Lot Magazine - Mat:Mise en page 1
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NOS SAVEURS ONT DU TALENT Rocamadour et Cahors, 2 perles à découvrir Le Lot au fil de l'eau Nos bonnes adresses pour réussir votre séjour www.tourisme-lot.com MAGAZINE 2009 TRÈSLOT ÉDITO Lot… trois lettres, tout un univers L es voyages forment la jeunesse, dit-on. C’est vrai, mais ils permettent surtout de prendre du recul et de se rendre compte à quel point sa terre natale est belle. C’est, en tout cas, ce que mes escapades au bout du monde m’ont appris. Chaque fois que je reviens dans le Lot, je le trouve plus magnifique que jamais. La diversité du bâti, des paysages, la richesse de la gastronomie, le mystère de ses grottes, la douceur de ses rivières, l’allure de ses villages… tout ici semble avoir été créé pour le plaisir des yeux, le bonheur des papilles. Le Lot a la chance de posséder une multitude d’entités, une foule de nuances qui sont autant de dépaysements et offrent une surprise à chaque pas. J’aime la Bouriane et ses pierres aux couleurs chaudes, la vallée de la Dordogne et ses toits mansardés, le Quercy blanc et ses allures de Provence lotoise. Ici, la monotonie n’est pas de mise. Chaque balade dévoile de nouveaux horizons. Des balades que l’on peut faire à pied au cœur du Parc naturel régional des Causses du Quercy, en canoë au fil des méandres vagabonds du Célé mais aussi en bateau sur le Lot. De Luzech à St Cirq Lapopie, la rivière offre ses boucles, ses villages, ses escales. Si aujourd’hui, on peut naviguer sur 75 km, passer quelques 17 écluses, flâner sous le pont Valentré et admirer depuis les berges, Saint Cirq-Lapopie campé sur son piton rocheux, demain ce seront plus de 120 km qui s’offriront au seul plaisir des amateurs de navigation fluviale. Le plaisir… Voilà une notion qui nous est chère et que nous préservons pour le plus grand bonheur de ceux qui viennent nous rendre visite. Si notre département a été épargné par les grandes friches industrielles, il a en revanche souffert de la déprise agricole. Cependant, et pour que nos villages gardent toute leur beauté et ne sombrent pas dans l’isolement, nous avons, ces 25 dernières années, mené un important travail de remise en valeur. Car nos bourgs et nos hameaux le méritent, tant ils possèdent un charme fou. Saint-Cirq-Lapopie, Rocamadour, Figeac… bien sûr, ces noms sont les plus connus mais ils cachent derrière leur célébrité, bien d’autres clochers à découvrir. N’allez cependant pas croire que le Lot se résume à de belles pierres ! Ce qui fait la singularité de notre département, tient avant tout aux hommes qui lui donnent son âme. Son âme, sa couleur, sa saveur : les Lotois ont un sens inné de l’accueil. Je garde encore en mémoire le goût des fêtes de mon village, Nuzéjouls, lorsque tout le monde se rassemble pour danser sous les lampions. J’ai encore en bouche le parfum des truffes que nous récoltons en hiver et dont on se régale entre amis. Sans parler de ces soirées que nous passons à découvrir la région sur des airs de musique, au rythme des pièces de théâtre, des mises en lumière, des jardins qui s’ouvrent sous les pas de la curiosité. Le Lot est de ces terres dont le nom se murmure tout doucement, comme un secret que l’on ne confie qu’à ceux que l’on aime. Trois lettres, un univers, une seule envie : s’offrir. Comme une pépite, un cœur qui palpite au rythme des saisons et invite à vagabonder. Alors en route… Il n’y a plus une minute à perdre pour partir sur les chemins de traverse. Gérard Miquel – Président du Conseil Général du Lot. www.tourisme-lot.com 3 4 SOMMAIRE 30 48 18 22 32 38 6 52 12 56 42 Photo de couverture : Alexis Pelissou, chef du Gindreau à Saint-Médard-Catus, au marché de Prayssac (photo David Nakache). www.tourisme-lot.com 8 SOMMAIRE S o m m a i r e Paysages et météo du Lot 6 C’est déjà le sud Vins et vignobles 8 À consommer avec modération Gastronomie et recettes 12 Réveillez vos papilles Monde souterrain 18 Des secrets enfouis sous vos pieds Terre d’inspirations 22 Tout un monde de création Le Lot festif 30 L’agenda des festivités Patrimoine et architecture 32 Des perles de villages Le beau utile 38 Artisanat et souvenirs entremêlés Activités de pleine nature 42 Des sensations fortes à vivre Rivières et vallées 48 Des paysages époustouflants Le Parc naturel régional des Causses du Quercy 52 La nature à l’état brut Parcs et jardins 56 Mille et une couleurs Nos bonnes adresses pour réussir votre séjour 60 Carte du Lot 84 Les séjours, en hébergements seuls ou avec activités, proposés dans ce magazine sont commercialisés par l'équipe Loisirs Accueil Lot. www.tourisme-lot.com 5 6 PAYSAGES ET MÉTÉO DU LOT Paysages du Lot Entre la sauvage Auvergne et le “souffle atlantique”, entre la noblesse du Périgord et le “Midi” toulousain, le Lot nous apparaît comme une terre de transitions, où les influences de climats et d’ambiances divers cohabitent joyeusement, où les paysages conjuguent plusieurs visions du Sud… P assé les rudesses rouergates, la rivière Lot entre en Quercy et rejoint Cahors, selon un sillon capricieux, animé de méandres et dominé de hautes falaises… c’est là sa partie la plus pittoresque, rehaussée par la beauté de villages-bijoux (comme Saint-Cirq-Lapopie) ou troglodytiques… Augmenté des eaux du Célé, frais et vif affluent, le cours d’eau n’en finit cependant pas de tournicoter : Cahors a choisi un de ses “cingles” pour se lover. En aval, les ondulations d’un Lot moins encaissé servent de décor au vignoble de Cahors, qui occupe les terrasses fertiles de la rivière : fascinant patchwork de parcelles de vignes épousant les contours du Lot… La rivière s’assagit ensuite, et pénètre rapidement l’Agenais, où ses eaux se mêleront à celles de la Garonne. La Dordogne, elle, borde la frontière nord du département, sur une distance d’une cinquantaine de kilomètres. Longée de noiseraies, elle accueille une concentration impressionnante de villages d’exception et de châteaux. Comme le Lot et le Célé, des parois rocheuses l’escortent ; c’est que ces trois rivières ont creusé leur lit dans le calcaire d’un grand plateau, qu’elles ont divisé en plusieurs « causses »… Nous voici à présent dans les paysages les plus emblématiques du Lot ! Si l’on progresse du nord au sud, en enjambant imaginairement les cours d’eau d’un causse à l’autre, on partira du causse de Martel, le plus au nord : sans doute le moins austère, mais peut-être le plus discret ; on y hume la Corrèze… Sautons la Dordogne, voilà le causse de Gramat, le plus grand et le plus célèbre : vastes étendues de pelouses rases, entrecoupées de forêts de petits chênes et festonnées de murets de pierres sèches. Rocamadour y surgit, au creux de la petite vallée de l’Alzou. Le Célé vient interrompre ces solitudes magnifiques, puis on traverse, sauvage et peu fréquenté, le tout petit causse de Saint-Chels (près de Cajarc), avant de retrouver une vallée, celle du Lot. L’enjambée est périlleuse, les falaises parfois redoutables ; et hop, un pied sur le causse de Limogne : combes sèches, collines boisées et chênes truffiers… « On dirait le Sud » www.tourisme-lot.com PAYSAGES ET MÉTÉO DU LOT À l’est des causses du Quercy, une bande de terrain argileux, le Limargue, bocager et verdoyant, s’étale entre Figeac et Saint-Céré ; il forme un préambule au Ségala, le Quercy montagnard, dont les croupes escarpées couvertes de forêts sont irriguées d’une multitude de ruisseaux : un pays qui regarde vers les monts du Cantal… De l’autre côté des causses, à l’ouest de Cahors, en Bouriane, dont la capitale Gourdon, charmante citée médiévale, annonce le Périgord noir. On aime la couleur rousse de sa terre, on vient y chercher quelque chose d’intime. Sur ce sol acide, des châtaigneraies et quelques landes de pins introduisent de nouveaux paysages. La Bouriane bute, au sud, sur le vignoble de Cahors et la rivière Lot, que l’on traversera à nouveau, pour atteindre les confins méridionaux du département, le Quercy Blanc. Changement de décor, le paysage s’ouvre, on retrouve le calcaire, mais crayeux, effrité, mêlé à la terre, ce qui donne cette couleur si lumineuse aux champs et aux chemins… « On dirait le Sud », en disait Nino Ferrer, et il est vrai qu’entre collines et cyprès, à voir ces villages si éclatants de blancheur, on se sent bien dans le Midi ! Le lac du Tolerme. À voir absolument : le point de vue panoramique depuis Labastidedu-Haut-Mont, point culminant du département à 778 m. Le village de Saint-Cirq-Lapopie. Le temps qu’il fait Pays de transition, le Lot subit différents types de climat, entre les influences montagnardes et océaniques. À proximité du Massif Central, le Ségala et le Limargue connaissent les hivers les plus rudes et humides, alors que le reste du département bénéficie d’un climat de type tempéré : la neige sur les causses se fait de plus en plus rare… La moyenne estivale, elle, tourne agréablement autour de 25°C, avec des pointes parfois torrides en juillet-août ! Dans le Quercy Blanc, les cigales chantent, tandis que sur les causses arides, le soleil peut frapper très fort ! Au printemps, les quelques pluies venant de l’Agenais, par la vallée du Lot, sont appelées « mousson Aquitaine » par les géographes. Le vent d’autan, lui, vient de Méditerranée : « Vent d’autan, pluie demain »… Mais « Du temps du coucou, aussitôt plu, aussitôt sec », dit un autre dicton… La légère altitude des causses semblent former une barrière à ces pluies, et l’on guette, là haut, la floraison du cornouiller, annonciatrice du printemps : un moment magnifique pour découvrir la nature lotoise ! Septembre et le début de l’automne s’avèrent une autre saison idéale : les couleurs fauves donnent du caractère au causse, les vignes finissent de mûrir au soleil, et l’on profite de longues soirées encore douces… www.tourisme-lot.com 7 8 VINS ET VIGNOBLES Des vins dignes d’un roman « Si tu vois tes doigts à travers la robe du vin, alors ce n’est pas du Cahors ». Plus qu’un dicton voilà énoncée une vérité. Le vin de Cahors affirme d’emblée son caractère