N°134 MAI - JUIN 2016

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N°134 MAI - JUIN 2016
Menton
pour
N°134 MAI - JUIN 2016
CITRON DE MENTON
N°134
PROJET DU HAUT CAREÏ
SÉCURITÉ ROUTIÈRE
Menton
mag 1
En fin d’année, le port de Garavan
deviendra communal et la Ville
acquerra l’ensemble des entités
situées dans son enceinte.
SOMMAIRE
LE DOSSIER
5 Citron de Menton
MENTON INFOS
9 Ma ville
Menton mag
En cas de non
distribution
dans votre boîte
aux lettres
Numéro mag
04 92 10 50 25
VIE MUNICIPALE
10Budget
12 Projet du haut Careï
13 Douce Riviera
14Réunion de quartier
15Plages
16 Mer et Monts
18Cinémomètre
19 Stéphane Bouillon à Menton
20Giratoires
21Pieds-noirs
22 Interview Didier Meyer
24 Aventures de Tiago
25 Grande Lessive
AGENDA
6Bloc-notes
2
facebook.com/villedementon
SPORT
28Sport
CULTURE
29 Lucien Clergue
30 Festival de musique
31 Exposition UMAM
MENTONSCOPE
32 Vie associative
36Photoscope
37Commerces
ET AUSSI
38 Expression politique
39 État-civil
twitter.com/villedementon
Le bimestriel « Pour Menton Magazine » est distribué dans les boîtes aux lettres, port gratuit, dans les lieux publics et sur Internet.
Codirecteur de la publication : Martine Caserio – Rédacteur en chef : Emmanuelle Carabin – Maquette : atelier JBBOX
Conception et service éditeur : service de la Communication – Mairie de Menton – BP 69 – 06502 Menton Cedex
Contact : 04 92 10 50 25 – [email protected] – Impression : Riccobono – Imprimé sur du papier recyclé PEFC – Dépôt légal : à parution
2 Menton
mag
MAI - JUIN 2016
LE MOT DU MAIRE
M
ême si cet hiver fut doux, nous étions impatients de
l’arrivée du printemps. Maintenant, ça y est, il est là
et la nature se réveille.
Dans notre ville les dossiers et les réalisations menés depuis
des mois prennent également vie comme le futur quartier du
« haut Careï », le parking des Sablettes ou encore la vente de la
propriété « Mer et Monts ».
Sans oublier le Citron de Menton qui devrait permettre à la cité
de renouer avec son passé et son appellation de « pays des
fruits d’or ».
Ce fruit, fierté de notre ville, a gagné, dans un monde qui est dangereusement uniformisé,
l’appellation d’Indication Géographique Protégée (IGP). Autrement-dit, il prospère chez nous bien
mieux qu’ailleurs parce que c’est là que le subliment une terre et un climat propices. Cette
alchimie de la nature, qui a entraîné un savoir-faire ancestral sans égal, devient un facteur de
développement économique important, à l’instar de tout ce qui est unique.
Uniques, également, deux expositions majeures : l’une, permanente, au Musée de Préhistoire
régionale, de centaines de pièces d’archéologie sous-marine recueillies à quelques encablures
de nos côtes ; l’autre, temporaire, au Musée Jean Cocteau collection Séverin Wunderman, des
photos de Lucien Clergue.
« Trésors d’épaves » nous rappelle combien les échanges commerciaux entre les peuples
méditerranéens, en dépit des conflits – déjà ! – ont pu être facteurs de richesses, d’enrichissements mutuels, de rencontres, de dialogues, de connaissance de l’autre. Les vestiges qui
nous rapportent l’actualité d’il y a 2000 ans sont à regarder et à « écouter ».
Avec Lucien Clergue, dont sont exposées les plus belles photos prises au cours du tournage
du Testament d’Orphée, nous entrons dans l’univers de Cocteau qui disait de cette œuvre :
« Voici le legs d’un poète aux jeunesses successives qui l’ont toujours soutenu ».
Oui, le printemps est là ! Profitons-en pour vivre pleinement notre ville et ses charmes.
Jean-Claude GUIBAL
Député-Maire de Menton
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mag 3
LE DOSSIER
4 Menton
mag
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CITRON DE MENTON
CITRON
DE MENTON
DU XVI E SIÈCLE
À NOS JOURS
Menton sort du Moyen-âge en créant une économie moderne basée
sur le citron qui va perdurer jusqu’à la fin du XIXe siècle. La « Riviera »
dénommée Côte d’Azur par Stéphen Liégeard en 1887, l’essor du chemin de fer et la station climatique lancée par le docteur James Henry
Bennett marquent en effet le déclin de « Menton pays des fruits d’or ».
Le tourisme prend alors le pas sur l’agrumiculture, la spéculation
foncière faisant vendre les terres agricoles au profit de somptueux
hôtels et villas.
Au XVe siècle, l’économie mentonnaise est basée sur la culture des
céréales, des vignes et des figuiers. Il faut attendre les premières années du siècle suivant pour que disparaisse peu à peu cette culture de
type médiéval au profit de celle des agrumes. L’aventure commerciale
démarre au XVII e siècle : les princes de Monaco en fixent un cadre
juridique et le terroir agricole mentonnais devient alors le centre de
l’activité économique de la Principauté.
Les dés sont jetés. L’histoire est en marche...
« N’est pas Citron de Menton IGP qui veut », semble exprimer fièrement ce fruit d’or…
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mag 5
LE DOSSIER
CITRON DE MENTON
L’AGRUME QUI A FAIT VIVRE DES GÉNÉRATIONS
DE MENTONNAIS
De l’ingrédient de cuisine au produit de luxe, ce fruit aura permis à la cité de se développer de façon grandiose
jusqu’à devenir le centre de l’activité économique et le premier port de la Principauté !
E
n 1495, deux écus d’or sont
remis au serviteur de Jérôme
Grimaldi en paiement de deux
charges de pommes d’oranges
envoyées au duc d’Orléans. Hum !
Voilà qui ressemble étrangement à
une première exportation d’agrumes… L’agrumiculture mentonnaise
prend peu à peu une telle ampleur
qu’en 1626, sous le règne d’Honoré II
Grimaldi, la vente des citrons est réglementée et son prix fixé en 1655.
Sept ans plus tard, une loi interdit
de faire paître le bétail auprès des
citronniers et d’en cueillir les fleurs
sous peine de devoir payer un écu
d’or. De ce fait, l’importance de ces
arbres commence à apparaître dans
les actes notariés et le territoire
mentonnais, si bien prédisposé à
l’agriculture, devient alors le centre
de l’activité économique de la Principauté. Sans oublier le développement de notables et de bourgeois
commerçants dont l’apparition
avait commencé au milieu du XVIe
siècle.
Magistrature et calibrage
Une limoneuse mentonnaise en 1905…
6 Menton
mag
Avec son climat exceptionnellement
doux, Menton possède un terroir
qui convient parfaitement au citron.
Devant cette évidence, Louis 1 er,
petit-fils d’Honoré II, va fonder le
Magistrat des citrons : un conseil de
dix-huit membres (dont Adhémar de
Lantagnac et Honoré de Monléon)
qui sera chargé de la surveillance de
sa cueillette et de son commerce. Et
ce, afin d’éviter toute fraude car la
taxation des citrons est une sacrée
ressource financière pour le prince !
En 1683, ce dernier instaure un règlement pour le pâturage des bêtes
ainsi qu’une première Police du
citron dont la mission est de veiller
sur les muletiers et les bateliers.
Puis en 1693, Louis 1er fait réaliser
les fameux anneaux de fer pour calibrer les fruits. Sachant qu’à cette
époque, seules San Remo et Menton
possèdent une telle institution...
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CITRON DE MENTON
À la Casetta, verger communal, citrons, oranges, pomelos et cédrats ont été récoltés durant une semaine par les travailleurs de l’ÉSAT.
La Révolution et l’Empire
À partir du XVIII siècle, nait un état
sanitaire des exportations de fruits
appelé le Magistrat de santé. La
cueillette est répartie sur huit secteurs de la ville (du haut des collines
jusqu’en bord de mer) et l’encaissage des citrons à l’exportation est
réglementé.
Hélas, le Magistrat des citrons sera
mis en veille en 1793, et ce, malgré
les Mentonnais qui réclament sa
restauration afin de pouvoir sauvegarder leur pain quotidien.
Avec l’arrivée du conseil municipal,
c’est un système d’économie dirigée
qui voit le jour. Appelé Comité des citrons, il est constitué de six hommes
qui vont exiger que la cueillette soit
faite pieds-nus ; les souliers à clous risquant d’abimer la terre et les arbres !
Puis en 1808, les élus actent une
Police du citron dont les agents sont
nommés par le préfet et la présidence
du Comité revient à Charles-Antoine
Villarey ; Honoré de Monléon fils étant
démissionnaire.
e
Déclin et renaissance
En 1818, sous la restauration monégasque, la Police du citron est réorganisée par le prince Honoré V, car
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il s’agit de maintenir l’ordre public
en sauvegardant le commerce des
agrumes qui demeure la principale
ressource économique locale. Les
citrons sont cueillis et entreposés
dans les magasins communaux pour
y être triés. Ils sont comptés (et non
pesés), mesurés grâce aux anneaux
et classés suivant leur grosseur (de
mesure, médiocre et de rebut). Avant
d’être délicatement enveloppés dans
du papier de soie venant de Gênes (le
seul à conserver le fruit) et stockés
dans des caisses faites sur mesure en
bois de hêtre (flexible et élastique).
Depuis la Révolution, le commerce
connait de grosses difficultés, accentuées par les gelées du début
du XIXe siècle. Pour preuve, plus aucun règlement n’apparaît dans les
archives de la Ville à partir de 1861,
date du rattachement de Menton à la
France. L’heure est aux maladies, aux
intempéries et aux touristes, et ce,
malgré la persévérance de quelques
marchands. C’est au final la Grande
Guerre et le terrible gel de 1956 qui
auront raison de cette fabuleuse
aventure. La fin du XXe siècle sonne
la désertification des terrains et cet
abandon coûtera cher lors d’intempéries et de feux de forêt.
Mais aujourd’hui, à l’aube du XXI e
siècle et sous l’impulsion de la commune, l’association pour la promotion du Citron de Menton (APCM)
a obtenu - en octobre dernier et
après dix ans d’efforts - le label IGP
(Indication géographique protégée).
Productrice et adhérente à l’APCM
en qualité de membre actif avec
voix délibérative, la Ville a donc pu
vendre sa première récolte IGP au
mois d’avril.
Au sein de la station de conditionnement,
les citrons sont ensuite triés, calibrés
et déposés dans des caisses
par des travailleurs de l’ÉSAT formés
spécialement pour cette mission.
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LE DOSSIER
QUAND LA VILLE
RENOUE AVEC SON PASSÉ
Constitué de cinq variétés différentes, le Citron de Menton IGP est cultivé sur des vergers communaux
et des terrains privés. Très parfumé, il est récolté à la main et ne subit aucun traitement chimique ni
enrobé d’aucune cire.
qui est officiellement la station de
conditionnement. Car il faut savoir
que les citrons ne sont déclarés
IGP qu’après avoir été triés en trois
catégories (Extra, catégorie 1 et 2),
calibrés et déposés dans des caisses.
Le cahier des charges étant très strict
en matière de labellisation.
En ce jour de vente flash, les clients sont
arrivés bien avant l’ouverture…
M
ardi 12 avril 2016. Pour la
première fois de son histoire
récente, la Ville a proposé aux
Mentonnais d’acheter ses citrons,
oranges, pomelos et cédrats cultivés
par le service des Parcs et jardins
sans pesticides ni autres produits
phytosanitaires. Pas moins de cinqcent-quatre-vingt-cinq kilogrammes
de citrons ont ainsi été vendus en
quelques heures ! Tous ces fruits
avaient été récoltés par dix-huit employés de l’Établissement et service
d’aide par le travail (ÉSAT) de Menton
Et si cette vente flash d’agrumes n’a
pas pu satisfaire tout le monde, sachez que la Ville envisage d’en faire
plusieurs au cours de la prochaine
saison. Ce qui permettrait à la Cité du
citron de renouer avec son appellation « Menton pays des fruits d’or » !
Deux sites
Les agrumes sont cultivés par les
agents municipaux au sein du jardin
du palais de Carnolès et du verger de
la Casetta ; acquise par la municipalité à la fin des années 50, cette terre
profite d’une situation géographique
exceptionnelle de par la douceur
du climat du quartier de Garavan.
Elle est aujourd’hui constituée
de quelque deux-cent-cinquante
arbres, d’une centaine de variétés
d’agrumes dont celles qui forment
le label IGP : Citrus limon, Eureka,
Adamo, Cerza, Santa Teresa ainsi que
de la variété dénommée localement
Menton.
Maël âgé de neuf mois et sa maman étaient
parmi les premiers clients. Car Virginie
recherche la qualité, voire le BIO
pour toute sa petite famille.
FUTUR
CULTIVATEUR ?
