N°134 MAI - JUIN 2016
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N°134 MAI - JUIN 2016
Menton pour N°134 MAI - JUIN 2016 CITRON DE MENTON N°134 PROJET DU HAUT CAREÏ SÉCURITÉ ROUTIÈRE Menton mag 1 En fin d’année, le port de Garavan deviendra communal et la Ville acquerra l’ensemble des entités situées dans son enceinte. SOMMAIRE LE DOSSIER 5 Citron de Menton MENTON INFOS 9 Ma ville Menton mag En cas de non distribution dans votre boîte aux lettres Numéro mag 04 92 10 50 25 VIE MUNICIPALE 10Budget 12 Projet du haut Careï 13 Douce Riviera 14Réunion de quartier 15Plages 16 Mer et Monts 18Cinémomètre 19 Stéphane Bouillon à Menton 20Giratoires 21Pieds-noirs 22 Interview Didier Meyer 24 Aventures de Tiago 25 Grande Lessive AGENDA 6Bloc-notes 2 facebook.com/villedementon SPORT 28Sport CULTURE 29 Lucien Clergue 30 Festival de musique 31 Exposition UMAM MENTONSCOPE 32 Vie associative 36Photoscope 37Commerces ET AUSSI 38 Expression politique 39 État-civil twitter.com/villedementon Le bimestriel « Pour Menton Magazine » est distribué dans les boîtes aux lettres, port gratuit, dans les lieux publics et sur Internet. Codirecteur de la publication : Martine Caserio – Rédacteur en chef : Emmanuelle Carabin – Maquette : atelier JBBOX Conception et service éditeur : service de la Communication – Mairie de Menton – BP 69 – 06502 Menton Cedex Contact : 04 92 10 50 25 – [email protected] – Impression : Riccobono – Imprimé sur du papier recyclé PEFC – Dépôt légal : à parution 2 Menton mag MAI - JUIN 2016 LE MOT DU MAIRE M ême si cet hiver fut doux, nous étions impatients de l’arrivée du printemps. Maintenant, ça y est, il est là et la nature se réveille. Dans notre ville les dossiers et les réalisations menés depuis des mois prennent également vie comme le futur quartier du « haut Careï », le parking des Sablettes ou encore la vente de la propriété « Mer et Monts ». Sans oublier le Citron de Menton qui devrait permettre à la cité de renouer avec son passé et son appellation de « pays des fruits d’or ». Ce fruit, fierté de notre ville, a gagné, dans un monde qui est dangereusement uniformisé, l’appellation d’Indication Géographique Protégée (IGP). Autrement-dit, il prospère chez nous bien mieux qu’ailleurs parce que c’est là que le subliment une terre et un climat propices. Cette alchimie de la nature, qui a entraîné un savoir-faire ancestral sans égal, devient un facteur de développement économique important, à l’instar de tout ce qui est unique. Uniques, également, deux expositions majeures : l’une, permanente, au Musée de Préhistoire régionale, de centaines de pièces d’archéologie sous-marine recueillies à quelques encablures de nos côtes ; l’autre, temporaire, au Musée Jean Cocteau collection Séverin Wunderman, des photos de Lucien Clergue. « Trésors d’épaves » nous rappelle combien les échanges commerciaux entre les peuples méditerranéens, en dépit des conflits – déjà ! – ont pu être facteurs de richesses, d’enrichissements mutuels, de rencontres, de dialogues, de connaissance de l’autre. Les vestiges qui nous rapportent l’actualité d’il y a 2000 ans sont à regarder et à « écouter ». Avec Lucien Clergue, dont sont exposées les plus belles photos prises au cours du tournage du Testament d’Orphée, nous entrons dans l’univers de Cocteau qui disait de cette œuvre : « Voici le legs d’un poète aux jeunesses successives qui l’ont toujours soutenu ». Oui, le printemps est là ! Profitons-en pour vivre pleinement notre ville et ses charmes. Jean-Claude GUIBAL Député-Maire de Menton N°134 Menton mag 3 LE DOSSIER 4 Menton mag MAI - JUIN 2016 CITRON DE MENTON CITRON DE MENTON DU XVI E SIÈCLE À NOS JOURS Menton sort du Moyen-âge en créant une économie moderne basée sur le citron qui va perdurer jusqu’à la fin du XIXe siècle. La « Riviera » dénommée Côte d’Azur par Stéphen Liégeard en 1887, l’essor du chemin de fer et la station climatique lancée par le docteur James Henry Bennett marquent en effet le déclin de « Menton pays des fruits d’or ». Le tourisme prend alors le pas sur l’agrumiculture, la spéculation foncière faisant vendre les terres agricoles au profit de somptueux hôtels et villas. Au XVe siècle, l’économie mentonnaise est basée sur la culture des céréales, des vignes et des figuiers. Il faut attendre les premières années du siècle suivant pour que disparaisse peu à peu cette culture de type médiéval au profit de celle des agrumes. L’aventure commerciale démarre au XVII e siècle : les princes de Monaco en fixent un cadre juridique et le terroir agricole mentonnais devient alors le centre de l’activité économique de la Principauté. Les dés sont jetés. L’histoire est en marche... « N’est pas Citron de Menton IGP qui veut », semble exprimer fièrement ce fruit d’or… N°134 Menton mag 5 LE DOSSIER CITRON DE MENTON L’AGRUME QUI A FAIT VIVRE DES GÉNÉRATIONS DE MENTONNAIS De l’ingrédient de cuisine au produit de luxe, ce fruit aura permis à la cité de se développer de façon grandiose jusqu’à devenir le centre de l’activité économique et le premier port de la Principauté ! E n 1495, deux écus d’or sont remis au serviteur de Jérôme Grimaldi en paiement de deux charges de pommes d’oranges envoyées au duc d’Orléans. Hum ! Voilà qui ressemble étrangement à une première exportation d’agrumes… L’agrumiculture mentonnaise prend peu à peu une telle ampleur qu’en 1626, sous le règne d’Honoré II Grimaldi, la vente des citrons est réglementée et son prix fixé en 1655. Sept ans plus tard, une loi interdit de faire paître le bétail auprès des citronniers et d’en cueillir les fleurs sous peine de devoir payer un écu d’or. De ce fait, l’importance de ces arbres commence à apparaître dans les actes notariés et le territoire mentonnais, si bien prédisposé à l’agriculture, devient alors le centre de l’activité économique de la Principauté. Sans oublier le développement de notables et de bourgeois commerçants dont l’apparition avait commencé au milieu du XVIe siècle. Magistrature et calibrage Une limoneuse mentonnaise en 1905… 6 Menton mag Avec son climat exceptionnellement doux, Menton possède un terroir qui convient parfaitement au citron. Devant cette évidence, Louis 1 er, petit-fils d’Honoré II, va fonder le Magistrat des citrons : un conseil de dix-huit membres (dont Adhémar de Lantagnac et Honoré de Monléon) qui sera chargé de la surveillance de sa cueillette et de son commerce. Et ce, afin d’éviter toute fraude car la taxation des citrons est une sacrée ressource financière pour le prince ! En 1683, ce dernier instaure un règlement pour le pâturage des bêtes ainsi qu’une première Police du citron dont la mission est de veiller sur les muletiers et les bateliers. Puis en 1693, Louis 1er fait réaliser les fameux anneaux de fer pour calibrer les fruits. Sachant qu’à cette époque, seules San Remo et Menton possèdent une telle institution... MAI - JUIN 2016 CITRON DE MENTON À la Casetta, verger communal, citrons, oranges, pomelos et cédrats ont été récoltés durant une semaine par les travailleurs de l’ÉSAT. La Révolution et l’Empire À partir du XVIII siècle, nait un état sanitaire des exportations de fruits appelé le Magistrat de santé. La cueillette est répartie sur huit secteurs de la ville (du haut des collines jusqu’en bord de mer) et l’encaissage des citrons à l’exportation est réglementé. Hélas, le Magistrat des citrons sera mis en veille en 1793, et ce, malgré les Mentonnais qui réclament sa restauration afin de pouvoir sauvegarder leur pain quotidien. Avec l’arrivée du conseil municipal, c’est un système d’économie dirigée qui voit le jour. Appelé Comité des citrons, il est constitué de six hommes qui vont exiger que la cueillette soit faite pieds-nus ; les souliers à clous risquant d’abimer la terre et les arbres ! Puis en 1808, les élus actent une Police du citron dont les agents sont nommés par le préfet et la présidence du Comité revient à Charles-Antoine Villarey ; Honoré de Monléon fils étant démissionnaire. e Déclin et renaissance En 1818, sous la restauration monégasque, la Police du citron est réorganisée par le prince Honoré V, car N°134 il s’agit de maintenir l’ordre public en sauvegardant le commerce des agrumes qui demeure la principale ressource économique locale. Les citrons sont cueillis et entreposés dans les magasins communaux pour y être triés. Ils sont comptés (et non pesés), mesurés grâce aux anneaux et classés suivant leur grosseur (de mesure, médiocre et de rebut). Avant d’être délicatement enveloppés dans du papier de soie venant de Gênes (le seul à conserver le fruit) et stockés dans des caisses faites sur mesure en bois de hêtre (flexible et élastique). Depuis la Révolution, le commerce connait de grosses difficultés, accentuées par les gelées du début du XIXe siècle. Pour preuve, plus aucun règlement n’apparaît dans les archives de la Ville à partir de 1861, date du rattachement de Menton à la France. L’heure est aux maladies, aux intempéries et aux touristes, et ce, malgré la persévérance de quelques marchands. C’est au final la Grande Guerre et le terrible gel de 1956 qui auront raison de cette fabuleuse aventure. La fin du XXe siècle sonne la désertification des terrains et cet abandon coûtera cher lors d’intempéries et de feux de forêt. Mais aujourd’hui, à l’aube du XXI e siècle et sous l’impulsion de la commune, l’association pour la promotion du Citron de Menton (APCM) a obtenu - en octobre dernier et après dix ans d’efforts - le label IGP (Indication géographique protégée). Productrice et adhérente à l’APCM en qualité de membre actif avec voix délibérative, la Ville a donc pu vendre sa première récolte IGP au mois d’avril. Au sein de la station de conditionnement, les citrons sont ensuite triés, calibrés et déposés dans des caisses par des travailleurs de l’ÉSAT formés spécialement pour cette mission. Menton mag 7 LE DOSSIER QUAND LA VILLE RENOUE AVEC SON PASSÉ Constitué de cinq variétés différentes, le Citron de Menton IGP est cultivé sur des vergers communaux et des terrains privés. Très parfumé, il est récolté à la main et ne subit aucun traitement chimique ni enrobé d’aucune cire. qui est officiellement la station de conditionnement. Car il faut savoir que les citrons ne sont déclarés IGP qu’après avoir été triés en trois catégories (Extra, catégorie 1 et 2), calibrés et déposés dans des caisses. Le cahier des charges étant très strict en matière de labellisation. En ce jour de vente flash, les clients sont arrivés bien avant l’ouverture… M ardi 12 avril 2016. Pour la première fois de son histoire récente, la Ville a proposé aux Mentonnais d’acheter ses citrons, oranges, pomelos et cédrats cultivés par le service des Parcs et jardins sans pesticides ni autres produits phytosanitaires. Pas moins de cinqcent-quatre-vingt-cinq kilogrammes de citrons ont ainsi été vendus en quelques heures ! Tous ces fruits avaient été récoltés par dix-huit employés de l’Établissement et service d’aide par le travail (ÉSAT) de Menton Et si cette vente flash d’agrumes n’a pas pu satisfaire tout le monde, sachez que la Ville envisage d’en faire plusieurs au cours de la prochaine saison. Ce qui permettrait à la Cité du citron de renouer avec son appellation « Menton pays des fruits d’or » ! Deux sites Les agrumes sont cultivés par les agents municipaux au sein du jardin du palais de Carnolès et du verger de la Casetta ; acquise par la municipalité à la fin des années 50, cette terre profite d’une situation géographique exceptionnelle de par la douceur du climat du quartier de Garavan. Elle est aujourd’hui constituée de quelque deux-cent-cinquante arbres, d’une centaine de variétés d’agrumes dont celles qui forment le label IGP : Citrus limon, Eureka, Adamo, Cerza, Santa Teresa ainsi que de la variété dénommée localement Menton. Maël âgé de neuf mois et sa maman étaient parmi les premiers clients. Car Virginie recherche la qualité, voire le BIO pour toute sa petite famille. FUTUR CULTIVATEUR ? Le périmètre concerné par ce label se compose des communes du bassin mentonnais. Et leurs habitants sont de plus en plus nombreux à renouer avec la culture de leurs ancêtres ou à vouloir en implanter sur leurs parcelles. Si vous êtes intéressé, contacter l’APCM qui est l’organisme de défense et de gestion (ODG) habilité à gérer ces démarches. Au palais de Carnolès, Stéphane, agent du service des Parcs et jardins, a animé la vente pour le plus grand bonheur des clients ! 