GAB EnQuete
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GAB EnQuete
CMJN ISSN • 2230-133X MARDI 17 DÉCEMBRE 2013 NUMÉRO 754 100 F www.enqueteplus.com DÉMARRAGE TARDIF À L’OFNAC ITW - MODOU DIAGNE FADA (PDS) Macky Sall tempête contre Nafi Ngom “Je ne fonctionne pas comme ça…” “Il est temps de décrisper la situation” P.5 NÉGOCIATIONS INTER-MFDC Un comité de réconciliation naît à Sao Domingo P.2 CONSEIL RÉGIONAL DE THIÈS BBY éclate, PDS et Rewmi à l’affût P.5 LUTHULI, BIKO, TAMBO, MBÉKI… Mandela, le baobab qui cache la forêt P.11 P.6 EN COULISSES 2 NÉGOCIATIONS INTER-MFDC Les 72 heures de Sao Domingo ao Domingo, en territoire bissau-guinéen, a accueilli jusqu'à hier la première rencontre d'un Comité de réconciliation censée mettre (enfin) les acteurs d'un camp de la crise casamançaise sur de bons rails. Pendant trois jours, et sous la direction de Abraham Diatta, lui-même proche du chef militaire César Atoute Badiate, Marie Rosalie Coly et Aminata Souaré (sociocultures), Louis Tendeng (groupe de contact), Lamarana Jakaay (successeur de Kamougué) et Ibrahima Compass Diatta (pour le compte de Niantang Diatta) ont tenté de tracer les contours d'une réunification globale des entités politiques du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance. Selon nos informations, la rencontre s'est déroulée “dans d'excellentes conditions” S Pour restaurer les valeurs républicaines : Macky Sall prône un "consensus national dynamique" Après son appel aux politiques pour un large rassemblement autour de sa personne afin de mettre en œuvre le programme Yoonu Yokkute, le président de la République, Macky Sall, a invité, lundi à Dakar, les Sénégalais "à un consensus national dynamique” pour mener le combat de la restauration des valeurs républicaines, surtout envers les jeunes “parfois faiblement armés au plan moral”, rapporte l'APS. “Faire du Sénégal un pays émergent (…), telle est mon ambition, toutefois cette ambition ne pourrait s’accomplir sans un consensus national dynamique, sans une union sacrée et permanente autour des valeurs de la République”, a t-il défendu lors de la cérémonie annuelle de réception des dignitaires des ordres nationaux, au cours de laquelle 46 récipiendaires ont reçu les distinctions de l’Ordre national du Lion et du Mérite. Macky Sall a invité tous ses compatriotes “à participer à cette œuvre collective en prônant partout la morale, l’éthique, le sens de la responsabilité et la rigueur”, exhortant à s’approprier “ces vertus cardinales” qui sont selon lui le “véritable gage de la cohésion sociale et du développement national”. mais le résultat qui en est attendu ne peut être qu'une “œuvre de longue haleine” eu égard à l'émiettement de forces impliquées dans la crise. Les seize membres du Comité ont prévu de prendre contact “très rapidement” avec l'autre chef militaire, Salif Sadio, qu'on dit avoir été supplanté au niveau des forces par César Atoute Badiate. Le gros morceau aura lieu le 4 janvier 2014, toujours à Sao Domingo. Des négociations seront alors lancées entre le camp de César Atoute Badiate et celui de Niantang Diatta. Le souci de mettre les deux factions sur un pied d'égalité a déjà conduit à déterminer le nombre de personnes devant composer les délégations : ce sera douze éléments de chaque côté. “Il est difficile d'être optimiste”, a avoué un participant aux 72 heures de Sao Domingo. des véhicules blindés s'est renversé à 40 km de la localité de Tine, tuant deux casques bleus et faisant neuf blessés”. ...Macky Sall marque sa compassion La réaction n'a pas tardé, à cet accident ayant causé la mort de 2 soldats du contingent sénégalais au Darfour. Elle vient de la Présidence de la République, sous la signature du porte-parole du chef de l’État. “Au nom de la nation et en sa qualité de chef suprême des armées, le Président Sall s’incline devant la mémoire de ces disparus tombés au champ d’honneur, et exprime sa compassion à leurs familles ainsi qu’à l’ensemble des personnels des forces de défense et de sécurité”, écrit Abou Abel Thiam. Et selon ce dernier, “le chef de l’État salue le courage, le professionnalisme et le dévouement de nos soldats dans leurs missions, tant au Sénégal et qu’à l’étranger, toujours dans la défense des idéaux de paix, de liberté et de démocratie”. Conseil des ministres de la CEDEAO : Mankeur Ndiaye y participe à Abidjan Darfour : Deux soldats sénégalais meurent dans un accident de la route... Triste sort ces derniers jours pour les soldats sénégalais en théâtre d'opération à l'extérieur du pays, sous la bannière onusienne. Après les deux soldats décédés avant-hier, suite à un attentat islamiste à Kidal, au Mali, voilà que deux autres jambaar succombent en mission au Darfour. “Deux casques bleus du 10e contingent sénégalais déployé dans la région de Darfour (Soudan), au sein de la Mission hybride des Nations-Unies et de l'Union africaine (MINUAD), sont décédés aujourd'hui (hier), lundi 16 décembre 2013 à 15 heures GMT (18 heures locales), suite à un accident de circulation”, renseigne un communiqué de la Direction de l'information et des relations publiques des armées (DIRPA). La même source précise que c'est au retour de patrouille, dans le cadre des opérations de sécurisation, qu’un Le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a quitté Dakar dimanche pour Abidjan, annonce un communiqué de la Chancellerie. Selon la même source, Mankeur Ndiaye participe à la soixante-onzième (71e) session ordinaire du Conseil des ministres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui se tient les 16 et 17 décembre 2013. Cette Session prépare la 44e session ordinaire de la Conférence des chefs d’États et de Gouvernement, qui se tiendra dans la capitale ivoirienne durant le 1er trimestre 2014, ajoute-t-on. “La rencontre va adopter le budget de fonctionnement des Institutions pour l’année 2014 et fera le point des négociations sur les Accords de partenariat économique (APE). La situation sécuritaire dans la sousrégion, notamment au Mali et en Guinée Bissau sera aussi à l’ordre du jour, de même que l’élargissement des Commissions de 9 à 15, ainsi que le renforcement des effectifs en quantité et en qualité pour les Institutions de la CEDEAO”, précise la même source. Moustapha Diakhaté : “Quand la Direction du PDS souille la mémoire de feu Boubacar Sall” Le président du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar, Moustapha Diakhaté ne désarme pas contre les libéraux, à qui il ne laisse aucun répit. Et à l'en croire, “le baptême, par le Parti démocratique sénégalais, de son siège à Thiès du nom de feu Boubacar Sall est une provocation inadmissible de la part de la Direction d’un parti qui, pendant 20 ans, a ignoré le combat héroïque de cette figure de proue du Sopi”. Dans le communiqué qu'il a rendu public, Moustapha Diakhaté poursuit : “La Direction du PDS a utilisé puis jeté comme un malpropre Boubacar Sall, ce grand militant qui a toujours mis tout son talent à la disposition du Sopi et de son leader. Comble de cynisme, même sur son lit de mort, Boubacar Sall n’a pas eu droit à une seule visite d’un membre de la Direction du parti démocratique sénégalais.” Le président de BBY à l'Assemblée de marteler :”Tous ces braconniers des valeurs et principes du SOPI feraient mieux de laisser Boubacar Sall tranquille dans son repos éternel, avant d'asséner : “En baptisant le siège du PDS du nom de l’illustre disparu, la Direction de ce parti salit sa mémoire en tentant de récupérer les idéaux qui étaient les siens de son vivant pour un vil positionnement politicien”. La guerre fait bien rage. www.enqueteplus.com Thione Seck et sa supposée 2e épouse : “Je ne dirai rien. Amna, ñoo xam, amul, ñoo xam” La polémique sur sa supposée deuxième épouse, Thione Seck n'a pas voulu la vider. “Je suis écœuré, je ne comprends pas tout cet acharnement. Je ne dirai rien, amna, ñoo xam, amul, ñoo xam (si c'est vrai, à eux de voir, si ce n'est pas vrai, à eux de voir aussi). Je ne dirai rien”, a-t-il répondu, depuis Paris où il a été interrogé par senewebs. Le leader du Raam Daan, a plus fait dans le clair-obscur : “Le fait que Thione Seck prenne une deuxième femme n'est pas un événement, c'est un non événement. Pourquoi en fontils un événement ?” Puis d'attaquer : “Ils ne savent pas si c'est vrai ou pas. Ils n'ont même pas pris le temps de vérifier, ils disent n'importe quoi sur moi”. Et celui qui a chanté sa femme comme jamais personne ne l'a fait d'argumenter : “Ce que je ne comprends pas, c'est que, même si c'est vrai, j'ai le droit de prendre une seconde épouse en tant que musulman ; j'ai droit à quatre femmes. Donc, certains sont contents du fait qu'on me salisse à travers le net, mais ils n'y gagnent rien du tout, nada con tigo”. Thione Seck et sa supposée 2e épouse : “Je ne dirai rien. Amna, ñoo xam, amul, ñoo xam” (suite) Ce n'est pas fini, car Thione poursuit : “Chaque jour, des gens comme moi prennent des épouses, mais ce n'est pas le tollé, je ne comprends pas”. Puis de se désoler : “J'ai des enfants, j'ai une famille. Heureusement qu'on ne m'a pas surpris sur la femme d'autrui, qu'on ne m'a pas pris avec une valise pleine de drogue etc. Parce que si c'était le cas, à l'heure actuelle.... Vraiment je ne comprends pas”. Quand on évoque l'âge supposé de sa 2e (23 ans), Thione s'emballe : “Même si j'avais pris une épouse de huit ans, mais c'est mon problème, parce que j'en ai le droit. Et ils n'ont même pas vérifié si c'est vrai ou pas. Je m'en fous, mais comme disait Hervé Bourges, avant de donner une information, il faut vérifier”. “Personne n'a la droit, ni la capacité d'invalider ce que Dieu a validé.” 