Bravo pour la qualité des propositions. On voit le talent, l - Fi

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Bravo pour la qualité des propositions. On voit le talent, l - Fi
Bravo pour la qualité des propositions. On voit le talent, l’aspect impressionniste dans chaque affiche, la composition,
encore bravo Valérie. Maintenant voici mes remarques :
- Avant tout, quelque soit l’affiche, Jehan Rictus s’écrit sans tiret entre prénom et nom ; d’autre part je pense
qu’il ne faut pas indiquer Les Soliloques du pauvre.
- Peut-être simplement 3 informations écrites : Théâtre de l’Hyménée / Rictus (le titre) / d’après des textes de
Jehan Rictus. Ou alors une présentation textuelle aussi simple avec ces trois informations + jeu Antoine
Chapelot / création musique Jean-Kristoff Camps / création lumière Ronan Fablet / scénographie Pierre
Heydorff / mise en scène Michaël Therrat.
- Concernant les remarques qui vont suivre / aux 3 propositions d’affiche, j’attire notre attention sur le fait qu’il
faut les penser une taille format 0, c’est-à-dire très grande, et donc les proportions, les couleurs, les lignes,
l’énergie s’en trouveront accentuer, forte et marquante, percutante… etc.
1ère affiche : l’élément primordial apparaît être la grille, le message semble celui de l’emprisonnement, de l’isolation,
ça réduit les champs d’imagination pour le quidam passant devant l’affiche. J’aime bien l’aspect rosé de la grille. Le
vert ne me plaît pas du tout. Quant au gris de Rictus, je le verrais plutôt rouge vif. J’aime bien la transparence avec le
dessin derrière, pour le cadre de Rictus.
2ème affiche : j’aime bien le fait que le personnage soit en premier plan avec la grille en fond, comme le sol sur lequel il
évolue. Le regard (yeux) noir(s) du personnage me gène(nt), on dirait qu’il est mort, empaillé… J’aime bien son coup de
coude vers le cadre, face aux voyeurs que nous sommes, son attitude est vivante paradoxalement aux trous de ses
yeux. Le R de Rictus me paraît trop collé au bord de l’affiche. (Serait-il possible d’essayer du jaune à la place du blanc
pour Rictus ?). La couleur verte me déplaît totalement, ça me donne une espèce de nausée… Ce affiche semble comme
la pochette d’une bande-dessinée. J’apprécie le rose, le rouge, l’aspect chair… ça donne de la vie là-dedans. La lumière
aussi donne à cette proposition un relief, une épaisseur, une profondeur qui m’intéressent, me séduisent. Il manque
peut-être à cette affiche un petit quelque chose pour qu’on percute immédiatement qu’il s’agit d’un spectacle
théâtral…
3ème affiche : la couleur turquoise ( ?) ne me sied pas du tout : ton trop froid. Je ne comprends pas trop cet élément –
un cône renversé – rouge, sur la tête du « spectre » au premier plan… Aspect trop fantomatique à mon goût. J’aime
bien cette perspective de la grille en biais, le personnage qui hurle, en surimpression, pas mal du tout, mais comme
pour la première proposition, le sens se trouve réduit tout à coup à l’emprisonnement, la révolte… J’aime bien la
couleur de fond dans les rouges/roses, presque violets… ça fait penser au cri de Munch, ça me plaît bien cette idée-là.
Manque peut-être une couleur derrière le spectre (c’est tout blanc). Ce spectre indique de l’étrangeté, ce qui est très
intéressant pour l’idée. En règle général cette affiche me paraît trop froide, mystérieuse, morbide peut-être.
Serait-il possible d’avoir le cadre de la 2ème affiche, avec la grille surexposée comme l’est le personnage de la 3ème
affiche ; + adjoindre la transparence du titre de la 1ère affiche. Rictus écrit en rouge aussi… Accentuer les effets de
lumières sur le personnage aussi… ?
L’idée du spectacle, pour résumer en deux lignes, c’est le témoignage d’un clochard-mendiant qui se prend – ou se
prête – à croire à l’arrivée de son idole sur la terre (Jésus). Descente/chute sociale imagée sur scène par l’ascension de
la grille, métaphore de sa déraison, de l’ostentation de sa croyance : notre Rictus offre une dérision par delà sa
tragique existence. La fin du spectacle propose un burning-out de sa conscience, tel Icare foudroyé en plein essor…