high-tech - 20 Minutes
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SUPP ’ 2008 HIGH-TECH NOVEMBRE LE MAGAZINE TECHNOLOGIQUE DE minutes iPod, les raisons d’un tube sans fausse note > De l’iPod Shuffle au Touch, Apple truste les ventes de baladeurs numériques p. 4 et 5 MUSIQUE Accessoires > Les baladeurs descendent aux meilleures stations p. 6 Test > Des casques à l’écoute de nos envies p. 8 ÉDITION E-book > Nouveau chapitre pour le livre électronique p. 10 J'ai testé > La dernière tablette Sony p. 12 ENVIRONNEMENT Tendance > La high-tech apprend à se brancher à l’écologique p. 16-17 J'ai testé > Le mobile « vert » de Nokia p. 19 JEU VIDÉO Test > Les pros passent les simulations à l’épreuve du jeu p. 26-28 Reportage > Ubisoft dévoile les coulisses de « Prince of Persia » p. 30 DIDIER CRETE / 20 MINUTES INFORMATIQUE Pratique > Comment choisir son Netbook p. 34 Sélection > Des mini-PC au service maximum p. 36 HIGH-TECH iP d’un tube E 2008 ’ NOVEMBRE min utes od, les ra tube sans faisons d’un usse note LE MAGAZIN E > Du Shuf fle à l’iPod Touc h, Apple trust e les ventes TECHNOLOGIQUE de baladeurs SU PP IPOD, LES RAISONS DE numériques p. 4 et 5 MUSIQUE Sélection > Les baladeurs descendent aux meilleures station Test > Des casqu s p. 6 es à l’écoute de toutes nos envies p. 8 SANS FAUSSE NOTE ÉDITION Livre > Nouve au chapitre pour l’e-boo k p. 10 Evolution > Le lecteur prêt à tourner la page p. 10 ENVIRONNEM ENT Tendance > L’électroniqu e apprend à se brancher à l’écologique p. J'ai testé > Le 16-17 mobile « vert » de Nokia p. 19 Musique &(&('+ %+'-' " $# )(*.-', JEU VIDÉO Analyse > Les pros passent les simulations à l’épreuve du jeu p. 26-28 Reportage > Ubisof dévoile les coulis t « Prince of Persiases de » p. 30 INFORMATIQU E Pratique > Comm choisir son Netbo ent Sélection > Des ok p. 34 mini-PC au service maxim um p. 36 J. SULLIVAN / AFP Pourquoi l’iPod continue d’engranger des succès p. 4 La star d’Apple fait face à la concurrence p. 5 Les bons docks pour soigner son iPod p. 6 Des casques à l’écoute de nos envies p. 8 S. POUZET / 20 MINUTES Edition E-book, un nouveau chapitre pour le livre électronique p. 10 J’ai testé… le PRS-505, la tablette de lecture de Sony p. 12 Le lecteur n’est pas près de tourner la page p. 14 Environnement DR La high-tech se branche, doucement, à l’écologique p. 16-17 Interview d’Iza Kruszewska, responsable chez Greenpeace International des campagnes contre les produits toxiques p. 18 J’ai testé… le Nokia 3110 Evolve, le mobile « vert » p. 19 Vidéo nomade WENN / SIPA La télévision mobile bientôt en poche p. 20 Trouver l’offre nomade qui tient la route p. 22 J’ai testé… l’Archos 3G+, le baladeur multimédia avec abonnement SFR p. 24 Jeu vidéo DR Les professionnels passent les simulations à l’épreuve du jeu p. 26-28 Reportage à Montréal dans les coulisses de « Prince of Persia » p. 30 J’ai testé… « Little Big Planet », la dernière production Sony pour la PS3 p. 32 Informatique DR Les critères de poids pour choisir son ultraportable p. 34 Les mini-PC au service maximum p. 36 J’ai testé… le Dot, le nouveau Netbook de Packard Bell p. 38 Supplément au 20 Minutes n°1509 édité par 20 Minutes France, SAS au capital de 35 172 990 € RCS Paris B438 049 843 50 52 bd Haussmann CS 10300 75427 Paris Cedex 09 Tél. : 01 53 26 65 65 Fax 01 53 26 65 10 www.20minutes.fr Actionnaires Spir Communication, Sofiouest, Schibsted ASA, 20 Min Holding Président et directeur de la publication Pierre-Jean Bozo Directrice de la rédaction Corinne Sorin Directeur commercial Renaud Grand-Clément Directrice marketing et communication Julie Costes Directeur des opérations Frédéric Lecarme Directeur administratif et financier Laurent Vaillagou Rédacteur en chef adjoint en charge des suppléments Christophe Joly Coordination technique Nicolas Coisplet Secrétaire de rédaction Jérôme Comin Maquette Virginie Lafon Opérations Stéphane Rouxel, Alexandra Gautier Equipe commerciale, Christophe Blond, Cécile Gazagne, Camille Habra, Aurélien Maillet, Marie Armède, Klervia Bianchi, Joanna Berthier, Virginie Blanchard, Cynthia Dechaume, Jean-Luc Deschamps, Juliette Duchemin, Yamina Ketfi, Natacha Manuel, Pierre-Henri Paradas, François Prugnaud, Thibaut Rat, Sandrine Rousset, Marine Weiss, Florent Violot, Alice Chanson, Zakaria Hafid, Marion Ling, Nirina Rasolo, Ilan Taeib Marketing Sophie Caporossi, Clémence Bourgeot, Mathilde Dozinel, Bertrand Geneviève, Matthieu De Cointet Informatique Laurent Torrez, Benjamin Diguerher, Olivier Moulinet, Dimitri Schulz, Jesod Soglo Exé Trafic Jessie Perrot-Audet, Nora Amji, Vincent Cazas, Stéphanie Gatty, Sonia Radulovic, Karim Ouamrane Impression CirclePrinters N° ISSN : 1632-1022 © 20 Minutes France, 2008 st-il vraiment meilleur que les autres pour justifier un tel carton? Lui, c’est l’iPod, véritable machine à cash d’Apple. Vendu à plus de 175 millions d’exemplaires depuis son lancement en 2001, son succès va croissant : au cours de l’été 2008, il s’est arraché à plus de 11 millions d’exemplaires en seulement trois mois, soit plus de 5000 écoulés chaque jour dans le monde. La réponse sur sa supériorité est négative si l’on considère que l’achat de musique ne peut se faire que sur iTunes, que glisserdéposer les morceaux est impossible, qu’il faut graver les morceaux sur un CD, puis les réimporter sur son ordinateur pour pouvoir les lire sur un baladeur autre que celui d’Apple. Mais la réponse devient positive dès la prise en main. Les raisons du carton deviennent alors évidentes. Outre un design à tomber, il surclasse tous ses concurrents côté convivialité et ergonomie. Il est aussi celui qui a la gamme d’accessoires la plus large, dont de nombreux sont développés rien que pour lui. Et de toutes les façons, même le meilleur de ses concurrents n’aura pas ce petit logo en forme de pomme, rare marque high-tech que l’on affiche fièrement. La bonne nouvelle est que même ceux qui ont la fibre écolo vont y trouver leur compte : enfin la pomme devient plus verte. Apple vient de remonter des profondeurs du classement Greenpeace à la 13e place, moins honteuse. Reste donc à l’iPod à être le meilleur au rayon environnement. Christophe Joly, rédacteur en chef adjoint 3 ÉDITO high-tech NOVEMBRE 2008 4 high-tech NOVEMBRE 2008 MUSIQUE LE BALADEUR D'APPLE S'EST VENDU À PLUS DE 170 MILLIONS D’EXEMPLAIRES DANS LE MONDE L’iPod toujours branché au succès 175 millions Avec 10-millions d’iPod de téléchargements vendus dans le monde en France depuis le enlancement 2006, le jeu vidéo en 2001. tisse Apple sa toile en sur les mobiles. a vendu plus 50 éditeurs de 11 se partagent millions aulecours marché desoù l’utilisateur mois de juillet-aoûtentre dans la partie septembre pour 2008, 3 à 5-€ selon soit les jeux. 8 % de Il yplus en aurait que l'an 300 de dernier disponibles. sur la même période. Particularité, 46-% des joueurs sont des joueude morceaux ses, qui craquent pour musicaux disponibles Desperate Housewives ou sur iTunes Music «-Tout Store. Midnight Billard. le monde possède un mobile,applications alors que l’achat disponibles enest un d’une console téléchargement sur investissement discrimile site iTunes, dont 1 500 nant-», explique Michaël jeux vidéo. Faure, responsable business France de Gameloft, d’applications numéro deux mondial du téléchargées sur iTunes secteur. en seulement 100 jours. 6 millions 6 000 200 millions 2001, ce n’est pas si loin. Grâce à YouTube, il est possible de retrouver la vidéo de la conférence de presse du lancement de l’iPod par Steve Jobs. Moins prédicateur qu’il l’est devenu, le patron de la marque à la pomme s’y impose déjà comme un VRP hors pair, sachant mettre en avant, avec une gouaille inimitable, les qualités vraiment uniques de son baladeur, « de la taille d’un jeu de cartes ». Avec sa gamme d’iPod, Apple et Steve Jobs règnent sur le marché des baladeurs numériques. cliné en plusieurs familles (Shuffle, Nano, Touch, Classic) et en de multiples capacités et couleurs. De 1 à 120 Go, la musique numérique selon Apple dicte sa loi. Aux EtatsUnis, sept baladeurs sur dix vendus sont des iPod. « Ces chiffres sont moindres en France, mais la part de mar- ché d’Apple progresse », indique Sébastien de Rosbo, market manager à l’institut GfK. Les ventes dans l’Hexagone? Un secret. Il se murmure tout de même que la firme à la pomme s’accaparerait 70 % des revenus du marché des baladeurs, grâce à des prix plus élevés que ses concur- rents. « La combinaison entre marketing, design, hardware et software a été, et reste, un facteur clé », note Jérôme Habauzit, directeur associé du cabinet Aqoa. Malgré des tentatives d’innovation, la concurrence est condamnée à suivre le leader. « Apple fait le marché. D’ailleurs, ses rivaux Apple se pique au jeu Attendu au tournant sur la vidéo à la demande, c’est dans le monde du jeu qu’Apple entonne un nouveau refrain. Grâce aux écrans tactiles de ses iPod Touch et iPhone, mais surtout à leur accéléromètre qui leur confère des fonctionnalités comparables à la Wiimote, la télécommande de la Wii de Nintendo, la firme à la pomme veut jouer sur le terrain des PSP et autre DS. De Pac-Man au Monopoly, (1,59 € à 7,99 €), en passant par les applications gratuites comme Le Morpion, l’offre devrait largement s’enrichir dans les prochains mois. Le baladeur crise aussi Les ventes de lecteurs mp3 en France ne sont pas épargnée par la conjoncture. « On note une forte décroissance du marché depuis un an, avec des volumes de vente en baisse de 10 % en juillet et 10 % en août dernier, par exemple », explique Sébastien de Rosbo, market manager à l'institut Gfk. Résultat, les Français achèteront 4,6 millions de bala- deurs cette année, contre 5,5 millions en 2007. Explications : le marché est en partie arrivé à saturation sur la cible des jeunes consommateurs, mais « les ventes commencent à se développer sur les plus de 25-30 ans », indique Gfk. Côté prix, les appareils vendus à un tarif inférieur à 50 €, restent les chouchous avec près d'une C. S. vente sur deux. présentent leurs nouveautés une fois que Steve Jobs a parlé », note Stéphane Loirat. Des fabricants comme Creative, Sony ou Philips se doivent d'écouter la voix de leur maître. Et tout en vendant leurs baladeurs, ils fabriquent des stations d’accueil pour iPod. Christophe Seffrin 3 QUESTIONS À… GRÉGORI PUJOL Journaliste pour le blog generationMP3.com Pourquoi l’iPod semble-t-il indétrônable? Grâce à Steve Jobs, le marketing qui entoure les baladeurs d’Apple est énorme. Par ailleurs, l’ergonomie des iPod reste à toute épreuve : on peut les mettre dans les mains de n’importe qui. Cela n’a jamais été le cas de ses concurrents. Justement, pourquoi le Zune de Microsoft n’a-t-il jamais percé? Microsoft est resté trop « technique » et orienté PC alors qu’il aurait fallu miser sur la simplicité. Pourtant, le Zune est l’un des meilleurs concurrents à l’iPod, il possède une excellente ergonomie. D’ailleurs, la fonction « Genius », lancée récemment par Apple sur ses baladeurs, existe sur le Zune depuis le début sous le nom de « Mix You ». Quels autres baladeurs pourraient tenir la dragée haute aux iPod? Les alternatives peuvent être purement audio. Les appareils de Sony ou Samsung sont très performants dans ce domaine. Les Archos 5 et 7 s’avèrent aussi de très bonne qualité et simples d’usage. DR Partie gagnée chiffres début J. SULLIVAN / AFP Connaissez-vous Tony Fadell ? Non ? Pourtant, l’inventeur de l’iPod, c’est lui. A 39 ans, ce diplômé en génie informatique est l’homme qui, à la tête de trente ingénieurs, designers et autres programmeurs, a conçu le baladeur d’Apple. Pour rappel, à sa sortie, le 23 octobre 2001, l’iPod était lourd et gros. Son fragile disque dur de 5 Go pouvait contenir 1000 chansons transférables en 10 minutes (160 kbps) alors que les rares baladeurs flash du marché nécessitaient 5 heures pour une telle opération. Une révolution, alors que la terre entière faisait encore tourner les cassettes audio. « Apple est parti d’une page blanche, ce qui lui a permis de créer un appareil très innovant », rappelle Stéphane Loirat, directeur produits techniques chez Virgin. Des dizaines de millions de baladeurs vendus plus tard, voilà l’iPod léger, beau, dé- high-tech 5 NOVEMBRE 2008 MUSIQUE « 20 MINUTES » PASSE AU CRIBLE TOUTE LA GAMME IPOD FACE À SES CONCURRENTS Cinq matchs pour faire le bon choix RIEN N’ARRÊTE LE ROULEAU COMPRESSEUR IPOD MALGRÉ CERTAINES LIMITES, COMME L’ABSENCE OBSTINÉE DE LA FM ET DU BLUETOOTH OU L’USAGE D’UN FORMAT AUDIO PROPRIÉTAIRE. EN FACE, LA CONCURRENCE NE MANQUE PAS D’ARGUMENTS POUR CONTRER LE TSUNAMI NUMÉRIQUE D’APPLE. NOUS AVONS CHERCHÉ – ET TROUVÉ – DES ALTERNATIVES SOUVENT INTÉRESSANTES À CHACUN DES CINQ TYPES D’IPOD EXISTANTS QUI RÉUSSISSENT À SURPRENDRE LEUR AUDITOIRE ET LA MARQUE À LA POMME. Le Shuffle perd son souffle A moins de 50 €, le Shuffle concurrence les baladeurs les moins chers du marché, offrant le prestige Apple en plus. Jouant sur un aspect communautaire (ses utilisateurs le clipsent au revers de leur veste), ce lecteur soufre d’un défaut majeur : il ne possède pas d’écran. Impossible de naviguer dans des listes de lecture : l’écoute est cantonnée à un mode aléatoire ou linéaire. On peut lui opposer le S2 de Samsung, un joli galet numérique qui, sans écran non plus, joue peu ou prou la même partition, la possibilité d’une liste de favoris en plus. Mieux, moyennant 20 € de plus, le LPlayer de iRiver dope la capacité, ajoute la FM et un écran de 5 cm. Il est plus gros que le Shuffe mais en offre bien davantage. iPod Shuffle 49 € (1 Go), 69 € (2 Go). Notre sélection : Samsung YP-S2 (photo) env. 39 € (1 Go), 49 € (2 Go) ou LPlayer (iRiver) 69 € (2 Go), 79,90 € (4 Go), 129 € (8 Go). Le Classic tombe sur un Archos Avec sa molette centrale, son look rappelle le design historique de l’iPod. Le Classic se destine avant tout aux utilisateurs soucieux d’embarquer toute leur discothèque ou des volumes importants de vidéos ou de photos qui pourront être visionnées sur une TV. Sur ce segment, rares sont les concurrents où les ventes restent faibles. Seuls les Archos 5 et 7 pourraient contrarier Apple, non seulement sur le terrain de la capacité, mais aussi sur celui des fonctionnalités, beaucoup plus étendues, les appareils