8 Menton mag APCM 04 93 57 01 08 Parcs et jardins 04 93 28 79 00 MAI - JUIN 2016 MA VILLE VU & LU DANS Menton infos DISPONIBLE EN VILLE ET SUR Menton infos, lettre publiée tous les quinze jours, vous informe de l’actualité municipale : travaux, événements, réunions... Disponible dans plus de vingt lieux publics et sur Internet, ce journal complète votre magazine bimestriel qui, lui, est distribué dans vos boîtes aux lettres. Voici ce qu’il fallait retenir des derniers numéros. MENTONINFOS.FR LA FÊTE DU CITRON® 2017 : BROADWAY ! AVENUE DE LA GARE : VOTRE AVIS COMPTE TRIEZ TOUS VOS DÉCHETS N°19 • Après une édition 2016 mar- N°18 • Débutée le 10 mars pour un N°17 • La Communauté d’agglomé- quée par de jolis succès et un record d’entrées aux corsos, la Fête du Citron® 2017 s’annonce déjà. Le thème vient même d’en être dévoilé : l’an prochain, cap sur Broadway et sur ses comédies musicales à succès ! Après le cinéma italien de Cinecittà, la célèbre avenue de New-York constituera ainsi le deuxième volet d’un triptyque consacré aux capitales d’un art majeur. Rendez-vous du 11 février au 1er mars 2017 pour admirer les motifs géants inspirés des plus grands spectacles de danse et de musique, avec de nombreuses animations à prévoir dans toute la ville ! essai de trois mois, la modification de circulation autour de la gare a connu depuis quelques aménagements. Ceux-ci ont consisté à améliorer la sécurité des piétons et à revoir certains marquages au sol. Pour tirer les enseignements de l’expérimentation, d’ici juin, la Ville a lancé un appel aux Mentonnais afin qu’ils expriment leur opinion, sur Internet ou par courrier. Un appel entendu puisque des dizaines de réponses nous sont parvenues. Il vous reste donc un mois pour donner votre avis quant au maintien ou non de ce plan de circulation. AVEC LA CARF ration de la Riviera Française (CARF) a mis en place, depuis le 1er mars, un recyclage de tous types d’emballages. En plus des papiers et emballages en carton, des bouteilles et flacons en plastique, vous pouvez désormais ajouter dans les bacs jaunes tous les contenants plastifiés tels que sacs et films en plastique, pots de yaourt et barquettes après les avoir vidés. Cette optimisation du tri s’inscrit dans la certification « Eco-emballages » qui soutient financièrement les collectivités en fonction de la quantité de déchets récoltés. ET AUSSI DANS LES NUMÉROS PRÉCÉDENTS... N°20 • Contrôles laser de la police municipale • Anna Jackson reçoit le prix K. Mansfield • Soirée de « Rêves » pour les enfants malades • Tous mobilisés contre le diabète • N°19 • Vente flash d’agrumes à la Casetta • Les jardins Biovès fleuris sur le thème Belle Époque • Circulation sur une voie porte de France • N°18 • 67e Festival de musique • Travaux d’enrobés et plateaux traversants • N°17 • Le charançon rouge du palmier • Lutte contre les jets de mégots • Congés rythmés avec le Pass Vacances. N°134 Menton mag 9 VIE MUNICIPALE BUDGET 2016 MAINTIEN DE LA FISCALITÉ LOCALE C’est une bonne nouvelle pour les Mentonnais. En effet, pour la septième année consécutive, les élus ont décidé de ne pas augmenter les taux communaux. Mais de solder les emprunts structurés et de préserver la qualité du service public en stabilisant les capacités d’intervention et d’investissement notamment par une gestion active du patrimoine. «N ous sommes réunis pour voter le budget 2016, c'est-à-dire investir seize millions d’euros sans augmenter les taux de la fiscalité communale, se libérer des emprunts toxiques et vendre une petite partie de notre patrimoine afin d’investir et d’améliorer le cadre de vie de la population mentonnaise. Dans le contexte actuel je peux dire que c’est un tour de force », déclarait le premier magistrat Jean-Claude Guibal en ouvrant la séance du conseil municipal le 7 avril dernier. TAUX COMMUNAUX 2016 Taxe habitation 19,82 % Majoration de 20 % sur les résidences secondaires Taxe foncier bâti 17,98 % Taxe foncier non bâti 25,64 % 10 Menton mag Ainsi, pour la septième année consécutive, la Ville n’augmentera pas ses taux communaux malgré la baisse significative de la dotation globale de fonctionnement (DGF) qui a chuté de 3 039 653 euros depuis 2010. Le budget 2016 « Les priorités sont de poursuivre la politique d’investissement afin de soutenir l’emploi et d’accroître l’équipement et l’embellissement de la cité. Il faut maîtriser nos charges de fonctionnement de façon accrue et maintenir une épargne budgétaire suffisante pour soutenir cet investissement », expliquait Nicolas Amoretti, premier adjoint, lors de la présentation du budget. Et Alain Riquet, Directeur général des services, de souligner que « la vente de « Mer et Monts » pour un million six-cent-mille euros comme les terrains du futur « écoquartier » pour six millions huit-cent-mille euros témoignent de notre gestion active du À Menton, l’endettement est de 1 493 € par habitant. Il est identique à celui des communes de la même strate démographique. Quant à l’encours de la dette, il est de 62 702 141 € et représente 20,41 %, soit 1/5e de la valeur du patrimoine communal. patrimoine communal. En effet, ces sommes vont être réinvesties notamment dans le rachat de l’ensemble des entités situées dans l’enceinte du port de Garavan. Port qui reviendra à la Ville en fin d’année ». Le budget primitif total qui s’élève à 82 164 645 euros a été acté par la majorité. Le groupe Mentonnais Ensemble ayant voté contre, le Rassemblement Bleu Marine pour Menton et le Rassemblement Républicain Mentonnais s’étant abstenus. MAI - JUIN 2016 VIE MUNICIPALE BUDGET PRIMITIF 2016 BUDGETS ALLOUÉS Budget primitif total 82 164 645 € • Aménagement urbain 7 000 000 € dont 1 961 000 € pour les travaux de réfection de chaussées, trottoirs, voies et terrains communaux ; 726 000 € pour les travaux d’aménagement d’un parking aux Lavandières et 500 000 € pour la requalification des Sœurs Munet. • Section de fonctionnement 61 607 289 € • Section d’investissement 20 557 356 € SECTION DE FONCTIONNEMENT •D épenses réelles 55 032 205 € destinées aux services à la population et au fonctionnement des services municipaux. • Recettes réelles 59 144 989 € constituées des produits de la fiscalité locale, des jeux du Casino, des revenus du domaine de la Ville, etc. SECTION D’INVESTISSEMENT •D épenses réelles 18 095 056 € destinées à la réalisation des projets municipaux (voir encadré budgets alloués). • Recettes réelles 13 982 272 € constituées des subventions, des ventes du patrimoine, des 5 500 000 € d’emprunt nouveau, du solde du dernier emprunt structuré, etc. Recettes auxquelles s’ajoutent les 4 000 000 € d’autofinancement correspondant à l’excédent qui sera reporté de la section de fonctionnement à la section d’investissement. POLITIQUE SCOLAIRE ET ÉDUCATIVE Total 913 426 € • Travaux écoles maternelles et élémentaires 863 426 € • Mobilier des écoles et offices de restauration scolaire 50 000 € Signée en 1982, la convention entre l’État et la Villa Blanche (établissement privé sous contrat avec l’État) impose à la Ville (siège de l’école primaire) d’assurer les dépenses de fonctionnement des classes dans les mêmes conditions que celles du public. Soit pour l’école privée la Villa Blanche, une participation moyenne de 500 euros par élève en classe de maternelle et élémentaire. • Sport 1 150 391 € dont 520 000 € pour la réfection de la pelouse du stade Saint-Roman. • Environnement 1 124 300 € dont 270 000 € pour le mobilier de voirie et le matériel de signalisation. • Culture 781 660 € dont 150 000 € de maitrise d’œuvre pour la restauration de la basilique Saint-Michel Archange. • Petite enfance 500 000 € pour la création de la micro-crèche « Chat perché ». Quant aux écoles publiques, le coût en est de 1 392 euros pour un élève en classe de maternelle et de 800 euros pour un écolier du degré élémentaire. Sans oublier la participation communale aux frais de restauration scolaire depuis 1997, soit 4,95 euros par repas pour le privé et 6,78 euros pour le public. SUBVENTIONS ALLOUÉES • Centre communal d’action social 2 400 000 € • Office de tourisme 1 510 000 € • Associations sportives 493 900 € • Associations diverses 145 400 € • Caisse des écoles 69 220 € • Associations culturelles et folkloriques 42 550 € • Associations parascolaires du premier degré 18 400 € • Associations patriotiques 11 590 € • Foyers des établissements scolaires du second degré 3 500 € • Associations syndicales 900 € N°134 Menton mag 11 VIE LOCALE « Les jardins du Careï » ? Ou comment raisonner à l’échelle du quartier afin d’y créer un lieu où il fait bon vivre… LE JARDIN PUBLIC PÉDAGOGIQUE JARDINS POTAGERS « PARTAGÉS » PROMENADES LE PARCOURS DES AFGRUMES ESCALIER PUBLIC EXISTANT PLACETTE CŒUR DE VILLAGE CRÈCHE AIRE DE JEUX D'ENFANTS « LES JARDINS DU CAREÏ » LE FUTUR « ÉCOQUARTIER » DE MENTON Après deux tentatives non fructueuses, la Ville reprend l’aménagement du quartier du haut Careï en opérant une cession du foncier communal au groupement Altarea Cogedim - BNP Paribas, qui propose de livrer un parcours résidentiel de trois-cent-dix logements en 2019. «L e futur "écoquartier" est une longue histoire », soupire le Député-Maire lorsqu’on le questionne sur ce projet évoqué pour la première fois il y a six ans : « Entre un enquêteur qui trouvait que l’on construisait trop, l’État qui demandait l’inverse et le directeur de la DDTM (Direction départementale des territoires et de la mer) qui stoppait le second projet pour demander des études géotechniques complémentaires, nous avons perdu deux ans et quatre-vingt-mille euros. Mais laissons ceci derrière nous. Aujourd’hui, nous allons vendre nos quarante-cinq mille mètres carrés de patrimoine au groupement Altarea Cogedim - BNP Paribas, déjà propriétaire d’un terrain qui jouxte ce site. Leur projet correspond à nos exigences notamment parce qu’il permet au paysage de garder son caractère d’écrin vert ». Et Alain Riquet, Directeur général des services, 12 Menton mag d’ajouter que « cette vente d’un montant de six millions huit-cent-mille euros hors taxes témoigne de notre gestion active du patrimoine communal ». « Les jardins du Careï » En 2019, le parc habité devrait livrer trois-cent-dix logements locatifs sociaux, locatifs intermédiaires, en accession libre ainsi qu’à prix maitrisés. Un parcours résidentiel complet à tous les publics constitué de bâtiments labélisés NF Habitat, d’une hauteur de R+3 et d’une sur-hauteur de R+4 pour quelques-uns. Édifié au sein d’un espace paysager, cet « écoquartier » serait également agrémenté de jardins familiaux, d’un parcours d’agrumes et d’un jardin pédagogique ouvert au public et rétrocédé à la Ville après création. Sans oublier des espaces de rencontre (placettes), des cheminements et des escaliers qui favoriseraient les liaisons entre les divers lieux de vie, tels que l’équipement public de huit-cents mètres carrés, qui, destiné à être acquis par la Ville, devrait y accueillir une crèche. Enfin, soulignons que quatre-vingtdouze logements sociaux (T2, T3 et T4) viendraient ainsi s’ajouter aux autres constructions en cours d’édification ou de