Lot Magazine - Mat:Mise en page 1

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Lot Magazine - Mat:Mise en page 1
NOS SAVEURS ONT
DU TALENT
Rocamadour et Cahors,
2 perles à découvrir
Le Lot au fil de l'eau
Nos bonnes adresses pour
réussir votre séjour
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MAGAZINE 2009
TRÈSLOT
ÉDITO
Lot… trois lettres, tout un univers
L
es voyages forment la jeunesse, dit-on. C’est vrai, mais ils
permettent surtout de prendre du recul et de se rendre compte
à quel point sa terre natale est belle. C’est, en tout cas, ce que
mes escapades au bout du monde m’ont appris.
Chaque fois que je reviens dans le Lot, je le trouve plus magnifique que
jamais. La diversité du bâti, des paysages, la richesse de la gastronomie,
le mystère de ses grottes, la douceur de ses rivières, l’allure de ses
villages… tout ici semble avoir été créé pour le plaisir des yeux, le
bonheur des papilles.
Le Lot a la chance de posséder une multitude d’entités, une foule de
nuances qui sont autant de dépaysements et offrent une surprise à
chaque pas. J’aime la Bouriane et ses pierres aux couleurs chaudes,
la vallée de la Dordogne et ses toits mansardés, le Quercy blanc et
ses allures de Provence lotoise.
Ici, la monotonie n’est pas de mise. Chaque balade dévoile de nouveaux
horizons. Des balades que l’on peut faire à pied au cœur du Parc naturel
régional des Causses du Quercy, en canoë au fil des méandres vagabonds
du Célé mais aussi en bateau sur le Lot. De Luzech à St Cirq Lapopie,
la rivière offre ses boucles, ses villages, ses escales. Si aujourd’hui,
on peut naviguer sur 75 km, passer quelques 17 écluses, flâner sous
le pont Valentré et admirer depuis les berges, Saint Cirq-Lapopie
campé sur son piton rocheux, demain ce seront plus de 120 km qui
s’offriront au seul plaisir des amateurs de navigation fluviale.
Le plaisir… Voilà une notion qui nous est chère et que nous préservons
pour le plus grand bonheur de ceux qui viennent nous rendre visite.
Si notre département a été épargné par les grandes friches industrielles,
il a en revanche souffert de la déprise agricole. Cependant, et pour
que nos villages gardent toute leur beauté et ne sombrent pas dans
l’isolement, nous avons, ces 25 dernières années, mené un important
travail de remise en valeur. Car nos bourgs et nos hameaux le méritent,
tant ils possèdent un charme fou. Saint-Cirq-Lapopie, Rocamadour,
Figeac… bien sûr, ces noms sont les plus connus mais ils cachent
derrière leur célébrité, bien d’autres clochers à découvrir.
N’allez cependant pas croire que le Lot se résume à de belles pierres !
Ce qui fait la singularité de notre département, tient avant tout aux
hommes qui lui donnent son âme. Son âme, sa couleur, sa saveur :
les Lotois ont un sens inné de l’accueil. Je garde encore en mémoire
le goût des fêtes de mon village, Nuzéjouls, lorsque tout le monde
se rassemble pour danser sous les lampions. J’ai encore en bouche
le parfum des truffes que nous récoltons en hiver et dont on se régale
entre amis. Sans parler de ces soirées que nous passons à découvrir
la région sur des airs de musique, au rythme des pièces de théâtre, des
mises en lumière, des jardins qui s’ouvrent sous les pas de la curiosité.
Le Lot est de ces terres dont le nom se murmure tout doucement, comme
un secret que l’on ne confie qu’à ceux que l’on aime. Trois lettres, un
univers, une seule envie : s’offrir. Comme une pépite, un cœur qui
palpite au rythme des saisons et invite à vagabonder. Alors en route…
Il n’y a plus une minute à perdre pour partir sur les chemins de traverse.
Gérard Miquel – Président du Conseil Général du Lot.
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SOMMAIRE
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Photo de couverture : Alexis Pelissou, chef du Gindreau à Saint-Médard-Catus, au marché de Prayssac (photo David Nakache).
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SOMMAIRE
S o m m a i r e
Paysages et météo du Lot
6
C’est déjà le sud
Vins et vignobles
8
À consommer avec modération
Gastronomie et recettes
12
Réveillez vos papilles
Monde souterrain
18
Des secrets enfouis sous vos pieds
Terre d’inspirations
22
Tout un monde de création
Le Lot festif
30
L’agenda des festivités
Patrimoine et architecture
32
Des perles de villages
Le beau utile
38
Artisanat et souvenirs entremêlés
Activités de pleine nature
42
Des sensations fortes à vivre
Rivières et vallées
48
Des paysages époustouflants
Le Parc naturel régional des Causses du Quercy
52
La nature à l’état brut
Parcs et jardins
56
Mille et une couleurs
Nos bonnes adresses pour
réussir votre séjour
60
Carte du Lot
84
Les séjours, en hébergements seuls ou avec activités,
proposés dans ce magazine sont commercialisés
par l'équipe Loisirs Accueil Lot.
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PAYSAGES ET MÉTÉO DU LOT
Paysages du Lot
Entre la sauvage Auvergne et le “souffle atlantique”, entre la noblesse du Périgord et
le “Midi” toulousain, le Lot nous apparaît comme une terre de transitions, où les
influences de climats et d’ambiances divers cohabitent joyeusement, où les paysages
conjuguent plusieurs visions du Sud…
P
assé les rudesses rouergates, la rivière Lot entre en Quercy et
rejoint Cahors, selon un sillon capricieux, animé de méandres
et dominé de hautes falaises… c’est là sa partie la plus pittoresque, rehaussée par la beauté de villages-bijoux (comme
Saint-Cirq-Lapopie) ou troglodytiques… Augmenté des eaux du Célé,
frais et vif affluent, le cours d’eau n’en finit cependant pas de
tournicoter : Cahors a choisi un de ses “cingles” pour se lover. En
aval, les ondulations d’un Lot moins encaissé
servent de décor au vignoble de Cahors, qui occupe les terrasses fertiles de la rivière : fascinant
patchwork de parcelles de vignes épousant les contours du Lot… La
rivière s’assagit ensuite, et pénètre rapidement l’Agenais, où ses eaux
se mêleront à celles de la Garonne.
La Dordogne, elle, borde la frontière nord du département, sur une
distance d’une cinquantaine de kilomètres. Longée de noiseraies,
elle accueille une concentration impressionnante de villages d’exception et de châteaux. Comme le Lot et le Célé, des parois rocheuses
l’escortent ; c’est que ces trois rivières ont creusé leur lit dans le
calcaire d’un grand plateau, qu’elles ont divisé en plusieurs « causses »…
Nous voici à présent dans les paysages les plus emblématiques
du Lot !
Si l’on progresse du nord au sud, en enjambant imaginairement les
cours d’eau d’un causse à l’autre, on partira du causse de Martel, le
plus au nord : sans doute le moins austère, mais peut-être le plus
discret ; on y hume la Corrèze… Sautons la
Dordogne, voilà le causse de Gramat, le plus grand
et le plus célèbre : vastes étendues de pelouses
rases, entrecoupées de forêts de petits chênes et festonnées de murets
de pierres sèches. Rocamadour y surgit, au creux de la petite vallée
de l’Alzou. Le Célé vient interrompre ces solitudes magnifiques, puis
on traverse, sauvage et peu fréquenté, le tout petit causse de Saint-Chels
(près de Cajarc), avant de retrouver une vallée, celle du Lot. L’enjambée
est périlleuse, les falaises parfois redoutables ; et hop, un pied sur le
causse de Limogne : combes sèches, collines boisées et chênes truffiers…
« On dirait le Sud »
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PAYSAGES ET MÉTÉO DU LOT
À l’est des causses du Quercy, une bande de terrain argileux, le Limargue,
bocager et verdoyant, s’étale entre Figeac et Saint-Céré ; il forme un
préambule au Ségala, le Quercy montagnard, dont les croupes escarpées
couvertes de forêts sont irriguées d’une multitude de ruisseaux : un
pays qui regarde vers les monts du Cantal…
De l’autre côté des causses, à l’ouest de Cahors, en Bouriane, dont
la capitale Gourdon, charmante citée médiévale, annonce le Périgord
noir. On aime la couleur rousse de sa terre, on vient y chercher
quelque chose d’intime. Sur ce sol acide, des châtaigneraies et quelques
landes de pins introduisent de nouveaux paysages.
La Bouriane bute, au sud, sur le vignoble de Cahors et la rivière Lot,
que l’on traversera à nouveau, pour atteindre les confins méridionaux
du département, le Quercy Blanc. Changement de décor, le paysage
s’ouvre, on retrouve le calcaire, mais crayeux, effrité, mêlé à la terre,
ce qui donne cette couleur si lumineuse aux champs et aux chemins…
« On dirait le Sud », en disait Nino Ferrer, et il est vrai qu’entre collines
et cyprès, à voir ces villages si éclatants de blancheur, on se sent bien
dans le Midi !
Le lac du Tolerme.
À voir absolument : le point de vue panoramique depuis Labastidedu-Haut-Mont, point culminant du département à 778 m.
Le village de Saint-Cirq-Lapopie.
Le temps qu’il fait
Pays de transition, le Lot subit différents types de climat, entre les influences
montagnardes et océaniques.
À proximité du Massif Central, le Ségala et le Limargue connaissent les hivers les
plus rudes et humides, alors que le reste du département bénéficie d’un climat
de type tempéré : la neige sur les causses se fait de plus en plus rare…
La moyenne estivale, elle, tourne agréablement autour de 25°C, avec des pointes
parfois torrides en juillet-août ! Dans le Quercy Blanc, les cigales chantent, tandis
que sur les causses arides, le soleil peut frapper très fort !
Au printemps, les quelques pluies venant de l’Agenais, par la vallée du Lot, sont
appelées « mousson Aquitaine » par les géographes. Le vent d’autan, lui, vient
de Méditerranée : « Vent d’autan, pluie demain »… Mais « Du temps du coucou,
aussitôt plu, aussitôt sec », dit un autre dicton… La légère altitude des causses
semblent former une barrière à ces pluies, et l’on guette, là haut, la floraison du
cornouiller, annonciatrice du printemps : un moment magnifique pour découvrir
la nature lotoise !
Septembre et le début de l’automne s’avèrent une autre saison idéale : les couleurs
fauves donnent du caractère au causse, les vignes finissent de mûrir au soleil, et
l’on profite de longues soirées encore douces…
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VINS ET VIGNOBLES
Des vins dignes d’un roman
« Si tu vois tes doigts à travers la robe du vin, alors ce n’est pas du Cahors ». Plus
qu’un dicton voilà énoncée une vérité. Le vin de Cahors affirme d’emblée son caractère
et ne badine pas avec les couleurs.
N
i blanc, ni rosé, ni rouge, il se revendique noir. “Black” comme
disaient déjà les Anglais au XIIIe siècle. À cette époque, le vin
de Cahors est prisé Outre-Manche et Henri III d’Angleterre
l’affectionne tout particulièrement. En 1310, il représente même 50 %
des exportations réalisées par le port de Bordeaux. Mais un tel succès
suscite des jalousies et en 1373, un mandat est prononcé favorisant les
productions de Gironde et surtaxant les vins du Haut-Pays et plus
précisément ceux de Cahors. Il faudra attendre le XVIIIe siècle pour
que cette discrimination soit abolie. Mais toutes ces vicissitudes
n’éclipsent pas la réputation du Cahors. François Ier fait même planter
le cépage “Cahors” à Fontainebleau, Pierre le Grand de Russie l’impose
à l’église orthodoxe et nombreux sont les écrivains à en faire l’éloge
dans leurs romans. De la Dame de Montsoreau d’Alexandre Dumas au
Capitaine Fracasse de
Théophile Gautier, le vin
noir est encensé. Seul le
phylloxéra lui nuira réellement
en détruisant la totalité du
vignoble au XIXe siècle.
De la Dame
de Montsoreau
d’Alexandre
Dumas au
Capitaine Fracasse
de Théophile
Gautier,
le vin noir
est encensé
Après une longue période de
sommeil, le vin de Cahors
renaîtra en 1947. Une poignée
de vignerons décident alors
en effet de remettre au goût
du jour le cépage d’origine,
le Malbec. Aujourd’hui, fier
de son AOC obtenu en 1971, ce
vignoble qui affiche gaillardement 4600 ha, s’est imposé des conditions strictes de production
et retrouve une seconde jeunesse. Striant les collines qui servent
d’écrin à la vallée du Lot, ces vignes recèlent bien des secrets et possèdent
bien des spécificités. À commencer par cette rivière qui comme une
colonne vertébrale, donne une unité de ton, une douceur au climat
tout en ayant permis jadis l’expansion économique d’un vignoble
rural. D’une typicité unique au monde, le Malbec est le cépage-roi.
Un cépage qui a fait la notoriété des vins argentins et qui assoit la
réputation de ceux de Cahors. Un cépage qui donne également aux
cuvées, une belle complexité aromatique où les fruits noirs tels que
la griotte, le cassis, la mûre ou encore le pruneau, se mêlent aux
notes de réglisse, de torréfaction et de cuir. Situé au sud-ouest du
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VINS ET VIGNOBLES
département, l’AOC, reconquiert aujourd’hui les
plus grandes tables.
De Paris au Canada, en passant par le Danemark,
la Belgique, les Etats-Unis et le Japon, les principaux
marchés à l’exportation, il est désormais connu
et reconnu. Un roman lui a même été consacré,
“Cahors, le Roman du Vin Noir”. Avec son regard
d’historien et sa plume d’écrivain, Jean-Charles
Chapuzet, l’auteur, peint ici bien plus que la
seule histoire du vignoble. À travers ses lignes,
les hommes, les saveurs, les traditions, les émotions
prennent de l’ampleur. Le vin s’arrondit, gagne en
profondeur, devient réellement noir. Une couleur
qu’il affiche glorieusement et entend même, par
l’intermédiaire de l’interprofession l’UIVC, l’Union
Interprofessionnelle des Vins de Cahors, faire
reconnaître officiellement. « D’autres sont rouge,
blanc, rosé et même jaune. Pourquoi le vin noir
n’aurait pas la légitimité et la reconnaissance
que son histoire et la réalité du terroir lui ont
donné ? Le “black paradox” en quelque sorte »
conclut Jérémy Arnaud, directeur marketing de
l’UIVC. Fruit d’une alchimie entre le sol, le cépage
et les hommes, ce vin noir est d’une profondeur
sans pareil. Si au Moyen Âge l’on tentait de le
concentrer encore plus en chauffant une partie des
grappes dans de grands chaudrons, aujourd’hui
les vignerons savent exploiter au mieux la
richesse de baies gorgées de soleil dont les tanins
lui assurent un excellent vieillissement.
Un verre
sinon rien !
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faible et la circulation loin d’être dense.
Les berges
Du haut de deux-roues, le paysage défile.
prime
du Lot, les vergers, le vignoble… Avec en
chais.
des escales et des rencontres au cœur des
Ref : LLCYCLO2
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ou [email protected]
À lire : ”Cahors, le roman
du vin noir” de Jean-Charles
Chapuzet aux Editions Féret. 15 €
Depuis une dizaine d’années,
négociants et vignerons ont décidé
de trouver un écrin à leurs vins.
Un verre à dégustation spécifiquement étudié pour concentrer
et livrer aux dégustateurs tous les
arômes du Malbec. D’une forme
généreuse et d’une bonne
contenance, ce verre a été conçu
pour une dégustation idéale
du cépage. Un nouveau matériau,
le quartz, une version phosphorescente pour apprécier le vin
même dans les ambiances moins
éclairées et un anneau au pied,
en guise de symbole de communion
avec le vin.
Paré de son
nouveau
verre, le
Cahors part
à la conquête
d’un public
d’amateurs,
soucieux d’apprécier
le divin nectar
comme il
se doit, dans
les conditions
optimum.
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé.
À consommer avec modération.
D’autres vins, à découvrir
Si les Cahors tiennent le haut de l’affiche, ils ne sont pourtant pas les seuls à
régaler les palais. Il faut en effet compter également sur les vins des Coteaux du
Quercy et sur les vins de Pays du Lot. Les premiers produits dans le Quercy Blanc
respirent déjà le Sud. Sur ces terres calcaires, naissent des rouges équilibrés, aux
nuances florales et poivrées et des rosés de “saignée” fruités et généreux issus
d’assemblage de cabernet franc, de merlot, de cot, de tannat et de gamay. Les
vins de Pays du Lot sont eux des vins de plaisir, qu’ils soient du Sud du Lot, des
côteaux de Glanes ou des vignes autour de Rocamadour. On les trouve en blancs,
en rosés fruités secs et frais et en rouges très aromatiques. À déguster plutôt
jeunes quand ils sont encore sur le fruit.
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VINS ET VIGNOBLES
Eric Treuillé : le bio of course !
« Tout a commencé il y a 5 ans. Avec Rosie,
mon épouse, nous cherchions une maison
avec jardin et nous sommes tombés sous
le charme du Domaine des Savarines.
Une maison avec un drôle de jardin
puisqu’il compte 4,5 hectares de vignes ».
E
t pas n’importe quelles vignes. Des ceps de merlot et d’auxerrois,
vieux d’une trentaine d’années dont la particularité est d’avoir
été cultivé selon les préceptes du bio. Dès les années 70 en effet,
l’ancienne propriétaire des lieux prônait déjà ce mode de culture.
Nous avons poursuivi dans la même lignée. Cultivés sans pulvérisation
de produits chimiques, nos raisins donnent des vins tendres, charnus,
épicés, au goût de petits fruits des bois. Côté cave, nous travaillons
toujours en harmonie avec les cycles lunaires et le rythme des planètes.
Notre objectif est de rechercher encore et toujours la simplicité, le
naturel. Nos vins y gagnent en spontanéité et nous, comme tous ceux
qui viennent au domaine, en spiritualité. Il règne ici en effet une
belle harmonie. Situé à 12 km de Cahors, sur le plateau aride des
Causses et dominant le Lot, le
domaine se love dans un écrin
de garrigue, d’arbres fruitiers et
de chênaies sauvages. Un écrin
que nous respectons et qui nous
a également conforté dans notre
choix d’opter pour la biodynamie.
Ainsi lorsque nous avons décidé
de construire un chai, nous
l’avons fait dans le respect de
l’environnement avec une
isolation en chanvre et laine de mouton, des bois non traités et une
structure semi-enterrée pour que la température se régule toute
seule. Le résultat est évident. On se sent bien ici. Voilà pourquoi
même si mon travail de cuisinier et ma boutique de livres de cuisine
“Books for cooks” installée à Nothing Hill en Angleterre me demandent
de m’absenter régulièrement, je m’arrange toujours pour passer une
semaine par mois dans le Lot. Je m’y ressource, je me balade dans
mes vignes et je vois évoluer mes vins. Des vins que nous travaillons
par gravité, que nous ne passons pas en barrique pour mieux conserver
tout le fruit et que nous ne commercialisons pas avant deux ou trois ans
et encore, quand les années sont dignes d’être mises sur le marché.
Ainsi nous n’avons pas gardé notre première récolte en 2003. Un choix
toujours délicat mais nécessaire pour garantir à ceux qui apprécient
nos cuvées, une régularité dans la qualité. Les vignes nous enseignent
Notre objectif
est de rechercher
encore et toujours
la simplicité,
le naturel.
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Eric Treuillé, viticulteur bio et rigoureux.
“Les vignes nous enseignent la sagesse”
la sagesse et depuis que nous nous occupons des Savarines, nous avons
acquis un mode de fonctionnement plus zen, plus en phase avec la
nature.
VINS ET VIGNOBLES
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.
Question de style
Les vins bénéficiant de l’AOC Cahors sont un
concentré de soleil. Si tous ont en commun une
présence en bouche évidente ainsi que des
arômes de violette, de cassis et de cerise, ils se
distinguent cependant en fonction de leurs lieux
de production. Ceux issus de la vallée du Lot
entre Cahors et Puy-L’Évêque sont puissants,
fruités et charnus. Les autres, produits sur le
Causse, se révèlent plus élégants, moins charpentés.
Pour mieux s’y retrouver l’UIVC les a classé en
trois grandes catégories.
Les Cahors tendres tout en fruit et tanins légers.
Ils s’apprécient sur des viandes blanches, grillées
Le bien-être est
dans le vignoble
À partir de
176¤
/pers.
ou des volailles rôties mais sont aussi parfaits
pour l’apéritif.
La nuit en demi-pen
sion
avec vino-cure,
en hôtel Logis de Fra
nce
Les Cahors de caractère sont plus structurés et
plus complexes. La cuisine du terroir ne leur fait
pas peur. Ainsi un agneau fermier du Quercy, des
magrets de canard mais aussi des cèpes ou des
châtaignes, se marient parfaitement avec.
Pour se relaxer tout
en découvrant
les plus grands crus
de la région.
