l`equipe.27.
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1 ENTRETIEN DU LUNDI RAPHAËL IBANEZ : « J’AI ENCORE FAIM ! » Rouge Noir Jaune RUGBY VOLLEY-BALL LES BLEUS DANS LE FLOU LA FRANCE JOUE SON AVENIR Après les trois tests de novembre (deux défaites et une victoire), le quinze de France mené par Raphaël Ibanez (qui ici perce plein champ devant Agustin Pichot à droite, notre photo) ne dispose d’aucune certitude à dix mois de la Coupe du monde. (Pages 12 à 15, et notre édito, page 2) (Page 14) o France métropolitaine (Page 18) BASKET PAU SONNE LE REVEIL (Page 23) (Photo Bernard Papon) *61 ANNÉE - N 19 143 1,00 e Bleu www.lequipe.fr Lundi 27 novembre 2006 T 00105 - 1127 - F: 1,00 E 3:HIKKLA=ZUVUU\:?l@b@m@h@a; LE QUOTIDIEN DU SPORT ET DE L’AUTOMOBILE PARIS DANS LA DOULEUR Le PSG a fait match nul (1-1), hier soir à Nantes, au terme d’une rencontre encore marquée par le drame de la porte de Saint-Cloud de jeudi. Cependant, aucun incident n’a été signalé. L’entraîneur Guy Lacombe a été confirmé à son poste à l’issue de cette 15e journée de L 1. (Pages 2 à 4) SPÉCIAL FOOT LYON CHAMPION D’AUTOMNE (Page 6) (Page 10) CYCLISME NANTES. – Pedro Miguel Pauleta, le capitaine parisien, ici devant Jean-Jacques Pierre, peut grimacer... Le PSG, en concédant le match nul à Nantes alors qu’il aurait pu rapporter 2 points de plus, reste coincé à une modeste treizième place après quinze journées. (Photo Stéphane Mantey) ECOSSAIS ET GÉNÉREUX ?! * (Page 16) YES SIR !! * RCS Bordeaux B 301 711 461 L ’ A B U S MORT AUX SIX JOURS DE GAND *Sir Edward’s, l’un des blends les plus riches en malt du marché. Oui Monsieur ! D ’ A L C O O L E S T D A N G E R E U X P O U R L A S A N T É , C O N S O M M E Z A V E C M O D É R A T I O N . L’ÉQUIPE dimanche, lundi : ALLEMAGNE, 2,20 ; ANTILLES, LA RÉUNION, 1,5 ; AUTRICHE, 2,3 ; BELGIQUE, 1,6 ; ESPAGNE, 2,1 ; GRÈCE, 2,2 ; ITALIE, 1,9 ; LUXEMBOURG, 1,6 ; PAYS-BAS, 2 ; PORTUGAL CONT., 2 . Bleu Rouge Noir Jaune Rouge UN BON POINT POUR CHELSEA Bleu Rouge (Page 7) Jaune Bleu Jaune LENS SUR LE PODIUM Noir Noir LYON. – En s’imposant (1-0) face à Auxerre grâce à un but de la tête de Malouda, Lyon compte désormais quatorze points d’avance sur Lille et Lens. (Photo Jean-Louis Fel) 2 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL LIGUE 1 (15 journée) – NANTES - PARIS SG : 1-1 L’HUMEUR e « Trop, c’est trop » ALAIN CAYZAC et GUY LACOMBE critiquent violemment un arbitrage qu’ils jugent défavorable depuis le début de la saison. NANTES – de notre envoyé spécial ALAIN CAYZAC a donc décidé hier soir, à l’issue de la rencontre, de confirmer Guy Lacombe à son poste d’entraîneur. Il a expliqué qu’il ne pouvait pas le lâcher après ce qu’il avait vu : une équipe qui se bat pour sauver le club d’une situation périlleuse et un arbitrage très, voire trop défavorable, pour réussir à vaincre. Dès son arrivée devant les journalistes qui n’ont même pas eu le temps de poser la première question, le président du Paris-SG, L’ÉDITO visiblement agacé, s’est jeté verbalement sur l’arbitre de la rencontre, Bruno Coué. « Ce soir, je tenais à féliciter l’arbitre pour ses nombreuses erreurs sur le Paris-SG. Le penalty sur Diané est indiscutable. S’il avait été sifflé, on aurait pu le marquer et mener 2-0… Il y a aussi un carton rouge que tout le stade a vu sauf une personne. Trop, c’est trop. Il faut que ça cesse. » Aux yeux d’Alain Cayzac, Bruno Coué est surtout coupable de deux grosses erreurs qui ont gâché la soirée des Parisiens. D’abord, il a omis d’exclure le défenseur nantais Jean-Jacques Pierre, auteur d’un vilain coup de coude au visage de Diané qui venait de le dribbler et de s’ouvrir la voie du but (22e). Bruno Coué a certainement vu le geste, car il a puni le fautif d’un carton jaune, alors que le rouge, effectivement, s’imposait. En seconde période, l’arbitre provoqua à nouveau la colère du Paris-SG quand il ne vit pas Norbert déséquilibrer dans la surface Diané, encore lui. On jouait la 49e minute et Paris menait 1-0. Alain Cayzac n’est pas près de digérer ces décisions, d’autant qu’il n’a pas oublié le match perdu il y a un peu plus d’une semaine, au Parc des Princes, contre Bordeaux (0-2). « Ce fut la même chose. Contre Bordeaux, à 0-0, le but de Rozehnal est refusé. » L’arbitre, monsieur Lannoy, avait expliqué que Yepes avait commis une faute sur Enakarhire. Un exemple repris également par Guy Lacombe, le visage fermé et l’œil noir, presque colérique. « Ce n’est pas le sort qui s’acharne sur nous. Je pense que vous, les journalistes, devriez mieux faire votre métier, vous avez des yeux pour voir et si ça ne suffit pas, je vous ferai un montage pour vous montrer comment on arbitre le Paris-SG depuis le début de la saison. » « Ce n’est pas le sort qui s’acharne sur nous » Sur le sujet, l’entraîneur est intarissable. À son tour, il a parlé du but de Rozehnal refusé contre Bordeaux et du hors-jeu sifflé contre Kalou face à Lens, alors que les deux formations étaient à égalité 1-1 (12e journée, 1-3). Ces dernières semaines, Lacombe avait aussi plusieurs fois RUGBY PASSENT LES SEMAINES… Q LA QUESTION D’HIER Croyez-vous que le quinze de France, à la lumière de ses tests d’automne, gagnera la Coupe du monde 2007 ? OUI ............................................................................................. 27% NON ........................................................................................... 73% (Nombre de votants77 372:) Selon le résultat de vos votes sur lequipe.fr et par SMS. DEPUIS LE DÉBUT de la saison, les arbitres ont reçu des instructions de fermeté dans le but d’assainir les surfaces de réparation et de lutter contre le jeu dur, en particulier face à la répétition des coups de coude volontaires. Ces instructions n’ont pas toujours été appliquées avec discernement, cohérence et recul. Ainsi, les tirages des maillots sanctionnés de façon irrégulière avaient suscité maintes polémiques par cette absence de lisibilité et d’uniformité. Ce manque de cohérence se pose de nouveau après la rencontre Nantes-PSG (1-1). On avait compris et apprécié que les arbitres sanctionnent sans états d’âme les coups de coude volontaires assénés au visage de leurs adversaires. Ainsi, le Monégasque Kallon face à Saint-Étienne (1-2), le Valenciennois Saez contre Troyes (3-1) ou même le Lyonnais Juninho face à Rennes (0-1), notamment, avaient été exclus. Suivant cette même logique, le Nantais Pierre aurait donc dû, lui aussi, recevoir le carton rouge. Alors que le Parisien Diané (23e) l’efface pro- prement d’un grand pont, le Nantais lui assène alors un coup de coude volontaire au visage. L’arbitre assistant, mieux placé, aurait dû prendre ses responsabilités en signifiant à son central, Bruno Coué, la nature exacte de ce geste, ce qui aurait évité que Pierre ne s’en sorte qu’avec un simple jaune. Une deuxième action prête aussi à discussion. À la 49e minute, Norbert laisse traîner son pied droit en pleine surface de réparation et accroche Diané, geste intentionnel qui aurait dû être sanctionné d’un penalty. Même si on ne peut souscrire à l’idée qu’il y aurait une volonté délibérée de ne siffler que contre le Paris-Saint-Germain, ce manque d’homogénéité sur les terrains de l’Hexagone peut conduire à un sentiment de frustration et d’exaspération. Il appartient aux arbitres et aux arbitres assistants de contribuer par leur vigilance, leur cohérence et leur sens des responsabilités à permettre aux différents acteurs de retrouver toute la sérénité indispensable aux débats sportifs. Promu capitaine en l’absence de Mauro Cetto, touché au mollet et obligé de déclarer forfait au tout dernier moment, Frédéric Da Rocha s’est emparé du brassard et a mené la révolte nantaise en seconde période, exhortant ses camarades à bousculer les Parisiens. Et son abnégation, son expérience, sa ruse lui ont permis d’inscrire le but nantais sur lequel il revient. « SUR L’ÉGALISATION, vous êtes à l’affût derrière Mendy mais vous avez un maximum de réussite. – J’ai marqué un but heureux, c’est vrai. Après tout, tant mieux. J’ai contré le ballon alors que Mendy voulait l’écarter. Cela dit, j’ai joué le coup et ça m’a réussi, mais c’est aussi parce que je le mets sous pression. Le bijou de Kalou LES JOUEURS. – Un but superbe, marqué dès la 2e minute, a donné le ton du meilleur match de l’Ivoirien cette saison. NANTES STOJKOVIC (6) : une bonne rentrée du gardien serbe, écarté après la défaite contre Toulouse en Coupe de la Ligue (0-2), le 19 septembre dernier. S’il ne peut rien sur le but de Kalou (2e), il a été décisif face à Pauleta hors de sa surface (4e), puis face à Mendy (48e). CUBILIER (3,5) : mauvaise soirée pour le latéral droit, coupable d’avoir laissé un boulevard à Kalou sur son but. Pas facile ensuite de se débarrasser de ce traumatisme. Un léger mieux en seconde période. DAS NEVES (5) : appelé au tout dernier moment pour suppléer Cetto, il a glissé malencontreusement sur la première action où Kalou a marqué. Mais il a sauvé un ballon de but dans les pieds de Pauleta (90 + 2e) PIERRE (5) : auteur d’un vilain coup de coude sur Diané (22e) qui aurait pu lui valoir un rouge, il s’est bien repris et n’a pas connu de grosses difficultés face à Pauleta. NORBERT (6) : actif et percutant côté gauche, sa fougue l’a conduit à accrocher le pied de Diané dans la surface, ce qui aurait pu coûter cher. Son punch a souvent fait la différence. DA ROCHA (6,5) : positionné milieu gauche, le capitaine nantais s’est battu, a épaulé Norbert, est monté pour appuyer Rossi et a finalement été récompensé en marquant de la tête (75e). FAÉ (5,5) : présent au duel en première période, il s’est davantage exprimé dans le jeu en seconde. SAÏDOU (6) : un art consommé pour ratisser les ballons et ses relances ont toujours été justes. ROSSI (5,5) : un coup franc brossé et cadré (9e), beaucoup de mobilité, l’Argentin s’est battu sur tous les ballons. OLIECH (2,5) : a raté tout ce qu’il a tenté avant d’être remplacé à la pause par KESERÜ (6) qui a apporté plus de vivacité et décalé joliment Dimitrijevic sur l’action du but égalisateur. DIALLO (3) : il a traversé ce match comme un fantôme. Remplacé par DIMITRIJEVIC (73e), combatif, disponible et auteur d’un centre parfait pour la tête de Da Rocha. PARIS-SG LANDREAU (5) : ces derniers temps, il avait tendance à toucher son premier ballon au fond de son but. Ce ne fut pas le cas hier. Avant le but de Da Rocha, il eut trois ballons à négocier. B. MENDY (5,5) : averti injustement en première période, il a failli voir rouge après la pause. Ç’aurait été dommage car il a réalisé un match très intéressant même s’il n’est pas verni sur le but de Da Rocha. Il n’a pas pris de risques et a su combiner avec Diané. ROZEHNAL (6) : il avait de très bonnes jambes. On l’a même senti un peu frustré en défense. Alors parfois, il s’est lâché, se transformant en ailier. YEPES (6) : libero très attentif, sa lecture du jeu a été très utile et son jeu long assez précis. ARMAND (6,5) : très rapidement, il a pris largement le dessus sur les attaquants adverses. Il s’est PAGE 2 P alors permis quelques franches montées. HELLEBUYCK (4) : accrocheur, il a manqué de justesse dans ses passes et d’adresse sur ses coups de pied arrêtés. CHANTÔME (6,5) : on ne l’a quasiment jamais vu avec le ballon dans les pieds mais il a été très bon, cassant un nombre incroyable de mouvements nantais. DRAMÉ (5,5) : bien mieux que jeudi dernier et passeur à l’origine du but de Kalou, il a essayé d’être le plus sérieux possible. Remplacé à la 70e par PAULO CESAR, un peu égaré sur l’égalisation nantaise. DIANÉ (5,5) : très souvent, il a pris le dessus sur ses adversaires. D’ailleurs, Pierre aurait dû se faire expulser et Norbert être sanctionné d’un penalty. Mais sa soirée aurait pu être plus belle s’il s’était parfois moins précipité. KALOU (7) : incontestablement son meilleur match depuis le début de la saison. Auteur d’un but somptueux, il a fait passer un sale moment à Cubilier. Très concerné, il s’est aussi fait violence pour défendre. PAULETA (3,5) : à la 4e minute et dans les arrêts de jeu, il aurait pu tuer le match. Il ne l’a pas fait. Il a raté beaucoup trop de choses et ses partenaires n’ont pas toujours su le trouver. GUY ROGER et GUILLAUME DUFY – Que pensez-vous de votre première période contre Paris, très proche de celle que vous aviez déjà jouée à Lens ? – C’est toujours pareil. On a raté l’entame et le but parisien nous a mis un bon coup derrière la tête. Résultat, on passe complètement à travers, en première période, où on a manqué de mobilité. Heureusement, après la pause, on s’est davantage bougés et Paris est moins sorti. – D e q u oi s o u f f r e l e F C Nantes ? – On a besoin de travailler pour ramener des points. Est-ce que ça va suffire ? Je peux vous dire ce soir qu’on y croit dur. Parce que, dans le cas contraire, il vaudrait mieux arrêter tout de suite. – Nantes relégable, ce n’est quand même pas brillant… – C’est dur à vivre, c’est vrai. Mais si on est à cette place, c’est qu’on n’a pas fait tout ce qu’il fallait. Et si ça se passe comme ça jusqu’à la fin de la saison, il faudra être très forts mentalement pour s’en sortir. » – G. R. ILS ONT DIT Eo : « Nous avons du potentiel » Georges EO (entraîneur de Nantes) : « Le résultat nul est équitable et ne me parlez pas de l’arbitrage, je préfère me concentrer sur mon équipe. Après une première période où on a été inhibés et trop fébriles, ce qui nous a vidé les réservoirs, on est repartis au courage en seconde période. J’ai réussi à remobiliser les gars et après plusieurs changements qui ont apporté plus de dynamisme, on a retrouvé en partie notre jeu. Je soulignerai que mes gars ont puisé dans leurs dernières ressources pour ne pas sombrer, ce qui démontre leur professionnalisme. Cela dit, nous restons ce soir 18es après 15 matches. C’est une situation qui n’est pas enviable. Mais nous avons du potentiel, du talent, et quand les gars le veulent, ils savent jouer ensemble et c’est comme ça que nous nous en sortirons. » Vladimir STOJKOVIC (Nantes) : « Je n’avais pas joué depuis deux mois et le début du match a été un peu dur, c’est vrai, même si sur le but, je ne peux pas faire grand-chose. Le ballon va directement dans la lucarne. Pour parler franchement, je n’appréhendais pas de me retrouver dans les buts. J’ai l’habitude de ce genre de match. La seule chose que je redoutais, c’était que Landreau se mette en valeur. Vis-à-vis du public, ça n’aurait pas été évident. J’espère que ce match est pour moi un nouveau départ. » Guillaume NORBERT (Nantes) : « Ce n’est pas normal de prendre des buts aussi tôt. À chaque fois on se complique trop la tâche. Heureusement, l’équipe a bien réagi après la pause. Elle a montré qu’elle avait de l’orgueil. Le penalty non sifflé contre moi ? Tout ce que je peux dire, c’est que le Parisien (Diané) a bien joué le coup en venant buter contre moi. Mais l’arbitre était bien placé et ne s’est pas laissé prendre. » Guy LACOMBE (Paris-SG) : « Je ressens une frustration extrême après le résultat de ce soir. Nantes n’a pas une occasion et parvient quand même à marquer par ricochets sur un de nos joueurs. J’ajoute qu’il y a aussi des faits troublants sur lesquels je ne voudrais pas trop m’étendre, mais qui compliquent quand même beaucoup notre progression. Cela dit, mes joueurs ont fait un match superbe, très bon sur le plan tactique, ils ont toujours essayé d’aller de l’avant, mais quand on nous spolie autant d’occasions, c’est difficile. Ce soir je veux remercier les joueurs. Ce sont eux qui ont fait le maximum. Je m’attendais à tout, mais ils ont répondu présent et je les en remercie. » – G. R. LUNDI 27 NOVEMBRE 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge TOUS LES DIMANCHES DE 19 H 30 À 20 H 30. Pierre méritait le rouge Da Rocha : « Un but heureux » Bleu Rouge Bernard LAPORTE (rugby, entraîneur de l’équipe de France) : « Le constat de la tournée automnale, c’est que les Blacks sont largement au-dessus. Ils mettent 40 points à tout le monde. Nous, on est passés à côté à Lyon avant de se reprendre. Hier (samedi), c’était mi-figue, mi raisin, avec des choses bien et des choses moins bien. On a fini fatigués et du coup on a mal géré la dernière demi-heure. […] Les Blacks, les Australiens ou les Irlandais ont l’avantage de pouvoir passer du temps ensemble. Sur ce plan-là, nous sommes défavorisés, tout comme les Anglais ou les Argentins. Mais il reste encore huit mois (avant la Coupe du monde) et le Tournoi des Six Nations va nous permettre de passer sept semaines ensemble. » Elvis VERMEULEN (rugby, international français) : « Malgré la déroute de Gerland face aux Blacks, c’est que du bonheur d’être en équipe de France. On est sur une bonne voie. Le groupe va faire son maximum au niveau physique et psychologique pour être prêt pour la Coupe du monde. » Jean-François EXIGA (volley-ball, libero de l’équipe de France) : « Ce Championnat du monde est un marathon où on joue tous les jours. La compétition est vraiment difficile et organisée bizarrement. On joue des matches à 15 heures puis maintenant à 11 heures. Heureusement, on a un jour de repos demain (aujourd’hui). On ne va pas calculer. Il faut battre la Bulgarie et l’Italie pour passer en demi-finales. Ça sera difficile mais on est capables de le faire. » Brian JOUBERT (patinage artistique, vainqueur de la Coupe de Russie) : « C’est surtout la manière qui me satisfait. Réussir trois quadruples sauts dans le programme libre, c’est énorme ! C’est un rêve car on n’est que trois à avoir réalisé ça en compétition. Je l’avais déjà réussi à l’entraînement, mais en compétition le stress est beaucoup plus important et on a bien géré ça. Pour le futur, ça va compter dans la tête des juges. » « EN DIRECT DE L’ÉQUIPE » SUR RTL, NANTES. – En première période, le tacle appuyé du défenseur central nantais Kevin Das Neves (à terre) sur Sylvain Armand avait été sanctionné d’un carton jaune (41e). (Photo Stéphane Mantey) Jaune Bleu Jaune HIER, ILS ONT DIT GUILLAUME DUFY Noir Noir UE feriez-vous de quelques semaines laissées à votre initiative pour préparer ou accomplir un exploit sportif ? Tenez, par exemple, partir pour Cinq semaines en ballon entre Zanzibar et le Sénégal, comme le fit le docteur Ferguson, sous le coaching éclairé de Jules Verne, il est vrai. Ou encore, dans un tout autre genre de sport, passer comme Mickey Rourke et Kim Basinger, 9 semaines 1/2 à faire de la gym devant un réfrigérateur. Le sélectionneur du quinze de France, Bernard Laporte, bénéficiera, lui, d’une période intermédiaire, soit sept semaines avec et sans ballon entre le 28 janvier et le 18 mars, pour réunir tous ses internationaux potentiels durant le prochain Tournoi des Six Nations. L’objectif de ce vaste regroupement sans précédent dans l’histoire du rugby français, c’est évidemment de préparer le grand rendez-vous d’une Coupe du monde « à domicile », à l’automne prochain. Il semble toutefois qu’un certain flou, et même un flou certain, entoure encore la manière dont le management des Bleus entend profiter de cette opportunité. Les dernières prestations du coq gaulois, plongé comme le premier goéland venu sous son niveau de flottaison par deux marées noires, puis tout juste rescapé des griffes d’un puma, ont certes contribué à brouiller les pistes à suivre. On croit en voir la trace dans l’intention de Bernard Laporte de mettre à profit ces sept semaines pour faire défiler ses quarante joueurs. Un projet qui, à la fin de la parade, ne laissera plus que six mois pour finaliser un vrai groupe, et surtout lui inculquer de nouveaux principes de jeu à hauteur de l’événement suivant. Passons sur le fait que la valse des impétrants ne pourra pas vraiment s’affranchir de résultats probants durant un Tournoi qui, qu’on le veuille ou non, sert toujours à esquisser la hiérarchie du moment dans notre hémisphère. Quels joueurs et pour quel jeu ? Voilà bien un programme qui sera délicat à maîtriser quand il faudra, en même temps, tenir à distance les Anglais, les Gallois et les Irlandais, pour ne mentionner que la moitié de l’affiche. En fait, les seules certitudes du moment sont les dates de la Coupe du monde et la confiance réitérée à Bernard Laporte par le président de la Fédération, Bernard Lapasset… Ceux qui ont vu le film d’Adrian Lyne évoqué plus haut se souviennent sans doute des paroles chantées par Joe Cocker : « You can leave your hat on ». Sûr que Bernard Laporte peut crânement garder son chapeau. On lui souhaite tout de même de ne pas avoir à le porter. évoqué le penalty sifflé contre Yepes, à Sochaux (2-3, 4e journée), qui avait coûté la victoire au ParisSG. Il a également en travers de la gorge les deux matches disputés contre Lyon et remportés par l’OL (Trophée des champions, 1-1, 5 t.a.b. à 4, et huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue, 1-2), entachés, selon lui, de décisions douloureuses pour le PSG à des moments cruciaux. « Cet acharnement est insupportable. J’espère que ce sera dit et redit », lâche Alain Cayzac qui ne crie pas au complot mais commence à se poser des questions sur la nature de cette incroyable série. D’autres au Paris-SG vont plus loin et laissent entendre que depuis le départ de Canal + les choses ont changé. « J’ai été joueur et je peux vous dire que c’est très dur quand vous avez l’impression d’avoir la Terre entière contre vous », fait remarquer Alain Roche, le responsable du secteur sportif. Les joueurs, eux, avaient décidé de ne pas répondre aux questions des journalistes. Jeudi prochain, ils seront en République tchèque pour défier Mlada Boleslav, le tombeur de l’Olympique de Marseille, en Coupe de l’UEFA, et essayer de poursuivre l’aventure européenne. Une bonne occasion pour oublier leurs déboires nationaux et leur polémique avec les arbitres de L 1. 3 FOOTBALL LIGUE 1 (15 journée) e Bleu Rouge Noir Jaune NANTES - PARIS SG : 1-1 Un sursis pour Lacombe Une fois de plus, le Paris-SG n’a pas su gagner. Mais l’état d’esprit des Parisiens à Nantes a offert un léger répit à leur entraîneur. Trois jours après le drame de la porte de Saint-Cloud, le calme a régné, hier, à Nantes. Sur le terrain, les joueurs du PSG, humiliés par l’Hapoël Tel-Aviv jeudi (2-4), ont affiché un meilleur état d’esprit. Le résultat reste toutefois décevant. Et si Guy Lacombe ne sera pas limogé aujourd’hui, son sort demeure suspendu à un fil. Toujours relégable, Nantes, lui, s’en tire bien en arrachant un point après avoir touché le fond en première mi-temps. NANTES. – 75e minute de jeu, Frédéric Da Rocha bénéficie d’un contre favorable dans sa lutte avec Bernard Mendy. Mickaël Landreau, Mario Yepes et David Rozehnal (de gauche à droite) constatent les dégâts : Paris laisse échapper deux points. (Photo Pierre Minier/L’Équipe) SAMEDI Troyes - Marseille ................... 1-1 Bordeaux - Saint-Étienne ........ 1-0 Lille - Monaco ........................ 1-1 Lorient - Sochaux ................... 1-3 Nice - Sedan ........................... 2-2 Toulouse - Rennes .................. 1-0 HIER Le Mans - Lens ........................ 1-1 Valenciennes - Nancy ............. 1-0 Nantes - Paris-SG ................... 1-1 Lyon - Auxerre ........................ 1-0 Classement Pts J. G. N. P. p. — — — — — — 1. Lyon 40 15 13 1 1 31 2. Lille 26 15 7 5 3 21 3. Lens 26 15 7 5 3 22 4. Sochaux 26 15 7 5 3 20 5. Nancy 25 15 7 4 4 13 6. Bordeaux 25 15 8 1 6 19 7. Marseille 24 15 7 3 5 21 8. Saint-Étienne 24 15 7 3 5 23 9. Toulouse 24 15 7 3 5 20 10. Le Mans 20 15 4 8 3 19 11. Lorient 20 15 5 5 5 16 12. Rennes 17 15 4 5 6 11 13. Paris-SG 17 15 4 5 6 16 14. Auxerre 17 15 4 5 6 14 15. Valenciennes 17 15 5 2 8 14 16. Monaco 13 15 3 4 8 16 17. Nice 13 15 3 4 8 14 18. Nantes 12 15 2 6 7 12 19. Troyes 11 15 2 5 8 13 20. Sedan 10 15 1 7 7 18 NANTES – de notre envoyé spécial Temps doux. Pelouse correcte. 32 104 spectateurs. Arbitre : M. Coué. G. Norbert 6 Pierre 5 Stojkovic 6 Das Neves 5 Cubilier 3,5 Da Rocha cap., 6,5 Diané 5,5 B. Mendy 5,5 Chantôme 6,5 Saïdou 6 Rossi Diallo Pauleta 3 cap., 3,5 5,5 Faé 5,5 Oliech 2,5 Remplacements. – 46e : Oliech par KESERÜ (note : 6) ; 73e : Diallo par DIMITRIJEVIC. Non utilisés : Briant (g.), Guillon, Savinaud, Ca. Entraîneur : G. Eo. Rozehnal 6 Yepes Landreau 5 6 Hellebuyck Armand 4 6,5 Kalou Dramé 7 5,5 Remplacements. – 69e : Diané par PANCRATE ; 70e : Dramé par PAULO CÉSAR ; 82e : Hellebuyck par É. CISSÉ. Non utilisés : Alonzo (g.), Mulumbu, Baning, Rothen. Entraîneur : G. Lacombe. LES BUTS (2e). 0-1 : KALOU – Lancé par Dramé, Kalou s’échappe seul côté gauche. À l’approche des seize mètres, il se recentre légèrement et enroule une frappe du droit qui trouve la lucarne opposée. 1-1 : DA ROCHA (75e). – Un long centre de Dimitrijevic, décalé par Keserü côté droit, parvient au second poteau. À la lutte avec Mendy, Da Rocha bénéficie d’un contre favorable pour marquer de la tête au ras du poteau droit de Landreau. LES CARTONS 5 AVERTISSEMENTS. – Nantes : Pierre (23e, coup de coude sur Diané), Da Rocha (27e, croc-enjambe sur Diané), Das Neves (41e, tacle irrégulier sur Armand) ; Paris-SG : B. Mendy (31e, crocen-jambe sur Da Rocha), Yepes (55e, contestation). dant pied au cours de la seconde période. Des deux équipes, Paris fut la plus consistante. « On devait gagner », lâchera Cayzac. Trois jours après son fiasco en Coupe de l’UEFA, le PSG pouvait difficilement tomber plus bas. Trop souvent fautifs cette saison, dans la concentration, l’implication, la solidarité, les joueurs ont quelque peu redressé la tête. Mais il est trop tôt, beaucoup trop tôt, pour entrevoir un redressement durable. Reconfiguré en 5-3-2, l’équipe parisienne a longtemps rendu insignifiant le secteur offensif nantais, qui eut le tort de manquer d’espaces dans l’axe et d’imagination sur les côtés... sauf sur l’action de l’égalisation. Mais il flotte, toujours, un parfum d’inachevé avec ce PSG. La raison ? Sans doute une incapacité à surmonter les temps faibles et à empêcher l’adversaire de prendre le dessus. Et puis, aussi, une difficulté, pour ses joueurs, à être performants au même moment. Quand Kalou va mieux, comme hier, c’est Pauleta qui plonge. Lacombe, lui, n’a toujours pas coulé. Le match d’hier, solide défensivement et obscurci par un penalty injustement refusé, n’a pas enfanté une débâcle comme celle qui avait été fatale à Philippe Bergeroo à Sedan (1-5), il y a six ans. « Si je lâchais l’entraîneur ce soir, je serais un incompétent et un salaud, glissait Cayzac, dans les couloirs de la Beaujoire. Oui, ce serait une injustice totale. » Et de poursuivre : « Après la défaite contre Bordeaux (0-2), je m’étais fixé deux matches pour me faire une opinion, ce qui ne voulait pas dire qu’il y aurait une décision irréversible après le deuxième de ces matches. Le premier, contre Tel-Aviv, m’a déçu. Le second me donne de l’espoir et fait évoluer favorablement ma réflexion. » La réflexion, néanmoins, reste en cours. Hier, ce n’est forcément qu’un sursis que Lacombe a obtenu. Surtout si on se réfère à cette phrase de Cayzac, hier soir : « On ne parvient pas à quitter une place au classement qui n’est pas celle escomptée… » En fait, le PSG après ce nul obtenu à Nantes est désormais 13e. Jeudi, à Mlada Boleslav, en Coupe de l’UEFA, puis dimanche contre Toulouse, au Parc – où Paris reste sur trois défaites d’affilée – se profilent deux nouvelles rencontres propres à affiner la réflexion des dirigeants. Et à leur permettre de travailler un peu mieux, au cas où, sur le scénario de l’éventuelle succession de Lacombe. La sécurité, l’urgence des actionnaires L’hypothèse Rai est dans l’air, assurément, au même titre que l’option Vincent Guérin. Deux solutions internes rendues plausibles, notamment parce que des entraîneurs comme Jean Tigana (Besiktas) ou Paul Le Guen (Glasgow Rangers), même en difficulté dans leur club, ne sont pas libres aujourd’hui. Sans parler de Gérard Houllier, qui ne partirait pas de Lyon avant l’été prochain. Lacombe, donc, est sans doute « tranquille » jusqu’à Toulouse. Un match où son sort, cependant, semblera secondaire au regard de l’atmosphère qui enveloppera la rencontre, la première au Parc depuis le drame de jeudi soir. Hier, les supporters parisiens ont observé le silence tout au long de la rencontre. L’heure, parmi eux, est au deuil et à une solidarité entre groupes. Mais après ? Pour les dirigeants, le fléau de la violence et du racisme menace toujours. Présent hier à Nantes, Walter Butler, l’un des nouveaux actionnaires, a pointé l’urgence : « Notre priorité absolue est que le club prenne toutes les mesures pour que ce drame, qui nous a bouleversés, ne se reproduise plus. Nous prendrons ces mesures, quel qu’en soit le coût, notamment pour améliorer le dispositif de sécurité au Parc. C’est dur, ça sera dur, mais on s’en sortira. Paris le mérite. » JÉRÔME TOUBOUL Santos 100 LE FILM DU MATCH 2e : après une récupération d’Hellebuyck, Dramé lance Kalou sur le côté gauche. Alors que l’attaquant ivoirien accélère, Pauleta part fixer la défense nantaise côté droit. Kalou profite alors des espaces pour battre Stojkovic d’une frappe enveloppée du droit qui part se loger dans la lucarne opposée (0-1). 4e : de l’extérieur du droit, Kalou lance Pauleta, plein axe. Le capitaine parisien est devancé in extremis par Stojkovic, sorti dans ses pieds, à 30 mètres de la ligne de but. 9e : de 25 mètres, Rossi tire un coup franc axial. Après un rebond, Landreau se saisit du ballon. 22e : après un coup de coude de Pierre sur Diané, le PSG obtient un coup franc. La frappe d’Hellebuyck finit légèrement au-dessus du but nantais. 36e : de 35 mètres, Hellebuyck délivre un tir puissant, mais trop enlevé. 48e : Mendy accélère pour s’infiltrer côté droit. Sa frappe croisée, au coin des 6 mètres, est repoussée par Stojkovic. 49e : un tacle de Norbert sur Diané, dans la surface nantaise, semble déséquilibrer le Parisien. M. Coué laisse jouer. 64e : à 20 mètres du but, Kalou élimine Saïdou puis frappe. Son tir, dévié par Das Neves, finit en corner. 66e : Rossi marque sur un tir du droit, mais son but est refusé pour une position de hors-jeu. 72e : Armand récupère dans le camp parisien, près de la ligne médiane. Il transmet le ballon à Pauleta, qui le décale sur la gauche. Mais le centre d’Armand en direction du Portugais est trop fuyant. e 75 : plein axe, Keserü décale Dimitrijevic sur sa droite, effaçant au passage Paulo César. Le centre de Dimitrijevic au deuxième poteau est dévié de la tête par Mendy sur… Da Rocha, qui trompe Landreau de près (1-1). 90e + 2 : d’une aile de pigeon, Pancrate trouve Kalou, qui lance Pauleta dans la profondeur. Le Portugais est rattrapé par Das Neves au moment de frapper. LUNDI 27 NOVEMBRE 2006 En vente dans les boutiques Cartier et chez les distributeurs agréés : (75) PARIS 6e - Les Montres • PARIS 7e - L. Barrier Paris • PARIS 8e - Elysées Horlogerie PARIS 8e - Wempe • PARIS 16e - Les Montres • PARIS 17e - I. Barrier (78) LE CHESNAY - Comptoir Cardinet • (06) NICE - Barichella Joaillier 1895 • CANNES - Ferret (13) AIX EN PROVENCE - Raynal • MARSEILLE - Frojo • (31) TOULOUSE - Déro Joailliers (84) AVIGNON - Doux Joaillier • (85) LES SABLES D'OLONNES - Albasini (98) MONACO - Zegg & Cerlati Informations autres distributeurs agréés : 01 42 18 43 83. PAGE 3 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge NANTES - PARIS-SG : 1-1 (0-1) Bleu Rouge Une fois de plus, les Parisiens n’ont pas semblé habités par le souffle irrésistible de la conquête, du moins de façon constante. Leur mérite fut de marquer tôt, par Kalou, très actif hier. Mais ils n’en finissent plus de subir des choix arbitraux très discutables (voir page 2), ainsi que leurs propres travers. Le défaut majeur du PSG, en cette fin novembre, se situe dans son incapacité à asphyxier son adversaire dans ses moments de fébrilité. Ce fut déjà le cas, jeudi, au Parc, contre l’Hapoël Tel-Aviv (4-2), lorsque le PSG, une fois revenu à 2-2, avait tout en main pour prendre le dessus nettement. Cela s’est reproduit, hier. La médiocrité chronique de Nantes en première période, qui justifie, à elle seule, son statut de relégable, n’a pas été suffisamment exploitée par le PSG. Pour la troisième fois en un mois – après Lyon (1-2) en Coupe de la Ligue et Lens (1-3) en L 1 – le PSG a laissé échapper une victoire, après avoir ouvert le score, en per- 16e JOURNÉE. – Samedi 2 décembre, 17 h 10 : Le Mans - Lyon (Canal +) ; 20 heures : Auxerre-Nice, Lens-Bordeaux, Monaco-Valenciennes, Rennes- Nantes, Saint-Étienne - Lorient, Sedan-Troyes (ces six matches sur Foot +) ; dimanche 3 décembre, 18 heures : Sochaux-Marseille (Canal + Sport), Paris-SG - Toulouse (Foot +) ; 21 heures : Nancy-Lille (Canal +). Jaune Bleu Jaune Cayzac : « Si je lâchais l’entraîneur, je serais incompétent » Diff. — +21 +8 +7 +4 +3 +2 +7 +4 +2 -1 -2 -3 -4 -5 -7 -3 -5 -9 -9 -10 Noir Noir RECUEILLEMENT et frustration. La semaine la plus dramatique de l’histoire du PSG aura été ponctuée, hier, à Nantes, par ce croisement entre deux sentiments. Recueillement, d’un côté, des 680 ultras venus à la Beaujoire, trois jours après le drame de la Porte de SaintCloud, où un supporter a trouvé la mort. Frustration, par ailleurs, d’un club, au bout d’un match dont il aurait dû rapporter deux points de plus. Plaie du hooliganisme, faibles résultats… Le PSG reste, ce matin, soumis au tourbillon de deux crises concomitantes. Autant dans la lutte contre la violence, la priorité suprême, que dans le redressement sportif du club, le chantier demeure colossal. Dans les deux cas, l’impression laissée par le passage du PSG à Nantes est celle d’une parenthèse. En cas de défaite, Guy Lacombe aurait été probablement invité à rester à Paris… le temps de négocier ses indemnités de départ. Le point du nul vaut à peine mieux qu’une défaite, laissant le PSG embourbé dans son pire temps de passage après quinze journées. Mais Alain Cayzac semblait plutôt désireux, avant le coup d’envoi, de prendre un peu de hauteur sur le résultat brut. « Je serai surtout attentif au contenu », soufflait le président parisien. À l’arrière-plan, une question rôdait. Les joueurs allaient-ils lâcher Guy Lacombe par une forme de démission collective qui aurait forcé les dirigeants à dresser le constat d’une impasse et à rompre avec l’entraîneur ? Diagnostic post-match de Cayzac : « Aujourd’hui, j’ai eu la preuve que les joueurs savent se battre et qu’ils sont prêts à le faire pour le club. » c. — 10 13 15 16 10 17 14 19 18 20 18 14 20 19 21 19 19 21 22 28 4 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL LIGUE 1 (15 journée) – NANTES - PARIS-SG : 1-1 e Silence sur le stade De Paris à Nantes, encadrés par les forces de l’ordre, les supporters parisiens ont vécu une journée de recueillement. NANTES – de nos envoyés spéciaux NANTES. – Les supporters nantais de la Brigade Loire (à gauche) ont offert hier aux « Boys de Boulogne » une couronne en hommage au jeune homme décédé jeudi, porte de Saint-Cloud. Les supporters parisiens entameront ensuite une marche silencieuse pour rejoindre le stade de la Beaujoire où ils accrocheront leur banderole : « La vérité pour Julien ». (Photos Pierre Minier/L’Équipe) 16 h 57 : le cortège arrive à destination. Les Parisiens sont confinés sur un terrain stabilisé attenant à la Beaujoire. Réaménagé en parking visiteurs où stationnent déjà cinq autocars parisiens et plusieurs voitures immatriculées en région parisienne, il est protégé par des grillages mobiles et quatre maîtres-chiens. Une dizaine de policiers de la BAC patrouillent autour. Plusieurs escadrons de CRS, casqués et armés de boucliers, filtrent l’entrée, autorisée aux seuls supporters du PSG. 17 h 15 : un motard escorte un sixième bus à étage, suivi d’un septième, jusqu’au parking réservé aux supporters parisiens. De huit cents à un millier de fans parisiens étaient attendus. Ils ne sont finalement que six cents, encadrés par trente-cinq stadiers du Paris-SG, dix de plus que d’habitude. 17 h 25 : la tribune Loire, déjà bien garnie par les supporters nantais, se met à siffler. Les Parisiens font leur entrée sur le terrain pour l’échauffement. Des insultes fusent en guise de bienvenue. Les premiers « Paris, Paris, on t’enc… » descendent des travées. C’est le signal pour les derniers supporters parisiens, restés à l’extérieur, de se mettre à leur tour en marche. Dix minutes plus tard, ils pénètrent en silence dans le virage qui leur est dédié. La banderole, « La vérité pour Julien », est déployée. 17 h 58 : les joueurs entrent sur la pelouse. Aucun Parisien ne porte un brassard noir en signe de deuil. Les dirigeants y ont renoncé. 18 h 02 : but de Kalou sous les yeux des supporters parisiens qui sortent de leur silence. Pauleta est le seul joueur à aller les saluer. On ne les entendra plus jusqu’à la fin du match. 19 h 31 : alors que le public nantais réclame la « démission de Rudi Roussillon », le traite de « menteur », Da Rocha égalise. Hollande dénonce « les annonces sans lendemain » de Sarkozy LE PREMIER SECRÉTAIRE du PS, François Hollande, a « dénoncé » dimanche la « méthode » de Nicolas Sarkozy consistant à faire des « proclamations sans lendemain » après le drame de jeudi au cours duquel un supporter a été tué par un policier, vraisemblablement en état de légitime défense. « Je n’ai aucun élément me permettant de porter un quelconque jugement » sur cet incident, a affirmé M. Hollande, interrogé par Europe 1/TV5 Monde/Le Parisien. Mais « il y a depuis plusieurs années suffisamment d’alertes pour qu’on ne découvre pas le problème aujourd’hui », a-t-il ajouté. « Il y a une technique de Nicolas Sarkozy que je veux dénoncer (qui) consiste à chaque fois qu’il se passe quelque chose à annoncer que des actes vont être enfin engagés par les pouvoirs publics, des lois vont être prises, (et)après un nouvel incident on constate que tel n’a pas été le cas. Il faut en terminer avec cette méthode de la proclamation et de l’annonce qui restent sans effet et sans lendemain », a-t-il ajouté. De son côté, le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, a déclaré hier sur France 5 qu’il porterait « sûrement » plainte contre le procureur Jean-Claude Marin pour avoir rapporté que des supporters impliqués dans le drame du PSG jeudi avaient crié « Le Pen président », en faisant des saluts nazis. Le procureur est « sorti de son rôle », a déclaré M. Le Pen, invité de La FASFF propose ses services LA FÉDÉRATION des associations de supporters du football français (FASFF) n’était pas conviée à la réunion de samedi au ministère de l’Intérieur entre responsables politiques, dirigeants et supporters du PSG. Elle s’en est émue hier, par la voix de son président, Joël Archenault, également président du Support’R Club du MUC 72. « On est interpellés par le fait que seules les associations qui posent problème (celles du Paris-SG) ont été retenues alors qu’une fédération comme la nôtre prône le fair-play et le respect. » « Très choquée par la mort d’un homme, en marge d’un match de football », la FASFF, qui réunit plus de trente associations de supporters en France, dénonce également dans un communiqué « le comportement inadmissible, violent et raciste d’un groupe minoritaire de personnes polluant le sport. (…) Ce phénomène n’existe pas qu’à Paris, il peut arriver n’importe où en France. Il est donc nécessaire de réagir et d’entreprendre un travail commun avec les pouvoirs publics et les instances du football. La FASFF se veut un interlocuteur reconnu ». – C. L. l’émission Ripostes. « Il n’a pas été témoin des faits et il les rapporte », c’est une « forme de diffamation par complicité. Si réellement c’est le cas, (les cris “ Le Pen président ” des supporters), c’est une provocation comme il peut s’en faire (contre le FN)», a-t-il également déclaré. Le président du FN a par ailleurs estimé que les clubs de foot avaient « une responsabilité » dans les débordements des supporters. M. Hollande a affirmé à ce sujet : « Il y a depuis longtemps dans certains clubs de supporters, notamment à Paris, une infiltration des groupes d’extrême droite » et « M. Le Pen, qui est un leader d’extrême droite, le sait plus qu’aucun autre. » BELGIQUE : UN POLICIER TIRE SUR DES HOOLIGANS, PAS DE BLESSÉ. – Un policier a tiré en direction d’une voiture qui fonçait sur lui après des échauffourées entre hooligans, samedi à la fin du match Lokeren-Charleroi (D 1 belge), mais il n’y aurait eu aucun blessé selon une source judiciaire. Des bagarres avec des battes de base-ball avaient opposé des supporters des deux clubs après le match, sur un parking proche du stade de Lokeren. À l’arrivée de la police, les rivaux ont pris la fuite dans leur voiture et l’une d’elles a foncé à deux reprises en direction d’un policier, qui a alors fait feu vers le véhicule. La voiture a disparu et ses occupants sont toujours recherchés. 20 h 27 : escortés par quatre fourgons de CRS et deux motards jusqu’au péage d’Ancenis, et avant de se donner rendez-vous pour le prochain PSG-Toulouse dimanche prochain, les sept bus de supporters parisiens quittent rapidement la Beaujoire sans qu’aucun incident n’ait été à déplorer. 