9e anniversaire du décès de Deyda Hydara : L'Union de la presse gambienne (GPU) et la FIJ appellent à la fin de l'impunité en Gambie A l'occasion du 9e anniversaire, hier, de l'assassinat du journaliste gambien Deyda Hydara, tué par balle le 16 décembre 2004, la Fédération internationale des journalistes a rendu public un communiqué parvenu à EnQuête, afin de lancer un “appel pour la fin de toute forme d'impunité en Gambie”. La même source ajoute que la FIJ joint sa voix à celle de l'Union de la presse gambienne (GPU) “pour appeler une fois encore le gouvernement gambien a accroître ses efforts et les moyens mis en œuvre pour enquêter sur l'assassinat et traduire les coupables devant la justice”. Et selon la GPU, dont la position est réaffirmée dans le communiqué de la FIJ, “le défaut de traduire devant la justice les auteurs de ce crime odieux ne fera qu'instaurer une culture d'impunité dans notre société, ce qui est contraire à la démocratie”. Pour le Directeur Afrique de la FIJ, Gabriel Baglo, “les autorités gambiennes ont développé une attitude très laxiste dans la conduite de l'enquête sur l'assassinat. Et la FIJ les appelle à inviter la communauté internationale à aider à l'enquête afin que les coupables soient punis”. Ouakam : Inauguration de la Salle MultiPoint Server le 12 décembre dernier Dans le cadre de son Programme Partners in Learning (Partenaires dans l’Apprentissage), Microsoft entend lutter contre la fracture numérique en équipant les écoles de salle informatique. C'est ainsi qu'a été inaugurée, jeudi 12 décembre dernier, à l'école El Hadj Mbaye Diop, la Salle MultiPoint Server de Ouakam, en présence de nombreuses autorités. Selon le communiqué de presse, le même cérémonial a déjà eu lieu, le samedi 7 décembre, à Thiaroye, avec l’équipe de Prince Arts et le groupe Futurs Medias. Aussi, le 12 décembre, Microsoft Sénégal et ses Partenaires (Select Marketing, Billtech et Digit’All Exchange) ont doté la commune de Ouakam qui comprend six écoles primaires d’une salle informatique de 20 postes avec la technologie Multipoint Server gratuitement. Celle-ci permet à l’enseignant, à partir de son poste, d’avoir une vue sur tous les écrans des élèves, de communiquer avec eux et de restreindre l’accès à certains sites. Le serveur prend en charge toutes les machines, ce qui permet une économie d’énergie car les postes de travail n’ont pas d’unités centrales bien qu’étant indépendants les uns des autres. Publications - Société éditrice Boulevard de lEst-Point E Immeuble Samba Laobé Thiam Dakar Tél. : 33 825 07 31 E-mail : [email protected] Directeur Général & Directeur de la publication : Mahmoudou Wane Rédacteur en chef : Momar Dieng Politique : Momar Dieng Daouda Gbaya, Assane Mbaye Société : Gaston Coly Matél Bocoum, Fatou Sy Culture : Bigué Bob, Sophiane Bengeloune Éco/Social : Aliou Ngamby Ndiaye, Viviane Diatta Sports : Adama Coly Khady Faye, Louis Georges Diatta Directeur artistique : Fodé Baldé Maquette : Penda Aly Ngom, Maguette Diop Médiateur : Boubacar Ndiaye Impression : Graphic Solutions Régie publicitaire : [email protected] Tél. : 77 834 11 90 numéro 754 • mardi 17 décembre 2013 SOCIÉTÉ 3 EN GARDE-À-VUE PROLONGÉE Aïda Ndiongue, Aziz Diop et Cie bénéficient d'un retour de parquet Après 96 h de garde-à-vue, Aïda Ndiongue, Abdoul Aziz Diop ainsi que leurs co-détenus Madou Sall, Mariama Bousso (agents comptables particuliers du Plan Jaxaay) et Amadou Ndiaye (ex-Secrétaire général du ministère de l'Urbanisme et de l'Habitat), ont bénéficié d'un retour de parquet et devront revoir le juge du deuxième cabinet aujourd'hui à 16 heures. Aïda Ndiongue ponsables libéraux n'ont pas été inculpés et placés sous mandat de dépôt comme le redoutaient certains. L'exsénatrice et l'ancien coordonnateur du Plan Jaxaay ont en effet bénéficié d'un retour de parquet, ainsi que leurs compagnons d'infortune Madou Sall, Mariama Bousso et Amadou Ndiaye, respectivement agents comptables particuliers du Plan Jaxaay et ex-Secrétaire général du Ministère de l'Urbanisme et de l'Habitat. Ils devront repasser aujourd'hui à 16 h au Palais de justice pour faire face au juge du deuxième cabinet d'instruction qui a en charge la gestion du dossier. Woré Sarr fond en larmes ASSANE MBAYE es choses seraient-elles en train de se régler pour Aïda Ndiongue, Abdoul Aziz Diop et Cie ? En tout cas, l'on est tenté de se poser la question au vu du déroulement des événements. Après 96 h de garde-à-vue, les deux res- L C'est hier vers 13h30' que les cinq détenus arrêtés dans le cadre de la traque de biens mal acquis ont été déférés au parquet. Dès leur descente du bus de la gendarmerie, Aïda Ndiongue et Abdoul Aziz Diop ont été triomphalement accueillis par les militants du Parti démocratique sénégalais (Pds) massés dans le hall de la cave du Palais de justice. Mais dans cette ambiance frénétique, certains comme Woré Sarr n'ont pu retenir leurs larmes. La mairesse de Médina Gounass a fondu en larmes lorsqu'elle a aperçu sa camarade de lutte menottée, sous escorte d'éléments de la gendarmerie dont l'effectif avait été doublé pour la circonstance au Palais de justice, afin de parer à toute éventualité de débordement. Il est 14h. La foule de militants libéraux ne cesse de grossir dans l'enceinte du Palais de justice. Les leaders du Pds sont tous là, du coordonnateur Oumar Sarr au président de leur groupe parlementaire Mamadou Diagne Fada en passant par Me Madické Niang, Samuel Sarr, Fatou Thiam, entre autres. Comme tous les autres militants libéraux, ils feront le pied de grue en attendant que les détenus soient entendus sur le fond du dossier par le procureur. Mais jusqu'à 20h, cela n'a pu se faire, jusqu'à ce que les cinq concernés soient ramenés à leur lieu de détention. www.enqueteplus.com INCIDENT AU TRIBUNAL Une juge sème la crise cardiaque chez une jeune fille P our peu, un mort aurait pu être enregistré hier, au Palais de justice Lat Dior. En fait, une jeune fille venue assister au procès de son petit ami a fait une crise cardiaque. Ce, par la faute d’une juge qui l’a envoyée dans le box des prévenus. Le ‘’délit’’ de la victime est d’avoir voulu aider le tribunal. Lorsque la présidente de la deuxième composition du tribunal des flagrants délits a appelé à la barre ledit ami qui se nomme Maguèye Gaye, un autre prévenu du nom de Magaye Gaye s’est présenté. Alors, la jeune fille a cru bon d’apporter son assistance en lançant au tribunal : ‘’Ce n’est pas lui’’. La magistrate s’est alors rendue compte que la personne à la barre n’était pas la bonne. Mais contre toute attente, la juge a invité la jeune fille à rejoindre la barre pour la sermonner. ‘’Ce n’est pas à vous d’apprendre au tribunal son travail’’, lui ditelle, en lui intimant l'ordre de rejoindre le box. C’est là où le pire s’est produit car, après le procès de son petit copain, la juge a invité le garde de service à faire sortir la ‘’nouvelle prévenue’’ installée dans la chambrette contiguë au box. Installée à nouveau sur l’un des bancs réservés aux prévenus, la jeune fille, visiblement sous le choc, s’est subitement affalée sur son siège, créant la panique générale dans la salle. Le surveillant de prison tente de la ranimer avec de petites gifles sur les joues. Mais la victime est restée inerte. Ce qui a obligé la magistrate à faire appel à un médecin présent dans la salle. En vain car la fille est restée immobile. Finalement, le garde a fait appel à l’amant qui lui a révélé que sa copine était cardiaque et que son cœur fonctionne avec des piles. Puisque le médecin n’a pas réussi à la ranimer, la victime a été finalement prise en charge par les sapeurs-pompiers et transportée à l’hôpital. ‘’Heureusement qu’elle n’est pas morte sinon la juge aurait sa mort sur la conscience’’, a fulminé le public offusqué par l’attitude de certains juges prompts à envoyer des justiciables dans le box. FATOU SY numéro 754 • mardi 17 décembre 2013 SOCIÉTÉ 4 VOL DE 3 MILLIONS A LA BCEAO Un agent de nettoiement dépouille un fondé de pouvoir Trahi par un train de vie subitement monté en flèche, l'agent de sécurité Ousmane Ndiaye devra s'expliquer sur le vol de 3 millions de francs Cfa dont il est soupçonné être l'auteur. FATOU SY l faudrait à Ousmane Ndiaye de solides arguments pour ne pas prolonger son séjour carcéral. Cet agent de nettoiement en service au siège de la BCEAO est depuis plusieurs jours en prison pour vol commis I à l’occasion du service. Il est accusé d’avoir subtilisé la somme de trois millions dans le bureau de H. O. Lokosso, fondé de pouvoir à la BCEAO. Dans sa déposition, le plaignant dit avoir retiré la somme de 5 millions de francs Cfa à la date du 18 octobre. Après avoir prélevé 1 million sur ledit montant, il a gardé les 4 millions restants dans un placard de son bureau. Sa surprise fut grande quand le lundi suivant, il n'y trouva que la somme d’un million de francs Cfa. Informé du vol, le responsable de la sécurité a entamé ses investigations et cible l’agent de sécurité Ousmane Ndiaye, chargé du nettoiement du 5ème étage où se situe le bureau de la victime. Car, juste après le vol, il a changé de train de vie. Alors qu’il gagne un salaire de 60 000 francs Cfa, l’agent de nettoiement a acheté récemment du mobilier à 620 000 francs. Selon le menuisier Makhtar Mbaye, le prévenu a payé cash un salon à 300 000 francs Cfa et une armoire à 320 000 francs Cfa. Ousmane Ndiaye s’est aussi payé du matériel électronique comprenant un écran Plat 82 cm, un réfrigérateur, des téléphones portables. Le prévenu qui s’est aussi lancé dans l’élevage de poussins a même déménagé. Mais devant les enquêteurs, il a tenté de justifier toutes ses dépenses. Il a argué avoir gagné à une tontine la JACQUELINE MOUDEÏNA (AVOCATE ET PARTIE CIVILE) “Habré a acheté son impunité” Forte tête, meneuse de troupes, en pointe dans ce dossier depuis deux décennies, Jacqueline Moudeïna est, comme qui dirait, l’adversaire numéro un de Hissein Habré. Elle nous reçoit au domicile familial, dans l’extrême sud du Tchad, dans une localité où, rappelle-t-elle, les sbires de l’ancien président ont répandu sang et douleur. PAR M. DIENG (A KOUMRA, SUD DU TCHAD) Au stade actuel de la procédure, quelle appréciation en faites-vous ? Je puis dire que les choses avancent en ce moment, le dossier est en train de prendre corps, et cela nous rassure car nous sommes à un pas du jugement. C’est pour vous dire que nous avons traîné avec cette procédure depuis treize ans. Si aujourd’hui les actes d’instruction sont posés par les magistrats instructeurs, j’ose croire que nous allons très bientôt toucher du doigt le procès Habré. Treize ans de traîne, vous dites. C’était quoi votre problème ? Les toutes premières plaintes, nous les avons déposées à Dakar en février 2000. Et après moult tractations, la plus haute juridiction sénégalaise avait déclaré les juridictions nationales incompétentes pour connaître de l’affaire. Aussitôt après, nous nous sommes tournés vers la Belgique en vertu de sa loi sur la compétence universelle. Nos plaintes ont donc été accueillies en Belgique par un magistrat instructeur qui a même effectué une commission rogatoire au Tchad pour lui permettre de compléter le dossier qui était déjà solidement confectionné. Ce magistrat instructeur belge a écouté les victimes, les bourreaux, et il a même procédé à des confrontations entre eux. C’est après quatre années de travail qu’il a clôturé son instruction. Puis il y a eu l’inculpation. Effectivement, il a inculpé Habré des trois grands crimes internationaux : crimes contre l’humanité, crimes de guerre et génocide. Il avait lancé un mandat d’arrêt international contre lui. Autant d’éléments qui ont permis à la Belgique de demander son extradition pour qu’il puisse être jugé à Bruxelles. Malheureusement, c’est à cette époque que nous avons commencé à avoir plein de problèmes. Non seulement le Sénégal a refusé de l’extrader vers la Belgique, mais son président d’alors, M. Abdoulaye Wade, a décidé de retirer notre dossier de son cadre légal pour en faire un dossier africain. Donc l’affaire est devenue africaine, elle s’est retrouvée sur la table de l’Union africaine. Et l’UA, n’étant pas une juridiction, a commis un groupe d’éminents juristes pour explorer les options possibles du jugement de Hissein Habré. C’est ainsi que le Sénégal a été mandaté pour juger Habré au nom de l’Afrique. Le Sénégal s’y était engagé au début pourtant. Oui, au début, le Sénégal avait posé un pas : amender sa législation pour pouvoir accueillir le dossier. Mais les ennuis ont vite commencé. C’étaient tantôt des problèmes d’argent car le budget demandé par le Sénégal était hors de portée. Ensuite, il fallait trouver toute la logistique pour pouvoir mener à bien le dossier. Mais en réalité, il a manqué fondamentalement de volonté politique de la part du Président Wade. Il ne voulait pas du tout faire juger Hissein Habré. C’était cela le grand problème. Il nous a menés en bateau, nous a menacés à plusieurs reprises de renvoyer Habré vers le Tchad… J’ose dire