Génétique et Comportement MEX002CM 1. Introduction a
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Génétique et Comportement MEX002CM 1. Introduction a
Génétique et Comportement MEX002CM 1. Introduction a/ Historique Francis Galton _Figure marquante de la psychologie anglaise de fin 19ème _Etude des traits de personnalité _Transmission des caractères mentaux _Nouvelle méthodologie : la biométrie : caractères quantitatifs mesurables par des méthodes statistiques (corrélation) _1869 : l’hérédité du génie : les caractères héréditaires sont permanents et fondent les différences entre les races. _1883 : père de l’Eugénisme : science de la sélection de la race (amélioration). _Etude des jumeaux pour pouvoir estimer la part due aux gènes : nature de la part due à l’environnement : nourriture. _Etude génétique des comportements en vogue dés les années 60 avec Fuller et Thompson. _Depuis 15 ans, la génétique moléculaire s’est développée, beaucoup de chercheurs tentent de déterminer les gènes de certains comportements : beaucoup de médiatisation avec quelques dérapages. b/ Généralités Hérédité : Transmission des caractères par les parents à leurs descendants. Les parents transmettent un patrimoine héréditaire composé des gènes qui se trouvent dans le noyau et peuvent être variables : à un même gène différents variants ou allèles. Génotype : ensemble des gènes-> peu influençable par l’environnement : fixe. Phénotype : expression du génotype : expression des gènes reçus. 2. Gènes et comportements Le phénotype comportemental peut être étudié à deux échelles : a/ Echelle phylogénétique Permet de comparer différentes espèces sur un laps de temps assez long. En général un comportement est caractéristique d’une espèce car il est issu de processus évolutifs. En étudiant le comportement de différentes espèces, on peut retrouver la phylogénie en fonction du temps. b/ Echelle d’un individu (cf poly) Phénotype comportemental : ensemble de structures neuro sensorimotrices à fonction générale ou très spécifique. c/ Comprendre et schématiser comment sont mis en place les réseaux neuronaux. Conception génétique gère Gènes SN Fonctions de l’organisme (comportement) Rétroaction Stress Apprentissage Réflexes de survie Conception épigénétique Il y a une certaine plasticité dans la mise en place du système nerveux P1 + E1 + G1 P2 + E2 + G2 P3 + E3 + G3 P= Les gènes s’expriment au premier stade zygote E= Environnement G= gène Il n’y a que les synapses stimulées par des facteurs expérimentaux qui subsistent jusqu’à la fin. Ex : cache sur l’œil des chatons chaton aveugle. Etude des clones : si on compare l’organisation des synapses, on en a deux différentes. Si on prend des vrais jumeaux humains ou monozygotes, les circonvolutions crâniennes sont différentes, l’environnement joue sur l’organisation du SN. _Si on reprend notre premier schéma en le complétant : Par le développement Gènes + Environnement SN Fonctions de l’organisme (comportement) Evolution Système de rétrocontrôle permanent. 3. Gènes et environnement 2 types de caractères : qualitatifs et quantitatifs ou traits complexes. Traits/ caractères : Déterminés par : Influence de l’environnement : Maladies/ troubles qualitatifs Un seul gène Faible _mucoviscidose _daltonisme _trisomie 21 _syndrome du X faible _forme précoce d’alzeimer quantitatifs ou complexes Plusieurs gènes Forte _maladies cardiovasculaires _tendances dépressives _autisme _forme tardive d’alzeimer Phénotype= génotype+ environnement La génétique quantitative _Comparaison dans la population Ex : étude de la taille des étudiants de l’amphi : courbe de variation des caractères avec une moyenne et une variance. _Equation base en génétique quantitative : Vp = Vg + Ve Vp,g ,e= variabilité dans la population, due au génotype, à l’environnement. _Héritabilité : Déterminer pour un trait donné l’influence des gènes, rapport entre la part d’influence des gènes et la variabilité totale du génotype. H2= Vg /Vp 0<H2<1 H2= 0 Caractère qui dépend peu des gènes H2= 1 Caractère qui dépend des facteurs génétiques Vg= Va, Vi, Vd Les gènes peuvent s’additionner, mais ne sont pas neutres les uns par rapport aux autres. Vp= Vg +Ve+ covariance (G+E) Méthode des adoptions et études sur les jumeaux à qui les enfants vont ressembler ? S’ils ressemblent à leurs parents biologiques= effet des gènes… et vice versa _Certains biais qui ont une importance dans le développement : Pas de placement au hasard Effet de l’environnement prénatal qui joue sur le développement de l’enfant après sa naissance Effet du nombre de placements de l’enfant Age où sont placés les enfants Les jumeaux monozygotes ont le même patrimoine héréditaire : clones _On va comparer l’évolution des caractères entre vrais et faux jumeaux élevés par leurs parents (même environnement) _Comparaison des comportements entre vrais et faux jumeaux adoptés dés leur naissance ou la première année dans des foyers différents (environnement supposé différent) Calcul de l’héritabilité de nombreux caractères : Ex : extraversion : 0,5 ; Tempérament névrotique : 0,46 ; QI : 0,6 Problèmes de méthodologie liés aux jumeaux : _Echantillonnage non représentatif d’une population Ex : étude sur l’orientation sexuelle masculine Mono, Homo Dizygotes Non jumeaux 52% 22% 9% Conclusion des auteurs : Orientation liée à des facteurs génétiques Mais de nombreux biais : On donne un sens aux articles pour le coup médiatique Ils ont fait passé des annonces dans des journaux gais : public qui a assumé son homosexualité o Environnement familial : libéralisme différent Différence d’environnement entre non jumeaux (décalage) Existence d’un « contexte jumeau » : les parents les harmonisent. Influence entre les jumeaux : un dominant Environnement prénatal différent dans le ventre de la mère. Dates de divisions cellulaires o Précoce 4 jours : Pas de développement de l’embryon, annexes embryonnaires différents o 4-8 jours : Tas de cellules évoluées, annexes communes o Tardives : plus de 8j : Partage de toutes les annexes, partage sanguin (extrême : siamois) Méthodologie idéale : Prendre des dizygotes et monozygotes à différenciation précoce avec annexes différentes. 5. Dérives et dérapages A partir des années 90, engouement médiatiques pour toutes les études qui recherchent un déterminisme génétique. Puis arrive des études sur les traits de personnalité : le gène du divorce chez Elle, gène de l’attrait à la nouveauté, la violence et la criminalité, l’homosexualité, l’alcoolisme. (Lire la courbe en cloche, H2 du QI= 0,8 selon les auteurs) Tendance actuelle : Il n’y a pas de linéarité gène- comportement. Ce sont des réseaux de gènes et des réseaux de facteurs environnementaux qui vont agir sur le cerveau en développement et influencer le comportement.
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