ayant aussi une vocation de tablettes Internet nomades grâce au wi-fi et à la 3G. iPod Classique 249 € (120 Go). Notre sélection : Archos 5 (photo) env. 350 € (60 Go), 400 € (120 Go), 500 € (250 Go) ou Archos 7, 450 € (160 Go). Les rivaux restent sur la Touch Le Zen ne stresse pas le Nano De 1750 à 7000 chansons, de 10 à 40 heures de vidéo, le Touch reste un Ovni. Sorte d’iPhone sans téléphone, son ergonomie est incomparable. Depuis son écran tactile de 9 cm, on accède au Web grâce au wi-fi. Avec la nouvelle génération, l’autonomie en audio a été portée de 22 heures à 32 heures. Très cher, il reste difficile de lui trouver des rivaux. Avec son YP-P2JEB, Samsung n’a pas hésité à le cloner, mais l’écran Difficile de ne pas craquer pour le Nano. Récemment relooké, le baladeur le plus vendu au monde opte pour une façade arrondie, une finesse exemplaire (6,2 mm) et un écran bombé de 5 cm dont l’image bascule automatiquement. De 200 à 4000 chansons, sa capacité répond à toutes les attentes. Bonus : la fonction Nike + iPod qui, avec un adaptateur (29 €) permet de jogger avec des baskets dédiées (100 €). La concurrence n’est pas en reste. tactile manque de réactivité et les fonctions sont moindres, malgré le Bluetooth et la FM. Idem pour le GoGear de Philips (non tactile) qui ne démérite pas grâce à un procédé d’amélioration du son baptisé « Full Sound » et le Bluetooth. iPod Touch 229 € (8 Go), 289 € (16 Go), 389 € (32 Go). Notre sélection : Philips GoGear 5245 BT (photo) env. 149 € (4 Go); 169 € (8 Go) ou Samsung YP-P2JEB 129 € (4 Go); 179 € (8 Go), 199 € (16 Go). Avec moins de gadgets, le Sansa Fuze s’avère moins cher à capacité égale. Il embarque la FM et un slot pour carte micro SD. De son côté, le Zen Mozaic de Creative offre une alternative stylée et beaucoup plus économique. Son écran (non basculant) est toutefois moins joli. iPod Nano 149 € (8 Go), 199 € (16 Go). Notre sélection : Creative Zen Mozaic (photo) env. 69 € (2 Go), 89 € (Go), 109 € (8 Go), 159 € (16 Go) ou SanDisk Sansa Fuze 60 € (2 Go), 70 € (4 Go), 90 € (8 Go). Avec le N96 de Nokia, l’iPhone trouve à qui parler Comblant les lacunes du premier iPhone (Edge et très cher), l’iPhone 3G ajoute une vitesse de connexion correcte au Web à sa panoplie, ainsi que des fonctions GPS améliorées. Sa mémoire n’atteint cependant pas celle du Touch. Côté concurrence, le HTC Touch Diamond affiche une interface « TouchFlo » d’une rare élégance. L’appareil fonctionne sous Windows Mobile 6.1, mais ne possède qu’une infime mémoire (extensible par microSD). Sa coque, très plastique, laisse à désirer. Autre choix, le nouveau Nokia N96 qui, malgré l’absence d’écran tactile, est un rival de choix, avec ses photos en 5 MP et sa mémoire de 16 Go. Mais son prix en fait un objet de luxe. iPhone 3G 149 € (8 Go), 199 € (16 Go). Notre sélection : Nokia N96 (photo) env. 319 € (16 Go) ou HTC Touch Diamond 129 € (4 Go). Prix avec forfait. Page réalisée par Christophe Séfrin 6 high-tech MUSIQUE NOVEMBRE 2008 « 20 MINUTES » LIVRE UNE SÉLECTION DES MEILLEURES DOCKING STATIONS DU MOMENT Les bons docks pour soigner son iPod Partie critères gagnée DR Le marché des stations d’accueil est en pleine effervescence. En marge des simples enceintes pour baladeurs, les docking stations sont devenues des accessoires carrément incontournables pour les utilisateurs d’iPod. Mais de la base chic et pas chère à la vraie petite chaîne audio, il reste difficile de distinguer le bon son du vrai. D’autant que les modèles affluent, certains faisant presque tout, du radio-réveil au kit mains-libres pour mobiles. « Difficile d’inventer quelque chose de nouveau en la matière », confesse Tom Dudderidge, le PDG de Gear 4. Parmi les 250000 docks qui seront vendus en France cette année, certains le seront pour leur petit prix (à partir de 40 €), d’autres pour leur design et leurs fonctions. On en oublierait pres- Les stations d’accueil d’iPod connaissent actuellement un succès fulgurant. que la qualité audio, qui doit être privilégiée. Pourtant, ce n’est pas toujours la priorité des constructeurs. « Nous estimons que la plupart des docks ont une qualité parfois à peine supérieure aux haut parleurs de PC », explique Philippe Muller, chef de produit B&W. Résultat, des grandes marques de la hi-fi comme Cabasse sous-traitent leur savoir-faire. Là, le prix peut atteindre des somChristophe Séfrin mets. • Usage Bannir les docks10-millions à piles pourdeune Avec utilisation nomade. téléchargements en • Fonctions Tuner France en 2006, le FM jeu vidéo et radio-réveil tisse sa toile sontsur des options intéressantes. les mobiles. 50 éditeurs se • Connectique partagent le marché Synchronisation de où l’utilisateur entre l’iPodlaetpartie sortiepour vidéo3 à dans 5-€ ne sont selon pas lesforcément jeux. Il y en embarquées. aurait 300 • Compatibilité de disponibles. Toutes les bases ont 46-% une entrée Particularité, des auxiliaire pour connecter joueurs sont des joueun’importe quel baladeur, ses, qui craquent pour mais toutesHousewives ne sont pas Desperate ou compatibles Midnight Billard. iPhone. • Bluetooth 2.0 Un plus «-Tout le monde possède pour lire laalors musique un mobile, que de son d’une mobile. l’achat console • Leun son La présence est investissement d’un subwoofer explique apporte discriminant-», rondeur Faure, et profondeur au Michaël son. Ecoutez,business si possible, responsable avant d’acheter. France de Gameloft, Les baladeurs descendent aux meilleures stations LE TRANSPORTABLE Fonctionnant sur batterie amovible (20 heures d’autonomie avec un volume moyen) ou secteur, la Sound Dock de Bose (307 x 149 x 175 mm) dispose d’un socle d’accueil rétractable pour iPod, facilitant ainsi son transport dans sa housse dédiée. Le son, très équilibré, monte en puissance sans saturation. L’ensemble se pilote facilement via une télécommande. Seul regret : elle ne dispose pas de prise pour la brancher sur un PC, empêchant ainsi la synchronisation du baladeur d’Apple. Sound Dock Portable (Bose). Prix : env. 399 € LE TOP La forme de ballon dirigeable du Zeppelin n’est pas uniquement destinée aux amateurs de design. Permettant à l’air de s’écouler autour de l’objet, l’absence d’arêtes évite les sons parasites. Avec son boomer de 13 cm en kevlar, ses deux médiums et ses deux tweeters, cette station de 100 watts offre plus qu’un bon gros son : la finesse est du voyage. L’iPod étant déporté, l’utilisateur conserve ses réflexes en matière de gestuelle. Un bel objet dont les performances acoustiques justifient le prix élevé. Surtout pour les puristes. Zeppelin (B&W). Prix : env. 599 €. LE MULTIFONCTIONNEL Un design original, un radio-réveil FM, un rétro-éclairage intelligent (il s’atténue pendant la nuit), sans oublier le détecteur de mouvements pour arrêter le réveil. Décidément, la PureFi Dream a tout pour elle, fonctionnement intuitif compris. Même sa télécommande est bien conçue. Et sa pléthore de fonctions n’altère en rien sa qualité acoustique. Mis à part son gros bloc d’alimentation et l’absence de RDS pour la FM, c’est presque un sans-faute. Pure-Fi Dream (Logitech). Prix : env. 199 €. LE COSTAUD Le français Cabasse s’associe au suisse Ewoo autour de cette station de 70 watts. Au premier la responsabilité du son, au second celle de la conception de l’eFizz. Puissant, le système (2.1) ne noie jamais les voix sous les décibels. Un bon point pour la télécommande, d’une portée de 150 m, dont l’écran couleur affiche les pochettes et permet de créer, à distance, des listes de lecture. Un bémol tout de même, la connectique ne permet pas de lire photos et vidéos sur un écran. eFizz (Ewoo). Prix : env. 349 €. 8 high-tech NOVEMBRE 2008 MUSIQUE DE BONS ÉCOUTEURS SONT NÉCESSAIRES POUR PROFITER PLEINEMENT DE SON BALADEUR Des casques à l’écoute de nos envies Partie sensibilité gagnée DR Décrocher la bonne note. Les casques fournis par les constructeurs avec leurs baladeurs méritent le plus souvent le bonnet d’âne. Son plat,fragilité…leursubstituer un équipement de meilleure facture tombe souvent sous le sens. De 10 € à 450 € environ, bienvenue dans la jungle du casque audio. Revue de détail pour s’y retrouver. • A affleurement Ces basiques se glissent autour de l’oreille. Leur prix – environ 20 € – est leur atout, mais gare aux désillusions. • Les intra-auriculaires Leurs embouts en silicone s’enfoncent dans le conduit auditif. Il faut trouver parmi ces capsules, généralement fournies en plusieurs diamètres, celles qui conviennentt le mieux à vos oreilles. Au final, l’auditeur se retrouve plus ou moins isolé des bruits ambiants. Mais si la musique reprend ses droits, suivre une conversation est impos- Avec les casques « fermés », l’isolement est total et les haut-parleurs délivrent des basses puissantes. sible. Discrets et légers, les « intra » offrent un bon compromis entre encombrement, design et performances. De très bons produits, pour environ 70 €, chez Sennheiser, Panasonic,Sony…Monteraux alentours de 150 € pour accéder à du moyenne gamme Koss, Shure ou Bose. • Les mini Pliables, faciles à transporter, ils n’isolent pas totalement l’auditeur. Leurs haut-parleurs d’environ 5 cm de diamètre couvrent juste l’oreille. Leur design est étudié pour les transformer en véritables acces- soires de mode. Quant au son, la qualité est souvent très correcte. Prévoir un investissement d’au moins 50 €. A noter dans cette catégorie : des casques sans fil, utilisant le Bluetooth 2.0 pour communiquer avec les baladeurs et les mobiles. La plage de fréquences, en Khz, précise de Avec 10-millions la capacité du casque téléchargements en à descendre dans France en 2006, le les jeu vidéo graves tisse et àsa monter toile sur dans les mobiles. aigus. Plus elle les 50 éditeurs se estpartagent large, plus le l’écoute marché sera riche. Exprimée où l’utilisateur entre en décibels (db), dans la partie pour 3 à 5-€ la sensibilité selon les jeux. donneIl y en une indication aurait 300 sur de la possibilité disponibles. du casque à reproduire Particularité, 46-% des un niveau sonore joueurs sont des joueuélevé. sensibilité ses, quiUne craquent pour de 125 à 128 db offre Desperate Housewives ou généralement Midnight Billard. un bon rendement. • Les « fermés » Ces gros modèles recouvrent complètement l’oreille. Leurs larges haut-parleurs offrent un son plus riche et fort en basses. Plutôt pour un usage hi-fi. Compter un investissement d’environ 80 €. Christophe Séfrin Quatre appareils qui répondent aux sons et à l’oreille LE POIDS PLUME « Image » étonne par sa discrétion : son constructeur affirme que, dans sa catégorie, il est le plus petit du monde. Surtout, il détonne par sa qualité sonore. Du haut de ses 10,5 g, ce minuscule casque « intra » balance ses basses comme aucun autre et isole totalement son utilisateur de l’extérieur. Une surprise… au prix d’un lecteur Blu-Ray quand même. Klipsch, « Image ». Env. 349 €. L’ISOLANT Pour se couper des bruits ambiants sans avoir à utiliser un casque intra-auriculaire, ce modèle « fermé » isole parfaitement son utilisateur. Les haut-parleurs de 50 mm du HDJ-2000 sont à même de reproduire un son très détaillé et puissant. Ses coussinets à mémoire de forme et ses solides articulations témoignent d’une finition elle aussi soignée. De quoi jouer les DJ jusqu’au bout de la nuit. Pioneer, HDJ-2000. Env. 279 €. Pliable et d’un port agréable sous ses coussinets bien rembourrés, ce casque mini est léger (110 g) et possède son propre contrôleur de volume. Couvrant une large plage de fréquences (de 12 Hz à 28 kHz), le 430 d’AKG ne fait aucun compromis sur les registres musicaux et permet de tout écouter dans des conditions appréciables. Un bon compromis à prix étudié. Compatible iPhone. AKG, K430. Env. 79 €. LE POLYVALENT LE SANS-FIL Le dernier né de chez Sennheiser est une petite révolution. Composé de deux oreillettes qui s’accrochent par des ergots dans l’oreille et d’un ensemble de recharge sur secteur ou ordinateur, le MX W1 communique sans fil avec les baladeurs. Il suffit de brancher sur son lecteur nomade un petit émetteur, puis de « pairer » les oreillettes une a une, une opération que nous avons dû tenter plusieurs fois avant d’y parvenir. Pas de Bluetooth au menu, mais la technologie Clear qui ne compresse pas le son. L’écoute est excellente et stable jusqu’à quelques mètres. Bonus, un petit rack de rangement qui sert aussi de batterie de secours pour les oreillettes. Seuls points noirs, la fixation de l’émetteur et les ergots, qui finissent par endolorir les oreilles. fiche Poids : 2 x 10 g (récepteur), 16 g (émetteur), 42 g (station de recharge). Autonomie : de 3 à 4 heures (récepteur), 10 heures (émetteur). Portée : jusqu’à 10 m. Fourni avec quatre prises internationales. Env. : 399 €. 10 high-tech NOVEMBRE 2008 ÉDITION L’E-BOOK DEVRAIT ÊTRE LA PROCHAINE ÉTAPE DE LA RÉVOLUTION NUMÉRIQUE Sept ans après une première tentative, la tablette de lecture refait parler d’elle. Longtemps resté un serpent de mer dans le secteur de l’édition, le livre électronique a cette fois-ci des chances de décoller. Comment? Grâce à une nouvelle génération d’écrans conçus par la société américaine E-ink. « La révolution du livre électronique est celle de l’encre électronique », indique le consultant Bruno Rives, qui insiste sur l’autonomie, la compacité et, surtout, la lisibilité de ces nouveaux écrans. Testée dès 2004 par Sony avec le Librié, l’encre électronique a successivement été adoptée par les français Bookeen ou le commerçant électronique Amazon, à l’origine de sa propre tablette : le Kindle. Côté consommateurs, le bilan est mitigé. Le quotidien Les Echos, par exemple, ne revendique qu’un millier d’abonnés à sa version E-paper pour laquelle ils proposent une offre couplée avec la tablette Ganaxa pour 649 € par an. Mais, en seulement un an, la société Bookeen a déjà écoulé, elle, plus de 10 000 exemplaires de son Cybook qui coûtait jusqu’à maintenant 300 €, alors même que l’offre de livres élec- 2018 Avec 10-millions C’est à cette de téléchargements échéance que 40 % en France des prosende2006, l’édition, le jeu vidéo réunistisse en octobre sa toile sur les mobiles. à la Foire50 duéditeurs livre de se Francfort, partagent le estiment marchéque où la l’utilisateur part du marché entre dans du livre la numérique partie pour dépasserait 3 à 5-€ selon celle les jeux. du papier. Il y en aurait 300 de disponibles. C'est la46-% baisse Particularité, des de prix -sont par des rapport joueurs joueuau - à partir ses,papier qui craquent pour de laquelleHousewives les Desperate ou consommateurs se Midnight Billard. «-Tout disent prêts à acheter le monde possède un des livrels, d’après mobile, alors que l’achat une présentée d’uneétude console est un aux Assises du numérique investissement discrimien juilletexplique dernier.Michaël nant-», Faure, Aubusiness Japon, responsable deux des les plus France delivrels Gameloft, populaires ontmondial atteint, du numéro deux cette année, le million de secteur. téléchargements chacun. 