Le périmètre concerné par ce label
se compose des communes du
bassin mentonnais. Et leurs habitants sont de plus en plus nombreux à renouer avec la culture de
leurs ancêtres ou à vouloir en implanter sur leurs parcelles. Si vous
êtes intéressé, contacter l’APCM
qui est l’organisme de défense et
de gestion (ODG) habilité à gérer
ces démarches.
Au palais de Carnolès, Stéphane, agent du service des Parcs et jardins,
a animé la vente pour le plus grand bonheur des clients !
8 Menton
mag
APCM 04 93 57 01 08
Parcs et jardins 04 93 28 79 00
MAI - JUIN 2016
MA VILLE
VU & LU DANS
Menton infos
DISPONIBLE EN VILLE
ET SUR
Menton infos, lettre publiée tous
les quinze jours, vous informe de
l’actualité municipale : travaux, événements, réunions... Disponible
dans plus de vingt lieux publics et sur Internet, ce journal complète
votre magazine bimestriel qui, lui, est distribué dans vos boîtes aux
lettres. Voici ce qu’il fallait retenir des derniers numéros.
MENTONINFOS.FR
LA FÊTE DU
CITRON® 2017 :
BROADWAY !
AVENUE
DE LA GARE :
VOTRE AVIS COMPTE
TRIEZ TOUS
VOS DÉCHETS
N°19 • Après une édition 2016 mar-
N°18 • Débutée le 10 mars pour un
N°17 • La Communauté d’agglomé-
quée par de jolis succès et un record
d’entrées aux corsos, la Fête du
Citron® 2017 s’annonce déjà. Le
thème vient même d’en être dévoilé :
l’an prochain, cap sur Broadway et
sur ses comédies musicales à succès !
Après le cinéma italien de Cinecittà,
la célèbre avenue de New-York constituera ainsi le deuxième volet d’un
triptyque consacré aux capitales d’un
art majeur. Rendez-vous du 11 février
au 1er mars 2017 pour admirer les motifs géants inspirés des plus grands
spectacles de danse et de musique,
avec de nombreuses animations à
prévoir dans toute la ville !
essai de trois mois, la modification
de circulation autour de la gare a
connu depuis quelques aménagements. Ceux-ci ont consisté à améliorer la sécurité des piétons et à revoir
certains marquages au sol. Pour tirer
les enseignements de l’expérimentation, d’ici juin, la Ville a lancé un
appel aux Mentonnais afin qu’ils
expriment leur opinion, sur Internet
ou par courrier. Un appel entendu
puisque des dizaines de réponses
nous sont parvenues. Il vous reste
donc un mois pour donner votre avis
quant au maintien ou non de ce plan
de circulation.
AVEC LA CARF
ration de la Riviera Française (CARF) a
mis en place, depuis le 1er mars, un recyclage de tous types d’emballages.
En plus des papiers et emballages en
carton, des bouteilles et flacons en
plastique, vous pouvez désormais
ajouter dans les bacs jaunes tous les
contenants plastifiés tels que sacs
et films en plastique, pots de yaourt
et barquettes après les avoir vidés.
Cette optimisation du tri s’inscrit
dans la certification « Eco-emballages » qui soutient financièrement
les collectivités en fonction de la
quantité de déchets récoltés.
ET AUSSI DANS LES NUMÉROS PRÉCÉDENTS...
N°20 • Contrôles laser de la police municipale • Anna Jackson reçoit le prix K. Mansfield • Soirée de « Rêves » pour
les enfants malades • Tous mobilisés contre le diabète • N°19 • Vente flash d’agrumes à la Casetta • Les jardins
Biovès fleuris sur le thème Belle Époque • Circulation sur une voie porte de France • N°18 • 67e Festival de musique •
Travaux d’enrobés et plateaux traversants • N°17 • Le charançon rouge du palmier • Lutte contre les jets de mégots •
Congés rythmés avec le Pass Vacances.
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VIE MUNICIPALE
BUDGET 2016
MAINTIEN DE LA FISCALITÉ LOCALE
C’est une bonne nouvelle pour les Mentonnais. En effet, pour la septième année consécutive, les élus ont
décidé de ne pas augmenter les taux communaux. Mais de solder les emprunts structurés et de préserver
la qualité du service public en stabilisant les capacités d’intervention et d’investissement notamment par
une gestion active du patrimoine.
«N
ous sommes réunis pour
voter le budget 2016,
c'est-à-dire investir seize
millions d’euros sans augmenter les
taux de la fiscalité communale, se libérer des emprunts toxiques et vendre
une petite partie de notre patrimoine
afin d’investir et d’améliorer le cadre
de vie de la population mentonnaise.
Dans le contexte actuel je peux dire
que c’est un tour de force », déclarait
le premier magistrat Jean-Claude
Guibal en ouvrant la séance du
conseil municipal le 7 avril dernier.
TAUX COMMUNAUX
2016
Taxe habitation 19,82 %
Majoration de 20 %
sur les résidences secondaires
Taxe foncier bâti 17,98 %
Taxe foncier non bâti 25,64 %
10 Menton
mag
Ainsi, pour la septième année consécutive, la Ville n’augmentera pas ses
taux communaux malgré la baisse
significative de la dotation globale de
fonctionnement (DGF) qui a chuté de
3 039 653 euros depuis 2010.
Le budget 2016
« Les priorités sont de poursuivre la politique d’investissement afin de soutenir l’emploi et d’accroître l’équipement
et l’embellissement de la cité. Il faut
maîtriser nos charges de fonctionnement de façon accrue et maintenir
une épargne budgétaire suffisante
pour soutenir cet investissement »,
expliquait Nicolas Amoretti, premier
adjoint, lors de la présentation du
budget. Et Alain Riquet, Directeur général des services, de souligner que
« la vente de « Mer et Monts » pour un
million six-cent-mille euros comme les
terrains du futur « écoquartier » pour
six millions huit-cent-mille euros témoignent de notre gestion active du
À Menton, l’endettement est
de 1 493 € par habitant. Il est
identique à celui des communes de la même strate
démographique. Quant à l’encours de la dette, il est de
62 702 141 € et représente
20,41 %, soit 1/5e de la valeur
du patrimoine communal.
patrimoine communal. En effet, ces
sommes vont être réinvesties notamment dans le rachat de l’ensemble des
entités situées dans l’enceinte du port
de Garavan. Port qui reviendra à la
Ville en fin d’année ».
Le budget primitif total qui s’élève à
82 164 645 euros a été acté par la majorité. Le groupe Mentonnais Ensemble
ayant voté contre, le Rassemblement
Bleu Marine pour Menton et le Rassemblement Républicain Mentonnais
s’étant abstenus.
MAI - JUIN 2016
VIE MUNICIPALE
BUDGET PRIMITIF 2016
BUDGETS ALLOUÉS
Budget primitif total 82 164 645 €
• Aménagement urbain
7 000 000 € dont 1 961 000 €
pour les travaux de réfection
de chaussées, trottoirs, voies
et terrains communaux ;
726 000 € pour les travaux
d’aménagement d’un parking
aux Lavandières et 500 000 €
pour la requalification
des Sœurs Munet.
• Section de fonctionnement 61 607 289 €
• Section d’investissement 20 557 356 €
SECTION DE FONCTIONNEMENT
•D
épenses réelles 55 032 205 € destinées aux services à la
population et au fonctionnement des services municipaux.
• Recettes réelles 59 144 989 € constituées des produits de la fiscalité
locale, des jeux du Casino, des revenus du domaine de la Ville, etc.
SECTION D’INVESTISSEMENT
•D
épenses réelles 18 095 056 € destinées à la réalisation des
projets municipaux (voir encadré budgets alloués).
• Recettes réelles 13 982 272 € constituées des subventions, des
ventes du patrimoine, des 5 500 000 € d’emprunt nouveau, du
solde du dernier emprunt structuré, etc.
Recettes auxquelles s’ajoutent les 4 000 000 € d’autofinancement
correspondant à l’excédent qui sera reporté de la section de
fonctionnement à la section d’investissement.
POLITIQUE SCOLAIRE ET ÉDUCATIVE
Total 913 426 €
• Travaux écoles maternelles et élémentaires 863 426 €
• Mobilier des écoles et offices de restauration scolaire 50 000 €
Signée en 1982, la convention entre l’État et la Villa Blanche (établissement
privé sous contrat avec l’État) impose à la Ville (siège de l’école primaire) d’assurer les dépenses de fonctionnement des classes dans les mêmes conditions
que celles du public. Soit pour l’école privée la Villa Blanche, une participation
moyenne de 500 euros par élève en classe de maternelle et élémentaire.
• Sport
1 150 391 € dont 520 000 €
pour la réfection de la pelouse
du stade Saint-Roman.
• Environnement
1 124 300 € dont 270 000 €
pour le mobilier de voirie
et le matériel de signalisation.
• Culture
781 660 € dont 150 000 €
de maitrise d’œuvre pour la
restauration de la basilique
Saint-Michel Archange.
• Petite enfance
500 000 € pour la création
de la micro-crèche « Chat
perché ».
Quant aux écoles publiques, le coût en est de 1 392 euros pour un élève en
classe de maternelle et de 800 euros pour un écolier du degré élémentaire.
Sans oublier la participation communale aux frais de restauration scolaire
depuis 1997, soit 4,95 euros par repas pour le privé et 6,78 euros pour le public.
SUBVENTIONS ALLOUÉES
• Centre communal d’action social 2 400 000 €
• Office de tourisme 1 510 000 €
• Associations sportives 493 900 €
• Associations diverses 145 400 €
• Caisse des écoles 69 220 €
• Associations culturelles et folkloriques 42 550 €
• Associations parascolaires du premier degré 18 400 €
• Associations patriotiques 11 590 €
• Foyers des établissements scolaires du second degré 3 500 €
• Associations syndicales 900 €
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mag 11
VIE LOCALE
« Les jardins du Careï » ?
Ou comment raisonner à l’échelle
du quartier afin d’y créer un lieu
où il fait bon vivre…
LE JARDIN
PUBLIC
PÉDAGOGIQUE
JARDINS
POTAGERS
« PARTAGÉS »
PROMENADES
LE PARCOURS
DES AFGRUMES
ESCALIER
PUBLIC
EXISTANT
PLACETTE CŒUR
DE VILLAGE
CRÈCHE
AIRE DE JEUX
D'ENFANTS
« LES JARDINS DU CAREÏ »
LE FUTUR « ÉCOQUARTIER » DE MENTON
Après deux tentatives non fructueuses, la Ville reprend l’aménagement du quartier du haut Careï en opérant
une cession du foncier communal au groupement Altarea Cogedim - BNP Paribas, qui propose de livrer un
parcours résidentiel de trois-cent-dix logements en 2019.
«L
e futur "écoquartier" est une
longue histoire », soupire le
Député-Maire lorsqu’on
le questionne sur ce projet évoqué
pour la première fois il y a six ans :
« Entre un enquêteur qui trouvait que
l’on construisait trop, l’État qui demandait l’inverse et le directeur de la
DDTM (Direction départementale des
territoires et de la mer) qui stoppait
le second projet pour demander des
études géotechniques complémentaires, nous avons perdu deux ans et
quatre-vingt-mille euros. Mais laissons ceci derrière nous. Aujourd’hui,
nous allons vendre nos quarante-cinq mille mètres carrés de patrimoine au
groupement Altarea Cogedim - BNP
Paribas, déjà propriétaire d’un terrain qui jouxte ce site. Leur projet correspond à nos exigences notamment
parce qu’il permet au paysage de garder son caractère d’écrin vert ». Et Alain
Riquet, Directeur général des services,
12 Menton
mag
d’ajouter que « cette vente d’un montant de six millions huit-cent-mille euros
hors taxes témoigne de notre gestion
active du patrimoine communal ».
« Les jardins du Careï »
En 2019, le parc habité devrait livrer
trois-cent-dix logements locatifs
sociaux, locatifs intermédiaires, en
accession libre ainsi qu’à prix maitrisés. Un parcours résidentiel complet
à tous les publics constitué de bâtiments labélisés NF Habitat, d’une
hauteur de R+3 et d’une sur-hauteur
de R+4 pour quelques-uns.
Édifié au sein d’un espace paysager,
cet « écoquartier » serait également
agrémenté de jardins familiaux, d’un
parcours d’agrumes et d’un jardin
pédagogique ouvert au public et rétrocédé à la Ville après création. Sans
oublier des espaces de rencontre
(placettes), des cheminements et des
escaliers qui favoriseraient les liaisons
entre les divers lieux de vie, tels que
l’équipement public de huit-cents
mètres carrés, qui, destiné à être acquis par la Ville, devrait y accueillir
une crèche.
Enfin, soulignons que quatre-vingtdouze logements sociaux (T2, T3 et T4)
viendraient ainsi s’ajouter aux autres
constructions en cours d’édification ou
de livraison. D’où le non prélèvement
de la somme de 750 225, 655 euros
(données relatives au prélèvement
2015 sur la base de l’inventaire au
1er janvier 2014) que la Ville aurait dû
verser à l’État en tant que commune
carencée. Car si Menton continue à être
considérée comme telle, il faut savoir
qu’un accord a été donné au préfet
pour s’engager dans une démarche
de signature d’un contrat de mixité
sociale, permettant d’assouplir les
contraintes des lois SRU et ALUR en
les adaptant aux réalités de terrain du
territoire mentonnais.
