SCHEMA GENERAL D`ASSAINISSEMENT
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SCHEMA GENERAL D`ASSAINISSEMENT
Département de la Haute-Savoie ---Communauté de Communes du Canton de Rumilly Commune de Sâles ---- SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT Rapport d’étude - Décembre 2002 Agence de CHAMBERY - Savoie Technolac BP 318 - 73375 LE BOURGET DU LAC - Tél.: 04 79 26 46 00 - Fax: 04 79 26 46 08 [email protected] COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES SOMMAIRE 1 Introduction .........................................................................................................3 2 Données générales sur l’assainissement ..........................................................5 2.1 Données générales sur l’assainissement collectif ........................................5 2.1.1 Réglementation de l’assainissement collectif .........................................5 2.1.2 Règlement d’assainissement collectif......................................................8 2.2 Données générales sur l’assainissement non collectif.................................8 2.2.1 Rappel sur l’assainissement autonome ...................................................8 2.2.2 Prétraitement.............................................................................................8 2.2.3 Epuration et évacuation ...........................................................................9 3 Eléments de connaissance de la zone d’étude................................................12 3.1 Situation géographique ...............................................................................12 3.2 Géologie........................................................................................................13 3.2.1 Contexte...................................................................................................13 3.2.2 Formations affleurantes .........................................................................13 3.3 Hydrogéologie .............................................................................................15 3.4 Hydrographie, qualité et objectifs de qualité du milieu récepteur..........15 3.4.1 Qualité actuelle et objectifs de qualité des cours d’eau .......................15 3.4.2 Estimation des débits d’étiage ...............................................................18 3.4.3 Les cours d’eau sur la commune de Sâles.............................................20 3.5 Usages et contraintes du milieu naturel ....................................................22 3.5.1 Les zones naturelles protégées ..............................................................22 3.5.2 Captage et ressource en eau potable .....................................................23 3.5.3 Usages et contraintes du milieu sur la commune de Sâles..................24 3.6 Données socio-économiques.......................................................................26 3.6.1 Population et occupation des sols .........................................................26 3.6.2 Définition des volumes et charges à traiter en situation future ..........28 3.7 Présentation des systèmes d’assainissement .............................................30 3.7.1 Assainissement collectif .........................................................................30 3.7.2 Diagnostic des équipements existants dans les zones non collectées.31 4 Faisabilité de l’assainissement individuel .....................................................34 4.1 Données générales sur l’épuration des eaux usées par le sol...................34 4.2 Aptitude des sols – Filières conseillées ......................................................34 SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 1 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES 4.2.1 Méthodologie de choix de filières .........................................................34 4.2.2 Sondages et tests d’infiltration...............................................................36 4.3 Contraintes d’habitat...................................................................................37 4.4 Cartographie – Filières ................................................................................38 4.4.1 Descriptif .................................................................................................38 4.4.2 Harmonisation des cartes des sols existantes .......................................38 5 Scénarii d’assainissement envisageables .......................................................40 5.1 Eléments généraux ......................................................................................40 5.1.1 Coûts utilisés dans l’étude des scénarii d’assainissement collectif.....40 5.1.2 Coûts des scénarii non collectifs............................................................42 5.2 Scénarii d’assainissement envisagés sur la commune de Sâles................43 5.2.1 Hameaux ou quartiers où le scénario de l’assainissement collectif est envisageable ou prévu............................................................................43 5.2.2 Hameaux ou quartiers où seul le scénario de l’assainissement non collectif a été envisagé ............................................................................45 6 Conclusion..........................................................................................................47 SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 2 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES 1 Introduction Aujourd’hui, se pose le problème pour 17 communes de la Communauté de Communes du Canton de Rumilly de traiter les effluents collectés conformément aux normes et à la réglementation en vigueur (en application de la Loi sur l’Eau de janvier 1992). Une réflexion globale préalable est nécessaire pour appréhender cet objectif de façon réfléchie et concertée de manière à optimiser l’investissement et à limiter les coûts de fonctionnement. Pour appuyer ces réflexions, les communes ont souhaité que soit défini un schéma général d’assainissement dont l’objectif ultime est de proposer un scénario de traitement cohérent des effluents permettant de répondre à l’ensemble des contraintes : - protection du milieu récepteur - respect de la réglementation - adaptation technique - coût d’investissement et charge d’exploitation adaptés aux moyens des collectivités Le schéma général d’assainissement vise à répondre aux obligations réglementaires définies dans le cadre de la Loi sur l’Eau du 3 janvier 1992. Il comprend un diagnostic de l’état actuel et l’établissement du zonage de l’assainissement pour chacune des 17 communes. Il définit ainsi, sur chaque territoire communal : - des zones d’assainissement collectif où la collectivité doit assurer la collecte des eaux usées domestiques et le stockage, l’épuration et le rejet ou la réutilisation de l’ensemble des eaux collectées - des zones relevant de l’assainissement non collectif où la collectivité est seulement tenue, afin de protéger la salubrité publique, d’assurer le contrôle des dispositifs d’assainissement, et, si elle le décide, leur entretien SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 3 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES La méthodologie générale proposée pour cette étude s’articule autour des interventions suivantes : - Phase 1 : réalisation du diagnostic de la situation existante, recueil de données, faisabilité de l’assainissement autonome et analyse du milieu récepteur - Phase 2 : élaboration de différents scénarii et études comparatives - Phase 3 : choix d’un scénario et élaboration du schéma directeur d’assainissement - Phase 4 : mise à l’enquête publique pour le zonage Le présent document est un rapport d’étude qui concerne la commune de Sâles. Il est établi à la suite du recensement des documents et des informations générales disponibles auprès des différents services et des communes. Il s’appuie également sur les informations recueillies au cours de nos études et visites de terrains. Il est organisé de la façon suivante : - rappel du cadre réglementaire de l’assainissement collectif et non collectif - présentation des principaux éléments de connaissance de la zone d’étude - état de l’assainissement existant - étude de l’aptitude des sols à l’assainissement non collectif - proposition de scénarii d’assainissement SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 4 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES 2 Données générales sur l’assainissement 2.1 Données collectif générales sur l’assainissement 2.1.1 Réglementation de l’assainissement collectif La loi sur l’eau n° 92.3 du 3 janvier 1992 et ses décrets d’application contraignent les communes à certaines obligations par rapport à leur système d’assainissement collectif. - les communes doivent obligatoirement prendre en charge les dépenses relatives aux systèmes d’assainissement collectif, c’est-à-dire l’ensemble des équipements de collecte et de traitement des eaux (Article 35 loi sur l’Eau n°923) - les communes faisant partie d’une agglomération dont la pollution produite correspond à une population comprise entre 2 000 et 10 000 équivalents habitants doivent être équipées d’un système de collecte des eaux avant le 31 décembre 2005 (Article 8 du décret 94-469 du 3 juin 1994) - les communes faisant partie d’une agglomération dont la pollution produite correspond à une population comprise entre 2 000 et 10 000 équivalents habitants doivent être équipées d’un système de traitement secondaire des eaux usées avant le 31 décembre 2005 (Article 9 du décret 94-469 du 3 juin 1994) - lorsque les eaux usées sont collectées et rejetées dans des eaux douces, les communes faisant partie d’une agglomération dont la pollution produite correspond à une population inférieure à 2 000 équivalents habitants doivent être équipées d’un système de traitement des eaux usées avant le 31 décembre 2005 (Article 10 du décret 94-469 du 3 juin 1994) SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 5 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES - le raccordement des immeubles aux égouts disposés à recevoir les eaux usées domestiques sur lesquels ces immeubles ont accès, est obligatoire. Tous les ouvrages d’amenée d’eaux usées à la partie publique du branchement sont à la charge du propriétaire. La commune contrôle la conformité des installations correspondantes. (Article L.33 et suite Code de la Santé Publique) - tout déversement d’eaux usées autres que domestiques, dans les égouts, doit être préalablement autorisé par la collectivité à laquelle appartiennent les ouvrages qui seront empruntés par les eaux usées avant de rejoindre le milieu naturel (Article L.35-8 code