et ne badine pas avec les couleurs. N i blanc, ni rosé, ni rouge, il se revendique noir. “Black” comme disaient déjà les Anglais au XIIIe siècle. À cette époque, le vin de Cahors est prisé Outre-Manche et Henri III d’Angleterre l’affectionne tout particulièrement. En 1310, il représente même 50 % des exportations réalisées par le port de Bordeaux. Mais un tel succès suscite des jalousies et en 1373, un mandat est prononcé favorisant les productions de Gironde et surtaxant les vins du Haut-Pays et plus précisément ceux de Cahors. Il faudra attendre le XVIIIe siècle pour que cette discrimination soit abolie. Mais toutes ces vicissitudes n’éclipsent pas la réputation du Cahors. François Ier fait même planter le cépage “Cahors” à Fontainebleau, Pierre le Grand de Russie l’impose à l’église orthodoxe et nombreux sont les écrivains à en faire l’éloge dans leurs romans. De la Dame de Montsoreau d’Alexandre Dumas au Capitaine Fracasse de Théophile Gautier, le vin noir est encensé. Seul le phylloxéra lui nuira réellement en détruisant la totalité du vignoble au XIXe siècle. De la Dame de Montsoreau d’Alexandre Dumas au Capitaine Fracasse de Théophile Gautier, le vin noir est encensé Après une longue période de sommeil, le vin de Cahors renaîtra en 1947. Une poignée de vignerons décident alors en effet de remettre au goût du jour le cépage d’origine, le Malbec. Aujourd’hui, fier de son AOC obtenu en 1971, ce vignoble qui affiche gaillardement 4600 ha, s’est imposé des conditions strictes de production et retrouve une seconde jeunesse. Striant les collines qui servent d’écrin à la vallée du Lot, ces vignes recèlent bien des secrets et possèdent bien des spécificités. À commencer par cette rivière qui comme une colonne vertébrale, donne une unité de ton, une douceur au climat tout en ayant permis jadis l’expansion économique d’un vignoble rural. D’une typicité unique au monde, le Malbec est le cépage-roi. Un cépage qui a fait la notoriété des vins argentins et qui assoit la réputation de ceux de Cahors. Un cépage qui donne également aux cuvées, une belle complexité aromatique où les fruits noirs tels que la griotte, le cassis, la mûre ou encore le pruneau, se mêlent aux notes de réglisse, de torréfaction et de cuir. Situé au sud-ouest du www.tourisme-lot.com VINS ET VIGNOBLES département, l’AOC, reconquiert aujourd’hui les plus grandes tables. De Paris au Canada, en passant par le Danemark, la Belgique, les Etats-Unis et le Japon, les principaux marchés à l’exportation, il est désormais connu et reconnu. Un roman lui a même été consacré, “Cahors, le Roman du Vin Noir”. Avec son regard d’historien et sa plume d’écrivain, Jean-Charles Chapuzet, l’auteur, peint ici bien plus que la seule histoire du vignoble. À travers ses lignes, les hommes, les saveurs, les traditions, les émotions prennent de l’ampleur. Le vin s’arrondit, gagne en profondeur, devient réellement noir. Une couleur qu’il affiche glorieusement et entend même, par l’intermédiaire de l’interprofession l’UIVC, l’Union Interprofessionnelle des Vins de Cahors, faire reconnaître officiellement. « D’autres sont rouge, blanc, rosé et même jaune. Pourquoi le vin noir n’aurait pas la légitimité et la reconnaissance que son histoire et la réalité du terroir lui ont donné ? Le “black paradox” en quelque sorte » conclut Jérémy Arnaud, directeur marketing de l’UIVC. Fruit d’une alchimie entre le sol, le cépage et les hommes, ce vin noir est d’une profondeur sans pareil. Si au Moyen Âge l’on tentait de le concentrer encore plus en chauffant une partie des grappes dans de grands chaudrons, aujourd’hui les vignerons savent exploiter au mieux la richesse de baies gorgées de soleil dont les tanins lui assurent un excellent vieillissement. Un verre sinon rien ! À vélo tout simplement À partir de 622¤ /pers. 5 nuits en demi-pension en chambre double, en hôtels ** et *** vignoble Empruntez la vélo-route et découvrez le dénivelé à votre rythme. Le parcours est fléché, le faible et la circulation loin d’être dense. Les berges Du haut de deux-roues, le paysage défile. prime du Lot, les vergers, le vignoble… Avec en chais. des escales et des rencontres au cœur des Ref : LLCYCLO2 20 90 Renseignements et réservations : 05 65 53 ou [email protected] À lire : ”Cahors, le roman du vin noir” de Jean-Charles Chapuzet aux Editions Féret. 15 € Depuis une dizaine d’années, négociants et vignerons ont décidé de trouver un écrin à leurs vins. Un verre à dégustation spécifiquement étudié pour concentrer et livrer aux dégustateurs tous les arômes du Malbec. D’une forme généreuse et d’une bonne contenance, ce verre a été conçu pour une dégustation idéale du cépage. Un nouveau matériau, le quartz, une version phosphorescente pour apprécier le vin même dans les ambiances moins éclairées et un anneau au pied, en guise de symbole de communion avec le vin. Paré de son nouveau verre, le Cahors part à la conquête d’un public d’amateurs, soucieux d’apprécier le divin nectar comme il se doit, dans les conditions optimum. L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération. D’autres vins, à découvrir Si les Cahors tiennent le haut de l’affiche, ils ne sont pourtant pas les seuls à régaler les palais. Il faut en effet compter également sur les vins des Coteaux du Quercy et sur les vins de Pays du Lot. Les premiers produits dans le Quercy Blanc respirent déjà le Sud. Sur ces terres calcaires, naissent des rouges équilibrés, aux nuances florales et poivrées et des rosés de “saignée” fruités et généreux issus d’assemblage de cabernet franc, de merlot, de cot, de tannat et de gamay. Les vins de Pays du Lot sont eux des vins de plaisir, qu’ils soient du Sud du Lot, des côteaux de Glanes ou des vignes autour de Rocamadour. On les trouve en blancs, en rosés fruités secs et frais et en rouges très aromatiques. À déguster plutôt jeunes quand ils sont encore sur le fruit. www.tourisme-lot.com 9 10 VINS ET VIGNOBLES Eric Treuillé : le bio of course ! « Tout a commencé il y a 5 ans. Avec Rosie, mon épouse, nous cherchions une maison avec jardin et nous sommes tombés sous le charme du Domaine des Savarines. Une maison avec un drôle de jardin puisqu’il compte 4,5 hectares de vignes ». E t pas n’importe quelles vignes. Des ceps de merlot et d’auxerrois, vieux d’une trentaine d’années dont la particularité est d’avoir été cultivé selon les préceptes du bio. Dès les années 70 en effet, l’ancienne propriétaire des lieux prônait déjà ce mode de culture. Nous avons poursuivi dans la même lignée. Cultivés sans pulvérisation de produits chimiques, nos raisins donnent des vins tendres, charnus, épicés, au goût de petits fruits des bois. Côté cave, nous travaillons toujours en harmonie avec les cycles lunaires et le rythme des planètes. Notre objectif est de rechercher encore et toujours la simplicité, le naturel. Nos vins y gagnent en spontanéité et nous, comme tous ceux qui viennent au domaine, en spiritualité. Il règne ici en effet une belle harmonie. Situé à 12 km de Cahors, sur le plateau aride des Causses et dominant le Lot, le domaine se love dans un écrin de garrigue, d’arbres fruitiers et de chênaies sauvages. Un écrin que nous respectons et qui nous a également conforté dans notre choix d’opter pour la biodynamie. Ainsi lorsque nous avons décidé de construire un chai, nous l’avons fait dans le respect de l’environnement avec une isolation en chanvre et laine de mouton, des bois non traités et une structure semi-enterrée pour que la température se régule toute seule. Le résultat est évident. On se sent bien ici. Voilà pourquoi même si mon travail de cuisinier et ma boutique de livres de cuisine “Books for cooks” installée à Nothing Hill en Angleterre me demandent de m’absenter régulièrement, je m’arrange toujours pour passer une semaine par mois dans le Lot. Je m’y ressource, je me balade dans mes vignes et je vois évoluer mes vins. Des vins que nous travaillons par gravité, que nous ne passons pas en barrique pour mieux conserver tout le fruit et que nous ne commercialisons pas avant deux ou trois ans et encore, quand les années sont dignes d’être mises sur le marché. Ainsi nous n’avons pas gardé notre première récolte en 2003. Un choix toujours délicat mais nécessaire pour garantir à ceux qui apprécient nos cuvées, une régularité dans la qualité. Les vignes nous enseignent Notre objectif est de rechercher encore et toujours la simplicité, le naturel. www.tourisme-lot.com Eric Treuillé, viticulteur bio et rigoureux. “Les vignes nous enseignent la sagesse” la sagesse et depuis que nous nous occupons des Savarines, nous avons acquis un mode de fonctionnement plus zen, plus en phase avec la nature. VINS ET VIGNOBLES L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération. Question de style Les vins bénéficiant de l’AOC Cahors sont un concentré de soleil. Si tous ont en commun une présence en bouche évidente ainsi que des arômes de violette, de cassis et de cerise, ils se distinguent cependant en fonction de leurs lieux de production. Ceux issus de la vallée du Lot entre Cahors et Puy-L’Évêque sont puissants, fruités et charnus. Les autres, produits sur le Causse, se révèlent plus élégants, moins charpentés. Pour mieux s’y retrouver l’UIVC les a classé en trois grandes catégories. Les Cahors tendres tout en fruit et tanins légers. Ils s’apprécient sur des viandes blanches, grillées Le bien-être est dans le vignoble À partir de 176¤ /pers. ou des volailles rôties mais sont aussi parfaits pour l’apéritif. La nuit en demi-pen sion avec vino-cure, en hôtel Logis de Fra nce Les Cahors de caractère sont plus structurés et plus complexes. La cuisine du terroir ne leur fait pas peur. Ainsi un agneau fermier du Quercy, des magrets de canard mais aussi des cèpes ou des châtaignes, se marient parfaitement avec. Pour se relaxer tout en découvrant les plus grands crus de la région. Visite des chais d’un domaine viticole en bio-dynamie, dég ustation et accès à l’espace « vino-cure » pour prendre soin de soi pendant 1h30. Un bain de jouvence aux pép ins de raisin. Quant