livraison. D’où le non prélèvement de la somme de 750 225, 655 euros (données relatives au prélèvement 2015 sur la base de l’inventaire au 1er janvier 2014) que la Ville aurait dû verser à l’État en tant que commune carencée. Car si Menton continue à être considérée comme telle, il faut savoir qu’un accord a été donné au préfet pour s’engager dans une démarche de signature d’un contrat de mixité sociale, permettant d’assouplir les contraintes des lois SRU et ALUR en les adaptant aux réalités de terrain du territoire mentonnais. MAI - JUIN 2016 VIE LOCALE Avec ses restanques végétalisées et ses teintes chaudes typiques, « Douce Riviera » se fond dans la carte postale des secteurs du Fossan et du Val de Menton. « DOUCE RIVIERA » LES NOUVEAUX LOGEMENTS SOCIAUX DU VAL DE MENTON «D ouce Riviera ». Un nom qui sonne agréablement à l’oreille et qui convient parfaitement à cette nouvelle résidence mentonnaise, implantée à quelques pas du centre-ville entre la promenade du Val de Menton (accès piéton) et le boulevard du Fossan (accès parking). Édifié par le bailleur social Logis familial et financé par des PLS (Prêt locatif social), cet immeuble R+5 est composé de vingt-cinq appartements du T1 au T4, dotés chacun d’une cave et d’une place boxée. Livrée aux locataires le 1er février et inaugurée le « Douce Riviera » a été inaugurée par Jean-Claude Guibal, Député-Maire et Philippe Toesca, président du directoire du Logis familial, entourés d’élus et d'agents de la Ville ainsi que de plusieurs locataires. N°134 15 avril, cette résidence est sécurisée par visiophone, reliée à la fibre optique avec installation TV et répond aux exigences de développement durable de par l’obtention du label BBC-Effinergie RT 2005 qui garantit la performance énergétique et un faible impact sur l’environnement. Intégrée dans le paysage Ancrée sur un terrain à très fort pendage (quinze mètres de dénivelé), « Douce Riviera » a été conçue de manière à se fondre dans le paysage urbain privilégiant ainsi teintes chaudes typiques, toiture en tuiles ou encore jardin d’agrément en forme de restanques végétalisées ; l’ensemble des murs de soutènement étant en pierre ou béton matricé (façon pierre). À la fois élégante et fonctionnelle, cette structure sociale offre également de spacieux et lumineux espaces de vie tout en illustrant la volonté municipale d’édifier à l’échelle de l’architecture mentonnaise. Une réalisation en phase avec la politique menée depuis une décennie par la Ville - accompagnée de la Communauté d’agglomération de la Riviera Française (CARF) - en matière de logements pour actifs notamment destinée aux jeunes ménages avec des enfants. Sans oublier qu’avec cette nouvelle résidence, le bailleur social régulier de la commune porte son patrimoine mentonnais à deuxcent-vingt-huit LLS (Logement locatif social). Lequel devrait atteindre les trois-cents puis les quatre-cents avec des projets tels que les Phalènes, les Faunes, les Cabanelles, etc. MONTAGE FINANCIER Plusieurs partenaires ont participé au financement et à la réalisation de cette opération pour un montant total de 3 750 000 € TTC : • Ville 188 800 € • CARF 187 000 € • Collecteurs d’Action logement 105 000 € • Logis familial 210 000 € • Caisse des dépôts et consignations 3 060 000 € Menton mag 13 VIE MUNICIPALE RÉUNIONS DE QUARTIER CAREÏ-ANNONCIADE : LA DIFFICULTÉ DE STATIONNER Permanence : Isabelle Almonte, Françoise Meffre et Fabrice Pinet, conseillers municipaux, se tiennent à la disposition des riverains le troisième jeudi du mois de 17h à 19h au sein du réfectoire de l’école Jeanne d’Arc. « D’ ici la fin de l’année, comme nous l’avions promis durant la dernière campagne municipale, nous livrerons soixante-et-une places au droit de la résidence Les Lavandières. D’autre part, les services techniques travaillent à la réalisation d’un parking en étage, rue Pietra Scritta, qui offrirait plus de quatre-cents places en amodiation », a annoncé le DéputéMaire suite aux questions qui portaient sur le stationnement. Côté sécurité, Jean-Claude Guibal a souligné la présence régulière de la police municipale et nationale et expliqué « que les dégradations, de toute nature, n’étaient en aucun cas liées à un désengagement de la Ville. La cause est ailleurs ». Et le commissaire de police Frédéric Le Pollozec de renchérir « il faut éveiller la conscience civique de chacun ». Puis après avoir évoqué la création d’une micro-crèche dans l’ancienne école des Moulins et le nouvel aménagement résidentiel dans le haut Careï, Jean-Claude Guibal a confirmé la réouverture du boulodrome sous couvert d’une association choisie par la Ville. FOSSAN : ENVIRONNEMENT ET INCIVILITÉ D épôts sauvages, poubelles déplacées afin de stationner, terrains privés à nettoyer pour cause d’abandon : « L’incivisme coûte cher au contribuable » soupirait le premier magistrat en notant les doléances des riverains. Et d’expliquer que c’est à la Ville qu’incombe de retirer gravats et autres déchets inertes qui ne sont pas enlevés par la CARF. L’installation de caméras de surveillance a donc été évoquée tout comme l’élagage et l’entretien de sites communaux qui bordent le vallon. Puis James Garnier, directeur de la sécurité publique, est revenu sur les contrôles de vitesse qui sont réalisés de jour comme de nuit sur l’ensemble Permanence : Sandrine Freixes, adjointe, est présente le second samedi de chaque mois au sein du foyer du Lavoir Théâtre de 10h30 à 12h. de la commune en collaboration avec la police nationale. Sachant que depuis le mois de mars, la police municipale effectue ses propres contrôles grâce à son tout nouveau cinémomètre ( jumelle laser d’une portée de huit-cents mètres). RÉUNIONS DE QUARTIER À quoi servent-elles ? À échanger sur son lieu de vie avec les élus et directeurs de service ainsi que la police nationale et municipale. Animées par le Député-Maire, elles se déroulent mensuellement dans un secteur différent et font écho aux permanences qui sont assurées une fois par mois par les élus délégués au quartier. Un moment privilégié entre la Ville et la population qui permet de débattre des projets et de faire remonter des problèmes que la commune n’aurait pas identifiés ou tardé à solutionner. 14 Menton mag MAI - JUIN 2016 CADRE DE VIE Cette année, les plages ont été engraissées et régalées. Le régalage est une première depuis la construction des plages publiques. SAISON ESTIVALE UN ÉTÉ ENTRE SOLEIL, PARASOL ET SABLE FIN ! Les beaux jours sont arrivés apportant avec eux la remise en état des plages publiques et de celles, dites privées, par la Ville. Et cette année, grâce à la nature, les plagistes pourront se prélasser... entourés de châteaux de sable ! U n farniente entre sable et petits galets. Voilà ce qui attend baigneurs et lézards sur les plages mentonnaises, et ce, grâce aux importants mouvements de houle qui ont déposé des matériaux sablonneux. Face à cet apport inattendu, la Ville a donc changé d’option pour la beauté de ses rivages et confié l’engraissement et le régalage de ses plages à une société privée pour un montant de deux-cent-vingt-cinq-mille euros. Le régalage n’ayant jamais été effectué depuis la création des premier et deuxième casiers dans les années 90. Côté Est, les plages du Fossan, des Moussaillons (destinée aux accueils de loisirs) ainsi que les concédées de la promenade de la Mer se sont refaites une beauté avec du sable local et bien sûr analysé* car extrait des travaux de terrassements du parking souterrain des Sablettes. Le troisième casier à l’étude Côté Ouest, le rivage du Borrigo a été engraissé à l’aide de galets de granulométrie 4/20 sur une bande de huit mètres de large le long du mur de soutènement de la route départementale. La surface restante a ensuite été criblée N°134 en vue d’évacuer les gros éléments gênants puis régalée afin d’épandre les matériaux naturels sablonneux. Même scénario pour la plage du Casino mais sans apport de galets et avec un espace dédié aux boulistes et aux volleyeurs. Autre bonne nouvelle : la Ville relance l’étude en vue de créer un troisième casier depuis le torrent du Borrigo jusqu’au pont de l’Union. Projet dont le coût, estimé à douze millions d’euros, n’avait pu voir le jour en raison de la présence de posidonies (herbier protégé). De récentes analyses ayant attesté de sa migration au large, la Ville va donc pouvoir achever la réalisation de ses plages qui avait débuté dans les années 90. Pour ce faire, les services planchent sur la création d’une digue qui serait « immergée à quatre-vingt-seize mètres au large du mur de soutènement qui est le seul moyen d’avoir une nouvelle plage. Pour l’instant, nous avons reçu un accord de principe de la part de la Direction départementale des territoires et de la mer », explique le Député-Maire. QUID DU SABLE DES SABLETTES ? « J’ai été extrait des profondeurs du site des Sablettes afin de faire place au futur parking et stocké sur le site communal de Garavan, c’est à dire du futur Hôtel 5 étoiles. J’ai ensuite été analysé sur un plan bactériologique par un groupe d’experts qui m’a déclaré apte au service. Et pour la petite histoire, j’ai une particularité qui est celle d’être gris lorsque je suis sec et noir lorsque je suis mouillé ! ». SABLE STOCKÉ *Analyses relatives aux déchets dangereux et inertes et à une utilisation de matériaux en rechargement de plage. Menton mag 15 PATRIMOINE « Mer et Monts », la villa de la Belle Époque au temps de sa splendeur originelle. « MER ET MONTS » LA DEMEURE S’APPRÊTE À RENAÎTRE DE SES CENDRES Édifiée par l’architecte Abel Gléna au début du siècle dernier, la villa de la Belle Époque vient d’être acquise par un amoureux du patrimoine qui va lui redonner sa splendeur d’antan et y fonder un centre à vocation intellectuelle et culturelle de rayonnement international. 25 En ce 25 mars 2016, Philippe Laïk et Jean-Claude Guibal affichaient la même satisfaction au moment d’apposer leur signature au bas de l’acte de cession. 16 Menton mag mars 2016. Une nouvelle date à retenir dans l’histoire de Menton. Il s’agit en effet du jour de la vente du bien communal « Mer et Monts » à la société Mer et Monts pour un montant de un million six-cent-mille euros. Un épilogue heureux pour chacune des deux parties qui intervient après un long travail mené avec patience et minutie par les services de la Ville. Initié et attentivement suivi par le Député-Maire, ce projet a pour objectif de réhabiliter la maison principale conformément aux instructions de l’architecte des Bâtiments de France : « En tant que collectivité, nous ne pouvions nous permettre de restaurer cette belle "baraque" ! Aujourd’hui je suis heureux car elle va retrouver toute sa beauté architecturale et y accueillir un très beau projet culturel. MAI - JUIN 2016 PATRIMOINE SI « M ER ET MONTS » M’ÉTAIT CONTÉE… Il était une fois une famille dénommée Carles qui achète plusieurs parcelles attenantes, situées route de Gorbio. En 1882, le sieur Marchais de la Berge fait l’acquisition d’une première partie avant d’en devenir l’unique propriétaire en 1890. D’ici 2020, édifice et parc auront retrouvé une vie nouvelle. Un dossier complexe que la Ville aura porté à bout de bras, mais qui valait la peine que l’on persévère », soulignait le premier magistrat au moment de la signature. Et si Philippe Laïk, le représentant de la société, affichait la même attitude sereine, il ne pouvait cacher la lueur d’excitation qui jaillissait de son regard : « L’exigence est ma passion et la sauvegarde du patrimoine mon fer de lance car il est important d’apprécier la contribution de nos ancêtres ». Projet culturel Visionnaire. C’est ainsi que se décrit Philippe Laïk lorsqu’il pousse la porte de sa désormais propriété : « Ne regardez pas le désastre