Guide juridique et pratique pour l`enfant et sa famille
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Guide juridique et pratique pour l`enfant et sa famille
Edito Lorsque l’enfant paraît, dans une société où le profil des familles s’est profondément transformé, le rôle de parent s’avère de plus en plus difficile. Le « vouloir bien faire » n’est pas toujours le « savoir bien faire » ; et nos vies de père et de mère sont jalonnées de doutes, d’inquiétudes, de questionnements. Il est d’autre part de plus en plus compliqué de concilier la vie familiale et professionnelle avec nos responsabilités parentales. C’est pourquoi j’ai voulu ce guide qui parcourt les étapes de la vie de l’enfant en apportant des informations juridiques et pratiques ainsi que de nombreuses adresses utiles. Je souhaite qu’il accompagne les familles dans leur diversité – familles monoparentales, traditionnelles, recomposées – et réponde à leurs nombreuses interrogations et attentes. Madame l’Adjointe au Maire Déléguée à l’Action Familiale, Droits des Femmes 1 Sommaire L’Enfant dans sa famille Le prénom . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .6 Le nom . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .6 L’autorité parentale : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .6 Les droits et obligations des parents L’autorité parentale est-elle toujours exercée par les deux parents ? La médiation familiale…Pour quoi faire ? L’enfant dans la séparation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .9 L’autorité parentale La résidence de l’enfant La parole de l’enfant L’entretien de l’enfant : la fixation de la pension alimentaire la modification de la pension alimentaire le versement de la pension alimentaire le recouvrement des pensions impayées La sortie de l’enfant du territoire L’enfant et ses grands-parents . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .12 Adresses utiles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .13 L’Enfant dans la vie quotidienne Les différents modes de garde . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .16 L’accueil régulier L’accueil occasionnel L’accueil collectif L’accueil parental L’accueil familial L’assistant(e) maternel(le) libéral(e) L’employée de maison ou baby-sitter Jeune fille/jeune homme au pair L’école . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .19 La scolarité de l‘enfant Le médiateur de l’Education nationale L’assurance scolaire L’enfant et les cours par correspondance La sécurité routière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .21 La rue La voiture L’enfant en voyage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .22 Les transports Les voyages à l’étranger : le téléphone portable Les papiers nécessaires Adresses utiles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .23 2 L’Enfant et la santé Les accidents domestiques...............................................26 Les brûlures L’électrocution Les chutes Les noyades Les intoxications Les étouffements Les morsures La chaleur Les vaccinations et le carnet de santé..............................29 Adresses utiles .................................................................30 L’Enfant consommateur L’enfant, les achats et les contrats ...................................32 L’enfant et internet............................................................32 Le contrôle parental La responsabilité des parents et des enfants L’utilisation des informations L’enfant et la banque.........................................................33 Le compte bancaire de l’enfant mineur Les livrets d’épargne Adresses utiles .................................................................34 3 L’enfant dans sa famille Guide juridique et pratique pour l’enfant et sa famille Le prénom Le prénom suit l’enfant toute sa vie. Il doit ne pas être contraire à son intérêt. Les parents doivent veiller à ce que l’association entre son nom et son prénom ne soit ni ridicule, ni péjorative. Si l’officier d’état-civil émet des réserves au moment de la déclaration de naissance, il doit saisir le procureur de la République. Celui-ci saisit éventuellement le juge aux affaires familiales pour statuer : si le juge estime que le prénom n’est pas conforme à l’intérêt de l’enfant, il en ordonne la suppression sur les registres de l’état civil ; les parents devront alors choisir un nouveau prénom. Le nom Les parents peuvent choisir quel nom portera leur premier enfant. Ce nom sera obligatoirement porté par les futurs enfants communs du couple. Ce choix est soumis à certaines règles ; les parents mariés ou les parents non mariés qui ont reconnu tous les deux et en même temps l’enfant choisissent son nom de famille qui peut être : - soit le nom du père - soit le nom de la mère - soit les deux noms accolés dans l’ordre qu’ils choisissent. Ce choix se fait par déclaration conjointe le jour de la déclaration de naissance : demander un imprimé à l’officier d’état-civil. En l’absence de déclaration conjointe, l’enfant porte le nom du parent qui l’a reconnu en premier et le nom du père si sa filiation est établie en même temps à l’égard des deux parents. Pendant la minorité de l’enfant, ses parents peuvent par déclaration conjointe, devant l’officier d’état-civil, lui donner le nom de celui qui l’a reconnu en second ou les deux noms accolés: ils doivent se présenter en personne devant l’officier d’état civil du lieu où demeure l’enfant. L’enfant de plus de 13 ans doit donner son accord et doit également être présent. En cas d’adoption plénière, les parents adoptifs bénéficient de ces règles du choix du nom. En cas d’adoption simple, le nom des parents adoptifs s’accole au nom d’origine de l’enfant : les parents adoptifs peuvent choisir entre le nom du père ou de la mère. À défaut d’accord c’est le nom du père qui s’accole. À savoir : - le nom choisi pour le premier enfant vaut pour les autres enfants du couple. - le nom de famille ne peut comporter que deux noms maximum. - le divorce n’a pas de conséquence sur le nom des enfants : ils garderont les deux noms. L’autorité parentale L’enfant a le droit d’être élevé par ses deux parents : on dit que les parents exercent en commun l’autorité parentale. Les droits et obligations des parents sur l’enfant ? Jusqu’à la majorité ou l’émancipation de l’enfant, les parents ont le droit et le devoir d’assurer son éducation, de le protéger dans sa sécurité, sa santé, sa moralité: 6 Ainsi les parents sont tenus d’envoyer les enfants de 6 à 16 ans à l’école ; les parents ont le choix des soins et traitements nécessaires à la santé de l’enfant. Toutefois, la loi peut imposer certains actes : vaccinations, intervention du médecin en cas d’urgence sans leur avis. Que faire en cas de désaccord des parents sur les décisions à prendre ? Les parents doivent se mettre d’accord sur les décisions importantes concernant l’enfant : choix éducatif, religieux, intervention chirurgicale… À défaut d’accord, le juge aux affaires familiales tranchera le différent dans l’intérêt de l’enfant. Il peut être saisi sans avocat par un parent ou les deux. Pour résoudre le conflit, le juge peut proposer aux parents une médiation familiale. Si aucun accord n’est conclu, le juge statuera en fonction des pratiques suivies dans le passé ; il peut entendre l’enfant, ordonner une enquête sociale ou des expertises psychologiques. Si les parents manquent à leurs obligations en mettant en danger l’enfant, le juge pour enfants peut ordonner des mesures d’assistance éducative. Le juge des enfants peut être saisi par un parent, l’enfant ou le procureur de la république alerté par une institution ou une personne privée. Les parents sont responsables des actes de leur enfant. Les parents sont tous les deux responsables des dommages causés par leur enfant mineur, même si aucune faute n’a été commise. Les dégâts peuvent être matériels (vitre cassée) ou corporels (blessure). En général la garantie responsabilité civile du contrat d’assurance multirisque habitation garantit et indemnise la victime. Le contrat doit couvrir l’enfant à l’extérieur de l’habitation. Attention : tous les contrats ne comprennent pas les mêmes garanties. Quand les parents sont séparés, ils restent tous les deux responsables de leur enfant, même le parent chez lequel l’enfant ne réside pas habituellement : chacun des parents doit avoir une assurance responsabilité civile couvrant les accidents causés par l’enfant où qu’il se trouve. Les parents sont tenus de contribuer à l’entretien de l’enfant : nourriture, vêtements, frais de scolarité, frais médicaux… Cette obligation peut continuer au-delà de la majorité de l’enfant, notamment s’il poursuit des études. Si l’un des parents refuse de contribuer à l’entretien de l’enfant : l’autre parent peut faire fixer par le juge aux affaires familiales une contribution aux charges du mariage. si les parents ne sont pas mariés et ont reconnu tous les deux l’enfant, l’autre parent peut faire fixer par le juge aux affaires familiales une pension alimentaire pour l’entretien de l’enfant. Dans les deux cas, il faut s’adresser au secrétariat-greffe du juge des affaires familiales. Il convient de fournir les documents justifiant des ressources et des besoins : bulletins de salaire ou attestation de chômage, factures relatives aux dépenses de la vie courante, frais de scolarité, médicaux etc.… Si le conjoint n’habite pas au domicile familial, il est indispensable de communiquer au greffe son adresse. Les deux parents seront convoqués à une audience devant le juge des affaires familiales. 7 Guide juridique et pratique pour l’enfant et sa famille L’autorité parentale est-elle toujours exercée par les deux parents ? Quand les parents sont mariés, ils exercent en commun l’autorité parentale. Quand les parents ne sont pas mariés, ils exercent en commun l’autorité parentale à partir du moment où ils ont tous les deux reconnu l’enfant ensemble ou séparément dans la première année de sa naissance ; à défaut, seul le parent qui a reconnu l’enfant en premier détient l’autorité parentale. Cependant : les parents peuvent faire une déclaration conjointe devant le greffier en chef du Tribunal de Grande Instance pour qu’il y ait exercice en commun de l’autorité parentale. le parent non titulaire de l’autorité parentale peut saisir le juge aux affaires familiales pour qu’il y ait exercice en commun de l’autorité parentale. Le juge se prononcera dans l’intérêt de l’enfant et non dans l’intérêt de celui qui exerce la requête. Si l’un des parents est décédé ou dans l’impossibilité de manifester sa volonté en raison de son incapacité ou de son absence, l’autre exerce seul l’autorité parentale. À savoir : Dans tous les cas, dans l’intérêt de l’enfant, le juge peut décider que l’autorité parentale ne sera pas partagée et sera exercée par un seul parent. Le parent qui n’exerce pas l’autorité parentale garde le droit de voir et d’héberger son enfant sauf motifs graves ; il garde le devoir de surveiller son éducation : l’autre parent est donc tenu de l’informer des choix importants concernant l’enfant. Il doit participer à l’entretien de l’enfant. Le ou les parents peuvent désigner de leur vivant la personne de leur choix qui s’occupera de leur enfant après leur décès. Le parent peut le faire par testament remis à la personne, de préférence après avoir obtenu son accord ou par testament devant notaire. La médiation familiale... Pour quoi faire ? Le médiateur familial aide, à travers l’organisation d’entretiens confidentiels, à gérer les conflits familiaux. Pour quoi faire ? La médiation familiale aide les enfants à comprendre et mieux vivre la séparation de leurs parents. Elle aide les parents à continuer à exercer leurs responsabilités parentales: prendre d’un commun accord les décisions qui s’imposent concernant la scolarité, les loisirs, les relations avec les familles respectives. Le médiateur familial fixe avec les parents le nombre et la fréquence des entretiens : six à dix séances de deux heures chacune peuvent être nécessaires. Le processus de médiation peut se dérouler de la façon suivante : - évaluation de la situation (entretien de pré-médiation). - négociations : besoins des parents et des enfants ; liste des possibilités de solution ; analyse de ces possibilités ; choix des solutions. - rédaction du projet d’entente. 8 L’enfant dans la séparation L’autorité parentale Si l’autorité parentale était auparavant conjointe, elle continue à être exercée par les deux parents : les décisions importantes concernant l’enfant continuent donc à être prises en commun par les parents séparés ou divorcés (par exemple : traitement médical important) En cas de désaccord, les parents doivent saisir le Juge aux affaires familiales qui tranchera. Vis-à-vis des personnes extérieures, les parents sont censés avoir pris d’un commun accord les décisions concernant les actes usuels de la vie de l’enfant. En ce qui concerne, par exemple, un voyage scolaire, l’un des parents ne pourra pas reprocher à un chef d’établissement de ne pas lui avoir demandé son accord. En cas de déménagement, le parent chez qui l’enfant a sa résidence habituelle, doit notifier à l’autre sa nouvelle adresse, dès lors que l’éloignement modifie les conditions d’exercice de l’autorité parentale. La résidence de l’enfant Les parents choisissent la résidence habituelle de l’enfant. À défaut d’accord, c’est le juge aux affaires familiales qui décide dans l’intérêt de l’enfant. Celui chez qui l’enfant n’habite pas a un droit de visite et d’hébergement. Le parent qui empêche l’autre d’exercer son droit de visite et d’hébergement s’expose à une peine d’emprisonnement et à une amende pour non-représentation d’enfant ; le parent lésé doit porter plainte auprès du Procureur de la République. En cas de divorce ou de séparation, c’est le parent auprès duquel vit l’enfant qui perçoit les allocations. En cas de résidence alternée de l’enfant : - soit les parents désignent d’un commun accord l’allocataire - soit les parents font une demande conjointe de partage - à défaut les deux sont allocataires En ce qui concerne les impôts, la charge fiscale des enfants est partagée à défaut d’accord entre les parents. Les parents peuvent décider que l’un d’eux déclarera à sa charge l’enfant, l’autre parent déclarant la pension qu’il verse pour son entretien. Le choix peut être modifié à chaque déclaration d’impôts. L’enfant peut être rattaché en qualité d’ayant droit à chacun des deux parents; exemple: chacun des parents peut rattacher l’enfant à son centre de sécurité sociale ce qui peut faciliter les remboursements des frais médicaux. 