de la Santé Publique). L’ensemble de ces obligations est géré par des prescriptions administratives et techniques : § les installations d’assainissement font l’objet d’une autorisation ou d’une déclaration selon la nomenclature définie au décret 93-743 du 29 mars 1993, rubriques : - 2.2.0 : rejets - 5.1.0 : stations d’épuration - 5.2.0 : déversoirs d’orage - 5.4.0 : épandage des boues Les dossiers d’autorisation sont complétés par un document d’incidence et soumis à enquête publique. § selon s’ils sont soumis à autorisation ou à déclaration, les obligations de résultat des ouvrages d’assainissement sont fixées de la façon suivante : - ouvrage soumis à autorisation : l’Arrêté du 22 décembre 1994 prescrit un rejet dont les caractéristiques sont décrites ci-après : · < 25 mg/l de DBO5 ou > 70% d’abattement de la DBO5 reçue · < 125 mg/l de DCO ou au moins 75 %d’abattement de la DCO reçue · éventuellement concentrations de rejet sur l’azote et le phosphore si la zone de rejet est sensible à ces paramètres L’arrêté d’autorisation de rejet fixé par le service de la police des eaux pourra prescrire des concentrations de rejets plus sévères. SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 6 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES - ouvrage soumis à déclaration : l’Arrêté du 24 juin 1996 prescrit un rejet dont les caractéristiques sont décrites ci-après : · abattement d’au moins 30% de la DBO5 reçue et de 50% de MES si le traitement est physico-chimique · < 35 mg/l de DBO5 ou abattement d’au moins 60% de la DBO5 et de la DCO si le traitement est biologique Ces exigences pourront être renforcées ou étendues à d’autres paramètres par le service de la police des eaux afin de respecter les objectifs de qualité des cours d’eau. les ouvrages d’assainissement font l’objet d’un programme de surveillance de la part de l’exploitant ou de la commune. § Selon s’ils sont soumis à autorisation ou à déclaration, le protocole de surveillance est décrit par l’arrêté du 22 décembre 1994 (Autorisation) ou l’arrêté du 21 juin 1996 (Déclaration). L’auto surveillance nécessite l’enregistrement des paramètres de fonctionnement des différents ouvrages de système de traitement. Le contrôle du rejet est assuré de la façon suivante : - ouvrage soumis à autorisation : l’Arrêté du 22 décembre 1994 prescrit le protocole de surveillance annuel décrite ci-après : · station d’épuration de capacité comprise entre 2 000 et 10 000 équivalents habitants : . enregistrement des débits en continu . 12 bilans entrée/sortie sur le MES . 4 bilans entrée/sortie sur la DBO5 . 12 bilans entrée/sortie sur la DCO . 4 analyses sur les boues Le programme d’auto surveillance sera validé par le service chargé de la police des eaux. - ouvrage soumis à déclaration : l ‘Arrêté du 21 juin 1996 prescrit le protocole de surveillance annuel décrit ci-après : · station d’épuration de capacité comprise entre 1 000 et 2 000 équivalents habitants : 2 fois par an, un bilan portant sur les paramètres pH, débit, DBO5, DCO, MES. · station d’épuration de capacité < à 1 000 équivalents habitants : 1 fois par an, un bilan portant sur les paramètres pH, débit, DBO5, DCO, MES. SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 7 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES 2.1.2 Règlement d’assainissement collectif Les droits et devoirs des usagers de l’assainissement collectif doivent être précisés dans le règlement local de l’assainissement. Ce document défini en particulier les rejets autorisés selon la nature du réseau et de l’installation de traitement finale. Les industriels et apparentés peuvent constituer des exceptions compte tenu de la nature et du volume des effluents rejetés. Dans ce cas, il est tout à fait indispensable de définir les conditions de raccordement pour la mise en place d’une « Convention de rejet » entre l’industriel d’une part, et le Maître d’ouvrage des réseaux et de la station d’épuration (commune et/ou syndicat) d’autre part. Pour les établissements relevant des installations classées pour la protection de l’environnement, la réglementation défini exactement le cadre de la négociation de ces conventions. 2.2 Données générales sur l’assainissement non collectif 2.2.1 Rappel sur l’assainissement autonome Les assainissements individuels sont régis par l'arrêté du 6 mai 1996, dont les modalités d'application ont été reprises par la norme AFNOR DTU 64.1 Ils doivent assurer l'épuration et l'évacuation des eaux usées d'origine domestique. Dans tous les cas, ils comprennent au minimum : - un dispositif de prétraitement constitué par une fosse septique toutes eaux - un dispositif d'épuration et d'évacuation, fonction des conditions de sol et de relief 2.2.2 Prétraitement La « Fosse Septique Toutes Eaux » recueille les eaux vannes (W-C) et les eaux ménagères. Son volume est d'au moins 3 m3 pour les logements jusqu'à 5 pièces principales (nombre de chambres +2), il est augmenté de 1 m3 par pièce supplémentaire. Il s'y déroule deux types de phénomènes : - un phénomène physique de clarification par décantation des matières en suspension les plus lourdes (boues) et dégraissage par flottation (les graisses rendues par les eaux forment en se refroidissant une croûte en surface) SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 8 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES - un phénomène chimique avec digestion anaérobie des boues (début de dégradation de la charge organique) La « Fosse Septique Toutes Eaux » assure uniquement un prétraitement nécessaire au bon fonctionnement du système d'épuration. Pour que la fosse soit efficace, les eaux usées doivent y séjourner assez longtemps. Son volume est prévu pour que les eaux usées d'une famille moyenne y séjournent au moins 3 jours. Elle doit être contrôlée et vidangée tous au moins tous les 4 ans : en effet, les boues et graisses diminuent son volume utile ; si celui-ci est trop réduit, les eaux usées sortant de la fosse risquent d'être trop chargées en graisse et en matières en suspension qui peuvent colmater le dispositif d'épandage. Il existe d'autres systèmes de prétraitement, mais moins performants (fosse septique, épurateur biologique à boues activées ou à cultures fixées), utilisés sous réserve d'acceptation par les services compétents dans certains cas particuliers (réhabilitation). La « Fosse Septique Eaux Vannes » ne recevant que les eaux de W-C., est admise exceptionnellement dans le cas de rénovation d'installations anciennes, si elle est complétée par un bac séparateur à graisses pour les eaux ménagères. Le préfiltre a pour rôle de limiter les conséquences d’un relargage accidentel de matières en suspension en quantité importante suite à un dysfonctionnement hydraulique. Il présente également l’intérêt d’éviter le départ de particules isolées de densité proche de 1, susceptibles d’obturer les orifices situés en aval. Il doit pouvoir être nettoyé sans occasionner de départ de boues vers le massif filtrant. Il doit effectivement se bloquer et donc déborder en cas de problème. 2.2.3 Epuration et évacuation Un épandage souterrain est constitué par des tranchées filtrantes, lorsque les conditions de sol (profondeur, perméabilité, absence de nappe) et de relief le permettent. Il assure l'épuration et l'évacuation des effluents. Les tranchées filtrantes peuvent être remplacées par divers dispositifs pour pallier certaines contraintes du sol (tertre filtrant, sol reconstitué, filtre à sable drainant). Ces dispositifs n'assurent que la fonction traitement. Ils nécessitent donc un dispositif d'évacuation des eaux (puits d'infiltration ou rejet vers le réseau hydrographique). Les puisards ou puits d'infiltration, ne sont que des procédés d'évacuation, sans épuration, et ne peuvent être utilisés qu'à la sortie d'un dispositif de type filtre à sable drainé après autorisation préfectorale. SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 9 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES Les figures 2-a et 2-b page suivante présentent la composition du dispositif théorique d'assainissement autonome. SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 10 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES Fig. 2-a : exemple d’une filière d’assainissement autonome avec épandage en tranchée Fig. 2-b : exemple d’une filière d’assainissement autonome avec filtre vertical drainé SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 11 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES 3 Eléments de connaissance de la zone d’étude 3.1 Situation géographique Fig. 3-a : localisation de la commune dans la zone d’étude SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 12 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES Tableau 3-a : données géographiques générales Canton Localisation Rumilly - 1 km au nord-est de Rumilly - rive gauche du Fier - rive droite du Chéran Altitude (mairie) 410 m Superficie 921 ha 3.2 Géologie 3.2.1 Contexte Le relevé géologique local figure sur la feuille XXXIII-31 au 1/50 000 du BRGM. La zone d’étude est située dans une entité géologique appelée dépression molassique. Ce large bassin sépare le massif du Jura à l’Ouest et ces derniers chaînons (Gros Foug, Montagne de Cessens, Montagne des Princes) du massif des Alpes (zones subalpine) à l’Est. La dépression molassique tient son nom de la molasse, roche d’âge miocène qui constitue son substratum rocheux. En surface, elle est revêtue de formations quaternaires où prédominent les moraines würmiennes. 3.2.2 Formations affleurantes § La molasse La molasse couvre environ 1/5ème de la zone d’étude. Elle constitue le substratum de la dépression molassique. Déposée au Burdigalien supérieur (environ 20 millions d’années), elle forme un gré gris verdâtre ou gris bleu à ciment calcaire. Ces matériaux affleurent sur les parois encaissées du Chéran et du Fier jusqu’à Saint André (commune de Val de Fier) et sur d’importantes surfaces principalement à Marcellaz, Boussy, Moye et Massingy. § Le calcaire Le calcaire est présent sur la façade Ouest de la zone d’étude. Il affleure sur les pentes et sommets de la Montagne des Princes, du Gros Foug et de la Montagne de Cessens. Les zones habitées, concernées par cette roche à l’affleurement, sont peu nombreuses. Il s’agit des hameaux les plus élevés de Moye, Massingy, Lornay et Val de Fier. SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 13 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES § Les moraines würmiennes Elles sont essentiellement représentées sous le faciès de moraines de fond, parfois revêtues de moraines de retrait. Ces formations sont constituées d’alluvions argilo-terreuses à blocs. Leur extension est généralisée sur la zone d’étude où courent plus des 2/3 de la surface totale. § Les alluvions modernes Ces formations plus marginales sont représentées localement par des sables et graviers (Sud Est de Rumilly) ou par des argiles tourbeuses (marais de Bloye et de Marcellaz-Albanais). Fig. 3-b : extrait de la carte géologique BRGM n°XXXIII-31 Légende Fz Alluvions modernes G3 : Formations glaciaires würmiennes (moraines argilo-terreuses à blocs) m1b Burdigalien supérieur : grès molassique vert ou ocre n Calcaires et calcaires marneux du crétacé SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 14 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES 3.3 Hydrogéologie Les massifs du Gros Foug et de la Montagne des Princes sont parcourus par des réseaux karstiques aquifères. Ces réseaux donnent des sources en pieds de versants avec des débits irréguliers et une grande vulnérabilité vis-à-vis des pollutions. La molasse, quel que soit son âge, donne des sources nombreuses et peu variables, mais de débit toujours faible. Les graviers interglaciaires constituent des aquifères parfois étendus et donnent des sources de bon débit. 