30 % 1 million Avec son Kindle, Amazon espère bien s’emparer du marché de l’e-book. troniques était encore embryonnaire en France. Sur la même période aux Etats-Unis, Amazon dépassait le seuil des 200000 Kindle, proposé 359 dollars pièce. « Nous espérons vendre 380000 readers dans le monde d’ici à la fin de l’année », avance pour sa part Steve Haber, président de Sony Digital Business, dont le PRS-505 est commercialisé à 299 € depuis fin octobre dans les Fnac de l’Hexagone. Ces premiers modèles ne sont tou- La guerre des formats Lenumériqueestcoutumier des batailles de standards : Windows contre Mac, MP3 contre WMA ou, plus récemment, Blu-Ray contre HDDVD. Le petit monde du livre électronique n’échappe pas à la règle et plusieurs formats cohabitent. Roi du PC, Microsoft soutient, par exemple, le LIT, néanmoins boudé par les constructeurs de tablettes. Champion du do- cument électronique, Adobe pousse quand à lui le PDF, mais peine à convaincre les marchands. Roi des libraires électroniques depuis le rachat de Mobipocket, Amazon soutient pour sa part le PRC, un format qui pourrait bien devenir universel s’il n’était pas concurrencé par le ePub, soutenu par l’alliance Open Ebook, Adobe et un certain Sony. Premier essai en 2001 Imaginé à la fin des années 1990 par Jacques Attali, Erik Orsenna et Olivier Pujol, fondateurs de la société Cytale, le livre électronique a fait son apparition en France dès janvier 2001. Trop cher, très lourd et vraiment pauvre en contenu, ce premier modèle disparaît Page réalisée par Karine Papillaud et Jérôme Bouteiller en 2002 avec la faillite de l’entreprise. Le concept ne réapparaîtra que quelques années plus tard grâce à la démocratisation de la technologie de l’encre électronique (e-ink) qui a permis l’élaboration d’une nouvelle génération de tablettes plus efficaces. tefois qu’un début. « En 2009, nous allons voir l’arrivée sur le marché de nouveaux concurrents asiatiques ou européens avec une multiplication des modèles, une baisse générale des prix et surtout l’accroissement rapide de l’offre de contenu », annonce Malo Girod de l’Ain, fondateur de M21, un éditeur spécialisé dans les livres électroniques. La croissance se fera à condition que le prix des tablettes baisse de façon significative, sans doute en passant sous la barre psychologique des 150 €. A condition aussi que les acteurs du secteur s’accordent rapidement sur un format de fichier universel. Mais au-delà de la multiplication des tablettes, le vrai défi sera de convaincre les consommateurs d’acheter des livres électroniques. Or, ils ne sont actuellement que 10 à 15 % moins chers que les livres papier. En prenant pour exemple Misere de Jean-Christophe Grangé, vendu 21,76 € en version papier, 20,60 € en version électronique, le reader de Sony ne sera amorti qu’à partir du 258e exemplaire. Soit au bout de cinq ans, à raison d’un livre par semaine. En espérant qu’il fonctionne encore. 3 QUESTIONS À… JUAN PIRLOT DE CORBION PDG de Chapitre.com Selon vous, le livre électronique est-il LE phénomène de 2008 ? C’est plutôt en 2009 que la dématérialisation du texte va connaître de la croissance, en particulier sur le segment professionnel où certains éditeurs sont déjà très actifs. Cet e-book est-il une menace pour votre réseau de distribution ? Oui, si les lecteurs transformaient radicalement et brutalement leurs usages. Il est clair que le livre sous forme numérique prendra une part de marché significative dans les dix ans à venir. Mais son développement ne devrait pas se faire au détriment du papier. Pourriez-vous devenir l’Amazon du marché français, et commercialiser votre propre tablette de lecture ? Ce n’est pas notre vision actuelle. Nous pensons plutôt jouer un rôle de libraire et de distributeur en nous appuyant sur les plates-formes techniques qu’auront mises en place les acteurs de la profession. DR Partie gagnée chiffres DR Le nouveau chapitre du livre électronique 12 high-tech ÉTAT DE L’OFFRE Ses concurrents sont l’Iliad d’iRex (599 €) et le Cybook de Booken (280 €). Par ailleurs, Sony s’apprête à lancer (probablement en 2009 en Europe) le PRS-700. Rétroéclairée et 100 % tactile, il peut contenir jusqu’à 350 livres électroniques. Cette nouvelle tablette est actuellement vendue 399 $ aux Etats-Unis. À SAVOIR Doté d’un écran électronique E-Ink de 15,24 cm, le PRS505 dispose d’une autonomie qui permet de feuilleter 6 800 pages et de stocker environ 160 livres. Huit niveaux de gris et trois tailles de texte permettent la lecture dans toutes les conditions de luminosité. Le reader supporte aussi des documents sous plusieurs formats (ePub, Adobe PDF, RTF, TXT, BBeB book et MS Word convertis automatiquement en RTF par le logiciel fourni) de même que les images JPEG, PNG, GIF, BMP et les fichiers audio MP3 et AAC. dico techno e-book Appelé aussi livrel, c’est le nom du texte (roman, essai) qu’on télécharge sous forme d’un fichier sur une tablette qui elle est désignée sous le nom de « liseuse » ou « reader ». Dans sa version papier, le livre désigne aussi bien l’objet que le texte. La distinction entre contenu et contenant est nécessaire pour le livre numérique puisqu’un même support peut contenir plusieurs dizaines de textes différents. J’AI TESTÉ LE PRS-505, LA TABLETTE DE LECTURE NUMÉRIQUE DE SONY L’e-book livre ses innovations Une bibliothèque dans sa poche. A l’image des baladeurs MP3 qui rassemblent nos CD préférés, l’ebook nourrit l’ambition de numériser et compresser nos lectures. Mais c’est comment de lire un ebook ? Pour le savoir, je demande au service de presse de Sony de me prêter leur tablette PRS-505. En découvrant la couverture en simili cuir fauve surpiqué beige de l’objet, j’ai cru que Sony n’avait pas compris ma demande. On dirait un livre de sélection du Reader’s Digest des années 1970. Sous cette protection antichoc élégante, le fameux lecteur en acier brossé. D’abord, je charge la batterie via un câble USB branché à l’ordinateur. Le temps de découvrir l’engin criblé de boutons sur le dessus et les côtés. Les connectiques sont en bas, le bouton « power » et ce qui ressemble à des cartes mémoire sur le dessus. Je l’allume. Tout de suite un texte apparaît. Sans doute la dernière page lue par le journaliste précédent. En bas de l’écran s’affichent l’indicateur de batterie, la taille du texte et le nombre de pages. J’essaie les touches numérotées de 1 à 9 puis 0 qui courent le long de l’écran à droite. J’appuie sur 2. Rien. Pour visualiser une page, il faut valider la commande en appuyant sur un gros bouton. On avance dans le texte grâce aux commandes avantarrière situées à côté de l’écran car le clic n’est pas immédiatement suivi d’effet. Patience recommandée. La touche « menu » conduit à l’accueil du reader : on accède aux livres par titre, auteur ou date de téléchargement. Il y a aussi des fonctions musique mais c’est une autre affaire. Toutes les commandes sont en anglais. Je décide de télécharger un livre, et l’aventure commence. Je vérifie auprès du service de presse de Sony que je peux acheter un bouquin avec ce lecteur « prêté », et s’il est compatible PC et Mac. Cap sur le site de ma librairie préférée, www.librairie-ledivan.com, pour télécharger un roman. La navigation est claire : je choisis, paie en ligne 16 €, attends le mail de confirmation qui me permettra de télécharger l’ouvrage. S. POUZET / 20 MINUTES CONDITIONS DU TEST Le Sony PRS-505 testé ici est la tablette vendue en exclusivité à la Fnac dans le cadre du programme de librairie électronique organisé par l'enseigne, Sony et Hachette. Elle nous a été prêtée par le service de presse de Sony pour une durée de 10 jours. NOVEMBRE 2008 Elégant, l’e-book de Sony est handicapé par un transfert de fichier trop complexe. Le tout prend moins de 2 minutes. Le problème survient plus tard : le transfert entre le livre au format ePub, situé sur mon MacBook, et le reader est encore impossible. La tablette n’est pas compatible avec Apple, merci Sony. Le service informatique de 20 Minutes me prête un PC. J’essaie le site fnac.com, pour changer. Encore une fois, l’étape commerciale est assez simple. C’est après que débute une heure de cafouillages. Avec l’aide de mon informaticien préféré, je parviens à transférer le livre sur la tablette. La seule solution pour s’en sortir est de suivre à la lettre le mode d’emploi disponible sur le site de la Fnac. Le système n’est pas très logique pour l’utilisateur, dixit mon coéquipier spécialiste. Ma lecture peut enfin débuter. Dans le menu du livre, plusieurs entrées sont disponibles. « Begin » commence la lecture, et le bouton « menu » me sauvera de toutes les situations. Trois tailles de police sont disponibles : Large (L), Middle (M) et Small (S). On se croirait dans une cabine d’essayage. J’opte pour M. Deux pages plus tard, je passe en L. Du coup, je dois revenir à la page précédente pour retrouver le passage que je lisais. Avant d’éteindre l’appareil, je marque ma page en appuyant sur le petit bouton qui symbolise un livre ouvert corné. J’éteins, je rallume : ouf, ça marche. J’ai lu dans les transports, au restaurant, mais pas dans ma salle de bains. Le reader n’est pas tout terrain : il s’abîme quand il tombe et n’aime ni l’eau ni la confiture de mes tartines. L’expérience du livre électronique s’avère séduisante. Mais elle prendra toute sa dimension quand les constructeurs introduiront l’écran tactile et des interfaces plus intuitives pour télécharger de nouveaux titres. Karine Papillaud NOTE FINALE : 6/10 + - Capacité : 160 ouvrages peuvent être compilés dans une tablette. Poids (260 g). Prix (299 €). Complexité pour transférer un fichier de son ordinateur à l’e-book. Livres numérisés seulement 10 % à 15 % moins chers que leurs équivalents papier. 14 high-tech NOVEMBRE 2008 ÉDITION SI L’E-BOOK N’A PAS ENCORE BOULEVERSÉ LE MONDE LITTÉRAIRE, LE PHÉNOMÈNE EST EN MARCHE Le livre électronique est, cet hiver, la grande affaire des éditeurs et des médias. Mais qu’en est-il pour l’amateur de bouquins lambda? La Foire du livre de Brive, le second week-end de novembre, a été l’occasion de vérifier l’impact de l’arrivée du e-book. « J’en ai entendu parler, mais je suis très attachée au papier et je ne mettrai jamais 300 € dans un support de lecture », explique Anita, une étudiante en droit, libraire bénévole à la Foire. Sabine, une blogueuse quadragénaire venue de Vendée, croit beaucoup au livre audio mais pas à l’ebook. « Ce n’est pas pratique, si ça tombe en panne, comment on fait? Quant au léger rabais effectué sur la vente du fichier, le poche est beaucoup plus intéressant pour les fauchés. Et quid des dédicaces de livres? » DR Le lecteur pas près de tourner la page A la Foire du livre de Brive, lecteurs n’ont montré que peu d’intérêt pour l’e-book. A Brive, le livrel n’est pas un sujet de conversation. « Mais il sera un objet familier dans six mois », philosophe sans passion Pierric Bailly, 26 ans, l’une des révélations de la rentrée avec Polichinelle (POL Editeur). Un gros travail attend les libraires convaincus qui souhaitent motiver leurs clients. Et ce n’est pas gagné : « En maga- sin, nous n’avons pas encore ce genre de demande, explique Catherine, conseillère de vente chez Cultura. On ne réfléchit pas au livre électronique. Peut-être que des décisions se prennent à notre centrale de Bordeaux, mais pour moi, c’est totalement abstrait. » Pour l’heure, il faut que la Fnac et l’offre concurrente, lancée par Gallimard avec une douzaine de librairies indépendantes comme Le Divan à Paris, se mettent d’accord pour proposer tous les éditeurs sur chacune de leurs plate-formes : ce n’est pour l’instant pas le cas. La Fnac ne propose pas les livres des éditeurs distribués par Gallimard. « On ne sait pas encore quand le consommateur achètera ses livres indifféremment sur un site ou un autre, car tout commence à peine à se mettre en place. Mais c’est le but que nous recherchons », explique-t-on chez Epagine, l’un des deux principaux prestataires techniques français avec Numilog. Trois tablettes électroniques testées au pied de la lettre VEDETTE DE CETTE RENTRÉE LITTÉRAIRE, LE SONY READER N’EST TOUTEFOIS PAS LE SEUL SUR LE MARCHÉ FRANÇAIS. EN ATTENDANT L’ARRIVÉE HYPOTHÉTIQUE DU KINDLE D’AMAZON DANS L’HEXAGONE, TROIS CONCURRENTS RIVALISENT AVEC LA TABLETTE DE SONY. LE TACTILE Cousin de l’iPhone, l’iPod Touch d’Apple est un baladeur multimédia désormais capable de télécharger des livres sur le tout nouvel AppStore. Outre sa grande compacité (62 x 110 x 8,5 mm pour 115 g), ce modèle se distingue par son écran 3,5’’, à la fois tactile et en couleurs, qui affiche une résolution de 480 x 320 pixels. Conçu pour lire des fichiers multimédia comme des photos, des fichiers audio ou des vidéos, l’iPod Touch peut virtuellement stocker plusieurs dizaines de milliers de livres électroniques dans sa mémoire de 8 à 32 Go. Connecté via le wi-fi, ce baladeur multimédia dispose d’une autonomie limitée à une dizaine d’heures. Env. 225 €. LE PROFESSIONNEL Avec son écran 8’’ d’une résolution 768 x 1024 pixels, l’iLiad d’iRex est une tablette relativement volumineuse (155 x 217 x 16 mm pour 435 g). Capable de lire une grande variété de formats (PDF, HTML, TXT, PRC, JPG, BMP et PNG), ce modèle fait en revanche l’impasse sur le multimédia, ce qui ne l’empêche pas de disposer d’un puissant processeur Intel Xscale 400 MHz. L’iLiad d’iRex embarque également une puce wi-fi, facilitant sa connexion à Internet, ainsi qu’un stylet permettant à ses utilisateurs de saisir