MAI - JUIN 2016
VIE LOCALE
Avec ses restanques végétalisées
et ses teintes chaudes typiques,
« Douce Riviera » se fond
dans la carte postale des secteurs
du Fossan et du Val de Menton.
« DOUCE RIVIERA »
LES NOUVEAUX LOGEMENTS SOCIAUX DU VAL DE MENTON
«D
ouce Riviera ». Un nom
qui sonne agréablement
à l’oreille et qui convient
parfaitement à cette nouvelle résidence mentonnaise, implantée à
quelques pas du centre-ville entre
la promenade du Val de Menton
(accès piéton) et le boulevard du
Fossan (accès parking). Édifié par
le bailleur social Logis familial et
financé par des PLS (Prêt locatif social), cet immeuble R+5 est composé
de vingt-cinq appartements du T1
au T4, dotés chacun d’une cave et
d’une place boxée. Livrée aux locataires le 1er février et inaugurée le
« Douce Riviera » a été inaugurée
par Jean-Claude Guibal, Député-Maire
et Philippe Toesca, président du directoire
du Logis familial, entourés d’élus et d'agents
de la Ville ainsi que de plusieurs locataires.
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15 avril, cette résidence est sécurisée
par visiophone, reliée à la fibre optique avec installation TV et répond
aux exigences de développement
durable de par l’obtention du label
BBC-Effinergie RT 2005 qui garantit
la performance énergétique et un
faible impact sur l’environnement.
Intégrée dans le paysage
Ancrée sur un terrain à très fort pendage (quinze mètres de dénivelé),
« Douce Riviera » a été conçue de
manière à se fondre dans le paysage urbain privilégiant ainsi teintes
chaudes typiques, toiture en tuiles
ou encore jardin d’agrément en
forme de restanques végétalisées ;
l’ensemble des murs de soutènement étant en pierre ou béton matricé (façon pierre). À la fois élégante
et fonctionnelle, cette structure sociale offre également de spacieux
et lumineux espaces de vie tout
en illustrant la volonté municipale
d’édifier à l’échelle de l’architecture
mentonnaise.
Une réalisation en phase avec la
politique menée depuis une décennie par la Ville - accompagnée de la
Communauté d’agglomération de la
Riviera Française (CARF) - en matière
de logements pour actifs notamment
destinée aux jeunes ménages avec
des enfants. Sans oublier qu’avec
cette nouvelle résidence, le bailleur
social régulier de la commune porte
son patrimoine mentonnais à deuxcent-vingt-huit LLS (Logement locatif
social). Lequel devrait atteindre les
trois-cents puis les quatre-cents avec
des projets tels que les Phalènes, les
Faunes, les Cabanelles, etc.
MONTAGE
FINANCIER
Plusieurs partenaires ont participé
au financement et à la réalisation
de cette opération pour un montant total de 3 750 000 € TTC :
• Ville 188 800 €
• CARF 187 000 €
• Collecteurs d’Action logement
105 000 €
• Logis familial 210 000 €
• Caisse des dépôts
et consignations 3 060 000 €
Menton
mag 13
VIE MUNICIPALE
RÉUNIONS DE QUARTIER
CAREÏ-ANNONCIADE : LA DIFFICULTÉ DE STATIONNER
Permanence : Isabelle Almonte, Françoise Meffre et Fabrice Pinet, conseillers municipaux,
se tiennent à la disposition des riverains le troisième jeudi du mois de 17h à 19h
au sein du réfectoire de l’école Jeanne d’Arc.
« D’
ici la fin de l’année,
comme nous l’avions
promis durant la dernière campagne municipale, nous
livrerons soixante-et-une places au
droit de la résidence Les Lavandières.
D’autre part, les services techniques
travaillent à la réalisation d’un parking en étage, rue Pietra Scritta, qui
offrirait plus de quatre-cents places en
amodiation », a annoncé le DéputéMaire suite aux questions qui portaient sur le stationnement.
Côté sécurité, Jean-Claude Guibal
a souligné la présence régulière de
la police municipale et nationale
et expliqué « que les dégradations,
de toute nature, n’étaient en aucun
cas liées à un désengagement de
la Ville. La cause est ailleurs ». Et le
commissaire de police Frédéric Le
Pollozec de renchérir « il faut éveiller
la conscience civique de chacun ».
Puis après avoir évoqué la création
d’une micro-crèche dans l’ancienne
école des Moulins et le nouvel aménagement résidentiel dans le haut
Careï, Jean-Claude Guibal a confirmé
la réouverture du boulodrome sous
couvert d’une association choisie
par la Ville.
FOSSAN : ENVIRONNEMENT ET INCIVILITÉ
D
épôts sauvages, poubelles
déplacées afin de stationner,
terrains privés à nettoyer
pour cause d’abandon : « L’incivisme
coûte cher au contribuable » soupirait
le premier magistrat en notant les
doléances des riverains. Et d’expliquer que c’est à la Ville qu’incombe
de retirer gravats et autres déchets
inertes qui ne sont pas enlevés par
la CARF. L’installation de caméras
de surveillance a donc été évoquée
tout comme l’élagage et l’entretien
de sites communaux qui bordent le
vallon.
Puis James Garnier, directeur de la
sécurité publique, est revenu sur les
contrôles de vitesse qui sont réalisés
de jour comme de nuit sur l’ensemble
Permanence : Sandrine Freixes, adjointe, est présente le second samedi
de chaque mois au sein du foyer du Lavoir Théâtre de 10h30 à 12h.
de la commune en collaboration
avec la police nationale. Sachant
que depuis le mois de mars, la police municipale effectue ses propres
contrôles grâce à son tout nouveau
cinémomètre ( jumelle laser d’une
portée de huit-cents mètres).
RÉUNIONS DE QUARTIER
À quoi servent-elles ? À échanger sur son lieu de vie avec les élus et directeurs de service ainsi que la police nationale
et municipale. Animées par le Député-Maire, elles se déroulent mensuellement dans un secteur différent et font
écho aux permanences qui sont assurées une fois par mois par les élus délégués au quartier. Un moment privilégié
entre la Ville et la population qui permet de débattre des projets et de faire remonter des problèmes que la commune
n’aurait pas identifiés ou tardé à solutionner.
14 Menton
mag
MAI - JUIN 2016
CADRE DE VIE
Cette année, les plages ont été
engraissées et régalées.
Le régalage est une première
depuis la construction
des plages publiques.
SAISON ESTIVALE
UN ÉTÉ ENTRE SOLEIL, PARASOL ET SABLE FIN !
Les beaux jours sont arrivés apportant avec eux la remise en état des plages publiques et de celles, dites
privées, par la Ville. Et cette année, grâce à la nature, les plagistes pourront se prélasser... entourés de
châteaux de sable !
U
n farniente entre sable et petits
galets. Voilà ce qui attend baigneurs et lézards sur les plages
mentonnaises, et ce, grâce aux importants mouvements de houle qui ont
déposé des matériaux sablonneux.
Face à cet apport inattendu, la Ville a
donc changé d’option pour la beauté
de ses rivages et confié l’engraissement et le régalage de ses plages à une
société privée pour un montant de
deux-cent-vingt-cinq-mille euros. Le
régalage n’ayant jamais été effectué
depuis la création des premier et
deuxième casiers dans les années 90.
Côté Est, les plages du Fossan, des
Moussaillons (destinée aux accueils
de loisirs) ainsi que les concédées de
la promenade de la Mer se sont refaites une beauté avec du sable local
et bien sûr analysé* car extrait des
travaux de terrassements du parking
souterrain des Sablettes.
Le troisième casier à l’étude
Côté Ouest, le rivage du Borrigo a été
engraissé à l’aide de galets de granulométrie 4/20 sur une bande de huit
mètres de large le long du mur de soutènement de la route départementale. La
surface restante a ensuite été criblée
N°134
en vue d’évacuer les gros éléments
gênants puis régalée afin d’épandre
les matériaux naturels sablonneux.
Même scénario pour la plage du Casino mais sans apport de galets et
avec un espace dédié aux boulistes
et aux volleyeurs.
Autre bonne nouvelle : la Ville relance
l’étude en vue de créer un troisième
casier depuis le torrent du Borrigo
jusqu’au pont de l’Union. Projet dont
le coût, estimé à douze millions d’euros, n’avait pu voir le jour en raison
de la présence de posidonies (herbier
protégé). De récentes analyses ayant
attesté de sa migration au large, la
Ville va donc pouvoir achever la réalisation de ses plages qui avait débuté
dans les années 90. Pour ce faire, les
services planchent sur la création
d’une digue qui serait « immergée à
quatre-vingt-seize mètres au large du
mur de soutènement qui est le seul
moyen d’avoir une nouvelle plage.
Pour l’instant, nous avons reçu un accord
de principe de la part de la Direction
départementale des territoires et de la
mer », explique le Député-Maire.
QUID DU SABLE
DES SABLETTES ?
« J’ai été extrait des profondeurs
du site des Sablettes afin de faire
place au futur parking et stocké
sur le site communal de Garavan,
c’est à dire du futur Hôtel 5 étoiles.
J’ai ensuite été analysé sur un plan
bactériologique par un groupe
d’experts qui m’a déclaré apte au
service. Et pour la petite histoire,
j’ai une particularité qui est celle
d’être gris lorsque je suis sec et
noir lorsque je suis mouillé ! ».
SABLE
STOCKÉ
*Analyses relatives aux déchets dangereux
et inertes et à une utilisation de matériaux
en rechargement de plage.
Menton
mag 15
PATRIMOINE
« Mer et Monts »,
la villa de la Belle
Époque au temps de sa
splendeur originelle.
« MER ET MONTS »
LA DEMEURE S’APPRÊTE À RENAÎTRE DE SES CENDRES
Édifiée par l’architecte Abel Gléna au début du siècle dernier, la villa de la Belle Époque vient d’être acquise
par un amoureux du patrimoine qui va lui redonner sa splendeur d’antan et y fonder un centre à vocation
intellectuelle et culturelle de rayonnement international.
25
En ce 25 mars 2016, Philippe Laïk et Jean-Claude Guibal affichaient la même satisfaction
au moment d’apposer leur signature au bas de l’acte de cession.
16 Menton
mag
mars 2016. Une nouvelle
date à retenir dans l’histoire de Menton. Il s’agit
en effet du jour de la vente du bien
communal « Mer et Monts » à la société Mer et Monts pour un montant
de un million six-cent-mille euros. Un
épilogue heureux pour chacune des
deux parties qui intervient après un
long travail mené avec patience et
minutie par les services de la Ville.
Initié et attentivement suivi par le
Député-Maire, ce projet a pour objectif de réhabiliter la maison principale
conformément aux instructions de
l’architecte des Bâtiments de France :
« En tant que collectivité, nous ne
pouvions nous permettre de restaurer cette belle "baraque" ! Aujourd’hui
je suis heureux car elle va retrouver
toute sa beauté architecturale et y
accueillir un très beau projet culturel.
MAI - JUIN 2016
PATRIMOINE
SI « M ER
ET MONTS »
M’ÉTAIT
CONTÉE…
Il était une fois une famille dénommée Carles qui achète plusieurs
parcelles attenantes, situées route
de Gorbio. En 1882, le sieur Marchais
de la Berge fait l’acquisition d’une
première partie avant d’en devenir
l’unique propriétaire en 1890.
D’ici 2020, édifice et parc auront retrouvé une vie nouvelle.
Un dossier complexe que la Ville aura
porté à bout de bras, mais qui valait la
peine que l’on persévère », soulignait
le premier magistrat au moment de
la signature. Et si Philippe Laïk, le
représentant de la société, affichait
la même attitude sereine, il ne pouvait cacher la lueur d’excitation qui
jaillissait de son regard : « L’exigence
est ma passion et la sauvegarde du
patrimoine mon fer de lance car il est
important d’apprécier la contribution
de nos ancêtres ».
Projet culturel
Visionnaire. C’est ainsi que se décrit
Philippe Laïk lorsqu’il pousse la
porte de sa désormais propriété :
« Ne regardez pas le désastre actuel,
mais imaginez plutôt ce que seront
prochainement ces murs, ces pièces ou
encore ces fresques ». Il est vrai que malgré son état d’extrême délabrement,
cette maison demeure majestueuse
avec ses colonnes, ses hauteurs de
plafonds et ses escaliers. Un lieu
qui a gardé toute son élégance et ne
demande qu’à retrouver son raffinement. Chose qui ne saurait tarder
puisque les travaux devraient débuter d’ici quelques mois, confiés à Rui
Cunha, architecte portugais, professeur d’archéologie et d’architecture.
Sans oublier l’agencement du parc
avec un amphithéâtre et des espaces
à thème.
D’ici 2020, soit plus d’un siècle après
sa construction, « Mer et Monts » devrait donc retrouver toute la beauté
pensée par Abel Gléna, célèbre architecte de la Belle Époque. Sachant
qu’elle est également destinée à accueillir un projet à vocation intellectuelle et culturelle de rayonnement
international.
