Le Parc des berges L`espace naturel du CRAPA

Transcription

Le Parc des berges L`espace naturel du CRAPA
L’île de Nantes
La nature retrouve sa place en ville
Le bassin du Tripode
Ce bassin permet de découvrir
les plantes de milieu humide
par une promenade sur pilotis.
massettes, joncs fleuris, nénuphars
et noues d’aulnes assurent une
épuration naturelle des eaux de
pluie recueillies sur les bâtiments
Le dernier né des parcs de l’île
alentours. Ils retiennent aussi l’eau
est un balcon ouvert sur la
en excédent lors des épisodes
Loire. Le cheminement piéton
pluvieux. Entre les deux bassins, un
et cycliste permet de faire le
plan incliné, hérissé de reliefs en
tour de l’île au plus près des
béton, assure la stérilisation de l’eau
berges. Saules, peupliers, frênes
grâce aux rayons ultraviolets. Ce
et aulnes s’ancrent au bord de
procédé ancien était utilisé dans
l’eau. Salicaires et angéliques des Les éoliennes
les pays arabes sous le nom de
estuaires viennent à maturation Les deux éoliennes de type
dans les hautes prairies, fauchées agricole qui surplombent la Loire chadar. Le cyprès chauve, arbre
des bayous de Louisiane, trouve
annuellement après la floraison actionnent mécaniquement des
pompes. Elles produisent 40 % de ici des conditions idéales pour son
et la germination des plantes.
l’énergie nécessaire à la circulation développement. Tout comme les
Plus haut, le bassin du Tripode
prolonge le spectacle de l’eau au de l’eau entre les deux bassins qui carpes koï qui prospèrent auprès
des lotus.
fonctionnent en circuit fermé.
cœur d’un bâti plus dense.
Le Parc des
berges
L’angélique des estuaires
Très présente dans l’estuaire de
la Loire (30% de la population
mondiale), l’angélique des
estuaires fait partie des
espèces protégées. Un plan de
sauvegarde existe à l’échelle de
l’agglomération nantaise. Il permet
sa protection et le développement
de ses populations. Ainsi, la date
de fauche des prairies où s’installe
l’angélique dépend de sa floraison.
Elle est fixée par le conservatoire
national botanique.
L’île de Nantes :
à l’heure des parcs contemporains
C’est une nouvelle génération de parcs
urbains qui prend place sur l’île de Nantes.
Conçus par des architectes-urbanistes et
paysagistes, ils s’appuient sur l’histoire
des lieux et offrent une palette végétale
renouvelée. On y découvre notamment
la flore de l’estuaire de la Loire et son
emblématique angélique des estuaires.
Très présente sur l’île, elle est rare à l’échelle
mondiale et donc protégée. Ici, les espèces
plantées sont souvent sélectionnées pour
leur capacité à se développer avec un apport
minimum d’eau et le bâti est mis à profit pour
la récupération des eaux pluviales.
Le Parc des
chantiers
Sur l’ancien site des chantiers
navals de Nantes, le paysagiste
Alexandre Chemetoff a conçu
un parc où les traces révèlent
l’histoire du lieu et où la
botanique prend le pas sur
l’horticulture. Chacune des cales
et terrasses abrite une ambiance
végétale différente. Siège des
Machines de l’île, le parc est
aujourd’hui un lieu à la fois festif
et ludique.
Petite histoire du site
Sur la Prairie-au-duc, île de Loire,
les premiers chantiers navals
s’installent en 1842. L’arrivée du
chemin de fer et la construction
de nouveaux ponts facilitent
l’industrialisation du site. En
1950, il accueille chaque jour 7
000 ouvriers qui traversent la
Loire grâce au pont transbordeur
dont ne subsistent aujourd’hui
que les piles. Le 3 juillet 1987,
le lancement du Bougainville,
bateau des chantiers Dubigeon,
marque la fin des chantiers navals
sur l’île et l’abandon du site. La
transformation des lieux s’amorce
en 2002 et le parc est ouvert au
public à partir de 2007.
Les nefs
Ancienne chaudronnerie des
Chantiers de la Loire, les nefs
abritent aujourd’hui les Machines
de l’île. Sous le toit, l’éléphant
côtoie une végétation exotique
de bambous, d’eucalyptus et
d’aralias. On y trouve également
l’ailante, représentative de l’île
de Nantes. Dans la serre des
Machines de l’île, une végétation
exotique luxuriante de fougères
arborescentes et de plantes
carnivores rencontre d’étranges
insectes et plantes mécaniques
construits par l’homme.
La branche prototype de l’arbre
aux hérons
C’est un vrai lieu
d’expérimentation botanique. Les
paniers sont plantés de végétaux
de terrain secs poussant en
milieu montagnard : herbacés,
rosiers sauvages, genets. Leur
développement est étudié pour
concevoir à terme un arbre
métallique végétalisé pérenne.
