l`equipe.27.

Transcription

l`equipe.27.
1
ENTRETIEN
DU LUNDI
RAPHAËL
IBANEZ :
« J’AI
ENCORE
FAIM ! »
Rouge
Noir
Jaune
RUGBY
VOLLEY-BALL
LES BLEUS
DANS LE FLOU
LA FRANCE JOUE
SON AVENIR
Après les trois tests de novembre (deux défaites et une victoire), le quinze
de France mené par Raphaël Ibanez (qui ici perce plein champ devant Agustin
Pichot à droite, notre photo) ne dispose d’aucune certitude à dix mois de la
Coupe du monde. (Pages 12 à 15, et notre édito, page 2)
(Page 14)
o
France métropolitaine
(Page 18)
BASKET
PAU SONNE
LE REVEIL
(Page 23)
(Photo Bernard Papon)
*61 ANNÉE - N 19 143 1,00 e
Bleu
www.lequipe.fr
Lundi 27 novembre 2006
T 00105 - 1127 - F: 1,00 E
3:HIKKLA=ZUVUU\:?l@b@m@h@a;
LE QUOTIDIEN DU SPORT ET DE L’AUTOMOBILE
PARIS DANS LA DOULEUR
Le PSG a fait match nul (1-1), hier soir à Nantes, au terme d’une rencontre encore marquée par le drame de la porte
de Saint-Cloud de jeudi. Cependant, aucun incident n’a été signalé. L’entraîneur Guy Lacombe a été confirmé
à son poste à l’issue de cette 15e journée de L 1. (Pages 2 à 4)
SPÉCIAL FOOT
LYON
CHAMPION
D’AUTOMNE
(Page 6)
(Page 10)
CYCLISME
NANTES. – Pedro Miguel Pauleta, le capitaine parisien, ici devant Jean-Jacques Pierre, peut grimacer... Le PSG, en concédant le match nul à Nantes alors qu’il aurait pu rapporter 2 points de plus,
reste coincé à une modeste treizième place après quinze journées.
(Photo Stéphane Mantey)
ECOSSAIS ET GÉNÉREUX ?!
*
(Page 16)
YES SIR !!
*
RCS Bordeaux B 301 711 461
L ’ A B U S
MORT AUX
SIX JOURS
DE GAND
*Sir Edward’s, l’un des blends les plus riches en malt du marché. Oui Monsieur !
D ’ A L C O O L
E S T
D A N G E R E U X
P O U R
L A
S A N T É ,
C O N S O M M E Z
A V E C
M O D É R A T I O N .
L’ÉQUIPE dimanche, lundi : ALLEMAGNE, 2,20 ; ANTILLES, LA RÉUNION, 1,5 ; AUTRICHE, 2,3 ; BELGIQUE, 1,6 ; ESPAGNE, 2,1 ; GRÈCE, 2,2 ; ITALIE, 1,9 ; LUXEMBOURG, 1,6 ; PAYS-BAS, 2 ; PORTUGAL CONT., 2 .
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
UN BON
POINT
POUR
CHELSEA
Bleu
Rouge
(Page 7)
Jaune
Bleu
Jaune
LENS
SUR LE
PODIUM
Noir
Noir
LYON. – En s’imposant (1-0) face
à Auxerre grâce à un but de la
tête de Malouda, Lyon compte
désormais quatorze points
d’avance sur Lille et Lens.
(Photo Jean-Louis Fel)
2
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL LIGUE 1 (15 journée) – NANTES - PARIS SG : 1-1
L’HUMEUR
e
« Trop, c’est trop »
ALAIN CAYZAC et GUY LACOMBE critiquent violemment un arbitrage qu’ils jugent défavorable
depuis le début de la saison.
NANTES –
de notre envoyé spécial
ALAIN CAYZAC a donc décidé
hier soir, à l’issue de la rencontre,
de confirmer Guy Lacombe à son
poste d’entraîneur. Il a expliqué
qu’il ne pouvait pas le lâcher après
ce qu’il avait vu : une équipe qui se
bat pour sauver le club d’une situation périlleuse et un arbitrage très,
voire trop défavorable, pour réussir
à vaincre. Dès son arrivée devant
les journalistes qui n’ont même pas
eu le temps de poser la première
question, le président du Paris-SG,
L’ÉDITO
visiblement agacé, s’est jeté verbalement sur l’arbitre de la rencontre,
Bruno Coué. « Ce soir, je tenais à
féliciter l’arbitre pour ses nombreuses erreurs sur le Paris-SG. Le
penalty sur Diané est indiscutable.
S’il avait été sifflé, on aurait pu le
marquer et mener 2-0… Il y a aussi
un carton rouge que tout le stade a
vu sauf une personne. Trop, c’est
trop. Il faut que ça cesse. »
Aux yeux d’Alain Cayzac, Bruno
Coué est surtout coupable de deux
grosses erreurs qui ont gâché la soirée des Parisiens. D’abord, il a omis
d’exclure le défenseur nantais
Jean-Jacques Pierre, auteur d’un
vilain coup de coude au visage de
Diané qui venait de le dribbler et de
s’ouvrir la voie du but (22e). Bruno
Coué a certainement vu le geste,
car il a puni le fautif d’un carton
jaune, alors que le rouge, effectivement, s’imposait. En seconde
période, l’arbitre provoqua à nouveau la colère du Paris-SG quand il
ne vit pas Norbert déséquilibrer
dans la surface Diané, encore lui.
On jouait la 49e minute et Paris
menait 1-0.
Alain Cayzac n’est pas près de digérer ces décisions, d’autant qu’il n’a
pas oublié le match perdu il y a un
peu plus d’une semaine, au Parc
des Princes, contre Bordeaux (0-2).
« Ce fut la même chose. Contre
Bordeaux, à 0-0, le but de Rozehnal
est refusé. » L’arbitre, monsieur
Lannoy, avait expliqué que Yepes
avait commis une faute sur Enakarhire. Un exemple repris également
par Guy Lacombe, le visage fermé
et l’œil noir, presque colérique.
« Ce n’est pas le sort qui s’acharne
sur nous. Je pense que vous, les
journalistes, devriez mieux faire
votre métier, vous avez des yeux
pour voir et si ça ne suffit pas, je
vous ferai un montage pour vous
montrer comment on arbitre le
Paris-SG depuis le début de la saison. »
« Ce n’est pas
le sort qui s’acharne
sur nous »
Sur le sujet, l’entraîneur est intarissable. À son tour, il a parlé du but de
Rozehnal refusé contre Bordeaux et
du hors-jeu sifflé contre Kalou face
à Lens, alors que les deux formations étaient à égalité 1-1 (12e journée, 1-3). Ces dernières semaines,
Lacombe avait aussi plusieurs fois
RUGBY
PASSENT
LES SEMAINES…
Q
LA QUESTION D’HIER
Croyez-vous que le quinze de France,
à la lumière de ses tests d’automne,
gagnera la Coupe du monde 2007 ?
OUI ............................................................................................. 27%
NON ........................................................................................... 73%
(Nombre de votants77 372:)
Selon le résultat de vos votes sur lequipe.fr et par SMS.
DEPUIS LE DÉBUT de la saison, les arbitres ont reçu des
instructions de fermeté dans le but d’assainir les surfaces de
réparation et de lutter contre le jeu dur, en
particulier face à la répétition des coups de
coude volontaires. Ces instructions n’ont
pas toujours été appliquées avec discernement, cohérence et recul. Ainsi, les tirages
des maillots sanctionnés de façon irrégulière avaient suscité maintes polémiques
par cette absence de lisibilité et d’uniformité. Ce manque de cohérence se pose de
nouveau après la rencontre Nantes-PSG
(1-1). On avait compris et apprécié que les
arbitres sanctionnent sans états d’âme les
coups de coude volontaires assénés au
visage de leurs adversaires. Ainsi, le Monégasque Kallon face à Saint-Étienne (1-2), le
Valenciennois Saez contre Troyes (3-1) ou
même le Lyonnais Juninho face à Rennes
(0-1), notamment, avaient été exclus. Suivant cette même
logique, le Nantais Pierre aurait donc dû, lui aussi, recevoir le
carton rouge. Alors que le Parisien Diané (23e) l’efface pro-
prement d’un grand pont, le Nantais lui assène alors un coup
de coude volontaire au visage. L’arbitre assistant, mieux placé, aurait dû prendre ses responsabilités en
signifiant à son central, Bruno Coué, la nature
exacte de ce geste, ce qui aurait évité que
Pierre ne s’en sorte qu’avec un simple jaune.
Une deuxième action prête aussi à discussion.
À la 49e minute, Norbert laisse traîner son
pied droit en pleine surface de réparation et
accroche Diané, geste intentionnel qui aurait
dû être sanctionné d’un penalty. Même si on
ne peut souscrire à l’idée qu’il y aurait une
volonté délibérée de ne siffler que contre le
Paris-Saint-Germain, ce manque d’homogénéité sur les terrains de l’Hexagone peut
conduire à un sentiment de frustration et
d’exaspération. Il appartient aux arbitres et
aux arbitres assistants de contribuer par leur
vigilance, leur cohérence et leur sens des responsabilités à permettre aux différents acteurs de retrouver
toute la sérénité indispensable aux débats sportifs.
Promu capitaine en l’absence de Mauro Cetto, touché au mollet et
obligé de déclarer forfait au tout dernier moment, Frédéric Da Rocha
s’est emparé du brassard et a mené la révolte nantaise en seconde
période, exhortant ses camarades à bousculer les Parisiens. Et son
abnégation, son expérience, sa ruse lui ont permis d’inscrire le but
nantais sur lequel il revient.
« SUR L’ÉGALISATION, vous
êtes à l’affût derrière Mendy
mais vous avez un maximum de
réussite.
– J’ai marqué un but heureux, c’est
vrai. Après tout, tant mieux. J’ai
contré le ballon alors que Mendy
voulait l’écarter. Cela dit, j’ai joué le
coup et ça m’a réussi, mais c’est aussi parce que je le mets sous pression.
Le bijou de Kalou
LES JOUEURS. – Un but superbe, marqué dès la 2e minute, a donné le ton du meilleur
match de l’Ivoirien cette saison.
NANTES
STOJKOVIC (6) : une bonne rentrée du gardien
serbe, écarté après la défaite contre Toulouse en
Coupe de la Ligue (0-2), le 19 septembre dernier.
S’il ne peut rien sur le but de Kalou (2e), il a été
décisif face à Pauleta hors de sa surface (4e), puis
face à Mendy (48e).
CUBILIER (3,5) : mauvaise soirée pour le latéral
droit, coupable d’avoir laissé un boulevard à Kalou
sur son but. Pas facile ensuite de se débarrasser de
ce traumatisme. Un léger mieux en seconde
période.
DAS NEVES (5) : appelé au tout dernier moment
pour suppléer Cetto, il a glissé malencontreusement sur la première action où Kalou a marqué.
Mais il a sauvé un ballon de but dans les pieds de
Pauleta (90 + 2e)
PIERRE (5) : auteur d’un vilain coup de coude sur
Diané (22e) qui aurait pu lui valoir un rouge, il s’est
bien repris et n’a pas connu de grosses difficultés
face à Pauleta.
NORBERT (6) : actif et percutant côté gauche, sa
fougue l’a conduit à accrocher le pied de Diané
dans la surface, ce qui aurait pu coûter cher. Son
punch a souvent fait la différence.
DA ROCHA (6,5) : positionné milieu gauche, le
capitaine nantais s’est battu, a épaulé Norbert, est
monté pour appuyer Rossi et a finalement été
récompensé en marquant de la tête (75e).
FAÉ (5,5) : présent au duel en première période, il
s’est davantage exprimé dans le jeu en seconde.
SAÏDOU (6) : un art consommé pour ratisser les
ballons et ses relances ont toujours été justes.
ROSSI (5,5) : un coup franc brossé et cadré (9e),
beaucoup de mobilité, l’Argentin s’est battu sur
tous les ballons.
OLIECH (2,5) : a raté tout ce qu’il a tenté avant
d’être remplacé à la pause par KESERÜ (6) qui a
apporté plus de vivacité et décalé joliment Dimitrijevic sur l’action du but égalisateur.
DIALLO (3) : il a traversé ce match comme un fantôme. Remplacé par DIMITRIJEVIC (73e), combatif, disponible et auteur d’un centre parfait pour la
tête de Da Rocha.
PARIS-SG
LANDREAU (5) : ces derniers temps, il avait tendance à toucher son premier ballon au fond de son
but. Ce ne fut pas le cas hier. Avant le but de Da
Rocha, il eut trois ballons à négocier.
B. MENDY (5,5) : averti injustement en première
période, il a failli voir rouge après la pause.
Ç’aurait été dommage car il a réalisé un match très
intéressant même s’il n’est pas verni sur le but de
Da Rocha. Il n’a pas pris de risques et a su combiner
avec Diané.
ROZEHNAL (6) : il avait de très bonnes jambes.
On l’a même senti un peu frustré en défense. Alors
parfois, il s’est lâché, se transformant en ailier.
YEPES (6) : libero très attentif, sa lecture du jeu a
été très utile et son jeu long assez précis.
ARMAND (6,5) : très rapidement, il a pris largement le dessus sur les attaquants adverses. Il s’est
PAGE 2 P
alors permis quelques franches montées.
HELLEBUYCK (4) : accrocheur, il a manqué de
justesse dans ses passes et d’adresse sur ses coups
de pied arrêtés.
CHANTÔME (6,5) : on ne l’a quasiment jamais vu
avec le ballon dans les pieds mais il a été très bon,
cassant un nombre incroyable de mouvements
nantais.
DRAMÉ (5,5) : bien mieux que jeudi dernier et
passeur à l’origine du but de Kalou, il a essayé
d’être le plus sérieux possible. Remplacé à la 70e
par PAULO CESAR, un peu égaré sur l’égalisation
nantaise.
DIANÉ (5,5) : très souvent, il a pris le dessus sur
ses adversaires. D’ailleurs, Pierre aurait dû se faire
expulser et Norbert être sanctionné d’un penalty.
Mais sa soirée aurait pu être plus belle s’il s’était
parfois moins précipité.
KALOU (7) : incontestablement son meilleur
match depuis le début de la saison. Auteur d’un
but somptueux, il a fait passer un sale moment à
Cubilier. Très concerné, il s’est aussi fait violence
pour défendre.
PAULETA (3,5) : à la 4e minute et dans les arrêts
de jeu, il aurait pu tuer le match. Il ne l’a pas fait. Il a
raté beaucoup trop de choses et ses partenaires
n’ont pas toujours su le trouver.
GUY ROGER
et GUILLAUME DUFY
– Que pensez-vous de votre
première période contre Paris,
très proche de celle que vous
aviez déjà jouée à Lens ?
– C’est toujours pareil. On a raté
l’entame et le but parisien nous a mis
un bon coup derrière la tête. Résultat, on passe complètement à travers, en première période, où on a
manqué de mobilité. Heureusement,
après la pause, on s’est davantage
bougés et Paris est moins sorti.
– D e q u oi s o u f f r e l e F C
Nantes ?
– On a besoin de travailler pour
ramener des points. Est-ce que ça va
suffire ? Je peux vous dire ce soir
qu’on y croit dur. Parce que, dans le
cas contraire, il vaudrait mieux arrêter tout de suite.
– Nantes relégable, ce n’est
quand même pas brillant…
– C’est dur à vivre, c’est vrai. Mais si
on est à cette place, c’est qu’on n’a
pas fait tout ce qu’il fallait. Et si ça se
passe comme ça jusqu’à la fin de la
saison, il faudra être très forts mentalement pour s’en sortir. » – G. R.
ILS ONT DIT
Eo : « Nous avons
du potentiel »
Georges EO (entraîneur de Nantes) : « Le résultat nul est équitable et ne
me parlez pas de l’arbitrage, je préfère me concentrer sur mon équipe. Après
une première période où on a été inhibés et trop fébriles, ce qui nous a vidé les
réservoirs, on est repartis au courage en seconde période. J’ai réussi à remobiliser les gars et après plusieurs changements qui ont apporté plus de dynamisme, on a retrouvé en partie notre jeu. Je soulignerai que mes gars ont puisé
dans leurs dernières ressources pour ne pas sombrer, ce qui démontre leur
professionnalisme. Cela dit, nous restons ce soir 18es après 15 matches. C’est
une situation qui n’est pas enviable. Mais nous avons du potentiel, du talent,
et quand les gars le veulent, ils savent jouer ensemble et c’est comme ça que
nous nous en sortirons. »
Vladimir STOJKOVIC (Nantes) : « Je n’avais pas joué depuis deux mois et
le début du match a été un peu dur, c’est vrai, même si sur le but, je ne peux pas
faire grand-chose. Le ballon va directement dans la lucarne. Pour parler franchement, je n’appréhendais pas de me retrouver dans les buts. J’ai l’habitude
de ce genre de match. La seule chose que je redoutais, c’était que Landreau se
mette en valeur. Vis-à-vis du public, ça n’aurait pas été évident. J’espère que
ce match est pour moi un nouveau départ. »
Guillaume NORBERT (Nantes) : « Ce n’est pas normal de prendre des
buts aussi tôt. À chaque fois on se complique trop la tâche. Heureusement,
l’équipe a bien réagi après la pause. Elle a montré qu’elle avait de l’orgueil. Le
penalty non sifflé contre moi ? Tout ce que je peux dire, c’est que le Parisien
(Diané) a bien joué le coup en venant buter contre moi. Mais l’arbitre était bien
placé et ne s’est pas laissé prendre. »
Guy LACOMBE (Paris-SG) : « Je ressens une frustration extrême après le
résultat de ce soir. Nantes n’a pas une occasion et parvient quand même à
marquer par ricochets sur un de nos joueurs. J’ajoute qu’il y a aussi des faits
troublants sur lesquels je ne voudrais pas trop m’étendre, mais qui compliquent quand même beaucoup notre progression. Cela dit, mes joueurs ont fait
un match superbe, très bon sur le plan tactique, ils ont toujours essayé d’aller
de l’avant, mais quand on nous spolie autant d’occasions, c’est difficile. Ce
soir je veux remercier les joueurs. Ce sont eux qui ont fait le maximum. Je
m’attendais à tout, mais ils ont répondu présent et je les en remercie. » – G. R.
LUNDI 27 NOVEMBRE 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
TOUS LES DIMANCHES DE 19 H 30 À 20 H 30.
Pierre méritait le rouge
Da Rocha :
« Un but heureux »
Bleu
Rouge
Bernard LAPORTE (rugby, entraîneur de l’équipe de France) : « Le
constat de la tournée automnale, c’est que les Blacks sont largement au-dessus. Ils mettent 40 points à tout le monde. Nous, on est passés à côté à Lyon
avant de se reprendre. Hier (samedi), c’était mi-figue, mi raisin, avec des
choses bien et des choses moins bien. On a fini fatigués et du coup on a mal
géré la dernière demi-heure. […] Les Blacks, les Australiens ou les Irlandais
ont l’avantage de pouvoir passer du temps ensemble. Sur ce plan-là, nous
sommes défavorisés, tout comme les Anglais ou les Argentins. Mais il reste
encore huit mois (avant la Coupe du monde) et le Tournoi des Six Nations va
nous permettre de passer sept semaines ensemble. »
Elvis VERMEULEN (rugby, international français) : « Malgré la déroute
de Gerland face aux Blacks, c’est que du bonheur d’être en équipe de France.
On est sur une bonne voie. Le groupe va faire son maximum au niveau physique et psychologique pour être prêt pour la Coupe du monde. »
Jean-François EXIGA (volley-ball, libero de l’équipe de France) : « Ce
Championnat du monde est un marathon où on joue tous les jours. La compétition est vraiment difficile et organisée bizarrement. On joue des matches à
15 heures puis maintenant à 11 heures. Heureusement, on a un jour de repos
demain (aujourd’hui). On ne va pas calculer. Il faut battre la Bulgarie et l’Italie
pour passer en demi-finales. Ça sera difficile mais on est capables de le faire. »
Brian JOUBERT (patinage artistique, vainqueur de la Coupe de Russie) :
« C’est surtout la manière qui me satisfait. Réussir trois quadruples sauts dans
le programme libre, c’est énorme ! C’est un rêve car on n’est que trois à avoir
réalisé ça en compétition. Je l’avais déjà réussi à l’entraînement, mais en compétition le stress est beaucoup plus important et on a bien géré ça. Pour le
futur, ça va compter dans la tête des juges. »
« EN DIRECT DE L’ÉQUIPE » SUR RTL,
NANTES. – En
première période,
le tacle appuyé du
défenseur central
nantais Kevin Das
Neves (à terre) sur
Sylvain Armand
avait été
sanctionné d’un
carton jaune (41e).
(Photo Stéphane
Mantey)
Jaune
Bleu
Jaune
HIER, ILS ONT DIT
GUILLAUME DUFY
Noir
Noir
UE feriez-vous de quelques semaines laissées à votre
initiative pour préparer ou accomplir un exploit sportif ?
Tenez, par exemple, partir pour Cinq semaines en ballon
entre Zanzibar et le Sénégal, comme le fit le docteur
Ferguson, sous le coaching éclairé de Jules Verne, il est vrai.
Ou encore, dans un tout autre genre de sport, passer comme
Mickey Rourke et Kim Basinger, 9 semaines 1/2 à faire de la
gym devant un réfrigérateur.
Le sélectionneur du quinze de France, Bernard Laporte,
bénéficiera, lui, d’une période intermédiaire, soit sept
semaines avec et sans ballon entre le 28 janvier et le
18 mars, pour réunir tous ses internationaux potentiels
durant le prochain Tournoi des Six Nations. L’objectif de ce
vaste regroupement sans précédent dans l’histoire du rugby
français, c’est évidemment de préparer le grand rendez-vous
d’une Coupe du monde « à domicile », à l’automne prochain.
Il semble toutefois qu’un certain flou, et même un flou
certain, entoure encore la manière dont le management des
Bleus entend profiter de cette opportunité. Les dernières
prestations du coq gaulois, plongé comme le premier
goéland venu sous son niveau de flottaison par deux marées
noires, puis tout juste rescapé des griffes d’un puma, ont
certes contribué à brouiller les pistes à suivre.
On croit en voir la trace dans l’intention de Bernard Laporte
de mettre à profit ces sept semaines pour faire défiler ses
quarante joueurs. Un projet qui, à la fin de la parade, ne
laissera plus que six mois pour finaliser un vrai groupe, et
surtout lui inculquer de nouveaux principes de jeu à hauteur
de l’événement suivant.
Passons sur le fait que la valse des impétrants ne pourra pas
vraiment s’affranchir de résultats probants durant un Tournoi
qui, qu’on le veuille ou non, sert toujours à esquisser la
hiérarchie du moment dans notre hémisphère.
Quels joueurs et pour quel jeu ? Voilà bien un programme
qui sera délicat à maîtriser quand il faudra, en même temps,
tenir à distance les Anglais, les Gallois et les Irlandais, pour
ne mentionner que la moitié de l’affiche.
En fait, les seules certitudes du moment sont les dates de la
Coupe du monde et la confiance réitérée à Bernard Laporte
par le président de la Fédération, Bernard Lapasset… Ceux
qui ont vu le film d’Adrian Lyne évoqué plus haut se
souviennent sans doute des paroles chantées par Joe
Cocker : « You can leave your hat on ». Sûr que Bernard
Laporte peut crânement garder son chapeau. On lui souhaite
tout de même de ne pas avoir à le porter.
évoqué le penalty sifflé contre
Yepes, à Sochaux (2-3, 4e journée),
qui avait coûté la victoire au ParisSG. Il a également en travers de la
gorge les deux matches disputés
contre Lyon et remportés par l’OL
(Trophée des champions, 1-1,
5 t.a.b. à 4, et huitièmes de finale de
la Coupe de la Ligue, 1-2), entachés, selon lui, de décisions douloureuses pour le PSG à des moments
cruciaux. « Cet acharnement est
insupportable. J’espère que ce sera
dit et redit », lâche Alain Cayzac qui
ne crie pas au complot mais commence à se poser des questions sur
la nature de cette incroyable série.
D’autres au Paris-SG vont plus loin
et laissent entendre que depuis le
départ de Canal + les choses ont
changé. « J’ai été joueur et je peux
vous dire que c’est très dur quand
vous avez l’impression d’avoir la
Terre entière contre vous », fait
remarquer Alain Roche, le responsable du secteur sportif.
Les joueurs, eux, avaient décidé de
ne pas répondre aux questions des
journalistes. Jeudi prochain, ils
seront en République tchèque pour
défier Mlada Boleslav, le tombeur
de l’Olympique de Marseille, en
Coupe de l’UEFA, et essayer de
poursuivre l’aventure européenne.
Une bonne occasion pour oublier
leurs déboires nationaux et leur
polémique avec les arbitres de L 1.
3
FOOTBALL LIGUE 1 (15 journée)
e
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
NANTES - PARIS SG : 1-1
Un sursis pour Lacombe
Une fois de plus, le Paris-SG n’a pas su gagner. Mais l’état d’esprit des Parisiens à Nantes a offert un léger répit à leur entraîneur.
Trois jours après le
drame de la porte de
Saint-Cloud, le calme a
régné, hier, à Nantes. Sur
le terrain, les joueurs du
PSG, humiliés par
l’Hapoël Tel-Aviv jeudi
(2-4), ont affiché un
meilleur état d’esprit. Le
résultat reste toutefois
décevant. Et si Guy
Lacombe ne sera pas
limogé aujourd’hui, son
sort demeure suspendu à
un fil. Toujours relégable,
Nantes, lui, s’en tire bien
en arrachant un point
après avoir touché le
fond en première
mi-temps.
NANTES. – 75e minute
de jeu, Frédéric Da Rocha
bénéficie d’un contre
favorable dans sa lutte avec
Bernard Mendy. Mickaël
Landreau, Mario Yepes
et David Rozehnal
(de gauche à droite)
constatent les dégâts : Paris
laisse échapper deux points.
(Photo Pierre Minier/L’Équipe)
SAMEDI
Troyes - Marseille ................... 1-1
Bordeaux - Saint-Étienne ........ 1-0
Lille - Monaco ........................ 1-1
Lorient - Sochaux ................... 1-3
Nice - Sedan ........................... 2-2
Toulouse - Rennes .................. 1-0
HIER
Le Mans - Lens ........................ 1-1
Valenciennes - Nancy ............. 1-0
Nantes - Paris-SG ................... 1-1
Lyon - Auxerre ........................ 1-0
Classement
Pts J. G. N. P. p.
— — — — — —
1. Lyon
40 15 13 1 1 31
2. Lille
26 15 7 5 3 21
3. Lens
26 15 7 5 3 22
4. Sochaux 26 15 7 5 3 20
5. Nancy
25 15 7 4 4 13
6. Bordeaux 25 15 8 1 6 19
7. Marseille 24 15 7 3 5 21
8. Saint-Étienne 24 15 7 3 5 23
9. Toulouse 24 15 7 3 5 20
10. Le Mans 20 15 4 8 3 19
11. Lorient 20 15 5 5 5 16
12. Rennes 17 15 4 5 6 11
13. Paris-SG 17 15 4 5 6 16
14. Auxerre 17 15 4 5 6 14
15. Valenciennes 17 15 5 2 8 14
16. Monaco 13 15 3 4 8 16
17. Nice
13 15 3 4 8 14
18. Nantes 12 15 2 6 7 12
19. Troyes 11 15 2 5 8 13
20. Sedan
10 15 1 7 7 18
NANTES –
de notre envoyé spécial
Temps doux. Pelouse correcte. 32 104 spectateurs. Arbitre : M. Coué.
G. Norbert
6
Pierre
5
Stojkovic
6
Das Neves
5
Cubilier
3,5
Da Rocha
cap., 6,5
Diané
5,5
B. Mendy
5,5
Chantôme
6,5
Saïdou
6
Rossi Diallo Pauleta
3 cap., 3,5
5,5
Faé
5,5
Oliech
2,5
Remplacements. – 46e : Oliech par KESERÜ
(note : 6) ; 73e : Diallo par DIMITRIJEVIC.
Non utilisés : Briant (g.), Guillon, Savinaud,
Ca.
Entraîneur : G. Eo.
Rozehnal
6
Yepes Landreau
5
6
Hellebuyck Armand
4
6,5
Kalou
Dramé
7
5,5
Remplacements. – 69e : Diané par PANCRATE ; 70e : Dramé par PAULO CÉSAR ; 82e :
Hellebuyck par É. CISSÉ.
Non utilisés : Alonzo (g.), Mulumbu, Baning,
Rothen.
Entraîneur : G. Lacombe.
LES BUTS
(2e).
0-1 : KALOU
– Lancé par Dramé, Kalou s’échappe seul côté gauche. À l’approche des seize
mètres, il se recentre légèrement et enroule une frappe du droit qui trouve la lucarne opposée.
1-1 : DA ROCHA (75e). – Un long centre de Dimitrijevic, décalé par Keserü côté droit, parvient au
second poteau. À la lutte avec Mendy, Da Rocha bénéficie d’un contre favorable pour marquer de
la tête au ras du poteau droit de Landreau.
LES CARTONS
5 AVERTISSEMENTS. – Nantes : Pierre (23e, coup de coude sur Diané), Da Rocha (27e, croc-enjambe sur Diané), Das Neves (41e, tacle irrégulier sur Armand) ; Paris-SG : B. Mendy (31e, crocen-jambe sur Da Rocha), Yepes (55e, contestation).
dant pied au cours de la seconde
période.
Des deux équipes, Paris fut la plus
consistante. « On devait gagner »,
lâchera Cayzac. Trois jours après
son fiasco en Coupe de l’UEFA, le
PSG pouvait difficilement tomber
plus bas. Trop souvent fautifs cette
saison, dans la concentration,
l’implication, la solidarité, les
joueurs ont quelque peu redressé la
tête. Mais il est trop tôt, beaucoup
trop tôt, pour entrevoir un redressement durable. Reconfiguré en
5-3-2, l’équipe parisienne a longtemps rendu insignifiant le secteur
offensif nantais, qui eut le tort de
manquer d’espaces dans l’axe et
d’imagination sur les côtés... sauf
sur l’action de l’égalisation. Mais il
flotte, toujours, un parfum d’inachevé avec ce PSG. La raison ? Sans
doute une incapacité à surmonter
les temps faibles et à empêcher
l’adversaire de prendre le dessus. Et
puis, aussi, une difficulté, pour ses
joueurs, à être performants au
même moment. Quand Kalou va
mieux, comme hier, c’est Pauleta
qui plonge.
Lacombe, lui, n’a toujours pas coulé. Le match d’hier, solide défensivement et obscurci par un penalty
injustement refusé, n’a pas enfanté
une débâcle comme celle qui avait
été fatale à Philippe Bergeroo à
Sedan (1-5), il y a six ans. « Si je
lâchais l’entraîneur ce soir, je serais
un incompétent et un salaud, glissait Cayzac, dans les couloirs de la
Beaujoire. Oui, ce serait une injustice totale. » Et de poursuivre :
« Après la défaite contre Bordeaux
(0-2), je m’étais fixé deux matches
pour me faire une opinion, ce qui ne
voulait pas dire qu’il y aurait une
décision irréversible après le deuxième de ces matches. Le premier,
contre Tel-Aviv, m’a déçu. Le
second me donne de l’espoir et fait
évoluer favorablement ma réflexion. »
La réflexion, néanmoins, reste en
cours. Hier, ce n’est forcément
qu’un sursis que Lacombe a obtenu. Surtout si on se réfère à cette
phrase de Cayzac, hier soir : « On
ne parvient pas à quitter une place
au classement qui n’est pas celle
escomptée… » En fait, le PSG
après ce nul obtenu à Nantes est
désormais 13e. Jeudi, à Mlada
Boleslav, en Coupe de l’UEFA, puis
dimanche contre Toulouse, au Parc
– où Paris reste sur trois défaites
d’affilée – se profilent deux nouvelles rencontres propres à affiner
la réflexion des dirigeants. Et à leur
permettre de travailler un peu
mieux, au cas où, sur le scénario de
l’éventuelle succession de
Lacombe.
La sécurité,
l’urgence
des actionnaires
L’hypothèse Rai est dans l’air, assurément, au même titre que l’option
Vincent Guérin. Deux solutions
internes rendues plausibles,
notamment parce que des entraîneurs comme Jean Tigana (Besiktas) ou Paul Le Guen (Glasgow Rangers), même en difficulté dans leur
club, ne sont pas libres aujourd’hui.
Sans parler de Gérard Houllier, qui
ne partirait pas de Lyon avant l’été
prochain.
Lacombe, donc, est sans doute
« tranquille » jusqu’à Toulouse. Un
match où son sort, cependant, semblera secondaire au regard de
l’atmosphère qui enveloppera la
rencontre, la première au Parc
depuis le drame de jeudi soir. Hier,
les supporters parisiens ont observé le silence tout au long de la rencontre. L’heure, parmi eux, est au
deuil et à une solidarité entre
groupes. Mais après ? Pour les dirigeants, le fléau de la violence et du
racisme menace toujours.
Présent hier à Nantes, Walter
Butler, l’un des nouveaux actionnaires, a pointé l’urgence : « Notre
priorité absolue est que le club
prenne toutes les mesures pour que
ce drame, qui nous a bouleversés,
ne se reproduise plus. Nous prendrons ces mesures, quel qu’en soit
le coût, notamment pour améliorer
le dispositif de sécurité au Parc.
C’est dur, ça sera dur, mais on s’en
sortira. Paris le mérite. »
JÉRÔME TOUBOUL
Santos 100
LE FILM DU MATCH
2e : après une récupération d’Hellebuyck, Dramé
lance Kalou sur le côté gauche. Alors que l’attaquant
ivoirien accélère, Pauleta part fixer la défense nantaise côté droit. Kalou profite alors des espaces pour
battre Stojkovic d’une frappe enveloppée du droit qui
part se loger dans la lucarne opposée (0-1).
4e : de l’extérieur du droit, Kalou lance Pauleta, plein
axe. Le capitaine parisien est devancé in extremis par
Stojkovic, sorti dans ses pieds, à 30 mètres de la ligne
de but.
9e : de 25 mètres, Rossi tire un coup franc axial. Après
un rebond, Landreau se saisit du ballon.
22e : après un coup de coude de Pierre sur Diané, le
PSG obtient un coup franc. La frappe d’Hellebuyck
finit légèrement au-dessus du but nantais.
36e : de 35 mètres, Hellebuyck délivre un tir puissant,
mais trop enlevé.
48e : Mendy accélère pour s’infiltrer côté droit. Sa
frappe croisée, au coin des 6 mètres, est repoussée
par Stojkovic.
49e : un tacle de Norbert sur Diané, dans la surface
nantaise, semble déséquilibrer le Parisien. M. Coué
laisse jouer.
64e : à 20 mètres du but, Kalou élimine Saïdou puis
frappe. Son tir, dévié par Das Neves, finit en corner.
66e : Rossi marque sur un tir du droit, mais son but est
refusé pour une position de hors-jeu.
72e : Armand récupère dans le camp parisien, près de
la ligne médiane. Il transmet le ballon à Pauleta, qui
le décale sur la gauche. Mais le centre d’Armand en
direction du Portugais est trop fuyant.
e
75 : plein axe, Keserü décale Dimitrijevic sur sa
droite, effaçant au passage Paulo César. Le centre de
Dimitrijevic au deuxième poteau est dévié de la tête
par Mendy sur… Da Rocha, qui trompe Landreau de
près (1-1).
90e + 2 : d’une aile de pigeon, Pancrate trouve
Kalou, qui lance Pauleta dans la profondeur. Le Portugais est rattrapé par Das Neves au moment de frapper.
LUNDI 27 NOVEMBRE 2006
En vente dans les boutiques Cartier et chez les distributeurs agréés :
(75) PARIS 6e - Les Montres • PARIS 7e - L. Barrier Paris • PARIS 8e - Elysées Horlogerie
PARIS 8e - Wempe • PARIS 16e - Les Montres • PARIS 17e - I. Barrier
(78) LE CHESNAY - Comptoir Cardinet • (06) NICE - Barichella Joaillier 1895 • CANNES - Ferret
(13) AIX EN PROVENCE - Raynal • MARSEILLE - Frojo • (31) TOULOUSE - Déro Joailliers
(84) AVIGNON - Doux Joaillier • (85) LES SABLES D'OLONNES - Albasini
(98) MONACO - Zegg & Cerlati
Informations autres distributeurs agréés : 01 42 18 43 83.
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Bleu
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Noir
Jaune
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NANTES - PARIS-SG : 1-1 (0-1)
Bleu
Rouge
Une fois de plus, les Parisiens n’ont
pas semblé habités par le souffle
irrésistible de la conquête, du
moins de façon constante. Leur
mérite fut de marquer tôt, par
Kalou, très actif hier. Mais ils n’en
finissent plus de subir des choix
arbitraux très discutables (voir
page 2), ainsi que leurs propres travers. Le défaut majeur du PSG, en
cette fin novembre, se situe dans
son incapacité à asphyxier son
adversaire dans ses moments de
fébrilité. Ce fut déjà le cas, jeudi, au
Parc, contre l’Hapoël Tel-Aviv (4-2),
lorsque le PSG, une fois revenu à
2-2, avait tout en main pour
prendre le dessus nettement.
Cela s’est reproduit, hier. La médiocrité chronique de Nantes en première période, qui justifie, à elle
seule, son statut de relégable, n’a
pas été suffisamment exploitée par
le PSG. Pour la troisième fois en un
mois – après Lyon (1-2) en Coupe
de la Ligue et Lens (1-3) en L 1 – le
PSG a laissé échapper une victoire,
après avoir ouvert le score, en per-
16e JOURNÉE. – Samedi 2 décembre,
17 h 10 : Le Mans - Lyon (Canal +) ;
20 heures : Auxerre-Nice, Lens-Bordeaux,
Monaco-Valenciennes, Rennes- Nantes,
Saint-Étienne - Lorient, Sedan-Troyes (ces
six matches sur Foot +) ; dimanche
3 décembre, 18 heures : Sochaux-Marseille (Canal + Sport), Paris-SG - Toulouse
(Foot +) ; 21 heures : Nancy-Lille
(Canal +).
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Cayzac : « Si je lâchais
l’entraîneur, je serais
incompétent »
Diff.
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Noir
RECUEILLEMENT et frustration.
La semaine la plus dramatique de
l’histoire du PSG aura été ponctuée,
hier, à Nantes, par ce croisement
entre deux sentiments. Recueillement, d’un côté, des 680 ultras
venus à la Beaujoire, trois jours
après le drame de la Porte de SaintCloud, où un supporter a trouvé la
mort. Frustration, par ailleurs, d’un
club, au bout d’un match dont il
aurait dû rapporter deux points de
plus. Plaie du hooliganisme, faibles
résultats… Le PSG reste, ce matin,
soumis au tourbillon de deux crises
concomitantes. Autant dans la
lutte contre la violence, la priorité
suprême, que dans le redressement
sportif du club, le chantier demeure
colossal. Dans les deux cas,
l’impression laissée par le passage
du PSG à Nantes est celle d’une
parenthèse.
En cas de défaite, Guy Lacombe
aurait été probablement invité à
rester à Paris… le temps de négocier ses indemnités de départ. Le
point du nul vaut à peine mieux
qu’une défaite, laissant le PSG
embourbé dans son pire temps de
passage après quinze journées.
Mais Alain Cayzac semblait plutôt
désireux, avant le coup d’envoi, de
prendre un peu de hauteur sur le
résultat brut. « Je serai surtout
attentif au contenu », soufflait le
président parisien.
À l’arrière-plan, une question
rôdait. Les joueurs allaient-ils
lâcher Guy Lacombe par une forme
de démission collective qui aurait
forcé les dirigeants à dresser le
constat d’une impasse et à rompre
avec l’entraîneur ? Diagnostic
post-match de Cayzac :
« Aujourd’hui, j’ai eu la preuve que
les joueurs savent se battre et qu’ils
sont prêts à le faire pour le club. »
c.
—
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FOOTBALL LIGUE 1 (15 journée) – NANTES - PARIS-SG : 1-1
e
Silence sur le stade
De Paris à Nantes, encadrés par les forces de l’ordre, les supporters parisiens ont vécu une journée de recueillement.
NANTES –
de nos envoyés spéciaux
NANTES. – Les supporters nantais de la Brigade Loire (à gauche) ont offert hier aux « Boys de Boulogne » une couronne en hommage au jeune homme décédé jeudi, porte de Saint-Cloud. Les supporters parisiens entameront ensuite une marche silencieuse pour rejoindre le stade de la Beaujoire où ils accrocheront leur banderole : « La vérité pour Julien ».
(Photos Pierre Minier/L’Équipe)
16 h 57 : le cortège arrive à destination. Les Parisiens sont confinés sur
un terrain stabilisé attenant à la
Beaujoire. Réaménagé en parking
visiteurs où stationnent déjà cinq
autocars parisiens et plusieurs voitures immatriculées en région parisienne, il est protégé par des grillages mobiles et quatre
maîtres-chiens. Une dizaine de policiers de la BAC patrouillent autour.
Plusieurs escadrons de CRS, casqués
et armés de boucliers, filtrent
l’entrée, autorisée aux seuls supporters du PSG.
17 h 15 : un motard escorte un
sixième bus à étage, suivi d’un septième, jusqu’au parking réservé aux
supporters parisiens. De huit cents à
un millier de fans parisiens étaient
attendus. Ils ne sont finalement que
six cents, encadrés par trente-cinq
stadiers du Paris-SG, dix de plus que
d’habitude.
17 h 25 : la tribune Loire, déjà bien
garnie par les supporters nantais, se
met à siffler. Les Parisiens font leur
entrée sur le terrain pour l’échauffement. Des insultes fusent en guise de
bienvenue. Les premiers « Paris,
Paris, on t’enc… » descendent des
travées. C’est le signal pour les derniers supporters parisiens, restés à
l’extérieur, de se mettre à leur tour
en marche. Dix minutes plus tard, ils
pénètrent en silence dans le virage
qui leur est dédié. La banderole, « La
vérité pour Julien », est déployée.
17 h 58 : les joueurs entrent sur la
pelouse. Aucun Parisien ne porte un
brassard noir en signe de deuil. Les
dirigeants y ont renoncé.
18 h 02 : but de Kalou sous les yeux
des supporters parisiens qui sortent
de leur silence. Pauleta est le seul
joueur à aller les saluer. On ne les
entendra plus jusqu’à la fin du
match.
19 h 31 : alors que le public nantais
réclame la « démission de Rudi
Roussillon », le traite de « menteur », Da Rocha égalise.
Hollande dénonce « les annonces
sans lendemain » de Sarkozy
LE PREMIER SECRÉTAIRE du PS,
François Hollande, a « dénoncé »
dimanche la « méthode » de Nicolas
Sarkozy consistant à faire des « proclamations sans lendemain » après le
drame de jeudi au cours duquel un supporter a été tué par un policier, vraisemblablement en état de légitime
défense. « Je n’ai aucun élément me
permettant de porter un quelconque
jugement » sur cet incident, a affirmé
M. Hollande, interrogé par Europe
1/TV5 Monde/Le Parisien. Mais « il y a
depuis plusieurs années suffisamment
d’alertes pour qu’on ne découvre pas
le problème aujourd’hui », a-t-il ajouté. « Il y a une technique de Nicolas
Sarkozy que je veux dénoncer (qui)
consiste à chaque fois qu’il se passe
quelque chose à annoncer que des
actes vont être enfin engagés par les
pouvoirs publics, des lois vont être
prises, (et)après un nouvel incident on
constate que tel n’a pas été le cas. Il
faut en terminer avec cette méthode
de la proclamation et de l’annonce qui
restent sans effet et sans lendemain »,
a-t-il ajouté.
De son côté, le président du Front
national, Jean-Marie Le Pen, a déclaré
hier sur France 5 qu’il porterait « sûrement » plainte contre le procureur
Jean-Claude Marin pour avoir rapporté que des supporters impliqués dans
le drame du PSG jeudi avaient crié « Le
Pen président », en faisant des saluts
nazis. Le procureur est « sorti de son
rôle », a déclaré M. Le Pen, invité de
La FASFF propose
ses services
LA FÉDÉRATION des associations de supporters du football français (FASFF)
n’était pas conviée à la réunion de samedi au ministère de l’Intérieur entre
responsables politiques, dirigeants et supporters du PSG. Elle s’en est émue
hier, par la voix de son président, Joël Archenault, également président du
Support’R Club du MUC 72. « On est interpellés par le fait que seules les associations qui posent problème (celles du Paris-SG) ont été retenues alors qu’une
fédération comme la nôtre prône le fair-play et le respect. » « Très choquée
par la mort d’un homme, en marge d’un match de football », la FASFF, qui
réunit plus de trente associations de supporters en France, dénonce également dans un communiqué « le comportement inadmissible, violent et raciste
d’un groupe minoritaire de personnes polluant le sport. (…) Ce phénomène
n’existe pas qu’à Paris, il peut arriver n’importe où en France. Il est donc nécessaire de réagir et d’entreprendre un travail commun avec les pouvoirs publics
et les instances du football. La FASFF se veut un interlocuteur reconnu ». – C. L.
l’émission Ripostes. « Il n’a pas été
témoin des faits et il les rapporte »,
c’est une « forme de diffamation par
complicité. Si réellement c’est le cas,
(les cris “ Le Pen président ” des supporters), c’est une provocation comme
il peut s’en faire (contre le FN)», a-t-il
également déclaré. Le président du FN
a par ailleurs estimé que les clubs de
foot avaient « une responsabilité »
dans les débordements des supporters.
M. Hollande a affirmé à ce sujet : « Il y a
depuis longtemps dans certains clubs
de supporters, notamment à Paris, une
infiltration des groupes d’extrême
droite » et « M. Le Pen, qui est un leader d’extrême droite, le sait plus
qu’aucun autre. »
BELGIQUE : UN POLICIER TIRE
SUR DES HOOLIGANS, PAS DE
BLESSÉ. – Un policier a tiré en direction d’une voiture qui fonçait sur lui
après des échauffourées entre hooligans, samedi à la fin du match Lokeren-Charleroi (D 1 belge), mais il n’y
aurait eu aucun blessé selon une
source judiciaire. Des bagarres avec
des battes de base-ball avaient opposé
des supporters des deux clubs après le
match, sur un parking proche du stade
de Lokeren. À l’arrivée de la police, les
rivaux ont pris la fuite dans leur voiture
et l’une d’elles a foncé à deux reprises
en direction d’un policier, qui a alors
fait feu vers le véhicule. La voiture a
disparu et ses occupants sont toujours
recherchés.
20 h 27 : escortés par quatre fourgons de CRS et deux motards jusqu’au péage d’Ancenis, et avant de
se donner rendez-vous pour le prochain PSG-Toulouse dimanche prochain, les sept bus de supporters
parisiens quittent rapidement la
Beaujoire sans qu’aucun incident
n’ait été à déplorer.
22 heures : Luc Delatour, directeur
de la Beaujoire, est soulagé :
« Aucun mouvement, aucun geste
déplacé n’a été à déplorer, indiquet-il. Les supporters sont restés
calmes et dignes. »
RAPHAËL RAYMOND
et BERNARD LIONS
DRAME DE LA PORTE DE
SAINT-CLOUD : UN SUPPORTER
ÉCROUÉ. – Dans la nuit de samedi à
dimanche, alors qu’Antoine Granomort – le policier qui a tué un supporter du Paris-SG jeudi soir – ressortait
libre après avoir été entendu comme
« témoin assisté » par le juge d’instruction, un supporter parisien,
interpellé peu de temps après les
faits, était mis en examen et écroué
dans le cadre d’une deuxième information judiciaire ouverte par le parquet de Paris pour « des violences à
caractère antisémite », des « violences sur agent de la force
publique » et « des dégradations »
contre le fast-food où s’étaient réfugiés le policier et le spectateur qu’il
protégeait.
BULGARIE : UN POLICIER BLESSÉ, 25 ARRESTATIONS. – Un policier a été blessé et 25 supporters du
Levski Sofia interpellés après un match
entre le champion de Bulgarie et le
Litex Lovech (0-0), en marge duquel
des échauffourées ont eu lieu, hier à
Lovech. Les incidents ont éclaté dans la
ville entre les supporters du Levski et
les forces de l’ordre après le match, et
un policier a été conduit à l’hôpital
pour un nez cassé. Le Levski, première
équipe bulgare présente en Ligue des
champions, a écopé d’une amende de
50 000 francs suisses (31 600 ) pour
des incidents provoqués par son public
lors du match contre Chelsea le 27 septembre dernier. Des jets d’objet et
l’exposition de banderoles racistes ont
encore été constatés lors du choc
contre Barcelone (0-2), mercredi.
Porte de Saint-Cloud
LE MOT « BANLIEUE », alors, ne
faisait pas peur. Les nouveaux
ensembles grandissaient dans la frénésie. Sarcelles naissait à peine,
champignonnière de grues et de
tours, premières tours de Babel aux
accents parigots et d’outre-mer, tous
repoussés vers le nord par la crise du
logement ou le vent de l’histoire. La
gare de Sarcelles n’existait pas. Le
train s’arrêtait à la halte de Lochères,
point de départ, le dimanche midi,
d’un long et insouciant voyage vers
la porte de Saint-Cloud, dont le nom
seul était promesse de joie et d’innocence. La descente vers le sud menait
à Strasbourg-Saint-Denis, où monter
dans une rame de la ligne 9 vous
mettait dans le bon sens, d’est en
ouest, des faubourgs ouvriers vers
les quartiers chics du XIVe. Le sens
est-ouest, la rame qui allait de la cité
de Jacques Duclos vers Billancourt,
tout cela semblait aller dans le sens
simple de ce temps-là. Même le
monde, entre Est et Ouest, paraissait
simple à comprendre.
À Bonne-Nouvelle, à Rue-Montmartre, descendaient les amateurs
de cinéma et les promeneurs des
Grands Boulevards. Vers Havre-Cau-
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martin, Miromesnil, Franklin-Roosevelt, les accents des boulevards
haussmaniens s’ajoutaient à ceux,
boulevardiers, de la porte SaintDenis et au-delà. À chaque station,
on cherchait sur les têtes des nouvelles arrivées des indices distinctifs
de supporters. Ils ne portaient guère
de signes extérieurs de leur religion. On mettait
encore les habits
du dimanche pour aller au stade. Les
bras tendus, souvenirs odieux et
encore frais, étaient évidemment
tabous. Les franges s’allongeaient
un peu, comme à Liverpool. Les
crânes rasés ne se voyaient que chez
les nouvelles recrues du contingent,
à peine passées sous la tondeuse
réglementaire.
Puis venaient les stations des beaux
quartiers. De subtiles senteurs de
pâtisseries de qualité et de parfums
de prix se mêlaient aux odeurs de ce
Paris souterrain. Les rames SpragueThomson, rouge et vert, sentaient
bon le métropolitain et faisaient un
boucan à faire fuir Zazie. Les roues
sans pneu rythmaient le slogan qui, à
l’entrée des tunnels, chantait Dubo,
Dubon, Dubonnet. Rue-de-laPompe, Jasmin, La Muette, les banlieusards entraient un peu en terre
étrangère, mais aux deux MichelAnge, ils recevaient le renfort de
ceux de la rive gauche. C’était enfin
Exelmans et puis c’était Porte-deSaint-Cloud. Pressé de descendre, il
fallait gravir, en
rangs serrés mais
sages, l’escalier
du bout du quai
qui débouchait, à l’air libre, au pied
de l’église. Il flottait un air de liberté
et d’innocence. Comme le sport semblait innocent et libre !