que le Président Wade a joué avec les sentiments des victimes. Notre salut, nous le devons à l’arrivée du Président Macky Sall qui a très tôt épousé notre logique de lutte contre l’impunité. Aujourd’hui les juges sont ici au Tchad pour l’instruction. C’est vrai, les chambres africaines sont à pied d’œuvre pour nous diriger vers un procès. C’est une étape extrêmement importante, elle permet aux victimes de croire que maintenant quelque chose est en train de se faire et qu’on est en train d’aller sans retour vers le jugement de Hissein Habré. Ce qui est encore plus palpable, c’est la descente des juges sur le terrain pour visiter les sites de fosses communes, de charniers… Ils ne le feront pas pour tous les charniers car il y en a beaucoup, mais ce qu’ils sont venus faire ici est très important pour les victimes. Quelle est l’utilité d’identifier les charniers après le travail réalisé par Me Mahamat Hassan Abakar ? Ce n’est pas du temps perdu ? Non, je ne pense pas que cela soit une perte de temps. Me Mahamat Hassan Abakar a fait un travail considérable, et d’ailleurs je n’ai pas arrêté de le féliciter lui qui, à l’époque, était magistrat quand il avait été désigné président de cette commission d’enquête. Même si le travail n’a pas couvert l’entièreté du pays, l’échantillonnage utilisé retrace exactement ce qu’était l’ère Habré et tout ce qui s’y est passé. Pour les juges, je crois qu’il est important pour eux de voir les charniers eux-mêmes et de les faire analyser par des experts. C’est cela le travail le plus important. Tout se passe-t-il bien entre vous et les juges des Chambres africaines ? Dans toute œuvre humaine, il y a toujours des grincements de dents, des flottements… Nous, nous le prenons très bien et nous tenons à ce que ce dossier aboutisse. Donc quoi qu’il www.enqueteplus.com advienne entre les juges et nous, cela est secondaire et est réparable. Vous connaissez bien le Sénégal, avec des secteurs de la population qui estiment que Hissein Habré est assez âgé pour ne pas être jugé. Pour moi personnellement, Hissein Habré n’est pas très âgé. Soixante-dix ans, ce n’est rien du tout pour un homme. Et surtout pour un homme qui a toujours très bien vécu ! Pour la petite histoire, il est parti avec tout le trésor public. C’est un monsieur intelligent qui a su investir cet argent, il a même su acheter son impunité et sa couverture. Je ne pense qu’il soit si vieux que cela. Les années de massacres de Tchadiens, c’est une partie de la vie des Tchadiens qui ne peut pas être oubliée. En plus du trésor public emporté, il avait organisé à l’époque ce qu’il avait appelé “l’effort de guerre”. Il obligeait les Tchadiens à donner de l’argent. Ceux qui n’en avaient pas devaient donner des choses en nature. Par exemple, les femmes donnaient leurs bijoux en or ou en diamant. Habré est donc parti avec beaucoup d’argent. Alors, ça m’étonnerait qu’un homme avec autant d’argent puisse mener une petite vie pour être malheureux ou être embêté par le poids de l’âge ! Une image marquante dans le monde des victimes présumées de Habré ? Il y a quelque chose que je n’arrive somme de 760 000 francs. A ce propos, il a expliqué qu’il cotisait tous les mois 24 000 francs auprès d’une dame nommée Marème Fall et 29 personnes ont adhéré à la tontine. Cet argument n’a pas convaincu les gendarmes d’autant que le montant des dépenses effectuées s’élève à 863 500 francs Cfa. Pire, les pandores n’ont pu joindre la prétendue gérante de la tontine. En sus, Ousmane Ndiaye a été aussi enfoncé par une de ses collègues. Il a soutenu que celle-ci lui a prêté la somme de 250 000 francs pour réaliser le poulailler. Or, la dame a indiqué ne lui avoir remis que 160 000 francs en guise de financement. Ousmane Ndiaye devra s’expliquer sur les faits demain devant le tribunal départemental statuant en matière de flagrants délits. pas à ôter de ma tête. Dans un film tourné par Canal+, M. Reed Brody de Human Rights Watch, qui est à nos côtés depuis que nous l’avons sollicité au début de cette histoire il y a quinze ans car c’est lui qui est derrière l’affaire Pinochet, brandit un certificat de décès qu’il avait trouvé dans les archives de la DDS. Une veuve, pour la première fois, va se convaincre ellemême que son mari est réellement décédé après avoir été enlevé un beau matin, en 1984, au sud du pays. Elle a toujours pensé qu’il reviendrait un jour alors que ses enfants n’arrêtaient pas de la supplier de faire son deuil. Mais en regardant le film, la femme voit le certificat de décès brandi par Reed. Et c’est le nom de son mari qui y est écrit ! Tout de suite, elle a couru jusque chez moi en pleurant et en me disant : écoute, ce certificat de décès va me permettre de faire le deuil de mon mari ! Imaginez la douleur de cette pauvre femme qui se disait que son mari est quelque part, qu’il reviendra un jour car il se cache simplement pour échapper à la terreur de Hissein Habré. Il se dit que plusieurs dignitaires proches de Habré ont été recyclés dans l’appareil sécuritaire d’Etat. Est-ce vrai ? C’est tout à fait vrai ! Tous ceux qui ont œuvré sous Habré occupent aujourd’hui des postes de responsabilité dans le pouvoir. Vous les connaissez ? Oui, on les trouve au ministère de la Justice, au ministère de l’Intérieur, à la police surtout. Nous les connaissons puisque nous avons leur liste. Mais il y en a qui ont été arrêtés et écroués. Ils sont au nombre de vingt-sept actuellement. En même temps que nous poursuivons Habré, nous avions déposé plainte contre ses complices depuis 2000. Et c’est seulement quand Dakar a bougé que le magistrat instructeur tchadien a pris l’affaire en main en mars 2013. Depuis treize ans, tranquillement, j’espérais et je continuais à aller chez le juge, à lui demander des comptes. Et c’est maintenant seulement que mes plaintes sont prises en comptes ! numéro 754 • mardi 17 décembre 2013 5 POLITIQUE Hélène Tine ÉLECTION PRÉSIDENCE DU CONSEIL RÉGIONAL DE THIÈS BBY éclaté, Pds et Rewmi à l'affût pour un avant-goût électoral 70 élus régionaux étaient hier à l’hôtel de la région de Thiès pour procéder à l’élection du président du conseil régional. Une élection avortée avec l’absence du Gouverneur de la région, Mouhamed Fall, qui a demandé le report du scrutin. NDEYE FATOU NIANG THIES élection du nouveau président du Conseil régional de Thiès se tiendra le 27 décembre prochain”. C’est la déclaration faite par la présidente par intérim Hélène Tine, à l’ouverture de la session ordinaire de l’institution. Cela fait suite à la lettre du gouverneur adressée aux conseillers régionaux pour demander que le point relatif à l’élection du président soit reporté à une date ultérieure. Ainsi, 70 élus régionaux vont choisir le successeur de Idrissa Camara, “L’ décédé le 18 octobre 2013. Parmi ces élus, six candidats se battent pour diriger le fauteuil régional. Un fauteuil qui aiguise beaucoup d’appétit au point que la coalition Benno Bokk Yaakaar se retrouve avec 4 candidats. Ce sont Hélène Tine, Aymérou Gningue (APR), JeanBaptiste Ndione et Souleymane Diène (PS). Les autres candidats restent le Rewmi représenté par Mor Sène, et le Pds par l’ancien porte-parole de Me Wade, Serigne Mbacké Ndiaye. A moins de dix jours du scrutin, des manœuvres sont en cours au niveau des états-majors politiques. Dans la foulée, les coups bas se multiplient entre camarades de même camp ou entre formations politiques adverses. Serigne Mbacké Ndiaye ne se gêne pas pour parler de pressions et de corruption. “A chaque fois qu’il y a une élection, il y a des choses qui se passent dans les coulisses, c’est les relations personnelles, c’est le pouvoir de l’argent, c’est les pressions politiques”, s'est exprimé l'ex porte-parole de l'ex-Président de la République. “Au niveau national il y a des leaders qui sont ensemble. Mais ce qui se décide au niveau national n’est pas forcément appliqué par les conseillers parce que ce sont eux qui vivent les réalités au plan local. Il y a des pressions qui sont réelles et je salue cette dignité avec laquelle certains conseillers ont fait face pour dire que malgré ces pressions nous avons une conviction et nous allons l’exprimer”, a ajouté le candidat du Parti démocratique sénégalais. “Ils savent que nous avons proposé des axes qui peuvent permettre à la région de Thiès même si c’est pour 6 mois d’amorcer un décollage et ce décollage devrait passer nécessairement par la réconciliation entre l’Etat du Sénégal et la région de Thiès”, note-t-il. MODOU DIAGNE FADA (PDT GROUPE PARLEMENTAIRE PDS) “Il est temps de décrisper la situation” Dans cette première partie d'interview, l'ancien ministre de l'Environnement appelle le gouvernement à prendre en charge les conditions d'un dialogue politique large avec l'opposition. PAR DAOUDA GBAYA Des responsables libéraux, en l’occurrence Abdoul Aziz Diop et Aïda Ndiongue, ont été placés en garde-à-vue dans le cadre du plan Jaxaay. Quelle est votre réaction ? C’est regrettable que notre frère Abdoul Aziz Diop et notre sœur Aïda Diongue soient détenus au niveau de la gendarmerie durant ce weekend. Ils sont encore en garde-à-vue ; nous espérons qu’ils ne seront pas déférés devant le parquet. Selon nos informations, on était en train de chercher des preuves ; c’est-à-dire des pelles, des brouettes livrées mais stockées quelque part. Donc, on peut espérer que si les enquêteurs trouvent la totalité du marché mis en cause, ils bénéficieront d’une libération. Maintenant, tout sera clair lundi. (L’entretien a été réalisé le lendemain : NDRL). Mais vous êtes épargné, alors que vous avez eu à gérer des deniers publics… Je ne suis pas le seul épargné. Il y en a d’autres. encore inquiétés. Pour ceux qui sont inquiétés, je crois à ce qu’ils me disent : ils sont blancs comme neige ; ils n’ont rien à se reprocher. Je rappelle que jusqu’au moment où je vous parle, aucun de mes frères et sœurs de parti n’a encore fait l’objet de condamnation. Dans cette opération de traque des biens supposés acquis, il ne faut pas que l’on oublie la présomption d’innocence. Le fait d’être détenu à Rebeuss ne veut pas dire qu’on est coupable. Pourquoi vous n’êtes pas menacé ? Je ne souhaite pas être menacé. Il n'y a aucun responsable ou militant qui souhaite que Fada soit menacé. Je ne le suis pas et je remercie le ToutPuissant de m’avoir épargné de cette situation. Est-ce à dire que vous êtes exempt de reproches ? J’ai toujours essayé de gérer dans la transparence en respectant autant que faire se peut les procédures édictées et en me limitant aux prérogatives qui étaient les miennes. Encore une fois, je n’étais pas seul dans ce lot. Il y avait une cinquantaine de ministres de Wade qui ne sont pas coordonnateur national sur cette déclaration, et surtout sur la forme, même si, après l’avoir entendu personnellement, j’ai bien compris que cette déclaration a été sortie de son contexte. Et quand on sort une déclaration de son contexte, ça prend un tout autre sens. Ce n’est pas ce qu’il a voulu dire qui est important, mais c’est la perception que les Sénégalais en ont eu qui est regrettable. Le PDS est pour le dialogue. Nous avons toujours dit que même au pouvoir, nous n’allons pas gouverner seul. Et nous l’avons fait, quand nous étions aux affaires. Il nous a même été donné l’occasion de participer à deux reprises au gouvernement de Diouf. L’intérêt