aux Cahors d’exception, ils se distinguent par leur raffinement. Jeunes, leur fruit explose en bouche. Les tanins se font denses et veloutés. Un belle acidité assure le vieillissement. Ils sont les alliés du gibier, du foie gras et des truffes. Ref : LLVINOCUR Renseignements et rése rvations : 05 65 53 20 90 ou info@reservation -lot.com Vino-cure, le bien-être par le raisin Saviez-vous que les raisins et plus précisément les pépins étaient bons pour la peau ? « Ce sont les plus forts anti-oxydants du monde végétal. Riches en tanins et en anthocyanes, les polyphénols contenus dans les grappes combattent les radicaux libres responsables à 80 % du vieillissement de la peau. Après deux ans de recherches, nous avons mis au point une gamme de crèmes et de soins sans aucun produit chimique mais aussi un complément alimentaire et un bain revitalisant » explique Olivier Godin, viticulteur bio et créateur de la vino-cure du château Vent d’Autan. Installé au cœur du vignoble à Saint-Matre, il a, avec son épouse Anne, aménagé en plus un espace de remise en forme avec jacuzzi, hammam, sauna et tables massantes. www.tourisme-lot.com 11 Terre de gourmandises Opulent et généreux, le Lot sait réveiller les papilles. Sans bla-bla ni chi-chi, mais en toute simplicité. Grâce à toute une palette de produits de qualité, marqués par le sceau de leur terroir. D es produits qui dans le secret des casseroles participent à faire de la cuisine lotoise une « cuisine qui déteste les modes mais adore la nouveauté » comme aime le dire le critique gastronomique Jean-Luc Petitrenaud. Une cuisine « sincère et vraie, simple et goûteuse » précise le rugbyman et enfant du pays, Fabien Galthié. De Martel à Limogne-en-Quercy, de Puy-l’Évêque à Figeac, le département dans son ensemble regorge d’appellations, de labels et autres sigles venant sacrer la qualité d’une production aussi riche et savoureuse. Petit tour d’horizon de ces trésors gourmands… Agneau fermier du Quercy C’est sur les causses, au milieu des chênes, que l’agneau prend toute sa saveur. Un petit goût suave et cordé à la fois qui lui vaut un label rouge ainsi qu’une IGP (indication géographique de provenance). Rocamadour Appelé au XVe siècle le cabécou, du nom de la chèvre qui offrait son lait, ce petit palet de 35 g affiné en cave offre sa peau veloutée et sa texture crémeuse. À déguster sur un toast grillé, avec du miel, des aubergines, des œufs, des noix ou encore de la truffe noire. Noix du Périgord Sur les rives de la Dordogne, les noyeraies qui nourrissaient hier les bateliers font aujourd’hui le régal des amateurs de noix. Fraîches ou sèches, elles se dégustent émiettées sur une salade, entières avec du chocolat ou encore transformées en huile. www.tourisme-lot.com Safran du Quercy Présent déjà au Moyen-Âge, le safran fait un retour en terre lotoise. En attente d’un label rouge, les stigmates de ce crocus mauve, tout droit venu de Mésopotamie, font le bonheur des restaurateurs, qui donnent ainsi à leurs plats une touche d’exotisme. Melon du Quercy Sur les terres argilo-calcaire du Quercy blanc, un melon charnu et juteux s’offre aux caresses du soleil et livre ses subtils arômes aux gastronomes. GASTRONOMIE Marchés, des goûts et des couleurs Venir de bon matin dans les allées d’un marché. Regarder les producteurs installer fruits et légumes sur les étals. Profiter des parfums, découvrir les saveurs… Foie gras, fromage de chèvre, agneau fermier… tous les sens sont à la fête. De Cahors à Figeac en passant par Gourdon, Martel ou encore Montcuq, la région s’offre sur un plateau. Au total, treize marchés titillent les papilles. L’un des plus beaux reste sans conteste celui de Cahors. L’un des plus typés avec ses fromages et ses fruits est celui de Puy-l’Évêque. En hiver, ne pas rater les marchés aux truffes de Lalbenque, le plus grand du Sud-Ouest, et Limogne-en-Quercy, deux villages au cœur du Parc naturel régional des Causses du Quercy. Juste pour “humer” la bonne odeur du diamant noir et deviner les tractations qui se font de la main à la main. À Lalbenque par exemple, dès 14h30 précises, au coup de sifflet du garde champêtre, les négociations s’engagent entre producteurs et acheteurs. En été, ne pas hésiter à flâner sur les marchés nocturnes ainsi que sur les marchés de producteurs de pays. Bonnes Tables du Lot : le bonheur est dans l’assiette ! Voilà plus de vingt ans, une dizaine de restaurateurs lotois décidait de s’associer pour faire rayonner, à travers ses enseignes, les produits du Lot et l’art culinaire, si cher à leur cœur. Ils sont 25 aujourd’hui. Entretien avec Gilles Marre, président de l’association « Bonnes Tables du Lot » depuis 2008, et brillant chef du restaurant Le Balandre, à Cahors. Sages” (non professionnels) préside à la sélection des tables. • À quoi sert l’association ? C’est un regroupement volontaire de restaurateurs qui partagent une même idée de la restauration, et de la qualité à laquelle il faut prétendre pour attirer une clientèle dans le Lot. • Quels sont les critères de sélection ? La qualité des produits travaillés, et des fournisseurs, mais aussi la disponibilité vis à vis du client, une certaine idée de l’accueil. Ce n’est pas que de la restauration. Le restaurateur doit être cité dans au moins quatre guides nationaux. Un “comité des • Les bonnes tables du Lot ne servent-elles que de la cuisine traditionnelle ? Non, pas forcément. On s’appuie sur les produits locaux, mais pas seulement ; ce qui est important, c’est la qualité du produit. Mais c’est vrai qu’on essaie de se fournir dans le département surtout, et dans la région. Et puis, on respecte aussi les saisons. Cuisiner avec les produits du terroir, cela ne veut pas seulement dire cuisiner la truffe, cela peut aussi être cuisiner les topinambours du marché de Cahors par exemple, et ça, c’est un plaisir ! • Vous êtes un chef un peu aventurier ; si vous êtes un spécialiste de la truffe, ou du foie gras, vous aimez aussi expérimenter,avec les herbes et les épices… Oui, j’aime expérimenter, mais toujours avec ce que je trouve localement (ce qui pousse ici, même si l’origine est plus lointaine). J’ai essayé par exemple la cardamome, des sortes de basilic, des types de salade un peu exceptionnels… J’ai même proposé de la truffe en dessert, et inventé un sorbet au géranium ! • Votre credo, en matière de bonne cuisine ? La bonne cuisine, ce n’est pas forcément sophistiqué. Quand on mange un rocamadour avec du pain et des noix, ce n’est pas sophistiqué. Vous savez, il y a un dicton qui dit « L’architecte cache ses erreurs sous le lierre, et le cuisinier sous la sauce. » La meilleure cuisine, c’est la plus dépouillée possible. • Une bonne table du Lot, est-ce coûteux ? Non, pas nécessairement. Regardez, chez moi par exemple, le midi, on a un menu à 18 euros, entrée plat dessert. Je ne pense pas que ce soit très coûteux. Il est important de se mettre à la portée de toutes les bourses. Et puis, un déjeuner, ce peut aussi être simplement un bon plat. “Bonnes Tables du Lot”, le magazine gratuit de l’association, propose, chaque saison, des portraits de chefs et des recettes. Vous le trouverez dans les restaurants membres ainsi que comme supplément du périodique Quercy Passions. Terroir et traditions À partir de 173¤ /pers. Circuit terroir 3 nuits en demi-pension En toute liberté, découvrez le Lot en trois étapes. Au cœur d’une ancienne grange, d’un domaine de 65 ha et d’une ferme agricole bio. Pour le plaisir de partager des repa s où les spécialités régionales sont mises à l’honneur Ref : LLCTERROIR Renseignements et réservat ions : 05 65 53 20 90 ou [email protected] www.tourisme-lot.com 13 14 GASTRONOMIE Les étoilés du Lot « Quand je viens dans le Lot, en matière de plats, j’ai l’impression de respirer la Bible, de vérifier mes prières. Les cuisiniers d’ici ont un pied dans le passé et l’autre sur la lune. » (Jean-Luc Petitrenaud) Patrick Lagnès E st-ce pour cela que tant d’entre eux ont décroché une étoile ? Sept chefs décorés de la plus prestigieuse récompense culinaire, l’étoile de Michelin, voilà en tout cas une belle constellation ! Un fou de la truffe ? Alexis Pélissou, dont le nom trahit une origine occitane (Tarn), ne le cache pas, depuis plus de trente ans qu’existe le Gindreau, désormais l’une des tables les plus célèbres du Lot, par sa cuisine comme par le charisme de son chef. De son premier menu “gourmand” au menu “apothéose de la truffe”, la “diva” du Quercy est omniprésente. De génération en génération, l’Auberge du Pont de l’Ouysse, au bord de la Dordogne, s’est transmise, et le savoir-faire avec. Autre spécialiste de l’or noir, Daniel Chambon dit avoir appris de sa belle-mère les bases ancestrales, qu’il excelle à moderniser. Un exemple, le carpaccio de canard à l’huile de noix rapée de truffes de la Saint-Jean… tout un programme ! Avec Claude Marco, l’Espagne paternelle affleure, dans le choix des jambons par exemple. Aujourd’hui, en plus d’être un incontournable du paysage lotois depuis 1976, le restaurant Chez Marco a pris, avec l’arrivée en cuisine du fils Richard, un nouveau tournant, qui ne renie pas les origines hispaniques de la famille. Pas d’inquiétude cependant, le mythique carré d’agneau fermier du Quercy rôti au thym et sa poêlée de cèpes n’a pas disparu de la carte ! Le Quercy, il n’y avait pas de racine familiale, et pourtant Philippe Combet, un bitterois qui a fait ses classes dans les grands restaurants de la Côte d’Azur, semble avoir adopté le terroir ; il a su répondre www.tourisme-lot.com avec brio aux exigences d’une table dont la réputation s’inscrivait dans l’histoire, le château de Mercuès. Mission accomplie ! Il n’en renie pas pour autant ses origines méditerranéennes : sa carte accorde une part importante aux poissons et fruits de mer. Quant à Stéphane Andrieux, c’est à 29 ans qu’il a reçu son étoile, au château de la Treyne, qui domine fièrement la Dordogne. Cette rivière, c’est son enfance, puisqu’il est né dans le Périgord, mais Stéphane Andrieux a fait un tour par d’autres terroirs, dans les