3.4 Hydrographie, qualité et objectifs de qualité du milieu récepteur La zone d’étude appartient au bassin hydrologique du Fier, affluent du Rhône. Les principaux affluents du Fier sont : - en rive gauche : . Le Chéran (qui conflue à l’amont de Rumilly avec le Dadon et La Néphaz) . Le Parmand - en rive droite : . La Morge . Le ruisseau d’Essert 3.4.1 Qualité actuelle et objectifs de qualité des cours d’eau La Communauté de Communes du Canton de Rumilly est concernée par le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) du bassin Rhône Méditerranée Corse. Le SDAGE, institué par la Loi sur l’Eau du 3 janvier 1992, fixe les orientations fondamentales d’une gestion équilibrée de la ressource en eau sur le bassin, définit et harmonise les objectifs de quantité et de qualité des eaux, ainsi que les actions à mener pour les atteindre. Il vise à assurer : - la préservation des écosystèmes aquatiques, des sites et zones humides... - la protection contre toute pollution et la restauration de la qualité des eaux SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 15 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES - le développement et la protection de la ressource en eau - la valorisation de l'eau comme ressource économique et la répartition de cette ressource Tous ces objectifs doivent satisfaire aux exigences de la santé publique et des différents usages de l'eau (AEP, agriculture, pêche, industries, loisirs...). Pour satisfaire ces objectifs, l'Agence de l'Eau, appuyée par la DIREN, a mis en place un réseau national de bassin pour surveiller la qualité des cours d'eau et définir des objectifs à atteindre. Dans le but de rendre ces résultats lisibles pour le plus grand nombre d'utilisateurs et pour permettre leur transcription cartographique, des grilles de qualité des eaux superficielles sont éditées par l'Agence de l'Eau et le Ministère de l'Environnement. Elles fixent pour chaque paramètre les seuils de nuisances définissant cinq classes de qualité, symbolisées selon un code couleur officiel. La grille d’appréciation de la qualité des cours d’eau est présentée dans le tableau 3-b page suivante. SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 16 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES Tableau 3-b : grille de la qualité des eaux superficielles (valeurs exprimées en mg/l) Classe de qualité (couleurs de référence) Paramètres pH O2 mg/l O2 sat (%) 1A Excellente 6,5 à 8,5 >8 >90 1B Bonne 6,5 à 8,5 6à8 70 à 90 2 Passable 6,5 à 8,5 4à6 50 à 70 3 Médiocre 5,5 à 9,5 3à4 30 à 50 T° <20 20 à 22 22 à 25 25 à 30 MES DCO DBO5 <30 <20 <3 <30 20 à 30 3à6 <30 30 à40 6 à 10 30 à 70 40 à 80 10 à 25 >70 >80 > 25 NH4 < 0,5 0,5 à 1.5 1.5 à 4 4à8 >8 NO2 NO3 N1 <0,1 <2 N2 0,1 à 0,3 2 à 10 N3 0,3 à 1 10 à 25 N4 1à2 25 à 50 N5 >2 >50 NTK <1 1à2 2à6 6 à 12 >12 PO4 P1 <0,1 P2 0,1 à 0,5 P3 0,5 à 1 P4 1à2 P5 >2 Pt <0,05 0,05 à 0,2 0,2 à 0,5 0,5 à 1 >1 CLA1 CLA2 CLA3 CLA4 CLA5 <10 10 à 60 60 à 120 120 à 300 >300 Chlorophyle a § pH § Caractère acide ou alcalin des eaux. § MES : Matières en suspension Forme de l’azote - Azote ammoniacal : forme NH4 - Azote Kjeldahl NTK : quantité d’azote exprimée en N correspondant à l’azote organique N- NH2 et à l’azote ammoniacal - Azote nitrate NO3- et nitrite NO2- : formes minérales oxydées Poids, volume et nature minérale ou organique des particules véhiculées par les eaux usées. § DBO5 : Demande Biochimique en oxygène Consommations d’oxygène en 5 jours, à 20°C, résultant de la métabolisation de la pollution biodégradable par des microorganismes de contamination banale des eaux. § DCO : Demande chimique en oxygène Consommation d’oxygène dans les conditions d’une réaction d’oxydation, en milieu sulfurique, à chaud et en présence de catalyseur. § Hors classe Formes du phosphore - Orthophosphate : forme la plus courante PO43- (70% du total) - Phosphore total : somme du P contenu dans les orthophosphates, les polyphosphates et le phosphate organique SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 17 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES En complément du SDAGE établi à l’échelle du bassin Rhône Méditerranée Corse, deux documents précisent les données existantes : - Les « Objectifs de qualité des cours d’eau » - échéance 2005 pour le département de la Haute Savoie (document annexé à l’arrêté préfectoral n°97839 du 24 décembre 1997) - Le Contrat de Rivière Chéran réalisé sous la Maîtrise d’Ouvrage du SMIAC (Syndicat Mixte Intercommunal pour l’Aménagement du Chéran). Une campagne de mesures de la qualité des eaux a été organisée dans le cadre de l’élaboration du Contrat 3.4.2 Estimation des débits d’étiage Pour étudier l’acceptabilité du milieu récepteur vis-à-vis des rejets des filières d’assainissement (autonomes ou collectives), une campagne de mesures des débits en période d’étiage apparent a été entreprise sur l’ensemble de la zone d’étude. Seuls ont été appréhendés les cours d’eau susceptibles de recevoir les rejets de filières de traitement et pour lesquelles aucune donnée existante n’était disponible. Au total, une soixantaine de mesures a été réalisée. A partir de ces résultats, l’acceptabilité du cours d’eau en terme de charges polluantes rejetables sera estimée. Ce calcul permettra dans le cadre de l’étude des scénarii : - de vérifier que les projets sont compatibles avec les contraintes fixées pour le milieu récepteur - d’adapter le cas échéant le scénario aux contraintes du milieu (limiter le nombre d’habitations susceptibles de rejeter des effluents en bloquant les possibilités d’urbanisation ou indexer le niveau de traitement aux contraintes fixées Dans l’étude des scénarii d’assainissement présentée au chapitre 5, les scénarii d’assainissement collectif avec rejet en milieu hydraulique ont été écartés lorsque les cours d’eau ne présentaient pas un débit d’étiage suffisant pour garantir une bonne dilution des eaux usées traitées rejetées. Le schéma page suivante illustre l’intégration de la contrainte de qualité du milieu récepteur dans l’étude des scénarii. Dans cet exemple, le niveau de traitement est ajusté à l’acceptabilité du milieu. Dans certains cas, il sera également nécessaire de bloquer l’urbanisation, donc l’augmentation de la charge polluante. SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 18 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES Fig. 3-c : ajustement théorique du niveau de traitement d’un hameau à l’acceptabilité du milieu Rejet 100 kg DBO5/j Déclassement du cours d’eau Flux admissible : 10 kg DBO5/j solution Rejet 100 kg DBO5/j Création d’un ouvrage d’épuration rendement 90% Flux rejeté net 10 kg DBO5/j Amélioration de la qualité Flux admissible : 10 kg DBO5/j SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 19 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES 3.4.3 Les cours d’eau sur la commune de Sâles Le tableau et la figure ci-après présentent le contexte hydrologique des cours d’eau s’écoulant sur la commune de Sâles. Tableau 3-c : principaux paramètres de qualités et objectifs de qualité des cours d’eau sur Sâles Qualité actuelle et objectifs 3 à l'amont de Hauteville/Fier 2 à l'aval de Hauteville/Fier Qualité actuelle* Le Fier Objectif de qualité** 2 (de confluence ruisseau du Marais Paramètre déclassant _ de l'Aile à confluence Morge) Remarques : Eutrophisation de faible intensité ou importante mais occasionnelle à l'aval de Hauteville qualité mesurée en hiver 1998 pour le SMIAC (étude IRAP) Le Chéran (aval Marigny) physicochimie : 1B hydrobiologie : 2 Qualité 1994* 1B Objectif de qualité** 1B Paramètres déclassants mise en évidence en hiver 1998 dans l'étude IRAP hydrobiologie *qualité actuelle dite de référence d'étiage (mise à jour en 1994) **objectifs de qualité fixés pour l'échéance 2005 par l'arrêté préfectoral n°97-839 du 24/12/97 SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 20 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES Fig. 3-d : hydrologie sur la commune de Sâles En concertation avec les services de la MISE 74, les valeurs de débit mesurées à l’automne 2001 ont été corrigées pour obtenir des valeurs de débit d’étiage fiables. Toutes les mesures présentées sur la carte ci-avant doivent être divisées par un coefficient correcteur de 4,5. SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 21 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES 3.5 Usages et contraintes du milieu naturel 3.5.1 Les zones naturelles protégées La zone d’étude comprend différentes zones naturelles remarquables. Elles correspondent à des écosystèmes très diversifiés, de la pelouse sèche des versants calcaires ensoleillés des montagnes aux zones humides des vallées. Ces espaces et les espèces particulières qui les ont colonisés sont aujourd’hui menacés par le développement de l’activité humaine. Pour les préserver, différentes procédures ont permis d’inventorier certains de ces milieux et localement de les classer. Les différentes zones naturelles d’intérêt particulier de la zone d’étude sont présentées ci-après et classées en fonction de procédures dont elles ont fait l’objet. Les orientations finales de l’étude de schéma directeur d’assainissement devront tenir compte de ces zones naturelles et seront compatibles avec la réglementation propre à chacune d’elle. 3.5.1.1 Les ZNIEFF (Zones Naturelles d’Intérêt Faunistique et Floristique) Les ZNIEFF sont des zones naturelles inventoriées du fait de leur intérêt faunistique et floristique particulièrement remarquable. Cet inventaire, commandé par le Ministère de l’Environnement, a été réalisé par l’Etat avec le concours de la Région Rhône Alpes de 1982 à 1988 (réactualisé depuis). Les différentes zones repérées sont classées en ZNIEFF de type 1 ou ZNIEFF de type 2 selon leur taille : - Les ZNIEFF de type 1 correspondent à des surfaces de petite à moyenne taille (de quelques ares pour un petit marais à quelques centimètres d’hectares pour un vallon d’altitude). Elles sont caractérisées par la présence d’espèces, d’associations d’espèces ou de milieux rares menacés (mare, étang, lac, prairie humide, tourbière, forêt, lande). Ces zones sont particulièrement sensibles à des équipements ou des transformations du milieu - Les ZNIEFF de type 2 sont constituées par des grands ensembles naturels riches et peu modifiés, offrant des potentialités biologiques importantes (massif forestier, massif montagneux, vallée, plateau, confluent…) Remarque : L’inventaire des ZNIEFF est dépourvu de valeur réglementaire sanctionnée par un texte opposable au tiers. Il constitue néanmoins un outil de connaissance indispensable pour statuer sur l’emplacement et/ou l’adaptation de futurs aménagements sur les différentes communes du Canton. SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 22 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES 3.5.1.2 Les Arrêtés de Biotope Dans chaque département, le préfet peut fixer par arrêté les mesures tendant à favoriser sur tout ou partie du territoire la conservation des biotopes nécessaires à l’alimentation, à la reproduction, au repos, à la survie des espèces dont les listes ont été fixées réglementairement. 