22 heures : Luc Delatour, directeur de la Beaujoire, est soulagé : « Aucun mouvement, aucun geste déplacé n’a été à déplorer, indiquet-il. Les supporters sont restés calmes et dignes. » RAPHAËL RAYMOND et BERNARD LIONS DRAME DE LA PORTE DE SAINT-CLOUD : UN SUPPORTER ÉCROUÉ. – Dans la nuit de samedi à dimanche, alors qu’Antoine Granomort – le policier qui a tué un supporter du Paris-SG jeudi soir – ressortait libre après avoir été entendu comme « témoin assisté » par le juge d’instruction, un supporter parisien, interpellé peu de temps après les faits, était mis en examen et écroué dans le cadre d’une deuxième information judiciaire ouverte par le parquet de Paris pour « des violences à caractère antisémite », des « violences sur agent de la force publique » et « des dégradations » contre le fast-food où s’étaient réfugiés le policier et le spectateur qu’il protégeait. BULGARIE : UN POLICIER BLESSÉ, 25 ARRESTATIONS. – Un policier a été blessé et 25 supporters du Levski Sofia interpellés après un match entre le champion de Bulgarie et le Litex Lovech (0-0), en marge duquel des échauffourées ont eu lieu, hier à Lovech. Les incidents ont éclaté dans la ville entre les supporters du Levski et les forces de l’ordre après le match, et un policier a été conduit à l’hôpital pour un nez cassé. Le Levski, première équipe bulgare présente en Ligue des champions, a écopé d’une amende de 50 000 francs suisses (31 600 ) pour des incidents provoqués par son public lors du match contre Chelsea le 27 septembre dernier. Des jets d’objet et l’exposition de banderoles racistes ont encore été constatés lors du choc contre Barcelone (0-2), mercredi. Porte de Saint-Cloud LE MOT « BANLIEUE », alors, ne faisait pas peur. Les nouveaux ensembles grandissaient dans la frénésie. Sarcelles naissait à peine, champignonnière de grues et de tours, premières tours de Babel aux accents parigots et d’outre-mer, tous repoussés vers le nord par la crise du logement ou le vent de l’histoire. La gare de Sarcelles n’existait pas. Le train s’arrêtait à la halte de Lochères, point de départ, le dimanche midi, d’un long et insouciant voyage vers la porte de Saint-Cloud, dont le nom seul était promesse de joie et d’innocence. La descente vers le sud menait à Strasbourg-Saint-Denis, où monter dans une rame de la ligne 9 vous mettait dans le bon sens, d’est en ouest, des faubourgs ouvriers vers les quartiers chics du XIVe. Le sens est-ouest, la rame qui allait de la cité de Jacques Duclos vers Billancourt, tout cela semblait aller dans le sens simple de ce temps-là. Même le monde, entre Est et Ouest, paraissait simple à comprendre. À Bonne-Nouvelle, à Rue-Montmartre, descendaient les amateurs de cinéma et les promeneurs des Grands Boulevards. Vers Havre-Cau- PAGE 4 martin, Miromesnil, Franklin-Roosevelt, les accents des boulevards haussmaniens s’ajoutaient à ceux, boulevardiers, de la porte SaintDenis et au-delà. À chaque station, on cherchait sur les têtes des nouvelles arrivées des indices distinctifs de supporters. Ils ne portaient guère de signes extérieurs de leur religion. On mettait encore les habits du dimanche pour aller au stade. Les bras tendus, souvenirs odieux et encore frais, étaient évidemment tabous. Les franges s’allongeaient un peu, comme à Liverpool. Les crânes rasés ne se voyaient que chez les nouvelles recrues du contingent, à peine passées sous la tondeuse réglementaire. Puis venaient les stations des beaux quartiers. De subtiles senteurs de pâtisseries de qualité et de parfums de prix se mêlaient aux odeurs de ce Paris souterrain. Les rames SpragueThomson, rouge et vert, sentaient bon le métropolitain et faisaient un boucan à faire fuir Zazie. Les roues sans pneu rythmaient le slogan qui, à l’entrée des tunnels, chantait Dubo, Dubon, Dubonnet. Rue-de-laPompe, Jasmin, La Muette, les banlieusards entraient un peu en terre étrangère, mais aux deux MichelAnge, ils recevaient le renfort de ceux de la rive gauche. C’était enfin Exelmans et puis c’était Porte-deSaint-Cloud. Pressé de descendre, il fallait gravir, en rangs serrés mais sages, l’escalier du bout du quai qui débouchait, à l’air libre, au pied de l’église. Il flottait un air de liberté et d’innocence. Comme le sport semblait innocent et libre ! Au milieu de la place, les fontaines étaient accueillantes. Autour, les brasseries ne l’étaient pas moins. Près des bouches de métro, les camionnettes de L’Équipe et du Miroir attiraient le chaland pour lui vendre les magazines de sport à la poignée, comme sur la route du Tour. Le Parc – l’ancien, celui de brique et de fer, à l’anneau de ciment rose – était là, de l’autre côté du boulevard qui n’était pas encore périphérique. Les trois stations de trains de banlieue, les vingt-trois de métro, les deux correspondances, avaient fait CHRONIQUE monter l’impatience et l’envie d’y être enfin. La porte de Saint-Cloud était l’antichambre d’un lieu préservé des haines du monde – on le croyait. Dans ces années 60, toute une génération de supporters y a pourtant appris, plus qu’aucune autre, le sens du mot défaite. Le déclin définitif du Racing et du Stade, l’âge de plomb de l’équipe de France furent autant de leçons de masochisme et de résignation. Chaque voyage retour remplaçait pourtant la déception toute fraîche par un espoir déjà recommencé en des jours meilleurs. Ces dimanches anciens furent peut-être des leçons de vie citoyenne. Jamais le quartier ne devenait champ de bataille pour une défaite de plus. Il était inconcevable qu’il y eût mort d’homme. Cela fait trente ans (depuis LeedsBayern, en 1975) que certains soirs de match, il souffle ici un vent de sauvagerie. À la station Porte-de-SaintCloud, n’est-il pas trop tard pour y attraper le dernier métro ? DIDIER BRAUN LUNDI 27 NOVEMBRE 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge ture blanche, on peut y lire : « Pouvoir assassin, vérité pour Julien. » La procession passe devant la station Landreau avant d’atteindre le périmètre du stade. 16 h 54 : au moment où le cortège bifurque en quittant la voie de tramway, un individu sort de sa 207 stationnée à un stop en sens inverse et crie : « Tirez dans le tas ! Fusillezles ! » Puis, il claque la portière, la rouvre et hurle à nouveau : « Fusillez-les tous ! » Un léger mouvement de foule suit cette incartade. Les policiers en civil de la BAC (brigade anticriminalité) encerclent aussitôt le véhicule en intimant l’ordre à son passager de ne plus en sortir. Bleu offrent une couronne de fleurs sur laquelle est inscrit : « Repose en paix, Julien », le tout orné d’une signature « T.L. ». Anthony, dit « Toinette », qui se définit lui-même comme le « capo des Boys de Boulogne », délivre ses consignes aux journalistes qui vont précéder le cortège : « Pas de gros plans ! » Puis, il prévient ses troupes : « Pas d’incidents ! Sinon, attention… » Des gars plus âgés l’approuvent. 16 h 30 : la marche silencieuse se met en route en longeant la voie de tramway menant à la Beaujoire. Une voiture de police lui ouvre la route. Une grande banderole noire est déployée en tête du cortège. En pein- Jaune Jaune Rouge Beaujoire. Elle s’inscrit dans le cadre du plan « vigipirate orange ». Tribunes, vestiaires, toilettes… chaque zone est passée au peigne fin, « plus particulièrement aujourd’hui », reconnaît Lunel. 16 h 10 : un TGV en provenance de Paris entre en gare de Nantes. D’autres supporters en descendent pour rejoindre la station de tramway La Luchère. Les « Boys de Boulogne » se comptent 80 tandis que les Lutèce Falco sont environ deux fois moins. Une quarantaine de supporters nantais de la Brigade Loire viennent de rejoindre les Parisiens. En hommage au supporter décédé jeudi porte de Saint-Cloud, ils leur Noir Bleu Noir TOUT AU LONG d’une journée empreinte d’émotion et d’inquiétude liées au souvenir de Julien Quemener, le supporter parisien décédé jeudi soir porte de Saint-Cloud, et à la crainte de possibles nouveaux incidents, nos envoyés spéciaux ont suivi pas à pas le trajet des supporters parisiens. Récit d’une journée marquée par la dignité et l’absence d’incident. 9 heures : le calme plat règne en ville. Quelques supporters du PSG sont arrivés la veille. Certains, en famille, se promènent tranquillement dans les rues brumeuses de la cité des ducs de Bretagne. 14 heures : répartis dans neuf fourgons, une cinquantaine de CRS attendent tranquillement l’arrivée des supporters du PSG sur l’aire du péage de l’autoroute A 11, à Ancenis, à 37 kilomètres de la Beaujoire. Ils devront les escorter jusqu’au stade. Épaulières, coques protégeant leurs tibias, leur abdomen et leur dos, matraque… Leur attirail est impressionnant. Deux motards, dont une femme, sont également présents pour ouvrir et fermer le convoi. Trois poids lourds étrangers sont à l’arrêt. Leurs conducteurs se demandent ce qui justifie un tel dispositif. 15 h 20 : un premier noyau de supporters parisiens se regroupe place du commerce. Les terrasses sont bondées. D’autres Nantais profitent de ce dimanche ensoleillé pour déambuler le long des étalages du marché de Noël qui s’étend jusqu’à la place Royale ou pour se restaurer au McDonald’s voisin. Les Parisiens s’engouffrent dans le tramway, direction station La Luchère, ligne 1 François-Mitterrand. 15 h 22 : au péage d’Ancenis, en direction de Nantes, les gendarmes ont pour consigne d’intercepter les véhicules immatriculés en région parisienne. Ils vérifient l’identité des occupants et le contenu des coffres. Les CRS attendent toujours les cars des supporters parisiens qui vont être pris en charge dans une grosse demi-heure. 15 h 30 : tous les stadiers sont désormais sur site. Avec Francis Lunel, le responsable de la sécurité, ils procèdent à une fouille minutieuse de la 5 Bleu Rouge Noir Jaune www.sony.fr Avec Sony, des photos 2 fois plus nettes detail *Des détails incomparables ‘Sony’ et ‘Cybershot’ sont des marques déposées de Sony Corporation, Japon. Sony France SA 20-26, Rue Morel 92110 Clichy - 712 034 800 RCS Nanterre - Capital : 122 231 495 €. LUNDI 27 NOVEMBRE 2006 PAGE 5 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Appareil photo numérique Bleu Rouge Le nouvel appareil photo numérique Cyber-shot T10 vous assure une qualité d’image exceptionnelle grâce au stabilisateur Super SteadyShot et à la haute sensibilité ISO 1000. Avec la double solution anti-flou par Sony, redécouvrez le plaisir de faire des photos nettes. Jaune Bleu Jaune Haute sensibilité Noir Noir Stabilisateur optique 6 FOOTBALL LIGUE 1 (15 journée) e Bleu Rouge Noir Jaune LYON - AUXERRE : 1-0 C’est déjà réglé Avec 14 points d’avance, Lyon est déjà champion d’automne. LYON – de notre envoyé spécial C’EST UN RECORD : Lyon est le premier champion d’automne de l’histoire du Championnat de France à coiffer l’honorifique couronne à quatre journées de la fin des matches aller. À presque quatre semaines du début de l’hiver, qu’il passera donc au chaud, l’Olympique Lyonnais possède en effet 14 points d’avance sur la bande des quatre, un quatuor englué à 26 points et dont la composition même (Lille, Lens, Nancy et Sochaux) traduit l’état de délabrement de feu les grands noms de la Ligue 1. Ces 14 points d’avance, à quatre journées de la fin des matches aller, sont un nouveau record. L’équipe qui détenait le précédent ne sera pas triste : c’était Lyon, la saison dernière. Pour en arriver là, Lyon n’a pas survolé son sujet, hier soir, à Gerland, face à Auxerre (1-0), mais il a su, au moins, faire la différence et le spectacle pendant les vingt plus belles minutes de la soirée, juste avant le repos. Et Gérard Houllier continue de faire tourner sans conséquence – on veut dire sans conséquences négatives : il aura effectué cinq changements de Madrid (2-2) à Gerland, en dépit de l’intervalle de cinq jours qui semblait suffisant à régénérer les organismes. Pour montrer, sans doute, que tout le monde peut jouer des matches importants et renforcer dans le même élan la vie sociale. Pour tenir compte, aussi, de la forme fatiguée de quelques joueurs majeurs. Ce bon match de Ligue 1, surtout dans sa première partie de programme, aura dévoilé un bon Auxerre, joueur, recherchant les intervalles et sachant bousculer Lyon dans les vingt premières minutes, le secouant de cinq corners d’affilée en une série rarement vue à Gerland dans ce sens-là, pour un total de huit corners en première période. Il n’a manqué à l’AJA qu’un peu plus de réalisme, un peu plus de chance, comme sur ce retour de Müller devant Niculae (8e), cette tête de Kalabane détournée par le sommet du crâne de Carew (10e), ou ce corner de Cheyrou que Kalabane fut à trois centimètres de reprendre au deuxième poteau (20e). Fabien Cool, lui, ne doit pas aimer beaucoup Juninho. Le Brésilien le tourmente avec une régularité confondante. Il lui a marqué, déjà, deux coups francs dans le même match. Hier soir, Juninho, à peine plus clément, a encore torturé Cool de son pied droit, d’un coup franc lointain et plongeant sur lequel le gardien auxerrois boxa maladroitement le ballon (25e). Son erreur déboucha sur le cinquième but de Malouda, record égalé pour le Guyanais en une saison lyonnaise, mais surtout sur les meilleures vingt minutes de l’OL depuis un mois. En dépit de la constance des intentions auxerroises, domptées par les bonnes sorties de Coupet anticipant sur la recherche de la profondeur des milieux de l’AJA, la qualité des enchaînements techniques et de certains gestes lyonnais fut extrêmement élevées. Lyon a remporté sa cinquième victoire en sept matches Deux slaloms de Juninho, le deuxième se terminant par une frappe violente et lointaine sur la barre de Cool (29e), firent se lever Gerland de plaisir, et l’OL aurait pu marquer, encore, sur un tir de Källström dévié par Carew dans les pieds de Cool (37e) ou deux tentatives de Malouda (37e) et Réveillère (40e). Mais ces vingt minutes-là furent d’assez loin ce que le match eut à donner de meilleur. Comme s’il lui était difficile d’oublier qu’il avait abandonné deux points à Auxerre dans le temps additionnel, la saison dernière (1-1), l’OL passa avec application d’une logique de conquête à une logique de gestion. Le spectacle ne fut donc pas le même. Auxerre ne fut pas si loin de revenir de Gerland avec quelque chose, mais les Auxerrois, malgré les rentrées d’Akalé puis de Ba sur les côtés, eurent du mal à s’approcher autrement que par des centres dangereux. Et alors que le public lyonnais, qui a adapté un nouvel hymne à sa gloire, LYON. – Comme à Madrid (2-2), mardi dernier face au Real, Florent Malouda (ici à la lutte avec l’Auxerrois Kaboul) a marqué hier soir. L’international de l’OL a inscrit son cinquième but de la saison en Championnat. (Photo Jean-Louis Fel) de notre envoyé spécial permanent LYON Remplacements. – 63e : Niculae par AKALÉ et Pieroni par F. THOMAS ; 75e : Kaboul par Is. Ba. Non utilisés : Sauvage (g.), B. Martin, Lejeune. Entraîneur : J. Fernandez. LE BUT 1-0 : MALOUDA (25e). – Coup franc excentré côté gauche, la frappe de Juninho sous la barre est repoussée d’une main par Cool. Malouda à l’affût au premier poteau place une tête, qui entre dans le but auxerrois après avoir touché le dessous de la transversale. AUCUN CARTON COUPET (6,5) : attentif sur sa ligne, il a aussi su sortir opportunément quand il le fallait. REVEILLÈRE (6,5) : une saine activité sur le flanc droit, où il a globalement bien contrôlé la situation. En forme ! MÜLLER (6,5) : pour sa rentrée, il a commencé par un bon tacle devant Jelen et joué un match très sérieux. CRIS (6) : quasi impossible de lui prendre un ballon de la tête, deux ou trois imprécisions, mais c’est toujours aussi solide. BERTHOD (5,5) : appliqué, de plus en plus prudent au fil des minutes. A. DIARRA (6,5) : une dizaine de minutes pour trouver ses marques, avant de dérouler un match solide, appliqué et convaincant. JUNINHO (7) : de l’envie, du punch, des dribbles déroutants, la transversale l’a empêché de marquer un but magnifique, puis un coup franc juste avant son remplacement à la 82e par TOULALAN. KÄLLSTRÖM (5) : un démarrage assez discret, il a beaucoup couru, sans vraiment réussir à se faire remarquer. WILTORD (5) : de la mobilité, le souci de jouer pour la collectivité, pas trop de réussite, il a cédé sa place sans plaisir à GOVOU (59e), qui a essayé d’apporter ses accélérations côté droit. CAREW (4) : beaucoup moins de carburant et d’inspiration qu’à Madrid. Sorti sans s’être fait remarquer, il a été relayé à la 59e par RÉMY, qui a confirmé un certain culot. MALOUDA (6,5) : un but de plus, plein d’opportunisme, comme à Madrid. Il a par ailleurs livré un duel très intéressant à Sagna dont il est parfois sorti à son avantage. AUXERRE COOL (5) : sa responsabilité est clairement engagée sur le but de Malouda, et il n’a pas toujours paru très rassurant. Il a eu le mérite d’aider le coup franc de Juninho à ricocher sur la transversale à la 82e. SAGNA (6) : une vraie bonne graine d’arrière latéral qui a mené la vie dure au tandem Malouda-Berthod. KALABANE (6) : pas toujours le geste juste, mais de la vitalité et de l’application. GRICHTING (6) : sobre, il a d’abord misé sur son placement. JAURÈS (5,5) : sérieux mais pas spécialement tranchant. KABOUL (5,5) : un rôle obscur mais précieux devant la défense avant que, fatigué, il ne soit remplacé par BA à la 75e. PEDRETTI (5,5) : il a souvent essayé d’utiliser les intervalles pour lancer ses attaquants. Be. CHEYROU (6) : un pied gauche d’une grande précision, notamment sur coups de pied arrêtés, le plus influent dans l’élaboration du jeu auxerrois. JELEN (5,5) : très en vue en début de match puis de plus en plus discret, il a fini avant-centre. NICULAE (4,5) : malin, l’art de se faire oublier, y compris parfois de ses équipiers ! Remplacé à la 63e par AKALÉ, qui a vainement essayé d’apporter sa technique en mouvement. PIERONI (4,5) : rien de flambant à l’arrivée. THOMAS lui a succédé à la 63e quand Auxerre est passé en 4-4-2. LES CHIFFRES DE LA 15e JOURNÉE SAMEDI TROYES MARSEILLE 1-1 Lachuer (18e) 1-0 SAINT-ÉTIENNE Alonso (70e) LILLE MONACO 1-1 Bodmer (77e) Gakpe (37e) LORIENT Marchal (2e) Le Tallec (22e, 24e) Ziani (45e s.p.) NICE SEDAN 2-2 B. Koné (55e) Kanté (76e) Job (17e) Pujol (86e) TOULOUSE LE MANS LENS Thomert (42e) 1-0 NANCY 1-1 PARIS-SG Savidan (1re) NANTES e e Da Rocha (75 ) LYON (Toulouse) ( (Nancy) 7 Feindouno Steven Thicot (Sedan) a disputé son premier match en L 1. (Valenciennes) 6,5 A Armand d (Paris-SG) (Paris SG) 6,5 Ziani 7 Juninho (Sochaux) (Lyon) (Saint-Étienne) 7 Thomert (Lens) Total (estimation) : 192 800 1-1 (22e) VALENCIENNES 6,5 Dao Dao 6,5 Ch étien Chr Affluences HIER Malouda 7 PPenneteau t u 7 Mansaré (Toulouse) 300 6 G. Norbert L’entraîneur du Paris-SG, Guy Lacombe, a dirigé son 300e match parmi l’élite. 350 (Nantes) Le Paris-SG a obtenu à Nantes (1-1) son 350e résultat nul en L 1 et le gardien parisien Mickaël Landreau a joué son 350e match à ce niveau. 7 Danic 850 Bordeaux a remporté contre Saint-Étienne (1-0) sa 850e victoire au plus haut niveau en Championnat. (Troyes) RENNES 1-0 Bergougnoux (66 e s.p.) Is. Bangoura 1 L’équipe type SOCHAUX 1-3 Kalou (2 ) 1-0 AUXERRE (25e) Classement Pts J. G. N. P. p. — — — — — — 1. Lyon 40 15 13 1 1 31 2. Lille 26 15 7 5 3 21 3. Lens 26 15 7 5 3 22 4. Sochaux 26 15 7 5 3 20 5. Nancy 25 15 7 4 4 13 6. Bordeaux 25 15 8 1 6 19 7. Marseille 24 15 7 3 5 21 8. Saint-Étienne 24 15 7 3 5 23 9. Toulouse 24 15 7 3 5 20 10. Le Mans 20 15 4 8 3 19 11. Lorient 20 15 5 5 5 16 12. Rennes 17 15 4 5 6 11 13. Paris-SG 17 15 4 5 6 16 14. Auxerre 17 15 4 5 6 14 15. Valenciennes 17 15 5 2 8 14 16. Monaco 13 15 3 4 8 16 17. Nice 13 15 3 4 8 14 18. Nantes 12 15 2 6 7 12 19. Troyes 11 15 2 5 8 13 20. Sedan 10 15 1 7 7 18 c. — 10 13 15 16 10 17 14 19 18 20 18 14 20 19 21 19 19 21 22 28 Diff. — +21 +8 +7 +4 +3 +2 +7 +4 +2 -1 -2 -3 -4 -5 -7 -3 -5 -9 -9 -10 Gérard HOULLIER (entraîneur de Lyon) : « Deux constats d’abord, le président va être content puisqu’on a désormais une bonne chance de jouer en L 1 la saison prochaine ! Ensuite, nous voilà avec 40 points, si ont fait la même chose à partir de maintenant on sera champion ! Cela étant, je pense que ce fut un beau match, notamment en première mi-temps. Car en deuxième période on a senti beaucoup de fatigue de part et d’autre. Lyon a joué un match très sérieux. Je considère qu’il s’agit d’une victoire du cœur et de la maturité technique et tactique. » – C. C Jean FERNANDEZ (entraîneur d’Auxerre) : « Sur la physionomie du match, la victoire de Lyon est méritée. On était venus pour jouer et éventuellement pour gagner. On a livré une première mi-temps très solide au cours de laquelle on a eu un temps fort de cinq ou six minutes avec cinq ou six corners successifs et un coup franc excentré, à l’occasion desquels on a peut-être raté le coche. Après, en deuxième mitemps, la fatigue du match de jeudi s’est faite ressentir et on a eu plus de mal. Maintenant, il va falloir vite récupérer car un match nous attend dès mercredi à Belgrade puis un autre contre Nice samedi sur notre terrain. » Alou DIARRA (Lyon) : « Après notre première place en Ligue des champions, cette victoire et ce titre de champion d’automne sont deux bonnes nouvelles. C’est une victoire méritée. Il est seulement dommage qu’on ait manqué l’occasion de faire le break. Est-ce que ce match me fait du bien au moral ? Non surtout aux jambes, parce que le moral est là. J’ai besoin de matches pour être au top physiquement. Est-ce que c’est mon meilleur match avec Lyon ? Je n’en ai pas fait énormément, mais oui c’est peut-être le plus plein. » – V. D. TROPHÉE DU JOUEUR DU MOIS UNFP - CANAL + - L’ÉQUIPE Maoulida (61e) BORDEAUX CLAUDE CHEVALLY ILS ONT DIT Houllier : « Une victoire du cœur » Buts Total cette saison Total l’an passé Moyenne par match Moyenne l’an passé 353 297 2,35 1,98 Lyon - Auxerre Nantes - Paris-SG Bordeaux - Saint-Étienne Troyes - Marseille Toulouse - Rennes Lille - Monaco Valenciennes - Nancy Lorient - Sochaux Le Mans - Lens Nice - Sedan 39 976 32 104 29 702 18 579 15 747 15 500 13 241 12 513 9 217 9 028 Total cette saison Total l’an passé Moyenne par match Moyenne l’an passé 3 265 963 3 294 425 21 773 22 110 Penalties Réussis cette saison Accordés cette saison Accordés l’an passé 3 35 40 37 Avertissements Total cette saison Total l’an passé Moyenne par match Expulsions p Total cette saison Total l’an passé 1 LES NOTES PROCHAINES JOURNÉES LES GARDIENS 16e JOURNÉE 20 Sur coup de pied arrêté Sur penalty Sur coup franc direct Sur coup franc indirect À la suite d’un corner Sur corner direct 5 2 0 2 1 0 40 49 17 619 632 4,13 BUTEURS 1. Is. Bangoura (+ 1) (Le Mans), 8 buts. 2. Aruna (Lens), 7 buts. 3. Bodmer (+ 1) (Lille) ; Pagis (Marseille) ; Pauleta (Paris-SG) ; P. Feindouno (SaintÉtienne) ; Savidan (+ 1) (Valenciennes), 6 buts. 8. Darcheville (Bordeaux) ; Odemwingie (Lille) ; Fred, Juninho, Malouda (+ 1) (Lyon) ; Piquionne (Saint-Étienne) ; Ziani (+ 1) (Sochaux), 5 buts. 15. Wendel (Bordeaux) ; Jussiê (Lens) ; Gignac (Lorient) ; Benzema (Lyon) ; Niang (Marseille) ; Ilan (Saint-Étienne) ; Pujol (+ 1) (Sedan) ; Alvaro Santos (Sochaux) ; Batlles (Toulouse), 4 buts. PASSEURS 1. Gakpé (Monaco), 6 passes. 2. Niang (Marseille), 5 passes. 3. Gignac (Lorient) ; Malouda (Lyon) ; Landrin, Piquionne (Saint-Étienne) ; Elmander (Toulouse) ; Lachuer (Troyes), 4 passes. 1. Janot (Saint-Étienne), 6,37 ; 2. Coupet (Lyon), 6,08 ; 3. Carrasso (Marseille), 6,07 ; 4. Richert (Sochaux), 6 ; 5. Douchez (Toulouse), 5,87 ; 6. Roma (Monaco), 5,83 ; 7. Sylva (Lille), 5,71 ; 8. Audard (Lorient), Pouplin (Rennes), 5,70 ; 10. Lloris (Nice), 5,67, etc. LES JOUEURS DE CHAMP 1. Malouda (Lyon), 6,30 ; 2. Juninho (Lyon), 6,18 ; 3. Cris (Lyon), 6,13 ; 4. Savidan (Valenciennes), 6,08 ; 5. A. Keita (Lille), Niang (Marseille), 6,07 ; 7. Gignac (Lorient), Squillaci (Lyon), 6,05 ; 9. Belhadj (Sedan), 5,97 ; 10. Piquionne (SaintÉtienne), Bodmer (Lille), 5,96 ; 12. Jemmali (Bordeaux), 5,95 ; 13. Is. Bangoura (Le Mans), 5,92 ; 14. Romaric (Le Mans), Kovacevic (Lens), Plestan (Lille), Armand (Paris-SG), Ziani (Sochaux), 5,86 ; 20. Mavuba (Bordeaux), Réveillère (Lyon), 5,83, etc. LES MEILLEURS PAR ÉQUIPE AUXERRE : Be. Cheyrou, 5,67 ; BORDEAUX : Jemmali, 5,95 ; LE MANS : Is. Bangoura, 5,92 ; LENS : Kovacevic, 5,86 ; LILLE : A. Keita, 6,07 ; LORIENT : Gignac, 6,05 ; LYON : Malouda, 6,30 ; MARSEILLE : Carrasso, Niang, 6,07 ; MONACO : Roma, 5,83 ; NANCY : Diakhaté, 5,77 ; NANTES : Faé, 5,64 ; NICE : Lloris, 5,67 ; PARIS-SG : Armand, 5,86 ; RENNES : Pouplin, 5,70 ; SAINT-ÉTIENNE: Janot, 6,37 ; SEDAN : Belhadj, 5,97 ; SOCHAUX : Richert, 6 ; TOULOUSE : Douchez, 5,87 ; TROYES : Nivet, 5,77 ; VALENCIENNES : Savidan, 6,08. PAGE 6 SAMEDI 2 DÉCEMBRE 17 H 10 Le Mans - Lyon (Canal +) 20 HEURES Auxerre-Nice Lens-Bordeaux Monaco-Valenciennes Rennes-Nantes Saint-Étienne - Lorient Sedan-Troyes (Ces six matches sur Foot +) DIMANCHE 3 DÉCEMBRE 18 HEURES Sochaux - Marseille (Canal + Sport) Paris-SG - Toulouse (Foot +) 21 HEURES Nancy-Lille (Canal +) 17e JOURNÉE SAMEDI 9 DÉCEMBRE 17 H 10 Toulouse-Lens (Canal +) 20 HEURES Nice-Nancy Lorient-Sedan Nantes - Le Mans Troyes-Auxerre Bordeaux-Rennes Marseille-Monaco Valenciennes-Sochaux (Ces sept matches sur Foot +) DIMANCHE 10 DÉCEMBRE 18 HEURES Lille - Saint-Étienne (Canal + Sport) 21 HEURES Lyon - Paris-SG (Canal +) Juninho, le collectionneur JUNINHO, LYONNAIS depuis 2001, devenu capitaine des champions de France à la suite de la blessure de son compatriote Caçapa, est décidément un grand collectionneur. De coups francs, puisqu’il en a déjà réussi une trentaine au bénéfice de Lyon. Mais aussi de trophées, car outre les cinq titres et les cinq Trophées des champions remportés consécutivement avec l’OL, « Juni » a été choisi pour la troisième fois comme « joueur du mois » par le jury UNFP-Canal +L’Équipe. Récompensé cette fois-ci pour ses perf or m a n c es ré a l is ée s a u m ois d’octobre, le Brésilien, qui va être papa pour la troisième fois dans les jours à venir, a ainsi reçu hier soir ce nouveau trophée des mains de notre confrère de Canal +, Grégoire Margotton. Il était d’ailleurs acquis que le joueur du mois d’octobre serait lyonnais, puisque Juninho (38 % des suffrages) avait été nominé en compagnie de ses équipiers Cris et Källström, qui ont recueilli respectivement 33 % et 29 % des votes. – C. C. AGENDA MERCREDI 29 NOVEMBRE COUPE DE FRANCE 12 HEURES Tirage au sort du 8e tour (voir page 8) COUPE DE L’UEFA (phase de poules, 4e journée) 20 H 45 Partizan Belgrade (SER) - Auxerre (W 9) Lens - Parme (ITA) (Sport +) JEUDI 30 NOVEMBRE COUPE DE L’UEFA (phase de poules, 4e journée) Istres (17) - Libourne-Saint-Seurin (13) Le Havre (7) - Montpellier (12) Tours (20) - Guingamp (19) 20 H 30 Strasbourg (3) - Bastia (10) (Eurosport) NATIONAL (16 e journée, matches avancés) SAMEDI 2 DÉCEMBRE LIGUE 1 (16e journée) Voir ci-dessus NATIONAL (16 e journée, suite) 20 H 45 DIMANCHE 3 DÉCEMBRE Nancy - Feyenoord (HOL) (Canal + Sport) Mlada Boleslav (RTC) - Paris-SG (Paris Première) LIGUE 1 (16e j o u rn é e , matches décalés) (Voir ci-dessus) LIGUE 2 (18e journée, match décalé) VENDREDI 1er DÉCEMBRE LIGUE 2 (18e journée) 20 HEURES AC Ajaccio (11) - Dijon (4) Châteauroux (9) - Amiens (6) Créteil (16) - Niort (18) Gueugnon (14) - Brest (15) 16 HEURES Grenoble (5) - Metz (1) (Eurosport) LUNDI 4 DÉCEMBRE LIGUE 2 (18e journée, match décalé) 20 H 30 Reims (8) - Caen (2) (Eurosport) Sorti sur une civière lors de Nice-Sedan (1-1), Badiane souffre de la clavicule droite. Il passera des examens ce matin. – P. R. LORIENT Ewolo (adducteurs), Marchal (pied), Saïfi (tendon d’Achille) et Le Pen (mollet) n’ont pas participé au décrassage. Gignac, sorti en seconde période face à Sochaux (1-3) après un coup à un tibia, a passé des examens rassurants. MARSEILLE Victime d’une réaction allergique, Cesar ne s’est pas entraîné hier, comme Zubar (douleur cheville). TOULOUSE Elmander (ischio-jambiers) devrait jouer dimanche à Paris. Akpa Akpro (cuisse) passe une échographie aujourd’hui. – N. S. Corse : nouvelle agression d’arbitre Voici deux semaines, un arbitre officiel de la Ligue corse avait dû être hospitalisé au CHU de Bastia pour un œdème à l’œsophage après avoir été frappé par un spectateur à la fin d’une rencontre. Visiblement, la condamnation de l’agresseur de l’arbitre officiel à six mois de prison ferme n’a pas eu beaucoup d’effet . Hier, alors que tous les arbitres de la Ligue corse étaient toujours en grève en signe de protestation, c’est un bénévole qui a été pris à partie et brièvement transporté à l’hôpital lors d’une rencontre de Championnat de Promotion d’Honneur Jeunesse Marocaine Costa Verde . – M. D. G. ANTONETTI, COHEN ET ROUSSELOT DEVANT LE CNE. – Le Conseil national de l’éthique, présidé par Dominique Rocheteau, entendra cet après-midi Maurice Cohen et Frédéric Antonetti, président et entraîneur de l’OGC Nice, ainsi que Jacques Rousselot, président de Nancy, qui ont été convoqués après les propos qu’ils ont tenus en octobre à l’encontre des arbitres. – R. Po. MPHELA VERS SUPERSPORT. – L’international sud-africain du RC Strasbourg, Abel Mphela, devrait être transféré aujourd’hui à SuperSport United, club de Johannesbourg (AFS), où il avait déjà été prêté la saison passée. Jean-Pierre Papin avait désiré le conserver dans son effectif, mais ne l’a jamais aligné cette saison en match officiel. L’attaquant de vingt-deux ans devrait signer un contrat de deux ans et demi. La transaction est évaluée à 200 000 . – Fr. N. OM : UN MILIEU AMÉRICAIN À L’ESSAI. – Un milieu de terrain défensif, Brian Carroll, est à l’essai à l’OM. Carroll, international américain âgé de vingt-cinq ans, évolue depuis 2004 au Washington DC United. COUPE DU MONDE : LA CONCACAF VEUT QUATRE PLACES. – Le comité exécutif de la Confédération d’Amérique du nord, centrale et des Caraïbes (Concacaf) va demander à la FIFA de lui attribuer quatre places lors de la Coupe du monde 2010. « Nos quatre représentants au Mondial 2006 ont fait un grand tournoi. Une telle demande est fondée », a estimé Chuck Blazer, secrétaire général de la Concacaf, évoquant notamment le cas de Trinité-et-Tobago, qualifié à la faveur d’un barrage contre Bahreïn. En Allemagne, Trinité-et-Tobago, les États-Unis et le Costa Rica avaient été éliminés au premier tour, le Mexique avait atteint les 8es de finale. WEST HAM VEUT LE STADE DES JO 2012. – L’Islandais Eggert Magnusson, qui dirige le consortium venant de racheter le club londonien de West Ham, souhaite rencontrer les autorités gouvernementale et olympique britanniques, pour les convaincre de laisser les Hammers s’installer dans le stade olympique de Londres 2012. MUSLIN DE RETOUR À LOKEREN. – Près d’un an après son départ, Slavo Muslin, l’ancien entraîneur de Brest, Bordeaux et du Mans, va effectuer son retour à Lokeren, qu’il avait quitté en décembre 2005, et actuel 13e du Championnat belge, sans entraîneur depuis le limogeage d’Ariel Jacobs, fin octobre. Le technicien serbe, cinquante-trois ans, est libre après avoir été remercié du Lokomotiv Moscou en octobre. GUEUGNON : NIFLORE OUT. – Lors de sa victoire samedi en Coupe de France face au club de DHR Ain Sud Foot (5-1), le FC Gueugnon (L 2) a perdu, pour plusieurs semaines, son buteur Wilfred Niflore, victime d’une fracture de la clavicule. – G. B. BREST : DOUBLE ENTORSE DE LA CHEVILLE POUR AURIAC. – Éliminé de la Coupe de France samedi aux tirs au but par les Sables d’Olonne (CFA 2), Brest (L 2) devra se passer durant une période encore indéterminée de son milieu de terrain, Olivier Auriac, victime d’une double entorse à une cheville. LUNDI 27 NOVEMBRE 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Remplacements. – 59e : Wiltord par GOVOU et Carew par L. RÉMY ; 82e : Juninho par TOULALAN. Non utilisés : Vercoutre (g.), Clerc, Ben Arfa, Squillaci. Entraîneur : G. Houllier. LYON – ABIDAL AVAIT MAL AU GENOU. – Surprise, sur la feuille de match, côté lyonnais : Éric Abidal n’y figurait pas : « Quelques heures avant le match, une douleur au genou s’est réveillée et c’est pour cela que nous avons préféré le laisser au repos », a indiqué Gérard Houllier à l’issue de la rencontre. – C. C. Badiane blessé Bleu Jaune Rouge Royal en première période, le capitaine de l’OL a touché du bois. Sagna Malouda Jelen 6 6,5 5,5 4 Pedretti Müller Källström Kalabane 5,5 6,5 5 6 Coupet Cool A. Diarra Kaboul Carew Pieroni 6,5 5 6,5 5,5 4,5 4 Juninho Grichting Cris Be. Cheyrou cap., 7 6 6 cap., 6 Wiltord Réveillère Akalé Jaurès 5 6,5 4,5 5,5 Berthod 5,5 VINCENT DULUC SEDAN Jaune Temps frais. Pelouse en bon état. 39 576 spectateurs. Arbitre : M. Fautrel. Malgré un peu de fatigue, ou de fébrilité, au choix, Lyon a fini par contenir des Auxerrois qui auront manqué de présence dans la surface. La marge est mince ? Depuis quelques temps, c’est une habitude lyonnaise : l’OL vient de remporter sa cinquième victoire en sept matches, toutes compétitions confondues, et la cinquième par un seul but d’écart. Mais la plus petite des marges, célèbre cliché, a fini par creuser un gouffre. EN DIRECT DE LA LIGUE 1 Noir Bleu Noir Deux barres pour Juninho ! LYON - AUXERRE 1-0 (1-0) chantait le nom de Juninho depuis dix minutes sur l’air de « Life is Life », le Brésilien expédia un nouveau coup franc sur la barre (82e) en point d’orgue d’une seconde période quelconque. Cette fois, Cool, qui avait dévié le ballon, fut décisif. 7 FOOTBALL LIGUE 1 (15 journée) e Bleu Rouge Noir Jaune LE MANS - LENS : 1-1 Les jambes étaient trop lourdes Trois jours après un match européen, Lens s’en est bien sorti en obtenant un nul au Mans. Et conserve sa troisième place. LE MANS – de notre envoyé spécial Temps frais. Pelouse en bon état. 9 217 spectateurs. Arbitre : M. Moulin. Demont Boukari 5,5 5,5 Kovacevic Louvion Romaric 5,5 Ad. Coulibaly 6 5,5 Grafite Cousin 4,5 Roche 6 5 Sessegnon Itandje 5,5 6,5 6,5 Basa Coutadeur Thomert Hilton cap., 6 Se. Keita 7 5 5 cap., 5 Ib. Camara 5 O. Thomas 5 Matsui 5,5 Is. Bangoura 6,5 Remplacements : 46e : O. Thomas par CALVÉ (note : 5,5) ; 66e : Grafite par SAMASSA ; 90e : Matsui par FANCHONE. Non utilisés : Ferrand (g.), Cerdan, Fischer, Lucau. Entraîneur : F. Hantz. Jussiê 5,5 Ramos 4,5 Remplacements : 46e : Boukari par Si. KEITA (note : 5,5) ; 85e : Thomert par BARUL ; 90e : Cousin par JEMAA. Non utilisés : Chabbert (g.), Zayatte, Hermach, Monnet-Paquet. Entraîneur : F. Gillot. LES BUTS 1-0 : Is. BANGOURA (22e, passe de Sessegnon). – Sur une contre-attaque, Sessegnon s’infiltre dans l’axe et lance Is. Bangoura, isolé côté droit. Sans contrôle, le Guinéen place une frappe croisée de l’intérieur du droit à ras de terre qui prend Itandje à contre-pied. 1-1 : THOMERT (42e, passe de Cousin). – Suite à un long dégagement d’Itandje prolongé de la tête, Cousin décale Thomert sur la gauche. Celui-ci résiste au retour de Basa et ne laisse aucune chance à Roche d’une puissante reprise du gauche sous la barre. LES CARTONS 4 AVERTISSEMENTS. – Le Mans : Romaric (69e, accrochage avec Ramos) ; Lens : Kovacevic (20e, tacle dangereux sur I. Camara), Thomert (62e, charge irrégulière sur Matsui), Ramos (69e, accrochage avec Romaric). Lille (1-1), Paris-SG (1-1), et maintenant Lens (1-1), pour un sixième nul de rang ! « Heureusement, nous avons un match facile chez nous, samedi prochain », ironisait Frédéric Hantz, l’entraîneur du MUC, en évoquant la venue de… Lyon. De son côté, Lens compte désormais sept rencontres consécutives en L 1 sans aucun revers (trois succès et quatre nuls). Comme l’an dernier, le Racing cherche à faire sa place, derrière Lyon, au sein d’une hiérarchie qui demeure dans un état de mouvance très prononcé. Si Lens est toujours troisième, ce n’est pas par l’opération du Saint-Esprit ! C’est qu’il a gagné en solidité. Mais il est trop tôt pour savoir si le RCL disposera du fond nécessaire pour aller jusqu’au bout. JEAN-LUC GATELLIER Bangoura, roi des buteurs Lenovo recommande Windows® XP Professionnel. Achetez l’ordinateur de bureau Lenovo ThinkCentre A60 dès aujourd’hui ! La puissance de son processeur Double-Cœur AMD AthlonTM 64 X2 vous permet d’exécuter plusieurs applications en même temps. Vite et bien. Et pour votre tranquillité d’esprit, ce poste de travail est équipé de Rescue and RecoveryTM, un outil qui restaure vos données facilement en cas d’incident ou d’attaque de virus1. Moralité : plus de productivité, moins de stress. Rouge (42e), répliqua à un joli but d’Ismael Bangoura (22e), son huitième en Ch a mp i o nn a t. H e ur eu x q u e l’arbitre ait invalidé un but à Grafite sur un hors-jeu inexistant (19e), après qu’il eut déjà échoué sur le poteau (2e). Heureux que l’arbitre ait bien vu le ballon heurter le bras de Sessegnon pour annuler sa reprise de volée victorieuse (45e). Heureux encore (mais là, l’arbitre n’y est pour rien) que Matsui, sur l’action précédente, ait gâché une énorme occasion (44e)… Voilà deux équipes marquées par les séries. Le Mans a bien débuté sa saison à domicile avec deux succès contre Nice (1-0) et Valenciennes (3-2). Mais, depuis plus de trois mois, il bute invariablement sur ses adversaires à Léon-Bollée : Lorient (1-1), Sochaux (2-2), Nancy (0-0), Bleu Ce Lens poussif de la première période monta progressivement en régime lors de la seconde. Il aurait même pu réaliser un hold-up sur la fin grâce à Thomert (75e). Mais Le Mans ne méritait pas d’être à ce point accablé. Le Racing pouvait même s’estimer heureux d’avoir atteint la pause sur un score de parité (1-1), quand Thomert, d’une magnifique lucarne LE MANS - LENS : 1-1 (1-1) Jaune Rouge Jaune Sixième nul à domicile pour Le Mans LE MANS. – Hier soir, le défenseur brésilien de Lens Hilton (à g., au sol) était chargé du marquage de son compatriote du Mans Grafite (au-dessus). L’attaquant a souvent fait souffrir le défenseur mais aussi Charles Itandje, le gardien lensois (au centre, au sol). Grafite est même parvenu à marquer mais le but (19e), pourtant valide, n’a pas été accordé. (Photo Jean-François Monier/AFP) Noir Bleu Noir « C’EST STUPIDE de jouer si souvent en si peu de jours, à la fin de l’automne, dans une période propice aux blessures, aux terrains gras, à la lassitude… », s’était insurgé Francis Gillot, mercredi, à la veille du match de Coupe de l’UEFA, à Odense (1-1). Hier, au Mans, où son équipe a obtenu son second nul en trois jours (1-1), l’entraîneur du RC Lens a stigmatisé à nouveau l’incohérence du calendrier franco-européen, en faisant part de ses grandes craintes. « Franchement, je suis inquiet, a-t-il lâché après la rencontre. Physiquement, certains joueurs peinent, et on a malheureusement beaucoup de blessés (Aruna, Carrière et Gillet). J’espère qu’on trouvera des ressources mentales pour bien finir la série, à Bollaert : Parme, mercredi en Coupe d’Europe, puis Bordeaux, qui revient bien, samedi. » Soit cinq matches en deux semaines ! Ce cycle infernal réclame une programmation précise et judicieuse des joueurs pour assurer à l’équipe une sorte d’équilibre biologique. Mais peut-on la maîtriser totalement ? Gillot avait déjà opéré cinq changements entre la victoire contre Nantes (2-0) le 18 novembre et le déplacement à Odense cinq jours plus tard. Compte tenu des défections pour blessures, seuls quatre titulaires avaient changé entre le Danemark et la Sarthe. Que faire quand les jambes ne suivent pas ? Tenir tant bien que mal et répliquer avec ses arguments offensifs, comme Lens l’a fait au Mans, avec un certain répondant : après Odense, c’est la seconde fois que les Sang et Or sont revenus au score. « À la mi-temps, j’ai fait sortir un attaquant (Boukari) pour le remplacer par un milieu (Sidi Keita), parce que, dans l’entrejeu, nous n’étions pas bien, on se faisait transpercer, soulignait Gillot. Les quatre attaquants (deux axiaux et deux excentrés) ne défendaient pas comme je le voulais. J’en avais mis autant pour essayer de gagner. Je fais mon mea culpa, je nous ai vus peut-être trop beaux. » New Thinking. New ThinkCentre.TM* LE MANS LENS ROCHE (5,5) : des interventions face à Boukari (27e) et Jussiê (57e). Ils ne sont pas nombreux les gardiens qui auraient stoppé le boulet de Thomert (1-1, 42e). Ib. CAMARA (5) : il a tenu le choc face aux grands gabarits lensois. Mais une erreur aurait pu coûter cher (75e). BASA (6) : solide patron de la défense. Une montée qui aurait pu être décisive (44e). LOUVION (6) : des qualités indéniables à dix-neuf ans. O. THOMAS (5) : dur à passer et, quand il l’a été, auteur d’une grosse faute sur Boukari (40e). Blessé et remplacé à la pause par CALVÉ (note : 5,5). COUTADEUR (5) : il a sérieusement baissé le pied au fil du match. ROMARIC (5,5) : une bonne rentrée après trois matches de suspension (infligés par son club), même s’il a gâché la dernière occasion (90e + 3). Is. BANGOURA (6,5) : meilleur buteur de L 1 grâce à ce huitième but inscrit avec sang-froid (1-0, 22e). Une frappe (61e) et une reprise (63e) à côté. SESSEGNON (6,5) : un petit gabarit difficile à maîtriser. Un but refusé pour une main (45e) et un duel perdu face à Itandje (50e). MATSUI (5,5) : assez saignant, mais pas décisif, notamment à la 44e. Remplacé par FANCHONE (90e). GRAFITE (6) : il a échoué sur le poteau (2e) avant de se voir refuser un but valable (19e). Remplacé par SAMASSA (66e). ITANDJE (6,5) : impuissant sur l’ouverture du score de Is. Bangoura (1-0, 22e), décisif dans les jambes de Sessegnon (50e). Très sûr dans l’ensemble. DEMONT (5,5) : d’entrée, il a évité le pire face à Grafite (2e). Ses coups francs n’ont rien donné. Ad. COULIBALY (4,5) : une mauvaise relance aurait pu coûter cher (2e). Pas vraiment à son aise. La répétition des matches, sans doute. HILTON (5) : des problèmes comme son alter ego de l’axe. Il « couvrait » Grafite sur le but injustement refusé au Manceau pour hors-jeu (19e). RAMOS (4,5) : un match sobre à la notable exception du but de Bangoura où il avait déserté son côté. KOVACEVIC (5,5) : en seconde mi-temps, il a joué un cran plus haut pour contrarier la relance sarthoise. Il sera certainement suspendu (3e carton) à Toulouse. Se. KEITA (5) : fatigué, il n’a pas eu la partie facile comme les autres milieux lensois. BOUKARI (5,5) : auteur du premier tir lensois (27e). Dynamique sur les ailes. Remplacé dès la mi-temps par Si. KEITA (note : 5,5) pour consolider le milieu. JUSSIÊ (5,5) : excentré à gauche, puis replacé dans l’axe après seulement vingt minutes de jeu, il n’a pas assez utilisé sa vitesse. Sa conservation a fait du bien. Une tête décisive sur l’égalisation. THOMERT (7) : un but magnifique dans la lucarne (1-1, 42e). Beaucoup de déplacements. Il revient en forme. A parfois pêché dans le dernier geste. Remplacé par BARUL (85e). COUSIN (5) : il a pesé sur la défense, sans recevoir de bons ballons au second poteau. Remplacé par JEMAA (80e). – J.-L. G. 680 €HT Lenovo ThinkCentre A60 Des innovations qui font la différence Restauration automatique des données Conception pour maintenance sans outil Caractéristiques et équipements Processeur Double-Cœur AMD Athlon™ 64 X2 3800+ Windows® XP Professionnel Authentique Mémoire 1 Go / disque 250 Go SATA Graveur DVD Écran vendu séparément Garantie 3 ans sur site Réf. VO136FR PC Lenovo à partir de 400 €HT. Pour en savoir plus sur ce ThinkCentre A60 consultez lenovo.com/offer/fr ILS ONT DIT Achetez un PC Lenovo + un écran 17” ET PASSEZ GRATUITEMENT À UN ÉCRAN LARGE 19” ! 2 Thomert : « J’ai rassuré ma mère » « CETTE FRAPPE du gauche en pleine lucarne, c’est le but de l’année ? – J’espère que non ! C’est vrai que je ne me suis pas posé de questions. Après les déviations de la tête de Jussiê et Cousin, j’ai contrôlé et frappé aussitôt. C’est la deuxième fois que je marque au Mans, mon ancien club, et ça me fait plaisir de l’avoir fait devant mes amis. – Comme à Paris (3-1), il y a trois semaines, vous avez réédité un geste violent (Il fait mine de se trancher la gorge) pour “fêter” votre but. Quelle est la signification de ce geste ? – C’est sûr que ça doit paraître vio- lent. Quand ma mère a vu ça, à la télé, le soir du Parc, elle m’a téléphoné pour comprendre. Je l’ai rassurée : “Maman, t’inquiète pas.” En fait, c’est une dédicace adressée à un ami. Un pari fait pendant les vacances d’été. Si je marque à Bollaert, je le referai, mais je ne sais pas comment les gens prendront ça. – Après un début de saison difficile, vous aviez déclaré que vous “n’étiez pas mort”. Votre geste n’a donc rien à voir avec cette déclaration ? – À Paris, ça voulait dire ça aussi… » – J.-L. G. Frédéric HANTZ (entraîneur du Mans) : « Je suis déçu du résultat. On a marqué trois buts et sur les deux qui ont été refusés, il y en avait au moins un qui était valable. On dit habituellement que les erreurs d’arbitrage s’équilibrent en fin de saison, eh bien, tant mieux, comme ça on va avoir de bonnes surprises par la suite. (Sourire.) On a su maintenir le ballon chez l’adversaire. On aurait dû être devant en première mi-temps. En seconde, Lens est bien revenu. Avoir cinq ou six occasions contre Lens, ce n’est pas rien, mais il faut être plus réaliste. On a retrouvé de la vie et de l’inspiration dans le jeu. Continuons avec cette volonté d’enchaîner offensivement et on en récoltera les fruits. » – J.-L. G. LUNDI 27 NOVEMBRE 2006 Contactez votre revendeur dès maintenant ! Trouvez votre revendeur le plus proche sur : lenovo.com/offer/fr ou appelez le 0810 003 8103. Prix moyens constatés au 13 novembre 2006, chaque revendeur restant libre de ses prix. 