cuisines de très grands, tel Marc Meneau (3 étoiles). Son produit fétiche ? Le foie gras… Pas étonnant, quand on sait que ses parents sont boucherscharcutiers… Sous les hauteurs d’un autre château – Montal – officie le discret Frédéric Bizat, chef autodidacte dont la vocation est née de la rencontre avec Alain Dutournier, du Carré des Feuillants (Paris). Ouvert en 1993, Les Trois Soleils de Montal a rapidement su se faire connaître des gourmets. Son plat le plus demandé ? Le tournedos de pied de cochon au jambon de canard confit en croûte de sel. Bon à savoir : son menu truffe affiche un prix des plus raisonnables. Dans le vert Ségala, Patrick Lagnès, le plus récent étoilé du Lot (2008), fait revivre le “déjeuner de Sousceyrac”, repas fameux consacré par un roman best-seller de Pierre Benoît (1931). Autodidacte lui aussi, cet enfant de Lozère, qui avait fait une “saison” à Sousceyrac, lors de son apprentissage, a choisi d’y revenir avec femme et enfants, s’est empressé d’aller cueillir les champignons du coin, et de chercher les meilleures façons de travailler le veau élevé sous la mère… du Ségala ! GASTRONOMIE 15 Pierre Sourzat, responsable de la station expérimentale sur la truffe de Cahors Le Montat Le Lot, premier département producteur de truffes du Sud-Ouest ? Bien moins qu’il y a 100 ans, c’est vrai, où l’on récoltait 300 tonnes dans une saison, mais tout de même ! Cet hiver, 3 tonnes ont été ramassées. Tous les cuisiniers et fins gastronomes vous le diront : la truffe du Lot est d’une finesse et d’une richesse organoleptique incomparable ! Parfum de confiture de fraise, saveurs vanillées et chocolatées… Dégustées tout simplement avec du foie gras ou des œufs, elles donnent aux plats toute leur élégance. Mais elle n’est pas la seule. La diversité de nos sols, l’alternance de bois, de prairies, de rivières… tout ceci contribue à faire naître des terreaux propices aux champignons. Ainsi à la fin de l’hiver, place aux morilles. Aux brunes et aux blondes. Elles poussent sur les anciennes plantations truffières ou sous les frênes et les ormeaux, en bordure de ruisseaux, en lisière de bois. Vient ensuite l’un de mes préférés, à savoir le champignon de mars. Poussant dans les prés, il fait des ronds de sorcière et dégage une forte odeur de farine fraîche. Vient ensuite l’un de mes préférés, à savoir le champignon de mars. Si l’on trouve les cèpes de Bordeaux et les têtes de nègre en Bouriane du coté de Gourdon ainsi qu’en Ségala, les oronges eux, poussent sur les terres calcaires, vers Saint-Céré ou encore Boissières. Au-delà de tous ces champignons, le Lot réserve bien d’autres plaisirs aux connaisseurs. En tout premier, l’ourlious. Prisé des gens du Causse de Cajarc et de Limogne, l’ourlious est présent dans les prairies où paissent les moutons. Son goût légèrement animal et musqué fait un carton auprès des fanatiques chaque printemps et automne. Idem pour le pleurote de Panicault qui pousse lui dans les pelouses à moutons semées de chardons, les fameux panicaults. Bref, le Lot inspire la gourmandise et reste un pourvoyeur hors pair de petits trésors et de grands plaisirs. u A la recherche d » « Diamant Noir À partir de 152¤ /pers. pension, 2 nuits en demi- s 4 épis te hô d’ e en chambr “Art de Vivre”. , rché de Lalbenque Entre balade au ma dîner et n tio osi xp d’e visite séjour en chambres gastronomique, ce cé rt de Vivre” est pla “A is ép 4 s ôte d’h la gourmandise. de ne sig le s sou Ref : LLTRUFF2 et réservations : Renseignements 90 20 53 65 05 on-lot.com ou info@reservati À lire : “La Truffe” aux Editions Aubanel de Pierre Sourzat – 13 € Des fleurs et des saveurs À partir de 150¤ /pers. 1 nuit en demi-pension en hôtel *** Vos hôtes ? Marinette et Dan iel, un couple respecté par les gran ds noms de la gastronomie française (1 étoile Michelin) Le décor ? Une dem eure de charme, à mi-chemin entr e Souillac et Rocamadour, dans une oasi s de verdure et de calme, au bord d’une petite rivière, le tout agrémen té d’une belle piscine et d’un jardin potager… Une étape exquise ! Ref : LLHLACAV Renseignements et réservat ions : 05 65 53 20 90 ou [email protected] www.tourisme-lot.com 16 GASTRONOMIE Printemps Eté Rosette d’agneau fermier du Quercy Carpaccio de « melon du Quercy » aux cèpes de printemps et petits légumes au basilic et jambon de canard Préparation : 2 heures - Pour 4 personnes Préparation : 30 minutes - Pour 4 personnes Ingrédients 600 g de filet d’agneau fermier du Quercy Pour la garniture de légumes : 1 botte de petites carottes Oignons 8 navets nouveaux 600 g de petits cèpes bouchons Le jus d’agneau fait avec les os d’agneau préalablement demandés au boucher 2 poivrons 4 tomates 2 oignons 1 pointe d’ail et du piment d’Espelette Ingrédients 2 melons de 800 g 100g de jambon de canard (magret séché) 2 branches de basilic Quelques grappes de groseilles Une pincée de sel de Guérande Un tour de poivre du moulin Préparation Nettoyer et cuire séparément tous les légumes. Les maintenir au chaud. Nettoyer les cèpes et les couper en deux dans la longueur. Préparer une petite purée de poivrons. Couper les poivrons en morceaux et les faire sauter à la poêle à l’huile. Faire suer l’oignon émincé dans un sautoir. Ajouter les poivrons, la tomate, la pointe d’ail et cuire au four 1h30 à 110 °C. Mixer ensuite pour obtenir une fine purée. Poêler les cèpes et les assaisonner. Poêler les noisettes d’agneau coupée très épaisses à feu vif et les finir un petit peu au four. Dresser les assiettes avec les légumes et les cèpes. Servir à part un petit jus d’agneau. www.tourisme-lot.com Préparation Couper les melons en deux dans le sens de l’équateur. Les vider, les peler. Émincer finement chaque moitié. Dresser en rosace et disposer dans l’assiette ; intercaler de jambon de canard sec et dégraissé coupé en fines lanières et de quelques feuilles de basilic émincées. Décorer avec des bouquets de groseille. Au dernier moment poivrer et saupoudrer de fleur de sel de Guérande. Servir frais. GASTRONOMIE Automne Hiver Profiteroles de figues du Quercy, Ravioles de chou aux truffes sauce safran Préparation : 30 minutes - Pour 4 personnes Préparation : 1 heure - Pour 8 personnes Ingrédients 12 figues fraîches 2 badianes étoilées 200 g de sucre 2 dl d’eau 10 cl de sauce safran (2 dl de crème anglaise - 0,20 g de safran 5 cl de crème fraîche) 40 g de crème glacée à la vanille Ingrédients Un chou vert 50 g truffe (une grosse truffe) 100 g de foie gras frais 1/2l de bouillon de poule 20 g de farine Préparation Faire bouillir la crème liquide. Incorporer le safran, laisser infuser jusqu’à complet refroidissement. Ajouter la crème anglaise. Réserver. Faire bouillir l’eau, le sucre, la badiane afin d’obtenir un sirop. Laver les figues et les pocher quelques minutes dans le sirop. Egoutter er refroidir. Dresser dans une assiette creuse. Poser 3 fonds de figues coupées en 2 par leur hémisphère. Déposer une boule de glace vanille et recouvrir avec l’autre moitié de figue. Servir avec un cordon de sauce au safran et quelques stigmates de safran. Préparation Effeuiller le chou vert, cuire les feuilles dans une eau bouillante et salée. Les sortir et les rafraîchir puis tailler des rondelles à l’aide d’une emporte-pièce rond (diamètre 7,5 cm) Découper 32 fines lamelles de truffe (garder les parures pour les hacher ultérieurement). Couper le foie gras en petites tranches de 10 g. Préparer un liant avec la farine et un peu d’eau. Disposer les ronds dde chou, puis une lamelle de truffe, ensuite le foie gras. Ajouter une autre lamelle de truffe, refermer avec un rond de chou en collant les bords avec le liant. Souder les bords en y passant un fil. Faire cuire 5 minutes dans le bouillon de poule avec la truffe hachée et du jus de truffe. Servir en assiette creuse avec le bouillon. www.tourisme-lot.com 17 18 MONDE SOUTERRAIN Padirac, gouffre mythique Il a vu passer, depuis 120 ans, des millions de visiteurs ; c’est lui qui a inauguré l’ère du tourisme dans le Quercy, et cependant rien n’a disparu de sa magie… L e souffle s’arrête, un instant, alors que le regard mesure le gouffre : 75 m de haut, 33 m de diamètre : « On se croirait au fond d’un télescope ayant pour objectif un morceau circulaire de ciel bleu », avait dit Martel, à sa première exploration, le 9 juillet 1889. Ce jour-là, après avoir descendu une échelle de 180 barreaux, et sondé les parois obscures, il éclaira, à la lumière de bougies, une “monumentale avenue” parcourue par une rivière : la rivière souterraine de Padirac ! Aujourd’hui, des marches ont remplacé les barreaux de l’échelle ; arrivé en bas du gouffre, des barques emmènent les visiteurs glisser, en silence, sur les eaux vert translucide de la rivière, comme on le faisait déjà au début du XXe siècle ! En plus de la majesté des lieux, un charme désuet accompagne cette promenade fluide, alors que l’on progresse entre les parois ciselées par le travail de l’eau, de merveille en merveille. Soudain, au-dessus du lac de la Pluie, surgit la Grande Pendeloque, stalactite géante. D’autres fantasques visions et concrétions se succèdent, avant que l’on n’entre (à pied cette fois) dans la gigantesque salle du Grand Dôme, haute de 94 m ; là, encore quelques prodiges naturels, un lac suspendu, et des « piles d’assiettes » de calcaires… « On se croirait au fond d’un télescope ayant pour objectif un morceau circulaire de ciel bleu » La visite du gouffre est un moment magique. La structure des escaliers a été conçue par Gustave Eiffel. Depuis, un ascenseur a été installé pour votre confort. www.tourisme-lot.com Bien avant que l’on n’y pénètre, le gouffre de Padirac exerçait peur et fascination sur la population locale. Cette bouche béante dans le sol, cet « infra-monde » ne pouvait être que le royaume de Satan ; on disait que l’ange déchu, poursuivi par la colère de Dieu, y était tombé et s’y était réfugié ; certains écrits obscurs du XIXe siècle, depuis disparus, auraient relaté des découvertes d’inscriptions mystérieuses en caractères runiques ; d’autres ont vu dans la forme du gouffre