3.5.1.3 Les sites Natura 2000 La directive « Habitat » n°92/43/CEE du 21 mai 1992 de la Commission européenne met en place à l’échelle de l’Europe une politique de conservation des habitats naturels de la faune et de la flore sauvage afin d’assurer le maintien de la biodiversité. Les zones d’habitat d’intérêt européen abritant les espèces énumérées dans l’annexe de la directive devront faire l’objet d’une protection et d’une gestion visant à maintenir des milieux propres au développement et à la survie de ces espèces. Ces zones constituent un réseau écologique européen dénommé « Natura 2000 ». A terme, la transposition en droit français de la directive « Habitat » permettra d’entériner cette démarche et d’entreprendre avec des financements, des mesures de gestion et de protection de ces espèces. 3.5.2 Captage et ressource en eau potable La Communauté de Communes du Canton de Rumilly contient une quantité très importante de captages pour l’alimentation en eau potable. En effet, 45 captages sont recensés. 30 d’entre eux ont des périmètres établis et ont fait l’objet d’une D.U.P. (Déclaration d’Utilité Publique) et d’un arrêté préfectoral. Les contraintes générales liées aux périmètres de protection établis sont les suivantes : - Périmètre de protection immédiat : toutes activités strictement interdites - Périmètre de protection rapproché : sont interdits généralement toutes constructions nouvelles, tous rejets d’eaux usées traitées, toutes excavations… - Périmètre de protection éloigné : aucune interdiction possible, respect scrupuleux de la réglementation générale uniquement L’ensemble de ces contraintes a des conséquences directes sur la faisabilité de l’assainissement qu’il conviendra de décrire au cas par cas. SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 23 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES 3.5.3 Usages et contraintes du milieu sur la commune de Sâles Les données concernant les usages et contraintes du milieu récepteur sur la commune de Sâles sont présentées dans le tableau 3-d ci-après et la figure 3-e page suivante. Tableau 3-d : description des usages et contraintes du milieu naturel sur Sâles Zones naturelles protégées Z.N.I.E.F.F. de type 1 Gorges du Fier Z.N.I.E.F.F. de type 2 non Arrêtés de biotiope non Zones NATURA 2000 non Utilisation des cours d'eau Baignade non AEP non industrie hydroélectricité sur le Fier Zones inondables Aucune délimitation de zone inondable n'est recensée sur la commune Captages utilisés pour l'alimentation en eau potable Nom des captages Ducruet/Gaudin Utilisation (régie ou gestion déléguée) Forages de Val de Fier Procédures en cours terminée DUP * 30/12/00 SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 24 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES Fig. 3-e : extrait cartographique des contraintes du milieu naturel sur la commune de Sâles SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 25 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES 3.6 Données socio-économiques 3.6.1 Population et occupation des sols 3.6.1.1 Population La population de la Communauté de Communes atteint au recensement de 1999 : 22 170 habitants. On observe pour l’ensemble des communes une très forte croissance démographique depuis 1975. Cette augmentation est très régulière dans l’ensemble, à raison d’environ 2% par an depuis 1975. Cette tendance devrait se prolonger à moyen terme. Ainsi, nous pourrons prévoir environ 26 000 habitants à l’horizon 2020. Les données du dernier recensement de l’INSEE en 1999 sont recensées dans le tableau 3-e page suivante. 3.6.1.2 Urbanisme Un rencontre avec les élus de la commune a permis de faire le point sur l’occupation des sols et les perspectives d’urbanisation sur la commune. Cet aspect de l’étude est important. Il nous permet d’apprécier les potentialités d’évolution de la commune en terme de population et de charges futures de pollution à traiter. Il participera également au choix du mode d’assainissement de tel ou tel secteur. Les principaux objectifs communaux définis en terme d’urbanisme sont présentés dans le tableau 3-e page suivante. SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 26 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES Tableau 3-e : démographie et perspectives d’urbanisation à moyen terme sur Sâles Démographie* Population en 1999 en 1990 en 1982 1548 1388 1050 Densité en 1999 168 hab/km² Variation absolue de 1990 à 1999 160 Augmentation en % de 1990 à 1999 11% Taux de variation annuel de 1990 à 1999 de 1982 à 1990 de 1975 à 1982 1,22% 3,55% 2,95% Logements* Nombre total de logements 557 Résidences principales 511 Résidences secondaires 33 Taux de résidences secondaires 6% Logements vacants 13 * données communiquées par l'insee à l'issu de recensement de 1999 Urbanisme Documents existants P.O.S approuvé le 28.08.94 dernière révision : 10.09.98 Développement majoritairement sur : Projets d'urbanisme - le chef-lieu - Clarafond Ailleurs sur la commune, les possibilité d'urbanisme devraient être plus limitées, en continuité avec le bâti existant . environ 450 habitants . environ 150 logements Evolution future maximale prévisionnelle (échéance 2020)** Total : environ 2000 habitants environ 700 logements ** Calcul effectué à partir des projets d'urbanismes et des perspectives d'évolution de la population sur la base des données de l'Insee SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 27 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES 3.6.2 Définition des volumes et charges à traiter en situation future 3.6.2.1 Consommation en eau potable – situation actuelle Le tableau 3-f ci-après présente les consommations en eau potable de la commune en situation actuelle. Il mentionne également la liste des gros consommateurs d’eau de la commune qui nous a été communiquée par cette dernière ou par l’exploitant du réseau. Cette liste nous permet de définir une estimation de la répartition de l’eau potable : - eau potable à usage domestique et assimilé - eau potable à usage agricole - eau potable à usage autre (process industriel par exemple) La consommation moyenne par habitant est calculée après avoir retranché les volumes consommés par les gros consommateurs. 3.6.2.2 Calcul des volumes d’eaux usées rejetés au réseau Le volume d’eaux usées domestiques théoriquement collecté est déterminé à partir du taux de raccordement de la population et en considérant un taux de retour au réseau. Ce taux de retour est un facteur qui apprécie la fraction de l’eau consommée qui n’est pas retirée au réseau car utilisée à des fins d’arrosages, de lavages extérieurs… Nous avons ainsi considéré un taux de retour de 90%. 3.6.2.3 Principaux établissements gros consommateurs Les entreprises pouvant générer une pollution susceptible de contribuer à un impact sur le milieu récepteur ou à un mauvais fonctionnement d’une unité de traitement ont fait l’objet d’une enquête par courrier. Le questionnaire a été dressé à ces établissements, il comporte les rubriques suivantes : - la description succincte de l’activité de l’entreprise - une estimation de la pollution produite - la destination des rejets - la description des traitements des eaux usées s’il en existe - le type de déchets produits et leur destination SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 28 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES - l’évolution prévisible de l’activité à l’avenir Nous listerons les propositions d’amélioration immédiate s’il y a lieu (mise en place de prétraitement par exemple). En outre, nous apporterons une appréciation de la pollution rejetée, et la compatibilité de ces rejets avec le fonctionnement des dispositifs de traitement ou la protection du milieu naturel. Le cas échéant, nous préciserons aux communes les établissements avec lesquels il semble nécessaire de mettre au point une convention de rejet permettant de définir clairement les charges et volumes maximums admissibles dans le réseau collectif ainsi que la participation financière de l’établissement aux coûts d’investissement et d’exploitation. 3.6.2.4 Définition des volumes d’eaux usées sur la commune en situation future Le tableau 3-f ci-après présente un récapitulatif de la situation actuelle et future prévisible compte tenu des éléments suivants : - Population totale prévisible à terme (définition dans le tableau 3-e au paragraphe 3.6.1.) - Actuellement sur la commune de Sâles : . environ 174 abonnés ne sont pas raccordés à l’assainissement collectif . environ 412 abonnés sont raccordés ou raccordables à l’assainissement collectif Nous retenons le ratio de 150 l/j/hab pour tenir compte d’une éventuelle augmentation de la consommation (valeur standard) Le tableau ci-après présente les consommations théoriques à moyen terme à prévoir. Tableau 3-f : consommation d’eau potable à prévoir en situation future Consommation en eau potable en situation future Population future (échéance 2020) 2000 habitants Ratio de consommation retenu 150 l/jour/habitant Rejet d'eaux usées à usage domestique et apparenté (échéance 2020) 300 m3/jour soit environ 110000 m3/an SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 29 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES 3.7 Présentation des systèmes d’assainissement 3.7.1 Assainissement collectif Les données concernent les infrastructures existantes sur la commune de Sâles sont présentées dans le tableau 3-g page suivante. Tableau 3-g : descriptif de l’assainissement collectif sur la commune de Sâles Description du réseau d'assainissement collectif Nature Longueur (m) Répartition Matériau Séparatif 17960 100% PVC + amiante ciment +fonte Unitaire 0 0% Total 17960 100% Référence Débit des pompes Postes de relevage ou de refoulement 3 PR de Provonge 18 m / h PR entée STEP 30 m 3 / h Remarques . 