François Dauchet Lycée Notre Dame Saint Nazaire FORMATION

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François Dauchet Lycée Notre Dame Saint Nazaire FORMATION
FORMATION ESCALADE UGSEL 44
Par Nicolas Leray et François Dauchet
MERCREDI 4 FEVRIER 2015
SESSION 2
LYCEE NOTRE DAME D’ESPERANCE
SAINT NAZAIRE
La gestuelle en escalade :
1)- Glossaire
2)- Identification des différentes prises
3)- Le sens d’utilisation de ces prises en mains et en pieds
4)- Caractéristiques d’un grimpeur de niveau 4 et propositions de solutions pour le faire progresser
5)- Caractéristiques d’un grimpeur de niveau 5a et propositions de solutions pour le faire progresser en 5c
6)- Caractéristiques d’un grimpeur de niveau 5c et propositions de solutions pour le faire progresser vers le 6a et
plus
7)- Réflexions pour l’ouverture
Lorsqu’un grimpeur recherche une performance, ou un élève la réalisation d’une voie d’un niveau maximum en
rapport avec ses capacités, il met en interrelation quatre domaines :
- Sur le plan bio-informationnel, le grimpeur doit résoudre un problème de lecture de la voie. Il doit décoder
ce que le rocher semble lui dicter, ou ce que l’ouvreur a voulu créer techniquement comme enchaînement
de gestes. Les prises d’informations du grimpeur doivent déboucher sur des décisions pertinentes. On
parlera de COMPLEXITE de la voie.
- Sur le plan bio-mécanique, le grimpeur doit maîtriser des problèmes de coordination motrice en vue de
préserver son équilibre lors de déplacements qui sollicitent un contrôle postural et segmentaire permanent.
On parlera de DIFFICULTE intrinsèque de la voie.
- Sur le plan énergétique, le grimpeur, ne disposant que d’un temps limité par son potentiel énergétique, doit
résoudre un problème de gestion des efforts. C’est le versant ATHLETIQUE ou ENERGETIQUE de la voie.
- Sur le plan psychoaffectif, le grimpeur doit maîtriser son stress. On parlera de gestion EMOTIONNELLE liée à
l’engagement et à l’exposition de la voie ou du bloc.
La prise en compte de ces quatre éléments débouche sur une échelle de cotations.
Actuellement, les cotations s’échelonnent du 4 au 9b+.
« À ce jour, la cotation confirmée la plus difficile est 9b+ pour la voie La Dura Dura (falaise d'Oliana en
Espagne) de Chris Sharma libérée par Adam Ondra en février 2013 et répétée par Chris Sharma fin mars 2013.
Adam Ondra est le premier à en réussir l'ascension après 9 semaines de recherches de prises et méthodes,
pour un total de 90 essais La cotation la plus extrême non confirmée est également 9b+ pour les voies The
Change (Flatanger, Norvège) et Vasil Vasil9 (Sloup, République Tchèque). » (Source : Wikipédia)
Egalement : « working move » (Norvège) par Adam Ondra : (dont le crux exceptionnel de la voie à 3’30’’)
http://vimeo.com/72992600
La taille, la forme et la disposition des prises jouent bien sûr un rôle prépondérant dans l’élaboration d’une voie.
L’ouvreur va utiliser telle ou telle prise pour provoquer chez le grimpeur tel ou tel geste. C’est ce jeu entre l’ouvreur
et le grimpeur que nous tentons de vous faire découvrir, à travers la variété des techniques gestuelles en escalade et
les solutions pédagogiques qui en découlent.
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1 – Glossaire de l’escalade
2 – Forme des prises
Le rocher, érodé par le temps offre aux grimpeurs une grande richesse de formes et de volumes de prises
et par conséquent, une très grande diversité de préhension.
Ainsi, une grosse prise « un bac » est plus facilement utilisable qu’un gros galet rond qui nécessitera d’être
« travaillé » pour optimiser sa préhension et la position du corps qu’il induira.