actuel, mais imaginez plutôt ce que seront prochainement ces murs, ces pièces ou encore ces fresques ». Il est vrai que malgré son état d’extrême délabrement, cette maison demeure majestueuse avec ses colonnes, ses hauteurs de plafonds et ses escaliers. Un lieu qui a gardé toute son élégance et ne demande qu’à retrouver son raffinement. Chose qui ne saurait tarder puisque les travaux devraient débuter d’ici quelques mois, confiés à Rui Cunha, architecte portugais, professeur d’archéologie et d’architecture. Sans oublier l’agencement du parc avec un amphithéâtre et des espaces à thème. D’ici 2020, soit plus d’un siècle après sa construction, « Mer et Monts » devrait donc retrouver toute la beauté pensée par Abel Gléna, célèbre architecte de la Belle Époque. Sachant qu’elle est également destinée à accueillir un projet à vocation intellectuelle et culturelle de rayonnement international. « Ne regardez pas le désastre actuel, mais imaginez plutôt ce que seront d’ici peu ces murs, ces pièces ou encore ces fresques » explique Philippe Laïk lorsqu’il ouvre les portes de sa désormais propriété. N°134 Quinze ans plus tard, sa veuve, sa fille et son gendre vendent le domaine à Charles Smith-Ryland, un anglais qui fait démolir la demeure (car trop petite). Il fait appel à Abel Gléna - l’un des architectes en vogue - pour faire édifier une somptueuse villa Belle Époque sur six niveaux hors sol : soit deuxmille-sept-cents mètres carrés de surface habitable et trois-cents mètres carrés de terrasse. Un lieu de villégiature grandiose conçu pour y recevoir amis et hôtes de marque, organiser de fastueuses réceptions et profiter de la douceur naturelle du climat comme tous les aristocrates de cette époque. Mais hélas le vent tourne, faisant fi de la légèreté du début du XXe siècle. En 1933, une personne du nom de Berthe Gastaldy lègue tous ses biens au Département, en vue de la création d’un établissement pour asile de vieillards au lieu-dit « La Casetta », situé à Garavan. Ce terrain ne se prêtant pas à cet aménagement, le conseil général cherche un lieu plus approprié et acquiert « Mer et Monts » auprès de la famille Smith-Ryland en 1940. Ainsi, précédant le centre pneumologie de Menton-Gorbio, le domaine accueillera les personnes âgées jusqu’en 1985, date à laquelle il est déclaré non conforme. La propriété se vide alors peu à peu de toute vie. Délaissée, elle sera squattée et livrée à toute sorte de vandalisme. Il faudra attendre le début du XXIe siècle pour que le Département la cède à la Ville de Menton pour un euro symbolique. Menton mag 17 SÉCURITÉ Effectuées dans des zones accidentogènes ou des secteurs plus calmes, les premières interventions ont été accueillies avec un immense soulagement par les riverains. Et suscité la curiosité des piétons qui n’ont pas hésité à venir se renseigner. SÉCURITÉ ROUTIÈRE CINÉMOMÈTRE À TROIS-CENTS MÈTRES ! Afin d’enrayer la vitesse excessive sur l’ensemble du territoire urbain, la Ville a doté sa police d’une jumelle laser appelée cinémomètre. En fonction depuis le 15 mars, cet appareil possède une portée de huit-cents mètres. Explications. U n cinémomètre pour faire la chasse aux conducteurs qui ont le pied trop lourd. Mais aussi pour remettre la civilité à l’honneur dans la vie quotidienne des Mentonnais. Car chacun le constate. La Ville aussi. C’est lancé haut et fort dans les réunions publiques de quartier. C’est signalé à la police municipale et écrit au Député-Maire : la vitesse à Menton est en passe de devenir le fléau du XXIe siècle. Et ce, malgré l’installation de plateaux traversants et autres ralentisseurs Les amendes peuvent aller de quatre-vingt-dix euros avec un point de retrait à mille-cinq-cents euros avec la rétention du permis, voire l’immobilisation du véhicule si le conducteur en infraction est seul au moment de son interpellation. 18 Menton mag connus par les services municipaux. Alors, pour tenter de remédier à cette attitude néfaste et dangereuse pour tous, la Ville a acquis une jumelle laser qui possède une portée de huit-cents mètres pour une fiabilité optimale dès trois-cents mètres. En fonction depuis le 15 mars, cet outil est le tout premier radar de la police municipale qui s’en sert de jour comme nuit et au minimum une fois par semaine. Mode d’emploi Mobile et posé sur un trépied, le cinémomètre envoie un laser sur la plaque d’immatriculation qui restitue la vitesse au contrôleur. Trois agents sont positionnés pour un contrôle qui reste humain car le conducteur est aussitôt interpellé avec la possibilité de vérifier sa vitesse (la marge d’erreur en agglomération étant de 5 km/h). Mais attention car feu rouge grillé, stop non marqué, franchissement de la ligne continue, ceinture ou encore téléphone, tout est enregistré ! Et le contrevenant peut également être soumis au dépistage de l’alcoolémie par air expiré avec l’accord de l’officier de police judiciaire. Pour ce faire, Jean-Marc Cazal, chef de la police municipale, Mylène, Laurence et Delphine, agents de la brigade routière, ont été formés à sa technique ainsi qu’aux procédures administratives et judiciaires par James Garnier, directeur de la sécurité publique de la Ville. Depuis le 15 mars, c’est au tour du trio féminin d’instruire le restant de la troupe ; les agents de surveillance de la voie publique (ASVP) ayant d’autres missions à accomplir sur le terrain. « En effectuant ces contrôles, notre objectif est de remettre les conducteurs dans la bonne conscience du code de la route. Car rien n’est plus regrettable que de devoir annoncer le décès d’un proche, confie le directeur de la sécurité publique. C’est en effet très difficile d’expliquer la mort d’un enfant aux parents parce qu’il a été percuté par un véhicule qui fonçait ou parce qu’il roulait trop vite… ». MAI - JUIN 2016 SÉCURITÉ CRISE MIGRATOIRE Déjà venu en tant que préfet des Alpes-Maritimes, Stéphane Bouillon a retrouvé Menton, son paysage et son histoire avec plaisir. VISITE DU PRÉFET DE RÉGION STÉPHANE BOUILLON L e sourire aux lèvres et le regard bienveillant. C’est ainsi qu’est arrivé Stéphane Bouillon, préfet de la région PACA et de la zone de défense de sécurité Sud, le 14 avril aux postes frontières de Menton. Une première visite officielle depuis sa prise de fonction en août dernier. Mais à contrario, ce ne fut pas une réelle découverte du sol mentonnais puisque ce haut fonctionnaire avait été nommé préfet des Alpes-Maritimes dans les années 90. Ainsi, deux mois après Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, Stéphane Bouillon est venu saluer les policiers et les gendarmes mobilisés sur le dispositif de rétablissement des contrôles aux frontières. Le temps d’une matinée, il s’est rendu au pont Saint-Louis dans les locaux réhabilités et agrandis de la Police aux frontières (PAF) avant de pénétrer au sein du célèbre fortin du pont Saint-Louis. Lequel a été construit pour accueillir une dizaine de soldats Le préfet de Région est venu à la rencontre des forces de l’ordre mobilisées aux frontières mentonnaises. N°134 De grande taille, Stéphane Bouillon a dû se baisser pour avancer dans les couloirs du fortin ! qui a brillamment bataillé lors de la bataille de Menton de juin 40, empêchant les Italiens de franchir le pont notamment grâce à une barrière anti-char qui existe toujours ! Puis retour au XXIe siècle en descendant jusqu’au pont Saint-Ludovic afin de dialoguer avec les forces de l’ordre présentes sur ce site et d’aller à la gare de Garavan afin d’assister au travail des policiers sur le terrain. Une visite utile et nécessaire en ces temps de crise migratoire qui a permis à Stéphane Bouillon d’échanger longuement sur les contrôles effectués à la frontière avec Adolphe Colrat, préfet des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, président du Département et Jean-Claude Guibal, DéputéMaire de Menton. Menton mag 19 VIE LOCALE Giratoire de l’A8 Travaux Département 600 000 € Aménagement Ville 19 000 € SŒURS MUNET ET A8 LES NOUVEAUX GIRATOIRES INAUGURÉS F luidifier la circulation et sécuriser le périmètre urbain sont les enjeux de ces deux nouveaux ronds-points réalisés par le Conseil départemental et aménagés par la Ville. Les giratoires des Sœurs Munet et de l’A8 ont été inaugurés le 11 avril par Éric Ciotti et Colette Giudicelli, respectivement président et vice-présidente du Département, Jean-Claude Guibal, Député-Maire de Menton, Patrick Cesari, président de la Communauté d’agglomération de la Riviera Française, et de nombreux élus. Carrefour des Sœurs Munet Le carrefour des Sœurs Munet fait partie de la requalification urbaine de la vallée du Borrigo, effectuée par le Département depuis 2012 ; l’avenue de Cernuschi étant répertoriée route départementale 22. Réalisée entre le mois de janvier 2015 et l’été 2015, cette quatrième étape fait suite à la modification de feux et de passages piétons, création de stationnements et du giratoire de l’école élémentaire Anne-Frank ainsi qu'à l’élargissement des trottoirs piétons. Son aménagement a été opéré par le service des Parcs et jardins avec des Echinocactus grusonii (coussins de belle-mère), l’une des espèces les plus connues de cactus originaire du centre du Mexique. Plantées de façon concentrique, ces plantes poussent en s’élargissant jusqu’à un mètre de diamètre durant une trentaine d’années avant de s’élever. Giratoire de l’A8 Construit dans un secteur identifié par le plan de résorption des points Giratoire des Sœurs Munet - Travaux Département 162 862 € - Aménagement Ville 10 000 € 20 Menton mag noirs du Département, le giratoire de l’A8 était « d’une nécessité évidente » comme l’a souligné le Député-Maire avant d’en expliquer son aménagement : « Nous avons souhaité reconstituer un paysage de citronneraie avec des murets bas en restanque où s’insèrent trois citronniers cinquantenaires en provenance d’Espagne plantés dans une prairie fleurie pour être le plus naturel possible. Arbres qui seront sans danger dans le temps car ils ne formeront aucun écran visuel. À ce sujet, je félicite Ali Boukhadra, responsable de l’équipe logistique des Parcs et jardins, pour son excellent travail. D’autre part, nous réfléchissons à l’aménagement de l’espace situé sur l’A8 sortie Menton où nous aimerions installer un gros citron orné d’une feuille en résine afin de résister aux conditions climatiques ». Et Éric Ciotti de conclure : « La cité mentonnaise dispose ainsi d’une entrée de ville emblématique de son identité. Un beau symbole au moment où le Citron de Menton est labellisé IGP (identité géographique protégée) ». MAI - JUIN 2016 HISTOIRE Après les dépôts de gerbes et l’hymne national, une minute de silence a été observée en mémoire des victimes de cette tragédie dont les cris « Halte au feu » résonnent encore dans notre mémoire collective. 