2 pompes identiques . Présence d'un trop plein . 2 pompes identiques Traitement secteurs raccordés environ 20000 EH à l'origine la station était prévue pour traiter les effluents de l'élevage porcin associé à la fromagerie. Aucun de ces effluents n'est aujourd'hui raccordés à la station qui fonctionne en sous charge Capacité Coopérative laitière Type Traitement biologique et physicochimique pour les phoshates Principaux ouvrages . . . Mesure de débit continu + présence d'un préleveur équivalente entre les eaux municipales et de la coopérative Anomalies . Problème d'eaux parasites, clarificateur sous dimensionné au niveau hydraulique . Arrivée irrégulière des effluents de la coopérative Type Remarques . Proportion commune de Sales (secteur de Cruet) commune de Boussy (quasi totalité de la commune) 500 EH actuellement (250 EH de Boussy, 250 EH de Sales) 750 EH prévus à moyen terme après extension des réseaux de Boussy Capacité Traitement biologique par lits à macrophytes Principaux ouvrages Station de Rumilly . Dégrilleur automatique sur effluents communaux . Dégraissage Aérateur / Décanteur ( traitement biologique ) Ajout FeCl3 ( chlorure ferrique ) pour les phosphates Remarques Communes raccordées Station commune à Sales et Boussy (SIVU) Le traitement est réalisé par la station d'épuration de la coopérative laitière de Sales Les effluents raccordés sont : ' - effluents domestiques du bourg de Sales et des hameaux périphériques (environ 50% en volume) - effluents issus de la coopérative laitière (environ 50% en volume) . Dégrilleur automatique sur effluents communaux . Dégraissage . lits plantés de roseaux station mise en service en 2001 27 abonnés de Sales sont raccordés au réseau d'assainissement de la commune de Rumilly (23 sur Couty et 4 sur Beau Soleil) Etat des raccordements au réseau collectif Nombre d'abonnés à l'eau potable 586 Nombre d'abonnés raccordés 412 Taux de raccordement théorique 70% Projets définis Raccordement à la station de la coopérative laitière des secteurs de sur le Roti, Gaudin, le Pessey, Germonex et Exuel SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 30 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES 3.7.2 Diagnostic des équipements existants dans les zones non collectées 3.7.2.1 Méthodologie Afin de connaître l’état actuel des infrastructures d’assainissement autonome existantes, il a été procédé à une enquête auprès des particuliers non raccordés. Cette enquête a été réalisée selon le schéma suivant : - envoi de questionnaire et d’une lettre explicative de la Mairie co-signé - dépouillement des questionnaires et établissement d’un état récapitulatif statistique Les questionnaires ont été distribués par les services municipaux courant juillet 2001. 3.7.2.2 Résultats obtenus pour la commune de Sâles Sur l’ensemble des habitations concernées par l’assainissement autonome, le taux de réponse a été de 70% Un dépouillement et une analyse statistique ont été réalisés sur un échantillon de 153 enquêtes. Sur les enquêtes retournées en mairie, 13 n’étaient pas exploitables ; le propriétaire ne connaissant pas ses installations ou est raccordé à l’assainissement collectif. 3.7.2.3 Equipements en prétraitement Fosse étanche 5% Fosse Septique seule 20% Aucun prétraitement 5% Fosse Septique + Bac dégraisseur 40% Fosse Toutes Eaux 30% 76% des habitations disposent d’un dispositif de prétraitement complet (fosse septique toutes eaux ou fosse septique + bac dégraisseur ou fosse étanche). SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 31 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES 3.7.2.4 Entretien des équipements, fréquence de vidange 32% seulement des fosses septiques ou fosses septiques toutes eaux sont vidangées tous les 4 ou 5 ans. Bien que la majorité des installations disposent d’un équipement de prétraitement complet, quelques réserves sont émises vis-à-vis de leur fonctionnement car environ 70% n’effectuent pas l’entretien nécessaire. Or, audelà de 4 ans entre chaque vidange, les risques de colmatage de la fosse sont très importants. Une information des usagers sur l’entretien des installations et notamment sur les besoins de vidange des fosses est indispensable pour effacer les « idées reçues » et permettre un fonctionnement optimal des installations. L’entretien (vidange, contrôle du non-affaissement, de la libre circulation des liquides) et le suivi (surveillance de la non-toxicité des produits rejetés) sont les éléments clés du bon fonctionnement. 3.7.2.5 Equipements d’épuration et rejets sans traitement Rejet en réseaux d'eaux pluviales ou de collecte sans traitement terminal 7% Rejet non précisé 12% Filtre à sable drainé 10% Rejet direct en champs 5% Rejet direct en fossé 10% Rejet direct en cours d'eau 5% Epandage simple 21% Filtre à sable non drainé 2% Puits perdu 18% Autres : filtre épurateur à tourbes, pouzzolane, ... 10% Environ 56% des habitations rejettent leurs effluents sans autre traitement que la décantation en fosse (quand elle existe). Le manque de traitement avant l’évacuation en milieu naturel peut être à l’origine de pollution, en particulier des affluents des principaux cours d’eau de la Communauté de Communes de Rumilly. De même, les nuisances occasionnées par ces rejets peuvent être importantes là où l’habitat est le plus concentré. En tout état de cause, il est indispensable de modifier ce mode d’évacuation des effluents , on s’oriente : SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 32 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES - soit vers un assainissement de type collectif avec traitement des eaux usées dans une installation complète dont la commune assure la maîtrise d’ouvrage. Ceci nécessite la pose d’un collecteur spécifique d’eaux usées - soit vers un assainissement autonome, auquel cas les installations individuelles doivent être nécessairement complètes (fosses septiques ou toutes eaux + dispositif d’infiltration ou de filtration adaptée à la nature des sols). Notons qu’un dispositif peut être dimensionné pour une ou plusieurs habitations s’il y a entente entre les propriétaires Actuellement, peu d’installations ont un fonctionnement optimal à cause de leur vétusté d’une part et du manque de suivi d’autre part. Pourtant, peu d’habitants se plaignent de leurs installations. Mais on peut quand même noter que quelques abonnés émettent des critiques sur les nuisances liées au mauvais fonctionnement des installations d’assainissement autonome et d’odeurs émanant des fossés et collecteurs pluviaux qui recueillent des rejets d’eaux usées. SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 33 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES 4 Faisabilité de l’assainissement individuel 4.1 Données générales sur l’épuration des eaux usées par le sol Dans le cas de mise en œuvre de dispositifs d’assainissement autonome dans les zones non collectives, le choix du dispositif est préconisé pour son efficacité et son faible coût. Le principe de l’assainissement par le sol repose sur un transit assez lent des eaux usées dans un milieu poreux (perméabilité comprise entre 4.10-6 m/s et 10-4 m/s ou 15 mm/h et 350 mm/h). Ce niveau poreux, situé sous le drain d’infiltration, doit avoir une épaisseur minimale de 1 mètre. Durant ce transit, des processus biologiques et chimiques conduisent à des réductions considérables des matières organiques (DBO5, DCO), de l’azote et du phosphore dans une moindre mesure. Les germes et virus sont également détruits dans cet environnement. Tous les sols ne possèdent pas ces caractéristiques. En conséquence, l’étude des sols doit définir les zones naturellement aptes, et les zones où des dispositifs plus élaborés seront nécessaires afin que les conditions d’épuration soient satisfaisantes. 4.2 Aptitude des sols – Filières conseillées 4.2.1 Méthodologie de choix de filières La cartographie de l'aptitude des sols à l’assainissement autonome et les solutions préconisées pour le choix d'un dispositif d'assainissement autonome sont basées sur 4 critères, parfois appelés « critères SERP » : SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 34 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES § Sol : valeur de perméabilité § Eau : hydromorphie ou présence d'une nappe proche de la surface § Roche : épaisseur du sol § Pente : pente moyenne du sol Pour chaque zone étudiée, ces différents critères sont analysés et une cartographie est définie selon des couleurs traduisant l’aptitude naturelle des sols et les solutions, en terme de dispositifs, à mettre en place. La méthodologie du choix de la filière est schématisée sur la figure 4-a ci-après. Fig. 4-a : principe de la méthodologie SERP Sol Eau Méthode SERP Épaisseur de sol Caractéristiques du sous sol Roche Pente <15% oui 15 à 30 % oui sous conditions >30 % non Filière de traitement adaptée Il est à noter que cette cartographie est basée sur l'interprétation des données au droit des points d'observation, et reflète l'aptitude des sols de manière globale et non à l'échelle parcellaire. Les informations ainsi cartographiées seront reportées par écart sur la carte d’aptitude des sols à l’assainissement autonome jointe au présent rapport. SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 35 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES Le principe des couleurs retenues est détaillé sur le tableau 4-a présenté ci-après. Tableau 4-a : couleurs normalisées pour la cartographie de l’aptitude des sols Couleurs Choix du dispositif Faisabilité Vert Les critères remplissent les conditions : aisée épandage en sol naturel - épandage souterrain simple gravitaire par tranchées - lit d'épandage avec rejet en sous-sol Jaune Certains critères sont défavorables : plus élaborée épandage en sol reconstitué non drainé filtre à sable vertical non drainé disposé en tertre selon la pente ou la présence de nappe souterraine avec rejet en sous-sol ou sub-surface Orange Critères défavorables majoritaires élaborée (perméabilité, sols minces…) : épandage en sol reconstitué drainé - filtre à sable