Au milieu de la place, les fontaines
étaient accueillantes. Autour, les
brasseries ne l’étaient pas moins.
Près des bouches de métro, les
camionnettes de L’Équipe et du
Miroir attiraient le chaland pour lui
vendre les magazines de sport à la
poignée, comme sur la route du Tour.
Le Parc – l’ancien, celui de brique et
de fer, à l’anneau de ciment rose –
était là, de l’autre côté du boulevard
qui n’était pas encore périphérique.
Les trois stations de trains de banlieue, les vingt-trois de métro, les
deux correspondances, avaient fait
CHRONIQUE
monter l’impatience et l’envie d’y
être enfin. La porte de Saint-Cloud
était l’antichambre d’un lieu préservé des haines du monde – on le
croyait. Dans ces années 60, toute
une génération de supporters y a
pourtant appris, plus qu’aucune
autre, le sens du mot défaite. Le
déclin définitif du Racing et du Stade,
l’âge de plomb de l’équipe de France
furent autant de leçons de masochisme et de résignation.
Chaque voyage retour remplaçait
pourtant la déception toute fraîche
par un espoir déjà recommencé en
des jours meilleurs. Ces dimanches
anciens furent peut-être des leçons
de vie citoyenne. Jamais le quartier
ne devenait champ de bataille pour
une défaite de plus. Il était inconcevable qu’il y eût mort d’homme.
Cela fait trente ans (depuis LeedsBayern, en 1975) que certains soirs
de match, il souffle ici un vent de sauvagerie. À la station Porte-de-SaintCloud, n’est-il pas trop tard pour y
attraper le dernier métro ?
DIDIER BRAUN
LUNDI 27 NOVEMBRE 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
ture blanche, on peut y lire : « Pouvoir assassin, vérité pour Julien. » La
procession passe devant la station
Landreau avant d’atteindre le périmètre du stade.
16 h 54 : au moment où le cortège
bifurque en quittant la voie de tramway, un individu sort de sa 207 stationnée à un stop en sens inverse et
crie : « Tirez dans le tas ! Fusillezles ! » Puis, il claque la portière, la
rouvre et hurle à nouveau : « Fusillez-les tous ! » Un léger mouvement
de foule suit cette incartade. Les policiers en civil de la BAC (brigade anticriminalité) encerclent aussitôt le
véhicule en intimant l’ordre à son
passager de ne plus en sortir.
Bleu
offrent une couronne de fleurs sur
laquelle est inscrit : « Repose en
paix, Julien », le tout orné d’une
signature « T.L. ». Anthony, dit
« Toinette », qui se définit lui-même
comme le « capo des Boys de Boulogne », délivre ses consignes aux
journalistes qui vont précéder le cortège : « Pas de gros plans ! » Puis, il
prévient ses troupes : « Pas d’incidents ! Sinon, attention… » Des
gars plus âgés l’approuvent.
16 h 30 : la marche silencieuse se
met en route en longeant la voie de
tramway menant à la Beaujoire. Une
voiture de police lui ouvre la route.
Une grande banderole noire est
déployée en tête du cortège. En pein-
Jaune
Jaune
Rouge
Beaujoire. Elle s’inscrit dans le cadre
du plan « vigipirate orange ». Tribunes, vestiaires, toilettes… chaque
zone est passée au peigne fin, « plus
particulièrement aujourd’hui »,
reconnaît Lunel.
16 h 10 : un TGV en provenance de
Paris entre en gare de Nantes.
D’autres supporters en descendent
pour rejoindre la station de tramway
La Luchère. Les « Boys de Boulogne » se comptent 80 tandis que
les Lutèce Falco sont environ deux
fois moins. Une quarantaine de supporters nantais de la Brigade Loire
viennent de rejoindre les Parisiens.
En hommage au supporter décédé
jeudi porte de Saint-Cloud, ils leur
Noir
Bleu
Noir
TOUT AU LONG d’une journée
empreinte d’émotion et d’inquiétude liées au souvenir de Julien Quemener, le supporter parisien décédé
jeudi soir porte de Saint-Cloud, et à
la crainte de possibles nouveaux
incidents, nos envoyés spéciaux ont
suivi pas à pas le trajet des supporters parisiens. Récit d’une journée
marquée par la dignité et l’absence
d’incident.
9 heures : le calme plat règne en
ville. Quelques supporters du PSG
sont arrivés la veille. Certains, en
famille, se promènent tranquillement dans les rues brumeuses de la
cité des ducs de Bretagne.
14 heures : répartis dans neuf fourgons, une cinquantaine de CRS
attendent tranquillement l’arrivée
des supporters du PSG sur l’aire du
péage de l’autoroute A 11, à Ancenis, à 37 kilomètres de la Beaujoire.
Ils devront les escorter jusqu’au
stade. Épaulières, coques protégeant leurs tibias, leur abdomen et
leur dos, matraque… Leur attirail est
impressionnant. Deux motards, dont
une femme, sont également présents pour ouvrir et fermer le convoi.
Trois poids lourds étrangers sont à
l’arrêt. Leurs conducteurs se demandent ce qui justifie un tel dispositif.
15 h 20 : un premier noyau de supporters parisiens se regroupe place
du commerce. Les terrasses sont
bondées. D’autres Nantais profitent
de ce dimanche ensoleillé pour
déambuler le long des étalages du
marché de Noël qui s’étend jusqu’à
la place Royale ou pour se restaurer
au McDonald’s voisin. Les Parisiens
s’engouffrent dans le tramway,
direction station La Luchère, ligne 1
François-Mitterrand.
15 h 22 : au péage d’Ancenis, en
direction de Nantes, les gendarmes
ont pour consigne d’intercepter les
véhicules immatriculés en région
parisienne. Ils vérifient l’identité des
occupants et le contenu des coffres.
Les CRS attendent toujours les cars
des supporters parisiens qui vont
être pris en charge dans une grosse
demi-heure.
15 h 30 : tous les stadiers sont désormais sur site. Avec Francis Lunel, le
responsable de la sécurité, ils procèdent à une fouille minutieuse de la
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LUNDI 27 NOVEMBRE 2006
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FOOTBALL LIGUE 1 (15 journée)
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LYON - AUXERRE : 1-0
C’est déjà réglé
Avec 14 points d’avance, Lyon est déjà champion d’automne.
LYON –
de notre envoyé spécial
C’EST UN RECORD : Lyon est le premier champion d’automne de l’histoire du Championnat de France à
coiffer l’honorifique couronne à
quatre journées de la fin des matches
aller. À presque quatre semaines du
début de l’hiver, qu’il passera donc
au chaud, l’Olympique Lyonnais possède en effet 14 points d’avance sur
la bande des quatre, un quatuor
englué à 26 points et dont la composition même (Lille, Lens, Nancy et
Sochaux) traduit l’état de délabrement de feu les grands noms de la
Ligue 1. Ces 14 points d’avance, à
quatre journées de la fin des matches
aller, sont un nouveau record.
L’équipe qui détenait le précédent ne
sera pas triste : c’était Lyon, la saison
dernière.
Pour en arriver là, Lyon n’a pas survolé son sujet, hier soir, à Gerland,
face à Auxerre (1-0), mais il a su, au
moins, faire la différence et le spectacle pendant les vingt plus belles
minutes de la soirée, juste avant le
repos. Et Gérard Houllier continue de
faire tourner sans conséquence – on
veut dire sans conséquences négatives : il aura effectué cinq changements de Madrid (2-2) à Gerland, en
dépit de l’intervalle de cinq jours qui
semblait suffisant à régénérer les
organismes. Pour montrer, sans
doute, que tout le monde peut jouer
des matches importants et renforcer
dans le même élan la vie sociale.
Pour tenir compte, aussi, de la forme
fatiguée de quelques joueurs
majeurs.
Ce bon match de Ligue 1, surtout
dans sa première partie de programme, aura dévoilé un bon
Auxerre, joueur, recherchant les
intervalles et sachant bousculer Lyon
dans les vingt premières minutes, le
secouant de cinq corners d’affilée en
une série rarement vue à Gerland
dans ce sens-là, pour un total de huit
corners en première période. Il n’a
manqué à l’AJA qu’un peu plus de
réalisme, un peu plus de chance,
comme sur ce retour de Müller
devant Niculae (8e), cette tête de
Kalabane détournée par le sommet
du crâne de Carew (10e), ou ce corner
de Cheyrou que Kalabane fut à trois
centimètres de reprendre au deuxième poteau (20e).
Fabien Cool, lui, ne doit pas aimer
beaucoup Juninho. Le Brésilien le
tourmente avec une régularité
confondante. Il lui a marqué, déjà,
deux coups francs dans le même
match. Hier soir, Juninho, à peine
plus clément, a encore torturé Cool
de son pied droit, d’un coup franc
lointain et plongeant sur lequel le
gardien auxerrois boxa maladroitement le ballon (25e). Son erreur
déboucha sur le cinquième but de
Malouda, record égalé pour le Guyanais en une saison lyonnaise, mais
surtout sur les meilleures vingt
minutes de l’OL depuis un mois.
En dépit de la constance des intentions auxerroises, domptées par les
bonnes sorties de Coupet anticipant
sur la recherche de la profondeur des
milieux de l’AJA, la qualité des
enchaînements techniques et de certains gestes lyonnais fut extrêmement élevées.
Lyon a remporté
sa cinquième victoire
en sept matches
Deux slaloms de Juninho, le deuxième se terminant par une frappe
violente et lointaine sur la barre de
Cool (29e), firent se lever Gerland de
plaisir, et l’OL aurait pu marquer,
encore, sur un tir de Källström dévié
par Carew dans les pieds de Cool
(37e) ou deux tentatives de Malouda
(37e) et Réveillère (40e).
Mais ces vingt minutes-là furent
d’assez loin ce que le match eut à
donner de meilleur.
Comme s’il lui était difficile d’oublier
qu’il avait abandonné deux points à
Auxerre dans le temps additionnel,
la saison dernière (1-1), l’OL passa
avec application d’une logique de
conquête à une logique de gestion.
Le spectacle ne fut donc pas le
même.
Auxerre ne fut pas si loin de revenir
de Gerland avec quelque chose, mais
les Auxerrois, malgré les rentrées
d’Akalé puis de Ba sur les côtés,
eurent du mal à s’approcher autrement que par des centres dangereux.
Et alors que le public lyonnais, qui a
adapté un nouvel hymne à sa gloire,
LYON. – Comme
à Madrid (2-2),
mardi dernier
face au Real,
Florent Malouda
(ici à la lutte
avec l’Auxerrois
Kaboul) a
marqué hier soir.
L’international
de l’OL a inscrit
son cinquième
but de la saison
en Championnat.
(Photo
Jean-Louis Fel)
de notre envoyé spécial permanent
LYON
Remplacements. – 63e : Niculae par AKALÉ
et Pieroni par F. THOMAS ; 75e : Kaboul par
Is. Ba.
Non utilisés : Sauvage (g.), B. Martin,
Lejeune.
Entraîneur : J. Fernandez.
LE BUT
1-0 : MALOUDA (25e). – Coup franc excentré côté gauche, la frappe de Juninho sous la barre
est repoussée d’une main par Cool. Malouda à l’affût au premier poteau place une tête, qui entre
dans le but auxerrois après avoir touché le dessous de la transversale.
AUCUN CARTON
COUPET (6,5) : attentif sur sa ligne, il a aussi su sortir
opportunément quand il le fallait.
REVEILLÈRE (6,5) : une saine activité sur le flanc
droit, où il a globalement bien contrôlé la situation.
En forme !
MÜLLER (6,5) : pour sa rentrée, il a commencé par
un bon tacle devant Jelen et joué un match très
sérieux.
CRIS (6) : quasi impossible de lui prendre un ballon
de la tête, deux ou trois imprécisions, mais c’est toujours aussi solide.
BERTHOD (5,5) : appliqué, de plus en plus prudent
au fil des minutes.
A. DIARRA (6,5) : une dizaine de minutes pour trouver ses marques, avant de dérouler un match solide,
appliqué et convaincant.
JUNINHO (7) : de l’envie, du punch, des dribbles
déroutants, la transversale l’a empêché de marquer
un but magnifique, puis un coup franc juste avant son
remplacement à la 82e par TOULALAN.
KÄLLSTRÖM (5) : un démarrage assez discret, il a
beaucoup couru, sans vraiment réussir à se faire
remarquer.
WILTORD (5) : de la mobilité, le souci de jouer pour
la collectivité, pas trop de réussite, il a cédé sa place
sans plaisir à GOVOU (59e), qui a essayé d’apporter
ses accélérations côté droit.
CAREW (4) : beaucoup moins de carburant et d’inspiration qu’à Madrid. Sorti sans s’être fait remarquer,
il a été relayé à la 59e par RÉMY, qui a confirmé un
certain culot.
MALOUDA (6,5) : un but de plus, plein d’opportunisme, comme à Madrid. Il a par ailleurs livré un duel
très intéressant à Sagna dont il est parfois sorti à son
avantage.
AUXERRE
COOL (5) : sa responsabilité est clairement engagée
sur le but de Malouda, et il n’a pas toujours paru très
rassurant. Il a eu le mérite d’aider le coup franc de
Juninho à ricocher sur la transversale à la 82e.
SAGNA (6) : une vraie bonne graine d’arrière latéral
qui a mené la vie dure au tandem Malouda-Berthod.
KALABANE (6) : pas toujours le geste juste, mais de
la vitalité et de l’application.
GRICHTING (6) : sobre, il a d’abord misé sur son placement.
JAURÈS (5,5) : sérieux mais pas spécialement tranchant.
KABOUL (5,5) : un rôle obscur mais précieux devant
la défense avant que, fatigué, il ne soit remplacé par
BA à la 75e.
PEDRETTI (5,5) : il a souvent essayé d’utiliser les
intervalles pour lancer ses attaquants.
Be. CHEYROU (6) : un pied gauche d’une grande
précision, notamment sur coups de pied arrêtés, le
plus influent dans l’élaboration du jeu auxerrois.
JELEN (5,5) : très en vue en début de match puis de
plus en plus discret, il a fini avant-centre.
NICULAE (4,5) : malin, l’art de se faire oublier, y
compris parfois de ses équipiers ! Remplacé à la 63e
par AKALÉ, qui a vainement essayé d’apporter sa
technique en mouvement.
PIERONI (4,5) : rien de flambant à l’arrivée. THOMAS lui a succédé à la 63e quand Auxerre est passé en
4-4-2.
LES CHIFFRES DE LA 15e JOURNÉE
SAMEDI
TROYES
MARSEILLE
1-1
Lachuer (18e)
1-0
SAINT-ÉTIENNE
Alonso (70e)
LILLE
MONACO
1-1
Bodmer (77e)
Gakpe (37e)
LORIENT
Marchal (2e)
Le Tallec (22e, 24e)
Ziani (45e s.p.)
NICE
SEDAN
2-2
B. Koné (55e)
Kanté (76e)
Job (17e)
Pujol (86e)
TOULOUSE
LE MANS
LENS
Thomert
(42e)
1-0
NANCY
1-1
PARIS-SG
Savidan (1re)
NANTES
e
e
Da Rocha (75 )
LYON
(Toulouse)
(
(Nancy)
7
Feindouno
Steven Thicot (Sedan) a disputé son premier match en L 1.
(Valenciennes) 6,5
A
Armand
d
(Paris-SG)
(Paris
SG)
6,5
Ziani
7
Juninho
(Sochaux)
(Lyon)
(Saint-Étienne)
7
Thomert (Lens)
Total (estimation) : 192 800
1-1
(22e)
VALENCIENNES
6,5
Dao
Dao
6,5
Ch étien
Chr
Affluences
HIER
Malouda
7
PPenneteau
t u
7
Mansaré (Toulouse)
300
6
G. Norbert
L’entraîneur du Paris-SG, Guy Lacombe, a dirigé son 300e match parmi l’élite.
350
(Nantes)
Le Paris-SG a obtenu à Nantes (1-1) son 350e résultat nul en L 1 et le gardien
parisien Mickaël Landreau a joué son 350e match à ce niveau.
7
Danic
850
Bordeaux a remporté contre Saint-Étienne (1-0) sa 850e victoire au plus haut
niveau en Championnat.
(Troyes)
RENNES
1-0
Bergougnoux (66 e
s.p.)
Is. Bangoura
1
L’équipe type
SOCHAUX
1-3
Kalou (2 )
1-0
AUXERRE
(25e)
Classement
Pts J. G. N. P. p.
— — — — — —
1. Lyon
40 15 13 1 1 31
2. Lille
26 15 7 5 3 21
3. Lens
26 15 7 5 3 22
4. Sochaux 26 15 7 5 3 20
5. Nancy
25 15 7 4 4 13
6. Bordeaux 25 15 8 1 6 19
7. Marseille 24 15 7 3 5 21
8. Saint-Étienne 24 15 7 3 5 23
9. Toulouse 24 15 7 3 5 20
10. Le Mans 20 15 4 8 3 19
11. Lorient 20 15 5 5 5 16
12. Rennes 17 15 4 5 6 11
13. Paris-SG 17 15 4 5 6 16
14. Auxerre 17 15 4 5 6 14
15. Valenciennes 17 15 5 2 8 14
16. Monaco 13 15 3 4 8 16
17. Nice
13 15 3 4 8 14
18. Nantes 12 15 2 6 7 12
19. Troyes 11 15 2 5 8 13
20. Sedan
10 15 1 7 7 18
c.
—
10
13
15
16
10
17
14
19
18
20
18
14
20
19
21
19
19
21
22
28
Diff.
—
+21
+8
+7
+4
+3
+2
+7
+4
+2
-1
-2
-3
-4
-5
-7
-3
-5
-9
-9
-10
Gérard HOULLIER (entraîneur de
Lyon) : « Deux constats d’abord, le président va être content puisqu’on a
désormais une bonne chance de jouer
en L 1 la saison prochaine ! Ensuite,
nous voilà avec 40 points, si ont fait la
même chose à partir de maintenant on
sera champion ! Cela étant, je pense
que ce fut un beau match, notamment
en première mi-temps. Car en deuxième période on a senti beaucoup de
fatigue de part et d’autre. Lyon a joué
un match très sérieux. Je considère
qu’il s’agit d’une victoire du cœur et de
la maturité technique et tactique. »
– C. C
Jean FERNANDEZ (entraîneur
d’Auxerre) : « Sur la physionomie du
match, la victoire de Lyon est méritée.
On était venus pour jouer et éventuellement pour gagner. On a livré une première mi-temps très solide au cours de
laquelle on a eu un temps fort de cinq
ou six minutes avec cinq ou six corners
successifs et un coup franc excentré, à
l’occasion desquels on a peut-être raté
le coche. Après, en deuxième mitemps, la fatigue du match de jeudi
s’est faite ressentir et on a eu plus de
mal. Maintenant, il va falloir vite récupérer car un match nous attend dès
mercredi à Belgrade puis un autre
contre Nice samedi sur notre terrain. »
Alou DIARRA (Lyon) : « Après
notre première place en Ligue des
champions, cette victoire et ce titre de
champion d’automne sont deux
bonnes nouvelles. C’est une victoire
méritée. Il est seulement dommage
qu’on ait manqué l’occasion de faire le
break. Est-ce que ce match me fait du
bien au moral ? Non surtout aux
jambes, parce que le moral est là. J’ai
besoin de matches pour être au top
physiquement. Est-ce que c’est mon
meilleur match avec Lyon ? Je n’en ai
pas fait énormément, mais oui c’est
peut-être le plus plein. » – V. D.
TROPHÉE DU JOUEUR DU MOIS UNFP - CANAL + - L’ÉQUIPE
Maoulida (61e)
BORDEAUX
CLAUDE CHEVALLY
ILS ONT DIT
Houllier : « Une
victoire du cœur »
Buts
Total cette saison
Total l’an passé
Moyenne par match
Moyenne l’an passé
353
297
2,35
1,98
Lyon - Auxerre
Nantes - Paris-SG
Bordeaux - Saint-Étienne
Troyes - Marseille
Toulouse - Rennes
Lille - Monaco
Valenciennes - Nancy
Lorient - Sochaux
Le Mans - Lens
Nice - Sedan
39 976
32 104
29 702
18 579
15 747
15 500
13 241
12 513
9 217
9 028
Total cette saison
Total l’an passé
Moyenne par match
Moyenne l’an passé
3 265 963
3 294 425
21 773
22 110
Penalties
Réussis cette saison
Accordés cette saison
Accordés l’an passé
3
35
40
37
Avertissements
Total cette saison
Total l’an passé
Moyenne par match
Expulsions
p
Total cette saison
Total l’an passé
1
LES NOTES
PROCHAINES JOURNÉES
LES GARDIENS
16e JOURNÉE
20
Sur coup de pied arrêté
Sur penalty
Sur coup franc direct
Sur coup franc indirect
À la suite d’un corner
Sur corner direct
5
2
0
2
1
0
40
49
17
619
632
4,13
BUTEURS
1. Is. Bangoura (+ 1) (Le Mans), 8 buts.
2. Aruna (Lens), 7 buts.
3. Bodmer (+ 1) (Lille) ; Pagis (Marseille) ; Pauleta (Paris-SG) ; P. Feindouno (SaintÉtienne) ; Savidan (+ 1) (Valenciennes), 6 buts.
8. Darcheville (Bordeaux) ; Odemwingie (Lille) ; Fred, Juninho, Malouda (+ 1) (Lyon) ;
Piquionne (Saint-Étienne) ; Ziani (+ 1) (Sochaux), 5 buts.
15. Wendel (Bordeaux) ; Jussiê (Lens) ; Gignac (Lorient) ; Benzema (Lyon) ; Niang (Marseille) ; Ilan (Saint-Étienne) ; Pujol (+ 1) (Sedan) ; Alvaro Santos (Sochaux) ; Batlles (Toulouse), 4 buts.
PASSEURS
1. Gakpé (Monaco), 6 passes.
2. Niang (Marseille), 5 passes.
3. Gignac (Lorient) ; Malouda (Lyon) ; Landrin, Piquionne (Saint-Étienne) ; Elmander
(Toulouse) ; Lachuer (Troyes), 4 passes.
1. Janot (Saint-Étienne), 6,37 ; 2. Coupet
(Lyon), 6,08 ; 3. Carrasso (Marseille),
6,07 ; 4. Richert (Sochaux), 6 ; 5. Douchez
(Toulouse), 5,87 ; 6. Roma (Monaco),
5,83 ; 7. Sylva (Lille), 5,71 ; 8. Audard
(Lorient), Pouplin (Rennes), 5,70 ; 10. Lloris (Nice), 5,67, etc.
LES JOUEURS DE CHAMP
1. Malouda (Lyon), 6,30 ; 2. Juninho
(Lyon), 6,18 ; 3. Cris (Lyon), 6,13 ; 4. Savidan (Valenciennes), 6,08 ; 5. A. Keita
(Lille), Niang (Marseille), 6,07 ; 7. Gignac
(Lorient), Squillaci (Lyon), 6,05 ; 9. Belhadj (Sedan), 5,97 ; 10. Piquionne (SaintÉtienne), Bodmer (Lille), 5,96 ; 12. Jemmali (Bordeaux), 5,95 ; 13. Is. Bangoura
(Le Mans), 5,92 ; 14. Romaric (Le Mans),
Kovacevic (Lens), Plestan (Lille), Armand
(Paris-SG), Ziani (Sochaux), 5,86 ; 20.
Mavuba (Bordeaux), Réveillère (Lyon),
5,83, etc.
LES MEILLEURS PAR ÉQUIPE
AUXERRE : Be. Cheyrou, 5,67 ; BORDEAUX : Jemmali, 5,95 ; LE MANS : Is.
Bangoura, 5,92 ; LENS : Kovacevic, 5,86 ;
LILLE : A. Keita, 6,07 ; LORIENT : Gignac,
6,05 ; LYON : Malouda, 6,30 ; MARSEILLE : Carrasso, Niang, 6,07 ;
MONACO : Roma, 5,83 ; NANCY : Diakhaté, 5,77 ; NANTES : Faé, 5,64 ; NICE : Lloris, 5,67 ; PARIS-SG : Armand, 5,86 ;
RENNES : Pouplin, 5,70 ; SAINT-ÉTIENNE:
Janot, 6,37 ; SEDAN : Belhadj, 5,97 ;
SOCHAUX : Richert, 6 ; TOULOUSE : Douchez, 5,87 ; TROYES : Nivet, 5,77 ; VALENCIENNES : Savidan, 6,08.
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SAMEDI 2 DÉCEMBRE
17 H 10
Le Mans - Lyon (Canal +)
20 HEURES
Auxerre-Nice
Lens-Bordeaux
Monaco-Valenciennes
Rennes-Nantes
Saint-Étienne - Lorient
Sedan-Troyes
(Ces six matches sur Foot +)
DIMANCHE 3 DÉCEMBRE
18 HEURES
Sochaux - Marseille (Canal + Sport)
Paris-SG - Toulouse (Foot +)
21 HEURES
Nancy-Lille (Canal +)
17e JOURNÉE
SAMEDI 9 DÉCEMBRE
17 H 10
Toulouse-Lens (Canal +)
20 HEURES
Nice-Nancy
Lorient-Sedan
Nantes - Le Mans
Troyes-Auxerre
Bordeaux-Rennes
Marseille-Monaco
Valenciennes-Sochaux
(Ces sept matches sur Foot +)
DIMANCHE 10 DÉCEMBRE
18 HEURES
Lille - Saint-Étienne (Canal + Sport)
21 HEURES
Lyon - Paris-SG (Canal +)
Juninho,
le collectionneur
JUNINHO, LYONNAIS depuis 2001,
devenu capitaine des champions de
France à la suite de la blessure de son
compatriote Caçapa, est décidément
un grand collectionneur. De coups
francs, puisqu’il en a déjà réussi une
trentaine au bénéfice de Lyon. Mais
aussi de trophées, car outre les cinq
titres et les cinq Trophées des champions remportés consécutivement
avec l’OL, « Juni » a été choisi pour la
troisième fois comme « joueur du
mois » par le jury UNFP-Canal +L’Équipe.
Récompensé cette fois-ci pour ses perf or m a n c es ré a l is ée s a u m ois
d’octobre, le Brésilien, qui va être papa
pour la troisième fois dans les jours à
venir, a ainsi reçu hier soir ce nouveau
trophée des mains de notre confrère de
Canal +, Grégoire Margotton. Il était
d’ailleurs acquis que le joueur du mois
d’octobre serait lyonnais, puisque
Juninho (38 % des suffrages) avait été
nominé en compagnie de ses équipiers
Cris et Källström, qui ont recueilli respectivement 33 % et 29 % des votes. –
C. C.
AGENDA
MERCREDI 29 NOVEMBRE
COUPE DE FRANCE
12 HEURES
Tirage au sort du 8e tour (voir page 8)
COUPE DE L’UEFA (phase
de poules, 4e journée)
20 H 45
Partizan Belgrade (SER) - Auxerre
(W 9)
Lens - Parme (ITA) (Sport +)
JEUDI 30 NOVEMBRE
COUPE DE L’UEFA (phase
de poules, 4e journée)
Istres (17) - Libourne-Saint-Seurin
(13)
Le Havre (7) - Montpellier (12)
Tours (20) - Guingamp (19)
20 H 30
Strasbourg (3) - Bastia (10) (Eurosport)
NATIONAL (16 e journée,
matches avancés)
SAMEDI 2 DÉCEMBRE
LIGUE 1 (16e journée)
Voir ci-dessus
NATIONAL (16 e journée,
suite)
20 H 45
DIMANCHE 3 DÉCEMBRE
Nancy - Feyenoord (HOL) (Canal +
Sport)
Mlada Boleslav (RTC) - Paris-SG
(Paris Première)
LIGUE 1 (16e j o u rn é e ,
matches décalés) (Voir ci-dessus)
LIGUE 2 (18e journée, match
décalé)
VENDREDI 1er DÉCEMBRE
LIGUE 2
(18e
journée)
20 HEURES
AC Ajaccio (11) - Dijon (4)
Châteauroux (9) - Amiens (6)
Créteil (16) - Niort (18)
Gueugnon (14) - Brest (15)
16 HEURES
Grenoble (5) - Metz (1) (Eurosport)
LUNDI 4 DÉCEMBRE
LIGUE 2 (18e journée, match
décalé)
20 H 30
Reims (8) - Caen (2) (Eurosport)
Sorti sur une civière lors de Nice-Sedan
(1-1), Badiane souffre de la clavicule
droite. Il passera des examens ce
matin. – P. R.
LORIENT
Ewolo (adducteurs), Marchal (pied),
Saïfi (tendon d’Achille) et Le Pen (mollet) n’ont pas participé au décrassage.
Gignac, sorti en seconde période face à
Sochaux (1-3) après un coup à un tibia,
a passé des examens rassurants.
MARSEILLE
Victime d’une réaction allergique,
Cesar ne s’est pas entraîné hier,
comme Zubar (douleur cheville).
TOULOUSE
Elmander (ischio-jambiers) devrait
jouer dimanche à Paris. Akpa Akpro
(cuisse) passe une échographie
aujourd’hui. – N. S.
Corse : nouvelle
agression
d’arbitre
Voici deux semaines, un arbitre
officiel de la Ligue corse avait dû
être hospitalisé au CHU de Bastia
pour un œdème à l’œsophage après
avoir été frappé par un spectateur
à la fin d’une rencontre.
Visiblement, la condamnation de
l’agresseur de l’arbitre officiel à six
mois de prison ferme n’a pas eu
beaucoup d’effet . Hier, alors que
tous les arbitres de la Ligue corse
étaient toujours en grève en signe
de protestation, c’est un bénévole
qui a été pris à partie et
brièvement transporté à l’hôpital
lors d’une rencontre de
Championnat de Promotion
d’Honneur Jeunesse Marocaine Costa Verde . – M. D. G.
ANTONETTI, COHEN ET
ROUSSELOT DEVANT LE CNE. –
Le Conseil national de l’éthique,
présidé par Dominique Rocheteau,
entendra cet après-midi Maurice
Cohen et Frédéric Antonetti,
président et entraîneur de l’OGC
Nice, ainsi que Jacques Rousselot,
président de Nancy, qui ont été
convoqués après les propos qu’ils
ont tenus en octobre à l’encontre
des arbitres. – R. Po.
MPHELA VERS SUPERSPORT. –
L’international sud-africain du
RC Strasbourg, Abel Mphela, devrait
être transféré aujourd’hui à
SuperSport United, club de
Johannesbourg (AFS), où il avait déjà
été prêté la saison passée.
Jean-Pierre Papin avait désiré le
conserver dans son effectif, mais ne
l’a jamais aligné cette saison en
match officiel. L’attaquant de
vingt-deux ans devrait signer un
contrat de deux ans et demi.
La transaction est évaluée
à 200 000 . – Fr. N.
OM : UN MILIEU AMÉRICAIN
À L’ESSAI. – Un milieu de terrain
défensif, Brian Carroll, est à l’essai à
l’OM. Carroll, international américain
âgé de vingt-cinq ans, évolue depuis
2004 au Washington DC United.
COUPE DU MONDE : LA
CONCACAF VEUT QUATRE PLACES.
– Le comité exécutif de la
Confédération d’Amérique du nord,
centrale et des Caraïbes (Concacaf)
va demander à la FIFA de lui
attribuer quatre places lors de la
Coupe du monde 2010. « Nos quatre
représentants au Mondial 2006 ont
fait un grand tournoi. Une telle
demande est fondée », a estimé
Chuck Blazer, secrétaire général de
la Concacaf, évoquant notamment le
cas de Trinité-et-Tobago, qualifié à
la faveur d’un barrage contre
Bahreïn. En Allemagne,
Trinité-et-Tobago, les États-Unis et le
Costa Rica avaient été éliminés au
premier tour, le Mexique avait
atteint les 8es de finale.
WEST HAM VEUT LE STADE
DES JO 2012. – L’Islandais Eggert
Magnusson, qui dirige le consortium
venant de racheter le club londonien
de West Ham, souhaite rencontrer
les autorités gouvernementale et
olympique britanniques, pour les
convaincre de laisser les Hammers
s’installer dans le stade olympique
de Londres 2012.
MUSLIN DE RETOUR
À LOKEREN. – Près d’un an après
son départ, Slavo Muslin, l’ancien
entraîneur de Brest, Bordeaux et du
Mans, va effectuer son retour à
Lokeren, qu’il avait quitté en
décembre 2005, et actuel 13e du
Championnat belge, sans entraîneur
depuis le limogeage d’Ariel Jacobs,
fin octobre. Le technicien serbe,
cinquante-trois ans, est libre après
avoir été remercié du Lokomotiv
Moscou en octobre.
GUEUGNON : NIFLORE OUT. –
Lors de sa victoire samedi en Coupe
de France face au club de DHR Ain
Sud Foot (5-1), le FC Gueugnon (L 2)
a perdu, pour plusieurs semaines,
son buteur Wilfred Niflore, victime
d’une fracture de la clavicule. – G. B.
BREST : DOUBLE ENTORSE
DE LA CHEVILLE POUR AURIAC. –
Éliminé de la Coupe de France
samedi aux tirs au but par les Sables
d’Olonne (CFA 2), Brest (L 2) devra
se passer durant une période encore
indéterminée de son milieu de
terrain, Olivier Auriac, victime d’une
double entorse à une cheville.
LUNDI 27 NOVEMBRE 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Remplacements. – 59e : Wiltord par GOVOU
et Carew par L. RÉMY ; 82e : Juninho par
TOULALAN.
Non utilisés : Vercoutre (g.), Clerc, Ben Arfa,
Squillaci.
Entraîneur : G. Houllier.
LYON –
ABIDAL AVAIT MAL AU GENOU.
– Surprise, sur la feuille de match, côté
lyonnais : Éric Abidal n’y figurait pas :
« Quelques heures avant le match, une
douleur au genou s’est réveillée et
c’est pour cela que nous avons préféré
le laisser au repos », a indiqué Gérard
Houllier à l’issue de la rencontre.
– C. C.
Badiane
blessé
Bleu
Jaune
Rouge
Royal en première période, le capitaine de l’OL a touché du bois.
Sagna
Malouda
Jelen
6
6,5
5,5
4
Pedretti
Müller Källström
Kalabane
5,5
6,5
5
6
Coupet
Cool
A. Diarra
Kaboul
Carew Pieroni
6,5
5
6,5
5,5
4,5
4
Juninho
Grichting
Cris
Be. Cheyrou
cap., 7
6
6
cap., 6
Wiltord
Réveillère
Akalé
Jaurès
5
6,5
4,5
5,5
Berthod
5,5
VINCENT DULUC
SEDAN
Jaune
Temps frais. Pelouse en bon état. 39 576 spectateurs. Arbitre : M. Fautrel.
Malgré un peu de fatigue, ou de
fébrilité, au choix, Lyon a fini par
contenir des Auxerrois qui auront
manqué de présence dans la surface.
La marge est mince ? Depuis
quelques temps, c’est une habitude
lyonnaise : l’OL vient de remporter sa
cinquième victoire en sept matches,
toutes compétitions confondues, et
la cinquième par un seul but d’écart.
Mais la plus petite des marges,
célèbre cliché, a fini par creuser un
gouffre.
EN DIRECT DE LA LIGUE 1
Noir
Bleu
Noir
Deux barres pour Juninho !
LYON - AUXERRE 1-0 (1-0)
chantait le nom de Juninho depuis
dix minutes sur l’air de « Life is
Life », le Brésilien expédia un nouveau coup franc sur la barre (82e) en
point d’orgue d’une seconde période
quelconque. Cette fois, Cool, qui
avait dévié le ballon, fut décisif.
7
FOOTBALL LIGUE 1 (15 journée)
e
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
LE MANS - LENS : 1-1
Les jambes étaient trop lourdes
Trois jours après un match européen, Lens s’en est bien sorti en obtenant un nul au Mans. Et conserve sa troisième place.
LE MANS –
de notre envoyé spécial
Temps frais. Pelouse en bon état. 9 217 spectateurs. Arbitre : M. Moulin.
Demont
Boukari
5,5
5,5
Kovacevic
Louvion Romaric
5,5 Ad. Coulibaly
6
5,5
Grafite Cousin
4,5
Roche
6
5
Sessegnon
Itandje
5,5
6,5
6,5
Basa Coutadeur
Thomert
Hilton
cap., 6
Se.
Keita
7
5
5
cap., 5
Ib. Camara
5
O. Thomas
5
Matsui
5,5
Is. Bangoura
6,5
Remplacements : 46e : O. Thomas par CALVÉ (note : 5,5) ; 66e : Grafite par SAMASSA ;
90e : Matsui par FANCHONE.
Non utilisés : Ferrand (g.), Cerdan, Fischer,
Lucau.
Entraîneur : F. Hantz.
Jussiê
5,5
Ramos
4,5
Remplacements : 46e : Boukari par Si. KEITA
(note : 5,5) ; 85e : Thomert par BARUL ; 90e :
Cousin par JEMAA.
Non utilisés : Chabbert (g.), Zayatte, Hermach, Monnet-Paquet.
Entraîneur : F. Gillot.
LES BUTS
1-0 : Is. BANGOURA (22e, passe de Sessegnon). – Sur une contre-attaque, Sessegnon
s’infiltre dans l’axe et lance Is. Bangoura, isolé côté droit. Sans contrôle, le Guinéen place une
frappe croisée de l’intérieur du droit à ras de terre qui prend Itandje à contre-pied.
1-1 : THOMERT (42e, passe de Cousin). – Suite à un long dégagement d’Itandje prolongé de la
tête, Cousin décale Thomert sur la gauche. Celui-ci résiste au retour de Basa et ne laisse aucune
chance à Roche d’une puissante reprise du gauche sous la barre.
LES CARTONS
4 AVERTISSEMENTS. – Le Mans : Romaric (69e, accrochage avec Ramos) ; Lens : Kovacevic
(20e, tacle dangereux sur I. Camara), Thomert (62e, charge irrégulière sur Matsui), Ramos (69e,
accrochage avec Romaric).
Lille (1-1), Paris-SG (1-1), et maintenant Lens (1-1), pour un sixième nul
de rang ! « Heureusement, nous
avons un match facile chez nous,
samedi prochain », ironisait Frédéric Hantz, l’entraîneur du MUC, en
évoquant la venue de… Lyon.
De son côté, Lens compte désormais
sept rencontres consécutives en L 1
sans aucun revers (trois succès et
quatre nuls). Comme l’an dernier, le
Racing cherche à faire sa place, derrière Lyon, au sein d’une hiérarchie
qui demeure dans un état de mouvance très prononcé. Si Lens est toujours troisième, ce n’est pas par
l’opération du Saint-Esprit ! C’est
qu’il a gagné en solidité. Mais il est
trop tôt pour savoir si le RCL disposera du fond nécessaire pour aller
jusqu’au bout.
JEAN-LUC GATELLIER
Bangoura,
roi des buteurs
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Rouge
(42e), répliqua à un joli but d’Ismael
Bangoura (22e), son huitième en
Ch a mp i o nn a t. H e ur eu x q u e
l’arbitre ait invalidé un but à Grafite
sur un hors-jeu inexistant (19e),
après qu’il eut déjà échoué sur le
poteau (2e). Heureux que l’arbitre
ait bien vu le ballon heurter le bras
de Sessegnon pour annuler sa
reprise de volée victorieuse (45e).
Heureux encore (mais là, l’arbitre
n’y est pour rien) que Matsui, sur
l’action précédente, ait gâché une
énorme occasion (44e)…
Voilà deux équipes marquées par
les séries. Le Mans a bien débuté sa
saison à domicile avec deux succès
contre Nice (1-0) et Valenciennes
(3-2). Mais, depuis plus de trois
mois, il bute invariablement sur ses
adversaires à Léon-Bollée : Lorient
(1-1), Sochaux (2-2), Nancy (0-0),
Bleu
Ce Lens poussif de la première
période monta progressivement en
régime lors de la seconde. Il aurait
même pu réaliser un hold-up sur la
fin grâce à Thomert (75e). Mais Le
Mans ne méritait pas d’être à ce
point accablé.
Le Racing pouvait même s’estimer
heureux d’avoir atteint la pause sur
un score de parité (1-1), quand Thomert, d’une magnifique lucarne
LE MANS - LENS : 1-1 (1-1)
Jaune
Rouge
Jaune
Sixième nul à domicile
pour Le Mans
LE MANS. – Hier soir, le défenseur brésilien de
Lens Hilton (à g., au sol) était chargé du
marquage de son compatriote du Mans Grafite
(au-dessus). L’attaquant a souvent fait souffrir le
défenseur mais aussi Charles Itandje, le gardien
lensois (au centre, au sol). Grafite est même
parvenu à marquer mais le but (19e), pourtant
valide, n’a pas été accordé.
(Photo Jean-François Monier/AFP)
Noir
Bleu
Noir
« C’EST STUPIDE de jouer si souvent en si peu de jours, à la fin de
l’automne, dans une période propice aux blessures, aux terrains
gras, à la lassitude… », s’était
insurgé Francis Gillot, mercredi, à la
veille du match de Coupe de l’UEFA,
à Odense (1-1).
Hier, au Mans, où son équipe a
obtenu son second nul en trois jours
(1-1), l’entraîneur du RC Lens a stigmatisé à nouveau l’incohérence du
calendrier franco-européen, en faisant part de ses grandes craintes.
« Franchement, je suis inquiet, a-t-il
lâché après la rencontre. Physiquement, certains joueurs peinent, et
on a malheureusement beaucoup
de blessés (Aruna, Carrière et Gillet). J’espère qu’on trouvera des ressources mentales pour bien finir la
série, à Bollaert : Parme, mercredi
en Coupe d’Europe, puis Bordeaux,
qui revient bien, samedi. » Soit cinq
matches en deux semaines !
Ce cycle infernal réclame une programmation précise et judicieuse
des joueurs pour assurer à l’équipe
une sorte d’équilibre biologique.
Mais peut-on la maîtriser totalement ? Gillot avait déjà opéré cinq
changements entre la victoire
contre Nantes (2-0) le 18 novembre
et le déplacement à Odense cinq
jours plus tard. Compte tenu des
défections pour blessures, seuls
quatre titulaires avaient changé
entre le Danemark et la Sarthe.
Que faire quand les jambes ne suivent pas ? Tenir tant bien que mal et
répliquer avec ses arguments offensifs, comme Lens l’a fait au Mans,
avec un certain répondant : après
Odense, c’est la seconde fois que les
Sang et Or sont revenus au score.
« À la mi-temps, j’ai fait sortir un
attaquant (Boukari) pour le remplacer par un milieu (Sidi Keita), parce
que, dans l’entrejeu, nous n’étions
pas bien, on se faisait transpercer,
soulignait Gillot. Les quatre attaquants (deux axiaux et deux excentrés) ne défendaient pas comme je
le voulais. J’en avais mis autant
pour essayer de gagner. Je fais mon
mea culpa, je nous ai vus peut-être
trop beaux. »
New Thinking. New ThinkCentre.TM*
LE MANS
LENS
ROCHE (5,5) : des interventions face à Boukari
(27e) et Jussiê (57e). Ils ne sont pas nombreux les
gardiens qui auraient stoppé le boulet de Thomert
(1-1, 42e).
Ib. CAMARA (5) : il a tenu le choc face aux grands
gabarits lensois. Mais une erreur aurait pu coûter
cher (75e).
BASA (6) : solide patron de la défense. Une montée qui aurait pu être décisive (44e).
LOUVION (6) : des qualités indéniables à dix-neuf
ans.
O. THOMAS (5) : dur à passer et, quand il l’a été,
auteur d’une grosse faute sur Boukari (40e). Blessé
et remplacé à la pause par CALVÉ (note : 5,5).
COUTADEUR (5) : il a sérieusement baissé le pied
au fil du match.
ROMARIC (5,5) : une bonne rentrée après trois
matches de suspension (infligés par son club),
même s’il a gâché la dernière occasion (90e + 3).
Is. BANGOURA (6,5) : meilleur buteur de L 1
grâce à ce huitième but inscrit avec sang-froid (1-0,
22e). Une frappe (61e) et une reprise (63e) à côté.
SESSEGNON (6,5) : un petit gabarit difficile à
maîtriser. Un but refusé pour une main (45e) et un
duel perdu face à Itandje (50e).
MATSUI (5,5) : assez saignant, mais pas décisif,
notamment à la 44e. Remplacé par FANCHONE
(90e).
GRAFITE (6) : il a échoué sur le poteau (2e) avant
de se voir refuser un but valable (19e). Remplacé
par SAMASSA (66e).
ITANDJE (6,5) : impuissant sur l’ouverture du score de Is. Bangoura (1-0, 22e), décisif dans les jambes de Sessegnon (50e).
Très sûr dans l’ensemble.
DEMONT (5,5) : d’entrée, il a évité le pire face à Grafite (2e).
Ses coups francs n’ont rien donné.
Ad. COULIBALY (4,5) : une mauvaise relance aurait pu coûter
cher (2e). Pas vraiment à son aise. La répétition des matches,
sans doute.
HILTON (5) : des problèmes comme son alter ego de l’axe. Il
« couvrait » Grafite sur le but injustement refusé au Manceau
pour hors-jeu (19e).
RAMOS (4,5) : un match sobre à la notable exception du but de
Bangoura où il avait déserté son côté.
KOVACEVIC (5,5) : en seconde mi-temps, il a joué un cran plus
haut pour contrarier la relance sarthoise. Il sera certainement
suspendu (3e carton) à Toulouse.
Se. KEITA (5) : fatigué, il n’a pas eu la partie facile comme les
autres milieux lensois.
BOUKARI (5,5) : auteur du premier tir lensois (27e). Dynamique sur les ailes. Remplacé dès la mi-temps par Si. KEITA
(note : 5,5) pour consolider le milieu.
JUSSIÊ (5,5) : excentré à gauche, puis replacé dans l’axe après
seulement vingt minutes de jeu, il n’a pas assez utilisé sa
vitesse. Sa conservation a fait du bien. Une tête décisive sur
l’égalisation.
THOMERT (7) : un but magnifique dans la lucarne (1-1, 42e).
Beaucoup de déplacements. Il revient en forme. A parfois pêché
dans le dernier geste. Remplacé par BARUL (85e).
COUSIN (5) : il a pesé sur la défense, sans recevoir de bons
ballons au second poteau. Remplacé par JEMAA (80e).
– J.-L. G.
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Thomert :
« J’ai rassuré ma mère »
« CETTE FRAPPE du gauche en
pleine lucarne, c’est le but de
l’année ?
– J’espère que non ! C’est vrai que
je ne me suis pas posé de questions.
Après les déviations de la tête de Jussiê et Cousin, j’ai contrôlé et frappé
aussitôt. C’est la deuxième fois que
je marque au Mans, mon ancien
club, et ça me fait plaisir de l’avoir
fait devant mes amis.
– Comme à Paris (3-1), il y a
trois semaines, vous avez réédité un geste violent (Il fait
mine de se trancher la gorge)
pour “fêter” votre but. Quelle
est la signification de ce
geste ?
– C’est sûr que ça doit paraître vio-
lent. Quand ma mère a vu ça, à la
télé, le soir du Parc, elle m’a téléphoné pour comprendre. Je l’ai rassurée :
“Maman, t’inquiète pas.” En fait,
c’est une dédicace adressée à un
ami. Un pari fait pendant les
vacances d’été. Si je marque à Bollaert, je le referai, mais je ne sais pas
comment les gens prendront ça.
– Après un début de saison difficile, vous aviez déclaré que
vous “n’étiez pas mort”. Votre
geste n’a donc rien à voir avec
cette déclaration ?
– À Paris, ça voulait dire ça
aussi… » – J.-L. G.
Frédéric HANTZ (entraîneur du Mans) : « Je suis déçu du résultat. On a
marqué trois buts et sur les deux qui ont été refusés, il y en avait au moins un
qui était valable. On dit habituellement que les erreurs d’arbitrage s’équilibrent en fin de saison, eh bien, tant mieux, comme ça on va avoir de bonnes
surprises par la suite. (Sourire.) On a su maintenir le ballon chez l’adversaire.
On aurait dû être devant en première mi-temps. En seconde, Lens est bien
revenu. Avoir cinq ou six occasions contre Lens, ce n’est pas rien, mais il faut
être plus réaliste. On a retrouvé de la vie et de l’inspiration dans le jeu. Continuons avec cette volonté d’enchaîner offensivement et on en récoltera les
fruits. » – J.-L. G.
LUNDI 27 NOVEMBRE 2006
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Rouge
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FOOTBALL LIGUE 1 (15 journée)
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Rouge
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VALENCIENNES-NANCY : 1-0
Nancy relance
Valenciennes
Menés d’entrée, les Lorrains ont dominé en vain les Nordistes, qui renouent avec
la victoire après quatre défaites.
VALENCIENNES –
de notre envoyé spécial
SEULE LA VICTOIRE est belle.
L’adage peut paraître éculé, mais la
rencontre d’hier soir entre Valenciennes, qui a retrouvé le goût du
succès après quatre défaites d’affilée, et Nancy, qui aura rarement
autant dominé un adversaire cette
saison, en offre une parfaite illustration. « Notre meilleur match, c’est
celui que l’on gagne », a ainsi tranché un Pablo Correa extrêmement
frustré, lui qui n’a pas encore vaincu
à l’extérieur cette saison.
Bien que la place de deuxième au
classement aurait été promise à ses
joueurs en cas de succès dans le
Nord, l’entraîneur nancéien a rappelé que tel n’était pas le destin d’un
club qui n’enchaîne que sa deuxième
saison au sein de l’élite. Aujourd’hui,
les Lorrains, cinquièmes à un point
de Lille (2e), ne seraient donc préoccupés, au moins concernés, que par
le maintien, en très bonne voie. Soit.
La déception de ce revers est donc
davantage nourrie par les événements d’une partie qu’ils n’auraient
jamais dû laisser s’échapper.
La faute d’abord à un but concédé
après 57 secondes de jeu, mêlant
une erreur individuelle – mauvaise
relance axiale d’André Luiz – à la
malchance de voir le tir de Savidan
contré par Diakhaté et prendre ainsi
Sorin à contre-pied. Un sixième but
heureux, donc, pour « Savigol ». La
faute peut-être ensuite à un dispositif trop prudent avec la mise en place
d’une défense à cinq éléments.
Car après la sortie prématurée (36e)
VALENCIENNES - NANCY : 1-0 (1-0)
Temps frais. Pelouse moyenne. 13 241 spectateurs. Arbitre : M. Bré.
Bezzaz
5,5
Duchemin
4,5
Roudet
4,5
Rippert Paauwe
5,5 non noté
Penneteau
7
Chelle Doumeng
5
5,5
Savidan
6,5
Chrétien
6,5
Macaluso
B. Gavanon
5
5,5
Curbelo
6,5
Diakhaté Sorin
cap., 5
5,5
André Luiz
non noté Puygrenier
5,5
Brison
Biancalani
4,5
5,5
Dufresne
cap., 5
Haddad
4
Mater
6
Remplacements. – 35e : Paauwe par SAEZ
(note : 5) ; 66e : Haddad par Mo. TRAORÉ ;
82e : Mater par KHARROUBI.