« Ne regardez pas le désastre actuel, mais imaginez plutôt ce que seront d’ici peu ces murs,
ces pièces ou encore ces fresques » explique Philippe Laïk lorsqu’il ouvre les portes
de sa désormais propriété.
N°134
Quinze ans plus tard, sa veuve,
sa fille et son gendre vendent le
domaine à Charles Smith-Ryland,
un anglais qui fait démolir la demeure (car trop petite). Il fait appel
à Abel Gléna - l’un des architectes
en vogue - pour faire édifier une
somptueuse villa Belle Époque sur
six niveaux hors sol : soit deuxmille-sept-cents mètres carrés de
surface habitable et trois-cents
mètres carrés de terrasse. Un lieu
de villégiature grandiose conçu
pour y recevoir amis et hôtes de
marque, organiser de fastueuses
réceptions et profiter de la douceur
naturelle du climat comme tous
les aristocrates de cette époque.
Mais hélas le vent tourne, faisant
fi de la légèreté du début du XXe
siècle. En 1933, une personne du
nom de Berthe Gastaldy lègue tous
ses biens au Département, en vue
de la création d’un établissement
pour asile de vieillards au lieu-dit
« La Casetta », situé à Garavan.
Ce terrain ne se prêtant pas à cet
aménagement, le conseil général
cherche un lieu plus approprié et
acquiert « Mer et Monts » auprès de
la famille Smith-Ryland en 1940.
Ainsi, précédant le centre pneumologie de Menton-Gorbio, le domaine accueillera les personnes
âgées jusqu’en 1985, date à laquelle il est déclaré non conforme.
La propriété se vide alors peu à
peu de toute vie. Délaissée, elle sera
squattée et livrée à toute sorte de
vandalisme. Il faudra attendre le
début du XXIe siècle pour que le
Département la cède à la Ville de
Menton pour un euro symbolique.
Menton
mag 17
SÉCURITÉ
Effectuées dans des zones
accidentogènes ou des secteurs
plus calmes, les premières
interventions ont été accueillies
avec un immense soulagement
par les riverains. Et suscité
la curiosité des piétons qui n’ont
pas hésité à venir se renseigner.
SÉCURITÉ ROUTIÈRE
CINÉMOMÈTRE À TROIS-CENTS MÈTRES !
Afin d’enrayer la vitesse excessive sur l’ensemble du territoire urbain, la Ville a doté sa police d’une jumelle
laser appelée cinémomètre. En fonction depuis le 15 mars, cet appareil possède une portée de huit-cents
mètres. Explications.
U
n cinémomètre pour faire la
chasse aux conducteurs qui
ont le pied trop lourd. Mais
aussi pour remettre la civilité à l’honneur dans la vie quotidienne des
Mentonnais. Car chacun le constate.
La Ville aussi. C’est lancé haut et
fort dans les réunions publiques de
quartier. C’est signalé à la police
municipale et écrit au Député-Maire :
la vitesse à Menton est en passe de
devenir le fléau du XXIe siècle. Et ce,
malgré l’installation de plateaux
traversants et autres ralentisseurs
Les amendes peuvent aller
de quatre-vingt-dix euros avec un point
de retrait à mille-cinq-cents euros avec
la rétention du permis, voire l’immobilisation
du véhicule si le conducteur en infraction
est seul au moment de son interpellation.
18 Menton
mag
connus par les services municipaux.
Alors, pour tenter de remédier à cette
attitude néfaste et dangereuse pour
tous, la Ville a acquis une jumelle
laser qui possède une portée de
huit-cents mètres pour une fiabilité
optimale dès trois-cents mètres. En
fonction depuis le 15 mars, cet outil
est le tout premier radar de la police municipale qui s’en sert de jour
comme nuit et au minimum une fois
par semaine.
Mode d’emploi
Mobile et posé sur un trépied, le
cinémomètre envoie un laser sur
la plaque d’immatriculation qui
restitue la vitesse au contrôleur.
Trois agents sont positionnés pour
un contrôle qui reste humain car le
conducteur est aussitôt interpellé
avec la possibilité de vérifier sa
vitesse (la marge d’erreur en agglomération étant de 5 km/h). Mais
attention car feu rouge grillé, stop
non marqué, franchissement de la
ligne continue, ceinture ou encore
téléphone, tout est enregistré ! Et le
contrevenant peut également être
soumis au dépistage de l’alcoolémie
par air expiré avec l’accord de l’officier de police judiciaire.
Pour ce faire, Jean-Marc Cazal, chef
de la police municipale, Mylène,
Laurence et Delphine, agents de la
brigade routière, ont été formés à sa
technique ainsi qu’aux procédures
administratives et judiciaires par
James Garnier, directeur de la sécurité publique de la Ville. Depuis le
15 mars, c’est au tour du trio féminin
d’instruire le restant de la troupe ;
les agents de surveillance de la voie
publique (ASVP) ayant d’autres missions à accomplir sur le terrain.
« En effectuant ces contrôles, notre
objectif est de remettre les conducteurs dans la bonne conscience du
code de la route. Car rien n’est plus
regrettable que de devoir annoncer le décès d’un proche, confie le
directeur de la sécurité publique.
C’est en effet très difficile d’expliquer la mort d’un enfant aux parents parce qu’il a été percuté par
un véhicule qui fonçait ou parce
qu’il roulait trop vite… ».
MAI - JUIN 2016
SÉCURITÉ
CRISE MIGRATOIRE
Déjà venu en tant que préfet
des Alpes-Maritimes, Stéphane
Bouillon a retrouvé Menton,
son paysage et son histoire
avec plaisir.
VISITE DU PRÉFET DE RÉGION STÉPHANE BOUILLON
L
e sourire aux lèvres et le regard
bienveillant. C’est ainsi qu’est
arrivé Stéphane Bouillon, préfet
de la région PACA et de la zone de
défense de sécurité Sud, le 14 avril
aux postes frontières de Menton.
Une première visite officielle depuis
sa prise de fonction en août dernier.
Mais à contrario, ce ne fut pas une
réelle découverte du sol mentonnais puisque ce haut fonctionnaire avait été nommé préfet des
Alpes-Maritimes dans les années 90.
Ainsi, deux mois après Bernard
Cazeneuve, ministre de l’Intérieur,
Stéphane Bouillon est venu saluer
les policiers et les gendarmes mobilisés sur le dispositif de rétablissement des contrôles aux frontières. Le
temps d’une matinée, il s’est rendu
au pont Saint-Louis dans les locaux
réhabilités et agrandis de la Police
aux frontières (PAF) avant de pénétrer au sein du célèbre fortin du pont
Saint-Louis. Lequel a été construit
pour accueillir une dizaine de soldats
Le préfet de Région est venu à la rencontre des forces de l’ordre mobilisées
aux frontières mentonnaises.
N°134
De grande taille, Stéphane Bouillon
a dû se baisser pour avancer
dans les couloirs du fortin !
qui a brillamment bataillé lors de la
bataille de Menton de juin 40, empêchant les Italiens de franchir le pont
notamment grâce à une barrière
anti-char qui existe toujours !
Puis retour au XXIe siècle en descendant jusqu’au pont Saint-Ludovic
afin de dialoguer avec les forces de
l’ordre présentes sur ce site et d’aller
à la gare de Garavan afin d’assister au
travail des policiers sur le terrain.
Une visite utile et nécessaire en ces
temps de crise migratoire qui a permis à Stéphane Bouillon d’échanger
longuement sur les contrôles effectués à la frontière avec Adolphe
Colrat, préfet des Alpes-Maritimes,
Éric Ciotti, président du Département et Jean-Claude Guibal, DéputéMaire de Menton.
Menton
mag 19
VIE LOCALE
Giratoire de l’A8
Travaux Département 600 000 €
Aménagement Ville 19 000 €
SŒURS MUNET ET A8
LES NOUVEAUX GIRATOIRES INAUGURÉS
F
luidifier la circulation et sécuriser le périmètre urbain sont les
enjeux de ces deux nouveaux
ronds-points réalisés par le Conseil
départemental et aménagés par
la Ville. Les giratoires des Sœurs
Munet et de l’A8 ont été inaugurés
le 11 avril par Éric Ciotti et Colette
Giudicelli, respectivement président
et vice-présidente du Département,
Jean-Claude Guibal, Député-Maire
de Menton, Patrick Cesari, président
de la Communauté d’agglomération
de la Riviera Française, et de nombreux élus.
Carrefour des Sœurs Munet
Le carrefour des Sœurs Munet fait
partie de la requalification urbaine
de la vallée du Borrigo, effectuée par
le Département depuis 2012 ; l’avenue de Cernuschi étant répertoriée
route départementale 22. Réalisée
entre le mois de janvier 2015 et l’été
2015, cette quatrième étape fait suite
à la modification de feux et de passages piétons, création de stationnements et du giratoire de l’école
élémentaire Anne-Frank ainsi qu'à
l’élargissement des trottoirs piétons.
Son aménagement a été opéré par
le service des Parcs et jardins avec
des Echinocactus grusonii (coussins
de belle-mère), l’une des espèces
les plus connues de cactus originaire
du centre du Mexique. Plantées de
façon concentrique, ces plantes
poussent en s’élargissant jusqu’à un
mètre de diamètre durant une trentaine d’années avant de s’élever.
Giratoire de l’A8
Construit dans un secteur identifié
par le plan de résorption des points
Giratoire des Sœurs Munet - Travaux Département 162 862 € - Aménagement Ville 10 000 €
20 Menton
mag
noirs du Département, le giratoire de
l’A8 était « d’une nécessité évidente »
comme l’a souligné le Député-Maire
avant d’en expliquer son aménagement : « Nous avons souhaité reconstituer un paysage de citronneraie
avec des murets bas en restanque où
s’insèrent trois citronniers cinquantenaires en provenance d’Espagne
plantés dans une prairie fleurie pour
être le plus naturel possible. Arbres
qui seront sans danger dans le temps
car ils ne formeront aucun écran visuel.
À ce sujet, je félicite Ali Boukhadra,
responsable de l’équipe logistique des
Parcs et jardins, pour son excellent travail. D’autre part, nous réfléchissons
à l’aménagement de l’espace situé
sur l’A8 sortie Menton où nous aimerions installer un gros citron orné d’une
feuille en résine afin de résister aux
conditions climatiques ». Et Éric Ciotti
de conclure : « La cité mentonnaise
dispose ainsi d’une entrée de ville emblématique de son identité. Un beau
symbole au moment où le Citron de
Menton est labellisé IGP (identité géographique protégée) ».
MAI - JUIN 2016
HISTOIRE
Après les dépôts de gerbes
et l’hymne national, une minute
de silence a été observée
en mémoire des victimes
de cette tragédie dont les cris
« Halte au feu » résonnent encore
dans notre mémoire collective.
26 MARS 1962
LE DEVOIR DE MÉMOIRE DES PIEDS-NOIRS,
DES HARKIS ET DES ÉLUS
«C
e jour-là, un déluge de
feu et de fer s’est abattu
sur la foule affamée et
assoiffée par l’armée qui bouclait le
quartier de La Poste. Ce crime, dont
aucun responsable n’a été inquiété,
déshonore la France. Le 19 mars, un
cessez-le-feu ? Quel cessez-le-feu ? On
a dénombré plus de victimes après
cette date que durant toute la guerre
d’Algérie ! ».
Ainsi s’exprimait François Alarcon,
président de la Maison du Pied-noir,
lors de la commémoration du 26 mars
1962 qui s’est déroulée au Bastion le
26 mars dernier.
Une cérémonie empreinte d’émotion
et de solennité à laquelle Pieds-noirs
et Harkis avaient convié élus et officiels, dont le Député-Maire JeanClaude Guibal et le Sénateur Colette
Giudicelli, ainsi que les membres du
conseil municipal, les associations
patriotiques et les porte-drapeaux.
Ce drame de la fusillade de la rue
d’Isly qui a fait soixante-deux morts
et cent-cinquante blessés selon l’association des victimes, reste pour
beaucoup le symbole de l’exode
d’un million de Français qui a suivi
les accords d’Évian.
N°134
Une tache sur l’histoire
Jean-Claude Guibal a enchainé en
disant combien il avait été et est toujours bouleversé par la manière dont
avaient été traités les Pieds-noirs et
les Harkis au lendemain de ces accords : « Le problème n’est plus, même
s’il l’a été, de savoir s’il fallait ou non
donner son indépendance à l’Algérie.
Le problème a été et est encore celui du comportement de la France à
l’égard de ceux qui lui avaient fait
confiance et qui s’étaient mis sous
la protection de son drapeau. Avoir
contraint les Pieds-noirs que vous êtes
au déracinement et livré les Harkis à
leurs bourreaux, c’est une tache sur
l’histoire de notre pays. Tache d’autant plus sombre qu’aucune véritable
repentance n’a été exprimée à votre
égard alors que nous en sommes si
peu avares pour d’autres ».
Et de dénoncer la participation
du Président de la République, le
19 mars dernier, aux cérémonies
commémoratives de la signature
des accords d’Evian : « Ce geste de
complaisance à l’égard du pouvoir
algérien bafoue la mémoire de toutes
les victimes des massacres qui intervinrent après le cessez-le-feu, ceux du
9 juillet à Oran et ceux qui ont décimé
les Harkis ».