vertical drainé Rouge avec rejet au milieu hydraulique superficiel, puits d'infiltration Tous les critères sont défavorables : épandage très difficile rocher affleurant, pentes supérieures à 20%… possibilité de mise en place de techniques alternatives dans certaines conditions (fosse étanche…) épandage interdit zones inondables, périmètre de protection de captage… Coûts (HT) 20 000 F à 25 000 F 30 000 F à 35 000 F à partir de 33 000 F en fonction de la localisation du rejet possibilité à chiffrer au de filières cas par cas dans lorsque cela est certains cas possible 4.2.2 Sondages et tests d’infiltration Après l’analyse de l’habitat et de la desserte des réseaux existants, il a été entrepris une campagne d'étude des sols dans les zones non desservies au cours de l’été 2001 pour 4 communes (Crempigny-Bonneguête, Saint Eusèbe, Hauteville sur Fier et Vaulx). Ces travaux de terrain se basent sur des observations géologiques et pédologiques associées aux études de pentes, des écoulements superficiels et souterrains. Pour chaque secteur habité non raccordé, les formations géologiques sont identifiées ainsi que les sols dérivés (épaisseur, texture et granulométrie, constitution, degré d'humidité, extension latérale…). Afin d’appréhender les capacités d’infiltration des terrains en place, des essais sont menés dans les sondages. La capacité des sols à l’infiltration a été évaluée par des tests d’infiltration réalisés à l’aide d’un infiltromètre à charge constante (test Porchet). Pour chaque essai, nous opérons préalablement à la saturation du SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 36 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES sol pendant 4 heures, afin de se rapprocher des conditions de fonctionnement d’un épandage souterrain. La figure 4-b ci-après présente le matériel utilisé, l’infiltromètre. Remarque : Pour les 12 autres communes de la zone d’étude, nous avons utilisé des cartes d’aptitude des sols préexistantes pour étudier la faisabilité de l’assainissement non collectif. Fig. 4-b : infiltromètre à charge constante 4.3 Contraintes d’habitat Les contraintes d’habitat et la configuration du bâti ont été étudiées sur l’ensemble des hameaux non raccordés. Les problèmes recensés lors des investigations de terrain sont : - les surfaces disponibles : les exigences de surface sont de 500 m² environ pour un épandage souterrain par tranchées filtrantes, de 200 m² pour un filtre à sable vertical drainé ou tertre - la pente et la topographie - les exutoires potentiels situés à proximité des hameaux Les contraintes d’habitat recensées sur la commune sont reportées sur la carte d’aptitude des sols à l’assainissement autonome. SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 37 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES Ne connaissant pas les propriétaires des parcelles autour des secteurs bâtis, il est parfois difficile de juger de la surface disponible pour chaque habitation. La précision de l’étude de ces contraintes reste relative. Cette étude sert à identifier les contraintes à l’échelle du hameau et est un préalable indispensable pour l’étude des scénarii. 4.4 Cartographie – Filières 4.4.1 Descriptif Les couleurs normalisées sont présentées dans le tableau 4-a ci-avant. Les secteurs cartographiés en vert correspondent à des zones où l’épandage souterrain en sol naturel est possible. Les secteurs cartographiés en jaune correspondent aux zones où les sols présentent une texture relativement riche en argile ne permettant pas l’épuration, L’évacuation des effluents est cependant possible dans le sol en place. Une filière par épandage en sol reconstitué non drainé est nécessaire. Les secteurs cartographiés en orange correspondent aux zones où les sols, généralement développés sur moraine imperméable ou molasse, présentent une texture riche en argile ne permettant ni l’épuration, ni l’évacuation des effluents dans le sol en place. Une filière par épandage en sol reconstitué drainé est nécessaire. Les secteurs cartographiés en rouge correspondent à des zones où l’épandage est à proscrire (fortes pentes ou zones humides). 4.4.2 Harmonisation des cartes des sols existantes Dans l’optique de fournir au Maître d’ouvrage une carte d’aptitude des sols homogène à l’échelle du canton, un report numérique des cartes préexistantes a été au cours de cette étude. Les cartes existantes ayant été réalisées par plusieurs bureaux d’études employant diverses méthodes cartographiques, une harmonisation des documents a dû être créée. La méthodologie utilisée pour la conversion des différents documents est exposée ci-après. 4.4.2.1 Principes § Seules les 4 couleurs présentées dans le tableau 4-a ci-avant sont retenues dans la cartographie. L’objectif étant de proposer au final une filière normalisée de traitement (conforme au DTU 64.1) par couleur. SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 38 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES § Les couleurs utilisées dans notre cartographie ne tiennent pas compte du rejet. Les lieux de rejets potentiels pour les filières drainées sont cependant indiquées (cours d’eau, réseaux d’eaux pluviales…). La contrainte liée à leur absence sera prise en compte dans l’étude des scénarii d’assainissement. § Les filières non mentionnées dans le DTU 64.1 ne sont pas représentées sur la carte (filtre à sable vertical drainé, suivi d’épandage, traitement par filtre à pouzzolane…). 4.4.2.2 Transformations rencontrées Les principales transformations rencontrées sont énumérées ci-après. Cartes existantes Cartographie Saunier Environnement Filtre bactérien à pouzzolane avec rejet Filtre à sable vertical drainé avec rejet en cours d’eau permanent Filtre à sable vertical drainé suivi d’un Filtre à sable vertical drainé avec rejet épandage en sol naturel en cours d’eau permanent Filtre à sable vertical drainé avec rejet Filtre à sable vertical drainé avec rejet en puits d’infiltration en cours d’eau permanent Zones où des études géotechniques Zones cartographiées en rouge : filières doivent être réalisées à définir au cas par cas avec nécessité de réaliser des études complémentaires Zones humides Zones cartographiées en rouge : filières à définir au cas par cas avec nécessité de réaliser des études complémentaires SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 39 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES 5 Scénarii d’assainissement envisageables Des scénarii techniques sont ici exposés pour les secteurs actuellement non desservis par l’assainissement collectif. Ces éléments serviront d’aide à la décision pour le zonage d’assainissement de la commune. 5.1 Eléments généraux Parmi les solutions que nous pouvons proposer, nous distinguons : - l’assainissement individuel (maîtrise d’ouvrage privée) : assainissement au niveau de chaque habitation et éventuellement assainissement autonome regroupé sur plusieurs habitations lorsque les propriétaires décident de s’associer - l’assainissement collectif (maîtrise d’ouvrage publique) : au niveau du hameau ou d’un groupe de hameau, ou raccordement au système d’assainissement collectif existant avec collecte et traitement des eaux 5.1.1 Coûts utilisés dans l’étude des scénarii d’assainissement collectif Les coûts indiqués sont les coûts de programme établis hors sujétions particulières et par référence à des ouvrages similaires. Il est nécessaire de réaliser les Avants Projets correspondants pour définir de façon plus précise les coûts des travaux. Pour définir les enveloppes budgétaires, il est souhaitable de tenir compte d’une moyenne d’incertitude de 20%. Il n’est pas pris en compte l’acquisition du foncier et la desserte dans le coût de la mise en place des installations de traitements collectifs. SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 40 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES Les scénarii ont été chiffrés sur la base des coûts unitaires suivants : § Réseaux - réseaux eaux usées gravitaires (sous sol non rocheux) : . sous voie communale et départementale : 260 € HT/ml . en centre bourg : 305 € HT/ml . sous chemin vicinal : 200 € HT/ml . sous terrain naturel : 155 € HT/ml - surcoût pour sous-sol rocheux : 50 € HT/ml - surcoût pour enfouissement profond : 60 € HT/ml - branchement (part collective) : 800 € HT - conduite de refoulement : . sous terrain naturel : 61 € HT/ml . sous chaussée : 105 € HT/ml § Ouvrages particuliers Les ouvrages particuliers seront chiffrés au cas par cas sur une base forfaitaire en tenant compte des contraintes locales spécifiques (postes de refoulement, traversées de rivières, encorbellement pour traversée de pont). § Traitement collectif Le choix des filières de traitement proposées et leur dimensionnement sont conditionnés par l’acceptabilité des cours d’eau, le nombre d’équivalentshabitants à traiter et les contraintes techniques locales liées notamment au terrain. La qualité des effluents rejetés après traitement et donc le niveau de traitement à obtenir sont imposés par les services de Police des Eaux (ces données complètent les exigences épuratoires minimales fixées par le décret du 3 juin 1994 et l’arrêté du 22 décembre 1994). Dans cette étude, les collectivités concernées par l’étude d’une solution d’assainissement collectif correspondent généralement à une charge inférieure à 2 000 EH (équivalents-habitants) Par souci d’économie pour la collectivité en terme d’investissement et d’exploitation et pour des facilités techniques de mise en œuvre et d’exploitation, les filières de traitement envisagées dans le cadre de cette étude sont des filières adaptées aux petites collectivités. SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 41 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES Plusieurs types de filières de traitement sont adaptés aux petites collectivités parmi lesquelles : - l’épandage souterrain collectif quand le sol le permet - les filtres à sable verticaux collectifs - les lits plantés de roseaux - le lagunage La filière de traitement type prise en compte dans l’étude des scénarii d’assainissement est la filière avec lits plantés de roseaux. Cette filière présente en effet de multiples avantages autant technique qu’économique et est adaptée pour une grande variété de collectivités (de 50 EH à 2 000 EH). Les rendements épuratoires qu’elle atteint correspondent au niveau D4. Ce choix, au stade de l’étude de schéma général d’assainissement, résulte également du souhait de nombreux élus sur la zone d’étude de voir cette solution envisagée et de l’engouement qu’elle suscite actuellement dans le domaine de l’assainissement des petites et moyennes collectivités. Le fait de retenir une même filière pour la