des informations sur son écran ou d’annoter un texte. Plutôt pour les pros. Env. 599 €. LE POLYVALENT Né sur les cendres de Cytale, Bookeen est l’un des spécialistes français du livre électronique à l’origine d’une autre tablette baptisée CyBook. Plus léger (174 g) et compact (118 x 188 x 8,5 mm) que l’iLiad, le Cybook s’appuie sur un écran de 6’’ à encre électronique. Il peut lire une grande variété de fichiers : HTML, TXT, PRC, PalmDoc, PDF et même le MP3, pour écouter d’éventuels livres audio. Mais pas le format ePub que l’on retrouve sur le Sony Reader. Capable de tenir dans la poche d’une veste, le CyBook s’adresse avant tout au grand public. Env. 280 €. Page réalisée par Karine Papillaud et Jérôme Bouteiller formats Le numérique est coutumier des batailles de standards : Windows contre Mac, MP3 contre WMA ou Blu-Ray contre HD-DVD. Le petit monde de l’eBook n’échappe pas à la règle et plusieurs formats cohabitent. Roi du PC, Microsoft soutient par exemple le LIT, boudé par les constructeurs de tablettes. Champion du document électronique, Adobe pousse lui le PDF mais peine à convaincre les marchands. Roi des libraires électroniques, Amazon soutient pour sa part le PRC, un format qui pourrait bien devenir universel s’il n’était concurrencé par le ePub, soutenu par l’alliance Open Ebook, Adobe et un certain Sony. 16 high-tech NOVEMBRE 2008 DES LABELS VERTS À L’ÉCO-CONCEPTION, LE DÉVELOPPEMENT DURABLE EST-IL UN ENVIRONNEMENT L’électronique branchée à l’écologique Aussi régulier qu’une horlogeatomique,Greenpeace publie chaque trimestre son guide « Vers une électronique plus verte », classement évaluant le degré d’engagement écolo de l’industrie high-tech. Bonnet d’âne pour Nintendo et Microsoft, bons derniers, d’où peut-être l’absence de réponse à nos questions. En tête, Nokia est nettement plus prolixe sur le sujet : « Il nous est favorable, tant mieux. Mais nous ne les avons pas attendus pour nous mettre à l’écoconception, au recyclage ou pour réduire l’utilisation de matières toxiques », explique le fabricant. Ce classement de Greenpeace fait-il peur aux industriels ? « Sûrement pas, sourit l’un d’eux (qui tient à rester anonyme). Il n’a aucune influence sur nos ventes. » Quoi qu’il en soit, l’environnement s‘impose peu à peu. Lexmark évoque dans son rapport environnemental ses travaux sur la réduction de la consommation électrique de ses imprimantes (- 90 % en veille), Sagem, gros producteur de box ADSL et de décodeurs, travaille à la réduction de la consommation en veille de ses produits, en espérant passer sous la barre du Watt. De son côté, Orange — avec le WWF — met en place un étiquetage écolo des mobiles un an avant que la loi Grenelle n’en fasse une obligation. Dans la distribution, qu’il s’agisse de la Fnac, Darty ou Boulanger, tous reconnaissent l’importanced’êtrevert,sansimpact réel sur les ventes. Et les consommateurs, dans tout ça? Ils s’informent et posent desquestions,surtoutdepuis Pour limiter l’impact des produits high-tech sur l’environnement, les industriels se tournent vers l’éco-conception. Apparue en Europe du Nord dans les années 1990, cette approche écologique d’un processus industriel décompose en six grandes étapes le cycle de vie d’un produit : recherche et développement, matières premières (recherche des composants les moins polluants), production (privilégier l’économie des ressources), logistique (étude sur l’emballage et coûts de transport), utilisation (travail sur la consommation électrique, label Energy Star à l’appui) et recyclage (choisir des matériaux). 20 MINUTES En route vers l’éco-conception Le label écolo Energy Star. Chaque étape est évaluée afin de déterminer les actions à mener pour améliorer les qualités écologiques d’un produit. « Par définition, l’éco-conception est profondément ancrée dans les produits, explique Florence Loretzin, responsable du développement durable d’Ep- son France. Chez nous, par exemple, une imprimante est pensée dès sa création pour qu’elle ait un impact minimal sur l’environnement. En réduisant le nombre de pignons du mécanisme d’entraînement du papier, nous pouvons réduire de 30 % à 50 % la consommation de matière première. Cela impact le recyclage, mais aussi l’émission de CO2 pendant l’étape logistique, les produits étant plus légers. Le gain pour le consommateur est aussi perceptible puisqu’une imprimante contenant peu d’engrenages nécessite moins d’énergie pour faire avancer le papier. » Du gagnant-gagnant en somme. M. M. la mise en place de l’écoparticipation qui augmentent (un peu) les prix. Malheureusement, la démarche écolo ne va guère plus loin, car le prix règne en maître. Quant à la reprise – en vue de son recyclage – d’un produit usagé pour l’achat d’un neuf, elle ne fait pas recette. Répandu pour l’électroménager, il est encore marginal dans le petit électronique. Ainsi, à la Fnac, le taux de reprise des téléphones mobiles ne dépasse pas 3 %. Marc Mitrani Le prochain classement sera disponible début décembre sur www.greenpeace.org Les surprises du bilan carbone signé WWF Quid du bilan carbone dans la high-tech ? L’organisation WWF a mandaté l’institut Gartner pour trouver une réponse. Sur les vingtquatre « invités », quinze ont accepté de participer à l’étude, neuf ont refusé, dont AT&T, Sun, Acer et Microsoft. Fujitsu, IBM et HP s’en sortent bien, félicités pour leur politique environnementale à long empreinte terme. Surprise, en tête du classement Greenpeace, Nokia ne figure là qu’en milieu de tableau. Mauvais élèves : Lenovo, Nortel et… Google. Il lui est reproché d’être énergivore avec ses serveurs (plus d’un million), de ne pas se fixer d’objectifs de réduction de gaz à effet de serre. Le tout sans grande transparence sur sa stratégie écologique. C. J. WWF propose à chacun – en moins de 5 minutes – de calculer son empreinte écologique. Exprimée en mètres carrés, elle permet de prendre la mesure de l’impact de son mode de vie (transport, alimentation…) sur la planète. www.wwf.fr high-tech 17 NOVEMBRE 2008 ENJEU RÉEL POUR LES ACTEURS DE L’INDUSTRIE HIGH-TECH OU UN NOUVEL ARGUMENT MARKETING ? Ces produits qui partent en classe « verte » L’ORDINATEUR Le Scaleo Li 2405 Green Edition n’est pas un PC sexy, mais il est sûrement l’un des plus écologiques. Constitué de plus de 90 % de matières recyclables, il est conforme au label Energy Star. Sa consommation énergétique est inférieure de 27 % à celle d’un PC conventionnel en utilisation (et de 20 % en veille). Ces caractéristiques lui ont permis de recevoir de nombreux labels verts dont Nordic Swan et le très recherché Blue Angel, qui récompense son très faible impact sur l’environnement. Env. 199 €. LE TÉLÉPHONE LA CALCULATRICE On n’est jamais mieux servi que par soi-même. Siemens a ainsi développé dès 2004 la norme Eco Dect pour ses téléphones résidentiels. Ainsi les coques sont plus fines pour économiser 20 % de plastique et la puissance de transmission entre la base et le combiné s’adapte à la distance qui les sépare. Le bloc d’alimentation a aussi été repensé pour ne recharger le combiné uniquement quand cela est nécessaire, faisant chuter la consommation quotidienne de 60 %. Evidemment, tous les déchets issus du processus de fabrication sont triés puis recyclés. Le tout sans hausse de prix. Env. 40 €. LE DÉCODEUR L’IMPRIMANTE Véritables cauchemars écologiques, les décodeurs de toutes sortes restent en veille afin de pouvoir réagir aux sollicitations d’une télécommande. Pour réduire leur consommation électrique, Sagem a entièrement repensée ses nouvelles gammes de décodeur TNT. Ainsi, l’ITD58N ECO ne consomme annuellement que 18,3 kWh, contre 44,3 kWh pour un modèle classique. On peut aussi débrancher complètement l’appareil, en attendant l’arrivée de modèles dotés d’un interrupteur. Prix : 40 €. Epson a toujours été à la pointe de la préservation de l’environnement. Le constructeur fut l’un des premiers à s’engager dans un programme de réduction drastique des émissions de CO2 et ses ingénieurs travaillent sans relâche pour concevoir des produits écologiquement acceptables. La dernière imprimante multifonction d’Epson n’échappe pas à la règle. Car malgré l’étendue de ses capacités et son look particulièrement réussi, le constructeur annonce qu’elle est recyclable à 81,90 %. Un véritable record, dont il n’est pas peu fier. Prix : 349 €. Six règles pour concilier techno et écolo • Ne pas renouveler les produits trop souvent L’industrie pousse à la consommation, renouvelant ses produits plusieurs fois par an, rien n’oblige à changer son mobile tous les six mois. • Interrupteurs Le mode veille d’un lecteur DVD, d’une console ou d’une télé consomme de l’énergie, autant qu’un réfrigérateur sur un an. Mieux vaut actionner l’interrupteur de l’appareil. S’il n’y en a pas, utiliser une prise multiple dotée d’un interrupteur général. • Labels Eric Labouze, directeur général de Bio Intelligence Service, en recommande deux : « L’Energy Star, qui reflète une bonne performance électrique, et l’Eco-label européen (petit logo en forme de fleur) que l’on commence à trouver sur les produits high-tech, notamment sur les téléviseurs LCD de Sharp. » L’énergie solaire est souvent employée pour les calculatrices. Canon va toutefois un peu plus loin : la coque de la LS8TCG, par exemple, est à 100 % produite à partir de plastique recyclé provenant de photocopieurs Canon arrivés en fin de vie. Dans le même ordre d’idée, les manuels et emballages sont faits à partir de papier et cartons recyclés. Mais comme on peut toujours avoir besoin d’une calculatrice dans la pénombre, elle embarque toute de même une pile, qu’il faudra évidemment recycler. Env. 5 €. • Recycler Ramener un produit high-tech usagé en magasin lors de l’achat d’un neuf. Les grandes chaînes travaillent avec des associations qui les réhabilitent et les revendent. Exemple : Les Ateliers du Bocage (Emmaüs) récupèrent les téléphones mobiles déposés à la Fnac. • Débrancher Après avoir rechargé un mobile ou tout autre appareil électronique comportant une batterie, penser à débrancher le chargeur de la prise de courant. Cela évitera une consommation inutile. • Produits locaux Même si cela tient parfois du vœu pieux en matière de nouvelles technologies, mieux vaut privilégier les produits manufacturés dans une zone géographique proche. Cela permet de réduire les émissions de CO2 dues à son transport. M. M. Tracer les watts Pas besoin d’être un électricien chevronné pour surveiller la consommation électrique de son domicile. Les abonnés à l’opérateur Poweo peuvent souscrire à la Poweo Box (3 €/mois) qui fournit en temps quasi-réel la consommation électrique. On pourra ainsi prendre conscience d’un éventuel gaspillage. Plus fun, le lapin électronique Nabatztag, lui aussi en vigueur chez Poweo, délivre un relevé quotidien. Plus universel et moins onéreux, le contrôleur d’IDK Multimedia (25 € en magasin spécialisé) s’intercale entre la prise murale et l’appareil et affiche la consommation en temps réel. 18 high-tech NOVEMBRE 2008 ENVIRONNEMENT LES FABRICANTS TENTENT DE LIMITER L’IMPACT ÉCOLO DE LEURS PRODUITS HIGH-TECH « Aucun produit n’est assez vert » qu’une taxe est pertinente si elle reflète la réalité écologique du produit auquel on l’applique. En France, par exemple, le prix de vente de l’électricité produite par les centrales nucléaires ne traduit pas l’impact écologique qu’entraîne sa fabrication sur l’écosystème. Les taxes telles qu’elles sont actuellement envisagées, ne reflètent donc pas la réalité. Il faut avoir une approche plus systémique. Autre aspect du problème, que devient l’argent récolté par les taxes? En Grande-Bretagne, par exemple, est-il employé à la préservation de l’environnement ou a-t-il des actions nettement moins écologiques, comme payer des soldats engagés dans la guerre en Irak? C’est un peu provocateur, mais en fait, il est impossible de savoir où va réellement l’argent des taxes vertes. Les gouvernements ne sont pas assez transparents sur ce sujet. En fait, j’ai l’impression que ces mesures ne sont, pour l’instant, qu’un prétexte des gouvernements pour nous soutirer de l’argent, qui ne sera finalement pas affecté aux questions de l’environnement. IZA KRUSZEWSKA Responsable chez Greenpeace International des campagnes contre les produits toxiques. ( « Je pense qu’une taxe est pertinente si elle reflète la réalité écologique du produit auquel on l’applique. » ) Quels industriels doivent progresser dans le respect de l’environnement? Dans notre dernier rapport trimestriel, nous avons classé Microsoft et Nintendo en dernière position, mais tous les industriels du secteur ont leurs points forts et leurs faiblesses. Philips, par exemple, est bien noté pour sa faible utilisation de Recueilli par Marc Mitrani critères de classement DR Pour les constructeurs, le développement durable est-il important ou est-ce juste un nouvel argument marketing? Cela commence à devenir une réalité. Prenez Apple, par exemple : les produits retardateurs de combustions toxiques ont été presque totalement éliminés des nouveaux iPod et des derniers MacBook. C’est en tout cas ce que le constructeur affirme, et nous le croyons. Plus généralement, la gestion de l’alimentation électrique a été améliorée dans les nouvelles générations de produits, mais pas partout. C’est pour cela qu’il est parfois difficile pour le consommateur de distinguer le vrai du faux dans le discours des constructeurs. Quelles catégories de produits high-tech sont assez respectueuses de l’environnement? De notre point de vue, aucune catégorie de produits high-tech n’est assez verte. La bonne nouvelle, c’est que la situation est en train de changer et que les industriels donnent de plus en plus d’importance aux performances environnementales de leurs produits. Nous souhaitons que des campagnes de reprise des produits usagés soient mises en place sur la totalité de la planète et que les industriels s’attaquent sérieusement aux causes du changement climatique. « Les industriels tardent à mettre en place des programmes de recyclage. » produits toxiques et pour ses appareils qui consomment peu d’énergie. En revanche, ils n’ont pas mis en place de programme de reprise et de recyclage des machines usagées dans les pays où ce