Un contexte international complexe
Le Député-Maire, membre de la
commission des affaires étrangères
à l’Assemblée nationale, a aussi évoqué les risques qui nous menacent :
« Nous vivons un temps de dangers
extrêmes qui voit se produire sous nos
yeux la dislocation du Levant, la multiplication des attentats en Europe et
l’essaimage du terrorisme islamiste.
Daesh, en quête de nouvelles ressources et déjà fortement implanté
en Libye, est désormais présent en
Tunisie et dans le Sahara algérien. Le
risque est grand que l’Algérie, terre de
tragédies, ne se voie bientôt dans une
situation comparable à celle qu’elle a
connue lors de la décennie noire des
années 90. Si tel devait être le cas, la
France se retrouverait face à un flux
migratoire qui lui poserait plus de
problèmes que celui qu’elle a eu à
connaître récemment ».
Un discours grave, conclu par l’appel
réitéré à ce que soient « reconnues par
notre pays les fautes qu’il a commises
à l’égard de ceux qui ont vécu autrefois
heureux sous le soleil d’Algérie ».
Menton
mag 21
LA RENCONTRE
22 Menton
mag
MAI - JUIN 2016
LA RENCONTRE
« DANS LA VIE IL Y A
UN TEMPS POUR TOUT
ET JE SUIS FIER D’AVOIR FAIT ROUTE AVEC VOUS »
Le 1er avril, après quatorze années de bons et loyaux services, le pasteur titulaire des paroisses de Monaco
et Menton a quitté son ministère pour celui de Châtel-Saint-Denis en Suisse. À mi-chemin de son troisième
et dernier mandat, Didier Meyer a anticipé son départ en son âme et conscience. Une décision mûrement
réfléchie après la célébration de mille-trois-cents cultes et d’une multitude de baptêmes, mariages et
oraisons funèbres. À la fois chaleureux et discret, cet homme à l’humour bien connu laisse un grand vide
dans le paysage mentonnais.
Le 27 mars, l’émotion était vive en
l’Église protestante unie de Menton.
Vos fidèles et vos amis étaient réunis
pour assister à votre dernier culte.
Vous-même aviez la gorge nouée et la
larme à l’œil. Difficile de dire au-revoir ?
Didier Meyer : C’est vrai que prendre
une décision est moins difficile que
de dire au-revoir. D’autant que ces
quatorze années passées ici ont été
riches et intenses. Des instants de
partage qui ne pourront s’oublier
car ils sont ancrés au fond de mon
cœur. Certes mes paroissiens sont
tristes, mais ils comprennent mon
besoin de changement. Vous savez,
il arrive un moment dans la vie où
l’on doit avancer, se renouveler. Un
pasteur est un berger qui mène son
troupeau, et pour continuer, j’avais
besoin de relever un défi ! Mon futur
poste est un challenge qui me plait
(sourires de connivence).
Passer de la Côte d’Azur à la Suisse,
n’est-ce pas trop dur sur un plan
climatique ?
D. M. : N’oubliez pas que je suis
Alsacien de naissance (rires). Mais
il est vrai que ma méditation matinale dans la Méditerranée va me
manquer ! Dorénavant je méditerai
à mille mètres d’altitude face à la
montagne... en pensant au rivage
mentonnais. Mais honnêtement
non, car mon départ pour ChâtelSaint-Denis a été mûrement réfléchi.
Et je suis heureux car je vais de
nouveau enseigner la religion dans
un établissement secondaire.
«
Il est important
de se sentir accueilli
»
Vous êtes né à Haguenau de parents
pratiquants et avez marché sur les
traces de votre frère en découvrant
votre vocation sacerdotale. Vous pouvez développer ?
D. M. : C’est vrai que nous sommes
tombés dedans sans rien demander
et je me souviens que mes parents
m’obligeaient à les accompagner
au temple ! Ma mère avait la foi du
charbonnier, elle ne se posait pas de
questions métaphysiques et avait un
profond respect de la religion et des
gens. Moi je me pose des questions,
plein de questions et ma vocation
est venue au fil du temps. Pour être
pasteur il faut aimer les gens, vivre sa
foi dans le respect de l’autre et savoir
accueillir… car il est important de se
sentir accueilli.
Un dernier message avant de nous
quitter ?
D. M. : Reconnaissance et gratitude
car j’ai été particulièrement gâté sur
le sol mentonnais ! Je remercie toutes
les personnes qui m’ont accordé leur
confiance et je m’en vais en étant
fier d’avoir été le pasteur de Menton.
Fier d’avoir posé une pierre en cette
maison fondée par mes estimés prédécesseurs et il me semble laisser un
terrain favorable à mon successeur,
encore inconnu à ce jour. Dans mes
cartons j’emporte bien sûr de beaux
souvenirs, tels que l’organisation des
concerts qui ont servi à la restauration de l’orgue. Mais également le fait
d’avoir été fait Citoyen d’honneur de
la Commune libre du Careï et plus
récemment, d’avoir reçu la médaille
d’Or de la Ville des mains du DéputéMaire. Et maintenant que je m’en vais,
je peux vous confier tout le plaisir que
j’ai eu à faire un bout de route avec
Jean-Claude Guibal.
Entretien réalisé
par Emmanuelle Carabin
Bien que son départ de Menton soit définitif, le pasteur Didier Meyer a confié qu’il reviendrait
méditer auprès de la Méditerranée et célébrer quelques cultes et cérémonies.
N°134
N°133
Menton
mag 23
ÉDUCATION
À l’école du Careï, les élèves
de Laurent Misset plongent
avec plaisir dans les aventures
de Tiago qui s’adressent
aux élèves de cycle III.
« LES AVENTURES DE TIAGO »
DEUX ALBUMS JEUNESSE ÉCRITS PAR DES ÉCOLIERS
Le voyage initiatique au cœur de la non-violence d’un quatuor d’adolescents de quatre nationalités différentes
est désormais disponible dans cinq écoles et à la bibliothèque municipale, grâce à un don du Rotary club qui a
permis d’imprimer trois-cents BD.
U
n album jeunesse né de l’ambition de faire progresser des
élèves - nouvellement arrivés
en France - dans la maîtrise de la
langue française orale et écrite, tout
en développant un intérêt accru
pour leur langue d’origine garante
de leur identité. Une idée originale
qui fut initiée en 2013 par Marijo
Nardini, enseignante UPE 2A (Unité
pédagogique d’enseignement pour
les élèves allophones arrivants),
avec des élèves de Beausoleil pour
le tome I. Avant de se poursuivre
à Menton avec des écoliers de la
Condamine et d’Anne-Franck-Guillevin pour l’écriture du second tome.
Mais également avec des écoliers
du Careï pour le tournage d’un film
d’animation dans le cadre du projet
Comenius. Aujourd’hui, grâce à un
don du Rotary club de Menton, « Le
mystérieux voyage » et « Arc en ciel et
pardon » - les deux tomes des « Aventures de Tiago » - ont été imprimés à
trois-cents exemplaires.
Disponibles en cinq langues
La moitié a été distribuée dans cinq
établissements primaires de la Ville
(Saint-Exupéry, Careï, Hôtel de Ville, la
Condamine et Anne-Franck-Guillevin).
L’autre moitié sera présentée dans
divers salons du livre. Sachant que
ces albums peuvent lus à la maison
avec toute la famille, puisqu’ils ont
été traduits en italien, portugais,
anglais et corse ; les feuillets transparents ayant été mis en page par
des adultes handicapés.
Au sein de la bibliothèque de l’école du Careï, en présence du Député-Maire, le président
du Rotary Philippe Regoli a remis les trois-cents exemplaires à Marijo Nardini
ainsi qu’aux directeurs des écoles.
24 Menton
mag
Ranim, Daria, Lara, Adam et Thomas, écoliers
du Careï, sont à la fois fiers et heureux d’avoir
participé au tournage du film d’animation
et/ou à l’écriture du tome II.
À l’époque, le tome I avait déjà pu
être imprimé en anglais et en italien
grâce au soutien financier de la Ville.
En 2016, ce projet d’écriture continue
de recevoir l’approbation de JeanClaude Guibal, Député-Maire, et de
Pierre Binet, directeur du service
Éducation jeunesse, car « découvrir
la différence est un enrichissement
pour chacun, à condition que chacun
sache qui il est. Je vous félicite pour
ce très beau travail et vous annonce
qu’on attend le troisième tome avec
impatience ! », a conclu le premier
magistrat lors de la remise des livres
par les membres du Rotary aux différents directeurs des écoles communales.
MAI - JUIN 2016
ÉDUCATION
GRANDE LESSIVE®
Les écoliers de Robert-Debré ont
collé verticalement spaghettis,
plumes, serpentins, tiges
de fleurs ou encore bouts
de laine, car pour que la ligne
balance il fallait qu’elle soit droite !
LES ÉCOLIERS ONT FAIT BOUGER LES LIGNES !
A
ller à l’école pour développer
son imaginaire tout en travaillant sur le graphisme et les
mathématiques. Voilà un programme
qui fut du goût des écoliers des établissements Manon-des-Sources,
Marcel-Pagnol et Robert-Debré. En
effet, en participant à la Grande
Lessive® de printemps - manifestation culturelle internationale biannuelle - ils ont associé apprentissage
scolaire et création plastique produisant ainsi de magnifiques œuvres
picturales qui ont ensuite été accrochées en extérieur, « étendues » sur
un fil à l’aide de pinces à linge !
Depuis sa création en 2006, cet événement a pour objectif de développer
le lien social grâce à la pratique
artistique. Et axés sur une thématique
différente à l’automne et au printemps, les « tableaux » sont présentés
simultanément sur cinq continents,
de façon éphémère et toujours un
jeudi.
Le 24 mars dernier, petits et grands
Mentonnais ont ainsi fièrement présenté leurs dessins, réalisés à partir
de la thématique « faire bouger les
lignes ». L’occasion pour le public
d’admirer une infinie de toiles vivantes, bercées par la douce brise
printanière…
Que ce soit sur le temps scolaire ou celui
du périscolaire, tout l’établissement Debré
a pris un réel plaisir à réaliser de belles
œuvres…
Crayons et feutres ont été pris d’assaut
par cette classe de Marcel-Pagnol qui a
travaillé sur le dessin géométrique, l’art
optique et découvert Victor Vasarely, le père
de l’Op Art bien sûr !
Si la Grande Lessive ® printanière a offert
un étendage intéressant et très coloré, il faut
savoir que cette manifestation biannuelle fait
partie intégrante du Parcours d’éducation
artistique et culturelle de l’école Marcel-Pagnol.
N°134
Menton
mag 25
L'AGENDA DES MANIFESTATIONS À MENTON
MAI 2016
JUIN 2016
Que d'histoires !
50e anniversaire jumelage
Menton-Sotchi
Samedi 21 mai à 15h
Bibliothèque l'Odyssée
Marionnettes pour enfants
Entrée libre sur réservation
04 92 41 76 60
Nuit des musées
Samedi 21 mai de 19h à minuit
04 92 10 50 51
www.menton.fr
Fête des Mai
Dimanche 22 mai de 10h à 19h
Parc du Pian
04 92 41 76 76
Journée nationale du souvenir
des victimes de la Résistance
Mercredi 25 mai à 14h
Place Koenig
Monument de la Résistance
Warhol, Cocteau
et le collectionneur
Mercredi 25 mai de 14h30 à 16h30
Musée Jean Cocteau
Atelier 6 à 12 ans
Tarif 6 € sur réservation
04 89 81 52 56
Concert-examen de Jazz
Elèves du conservatoire
Mercredi 25 mai à 19h
Salle Saint-Exupéry
04 93 35 82 95
Francis Bacon, Monaco
et la culture française
Samedi 28 mai à 15h
Bibliothèque l’Odyssée
Conférence
par Catherine Alestchenkoff
Entrée libre
04 92 41 76 60
Samedi 4 juin
11h cérémonie square Menton-Sotchi
20h soirée de gala au Casino (45 €)
Réservations avant le 25 mai
[email protected]
Jazz d'Onze heures
Samedis 4, 11, 18 et 25 juin à 11h
Place Koenig
Classe de jazz du conservatoire
04 93 35 82 95
Les matinales de Cocteau
Dimanche 5 juin à 11h
Musée Jean Cocteau
Concert gratuit
Brunch 18 €
04 89 81 52 56
Conservatoire
Portes ouvertes
Du 6 au 11 juin
10 Avenue Cochrane
04 93 35 82 95
Je crée mon marque-page
Samedi 18 juin à 15h
Bibliothèque l'Odyssée
Atelier dès 8 ans
Gratuit sur inscription
04 92 41 76 60
Fête de la Musique
Mardi 21 juin
Animations dans la ville
www.menton.fr
04 92 10 50 51
Mémoire du Grand Siècle
à Menton
Samedi 25 juin à 15h
Bibliothèque l'Odyssée
Conférence par Jean-Pierre Frediani
Entrée libre
04 92 41 76 60
Du béton au papier
Mercredi 29 juin à 14h30
Musée Jean Cocteau
Atelier 6 à 12 ans
Tarif 6 € sur réservation
04 89 81 52 56
Les tissus simultanés
Mercredi 8 juin à 14h30
Musée Jean Cocteau
Atelier 6 à 12 ans
Tarif 6€ sur réservation
04 89 81 52 56
Le Cap-Martin
et leurs Altesses impériales
Samedi 11 juin à 15h
Bibliothèque l'Odyssée
Vidéoconférence par Jean-Claude
Volpi
Entrée libre
04 92 41 76 60
76e anniversaire de l'Appel
du 18 juin 1940
Samedi 18 juin à 11h30
Place Koenig
Monument de la Résistance
26 Menton
mag
MAI - JUIN 2016
LES EXPOS
ET AUSSI
Rocailles et rocailleurs
en pays mentonnais
Café de l’emploi
Du 3 juin au 10 septembre
Vernissage 11 juin à 11h
Hôtel d'Adhémar de Lantagnac
Entrée libre
04 92 10 97 10
Écrire avec la lumière
Photos Philippe Chiodi
Du 4 juin au 7 juillet
Vernissage 3 juin à 17h
Bibliothèque l'Odyssée
Entrée libre
04 92 41 76 60
Trésors d’épaves
les routes maritimes
de la méditerranée
À compter du 18 juin
Vernissage 17 juin à 18h
Musée Préhistoire régionale
Entrée libre
04 93 35 84 64
Collection Verbaet
Un regard sur l’art belge
d’après-guerre
Du 25 juin au 10 octobre
Musée Jean Cocteau
Entrée 5 €
04 89 81 52 50
Les riches heures du Festival
de musique
Du 9 juillet au 3 septembre
Vernissage 8 juillet à 17h
Bibliothèque l'Odyssée
Entrée libre
04 92 41 76 60
N°134
Mercredi 1er juin de 14h à 17h
Parvis musée Cocteau
Bureau information jeunesse
Mission locale et Pôle emploi
Apporter CV et clé USB
04 92 10 50 15
[email protected]
Championnat
du pur-sang arabe
de la Méditerranée
et des pays arabes
Samedi 4 et dimanche 5 juin
Stade Rondelli
Office de tourisme
04 92 41 76 76
www.tourisme-menton.fr
www.mentonarabianhorseshow.com
L'Odyssée vers le Bac
La bibliothèque aide
les lycéens à réviser !