Les noms des prises évoquent souvent leurs formes :
- Formes en relief : Le bac, le bénitier, la poignée, le paumo, le plat, la bosse et bossette, la réglette, le
téton et le graton.
- Formes en creux : Les mono-doigts, bi-doigts, tri- doigts...
- Les colonnettes et lunules pourront être appelées des pincettes.
- Les fissures gardent leurs noms.
- Les prises en inversées, épaules, verticales indiquent une orientation de préhension.
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3 – Le sens de préhension ou d’utilisation des prises
Le sens de préhension d’une prise influera sur la direction de progression du grimpeur.
D’instinct, l’axe horizontal de préhension est celui qui s’impose mais il est loin de répondre à toutes les
énigmes posées par le rocher !
Avec la main :
- On tracte ou on pousse sur une prise saisie par le dessus (en pronation)
Ce sont les prises horizontales : le plus facile, car la force exercée s’oppose directement à la pesanteur
- On pince, ou on tire ou on pousse par un côté (en pronation oblique)
Ce sont les prises verticales : plus difficile car il est nécessaire de construire une force d’opposition plus
complexe qui mobilise toute la tonicité du corps; la gestuelle construite sera donc plus riche, les équilibres
recherchés plus complexes.
- On s’équilibre ou on s’oppose à l’appui des pieds en saisissant la prise par le dessous (en supination)
Ce sont les prises inversées : très propices à la compréhension des oppositions entre segments supérieurs
(bras, tronc) et segments inférieurs (jambes), elles augmentent encore la difficulté.
Les doigts peuvent adopter deux positions selon la grosseur de la prise et sa surface de préhension :
- La position tendue : utilisé pour les formes de prise fuyante : plat, bosses et bossettes. Adhérence de la
pulpe de tous les doigts et de la paume parfois.
Cette position ménage les articulations, elle est à employer dès que possible.
- La position arquée : elle est adoptée presque naturellement par tous sur les prises à rebords étroit :
règles et réglettes, fines écailles, tétons et rebords de trous.
Sécurisante, cette préhension donne l’impression d’être puissant et stable. Cette position est traumatisante
pour l’articulation; car les tendons fléchisseurs, mis sous tension, risquent d’arracher les poulies. Le pouce
aide parfois les autres doigts.
•
•
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Quelles sont les origines de ces lésions ?
L’appareil fléchisseur des doigts longs comporte deux fléchisseurs par doigt, le fléchisseur commun
superficiel FCS et le fléchisseur commun profond FCP. Ces tendons coulissent dans des gaines
fermées et renforcées à certains endroits sous le nom de poulies.
Plusieurs positions basiques sont répertoriées dans l’escalade, dont la position «arquée». Cette
position génère des contraintes majeures d’arrachement des poulies.
Quels sont les signes cliniques de cette lésion ?
Les circonstances de survenue sont stéréotypées: après un jeté lors d’un changement de position
ou une traction brutale en position arquée, le grimpeur ressent une douleur violente et perçoit et
entend un claquement violent dans un doigt. Il s’agit le plus souvent du 3e et du 4e doigt.
La douleur permet souvent la poursuite de l’ascension et redouble après l’arrêt de l’effort.
L’examen clinique réalisé précocement retrouve une douleur à la palpation de la face palmaire et un
hématome local.
Trois
grands
tableaux
se
retrouvent:
Rupture partielle et les tendons fléchisseurs ne prennent pas la corde de l’ «arc»: c’est le cas de
loin
le
plus
fréquent.
Rupture complète et les tendons fléchisseurs prennent la corde et viennent se plaquer en avant
contre la peau, lors de la flexion . C’est une indication opératoire formelle. .
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- Les autres préhensions de la main :
o La pince
o Le pouce, précieux auxiliaire : il joue un rôle capital dans le préhension des prises. Il contribue à
accentuer la force exercé par les autres doigts, c’est la deuxième mâchoire de la pince.
o Les inter-appuis :
du bras, du coude et de la main qui exercent des forces de directions opposées sur les flans d’une
fissure, le verrouillage.