n’est pas une obligation légale. Peut-on être à la fois amateur de nouvelles technologies et croire au développement durable? C’est, à mon avis, très difficile. Les produits high-tech ont des cycles de vie très courts : ils sont remplacés par de nouveaux modèles, de plus en plus rapidement. Les fous de nouvelles technologies veulent toujours posséder le dernier produit à la mode ou celui qui intègre les dernières nouveautés. Ils se débarrassent donc de leurs appareils, même s’ils ne sont pas si anciens que cela, pour acquérir les innovations du moment. Les consommateurs prennent-ils en compte les critères écologiques lorsqu’ils achètent un produit? C’est assez compliqué à dire. Les informations concernant la consommation électrique passent assez bien, car il s’agit de chiffres et de données tangibles. Quand il s’agit de produits chimiques, il est nettement plus difficile pour un acheteur de faire la différence, à moins qu’il ne soit chimiste. Pensez-vous que les taxes vertes mises en place par les gouvernements des pays européens sont utiles? C’est une question délicate. Je pense Toxicité, efficacité énergétique et recyclage. Greenpeace établit son classement trimestriel sur la base de ces trois critères. Obtiennent le plus de points, les fabricants qui utilisent le moins de substances chimiques (PVC, retardateurs de flamme bromés…) et dont les produits affichent une efficacité énergétique supérieure à ce que recommande le label Energy Star. Sont ensuite notées la durée de vie plus ou moins longue et la capacité des produits à être recyclés. Enfin, profitent d’un bonus ceux qui font preuve d’innovations écologiques et qui font la promotion de leurs produits « verts ». high-tech 19 NOVEMBRE 2008 J’AI TESTÉ LE 3110 EVOLVE, LE MOBILE « ÉCOLOGIQUE » DE NOKIA Le téléphone écolo se jette à l’eau L’Evolve n’est pas vert mais gris et noir, couleurs du plastique qui le compose. Et pour être précis, il n’est pas entièrement fait en plastique puisque 50 % de matières bio-recyclables entrent dans sa composition. Le chargeur qui l’accompagne a la particularité de ne plus délivrer de courant lorsque la batterie est entièrement chargée. Je vérifie cela avec un wattmètre : c’est effectivement le cas. Bien. En revanche, lorsque je le synchronise avec mon PC, l’Evolve oublie une bonne trentaine de contacts. Pour- écran et, surtout, je ne l’éteins pas afin de vérifier son autonomie. Finalement, sa batterie tiendra presque cinq jours. Pas mal. MARC MITRANI Un mobile conciliant high-tech et écologie. Le défi de Nokia avec son 3110 Evolve est aussi ambitieux qu’intrigant et c’est avec impatience que j’attends sa livraison. Dès la sortie de l’emballage, la différence saute aux yeux : composé à 60 % de matériaux recyclés, il est deux à trois fois plus compact que celui des autres produits Nokia. Le téléphone portable écolo de Nokia. quoi ? Mystère. Je le glisse dans ma poche et je vaque à mes occupations. S’il n’est pas très perfectionné, l’Evolve embarque tout de même le minimum vital. En plus des SMS et MMS, je peux lire et envoyer mes e-mails. A condition d’être patient car, économie d’énergie oblige, l’appareil n’est pas compatible 3G. Je prends quelques photos (de qualité moyenne), je joue un peu sur le minuscule Après mon test, je suis finalement agréablement surpris : bien sûr, je n’abandonnerai pas mon smartphone pour un Evolve, mais celuici n’est pas si basique que cela. Il rendra service aux utilisateurs occasionnels… et aux écologistes convaincus. Marc Mitrani NOTE FINALE : 7/10 + Fonctions suffisamment évoluées. Consommation minime. Chargeur qui ne gaspille pas d’énergie. - Synchronisation du carnet d’adresses pas au point. Ecran trop petit. CONDITIONS DU TEST Le produit testé est un modèle de série, prêté par le service de presse de Nokia. Pour l’évaluer, nous nous en sommes servis quotidiennement pendant une semaine. ÉTAT DE L’OFFRE Si tous les constructeurs réfléchissent à la question, il n’existe, à notre connaissance pas d’autre mobile vert sur le marché. À SAVOIR L’Evolve est vendu 95 € sans abonnement ou 9 € accompagné d’un abonnement Bouygues Telecom. Une fois en fin de vie, il peut être recyclé à plus de 90 %, le classant ainsi parmi les téléphones les plus écologiques du moment. 20 high-tech NOVEMBRE 2008 VIDÉO SEIZE CHAÎNES POURRAIENT BIENTÔT ÊTRE CAPTÉES VIA UNE TV OU UN TÉLÉPHONE PORTABLE Annoncée pour la Coupe du monde de rugby en France en 2007, puis pour les JO de Pékin cette année… la TMP n’en finit pas de prendre du retard. Après le choix de la norme DVB-H en septembre 2007, puis l’attribution des canaux en mai dernier par le CSA, cette fois la déclinaison mobile de la TNT semble enfin sur les rails. Une offre en questions. • Qu’est-ce que la TMP? Déclinaison nomade de la TNT, la TMP permettra de regarder des chaînes en qualité numérique en situation de mobilité, même en voiture. Elle pourra être captée sur une télé portable ou un téléphone mobile équipé d’une puce TMP, utilisant la norme DVB-H, retenue en France. Dans ce cas, l’envoi de SMS et l’accès au réseau 3G apporteront une dimension interactive et lucrative (achat d’une chanson lors de la diffusion du clip…). Des lecteurs de DVD proposent bien de recevoir la TNT, mais ils imposent le plus souvent de S. ORTOLA / 20 MINUTES La télévision mobile bientôt en poche La première démonstration de télévision mobile personnelle (TMP) en France, en décembre 2006. ne pas bouger et sont dotés de deux antennes, trop encombrantes pour un téléphone mobile. Donc, pour le moment, seuls les réseaux 3G+ permettent de regarder la télé sur mobile, avec une qualité aléatoire. • Quels sont les acteurs? La TMP met en scène éditeurs, diffuseurs et distributeurs. Les premiers sont les propriétaires des seize chaînes retenues. Ils doivent lancer un appel d’offres commun afin de choisir un diffuseur. Cela devrait se faire entre TDF, ancien monopole d’Etat maintenant privatisé, et Towercast, filiale de NRJ Group. Enfin, la commercialisation et la gestion des abonnés se feront via les distributeurs, principalement les opérateurs de mobile. • Quand est-elle prévue? Probablement d’ici à un an. De- puis la sélection des chaînes par le CSA en mai dernier, les discussions vont bon train mais butent actuellement sur la définition du modèle économique : qui des éditeurs ou des distributeurs va financer le réseau? Autre sujet qui fâche, la répartition des bénéfices générés entre les acteurs. Les plus optimistes prédisent un démarrage pour la rentrée 2009, les pessimistes évoquent un abandon pur et simple du projet, faute d’accord. • Combien ça va coûter? On parle de 3 € à 6 € par mois, ou même d’une intégration aux offres de télé 3G actuelles sans augmentation de prix. Lancée il y a un an en Italie, la TMP y est soumise à abonnement : 5 € (TIM) ou 9,90 € (Vodafone) par mois. Si les tests réalisés en 2005 par les opérateurs indiquent que la TMP a un potentiel commercial, selon une étude Gartner, seuls 5 % des Français se montrent intéressés. Un chiffre qui monte à 20 % Marc Mitrani en Asie. « Pour l’instant, il n’est pas prévu de faire payer les utilisateurs » CSA la population nationale, selon un calendrier détaillé que nous rendrons public au fur et à mesure. La deuxième échéance du calendrier indique une couverture de 60 % de la population au bout de six ans. Comment sera-t-elle financée ? A l’exception de Canal+ etd’Eurosport,lagrande majorité des chaînes sera gratuite. Celles-ci sont d’habitude financées par la publicité, mais d’après les exemples que nous avons relevés à l’étranger, la TMP ne génère pas de recettes publicitaires. Il y a donc un coût, mais pas de recettes en face. Pour l’instant, il n’est pas envisagé de faire payer les utilisateurs, mais de proposer la TMP comme un service supplé- ELISABETH FLÜRYHÉRARD Membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Quel est le calendrier de déploiement de la TMP ? Dans les trois années suivant le lancement, la TMP doit couvrir 30 % de mentaire, intégré dans les forfaits télé 3G existants. ( ) Nous aurions pu mettre plus de chaînes mais avec une qualité dégradée, ou moins de chaines avec une meilleure image. Comment avez-vous déterminé le nombre de chaînes ? Il a fallu arbitrer en fonction de la bande passante disponible. Nous aurions pu mettre plus de chaînes mais avec une qualité dégradée, ou moins de chaînes avec une meilleure image. Après consultation, nous avons tranché en faveur d’une moyenne, ce qui a donné seize canaux. A la fin de l’émission en analogique, il est prévu de constituer un second bouquet quand de nouvelles chaînes en exprimeront Recueilli par M. M. le souhait. Partie bouquet gagnée En mai dernier, le CSA a retenu Avec treize10-millions chaînes, qui des’ajoutent téléchargements aux trois réservées en d’office France en 2006, au service le jeupublic. vidéo tisse Sanssa surprise, toile TF1,les M6mobiles. et Canal+ été se sur 50ont éditeurs choisies en deoù « l’utilisaleur partagent leraison marché forteentre notoriété sport, teur dans». la Pour partielepour 3à 5-€ Eurosport selon les devra jeux. faire Il y face en aurait à Orange Sports. Par ailleurs, 300 de disponibles. Particularité, toutesdes lesjoueurs chaînessont déjàdes joueu46-% présentes sur la TNT ses, qui craquent pour Desperate (W9, Direct 8, 12, Billard. Housewives ouNRJ Midnight «-Tout NT1 et le Virgin monde 17)possède font partie un des mobile, élues. Seule alors réelle que l’achat nouveauté d’une: console EuropaCorp est un TV.investissement Créée discriminant-», spécialement pour explique la TMP, Michaël Faure, financée par le producteurresponsable réalisateur Luc business Besson, France elle vise de Gameloft, à faire la promotion numéro deux du cinéma mondial du français. secteur. Parmi les recalées, la chaîne pour enfants Gulli. 22 high-tech VIDÉO NOVEMBRE 2008 DU MOBILE À L’ULTRAPORTABLE, TOUTES LES SOLUTIONS POUR VISIONNER SES FILMS PARTOUT Du téléphone mobile au Netbook, 20 Minutes passe en revue toutes les façons de regarder des vidéos lorsqu’on n’est pas chez soi. • Téléphone mobile Un mobile est capable de lire des vidéos depuis le Net ou copiées via un ordinateur. Cependant, ne pas s’attendre à des miracles : le processeur est généralement peu puissant et la résolution de l’écran plutôt faible. Images saccadées et gros pixels seront inévitablement au rendez-vous. Sélection : N85 de Nokia (539 € hors abonnement). • Lecteurs MP3 Compacts et dotés d’une bonne autonomie, les baladeurs affichent leur côté pratique. Les modèles haut de gamme sont capables de lire des vidéos personnelles ou achetées en ligne. Le logiciel fourni avec l’appareil permet de les transférer après une éventuelle conversion. WENN / SIPA Trouver l’offre nomade qui tient la route Les lecteurs de DVD portables proposent une bonne qualité d’image mais souffre d’une autonomie médiocre. Privilégier un modèle avec grand écran pour obtenir une image correcte. Mais si vous souhaitez regarder un film, passez votre chemin. Sélection : iPod Touch d’Apple (à partir de 229 €). • Baladeurs multimédias Ils sont équipés d’un disque dur qui leur offre une capacité de stockage conséquente, d’un écran tactile et savent lire de nombreux formats. La qualité de l’écran est gé- Des fichiers au bon format SIMPLE EFFICACE Pas besoin d’être un pro de l’informatique pour utiliser Video Multi Convertisseur 3. Son interface d’utilisation, simple et bien pensée, permet de guider l’utilisateur durant les trois étapes d’une conversion : il suffit de choisir le fichier source, le format de destination (une liste des appareils mobiles les plus courants est prédéfinie) et de lancer l’opération. Micro Application, env. 30 € (PC), 40 € (Mac).www.microapp.com GRATUIT Plus proche du gestionnaire de fichiers multimédias que du convertisseur vidéo, Move It prend en charge la totalité des fichiers audio, vidéo et photo d’un PC (pas de version Mac). L’application reconnaît instantanément tout appareil connecté à l’ordinateur et transcode automatiquement les fichiers lors du transfert. Simple et efficace. Nero, env. 45 €. www.nero.com Disponible en français, Ri4m 5.0 est doté de deux interfaces. La première, destinée aux débutants, propose un ensemble de fonctions « pousse bouton » allant du réencodage à la création de fichiers vidéo à partir d’un DVD. La seconde, nettement plus complexe, donne accès à l’ensemble des paramètres de conversion. Le tout est accompagné d’un site proposant de nombreuses ressources en français. Indispensable. Gratuit sur www.ripp-it.com néralement leur point fort. Les modèles wi-fi permettent d’acheter des vidéos sur le Net sans passer par un PC. Deux ombres au tableau : ils sont chers et leur autonomie est limitée. Sélection : Archos 7 (à partir de 350 €). • Lecteur de DVD portable Côté pile, un appareil au prix abordable (à partir de 70 €), doté d’un écran imposant et capable de lire DVD ou DivX stockés sur une clé USB. Côté face, une solution encombrante et qui souffre d’une faible autonomie (2 h 30 en moyenne). Sélection : PET 731 de Philips (179 €). • Netbooks Ils disposent tous d’un logiciel de lecture vidéo, sans oublier qu’avec leur connexion wi-fi le téléchargement en ligne est possible. Même s’il n’est pas géant, leur écran est d’une qualité suffisante pour un visionnage prolongé. En revanche, l’autonomie un peu faible (entre deux et trois heures) de ces ultraportables peut s’avérer handicapante. Sélection : EeePC 901 d’Asus (399 €). Marc Mitrani Canal + décodé dans une clé Embarquer Canal+ dans son notebook est désormais possible avec la clé Canal+. Il suffit d’acquérir pour cela une clé USB spécifique (99 €), contenant un microdécodeur ainsi qu’un tuner TNT HD. Celui-ci permet de recevoir la totalité des chaînes de la TNT ainsi que trois du Bouquet Canal+. Une fois les droits d’accès activés (1 € pour les deux premiers mois, ensuite 10 ou 20 € mensuels selon l’abonnement), on peut regarder les chaînes en profitant du contrôle du direct (pause d’une émission en cours) ou programmer des enregistrements (non transférables sur un autre PC). Très séduisante, cette offre souffre de quelques lacunes, comme l’accès au guide électronique de programmes ou l’absence de télécommande. www.clecanalplus.com PSP Bien qu’elle soit dépourvue de disque dur, la console de poche PSP de Sony peut faire office de baladeur multimédia. Seule condition, lui ajouter un Memory Stick Duo (1 Go minimum) et télécharger le logiciel Media Manager pour PSP 3.0. Gratuit depuis le 28 octobre, il facilite la copie de vidéos sur la console. 