Le marché des confitures : les principales données de
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Le marché des confitures : les principales données de
LE SUCRE ET LA CONSERVATION DES PRODUITS À BASE DE FRUITS Le marché des confitures : les principales données de consommation et le point sur la réglementation Nicolas PENANHOAT, Fédération Française des Industries d’Aliments Conservés, Section Fruits – 350 grammes en général ; – 250 grammes dans le cas des cassis, cynorrhodons, coings ; – 150 grammes dans le cas du gingembre ; – 160 grammes dans le cas des anacardes ; – 60 grammes dans le cas des fruits de la passion. RAPPEL RÉGLEMENTAIRE : DÉFINITION DES CONFITURES Décret n° 85-872 du 14 août 1985 modifié par le décret n° 91-1097du 13 septembre 1991. Confitures et gelées extra Marmelades Le mélange, porté à une consistance gélifiée appropriée, de sucres et de pulpe (jus et/ou extrait aqueux pour les gelées) : – soit d’une seule espèce de fruits ; – soit de deux ou plusieurs espèces de fruits, à l’exclusion des pommes, poires, prunes à noyau adhérent, melons, pastèques, raisins, citrouilles, concombres et tomates. Le mélange, porté à une consistance gélifiée appropriée, de sucres et d’un ou plusieurs des produits ci-après, obtenu à partir d’agrumes : pulpes, purée, jus, extraits aqueux et écorces. La quantité d’agrumes utilisée pour la fabrication de 1 000 grammes de produit fini doit être supérieure ou égale à 200 grammes, dont au moins 75 grammes proviennent de l’endocarpe. La quantité de pulpe (jus et/ou extrait aqueux) utilisée pour la fabrication de 1 000 grammes de produit fini doit être supérieure ou égale à : – 450 grammes en général ; – 350 grammes dans le cas des cassis, cynorrhodons, coings ; – 250 grammes dans le cas du gingembre ; – 230 grammes dans le cas des anacardes ; – 80 grammes dans le cas des fruits de la passion. Teneur en sucres La teneur en matière sèche soluble doit être supérieure ou égale à 60 %. 1. LES PRINCIPALES DONNÉES DE CONSOMMATION Elles sont déduites pour l’essentiel des enquêtes statistiques nationales annuelles réalisées par la FIAC. Confitures et gelées Le mélange, porté à une consistance gélifiée appropriée, de sucres et de pulpe et/ou de purée (jus et/ou extrait aqueux pour les gelées) : – soit d’une seule espèce de fruits ; – soit de deux ou plusieurs espèces de fruits. 1.1. Évolution chiffrée des productions Depuis 1991, la production baisse régulièrement. En 1999, elle se situait en retrait de 5,5 % par rapport à la moyenne des 10 dernières années. Il est toutefois à noter que la production moyenne de 1989 à 1999 reste supérieure à celle La quantité de pulpe et/ou de purée (jus et/ou extrait aqueux) utilisée pour la fabrication de 1 000 grammes de produit fini doit être supérieure ou égale à : 8 LE SUCRE ET LA CONSERVATION DES PRODUITS À BASE DE FRUITS 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 Conf. et gelées extra 94 738 101 764 109 703 96 841 En tonnes 1989 95 904 95 775 94 003 87 093 85 642 91 870 87 459 Conf. et gelées 34 107 29 277 30 430 35 673 31 428 32 800 31 461 30 882 30 854 30 952 31 856 Crèmes de marrons 7 658 7 739 7 958 8 008 8 100 7 977 8 600 9 235 7 823 7 127 7 719 Total 1990 1991 1992 136 503 138 780 148 091 140 522 135 432 136 552 134 064 127 210 124 319 129 949 127 034 Import 5 545 6 150 7 431 7 654 8 700 12 626 16 258 19 219 17 991 16 571 15 158 Export 21 473 24 836 29 698 27 961 26 902 25 830 27 029 26 755 27 715 27 840 30 091 Marché 120 575 120 094 125 824 120 215 117 230 123 348 123 293 119 674 114 595 118 680 112 101 Production et marché 160 000 140 000 tonnes 120 000 100 000 Total Import Export Marché 80 000 60 000 40 000 20 000 0 1989 1990 1991 1992 1993 1994 année 1995 1996 1997 1998 1999 tière 1999 a été très abondante