Non utilisés : W. Grondin (g.), Liron, F. Bourgeois, Hassli.
Entraîneur : A. Kombouaré.
Remplacements. – 36e : André Luiz par
DOSUNMU (note : 4) ; 60e : Brison par I. DIA ;
72e : Duchemin par BÉRENGUER.
Non utilisés : Lapeyre (g.), Lécluse, Sauget,
Zerka.
Entraîneur : P. Correa.
LES BUTS
Penneteau impérial
VALENCIENNES
NANCY
PENNETEAU (7) : des prises de balle aériennes sans faille,
des arrêts autoritaires. Rassurant, il assura le but d’avance.
MATER (6) : une belle débauche d’énergie dans son couloir
qu’il bloqua et une combativité de tous les instants. Remplacé par KHARROUBI (82e).
CHELLE (5,5) : grâce à ses jaillissements aériens, il a tenu,
parfois avec difficulté, les offensives adverses.
RIPPERT (5,5) : pas toujours serein dans ses interventions,
il n’a cependant jamais baissé de pied.
BEZZAZ (5,5) : d’abord omniprésent, il a davantage souffert au fil du match et des percées de Chrétien.
HADDAD (4) : trop discret sur son flanc droit avant d’être
logiquement remplacé par Mo. TRAORÉ (66e).
DOUMENG (5) : un rôle obscur dans l’entrejeu, mais précieux au final, même s’il perdit des ballons.
PAAUWE (non noté) : une entame prometteuse avant
d’être vite remplacé (35e) sur blessure par SAEZ (5) qui, plus
travailleur, accumula les courses.
ROUDET (4,5) : ses belles intentions débouchèrent sur pas
grand-chose...
DUFRESNE (5) : l’attaquant s’est démené sans parvenir à se
montrer réellement dangereux.
SAVIDAN (6,5) : « Savigol » s’est encore distingué, avec
un brin de réussite. Qui ne tente rien n’a rien, lui tente toujours.
SORIN (5) : pas décisif ces temps-ci, il ne put rien sur le but.
Sauvé par sa barre (49e).
CHRÉTIEN (6,5) : latéral puis milieu droit en seconde
période, il fut précieux offensivement.
MACALUSO (5) : pour sa première titularisation en L 1,
l’Uruguayen s’est montré pour le moins agressif, se laissant
parfois emporter.
DIAKHATÉ (5,5) : le patron de la défense coupa nombre de
trajectoires, mais dévia le tir de Savidan sur le but.
PUYGRENIER (5,5) : a encore ramassé nombre de ballons
de la tête, plus à l’aise face à Dufresne que Savidan.
BIANCALANI (5,5) : il disposa aisément de son adversaire
direct (Haddad), ce qui lui permis de monter.
DUCHEMIN (4,5) : d’abord sur le côté droit, où il n’apporta
rien, ce fut un peu mieux dans l’axe.
B. GAVANON (5,5) : il a énormément et intelligemment
travaillé au milieu, avant de baisser.
ANDRÉ LUIZ (non noté) : sa perte de ballon de la première
minute lui aura certainement coûté son remplacement précoce (36e) par DOSUNMU (4), dont la faible technique annihila les essais, même faciles (67e).
BRISON (4,5) : sur le flanc gauche, il essaya en vain de créer
des décalages, avant d’être remplacé par I. DIA, qui apporta
sa finesse technique.
CURBELO (5,5) : esseulé en début de match, la rentrée de
Dosunmu ne l’a pas soulagé. Grosse activité. – F. L. D.
VALENCIENNES. – Une pyramide humaine pour défendre le but valenciennois (Penneteau,
Rippert, Paauwe, dominés par Chelle) des assauts de Diakhaté et de Macaluso : VA a mis fin
hier à une série de quatre défaites consécutives.
(Photo Philippe Huguen/AFP)
Rouge
Correa : « Difficilement acceptable »
L’ÉPARGNE
GAGNANTE!
Pablo CORREA (entraîneur de Nancy) : « “On
n’a que les yeux pour pleurer”, comme on dit en français… J’espère qu’une telle situation ne nous arrivera pas très souvent. C’est difficilement acceptable.
J’ai vu beaucoup de choses intéressantes, alors que
nous avions disputé un match encore plus compliqué,
jeudi, en Coupe d’Europe (2-2 à Bâle). Mais qu’on
arrête de dire que l’ASNL joue le haut du tableau.
Moi, ce que je regarde aujourd’hui, ce sont nos quatorze points d’avance sur le premier relégable
(Nantes). »
Antoine KOMBOUARÉ (entraîneur de Valenciennes) : « C’est la victoire de la solidarité ce soir.
Après quatre défaites d’affilée, le facteur réussite est
revenu de notre côté alors que l’on avait pourtant
réalisé des bons matches. Ce fut très difficile, mais
cela prouve que, quand on ne lâche pas, que l’on est
solidaires, on est récompensés. Je tiens d’abord à féliciter mes joueurs, dont le comportement m’a rassuré,
puis cette belle équipe de Nancy, enfin le public
énorme grâce auquel on est allés chercher les trois
points. »
Éric CHELLE (défenseur de Valenciennes) :
« Quand tu rencontres un adversaire un peu meilleur
que toi sur tous les plans, c’est en étant combatif, en
ne lâchant rien, que tu peux ramener quelque chose.
Ce n’est pas la première fois que l’on est dominés de
la sorte. Je me souviens notamment de Nantes (1-0) à
domicile où cela avait été le même scénario. Si l’on
fait trente-huit matches comme celui-là et qu’on en
gagne quinze, je suis partant. » – F. L. D.
COUPE DE FRANCE (7e tour)
4,50%
5%
*
Calais fidèle à sa tradition
Crédit photo : A.S.O - Sylvain Calzati, vainqueur de la 8e étape du Tour de France 2006 à Lorient. - matching.fr
Jaune
ILS ONT DIT
TAUX NET GARANTI
EN 2007 POUR TOUT
VERSEMENT
JUSQU’AU 31/03/2007
VENDREDI
L 2 CONTRE NATIONAL
Dijon (L 2) - LOUHANS-CUISEAUX (N) .......... 0-0, 3-4 aux t.a.b.
L 2 CONTRE DH
CHAMBÉRY (DH) - Istres (L 2) ................................................. 2-1
NATIONAL ENTRE EUX
LAVAL - Angers ............................................................................... 1-0
CFA CONTRE OUTRE-MER
BRIVE (CFA) - AS Tefana (Polynésie) ..................................... 3-1
SAMEDI
L 2 CONTRE CFA
Endoume (CFA) - GRENOBLE (L 2) ......................................... 0-1
Vesoul (CFA) - STRASBOURG (L 2) .......................................... 1-3
L 2 CONTRE CFA 2
AC AJACCIO (L 2) - Mont-de-Marsan (CFA 2) ...................... 4-0
Fontenay-le-Comte (CFA 2) - NIORT (L 2) ............................. 2-3
Tours (L 2) - SAINT-LÔ (CFA 2) ...................... 0-0, 2-4 aux t.a.b.
Brest (L 2) LES SABLES-D’OLONNE (CFA 2) .................... 0-0, 4-5 aux t.a.b.
L 2 CONTRE DH
Chantilly (DH) - CAEN (L 2) ........................................................ 0-2
Évry (DH) - CHATEAUROUX (L 2) .............................................. 0-4
Uzès (DH) - MONTPELLIER (L 2) ............................................... 0-3
L 2 CONTRE DHR
Ain Sud Foot (DHR) - GUEUGNON (L 2) .................................. 1-5
Torcy (DHR) - METZ (L 2)............................................................ 0-7
L 2 CONTRE DSE
Lannion (DSE) - GUINGAMP (L 2) ............................................. 0-3
NATIONAL CONTRE CFA
BOIS-GUILLAUME (CFA) - Boulogne-sur-Mer (N) ................ 1-0
PARIS FC (N) - Saint-Quentin (CFA) ......................................... 1-0
NATIONAL CONTRE DH
Biguglia (DH) - CANNES (N) ....................................................... 2-6
Rethel (DH) - ROMORANTIN (N) ................................................ 0-2
Poitiers (DH) - CHATELLERAULT (N) ........................................ 1-4
NATIONAL CONTRE OUTRE-MER
CLERMONT (N) - CS Le Moule (Guadeloupe) ............... 2-1 a.p.
CFA ENTRE EUX
MONTCEAU - Jura-Sud ................................................................. 2-1
CFA CONTRE CFA 2
GFCO AJACCIO (CFA) - Rhône Vallées (CFA 2) .................... 3-1
Plabennec (CFA) - LE POIRÉ-SUR-VIE (CFA 2) ........... 2-3 a.p.
Blagnac (CFA 2) - AVIRON BAYONNE (CFA) ................. 0-1 a.p.
DUNKERQUE (CFA) - Évreux (CFA 2) ....................................... 1-0
MOULINS (CFA) - Bourg-Péronnas (CFA 2) .......................... 1-0
ORLÉANS (CFA) - Thouars (CFA 2) ........................................... 5-1
CFA CONTRE DH
BESANÇON (CFA) - Bischheim (DH) ......................................... 2-0
PACY-SUR-EURE (CFA) - Ifs (DH) ............................................. 2-1
PONTIVY (CFA) - Flers (DH) ................................................ 1-0 a.p.
ALBI (CFA) - Narbonne (DH) ....................................................... 1-0
ANGOULÊME (DH) - Luzenac (CFA) .......................................... 3-0
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CFA 2 (matches en retard). – GROUPE D (10e
journée), SAMEDI, Consolat Marseille - AS Minguettes : 1-1. À l’issue de ce match, Consolat Marseille est
3e avec 29 points et l’AS Minguettes 5e avec 27 points.
GROUPE H (9ejournée), HIER, Ouistreham-Oissel :
PAGE 8
CFA CONTRE OUTRE-MER
Tsingoni (Mayotte) - CONCARNEAU (CFA) .............................. 0-5
CSC Cayenne (Guyane) - VILLEMOMBLE ................................ 1-4
CFA 2 ENTRE EUX
Mayenne - CHANGÉ ............................................. 2-2, 3-4 aux t.a.b.
CFA 2 CONTRE DH
HYÈRES (CFA 2) - Cagnes (DH) ................................................. 4-0
LYON-LA DUCHÈRE (CFA 2) - Ally Mauriac (DH)................... 3-0
Imphy-Decize (CFA 2) MALESHERBES (DH) ......................................... 3-3, 3-5 aux t.a.b.
Cesson (DH) - LA VITRÉENNE (CFA 2) .................................... 1-2
CFA 2 CONTRE DHR
Ancenis (DHR) - CHÂTEAUBRIANT (CFA 2) ............................ 2-3
CFA 2 CONTRE DSE
Saint-Brieuc (CFA 2) - SAINT-MALO (DSE) ............................ 0-1
CFA 2 CONTRE OUTRE-MER
JS Baco (Nouvelle-Calédonie) - CARQUEFOU (CFA 2) ........ 1-4
Aiglon Lamentin (Martinique) - ARMENTIÈRES (CFA 2) ..... 0-2
DH ENTRE EUX
FORBACH - Morteau-Montlebon ................................................. 4-1
Quimper - PLOUVORN......................................... 2-2, 4-5 aux t.a.b.
DH CONTRE DHR
Misérieux-Trévoux (DHR) - RUMILLY (DH) ..................... 1-2 a.p.
DH CONTRE PH
Prémontré (PH) - GRAVELINES (DH) ........................................ 0-2
CFA 2 CONTRE RÉGIONALE
Blériot Plage (Rég.) - CAMBRAI (CFA 2) ................................. 0-1
HIER
L 2 CONTRE CFA
CALAIS (CFA) - Le Havre (L 2) ................................................... 2-1
L 2 CONTRE DH
Etaples (DH) - AMIENS (L 2) ...................................................... 0-7
Orly (DH) - LIBOURNE-SAINT-SEURIN (L 2). 0-0, 5-6 aux t.a.b.
Grande-Synthe (DH) - CRÉTEIL (L 2) ....................................... 0-1
L 2 CONTRE DHR
Chambéry F 73 (DHR) - BASTIA (L 2) ..................................... 0-1
APM Metz (DHR) - REIMS (L 2) ................................................. 1-4
NATIONAL CONTRE CFA
VANNES (N) - Stade Bordelais (CFA) ................................ 2-0 a.p.
NATIONAL CONTRE PH
Toulouse Izards (PH) - NÎMES (N) ............................................. 0-7
Longuenesse (PH) - ENTENTE SSG (N) ................................... 0-6
CFA ENTRE EUX
AGDE - Saint-Priest ........................................................................ 2-0
CFA CONTRE DH
JA DRANCY (DH) - Compiègne (CFA) ........... 1-1, 4-3 aux t.a.b.
CA Paris (DH) - QUEVILLY (CFA) .................... 1-1, 4-5 aux t.a.b
CFA CONTRE OUTRE-MER
Schiltigheim (CFA) - USS LE TAMPON (Réunion) ................. 0-7
CFA CONTRE PH
Avallon (PH) - MONTLUÇON (CFA) ............................................ 1-3
CFA CONTRE DSR
Villenave (DSR) - RODEZ (CFA) ................................................. 0-2
2-3. À l’issue de ce match, Ouistreham est 16e avec 18
points et Oissel 7e avec 27 points.
DIVISION 1 FEMMES (9e journée). – HIER : HéninBt - St-Brieuc, 1-0 ; Juvisy-Toulouse, 2-0 ; CNFE Clairefontaine - Soyaux, 1-3 ; Condé/Noireau - Compiègne, 3-4 ;
CFA CONTRE PHR
Marcy Charbonnières (PHR) - FRÉJUS (CFA). 4-4, 2-4 aux
t.a.b.
CFA CONTRE DISTRICT
ASP Thionville (D) - ÉPERNAY (CFA) ................................ 2-5 a.p.
CFA 2 ENTRE EUX
Amiens AC - FEIGNIES ........................................................... 1-2 a.p.
Saint-Pryvé-Saint-Hilaire - COGNAC .......................................... 1-2
CFA 2 CONTRE DH
Vichy (DH) - VILLEFRANCHE-SUR-SAÔNE (CFA 2) .............. 0-1
Ivry (CFA 2) - AS PTT CHÂLONS (DH)....................................... 0-1
La Ferté (DH) - AVRANCHES (CFA 2) ....................................... 0-3
AMNEVILLE (CFA 2) - Chaumont (DH) .................................... 1-0
CFA 2 CONTRE DSR
Le Chesnay (DSR) - LAON (CFA 2)............................................ 1-2
CFA 2 CONTRE DHR
Saint-André-de-Cubzac (DHR) - TOULOUSE-FONTAINES
(CFA 2) ............................................................................................. 0-2
COLMAR (CFA 2) - Lunéville (DHR) .......................................... 7-3
CFA 2 CONTRE PH
CALONNE-LIÉVIN (PH) - Marck (CFA 2) ....... 2-2, 6-5 aux t.a.b.
CFA 2 CONTRE DISTRICT
Mutzig (D) - JARVILLE (CFA 2) ................................................ 0-1
DH ENTRE EUX
SAUMUR - Rezé ............................................................................... 3-2
DH CONTRE INTERRÉGIONALE
TEMPLEUVE (DH) - Croix (Int.) ....................... 1-1, 6-5 aux t.a.b.
DH CONTRE DISTRICT
THAON (DH) - Kembs (D)............................................................. 6-0
Haroué-Benney (D) - FC THIONVILLE (DH) .. 2-2, 4-5 aux t.a.b.
COURNON (DH) - Amion-Saint-Paul (D) .................................. 3-2
DSR ENTRE EUX
Fleury-Mérogis - PALAISEAU ....................................................... 1-2
PLUVIGNER - Port-Louis................................................................ 4-1
DHR CONTRE DISTRICT
Jonzieux (D) - PONT-DE-CHERUY (DHR) ........................ 1-3 a.p.
PH CONTRE DISTRICT
Châteaugiron (D) - BRUZ (PH) ................................................... 0-3
DISTRICT ENTRE EUX
OSTWALD - Steinseltz......................................... 1-1, 3-1 aux t.a.b.
En capitales, les clubs qualifiés pour le huitième tour (samedi
16 et dimanche 17 décembre), qui sera tiré au sort par Yannick Noah et Aimé Jacquet mercredi 29 novembre à 12
heures au siège de la Caisse d’Épargne à Paris. Les 32es de
finale, avec l’entrée en lice des vingt clubs de L 1, se tiendront samedi 6 et dimanche 7 janvier 2007.
N : National ; CFA : Championnat de France amateur ;
CFA 2 : Championnat de France amateur 2 ; DH : Division d’Honneur ; DSR : Division Supérieure Régionale ;
DSE : Division Supérieured’Élite ; DHR : Division d’Honneur Régionale ; PH : Promotion d’Honneur ; PHR : Promotion d’Honneur Régionale ; Int. : Interrégionale ;
Rég. : Régionale ; D : District.
Lyon-Montpellier, 1-1 ; Paris-SG - La Roche/Yon, 7-0.
Classement : 1. Juvisy, 33 pts ; 2. Montpellier, 32 ; 3.
Lyon, 31 ; 4. Soyaux, 25 ; 5. Saint-Brieuc, 24 ; 6. Paris-SG,
20 ; 7. CNFE Clairefontaine, 19 ; 8. La Roche-sur-Yon,18 ;
9. Compiègne, 18 ; 10. Condé-sur-Noireau, 16 ; 11.
Hénin-Beaumont, 16 ; 12. Toulouse, 13.
LUNDI 27 NOVEMBRE 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
3 AVERTISSEMENTS. – Valenciennes : Doumeng
tacle irrégulier sur Duchemin) ; Nancy :
Curbelo (19e, tacle irrégulier sur Rippert) ; Brison (41e, tacle irrégulier sur Mater).
FRANCK LE DORZE
Bleu
(13e,
mettre à l’abri sur un coup franc,
plein axe à vingt-cinq mètres, de
Savidan (49e).
Hier, à Nungesser, nombre d’observateurs estimèrent ainsi qu’un changement de maillot du petit attaquant
aurait certainement aussi inversé le
score… Mais ce dernier contribue à
la quête de maintien de VA, objectif
partagé donc avec son adversaire,
même s’il dispose d’une avance bien
moins confortable. Ce succès continue à entretenir l’espoir. « Je ne sais
pas s’il faut qu’on subisse pour
gagner, mais on ne va pas s’en
plaindre, soufflait Laurent Dufresne,
le capitaine. S’il y a le résultat, mais
pas la manière, ce n’est pas grave. »
Parole d’ancien Nancéien, admirateur d’un certain Pablo Correa…
Jaune
LES CARTONS
Savidan, but et barre
C’est donc la troisième raison de
cette défaite. « Si l’on a été rassurant
sur le plan du jeu, on a manqué de
réalisme », résumait d’ailleurs
Pascal Bérenguer. Mais pas seulement. Manque de réussite aussi, la
tête de Curbelo, sur un coup franc de
Gavanon, heurtant la transversale
(30e). Manque de précision enfin,
puisque la tête de Brison (27e) et la
volée de Puygrenier (45e) n’inquiétaient pas Penneteau.
La rentrée d’I. Dia à l’heure de jeu
offrait encore plus de mordant à
Nancy puisque l’international Espoir
voyait aussitôt sa frappe détournée
par le gardien de VA (62e), puis bloquée par ce dernier (74e). Entre les
deux, Dosunmu, courageux mais
maladroit, n’avait réussi à profiter
d’un tir de Chrétien, repoussé par
Penneteau (67e).
Sur la fin, le Nigérian ne trouvait que
le petit filet extérieur (85e), juste
après une tête de Curbelo, de peu à
côté (83e). L’égalisation aurait donc
été méritée pour Nancy, qui ne peut
néanmoins qualifier la victoire de
son hôte de « hold-up » puisque les
Valenciennois eurent le mérite de
s’accrocher. Ils auraient même pu
s’offrir une belle occasion de se
Noir
Bleu
Noir
1-0 : SAVIDAN (1re). – Savidan contrôle une longue ouverture de Roudet, puis cours vers le but.
Sa frappe du gauche, à ras de terre, cadrée dans le côté opposé, est déviée par Diakhaté et prend
Sorin à contre-pied.
d’André Luiz, remplacé par
Dosunmu, second attaquant rejoignant un Curbelo trop esseulé, les
Nancéiens ouvrirent leur couloir
droit à Chrétien. Un réajustement
tactique en 4-4-2 qui intensifia
l’emprise des Lorrains sur cette rencontre. Encore eût-il fallu que cette
domination, intégrale en seconde
période, se trouvât concrétisée.
9
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Noir
Jaune
Rouge
Rouge
Bleu
Rouge
Bleu
Jaune
Bleu
Jaune
PAGE 9
Noir
Noir
LUNDI 27 NOVEMBRE 2006
10
FOOTBALL ANGLETERRE (14 journée)
e
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
MANCHESTER UNITED - CHELSEA : 1-1
Saha n’a pas suffi
CHARLTON
1-1
Reid (68e)
1-1
G. Barry (48e, s.p.)
0-1
LIVERPOOL
BOLTON
Gekas (49e)
WERDER BRÊME
3-0
1-2
Makaay (57e)
2-1
e
(78e)
AIX-LA-CHAPELLE
e
Pantelic (41 )
Dejagah (62e)
M. Lehmann (44 )
1-0
MAYENCE
Hashemian (75e)
EINTR. FRANCFORT 1-1
Kyrgiakos (38e)
WOLFSBURG
Menseguez
BOR. DORTMUND
Smolarek (79e)
1-1
(74e)
NUREMBERG
Saenko
(7e)
HIER
LEVERKUSEN
3-1
Barbarez (19e)
Rolfes (66e)
Voronine (80e)
VfB STUTTGART
CATANE
V. Munteanu (51e)
EMPOLI
M'GLADBACH
Cacau (6 )
LAZIO ROME
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
12.
13.
14.
15.
16.
17.
18.
BUTEURS. – 1. Pantelic (Hertha Berlin),
9 buts ; 2. Makaay (Bayern Munich) ;
M. Gomez (VfB Stuttgart) ; Klose (Werder
Brême), 8 buts ; 5. Gekas (Bochum) ;
V. Munteanu (Cottbus) ; Diego (Werder
Brême), 6 buts ; 8. Schlaudraff (Aix-laChapelle) ; C. Pizarro (Bayern Munich) ;
Wichniarek (Bielefeld) ; Frei (Bor. Dortmund) ; Amanatidis (Eintracht Francfort) ; Kuranyi (Schalke 04) ; Cacau (VfB
Stuttgart) ; Hunt (Werder Brême) ; Hanke
(Wolfsburg), 5 buts…
PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi
1er décembre : Mayence - VfB Stuttgart ; samedi 2 décembre : Bayern
Munich - M’Gladbach, Werder Brême Hertha Berlin, Bor. Dortmund - Wolfsburg, Bielefeld-Leverkusen, BochumHambourg, Cottbus-Hanovre ;
dimanche 4 décembre : Nuremberg Schalke 04, Aix-la-Chapelle - Eintr. Francfort.
1-0
CAGLIARI
TOTTENHAM
REGGINA
3-1
ASCOLI
Mauri (15e c.s.c.)
2-2
Bianchi (63e)
Leon (77e)
2-4
AS ROME
Totti (13e, 74e)
Perrotta (33e)
Panucci (44e)
1-1
Antonini (18e)
PALERME
LIVOURNE
Galante (23e)
C. Lucarelli (27e)
Volpi (14e)
Flachi (90e + 2 s.p.)
FIORENTINA
Mutu (38e)
1-2
3-1
Defoe (43e)
Berbatov (44e)
Lennon (90e + 1)
MANCHESTER U.
WIGAN
H. Camara (25e)
1-1
Saha (29e)
CHELSEA
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
12.
13.
14.
15.
16.
17.
18.
19.
20.
MANCHESTER. – Même Scholes et Lampard semblent admirer le spectacle. Le choc au sommet de la Premier
League a tenu ses promesses, à l’image de ce duel aérien entre Louis Saha (à gauche) et John Terry.
(Photo Pierre Lahalle)
ILS ONT DIT
Mourinho : « Sans nos médecins, on aurait perdu »
José MOURINHO (entraîneur de Chelsea) :
« On a vu aujourd’hui pourquoi la Premier League
est le meilleur Championnat et le plus suivi au
monde. Ce fut un grand match. Manchester United
a été meilleur en première mi-temps et a marqué,
c’était logique. Chelsea a été meilleur en deuxième
mi-temps et a marqué, c’était logique. Le résultat
est donc logique, et j’ai échangé quelques mots
avec sir Alex (Ferguson), qui est tout à fait d’accord
avec moi. À mon avis, Ashley Cole et Ricardo Carvalho ont été les hommes du match. Je félicite surtout
le département médical de Chelsea : Carvalho était
blessé, il n’a pas joué à Brême (mercredi), mais il a
été rétabli en un temps record et a marqué
aujourd’hui (hier) ! Sans nos médecins, on aurait
donc sans doute perdu ce match. »
mière mi-temps. Mais nous sommes encore jeunes
et manquons de constance. Il nous faut maintenant
continuer à être régulier en Championnat car ce
n’est quand même que le troisième match (deux
nuls, une défaite)que Manchester ne gagne pas. »
Alex FERGUSON (entraîneur de Manchester
United) : « Nous avons manqué l’opportunité de
creuser un trou de 6 points sur Chelsea. C’est dommage, mais je suis quand même assez satisfait du
match de mon équipe qui a été très bonne en pre-
Michael CARRICK (Manchester United, élu à la
surprise générale homme du match) : « Nous
sommes très frustrés. Nous méritions de gagner car
nous avons mieux joué que Chelsea, et nous avions
les occasions de but les plus nettes. » -J.-M. R.
Vieira et l’Inter
s’échappent
SAMEDI
FC BARCELONE
ATL. MADRID
Emmené par le capitaine des Bleus, l’Inter a signé
sa neuvième victoire d’affilée toutes compétitions
confondues et creuse l’écart en tête de la Serie A.
INTER MILAN
Ibrahimovic (7e)
Vieira (61e)
Classement
Pts J. G. N. P. p. c. Diff.
- - - - - - - 1. Inter Milan ....... 33 13 10 3 0 27 14 +13
2. AS Rome ........... 29 13 9 2 2 30 10 +20
3. Palerme ............ 27 13 9 0 4 27 18 +9
4. Livourne ............ 20 13 5 5 3 15 13 +2
5. Empoli ............... 19 13 4 7 2 12 9 +3
6. Catane ............... 19 13 5 4 4 18 24 -6
7. Lazio Rome ...... 18 13 6 3 4 22 12 +10
8. Atalanta Bergame .... 17 13 4 5 4 20 20 0
9. Sienne ............. 17 13 4 6 3 13 14 -1
10. Udinese ........... 16 13 4 4 5 13 14 -1
11. Cagliari ........... 14 13 2 8 3 11 12 -1
12. Messine .......... 14 13 3 5 5 16 20 -4
13. Torino .............. 14 13 3 5 5 9 17 -8
14. Sampdoria ...... 13 13 3 4 6 19 21 -2
15. AC Milan ......... 11 13 5 4 4 12 12 0
16. Parme ............. 8 13 2 2 9 12 27 -15
17. Chievo Vérone ........ 7 13 1 4 8 11 19 -8
18. Fiorentina ....... 5 13 6 2 5 20 15 +5
19. Ascoli .............. 5 13 0 5 8 7 19 -12
20. Reggina .......... 1 13 4 4 5 14 18 -4
En cas d’égalité de points, les équipes sont
départagées par la différence de buts particulière.
À la suite de l’affaire des matches truqués, la
Fiorentina compte 15 points de pénalité, la
Reggina 15 points de pénalité, l’AC Milan
8 points de pénalité et la Lazio Rome 3 points
de pénalité. Par ailleurs, Sienne a été sanctionné par la commission de discipline de la
Ligue italienne d’un point de pénalité en raison
d’un retard dans le paiement d’impôts.
PAYS-BAS (14e journée)
VENDREDI
Classement
Pts J. G. N. P. p. c. Diff.
Manchester U. ... 35 14 11 2 1 30 7 +23
Chelsea .......... 32 14 10 2 2 24 8 +16
Bolton ............. 24 14 7 3 4 15 13 +2
Portsmouth ... 23 14 7 2 5 19 12 +7
Aston Villa ..... 23 14 5 8 1 16 10 +6
Arsenal ........... 22 13 6 4 3 21 10 +11
Reading .......... 22 14 7 1 6 16 18 -2
Everton ........... 21 14 5 6 3 18 12 +6
Liverpool ........ 21 14 6 3 5 15 15 0
Tottenham ..... 19 14 5 4 5 13 16 -3
Wigan ............. 18 13 5 3 5 17 16 +1
Fulham ........... 17 14 4 5 5 14 20 -6
Middlesbrough ... 16 14 4 4 6 11 17 -6
Manchester C. ... 16 14 4 4 6 10 16 -6
West Ham ..... 14 14 4 2 8 10 16 -6
Blackburn ...... 13 13 3 4 6 11 17 -6
Newcastle ...... 13 14 3 4 7 9 15 -6
Sheffield U. ... 10 14 2 4 8 8 19 -11
Watford .......... 9 13 1 6 6 10 19 -9
Charlton ......... 9 14 2 3 9 10 21 -11
BUTEURS. – 1. Drogba (Chelsea) ; Kanu
(Portsmouth), 8 buts ; 3. Rooney
(Manchester U.) ; K. Doyle (Reading),
7 buts ; 5. Henry (Arsenal) ; D. Bent (Charlton) ; A. Johnson (Everton) ; Saha (Manchester U.), 6 buts ; 9. G. Barry (Aston Villa) ;
Lampard (Chelsea) ; Cahill (Everton) ; Kuyt
(Liverpool) ; Zamora (West Ham) ; H. Camara
(Wigan), 5 buts…
PROCHAINES JOURNÉES. – 15e journée,
demain : Watford - Sheffield U. ; mercredi
29 novembre : Aston Villa - Manchester C.,
Fulham-Arsenal, Liverpool-Portsmouth, Manchester U. - Everton, Bolton-Chelsea ; mardi
5 décembre : Charlton-Blackburn, Tottenham-Middlesbrough ; mercredi
6 décembre : Newcastle-Reading, West
Ham - Wi gan .1 6 e jo urnée , s amedi
2 décembre : Arsenal-Tottenham, BlackburnFulham, Portsmouth - Aston Villa, ReadingBolton, Sheffield U. - Charlton, Wigan-Liverpool, Middlesbrough - Manchester U. ;
dimanche 3 décembre : Everton - West
Ham ; lundi 4 décembre : Manchester C.Watford ; mercredi 13 décembre : ChelseaNewcastle.MATCHES EN RETARD. – Mercredi 13 décembre : Wigan-Arsenal (2e journée). Reste à fixer : Watford-Blackburn
(14e journée).
BUTEURS. – 1. Rigano (Messine),
9 buts ; 2. Amauri (Palerme) ; Bianchi
(Reggina) ; Totti (AS Rome), 7 buts ; 5.
Spinesi (Catane) ; Mutu (Fiorentina) ;
Corini (Palerme) ; Budan (Parme) ; Iaquinta (Udinese), 6 buts .
BETIS SÉVILLE
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi
2 décembre : Inter Milan - Sienne, AS
Rome - Atalanta Bergame ; dimanche
3 décembre : Cagliari - AC Milan, Fiorentina - Lazio Rome, Livourne - Chievo
Vérone, Messine - Sampdoria Gênes,
Parme-Palerme, Torino-Empoli, UdineseReggina, Ascoli-Catane.
REAL SOCIEDAD
Uranga (24e)
1-1
Robert (32e s.p.)
l’assaut de l’Inter, c’était Ibrahimovic
qui, le premier, avait trouvé la faille.
Aux vingt mètres, Fontana ne parvenait bizarrement pas à maîtriser une
lourde frappe du Suédois (7e). Cueillis
à froid sur la première occasion des
Milanais, les hôtes avaient du mal à se
reprendre, incapables d’inquiéter véritablement Julio Cesar jusqu’à
quelques secondes de la pause et une
reprise de l’extérieur du droit d’Amauri
à la réception d’un centre de Pisono
prolongé par Bresciano, l’organisateur
du jeu de Guidolin.
Touché à la cuisse droite en première
période, Ibrahimovic laissait sa place à
Crespo quelques minutes après la
pause. Adriano, en manque d’inspiration et de réussite pour son retour à la
pointe de l’Inter, parvenait néanmoins
à se muer en passeur décisif pour Vieira. Une nouvelle fois mené au score,
Guidolin passait à une défense à
quatre et ses joueurs tentaient de revenir. Caracciolo pensait égaliser en coupant un corner au premier poteau mais
sa tête heurtait le montant droit de
Julio Cesar. La frappe puissante de
Bresciano était repoussée par le gardien. Vieira pouvait se lancer dans ses
jongles, l’Inter tenait sa troisième victoire à l’extérieur en championnat.
SYLVAIN LE DUIGOU
SUISSE (16e journée)
SAMEDI
SAMEDI
Dunfermline- Aberdeen...................... 0-3
Inverness- Heartof Midlothian .......... 0-0
Motherwell- Falkirk ............................ 4-2
HIER
Lucerne - Saint-Gall ........................... 0-1
YoungBoys Berne - Schaffhouse ....... 3-2
HIER
DundeeU. - St Mirren .......................... 1-0
Hibernian- Celtic Glasgow ................. 2-2
GlasgowRangers- Kilmarnock ........... 3-0
Classement : 1. Celtic Glasgow, 41 pts ;
2. Glasgow Rangers, 28 ; 3. Aberdeen,
28 ; 4. Hibernian, 23 ; 5. Heart of Midlothian, 23 ; 6. Kilmarnock, 22 ; 7. Inverness, 20 ; 8. Falkirk, 18 ; 9. Dundee U., 17 ;
10. Saint Mirren, 16 ; 11. Motherwell, 15 ;
12. Dunfermline, 12.
1-1
Ronaldinho,
le but de ses rêves
HIER
ITALIE (SERIE B, 13e journée). – SAMEDI, Juventus Turin - Lecce : 4-1.
BUTS. – JUVENTUS TURIN : Bojinov (64e, 74e), De Ceglie (89e), Palladino (90e) ; LECCE :
Osvaldo (62e). La Juventus Turin, pénalisée de 9 points, est 2e (sur 22) de Serie B avec 24
points, à un point du leader, Naples (sachant que les 1re et 2e places permettent l’accession directeen Serie A et les 3e, 4e, 5eet 6e places sont synonymesde barrages pourl’accession).
ÉCOSSE (16e journée)
VILLARREAL
Ansotegi (77e c.s.c.)
Temps doux. Pelouse en bon état. 35 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Rosetti.
Buts. - PALERME : Amauri (45e + 1) ; INTER MILAN : Ibrahimovic (7e), Vieira (61e).
Avertissements. - Palerme : Guana (68e, tacle dangereux sur Solari) ; Inter Milan :
Stankovic (80e, charge sur Brienza).
PALERME : Fontana – Zaccardo, Barzagli, Dellafiore (Brienza, 71e) – Cassani, Diana,
Guana, Corini (cap.) (Tedesco, 88e), Pisano – Bresciano – Amauri (Caracciolo, 53e).
Entraîneur : F. Guidolin.
INTER MILAN : Julio Cesar - Maicon, I. Cordoba (Samuel, 66e), Materazzi, Grosso Vieira, Stankovic, J. Zanetti (cap.) - Solari (Cambiasso, 83e), Ibrahimovic (Crespo,
49e), Adriano. Entraîneur : R. Mancini.
MALGRÉ UN DÉPLACEMENT périlleux en Sicile, l’Inter est toujours
invaincu dans cette Serie A qu’elle
domine avec quatre longueurs
d’avance sur l’AS Rome. En disposant
hier de Palerme (2-1), la formation de
Roberto Mancini a même porté à six sa
série de victoires consécutives en Serie
A, à neuf en tenant compte de la Ligue
des champions (2) et de la Coupe d’Italie (1). Une constance dans la performance qu’elle doit notamment à ses
deux milieux tricolores. Mais si hier, en
Sicile, Dacourt, meilleur « intériste »
de ce début de saison, manquait à
l’appel de Mancini en raison d’une
blessure (claquage aux ischio-jambiers de la cuisse gauche, six semaines
d’arrêt minimum), Vieira était dans un
grand soir.
Placé une nouvelle fois sur le flanc
droit de l’entrejeu, aux côtés de deux
autres milieux nommés Zanetti et
Stankovic, le capitaine des Bleus a été
impressionnant de facilité. Buteur à
l’heure de jeu d’une puissante frappe
du droit dans la lucarne gauche de Fontana, Vieira ouvrait son compteur,
cette saison, en Serie A et assommait
les dauphins des Lombards, relégués
depuis hier à la troisième place, à six
points de son vainqueur du soir.
Car si Palerme se lançait vaillamment à
4-0
Ronaldinho (35e s.p.,
88e)
Gudjohnsen (55e)
Iniesta (70e)
Aarau - GrasshopperZurich ............... 1-0
Sion - Thoune ..................................... 3-0
FC Zurich - FC Bâle .............................. 3-2
Classement : 1. FC Zurich, 34 pts ;
2. Sion, 31 ; 3. Grasshopper Zurich, 30 ;
4. Saint-Gall, 29 ; 5. FC Bâle, 24 ; 6. Young
Boys Berne, 24 ; 7. Lucerne, 16 ;
8. Thoune, 14 ; 9. Schaffhouse, 13 ;
10. Aarau, 10.
PAGE 10
0-0
LEVANTE
2-3
MAJORQUE
Campano (40e)
Oscar Lopez (73e)
1-1
SARAGOSSE
D. Milito (7e)
4-1
Soldado (5e, 60e)
Valdo (22e)
Milosevic (90e + 2)
LA COROGNE
J. Rodriguez (30e)
4-3
Zigic (14e, 64e)
Garay (34e s.p.)
Colsa (42e)
REC. HUELVA
Beto (29e)
Uche (61e)
Vazquez (90e)
VALENCE CF
0-1
REAL MADRID
ATHL. BILBAO
1-3
FC SÉVILLE
Raul (52e)
Aduriz (69e)
Sparta Rotterdam- Ajax Amsterdam . 3-0
NEC Nimègue- Feyenoord ............... 4-1
Groningue- ADOLa Haye ................. 2-5
RodaJC - NAC Breda ......................... 3-2
Heerenveen- AZ Alkmaar ................ 1-3
Classement : 1. PSV Eindhoven, 37 pts ;
2. AZ Alkmaar, 32 ; 3. Ajax Amsterdam,
31 ; 4. Twente, 28 ; 5. Feyenoord, 26 ; 6.
Groningue,24 ; 7. Roda JC, 21 ; 8. Heerenveen, 20 ; 9. Utrecht, 17 ; 10. Exc. Rotterdam, 16 ; 11. NEC Nimègue, 15 ; 12. NAC
Breda, 15 ; 13. Heracles Almelo, 14 ; 14.
Vitesse Arnhen, 13 ; 15. Willem II, 13 ; 16.
Sparta Rotterdam, 13 ; 17. ADO La Haye,
8 ; 18. Waalwijk, 8.
PORTUGAL (11e journée)
VENDREDI
Boavista - Estrela Amadora ................ 1-1
SAMEDI
Benfica - Maritimo .............................. 2-1
HIER
Acad.Coimbra - Beira-Mar ................. 3-1
NacionalMadère - U. Leiria ................ 2-1
Paços Ferreira- Aves ........................... 2-0
Belenenses- FC Porto .......................... 0-1
Naval - SportingPortugal ................... n.p.
AUJOURD’HUI
V. Setubal - Braga
Classement : 1. FC Porto, 28 pts ;
2. Sporting Portugal, 23 ; 3. Benfica, 19 ;
4. Nacional Madère, 19 ; 5. Braga, 17 ;
6. U. Leiria, 17 ; 7. Naval, 16 ; 8. Maritimo
Funchal, 16 ; 9. Paços Ferreira, 16 ; 10.
Acad. Coimbra, 13 ; 11. Boavista, 12 ; 12.
Belenenses, 11 ; 13. V. Setubal, 9 ; 14. E.
Amadora, 8 ; 15. Beira-Mar, 7 ; 16. Aves,
5.
COUPE DE L’UEFA : LES ADVERSAIRES EUROPÉENS. – Le Partizan Belgrade, qui accueille Auxerre mercredi
avec le même nombre de points dans le
groupe A, a concédé hier, sur son terrain,
une défaite face à Vojvodina (0-1) et
compte désormais douze points de retard
sur l’Étoile Rouge, leader du Championnat
serbe. Parme, leader du groupe B, qui se
déplace le même soir à Bollaert s’est incliné hier à Catane (0-2). Le Feyenoord Rotterdam tentera de se rattraper à Nancy
vendredi après la correction subie hier sur
la pelouse du NEC Nimègue (1-4). Enfin,
MladaBoleslav, qui reçoitle Paris-SG pour
le choc du bas de tableau du groupe G, a
été tenu en échec à domicile (2-2) par Slovacko, lanterne rouge du Championnat
tchèque.
Le Ballon d’Or
« France Football »
décerné ce soir
Jankovic (56e)
Victor (63e)
J. Arango (88e)
Baiano (53e)
SANTANDER
Willem II - Waalwijk .......................... 3-1
PSVEindhoven- Utrecht ................... 5-0
Exc. Rotterdam- Heracles Almelo ..... 6-1
HIER
Pandiani (90e+4)
TARRAGONE
OSASUNA
Twente- Vitesse Arnhem ................. 2-0
SAMEDI
ESP. BARCELONE
GETAFE
CELTA VIGO
Classement : 1. Genk, 34 pts ; 2. Anderlecht, 30 ; 3. FC Bruges, 27 ; 4. Standard
de Liège, 24 ; 5. Westerlo, 24 ; 6. La Gantoise, 24 ; 7. Charleroi, 23 ; 8. GB Anvers,
19 ; 9. Mouscron, 17 ; 10. FC Brussels,16 ;
11. Saint-Trond, 16 ; 12. Roulers, 16 ; 13.
Lokeren, 16 ; 14. Beveren, 15 ; 15. Cercle
Bruges, 14 ; 16. Zulte-Waregem, 14 ; 17.
Mons, 13 ; 18. Lierse, 2.
R. Carvalho (69e)
Watford-Blackburn a été reporté.
PALERME - INTER MILAN : 1-2 (1-1)
Belleri (8e)
Pandev (25e)
Foggia (84e)
Amauri (45e + 1)
Classement
Pts J. G. N. P. p. c. Diff.
Schalke 04 ....... 29 14 9 2 3 25 16 +9
Werder Brême ... 27 14 8 3 3 36 18 +18
VfB Stuttgart 27 14 8 3 3 27 19 +8
Bayern Munich ... 26 14 8 2 4 23 17 +6
Hertha Berlin ..... 24 14 6 6 2 25 19 +6
Bielefeld ......... 20 14 5 5 4 22 17 +5
Bor. Dortmund ...... 19 14 4 7 3 18 16 +2
Wolfsburg ...... 19 14 4 7 3 10 11 -1
Nuremberg .... 18 14 3 9 2 18 15 +3
Leverkusen .... 18 14 5 3 6 24 22 +2
Eintr. Francfort ..... 17 14 3 8 3 17 19 -2
Cottbus .......... 16 14 4 4 6 17 21 -4
Hanovre .......... 16 14 4 4 6 13 22 -9
Aix-la-Chapelle ..... 15 14 4 3 7 21 26 -5
M'Gladbach ... 13 14 4 1 9 11 19 -8
Bochum ......... 12 14 3 3 8 18 28 -10
Hambourg ...... 11 14 1 8 5 12 17 -5
Mayence ........ 9 14 1 6 7 10 25 -15
PARME
Vannucchi (9e)
SIENNE
1-0
e
2-0
Spinesi (67e s.p.)
Caserta (84e)
SAMPDORIA
COTTBUS
TORINO
Lazetic (78e)
Rosina (88e)
BAYERN MUNICH
C. Pizzaro
HANOVRE
1-2
Loria (90e + 5)
Van der Vaart (18e
s.p.)
MESSINE
HIER
BIELEFELD
ATALANTA
HAMBOURG
UDINESE
Maldini (13e)
Klose (29e, 45e)
Hunt (75e)
HERTHA BERLIN
1-0
PORTSMOUTH
ESPAGNE (12e journée)
Obinna (31e, 72e s.p.)
AC MILAN
SAMEDI
2-0
1-0
Sibierski (69e)
Anderlecht - Roulers ........................... 3-2
FC Bruges- Zulte-Waregem ................ 4-1
Luis Fabiano (5e, 90e + 5)
Marti (10e)
Classement
Pts J. G. N. P. p. c. Diff.
1. FC Barcelone ... 29 12 9 2 1 31 10 +21
2. FC Séville ......... 28 12 9 1 2 25 11 +14
3. Real Madrid ..... 26 12 8 2 2 22 8 +14
4. Saragosse ......... 23 12 7 2 3 25 15 +10
5. Atletico Madrid ... 21 12 6 3 3 17 9 +8
6. Getafe ............. 20 12 6 2 4 10 8 +2
7. Rec. Huelva ... 19 12 6 1 5 18 17 +1
8. Valence CF ..... 18 12 5 3 4 15 12 +3
9. Villarreal ......... 18 12 5 3 4 12 16 -4
10. Celta Vigo ....... 17 12 5 2 5 16 17 -1
11. La Corogne .... 16 12 4 4 4 11 13 -2
12. Majorque ........ 16 12 4 4 4 9 12 -3
13. Santander ....... 14 12 3 5 4 12 16 -4
14. Esp. Barcelone ...... 13 12 2 7 3 10 13 -3
15. Levante ........... 13 12 3 4 5 10 17 -7
16. Osasuna .......... 11 12 3 2 7 10 17 -7
17. Betis Séville ... 9 12 2 3 7 13 17 -4
18. Athletic Bilbao 8 12 1 5 6 11 22 -11
19. Real Sociedad 5 12 0 5 7 7 19 -12
20. Tarragone ....... 5 12 1 2 9 11 26 -15
En cas d’égalité de points, les équipes sont
départagées par la différence de buts
particulière.
BUTEURS. – 1. Ronaldinho (FC Barcelone), 10 buts ; 2. D. Milito (Saragosse) ;
Kanouté (FC Séville), 9 buts ; 4.Van Nistelrooy (Real Madrid), 8 buts. 5. Gudjohnsen (FC Barcelone) ; F. Baiano (Celta
Vigo) ; Zigic (Santander) ; Morientes, Villa
(Valence CF), 5 buts ; 10. Yeste (Athletic
Bilbao) ; Fernando Torres (Atl. Madrid) ;
Eto’o (FC Barcelone) ; Néné (Celta Vigo) ;
Tamudo (Espanyol Barcelone) ; Javi Guerrero, Sinama-Pongolle (Rec. Huelva) ;
Renato (FC Séville) ; Forlan (Villarreal),
4 buts.
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi
2 décembre : Levante - FC Barcelone,
Rec. Huelva - Valence CF, Betis Séville Atl. Madrid ; dimanche 3 décembre :
Real Sociedad - Getafe, Villarreal-Tarragone, Majorque - Celta Vigo, La
Corogne - Santander, Esp. Barcelone FC Séville, Real Madrid - Athl. Bilbao,
Saragosse-Osasuna.
RONALDINHO A PRIS la tête du classement des meilleurs réalisateurs de la Liga
(10 buts), en marquant deux fois face à Villarreal (4-0) samedi soir. Il totalise
désormais 51 réalisations avec le Barça. Et le 51e but restera dans les esprits. Il a
été inscrit sous le nez du Français Pascal Cygan (au second plan) sur un enchaînement contrôle de la poitrine et retourné acrobatique, salué par les mouchoirs
blancs du public. « J’ai réalisé un rêve, expliquait le Brésilien après la rencontre. Ce
but, je l’ai répété des milliers de fois sur mon lit d’enfant. Je l’avais réussi à l’entraînement, mais pas en match. C’est l’un des deux buts dont je rêvais. L’autre serait
de marquer depuis le milieu du terrain. J’ai beaucoup travaillé ces derniers temps
pour retrouver la forme. Je suis venu au Barça pour marquer une époque. Et ce but
va m’encourager à tenter des choses de ce genre. En plus, toute l’équipe a bien
joué, ce qui nous donne confiance avant notre match décisif contre le Werder
Brême en C 1 (le 5 décembre). » – F. T.
(Photos AP)
C’est ce soir à Paris que sera dévoilé
officiellement le nom du lauréat du
51e Ballon d’Or France Football, lors
de l’émission Le Grand Journal,
animée par Michel Denisot sur
Canal +, à partir de 19 h 10. Fabio
Cannavaro, capitaine de la
Nazionale, devenue championne du
monde en juillet, est le grand favori
pour succéder à Ronaldinho.
LE BALLON D’OR POSTHUME DE
BEST. – George Best, décédé il y a
tout juste un an, avait vendu
le Ballon d’Or remporté en 1968.
Hier, sur la pelouse d’Old Trafford,
juste avant le coup d’envoi de
Manchester United - Chelsea (1-1),
en présence de Bobby Charlton et
Dennis Law, anciens joueurs de MU
eux aussi récompensés, Jean-Michel
Brochen, rédacteur en chef de
France Football, a remis à Callum, le
fils de Best, une réplique du trophée
qui rejoindra le musée de
Manchester United. – J.-M. R.
ITALIE : UN SUPPORTER DE
NAPLES DANS LE COMA. – Un
supporter de Naples, victime d’une
fracture du crâne avec hémorragie
cérébrale avant le match
Pescara-Naples (Serie B, 0-1) samedi,
se trouvait hier dans le coma. La
police cherche à déterminer si le
jeune homme s’est blessé en
tombant dans les gradins ou si c’est
l’éclat d’un pétard lancé par d’autres
supporters napolitains qui est
responsable de sa blessure.
TEVEZ SUR LE DÉPART. – Furieux
d’avoir dû laisser sa place au cours
de la rencontre West Ham - Sheffield
United (1-0), samedi, Carlos Tevez a
immédiatement quitté le stade.
C’était probablement le dernier
match de l’attaquant argentin avec
les Hammers, pour lesquels il n’a
marqué aucun but. Avec son
compatriote Javier Mascherano, il va
être placé sur la liste des transferts
lors du mercato de janvier moins de
six mois après leur arrivée des
Corinthians. – J.-M. R.
LUIS FERNANDEZ DE RETOUR À
BILBAO ? – La nouvelle défaite
subie par l’Athletic Bilbao hier
contre le FC Séville devrait entraîner
le départ, dès cette semaine, de
l’actuel entraîneur, Félix Sariugiarte.
Pour sa succession, les dirigeants du
club basque sont partagés entre
deux options : José Manuel Esnal dit
« Mané », ancien entraîneur
d’Alavés, finaliste de la Coupe de
l’UEFA en 2001, d’un côté ; et Luis
Fernandez, qui a déjà entraîné
Bilbao entre 1996 et 2000, le
qualifiant pour la Ligue des
champions 1998-1999. – F. He.