comme le double inversé et satanique du rocher de Rocamadour… À moins que, comme le raconte la légende la plus répandue, ce soit un pacte lié à un obscur trafic d’âmes qui ait conduit le diable à frapper du talon et ouvrir cette béance, mettant saint Martin au défi ; celui-ci, grâce à sa mule et à son élan, franchit le précipice, vainquant Satan, qui s’en serait retourné dépité, aux Enfers, en passant par le gouffre… MONDE SOUTERRAIN Le secret des sous-sols Étonnant sous-sol. Comment imaginer en se baladant dans ces causses et ces vallées, qu’une incroyable vie souterraine existe. Une vie faite d’ombres et de lumières, de creux et de pleins. Une vie où les rivières ont sculpté des cathédrales, creusé des gouffres. Travaillés par les vallées de la Dordogne, du Lot et du Célé, les plateaux calcaires ont laissé l’eau s’immiscer au plus profond de leurs entrailles. La roche tailladée par les mouvements de ces rivières souterraines s’est alors ouverte, se polissant pour offrir aujourd’hui des salles aux formes arrondies. Des salles aux couleurs ocres ou plus blanches, semées de concrétions. Chargées de CO2, les eaux d’infiltration deviennent légèrement acides et provoquent alors une très lente dissolution des roches calcaires. Associé à un processus d’érosion, ce phénomène de corrosion appelé karstification crée grottes et gouffres. Le Lot en compte des centaines. Si les plus connus sont Padirac, Cougnac, Lacave, Pech Merle ou encore la grotte des Merveilles à Rocamadour, il en est tout une multitude qui garderont pour toujours leurs secrets. Aventuriers des profondeurs Né au bord de la Dordogne, Joël Trémoulet a fait ses premiers pas de spéléologue en jouant avec ses amis dans les grottes du coin. Il a ensuite appris les techniques avec le spéléoclub de Souillac, et participe régulièrement à des expéditions. Il est au Parc naturel régional des Causses du Quercy. • La spéléologie, c’est une activité répandue dans le Lot ? Oui, bien sûr, avec 80 % de sa surface, c’est un département les plus karstiques de France. Dans le Lot, tout le monde a un frère, un voisin qui fait de la spéléologie ! Il y a beaucoup de grottes. Et puis, le Lot accueille, à la confluence Lot-Célé, la 3eme concentration de grottes ornées française après Les Eyzies et l’Ariège. Enfin, il y a Padirac… , tous les grands spéléologues, depuis Martel, y passent ; ce n’est pas la rivière la plus difficile à explorer, mais tout le monde veut y aller, parce qu’elle est belle, et mythique. • Que va-t-on chercher à Padirac, aujourd’hui ? Martel est mort sans avoir eu le temps d’explorer la rivière de Padirac jusqu’à sa résurgence (à Montvalent) Dans les années 1990, des expéditions de plongée souterraine ont été menées pour visiter les galeries noyées. La résurgence a été rejointe (20 km de galerie du gouffre à la résurgence) en 1996, par Bernard Gauche. Il fallait parfois une trentaine de personnes pour accompagner le plongeur : porteurs de bouteilles d’oxygène, plongeurs « de soutien ». J’ai eu la chance de faire partie des 5 spéléologues d’accueil à la sortie de la galerie noyée. Après avoir traversé 22 siphons, et fait 7 km sous l’eau, il est ressorti 3 jours plus tard. On ne le sait pas forcément, mais le Lot est la Mecque de la plongée souterraine, après le Yucatán à l’est du Mexique. • On fait de la spéléologie pour le plaisir de l’exploration, mais aussi dans un but scientifique ? Oui. À part les moniteurs de spéléologie, qui ont un brevet d’État, il n’y pas de professionnels spéléologues ; mais il y a des passionnés, et les aspects scientifiques ne sont jamais loins. Par exemple, en 2005, lors d’une expédition organisée par le Museum d’Histoire Naturelle de Paris, les spéléologues ont joint leur compétence aux naturalistes dans l’étude de la micro-faune. Un milieu évidemment très peu connu, car difficilement accessible. C’est Armand Viré, un ami de Martel, qui a inventé la microbiologie souterraine ; il a, entre autres, découvert la bythinelle de Padirac, mollusque aquatique souterrain minuscule, endémique du gouffre. • Y a-t-il encore des découvertes à faire ? Pourrait-on encore tomber, par exemple, sur une rivière souterraine comme Padirac ? Oui. Par exemple, sur la partie sud du causse de Gramat, on sait qu’il y a des rivières souterraines qui n’ont pas encore été explorées. On sait que les eaux y passent très vite, donc qu’il y a de la galerie. Mais… il faut trouver le passage ! On peut creuser pendant des années sans trouver. Séjour tonique en vallée de Dordogne (8-14 ans) 354¤ /sem. 6 nuits en pension complète Canoë sur la Dordogne, escalade dans les cirques et spé léologie dans les cavités du cau sse programme ! Pour sou , quel ffler, visite de Rocamadour avec spectacle de rapaces en vol, et pou r se remettre de ses émotions, bai gnade et feux de camps à la base de plein air, située en bordure de la Dordogne. Ref : LLEMEZELS Renseignements et rése rvations : 05 65 53 20 90 ou info@reservation -lot.com • Et des grottes ornées ? Bien sûr ! L’année dernière, avec des spéléologues de Figeac, nous sommes tombés sur une tombe néolithique ! toujours en cours d’études avec les services de l’Etat. www.tourisme-lot.com 19 20 MONDE SOUTERRAIN Qu’est-ce qui a bien pu pousser des hommes au cœur de l’obscurité à tracer des silhouettes d’animaux ? Nos ancêtres, ces artistes Le trait court sur la roche, épousant les ondulations du calcaire. Par petites touches, un œil apparaît, une pâte, une crinière. Un peu d’ocre, de noir… S ur les parois des grottes de Cougnac et de Pech Merle, les dessins sont tracés pour l’éternité. Des dessins dont les premières esquisses datent de 25 000 ans avant notre ère. Des dessins qui aujourd’hui n’ont rien perdu de leur troublante beauté. Pourquoi ont-ils été réalisés ? Par qui ? Quelle est leur symbolique ? Ces questions n’ont pas fini d’alimenter le discours des chercheurs. Qu’est-ce qui a bien pu pousser les hommes à ramper pour venir au cœur de l’obscurité tracer la silhouette d’animaux, laisser l’empreinte de leurs mains, de leurs pieds ? Si les hypothèses fusent depuis la découverte de ces deux grottes (1922 pour Pech Merle et 1949 pour Cougnac), nul ne sait aujourd’hui véritablement expliquer les raisons qui ont donné naissance à ces superbes tableaux. « Il y a eu plusieurs théories. Celles qui racontaient qu’étaient peintes des scènes de chasse, d’autres qui « Des dessins dont les premières esquisses datent de 25 000 ans avant notre ère. » www.tourisme-lot.com parlaient de chamanisme. Mieux vaut rester prudent et se contenter d’observer les dessins, de décrire les techniques. À Pech Merle sur les centaines de peintures et gravures pariétales dénombrées, nous avons compté 70 figurations animales et 28 figurations humaines. Mammouths, bisons, aurochs… mais aussi des mains, des empreintes de pas laissées dans la terre humide, des images féminines stylisées » explique Jean-Luc Zimmerman, guide à Pech Merle depuis 30 ans. Réalisées sur une longue période, les œuvres témoignent de l’évolution de l’art préhistorique. Avec ses 302 motifs dont 274 signes, 22 animaux et 4 représentations humaines, Cougnac raconte, elle, comment certaines figures ont été reprises à des milliers d’années de distance, les artistes peaufinant les œuvres, reprenant des courbes. Les découvrir c’est un peu comme entrer en religion. Le silence est de mise, le recueillement aussi. Dans la pénombre de ces grottes, au milieu des superbes stalagmites et stalactites, l’histoire se met en mouvement, prend de la couleur, du relief. Impossible de ne pas se laisser gagner par l’émotion. Surtout lorsque sur la roche, l’on aperçoit la trace laissée par les doigts de l’artiste. Une signature qui a su traverser les siècles, donnant ainsi à notre propre existence toute sa mesure. MONDE SOUTERRAIN Les grottes de Cougnac près de Gourdon. Tout un art C’est l’un des plus célèbres tableaux d’art pariétal. Peint sur les parois de Pech Merle, les « chevaux ponctués » raconte ses secrets. « L’observation de ce panneau est riche d’enseignements sur les techniques utilisées pour sa réalisation. On y découvre comment les hommes s’y sont pris pour mettre de la couleur, comment ils jouaient avec le relief de la pierre pour créer des illusions d’optique » explique Jean-Luc Zimmerman. Ainsi apprend-on que les artistes de l’époque savaient employer l’ocre, le manganèse ou encore le charbon de bois pour élaborer leurs pigments. En mélangeant les matières dans leur bouche, ils confectionnaient une pâte qu’ils crachaient par petites pressions pour faire des ronds. Au total, ce tableau compte pas moins de 212 points noirs et rouges qui soulignent la crinière des chevaux. Tout autour des deux chevaux, six mains négatives, des traces de pouces recourbés, un poisson d’1,40 m, un bison… Quelle est la symbolique de ce tableau ? « Nous n’en savons rien. Nous pouvons juste observer que les deux chevaux sont en fait superposables, que leurs têtes ne sont pas proportionnelles à leur corps mais que le rocher a été judicieusement employé pour donner l’illusion parfaite d’une tête de cheval à la bonne échelle » s’enthousiasme Jean-Luc Zimmerman. Incroyable ! « Tout comme l’âge de cette peinture d’ailleurs. 