Visite des chais d’un
domaine viticole
en bio-dynamie, dég
ustation et accès
à l’espace « vino-cure
» pour prendre
soin de soi pendant
1h30. Un bain
de jouvence aux pép
ins de raisin.
Quant aux Cahors d’exception, ils se distinguent
par leur raffinement. Jeunes, leur fruit explose
en bouche. Les tanins se font denses et veloutés.
Un belle acidité assure le vieillissement. Ils sont
les alliés du gibier, du foie gras et des truffes.
Ref : LLVINOCUR
Renseignements et rése
rvations :
05 65 53 20 90
ou info@reservation
-lot.com
Vino-cure, le bien-être par le raisin
Saviez-vous que les raisins et plus précisément les pépins étaient bons pour la peau ? « Ce sont les plus
forts anti-oxydants du monde végétal. Riches en tanins et en anthocyanes, les polyphénols contenus dans les grappes
combattent les radicaux libres responsables à 80 % du vieillissement de la peau. Après deux ans de recherches, nous
avons mis au point une gamme de crèmes et de soins sans aucun produit chimique mais aussi un complément alimentaire
et un bain revitalisant » explique Olivier Godin, viticulteur bio et créateur de la vino-cure du château Vent d’Autan. Installé
au cœur du vignoble à Saint-Matre, il a, avec son épouse Anne, aménagé en plus un espace de remise en forme avec jacuzzi,
hammam, sauna et tables massantes.
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Terre de gourmandises
Opulent et généreux, le Lot sait réveiller
les papilles. Sans bla-bla ni chi-chi, mais
en toute simplicité. Grâce à toute une
palette de produits de qualité, marqués
par le sceau de leur terroir.
D
es produits qui dans le secret des casseroles participent à faire
de la cuisine lotoise une « cuisine qui déteste les modes mais
adore la nouveauté » comme aime le dire le critique
gastronomique Jean-Luc Petitrenaud. Une cuisine « sincère et vraie,
simple et goûteuse » précise le rugbyman et enfant du pays, Fabien
Galthié. De Martel à Limogne-en-Quercy, de Puy-l’Évêque à Figeac,
le département dans son ensemble regorge d’appellations, de labels
et autres sigles venant sacrer la qualité d’une production aussi riche et
savoureuse. Petit tour d’horizon de ces trésors gourmands…
Agneau fermier du Quercy
C’est sur les causses, au milieu des chênes, que l’agneau prend toute
sa saveur. Un petit goût suave et cordé à la fois qui lui vaut un label
rouge ainsi qu’une IGP (indication géographique de provenance).
Rocamadour
Appelé au XVe siècle le cabécou, du nom de la chèvre qui offrait son
lait, ce petit palet de 35 g affiné en cave offre sa peau veloutée et sa
texture crémeuse. À déguster sur un toast grillé, avec du miel, des
aubergines, des œufs, des noix ou encore de la truffe noire.
Noix du Périgord
Sur les rives de la Dordogne, les noyeraies qui nourrissaient hier les
bateliers font aujourd’hui le régal des amateurs de noix. Fraîches ou
sèches, elles se dégustent émiettées sur une salade, entières avec du
chocolat ou encore transformées en huile.
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Safran du Quercy
Présent déjà au Moyen-Âge, le safran fait un retour en terre lotoise.
En attente d’un label rouge, les stigmates de ce crocus mauve, tout
droit venu de Mésopotamie, font le bonheur des restaurateurs, qui
donnent ainsi à leurs plats une touche d’exotisme.
Melon du Quercy
Sur les terres argilo-calcaire du Quercy blanc, un melon charnu et
juteux s’offre aux caresses du soleil et livre ses subtils arômes aux
gastronomes.
GASTRONOMIE
Marchés, des goûts et des couleurs
Venir de bon matin dans les allées d’un marché.
Regarder les producteurs installer fruits et légumes
sur les étals. Profiter des parfums, découvrir les
saveurs… Foie gras, fromage de chèvre, agneau
fermier… tous les sens sont à la fête. De Cahors
à Figeac en passant par Gourdon, Martel ou encore
Montcuq, la région s’offre sur un plateau. Au
total, treize marchés titillent les papilles. L’un des
plus beaux reste sans conteste celui de Cahors.
L’un des plus typés avec ses fromages et ses fruits
est celui de Puy-l’Évêque. En hiver, ne pas rater
les marchés aux truffes de Lalbenque, le plus
grand du Sud-Ouest, et Limogne-en-Quercy,
deux villages au cœur du Parc naturel régional
des Causses du Quercy. Juste pour “humer” la
bonne odeur du diamant noir et deviner les
tractations qui se font de la main à la main. À
Lalbenque par exemple, dès 14h30 précises, au
coup de sifflet du garde champêtre, les négociations s’engagent entre producteurs et acheteurs.
En été, ne pas hésiter à flâner sur les marchés
nocturnes ainsi que sur les marchés de producteurs de pays.
Bonnes Tables du Lot :
le bonheur est dans l’assiette !
Voilà plus de vingt ans, une dizaine de restaurateurs lotois décidait de s’associer pour faire rayonner, à travers ses enseignes, les produits du Lot
et l’art culinaire, si cher à leur cœur. Ils sont 25 aujourd’hui. Entretien
avec Gilles Marre, président de l’association « Bonnes Tables du Lot »
depuis 2008, et brillant chef du restaurant Le Balandre, à Cahors.
Sages” (non professionnels) préside
à la sélection des tables.
• À quoi sert l’association ?
C’est un regroupement volontaire
de restaurateurs qui partagent une
même idée de la restauration, et de
la qualité à laquelle il faut prétendre
pour attirer une clientèle dans le Lot.
• Quels sont les critères
de sélection ?
La qualité des produits travaillés, et
des fournisseurs, mais aussi la disponibilité vis à vis du client, une certaine
idée de l’accueil. Ce n’est pas que
de la restauration. Le restaurateur
doit être cité dans au moins quatre
guides nationaux. Un “comité des
• Les bonnes tables du Lot ne
servent-elles que de la cuisine
traditionnelle ?
Non, pas forcément. On s’appuie
sur les produits locaux, mais pas
seulement ; ce qui est important,
c’est la qualité du produit. Mais
c’est vrai qu’on essaie de se fournir
dans le département surtout, et
dans la région. Et puis, on respecte
aussi les saisons. Cuisiner avec les
produits du terroir, cela ne veut pas
seulement dire cuisiner la truffe,
cela peut aussi être cuisiner les
topinambours du marché de Cahors
par exemple, et ça, c’est un plaisir !
• Vous êtes un chef un peu aventurier ; si vous êtes un spécialiste
de la truffe, ou du foie gras, vous
aimez aussi expérimenter,avec
les herbes et les épices…
Oui, j’aime expérimenter, mais toujours
avec ce que je trouve localement (ce
qui pousse ici, même si l’origine est
plus lointaine). J’ai essayé par
exemple la cardamome, des sortes
de basilic, des types de salade un peu
exceptionnels… J’ai même proposé
de la truffe en dessert, et inventé
un sorbet au géranium !
• Votre credo, en matière de bonne
cuisine ?
La bonne cuisine, ce n’est pas
forcément sophistiqué. Quand on
mange un rocamadour avec du pain
et des noix, ce n’est pas sophistiqué.
Vous savez, il y a un dicton qui dit
« L’architecte cache ses erreurs sous
le lierre, et le cuisinier sous la
sauce. » La meilleure cuisine, c’est
la plus dépouillée possible.
• Une bonne table du Lot, est-ce
coûteux ?
Non, pas nécessairement. Regardez,
chez moi par exemple, le midi, on
a un menu à 18 euros, entrée plat
dessert. Je ne pense pas que ce soit
très coûteux. Il est important de se
mettre à la portée de toutes les
bourses. Et puis, un déjeuner, ce peut
aussi être simplement un bon plat.
“Bonnes Tables du Lot”, le magazine
gratuit de l’association, propose,
chaque saison, des portraits de
chefs et des recettes. Vous le trouverez
dans les restaurants membres
ainsi que comme supplément du
périodique Quercy Passions.
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13
14
GASTRONOMIE
Les étoilés du Lot
« Quand je viens dans le Lot, en matière
de plats, j’ai l’impression de respirer la
Bible, de vérifier mes prières. Les cuisiniers
d’ici ont un pied dans le passé et l’autre
sur la lune. » (Jean-Luc Petitrenaud)
Patrick Lagnès
E
st-ce pour cela que tant d’entre eux ont décroché une étoile ?
Sept chefs décorés de la plus prestigieuse récompense culinaire,
l’étoile de Michelin, voilà en tout cas une belle constellation !
Un fou de la truffe ? Alexis Pélissou, dont le nom trahit une origine
occitane (Tarn), ne le cache pas, depuis plus de trente ans qu’existe
le Gindreau, désormais l’une des tables les plus célèbres du Lot, par
sa cuisine comme par le charisme de son chef. De son premier menu
“gourmand” au menu “apothéose de la truffe”, la “diva” du Quercy
est omniprésente.
De génération en génération, l’Auberge du Pont de l’Ouysse, au bord
de la Dordogne, s’est transmise, et le savoir-faire avec. Autre spécialiste
de l’or noir, Daniel Chambon dit avoir appris de sa belle-mère les
bases ancestrales, qu’il excelle à moderniser. Un exemple, le carpaccio
de canard à l’huile de noix rapée de truffes de la Saint-Jean… tout
un programme !
Avec Claude Marco, l’Espagne paternelle affleure, dans le choix des
jambons par exemple. Aujourd’hui, en plus d’être un incontournable
du paysage lotois depuis 1976, le restaurant Chez Marco a pris, avec
l’arrivée en cuisine du fils Richard, un nouveau tournant, qui ne
renie pas les origines hispaniques de la famille. Pas d’inquiétude
cependant, le mythique carré d’agneau fermier du Quercy rôti au
thym et sa poêlée de cèpes n’a pas disparu de la carte !
Le Quercy, il n’y avait pas de racine familiale, et pourtant Philippe
Combet, un bitterois qui a fait ses classes dans les grands restaurants
de la Côte d’Azur, semble avoir adopté le terroir ; il a su répondre
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avec brio aux exigences d’une table dont la réputation s’inscrivait
dans l’histoire, le château de Mercuès. Mission accomplie ! Il n’en
renie pas pour autant ses origines méditerranéennes : sa carte
accorde une part importante aux poissons et fruits de mer.
Quant à Stéphane Andrieux, c’est à 29 ans qu’il a reçu son étoile, au
château de la Treyne, qui domine fièrement la Dordogne. Cette rivière,
c’est son enfance, puisqu’il est né dans le Périgord, mais Stéphane
Andrieux a fait un tour par d’autres terroirs, dans les cuisines de
très grands, tel Marc Meneau (3 étoiles). Son produit fétiche ? Le foie
gras… Pas étonnant, quand on sait que ses parents sont boucherscharcutiers…
Sous les hauteurs d’un autre château – Montal – officie le discret
Frédéric Bizat, chef autodidacte dont la vocation est née de la rencontre
avec Alain Dutournier, du Carré des Feuillants (Paris). Ouvert en 1993,
Les Trois Soleils de Montal a rapidement su se faire connaître des
gourmets. Son plat le plus demandé ? Le tournedos de pied de cochon
au jambon de canard confit en croûte de sel. Bon à savoir : son menu
truffe affiche un prix des plus raisonnables.
Dans le vert Ségala, Patrick Lagnès, le plus récent étoilé du Lot (2008),
fait revivre le “déjeuner de Sousceyrac”, repas fameux consacré par
un roman best-seller de Pierre Benoît (1931). Autodidacte lui aussi,
cet enfant de Lozère, qui avait fait une “saison” à Sousceyrac, lors de
son apprentissage, a choisi d’y revenir avec femme et enfants, s’est
empressé d’aller cueillir les champignons du coin, et de chercher les
meilleures façons de travailler le veau élevé sous la mère… du Ségala !
GASTRONOMIE
15
Pierre Sourzat, responsable de la station
expérimentale sur la truffe de Cahors Le Montat
Le Lot, premier département producteur de
truffes du Sud-Ouest ? Bien moins qu’il y a 100 ans,
c’est vrai, où l’on récoltait 300 tonnes dans une
saison, mais tout de même ! Cet hiver, 3 tonnes
ont été ramassées. Tous les cuisiniers et fins
gastronomes vous le diront : la truffe du Lot est
d’une finesse et d’une richesse organoleptique
incomparable ! Parfum de confiture de fraise,
saveurs vanillées et chocolatées… Dégustées tout
simplement avec du foie gras ou des œufs, elles
donnent aux plats toute leur élégance. Mais elle n’est
pas la seule. La diversité de nos sols, l’alternance
de bois, de prairies, de rivières… tout ceci contribue
à faire naître des terreaux propices aux champignons.
Ainsi à la fin de l’hiver, place aux morilles. Aux
brunes et aux blondes. Elles poussent sur les
anciennes plantations truffières ou sous les
frênes et les ormeaux, en bordure de ruisseaux,
en lisière de bois. Vient ensuite l’un de mes préférés, à savoir le champignon de mars. Poussant
dans les prés, il fait des ronds de sorcière et dégage
une forte odeur de farine fraîche. Vient ensuite
l’un de mes préférés, à savoir le champignon de
mars. Si l’on trouve les cèpes de Bordeaux et les
têtes de nègre en Bouriane du coté de Gourdon
ainsi qu’en Ségala, les oronges eux, poussent sur
les terres calcaires, vers Saint-Céré ou encore
Boissières. Au-delà de tous ces champignons, le
Lot réserve bien d’autres plaisirs aux connaisseurs.
En tout premier, l’ourlious. Prisé des gens du
Causse de Cajarc et de Limogne, l’ourlious est
présent dans les prairies où paissent les moutons.
Son goût légèrement animal et musqué fait un
carton auprès des fanatiques chaque printemps
et automne. Idem pour le pleurote de Panicault
qui pousse lui dans les pelouses à moutons semées
de chardons, les fameux panicaults. Bref, le Lot
inspire la gourmandise et reste un pourvoyeur
hors pair de petits trésors et de grands plaisirs.
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GASTRONOMIE
Printemps
Eté
Rosette d’agneau fermier du Quercy
Carpaccio de « melon du Quercy »
aux cèpes de printemps et petits légumes
au basilic et jambon de canard
Préparation : 2 heures - Pour 4 personnes
Préparation : 30 minutes - Pour 4 personnes
Ingrédients
600 g de filet d’agneau fermier du Quercy
Pour la garniture de légumes :
1 botte de petites carottes
Oignons
8 navets nouveaux
600 g de petits cèpes bouchons
Le jus d’agneau fait avec les os d’agneau préalablement demandés
au boucher
2 poivrons
4 tomates
2 oignons
1 pointe d’ail et du piment d’Espelette
Ingrédients
2 melons de 800 g
100g de jambon de canard (magret séché)
2 branches de basilic
Quelques grappes de groseilles
Une pincée de sel de Guérande
Un tour de poivre du moulin
Préparation
Nettoyer et cuire séparément tous les légumes. Les maintenir au
chaud. Nettoyer les cèpes et les couper en deux dans la longueur.
Préparer une petite purée de poivrons. Couper les poivrons en morceaux
et les faire sauter à la poêle à l’huile. Faire suer l’oignon émincé dans
un sautoir. Ajouter les poivrons, la tomate, la pointe d’ail et cuire au
four 1h30 à 110 °C. Mixer ensuite pour obtenir une fine purée.
Poêler les cèpes et les assaisonner. Poêler les noisettes d’agneau coupée
très épaisses à feu vif et les finir un petit peu au four. Dresser les
assiettes avec les légumes et les cèpes. Servir à part un petit jus
d’agneau.
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Préparation
Couper les melons en deux dans le sens de l’équateur. Les vider, les
peler. Émincer finement chaque moitié. Dresser en rosace et disposer
dans l’assiette ; intercaler de jambon de canard sec et dégraissé coupé
en fines lanières et de quelques feuilles de basilic émincées. Décorer
avec des bouquets de groseille.
Au dernier moment poivrer et saupoudrer de fleur de sel de
Guérande. Servir frais.
GASTRONOMIE
Automne
Hiver
Profiteroles de figues du Quercy,
Ravioles de chou aux truffes
sauce safran
Préparation : 30 minutes - Pour 4 personnes
Préparation : 1 heure - Pour 8 personnes
Ingrédients
12 figues fraîches
2 badianes étoilées
200 g de sucre
2 dl d’eau
10 cl de sauce safran (2 dl de crème anglaise - 0,20 g de safran
5 cl de crème fraîche)
40 g de crème glacée à la vanille
Ingrédients
Un chou vert
50 g truffe (une grosse truffe)
100 g de foie gras frais
1/2l de bouillon de poule
20 g de farine
Préparation
Faire bouillir la crème liquide. Incorporer le safran, laisser infuser
jusqu’à complet refroidissement. Ajouter la crème anglaise. Réserver.
Faire bouillir l’eau, le sucre, la badiane afin d’obtenir un sirop.
Laver les figues et les pocher quelques minutes dans le sirop. Egoutter
er refroidir. Dresser dans une assiette creuse. Poser 3 fonds de figues
coupées en 2 par leur hémisphère. Déposer une boule de glace vanille
et recouvrir avec l’autre moitié de figue. Servir avec un cordon de
sauce au safran et quelques stigmates de safran.
Préparation
Effeuiller le chou vert, cuire les feuilles dans une eau bouillante et
salée. Les sortir et les rafraîchir puis tailler des rondelles à l’aide d’une
emporte-pièce rond (diamètre 7,5 cm)
Découper 32 fines lamelles de truffe (garder les parures pour les hacher
ultérieurement). Couper le foie gras en petites tranches de 10 g.
Préparer un liant avec la farine et un peu d’eau. Disposer les ronds
dde chou, puis une lamelle de truffe, ensuite le foie gras. Ajouter
une autre lamelle de truffe, refermer avec un rond de chou en collant
les bords avec le liant. Souder les bords en y passant un fil.
Faire cuire 5 minutes dans le bouillon de poule avec la truffe hachée
et du jus de truffe.
Servir en assiette creuse avec le bouillon.
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17
18
MONDE SOUTERRAIN
Padirac, gouffre mythique
Il a vu passer, depuis 120 ans, des millions de visiteurs ; c’est lui qui a inauguré l’ère
du tourisme dans le Quercy, et cependant rien n’a disparu de sa magie…
L
e souffle s’arrête, un instant, alors que le regard mesure le gouffre :
75 m de haut, 33 m de diamètre : « On se croirait au fond d’un
télescope ayant pour objectif un morceau circulaire de ciel
bleu », avait dit Martel, à sa première exploration, le 9 juillet 1889.
Ce jour-là, après avoir descendu une échelle de 180 barreaux, et
sondé les parois obscures, il éclaira, à la lumière de bougies, une
“monumentale avenue” parcourue par une rivière : la rivière
souterraine de Padirac !
Aujourd’hui, des marches ont
remplacé les barreaux de l’échelle ;
arrivé en bas du gouffre, des
barques emmènent les visiteurs
glisser, en silence, sur les eaux
vert translucide de la rivière,
comme on le faisait déjà au début
du XXe siècle ! En plus de la majesté
des lieux, un charme désuet
accompagne cette promenade
fluide, alors que l’on progresse
entre les parois ciselées par le
travail de l’eau, de merveille en
merveille. Soudain, au-dessus du
lac de la Pluie, surgit la Grande Pendeloque, stalactite géante.
D’autres fantasques visions et concrétions se succèdent, avant que
l’on n’entre (à pied cette fois) dans la gigantesque salle du Grand
Dôme, haute de 94 m ; là, encore quelques prodiges naturels, un lac
suspendu, et des « piles d’assiettes » de calcaires…
« On se croirait
au fond d’un
télescope
ayant pour
objectif
un morceau
circulaire
de ciel bleu »
La visite du gouffre est un moment magique.
La structure des escaliers a été conçue
par Gustave Eiffel. Depuis, un ascenseur
a été installé pour votre confort.
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Bien avant que l’on n’y pénètre, le gouffre de Padirac exerçait peur
et fascination sur la population locale. Cette bouche béante dans le
sol, cet « infra-monde » ne pouvait être que le royaume de Satan ;
on disait que l’ange déchu, poursuivi par la colère de Dieu, y était
tombé et s’y était réfugié ; certains écrits obscurs du XIXe siècle, depuis
disparus, auraient relaté des découvertes d’inscriptions mystérieuses
en caractères runiques ; d’autres ont vu dans la forme du gouffre
comme le double inversé et satanique du rocher de Rocamadour…
À moins que, comme le raconte la légende la plus répandue, ce soit
un pacte lié à un obscur trafic d’âmes qui ait conduit le diable à frapper
du talon et ouvrir cette béance, mettant saint Martin au défi ; celui-ci,
grâce à sa mule et à son élan, franchit le précipice, vainquant Satan, qui
s’en serait retourné dépité, aux Enfers, en passant par le gouffre…
MONDE SOUTERRAIN
Le secret des sous-sols
Étonnant sous-sol. Comment imaginer en se
baladant dans ces causses et ces vallées, qu’une
incroyable vie souterraine existe. Une vie faite
d’ombres et de lumières, de creux et de pleins. Une
vie où les rivières ont sculpté des cathédrales,
creusé des gouffres. Travaillés par les vallées de
la Dordogne, du Lot et du Célé, les plateaux
calcaires ont laissé l’eau s’immiscer au plus profond
de leurs entrailles. La roche tailladée par les
mouvements de ces rivières souterraines s’est
alors ouverte, se polissant pour offrir aujourd’hui
des salles aux formes arrondies. Des salles aux
couleurs ocres ou plus blanches, semées de
concrétions. Chargées de CO2, les eaux d’infiltration
deviennent légèrement acides et provoquent
alors une très lente dissolution des roches calcaires.