du PDS, c’est celui du Sénégal. Quelles sont les conditions de ce dialogue ? (…) Vous pensez qu’il y a du parti pris ? Manifestement, ceux qui rendent compte, je ne dis pas tous, - il y a des gens qui ont fait la prison et qui n’étaient plus du PDS - de façon générale, ce sont les militants du PDS qu’on convoque, qu’on intimide. A côté du scrutin du 27 décembre, les travaux du conseil régional se poursuivront jusqu’au 30 décembre. Les conseillers régionaux procéderont durant cette session à l’examen du projet de budget 2014 mais se pencheront aussi sur des projets d’infrastructures dans la zone maritime de Darou Khoudoss et la commune de Kayar. Au regard des couacs notés dans le cadre de la traque, est-ce que vous pensez que le régime ira jusqu’au bout ? Je ne sais pas qu’elle est la position du régime. Est-ce qu’il ira jusqu’au bout ? En tout cas, mon souhait est que nous devons revenir à la situation normale. C’est-à-dire ? Nous devons décrisper la situation, apaiser le climat qui me semble assez tendu entre l’opposition et le pouvoir, entre le pouvoir et d’autres secteurs du pays. Il faudra que tout le monde www.enqueteplus.com apporte sa contribution à la construction du pays, il faut que cette affaire-là connaisse le plus rapidement possible une fin. C’est ce qui mettra davantage à l’aise le gouvernement, pour mieux s’occuper des préoccupations auxquelles il est confronté ; c’est-à-dire l’emploi, l’éducation, les inondations, les prix de denrées de première nécessité, les factures d’électricité. On a suffisamment fait du bruit autour de la traque des biens mal acquis, le moment est venu de fermer cette parenthèse et de se concentrer sur l’essentiel. Il ne faut pas installer le pays dans un cercle vicieux où à chaque fois que des gens perdent le pouvoir, on cherche à les intimider ou à les emprisonner. A la longue, cela va nous ramener à la case de départ. C’est-à-dire voir des chefs d’Etat qui refusent de lâcher le pouvoir après des élections. Vous êtes apparemment en phase avec le coordonnateur du PDS Oumar Sarr qui s’est dit favorable à un gouvernement d’union nationale sous condition Non ! Je ne suis pas en phase avec notre Ce dialogue ne doit pas venir de l’opposition. Ce n’est pas à nous d’appeler à un gouvernement d’union nationale ou de majorité présidentielle élargie, mais le pouvoir qui doit mettre toutes les formes requises. Aller au dialogue ne veut pas dire rejoindre le gouvernement. Dans une démocratie comme la nôtre, le dialogue doit être permanent entre l’opposition et le pouvoir. On doit discuter autour de questions fondamentales qui déterminent l’avenir de la Nation ; notamment la concorde nationale, la crise casamançaise, le chômage des jeunes, la crise scolaire, la santé, l’armée. Au cas contraire, il sera extrêmement difficile de bâtir des consensus forts. Mais votre boycott des concertations sur l’acte 3 de la décentralisation n'est-il pas un obstacle à ce dialogue politique ? D’abord, le PDS est contre tout report des élections. Si l’Etat veut aller dans ce sens, il doit proroger le mandat des élus. Cette décision ne lui appartient pas, mais elle revient au peuple à travers ses représentants. Quelle que soit la situation, nous devons aller vers un dialogue. Le PDS est contre la politique de la chaise vide. Tout le monde le sait. Ce qui a été organisé n’était pas un dialogue, mais des concertations auxquelles le PDS était convié. Nous devions partager la table avec une centaine de partis devant le chef de l’Etat et chacun va peut-être, donner son avis. Quand on parle de dialogue, c’est entre deux personnes. Entre le président de la République et le chef de l’opposition, entre l’APR et le PDS. (A suivre) numéro 754 • mardi 17 décembre 2013 CMJN ÉCO-SOCIAL 6 RETARD DANS LE DÉMARRAGE DE L'OFNAC Le chef de l'Etat tempête sur Nafi Ngom Keïta a dernière sortie de la présidente de l’Office national contre la fraude et la corruption (OFNAC), Nafi Ngom Ndour, a fait sortir le président de la République, Macky Sall de ses gonds. L'ex Vérificatrice générale, lors d’un panel contre la corruption organisée par le Forum Civil, avait déploré que l’OFNAC, depuis sa création en décembre 2012, ne dispose que de deux membres. “Ce qui reste à faire pour lancer la machine est de nommer tous les membres, d’organiser la cérémonie de prestation de leur serment et de mettre les ressources financières nécessaires pour L POLITIQUE ÉCONOMIQUE ET SOCIALE … Et déclare la guerre à la pauvreté Le chef de l’Etat, Macky Sall a déclaré la guerre à la pauvreté. Un phénomène auquel il veut désormais “arracher ses racines” en accélérant la croissance. e président de la République Macky Sall reste déterminé à faire de la lutte contre la pauvreté l’un des objectifs majeurs de son gouvernement. Le chef de l’Etat a réitéré cette volonté hier en présidant un conseil présidentiel sur le suivi de la politique économique et sociale. Il a ainsi rappelé son vœu “d’arracher les racines de cette pauvreté en accélé- L rant la croissance porteuse d’une richesse à partager”. Cependant, pour lutter contre la pauvreté, “il faut tendre la main aux populations les plus vulnérables”. C’est ce qui justifie, selon, le président, la mise en œuvre de la couverture maladie universelle et l’allocation des bourses de sécurité familiale qui permettront d’aider à terme 250 000 familles à raison de FACTURE D’ÉLECTRICITÉ DE L’ÉTAT 11 milliards d’économie annuelle ne politique d’optimisation des ressources publiques de l’Etat est en cours et sera poursuivie, a affirmé le ministre de l’Économie et des Finances, Amadou Ba. Elle passera par la “réduction prochaine de la facture de téléphone de l’Etat”. Cette réduction, d’après l’argentier de l’Etat, est “irréversible”. “Cette facture sera plafonnée à 11 milliards de F Cfa et permettra d’économiser le même montant”, a ajouté M. Ba au cours de la même cérémonie. Le cap est également maintenu dans la volonté du gouvernement de ne plus payer les logements de ses fonctionnaires. “A partir de juin 2014, l’Etat ne paiera plus de loyers à usage d’habitation pour loger ses agents”, affirmet-il. Des mesures qui vont aussi concerner les dépenses d’eau et d’électricité. Par ailleurs, le ministre de l’Economie et des Finances a réaffirmé la décision de son département de “suspendre des virements automatiques des 11 629 agents de l’Etat, à la fin du mois de décembre”. Ces agents n’étaient pas pris en compte lors de l’audit de la fonction publique mené par le même ministère, dirigé par Mansour Sy. “L’ensemble des mesures de rationalisation de la dépense publique permettra de libérer des espaces budgétaires qui seront affectés au soutien des couches défavorisées de la population et au financement de notre stratégie pour l’émergence.” U A. NG. NDIAYE “Je ne fonctionne pas comme ça” permettre très rapidement de recruter des enquêteurs”, avait indiqué Nafi Ngom Ndour. Des mots qui ont visiblement été rapportés au président de la République qui, hier, a paru passablement énervé dans son discours sur le suivi de la mise en œuvre des recommandations de la revue annuelle 2013 de la politique économique et sociale. “L’OFNAC est un organe de l’Etat. Ses problèmes doivent être posés au sein de l’Etat. S’il y a un problème de budget, s’il y a un problème de nomination, je ne dois pas l’apprendre par la presse ou par la société civile. J’avais décidé d’ici la fin de l’année que je ne bougerai pas, afin que tout le monde com- Sur un ton très ferme, le président de la République a poursuivi : “Ce n’est pas en le posant dehors, en menant la pression, qu’on fera bouger les choses. Je ne fonctionne pas comme ça. Et l’OFNAC, ça a été ma décision personnelle. Ses contraintes seront levées mais il fallait que tout le monde le comprenne ainsi.” Le chef de l’Etat qui n’a guère apprécié le débat animé par Nafi Ngom Ndour et le Forum civil a rassuré sur l'avenir de l'Office national contre la fraude et la corruption. Les “nominations qui restent seront faites” et pour la question des moyens, “le ministre de l’Economie et des Finances a déjà inscrit 100 millions de francs Cfa dans le budget, plus les 400 millions qui compléteront à partir du 1er janvier 2014. Soit un budget de démarrage de 500 millions de francs Cfa. “Tant que les questions internes se traiteront dehors, nous n’accepterons pas de subir les pressions. Il y a problème, il faudra lever ces contraintes et les nominations qui restent seront faites”, a conclu Macky Sall. 100 000 francs Cfa chaque année et par famille. “Nous devons en finir avec la grande pauvreté au Sénégal et bâtir un développement solidaire et inclusif”, souhaite-t-il. L’avenir du Sénégal tel que dessiné par le président de la République est l’émergence. Un concept qui doit rimer, selon lui, avec croissance et transparence. Et cette croissance passe par une meilleure prise en charge des conditions de vie des populations. “Le rythme actuel de progression de notre PIB, d’environ 4%, est non seulement faible, mais croule sous le poids d’une démographie croissante soutenue. Si nous maintenons cette tendance, nous resterons ce Sénégal aux ressources limi- tées, n’ayant que la pauvreté à se partager. Un autre Sénégal est possible, un Sénégal émergent” et devant être porté par la Stratégie nationale de développement économique et sociale (SNDES) dont l’objectif est de maintenir le taux de croissance économique à 7% au moins, sur une période de 10 ans. “Il est heureux que l’Etat et son secteur privé parlent d’une même voix à ce sujet. Il est vrai que nos entreprises ont des défis internes non négligeables. Mais l’Etat a déjà pris des mesures pour les appuyer. L’entreprise sera le moteur de notre dispositif d’émergence”, a promis Macky Sall, après l’appel lancé par le Conseil national du patroA. NG. NDIAYE nat (CNP). Les propos de la présidente de l'Office national contre la fraude et la corruption relatifs à l'inertie de la structure qu'elle est censée diriger n'ont pas plu à Macky Sall. Pour le chef de l'Etat, les contraintes seront levées, mais il n'y avait pas besoin de les exposer sur la place publique, comme pour faire pression sur lui. ALIOU NGAMBY NDIAYE prenne que la meilleure démarche, c’est par le dialogue interne d’abord”, s’est emporté Macky Sall. CROISSANCE ET DÉMOGRAPHIE Un modèle Rapid contre les déséquilibres S ensibiliser les acteurs du développement sur l’impact de la non maîtrise de la croissance démographique sur les secteurs clés du développement. C'est ce qu'a envisagé hier le Ministère du Plan. Pour ce faire, il a décidé avec ses partenaires, au cours de l’atelier de restitution des résultats du modèle RAPID (Ressources pour l’analyse de la population et son impact sur le développement), d'appuyer ce dit modèle afin de prendre en compte la dimension religieuse en vue de sensibiliser les décideurs, les leaders d’opinion et les chefs coutumiers sur la planification familiale. Selon le directeur de cabinet du ministre du Plan, Souleymane Diallo, ce modèle “replace la population au cœur du processus de développement et permet de mesurer l’impact de la croissance démographique sur les secteurs stratégiques comme l’agriculture, l’éducation, la santé, l’emploi, l’énergie, l’urbanisation”. Pour le chef de la Division planification familiale à la Direction de la population, de la planification et du