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AMD, le logo de la flèche AMD et AMD Athlon et toutes les combinaisons de ces derniers sont des marques déposées d’Advanced Micro Devices, Inc. Microsoft et Windows sont des marques de Microsoft Corp. Les autres noms et désignations peuvent être revendiqués par des tiers. *“Nouvelle Vision. Nouveau ThinkCentre”. Lenovo (France) SAS - R.C.S. Nanterre 481 278 240. © Copyright Lenovo 2006. EQP-260280_AMDEd_221x300.indd 1 Bleu Rouge Noir Jaune 16/11/06 12:01:42 PAGE 7 8 FOOTBALL LIGUE 1 (15 journée) e Bleu Rouge Noir Jaune VALENCIENNES-NANCY : 1-0 Nancy relance Valenciennes Menés d’entrée, les Lorrains ont dominé en vain les Nordistes, qui renouent avec la victoire après quatre défaites. VALENCIENNES – de notre envoyé spécial SEULE LA VICTOIRE est belle. L’adage peut paraître éculé, mais la rencontre d’hier soir entre Valenciennes, qui a retrouvé le goût du succès après quatre défaites d’affilée, et Nancy, qui aura rarement autant dominé un adversaire cette saison, en offre une parfaite illustration. « Notre meilleur match, c’est celui que l’on gagne », a ainsi tranché un Pablo Correa extrêmement frustré, lui qui n’a pas encore vaincu à l’extérieur cette saison. Bien que la place de deuxième au classement aurait été promise à ses joueurs en cas de succès dans le Nord, l’entraîneur nancéien a rappelé que tel n’était pas le destin d’un club qui n’enchaîne que sa deuxième saison au sein de l’élite. Aujourd’hui, les Lorrains, cinquièmes à un point de Lille (2e), ne seraient donc préoccupés, au moins concernés, que par le maintien, en très bonne voie. Soit. La déception de ce revers est donc davantage nourrie par les événements d’une partie qu’ils n’auraient jamais dû laisser s’échapper. La faute d’abord à un but concédé après 57 secondes de jeu, mêlant une erreur individuelle – mauvaise relance axiale d’André Luiz – à la malchance de voir le tir de Savidan contré par Diakhaté et prendre ainsi Sorin à contre-pied. Un sixième but heureux, donc, pour « Savigol ». La faute peut-être ensuite à un dispositif trop prudent avec la mise en place d’une défense à cinq éléments. Car après la sortie prématurée (36e) VALENCIENNES - NANCY : 1-0 (1-0) Temps frais. Pelouse moyenne. 13 241 spectateurs. Arbitre : M. Bré. Bezzaz 5,5 Duchemin 4,5 Roudet 4,5 Rippert Paauwe 5,5 non noté Penneteau 7 Chelle Doumeng 5 5,5 Savidan 6,5 Chrétien 6,5 Macaluso B. Gavanon 5 5,5 Curbelo 6,5 Diakhaté Sorin cap., 5 5,5 André Luiz non noté Puygrenier 5,5 Brison Biancalani 4,5 5,5 Dufresne cap., 5 Haddad 4 Mater 6 Remplacements. – 35e : Paauwe par SAEZ (note : 5) ; 66e : Haddad par Mo. TRAORÉ ; 82e : Mater par KHARROUBI. Non utilisés : W. Grondin (g.), Liron, F. Bourgeois, Hassli. Entraîneur : A. Kombouaré. Remplacements. – 36e : André Luiz par DOSUNMU (note : 4) ; 60e : Brison par I. DIA ; 72e : Duchemin par BÉRENGUER. Non utilisés : Lapeyre (g.), Lécluse, Sauget, Zerka. Entraîneur : P. Correa. LES BUTS Penneteau impérial VALENCIENNES NANCY PENNETEAU (7) : des prises de balle aériennes sans faille, des arrêts autoritaires. Rassurant, il assura le but d’avance. MATER (6) : une belle débauche d’énergie dans son couloir qu’il bloqua et une combativité de tous les instants. Remplacé par KHARROUBI (82e). CHELLE (5,5) : grâce à ses jaillissements aériens, il a tenu, parfois avec difficulté, les offensives adverses. RIPPERT (5,5) : pas toujours serein dans ses interventions, il n’a cependant jamais baissé de pied. BEZZAZ (5,5) : d’abord omniprésent, il a davantage souffert au fil du match et des percées de Chrétien. HADDAD (4) : trop discret sur son flanc droit avant d’être logiquement remplacé par Mo. TRAORÉ (66e). DOUMENG (5) : un rôle obscur dans l’entrejeu, mais précieux au final, même s’il perdit des ballons. PAAUWE (non noté) : une entame prometteuse avant d’être vite remplacé (35e) sur blessure par SAEZ (5) qui, plus travailleur, accumula les courses. ROUDET (4,5) : ses belles intentions débouchèrent sur pas grand-chose... DUFRESNE (5) : l’attaquant s’est démené sans parvenir à se montrer réellement dangereux. SAVIDAN (6,5) : « Savigol » s’est encore distingué, avec un brin de réussite. Qui ne tente rien n’a rien, lui tente toujours. SORIN (5) : pas décisif ces temps-ci, il ne put rien sur le but. Sauvé par sa barre (49e). CHRÉTIEN (6,5) : latéral puis milieu droit en seconde période, il fut précieux offensivement. MACALUSO (5) : pour sa première titularisation en L 1, l’Uruguayen s’est montré pour le moins agressif, se laissant parfois emporter. DIAKHATÉ (5,5) : le patron de la défense coupa nombre de trajectoires, mais dévia le tir de Savidan sur le but. PUYGRENIER (5,5) : a encore ramassé nombre de ballons de la tête, plus à l’aise face à Dufresne que Savidan. BIANCALANI (5,5) : il disposa aisément de son adversaire direct (Haddad), ce qui lui permis de monter. DUCHEMIN (4,5) : d’abord sur le côté droit, où il n’apporta rien, ce fut un peu mieux dans l’axe. B. GAVANON (5,5) : il a énormément et intelligemment travaillé au milieu, avant de baisser. ANDRÉ LUIZ (non noté) : sa perte de ballon de la première minute lui aura certainement coûté son remplacement précoce (36e) par DOSUNMU (4), dont la faible technique annihila les essais, même faciles (67e). BRISON (4,5) : sur le flanc gauche, il essaya en vain de créer des décalages, avant d’être remplacé par I. DIA, qui apporta sa finesse technique. CURBELO (5,5) : esseulé en début de match, la rentrée de Dosunmu ne l’a pas soulagé. Grosse activité. – F. L. D. VALENCIENNES. – Une pyramide humaine pour défendre le but valenciennois (Penneteau, Rippert, Paauwe, dominés par Chelle) des assauts de Diakhaté et de Macaluso : VA a mis fin hier à une série de quatre défaites consécutives. (Photo Philippe Huguen/AFP) Rouge Correa : « Difficilement acceptable » L’ÉPARGNE GAGNANTE! Pablo CORREA (entraîneur de Nancy) : « “On n’a que les yeux pour pleurer”, comme on dit en français… J’espère qu’une telle situation ne nous arrivera pas très souvent. C’est difficilement acceptable. J’ai vu beaucoup de choses intéressantes, alors que nous avions disputé un match encore plus compliqué, jeudi, en Coupe d’Europe (2-2 à Bâle). Mais qu’on arrête de dire que l’ASNL joue le haut du tableau. Moi, ce que je regarde aujourd’hui, ce sont nos quatorze points d’avance sur le premier relégable (Nantes). » Antoine KOMBOUARÉ (entraîneur de Valenciennes) : « C’est la victoire de la solidarité ce soir. Après quatre défaites d’affilée, le facteur réussite est revenu de notre côté alors que l’on avait pourtant réalisé des bons matches. Ce fut très difficile, mais cela prouve que, quand on ne lâche pas, que l’on est solidaires, on est récompensés. Je tiens d’abord à féliciter mes joueurs, dont le comportement m’a rassuré, puis cette belle équipe de Nancy, enfin le public énorme grâce auquel on est allés chercher les trois points. » Éric CHELLE (défenseur de Valenciennes) : « Quand tu rencontres un adversaire un peu meilleur que toi sur tous les plans, c’est en étant combatif, en ne lâchant rien, que tu peux ramener quelque chose. Ce n’est pas la première fois que l’on est dominés de la sorte. Je me souviens notamment de Nantes (1-0) à domicile où cela avait été le même scénario. Si l’on fait trente-huit matches comme celui-là et qu’on en gagne quinze, je suis partant. » – F. L. D. COUPE DE FRANCE (7e tour) 4,50% 5% * Calais fidèle à sa tradition Crédit photo : A.S.O - Sylvain Calzati, vainqueur de la 8e étape du Tour de France 2006 à Lorient. - matching.fr Jaune ILS ONT DIT TAUX NET GARANTI EN 2007 POUR TOUT VERSEMENT JUSQU’AU 31/03/2007 VENDREDI L 2 CONTRE NATIONAL Dijon (L 2) - LOUHANS-CUISEAUX (N) .......... 0-0, 3-4 aux t.a.b. L 2 CONTRE DH CHAMBÉRY (DH) - Istres (L 2) ................................................. 2-1 NATIONAL ENTRE EUX LAVAL - Angers ............................................................................... 1-0 CFA CONTRE OUTRE-MER BRIVE (CFA) - AS Tefana (Polynésie) ..................................... 3-1 SAMEDI L 2 CONTRE CFA Endoume (CFA) - GRENOBLE (L 2) ......................................... 0-1 Vesoul (CFA) - STRASBOURG (L 2) .......................................... 1-3 L 2 CONTRE CFA 2 AC AJACCIO (L 2) - Mont-de-Marsan (CFA 2) ...................... 4-0 Fontenay-le-Comte (CFA 2) - NIORT (L 2) ............................. 2-3 Tours (L 2) - SAINT-LÔ (CFA 2) ...................... 0-0, 2-4 aux t.a.b. Brest (L 2) LES SABLES-D’OLONNE (CFA 2) .................... 0-0, 4-5 aux t.a.b. L 2 CONTRE DH Chantilly (DH) - CAEN (L 2) ........................................................ 0-2 Évry (DH) - CHATEAUROUX (L 2) .............................................. 0-4 Uzès (DH) - MONTPELLIER (L 2) ............................................... 0-3 L 2 CONTRE DHR Ain Sud Foot (DHR) - GUEUGNON (L 2) .................................. 1-5 Torcy (DHR) - METZ (L 2)............................................................ 0-7 L 2 CONTRE DSE Lannion (DSE) - GUINGAMP (L 2) ............................................. 0-3 NATIONAL CONTRE CFA BOIS-GUILLAUME (CFA) - Boulogne-sur-Mer (N) ................ 1-0 PARIS FC (N) - Saint-Quentin (CFA) ......................................... 1-0 NATIONAL CONTRE DH Biguglia (DH) - CANNES (N) ....................................................... 2-6 Rethel (DH) - ROMORANTIN (N) ................................................ 0-2 Poitiers (DH) - CHATELLERAULT (N) ........................................ 1-4 NATIONAL CONTRE OUTRE-MER CLERMONT (N) - CS Le Moule (Guadeloupe) ............... 2-1 a.p. CFA ENTRE EUX MONTCEAU - Jura-Sud ................................................................. 2-1 CFA CONTRE CFA 2 GFCO AJACCIO (CFA) - Rhône Vallées (CFA 2) .................... 3-1 Plabennec (CFA) - LE POIRÉ-SUR-VIE (CFA 2) ........... 2-3 a.p. Blagnac (CFA 2) - AVIRON BAYONNE (CFA) ................. 0-1 a.p. DUNKERQUE (CFA) - Évreux (CFA 2) ....................................... 1-0 MOULINS (CFA) - Bourg-Péronnas (CFA 2) .......................... 1-0 ORLÉANS (CFA) - Thouars (CFA 2) ........................................... 5-1 CFA CONTRE DH BESANÇON (CFA) - Bischheim (DH) ......................................... 2-0 PACY-SUR-EURE (CFA) - Ifs (DH) ............................................. 2-1 PONTIVY (CFA) - Flers (DH) ................................................ 1-0 a.p. ALBI (CFA) - Narbonne (DH) ....................................................... 1-0 ANGOULÊME (DH) - Luzenac (CFA) .......................................... 3-0 Chez AG2R, gagner c’est dans notre nature. Bravo à toute l'équipe cycliste AG2R Prévoyance, 1re formation française au classement général du Tour de France 2006. Tout aussi performantes, les solutions d'épargne AG2R vous assurent un rendement garanti de 5% en 2007 jusqu'à 15 000 € de versement *. Vous aussi, gagnez avec les placements assurance vie d'AG2R Prévoyance ! Pour en savoir plus, appelez 0 825 003 007 * 5% taux nominal annuel net garanti en 2007 sur le fonds en euros du contrat d'assurance vie MultiPrima, rendement net de frais, hors prélèvements fiscaux et sociaux, acquis au prorata temporis. Offre valable pour tout versement effectué entre le 01/12/2006 et le 31/03/2007 dans la limite de 15 000 € par adhérent en l'absence de rachat total ou partiel effectué avant le 31/12/2007. 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Cesson (DH) - LA VITRÉENNE (CFA 2) .................................... 1-2 CFA 2 CONTRE DHR Ancenis (DHR) - CHÂTEAUBRIANT (CFA 2) ............................ 2-3 CFA 2 CONTRE DSE Saint-Brieuc (CFA 2) - SAINT-MALO (DSE) ............................ 0-1 CFA 2 CONTRE OUTRE-MER JS Baco (Nouvelle-Calédonie) - CARQUEFOU (CFA 2) ........ 1-4 Aiglon Lamentin (Martinique) - ARMENTIÈRES (CFA 2) ..... 0-2 DH ENTRE EUX FORBACH - Morteau-Montlebon ................................................. 4-1 Quimper - PLOUVORN......................................... 2-2, 4-5 aux t.a.b. DH CONTRE DHR Misérieux-Trévoux (DHR) - RUMILLY (DH) ..................... 1-2 a.p. DH CONTRE PH Prémontré (PH) - GRAVELINES (DH) ........................................ 0-2 CFA 2 CONTRE RÉGIONALE Blériot Plage (Rég.) - CAMBRAI (CFA 2) ................................. 0-1 HIER L 2 CONTRE CFA CALAIS (CFA) - Le Havre (L 2) ................................................... 2-1 L 2 CONTRE DH Etaples (DH) - AMIENS (L 2) ...................................................... 0-7 Orly (DH) - LIBOURNE-SAINT-SEURIN (L 2). 0-0, 5-6 aux t.a.b. Grande-Synthe (DH) - CRÉTEIL (L 2) ....................................... 0-1 L 2 CONTRE DHR Chambéry F 73 (DHR) - BASTIA (L 2) ..................................... 0-1 APM Metz (DHR) - REIMS (L 2) ................................................. 1-4 NATIONAL CONTRE CFA VANNES (N) - Stade Bordelais (CFA) ................................ 2-0 a.p. NATIONAL CONTRE PH Toulouse Izards (PH) - NÎMES (N) ............................................. 0-7 Longuenesse (PH) - ENTENTE SSG (N) ................................... 0-6 CFA ENTRE EUX AGDE - Saint-Priest ........................................................................ 2-0 CFA CONTRE DH JA DRANCY (DH) - Compiègne (CFA) ........... 1-1, 4-3 aux t.a.b. CA Paris (DH) - QUEVILLY (CFA) .................... 1-1, 4-5 aux t.a.b CFA CONTRE OUTRE-MER Schiltigheim (CFA) - USS LE TAMPON (Réunion) ................. 0-7 CFA CONTRE PH Avallon (PH) - MONTLUÇON (CFA) ............................................ 1-3 CFA CONTRE DSR Villenave (DSR) - RODEZ (CFA) ................................................. 0-2 2-3. À l’issue de ce match, Ouistreham est 16e avec 18 points et Oissel 7e avec 27 points. DIVISION 1 FEMMES (9e journée). – HIER : HéninBt - St-Brieuc, 1-0 ; Juvisy-Toulouse, 2-0 ; CNFE Clairefontaine - Soyaux, 1-3 ; Condé/Noireau - Compiègne, 3-4 ; CFA CONTRE PHR Marcy Charbonnières (PHR) - FRÉJUS (CFA). 4-4, 2-4 aux t.a.b. CFA CONTRE DISTRICT ASP Thionville (D) - ÉPERNAY (CFA) ................................ 2-5 a.p. CFA 2 ENTRE EUX Amiens AC - FEIGNIES ........................................................... 1-2 a.p. Saint-Pryvé-Saint-Hilaire - COGNAC .......................................... 1-2 CFA 2 CONTRE DH Vichy (DH) - VILLEFRANCHE-SUR-SAÔNE (CFA 2) .............. 0-1 Ivry (CFA 2) - AS PTT CHÂLONS (DH)....................................... 0-1 La Ferté (DH) - AVRANCHES (CFA 2) ....................................... 0-3 AMNEVILLE (CFA 2) - Chaumont (DH) .................................... 1-0 CFA 2 CONTRE DSR Le Chesnay (DSR) - LAON (CFA 2)............................................ 1-2 CFA 2 CONTRE DHR Saint-André-de-Cubzac (DHR) - TOULOUSE-FONTAINES (CFA 2) ............................................................................................. 0-2 COLMAR (CFA 2) - Lunéville (DHR) .......................................... 7-3 CFA 2 CONTRE PH CALONNE-LIÉVIN (PH) - Marck (CFA 2) ....... 2-2, 6-5 aux t.a.b. CFA 2 CONTRE DISTRICT Mutzig (D) - JARVILLE (CFA 2) ................................................ 0-1 DH ENTRE EUX SAUMUR - Rezé ............................................................................... 3-2 DH CONTRE INTERRÉGIONALE TEMPLEUVE (DH) - Croix (Int.) ....................... 1-1, 6-5 aux t.a.b. DH CONTRE DISTRICT THAON (DH) - Kembs (D)............................................................. 6-0 Haroué-Benney (D) - FC THIONVILLE (DH) .. 2-2, 4-5 aux t.a.b. COURNON (DH) - Amion-Saint-Paul (D) .................................. 3-2 DSR ENTRE EUX Fleury-Mérogis - PALAISEAU ....................................................... 1-2 PLUVIGNER - Port-Louis................................................................ 4-1 DHR CONTRE DISTRICT Jonzieux (D) - PONT-DE-CHERUY (DHR) ........................ 1-3 a.p. PH CONTRE DISTRICT Châteaugiron (D) - BRUZ (PH) ................................................... 0-3 DISTRICT ENTRE EUX OSTWALD - Steinseltz......................................... 1-1, 3-1 aux t.a.b. En capitales, les clubs qualifiés pour le huitième tour (samedi 16 et dimanche 17 décembre), qui sera tiré au sort par Yannick Noah et Aimé Jacquet mercredi 29 novembre à 12 heures au siège de la Caisse d’Épargne à Paris. Les 32es de finale, avec l’entrée en lice des vingt clubs de L 1, se tiendront samedi 6 et dimanche 7 janvier 2007. N : National ; CFA : Championnat de France amateur ; CFA 2 : Championnat de France amateur 2 ; DH : Division d’Honneur ; DSR : Division Supérieure Régionale ; DSE : Division Supérieured’Élite ; DHR : Division d’Honneur Régionale ; PH : Promotion d’Honneur ; PHR : Promotion d’Honneur Régionale ; Int. : Interrégionale ; Rég. : Régionale ; D : District. Lyon-Montpellier, 1-1 ; Paris-SG - La Roche/Yon, 7-0. Classement : 1. Juvisy, 33 pts ; 2. Montpellier, 32 ; 3. Lyon, 31 ; 4. Soyaux, 25 ; 5. Saint-Brieuc, 24 ; 6. Paris-SG, 20 ; 7. CNFE Clairefontaine, 19 ; 8. La Roche-sur-Yon,18 ; 9. Compiègne, 18 ; 10. Condé-sur-Noireau, 16 ; 11. Hénin-Beaumont, 16 ; 12. Toulouse, 13. LUNDI 27 NOVEMBRE 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge 3 AVERTISSEMENTS. – Valenciennes : Doumeng tacle irrégulier sur Duchemin) ; Nancy : Curbelo (19e, tacle irrégulier sur Rippert) ; Brison (41e, tacle irrégulier sur Mater). FRANCK LE DORZE Bleu (13e, mettre à l’abri sur un coup franc, plein axe à vingt-cinq mètres, de Savidan (49e). Hier, à Nungesser, nombre d’observateurs estimèrent ainsi qu’un changement de maillot du petit attaquant aurait certainement aussi inversé le score… Mais ce dernier contribue à la quête de maintien de VA, objectif partagé donc avec son adversaire, même s’il dispose d’une avance bien moins confortable. Ce succès continue à entretenir l’espoir. « Je ne sais pas s’il faut qu’on subisse pour gagner, mais on ne va pas s’en plaindre, soufflait Laurent Dufresne, le capitaine. S’il y a le résultat, mais pas la manière, ce n’est pas grave. » Parole d’ancien Nancéien, admirateur d’un certain Pablo Correa… Jaune LES CARTONS Savidan, but et barre C’est donc la troisième raison de cette défaite. « Si l’on a été rassurant sur le plan du jeu, on a manqué de réalisme », résumait d’ailleurs Pascal Bérenguer. Mais pas seulement. Manque de réussite aussi, la tête de Curbelo, sur un coup franc de Gavanon, heurtant la transversale (30e). Manque de précision enfin, puisque la tête de Brison (27e) et la volée de Puygrenier (45e) n’inquiétaient pas Penneteau. La rentrée d’I. Dia à l’heure de jeu offrait encore plus de mordant à Nancy puisque l’international Espoir voyait aussitôt sa frappe détournée par le gardien de VA (62e), puis bloquée par ce dernier (74e). Entre les deux, Dosunmu, courageux mais maladroit, n’avait réussi à profiter d’un tir de Chrétien, repoussé par Penneteau (67e). Sur la fin, le Nigérian ne trouvait que le petit filet extérieur (85e), juste après une tête de Curbelo, de peu à côté (83e). L’égalisation aurait donc été méritée pour Nancy, qui ne peut néanmoins qualifier la victoire de son hôte de « hold-up » puisque les Valenciennois eurent le mérite de s’accrocher. Ils auraient même pu s’offrir une belle occasion de se Noir Bleu Noir 1-0 : SAVIDAN (1re). – Savidan contrôle une longue ouverture de Roudet, puis cours vers le but. Sa frappe du gauche, à ras de terre, cadrée dans le côté opposé, est déviée par Diakhaté et prend Sorin à contre-pied. d’André Luiz, remplacé par Dosunmu, second attaquant rejoignant un Curbelo trop esseulé, les Nancéiens ouvrirent leur couloir droit à Chrétien. Un réajustement tactique en 4-4-2 qui intensifia l’emprise des Lorrains sur cette rencontre. Encore eût-il fallu que cette domination, intégrale en seconde période, se trouvât concrétisée. 9 Bleu Rouge Noir Jaune Noir Jaune Rouge Rouge Bleu Rouge Bleu Jaune Bleu Jaune PAGE 9 Noir Noir LUNDI 27 NOVEMBRE 2006 10 FOOTBALL ANGLETERRE (14 journée) e Bleu Rouge Noir Jaune MANCHESTER UNITED - CHELSEA : 1-1 Saha n’a pas suffi CHARLTON 1-1 Reid (68e) 1-1 G. Barry (48e, s.p.) 0-1 LIVERPOOL BOLTON Gekas (49e) WERDER BRÊME 3-0 1-2 Makaay (57e) 2-1 e (78e) AIX-LA-CHAPELLE e Pantelic (41 ) Dejagah (62e) M. Lehmann (44 ) 1-0 MAYENCE Hashemian (75e) EINTR. FRANCFORT 1-1 Kyrgiakos (38e) WOLFSBURG Menseguez BOR. DORTMUND Smolarek (79e) 1-1 (74e) NUREMBERG Saenko (7e) HIER LEVERKUSEN 3-1 Barbarez (19e) Rolfes (66e) Voronine (80e) VfB STUTTGART CATANE V. Munteanu (51e) EMPOLI M'GLADBACH Cacau (6 ) LAZIO ROME 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13. 14. 15. 16. 17. 18. BUTEURS. – 1. Pantelic (Hertha Berlin), 9 buts ; 2. Makaay (Bayern Munich) ; M. Gomez (VfB Stuttgart) ; Klose (Werder Brême), 8 buts ; 5. Gekas (Bochum) ; V. Munteanu (Cottbus) ; Diego (Werder Brême), 6 buts ; 8. Schlaudraff (Aix-laChapelle) ; C. Pizarro (Bayern Munich) ; Wichniarek (Bielefeld) ; Frei (Bor. Dortmund) ; Amanatidis (Eintracht Francfort) ; Kuranyi (Schalke 04) ; Cacau (VfB Stuttgart) ; Hunt (Werder Brême) ; Hanke (Wolfsburg), 5 buts… PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi 1er décembre : Mayence - VfB Stuttgart ; samedi 2 décembre : Bayern Munich - M’Gladbach, Werder Brême Hertha Berlin, Bor. Dortmund - Wolfsburg, Bielefeld-Leverkusen, BochumHambourg, Cottbus-Hanovre ; dimanche 4 décembre : Nuremberg Schalke 04, Aix-la-Chapelle - Eintr. Francfort. 1-0 CAGLIARI TOTTENHAM REGGINA 3-1 ASCOLI Mauri (15e c.s.c.) 2-2 Bianchi (63e) Leon (77e) 2-4 AS ROME Totti (13e, 74e) Perrotta (33e) Panucci (44e) 1-1 Antonini (18e) PALERME LIVOURNE Galante (23e) C. Lucarelli (27e) Volpi (14e) Flachi (90e + 2 s.p.) FIORENTINA Mutu (38e) 1-2 3-1 Defoe (43e) Berbatov (44e) Lennon (90e + 1) MANCHESTER U. WIGAN H. Camara (25e) 1-1 Saha (29e) CHELSEA 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13. 14. 15. 16. 17. 18. 19. 20. MANCHESTER. – Même Scholes et Lampard semblent admirer le spectacle. Le choc au sommet de la Premier League a tenu ses promesses, à l’image de ce duel aérien entre Louis Saha (à gauche) et John Terry. (Photo Pierre Lahalle) ILS ONT DIT Mourinho : « Sans nos médecins, on aurait perdu » José MOURINHO (entraîneur de Chelsea) : « On a vu aujourd’hui pourquoi la Premier League est le meilleur Championnat et le plus suivi au monde. Ce fut un grand match. Manchester United a été meilleur en première mi-temps et a marqué, c’était logique. Chelsea a été meilleur en deuxième mi-temps et a marqué, c’était logique. Le résultat est donc logique, et j’ai échangé quelques mots avec sir Alex (Ferguson), qui est tout à fait d’accord avec moi. À mon avis, Ashley Cole et Ricardo Carvalho ont été les hommes du match. Je félicite surtout le département médical de Chelsea : Carvalho était blessé, il n’a pas joué à Brême (mercredi), mais il a été rétabli en un temps record et a marqué aujourd’hui (hier) ! Sans nos médecins, on aurait donc sans doute perdu ce match. » mière mi-temps. Mais nous sommes encore jeunes et manquons de constance. Il nous faut maintenant continuer à être régulier en Championnat car ce n’est quand même que le troisième match (deux nuls, une défaite)que Manchester ne gagne pas. » Alex FERGUSON (entraîneur de Manchester United) : « Nous avons manqué l’opportunité de creuser un trou de 6 points sur Chelsea. C’est dommage, mais je suis quand même assez satisfait du match de mon équipe qui a été très bonne en pre- Michael CARRICK (Manchester United, élu à la surprise générale homme du match) : « Nous sommes très frustrés. Nous méritions de gagner car nous avons mieux joué que Chelsea, et nous avions les occasions de but les plus nettes. » -J.-M. R. Vieira et l’Inter s’échappent SAMEDI FC BARCELONE ATL. MADRID Emmené par le capitaine des Bleus, l’Inter a signé sa neuvième victoire d’affilée toutes compétitions confondues et creuse l’écart en tête de la Serie A. INTER MILAN Ibrahimovic (7e) Vieira (61e) Classement Pts J. G. N. P. p. c. Diff. - - - - - - - 1. Inter Milan ....... 33 13 10 3 0 27 14 +13 2. AS Rome ........... 29 13 9 2 2 30 10 +20 3. Palerme ............ 27 13 9 0 4 27 18 +9 4. Livourne ............ 20 13 5 5 3 15 13 +2 5. Empoli ............... 19 13 4 7 2 12 9 +3 6. Catane ............... 19 13 5 4 4 18 24 -6 7. Lazio Rome ...... 18 13 6 3 4 22 12 +10 8. Atalanta Bergame .... 17 13 4 5 4 20 20 0 9. Sienne ............. 17 13 4 6 3 13 14 -1 10. Udinese ........... 16 13 4 4 5 13 14 -1 11. Cagliari ........... 14 13 2 8 3 11 12 -1 12. Messine .......... 14 13 3 5 5 16 20 -4 13. Torino .............. 14 13 3 5 5 9 17 -8 14. Sampdoria ...... 13 13 3 4 6 19 21 -2 15. AC Milan ......... 11 13 5 4 4 12 12 0 16. Parme ............. 8 13 2 2 9 12 27 -15 17. Chievo Vérone ........ 7 13 1 4 8 11 19 -8 18. Fiorentina ....... 5 13 6 2 5 20 15 +5 19. Ascoli .............. 5 13 0 5 8 7 19 -12 20. Reggina .......... 1 13 4 4 5 14 18 -4 En cas d’égalité de points, les équipes sont départagées par la différence de buts particulière. À la suite de l’affaire des matches truqués, la Fiorentina compte 15 points de pénalité, la Reggina 15 points de pénalité, l’AC Milan 8 points de pénalité et la Lazio Rome 3 points de pénalité. Par ailleurs, Sienne a été sanctionné par la commission de discipline de la Ligue italienne d’un point de pénalité en raison d’un retard dans le paiement d’impôts. PAYS-BAS (14e journée) VENDREDI Classement Pts J. G. N. P. p. c. Diff. Manchester U. ... 35 14 11 2 1 30 7 +23 Chelsea .......... 32 14 10 2 2 24 8 +16 Bolton ............. 24 14 7 3 4 15 13 +2 Portsmouth ... 23 14 7 2 5 19 12 +7 Aston Villa ..... 23 14 5 8 1 16 10 +6 Arsenal ........... 22 13 6 4 3 21 10 +11 Reading .......... 22 14 7 1 6 16 18 -2 Everton ........... 21 14 5 6 3 18 12 +6 Liverpool ........ 21 14 6 3 5 15 15 0 Tottenham ..... 19 14 5 4 5 13 16 -3 Wigan ............. 18 13 5 3 5 17 16 +1 Fulham ........... 17 14 4 5 5 14 20 -6 Middlesbrough ... 16 14 4 4 6 11 17 -6 Manchester C. ... 16 14 4 4 6 10 16 -6 West Ham ..... 14 14 4 2 8 10 16 -6 Blackburn ...... 13 13 3 4 6 11 17 -6 Newcastle ...... 13 14 3 4 7 9 15 -6 Sheffield U. ... 10 14 2 4 8 8 19 -11 Watford .......... 9 13 1 6 6 10 19 -9 Charlton ......... 9 14 2 3 9 10 21 -11 BUTEURS. – 1. Drogba (Chelsea) ; Kanu (Portsmouth), 8 buts ; 3. Rooney (Manchester U.) ; K. Doyle (Reading), 7 buts ; 5. Henry (Arsenal) ; D. Bent (Charlton) ; A. Johnson (Everton) ; Saha (Manchester U.), 6 buts ; 9. G. Barry (Aston Villa) ; Lampard (Chelsea) ; Cahill (Everton) ; Kuyt (Liverpool) ; Zamora (West Ham) ; H. Camara (Wigan), 5 buts… PROCHAINES JOURNÉES. – 15e journée, demain : Watford - Sheffield U. ; mercredi 29 novembre : Aston Villa - Manchester C., Fulham-Arsenal, Liverpool-Portsmouth, Manchester U. - Everton, Bolton-Chelsea ; mardi 5 décembre : Charlton-Blackburn, Tottenham-Middlesbrough ; mercredi 6 décembre : Newcastle-Reading, West Ham - Wi gan .1 6 e jo urnée , s amedi 2 décembre : Arsenal-Tottenham, BlackburnFulham, Portsmouth - Aston Villa, ReadingBolton, Sheffield U. - Charlton, Wigan-Liverpool, Middlesbrough - Manchester U. ; dimanche 3 décembre : Everton - West Ham ; lundi 4 décembre : Manchester C.Watford ; mercredi 13 décembre : ChelseaNewcastle.MATCHES EN RETARD. – Mercredi 13 décembre : Wigan-Arsenal (2e journée). Reste à fixer : Watford-Blackburn (14e journée). BUTEURS. – 1. Rigano (Messine), 9 buts ; 2. Amauri (Palerme) ; Bianchi (Reggina) ; Totti (AS Rome), 7 buts ; 5. Spinesi (Catane) ; Mutu (Fiorentina) ; Corini (Palerme) ; Budan (Parme) ; Iaquinta (Udinese), 6 buts . BETIS SÉVILLE PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 2 décembre : Inter Milan - Sienne, AS Rome - Atalanta Bergame ; dimanche 3 décembre : Cagliari - AC Milan, Fiorentina - Lazio Rome, Livourne - Chievo Vérone, Messine - Sampdoria Gênes, Parme-Palerme, Torino-Empoli, UdineseReggina, Ascoli-Catane. REAL SOCIEDAD Uranga (24e) 1-1 Robert (32e s.p.) l’assaut de l’Inter, c’était Ibrahimovic qui, le premier, avait trouvé la faille. Aux vingt mètres, Fontana ne parvenait bizarrement pas à maîtriser une lourde frappe du Suédois (7e). Cueillis à froid sur la première occasion des Milanais, les hôtes avaient du mal à se reprendre, incapables d’inquiéter véritablement Julio Cesar jusqu’à quelques secondes de la pause et une reprise de l’extérieur du droit d’Amauri à la réception d’un centre de Pisono prolongé par Bresciano, l’organisateur du jeu de Guidolin. Touché à la cuisse droite en première période, Ibrahimovic laissait sa place à Crespo quelques minutes après la pause. Adriano, en manque d’inspiration et de réussite pour son retour à la pointe de l’Inter, parvenait néanmoins à se muer en passeur décisif pour Vieira. Une nouvelle fois mené au score, Guidolin passait à une défense à quatre et ses joueurs tentaient de revenir. Caracciolo pensait égaliser en coupant un corner au premier poteau mais sa tête heurtait le montant droit de Julio Cesar. La frappe puissante de Bresciano était repoussée par le gardien. Vieira pouvait se lancer dans ses jongles, l’Inter tenait sa troisième victoire à l’extérieur en championnat. SYLVAIN LE DUIGOU SUISSE (16e journée) SAMEDI SAMEDI Dunfermline- Aberdeen...................... 0-3 Inverness- Heartof Midlothian .......... 0-0 Motherwell- Falkirk ............................ 4-2 HIER Lucerne - Saint-Gall ........................... 0-1 YoungBoys Berne - Schaffhouse ....... 3-2 HIER DundeeU. - St Mirren .......................... 1-0 Hibernian- Celtic Glasgow ................. 2-2 GlasgowRangers- Kilmarnock ........... 3-0 Classement : 1. Celtic Glasgow, 41 pts ; 2. Glasgow Rangers, 28 ; 3. Aberdeen, 28 ; 4. Hibernian, 23 ; 5. Heart of Midlothian, 23 ; 6. Kilmarnock, 22 ; 7. Inverness, 20 ; 8. Falkirk, 18 ; 9. Dundee U., 17 ; 10. Saint Mirren, 16 ; 11. Motherwell, 15 ; 12. Dunfermline, 12. 1-1 Ronaldinho, le but de ses rêves HIER ITALIE (SERIE B, 13e journée). – SAMEDI, Juventus Turin - Lecce : 4-1. BUTS. – JUVENTUS TURIN : Bojinov (64e, 74e), De Ceglie (89e), Palladino (90e) ; LECCE : Osvaldo (62e). La Juventus Turin, pénalisée de 9 points, est 2e (sur 22) de Serie B avec 24 points, à un point du leader, Naples (sachant que les 1re et 2e places permettent l’accession directeen Serie A et les 3e, 4e, 5eet 6e places sont synonymesde barrages pourl’accession). ÉCOSSE (16e journée) VILLARREAL Ansotegi (77e c.s.c.) Temps doux. Pelouse en bon état. 35 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Rosetti. Buts. - PALERME : Amauri (45e + 1) ; INTER MILAN : Ibrahimovic (7e), Vieira (61e). Avertissements. - Palerme : Guana (68e, tacle dangereux sur Solari) ; Inter Milan : Stankovic (80e, charge sur Brienza). PALERME : Fontana – Zaccardo, Barzagli, Dellafiore (Brienza, 71e) – Cassani, Diana, Guana, Corini (cap.) (Tedesco, 88e), Pisano – Bresciano – Amauri (Caracciolo, 53e). Entraîneur : F. Guidolin. INTER MILAN : Julio Cesar - Maicon, I. Cordoba (Samuel, 66e), Materazzi, Grosso Vieira, Stankovic, J. Zanetti (cap.) - Solari (Cambiasso, 83e), Ibrahimovic (Crespo, 49e), Adriano. Entraîneur : R. Mancini. MALGRÉ UN DÉPLACEMENT périlleux en Sicile, l’Inter est toujours invaincu dans cette Serie A qu’elle domine avec quatre longueurs d’avance sur l’AS Rome. En disposant hier de Palerme (2-1), la formation de Roberto Mancini a même porté à six sa série de victoires consécutives en Serie A, à neuf en tenant compte de la Ligue des champions (2) et de la Coupe d’Italie (1). Une constance dans la performance qu’elle doit notamment à ses deux milieux tricolores. Mais si hier, en Sicile, Dacourt, meilleur « intériste » de ce début de saison, manquait à l’appel de Mancini en raison d’une blessure (claquage aux ischio-jambiers de la cuisse gauche, six semaines d’arrêt minimum), Vieira était dans un grand soir. Placé une nouvelle fois sur le flanc droit de l’entrejeu, aux côtés de deux autres milieux nommés Zanetti et Stankovic, le capitaine des Bleus a été impressionnant de facilité. Buteur à l’heure de jeu d’une puissante frappe du droit dans la lucarne gauche de Fontana, Vieira ouvrait son compteur, cette saison, en Serie A et assommait les dauphins des Lombards, relégués depuis hier à la troisième place, à six points de son vainqueur du soir. Car si Palerme se lançait vaillamment à 4-0 Ronaldinho (35e s.p., 88e) Gudjohnsen (55e) Iniesta (70e) Aarau - GrasshopperZurich ............... 1-0 Sion - Thoune ..................................... 3-0 FC Zurich - FC Bâle .............................. 3-2 Classement : 1. FC Zurich, 34 pts ; 2. Sion, 31 ; 3. Grasshopper Zurich, 30 ; 4. Saint-Gall, 29 ; 5. FC Bâle, 24 ; 6. Young Boys Berne, 24 ; 7. Lucerne, 16 ; 8. Thoune, 14 ; 9. Schaffhouse, 13 ; 10. Aarau, 10. PAGE 10 0-0 LEVANTE 2-3 MAJORQUE Campano (40e) Oscar Lopez (73e) 1-1 SARAGOSSE D. Milito (7e) 4-1 Soldado (5e, 60e) Valdo (22e) Milosevic (90e + 2) LA COROGNE J. Rodriguez (30e) 4-3 Zigic (14e, 64e) Garay (34e s.p.) Colsa (42e) REC. HUELVA Beto (29e) Uche (61e) Vazquez (90e) VALENCE CF 0-1 REAL MADRID ATHL. BILBAO 1-3 FC SÉVILLE Raul (52e) Aduriz (69e) Sparta Rotterdam- Ajax Amsterdam . 3-0 NEC Nimègue- Feyenoord ............... 4-1 Groningue- ADOLa Haye ................. 2-5 RodaJC - NAC Breda ......................... 3-2 Heerenveen- AZ Alkmaar ................ 1-3 Classement : 1. PSV Eindhoven, 37 pts ; 2. AZ Alkmaar, 32 ; 3. Ajax Amsterdam, 31 ; 4. Twente, 28 ; 5. Feyenoord, 26 ; 6. Groningue,24 ; 7. Roda JC, 21 ; 8. Heerenveen, 20 ; 9. Utrecht, 17 ; 10. Exc. Rotterdam, 16 ; 11. NEC Nimègue, 15 ; 12. NAC Breda, 15 ; 13. Heracles Almelo, 14 ; 14. Vitesse Arnhen, 13 ; 15. Willem II, 13 ; 16. Sparta Rotterdam, 13 ; 17. ADO La Haye, 8 ; 18. Waalwijk, 8. PORTUGAL (11e journée) VENDREDI Boavista - Estrela Amadora ................ 1-1 SAMEDI Benfica - Maritimo .............................. 2-1 HIER Acad.Coimbra - Beira-Mar ................. 3-1 NacionalMadère - U. Leiria ................ 2-1 Paços Ferreira- Aves ........................... 2-0 Belenenses- FC Porto .......................... 0-1 Naval - SportingPortugal ................... n.p. AUJOURD’HUI V. Setubal - Braga Classement : 1. FC Porto, 28 pts ; 2. Sporting Portugal, 23 ; 3. Benfica, 19 ; 4. Nacional Madère, 19 ; 5. Braga, 17 ; 6. U. Leiria, 17 ; 7. Naval, 16 ; 8. Maritimo Funchal, 16 ; 9. Paços Ferreira, 16 ; 10. Acad. Coimbra, 13 ; 11. Boavista, 12 ; 12. Belenenses, 11 ; 13. V. Setubal, 9 ; 14. E. Amadora, 8 ; 15. Beira-Mar, 7 ; 16. Aves, 5. COUPE DE L’UEFA : LES ADVERSAIRES EUROPÉENS. – Le Partizan Belgrade, qui accueille Auxerre mercredi avec le même nombre de points dans le groupe A, a concédé hier, sur son terrain, une défaite face à Vojvodina (0-1) et compte désormais douze points de retard sur l’Étoile Rouge, leader du Championnat serbe. Parme, leader du groupe B, qui se déplace le même soir à Bollaert s’est incliné hier à Catane (0-2). Le Feyenoord Rotterdam tentera de se rattraper à Nancy vendredi après la correction subie hier sur la pelouse du NEC Nimègue (1-4). Enfin, MladaBoleslav, qui reçoitle Paris-SG pour le choc du bas de tableau du groupe G, a été tenu en échec à domicile (2-2) par Slovacko, lanterne rouge du Championnat tchèque. Le Ballon d’Or « France Football » décerné ce soir Jankovic (56e) Victor (63e) J. Arango (88e) Baiano (53e) SANTANDER Willem II - Waalwijk .......................... 3-1 PSVEindhoven- Utrecht ................... 5-0 Exc. Rotterdam- Heracles Almelo ..... 6-1 HIER Pandiani (90e+4) TARRAGONE OSASUNA Twente- Vitesse Arnhem ................. 2-0 SAMEDI ESP. BARCELONE GETAFE CELTA VIGO Classement : 1. Genk, 34 pts ; 2. Anderlecht, 30 ; 3. FC Bruges, 27 ; 4. Standard de Liège, 24 ; 5. Westerlo, 24 ; 6. La Gantoise, 24 ; 7. Charleroi, 23 ; 8. GB Anvers, 19 ; 9. Mouscron, 17 ; 10. FC Brussels,16 ; 11. Saint-Trond, 16 ; 12. Roulers, 16 ; 13. Lokeren, 16 ; 14. Beveren, 15 ; 15. Cercle Bruges, 14 ; 16. Zulte-Waregem, 14 ; 17. Mons, 13 ; 18. Lierse, 2. R. Carvalho (69e) Watford-Blackburn a été reporté. PALERME - INTER MILAN : 1-2 (1-1) Belleri (8e) Pandev (25e) Foggia (84e) Amauri (45e + 1) Classement Pts J. G. N. P. p. c. Diff. Schalke 04 ....... 29 14 9 2 3 25 16 +9 Werder Brême ... 27 14 8 3 3 36 18 +18 VfB Stuttgart 27 14 8 3 3 27 19 +8 Bayern Munich ... 26 14 8 2 4 23 17 +6 Hertha Berlin ..... 24 14 6 6 2 25 19 +6 Bielefeld ......... 20 14 5 5 4 22 17 +5 Bor. Dortmund ...... 19 14 4 7 3 18 16 +2 Wolfsburg ...... 19 14 4 7 3 10 11 -1 Nuremberg .... 18 14 3 9 2 18 15 +3 Leverkusen .... 18 14 5 3 6 24 22 +2 Eintr. Francfort ..... 17 14 3 8 3 17 19 -2 Cottbus .......... 16 14 4 4 6 17 21 -4 Hanovre .......... 16 14 4 4 6 13 22 -9 Aix-la-Chapelle ..... 15 14 4 3 7 21 26 -5 M'Gladbach ... 13 14 4 1 9 11 19 -8 Bochum ......... 12 14 3 3 8 18 28 -10 Hambourg ...... 11 14 1 8 5 12 17 -5 Mayence ........ 9 14 1 6 7 10 25 -15 PARME Vannucchi (9e) SIENNE 1-0 e 2-0 Spinesi (67e s.p.) Caserta (84e) SAMPDORIA COTTBUS TORINO Lazetic (78e) Rosina (88e) BAYERN MUNICH C. Pizzaro HANOVRE 1-2 Loria (90e + 5) Van der Vaart (18e s.p.) MESSINE HIER BIELEFELD ATALANTA HAMBOURG UDINESE Maldini (13e) Klose (29e, 45e) Hunt (75e) HERTHA BERLIN 1-0 PORTSMOUTH ESPAGNE (12e journée) Obinna (31e, 72e s.p.) AC MILAN SAMEDI 2-0 1-0 Sibierski (69e) Anderlecht - Roulers ........................... 3-2 FC Bruges- Zulte-Waregem ................ 4-1 Luis Fabiano (5e, 90e + 5) Marti (10e) Classement Pts J. G. N. P. p. c. Diff. 1. FC Barcelone ... 29 12 9 2 1 31 10 +21 2. FC Séville ......... 28 12 9 1 2 25 11 +14 3. Real Madrid ..... 26 12 8 2 2 22 8 +14 4. Saragosse ......... 23 12 7 2 3 25 15 +10 5. Atletico Madrid ... 21 12 6 3 3 17 9 +8 6. Getafe ............. 20 12 6 2 4 10 8 +2 7. Rec. Huelva ... 19 12 6 1 5 18 17 +1 8. Valence CF ..... 18 12 5 3 4 15 12 +3 9. Villarreal ......... 18 12 5 3 4 12 16 -4 10. Celta Vigo ....... 17 12 5 2 5 16 17 -1 11. La Corogne .... 16 12 4 4 4 11 13 -2 12. Majorque ........ 16 12 4 4 4 9 12 -3 13. Santander ....... 14 12 3 5 4 12 16 -4 14. Esp. Barcelone ...... 13 12 2 7 3 10 13 -3 15. Levante ........... 13 12 3 4 5 10 17 -7 16. Osasuna .......... 11 12 3 2 7 10 17 -7 17. Betis Séville ... 9 12 2 3 7 13 17 -4 18. Athletic Bilbao 8 12 1 5 6 11 22 -11 19. Real Sociedad 5 12 0 5 7 7 19 -12 20. Tarragone ....... 5 12 1 2 9 11 26 -15 En cas d’égalité de points, les équipes sont départagées par la différence de buts particulière. BUTEURS. – 1. Ronaldinho (FC Barcelone), 10 buts ; 2. D. Milito (Saragosse) ; Kanouté (FC Séville), 9 buts ; 4.Van Nistelrooy (Real Madrid), 8 buts. 5. Gudjohnsen (FC Barcelone) ; F. Baiano (Celta Vigo) ; Zigic (Santander) ; Morientes, Villa (Valence CF), 5 buts ; 10. Yeste (Athletic Bilbao) ; Fernando Torres (Atl. Madrid) ; Eto’o (FC Barcelone) ; Néné (Celta Vigo) ; Tamudo (Espanyol Barcelone) ; Javi Guerrero, Sinama-Pongolle (Rec. Huelva) ; Renato (FC Séville) ; Forlan (Villarreal), 4 buts. PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 2 décembre : Levante - FC Barcelone, Rec. Huelva - Valence CF, Betis Séville Atl. Madrid ; dimanche 3 décembre : Real Sociedad - Getafe, Villarreal-Tarragone, Majorque - Celta Vigo, La Corogne - Santander, Esp. Barcelone FC Séville, Real Madrid - Athl. Bilbao, Saragosse-Osasuna. RONALDINHO A PRIS la tête du classement des meilleurs réalisateurs de la Liga (10 buts), en marquant deux fois face à Villarreal (4-0) samedi soir. Il totalise désormais 51 réalisations avec le Barça. Et le 51e but restera dans les esprits. Il a été inscrit sous le nez du Français Pascal Cygan (au second plan) sur un enchaînement contrôle de la poitrine et retourné acrobatique, salué par les mouchoirs blancs du public. « J’ai réalisé un rêve, expliquait le Brésilien après la rencontre. Ce but, je l’ai répété des milliers de fois sur mon lit d’enfant. Je l’avais réussi à l’entraînement, mais pas en match. C’est l’un des deux buts dont je rêvais. L’autre serait de marquer depuis le milieu du terrain. J’ai beaucoup travaillé ces derniers temps pour retrouver la forme. Je suis venu au Barça pour marquer une époque. Et ce but va m’encourager à tenter des choses de ce genre. En plus, toute l’équipe a bien joué, ce qui nous donne confiance avant notre match décisif contre le Werder Brême en C 1 (le 5 décembre). » – F. T. (Photos AP) C’est ce soir à Paris que sera dévoilé officiellement le nom du lauréat du 51e Ballon d’Or France Football, lors de l’émission Le Grand Journal, animée par Michel Denisot sur Canal +, à partir de 19 h 10. Fabio Cannavaro, capitaine de la Nazionale, devenue championne du monde en juillet, est le grand favori pour succéder à Ronaldinho. LE BALLON D’OR POSTHUME DE BEST. – George Best, décédé il y a tout juste un an, avait vendu le Ballon d’Or remporté en 1968. Hier, sur la pelouse d’Old Trafford, juste avant le coup d’envoi de Manchester United - Chelsea (1-1), en présence de Bobby Charlton et Dennis Law, anciens joueurs de MU eux aussi récompensés, Jean-Michel Brochen, rédacteur en chef de France Football, a remis à Callum, le fils de Best, une réplique du trophée qui rejoindra le musée de Manchester United. – J.-M. R. ITALIE : UN SUPPORTER DE NAPLES DANS LE COMA. – Un supporter de Naples, victime d’une fracture du crâne avec hémorragie cérébrale avant le match Pescara-Naples (Serie B, 0-1) samedi, se trouvait hier dans le coma. La police cherche à déterminer si le jeune homme s’est blessé en tombant dans les gradins ou si c’est l’éclat d’un pétard lancé par d’autres supporters napolitains qui est responsable de sa blessure. TEVEZ SUR LE DÉPART. – Furieux d’avoir dû laisser sa place au cours de la rencontre West Ham - Sheffield United (1-0), samedi, Carlos Tevez a immédiatement quitté le stade. C’était probablement le dernier match de l’attaquant argentin avec les Hammers, pour lesquels il n’a marqué aucun but. Avec son compatriote Javier Mascherano, il va être placé sur la liste des transferts lors du mercato de janvier moins de six mois après leur arrivée des Corinthians. – J.-M. R. LUIS FERNANDEZ DE RETOUR À BILBAO ? – La nouvelle défaite subie par l’Athletic Bilbao hier contre le FC Séville devrait entraîner le départ, dès cette semaine, de l’actuel entraîneur, Félix Sariugiarte. Pour sa succession, les dirigeants du club basque sont partagés entre deux options : José Manuel Esnal dit « Mané », ancien entraîneur d’Alavés, finaliste de la Coupe de l’UEFA en 2001, d’un côté ; et Luis Fernandez, qui a déjà entraîné Bilbao entre 1996 et 2000, le qualifiant pour la Ligue des champions 1998-1999. – F. He. LUNDI 27 NOVEMBRE 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Rafinha (19e) Lövenkrands (27e) NEWCASTLE ITALIE (13e journée) CHIEVO VÉRONE ARSENAL Gilberto Silva (45e + 4) Bleu Rouge Au repos, José Mourinho changea totalement de stratégie. Il sortit un arrière droit (Geremi) pour appeler un… ailier gauche (Robben), Essien passant sur le flanc droit de la défense. Le Ghanéen y fit une deuxième mi-temps de bison, mais comme le garçon a quatre poumons, on le vit aussi alors partout, milieu droit, milieu axial… Ce fut dès lors un tout autre match, marqué par la puissance d’une équipe de Chelsea ayant retrouvé son ambition et son vrai niveau, malgré une prestation encore anonyme de Ballack et de Chevtchenko. Bien sûr, grâce notamment aux dribbles ensorceleurs de Cristiano Ronaldo, MU aurait pu se mettre à l’abri, mais la tête égalisatrice de Ricardo Carvalho – incertain jusqu’au matin même – respecta la physionomie nouvelle des débats. Ce n’était pas une catastrophe non plus pour Manchester. « Ces deux dernières saisons, nous avions dû chasser derrière Chelsea, parfois 10 points ou plus derrière, remarquait Alex Ferguson. Cette fois, nous sommes toujours devant et c’est une grande différence. » Le suspense demeure ainsi intact. 3-1 HIER Les changements payants de Mourinho SAMEDI BOCHUM SHEFFIELD U. Mouscron- Genk ................................ 2-2 Westerlo- Lierse ................................. 2-0 Lokeren- Charleroi ............................. 0-0 Beveren - FC Brussels .......................... 2-2 Mons- La Gantoise ............................. 0-1 Saint-Trond- Cercle Bruges ................ 