24 600 ans ! » Plage aux Ptérosaures (12-15 ans) 370¤ 6 nuits en pension complète Ou comment participer activement au chantier de fouille s d’un site paléontologique... un bond en arrière de 140 million s d’années... Ref : LLEPALEO Renseignements et rése rvations : 05 65 53 20 90 ou info@reservation -lot.com Drôle d’endroit pour une balade La balade est étonnante, le site incroyable. Là où au XIXème siècle, des mineurs descendaient chercher du phosphate, a pris place un itinéraire surprenant. Un itinéraire qui nous fait plonger au cœur de la phosphatière tout en découvrant la flore qui a pris possession du terrain. Fougères, orchidées… Les plantes offrent un cadre somptueux aux découvertes et en feraient presque oublier les animaux qui vécurent ici. Des vertébrés mais aussi des fossiles que l’on découvre grâce au “Sentier du Temps” aux phosphatières du Cloup d’Aural à Bach. On y apprend également comment la mer vint jusqu’ici et sculpta le Quercy pendant 100 millions d’années. Nouveautés 2009, un espace sur “l’eau en pays calcaire” mais également un autre sur la “flore du Causse et des Phosphatières”, les parcours sont ludiques, interactifs, les enfants adoreront. Les parcours sont ludiques, interactifs. Ils peuvent même se transformer en paléontologues et chercher des moulages de fossiles dans le sable du bac des fouilles. www.tourisme-lot.com 21 22 LE LOT, TERRE D’INSPIRATIONS Les artistes et le Lot : une histoire d’amour « Ici, je redeviens », écrit Zadkine en 1961. « J’ai cessé de me désirer ailleurs », dit André Breton en 1951, dans sa sublime déclaration d’amour à Saint-Cirq-Lapopie… À cette évocation, il faut ajouter Jean Lurçat, autre immense artiste à avoir succombé aux charmes du Lot, dans les années d’après-guerre. Est-ce la lumière du Quercy ? Ou bien les mânes des artistes de la préhistoire, qui flottent encore autour des grottes peintes ? Ce qui est sûr, c’est le coup de foudre, à chaque fois : Breton découvre Saint-Cirq lors de l’inauguration d’une « route sans frontière », initiative pacifiste qui veut, après la guerre, relier symboliquement toutes les villes du monde. Saint-Cirq, paré de feux d’artifices pour l’occasion, lui apparaît « comme une rose impossible dans la nuit ». Très vite, il y achète la Maison des Mariniers (qui avait appartenu à Henri Martin) où, l’été, se succéderont ses amis, Man Ray, Péret, Max Ernst, Hantaï ou Julien Gracq. Ensemble, ils refont le monde, dans des jeux surréalistes ; l’un des passe-temps favoris de Breton consiste à ramasser dans le lit du Lot des agates, ces « fruits de l’imagination de la nature », qui le fascinent et lui semblent appartenir au paradis terrestre. Ossip Zadkine, sculpteur français d’origine russe, ramasse, lui, les pierres de son jardin, et les empile peu à peu pour en faire des bancs ; le banc de l’amitié, le seul inachevé, est celui que chaque ami en visite contribue à bâtir… Aux Arques, où il a acheté avec sa femme Valentine Prax une maison et une grange, en 1934, il se construit l’atelier idéal, et aime s’y réfugier dès qu’il peut. Valentine y restera, seule, pendant la guerre, lorsqu’il doit fuir (son père est juif) et s’exiler aux États-Unis. Plus tard, de retour, c’est des Arques qu’il observe son succès grandissant, organise ses expositions dans le monde entier. Ému par L’art de Zadkine tout droit inspiré du Lot les arbres, les racines, les troncs morts, il sculptera dans un grand ormeau son Orphée, que l’on peut admirer au musée qui lui est consacré, avec d’autres pièces monumentales. La beauté de l’église du village ne lui ayant pas échappé, il écrit directement à Malraux, alors Ministre de la Culture, pour lui demander une aide ; et grâce à lui, la plus belle église romane du Lot, envoûtante de grâce et exotique, avec ses arcs outrepassés aux accents mozarabes, accueille à présent son Christ en bois géant, et, dans la crypte, son étonnante Piéta… C’est la guerre qui mena Jean Lurçat dans le Lot, où il avait rejoint un maquis en 1941. Lorsqu’il aperçoit pour la première fois les tours effrayantes de Saint-Laurent, perchées C’est sur les murs de Saint-Laurent que naquit Le Chant du Monde www.tourisme-lot.com LE LOT, TERRE D’INSPIRATIONS Les Lotois célèbres Jacques Duèze (12441334) (pape Jean XXII) Les tours de Saint-Laurent. au-dessus de Saint-Céré, il cherche immédiatement à les acheter. Et sur ce promontoire battu par les vents, dans ces pierres, il passera le reste de sa vie à restaurer, aménager ; il travaille, ses peintures, ses cartons de tapisseries, et il enseigne aussi. C’est sur les murs de Saint-Laurent que naquit “Le Chant du Monde”, immense fresque qu’il décrivit comme « en quelque sorte la table de matières [de mon] existence ». La tapisserie est actuellement à Angers, mais l’ancienne maisonatelier a été tranformée en musée, et on pourra aussi recueillir quelques beaux témoignages à la galerie du Casino de Saint-Céré (voir page 26). À lire : Patrice Béghain, Écrivains et artistes en Quercy, éditions du Rouergue, 1999. Rignault, le premier… Il était peintre et habitait Montmartre, il fut le premier artiste parisien à tomber amoureux de Saint-Cirq-Lapopie, avant 1930 ; jugeant son talent médiocre, il s’en tenu finalement à collectionner les peintres, devint un mécène pour nombre d’artistes – comme Soutine – et constitua une collection consistante (aujourd’hui à Avignon). Sa maison de Saint-Cirq, sans doute l’une des plus belles du village, avec son jardin suspendu, se trouve à deux pas de celle de Breton ; l’histoire ne dit pas s’ils se rencontrèrent. Dans la Maison Rignault, les expositions temporaires d’art contemporain sont autant d’occasions de profiter de l’exquise demeure… Le 194e pape de l’histoire chrétienne était un fils de riche famille de Cahorsins, ces célèbres banquiers et commerçants de la Cahors médiévale – on y admire encore aujourd’hui le palais Duèze, bâti pour Pierre, le frère de Jacques. L’élection de Jacques Duèze sous le nom de Jean XXII mit fin à une longue querelle sur la succession de Clément V. Ancien évêque d’Avignon, Jean XXII implanta la cour papale dans cette ville et régna 18 ans. Clément Marot (1496-1544) Lorsque Clément Marot, soupçonné de sympathiser avec la Réforme, fut mis en prison, il y rédigea, entre autres, des vers dédié à Cahors, sa ville natale : touchante pensée de ce poète de Cour, qui avait quitté le Lot à l’âge de dix ans pour s’adonner à une carrière européenne aux côtés de François Ier… « À bref parler, c’est Cahors en Quercy / Que je laissai pour venir quérir ici / Mille malheurs… ». Fénelon (1651-1715) Homme d’église, théologien et écrivain, François de Salignac de La Mothe-Fénelon vint en 1667 à l’âge de douze ans, étudier à l’université de Cahors la réthorique et la philosophie. C’est là que naquit en lui l’envie de se destiner à une carrière ecclésiastique. Quelques années plus tard, il devint archevèque de Cambrai. Son roman, Les Aventures de Télémaque, le fit tomber en disgrâce. Louis XIV, le considéra en effet comme une critique ouverte de sa politique. www.tourisme-lot.com 23 24 LE LOT, TERRE D’INSPIRATIONS Un décor de cinéma Zoom avant, arrêt sur image… Une rivière aux berges ombragées sur laquelle glisse une gabare. À l’arrière du bateau, un homme, un grand chapeau sur la tête, tient la barre, scrutant chaque ondulation des flots. “Rencontres du cinéma” de Gindou A ction ! Scène après scène, le film prend forme. Son titre ? La rivière Espérance. Un exemple parmi tant d’autres. Lacombe Lucien, Alice et Martin, Cache-Cache, Les derniers jours du monde… Le Lot inspire, le Lot respire. Les tournages s’enchaînent et sur cette terre aux décors sans cesse réinventés, les films tournent à la super production. Louis Malle, André Téchiné, Josée Dayan, Claude Chabrol, Yves Caumont, Georges Lautner… on ne compte plus les réalisateurs séduits par cette région. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’ici les paysages se suffisent à eux-mêmes pour créer des ambiances, faire naître des atmosphères. Nul besoin d’artifice, de décor en carton-pâte. Il est des sites qui d’emblée réveillent l’imagination et transportent dans un univers digne d’un grand écran. Claude Chabrol ne dira pas le contraire, lui qui trouva au cœur des grottes de Cougnac le cadre idéal pour tourner quelques scènes du Boucher. Idem pour Dominique Maillet qui posa ses caméras à Saint Cirq Lapopie pour réaliser Tierras de Sangre. Ou encore André Téchiné à Cahors… Préservé, protégé, le Lot a ce petit supplément d’âme qui fait toute la différence. Pas d’industrie venant saccager le paysage, pas d’urbanisation galopante venant rompre l’harmonie de terres ancrées dans une ruralité ressourçante. Figeac, Cahors, Saint-Cirq-Lapopie, Rocamadour, Cavaillac… avec leurs allures de cartes postales, les villages du Lot ont gardé une authenticité qui inspire forcément. Comme si le temps n’avait pas de prise sur ces lieux de toujours. Ajoutez à cela une diversité de sites où les vallées succèdent aux causses, où les forêts laissent la place aux champs, où les rivières taillent leur lit entre les falaises ou au contraire s’épanouissent et se répandent avec bonheur… et vous comprendrez pourquoi le Lot est incontestablement une terre de cinéma. Le 7ème art est inscrit dans les gènes de ce département. Depuis longtemps. Depuis 25 ans encore plus précisément. Depuis en fait qu’une toute petite commune, Gindou s’est mise à organiser chaque été les “Rencontres Cinéma”. Chaque année, fin août, un écran se dresse au cœur de ce petit village de 300 habitants et accueille plus de 12 000 spectateurs. Le temps d’une programmation aussi diverse que variée, le cinéma est à la fête. En plein air, les projections mettent à l’honneur un réalisateur, le tout agrémenté d’apéro-concerts, d’expositions photos, de rencontres autour des musiques de films… Le tout, juste pour le plaisir de partager, voir, rêver. Zoom avant, arrêt sur image… www.tourisme-lot.com LE LOT, TERRE D’INSPIRATIONS Justine Malle C’est pas du cinéma ! (15-17 ans) 844¤ 14 jours / 13 nuits en pension complète Un séjour d’initiation aux tech niques du 7ème art à l’occasion des renc ontres Cinéma de Gindou, écriture ou réalisation, projections... De grands moments de partage autour d’une même passion : le cinéma ! « J’avais six mois lorsque je suis venue dans le Lot pour la première fois. Depuis j’y vais chaque année au moins un mois. Impossible de faire autrement. Le Lot est viscéralement lié à moi. Comme il l’était déjà à mon père, Louis Malle. Il n’aurait jamais pu imaginer passer plusieurs semaines sans venir se réfugier ici. Se réfugier oui… Il aimait se perdre du côté de Limogne, à Lugagnac plus précisément, pour écrire. Lorsqu’en 1966, il a découvert le Lot par hasard, il est immédiatement tombé sous le charme. Lui, le nordiste s’est attaché d’emblée à cette terre d’une douce austérité, au silence des causses. Il s’y sentait