pour la majorité des fruits, et les ventes de sucres ont enregistré une très forte hausse par rapport à 1998 (+ 26,8 % pour le sucre cristallisé). de la moyenne des dix années précédentes. L’année 1999, ne doit cependant pas constituer une référence. En effet, la baisse des productions semble essentiellement liée à une forte hausse des « productions maisons ». La campagne frui- • Corrélation entre les ventes de sucre et la production de confitures Ventes de sucre (mai à octobre) 180 000 160 000 140 000 tonnes 120 000 Total cristal Total semoule Total Confiture 100 000 80 000 60 000 40 000 20 000 0 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 année 9 LE SUCRE ET LA CONSERVATION DES PRODUITS À BASE DE FRUITS • Données qualitatives (SOFRES) Une enquête réalisée par la SOFRES en 1997 intitulée « Les Français et la confiture » a permis d’avoir une vision plus précise des consommateurs de confitures (échantillon de 1 042 individus représentatif après pondération de la population française âgée de 15 ans et plus) L’enquête réalisée apporte, notamment, des informations sur : 1.2. Évolution de la consommation • Données quantitatives (d’après les statistiques de production) Eu égard aux derniers chiffres publiés par l’INSEE, suite au recensement de 1999, il apparaît que la consommation de confitures industrielles recule de 9 % entre 1990 et 1999. Elle passe de 2,12 kg/an/habitant à 1,92. Ces chiffres de consommation ne concernent évidemment que les produits industriels. Les « productions maisons » (confitures ménagères, ventes confidentielles sur les marchés…) ne sont certainement pas négligeables. Aucun indicateur ne permet de les évaluer précisément, toutefois, il est généralement estimé qu’elles représentent au moins un tiers du volume des productions industrielles. Dans ces conditions, la consommation réelle se situerait plutôt, pour 1999, à 2,9 kg/habitant. Il n’en demeure pas moins que la tendance générale de la consommation est à la baisse. Une étude réalisée par la SOFRES en 1997 confirme cette tendance (infra). La fréquence de consommation Tous les combiens consommez-vous des confitures ? Jamais 3% Rarement 14 % De temps en temps 32% 1 ou 2 fois par semaine 14 % 3 4 fois par semaine 13 % Tous les jours ou presque 24 % 0% 5% 10 % 15 % 20 % 25 % 30 % 35 % 97 % des français consomment des confitures. - 51 % régulièrement - 45 % occasionnellement - 3 % jamais. Consommez-vous plus, autant ou moins de confitures qu’avant ? Ne sait pas Plus 1% 8% Le profil des consommateurs quotidiens de confitures Moins 35% Sexe et âge 50 45 40 35 30 25 20 15 10 5 0 21 19 21 us s s -6 et 4 pl an s an 65 an 50 9 -4 35 -3 4 an -2 15 25 4 m an s e m m om H s 12 e Plusieurs raisons peuvent être avancées pour justifier ce recul : ➔ la concurrence d’autres produits : les céréales au petit déjeuner, les pâtes à tartiner… ; ➔ l’apparition sur le marché de nombreux « desserts de fruits » ; (produits ayant une teneur en sucres trop faibles pour porter la dénomination « confitures »), consommés aux mêmes occasions que les confitures. Ces produits ne sont pas nécessairement déclarés dans les enquêtes de production. ➔ la crainte des sucres. Bien que jouissant d’une image sympathique auprès des consommateurs il est souvent fait état (sans doute à tort, compte tenu de la comparaison avec d’autres produits) dans les média du pouvoir fortement calorique des confitures 34 31 28 Fe Autant 56% Profession du chef de famille 50 45 40 35 30 25 20 15 10 5 0 32 25 17 Art, Agri. 10 24 Cadre 17 Prof. Inter. Employé 18 Ouvrier inactif LE SUCRE ET LA CONSERVATION DES PRODUITS À BASE DE FRUITS 1.3. Place des différents fruits dans la gamme Catégorie d’agglomération 50 45 40 35 30 25 20 15 10 5 0 26 25 24 21 Rural La fraise reste le premier parfum suivi de l’abricot. Ces deux fruits représentent prêt de la moitié des productions. Toutefois, depuis quelques années, leur suprématie s’infléchit très légèrement. Le volume des autres fruits (tableau ci-dessous) est en forte progression. Cela dénote une nouvelle attitude de la part des consommateurs qui de plus en plus ont tendance à rechercher la diversité. 