LUNDI 27 NOVEMBRE 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Rafinha (19e)
Lövenkrands (27e)
NEWCASTLE
ITALIE (13e journée)
CHIEVO VÉRONE
ARSENAL
Gilberto Silva (45e + 4)
Bleu
Rouge
Au repos, José Mourinho changea totalement de stratégie. Il sortit un arrière droit
(Geremi) pour appeler un… ailier
gauche (Robben), Essien passant sur le
flanc droit de la défense. Le Ghanéen y fit
une deuxième mi-temps de bison, mais
comme le garçon a quatre poumons, on
le vit aussi alors partout, milieu droit,
milieu axial…
Ce fut dès lors un tout autre match, marqué par la puissance d’une équipe de
Chelsea ayant retrouvé son ambition et
son vrai niveau, malgré une prestation
encore anonyme de Ballack et de Chevtchenko. Bien sûr, grâce notamment aux
dribbles ensorceleurs de Cristiano Ronaldo, MU aurait pu se mettre à l’abri, mais
la tête égalisatrice de Ricardo Carvalho –
incertain jusqu’au matin même – respecta la physionomie nouvelle des débats.
Ce n’était pas une catastrophe non plus
pour Manchester. « Ces deux dernières
saisons, nous avions dû chasser derrière
Chelsea, parfois 10 points ou plus derrière, remarquait Alex Ferguson. Cette
fois, nous sommes toujours devant et
c’est une grande différence. » Le suspense demeure ainsi intact.
3-1
HIER
Les changements
payants de Mourinho
SAMEDI
BOCHUM
SHEFFIELD U.
Mouscron- Genk ................................ 2-2
Westerlo- Lierse ................................. 2-0
Lokeren- Charleroi ............................. 0-0
Beveren - FC Brussels .......................... 2-2
Mons- La Gantoise ............................. 0-1
Saint-Trond- Cercle Bruges ................ 2-0
HIER
Jaune
Bleu
Jaune
2-1
1-0
Diagne-Faye (9e)
Anelka (45e + 2, 76e)
Saha. Chelsea craignait de se faire
déborder sur les côtés et il se fit surprendre dans l’axe. Désormais footballeur de vingt et un ans le mieux payé au
monde – 7 M de salaire annuel et
presque autant de revenus publicitaires ! – après la prolongation de son
contrat, jusqu’en 2012, depuis vendredi,
Wayne Rooney alerta l’attaquant français d’une très bonne passe. D’environ
18 mètres, et face à un Ricardo Carvalho
passif, Saha enroula alors une délicieuse
frappe du gauche qui rentra au ras du
poteau droit de Cudicini (1-0, 29e). Cela
récompensait alors la meilleure
équipe… Déjà très heurté, le jeu se durcit
encore : Heinze déposséda Drogba d’un
tacle très sévère (34e), mais l’Ivoirien
répondit une minute plus tard par une
charge aérienne coude en avant sur
Vidic.
VENDREDI
SCHALKE 04
MANCHESTER C.
VENDREDI
GB Anvers- Standardde Liège ............ 1-3
SAMEDI
Noir
Noir
ALLEMAGNE (14e journée)
1-0
Gerrard (67e)
Mullins (36e)
Beau temps. Bon terrain. Arbitre : M. Webb. 75 948 spectateurs. Buts. – MANCHESTER
UNITED : Saha (29e) ; CHELSEA : Ricardo Carvalho (70e). Avertissements. – Manchester
United : Vidic (55e, tacle en retard sur Lampard) ; Chelsea : Makelele (21e, main volontaire) ; Drogba (35e, coup de coude sur Vidic) ; A. Cole (84e, tacle dangereux sur C. Ronaldo).
MANCHESTER UNITED : Van der Sar – G. Neville (cap.), R. Ferdinand, Vidic, Heinze – C.
Ronaldo(O’Shea,86e), Carrick,Scholes,Giggs– Rooney,Saha (Fletcher, 86e).Entraîneur:
A. Ferguson.
CHELSEA : Cudicini – Geremi (Robben, 46e), Ricardo Carvalho, Terry (cap.), A. Cole –
Essien, Makelele, Ballack (Paulo Ferreira, 90e + 3), Lampard – Chevtchenko (J. Cole,
75e), Drogba. Entraîneur : J. Mourinho.
JEAN-MICHEL ROUET
READING
K. Doyle (17e, s.p.)
WEST HAM
PAR LES TEMPS QUI COURENT, il fait
bon traverser la Manche. Le sommet de
Premier League entre le leader (Manchester United) et son dauphin (Chelsea)
a en effet accouché d’un match qui n’enivra peut-être pas les esthètes mais qui
fut un véritable choc de poids lourds,
d’une fascinante intensité, avec du
talent partout sur le terrain – quel duel
Cristiano Ronaldo - Ashley Cole ! – et
dans une vraie et belle ambiance de foot.
Cinq jours après une soirée de triste
mémoire au Celtic Park de Glasgow (0-1,
avec un penalty et une énorme occasion
manquée dans les cinq dernières
minutes), Louis Saha aurait pu être le
héros du dimanche. Il ouvrit le score à la
demi-heure de jeu et fut tout près d’éviter l’égalisation de Chelsea, sans parvenir, sur sa ligne, à sortir la tête de Ricardo
Carvalho sur un corner de Lampard.
Mais, à l’arrivée, l’équité a été respectée.
Manchester United garde solidement le
commandement, Chelsea reste à trois
longueurs, mais les autres sont maintenant loin (Bolton, troisième, à 11 points ;
Arsenal à 13 avec un match de plus à
jouer ; Liverpool à 14…).
L’Angleterre annonce désormais a two
teams race (une course à deux), mais
José Mourinho n’est pas d’accord :
« C’est un très bon week-end pour nous,
un beaucoup moins bon pour Manchester, et un mauvais pour Arsenal qui a perdu à Bolton et à qui on a pris un point.
Mais je n’écarte toujours pas Arsenal qui
a une grande équipe et reste capable de
revenir. »
Le tête-à-tête d’hier ressembla d’abord à
une interminable partie d’échecs. Chelsea n’était venu pour faire ni le jeu ni le
spectacle, avec l’évidente obsession de
ne pas se faire larguer au classement. Les
Blues s’ingéniaient en particulier à neutraliser les points forts de Manchester
United, l’influence de Scholes d’abord,
mais surtout celle des deux ailiers, C.
Ronaldo et Giggs.
Le plan ne marchait pas trop mal, et on
commençait à trouver le match trop bloqué quand la lumière jaillit des pieds de
MIDDLESBROUGH
Christie (43e)
FULHAM
MANCHESTER UNITED - CHELSEA : 1-1 (1-0)
de notre envoyé spécial
EVERTON
Hreidarsson (52e, c.s.c.)
ASTON VILLA
Malgré un but du Français, Chelsea a rapporté de son voyage chez le leader le nul qu’il était venu chercher.
MANCHESTER –
BELGIQUE (14e journée)
SAMEDI
11
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
PATINAGE ARTISTIQUE COUPE DE RUSSIE
Joubert l’insatiable
Auteur d’une énorme performance sportive et physique samedi soir, le Français voit déjà plus loin que ces trois quadruples sauts réussis.
MOSCOU –
MOSCOU. – La perf était d’importance! De fait, après avoir
été le premier Européen à réussir trois quadruples sauts,
samedi, Brian Joubert a embrassé la glace de la patinoire
moscovite.
(Photo Yuri Kochetkov/Sipa Press)
de notre envoyée spéciale
IL EST ENTRÉ dans une nouvelle
dimension. À contre-courant des
observations de ces dernières saisons,
où les fines lames nord-américaines lui
furent souvent préférées, valorisées
par leurs composantes artistiques sans
avoir osé le fameux quadruple saut.
Mais, sur la glace de Moscou, Brian
Joubert a enflammé les esprits en
armant parfaitement, et à trois
reprises, ces quatre rotations. Une performance physique et technique
d’autant plus phénoménale que les
deux hommes qui se l’étaient permise
avant lui, l’Américain Tim Goebel en
1999 et le Japonais Takeshi Honda en
2003, l’avaient réalisée sous l’ancien
système de cotations. « À l’époque, le
reste des programmes était moins exigeant », insiste Joubert.
Attablé sous l’œil bienveillant de son
entraîneur, Jean-Christophe Simond,
devant une bière et un gâteau au chocolat, Brian Joubert ne semblait pourtant pas épuisé samedi soir, ni même
excité par ce doux rêve qu’il venait de
réaliser. « J’en profite ce soir et
demain, mais en rentrant à Poitiers, je
devrais oublier tout ça pour me
concentrer sur la suite », se persuadet-il. Dès vendredi prochain, à Orléans,
il espère ainsi conquérir un cinquième
titre national. « Ce sera avec un service
minimum », prévient-il, annihilant
tout espoir de l’y voir rééditer son
exploit. « Ce n’est pas physiquement
que j’ai souffert, mais mentalement »,
résume Joubert, conscient de l’influx
qu’il devra préserver d’ici à trois
semaines et la finale du Grand Prix à
Saint-Pétersbourg, où il retrouvera le
double champion du monde suisse,
Stéphane Lambiel.
Depuis le début de la saison, Brian Joubert a donc enchaîné trois victoires
(Masters, Trophée Bompard, Coupe de
Russie). Avec la manière et cette fiabilité retrouvée, améliorée au contact de
son nouvel entraîneur, Jean-Christophe Simond. « Ce qui fait la différence, c’est aussi sa préparation physique, estime ce dernier. Dès cet été, il
était affûté. » Alors que, l’an dernier, il
avait des kilos à perdre en septembre,
et un passif d’entraînement efficace
Triste danse
Isabelle Delobel et Olivier Schoenfelder ont terminé
troisièmes. Ils se qualifient, avec Joubert et
Préaubert, pour la finale du Grand Prix.
MOSCOU –
de notre envoyée spéciale
LES SOURIRES de façade ont disparu
et l’amertume a ravagé leurs visages.
Dans le droit fil de ce qui s’était passé
lors des danses imposée et originale,
Isabelle Delobel et Olivier Schoenfelder ont subi la malhonnêteté des juges
au terme de leur libre. Évidemment, ils
venaient d’offrir un bâton en escamotant un twizzle (un déséquilibre d’Olivier), d’aucuns s’en sont saisi pour
frapper méchamment… Là où ce
n’était pas nécessaire. « On a encore
été massacrés sur les niveaux », pestait Isabelle. Deuxièmes après le tango, les Français ont rétrogradé à la troisième place finale, derrière les
Américains Belbin-Agosto et leur programme insipide mais propre. D’ailleurs, la maîtrise des vice-champions
olympiques faillit ne pas être suffisante pour la gagne : malgré leur chute
de la veille, les Russes Domnina-Shabalin n’étaient pas loin de leur voler
la victoire. Excellents interprètes du
qui l’obligèrent à « bricoler », comme
il dit, jusqu’en décembre. « Je savais
qu’il était capable de réaliser ces trois
quads, poursuit le technicien. On ne
peut pas inventer la tension nerveuse
de la compétition, mais on avait testé
cette performance à l’entraînement,
avec des temps de récupération très
courts. »
Le quadruple flip
en chantier
Maintenant, on peut se demander
quelles portes ouvre cette performance. « J’aimerais que l’on reste
relativement terre à terre. Ce que Brian
a fait est exceptionnel. Le refaire serait
ELLE NE SE POSE PAS de questions
et n’en pose pas non plus aux sélectionneurs. En réitérant son doublé
RATP-Sud-Ouest de l’an passé, Julie
Coulaud émerge du paysage du cross
tricolore. Dans la douceur girondine, la
championne de France a dominé le
parcours de Gujan-Mestras. Solide
patronne, elle a réglé le sprint devant
la Russe Ivanova et se positionne déjà
comme une intéressante outsider pour
les Championnats d’Europe à San
Giorgio su Legnano (Italie) dans
quinze jours. Elle a déjà payé pour
savoir que ça ne garantit rien (vingtseptième à Tilburg en 2005). Mais
comme elle apprend vite…
Patricia Djaté-Taillard et Patrice Binelli, les deux responsables du demi-fond,
quêtaient d’autres certitudes dans ce
second week-end sélectif. Au fort des
Dunes, à Leffrinckoucke, ils ont trouvé
nouveaux postulants et points d’interrogation. Fatiha Klilech-Fauvel,
sixième chez les femmes, et Malik Bahloul, septième chez les hommes, ont
ainsi relégué dans leur sillage les leaders présumés, Bouchra Ghezielle
(douzième et quatrième Française) et
Driss el-Himer (treizième). Une confirmation pour Klilech, déjà vainqueur du
cross du Républicain lorrain, qui s’est
battue derrière les basques bondissantes des meilleures Africaines,
l’Ougandaise Inzikuru en tête. Une surprenante affirmation pour Bahloul qui
s’était noyé au Maine libre (cinquantehuitième) il y a une semaine et a su, à
vingt-cinq ans, mener sa course
patiemment. « J’ai beaucoup appris à
Allonnes où je m’étais accroché à Driss
(el-Himer) avant d’exploser après deux
tours, rayonnait-il. Là, je suis parti
moins vite et ç’a été mieux. Je confirme
ma cinquième place aux “France”. Les
sélectionneurs ne m’avaient pas fait
confiance, en n’emmenant pas
El-Himer s’interroge,
Maazouzi se soigne
Ghezielle ne semblait guère plus
inquiète. Elle a souffert pourtant,
jamais dans le groupe de tête, foulée
saccadée, épaules tombantes. Sa douzième place l’a déçue mais elle reste
candidate au ticket européen : « Je ne
m’attendais pas à ce résultat. J’avais
de bonnes sensations à l’entraînement. Je pense que je paie une erreur
tactique : je suis restée derrière au
départ. J’ai dû mettre une grosse accélération pour revenir et, juste quand
j’ai recollé, ç’a mis une mine devant. Je
ne sais pas ce que vont faire les sélectionneurs mais je suis prête à donner
un coup de main… » Son entraîneur
Alain Lignier, tout en expliquant que
son athlète travaillait pour févriermars, promettait « une autre Bouchra
dans quinze jours ». « Elle est en
balance avec une autre athlète qui n’a
pas ses références chronométriques
(Chellah ?) », soufflait Djaté. Le plateau devrait pencher de son côté et
l’équ ipe de Fra nce a nn oncé e
aujourd’hui ressembler à ceci : Coulaud, Daunay, Fahroun, Ghezielle, Klilech-Fauvel et Martins.
Chez les hommes, les contours sont
moins nets. Brahim Lahlafi, excellent
deuxième à « Sud-Ouest », a contribué à mieux les dessiner. Comme l’an
dernier, le Marocain naturalisé « n’est
apparemment pas intéressé (par les
Championnats d’Europe) », confiait
Djaté hier soir. Mais Frédéric Denis, en
devançant Benhari à Gujan-Mestras, a
brouillé le choix. Et, surtout, les chefs
de file hésitent. Seul Essaïd, quatrième
à Allonnes et deuxième à Volvic same-
RÉSULTATS
CROSS DE L’ACIER (Leffrinckoucke, 26 novembre). – HOMMES : 1. Farah (GBR), les 7 km en
19’51’’ ; 2. M. Kogo (KEN), à 2’’ ; 3. Waldeselassie (ERY), à 16’’ ; 4. S. Saiti (KEN), à 19’’ ; 5.
El-Aamri (MAR), à 29’’ ; 6. D. Ndiso (KEN), à 35’’ ; 7. Bahloul, à 36’’ ; 8. Mandour (MAR), à 37’’ ;
9. G. Morara (KEN), à 38’’ ; 10. N. Manza (KEN), à 40’’ ;… 13. El-Himer, à 47’’ ; 20. Zeroual, à
1’7’’ ; 23. El-Ahmadi, à 1’12’’ ; 24. Oubassour, m.t. ; 25. Ramard, à 1’14’’. FEMMES : 1. Inzikuru (OUG), les 4,3 km en 13’25’’ ; 2. Tuffa (ETH), m.t. ; 3. B. Jepchumba (KEN), à 8’’ ; 4. Ejjafini
(BRN), à 12’’ ; 5. Alemu (ETH), à 15’’ ; 6. Klilech-Fauvel, à 17’’ ; 7. S. Kibet (KEN), à 24’’ ; 8. M.
Wangari (KEN), à 28’’ ; 9. Fahroun, à 31’’ ; 10. N. Omwenga (KEN), à 38’’ ; 11. Martins, 39’’ ;
12. Ghezielle, à 42’’ ;… 14. Dahmani, à 54’’ ; 15. Despres, à 1’4’’.
CROSS « SUD-OUEST » (Gujan-Mestras, 26 novembre). – HOMMES : 1. M. Kipsiro (OUG), les
9,905 km en 29’19’’ ; 2. Lahlafi, à 2’’ ; 3. P. Sanga (KEN), à 5’’ ; 4. J. Maregu (KEN), à 13’’ ; 5. P.
Melly (KEN), à 28’’ ; 6. Marda, à 30’’ ; 7. F. Denis, à 33’’ ; 8. Benhari, à 46’’ ; … 12. Lahssini,
1’21’’. FEMMES : 1. Coulaud, les 5,635 km en 17’40’’ ; 2. M. Ivanova (RUS), à 2’’ ; 3. M. Komu
(KEN), à 20’’ ; 4. J. Obare (KEN), à 24’’ ; 5. Daunay, à 34’’ ; 6. Maiyo (KEN), à 39’’ ; 7. Chellah, à
44’’ ; 8. J. Wanjiqu (KEN), à 58’’ ; 9. Bardelle, à 59’’. Forfait : Maury.
CROSS DE BOLBEC (26 novembre). – HOMMES : 1. Abaoub (ALG), les 7,970 km en 24’24’’ ;
2. Gimila (MAR), à 8’’ ; … 5. R. Chekhemani, à 34’’ ; 7. Yemmouni, à 1’12’’. FEMMES : 1. E.
Orwaru (KEN), les 4,980 km en 18’09’’ ; 2. Cheral, à 54’’ ; 3. Leméré, à1’02’’.
CROSS DE LLODIO (ESP, 26 novembre). – HOMMES : 1. T. Bekele (ETH), les 9,2 km en
27’08’’ ; 2. A. Abdullah (ERY) à 4’’ ; 3. Kifle (ERY) à 5’’ ; … 15. Zoubaa. FEMMES : 1. M. Melkamu (ETH), les 7,7 km en 26’13’’ ; 2. V. Cheruiyot (KEN) à 21’’ ; 3. Kalovics (HON) 24’’.
MARATHON DE FLORENCE (ITA, 26 novembre). – HOMMES : 1. J. Kutto (KEN), 2 h 08’41’’ ;
2. Ingargiola (ITA), 2 h 12’18’’ ; 3. K. Kemei (KEN), 2 h 13’36’’ ; … 6. J. Theury, 2 h 14’38’’.
FEMMES : 1. Sicari (ITA), 2 h 34’52’’ ; 2. Carlin (ITA), 2 h 46’31’’ ; 3. Valdre (EST), 2 h 49’19’’.
MARATHON DE LA ROCHELLE (26 novembre). – HOMMES : 1. P. Biwott (KEN), 2 h 14’01’’ ;
… 6. Laget, 2 h 20’10’’. FEMMES : 1. E. Chemweno (KEN), 2 h 37’58’’ ; … 5. Sommier,
2 h 59’36’’.
di, attend son billet serein. La sélection
de Driss el-Himer (troisième à
Allonnes) ne ferait pas l’ombre d’un
doute… si le marathonien, mécontent
de son cross hier, ne la rejette pas.
C’était plutôt non avant de discuter
avec Djaté. Puis : « Je vais réfléchir »,
après.
Khalid Zoubaa, lui, est disponible.
Mais, en finissant quinzième à Llodio
en Espagne après son abandon sarthois (suite à un déchaussement), il
s’est mis hors références directes.
« J’ai voulu me tester dans un cross
très difficile, disait-il hier. J’ai eu une
petite infection cette semaine. J’ai tenté, j’ai craqué après deux tours mais
j’ai bien terminé. Il doit y avoir deux ou
trois Européens devant moi… Je ne
suis pas dans ma meilleure forme, c’est
sûr, mais je pense pouvoir finir dans les
quinze et pourquoi pas les cinq si les
Championnats sont boueux. » Champion de France, meilleur Bleu aux Mondiaux (vingt-quatrième), « valeur sûre,
indiscutable » (Djaté), il devrait intégrer le wagon.
Avec Maazouzi ? Le double médaillé
de bronze européen (2004, 2005) est
lui aussi incontournable. Mais il traîne
une douleur au tendon d’Achille. Il a
fait l’impasse sur leweek-end. « Je n’ai
dit ni oui ni non, avouait-il au téléphone. Je n’ai pas coupé complètement mais j’ai toujours mal. J’ai envie
d’y aller mais j’aimerais y faire au
moins aussi bien que ces deux dernières années... » Si le sextuple champion d’Europe ukrainien, Sergueï
Lebid, a trouvé un adversaire ce weekend, il n’est cependant pas français
mais britannique. Il s’appelle Mo Farah
et a réglé son compte au Kényan Micah
Kogo dans les dunes. Impressionnant.
CÉLINE LONGUÈVRE
RÉSULTATS
Classement final. DANSE : 1. Belbin-Agosto (USA), 186,33 pts (imposée : 36,56 + originale :
58,02 + libre : 91,75) ; 2. Domnina-Shabalin (RUS), 185,34 (37,99 + 52,36 + 94,99) ; 3. Delobel-Schoenfelder, 183,53 (36,50 + 57,83 + 89,20).
GRAND PRIX (après cinq étapes sur six). – HOMMES : 1. Joubert, 30 pts ; 2. Lysacek (USA),
28 ; 3. Préaubert, 24 ; 4. Weir (USA), 24 ; 5. Davydov (BLR), 20 ; 6. Klimkin (RUS), 20.
FEMMES : 1. Ando (JAP), 28 pts ; 2. Sebestyen (HON), 28 ; 3. Kim Yu-na (CDS), 26 ; 4. Meier
(SUI), 24 ; 5. Rochette (CAN), 24 ; 6. Meissner (USA), 24. COUPLES : 1. Petrova-Tikhonov (RUS),
28 pts ; 2. Inoue-Baldwin (USA), 28 ; 3. Savchenko-Szolkowy (ALL), 26 ; 4. Putnam-Wirtz (CAN),
18 ; 5. Zagorska-Siudek (POL), 16 ; 6. Shen Xue-Zhao Hongbo (CHN), 15. DANSE : 1. DenkovaStaviski (BUL), 30 pts ; 2. Domnina-Shabalin (RUS), 28 ; 3. Belbin-Agosto (USA), 28 ; 4. DelobelSchoenfelder, 24 ; 5. Virtue-Moir (CAN), 22 ; 6. Faiella-Scali (ITA), 22.
€
429
TAPIS DE COURSE TC 140
+1€
LES 4 DALLES
DF900
+ LA SERVIETTE
JEAN-DENIS COQUARD (avec M. F.)
LIU XIANG FAIT DE LA PUB…
BÉNÉVOLEMENT ! – Sun Haiping, le
coach de Liu Xiang, a répondu au
ministre des Sports chinois, Liu Peng,
qui a interdit aux sportifs de son
pays, en vue des Jeux de Pékin, en
2008, de participer à « des activités
extra sportives à vocation
commerciale » (voir l’Equipe du
18 novembre). L’entraîneur du
champion olympique et recordman
du monde (12’’88) du 110 m haies a
expliqué : « Beaucoup de gens
pensent que si Liu Xiang participe à
tant d’opérations commerciales,
c’est pour gagner de l’argent. Mais
ce n’est pas le cas. La plupart de ces
activités ne sont pas payées et lui
sont proposées par des proches. »
Mais le coach a reconnu que cette
interdiction pourrait avoir des effets
bénéfiques pour Liu, qui va pouvoir
désormais se concentrer sur
l’entraînement.
PRÉCISION. – Le meeting indoor
« Bercy au show » se déroulera le
23 février, et non le 24. « Nous
avons souhaité l’avancer d’une
journée car le 24 aura lieu, à l’INSEP,
le Championnat de France des
jeunes et que nous voulions les
convier à cette fête », précise Alain
Spira, directeur des organisations à
la Fédération française.
4 vitesses présélectionnées.
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simulant une piste d'athlétisme.
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LUNDI 27 NOVEMBRE 2006
du lundi au samedi de 9h00 à 20h00
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Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
de notre envoyé spécial
d’équipe aux Championnats du
monde. J’espère aller au Kenya (à
Mombasa, le 24 mars) cette fois-ci et
avoir gagné ma place pour les Championnats d’Europe. » Son sourire et les
mots glissés par Patricia Djaté levaient
déjà une grande partie de ses doutes.
après 2’15’’ de programme, quand
chaque saut reçoit une bonification de
10 % », grimace Joubert. Acrobate, il
a aussi osé une combinaison de deux
quadruples : « Là aussi, il ne manquait
qu’un quart de tour, mais j’ai eu mal à
la cheville. C’est plus dangereux physiquement. » Dommage, mais il faudra
sans doute patienter avant que l’escalade ne s’intensifie encore.
Bleu
Rouge
Jaune
À Gujan-Mestras, Julie Coulaud a réussi un nouveau doublé.
Mais les autres leaders français sont dans le flou.
Avant le quintuple, il y a d’autres pistes
à explorer. « Un quatrième quadruple,
on en parle avec Jean-Christophe,
révèle Joubert. J’ai déjà travaillé le
lutz, et il ne manquait qu’un quart de
tour. » Brian Joubert pourrait aussi
être le premier à vriller deux combinaisons sur des quadruples différents.
« Mais pour capitaliser vraiment sur
cette prise de risques, l’une des deux
combinaisons devrait être réalisée
Jaune
CROSS
Une reine et des jokers
LEFFRINCKOUCKE – (Nord)
Évidemment, les gens s’emballent,
posent la question du quintuple saut.
« Certains chercheurs fixent là la limite
humaine », précise Simond. « Il faudra
que le matériel évolue, ajoute Joubert.
Mais, à la fin de ma carrière, j’essayerai
les cinq tours. Également le quadruple
axel. Je voudrais enregistrer les sensations que ça provoque pour le cas où,
dans dix ans, je devrais les expliquer à
un jeune talent. »
Noir
Bleu
Noir
ATHLÉTISME
déjà bien », tempère Simond. Mais son
élève, s’il refuse de clamer ses envies
de titres européen ou mondial, admet
sa volonté de « marquer l’histoire » de
son sport, être le premier à vriller trois
quadruples sauts différents. « En
2001, il ne manquait qu’un quart de
tour sur le flip ; cet été, je l’ai fait en
posant la main », rappelle Joubert.
Après la finale du Grand Prix, il va
engager à nouveau ce chantier. « Le
flip peut devenir le plus fiable de ses
quads, devine le coach. Mais Brian doit
d’abord apprendre à encaisser la
dépense énergétique que supposent
trois quads dans un programme, en
répétant la performance de Moscou. »
Prince Igor de Borodine, les élèves
d’Alexeï Gorshkov ne méritaient
quand même pas que leurs notes
s’envolent autant.
Cela dit, l’indécence de leur progression n’éclipse pas ce détail de circonstance : pour la première fois à domicile,
aucun Russe ne s’est imposé. À une
semaine du Trophée NHK au Japon,
ultime étape du Grand Prix, d’autres
constats percent des classements provisoires. Et le premier est cette fois très
positif pour la France puisque, avec ses
deux locomotives, Joubert et DelobelSchoenfelder, Alban Préaubert est
aujourd’hui certain de se qualifier pour
la finale à Saint-Pétersbourg, midécembre. En revanche, deux champions du monde en titre sont d’ores et
déjà recalés, le couple chinois Pang
Qing-Tong Jian, forfait lors du Skate
America, et l’Américaine Kimmie
Meissner, qui ne restera pas sixième
lorsque la jolie triplette japonaise
(Fumie Suguri, Mao Asada et Yukari
Nakano) aura débattu à Nagano le
week-end prochain. – C. L.
12
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
RUGBY ÉQUIPE DE FRANCE
Plongée dans l’inconnu
À dix mois de la Coupe du monde, le bilan automnal des Bleus est inquiétant. Trop de questions restent en suspens.
Bilan de novembre
FRANCE
Nlle-Zélande, 3-47 2 déf. 1 vict.
Nlle-Zélande, 11-23
Argentine, 27-26
cohérence du staff tricolore sur ce
qu’il veut faire.
L’exemple le plus frappant, ce fut
bien sûr l’annonce intempestive par
Jo Maso mercredi dernier de l’arrivée
d’un consultant spécialisé dans la
mêlée. Un projet dont Jacques
Brunel, le responsable des avants,
n’avait pas été informé. On fait
mieux en terme de communication.
Ce qui gêne, c’est le grand mystère
qui flotte sur la façon dont l’encadrement va utiliser les sept semaines du
tournoi. Privilégiera-t-il la préparation physique ou en profitera-t-il
pour explorer de nouvelles formes de
jeu ? Peut-il échapper à l’obligation
d’obtenir des résultats ? À sonder les
intéressés, les réponses sont évasives, voire contradictoires, et peu de
choses semblent avoir été anticipées.
Alors on peut se rassurer, comme
Brunel, en estimant qu’au moment
de se présenter sur la ligne de départ,
le 7 septembre prochain, « les cartes
auront été redistribuées », et
qu’après trois mois de préparation
estivale les Bleus seront « physiquement à un niveau semblable à leurs
rivaux », et que, techniquement et
tactiquement, ils auront eu la possibilité de retrouver les repères qui leur
manquaient à Lyon.
Tout cela est envisageable. Mais s’il
faut aujourd’hui trouver une bonne
raison de voir Fabien Pelous soulever
le trophée William Webb Ellis le
20 octobre 2007, c’est plutôt sur de
l’aléatoire qu’il faut miser. Et prier
pour que, comme en 1991 et en
2003, les All Blacks succombent en
demi-finales au sortilège australien.
ARNAUD DAVID
ÉQUIPE DE FRANCE : MARTIN ET SZARZEWSKI BLESSÉS. – Deux joueurs
du Stade Français ont gardé des séquelles de la courte victoire des Bleus sur
l’Argentine samedi (27-26) : Rémy Martin souffre d’une plaie au pouce gauche et
sera absent entre deux et trois semaines. Dimitri Szarzewski est, quant à lui, touché au genou gauche. Le talonneur passera des examens supplémentaires pour
déterminer la durée de l’indisponibilité que lui vaudra son gros traumatisme
osseux sans lésion ligamentaire.
Le calendrier des Bleus jjusqu
q ’à la Coupe
p du monde
Janvier
E t le
Entre
l 15 ett lle 19 :
réunion du comité de
sélection pour définir le
groupe de 40 joueurs
retenus pendant tout le
Tournoi des Six Nations
(29 janvier-18 mars).
Mardi 23 :
annonce du groupe de
22 jjoueurs retenus
t
pour
le premier match du
Tournoi des Six Nations
contre l’Italie.
Février
Sam. 3 (àà Rome)
Italie -FRANCE
Dim. 11 (àà Dublin)
Irlande -FRANCE
Sam. 244 ((aau Stade de F.)
FRANCE - Galles
Mars
Dim. 11 (àà Twickenham)
Angleterre -FRANCE
Sam. 17 (au Stade de F.)
FRANCE - Écosse
Mai
Juin
Lundi 14 :
annonce du groupe de
26 joueurs sélectionné
pour disputer deux testmatches en Nlle-Zélande
les samedis 2 et 9 juin.
Dimanche 27 :
départ en tournée en
Nlle-Zélande (samedi
2 juin : Nlle-Zélande
landeFrance à Auckland ;
Samedi 9 juin : NlleZélande-France à
Wellington).
Lundi 11 :
retour de Nlle-Zélande.
Mercredi 13 : annonce du
groupe de 40 joueurs retenus
pour la phase de préparation
physique au Mondial 2007.
Juillet
Du lundi 2 juillet au
vendredi 3 août :
cinq semaines de
préparation physique dont
deux stages en altitude à
Val-d'Isère (9-13 juillet) et à
Font-Romeu (15-20 juillet).
Août
Septembre
Vendredi 3 :
annonce du groupe officiel
des 30 joueurs sélectionnés
pour le Mondial.
Lundi 6 - vendredi 31 :
phase de préparation
technique avec trois
matches internationaux.
Samedi 1er :
début de la phase
Coupe du monde
avec staff renforcé.
vendredi 7 :
match d’ouverture
du Mondial contre
l’Argentine au
Stade de France.
Sam. 11 (àà Twickenham)
Angleterre -France
Sam. 18 (à Marseille)
e)
France - Angleterre
Sam. 25 (à Cardiff)
f)
France -Galles
Ils jugent les Bleus
Quatre techniciens du rugby international se sont penchés sur les performances des Bleus
lors de leurs trois tests de novembre.
Lochore :
« Un plan de jeu
pas approprié »
Sir Brian LOCHORE
Nick Mallett
Soixante-six ans.
Sélectionneur adjoint de la Nouvelle-Zélande.
Cinquante ans.
Directeur technique de la Western Province au
Cap.
Ancien sélectionneur des Springboks
(1997-2000), du Stade Français (2002-2004).
« PERSONNELLEMENT, j’ai été surpris de voir
que les Français n’ont pas essayé de jouer davantage contre nous. Lors du premier test (perdu 3-47), ils ont adopté un plan de jeu
qui n’était pas du tout approprié. La France a toujours été connue pour son rugby
de mouvement et le jeu à la main et en voyant ces deux matches, je me demande
s’ils ne sont pas en train de le perdre. Cela a toujours été la force du rugby français,
ils ont des joueurs très talentueux et nous étions surpris de voir qu’ils se sont reposés sur le seul jeu au pied. À mes yeux, malgré les résultats du mois de novembre, le
quinze de France sera toujours une des équipes les plus difficiles à battre à la
Coupe du monde. Mais il faudra attendre le Tournoi des Six Nations pour voir
vraiment où les Français en sont. » – I. B.
Connolly :
« Rien
n’a marché
pour eux »
John CONNOLLY
Cinquante-cinq ans.
Entraîneur de l’Australie.
« LORS DU PREMIER MATCH contre les Blacks, rien n’a marché pour les Français, c’est ce qui explique sans doute l’ampleur du score (3-47). À Paris, il y dix
jours, cela s’est mieux passé et je crois que le score (11-23) a bien reflété l’écart qui
existe actuellement entre Français et Néo-Zélandais. Bien sûr, les Blacks ont été
impressionnants mais ce n’est pas nouveau. Depuis l’été dernier, nous savons
qu’ils sont au plus haut niveau dans tous les domaines et je ne vois pas pourquoi
cela aurait changé cet automne. On voit bien où il faut travailler pour tenter de
combler notre retard. »
« LA FRANCE est capable de battre
toutes les équipes au monde. Toutes,
sauf une : la Nouvelle-Zélande, largement favorite pour succéder à l’Angleterre. Les Blacks sont plus hauts que
n’importe quelle équipe et n’ont
jamais eu un effectif de telle qualité.
Aujourd’hui, la seule équipe qui pourrait peut-être les gêner, c’est l’Irlande,
qui a perdu deux fois en NouvelleZélande en juin dernier (34-23 et
27-17), mais en se comportant bien, en
ne perdant que trois essais à deux à
chacun de ces matches. Les Irlandais
avaient développé un rugby efficace
qui a été confirmé ces deux dernières
semaines face à l’Afrique du Sud
(32-15) et l’Australie (21-6). Pour en
revenir à la France et au contexte de la
Coupe du monde, les Bleus bénéficie-
ront d’un atout indéniable, le fait de
jouer sur son sol, devant ses compatriotes. Mais il me semble qu’ils n’ont
pas trouvé la relève ou la nouveauté
dans certains secteurs. Fritz a émergé,
Nyanga aussi, Vermeulen est revenu,
au même titre qu’Elhorga, mais
ensuite ? En première ligne, les piliers
restent les mêmes et en deuxième
ligne ça ne tourne pas beaucoup. Un
mec comme Pelous aura quatre ans de
plus qu’en Australie. Surtout, je crois
que la France a hérité de la poule la
plus difficile avec l’Irlande et l’Argentine qui seront deux adversaires redoutables. Pour moi, il sera plus difficile de
gagner ces matches de poule que de
dominer l’Écosse ou l’Afrique du Sud
ou l’Angleterre en phases finale. » –
H. I.
O’Sullivan :
« Les Bleus vont
redresser
la barre »
Eddie O’SULLIVAN
Quarante-huit ans.
Entraîneur de l’Irlande depuis 2001.
Sept semaines
en quarantaine
Bernard Laporte aura à sa disposition quarante joueurs à Marcoussis pendant le tournoi,
du 28 janvier au 18 mars. Pour quoi faire ?
C’EST UNE GRANDE PREMIÈRE : les Bleus seront
réunis pendant sept semaines – le Top 14 s’arrêtant –, du dimanche 28 janvier au dimanche 18 mars,
le lendemain de France-Écosse. Mi-janvier, Bernard
Laporte communiquera les noms des quarante
joueurs qui séjourneront près de deux mois ensemble
à Marcoussis. « On va vivre à quarante, il faut créer
une émulation au sein du groupe et qu’il se régénère », confie Jacques Brunel, l’adjoint de Laporte
chargé des avants. « Quarante mecs, ce n’est pas une
mince affaire à gérer », ajoute Max Godemet, directeur technique national adjoint, qui devrait œuvrer
avec Daniel Servais, le préparateur physique attitré
des Bleus. Au juste, que feront ces quarante joueurs
pendant sept semaines ? « C’est justement la question qu’on se pose », avouait Bernard Laporte dans
nos colonnes (vendredi 24 novembre), précisant :
« Sera-ce un premier plateau athlétique à sept mois
Mallett : « Ils
n’ont pas trouvé
la relève »
de la Coupe du monde, sachant qu’il y aura des
matches à jouer en même temps ? »
Hier matin, Jacques Brunel admettait : « Il faut qu’on
détermine ce qu’on veut mettre en place au niveau de
l’apprentissage technique durant ces sept
semaines. » Laporte et son staff envisageraient de
faire disputer, par exemple, deux rencontres consécutives du tournoi à un certain nombre de joueurs
avant qu’ils se consacrent à l’entraînement physique.
« Certains seront confrontés aux impératifs du match
à venir, d’autres feront de la préparation », confirme
Brunel en écho aux propos tenus par Jo Maso la veille.
« Il y aura vingt-deux joueurs qui prépareront le
match et dix-huit qui feront du physique. »
Les dix-huit joueurs non retenus pour les matches
rentreront chez eux le vendredi après-midi et reviendront au Centre national de rugby le dimanche soir.
« C’est intéressant car, pendant que ceux qui auront
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joué récupéreront, on pourra programmer un entraînement plus dur avec ceux laissés au repos », confie
Max Godemet.
Il explique qu’il n’est pas question que les joueurs
passent une batterie de tests comme en début de saison mais qu’« on sera davantage dans l’entretien ».
« On ne va pas leur faire faire de l’athlétisme et de
l’haltérophilie, plaisante Godemet. Mais ce sera très
intéressant de les faire travailler, physiquement, mais
avec le ballon sur le terrain, sur leurs manques ou
leurs points forts : les rucks, par exemple. »
Il n’est en tout cas absolument pas question de préparer la Coupe du monde physiquement pendant ce
tournoi à venir. « Cela n’aura pas d’incidence immédiate sur la Coupe du monde. La préparation terminale commencera début juillet », conclut-il. – A. R.
(avec A. D.)
« JE N’AI PAS VU LE MATCH de la
France contre l’Argentine, mais je sais
qu’elle s’est sortie de l’ornière de justesse, de un point. Cela confirme que
nous serons bien dans le “groupe de la
mort” de la Coupe du monde, et
qu’avant de parler de quart de finale
ou de demi-finale, l’essentiel sera de
sortir de la première phase. La France
ressent actuellement la pression de
l’équipe qui organise, se disant que si
les choses tournent mal, elle pourrait
être éliminée d’entrée. C’est un com-
bat acharné qui s’annonce lors de la
Coupe du monde.
La France peut mal jouer pendant un
moment mais a toujours cette capacité
à se sublimer. Je sais que les Français
cherchent un demi d’ouverture, mais
ils ont toujours de bons joueurs, une
bonne équipe qui pourra se relancer
après avoir rectifié quelques détails.
D’ici au Tournoi des Six Nations, je
crois que les Bleus vont redresser la
barre et qu’ils joueront bien. Dévaloriser la France aujourd’hui serait de la
folie. »
AGENDA
VENDREDI 1er DÉCEMBRE
TOP 14 (16 journée). – Bayonne Biarritz (20 h 30, en direct sur Canal +
Sport)
LIGUE CELTE. – Édimbourg - Borders.
COUPE ANGLO-GALLOISE. –
Ospreys - Bristol ; Cardiff - London Irish ;
Newcastle - Harlequins ; Sale - Llanelli.
SAMEDI 2 DÉCEMBRE
e
TOP 14 (16e journée). – Clermont Stade Français (15 h 10, en direct sur
Canal +) ; Bourgoin - Albi, Toulouse Montauban, Castres - Montpellier, Brive Agen (18 h 30) ; Narbonne - Perpignan
(20 heures, en direct sur Canal + Sport).
PRO D 2 (12e journée). – Pau - Stade
Bordelais-Bègles, Mont-de-Marsan - Grenoble, Colomiers - Racing-Métro 92,
Limoges - Toulon, Tarbes - Auch, Béziers La Rochelle, Lyon OU - Dax (18 h 30).
LIGUE CELTE. – Ulster - Leinster.
COUPE ANGLO-GALLOISE. – Gloucester - Bath ; Worcester - Newport ; Northampton - Leicester ; Saracens - Wasps.
DIMANCHE 3 DÉCEMBRE
LIGUE CELTE. – Munster - Connacht.
PRO D 2 (12e journée). – Gaillac Oyonnax (15 heures).
MATCH INTERNATIONAL. – Sélection mondiale - Afrique du Sud.
LUNDI 27 NOVEMBRE 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
pour y remporter le Grand Chelem en
mars 2003, chez les All Blacks puis
chez les Wallabies en juin. Les Bleus,
eux, avait décidé d’un objectif l’hiver
dernier : être invaincus sur le sol français. C’est donc loupé. « On voudrait
avoir ces trajectoires linéaires,
comme les All Blacks, comme les
Anglais, admet Brunel. Mais est-ce
qu’on n’est pas condamnés à avoir
une histoire faite de soubresauts, à
devoir revenir à nos fondamentaux,
à examiner notre âme ? » Et cette
âme est tourmentée.
S’il y a un point de comparaison
entre l’équipe de France et la Dad’s
Army – l’armée des papys – de
Martin Johnson, c’est sa moyenne
d’âge élevée (28 ans pour la France à
Lyon, 28 ans pour l’Angleterre en
finale en 2003). Mais à rebours des
Bleus, les Anglais possédaient une
colonne vertébrale parfaitement
identifiée, un axe 2, 8, 9, 10, 15
– Thompson, Dallaglio, Dawson,
Wilkinson, Lewsey – fort, des leaders
de vie et un capitaine, Martin
Johnson, qui étaient aussi des leaders de jeu. Raphaël Ibanez est-il le
meilleur talonneur français ? Et
Fabien Pelous le deuxième-ligne le
plus performant ? Le choix de
Bernard Laporte de miser, comme
Woodward, sur des trentenaires
– De Villiers, Milloud, Ibanez, Pelous,
Dominici – était-il un pari judicieux
ou un réflexe conservateur ?
Au sortir de cet automne, la problématique des « vieux » semble
presque subsidiaire tant d’autres
questions restent toujours sans
réponse. À l’exception d’Elvis
Vermeulen en troisième-ligne
centre, peu de joueurs se sont révélés ou même exprimés à leur niveau
habituel. Qui occupera le poste
d’arrière ? Quel pilier pour accompagner le trio De Villiers, Milloud,
Marconnet ? Doit-on aussi poursuivre l’expérience Damien Traille à
l’ouverture durant le Tournoi des Six
Nations ou offrir une chance au
Berjallien Benjamin Boyet en attendant le rétablissement de Frédéric
Michalak, redevenu « indispensable » aux yeux de Bernard Lapasset quand, quelques semaines plutôt, des membres de l’encadrement
déploraient les lacunes récurrentes
du Toulousain.
Car, à l’heure d’attaquer la dernière
ligne droite, ce qui trouble c’est
autant la somme des chantiers
ouverts que le manque de clarté, de
Bleu
Lorsqu’on examine, le profil et le parcours des équipes victorieuses de la
Coupe du monde, l’évidence est que
les Bleus ne ressemblent pas aux
Anglais de Clive Woodward dont
Bernard Laporte disait vouloir s’inspirer à l’aube de son second mandat.
Durant la saison qui précéda le
Mondial australien, les Anglais
furent présents à tous les rendezvous qu’ils s’étaient fixés. À Dublin,
(Photo Pascal Rondeau)
Jaune
Rouge
Jaune
Miser sur
les trentenaires, un
réflexe conservateur ?
STADE DE FRANCE. –
Mains sur les hanches
ou sur les genoux
comme Yachvili,
Traille et Betsen
(numéro 19),
perplexes, ou agacés
comme semblent
l’être Dominici et
Jauzion (numéro 12),
paroles et gestes à
l’appui, les Bleus ne
sont pas sortis
indemnes de cette
tournée automnale.
Noir
Bleu
Noir
ILS AURAIENT AIMÉ sortir du mois
de novembre cuirassés de certitudes,
envisageant la Coupe du monde
(7 septembre au 20 octobre 2007)
à venir avec envie, avec sérénité.
La tornade venue de NouvelleZélande a tout balayé. Hier matin, les
Bleus et leur encadrement se sont
quittés meurtris, avec des interrogations plein la tête.
Une anecdote pour résumer le climat
de fébrilité et d’inquiétude qui,
depuis le naufrage de Lyon (47-3),
pèse sur ce groupe et que la courte
victoire sur l’Argentine n’a pu effacer. Samedi soir, lors de la réception
qui suit la rencontre, Bernard Lapasset, le président de la FFR, se tourne
vers son capitaine Raphaël Ibanez.
« Je voudrais dire à Raphaël et à
l’équipe de France combien je suis
heureux qu’ils aient gagné ce match,
le match de tous les dangers. Un
point c’est peu mais, pour nous, c’est
beaucoup. On n’est pas encore au
bout de nos peines. » C’est peu de
dire que ce discours présidentiel
n’exprime pas la confiance, et que le
doute s’est insinué dans tous les
esprits. Tout en haut de l’organigramme fédéral, au sein de l’encadrement dont la communication a
été ces deux dernières semaines parfois cacophonique et contradictoire,
mais aussi chez certains joueurs
cadres qui, en « off », s’interrogent,
comme nous (voir page 13), sur la
pertinence du système de jeu
employé par les Bleus.
Depuis le 11 novembre, tout est
trouble, flou. L’impact du séisme du
premier test face aux All Blacks est
comparable à celui de novembre
2004 (45-6). En juin, après sa victoire
face à l’Afrique du Sud au Cap
(36-26), l’équipe de France faisait
figure de cofavorite logique de la
Coupe du monde. On ne s’interroge
plus désormais sur sa capacité à rivaliser avec la Nouvelle-Zélande mais
sur sa faculté à s’extirper de la
poule D, où l’Irlande et l’Argentine
peuvent la toiser sans trembler.
L’image qu’a renvoyée le quinze de
France durant cette tournée est celle
d’un boxeur sonné. « On a encaissé
un K.-O. d’entrée, reconnaît Jacques
Brunel, l’adjoint de Bernard Laporte.
On restait sur dix victoires en onze
matches, et on a abordé ce premier
test trop confiant. On s’est trompés
dans nos priorités alors qu’on n’avait
que cinq jours pour le préparer.
Ensuite, tout a été difficile parce
qu’une telle défaite nous a inhibés
dans l’approche du second test. Elle
nous a rendu timorés, elle nous a
crevés. L’investissement mental
qu’elle a exigé pour nous relever et
pour éviter que nous en prenions cinquante au second test à Paris, la fatigue, le stress qu’elle a générés, expliquent aussi notre fin de match
difficile face aux Argentins. »
13
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
RUGBY ÉQUIPE DE FRANCE
Rien ne va plus…
Faites votre jeu. Sans la farouche volonté d’élargir leur registre, les Bleus ne pourront ambitionner de concurrencer les All Blacks.
LE CONSTAT est implacable, et le fait
de ne pas être la seule dans ce cas ne
consolera pas l’équipe de France : le
passage des All Blacks a donné un
énorme coup de vieux au rugby pratiqué par les Tricolores, leurs dauphins
au classement mondial, et leurs principaux rivaux supposés pour le titre l’an
prochain.
cela. En utilisant la vitesse et la technique plus que le muscle pur.
Il y a trois ans déjà, Eddie Jones, le
coach des Wallabies de l’époque, avait
annoncé la fin des multiples temps de
jeu pour faire céder la défense adverse.
Et insisté sur l’importance à venir des
récupérations, du jeu de contre et des
relances. Faute d’avoir su ou pu mettre
ses idées en application sur le terrain, il
a dû céder sa place.
Il semble pourtant que c’est encore sur
cette stratégie de l’usure que compte
l’équipe de France actuelle.
On a souvenir de ces longues
séquences infructueuses des Tricolores, d’une touche à l’autre, que ce
soit à Lyon, ou au Stade de France, lors
des deux tests face aux Blacks. Et le
sentiment qu’ils ont laissé beaucoup
de forces dans des luttes stériles. Ce
jeu-là, qui porta ses fruits, est désormais décrypté, analysé, contré. Il est
possible d’y revenir ponctuellement,
mais il ne peut plus être la solution
unique.
Samedi, contre Galles, les Néo-Zélandais ont terminé leur périple européen
sur le tarif habituel : 45-10. Mais ce
sont les statistiques du match qui sont
les plus étonnantes : leurs adversaires
ont bénéficié de deux fois plus de ballons en conquête directe (touches,
mêlées, pénalités) 41 à 20, de presque
deux fois plus de ballons sur les mêlées
ouvertes, 79 à 43, de deux fois plus de
ballons dans les 22 mètres adverses 27
à 11, et fait davantage de passes que
les Blacks, 133 à 99, tout en plaquant
deux fois moins (58 contre 101). Pourtant, l’équipe de la Principauté n’a inscrit qu’un essai contre cinq.
Un discours récurrent
et inhibant
Dans des proportions moins caricaturales, les statistiques révélaient les
mêmes tendances lors des deux tests
contre la France. Tout se passe comme
si le plan de jeu de la NouvelleZélande, à rebours des idées communément admises, n’était plus de
contrôler le ballon pendant de longues
périodes, ni même d’occuper le camp
adverse. Mais bien de laisser s’user
l’adversaire, pour mieux le contrer, et
ce, quelle que soit sa position sur le terrain, parfois en deux passes, rarement
par l’affrontement continu, l’usure.
À Cardiff, les All Blacks n’ont pas fait
un seul maul en quatre-vingts minutes.
Ils sont les seuls en revanche à pouvoir
passer immédiatement de la défense à
l’attaque, clé du rugby actuel, en étant
disponibles physiquement. Mais surtout, mentalement. Et organisés pour
STADE DE FRANCE. – C’est un scénario connu du jeu des Bleus. Traille reçoit le ballon transmis par Yachvili pour faire pénétrer l’un des
quatre joueurs du bloc formé à sa gauche par Milloud, Martin, Jauzion et De Villiers(de dr. à g.) La défense argentine est en place. Mais
pénétrer et conserver ne suffisent plus. Pour concurrencer les Blacks, le quinze de France doit repenser sa stratégie.