26 MARS 1962 LE DEVOIR DE MÉMOIRE DES PIEDS-NOIRS, DES HARKIS ET DES ÉLUS «C e jour-là, un déluge de feu et de fer s’est abattu sur la foule affamée et assoiffée par l’armée qui bouclait le quartier de La Poste. Ce crime, dont aucun responsable n’a été inquiété, déshonore la France. Le 19 mars, un cessez-le-feu ? Quel cessez-le-feu ? On a dénombré plus de victimes après cette date que durant toute la guerre d’Algérie ! ». Ainsi s’exprimait François Alarcon, président de la Maison du Pied-noir, lors de la commémoration du 26 mars 1962 qui s’est déroulée au Bastion le 26 mars dernier. Une cérémonie empreinte d’émotion et de solennité à laquelle Pieds-noirs et Harkis avaient convié élus et officiels, dont le Député-Maire JeanClaude Guibal et le Sénateur Colette Giudicelli, ainsi que les membres du conseil municipal, les associations patriotiques et les porte-drapeaux. Ce drame de la fusillade de la rue d’Isly qui a fait soixante-deux morts et cent-cinquante blessés selon l’association des victimes, reste pour beaucoup le symbole de l’exode d’un million de Français qui a suivi les accords d’Évian. N°134 Une tache sur l’histoire Jean-Claude Guibal a enchainé en disant combien il avait été et est toujours bouleversé par la manière dont avaient été traités les Pieds-noirs et les Harkis au lendemain de ces accords : « Le problème n’est plus, même s’il l’a été, de savoir s’il fallait ou non donner son indépendance à l’Algérie. Le problème a été et est encore celui du comportement de la France à l’égard de ceux qui lui avaient fait confiance et qui s’étaient mis sous la protection de son drapeau. Avoir contraint les Pieds-noirs que vous êtes au déracinement et livré les Harkis à leurs bourreaux, c’est une tache sur l’histoire de notre pays. Tache d’autant plus sombre qu’aucune véritable repentance n’a été exprimée à votre égard alors que nous en sommes si peu avares pour d’autres ». Et de dénoncer la participation du Président de la République, le 19 mars dernier, aux cérémonies commémoratives de la signature des accords d’Evian : « Ce geste de complaisance à l’égard du pouvoir algérien bafoue la mémoire de toutes les victimes des massacres qui intervinrent après le cessez-le-feu, ceux du 9 juillet à Oran et ceux qui ont décimé les Harkis ». Un contexte international complexe Le Député-Maire, membre de la commission des affaires étrangères à l’Assemblée nationale, a aussi évoqué les risques qui nous menacent : « Nous vivons un temps de dangers extrêmes qui voit se produire sous nos yeux la dislocation du Levant, la multiplication des attentats en Europe et l’essaimage du terrorisme islamiste. Daesh, en quête de nouvelles ressources et déjà fortement implanté en Libye, est désormais présent en Tunisie et dans le Sahara algérien. Le risque est grand que l’Algérie, terre de tragédies, ne se voie bientôt dans une situation comparable à celle qu’elle a connue lors de la décennie noire des années 90. Si tel devait être le cas, la France se retrouverait face à un flux migratoire qui lui poserait plus de problèmes que celui qu’elle a eu à connaître récemment ». Un discours grave, conclu par l’appel réitéré à ce que soient « reconnues par notre pays les fautes qu’il a commises à l’égard de ceux qui ont vécu autrefois heureux sous le soleil d’Algérie ». Menton mag 21 LA RENCONTRE 22 Menton mag MAI - JUIN 2016 LA RENCONTRE « DANS LA VIE IL Y A UN TEMPS POUR TOUT ET JE SUIS FIER D’AVOIR FAIT ROUTE AVEC VOUS » Le 1er avril, après quatorze années de bons et loyaux services, le pasteur titulaire des paroisses de Monaco et Menton a quitté son ministère pour celui de Châtel-Saint-Denis en Suisse. À mi-chemin de son troisième et dernier mandat, Didier Meyer a anticipé son départ en son âme et conscience. Une décision mûrement réfléchie après la célébration de mille-trois-cents cultes et d’une multitude de baptêmes, mariages et oraisons funèbres. À la fois chaleureux et discret, cet homme à l’humour bien connu laisse un grand vide dans le paysage mentonnais. Le 27 mars, l’émotion était vive en l’Église protestante unie de Menton. Vos fidèles et vos amis étaient réunis pour assister à votre dernier culte. Vous-même aviez la gorge nouée et la larme à l’œil. Difficile de dire au-revoir ? Didier Meyer : C’est vrai que prendre une décision est moins difficile que de dire au-revoir. D’autant que ces quatorze années passées ici ont été riches et intenses. Des instants de partage qui ne pourront s’oublier car ils sont ancrés au fond de mon cœur. Certes mes paroissiens sont tristes, mais ils comprennent mon besoin de changement. Vous savez, il arrive un moment dans la vie où l’on doit avancer, se renouveler. Un pasteur est un berger qui mène son troupeau, et pour continuer, j’avais besoin de relever un défi ! Mon futur poste est un challenge qui me plait (sourires de connivence). Passer de la Côte d’Azur à la Suisse, n’est-ce pas trop dur sur un plan climatique ? D. M. : N’oubliez pas que je suis Alsacien de naissance (rires). Mais il est vrai que ma méditation matinale dans la Méditerranée va me manquer ! Dorénavant je méditerai à mille mètres d’altitude face à la montagne... en pensant au rivage mentonnais. Mais honnêtement non, car mon départ pour ChâtelSaint-Denis a été mûrement réfléchi. Et je suis heureux car je vais de nouveau enseigner la religion dans un établissement secondaire. « Il est important de se sentir accueilli » Vous êtes né à Haguenau de parents pratiquants et avez marché sur les traces de votre frère en découvrant votre vocation sacerdotale. Vous pouvez développer ? D. M. : C’est vrai que nous sommes tombés dedans sans rien demander et je me souviens que mes parents m’obligeaient à les accompagner au temple ! Ma mère avait la foi du charbonnier, elle ne se posait pas de questions métaphysiques et avait un profond respect de la religion et des gens. Moi je me pose des questions, plein de questions et ma vocation est venue au fil du temps. Pour être pasteur il faut aimer les gens, vivre sa foi dans le respect de l’autre et savoir accueillir… car il est important de se sentir accueilli. Un dernier message avant de nous quitter ? D. M. : Reconnaissance et gratitude car j’ai été particulièrement gâté sur le sol mentonnais ! Je remercie toutes les personnes qui m’ont accordé leur confiance et je m’en vais en étant fier d’avoir été le pasteur de Menton. Fier d’avoir posé une pierre en cette maison fondée par mes estimés prédécesseurs et il me semble laisser un terrain favorable à mon successeur, encore inconnu à ce jour. Dans mes cartons j’emporte bien sûr de beaux souvenirs, tels que l’organisation des concerts qui ont servi à la restauration de l’orgue. Mais également le fait d’avoir été fait Citoyen d’honneur de la Commune libre du Careï et plus récemment, d’avoir reçu la médaille d’Or de la Ville des mains du DéputéMaire. Et maintenant que je m’en vais, je peux vous confier tout le plaisir que j’ai eu à faire un bout de route avec Jean-Claude Guibal. Entretien réalisé par Emmanuelle Carabin Bien que son départ de Menton soit définitif, le pasteur Didier Meyer a confié qu’il reviendrait méditer auprès de la Méditerranée et célébrer quelques cultes et cérémonies. N°134 N°133 Menton mag 23 ÉDUCATION À l’école du Careï, les élèves de Laurent Misset plongent avec plaisir dans les aventures de Tiago qui s’adressent aux élèves de cycle III. « LES AVENTURES DE TIAGO » DEUX ALBUMS JEUNESSE ÉCRITS PAR DES ÉCOLIERS Le voyage initiatique au cœur de la non-violence d’un quatuor d’adolescents de quatre nationalités différentes est désormais disponible dans cinq écoles et à la bibliothèque municipale, grâce à un don du Rotary club qui a permis d’imprimer trois-cents BD. U n album jeunesse né de l’ambition de faire progresser des élèves - nouvellement arrivés en France - dans la maîtrise de la langue française orale et écrite, tout en développant un intérêt accru pour leur langue d’origine garante de leur identité. Une idée originale qui fut initiée en 2013 par Marijo Nardini, enseignante UPE 2A (Unité pédagogique d’enseignement pour les élèves allophones arrivants), avec des élèves de Beausoleil pour le tome I. Avant de se poursuivre à Menton avec des écoliers de la Condamine et d’Anne-Franck-Guillevin pour l’écriture du second tome. Mais également avec des écoliers du Careï pour le tournage d’un film d’animation dans le cadre du projet Comenius. Aujourd’hui, grâce à un don du Rotary club de Menton, « Le mystérieux voyage » et « Arc en ciel et pardon » - les deux tomes des « Aventures de Tiago » - ont été imprimés à trois-cents exemplaires. Disponibles en cinq langues La moitié a été distribuée dans cinq établissements primaires de la Ville (Saint-Exupéry, Careï, Hôtel de Ville, la Condamine et Anne-Franck-Guillevin). L’autre moitié sera présentée dans divers salons du livre. Sachant que ces albums peuvent lus à la maison avec toute la famille, puisqu’ils ont été traduits en italien, portugais, anglais et corse ; les feuillets transparents ayant été mis en page par des adultes handicapés. Au sein de la bibliothèque de l’école du Careï, en présence du Député-Maire, le président du Rotary Philippe Regoli a remis les trois-cents exemplaires à Marijo Nardini ainsi qu’aux directeurs des écoles. 24 Menton mag Ranim, Daria, Lara, Adam et Thomas, écoliers du Careï, sont à la fois fiers et heureux d’avoir participé au tournage du film d’animation et/ou à l’écriture du tome II. À l’époque, le tome I avait déjà pu être imprimé en anglais et en italien grâce au soutien financier de la Ville. En 2016, ce projet d’écriture continue de recevoir l’approbation de JeanClaude Guibal, Député-Maire, et de Pierre Binet, directeur du service Éducation jeunesse, car « découvrir la différence est un enrichissement pour chacun, à condition que chacun sache qui il est. Je vous félicite pour ce très beau travail et vous annonce qu’on attend le troisième tome avec impatience ! », a conclu le premier magistrat lors de la remise des livres par les membres du Rotary aux différents directeurs des écoles communales. MAI - JUIN 2016 ÉDUCATION GRANDE LESSIVE® Les écoliers de Robert-Debré ont collé verticalement spaghettis, plumes, serpentins, tiges de fleurs ou encore bouts de laine, car pour que la ligne balance il fallait qu’elle soit droite ! LES ÉCOLIERS ONT FAIT BOUGER LES LIGNES ! A ller à l’école pour développer son imaginaire tout en travaillant sur le graphisme et les mathématiques. Voilà un programme qui fut du goût des écoliers des établissements Manon-des-Sources, Marcel-Pagnol et Robert-Debré. En effet, en participant à la Grande Lessive® de printemps - manifestation culturelle internationale biannuelle - ils ont associé apprentissage scolaire et création plastique produisant ainsi de magnifiques œuvres picturales qui ont ensuite été accrochées en extérieur, « étendues » sur un fil à l’aide de pinces à linge ! Depuis sa création en 2006, cet événement a pour objectif de développer le lien social grâce à la pratique artistique. Et axés sur une thématique différente à l’automne et au printemps, les « tableaux » sont présentés simultanément sur cinq continents, de façon éphémère et toujours un jeudi. Le 24 mars dernier, petits et grands Mentonnais ont ainsi fièrement présenté leurs dessins, réalisés à partir de la thématique « faire bouger les lignes ». L’occasion pour le public d’admirer une infinie de toiles vivantes, bercées par la douce brise printanière… Que ce soit sur le temps scolaire ou celui du périscolaire, tout l’établissement Debré a pris un réel plaisir à réaliser de belles œuvres… Crayons et feutres ont été pris d’assaut par cette classe de Marcel-Pagnol qui a travaillé sur le dessin géométrique, l’art optique et découvert Victor Vasarely, le père de l’Op Art bien sûr ! Si la Grande Lessive ® printanière a offert un étendage intéressant et très coloré, il faut savoir que cette manifestation biannuelle fait partie intégrante du Parcours d’éducation artistique et culturelle de l’école Marcel-Pagnol. N°134 Menton mag 25 L'AGENDA DES MANIFESTATIONS À MENTON MAI 2016 JUIN 2016 Que d'histoires ! 