9 Guide juridique et pratique pour l’enfant et sa famille La parole de l’enfant En cas de divorce ou de séparation de ses parents, l’enfant capable de discernement (la loi ne fixe pas d’âge) peut être entendu par le juge pour faire connaître ses sentiments concernant sa résidence habituelle et le droit de visite et d’hébergement chez l’autre parent. Lorsque le mineur en fait la demande, son audition ne peut être écartée par le juge que par une décision spécialement motivée. L’enfant peut être entendu seul, assisté d’un avocat ou d’une personne de son choix. Il bénéficie automatiquement d’un avocat gratuit. Pour Marseille il faut s’adresser à la Maison de l’Avocat : 56, rue Grignan 13006 Marseille. Des consultations gratuites sont données le mercredi de 14h à 17h aux enfants à partir de 6 ans. Pour tout renseignement : N° vert 0800 89 79 72. L’entretien de l’enfant La fixation de la pension alimentaire Les parents sont tenus de contribuer à l’entretien de leur enfant même en cas de séparation. Quand les parents mariés divorcent, la fixation de la pension pour l’enfant est déterminée par le juge aux affaires familiales dans le cadre de la procédure de divorce. L’assistance d’un avocat est obligatoire. Quand les parents non mariés se séparent, le parent qui élève l’enfant a le droit de demander à l’autre parent qui l’a reconnu une pension alimentaire. Cette demande est faite auprès du juge aux affaires familiales. Le parent peut la déposer seul ou avec l’aide d’un avocat. Dans tous les cas, la pension alimentaire est fixée en fonction des ressources des parents et des besoins de l’enfant. Elle peut prendre la forme, en tout ou partie, d’une prise en charge directe de frais exposés pour l’enfant (exemple : frais de scolarité). La modification de la pension alimentaire La pension peut être révisée à tout moment à la demande de l’un des deux parents lorsqu’il y a une diminution des ressources ou un accroissement des charges. Cette demande est faite auprès du juge aux affaires familiales soit directement par le parent, soit par l’intermédiaire d’un avocat. Le versement de la pension alimentaire Le versement de la pension ne cesse pas automatiquement lorsque l’enfant est majeur. Par exemple, l’enfant poursuit des études, la pension continue à être due. C’est le juge aux affaires familiales qui détermine en cas de conflit entre les parents la durée de cette obligation d’entretien ; il peut décider que la pension sera versée directement à l’enfant. 10 Le recouvrement des pensions impayées Les pensions impayées peuvent être récupérées sur 5 ans en arrière. Il existe plusieurs moyens pour obtenir le paiement : - La procédure de paiement direct Elle est possible dès le premier incident de paiement d’une pension alimentaire. Elle peut se faire pour les 6 derniers mois d’impayés qui seront prélevés en 12 fois, et pour le paiement de la pension à venir. Elle est gratuite. Il faut s’adresser à un huissier avec une copie certifiée du jugement indiquant le montant de la pension et lui donner des renseignements sur le débiteur de la pension : nom de son employeur, N° d’URSAFF, de sécurité sociale ou de sa caisse de retraite, ASSEDIC… L’huissier peut faire des recherches en interrogeant ces organismes. - La saisie des rémunérations Elle permet le recouvrement des arriérés datant de plus de 6 mois. Elle est possible si vous connaissez l’employeur du débiteur ou sa caisse de retraite. Il convient de s’adresser ou d’écrire au Tribunal d’Instance du domicile du débiteur en fournissant son adresse, celle de son employeur et copie de la décision de justice fixant la pension. Le tribunal convoque les parties à une audience de conciliation. L’assistance d’un avocat n’est pas obligatoire. - Le recouvrement par la Caisse d’Allocation Familiale Si l’ex-conjoint ou l’ex-concubin ne paie pas la pension alimentaire, la CAF verse l’allocation de soutien familial sous les conditions suivantes : les enfants doivent être à la charge du bénéficiaire au regard des prestations familiales. Le bénéficiaire doit vivre seul. (ni remarié, ni vivre en concubinage) Il faut s’adresser à la CAF qui verse les prestations familiales ou à la CAF la plus proche du domicile. Si le parent demandeur ne peut pas bénéficier de l’allocation de soutien familial, la CAF peut l’aider à récupérer les arriérés de pensions impayées sous certaines conditions : se renseigner à la CAF la plus proche du domicile ou à celle qui verse les prestations. - Le recouvrement par le Trésor Public Il est possible pour les pensions à venir et les 6 mois d’impayés en arrière, si les procédures de recouvrement ci-dessus indiquées n’ont pas abouti. Il faut écrire en courrier recommandé avec accusé de réception au Procureur de la République du Tribunal de Grande Instance de son domicile en joignant : - la copie du jugement fixant la pension ou la prestation. - les documents établissant que les autres procédures de recouvrement ont échoué. 11 Guide juridique et pratique pour l’enfant et sa famille - les renseignements sur le débiteur (adresse, profession…) Si le débiteur vit à l’étranger s’adresser au : Ministère des Affaires Étrangères Sous direction de la coopération internationale en droit de la famille Recouvrement des créances alimentaires 244, bd St-Germain - 75303 PARIS O7 SP La sortie de l’enfant du territoire Lors de la procédure de divorce, le juge aux affaires familiales peut ordonner l’inscription sur le passeport des parents de l’interdiction de sortie de l’enfant du territoire français sans l’autorisation de ses deux parents. Si le jugement de divorce a déjà été rendu, cette inscription peut être demandée au juge. En dehors de toute procédure, si l’un des parents craint que l’autre emmène l’enfant à l’étranger sans son accord, il a la possibilité de demander une mesure d’opposition de sortie du territoire, dont la durée de validité peut être de 7 jours en cas d’urgence à 1 an. Il doit s’adresser au commissariat de police de son domicile ou à la préfecture. l’enfant et ses grands-parents L’enfant a le droit d’entretenir des relations personnelles avec ses ascendants (grands-parents, arrière grands-parents) ; seuls des motifs graves peuvent faire obstace à ce droit. Avant toute procédure, il est recommandé de tenter une médiation familiale. Le médiateur familial aide à travers l’organisation d’entretiens confidentiels à gérer les conflits. Si la médiation n’aboutit pas, les grands-parents prendront obligatoirement un avocat pour saisir le juge aux affaires familiales. Celui-ci peut ordonner une enquête sociale. Les enfants peuvent être entendus. C’est le juge qui décidera de l’organisation des relations entre les grandsparents et les petits-enfants : droit de visite, d’hébergement, de correspondance etc.