Associé à un processus d’érosion, ce phénomène
de corrosion appelé karstification crée grottes et
gouffres. Le Lot en compte des centaines. Si les
plus connus sont Padirac, Cougnac, Lacave, Pech
Merle ou encore la grotte des Merveilles à
Rocamadour, il en est tout une multitude qui
garderont pour toujours leurs secrets.
Aventuriers des profondeurs
Né au bord de la Dordogne, Joël
Trémoulet a fait ses premiers pas
de spéléologue en jouant avec
ses amis dans les grottes du coin.
Il a ensuite appris les techniques
avec le spéléoclub de Souillac, et
participe régulièrement à des
expéditions. Il est au Parc naturel
régional des Causses du Quercy.
• La spéléologie, c’est une activité
répandue dans le Lot ?
Oui, bien sûr, avec 80 % de sa surface, c’est un département les plus
karstiques de France. Dans le Lot,
tout le monde a un frère, un voisin
qui fait de la spéléologie ! Il y a
beaucoup de grottes. Et puis, le Lot
accueille, à la confluence Lot-Célé, la
3eme concentration de grottes ornées
française après Les Eyzies et l’Ariège.
Enfin, il y a Padirac… , tous les grands
spéléologues, depuis Martel, y passent ; ce n’est pas la rivière la plus
difficile à explorer, mais tout le
monde veut y aller, parce qu’elle
est belle, et mythique.
• Que va-t-on chercher à Padirac,
aujourd’hui ?
Martel est mort sans avoir eu le
temps d’explorer la rivière de Padirac
jusqu’à sa résurgence (à Montvalent)
Dans les années 1990, des expéditions de plongée souterraine ont été
menées pour visiter les galeries
noyées. La résurgence a été rejointe
(20 km de galerie du gouffre à la résurgence) en 1996, par Bernard Gauche.
Il fallait parfois une trentaine de
personnes pour accompagner le
plongeur : porteurs de bouteilles
d’oxygène, plongeurs « de soutien ».
J’ai eu la chance de faire partie des
5 spéléologues d’accueil à la sortie de
la galerie noyée. Après avoir traversé
22 siphons, et fait 7 km sous l’eau, il
est ressorti 3 jours plus tard. On ne le
sait pas forcément, mais le Lot est la
Mecque de la plongée souterraine,
après le Yucatán à l’est du Mexique.
• On fait de la spéléologie pour le
plaisir de l’exploration, mais aussi
dans un but scientifique ?
Oui. À part les moniteurs de spéléologie, qui ont un brevet d’État, il
n’y pas de professionnels spéléologues ; mais il y a des passionnés,
et les aspects scientifiques ne sont
jamais loins. Par exemple, en 2005,
lors d’une expédition organisée par
le Museum d’Histoire Naturelle de
Paris, les spéléologues ont joint
leur compétence aux naturalistes
dans l’étude de la micro-faune. Un
milieu évidemment très peu connu,
car difficilement accessible. C’est
Armand Viré, un ami de Martel, qui
a inventé la microbiologie souterraine ; il a, entre autres, découvert
la bythinelle de Padirac, mollusque
aquatique souterrain minuscule,
endémique du gouffre.
• Y a-t-il encore des découvertes
à faire ? Pourrait-on encore tomber,
par exemple, sur une rivière souterraine comme Padirac ?
Oui. Par exemple, sur la partie sud
du causse de Gramat, on sait qu’il y
a des rivières souterraines qui n’ont
pas encore été explorées. On sait
que les eaux y passent très vite,
donc qu’il y a de la galerie. Mais…
il faut trouver le passage ! On peut
creuser pendant des années sans
trouver.
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• Et des grottes ornées ?
Bien sûr ! L’année dernière, avec
des spéléologues de Figeac, nous
sommes tombés sur une tombe
néolithique ! toujours en cours
d’études avec les services de l’Etat.
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19
20
MONDE SOUTERRAIN
Qu’est-ce qui a bien pu pousser des hommes au cœur de l’obscurité à tracer des silhouettes d’animaux ?
Nos ancêtres, ces artistes
Le trait court sur la roche, épousant les ondulations du calcaire. Par petites touches,
un œil apparaît, une pâte, une crinière. Un peu d’ocre, de noir…
S
ur les parois des grottes de Cougnac et de Pech Merle, les dessins
sont tracés pour l’éternité. Des dessins dont les premières esquisses
datent de 25 000 ans avant notre ère. Des dessins qui aujourd’hui
n’ont rien perdu de leur troublante
beauté. Pourquoi ont-ils été
réalisés ? Par qui ? Quelle est leur
symbolique ? Ces questions n’ont
pas fini d’alimenter le discours des
chercheurs. Qu’est-ce qui a bien
pu pousser les hommes à ramper
pour venir au cœur de l’obscurité
tracer la silhouette d’animaux,
laisser l’empreinte de leurs mains,
de leurs pieds ? Si les hypothèses
fusent depuis la découverte de ces
deux grottes (1922 pour Pech Merle
et 1949 pour Cougnac), nul ne sait
aujourd’hui véritablement expliquer les raisons qui ont donné naissance
à ces superbes tableaux. « Il y a eu plusieurs théories. Celles qui
racontaient qu’étaient peintes des scènes de chasse, d’autres qui
« Des dessins
dont
les premières
esquisses
datent de
25 000 ans
avant
notre ère. »
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parlaient de chamanisme. Mieux vaut rester prudent et se contenter
d’observer les dessins, de décrire les techniques. À Pech Merle sur les
centaines de peintures et gravures pariétales dénombrées, nous avons
compté 70 figurations animales et 28 figurations humaines. Mammouths,
bisons, aurochs… mais aussi des mains, des empreintes de pas laissées
dans la terre humide, des images féminines stylisées » explique Jean-Luc
Zimmerman, guide à Pech Merle depuis 30 ans. Réalisées sur une longue
période, les œuvres témoignent de l’évolution de l’art préhistorique.
Avec ses 302 motifs dont 274 signes, 22 animaux et 4 représentations
humaines, Cougnac raconte, elle, comment certaines figures ont été
reprises à des milliers d’années de distance, les artistes peaufinant
les œuvres, reprenant des courbes. Les découvrir c’est un peu comme
entrer en religion. Le silence est de mise, le recueillement aussi. Dans
la pénombre de ces grottes, au milieu des superbes stalagmites et
stalactites, l’histoire se met en mouvement, prend de la couleur, du
relief. Impossible de ne pas se laisser gagner par l’émotion. Surtout
lorsque sur la roche, l’on aperçoit la trace laissée par les doigts de
l’artiste. Une signature qui a su traverser les siècles, donnant ainsi à
notre propre existence toute sa mesure.
MONDE SOUTERRAIN
Les grottes de Cougnac près de Gourdon.
Tout un art
C’est l’un des plus célèbres tableaux d’art
pariétal. Peint sur les parois de Pech Merle, les
« chevaux ponctués » raconte ses secrets.
« L’observation de ce panneau est riche d’enseignements sur les techniques utilisées pour sa
réalisation. On y découvre comment les hommes
s’y sont pris pour mettre de la couleur, comment
ils jouaient avec le relief de la pierre pour créer
des illusions d’optique » explique Jean-Luc
Zimmerman. Ainsi apprend-on que les artistes
de l’époque savaient employer l’ocre, le manganèse
ou encore le charbon de bois pour élaborer leurs
pigments. En mélangeant les matières dans leur
bouche, ils confectionnaient une pâte qu’ils
crachaient par petites pressions pour faire des
ronds. Au total, ce tableau compte pas moins de
212 points noirs et rouges qui soulignent la
crinière des chevaux. Tout autour des deux chevaux,
six mains négatives, des traces de pouces
recourbés, un poisson d’1,40 m, un bison…
Quelle est la symbolique de ce tableau ? « Nous
n’en savons rien. Nous pouvons juste observer
que les deux chevaux sont en fait superposables,
que leurs têtes ne sont pas proportionnelles à
leur corps mais que le rocher a été judicieusement
employé pour donner l’illusion parfaite
d’une tête de cheval à la bonne échelle »
s’enthousiasme Jean-Luc Zimmerman. Incroyable !
« Tout comme l’âge de cette peinture d’ailleurs.
24 600 ans ! »
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Drôle d’endroit pour une balade
La balade est étonnante, le site incroyable. Là où au XIXème siècle,
des mineurs descendaient chercher du phosphate, a pris place un
itinéraire surprenant. Un itinéraire qui nous fait plonger au cœur
de la phosphatière tout en découvrant la flore qui a pris possession
du terrain. Fougères, orchidées… Les plantes offrent un cadre somptueux aux découvertes et en feraient presque oublier les animaux qui
vécurent ici. Des vertébrés mais aussi des fossiles que l’on découvre
grâce au “Sentier du Temps” aux phosphatières du Cloup d’Aural à
Bach. On y apprend également comment la mer vint jusqu’ici et
sculpta le Quercy pendant 100 millions d’années. Nouveautés 2009,
un espace sur “l’eau en pays calcaire”
mais également un autre sur la “flore
du Causse et des Phosphatières”, les
parcours sont ludiques, interactifs, les
enfants adoreront. Les parcours sont
ludiques, interactifs. Ils peuvent même
se transformer en paléontologues et
chercher des moulages de fossiles dans
le sable du bac des fouilles.
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21
22
LE LOT, TERRE D’INSPIRATIONS
Les artistes
et le Lot :
une histoire
d’amour
« Ici, je redeviens », écrit Zadkine en 1961.
« J’ai cessé de me désirer ailleurs », dit
André Breton en 1951, dans sa sublime
déclaration d’amour à Saint-Cirq-Lapopie…
À
cette évocation, il faut ajouter Jean Lurçat, autre immense
artiste à avoir succombé aux charmes du Lot, dans les années
d’après-guerre. Est-ce la lumière du Quercy ? Ou bien les
mânes des artistes de la préhistoire, qui flottent encore autour des
grottes peintes ? Ce qui est sûr, c’est le coup de foudre, à chaque fois :
Breton découvre Saint-Cirq lors de l’inauguration d’une « route sans
frontière », initiative pacifiste qui veut, après la guerre, relier
symboliquement toutes les villes du monde. Saint-Cirq, paré de feux
d’artifices pour l’occasion, lui apparaît « comme une rose impossible
dans la nuit ». Très vite, il y achète la Maison des Mariniers (qui avait
appartenu à Henri Martin) où, l’été, se succéderont ses amis, Man
Ray, Péret, Max Ernst, Hantaï ou Julien Gracq. Ensemble, ils refont le
monde, dans des jeux surréalistes ; l’un des passe-temps favoris de
Breton consiste à ramasser dans le lit du Lot des agates, ces « fruits de
l’imagination de la nature », qui le fascinent et lui semblent appartenir
au paradis terrestre. Ossip Zadkine, sculpteur français d’origine russe,
ramasse, lui, les pierres de son jardin, et les empile peu à peu pour
en faire des bancs ; le banc de l’amitié, le seul
inachevé, est celui que chaque ami en visite
contribue à bâtir… Aux Arques, où il a acheté
avec sa femme Valentine Prax une maison et
une grange, en 1934, il se construit l’atelier
idéal, et aime s’y réfugier dès qu’il peut. Valentine
y restera, seule, pendant la guerre, lorsqu’il doit
fuir (son père est juif) et s’exiler aux États-Unis.
Plus tard, de retour, c’est des Arques qu’il observe son succès
grandissant, organise ses expositions dans le monde entier. Ému par
L’art de Zadkine tout droit inspiré du Lot
les arbres, les racines, les troncs morts, il sculptera dans un grand
ormeau son Orphée, que l’on peut admirer au musée qui lui est
consacré, avec d’autres pièces monumentales. La beauté de l’église
du village ne lui ayant pas échappé, il écrit
directement à Malraux, alors Ministre de la Culture,
pour lui demander une aide ; et grâce à lui, la plus
belle église romane du Lot, envoûtante de grâce et
exotique, avec ses arcs outrepassés aux accents
mozarabes, accueille à présent son Christ en bois
géant, et, dans la crypte, son étonnante Piéta…
C’est la guerre qui mena Jean Lurçat dans le Lot,
où il avait rejoint un maquis en 1941. Lorsqu’il aperçoit pour la
première fois les tours effrayantes de Saint-Laurent, perchées
C’est sur les murs
de Saint-Laurent
que naquit Le Chant
du Monde
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LE LOT, TERRE D’INSPIRATIONS
Les Lotois célèbres
Jacques Duèze (12441334) (pape Jean XXII)
Les tours de Saint-Laurent.
au-dessus de Saint-Céré, il cherche immédiatement
à les acheter. Et sur ce promontoire battu par les
vents, dans ces pierres, il passera le reste de sa
vie à restaurer, aménager ; il travaille, ses peintures,
ses cartons de tapisseries, et il enseigne aussi.
C’est sur les murs de Saint-Laurent que naquit
“Le Chant du Monde”, immense fresque qu’il
décrivit comme « en quelque sorte la table de
matières [de mon] existence ». La tapisserie est
actuellement à Angers, mais l’ancienne maisonatelier a été tranformée en musée, et on pourra
aussi recueillir quelques beaux témoignages à la
galerie du Casino de Saint-Céré (voir page 26).
À lire : Patrice Béghain, Écrivains et artistes
en Quercy, éditions du Rouergue, 1999.
Rignault, le premier…
Il était peintre et habitait Montmartre, il
fut le premier artiste parisien à tomber
amoureux de Saint-Cirq-Lapopie, avant 1930 ;
jugeant son talent médiocre, il s’en tenu
finalement à collectionner les peintres, devint
un mécène pour nombre d’artistes – comme
Soutine – et constitua une collection consistante
(aujourd’hui à Avignon). Sa maison de
Saint-Cirq, sans doute l’une des plus belles
du village, avec son jardin suspendu, se trouve
à deux pas de celle de Breton ; l’histoire ne
dit pas s’ils se rencontrèrent. Dans la Maison
Rignault, les expositions temporaires d’art
contemporain sont autant d’occasions de
profiter de l’exquise demeure…
Le 194e pape de l’histoire
chrétienne était un fils de
riche famille de Cahorsins,
ces célèbres banquiers et
commerçants de la Cahors
médiévale – on y admire
encore aujourd’hui le palais
Duèze, bâti pour Pierre, le
frère de Jacques. L’élection
de Jacques Duèze sous le nom
de Jean XXII mit fin à
une longue querelle sur
la succession de Clément V.
Ancien évêque d’Avignon,
Jean XXII implanta la cour
papale dans cette ville
et régna 18 ans.
Clément Marot
(1496-1544)
Lorsque Clément Marot,
soupçonné de sympathiser
avec la Réforme, fut mis en
prison, il y rédigea, entre autres,
des vers dédié à Cahors,
sa ville natale : touchante
pensée de ce poète de Cour,
qui avait quitté le Lot à l’âge
de dix ans pour s’adonner à
une carrière européenne aux
côtés de François Ier… « À bref
parler, c’est Cahors en Quercy /
Que je laissai pour venir quérir
ici / Mille malheurs… ».
Fénelon (1651-1715)
Homme d’église, théologien
et écrivain, François de Salignac
de La Mothe-Fénelon vint en
1667 à l’âge de douze ans,
étudier à l’université de Cahors
la réthorique et la philosophie.
C’est là que naquit en lui l’envie
de se destiner à une carrière
ecclésiastique. Quelques années
plus tard, il devint archevèque
de Cambrai. Son roman,
Les Aventures de Télémaque,
le fit tomber en disgrâce.
Louis XIV, le considéra en effet
comme une critique ouverte
de sa politique.
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LE LOT, TERRE D’INSPIRATIONS
Un décor de cinéma
Zoom avant, arrêt sur image… Une rivière aux berges ombragées sur laquelle glisse
une gabare. À l’arrière du bateau, un homme, un grand chapeau sur la tête, tient la
barre, scrutant chaque ondulation des flots.
“Rencontres du cinéma” de Gindou
A
ction ! Scène après scène, le film prend forme. Son titre ? La
rivière Espérance. Un exemple parmi tant d’autres. Lacombe
Lucien, Alice et Martin, Cache-Cache, Les derniers jours du
monde… Le Lot inspire, le Lot respire. Les tournages s’enchaînent et
sur cette terre aux décors sans cesse réinventés, les films tournent à
la super production. Louis Malle, André Téchiné, Josée Dayan, Claude
Chabrol, Yves Caumont, Georges Lautner… on ne compte plus les
réalisateurs séduits par cette région. Pourquoi ?
Tout simplement parce qu’ici les paysages se suffisent à eux-mêmes pour créer des ambiances,
faire naître des atmosphères. Nul besoin d’artifice, de décor en carton-pâte. Il est des sites qui
d’emblée réveillent l’imagination et transportent dans un univers
digne d’un grand écran. Claude Chabrol ne dira pas le contraire, lui
qui trouva au cœur des grottes de Cougnac le cadre idéal pour tourner
quelques scènes du Boucher. Idem pour Dominique Maillet qui posa
ses caméras à Saint Cirq Lapopie pour réaliser Tierras de Sangre. Ou
encore André Téchiné à Cahors… Préservé, protégé, le Lot a ce petit
supplément d’âme qui fait toute la différence. Pas d’industrie venant
saccager le paysage, pas d’urbanisation galopante venant rompre
l’harmonie de terres ancrées dans une ruralité ressourçante. Figeac,
Cahors, Saint-Cirq-Lapopie, Rocamadour, Cavaillac… avec leurs allures
de cartes postales, les villages du Lot ont gardé une authenticité qui
inspire forcément. Comme si le temps n’avait pas de prise sur ces
lieux de toujours. Ajoutez à cela une diversité de sites où les vallées
succèdent aux causses, où les forêts laissent la place aux champs, où
les rivières taillent leur lit entre les falaises ou au contraire s’épanouissent
et se répandent avec bonheur… et vous
comprendrez pourquoi le Lot est incontestablement
une terre de cinéma. Le 7ème art est inscrit dans les
gènes de ce département. Depuis longtemps.
Depuis 25 ans encore plus précisément. Depuis en
fait qu’une toute petite commune, Gindou s’est mise à organiser
chaque été les “Rencontres Cinéma”. Chaque année, fin août, un
écran se dresse au cœur de ce petit village de 300 habitants et accueille
plus de 12 000 spectateurs. Le temps d’une programmation aussi diverse
que variée, le cinéma est à la fête. En plein air, les projections mettent
à l’honneur un réalisateur, le tout agrémenté d’apéro-concerts,
d’expositions photos, de rencontres autour des musiques de films…
Le tout, juste pour le plaisir de partager, voir, rêver.
Zoom avant,
arrêt sur image…
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LE LOT, TERRE D’INSPIRATIONS
Justine Malle
C’est pas
du cinéma !
(15-17 ans)
844¤
14 jours / 13 nuits
en pension complète
Un séjour d’initiation aux tech
niques
du 7ème art à l’occasion des renc
ontres
Cinéma de Gindou, écriture
ou
réalisation, projections... De
grands
moments de partage autour
d’une
même passion : le cinéma
!
« J’avais six mois lorsque je suis venue dans
le Lot pour la première fois. Depuis j’y vais
chaque année au moins un mois. Impossible de
faire autrement. Le Lot est viscéralement lié à
moi. Comme il l’était déjà à mon père, Louis
Malle. Il n’aurait jamais pu imaginer passer
plusieurs semaines sans venir se réfugier ici. Se
réfugier oui… Il aimait se perdre du côté de
Limogne, à Lugagnac plus précisément, pour
écrire. Lorsqu’en 1966, il a découvert le Lot par
hasard, il est immédiatement tombé sous le
charme. Lui, le nordiste s’est attaché d’emblée
à cette terre d’une douce austérité, au silence
des causses. Il s’y sentait chez lui. À tel point
d’ailleurs, que j’avais remarqué avec amusement
qu’il était à peine descendu du train ou de sa
voiture qu’il prenait déjà l’accent. Par une sorte
de mimétisme, d’osmose avec les lieux. Dans
cette grande maison à mi-chemin entre la ferme
et le château, il se sentait bien. C’est d’ailleurs
là qu’il a écrit « Le souffle au cœur », là qu’il a
tourné Lacombe Lucien et là encore qu’il a
monté quelques films. Dans la vieille grange
transformée en salle de montage. Le Lot était
pour lui un refuge, un havre de paix et tranquillité.