50e anniversaire jumelage Menton-Sotchi Samedi 21 mai à 15h Bibliothèque l'Odyssée Marionnettes pour enfants Entrée libre sur réservation 04 92 41 76 60 Nuit des musées Samedi 21 mai de 19h à minuit 04 92 10 50 51 www.menton.fr Fête des Mai Dimanche 22 mai de 10h à 19h Parc du Pian 04 92 41 76 76 Journée nationale du souvenir des victimes de la Résistance Mercredi 25 mai à 14h Place Koenig Monument de la Résistance Warhol, Cocteau et le collectionneur Mercredi 25 mai de 14h30 à 16h30 Musée Jean Cocteau Atelier 6 à 12 ans Tarif 6 € sur réservation 04 89 81 52 56 Concert-examen de Jazz Elèves du conservatoire Mercredi 25 mai à 19h Salle Saint-Exupéry 04 93 35 82 95 Francis Bacon, Monaco et la culture française Samedi 28 mai à 15h Bibliothèque l’Odyssée Conférence par Catherine Alestchenkoff Entrée libre 04 92 41 76 60 Samedi 4 juin 11h cérémonie square Menton-Sotchi 20h soirée de gala au Casino (45 €) Réservations avant le 25 mai [email protected] Jazz d'Onze heures Samedis 4, 11, 18 et 25 juin à 11h Place Koenig Classe de jazz du conservatoire 04 93 35 82 95 Les matinales de Cocteau Dimanche 5 juin à 11h Musée Jean Cocteau Concert gratuit Brunch 18 € 04 89 81 52 56 Conservatoire Portes ouvertes Du 6 au 11 juin 10 Avenue Cochrane 04 93 35 82 95 Je crée mon marque-page Samedi 18 juin à 15h Bibliothèque l'Odyssée Atelier dès 8 ans Gratuit sur inscription 04 92 41 76 60 Fête de la Musique Mardi 21 juin Animations dans la ville www.menton.fr 04 92 10 50 51 Mémoire du Grand Siècle à Menton Samedi 25 juin à 15h Bibliothèque l'Odyssée Conférence par Jean-Pierre Frediani Entrée libre 04 92 41 76 60 Du béton au papier Mercredi 29 juin à 14h30 Musée Jean Cocteau Atelier 6 à 12 ans Tarif 6 € sur réservation 04 89 81 52 56 Les tissus simultanés Mercredi 8 juin à 14h30 Musée Jean Cocteau Atelier 6 à 12 ans Tarif 6€ sur réservation 04 89 81 52 56 Le Cap-Martin et leurs Altesses impériales Samedi 11 juin à 15h Bibliothèque l'Odyssée Vidéoconférence par Jean-Claude Volpi Entrée libre 04 92 41 76 60 76e anniversaire de l'Appel du 18 juin 1940 Samedi 18 juin à 11h30 Place Koenig Monument de la Résistance 26 Menton mag MAI - JUIN 2016 LES EXPOS ET AUSSI Rocailles et rocailleurs en pays mentonnais Café de l’emploi Du 3 juin au 10 septembre Vernissage 11 juin à 11h Hôtel d'Adhémar de Lantagnac Entrée libre 04 92 10 97 10 Écrire avec la lumière Photos Philippe Chiodi Du 4 juin au 7 juillet Vernissage 3 juin à 17h Bibliothèque l'Odyssée Entrée libre 04 92 41 76 60 Trésors d’épaves les routes maritimes de la méditerranée À compter du 18 juin Vernissage 17 juin à 18h Musée Préhistoire régionale Entrée libre 04 93 35 84 64 Collection Verbaet Un regard sur l’art belge d’après-guerre Du 25 juin au 10 octobre Musée Jean Cocteau Entrée 5 € 04 89 81 52 50 Les riches heures du Festival de musique Du 9 juillet au 3 septembre Vernissage 8 juillet à 17h Bibliothèque l'Odyssée Entrée libre 04 92 41 76 60 N°134 Mercredi 1er juin de 14h à 17h Parvis musée Cocteau Bureau information jeunesse Mission locale et Pôle emploi Apporter CV et clé USB 04 92 10 50 15 [email protected] Championnat du pur-sang arabe de la Méditerranée et des pays arabes Samedi 4 et dimanche 5 juin Stade Rondelli Office de tourisme 04 92 41 76 76 www.tourisme-menton.fr www.mentonarabianhorseshow.com L'Odyssée vers le Bac La bibliothèque aide les lycéens à réviser ! Mardi - mercredi - vendredi de 9h30 à 18h Jeudi - samedi de 9h30 à 17h Service gratuit 04 92 41 76 60 NOTEZ-LE Promenade du Soleil piétonne Les 22 mai, 5 et 19 juin, la promenade du Soleil sera rendue aux piétons dans sa partie comprise entre les rues Pasteur et Panaïs Israti. Manifestation suspendue en juillet et en août et annulée en cas de pluie. Reprise au mois de septembre 04 92 10 50 50 L'Odyssée à la plage Lecture gratuite tout l’été Plage du Fossan Ouverte 7 jours sur 7 De 9h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h30 17h30 le dimanche Esplanade Francis-Palmero 04 92 41 76 60 Menton mag 27 SPORT Épreuve de natation pour les pitchouns le 19 juin dans la baie du Fossan. AQUATHLON SECONDE ÉDITION POUR LES PITCHOUNS L ancé l’année dernière par le service des Sports, le deuxième Aquathlon des pitchouns se déroulera le dimanche 19 juin au niveau de l’esplanade Francis-Palmero. Gratuite et ouverte aux enfants âgés de sept à treize ans, cette course mixte comprend une épreuve de natation dans la baie de la plage du Fossan suivie d’une course à pied sur l’esplanade. Le départ sera donné à 10h pour les sept, huit et neuf ans qui auront quarante mètres de natation et quatre-cents mètres de course à pied à effectuer. À 10h30, les dix et onze ans batailleront quatre-vingts mètres dans l’eau et huit-cents mètres à pied. Puis à 11h, les douze et treize ans s’élanceront pour nager cent-vingt mètres et courir mille-deux-cents mètres. La remise des prix étant prévue à 11h30. EURO FOOT Les seules obligations étant les pièces obligatoires à fournir : un certificat médical incluant la natation et la course à pied ou une licence sportive en cours ainsi qu’une attestation de natation délivrée à la piscine Alex-Jany par un maître-nageur (attestation déjà délivrée à de nombreux écoliers et collégiens sur le temps scolaire). Inscriptions sur place Préinscriptions au 04 92 10 50 48 REPÈRES mag MAI 5e Salon de l’auto Samedi 21 et dimanche 22 Stade Rondelli Rotary club de Menton Haltérophilie Challenge de printemps Dimanche 22 Athlétic Club Haltérophilie 04 93 35 77 36 S Une journée « Foot à cinq » devrait de nouveau ravir petits et grands… uite au maintien de l’état d’urgence sur le territoire national, les manifestations mentonnaises prévues pour fêter l’Euro 2016 ont été annulées car toute diffusion de match doit se dérouler dans des sites fermés. Mais la Ville de Menton, 28 Menton mag avec le soutien de sa police, ayant choisi de maintenir les kermesses dans les écoles primaires, le service des Sports envisage d’organiser une journée « Foot à 5 » en installant sa structure gonflable sur l’une de ses installations (date et lieu à venir). JUIN Haltérophilie Championnats départementaux Dimanche 12 Athlétic Club Haltérophilie 04 93 35 77 36 Full-contact Championnat du monde Samedi 25 Team MB 375 - 06 07 01 14 98 MAI - JUIN 2016 CULTURE Lucien Clergue et Daniel Schmitt (autre proche de l’artiste) en 2013, lors de la première conférence au café du musée organisée dans le cadre des célébrations du 50e anniversaire de la disparition de Cocteau. LUCIEN CLERGUE POÈTE PHOTOGRAPHE Jusqu’au 13 juin, le musée Jean Cocteau présente « Donation Lucien Clergue photographies ». L’occasion de plonger au cœur du tournage du « testament d’Orphée » réalisé dans la région en 1959. «J ’ai le plus grand respect pour les poètes parce qu’ils n’ont besoin de rien (…) Ça c’est mon ambition, être poète, c’est le mot majeur. Cocteau m’a donné ce titre de poète photographe et c’est le titre dont je suis le plus fier ». Ainsi s’exprimait Lucien Clergue en 2011, lors de l’ouverture du musée Jean Cocteau collection Séverin Wunderman, tout en faisant don de deuxcent-quarante de ses photographies notamment réalisées lors du tournage du « testament d’Orphée ». Et dont soixante-dix sont actuellement exposées au sein du musée. Picasso, Cocteau et Clergue Disparu en 2014, cet homme était la mémoire vivante d’une époque révolue. En 1956, il rencontre Jean Cocteau grâce à Pablo Picasso, son père spirituel, et capte son attention en lui soumettant ses photos. Nait alors une relation qui durera jusqu’à la disparition du poète en 1963. Poète, car pour Lucien Clergue, il s’agit avant tout de poésie : « De Cocteau, je retiens sa générosité et le fait qu'il m’ait montré que la poésie existait dans tout. Et la lire, c'est une chose, mais la vivre, c’est... exceptionnel ! », confiait-il lors de sa venue à Menton dans le cadre des célébrations du cinquantième anniversaire de la disparition de son ami. De l’ombre à la lumière Truffaut et Cocteau par Clergue en 1959 N°134 La poésie, il en fait sienne sur le « Testament d'Orphée », où il immortalise scènes de tournage, de coulisse et de vie. Et parmi ses trois-mille clichés, plusieurs inspireront le génie protéiforme lorsqu’il réalisera ses fresques à Menton et à Villefranche. Et c’est avec une profonde honnêteté que Lucien Clergue avouait ne pas savoir ce qu'il serait devenu sans ces deux merveilleuses rencontres. D’ailleurs son livre de chevet demeurait « Le passé défini », annoté de quelques mots de Cocteau envoyés trois mois avant sa mort : « Vos clichés valent mieux que mes remèdes ! ». Tous les jours de 10h à 18h Sauf mardi, 1er janvier et 1er mai 2 quai de Monléon 04 89 81 52 50 www.museecoteaumenton.fr BIOGRAPHIE 1934 Naissance en Arles le 14 août 1949 Rudiments de la photographie 1953 Rencontre avec Pablo Picasso 1956 Rencontre avec Jean Cocteau 1959 Photographe du Testament d’Orphée 1961 Exposition au musée d’art moderne de New York 1963 Mariage avec Yolande Wartel 1966 Prix Louis Lumière 1980 Chevalier de l’ordre du Mérite 2006 Élu membre de l’académie des Beaux-arts de l’institut de France. 2013 Élu président de l’académie des Beaux-arts 2014 Décès à Arles le 15 novembre Menton mag 29 CULTURE FESTIVAL DE MUSIQUE Entouré de Paul-Emmanuel Thomas et Geoffroy Couteau (pianiste), Jean-Claude Guibal a conclu la conférence de presse par cette envolée de mots : « Magnifiés, exaltés par l’esprit du lieu, les vents, les cordes et les chœurs feront vibrer les âmes ». HONNEUR AU PIANO Dévoilé le 25 mars à la villa Maria-Serena, le programme de la soixante-septième édition rendra hommage au pianiste Sviatoslav Richter tout en accueillant une pléiade de musiciens internationaux sur trois sites différents. D u 30 juillet au 14 août, je serai à la fois l’élan, la joie, la tendresse, la mélancolie, le talent et la virtuosité. Qui suis-je ? Le Festival de musique de Menton ? Bravo ! Vous avez gagné le droit d’aller chercher vos places, la location étant d’ores et déjà ouverte. Organisé par la Ville et l’Office de tourisme, ce soixante-septième rendez-vous musical se déroulera sur le parvis de la basilique Saint-Michel Archange, au musée Jean-Cocteau ainsi que sur l’esplanade Francis- Le dessin original d’Orphée est appliqué par sérigraphie et l’instrument est signé Cocteau à gauche du clavier. Ce piano d’exception existe en série limitée, numérotée en douze exemplaires. 30 Menton mag Palmero. Mondialement connu et fort apprécié pour sa qualité musicale et son cadre enchanteur, ce remarquable événement compte également parmi les plus prisés d’Europe. Piano d’exception Cet été, la musique classique devrait de nouveau faire vibrer amateurs et mélomanes grâce aux prestigieux solistes, aux petits ensembles ou grands orchestres non moins talentueux. Sachant que le fil conducteur de cette édition 2016 s’appelle Sviatoslav Richter (1915-1997), merveilleux interprète au comportement original, qui fut l’invité du parvis il y a un demi-siècle. L’occasion de lui rendre hommage au cours de récitals qui se feront sur un… « Bösendorfer » modèle Cocteau, fruit d’une collaboration entre la marque, le musée Cocteau et le festival : « C’est un grand honneur pour le Festival de Menton de collaborer avec Bösendorfer pour ce piano d’exception. Cocteau a été un spectateur assidu du festival et le lien particulier qu’il a entretenu avec la ville de Menton confère un sens aigu à ce projet », expliquait le directeur artistique Paul-Emmanuel Thomas lors de la conférence de presse. www.festival-musique-menton.fr 04 92 41 76 76 BIO mag HISTOIRE DU PIANO Début 1700 : naissance en Italie du Gravicembalo col piano e forte par Bartolomeo Cristofori, qui imagine un système d’échappement des marteaux. Piano-forte : instrument à cordes frappées, à mécanique légère et à timbre moelleux qui offre le contrôle et la nuance de l’interprétation. 1780 : apparition du piano à queue (issu de la forme du clavecin) puis du piano carré (bien que de forme rectangulaire) produits entre autres par le célèbre facteur Sébastien Érard. 