(Photo Pascal Rondeau)
La question n’est plus « d’envoyer du
jeu » pour reprendre l’expression tarte
à la crème, mais plutôt quel jeu ? On ne
se souvient pas, par exemple, de
relances ou de contre-attaques organisées, ambitieuses, au cours des trois
matches de l’automne. Longtemps
armes de choix des Bleus, parfois qualifiées de « french flair », elles ne sont
plus utilisées. Or, le but en rugby ne
peut pas être seulement d’avoir le ballon, mais bien de savoir comment l’utiliser. Tout le discours officiel du camp
français, autour de la conservation, de
l’occupation de terrain, avec pour
corollaire les consignes appuyées,
sinon impératives, d’utilisation de
formes de jeu privilégiées suivant
l’endroit du terrain où on se trouve,
insiste sur un seul aspect de la question. De façon plus gênante, il
s’accompagne d’une manière insistante d’une culture de la faute à éviter,
qui ne pousse pas à la libération des
esprits.
On peut certes comprendre que le rêve
de chaque entraîneur soit de voir son
équipe trouver toutes ses touches,
conquérir tous ses ballons, ne pas être
pénalisée, ne pas manquer un plaquage. Une fois gommées les erreurs
des uns et des autres après de longues
séances de magnétoscope, on s’aperçoit en effet que l’équipe adverse a
marqué zéro point. Mais tant que le
rugby sera joué par des hommes en
chair et en os, ce rêve demeurera un
rêve. Après tout, même MacDonald,
l’arrière des infaillibles All Blacks a
oublié de réceptionner une chandelle,
à Saint-Denis, le 18 novembre. Ce qui
offrit à la France son unique essai (par
Heymans) de la série. Péripétie au bout
du compte oubliée, tout comme les six
mauvais coups de pied donnés par les
Blacks contre Galles, leurs neuf plaquages manqués, ou les six ballons
perdus et offerts aux Diables Rouges.
Toute la question qui se pose
aujourd’hui au staff de l’équipe de
France réside dans sa volonté et sa
capacité à concevoir, maîtriser et
mettre en application d’autres formes
de jeu que celles qui ont fait souvent sa
fortune jusque-là, mais ne suffisent
plus contre les All Blacks. Cela, dans un
laps de temps assez court, puisqu’il ne
reste plus que dix mois avant la Coupe
du monde. Il est possible que cela ne
soit pas suffisant, que les Tricolores ne
puissent pas procéder à ce qui s’apparente à une révolution. On ne le saura
que s’il y a au moins une volonté
d’essayer. Notamment du 28 janvier
au 18 mars, lors des sept semaines de
vie commune pendant le Tournoi. Là,
avec quarante joueurs à sa disposition,
l’encadrement de l’équipe de France
pourra travailler dans des conditions
jamais connues jusque-là.
HENRI BRU
Vermeulen prend le train
Parmi les 25 joueurs utilisés lors des trois tests de novembre, le Clermontois a su
saisir sa chance. Nallet et Milloud ont marqué des points. Bonnaire a confirmé.
CENTRES
FRITZ (2 titularisations)
JAUZION (2 titularisations)
MARTY (2 remplacements)
La paire toulousaine fut très loin de
son meilleur niveau. Fritz eut du
déchet dans tous les secteurs et son
entente avec Jauzion laissa quelquefois à désirer. Jauzion ne fut pas le
capitaine de jeu attendu dans les
lignes arrière. Il fut approximatif en
défense et sembla entamé physiquement. Marty joua trop peu
(14 minutes au total) pour être jugé.
Laporte veut voir à l’œuvre Cabannes
pendant le Tournoi. Et ne serait-il pas
cohérent de tester Grandclaude ? Et
puis, il y a toujours en réserve Liebenberg et Baby.
OUVERTURE
TRAILLE (3 titularisations)
Ce ne fut pas une expérience
concluante. S’il est conforté dans ce
YACHVILI (2 titularisations)
ÉLISSALDE (1 titularisation, 1 remplacement)
Yachvili a manqué son automne : lenteur dans son jeu de passes, dans son
déplacement et moins efficace que
d’habitude dans ses tirs au but. En
une demi-heure lors des deux tests
contre les Blacks, Élissalde n’a pas eu
le temps de se mettre à son avantage.
La nécessité de la présence d’un
buteur (Yachvili ou Élissalde) désavantage Mignoni, vrai accélérateur
de jeu, qui est resté sur le banc des
remplaçants contre l’Argentine.
Durand et Fillol sont en retrait.
NUMÉRO 8
VERMEULEN (3 titularisations)
Le Clermontois a gagné sa place dans
le groupe. Blessés au moment de la
sélection, Harinordoquy et Thomas
Lièvremont restent en course. Chouly
pointe le nez. On peut regretter que
l’on se passe de l’énorme potentiel
physique de Chabal.
TROISIÈME-LIGNE AILE
DUSAUTOIR (1 titularisation)
BONNAIRE (3 titularisations)
MARTIN (2 titularisations, 1 remplacement)
BETSEN (2 remplacements)
Bonnaire fut le plus constant, performant en touche et dans le déplacement. Martin a confirmé son abattage
dans le défi défensif. Dans le rôle de
chasseur, Betsen demeure à son
niveau. Dusautoir fut insuffisant.
Blessé avant la sélection, Nyanga est
une valeur sûre. Magne semble en
réserve, de même que Lamboley.
PAPÉ (2 titularisations)
PELOUS (1 titularisation)
NALLET (2 titularisations, 1 remplacement)
JACQUET (1 titularisation, 1 remplacement)
Pelous fut loin de son meilleur niveau
contre les Blacks, avant d’être écarté
sur blessure. De même que Papé,
blessé pour l’Argentine, dont les
carences ont été signalées publiquement par Bernard Laporte. Nallet a
fait trois matches solides. Jacquet est
encore un peu tendre. Rappelé
comme remplaçant contre l’Argentine, Privat n’a pas joué. Thion, qui
avait déclaré forfait pour le test de
Lyon à cause d’une blessure au pied
gauche, sera rétabli pour le Tournoi.
Olibeau et Millo-Chluski sont des candidats potentiels.
PILIERS
DE VILLIERS (3 titularisations)
MARCONNET (1 titularisation,
2 remplacements)
MILLOUD (2 titularisations, 1 remplacement)
La mêlée française a peiné contre les
All Blacks. De Villiers a souffert,
Marconnet a été devancé par Milloud
en pilier gauche. Milloud fut à la hauteur contre les Blacks et les Argentins
dans tous les domaines. Restent en
magasin : Califano et Montes
– Laporte a évoqué leurs noms –,
Mas, Attoub, Poux. La concurrence ne
pousse pas trop fort derrière le trio de
tête.
TALONNEURS
SZARZEWSKI (1 titularisation, 2
remplacements)
IBANEZ (2 titularisations, 1 remplacement)
Szarzewski a paru moins explosif que
la saison dernière. Mais le potentiel
reste intact et prometteur. Ibanez
demeure utile dans ce groupe, même
s’il est moins fringant. Bruno, August
et Noirot sont sur les listes. S’il
retrouve son niveau après sa blessure
(opération aux cervicales), Servat
reviendra dans le circuit.
FRANCIS DELTÉRAL
IRB AWARDS
Les Blacks raflent tout
McCaw, joueur de l’année 2006, symbolise un rugby néo-zélandais quatre fois
primé. Le Parisien Beauxis aussi a été récompensé.
GLASGOW –
de notre envoyé spécial
POUR LA DEUXIÈME année de suite, les Néo-Zélandais
ont bouclé leur tournée d’automne en raflant les trois principales récompenses de l’IRB. Hier soir, lors de la soirée
annuelle des « Awards » à Glasgow, Richie McCaw, a été
élu joueur de l’année par un panel d’anciens joueurs, dont
Fabien Galthié, John Eales, Keith Wood et Jonathan Davies
totalisant 503 sélections internationales. Le troisième-ligne
aile et capitaine du quinze néo-zélandais succède à son coéquipier Dan Carter, joueur de l’année en 2005 et l’un des
nominés cette année, avec le Sud-Africain Fourie Du Preez,
l’Australien Chris Latham et l’Irlandais Paul O’Connell.
Comme l’an dernier, les All Blacks, numéros 1 dans le classement officiel du Board, ont également été élus équipe de
l’année et leur coach, Graham Henry, entraîneur de l’année.
En dehors de cette domination néo-zélandaise, le quinze de
France des moins de 21 ans, sacré champion du monde face
à l’Afrique du Sud au mois de juin dernier, à été l’honneur :
Lionel Beauxis, l’ouvreur du Stade Français a reçu la récompense du meilleur joueur de l’année dans cette catégorie.
Enfin, le prix Vernon Pugh pour les services distingués rendu
au rugby a été attribué à sir Brian Lochore, l’ancien capitaine
et entraîneur des All Blacks, aujourd’hui au sein de l’encadrement néo-zélandais, sélectionneur adjoint.
IAN BORTHWICK
LES PRINCIPALES RÉCOMPENSES
Joueur de l’année : Richie McCaw (NZL).
Équipe de l’année : Nouvelle-Zélande.
Entraîneur de l’année : Graham Henry (NZL).
Joueur de l’année des moins de 19 ans :Josh Holmes (AUS).
Joueur de l’année des moins de 21 ans : Lionel Beauxis (FRA).
Equipe de 7 de l’année : Fidji
Joueur à 7 de l’année : Uale Mai (SAM)
Prix Vernon Pugh pour services distingués au rugby : sir Brian
Lochore (NZL).
LUNDI 27 NOVEMBRE 2006
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Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
DOMINICI (2 titularisations)
HEYMANS (2 titularisations)
ROUGERIE (2 titularisations)
Dominici et Rougerie ont été particulièrement médiocres contre les All
Blacks, surtout sur le plan défensif.
Dominici a regagné du crédit contre
les Argentins, marquant deux essais.
Rougerie, lui, a entamé son crédit.
Heymans, contre les Blacks, à Paris,
s’est vraiment arraché pour tenter de
débloquer les situations. Pas retenu,
Clerc mérite d’être revu dans le Tournoi. Bidabé est en réserve. Peut-être
ne faudrait-il pas hésiter à donner une
chance à Gobelet ?
DEMIS DE MÊLÉE
DEUXIÈME-LIGNE
Bleu
AILIERS
rôle, le Biarrot devra progresser rapidement, car le temps est compté.
Michalak, opéré du genou droit, ne
sera pas compétitif pour le Tournoi.
Rentré en cours de match contre
l’Irlande (unique sélection), Boyet,
auquel on avait promis du temps de
jeu en novembre, aura sa chance dans
le Tournoi. Et pourquoi pas en redonner une à Skrela (première et unique
sélection en 2001 en NouvelleZélande), ouvreur de métier, buteur,
excellent défenseur, qui est le titulaire
devant Beauxis au Stade Français ?
Jaune
Rouge
Jaune
J. LAHARRAGUE (1 titularisation)
ELHORGA (2 titularisations)
DOMINICI (1 remplacement)
Appelé pour le premier test de Lyon
contre les All Blacks, alors qu’il était
loin d’être convaincant avec son club
de Perpignan, Julien Laharrague s’est
grillé d’entrée. Elhorga a bien saisi sa
chance lors du deuxième test à Paris,
mais n’a pas confirmé contre l’Argentine. Toujours ce problème d’assurer la
performance sur la continuité. Blessé
au moment de la sélection, Castaignède reste en course, alors que
Poitrenaud et Brusque n’ont plus la
cote.
Noir
Bleu
Noir
ARRIÈRES
14
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
PROLONGATIONS
ENTRETIEN DU LUNDI
« J’AI ENCORE FAIM ! »
RAPHAËL IBANEZ tire un bilan rassurant de cette tournée où il fut deux fois capitaine. Et reste confiant pour l’avenir.
En famille, avec femme et enfants, Raphaël
Ibanez a repris hier l’Eurostar en milieu de
journée. Retour à Londres pour le capitaine
qui a pris les galons de Fabien Pelous après la
blessure du Toulousain, lors du premier
match face auxAll Blacks. Mais, avant de partir pour l’Angleterre, au lendemain de la victoire étriquée sur les Argentins (27-26), il a
accepté de revenir sur ses trois semaines
passées en Bleu.
''
la maîtrise du score (27-9). Et puis nous
ratons une pénalité, nous commettons
une faute derrière. Les Argentins marquent un essai sur la “pénaltouche”
qui suit… ç’aurait pu faire 30-9 et c’est
devenu 27-16. Certains de mes coéquipiers ont parlé à ce moment-là de fatigue physique. Mais je crois aussi que le
physique dépend du mental. Il y avait
de la fébrilité chez nous avant le
match. Elle est ressortie là.
– Vous aussi, à ce moment-là,
vous êtes sorti, juste après
l’essai de Longo. Pour revenir
cinq minutes après, à la suite de
la blessure de Szarzewski. Comment sort-on et revient-on dans
un match pareil ?
– Ça ne m’était jamais arrivé, en tout
cas pas à ce niveau. C’est difficile. Dans
un premier temps nous étions tous très
inquiets pour Dimitri. Heureusement,
les nouvelles d’aujourd’hui sont plus
rassurantes. Moi, j’ai dû me reconcentrer vite, mais pas assez. Je m’en veux
de ne pas m’être dégagé du ruck que
j’ai provoqué en tant que premier
plaqueur. Ça nous a coûté trois points
de plus.
– La fébrilité n’est pas apparue
seulement en fin de match. Dans
le premier quart d’heure aussi,
on a senti un manque de sérénité
chez les Français. Jusqu’à ce que
Dominici secoue le cocotier…
– Dans la préparation de ce match,
comme sur le terrain, Christophe s’est
comporté en champion et en leader. Il
m’a beaucoup aidé dans ma fonction
de capitaine, il a su parler aux gars.
– Avez-vous eu d’autres relais
parmi les anciens ?
– Oui, j’ai eu des relais mais pas
forcément des anciens. Plutôt, classiquement, les joueurs de l’épine dorsale : le huit, les demis et l’arrière. Vermeulen, on ne peut pas dire que c’est
un ancien mais il s’est révélé au cours
de cette tournée. Il est arrivé avec franchise et enthousiasme et fait preuve de
personnalité. Il a fait la différence en
apportant un ton nouveau à l’équipe.
– Mais d’autres ont apporté un
ton en dessous de ce dont ils sont
capables. L’inhibition qu’on a
constatée sur le terrain ne
s’explique-t-elle pas par la peur
de mal faire et d’être sorti du
groupe si près du Mondial ?
– Je ne vais pas parler pour les autres
mais, moi, je suis convaincu que, seul,
tu n’es rien sur un terrain de rugby.
''
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En tout cas, pas pour moi. Fabien et
moi, on se connaît depuis tellement
longtemps… Par cœur presque,
même s’il reste secret à bien des
égards. Ce n’est pas un Ariégeois pour
rien ! Je n’ai pas besoin
d’une longue conversation avec lui pour
savoir où il en est. Et
inversement. Mais ça
n’aurait aucun sens,
da n s l e c a d r e d e
l’équipe de France, de
dire que nous sommes
amis, car ça n’a aucune
conséquence particulière. Je préfère garder ça pour nous.
– On vous a quand même senti
très à l’aise avec vos galons…
– Oui, j’ai adoré préparer ces deux
derniers matches. J’ai pris beaucoup
de plaisir dans la dose d’émotions que
suscite cette position. Chacun a son
mode de fonctionnement mais, s’il y a
une chose que j’ai compris, c’est qu’il
ne faut pas forcer sa nature. Moi, je
L’Angleterre a perdu
beaucoup de
champions du monde.
Elle patauge un peu
dans le porridge
Pour être bon, il faut se donner aux
autres, leur faire comprendre qu’ils
peuvent compter sur toi, que tu fais
partie de l’équipe. C’est sûr que
l’annonce de la liste des quarante (*)
ajoute à l’incertitude de tous les
joueurs. Mais je pense que c’est plus
un facteur de motivation que d’inhibition.
– Comment avez-vous évoqué
cette liste des quarante pendant
ces trois semaines à Marcoussis ?
– Je n’en ai pas entendu parler une
seule fois. Nous étions tous focalisés
sur la suite à donner à notre tournée
après le premier match. Quand tu
prends une raclée pareille, il est difficile de voir plus loin que le prochain
match.
– La première semaine, le capitaine était Fabien Pelous et vous
étiez remplaçant. Les deux suivantes, vous étiez capitaine et
titulaire…
– C’est bien pour ça que je veux être
considéré et sélectionné pour ce que je
suis et rien d’autre. Même si ce n’est
pas évident pour tout le monde. Titulaire, remplaçant, capitaine ou pas, ça
ne change rien à la question que je me
pose à chaque fois que je rejoins
l’équipe de France : qu’est-ce que je
peux apporter aux autres ?
– Une consultation Internet de
Rugby Hebdo pose à ses lecteurs
la question : “Ibanez est-il un
meilleur capitaine que Pelous ?”
Pouvez-vous y répondre, l’avezvous déjà évoquée avec Pelous ?
– Non, nous ne l’avons pas évoquée
car elle ne se pose pas dans ces termes.
''
n’aime pas les silences pesants ; j’ai
besoin d’aller vers les autres.
– Vous venez de prolonger votre
contrat avec les Wasps jusqu’à la
fin de saison post-Coupe du
monde. Pourquoi ne pas arrêter
juste après ?
– Parce que j’ai envie de continuer.
Parce que je suis dans un grand club où
je bénéficie du top en matière d’entraînement et de préparation physique.
C’est ce que j’expliquais hier à mes
coéquipiers quand nous évoquions la
vie de nos clubs. Le matin, quand je
pousse la porte des Wasps, je sais que
je vais encore apprendre et progresser.
La Coupe du monde n’a rien à voir avec
ça. Je suis sûr que j’aurais prolongé
mon contrat même si je n’avais plus
été sélectionné. J’ai encore faim !
– Nous n’avons pas évoqué
l’équipe nationale d’Angleterre.
La croyez-vous capable de revenir au plus haut niveau ?
– Le problème de cette équipe, c’est
qu’elle a perdu beaucoup de grands
joueurs champions du monde. Pour
l’instant, elle patauge un peu dans le
porridge…
– Parmi ces grands joueurs perdus, il y a votre coéquipier des
Wasps, Lawrence Dallaglio.
Croyez-vous à son retour ?
– Il y a deux ou trois mois, j’aurais été
moins réservé qu’aujourd’hui. Il me
semble que Lawrence a perdu de sa
motivation pour l’équipe nationale.
– Le matin, il pousse la porte des
Wasps avec moins d’envie que
vous ?
– (Rires.) Ouais… Il faut dire que je la
pousse très fort ! »
Entretien réalisé par
CHRISTIAN JAURENA
(*) Le comité de sélection se réunira
entre le 15 et le 19 janvier 2007 pour
définir le groupe de quarante joueurs
retenus pour tout le Tournoi des Six
Nations (29 janvier-18 mars).
REPÈRES
Raphaël IBAÑEZ est né le 17 février 1973 à Dax.
Il a trente-trois ans. Talonneur, il mesure 1,78 m
et pèse 100 kg. Il compte 83 sélections en équipe
de France.
Après des débuts à Dax (où son père Jacques,
international B, fit carrière au poste de talonneur),
puis un passage à Perpignan et trois saisons
à Castres, l’ancien numéro 8 chez les juniors
reconverti au « talon » a pris, après la Coupe du
monde 2003, la direction du Championnat
d’Angleterre. Après deux saisons aux Saracens,
il s’est engagé avec les Wasps à l’été 2005.
Il débute en équipe de France le 16 mars 1996
à Cardiff, lors d’une défaite au pays de Galles
(16-15). Lors de la déroute des Français contre
l’Afrique du Sud (10-52), en 1997, il entre en cours
de jeu au poste de troisième-ligne et inscrit le seul
essai français du match, qui sera aussi le dernier
essai français marqué au Parc des Princes. Lors du
match suivant (7 février 1998, victoire contre
l’Angleterre, 24-17), le premier du quinze tricolore
au Stade de France, il étrenne ses galons de
capitaine, qu’il portera à vingt-neuf reprises.
Vainqueur du Grand Chelem en 1998, finaliste de
la Coupe du monde 1999 (défaite contre l’Australie,
12-35), il perd son capitanat et sa place de titulaire
(pour quelques matches) après l’arrivée de Bernard
Laporte comme sélectionneur. Après un nouveau
Grand Chelem en 2002 et une quatrième place lors
de la Coupe du monde 2003, il annonce sa retraite
internationale le 29 novembre 2003. Il revient sur
sa décision et, à l’automne 2005, il dispute deux
matches, contre le Canada (50-6), puis les Tonga
(43-8).
En 2006, il participe aux quatre victoires du quinze
de France dans le Tournoi des Six Nations 2006,
contre l’Irlande (43-31), l’Italie (37-12), l’Angleterre
(31-6) et le pays de Galles (21-16).
En club, profitant d’une blessure du capitaine des
Wasps, Lawrence Dallaglio, il est nommé capitaine
lors de la première journée du Championnat
d’Angleterre, le 2 septembre 2006, pour battre à
Twickenham son ancien club des Saracens (21-19).
Non retenu par Bernard Laporte pour recevoir les
All Blacks à Lyon le 11 novembre 2006, il évite la
claque (3-47). À la faveur d’une blessure de son ami
Fabien Pelous, il est rappelé au poste de capitaine
pour le deuxième test contre les Blacks
le 18 novembre. Il se veut maître d’œuvre
d’une réaction d’orgueil collective mais la
Nouvelle-Zélande l’emporte (11-23). Contre
l’Argentine, le 25 novembre, il participe à la courte
victoire des Bleus (27-26).
Marié, il est père de quatre enfants. Par alliance,
il est beau-frère de Richard Dourthe et d’Olivier
Magne.
LUNDI 27 NOVEMBRE 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
– D’autant que, depuis 1991, les
All Blacks ont toujours été les
ultrafavoris un an avant chaque
Coupe du monde et qu’ils se sont
fait battre régulièrement…
– Oui, mais peut-être qu’ils ont fini
par se lasser de ça. Entre les Blacks
d’avant 1999 ou 2003 et ceux
d’aujourd’hui, je vois une énorme différence. Ils sont revenus aux fondamentaux et possèdent une conquête
redoutable. Si nous avons rencontré
autant de problèmes en mêlée contre
eux, c’est parce qu’ils ont énormément
travaillé ce secteur. Je crois que c’est
dû au passage de leurs entraîneurs
dans l’hémisphère Nord où ils ont
acquis l’importance des phases statiques de conquête. Ils y ont mis
l’accent, sans rien perdre de ce qui fait
leur force depuis longtemps : le mouvement. Le meilleur exemple, c’est
faute. S’il a tendu le bras, c’est pour
nous avertir de rester sur notre ligne : il
a d’ailleurs dit, à ce moment-là, que le
ballon était toujours en jeu pour les
Argentins…
– Pensez-vous que la préparation de ce dernier match a été
affectée par les traces que les All
Blacks ont laissées sur vos organismes et dans vos esprits ?
N’aurait-il pas mieux valu, pour
les Bleus , co mmencer par
l’Argentine avant d’affronter
deux fois les Néo-Zélandais ?
– Je n’en sais rien. Cette tournée
s’annonçait très difficile et elle l’a été.
Il y avait trois matches à disputer
contre des équipes de très haut niveau.
Dans quel ordre ? Pour leur premier
match, les Argentins sont allés gagner
à Twickenham, alors…
– Les Argentins pointent au
sixième rang mondial. Ne valentils pas un peu mieux que ça, selon
vous ?
– Non, s’ils sont classés sixièmes,
c’est qu’ils sont à leur place. Devant,
en numéro 1, il y a les All Blacks. Derrière, il y a un groupe d’équipes qui
sont, aujourd’hui, de valeur égale : la
France, l’Australie, l’Afrique du Sud et
l’Irlande. L’Argentine, je la mets un
petit peu en retrait.
– Vous citez l’Irlande, votre
autre redoutable adversaire,
avec l’Argentine, dans la poule D
du Mondial…
– Oui, l’équipe d’Irlande, c’est une
machine de guerre que l’on voit se préparer, monter en puissance…
– Au point de priver la France de
la première place de sa poule et
de l’envoyer à Cardiff, pour le
quart de finale contre les All
Blacks ?
– Je ne l’imagine même pas !
– Mais vous n’imaginez jamais
une défaite. Au point de croire
que vous pouviez gagner le deuxième test contre les Néo-Zélandais. Était-ce raisonnable ?
– J’y croyais avant le match, j’en suis
persuadé après : nous aurions pu
gagner !
– Et ce match contre l’Argentine, comment expliquez-vous
que vous auriez pu le perdre ?
– Après une heure de jeu, nous avions
Bleu
Nous avons atteint
notre objectif de ne
pas laisser les Blacks
repartir sans
le moindre doute
(Photo Bernard Papon)
Jaune
Rouge
Jaune
''
Hayman, leur pilier droit. Contre nous,
en déplacement défensif, il a couru
cinq cents mètres de plus que McCaw.
Pour un pilier droit, c’est énorme !
– V ou s r e conn ai ss e z d o nc
l’avance des All Blacks sur tous
les autres, y compris sur la
France, numéro 2 au classement
mondial ?
– Ce serait nier l’évidence. Actuellement, les Néo-Zélandais sont au-dessus du lot. Il y a eux et derrière
quelques autres dont nous faisons partie. Mais je dis bien : actuellement.
Dans dix mois, après une préparation
adaptée à la Coupe du monde, toutes
les équipes partiront sur un pied
d’égalité.
– Pourquoi vous, vos équipiers
et vos entraîneurs, avez-vous
tant de mal à admettre que, si les
All Blacks vous ont battus ainsi,
c’est parce qu’ils jouent beaucoup mieux que vous ? Qu’ils
n’hésitent pas à se passer la
balle, même près de leur ligne ?
– Il faut reprendre les épisodes de
cette tournée. Et commencer par le
premier, à Lyon, où tous les Français
– du numéro 1 au numéro 22, à
l’exception d’Elvis Vermeulen quand
même – ont été en dessous de leur
niveau individuel. Quand on prend
plus de quarante points d’entrée, ça
bouleverse forcément la suite du programme. Les All Blacks ont fait le spectacle à Lyon mais on leur a tellement
facilité la tâche !
– Au deuxième aussi, ils ont fait
le spectacle tandis que les Français tapaient des chandelles…
– C’est vrai qu’on peut nous reprocher
un manque d’ambition offensive pour
ce match. Mais il faut comprendre d’où
nous sortions. À Lyon, nous avons voulu attaquer, envoyer la balle au large et
vous avez vu comment ils nous ont
contrés. À Saint-Denis, il n’était pas
question de répéter la même erreur.
Nous avons axé toute notre préparation sur la conquête et la défense, là où
nous avions le plus failli à Lyon. Et, à la
fin, nos trois-quarts ont attaqué et passé leur défense, non ?
– Venons-en au match de samedi, contre l’Argentine. Qu’en
retirez-vous ?
– L’essentiel, c’est qu’on a gagné
même si je comprends que nos supporters ne soient pas rassurés par la fin. Je
l’avais dit avant le match que nous
n’étions pas sortis indemnes de nos
deux confrontations avec les All
Blacks. La fébrilité qui
nous accompagnait
s’est réveillée après
une heure de jeu. Mais,
à 27-26, malgré la
domination et la pression des Argentins,
nous avons su préserver ce point d’avance
en ne commettant pas
la faute qui aurait permis à leur buteur de les faire gagner. Il y
a eu aussi ce contre en touche de Lionel
Nallet, sans que ce soit concerté. Il a
pris seul cette initiative décisive. Il y a
eu encore le contre de Serge Betsen sur
la tentative de drop de (Felipe) Contepomi. Ces dernières minutes où nous
avons su ne plus prendre de points resteront un des gros points positifs de
cette tournée. Elles ont tout changé au
final, parce qu’on aurait pu parler
aujourd’hui de trois défaites. Même si,
je crois, nous étions supérieurs aux
Argentins.
– Dans les dernières minutes,
sur l’action conclue par le drop
contré de Contepomi, les Argentins ont reproché à l’arbitre de
ne pas être revenu sur la pénalité
qu’il avait signalé en leur
faveur ?
– Non, l’arbitre n’a pas signalé de
Noir
Bleu
Noir
« COMMENT S’EST PASSÉ
l’après-match ?
– Au retour du stade, nous nous
sommes retrouvés dans un salon de
l’hôtel, pour le traditionnel “pot du
président”. Bernard Lapasset nous a
mis face à nos responsabilités. Son discours a été dur mais nous avons compris qu’il est totalement impliqué dans
l’organisation de la Coupe du monde.
Il nous a rappelé que, désormais, nous
étions engagés dans la dernière ligne
droite. Après, nous nous sommes
retrouvés entre joueurs. Nous sommes
sortis mais nous n’avons pas beaucoup
parlé du match contre les Argentins, ni
de ceux contre les All Blacks. Petit à
petit, nos préoccupations de joueurs
de clubs ont repris le dessus. Dans les
prochaines semaines, c’est le club qui
va meubler notre vie…
– Mais avant de redevenir le
talonneur des Wasps, quel bilan
de ces trois semaines en équipe
de France tirez-vous ?
– J’en retiens d’abord le premier
match de Lyon où les All Blacks nous
ont… (il cherche un mot) laminés. Oui,
on peut dire ça. Et notre rébellion lors
du deuxième match, au Stade de
France. Là, il y a eu une belle réaction
de notre part et, au final, nous avons
atteint notre objectif qui était de ne
pas laisser les All Blacks repartir sans le
moindre doute. Ils nous ont battus les
deux fois mais, dans leurs têtes, le souvenir du second test leur rappellera, si
par bonheur nous les retrouvons en
finale de la Coupe du monde, que nous
pourrons les inquiéter.
– Comment pouvez-vous être
rassuré par le deuxième test
alors que, contrairement au premier, votre équipe a paru jouer à
son maximum et que ça n’a
jamais inquiété les All Blacks ?
– Je comprends ce que vous voulez
dire. Vous auriez aussi pu ajouter que
les Blacks ont gâché deux occasions
d’essai très nettes en première
période. Mais ils se sont heurtés à
notre défense très agressive et bien
mieux en place qu’à Lyon. Et je reste
persuadé que, sur la fin de ce deuxième
test, nous avons pris le dessus sur eux.
Aussi bien physiquement que dans
l’initiative du jeu. C’est pour ça que,
sans rien retirer à ce qu’ils viennent de
réaliser en Europe – ils étaient venus
pour marquer leur territoire à un an de
la Coupe du monde et ils y sont parvenus –, ils auront quand même une
petite crainte à notre pensée.
15
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
RUGBY NOUVELLE-ZÉLANDE
Sur une autre planète ?
Après une tournée triomphale en Europe, les Néo-Zélandais sont plus que jamais les grands favoris pour la Coupe du monde 2007.
CARDIFF –
de notre envoyé spécial
« NE DEVRAIT-ON pas déjà annuler la Coupe du monde l’année prochaine ? » C’est une boutade, bien
sûr, mais la première question à Graham Henry, posée par un journaliste
anglais lors de la conférence de
presse des Néo-Zélandais à Cardiff
samedi, montre bien le sentiment
qui prévaut dans le monde ovale
aujourd’hui. Car les All Blacks semblent avoir pris une telle avance sur
tout le monde, en attaque, en
défense, en richesse d’effectif et en
options de jeu, que l’on voit mal qui
pourra les arrêter dans leur quête de
ce titre mondial qui les fuit depuis
vingt ans. Après une nouvelle tournée couronnée de succès en Europe
(voir infographie), le quinze néozélandais est redevenu le modèle.
LA ROTATION, TOUJOURS LA
ROTATION. – La politique de roulement adoptée par Graham Henry et
ses adjoints depuis l’automne 2005
n’est pas encore entièrement acceptée par le public néo-zélandais, mais
les résultats sont convaincants. En
prenant le pari d’étoffer ses effec-
tifs, de donner du temps de jeu à un
maximum de joueurs, l’encadrement néo-zélandais a non seulement réussi à créer une concurrence
vive au sein du groupe, mais il est
également parvenu à mieux protéger les joueurs, et prévenir les blessures. « Le premier point positif de
cette tournée, c’est qu’après quatre
matches nous avons toujours trente
et un joueurs valides », notait Steve
Hansen dimanche matin à Cardiff.
LA FRAÎCHEUR PHYSIQUE. –
Corollaire de la politique de rotation, comme les Néo-Zélandais ont
pratiquement deux équipes interchangeables, et comme Henry peut
demander aux provinces de mettre
les joueurs au repos, les All Blacks
ont fait preuve d’une fraîcheur physique insolente par rapport à leurs
adversaires européens surmenés en
cette fin d’année. Une des grosses
satisfactions de la tournée est la performance des deux ailiers d’origine
fidjienne, Joe Rokocoko et Sitiveni
Sivivatu. Henry voulait tester leur
capacité à disputer trois matches
d’affilée, et les deux ont répondu
présent, notamment Sivivatu avec
ses trois essais samedi à Cardiff.
Quant aux cadres, Richie McCaw,
Dan Carter et Carl Hayman, il voulait
les jauger sur quatre matches consécutifs, épreuve qu’ils ont surmontée
sans trop démériter.
UNE DÉFENSE DE FER. – Malgré
quelques loupés lors du premier
match contre l’Angleterre, les NéoZélandais ont systématiquement
étouffé le jeu de leurs adversaires
grâce à une défense très agressive.
Cela fait partie du credo de Graham
Henry : lorsque l’adversaire est en
possession du ballon, il faut le faire
souffrir, le mettre sous une telle
pression physique qu’il finit par
rendre la balle au contact. Que ce
soit les récupérations de Richie
McCaw ou les féroces tampons de
l’intimidant Jerry Collins, cette
défense de fer leur a permis de toujours avancer, même sans le ballon.
LES RELANCES D’ENFER. – Les
Français sont passés par là, les
Anglais et les Gallois aussi. La plupart des 44 essais marqués par les
All Blacks cette année proviennent
de ballons de récupération, souvent
dans leur propre camp, soit après
une erreur de l’adversaire, soit suite
2000
2001
2002
2003
2004
Coupe
C
Co
oupe
upe ddu
upe
u mo
mon
monde
onde
n e
Les tournées d’automne de la Nouvelle-Zélande depuis
p 2000
5,,66
66
66
2005
2006
Score moyen
4,,33
,3
33
3
3
Essais marqués
3,,66
,6
66
6
2,,33
,3
33
33
1,66
,66
6
Essais encaissés
3,,33
33
3
2
0
3 vict.
1 vict. 1 déf.
1 nul
3e
1,25
,25
25
1
0,,75
75
7
5
Angletterreee, 20-41
FRANCCE, 33 47
FRANCCE
CE, 111 23
Galles,s, 10-45
-
3 vict.
4 vict.
4 vict.
CARDIFF –
Comme les Anglais
et les Français
avant eux, les Gallois
(ici William Jones,
qui tente de stopper
le puissant Ma’a Nonu)
n’y ont vu que du noir
samedi contre les
All Blacks, s’inclinant
au Millennium Stadium
(10-45).
(Photo Adrian Dennis / AFP)
LES PHASES STATIQUES
RETROUVÉES. – Fini le temps où
l’on se moquait des phases statiques
des Néo-Zélandais, ces pierres
angulaires qu’ils avaient quelque
peu négligées durant les premières
années du professionnalisme.
Aujourd’hui, en touche et en mêlée
fermée, les All Blacks sont redevenus compétitifs. Leur mêlée est
peut-être même la meilleure du
monde à l’heure actuelle et ils ont
fait souffrir les Gallois samedi,
comme ils l’avaient fait avec la
France et l’Angleterre auparavant.
Quant à la touche, c’était le point
faible des All Blacks pendant le
Tri Nations cette année, mais les
sept ballons perdus contre l’Afrique
du Sud à Rustenburg ont créé l’électrochoc. De retour au pays, tout a été
mis à plat, une somme de petits
détails ont été changés, et lors des
quatre matches de l’automne, ils
n’ont jamais été inquiétés sur leurs
propres ballons.
COUPE DU MONDE 2007
Les managers
réunis à Paris
Les managers des dix-huit équipes
déjà qualifiées pour la Coupe du
monde, qui aura lieu en France du
7 septembre au 20 octobre 2007,
seront réunis à partir d’aujourd’hui à
Paris, afin de prendre connaissance
des détails de l’organisation.
La première journée sera consacrée
à des entretiens individuels, durant
lesquels chaque manager pourra
évoquer les détails concernant le (ou
les) lieu(x) de résidence de son
équipe. Mardi et mercredi, les
participants seront réunis en séance
plénière au cours de laquelle sera
notamment effectué un tirage au
sort désignant l’équipe A et
l’équipe B pour chaque rencontre du
Mondial. L’équipe A aura la priorité
pour la couleur des maillots, le choix
des vestiaires et les horaires
d’entraînement au stade avant le
match.
À partir de jeudi, chaque manager
accompagné d’un officier de liaison
se rendra sur les lieux
d’hébergement de son équipe et ira
visiter les installations sportives
(terrains d’entraînement et salles de
préparation physique). Certains
managers pourraient demeurer en
France jusqu’à samedi.
ET SI CARTER SE BLESSAIT ? –
Après douze victoires sur treize
matches dans l’année, il faut vraiment creuser pour trouver les points
négatifs. Y aurait-il une trop grande
dépendance sur les stars, McCaw,
Hayman et surtout Carter ? Comme
toutes les équipes, les Néo-Zélandais ne sont jamais à l’abri d’une
blessure, comme celle qui a éliminé
Tana Umaga lors du premier match
du Mondial 2003 contre l’Italie.
Mais Henry fait tout pour ne pas
tomber dans le même piège : « Personne n’est indispensable », répètet-il à longueur d’année. Et même si
Carter reste un joueur unique dans
son genre, avec Nick Evans, la relève
est prête.
PRO D 2 (11e journée)
SAMEDI
IRLANDE
IRLANDE - SÉLECTION
DU PACIFIQUE : 61-17
(30-12)
Afrique du Sud, 32-15
Australie, 21-6
3 victoires
Sélection du
Pacifique, 61-17
À Dublin, Lansdowne Road. Temps
froid et sec. Bonne pelouse.
49 000Spectateurs. Arbitre : M. Berdos (FRA). IRLANDE : 8 E, Hickie (4e),
Wallace (38e), O’Kelly (39e), Easterby
(45e, 62e), Horgan (53e), R. Best (75e),
O’Connell (80e) ; 3 B, Wallace (8e, 16e,
26e), 6 T, Wallace (4e, 38e, 39e, 45e,
53e, 62e). SÉLECTION DU PACIFIQUE :
3 E, Rabeni (12e), Fa’atau (32e), Pisi
(67e) ; 1 T, Pisi (12e). Carton jaune. –
Sélection du Pacifique : Va’a (29e).
Évolution du score : 7-0, 10-0,
10-7, 13-7, 16-7, 16-12, 23-12, 30-12
(mi-temps) ; 37-12, 44-12, 51-12,
51-17, 56-17, 61-17.
IRLANDE : Dempsey (D’Arcy, 41e) –
Fitzgerald (O’Gara, 77e), O’Driscoll
(cap., Boss, 60e), Horgan, Hickie – (o)
P. Wallace, (m) Stringer – Ferris, Heaslip (Leamy, 73e), S. Easterby –
O’Connell, M. O’Kelly (O’Callaghan,
73e) – Hayes (S. Best, 61e), Sheahan
(R. Best, 73e), B. Young. Entraîneur :
E. O’Sullivan.
SÉLECTION DU PACIFIQUE : Ligairi
– Fa’atau (Tuilagi, 41e), Rabeni,
Seveali’i (Mapusua, 37e), Ratuvou –
(o) Pisi, (m) Rauluni (Poluleuligaga,
30e) – Latu(Ratuva,59e), T’Pole,Molitika – Leo, Raiwalui (cap.) – Taumoepeau (Filise, 61e), Lutui, Va’a. Entraîneur : P. Lam.
Un jeu en hausse
Après les deux défaites
très honorables au mois
de juin en NouvelleZélande (34-23 et 27-17),
les victoires de novembre, avec
14 essais à la clé, sont un signe :
l’Irlande hausse patiemment son
niveau. En plus, les Irlandais ont fait
tourner et intégré six nouveaux
joueurs, changeant leur troisième
ligne, remplaçant O’Gara par le jeune
Paddy Wallace, sans altérer l’homogénéité de l’équipe. L’Irlande a musclé
son jeu et pris du volume en attaque.
Difficile de stigmatiser des
faiblesses dans le jeu
d’une équipe en gros progrès. Le Tournoi nous dira
si l’Irlande a vraiment franchi un palier.
La mêlée ne présente pas encore
toutes les garanties de stabilité du côté
droit. Il y a toujours des doutes sur la
solidité des demis mis sous pression.
AUSTRALIE
Galles, 29-29
Irlande, 21-6
Italie, 18-25
Écosse, 15-44
ARGENTINE
1 déf. 2 vict.
1 nul
Angleterre, 18-25
Italie, 16-23
FRANCE, 27- 26
1 déf.
2 vict.
ANGLETERRE
Nlle-Zélande, 20-41
1 vict.
3 déf.
Argentine, 18-25
Afrique du S., 23-21
Afrique du S., 14-25
AFRIQUE DU SUD
Irlande, 32-15
Angleterre, 23-21
Angleterre, 14-25
2 déf. 1 vict.
Giteau et Mortlock Simple et efficace Pas de jeu offensif Trouver l’équilibre
Un jeu simple et effiJake White l’a répété :
Grâce à une conquête
à l’honneur
cace. Leur pack est toucette tournée avait pour
correcte, notamment en
Bombardé demi de mêlée
pour pallier l’absence de
Gregan, Matt Giteau a
montré qu’il sera, s’il est besoin pendant la Coupe du monde, une doublure
de Mister George tout à fait convenable. Par son efficacité dans les coups
de pied – 100 % de réussite face à
l’Écosse, par exemple –, Stirling Mortlock s’est positionné, lui, dans un rôle
de buteur définitivement incontestable.
L’inconstance a été le
défaut principal. Trente
bonnes minutes contre les
Gallois et quarante face
aux Écossais n’ont pu faire oublier les
absences contre l’Italie et l’Irlande.
Individuellement, le repositionnement
de Stephen Larkham au centre en deux
occasions – Galles, Italie – n’a pas été
une réussite, pas plus que son association avec Lote Tuqiri. – P. L.
jours aussi difficile à
bouger, et ils peuvent
compter sur de très
grosses individualités derrière (Hernandez, F. Contepomi, Ignacio Corleto). Ils ont également des buteurs
redoutables (Todeschini et F. Contepomi), auteurs d’un 100 % de réussite en
trois matches. Et, surtout, tous sont
des compétiteurs admirables, ne
lâchant jamais un match.
touche, les Anglais ont
eu des ballons, mais
n’ont pas su les exploiter. Au plan
individuel, Andy Robinson a estimé
que les deux deuxième-ligne, Palmer
et Jones, ainsi que le demi de mêlée
Richards s’étaient révélés. Certains
héros de 2003 ont surnagé : Lewsey
et Vickery lors du premier test contre
les Boks, Worsley samedi dernier.
Encore des manques
d’automatismes dans les
phases offensives. Ils
n’ont pas encore eu le
temps de mettre en place un jeu
capable de surprendre l’adversaire.
Certains postes ne sont pas trop « couverts » (demi de mêlée, première ligne,
centre) en cas de blessure des titulaires. Pour l’an prochain, les Pumas
doivent résoudre leurs différends avec
leurs dirigeants. – A. Ju.
Le point le plus criant
est l’absence totale de
jeu offensif. L’apport de
Brian Ashton, coach
des trois-quarts, est décevant. Autre
point noir, l’absence de leader : Martin Corry, le capitaine, ne parvient
pas à fédérer. Les champions du
monde manquent de joueurs de haut
niveau, en l’absence de quelques
éléments clés blessés (Wilkinson,
Abbott, Barkley). – B. Ma.
objectif de trouver un
banc pour la Coupe du
monde et de relancer certains joueurs.
François Steyn (19 ans), Wynand Olivier (23 ans), Ricky Januarie (24 ans)
ont marqué des points. Certains
joueurs cadres ont assumé pleinement
leur responsabilité, comme Rossouw,
Juan Smith, De Villiers ou Van der
Linde. Les Springboks proposent toujours beaucoup de puissance dans leur
jeu et d’intensité sur leurs impacts.
Le jeu offensif manque de
variété. Les Boks peinent
à imposer leur jeu et, sous
pression, commettent
beaucoup de fautes. La « rush
defence » (défense inversée) est faillible (4 essais encaissés en Irlande). En
dépit de leur victoire à Twickenham,
samedi, les Sud-Africains peinent à
s’imposer à l’extérieur (6 défaites, 1
victoire en 2006). – B. Ma.
Drapeau
de l’apartheid :
la polémique
Le capitaine de l’équipe sud-africaine de rugby, John Smit, a jugé,
hier, que les supporters qui, samedi
lors de la victoire contre l’Angleterre à Londres, avaient brandi le
vieux drapeau national, attaché à
l’ère de l’apartheid, avaient « insulté » son pays.
« Nous sommes venus ici pour
représenter notre pays, la nouvelle
Afrique du Sud, et tous ceux qui y
vivent. Et certains viennent au stade
pour insulter 44 millions de SudAfricains, en notre nom », a dénoncé Smit, après que le vieil emblème,
orange, blanc et bleu, a été brandi
par des Sud-Africains dans le stade.
« Nous nous désolidarisons d’une
telle attitude déplacée. Nous
sommes fiers du nouveau drapeau,
de l’hymne et de notre pays. Les
Springboks appuient le nouvel
ordre non ségrégationniste et souhaitent être soutenus par les gens
qui sont fiers du nouvel ordre d’égalité », a ajouté Smit.
TOP 14 (15e journée)
Bayonne, le bon dernier
Toujours lanterne rouge, l’Aviron est le seul club du Top 14 à avoir enchaîné trois succès
au cours de la parenthèse internationale. Résultat : avant le derby face à Biarritz vendredi,
les Ciel et Blanc ne sont plus qu’à trois points du premier non-relégable.
BAYONNE –
de notre correspondant
L’AVIRON BAYONNAIS va finir
par apprécier son calendrier. Celui
qui ne l’avait pas gâté en l’envoyant
à Albi (12-24) lors de la première
journée du Championnat, puis en
recevant Montauban (9-20) avant
d’affronter Biarritz, vendredi pour le
derby basque, Perpignan et Paris.
Celui qui ne devait pas plus l’avantager au cours des trois dernières
semaines. Quand tous les autres
candidats au maintien ont eu à défier
des ténors du Championnat privés
de leurs internationaux, Bayonne a
rencontré coup sur coup Brive (29-6),
Albi (15-9) et donc Montauban
(17-18). Toujours dernier du Top 14,
l’Aviron aurait pu tout perdre au
cours d’un mois de novembre qui
sera, peut-être, celui de son salut.
« Au vu des équipes qui nous précédent, la portée de ces victoires
devient essentielle », reconnaît
Xavier Péméja, tout heureux de
s’être imposé samedi à Sapiac après
y avoir passé 38 saisons comme
joueur puis entraîneur. Entre
Bayonne et Narbonne, neuvième, il
n’y a plus que quatre points, quand,
au soir de la 9e journée, l’Aviron
pointait à neuf longueurs du premier
non-relégable.
« Si déclic il y a eu, c’est qu’on a enfin
pris conscience de notre potentiel »,
affirme le capitaine Richard Dourthe.
Avec un fil conducteur au cours des
trois succès : une parfaite solidarité
sur le terrain qui débouche sur une
solidité défensive (un seul essai
encaissé), ce qui était loin d’être le
point fort de l’Aviron avant l’arrivée
de Jean-Pierre Élissalde au poste de
manager le 6 septembre. En mettant
sur pied un entraînement hebdomadaire dans un village du Pays
basque, puis deux repas en commun
chaque semaine, le staff joue la carte
de l’unité. Avec une arrivée que
beaucoup de joueurs saluent, celle
de Jean-Marie Goyenetche, psychologue et préparateur mental du
quinze de France, qui intervient très
régulièrement dans l’équipe. « Il y
avait certaines choses qu’on ne comprenait pas, on avait besoin d’un lien
entre l’équipe, les entraîneurs et les
dirigeants », avouait récemment
Richard Dourthe.
15e journée
Bomati
m
(Perpignan)
(P
rpi )
Galtier
(Montpellier)
Pulu
(Albi)
Dourthe
(Bayonne))
(B
(o) Orquera
(Brive)
BBrusque
(Biarritz)
Rabadan
(Stade Français)
Olibeau
(Perpignan)
Meilleurs ré
réalisateurs (points)
211
207
164
161
Kunavore
(Toulouse)
(T
l )
Rosalen (Narbonne)
(
)
B. James (Clermont)
(
)
Boyet
y (Bourgoin)
( g )
Fauqué
q (Montauban)
(
)
Meilleurs marqueurs (essais)
Djoudi
(Brive)
Caucaunibuca
(Agen)
(m) Fillol
(Stade Français)
Le Corvec
(Perpignan)
Linde
(Bayonne)
Stankovich
(Albi)
Affluence moyenne (estimation)
VENDREDI
STADE FRANÇAIS- CASTRES... 43-18
ALBI - TOULOUSE..................... 13-13
SAMEDI
PERPIGNAN - CLERMONT ....... 32-15
BIARRITZ- NARBONNE ........... 42-14
MONTAUBAN- BAYONNE...... 17-18
BRIVE - BOURGOIN.................... 28-3
AGEN- MONTPELLIER .............. 14-9
Classement
Pts J. G. N.
————
1. Stade Français . 55 15 12 0
2. Clermont . 46 15 10 0
3. Biarritz..... 43 15 9 0
4. Perpignan. 41 15 9 0
5. Toulouse . 40 15 8 2
6. Bourgoin.. 35 15 7 0
7. Montauban. 33 15 6 1
8. Agen........ 32 15 7 0
9. Narbonne . 29 15 6 0
10. Albi .......... 28 15 6 1
11. Montpellier . 28 15 5 1
12. Castres.... 28 15 5 1
13. Brive........ 27 15 6 0
14. Bayonne.. 25 15 6 0
P.
—
3
5
6
6
5
8
8
8
9
8
9
9
9
9
p.
—
435
414
348
268
313
330
292
244
358
171
235
265
229
235
c.
—
252
238
228
229
259
284
284
281
433
283
335
334
328
369
B.
—
7
6
7
5
4
7
7
4
5
2
6
6
3
1
8 493 59 453 spectateurs
en 7 matches
Saison dernièière
èr (hors phase finale) : 9 795
Nombre moyen d’
d’essais
4,28
, 30 essais en 7 matches
Saison dernièière
èr (hors phase finale) : 4,3
7 Bidabé (Biarritz), Candelon (Narbonne))
5 Milford (Castres), Rougerie (Clermont), Saubade (Stade Français)
4 Vainqueur (Agen), Serre (Albi), Boussès (Bourgoin), Broomhall (Clermont) etc…
NICOLAS BRIDOUX
LUNDI 27 NOVEMBRE 2006
de la journ
j
ée
aveeec
PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi 1er décembre : BayonneBiarritz(20 h 30, en direct sur Canal +
Sport). Samedi 2 décembre : Clermont - Stade Français (15 h 10, en
direct sur Canal +) ; Bourgoin-Albi,
Brive-Agen, Toulouse-Montauban,
Castres-Montpellier (18 h 30) ; Narbonne-Perpignan (20 heures, en
direct sur Canal + Sport).