Pour être encore plus isolé et introuvable, il avait
racheté pas mal de terres autour de la maison.
Des terres plantées de chênes truffiers. Il adorait
d’ailleurs récolter ce champignon à la saison et
se régaler d’une simple omelette aux truffes.
Avec mon frère Manuel et ma sœur Chloé, nous
avions toujours plaisir à venir ici. L’étage nous
était consacré et c’était un peu notre domaine à
nous.
Depuis la disparition de notre père en 1995, rien
n’a changé. La maison est là, toujours accueillante,
toujours aussi calme. Chaque été, je viens m’y
perdre avec ma petite fille et ma sœur. Louis aimait
cette région car il trouvait que le temps n’y avait
pas de prise. Et c’est vrai. Qu’il s’agisse de cette
maison où nous veillons scrupuleusement à
toujours utiliser les mêmes tissus ou encore les
mêmes peintures ou qu’il s’agisse des paysages
alentours. Lorsque j’ai cherché un lieu pour
tourner mon premier court-métrage « Cet
été-là », je n’ai d’ailleurs pas hésité une seconde.
Ce film dont l’histoire est celle de Lise, 35 ans se
souvenant d’une journée d’été, lorsqu’elle avait
seize ans, de ses balades à bicyclette, de ses
baignades dans la rivière, de son premier flirt…
ne pouvait être réalisé ailleurs. C’était une
évidence. Non seulement le Lot est imprimé en
moi mais en plus il se prête merveilleusement
bien au cinéma. Sa géographie abstraite,
les lignes de ses paysages, son architecture
harmonieuse, sa végétation toujours très
homogène… il y a ici une beauté primitive, une
unité qui forme le cadre idéal recherché par tous
les metteurs en scène. Ajoutez à cela quelque
chose d’authentique, presque sauvage, une
étonnante intemporalité et vous comprendrez ce
qui donne au Lot cette couleur, cette personnalité
qui en font un décor idéal. C’est mon Lot à moi !
Celui des petits villages tels que Carennac ou
encore Cabrerets, des vallées où coulent de
joyeuses rivières comme le Célé, des superbes
églises romanes… bref, c’est le plus beau
département de France ! »
Ref : LLEFESTIV
Renseignements et réservat
ions :
05 65 53 20 90
ou [email protected]
Les Lotois célèbres
Joachim Murat (1767-1815)
Quel destin que celui de Joachim
Murat ! Celui qui naquit en
1767 tout près de Cahors, fut
maréchal d’Empire, prince
français et roi de Naples. Lui,
le fils d’un aubergiste, devenu
beau-frère de Napoléon, laissa
son nom à la postérité. Une
statue de lui trône aujourd’hui
au Louvre et son village natal,
Labastide-Fortunière, s’appelle
désormais Labastide-Murat.
Jean-François Champollion
(1790-1832)
C’est le plus célèbre des enfants
de Figeac, celui qui est aujourd’hui
considéré comme le père de
l’égyptologie. Très jeune,
Champollion se passionne pour
les hiéroglyphes égyptiens et
entreprend l’étude des inscriptions de la pierre de Rosette.
Nommé conservateur chargé
des collections égyptiennes au
musée du Louvre, il acquiert de
beaux objets dont le plus célèbre reste l’obélisque de Louxor.
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LE LOT, TERRE D’INSPIRATIONS
Le Casino de Saint-Céré :
un cœur bat en Ségala
Qui imaginerait que cette bourgade paisible, à la porte du sauvage Ségala, accueillit
pendant des dizaines d’années les tournées de Sylvie Vartan, Jacques Brel, Raymond
Devos ou Léo Ferré ?
Q
ui imaginerait que des artistes comme Lurçat, mais aussi Doisneau,
Sempé, Cartier-Bresson, s’y sont posés, exposés et y ont, tous,
laissé un morceau d’eux-mêmes… À l’origine de cette aventure,
il y a un lieu : le Casino, une salle de “bal”, et une paire de cœurs battant
à l’unisson, Pierre et Andrée Delbos… Quand on les voit aujourd’hui,
âgés de plus de 80 ans, on comprend, à leur visage rayonnant, à leur
regard si jeune et si joyeux, pourquoi ce pari lancé il y a 64 ans fut
couronné du plus beau des succès !
L’aventure commence après la guerre, lorsque Jean Lurçat, descendu
un soir de son château de Saint-Laurent, frappe à la “première porte”
qu’il trouve ouverte sur son chemin : le Casino. C’est le début d’une
histoire d’amitié très forte avec les jeunes époux Delbos, qui viennent
d’ouvrir leur café-musette. Tous les soirs, après le travail, il viendra
y passer la fin de l’après-midi ; plus tard, Doisneau arrive, envoyé
par Pierre Betz, fondateur de la revue d’art Le Point, pour photographier
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Lurçat ; il deviendra vite un ami, lui aussi et, de fil en aiguille, une
petite société artistique se forme, autour de l’amitié du couple Delbos
qui, pour s’en sortir, mène en parallèle une activité de maraîchers.
Pierre, lui, est musicien, il aime sortir son accordéon et décide un
beau jour de partir à Paris faire le tour des agents artistiques, pour
essayer d’organiser de vrais “galas”, de faire venir les vedettes. La
suite, c’est plus de 300 concerts ; toutes les stars passeront par
Saint-Céré : Johnny Hallyday, Claude François, Mireille Matthieu, Nana
Mouskouri, Serge Reggiani, Brel, Ferré, Brassens, Fernand Raynaud,
Gilbert Bécaud, Juliette Gréco et beaucoup d’autres… Malgré sa petite
taille et son isolement, le Casino de Saint-Céré fait partie des salles
qui comptent, sur la route
des tournées, et les artistes
l’adorent, parce qu’elle est
intime, et parce qu’ils y sont
merveilleusement accueillis
par Andrée et Pierre… Et puis,
quel public ! Venu de plusieurs
centaines de kilomètres à la
ronde, fidèle, et si chaleureux…
Aujourd’hui, c’est un régal
d’écouter Pierre commenter les
photos-souvenirs de ces années folles ! En parallèle, le Casino accueille
des expositions d’art, au premier chef les tapisseries de Jean Lurçat,
qui deviennent un must dans la région ; et les plus grands de la
photo : Doisneau, Sempé, Cartier-Bresson, ou récemment Silvester…
En 1989, lorsque les conditions matérielles modernes de concert
deviennent trop compliquées, le Casino se reconvertit en thé dansant ;
tous les dimanches après-midi, on y vient (de loin, là aussi), danser
au son d’orchestres triés sur le volet. Les clients, vite devenus des
habitués, sont comme une deuxième famille pour le couple Delbos
et, en 2006, lorsqu’Andrée et Pierre décident de se concentrer sur les
expositions, la séparation sera difficile. Mais la galerie-café est
toujours ouverte, et elle a de plus conservé son magnifique décor
d’origine, en plus de quelques peintures laissées par Lurçat sur les
murs… Un lieu culte !
Johnny Hallyday,
Claude François,
Brel, Brassens,
Fernand Raynaud
et beaucoup
d’autres…
LE LOT, TERRE D’INSPIRATIONS
Anne Turlais, une palette aux couleurs du Lot
Dans son atelier de Saint-Cirq-Lapopie, Anne
Turlais laisse glisser ses yeux sur les toits. L’ocre
des tuiles, le bleu du ciel, le gris des murs… Un
pinceau à la main, la toile posée sur la table, elle
commence à tracer quelques courbes, posant ici
et là des touches de couleurs. « Lorsque j’ai découvert
le Lot pour la première fois c’était il y a vingt-cinq
ans. Ça a tout de suite été le coup de foudre.
D’emblée, j’ai aimé ces teintes, cette alliance du
végétal et du minéral, cet équilibre entre
l’architecture et la nature ». Après une parenthèse
de treize ans à Paris pour apprendre son métier
d’imprimeur taille-doucier, elle s’installe ici, puisant
l’inspiration dans les saisons, les falaises, les rivières.
Elle, l’artiste peintre, est venue chercher le silence
mais aussi un certain art de vivre. « Sur cette terre
si chère à André Breton ou encore Dora Maar, j’ai
trouvé une spiritualité qui m’a aidé à nourrir
mes réflexions et à enrichir mes toiles. Ma peinture
est le résultat d’une alchimie entre ce que l’on
voit et ce que l’on est. Voilà pourquoi je n’hésite
jamais à me balader dans la région. J’aime ce
causse, sa lumière, son côté cristallin. Même en
plein hiver. Les forêts ont une âme, la vallée est
comme une respiration et les falaises se couvrent de
nuances ocres et bleues. En les observant longuement, on se rend compte qu’elles sont habitées
par toutes sortes de personnages. C’est incroyable
la vie que génèrent le végétal et le minéral »
aime raconter Anne. Il n’est qu’à voir sa palette
pour comprendre combien ce Lot l’inspire. Sur ce
morceau de bois, les pigments se mêlent et sur
la peinture, l’abstrait devient plus réel. Comme
ce pays qui peu à peu, au fil des balades et des
rencontres, livre ses clefs pour aider à mieux
comprendre ses secrets, ses mystères.
Veilleurs du Monde 3
PARCOURS D’ART CONTEMPORAIN EN VALLÉE
DU LOT.
Ce territoire reçoit avec bonheur les aventures
artistiques depuis des millénaires et accueille
aujourd’hui une proposition collective qui
engage la réflexion sur le paysage, perçu non
plus comme lieu de contemplation mais objet
de discussion, de stratégies, d’action.
Du 4 juillet au 13 septembre 2009.
Ouvert tous les jours de 15h à 19h sur tous les
sites et aussi le matin de 10h à 13h à Cajarc et
Saint-Cirq-Lapopie.
LIEU D’EXPOSITION EN VALLÉE DU LOT
Cajarc, Calvignac, Larnagol, Cénevières,
Saint-Martin-Labouval, Saint-Cirq-Lapopie,
Cabrerets.
Les Lotois célèbres
Léon Gambetta
(1838-1882)
Né à Cahors, le 2 avril 1838,
Léon Gambetta fit toutes ses
études dans sa ville natale
avant de poursuivre à Paris
ses études de droit et de
devenir un républicain
convaincu. Nommé président
du Conseil en 1881, il sera par
la suite ministre des affaires
étrangères et fondera
plusieurs journaux.
Gaston Monnerville
(1897-1991)
Venu de Guyane, petit-fils
d’esclaves, ce jeune boursier,
brillant élève, accéda aux
plus hautes charges de l’État.
Attaché à la région depuis ses
études toulousaines, il se fit
élire dans le Lot, qu’il représenta au Parlement, et fut
aussi maire de Saint-Céré. Le
Lot et la France se souviennent
de lui comme superbe orateur,
et défenseur acharné des
Droits de l’Homme.
Jean-Jacques Chapou
(1909-1944)
Le Lot est fier de compter
parmi ses enfants ce grand
homme de la Résistance. Né à
Montcuq en 1909, brillant
professeur de Lettres au lycée
Gambetta de Cahors, c’est lui
qui organisa la Résistance
dans le Lot, sous le nom de
« Capitaine Philippe », avant
d’étendre son mouvement à
la Corrèze.
Le 16 juillet 1944, pris dans
une embuscade allemande,
il préféra se donner la mort
plutôt que de se rendre.
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LE LOT, TERRE D’INSPIRATIONS
Musée
Champolion,
Les Écritures
du Monde
Comprendre… Comprendre l’autre
à travers son écriture. Tel aura été le but
poursuivi par Champollion toute sa vie.
Telle est aujourd’hui la mission que
s’est assignée Figeac.
T
erre natale de celui qui découvrit comment déchiffrer les
hiéroglyphes, Figeac s’est en effet doté en 2007 d’un musée
flambant neuf dont une partie est consacrée justement aux
écritures du monde. Au cœur de la maison natale de Champollion,
là où il rêvait certainement déjà de contrées inconnues. De l’ancien
musée déjà existant est né un bâtiment moderne dont la façade en
pierre cache un « moucharabieh », une feuille de cuivre insérée entre
deux plaques de verre percée de 1000 caractères d’écritures. Comme
un préambule ouvrant sur un monde polyglotte. Comme la façade
d’un temple à découvrir. Celui de la connaissance, de l’échange, de
la culture. Conçu sur quatre niveaux de
250 m2 chacun, ce tout nouveau
musée se veut avant tout un lieu à
l’intérieur duquel peut s’exprimer la
merveilleuse diversité des cultures.
Juste pour mieux cerner ce qui les
distingue et ce qui les rapproche. Quoi
de plus obscur et passionant que la
naissance de l’écriture ? Quoi de plus
étonnant que l’invention de l’alphabet,
la naissance du livre ? Quoi de plus
intéressant que de prendre conscience du formidable pouvoir de
l’écriture ? Du déchiffrement des hiéroglyphes à la calligraphie, en
passant par les premières tablettes d’argile, pour aboutir à l’ère du
numérique, ce musée transporte d’un continent à l’autre et décrypte
Quoi de plus
étonnant que
l’invention
de l’alphabet,
la naissance
du livre ?
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Le musée Champollion, construit au sein de sa maison natale.
5300 ans d’histoire. Du pinceau au calame, de la pierre au livre… les
mots prennent du relief, les phrases de la signification. À travers des
jeux de traduction, une interactivité évidente, des tracés de
caractères, des touchers de matières, ce sont les hommes qui se
rencontrent. L’écriture est un voyage, ce musée une destination.
LE LOT, TERRE D’INSPIRATIONS
Au musée Henri-Martin de Cahors
Le célèbre peintre d’origine toulousaine, choyé
de la IIIe République, avait deux maisons dans
le Lot : une à Labastide-du-Vert, et l’ancienne
auberge des Mariniers, à Saint-Cirq-Lapopie,
qu’André Breton achètera plus tard. Il y passa de
nombreux étés, y peignit abondamment, déplaçant
sans cesse son chevalet pour suivre la lumière,
et donna à la ville de Cahors 17 toiles : la grande
fresque du Monument aux morts de la Grande
guerre, ainsi que plusieurs paysages lotois.
Elles sont aujourd’hui accrochées au musée
Henri-Martin de Cahors, où l’on aime aussi, de
temps à autre, choisir et exhumer quelques uns
des objets antiques et archéologiques de la
collection municipale et les montrer, parfois mis
en scène par un artiste contemporain, pour lancer
des passerelles entre passé et avenir. Car le
musée Henri-Martin regarde bien plus loin que
sa collection permanente ; le lieu accueille
diverses expositions temporaires qui dévoilent
des regards multiples sur Cahors, se consacrent
à un artiste, local ou non, ou questionnent la
notion même de musée. Là encore, la création
est reine, et l’amour de l’art rayonne.
Le Lot des artistes,
d’hier à aujourd’hui.
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artiste, et
un lieu d’exposition pour
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régionaux. Karine et Brun
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Les Lotois célèbres
Résidences d’artistes
et lieux d’expositions dans le Lot
Lurçat faisait venir des élèves dans ses
tours-ateliers, André Breton constituait l’été,
à Saint-Cirq-Lapopie, une petite société d’amis
poètes s’amusant à des jeux surréalistes…
La création a toujours été bienvenue dans le Lot,
et cette tradition ne s’endort pas, puisque
aujourd’hui de prestigieuses résidences
d’artistes continuent d’attirer l’art contemporain
sur le territoire. Aux Arques, à côté du musée
Zadkine, cela fait vingt ans qu’une belle
maison à tour médiévale héberge, de mars à
juin, des artistes en quête d’isolement et de
paix ; à Saint-Cirq-Lapopie, logis spectaculaire,
également, dans de somptueuses demeures
gothiques, les maisons Daura, où deux sessions
par an sont organisées. Eh oui, du sang
artistique frais coule dans les veines du Quercy ! Et plusieurs lieux d’expositions attendent
les amateurs de création contemporaine, qu’il s’agisse du travail des artistes en résidence
ou d’autres : le centre d’art contemporain Georges-Pompidou de Cajarc, les maisons
Daura et le musée Rignault de Saint-Cirq-Lapopie, les Ateliers des Arques, le musée
Henri-Martin de Cahors, et plusieurs galeries privées ou associatives.
Georges Pompidou
(1911-1974)
Bien que né dans le Cantal,
Georges Pompidou fut très
attaché au Lot en général, et à
Cajarc en particulier, dont il fut
le conseiller municipal de 1962
à 1969. Avec son épouse Claude,
il aimait y venir en vacances où il
possédait une maison. Un musée
dédié à l’art contemporain,
« La Maison des Arts » porte
aujourd’hui son nom.
Maurice Faure
Né en 1922, cet agrégé d’histoire
et docteur en droit a joué un
grand rôle dans la vie politique
du Lot, mais aussi sur la scène
nationale et même européenne.
Député du Lot (1951-1983),
maire de Cahors (1965-1980),
il a participé à plusieurs gouvernements des IVe et Ve Républiques.
C’est comme secrétaire d’État
aux Affaires étrangères qu’il
signe en 1957 le Traité de Rome,
dont il est le dernier témoin vivant.
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LE LOT FESTIF
Le Lot festif
L
e Lot festif ? Une évidence. Lorsque les beaux jours reviennent, villes et villages
multiplient les rencontres, les soirées. Théâtre, danse, musique… La diversité est
de mise. Entre le Festival de musique africaine de Cajarc, le festival de Country de
Gramat, les Médiévales de Gourdon ou encore les rencontres cinématographiques de
Gindou, le Lot illumine les saisons de ses animations. Un label a même été imaginé,
“un festival de festivals” pour fédérer et promouvoir une ensemble de festivals engagés
autour d’objectifs communs. En avant la musique !
Une signature commune,
Une expérience unique
Le Lot, un festival de festivals
I
ls sont douze festivals rassemblés sous la même bannière. Ils proposent des moments
culturels forts où plaisir et convivialité s’accordent. Blues, jazz, théâtre, musiques
du monde, africaines, classiques, actuelles, art lyrique ou cinéma, animent la saison
artistique du département du Lot. Ici, pas de festival démesuré mais des événements
à taille humaine et une exigence de qualité.
Festival de Saint-Céré : le sur-mesure
À 58 ans, Olivier Desbordes est un homme satisfait.
Satisfait du succès du festival de Saint Céré.
« Chaque été, ce sont 12 000 personnes qui viennent
assister aux opéras et concerts que nous montons.
Une reconnaissance qui vient saluer 28 ans de
travail ». Un grand sourire aux lèvres, le directeur
artistique du festival envisage donc la nouvelle
saison sous les meilleurs auspices. Du 25 juillet
au 15 août, La Flûte Enchantée, La Traviata,
Carmina Burana, Berlin années 30… oratorio,
musique de chambre, opéra, théâtre musical…
tous les genres seront à l’honneur. Imaginé par
ce lotois de souche parti de nombreuses années
bourlinguer ailleurs, le festival se veut atypique,
chaleureux, vibrant. « La philosophie de départ
est simple. J’ai souhaité réunir une centaine
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d’artistes pendant un mois afin de construire nos
propres spectacles. Nous faisons tout nous-mêmes
et sur place. Les décors, les costumes, les mises
en scène. Cette année par exemple, nous avons
auditionné 200 personnes pour interpréter La
Flûte Enchantée » explique Olivier Desbordes. Un
travail colossal mais qui donne une âme à la
programmation. « C’est à la fois passionnant et
enrichissant pour tout le monde de faire découvrir
de nouveaux talents plutôt que de jouer sur le
star-system. Notre festival a servi de tremplin à
plusieurs artistes confirmés aujourd’hui, et tant
mieux », précise le directeur artistique.
Une spécificité comme une marque de fabrique,
un gage de qualité qui cet été fera une nouvelle
foi le bonheur des amateurs.