… 12 Adresses utiles INFORMATION - ORIENTATION PARENTS/ENFANTS Ville de Marseille Service des Droits de la Personne Femmes/Famille - donne des consultations juridiques gratuites - apporte un soutien psychologique - soutien individuel - thérapie familiale 2, rue Henri Barbusse - 13001 Marseille Tél. : 04 91 14 66 30 Médiation Familiale Ville de Marseille DAFDF - Médiation Familiale Tél. : 04 91 14 66 30 « À mots ouverts » - Médiation Familiale Tél. : 04 91 77 32 72 / 06 66 28 83 40 ADOPTION « ASSSEA 13 Archipel » - Médiation Familiale Tél. : 04 91 13 72 46 Maison de l’adoption Information et aide aux démarches ■ Tour Méditerranée 65, avenue Jules Cantini - 13006 Marseille Tél. : 04 91 29 42 13 « CAF 13 » - Médiation Familiale Tél. : 04 96 16 55 68 « CAFC » - La Récampado - Médiation Familiale Tél. : 04 42 20 47 09 Ministère des Affaires Étrangères Mission de l’adoption internationale ■ 244, bd St Germain - 75007 Paris Tél. : 01 43 17 53 53 www.diplomatie.fr « EPIS » - Médiation Familiale Tél. : 04 91 84 50 00 « RÉSONANCES » - Médiation Familiale Tél. : 04 91 62 73 61 / 04 42 67 14 17 ALLÔ PARENTS MARSEILLE « UDAF » - Médiation Familiale Tél. : 04 91 10 44 85 Oriente vers des professionnels, les parents qui rencontrent des problèmes avec les adolescents Tél. : 0811 881 300 Le défenseur des enfants Il reçoit les réclamations des enfants, parents, association de défense des droits des enfants, qui estiment que les droits des enfants ne sont pas respectés. ■ 104, bd Blanqui - 75013 Paris www.defenseurdesenfants. fr DÉPLACEMENT D’ENFANT À L’ÉTRANGER www.enlevement – parental. justice. gouv www.diplomatie – gouv. fr La maison de l’adolescent Information sur la santé, les droits, l’orientation à partir de 12 ans ■ 169, rue Paradis - 13006 Marseille Tél. : 04 91 37 33 77 SOS enfants disparus Tél. : 116 000 Tribunal de Grande Instance Juge aux Affaires Familiales ■ 6, rue Joseph Autran - 13006 MARSEILLE Maison de l’avocat Avocats de l’enfant - consultations gratuites ■ 56, rue Montgrand - 13006 Marseille Tél. : 0800 897 972 13 L’enfant dans la vie quotidienne Guide juridique et pratique pour l’enfant et sa famille Les différents modes de garde « Les établissements et les services d’accueil veillent à la santé, à la sécurité et au bien-être des enfants qui leur sont confiés, ainsi qu’à leur développement. Ils concourent à l’intégration sociale de ceux de ces enfants ayant un handicap ou atteints d’une maladie chronique. Ils apportent leur aide aux parents afin que ceux-ci puissent concilier leur vie professionnelle et leur vie familiale. Ils comprennent les établissements assurant l’accueil collectif non permanent d’enfants et les services assurant l’accueil familial non permanent d’enfants au domicile d’assistantes maternelles. Cet accueil peut être régulier, le cas échéant à temps partiel, ou occasionnel. Les établissements ou services peuvent assurer un multi-accueil, associant un accueil régulier et occasionnel, ou un accueil familial et collectif. Les établissements d’accueil collectif gérés par une association de parents qui participent à l’accueil sont dénommés établissements à gestion parentale. » (Décret N° 2000-762 du 1er août 2000 – Article R180-1) À Marseille existent des structures d’accueil de la petite enfance en gestion municipale ou associative. L’offre d’accueil peut être régulière, c’est-à-dire que la famille, en accord avec le gestionnaire, définit précisément les jours et heures de cet accueil. L’engagement mutuel sera réalisé par contrat. Ce contrat garanti à la famille l’accueil de l’enfant les jours contractualisés. En contrepartie, la famille s’engage à payer, de même, les jours facturés sauf cas exceptionnels de maladies prévus par le règlement intérieur de l’établissement. L’accueil régulier est réservé aux enfants de moins de 4 ans. L’offre d’accueil peut être occasionnelle, anciennement dénommé halte-garderie, cet accueil n’obéit à aucune obligation de part et d’autre et se réalise en fonction des places disponibles dans l’établissement au moment donné. L’accueil occasionnel peut être proposé aux enfants jusqu’à 6 ans. À noter : La Ville de Marseille a mis en service depuis décembre 2003 3 “halte-garderies itinérantes”, appelées “Bébécar les boutons d’or”, “les petits dauphins”, “les nuages bleus”, proposées aux enfants entre 1 an et 4 ans. Il s’agit d’un véhicule spécialement conçu et aménagé pour accueillir des enfants. Chaque demi-journée, le “Bébécar” s’installe sur un des 27 points déterminés. Avant d’être accueilli en collectivité, l’enfant doit avoir subi les vaccinations obligatoires au regard de son âge. C’est le médecin attaché à l’établissement qui décide de l’admission définitive d’un enfant lors d’une visite médicale préalable. 16 La participation financière des familles est calculée à partir d’un taux d’effort qui tient compte des revenus des parents, de la composition de la famille et de la durée de fréquentation de l’établissement par l’enfant. L’accueil collectif L’accueil collectif est réalisé au sein d’un établissement spécialement conçu et équipé pour assurer le bien être des enfants, anciennement dénommé « crèche collective ». Un personnel qualifié est attaché à cet établissement. La direction est confiée en général à une Infirmière Puéricultrice. Ces équipements accueillent de manière régulière des enfants âgés de moins de 4 ans ou occasionnelle jusqu’à 6 ans. À Marseille, priorité est donnée aux familles dont le ou les parents ont une activité professionnelle, sont étudiants ou en stage de formation et sont domiciliés à Marseille. D’une manière générale, ces établissements sont ouverts entre 7h-7h30 et 18h-18h30. Quelques structures associatives offrent aux familles des horaires plus larges. L’accueil parental Il s’agit d’un établissement d’accueil de même type que le collectif mais avec une capacité moindre (en général 18 à 20 enfants au maximum). Ce type d’équipement est géré par une association de parents qui s’engagent à participer au fonctionnement de la structure et plus particulièrement à l’accueil des enfants. L’accueil parental est réalisé au sein d’un établissement spécialement conçu et équipé pour assurer le bien être des enfants. Le fonctionnement est identique à l’accueil collectif. Au-delà de la participation des parents à la vie de la structure, un personnel qualifié est attaché à cet établissement. La direction est confiée en général à une Infirmière Puéricultrice ou une Éducatrice de Jeunes Enfants. L’accueil familial Il s’agit d’un établissement qui place les enfants chez des assistant(e) s maternel (le) s agréé(e) s, salarié(e) s par le gestionnaire de l’établissement. Ces enfants participent de manière régulière et à tour de rôle à des regroupements soit au sein de l’établissement soit dans des locaux aménagés en conséquence. Chaque assistant(e) maternel (le) peut disposer de 1 à 3 agréments qui lui permettent de garder de manière régulière ou occasionnelle de 1 à 3 enfants dans les conditions prévues par le règlement intérieur de l’établissement. La direction est confiée en général à une Infirmière puéricultrice qui est aussi chargée de visiter les assistant(e) s maternel (le) s à leur domicile afin de s’assurer de la qualité de l’accueil des enfants qui lui ont été confiés. Un personnel qualifié affecté sur l’équipement assure les regroupements avec les assistant(e) s maternel (le) s. 17 Guide juridique et pratique pour l’enfant et sa famille L’assistant(e) maternel(le) libéral(e) Il s’agit d’une personne agréée et formée par les services de la Protection Maternelle et Infantile du Département. En fonction de son logement, de ses capacités et de son ancienneté dans le métier, chaque assistant(e) maternel(e) peut disposer