24 high-tech ÉTAT DE L’OFFRE A part le célébrissime iPhone d’Apple (à partir de 149 € avec un forfait), il n’existe, à notre connaissance, aucun produit proposant un tel ensemble de fonctions. À SAVOIR L’Archos 3G+ peut accéder aux offres de vidéo à la demande sans passer par un PC, le téléchargement des films se faisant alors en wi-fi. Le forfait accompagnant l’Archos 3G+ est illimité en volume mais pas en débit. Si l’abonné dépasse 500 Mo dans le mois, SFR se réserve le droit de diminuer son débit jusqu’au mois suivant. dico techno Widget Petites applications apparaissant sur le bureau d’un ordinateur et fournissant un service déterminé (cours de la Bourse, prise de notes, calculatrice…). Flash A la base conçu pour créer des animations sur les sites Internet, la technologie Flash permet aussi de développer des applications ou d’encoder des vidéos. J’AI TESTÉ LE PREMIER BALADEUR MULTIMÉDIA AVEC ABONNEMENT SFR Connexion plus Net pour Archos J’ai toujours eu envie d’avoir une sorte de tablette Internet uniquement dédiée aux loisirs numériques. Un peu comme l’iPhone, mais sans fonction téléphonique, dont je n’ai que faire. Bien sûr, il y a déjà eu des tentatives, comme les Nokia N800 et N810, ou même l’iPod Touch. Maisilleurmanqueuneconnexion 3G (on n’a pas toujours un réseau wi-fi sous la main) et surtout un espace de stockage conséquent. Je restais donc sur ma faim. Du coup, lorsqu’Archos m’a parlé, en août dernier, d’un baladeur multimédia équipé d’un module 3G, j’ai tout de suite été intéressé. Le constructeur ayant annoncé il y a quelques mois un partenariat avec SFR, je me tournais donc naturellement vers son service de presse pour en savoir plus : « L’Archos 3G+ de SFR sera commercialisé le 19 novembre avec un forfait illimité. » De plus en plus alléché, je demande à tester la bête. Mi-octobre, je reçois un prototype. Il ressemble comme un frère à l’Archos 5, lancé début septembre, sauf que la coque en métal chromé (jolie, mais salissante) laisse place à un noir mat. Il est équipé du même magnifique écran tactile de 4,8’’ (122 mm de diagonale) occupant la quasi-totalité de sa face avant. Pas de bouton de commande à l’horizon, l’appareil se pilote à l’aide d’une interface tactile. Je remarque juste sur le dessus les touches de réglage du volume et de mise sous tension. Et, bien sûr, la trappe où est insérée la carte SIM, ainsi qu’une excroissance sur le flanc droit que je devine être l’antenne radio. Quelques secondes après la mise sous tension, l’interface apparaît. Surprise, elle est confondante de simplicité : dans le coin supérieur droit de l’écran sont indiqués l’état du réseau, l’heure, la charge de la batterie. Au milieu, deux widgets dédiés à l’actualité et la météo. En bas, une barre de boutons donne accès aux fonctions de l’appareil. Outre la lecture de photos, vidéos, et fichiers musicaux, je peux surfer sur le Web, lire et envoyer des e-mails ou des SMS, jouer, visualiser des fichiers PDF mais aussi regarder la télévision. Le rêve ! MARC MITRANI CONDITIONS DU TEST Nous avons reçu de la part du service de presse de SFR un prototype de l’Archos 3G+ que nous avons testé pendant une semaine. Nous avons envoyé des e-mails, regardé la télévision et surfé sur le Net depuis plusieurs endroits de la région parisienne. Enfin, c’est délibérément que l’autonomie de l’appareil n'a pas été testée, celui-ci n’étant pas finalisé au moment de notre prise en main. Toutefois, SFR annonce une autonomie de 3 heures de télé 3G+ et 6 heures de navigation Web en 3G ou en wi-fi. NOVEMBRE 2008 Grâce à son module 3G, le baladeur d’Archos se connecte rapidement à Internet. Je commence par les chaînes télé. Elles sont diffusées sur le réseau 3G de SFR, exactement comme sur un mobile. L’image est certes plus grande mais toujours de qualité médiocre, avec un son nasillard. Suffisant pour regarder les infos, mais pas un match de foot : trop pixelisée. Les emails, ensuite. Je crée une boîte en une poignée de secondes, l’appareil connaissant les paramètres des principaux fournisseurs d'accès français. Quelques instants plus tard, les premiers messages arrivent. Côté rédaction, le clavier tactile est acceptable sans être aussi efficace qu’un mécanique. Pas de problème non plus pour paramétrer le wi-fi, le gestionnaire de connexion de l’Archos détecte toujours le réseau le plus rapide. Lorsque je décide de consulter des sites Web, l’appareil bascule automatiquement sur mon réseau local perso. Les pages s’affichent rapidement et la résolution de l’écran rend leur lecture agréable. Je peux même visualiser des vidéos sur YouTube ou Dailymotion, l’Archos étant équipé d’un lecteur Flash, à l'inverse de l'iPhone. Je n’oublie pas que l’appareil est aussi un baladeur multimédia : je le connecte à mon PC pour transférer vidéos, musiques et photos sur son disque dur de 30 Go. L’écran produit une image d’excellente qualité. Mieux encore, il peut se transformer en magnétoscope numérique. Il faut pour cela une station d’accueil optionnelle Archos (100 €) qui permettra de le connecter sur sa télé. Et le prix? L’Archos 3G+ de SFR est vendu 249 €, accompagné d’un forfait autorisant la navigation sur le Net, l’envoi d’e-mails et la télé en illimité, pour 19,90 € par mois pour les clients SFR (pour les autres 24,90 €) avec un engagement de 24 mois. A ma connaissance, c’est la première fois qu’un forfait 3G+ illimité descend sous la barre des 20 € pour les clients d’un opérateur. Un bon début, même si je rêve toujours d’un forfait 3G+ illimité à 9,90 €. L’année prochaine, peut-être. Marc Mitrani NOTE FINALE : 8/10 + Simplicité d’utilisation. Nombreuses possibilités à disposition. Ecran tactile remarquable. - Réception de la télé en 3G+ pas extraordinaire. Forfait mensuel encore un peu cher. 26 high-tech NOVEMBRE 2008 JEU VIDÉO LES DÉVELOPPEURS TENTENT DE RÉDUIRE LA FRONTIÈRE ENTRE LA RÉALITÉ ET LE VIRTUEL Les professionnels passent les simulations à l’épreuve du jeu QUI N’A JAMAIS RÊVÉ D’ÊTRE DANS LA PEAU D’UN GUITARISTE DE ROCK, D’UN ENTRAÎNEUR DE FOOTBALL RENOMMÉ OU D’UN AS DU BARREAU ? GRÂCE AU JEU VIDÉO, IL EST POSSIBLE D’ASSOUVIR CES FANTASMES. MIEUX ENCORE, CERTAINS LOGICIELS SE TARGUENT MÊME DE NOUS APPRENDRE À CUISINER OU DE NOUS FAIRE ARRÊTER DE FUMER. MAIS CES SIMULATIONS SONT-ELLES AUSSI RÉALISTES QUE LE LAISSENT ENTENDRE LEURS ÉDITEURS ? POUR RÉPONDRE, HUIT SPÉCIALISTES CONFRONTENT LEUR EXPERTISE AU MONDE VIRTUEL. « Une bonne introduction à la musique » « Guitar Heroes », qui a réinventé la musique dans les jeux vidéo, revient avec de nouveaux instruments : un micro, une batterie et une nouvelle guitare. La nouveauté de cet opus : permettre aux joueurs de composer et créer leurs propres morceaux pour ensuite les partager en ligne. L’ŒIL DU PRO Wilfrid, claviériste du groupe de rock HushPuppies. “ Le jeu s’apprend vite, tout est très bien expliqué pour les différents instruments. Les modes de difficulté permettent de bien se placer, il suffit de se laisser porter par le rythme. Le public visé : les jeunes de 16 à 30 ans, mais les titres des années 1960 et 1970 sont plus rassembleurs. Le jeu procure des sensations qui se rapprochent de ce qu’un vrai groupe peut ressentir en jouant ensemble. Attention, je ne dis pas que c’est comme de monter sur scène. La batterie est la plus convaincante : le rebond est p ar ticul ièr e ment crédible, dixit le batteur du groupe. Ce « Guitar Heroes » est une bonne introduction à la musique, avec son côté ludique. On y apprend la rythmique, mais pas la mélodie. Il y a aussi un petit côté technique qui fait travailler la coordination des doigts (guitare) ou main-pieds (batterie). Surtout, le sentiment de cohésion de groupe promet de bons moments entre potes. ” DS (env. 40 €), PS2 (40 €), Wii (60 €), PS3, Xbox 360 (70 €). « On peut travailler les réflexes » Avec « Midnight Club : Los Angeles », plongez dans des courses de rue effrénées au volant de plus de quarante voitures et motos différentes, intégralement modifiées selon vos goûts. Un concept bien connu, mais servi par des graphismes dignes de la haute définition. Un plaisir de jeu aussi bien seul qu’à seize. L’ŒIL DU PRO « La maîtrise des ficelles du football » « Football Manager » ne subit pas le poids des ans. Il revient pour la septième année consécutive bardé de nouveauté s et d’options. Objectif : une immersion totale. En plus de la gestion sportive de son équipe, il s’agit aussi d’intégrer la dimension médiatique. L’ŒIL DU PRO Didier Roustan, journaliste de football, président de l’association Foot Citoyen. “ Dans « Football Manager », il ne s’agit pas de jouer les matchs mais de construire et diriger tous les aspects de votre club de foot : recrutement, tactique, entraînement, stratégie, finances, com’. Le terrain n’est qu’un aboutissement. Mais ce qui me frappe le plus reste la base de données quasi exhaustive du monde du ballon rond : plus de 50 championnats, 110 ligues jouables, 24 000 clubs existants et plus de 350 000 joueurs et membres de staff… Le tout remis à jour dans l’année pour coller à l’actu. Ce jeu nous met dans une position de réflexion et nous apprend à maîtriser Bryan Bouffier, pilote officiel Peugeot Sport Rallye. “ toutes les ficelles de ce sport : l’implication des médias, les blessures… En France, du simple fan aux journalistes, nous aimons nous mettre à la place de l’entraîneur ou du sélectionneur, c’est peu dire que « Football Manager » est le révélateur de passion idoine. PC et Mac (env. 50 €). ” L’aspect course de villes est le point fort du jeu : il y a du monde et de l’animation partout. Il faut être vigilant pour éviter les accidents. Il est très agréable de parcourir, pied au plancher, les rues de Los Angeles et même d’y reconnaître certains restaurants que je connais bien. Piloter en ville n’est pas chose aisée, heureusement la maniabilité est mise au service du joueur : elle est très accessible sans pour autant que le comportement des voitures soit aberrant. J’ai aussi été séduit par le bruit des moteurs qui rappellent ceux que j’ai l’habitude d’entendre. Sans remplacer la véritable conduite, le soft peut être utile car il permet de travailler réflexes, concentration avec une dose essentielle de patience. Ce n’est pas une simulation de rallye mais il conviendra à ceux qui aiment la belle mécanique et le tuning. ” PS3 et Xbox 360 (env. 60 €). (Suite page 28) 28 high-tech « Scientifiquement contestable » “ Ubisoft a la volonté de changer votre vie. L’objectif : arrêter de fumer grâce à la méthode Allen Carr, une des plus réputées au monde. L’ŒIL DU PRO Dr Patrick Dupont, tabacologue au CHU Paul-Brousse - Villejuif (94). Lefonctionnementdujeuestsimple. Les auteurs tentent de persuader le fumeur que la cigarette ne sert à rien et qu’il peut donc arrêter. Mais que c’est long : impossible de sauter des pages ou de couper certains jeux. De quoi donner envie d’allumer une cigarette. Le programme est ponctué d’explications parfois scientifiquement contestables. Certains jeux sont sympathiques, mais ils sont souvent inutilement longs et parfois simplistes. « Le sevrage physique n’est pas douloureux et ressemble à un léger stress ou à la faim », dit le coach. Hélas, pour de nombreux fumeurs, l’arrêt s’accompagne d’une vraie souffrance. Je leur conseille de recourir aux moyens plus traditionnels. DS (env. 30 €). ” « Destiné aux fans de séries TV » “ « Phoenix Wright » vous plonge dans l’univers juridique. Enquêtez, montez des dossiers et plaidez pour vos clients afin d’avancer dans l’histoire. L’ŒIL DU PRO Maître Thierry Pey, avocat. On retrouve principalement des procès de type anglo-saxons : les avocats recherchent les preuves. En droit français, le système juridique n’est pas le même, car il est fondé sur un système accusatoire : c’est le magistrat qui dirige le procès. Dans le jeu, il y a confusion entre les deux. L’objectif de ce jeu est d’attiser la curiosité d’un public jeune qui pourrait être tenté d’en savoir plus sur ce monde qui, pour nous, est vu et revu avec ses acteurs, ses coulisses, sa population délinquante et sa vie criminelle. Je le conseillerai donc plutôt aux curieux, de 16 à 21 ans, habitués aux séries policières télévisées, et plus émerveillés par le décorum et les passes d’armes que par le fond de l’affaire. ” DS (env. 40 €). NOVEMBRE 2008 « L’intérêt des recettes est nul » Fini le cliché pizza-jeux vidéo. Avec « Leçon de cuisine », 250 recettes internationales sont proposées. Aucun risque de salir votre console durant la manœuvre : parlez à votre DS et elle vous répond de suite. L’ŒIL DU PRO Jean-Pierre Coffe. Journaliste gastronomique. “ Le jeu m’est apparu accessible, avec un tutoriel assez bien fait. La bonne idée : pouvoir parler à sa console pour passer aux étapes suivantes, sans avoir à tripatouiller les touches avec les doigts pleins de nourriture. En revanche, côté recette, leur intérêt est nul car elles sont trop compliquées et le résultat pas intéressant : souvent trop lourd, type riz-patates-chorizo. S’il peut convenir aux enfants, ce jeu n’est pas utile pour quelqu’un qui a des connaissances culinaires. La prise en main est bien travaillée, mais le contenu a apparemment été pompé sur de mauvais recueils. Préférez vos bons vieux livres de cuisine. DS (env. 30 €). ” « Du vrai sport, mais mental » Allergique aux maths ? « L’entraineur cérébral » vient à la rescousse avec une vingtaine d’activités ludiques basées sur des problèmes de tous les jours pour des entraînement quotidiens. L’ŒIL DU PRO Dr Tristan Cren, chargé de recherche à l’Institut des nanosciences de Paris. “ Le premier niveau s’est avéré être assez trivial pour moi, mais cela pourrait parfaitement convenir à des enfants et à ceux qui n’ont plus l’habitude de calculer de tête. Je me suis plus amusé au niveau 5, le dernier. Là, deux tiers des exercices restent faciles et j’avais un très bon score dès le premier essai. Il y a cependant trois ou quatre types d’exercices où j’ai franchement eu du mal. Là, j’ai senti mes neurones chauffer, du vrai sport,mais mental. Je m’en suis q u a n d même bien sorti, mais je pense qu’ils devraient encore augmenter le niveau pour les forts en mathématique. Pour les autres, il y a largement de quoi faire pour se dérouiller les méninges. ” PC (env. 20 €). « Le jeu peut aider à maîtriser la réaction de la balle » Pour son 10e anniversaire, « Tiger Woods PGA Tour » s’offre une jouabilité plus abordable, un lifting graphique et des petites innovations. Mais la référence du genre reste axée simulation. L’ŒIL DU PRO Karine Icher, n° 1 française de golf. “ La version Wii permet une immersion un peu plus poussée grâce au Wiimote : il s’agit désormais de mimer les gestes d’un véritable golfeur. (Suite de la page 26) Globalement, le jeu est indulgent avec la précision, mais j’ai trouvé certains coups, tels que les putts, très compliqués en raison d’un manque flagrant de précision. Et il faudra persévérer avant de réussir un swing parfait. Au final, je pense que le jeu peut aider à apprendre à lire les lignes de putts, les différentes stratégies de jeu, la réaction de la balle sur le green et aussi a choisir le bon club. Mais, rien ne vaut un bon vieux parcours de golf pour apprendre à y jouer. ” Wii (env. 50 €), PS3 et Xbox 360 (env. 70 €). 