LE LOT FESTIF
31
L’Agenda des festivités
Du 18 au 22 mars - Figeac
Le Chaînon manquant
05 34 51 48 88
www.reseau-chainon.com
Nombreux spectacles dans la ville
Du 11 au 18 avril
Bretenoux et les environs
Festival du Conte Emoi
05 65 38 59 53 / 05 65 38 67 46
www.ot-bretenoux.com
Du 12 au 17 mai - Cahors
Festival Visages du Monde
05 65 20 88 60
www.mairie-cahors.fr/theatre
Danse, théâtre, musique, animations de rue
Du 21 au 24 mai - Cahors
Festival Régional de Théâtre amateur
05 65 35 47 15
[email protected]
troupenboule.com
De mai à novembre - Gramat
Les Musicales du causse de Gramat
05 65 38 73 60
Musique de chambre,
ensemble choral et concerts spectacles
14 juillet - Montcuq
Montcuq en scène
05 65 22 94 04
Spectacle chorégraphique et pyrotechnique
Du 14 au 18 juillet - Cahors
Cahors Blues Festival
05 65 35 99 99
www.cahorsbluesfestival.com
Du 21 au 26 juillet - Souillac
Souillac en Jazz festival « Sim Copans »
05 65 37 81 56 - www.souillacenjazz.net
Du 23 au 25 juillet - Montcuq
Festival de la chanson française à texte
06 83 09 78 34 / 05 65 22 94 04
Du 23 au 27 juillet - Cajarc
Africajarc
05 65 40 29 86 - www.africajarc.com
Festival de culture africaine
Du 23 juillet au 1er août - Figeac
Festival de Théâtre : 08 11 80 46 46
www.treteauxdefrance.com
Du 1er août au 2 août - Souillac
Festival du Mime Automate
05 65 37 07 07
Du 24 au 26 juillet - Gramat
Festival de Country : 05 65 38 73 60
www.gramatcountryfestival46.com
1er week-end d’août - Gignac
Festival Ecaussystème : 05 65 32 69 05
www.ecaussysteme.com
Festival consacré aux musiques actuelles
Du 24 au 26 juillet - Montclera
La Compagnie Divergeance à Montcléra
05 65 22 86 41
www.multimania.com/faitsetgestes
Festival de danse contemporaine
Du 25 au 26 juillet - Martel
Festival de la Bande Dessinée
05 65 32 13 12
2ème quinzaine de juillet - Gourdon
Festival de musique de chambre
05 65 41 20 06 / 05 6541 18 97 (hors saison)
ème
2 quinzaine de juillet - Montcuq
H2O festival de l’eau du Massif central
05 65 31 87 67
Animations gratuites autour du thème de l’eau
Du 18 au 24 juillet - Rocamadour
Les Eclectiques de Rocamadour
05 6533 63 26 / 05 65 33 22 00
www.leseclectiques.org
Festival de musique, théâtre et danse
Du 29 juillet au 15 août
Saint-Cyprien et les environs
Festival du Quercy Blanc : 05 65 31 83 12
Musique classique, concerts et stages
de chant, piano, guitare
Du 31 juillet au 2 août - Assier
Assier dans tous ses états
05 65 40 42 42
www.festivalassier.com
Festival pluridisciplinaire
(danse,musiques actuelles et improvisées…)
Du 27 juillet au 15 août - Saint-Céré
Festival de Saint-Céré
et du Haut-Quercy
05 65 38 29 08 - 05 34 50 40 10
www.festival-saint-cere.com
Opéras et concerts
1ère semaine d’août - Bélaye
Rencontres de violoncelle de Bélaye
05 65 22 40 57
Séminaires à Bélaye et concerts
dans les églises de la vallée
Du 1er au 9 août
Bretenoux et aux environs
Art’zimut : 06 37 01 15 80 - www.artzimut.fr
Rencontres culturelles transversales
Du 2 au 3 août - Gourdon
Les Médiévales de Gourdon
05 65 27 52 50
www.tourisme-gourdon.com
22 août - Montcuq
Festi’trad : 05 65 22 97 00
Soirées Musiques et Danses traditionnelles
Du 22 au 29 août - Gindou
Rencontres cinématographiques
de Gindou
05 65 22 89 99 - www.gindoucinema.org
Festival de cinéma en plein air
Du 18 au 27 septembre - Anglars-Juillac
Les Chantiers de l’acteur
et des écritures
05 65 36 23 76 - www.loeildusilence.com
13 septembre - Cahors
Salon du livre ancien
05 65 53 20 65 - www.mairie-cahors.fr
Du 26 au 27 septembre - Cajarc
Salon de la Bande Dessinée
05 65 40 61 30
27 septembre - Rocamadour
Rassemblement européen de montgolfières
06 80 63 32 30
www.rocamadour.com
www.tourisme-lot.com
32
PATRIMOINE ARCHITECTURAL
Un patrimoine, des trésors
De Cahors à Figeac, Gilles Séraphin, architecte du patrimoine, guide nos pas pour
une découverte tout en nuances. Itinéraire
à travers le temps autour de deux noms,
deux “villes d’Art et d’Histoire”. En route…
Gilles Séraphin,
architecte du patrimoine.
Figeac était une étape
importante du pélerinage
de St-Jacques-de-Compostelle.
Le Pont Valentré à Cahors est classé
au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.
www.tourisme-lot.com
P
rendre de la hauteur et regarder. Regarder la boucle que forme
le Lot lorsqu’il vient courtiser Cahors. Comme une virgule posée
à l’horizon, la ville apparaît depuis le belvédère du mont St-Cyr
dans une débauche de toits ocre, de bouquets d’arbres, de rues qui
s’entremêlent. De là-haut, c’est toute l’opulence de la ville qui ressurgit.
Comme si en prenant un peu de hauteur, la ville nous murmurait
son aura passée. Et quelle aura ! Ce n’est pas Gilles Séraphin qui dira
le contraire. Il connaît chaque détail de son histoire.
« Divona Cadurcorum, comme on l’appelait au Ier siècle avant JC, est
une ville pleine d’ombres et de lumières. Elle, l’ancienne ville antique
dont les arènes étaient les plus grandes de France a su trouver une
place de choix. Surtout au Moyen-Âge où elle devient une ville de
négociants. Aux XIIIe et XIVe siècles, Cahors connaît une prospérité économique extraordinaire. Son architecture en témoigne. Rue Daurade
par exemple. Au n°42, se trouve la maison du bourreau, typique avec
ses fenêtres à colonnettes et ses arcatures en briques. Au sud de la
cathédrale, place au quartier des
Badernes, l’ancien quartier
populaire du bas de la ville. Rue
Nationale et ses demeures bâties
par les commerçants et hommes
de droit. En flânant ici et là, il
faut regarder les sculptures des
ouvertures. Comme ce décor de
roses et de bâtons aux fenêtres
d’un hôtel du XVe siècle. Ou encore
le remarquable travail de
menuiserie de quelques portes
du XVII e . Cahors fut une ville d’une richesse et d’une influence
incroyable. À tel point d’ailleurs, que les négociants en vin ont même
réussi à mettre l’un de leurs bourgeois sur la chaire papale. Jean XXII,
pape d’Avignon. Capitale aujourd’hui du Lot, Cahors mélange avec
fierté les époques et les styles, les pans de bois et les fenêtres à
meneaux. Conscients de la richesse de leur patrimoine, les Cadurciens
ont mis en place un secteur sauvegardé depuis 1967. Nous avons ainsi
pu préserver de belles bâtisses et transmettre nos plus belles pages
d’histoire.
« Entre hier
et aujourd’hui,
les petites histoires
écrivent la grande,
celle avec un
grand H »
PATRIMOINE ARCHITECTURAL
Idem à Figeac. Cette ville qui connut un fantastique
essor aux XIIIe et XIVe siècles, grâce à ses marchands
qui rejoignaient Bordeaux ou Montpellier pour se
lancer dans le commerce international, aurait pu
tomber en ruine. Dans les années 60, le rapport
d’un fonctionnaire de l’Etat mentionnait même
que l’on ferait mieux de tout raser ! Heureusement,
un vaste programme de restauration a été mené
dans les années 90. Figeac affiche désormais la
belle couleur blonde de son grès et offre une
collection unique de demeures médiévales. Coiffées
Il était une fois,
le Pont Valentré
C’est l’un des plus beaux ponts médiévaux
de France. Du haut de ses trois tours, il témoigne
de la prospérité que connut Cahors entre les XIIe
et XIVe siècles. Inscrit au patrimoine mondial de
l’Unesco, ce pont piéton raconte sa construction.
Imaginé pour servir de forteresse, il mit plus d’un
demi-siècle à voir le jour. Ce fut si long, qu’une
légende naquit racontant comment, le maître
d’œuvre signa un pacte avec Satan. Si ce denier
mettait tout son savoir-faire au service de la
construction et exécutait tous les ordres, l’architecte
lui abandonnerait son âme. Curieusement, le
pont s’éleva alors avec rapidité. Pour sauver son
âme, le maître-d’œuvre demanda au diable
d’aller chercher de l’eau avec un tamis. Revenant
bredouille, il n’honora pas son pacte. Pour se
venger, il vient chaque nuit desceller la dernière
pierre de la tour centrale, bâptisée Tour du Diable.
Agrippé à cette pierre, un petit diable a depuis
été sculpté.
Pour en savoir plus : sur le Pont Valentré
et l’histoire de Cahors, découvrez l’Espace Cabazat,
situé à 50 m du Pont, rive gauche.
de leurs cheminées en mitre et décorées de leur
traditionnel soleilho, cette galerie ouverte, elles
sont un vibrant témoignage de l’âge d’or de la
cité. Rue Gambetta, l’hôtel de Livernon et sa tour
crénelée par exemple méritent un détour. Ou bien
encore l’hôtel des Coquilles. Tout en rondeurs,
Figeac tourne autour de son histoire et joue avec les
époques. Un seul exemple, la place des Ecritures.
Ici la pierre reprend dans une ligne contemporaine,
la pierre de Rosette. Le tout dans un écrin typiquement
médiéval, au coeur d’une cour d’agrément de la
fin du XIIIe siècle. Où comment unir le passé et
le présent, les souvenirs et l’avenir. Ainsi va le
Lot. Entre hier et aujourd’hui, les petites histoires
écrivent la grande, celle avec un grand H ».
Au cœur d’une
« Ville d’Art
et d’Histoire »
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Gourdon, capitale de la Bouriane,
a gardé tous les accents du
Moyen-Âge : porte fortifiée,
maisons à colombages, ruelles
étroites sinuant jusqu’à l’esplanade
de l’ancien château…. Là, au
sommet de la butte se livrent
les paysages vallonnés annonçant
le Périgord. Du château et des remparts du XVIIe siècle ne reste que
la forme circulaire des promenades.
La rue du Majou, la Maison du
Sénéchal, qui abrite durant l’été
des expositions artisanales, l’Hôtel
de Ville du XVIIe, l’Eglise Saint-Pierre,
la Maison Cavaignac… sont autant
d’occasions de découverte. Ici tout
invite à une balade médiévale en
suivant les circuits proposés par
l’Office de Tourisme ou à l’occasion
des fêtes médiévales qui résonnent
début août, de bruits d’épée et de
quelques chants de troubadours.
www.tourisme-lot.com
33
34
PATRIMOINE ARCHITECTURAL
Rocamadour,
un sanctuaire vivant
L’image de la cité, dont les maisons
superposées épousent les flancs de
la falaise, est dans toutes les mémoires,
la sonorité de son nom, à la fois rocailleuse et fruitée, sur toutes les lèvres…
M
ais, finalement, se souvient-on qu’il s’agit d’un sanctuaire,
et en mesure-t-on le rayonnement ? Si l’on vous dit que
Rocamadour attire les pèlerins depuis le XIe siècle, avant
même Saint-Jacques de Compostelle, que des milliers de croyants
viennent chaque année y prier la Vierge avec ferveur, car nombre de
miracles y ont été enregistrés ? Que l’on aie ou non la foi, on ne ressort
pas le même de sa visite des sanctuaires de Rocamadour, pour peu
que l’on soit un peu ouvert à une expérience spirituelle.
On peut aborder Rocamadour par la vallée de l’Alzou – qui creusa
cette faille de 120 m de profondeur –, afin de se faire surprendre par
la vision de l’ensemble : « Les
maisons sur la rivière, les églises
sur les maisons, les rochers sur
les églises et le château sur le
rocher », comme on dit ici. Sans
oublier les grottes, qui constituent
un lieu de culte depuis la nuit
des temps. Si la réputation
chrétienne du site est née de la
découverte en 1166 du corps intact
de saint Amadour, ermite qui
aurait fondé le sanctuaire, c’est
bien la Vierge Marie que l’on
vient aujourd’hui y adorer ; et,
comme aime à le rappeler le
jeune père de Gouvello, abbé des lieux, il n’est de plus fervents dévots
de Notre-Dame de Rocamadour que les marins ! En effet, depuis que
Henri II Plantagenêt vint (en 1170), et y fut touché par la grâce, il lui
fit élever à son retour en Bretagne un autel, à Camaret-sur-Mer. Depuis,
elle est la sainte patronne des aventuriers de la mer, et son culte,
que Jacques Cartier lui-même exporta vers le Nouveau Monde,
connaît un rayonnement inattendu ! Le long des parois ocres, les
sanctuaires, que les guerres de Religion et la Révolution avaient pillés,
ont été reconstruits au XIXe siècle, desservis par le majestueux escalier
« Les maisons
sur la rivière,
les églises
sur les maisons,
les rochers
sur les églises
et le château
sur le rocher »
www.tourisme-lot.com
L’été, ne pas manquer
la visite des sanctuaires
“by night”, tous les soirs
à 22h, avec le père de
Gouvello.
des pèlerins, que l’on montera en pensant à cette formidable énergie
qui habite les lieux, depuis la préhistoire. Et, lorsque l’on entre dans
la chapelle, où trône l’effigie de bois de noyer, dite “noire” de Notre-Dame
de Rocamadour, on se sent bien dans les entrailles du sanctuaire,
dont la devise “L’Espérance ferme comme le rocher”, résonne alors
d’un accent tout particulier.
PATRIMOINE ARCHITECTURAL
Saint-Cirq-Lapopie, au passé présent
Saint-Cirq-Lapopie est reconnu comme
l’un des “plus beaux villages de France”
de même que Carennac, Loubressac,
Autoire, Cardaillac.
André Breton, le pape du surréalisme,
fut séduit par ce site exceptionnel.
Saint-Cirq-Lapopie est de ces villages qui
marquent l’esprit autant que le cœur. Partons
découvrir ce village apparu « comme une rose
impossible dans la nuit » selon André Breton.
Balayer toutes les images que l’on a en tête, tous
les clichés déjà vus. Telle devrait être la première
chose à faire avant de venir ici. Pour garder tout
l’effet de surprise. En suivant la D 662 qui ondule
dans la campagne, le coup d’œil est superbe. Un
piton rocheux, des maisons qui dégringolent en
une élégante harmonie de toits bruns, de murs
à pans de bois, de ruelles pentues et tout en bas,
comme pour donner encore plus d’ampleur au
site, le ruban sombre du Lot. Saint-Cirq-Lapopie…
Son classement au rang des plus beaux villages
de France était une évidence. Tout comme le succès
que le lieu rencontre auprès des artistes. Partout ce
ne sont qu’expositions d’art. Au musée Rignault,
dans le château… De la photographe Dora Maar
à tous ceux qui aujourd’hui ont installé leurs galeries
et ateliers, ils sont nombreux en effet à s’être
laissés séduire par ce village tout droit sorti du
Moyen-Âge. Les ruines de plusieurs forteresses et
de quelques tours de chevaliers, les soubassements
d’un château, deux portes fortifiées…
Saint-Cirq-Lapopie respire l’histoire. Il suffit de
s’attarder quelques instants dans ses rues pour vite
revenir quelques siècles en arrière. Ici, une maison
à tour-pigeonnier du XIIIe siècle, là des fenêtres à
meneaux Renaissance, plus loin les arcades
d’échoppes médiévales, des carriérous et des
escaliers reliant les maisons… et dominant la rivière,
l’église Saint-Cirq édifiée sur une ancienne chapelle
romane, dans un style gothique languedocien.
En grande partie classé monument historique, le
village tout entier résonne encore des bruits du
passé. Ceux des artisans travaillant la peau, rue de
la Pélissaria, le bois mais aussi ceux des fabricants
de moules à boutons, écuelles et robinets de
tonnellerie, appelés à l’époque roubinetaïres.
Découvrir Saint-Cirq, c’est mieux comprendre
l’histoire du Lot, celle de ces hommes qui ont façonné
ce village mais aussi celle de ceux qui aujourd’hui
œuvrent encore pour lui préserver tout son cachet.
Calme
et raffinement
au cœur d’un
des “Plus Beaux
Villages de France”
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Immersion totale au cœu
r du village
dans une magnifique bâti
sse des
XVème et XVIème siècles. Pou
r apprécier
la vue sur le Lot, découv
rir les ruelles,
retrouver la maison d’An
dré Breton...
Ref : LLCHLAPOP
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ou info@reservation-lo
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35
36
PATRIMOINE ARCHITECTURAL
Un pays d’Art
et d’Histoire :
la Dordogne lotoise
Au nord du département, elle entaille les
causses, reliant les contreforts du Massif
Central à la plaine atlantique, escortée de
hautes falaises ou épanchée, dans sa plaine
alluvionnaire, mais souple, toujours, et
tellement élégante !
L’ abbatiale de Souillac
A
vec sa file de coupoles et ses sculptures romanes, l’église de
Souillac fait partie des édifices qui comptent dans l’histoire de
l’art ; et, s’il fallait retenir une seule œuvre, on choisirait la statue
du prophète Isaïe, tout simplement divine de grâce et de légèreté…
Fait d’une pierre tout aussi blonde, le tympan roman du prieuré de
Carennac illumine le cœur d’une harmonieuse bourgade aux maisons
de calcaire blanc et aux vieilles tuiles brunes.
La noblesse de la pierre, l’homogénéité de l’architecture, habilement
sauvegardée et émaillée de détails médiévaux, caractérise une
ribambelle d’irrésistibles villages : Creysse par exemple, avec sa petite
église en hauteur, dont l’étrange double abside domine les maisons,
le pont, la halle.
Blottie au pied de la falaise, Gluges a serré ses maisons contre la
paroi, et même sa modeste église, festonnée de modillons romans, est
troglodytique. À l’inverse, les châteaux de La Treyne ou de Belcastel
aiment à se montrer, altiers, en à-pic au-dessus de l’eau. Ailleurs,
La Halle de Martel
Village de Carennac
c’est en toile de fond que réapparaît la roche, comme à Autoire,
construit en contrebas d’un cirque, et qui présente de véritables petits
manoirs. En matière d’architecture civile médiévale, Martel ne
manque pas de classe non plus, avec son palais urbain de la Raymondie
et ses maisons bourgeoises, que l’on découvre en flânant.
À sa confluence avec la Bave, le lit de la Dordogne s’élargit, pour former
une plaine, de laquelle émergent quelques improbables châteaux
à admirer du village sentinelle de Loubressac : Castelnau-Bretenoux,
forteresse médiévale passionnante à visiter ; Montal, témoignage rare
de la première Renaissance française ; Saint-Laurent-Les-Tours, impressionnant nid d’aigles dominant Saint-Céré, qui regorge de riches hôtels
particuliers, marque la transition vers le Ségala, où le calcaire doré
et la tuile laissent la place au schiste et à l’ardoise, alors que l’on voit
la Dordogne s’éloigner, vers d’autres territoires…
Programme de visites guidées organisées, en été,
par le Pays d’Art et d’Histoire - contact : 05 65 33 81 36
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PATRIMOINE ARCHITECTURAL
Les bastides du Lot : une passionnante leçon d’histoire et d’urbanisme !
droit et se répartissent autour d’une place carrée
ou rectangulaire, cœur de la cité ; le commerce
s’effectuait dans les boutiques situées sous les
arcades (“cornières” ou “couverts”), et sous la halle
centrale. Le Lot compte une douzaine de bastides ;
si toutes n’ont pas conservé l’ensemble de leurs
attributs, la forme de leur place centrale, leur plan,
ou même leur nom (Castelnau, Labastide…) les
identifient comme “villes neuves” du Moyen-Âge.
Le village de Bretenoux
e
e
Elles datent des XIII et XIV siècles, et pourtant
on les appelle “villes neuves” ! Elles furent en
effet créées de toute pièce au Moyen-Âge, et
constituent un trait caractéristique de l’urbanisme
du Sud-Ouest. Qu’elles soient nées d’un impératif
stratégique – la guerre de Cent Ans –, ou du
développement d’une nouvelle économie
marchande, pour laquelle il fallait réorganiser
les territoires et la population, elles résultent le
plus souvent de l’association entre le pouvoir
souverain (seigneurs locaux, évêque de Cahors,
roi de France) et un propriétaire foncier (souvent
une abbaye). La bastide se distingue par son
plan en damier : ses rues se coupent à angle
À Castelnau-Montratier, dans le Quercy Blanc, ne
pas manquer de prendre un café sur la place à
couverts, la plus grande du département ; quant à
celle de Bretenoux, qu’il faut voir un jour de marché
(mardi et samedi), elle a gardé son pavement en
galets et ses ravissantes façades ; la touchante
petite halle de Beauregard (causse de Limogne)
a conservé ses mesures à grain ; et puis, trait
typique des bastides de l’Agenais, remarquer, à
Montcabrier (ouest du département) et à Castelfranc
(au bord du Lot), l’église, implantée à un angle
de la place…
Documentation disponible sur les bastides
du Lot dans les Offices de Tourisme.
Secrets romans en Quercy Blanc
Pour un itinéraire intime à travers vallons et
combes du Quercy Blanc, où le calcaire affleure
partout, dans les sillons des champs comme sur
les chemins creux, et illumine les maisons… Ces
discrètes églises rurales, construites entre le XIe
et le XIIIe siècle, ont le plus souvent été remaniées
après la guerre de Cent Ans et juxtaposent pureté
des lignes romanes et éléments décoratifs typiques
du XVIe siècle quercinois : la rose, le « bâton écoté »
ou le motif solaire. Entre Montcuq et CastelnauMontratier, par mille détours qui sont autant
d’occasions de profiter de la douceur provençale
du Quercy Blanc, voici nos préférées.