développement humain (DPPDH), Lanfia Diané, si les tendances démographiques se maintiennent, il sera difficile pour tout régime en place d'apporter des réponses satisfaisantes à la demande sociale. A l'en croire 200 000 nouveaux demandeurs d'emplois arrivent chaque année sur le marché, en plus des autres qui y sont déjà. “Si la croissance est forte, la demande va exploser dans tous les secteurs et ceci constitue une bombe sociale à retardement. C'est la raison pour laquelle on préconise une méthode très simple pour maîtriser la croissance démographique. C'est l'espacement des naissances”, soutient-il. VIVIANE DIATTA PRÉ-INSCRIPTION EN LIGNE POUR LES NOUVEAUX BACHELIERS Un taux de 86 % sur la première liste Selon le ministère de l’Enseignement supérieur, 27 503 nouveaux bacheliers ont été orientés à travers le système campusen.sn dont 23 666 inscrits, en attendant la deuxième liste des bacheliers arabes pré-inscrits. EMMANUEL BOUBA YANGA (STAGIAIRE) vec la mise en service du site campusen.sn depuis le 1er juillet 2013, la première liste des nouveaux bacheliers pré-inscrits en ligne, du 1er juillet au 18 août, a été publiée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. A ce jour, 27 503 nouveaux bacheliers ont été orientés dont 23 666 inscrits, soit un taux de 86%. “La deuxième liste des bacheliers arabes pré-inscrits en ligne, c’est-àdire ceux qui ont passé leurs examens au mois d’octobre 2013, mais aussi ceux qui ont obtenu leur baccalauréat à l’issue de la session de A www.enqueteplus.com remplacement d’octobre, sera publiée ultérieurement. Un délai leur a été donné du 06 au 15 décembre 2013 pour qu’ils puissent faire leurs pré-inscriptions en ligne. A la date d’aujourd’hui, ces bacheliers-là se sont inscrits”, a précisé Mouhamadou Sow, chargé de communication dudit ministère. A l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, certains nouveaux bacheliers ont rencontré des difficultés avec le nouveau système mis en place. “Il m'a fallu plusieurs heures avant de pouvoir m’inscrire en ligne. A cela s’ajoute le casse-tête lié au choix des matières et des établissements. En outre les frais d’inscription s'élèvent à 25 000 francs Cfa”, s'est plaint Boubacar Sané, nouveau bachelier. “C’est compliqué pour savoir ce que je dois mettre et ce que je ne dois pas mettre. Un de mes amis a été orienté à Saint-Louis car tout simplement, il a commis l'erreur de mettre SaintLouis”, a-t-il dit. Yéro Touré, étudiant en droit, confie : “Plusieurs nouveaux bacheliers m’ont sollicité pour que je les aide à s'inscrire en ligne. Ils ne savent pas utiliser l’ordinateur. Je crois que le gouvernement doit améliorer ce système pour faciliter la tâche à tout le monde”, a-t-il conclu. numéro 754 • mardi 17 décembre 2013 CMJN EN VUE 7 OUVERYURE HIER DE LA 14e FILDAK Le livre, gardien et vecteur des vécus Le CICES de Dakar abritait hier, à partir de 16h, la cérémonie d’ouverture de la 14e édition de la Foire du Livre et du Matériel Didactique de Dakar (FILDAK) placée cette année sous le thème ‘’Livre et diversité culturelle’’. SOPHIANE BENGELOUN arrainée par le Pr. Djibril Samb, qui a livré une brillante conférence inaugurale sur le thème de la présente édition à savoir ‘’livre et diversité culturelle’’, la 14e FILDAK s’est ouverte hier à Dakar. L’invité d’honneur de cette édition, la Côte d’Ivoire, était représentée au présidium par son ministre de la Culture et de la Francophonie, Maurice Kouakou Badara. Son homologue sénégalais, Abdoul Aziz Mbaye était également présent, aux côtés du directeur du Livre et de la Lecture, Ibrahima Lô, et de Cheikh Ndiaye, le directeur du CICES. “Je suis convaincu que le livre est quelque chose que nous devons continuer à valoriser car c’est grâce à lui que nous continuerons à avancer. On ne peut se développer en devenant l’autre, mais en étant soi-même’’, a affirmé Abdoul Aziz Mbaye. Cette cérémonie a été l’occasion de réaffirmer l’importance et l’inamovibilité du livre en tant que vecteur de connaissance puis, par P extension, de diversité culturelle. Les autorités présentes ont également affirmé leur volonté d’instaurer une ‘’territorialisation’’ du service public concernant le livre qui se doit, selon le ministre de la Culture et du Patrimoine, d’être disponible dans la même mesure à Dakar qu'à l’intérieur du pays. Le livre, selon Djibril Samb, est part entière de nos cultures africaines depuis l’époque médiévale, contrairement à la croyance populaire. Il sert, toutes choses dites, à garder trace de vécus qui, loin d’être uniformes, servent néanmoins à cimenter l’humanité dans ce qui, de ses différences, la rassemble. Cette rencontre fut, outre la proclamation de l’ouverture de la présente FILDAK, l’occasion pour les deux ministres de visiter les stands d’éditeurs installés au CICES à cet effet. Un autre temps fort fut la remise du Prix de la Promotion et de l’Édition au Sénégal, remporté par Abdoulaye Fodé Ndione et sa jeune maison d’édition, Abis. LANCEMENT DE SA 3G+ Tigo entre enfin dans le jeu... ruit d’un long mais fructueux processus de rénovation de son infrastructure à l’échelle nationale, la mise sur pied d’un nouveau service 3G+ est, pour le 2e opérateur historique du pays, devenu une réalité. C’était donc hier, dans le cadre d’une conférence de presse, que le directeur général de Tigo a annoncé officiellement le lancement de Tigo3G+ au Sénégal. Tigo3G+, selon Diego Camberos, est néanmoins avant tout une évolution naturelle de l’infrastructure de l’opérateur en question afin de mettre à disponibilité de ses clients un réseau de qualité : ‘’Notre objectif est d’intégrer totalement l’internet au quotidien des Sénégalais (…) La première étape commence aujourd’hui avec l’ouverture de Tigo3G+. Se connecter à l’internet mobile va être ramenée à un usage simple et utile à tous, commerçants, étudiants, agriculteurs ou professionnels.’’, a-t-il déclaré à la presse. Ouvrant la voie à d’autres services plus innovants et plus utiles, dont pourra bénéficier toute la population sénégalaise, le réseau Tigo3G+ est fonctionnel sur l’ensemble des Smartphones, quel que soit leur modèle. Sa vocation est de démocratiser une 3e génération de téléphonie mobile de qualité supérieure mais, surtout, permettre à chacun de vivre une expérience complète de l’internet mobile : ‘’Cela montre vraiment notre travail ici, au Sénégal, pour concrétiser cette volonté qui est la nôtre d’être des pionniers de la téléphonie et de l’internet mobile… Rappelez-vous, nous étions les premiers à amener l’IPhone en tant qu’opérateur. Aujourd’hui nous restons les premiers à proposer des packages internet illimités… Et ce n’est que le début d’une succession d’offres et d’opportunités que Tigo va mettre en place dans ce pays’’, a conclu Diego Camberos. D'après l'opérateur, plus de 50 milliards de francs Cfa ont été investis dans la modernisation et l’extension du réseau Tigo en Tigo3G+, de même qu’une vaste campagne promotionnelle dont une série de nouvelles offres et forfaits mobiles et internet compétitifs (pouvant aller jusqu’à 30 jours de connexion illimitée pour toute nouvelle souscription à la 3G+ de Tigo). F SOPHIANE BENGELOUN www.enqueteplus.com numéro 754 • mardi 17 décembre 2013 SERVICES & LOISIRS 8 Numéros Utiles Humour MOTS FLÉCHÉS • N°873FORCE 3) Un jeune homme invite sa toute dernière conquête à son appartement. Dés qu'elle entre dans le salon, la fille remarque: - Quelle superbe canapé... Il répond : - Oui, c'est Jocelyne, mon ex-petite amie qui me l'a offert. C'était pour mon anniversaire il y a trois ans. Pour être aimable, elle lance : - Tu collectionnes les tableaux ? - Non, rétorque-t-il, c'est Isabelle, une ex. qui était peintre. Lorsque nous nous sommes séparés, elle m'a laisse ses peintures. Les deux jeunes gens passent à la cuisine et la fille remarque: - Le design est très sympa aussi. Il réplique en souriant : - Ca, c'est Anne-Marie, ma première copine. Elle était dans la déco ! L'Ôte invite alors la jeune femme à visiter la chambre à coucher. La fille demande: - Je parie que ça aussi, c'est une ancienne qui te l'a offerte... Il rétorque : - Ben oui, tu as deviné, C'est Géraldine qui a acheté le lit et l'armoire ! Et la, c'en est trop. La jeune femme se retourne brusquement et lui administre une grande baffe en pleine figure. Elle quitte l'appartement et juste avant de claquer la porte, elle lui crie : - Je n'ai rien a faire avec un castor. Il en reste sans voix. Et après s'être remis de cette fin de soirée brutale, il se demande ce qu'elle voulait bien dire en parlant de castor. Il réfléchit vainement pendant un bon quart d'heure. Finalement, il ouvre son dictionnaire : "Voyons... Castor : nom masculin, animal qui bâtit son habitat avec sa queue." Envoyez vos blagues à [email protected] SECURITE Gendarmerie Nationale : 800 00 20 20 Police secours : 17 Sapeurs Pompiers : 18 TELEPHONE Renseignements Annuaire : 1212 Service Dérangements : 1213 Service Clients : 1441 EAU - SDE Service dépannage & Renseignements 800 00 11 11 (appel gratuit) ONAS Egoûts, collecteurs NUMERO ORANGE 81 800 10 12 (appel gratuit) SENELEC Service Dépannage : 33 867 66 66 TRANSPORTS Société nationale de Chemins de Fer du Sénégal (SNCS): 33 823 31 40 Aéroport Léopold S. Senghor de Yoff : 33 869 22 01 / 02 Port Autonome de Dakar (24H/24) : 33 849 45.45 Heure non ouvrable Capitainerie : 33 849 79 09 Pilotage : 33 849 79 07 URGENCES S.U.M.A : 33 824 24 18 SUMA-MEDECIN : 33 864 05 61 33 824 60 30 S.O.S MEDECINS : 33 889 15 15 HOPITAUX Principal : 33 839 50 50 Le Dantec : 33 889 38 00 Abass Ndao : 33 849 78 00 Fann : 33 869 18 18 HOGGY (ex-CTO) : 33 827 74 68 / 33 825 08 19 MOTS MELÉS • N°551 c itati o n s Faire du tort Pour connaître les hommes, il faut les voir agir. SUDOKU N°569 - JEAN-JACQUES ROUSSEAU Je ne veux pas atteindre l’immortalité grâce à mon oeuvre. Je veux atteindre l’immortalité en ne mourant pas. - WOODY ALLEN hEurEs dE prièrEs HEURES DE MESSE • Cathédrale : 7H • Martyrs de l'Ouganda : 6H30-18H30 • Saint Joseph : 6h30 - 18h30 HEURES DE PRIERES MUSULMANES • Fadiar : 06:00 • Tisbar : 14:15 • Takussan : 17:00 • Timis : 19:02 • Guéwé : 20:02 www.enqueteplus.com numéro 754 • mardi 17 décembre 2013 SERVICES & LOISIRS 9 horoscope MOTS FLÉCHÉS • N°874FORCE 3) Bélier ⌘ Relationnel : aujourd’hui, vous accepterez une invitation, un rendezvous ou une sortie qui vous permettra de vous changer les idées. 〶 Boulot / Argent : vous ne manquerez pas d’énergie pour démarcher, entreprendre ou mettre en place de nouveaux projets. ☤ Bien-être : votre entrain sera très apprécié. Taureau ⌘ Relationnel : pour certains, vous serez amenés à prendre du recul face à une situation ou à une relation. 〶 Boulot / Argent : ce mardi sera marqué par des imprévus en tout genre. ☤ Bien-être : plus que jamais, vous devrez vous montrer adaptable et ouvert d’esprit. Gémeaux ⌘ Relationnel : ce sera une belle journée pour mieux comprendre votre moitié, ramener de la douceur dans votre couple ou votre vie, voire vous « amuser ». 〶 Boulot / Argent : vos idées ou vos propositions attireront l’attention de vos supérieurs. ☤ Bien-être : vous serez influencé par votre entourage. Cancer ⌘ Relationnel : pour beaucoup, votre soirée s’annoncera plus sympathique que votre journée. 