1900 : le piano supplante le clavecin pour devenir roi au XIXe siècle car il répond aux attentes des interprètes sur un plan technique (puissance et virtuosité). MAI - JUIN 2016 CULTURE 1946-2016 : UMAM ACTE II VERSION SCULPTURALE Cette année la Ville accueille l’exposition anniversaire de l’Union méditerranéenne pour l’art moderne qui est scindée en trois temps. À compter du 4 juin, la seconde partie présentera des œuvres graphiques et sculpturales au palais de Carnolès et dans les jardins de la Ville. Second temps fort P En pin naturel, la « Bretagne » de Jérôme Leyre ornera l’esplanade Francis-Palmero. arrainée par les artistes Pierre Bonnard et Henri Matisse et créée par le docteur Raymond Thomas et le peintre Jean Cassarini, l’Union méditerranéenne pour l’art moderne (UMAM) fête actuellement ses soixante-dix ans à… Menton ! Une idée sympathique et plaisante d’autant que la Perle de la France a accueilli treize de ses biennales dont la toute première en 1951 : « Célébrer cet anniversaire à Menton était donc logique et naturel », explique Simone Dibo-Cohen, commissaire d’exposition et présidente de l’UMAM depuis 2007. Lancée au mois mars au sein de la galerie d’art contemporain, l’exposition se poursuivra au palais de Carnolès et dans les jardins de la Ville à partir du 4 juin. L’occasion pour le public de découvrir sculptures et dessins d’une vingtaine d’artistes plasticiens, tels que Stefano Bombardieri, Francis Guerrier, Héléna Krajewicz, Sébastien Zanello ou encore Jérôme Leyre. Grâce à sa présidente passionnée et dynamique, l’une des plus anciennes associations d’art contemporain d’Europe a étendu le territoire d’origine des artistes à l’ensemble du bassin méditerranéen et au-delà. Mais en gardant toujours le même objectif qui est l’émergence de jeunes et talentueux artistes. Le gorille et d’autres animaux du plasticien Stefano Bombardieri seront présentés devant les deux musées Cocteau. Ou comment l’artiste sensibilise le public à la sauvegarde de la planète… Les œuvres en métal de Sébastien Zanello seront à découvrir au sein des jardins de la Ville. N°134 Du 4 juin au 28 septembre Musée des Beaux-arts palais de Carnolès Vernissage samedi 4 juin à 11h Tous les jours de 10h à 12h et de 14h à 18h Sauf mardis et jours fériés Entrée 3 € Gratuit pour les mineurs Menton mag 31 MENTONSCOPE LE PASTEUR DIDIER MEYER A QUITTÉ MENTON POUR CHÂTEL-SAINT-DENIS La gorge nouée et la larme à l’œil, Didier Meyer a prêché une dernière fois entouré de personnalités telles que Jean-Claude Guibal et Martine Caserio, le pasteur de Nice et quelques membres de la Mentonnaise. E n ce jour de Pâques, il régnait une vive émotion en l’Église protestante unie de Menton où une importante assemblée de fidèles et d’amis était réunie. Didier Meyer, le pasteur titulaire des paroisses de Monaco et Menton, célébrait en effet son culte dit d’au-revoir avant son départ définitif pour la Suisse. Ainsi, après quatorze années passées à diriger le temple de la cité du Citron, cet homme chaleureux, généreux et discret est désormais le pasteur de la paroisse de Châtel-Saint-Denis. Une décision mûrement réfléchie pour cet Alsacien d’origine et Mentonnais d’adoption, qui était arrivé à miparcours de son troisième et dernier mandat. Il emporte avec lui une foule de souvenirs provenant des mille-trois-cents cultes officiés, des multiples célébrations et des belles rencontres avec la population locale. À la fin de sa dernière prédication, Didier Meyer s’est vu remettre la médaille d’Or de la Ville par le DéputéMaire Jean-Claude Guibal, qui lui a souhaité bonne route ainsi qu’à sa femme Carolle et leur fils Tianan. Pour information, le temple n’accueillera que des pasteurs intérimaires durant l’année à venir. SOLIDARITÉ : LES CŒURS DU CAMPANIN ONT BESOIN DE CHAUFFEURS B , ien que l’on soit au XXIe siècle, nul ne peut prétendre se trouver réellement à l’abri pour le restant de ses jours. Le fait de se retrouver un jour dans le besoin, en grande difficulté ou encore à la rue peut effectivement arriver à chacun d’entre nous du jour au lendemain. Actuellement, cent-soixante-dix familles mentonnaises - suivies par les assistantes sociales du Centre communal d’action sociale de la Ville (CCAS) - sont dans une situation précaire suite à une perte d’emploi, une séparation, un veuvage, une petite retraite, etc. Mais heureusement, les soixante membres de l’association Les Cœurs du Campanin veillent à leur confort vital en effectuant une distribution de produits alimentaires et de première nécessité tous les après-midis. Pour ce faire, chaque matin du lundi au samedi, une équipe s’active à faire les courses sur Menton, Monaco et Nice au volant 32 Menton mag des deux véhicules frigorifiques. Tandis qu’une autre prend le relais pour la distribution au sein du local qui jouxte la chapelle des Pénitents noirs. Mais ces âmes charitables au grand cœur lancent un appel à l’aide car ils ont urgemment besoin de petites mains supplémentaires, notamment pour conduire (permis B) les véhicules une à deux matinées par semaine. Promenade du Val de Menton 04 89 24 37 33 Envie de participer à une action solidaire ? Venez rejoindre Patricia, vice-présidente, Alain, Philippe, Alain et Jean-Marie, chauffeurs, heureux de donner de leur temps pour une noble et belle cause ! MAI - JUIN 2016 MENTONSCOPE IL Y A UN AN NAISSAIT HERMAN K. PALMARO SUR LE SOL MENTONNAIS ! D epuis la fermeture de la polyclinique l’Hermitage dans les années 90, il n’est plus possible d’accoucher sur le sol mentonnais. Sauf bien sûr à domicile. C’est ainsi que le petit Herman K. Palmaro, descendant d’une très ancienne lignée mentounasc, a vu le jour à Menton l’année dernière : « J’ai toujours su que je voulais accoucher à la maison, et ce, bien avant de rencontrer mon mari et d’être enceinte. Accoucher à la maison est une chance car l’on peut prendre son temps, se mettre dans sa bulle et accueillir son bébé dans un environnement calme et apaisant. C’est donc tout naturellement que j’ai choisi de mettre au monde mon bébé dans la ville dans laquelle je suis née et d’où vient ma famille. Cette ville est unique, possède une histoire riche et est constituée de très vieilles familles mentonnaises. C’est pourquoi il est important de préserver notre patrimoine. J’ai fait mon suivi de grossesse Entouré de sa maman et de son papa, Herman fête ses un an avec fierté ! À sa naissance, Herman a naturellement fait la fierté de son grand-père maternel... à Dubaï où j’habite avec mon mari Farid tout en communiquant avec ma sage-femme par courriel afin d’établir un climat de confiance mutuel. Nous sommes ensuite venus à Menton lorsque j'étais enceinte de trentequatre semaines et avons profité de la ville, de longues promenades en bord de mer ainsi que de bons restaurants à deux et en famille bien sûr ! ». Herman est le fils de Tiffany Palmaro et le petit fils de Gérard Palmaro, célèbre tenancier de « La taverne du port » ! Il est né avenue de Verdun le 28 avril 2015 et pesait 3kg700 pour 49 cm. Toute la rédaction se joint au Député-Maire pour lui souhaiter un bon et joyeux premier anniversaire. COLLÈGE MAUROIS : HEUREUX QUI COMME ÉLÈVES LATINISTES ÉTUDIENT AU MUSÉE DE PRÉHISTOIRE… L Assises sur les marches de l’escalier ou à même le sol du musée qu’importe ! L’essentiel pour ces élèves de troisième est d’engranger le savoir de Christine Didier et d’Ève Bondroit à travers les expositions de cette institution. ancé l’an dernier, le premier partenariat entre l’établissement secondaire André-Maurois et le musée de Préhistoire régionale de la Ville fait fureur auprès des élèves des classes latinistes de quatrième et de troisième. Une façon concrète de s’approprier l’histoire locale et de N°134 faire du latin une matière… vivante ! Ou comment démontrer, en ces temps de réforme, que le passé historique est indispensable à l’apprentissage des futurs citoyens. Mais revenons à nos latinistes passionnés qui vont à la rencontre d’Auguste, de Carthage ou encore du théâtre romain grâce à l’exposition permanente du musée Via Iulia Augusta : « Un espace pédagogique qui rend l’histoire concrète », soulignent conjointement Évelyne Verhaeghe (professeur de latin), Natacha Adamowicz (documentaliste), Christine Didier (archéologue) et Ève Bondroit (membre de la Société royale d’anthropologie et de Préhistoire de Belgique). Et que ce soit au sein du collège ou de l’institution, les séances se succèdent avec élan et passion stupéfiant ainsi les deux protagonistes du musée : « Nous n’en revenons pas de voir des adolescents de cet âge aussi concentrés, sérieux et cultivés. Ils nous ont étonnés par exemple lorsqu’ils ont travaillé sur l'étude des inscriptions réalisées sur des matières non putrescibles, car il faut savoir que l’épigraphie latine ne s’étudie pas avant l’université ! ». Menton mag 33 MENTONSCOPE ÉGLISE DU SACRÉ-CŒUR : SUBLIME ET CÉLESTE FESTIVAL DE CHANT ET MUSIQUE SACRÉS E En quatre actes, cette nouvelle édition s’est clôturée par un magnifique temps fort grâce à l’ensemble vocal La Sestina et la formation instrumentale Arco Musica qui ont interprété le Requiem de Cherubini et le Stabat Mater de Pergolèse. n quatre ans, le Festival de chant et musique sacrés s’est forgé une solide réputation qui lui permet aujourd’hui de s’inscrire en tant qu’événement incontournable de la « Ville d’Art et d’Histoire » qu’est la Perle de la France. En effet, lancé en avril 2013 pour permettre la restauration de l’orgue de l’église du Sacré-Cœur, ce festival s’est peu à peu développé pour devenir une belle et authentique manifestation dédiée à la musique liturgique. Et qu’ils soient régionaux, nationaux ou européens, ensembles vocaux, formations orchestrales ou encore groupes gospel invités répondent chaque année avec un plaisir certain ! Ainsi, cette quatrième édition a permis aux fidèles amateurs et mélomanes - dont beaucoup sont des habitués du festival de musique de Menton - de se délecter de voix cristallines accompagnées de sons purs et divins dans des œuvres connues mais également méconnues. Une satisfaction pour Philippe Guglielmi, curé-archiprêtre de la paroisse, Anne-Marie et JeanPierre Labouré, directrice artistique et agent de communication, et les chanteurs de la chorale Notre-Dame des Rencontres, tous acteurs de cet événement musical. Lesquels sont déjà en train de plancher sur la cinquième édition qui sera de nouveau organisée avec le soutien logistique de la Ville. VIEILLE-VILLE : LES TRADITIONS ANCESTRALES PERDURENT GRÂCE À UN GROUPE DE MENTONNAISES L a commune de Menton possède ses us et coutumes qui sont fêtés chaque année comme il se doit. Mais il existe aussi des traditions qui, hélas, tombent peu à peu en désuétude. Ainsi par exemple, les « anciennes » de la vieille-ville faisaient pendre des draps blancs sur le parcours de la procession du Vendredi saint (rue de la Conception, rampes Saint-Michel, rue Longue, etc.) sur lesquels elles épinglaient des fleurs multicolores. Des bougies étaient également posées ou plus spécifiquement des lumignons qui étaient fabriqués avec des coquilles d’escargot. Jusqu’au XXe siècle, cette décoration se poursuivait jusque sur la place du Cap où les fidèles faisaient une halte pour prier face au reposoir sur lequel était déposé le Gisant. Jadis existait une chapelle en ce lieu, ce qui explique la présence d’une Madone nichée en haut d’un immeuble. 