Saint-Pierre de Rouillac a conservé dans son
chœur un ensemble rare de peintures mates sur
fond clair, dont un Christ de facture byzantine du
XIIe siècle. À Saint-Geniez, chapelle champêtre
entièrement romane, à la charpente de bois, fut
baptisé Bertrand de Saint-Geniez (1260-1350) :
ce professeur de droit, envoyé par le Pape en Italie,
est vénéré, depuis sa mort, par les habitants du
Frioul ! En continuant vers l’est, à Cézac, la cloche
de l’église Saint-Clément porte une inscription
Demeure
de charme
et château
À partir de
159¤
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2 nuits et un dîner
en chambre d’hôtes
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Passé la majestueuse façade,
flanquée de tours rondes,
Anne
et Éric vous feront visiter leur
château,
qui a gardé la mémoire du
séjour,
en 1815, du Maréchal Ney…
À deux
pas, en vallée de la Dordogn
e, deux
autres imposants châteaux
vous
attendent, le fier Castelnau-Bre
tenoux
et l’élégant Montal.
Ref : LLCHBESS
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ions :
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Vers
Compostelle
attribuée à Clément Marot : « J’ai la langue pendue
au milieu de mon corps/ J’appelle les vivants et
je sonne les morts ». Sa famille possédait en effet
des terres dans la commune. En dépassant
Castelnau-Montratier, on terminera par SaintGeorges de Russac, qui dresse la plus élégante
des silhouettes, en pleine campagne, et dont la
fresque a été classée.
Livret Sentiers romans en Quercy Blanc (2 €),
disponible aux offices de tourisme de Montcuq
et de Castelnau-Montratier.
La Via podiensis (voie partant
du Puy-en-Velay) arrivait dans le
Lot à Figeac, puis rejoignait Cahors
soit par le Célé et le Lot, soit par le
causse de Limogne. De nombreux
pèlerins faisaient un détour par
le causse de Gramat pour aller
adorer la Vierge de Rocamadour…
Ensuite, tout le monde descendait
vers Moissac en traversant le Quercy
Blanc, par Montcuq. Aujourd’hui,
ce tracé correspond au GR 65, qu’il
fait bon emprunter, pour vagabonder
sereinement en Quercy…
www.tourisme-lot.com
37
Le musée de Cuzals, une encyclopédie vivante des savoir-faire ancestraux.
Le futur a de la mémoire
S’il est une terre qui n’a rien oublié de son passé, c’est bien le Lot. Au cœur de la campagne,
les vieilles fermes respirent la tradition, racontent leur histoire. Les musées aussi.
R
ural, le département se plait à préserver ses racines. Pour préserver
le patrimoine, une poignée d’hommes et de femmes ont eu
l’idée d’ouvrir des musées. Le but ? Sauvegarder la mémoire de
ce qui faisait le quotidien du Lot hier. Des musées où les objets ont été
précieusement sauvegardés et mis en valeur.
Pour les découvrir, direction tout
d’abord Rocamadour. Là, à deux
kilomètres à peine du célèbre village,
sur la route qui mène à Souillac,
une ferme. Une ferme-découverte
plus précisément. Situés au centre
d’un domaine agricole de 22 hectares,
la Maison de Justine mais aussi sa
grange, sa chèvrerie- fromagerie
et son potager, racontent la vie des paysans. Tout ici a été pensé pour
que l’illusion soit parfaite et que l’on ait l’impression de voir arriver
d’un instant à l’autre Justine et Janissou, les anciens propriétaires
des lieux. La soupière fume encore, la cave embaume la bonne odeur
du vin qui vieillit et dans le cantou, un feu illumine la pièce… Toute
la vie paysanne de cette famille qui reprend vie. Comme à la fin du
XIXe siècle. Emouvante, détaillée, la visite s’immisce dans le quotidien.
Faire son pain, la guerre de 14-18. Dans la chèvrerie, on découvre
également comment faire le fameux rocamadour. Dans le potager,
place aux légumes, aux aromates et à tout ce qui pouvait avoir des
vertus médicinales. Un peu plus loin le “chant des pierres” permet
La soupière
fume encore et
un feu illumine
la pièce.
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en un parcours pédestre, de s’initier au petit patrimoine. Les murets en
pierres sèches, les gariottes… Le Lot est là, vibrant, authentique.
Authentique ? Il l’est aussi un peu plus au sud, du côté de la vallée
du Célé. Autre musée, autre histoire. A Cuzals, un espace en plein air
a été imaginé. Une encyclopédie vivante des cultures et des savoirfaire ancestraux. Grâce à un programme journalier d’animations et
de démonstrations des métiers d’autrefois, le monde agricole et
artisanal reprend vie. Sur 50 hectares, un voyage dans le passé à vivre
entre amis ou en famille.
LE BEAU UTILE
Un musée éclatant
La “chine” dans le Lot...
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3/4 épis ou 3 clés
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Le Lot, terre de contrastes, est un pays qui regorge de
vous optiez pour le séjour
brocanteurs et antiquaires, discrets ou renommés. Que
des chambres d’hôtes
en étoile ou le circuit itinérant, vous ferez étape dans
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sélectionnées pour la sensibilité tout particulière de vos
leurs “coups de cœur”.
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Un musée éclaté ? Quel drôle de nom. Et pourtant,
sous cette terminologie se cache un étonnant lieu.
Ou plutôt un étonnant village. Cardaillac, un
petit bijou mais aussi le gardien d’une vie passée.
Une vie qui aurait pu être totalement oubliée si
Annie Mage et une poignée d’amis ne s’étaient
pas mobilisés. Lorsqu’en 1984 Annie décide de
créer l’événement en organisant une exposition
sur les outils d’autrefois, elle ne pensait pas récolter
autant d’objets. 230 au total, tous corps de métiers
confondus. Collectionneuse dans l’âme, elle
entreprend alors de poursuivre ses recherches et
amasse au fil des ans, du matériel d’école, des
pièces de poteries, des objets liés au monde viticole…
« Mais que faire de tout ça ? Où stocker toutes ces
pièces ? » raconte Annie Mage. C’est alors que
l’idée géniale de récupérer différents bâtiments
du village pour en faire un musée dispersé est née.
« La maison du semalier, le séchoir à châtaigne,
l’étuve à pruneaux, la maison du sabotier, le
moulin à huile, l’école… De grange en bergerie,
ce drôle de musée raconte aujourd’hui le quotidien
d’hier à travers sept lieux différents et plus de
3000 pièces », poursuit, toujours très enthousiaste,
Annie. La passion la poussant elle et ses amis à
toujours explorer plus loin, elle organise des
expos. À venir, un beau travail sur les Fables de
La Fontaine. « Ce projet permet non seulement de
faire vivre le village mais aussi d’aborder différentes
thématiques, comme l’architecture, les familles
qui ont vécu ici, la grande époque du phylloxéra…
Ajoutez à cela tout un ensemble d’animations
parmi lesquelles des jeux de pistes ou encore des
jeux anciens, et la visite de Cardaillac risque fort
de prendre quelques heures », conclut Annie, un
sourire aux lèvres.
Métiers d’art : en route !
Le Lot inspire, c’est une évidence. Sur ces terres qui ondulent doucement
au gré des cours d’eau, le génie de la création puise son imagination.
Souffleurs de verre, marqueteurs, céramistes, potiers, tapissiers, émailleurs…
la liste des talents est longue. Pour en prendre toute la mesure, une route
a été tracée. Une route qui suit les chemins et fait escale au cœur des
ateliers, des galeries. De Martel à Gramat en passant par Le Vigan, Souillac,
Prayssac, Saint-Céré ou encore Camburat, ils sont près d’une trentaine
à ouvrir leurs portes, la passion chevillée au corps, la créativité comme
dénominateur commun. Alors en route pour découvrir le Lot dans sa version
la plus artistique, la plus délicate. En route pour découvrir ces métiers d’art
et rendre hommage à la matière, aux couleurs, aux formes en compagnie
des artisans et artistes qui dans le secret perpétuent des savoir-faire,
des gestes précieux. La mémoire de ce qui est beau et tellement utile.
Document disponible dans les offices de Tourisme
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39
40
LE BEAU UTILE
Les belles maisons
du Quercy
« De tous côtés, nous remarquions des villages bien bâtis, des bourgs qui égalaient
des villes, et des villes superbes », remarquait à la fin du XVIIe siècle Fénelon, qui fut
un temps doyen de Carennac.
D
eux-cents ans plus tard, un voyageur éclairé se dira « étonné
d’apercevoir un si grand nombre de maisons restaurées,
rejointoyées… On constate tous les ans de nouvelles remises
en état, toits refaits, profusion de petits carreaux, jardins entretenus. »
Se pourrait-il que les Lotois aient des doigts
de fées ? Un sens inné du bâti élégant, c’est
sûr ! Il n’y a qu’à sillonner les routes du Lot
pour voir défiler des ribambelles de maisons
et de fermes, plus jolies les unes que les autres,
dans une extraordinaire harmonie de couleurs
et de volumes. Les Lotois natifs ou d’adoption soignent leurs demeures,
de la maison de maître à la grange, et jusqu’au muret de pierre sèche,
pour en préserver la fière identité. Ancienneté de l’activité oblige, la
maison de vigneron est l’un des types les plus répandus ; au-dessus
du niveau du sol, où l’on vinifiait et conservait le vin, se trouvait
l’étage d’habitation. Pour ne pas avoir à entrer chez soi par l’espace
dédié au travail, on construisait un escalier extérieur. Surmonté d’un
auvent, il constitue ce qu’on appelle le bolet, une particularité propre
à l’ensemble du territoire quercinois, et qui donne beaucoup de cachet
aux habitations. Complétant leur ligne élégante,
le pigeonnier-tourelle flanque souvent un
angle de la maison, accolé au bolet… Voilà
une silhouette ravissante ; mais dans laquelle
tout a son utilité ; le pigeonnier permettait de
récolter un engrais naturel, le bolet d’effectuer
certains travaux salissants…
Se pourrait-il
que les Lotois aient
des doigts de fées ?
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Ainsi, des attributs autrefois “aristocratiques” (logis à l’étage, escalier
extérieur, tour faisant office de pigeonnier) ont été repris par
l’architecture rurale, comme un héritage de la tradition seigneuriale…
Quel panache, le Lot !
LE BEAU UTILE
Couleurs et matières du Lot
Imaginons un relevé “chromique” à travers le
Lot des villages et des hameaux : on obtient un
camaïeu d’ocres allant du blanc au rouge, seulement
relevé d’une pointe de gris lumineux. Car, même
si le calcaire recouvre les trois-quarts du territoire
(les causses), il n’enveloppe pas pour autant le
département d’une tonalité uniforme, loin de là :
il est mille pierres calcaires !
De la teinte immaculée qui fait l’éclat du Quercy
Blanc aux murets de pierre sèche du causse central,
gris-blanc parfois ourlés de mousse, en passant
par la blondeur chaude des élégantes maisons
de la Dordogne, sublime au coucher du soleil,
voilà un premier nuancier ; auquel il faut ajouter,
de part et d’autre des causses, les calcaires
ocre-jaune de la Bouriane et ocre rouge du
Limargue, de Bretenoux à Cardaillac. Enfin, le
Ségala introduit une note de schiste et de granit,
Les pigeonniers
Lorsqu’ils ne sont pas accolés à la maison, en
une tourelle d’allure noble, ils s’élèvent à l’écart
de la ferme, parfois au milieu des champs,
égayant le paysage de leurs silhouettes variées :
leur architecture dépendait des goûts et de la
fortune du propriétaire. Parmi les styles les plus
répandus, le pigeonnier à pied-de-mulets (toit
à une seule pente coupé par un ressaut médian),
le pigeonnier-tour reposant sur arcades ou le
pigeonnier sur piles… Parfois, il se résume à de
simples trous de boulin intégrés à la maison…
Petit rappel historique : au sud de la France, le
“droit de colombier” (autre nom du pigeonnier)
n’était pas l’apanage, comme dans le nord, des
nobles et ecclésiastiques ; il était accordé à tout
propriétaire ayant assez de terre pour faire picorer
les pigeons.
écailles brillantes ou ardoises bleutées qui nous
rappellent que le Lot a aussi “quelque chose en
lui” du Massif Central… Se promener dans la
campagne lotoise, c’est s’offrir une leçon de
géologie en même temps que d’architecture.
Côté toiture, on oublie la distinction par le sol ;
découpons le département en deux “hémisphères”, de part et d’autre de la rivière Lot : au
nord, les toitures à fortes pentes, dites “celtiques”,
donnent aux villages des lignes bien marquées ;
au sud, l’accent méridional s’affirme, avec le toit
dit “méditerranéen” à faible pente, couvert
de tuiles canal qui servent aussi à former les
génoises… Mention spéciale pour le bois, enfin,
qui structure avec légèreté balcons, auvents et
séchoirs à châtaignes dans le Ségala – pays
forestier – et dessine, dans les bourgs, les
colombages des façades.
Luxe, calme
et volupté
en pays Bourian
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bâti quercinois ancien
et un confort
contemporain… Dans cet
ancien
prieuré du pays bourian
, rénové
avec goût, on profite de
l’harmonie
des volumes et de la bea
uté de la
pierre, tout en se détenda
nt au bord
de l’agréable piscine, sur
la terrasse
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42
ACTIVITÉS DE PLEINE NATURE
Éloge de
la lenteur
Libellule agrion porte-coupe.
L
es cailloux, le genièvre et le soleil… Laurent Clavel ne les
quitterait pour rien au monde. Né à Rocamadour, il a pourtant
crapahuté un peu, avant de décider de revenir s’installer sur
son causse natal. Aujourd’hui, il anime l’un des Espaces Naturels
Sensibles mis en place par le Conseil Général (Vallées de L’Ouysse
et de l’Alzou) et nous dit son amour pour la nature du Lot et
ses chemins secrets, qu’il arpente tous les jours.
Quel marcheur êtes-vous ?
Je suis un partisan de la promenade tranquille. Vous savez, on peut
faire seulement 1km et découvrir des tas de choses ; on a tellement
d’espèces, végétales et animales ! Le causse, on a l’impression que
c’est beaucoup de caillou, mais si vous venez au printemps, c’est
rempli d’orchidées, partout !
Quel est votre coin préféré du Lot ?
Les deux vallées où j’ai passé mon enfance, l’Ouysse et l’Alzou : c’est
l’endroit où je me sens le mieux, et je continue à les explorer. J’arrive
encore à être surpris. C’est très accidenté et il y a des endroits secrets
partout. L’année dernière, j’ai trouvé une grotte que je cherchais depuis
vingt ans ! J’aime le causse : des landes ouvertes et bien sèches ; du
caillou, du genièvre et une chaleur intense ! Il y a des odeurs qui
n’existent pas ailleurs au monde…
Laurent Clavel,
passionné de chemins secrets.
Et si vous essayez d’être plus objectif ?
Je dirais qu’un des charmes du Lot, outre la beauté de ses paysages,
c’est qu’on peut s’y retrouver complètement seul. Même l’été, sur
les chemins, cela reste très calme. Il y a quelque chose d’intime.
La meilleure heure de la journée pour se promener ?
Si l’on vient en été, c’est le matin tôt qu’il faut se promener ; ici, l’été
est très chaud. Le soir, si on se place près d’un point d’eau, on verra
passer tous les animaux du causse ; par exemple, à proximité des
petites mares qu’on appelle « lacs de Saint-Namphaise » (voir page 55).
Une suggestion de balade pour une journée ?
Faire les deux vallées : partir de Gramat, suivre la vallée de l’Alzou,
passer Rocamadour puis, à un moment, rejoindre la vallée de
l’Ouysse, partir en direction de Calès et jusqu’à Lacave, la vallée de
la Dordogne : voilà une belle balade, spectaculaire et variée, avec
des passages ombragés, ce qui est important l’été.
Abeille sur fleur d’euphorbe.
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Et une balade d’automne ?
Alors là, sur le causse, sur le plateau lui-même ; en forêt de Braunhie
par exemple, on a des couleurs magnifiques : du marron cuivré
des chênes au jaune orangé de l’érable en passant par le rouge du
cornouiller... La Braunhie a l’énorme avantage de ne compter, à
l’intérieur d’un triangle Caniac-Fontanes-Quissac, aucune urbanisation,
pas de construction ; on y est seul au monde…
ACTIVITÉS DE PLEINE NATURE
Le Lot à pied :
une surprise
à chaque pas
Baignades
tonifiantes
en rivière
A pied en liberté au cœur
du Parc naturel...
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entre lieux
des richesses de nature, de faune et de flore,
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emprunts d’histoire et rivières au cœur des
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Gambader, de causse en causse, flâner entre les
collines du Quercy Blanc, se rafraîchir dans une
forêt du Ségala… Il y a mille façons de découvrir
le Lot à pied. La variété de ses paysages et de son
relief en fait un territoire idéal pour tous les
amoureux de la marche, des sportifs amateurs
de dénivelé aux familles qui prennent leur temps,
en passant par les botanistes en herbe. Tout le Lot
est sillonné de chemins bien balisés et entretenus ;
on aime en particulier les boucles de petite
randonnée (1h30 à 5h), qui invitent à parcourir
une zone en s’attachant à la singularité de sa
végétation, ou de sa faune, en faisant grimper
vers de jolis points de vue, ou bien traverser des
hameaux, lire les traces du pastoralisme… Pour
les plus endurants, le Ségala, creusé de mille petites
vallées, garantit montées et descentes, dans un
bain de chlorophylle. Pour faire de la distance,
rien ne vaut le GR46 : du nord au sud, il détaille
les paysages du département comme un véritable
catalogue ; quant au célèbre GR65, il guide les
pèlerins et les marcheurs vers Compostelle: c’est
un classique pour les itinérances.
Avec de si belles rivières,
aux eaux irrésistiblement attirantes
l’été, lorsque le soleil chauffe
le calcaire des causses, le Lot
ne pouvait pas nous refuser
les baignades… Le voilà pionnier
en contrôle des eaux, grâce
au dispositif Inf’Eau Loisirs, qui émet
chaque jour un bilan qualitatif ;
rien de plus divin que de se plonger
dans les ondes vivifiantes du Célé,
une rivière intime où d’agréables
plages ont été aménagées.
Terminer une randonnée par
un plongeon, barboter avec
ses enfants ou prendre un bain
de soleil… en toute confiance !
Renseignements :
www.lot.fr/infeauloisirs/
Les Espaces Naturels Sensibles du Lot :
marcher, observer, comprendre
Une autre façon de se promener,
plus responsable, plus attentive : les
cinq Espaces Naturels Sensibles (ENS)
définis et aménagés par le Conseil
Général du Lot mettent en valeur des
milieux fragiles, à protéger. On les
arpente (en 2 à 3 h), non pas forcément
pour jouir de paysages quercinois
typiques, mais parce qu’ils constituent des micro-zones inattendues,
comme des coins secrets et précieux, habités de faune et de flore
intéressante, variée et parfois rare… Une lande siliceuse en plein milieu
calcaire (Landes du Frau, en Bouriane), un bras mort de la Dordogne
(Couasne de Floirac), où observer les oiseaux, ou encore le massif forestier
de la Braunhie, sur le causse aride de Gramat. Pour donner tout son sens
à sa promenade, se munir du guide découverte (dans les offices de
tourisme, 2€) : une série de fiches qui, une fois insérées dans les bornes
discrètes disséminées le long du parcours, deviennent comme des tables
d’orientation, aident à lire le paysage, à identifier faune, flore
et traditions rurales.
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ACTIVITÉS DE PLEINE NATURE
À bicyclette
Ahh, le plaisir de poser son vélo au pied d’un chêne et de s’offrir quelques instants
d’un repos bien mérité, au creux d’une combe, au cœur d’une pelouse piquetée de
serpolet et de lin, parmi la roche qui affleure…
ique-niquer à l’ombre et puis réenfourcher sa bécane, vers
d’autres chemins ; ou bien jouer du braquet, entre causse et
vallée, confronter ses forces aux vallons de Bouriane ou du
Ségala et hop ! piquer une tête dans un plan d’eau qui vous tend
ses bras frais…
P
Balades familiales
Partisans du plat, envie de faire du tourisme en mode « lent », de
village en village, pour ne rien rater du patrimoine et… des menus
du jour ? Choisissez votre "boucle lotoise" en fonction de la région
que vous avez envie d’explorer, et… pédalez !
Véloroute Vallée du Lot
160 km d’itinéraire sélectionné et jalonné
Amateur de balades cyclistes, en famille ou entre amis, la véloroute-vallée
du Lot fera le bonheur des flâneurs en quête de découvertes, qu’elles
soient culturelles, gastronomiques ou humaines.
Quatre carnets de route détaillent le tracé de l’itinéraire et ses aspects
touristiques et pratiques.Trois présentent la portion lotoise (25 km
chacun) et un le tronçon Lot & Garonnais.
Ces derniers sont disponibles dans les Offices de Tourisme et au Comité
Départemental du Tourisme du Lot.