Mardi - mercredi - vendredi
de 9h30 à 18h
Jeudi - samedi de 9h30 à 17h
Service gratuit
04 92 41 76 60
NOTEZ-LE
Promenade du Soleil piétonne
Les 22 mai, 5 et 19 juin, la promenade
du Soleil sera rendue aux piétons
dans sa partie comprise entre
les rues Pasteur et Panaïs Israti.
Manifestation suspendue en juillet
et en août et annulée en cas de pluie.
Reprise au mois de septembre
04 92 10 50 50
L'Odyssée à la plage
Lecture gratuite tout l’été
Plage du Fossan
Ouverte 7 jours sur 7
De 9h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h30
17h30 le dimanche
Esplanade Francis-Palmero
04 92 41 76 60
Menton
mag 27
SPORT
Épreuve de natation
pour les pitchouns le 19 juin
dans la baie du Fossan.
AQUATHLON
SECONDE ÉDITION POUR LES PITCHOUNS
L
ancé l’année dernière par le
service des Sports, le deuxième
Aquathlon des pitchouns se déroulera le dimanche 19 juin au niveau
de l’esplanade Francis-Palmero. Gratuite et ouverte aux enfants âgés de
sept à treize ans, cette course mixte
comprend une épreuve de natation
dans la baie de la plage du Fossan
suivie d’une course à pied sur l’esplanade.
Le départ sera donné à 10h pour
les sept, huit et neuf ans qui auront quarante mètres de natation et
quatre-cents mètres de course à pied
à effectuer. À 10h30, les dix et onze ans
batailleront quatre-vingts mètres dans
l’eau et huit-cents mètres à pied. Puis
à 11h, les douze et treize ans s’élanceront pour nager cent-vingt mètres
et courir mille-deux-cents mètres. La
remise des prix étant prévue à 11h30.
EURO FOOT
Les seules obligations étant les pièces
obligatoires à fournir : un certificat
médical incluant la natation et la
course à pied ou une licence sportive
en cours ainsi qu’une attestation de
natation délivrée à la piscine Alex-Jany
par un maître-nageur (attestation déjà
délivrée à de nombreux écoliers et collégiens sur le temps scolaire).
Inscriptions sur place
Préinscriptions au 04 92 10 50 48
REPÈRES mag
MAI
5e Salon de l’auto
Samedi 21 et dimanche 22
Stade Rondelli
Rotary club de Menton
Haltérophilie
Challenge de printemps
Dimanche 22
Athlétic Club Haltérophilie
04 93 35 77 36
S
Une journée « Foot à cinq » devrait de nouveau ravir petits et grands…
uite au maintien de l’état d’urgence sur le territoire national,
les manifestations mentonnaises prévues pour fêter l’Euro 2016
ont été annulées car toute diffusion
de match doit se dérouler dans des
sites fermés. Mais la Ville de Menton,
28 Menton
mag
avec le soutien de sa police, ayant
choisi de maintenir les kermesses
dans les écoles primaires, le service
des Sports envisage d’organiser une
journée « Foot à 5 » en installant sa
structure gonflable sur l’une de ses
installations (date et lieu à venir).
JUIN
Haltérophilie
Championnats
départementaux
Dimanche 12
Athlétic Club Haltérophilie
04 93 35 77 36
Full-contact
Championnat du monde
Samedi 25
Team MB 375 - 06 07 01 14 98
MAI - JUIN 2016
CULTURE
Lucien Clergue et Daniel
Schmitt (autre proche
de l’artiste) en 2013, lors
de la première conférence
au café du musée organisée
dans le cadre des célébrations
du 50e anniversaire de la
disparition de Cocteau.
LUCIEN CLERGUE
POÈTE PHOTOGRAPHE
Jusqu’au 13 juin, le musée Jean Cocteau présente « Donation Lucien Clergue photographies ». L’occasion
de plonger au cœur du tournage du « testament d’Orphée » réalisé dans la région en 1959.
«J
’ai le plus grand respect
pour les poètes parce qu’ils
n’ont besoin de rien (…) Ça
c’est mon ambition, être poète, c’est
le mot majeur. Cocteau m’a donné ce
titre de poète photographe et c’est le
titre dont je suis le plus fier ». Ainsi
s’exprimait Lucien Clergue en 2011,
lors de l’ouverture du musée Jean
Cocteau collection Séverin Wunderman, tout en faisant don de deuxcent-quarante de ses photographies
notamment réalisées lors du tournage du « testament d’Orphée ». Et
dont soixante-dix sont actuellement
exposées au sein du musée.
Picasso, Cocteau et Clergue
Disparu en 2014, cet homme était
la mémoire vivante d’une époque
révolue. En 1956, il rencontre Jean
Cocteau grâce à Pablo Picasso, son
père spirituel, et capte son attention en lui soumettant ses photos.
Nait alors une relation qui durera
jusqu’à la disparition du poète en
1963. Poète, car pour Lucien Clergue,
il s’agit avant tout de poésie : « De
Cocteau, je retiens sa générosité et le
fait qu'il m’ait montré que la poésie
existait dans tout. Et la lire, c'est une
chose, mais la vivre, c’est... exceptionnel ! », confiait-il lors de sa venue à
Menton dans le cadre des célébrations du cinquantième anniversaire
de la disparition de son ami.
De l’ombre à la lumière
Truffaut et Cocteau par Clergue en 1959
N°134
La poésie, il en fait sienne sur le « Testament d'Orphée », où il immortalise
scènes de tournage, de coulisse et de
vie. Et parmi ses trois-mille clichés,
plusieurs inspireront le génie protéiforme lorsqu’il réalisera ses fresques
à Menton et à Villefranche.
Et c’est avec une profonde honnêteté que Lucien Clergue avouait ne pas
savoir ce qu'il serait devenu sans ces
deux merveilleuses rencontres.
D’ailleurs son livre de chevet demeurait « Le passé défini », annoté de
quelques mots de Cocteau envoyés
trois mois avant sa mort : « Vos clichés
valent mieux que mes remèdes ! ».
Tous les jours de 10h à 18h
Sauf mardi, 1er janvier et 1er mai
2 quai de Monléon
04 89 81 52 50
www.museecoteaumenton.fr
BIOGRAPHIE
1934 Naissance en Arles le 14 août
1949 Rudiments de la photographie
1953 Rencontre avec Pablo Picasso
1956 Rencontre avec Jean Cocteau
1959 Photographe du Testament
d’Orphée
1961 Exposition au musée d’art
moderne de New York
1963 Mariage avec Yolande Wartel
1966 Prix Louis Lumière
1980 Chevalier de l’ordre du Mérite
2006 Élu membre de l’académie
des Beaux-arts de l’institut
de France.
2013 Élu président de l’académie
des Beaux-arts
2014 Décès à Arles le 15 novembre
Menton
mag 29
CULTURE
FESTIVAL DE MUSIQUE
Entouré de Paul-Emmanuel
Thomas et Geoffroy Couteau
(pianiste), Jean-Claude
Guibal a conclu la conférence
de presse par cette envolée
de mots : « Magnifiés, exaltés
par l’esprit du lieu, les vents,
les cordes et les chœurs
feront vibrer les âmes ».
HONNEUR AU PIANO
Dévoilé le 25 mars à la villa Maria-Serena, le programme de la soixante-septième édition rendra hommage
au pianiste Sviatoslav Richter tout en accueillant une pléiade de musiciens internationaux sur trois sites
différents.
D
u 30 juillet au 14 août, je serai
à la fois l’élan, la joie, la tendresse, la mélancolie, le talent
et la virtuosité. Qui suis-je ? Le Festival
de musique de Menton ? Bravo ! Vous
avez gagné le droit d’aller chercher
vos places, la location étant d’ores et
déjà ouverte.
Organisé par la Ville et l’Office de
tourisme, ce soixante-septième rendez-vous musical se déroulera sur le
parvis de la basilique Saint-Michel
Archange, au musée Jean-Cocteau
ainsi que sur l’esplanade Francis-
Le dessin original d’Orphée est appliqué
par sérigraphie et l’instrument est signé Cocteau
à gauche du clavier. Ce piano d’exception
existe en série limitée, numérotée
en douze exemplaires.
30 Menton
mag
Palmero. Mondialement connu et fort
apprécié pour sa qualité musicale
et son cadre enchanteur, ce remarquable événement compte également parmi les plus prisés d’Europe.
Piano d’exception
Cet été, la musique classique devrait
de nouveau faire vibrer amateurs et
mélomanes grâce aux prestigieux solistes, aux petits ensembles ou grands
orchestres non moins talentueux. Sachant que le fil conducteur de cette
édition 2016 s’appelle Sviatoslav
Richter (1915-1997), merveilleux
interprète au comportement original, qui fut l’invité du parvis il y a un
demi-siècle. L’occasion de lui rendre
hommage au cours de récitals qui
se feront sur un… « Bösendorfer »
modèle Cocteau, fruit d’une collaboration entre la marque, le musée
Cocteau et le festival : « C’est un grand
honneur pour le Festival de Menton de
collaborer avec Bösendorfer pour ce
piano d’exception. Cocteau a été un
spectateur assidu du festival et le lien
particulier qu’il a entretenu avec la
ville de Menton confère un sens aigu
à ce projet », expliquait le directeur
artistique Paul-Emmanuel Thomas
lors de la conférence de presse.
www.festival-musique-menton.fr
04 92 41 76 76
BIO mag
HISTOIRE DU PIANO
Début 1700 : naissance en Italie du
Gravicembalo col piano e forte par
Bartolomeo Cristofori, qui imagine
un système d’échappement des
marteaux.
Piano-forte : instrument à cordes
frappées, à mécanique légère et à
timbre moelleux qui offre le contrôle
et la nuance de l’interprétation.
1780 : apparition du piano à queue
(issu de la forme du clavecin) puis
du piano carré (bien que de forme
rectangulaire) produits entre autres
par le célèbre facteur Sébastien
Érard.
1900 : le piano supplante le clavecin pour devenir roi au XIXe siècle
car il répond aux attentes des
interprètes sur un plan technique
(puissance et virtuosité).
MAI - JUIN 2016
CULTURE
1946-2016 : UMAM
ACTE II VERSION SCULPTURALE
Cette année la Ville accueille l’exposition anniversaire de l’Union méditerranéenne pour l’art moderne qui
est scindée en trois temps. À compter du 4 juin, la seconde partie présentera des œuvres graphiques et
sculpturales au palais de Carnolès et dans les jardins de la Ville.
Second temps fort
P
En pin naturel, la « Bretagne » de Jérôme Leyre ornera l’esplanade Francis-Palmero.
arrainée par les artistes Pierre
Bonnard et Henri Matisse et
créée par le docteur Raymond
Thomas et le peintre Jean Cassarini,
l’Union méditerranéenne pour l’art
moderne (UMAM) fête actuellement
ses soixante-dix ans à… Menton !