2-0 HIER Jaune Bleu Jaune 2-1 1-0 Diagne-Faye (9e) Anelka (45e + 2, 76e) Saha. Chelsea craignait de se faire déborder sur les côtés et il se fit surprendre dans l’axe. Désormais footballeur de vingt et un ans le mieux payé au monde – 7 M de salaire annuel et presque autant de revenus publicitaires ! – après la prolongation de son contrat, jusqu’en 2012, depuis vendredi, Wayne Rooney alerta l’attaquant français d’une très bonne passe. D’environ 18 mètres, et face à un Ricardo Carvalho passif, Saha enroula alors une délicieuse frappe du gauche qui rentra au ras du poteau droit de Cudicini (1-0, 29e). Cela récompensait alors la meilleure équipe… Déjà très heurté, le jeu se durcit encore : Heinze déposséda Drogba d’un tacle très sévère (34e), mais l’Ivoirien répondit une minute plus tard par une charge aérienne coude en avant sur Vidic. VENDREDI SCHALKE 04 MANCHESTER C. VENDREDI GB Anvers- Standardde Liège ............ 1-3 SAMEDI Noir Noir ALLEMAGNE (14e journée) 1-0 Gerrard (67e) Mullins (36e) Beau temps. Bon terrain. Arbitre : M. Webb. 75 948 spectateurs. Buts. – MANCHESTER UNITED : Saha (29e) ; CHELSEA : Ricardo Carvalho (70e). Avertissements. – Manchester United : Vidic (55e, tacle en retard sur Lampard) ; Chelsea : Makelele (21e, main volontaire) ; Drogba (35e, coup de coude sur Vidic) ; A. Cole (84e, tacle dangereux sur C. Ronaldo). MANCHESTER UNITED : Van der Sar – G. Neville (cap.), R. Ferdinand, Vidic, Heinze – C. Ronaldo(O’Shea,86e), Carrick,Scholes,Giggs– Rooney,Saha (Fletcher, 86e).Entraîneur: A. Ferguson. CHELSEA : Cudicini – Geremi (Robben, 46e), Ricardo Carvalho, Terry (cap.), A. Cole – Essien, Makelele, Ballack (Paulo Ferreira, 90e + 3), Lampard – Chevtchenko (J. Cole, 75e), Drogba. Entraîneur : J. Mourinho. JEAN-MICHEL ROUET READING K. Doyle (17e, s.p.) WEST HAM PAR LES TEMPS QUI COURENT, il fait bon traverser la Manche. Le sommet de Premier League entre le leader (Manchester United) et son dauphin (Chelsea) a en effet accouché d’un match qui n’enivra peut-être pas les esthètes mais qui fut un véritable choc de poids lourds, d’une fascinante intensité, avec du talent partout sur le terrain – quel duel Cristiano Ronaldo - Ashley Cole ! – et dans une vraie et belle ambiance de foot. Cinq jours après une soirée de triste mémoire au Celtic Park de Glasgow (0-1, avec un penalty et une énorme occasion manquée dans les cinq dernières minutes), Louis Saha aurait pu être le héros du dimanche. Il ouvrit le score à la demi-heure de jeu et fut tout près d’éviter l’égalisation de Chelsea, sans parvenir, sur sa ligne, à sortir la tête de Ricardo Carvalho sur un corner de Lampard. Mais, à l’arrivée, l’équité a été respectée. Manchester United garde solidement le commandement, Chelsea reste à trois longueurs, mais les autres sont maintenant loin (Bolton, troisième, à 11 points ; Arsenal à 13 avec un match de plus à jouer ; Liverpool à 14…). L’Angleterre annonce désormais a two teams race (une course à deux), mais José Mourinho n’est pas d’accord : « C’est un très bon week-end pour nous, un beaucoup moins bon pour Manchester, et un mauvais pour Arsenal qui a perdu à Bolton et à qui on a pris un point. Mais je n’écarte toujours pas Arsenal qui a une grande équipe et reste capable de revenir. » Le tête-à-tête d’hier ressembla d’abord à une interminable partie d’échecs. Chelsea n’était venu pour faire ni le jeu ni le spectacle, avec l’évidente obsession de ne pas se faire larguer au classement. Les Blues s’ingéniaient en particulier à neutraliser les points forts de Manchester United, l’influence de Scholes d’abord, mais surtout celle des deux ailiers, C. Ronaldo et Giggs. Le plan ne marchait pas trop mal, et on commençait à trouver le match trop bloqué quand la lumière jaillit des pieds de MIDDLESBROUGH Christie (43e) FULHAM MANCHESTER UNITED - CHELSEA : 1-1 (1-0) de notre envoyé spécial EVERTON Hreidarsson (52e, c.s.c.) ASTON VILLA Malgré un but du Français, Chelsea a rapporté de son voyage chez le leader le nul qu’il était venu chercher. MANCHESTER – BELGIQUE (14e journée) SAMEDI 11 Bleu Rouge Noir Jaune PATINAGE ARTISTIQUE COUPE DE RUSSIE Joubert l’insatiable Auteur d’une énorme performance sportive et physique samedi soir, le Français voit déjà plus loin que ces trois quadruples sauts réussis. MOSCOU – MOSCOU. – La perf était d’importance! De fait, après avoir été le premier Européen à réussir trois quadruples sauts, samedi, Brian Joubert a embrassé la glace de la patinoire moscovite. (Photo Yuri Kochetkov/Sipa Press) de notre envoyée spéciale IL EST ENTRÉ dans une nouvelle dimension. À contre-courant des observations de ces dernières saisons, où les fines lames nord-américaines lui furent souvent préférées, valorisées par leurs composantes artistiques sans avoir osé le fameux quadruple saut. Mais, sur la glace de Moscou, Brian Joubert a enflammé les esprits en armant parfaitement, et à trois reprises, ces quatre rotations. Une performance physique et technique d’autant plus phénoménale que les deux hommes qui se l’étaient permise avant lui, l’Américain Tim Goebel en 1999 et le Japonais Takeshi Honda en 2003, l’avaient réalisée sous l’ancien système de cotations. « À l’époque, le reste des programmes était moins exigeant », insiste Joubert. Attablé sous l’œil bienveillant de son entraîneur, Jean-Christophe Simond, devant une bière et un gâteau au chocolat, Brian Joubert ne semblait pourtant pas épuisé samedi soir, ni même excité par ce doux rêve qu’il venait de réaliser. « J’en profite ce soir et demain, mais en rentrant à Poitiers, je devrais oublier tout ça pour me concentrer sur la suite », se persuadet-il. Dès vendredi prochain, à Orléans, il espère ainsi conquérir un cinquième titre national. « Ce sera avec un service minimum », prévient-il, annihilant tout espoir de l’y voir rééditer son exploit. « Ce n’est pas physiquement que j’ai souffert, mais mentalement », résume Joubert, conscient de l’influx qu’il devra préserver d’ici à trois semaines et la finale du Grand Prix à Saint-Pétersbourg, où il retrouvera le double champion du monde suisse, Stéphane Lambiel. Depuis le début de la saison, Brian Joubert a donc enchaîné trois victoires (Masters, Trophée Bompard, Coupe de Russie). Avec la manière et cette fiabilité retrouvée, améliorée au contact de son nouvel entraîneur, Jean-Christophe Simond. « Ce qui fait la différence, c’est aussi sa préparation physique, estime ce dernier. Dès cet été, il était affûté. » Alors que, l’an dernier, il avait des kilos à perdre en septembre, et un passif d’entraînement efficace Triste danse Isabelle Delobel et Olivier Schoenfelder ont terminé troisièmes. Ils se qualifient, avec Joubert et Préaubert, pour la finale du Grand Prix. MOSCOU – de notre envoyée spéciale LES SOURIRES de façade ont disparu et l’amertume a ravagé leurs visages. Dans le droit fil de ce qui s’était passé lors des danses imposée et originale, Isabelle Delobel et Olivier Schoenfelder ont subi la malhonnêteté des juges au terme de leur libre. Évidemment, ils venaient d’offrir un bâton en escamotant un twizzle (un déséquilibre d’Olivier), d’aucuns s’en sont saisi pour frapper méchamment… Là où ce n’était pas nécessaire. « On a encore été massacrés sur les niveaux », pestait Isabelle. Deuxièmes après le tango, les Français ont rétrogradé à la troisième place finale, derrière les Américains Belbin-Agosto et leur programme insipide mais propre. D’ailleurs, la maîtrise des vice-champions olympiques faillit ne pas être suffisante pour la gagne : malgré leur chute de la veille, les Russes Domnina-Shabalin n’étaient pas loin de leur voler la victoire. Excellents interprètes du qui l’obligèrent à « bricoler », comme il dit, jusqu’en décembre. « Je savais qu’il était capable de réaliser ces trois quads, poursuit le technicien. On ne peut pas inventer la tension nerveuse de la compétition, mais on avait testé cette performance à l’entraînement, avec des temps de récupération très courts. » Le quadruple flip en chantier Maintenant, on peut se demander quelles portes ouvre cette performance. « J’aimerais que l’on reste relativement terre à terre. Ce que Brian a fait est exceptionnel. Le refaire serait ELLE NE SE POSE PAS de questions et n’en pose pas non plus aux sélectionneurs. En réitérant son doublé RATP-Sud-Ouest de l’an passé, Julie Coulaud émerge du paysage du cross tricolore. Dans la douceur girondine, la championne de France a dominé le parcours de Gujan-Mestras. Solide patronne, elle a réglé le sprint devant la Russe Ivanova et se positionne déjà comme une intéressante outsider pour les Championnats d’Europe à San Giorgio su Legnano (Italie) dans quinze jours. Elle a déjà payé pour savoir que ça ne garantit rien (vingtseptième à Tilburg en 2005). Mais comme elle apprend vite… Patricia Djaté-Taillard et Patrice Binelli, les deux responsables du demi-fond, quêtaient d’autres certitudes dans ce second week-end sélectif. Au fort des Dunes, à Leffrinckoucke, ils ont trouvé nouveaux postulants et points d’interrogation. Fatiha Klilech-Fauvel, sixième chez les femmes, et Malik Bahloul, septième chez les hommes, ont ainsi relégué dans leur sillage les leaders présumés, Bouchra Ghezielle (douzième et quatrième Française) et Driss el-Himer (treizième). Une confirmation pour Klilech, déjà vainqueur du cross du Républicain lorrain, qui s’est battue derrière les basques bondissantes des meilleures Africaines, l’Ougandaise Inzikuru en tête. Une surprenante affirmation pour Bahloul qui s’était noyé au Maine libre (cinquantehuitième) il y a une semaine et a su, à vingt-cinq ans, mener sa course patiemment. « J’ai beaucoup appris à Allonnes où je m’étais accroché à Driss (el-Himer) avant d’exploser après deux tours, rayonnait-il. Là, je suis parti moins vite et ç’a été mieux. Je confirme ma cinquième place aux “France”. Les sélectionneurs ne m’avaient pas fait confiance, en n’emmenant pas El-Himer s’interroge, Maazouzi se soigne Ghezielle ne semblait guère plus inquiète. Elle a souffert pourtant, jamais dans le groupe de tête, foulée saccadée, épaules tombantes. Sa douzième place l’a déçue mais elle reste candidate au ticket européen : « Je ne m’attendais pas à ce résultat. J’avais de bonnes sensations à l’entraînement. Je pense que je paie une erreur tactique : je suis restée derrière au départ. J’ai dû mettre une grosse accélération pour revenir et, juste quand j’ai recollé, ç’a mis une mine devant. Je ne sais pas ce que vont faire les sélectionneurs mais je suis prête à donner un coup de main… » Son entraîneur Alain Lignier, tout en expliquant que son athlète travaillait pour févriermars, promettait « une autre Bouchra dans quinze jours ». « Elle est en balance avec une autre athlète qui n’a pas ses références chronométriques (Chellah ?) », soufflait Djaté. Le plateau devrait pencher de son côté et l’équ ipe de Fra nce a nn oncé e aujourd’hui ressembler à ceci : Coulaud, Daunay, Fahroun, Ghezielle, Klilech-Fauvel et Martins. Chez les hommes, les contours sont moins nets. Brahim Lahlafi, excellent deuxième à « Sud-Ouest », a contribué à mieux les dessiner. Comme l’an dernier, le Marocain naturalisé « n’est apparemment pas intéressé (par les Championnats d’Europe) », confiait Djaté hier soir. Mais Frédéric Denis, en devançant Benhari à Gujan-Mestras, a brouillé le choix. Et, surtout, les chefs de file hésitent. Seul Essaïd, quatrième à Allonnes et deuxième à Volvic same- RÉSULTATS CROSS DE L’ACIER (Leffrinckoucke, 26 novembre). – HOMMES : 1. Farah (GBR), les 7 km en 19’51’’ ; 2. M. Kogo (KEN), à 2’’ ; 3. Waldeselassie (ERY), à 16’’ ; 4. S. Saiti (KEN), à 19’’ ; 5. El-Aamri (MAR), à 29’’ ; 6. D. Ndiso (KEN), à 35’’ ; 7. Bahloul, à 36’’ ; 8. Mandour (MAR), à 37’’ ; 9. G. Morara (KEN), à 38’’ ; 10. N. Manza (KEN), à 40’’ ;… 13. El-Himer, à 47’’ ; 20. Zeroual, à 1’7’’ ; 23. El-Ahmadi, à 1’12’’ ; 24. Oubassour, m.t. ; 25. Ramard, à 1’14’’. FEMMES : 1. Inzikuru (OUG), les 4,3 km en 13’25’’ ; 2. Tuffa (ETH), m.t. ; 3. B. Jepchumba (KEN), à 8’’ ; 4. Ejjafini (BRN), à 12’’ ; 5. Alemu (ETH), à 15’’ ; 6. Klilech-Fauvel, à 17’’ ; 7. S. Kibet (KEN), à 24’’ ; 8. M. Wangari (KEN), à 28’’ ; 9. Fahroun, à 31’’ ; 10. N. Omwenga (KEN), à 38’’ ; 11. Martins, 39’’ ; 12. Ghezielle, à 42’’ ;… 14. Dahmani, à 54’’ ; 15. Despres, à 1’4’’. CROSS « SUD-OUEST » (Gujan-Mestras, 26 novembre). – HOMMES : 1. M. Kipsiro (OUG), les 9,905 km en 29’19’’ ; 2. Lahlafi, à 2’’ ; 3. P. Sanga (KEN), à 5’’ ; 4. J. Maregu (KEN), à 13’’ ; 5. P. Melly (KEN), à 28’’ ; 6. Marda, à 30’’ ; 7. F. Denis, à 33’’ ; 8. Benhari, à 46’’ ; … 12. Lahssini, 1’21’’. FEMMES : 1. Coulaud, les 5,635 km en 17’40’’ ; 2. M. Ivanova (RUS), à 2’’ ; 3. M. Komu (KEN), à 20’’ ; 4. J. Obare (KEN), à 24’’ ; 5. Daunay, à 34’’ ; 6. Maiyo (KEN), à 39’’ ; 7. Chellah, à 44’’ ; 8. J. Wanjiqu (KEN), à 58’’ ; 9. Bardelle, à 59’’. Forfait : Maury. CROSS DE BOLBEC (26 novembre). – HOMMES : 1. Abaoub (ALG), les 7,970 km en 24’24’’ ; 2. Gimila (MAR), à 8’’ ; … 5. R. Chekhemani, à 34’’ ; 7. Yemmouni, à 1’12’’. FEMMES : 1. E. Orwaru (KEN), les 4,980 km en 18’09’’ ; 2. Cheral, à 54’’ ; 3. Leméré, à1’02’’. CROSS DE LLODIO (ESP, 26 novembre). – HOMMES : 1. T. Bekele (ETH), les 9,2 km en 27’08’’ ; 2. A. Abdullah (ERY) à 4’’ ; 3. Kifle (ERY) à 5’’ ; … 15. Zoubaa. FEMMES : 1. M. Melkamu (ETH), les 7,7 km en 26’13’’ ; 2. V. Cheruiyot (KEN) à 21’’ ; 3. Kalovics (HON) 24’’. MARATHON DE FLORENCE (ITA, 26 novembre). – HOMMES : 1. J. Kutto (KEN), 2 h 08’41’’ ; 2. Ingargiola (ITA), 2 h 12’18’’ ; 3. K. Kemei (KEN), 2 h 13’36’’ ; … 6. J. Theury, 2 h 14’38’’. FEMMES : 1. Sicari (ITA), 2 h 34’52’’ ; 2. Carlin (ITA), 2 h 46’31’’ ; 3. Valdre (EST), 2 h 49’19’’. MARATHON DE LA ROCHELLE (26 novembre). – HOMMES : 1. P. Biwott (KEN), 2 h 14’01’’ ; … 6. Laget, 2 h 20’10’’. FEMMES : 1. E. Chemweno (KEN), 2 h 37’58’’ ; … 5. Sommier, 2 h 59’36’’. di, attend son billet serein. La sélection de Driss el-Himer (troisième à Allonnes) ne ferait pas l’ombre d’un doute… si le marathonien, mécontent de son cross hier, ne la rejette pas. C’était plutôt non avant de discuter avec Djaté. Puis : « Je vais réfléchir », après. Khalid Zoubaa, lui, est disponible. Mais, en finissant quinzième à Llodio en Espagne après son abandon sarthois (suite à un déchaussement), il s’est mis hors références directes. « J’ai voulu me tester dans un cross très difficile, disait-il hier. J’ai eu une petite infection cette semaine. J’ai tenté, j’ai craqué après deux tours mais j’ai bien terminé. Il doit y avoir deux ou trois Européens devant moi… Je ne suis pas dans ma meilleure forme, c’est sûr, mais je pense pouvoir finir dans les quinze et pourquoi pas les cinq si les Championnats sont boueux. » Champion de France, meilleur Bleu aux Mondiaux (vingt-quatrième), « valeur sûre, indiscutable » (Djaté), il devrait intégrer le wagon. Avec Maazouzi ? Le double médaillé de bronze européen (2004, 2005) est lui aussi incontournable. Mais il traîne une douleur au tendon d’Achille. Il a fait l’impasse sur leweek-end. « Je n’ai dit ni oui ni non, avouait-il au téléphone. Je n’ai pas coupé complètement mais j’ai toujours mal. J’ai envie d’y aller mais j’aimerais y faire au moins aussi bien que ces deux dernières années... » Si le sextuple champion d’Europe ukrainien, Sergueï Lebid, a trouvé un adversaire ce weekend, il n’est cependant pas français mais britannique. Il s’appelle Mo Farah et a réglé son compte au Kényan Micah Kogo dans les dunes. Impressionnant. CÉLINE LONGUÈVRE RÉSULTATS Classement final. DANSE : 1. Belbin-Agosto (USA), 186,33 pts (imposée : 36,56 + originale : 58,02 + libre : 91,75) ; 2. Domnina-Shabalin (RUS), 185,34 (37,99 + 52,36 + 94,99) ; 3. Delobel-Schoenfelder, 183,53 (36,50 + 57,83 + 89,20). GRAND PRIX (après cinq étapes sur six). – HOMMES : 1. Joubert, 30 pts ; 2. Lysacek (USA), 28 ; 3. Préaubert, 24 ; 4. Weir (USA), 24 ; 5. Davydov (BLR), 20 ; 6. Klimkin (RUS), 20. FEMMES : 1. Ando (JAP), 28 pts ; 2. Sebestyen (HON), 28 ; 3. Kim Yu-na (CDS), 26 ; 4. Meier (SUI), 24 ; 5. Rochette (CAN), 24 ; 6. Meissner (USA), 24. COUPLES : 1. Petrova-Tikhonov (RUS), 28 pts ; 2. Inoue-Baldwin (USA), 28 ; 3. Savchenko-Szolkowy (ALL), 26 ; 4. Putnam-Wirtz (CAN), 18 ; 5. Zagorska-Siudek (POL), 16 ; 6. Shen Xue-Zhao Hongbo (CHN), 15. DANSE : 1. DenkovaStaviski (BUL), 30 pts ; 2. Domnina-Shabalin (RUS), 28 ; 3. Belbin-Agosto (USA), 28 ; 4. DelobelSchoenfelder, 24 ; 5. Virtue-Moir (CAN), 22 ; 6. Faiella-Scali (ITA), 22. € 429 TAPIS DE COURSE TC 140 +1€ LES 4 DALLES DF900 + LA SERVIETTE JEAN-DENIS COQUARD (avec M. F.) LIU XIANG FAIT DE LA PUB… BÉNÉVOLEMENT ! – Sun Haiping, le coach de Liu Xiang, a répondu au ministre des Sports chinois, Liu Peng, qui a interdit aux sportifs de son pays, en vue des Jeux de Pékin, en 2008, de participer à « des activités extra sportives à vocation commerciale » (voir l’Equipe du 18 novembre). L’entraîneur du champion olympique et recordman du monde (12’’88) du 110 m haies a expliqué : « Beaucoup de gens pensent que si Liu Xiang participe à tant d’opérations commerciales, c’est pour gagner de l’argent. Mais ce n’est pas le cas. La plupart de ces activités ne sont pas payées et lui sont proposées par des proches. » Mais le coach a reconnu que cette interdiction pourrait avoir des effets bénéfiques pour Liu, qui va pouvoir désormais se concentrer sur l’entraînement. PRÉCISION. – Le meeting indoor « Bercy au show » se déroulera le 23 février, et non le 24. « Nous avons souhaité l’avancer d’une journée car le 24 aura lieu, à l’INSEP, le Championnat de France des jeunes et que nous voulions les convier à cette fête », précise Alain Spira, directeur des organisations à la Fédération française. 4 vitesses présélectionnées. Laps électronique sur écran simulant une piste d'athlétisme. Réf. : 202096 PREPAREZ-VOUS A UN NOEL SPORTIF DU 22 NOVEMBRE AU 24 DECEMBRE Il y a forcément un magasin Decathlon près de chez vous LUNDI 27 NOVEMBRE 2006 du lundi au samedi de 9h00 à 20h00 PAGE 11 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge de notre envoyé spécial d’équipe aux Championnats du monde. J’espère aller au Kenya (à Mombasa, le 24 mars) cette fois-ci et avoir gagné ma place pour les Championnats d’Europe. » Son sourire et les mots glissés par Patricia Djaté levaient déjà une grande partie de ses doutes. après 2’15’’ de programme, quand chaque saut reçoit une bonification de 10 % », grimace Joubert. Acrobate, il a aussi osé une combinaison de deux quadruples : « Là aussi, il ne manquait qu’un quart de tour, mais j’ai eu mal à la cheville. C’est plus dangereux physiquement. » Dommage, mais il faudra sans doute patienter avant que l’escalade ne s’intensifie encore. Bleu Rouge Jaune À Gujan-Mestras, Julie Coulaud a réussi un nouveau doublé. Mais les autres leaders français sont dans le flou. Avant le quintuple, il y a d’autres pistes à explorer. « Un quatrième quadruple, on en parle avec Jean-Christophe, révèle Joubert. J’ai déjà travaillé le lutz, et il ne manquait qu’un quart de tour. » Brian Joubert pourrait aussi être le premier à vriller deux combinaisons sur des quadruples différents. « Mais pour capitaliser vraiment sur cette prise de risques, l’une des deux combinaisons devrait être réalisée Jaune CROSS Une reine et des jokers LEFFRINCKOUCKE – (Nord) Évidemment, les gens s’emballent, posent la question du quintuple saut. « Certains chercheurs fixent là la limite humaine », précise Simond. « Il faudra que le matériel évolue, ajoute Joubert. Mais, à la fin de ma carrière, j’essayerai les cinq tours. Également le quadruple axel. Je voudrais enregistrer les sensations que ça provoque pour le cas où, dans dix ans, je devrais les expliquer à un jeune talent. » Noir Bleu Noir ATHLÉTISME déjà bien », tempère Simond. Mais son élève, s’il refuse de clamer ses envies de titres européen ou mondial, admet sa volonté de « marquer l’histoire » de son sport, être le premier à vriller trois quadruples sauts différents. « En 2001, il ne manquait qu’un quart de tour sur le flip ; cet été, je l’ai fait en posant la main », rappelle Joubert. Après la finale du Grand Prix, il va engager à nouveau ce chantier. « Le flip peut devenir le plus fiable de ses quads, devine le coach. Mais Brian doit d’abord apprendre à encaisser la dépense énergétique que supposent trois quads dans un programme, en répétant la performance de Moscou. » Prince Igor de Borodine, les élèves d’Alexeï Gorshkov ne méritaient quand même pas que leurs notes s’envolent autant. Cela dit, l’indécence de leur progression n’éclipse pas ce détail de circonstance : pour la première fois à domicile, aucun Russe ne s’est imposé. À une semaine du Trophée NHK au Japon, ultime étape du Grand Prix, d’autres constats percent des classements provisoires. Et le premier est cette fois très positif pour la France puisque, avec ses deux locomotives, Joubert et DelobelSchoenfelder, Alban Préaubert est aujourd’hui certain de se qualifier pour la finale à Saint-Pétersbourg, midécembre. En revanche, deux champions du monde en titre sont d’ores et déjà recalés, le couple chinois Pang Qing-Tong Jian, forfait lors du Skate America, et l’Américaine Kimmie Meissner, qui ne restera pas sixième lorsque la jolie triplette japonaise (Fumie Suguri, Mao Asada et Yukari Nakano) aura débattu à Nagano le week-end prochain. – C. L. 12 Bleu Rouge Noir Jaune RUGBY ÉQUIPE DE FRANCE Plongée dans l’inconnu À dix mois de la Coupe du monde, le bilan automnal des Bleus est inquiétant. Trop de questions restent en suspens. Bilan de novembre FRANCE Nlle-Zélande, 3-47 2 déf. 1 vict. Nlle-Zélande, 11-23 Argentine, 27-26 cohérence du staff tricolore sur ce qu’il veut faire. L’exemple le plus frappant, ce fut bien sûr l’annonce intempestive par Jo Maso mercredi dernier de l’arrivée d’un consultant spécialisé dans la mêlée. Un projet dont Jacques Brunel, le responsable des avants, n’avait pas été informé. On fait mieux en terme de communication. Ce qui gêne, c’est le grand mystère qui flotte sur la façon dont l’encadrement va utiliser les sept semaines du tournoi. Privilégiera-t-il la préparation physique ou en profitera-t-il pour explorer de nouvelles formes de jeu ? Peut-il échapper à l’obligation d’obtenir des résultats ? À sonder les intéressés, les réponses sont évasives, voire contradictoires, et peu de choses semblent avoir été anticipées. Alors on peut se rassurer, comme Brunel, en estimant qu’au moment de se présenter sur la ligne de départ, le 7 septembre prochain, « les cartes auront été redistribuées », et qu’après trois mois de préparation estivale les Bleus seront « physiquement à un niveau semblable à leurs rivaux », et que, techniquement et tactiquement, ils auront eu la possibilité de retrouver les repères qui leur manquaient à Lyon. Tout cela est envisageable. Mais s’il faut aujourd’hui trouver une bonne raison de voir Fabien Pelous soulever le trophée William Webb Ellis le 20 octobre 2007, c’est plutôt sur de l’aléatoire qu’il faut miser. Et prier pour que, comme en 1991 et en 2003, les All Blacks succombent en demi-finales au sortilège australien. ARNAUD DAVID ÉQUIPE DE FRANCE : MARTIN ET SZARZEWSKI BLESSÉS. – Deux joueurs du Stade Français ont gardé des séquelles de la courte victoire des Bleus sur l’Argentine samedi (27-26) : Rémy Martin souffre d’une plaie au pouce gauche et sera absent entre deux et trois semaines. Dimitri Szarzewski est, quant à lui, touché au genou gauche. Le talonneur passera des examens supplémentaires pour déterminer la durée de l’indisponibilité que lui vaudra son gros traumatisme osseux sans lésion ligamentaire. Le calendrier des Bleus jjusqu q ’à la Coupe p du monde Janvier E t le Entre l 15 ett lle 19 : réunion du comité de sélection pour définir le groupe de 40 joueurs retenus pendant tout le Tournoi des Six Nations (29 janvier-18 mars). Mardi 23 : annonce du groupe de 22 jjoueurs retenus t pour le premier match du Tournoi des Six Nations contre l’Italie. Février Sam. 3 (àà Rome) Italie -FRANCE Dim. 11 (àà Dublin) Irlande -FRANCE Sam. 244 ((aau Stade de F.) FRANCE - Galles Mars Dim. 11 (àà Twickenham) Angleterre -FRANCE Sam. 17 (au Stade de F.) FRANCE - Écosse Mai Juin Lundi 14 : annonce du groupe de 26 joueurs sélectionné pour disputer deux testmatches en Nlle-Zélande les samedis 2 et 9 juin. Dimanche 27 : départ en tournée en Nlle-Zélande (samedi 2 juin : Nlle-Zélande landeFrance à Auckland ; Samedi 9 juin : NlleZélande-France à Wellington). Lundi 11 : retour de Nlle-Zélande. Mercredi 13 : annonce du groupe de 40 joueurs retenus pour la phase de préparation physique au Mondial 2007. Juillet Du lundi 2 juillet au vendredi 3 août : cinq semaines de préparation physique dont deux stages en altitude à Val-d'Isère (9-13 juillet) et à Font-Romeu (15-20 juillet). Août Septembre Vendredi 3 : annonce du groupe officiel des 30 joueurs sélectionnés pour le Mondial. Lundi 6 - vendredi 31 : phase de préparation technique avec trois matches internationaux. Samedi 1er : début de la phase Coupe du monde avec staff renforcé. vendredi 7 : match d’ouverture du Mondial contre l’Argentine au Stade de France. Sam. 11 (àà Twickenham) Angleterre -France Sam. 18 (à Marseille) e) France - Angleterre Sam. 25 (à Cardiff) f) France -Galles Ils jugent les Bleus Quatre techniciens du rugby international se sont penchés sur les performances des Bleus lors de leurs trois tests de novembre. Lochore : « Un plan de jeu pas approprié » Sir Brian LOCHORE Nick Mallett Soixante-six ans. Sélectionneur adjoint de la Nouvelle-Zélande. Cinquante ans. Directeur technique de la Western Province au Cap. Ancien sélectionneur des Springboks (1997-2000), du Stade Français (2002-2004). « PERSONNELLEMENT, j’ai été surpris de voir que les Français n’ont pas essayé de jouer davantage contre nous. Lors du premier test (perdu 3-47), ils ont adopté un plan de jeu qui n’était pas du tout approprié. La France a toujours été connue pour son rugby de mouvement et le jeu à la main et en voyant ces deux matches, je me demande s’ils ne sont pas en train de le perdre. Cela a toujours été la force du rugby français, ils ont des joueurs très talentueux et nous étions surpris de voir qu’ils se sont reposés sur le seul jeu au pied. À mes yeux, malgré les résultats du mois de novembre, le quinze de France sera toujours une des équipes les plus difficiles à battre à la Coupe du monde. Mais il faudra attendre le Tournoi des Six Nations pour voir vraiment où les Français en sont. » – I. B. Connolly : « Rien n’a marché pour eux » John CONNOLLY Cinquante-cinq ans. Entraîneur de l’Australie. « LORS DU PREMIER MATCH contre les Blacks, rien n’a marché pour les Français, c’est ce qui explique sans doute l’ampleur du score (3-47). À Paris, il y dix jours, cela s’est mieux passé et je crois que le score (11-23) a bien reflété l’écart qui existe actuellement entre Français et Néo-Zélandais. Bien sûr, les Blacks ont été impressionnants mais ce n’est pas nouveau. Depuis l’été dernier, nous savons qu’ils sont au plus haut niveau dans tous les domaines et je ne vois pas pourquoi cela aurait changé cet automne. On voit bien où il faut travailler pour tenter de combler notre retard. » « LA FRANCE est capable de battre toutes les équipes au monde. Toutes, sauf une : la Nouvelle-Zélande, largement favorite pour succéder à l’Angleterre. Les Blacks sont plus hauts que n’importe quelle équipe et n’ont jamais eu un effectif de telle qualité. Aujourd’hui, la seule équipe qui pourrait peut-être les gêner, c’est l’Irlande, qui a perdu deux fois en NouvelleZélande en juin dernier (34-23 et 27-17), mais en se comportant bien, en ne perdant que trois essais à deux à chacun de ces matches. Les Irlandais avaient développé un rugby efficace qui a été confirmé ces deux dernières semaines face à l’Afrique du Sud (32-15) et l’Australie (21-6). Pour en revenir à la France et au contexte de la Coupe du monde, les Bleus bénéficie- ront d’un atout indéniable, le fait de jouer sur son sol, devant ses compatriotes. Mais il me semble qu’ils n’ont pas trouvé la relève ou la nouveauté dans certains secteurs. Fritz a émergé, Nyanga aussi, Vermeulen est revenu, au même titre qu’Elhorga, mais ensuite ? En première ligne, les piliers restent les mêmes et en deuxième ligne ça ne tourne pas beaucoup. Un mec comme Pelous aura quatre ans de plus qu’en Australie. Surtout, je crois que la France a hérité de la poule la plus difficile avec l’Irlande et l’Argentine qui seront deux adversaires redoutables. Pour moi, il sera plus difficile de gagner ces matches de poule que de dominer l’Écosse ou l’Afrique du Sud ou l’Angleterre en phases finale. » – H. I. O’Sullivan : « Les Bleus vont redresser la barre » Eddie O’SULLIVAN Quarante-huit ans. Entraîneur de l’Irlande depuis 2001. Sept semaines en quarantaine Bernard Laporte aura à sa disposition quarante joueurs à Marcoussis pendant le tournoi, du 28 janvier au 18 mars. Pour quoi faire ? C’EST UNE GRANDE PREMIÈRE : les Bleus seront réunis pendant sept semaines – le Top 14 s’arrêtant –, du dimanche 28 janvier au dimanche 18 mars, le lendemain de France-Écosse. Mi-janvier, Bernard Laporte communiquera les noms des quarante joueurs qui séjourneront près de deux mois ensemble à Marcoussis. « On va vivre à quarante, il faut créer une émulation au sein du groupe et qu’il se régénère », confie Jacques Brunel, l’adjoint de Laporte chargé des avants. « Quarante mecs, ce n’est pas une mince affaire à gérer », ajoute Max Godemet, directeur technique national adjoint, qui devrait œuvrer avec Daniel Servais, le préparateur physique attitré des Bleus. Au juste, que feront ces quarante joueurs pendant sept semaines ? « C’est justement la question qu’on se pose », avouait Bernard Laporte dans nos colonnes (vendredi 24 novembre), précisant : « Sera-ce un premier plateau athlétique à sept mois Mallett : « Ils n’ont pas trouvé la relève » de la Coupe du monde, sachant qu’il y aura des matches à jouer en même temps ? » Hier matin, Jacques Brunel admettait : « Il faut qu’on détermine ce qu’on veut mettre en place au niveau de l’apprentissage technique durant ces sept semaines. » Laporte et son staff envisageraient de faire disputer, par exemple, deux rencontres consécutives du tournoi à un certain nombre de joueurs avant qu’ils se consacrent à l’entraînement physique. « Certains seront confrontés aux impératifs du match à venir, d’autres feront de la préparation », confirme Brunel en écho aux propos tenus par Jo Maso la veille. « Il y aura vingt-deux joueurs qui prépareront le match et dix-huit qui feront du physique. » Les dix-huit joueurs non retenus pour les matches rentreront chez eux le vendredi après-midi et reviendront au Centre national de rugby le dimanche soir. « C’est intéressant car, pendant que ceux qui auront PAGE 12 joué récupéreront, on pourra programmer un entraînement plus dur avec ceux laissés au repos », confie Max Godemet. Il explique qu’il n’est pas question que les joueurs passent une batterie de tests comme en début de saison mais qu’« on sera davantage dans l’entretien ». « On ne va pas leur faire faire de l’athlétisme et de l’haltérophilie, plaisante Godemet. Mais ce sera très intéressant de les faire travailler, physiquement, mais avec le ballon sur le terrain, sur leurs manques ou leurs points forts : les rucks, par exemple. » Il n’est en tout cas absolument pas question de préparer la Coupe du monde physiquement pendant ce tournoi à venir. « Cela n’aura pas d’incidence immédiate sur la Coupe du monde. La préparation terminale commencera début juillet », conclut-il. – A. R. (avec A. D.) « JE N’AI PAS VU LE MATCH de la France contre l’Argentine, mais je sais qu’elle s’est sortie de l’ornière de justesse, de un point. Cela confirme que nous serons bien dans le “groupe de la mort” de la Coupe du monde, et qu’avant de parler de quart de finale ou de demi-finale, l’essentiel sera de sortir de la première phase. La France ressent actuellement la pression de l’équipe qui organise, se disant que si les choses tournent mal, elle pourrait être éliminée d’entrée. C’est un com- bat acharné qui s’annonce lors de la Coupe du monde. La France peut mal jouer pendant un moment mais a toujours cette capacité à se sublimer. Je sais que les Français cherchent un demi d’ouverture, mais ils ont toujours de bons joueurs, une bonne équipe qui pourra se relancer après avoir rectifié quelques détails. D’ici au Tournoi des Six Nations, je crois que les Bleus vont redresser la barre et qu’ils joueront bien. Dévaloriser la France aujourd’hui serait de la folie. » AGENDA VENDREDI 1er DÉCEMBRE TOP 14 (16 journée). – Bayonne Biarritz (20 h 30, en direct sur Canal + Sport) LIGUE CELTE. – Édimbourg - Borders. COUPE ANGLO-GALLOISE. – Ospreys - Bristol ; Cardiff - London Irish ; Newcastle - Harlequins ; Sale - Llanelli. SAMEDI 2 DÉCEMBRE e TOP 14 (16e journée). – Clermont Stade Français (15 h 10, en direct sur Canal +) ; Bourgoin - Albi, Toulouse Montauban, Castres - Montpellier, Brive Agen (18 h 30) ; Narbonne - Perpignan (20 heures, en direct sur Canal + Sport). PRO D 2 (12e journée). – Pau - Stade Bordelais-Bègles, Mont-de-Marsan - Grenoble, Colomiers - Racing-Métro 92, Limoges - Toulon, Tarbes - Auch, Béziers La Rochelle, Lyon OU - Dax (18 h 30). LIGUE CELTE. – Ulster - Leinster. COUPE ANGLO-GALLOISE. – Gloucester - Bath ; Worcester - Newport ; Northampton - Leicester ; Saracens - Wasps. DIMANCHE 3 DÉCEMBRE LIGUE CELTE. – Munster - Connacht. PRO D 2 (12e journée). – Gaillac Oyonnax (15 heures). MATCH INTERNATIONAL. – Sélection mondiale - Afrique du Sud. LUNDI 27 NOVEMBRE 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge pour y remporter le Grand Chelem en mars 2003, chez les All Blacks puis chez les Wallabies en juin. Les Bleus, eux, avait décidé d’un objectif l’hiver dernier : être invaincus sur le sol français. C’est donc loupé. « On voudrait avoir ces trajectoires linéaires, comme les All Blacks, comme les Anglais, admet Brunel. Mais est-ce qu’on n’est pas condamnés à avoir une histoire faite de soubresauts, à devoir revenir à nos fondamentaux, à examiner notre âme ? » Et cette âme est tourmentée. S’il y a un point de comparaison entre l’équipe de France et la Dad’s Army – l’armée des papys – de Martin Johnson, c’est sa moyenne d’âge élevée (28 ans pour la France à Lyon, 28 ans pour l’Angleterre en finale en 2003). Mais à rebours des Bleus, les Anglais possédaient une colonne vertébrale parfaitement identifiée, un axe 2, 8, 9, 10, 15 – Thompson, Dallaglio, Dawson, Wilkinson, Lewsey – fort, des leaders de vie et un capitaine, Martin Johnson, qui étaient aussi des leaders de jeu. Raphaël Ibanez est-il le meilleur talonneur français ? Et Fabien Pelous le deuxième-ligne le plus performant ? Le choix de Bernard Laporte de miser, comme Woodward, sur des trentenaires – De Villiers, Milloud, Ibanez, Pelous, Dominici – était-il un pari judicieux ou un réflexe conservateur ? Au sortir de cet automne, la problématique des « vieux » semble presque subsidiaire tant d’autres questions restent toujours sans réponse. À l’exception d’Elvis Vermeulen en troisième-ligne centre, peu de joueurs se sont révélés ou même exprimés à leur niveau habituel. Qui occupera le poste d’arrière ? Quel pilier pour accompagner le trio De Villiers, Milloud, Marconnet ? Doit-on aussi poursuivre l’expérience Damien Traille à l’ouverture durant le Tournoi des Six Nations ou offrir une chance au Berjallien Benjamin Boyet en attendant le rétablissement de Frédéric Michalak, redevenu « indispensable » aux yeux de Bernard Lapasset quand, quelques semaines plutôt, des membres de l’encadrement déploraient les lacunes récurrentes du Toulousain. Car, à l’heure d’attaquer la dernière ligne droite, ce qui trouble c’est autant la somme des chantiers ouverts que le manque de clarté, de Bleu Lorsqu’on examine, le profil et le parcours des équipes victorieuses de la Coupe du monde, l’évidence est que les Bleus ne ressemblent pas aux Anglais de Clive Woodward dont Bernard Laporte disait vouloir s’inspirer à l’aube de son second mandat. Durant la saison qui précéda le Mondial australien, les Anglais furent présents à tous les rendezvous qu’ils s’étaient fixés. À Dublin, (Photo Pascal Rondeau) Jaune Rouge Jaune Miser sur les trentenaires, un réflexe conservateur ? STADE DE FRANCE. – Mains sur les hanches ou sur les genoux comme Yachvili, Traille et Betsen (numéro 19), perplexes, ou agacés comme semblent l’être Dominici et Jauzion (numéro 12), paroles et gestes à l’appui, les Bleus ne sont pas sortis indemnes de cette tournée automnale. Noir Bleu Noir ILS AURAIENT AIMÉ sortir du mois de novembre cuirassés de certitudes, envisageant la Coupe du monde (7 septembre au 20 octobre 2007) à venir avec envie, avec sérénité. La tornade venue de NouvelleZélande a tout balayé. Hier matin, les Bleus et leur encadrement se sont quittés meurtris, avec des interrogations plein la tête. Une anecdote pour résumer le climat de fébrilité et d’inquiétude qui, depuis le naufrage de Lyon (47-3), pèse sur ce groupe et que la courte victoire sur l’Argentine n’a pu effacer. Samedi soir, lors de la réception qui suit la rencontre, Bernard Lapasset, le président de la FFR, se tourne vers son capitaine Raphaël Ibanez. « Je voudrais dire à Raphaël et à l’équipe de France combien je suis heureux qu’ils aient gagné ce match, le match de tous les dangers. Un point c’est peu mais, pour nous, c’est beaucoup. On n’est pas encore au bout de nos peines. » C’est peu de dire que ce discours présidentiel n’exprime pas la confiance, et que le doute s’est insinué dans tous les esprits. Tout en haut de l’organigramme fédéral, au sein de l’encadrement dont la communication a été ces deux dernières semaines parfois cacophonique et contradictoire, mais aussi chez certains joueurs cadres qui, en « off », s’interrogent, comme nous (voir page 13), sur la pertinence du système de jeu employé par les Bleus. Depuis le 11 novembre, tout est trouble, flou. L’impact du séisme du premier test face aux All Blacks est comparable à celui de novembre 2004 (45-6). En juin, après sa victoire face à l’Afrique du Sud au Cap (36-26), l’équipe de France faisait figure de cofavorite logique de la Coupe du monde. On ne s’interroge plus désormais sur sa capacité à rivaliser avec la Nouvelle-Zélande mais sur sa faculté à s’extirper de la poule D, où l’Irlande et l’Argentine peuvent la toiser sans trembler. L’image qu’a renvoyée le quinze de France durant cette tournée est celle d’un boxeur sonné. « On a encaissé un K.