Pour les accros du VTT
Les bases VTT de Figeac et d’Auzole (juste au nord de Cahors) accueillent
les passionnés qui ne quittent pas leur selle des vacances : en plus
des hébergements et des gîtes, ils trouveront sur place ateliers de
réparation, points de lavage, prêt de casques, interlocuteurs privilégiés
et information sur toutes les pistes des environs… Les GR et les pistes
équestres permettent, eux, de longues distances linéaires, pour les
voyageurs au long cours.
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ACTIVITÉS DE PLEINE NATURE
Belle pêche dans le Lot
Peu de départements affichent un réseau de cours
d’eau aussi beau, varié et complet que le Lot.
Pêcheurs, que vous arriviez en cuissardes ou
munis de votre siège pliant, de jour ou de nuit,
que vous aimiez la majesté d’une vallée ample ou
l’ambiance montagnarde d’un ruisseau de forêt,
vous trouverez vos coins de prédilection… La pêche,
dans le Lot, c’est 1500 km de ruisseaux de première
catégorie, 400 km de rivières de 2e catégorie, 35 lacs
et étangs. En Dordogne, les bottes dans l’eau,
on profite d’une vue inédite sur les falaises et les
châteaux, le temps d’une partie de pêche à la
mouche (truite, ombre). Quant au Lot, c’est la rivière
aux carnassiers par excellence ; des cales aménagées
entre Cajarc et Puy-L’Évêque facilitent l’accès en
bateau : au programme, sandres, grands brochets,
perches, black-bass et silures…
Enfin, n’oublions pas les “carpistes” : dans la
rivière Lot, on pratique la pêche de nuit toute
l’année. Et puis, que l’on dorme la nuit… ou la
journée, le Lot dispose d’un réseau d’hébergements
labellisés “accueil qualité pêche”, à proximité des
sites de pêche : on vous y fournira des conseils
de passionné.
Handi-pêche
Pour les personnes à mobilité réduite, plusieurs
pontons handi-pêche, reconnus par un pêcheur
en fauteuil, vous accueillent sur le Lot, le Célé ou
sur les plans d’eau.
Toutes les informations sur : www.pechelot.com
“Guide de la pêche 2009” disponible gratuitement
auprès du Comité départemental du tourisme du
Lot et de la fédération départementale.
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Dordogne, royaume
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non loin de Martel, 15 hect
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vos enfants au dressage, aux
ge, mais
à la promenade ou la volti
arer
leur apprendront aussi à prép
poney…
leur monture et à soigner le
VTT et
Le reste du temps, piscine,
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même une nuit sous la tent
Plein galop sur les causses...
L’envie prend même ceux qui ne sont jamais montés à cheval ! 1500 km
de sentiers se prêtent à la randonnée équestre dans le Lot, dont le terrain
s’avère idéal : pas trop lourd ni humide. À hauteur de cheval, le Lot
prend une autre dimension ; il y a le temps du galop, et le temps du
soin ; cavaliers et montures seront les bienvenus dans les fermes équestres
et les hébergements labellisés « Accueil chevaux » Envie de plusieurs jours
à cheval ? Téléchargez des fiches-circuits sur le site www.cheval-lot.fr,
et organisez vos hébergements sur le chemin, à partir de la liste fournie.
Et si vous préférez vous faire chouchouter, optez pour un séjour-randonnée
équestre organisé : il y en a pour tous les goûts, les âges, y compris des
stages pour les débutants.
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45
46
ACTIVITÉS DE PLEINE NATURE
Dans l’air et
sous la terre :
sports verticaux
à la lotoise
Pour tous ceux qui ne se contentent pas
de contempler les admirables reliefs du
Lot, mais aiment se coller à la paroi, sentir
la roche sous leurs doigts, mesurer ses
élévations suspendus à une corde, ou à
une toile de parapente…
G
rimper
Sur les causses du Lot, l’horizon est lointain, le relief semble
bas ; mais les rivières qui ont entaillé ces plateaux ont
aménagé de formidables falaises calcaires pour les grimpeurs ! En
particulier le long du Célé, du Lot – à sa confluence avec le Célé –,
autour de Rocamadour et dans le cirque d’Autoire (bassin de la Dordogne). Des sites magiques, qui ont été équipés par des passionnés
affiliés à la Fédération Française de Montagne et d’Escalade, avec du
matériel fiable répondant aux normes en cours. Le luxe du Lot, c’est
– grâce à la géographie de ses rivières, qui coulent d’est en ouest,
ondulant en méandres, ou dessinant des cirques – de disposer de
parois orientées à toutes les expositions : certains secteurs, comme
Autoire, ou La Pescalerie (Célé), s’adaptent ainsi très bien à la grimpe
estivale, car protégés du soleil qui, l’été, chauffe considérablement
le calcaire des causses… À l’inverse, on peut pratiquer l’escalade l’hiver
sur les faces les plus exposées au sud, comme Arcambal (vallée
du Lot) ou Cougnaguet (vallée de l’Ouysse). Attention à bien
respecter les interdictions saisonnières sur certaines parois, la préservation de la faune et de la flore fait partie de la pratique….
À lire, pour les initiés, le topo-guide Escalade dans le Lot (20 €)
E
xplorer les profondeurs
Autre cadeau des causses : les gouffres, igues, dépressions et
autres reliefs sous-terrains liés aux phénomènes karstiques
(dissolution du calcaire) : le paradis des spéléologues ! (voir page 19).
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ACTIVITÉS DE PLEINE NATURE
Bien connu des initiés du monde entier, le Lot
est aussi un territoire idéal pour les débutants :
dans des cavités adaptées, on découvre la spéléologie grandeur nature. Mmmm… ce petit frisson
d’exploration ! L’activité est ouverte à tous les âges.
S
ous le calcaire, l’eau
Les connaisseurs le savent bien : le Lot est
l’un des premiers sites au monde pour la
plongée souterraine, et la rivière de Padirac en
est le plus beau fleuron. Les plongeurs (de niveau
2 minimum) pourront s’initier au mystère de la
plongée en rivière souterraine ou en vasque, encadrés par des professionnels.
V
ue d’oiseau
En parapente, décollez des bords du causse,
en surplomb du Lot ou de la Dordogne, et
jouissez d’un point de vue unique sur le département. Le faible relief s’adapte parfaitement à un
baptême de l’air ; et il offre aux initiés la possibilité de faire de la distance.
Ou bien, élevez-vous à la verticale, à bord de la
montgolfière de Rocamadour : une autre façon
de prendre de la hauteur, et un regard inoubliable
sur le site des sanctuaires…
Pour toutes ces activités, liste des clubs et
structures d’encadrement en pages 75 à 77.
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RIVIÈRES ET VALLÉES
La belle énergie de la Dordogne
Christian Signol la décrit comme une femme (idéale ?) au corps « à la fois svelte et
musculeux ». Sous ses dehors tranquilles, ses méandres “sveltes “, la Dordogne cache
en effet des eaux vives et toniques…
C
’est que, depuis les monts Dore, où elle a pris sa source, ses
eaux se sont vues augmentées de maints affluents. Rivière libre,
la Dordogne bouge dans son lit, déplaçant des bancs de sables,
dégageant des bras morts – les couasnes –, générant ainsi des milieux
diversifiés qui constituent de
merveilleuses zones de nidification
ou de reproduction pour la
faune : le brochet par exemple,
aménage ses frayères dans les
couasnes, l’hirondelle de rivage
aime à se reproduire dans les
berges sablonneuses, où elle
creuse de petits tunnels pour y faire son nid… Même les arbres tombés
dans la rivière peuvent servir de refuge ou de lieux de reproduction.
Alors, la meilleure façon de vivre la Dordogne, c’est de la découvrir à
fleur d’eau ! En canoë-kayak, elle offre les parcours les plus sportifs,
et des vues sans cesse majestueuses : on glisse entre de hautes falaises,
apercevant de temps en temps la silhouette élégante d’un château de
plaisance… Initiation, randonnées à la journée, accompagnées ou
non, stages à la semaine, toutes les formules existent, dans les
différents clubs qui se partagent
les eaux vives de la Dordogne.
Rivière de prédilection pour les
pêcheurs, (voir article page 45),
elle séduira aussi les amoureux
de botanique et les observateurs
d’oiseaux. Descendre, par exemple,
dans la couasne de Floirac (l’un
des Espaces Naturels Sensibles du Lot, voir article page 43), observer
le flûteau nageant, une plante flottante rare et protégée, ou bien
repérer, parmi les galets des îlots et des bancs, le petit gravelot, au
plumage mimétique…
...on glisse entre de hautes falaises,
apercevant de temps
en temps la silhouette élégante
d’un château de plaisance…
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RIVIÈRES ET VALLÉES
Au XIXe siècle, avec l’ère industrielle, le Lot subit
d’importants travaux de canalisation, qui vont
le rendre navigable en toutes saisons : canaux
de dérivation, écluses, etc. Les gabares sont alors
remplacées par une batellerie plus performante :
jamais la navigation fluviale n’aura été si profitable
au département… Trop tard, malheureusement !
Car le chemin de fer fait son apparition, et relie
bientôt Cahors à Capdenac, Bergerac à Bordeaux,
en concurrent impitoyable. Peu à peu abandonnés,
la Dordogne et le Lot se retrouvent “déclassés”
de la nomenclature des voies navigables en 1926.
Il faudra attendre la fin du XXe siècle pour que
le Lot renoue avec ses rivières ; et aujourd’hui,
les retrouvailles se célèbrent par le plaisir et
la détente !
Descente
de la Dordogne
en canoë
À partir de
58¤
2 nuits en camping
Château de Belcastel.
Les rivières du Lot,
au temps de la navigation
Des hauteurs boisées du Rouergue et du Massif
Central descendent, sur le Lot, châtaignes, miel,
cuir, charbon et surtout merrain, bois destiné à la
fabrication des tonneaux, attendu par les vignerons
bordelais ; sur la Dordogne, rivière capricieuse et
difficile à remonter, on pratique le commerce
à “bateau perdu” : l’embarcation servant à
descendre le merrain est détruite à l’arrivée et
son bois revendu… Sur le Lot, les gabares remplies
de barriques transportent le vin de Cahors vers
la Gironde puis le port de Bordeaux et l’Angleterre,
où l’on l’apprécie tant ! Et l’on remonte toutes
sortes de produits “exotiques” débarqués à
Bordeaux : sel, sucre, café, etc.
Les métiers de l’eau sont éprouvants, et parfois
dangereux ; pour les bateliers, la navigation vers
la Garonne est semée d’embûches, rochers masqués
par les crues, courants dans les méandres, pièges
à poissons laissés par les pêcheurs… Alors, avant
de partir, ils remettent leur vie entre les mains
de Dieu ; plusieurs chapelles conservent la
mémoire de ces émouvantes prières : Notre-Damede-Velles (“des voiles”), à Vers, qui possède un
ex-voto en forme de bateau ; la chapelle des
Mariniers, à Cajarc…
En deux ou en cinq
jours, la plus
intime et la plus dyn
amique des
découvertes de la Dor
dogne! Levez
la tête, voilà un châtea
u, arrêtez-vous,
plus loin, une plage
de galets vous
attend pour une bai
gnade et
un pique-nique… Tou
s les soirs,
de camping en campin
g, retrouvez
vos bagages, qui vou
s suiv
chaque jour en voiture ent
.
Ref : LLCANOED
Renseignements et rése
rvations :
05 65 53 20 90
ou info@reservation
-lot.com
Les ponts
La rivière porte et transporte, mais
constitue aussi un obstacle, une frontière,
dont le franchissement conditionnait autrefois
le rayonnement ou la sécurité d’une ville.
Au Moyen Âge, le passage à gué et la
traversée par bac se pratiquent, mais une
ville puissante se doit d’avoir au moins un
pont. Ainsi, à Cahors, au moment de la
construction du pont Valentré (XIVe siècle),
il existait déjà deux ponts dans la cité.
Avec la révolution industrielle et l’avancée des techniques, ciment et métal
remplacent la pierre. Sur le Lot et la Dordogne, on observera notamment
de pittoresques ponts suspendus dits “en fil de fer”.
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49
Pas besoin de permis
pour découvrir le Lot
en quelques jours en bateau.
Le Lot, larguez les amarres
On dit souvent que les régions traversées par un fleuve ou une rivière possèdent
quelque chose de plus. Une personnalité plus marquée, une âme plus présente.
L
’eau en striant les terres, leur donne une respiration supplémentaire, étanche leur soif, irrigue leur chair. Drainant d’est en
ouest le département, le Lot donne le tempo et leur couleur aux
paysages qu’il traverse. Comme un trait d’union entre différentes
entités, il unit en son lit une géographie, des aventures, une histoire.
Et quelle histoire ! Les premiers hommes déjà suivirent son cours pour
pénétrer toujours plus à l’intérieur des terres.
toute une économie se fait jour. Bateliers, charpentiers, tonneliers…
dans les villages, les corps de métier s’organisent. Des moulins sont
construits profitant de la formidable énergie hydraulique pour moudre,
battre, scier. Dès le XIXe siècle, le Lot devient aussi un terrain de
villégiature. On vient de Paris pour y faire du canoë. Dans le même
temps, les peintres découvrent le Lot et posent leur chevalet. Henri
Martin et André Derain trempent leurs pinceaux dans la palette de
couleurs que la rivière leur offre.
Un pique-nique ?
Une sieste ?
Plus tard, le Lot voie navigable est au cœur de
tous les conflits, de tous les commerces. Ainsi
pendant la guerre de Cent ans, il devient une
barrière dont Français et Anglais essaient de se
rendre maîtres. Sur ses flots, les gabares glissent au rythme de leur
chargement. Le vin surtout emprunte cette voie, appelé vers le grand
large pour partir à la conquête des meilleures tables. Sur ses berges,
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Aujourd’hui, peu de choses ont changé. Certes,
les va-et-vient qui rythmaient son cours n’ont
plus lieu mais le Lot a gardé intact toute sa
beauté et tous ses paysages. Des paysages qui alternent entre vastes
plaines alluviales et collines du côté de Capdenac et hautes falaises.
Des paysages que l’on peut découvrir le temps d’une randonnée à
pied mais aussi en canoë. Pour cela il suffit de quitter la route et
emprunter les chemins. À pied, l’une des plus belles balades consiste
à suivre un étonnant chemin de halage taillé dans le roc. Au départ
de Bouziès, ce circuit mène jusqu’à Saint-Cirq-Lapopie au gré des
méandres du Lot. En canoë, le cours ondule tranquillement et les
berges sont autant d’invitations à s’arrêter. Un pique-nique ? Une
sieste ? Depuis la rivière, les villages perchés sur les falaises révèlent
des points de vue étonnants. Mais l’une des expériences à ne pas
rater reste incontestablement la découverte en bateau habitable.
Sur 75 km et 17 écluses, entre Luzech et Larnagol, le Lot est navigable.
En quelques jours, on peut alors aisément découvrir sans aucun besoin
de permis, les plaines couvertes de vignes, les châteaux mais aussi
traverser Cahors et surtout passer sous le pont Valentré...
RIVIÈRES ET VALLÉES
Le Célé, tendre et farouche
Le radeau
de l’aventure
(11-15 ans)
399¤
6 nuits
e
en pension complèt
Le petit frère du Lot. Plus joyeux, plus sauvage
et plus poétique à la fois.
Sensiblement parallèle à celui du Lot, son cours
ricoche d’un paysage à l’autre, gravant son passage
dans les plateaux calcaires. Tantôt noires et blanches,
tantôt réchauffées d’ocre, les hautes falaises
deviennent d’un seul coup moins minérales. Le Célé
s’amuse et enchante, joue les capricieux et offre
une variation de balades. En suivant son cours, les
parois rocheuses s’ouvrent et livrent au regard leurs
grottes obscures ornées de dessins préhistoriques,
leurs jolis villages, leurs maisons troglodytes.
C’est la rivière idéale pour faire du canoë. Lorsque
les étés ne sont pas trop secs, son court est rapide.
Son nom d’ailleurs lui vient de celer en latin qui
signifie “rapide”. Il faut alors prendre son temps
et observer. Sur le versant sud, les pelouses et landes
cachent une faune et une flore étonnantes. Bien
ensoleillée, cette rive abrite bon nombre d’espèces
méditerranéennes. Du jasmin arbrisseau, des
fauvettes passerinettes ou encore la magicienne
dentelée une sauterelle insectivore dépourvue
d’ailes. Les villages méritent eux aussi quelques
escales. À commencer par Marcilhac-sur-Célé.
Organisé autour de son abbaye dont l’église romane
a conservé une austère beauté, ce village-là respire
la tranquillité et baigne dans la fraîcheur des
rives du Célé. Un peu plus loin, Espagnac-Sainte
Eulalie, Corn et Camboulit en passant par Beduer
ont gardé des vestiges de cloître pour les uns, un
lavoir ou encore un château pour les autres.
Sensible aux charmes de la région, Paul Valéry
affectionnait tout particulièrement Béduer et venait
y puiser l’inspiration. À Sauliac, les maisons
accrochées au rocher ressemblent à des essaims
d’abeilles. Pour parcourir le Célé en canoë, pas
besoin d’être un grand sportif. Le parcours est
accessible même si quelques passages sont un
peu plus délicats. Ressourçante, vivifiante, la
rivière se laisse apprivoiser.
De l’eau aux moulins
Moulins à moudre le grain, à fouler (les draps), à scier…
sur les rivières lotoises, on a su utiliser la force motrice des
eaux de rivière pour toutes sortes d’activités. Au bord du
Lot, pour apporter l’eau au moulin, on construit, dès le
XIIe siècle, des digues, plus tard percées d’écluses pour laisser
passer les bateaux. Admirez par exemple le fier moulin
d’Aulanac, au pied de Saint-Cirq-Lapopie… Plus discret, sur
l’Ouysse, le moulin à grain de Cougnaguet a été restauré et
se visite. Quant à celui de Martel, il sert de pressoir à
huile… de noix !
et voguer sur
Fabriquer son radeau
nt enchantés
sero
ans
5
11-1
Les
.
le Célé
oë, descente
can
t
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belle étoile
la
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et
eau
en rad
Ref : LLERADEAU
rvations :
Renseignements et rése
90
20
53
05 65
-lot.com
ou info@reservation
Embarquement
immédiat
à partir de
594¤
6 nuits en bateau
de 2/4 places
Devenez à la fois capitain
e et
spectateur privilégié sur
une rivière
qui n’aura de cesse que
de vous
surprendre. À bord d’un
bateau vous
sillonnerez le Lot, vers
le vignoble
ou vers Saint-Cirq en fais
ant halte
pour visiter les sites alen
tours.
Ref : LLBATEAU
Renseignements et rése
rvations :
05 65 53 20 90
ou info@reservation-lot.
com
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51
52
LE PARC NATUREL RÉGIONAL DES CAUSSES DU QUERCY
Des écosystèmes préservés.
Un territoire vivant
Reconnu pour sa biodiversité et son patrimoine culturel, le Parc naturel régional des
Causses du Quercy englobe les causses de Gramat et de Limogne, soit un tiers de la
surface du département.
D
es grands plateaux calcaires couverts de pelouses sèches et de forêts
de chênes pubescents, travaillés par l’eau dans ses entrailles,
et coupés de vallées verdoyantes aux hautes falaises… La pierre
y “pousse”, comme on dit, le genièvre
y embaume l’été, pendant que les
brebis paissent tranquillement… C’est
un espace inoubliable, à parcourir et à
découvrir, mais un milieu très fragile,
aussi. Sait-on, par exemple, que si l’on
laissait les pelouses sèches à l’abandon,
la forêt y reprendrait ses droits, elle qui régnait il y a quelques milliers
d’années, avant que l’homme ne l’ouvre pour les besoins de
l’agriculture ? Et que tous les écosystèmes qui s’y sont développés
depuis disparaîtraient si ce milieu se “refermait” ? Derrière les grandes
étendues du causse de Gramat, qui peuvent paraître désertes, il y a
une vie animale et végétale intense,
des hommes, et un effort quotidien
pour débroussailler et maintenir le
pastoralisme. Les équipes du Parc
invitent ses visiteurs à arpenter ses
chemins creux, observer la faune et la
flore, le petit patrimoine, mais aussi
comprendre les enjeux naturels, culturels et sociaux qui animent cet
espace remarquable et protégé.
C’est un espace inoubliable,
à parcourir et à découvrir,
mais un milieu très fragile.