22 2 à 2000 hab. 20 à 100 000 > 100 000 hab hab Agglo. Paris. Nombre de personnes au foyer 50 45 40 35 30 25 20 15 10 5 0 1.4. Évolution de la consommation collective 30 23 21 Une Deux La part des confitures destinées à la consommation collective baisse régulièrement depuis 10 ans pour se stabiliser autour de 11 %. Ce sont essentiellement les boites en métal qui régressent fortement, elles ne représentent désormais que 16,7 % des produits de cette catégorie (35 % en 1989). 19 Trois Quatre et + 1.2. Place relative des différents types de produits dans l’ensemble des confitures Extra La répartition sur ces dix dernières années entre les différents types de produits est stable. Les produits « extra » représentent toujours prêt de 2/3 des productions. Place relative Conf. et gelées Crèmes de marrons Conf. et gelées extra 6% 24 % Conf. Ensemble métal – 100 g métal – 100 g tonnes % 1989 1 118 2 967 5 378 8 609 18 072 14,00% 1990 1 015 2 708 4 775 7 358 15 856 12,20% 1991 2 969 2 400 4 390 9 364 19 123 13,60% 1992 1 126 1 628 4 177 9 878 16 809 12,60% 1993 1 231 1 828 4 356 10 085 17 500 12,90% 1994 932 2 334 8 271 9 146 1995 869 1 888 2 552 10 329 15 638 11,66% 1996 1 254 1 986 1 995 8 930 1997 5 647 1 962 1 681 8 492 17 782 14,32% 1998 789 2 750 1 752 8 733 14 024 10,79% 1999 784 2 704 1 563 8 985 14 036 11,05% 20 683 15,10% 14 165 11,14% 70 % 1989 1990 1991 1992 1993 Fraises 30,88 31,15 31,3 30,93 31,42 29,65 30,3 29,57 30,08 29,55 28,28 Abricots 26,03 24,83 24,35 24,82 23,45 24,55 22,32 23,54 23,19 22,83 21,52 Groseilles 6,54 6,36 6,24 6,15 6,2 6 5,76 5,7 5,54 5,54 5,42 Framboises 5,71 5,71 6,23 6,65 6,65 5,82 5,35 5,55 5,33 5,22 5,33 Myrtilles 4,28 4,57 4,51 4,58 4,91 5 5,42 5,32 4,96 5,17 5,07 Oranges 5,38 5,33 4,57 5,17 5,49 5,68 5,69 5,95 6,17 6,28 6,52 Prunes 3,82 3,01 3,45 3,71 3,75 4,2 3,28 4,44 3,81 4,34 3,97 Cerises 5,57 5,89 6,05 5,65 5,74 6,11 6,37 5,7 5,72 5,66 5,56 Autres 11,79 13,15 13,3 12,34 12,39 12,99 15,51 14,23 15,2 15,41 18,33 11 1994 1995 1996 1997 1998 1999 LE SUCRE ET LA CONSERVATION DES PRODUITS À BASE DE FRUITS 1.5. Commerce extérieur 2. LE POINT SUR LA RÉGLEMENTATION Le volume des exportations de 1989 à 1999 a crû de 40 % et a été multiplié par deux en valeur. Ces dernières années, le volume était pratiquement resté stable et a enregistré en 1999 de nouveau une hausse, de 8,8 %, mais une plus faible variation en valeur (+ 3,7 %). 2.1. Les dispositions réglementaires 2.1.1. Les textes Quant aux importations, elles n’ont cessé d’augmenter jusqu’en 1996 date à laquelle elles ont entamé leur baisse. En 1999 elles représentent en volume environ la moitié des importations et moins du tiers en valeur. Exportations Tonnes KF au kg Prix Communautaires : ➔ Directive du Conseil du 24 juillet 1979 relative au rapprochement des législations des États membres concernant les confitures gelées et marmelades de fruits et crèmes de marrons (JOCE N° L 205 p. 5, du 13/08/79) modifiée par ; ➔ Directive du Conseil du 18 novembre 1998 (JOCE N° L 318, p. 44, du 25/11/88). Importations Tonnes KF Prix au kg 1989 21 473 269 043 12,53 5 545 57 597 10,39 1990 24 836 307 877 12,40 6 150 63 287 10,29 1991 29 698 369 307 12,44 7 431 82 072 11,04 1992 27 961 362 674 12,97 7 654 90 047 11,76 1993 26 902 365 858 13,60 8 700 88 050 10,12 1994 25 830 372 512 14,42 12 626 123 909 9,81 1995 27 029 398 497 14,74 16 258 162 888 10,02 1996 26 755 416 702 15,57 19 219 188 619 9,81 1997 27 715 452 939 16,34 17 991 179 808 9,99 1998 27 840 477 669 17,16 16 571 173 310 10,46 1999 30 091 534 938 17,78 15 158 155 738 10,27 Français : ➔ Décret n° 85-872 du 14 août 1985 portant application de la loi du 1er août 1905 sur les fraudes et falsifications en matière de produits ou de services en ce qui concerne les confitures, gelées et marmelades de fruits et autres produits similaires (JORF 20/08/85, p. 9544), modifiée par ; ➔ Décret n° 91-1097 du 13 septembre 1991 (JORF DU 23/10/91, p. 13872). 