Le nombre d’essais
essais inscrits par le
Stade Franç
Françaisss, la meilleure attaque du
Top 14.
LES HOMMES de Fabien Galthié font
la course en tête à tous les niveaux. Ils
possèdent la meilleure attaque avec
42 essais inscrits. Dans un match de
rugby, on ne choisit pas vraiment
l’heure de s’écrouler derrière la ligne
d’en-but adverse. Pourtant, il semble
que Paris respecte son horloge sportive. En effet, le Stade Français a la particularité de marquer le plus grand
nombre d’essais dans les dix premières
minutes et dans les dix dernières de
chaque rencontre de Top 14 (18 sur
42). Un véritable casse-tête tactique
pour les adversaires.
Castres l’a encore constaté ce weekend avec un essai de Messina dès la
première minute et la clôture du score
à la 78e par Saubade. Près de 17 % des
essais du Stade honorent donc le
tableau d’affichage moins de dix
minutes après le coup d’envoi (7 sur
42). Une volonté d’étouffer l’adversaire. Fabrice Landreau, coentraîneur
de Paris : « Il est toujours plus facile de
défendre. Dès qu’une équipe mène, il
faut redoubler d’efforts pour revenir à
la marque. »
Il est à noter que l’équipe qui émarge
également dans cette catégorie est
Narbonne, qui a pris l’habitude
d’asphyxier l’opposant, mais à domicile uniquement (5 essais sur 26). Les
autres sont loin, même Clermont,
pourtant deuxième attaque du Top 14,
qui n’a scoré qu’une seule fois lors de
l’entame. La fin de match appartient
aussi au Stade Français avec 11 essais
plantés dans les dix dernières minutes
(soit 26%). Pour décrocher le bonus ou
exploiter des ballons de contre. Personne n’a fait mieux. Toulouse
(8 essais), Clermont et Biarritz
(6 essais) tentent de rivaliser.
Ultime détail : les joueurs en rose ont
toujours marqué le premier essai de la
rencontre en quinze journées, sauf une
fois à Perpignan où il se sont inclinés
de un point (11-10).
FRANÇOIS DUBOISSET
(*) Ancien numéro 8 de Brive
(1992-2000), François Duboisset, collaborateur de L’Équipe et de l’hebdomadaire Rugby, analyse dans nos
colonnes un chiffre ou un fait marquants des sept matches de la dernière
journée.
Colomiers - Gaillac ................. 14-20
Dax- Limoges ........................... 52-9
Bonus : Mont-de-Marsan (1), Colomiers (1), Dax (1).
Classement
Pts J. G. N.
— ———
1. Auch ........... 42 11 10 0
2. Béziers ....... 39 11 9 0
3. La Rochelle . 33 11 7 1
4. Dax ............. 31 11 6 0
5. Toulon......... 29 11 6 0
6. Oyonnax ..... 29 11 7 0
7. Lyon ............ 27 11 5 0
8. Gaillac......... 26 11 5 0
9. Tarbes ........ 26 11 6 0
10. Bord. Bègles.. 24 11 5 0
11. Racing-M. 92. 22 11 4 0
12. Limoges ...... 22 11 5 0
13. Grenoble..... 19 11 3 1
14. Mt-de-Marsan . 16 11 3 0
15. Pau ............. 15 11 3 0
16. Colomiers ... 13 11 3 0
P. p.
— —
1 246
2 287
3 195
5 254
5 247
4 193
6 218
6 220
5 210
6 191
7 211
6 207
7 189
8 171
8 188
8 139
c.
—
137
169
146
200
222
178
174
212
245
217
222
262
212
279
242
249
B.
—
2
3
3
7
5
1
7
6
2
4
6
2
5
4
3
1
PROCHAINE JOURNÉE (12e journée). – Samedi 2 décembre :
Pau - Stade Bordelais-Bègles, Montde-Marsan - Grenoble, Colomiers Racing-Métro 92, Limoges-Toulon,
Tarbes-Auch, Béziers - La Rochelle ;
Lyon OU - Dax (18 h 30). Dimanche
3 décembre : Gaillac-Oyonnax
(15 heures).
DAX - LIMOGES : 52-9 (28-6)
Stade Maurice-Boyau. Beau temps. Bonne
pelouse. 3 500 spectateurs environ. Arbitre :
M. Chultz (Béarn). DAX : 7 E, Kefu (19e),
Roques (27e), August (33e), Mazel (57e),
Tournier (60e, 66e), Argel (75e) ; 3 B (4e, 24e,
38e), 4 T, Vignau-Tuquet. LIMOGES : 3 B,
Bouillot (8e, 49e), Tofan (40e). Cartons jaunes.
– Limoges : Bouillot (38e, anti-jeu), Voves
(55e, anti-jeu), Ormaechea (75e, brutalité).
Évolution du score : 3-0, 10-3, 13-3,
20-3,25-3, 28-3, 28-6 (mi-temps), 28-9, 33-9,
40-9, 45-9, 52-9.
COLOMIERS - GAILLAC : 14-20 (11-9)
Stade Michel-Bendichou. Beau temps frais.
Bonne pelouse. 3 500 spectateurs environ.
Arbitre : M. Lamirand (Béarn). COLOMIERS :
1 E, Busato (27e) ; 3 B, Sans (4e, 24e, 59e).
GAILLAC : 1 E, Giry (44e) ; 5 B, Giry (2e, 6e,
39e, 54e), Walker (80e). Cartons jaunes. –
Colomiers : Fouda (51e, brutalité), Sallecanne
(53e, bagarre) ; Gaillac : Grobler (20e, brutalité), Costes (40e, brutalité), Delatouche (53e,
bagarre). Carton rouge. – Gaillac : Costes
(58e, jeu dangereux, 2e carton jaune).
Évolution du score : 0-3, 3-3, 3-6, 6-6, 11-6,
11-9 (mi-temps), 11-14, 11-17, 14-17, 14-20.
Retrouvez l’intégralité
des fiches techniques de Pro D 2
sur www.lequipe.fr
RÉSULTATS
ANGLETERRE (9e journée). – VENDREDI : Bristol-Gloucester, 14-12 ; Sale-Harlequins, 17-12. SAMEDI : Bath-Newcastle,
20-14. HIER : Saracens-Worcester, 17-20 ;
London Irish - Northampton, 40-5 ; WaspsLeicester, 13-19.
Classement : 1. Bristol, 34 pts ; 2. Gloucester, 31 ; 3. Leicester, 29 ; 4. Wasps, 27 ; 5.
Sale, 26 ; 6. Saracens, 23 ; 7. London Irish,
18 ; 8. Harlequins, 16 ; 9. Bath, 16 ; 10. Newcastle, 15 ; 11. Northampton, 14 ; 12. Worcester, 7.
PAGE 15
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
LE BILAN DES TESTS
Bleu
IAN BORTHWICK
Jaune
Rouge
Jaune
Oyonnax - Pau ........................... 20-6
La Rochelle- Racing-M.92 ...... 23-13
Bordeaux-B.- Mt-de-Marsan .. 16-11
Grenoble- Auch ...................... 12-20
Toulon- Tarbes ....................... 16-28
Béziers - Lyon ............................ 27-3
HIER
Noir
Bleu
Noir
2 vict.1 déf.
4,,55
4
à un plaquage désintégrant d’un
défenseur noir. Ce qui se passe
ensuite est peut-être le meilleur
point fort des All Blacks et celui qui
les place au-dessus de tout le monde
aujourd’hui : une capacité à sentir
les coups, à réagir instantanément
de façon collective, créant des surnombres ou déchirant le rideau
défensif grâce au talent pur de leurs
trois-quarts.
16
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
CYCLISME
HANDBALL
MOBELRINGEN CUP
FRANCE - ALLEMAGNE : 24-17
La mort d’Isaac Galvez Les Bleues
L’Espagnol s’est tué samedi lors d’une chute aux Six Jours de Gand.
GAND – (BEL)
de notre envoyé spécial
Isaac GALVEZ
se sont retrouvées
(Espagne)
Né le 21 mai 1975, décédé le
25 novembre 2006, à 31 ans.
1,78 m, 68 kg.
Professionnel depuis 2000.
Ses équipes : Kelme (2000-2003) ;
Caisse d’Épargne-Îles Baléares
(2004-2006).
Ses principales victoires. –
Route : une étape des Quatre Jours
de Dunkerque (2006) ; une étape du
Critérium International (2005) ; une
étape du Tour de Catalogne, de la
Semaine Catalane, du Tour de
Valence et du Tour de Murcie (2004) ;
deux étapes du Trophée de Majorque
(2006).
Piste : champion du monde de l’américaine (1999, 2006) ; vice-champion
du monde de l’américaine (2000,
2001).
2 participations au Tour de France
(2005, abandon 8e étape ; 2006,
abandon 12e étape).
Attendu depuis des lustres, le succès sur l’Allemagne semble avoir redonné
de l’ambition à une équipe de France qui veut maintenant exister à l’Euro.
LILLEHAMMER – (NOR)
de notre envoyé spécial
de deux minutes après sa chute ». « Il
a ouvert la bouche comme s’il réclamait de l’aide puis il a mis ses mains à
plat sur son visage, après il est devenu
tout bleu et là j’ai compris que c’était
fini », racontait Tourné. Un autre
témoin, l’ancien routier Luc Colyn, restait choqué par le bruit effroyable du
corps qui s’écrase contre la balustrade : « Un bruit d’os, de côtes fracassées que je ne pourrais jamais
oublier. »
« Rien n’aurait
pu le sauver »
C’était à Bordeaux, le 16 avril dernier. Isaac Galvez venait de remporter un deuxième titre de
champion du monde de l’américaine avec son compatriote Juan Llaneras. Samedi, à Gand,
c’est en disputant une américaine qu’il a perdu la vie.
(Photo Bob Edme/AP)
Rob Discart officialisait ce qu’on pressentait : la mort dûment constatée du
coureur à 1 h 15 du matin, lors de son
admission à l’hôpital universitaire. « Il
était dans un tel état que rien n’aurait
pu le sauver », assura l’inspecteur
fédéral de la santé, le docteur Van
Branteghem, qui s’en remettait à la
fatalité.
Les Six Jours de Gand s’arrêtaient là. Il
n’y aurait pas de sixième journée, pas
de final étincelant, rien d’autre que le
deuil insoutenable d’un coureur,
coéquipier de Valverde et de Pereiro
sur la route où il se montrait souvent à
son aise au sprint.
Marié depuis moins d’un mois, Galvez
avait emmené sa jeune épouse en
voyage de noces aux Six Jours de
Munich, où il était comme toujours
associé à Juan Llaneras, son partenaire
depuis les rangs amateurs. Ensemble,
ils s’étaient octroyés le Championnat
du monde de l’américaine à Bordeaux
en avril dernier, un deuxième titre
après celui de 1999. Cela leur avait
donné de l’assise au royaume des Six
Jours, qui ont emporté l’un d’eux dans
une nuit noire et profonde qui se prolongera pour l’autre au-delà de toute
éternité.
PHILIPPE BRUNEL
Valverde: « Un sprinteur de classe internationale »
France
Buts
Kanto
1
Spincer
9
Pecqueux-Rolland 1
P. Baudouin
5
Herbrecht
4
Cano
2
Wendling (c)
1
Jacquinot
0
Fiossonangaye
0
Dembele
1
Tervel
0
Tounkara
TOTAL
24
24(10) Allemagne
Tirs Pen. P.déc. Exc.
1/2 - 16e,54e
7/13 2/2 1
1/2 5/6 1
4/11 4
2/5 1/1 2
0/1 1
0/2 19e
1/2 0/1 22/46 2/2 9
3
Gardiennes : Pradel (1 arrêt dt 1/2 pen.) ; Nicolas (60
min., 24 arrêts dt 1/6 pen.)
Entraîneur : O. Krumbholz
Interceptions : 6
Balles Perdues : 19
17(7)
Buts
2
1
0
2
0
4
5
0
1
0
2
17
Tirs
2/6
1/2
0/1
1/1
0/5
2/9
2/6
0/3
1/2
0/1
2/3
11/39
Pen. P.dèc. Exc.
0/1 1
1/1 2/3 2
3/3 27e
1
1
6/8 5
1
Jurack (c)
Rösler
Wörz
Müller
Reiche
Loerper
Krause
Neukamp
Meier
Baumbach
Melbeck
Althaus
TOTAL
Gardiennes : Schülke (60 min., 14 arrêts dt 0/1 pen.)
; Gräfer (0 arrêt dt 0/1 pen.)
Entraîneur : A. Emrich
Interceptions : 5
Balles Perdues : 17
Evolution du score : 0-1 (4e) ; 5-1 (13e) ; 5-4 (16e) ; 6-6 (21e) ; 9-6 (26e) ; 12-7 (32e) ; 15-13 (45e) ; 19-13 (51e) ; 22-16
(57e)
Spectateurs : 1500 Arbitres : MM. Kristiansen et Valvik (NOR)
D’ICI À L’EURO
VENDREDI : Allemagne-Russie, 23-28 ;
Norvège-France, 31-18. SAMEDI : Norvège-Allemagne, 34-28 ; France-Russie,
22-28. HIER : France-Allemagne,
24-17 ; Norvège-Russie, 29-26.
Classement final : 1. Norvège, 6
points ; 2. Russie, 4 ; 3. France, 2 ; 4.
Allemagne, 0.
PHILIPPE PAILHORIES
1er au 4 décembre : stage au CRJS
de Chartres ; 5 décembre : départ
pour l’Euro de Suède
(7-17 décembre) ; 7 décembre :
F r an c e - Da n em ark ( 2 0 h 1 5 ) ;
8 décembre : France-Espagne
(18 heures) ; 10 décembre : France Pays-Bas (18 h 30).
LES SEIZE DÉVOILÉES DEMAIN.
– Olivier Krumbholz donnera demain
matin la liste des seize joueuses invitées à participer à l’Euro. Parmi ses
ultimes interrogations, l’identité,
notamment, de la seconde gardienne
appelée à suppléer Valérie Nicolas. Les
deux candidates, Amandine Leynaud à
Paris et Linda Pradel en Norvège, ont
tour à tour réalisé de belles choses…
CYCLO-CROSS – CHALLENGE « LA FRANCE CYCLISTE »
Mourey ne lâche rien
CLASSEMENTS
Sur le plan international comme national, le Franc-Comtois est devenu un vrai boulimique des sous-bois.
correspondance spéciale
FRANCIS MOUREY ne s’est pas
ménagé cette semaine dans le parc de
la maison de retraite de Renazé, là où
les Madiot préparaient leurs glorieuses campagnes de cyclo-cross. La
température était fraîche en Mayenne
mais, à la nuit tombée, le coureur de la
Française des Jeux ruisselait toujours
de sueur après six heures quotidiennes
de vélo, tandis que ses collègues de la
route se contentaient d’une « douce
rentrée des classes », dixit Marc
Madiot. Mais ce travail a continué de
payer hier, à l’occasion de la deuxième
manche du Challenge la France
cycliste, à Sablé-sur-Sarthe, une
épreuve suivie notamment par Laurent
Brochard.
Mourey a en effet livré une course parfaite, avec à la clé un magnifique cavalier seul, Ludovic Dubau, le seul à
suivre son rythme en début de course,
lâchant prise à mi-parcours. « Avec
Marc (Madiot), on avait prévu que je
fasse vingt minutes avec un groupe,
racontait Mourey. Ensuite, je devais
finir l’épreuve en accélérant à mon
rythme. Ce scénario ne s’est pas produit. Mon but, en venant ici, était de
voir où en étaient mes adversaires. »
Et Mourey a vu. Steve Chainel a lutté
un tour et demi avant de craquer. « J’ai
vécu une vraie journée sans, pestait le
futur sociétaire d’Auber 93. J’ai fini le
dernier tour avec un point de côté. Une
heure comme cela, ce n’est pas drôle
du tout. Je suis vraiment furax, car sur
la première manche je chute, et là je ne
peux pas accrocher Francis. Ça commence à faire beaucoup… C’est
simple, ici, c’est plus le mental que les
jambes qui m’ont poussé... » Il a en
effet préservé au courage sa troisième
place, la seconde revenant à Cyril Bonnand, trente-six ans (il pourrait raccrocher cette saison), vainqueur les deux
dernières années.
Cette fois, Mourey, lui, a volé la
vedette. « Je sors d’une quinzaine
dure, expliquait encore le vainqueur
du jour. Je vais maintenant laisser le
moteur un peu au repos ! J’avais les
jambes dures et lourdes ce matin, mais
physiquement, je me sentais bien. Un
premier gros cycle d’entraînement est
achevé. Un autre m’attend d’ici quinze
jours afin de préparer les France et le
Mondial. Là, je voulais gagner aussi
pour mon meilleur pote, Vincent. Il m’a
annoncé la naissance de son deuxième
enfant, une fille, juste avant le départ.
Elle devait naître le 8 décembre
comme moi. Finalement, elle est arrivée avec quelques jours d’avance. Être
papa, ça doit être un moment inoubliable. Moi, je vais connaître ça dans
cinq mois. Alors, l’an prochain, ça
risque vraiment d’être une année spéciale. » Un titre national et un autre
mondial seraient les bienvenus près du
berceau !
HERVÉ BOMBRUN
BARCELONE CORRIGÉ. – Adversaire dimanche
prochain de Montpellier en huitième de finale aller de la
Ligue des champions, Barcelone a lourdement chuté à
Pampelune ce week-end, lors de la 12e journée de Liga
espagnole (22-34). Les huit buts de l’international
français Jérôme Fernandez n’ont pas évité la déroute de
l’équipe catalane, quatrième de la Liga (16 points) alors
que Pampelune est seul leader (23 points).
UN MONDIAL TOUS LES QUATRE ANS ? – La
Fédération européenne (EHF) a demandé à la Fédération
internationale (IHF) de changer la fréquence du
Championnat du monde pour en faire un événement
ayant lieu tous les quatre ans, contre tous les deux ans
actuellement. « Nous voulons éviter que cinq gros
tournois aient lieu en quatre ans comme c’est le cas
actuellement », en incluant les Jeux Olympiques, a
expliqué Tor Lian, le président de l’EHF en marge du
Championnat d’Europe des clubs. Les Championnats du
monde et d’Europe ont lieu actuellement tous les deux
ans.
LE G 14 FONDÉ OFFICIELLEMENT. – Le G 14 du
handball, regroupant les vainqueurs des Coupes d’Europe
depuis 2001, dont Montpellier, a été fondé officiellement
ce week-end à Düsseldorf. « Nous souhaitons une
coopération, non une confrontation, avec l’EHF
(Fédération européenne) et l’IHF (Fédération
internationale) », a affirmé le gérant du groupement,
Gerd Butzeck. Joan Marin (Ciudad Real) a été élu
président, Uwe Schwenker (Kiel) et Tomaz Jersic (Celje)
vice-présidents.
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SABLÉ-SUR-SARTHE –
CHALLENGE « LA FRANCE CYCLISTE »
(2e manche, 26 novembre, Sablé-sur-Sarthe).
– HOMMES : 1. Mourey (Française des Jeux)
en 1 h 00’04’’ ; 2. Bonnand (Bleus de France),
à 41’’ ; 3. Chainel (CC Etupes), à 44’’ ;
4. Dubau (AC Bazancourt), à 48’’ ; 5. Pagnier
(SO Charvieu), m.t. ; 6. Melrier (Normandie), à
1’19’’ ; 7. Colombatto (Franche-Comté), à
1’26’’ ; 8. Roussel (Nor) ; 9. Derepas (Jartazi) ; 10. Bazin (US Domont), t.m.t. ; ... 31. Gilbert (Bretagne-Jean Floc’h), à 4’48’’ ;
43. Bouchet (Unibet.com), à 6’48’’ ; 46. Casar
(FDJ), à 8’04’’. FEMMES. 1. Leboucher
(Sarthe). ESPOIRS. 1. Lopez (VCLP Marseille).
Classement général (après deux
manches). – HOMMES : 1. Mourey (FDJ),
70 points, 2. Dubau (ACB), 58 pts ; 3. Chainel
(CCE), 56 pts ; 4. Bazin (USD), 53 pts ;
5. Pagnier (SOC), 51 pts ; ... 15. Gadret (A2r),
32 pts.
3 e et dernière manche : Blaye, le
18 décembre.
CIUDAD REAL GAGNE LE CHAMPIONNAT D’EUROPE
DES CLUBS. – Déjà victorieux de la Ligue des champions
2006, Ciudad Real, le club espagnol de l’international
français Didier Dinart, s’est adjugé, hier à Cologne, le
Championnat d’Europe des clubs (ex-Supercoupe
d’Europe), qui réunit les vainqueurs des différents
trophées européens. Les Ibériques ont dominé en finale
les Allemands de Gummersbach (36-31), hôtes de
l’épreuve, devant un nombre record de spectateurs pour
une rencontre européenne de clubs (15 108). Meilleur
buteur, l’ailier droit croate Mirza Dzomba (9 buts) a été
l’un des éléments clés de la victoire, tout comme
l’entraîneur-joueur espagnol (38 ans) Talant Dushebaev
(5 buts). L’international français de Gummersbach, Daniel
Narcisse (6 buts), a été désigné meilleur joueur. Lemgo
(Allemagne) a pris la troisième place (37-33) face à
Tchekhov (Russie).
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LUNDI 27 NOVEMBRE 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
8e étape, était revenu) : « Ce soir-là, il m’appelait “petite
étoile”. Isaac s’en est allé… Je suis bouleversé. C’était un
gars si jeune, avec une telle envie de vivre. Ça peut arriver à
n’importe qui, voilà pourquoi il faut vivre sa vie du mieux
possible. » Le directeur sportif Eusebio Unzue, qui devait
gagner Bruxelles (où aura lieu l’autopsie) dans la soirée, ne
trouvait pas les mots pour raconter sa peine. « Je ne veux pas
parler de lui au passé. Je l’ai eu au téléphone il y a deux jours.
On a discuté de la saison prochaine, de son programme. Il
voulait arriver au top pour les Championnats du monde sur
piste à Majorque…»
Exister à partir de ces bases rénovées
face à l’Allemagne. « La mobilité, la
malice, énumère l’entraîneur national. Et surtout le respect du plan de
jeu. » Ces valeurs qui ont conduit les
Françaises sur les scènes les plus
prestigieuses et qu’elles avaient
sans doute tendance à négliger
depuis deux saisons. « Tout ça tient
quand même à pas grand-chose, ose
la sage Isabelle Wendling. Ce groupe
manque de confiance en lui, il réagit
parfois de manière naïve. Mais les
arguments existent, il suffit juste de
les utiliser. Et pas seulement sur certaines périodes. Non, il faut de la
continuité. »
Bleu
L’ÉQUIPE DE LA CAISSE d’Épargne-Îles Baléares, qu’Isaac
Galvez avait rejoint il y a deux ans, était évidemment sous le
choc, hier. Chacun appréciait ce coureur très chaleureux,
amoureux bizarrement de Paris-Roubaix et qui était « un
sprinteur de classe internationale », selon Alejandro Valverde, très ému hier au départ du Critérium de Murcie où une
minute de silence a été respectée. « C’est un coup de massue. Isaac était un compagnon joyeux, comme on aime en
avoir dans une équipe. »
Oscar Pereiro, de retour de l’entraînement, préférait, lui, se
souvenir de la petite fête donnée à Paris, le dernier jour du
Tour de France (Galvez, qui avait abandonné lors de la
« Ça tient
quand même
à pas grand-chose »
Que ce match face à l’Allemagne
peut faciliter. Cette équipe sait,
désormais, qu’elle peut de nouveau
rivaliser avec les grands, qu’elle peut
imposer ses différences. Elle connaît
le vrai prix et compte utiliser la performance comme un sésame vers
des jours meilleurs. « J’espère, c’est
vrai, que la vérité n’est pas que celle
d’un jour, souligne Angélique Spincer. J’ai vraiment envie de penser
que nous sommes lancées. »
Lancées vers cet Euro bigrement
compliqué. Le Danemark, l’Espagne
et les Pays-Bas sont tous candidats
au tour principal. Tous convaincus de
disposer des arguments pour priver
la France de deuxième semaine. Jusqu’à hier, on ne pouvait sincèrement
pas les blâmer. Depuis hier, on sait
en revanche qu’ils devront s’afficher
sous leur meilleur jour pour ramener
à la raison un ensemble que l’on
n’avait plus vu aussi léger, aussi épanoui depuis des lustres… Un
ensemble requinqué par la grâce de
cette heure pleine, parfaitement
symbolisée par le rayonnement de
Paule Baudouin, à la fois culottée,
adroite, bagarreuse et tellement
spontanée…
Jaune
Rouge
Jaune
Sur piste, il y a souvent des chutes,
sans caractère de gravité bien que
spectaculaires. Dans Paris est une fête,
Ernest Hemingway avait évoqué la
mort du coureur Ganay, le crâne qui
craque sous le casque « comme l’œuf
dur que l’on casse sur une pierre ».
C’était avant guerre, à Buffalo, dans
une épreuve de demi-fond. En Belgique, la dernière tragédie remontait à
Stan Ockers, mort sur chute lors de la
Nuit d’Anvers, une banale réunion, en
septembre 1956. C’est peut-être la raison pour laquelle le public gantois,
avec ses habitués, n’a pas immédiatement réalisé la portée du drame. Les
rires, les cris ne s’estompèrent qu’à
l’ouverture d’un des virages par les
organisateurs alors qu’une ambulance
projetait le halo inquiétant de son
gyrophare sur le bois chaud de la piste
et que les ambulanciers improvisaient
avec deux paires de draps gris, une
sorte de champ opératoire autour du
mourant. Il était déjà trop tard en dépit
des efforts désespérés d’un jeune garçon de course qui s’entêtera à poursuivre les massages cardiaques alors
qu’on emportait la dépouille de Galvez
sur un chariot roulant.
À 2 heures du matin, l’organisateur
APRÈS TREIZE MOIS de disette,
l’équipe de France a enfin fini par
prendre la mesure d’un véritable
adversaire, huppé, crédible, solide.
Jusqu’à hier et cette douce délivrance, elle n’avait plus grand-chose
à offrir, sinon quelques promesses,
et arborait une fiche statistique bien
maigrelette : quatre succès en vingttrois rencontres, face à la Macédoine, l’Argentine, le Cameroun et la
Turquie…
La chose n’alarmait pas vraiment,
mais commençait franchement à
inquiéter, moins de dix jours avant le
coup d’envoi de l’Euro en Suède
(7-17 décembre). Et les filles, en
quête effrénée de sensations, de
confiance, n’osaient imaginer rallier
Malmö sans quelques menues assurances. « Oui, on avait bien besoin
de ce succès, admet une Angélique
Spincer totalement libérée face à
l’Allemagne. Après les cinq revers
d’affilée, après la désillusion face à la
Norvège, il fallait vraiment retrouver
le moral. »
Retrouver l’équipe de France, ses
aptitudes défensives, son tempérament, son abnégation. Jusqu’alors,
elle avait alterné le correct et le franchement insuffisant, affichant une
incroyable fébrilité… Encore vingtneuf ballons bêtement abandonnés,
samedi face à la Russie. Et un pourcentage au tir famélique depuis le
Tournoi de Paris au début du mois…
« Les choses se mettent en ordre,
collectivement et individuellement,
apprécie Olivier Krumbholz. Nous
avons été perturbés, c’est vrai, mais
nous sommes restés dans les schémas préconisés, nous ne nous
sommes pas éloignés de nos convictions. »
Malgré d’inévitables interrogations,
quelques tensions, quelques incompréhensions. Partiellement levées
depuis hier après-midi. « Contrairement aux journées précédentes,
nous avons pu nous appuyer sur de
grosses performances individuelles,
justifie le sélectionneur. Val (Nicolas) a été brillantissime, sur les tirs à
l’aile notamment, où nous avions
choisi d’emmener le jeu. Et avec
Angélique (Spincer), nous avons
aussi retrouvé une tireuse de loin.
Maintenant, nous savons qu’il faut
non seulement confirmer tout ça,
mais également hausser notre
niveau pour prétendre exister à
l’Euro. »
Noir
Bleu
Noir
IL ÉTAIT un peu plus de minuit. Sur la
piste du Sport Palais de Gand, la
66e édition des Six Jours battait son
plein. Les six-day men enchaînaient les
relais dans la dernière épreuve du programme, une américaine de quarantecinq minutes, menée tambour battant
sous l’œil du directeur de piste, Patrick
Sercu. Tout alla si vite qu’aucun des six
mille spectateurs n’a compris ce qui
s’est réellement passé. Isaac Galvez et
Dimitri De Fauw s’étaient-ils accrochés
ou non par le guidon ? L’un des deux
avait-il commis un écart, une maladresse ? Fallait-il incriminer la fatalité
ou cette légère hypnose qui endort les
réflexes sous l’effet retors des rondes
qui se répètent ?
En tout cas, Isaac Galvez abordait la
sortie du virage dans le sillage du Belge
De Fauw quand il voulut plonger vers
la corde par l’effet d’une accélération
naturelle. À cet endroit, les coureurs
souvent se contractent pour résister à
la force centrifuge qui les entraîne vers
l’extérieur, et la vitesse est maximale.
Ils roulent alors à 60 km/h, peut-être
plus.
À ce rythme endiablé, un défaut de trajectoire, une faute d’inattention se
paye au comptant. Galvez a-t-il compris qu’il heurterait De Fauw, comme le
rapporte le jeune Belge (25 ans), grand
espoir de la piste, indemne mais traumatisé. « Quand Keisser a accéléré
l’allure à la sortie du virage, Galvez est
parti de l’arrière et le peloton a fait une
vague, après ça on s’est accrochés par
le guidon. » Selon toute probabilité,
l’inertie de la piste n’a pas donné à Galvez le temps de formuler mentalement
le danger et au besoin de redresser sa
trajectoire.
Il n’a pas eu cette chance. En une fraction de seconde, les deux hommes se
sont accrochés, l’Espagnol a fait une
embardée et s’est fracassé contre la
balustrade. En retombant, son menton
a heurté la rampe en fer blanc sur
laquelle les spectateurs aiment à
s’accouder pendant les entractes, et sa
tête s’est renversée en arrière sous
l’impact. S’est-il brisé la nuque ? Les
vertèbres cervicales ? Plus tard, on
apprendra qu’il s’était perforé les
reins, les poumons et la rate.
D’où il était placé, Stan Tourné,
l’ancien six-day man bruxellois, vainqueur de sept Six Jours dont ceux de
Paris (avec De Wilde) dans les années
80, a tout vu de la chute, mais, en dépit
d’un regard exercé par 250 Six Jours, il
était incapable d’en désigner les
causes. Il restait, comme tant d’autres,
traumatisé par la vision de l’Espagnol
gisant sur le dos, jambes tremblantes.
Combien de temps est-il resté
conscient avant d’agoniser ?
Selon Patrick Sercu, « il a probablement succombé à ses blessures, moins
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VOLLEY-BALL CHAMPIONNAT DU MONDE HOMMES (2 tour, 2 journée)
e
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FRANCE - ÉTATS-UNIS : 3-2
L’heure de vérité
Vainqueurs à l’arraché des États-Unis, les Bleus doivent battre la Bulgarie, la nuit prochaine,
afin d’espérer encore aux demies.
HIROSHIMA – (JAP)
duelles (17-16), les Bleus connurent en
effet un terrible trou d’air de 9 points,
sous la pression des mises en jeu du
réceptionneur-attaquant William Priddy (3 aces). Mais les serveurs américains n’affichent pas encore la même
constance que leurs collègues allemands, qui avaient finement détruit la
réception française lors du premier
tour (1-3). Et ils firent d’ailleurs un peu
tout et n’importe quoi dans la manche
suivante, relançant gentiment la
machine bleue dans des proportions
inattendues (25-12). Incontestablement, la réalité de ce match devait se
situer quelque part à mi-chemin entre
ces deux sets. Elle ne prit pourtant
corps que dans le troisième acte, véritable point de départ des débats, au fur
et à mesure que les Bleus enfilaient les
fautes directes en attaque (sept).
L’attaquant-réceptionneur Guillaume
Samica eut beau défier du regard l’irritant pointu David McKienzie à maintes
reprises, Xavier Kapfer s’employer au
service pour tenter un retour inespéré
(19-22 ; 24-24), rien n’y fit : les ÉtatsUnis menaient deux manches à une, et
les affaires courantes semblaient alors
bien mal embarquées.
Mais l’aventure ne pouvait pas s’arrêter ainsi. Pas comme ça, face à une
adversité certes courageuse mais limitée offensivement et surtout déjà éliminée de la course aux demi-finales.
Le retour de Loïc Le Marrec à la passe,
en lieu et place de Pierre Pujol, rendit
un peu de stabilité offensive et émotionnelle aux Français, de nouveau
pertinents sur leurs mises en jeu. Bref,
tout allait mieux, beaucoup mieux
même, au moment d’attaquer le tiebreak. Plus agressifs, les volleyeurs
de notre envoyé spécial
ILS ONT HURLÉ LEUR JOIE, plus fort
que jamais. Sur le chemin escarpé qui
mène aux demi-finales du Championnat du monde, les volleyeurs français
ont sué sang et eau, hier, pour venir à
bout de joueurs américains combatifs
et inspirés. Menés deux manches à
une, les Bleus ne se sont pourtant
jamais affolés, revenant au courage
dans la quatrième manche, avant de
gérer très intelligemment le tie-break
(15-11). La feuille de route esquissée
avant le début du deuxième tour à
Hiroshima est donc parfaitement respectée : au moment d’affronter la Bulgarie la nuit prochaine et l’Italie,
double championne d’Europe en titre
mercredi, l’équipe de France a encore
toutes les cartes en main pour
atteindre le dernier carré de la compétition. Deux victoires face à ces ténors
européens, et la porte des demi-finales
s’ouvrirait alors en grand et sans grincer. Un seul succès lors de ces deux
matches contraindrait les Français à
croiser les doigts et à espérer que le
point-average ne leur soit pas trop
défavorable…
Pourtant, l’heure n’est ni aux supputations, ni aux calculs alambiqués, mais
plutôt à la récupération, qui constituera l’essentiel de leur programme
aujourd’hui. Car, contrairement au
match de la veille, disputé face à des
Tchèques un brin apathiques (3-0), la
rencontre contre les États-Unis n’a pas
vraiment ménagé les organismes.
« Les Américains nous ont imposé un
sacré rythme, en sauvant, eux aussi,
beaucoup de ballons, reconnaissait
l’entraîneur national, Philippe Blain,
qui a donné de la voix dans le si crucial
quatrième set. Sur un temps mort,
après qu’ils nous eurent défendu
quatre attaques puissantes successives, j’ai dit aux gars que cela ne faisait que commencer et que la lutte
serait âpre. Mais mon groupe a bien
répondu. »
un peu revancharde après sa spectaculaire élimination en demi-finales de la
dernière Ligue mondiale (3-0). À
l’époque, la formation des stars francophiles Vladimir Nikolov et Matey
Kaziyski arrivait sûre de sa force, après
trois victoires impressionnantes sur le
Brésil, la Serbie-Monténégro et l’Italie
(3-0 à chaque fois), un peu comme
aujourd’hui, où elle demeure invaincue après sept matches en Championnat du monde…
« Le mauvais côté, pour nous, c’est
qu’ils sont en confiance et manifestent
une grosse envie de nous battre, soulignait Philippe Blain. A contrario, il y
aura aussi un peu de pression chez eux,
puisque les Bulgares peuvent se qualifier directement pour les demies en
gagnant ce match. » La clef de cet
affrontement décisif tiendra essentiellement dans la capacité de ses joueurs
à résister aux coups de butoir des serveurs slaves et à accepter d’être
patients dans leur jeu offensif. Et
comme le block-défense français se
fait de plus en plus cohérent au fil des
rencontres, il y a tout lieu de penser
que l’empoignade, capitale, sera haletante et indécise. « Nous avons tenu et
remporté ce combat important contre
les États-Unis, concluait Blain. Il nous
en reste encore quatre à mener. » Le
ton est donné.
GUILLAUME DEGOULET
Il avait pourtant commencé par
répondre étrangement absent dans le
premier set. Après une entame solide
en dépit de quelques scories indivi-
ITALIE - CUBA : 3-1 (25-20 ; 25-15 ; 23-25 ; 25-15)
ITALIE : Vermiglio (2) ; Semenzato (12) ; Fei (16) ; Cisolla (22) ; Papi (cap., 11) ; Mastrangelo
(9). Libero : Corsano. Puis : Coscione ; Lasko ; Savani. Entraîneur : G.-P. Montali.
CUBA : Diaz ; Dominico (9) ; Corrales (10) ; Camejo (10) ; B. Sanchez (17) ; Simon (8). Libero :
J. L. Sanchez. Puis : S. Sanchez (3) ; Aldazabal. Capitaine : Pimienta. Entraîneur : R. Garcia.
LE POINT
Les « gros » vont s’expliquer
LA 2e JOURNÉE dans la poule E a encore été marquée par une désespérante
morosité. Pologne, Russie et Serbie-Monténégro, les trois leaders, n’ont pas eu à
forcer leur talent pour dominer des adversaires beaucoup trop tendres. La tâche
qui les attend, en revanche, demain, sera d’une autre teneur. Face à la Pologne,
reçue pour l’instant 7/7 (sans concéder le moindre set), la Russie devra, impérativement, s’imposer si elle ne veut pas aller disputer, le week-end prochain à Tokyo,
les matches de classement. Après la défaite contre la Serbie-Monténégro, lors de
la phase initiale, un deuxième échec mettrait un terme définitif aux ambitions
russes. Face au Japon qui, mathématiquement, peut encore nourrir l’espoir
d’atteindre le dernier carré après sa victoire dans la douleur devant les Tunisiens
(3-2), la Serbie-Monténégro semble largement supérieure. Elle a tous les atouts en
main et, surtout, la certitude d’être en demies si elle s’impose.
Si l’on pourrait connaître les deux demi-finalistes dans ce groupe dès demain, le
cas de figure est seulement valable pour la Bulgarie dans la poule F – unique
équipe comptant sept victoires après celle d’hier face à l’Allemagne (3-1) – si elle
l’emporte devant la France, qui n’a, elle, plus vraiment droit à l’erreur. Avec une
défaite chacun, Brésiliens et Italiens, vainqueurs respectivement de la République
tchèque (3-0) et de Cuba (3-1), vont également en découdre, le vainqueur prenant
une option. Mais quels que soient les résultats de demain, il faudra attendre
l’ultime journée, mercredi, pour connaître le nom des deux heureux élus. – L. M.
LA QUESTION DU JOUR
La France atteindra-t-elle
les demi-finales du Mondial ?
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6 heures et 22 heures ou envoyez OUI ou NON par SMS
au 61008 (0,34 euro + coût d’un SMS).
ns
Cette semaine da
Le chiffre
12
Comme le nombre de fautes
directes commises par les Bleus
lors du troisième set contre les
États-Unis, perdu 24-26 . . .
IL A DIT
Hugh McCUTCHEON (entraîneur
des États-Unis) : « Nous n’avons pas
réussi à exploiter les faiblesses du jeu
français. Eux ont remarquablement
servi et ils ont résisté au bras de fer
qu’on a tenté de leur imposer. Nous
progressons, mais la France a mérité
son succès. » – G. De.
FRANCE - BULGARIE
Vladimir NIKOLOV
L’ami qui nous veut du mal
(BUL)
29 ans,
né le 3 octobre 1977 à Sofia
2 m ; 95 kg.
Vladimir Nikolov, parti de Tours pour rejoindre un club japonais, rêve d’un succès sur les Bleus.
DEMAIN, 11 HEURES (3 heures, heure française),
PREFECTURAL SPORTS CENTER, À HIROSHIMA
(Sport +)
BULGARIE : 1 Ivanov (2,10 m, 32 ans) ; 2 Tsvetanov (1,98 m, 28 ans) ; 3 Zhekov
(1,90 m, 26 ans) ; 4 Yordanov (1,97 m, 23 ans) ; 5 Zarev (1,99 m, 20 ans) ; 6 Kaziyski
(2,02 m, 22 ans) ; 11 Nikolov (2 m, 29 ans) ; 15 Gaydarski (2,04 m, 23 ans) ; 16 Aleksiev (2 m, 23 ans) ; 17 Konstantinov (2,02 m, 33 ans, cap.) ; 19 Peev (1,92 m, 36 ans).
Libero : 13 Salparov (1,85 m, 24 ans). Entraîneur : M. Stoev.
HIROSHIMA –
de notre envoyé spécial
LORSQU’IL EST ARRIVÉ jeudi dernier au Prince Hotel d’Hiroshima,
bagages allégés de cinq victoires en
poule, Vladimir Nikolov a posé les
nouvelles certitudes du volley bulgare. Comme un préambule aux
ambitions qui habitent, désormais,
son équipe. « Cette année, on a franchi un cap. On est passés des rangs
8-12 au top 8 mondial. Cela donne
du courage, de l’envie. Et, surtout,
nous sommes libérés. »
Cuba et l’Allemagne n’ont pas résisté, dans la foulée, au souffle nouveau, puissant et dévastateur, qui
anime l’ensemble slave. Reçu sept
sur sept à quelques heures de retrouver la France, l’ancien pointu tourangeau pousse donc toujours aussi fort
ses convictions. « D’un point de vue
individuel, il n’y a pas de match avec
la France. En attaque, au service,
nous sommes supérieurs. Et je suis
sûr que si nous avions eu trois jours
de repos avant de la jouer, on l’aurait
détruite. »
Il y a, pourtant, un « mais » qui
éclaire un bout d’arc-en-ciel tricolore
et peut assombrir l’embellie bulgare
après dix jours de compétition : le
physique. « Vrai, assure l’attaquant.
Notre jeu est basé sur la puissance.
On frappe fort, et tant que nous
avons de l’énergie il est vraiment difficile de nous battre. Mais si nous
sommes diminués dans ce domaine,
notre jeu n’existe plus. »
« J’ai loué
un préparateur
physique »
Ce sera la clé du match, celle de Vladimir, aussi, contraint depuis son
départ de Tours cet été et la fin de la
Ligue mondiale le 27 août dernier de
s’adapter et d’innover dans ce
domaine. Ayant signé pour six mois
HOCKEY SUR GLACE
au Japon – à Michima où le Championnat ne débutera que le 7 janvier
prochain – il s’est retrouvé seul, au
sortir de l’été. « Mais, j’ai “loué”,
s’amuse-t-il, un préparateur physique pendant un mois et demi. On
s’est baladés. À la montagne, à la
campagne, à Sofia aussi. J’ai vraiment travaillé sérieusement. » Surprenant bonhomme quand il
explique les étranges raisons, après
trois années passées en Touraine,
qui l’ont conduit à s’exiler jusqu’au
Japon. « J’avais vraiment besoin de
récupérer, de couper. J’avais calculé
qu’avec Tours je disputais 50
matches dans la saison et encore 35
avec l’équipe nationale. Je me sentais essoufflé et même réellement
usé mentalement. L’opportunité
japonaise a donc été idéale. J’ai passé une petite semaine à Michima
pour découvrir le club, cela va être
dépaysant. Avec moins de matches,
moins de sollicitations, je vais
retrouver de la fraîcheur. »
Comme une obsession pour mieux se
relancer et rattraper le train européen dès la prochaine saison. « Je
sais seulement, témoigne son ancien
partenaire le central français Gérald
Hardy-Dessources, que Vlado fait
très attention à tout cela. Je l’ai
beaucoup regardé à l’entraînement,
et j’ai énormément appris. C’est un
type très professionnel dans son
truc. Il ne nous parlait pas très souvent, mais son rôle n’était pas de
couver les jeunes. Pour le connaître,
je sais seulement qu’il est très dangereux parce que la pression fait
également monter son niveau de
jeu. »
Le pointu bulgare n’attend que cela à
l’heure de valider le ticket de sa
sélection pour une demi-finale mondiale. Et sans états d’âme au
moment d’achever le travail. Comme
il l’a démontré hier face aux Allemands inscrivant 24 points dont
4 aces.
« J’ai du respect pour les Français,
mais je n’ai pas peur. Je n’ignore pas
qu’ils ont toujours profité de nos
baisses de régime, comme lors de
cette demi-finale de Ligue mondiale
où ils nous ont sèchement battus 3-0
(cet été). Ils défendent, ils sont bons
en réception. Et c’est vrai que cette
opposition de styles a souvent tourné à l’avantage de la France. »
Les temps vont-ils changer ? Sa vie,
en tout cas, a pris un autre virage.
Père d’un petit garçon venu au
monde il y a trois jours, « touriste »
en septembre et en octobre, il rêve,
évidemment, de marquer les esprits
dans le pays qui va prochainement
Buteur et passeur face à Dijon, l’attaquant star de Rouen
n’a pas manqué son retour sur la glace de l’île Lacroix.
PAGE 18
l’accueillir. « Surtout, je ne suis
jamais monté sur un podium avec la
Bulgarie. Nous n’avons rien eu, rien
connu, si ce n’est une quatrième
place en Ligue mondiale (2004).
Disons que depuis vingt ans nous
attendions une équipe. Elle existe
maintenant. »
Et il lui reste, ultime étape, à le montrer aux yeux du monde. Et de la
France dont, évidemment, on imagine mal qu’elle puisse accepter de
bon cœur que l’histoire se joue à ses
dépens.
LAURENT MOISSET
LIGUE MAGNUS (12e journée)
Doucet signe son retour
IL N’AURA MIS que 8’23’’ à se faire pardonner, le temps de glisser le palet de près
dans les filets de Vladimir Hiadlovsky, le
gardien dijonnais. Auteur du premier but
de la rencontre samedi soir pour son premier match à domicile sous ses nouvelles
couleurs, Éric Doucet (1 but, 2 passes) a
grandement contribué à la victoire des
siens (5-0). Mais si l’admiration ressortait
des travées de l’île Lacroix, il s’y murmurait
aussi que le centre canadien de trente et un
ans devait bien ça au club normand.
En quatre saisons et demie passées sous le
maillot des Dragons (de septembre 1999 à
Noël 2004, avec une interruption en
2003-2004), Éric Doucet était en effet
devenu la star du Championnat de France,
remportant deux titres (2001, 2003) et une
Coupe de France (2003), inscrivant notamment 82 points en 33 matches en
2002-2003 ! Et puis, alors qu’il était à nouveau le meilleur buteur de la Ligue, il est
parti sans vraiment s’expliquer. Depuis
deux saisons, Doucet faisait les beaux jours
International (113 sélections).
Poste : attaquant de pointe.
Palmarès :
1 Ligue des champions (2005, élu
meilleur joueur du Final Four) ;
1 Championnat de France (2004) ;
2 Coupes de France (2005, 2006).
Clubs successifs :
L. Sofia (BUL, 1997-2002) ;
Erdemir Izmir (TUR, 2002-2003) ;
Tours (2003-2006) ;
Michima (JAP, à partir de janvier 200
de Verdun, chez les semi-professionnels
canadiens. À Rouen, on gardait envers
l’ancien enfant chéri une rancœur tenace.
« Rentrer sur la glace samedi et marquer un
but d’entrée a été vraiment une sensation
spéciale, raconte le natif de Greenfield
Park. Plein de souvenirs sont remontés à la
surface. C’est moi qui ait voulu revenir à
Rouen, car c’est le club de mon cœur. Je
n’avais pas aimé comment j’étais parti,
même si j’avais des problèmes personnels
à l’époque. Je ressentais de la culpabilité et
une blessure. Je voulais rétablir la situation. Alors j’ai pris mon téléphone et désormais je suis là. » Depuis sa signature le 5
novembre, Doucet a disputé quatre
matches et inscrit onze points, un excellent
bilan quelque peu atténué par la large victoire (12-4) assez peu significative des Dragons en huitièmes de finale de Coupe de
France face à La Roche-sur-Yon (D 2). Doucet avait inscrit deux buts et réalisé cinq
assistances ce soir-là ! « Pour l’instant,
Éric effectue un bon retour, constate Alain
Vogin, le coach rouennais. Il s’est bien
expliqué sur son départ, il a rencontré les
supporters, et, même s’il est encore en
phase de réglages, on sent qu’il pourra
apporter à l’équipe ce qui lui manque
depuis le début de saison : un leadership,
non seulement technique mais aussi
moral. »
Immédiatement lancé dans le premier bloc
offensif du champion en titre en compagnie de Marc-André Thinel et d’Éric Fortier,
figure de proue des ambitions retrouvées
des Dragons dans une Ligue Magnus qu’ils
n’ont pas bien entamée (5e place pour l’instant), le Doucet nouveau est un homme
apaisé. « Je suis bien à Rouen car je m’y
sens désiré, glisse-t-il. Il était primordial de
m’enlever de la pression en réussissant ma
rentrée, mais je sais aussi que je dois confirmer cette bonne impression sur toute la
saison. Quand tu fais partie des Dragons, tu
te dois de jouer pour le titre. Et c’est bien
sûr pourquoi je suis là. »
OLIVIER JOYARD
MORZINE A EU CHAUD. – Vainqueurs 7-6 en prolongation face
au Mont-Blanc, les Morzinois ont vécu une drôle de soirée, samedi, et
réussi un sacré retournement de situation. Menés 3-0 en dix minutes,
revenus à 3-2, puis distancés 6-3 à la fin du second tiers, les Pingouins
ont frôlé leur 3e défaite de la saison. « On a dominé le début de match,
sans marquer, explique Stéphane Gros, l’entraîneur de Morzine. Un
penalty, quelques erreurs individuelles, et on se retrouve menés 3-0.
Après, c’est un peu la magie de cette équipe qui parvient à se sortir de
situations quasiment irrattrapables. À 6-2, je me suis demandé s’il
fallait oublier ce match. Mais, finalement, on a rectifié deux ou trois
choses avant le troisième tiers… » Et cueilli un succès qui permet à
Morzine-Avoriaz de rester à hauteur de Grenoble en tête du Championnat. Des Grenoblois que les haut-Savoyards recevront justement
demain, pour le match retour en demi-finales de Coupe de la Ligue
avec deux buts de retard à remonter (4-6 à l’aller). – E. Fu.
MORZINE-GRENOBLE ENCORE REPORTÉ. – Le match Morzine-Grenoble (13e journée de Championnat), déjà déplacé du 24
novembre au 5 décembre, a de nouveau été reporté, et se jouera le 23
janvier prochain. – E. Fu.
NHL : AEBISCHER DÉFAIT. – Le Français Cristobal Huet, qui
restait sur cinq victoires en tant que titulaire avec Montréal, n’a
pas participé à la défaite des siens samedi à domicile face à
Philadelphie (2-4). Son concurrent David Aebischer a effectué
22 arrêts en 26 tirs.
Résultats (samedi) : Columbus-Minnesota, 5-3 ; Pittsburgh-NY
Rangers, 1-2 ; Toronto-Boston, 1-3 ; Atlanta-Florida, 1-0 ;
Nashville-Detroit, 6-2 ; Montréal-Philadelphia, 2-4 ; NY
Islanders-Washington, 4-1 ; Saint Louis - Phoenix, 1-2 ;
Colorado-Vancouver, 4-1 ; Los Angeles-Calgary, 3-1 ; San Jose New Jersey, 2-0.