Les doigts et le dos de la main font de même dans une fissure moins large
Le poing fermé
Les doigts placés l’un au-dessus de l’autre se verrouillent par rotation
Avec les pieds :
L’action principale consiste à pousser sur le dessus de la prise ou à crocheter avec le talon ou la pointe du
pied.
Il suffit de regarder l’usure des chaussons des grimpeurs, de la pointe du pied à l’articulation du gros orteil,
pour comprendre où sont réalisés les appuis. C’est avec le gros orteil qu’on prend appui avec force, les
autres, en se gainant, rigidifient la semelle du chausson.
- La carre interne : Pour une progression faciale sur des prises en adhérence et rebords très fins entre
autre.
- La carre externe : Pour progresser de profil, en opposition, dans les dièdres ou dans les traversées.
- Toute la partie avant de la semelle s’utilise pour les adhérences, c’est un appui frontal.
- Le crochetage du talon : pour les rétablissements ou traversées
- Le crochetage de pointe : pour les équilibres dans les devers et les toits
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4 – Caractéristiques d’un grimpeur de niveau 4 et solutions pour le
faire évoluer
GESTUELLE NIVEAU 1
ACTIONS DU
GRIMPEURS
Prises d’information
visuelles
Rythme de progression
INDICATEURS D’ATTITUDES
Utilisation du train
inférieur
Utilisation mains- bras
Equilibre
Centre de gravité (CG)

Le grimpeur oriente son regard de façon majoritaire vers le haut.



Progression souvent bloquée.
Progression hachée avec des temps d’arrêt et de tâtonnements.
Le grimpeur est souvent en appui sur des jambes raides et place
ses pieds « en canard ».
Le grimpeur tâtonne avec ses pieds avant de valoriser une prise.
Le grimpeur saisit les prises à bout de bras : hyper-extension.
Utilisation horizontale de la prise.
Bras fléchis en permanence.
Le CG se situe régulièrement entre les 2 pieds et n’est pas
déplacé d’un pied sur l’autre.
Si par hasard le CG se déplace au-delà de cet axe, le
déséquilibre provoqué n’est pas récupéré et le grimpeur chute.






OBJECTIFS EN VUE DE
MODIFIER LE
COMPORTEMENT INITIAL
Développer des stratégies
visuelles avant de grimper
Développer des stratégies
visuelles pendant l’escalade et
agir en fonction
OUTILS PEDAGOGIQUES
Accentuer le regard vers les
pieds
Eviter au maximum d’éloigner
la ligne d’appuis pieds de celle
des mains (pas d’hyperextension)
Eviter au maximum d’éloigner
la ligne d’appuis pieds de celle
des mains (pas d’hyperextension)
Faire désescalader un bloc ou une voie.
Gérer les efforts
notamment au niveau des
bras
Se déplacer, au signal trouver une PME :
- CG entre les appuis, un bras tendu dans l’axe, l’autre bras
doit pouvoir se relâcher. Puis changement de main.
POSITION DE
MOINDRE EFFORT
Se déplacer et trouver une PME. Le partenaire envoie un ballon sur
le coté que je lui redonne ensuite du même coté, ou coté opposé.
https://vimeo.com/123552236
(PME)
Vision globale de la voie, début, fin.
Repérage des prises clés.
LE RAPPROCHE PIEDS-MAINS
Respecter la chronologie suivante :
1)- je place mes mains et je regarde mes pieds
2)- je monte mes pieds et je me place en position de « grenouille »
bras tendus
3)- je regarde mes prochaines prises de mains puis je pousse avec
mes jambes pour les saisir
4)- je regarde mes pieds puis je monte mes pieds etc…
https://vimeo.com/123551201
Pied droit lié avec main droite par une sangle ou un élastique
Pied droit lié avec main gauche et/ou inversement.
Le but est de limiter l’hyper-extension.