〶 Boulot / Argent : vous avancerez à votre rythme. Attention car vous ne serez pas à l’abri de quelques remarques de la part de vos supérieurs ou de vos collaborateurs. ☤ Bien-être : vous devez faire attention à ne pas vous épuiser. Lion ⌘ Relationnel : beau mardi qui vous verra très communicatif et ouvert d’esprit, ce qui facilitera vos échanges avec les autres ou votre moitié. 〶 Boulot / Argent : vous pourrez compter sur le soutien ou les conseils de vos collaborateurs. ☤ Bien-être : vous afficherez enthousiasme et entrain. Vierge ⌘ Relationnel : vous manquerez cruellement de disponibilité car vous serez accaparé par vos divers projets. 〶 Boulot / Argent : vous n’aurez pas une minute à vous et vous devrez faire preuve d’organisation. ☤ Bien-être : vous ne serez ni à l’abri du stress, ni du surmenage. Balance ⌘ Relationnel : vous serez toujours aussi à l’aise dans vos échanges avec les autres. 〶 Boulot / Argent : belle journée pour bouger, démarcher, entreprendre ou élargir vos horizons professionnels. ☤ Bien-être : dynamique et vif, vous serez en pleine forme. Scorpion ⌘ Relationnel : vous serez toujours dans de bons influx planétaires et cela favorisera vos échanges ainsi que votre épanouissement amoureux ou social. 〶 Boulot / Argent : vous serez amené à vous ouvrir à des horizons plus passionnants. ☤ Bien-être : épanoui, vous rayonnerez. Sagittaire ⌘ Relationnel : aujourd’hui, votre vie amoureuse sera mise en lumière ou sera un élément clé de votre épanouissement. 〶 Boulot / Argent : très bonne journée pour travailler en équipe, intégrer une nouvelle équipe de travail ou mieux communiquer avec vos collaborateurs. ☤ Bien-être : les autres seront votre bouffée d’oxygène. Capricorne ⌘ Relationnel : ce mardi, vous aurez tendance à briller par votre absence. Ainsi, vous manquerez de disponibilité et vos proches sauront vous le faire remarquer. 〶 Boulot / Argent : journée intense qui vous verra puiser dans votre réserve d’énergie pour mener à bien vos projets. ☤ Bien-être : attention au risque de fatigue. Verseau ⌘ Relationnel : si vous voulez retrouver harmonie et bien-être en amour, c’est le moment d’agir. 〶 Boulot / Argent : plus que jamais, vous aurez besoin de vous laisser porter par des projets plus captivants. ☤ Bien-être : vous saurez garder le contrôle. Poissons ⌘ Relationnel : pour certains, vous serez très attachés à vos racines et vous aurez tendance à vous montrer plus mélancoliques. Pour d’autres, vous veillerez à préserver l’équilibre de votre foyer. 〶 Boulot / Argent : vous ne devrez rien laisser au hasard et vous devrez aller au fond des choses. ☤ Bien-être : ce mardi sera particulièrement intense et épuisant. MOTS MELÉS EXPRESSE• N°551 Solutions Faire du tort MOT FLÉCHÉ N°871 SUDOKU N°568 SUDOKU N°570 MOTS MELÉS • 550 Autocar très confortable MAJOR www.enqueteplus.com numéro 754 • mardi 17 décembre 2013 LIBRE PAROLE 10 Au nom de tous les miens ! uste après l'indépendance du Sénégal en 1960, lorsque la France a largement ouvert ses bras pour accueillir les travailleurs étrangers pour le développement de son économie, les halpulaar du Nord n'avaient pas raté l'appel. Nombreux sont ceux qui, accidentellement, ont atterri dans cette partie de l'Europe ou la vie était très facile grâce aux multiples boulots offerts aux Noirs... Les J temps étaient si doux et si agréables qu’une fois de retour c'était tout un événement. C’est la fierté familiale et le cachet culturel qui accompagnaient ces moments jusqu’aux danses et chants, aux mélodies merveilleuses dédiées a la France. On parlait de “Waala Fenndo”, de “Jenga Dano”, etc. C’est exactement dans ce contexte que le village de Dondou, situé dans le “Daande Maayo” nord, dans la communauté rurale de Bokidiawe, s’est vite fait remarquer par un important flux de sa population... Jamais de “pékan” ou de chants pulaar sans le nom du village. Économiquement aussi, les habitants étaient fiers et dans leurs habitations et dans leur vie quotidienne avec des festins incessants d'orgueil du Dondou : “Minen Dondounabe” ne laissait personne indifférent. La solidarité tant vantée est passée par là. Réunis en association, bien organisés et pleins d’ambitions, ils ont pu réaliser un bureau de poste, un forage, une maternité, des écoles élémentaires et un collège. Tout allait à merveille quand, un soir du 30 octobre 2011, une fatalité nous tomba du ciel. Comme une calamité, pour ne pas dire une malédiction, l'adjoint du sous-préfet de Ogo, dans son “wakh wakhet”, gâcha tous les acquis séculaires. Pour le verdict du vote pour la chefferie, il a donné deux versions : une sur place pour un deuxième tour, et l’autre le lendemain à partir de Ourossogui pour positionner le candidat qui a devancé de deux voix. Aujourd’hui, aucune entente n’existe dans le village, une atmosphère d’animosités née de cette atti- De l’Alliance pour la Majorité Présidentielle (AMP) ans les diverses livraisons de la presse du 26 novembre 2013, il a été fait mention de la mise sur pied par Son Excellence Monsieur le Président de la République, d’une structure dénommée Alliance pour la Majorité Présidentielle(AMP). L’idée s’avère semblablement louable et la trouvaille logiquement pertinente comptez tenu des multiples remous notés ces dernières semaines au niveau des coalitions “Benno Bokk Yaakaar” et “Macky 2012”.A propos de ces deux entités, nous devons à la réalité de constater leur qu’elles sont aujourd’hui dépassées puisqu’ayant atteint leur objectif de faire tomber le régime du Président Wade. Le Président Sall n’a été que trop généreux en ayant traduit son principe de l’entre deux tours en réalité, à savoir “gagner ensemble, gouverner ensemble”.C’est pourtant une lapalissade d’affirmer que ces alliés du Chef de l’Etat n’ont pas gagné mais ont juste été battus par lui seul que les Sénégalais ont en fait choisi. Ironie du sort, ils occupent des postes dans le Gouvernement ainsi que dans des directions nationales avec le privilège et la facilité de siéger à l’Assemblée Nationale sans l’avoir mérité. Mais le comble, c’est qu’ils ne sont pas solidaires de la politique du successeur de Wade au Palais de la République. En ce sens, il me plaît encore une fois D de saluer la pertinence politico stratégique du leader de l’APR qui, conscient des limites objectives de ses futurs adversaires à l’horizon 2015, ambitionne de s’ouvrir davantage à toutes les forces vives de la Nation quant à l’effort de développement par le truchement de cette majorité qui regroupera toutes les filles et tous les fils du Sénégal en phase avec sa vision, son programme de gouvernance, bref, sa politique. Partant de l’argument dont l’idée force est celui du rassemblement réitéré par le Chef de l’exécutif le jour de la célébration de l’an 5 de la création de l’alliance pour la république(APR), toutes les compétences nationales doivent se retrouver autour de lui afin d’aller vers l’essentiel ; à savoir, l’Union des forces pour la résolution définitive des difficultés des Sénégalais. Il ne s’agira pas parlant de cette alliance, de fondre sa formation politique dans l’APR ou d’y transhumer, mais d’œuvrer juste au bénéfice de la Nation en totale solidarité et avec un engagement sans faille vis-à-vis du Gouvernement. Voilà qui atténuerait la situation consistant à orienter habituellement le pays dans une atmosphère de campagne électorale permanente. Ainsi, cette Grande Alliance serait un immense pôle en phase avec le programme théorisé par l’homme du “Yoonu Yokute” et qu’il se char- gera enfin de traduire en actes concrets pour le bonheur de nos compatriotes. Dans la même veine émergera un second pôle au sein duquel se retrouveraient l’ensemble des partis politiques et autres mouvements qui ne partagent pas la vision de l’homme du 25 mars. Ceux-ci devront alors en toute liberté et en toute responsabilité, constituer les sentinelles et les catalyseurs de notre démocratie grâce à leur auguste mission d’être la principale force d’opposition au Gouvernement et à la politique du Président Sall. Partant de ce schéma, le pôle favorable au leader de l’APR regroupé désormais au sein de l’AMP formerait désormais une équipe pour aller à l’assaut de toutes consultations électorales futures. L’autre pôle rassemblant les partis d’opposition et mouvements en ferait autant concernant les élections à venir. A ce propos, voici fondamentalement un motif logiquement valable, entre autres et qui pourrait argumenter la pertinence de la dissolution des coalitions “Benno Bokk Yaakaar” et “Macky 2012” qui demeurent stratégiquement exclusives et politiquement encombrantes et le Chef de l’Etat semble l’avoir très bien compris. C’est la raison pour laquelle j’encourage Son Excellence à poursuivre les concertations déjà entamées avec www.enqueteplus.com tude a pris place dans les cœurs que même dans les lieux de culte la haine apparaît. A cause de l’adjoint du souspréfet, nous ne vivons que de la délation totale. Les familles se haïssent, le mépris s’installe, la méchanceté se lit à travers tous les débats. Il est la source de tous nos maux. Il a divisé les proches parents, semé la haine entre amis et provoqué la méfiance entre jeunes. Au nom de tous les miens, je dis non à cette délicate situation source d’entraves au développement économique du village. Tous souffrent. La politique en pâtit également à cause de considérations non fondées. La haine est générale. Au nom de tous les miens, je demande l'intervention du ministre de l'Intérieur pour stopper ce tableau noir car nous ne voulons plus de cette division. Qu’on nous règle le problème de la chefferie du village une bonne fois pour toutes, ou qu’on nous intègre dans l'Acte 3 de la décentralisation. La terre serait-elle renversée que le désastre aurait été meilleur. Aidez-nous à tirer parti de la cohésion de notre population pour l'avenir de notre village. OUSMANE GUEYE RESPONSABLE POLITIQUE A DONDOU CR BOKIDIAWE [email protected] de grands leaders politiques de valeur de notre pays puisqu’ayant fait leurs preuves par le passé. Cependant, que l’honneur me soit permis d’en conjurer M. le Président de la République pour qu’à ces concertations soient impliqués messieurs Alioune Badara Cissé et Sitor Ndour, deux membres fondateurs de l’APR avec lesquelles il a eu des brouilles à un moment de leur compagnonnage. Quelle que puisse être l’issue des discussions du Chef de l’Etat avec ces deux hommes, anciennes pièces maîtresses de sa formation politique, le Peuple aura constaté la hauteur et encore une fois l’effort de rassemblement du Président Sall, principe propre aux grands hommes d’Etat. Du dénouement de ces entrevus dépendront les positions de l’ex coordonnateur national et de l’ex directeur des structures de l’APR qui auront la latitude soit de rejoindre l’AMP et certainement leur ancien parti politique, soit de se radicaliser pour aller dans les rangs de l’opposition. Enfin il est temps qu’émerge dans notre pays une véritable conscience citoyenne à même de nous pousser à faire la politique autrement, c’est une mission de notre génération. Les invectives, la calomnie, le verbiage, l’arrogance ; bref, la politique politicienne sont désormais à bannir. Nous devons, dans le “ pardon “tant chanté par Mandela, cultiver les valeurs par la rééducation de nos peuples dont nous devons être et rester les références. MAMADOU BIGUINE GUÈYE INSTITUTEUR [email protected] A propos de ... S uite à la parution dans les