, du développement et de la valorisation de leur potentiel. L’équipe de cet espace spécialisé est composée d’un chargé d’emploi, spécialiste en accompagnement personnel, docteur en psychologie, spécifiquement recruté pour réaliser ce type de mission, d’un chargé d’emploi stage et d’un responsable, chargé d’emploi carrière projection professionnelle. Les services de cet espace sont précisés lors de la journée de rentrée des premières années, durant laquelle le Président du Conseil d’Administration de l’IAE, dirigeant d’entreprise, et d’anciens étudiants, responsables en poste, soulignent tout à la fois le « métier » d’étudiant et le besoin de savoir se faire accompagner dans la construction des projets professionnels et le développement de ses réseaux professionnels. Il est important de rappeler que l’IAE Lyon a mis en place des entretiens d’orientation en juillet en fin de 1ère et de 2ème année de licence afin d’apporter conseil à des étudiants en difficultés (des « décrocheurs ») qui n’ont pas validé leur 1ère ou 2ème année. Tous les étudiants dans cette situation sont convoqués et des étudiants de Master 2 et des personnels administratifs formés évaluent avec eux leur situation et leur avenir. A cette occasion les filières de licences professionnelles et les passerelles d’accès leur sont présentées. En effet, un dispositif spécifique a notamment été mis en place par le biais d'une Unité d'Enseignement d'Ouverture nommée "Professionnalisation" afin de faciliter le passage des étudiants des spécialités générales AES et G&E de la licence Economie-Gestion vers l'une des licences professionnelles délivrée par l'IAE Lyon. - 10 - Dispositifs mis en place à l’échelle de l'université Jean Moulin - Lyon 3 : Dans le prolongement du plan "Réussite licence" de l'université Lyon 3, un dispositif nommé REACTIV a été mis en place par le Service Commun d’Information, d’Orientation et d’Insertion Professionnelle (SCUIO-IP) par l’intermédiaire du BAIP (Bureau d’Aide à l’Insertion Professionnelle). L'objectif de ce dispositif est d'accompagner les étudiants susceptibles d'être en situation de décrochage dans la redéfinition individuelle de leur projet. Trois phases ont été définies pour mener à bien ce nouveau dispositif : • La première d'entre elles est de repérer le public-cible, à savoir les étudiants de licence (en 1ère, 2ème voire 3ème année) en difficulté. Le contrôle des présences en travaux dirigés, le décompte des avis réservés au moment de l'inscription en première année, les statistiques internes d'échec aux examens, sont autant de sources qui permettent d'alerter l'institution et les responsables pédagogiques des diplômes. • La deuxième phase concerne l'information et la sensibilisation. Il s'agit de présenter au public concerné un panel le plus large possible de pistes de réorientation envisageables à court et moyen terme. • La troisième phase met en œuvre l'atelier Reactiv' proprement dit. Elle prend en compte des profils et des situations individuels afin d'apporter aux étudiants des réponses personnalisées. L'université Lyon 3 a également mis en place un Pôle Universitaire de Proximité (PUP), unique en France, dont l'objectif principal est de contribuer à l’égalité des chances dans l'accès à l'enseignement supérieur. Il développe des actions en amont et remotive des jeunes à poursuivre leurs études en leur offrant outils et méthodes. Il propose notamment un ensemble de formations gratuites pour les étudiants de Lyon 3, leur permettant de se former à la découverte de soi, à la méthodologie universitaire et à l'insertion professionnelle. Quelques exemples de modules proposés : • Comprendre les mécanismes de la réussite et rebondir de l’échec, • Gestion du temps, d’un planning ou d’un agenda, • Approfondissements et discussions de méthodologie. Structuration de la mention. La mention économie-gestion a été structurée de manière à permettre une orientation progressive des étudiants : • Les deux parcours généraux accessibles en première année (AES et G&E) ont été conçus pour permettre un accès aux études de gestion à tous les bacheliers, quelles que soient leurs filières : la mention Administration des Entreprises et Société est accessible à toutes les séries de bac et plus particulièrement orientée sciences sociales alors que la mention Gestion & Economie appliquée est plus orientée "techniques quantitatives" et donc plus adaptée aux étudiants provenant des séries S ou ES (avec spécialité Mathématiques voire Sciences Economiques et Sociales) ; - 11 - • A l'issue d'une année post-bac, jouant finalement le rôle de « prépa », débutent deux parcours sélectifs, Sciences de Gestion (dans son option générale) et Management des Equipes et Qualité, élaborés pour permettre aux étudiants d'accéder à une formation plus professionnalisante (stages obligatoires, intervention d'un grand nombre de professionnels, pédagogie interactive sur base d’études de cas, etc). Sur le principe de ce qui se fait dans les écoles de commerce, une admission parallèle dans ces deux parcours est également possible à l'issue d'une deuxième année post-bac ; • L'accès aux parcours Econométrie et Sciences de Gestion option Sciences Comptables et Financières n'est possible qu'après deux années post-bac en raison de leurs spécificités : la formation d'économétrie nécessite que les étudiants disposent préalablement d'une formation complète en économie, c'est-à-dire d'un bac+2 dans le domaine. Il n'est donc pas envisageable que ce parcours débute au même moment que les deux autres parcours sélectifs. Il en va de même pour l'option Sciences Comptables et Financière du parcours Sciences de Gestion : une solide formation en gestion est requise préalablement à l'entrée dans ce parcours, conçu en réalité dans une logique « 1 + 2 » ans, permettant d’accéder à la spécialité Comptabilité, Contrôle, Audit (CCA) du Master Finance. Pilotage de la licence. La licence Economie-Gestion est supervisée par le Directeur des études de l'IAE, de façon à rendre plus aisée la projection des étudiants dans l’ensemble des opportunités de formation offertes par l’IAE Lyon. De plus, compte tenu du système mis en place et qui permet à un étudiant d'être "à cheval" sur plusieurs semestres d'enseignement, il n'est pas possible, pour cette formation, d'envisager une organisation par année d'étude. C’est la raison pour laquelle une unique personne coordonne globalement les deux parcours généraux dans une logique de réponse individualisée aux étudiants et qu'il n'y ait donc pas de responsable par année. De surcroit, le fait que ces deux parcours aient exactement la même organisation et surtout comportent des enseignements communs justifie le fait qu'il y ait un unique responsable pédagogique pour les parcours AES et G&E. On trouve ensuite des responsables par unité d'enseignement mineure qui ont en charge l'UE sur les six semestres d'enseignement. Les quatre parcours sélectifs disposent ensuite logiquement d'un responsable pédagogique chacun, en raison de leurs spécificités (celui du parcours Sciences de Gestion est en cours de nomination, le Directeur des études de l’IAE ayant réalisé un intérim depuis le départ du précédent au cours de la présente année). La licence Economie-Gestion de l'IAE de Lyon est donc pilotée par une équipe diversifiée, composée du directeur des études de l'IAE (responsable pédagogique des deux mentions générales AES et G&E), des quatre responsables des parcours sélectifs ainsi que des différents responsables des Unités d'Enseignements mineures. - 12 -