2.1.2. Les principaux éléments de définition des confitures, gelées et marmelades. L’Union Européenne absorbe toujours la majorité des volumes exportés (68 %). Toutefois, les volumes au sein de l’U.E. restent stables depuis plusieurs années. C’est vers les pays tiers qu’il faut se tourner pour constater une augmentation des parts à l’exportation. En effet, on constate en 1999 une hausse de 24,29 % vers ces derniers. • Les ingrédients de base : ➔ Les fruits Seuls les fruits peuvent être utilisés pour la confection de confitures et gelées. Sont toutefois autorisés : les tiges de rhubarbe, les tomates, les carottes, les citrouilles, melons et pastèques, les patates douces. Il n’est pas, par conséquent, possible de réaliser des confitures, de lait, de vin, d’oignons, etc. Au sein de l’U.E., c’est l’UEBL qui reste la première destination, suivie de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne qui sont toutefois en recul. Hors U.E., les U.S.A. restent la première destination suivis de près par le Japon. La qualité ainsi que la quantité déterminent l’usage des différentes dénominations. Le prix moyen des exportations est de 17,54 FF, et reste plus faible vers l’U.E. – 16,75 FF – que vers les pays tiers – 19,19 FF. C’est toujours à destination du Japon que les prix les plus élevés se pratiquent, avec un prix moyen au kilo. De 39,24 FF en hausse de 6 F par rapport à 1998. La confiture extra est réalisée à partir de pulpe et la quantité utilisée pour la fabrication de 1 000 grammes de produit fini doit être supérieure ou égale à 450 grammes en général. La confiture est réalisée à partir de pulpe et/ou de purée et la quantité utilisée pour la fabrication de 1 000 grammes de produit fini doit être supérieure ou égale à 350 grammes en général. 12 LE SUCRE ET LA CONSERVATION DES PRODUITS À BASE DE FRUITS de réglementation communautaire. L’approche horizontale a été préférée à l’approche verticale trop contraignante. Dans ce contexte a été engagée la révision d’un « directive confitures ». L’objectif était de les simplifier et ne tenir compte que des seules exigences essentielles auxquelles doivent répondre les produits visés par lesdites directives. La gelée extra est réalisée à partir de jus et/ou extraits aqueux et la quantité utilisée pour la fabrication de 1 000 grammes de produit fini doit être supérieure ou égale à 450 grammes en général. La gelée est réalisée à partir de jus et/ou extraits aqueux et la quantité utilisée pour la fabrication de 1 000 grammes de produit fini doit être supérieure ou égale à 350 grammes en général. Le projet de directive confitures, après de longues années de discussions, a fait l’objet d’un accord du Conseil en mars 2000. Le texte est actuellement bloqué devant le Parlement pour des questions de comitologie. Il ne devrait pas connaître de modification de fond. Finalement, mis à part la suppression des dispositions déjà prévues par un texte horizontal, la directive n’a reçu qu’un nombre limité de modifications majeures. L’accent peut, toutefois, être mis sur deux points particuliers : les sucres d’une part et la teneur en matière sèche soluble d’autre part. La marmelade est réalisée à partir de pulpe et/ou purée et/ou jus et/ou extraits aqueux et/ou écorces, obtenus