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LE PARC NATUREL RÉGIONAL DES CAUSSES DU QUERCY
Tous responsables
Impliquer la population des causses, mais
aussi ses visiteurs, voilà le défi que se lance le Parc
pour mettre en pratique sa philosophie, une
philosophie tournée vers le développement
durable. Chacun peut apporter sa pierre
(l’expression trouve ici tout son sens !) à l’édifice
géant qu’est la préservation des ressources
naturelles et du patrimoine…
Ainsi au printemps et l’été, des animations sur
le terrain apprennent aux habitants et aux
vacanciers la technique de la pierre sèche, afin
de réparer et reconstruire les fameux murets qui
ourlent les chemins et quadrillent les prairies du
causse… Les amoureux de sports verticaux
respecteront la fermeture temporaire de certaines
grottes ou voies d’escalade aux époques de
reproduction des chauves-souris et des rapaces
qui nichent dans les falaises.…
Dans les gîtes Panda, gîtes ou chambres d’hôtes
qui ont reçu un label WWF de protection de la
nature, on passe des vacances en harmonie avec
la nature ; leurs propriétaires, solidement impliqués
en faveur de l’environnement, partagent leurs
savoirs et leur temps pour conseiller, montrer,
informer… On pourra encore choisir un “Hôtel
au Naturel” : et bénéficier d’un accueil chaleureux,
et d’un environnement calme et naturel, où les
savoir faire régionaux sont mis en valeur, où la
cuisine fait briller les produits locaux, mais aussi
où l’on pense écologique au quotidien.
www.parc-causses-du-quercy.org
Quant aux enfants, pour les sensibiliser eux aussi,
le Parc publie une petite revue à leur attention,
“Purelaine”, et un livret de jeux qui accompagnera
leurs visites, en particulier celles des treize sites
récemment organisés pour l’accueil des familles
et équipés pour une découverte ludique.
Retrouvez Sonia au marais de Bonnefont
Milieu fort rare sur le territoire des causses, très
intéressant pour la taille de sa roselière (étendue de
roseaux) et la variété de la faune et la flore qui la
peuplent, le marais de Bonnefont à Mayrinhac-Lentour
est cependant resté longtemps méconnu. À son
arrivée, Sonia Récoppe, formée en gestion et protection
de la nature, eut pour mission d’aménager le marais
pour la visite, de gérer la vie du site, d’imaginer et
de mettre en place des animations pour le faire
rayonner. En étroite collaboration avec le Parc
naturel régional, elle a supervisé la création d’un
parcours sur caillebottis qui fait le tour du marais,
en une promenade de 1,8km jalonnée de 8 stations
pédagogiques invitant à l’observation de quelques
espèces remarquables : la Fougère des marais et le
Cladium marisque, l’Agrion de mercure ou le Damier
de la succise … Aujourd’hui, le marais vous attend
grâce à Sonia !
Parc naturel région
al
Vivre en harmonie
avec la nature
(11-15 ans)
370¤
6 nuits
en pension complèt
e
Cuisiner ce qu’on cue
ille,
se construire un abri
de fortune,
apprendre à connaître
la faune,
aquatique ou causse
narde, savoir
lire une carte, grimper
aux falaises :
vos enfants reviendro
nt en vrais
petits Robinsons !
Ref : LLENATURE
Renseignements et rése
rvations :
05 65 53 20 90
ou info@reservation
-lot.com
Partisan
du tourisme
durable
« La valeur n’attend pas le nombre
des années »… La question de
développement durable est urgente
et le Parc a pris le problème à bras
le corps, puisqu’il fait déjà partie
des territoires agrées par le Charte
européenne du tourisme durable.
Le symbole du Parc
s’inspire de la main
dessinée sur la paroi de
la grotte préhistorique
du Pech Merle.
Elle traduit l’installation de l’Homme
depuis des millénaires au sein des
Causses du Lot.
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LE PARC NATUREL RÉGIONAL DES CAUSSES DU QUERCY
Flore
et faune
À
la croisée des influences méditerranéennes, océaniques
et montagnardes, le patrimoine naturel des causses du
Quercy affiche une enthousiasmante variété, en plus
d’une belle leçon de résistance ; il a peu été dégradé. Il compte
plusieurs espèces rares et protégées, 42 types d’orchidées, toutes
sortes de papillons colorés, un cortège d’oiseaux rupestres, etc…
De cette liste immense, on retiendra ici quelques espèces courantes
et emblématiques du territoire, autant de rencontres possibles
pour le promeneur des causses.
Jeune Magicienne dentelée
Circaète Jean-le-Blanc
Le Circaète Jean-le-Blanc
Ce grand rapace migrateur représente parfaitement la dualité milieux
ouverts/milieux fermés qui caractérise l’espace du Parc naturel
régional : pour nicher et élever son petit (seulement un par an), il
aime le calme des combes boisées ; pour chasser, au contraire, il lui
faut de grandes zones ouvertes naturelles. Il se nourrit exclusivement
de serpents et de lézards. Comme le faucon crécerelle ou la buse
variable, on le repère grâce à son vol sur place, appelé “vol du
Saint-Esprit” ; mais le Circaète est de loin le plus grand de tous : 1,80 m
d’envergure, ce qui en fait le prince des causses !
Cotonnière sabline des chaumes .
Le Chêne pubescent
Ses jeunes rameaux, et le dessous de ses feuilles sont garnis de poils,
d’où son nom ! C’est lui qui couvre 95% des surfaces boisées. Parmi
cette population, les très vieux arbres jouent un rôle majeur dans la
santé de la forêt, car ils accueillent une faune exceptionnelle, qui
permet à l’équilibre forestier de se maintenir. Un exemple, le Grand
Capricorne : la larve de ce coléoptère décompose la matière organique ;
et elle sert souvent de nourriture aux oiseaux insectivores comme les
pics ; ces derniers peuvent, en retour, parce qu’ils jouissent d’une
nourriture abondante, devenir d’efficaces régulateurs d’espèces d’insectes
qui viendraient à pulluler (des chenilles défoliatrices par exemple).
La Sabline des chaumes
Elle forme, au printemps, de grandes taches blanches, dans les pelouses ;
c’est une plante typique de la pelouse sèche, protégée au niveau national.
La Magicienne dentelée
De cette espèce de sauterelle, la plus grande de France, on ne trouve
dans le Lot que des femelles. Comment alors se reproduisent-elles ?
Toutes seules (par parthénogénèse) ! Mais malgré cette indépendance
affichée, ces jolies magiciennes s’avèrent très fragiles, car elles n’ont
pas d’ailes : si leur milieu disparaît, elles disparaîtront avec, ne pouvant
se déplacer ailleurs…
À lire : Parc naturel régional des Causses du Quercy. Promenades
et randonnées, 27 balades à pied. Topoguide de randonnées
en boucle sur le territoire du Parc naturel régional, de 1h30 à 6h.
En vente (7€) dans les offices de tourisme.
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LE PARC NATUREL RÉGIONAL DES CAUSSES DU QUERCY
Le Lot by night : le « triangle noir » du Quercy
Les trésors les plus précieux se trouvent parfois
tout simplement sous nos pieds… ou au-dessus
de nos têtes ! Celui-ci est inestimable, et pourtant,
on ne l’a découvert qu’en 2002. Cette année là,
une carte scientifique de la qualité des ciels
nocturnes en France est publiée : au-dessus des
causses du Quercy, on voit apparaître un triangle
noir… La zone de plus faible pollution lumineuse
de France métropolitaine se trouve là, entre
Rocamadour et la vallée du Célé ! Dans le
désormais célèbre “triangle noir du Quercy”, la
lumière nocturne est quasi entièrement naturelle.
L’éclat de tous les astres nous parvient en effet
sans être troublé par le halo lumineux que
génèrent nos éclairages publics. Quel émerveillement, les soirs d’été, lorsque dans la nuit
profonde se détachent la voie lactée et toutes les
étoiles, intenses, vibrantes ! Les astronomes,
professionnels et amateurs, n’ont pas attendu
pour accourir, bien évidemment ! Le Parc aide à
l’aménagement de sites d’observation, et des
animations sont proposées pour célébrer l’année
mondiale de l’astronomie (2009) : surveillez son
agenda ! En attendant, allongez-vous sous la
voûte céleste, suivez le fil des constellations,
comptez les étoiles filantes, laissez-vous envahir
de cette lumière douce, venue du fond de l’espace…
Et pour ceux qui ont constamment la tête dans les
étoiles, sachez que la plupart des gîtes Panda et
certains “Hôtels au Naturel” (voir page 53) sont
équipés de télescopes et de manuels d’observation
astronomique…
Pierre sèche et petit patrimoine
Pourquoi les ciels orageux siéent-ils tout
particulièrement aux causses du Lot ? C’est l’écho
qu’ils apportent à la pierre sèche, elle qui de son
gris métallique, structure et rehausse ce paysage
de landes buissonneuses… Les pratiques agricoles
de défrichage et d’épierrement ont fait de la surface
des causses des paysages “lithiques” ; le calcaire
y affleure, on l’a empilé, ordonné, domestiqué,
pour en faire le matériau privilégié d’une architecture rurale attrayante et de belle qualité,
aujourd’hui remise en valeur et préservée. Courant
le long des routes ou d’une ferme à une grange,
les murets forment un maillage dense, qui atteste
de l’ancienne organisation de l’espace. Leur
construction, sans mortier, est un véritable art,
tout comme celle des caselles, ces adorables abris
de bergers dont la silhouette au toit conique se
confond avec l’identité du Lot. Ce magnifique
savoir-faire s’est forgé sur un territoire que
caractérise la rareté de l’eau (en surface) ; exemple
le plus célèbre de l’ingéniosité de ses habitants
à retenir l’eau, les “lacs de saint-Namphaise” :
ces réservoirs creusés dans la roche servaient
d’abreuvoir aux troupeaux.
La caussenarde du Lot
Véritable emblème du pastoralisme
lotois, le “mouton à lunettes”,
dont l’affectueux surnom vient des
taches noires qu’il arbore autour
des yeux, est une race née sur les
causses du Lot. Du printemps à
l’automne, elle y demeure, et joue,
grâce au pâturage dit « extensif »,
un rôle majeur dans la gestion et
l’entretien des pelouses sèches.
L’élevage ovin est toujours la
principale activité agricole des causses
du Quercy, avec une production
destinée à l’agneau de boucherie,
dont une partie bénéficie du label
rouge “agneau fermier du Quercy”
(voir page 12)
Séjour en chambre
d’hôtes Panda
124¤
à partir de
/pers.
2 nuits en demi-pension
en chambre d’hôtes
4 épis "Art de Vivre"
Un morceau de parc naturel
dans
un jardin : chênes truffiers et
pelouses
sèches entourent cette mag
nifique
grange spectaculairement réno
vée,
où l’accueil de Joëlle et Pierr
e est
une invitation à se mettre au
diapason
de la nature. Grande terrasse,
piscine, et mille possibilités
de promenades aux alentour
s.
Ref : LLCHLALB
Renseignements et réservat
ions :
05 65 53 20 90
ou [email protected]
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55
56
PARCS ET JARDINS
Jardins secrets,
une histoire de passion
Pousser une porte et découvrir un coin de verdure. Tourner à l’angle d’une rue et tomber
sur un carré de fleurs… Sous ses pierres et ses pavés, derrière ses hauts murs et ses
cours somptueuses, Cahors regorge de mystères et de trésors.
Pierre Charoy invente des jardins ludiques et instructifs.
a été exploitée. Les friches mais aussi les jardins publics et privés. À
chaque fois, nous avons créé un jardin dont la symbolique devait
raconter l’histoire du site » explique-t-il. Ainsi le petit clos des Clarisses
et ses plessis en métal très contemporains évoquent-ils l’ancien
monastère des Clarisses. Le jardin de la sorcière et du dragon raconte
l’époque où la sorcellerie régnait sur Cahors. Le jardin de Saint-Jacques
lui, rappelle au travers de sa coquille en châtaignier sec que Cahors
est situé sur la route de Saint-Jacques de Compostelle. « Unité de couleurs,
de thèmes, d’esprit, d’époque… les jardins secrets de Cahors sont
comme un livre ouvert sur le Moyen-Âge. On y découvre les plantes
cultivées à l’époque, les traditions et les croyances d’alors. À travers
les fleurs et les mises en scène, c’est toute la ville qui se livre, offrant
en même temps une occasion unique de découvrir des endroits qui
sans cela seraient restés inconnus du grand public.
D
es jardins secrets, des bouts de verdure, des recoins frais et
joyeux où les fleurs ont trouvé droit de cité. « L’idée de départ
était simple : raconter l’histoire de la ville à travers ses espaces
verts. Après beaucoup de recherches et pas mal de lectures, toute
l’équipe des Espaces Verts de la municipalité s’est
mobilisée pour imaginer des clos, des cours et des
carrés. Le résultat ? Une trentaine de jardins
enchâssés comme des perles rares dans un parcours
imaginé comme un hommage à Cahors ».
Mon préféré ? Le mauresque parce que tout droit inspiré de celui de
Majorelle à Marrakech » précise Pierre Charoy. Ville particulièrement
sensible à l’art floral puisque dès 1959, elle s’est inscrite au concours
des villes fleuries, Cahors s’est vue attribuer le label “Jardin Remarquable” par le ministère de la Culture. Un titre
comme une reconnaissance. Une distinction pour
une belle idée. Une idée qui d’ailleurs a séduit
d’autres villes comme Bitche et Troie mais aussi
des personnalités du monde des jardins tels
qu’Alain Baraton, le jardinier de Versailles, Patrick
Blanc, de Disneyland Paris venus puiser ici
quelques idées. Parce que les jardins valorisent
le patrimoine, comme une épice relèverait un
plat, ils sont bien plus que de simples carrés
plantés de fleurs. Ils sont comme une respiration, des morceaux de
présent ancrés dans le passé. À découvrir de mai à octobre lorsque
les jardins sont les plus beaux, en suivant tout simplement les clous
en bronze gravés d’une feuille d’acanthe, qui jalonnent le parcours.
Les jardins
secrets de Cahors
sont comme
un livre ouvert sur
le Moyen-Âge...
Lorsque Pierre Charoy parle de ses jardins, ses yeux
brillent de passion. Depuis 2002, date de la première
édition, il œuvre sans relâche. Convaincu que l’on
peut traiter les espaces verts d’une façon à la fois
ludique, originale et instructive, il a pensé chaque détail. « Il fallait
raconter Cahors la médiévale, Cahors, la cité commerçante et érudite,
celle qui au Moyen-Âge était l’une des principales places financières
d’Europe. Au cœur du secteur sauvegardé de la ville, chaque parcelle
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PARCS ET JARDINS
Les secrets
d’un jardin
Autour de la cathédrale
Saint Etienne, les quatre
premiers jardins ont
été créés. “La Cour des
Copistes” avec ses iris,
garances et sureaux…
qui explique les plantes
qu’utilisaient les enlumineurs.
“L’herbarius” et ses
plessis tressés où
poussent les simples
tels que la sauge et les
vunéraires, cultivés par
les moines pour se soigner.
Le “Préau céleste”
symbolisant le cloître
et enfin le “Courtil
des Moines” où
poussent les légumes
du Moyen-Âge.
Quatre variations pour
un même jardin : où
tout l’art de composer
et de réinventer pour
mieux expliquer et
mieux comprendre.
Le Lot côté jardins
À partir de
75¤
/pers.
2 nuits
avec petits-déjeune
rs
en chambre d’hôtes
Munis d’un carnet de
rou
partirez à la découverte te, vous
des plus beaux
jardins du Lot. Les plu
s secrets
de Cahors mais aussi
ceux
et de Martel ou encore de Lacave
ceux qui en
vallée du Lot côtoient
les vignobles.
Ref : LLJARDINS
Renseignements et rése
rvations :
05 65 53 20 90
ou info@reservation
-lot.com
La rose de Cahors :
rouge bien sûr !
Un vignoble se goûte dans un verre de vin et
se visite comme un jardin… Parce que cette phrase
résonne comme une vérité pour les vignerons,
une rose leur a été spécialement dédiée. En
hommage à toutes celles qui hier fleurissaient
au bout des rangs de vignes, indiquant l’arrivée
des maladies. Fleur rouge foncé à revers argentés
et à la couronne de pétales dentelés, son coloris
aussi chaud que profond n’est pas sans rappeler
la robe du vin de Cahors. Jouant le jeu, nombreux
sont les vignerons de l’appellation à l’avoir
plantée à côté de leurs ceps noueux. Une touche
de délicatesse, une note d’élégance…
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PARCS ET JARDINS
Les fous de jardins
Le voyageur qui passerait, au mois de mai, par le village d’Escamps (sur le Causse de
Limogne), risque de se trouver étourdi par une explosion de couleurs, en plein causse
aride : ce sont les champs d’iris de Mélie et Frédéric.
P
as moins de 1300 variétés, ce qui fait de ce jeune couple
de pépiniéristes des collectionneurs acharnés. En 2003, dans
le village natal de Mélie, ils ont misé sur cette fleur qu’elle
affectionne tout particulièrement. Celle qui savait envoûter les peintres
impressionnistes ne les lâchera plus ; tous les deux, ils cultivent
et prennent soin de leurs milliers de fleurs, s’ingéniant à introduire
de nouvelles espèces, en les testant en terre et en les multipliant
eux-mêmes. Jamais en achetant de plants, même s’il leur arrive de
faire des échanges avec quelques pépiniéristes spécialisés. Grâce à
des botanistes tchèques, eux-mêmes ravitaillés par des expéditions
en Iran ou en Turquie, ils se procurent de nouvelles graines ; ils ont
fait du monde méditerranéen leur spécialité. Et parfois, c’est tout
simplement en se promenant en Espagne qu’ils découvrent leur
nouveau chouchou !
En 2007, ils ajoutent à leur activité une collection de sauges ; aujourd’hui,
elle a la taille d’une collection nationale, avec plus de 350 espèces,
dont ils en commercialisent 50 ; des sauges condiments, bien sûr,
mais aussi des sauges médicinales, qu’on ne mange pas, des sauges
pour infusions ou encore des variétés dont on peut consommer les
fleurs… Le bonheur de choisir ses iris ou ses plantes aromatiques
chez Frédéric et Mélie, c’est la précision de leur identification, les
conseils qu’ils vous prodigueront, et l’assurance de leur pleine santé ;
détail technique, tous les pots utilisés sont anti-chignons : les racines ne
s’y emmêlent pas, les plantes ne risquent pas d’étouffer après
quelques semaines.
Frédéric et Mélie, des pépiniéristes passionnés.
www.tourisme-lot.com
Et puis, à savoir : si vous n’avez pas le temps d’aller au mas de
Fraysse, vous pouvez tout commander à distance…
Les Senteurs du Quercy, Mas de Fraysse, 46230 Escamps, 05 65 21 01 67,
www.senteursduquercy.com
PARCS ET JARDINS
Les épices du moulin
Les orchidées
Un brin d’exotisme en plein pays bourian : c’est
au moulin de la Serre que Christine et Philippe Latour
ont choisi, il y a 24 ans, de se lancer dans la culture
des plantes aromatiques tropicales ; si certaines
ont bien sûr réclamé une serre chauffée (vanille,
curcuma, gingembre), d’autres se sont étonnamment
adaptées à la terre locale, comme le poivre de
Sichuan, qui fait leur fierté. Autres réussites : le
câprier ou la citronnelle. C’est pour l’agrément et
le parfum que ces plantes ou buissons sont élevés.
Pour ce qui est du commerce des épices, aujourd’hui
leur principale activité, Philippe et Christine Latour
savent dénicher dans le monde entier les meilleures
qualités, et vos besoins les plus pointus, vos envies
les plus farfelues trouveront satisfaction dans leur
catalogue, qui contient, entre autres, près d’une quinzaine de poivres différents. Fous d’épices, ils se livrent
dans leur cuisine-atelier à toutes sortes d’expérimentations, pour donner vie à leurs mélanges “maison”
inédits, dont le très malin mélange pour magret ! Vente par correspondance uniquement.
Présentes avec une quarantaine
d’espèces, côtoyant les petits
chênes pubescents, les charmes
ou les fruitiers sauvages,
les orchidées sont ainsi
une spécificité lotoise dont
les couleurs transforment
les pelouses rases des causses
en jardins d’Eden.
Moulin de la Serre : 46340 Degagnac - Tél. 05 65 41 55 81 - www.aromatiques.com
Découverte
de l’art floral
195¤
/pers.
2 nuits en pension
complète + stage
Promenade bucolique :
les jardins du Grand Couvent de Gramat
La majesté du causse central trouve un délicieux
écho de sérénité et de calme dans le parc du
Grand Couvent, où les arbres multi-centenaires
se mêlent, depuis 2002, à de magnifiques jardins…
Le sentier bordé de fleurs invite à une promenade
rafraîchissante, jalonnée de petits oratoires, d’un
calvaire, salué par les dahlias cactus et les roses.
Au jardin des couleurs, parmi les parterres qui
dessinent au sol comme une tapisserie idéale,
on s’assoit quelques instants, avant de repartir
vers le jardin des plantes aromatiques et
médicinales. Dans la grange, expositions de
peinture, collections ethnographiques et salon
de thé.
Un séjour autour des fleurs, que
ce soit
dans la serre aux orchidées,
dans les
bois environnants, pour rama
sser des
végétaux, ou dans l’atelier de
vos
hôtes, maîtres de l’art floral,
pour
exercer votre créativité. À dem
eure,
piscine et chambre douillette
; le soir,
table d’hôtes et bonne humeur
!
Ref : LLFLORAL
Renseignements et réservat
ions :
05 65 53 20 90
ou [email protected]
www.tourisme-lot.com
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