Imposer la consigne suivante : au cours de cette situation les mains
ne doivent jamais dépasser la tête.
Se déplacer vers une prise inversée. Se placer en position
« grenouille » associée à une prise main inversée : bras tendus +
flexion des jambes.
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Etre capable d’effectuer
des
CHANGEMENT DE
MAINS,
CHANGEMENT DE
PIEDS
Coordonner l’action des
jambes et des bras
LA POUSSEE DIRECTE
Une traversée avec de bonnes prises permettant des changements.
Pour les pieds : imposer un changement en sautant légèrement ou
en anticipant la prochaine pose de pied par un décalage du pied sur
la prise.
Geste de base, dont on oublie souvent la position optimale, à
savoir la main et le pied opposé sur le même axe, ou presque, afin
d’exercer une poussée verticale à l’aplomb du centre de gravité ;
Relier la main droite au pied gauche par un élastique et grimper en
moulinette.
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5 – Caractéristiques d’un grimpeur de niveau 5a et solutions pour le
faire évoluer en 5C
GESTUELLE NIVEAU 2
OUTIL MOTEUR
Prises d’information
visuelles
Rythme de progression
Utilisation du train
inférieur
Utilisation mains- bras
Equilibre
Centre de gravité (CG)
INDICATEURS MOTEURS
 La tête du grimpeur est plus mobile, de haut en bas. Le regard
se glisse entre le corps et la paroi.
 Progression uniforme, lente ou rapide.
 Appuis plutôt sur l’avant du pied, mais pas d’extension complète
jambes- pieds.
 Les pieds ont tendance à racler le support
 Première diversification des directions de traction mais souvent
au dessus de la ligne des épaules, et actions incomplètes des
bras. Peu de notion d’économie bras tendus.
 Les segments s’écartent de l’axe du corps. Début des transferts
de poids, centre de gravité plus mobile. Mobilité latérale du
bassin
OBJECTIFS EN VUE DE MODIFIER
LE COMPORTEMENT INITIAL
Rechercher des poses de pieds plus
précises
Développer des stratégies visuelles
pendant la grimpe
OUTILS PEDAGOGIQUES
Tonicité importante des pieds qui autorise une pose d’appui sur les orteils.
Avec des dégaines accrochées aux chaussures, le grimpeur pose ses pieds
sur les pointes et évite de faire taper la dégaine contre la paroi.
Prise touchée, prise tenue.
Mains d’une couleur, pieds d’une autre couleur.
Utiliser la structure sans avoir prises
pour les pieds et faire confiance aux
pieds
ADHERENCES
Mario : Faire envoyer des ballons de volley à rythme régulier et
suffisamment espacés. Le grimpeur doit éviter de se faire toucher au cours
de la traversée.
 Faire faire le geste en 3 niveaux : 1)- Blocage pieds en adhérence
sans bouger, plante à plat, talon bas, bassin en arrière. 2)- Idem
mais en montant puis se réceptionner sur tapis. 3)- Idem et trouver
une prise pied haute.
https://vimeo.com/123549965
Apprendre à se rééquilibrer en
mobilisant le bassin :
TRANSFERTS de poids de
corps

Faire faire le geste avec 1 prise haute en mains, 1 prise basse pour
un pied, 1 prise haute et désaxée pour provoquer le transfert.
 Sangle ou cordelette accrochée à la ceinture arrière du baudrier, et
donner la consigne : Tu ne peux pousser sur ta jambe d’appui que
lorsque la sangle est au niveau de ton pied.
 Matérialiser un couloir d’environ 60 cm qui représente une zone
interdite pour les pieds et grimper avec la consigne : tes 2 pieds
doivent franchir la zone et se retrouver à droite, puis à gauche etc…
 Avec une table ou un plinth, placer ses mains, placer un pied et
transférer. Placer le second et développer.
https://vimeo.com/123551036
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CROISES MAINS, CROISES
PIEDS Ils évitent bien souvent des
mouvements physiques en épaule, des
changements de mains ou de
pieds, et vous sauveront dans les
traversées délicates.