Le jardin des
fonderies
Sous les nefs restaurées
des anciennes Fonderies de
l’Atlantique a pris place en
2009 le premier jardin public
couvert de Nantes. Conçu par le
cabinet Doazan-Hirschberger, ce
jardin rassemble des végétaux
exotiques, évocateurs des voyages
au long court des navires nantais.
Ces mêmes navires dont les hélices
étaient autrefois fabriquées sur
ce site.
L’esplanade des traceurs de
coque
Ici, les alignements denses
de micocouliers, de séquoias
et d’arbousiers, s’érigent en
flèche suggérant l’idée de
mats de bateaux. Les eaux de
récupération de la toiture des
nefs les irriguent.
Le jardin des voyages
Dans l’ancienne cale poussent
aujourd’hui palmiers et albizias,
symboles du voyage. Chemins
de grue et ponts roulants sont
désormais le terrain de jeux des
enfants.
La cale de l’estuaire
Sous les caillebotis métalliques,
c’est un espace naturel où pousse
la flore typique de l’estuaire de
la Loire, notamment les saules,
salicaires et angéliques des
estuaires.
La terrasse des vents
Espace enherbé et exposé aux
vents, elle présente une végétation de terrains secs. Graminées,
phormiums ou choux maritimes
poussent sur des sols pauvres,
couverts de paillage minéral. Et le
vent d’ouest anime les manches à
air bicolores.
Les jardins de ballast
Se poursuivant sur le quai des
Antilles, ils associent arbustes,
herbacées et vivaces de terrains secs. Les noues de saule
contribuent à l’épuration des
eaux de ruissellement. Sauges,
bourraches et roses trémières se
ressèment naturellement pour un
fleurissement à son apogée en
mai-juin.
Le jardin des fonderies
Rue Louis Joxe
Tramway ligne 2 et 3, arrêt Vincent
Gâche
Chronobus C5, arrêt Fonderies
(à compter de septembre 2013)
Boulevard Louis Barthou
Busway ligne 4, arrêt Tripode
L’espace naturel du CRAPA
Rue des Salicornes
Bus ligne 52, arrêt Hôtel de Région
Petite histoire des Fonderies
Installée en 1908 sur le site,
la fonderie des frères BabinChevaye, la « Nantaise de
fonderies » fabrique à partir des
années 20 des hélices et turbines
pour la construction navale.
C’est ici qu’est inventé l’alliage
«Nantial» avec lequel seront
fondues les hélices du France, 3e
du nom, construit à Saint-Nazaire
en 1960. Les crises industrielles
successives à partir des années 70
entrainent l’abandon du site en
2001. Il est réaménagé en jardin
en 2009. La nef, les fours, le pont
roulant et les cuves de moulage,
devenues cuves de plantation,
sont conservés et restaurés.
Plantes de bruyère au nord
Camélias, azalées, rhododendrons
et magnolias prennent place en
bordure des nefs. Emblématiques
de la palette horticole nantaise, ils
apportent des touches de couleur
dès le début du printemps.
Ambiance tropicale au sud
Les palmiers, bananiers et
fougères arbustives transportent
dans une ambiance tropicale. A
leurs côtés, graminées, agaves et
cactées évoquent les paysages
arides.
Les nefs, supports d’un jardin
novateur
Sur la toiture des nefs, on récupère
les eaux de pluie stockées dans de
grandes cuves qui alimentent le
jardin. Le matin, une brumisation
apporte l’humidité nécessaire à
certains feuillages. Le long des
structures métalliques, glycines,
passiflores et hortensias grimpants
colonisent le métal. Et le soir, le
feuillage verdoyant est mis en valeur
par un éclairage blanc.
Le toit végétalisé de l’école
Aimé Césaire
Planté d’ajoncs, de genêts et de
bruyère évoquant les côtes atlantiques, c’est un lieu d’observation
réservé aux enfants et leurs
enseignants.
Le bâtiment Ateliers et
Chantiers de Nantes
Construit en 1914 par l’architecte
nantais René Ménard, il était le
siège administratif des Ateliers
et Chantiers de la Loire, un des
trois chantiers navals du site. Il
abrite aujourd’hui La Maison des
Hommes et des Techniques qui
œuvre pour la mémoire de la
construction navale nantaise.
La grue Titan jaune
Construite à Nantes en 1956, elle
permettait de lever les pièces
métalliques les plus lourdes. Elles
étaient ensuite soudées dans les
cales voisines.
L’espace
naturel du
CRAPA
Parc des berges
On y teste même l’évolution spontanée du
végétal sur d’anciennes friches industrielles.
Du Parc des Chantiers en passant par le Jardin
de l’île Mabon, le Jardin des Fonderies et
le Parc des Berges, jusqu’à l’espace naturel
du CRAPA en attendant le futur parc urbain
de la pointe ouest de l’île, le visiteur part
à la découverte de l’histoire botanique et
industrielle de Nantes.