Une idée sympathique et plaisante
d’autant que la Perle de la France a
accueilli treize de ses biennales dont
la toute première en 1951 : « Célébrer
cet anniversaire à Menton était donc
logique et naturel », explique Simone
Dibo-Cohen, commissaire d’exposition et présidente de l’UMAM depuis
2007.
Lancée au mois mars au sein de la galerie d’art contemporain, l’exposition
se poursuivra au palais de Carnolès
et dans les jardins de la Ville à partir
du 4 juin. L’occasion pour le public
de découvrir sculptures et dessins
d’une vingtaine d’artistes plasticiens, tels que Stefano Bombardieri,
Francis Guerrier, Héléna Krajewicz,
Sébastien Zanello ou encore Jérôme
Leyre.
Grâce à sa présidente passionnée et
dynamique, l’une des plus anciennes
associations d’art contemporain
d’Europe a étendu le territoire d’origine des artistes à l’ensemble du bassin méditerranéen et au-delà. Mais
en gardant toujours le même objectif
qui est l’émergence de jeunes et talentueux artistes.
Le gorille et d’autres animaux du plasticien
Stefano Bombardieri seront présentés
devant les deux musées Cocteau.
Ou comment l’artiste sensibilise le public
à la sauvegarde de la planète…
Les œuvres en métal de Sébastien Zanello seront à découvrir au sein des jardins de la Ville.
N°134
Du 4 juin au 28 septembre
Musée des Beaux-arts palais de Carnolès
Vernissage samedi 4 juin à 11h
Tous les jours de 10h à 12h
et de 14h à 18h
Sauf mardis et jours fériés
Entrée 3 €
Gratuit pour les mineurs
Menton
mag 31
MENTONSCOPE
LE PASTEUR DIDIER MEYER A QUITTÉ MENTON
POUR CHÂTEL-SAINT-DENIS
La gorge nouée et la larme à l’œil, Didier Meyer a prêché une dernière fois entouré
de personnalités telles que Jean-Claude Guibal et Martine Caserio, le pasteur de Nice
et quelques membres de la Mentonnaise.
E
n ce jour de Pâques, il régnait
une vive émotion en l’Église
protestante unie de Menton où
une importante assemblée de fidèles
et d’amis était réunie. Didier Meyer,
le pasteur titulaire des paroisses de
Monaco et Menton, célébrait en effet
son culte dit d’au-revoir avant son
départ définitif pour la Suisse. Ainsi, après quatorze années passées à
diriger le temple de la cité du Citron,
cet homme chaleureux, généreux et
discret est désormais le pasteur de
la paroisse de Châtel-Saint-Denis.
Une décision mûrement réfléchie pour
cet Alsacien d’origine et Mentonnais
d’adoption, qui était arrivé à miparcours de son troisième et dernier
mandat. Il emporte avec lui une
foule de souvenirs provenant des
mille-trois-cents cultes officiés, des
multiples célébrations et des belles
rencontres avec la population locale.
À la fin de sa dernière prédication,
Didier Meyer s’est vu remettre la
médaille d’Or de la Ville par le DéputéMaire Jean-Claude Guibal, qui lui
a souhaité bonne route ainsi qu’à sa
femme Carolle et leur fils Tianan.
Pour information, le temple n’accueillera que des pasteurs intérimaires durant l’année à venir.
SOLIDARITÉ : LES CŒURS DU CAMPANIN ONT BESOIN
DE CHAUFFEURS
B
,
ien que l’on soit au XXIe siècle,
nul ne peut prétendre se trouver réellement à l’abri pour
le restant de ses jours. Le fait de se
retrouver un jour dans le besoin, en
grande difficulté ou encore à la rue
peut effectivement arriver à chacun
d’entre nous du jour au lendemain.
Actuellement, cent-soixante-dix
familles mentonnaises - suivies par
les assistantes sociales du Centre
communal d’action sociale de la Ville
(CCAS) - sont dans une situation précaire suite à une perte d’emploi, une
séparation, un veuvage, une petite
retraite, etc. Mais heureusement, les
soixante membres de l’association
Les Cœurs du Campanin veillent
à leur confort vital en effectuant
une distribution de produits alimentaires et de première nécessité
tous les après-midis. Pour ce faire,
chaque matin du lundi au samedi,
une équipe s’active à faire les courses
sur Menton, Monaco et Nice au volant
32 Menton
mag
des deux véhicules frigorifiques.
Tandis qu’une autre prend le relais
pour la distribution au sein du local
qui jouxte la chapelle des Pénitents
noirs. Mais ces âmes charitables
au grand cœur lancent un appel à
l’aide car ils ont urgemment besoin
de petites mains supplémentaires,
notamment pour conduire (permis
B) les véhicules une à deux matinées
par semaine.
Promenade du Val de Menton
04 89 24 37 33
Envie de participer à une action solidaire ? Venez rejoindre Patricia, vice-présidente,
Alain, Philippe, Alain et Jean-Marie, chauffeurs, heureux de donner
de leur temps pour une noble et belle cause !
MAI - JUIN 2016
MENTONSCOPE
IL Y A UN AN NAISSAIT HERMAN K. PALMARO SUR LE SOL
MENTONNAIS !
D
epuis la fermeture de la polyclinique l’Hermitage dans les
années 90, il n’est plus possible
d’accoucher sur le sol mentonnais.
Sauf bien sûr à domicile. C’est ainsi
que le petit Herman K. Palmaro, descendant d’une très ancienne lignée
mentounasc, a vu le jour à Menton
l’année dernière : « J’ai toujours su
que je voulais accoucher à la maison,
et ce, bien avant de rencontrer mon
mari et d’être enceinte. Accoucher à
la maison est une chance car l’on peut
prendre son temps, se mettre dans sa
bulle et accueillir son bébé dans un
environnement calme et apaisant.
C’est donc tout naturellement que j’ai
choisi de mettre au monde mon bébé
dans la ville dans laquelle je suis née
et d’où vient ma famille. Cette ville est
unique, possède une histoire riche et
est constituée de très vieilles familles
mentonnaises. C’est pourquoi il est
important de préserver notre patrimoine. J’ai fait mon suivi de grossesse
Entouré de sa maman et de son papa, Herman fête ses un an avec fierté !
À sa naissance, Herman a naturellement fait la fierté de son grand-père maternel...
à Dubaï où j’habite avec mon mari
Farid tout en communiquant avec ma
sage-femme par courriel afin d’établir
un climat de confiance mutuel. Nous
sommes ensuite venus à Menton
lorsque j'étais enceinte de trentequatre semaines et avons profité de la
ville, de longues promenades en bord
de mer ainsi que de bons restaurants
à deux et en famille bien sûr ! ».
Herman est le fils de Tiffany Palmaro
et le petit fils de Gérard Palmaro,
célèbre tenancier de « La taverne du
port » ! Il est né avenue de Verdun le
28 avril 2015 et pesait 3kg700 pour
49 cm. Toute la rédaction se joint au
Député-Maire pour lui souhaiter un
bon et joyeux premier anniversaire.
COLLÈGE MAUROIS : HEUREUX QUI COMME ÉLÈVES
LATINISTES ÉTUDIENT AU MUSÉE DE PRÉHISTOIRE…
L
Assises sur les marches de l’escalier ou à même le sol du musée qu’importe ! L’essentiel
pour ces élèves de troisième est d’engranger le savoir de Christine Didier et d’Ève Bondroit
à travers les expositions de cette institution.
ancé l’an dernier, le premier partenariat entre l’établissement
secondaire André-Maurois et le
musée de Préhistoire régionale de
la Ville fait fureur auprès des élèves
des classes latinistes de quatrième
et de troisième. Une façon concrète
de s’approprier l’histoire locale et de
N°134
faire du latin une matière… vivante !
Ou comment démontrer, en ces
temps de réforme, que le passé historique est indispensable à l’apprentissage des futurs citoyens.
Mais revenons à nos latinistes passionnés qui vont à la rencontre
d’Auguste, de Carthage ou encore
du théâtre romain grâce à l’exposition permanente du musée Via
Iulia Augusta : « Un espace pédagogique qui rend l’histoire concrète »,
soulignent conjointement Évelyne
Verhaeghe (professeur de latin),
Natacha Adamowicz (documentaliste), Christine Didier (archéologue)
et Ève Bondroit (membre de la
Société royale d’anthropologie et de
Préhistoire de Belgique).
Et que ce soit au sein du collège
ou de l’institution, les séances se
succèdent avec élan et passion stupéfiant ainsi les deux protagonistes
du musée : « Nous n’en revenons pas
de voir des adolescents de cet âge
aussi concentrés, sérieux et cultivés.
Ils nous ont étonnés par exemple
lorsqu’ils ont travaillé sur l'étude des
inscriptions réalisées sur des matières
non putrescibles, car il faut savoir que
l’épigraphie latine ne s’étudie pas
avant l’université ! ».
Menton
mag 33
MENTONSCOPE
ÉGLISE DU SACRÉ-CŒUR : SUBLIME ET CÉLESTE FESTIVAL
DE CHANT ET MUSIQUE SACRÉS
E
En quatre actes, cette nouvelle édition s’est clôturée par un magnifique temps fort grâce
à l’ensemble vocal La Sestina et la formation instrumentale Arco Musica qui ont interprété
le Requiem de Cherubini et le Stabat Mater de Pergolèse.
n quatre ans, le Festival de chant
et musique sacrés s’est forgé
une solide réputation qui lui
permet aujourd’hui de s’inscrire en
tant qu’événement incontournable
de la « Ville d’Art et d’Histoire » qu’est
la Perle de la France. En effet, lancé
en avril 2013 pour permettre la restauration de l’orgue de l’église du Sacré-Cœur, ce festival s’est peu à peu
développé pour devenir une belle et
authentique manifestation dédiée à
la musique liturgique. Et qu’ils soient
régionaux, nationaux ou européens,
ensembles vocaux, formations orchestrales ou encore groupes gospel
invités répondent chaque année
avec un plaisir certain ! Ainsi, cette
quatrième édition a permis aux fidèles amateurs et mélomanes - dont
beaucoup sont des habitués du festival de musique de Menton - de se
délecter de voix cristallines accompagnées de sons purs et divins dans
des œuvres connues mais également
méconnues. Une satisfaction pour
Philippe Guglielmi, curé-archiprêtre
de la paroisse, Anne-Marie et JeanPierre Labouré, directrice artistique
et agent de communication, et les
chanteurs de la chorale Notre-Dame
des Rencontres, tous acteurs de cet
événement musical. Lesquels sont
déjà en train de plancher sur la cinquième édition qui sera de nouveau
organisée avec le soutien logistique
de la Ville.
VIEILLE-VILLE : LES TRADITIONS ANCESTRALES
PERDURENT GRÂCE À UN GROUPE DE MENTONNAISES
L
a commune de Menton possède
ses us et coutumes qui sont
fêtés chaque année comme il
se doit. Mais il existe aussi des traditions qui, hélas, tombent peu à peu
en désuétude. Ainsi par exemple,
les « anciennes » de la vieille-ville
faisaient pendre des draps blancs
sur le parcours de la procession du
Vendredi saint (rue de la Conception,
rampes Saint-Michel, rue Longue,
etc.) sur lesquels elles épinglaient
des fleurs multicolores. Des bougies
étaient également posées ou plus
spécifiquement des lumignons qui
étaient fabriqués avec des coquilles
d’escargot. Jusqu’au XXe siècle, cette
décoration se poursuivait jusque sur
la place du Cap où les fidèles faisaient
une halte pour prier face au reposoir
sur lequel était déposé le Gisant. Jadis existait une chapelle en ce lieu,
ce qui explique la présence d’une
Madone nichée en haut d’un immeuble.
34 Menton
mag
Quelque deux-cents personnes, toutes générations confondues, ont assisté à la procession
du Vendredi saint conduite par le père Philippe, les Pénitents noirs et l’orchestre d’harmonie de La Garde.
Lors de la dernière procession, les
fidèles ont pu découvrir de pâles
images réalisées grâce à quelques
habitantes du quartier Saint-Michel :
« Quand nous étions petites, il y avait
des tentures et des fleurs partout.
C’était magnifique ! Alors oui nous
continuons ce que nous ont transmis
nos aïeuls. Mais il est regrettable que
nous soyons les seules », expliquaient
ces Mentonnaises nostalgiques, voire
attristées…
MAI - JUIN 2016
MENTONSCOPE
L’ÉMOUVANTE OVATION À BERNARD BAUDIN PRÉSIDENT
DE LA FÉDÉRATION NATIONALE DES CHASSEURS
A
ccueillie pour la quatrième fois
au palais de l’Europe, l’assemblée générale de la Fédération
des chasseurs des Alpes-Maritimes
s’est ouverte par un tonnerre d’applaudissements de la part des adhérents et des personnalités invitées. La
raison ? Le départ de Bernard Baudin
en tant que président de la Fédération nationale des chasseurs qui, arrivant en fin de mandat, a décidé de
ne pas se représenter. Déjà regretté,
cet homme aura su faire évoluer la
pratique de la chasse, passant notamment de la chasse « cueillette » à
la chasse « gestion ».