LE PIED-MAIN
Le pied remplace la main sur une
même prise
Faire une traversée et imposer les croisés. Croisé intérieur mains, croisé
extérieur mains, croisé intérieur pied, croisé extérieur pied, les 2 cumulés,
l’un intérieur. l’autre extérieur…
Ouvrir des blocs avec des petites prises proches l’une de l’autre pour
provoquer le croisé et faire comprendre qu’il est plus économique de croiser
que de changer de mains ou de pieds.
https://vimeo.com/123551620
Donner la consigne suivante : Une main haute et une main basse. Le pied
vient remplacer la main basse sur la même prise. Compter 3 secondes
avant de développer puis recommencer ce processus jusqu’en haut.
Grimper en moulinette les yeux bandés provoque des pieds-mains.
https://vimeo.com/123547911
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LA CARRE EXTERNE :
Grimper en latérale carre interne pied gauche et quart externe pied droit en
orientant les épaules vers la gauche.
Grimper en latérale carre interne pied droit et carre externe pied gauche en
orientant les épaules vers la droite.
Délimiter un couloir étroit sur le mur avec des bandes de chantier ou des
élastiques. Les seules prises à utiliser sont celles situées à l’intérieur du
couloir.
Ouvrir des voies ou des blocs avec des prises verticales.
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6 – Caractéristiques d’un grimpeur de niveau 5c et solutions pour le
faire évoluer en 6a
GESTUELLE NIVEAU 3
OUTIL MOTEUR
Prises d’information
visuelles
Rythme de progression
Utilisation du train
inférieur
Utilisation mains- bras
Equilibre
Centre de gravité (CG)
INDICATEURS MOTEURS
 Localise les difficultés et les PME
 Commence à programmer ses actions et les verbalise (avant de
grimper). Anticipe les actions.
 Le regard se déplace tout autour du corps.
 Progression rythmée par la difficulté :vite dans le difficile, lent
dans le facile
 Pose des pieds en pointe de façon plus précise et extension
complète jambes + chevilles
 Le grimpeur utilise des formes variées de prises de pieds (carres
internes, externes, pointe, talon, adhérences…) et les combine.
 Le grimpeur utilise les prises dans tous les axes
 Organisation corporelle par des oppositions de force
 Recherche de travail bras tendus
 Dissociation accrue des ceintures (rupture de l’alignement
systématique)
 Le centre de gravité sort régulièrement du polygone, équilibres
sur 3 voire 2 appuis
OBJECTIFS EN VUE DE
MODIFIER LE
COMPORTEMENT INITIAL
OUTILS PEDAGOGIQUES
POINTAGE,
GRIFFAGE
Faire faire un transfert en accrochant une prise lointaine avec la pointe
de pied et « l’attirer à soi », « la ramener » sous son bassin.
Solliciter ses orteils pour
utiliser au mieux les aspérités
de la paroi.
Coincement de pointes en dévers.
CROCHETAGE
TALON
Cerceau sur la paroi. Faire passer les 2 mains en premier.
Faire passer les 2 pieds en premier sans toucher le cerceau.
L’idée est de provoquer un positionnement presque horizontal.
https://vimeo.com/123549815
LES MOUVEMENTS
DYNAMIQUES :
* Donner la ou les prises de départ en mains et en pieds (position de
grenouille). Puis utiliser la poussée des jambes de façon explosive pour
chercher la prise suivante. Régler la hauteur des mais, la hauteur des
pieds.
Lorsque les pieds quittent la prise précédente : c’est un jeté.
http://vimeo.com/24160257
Ils permettent d’aller vite à la prise
suivante. Non seulement ils évitent
une dépense d’énergie excessive,
mais ils offrent une bonne solution
quand les prises de pied sont
mauvaises, ou les prises de mains
très moyennes.
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Ex : - LE JETE : bien repérer la prise
de réception et pousser sur les
jambes.