de 1 à 3 agréments pour assurer un accueil régulier ou occasionnel. Les horaires et jours d’accueil sont librement consentis avec les parents qui deviennent employeurs de l’assistant(e) maternel (le). Ces assistant(e) s maternel (le) s sont suivis à leur domicile par les médecins de la Protection Maternelle et Infantile du Département. À SAVOIR : À Marseille, existent trois relais d’assistant(e) s maternel (le) s, chargés, entre autres, de mettre en relation des familles en recherche de mode d’accueil avec des assistant(e) s maternel (le) s disposant de place disponible. Ces relais aident les familles notamment dans l’établissement des contrats, le calcul des congés ou tout autre démarche administrative. L’employée de maison ou baby-sitter Elle garde l’enfant au domicile des parents et peut être recrutée directement par les parents ; la CAF vous indiquera les formalités à accomplir et vous donnera les documents nécessaires. Ils peuvent éventuellement régler par chèque emploi-service universel, ce qui les dispense des formalités administratives. Il convient de s’adresser à la banque ou à la poste qui fournira un chéquier emploi-service ou d’adhérer directement en ligne sur www.cesu.urssaf.fr. L’employée de maison peut être recrutée par l’intermédiaire d’une association d’employés de maison qui se charge de toutes les formalités moyennant le paiement de frais de gestion. À savoir: Il est possible de bénéficier d’une réduction d’impôt. Se renseigner au 0810 467 687. Si l’enfant de moins de 6 ans est gardé par une assistante maternelle agréée ou par un employé à domicile, la CAF prend en charge une partie des cotisations sociales en fonction de certains critères. Se renseigner auprès de la CAF. Jeune fille/jeune homme au pair L’enfant peut être gardé par un jeune étranger qui vient perfectionner son français et doit être obligatoirement inscrit dans une école ou une université. Son séjour en France est de 3 mois à 1 an ; il peut être prolongé jusqu’à 18 mois. Les parents doivent le nourrir, le loger, et lui donner de l’argent de poche dont le montant est réglementé. Ils cotiseront à l’URSAFF. En contrepartie, le jeune doit travailler au maximum 5 heures par jour et 2 soirées hebdomadaires de baby-sitting. Il doit participer aux tâches familiales les plus courantes : garde d’enfants, entretien de leur linge et de leur chambre. Les parents peuvent s’adresser à un organisme de placement, qui couvrira par une assurance responsabilité les dommages causés par le jeune. 18 Se renseigner auprès de l’ONGSSE (Office National de Garantie des Séjours et Stages Linguistiques) : Tél. : 01 42 43 36 70. Si les parents recrutent seuls, ils doivent prendre une assurance complémentaire auprès de leur assurance. L’école La scolarité de l’enfant La scolarité est obligatoire à partir de 6 ans. Toutefois, l’enfant peut être scolarisé dès 3 ans en maternelle. La scolarisation d’un enfant peut se faire soit dans des écoles publiques gratuites, soit dans des écoles privées payantes. Dans les écoles publiques, l’enfant doit être inscrit dans l’établissement le plus proche du domicile des parents. Pour les enfants résidants dans les arrondissements 1-2-3, les inscriptions se font auprès de la Direction de l’Éducation, 1, rue Maurice Korsec 13001 Marseille. Pour les autres arrondissements, elles se font auprès des Directeurs d’Écoles. L’inscription d’un enfant dans une école privée payante entraîne la signature d’un contrat. Avant de le signer, les parents doivent prendre connaissance des conditions. Certains contrats, mais pas tous, prévoient des possibilités de résiliation en cours d’année. Dans ce cas, les parents peuvent être amenés à payer la totalité de la scolarité en cas d’abandon des cours, même si les versements sont échelonnés. Chacun des parents a individuellement le droit de connaître les résultats scolaires et de contrôler le déroulement de la scolarité de l’enfant. Quand les parents vivent séparés, le chef d’établissement est tenu, à la demande des parents, d’adresser systématiquement à chacun les bulletins de notes de l’enfant. Ils doivent communiquer les deux adresses à l’établissement scolaire. Le médiateur de l’Éducation Nationale Le médiateur académique peut être saisi par un parent pour une réclamation concernant un chef d’établissement ou un enseignant. Exemple : inscription refusée, questions relatives à l’orientation, aux enfants handicapés etc.… Le recours au médiateur n’est possible qu’après avoir effectué une démarche auprès de l’établissement concerné. À Marseille, la réclamation doit être faite par écrit et adressée par voie postale au: Médiateur académique Rectorat Place Lucien Paye 13621 Aix-en-Provence Il convient de constituer un dossier complet comportant : - les coordonnées des parents et celles de l’élève concerné, - la désignation de l’autorité qui a pris la décision contestée, - la décision contestée 19 Guide juridique et pratique pour l’enfant et sa famille - l’exposé du problème - le recours amiable déjà intenté - la solution souhaitée - les documents utiles pour appuyer la demande S’il estime que la demande est fondée, le médiateur ne peut émettre qu’une recommandation à l’établissement. Si ce dernier maintient sa position, il fait connaître par écrit ses raisons. L’assurance scolaire L’assurance scolaire n’est pas obligatoire sauf pour certaines activités facultatives (classe de découverte, visite de musée, promenade…). Avant de souscrire une assurance scolaire, les parents doivent vérifier les garanties proposées dans leur contrat multirisque habitation : si l’enfant est responsable d’un accident, les parents sont couverts par la garantie responsabilité civile de leur assurance multirisque habitation. si l’enfant est blessé les indemnités seront dues par l’assurance de responsabilité civile du responsable. s’il n’y a pas de responsable, seule la garantie individuelle accident du contrat multirisque habitation ou du contrat des accidents de la vie, permettra d’être indemnisé. Si les parents n’ont ni l’une ni l’autre, ils peuvent demander à l’assureur une extension de garantie ou une assurance scolaire. Il existe 2 types d’assurance scolaire : - l’assurance scolaire et trajet. Elle couvre les activités obligatoires et l’enfant sur le trajet domicile – école. - l’assurance scolaire et extra scolaire. L’enfant est assuré toute l’année à l’école, en vacances, à la maison. Quelles démarches accomplir en cas d’accident ? Il convient de : - prendre le maximum de renseignements sur les circonstances de l’accident (éventuellement nom et adresse des témoins) - consulter un médecin et faire établir un certificat médical. - envoyer dans les 5 jours la déclaration à la compagnie d’assurance. - garder le justificatif de toutes les dépenses (ex: lunettes, décomptes de sécurité sociale). Si l’indemnisation n’est pas intervenue dans les 2 ans, il est impératif d’envoyer avant l’expiration des 2 ans une lettre recommandée avec accusé de réception pour conserver ses droits à l’indemnisation, éventuellement devant le tribunal (la prescription en matière d’assurance est de 2 ans). Si l’enfant est confié à une crèche, c’est l’assurance responsabilité civile de la crèche qui garantit l’enfant - qu’il soit responsable ou victime de l’accident – sauf s’il se blesse seul et qu’aucune faute ne peut être retenue à l’encontre de l’établissement. Si l’enfant est gardé chez une assistante maternelle, c’est l’assurance responsabilité de la gardienne qui intervient, que l’enfant soit auteur ou victime de l’accident. Les parents doivent demander à l’assistante maternelle une attestation d’assurance. 