30 high-tech JEU VIDÉO NOVEMBRE 2008 REPORTAGE À MONTRÉAL DANS LES STUDIOS D’UBISOFT OÙ EST NÉ « PRINCE OF PERSIA » Tous les secrets du Prince percés 1. 2. 3. A licence de prestige, traitement royal. Soit trois ans de développement et « un budget compris entre 10 et 25 millions d’euros », selon Yannis Mallat, président d’Ubisoft Montréal. A l’intérieur d’un bunker sécurisé, le blockbuster « Prince of Persia », alias « POP », était en cours de finalisation il y a encore quelques semaines, alors qu’il sort le 4 décembre. Récit d’une création. Il était une fois… Dans le quartier de Mile End, les 1 800 salariés d’Ubisoft Montréal travaillent sur une vingtaine de productions en simultané. A chaque étage, ses équipes dédiées et ses open spaces. Dans celui de « Prince of Persia », le producteur Ben Mattes raconte : « Le projet a commencé en novembre 2005 avec un petit groupe », composé d’un scénariste, d’illustrateurs, d’un directeur artistique, d’un directeur de création... Ces deux derniers déterminent l’ambiance – fantastique et arabisante, inspirée des Mille et une nuits –, la patte graphique, ainsi que les principaux traits de caractère des personnages - dont le Prince, « un aventurier roublard à la Yan Solo ». Le synopsis PHOTOS : UBISOFT 4. 1. Le studio de bruitage. 2. Les story-boards. 3. Les illustrations ou art work. 4. La modélisation des personnages. La synthèse de leurs idées finit dans le « blueprint », un document d’une trentaine de pages que montre Matthew Clarke, le game designer. Ce « responsable de l’interactivité, des mouvements et combats », comme il se définit, a réfléchi « aux sensations que le joueur aura quand il va appuyer sur les boutons de la manette ». Sur son PC, il montre le Prince dans un environnement dépouillé. Un décor sans textures, où le héros s’agrippe, pour l’instant, à des carrés bleus. Une première vision En février 2006, le projet est validé par les pontes d’Ubisoft, au siège français. Dans la foulée, l’équipe réalise le « target game footage », une vidéo-témoin de trois minutes. Une première mouture du jeu, plus stylisée, doit être retoquée : « C’était une vision bien appréciée par les Européens et les Japonais, mais pas évidentes pour les Américains. » La production s’anime En mai 2006, pour dix-huit mois, les programmeurs entrent en scène avec leurs outils informatiques. Au sein de cette armada, on trouve des levels designers, comme Michael McIntyre, qui travaille encore sur le niveau du Moulin, une carte ultra-détaillée en 3D fil de fer, où des bulles multicolores représentent les scripts (effets sonores, de lumière...). Il intègre aussi les animations. Pour celles qui durent une à deux minutes, direction le studio de capture de mouvement d’Ubisoft, dans un autre quartier de Montréal. Quarante-huit caméras y enregistrent la position de marqueurs fixés sur les corps de comédiens ou des objets. A l’écran, on obtient une constellation de points blancs, une « marionnette virtuelle » en somme. Le son en bonne voix Pour les effets sonores, retour à Mile End, plus précisément dans une cabine confinée. C’est là que le boss, appelé « le Hunter », s’est vu attribuer 266 onomatopées grâce aux gutturales d’un chanteur de death metal. A côté du studio de mixage, un capharnaüm, des débris, et un micro sur lequel est penché Tchae Measroch, bruiteur, « toujours en train de casser des objets. C’est un métier physique. » Un héros à l’épreuve Plus bas, c’est le « labo playtest », où « PoP » est testé depuis septembre 2007. Estce que les gens comprennent les mécanismes du jeu ? La difficulté est-elle bien dosée ? Seuls le s chiffres de vente le diront. Rendez-vous bientôt sur Xbox 360, PS3 et PC, le jeu sera prêt à partir au pressage, à devenir « gold ». C’est sûr, ce « Prince » vaut de l’or. A Montréal, Joël Metreau 32 high-tech ÉTAT DE L’OFFRE A notre connaissance, « Little Big Planet » est unique en son genre. Difficile de lui trouver un équivalent sur PlayStation 3, Xbox 360 ou Wii. À SAVOIR • Vendu 70 € (tout de même), « Little Big Planet » est disponible en France depuis le 7 novembre. Il est aussi distribué sous la forme d’un pack comprenant une PlayStation 3 dotée d’un disque dur de 80 Go, une manette et le jeu pour 400 €. • Initialement prévue pour le 22 octobre, la sortie de « Little Big Planet » a été reculée de quelques jours en toute hâte lorsque Sony s’est aperçu qu’une des musiques de la bande-son reprenait quelques versets du Coran. Les disques existants ont été passés au pilon et de nouveaux ont été pressés. dico techno Hardcore gamer Généralement de sexe masculin, c’est un fanatique du jeu vidéo. Véritable virtuose du paddle, il peut jouer non-stop durant une trentaine d’heures en ne se nourrissant que de chips et de pizzas. J’AI TESTÉ « LITTLE BIG PLANET», LE TITRE PHARE DE SONY SUR PS3 Le joueur pris la main dans le sac Je n’ai rien d’un hardcore gamer. Dans l’exercice, je suis plutôt nul, et, en plus, mauvais perdant. Alors quand Sony m’a proposé de tester « Little Big Planet » (LBP), j’ai accepté en rigolant doucement. Je n’aurais pas dû. A première vue, ce jeu semble inoffensif. Sackboy, un personnage en toile de jute, se balade dans un univers constitué de bric et de broc. Il doit collectionner des objets et des autocollants. Pour quoi faire? Je le saurai très rapidement. Vendredi soir, 21 h 30. Premier contact avec « LBP ». J’apprends à contrôler Sackboy dans les niveaux d’entraînement. Le petit personnage peut refléter mon état d’esprit : souriant, grognon, apeuré ou triste. Il me faut l’habiller. Je décide de l’affubler d’un magnifique caleçon rayé, d’une collerette et d’une paire de lunettes. Pour faire bonne mesure, je le peins en orange. Piloter Sackboy est assez simple. Je termine les niveaux d’apprentissage en une trentaine de minutes. A priori, le jeu n’a pas l’air très compliqué : je dois cumuler des bulles de score, collectionner des autocollants pour décorer les mondes où je passe, et divers objets qui me serviront à débloquer des niveaux ou des situations. Plus j’avance dans « Little Big Planet », plus je m’aperçois de la richesse du jeu et du sens de l’humour des développeurs. Car entre le fils suricate que je dois dénicher au fond d’une boîte de nuit pour le ramener à sa mère ou le mariage ambiance Halloween pour lequel je dois organiser l’évasion de l’oncle de la mariée, je n’ai même plus le temps de me rappeler que je ne suis pas un gamer. Et encore, je n’ai rien vu… DR CONDITIONS DU TEST Le test de « Little Big Planet » a été réalisé avec une version française et définitive du jeu. Nous avons attendu début novembre pour jouer afin de bénéficier des possibilités offertes par le jeu en ligne. Comme tout bon gamer, nous avons soigneusement omis de lire la moindre notice d’utilisation avant d’insérer le disque dans la PS3. NOVEMBRE 2008 Avec « Little Big Planet », il est possible de constituer son propre niveau grâce à un éditeur. Samedi matin. Lever à l’aube (11h30). A peine le petit déjeuner avalé, je me recolle devant « Little Big Planet » en me disant qu’après tout, les courses au supermarché peuvent bien attendre. Je décide de faire un tour sur la Lune, où je peux bâtir mon propre univers. Je suis pris en main par un tutoriel qui m’explique les rudiments de la construction d’un niveau. A chaque fois que je remplis une mission, je gagne de nouveaux objets qui me permettront de créer mon univers. Une fois fini, je peux publier ma création pour la mettre à disposition des autres joueurs. Malheureusement, mes lacunes prennent vite le dessus : l’éditeur est pour moi un poil Une surprise m’attend après avoir trop complexe à maîtriser. Je m’y complété les trois premiers ni- recollerai plus tard (ou pas). veaux : je peux accéder au jeu en ligne. Même si je suis actuellement Je décide d’explorer les univers seul devant ma console, je peux invi- conçus par les autres gamers. Je ter trois autres joueurs à me rejoin- papillonne entre différents mondes dre. Nous pouvons ainsi parcourir en ligne, que je peux noter après les les niveaux, nous affronter ou nous avoir explorés. Vers 16h30, l’interentraider (il faut être au moins deux phone de l’appartement me ramène pour surmonter certains obstacles). brusquement à la réalité. Mon ami Un coup d’œil sur ma montre et je Seb, joueur dans l’âme, vient me rendécouvre avec surprise que j’ai joué dre visite. Il est étonné de me troudepuis près de cinq heures sans m’en ver devant un jeu. Je lui explique le rendre compte. Une première. concept de « Little Big Planet » et lui propose de faire une partie avec moi. Réaction immédiate : « Un personnage en toile de jute qui collectionne des autocollants? Tu me prends pour un Bisounours ou quoi? », lâche-t-il. Il prend la manette, déroule le tutoriel. J’en profite pour manger un morceau. Vingt minutes plus tard, Seb est sous le charme. « Ouais, c’est plutôt réussi, pour un jeu de Bisounours. » Oui, Seb, c’est réussi. Au point d’être de la graine de hit. Mieux, c’est à mon avis le jeu qui manquait à la PlayStation 3 : assez simple à prendre en main par un joueur occasionnel, et finalement assez prenant pour séduire les joueurs confirmés. Je suis conquis par son univers poétique et son humour délirant. Bref, je suis en train de devenir un gamer. Marc Mitrani NOTE FINALE : 9,5/10 + Excellente réalisation. Originalité de l’action. Humour. Bonne maniabilité. Possibilité de jouer en ligne. - Prise en main un peu complexe de l’éditeur de niveaux. 34 high-tech NOVEMBRE 2008 INFORMATIQUE AVANT D’ACHETER UN NETBOOK, MIEUX VAUT IDENTIFIER SES BESOINS Critères de poids pour un ultraportable L’EeeBox d’Asus Avec a l’ambition 10-millions d’être de téléchargements au PC de bureau en ce France que le enNetbook 2006, le jeu a été au vidéo portable tisse sa traditionnel toile sur les: une mobiles. machine 50 éditeurs accessible, se silencieuse partagent leet marché à petitoù prix. l’utilisateur Qualifiéentre par dans la son partie constructeur pour 3 à 5-€deselon lesplus jeux. Il y ordinateur en aurait « petit 300bureau de disponibles. de au monde », Particularité, des l’EeeBox peut46-% même se joueurs fixer sont directement des joueuau ses,dos quid’un craquent écranpour LCD. Ses Desperate caractéristiques Housewives ou techniques Midnight Billard. «-Tout sont le monde similaires possède un à mobile, celles alors d’un Netbook que l’achat conventionnel, d’une console est l’appareil un embarquant, investissement endiscrimiplus, un nant-», disque explique dur deMichaël 80 Go et Faure, une sortie vidéo DVI. Le responsable tout pour business un prix variant France de entre Gameloft, 220 € et numéro 260 €deux selonmondial qu’il du est secteur. équipé de Windows ou de Linux. Page réalisée par Marc Mitrani Les caractéristiques techniques des Netbook en font, pour le moment, des PC à usages basiques. un pavé tactile pas toujours agréable, le Netbook n’est pas aussi agréable qu’un portable conventionnel. Il reste suffisant pour de courtes sessions de travail. • Autonomie Elle varie entre 2h30 pour un Netbook équipé d’un disque dur et d’un grand écran, et peut monter jusqu’à cinq heures sur les modèles équipés de mémoire Flash. On peut presque doubler l’autonomie en se procurant une batterie longue durée compatible (compter une centaine d’euros). • Applications Internet et bureautique sont un peu la raison d’être d’un Netbook. Equipé de Linux, il est livré avec les logiciels nécessaires. Avec Windows XP, il faudra se débrouiller pour les installer. Pas toujours évident sans lecteur de DVD. Difficile de jouer avec un Netbook, sa puissance de calcul étant trop faible. Aucun problème en revanche pour écouter de la musique, visualiser des photos ou des vidéos (tant qu’il ne s’agit pas de HD). Vista un peu à l’étroit A ce jour, seuls HP et Dell proposent des Netbook fonctionnant sous Vista. Etonnant, cette version de Windows étant réputée gourmande en puissance de calcul. Pourquoi ne pas avoir fait le choix de Windows XP, nettement plus réactif ? Microsoft estime que ces Netbook sont proches d’un portable conventionnel : 2 Go de mémoire pour le modèle HP, écran de 12’’ pour Dell et disque dur de bonne capacité pour les deux. Et tant pis si le processeur Atom est un peu poussif pour faire fonctionner Vista correctement. Y aurait-il une amicale pression commerciale là-dessous, comme le suggère la rumeur ? Interrogé par 20 Minutes, Microsoft confirme inciter à utiliser Vista, mais nie toute influence dans le choix des fabricants. Trop cheap pour Apple Apple est actuellement le dernier grand constructeur à ne pas avoir cédé à la mode des Netbook. A en croire Steve Jobs, boss de l’entreprise, cela ne va pas changer. Afin de faire taire les rumeurs persistantes, il a déclaré lors de la présen- tation des résultats trimestriels qu’Apple ne savait pas construire une machine de qualité à moins de 500 dollars. Pour lui, l’iPhone est capable de tenir tête à la plupart des Netbook dès qu’il s’agit de naviguer sur le Net ou de gérer ses e-mails. •Trop chers et Avec 10-millions de réclamant trop d’énergie téléchargements pour fonctionner, en France en 2006, le jeu les processeurs vidéo tisse sa toile conventionnels ont sur vite les mobiles. 