- le mouvement conduit : escalade
dynamique fluide, gestuelle douce et
coulée.
http://climbingaway.fr/fr/loisirs/videos?pageencour=29&recherche=all123
LA LOLOTTE
Souvent en dévers, l’un des genoux du grimpeur entame une rotation
sur une prise pied assez haute et permet ensuite de chercher la
suivante en main par une extension du corps.
LES OPPOSITIONS
Placer un cerceau sur la paroi et passer les 2 pieds en premier ou les 2
mains en premier. La main basse se retrouve souvent en opposition (en
paume).
Ouvrir des voies ou des blocs dans des dièdres avec de petites prises.
Ouvrir des voies avec des prises verticales.
Ouvrir en dièdre, dülfer, cheminée…
LES CHANGEMENTS
DE PAS OBLIQUES
LE DRAPEAU
RENDRE LA POSE DE
PIEDS PLUS PRECISE
Ouvrir des traversées avec une prise double verticale. Cette prise est
utilisée main droite avec le corps à gauche, puis main gauche, le corps
passant à droite.
Ouvrir avec un pied haut, l’autre pied servant de contre balancier en
passant derrière le pied d’appui. Le poids est ainsi réparti des deux
cotés de l’axe pieds-mains, et le grimpeur n’est pas emporté dans une
rotation fatale
Ouvrir des voies en dalle, sur petite prise pieds et mains.
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LE CANCAN
Equilibre avec la jambe passée devant la jambe d’appui. Ce placement
a exactement la même utilité que le drapeau mais il est beaucoup plus
efficace si la jambe d’appui est tendue.
LE DERVICHE
LE YANIRO
.
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7 – Conseils pour l’ouverture
-
Placement judicieux des prises pour provoquer des gestes originaux, intéressants. Notion de richesse
gestuelle, ou comment créer la variété ?
-
Les outils : le scotch, les étiquettes coincées, les aimants fixés sur les vis, le laser…
-
La notion d’hyper-extension et de taille du grimpeur, ou comment éviter d’ouvrir que pour les grands ?
-
Créer un enchaînement logique des actions.
-
Le principe de la lecture : comment concevoir des voies « à lecture » où l’analyse du grimpeur et
l’anticipation sont nécessaires pour réussir.
-
Où placer les positions de moindre effort ?
-
L’ouverture et la sécurité (concurrence des voies entre elles, placement des prises en fonction des points
d’ancrage, perspective de la chute du grimpeur)
-
Technique d’encordement pour ouvrir des voies.
-
Situations collectives pour provoquer des gestes :
La dictée (à la baguette, au laser, à la parole, en voie, en bloc…)
Mémorisation et adaptation : L’américaine : (à 3 ou 4 joueurs). Le 1 prend 4 prises, le 2 les réutilise et en
prend une autre, le 3 les réutilise et en ajoute une autre etc…
Vitesse et lecture : Le premier qui attrape l’objet placé entre les 2 grimpeurs a gagné.
Vitesse et lecture : Concours de vitesse en voie, en moulinette.
Montage vidéo au lycée Notre Dame d’Espérance réalisé par Nicolas Leray.
Sources :
HUGUES, CASTAGNINO, Amiens, 2000.
Dr Patrick HOUVET, (Institut Français de Chirurgie de la Main), Paris.
Gilles Blanchon (Monitorat pédagogie et perfectionnement, 2011)
« Escalade, s’initier et progresser » J.P. Verdier – Amphora
« Escalade » N. Glée et J.P. Rousselet – Libris
Indices utiles au diagnostic technique : Hugues, Casatagnino, 2000.
Liens :
http://staps.univ-lille2.fr/fileadmin/user_upload/ressources_peda/Deust/escalade2_heyman.pdf
Les différentes techniques du débrouillé à l’expert :
http://www.grimper.com/mag-grimper-150
Santé et escalade :
http://2008.kinescalade.com/index.php
Lésions des poulies digitales :
http://www.institut-main.fr/lesions-des-poulies-digitales-escalade-78.html
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