Né à Nice en 1943 et retraité de l’Éducation nationale, Bernard Baudin
devient président de la Fédération
départementale des chasseurs des
Alpes-Maritimes en 1988. Fidèle à sa
passion pour la chasse en montagne,
il préside aux destinées de l’Association nationale des chasseurs de
montagne de 1992 à 2004. Avant
d’entrer six ans plus tard au Conseil
Sur les planches du théâtre Francis-Palmero, le Député-Maire a remis un émail Saint-Michel
à Bernard Baudin en remerciant l’homme et en félicitant le président.
d’administration de la Fédération
nationale des chasseurs (FNC) et
d’en être élu puis réélu président.
Pour information, le nom de son successeur ne sera pas connu avant le
mois de juillet.
CONCOURS PHOTO : SIX AMATEURS PRIMÉS
POUR LEURS « EMPREINTES D’AUJOURD’HUI »
E
n cette matinée du 23 avril,
fierté et satisfaction étaient
palpables au sein du jardin
Serre de la Madone où six lauréats se
sont vus remettre un prix pour leur
participation au dixième Concours
photo organisé par l’École municipale d’arts plastiques de Menton
(ÉMAP). Axée sur la thématique
« Empreintes d’aujourd’hui », cette
À la fois fiers et heureux, les lauréats ont été récompensés sur la terrasse de la maison Serre
de la Madone entourés des membres du jury, des agents de l’ÉMAP et d’élus de la Ville.
N°134
nouvelle édition a permis à ces photographes amateurs de laisser libre
cours à leur imagination et d’offrir
ainsi de magnifiques et intéressants
clichés.
Les trois premiers prix ont été décernés à Jilly Benett, Philippe Chiodi et
Audrey Mauboussin. Le prix spécial
du jury à Michèle Nicol et le coup de
cœur du jury à Patricia Bobillon. Sans
oublier le prix d’encouragement reçu
par Violaine Choquier dans la catégorie jeune.
Créé en 2006, ce concours propose
chaque année un thème différent.
De quoi faire rêver les passionnés à
la recherche du cliché original et naturellement unique ! En attendant la
onzième édition, ces photos primées
sont à découvrir jusqu’au 23 mai au
sein du domaine créé par Lawrence
Johnston.
Menton
mag 35
PHOTOSCOPE
ATTENTATS DE BRUXELLES
Le 25 mars, au pied du monument du roi Albert 1er, officiels et Mentonnais ont rendu hommage
aux victimes des attentats du 22 mars. Trois gerbes ont été déposées par Jean-Claude Guibal,
Député-Maire, Marcel Bar, président de l’association les Amitiés Belges et le comte François
Lippens, Consul général de Belgique, et Colette Giudicelli, Sénateur et vice-présidente du
Département.
JOURNÉE NATIONALE
DE LA DÉPORTATION
RENCONTRES NAUTIQUES :
QUATRIÈME ÉDITION
Ambiance chaleureuse et sportive le 30 avril sur le quai
Napoléon III où curieux et passionnés avaient hissé les
voiles dans la baie de Menton. Ainsi, régates et parades
côtières de bateaux traditionnels et classiques, concours
de pêche, démonstrations sur le plan d’eau par les associations nautiques locales ou encore sorties en mer ont
réjoui participants et partenaires ainsi que Club nautique
de Menton et les Voiles Latines, organisateurs. Heureusement car le 1er mai, le trente-cinquième challenge Ford,
régate de voiliers HN série habitable, a dû être annulé en
raison des fortes rafales de vent.
36 Menton
mag
La cérémonie commémorative du 71e anniversaire de la
libération des camps de concentration s’est déroulée dimanche 24 avril au pied du monument de la Résistance.
La gerbe de la Ville a été déposée par Jean-Claude Guibal,
Député-Maire, celle de l’Union locale des associations
de combattants du mentonnais par Mireille Jourdan,
Madeleine Symoens, Jacqueline Gaulon et Jean Bodino.
Les gerbes du Conseil départemental et de la Préfecture
par Colette Giudicelli, Sénateur et vice-présidente du
Département et Véronique Laurent-Albesa, sous-préfet
Nice-Montagne.
MAI - JUIN 2016
VIE COMMERÇANTE
VIE COMMERÇANTE
Valentina boutique
La Caz’amis
Nouveau • Prêt à porter femme
Nouveau • Restaurant cuisine traditionnelle maison
4 avenue Félix Faure - 09 82 30 48 20
Ouvert du lundi au samedi
9h30-12h30 / 15h30-19h30
Fermé lundi matin
11 rue Trenca - 04 22 16 23 85
Ouvert du lundi au samedi - 6h30-18h
Petit déjeuner - Déjeuner - Salon de thé - Bar
Voodoo Lab
GiFi
Changement d’adresse • Tatouage
12 rue Lorédan Larchey
04 93 41 34 33
Sur Rendez-vous
Ouvert du mardi au samedi
14h-19h
Nouveau • Des idées de génie
Nouvelle génération du concept
Quartier Saint-Roman - Route de Sospel
Ouvert du lundi au samedi - 9h30-19h30
Dimanche 10h-12h30 / 14h-18h30
Parking - Deux heures gratuites
Dans le cadre de sa nouvelle formule, cette rubrique présente les informations pratiques (activité, adresse, numéro de téléphone, horaires si mentionnés) des commerces et professionnels assimilés de Menton. Elle recense les nouvelles installations,
changements d'enseigne ou réouvertures, que nous mentionnerons volontiers dans un prochain numéro - sous réserve de place
disponible - en nous les signalant, à l'exemple des commerces ci-dessus, par email : [email protected].
N°134
Menton
mag 37
EXPRESSION POLITIQUE
UNIS
POUR MENTON
RASSEMBLEMENT BLEU
MARINE POUR MENTON
En 2017, pour la 7e année consécutive, les taux
d’imposition n’augmenteront pas à Menton malgré la baisse de 3 millions d’euros des dotations
d’État. Mieux, nous maintiendrons nos investissements pour 16 millions d’euros, ainsi que
les subventions aux associations et aux écoles
publiques comme privées. Près de 8 millions
d’euros seront consacrés à notre cadre de vie.
Nous poursuivrons et améliorerons encore les
événements culturels, sportifs et touristiques,
qui font l’attractivité de notre cité. Dit autrement,
oui, ce budget 2017 est un tour de force dans le
contexte économique actuel. Et oui, il n’y a que
nos opposants politiques pour ne pas s’en satisfaire. Car pour le reste, tous les Mentonnais, qui
nous ont élus en majorité pour ces bons résultats,
y trouveront leur compte.
Chers amis, en ce début d'année le budget 2016
a été voté. Les élus RBM se sont abstenus mais
il faut reconnaître que tout n'est pas négatif et
ce n'est pas parce que nous sommes dans l'opposition qu'il faut systématiquement s'opposer
à tout...Notre ville va s'embellir et se doter par
exemple des installations annexes du port de
garavan, le projet de logements du haut carei et
plus de 8 millions d'euros pour l'amélioration du
cadre de vie, chaussées, trottoirs, parcs et jardins.
Nous pensons que la municipalité en place exerce
de gros efforts malgré les baisses de dotation de
l'état .
Il faut simplement avoir le courage et l'honnêteté
de le reconnaître.
MENTONNAIS
ENSEMBLE
RASSEMBLEMENT
RÉPUBLICAIN MENTONNAIS
LES ÉLUS DE LA MAJORITÉ MUNICIPALE
THIERY GAZIELLO ET IRIS FERRARI
CLAUDE CALVIN ET PHILIPPE BRIAND
PATRICE NOVELLI ET JEAN-CLAUDE CHAUSSENDE
Un budget voté… sans nous : Outre un endettement accru pour financer des parkings exploités
ensuite par un prestataire privé, la majorité réitère son choix de subventionner 6 fois plus un
petit mentonnais scolarisé dans l'école privée de
la ville qu'un écolier de nos 17 écoles publiques.
Chacun appréciera l'usage des deniers publics.
Un sable noirâtre vient engraisser la plage des
Sablettes. Sans contrôle bactériologique, ce
sable un temps stocké à Garavan, est directement
issu de l'excavation du parking.
Une opposition toujours bâillonnée dans les publications de la ville. 800 malheureux caractères
ici, rien dans le Menton Infos ni sur le site de la
ville. La loi exige pourtant que nous puissions
partager avec vous nos remarques et nos propositions alternatives.
Lors de la séance du Conseil Municipal du 7 Avril
dernier, la majorité municipale a adopté son budget.
Notre groupe s'est abstenu car nous l'avons
trouvé peu passionnant et manquant d'ambition malgré l'autosatisfaction affichée... Nous
regrettons qu'aucun projet n'ait été prévu pour
les adolescents de 14 à 18 ans pour lesquels des
lieux d'animation et de rencontre font cruellement défaut.
Les taxes locales n'ont pas été augmentées,
heureusement dirons nous, au moment où notre
ville commence à vendre de son patrimoine et
se permet de se priver de 200 000 euros annuels
de recettes en accordant la gratuité de loyer à
Sciences Po, institution pourtant non dénuée de
moyens.
38 Menton
mag
MAI - JUIN 2016
ÉTAT-CIVIL
Les municipalités n'ont pas obligation de transmettre l'avis de naissance à la ville de résidence des parents. Si vous
souhaitez que la naissance de votre enfant soit mentionnée dans cette rubrique, adressez-nous copie de l'acte de
naissance. Nous nous ferons un plaisir de le publier.
Les naissances, mariages et décès nous ayant été communiqués après le 30 avril 2016 seront publiés dans le
prochain numéro.
TOUS NOS VŒUX DE BONHEUR ET DE RÉUSSITE À :
Sacha Deremarque, né le 12 février
Giulia Medjian, née le 15 février
Valentin Uscher, né le 21 février
Mathias Guibert, né le 26 février
Lyam Viale, né le 26 février
Raphaël Millet, né le 27 février
Valentin Billy, né le 3 mars
Sacha Pansier, né le 8 mars
Saya Tiscar-Astasio, née le 11 mars
Vincenzo de Tournebu, né le 30 mars
Vyn Brancato, né le 1er avril
Orestis Fotopoulos, né le 4 avril
Giuliano Macchia, né le 6 avril
Lola Guignot, née le 22 avril
NOUS AVONS APPRIS AVEC JOIE LE MARIAGE DE :
Antonia Triglia et Yassine Riahi, le 1er mars
Rene Richani et Michel Guieu, le 5 mars
Séverine Pagliaccia et Thomas Cesaroni, le 19 mars
Cindy Barré et Anthony Greco, le 26 mars
Catherine de Garate et Hélène Larcade, le 16 avril
Lilas Bouchemit et Emmanuele Cacace, le 23 avril
Morane Cuisinier et Kévin Caraviello, le 30 avril
Mathilde Tanguy et Florian Giovannone, le 30 avril
Annick Ciantelli et Frédérick Reichheld, le 30 avril
ILS NOUS ONT QUITTÉS :
En mars 2016
Micheline Charles, née Olivier
Paul-Joseph Miglioretti
Italia Lovotti, née Velluti
Jean-Marc Berthelot
Catherine Senise, née Merlino
Roger Pacchiaudi
Bruno Lia
Antoinette Torres, née Ripoll
Paul Pascal
Danielle Martin, née Demczuk
Renée Grimelli, née Claudel
Armand Bicchieri
Albert Vandecasteele
Gérard Gacon
Paule Maurin, née Damele
André Joho
Hélène Arnaud, née Trepp
Liliane Ravary, née Robardet
Renée Chevalier, née Guyard
Louise Abraham, née Weisse
Yvette Costa, née Sagnes
Elisabeth Demailly
N°134
Charlotte Laurens, née Ghersi
Jean Latino
Anaïs Rougé
René Dubuc
Marcel Lerévérend
Simone Paturaux, née Tudury
Lucienne Bloch, née Pinault
Aïcha Mallah, née Abdessemed
Solange Dessenne, née Lemaire
Gérald Soirat
Marie Sachier, née Palmero
Remigis Cigliutti
Annunziata Artieri, née Morosino
Yvonne Vassout, née Leroy
Davide Antoniotti
Serge Buffi
Marie-Thérèse Bourlet, née Houdart
Augustin Muratore
EN AVRIL 2016
Sylvie Poiré, née Dieppe
Maria Zavatta, née Mancuso
Dora Laffont, née Ambrosi
Daniel Sciamanna
Daniel Favre
Danielle Ritorto, née Kremesch
Bernadette Rebière, née Monteverdi
Yvon Cuypers
Elise Aragno, née Déous
Octave Gaglione
Clément Cymbler
Camillo Caroni
Albine Bombardini, née Roques
Pierre Membré
Armando Paoli
Didier Joossen
Claude Midol-monnet
Arlette Tocho, née Cailly
Francine Garuti, née Verda
Lydie Auer
Jeanne Duborper, née Smal
Elise Pellegrini, née Panizzi
Bernard Bonnet
Menton
mag 39
EXPOSITION PHOTOS
Donation Lucien Clergue
23 AVRIL - 13 JUIN 2016
MUSÉE COCTEAU
COLLECTION SÉVERIN WUNDERMAN
Lucien Clergue - Cocteau et le Sphinx (Détail) - © Atelier Lucien Clergue