LUNDI 27 NOVEMBRE 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Arbitres : MM. Pereyra (ARG) et Abdel Magid (EGY)
Spectateurs : 2 530
En gras les six de départ, passeur (p), libero (l), capitaine (c).
PROGRAMME DES BLEUS. – Mercredi 29 novembre : France-Italie
(10 heures).
Entre parenthèses, le ratio points marqués/points encaissés, première critère pour
départager deux équipes à égalité. Les deux premiers de chaque poule accèdent aux
demi-finales (2 décembre, à Tokyo)
Programme en heure française (heure locale, ajouter 8 heures).
Bleu
Fautes : 27 dont 14 au service.
Entraîneur : H. McCutcheon.
Classement : 1. Serbie-Monténégro
(1,240), 10 pts ; 2. Pologne (1,202), 10 ;
3. Russie (1,223), 9 ; 4. Japon (1,055),
9 ; 5. Porto Rico (0,901), 6 ; 6. Canada
(0,859), 6 ; 7. Argentine (0,869), 5 ; 8.
Tunisie (0,850), 5.
AUJOURD’HUI : Repos. LA NUIT
PROCHAINE : Porto-Rico - Canada (3
heures) ; Argentine-Tunisie (5 heures).
DEMAIN : Pologne-Russie (7 heures) ;
Japon - Serbie-Monténégro(10 heures).
Jaune
Rouge
Jaune
Fautes : 30 dont 16 au service.
Entraîneur : P. Blain
France - États-Unis ........................ 3-2
Brésil- Républiquetchèque ............ 3-0
Bulgarie- Allemagne ...................... 3-1
Italie- Cuba .................................... 3-1
Classement : 1. Bulgarie (1,119),
10 pts ; 2. Brésil (1,157), 9 ; 3. Italie
(1,154), 9 ; 4. France (1,093), 9 ; 5.
Allemagne (0,945), 7 ; 6. États-Unis
(0,891), 6 ; 7. Rép. tchèque (0,881), 5 ;
8. Cuba (0,807), 5.
AUJOURD’HUI : Repos. LA NUIT
PROCHAINE : France-Bulgarie
(3 heures) ; Allemagne - États-Unis
(5 heures). DEMAIN : Brésil-Italie
(7 heures) ; Cuba - Rép. tchèque
(10 heures).
DÉJÀ JOUÉS. – Bulgarie-Cuba, 3-0 ;
Brésil - États-Unis, 3-0 ; France - République tchèque, 3-0 ; Italie-Allemagne,
3-0.
BULGARIE - ALLEMAGNE : 3-1 (25-22 ; 23-25 ; 25-20 ; 25-18)
BULGARIE : Zhekov (3) ; Ivanov (6) ; Nikolov (24) ; Kaziyski (17) ; Konstantinov (cap., 9) ; Gaydarski (9). Libero : Salparov. Puis : Tsvetanov ; Yordanov ; Aleksiev (3) ; Peev. Entraîneur : M.
Stoev.
ALLEMAGNE : Tischer (1) ; Bergmann (7) ; Pampel (15) ; Popp (3) ; Andrae (11) ; Hübner (9).
Libero : Kröger. Puis : Dehne (cap., 2) ; Schöps ; Kromm (14) ; Siebeck (1) ; Walter (1). Entraîneur : S. Moculescu.
2
Ctr.
2
1
1
4
Serbie-Monténégro- Argentine ..... 3-1
(25-18, 25-16, 24-26, 25-17)
Pologne- Canada ........................... 3-0
(25-21, 25-17, 25-17)
Russie- Porto Rico .......................... 3-0
(25-20, 25-16, 25-15)
Japon - Tunisie ................................ 3-2
(23-25, 23-25, 25-22, 25-23, 15-6)
Noir
Bleu
Noir
3 ETATS-UNIS
17-25 (22’); 25-12 (19’); 24-26 (27’); 25-17 (22’); 15-11 (15’)
Pts Att. Aces. Ctr.
Pts Att. Aces
Pujol (p)
Suxho (p)
1
1/1
Kieffer
13 10/17 3
Hoff (c)
0
0/2
Granvorka
21 17/36 4
Mckienzie
24 22/41 Antiga (c)
11 11/24 Priddy
17 13/32 3
Samica
18 17/30 1
Salmon
9
8/23
Vadeleux
13 10/14 1
2
Millar
5
5/11
Exiga (l)
Lambourne (l)
Le Marrec (p)
3
1
2
Taliaferro (p)
0
0/3
Hardy-Dessources
Gardner
Castard
Stanley
0
0/1
Kilama
0
0/1
Eatherton
5
5/7
Kapfer
Polster
TOTAL
79 65/122 3
11
TOTAL
61 54/121 3
POULE F (à Hiroshima)
HIER
BRÉSIL - RÉPUBLIQUE TCHÈQUE : 3-0 (25-22 ; 25-20 ; 26-24)
BRÉSIL : Ricardo (cap.) ; Gustavo (10) ; André (4) ; Giba (12) ; Dante (11) ; André Heller (8).
Libero : Sergio. Puis : Marcelinho ; Murilo ; Anderson (8). Entraîneur : B. Rezende (dit Bernardinho).
RÉPUBLIQUE TCHÈQUE : Tichacek ; Lebl (cap., 9) ; Popelka (12) ; Hudecek (10) ; Platenik
(7) ; Rak (4). Libero : Obdrzalek. Puis : M. Novotny (5) ; Stokr ; Zadrazil ; Zapletal ; D. Konecny.
Entraîneur : H. Zdenek.
HIROSHIMA. – Les Français
ont été, hier, dominateurs
au contre (11 blocks
gagnants à 4), à l’image du
mur formé ici par
Lemarrec (à gauche),
Kieffer (au centre) et
Antiga face à l’intenable
attaquant américain
McKienzie.
(Photo Pierre Lablatinière)
Une Bulgarie
revancharde
FRANCE
bleus s’offraient ainsi quatre blocks
décisifs et, surtout, la possibilité de
continuer à croire en un glorieux destin. « C’était un vrai match couperet,
pouvait enfin souffler le central Oliver
Kieffer, encore tentaculaire au contre.
Mais on n’a pas paniqué, on n’a jamais
baissé les bras. Maintenant, les choses
sérieuses arrivent. »
Et elles se présentent dès la nuit prochaine sous la forme d’un duel impitoyable face à la Bulgarie, forcément
POULE E (à Sendai)
HIER
19
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
SKI NORDIQUE COUPE DU MONDE – FOND
Vittoz
est de retour
RÉSULTATS
HOMMMES
15 km classique : 1. Roenning (NOR), 38’35’’2 ; 2. Vittoz, à
15’’9 ; 3. Soedergren (SUE), à
18’’3 ; 4. Fredriksson (SUE), à
27’’5 ; 5. Mae (EST), à 29’’5 ;
6. Bauer (RTC), à 31’’1 ; 7.
Hetland (NOR), à 32’’2 ; 8. Jauhojaervi (FIN), à 37’’3 ; 9. Filbrich
(ALL), à 50’’6 ; 10. Aukland
(NOR), à 54’’6 ; … 15. Gaillard,
à 1’12’’8 ; 33. Rousselet, à
1’53’’2 ; 67. Chauvet, à 3’0’’6.
Abandon : Jonnier.
COUPE DU MONDE DE
DISTANCE (après 2 épreuves) :
1. Björndalen (NOR) et Roenning
(NOR), 100 pts ; 3. Bauer (RTC),
90 ; 4. Vittoz, 81 ; 5. Hofstad
(NOR), 80 ; … 18. Gaillard, 30 ;
27. Jonnier, 15.
Prochaine étape : sprint, le
8 décembre à Aoste (ITA) et 30 km
poursuite, le 10 à Cogne (ITA).
COUPE DU MONDE 2007 (après
3 étapes sur 21) : 1. Roenning
(NOR), 232 pts ; 2. Hetland (NOR),
156 ; 3. Svartedal (NOR), 128 ;
… 9. Vittoz, 9 ; 30. Gaillard,
30 ; 48. Jonnier, 15.
FEMMES
10 km classique : 1. Kuitunen (FIN), 28’1’’2 ; 2. Björgen
(NOR), à 44’’1 ; 3. K. Smigun
(EST), à 49’’2 ; 4. Neumannova
(RTC), à 51’’3 ; 5. Skofterud
(NOR), à 57’’7 ; 6. Shevchenko
(UKR), à 1’3’’2 ; 7. Majdic (SLV),
à 1’7’’9 ; 8. Saarinen (FIN),
1’11’’7 ; 9. Nilsen (NOR) et Pedersen (NOR), à 1’16’’ ; … 20. Philippot, à 2’2’’6.
COUPE DU MONDE DE
DISTANCE (après 2 épreuves) :
1. Neumannova (RTC), 150 pts ;
2. Smigun (EST) et Björgen
(NOR), 140 pts ; 4. Kuitunen
(FIN), 120 ; 5. Shevchenko (UKR),
90 ; …20. Philippot, 20.
Prochaine étape : sprint, le
8 décembre à Aoste (ITA) et 15 km
poursuite, le 10 à Cogne (ITA).
COUPE DU MONDE 2007 (après
3 étapes sur 21) : 1. Bjoergen
(NOR), 300 pts ; 2. Kuitunen (FIN),
222 ; 3. Majdic (SLV), 194 ;
…26. Philippot, 30.
Malgré une chute qui lui a coûté la victoire, Vincent Vittoz s’est rassuré,
hier, en terminant deuxième du 15 km classique en Finlande.
KUUSAMO – (FIN)
de notre envoyé spécial
VINCENT VITTOZ s’est arraché
pour franchir la ligne d’arrivée avec
le meilleur temps provisoire mais son
visage n’est pas aussi marqué que
ceux de ses collègues étendus, hors
d’haleine, dans l’aire d’arrivée. Leurs
poumons sont en feu tandis que lui
râle déjà : « Mais c’est pas vrai ! Je
suis tombé dans la descente, j’ai perdu au moins vingt secondes. Je suis
fou de rage ! »
Il la savait pourtant périlleuse, cette
pente nouvelle sur la boucle de
5 kilomètres tracée dans la neige
rare et mouillée par la pluie qui
s’abat sur Kuusamo : « Il y a un gros
plongeon avant un virage serré mais,
surtout, on s’y lance avec les jambes
qui tremblent tant la montée précédente est rude. Je suis parti en
arrière, je n’ai pas pu rattraper... »
Heureusement, il n’a pas déchaussé,
mais « le temps de se relancer, de
retrouver le bon rythme et d’évacuer
le stress coûte cher à ce niveau ».
Alors, sa course terminée, il espère
sans trop y croire.
Il garde les yeux rivés sur l’écran
géant où s’égrènent les temps de ses
poursuivants. Il sera sur le podium, à
coup sûr. Vainqueur ? Le Norvégien
Roenning se présente déjà au bout
du stade. Il passe avec quinze
secondes d’avance. Vittoz encaisse
sans ciller : « J’avais dit un jour que
j’arrêterais ma carrière après ma première victoire en classique, il va falloir continuer encore un peu ! » Voilà, la déception est évacuée… De
toute façon, le leader du fond français aurait mauvaise grâce de ne pas
savourer son premier podium de la
saison. La semaine dernière, à Gällivare, il avait semblé totalement hors
du coup sur un 15 km libre (30e) où,
logiquement, il devait mieux figurer
qu’à Kuusamo en classique. Le voir
briller ici en est même étonnant…
« Ça va lui coûter
cher en bières ! »
« Pas tant que ça, rectifie Vincent
Giachino, le responsable des techniciens. La neige d’ici, dure et mouillée, lui convient parfaitement, le profil de la course avec d’énormes
montées aussi. Et puis, quand on
regarde le classement, on voit bien
que les skis Rossignol étaient les plus
performants aujourd’hui. » Reste
que même Roberto Gal, le célèbre
entraîneur italien de l’équipe masculine française, ne voyait pas son poulain figurer aussi bien. « D’ailleurs,
ça va lui coûter cher en bières ! »,
rigole Christophe Deloche, le taulier
du groupe sprint. Avant chaque
course, les entraîneurs français
parient sur le nombre de points que
leurs athlètes récolteront. Gal, toujours un peu superstitieux, avait pronostiqué seulement dix unités !
Vittoz à lui tout seul en a récolté 80 et
Jean-Marc Gaillard en a obtenu 16
(voir par ailleurs). Mais ces bières-là,
Gal va les offrir de bon cœur.
« Je veux bien payer toute l’année si
Vincent marche aussi bien
qu’aujourd’hui. Parce que la chance
va finir par tourner, il ne va pas tomber à chaque fois. » Ce n’est pas, en
effet, dans les projets du « Toz » :
« Je compte plutôt monter en puissance et tirer encore les bénéfices
des quinze jours de stage en altitude
du début novembre. Je mets toujours
un peu plus de temps que les autres à
digérer ça, on l’a bien vu la semaine
dernière à Gällivare. En plus, je manquais de repères en course, sur de la
neige. » Cela s’est traduit, expliquet-il, « par des mauvais choix techniques au moment d’attaquer les difficultés du parcours. Le relais avait
commencé à me remettre d’aplomb
et, depuis quelques jours, je me sentais fort, excité, je ne tenais pas en
place. J’avais envie de courses et
c’est toujours bon signe. Et puis,
j’aime vraiment les tracés aussi difficiles que celui de Kuusamo. Quand il
ne faut pas finasser mais envoyer du
gros… » Exactement ce qu’il devra
faire chez lui, le 16 décembre à La
Clusaz, où le parcours extrêmement
sélectif favorise les « grosses
caisses » dans son genre. Ce sera le
premier de ses deux gros objectifs de
sa saison : vaincre à domicile avant
de remporter le Tour de ski (*). Tout
un programme. Pour peu que la
neige se décide à tomber…
JEAN ISSARTEL
(*) Cette nouvelle formule consiste à
condenser toutes les spécialités du
fond sur 10 jours (du 29 décembre au
7 janvier prochains), avec 5 villesétapes sur 3 pays et 8 courses.
La solidarité a payé
Diminué, Christophe Perrillat a préféré céder sa place à Jean-Marc Gaillard, qui a pris la quinzième place.
KUUSAMO –
de notre envoyée spéciale
Rouge
CHAMPIONNATS D’ALLEMAGNE (grand bassin)
Steffen annonce la couleur
À quatre mois des Mondiaux, la recordwoman du monde du 100 m a claqué un chrono éloquent
(53’’78). Sans être au meilleur de sa forme…
HANOVRE –
1
de notre envoyé spécial
LES CYGNES ET LES CANARDS qui
glissaient sur le lac Maschsee
d’Hanovre étaient comme une invitation à la flânerie en ce dimanche aux
températures printanières. Mais dans
le Stadionbad, la piscine posée au bord
de l’eau et qui hébergeait depuis jeudi
les sélections allemandes pour les
Championnats du monde, en mars à
Melbourne, l’heure était plutôt aux
explications musclées. Programmé le
dernier jour de la compétition et en
direct devant les caméras de la ZDF, le
100 m devait permettre à la nouvelle
égérie nationale d’assurer le bouquet
final. Mademoiselle Steffen (23 ans)
n’a pas failli. En claquant un impressionnant 53’’78 à ce stade de la saison,
la blonde Britta a pris la tête des bilans
mondiaux et ainsi mis les choses au
clair à mi-chemin entre deux grands
Championnats.
Britta S
st la seule Europ
Europééenne
en activit
i i é à avoiri nagé le
l 100 m. en
moins de 54’’. Une première fois lors de
son record du monde (53’’30), le 2 août
dernier à Budapest, une seconde hier
aux Championnats d’Allemagne (53’’78).
Avant elle, seule la Néerlandaise Inge de
Bruijn avait atteint ce niveau, en 2000.
Parmi les cinq autres femmes à être
descendues sous cette barrière, on
compte en revanche trois Australiennes
(Lenton, Henry, Mills) et deux
Américaines (Weir, Coughlin).
LA FÉDÉRATION FRANÇAISE LANCE 2007. – À quatre
jours de mettre le cap sur Istres pour l’ouverture
des Championnats de France en petit bassin
(1er - 3 décembre), Francis Luyce et Claude Fauquet,
président et DTN de la FFN, doivent annoncer cet
après-midi les grandes lignes de la préparation des
équipes de France pour 2007. Au-delà des Mondiaux
de mars prochain à Melbourne, c’est Pékin 2008 et les
critères de sélection olympique qui retiendront
l’attention des nageurs français. Ils devraient également
en savoir un peu plus sur le meeting international
programmé du 2 au 5 août 2007 à Paris, même si nombre
d’entre eux, qui seront alors en vacances comme Laure
Manaudou et Esther Baron ou en reprise comme les
Mulhousiens, ne se sentent pas encore vraiment
concernés. Si le choix du site, entre la Croix-Catelan du
groupe Lagardère et le Stade de France, devra intervenir
d’ici à la fin de l’année, il apparaît déjà que les
responsables européens de la LEN entendent bien ne pas
se contenter d’un événement ponctuel dans la capitale
française mais souhaitent pérenniser le rendez-vous.
SAWRYMOWICZ RÉVEILLE LE 1 500 M. – En abaissant
de près de sept secondes le record de Pologne du
1 500 m (14’52’’76), qui lui avait valu la cinquième place
lors des Mondiaux 2005, le jeune Mateusz Sawrymowicz
(19 ans) a confirmé tout son potentiel lors de ses
Championnats nationaux, en grand bassin. Il avait déçu
cet été aux Championnats d’Europe en terminant
seulement sixième (15’9’’08). Avec sa nouvelle marque,
il aurait titillé le Russe Prilukov (14’51’’93) et devancé les
Français Rouault et Rostoucher sur le podium. De son
côté, après un 200 m papillon prometteur jeudi (2’7’’97),
Otylia Jedrzejczak a sombré sur 400 m. La dauphine de
Laure Manaudou aux JO 2004 a terminé deuxième
en 4’14’’54, à douze centièmes de Barzycka.
CHAMPIONNATS DE POLOGNE (grand bassin, Gorzow
Wielkopolski, 24-26 novembre). – HOMMES. 400 m :
1. Sawrymowicz, 3’48’’71. 1 500 m : 1. Sawrymowicz,
14’52’’76 (rec. nat.) ; 200 m brasse : 1. Kuczko, 2’11’’78
(rec. nat.).
SUR VOTRE MOBILE
HANOVRE. – Britta
Steffen est passée pour
la seconde fois sous les
54’’ sur 100 m.
(Photo Alex Grimm/Reuters)
Un ou deux kilos
de muscle d’ici
aux Mondiaux
D’abord, quatre mois après les Championnats d’Europe, qui l’avaient vue
naître à la face du monde aquatique, la
quadruple reine de Budapest (50 m,
100 m, relais 4 × 100 m et 4 × 200 m)
a évacué la thèse de l’(heureux) accident : son record du monde réussi en
Hongrie (53’’30) a maintenant trouvé
un prolongement avec un deuxième
chrono sous les 54’’, douzième meilleur de tous les temps. Ensuite, quatre
mois avant les Championnats du
monde en Australie, elle a presque
réservé sa place sur le podium de la
plus prestigieuse des épreuves. Tout à
l’heure, à l’instant de se mettre à l’eau
pour leur entraînement matinal, les
Australiennes Lisbeth Lenton,
ancienne recordwoman du monde, et
Jodie Henry, championne olympique et
championne du monde, avaient un
sujet de discussion tout trouvé avec
leurs entraîneurs à moins d’une
semaine des sélections australiennes
(3-10 décembre).
Les torpilles « aussies » auront sans
doute relevé que l’Allemande a pris la
tête des bilans mondiaux de cette saison alors qu’elle se présentait au
départ avec « quelques kilos en
moins » par rapport à son poids de
forme, conséquence d’une diarrhée
apparue vendredi matin et motif de
son forfait vendredi sur 200 m. En la
voyant signer, hier matin, le quatrième
temps des séries (55’’77), après avoir
pioché sur la fin de course, on l’imaginait déjà en péril pour la gagne et
Bleu
Rouge
KUUSAMO. – Pas au mieux la semaine passée, Vincent Vittoz s’est repris, hier en Finlande, sur un tracé
difficile qui lui correspond.
(Photo Zoom)
ANNE LADOUCE
Jaune
Bleu
Jaune
NATATION
des quinze meilleurs mondiaux. Une position intéressante pour les nations qui, alors, sont prises en
charge financièrement par la FIS. « Aujourd’hui,
quatre ou cinq gars sont en concurrence dans le
groupe, or cela n’a pas de répercussion sur
l’ambiance, constate Pierre Mignerey, le patron des
fondeurs. Avec sa capacité à tout dédramatiser,
Roberto (Gal, l’entraîneur) joue un rôle essentiel làdedans. » C’est pour ça qu’hier, malgré un abandon
suite à une grosse gamelle dans la première boucle,
Manu Jonnier et Alexandre Rousselet, encore à la
recherche de repères sur son nouveau matériel (trente-troisième), applaudissaient la deuxième
place du boss, Vincent Vittoz.
Noir
Noir
IL FAUT QUE L’AMBIANCE soit saine entre ces
gars-là pour arriver à une telle décision. Comme prévu en début d’hiver par l’encadrement français qui,
ne disposant que de cinq places en Coupe du monde
de distance cette saison, doit faire tourner certains de
ses fondeurs, Christophe Perrillat devait s’aligner
hier sur le 15 km classique à Kuusamo. Pourtant prometteur voilà une semaine en Suède (17e), Jean-Marc
Gaillard devait, lui, patienter jusqu’au 10 décembre
et la poursuite de Cogne (ITA). Mais, à cause d’un mal
de gorge, Perrillat préféra donc laisser sa place à son
pote au lieu de participer diminué physiquement.
« Voilà deux ans, raconte-t-il, j’étais déjà tombé
malade ici. J’avais voulu courir mais, ensuite, j’avais
mis plus de trois semaines à m’en remettre. Ce fut un
bon avertissement. Quand je vois la course de JeanMarc qui finit quinzième, je n’ai aucun regret. »
D’ordinaire, l’équipe de France n’a pas les moyens
financiers d’amener un remplaçant en Coupe du
monde. Mais, faute de neige en France, Gaillard avait
suivi ses camarades à Kuusamo pour s’entraîner et
tester son matériel. Et, finalement, remplacer au ski
levé le « malade ».
« Comme je n’ai appris ma sélection qu’hier aprèsmidi (samedi après-midi), je n’ai pas eu le temps de
cogiter avant la course », se marre l’intéressé, désormais dix-huitième de la Coupe du monde de distance
et deuxième Français derrière Vittoz, et donc bien
placé pour intégrer, fin décembre, le groupe rouge
COMBINÉ NORDIQUE :
DEUXIÈME COURSE
ANNULÉE. – Ayant déjà
annulé la veille la seconde
manche de la Coupe du
monde de saut spécial à
cause du vent, les organisateurs ont été contraints, hier
à Kuusamo, d’en supprimer
une autre pour les mêmes
raisons : celle du combiné
nordique (sprint). Alors,
vainqueur samedi du premier concours de la saison
2006-2007, le Français
Jason Lamy-Chappuis
conserve le dossard de leader de la Coupe du monde.
Le prochain rendez-vous est
prévu à Lillehammer (Norvège), les 2 et 3 décembre.
même pour la qualification aux Mondiaux, alors que six autres filles (!)
étaient descendues sous les 56’’. Grossière erreur d’appréciation : après le
déjeuner, Steffen, bonnet et combinaison noirs, étirait son mètre quatrevingts pour prendre les commandes de
la finale dès le départ. Sa technique
ciselée lui offrait ensuite de passer nettement en tête à mi-course (26’’35)
avant de toucher une longueur devant
Annika Liebs-Lurz. Au passage, de la
championne d’Europe du 200 m
(55’’11) à Antje Buschschulte (55’’28),
les cinq autres Allemandes qualifiées
pour le 4 × 100 m à Melbourne se tien-
nent en dix-huit centièmes. Américaines et Australiennes peuvent déjà
plancher sur la composition de leur
relais pour bousculer les recordwomen
du monde.
Norbert Warnatzsch a compté : voilà
trois bonnes compétitions enchaînées
par Britta Steffen en l’espace de cinq
BRITTA STEFFEN, qui appréhendait ce 100 m, a finalement sorti
une course de classe mondiale.
« Légère et puissante… »
« ON VOUS IMAGINE satisfaite de la victoire, et
particulièrement heureuse du chrono…
– Oui, très contente ! Au départ, j’avais le quatrième
temps des séries, et là, je finis deux mètres devant !
– Justement, dans quelles dispositions étiezvous pour ce 100 m ?
– Pendant les deux jours précédents, je suis restée au lit,
j’ai juste fait quelques promenades. Mais, ce matin, ça
allait beaucoup mieux et le médecin m’a donné le feu
vert.
– Avez-vous songé à déclarer forfait ?
– Je voulais relever ce défi, je ne voulais pas me défiler.
Parce que je suis quand même recordwoman du monde et
parce que ce genre de choses peut m’arriver aux Jeux ou
aux Championnats du monde. Je voulais absolument
gagner pour montrer aux autres que j’étais là et confirmer
mes performances des Championnats d’Europe.
– Et maintenant ?
– Je me sens comme libérée d’un poids : je ne savais pas
vraiment quoi attendre de cette course, même si je me
suis présentée au départ comme si j’étais à cent pour
cent.
– Comment vous êtes-vous sentie pendant la
course ?
– Légère et puissante… jusqu’aux 90 mètres. J’ai eu un
peu de mal à finir.
– Réussir un tel chrono dans des conditions qui
ne sont pas idéales vous donne-t-il confiance ?
– Un petit peu… Disons qu’au fil des courses, je me sens
de plus en plus en sécurité. Mais je ne sais même pas si
j’aurais été plus vite en meilleure santé.
– À ce rythme, vous allez devenir la favorite des
Championnats du monde…
– Non ! On ne peut jamais dire ça… Et je ne veux pas
l’être. Il y a les Australiennes et les Américaines… Et souvent, les favoris ne gagnent pas ! » – J.-B. R.
LUNDI 27 NOVEMBRE 2006
mois, depuis les sélections pour les
Championnats d’Europe en juin.
L’ancien coach de Franziska Van Almsick a beau avoir le sourire aussi rare
que le cheveu, il appréciait hier le joli
tour joué par sa nouvelle merveille,
attendue plutôt aux alentours de
54’’5. « Maintenant, il va falloir
qu’elle nage un peu plus “dur” parce
que aujourd’hui sa fréquence était trop
élevée », modérait seulement le technicien. Steffen pourrait ainsi prendre
un ou deux kilos de muscle d’ici aux
Mondiaux, mais ça ne se verra pas la
semaine prochaine aux Championnats
d’Europe en petit bassin d’Helsinki
(7-10 décembre), où la jeune femme
nagera seulement son épreuve fétiche.
Dont elle pourrait bientôt faire son
domaine réservé.
JEAN-BAPTISTE RENET
RÉSULTATS
HOMMES. 50 m : 1. El-Masri (SYR), 22’’53.
1 500 m : 1. Lurz, 15’7’’55. 50 m brasse :
1. Warnecke, 28’’18. 100 m papillon :
1. Rupprath, 53’’20. 200 m 4 nages :
1. Thiele, 2’1’’74.
FEMMES. 100 m : 1. Steffen, 53’’78 ;
2. Liebs-Lurz, 55’’11 ; 3. Samulski, 55’’15 ;
4. Dallmann, 55’’20 ; 5. Freitag, 55’’23 ;
6. Buschschulte, 55’’28. 50 m dos :
1. Buschschulte, 28’’92. 400 m 4 nages :
1. Hetzer, 4’43’’53.
Tous allemands sauf mention.
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SKI ALPIN COUPE DU MONDE SUPER-G HOMMES
Du cœur en hiver
Égaré la veille en descente, Antoine Dénériaz signe le meilleur super-G de sa carrière (cinquième). Le Canadien Kucera se révèle.
LAKE LOUISE – (CAN)
de notre envoyé spécial
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Mais cela ne suffit pas toujours.
Même à M. Maier. Peu avantagé
par son dossard 30 – piste un peu
plus dégradée, visibilité moins
bonne –, l’Autrichien aux 53 victoires (dont 23 en super-G) avoua
n’avoir pas eu « la force mentale de
skier à la limite ». Et dut donc en
contempler d’autres recevoir les
bouquets (quatrième). Pour un
drôle de podium. Inattendu, en tous
les cas.
Prochaine étape, du 30 novembre au
3 décembre à Beaver Creek (USA) :
descente, géant, slalom, combiné.
LIZEROUX MARQUE DES
POINTS. – Pendant que ses
camarades de l’équipe de France A
sont déjà aux États-Unis pour y
préparer le slalom de Beaver Creek
(3 décembre), Julien Lizeroux
impressionne en Coupe d’Europe :
troisième du premier slalom disputé
à Salla (Finlande), samedi, le
Plagnard l’a emporté hier. Il prend,
du coup, la tête du classement de la
spécialité. À vingt-sept ans, après
quatre saisons à problèmes, Lizeroux
peut prétendre revenir sur le circuit
de la Coupe du monde.
LAKE LOUISE. – À seulement vingt-deux ans, le Canadien
John Kucera a parfaitement maîtrisé la partie la plus
technique de la course et est devenu le premier
vainqueur d’un super-G avec le dossard 1.
(Photo Franck Gunn/AP)
SLALOM FEMMES
La reine Marlies
Schild remporte à Aspen son deuxième slalom de la saison,
la troisième victoire autrichienne en trois courses.
RÉSULTATS
ANJA PAERSON a levé les bras. Son
nom venait de s’inscrire en haut du
tableau lumineux. Certes, la Suédoise
n’imaginait pas y rester bien longtemps, mais ses deux manches et sa
quatrième place finale la réconciliaient
avec son ski. Son geste de victoire, elle
qui compte pourtant des titres olympique et mondiaux, qui totalise trentequatre succès en Coupe du monde,
avait valeur de symbole : la bombe de
Tarnaby est de retour ! C’est le premier
enseignement d’une course qui aura
par ailleurs confirmé la suprématie
autrichienne chez les femmes (sept
marches de podium sur neuf possibles
depuis l’ouverture de la saison) et la
supériorité manifeste de Marlies Schild
entre les piquets, qui réitère le
triomphe de Levi (Finlande), voilà deux
semaines, en établissant encore le
meilleur chrono sur les deux tracés et
toujours devant sa copine et rivale
Nicole Hosp. La compagne de Benni
Raich s’est même offert le luxe d’une
grosse faute, à l’attaque en première
manche, laquelle n’a en rien altéré sa
concentration et sa domination :
« J’étais nerveuse à cause de ma sortie
de piste la veille en géant, expliquaitelle ensuite. C’était très dur ici, pas
question de s’envoyer à chaque porte.
Il fallait skier “sérieux”. J’atteins un
COUPE DU MONDE HOMMES (Lake Louise [CAN], 25 novembre). – Températures : – 16 oC
au départ ; – 27 oC à l’arrivée. Temps nuageux. Neige compacte.
Super-G : 1. Kucera (CAN), 1’29’’70 ; 2. Scheiber (AUT), 1’29’’76 ; 3. Jaerbyn (SUE), 1’29’’98 ; 4.
Maier (AUT), 1’30’’16 ; 5. Dénériaz, 1’30’’47 ; 6. E. Guay (CAN), 1’30’’51 ; 7. Defago (SUI),
1’30’’52 ; 8. Kernen (SUI), 1’30’’57 ; 9. Cuche (SUI), 1’30’’61 ; 10. Raich (AUT), 1’30’’65 ; 11. Fill
(ITA), 1’30’’90 ; 12. Sporn (SLV), 1’30’’92 ; 13. Walchhofer (AUT), 1’30’’99 ; 14. Miller (USA),
1’31’’03 ; 15. Gruber (AUT), 1’31’’07 ; 16. Reichelt (AUT), 1’31’’16 ; 17. Lanzinger (AUT),
1’31’’17 ; 18. Hoffmann (SUI), 1’31’’19 ; 19. Svindal (NOR), 1’31’’20 ; 20. Nyman (USA), 1’31’’26 ;
21. Buechel (LIE), 1’31’’30 ; 22. Streitberger (AUT), 1’31’’34 ; 23. Jerman (SLV), 1’31’’53 ; 24.
Heel (ITA), 1’31’’53 ; 25. S. Guay (CAN), 1’31’’56 ; 26. Gufler (ITA), 1’31’’61 ; 27. Hudec (CAN),
Keppler (ALL), 1’31’’64 ; 29. Girardi (ITA), 1’31’’70 ; 30. Staudacher (ITA), 1’31’’78 ; … 45.
Oh
Canada
!
Désormais dirigés par le Français Lionel Finance, les « Crazy Canucks » sont de retour.
LAKE LOUISE –
de notre envoyé spécial
IL Y AVAIT SI LONGTEMPS… Si longtemps que le
Canada n’avait pas connu un tel bonheur ! En remportant hier la première victoire de sa carrière, John
Kucera, épatant jeune homme d’origine tchèque né
voilà vingt-deux ans, a mis fin à une éternité
d’attente. Voilà dix-huit ans et le sacre Felix Belczyck
à Loech-les-Bains en 1988 qu’un Canadien n’avait
pas triomphé en super-G. Voilà dix-sept ans, et la victoire de Robb Boyd à Whistler Mountain, qu’un Canadien n’avait plus gagné sur ses terres. Autant dire que
ce fut un jour de gloire pour le pays, un week-end de
gloire même, puisque Manuel Osborne-Paradis termina, samedi, deuxième de la descente à cinq cen-
tièmes seulement de Buechel le vainqueur…
Kucera ne trouvait pas ses mots pour raconter sa joie.
Il avouait seulement se sentir chez lui sur cette piste
de Lake Louise qui abrita son baptême en Coupe du
monde en novembre 2004 et beaucoup de ses
courses de mômes avant… Ce n’est sans doute pas
un hasard si Kucera, qui n’avait jamais fait mieux
qu’une douzième place en Coupe du monde (combiné de Wengen en janvier 2005) et avait terminé 14e
de la descente samedi, a choisi ce super-G pour se
révéler. Et cette divine surprise vient mettre en exergue le talent d’une génération aux ambitions multiples capables de surpasser ses glorieux aînés, les
fameux « Crazy Canucks », ces fous furieux qui
mirent le feu sur les pistes durant les années 80.
Kucera, Osborne-Paradis, mais aussi Erik Guay (6e
hier) sont ainsi les fleurons d’un team de polyvalents
programmés pour briller à Vancouver aux JO 2010.
C’est d’ailleurs dans cette optique que fut recruté Lionel Finance au printemps. L’ancien patron de l’équipe
de France féminine est désormais responsable de la
vitesse masculine au Canada avec pour mission une
moisson dans trois ans. « Un vrai bonheur », jubile le
Français à l’évocation de sa bande de jeunes qu’il a pu
découvrir lors de long stages au Chili cet été et qui
n’en finit pas de l’épater. « Fifi » était un peu tendu
avant ses premières courses « à domicile », une pression qu’il a ensuite bien volontiers dégustée à
grandes gorgées durant les nuits sans fin de ce weekend canadien. – B. L.
niveau inespéré, mais je garde les
pieds sur terre. » L’école Raich…
Les Autrichiennes s’annoncent donc
comme de redoutables concurrentes
(à la différence des Américaines, de
nouveau à la peine hier) au général
pour Paerson la revenante.
Les Françaises sont, elles, beaucoup
plus modestes dans leurs ambitions,
mais toujours bien présentes (sauf
Nastasia Noens, forfait pour une douleur au genou droit), exactement dans
les temps de passage qu’elles espéraient pour entamer leur reconstruction. Florine de Leymarie, remontée à
la treizième place après un parcours
initial décevant, a entraîné dans son
sillage Vanessa Vidal (quinzième) et
Sandrine Aubert (vingt-deuxième).
Tandis que Lionel Finance jubile avec
ses Canadiens, son successeur, JeanPhilippe Vulliet, n’a aucune raison de
se plaindre. – P. Laf. (avec Manuèle
Lang, à Aspen)
RÉSULTATS
COUPE DU MONDE FEMMES (Aspen [USA], 25 novembre). – Températures : 0 oC au départ ;
2 oC à l’arrivée. Temps nuageux. Neige dure.
Slalom : 1. Schild (AUT), 1’43’’18 ; 2. Hosp (AUT), 1’43’’98 ; 3. Borssen (SUE), 1’44’’25 ; 4. Paerson (SUE), 1’44’’30 ; 5. Zettel (AUT), 1’44’’75 ; 6. Jelusic (CRO), 1’44’’83 ; 7. Bergmann-Schmuderer (ALL), 1’44’’91 ; 8. Kirchgasser (AUT), 1’44’’98 ; 9. Poutiainen (FIN), 1’45’’16 ; 10. Zahrobska (RTC), 1’45’’30 ; 11. Costazza (ITA), 1’45’’75 ; 12. Pietilae-Holmner (SUE), 1’45’’83 ; 13. De
Leymarie, 1’46’’72 ; 14. Mölgg (ITA), 1’46’’86 ; 15. Vidal, 1’47’’11 ; 16. Kildow (USA), 1’47’’18 ;
17. Zuzulova (SLQ), 1’47’’19 ; 18. Acton (CAN), 1’47’’66 ; 19. Ceresa (ITA), 1’47’’74 ; 20. Karasinka (POL), 1’48’’51 ; 21. Kurfuerstova (RTC), 1’49’’00 ; 22. Aubert, 1’49’’26 ; 23. Mancuso (USA),
1’49’’23 ; 24. Chmelar (ALL), 1’49’’34 ; 25. Stiegler (USA), 1’50’’32 ; 26. Goergl (AUT),
1’50’’37. – Vingt-six classées.
Principaux abandons : Barthet, Riesch (ALL), Karbon (ITA), 1re manche ; Hoelzl (ALL), Gius
(ITA), Camastral (SUI), Fischbacher (AUT), 2e manche.
Disqualifiées : Richardson (USA), 1re manche. Non partante : Noens.
1re manche : 1. Schild (AUT), 51’’28 ; 2. Borssen (SUE), 51’’68 ; 3. Hosp (AUT), 52’’01 ; 4. Zahrobska (RTC), 52’’07 ; 5. Zettel (AUT), 52’’26 ; 6. Paerson (SUE), 52’’27 ; … 13. Vidal, 53’’73 ;
16. De Leymarie, 54’’04 ; 28. Aubert, 55’’59 ; 39. Santon, 57’’41 ; 40. Bertrand, 57’’44.
2e manche : 1. Schild (AUT), 51’’90 ; 2. Hosp (AUT), 51’’97 ; 3. Paerson (SUE), 52’’04 ; 4. Kirchgasser (AUT), 52’’14 ; 5. Bergmann-Schmuderer (ALL), 52’’33 ; 11. De Leymarie, 52’’68 ;
18. Vidal, 53’’38 ; 21. Aubert, 53’’67.
Coupe du monde
2006-2007 Femmes
Général
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
(3 épreuves sur 35)
HOSP (AUT)
210
Zettel (AUT)
205
Schild (AUT)
200
Kirchgasser (AUT)
128
Poutiainen (FIN)
127
Pietilae-Holmner (SUE) 96
Jelusic (CRO)
93
Borssen (SUE)
92
Bergmann-Schmuderer (ALL) 76
Paerson (SUE)
72
18. De Leymarie, 36 ; 28. Jacquemod,
22. ; 31. Santon, 18 ; 32. Vidal, 16 ;
46. Noens, 5 ; 49. Bertrand, 4.
Prochaine étape, du 1er au 3 décembre,
à Lake Louise (CAN) : descente, super-G.
Slalom (après 2/9)
1. Schild (AUT), 200 pts ; 2. Hosp
(AUT), 160 ; 3. Zettel (AUT), 105 ; 4.
Borssen (SUE), 92 ; 5 Jelusic (CRO),
90 ; ... 7. Paerson (SUE), 72 ; 13. De
Leymarie, 36 ; 21. Vidal, 16 ; 31.
Aubert, 8 ; 35. Noens, 5.
Prochaine épreuve, le 20 décembre
à Megève.
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LA GRANDE ÉDITION
> NBA
Jacques Monclar, notre consultant basket sur le plateau d’Olivier Ménard.
> BASKET
PAGE 20
tions sur le circuit ATP – et sur terre battue s’il vous plaît ! – lors des premières
velléités de come-back du Suédois, en
1983 et en 1984.
Plaisant, l’échange vire parfois à la tautologie, comme quand Borg confie que
« Wimbledon et Roland-Garros » sont
ses « deux courts préférés » (*). Quadruple finaliste de l’US Open, il ne s’apitoie pas sur cette ligne restée vierge :
« Je refuserais d’échanger un de mes
titres de Wimbledon contre un US
Open. » Ce qui ne l’empêchera pas,
trois ans plus tard (en mars dernier), de
mettre aux enchères ses trophées londoniens, avant de se rétracter… Plus
étonnant, celui qui gagna le surnom de
SPORT +. 19 heures. Basket NCAA. Florida-Kansas.
90’.
03.00
Ce soir 18 : 30
ATTARDONS-NOUS UN INSTANT
sur le titre de la rencontre qu’organisa
ESPN Classic, en 2003, entre Björn Borg
et Henri Leconte : 2 légendes à légende ;
un intitulé pour le moins incongru tant
leur curriculum tennistique est déséquilibré. Si le terme de « légende » ne
souffre aucune contestation pour qualifier le Scandinave (numéro 1 mondial
durant cent neuf semaines, 11 titres du
Grand Chelem, 2 Masters, 1 Coupe
Davis), il semble quelque peu galvaudé
en ce qui concerne le fantasque gaucher, au palmarès d’honnête champion
(1 titre du Grand Chelem en double et
1 Coupe Davis). Et, pourtant, le Français
remporta leurs deux seules confronta-
NASN 180 min
Intéressant.
À ne pas rater.
ESPN CLASSIC. 20 h 20. Doc. 2 légendes à légende (2003). 30’.
Sport + ne lâche pas Noah
Rediff. demain à 10 h 30
Championnat du monde H. 2 e tour. Poule F.
France-Bulgarie. À Hiroshima (JAP).
Le conte de Borg
TF 1 10 min
02.30
VOLLEY-BALL
20.00
France 3 8 min
« 2 légende à légende »
Voir article.
TPS Foot 105 min
Coupe du monde. Finale.
À Guatemala City (GUA).
18.00
Ligue ACB espagnole. 10 e journée.
Real Madrid - FC Barcelone.
DOCUMENTAIRE
20.55
PENTATHLON MODERNE
Rediff. à 21 h
TOUT LE SPORT
Canal + Sport 55 min
RUGBY
L’Équipe TV 26 min
BASKET
20.45
Test-match 1996.
Buenos Aires (ARG) - France.
ESPN Classic 60 min
Invité : Raymond Domenech.
MATCH RETOUR
Rediff. à 1 h 15
FOOTBALL
18.00
Mohammed Ali - Jürgen Blin.
À Zurich (SUI).
JOUR DE SPORT
Ligue des champions. 1 re phase. 5 e journée.
Werder Brême (ALL) - Chelsea (ANG).
Eurosport 30 min
NCAA.
Florida-Kansas. Voir article.
BOXE
Sport + 60 min
Sport + 105 min
MAGAZINE
18.00
NFL.
San Diego Chargers - Oakland Raiders.
BASKET
« Les Spécialistes. »
Rediff. à 23 h 45
« Certifié Classic. Henri Leconte »
FOOT US
Sport + 105 min
17.30
« Eurogoals »
DOCUMENTAIRE
Rediff. à 22 h
15.45
Coupe du monde ITU. 14 e manche.
À Cancun (MEX).
20.30
Championnat d’Angleterre. 9 e journée.
Saracens - Worcester.
Eurosport 600 min
NBA.
Portland Trailblazers - Phoenix Suns.
TRIATHLON
RUGBY
10.15
Coupe du monde.
Descente H. À Lake Louise (CAN).
« Ice Borg » pour le masque impassible
qu’il arborait sur les courts, avoue avoir
été, gamin, une graine de McEnroe : tricheur, râleur… Jusqu’au jour où, alors
qu’il avait onze ans, son club lui infligea
une suspension de six mois. Un traumatisme radical pour le jeune Björn :
« Quand je suis revenu, je n’ai plus dit
un mot ! »
JOCELYN LERMUSIEAUX
(*) Ses onze titres du Grand Chelem
se partagent entre Londres (cinq) et
Paris (six).
L’ÉQUIPE TV
6. Édition du matin. 10. Édition de la journée. 18.30 La Grande Édition. 20. Match
retour (rediff. toutes les heures jusqu’à
22., et à 0.15). 21.30 Édition de la nuit.
1. Un jour avec… Jean-Pierre Papin.
INFOSPORT
QUELQUES MOIS après son sacre universitaire et son titre de MVP avec Florida,
Joakim Noah fait son retour sur les écrans de Sport +. Premier Français vainqueur du
Final Four NCAA, le prometteur intérieur (21 ans) des Florida Gators est devenu un
produit d’appel pour la chaîne. « Son aventure, la saison passée, a été un coup de
booster pour le basket universitaire, reconnaît Bruno Poulain, directeur général de
Sport+. Il y a eu comme un effet de loupe, Noah est un véritable angle d’attaque pour
nous. »
Pour preuve, la filiale de Canal + reprend dès ce soir son rythme de diffusion du
Championnat universitaire américain avec un consistant Florida-Kansas, premier
gros test de la saison pour l’équipe de Noah. « Nous diffuserons chaque semaine, le
lundi soir, un match de saison régulière, poursuit Poulain. On fera surtout un focus
sur Florida. La nouvelle émission American Dream (à partir du 1er décembre sur
Canal + Sport) nous y aidera. » Noah ne sait pas s’il a fait le bon choix en résistant
encore un an aux appels du pied de la NBA mais, pour Sport +, une chose est sûre : il
est le cheval sur lequel il faut miser. – N. R.
6. La Matinale Sport. 10. Le Journal en
continu. 18. La Grande Heure.
LE COIN DES RADIOS
France Info. À .8 et à .38 de chaque heure,
chronique sportive. 5.35 et 6.45 RTL.
Sports. 5.48 Europe 1. Le journal des
sports. 5.50 et 6.40 France Inter. Journal
des sports. 16. RMC. DKP. 18. Sud Radio.
Rugby & Compagnie. 18. RMC. Luis
attaque (rediff. à 23.). 18.53 RTL. Mégasports. 19.30 RMC. Le 30’ d’RMC Sport.
20. RTL. On refait le match. 20. RMC.
Direct Laporte. 20. Europe 1. Bienvenue
au club. 21. RTL. Les supporters ont la
parole. 22. RMC. TP Show. 22.RTL. Tirs au
but.
LUNDI 27 NOVEMBRE 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
BENOÎT LALLEMENT
RAICH (AUT)
126
Kucera (CAN)
118
Büchel (LIE)
100
Maier (AUT)
90
Scheiber (AUT)
88
Fill (ITA)
84
Osborne-Paradis (CAN) 80
Larsson (SUE)
80
Jaerbyn (SUE)
75
Cuche (SUI)
74
13. Tissot, 50 ; 17. Dénériaz, 45 ; 52.
Bourgeat, 9 ; 56. Missillier, 6.
Avec l’ancêtre suédois Patrick Jaerbyn, sur la troisième marche malgré
ses trente-sept ans, Mario Scheiber,
la relève autrichienne de retour de
blessure sur la seconde, et le Canadien John Kucera, au sommet pour
la première fois de sa carrière à
vingt-deux ans. Grâce à un culot
monstre, grâce surtout à maîtrise
parfaite de la partie la plus technique, dans le mur du Fall Away,
juste avant le deuxième temps
intermédiaire. Kucera, premier
vainqueur d’un super-G avec le dossard 1, accéléra comme personne
dans ces quelques courbes et y
plomba tous les espoirs adverses.
Le grand Dénériaz y perdit sans
doute ses rêves de podium. Mais
cette cinquième place, son meilleur
résultat et de loin en super-G (quatorzième à Val Gardena en 2004 et
onzième aux derniers Jeux), le
comble. « Je suis vraiment super
content, c’est la preuve que j’ai vraiment passé un cap technique, sourit
Antoine, malheureusement lâché
par les siens (Dalcin, 45e). Après
l’énorme déception de la descente,
c’est génial. Je sais maintenant que
je peux espérer beaucoup pour la
suite. J’ai des objectifs pour cette
saison et j’ai envie de les remplir. »
Un podium en super-G, donc, mais
aussi un titre mondial en février à
Are en Suède et le globe de descente
voguent à l’horizon de ses ambitions. Le triste samedi, lui, n’est plus
qu’un mauvais souvenir…
(3 épreuves sur 37)
Bleu
Il suffit de quelques mètres, de
quelques courbes pour comprendre
que l’histoire ne bégaierait pas.
Dossard 10, Antoine Dénériaz
retrouva en effet tout de suite un ski
propre, engagé mais pas trop. Tellement plus fluide que la veille. Tellement plus efficace aussi. Un ski
comme le champion olympique de
Général
Jaune
Rouge
Jaune
« Je peux espérer
beaucoup
pour la suite »
Coupe du monde
2006-2007 Hommes
Noir
Bleu
Noir
IL Y AVAIT ENCORE le cinglant
souvenir de la veille. Cette fessée
que personne n’avait vue venir.
« Une rouste collective », pour
reprendre les mots de Stéphane Sorrel, le patron d’une équipe de
France de vitesse méconnaissable
pour la première descente de
l’hiver. Pas un skieur dans les
points, du jamais-vu depuis janvier
2001, un champion olympique
échoué à la 37e place… Ce fut un si
triste samedi. Sorrel, évidemment
touché mais pas inquiet sur le
potentiel de sa troupe, y alla de son
image : « Un gros coup de froid pour
coller à la météo. »
Car la météo est une des hypothèses
avancées par l’encadrement pour
tenter d’expliquer ce raté initial.
« Peut-être à cause d’un excès de
confiance, nous n’avons pas réussi
à nous adapter à cette neige froide,
abrasive, des conditions que nous
rencontrons rarement, avança ainsi
Sorrel. Sur cette neige, il faut être le
plus relâché et le plus fin possible. Si
tu es trop engagé, tu n’avances
plus… » À vouloir trop bien faire,
Antoine Dénériaz, Pierre-Emmanuel Dalcin et Yannick Bertrand and
co se sont donc trompés. Ils en
furent scotchés…
Ce souvenir hantait donc, hier, le
super-G. D’autant que le thermomètre indiquait allégrement
10 degrés de moins, – 27 °C dans
l’aire d’arrivée tout de même. Ce qui
obligea tous les skieurs à se protéger le visage, qui avec des masques,
qui avec du scotch ou de la vaseline,
pour éviter les brûlures et les risques
de gelures graves. Les Français parviendraient-ils à réagir, à s’adapter,
pour quitter le Canada sur une
bonne note et confirmer que cette
maudite descente n’était qu’un
accident de parcours sans lendemain ? Allaient-ils être à la hauteur
de leurs ambitions, celles, nouvelles, que les Bleus affichent désormais en super-G, cette discipline de
l’instinct et de l’improvisation qui
ne les inspirait guère plus que cela
ces derniers hivers et qu’ils ont
beaucoup travaillée à l’intersaison ?
descente n’en avait jamais produit
en super-G. Voilà quelques jours, en
confiant ses envies pour la saison,
« Tonio » de Morillon rêvait à haute
voix d’un podium en super-G. « Par
fierté, pour dire que je ne suis pas
que descendeur ! Pour prouver que
je ne suis pas qu’un glisseur… »
Hier, en plus de glisser comme personne – il s’est ainsi montré le plus
rapide sur la partie sommitale –, il a
tenu tête à tous les cadors de la discipline. Antoine a ainsi fait jeu égal
avec Maier. Oui, le grand Hermann,
le maître du super-G, incroyable de
volonté et d’attaque.