majorité des scénarii étudiés permet d’obtenir une meilleure lisibilité des documents et une meilleure comparaison des scénarii entre eux. Remarques : - le choix final des filières de traitement ne fait pas l’objet de cette étude - localement, au regard des contraintes de site ou pour répondre à des préconisations particulières en terme de niveau de rejet à atteindre, d’autres filières de traitement pourront être étudiées. Pour ces cas précis, le choix de la filière étudiée sera augmenté Les coûts d’investissement et d’exploitation de ces filières seront envisagés forfaitairement au cas par cas. 5.1.2 Coûts des scénarii non collectifs Les coûts des installations d’assainissement autonome sont évalués de façon globale (création de dispositif de prétraitement et de traitement) sans prendre en compte le coût de la réutilisation de tout ou partie de l’existant. Ils incluent un coût lié aux études préalables de faisabilité. Les scénarii ont été chiffrés sur la base des coûts unitaires moyens suivants : - fosse septique toutes eaux + épandage en sol naturel : 3 800 € HT/unité SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 42 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES - fosse septique toutes eaux + filtre à sable vertical drainé ou tertre d’infiltration (sans poste de relevage) : 6 000 € HT/unité - fosse septique toutes eaux + filtre à sable vertical non drainé : 5 300 € HT/unité - fosse septique toutes eaux + filtre à sable compact (filière dérogatoire) ou tertre d’infiltration (avec poste de relevage) : environ 6 800 € HT/unité 5.2 Scénarii d’assainissement envisagés sur la commune de Sâles Dans ce chapitre, nous étudions les différentes possibilités d’assainissement envisageables pour les secteurs non raccordés à l’assainissement collectif de la commune de Sâles. 5.2.1 Hameaux ou quartiers où le scénario de l’assainissement collectif est envisageable ou prévu Le scénario de l’assainissement collectif est envisagé pour les secteurs suivants : - Les Ecorrés - Gaudin - Sur le Rôti - Le Pessey - Germonex - Exuel - Le Fort - Faramaz 5.2.1.1 Secteurs où le scénario collectif est déjà retenu Les élus de la commune de Sâles ont d’ores et déjà décidé de raccorder à l’assainissement collectif les secteurs des Ecorrés, Gaudin, Sur le Rôti, Le Pessey, Germonex, Exuel et Le Fort. Ils devraient tous être raccordés après refoulement à la station de la coopérative laitière de Sâles. Dans ces secteurs, la faisabilité de l’assainissement non collectif est remise en question du fait de la mauvaise aptitude des sols et/ou des contraintes d’habitat. SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 43 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES Leur raccordement de ces secteurs est totalement justifié au regard des contraintes identifiées (sol et contraintes de pente). Il s’agit également de secteurs où une extension de l’urbanisation peut être envisagée à court ou moyen terme au POS. Pour le hameau de Gaudin, le raccordement à l’assainissement collectif est une priorité, les habitations existantes étant situées pour la plupart dans un périmètre de protection rapproché de captage d’eau potable (captage de Gaudin). Ces hameaux seront donc inclus dans la zone d’assainissement collectif de la carte de zonage d’assainissement communal. Le chiffrage de ces scénarii (retenus) ne font pas l’objet de la présente étude de schéma général d’assainissement, d’autant que pour certains d’entre eux, des études d’avant projet sommaire plus précises ont été réalisées ou sont en cours d’élaboration. La hiérarchisation de ces travaux est a priori la suivante : - - Tranche 1 : . Raccordement du hameau Gaudin par refoulement . Raccordement du hameau des Ecorrés et éventuellement du hameau Sur le Rôti Tranche 2 : (échéance prévisionnelle : 2004) . - Tranche 3 : (échéance prévisionnelle : 2005) . - Raccordement du secteur de Pessey (secteur Ouest) Raccordement du secteur de Germonex Tranche 4 : (échéance prévisionnelle : 2006) . Raccordement du secteur d’Exuet et du Fort 5.2.1.2 Hameaux ou quartiers où le scénario de l’assainissement collectif est envisageable mais non retenu actuellement Compte tenu de l’étendue des réseaux existants et des projets de raccordement en cours sur Sâles, la question du raccordement à l’assainissement collectif ne se pose plus que pour un seul secteur. Il s’agit du hameau de Faramaz partagé avec la commune de Marcellaz-Albanais. Ce hameau est principalement développé sur la commune de MarcellazAlbanais. Les foyers recensés sur la commune de Sâles sont au nombre de 8 (environ 15 à moyen terme). SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 44 COMMUNAUTE DE COMMUNES DU CANTON DE RUMILLY – SCHEMA GENERAL D’ASSAINISSEMENT – COMMUNE DE SALES Compte tenu de la médiocre aptitude des sols dans ce secteur, des perspectives d’urbanisation et des contraintes recensées, l’étude du scénario de l’assainissement collectif est justifiée dans ce secteur. Elle a été réalisée en commun avec la commune de Marcellaz. Le scénario d’assainissement collectif envisagé est le raccordement au bourg d’Hauteville. Les fiches descriptives du scénario d’assainissement collectif étudié sur Faramaz sont présentées en annexe. Les coûts importants relatifs à ce scénario d’assainissement collectif seraient à partager entre les deux communes au prorata du nombre d’habitations concernées (environ 15%). Ils seraient alors de l’ordre de : - environ 136 500 € pour l’investissement - environ 1 000 € pour l’exploitation Ce scénario n’est envisageable qu’à long terme car il implique la réalisation préalable d’une station de traitement sur Hauteville sur Fier et le raccordement des hameaux de La Champagne et de La Gare d’Hauteville/Marcellaz. Remarque : Le scénario de l’assainissement collectif de proximité (traitement à l’aval direct du hameau) pourrait être envisagé à l’aval direct de Faramaz pour les habitations existantes. Malgré un milieu récepteur peu capacitif, ces installations collectives permettraient d’améliorer le fonctionnement de l’assainissement sur le hameau et donc d’améliorer la qualité du milieu récepteur. Ce scénario ne permettrait pas de développer l’urbanisation. 5.2.2 Hameaux ou quartiers où seul le l’assainissement non collectif a été envisagé scénario de Pour plusieurs hameaux de la commune de Sâles, seul le scénario de l’assainissement non collectif a été envisagé. Il s’agit notamment des secteurs suivants : - Chez Perrret - Sur les Hautins - L’Annonciade - Les Courbes - Corbonnet - Bois Rosset - Cruet Sud SAUNIER ENVIRONNEMENT – DECEMBRE 2002 45 Pour ces hameaux, le scénario de l’assainissement collectif a été écarté du fait : - des faibles perspectives d’urbanisation - et/ou de l’aptitude favorable des sols à l’assainissement non collectif - et/ou de l’absence de contrainte d’habitat - et/ou de l’éloignement des réseaux existants ou des principaux hameaux - et/ou du faible nombre d’habitations concernées Pour ces hameaux, l’urbanisation devra être limitée là où l’aptitude médiocre des sols nécessite la mise en place de filière d’assainissement non collectif avec rejet en milieu superficiel peu capacitif. 6 Conclusion Actuellement, la commune de Sâles est équipée d’un réseau d’assainissement collectif qui dessert environ 412 abonnés du Chef-lieu. Par ailleurs, environ 174 abonnés fonctionnent actuellement en assainissement non collectif. Une grande partie des installations existantes se sont avérées être non conformes à la réglementation actuelle. L’assainissement collectif est en projet pour les secteurs de Gaudin, Germonex, Exuel, Le Pessey, Sur le Rôti et Le Fort. Le recours à l’assainissement collectif pour ces hameaux se justifie pleinement dans le cadre de la présente étude de schéma général d’assainissement. A l’issue de la phase 2 de l’étude, le scénario de l’assainissement collectif a été étudié pour le hameau de Faramaz. Pour le hameau de Faramaz et pour les hameaux où le raccordement est en projet, la solution de l’assainissement collectif permettrait à la fois de résoudre les contraintes actuelles de l’assainissement non collectif et ses nuisances et également d’envisager une urbanisation des zones constructibles du P.O.S. (et futur P.L.U.) non raccordables actuellement. Ces scénarii et projets représentent cependant des coûts d’investissement et d’exploitation importants pour la collectivité. Les différents scénarii d’assainissement concernant le hameau de Faramaz seront présentés au cours de la réunion de validation et discutés sur la base d’une comparaison technique et économique. Après concertation avec les différents acteurs concernés par l’assainissement et après enquête publique, les scénarii seront approuvés par la collectivité et le groupe de pilotage. Par la suite, le rapport final prenant en compte les décisions de la collectivité et le zonage, délimitant les zones d’assainissement collectif des zones d’assainissement autonome, sera élaboré. Le choix final des élus sera transcrit sur la carte de zonage de l’assainissement et sa notice explicative. Ces documents constitueront le dossier d’enquête publique. ANNEXES ANNEXE 1 Fiches descriptives des scénarii envisageables pour le secteur de Faramaz ANNEXE 2 Glossaire Annexe 1 Fiches descriptives des scénarii envisageables pour le secteur de Faramaz HAMEAUX DE FARAMAZ ET CHEZ NANCHE – DESCRIPTION GENERALE - Contexte Dans ces deux hameaux 70 habitations fonctionnent actuellement avec un assainissement de type non collectif. Parmi ces abonnés, environ 8 foyers sont situés sur la commune de Sales. A moyen terme 100 foyers seraient envisageables sur ce secteur (dont environ 15 sur la commune de Sales), soit environ 250 à 300 EH. La filière d’assainissement non collectif adaptée au village est le filtre à sable vertical drainé avec rejet en milieu superficiel. Aucun cours d’eau à débit permanent n’est recensé à l’aval direct de ces hameaux. Cinq contraintes d’habitat ont été recensées dans ce secteur. La majorité des installations autonomes ne sont pas conformes à la réglementation et ne traitent pas convenablement les effluents domestiques avant leur rejet au milieu naturel. - Scénarii envisageables 1. Assainissement autonome L’assainissement autonome peut être envisagé sur le village pour les habitations existantes uniquement. A terme, la réhabilitation des installations existantes sera nécessaire. 