-O. d’entrée, reconnaît Jacques Brunel, l’adjoint de Bernard Laporte. On restait sur dix victoires en onze matches, et on a abordé ce premier test trop confiant. On s’est trompés dans nos priorités alors qu’on n’avait que cinq jours pour le préparer. Ensuite, tout a été difficile parce qu’une telle défaite nous a inhibés dans l’approche du second test. Elle nous a rendu timorés, elle nous a crevés. L’investissement mental qu’elle a exigé pour nous relever et pour éviter que nous en prenions cinquante au second test à Paris, la fatigue, le stress qu’elle a générés, expliquent aussi notre fin de match difficile face aux Argentins. » 13 Bleu Rouge Noir Jaune RUGBY ÉQUIPE DE FRANCE Rien ne va plus… Faites votre jeu. Sans la farouche volonté d’élargir leur registre, les Bleus ne pourront ambitionner de concurrencer les All Blacks. LE CONSTAT est implacable, et le fait de ne pas être la seule dans ce cas ne consolera pas l’équipe de France : le passage des All Blacks a donné un énorme coup de vieux au rugby pratiqué par les Tricolores, leurs dauphins au classement mondial, et leurs principaux rivaux supposés pour le titre l’an prochain. cela. En utilisant la vitesse et la technique plus que le muscle pur. Il y a trois ans déjà, Eddie Jones, le coach des Wallabies de l’époque, avait annoncé la fin des multiples temps de jeu pour faire céder la défense adverse. Et insisté sur l’importance à venir des récupérations, du jeu de contre et des relances. Faute d’avoir su ou pu mettre ses idées en application sur le terrain, il a dû céder sa place. Il semble pourtant que c’est encore sur cette stratégie de l’usure que compte l’équipe de France actuelle. On a souvenir de ces longues séquences infructueuses des Tricolores, d’une touche à l’autre, que ce soit à Lyon, ou au Stade de France, lors des deux tests face aux Blacks. Et le sentiment qu’ils ont laissé beaucoup de forces dans des luttes stériles. Ce jeu-là, qui porta ses fruits, est désormais décrypté, analysé, contré. Il est possible d’y revenir ponctuellement, mais il ne peut plus être la solution unique. Samedi, contre Galles, les Néo-Zélandais ont terminé leur périple européen sur le tarif habituel : 45-10. Mais ce sont les statistiques du match qui sont les plus étonnantes : leurs adversaires ont bénéficié de deux fois plus de ballons en conquête directe (touches, mêlées, pénalités) 41 à 20, de presque deux fois plus de ballons sur les mêlées ouvertes, 79 à 43, de deux fois plus de ballons dans les 22 mètres adverses 27 à 11, et fait davantage de passes que les Blacks, 133 à 99, tout en plaquant deux fois moins (58 contre 101). Pourtant, l’équipe de la Principauté n’a inscrit qu’un essai contre cinq. Un discours récurrent et inhibant Dans des proportions moins caricaturales, les statistiques révélaient les mêmes tendances lors des deux tests contre la France. Tout se passe comme si le plan de jeu de la NouvelleZélande, à rebours des idées communément admises, n’était plus de contrôler le ballon pendant de longues périodes, ni même d’occuper le camp adverse. Mais bien de laisser s’user l’adversaire, pour mieux le contrer, et ce, quelle que soit sa position sur le terrain, parfois en deux passes, rarement par l’affrontement continu, l’usure. À Cardiff, les All Blacks n’ont pas fait un seul maul en quatre-vingts minutes. Ils sont les seuls en revanche à pouvoir passer immédiatement de la défense à l’attaque, clé du rugby actuel, en étant disponibles physiquement. Mais surtout, mentalement. Et organisés pour STADE DE FRANCE. – C’est un scénario connu du jeu des Bleus. Traille reçoit le ballon transmis par Yachvili pour faire pénétrer l’un des quatre joueurs du bloc formé à sa gauche par Milloud, Martin, Jauzion et De Villiers(de dr. à g.) La défense argentine est en place. Mais pénétrer et conserver ne suffisent plus. Pour concurrencer les Blacks, le quinze de France doit repenser sa stratégie. (Photo Pascal Rondeau) La question n’est plus « d’envoyer du jeu » pour reprendre l’expression tarte à la crème, mais plutôt quel jeu ? On ne se souvient pas, par exemple, de relances ou de contre-attaques organisées, ambitieuses, au cours des trois matches de l’automne. Longtemps armes de choix des Bleus, parfois qualifiées de « french flair », elles ne sont plus utilisées. Or, le but en rugby ne peut pas être seulement d’avoir le ballon, mais bien de savoir comment l’utiliser. Tout le discours officiel du camp français, autour de la conservation, de l’occupation de terrain, avec pour corollaire les consignes appuyées, sinon impératives, d’utilisation de formes de jeu privilégiées suivant l’endroit du terrain où on se trouve, insiste sur un seul aspect de la question. De façon plus gênante, il s’accompagne d’une manière insistante d’une culture de la faute à éviter, qui ne pousse pas à la libération des esprits. On peut certes comprendre que le rêve de chaque entraîneur soit de voir son équipe trouver toutes ses touches, conquérir tous ses ballons, ne pas être pénalisée, ne pas manquer un plaquage. Une fois gommées les erreurs des uns et des autres après de longues séances de magnétoscope, on s’aperçoit en effet que l’équipe adverse a marqué zéro point. Mais tant que le rugby sera joué par des hommes en chair et en os, ce rêve demeurera un rêve. Après tout, même MacDonald, l’arrière des infaillibles All Blacks a oublié de réceptionner une chandelle, à Saint-Denis, le 18 novembre. Ce qui offrit à la France son unique essai (par Heymans) de la série. Péripétie au bout du compte oubliée, tout comme les six mauvais coups de pied donnés par les Blacks contre Galles, leurs neuf plaquages manqués, ou les six ballons perdus et offerts aux Diables Rouges. Toute la question qui se pose aujourd’hui au staff de l’équipe de France réside dans sa volonté et sa capacité à concevoir, maîtriser et mettre en application d’autres formes de jeu que celles qui ont fait souvent sa fortune jusque-là, mais ne suffisent plus contre les All Blacks. Cela, dans un laps de temps assez court, puisqu’il ne reste plus que dix mois avant la Coupe du monde. Il est possible que cela ne soit pas suffisant, que les Tricolores ne puissent pas procéder à ce qui s’apparente à une révolution. On ne le saura que s’il y a au moins une volonté d’essayer. Notamment du 28 janvier au 18 mars, lors des sept semaines de vie commune pendant le Tournoi. Là, avec quarante joueurs à sa disposition, l’encadrement de l’équipe de France pourra travailler dans des conditions jamais connues jusque-là. HENRI BRU Vermeulen prend le train Parmi les 25 joueurs utilisés lors des trois tests de novembre, le Clermontois a su saisir sa chance. Nallet et Milloud ont marqué des points. Bonnaire a confirmé. CENTRES FRITZ (2 titularisations) JAUZION (2 titularisations) MARTY (2 remplacements) La paire toulousaine fut très loin de son meilleur niveau. Fritz eut du déchet dans tous les secteurs et son entente avec Jauzion laissa quelquefois à désirer. Jauzion ne fut pas le capitaine de jeu attendu dans les lignes arrière. Il fut approximatif en défense et sembla entamé physiquement. Marty joua trop peu (14 minutes au total) pour être jugé. Laporte veut voir à l’œuvre Cabannes pendant le Tournoi. Et ne serait-il pas cohérent de tester Grandclaude ? Et puis, il y a toujours en réserve Liebenberg et Baby. OUVERTURE TRAILLE (3 titularisations) Ce ne fut pas une expérience concluante. S’il est conforté dans ce YACHVILI (2 titularisations) ÉLISSALDE (1 titularisation, 1 remplacement) Yachvili a manqué son automne : lenteur dans son jeu de passes, dans son déplacement et moins efficace que d’habitude dans ses tirs au but. En une demi-heure lors des deux tests contre les Blacks, Élissalde n’a pas eu le temps de se mettre à son avantage. La nécessité de la présence d’un buteur (Yachvili ou Élissalde) désavantage Mignoni, vrai accélérateur de jeu, qui est resté sur le banc des remplaçants contre l’Argentine. Durand et Fillol sont en retrait. NUMÉRO 8 VERMEULEN (3 titularisations) Le Clermontois a gagné sa place dans le groupe. Blessés au moment de la sélection, Harinordoquy et Thomas Lièvremont restent en course. Chouly pointe le nez. On peut regretter que l’on se passe de l’énorme potentiel physique de Chabal. TROISIÈME-LIGNE AILE DUSAUTOIR (1 titularisation) BONNAIRE (3 titularisations) MARTIN (2 titularisations, 1 remplacement) BETSEN (2 remplacements) Bonnaire fut le plus constant, performant en touche et dans le déplacement. Martin a confirmé son abattage dans le défi défensif. Dans le rôle de chasseur, Betsen demeure à son niveau. Dusautoir fut insuffisant. Blessé avant la sélection, Nyanga est une valeur sûre. Magne semble en réserve, de même que Lamboley. PAPÉ (2 titularisations) PELOUS (1 titularisation) NALLET (2 titularisations, 1 remplacement) JACQUET (1 titularisation, 1 remplacement) Pelous fut loin de son meilleur niveau contre les Blacks, avant d’être écarté sur blessure. De même que Papé, blessé pour l’Argentine, dont les carences ont été signalées publiquement par Bernard Laporte. Nallet a fait trois matches solides. Jacquet est encore un peu tendre. Rappelé comme remplaçant contre l’Argentine, Privat n’a pas joué. Thion, qui avait déclaré forfait pour le test de Lyon à cause d’une blessure au pied gauche, sera rétabli pour le Tournoi. Olibeau et Millo-Chluski sont des candidats potentiels. PILIERS DE VILLIERS (3 titularisations) MARCONNET (1 titularisation, 2 remplacements) MILLOUD (2 titularisations, 1 remplacement) La mêlée française a peiné contre les All Blacks. De Villiers a souffert, Marconnet a été devancé par Milloud en pilier gauche. Milloud fut à la hauteur contre les Blacks et les Argentins dans tous les domaines. Restent en magasin : Califano et Montes – Laporte a évoqué leurs noms –, Mas, Attoub, Poux. La concurrence ne pousse pas trop fort derrière le trio de tête. TALONNEURS SZARZEWSKI (1 titularisation, 2 remplacements) IBANEZ (2 titularisations, 1 remplacement) Szarzewski a paru moins explosif que la saison dernière. Mais le potentiel reste intact et prometteur. Ibanez demeure utile dans ce groupe, même s’il est moins fringant. Bruno, August et Noirot sont sur les listes. S’il retrouve son niveau après sa blessure (opération aux cervicales), Servat reviendra dans le circuit. FRANCIS DELTÉRAL IRB AWARDS Les Blacks raflent tout McCaw, joueur de l’année 2006, symbolise un rugby néo-zélandais quatre fois primé. Le Parisien Beauxis aussi a été récompensé. GLASGOW – de notre envoyé spécial POUR LA DEUXIÈME année de suite, les Néo-Zélandais ont bouclé leur tournée d’automne en raflant les trois principales récompenses de l’IRB. Hier soir, lors de la soirée annuelle des « Awards » à Glasgow, Richie McCaw, a été élu joueur de l’année par un panel d’anciens joueurs, dont Fabien Galthié, John Eales, Keith Wood et Jonathan Davies totalisant 503 sélections internationales. Le troisième-ligne aile et capitaine du quinze néo-zélandais succède à son coéquipier Dan Carter, joueur de l’année en 2005 et l’un des nominés cette année, avec le Sud-Africain Fourie Du Preez, l’Australien Chris Latham et l’Irlandais Paul O’Connell. Comme l’an dernier, les All Blacks, numéros 1 dans le classement officiel du Board, ont également été élus équipe de l’année et leur coach, Graham Henry, entraîneur de l’année. En dehors de cette domination néo-zélandaise, le quinze de France des moins de 21 ans, sacré champion du monde face à l’Afrique du Sud au mois de juin dernier, à été l’honneur : Lionel Beauxis, l’ouvreur du Stade Français a reçu la récompense du meilleur joueur de l’année dans cette catégorie. Enfin, le prix Vernon Pugh pour les services distingués rendu au rugby a été attribué à sir Brian Lochore, l’ancien capitaine et entraîneur des All Blacks, aujourd’hui au sein de l’encadrement néo-zélandais, sélectionneur adjoint. IAN BORTHWICK LES PRINCIPALES RÉCOMPENSES Joueur de l’année : Richie McCaw (NZL). Équipe de l’année : Nouvelle-Zélande. Entraîneur de l’année : Graham Henry (NZL). Joueur de l’année des moins de 19 ans :Josh Holmes (AUS). Joueur de l’année des moins de 21 ans : Lionel Beauxis (FRA). Equipe de 7 de l’année : Fidji Joueur à 7 de l’année : Uale Mai (SAM) Prix Vernon Pugh pour services distingués au rugby : sir Brian Lochore (NZL). LUNDI 27 NOVEMBRE 2006 PAGE 13 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge DOMINICI (2 titularisations) HEYMANS (2 titularisations) ROUGERIE (2 titularisations) Dominici et Rougerie ont été particulièrement médiocres contre les All Blacks, surtout sur le plan défensif. Dominici a regagné du crédit contre les Argentins, marquant deux essais. Rougerie, lui, a entamé son crédit. Heymans, contre les Blacks, à Paris, s’est vraiment arraché pour tenter de débloquer les situations. Pas retenu, Clerc mérite d’être revu dans le Tournoi. Bidabé est en réserve. Peut-être ne faudrait-il pas hésiter à donner une chance à Gobelet ? DEMIS DE MÊLÉE DEUXIÈME-LIGNE Bleu AILIERS rôle, le Biarrot devra progresser rapidement, car le temps est compté. Michalak, opéré du genou droit, ne sera pas compétitif pour le Tournoi. Rentré en cours de match contre l’Irlande (unique sélection), Boyet, auquel on avait promis du temps de jeu en novembre, aura sa chance dans le Tournoi. Et pourquoi pas en redonner une à Skrela (première et unique sélection en 2001 en NouvelleZélande), ouvreur de métier, buteur, excellent défenseur, qui est le titulaire devant Beauxis au Stade Français ? Jaune Rouge Jaune J. LAHARRAGUE (1 titularisation) ELHORGA (2 titularisations) DOMINICI (1 remplacement) Appelé pour le premier test de Lyon contre les All Blacks, alors qu’il était loin d’être convaincant avec son club de Perpignan, Julien Laharrague s’est grillé d’entrée. Elhorga a bien saisi sa chance lors du deuxième test à Paris, mais n’a pas confirmé contre l’Argentine. Toujours ce problème d’assurer la performance sur la continuité. Blessé au moment de la sélection, Castaignède reste en course, alors que Poitrenaud et Brusque n’ont plus la cote. Noir Bleu Noir ARRIÈRES 14 Bleu Rouge Noir Jaune PROLONGATIONS ENTRETIEN DU LUNDI « J’AI ENCORE FAIM ! » RAPHAËL IBANEZ tire un bilan rassurant de cette tournée où il fut deux fois capitaine. Et reste confiant pour l’avenir. En famille, avec femme et enfants, Raphaël Ibanez a repris hier l’Eurostar en milieu de journée. Retour à Londres pour le capitaine qui a pris les galons de Fabien Pelous après la blessure du Toulousain, lors du premier match face auxAll Blacks. Mais, avant de partir pour l’Angleterre, au lendemain de la victoire étriquée sur les Argentins (27-26), il a accepté de revenir sur ses trois semaines passées en Bleu. '' la maîtrise du score (27-9). Et puis nous ratons une pénalité, nous commettons une faute derrière. Les Argentins marquent un essai sur la “pénaltouche” qui suit… ç’aurait pu faire 30-9 et c’est devenu 27-16. Certains de mes coéquipiers ont parlé à ce moment-là de fatigue physique. Mais je crois aussi que le physique dépend du mental. Il y avait de la fébrilité chez nous avant le match. Elle est ressortie là. – Vous aussi, à ce moment-là, vous êtes sorti, juste après l’essai de Longo. Pour revenir cinq minutes après, à la suite de la blessure de Szarzewski. Comment sort-on et revient-on dans un match pareil ? – Ça ne m’était jamais arrivé, en tout cas pas à ce niveau. C’est difficile. Dans un premier temps nous étions tous très inquiets pour Dimitri. Heureusement, les nouvelles d’aujourd’hui sont plus rassurantes. Moi, j’ai dû me reconcentrer vite, mais pas assez. Je m’en veux de ne pas m’être dégagé du ruck que j’ai provoqué en tant que premier plaqueur. Ça nous a coûté trois points de plus. – La fébrilité n’est pas apparue seulement en fin de match. Dans le premier quart d’heure aussi, on a senti un manque de sérénité chez les Français. Jusqu’à ce que Dominici secoue le cocotier… – Dans la préparation de ce match, comme sur le terrain, Christophe s’est comporté en champion et en leader. Il m’a beaucoup aidé dans ma fonction de capitaine, il a su parler aux gars. – Avez-vous eu d’autres relais parmi les anciens ? – Oui, j’ai eu des relais mais pas forcément des anciens. Plutôt, classiquement, les joueurs de l’épine dorsale : le huit, les demis et l’arrière. Vermeulen, on ne peut pas dire que c’est un ancien mais il s’est révélé au cours de cette tournée. Il est arrivé avec franchise et enthousiasme et fait preuve de personnalité. Il a fait la différence en apportant un ton nouveau à l’équipe. – Mais d’autres ont apporté un ton en dessous de ce dont ils sont capables. L’inhibition qu’on a constatée sur le terrain ne s’explique-t-elle pas par la peur de mal faire et d’être sorti du groupe si près du Mondial ? – Je ne vais pas parler pour les autres mais, moi, je suis convaincu que, seul, tu n’es rien sur un terrain de rugby. '' PAGE 14 En tout cas, pas pour moi. Fabien et moi, on se connaît depuis tellement longtemps… Par cœur presque, même s’il reste secret à bien des égards. Ce n’est pas un Ariégeois pour rien ! Je n’ai pas besoin d’une longue conversation avec lui pour savoir où il en est. Et inversement. Mais ça n’aurait aucun sens, da n s l e c a d r e d e l’équipe de France, de dire que nous sommes amis, car ça n’a aucune conséquence particulière. Je préfère garder ça pour nous. – On vous a quand même senti très à l’aise avec vos galons… – Oui, j’ai adoré préparer ces deux derniers matches. J’ai pris beaucoup de plaisir dans la dose d’émotions que suscite cette position. Chacun a son mode de fonctionnement mais, s’il y a une chose que j’ai compris, c’est qu’il ne faut pas forcer sa nature. Moi, je L’Angleterre a perdu beaucoup de champions du monde. Elle patauge un peu dans le porridge Pour être bon, il faut se donner aux autres, leur faire comprendre qu’ils peuvent compter sur toi, que tu fais partie de l’équipe. C’est sûr que l’annonce de la liste des quarante (*) ajoute à l’incertitude de tous les joueurs. Mais je pense que c’est plus un facteur de motivation que d’inhibition. – Comment avez-vous évoqué cette liste des quarante pendant ces trois semaines à Marcoussis ? – Je n’en ai pas entendu parler une seule fois. Nous étions tous focalisés sur la suite à donner à notre tournée après le premier match. Quand tu prends une raclée pareille, il est difficile de voir plus loin que le prochain match. – La première semaine, le capitaine était Fabien Pelous et vous étiez remplaçant. Les deux suivantes, vous étiez capitaine et titulaire… – C’est bien pour ça que je veux être considéré et sélectionné pour ce que je suis et rien d’autre. Même si ce n’est pas évident pour tout le monde. Titulaire, remplaçant, capitaine ou pas, ça ne change rien à la question que je me pose à chaque fois que je rejoins l’équipe de France : qu’est-ce que je peux apporter aux autres ? – Une consultation Internet de Rugby Hebdo pose à ses lecteurs la question : “Ibanez est-il un meilleur capitaine que Pelous ?” Pouvez-vous y répondre, l’avezvous déjà évoquée avec Pelous ? – Non, nous ne l’avons pas évoquée car elle ne se pose pas dans ces termes. '' n’aime pas les silences pesants ; j’ai besoin d’aller vers les autres. – Vous venez de prolonger votre contrat avec les Wasps jusqu’à la fin de saison post-Coupe du monde. Pourquoi ne pas arrêter juste après ? – Parce que j’ai envie de continuer. Parce que je suis dans un grand club où je bénéficie du top en matière d’entraînement et de préparation physique. C’est ce que j’expliquais hier à mes coéquipiers quand nous évoquions la vie de nos clubs. Le matin, quand je pousse la porte des Wasps, je sais que je vais encore apprendre et progresser. La Coupe du monde n’a rien à voir avec ça. Je suis sûr que j’aurais prolongé mon contrat même si je n’avais plus été sélectionné. J’ai encore faim ! – Nous n’avons pas évoqué l’équipe nationale d’Angleterre. La croyez-vous capable de revenir au plus haut niveau ? – Le problème de cette équipe, c’est qu’elle a perdu beaucoup de grands joueurs champions du monde. Pour l’instant, elle patauge un peu dans le porridge… – Parmi ces grands joueurs perdus, il y a votre coéquipier des Wasps, Lawrence Dallaglio. Croyez-vous à son retour ? – Il y a deux ou trois mois, j’aurais été moins réservé qu’aujourd’hui. Il me semble que Lawrence a perdu de sa motivation pour l’équipe nationale. – Le matin, il pousse la porte des Wasps avec moins d’envie que vous ? – (Rires.) Ouais… Il faut dire que je la pousse très fort ! » Entretien réalisé par CHRISTIAN JAURENA (*) Le comité de sélection se réunira entre le 15 et le 19 janvier 2007 pour définir le groupe de quarante joueurs retenus pour tout le Tournoi des Six Nations (29 janvier-18 mars). REPÈRES Raphaël IBAÑEZ est né le 17 février 1973 à Dax. Il a trente-trois ans. Talonneur, il mesure 1,78 m et pèse 100 kg. Il compte 83 sélections en équipe de France. Après des débuts à Dax (où son père Jacques, international B, fit carrière au poste de talonneur), puis un passage à Perpignan et trois saisons à Castres, l’ancien numéro 8 chez les juniors reconverti au « talon » a pris, après la Coupe du monde 2003, la direction du Championnat d’Angleterre. Après deux saisons aux Saracens, il s’est engagé avec les Wasps à l’été 2005. Il débute en équipe de France le 16 mars 1996 à Cardiff, lors d’une défaite au pays de Galles (16-15). Lors de la déroute des Français contre l’Afrique du Sud (10-52), en 1997, il entre en cours de jeu au poste de troisième-ligne et inscrit le seul essai français du match, qui sera aussi le dernier essai français marqué au Parc des Princes. Lors du match suivant (7 février 1998, victoire contre l’Angleterre, 24-17), le premier du quinze tricolore au Stade de France, il étrenne ses galons de capitaine, qu’il portera à vingt-neuf reprises. Vainqueur du Grand Chelem en 1998, finaliste de la Coupe du monde 1999 (défaite contre l’Australie, 12-35), il perd son capitanat et sa place de titulaire (pour quelques matches) après l’arrivée de Bernard Laporte comme sélectionneur. Après un nouveau Grand Chelem en 2002 et une quatrième place lors de la Coupe du monde 2003, il annonce sa retraite internationale le 29 novembre 2003. Il revient sur sa décision et, à l’automne 2005, il dispute deux matches, contre le Canada (50-6), puis les Tonga (43-8). En 2006, il participe aux quatre victoires du quinze de France dans le Tournoi des Six Nations 2006, contre l’Irlande (43-31), l’Italie (37-12), l’Angleterre (31-6) et le pays de Galles (21-16). En club, profitant d’une blessure du capitaine des Wasps, Lawrence Dallaglio, il est nommé capitaine lors de la première journée du Championnat d’Angleterre, le 2 septembre 2006, pour battre à Twickenham son ancien club des Saracens (21-19). Non retenu par Bernard Laporte pour recevoir les All Blacks à Lyon le 11 novembre 2006, il évite la claque (3-47). À la faveur d’une blessure de son ami Fabien Pelous, il est rappelé au poste de capitaine pour le deuxième test contre les Blacks le 18 novembre. Il se veut maître d’œuvre d’une réaction d’orgueil collective mais la Nouvelle-Zélande l’emporte (11-23). Contre l’Argentine, le 25 novembre, il participe à la courte victoire des Bleus (27-26). Marié, il est père de quatre enfants. Par alliance, il est beau-frère de Richard Dourthe et d’Olivier Magne. LUNDI 27 NOVEMBRE 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge – D’autant que, depuis 1991, les All Blacks ont toujours été les ultrafavoris un an avant chaque Coupe du monde et qu’ils se sont fait battre régulièrement… – Oui, mais peut-être qu’ils ont fini par se lasser de ça. Entre les Blacks d’avant 1999 ou 2003 et ceux d’aujourd’hui, je vois une énorme différence. Ils sont revenus aux fondamentaux et possèdent une conquête redoutable. Si nous avons rencontré autant de problèmes en mêlée contre eux, c’est parce qu’ils ont énormément travaillé ce secteur. Je crois que c’est dû au passage de leurs entraîneurs dans l’hémisphère Nord où ils ont acquis l’importance des phases statiques de conquête. Ils y ont mis l’accent, sans rien perdre de ce qui fait leur force depuis longtemps : le mouvement. Le meilleur exemple, c’est faute. S’il a tendu le bras, c’est pour nous avertir de rester sur notre ligne : il a d’ailleurs dit, à ce moment-là, que le ballon était toujours en jeu pour les Argentins… – Pensez-vous que la préparation de ce dernier match a été affectée par les traces que les All Blacks ont laissées sur vos organismes et dans vos esprits ? N’aurait-il pas mieux valu, pour les Bleus , co mmencer par l’Argentine avant d’affronter deux fois les Néo-Zélandais ? – Je n’en sais rien. Cette tournée s’annonçait très difficile et elle l’a été. Il y avait trois matches à disputer contre des équipes de très haut niveau. Dans quel ordre ? Pour leur premier match, les Argentins sont allés gagner à Twickenham, alors… – Les Argentins pointent au sixième rang mondial. Ne valentils pas un peu mieux que ça, selon vous ? – Non, s’ils sont classés sixièmes, c’est qu’ils sont à leur place. Devant, en numéro 1, il y a les All Blacks. Derrière, il y a un groupe d’équipes qui sont, aujourd’hui, de valeur égale : la France, l’Australie, l’Afrique du Sud et l’Irlande. L’Argentine, je la mets un petit peu en retrait. – Vous citez l’Irlande, votre autre redoutable adversaire, avec l’Argentine, dans la poule D du Mondial… – Oui, l’équipe d’Irlande, c’est une machine de guerre que l’on voit se préparer, monter en puissance… – Au point de priver la France de la première place de sa poule et de l’envoyer à Cardiff, pour le quart de finale contre les All Blacks ? – Je ne l’imagine même pas ! – Mais vous n’imaginez jamais une défaite. Au point de croire que vous pouviez gagner le deuxième test contre les Néo-Zélandais. Était-ce raisonnable ? – J’y croyais avant le match, j’en suis persuadé après : nous aurions pu gagner ! – Et ce match contre l’Argentine, comment expliquez-vous que vous auriez pu le perdre ? – Après une heure de jeu, nous avions Bleu Nous avons atteint notre objectif de ne pas laisser les Blacks repartir sans le moindre doute (Photo Bernard Papon) Jaune Rouge Jaune '' Hayman, leur pilier droit. Contre nous, en déplacement défensif, il a couru cinq cents mètres de plus que McCaw. Pour un pilier droit, c’est énorme ! – V ou s r e conn ai ss e z d o nc l’avance des All Blacks sur tous les autres, y compris sur la France, numéro 2 au classement mondial ? – Ce serait nier l’évidence. Actuellement, les Néo-Zélandais sont au-dessus du lot. Il y a eux et derrière quelques autres dont nous faisons partie. Mais je dis bien : actuellement. Dans dix mois, après une préparation adaptée à la Coupe du monde, toutes les équipes partiront sur un pied d’égalité. – Pourquoi vous, vos équipiers et vos entraîneurs, avez-vous tant de mal à admettre que, si les All Blacks vous ont battus ainsi, c’est parce qu’ils jouent beaucoup mieux que vous ? Qu’ils n’hésitent pas à se passer la balle, même près de leur ligne ? – Il faut reprendre les épisodes de cette tournée. Et commencer par le premier, à Lyon, où tous les Français – du numéro 1 au numéro 22, à l’exception d’Elvis Vermeulen quand même – ont été en dessous de leur niveau individuel. Quand on prend plus de quarante points d’entrée, ça bouleverse forcément la suite du programme. Les All Blacks ont fait le spectacle à Lyon mais on leur a tellement facilité la tâche ! – Au deuxième aussi, ils ont fait le spectacle tandis que les Français tapaient des chandelles… – C’est vrai qu’on peut nous reprocher un manque d’ambition offensive pour ce match. Mais il faut comprendre d’où nous sortions. À Lyon, nous avons voulu attaquer, envoyer la balle au large et vous avez vu comment ils nous ont contrés. À Saint-Denis, il n’était pas question de répéter la même erreur. Nous avons axé toute notre préparation sur la conquête et la défense, là où nous avions le plus failli à Lyon. Et, à la fin, nos trois-quarts ont attaqué et passé leur défense, non ? – Venons-en au match de samedi, contre l’Argentine. Qu’en retirez-vous ? – L’essentiel, c’est qu’on a gagné même si je comprends que nos supporters ne soient pas rassurés par la fin. Je l’avais dit avant le match que nous n’étions pas sortis indemnes de nos deux confrontations avec les All Blacks. La fébrilité qui nous accompagnait s’est réveillée après une heure de jeu. Mais, à 27-26, malgré la domination et la pression des Argentins, nous avons su préserver ce point d’avance en ne commettant pas la faute qui aurait permis à leur buteur de les faire gagner. Il y a eu aussi ce contre en touche de Lionel Nallet, sans que ce soit concerté. Il a pris seul cette initiative décisive. Il y a eu encore le contre de Serge Betsen sur la tentative de drop de (Felipe) Contepomi. Ces dernières minutes où nous avons su ne plus prendre de points resteront un des gros points positifs de cette tournée. Elles ont tout changé au final, parce qu’on aurait pu parler aujourd’hui de trois défaites. Même si, je crois, nous étions supérieurs aux Argentins. – Dans les dernières minutes, sur l’action conclue par le drop contré de Contepomi, les Argentins ont reproché à l’arbitre de ne pas être revenu sur la pénalité qu’il avait signalé en leur faveur ? – Non, l’arbitre n’a pas signalé de Noir Bleu Noir « COMMENT S’EST PASSÉ l’après-match ? – Au retour du stade, nous nous sommes retrouvés dans un salon de l’hôtel, pour le traditionnel “pot du président”. Bernard Lapasset nous a mis face à nos responsabilités. Son discours a été dur mais nous avons compris qu’il est totalement impliqué dans l’organisation de la Coupe du monde. Il nous a rappelé que, désormais, nous étions engagés dans la dernière ligne droite. Après, nous nous sommes retrouvés entre joueurs. Nous sommes sortis mais nous n’avons pas beaucoup parlé du match contre les Argentins, ni de ceux contre les All Blacks. Petit à petit, nos préoccupations de joueurs de clubs ont repris le dessus. Dans les prochaines semaines, c’est le club qui va meubler notre vie… – Mais avant de redevenir le talonneur des Wasps, quel bilan de ces trois semaines en équipe de France tirez-vous ? – J’en retiens d’abord le premier match de Lyon où les All Blacks nous ont… (il cherche un mot) laminés. Oui, on peut dire ça. Et notre rébellion lors du deuxième match, au Stade de France. Là, il y a eu une belle réaction de notre part et, au final, nous avons atteint notre objectif qui était de ne pas laisser les All Blacks repartir sans le moindre doute. Ils nous ont battus les deux fois mais, dans leurs têtes, le souvenir du second test leur rappellera, si par bonheur nous les retrouvons en finale de la Coupe du monde, que nous pourrons les inquiéter. – Comment pouvez-vous être rassuré par le deuxième test alors que, contrairement au premier, votre équipe a paru jouer à son maximum et que ça n’a jamais inquiété les All Blacks ? – Je comprends ce que vous voulez dire. Vous auriez aussi pu ajouter que les Blacks ont gâché deux occasions d’essai très nettes en première période. Mais ils se sont heurtés à notre défense très agressive et bien mieux en place qu’à Lyon. Et je reste persuadé que, sur la fin de ce deuxième test, nous avons pris le dessus sur eux. Aussi bien physiquement que dans l’initiative du jeu. C’est pour ça que, sans rien retirer à ce qu’ils viennent de réaliser en Europe – ils étaient venus pour marquer leur territoire à un an de la Coupe du monde et ils y sont parvenus –, ils auront quand même une petite crainte à notre pensée. 15 Bleu Rouge Noir Jaune RUGBY NOUVELLE-ZÉLANDE Sur une autre planète ? Après une tournée triomphale en Europe, les Néo-Zélandais sont plus que jamais les grands favoris pour la Coupe du monde 2007. CARDIFF – de notre envoyé spécial « NE DEVRAIT-ON pas déjà annuler la Coupe du monde l’année prochaine ? » C’est une boutade, bien sûr, mais la première question à Graham Henry, posée par un journaliste anglais lors de la conférence de presse des Néo-Zélandais à Cardiff samedi, montre bien le sentiment qui prévaut dans le monde ovale aujourd’hui. Car les All Blacks semblent avoir pris une telle avance sur tout le monde, en attaque, en défense, en richesse d’effectif et en options de jeu, que l’on voit mal qui pourra les arrêter dans leur quête de ce titre mondial qui les fuit depuis vingt ans. Après une nouvelle tournée couronnée de succès en Europe (voir infographie), le quinze néozélandais est redevenu le modèle. LA ROTATION, TOUJOURS LA ROTATION. – La politique de roulement adoptée par Graham Henry et ses adjoints depuis l’automne 2005 n’est pas encore entièrement acceptée par le public néo-zélandais, mais les résultats sont convaincants. En prenant le pari d’étoffer ses effec- tifs, de donner du temps de jeu à un maximum de joueurs, l’encadrement néo-zélandais a non seulement réussi à créer une concurrence vive au sein du groupe, mais il est également parvenu à mieux protéger les joueurs, et prévenir les blessures. « Le premier point positif de cette tournée, c’est qu’après quatre matches nous avons toujours trente et un joueurs valides », notait Steve Hansen dimanche matin à Cardiff. LA FRAÎCHEUR PHYSIQUE. – Corollaire de la politique de rotation, comme les Néo-Zélandais ont pratiquement deux équipes interchangeables, et comme Henry peut demander aux provinces de mettre les joueurs au repos, les All Blacks ont fait preuve d’une fraîcheur physique insolente par rapport à leurs adversaires européens surmenés en cette fin d’année. Une des grosses satisfactions de la tournée est la performance des deux ailiers d’origine fidjienne, Joe Rokocoko et Sitiveni Sivivatu. Henry voulait tester leur capacité à disputer trois matches d’affilée, et les deux ont répondu présent, notamment Sivivatu avec ses trois essais samedi à Cardiff. Quant aux cadres, Richie McCaw, Dan Carter et Carl Hayman, il voulait les jauger sur quatre matches consécutifs, épreuve qu’ils ont surmontée sans trop démériter. UNE DÉFENSE DE FER. – Malgré quelques loupés lors du premier match contre l’Angleterre, les NéoZélandais ont systématiquement étouffé le jeu de leurs adversaires grâce à une défense très agressive. Cela fait partie du credo de Graham Henry : lorsque l’adversaire est en possession du ballon, il faut le faire souffrir, le mettre sous une telle pression physique qu’il finit par rendre la balle au contact. Que ce soit les récupérations de Richie McCaw ou les féroces tampons de l’intimidant Jerry Collins, cette défense de fer leur a permis de toujours avancer, même sans le ballon. LES RELANCES D’ENFER. – Les Français sont passés par là, les Anglais et les Gallois aussi. La plupart des 44 essais marqués par les All Blacks cette année proviennent de ballons de récupération, souvent dans leur propre camp, soit après une erreur de l’adversaire, soit suite 2000 2001 2002 2003 2004 Coupe C Co oupe upe ddu upe u mo mon monde onde n e Les tournées d’automne de la Nouvelle-Zélande depuis p 2000 5,,66 66 66 2005 2006 Score moyen 4,,33 ,3 33 3 3 Essais marqués 3,,66 ,6 66 6 2,,33 ,3 33 33 1,66 ,66 6 Essais encaissés 3,,33 33 3 2 0 3 vict. 1 vict. 1 déf. 1 nul 3e 1,25 ,25 25 1 0,,75 75 7 5 Angletterreee, 20-41 FRANCCE, 33 47 FRANCCE CE, 111 23 Galles,s, 10-45 - 3 vict. 4 vict. 4 vict. CARDIFF – Comme les Anglais et les Français avant eux, les Gallois (ici William Jones, qui tente de stopper le puissant Ma’a Nonu) n’y ont vu que du noir samedi contre les All Blacks, s’inclinant au Millennium Stadium (10-45). (Photo Adrian Dennis / AFP) LES PHASES STATIQUES RETROUVÉES. – Fini le temps où l’on se moquait des phases statiques des Néo-Zélandais, ces pierres angulaires qu’ils avaient quelque peu négligées durant les premières années du professionnalisme. Aujourd’hui, en touche et en mêlée fermée, les All Blacks sont redevenus compétitifs. Leur mêlée est peut-être même la meilleure du monde à l’heure actuelle et ils ont fait souffrir les Gallois samedi, comme ils l’avaient fait avec la France et l’Angleterre auparavant. Quant à la touche, c’était le point faible des All Blacks pendant le Tri Nations cette année, mais les sept ballons perdus contre l’Afrique du Sud à Rustenburg ont créé l’électrochoc. De retour au pays, tout a été mis à plat, une somme de petits détails ont été changés, et lors des quatre matches de l’automne, ils n’ont jamais été inquiétés sur leurs propres ballons. COUPE DU MONDE 2007 Les managers réunis à Paris Les managers des dix-huit équipes déjà qualifiées pour la Coupe du monde, qui aura lieu en France du 7 septembre au 20 octobre 2007, seront réunis à partir d’aujourd’hui à Paris, afin de prendre connaissance des détails de l’organisation. La première journée sera consacrée à des entretiens individuels, durant lesquels chaque manager pourra évoquer les détails concernant le (ou les) lieu(x) de résidence de son équipe. Mardi et mercredi, les participants seront réunis en séance plénière au cours de laquelle sera notamment effectué un tirage au sort désignant l’équipe A et l’équipe B pour chaque rencontre du Mondial. L’équipe A aura la priorité pour la couleur des maillots, le choix des vestiaires et les horaires d’entraînement au stade avant le match. À partir de jeudi, chaque manager accompagné d’un officier de liaison se rendra sur les lieux d’hébergement de son équipe et ira visiter les installations sportives (terrains d’entraînement et salles de préparation physique). Certains managers pourraient demeurer en France jusqu’à samedi. ET SI CARTER SE BLESSAIT ? – Après douze victoires sur treize matches dans l’année, il faut vraiment creuser pour trouver les points négatifs. Y aurait-il une trop grande dépendance sur les stars, McCaw, Hayman et surtout Carter ? Comme toutes les équipes, les Néo-Zélandais ne sont jamais à l’abri d’une blessure, comme celle qui a éliminé Tana Umaga lors du premier match du Mondial 2003 contre l’Italie. Mais Henry fait tout pour ne pas tomber dans le même piège : « Personne n’est indispensable », répètet-il à longueur d’année. Et même si Carter reste un joueur unique dans son genre, avec Nick Evans, la relève est prête. PRO D 2 (11e journée) SAMEDI IRLANDE IRLANDE - SÉLECTION DU PACIFIQUE : 61-17 (30-12) Afrique du Sud, 32-15 Australie, 21-6 3 victoires Sélection du Pacifique, 61-17 À Dublin, Lansdowne Road. Temps froid et sec. Bonne pelouse. 49 000Spectateurs. Arbitre : M. Berdos (FRA). IRLANDE : 8 E, Hickie (4e), Wallace (38e), O’Kelly (39e), Easterby (45e, 62e), Horgan (53e), R. Best (75e), O’Connell (80e) ; 3 B, Wallace (8e, 16e, 26e), 6 T, Wallace (4e, 38e, 39e, 45e, 53e, 62e). SÉLECTION DU PACIFIQUE : 3 E, Rabeni (12e), Fa’atau (32e), Pisi (67e) ; 1 T, Pisi (12e). Carton jaune. – Sélection du Pacifique : Va’a (29e). Évolution du score : 7-0, 10-0, 10-7, 13-7, 16-7, 16-12, 23-12, 30-12 (mi-temps) ; 37-12, 44-12, 51-12, 51-17, 56-17, 61-17. IRLANDE : Dempsey (D’Arcy, 41e) – Fitzgerald (O’Gara, 77e), O’Driscoll (cap., Boss, 60e), Horgan, Hickie – (o) P. Wallace, (m) Stringer – Ferris, Heaslip (Leamy, 73e), S. Easterby – O’Connell, M. O’Kelly (O’Callaghan, 73e) – Hayes (S. Best, 61e), Sheahan (R. Best, 73e), B. Young. Entraîneur : E. O’Sullivan. SÉLECTION DU PACIFIQUE : Ligairi – Fa’atau (Tuilagi, 41e), Rabeni, Seveali’i (Mapusua, 37e), Ratuvou – (o) Pisi, (m) Rauluni (Poluleuligaga, 30e) – Latu(Ratuva,59e), T’Pole,Molitika – Leo, Raiwalui (cap.) – Taumoepeau (Filise, 61e), Lutui, Va’a. Entraîneur : P. Lam. Un jeu en hausse Après les deux défaites très honorables au mois de juin en NouvelleZélande (34-23 et 27-17), les victoires de novembre, avec 14 essais à la clé, sont un signe : l’Irlande hausse patiemment son niveau. En plus, les Irlandais ont fait tourner et intégré six nouveaux joueurs, changeant leur troisième ligne, remplaçant O’Gara par le jeune Paddy Wallace, sans altérer l’homogénéité de l’équipe. L’Irlande a musclé son jeu et pris du volume en attaque. Difficile de stigmatiser des faiblesses dans le jeu d’une équipe en gros progrès. Le Tournoi nous dira si l’Irlande a vraiment franchi un palier. La mêlée ne présente pas encore toutes les garanties de stabilité du côté droit. Il y a toujours des doutes sur la solidité des demis mis sous pression. AUSTRALIE Galles, 29-29 Irlande, 21-6 Italie, 18-25 Écosse, 15-44 ARGENTINE 1 déf. 2 vict. 1 nul Angleterre, 18-25 Italie, 16-23 FRANCE, 27- 26 1 déf. 2 vict. ANGLETERRE Nlle-Zélande, 20-41 1 vict. 3 déf. Argentine, 18-25 Afrique du S., 23-21 Afrique du S., 14-25 AFRIQUE DU SUD Irlande, 32-15 Angleterre, 23-21 Angleterre, 14-25 2 déf. 1 vict. Giteau et Mortlock Simple et efficace Pas de jeu offensif Trouver l’équilibre Un jeu simple et effiJake White l’a répété : Grâce à une conquête à l’honneur cace. Leur pack est toucette tournée avait pour correcte, notamment en Bombardé demi de mêlée pour pallier l’absence de Gregan, Matt Giteau a montré qu’il sera, s’il est besoin pendant la Coupe du monde, une doublure de Mister George tout à fait convenable. Par son efficacité dans les coups de pied – 100 % de réussite face à l’Écosse, par exemple –, Stirling Mortlock s’est positionné, lui, dans un rôle de buteur définitivement incontestable. L’inconstance a été le défaut principal. Trente bonnes minutes contre les Gallois et quarante face aux Écossais n’ont pu faire oublier les absences contre l’Italie et l’Irlande. Individuellement, le repositionnement de Stephen Larkham au centre en deux occasions – Galles, Italie – n’a pas été une réussite, pas plus que son association avec Lote Tuqiri. – P. L. jours aussi difficile à bouger, et ils peuvent compter sur de très grosses individualités derrière (Hernandez, F. Contepomi, Ignacio Corleto). Ils ont également des buteurs redoutables (Todeschini et F. Contepomi), auteurs d’un 100 % de réussite en trois matches. Et, surtout, tous sont des compétiteurs admirables, ne lâchant jamais un match. touche, les Anglais ont eu des ballons, mais n’ont pas su les exploiter. Au plan individuel, Andy Robinson a estimé que les deux deuxième-ligne, Palmer et Jones, ainsi que le demi de mêlée Richards s’étaient révélés. Certains héros de 2003 ont surnagé : Lewsey et Vickery lors du premier test contre les Boks, Worsley samedi dernier. Encore des manques d’automatismes dans les phases offensives. Ils n’ont pas encore eu le temps de mettre en place un jeu capable de surprendre l’adversaire. Certains postes ne sont pas trop « couverts » (demi de mêlée, première ligne, centre) en cas de blessure des titulaires. Pour l’an prochain, les Pumas doivent résoudre leurs différends avec leurs dirigeants. – A. Ju. Le point le plus criant est l’absence totale de jeu offensif. L’apport de Brian Ashton, coach des trois-quarts, est décevant. Autre point noir, l’absence de leader : Martin Corry, le capitaine, ne parvient pas à fédérer. Les champions du monde manquent de joueurs de haut niveau, en l’absence de quelques éléments clés blessés (Wilkinson, Abbott, Barkley). – B. Ma. objectif de trouver un banc pour la Coupe du monde et de relancer certains joueurs. François Steyn (19 ans), Wynand Olivier (23 ans), Ricky Januarie (24 ans) ont marqué des points. Certains joueurs cadres ont assumé pleinement leur responsabilité, comme Rossouw, Juan Smith, De Villiers ou Van der Linde. Les Springboks proposent toujours beaucoup de puissance dans leur jeu et d’intensité sur leurs impacts. Le jeu offensif manque de variété. Les Boks peinent à imposer leur jeu et, sous pression, commettent beaucoup de fautes. La « rush defence » (défense inversée) est faillible (4 essais encaissés en Irlande). En dépit de leur victoire à Twickenham, samedi, les Sud-Africains peinent à s’imposer à l’extérieur (6 défaites, 1 victoire en 2006). – B. Ma. Drapeau de l’apartheid : la polémique Le capitaine de l’équipe sud-africaine de rugby, John Smit, a jugé, hier, que les supporters qui, samedi lors de la victoire contre l’Angleterre à Londres, avaient brandi le vieux drapeau national, attaché à l’ère de l’apartheid, avaient « insulté » son pays. « Nous sommes venus ici pour représenter notre pays, la nouvelle Afrique du Sud, et tous ceux qui y vivent. Et certains viennent au stade pour insulter 44 millions de SudAfricains, en notre nom », a dénoncé Smit, après que le vieil emblème, orange, blanc et bleu, a été brandi par des Sud-Africains dans le stade. « Nous nous désolidarisons d’une telle attitude déplacée. Nous sommes fiers du nouveau drapeau, de l’hymne et de notre pays. Les Springboks appuient le nouvel ordre non ségrégationniste et souhaitent être soutenus par les gens qui sont fiers du nouvel ordre d’égalité », a ajouté Smit. TOP 14 (15e journée) Bayonne, le bon dernier Toujours lanterne rouge, l’Aviron est le seul club du Top 14 à avoir enchaîné trois succès au cours de la parenthèse internationale. Résultat : avant le derby face à Biarritz vendredi, les Ciel et Blanc ne sont plus qu’à trois points du premier non-relégable. BAYONNE – de notre correspondant L’AVIRON BAYONNAIS va finir par apprécier son calendrier. Celui qui ne l’avait pas gâté en l’envoyant à Albi (12-24) lors de la première journée du Championnat, puis en recevant Montauban (9-20) avant d’affronter Biarritz, vendredi pour le derby basque, Perpignan et Paris. Celui qui ne devait pas plus l’avantager au cours des trois dernières semaines. Quand tous les autres candidats au maintien ont eu à défier des ténors du Championnat privés de leurs internationaux, Bayonne a rencontré coup sur coup Brive (29-6), Albi (15-9) et donc Montauban (17-18). Toujours dernier du Top 14, l’Aviron aurait pu tout perdre au cours d’un mois de novembre qui sera, peut-être, celui de son salut. « Au vu des équipes qui nous précédent, la portée de ces victoires devient essentielle », reconnaît Xavier Péméja, tout heureux de s’être imposé samedi à Sapiac après y avoir passé 38 saisons comme joueur puis entraîneur. Entre Bayonne et Narbonne, neuvième, il n’y a plus que quatre points, quand, au soir de la 9e journée, l’Aviron pointait à neuf longueurs du premier non-relégable. « Si déclic il y a eu, c’est qu’on a enfin pris conscience de notre potentiel », affirme le capitaine Richard Dourthe. Avec un fil conducteur au cours des trois succès : une parfaite solidarité sur le terrain qui débouche sur une solidité défensive (un seul essai encaissé), ce qui était loin d’être le point fort de l’Aviron avant l’arrivée de Jean-Pierre Élissalde au poste de manager le 6 septembre. En mettant sur pied un entraînement hebdomadaire dans un village du Pays basque, puis deux repas en commun chaque semaine, le staff joue la carte de l’unité. Avec une arrivée que beaucoup de joueurs saluent, celle de Jean-Marie Goyenetche, psychologue et préparateur mental du quinze de France, qui intervient très régulièrement dans l’équipe. « Il y avait certaines choses qu’on ne comprenait pas, on avait besoin d’un lien entre l’équipe, les entraîneurs et les dirigeants », avouait récemment Richard Dourthe. 15e journée Bomati m (Perpignan) (P rpi ) Galtier (Montpellier) Pulu (Albi) Dourthe (Bayonne)) (B (o) Orquera (Brive) BBrusque (Biarritz) Rabadan (Stade Français) Olibeau (Perpignan) Meilleurs ré réalisateurs (points) 211 207 164 161 Kunavore (Toulouse) (T l ) Rosalen (Narbonne) ( ) B. James (Clermont) ( ) Boyet y (Bourgoin) ( g ) Fauqué q (Montauban) ( ) Meilleurs marqueurs (essais) Djoudi (Brive) Caucaunibuca (Agen) (m) Fillol (Stade Français) Le Corvec (Perpignan) Linde (Bayonne) Stankovich (Albi) Affluence moyenne (estimation) VENDREDI STADE FRANÇAIS- CASTRES... 43-18 ALBI - TOULOUSE..................... 13-13 SAMEDI PERPIGNAN - CLERMONT ....... 32-15 BIARRITZ- NARBONNE ........... 42-14 MONTAUBAN- BAYONNE...... 17-18 BRIVE - BOURGOIN.................... 28-3 AGEN- MONTPELLIER .............. 14-9 Classement Pts J. G. N. ———— 1. Stade Français . 55 15 12 0 2. Clermont . 46 15 10 0 3. Biarritz..... 43 15 9 0 4. Perpignan. 41 15 9 0 5. Toulouse . 40 15 8 2 6. Bourgoin.. 35 15 7 0 7. Montauban. 33 15 6 1 8. Agen........ 32 15 7 0 9. Narbonne . 29 15 6 0 10. Albi .......... 28 15 6 1 11. Montpellier . 28 15 5 1 12. Castres.... 28 15 5 1 13. Brive........ 27 15 6 0 14. Bayonne.. 