Les berges aménagées permettent aux
piétons et cyclistes de se promener au
plus près de la Loire, avec une promenade
continue de 7 km qui fera prochainement le
tour de l’île.
Parc des chantiers
Boulevard Léon Bureau
Tramway ligne 1, arrêt Chantiers navals
Chronobus C5 (bus 58),
arrêt Prairie au Duc
Jardin de l’île Mabon
Quai François Mitterrand
Chronobus C5 (bus 58 jusqu’en
septembre 2013), arrêt Prairie-au-duc
Dernier témoignage des prairies
humides de Loire sur l’île de
Nantes, le CRAPA a été aménagé
au début des années 80 lors de
l’urbanisation de l’est de l’île de
Nantes, secteur de Beaulieu. Vaste
espace vert, il est le plus «naturel»
des parcs de Nantes. Son extrémité
Est est classée comme zone
d’intérêt naturel pour sa flore et sa
faune. Dans les grandes prairies de
fauche, jeux d’enfants, terrains de
grands jeux et barbecues invitent à
la détente.
De l’ancienne prairie de Loire à
l’espace de détente actuel
Ancienne prairie inondable, l’île
Beaulieu figurait parmi la dizaine
d’îles de Loire, regroupées au XXè
siècle pour constituer l’actuelle île
de Nantes. Après la seconde guerre
mondiale, elle est remblayée et
rehaussée de 5 mètres avant d’être
urbanisée à partir des années 60. A
sa pointe est, le terrain conserve son
niveau d’origine. On y aménage un
Circuit Rustique d’Activité de Plein
Air (CRAPA) en 1985 transformé en
2013.
Un refuge pour une faune variée
A la pointe du parc, le jardinier
n’intervient pas. Les arbres morts
sont laissés, servant de refuges
à une faune variée. Les berges
évoluent au gré de l’érosion. Hérons,
foulques, martins pécheurs et
martinets fréquentent les lieux.
Dans les espaces publics, la fauche
tardive des prairies permet aux
papillons et insectes de prospérer.
Un couple de chouettes chevêches,
unique repéré à Nantes, niche dans
le parc.
L’ancienne boire, désormais
connectée à la Loire par le biais
d’une buse, abrite grenouilles et
poissons de Loire.
Jeux pour enfants et barbecues
collectifs
Rénové en 2005, le parc met
désormais à disposition du public
des jeux d’enfants et des barbecues
collectifs. L’occasion d’un moment
de détente dans un lieu où l’on
observe la ville à distance, en toile
de fond.
L’île de Nantes
Direction de la communication Ville de Nantes 2013 -Textes : Claire Lelong - © Jean-Dominique Billaud, Jean Renaudineau - Illustration : Marie Bretaud
La nature retrouve sa place en ville
l ’ usine beghin sa y
la grue titan grise
la grue titan jaune
les anneaux de buren
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La Loire
le jardin des fonderies
P ortail fran ç ois morellet
Les parcs
Patrimoine bâti et culturel
A. Le parc des chantiers
1. La grue Titan grise
B. Le futur parc urbain de la pointe ouest
de l’île
2. Les anneaux de Buren
C. Le jardin de l’Île Mabon
D. Le jardin des Fonderies
E. Le parc des berges
F. L’espace naturel du CRAPA
G. Le jardin des 5 sens
3. La grue Titan jaune
4. La station Prouvé
5. Le carrousel des monde marins
6. Les nefs, l’éléphant des machines de l’île
7. L’absence (Atelier Van Lieshout)
8. Portail 0°-90°, portail 8°-98°
(François Morellet)
9. Statue La délivrance
(Guillaume Emile)
10. L’usine Béghin Say
Nantes,
entre tradition
botanique et
nature sauvage
Héritière d’une longue tradition botanique,
Nantes est reconnue pour la qualité
et la richesse de ses dix parcs. Une tradition
comme un art de vivre qui épouse l’histoire
de Nantes et sa géographie.
Au fil des siècles, les parcs et jardins de
Nantes se sont développés avec leur identité
propre et leurs paysages singuliers.
En 1687-88, le règne de Louis XIV marque le
début de l’aventure horticole nantaise avec
6
Parcs et jardins
de Nantes
5
la création du Jardin des Apothicaires.
Une aventure qui prend de l’ampleur
au XVIIIe siècle. En 1726, pour enrichir les
collections botaniques du pays, Louis XV
ordonne aux capitaines de navires
de rapporter plantes et graines de leurs
voyages au long cours. Le climat doux
et l’influence océanique permettront
que prospèrent à Nantes des plantes
du monde entier.
7
4
3
2
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1
9
10
1. Jardin des Plantes
2. Île de Versailles
3. Parc de Procé
4. Parc de la Gaudinière
5. Arboretum Cimetière-parc
6. Parc de la Chantrerie
7. Parc floral de la Beaujoire
8. Parc du Grand Blottereau
9. Jardins de l’île de Nantes
10. Parc des Oblates