34 Menton mag Quelque deux-cents personnes, toutes générations confondues, ont assisté à la procession du Vendredi saint conduite par le père Philippe, les Pénitents noirs et l’orchestre d’harmonie de La Garde. Lors de la dernière procession, les fidèles ont pu découvrir de pâles images réalisées grâce à quelques habitantes du quartier Saint-Michel : « Quand nous étions petites, il y avait des tentures et des fleurs partout. C’était magnifique ! Alors oui nous continuons ce que nous ont transmis nos aïeuls. Mais il est regrettable que nous soyons les seules », expliquaient ces Mentonnaises nostalgiques, voire attristées… MAI - JUIN 2016 MENTONSCOPE L’ÉMOUVANTE OVATION À BERNARD BAUDIN PRÉSIDENT DE LA FÉDÉRATION NATIONALE DES CHASSEURS A ccueillie pour la quatrième fois au palais de l’Europe, l’assemblée générale de la Fédération des chasseurs des Alpes-Maritimes s’est ouverte par un tonnerre d’applaudissements de la part des adhérents et des personnalités invitées. La raison ? Le départ de Bernard Baudin en tant que président de la Fédération nationale des chasseurs qui, arrivant en fin de mandat, a décidé de ne pas se représenter. Déjà regretté, cet homme aura su faire évoluer la pratique de la chasse, passant notamment de la chasse « cueillette » à la chasse « gestion ». Né à Nice en 1943 et retraité de l’Éducation nationale, Bernard Baudin devient président de la Fédération départementale des chasseurs des Alpes-Maritimes en 1988. Fidèle à sa passion pour la chasse en montagne, il préside aux destinées de l’Association nationale des chasseurs de montagne de 1992 à 2004. Avant d’entrer six ans plus tard au Conseil Sur les planches du théâtre Francis-Palmero, le Député-Maire a remis un émail Saint-Michel à Bernard Baudin en remerciant l’homme et en félicitant le président. d’administration de la Fédération nationale des chasseurs (FNC) et d’en être élu puis réélu président. Pour information, le nom de son successeur ne sera pas connu avant le mois de juillet. CONCOURS PHOTO : SIX AMATEURS PRIMÉS POUR LEURS « EMPREINTES D’AUJOURD’HUI » E n cette matinée du 23 avril, fierté et satisfaction étaient palpables au sein du jardin Serre de la Madone où six lauréats se sont vus remettre un prix pour leur participation au dixième Concours photo organisé par l’École municipale d’arts plastiques de Menton (ÉMAP). Axée sur la thématique « Empreintes d’aujourd’hui », cette À la fois fiers et heureux, les lauréats ont été récompensés sur la terrasse de la maison Serre de la Madone entourés des membres du jury, des agents de l’ÉMAP et d’élus de la Ville. N°134 nouvelle édition a permis à ces photographes amateurs de laisser libre cours à leur imagination et d’offrir ainsi de magnifiques et intéressants clichés. Les trois premiers prix ont été décernés à Jilly Benett, Philippe Chiodi et Audrey Mauboussin. Le prix spécial du jury à Michèle Nicol et le coup de cœur du jury à Patricia Bobillon. Sans oublier le prix d’encouragement reçu par Violaine Choquier dans la catégorie jeune. Créé en 2006, ce concours propose chaque année un thème différent. De quoi faire rêver les passionnés à la recherche du cliché original et naturellement unique ! En attendant la onzième édition, ces photos primées sont à découvrir jusqu’au 23 mai au sein du domaine créé par Lawrence Johnston. Menton mag 35 PHOTOSCOPE ATTENTATS DE BRUXELLES Le 25 mars, au pied du monument du roi Albert 1er, officiels et Mentonnais ont rendu hommage aux victimes des attentats du 22 mars. Trois gerbes ont été déposées par Jean-Claude Guibal, Député-Maire, Marcel Bar, président de l’association les Amitiés Belges et le comte François Lippens, Consul général de Belgique, et Colette Giudicelli, Sénateur et vice-présidente du Département. JOURNÉE NATIONALE DE LA DÉPORTATION RENCONTRES NAUTIQUES : QUATRIÈME ÉDITION Ambiance chaleureuse et sportive le 30 avril sur le quai Napoléon III où curieux et passionnés avaient hissé les voiles dans la baie de Menton. Ainsi, régates et parades côtières de bateaux traditionnels et classiques, concours de pêche, démonstrations sur le plan d’eau par les associations nautiques locales ou encore sorties en mer ont réjoui participants et partenaires ainsi que Club nautique de Menton et les Voiles Latines, organisateurs. Heureusement car le 1er mai, le trente-cinquième challenge Ford, régate de voiliers HN série habitable, a dû être annulé en raison des fortes rafales de vent. 36 Menton mag La cérémonie commémorative du 71e anniversaire de la libération des camps de concentration s’est déroulée dimanche 24 avril au pied du monument de la Résistance. La gerbe de la Ville a été déposée par Jean-Claude Guibal, Député-Maire, celle de l’Union locale des associations de combattants du mentonnais par Mireille Jourdan, Madeleine Symoens, Jacqueline Gaulon et Jean Bodino. Les gerbes du Conseil départemental et de la Préfecture par Colette Giudicelli, Sénateur et vice-présidente du Département et Véronique Laurent-Albesa, sous-préfet Nice-Montagne. MAI - JUIN 2016 VIE COMMERÇANTE VIE COMMERÇANTE Valentina boutique La Caz’amis Nouveau • Prêt à porter femme Nouveau • Restaurant cuisine traditionnelle maison 4 avenue Félix Faure - 09 82 30 48 20 Ouvert du lundi au samedi 9h30-12h30 / 15h30-19h30 Fermé lundi matin 11 rue Trenca - 04 22 16 23 85 Ouvert du lundi au samedi - 6h30-18h Petit déjeuner - Déjeuner - Salon de thé - Bar Voodoo Lab GiFi Changement d’adresse • Tatouage 12 rue Lorédan Larchey 04 93 41 34 33 Sur Rendez-vous Ouvert du mardi au samedi 14h-19h Nouveau • Des idées de génie Nouvelle génération du concept Quartier Saint-Roman - Route de Sospel Ouvert du lundi au samedi - 9h30-19h30 Dimanche 10h-12h30 / 14h-18h30 Parking - Deux heures gratuites Dans le cadre de sa nouvelle formule, cette rubrique présente les informations pratiques (activité, adresse, numéro de téléphone, horaires si mentionnés) des commerces et professionnels assimilés de Menton. Elle recense les nouvelles installations, changements d'enseigne ou réouvertures, que nous mentionnerons volontiers dans un prochain numéro - sous réserve de place disponible - en nous les signalant, à l'exemple des commerces ci-dessus, par email : [email protected]. N°134 Menton mag 37 EXPRESSION POLITIQUE UNIS POUR MENTON RASSEMBLEMENT BLEU MARINE POUR MENTON En 2017, pour la 7e année consécutive, les taux d’imposition n’augmenteront pas à Menton malgré la baisse de 3 millions d’euros des dotations d’État. Mieux, nous maintiendrons nos investissements pour 16 millions d’euros, ainsi que les subventions aux associations et aux écoles publiques comme privées. Près de 8 millions d’euros seront consacrés à notre cadre de vie. Nous poursuivrons et améliorerons encore les événements culturels, sportifs et touristiques, qui font l’attractivité de notre cité. Dit autrement, oui, ce budget 2017 est un tour de force dans le contexte économique actuel. Et oui, il n’y a que nos opposants politiques pour ne pas s’en satisfaire. Car pour le reste, tous les Mentonnais, qui nous ont élus en majorité pour ces bons résultats, y trouveront leur compte. Chers amis, en ce début d'année le budget 2016 a été voté. Les élus RBM se sont abstenus mais il faut reconnaître que tout n'est pas négatif et ce n'est pas parce que nous sommes dans l'opposition qu'il faut systématiquement s'opposer à tout...Notre ville va s'embellir et se doter par exemple des installations annexes du port de garavan, le projet de logements du haut carei et plus de 8 millions d'euros pour l'amélioration du cadre de vie, chaussées, trottoirs, parcs et jardins. Nous pensons que la municipalité en place exerce de gros efforts malgré les baisses de dotation de l'état . Il faut simplement avoir le courage et l'honnêteté de le reconnaître. MENTONNAIS ENSEMBLE RASSEMBLEMENT RÉPUBLICAIN MENTONNAIS LES ÉLUS DE LA MAJORITÉ MUNICIPALE THIERY GAZIELLO ET IRIS FERRARI CLAUDE CALVIN ET PHILIPPE BRIAND PATRICE NOVELLI ET JEAN-CLAUDE CHAUSSENDE Un budget voté… sans nous : Outre un endettement accru pour financer des parkings exploités ensuite par un prestataire privé, la majorité réitère son choix de subventionner 6 fois plus un petit mentonnais scolarisé dans l'école privée de la ville qu'un écolier de nos 17 écoles publiques. Chacun appréciera l'usage des deniers publics. Un sable noirâtre vient engraisser la plage des Sablettes. Sans contrôle bactériologique, ce sable un temps stocké à Garavan, est directement issu de l'excavation du parking. Une opposition toujours bâillonnée dans les publications de la ville. 800 malheureux caractères ici, rien dans le Menton Infos ni sur le site de la ville. La loi exige pourtant que nous puissions partager avec vous nos remarques et nos propositions alternatives. Lors de la séance du Conseil Municipal du 7 Avril dernier, la majorité municipale a adopté son budget. Notre groupe s'est abstenu car nous l'avons trouvé peu passionnant et manquant d'ambition malgré l'autosatisfaction affichée... Nous regrettons qu'aucun projet n'ait été prévu pour les adolescents de 14 à 18 ans pour lesquels des lieux d'animation et de rencontre font cruellement défaut. Les taxes locales n'ont pas été augmentées, heureusement dirons nous, au moment où notre ville commence à vendre de son patrimoine et se permet de se priver de 200 000 euros annuels de recettes en accordant la gratuité de loyer à Sciences Po, institution pourtant non dénuée de moyens. 38 Menton mag MAI - JUIN 2016 ÉTAT-CIVIL Les municipalités n'ont pas obligation de transmettre l'avis de naissance à la ville de résidence des parents. Si vous souhaitez que la naissance de votre enfant soit mentionnée dans cette rubrique, adressez-nous copie de l'acte de naissance. Nous nous ferons un plaisir de le publier. Les naissances, mariages et décès nous ayant été communiqués après le 30 avril 2016 seront publiés dans le prochain numéro. TOUS NOS VŒUX DE BONHEUR ET DE RÉUSSITE À : Sacha Deremarque, né le 12 février Giulia Medjian, née le 15 février Valentin Uscher, né le 21 février Mathias Guibert, né le 26 février Lyam Viale, né le 26 février Raphaël Millet, né le 27 février Valentin Billy, né le 3 mars Sacha Pansier, né le 8 mars Saya Tiscar-Astasio, née le 11 mars Vincenzo de Tournebu, né le 30 mars Vyn Brancato, né le 1er avril Orestis Fotopoulos, né le 4 avril Giuliano Macchia, né le 6 avril Lola Guignot, née le 22 avril NOUS AVONS APPRIS AVEC JOIE LE MARIAGE DE : Antonia Triglia et Yassine Riahi, le 1er mars Rene Richani et Michel Guieu, le 5 mars Séverine Pagliaccia et Thomas Cesaroni, le 19 mars Cindy Barré et Anthony Greco, le 26 mars Catherine de Garate et Hélène Larcade, le 16 avril Lilas Bouchemit et Emmanuele Cacace, le 23 avril Morane Cuisinier et Kévin Caraviello, le 30 avril Mathilde Tanguy et Florian Giovannone, le 30 avril Annick Ciantelli et Frédérick Reichheld, le 30 avril ILS NOUS ONT QUITTÉS : En mars 2016 Micheline Charles, née Olivier Paul-Joseph Miglioretti Italia Lovotti, née Velluti Jean-Marc Berthelot Catherine Senise, née Merlino Roger Pacchiaudi Bruno Lia Antoinette Torres, née Ripoll Paul Pascal Danielle Martin, née Demczuk Renée Grimelli, née Claudel Armand Bicchieri Albert Vandecasteele Gérard Gacon Paule Maurin, née Damele André Joho Hélène Arnaud, née Trepp Liliane Ravary, née Robardet Renée Chevalier, née Guyard Louise Abraham, née Weisse Yvette Costa, née Sagnes Elisabeth Demailly N°134 Charlotte Laurens, née Ghersi Jean Latino Anaïs Rougé René Dubuc Marcel Lerévérend Simone Paturaux, née Tudury Lucienne Bloch, née Pinault Aïcha Mallah, née Abdessemed Solange Dessenne, née Lemaire Gérald Soirat Marie Sachier, née Palmero Remigis Cigliutti Annunziata Artieri, née Morosino Yvonne Vassout, née Leroy Davide Antoniotti Serge Buffi Marie-Thérèse Bourlet, née Houdart Augustin Muratore EN AVRIL 2016 Sylvie Poiré, née Dieppe Maria Zavatta, née Mancuso Dora Laffont, née Ambrosi Daniel Sciamanna Daniel Favre Danielle Ritorto, née Kremesch Bernadette Rebière, née Monteverdi Yvon Cuypers Elise Aragno, née Déous Octave Gaglione Clément Cymbler Camillo Caroni Albine Bombardini, née Roques Pierre Membré Armando Paoli Didier Joossen Claude Midol-monnet Arlette Tocho, née Cailly Francine Garuti, née Verda Lydie Auer Jeanne Duborper, née Smal Elise Pellegrini, née Panizzi Bernard Bonnet Menton mag 39 EXPOSITION PHOTOS Donation Lucien Clergue 23 AVRIL - 13 JUIN 2016 MUSÉE COCTEAU COLLECTION SÉVERIN WUNDERMAN Lucien Clergue - Cocteau et le Sphinx (Détail) - © Atelier Lucien Clergue