25 15 6 0 P. — 3 5 6 6 5 8 8 8 9 8 9 9 9 9 p. — 435 414 348 268 313 330 292 244 358 171 235 265 229 235 c. — 252 238 228 229 259 284 284 281 433 283 335 334 328 369 B. — 7 6 7 5 4 7 7 4 5 2 6 6 3 1 8 493 59 453 spectateurs en 7 matches Saison dernièière èr (hors phase finale) : 9 795 Nombre moyen d’ d’essais 4,28 , 30 essais en 7 matches Saison dernièière èr (hors phase finale) : 4,3 7 Bidabé (Biarritz), Candelon (Narbonne)) 5 Milford (Castres), Rougerie (Clermont), Saubade (Stade Français) 4 Vainqueur (Agen), Serre (Albi), Boussès (Bourgoin), Broomhall (Clermont) etc… NICOLAS BRIDOUX LUNDI 27 NOVEMBRE 2006 de la journ j ée aveeec PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi 1er décembre : BayonneBiarritz(20 h 30, en direct sur Canal + Sport). Samedi 2 décembre : Clermont - Stade Français (15 h 10, en direct sur Canal +) ; Bourgoin-Albi, Brive-Agen, Toulouse-Montauban, Castres-Montpellier (18 h 30) ; Narbonne-Perpignan (20 heures, en direct sur Canal + Sport). Le nombre d’essais essais inscrits par le Stade Franç Françaisss, la meilleure attaque du Top 14. LES HOMMES de Fabien Galthié font la course en tête à tous les niveaux. Ils possèdent la meilleure attaque avec 42 essais inscrits. Dans un match de rugby, on ne choisit pas vraiment l’heure de s’écrouler derrière la ligne d’en-but adverse. Pourtant, il semble que Paris respecte son horloge sportive. En effet, le Stade Français a la particularité de marquer le plus grand nombre d’essais dans les dix premières minutes et dans les dix dernières de chaque rencontre de Top 14 (18 sur 42). Un véritable casse-tête tactique pour les adversaires. Castres l’a encore constaté ce weekend avec un essai de Messina dès la première minute et la clôture du score à la 78e par Saubade. Près de 17 % des essais du Stade honorent donc le tableau d’affichage moins de dix minutes après le coup d’envoi (7 sur 42). Une volonté d’étouffer l’adversaire. Fabrice Landreau, coentraîneur de Paris : « Il est toujours plus facile de défendre. Dès qu’une équipe mène, il faut redoubler d’efforts pour revenir à la marque. » Il est à noter que l’équipe qui émarge également dans cette catégorie est Narbonne, qui a pris l’habitude d’asphyxier l’opposant, mais à domicile uniquement (5 essais sur 26). Les autres sont loin, même Clermont, pourtant deuxième attaque du Top 14, qui n’a scoré qu’une seule fois lors de l’entame. La fin de match appartient aussi au Stade Français avec 11 essais plantés dans les dix dernières minutes (soit 26%). Pour décrocher le bonus ou exploiter des ballons de contre. Personne n’a fait mieux. Toulouse (8 essais), Clermont et Biarritz (6 essais) tentent de rivaliser. Ultime détail : les joueurs en rose ont toujours marqué le premier essai de la rencontre en quinze journées, sauf une fois à Perpignan où il se sont inclinés de un point (11-10). FRANÇOIS DUBOISSET (*) Ancien numéro 8 de Brive (1992-2000), François Duboisset, collaborateur de L’Équipe et de l’hebdomadaire Rugby, analyse dans nos colonnes un chiffre ou un fait marquants des sept matches de la dernière journée. Colomiers - Gaillac ................. 14-20 Dax- Limoges ........................... 52-9 Bonus : Mont-de-Marsan (1), Colomiers (1), Dax (1). Classement Pts J. G. N. — ——— 1. Auch ........... 42 11 10 0 2. Béziers ....... 39 11 9 0 3. La Rochelle . 33 11 7 1 4. Dax ............. 31 11 6 0 5. Toulon......... 29 11 6 0 6. Oyonnax ..... 29 11 7 0 7. Lyon ............ 27 11 5 0 8. Gaillac......... 26 11 5 0 9. Tarbes ........ 26 11 6 0 10. Bord. Bègles.. 24 11 5 0 11. Racing-M. 92. 22 11 4 0 12. Limoges ...... 22 11 5 0 13. Grenoble..... 19 11 3 1 14. Mt-de-Marsan . 16 11 3 0 15. Pau ............. 15 11 3 0 16. Colomiers ... 13 11 3 0 P. p. — — 1 246 2 287 3 195 5 254 5 247 4 193 6 218 6 220 5 210 6 191 7 211 6 207 7 189 8 171 8 188 8 139 c. — 137 169 146 200 222 178 174 212 245 217 222 262 212 279 242 249 B. — 2 3 3 7 5 1 7 6 2 4 6 2 5 4 3 1 PROCHAINE JOURNÉE (12e journée). – Samedi 2 décembre : Pau - Stade Bordelais-Bègles, Montde-Marsan - Grenoble, Colomiers Racing-Métro 92, Limoges-Toulon, Tarbes-Auch, Béziers - La Rochelle ; Lyon OU - Dax (18 h 30). Dimanche 3 décembre : Gaillac-Oyonnax (15 heures). DAX - LIMOGES : 52-9 (28-6) Stade Maurice-Boyau. Beau temps. Bonne pelouse. 3 500 spectateurs environ. Arbitre : M. Chultz (Béarn). DAX : 7 E, Kefu (19e), Roques (27e), August (33e), Mazel (57e), Tournier (60e, 66e), Argel (75e) ; 3 B (4e, 24e, 38e), 4 T, Vignau-Tuquet. LIMOGES : 3 B, Bouillot (8e, 49e), Tofan (40e). Cartons jaunes. – Limoges : Bouillot (38e, anti-jeu), Voves (55e, anti-jeu), Ormaechea (75e, brutalité). Évolution du score : 3-0, 10-3, 13-3, 20-3,25-3, 28-3, 28-6 (mi-temps), 28-9, 33-9, 40-9, 45-9, 52-9. COLOMIERS - GAILLAC : 14-20 (11-9) Stade Michel-Bendichou. Beau temps frais. Bonne pelouse. 3 500 spectateurs environ. Arbitre : M. Lamirand (Béarn). COLOMIERS : 1 E, Busato (27e) ; 3 B, Sans (4e, 24e, 59e). GAILLAC : 1 E, Giry (44e) ; 5 B, Giry (2e, 6e, 39e, 54e), Walker (80e). Cartons jaunes. – Colomiers : Fouda (51e, brutalité), Sallecanne (53e, bagarre) ; Gaillac : Grobler (20e, brutalité), Costes (40e, brutalité), Delatouche (53e, bagarre). Carton rouge. – Gaillac : Costes (58e, jeu dangereux, 2e carton jaune). Évolution du score : 0-3, 3-3, 3-6, 6-6, 11-6, 11-9 (mi-temps), 11-14, 11-17, 14-17, 14-20. Retrouvez l’intégralité des fiches techniques de Pro D 2 sur www.lequipe.fr RÉSULTATS ANGLETERRE (9e journée). – VENDREDI : Bristol-Gloucester, 14-12 ; Sale-Harlequins, 17-12. SAMEDI : Bath-Newcastle, 20-14. HIER : Saracens-Worcester, 17-20 ; London Irish - Northampton, 40-5 ; WaspsLeicester, 13-19. Classement : 1. Bristol, 34 pts ; 2. Gloucester, 31 ; 3. Leicester, 29 ; 4. Wasps, 27 ; 5. Sale, 26 ; 6. Saracens, 23 ; 7. London Irish, 18 ; 8. Harlequins, 16 ; 9. Bath, 16 ; 10. Newcastle, 15 ; 11. Northampton, 14 ; 12. Worcester, 7. PAGE 15 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge LE BILAN DES TESTS Bleu IAN BORTHWICK Jaune Rouge Jaune Oyonnax - Pau ........................... 20-6 La Rochelle- Racing-M.92 ...... 23-13 Bordeaux-B.- Mt-de-Marsan .. 16-11 Grenoble- Auch ...................... 12-20 Toulon- Tarbes ....................... 16-28 Béziers - Lyon ............................ 27-3 HIER Noir Bleu Noir 2 vict.1 déf. 4,,55 4 à un plaquage désintégrant d’un défenseur noir. Ce qui se passe ensuite est peut-être le meilleur point fort des All Blacks et celui qui les place au-dessus de tout le monde aujourd’hui : une capacité à sentir les coups, à réagir instantanément de façon collective, créant des surnombres ou déchirant le rideau défensif grâce au talent pur de leurs trois-quarts. 16 Bleu Rouge Noir Jaune CYCLISME HANDBALL MOBELRINGEN CUP FRANCE - ALLEMAGNE : 24-17 La mort d’Isaac Galvez Les Bleues L’Espagnol s’est tué samedi lors d’une chute aux Six Jours de Gand. GAND – (BEL) de notre envoyé spécial Isaac GALVEZ se sont retrouvées (Espagne) Né le 21 mai 1975, décédé le 25 novembre 2006, à 31 ans. 1,78 m, 68 kg. Professionnel depuis 2000. Ses équipes : Kelme (2000-2003) ; Caisse d’Épargne-Îles Baléares (2004-2006). Ses principales victoires. – Route : une étape des Quatre Jours de Dunkerque (2006) ; une étape du Critérium International (2005) ; une étape du Tour de Catalogne, de la Semaine Catalane, du Tour de Valence et du Tour de Murcie (2004) ; deux étapes du Trophée de Majorque (2006). Piste : champion du monde de l’américaine (1999, 2006) ; vice-champion du monde de l’américaine (2000, 2001). 2 participations au Tour de France (2005, abandon 8e étape ; 2006, abandon 12e étape). Attendu depuis des lustres, le succès sur l’Allemagne semble avoir redonné de l’ambition à une équipe de France qui veut maintenant exister à l’Euro. LILLEHAMMER – (NOR) de notre envoyé spécial de deux minutes après sa chute ». « Il a ouvert la bouche comme s’il réclamait de l’aide puis il a mis ses mains à plat sur son visage, après il est devenu tout bleu et là j’ai compris que c’était fini », racontait Tourné. Un autre témoin, l’ancien routier Luc Colyn, restait choqué par le bruit effroyable du corps qui s’écrase contre la balustrade : « Un bruit d’os, de côtes fracassées que je ne pourrais jamais oublier. » « Rien n’aurait pu le sauver » C’était à Bordeaux, le 16 avril dernier. Isaac Galvez venait de remporter un deuxième titre de champion du monde de l’américaine avec son compatriote Juan Llaneras. Samedi, à Gand, c’est en disputant une américaine qu’il a perdu la vie. (Photo Bob Edme/AP) Rob Discart officialisait ce qu’on pressentait : la mort dûment constatée du coureur à 1 h 15 du matin, lors de son admission à l’hôpital universitaire. « Il était dans un tel état que rien n’aurait pu le sauver », assura l’inspecteur fédéral de la santé, le docteur Van Branteghem, qui s’en remettait à la fatalité. Les Six Jours de Gand s’arrêtaient là. Il n’y aurait pas de sixième journée, pas de final étincelant, rien d’autre que le deuil insoutenable d’un coureur, coéquipier de Valverde et de Pereiro sur la route où il se montrait souvent à son aise au sprint. Marié depuis moins d’un mois, Galvez avait emmené sa jeune épouse en voyage de noces aux Six Jours de Munich, où il était comme toujours associé à Juan Llaneras, son partenaire depuis les rangs amateurs. Ensemble, ils s’étaient octroyés le Championnat du monde de l’américaine à Bordeaux en avril dernier, un deuxième titre après celui de 1999. Cela leur avait donné de l’assise au royaume des Six Jours, qui ont emporté l’un d’eux dans une nuit noire et profonde qui se prolongera pour l’autre au-delà de toute éternité. PHILIPPE BRUNEL Valverde: « Un sprinteur de classe internationale » France Buts Kanto 1 Spincer 9 Pecqueux-Rolland 1 P. Baudouin 5 Herbrecht 4 Cano 2 Wendling (c) 1 Jacquinot 0 Fiossonangaye 0 Dembele 1 Tervel 0 Tounkara TOTAL 24 24(10) Allemagne Tirs Pen. P.déc. Exc. 1/2 - 16e,54e 7/13 2/2 1 1/2 5/6 1 4/11 4 2/5 1/1 2 0/1 1 0/2 19e 1/2 0/1 22/46 2/2 9 3 Gardiennes : Pradel (1 arrêt dt 1/2 pen.) ; Nicolas (60 min., 24 arrêts dt 1/6 pen.) Entraîneur : O. Krumbholz Interceptions : 6 Balles Perdues : 19 17(7) Buts 2 1 0 2 0 4 5 0 1 0 2 17 Tirs 2/6 1/2 0/1 1/1 0/5 2/9 2/6 0/3 1/2 0/1 2/3 11/39 Pen. P.dèc. Exc. 0/1 1 1/1 2/3 2 3/3 27e 1 1 6/8 5 1 Jurack (c) Rösler Wörz Müller Reiche Loerper Krause Neukamp Meier Baumbach Melbeck Althaus TOTAL Gardiennes : Schülke (60 min., 14 arrêts dt 0/1 pen.) ; Gräfer (0 arrêt dt 0/1 pen.) Entraîneur : A. Emrich Interceptions : 5 Balles Perdues : 17 Evolution du score : 0-1 (4e) ; 5-1 (13e) ; 5-4 (16e) ; 6-6 (21e) ; 9-6 (26e) ; 12-7 (32e) ; 15-13 (45e) ; 19-13 (51e) ; 22-16 (57e) Spectateurs : 1500 Arbitres : MM. Kristiansen et Valvik (NOR) D’ICI À L’EURO VENDREDI : Allemagne-Russie, 23-28 ; Norvège-France, 31-18. SAMEDI : Norvège-Allemagne, 34-28 ; France-Russie, 22-28. HIER : France-Allemagne, 24-17 ; Norvège-Russie, 29-26. Classement final : 1. Norvège, 6 points ; 2. Russie, 4 ; 3. France, 2 ; 4. Allemagne, 0. PHILIPPE PAILHORIES 1er au 4 décembre : stage au CRJS de Chartres ; 5 décembre : départ pour l’Euro de Suède (7-17 décembre) ; 7 décembre : F r an c e - Da n em ark ( 2 0 h 1 5 ) ; 8 décembre : France-Espagne (18 heures) ; 10 décembre : France Pays-Bas (18 h 30). LES SEIZE DÉVOILÉES DEMAIN. – Olivier Krumbholz donnera demain matin la liste des seize joueuses invitées à participer à l’Euro. Parmi ses ultimes interrogations, l’identité, notamment, de la seconde gardienne appelée à suppléer Valérie Nicolas. Les deux candidates, Amandine Leynaud à Paris et Linda Pradel en Norvège, ont tour à tour réalisé de belles choses… CYCLO-CROSS – CHALLENGE « LA FRANCE CYCLISTE » Mourey ne lâche rien CLASSEMENTS Sur le plan international comme national, le Franc-Comtois est devenu un vrai boulimique des sous-bois. correspondance spéciale FRANCIS MOUREY ne s’est pas ménagé cette semaine dans le parc de la maison de retraite de Renazé, là où les Madiot préparaient leurs glorieuses campagnes de cyclo-cross. La température était fraîche en Mayenne mais, à la nuit tombée, le coureur de la Française des Jeux ruisselait toujours de sueur après six heures quotidiennes de vélo, tandis que ses collègues de la route se contentaient d’une « douce rentrée des classes », dixit Marc Madiot. Mais ce travail a continué de payer hier, à l’occasion de la deuxième manche du Challenge la France cycliste, à Sablé-sur-Sarthe, une épreuve suivie notamment par Laurent Brochard. Mourey a en effet livré une course parfaite, avec à la clé un magnifique cavalier seul, Ludovic Dubau, le seul à suivre son rythme en début de course, lâchant prise à mi-parcours. « Avec Marc (Madiot), on avait prévu que je fasse vingt minutes avec un groupe, racontait Mourey. Ensuite, je devais finir l’épreuve en accélérant à mon rythme. Ce scénario ne s’est pas produit. Mon but, en venant ici, était de voir où en étaient mes adversaires. » Et Mourey a vu. Steve Chainel a lutté un tour et demi avant de craquer. « J’ai vécu une vraie journée sans, pestait le futur sociétaire d’Auber 93. J’ai fini le dernier tour avec un point de côté. Une heure comme cela, ce n’est pas drôle du tout. Je suis vraiment furax, car sur la première manche je chute, et là je ne peux pas accrocher Francis. Ça commence à faire beaucoup… C’est simple, ici, c’est plus le mental que les jambes qui m’ont poussé... » Il a en effet préservé au courage sa troisième place, la seconde revenant à Cyril Bonnand, trente-six ans (il pourrait raccrocher cette saison), vainqueur les deux dernières années. Cette fois, Mourey, lui, a volé la vedette. « Je sors d’une quinzaine dure, expliquait encore le vainqueur du jour. Je vais maintenant laisser le moteur un peu au repos ! J’avais les jambes dures et lourdes ce matin, mais physiquement, je me sentais bien. Un premier gros cycle d’entraînement est achevé. Un autre m’attend d’ici quinze jours afin de préparer les France et le Mondial. Là, je voulais gagner aussi pour mon meilleur pote, Vincent. Il m’a annoncé la naissance de son deuxième enfant, une fille, juste avant le départ. Elle devait naître le 8 décembre comme moi. Finalement, elle est arrivée avec quelques jours d’avance. Être papa, ça doit être un moment inoubliable. Moi, je vais connaître ça dans cinq mois. Alors, l’an prochain, ça risque vraiment d’être une année spéciale. » Un titre national et un autre mondial seraient les bienvenus près du berceau ! HERVÉ BOMBRUN BARCELONE CORRIGÉ. – Adversaire dimanche prochain de Montpellier en huitième de finale aller de la Ligue des champions, Barcelone a lourdement chuté à Pampelune ce week-end, lors de la 12e journée de Liga espagnole (22-34). Les huit buts de l’international français Jérôme Fernandez n’ont pas évité la déroute de l’équipe catalane, quatrième de la Liga (16 points) alors que Pampelune est seul leader (23 points). UN MONDIAL TOUS LES QUATRE ANS ? – La Fédération européenne (EHF) a demandé à la Fédération internationale (IHF) de changer la fréquence du Championnat du monde pour en faire un événement ayant lieu tous les quatre ans, contre tous les deux ans actuellement. « Nous voulons éviter que cinq gros tournois aient lieu en quatre ans comme c’est le cas actuellement », en incluant les Jeux Olympiques, a expliqué Tor Lian, le président de l’EHF en marge du Championnat d’Europe des clubs. Les Championnats du monde et d’Europe ont lieu actuellement tous les deux ans. LE G 14 FONDÉ OFFICIELLEMENT. – Le G 14 du handball, regroupant les vainqueurs des Coupes d’Europe depuis 2001, dont Montpellier, a été fondé officiellement ce week-end à Düsseldorf. « Nous souhaitons une coopération, non une confrontation, avec l’EHF (Fédération européenne) et l’IHF (Fédération internationale) », a affirmé le gérant du groupement, Gerd Butzeck. Joan Marin (Ciudad Real) a été élu président, Uwe Schwenker (Kiel) et Tomaz Jersic (Celje) vice-présidents. F O R M A T I O N T E C H N I C I E N S TECHNICIENS ASCENSEUR H/F FRANCE ENTIÈRE De formation technique, vous êtes jeune diplômé ou expérimenté, autonome et engagé. Venez rejoindre dès maintenant le N°1 mondial des ascenseurs ! Un package de rémunération attractif Des perspectives d’évolution Une formation personnalisée N’attendez pas ! Appelez-nous au 01.46.91.63.61 / 01.46.91.63.28 de 10h à 12h et de 15h à 17h ou envoyez-nous votre candidature par fax : 01 46 91 60 30 ou par e-mail : [email protected] ou par courrier : OTIS DRH - Recrutement Collaborateurs - 92067 La Défense Cedex (traitement rapide assuré). OTIS le service : une responsabilité à vivre Nous rappelons à nos lecteurs que tous ces postes sont accessibles sans discrimination de sexe ou d’âge. PAGE 16 B.A.D.G.E* MANAGEMENT DE LA DISTRIBUTION ET DES SERVICES AUTOMOBILES Cadres, accédez à des postes de dirigeants de la distribution automobile. Un partenariat... GNFA, 1 er organisme de formation de l’Automobile, ESSCA, école de commerce spécialisée dans l’Automobile Une formation de niveau supérieur (Bac +5) > Stratégie, Commerce, Finances, Gestion des compétences pour les activités VN, VO, Pièces, Après-vente... Adaptée à votre activité professionnelle > 30 jours, échelonnés sur 13 mois, à raison de 1 à 2 modules de 2 jours/mois. Lieu de la formation : Pôle Universitaire Léonard de Vinci - (92) La Défense. Ouverture de la promotion : AVRIL 2007. * Bilan d’Aptitude Délivré par les Grandes Écoles SABLÉ-SUR-SARTHE – CHALLENGE « LA FRANCE CYCLISTE » (2e manche, 26 novembre, Sablé-sur-Sarthe). – HOMMES : 1. Mourey (Française des Jeux) en 1 h 00’04’’ ; 2. Bonnand (Bleus de France), à 41’’ ; 3. Chainel (CC Etupes), à 44’’ ; 4. Dubau (AC Bazancourt), à 48’’ ; 5. Pagnier (SO Charvieu), m.t. ; 6. Melrier (Normandie), à 1’19’’ ; 7. Colombatto (Franche-Comté), à 1’26’’ ; 8. Roussel (Nor) ; 9. Derepas (Jartazi) ; 10. Bazin (US Domont), t.m.t. ; ... 31. Gilbert (Bretagne-Jean Floc’h), à 4’48’’ ; 43. Bouchet (Unibet.com), à 6’48’’ ; 46. Casar (FDJ), à 8’04’’. FEMMES. 1. Leboucher (Sarthe). ESPOIRS. 1. Lopez (VCLP Marseille). Classement général (après deux manches). – HOMMES : 1. Mourey (FDJ), 70 points, 2. Dubau (ACB), 58 pts ; 3. Chainel (CCE), 56 pts ; 4. Bazin (USD), 53 pts ; 5. Pagnier (SOC), 51 pts ; ... 15. Gadret (A2r), 32 pts. 3 e et dernière manche : Blaye, le 18 décembre. CIUDAD REAL GAGNE LE CHAMPIONNAT D’EUROPE DES CLUBS. – Déjà victorieux de la Ligue des champions 2006, Ciudad Real, le club espagnol de l’international français Didier Dinart, s’est adjugé, hier à Cologne, le Championnat d’Europe des clubs (ex-Supercoupe d’Europe), qui réunit les vainqueurs des différents trophées européens. Les Ibériques ont dominé en finale les Allemands de Gummersbach (36-31), hôtes de l’épreuve, devant un nombre record de spectateurs pour une rencontre européenne de clubs (15 108). Meilleur buteur, l’ailier droit croate Mirza Dzomba (9 buts) a été l’un des éléments clés de la victoire, tout comme l’entraîneur-joueur espagnol (38 ans) Talant Dushebaev (5 buts). L’international français de Gummersbach, Daniel Narcisse (6 buts), a été désigné meilleur joueur. Lemgo (Allemagne) a pris la troisième place (37-33) face à Tchekhov (Russie). Pour en savoir plus… Nathalie CABOS - 01 41 14 13 61 [email protected] - www.gnfa-auto.fr GNFA, 41-49 rue de la Garenne, 92313 Sèvres cedex. Retrouvez nos annonces d'offres d'emploi sur Renseignements : Jean Claude Poidevin - Tél. : 01 40 10 53 27 LUNDI 27 NOVEMBRE 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge 8e étape, était revenu) : « Ce soir-là, il m’appelait “petite étoile”. Isaac s’en est allé… Je suis bouleversé. C’était un gars si jeune, avec une telle envie de vivre. Ça peut arriver à n’importe qui, voilà pourquoi il faut vivre sa vie du mieux possible. » Le directeur sportif Eusebio Unzue, qui devait gagner Bruxelles (où aura lieu l’autopsie) dans la soirée, ne trouvait pas les mots pour raconter sa peine. « Je ne veux pas parler de lui au passé. Je l’ai eu au téléphone il y a deux jours. On a discuté de la saison prochaine, de son programme. Il voulait arriver au top pour les Championnats du monde sur piste à Majorque…» Exister à partir de ces bases rénovées face à l’Allemagne. « La mobilité, la malice, énumère l’entraîneur national. Et surtout le respect du plan de jeu. » Ces valeurs qui ont conduit les Françaises sur les scènes les plus prestigieuses et qu’elles avaient sans doute tendance à négliger depuis deux saisons. « Tout ça tient quand même à pas grand-chose, ose la sage Isabelle Wendling. Ce groupe manque de confiance en lui, il réagit parfois de manière naïve. Mais les arguments existent, il suffit juste de les utiliser. Et pas seulement sur certaines périodes. Non, il faut de la continuité. » Bleu L’ÉQUIPE DE LA CAISSE d’Épargne-Îles Baléares, qu’Isaac Galvez avait rejoint il y a deux ans, était évidemment sous le choc, hier. Chacun appréciait ce coureur très chaleureux, amoureux bizarrement de Paris-Roubaix et qui était « un sprinteur de classe internationale », selon Alejandro Valverde, très ému hier au départ du Critérium de Murcie où une minute de silence a été respectée. « C’est un coup de massue. Isaac était un compagnon joyeux, comme on aime en avoir dans une équipe. » Oscar Pereiro, de retour de l’entraînement, préférait, lui, se souvenir de la petite fête donnée à Paris, le dernier jour du Tour de France (Galvez, qui avait abandonné lors de la « Ça tient quand même à pas grand-chose » Que ce match face à l’Allemagne peut faciliter. Cette équipe sait, désormais, qu’elle peut de nouveau rivaliser avec les grands, qu’elle peut imposer ses différences. Elle connaît le vrai prix et compte utiliser la performance comme un sésame vers des jours meilleurs. « J’espère, c’est vrai, que la vérité n’est pas que celle d’un jour, souligne Angélique Spincer. J’ai vraiment envie de penser que nous sommes lancées. » Lancées vers cet Euro bigrement compliqué. Le Danemark, l’Espagne et les Pays-Bas sont tous candidats au tour principal. Tous convaincus de disposer des arguments pour priver la France de deuxième semaine. Jusqu’à hier, on ne pouvait sincèrement pas les blâmer. Depuis hier, on sait en revanche qu’ils devront s’afficher sous leur meilleur jour pour ramener à la raison un ensemble que l’on n’avait plus vu aussi léger, aussi épanoui depuis des lustres… Un ensemble requinqué par la grâce de cette heure pleine, parfaitement symbolisée par le rayonnement de Paule Baudouin, à la fois culottée, adroite, bagarreuse et tellement spontanée… Jaune Rouge Jaune Sur piste, il y a souvent des chutes, sans caractère de gravité bien que spectaculaires. Dans Paris est une fête, Ernest Hemingway avait évoqué la mort du coureur Ganay, le crâne qui craque sous le casque « comme l’œuf dur que l’on casse sur une pierre ». C’était avant guerre, à Buffalo, dans une épreuve de demi-fond. En Belgique, la dernière tragédie remontait à Stan Ockers, mort sur chute lors de la Nuit d’Anvers, une banale réunion, en septembre 1956. C’est peut-être la raison pour laquelle le public gantois, avec ses habitués, n’a pas immédiatement réalisé la portée du drame. Les rires, les cris ne s’estompèrent qu’à l’ouverture d’un des virages par les organisateurs alors qu’une ambulance projetait le halo inquiétant de son gyrophare sur le bois chaud de la piste et que les ambulanciers improvisaient avec deux paires de draps gris, une sorte de champ opératoire autour du mourant. Il était déjà trop tard en dépit des efforts désespérés d’un jeune garçon de course qui s’entêtera à poursuivre les massages cardiaques alors qu’on emportait la dépouille de Galvez sur un chariot roulant. À 2 heures du matin, l’organisateur APRÈS TREIZE MOIS de disette, l’équipe de France a enfin fini par prendre la mesure d’un véritable adversaire, huppé, crédible, solide. Jusqu’à hier et cette douce délivrance, elle n’avait plus grand-chose à offrir, sinon quelques promesses, et arborait une fiche statistique bien maigrelette : quatre succès en vingttrois rencontres, face à la Macédoine, l’Argentine, le Cameroun et la Turquie… La chose n’alarmait pas vraiment, mais commençait franchement à inquiéter, moins de dix jours avant le coup d’envoi de l’Euro en Suède (7-17 décembre). Et les filles, en quête effrénée de sensations, de confiance, n’osaient imaginer rallier Malmö sans quelques menues assurances. « Oui, on avait bien besoin de ce succès, admet une Angélique Spincer totalement libérée face à l’Allemagne. Après les cinq revers d’affilée, après la désillusion face à la Norvège, il fallait vraiment retrouver le moral. » Retrouver l’équipe de France, ses aptitudes défensives, son tempérament, son abnégation. Jusqu’alors, elle avait alterné le correct et le franchement insuffisant, affichant une incroyable fébrilité… Encore vingtneuf ballons bêtement abandonnés, samedi face à la Russie. Et un pourcentage au tir famélique depuis le Tournoi de Paris au début du mois… « Les choses se mettent en ordre, collectivement et individuellement, apprécie Olivier Krumbholz. Nous avons été perturbés, c’est vrai, mais nous sommes restés dans les schémas préconisés, nous ne nous sommes pas éloignés de nos convictions. » Malgré d’inévitables interrogations, quelques tensions, quelques incompréhensions. Partiellement levées depuis hier après-midi. « Contrairement aux journées précédentes, nous avons pu nous appuyer sur de grosses performances individuelles, justifie le sélectionneur. Val (Nicolas) a été brillantissime, sur les tirs à l’aile notamment, où nous avions choisi d’emmener le jeu. Et avec Angélique (Spincer), nous avons aussi retrouvé une tireuse de loin. Maintenant, nous savons qu’il faut non seulement confirmer tout ça, mais également hausser notre niveau pour prétendre exister à l’Euro. » Noir Bleu Noir IL ÉTAIT un peu plus de minuit. Sur la piste du Sport Palais de Gand, la 66e édition des Six Jours battait son plein. Les six-day men enchaînaient les relais dans la dernière épreuve du programme, une américaine de quarantecinq minutes, menée tambour battant sous l’œil du directeur de piste, Patrick Sercu. Tout alla si vite qu’aucun des six mille spectateurs n’a compris ce qui s’est réellement passé. Isaac Galvez et Dimitri De Fauw s’étaient-ils accrochés ou non par le guidon ? L’un des deux avait-il commis un écart, une maladresse ? Fallait-il incriminer la fatalité ou cette légère hypnose qui endort les réflexes sous l’effet retors des rondes qui se répètent ? En tout cas, Isaac Galvez abordait la sortie du virage dans le sillage du Belge De Fauw quand il voulut plonger vers la corde par l’effet d’une accélération naturelle. À cet endroit, les coureurs souvent se contractent pour résister à la force centrifuge qui les entraîne vers l’extérieur, et la vitesse est maximale. Ils roulent alors à 60 km/h, peut-être plus. À ce rythme endiablé, un défaut de trajectoire, une faute d’inattention se paye au comptant. Galvez a-t-il compris qu’il heurterait De Fauw, comme le rapporte le jeune Belge (25 ans), grand espoir de la piste, indemne mais traumatisé. « Quand Keisser a accéléré l’allure à la sortie du virage, Galvez est parti de l’arrière et le peloton a fait une vague, après ça on s’est accrochés par le guidon. » Selon toute probabilité, l’inertie de la piste n’a pas donné à Galvez le temps de formuler mentalement le danger et au besoin de redresser sa trajectoire. Il n’a pas eu cette chance. En une fraction de seconde, les deux hommes se sont accrochés, l’Espagnol a fait une embardée et s’est fracassé contre la balustrade. En retombant, son menton a heurté la rampe en fer blanc sur laquelle les spectateurs aiment à s’accouder pendant les entractes, et sa tête s’est renversée en arrière sous l’impact. S’est-il brisé la nuque ? Les vertèbres cervicales ? Plus tard, on apprendra qu’il s’était perforé les reins, les poumons et la rate. D’où il était placé, Stan Tourné, l’ancien six-day man bruxellois, vainqueur de sept Six Jours dont ceux de Paris (avec De Wilde) dans les années 80, a tout vu de la chute, mais, en dépit d’un regard exercé par 250 Six Jours, il était incapable d’en désigner les causes. Il restait, comme tant d’autres, traumatisé par la vision de l’Espagnol gisant sur le dos, jambes tremblantes. Combien de temps est-il resté conscient avant d’agoniser ? Selon Patrick Sercu, « il a probablement succombé à ses blessures, moins 17 Bleu Rouge Noir Jaune Noir Jaune Rouge Rouge Bleu Rouge Bleu Jaune Bleu Jaune PAGE 17 Noir Noir LUNDI 27 NOVEMBRE 2006 18 Bleu Rouge Noir Jaune VOLLEY-BALL CHAMPIONNAT DU MONDE HOMMES (2 tour, 2 journée) e e FRANCE - ÉTATS-UNIS : 3-2 L’heure de vérité Vainqueurs à l’arraché des États-Unis, les Bleus doivent battre la Bulgarie, la nuit prochaine, afin d’espérer encore aux demies. HIROSHIMA – (JAP) duelles (17-16), les Bleus connurent en effet un terrible trou d’air de 9 points, sous la pression des mises en jeu du réceptionneur-attaquant William Priddy (3 aces). Mais les serveurs américains n’affichent pas encore la même constance que leurs collègues allemands, qui avaient finement détruit la réception française lors du premier tour (1-3). Et ils firent d’ailleurs un peu tout et n’importe quoi dans la manche suivante, relançant gentiment la machine bleue dans des proportions inattendues (25-12). Incontestablement, la réalité de ce match devait se situer quelque part à mi-chemin entre ces deux sets. Elle ne prit pourtant corps que dans le troisième acte, véritable point de départ des débats, au fur et à mesure que les Bleus enfilaient les fautes directes en attaque (sept). L’attaquant-réceptionneur Guillaume Samica eut beau défier du regard l’irritant pointu David McKienzie à maintes reprises, Xavier Kapfer s’employer au service pour tenter un retour inespéré (19-22 ; 24-24), rien n’y fit : les ÉtatsUnis menaient deux manches à une, et les affaires courantes semblaient alors bien mal embarquées. Mais l’aventure ne pouvait pas s’arrêter ainsi. Pas comme ça, face à une adversité certes courageuse mais limitée offensivement et surtout déjà éliminée de la course aux demi-finales. Le retour de Loïc Le Marrec à la passe, en lieu et place de Pierre Pujol, rendit un peu de stabilité offensive et émotionnelle aux Français, de nouveau pertinents sur leurs mises en jeu. Bref, tout allait mieux, beaucoup mieux même, au moment d’attaquer le tiebreak. Plus agressifs, les volleyeurs de notre envoyé spécial ILS ONT HURLÉ LEUR JOIE, plus fort que jamais. Sur le chemin escarpé qui mène aux demi-finales du Championnat du monde, les volleyeurs français ont sué sang et eau, hier, pour venir à bout de joueurs américains combatifs et inspirés. Menés deux manches à une, les Bleus ne se sont pourtant jamais affolés, revenant au courage dans la quatrième manche, avant de gérer très intelligemment le tie-break (15-11). La feuille de route esquissée avant le début du deuxième tour à Hiroshima est donc parfaitement respectée : au moment d’affronter la Bulgarie la nuit prochaine et l’Italie, double championne d’Europe en titre mercredi, l’équipe de France a encore toutes les cartes en main pour atteindre le dernier carré de la compétition. Deux victoires face à ces ténors européens, et la porte des demi-finales s’ouvrirait alors en grand et sans grincer. Un seul succès lors de ces deux matches contraindrait les Français à croiser les doigts et à espérer que le point-average ne leur soit pas trop défavorable… Pourtant, l’heure n’est ni aux supputations, ni aux calculs alambiqués, mais plutôt à la récupération, qui constituera l’essentiel de leur programme aujourd’hui. Car, contrairement au match de la veille, disputé face à des Tchèques un brin apathiques (3-0), la rencontre contre les États-Unis n’a pas vraiment ménagé les organismes. « Les Américains nous ont imposé un sacré rythme, en sauvant, eux aussi, beaucoup de ballons, reconnaissait l’entraîneur national, Philippe Blain, qui a donné de la voix dans le si crucial quatrième set. Sur un temps mort, après qu’ils nous eurent défendu quatre attaques puissantes successives, j’ai dit aux gars que cela ne faisait que commencer et que la lutte serait âpre. Mais mon groupe a bien répondu. » un peu revancharde après sa spectaculaire élimination en demi-finales de la dernière Ligue mondiale (3-0). À l’époque, la formation des stars francophiles Vladimir Nikolov et Matey Kaziyski arrivait sûre de sa force, après trois victoires impressionnantes sur le Brésil, la Serbie-Monténégro et l’Italie (3-0 à chaque fois), un peu comme aujourd’hui, où elle demeure invaincue après sept matches en Championnat du monde… « Le mauvais côté, pour nous, c’est qu’ils sont en confiance et manifestent une grosse envie de nous battre, soulignait Philippe Blain. A contrario, il y aura aussi un peu de pression chez eux, puisque les Bulgares peuvent se qualifier directement pour les demies en gagnant ce match. » La clef de cet affrontement décisif tiendra essentiellement dans la capacité de ses joueurs à résister aux coups de butoir des serveurs slaves et à accepter d’être patients dans leur jeu offensif. Et comme le block-défense français se fait de plus en plus cohérent au fil des rencontres, il y a tout lieu de penser que l’empoignade, capitale, sera haletante et indécise. « Nous avons tenu et remporté ce combat important contre les États-Unis, concluait Blain. Il nous en reste encore quatre à mener. » Le ton est donné. GUILLAUME DEGOULET Il avait pourtant commencé par répondre étrangement absent dans le premier set. Après une entame solide en dépit de quelques scories indivi- ITALIE - CUBA : 3-1 (25-20 ; 25-15 ; 23-25 ; 25-15) ITALIE : Vermiglio (2) ; Semenzato (12) ; Fei (16) ; Cisolla (22) ; Papi (cap., 11) ; Mastrangelo (9). Libero : Corsano. Puis : Coscione ; Lasko ; Savani. Entraîneur : G.-P. Montali. CUBA : Diaz ; Dominico (9) ; Corrales (10) ; Camejo (10) ; B. Sanchez (17) ; Simon (8). Libero : J. L. Sanchez. Puis : S. Sanchez (3) ; Aldazabal. Capitaine : Pimienta. Entraîneur : R. Garcia. LE POINT Les « gros » vont s’expliquer LA 2e JOURNÉE dans la poule E a encore été marquée par une désespérante morosité. Pologne, Russie et Serbie-Monténégro, les trois leaders, n’ont pas eu à forcer leur talent pour dominer des adversaires beaucoup trop tendres. La tâche qui les attend, en revanche, demain, sera d’une autre teneur. Face à la Pologne, reçue pour l’instant 7/7 (sans concéder le moindre set), la Russie devra, impérativement, s’imposer si elle ne veut pas aller disputer, le week-end prochain à Tokyo, les matches de classement. Après la défaite contre la Serbie-Monténégro, lors de la phase initiale, un deuxième échec mettrait un terme définitif aux ambitions russes. Face au Japon qui, mathématiquement, peut encore nourrir l’espoir d’atteindre le dernier carré après sa victoire dans la douleur devant les Tunisiens (3-2), la Serbie-Monténégro semble largement supérieure. Elle a tous les atouts en main et, surtout, la certitude d’être en demies si elle s’impose. Si l’on pourrait connaître les deux demi-finalistes dans ce groupe dès demain, le cas de figure est seulement valable pour la Bulgarie dans la poule F – unique équipe comptant sept victoires après celle d’hier face à l’Allemagne (3-1) – si elle l’emporte devant la France, qui n’a, elle, plus vraiment droit à l’erreur. Avec une défaite chacun, Brésiliens et Italiens, vainqueurs respectivement de la République tchèque (3-0) et de Cuba (3-1), vont également en découdre, le vainqueur prenant une option. Mais quels que soient les résultats de demain, il faudra attendre l’ultime journée, mercredi, pour connaître le nom des deux heureux élus. – L. M. LA QUESTION DU JOUR La France atteindra-t-elle les demi-finales du Mondial ? Pour voter, connectez-vous sur www.lequipe.fr entre 6 heures et 22 heures ou envoyez OUI ou NON par SMS au 61008 (0,34 euro + coût d’un SMS). ns Cette semaine da Le chiffre 12 Comme le nombre de fautes directes commises par les Bleus lors du troisième set contre les États-Unis, perdu 24-26 . . . IL A DIT Hugh McCUTCHEON (entraîneur des États-Unis) : « Nous n’avons pas réussi à exploiter les faiblesses du jeu français. Eux ont remarquablement servi et ils ont résisté au bras de fer qu’on a tenté de leur imposer. Nous progressons, mais la France a mérité son succès. » – G. De. FRANCE - BULGARIE Vladimir NIKOLOV L’ami qui nous veut du mal (BUL) 29 ans, né le 3 octobre 1977 à Sofia 2 m ; 95 kg. Vladimir Nikolov, parti de Tours pour rejoindre un club japonais, rêve d’un succès sur les Bleus. DEMAIN, 11 HEURES (3 heures, heure française), PREFECTURAL SPORTS CENTER, À HIROSHIMA (Sport +) BULGARIE : 1 Ivanov (2,10 m, 32 ans) ; 2 Tsvetanov (1,98 m, 28 ans) ; 3 Zhekov (1,90 m, 26 ans) ; 4 Yordanov (1,97 m, 23 ans) ; 5 Zarev (1,99 m, 20 ans) ; 6 Kaziyski (2,02 m, 22 ans) ; 11 Nikolov (2 m, 29 ans) ; 15 Gaydarski (2,04 m, 23 ans) ; 16 Aleksiev (2 m, 23 ans) ; 17 Konstantinov (2,02 m, 33 ans, cap.) ; 19 Peev (1,92 m, 36 ans). Libero : 13 Salparov (1,85 m, 24 ans). Entraîneur : M. Stoev. HIROSHIMA – de notre envoyé spécial LORSQU’IL EST ARRIVÉ jeudi dernier au Prince Hotel d’Hiroshima, bagages allégés de cinq victoires en poule, Vladimir Nikolov a posé les nouvelles certitudes du volley bulgare. Comme un préambule aux ambitions qui habitent, désormais, son équipe. « Cette année, on a franchi un cap. On est passés des rangs 8-12 au top 8 mondial. Cela donne du courage, de l’envie. Et, surtout, nous sommes libérés. » Cuba et l’Allemagne n’ont pas résisté, dans la foulée, au souffle nouveau, puissant et dévastateur, qui anime l’ensemble slave. Reçu sept sur sept à quelques heures de retrouver la France, l’ancien pointu tourangeau pousse donc toujours aussi fort ses convictions. « D’un point de vue individuel, il n’y a pas de match avec la France. En attaque, au service, nous sommes supérieurs. Et je suis sûr que si nous avions eu trois jours de repos avant de la jouer, on l’aurait détruite. » Il y a, pourtant, un « mais » qui éclaire un bout d’arc-en-ciel tricolore et peut assombrir l’embellie bulgare après dix jours de compétition : le physique. « Vrai, assure l’attaquant. Notre jeu est basé sur la puissance. On frappe fort, et tant que nous avons de l’énergie il est vraiment difficile de nous battre. Mais si nous sommes diminués dans ce domaine, notre jeu n’existe plus. » « J’ai loué un préparateur physique » Ce sera la clé du match, celle de Vladimir, aussi, contraint depuis son départ de Tours cet été et la fin de la Ligue mondiale le 27 août dernier de s’adapter et d’innover dans ce domaine. Ayant signé pour six mois HOCKEY SUR GLACE au Japon – à Michima où le Championnat ne débutera que le 7 janvier prochain – il s’est retrouvé seul, au sortir de l’été. « Mais, j’ai “loué”, s’amuse-t-il, un préparateur physique pendant un mois et demi. On s’est baladés. À la montagne, à la campagne, à Sofia aussi. J’ai vraiment travaillé sérieusement. » Surprenant bonhomme quand il explique les étranges raisons, après trois années passées en Touraine, qui l’ont conduit à s’exiler jusqu’au Japon. « J’avais vraiment besoin de récupérer, de couper. J’avais calculé qu’avec Tours je disputais 50 matches dans la saison et encore 35 avec l’équipe nationale. Je me sentais essoufflé et même réellement usé mentalement. L’opportunité japonaise a donc été idéale. J’ai passé une petite semaine à Michima pour découvrir le club, cela va être dépaysant. Avec moins de matches, moins de sollicitations, je vais retrouver de la fraîcheur. » Comme une obsession pour mieux se relancer et rattraper le train européen dès la prochaine saison. « Je sais seulement, témoigne son ancien partenaire le central français Gérald Hardy-Dessources, que Vlado fait très attention à tout cela. Je l’ai beaucoup regardé à l’entraînement, et j’ai énormément appris. C’est un type très professionnel dans son truc. Il ne nous parlait pas très souvent, mais son rôle n’était pas de couver les jeunes. Pour le connaître, je sais seulement qu’il est très dangereux parce que la pression fait également monter son niveau de jeu. » Le pointu bulgare n’attend que cela à l’heure de valider le ticket de sa sélection pour une demi-finale mondiale. Et sans états d’âme au moment d’achever le travail. Comme il l’a démontré hier face aux Allemands inscrivant 24 points dont 4 aces. « J’ai du respect pour les Français, mais je n’ai pas peur. Je n’ignore pas qu’ils ont toujours profité de nos baisses de régime, comme lors de cette demi-finale de Ligue mondiale où ils nous ont sèchement battus 3-0 (cet été). Ils défendent, ils sont bons en réception. Et c’est vrai que cette opposition de styles a souvent tourné à l’avantage de la France. » Les temps vont-ils changer ? Sa vie, en tout cas, a pris un autre virage. Père d’un petit garçon venu au monde il y a trois jours, « touriste » en septembre et en octobre, il rêve, évidemment, de marquer les esprits dans le pays qui va prochainement Buteur et passeur face à Dijon, l’attaquant star de Rouen n’a pas manqué son retour sur la glace de l’île Lacroix. PAGE 18 l’accueillir. « Surtout, je ne suis jamais monté sur un podium avec la Bulgarie. Nous n’avons rien eu, rien connu, si ce n’est une quatrième place en Ligue mondiale (2004). Disons que depuis vingt ans nous attendions une équipe. Elle existe maintenant. » Et il lui reste, ultime étape, à le montrer aux yeux du monde. Et de la France dont, évidemment, on imagine mal qu’elle puisse accepter de bon cœur que l’histoire se joue à ses dépens. LAURENT MOISSET LIGUE MAGNUS (12e journée) Doucet signe son retour IL N’AURA MIS que 8’23’’ à se faire pardonner, le temps de glisser le palet de près dans les filets de Vladimir Hiadlovsky, le gardien dijonnais. Auteur du premier but de la rencontre samedi soir pour son premier match à domicile sous ses nouvelles couleurs, Éric Doucet (1 but, 2 passes) a grandement contribué à la victoire des siens (5-0). Mais si l’admiration ressortait des travées de l’île Lacroix, il s’y murmurait aussi que le centre canadien de trente et un ans devait bien ça au club normand. En quatre saisons et demie passées sous le maillot des Dragons (de septembre 1999 à Noël 2004, avec une interruption en 2003-2004), Éric Doucet était en effet devenu la star du Championnat de France, remportant deux titres (2001, 2003) et une Coupe de France (2003), inscrivant notamment 82 points en 33 matches en 2002-2003 ! Et puis, alors qu’il était à nouveau le meilleur buteur de la Ligue, il est parti sans vraiment s’expliquer. Depuis deux saisons, Doucet faisait les beaux jours International (113 sélections). Poste : attaquant de pointe. Palmarès : 1 Ligue des champions (2005, élu meilleur joueur du Final Four) ; 1 Championnat de France (2004) ; 2 Coupes de France (2005, 2006). Clubs successifs : L. Sofia (BUL, 1997-2002) ; Erdemir Izmir (TUR, 2002-2003) ; Tours (2003-2006) ; Michima (JAP, à partir de janvier 200 de Verdun, chez les semi-professionnels canadiens. À Rouen, on gardait envers l’ancien enfant chéri une rancœur tenace. « Rentrer sur la glace samedi et marquer un but d’entrée a été vraiment une sensation spéciale, raconte le natif de Greenfield Park. Plein de souvenirs sont remontés à la surface. C’est moi qui ait voulu revenir à Rouen, car c’est le club de mon cœur. Je n’avais pas aimé comment j’étais parti, même si j’avais des problèmes personnels à l’époque. Je ressentais de la culpabilité et une blessure. Je voulais rétablir la situation. Alors j’ai pris mon téléphone et désormais je suis là. » Depuis sa signature le 5 novembre, Doucet a disputé quatre matches et inscrit onze points, un excellent bilan quelque peu atténué par la large victoire (12-4) assez peu significative des Dragons en huitièmes de finale de Coupe de France face à La Roche-sur-Yon (D 2). Doucet avait inscrit deux buts et réalisé cinq assistances ce soir-là ! « Pour l’instant, Éric effectue un bon retour, constate Alain Vogin, le coach rouennais. Il s’est bien expliqué sur son départ, il a rencontré les supporters, et, même s’il est encore en phase de réglages, on sent qu’il pourra apporter à l’équipe ce qui lui manque depuis le début de saison : un leadership, non seulement technique mais aussi moral. » Immédiatement lancé dans le premier bloc offensif du champion en titre en compagnie de Marc-André Thinel et d’Éric Fortier, figure de proue des ambitions retrouvées des Dragons dans une Ligue Magnus qu’ils n’ont pas bien entamée (5e place pour l’instant), le Doucet nouveau est un homme apaisé. « Je suis bien à Rouen car je m’y sens désiré, glisse-t-il. Il était primordial de m’enlever de la pression en réussissant ma rentrée, mais je sais aussi que je dois confirmer cette bonne impression sur toute la saison. Quand tu fais partie des Dragons, tu te dois de jouer pour le titre. Et c’est bien sûr pourquoi je suis là. » OLIVIER JOYARD MORZINE A EU CHAUD. – Vainqueurs 7-6 en prolongation face au Mont-Blanc, les Morzinois ont vécu une drôle de soirée, samedi, et réussi un sacré retournement de situation. Menés 3-0 en dix minutes, revenus à 3-2, puis distancés 6-3 à la fin du second tiers, les Pingouins ont frôlé leur 3e défaite de la saison. « On a dominé le début de match, sans marquer, explique Stéphane Gros, l’entraîneur de Morzine. Un penalty, quelques erreurs individuelles, et on se retrouve menés 3-0. Après, c’est un peu la magie de cette équipe qui parvient à se sortir de situations quasiment irrattrapables. À 6-2, je me suis demandé s’il fallait oublier ce match. Mais, finalement, on a rectifié deux ou trois choses avant le troisième tiers… » Et cueilli un succès qui permet à Morzine-Avoriaz de rester à hauteur de Grenoble en tête du Championnat. Des Grenoblois que les haut-Savoyards recevront justement demain, pour le match retour en demi-finales de Coupe de la Ligue avec deux buts de retard à remonter (4-6 à l’aller). – E. Fu. MORZINE-GRENOBLE ENCORE REPORTÉ. – Le match Morzine-Grenoble (13e journée de Championnat), déjà déplacé du 24 novembre au 5 décembre, a de nouveau été reporté, et se jouera le 23 janvier prochain. – E. Fu. NHL : AEBISCHER DÉFAIT. – Le Français Cristobal Huet, qui restait sur cinq victoires en tant que titulaire avec Montréal, n’a pas participé à la défaite des siens samedi à domicile face à Philadelphie (2-4). Son concurrent David Aebischer a effectué 22 arrêts en 26 tirs. Résultats (samedi) : Columbus-Minnesota, 5-3 ; Pittsburgh-NY Rangers, 1-2 ; Toronto-Boston, 1-3 ; Atlanta-Florida, 1-0 ; Nashville-Detroit, 6-2 ; Montréal-Philadelphia, 2-4 ; NY Islanders-Washington, 4-1 ; Saint Louis - Phoenix, 1-2 ; Colorado-Vancouver, 4-1 ; Los Angeles-Calgary, 3-1 ; San Jose New Jersey, 2-0. LUNDI 27 NOVEMBRE 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Arbitres : MM. Pereyra (ARG) et Abdel Magid (EGY) Spectateurs : 2 530 En gras les six de départ, passeur (p), libero (l), capitaine (c). PROGRAMME DES BLEUS. – Mercredi 29 novembre : France-Italie (10 heures). Entre parenthèses, le ratio points marqués/points encaissés, première critère pour départager deux équipes à égalité. Les deux premiers de chaque poule accèdent aux demi-finales (2 décembre, à Tokyo) Programme en heure française (heure locale, ajouter 8 heures). Bleu Fautes : 27 dont 14 au service. Entraîneur : H. McCutcheon. Classement : 1. Serbie-Monténégro (1,240), 10 pts ; 2. Pologne (1,202), 10 ; 3. Russie (1,223), 9 ; 4. Japon (1,055), 9 ; 5. Porto Rico (0,901), 6 ; 6. Canada (0,859), 6 ; 7. Argentine (0,869), 5 ; 8. Tunisie (0,850), 5. AUJOURD’HUI : Repos. LA NUIT PROCHAINE : Porto-Rico - Canada (3 heures) ; Argentine-Tunisie (5 heures). DEMAIN : Pologne-Russie (7 heures) ; Japon - Serbie-Monténégro(10 heures). Jaune Rouge Jaune Fautes : 30 dont 16 au service. Entraîneur : P. Blain France - États-Unis ........................ 