2. Raccordement sur Hauteville sur Fier Nous prévoyons dans ce scénario de créer un réseau d’eaux usées séparatif sur les deux hameaux avec raccordement au réseau d’assainissement et à la station envisagée pour Hauteville sur Fier. Dans l’étude des scénarii d’assainissement de la commune de Hauteville sur Fier, le raccordement de la Gare de Hauteville au bourg de Hauteville a été envisagé et chiffré. Aussi, la présente étude nous chiffrons le coût du raccordement jusqu’à la Gare de Hauteville uniquement. Notre chiffrage intègre les possibilités de développement du hameau à moyen terme et prend en compte le raccordement de 100 habitations, soit environ 300 EH. Les fiches présentées ci-après décrivent et comparent les différents scénarii envisagés. MARCELLAZ-ALBANAIS ET SALES – FARAMAZ/CHEZ NANCHE SCENARIO N°1 : ASSAINISSEMENT AUTONOME - Coût global théorique d'investissement pour 70 habitations: filière de traitement Couleur prétraitement FSTE* FSTE* FSTE* traitement épandage souterrain en sol naturel Filtre à sable vertical non drainé Filtre à sable vertical drainé Filières dérogatoires à prévoir au cas par cas Nombre Coût unitaire d'habitations HT Totaux HT 0 3 800 € 0€ 0 5 300 € 0€ 70 6 000 € 420 000 € 0 6 800 € 0€ 70 habitations : total en Francs : * Fosse Septique Toutes Eaux Coût HT arrondi des travaux 420 000 € 2 755 019 F - Coût annuel d'exploitation : Opérations Coût HT annuel par habitation Nombre d'habitations Coût HT annuel d'exploitation vidange et curage pluriannuel des organes de prétraitement 76 € 70 5 320 € Coût HT annuel d'exploitation arrondi Avantages Pas d’investissement pour la collectivité 70 habitations : total en Francs : 5 320 € 34 897 F Inconvénients La Maîtrise d’Ouvrage privée des travaux ne garantit pas rapidement leur réalisation et un bon suivi de gestion Urbanisation bloquée ou très limitée dans le secteur compte tenu de la médiocre aptitude des sols Difficulté de mise en œuvre des filières d’assainissement non collectif dans un secteur où l’habitat est relativement concentré et où les sols présentent une aptitude médiocre MARCELLAZ-ALBANAIS ET SALES – FARAMAZ/CHEZ NANCHE SCENARIO N°2 : RACCORDEMENT A HAUTEVILLE SUR FIER - Schéma de principe du scénario envisagé SALES Légende Limites communales Réseau projeté gravitaire Réseau chiffré dans l’étude du raccordement de la Gare d’Hauteville/Marcellaz sur Hauteville Zonage d’assainissement envisagé sur la commune de Sales Zonage d’assainissement envisagé sur la commune de MarcellazAlbanais MARCELLAZ -ALBANAIS MARCELLAZ-ALBANAIS ET SALES – FARAMAZ/CHEZ NANCHE - Coût global théorique d'investissement : désignation coûts unitaires HT quantités Totaux réseau gravitaire : . sous terrain naturel 155 € 730 m 113 150 € . sous chemin vicinal 200 € 375 m 75 000 € . sous voie communale et départementale 260 € 2215 m 575 900 € fonçage sous voie ferrée forfait branchements 800 € participation à l'investissement pour la station de Hauteville sur Fier pour 300 EH forfait 5 100 € 100 80 000 € 60 000 € Total HT arrondi des investissements à prévoir pour la collectivité : Total en francs : 910 000 € 5 969 209 F - Coût annuel d'exploitation : opérations coûts unitaires HT quantités 0,6 € 3 320 m réseaux : curage, entretien + inspections coût pour l'exploitation des réseaux et de la station de Rumilly forfait La Maîtrise d’Ouvrage communale des travaux garantit leur réalisation et un meilleur suivi de gestion Raccordement à l’assainissement collectif d’un secteur où l’habitat est relativement concentré et où la pollution produite est importante 1 992 € 4 200 € Coût HT annuel d'exploitation arrondi à prévoir pour la collectivité : Total en francs : Avantages Totaux 6 200 € 40 669 F Inconvénients Investissement financier important Ce raccordement n’est possible qu’après réalisation des travaux d’assainissement sur le bourg d’Hauteville sur Fier ainsi que sur les hameaux de la Champagne et de la Gare Une extension de l’urbanisation peut être envisagée Des travaux d’eaux pluviales pourraient être réalisés conjointement aux travaux d’assainissement et résoudre les problèmes recensés entre Faramaz et la Gare de Hauteville sur Fier (le chiffrage de ces travaux n’est pas inclus dans la présente étude MARCELLAZ-ALBANAIS ET SALES – FARAMAZ/CHEZ NANCHE Annexe 2 Glossaire GLOSSAIRE DES TERMES TECHNIQUES EMPLOYES GLOSSAIRE § Affermage : délégation de gestion du service portant seulement sur l’exploitation du service § Agglomération d’assainissement : zone dans laquelle la population ou l’activité économique est suffisamment concentrée pour qu’il soit possible de collecter les eaux usées vers un système d’épuration unique § Assainissement non collectif : système d’assainissement effectuant la collecte, le traitement, l’infiltration ou le rejet des eaux usées domestiques des immeubles non raccordés au réseau public d’assainissement (art. 1 de l’arrêté du 6 mai 1996) § Assainissement collectif : système d’assainissement effectuant, en domaine public, la collecte, le prétraitement, l’épuration, l’infiltration ou le rejet des eaux usées domestiques des immeubles raccordés au réseau public d’assainissement § Autosurveillance : dispositif d’exploitation d’un système d’assainissement consistant pour l’exploitant à enregistrer lui-même les paramètres nécessaires au suivi et au contrôle de la station, à les transmettre aux autorités compétentes et à tenir à disposition un manuel d’organisation interne § Bassin tampon : ouvrage sur un réseau d’assainissement unitaire dont le but est de stocker temporairement les effluents collectés. § Bassin versant : surface collectant des effluents et/ou des eaux de ruissellement en amont d’un point fixé. § Boues :sous-produits de traitements d’assainissement composés de résidus de bactéries et de minéraux § Boues activées : procédé d’épuration reposant sur l’activité de bactéries circulant librement dans un milieu spécialement oxygéné § Concentration : quantité de pollution s’écoulant dans un volume fixé, généralement exprimée en mg/l (détermination en laboratoire). § Concession : délégation de gestion du service portant à la fois sur la réalisation d’investissements et sur leur exploitation § Déversoir d’orage : ouvrage permettant une séparation des effluents collectés (vers un autre exutoire) à partir d’une cote ou d’un débit donné. § Equivalent-habitant : quantité moyenne de pollution produite en un jour par une personne fixée par la directive européenne à 60 g de DBO5 § Eaux pluviales :eaux résultant de la pluie § Eaux usées domestiques : eaux composées des eaux vannes en provenance des WC et des eaux ménagères en provenance des cuisines, des salles de bains et douches, et des machines à laver SAUNIER ENVIRONNEMENT GLOSSAIRE DES TERMES TECHNIQUES EMPLOYES § Eaux usées industrielles : eaux composées des rejets liquides provenant de l’activité artisanale ou industrielle § Epandage souterrain : procédé d’épuration utilisant le sol comme système épurateur et moyen dispersant § Epuration : ensemble des procédés de traitement des eaux usées permettant d’obtenir des eaux conformes aux objectifs de réduction de pollution § Flux ou charge : quantité de pollution s’écoulant dans un intervalle de temps fixé, généralement exprimée en kg/h (flux) ou kg/j (charge). § Infiltration-percolation : procédé d’épuration consistant à filtrer l’eau sale à travers un massif de sable visible § Lagunage : procédé d’épuration exposant les eaux usées à la lumière du soleil dans de grands bassins, de façon à ce que des microalgues se développent et dégagent l’oxygène permettant aux bactéries de dégrader les polluants § Lits bactériens : procédé d’épuration reposant sur l’activité de bactéries fixées sur des supports minéraux ou synthétiques § Pollution : elle est caractérisée par différents paramètres dont les principaux sont les suivants : − MES : matières en suspension : quantité de matière récupérée par filtration sur tamis, elle caractérise la pollution particulaire ou non dissoute ; − DCO : demande chimique en oxygène : indicateur de pollution correspondant à la quantité d’oxygène consommée pour oxyder les matières biodégradables et non biodégradables ; − DBO5 : demande biologique en oxygène au bout de 5 jours : quantité d’oxygène consommée pour oxyder les matières biodégradables durant 5 jours ; − NK : azote Kjeldahl : quantité d’azote présente dans un effluent sous forme ammoniacale (NH4) et organique, mais n’incluant pas les formes nitrates (NO3) ou nitrite (NO2). Il ne s’agit pas de l’azote total (global) exprimé en : NGL = NK + NO2 + NO3 (1) − P total : phosphore total provenant essentiellement des lessives dans les effluents sanitaires urbains ; − PO4 : phosphate : forme oxydée dissoute du phosphore. § pH : potentiel hydrogène : mesure l’acidité d’une eau (pH inférieur à 7). § TA et TAC : titre alcalimétrique et titre alcalimétrique complet : détermine les teneurs en hydroxydes et en carbonate, mesure l’alcalinité de l’eau. ____ (1) Pour des effluents eaux usées, les nitrites et les nitrates sont inexistants, ils sont créés après oxydation du N.K. SAUNIER ENVIRONNEMENT GLOSSAIRE DES TERMES TECHNIQUES EMPLOYES § TH : titre hydrométrique : teneur en Mg et Ca, mesure la dureté de l’eau. § Prétraitement : opérations visant à préparer le traitement et à protéger l’outil d’épuration (dégrillage, tamisage, dessablage, deshuilage…) § Programme d’assainissement : articulation financière et technique sur plusieurs années, de l’ensemble des travaux envisagés dans le schéma directeur d‘assainissement sur chacune des zones prévues dans le zonage § Raccordement à l’égout : ensemble des canalisations d’évacuation des eaux usées d’un immeuble en provenance de tous les appareils sanitaires, jusqu’à la boîte de branchement située en domaine public § Régie : service géré directement par la collectivité § Règlement d’assainissement : document définissant le contenu et les modalités du service d’assainissement rendu pour l’exploitant aux usagers § Réseau séparatif : système de collecte évacuant les eaux usées domestiques dans un réseau spécifique § Réseau unitaire : système de collecte évacuant les eaux pluviales et les eaux usées domestiques dans un même réseau § Schéma directeur d’assainissement : document opérationnel permettant de définir la politique d’assainissement de la commune § Sous-produit : ensemble des déchets polluants sous forme de suspensions aqueuses ou de boues, résultant des procédés d’épurations des eaux § Zonage d’assainissement : délimitation des territoires de la commune relevant de l’assainissement collectif, de l’assainissement non collectif et de zones dans lesquelles des mesures doivent être prises pour limiter l’imperméabilisation des sols et assurer la maîtrise du débit de l’écoulement des eaux pluviales et de ruissellement, ou de zones dans lesquelles il est nécessaire, dans certains cas de pollution, de prévoir des installations pour assurer la collecte, le stockage éventuel et, en tant que de besoin, le traitement des eaux pluviales et de ruissellement SAUNIER ENVIRONNEMENT