50des éditeurs se été bannis Netbook. partagent le marché où Les constructeurs leur l’utilisateur entre dans la préfèrent des puces partie pour 3 àconçues 5-€ selon spécialement les jeux. Il y en aurait pour les appareils 300 de disponibles. nomades, comme Particularité, l’Atom d’Intel.46-% des joueurs sont des joueu• Pour utiliser Windows ses, qui craquent pour XP confortablement, Desperate mieux vautHousewives opter pour ou Midnight Billard. «-Tout un Netbook doté d’un le monde un écran d’aupossède moins 8,9’’ mobile, alors(22,6 que l’achat de diagonale cm). d’unele console est un Dans cas contraire, investissement les fenêtres de discriminant-», explique Michaël dialogue de certaines Faure, applications (Word et responsable business iTunes, notamment) France de Gameloft, ne s’afficheront numéro deux mondial du pas complètement, secteur. empêchant par exemple l’accès aux boutons « OK » et « Annuler ». 3 QUESTIONS À… ISABELLE DURAND Analyste au Gartner Group. Les Netbook sont-ils un simple phénomène de mode ? Au début, tous les acteurs du marché pensaient que les Netbook seraient un phénomène éphémère. Mais ces produits ont représenté, au deuxième trimestre 2008, près de 10 % des ventes de PC portables, puis 15 % au troisième trimestre. De tels chiffres font penser à une tendance de fond. Pourquoi les achète-t-on ? En France, le Netbook est considéré comme seconde ou troisième machine, essentiellement utilisé pour naviguer sur Internet. Ils permettent d’équiper les membres de la famille à faible coût. Peuvent-ils faire décoller la 3G en France ? C’est tout à fait possible. Sur le troisième trimestre 2008, 28 % des ventes de Netbook étaient accompagnées d’une souscription au service 3G. De plus, fin novembre, SFR et Orange vont signer avec le gouvernement un partenariat où ils s’engagent à fournir dans le cadre de l’opération Mipe [portable à bas prix destiné aux étudiants] un Netbook accompagné d’un abonnement 3G pour 10 € par mois maximum. DR Partie gagnée bureau Partie à savoir gagnée HAMILTON / REA Version à bas prix d’un portable conventionnel, le Netbook rendra service, à condition d’en connaître ses limites. Passage en revue de ses principales caractéristiques. • Equipement Un Netbook embarque le minimum vital. Le disque dur est de faible capacité (de 20 à 160 Go maxi), lorsqu’il n’est pas simplement remplacé par de la mémoire Flash dont la capacité ne dépasse pas 20 Go. La mémoire vive est limitée à 1 Go, soit deux à trois fois moins que sur un notebook traditionnel. Le tout est orchestré par un processeur peu puissant. • Mobilité Un Netbook peut se glisser dans un (grand) sac à mains. Son poids, compris entre 800 g et 1,2 kg, le classe dans la catégorie des ultraportables : pas besoin de faire de la musculation pour le trimbaler toute la journée. • Confort d’utilisation Avec un écran de 10’’ (25,4 cm) dans le meilleur des cas, un clavier aux touches exiguës et 36 high-tech NOVEMBRE 2008 INFORMATIQUE PETITS, LÉGERS ET POLYVALENTS, LES NETBOOK VONT CARTONNER À NOËL Ces mini-PC qui font le maximum LES NETBOOK SONT PARTOUT. DIFFICILE D’Y ÉCHAPPER DEPUIS LE SUCCÈS FULGURANT, ET INATTENDU, DE L’EEEPC D’ASUS EN DÉBUT D’ANNÉE. DÉSORMAIS, TOUT CONSTRUCTEUR DE PC AYANT PIGNON SUR RUE SE DOIT D’EN PROPOSER AU MOINS UN DANS SON CATALOGUE. A COUPS DE CAMPAGNES MARKETING, CES MACHINES ULTRAPORTABLES PEU CHÈRES (GÉNÉRALEMENT VENDUES ENTRE 250 € ET 400 €) SONT EN TRAIN DE S’IMPOSER DANS LE PAYSAGE INFORMATIQUE FRANÇAIS. D’APRÈS L’INSTITUT GARTNER, ILS ONT REPRÉSENTÉ 10,6 % DES VENTES DE PORTABLES AU SECOND TRIMESTRE 2008. «20 MINUTES» A SÉLECTIONNÉ QUATRE MODÈLES REPRÉSENTATIFS DE LA TENDANCE ACTUELLE ET LES A PASSÉS AU BANC D’ESSAI. Pour le prix Pour le stockage Compact et léger (à peine 1 kg), l’Aspire One A110 bénéficie d’une finition qui inspire confiance. Autour de cet appareil, Acer a constitué une gamme comportant pas moins de quatre machines. Celle testée ici est le modèle de base, équipé d’un écran de 8,9’’ de diagonale (226 mm), d’un processeur Atom cadencé à 1,6 GHz et d’une mémoire Flash de 8 Go qui abritera les données de l’utilisateur. L’appareil est équipé de Linux et d’une interface dédiée qui donne accès à une bonne quinzaine de programmes couvrant tous les domaines d’utilisation d’un Netbook. L’ensemble est agréable à utiliser, réactif et surtout silencieux. Autre bon point, l’appareil affiche une autonomie de 3 heures. En revanche, le pavé tactile est déplaisant, ses deux boutons étant situés de part et d’autre de la zone tactile. Souris externe indispensable. Acer Aspire One. Prix : 249 €. Grand écran (10,2’’) et finition irréprochable pour le Netbook de Lenovo. Avec un poids de 1,2 kg et des attributs d’ultraportable (emplacement ExpressCard et clavier confortable), il peut se substituer à une machine conventionnelle. A condition, bien sûr, de ne pas lui demander des prouesses, son processeur Atom cadencé à 1,6 GHz ne fournissant qu’un service minimum en matière de puissance. De quoi réaliser les tâches les plus courantes (bureautique, Internet, chat en ligne), regarder des vidéos ou écouter de la musique sans encombre. En plus de Windows XP, le disque dur de 160 Go accueillera sans problème toutes les données que l’on pourra lui confier. On ne regrettera en fin de compte que la quasi-absence de logiciels (un antivirus en version d’évaluation) et une autonomie qui dépasse à peine deux heures en utilisation normale. Lenovo Ideapad S10. Prix : 399 €. Pour le poids Pour l’autonomie Plus connu pour ses gammes de périphériques informatiques, Hercules se lance dans la production de Netbook avec l’eCafé. Fait de plastique couleur champagne et chocolat, il jouit d’un aspect qui change un peu des habituelles carrosseries noires ou blanches. Sa compacité et son poids réduit (moins d’1 kg) lui permettent de se glisser partout. Côté équipement, il faudra faire avec un écran de seulement 8” ainsi qu’avec un clavier aux touches un peu petites. Le disque dur interne de 20 Go est complété par un disque en ligne de 30 Go. L’interface utilisateur, basée sur une distribution de Linux, est simple et agréable à utiliser. Elle donne accès à quatre « univers » (communiquer, multimédia, jouer et travailler) offrant un ensemble complet et efficace de logiciels. Enfin, son autonomie dépasse les trois heures en utilisation normale. Hercules eCafé. Prix : 299 €. Vendu 599 €, le S101 est-il encore un Netbook ? Oui, au regard de ses spécifications techniques : processeur Atom à 1,6 GHz, 1 Go de mémoire, disque Flash de 16 Go et poids plume (1 kg). Une carte SDHC de 16 Go est fournie, doublant la capacité de stockage, auxquels s’ajoute 30 Go en ligne. Le S101 affiche une ligne effilée qui n’est pas sans rappeler les ultraportables haut de gamme, dont le prix dépasse le millier d’euros. Son design est soigné : le pavé tactile est multipoint (capable de reconnaître quelques gestes de commande), la carrosserie irréprochable et le clavier confortable. L’affichage se fait sur un superbe écran de 10’’ (25,4 cm) dont la charnière est ornée d’éclats de cristal. Le S101 est équipé de Windows XP, accompagné Microsoft Works et de la suite bureautique StarOffice 8. Côté autonomie, il faut compter 4 heures en utilisation normale. Asus Eee PC S101. Prix : 599 €. Windows XP ou Linux ? A l’exception du modèle de HP, équipé de Windows Vista, tous les notebooks actuellement commercialisés sont livrés avec Linux ou Windows XP. Le premier, gratuit, a l’avantage de baisser le prix de la machine. Il est généralement accompagné d’un lot d’applications permettant de l’utiliser immédiatement. Si Windows XP fait grimper le prix de vente (environ 50 €), il a pour lui d’être moins dépaysant. On pourra y installer ses applications favorites à condition de posséder un lecteur de DVD externe, les Netbook en étant dépourvus. Page réalisée par Marc Mitrani 38 high-tech ÉTAT DE L’OFFRE Elle est pléthorique. Depuis la rentrée, la quasitotalité des constructeurs de portables comptent désormais au moins un Netbook dans leur catalogue. Pionnier, Asus propose ses EeePC entre 279 € à 599 € selon les modèles. Acer commercialise l’Aspire One qu’il décline en version Windows (à partir de 299 €) ou Linux (à partir de 249 €). Dell propose son Inspiron Mini 9 à 319 € en version Linux et à 369 € sous Windows XP. À SAVOIR Jusqu’au 31 décembre, Packard Bell rembourse 50 € sur l’achat du Dot. A 329 €, il devient une véritable affaire, surtout avec son disque de 160 Go. Le Dot peut recevoir, en option, un module 3G permettant de se connecter au réseau d’un opérateur mobile, moyennant un abonnement. Compter 100 € supplémentaires pour en équiper l’appareil. dico techno Atom Processeur à faible consommation développé par Intel et destiné aux produits ultracompacts (smartphones, tablettes Web et Netbook). Lotus Symphony Suite bureautique d’IBM téléchargeable gratuitement. Elle comprend un tableur, un traitement de texte et un logiciel de présentation. Elle entre en concurrence frontale avec la suite Office de Microsoft. J’AI TESTÉ LE NOUVEL ULTRAPORTABLE DE PACKARD BELL Le Netbook bien garni avec le Dot J’ai déjà testé plusieurs Netbook dans ces colonnes. Si tous avaient des qualités, aucun ne m’a assez convaincu pour que je casse ma tirelire : écran trop petit, présence de Linux (donc impossible d’installer mes logiciels favoris), stockage restreint, clavier exigu… Je commençais à penser que la révolution Netbook se ferait sans moi. Puis, le 23 septembre dernier, un communiqué de presse de Packard Bell annonçait la sortie du Dot, leur nouveau Netbook. Equipé d’un processeur Atom, de Windows XP et d’un disque dur de 160 Go pour 379 €, la machine a tout pour me plaire. Coup de fil au service de presse de Packard Bell où je me fait éconduire : « Désolé, mais il n’y en a pas en prêt. » Je ne lâche pas l’affaire car je veux absolument tester le Dot. Deux semaines plus tard, le constructeur me déniche finalement un exemplaire de présérie. Je serai donc le premier journaliste à le tester en France. LeDotarrivechezmoilelendemain. Bien qu’il s’agisse d’un prototype, la machine est tout à fait utilisable. En fait, seul le clavier n’est pas francisé et je devrai m’habituer à la disposition américaine en qwerty. En revanche, le service de presse me prévient que je risque de rencontrer quelques problèmes avec la connexion wi-fi. Ceux-ci auront évidemment disparu de la version commerciale. Un premier examen montre que l’équipement est à la hauteur de mes espérances : wi-fi, webcam, lecteur de carte mémoire, port Ethernet et – luxe suprême sur un ultraportable – trois connecteurs USB. Je pourrai donc brancher une souris, une clé USB et éventuellement recharger mon iPod en même temps. La jolie coque du Dot, en plastique bicolore métallisé et noir, bénéficie d’une excellente finition. J’apprécie aussi son poids (1 kg) qui lui permet de se faire oublier dans un sac à dos. Détail agréable, le bloc secteur est plutôt compact, ce qui facilitera son transport. Après avoir chargé la batterie, j’allume le Dot et me retrouve quelques secondes plus tard face à l’habituel bureau de Windows XP. Je configure la connexion wi-fi puis télécharge quelques logiciels : un MARC MITRANI CONDITIONS DU TEST Ce test a été réalisé avec une machine de présérie qui nous a été prêtée par Packard Bell pendant deux semaines. Après avoir installé les logiciels nécessaires à son usage quotidien, nous l’avons utilisée quotidiennement pour travailler, nous distraire ou regarder la télévision en lui connectant une clé TNT Pinnacle. NOVEMBRE 2008 Avec son écran de 22,8 cm de diagonale et son poids plume, le Dot a de sérieux atouts. antivirus en version d’essai, la suite LotusSymphony, l’indispensable VLC Media Player… Le Dot étant dépourvu de lecteur de DVD, j’importe mes fichiers de travail (et quelques fichiers multimédia) à l’aide d’une clé USB : il devient officiellement mon nouvel ultraportable et me suivra désormais partout. Je gardais un souvenir douloureux de mes précédents tests de Netbook, notamment à cause du clavier, mes gros doigts s’entendant mal avec les petites touches. De ce côté, je ne suis pas trop déçu : même si le Dot n’égale pas le clavier d’un portable traditionnel, il me permet de rédiger mes articles sans trop de problèmes. L’écran, avec ses 22,8 cm de diagonale, est lui aussi suffisant pour utiliser le traitement de texte ou afficher des pages Web. Pas de problème notable pour regarder la TNT à l’aide d’un récepteur USB et des vidéos (tant qu’il ne s’agit pas de haute définition) ou pour écouter de la musique. Je m’y attendais : comme tout Netbook, le Dot attire la curiosité et je me retrouve souvent à vanter ses mérites. Thomas, mon neveu de 10 ans, est d’ailleurs disposé à le récupérer à l’issue du test, tant il le trouve parfait. Je refroidis à peine ses ardeurs en lui précisant qu’il est impossible de jouer avec, l’appareil ne disposant pas d’une puissance suffisante. Après deux semaines d’utilisation, je n’ai pas très envie de retourner vers mon vieux notebook, tant le Dot est séduisant. Son autonomie, environ 2h30, est certes faible mais suffisante pour la plupart des déplacements. En fait, je n’ai qu’un seul reproche à lui faire : son pavé tactile. Passe encore qu’il soit petit mais la disposition des boutons (à gauche et à droite de la surface tactile au lieu de se trouver en dessous) le rend presque inutilisable. L’emploi d’une souris devient vite indispensable. Marc Mitrani NOTE FINALE : 7/10 + Clavier très correct. Ecran lumineux. Disque dur de 160 Go. - Autonomie un peu faible. Pavé tactile difficile à utiliser avec des touches très mal placées. PC portable HP pavilion dv5-1135 799€ • Processeur AMD TurionTMX2 Ultra ZM-82 • Ecran 15 pouces • 4 Go de mémoire vive, 320 Go de disque dur • Carte graphique ATI Mobility RadeonTM HD 3450 à 512 Mo dédiés • Lecteur Blu-Ray, sortie HDMI DISPONIBLE EN EXCLUSIVITÉ DANS VOTRE MAGASIN DARTY ET SUR DARTY.COM
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