chez lui. À tel point d’ailleurs, que j’avais remarqué avec amusement qu’il était à peine descendu du train ou de sa voiture qu’il prenait déjà l’accent. Par une sorte de mimétisme, d’osmose avec les lieux. Dans cette grande maison à mi-chemin entre la ferme et le château, il se sentait bien. C’est d’ailleurs là qu’il a écrit « Le souffle au cœur », là qu’il a tourné Lacombe Lucien et là encore qu’il a monté quelques films. Dans la vieille grange transformée en salle de montage. Le Lot était pour lui un refuge, un havre de paix et tranquillité. Pour être encore plus isolé et introuvable, il avait racheté pas mal de terres autour de la maison. Des terres plantées de chênes truffiers. Il adorait d’ailleurs récolter ce champignon à la saison et se régaler d’une simple omelette aux truffes. Avec mon frère Manuel et ma sœur Chloé, nous avions toujours plaisir à venir ici. L’étage nous était consacré et c’était un peu notre domaine à nous. Depuis la disparition de notre père en 1995, rien n’a changé. La maison est là, toujours accueillante, toujours aussi calme. Chaque été, je viens m’y perdre avec ma petite fille et ma sœur. Louis aimait cette région car il trouvait que le temps n’y avait pas de prise. Et c’est vrai. Qu’il s’agisse de cette maison où nous veillons scrupuleusement à toujours utiliser les mêmes tissus ou encore les mêmes peintures ou qu’il s’agisse des paysages alentours. Lorsque j’ai cherché un lieu pour tourner mon premier court-métrage « Cet été-là », je n’ai d’ailleurs pas hésité une seconde. Ce film dont l’histoire est celle de Lise, 35 ans se souvenant d’une journée d’été, lorsqu’elle avait seize ans, de ses balades à bicyclette, de ses baignades dans la rivière, de son premier flirt… ne pouvait être réalisé ailleurs. C’était une évidence. Non seulement le Lot est imprimé en moi mais en plus il se prête merveilleusement bien au cinéma. Sa géographie abstraite, les lignes de ses paysages, son architecture harmonieuse, sa végétation toujours très homogène… il y a ici une beauté primitive, une unité qui forme le cadre idéal recherché par tous les metteurs en scène. Ajoutez à cela quelque chose d’authentique, presque sauvage, une étonnante intemporalité et vous comprendrez ce qui donne au Lot cette couleur, cette personnalité qui en font un décor idéal. C’est mon Lot à moi ! Celui des petits villages tels que Carennac ou encore Cabrerets, des vallées où coulent de joyeuses rivières comme le Célé, des superbes églises romanes… bref, c’est le plus beau département de France ! » Ref : LLEFESTIV Renseignements et réservat ions : 05 65 53 20 90 ou [email protected] Les Lotois célèbres Joachim Murat (1767-1815) Quel destin que celui de Joachim Murat ! Celui qui naquit en 1767 tout près de Cahors, fut maréchal d’Empire, prince français et roi de Naples. Lui, le fils d’un aubergiste, devenu beau-frère de Napoléon, laissa son nom à la postérité. Une statue de lui trône aujourd’hui au Louvre et son village natal, Labastide-Fortunière, s’appelle désormais Labastide-Murat. Jean-François Champollion (1790-1832) C’est le plus célèbre des enfants de Figeac, celui qui est aujourd’hui considéré comme le père de l’égyptologie. Très jeune, Champollion se passionne pour les hiéroglyphes égyptiens et entreprend l’étude des inscriptions de la pierre de Rosette. Nommé conservateur chargé des collections égyptiennes au musée du Louvre, il acquiert de beaux objets dont le plus célèbre reste l’obélisque de Louxor. www.tourisme-lot.com 25 26 LE LOT, TERRE D’INSPIRATIONS Le Casino de Saint-Céré : un cœur bat en Ségala Qui imaginerait que cette bourgade paisible, à la porte du sauvage Ségala, accueillit pendant des dizaines d’années les tournées de Sylvie Vartan, Jacques Brel, Raymond Devos ou Léo Ferré ? Q ui imaginerait que des artistes comme Lurçat, mais aussi Doisneau, Sempé, Cartier-Bresson, s’y sont posés, exposés et y ont, tous, laissé un morceau d’eux-mêmes… À l’origine de cette aventure, il y a un lieu : le Casino, une salle de “bal”, et une paire de cœurs battant à l’unisson, Pierre et Andrée Delbos… Quand on les voit aujourd’hui, âgés de plus de 80 ans, on comprend, à leur visage rayonnant, à leur regard si jeune et si joyeux, pourquoi ce pari lancé il y a 64 ans fut couronné du plus beau des succès ! L’aventure commence après la guerre, lorsque Jean Lurçat, descendu un soir de son château de Saint-Laurent, frappe à la “première porte” qu’il trouve ouverte sur son chemin : le Casino. C’est le début d’une histoire d’amitié très forte avec les jeunes époux Delbos, qui viennent d’ouvrir leur café-musette. Tous les soirs, après le travail, il viendra y passer la fin de l’après-midi ; plus tard, Doisneau arrive, envoyé par Pierre Betz, fondateur de la revue d’art Le Point, pour photographier www.tourisme-lot.com Lurçat ; il deviendra vite un ami, lui aussi et, de fil en aiguille, une petite société artistique se forme, autour de l’amitié du couple Delbos qui, pour s’en sortir, mène en parallèle une activité de maraîchers. Pierre, lui, est musicien, il aime sortir son accordéon et décide un beau jour de partir à Paris faire le tour des agents artistiques, pour essayer d’organiser de vrais “galas”, de faire venir les vedettes. La suite, c’est plus de 300 concerts ; toutes les stars passeront par Saint-Céré : Johnny Hallyday, Claude François, Mireille Matthieu, Nana Mouskouri, Serge Reggiani, Brel, Ferré, Brassens, Fernand Raynaud, Gilbert Bécaud, Juliette Gréco et beaucoup d’autres… Malgré sa petite taille et son isolement, le Casino de Saint-Céré fait partie des salles qui comptent, sur la route des tournées, et les artistes l’adorent, parce qu’elle est intime, et parce qu’ils y sont merveilleusement accueillis par Andrée et Pierre… Et puis, quel public ! Venu de plusieurs centaines de kilomètres à la ronde, fidèle, et si chaleureux… Aujourd’hui, c’est un régal d’écouter Pierre commenter les photos-souvenirs de ces années folles ! En parallèle, le Casino accueille des expositions d’art, au premier chef les tapisseries de Jean Lurçat, qui deviennent un must dans la région ; et les plus grands de la photo : Doisneau, Sempé, Cartier-Bresson, ou récemment Silvester… En 1989, lorsque les conditions matérielles modernes de concert deviennent trop compliquées, le Casino se reconvertit en thé dansant ; tous les dimanches après-midi, on y vient (de loin, là aussi), danser au son d’orchestres triés sur le volet. Les clients, vite devenus des habitués, sont comme une deuxième famille pour le couple Delbos et, en 2006, lorsqu’Andrée et Pierre décident de se concentrer sur les expositions, la séparation sera difficile. Mais la galerie-café est toujours ouverte, et elle a de plus conservé son magnifique décor d’origine, en plus de quelques peintures laissées par Lurçat sur les murs… Un lieu culte ! Johnny Hallyday, Claude François, Brel, Brassens, Fernand Raynaud et beaucoup d’autres… LE LOT, TERRE D’INSPIRATIONS Anne Turlais, une palette aux couleurs du Lot Dans son atelier de Saint-Cirq-Lapopie, Anne Turlais laisse glisser ses yeux sur les toits. L’ocre des tuiles, le bleu du ciel, le gris des murs… Un pinceau à la main, la toile posée sur la table, elle commence à tracer quelques courbes, posant ici et là des touches de couleurs. « Lorsque j’ai découvert le Lot pour la première fois c’était il y a vingt-cinq ans. Ça a tout de suite été le coup de foudre. D’emblée, j’ai aimé ces teintes, cette alliance du végétal et du minéral, cet équilibre entre l’architecture et la nature ». Après une parenthèse de treize ans à Paris pour apprendre son métier d’imprimeur taille-doucier, elle s’installe ici, puisant l’inspiration dans les saisons, les falaises, les rivières. Elle, l’artiste peintre, est venue chercher le silence mais aussi un certain art de vivre. « Sur cette terre si chère à André Breton ou encore Dora Maar, j’ai trouvé une spiritualité qui m’a aidé à nourrir mes réflexions et à enrichir mes toiles. Ma peinture est le résultat d’une alchimie entre ce que l’on voit et ce que l’on est. Voilà pourquoi je n’hésite jamais à me balader dans la région. J’aime ce causse, sa lumière, son côté cristallin. Même en plein hiver. Les forêts ont une âme, la vallée est comme une respiration et les falaises se couvrent de nuances ocres et bleues. En les observant longuement, on se rend compte qu’elles sont habitées par toutes sortes de personnages. C’est incroyable la vie que génèrent le végétal et le minéral » aime raconter Anne. Il n’est qu’à voir sa palette pour comprendre combien ce Lot l’inspire. Sur ce morceau de bois, les pigments se mêlent et sur la peinture, l’abstrait devient plus réel. Comme ce pays qui peu à peu, au fil des balades et des rencontres, livre ses clefs pour aider à mieux comprendre ses secrets, ses mystères. Veilleurs du Monde 3 PARCOURS D’ART CONTEMPORAIN EN VALLÉE DU LOT. Ce territoire reçoit avec bonheur les aventures artistiques depuis des millénaires et accueille aujourd’hui une proposition collective qui engage la réflexion sur le paysage, perçu non plus comme lieu de contemplation mais objet de discussion, de stratégies, d’action. Du 4 juillet au 13 septembre 2009. Ouvert tous les jours de 15h à 19h sur tous les sites et aussi le matin de 10h à 13h à Cajarc et Saint-Cirq-Lapopie. LIEU D’EXPOSITION EN VALLÉE DU LOT Cajarc, Calvignac, Larnagol, Cénevières, Saint-Martin-Labouval, Saint-Cirq-Lapopie, Cabrerets. Les Lotois célèbres Léon Gambetta (1838-1882) Né à Cahors, le 2 avril 1838, Léon Gambetta fit toutes ses études dans sa ville natale avant de poursuivre à Paris ses études de droit et de devenir un républicain convaincu. Nommé président du Conseil en 1881, il sera par la suite ministre des affaires étrangères et fondera plusieurs journaux. Gaston Monnerville (1897-1991) Venu de Guyane, petit-fils d’esclaves, ce jeune boursier, brillant élève, accéda aux plus hautes charges de l’État. Attaché à la région depuis ses études toulousaines, il se fit élire dans le Lot, qu’il représenta au Parlement, et fut aussi maire de Saint-Céré. Le Lot et la France se