à partir d’agrume, et la quantité utilisée pour la fabrication de 1 000 grammes de produit fini doit être supérieure ou égale à 200 grammes, dont au moins 75 grammes proviennent de l’endocarpe. ➔ Les sucres La teneur en matières sèche soluble déterminée par réfractomètre doit être égale ou supérieure à 60 %. ➔ Les sucres Le nouveau texte renvoie désormais à la directive sucres (également révisée). Il prévoit expressément, par ailleurs, l’usage de sucre roux/brun, de sirop de fructose, mais aussi des sucres extraits des fruits. Le miel, peut toujours être utilisé en remplacement partiel ou total des sucres. La principale innovation est par conséquent l’introduction des sucres extraits des fruits. Malheureusement, malgré les demandes répétées des représentants français aucune définition de ces sucres n’a été introduite dans le projet de directive. La directive de 1979 prévoit toutefois que les États membres peuvent autoriser, de manière dérogatoire, des produits ayant une teneur en matière sèche soluble inférieure à 60 %. Les sucres autorisés sont : – Le sucre mi-blanc ; – Le sucre blanc ; – Le sucre liquide ; – Le sucre liquide inverti ; – Le sirop de sucre inverti ; – Le dextrose monohydraté ; – Le dextrose anhydre ; – Le sirop de glucose ; – Le sirop de glucose déshydraté ; – Le fructose ; – Le sucre roux ; – Le miel. ➔ La teneur en matière sèche soluble. Excepté pour les produits pour lesquels les sucres ont été partiellement ou totalement remplacés par des édulcorants, la teneur en matière sèche soluble doit toujours être supérieure ou égale à 60 %. Tout comme la directive de 1979, le nouveau texte introduit des dérogations à cette teneur de 60 %. Toutefois une nouvelle rédaction du texte semblerait emporter des conséquences particulières, aux yeux de la Commission, en matière de libre circulation des produits à moindre teneur en sucres. La directive de 1979 précisait : « Les États membres peuvent, en outre, autoriser sur leur territoire […] les dénominations figurant à l’annexe I pour les produits qui […] présentent une teneur en matière sèche soluble inférieure à 60 % ». • Les autres ingrédients D’autres ingrédients tels que des herbes, noix, épices, vin et spiritueux…, peuvent être ajoutés aux ingrédients de base. Ils font toutefois l’objet d’une liste limitative. 2.2. Le projet de nouvelle directive Suite au Conseil européen d’Edimbourg en 1992 une nouvelle approche a été adoptée en matière 13 LE SUCRE ET LA CONSERVATION DES PRODUITS À BASE DE FRUITS La profession conteste cette interprétation. Il ne sert à rien d’introduire dans la définition des confitures la teneur en extrait sec si cet élément n’a pas, dans les faits, a être pris en compte. Le nouveau texte précise : « Les États membres, pour répondre à certains cas particuliers, peuvent autoriser les dénominations réservées pour les produits […] dont la teneur en matière sèche soluble est inférieure à 60 % ». Il ne faut pas oublier qu’à l’origine la confiture est un mode de conservation : la conservation des fruits par les sucres. La Commission, interrogée à deux reprises sur cette question, considère que la nouvelle rédaction permet la libre circulation des produits à moindre teneur en sucres, sans qu’un étiquetage complémentaire ne soit nécessaire pour informer le consommateur. La mention de la teneur totale en sucres, obligatoire dans les mentions d’étiquetage, étant jugée suffisante pour une bonne information du consommateur. En oubliant cela, le risque est grand de voir arriver sur le marché un nombre important de produits à teneur en sucre réduite, se conservant peu longtemps ou grâce à des conservateurs et ne satisfaisant pas les consommateurs traditionnels de vraies confitures. 14
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