21
ESCRIME
BOXE
Mandengue écœuré
cause de ma fracture, quand il me touchait du côté gauche, j’avais l’impression de recevoir un coup de marteau,
alors je faisais en sorte qu’il me touche
de moins en moins souvent. À la fin du
troisième round, je pensais que j’avais
une dent cassée. À la fin du huitième,
mes entraîneurs ont vu que j’avais une
fracture et ils ont voulu que j’abandonne, mais j’ai refusé, car je dominais. Pour être sûr du résultat, j’accélère dans les deux derniers rounds.
Pourtant, les juges me les donnent perdus. Je suis écœuré. Sous prétexte que
je boxe chez Bennama, on me vole. »
CUNNINGHAM BATTU. – Pour le titre IBF des lourds-légers enlevé à l’Américain O’Neil Bell, le Polonais Krzysztof Wlodarczyk a battu aux points, deux juges à
un (116-112, 115-113, 109-119), l’Américain Steve Cunningham (30 ans, 19 victoires, dont 10 avant la limite), jusqu’alors invaincu, samedi à Varsovie. Les douze
rounds ont été très serrés, le Polonais (25 ans, 37 victoires, dont 27 avant la limite,
1 défaite) s’imposant de justesse grâce à sa plus grande activité.
RÉUNION D’OLBIA (ITA, 25 novembre). – Championnat d’Europe des coq (12 × 3) : Maludrottu (ITA, champion) b. Kelly (IRL, challenger), arrêt de l’arbitre au 3e round.
HALTÉROPHILIE
L’IRAN PAIE POUR SES
ATHLÈTES. – L’Iran a accepté de
payer une amende de 400 000 dollars
(305 000 euros) pour lever l’interdiction faite à toute l’équipe de participer
à des compétitions internationales
après un contrôle antidopage positif
de neuf athlètes iraniens en octobre, a
rapporté hier l’agence iranienne ISNA.
Le double champion olympique et
champion du monde des plus de
105 kg, Rezazadeh, avait été l’un des
deux seuls haltérophiles iraniens, avec
Ebrahimi, à subir un contrôle négatif
sur les onze sélectionnés pour les Mondiaux, début octobre. Après négociations, Rezazadeh avait été autorisé à y
représenter l’Iran, pourtant banni, et
l’avait emporté. En vertu du paiement
de l’amende, il pourra, avec Ebrahimi,
disputer les Jeux Asiatiques à Doha, du
2 au 15 décembre. Pour les neuf
autres, la Fédération iranienne espère
une réduction des deux ans de suspension afin qu’ils puissent participer aux
JO de Pékin en 2008.
RUGBY À XIII
DÉCÈS DE GILBERT BENAUSSE. – Gilbert Benausse, figure de l’équipe de
France de l’après-guerre, est décédé vendredi à Carcassonne, à l’âge de soixantequatorze ans. Demi d’ouverture ou centre de Carcassonne, Toulouse et Lézignan,
Benausse, surnommé « Gijou », compte 49 sélections en équipe de France, entre
1951 et 1964. Il a participé à deux Coupes du monde (1954 et 1957) et a remporté
quatre titres de champion de France avec Carcassonne (1952 et 1953) et Lézignan
(1961 et 1963).
ÉLITE (8e journée). – SAMEDI : Saint-Gaudens - Lyon-Villeurbanne, 54-0 ; UTC-Carpentras,
60-4 ; Villeneuve-sur-Lot - Limoux, 17-6 ; Pia - Villefranche-de-Rouergue, 38-16. AUJOURD’HUI :
Toulouse-Carcassonne.Exempt : Lézignan.
Classement : 1. Toulouse, 18 pts ; 2. Saint-Gaudens, 18 ; 3. UTC, 17 ; 4. Pia, 17 ; 5. Limoux, 16 ; 6.
Lézignan, 15 ; 7. Carcassonne, 15 ; 8. Villefranche-de-Rouergue, 13 ; 9. Villeneuve-sur-Lot, 13 ; 10.
Carpentras, 7 ; 11. Lyon-Villeurbanne, 7.
BOBSLEIGH
NFL (12e journée). – JEUDI : DetroitMiami, 10-27 ; Dallas - Tampa Bay, 38-10 ;
Kansas City - Denver, 19-10. HIER : Minnesota-Arizona, 31-26 ; NY Jets - Houston, 26-11 ;
Saint Louis - San Francisco, 20-17 ; Washington-Carolina, 17-13 ; Cleveland-Cincinnati,
0-30 ; Buffalo-Jacksonville, 27-24 ; Baltimore-Pittsburgh, 27-0 ; Atlanta - La NouvelleOrléans, 13-31 ; San Diego - Oakland, n.p. ;
Tennessee - NY Giants, n.p. ; New England Chicago, n.p. ; Indianapolis-Philadelphie, n.p.
AUJOURD’HUI : Seattle - Green Bay.
Flessel rate son coup
À domicile, la Française s’est inclinée d’entrée face à l’Allemande Duplitzer.
IMKE DUPLITZER s’adresse à Laura
Flessel en pointant son menton de
l’index, l’air de dire : « Allez, vas-y, tu
peux taper ! » L’Allemande n’a pas été
sympa avec la Française : elle l’a sortie
dès les quarts de finale du Masters de
l’épée organisé chez elle, par son club
de Levallois. Cela est d’autant plus
râlant pour Flessel que cela s’est joué à
peu : 15-14, en une seule manche (!).
« Duplitzer a gagné, cela aurait pu être
Laura », résumait justement Hervé
Faget, l’entraîneur de la Française.
« Ça s’est joué sur une touche, la dernière, confirme l’intéressée. Pourtant,
j’ai touché, mais la lampe ne s’est pas
allumée. J’aurais peut-être dû changer
d’arme avant. »
Flessel s’en voulait d’autant qu’elle
aurait aimé briller devant son public.
Mais il n’y avait pas de honte pour elle
à s’incliner devant une cliente comme
l’Allemande, numéro 2 mondiale.
Duplitzer a pris l’avantage d’entrée
2-0, et est ensuite restée devant, jusqu’à ce que la Française égalise à
11-11. « Laura n’était pas dedans au
début, mais elle a trouvé ensuite ce
qu’il fallait, explique Hervé Faget. Elle
n’a repris l’entraînement qu’il y a deux
semaines et elle n’était qu’à 70-80 %
de ses moyens, ça se voyait sur l’explosivité de ses attaques. »
Duplitzer, elle, a moins coupé depuis
les Mondiaux de début octobre à Turin,
et cela lui a sans doute donné le petit
plus qui lui a permis de s’imposer sur la
Française sur l’ultime assaut.
Malgré sa disparition prématurée,
Laura Flessel trouvait de bonnes raisons de se féliciter de son unique combat. « Imke a bien géré le jeu, mais j’ai
su remonter doucement et recréer une
incertitude, dit-elle. Je suis un peu frustrée, mais j’ai eu de bonnes sensations.
Des matches comme celui-là me permettent de tester des coups qu’on va
ressortir durant la saison. » Celle-ci
(dont la prochaine étape sera les
C h a m p i o n n a t s d e F r a n c e, l e
9 décembre à Paris) s’annonce
d’autant plus longue que le processus
Bost gagne
aux Pays-Bas
BEL EXPLOIT du duo déjà vainqueur
cet été à Hickstead (Grande-Bretagne) : Roger-Yves Bost et Idéal de la
Loge ont remporté hier, en saut d’obstacles, le Grand Prix**** indoor de
Maastricht (Pays-Bas), devançant en
barrage le Néerlandais Voorn et le Britannique Maher et un lot de concurrents de très grande valeur (Zoer, G.
Schröder, Raymakers, Wathelet, J.
Whitaker, Ahlmann, Dubbeldam, Philippaerts, Kürten, Alves ou encore Kürten).
COUPE DU MONDE DE DRESSAGE (Maastricht, 25 novembre). – 1. Werth (ALL), Warum
nicht, 81,30 pts ; 2. Schellekens-Bartels (HOL),
Sunrise, 79,50 ; 3. Gal (HOL), Gribaldi, 77,15 ; ...
9. Perring, Diabolo St Maurice, 70,65 ; 12.
D’Esmée, Roi de Cœur, 70,15. Coupe du
monde (après deux épreuves) : 1. SchultenBaumer (ALL), 38 pts ; 2. Channon (ANG), 31 ;
3. Van Lieren (HOL), 28 ; 4. Van Doorn, 24.
Prochaine épreuve : Stockholm le 3 décembre.
JUDO
CHAMPIONNATS D’EUROPE
– 23 ANS : LEGUAY ET BONVOISIN
EN BRONZE. – Après le titre continental samedi de Johan Etienne (– 73 kg)
et le bronze d’Émilie Lafont (– 48 kg) et
Frédérique Schmitt (– 52 kg), Magali
Leguay (– 70 kg) et Jean-Sébastien
Bonvoisin (+ 100 kg) ont complété hier
les bons résultats tricolores en battant
respectivement, en finale des repêchages, la Bélarusse Kuzniatsova et le
Bulgare Iliev. Adrien Caron (– 90 kg) et
Marjorie Deroose (+ 78 kg) ont quant à
eux échoué au pied du podium, vaincus par le Bélarusse Biadulin et la
Russe Sokolova. Vincent Massimino
(– 81 kg) et Lucie Louette (– 78 kg) ont
terminé non classés.
MOTO
de qualification pour les Jeux de Pékin
obligera les épéistes à disputer plus de
tournois.
Flessel défaite d’entrée, on n’aurait de
toute façon pas eu droit au match
revanche de la demi-finale des derniers Mondiaux face à la Hongroise
Timea Nagy. Cette dernière, qui se
trouvait dans le même tableau que la
Française, avait été en effet sortie
quelques minutes plus tôt à la mort
subite par sa compatriote Adrienn
Hormay (5-4).
La victoire finale est revenue à leur
coéquipière Emese Szasz. La benjamine de la compétition (24 ans), troi-
sième des derniers Mondiaux, a facilement dominé Duplitzer, 15-9.
MARC VENTOUILLAC.
Quarts de finale : Hormay (HON)-Nagy (HON),
5-4 ; Duplitzer (ALL)-Flessel, 15-14 ; Szasz
(HON)-MacKay (CAN), 15-13 ; Ermakova
(RUS)-Dmowska (POL), 15-9. Demi-finales :
Duplitzer-Hormay, 15-12 ; Szasz-Ermakova,
15-10. Finale : Szasz-Duplitzer, 15-9.
LEVALLOIS. – Laura Flessel
(de face), un peu frustrée
par son unique combat, se
dit satisfaite d’avoir testé à
cette occasion des coups
qu’elle pourra ressortir
durant la saison.
(Photo Xavier Cailhol/Iconsport)
SUPERCROSS DE LYON : COISY
S’ÉCHAPPE. – À l’issue des deux soirées lyonnaises, Benjamin Coisy, vainqueur des deux super finales, a pris le
large en tête du Championnat de
France open, comptant désormais
quarante points d’avance sur Manuel
Rivas, son premier poursuivant. En
125, Maxime Lesage et Marvin Musquin se sont partagé les succès.
TENNIS
Un petit plaisir pour Rezaï
(Photo Jean-Louis Fel)
BATTUE en quarts de finale par la
Russe Vera Zvonareva pour sa dernière
apparition de la saison sur le circuit
WTA à Hasselt (Belgique) début
novembre, Aravane Rezaï s’est offert
un dernier petit plaisir en remportant,
hier à Poitiers, l’ultime tournoi ITF
féminin français de l’année (doté de
57 000 ). La Française, désormais
solidement installée dans le top 50
mondial (elle était 48e au classement
WTA la semaine dernière), a battu la
Croate Ivana Lisjak – 7-6 (7-0), 6-1 –
d’une épreuve dont elle était d’ailleurs
tête de série no 1.
JEANPIERRE REVIENT. – Julien Jeanpierre finit l’année 2006 bien mieux qu’il
ne l’avait commencée. Classé 756e à l’ATP en janvier, le Français était déjà 278e
lundi dernier et il a franchi, cette semaine, un pas supplémentaire dans la hiérarchie mondiale en remportant le tournoi challenger (19 000 ) de Kawana, en Australie, après avoir battu en finale le Taïwanais Lu Yen-hsun (6-3, 1-6, 6-4). Soulignons qu’avant de parvenir à remporter enfin son premier titre de la saison Julien
Jeanpierre avait dû écarter en quarts de finale son compatriote Jean-Christophe
Faurel (7-5, 7-5), classé tête de série no 4 de l’épreuve.
TENNIS
DE TABLE
HOCKEY
SUR GAZON
LIGUE DES CHAMPIONS HOMMES. –
QUALIFICATIONS (4e journée). – GROUPE C.
HIER : Gönnern (ALL) - Prague (RTC), 3-1.
Classement : 1. Gönnern, 8 pts ; 2. Pontoise-Cergy, 7 ; 3. Prague, 5 ; 4. Gloska, 4.
GROUPE D. HIER : Charleroi (BEL) - Pieve
Emanuele (ITA), 3-0. Classement : 1. Charleroi (BEL), 8 pts ; 2. Grenzau, 6 ; 3. Hennebont, 5 (– 9) ; 4. Pieve Emanuele (ITA), 5
(– 16).
Prochaine journée (1er-3 décembre) : AngersNiederosterreich, Istres-Cajagranada, Prague Pontoise-Cergy, Hennebont-Charleroi.
ÉLITE HOMMES (9e journée). – HIER :
Le Touquet - Saint-Germain, 1-5 ; AmiensLille, 0-8 ; Paris-Jean-Bouin - Montrouge,
1-5 ; Lyon - Racing CF, 2-3. Classement :
1. Racing CF, 23 pts ; 2. Saint-Germain, 20 ;
3. Lille, 19 ; 4. Montrouge, 17 ; 5. Le Touquet,
9 ; 6. Lyon, 4 (- 19) ; 7. Paris-Jean-Bouin, 4
(– 24) ; 8. Amiens, 3.
ÉLITE FEMMES (9e journée). – HIER :
Cambrai - Saint-Germain, 1-2 ; Lille-Abbeville,
3-0 ; Stade Français - Paris-Jean-Bouin, 5-2.
Classement : 1. Saint-Germain, 23 pts ; 2.
Lille, 22 ; 3. Cambrai, 16 ; 4. Stade Français,
12 ; 5. Paris-Jean-Bouin, 3 ; 6. Abbeville, 1.
Par ailleurs, grâce à sa victoire hier à
Montrouge (1-0 but de Julie Bergère),
Mérignac est, pour sa part, assuré du
titre de Nationale 1 et de la participation aux play-offs pour la montée en
Élite.
SQUASH
DAVID INVINCIBLE. – La Malaisienne Nicol David, numéro 1 mondiale, a
conservé hier à Belfast son titre de championne du monde en battant en finale
3-2 l’Australienne Natalie Grinham, vicechampionne du monde 2004. David,
invaincue depuis les Jeux du Commonwealth en mars dernier, reste sur une
impressionnante série de 33 victoires
consécutives.
Fondateur : Jacques GODDET
Direction, administration, rédaction, ventes et publicité commerciale : 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issy-les-Moulineaux
Cedex 9. Tél. : 01-40-93-20-20..
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9. Gérant : Christophe CHENUT. Principal associé : S.A. INTRA-PRESSE.
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Grande-Bretagne, 1,4 £ ; Grèce, 2,20 ; Italie, 1,90 ; Luxembourg, 1,60 ; Maroc, 10 MAD ; Pays-Bas, 2 ; Portugal,
2 ; Sénégal, 1 600 CFA ; Suisse, 2,40 FS ; Tunisie, 1,80 DIN.
ABONNEMENTS : Tél. : 01-55-56-70-60.
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Modifications : joindre dernière bande.
Publicité commerciale : MANCHETTE SPORTS, Tél. : 01-40-93-24-99.
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Commission paritaire no 1207I82523 ISSN 0153-1069.
LU
GOLF
ET JACQUELIN… S’ÉCROULA !
– Après trois excellents premiers tours
qui lui avaient permis de se hisser jusqu’à la deuxième place avant la dernière journée, à deux coups seulement
du leader, l’Anglais Justin Rose,
Raphaël Jacquelin s’est littéralement
écroulé hier, sur le parcours du Huntingdale Golf Cluf de Victoria (près de
Melbourne), en Australie, et a rendu
une carte de 78. Ce résultat calamiteux
a finalement contraint le Français à
rétrograder à la dixième place du classement final. Malgré un parcours
moyen (73, soit 1 au-dessus du par),
Rose a réussi à résister au retour de
l’Australien Green (69), qui termine
deuxième avec son compatriote Chalmers. L’amateur australien Aaron
Pike, en tête après le 2e tour vendredi
soir, a quant à lui terminé à la 4e place,
à trois coups du vainqueur.
MASTERCARD MASTERS (Victoria, AUS,
Huntingdale Golf Club, circuit européen
hommes, 898 000 , 23-26 novembre). – Dernier tour (par 288) : 1. Rose (ANG) 276 (69 +
66 + 68 + 73) ; 2. Green (AUS), 278 (70 + 71 +
68 + 69) ; Chalmers (AUS), 278 (70 + 67 +
68 + 73) ; Pike (AUS), 279 (64 + 69 + 72 +
74) ; 5. Baddeley (AUS) 280 (68 + 71 + 70 +
71) ; … 10. Jacquelin, 283 (66 + 72 +67 +
78) ; …
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Tirage du dimanche 26 novembre 2006 : 473 706 exemplaires
LUNDI 27 NOVEMBRE 2006
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Rouge
Noir
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FOOT US
ÉQUITATION
MASTERS DE LEVALLOIS (épée femmes)
Bleu
Rouge
COUPE DE MONDE (25-26 novembre,
Moscou). – HOMMES. 10 000 m : 1. Fabris
(ITA), 13’14’’94 ; 2. Schneider (ALL),
13’16’’36 ; 3. Grödum (NOR), 13’17’’88.
Coupe du monde (après 3 épreuves) :
1. Fabris (ITA), 205 pts ; 2. Kramer (HOL),
200 ; 3. Verheijen (HOL), 160 ; …17. Contin,
28.
FEMMES. 1 500 m : 1. Friesinger (ALL),
1’56’’40 ; 2. Nesbitt (CAN), 1’58’’04 ; 3. Anschütz Thoms (ALL), 1’59’’77. Coupe du
monde (après 3 épreuves) : 1. Friesinger
(ALL), 300 ; 2. Nesbitt (CAN), 230 ; 3. Wüst
(HOL), 150.
Prochaine épreuve (2-3 décembre) : Harbin
(CHN).
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PATINAGE
DE VITESSE
Noir
Noir
Noir
LE COLLECTIF FRANCE EST
PRÊT. – Le collectif français a achevé
son ultime stage de préparation à La
Plagne. Place désormais à la compétition. Michael Serisé sera le pilote qui
participera aux manches de Coupe
d’Europe d’Igls (AUT, le week-end prochain), de Königssee (ALL, 710 décembre) et de Cesana (ITA, 1417 décembre) tant en bob à deux qu’en
bob à quatre. La semaine dernière, il a
d’ailleurs amélioré son record de poussée à deux sur la piste plagnarde (6’’13
contre 6’’16). Quatre pousseurs seront
également de ce périple (David Rolet,
Alexandre Baehr, Jimmy Lemoyne et
Jean-Baptiste Arnaud). Par ailleurs, en
skeleton, Grégory Saint-Geniès, huitième de la Coupe d’Europe d’Igls il y a
dix jours avec notamment le meilleur
temps de la seconde manche, sera à
Königssee et Cesana.
Rouge
Photos : getty images Jorg Greuel et Ben Radford
OPÉRÉ vendredi à Toulouse d’une
double fracture de la mâchoire qui a
nécessité la pose de quatorze plaques
et vis, Jean-Louis Mandengue se dit
surtout blessé par la perte, aux points
(95-97, 93-97, 96-96), de son titre de
champion de France des mi-lourds
contre Karim Bennama, la veille à
Blagnac. « Il a fait un bon combat,
mais il n’a pas gagné, rage Mandengue. Il avançait avec une garde assez
hermétique, mais il n’était pas plus
actif que moi. Quand il me touchait, je
le touchais derrière de plus belle. Et, à
Bleu
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BASKET PRO A (12 journée)
e
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PAU-ORTHEZ - LE MANS : 73-65
Rébellion en Béarn
LES BLEUS DE L’ÉTRANGER
PAU –
L’AVENTURE de Tariq AbdulWahad en Émilie-Romagne aura
finalement tourné court. Arrivé lundi
dernier pour dix jours d’essai avec la
Fortitudo Bologne, le Français est
reparti hier. L’ex-Maverick n’avait
pas accompagné l’équipe lors de son
déplacement en Euroligue à Vitoria
en milieu de semaine et avait effectué des tests médicaux durant trois
jours. Après un feu vert du staff
médical, Abdul-Wahad a participé à
son premier (et dernier) entraînement collectif vendredi, mais son
état physique étant jugé insuffisant
(70 %) par l’entraîneur, les deux parties se sont mises d’accord pour
stopper prématurément l’essai.
« Nous avons besoin d’un joueur qui
Abdul-Wahad
quitte Bologne
Très mal parti, Pau a su trouver les valeurs du combat et de la révolte pour s’imposer.
de notre envoyée spéciale
MAL EMMANCHÉS en Championnat, où ils restaient sur trois défaites,
les Palois se sont extirpés hier de leur
marécage de fond de classement. Ils
ont aussi renvoyé à leurs lacunes des
Manceaux déjà en appel d’une sévère
défaite en Euroligue à Moscou (57-74).
Alors, Pau enfin revigoré ? Ricardo
Greer, héros valeureux de la révolte
béarnaise, voulait bien l’envisager ainsi, avec un pack de glace sur le front et
la satisfaction, au-delà d’un double
double (18 pts, 16 rbds), d’avoir battu
son record de rebonds en carrière !
« Cela a été un rude combat. On a su le
gagner. C’est quelque chose qu’on sait
faire en Euroligue, mais qu’on a du mal
à répéter en Championnat, admettait
l’ailier dominicain. C’est mental, on
doit aborder ces matches avec la
même concentration. C’est bien qu’on
ait su construire ça à la maison. Ça
peut nous lancer pour la suite. On n’a
jamais baissé les bras quand c’était
dur, on s’est regardés dans les yeux, on
ne voulait pas abandonner. »
Mal barrés pourtant, largués à douze
points très vite (14-26, 13e) par une
entreprenante équipe mancelle, Pau
n’avait pas trop le choix. Et Le Mans, le
premier à installer son jeu, peut nourrir
bien des regrets d’avoir prêté le flanc
aux piques paloises. Il lui manqua globalement de la science et de la lucidité
à la mène, où Wheeler n’est pas dans le
tempo et où Bokolo se laisse souvent
aveugler par son énergie – débordante –, préférant fructifier sur ses
qualités athlétiques plutôt que sur sa
lecture et son travail du jeu.
Gregory-Campbell
à plat
Weis et Morandais
voient double
PAU. – Michael Wright (22 points) et Ricardo Greer (de dos, 18 points et 16 rebonds) ont été les grands artisans du succès palois sur les
Manceaux Nicolas Batum et Tyson Wheeler.
(Photo Nicolas Luttiau)
73
65
Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd
C.C. Harrison 30 5 2/7 1/5 - 0-4 2
D’Almeida
8 1 0/1 0/1 1/2 - R. Greer
36 18 5/9 1/3 7/11 6-10 5
Johnsen
22 12 5/8 1/3 1/2 0-2 4
Ferchaud
15 3 1/3 1/3 - - Miles
32 8 4/6 - - 0-1 5
Rupert
18 4 2/4 - - 4-1 Mahinmi
7 0 0/2 - - 2-3 Wright
32 22 8/13 - 6/7 4-1 1
TOTAL
200 73 27/53 4/15 15/22 16-22 17
Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd
Gregory
38 19 8/17 0/2 3/5 1-4 3
Amagou
23 1 0/4 0/1 1/2 1-1 2
Koffi
24 13 4/8 - 5/5 5-3 Batum
9 0 0/2 0/1 - 1-0 Bokolo
33 9 3/8 0/5 3/4 0-1 1
Nicevic
24 17 7/12 - 3/3 1-4 4
Campbell
32 6 3/5 0/2 - 0-1 1
Wheeler
17 0 0/4 0/2 - - 3
TOTAL
200 65 25/60 0/13 15/19 9-14 14
73-65 (14-18, 23-19, 21-13, 15-15)
Écarts. - PAU : +12 (28e) ; LEM : +12 (13e)
Spect. : 5 000. Arb. : Castano, Chambon et Bissang
VENDREDI
Le Havre - Reims .................... 73-71
SAMEDI
Strasbourg - Gravelines ......... 82-65
Nancy - Roanne ..................... 90-77
Dijon - Hyères-Toulon ............ 78-76
Chalon - ASVEL ..................... 82-65
Cholet - Orléans .................... 75-79
Besançon - Paris .................... 72-78
Clermont - Bourg .................. 68-44
HIER
Pau-Orthez - Le Mans ............ 73-65
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi
2 décembre,20 heures : Reims-Clermont, Roanne-Dijon, Orléans-Chalon,
Bourg-Strasbourg, Paris-Nancy,
Hyères-Toulon - Cholet, ASVELLe Havre. Dimanche 3, 15 heures :
Le Mans-Gravelines (TPS Star) ;
16 heures : Pau-Orthez - Besançon.
CHALON
LIGUE FÉMININE (9e journée)
Diarra est de retour
À Valenciennes
la première manche
L’ailier de Chalon a retrouvé la grande forme. Pour le plus grand profit de Chalon.
CHALON-SUR-SAÔNE –
de notre envoyé spécial
BEAU JOUEUR, le coach de l’ASVEL,
Yves Baratet, qui est aussi l’adjoint de
Claude Bergeaud en équipe de France,
a tiré un coup de chapeau à Mamoutou
Diarra, à l’issue du match largement
gagné par Chalon (82-65) samedi soir
au Colisée : « C’est bien que le peu
d’internationaux français jouant
aujourd’hui en Pro A évoluent à ce
niveau, a-t-il expliqué. “Mam” ne
bouffe pas du tout le ballon, mais il a
tenté et réussi deux ou trois tirs très difficiles, des tirs dignes d’un joueur de
haut niveau. »
Greg Beugnot n’est évidemment pas le
dernier à se réjouir de l’impact retrouvé de son ailier, que… l’ASVEL avait
convoité en fin de saison dernière
avant d’opter finalement pour Foirest :
« Il a retrouvé la forme mais il a aussi
fait évoluer son jeu. Peu à peu, il
devrait devenir cet arrière de 1,98 m
qui vous change une équipe ou une
sélection. Ce qui ne l’empêche pas de
pouvoir jouer aussi poste 4 ! », souligne le coach de Chalon, qui utilise
peu cette solution pour ne pas « lui
faire perdre ses repères offensifs ».
Après un début de saison un peu poussif, Diarra (16 pts, 4 rbds, 2 passes,
4 fautes provoquées samedi) vient
d’enchaîner cinq belles performances
et estime avoir désormais surmonté le
contrecoup physique du Mondial :
« Tous les joueurs de la sélection y ont
eu droit, explique-t-il. Mais je pense
que je n’étais pas si en retard. Et notre
nouveau style de jeu sans annonce
donne plus de liberté, et ça me va bien.
Le jeu est plus fluide, moins structuré.
On s’attache plus à la lecture du jeu
adverse. On peut mieux s’exprimer. »
« Mam », qui fait l’unanimité partout
où il passe, ne regrette en tout cas pas
de ne pas être allé à l’ASVEL : « Je ne
suis pas resté à Chalon à contrecœur,
mais parce que je voulais continuer
avec ce club, balaye-t-il. On va bien
voir ce qui va se passer. Aujourd’hui,
on a rejoint Roanne et Nancy à la première place et ça fait plaisir. Mais évitons de nous projeter trop loin. »
Les Chalonnais sont déjà bien partis
pour se qualifier pour la Semaine des
As (quatre victoires d’avance sur la
dernière place qualificative avec cinq
matches à jouer), et seule l’absence
longue durée de Willem Laure vient
jeter le trouble sur leur excellent début
de saison, surtout que le nouveau venu
Tracy Murray va devoir s’intégrer. Avec
un Diarra à ce niveau, sixième meilleur
marqueur français (10,9 pts), mais qui
tourne à 15,4 points de moyenne
depuis cinq matches, l’Élan peut voir
venir. – C. C.
EN DIFFICULTÉ en Euroligue, Valenciennes a remporté le premier duel national
face à Bourges (57-53), signe des progrès d’une équipe qui a eu beaucoup de mal à
lancer sa saison. Grâce à une très belle défense (Bourges termine avec 34 %
d’adresse à 17/50) et une Sandrine Gruda très efficace en attaque (20 pts ; 7 rbds),
Valenciennes conserve la tête de la Ligue avec Villeneuve-d’Ascq et Montpellier.
« On est en progrès, mais ce n’est pas difficile parce qu’on était tellement bas, a
souligné Laurent Buffard. On a fait un bon match défensif, très intense, et on est
enfin capables d’enchaîner les actions. » À confirmer jeudi en Euroligue puisque
l’USVO recevra Ekaterinbourg et Audrey Sauret. – M. Ba.
SAMEDI
Challes - Nice ............................. 76-64
Tarbes - Mondeville.................... 89-88
Calais - Villeneuve-d’Ascq ......... 70-79
Arras - Saint-Amand................... 62-53
HIER
Aix-en-Provence - Mourenx ....... 63-74
Montpellier - Clermont .............. 77-68
Valenciennes - Bourges ............. 57-53
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 2 décembre (20 heures) : Villeneuve-d’Ascq Arras, Valenciennes-Nice, Mourenx-Challes, Clermont-Calais. Dimanche 3
(15 h 30) : Mondeville-Aix. (16 heures) : Bourges-Tarbes, St-Amand - Montpellier.
LES CHIFFRES DE LA 12e JOURNÉE
La stat
25
Le record
Les Manceaux n’ont marqué aucun tir primé à Pau, et c’est la
première fois cette saison qu’une équipe ne marque aucun panier
à trois points. Certes, les Manceaux étaient encore privés de leur
artilleur Nebojsa Bogavac, mais leur 0/13 à 3 points ne pouvait
guère leur faire espérer mieux qu’un revers. En rendant une copie blanche derri
,
Le Mans possède évidemment le record de faiblesse cette saison, précédemment tenu par
Clermont (11e j.), Le Havre (12e j.) et Strasbourg (11e j.) avec 11% seulement de réussite.
0/13
LL’évaluation
Ricardo GREER (Pau-Orthez) : 18 pts (5 sur 9 aux tirs dt 1/3 à 3 pts,
7/11 aux l.f.), 16 rbds, 5 p.d., 2 int. et 7 f.p. en 32 min.
1. SPENCER (Roanne) 22,3 ; 2. Harper (Roanne), 18,7 ; 3. Gregory (Le
Mans), 17,6 ; 4. Banks (Nancy), 16,8 ; 5. Lux (Dijon), 16,7 ; 6. Salyers
(Roanne), 16,5 ; 7. Wilson (Bourg), 15,9 ; 8. Dials (Orléans) et Julian (Nancy),
15,6 ; 10. Guice (Chalon) et Ford (Besançon), 15,3.
Le meilleur de la journée : Gray (Cholet) et T. Johnson (Dijon), 25.
Points
Rebonds 1. JULIAN (Nancy), 10,4 ; 2. Bennett (Dijon,), 10,1 ; 3. Lewin
(Reims), 9,5 ; 4. Lear (Chalon), 7,9 ; 5. Campbell (Le Mans), 7,8 ;
6. Dials (Orléans), 7,6 ; 7. Sanders (Strasbourg) et Nsonwu-Amadi
(Gravelines), 7,4 ; 9. Salyers (Roanne), 7,1 ; 10. Kirksay (Nancy), 6,9.
Le meilleur de la journée : Lewin (Reims), 18.
1. SCIARRA (Dijon), 7,1 ; 2. Pellin (Roanne), 5,2 ; 3. Carr (Reims),
5,1 ; 4. Miles (Pau-Orthez), 5 ; 5. Linehan (Nancy) et Cooper
(Strasbourg), 4,9 ; 7. Fellah (Orléans), 4,8 ; 8. R. Greer (Pau-Orthez), 4,6 ; 9.
A. Owens (Bourg) et Everett (Chalon), 4,5.
Le meilleur de la journée : Sciarra (Dijon), 11.
Passes
33
L E S É Q U I P E S T Y P E S D E N O T R E R É D A C T I O N V O N T S E R V I R , L O R S D E S 1 4 P R E M I È R E S J O U R N É E S D E P R O A , À L ’ É L A B O R AT I O N D E S C I N Q M A J E U R S D U A L L - S TA R G A M E 0 6 .
Les cinq majeurs
PRÉSENTENT
Français
A. Traoré
(Le Havre)
M. Badiane
(Clermont)
Julian
(Nancy)
Bercy, 29 décembre 2006
Les joueurs retenus pour
le All-Star Game 06 seront connus
le lundi 11 décembre 2006.
Sciarra
(Dijon)
Diarra
(Chalon)
McCord
(Strasbourg)
R. Greer
(Pau-Orthez)
Petrovic
(Paris)
Soliver
(Nancy)
Boyette
(Orléans)
p.
—
953
989
1081
913
880
905
885
889
900
759
908
857
920
937
906
840
801
805
c.
—
884
842
958
875
871
888
877
889
904
875
958
856
945
913
966
872
813
942
NBA EXPRESS
Prise de tête
à Chicago
LES RÉSULTATS
Charlotte - Miami, 93-102 ; Washington - Detroit,
111-115 ; Orlando - Atlanta, 98-79 ; Cleveland - Philadelphie, 108-95 ; New York - Chicago, 95-106 ; Minnesota - LA Clippers, 104-96 ; Houston - Memphis, 85-76 ; Dallas - New
Orleans-Oklahoma City, 85-73 ; Milwaukee - Boston, 98-111 ;
Sacramento - Portland, 105-85 ; Golden State - Utah, 91-78.
VALENCIENNES - BOURGES : 57-53
(16-17 ; 15-10 ; 14-10 ; 12-16)
VALENCIENNES : Godin (4), Harrower (11),
Gruda (20), Hermouet (2), Grgin-Fonseca (2),
E. Gomis (4), Bade (6), Tuvic (4), Ega (4).
BOURGES : Maltsi (10), Melain (14), Miyem,
Hall (4), Dumerc (12), Kireta (13), Lepron,
Ndongue.
AIX-EN-PROVENCE - MOURENX : 63-74
(21-23 ; 13-15 ; 16-21 ; 13-15)
AIX-EN-PROVENCE : Sharp (10), Maloca
(7), M. Lopez (7), Joens (29), Lacroix (6),
Gérard, Sene (2), Zubak (2).
MOURENX : Kevorkian (1), Arrondo, Devaux,
Agbatan (15), Gruszczynski (6), A. Lelas (13),
Castets (2), Nnindjem (18), Tzekova (19).
MONTPELLIER - CLERMONT : 77-68
(25-23 ; 18-20 ; 18-11 ; 16-14)
MONTPELLIER : K. Miller (13), Basko (11),
Dijon (7), Skrela, E. Bertal (13), Co. Miller
(17), Reghaïssia (9), G. Bertal, Perotto (3),
Podkovalnikova (4).
CLERMONT : Salagnac (14), Fromholz (4),
Krawczyk (5), Gardner (16), Nikipolskaïa (15),
Lardy (10), Criss, Nadrowska (4), M’Boma.
Les Bulls vont mieux, puisqu’ils ont mis fin à une fâcheuse série
de six défaites d’affilée. Dans la douleur toutefois, après avoir
laissé les Knicks gommer presque entièrement une avance de
23 points dans le troisième quart-temps. De quoi rendre nerveux et irritable Scott Skiles, l’entraîneur de Chicago, finalement expulsé
avant la fin. Lequel aura bien besoin de toute sa tête pour résoudre le problème Ben Wallace. Après avoir signé cet été un contrat de quatre ans et 60
millions de dollars avec les Bulls, celui-ci se « prend la tête » avec une des
règles de l’entraîneur, interdisant le port du bandeau. Ce bras de fer l’a vu
alterner temps de jeu et longues séances sur le banc samedi face à New York, à
chaque fois qu’il remettait son bandeau rouge sur sa tête. « Je m’en fous, tout
ce que je vois, c’est qu’on a gagné », a précisé Wallace. Chicago a gagné, mais
« Big Ben » (5 pts, 7 rbds en 29 min) et Skiles n’ont pas réglé leur différend…
LES FRANÇAIS
Affaibli par un virus intestinal, Mickaël PIETRUS n’a pas joué
lors de la belle victoire des Warriors contre le numéro 1 de la
Ligue, Utah.
LES NEWS
Avec la défaite du Jazz, l’équipe la plus en forme du
moment s’appelle désormais Dallas, victorieuse de son
9e match d’affilée devant les Hornets.
NCAA : FLORIDA BATTU. – Après 17 victoires consécutives, à cheval sur la
fin de la saison dernière et le début de celle-ci, les Gators de Florida
de Joakim Noah sont tombé samedi soir à Kansas University (80-82 a.p.).
Auteur de 17 pts, 4 rbds et 1 passe, Noah a arraché la prolongation à la fin
du quatrième quart-temps, mais les Gators, touchés par les fautes, ont craqué
à la fin du temps supplémentaire.
RALLYE DU VAR
Vouilloz champion
VAINQUEUR au Lyon-Charbonnières, en Alsace et au Limousin,
Nicolas Vouilloz a bouclé sa saison
de Championnat de France par une
nouvelle victoire, hier, lors de la
manche de clôture qu’il a dominée
de bout en bout. Vainqueur de dix
des douze spéciales au programme,
le pilote de la 307 WRC de l’écurie
BSA a largement devancé la
306 Maxi de Michel Boetti et la
Toyota Celica de Patrick Rouillard,
qui ont profité d’une crevaison de
Dany Snobeck (Peugeot 307 WRC)
pour venir cueillir les accessits.
Retardé en fin de deuxième étape
par un problème électrique, Cédric
Robert a donc échoué dans son délicat défi de déjouer les pronostics. Il
aura toutefois la satisfaction d’avoir
réalisé un sans-faute absolu en
Super 1600 puisqu’il s’est adjugé
hier son huitième succès en huit
manches dans cette catégorie !
« Après mes deux faux pas, au
Rouergue et au Mont-Blanc, j’avais
grillé mes deux jokers, rappelait
Vouilloz. En cas de nouveau pépin,
tout pouvait basculer ici. J’étais donc
un peu tendu au début, mais je me
suis détendu pour conclure assez
tranquillement. Je suis heureux de ce
titre, qui n’a pas été si facile que cela
à décrocher. Je pense avoir évolué au
niveau pilotage et pas mal appris au
niveau de la gestion de mes courses
cette année. Je ne sais pas de quoi
mon avenir immédiat sera fait car
rien n’est finalisé pour le moment.
Ce qui est sûr, c’est que j’espère bien
rouler en rallye l’an prochain. En tout
Sixième citation pour Julian. Première apparition
pour tout le cinq étrangers.
RENDEZ-VOUS LUNDI PROCHAIN POUR LES CINQ MAJEURS DE L A 13 e JOURNÉE
LUNDI 27 NOVEMBRE 2006
cas, le projet de Peugeot en Super
2000 est très alléchant et je me sens
bien entouré dans l’équipe BSA… »
Les autres lauréats 2006 titrés à
l’issue de ce Rallye du Var sont Éric
Mauffrey (Trophée Michelin), Pascal
Mackerer (Challenge Citroën C 2) et
Thomas Barral (Renault Clio
Cup). – J.-P. R.
CLASSEMENT : 1. Vouilloz-Klinger (Peugeot 307 WRC), 2 h 32’10’’5 ; 2. Boetti-Nas de Tourris (Peugeot 306 Maxi), à 3’33’’2 ; 3. Rouillard-Zazurca (Toyota
Celica GT Four), à 5’13’’9 ; 4. Robert-Bedon (Renault Clio), à 6’24’’7 (1er Super
1600) ; 5. Snobeck-Mondesir (Peugeot 307 WRC), à 8’3’’0 ; etc.
CHAMPIONNAT DE FRANCE 2006 : 1. Vouilloz, 112 pts ; 2. Robert, 93 ;
3. Grosset-Janin, 77 ; 4. Cuoq, 69 ; 5. Mauffrey, 51 ; etc.
TROPHÉE ANDROS
Vers une « guerre des trois »
Étrangers
ET
P.
—
2
2
2
5
5
5
5
6
6
7
7
7
7
7
8
8
8
11
LE FAIT DU JOUR
AUTOMOBILE
Les leaders (à la moyenne par match)
Nancy a peut-être trouvé laa formule magique. Jusqu’alors
souverains, les deux Américainns de Roanne Spencer et Harper,
tournaient à 42,5 points de m
moyenne par match. Samedi, les
Nancéiens
iens ont tenu les deux co
compères à 25 points, leur plus petit
total cumulé depuis le début de la saison. Limités à un douteux 11//28 aux tirs, la
doublette US n’a pas entraîné derrière elle la Chorale. Mais arrêter le duo magique
ne semble pas être la seule solution pour battre les Roannais puisque lors de leur
seule autre défaite de la saison, à Villeurbanne, ils avaient engrangé 45 points.
Class. : 1. Valenciennes, 16 pts ; 2. Villeneuve-d'Ascq, 16 ; 3. Montpellier, 16 ; 4.
Mondeville, 15 ; 5. Aix, 15 ; 6. Bourges,
15 ; 7. Challes, 14 ; 8. Tarbes, 13 ; 9.
Calais, 13 pts ; 10. Clermont, 12 ; 11.
Mourenx, 12 ; 12. Arras, 12 ; 13. SaintAmand, 11 ; 14. Nice, 9.
Classement
Pts J. G.
— — —
1. Chalon .................... 22 12 10
Nancy ..................... 22 12 10
Roanne ................... 22 12 10
4. ASVEL ..................... 19 12 7
Le Havre ............... 19 12 7
Orléans .................. 19 12 7
Paris ....................... 19 12 7
8. Dijon ....................... 18 12 6
Gravelines ............. 18 12 6
10. Bourg-en-Bresse ........ 17 12 5
Hyères-Toulon .... 17 12 5
Le Mans ........... 17 12 5
Pau .................... 17 12 5
Strasbourg ....... 17 12 5
15. Besançon ......... 16 12 4
Cholet ............... 16 12 4
Clermont .......... 16 12 4
18. Reims ................ 13 12 1
DIX FOIS CHAMPION sur la glace, Yvan Muller ne défendra pas son titre cet hiver, laissant trois écuries se disputer sa
succession. Tenante du titre, l’équipe Kia a été reprise cet été
par le duo Dany Snobeck-Jean-Pierre Béchu. Pour pallier le
départ du terrible Yvan, les deux compères ont fait appel à
Jean-Philippe Dayraut, autre grand spécialiste de la glisse à
qui ils avaient confié précédemment leur BMW Série 1. Le
constructeur coréen alignera une seconde voiture, toujours
préparée par Exagon Engineering, pour le Parisien Lanctuit,
deuxième du Trophée en 2003. Face à Kia, l’équipe Toyota
s’est donné les moyens de remporter un titre manqué de peu
en 2004 et 2006. Pour sa quatrième saison, elle mise sur une
nouvelle voiture : l’Auris. Alain Prost pilotera la première
alors que Panis et Balas se partageront la seconde. Fiat, de
son côté, alignera sa nouvelle Grande Punto pour ses pilotes
de pointe Lagorce et De Korsak. La glace n’étant guère avare
de surprises, des outsiders pourraient s’immiscer dans cette
« guerre des trois ». C’est ce qu’espère Fouquet, troisième
du Trophée 2004 avec la Clio V 6 AMV, mais aussi Merafina
ou Evens Stievenart, pilotes des Clio V 6 de Sport Garage,
Knapick et Pailler sur une BMW Série 1, voire Margot Laffite
et Marlène Broggi (206 CC). Premier rendez-vous, les
9-10 décembre à Val-Thorens. – J.-P. C.
CALENDRIER 2006-2007 : Val-Thorens,
9-10 décembre ; Pas de la Case (Andorre), 15-16 décembre ;
l’Alpe-d’Huez, 22-23 décembre ; Isola 2000, 12-13 janvier ;
Serre-Chevalier, 20-21janvier ; Lans-en-Vercors, 26-27 janvier ; Super Besse (final), 2-3 février ; Saint-Dié (superfinale),
11 février.
A 1GP : L’ALLEMAGNE
SOUS LA PLUIE. – Retardée par la
pluie, la course principale a été
remportée hier à Sepang par
l’Allemand Nico Hülkenberg, large
vainqueur devant le Britannique
Robbie Kerr. Le Français Nicolas
Lapierre s’est quant à lui classé
troisième après avoir précédemment
terminé 6e de la course sprint.
Après quatre manches, l’Allemagne
occupe la tête du Championnat avec
un total de 37 points. Elle devance
au classement la Grande-Bretagne,
qui compte 31 points, mais aussi la
Malaisie, le Mexique et la France,
toutes ces formations étant ex
aequo avec 24 points à leur
compteur.
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Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
LILIANE TRÉVISAN
PAU-ORTHEZ
LE MANS
Bleu
Rouge
les compteurs à plat à la pause (37-37).
À la reprise, un festival de trois tirs primés donnait à Pau l’alternance et
l’adresse extérieure qui manquaient
cruellement au MSB, vacillant sous un
10-2 (47-39, 23e). Pau s’ouvrait des
espaces, de la course, et prenait le
large (57-45, 28e). Faute de solutions,
avec Gregory et Campbell, batteries à
plat, flétris par la lutte, puisque le
coach choisit de ne pas utiliser Adjiwanou, Le Mans, malgré huit points de
Nicevic dans le dernier quart, était battu. « C’était un vrai combat. Et on le
gagne, comme le rebond, en grande
partie grâce à Ricardo, ses rebonds,
son énergie et aussi sa capacité à faire
le sale boulot », appréciait Gordon
Herbert. Qui, du coup, en oubliait la
récente altercation avec son ailier à
Salonique. C’est donc que ça va mieux
de ce côté-là aussi…
pour Murcie n’auront pas suffi à son
club pour s’imposer à Gérone (80–73).
En Italie, le retour après blessure de
Michel MORANDAIS aura été
impressionnant (13 pts et 10 rbds) à
défaut d’être gagnant (défaite à domicile de Naples face à Varèse, 78-82).
Gros match également pour les deux
Français de Capo d’Orlando, Mickaël
MOKONGO (10 pts, 1 rbd et 8 p.d.) et
Hervé TOURÉ (15 pts, 6 rbds et 1 p.d.)
avec une victoire à la clé sur Biella
(85-77). En revanche, Vasco EVTIMOV a été bien pâle (5 pts et 2 rbds en
6 min) lors du succès de la Fortitudo
Bologne sur Scafati (92-82). Enfin,
Éric MICOUD ne s’est pas non plus
montré sous son meilleur jour à Montegranaro (2 rbds et 1 p.d.), mais sa formation est tout de même revenue avec
un succès en poche (86-81). – N. R.
Jaune
Bleu
Jaune
trop tard (67-63, 38e), et sans les armes
pour faire douter un Pau euphorique.
Dommage. Car le MSB avait pris les
choses par le bon bout. Nicevic était
vite venu du banc calmer les ardeurs de
Wright (7 pts et 9-6, 5e). Puis avec
Bokolo à la mène, le MSB trouvait du
rythme, de la conquête au rebond
offensif pour passer un 6-0 (9-12, 7e)
qui l’installait dans le match. Porté par
un Kenny Gregory électrique (13 pts à
la pause), le MSB passait encore un 8-0
(14-26, 12e). C’est en injectant Britton
Johnsen, bien appuyé par la percussion de Ricardo Greer, que Pau
construisit son retour, dans l’agressivité. Wright avait pris le pouls de Nicevic,
et les huit points à suivre de l’intérieur
vert ramenaient Pau (32-37, 18e). De la
fébrilité, quelques choix hâtifs, des
balles perdues aux mauvais moments
jetaient le trouble dans le jeu manceau. Et l’Élan avait de quoi remettre
Le week-end a été excellent pour le
grand Frédéric WEIS qui a non seulement battu avec Bilbao une formation
du Top 8, Estudiantes Madrid (78-67),
mais a également sorti une performance de tout premier ordre (10 pts,
13 rbds et 1 p.d.). Moins de chance
pour Malaga et un discret Florent
PIETRUS (6 rbds), défaits sur leur parquet par Valence (58-64). Valladolid
reste, de son côté, bien planté au fond
du classement après un nouveau
revers dans la salle de Fuenlabrada
(72-88) malgré un Joseph GOMIS
correct (11 pts, 3 rbds et 1 p.d.). Pas
plus de réussite pour Mous SONKO
(6 pts et 3 p.d.) et ses coéquipiers d’Alicante. Déjà coulés à la mi-temps
(22 pts de retard), ils n’ont pu que
constater les dégâts au final (64-84).
Enfin, les 7 points, 1 rebond et 3 passes
décisives de Stéphane RISACHER
Noir
Noir
Il manquait aussi au MSB – et Bogavac sur le banc est ardemment désiré – une qualité de shoot extérieur,
aussi bien primé (0/13 à 3 pts) que dans
la zone intermédiaire et donc une
variété offensive qui aurait pu compliquer la tâche de la défense paloise.
« On n’a tenu nos objectifs que pendant quinze minutes. Ce qu’on
concède entre la 17e et la 25e est rédhibitoire, reconnaissait Vincent Collet.
On s’éteint progressivement au
rebond. Ricardo Greer nous fait mal.
On a été moins agressifs dans le troisième quart, et puis il nous a manqué
une menace extérieure, ce qui leur
donne la possibilité de resserrer leur
défense. »
Oui, les Manceaux avaient eu un
moment leur match en main. Mais ils
terminaient usés, broyés au rebond,
malgré un effort qui leur permit de
revenir d’un – 12 (57-45, 28e), mais
soit tout de suite opérationnel, à
100 % de ses moyens, a déclaré le
responsable de la communication,
Michele Forino. Nous ne voulions
pas attendre un mois que Tariq soit
au maximum de ses possibilités. » La
décision a, semble-t-il, été prise rapidement puisque Abdul-Wahad
n’était même pas dans les tribunes
samedi lors de la victoire de Bologne
sur Scafati (92-82). Le club a par ailleurs repoussé toute possibilité de
retenter l’expérience avec le Français dans quelques semaines. Va-t-il
rebondir ailleurs ? Aucune information n’a pour l’instant été communiquée, mais la famille du joueur est
restée à Dallas. – J. C.
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