3-2 Brésil- Républiquetchèque ............ 3-0 Bulgarie- Allemagne ...................... 3-1 Italie- Cuba .................................... 3-1 Classement : 1. Bulgarie (1,119), 10 pts ; 2. Brésil (1,157), 9 ; 3. Italie (1,154), 9 ; 4. France (1,093), 9 ; 5. Allemagne (0,945), 7 ; 6. États-Unis (0,891), 6 ; 7. Rép. tchèque (0,881), 5 ; 8. Cuba (0,807), 5. AUJOURD’HUI : Repos. LA NUIT PROCHAINE : France-Bulgarie (3 heures) ; Allemagne - États-Unis (5 heures). DEMAIN : Brésil-Italie (7 heures) ; Cuba - Rép. tchèque (10 heures). DÉJÀ JOUÉS. – Bulgarie-Cuba, 3-0 ; Brésil - États-Unis, 3-0 ; France - République tchèque, 3-0 ; Italie-Allemagne, 3-0. BULGARIE - ALLEMAGNE : 3-1 (25-22 ; 23-25 ; 25-20 ; 25-18) BULGARIE : Zhekov (3) ; Ivanov (6) ; Nikolov (24) ; Kaziyski (17) ; Konstantinov (cap., 9) ; Gaydarski (9). Libero : Salparov. Puis : Tsvetanov ; Yordanov ; Aleksiev (3) ; Peev. Entraîneur : M. Stoev. ALLEMAGNE : Tischer (1) ; Bergmann (7) ; Pampel (15) ; Popp (3) ; Andrae (11) ; Hübner (9). Libero : Kröger. Puis : Dehne (cap., 2) ; Schöps ; Kromm (14) ; Siebeck (1) ; Walter (1). Entraîneur : S. Moculescu. 2 Ctr. 2 1 1 4 Serbie-Monténégro- Argentine ..... 3-1 (25-18, 25-16, 24-26, 25-17) Pologne- Canada ........................... 3-0 (25-21, 25-17, 25-17) Russie- Porto Rico .......................... 3-0 (25-20, 25-16, 25-15) Japon - Tunisie ................................ 3-2 (23-25, 23-25, 25-22, 25-23, 15-6) Noir Bleu Noir 3 ETATS-UNIS 17-25 (22’); 25-12 (19’); 24-26 (27’); 25-17 (22’); 15-11 (15’) Pts Att. Aces. Ctr. Pts Att. Aces Pujol (p) Suxho (p) 1 1/1 Kieffer 13 10/17 3 Hoff (c) 0 0/2 Granvorka 21 17/36 4 Mckienzie 24 22/41 Antiga (c) 11 11/24 Priddy 17 13/32 3 Samica 18 17/30 1 Salmon 9 8/23 Vadeleux 13 10/14 1 2 Millar 5 5/11 Exiga (l) Lambourne (l) Le Marrec (p) 3 1 2 Taliaferro (p) 0 0/3 Hardy-Dessources Gardner Castard Stanley 0 0/1 Kilama 0 0/1 Eatherton 5 5/7 Kapfer Polster TOTAL 79 65/122 3 11 TOTAL 61 54/121 3 POULE F (à Hiroshima) HIER BRÉSIL - RÉPUBLIQUE TCHÈQUE : 3-0 (25-22 ; 25-20 ; 26-24) BRÉSIL : Ricardo (cap.) ; Gustavo (10) ; André (4) ; Giba (12) ; Dante (11) ; André Heller (8). Libero : Sergio. Puis : Marcelinho ; Murilo ; Anderson (8). Entraîneur : B. Rezende (dit Bernardinho). RÉPUBLIQUE TCHÈQUE : Tichacek ; Lebl (cap., 9) ; Popelka (12) ; Hudecek (10) ; Platenik (7) ; Rak (4). Libero : Obdrzalek. Puis : M. Novotny (5) ; Stokr ; Zadrazil ; Zapletal ; D. Konecny. Entraîneur : H. Zdenek. HIROSHIMA. – Les Français ont été, hier, dominateurs au contre (11 blocks gagnants à 4), à l’image du mur formé ici par Lemarrec (à gauche), Kieffer (au centre) et Antiga face à l’intenable attaquant américain McKienzie. (Photo Pierre Lablatinière) Une Bulgarie revancharde FRANCE bleus s’offraient ainsi quatre blocks décisifs et, surtout, la possibilité de continuer à croire en un glorieux destin. « C’était un vrai match couperet, pouvait enfin souffler le central Oliver Kieffer, encore tentaculaire au contre. Mais on n’a pas paniqué, on n’a jamais baissé les bras. Maintenant, les choses sérieuses arrivent. » Et elles se présentent dès la nuit prochaine sous la forme d’un duel impitoyable face à la Bulgarie, forcément POULE E (à Sendai) HIER 19 Bleu Rouge Noir Jaune SKI NORDIQUE COUPE DU MONDE – FOND Vittoz est de retour RÉSULTATS HOMMMES 15 km classique : 1. Roenning (NOR), 38’35’’2 ; 2. Vittoz, à 15’’9 ; 3. Soedergren (SUE), à 18’’3 ; 4. Fredriksson (SUE), à 27’’5 ; 5. Mae (EST), à 29’’5 ; 6. Bauer (RTC), à 31’’1 ; 7. Hetland (NOR), à 32’’2 ; 8. Jauhojaervi (FIN), à 37’’3 ; 9. Filbrich (ALL), à 50’’6 ; 10. Aukland (NOR), à 54’’6 ; … 15. Gaillard, à 1’12’’8 ; 33. Rousselet, à 1’53’’2 ; 67. Chauvet, à 3’0’’6. Abandon : Jonnier. COUPE DU MONDE DE DISTANCE (après 2 épreuves) : 1. Björndalen (NOR) et Roenning (NOR), 100 pts ; 3. Bauer (RTC), 90 ; 4. Vittoz, 81 ; 5. Hofstad (NOR), 80 ; … 18. Gaillard, 30 ; 27. Jonnier, 15. Prochaine étape : sprint, le 8 décembre à Aoste (ITA) et 30 km poursuite, le 10 à Cogne (ITA). COUPE DU MONDE 2007 (après 3 étapes sur 21) : 1. Roenning (NOR), 232 pts ; 2. Hetland (NOR), 156 ; 3. Svartedal (NOR), 128 ; … 9. Vittoz, 9 ; 30. Gaillard, 30 ; 48. Jonnier, 15. FEMMES 10 km classique : 1. Kuitunen (FIN), 28’1’’2 ; 2. Björgen (NOR), à 44’’1 ; 3. K. Smigun (EST), à 49’’2 ; 4. Neumannova (RTC), à 51’’3 ; 5. Skofterud (NOR), à 57’’7 ; 6. Shevchenko (UKR), à 1’3’’2 ; 7. Majdic (SLV), à 1’7’’9 ; 8. Saarinen (FIN), 1’11’’7 ; 9. Nilsen (NOR) et Pedersen (NOR), à 1’16’’ ; … 20. Philippot, à 2’2’’6. COUPE DU MONDE DE DISTANCE (après 2 épreuves) : 1. Neumannova (RTC), 150 pts ; 2. Smigun (EST) et Björgen (NOR), 140 pts ; 4. Kuitunen (FIN), 120 ; 5. Shevchenko (UKR), 90 ; …20. Philippot, 20. Prochaine étape : sprint, le 8 décembre à Aoste (ITA) et 15 km poursuite, le 10 à Cogne (ITA). COUPE DU MONDE 2007 (après 3 étapes sur 21) : 1. Bjoergen (NOR), 300 pts ; 2. Kuitunen (FIN), 222 ; 3. Majdic (SLV), 194 ; …26. Philippot, 30. Malgré une chute qui lui a coûté la victoire, Vincent Vittoz s’est rassuré, hier, en terminant deuxième du 15 km classique en Finlande. KUUSAMO – (FIN) de notre envoyé spécial VINCENT VITTOZ s’est arraché pour franchir la ligne d’arrivée avec le meilleur temps provisoire mais son visage n’est pas aussi marqué que ceux de ses collègues étendus, hors d’haleine, dans l’aire d’arrivée. Leurs poumons sont en feu tandis que lui râle déjà : « Mais c’est pas vrai ! Je suis tombé dans la descente, j’ai perdu au moins vingt secondes. Je suis fou de rage ! » Il la savait pourtant périlleuse, cette pente nouvelle sur la boucle de 5 kilomètres tracée dans la neige rare et mouillée par la pluie qui s’abat sur Kuusamo : « Il y a un gros plongeon avant un virage serré mais, surtout, on s’y lance avec les jambes qui tremblent tant la montée précédente est rude. Je suis parti en arrière, je n’ai pas pu rattraper... » Heureusement, il n’a pas déchaussé, mais « le temps de se relancer, de retrouver le bon rythme et d’évacuer le stress coûte cher à ce niveau ». Alors, sa course terminée, il espère sans trop y croire. Il garde les yeux rivés sur l’écran géant où s’égrènent les temps de ses poursuivants. Il sera sur le podium, à coup sûr. Vainqueur ? Le Norvégien Roenning se présente déjà au bout du stade. Il passe avec quinze secondes d’avance. Vittoz encaisse sans ciller : « J’avais dit un jour que j’arrêterais ma carrière après ma première victoire en classique, il va falloir continuer encore un peu ! » Voilà, la déception est évacuée… De toute façon, le leader du fond français aurait mauvaise grâce de ne pas savourer son premier podium de la saison. La semaine dernière, à Gällivare, il avait semblé totalement hors du coup sur un 15 km libre (30e) où, logiquement, il devait mieux figurer qu’à Kuusamo en classique. Le voir briller ici en est même étonnant… « Ça va lui coûter cher en bières ! » « Pas tant que ça, rectifie Vincent Giachino, le responsable des techniciens. La neige d’ici, dure et mouillée, lui convient parfaitement, le profil de la course avec d’énormes montées aussi. Et puis, quand on regarde le classement, on voit bien que les skis Rossignol étaient les plus performants aujourd’hui. » Reste que même Roberto Gal, le célèbre entraîneur italien de l’équipe masculine française, ne voyait pas son poulain figurer aussi bien. « D’ailleurs, ça va lui coûter cher en bières ! », rigole Christophe Deloche, le taulier du groupe sprint. Avant chaque course, les entraîneurs français parient sur le nombre de points que leurs athlètes récolteront. Gal, toujours un peu superstitieux, avait pronostiqué seulement dix unités ! Vittoz à lui tout seul en a récolté 80 et Jean-Marc Gaillard en a obtenu 16 (voir par ailleurs). Mais ces bières-là, Gal va les offrir de bon cœur. « Je veux bien payer toute l’année si Vincent marche aussi bien qu’aujourd’hui. Parce que la chance va finir par tourner, il ne va pas tomber à chaque fois. » Ce n’est pas, en effet, dans les projets du « Toz » : « Je compte plutôt monter en puissance et tirer encore les bénéfices des quinze jours de stage en altitude du début novembre. Je mets toujours un peu plus de temps que les autres à digérer ça, on l’a bien vu la semaine dernière à Gällivare. En plus, je manquais de repères en course, sur de la neige. » Cela s’est traduit, expliquet-il, « par des mauvais choix techniques au moment d’attaquer les difficultés du parcours. Le relais avait commencé à me remettre d’aplomb et, depuis quelques jours, je me sentais fort, excité, je ne tenais pas en place. J’avais envie de courses et c’est toujours bon signe. Et puis, j’aime vraiment les tracés aussi difficiles que celui de Kuusamo. Quand il ne faut pas finasser mais envoyer du gros… » Exactement ce qu’il devra faire chez lui, le 16 décembre à La Clusaz, où le parcours extrêmement sélectif favorise les « grosses caisses » dans son genre. Ce sera le premier de ses deux gros objectifs de sa saison : vaincre à domicile avant de remporter le Tour de ski (*). Tout un programme. Pour peu que la neige se décide à tomber… JEAN ISSARTEL (*) Cette nouvelle formule consiste à condenser toutes les spécialités du fond sur 10 jours (du 29 décembre au 7 janvier prochains), avec 5 villesétapes sur 3 pays et 8 courses. La solidarité a payé Diminué, Christophe Perrillat a préféré céder sa place à Jean-Marc Gaillard, qui a pris la quinzième place. KUUSAMO – de notre envoyée spéciale Rouge CHAMPIONNATS D’ALLEMAGNE (grand bassin) Steffen annonce la couleur À quatre mois des Mondiaux, la recordwoman du monde du 100 m a claqué un chrono éloquent (53’’78). Sans être au meilleur de sa forme… HANOVRE – 1 de notre envoyé spécial LES CYGNES ET LES CANARDS qui glissaient sur le lac Maschsee d’Hanovre étaient comme une invitation à la flânerie en ce dimanche aux températures printanières. Mais dans le Stadionbad, la piscine posée au bord de l’eau et qui hébergeait depuis jeudi les sélections allemandes pour les Championnats du monde, en mars à Melbourne, l’heure était plutôt aux explications musclées. Programmé le dernier jour de la compétition et en direct devant les caméras de la ZDF, le 100 m devait permettre à la nouvelle égérie nationale d’assurer le bouquet final. Mademoiselle Steffen (23 ans) n’a pas failli. En claquant un impressionnant 53’’78 à ce stade de la saison, la blonde Britta a pris la tête des bilans mondiaux et ainsi mis les choses au clair à mi-chemin entre deux grands Championnats. Britta S st la seule Europ Europééenne en activit i i é à avoiri nagé le l 100 m. en moins de 54’’. Une première fois lors de son record du monde (53’’30), le 2 août dernier à Budapest, une seconde hier aux Championnats d’Allemagne (53’’78). Avant elle, seule la Néerlandaise Inge de Bruijn avait atteint ce niveau, en 2000. Parmi les cinq autres femmes à être descendues sous cette barrière, on compte en revanche trois Australiennes (Lenton, Henry, Mills) et deux Américaines (Weir, Coughlin). LA FÉDÉRATION FRANÇAISE LANCE 2007. – À quatre jours de mettre le cap sur Istres pour l’ouverture des Championnats de France en petit bassin (1er - 3 décembre), Francis Luyce et Claude Fauquet, président et DTN de la FFN, doivent annoncer cet après-midi les grandes lignes de la préparation des équipes de France pour 2007. Au-delà des Mondiaux de mars prochain à Melbourne, c’est Pékin 2008 et les critères de sélection olympique qui retiendront l’attention des nageurs français. Ils devraient également en savoir un peu plus sur le meeting international programmé du 2 au 5 août 2007 à Paris, même si nombre d’entre eux, qui seront alors en vacances comme Laure Manaudou et Esther Baron ou en reprise comme les Mulhousiens, ne se sentent pas encore vraiment concernés. Si le choix du site, entre la Croix-Catelan du groupe Lagardère et le Stade de France, devra intervenir d’ici à la fin de l’année, il apparaît déjà que les responsables européens de la LEN entendent bien ne pas se contenter d’un événement ponctuel dans la capitale française mais souhaitent pérenniser le rendez-vous. SAWRYMOWICZ RÉVEILLE LE 1 500 M. – En abaissant de près de sept secondes le record de Pologne du 1 500 m (14’52’’76), qui lui avait valu la cinquième place lors des Mondiaux 2005, le jeune Mateusz Sawrymowicz (19 ans) a confirmé tout son potentiel lors de ses Championnats nationaux, en grand bassin. Il avait déçu cet été aux Championnats d’Europe en terminant seulement sixième (15’9’’08). Avec sa nouvelle marque, il aurait titillé le Russe Prilukov (14’51’’93) et devancé les Français Rouault et Rostoucher sur le podium. De son côté, après un 200 m papillon prometteur jeudi (2’7’’97), Otylia Jedrzejczak a sombré sur 400 m. La dauphine de Laure Manaudou aux JO 2004 a terminé deuxième en 4’14’’54, à douze centièmes de Barzycka. CHAMPIONNATS DE POLOGNE (grand bassin, Gorzow Wielkopolski, 24-26 novembre). – HOMMES. 400 m : 1. Sawrymowicz, 3’48’’71. 1 500 m : 1. Sawrymowicz, 14’52’’76 (rec. nat.) ; 200 m brasse : 1. Kuczko, 2’11’’78 (rec. nat.). SUR VOTRE MOBILE HANOVRE. – Britta Steffen est passée pour la seconde fois sous les 54’’ sur 100 m. (Photo Alex Grimm/Reuters) Un ou deux kilos de muscle d’ici aux Mondiaux D’abord, quatre mois après les Championnats d’Europe, qui l’avaient vue naître à la face du monde aquatique, la quadruple reine de Budapest (50 m, 100 m, relais 4 × 100 m et 4 × 200 m) a évacué la thèse de l’(heureux) accident : son record du monde réussi en Hongrie (53’’30) a maintenant trouvé un prolongement avec un deuxième chrono sous les 54’’, douzième meilleur de tous les temps. Ensuite, quatre mois avant les Championnats du monde en Australie, elle a presque réservé sa place sur le podium de la plus prestigieuse des épreuves. Tout à l’heure, à l’instant de se mettre à l’eau pour leur entraînement matinal, les Australiennes Lisbeth Lenton, ancienne recordwoman du monde, et Jodie Henry, championne olympique et championne du monde, avaient un sujet de discussion tout trouvé avec leurs entraîneurs à moins d’une semaine des sélections australiennes (3-10 décembre). Les torpilles « aussies » auront sans doute relevé que l’Allemande a pris la tête des bilans mondiaux de cette saison alors qu’elle se présentait au départ avec « quelques kilos en moins » par rapport à son poids de forme, conséquence d’une diarrhée apparue vendredi matin et motif de son forfait vendredi sur 200 m. En la voyant signer, hier matin, le quatrième temps des séries (55’’77), après avoir pioché sur la fin de course, on l’imaginait déjà en péril pour la gagne et Bleu Rouge KUUSAMO. – Pas au mieux la semaine passée, Vincent Vittoz s’est repris, hier en Finlande, sur un tracé difficile qui lui correspond. (Photo Zoom) ANNE LADOUCE Jaune Bleu Jaune NATATION des quinze meilleurs mondiaux. Une position intéressante pour les nations qui, alors, sont prises en charge financièrement par la FIS. « Aujourd’hui, quatre ou cinq gars sont en concurrence dans le groupe, or cela n’a pas de répercussion sur l’ambiance, constate Pierre Mignerey, le patron des fondeurs. Avec sa capacité à tout dédramatiser, Roberto (Gal, l’entraîneur) joue un rôle essentiel làdedans. » C’est pour ça qu’hier, malgré un abandon suite à une grosse gamelle dans la première boucle, Manu Jonnier et Alexandre Rousselet, encore à la recherche de repères sur son nouveau matériel (trente-troisième), applaudissaient la deuxième place du boss, Vincent Vittoz. Noir Noir IL FAUT QUE L’AMBIANCE soit saine entre ces gars-là pour arriver à une telle décision. Comme prévu en début d’hiver par l’encadrement français qui, ne disposant que de cinq places en Coupe du monde de distance cette saison, doit faire tourner certains de ses fondeurs, Christophe Perrillat devait s’aligner hier sur le 15 km classique à Kuusamo. Pourtant prometteur voilà une semaine en Suède (17e), Jean-Marc Gaillard devait, lui, patienter jusqu’au 10 décembre et la poursuite de Cogne (ITA). Mais, à cause d’un mal de gorge, Perrillat préféra donc laisser sa place à son pote au lieu de participer diminué physiquement. « Voilà deux ans, raconte-t-il, j’étais déjà tombé malade ici. J’avais voulu courir mais, ensuite, j’avais mis plus de trois semaines à m’en remettre. Ce fut un bon avertissement. Quand je vois la course de JeanMarc qui finit quinzième, je n’ai aucun regret. » D’ordinaire, l’équipe de France n’a pas les moyens financiers d’amener un remplaçant en Coupe du monde. Mais, faute de neige en France, Gaillard avait suivi ses camarades à Kuusamo pour s’entraîner et tester son matériel. Et, finalement, remplacer au ski levé le « malade ». « Comme je n’ai appris ma sélection qu’hier aprèsmidi (samedi après-midi), je n’ai pas eu le temps de cogiter avant la course », se marre l’intéressé, désormais dix-huitième de la Coupe du monde de distance et deuxième Français derrière Vittoz, et donc bien placé pour intégrer, fin décembre, le groupe rouge COMBINÉ NORDIQUE : DEUXIÈME COURSE ANNULÉE. – Ayant déjà annulé la veille la seconde manche de la Coupe du monde de saut spécial à cause du vent, les organisateurs ont été contraints, hier à Kuusamo, d’en supprimer une autre pour les mêmes raisons : celle du combiné nordique (sprint). Alors, vainqueur samedi du premier concours de la saison 2006-2007, le Français Jason Lamy-Chappuis conserve le dossard de leader de la Coupe du monde. Le prochain rendez-vous est prévu à Lillehammer (Norvège), les 2 et 3 décembre. même pour la qualification aux Mondiaux, alors que six autres filles (!) étaient descendues sous les 56’’. Grossière erreur d’appréciation : après le déjeuner, Steffen, bonnet et combinaison noirs, étirait son mètre quatrevingts pour prendre les commandes de la finale dès le départ. Sa technique ciselée lui offrait ensuite de passer nettement en tête à mi-course (26’’35) avant de toucher une longueur devant Annika Liebs-Lurz. Au passage, de la championne d’Europe du 200 m (55’’11) à Antje Buschschulte (55’’28), les cinq autres Allemandes qualifiées pour le 4 × 100 m à Melbourne se tien- nent en dix-huit centièmes. Américaines et Australiennes peuvent déjà plancher sur la composition de leur relais pour bousculer les recordwomen du monde. Norbert Warnatzsch a compté : voilà trois bonnes compétitions enchaînées par Britta Steffen en l’espace de cinq BRITTA STEFFEN, qui appréhendait ce 100 m, a finalement sorti une course de classe mondiale. « Légère et puissante… » « ON VOUS IMAGINE satisfaite de la victoire, et particulièrement heureuse du chrono… – Oui, très contente ! Au départ, j’avais le quatrième temps des séries, et là, je finis deux mètres devant ! – Justement, dans quelles dispositions étiezvous pour ce 100 m ? – Pendant les deux jours précédents, je suis restée au lit, j’ai juste fait quelques promenades. Mais, ce matin, ça allait beaucoup mieux et le médecin m’a donné le feu vert. – Avez-vous songé à déclarer forfait ? – Je voulais relever ce défi, je ne voulais pas me défiler. Parce que je suis quand même recordwoman du monde et parce que ce genre de choses peut m’arriver aux Jeux ou aux Championnats du monde. Je voulais absolument gagner pour montrer aux autres que j’étais là et confirmer mes performances des Championnats d’Europe. – Et maintenant ? – Je me sens comme libérée d’un poids : je ne savais pas vraiment quoi attendre de cette course, même si je me suis présentée au départ comme si j’étais à cent pour cent. – Comment vous êtes-vous sentie pendant la course ? – Légère et puissante… jusqu’aux 90 mètres. J’ai eu un peu de mal à finir. – Réussir un tel chrono dans des conditions qui ne sont pas idéales vous donne-t-il confiance ? – Un petit peu… Disons qu’au fil des courses, je me sens de plus en plus en sécurité. Mais je ne sais même pas si j’aurais été plus vite en meilleure santé. – À ce rythme, vous allez devenir la favorite des Championnats du monde… – Non ! On ne peut jamais dire ça… Et je ne veux pas l’être. Il y a les Australiennes et les Américaines… Et souvent, les favoris ne gagnent pas ! » – J.-B. R. LUNDI 27 NOVEMBRE 2006 mois, depuis les sélections pour les Championnats d’Europe en juin. L’ancien coach de Franziska Van Almsick a beau avoir le sourire aussi rare que le cheveu, il appréciait hier le joli tour joué par sa nouvelle merveille, attendue plutôt aux alentours de 54’’5. « Maintenant, il va falloir qu’elle nage un peu plus “dur” parce que aujourd’hui sa fréquence était trop élevée », modérait seulement le technicien. Steffen pourrait ainsi prendre un ou deux kilos de muscle d’ici aux Mondiaux, mais ça ne se verra pas la semaine prochaine aux Championnats d’Europe en petit bassin d’Helsinki (7-10 décembre), où la jeune femme nagera seulement son épreuve fétiche. Dont elle pourrait bientôt faire son domaine réservé. JEAN-BAPTISTE RENET RÉSULTATS HOMMES. 50 m : 1. El-Masri (SYR), 22’’53. 1 500 m : 1. Lurz, 15’7’’55. 50 m brasse : 1. Warnecke, 28’’18. 100 m papillon : 1. Rupprath, 53’’20. 200 m 4 nages : 1. Thiele, 2’1’’74. FEMMES. 100 m : 1. Steffen, 53’’78 ; 2. Liebs-Lurz, 55’’11 ; 3. Samulski, 55’’15 ; 4. Dallmann, 55’’20 ; 5. Freitag, 55’’23 ; 6. Buschschulte, 55’’28. 50 m dos : 1. Buschschulte, 28’’92. 400 m 4 nages : 1. Hetzer, 4’43’’53. Tous allemands sauf mention. i-mode™ SUIVEZ LE SPORT……………… …EN TEMPS RÉEL FOOTBALL,TENNIS, RUGBY… POUR EN SAVOIR PLUS, RENDEZ-VOUS DANS i-mode™ www.imode.fr LA RUBRIQUE SPORTS DU PORTAIL VOTRE MOBILE OU SUR SUR SUR i-mode, le logo i-mode, i-mode Haut Débit, le logo i-mode Haut Débit sont des marques enregistrées et déposées par NTT DoCoMo au Japon et dans d'autres pays. PAGE 19 Bleu Rouge Noir Jaune 20 Bleu Rouge Noir Jaune SKI ALPIN COUPE DU MONDE SUPER-G HOMMES Du cœur en hiver Égaré la veille en descente, Antoine Dénériaz signe le meilleur super-G de sa carrière (cinquième). Le Canadien Kucera se révèle. LAKE LOUISE – (CAN) de notre envoyé spécial 1 2 3 4 5 6 7 9 10 Mais cela ne suffit pas toujours. Même à M. Maier. Peu avantagé par son dossard 30 – piste un peu plus dégradée, visibilité moins bonne –, l’Autrichien aux 53 victoires (dont 23 en super-G) avoua n’avoir pas eu « la force mentale de skier à la limite ». Et dut donc en contempler d’autres recevoir les bouquets (quatrième). Pour un drôle de podium. Inattendu, en tous les cas. Prochaine étape, du 30 novembre au 3 décembre à Beaver Creek (USA) : descente, géant, slalom, combiné. LIZEROUX MARQUE DES POINTS. – Pendant que ses camarades de l’équipe de France A sont déjà aux États-Unis pour y préparer le slalom de Beaver Creek (3 décembre), Julien Lizeroux impressionne en Coupe d’Europe : troisième du premier slalom disputé à Salla (Finlande), samedi, le Plagnard l’a emporté hier. Il prend, du coup, la tête du classement de la spécialité. À vingt-sept ans, après quatre saisons à problèmes, Lizeroux peut prétendre revenir sur le circuit de la Coupe du monde. LAKE LOUISE. – À seulement vingt-deux ans, le Canadien John Kucera a parfaitement maîtrisé la partie la plus technique de la course et est devenu le premier vainqueur d’un super-G avec le dossard 1. (Photo Franck Gunn/AP) SLALOM FEMMES La reine Marlies Schild remporte à Aspen son deuxième slalom de la saison, la troisième victoire autrichienne en trois courses. RÉSULTATS ANJA PAERSON a levé les bras. Son nom venait de s’inscrire en haut du tableau lumineux. Certes, la Suédoise n’imaginait pas y rester bien longtemps, mais ses deux manches et sa quatrième place finale la réconciliaient avec son ski. Son geste de victoire, elle qui compte pourtant des titres olympique et mondiaux, qui totalise trentequatre succès en Coupe du monde, avait valeur de symbole : la bombe de Tarnaby est de retour ! C’est le premier enseignement d’une course qui aura par ailleurs confirmé la suprématie autrichienne chez les femmes (sept marches de podium sur neuf possibles depuis l’ouverture de la saison) et la supériorité manifeste de Marlies Schild entre les piquets, qui réitère le triomphe de Levi (Finlande), voilà deux semaines, en établissant encore le meilleur chrono sur les deux tracés et toujours devant sa copine et rivale Nicole Hosp. La compagne de Benni Raich s’est même offert le luxe d’une grosse faute, à l’attaque en première manche, laquelle n’a en rien altéré sa concentration et sa domination : « J’étais nerveuse à cause de ma sortie de piste la veille en géant, expliquaitelle ensuite. C’était très dur ici, pas question de s’envoyer à chaque porte. Il fallait skier “sérieux”. J’atteins un COUPE DU MONDE HOMMES (Lake Louise [CAN], 25 novembre). – Températures : – 16 oC au départ ; – 27 oC à l’arrivée. Temps nuageux. Neige compacte. Super-G : 1. Kucera (CAN), 1’29’’70 ; 2. Scheiber (AUT), 1’29’’76 ; 3. Jaerbyn (SUE), 1’29’’98 ; 4. Maier (AUT), 1’30’’16 ; 5. Dénériaz, 1’30’’47 ; 6. E. Guay (CAN), 1’30’’51 ; 7. Defago (SUI), 1’30’’52 ; 8. Kernen (SUI), 1’30’’57 ; 9. Cuche (SUI), 1’30’’61 ; 10. Raich (AUT), 1’30’’65 ; 11. Fill (ITA), 1’30’’90 ; 12. Sporn (SLV), 1’30’’92 ; 13. Walchhofer (AUT), 1’30’’99 ; 14. Miller (USA), 1’31’’03 ; 15. Gruber (AUT), 1’31’’07 ; 16. Reichelt (AUT), 1’31’’16 ; 17. Lanzinger (AUT), 1’31’’17 ; 18. Hoffmann (SUI), 1’31’’19 ; 19. Svindal (NOR), 1’31’’20 ; 20. Nyman (USA), 1’31’’26 ; 21. Buechel (LIE), 1’31’’30 ; 22. Streitberger (AUT), 1’31’’34 ; 23. Jerman (SLV), 1’31’’53 ; 24. Heel (ITA), 1’31’’53 ; 25. S. Guay (CAN), 1’31’’56 ; 26. Gufler (ITA), 1’31’’61 ; 27. Hudec (CAN), Keppler (ALL), 1’31’’64 ; 29. Girardi (ITA), 1’31’’70 ; 30. Staudacher (ITA), 1’31’’78 ; … 45. Oh Canada ! Désormais dirigés par le Français Lionel Finance, les « Crazy Canucks » sont de retour. LAKE LOUISE – de notre envoyé spécial IL Y AVAIT SI LONGTEMPS… Si longtemps que le Canada n’avait pas connu un tel bonheur ! En remportant hier la première victoire de sa carrière, John Kucera, épatant jeune homme d’origine tchèque né voilà vingt-deux ans, a mis fin à une éternité d’attente. Voilà dix-huit ans et le sacre Felix Belczyck à Loech-les-Bains en 1988 qu’un Canadien n’avait pas triomphé en super-G. Voilà dix-sept ans, et la victoire de Robb Boyd à Whistler Mountain, qu’un Canadien n’avait plus gagné sur ses terres. Autant dire que ce fut un jour de gloire pour le pays, un week-end de gloire même, puisque Manuel Osborne-Paradis termina, samedi, deuxième de la descente à cinq cen- tièmes seulement de Buechel le vainqueur… Kucera ne trouvait pas ses mots pour raconter sa joie. Il avouait seulement se sentir chez lui sur cette piste de Lake Louise qui abrita son baptême en Coupe du monde en novembre 2004 et beaucoup de ses courses de mômes avant… Ce n’est sans doute pas un hasard si Kucera, qui n’avait jamais fait mieux qu’une douzième place en Coupe du monde (combiné de Wengen en janvier 2005) et avait terminé 14e de la descente samedi, a choisi ce super-G pour se révéler. Et cette divine surprise vient mettre en exergue le talent d’une génération aux ambitions multiples capables de surpasser ses glorieux aînés, les fameux « Crazy Canucks », ces fous furieux qui mirent le feu sur les pistes durant les années 80. Kucera, Osborne-Paradis, mais aussi Erik Guay (6e hier) sont ainsi les fleurons d’un team de polyvalents programmés pour briller à Vancouver aux JO 2010. C’est d’ailleurs dans cette optique que fut recruté Lionel Finance au printemps. L’ancien patron de l’équipe de France féminine est désormais responsable de la vitesse masculine au Canada avec pour mission une moisson dans trois ans. « Un vrai bonheur », jubile le Français à l’évocation de sa bande de jeunes qu’il a pu découvrir lors de long stages au Chili cet été et qui n’en finit pas de l’épater. « Fifi » était un peu tendu avant ses premières courses « à domicile », une pression qu’il a ensuite bien volontiers dégustée à grandes gorgées durant les nuits sans fin de ce weekend canadien. – B. L. niveau inespéré, mais je garde les pieds sur terre. » L’école Raich… Les Autrichiennes s’annoncent donc comme de redoutables concurrentes (à la différence des Américaines, de nouveau à la peine hier) au général pour Paerson la revenante. Les Françaises sont, elles, beaucoup plus modestes dans leurs ambitions, mais toujours bien présentes (sauf Nastasia Noens, forfait pour une douleur au genou droit), exactement dans les temps de passage qu’elles espéraient pour entamer leur reconstruction. Florine de Leymarie, remontée à la treizième place après un parcours initial décevant, a entraîné dans son sillage Vanessa Vidal (quinzième) et Sandrine Aubert (vingt-deuxième). Tandis que Lionel Finance jubile avec ses Canadiens, son successeur, JeanPhilippe Vulliet, n’a aucune raison de se plaindre. – P. Laf. (avec Manuèle Lang, à Aspen) RÉSULTATS COUPE DU MONDE FEMMES (Aspen [USA], 25 novembre). – Températures : 0 oC au départ ; 2 oC à l’arrivée. Temps nuageux. Neige dure. Slalom : 1. Schild (AUT), 1’43’’18 ; 2. Hosp (AUT), 1’43’’98 ; 3. Borssen (SUE), 1’44’’25 ; 4. Paerson (SUE), 1’44’’30 ; 5. Zettel (AUT), 1’44’’75 ; 6. Jelusic (CRO), 1’44’’83 ; 7. Bergmann-Schmuderer (ALL), 1’44’’91 ; 8. Kirchgasser (AUT), 1’44’’98 ; 9. Poutiainen (FIN), 1’45’’16 ; 10. Zahrobska (RTC), 1’45’’30 ; 11. Costazza (ITA), 1’45’’75 ; 12. Pietilae-Holmner (SUE), 1’45’’83 ; 13. De Leymarie, 1’46’’72 ; 14. Mölgg (ITA), 1’46’’86 ; 15. Vidal, 1’47’’11 ; 16. Kildow (USA), 1’47’’18 ; 17. Zuzulova (SLQ), 1’47’’19 ; 18. Acton (CAN), 1’47’’66 ; 19. Ceresa (ITA), 1’47’’74 ; 20. Karasinka (POL), 1’48’’51 ; 21. Kurfuerstova (RTC), 1’49’’00 ; 22. Aubert, 1’49’’26 ; 23. Mancuso (USA), 1’49’’23 ; 24. Chmelar (ALL), 1’49’’34 ; 25. Stiegler (USA), 1’50’’32 ; 26. Goergl (AUT), 1’50’’37. – Vingt-six classées. Principaux abandons : Barthet, Riesch (ALL), Karbon (ITA), 1re manche ; Hoelzl (ALL), Gius (ITA), Camastral (SUI), Fischbacher (AUT), 2e manche. Disqualifiées : Richardson (USA), 1re manche. Non partante : Noens. 1re manche : 1. Schild (AUT), 51’’28 ; 2. Borssen (SUE), 51’’68 ; 3. Hosp (AUT), 52’’01 ; 4. Zahrobska (RTC), 52’’07 ; 5. Zettel (AUT), 52’’26 ; 6. Paerson (SUE), 52’’27 ; … 13. Vidal, 53’’73 ; 16. De Leymarie, 54’’04 ; 28. Aubert, 55’’59 ; 39. Santon, 57’’41 ; 40. Bertrand, 57’’44. 2e manche : 1. Schild (AUT), 51’’90 ; 2. Hosp (AUT), 51’’97 ; 3. Paerson (SUE), 52’’04 ; 4. Kirchgasser (AUT), 52’’14 ; 5. Bergmann-Schmuderer (ALL), 52’’33 ; 11. De Leymarie, 52’’68 ; 18. Vidal, 53’’38 ; 21. Aubert, 53’’67. Coupe du monde 2006-2007 Femmes Général 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 (3 épreuves sur 35) HOSP (AUT) 210 Zettel (AUT) 205 Schild (AUT) 200 Kirchgasser (AUT) 128 Poutiainen (FIN) 127 Pietilae-Holmner (SUE) 96 Jelusic (CRO) 93 Borssen (SUE) 92 Bergmann-Schmuderer (ALL) 76 Paerson (SUE) 72 18. De Leymarie, 36 ; 28. Jacquemod, 22. ; 31. Santon, 18 ; 32. Vidal, 16 ; 46. Noens, 5 ; 49. Bertrand, 4. Prochaine étape, du 1er au 3 décembre, à Lake Louise (CAN) : descente, super-G. Slalom (après 2/9) 1. Schild (AUT), 200 pts ; 2. Hosp (AUT), 160 ; 3. Zettel (AUT), 105 ; 4. Borssen (SUE), 92 ; 5 Jelusic (CRO), 90 ; ... 7. Paerson (SUE), 72 ; 13. De Leymarie, 36 ; 21. Vidal, 16 ; 31. Aubert, 8 ; 35. Noens, 5. Prochaine épreuve, le 20 décembre à Megève. TÉLÉVISION LA SÉLECTION DE « L’ÉQUIPE » SKI ALPIN BASKET MAGAZINE 21.00 ESPN Classic 90 min Rediff. à 0 h 30 22.15 Sport + 30 min Rediff. demain à 6 h 30 MAGAZINE 22.45 « Fight ! » NASN 150 min Sport + 60 min Rediff. mercredi à 5 h 30 ESCRIME 19.00 Sport + 90 min 00.00 Eurosport 75 min Masters à l’épée. À Levallois-Perret. Rediff. demain à 23 h 30 Rediff. mercredi à 8 h 30 AUTO 19.00 02.30 ESPN Classic 30 min Championnat du monde FIA WTCC 2006. Les courses. À Macao (CHN). Canal + Sport 65 min NFL. Seattle Seahawks - Green Bay Packers. FOOT US 19.40 20.00 Eurosport 2 90 min Rediff. demain à 10 h 20.10 20.20 ESPN Classic 30 min À voir. Les cases vertes correspondent aux retransmissions en direct. Sport + 90 min Rediff. demain à 10 h ZAP LA GRANDE ÉDITION > NBA Jacques Monclar, notre consultant basket sur le plateau d’Olivier Ménard. > BASKET PAGE 20 tions sur le circuit ATP – et sur terre battue s’il vous plaît ! – lors des premières velléités de come-back du Suédois, en 1983 et en 1984. Plaisant, l’échange vire parfois à la tautologie, comme quand Borg confie que « Wimbledon et Roland-Garros » sont ses « deux courts préférés » (*). Quadruple finaliste de l’US Open, il ne s’apitoie pas sur cette ligne restée vierge : « Je refuserais d’échanger un de mes titres de Wimbledon contre un US Open. » Ce qui ne l’empêchera pas, trois ans plus tard (en mars dernier), de mettre aux enchères ses trophées londoniens, avant de se rétracter… Plus étonnant, celui qui gagna le surnom de SPORT +. 19 heures. Basket NCAA. Florida-Kansas. 90’. 03.00 Ce soir 18 : 30 ATTARDONS-NOUS UN INSTANT sur le titre de la rencontre qu’organisa ESPN Classic, en 2003, entre Björn Borg et Henri Leconte : 2 légendes à légende ; un intitulé pour le moins incongru tant leur curriculum tennistique est déséquilibré. Si le terme de « légende » ne souffre aucune contestation pour qualifier le Scandinave (numéro 1 mondial durant cent neuf semaines, 11 titres du Grand Chelem, 2 Masters, 1 Coupe Davis), il semble quelque peu galvaudé en ce qui concerne le fantasque gaucher, au palmarès d’honnête champion (1 titre du Grand Chelem en double et 1 Coupe Davis). Et, pourtant, le Français remporta leurs deux seules confronta- NASN 180 min Intéressant. À ne pas rater. ESPN CLASSIC. 20 h 20. Doc. 2 légendes à légende (2003). 30’. Sport + ne lâche pas Noah Rediff. demain à 10 h 30 Championnat du monde H. 2 e tour. Poule F. France-Bulgarie. À Hiroshima (JAP). Le conte de Borg TF 1 10 min 02.30 VOLLEY-BALL 20.00 France 3 8 min « 2 légende à légende » Voir article. TPS Foot 105 min Coupe du monde. Finale. À Guatemala City (GUA). 18.00 Ligue ACB espagnole. 10 e journée. Real Madrid - FC Barcelone. DOCUMENTAIRE 20.55 PENTATHLON MODERNE Rediff. à 21 h TOUT LE SPORT Canal + Sport 55 min RUGBY L’Équipe TV 26 min BASKET 20.45 Test-match 1996. Buenos Aires (ARG) - France. ESPN Classic 60 min Invité : Raymond Domenech. MATCH RETOUR Rediff. à 1 h 15 FOOTBALL 18.00 Mohammed Ali - Jürgen Blin. À Zurich (SUI). JOUR DE SPORT Ligue des champions. 1 re phase. 5 e journée. Werder Brême (ALL) - Chelsea (ANG). Eurosport 30 min NCAA. Florida-Kansas. Voir article. BOXE Sport + 60 min Sport + 105 min MAGAZINE 18.00 NFL. San Diego Chargers - Oakland Raiders. BASKET « Les Spécialistes. » Rediff. à 23 h 45 « Certifié Classic. Henri Leconte » FOOT US Sport + 105 min 17.30 « Eurogoals » DOCUMENTAIRE Rediff. à 22 h 15.45 Coupe du monde ITU. 14 e manche. À Cancun (MEX). 20.30 Championnat d’Angleterre. 9 e journée. Saracens - Worcester. Eurosport 600 min NBA. Portland Trailblazers - Phoenix Suns. TRIATHLON RUGBY 10.15 Coupe du monde. Descente H. À Lake Louise (CAN). « Ice Borg » pour le masque impassible qu’il arborait sur les courts, avoue avoir été, gamin, une graine de McEnroe : tricheur, râleur… Jusqu’au jour où, alors qu’il avait onze ans, son club lui infligea une suspension de six mois. Un traumatisme radical pour le jeune Björn : « Quand je suis revenu, je n’ai plus dit un mot ! » JOCELYN LERMUSIEAUX (*) Ses onze titres du Grand Chelem se partagent entre Londres (cinq) et Paris (six). L’ÉQUIPE TV 6. Édition du matin. 10. Édition de la journée. 18.30 La Grande Édition. 20. Match retour (rediff. toutes les heures jusqu’à 22., et à 0.15). 21.30 Édition de la nuit. 1. Un jour avec… Jean-Pierre Papin. INFOSPORT QUELQUES MOIS après son sacre universitaire et son titre de MVP avec Florida, Joakim Noah fait son retour sur les écrans de Sport +. Premier Français vainqueur du Final Four NCAA, le prometteur intérieur (21 ans) des Florida Gators est devenu un produit d’appel pour la chaîne. « Son aventure, la saison passée, a été un coup de booster pour le basket universitaire, reconnaît Bruno Poulain, directeur général de Sport+. Il y a eu comme un effet de loupe, Noah est un véritable angle d’attaque pour nous. » Pour preuve, la filiale de Canal + reprend dès ce soir son rythme de diffusion du Championnat universitaire américain avec un consistant Florida-Kansas, premier gros test de la saison pour l’équipe de Noah. « Nous diffuserons chaque semaine, le lundi soir, un match de saison régulière, poursuit Poulain. On fera surtout un focus sur Florida. La nouvelle émission American Dream (à partir du 1er décembre sur Canal + Sport) nous y aidera. » Noah ne sait pas s’il a fait le bon choix en résistant encore un an aux appels du pied de la NBA mais, pour Sport +, une chose est sûre : il est le cheval sur lequel il faut miser. – N. R. 6. La Matinale Sport. 10. Le Journal en continu. 18. La Grande Heure. LE COIN DES RADIOS France Info. À .8 et à .38 de chaque heure, chronique sportive. 5.35 et 6.45 RTL. Sports. 5.48 Europe 1. Le journal des sports. 5.50 et 6.40 France Inter. Journal des sports. 16. RMC. DKP. 18. Sud Radio. Rugby & Compagnie. 18. RMC. Luis attaque (rediff. à 23.). 18.53 RTL. Mégasports. 19.30 RMC. Le 30’ d’RMC Sport. 20. RTL. On refait le match. 20. RMC. Direct Laporte. 20. Europe 1. Bienvenue au club. 21. RTL. Les supporters ont la parole. 22. RMC. TP Show. 22.RTL. Tirs au but. LUNDI 27 NOVEMBRE 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge BENOÎT LALLEMENT RAICH (AUT) 126 Kucera (CAN) 118 Büchel (LIE) 100 Maier (AUT) 90 Scheiber (AUT) 88 Fill (ITA) 84 Osborne-Paradis (CAN) 80 Larsson (SUE) 80 Jaerbyn (SUE) 75 Cuche (SUI) 74 13. Tissot, 50 ; 17. Dénériaz, 45 ; 52. Bourgeat, 9 ; 56. Missillier, 6. Avec l’ancêtre suédois Patrick Jaerbyn, sur la troisième marche malgré ses trente-sept ans, Mario Scheiber, la relève autrichienne de retour de blessure sur la seconde, et le Canadien John Kucera, au sommet pour la première fois de sa carrière à vingt-deux ans. Grâce à un culot monstre, grâce surtout à maîtrise parfaite de la partie la plus technique, dans le mur du Fall Away, juste avant le deuxième temps intermédiaire. Kucera, premier vainqueur d’un super-G avec le dossard 1, accéléra comme personne dans ces quelques courbes et y plomba tous les espoirs adverses. Le grand Dénériaz y perdit sans doute ses rêves de podium. Mais cette cinquième place, son meilleur résultat et de loin en super-G (quatorzième à Val Gardena en 2004 et onzième aux derniers Jeux), le comble. « Je suis vraiment super content, c’est la preuve que j’ai vraiment passé un cap technique, sourit Antoine, malheureusement lâché par les siens (Dalcin, 45e). Après l’énorme déception de la descente, c’est génial. Je sais maintenant que je peux espérer beaucoup pour la suite. J’ai des objectifs pour cette saison et j’ai envie de les remplir. » Un podium en super-G, donc, mais aussi un titre mondial en février à Are en Suède et le globe de descente voguent à l’horizon de ses ambitions. Le triste samedi, lui, n’est plus qu’un mauvais souvenir… (3 épreuves sur 37) Bleu Il suffit de quelques mètres, de quelques courbes pour comprendre que l’histoire ne bégaierait pas. Dossard 10, Antoine Dénériaz retrouva en effet tout de suite un ski propre, engagé mais pas trop. Tellement plus fluide que la veille. Tellement plus efficace aussi. Un ski comme le champion olympique de Général Jaune Rouge Jaune « Je peux espérer beaucoup pour la suite » Coupe du monde 2006-2007 Hommes Noir Bleu Noir IL Y AVAIT ENCORE le cinglant souvenir de la veille. Cette fessée que personne n’avait vue venir. « Une rouste collective », pour reprendre les mots de Stéphane Sorrel, le patron d’une équipe de France de vitesse méconnaissable pour la première descente de l’hiver. Pas un skieur dans les points, du jamais-vu depuis janvier 2001, un champion olympique échoué à la 37e place… Ce fut un si triste samedi. Sorrel, évidemment touché mais pas inquiet sur le potentiel de sa troupe, y alla de son image : « Un gros coup de froid pour coller à la météo. » Car la météo est une des hypothèses avancées par l’encadrement pour tenter d’expliquer ce raté initial. « Peut-être à cause d’un excès de confiance, nous n’avons pas réussi à nous adapter à cette neige froide, abrasive, des conditions que nous rencontrons rarement, avança ainsi Sorrel. Sur cette neige, il faut être le plus relâché et le plus fin possible. Si tu es trop engagé, tu n’avances plus… » À vouloir trop bien faire, Antoine Dénériaz, Pierre-Emmanuel Dalcin et Yannick Bertrand and co se sont donc trompés. Ils en furent scotchés… Ce souvenir hantait donc, hier, le super-G. D’autant que le thermomètre indiquait allégrement 10 degrés de moins, – 27 °C dans l’aire d’arrivée tout de même. Ce qui obligea tous les skieurs à se protéger le visage, qui avec des masques, qui avec du scotch ou de la vaseline, pour éviter les brûlures et les risques de gelures graves. Les Français parviendraient-ils à réagir, à s’adapter, pour quitter le Canada sur une bonne note et confirmer que cette maudite descente n’était qu’un accident de parcours sans lendemain ? Allaient-ils être à la hauteur de leurs ambitions, celles, nouvelles, que les Bleus affichent désormais en super-G, cette discipline de l’instinct et de l’improvisation qui ne les inspirait guère plus que cela ces derniers hivers et qu’ils ont beaucoup travaillée à l’intersaison ? descente n’en avait jamais produit en super-G. Voilà quelques jours, en confiant ses envies pour la saison, « Tonio » de Morillon rêvait à haute voix d’un podium en super-G. « Par fierté, pour dire que je ne suis pas que descendeur ! Pour prouver que je ne suis pas qu’un glisseur… » Hier, en plus de glisser comme personne – il s’est ainsi montré le plus rapide sur la partie sommitale –, il a tenu tête à tous les cadors de la discipline. Antoine a ainsi fait jeu égal avec Maier. Oui, le grand Hermann, le maître du super-G, incroyable de volonté et d’attaque. 