colonnes de votre journal de l’article intitulé “Comment Harouna Dia perd du terrain” à la page 3 du numéro 752 du samedi 14 et dimanche 15 décembre 2013, je me permets de vous adresser les quelques réflexions ci-dessous. Grande a été notre surprise de lire dans vos colonnes que “Harouna Dia (est) en perte de vitesse”. En effet, Harouna Dia, comme il lui plaît de le rappeler très souvent, a l'habitude de dire : “je suis là pour accompagner durablement les efforts de redressement du pays, entamé par le Président de la République, Son excellence Macky Sall.” Nous ne reviendrons pas sur les actes de l’homme consentis depuis des temps dans la zone (département de Kanel) mais aussi dans le cadre du parti Alliance pour la république comme vous l’avez si brillamment noté dans votre papier. Ce serait très mal connaître M. Dia, que de dire qu’il est intéressé par un quelconque partage du gâteau, si bien entendu gâteau il y a à partager. Ce n’est pas en étant (ou pas) ministre de l’Agriculture ou de l’Hydraulique qu’un citoyen sénégalais, de surcroît ingénieur de son état, participerait ou non à l’émergence de son pays. Tout est dans la volonté de chacun d’entre nous, questeur ou pas, d’accompagner le gouvernement dans cette noble mission. Notre objectif, vous le comprendrez aisément, est non pas de vous répondre mais plutôt d'orienter le débat dans un sens que nous pensons être le plus adapté au regard de la posture de Monsieur Harouna Dia. Les relations entre lui et les différents responsables du parti (APR) sont toujours au beau fixe, mais sa volonté de se consacrer exclusivement au développement l’éloigne naturellement de la politique politicienne. Et vous vous accorderez avec nous que là, mérite véritablement une accélération de vitesse de sa part. HOUDOU BOUBOU DIA COORDONNATEUR DE CJRK ET CHARGÉ DE LA FORMATION DU MEER/RÉGION DE MATAM. numéro 754 • mardi 17 décembre 2013 11 AFRIQUE / MONDE GUINEE BISSAU CENTRAFRIQUE C'est la grève générale pour les salaires U ne grève générale de cinq jours a débuté lundi pour réclamer le paiement de trois mois de salaires dus aux fonctionnaires, un mouvement suivi à "plus de 90%" et qui a paralysé le pays selon les organisations syndicales. "Nous avons décidé de lancer à partir de ce lundi un mouvement qui va paralyser tout le pays jusqu'à vendredi. Cela fait trois mois que nous attendons nos salaires. Nous nous sommes montrés ouverts à toutes sortes de dialogue mais en vain. Le gouvernement ne semble pas intéressé à négocier avec les syndicats", a affirmé à l'AFP le président de la Confédération générale des syndicats indépendants de Guinée-Bissau (CGSI-GB), Filomeno Cabral. La CGSI-GB, formée essentiellement de fonctionnaires, est avec l'Union nationale des travailleurs de Guinée (UNTG), une organisation regroupant des agents du public et du privé, les syndicats à l'origine de ce mouvement appuyé selon eux par plusieurs travailleurs du privé. "Tout le pays est à l'arrêt. Le mouvement est suivi à plus de 90% aussi bien dans la capitale qu'à l'intérieur du pays", a indiqué Mario Soukouma, un responsable de l'UNTG. Les transports étaient généralement à l'arrêt lundi à Bissau, l'administration, les commerces et les marchés fermés tandis que le service minimum était assuré dans les hôpitaux, selon un journaliste de l'AFP. Le président de transition Manuel Le Tchad à tous les étages... "I Serifo Nhamajo a convoqué une réunion du conseil national de concertation, un organe rattaché à la présidence et formé notamment de la Primature, de plusieurs ministères dont celui des Finances, de l'Assemblée nationale, pour "analyser la situation de grève générale dans la fonction publique et ouvrir des négociations avec les responsables syndicaux". La Guinée-Bissau, un des derniers pays au monde selon l'indice de développement humain (IDH) du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), connaît depuis son indépendance du Portugal en 1974, une instabilité chronique. JEUNEAFRIQUE.COM MBEKI, LUTHULI, BIKO, SEPTEMBER, SLOVO, SISULU, TAMBO… Mandela, le baobab interplanétaire qui cache la forêt étoilée Derrière l’homme qui vient d’être célébré par le monde entier, y compris par ceux qui en faisaient un terroriste impénitent, ne pas oublier ces grandes figures politiques et militantes sans qui le destin de Madiba aurait pu être autre. MOMAR DIENG e monde entier vient de rendre un hommage suprême à celui qui restera, sans nul doute, l’homme d’Etat africain qui aura été le plus utile à son peuple et au continent noir à des moments exceptionnels de sa vie où rien ne lui était impossible d’atteindre comme objectif. Nelson Mandela, sitôt libéré de pri- L son, devenu président de la République, est cet homme qui avait l’opportunité d’embraser la terre sud-africaine au nom d’un compréhensible appétit de vengeance contre une mafia afrikaner incorrigible dans son idéologie de cruautés et de bêtises. Il n’en fit rien, grandeur d’âme oblige ! Il aurait pu, au nom d’une logique implacable de représailles, prendre le chemin belliqueux emprunté par le voisin d’à côté, Mugabe, contre un système ségrégationniste infrahumain que l’Occident a fortement soutenu pour défendre ce qu’il considérait comme ses intérêts économiques et stratégiques. Il n’en fit rien, humanisme oblige ! Alors, au cours de ses obsèques, souvent, le chagrin de fond ressenti par les uns a pu côtoyer l’hypocrisie militante des tenants perpétuels de lignes politiques gestionnaires qui dénient encore ouvertement aux hommes tout ce qui peut contribuer à leur émancipation Dulcie September globale. Lampedusa est encore frais dans nos mémoires. A leur décharge, il est vrai que Madiba n’a pas construit sa stature et son aura en une journée… Nelson Mandela parti après avoir accepté d’être un subversif pour la cause de la justice, n’oublions pas l’extrême rôle que ses compagnons de route ont joué dans l’effort de création et d’émancipation d’une nation sudafricaine qui peine à mettre en œuvre ses ambitions arc-en-ciel. Réfléchissons sur la portée du travail de collecte d’argent mené par Dulcie September jusqu’à son assassinat à Paris, en 1988. Saluons la proximité que Mandela a entretenue avec le couple Sisulu, Walter et Albertina. “Walter et moi avons tout connu ensemble (…) Il était l’homme dont l’opinion me paraissait la plus digne de confiance et la plus précieuse.” Dans l’enfer quotidien de l’Apartheid, éloge ne peut être plus élevé. De la dame Albertina, ce mot évocateur du premier président de l’Afrique du Sud post-raciale : “Une présence sage et merveilleuse qui apportait un soutien résolu” à un mari très tôt entré dans la clandestinité. Si le Congrès national africain (ANC) a pu résister aux coups de boutoir de la force policière raciste, il le doit en partie à un autre résistant de l’intérieur, fidèle d’entre les fidèles à Madiba : Oliver Tambo. “Dans les trente ans qui suivirent (le massacre de Sharpeville en 1960), le sens politique de Tambo et la confiance qui www.enqueteplus.com ncontournable mais pas clair", résume un observateur avisé : le rôle du Tchad en Centrafrique, où les dernières violences inter-religieuses ont fait plus de 600 morts et entraîné l'intervention de l'armée française, suscite beaucoup d'interrogations. Le Tchad est omniprésent à tous les niveaux en République centrafricaine. D'abord, avec la présence de 7 à 15. 000 ressortissants à Bangui mais aussi d'innombrables Centrafricains originaires du nord du pays, et considérés par la population comme des "Tchadiens". Des "Arabes" qui sont l'un des poumons de l'économie avec leurs commerces. Au plus haut niveau de l'Etat, avec des conseillers tchadiens affichés à la présidence qui font dire depuis de nombreuses années que la RCA est une province du Tchad et son président un "préfet de Deby". Deby, faiseur de roi en RCA Le président tchadien, Idriss Deby, est le "kingmaker" (faiseur de roi), selon l'expression d'un diplomate occidental. En 2003, François Bozizé avait pris le pouvoir avec le soutien des Tchadiens et l'aval de Paris-. Dix ans plus tard, c'est aussi Deby qui a armé et soutenu la coalition rebelle Séléka lors de son offensive victorieuse de mars 2013 sur Bangui. Sur le plan diplomatique et militaire, le Tchad, qui est en train d'émerger comme une grande puissance régionale, est aussi incontournable. Il exerce actuellement la présidence tournante de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) et dirige l'agenda de l'Afrique centrale sur le dossier. Deby dispose en plus de moyens de pression sur la France. Il a offert un soutien capital à l'opération Serval au Mali et la France utilise le Tchad comme plaque tournante pour ses troupes, notamment ses Mirage qui ont survolé Bangui, dans le cadre de l'opération Epervier depuis 1986. Avec 950 hommes, il s'agit de la plus grosse concentration de troupes françaises régnait entre lui et Mandela dans sa prison allaient être la base de la survie de l’ANC.” Qui se souvient de l’économiste Govan Mbeki, père de l’autre, Thabo, passé du Parti communiste sud-africain à Umkhonto We Sizwe, la branche militaire de l’ANC, après avoir été condamné à mort et envoyé au bagne de Robben Island où il vécut jusqu’à sa libération en 1987 ? Qui se rappelle encore du pasteur Albert Luthuli, victime d’un triple bannissement pour avoir pris part à la “première campagne de désobéissance civile et pacifique contre le durcissement des lois de ségrégation”, déchiré son “laissez-passer” et appelé à “une journée de deuil national” après le massacre de Sharpeville ? Qui connaît Raymond Mhlaba, Andrew Mlangeni, Ahmed Kathrada qui a fait un témoignage émouvant dimanche à Qunu ? Quels souvenirs avons-nous de Steve Biko, jeune disciple du mouvement noir non violent de Martin Luther King, viscéralement assassiné à trente ans par les sbires de l’Apartheid, du juif communiste révolutionnaire blanc Joe Slovo, bête noire du régime après Djibouti (2. 000 hommes), et un point stratégique dans la lutte contre les groupes islamistes dans la bande sahélienne. Paris ne peut se permettre de se mettre à dos son allié. La France fait-elle confiance à Deby ? "Nous l'encourageons à rester engagé au côté de ses partenaires de la CEEAC, nous l'encourageons dans son rôle de présidence régionale favorisant la coopération entre les Etats pour régler la crise en RCA", répond le Quai d'Orsay, dans un inimitable jargon diplomatique. Des ONG dénoncent de leur côté "le rôle trouble" du Tchad. Fabrice Tarrit, de Survie, relève "la grande responsabilité d'Idriss Deby dans la situation actuelle" en RCA. Deby et les musulmans Avec plus de 650 hommes, le contingent tchadien a longtemps été le plus important au sein de la Force africaine qui doit compter à terme 3. 