20 Si l’enfant casse ou détériore quelque chose chez sa gardienne, cette dernière ne peut demander aucun remboursement aux parents. L’enfant et les cours par correspondance L’établissement dispensant un enseignement à distance doit envoyer aux parents un contrat réglementé (travaux à effectuer et corrections etc.…) avec un plan d’étude annexé (indications sur le niveau des études, leur durée moyenne et les emplois auquels il prépare etc.…) Pendant 3 mois après la signature du contrat, les parents peuvent annuler sans motif : ils devront payer une indemnité maximum de 30 % du prix total, fournitures non comprises. Les livres, objets ou matériels qui ont été effectivement livrés à l’élève à la date de résiliation restent acquis pour la valeur indiquée au contrat. La sécurité routière Apprenez à votre enfant les dangers de la route. Quand vous êtes en sa compagnie, donnez-lui l’exemple en respectant les règles de sécurité. La rue - Avant de traverser, s’arrêter au bord du trottoir, regarder à gauche puis à droite. Le danger vient en général de la gauche. - Le parent doit apprendre à l’enfant dès le plus jeune âge à ne traverser au feu que si le bonhomme est vert. - Redoublez d’attention s’il n’y a ni feu, ni passage clouté. - Ne pas traverser en courant : commencer par faire un pas pour montrer votre intention de traverser. - Ne jamais traverser devant ou derrière un bus ou une voiture arrêtée - Ne jamais descendre d’un véhicule côté chaussée. - Si votre enfant fait du roller, de la trottinette, de la planche à roulette, il est assimilé à un piéton : il n’a pas le droit de rouler sur la chaussée, les voies de bus et les pistes cyclables. Il convient de contrôler si votre contrat d’assurance multirisques habitation couvre l’enfant : soyez attentif aux sports exclus de garantie. - Accrochez un fanion à l’arrière gauche du vélo de votre enfant pour mieux le signaler aux voitures. La voiture - Ne laissez jamais un jeune enfant seul dans une voiture : il y a des risques de déshydratation, étranglement par la ceinture ou les vitres automatiques. - Refusez de démarrer tant que tout le monde n’a pas mis la ceinture de sécurité, même pour un trajet court : 40 % des accidents mortels chez les moins de 10 ans surviennent sur des trajets inférieurs à 3 km. Le conducteur a l’obligation de s’assurer que les passagers de moins de 18 ans ont mis leur ceinture de sécurité à l’avant comme à l’arrière ; il risque une amende. - lorsqu’on approche de la maison, la vigilance baisse: restez prudent jusqu’au bout. - Il est interdit de transporter un enfant de moins de 10 ans sur le siège avant d’une voiture, sauf si l’enfant est transporté dos à la route dans un siège homologué. Si vous avez un airbag, il est obligatoire de le désactiver : en se déployant, il heurterait l’enfant et le blesserait. 21 Guide juridique et pratique pour l’enfant et sa famille - Tout enfant de moins de 10 ans doit être retenu par un système homologué adapté à son poids : siège auto ou rehausseur. - À partir de 10 ans, la ceinture de sécurité suffit, sauf si le poids de l’enfant nécessite un autre système de retenue - ATTENTION : Ne jamais installer un bébé face à un airbag non désactivé. L’enfant en voyage Les transports Un enfant peut voyager seul en train ou en avion. En train, les enfants sont pris en charge de 4 à 14 ans, à certaines dates et uniquement sur des liaisons sans changement de train. L’enfant est placé sous la responsabilité d’un accompagnateur. Ce service est payant. Pour tout renseignement téléphoner au 36 35. En avion, certaines compagnies permettent aux enfants de 4 à 12 ans pour la Métropole – 5 à12 ans pour les lignes internationales - de voyager seul. Ce service est gratuit ou payant selon les compagnies Il est conseillé de désigner 2 personnes pour venir chercher l’enfant au cas où la première aurait un empêchement et d’attendre le départ de l’avion pour être sûr que le vol n’est pas annulé. Les voyages à l’étranger : le téléphone portable Si l’enfant part en vacances à l’étranger avec son portable, il convient de se renseigner sur le prix des communications. À savoir : - avant son départ, faire activer auprès de l’opérateur l’option qui lui permettra d’appeler de l’étranger - si les parents appellent de France, ils paieront la communication, mais l’appel est aussi facturé sur le forfait du portable de l’enfant. - si c’est l’enfant qui appelle de l’étranger, lui seul paie. - les SMS émis de l’étranger sont surtaxés. Les papiers nécessaires L’enfant qui voyage seul à l’étranger doit être muni : - soit d’un passeport : dans ce cas, l’autorisation de sortie de territoire n’est pas obligatoire sauf dans certains pays. Se renseigner auprès de l’ambassade ou du consulat du pays concerné. - soit d’une carte nationale d’identité ou d’un passeport périmé dans les pays qui l’admettent. Dans ce cas, il doit avoir une autorisation de sortie du territoire fournie par la mairie. À NOTER : Il est conseillé au parent qui voyage seul avec un enfant de se munir de son livret de famille ou d’une copie du jugement de divorce qui peut lui être réclamé aux frontières, pour contrôler que l’enfant ne fait pas l’objet d’une interdiction de sortie du territoire. 22 Adresses utiles Pour avoir des renseignements sur les différents modes de garde et sur les points d’accueil bébécar (véhicule aménagé pour des haltesgarderies ponctuelles). : Pour inscrire un enfant dans un centre aéré, s’adresser à sa mairie de secteur : Mairie 1er/7e Arrondissements ■ Service Animation 8, rue Sénac - 13001 Marseille Tél. : 04 91 14 54 70 Service des crèches - Ville de Marseille ■ 11, rue des Convalescents 13001 Marseille Tél. : 04 91 55 45 45 Mairie 2e/3e Arrondissements ■ Service Animation 2, place de la Major 13002 - Marseille Tél. : 04 91 14 57 80 Allô Mairie Tél. : 0810 813 813 Mairie 4e/5e Arrondissements ■ Service Animation 13, Square Sidi Brahim 13005 - Marseille Tél. : 04 91 14 60 30 www.pagesjaunes.fr Pour obtenir des renseignements pour employer une garde d’enfant à domicile : Fédération Nationale des Particuliers Employeurs (FEPEM) www.fepem.fr Tél. : 0825 076 464 Mairie 6e/8e Arrondissements ■ Service Animation 125, rue du Commandant Rolland 13008 - Marseille Tél. : 04 91 55 15 84 Caisse d’Allocations Familiales ■ 215, chemin de Gibbes 13348 Marseille 0810 25 13 10 Mairie 9e/10e Arrondissements Service Animation 150, bd Paul Claudel 13009 - Marseille Tél. : 04 91 14 63 50 ■ Pendant les vacances scolaires, la Direction de la Jeunesse organise des séjours de vacances pour les enfants de 6 à 17 ans. Ils ont pour but de favoriser l’autonomie et l’apprentissage de la vie en collectivité dans des structures adaptées à chaque catégorie d’âge. Les lieux ainsi que les thèmes des séjours varient au gré des saisons. Mairie 11e/12e Arrondissements ■ Service Animation La Grande Bastide Cazaulx 13012 - Marseille Tél. 04 91 14 62 40 Mairie 13e/14e Arrondissements ■ Service Animation 72, rue Paul Coxe 13014 - Marseille Tél. : 04 91 55 42 02 Service de la Jeunesse – Ville de Marseille ■ 34, rue de Forbin 13002 Marseille Tél. : 04 91 14 56 60 Mairie 15e/16e Arrondissements Service Animation 246, rue de Lyon 13015 - Marseille Tél. : 04 91 14 60 40 ■ Pour tout renseignement concernant la vie quotidienne des enfants handicapés : Service des Personnes Handicapées Ville de Marseille ■ 128, avenue du Prado 13008 - Marseille Tél. : 04 91 81 58 80 23 L’enfant et la santé Guide juridique et pratique pour l’enfant et sa famille Les accidents domestiques Toutes les précautions prises dans la maison ne pourront jamais remplacer la surveillance de l’enfant. - dès le plus jeune âge, un enfant doit être sensibilisé aux dangers - la norme NF (norme française) apposée sur les objets est un gage de sécurité: attention aux produits provenant des pays où aucune norme n’est imposée. - les notices d’utilisation doivent être lues attentivement : âge – doses – utilisation du produit etc.