21 ESCRIME BOXE Mandengue écœuré cause de ma fracture, quand il me touchait du côté gauche, j’avais l’impression de recevoir un coup de marteau, alors je faisais en sorte qu’il me touche de moins en moins souvent. À la fin du troisième round, je pensais que j’avais une dent cassée. À la fin du huitième, mes entraîneurs ont vu que j’avais une fracture et ils ont voulu que j’abandonne, mais j’ai refusé, car je dominais. Pour être sûr du résultat, j’accélère dans les deux derniers rounds. Pourtant, les juges me les donnent perdus. Je suis écœuré. Sous prétexte que je boxe chez Bennama, on me vole. » CUNNINGHAM BATTU. – Pour le titre IBF des lourds-légers enlevé à l’Américain O’Neil Bell, le Polonais Krzysztof Wlodarczyk a battu aux points, deux juges à un (116-112, 115-113, 109-119), l’Américain Steve Cunningham (30 ans, 19 victoires, dont 10 avant la limite), jusqu’alors invaincu, samedi à Varsovie. Les douze rounds ont été très serrés, le Polonais (25 ans, 37 victoires, dont 27 avant la limite, 1 défaite) s’imposant de justesse grâce à sa plus grande activité. RÉUNION D’OLBIA (ITA, 25 novembre). – Championnat d’Europe des coq (12 × 3) : Maludrottu (ITA, champion) b. Kelly (IRL, challenger), arrêt de l’arbitre au 3e round. HALTÉROPHILIE L’IRAN PAIE POUR SES ATHLÈTES. – L’Iran a accepté de payer une amende de 400 000 dollars (305 000 euros) pour lever l’interdiction faite à toute l’équipe de participer à des compétitions internationales après un contrôle antidopage positif de neuf athlètes iraniens en octobre, a rapporté hier l’agence iranienne ISNA. Le double champion olympique et champion du monde des plus de 105 kg, Rezazadeh, avait été l’un des deux seuls haltérophiles iraniens, avec Ebrahimi, à subir un contrôle négatif sur les onze sélectionnés pour les Mondiaux, début octobre. Après négociations, Rezazadeh avait été autorisé à y représenter l’Iran, pourtant banni, et l’avait emporté. En vertu du paiement de l’amende, il pourra, avec Ebrahimi, disputer les Jeux Asiatiques à Doha, du 2 au 15 décembre. Pour les neuf autres, la Fédération iranienne espère une réduction des deux ans de suspension afin qu’ils puissent participer aux JO de Pékin en 2008. RUGBY À XIII DÉCÈS DE GILBERT BENAUSSE. – Gilbert Benausse, figure de l’équipe de France de l’après-guerre, est décédé vendredi à Carcassonne, à l’âge de soixantequatorze ans. Demi d’ouverture ou centre de Carcassonne, Toulouse et Lézignan, Benausse, surnommé « Gijou », compte 49 sélections en équipe de France, entre 1951 et 1964. Il a participé à deux Coupes du monde (1954 et 1957) et a remporté quatre titres de champion de France avec Carcassonne (1952 et 1953) et Lézignan (1961 et 1963). ÉLITE (8e journée). – SAMEDI : Saint-Gaudens - Lyon-Villeurbanne, 54-0 ; UTC-Carpentras, 60-4 ; Villeneuve-sur-Lot - Limoux, 17-6 ; Pia - Villefranche-de-Rouergue, 38-16. AUJOURD’HUI : Toulouse-Carcassonne.Exempt : Lézignan. Classement : 1. Toulouse, 18 pts ; 2. Saint-Gaudens, 18 ; 3. UTC, 17 ; 4. Pia, 17 ; 5. Limoux, 16 ; 6. Lézignan, 15 ; 7. Carcassonne, 15 ; 8. Villefranche-de-Rouergue, 13 ; 9. Villeneuve-sur-Lot, 13 ; 10. Carpentras, 7 ; 11. Lyon-Villeurbanne, 7. BOBSLEIGH NFL (12e journée). – JEUDI : DetroitMiami, 10-27 ; Dallas - Tampa Bay, 38-10 ; Kansas City - Denver, 19-10. HIER : Minnesota-Arizona, 31-26 ; NY Jets - Houston, 26-11 ; Saint Louis - San Francisco, 20-17 ; Washington-Carolina, 17-13 ; Cleveland-Cincinnati, 0-30 ; Buffalo-Jacksonville, 27-24 ; Baltimore-Pittsburgh, 27-0 ; Atlanta - La NouvelleOrléans, 13-31 ; San Diego - Oakland, n.p. ; Tennessee - NY Giants, n.p. ; New England Chicago, n.p. ; Indianapolis-Philadelphie, n.p. AUJOURD’HUI : Seattle - Green Bay. Flessel rate son coup À domicile, la Française s’est inclinée d’entrée face à l’Allemande Duplitzer. IMKE DUPLITZER s’adresse à Laura Flessel en pointant son menton de l’index, l’air de dire : « Allez, vas-y, tu peux taper ! » L’Allemande n’a pas été sympa avec la Française : elle l’a sortie dès les quarts de finale du Masters de l’épée organisé chez elle, par son club de Levallois. Cela est d’autant plus râlant pour Flessel que cela s’est joué à peu : 15-14, en une seule manche (!). « Duplitzer a gagné, cela aurait pu être Laura », résumait justement Hervé Faget, l’entraîneur de la Française. « Ça s’est joué sur une touche, la dernière, confirme l’intéressée. Pourtant, j’ai touché, mais la lampe ne s’est pas allumée. J’aurais peut-être dû changer d’arme avant. » Flessel s’en voulait d’autant qu’elle aurait aimé briller devant son public. Mais il n’y avait pas de honte pour elle à s’incliner devant une cliente comme l’Allemande, numéro 2 mondiale. Duplitzer a pris l’avantage d’entrée 2-0, et est ensuite restée devant, jusqu’à ce que la Française égalise à 11-11. « Laura n’était pas dedans au début, mais elle a trouvé ensuite ce qu’il fallait, explique Hervé Faget. Elle n’a repris l’entraînement qu’il y a deux semaines et elle n’était qu’à 70-80 % de ses moyens, ça se voyait sur l’explosivité de ses attaques. » Duplitzer, elle, a moins coupé depuis les Mondiaux de début octobre à Turin, et cela lui a sans doute donné le petit plus qui lui a permis de s’imposer sur la Française sur l’ultime assaut. Malgré sa disparition prématurée, Laura Flessel trouvait de bonnes raisons de se féliciter de son unique combat. « Imke a bien géré le jeu, mais j’ai su remonter doucement et recréer une incertitude, dit-elle. Je suis un peu frustrée, mais j’ai eu de bonnes sensations. Des matches comme celui-là me permettent de tester des coups qu’on va ressortir durant la saison. » Celle-ci (dont la prochaine étape sera les C h a m p i o n n a t s d e F r a n c e, l e 9 décembre à Paris) s’annonce d’autant plus longue que le processus Bost gagne aux Pays-Bas BEL EXPLOIT du duo déjà vainqueur cet été à Hickstead (Grande-Bretagne) : Roger-Yves Bost et Idéal de la Loge ont remporté hier, en saut d’obstacles, le Grand Prix**** indoor de Maastricht (Pays-Bas), devançant en barrage le Néerlandais Voorn et le Britannique Maher et un lot de concurrents de très grande valeur (Zoer, G. Schröder, Raymakers, Wathelet, J. Whitaker, Ahlmann, Dubbeldam, Philippaerts, Kürten, Alves ou encore Kürten). COUPE DU MONDE DE DRESSAGE (Maastricht, 25 novembre). – 1. Werth (ALL), Warum nicht, 81,30 pts ; 2. Schellekens-Bartels (HOL), Sunrise, 79,50 ; 3. Gal (HOL), Gribaldi, 77,15 ; ... 9. Perring, Diabolo St Maurice, 70,65 ; 12. D’Esmée, Roi de Cœur, 70,15. Coupe du monde (après deux épreuves) : 1. SchultenBaumer (ALL), 38 pts ; 2. Channon (ANG), 31 ; 3. Van Lieren (HOL), 28 ; 4. Van Doorn, 24. Prochaine épreuve : Stockholm le 3 décembre. JUDO CHAMPIONNATS D’EUROPE – 23 ANS : LEGUAY ET BONVOISIN EN BRONZE. – Après le titre continental samedi de Johan Etienne (– 73 kg) et le bronze d’Émilie Lafont (– 48 kg) et Frédérique Schmitt (– 52 kg), Magali Leguay (– 70 kg) et Jean-Sébastien Bonvoisin (+ 100 kg) ont complété hier les bons résultats tricolores en battant respectivement, en finale des repêchages, la Bélarusse Kuzniatsova et le Bulgare Iliev. Adrien Caron (– 90 kg) et Marjorie Deroose (+ 78 kg) ont quant à eux échoué au pied du podium, vaincus par le Bélarusse Biadulin et la Russe Sokolova. Vincent Massimino (– 81 kg) et Lucie Louette (– 78 kg) ont terminé non classés. MOTO de qualification pour les Jeux de Pékin obligera les épéistes à disputer plus de tournois. Flessel défaite d’entrée, on n’aurait de toute façon pas eu droit au match revanche de la demi-finale des derniers Mondiaux face à la Hongroise Timea Nagy. Cette dernière, qui se trouvait dans le même tableau que la Française, avait été en effet sortie quelques minutes plus tôt à la mort subite par sa compatriote Adrienn Hormay (5-4). La victoire finale est revenue à leur coéquipière Emese Szasz. La benjamine de la compétition (24 ans), troi- sième des derniers Mondiaux, a facilement dominé Duplitzer, 15-9. MARC VENTOUILLAC. Quarts de finale : Hormay (HON)-Nagy (HON), 5-4 ; Duplitzer (ALL)-Flessel, 15-14 ; Szasz (HON)-MacKay (CAN), 15-13 ; Ermakova (RUS)-Dmowska (POL), 15-9. Demi-finales : Duplitzer-Hormay, 15-12 ; Szasz-Ermakova, 15-10. Finale : Szasz-Duplitzer, 15-9. LEVALLOIS. – Laura Flessel (de face), un peu frustrée par son unique combat, se dit satisfaite d’avoir testé à cette occasion des coups qu’elle pourra ressortir durant la saison. (Photo Xavier Cailhol/Iconsport) SUPERCROSS DE LYON : COISY S’ÉCHAPPE. – À l’issue des deux soirées lyonnaises, Benjamin Coisy, vainqueur des deux super finales, a pris le large en tête du Championnat de France open, comptant désormais quarante points d’avance sur Manuel Rivas, son premier poursuivant. En 125, Maxime Lesage et Marvin Musquin se sont partagé les succès. TENNIS Un petit plaisir pour Rezaï (Photo Jean-Louis Fel) BATTUE en quarts de finale par la Russe Vera Zvonareva pour sa dernière apparition de la saison sur le circuit WTA à Hasselt (Belgique) début novembre, Aravane Rezaï s’est offert un dernier petit plaisir en remportant, hier à Poitiers, l’ultime tournoi ITF féminin français de l’année (doté de 57 000 ). La Française, désormais solidement installée dans le top 50 mondial (elle était 48e au classement WTA la semaine dernière), a battu la Croate Ivana Lisjak – 7-6 (7-0), 6-1 – d’une épreuve dont elle était d’ailleurs tête de série no 1. JEANPIERRE REVIENT. – Julien Jeanpierre finit l’année 2006 bien mieux qu’il ne l’avait commencée. Classé 756e à l’ATP en janvier, le Français était déjà 278e lundi dernier et il a franchi, cette semaine, un pas supplémentaire dans la hiérarchie mondiale en remportant le tournoi challenger (19 000 ) de Kawana, en Australie, après avoir battu en finale le Taïwanais Lu Yen-hsun (6-3, 1-6, 6-4). Soulignons qu’avant de parvenir à remporter enfin son premier titre de la saison Julien Jeanpierre avait dû écarter en quarts de finale son compatriote Jean-Christophe Faurel (7-5, 7-5), classé tête de série no 4 de l’épreuve. TENNIS DE TABLE HOCKEY SUR GAZON LIGUE DES CHAMPIONS HOMMES. – QUALIFICATIONS (4e journée). – GROUPE C. HIER : Gönnern (ALL) - Prague (RTC), 3-1. Classement : 1. Gönnern, 8 pts ; 2. Pontoise-Cergy, 7 ; 3. Prague, 5 ; 4. Gloska, 4. GROUPE D. HIER : Charleroi (BEL) - Pieve Emanuele (ITA), 3-0. Classement : 1. Charleroi (BEL), 8 pts ; 2. Grenzau, 6 ; 3. Hennebont, 5 (– 9) ; 4. Pieve Emanuele (ITA), 5 (– 16). Prochaine journée (1er-3 décembre) : AngersNiederosterreich, Istres-Cajagranada, Prague Pontoise-Cergy, Hennebont-Charleroi. ÉLITE HOMMES (9e journée). – HIER : Le Touquet - Saint-Germain, 1-5 ; AmiensLille, 0-8 ; Paris-Jean-Bouin - Montrouge, 1-5 ; Lyon - Racing CF, 2-3. Classement : 1. Racing CF, 23 pts ; 2. Saint-Germain, 20 ; 3. Lille, 19 ; 4. Montrouge, 17 ; 5. Le Touquet, 9 ; 6. Lyon, 4 (- 19) ; 7. Paris-Jean-Bouin, 4 (– 24) ; 8. Amiens, 3. ÉLITE FEMMES (9e journée). – HIER : Cambrai - Saint-Germain, 1-2 ; Lille-Abbeville, 3-0 ; Stade Français - Paris-Jean-Bouin, 5-2. Classement : 1. Saint-Germain, 23 pts ; 2. Lille, 22 ; 3. Cambrai, 16 ; 4. Stade Français, 12 ; 5. Paris-Jean-Bouin, 3 ; 6. Abbeville, 1. Par ailleurs, grâce à sa victoire hier à Montrouge (1-0 but de Julie Bergère), Mérignac est, pour sa part, assuré du titre de Nationale 1 et de la participation aux play-offs pour la montée en Élite. SQUASH DAVID INVINCIBLE. – La Malaisienne Nicol David, numéro 1 mondiale, a conservé hier à Belfast son titre de championne du monde en battant en finale 3-2 l’Australienne Natalie Grinham, vicechampionne du monde 2004. David, invaincue depuis les Jeux du Commonwealth en mars dernier, reste sur une impressionnante série de 33 victoires consécutives. Fondateur : Jacques GODDET Direction, administration, rédaction, ventes et publicité commerciale : 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issy-les-Moulineaux Cedex 9. Tél. : 01-40-93-20-20.. S.A. INTRA-PRESSE Capital : 2.150.620 . Durée : 99 ans. Principal associé : S.A. Éditions P. AMAURY. Président du Conseil d’administration : Marie-Odile AMAURY. S.N.C. L’EQUIPE Capital : 50 000 . Durée : 99 ans du 12 avril 1985. Siège social : 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issy-les-Moulineaux Cedex 9. Gérant : Christophe CHENUT. Principal associé : S.A. INTRA-PRESSE. Directeur général, Directeur de la publication : Christophe CHENUT Directeur des rédactions : Claude DROUSSENT Directeur de la rédaction du quotidien : Michel DALLONI VENTE : Tél : 01-40-93-20-05 Allemagne, 2,20 ; Andorre, 1,25 ; Antilles, la Réunion, 1,50 ; Autriche, 2,30 ; Belgique, 1,60 ; Canada, 2,95 CAD ; Côte d’Ivoire, 1 600 CFA ; Danemark, 16 DKK ; Espagne, 2,10 ; États-Unis, 2,5 $ ; Gabon, 1 600 CFA ; Grande-Bretagne, 1,4 £ ; Grèce, 2,20 ; Italie, 1,90 ; Luxembourg, 1,60 ; Maroc, 10 MAD ; Pays-Bas, 2 ; Portugal, 2 ; Sénégal, 1 600 CFA ; Suisse, 2,40 FS ; Tunisie, 1,80 DIN. ABONNEMENTS : Tél. : 01-55-56-70-60. 22, rue René Boulanger, 75472 Paris Cedex 10. France métropolitaine, lundi à samedi, 6 mois : 154,50 ; 1 an : 309 . Lundi à dimanche, 6 mois : 179,10 ; 1 an : 358,20 . ÉTRANGER : nous consulter. Modifications : joindre dernière bande. Publicité commerciale : MANCHETTE SPORTS, Tél. : 01-40-93-24-99. Petites annonces : 25, av. Michelet, 93408 St-Ouen Cedex. Tél. : 01-40-10-52-15. Commission paritaire no 1207I82523 ISSN 0153-1069. LU GOLF ET JACQUELIN… S’ÉCROULA ! – Après trois excellents premiers tours qui lui avaient permis de se hisser jusqu’à la deuxième place avant la dernière journée, à deux coups seulement du leader, l’Anglais Justin Rose, Raphaël Jacquelin s’est littéralement écroulé hier, sur le parcours du Huntingdale Golf Cluf de Victoria (près de Melbourne), en Australie, et a rendu une carte de 78. Ce résultat calamiteux a finalement contraint le Français à rétrograder à la dixième place du classement final. Malgré un parcours moyen (73, soit 1 au-dessus du par), Rose a réussi à résister au retour de l’Australien Green (69), qui termine deuxième avec son compatriote Chalmers. L’amateur australien Aaron Pike, en tête après le 2e tour vendredi soir, a quant à lui terminé à la 4e place, à trois coups du vainqueur. MASTERCARD MASTERS (Victoria, AUS, Huntingdale Golf Club, circuit européen hommes, 898 000 , 23-26 novembre). – Dernier tour (par 288) : 1. Rose (ANG) 276 (69 + 66 + 68 + 73) ; 2. Green (AUS), 278 (70 + 71 + 68 + 69) ; Chalmers (AUS), 278 (70 + 67 + 68 + 73) ; Pike (AUS), 279 (64 + 69 + 72 + 74) ; 5. Baddeley (AUS) 280 (68 + 71 + 70 + 71) ; … 10. Jacquelin, 283 (66 + 72 +67 + 78) ; … Il y a des priorités dans la vie Vous êtes professionnel du BTP, inscrivez-vous dès maintenant aux sessions gratuites* de sensibilisation aux gestes qui sauvent. L’OPPBTP, conseil de la branche du BTP pour la prévention des accidents du travail, contribue ainsi avec ses partenaires à initier les femmes et les hommes du BTP aux premiers secours. * Sessions gratuites destinées uniquement aux professionnels du BTP, dans la limite des places disponibles. Les inscriptions doivent être impérativement réalisées par le chef d’entreprise ou son représentant légal, du lundi au vendredi de 8h à 19h. Tirage du dimanche 26 novembre 2006 : 473 706 exemplaires LUNDI 27 NOVEMBRE 2006 PAGE 21 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge FOOT US ÉQUITATION MASTERS DE LEVALLOIS (épée femmes) Bleu Rouge COUPE DE MONDE (25-26 novembre, Moscou). – HOMMES. 10 000 m : 1. Fabris (ITA), 13’14’’94 ; 2. Schneider (ALL), 13’16’’36 ; 3. Grödum (NOR), 13’17’’88. Coupe du monde (après 3 épreuves) : 1. Fabris (ITA), 205 pts ; 2. Kramer (HOL), 200 ; 3. Verheijen (HOL), 160 ; …17. Contin, 28. FEMMES. 1 500 m : 1. Friesinger (ALL), 1’56’’40 ; 2. Nesbitt (CAN), 1’58’’04 ; 3. Anschütz Thoms (ALL), 1’59’’77. Coupe du monde (après 3 épreuves) : 1. Friesinger (ALL), 300 ; 2. Nesbitt (CAN), 230 ; 3. Wüst (HOL), 150. Prochaine épreuve (2-3 décembre) : Harbin (CHN). Jaune Jaune Bleu Jaune PATINAGE DE VITESSE Noir Noir Noir LE COLLECTIF FRANCE EST PRÊT. – Le collectif français a achevé son ultime stage de préparation à La Plagne. Place désormais à la compétition. Michael Serisé sera le pilote qui participera aux manches de Coupe d’Europe d’Igls (AUT, le week-end prochain), de Königssee (ALL, 710 décembre) et de Cesana (ITA, 1417 décembre) tant en bob à deux qu’en bob à quatre. La semaine dernière, il a d’ailleurs amélioré son record de poussée à deux sur la piste plagnarde (6’’13 contre 6’’16). Quatre pousseurs seront également de ce périple (David Rolet, Alexandre Baehr, Jimmy Lemoyne et Jean-Baptiste Arnaud). Par ailleurs, en skeleton, Grégory Saint-Geniès, huitième de la Coupe d’Europe d’Igls il y a dix jours avec notamment le meilleur temps de la seconde manche, sera à Königssee et Cesana. Rouge Photos : getty images Jorg Greuel et Ben Radford OPÉRÉ vendredi à Toulouse d’une double fracture de la mâchoire qui a nécessité la pose de quatorze plaques et vis, Jean-Louis Mandengue se dit surtout blessé par la perte, aux points (95-97, 93-97, 96-96), de son titre de champion de France des mi-lourds contre Karim Bennama, la veille à Blagnac. « Il a fait un bon combat, mais il n’a pas gagné, rage Mandengue. Il avançait avec une garde assez hermétique, mais il n’était pas plus actif que moi. Quand il me touchait, je le touchais derrière de plus belle. Et, à Bleu 22 Bleu Rouge Noir Jaune Noir Jaune Rouge Rouge Bleu Rouge Bleu Jaune Bleu Jaune LUNDI 27 NOVEMBRE 2006 Noir Noir PAGE 22 23 BASKET PRO A (12 journée) e Bleu Rouge Noir Jaune PAU-ORTHEZ - LE MANS : 73-65 Rébellion en Béarn LES BLEUS DE L’ÉTRANGER PAU – L’AVENTURE de Tariq AbdulWahad en Émilie-Romagne aura finalement tourné court. Arrivé lundi dernier pour dix jours d’essai avec la Fortitudo Bologne, le Français est reparti hier. L’ex-Maverick n’avait pas accompagné l’équipe lors de son déplacement en Euroligue à Vitoria en milieu de semaine et avait effectué des tests médicaux durant trois jours. Après un feu vert du staff médical, Abdul-Wahad a participé à son premier (et dernier) entraînement collectif vendredi, mais son état physique étant jugé insuffisant (70 %) par l’entraîneur, les deux parties se sont mises d’accord pour stopper prématurément l’essai. « Nous avons besoin d’un joueur qui Abdul-Wahad quitte Bologne Très mal parti, Pau a su trouver les valeurs du combat et de la révolte pour s’imposer. de notre envoyée spéciale MAL EMMANCHÉS en Championnat, où ils restaient sur trois défaites, les Palois se sont extirpés hier de leur marécage de fond de classement. Ils ont aussi renvoyé à leurs lacunes des Manceaux déjà en appel d’une sévère défaite en Euroligue à Moscou (57-74). Alors, Pau enfin revigoré ? Ricardo Greer, héros valeureux de la révolte béarnaise, voulait bien l’envisager ainsi, avec un pack de glace sur le front et la satisfaction, au-delà d’un double double (18 pts, 16 rbds), d’avoir battu son record de rebonds en carrière ! « Cela a été un rude combat. On a su le gagner. C’est quelque chose qu’on sait faire en Euroligue, mais qu’on a du mal à répéter en Championnat, admettait l’ailier dominicain. C’est mental, on doit aborder ces matches avec la même concentration. C’est bien qu’on ait su construire ça à la maison. Ça peut nous lancer pour la suite. On n’a jamais baissé les bras quand c’était dur, on s’est regardés dans les yeux, on ne voulait pas abandonner. » Mal barrés pourtant, largués à douze points très vite (14-26, 13e) par une entreprenante équipe mancelle, Pau n’avait pas trop le choix. Et Le Mans, le premier à installer son jeu, peut nourrir bien des regrets d’avoir prêté le flanc aux piques paloises. Il lui manqua globalement de la science et de la lucidité à la mène, où Wheeler n’est pas dans le tempo et où Bokolo se laisse souvent aveugler par son énergie – débordante –, préférant fructifier sur ses qualités athlétiques plutôt que sur sa lecture et son travail du jeu. Gregory-Campbell à plat Weis et Morandais voient double PAU. – Michael Wright (22 points) et Ricardo Greer (de dos, 18 points et 16 rebonds) ont été les grands artisans du succès palois sur les Manceaux Nicolas Batum et Tyson Wheeler. (Photo Nicolas Luttiau) 73 65 Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd C.C. Harrison 30 5 2/7 1/5 - 0-4 2 D’Almeida 8 1 0/1 0/1 1/2 - R. Greer 36 18 5/9 1/3 7/11 6-10 5 Johnsen 22 12 5/8 1/3 1/2 0-2 4 Ferchaud 15 3 1/3 1/3 - - Miles 32 8 4/6 - - 0-1 5 Rupert 18 4 2/4 - - 4-1 Mahinmi 7 0 0/2 - - 2-3 Wright 32 22 8/13 - 6/7 4-1 1 TOTAL 200 73 27/53 4/15 15/22 16-22 17 Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd Gregory 38 19 8/17 0/2 3/5 1-4 3 Amagou 23 1 0/4 0/1 1/2 1-1 2 Koffi 24 13 4/8 - 5/5 5-3 Batum 9 0 0/2 0/1 - 1-0 Bokolo 33 9 3/8 0/5 3/4 0-1 1 Nicevic 24 17 7/12 - 3/3 1-4 4 Campbell 32 6 3/5 0/2 - 0-1 1 Wheeler 17 0 0/4 0/2 - - 3 TOTAL 200 65 25/60 0/13 15/19 9-14 14 73-65 (14-18, 23-19, 21-13, 15-15) Écarts. - PAU : +12 (28e) ; LEM : +12 (13e) Spect. : 5 000. Arb. : Castano, Chambon et Bissang VENDREDI Le Havre - Reims .................... 73-71 SAMEDI Strasbourg - Gravelines ......... 82-65 Nancy - Roanne ..................... 90-77 Dijon - Hyères-Toulon ............ 78-76 Chalon - ASVEL ..................... 82-65 Cholet - Orléans .................... 75-79 Besançon - Paris .................... 72-78 Clermont - Bourg .................. 68-44 HIER Pau-Orthez - Le Mans ............ 73-65 PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 2 décembre,20 heures : Reims-Clermont, Roanne-Dijon, Orléans-Chalon, Bourg-Strasbourg, Paris-Nancy, Hyères-Toulon - Cholet, ASVELLe Havre. Dimanche 3, 15 heures : Le Mans-Gravelines (TPS Star) ; 16 heures : Pau-Orthez - Besançon. CHALON LIGUE FÉMININE (9e journée) Diarra est de retour À Valenciennes la première manche L’ailier de Chalon a retrouvé la grande forme. Pour le plus grand profit de Chalon. CHALON-SUR-SAÔNE – de notre envoyé spécial BEAU JOUEUR, le coach de l’ASVEL, Yves Baratet, qui est aussi l’adjoint de Claude Bergeaud en équipe de France, a tiré un coup de chapeau à Mamoutou Diarra, à l’issue du match largement gagné par Chalon (82-65) samedi soir au Colisée : « C’est bien que le peu d’internationaux français jouant aujourd’hui en Pro A évoluent à ce niveau, a-t-il expliqué. “Mam” ne bouffe pas du tout le ballon, mais il a tenté et réussi deux ou trois tirs très difficiles, des tirs dignes d’un joueur de haut niveau. » Greg Beugnot n’est évidemment pas le dernier à se réjouir de l’impact retrouvé de son ailier, que… l’ASVEL avait convoité en fin de saison dernière avant d’opter finalement pour Foirest : « Il a retrouvé la forme mais il a aussi fait évoluer son jeu. Peu à peu, il devrait devenir cet arrière de 1,98 m qui vous change une équipe ou une sélection. Ce qui ne l’empêche pas de pouvoir jouer aussi poste 4 ! », souligne le coach de Chalon, qui utilise peu cette solution pour ne pas « lui faire perdre ses repères offensifs ». Après un début de saison un peu poussif, Diarra (16 pts, 4 rbds, 2 passes, 4 fautes provoquées samedi) vient d’enchaîner cinq belles performances et estime avoir désormais surmonté le contrecoup physique du Mondial : « Tous les joueurs de la sélection y ont eu droit, explique-t-il. Mais je pense que je n’étais pas si en retard. Et notre nouveau style de jeu sans annonce donne plus de liberté, et ça me va bien. Le jeu est plus fluide, moins structuré. On s’attache plus à la lecture du jeu adverse. On peut mieux s’exprimer. » « Mam », qui fait l’unanimité partout où il passe, ne regrette en tout cas pas de ne pas être allé à l’ASVEL : « Je ne suis pas resté à Chalon à contrecœur, mais parce que je voulais continuer avec ce club, balaye-t-il. On va bien voir ce qui va se passer. Aujourd’hui, on a rejoint Roanne et Nancy à la première place et ça fait plaisir. Mais évitons de nous projeter trop loin. » Les Chalonnais sont déjà bien partis pour se qualifier pour la Semaine des As (quatre victoires d’avance sur la dernière place qualificative avec cinq matches à jouer), et seule l’absence longue durée de Willem Laure vient jeter le trouble sur leur excellent début de saison, surtout que le nouveau venu Tracy Murray va devoir s’intégrer. Avec un Diarra à ce niveau, sixième meilleur marqueur français (10,9 pts), mais qui tourne à 15,4 points de moyenne depuis cinq matches, l’Élan peut voir venir. – C. C. EN DIFFICULTÉ en Euroligue, Valenciennes a remporté le premier duel national face à Bourges (57-53), signe des progrès d’une équipe qui a eu beaucoup de mal à lancer sa saison. Grâce à une très belle défense (Bourges termine avec 34 % d’adresse à 17/50) et une Sandrine Gruda très efficace en attaque (20 pts ; 7 rbds), Valenciennes conserve la tête de la Ligue avec Villeneuve-d’Ascq et Montpellier. « On est en progrès, mais ce n’est pas difficile parce qu’on était tellement bas, a souligné Laurent Buffard. On a fait un bon match défensif, très intense, et on est enfin capables d’enchaîner les actions. » À confirmer jeudi en Euroligue puisque l’USVO recevra Ekaterinbourg et Audrey Sauret. – M. Ba. SAMEDI Challes - Nice ............................. 76-64 Tarbes - Mondeville.................... 89-88 Calais - Villeneuve-d’Ascq ......... 70-79 Arras - Saint-Amand................... 62-53 HIER Aix-en-Provence - Mourenx ....... 63-74 Montpellier - Clermont .............. 77-68 Valenciennes - Bourges ............. 57-53 PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 2 décembre (20 heures) : Villeneuve-d’Ascq Arras, Valenciennes-Nice, Mourenx-Challes, Clermont-Calais. Dimanche 3 (15 h 30) : Mondeville-Aix. (16 heures) : Bourges-Tarbes, St-Amand - Montpellier. LES CHIFFRES DE LA 12e JOURNÉE La stat 25 Le record Les Manceaux n’ont marqué aucun tir primé à Pau, et c’est la première fois cette saison qu’une équipe ne marque aucun panier à trois points. Certes, les Manceaux étaient encore privés de leur artilleur Nebojsa Bogavac, mais leur 0/13 à 3 points ne pouvait guère leur faire espérer mieux qu’un revers. En rendant une copie blanche derri , Le Mans possède évidemment le record de faiblesse cette saison, précédemment tenu par Clermont (11e j.), Le Havre (12e j.) et Strasbourg (11e j.) avec 11% seulement de réussite. 0/13 LL’évaluation Ricardo GREER (Pau-Orthez) : 18 pts (5 sur 9 aux tirs dt 1/3 à 3 pts, 7/11 aux l.f.), 16 rbds, 5 p.d., 2 int. et 7 f.p. en 32 min. 1. SPENCER (Roanne) 22,3 ; 2. Harper (Roanne), 18,7 ; 3. Gregory (Le Mans), 17,6 ; 4. Banks (Nancy), 16,8 ; 5. Lux (Dijon), 16,7 ; 6. Salyers (Roanne), 16,5 ; 7. Wilson (Bourg), 15,9 ; 8. Dials (Orléans) et Julian (Nancy), 15,6 ; 10. Guice (Chalon) et Ford (Besançon), 15,3. Le meilleur de la journée : Gray (Cholet) et T. Johnson (Dijon), 25. Points Rebonds 1. JULIAN (Nancy), 10,4 ; 2. Bennett (Dijon,), 10,1 ; 3. Lewin (Reims), 9,5 ; 4. Lear (Chalon), 7,9 ; 5. Campbell (Le Mans), 7,8 ; 6. Dials (Orléans), 7,6 ; 7. Sanders (Strasbourg) et Nsonwu-Amadi (Gravelines), 7,4 ; 9. Salyers (Roanne), 7,1 ; 10. Kirksay (Nancy), 6,9. Le meilleur de la journée : Lewin (Reims), 18. 1. SCIARRA (Dijon), 7,1 ; 2. Pellin (Roanne), 5,2 ; 3. Carr (Reims), 5,1 ; 4. Miles (Pau-Orthez), 5 ; 5. Linehan (Nancy) et Cooper (Strasbourg), 4,9 ; 7. Fellah (Orléans), 4,8 ; 8. R. Greer (Pau-Orthez), 4,6 ; 9. A. Owens (Bourg) et Everett (Chalon), 4,5. Le meilleur de la journée : Sciarra (Dijon), 11. Passes 33 L E S É Q U I P E S T Y P E S D E N O T R E R É D A C T I O N V O N T S E R V I R , L O R S D E S 1 4 P R E M I È R E S J O U R N É E S D E P R O A , À L ’ É L A B O R AT I O N D E S C I N Q M A J E U R S D U A L L - S TA R G A M E 0 6 . Les cinq majeurs PRÉSENTENT Français A. Traoré (Le Havre) M. Badiane (Clermont) Julian (Nancy) Bercy, 29 décembre 2006 Les joueurs retenus pour le All-Star Game 06 seront connus le lundi 11 décembre 2006. Sciarra (Dijon) Diarra (Chalon) McCord (Strasbourg) R. Greer (Pau-Orthez) Petrovic (Paris) Soliver (Nancy) Boyette (Orléans) p. — 953 989 1081 913 880 905 885 889 900 759 908 857 920 937 906 840 801 805 c. — 884 842 958 875 871 888 877 889 904 875 958 856 945 913 966 872 813 942 NBA EXPRESS Prise de tête à Chicago LES RÉSULTATS Charlotte - Miami, 93-102 ; Washington - Detroit, 111-115 ; Orlando - Atlanta, 98-79 ; Cleveland - Philadelphie, 108-95 ; New York - Chicago, 95-106 ; Minnesota - LA Clippers, 104-96 ; Houston - Memphis, 85-76 ; Dallas - New Orleans-Oklahoma City, 85-73 ; Milwaukee - Boston, 98-111 ; Sacramento - Portland, 105-85 ; Golden State - Utah, 91-78. VALENCIENNES - BOURGES : 57-53 (16-17 ; 15-10 ; 14-10 ; 12-16) VALENCIENNES : Godin (4), Harrower (11), Gruda (20), Hermouet (2), Grgin-Fonseca (2), E. Gomis (4), Bade (6), Tuvic (4), Ega (4). BOURGES : Maltsi (10), Melain (14), Miyem, Hall (4), Dumerc (12), Kireta (13), Lepron, Ndongue. AIX-EN-PROVENCE - MOURENX : 63-74 (21-23 ; 13-15 ; 16-21 ; 13-15) AIX-EN-PROVENCE : Sharp (10), Maloca (7), M. Lopez (7), Joens (29), Lacroix (6), Gérard, Sene (2), Zubak (2). MOURENX : Kevorkian (1), Arrondo, Devaux, Agbatan (15), Gruszczynski (6), A. Lelas (13), Castets (2), Nnindjem (18), Tzekova (19). MONTPELLIER - CLERMONT : 77-68 (25-23 ; 18-20 ; 18-11 ; 16-14) MONTPELLIER : K. Miller (13), Basko (11), Dijon (7), Skrela, E. Bertal (13), Co. Miller (17), Reghaïssia (9), G. Bertal, Perotto (3), Podkovalnikova (4). CLERMONT : Salagnac (14), Fromholz (4), Krawczyk (5), Gardner (16), Nikipolskaïa (15), Lardy (10), Criss, Nadrowska (4), M’Boma. Les Bulls vont mieux, puisqu’ils ont mis fin à une fâcheuse série de six défaites d’affilée. Dans la douleur toutefois, après avoir laissé les Knicks gommer presque entièrement une avance de 23 points dans le troisième quart-temps. De quoi rendre nerveux et irritable Scott Skiles, l’entraîneur de Chicago, finalement expulsé avant la fin. Lequel aura bien besoin de toute sa tête pour résoudre le problème Ben Wallace. Après avoir signé cet été un contrat de quatre ans et 60 millions de dollars avec les Bulls, celui-ci se « prend la tête » avec une des règles de l’entraîneur, interdisant le port du bandeau. Ce bras de fer l’a vu alterner temps de jeu et longues séances sur le banc samedi face à New York, à chaque fois qu’il remettait son bandeau rouge sur sa tête. « Je m’en fous, tout ce que je vois, c’est qu’on a gagné », a précisé Wallace. Chicago a gagné, mais « Big Ben » (5 pts, 7 rbds en 29 min) et Skiles n’ont pas réglé leur différend… LES FRANÇAIS Affaibli par un virus intestinal, Mickaël PIETRUS n’a pas joué lors de la belle victoire des Warriors contre le numéro 1 de la Ligue, Utah. LES NEWS Avec la défaite du Jazz, l’équipe la plus en forme du moment s’appelle désormais Dallas, victorieuse de son 9e match d’affilée devant les Hornets. NCAA : FLORIDA BATTU. – Après 17 victoires consécutives, à cheval sur la fin de la saison dernière et le début de celle-ci, les Gators de Florida de Joakim Noah sont tombé samedi soir à Kansas University (80-82 a.p.). Auteur de 17 pts, 4 rbds et 1 passe, Noah a arraché la prolongation à la fin du quatrième quart-temps, mais les Gators, touchés par les fautes, ont craqué à la fin du temps supplémentaire. RALLYE DU VAR Vouilloz champion VAINQUEUR au Lyon-Charbonnières, en Alsace et au Limousin, Nicolas Vouilloz a bouclé sa saison de Championnat de France par une nouvelle victoire, hier, lors de la manche de clôture qu’il a dominée de bout en bout. Vainqueur de dix des douze spéciales au programme, le pilote de la 307 WRC de l’écurie BSA a largement devancé la 306 Maxi de Michel Boetti et la Toyota Celica de Patrick Rouillard, qui ont profité d’une crevaison de Dany Snobeck (Peugeot 307 WRC) pour venir cueillir les accessits. Retardé en fin de deuxième étape par un problème électrique, Cédric Robert a donc échoué dans son délicat défi de déjouer les pronostics. Il aura toutefois la satisfaction d’avoir réalisé un sans-faute absolu en Super 1600 puisqu’il s’est adjugé hier son huitième succès en huit manches dans cette catégorie ! « Après mes deux faux pas, au Rouergue et au Mont-Blanc, j’avais grillé mes deux jokers, rappelait Vouilloz. En cas de nouveau pépin, tout pouvait basculer ici. J’étais donc un peu tendu au début, mais je me suis détendu pour conclure assez tranquillement. Je suis heureux de ce titre, qui n’a pas été si facile que cela à décrocher. Je pense avoir évolué au niveau pilotage et pas mal appris au niveau de la gestion de mes courses cette année. Je ne sais pas de quoi mon avenir immédiat sera fait car rien n’est finalisé pour le moment. Ce qui est sûr, c’est que j’espère bien rouler en rallye l’an prochain. En tout Sixième citation pour Julian. Première apparition pour tout le cinq étrangers. RENDEZ-VOUS LUNDI PROCHAIN POUR LES CINQ MAJEURS DE L A 13 e JOURNÉE LUNDI 27 NOVEMBRE 2006 cas, le projet de Peugeot en Super 2000 est très alléchant et je me sens bien entouré dans l’équipe BSA… » Les autres lauréats 2006 titrés à l’issue de ce Rallye du Var sont Éric Mauffrey (Trophée Michelin), Pascal Mackerer (Challenge Citroën C 2) et Thomas Barral (Renault Clio Cup). – J.-P. R. CLASSEMENT : 1. Vouilloz-Klinger (Peugeot 307 WRC), 2 h 32’10’’5 ; 2. Boetti-Nas de Tourris (Peugeot 306 Maxi), à 3’33’’2 ; 3. Rouillard-Zazurca (Toyota Celica GT Four), à 5’13’’9 ; 4. Robert-Bedon (Renault Clio), à 6’24’’7 (1er Super 1600) ; 5. Snobeck-Mondesir (Peugeot 307 WRC), à 8’3’’0 ; etc. CHAMPIONNAT DE FRANCE 2006 : 1. Vouilloz, 112 pts ; 2. Robert, 93 ; 3. Grosset-Janin, 77 ; 4. Cuoq, 69 ; 5. Mauffrey, 51 ; etc. TROPHÉE ANDROS Vers une « guerre des trois » Étrangers ET P. — 2 2 2 5 5 5 5 6 6 7 7 7 7 7 8 8 8 11 LE FAIT DU JOUR AUTOMOBILE Les leaders (à la moyenne par match) Nancy a peut-être trouvé laa formule magique. Jusqu’alors souverains, les deux Américainns de Roanne Spencer et Harper, tournaient à 42,5 points de m moyenne par match. Samedi, les Nancéiens iens ont tenu les deux co compères à 25 points, leur plus petit total cumulé depuis le début de la saison. Limités à un douteux 11//28 aux tirs, la doublette US n’a pas entraîné derrière elle la Chorale. Mais arrêter le duo magique ne semble pas être la seule solution pour battre les Roannais puisque lors de leur seule autre défaite de la saison, à Villeurbanne, ils avaient engrangé 45 points. Class. : 1. Valenciennes, 16 pts ; 2. Villeneuve-d'Ascq, 16 ; 3. Montpellier, 16 ; 4. Mondeville, 15 ; 5. Aix, 15 ; 6. Bourges, 15 ; 7. Challes, 14 ; 8. Tarbes, 13 ; 9. Calais, 13 pts ; 10. Clermont, 12 ; 11. Mourenx, 12 ; 12. Arras, 12 ; 13. SaintAmand, 11 ; 14. Nice, 9. Classement Pts J. G. — — — 1. Chalon .................... 22 12 10 Nancy ..................... 22 12 10 Roanne ................... 22 12 10 4. ASVEL ..................... 19 12 7 Le Havre ............... 19 12 7 Orléans .................. 19 12 7 Paris ....................... 19 12 7 8. Dijon ....................... 18 12 6 Gravelines ............. 18 12 6 10. Bourg-en-Bresse ........ 17 12 5 Hyères-Toulon .... 17 12 5 Le Mans ........... 17 12 5 Pau .................... 17 12 5 Strasbourg ....... 17 12 5 15. Besançon ......... 16 12 4 Cholet ............... 16 12 4 Clermont .......... 16 12 4 18. Reims ................ 13 12 1 DIX FOIS CHAMPION sur la glace, Yvan Muller ne défendra pas son titre cet hiver, laissant trois écuries se disputer sa succession. Tenante du titre, l’équipe Kia a été reprise cet été par le duo Dany Snobeck-Jean-Pierre Béchu. Pour pallier le départ du terrible Yvan, les deux compères ont fait appel à Jean-Philippe Dayraut, autre grand spécialiste de la glisse à qui ils avaient confié précédemment leur BMW Série 1. Le constructeur coréen alignera une seconde voiture, toujours préparée par Exagon Engineering, pour le Parisien Lanctuit, deuxième du Trophée en 2003. Face à Kia, l’équipe Toyota s’est donné les moyens de remporter un titre manqué de peu en 2004 et 2006. Pour sa quatrième saison, elle mise sur une nouvelle voiture : l’Auris. Alain Prost pilotera la première alors que Panis et Balas se partageront la seconde. Fiat, de son côté, alignera sa nouvelle Grande Punto pour ses pilotes de pointe Lagorce et De Korsak. La glace n’étant guère avare de surprises, des outsiders pourraient s’immiscer dans cette « guerre des trois ». C’est ce qu’espère Fouquet, troisième du Trophée 2004 avec la Clio V 6 AMV, mais aussi Merafina ou Evens Stievenart, pilotes des Clio V 6 de Sport Garage, Knapick et Pailler sur une BMW Série 1, voire Margot Laffite et Marlène Broggi (206 CC). Premier rendez-vous, les 9-10 décembre à Val-Thorens. – J.-P. C. CALENDRIER 2006-2007 : Val-Thorens, 9-10 décembre ; Pas de la Case (Andorre), 15-16 décembre ; l’Alpe-d’Huez, 22-23 décembre ; Isola 2000, 12-13 janvier ; Serre-Chevalier, 20-21janvier ; Lans-en-Vercors, 26-27 janvier ; Super Besse (final), 2-3 février ; Saint-Dié (superfinale), 11 février. A 1GP : L’ALLEMAGNE SOUS LA PLUIE. – Retardée par la pluie, la course principale a été remportée hier à Sepang par l’Allemand Nico Hülkenberg, large vainqueur devant le Britannique Robbie Kerr. Le Français Nicolas Lapierre s’est quant à lui classé troisième après avoir précédemment terminé 6e de la course sprint. Après quatre manches, l’Allemagne occupe la tête du Championnat avec un total de 37 points. Elle devance au classement la Grande-Bretagne, qui compte 31 points, mais aussi la Malaisie, le Mexique et la France, toutes ces formations étant ex aequo avec 24 points à leur compteur. PAGE 23 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge LILIANE TRÉVISAN PAU-ORTHEZ LE MANS Bleu Rouge les compteurs à plat à la pause (37-37). À la reprise, un festival de trois tirs primés donnait à Pau l’alternance et l’adresse extérieure qui manquaient cruellement au MSB, vacillant sous un 10-2 (47-39, 23e). Pau s’ouvrait des espaces, de la course, et prenait le large (57-45, 28e). Faute de solutions, avec Gregory et Campbell, batteries à plat, flétris par la lutte, puisque le coach choisit de ne pas utiliser Adjiwanou, Le Mans, malgré huit points de Nicevic dans le dernier quart, était battu. « C’était un vrai combat. Et on le gagne, comme le rebond, en grande partie grâce à Ricardo, ses rebonds, son énergie et aussi sa capacité à faire le sale boulot », appréciait Gordon Herbert. Qui, du coup, en oubliait la récente altercation avec son ailier à Salonique. C’est donc que ça va mieux de ce côté-là aussi… pour Murcie n’auront pas suffi à son club pour s’imposer à Gérone (80–73). En Italie, le retour après blessure de Michel MORANDAIS aura été impressionnant (13 pts et 10 rbds) à défaut d’être gagnant (défaite à domicile de Naples face à Varèse, 78-82). Gros match également pour les deux Français de Capo d’Orlando, Mickaël MOKONGO (10 pts, 1 rbd et 8 p.d.) et Hervé TOURÉ (15 pts, 6 rbds et 1 p.d.) avec une victoire à la clé sur Biella (85-77). En revanche, Vasco EVTIMOV a été bien pâle (5 pts et 2 rbds en 6 min) lors du succès de la Fortitudo Bologne sur Scafati (92-82). Enfin, Éric MICOUD ne s’est pas non plus montré sous son meilleur jour à Montegranaro (2 rbds et 1 p.d.), mais sa formation est tout de même revenue avec un succès en poche (86-81). – N. R. Jaune Bleu Jaune trop tard (67-63, 38e), et sans les armes pour faire douter un Pau euphorique. Dommage. Car le MSB avait pris les choses par le bon bout. Nicevic était vite venu du banc calmer les ardeurs de Wright (7 pts et 9-6, 5e). Puis avec Bokolo à la mène, le MSB trouvait du rythme, de la conquête au rebond offensif pour passer un 6-0 (9-12, 7e) qui l’installait dans le match. Porté par un Kenny Gregory électrique (13 pts à la pause), le MSB passait encore un 8-0 (14-26, 12e). C’est en injectant Britton Johnsen, bien appuyé par la percussion de Ricardo Greer, que Pau construisit son retour, dans l’agressivité. Wright avait pris le pouls de Nicevic, et les huit points à suivre de l’intérieur vert ramenaient Pau (32-37, 18e). De la fébrilité, quelques choix hâtifs, des balles perdues aux mauvais moments jetaient le trouble dans le jeu manceau. Et l’Élan avait de quoi remettre Le week-end a été excellent pour le grand Frédéric WEIS qui a non seulement battu avec Bilbao une formation du Top 8, Estudiantes Madrid (78-67), mais a également sorti une performance de tout premier ordre (10 pts, 13 rbds et 1 p.d.). Moins de chance pour Malaga et un discret Florent PIETRUS (6 rbds), défaits sur leur parquet par Valence (58-64). Valladolid reste, de son côté, bien planté au fond du classement après un nouveau revers dans la salle de Fuenlabrada (72-88) malgré un Joseph GOMIS correct (11 pts, 3 rbds et 1 p.d.). Pas plus de réussite pour Mous SONKO (6 pts et 3 p.d.) et ses coéquipiers d’Alicante. Déjà coulés à la mi-temps (22 pts de retard), ils n’ont pu que constater les dégâts au final (64-84). Enfin, les 7 points, 1 rebond et 3 passes décisives de Stéphane RISACHER Noir Noir Il manquait aussi au MSB – et Bogavac sur le banc est ardemment désiré – une qualité de shoot extérieur, aussi bien primé (0/13 à 3 pts) que dans la zone intermédiaire et donc une variété offensive qui aurait pu compliquer la tâche de la défense paloise. « On n’a tenu nos objectifs que pendant quinze minutes. Ce qu’on concède entre la 17e et la 25e est rédhibitoire, reconnaissait Vincent Collet. On s’éteint progressivement au rebond. Ricardo Greer nous fait mal. On a été moins agressifs dans le troisième quart, et puis il nous a manqué une menace extérieure, ce qui leur donne la possibilité de resserrer leur défense. » Oui, les Manceaux avaient eu un moment leur match en main. Mais ils terminaient usés, broyés au rebond, malgré un effort qui leur permit de revenir d’un – 12 (57-45, 28e), mais soit tout de suite opérationnel, à 100 % de ses moyens, a déclaré le responsable de la communication, Michele Forino. Nous ne voulions pas attendre un mois que Tariq soit au maximum de ses possibilités. » La décision a, semble-t-il, été prise rapidement puisque Abdul-Wahad n’était même pas dans les tribunes samedi lors de la victoire de Bologne sur Scafati (92-82). Le club a par ailleurs repoussé toute possibilité de retenter l’expérience avec le Français dans quelques semaines. Va-t-il rebondir ailleurs ? Aucune information n’a pour l’instant été communiquée, mais la famille du joueur est restée à Dallas. – J. C. 24 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Jaune Bleu Rouge Noir Jaune Bleu Jaune Rouge Noir Noir Bleu