600 militaires. Mais, là-aussi, son rôle est particulier. "On fait comme si les Tchadiens obéissaient au commandement gabonais mais les soldats tchadiens prennent leurs ordres du Tchad avant de faire quoi que ce soit. On fait semblant, sinon ça nous donne des migraines", résume un membre de la Force, sous couvert de l'anonymat. Pendant les pillages, les soldats tchadiens ont été les seuls à tirer sur les fauteurs de trouble et ont souvent braqué leurs armes de manière menaçante sur la foule qui les insulte copieusement à chacun de leur passage, a constaté un journaliste de l'AFP. Les soldats tchadiens, qui ont logiquement évacué leurs ressortissants pendant la crise, assurent également la sécurité de personnalités centrafricaines comme le président de la transition (et ex-chef rebelle) Michel Djotodia mais aussi des grands chefs Séléka, qui n'occupent pas forcément de postes officiels. "Il y a des centaines de milliers de musulmans en Centrafrique. Deby a dit qu'il ne resterait pas les bras croisés si on continue de s'en prendre à eux", rappelle un interlocuteur proche des Tchadiens. "Rien ne se fait et ne se fera sans Deby", conclut un politicien centrafricain. JEUNEAFRIQUE.COM raciste jusqu’à sa mort en 1995 ? Et on en oublie tant de figures valeureuses dont l’activisme aux quatre coins du territoire sud-africain et du monde, a grandement contribué à la déliquescence du pire système installé par le colonialisme occidental en Afrique depuis l’esclavage… Clairement, Nelson Mandela n’est pas petit, mais le formidable rouleau compresseur d’une lutte politique et militaire alimentée par tant de bonnes volontés lui a préparé le terrain de la gloire éternelle sur terre. (SOURCE : HORS SÉRIE N°33 DE JEUNE AFRIQUE, DÉCEMBRE 2013). Oliver Tambo numéro 754 • mardi 17 décembre 2013 CMJN SPORTS 12 LIGUE 1 - 1ÈRE JOURNÉE Jaraaf et Uso calent d’entrée Les deux derniers matchs de la première journée de Ligue 1, joués hier au stade Demba Diop, se sont soldés par des matchs nuls. Le Jaraaf a été accroché (1-1) par le Dakar université club (Duc), alors que l’Union sportive de Ouakam (Uso) a été tenu en échec (0-0) par le promu Stade de Mbour. Babacar Seck (Jaraaf) vs Renaissance managée par Abdoulaye Sarr a tenté de revenir au score mais s’est longtemps heurtée à une riposte très physique des Etudiants. Les Universitaires sont restés solides derrière, essayant avec moins de réussite d’exploiter des contre-attaques. A la 66e minute, Matar Kanté perd son face-àface avec Dramé, gardien du Duc. C’est dans les dix dernières minutes (81e) que le latéral buteur, Babacar Seck, a marqué le but de l’égalisation. Uso impuissante face au promu Stade de Mbour LOUIS GEORGES DIATTA (STAGIAIRE) Jaraaf contraint au nul par Duc Le Jaraaf s’est bien compliqué la tâche, hier. Larges dominateurs en début de partie, les détenteurs de la Coupe du Sénégal n’ont toutefois pu se mettre à l’abri devant le Dakar Université Club (Duc), en clôture de la première journée de Ligue 1. La faute à la maladresse frustrante de leurs attaquants. Par deux fois, Ibrahima Diop a manqué le cadre des buts gardés par Aziz Dramé, portier du Duc. Suite à un tir de Siré Dia sur la barre transversale, Ibrahima Diop, bien placé face au gardien presque battu, rate l’ouverture du score (6e). Trois minutes plus tard, le jeune attaquant n’arrive toujours pas à cadrer sa frappe sur une passe du côté droit de Baba Kébé. A force d’étaler sa maladresse, l’équipe de la Médina a été surprise par les visiteurs. Les Etudiants ont ouvert la marque grâce à Blaise Sédar Diouf. L’excentré droit des Jaune et noir a repris du pied un centre de Landing Diatta du côté gauche. Au retour des vestiaires, l’équipe En première heure, le Stade de Mbour a réussi à décrocher son premier point à l’extérieur en Ligue 1 face à l’Union sportive de Ouakam (Uso). Les Mbourois ont contraint les Ouakamois au match nul (0-0), hier au stade Demba Diop. Le match qui devait démarrer à 16h a accusé un retard de trente minutes (16h30). Le champion du Sénégal 2011 n’a pas pu se défaire d’une équipe de Mbour assez modeste. A l’issue de la première journée, le Port se classe en tête du classement (3 pts) grâce à une meilleure goal dif- LIGUE DES CHAMPIONS - HUITIÈMES DE FINALES Leverkusen pour le PSG, du lourd pour le Bayern et le Barça ! Le PSG devra ferrailler avec le Bayer Leverkusen en huitièmes de finale de la Ligue des champions. Pas si simple. Énorme choc entre City et le Barça, et sacrée affiche aussi entre Arsenal et le Bayern. Le PSG a évité les épouvantails anglais, City et Arsenal. C'est face au Bayer Leverkusen que le club de la capitale poursuivra son aventure en Ligue des champions, en février et mars prochain. Un huitième de finale abordable pour le champion de France en titre. Il aurait cependant pu être plus clément. Deuxième de son groupe derrière Manchester United qui l'a corrigé (0-5 puis 4-2), le Bayer Leverkusen s'est installé à la deuxième place de la Bundesliga, derrière le Bayern Munich et devant le Borussia Dortmund. Finaliste de la C1 en 2002, le Bayer n'a encore jamais affronté le PSG en Coupe d'Europe mais n’a plus brillé en Ligue des champions ces dernières saisons. Après être tombé dans l'une des poules les moins relevées de la compétition (Olympiakos, Benfica, Anderlecht), le club parisien n’a donc pas de quoi trembler outre mesure. City-Barça et Arsenal-Bayern à l'affiche Si le PSG n'a pas à se plaindre, d'autres affiches font déjà saliver. Le Manchester City-FC Barcelone, la première opposition sortie lors de ce tirage, sera un choc très attendu. Mais il y aura aussi un très séduisant Arsenal-Bayern Munich. Un duel entre deux équipes joueuses, un remake surtout du huitième de finale de la saison passée, remporté par le Bayern malgré la victoire des Gunners au retour en Bavière (2-0). On s'en frotte déjà les mains. Dans les autres matches, l'AC Milan aura aussi fort à faire face à l'Atlético Madrid alors que l'émotion sera au rendez-vous lors de Galatasaray - Chelsea où José Mourinho retrouvera un certain Didier Drogba. Manchester United, qui a hérité de l'Olympiakos, et le Real Madrid, opposé à Schalke 04, semblent les mieux lotis. Mais seulement sur le papier. Comme le PSG, il faudra attendre le terrain pour savoir si ce tirage a été clément… (EUROSPORT.FR) Tableau des affiches Manchester City (Ang) - FC Barcelone (Esp) Olympiakos (Gre) - Manchester United (Ang) AC Milan (Ita) - Atletico Madrid (Esp) Bayer Leverkusen (All) - Paris S-G (Fra) Galatasaray (Tur) - Chelsea (Ang) Schalke 04 (All) - Real Madrid (Esp) Zenit St Petersbourg (Rus) - Dortmund (All) Arsenal (Ang) - Bayern Munich (All) www.enqueteplus.com férence (+2). Il est suivi de Niary Tally (2e, 3 pts, +1) avec deux buts marqués, devant As Pikine (3e), Yeggo (4e), Casa Sport (5e), même nombre de points et un but marqué. Le Duc (6e) et le Jaraaf (7e) sont suivis du Stade de Mbour (8e) et Uso (9e), avec le même nombre de points (1 pt). La Linguère de Saint-Louis se classe à la 10e place, suivie de l’Olympique de Ngor (11e), Suneor (12e) et Diambars (13e). Les Mbourois de Touré Kunda ferment la marche (0 pt, -2). La seconde journée est prévue mardi 24 décembre. RÉSULTATS Touré Kunda - Port 0-2 As Pikine - Diambars 1-0 Yeggo - Ol. Ngor 1-0 Niary Tally - Linguère 2-1 Casa Sport - Suneor 1-0 Uso - Stade de Mbour 0-0 Jaraaf - Duc 1-1 futur. Nous ferons une nouvelle annonce en temps voulu", concernant la nomination du nouvel entraîneur, ont précisé les Spurs. Déjà débarqué par Chelsea en mars 2012 après moins d'un an de présence à sa tête, AVB occupait son poste depuis juillet 2012. Pour le remplacer, le favori des bookmakers s'appelle Fabio Capello. Le sélectionneur de la Russie, proche du directeur technique Franco Baldini, était dans les travées de White Hart Lane dimanche pour assister à la débâcle des Spurs contre Liverpool (0-5). Les noms de Glenn Hoddle (sans club), Luis Enrique (Celta Vigo) et Michael Laudrup (Swansea) sont également évoqués pour succéder au Portugais. ARGENTINE Le pape François ravi REVUE TOUT TERRAIN CITY Agüero absent un mois L’attaquant de Manchester City, Sergio Agüero, sera absent pendant au moins un mois pour une blessure au mollet, selon son entraîneur, Manuel Pellegrini. L’international argentin est sorti lors de la seconde période du match entre Manchester City et Arsenal, remporté par les Citizens (63). L’attaquant avait ouvert le score à la 14e. ''Le médecin ne peut dire combien de semaines il sera absent. Je ne sais pas pour le moment. Je pense qu'il sera absent pour au moins un mois'', a déclaré Pellegrini avant le quart de finale de Coupe de la Ligue, face à Leicester. JUSTICE Le père de Leo Messi lié aux cartels ? Déjà accusé de fraude fiscale, Jorge Messi (55 ans) continue de faire l'objet de graves soupçons puisqu'il serait désormais soupçonné de blanchiment d'argent de la drogue en faveur de cartels colombiens. D'après le quotidien El Mundo, qui révèle cette information ce lundi, la justice espagnole aurait même déjà interrogé plusieurs témoins, dont ferait partie le quadruple Ballon d'Or, ainsi que ses coéquipiers Dani Alves et Javier Mascherano. Au centre de cette enquête, le père de Leo aurait servi d'intermédiaire entre des organisateurs d'événements à but non lucratif - en fait destinés à blanchir de l'argent - et des réseaux colombiens qui en tireraient profit pour réaliser leur trafic. Jorge Messi repartait quant à lui avec une commission évaluée entre 10 et 20% des bénéfices. Parmi les événements en question se trouvent notamment les rencontres de charité jouées par le collectif des "amis de Lionel Messi". TOTTENHAM Capello favori pour remplacer AVB André Villas-Boas a été démis de ses fonctions d'entraîneur de Tottenham ce lundi. Une décision prise "d'un commun accord et dans l'intérêt de toutes les parties", a affirmé le club. "Nous souhaitons le meilleur à André pour le ''Quel bonheur!'' s'est exclamé le pape François lundi matin quand il a su que son équipe de football favorite, San Lorenzo, avait été sacrée championne d'Argentine dans la nuit, a-t-on appris au Vatican. L'équipe de Buenos Aires a remporté le Tournoi d'ouverture, après un 0-0 contre Velez Sarsfield lors de la 19e et dernière journée, alors que quatre équipes étaient encore en lice pour la première place. Jorge Mario Bergoglio a plusieurs fois fait référence au titre de 1946, conquis par la grande équipe de San Lorenzo, quand il allait petit garçon au fameux stade du Vieux Gazomètre avec son père voir les matches du ''Cyclone'', le surnom des Rouge et Bleu de San Lorenzo. Ce titre, le 12e de l'histoire de San Lorenzo, arrive la veille des 77 ans du Saint-Père. BARÇA Pas de retraite pour Puyol Le Barça n'a pas attendu bien longtemps pour mettre un terme à la rumeur lancée dimanche : non, Carles Puyol ne pense pas à la retraite, contrairement aux informations du Mundo Deportivo. Le quotidien espagnol assurait ce week-end que le joueur, diminué par l'accumulation des blessures, avait dit à ''plusieurs coéquipiers'' qu'il envisageait de mettre un terme à sa carrière à la fin de la saison. ''Il n'est pas venu me voir à ce sujet, et je sais qu'il n'a jamais dit une chose pareille, a assuré lundi Gerardo Martino, le coach du Barça, en conférence de presse. Il s'entraîne normalement et continue de repousser ses limites''. Le défenseur de 35 ans, au club depuis le début de sa carrière et en fin de contrat en 2016, n'a joué que trois matches de championnat cette saison, gêné par son genou droit. France - C. de la ligue (8e) Aujourd'hui 19h55 Nantes-Auxerre Demain 16h Lyon-Reims 17h45 Nice-Sochaux 19h55 Marseille-Toulouse Evian-TG-Bastia Rennes-Bordeaux Paris SG - Saint-Étienne Troyes-Tours FC Angleterre - Ligue Cup (¼) Aujourd'hui 19h45 Sunderland-Chelsea Leicester City-Man City Demain 19h45 Tottenham-West Ham Stoke City-Manchester United numéro 754 • mardi 17 décembre 2013
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