… - l’emballage du jouet doit être jeté après ouverture car l’enfant peut s’étouffer avec. - l’accident se produit en général au moment de l’utilisation du produit ou de l’appareil : . le produit ménager posé sur la table au moment du ménage. . les cacahuètes, l’alcool au moment de l’apéritif, les médicaments au moment de leur prise, etc.… - en cas d’accident : . Évitez les mauvais réflexes qui peuvent parfois aggraver l’état de l’enfant: appelez immédiatement les secours ou votre médecin pour connaître la marche à suivre. . Pour que votre appel au numéro d’urgence soit efficace : ˛ répondez calmement à toutes les questions ˛ suivez strictement les instructions données ˛ ne raccrochez que lorsque votre interlocuteur vous le demande Les brûlures Plongez la main dans la baignoire avant de baigner votre enfant : à 60°, l’enfant peut mourir en 3 secondes. Il existe des robinets avec des régulateurs de température. Tournez toujours la queue de la casserole et de la poêle vers l’intérieur de la cuisinière. Éloignez les allumettes de la portée des enfants : dans un tiers des cas, les incendies sont provoqués par des enfants laissés seuls dans le logement. N’utilisez jamais d’alcool ou d’essence pour allumer un barbecue : le risque de brûlure est très élevé, surtout pour les jeunes enfants se trouvant à la hauteur du barbecue. Attention aux fours à micro-ondes: testez la température du contenu du biberon sur le revers de votre main ainsi que la nourriture des plats. Les brûlures dans la bouche entraînent de graves séquelles difficilement réparables par la chirurgie. En cas de brûlure peu étendue, passez sous l’eau froide du robinet la zone brûlée. Ne mettez pas de corps gras (beurre, huile…) ni d’urine sur la brûlure. N’appliquez pas de pansements à la biogaze (couleur verte) interdits pour les enfants. 26 L’électrocution Un jeune enfant meurt chaque mois victime d’une électrocution. Débranchez immédiatement après usage les appareils ménagers et de bricolage. N’utilisez jamais d’appareils électriques à proximité de l’eau. Faites vérifier la conformité de votre installation électrique, en particulier dans la salle de bains. En cas d’accident coupez immédiatement le disjoncteur et ne touchez pas la victime. N’utilisez que des multiprises en barre et ne surchargez pas l’installation électrique. Les chutes Les chutes ont souvent des conséquences graves car l’enfant tombe généralement la tête la première : Ne laissez pas votre enfant seul dans sa chaise haute même s’il est attaché ou sur sa table à langer : une seconde suffit pour qu’un enfant tombe ; laissez sonner le téléphone ou la sonnette de l’entrée. Installez une barre de protection à la descente de vos escaliers tant que vos enfants sont en bas âge. Les défenestrations représentent 59 % des accidents domestiques pour les enfants de moins de 1 an. L’enfant n’a pas la notion du vide et du vertige avant environ l’âge de 6 ans: Ne laissez pas un enfant seul dans une pièce dont les fenêtres sont ouvertes. Une chaise près d’une fenêtre même fermée est un danger potentiel. Renseignez-vous sur les systèmes de sécurité à apposer sur les fenêtres. Les noyades La noyade est la première cause de mortalité à la maison chez les enfants de moins de 5 ans, par manque de surveillance : Ne laissez jamais un enfant seul dans la baignoire même dans un fond d’eau ou installé dans un siège spécial. Un enfant peut se noyer en 3 minutes. Laissez sonner le téléphone ou la porte d’entrée : ne prenez jamais le moindre risque. Si vous avez une piscine, mettez-la en conformité. Toute piscine enterrée construite doit être pourvue d’un dispositif de sécurité normalisé : barrière de protection (norme NF P90-306), couverture de bassin (norme NF P90-308), abri fermé ou alarme sonore (norme NF P 90-307). Renseignez-vous auprès de l’AFNOR - Tél. : 01 41 62 76 44. 27 Guide juridique et pratique pour l’enfant et sa famille Toutes les piscines construites avant 2004 doivent être mises en conformité Dans les locations saisonnières, les piscines doivent être équipées d’un dispositif de sécurité. Les alarmes portatives (bracelets, colliers, ceintures) pour prévenir les noyades, ne sont pas toujours fiables. Les intoxications Chaque année des enfants meurent ou gardent des séquelles graves suite à des intoxications: Ne transvasez jamais des produits ménagers ou de jardinage dans des contenants alimentaires (bouteilles de jus de fruits, boîtes de gâteaux…) Rangez ces produits en hauteur. Apprenez à l’enfant qu’il ne faut pas toucher les plantes; certaines sont toxiques: asparagus – ficus – dieffenbachia. Installez votre pharmacie en hauteur. Rangez aussitôt après utilisation vos médicaments et ne les préparez pas à l’avance au bord de l’assiette : la plupart des accidents avec les médicaments se produisent pendant leur utilisation. Ne présentez jamais un médicament à l’enfant comme un bonbon au bon goût. Ne donnez pas un sirop pour adultes à un enfant : les conséquences peuvent être graves. Si l’enfant s’intoxique, ne faites aucun geste qui pourrait aggraver l’accident : Ne faites pas boire de lait : ce n’est pas un antipoison. Ne donnez pas d’eau : en diluant le produit, l’eau aggrave l’accident. Ne faites pas vomir l’enfant si le produit est caustique : en repassant dans Les voies digestives, il aggravera les brûlures. Les étouffements 100 enfants meurent chaque année d’asphyxie Ne laissez jamais un animal dans la pièce où le bébé dort. Expliquez à l’enfant qu’il peut s’étouffer en jouant avec un sac en plastique. Ne donnez pas à l’enfant de moins de 5 ans des cacahuètes, fruits secs; lors d’un apéritif, posez-les en hauteur. Attention aux petits jouets qui peuvent être avalés et aux cordons qui peuvent étrangler. 28 Si l’enfant s’étouffe : Ne jamais le suspendre par les pieds. N’introduisez pas vos doigts dans la bouche. Ces manœuvres sont dangereuses. Les morsures Ne laissez pas votre enfant taquiner un chien : tous les chiens peuvent mordre, même ceux réputés gentils. L’enfant ne doit pas déranger le chien quand il mange, ni jouer dans sa niche ou sur son lieu de couchage. La chaleur Ne laissez pas un enfant dans une voiture au soleil. Quatre minutes de soleil pour un enfant équivalent à une heure pour un adulte. N’oubliez pas de lui faire boire de l’eau fréquemment Les vaccinations et le carnet de santé Chaque enfant dès sa naissance a un carnet de santé qui permet son suivi sur le plan médical. Dès que l’enfant est scolarisé, vérifiez dans le carnet de santé au moment de la rentrée scolaire, la date de rappel des vaccinations. N’oubliez pas, à chaque vaccination de les faire inscrire par le médecin dans le carnet de santé. (nom du vaccin, date). Seules ces mentions ont valeur de certificat de vaccination. Elles peuvent être utiles à votre enfant, des années plus tard, selon son choix professionnel. Les vaccinations peuvent être effectuées gratuitement dans les centres de protection maternelle et infantile (maisons de la solidarité). Si vous partez à l’étranger avec un enfant, renseignez-vous sur les vaccinations obligatoires pour rentrer dans certains pays. 29 Adresses utiles Commission de la sécurité des consommateurs Pour signaler un objet ou produit dangereux ■ Cité Martignac 111, rue de Grenelle 75353 Paris 07 SP www.securiteconso.org Drogue Info (gratuit depuis un poste fixe) Tél. : 0800 23 13 13 Avec un portable : 01 70 23 13 13 Ecoute Cannabis Tél. : 0811 91 20 20 Allo Enfance Maltraitée Tél. : 119 Centre Anti-poisons Tél. : 04 91 75 25 25 Jeune Violence Ecoute Service d’écoute anonyme Tél. : 0800 20 22 23 Marins-Pompiers : 18 Aide Médicale Urgente : 15 SAMU Tél. : 04 91 49 91 91 Maisons Départementales de la Solidarité Elles ont pour mission : le suivi médical des enfants de 0 à 6 ans, la protection de l’enfant et l’accompagnement des parents. Il en existe dans tous les arrondissements, pour demander leurs coordonnées : téléphoner au 04 91 21 13 13 30 L’enfant consommateur Guide juridique et pratique pour l’enfant et sa famille L’enfant, les achats et les contrats Le mineur non émancipé * ne peut pas passer de contrat. Par exemple, le mineur, ne peut pas signer un bail. Si un adolescent doit vivre seul, le bail doit être signé par les parents. * (Un mineur, à partir de 16 ans peut être émancipé par décision motivée du juge des tutelles : il aura l’autorisation d’effectuer les actes de la vie civile). Pour les achats par correspondance, sa signature n’a pas de valeur ; les parents ont le droit de renvoyer le colis, sauf s’ils ont signé pour donner leur accord. Le renvoi doit être effectué en recommandé avec accusé de réception en y joignant une lettre explicative et le justificatif de l’âge de l’enfant. Les frais de renvoi restent à la charge des parents. Par contre, l’enfant mineur peut faire des achats de la vie courante pour un montant raisonnable. Dans tous les cas, toute personne qui abuserait de l’état d’ignorance ou de la situation de faiblesse d’un mineur pour lui faire faire un acte qui lui serait défavorable, est passible de poursuites pénales, pouvant entraîner une amende ou une peine de prison. L’enfant et internet Le contrôle parental Les parents peuvent contrôler l’utilisation d’internet par leurs enfants au niveau du contenu et du temps passé. Il existe deux types de logiciels de contrôle : soit ils bloquent l’accès à certains sites, soit ils ne permettent pas l’accès à certaines informations (à partir d’un filtrage par mots-clés). Pour éviter des factures de téléphone trop élevées les parents peuvent installer: - un compteur de connexion pour contrôler le temps passé - des logiciels pouvant programmer une durée de connexion - souscrire un abonnement pour un accès illimité La responsabilité des parents et des enfants Les enfants ne peuvent pas tout écrire sur internet. S’ils émettent des messages à caractère diffamatoire, injurieux, raciste etc.… les parents peuvent être tenus pour responsables et être condamnés à une amende selon la gravité du préjudice. Les enfants peuvent être sanctionnés : par exemple, s’ils émettent des propos injurieux envers les enseignants, ils peuvent être exclus de l’établissement scolaire. L’utilisation des informations Les parents doivent attirer l’attention de leurs enfants sur le fait que les informations fournies (adresse, téléphone profession etc.…) peuvent être exploitées. Ces informations peuvent concerner l’enfant ou les parents et être exploitées à des fins commerciales: le risque est d’être envahi par les messages publicitaires. 32 Les parents ont le droit de demander au site collecteur d’informations : l’accès aux informations, leur rectification ou leur suppression. A défaut d’obtenir satisfaction, il convient de saisir la Commission Nationale Informatique et Libertés. L’enfant et la banque Le compte bancaire de l’enfant mineur Le mineur, dès 12 ans en général, peut ouvrir un compte avec l’autorisation du père et de la mère ou du tuteur. Il ne peut pas bénéficier d’un chéquier ou d’une carte de paiement. Avec l’accord des parents, il peut disposer d’une carte de retrait à usage limité. A partir de 16 ans, le mineur peut avoir un chéquier et une carte de paiement. Quelque soit l’âge de l’enfant et jusqu’à sa majorité, les parents restent responsables des découverts sur le compte. Si l’enfant reçoit des capitaux (par exemple, par héritage), l’ouverture d’un compte au nom de l’enfant est obligatoire. En dehors des dépenses courantes, le représentant légal (père, mère ou tuteur) doit solliciter l’autorisation du juge des tutelles pour disposer des capitaux. Les livrets d’épargne Le mineur peut se faire ouvrir un livret d’épargne sans l’autorisation du père ou de la mère. Les retraits sont réglementés : - avant 16 ans, il doit avoir l’autorisation des parents. - après 16 ans, le mineur peut retirer sauf opposition du père et de la mère. Si les parents veulent retirer de l’argent sur le compte de l’enfant, la signature de l’un ou des deux est nécessaire selon les banques. 33 Adresses utiles Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) Service du droit d’accès ■ 21, rue Saint-Guillaume 75007 Paris Tél. : 01 53 73 22 22 Info Banque Tél. : 0811 901 801 Pour signaler des sites choquants ou douteux, contacter : www.internet-mineurs.gouv.fr l’Office Central chargé de la Lutte Contre la Criminalité liée aux Technologies de l’Information et de la Communication (OCLCTIC) ■ Rue des 3 Fontanot 92 000 NANTERRE Tél. : 01 49 27 49 27 le site internet de l’association des fournisseurs d’accès et des services internet (AFA) www.afa-france-com 34 Guides publiés Achetez sans litiges La location Les 100 lettres de la vie quotidienne Justice et litiges de consommation Le crédit 16-25 ans : «Connaissez vos droits, respectez vos obligations» S’organiser face à la séparation Le guide pour les aînés et leur famille Vivre à 2 à tout âge Les nuisances de voisinage Ces guides sont disponibles à la Ville de Marseille - Service des Droits de la Personne Femmes/Famille CMCI - 2, Rue Henri Barbusse 13001 Marseille Tél. : 04 91 14 66 30 Service des Droits de la Personne-Femmes-Famille Ville de Marseille Accueillir - Ecouter - Informer - Accompagner - Orienter - Conseiller AU SERVICE DE TOUS . Orientation Professionnelle / Recherche d'emploi . Information juridique : droit de la famille, droit de la consommation, droit immobilier . Information sociale . Soutien psychologique . Médiation familiale . Economie sociale et familiale . Centre de documentation Conception – Réalisation – Impression Ville de Marseille - Ceter ISBN : 2–906246-45-X Edition 2011