souviennent de lui comme superbe orateur, et défenseur acharné des Droits de l’Homme. Jean-Jacques Chapou (1909-1944) Le Lot est fier de compter parmi ses enfants ce grand homme de la Résistance. Né à Montcuq en 1909, brillant professeur de Lettres au lycée Gambetta de Cahors, c’est lui qui organisa la Résistance dans le Lot, sous le nom de « Capitaine Philippe », avant d’étendre son mouvement à la Corrèze. Le 16 juillet 1944, pris dans une embuscade allemande, il préféra se donner la mort plutôt que de se rendre. www.tourisme-lot.com 27 28 LE LOT, TERRE D’INSPIRATIONS Musée Champolion, Les Écritures du Monde Comprendre… Comprendre l’autre à travers son écriture. Tel aura été le but poursuivi par Champollion toute sa vie. Telle est aujourd’hui la mission que s’est assignée Figeac. T erre natale de celui qui découvrit comment déchiffrer les hiéroglyphes, Figeac s’est en effet doté en 2007 d’un musée flambant neuf dont une partie est consacrée justement aux écritures du monde. Au cœur de la maison natale de Champollion, là où il rêvait certainement déjà de contrées inconnues. De l’ancien musée déjà existant est né un bâtiment moderne dont la façade en pierre cache un « moucharabieh », une feuille de cuivre insérée entre deux plaques de verre percée de 1000 caractères d’écritures. Comme un préambule ouvrant sur un monde polyglotte. Comme la façade d’un temple à découvrir. Celui de la connaissance, de l’échange, de la culture. Conçu sur quatre niveaux de 250 m2 chacun, ce tout nouveau musée se veut avant tout un lieu à l’intérieur duquel peut s’exprimer la merveilleuse diversité des cultures. Juste pour mieux cerner ce qui les distingue et ce qui les rapproche. Quoi de plus obscur et passionant que la naissance de l’écriture ? Quoi de plus étonnant que l’invention de l’alphabet, la naissance du livre ? Quoi de plus intéressant que de prendre conscience du formidable pouvoir de l’écriture ? Du déchiffrement des hiéroglyphes à la calligraphie, en passant par les premières tablettes d’argile, pour aboutir à l’ère du numérique, ce musée transporte d’un continent à l’autre et décrypte Quoi de plus étonnant que l’invention de l’alphabet, la naissance du livre ? www.tourisme-lot.com Le musée Champollion, construit au sein de sa maison natale. 5300 ans d’histoire. Du pinceau au calame, de la pierre au livre… les mots prennent du relief, les phrases de la signification. À travers des jeux de traduction, une interactivité évidente, des tracés de caractères, des touchers de matières, ce sont les hommes qui se rencontrent. L’écriture est un voyage, ce musée une destination. LE LOT, TERRE D’INSPIRATIONS Au musée Henri-Martin de Cahors Le célèbre peintre d’origine toulousaine, choyé de la IIIe République, avait deux maisons dans le Lot : une à Labastide-du-Vert, et l’ancienne auberge des Mariniers, à Saint-Cirq-Lapopie, qu’André Breton achètera plus tard. Il y passa de nombreux étés, y peignit abondamment, déplaçant sans cesse son chevalet pour suivre la lumière, et donna à la ville de Cahors 17 toiles : la grande fresque du Monument aux morts de la Grande guerre, ainsi que plusieurs paysages lotois. Elles sont aujourd’hui accrochées au musée Henri-Martin de Cahors, où l’on aime aussi, de temps à autre, choisir et exhumer quelques uns des objets antiques et archéologiques de la collection municipale et les montrer, parfois mis en scène par un artiste contemporain, pour lancer des passerelles entre passé et avenir. Car le musée Henri-Martin regarde bien plus loin que sa collection permanente ; le lieu accueille diverses expositions temporaires qui dévoilent des regards multiples sur Cahors, se consacrent à un artiste, local ou non, ou questionnent la notion même de musée. Là encore, la création est reine, et l’amour de l’art rayonne. Le Lot des artistes, d’hier à aujourd’hui. À partir de 140¤ /pers. 2 nuits en demi-pension en hôtel *** Une base idéale pour exp lorer les musées d’art du départe ment : l’Hostellerie del Arte abrite 19 chambres, inspirées chacune par un artiste, et un lieu d’exposition pour les talents régionaux. Karine et Brun o vous conseilleront dans vos itiné raires et vous serviront une délicieu se cuisine. Ref : LLHGREZE Renseignements et réservat ions : 05 65 53 20 90 ou [email protected] m Les Lotois célèbres Résidences d’artistes et lieux d’expositions dans le Lot Lurçat faisait venir des élèves dans ses tours-ateliers, André Breton constituait l’été, à Saint-Cirq-Lapopie, une petite société d’amis poètes s’amusant à des jeux surréalistes… La création a toujours été bienvenue dans le Lot, et cette tradition ne s’endort pas, puisque aujourd’hui de prestigieuses résidences d’artistes continuent d’attirer l’art contemporain sur le territoire. Aux Arques, à côté du musée Zadkine, cela fait vingt ans qu’une belle maison à tour médiévale héberge, de mars à juin, des artistes en quête d’isolement et de paix ; à Saint-Cirq-Lapopie, logis spectaculaire, également, dans de somptueuses demeures gothiques, les maisons Daura, où deux sessions par an sont organisées. Eh oui, du sang artistique frais coule dans les veines du Quercy ! Et plusieurs lieux d’expositions attendent les amateurs de création contemporaine, qu’il s’agisse du travail des artistes en résidence ou d’autres : le centre d’art contemporain Georges-Pompidou de Cajarc, les maisons Daura et le musée Rignault de Saint-Cirq-Lapopie, les Ateliers des Arques, le musée Henri-Martin de Cahors, et plusieurs galeries privées ou associatives. Georges Pompidou (1911-1974) Bien que né dans le Cantal, Georges Pompidou fut très attaché au Lot en général, et à Cajarc en particulier, dont il fut le conseiller municipal de 1962 à 1969. Avec son épouse Claude, il aimait y venir en vacances où il possédait une maison. Un musée dédié à l’art contemporain, « La Maison des Arts » porte aujourd’hui son nom. Maurice Faure Né en 1922, cet agrégé d’histoire et docteur en droit a joué un grand rôle dans la vie politique du Lot, mais aussi sur la scène nationale et même européenne. Député du Lot (1951-1983), maire de Cahors (1965-1980), il a participé à plusieurs gouvernements des IVe et Ve Républiques. C’est comme secrétaire d’État aux Affaires étrangères qu’il signe en 1957 le Traité de Rome, dont il est le dernier témoin vivant. www.tourisme-lot.com 29 30 LE LOT FESTIF Le Lot festif L e Lot festif ? Une évidence. Lorsque les beaux jours reviennent, villes et villages multiplient les rencontres, les soirées. Théâtre, danse, musique… La diversité est de mise. Entre le Festival de musique africaine de Cajarc, le festival de Country de Gramat, les Médiévales de Gourdon ou encore les rencontres cinématographiques de Gindou, le Lot illumine les saisons de ses animations. Un label a même été imaginé, “un festival de festivals” pour fédérer et promouvoir une ensemble de festivals engagés autour d’objectifs communs. En avant la musique ! Une signature commune, Une expérience unique Le Lot, un festival de festivals I ls sont douze festivals rassemblés sous la même bannière. Ils proposent des moments culturels forts où plaisir et convivialité s’accordent. Blues, jazz, théâtre, musiques du monde, africaines, classiques, actuelles, art lyrique ou cinéma, animent la saison artistique du département du Lot. Ici, pas de festival démesuré mais des événements à taille humaine et une exigence de qualité. Festival de Saint-Céré : le sur-mesure À 58 ans, Olivier Desbordes est un homme satisfait. Satisfait du succès du festival de Saint Céré. « Chaque été, ce sont 12 000 personnes qui viennent assister aux opéras et concerts que nous montons. Une reconnaissance qui vient saluer 28 ans de travail ». Un grand sourire aux lèvres, le directeur artistique du festival envisage donc la nouvelle saison sous les meilleurs auspices. Du 25 juillet au 15 août, La Flûte Enchantée, La Traviata, Carmina Burana, Berlin années 30… oratorio, musique de chambre, opéra, théâtre musical… tous les genres seront à l’honneur. Imaginé par ce lotois de souche parti de nombreuses années bourlinguer ailleurs, le festival se veut atypique, chaleureux, vibrant. « La philosophie de départ est simple. J’ai souhaité réunir une centaine www.tourisme-lot.com d’artistes pendant un mois afin de construire nos propres spectacles. Nous faisons tout nous-mêmes et sur place. Les décors, les costumes, les mises en scène. Cette année par exemple, nous avons auditionné 200 personnes pour interpréter La Flûte Enchantée » explique Olivier Desbordes. Un travail colossal mais qui donne une âme à la programmation. « C’est à la fois passionnant et enrichissant pour tout le monde de faire découvrir de nouveaux talents plutôt que de jouer sur le star-system. Notre festival a servi de tremplin à plusieurs artistes confirmés aujourd’hui, et tant mieux », précise le directeur artistique. Une spécificité comme une marque de fabrique, un gage de qualité qui cet été fera une nouvelle foi le bonheur des amateurs. LE LOT FESTIF 31 L’Agenda des festivités Du 18 au 22 mars - Figeac Le Chaînon manquant 05 34 51 48 88 www.reseau-chainon.com Nombreux spectacles dans la ville Du 11 au 18 avril Bretenoux et les environs Festival du Conte Emoi 05 65 38 59 53 / 05 65 38 67 46 www.ot-bretenoux.com Du 12 au 17 mai - Cahors Festival Visages du Monde 05 65 20 88 60 www.mairie-cahors.fr/theatre Danse, théâtre, musique, animations de rue Du 21 au 24 mai - Cahors Festival Régional de Théâtre amateur 05 65 35 47 15 [email protected] troupenboule.com De mai à novembre - Gramat Les Musicales du causse de Gramat 05 65 38 73 60 Musique de chambre, ensemble choral et concerts spectacles 14 juillet - Montcuq Montcuq en scène 05 65 22 94 04 Spectacle chorégraphique et pyrotechnique Du 14 au 18 juillet - Cahors Cahors Blues Festival 05 65 35 99 99 www.cahorsbluesfestival.com Du 21 au 26 juillet - Souillac Souillac en Jazz festival « Sim Copans » 05 65 37 81 56 - www.souillacenjazz.net Du 23 au 25 juillet - Montcuq Festival de la chanson française à texte 06 83 09 78 34 / 05 65 22 94 04 Du 23 au 27 juillet - Cajarc Africajarc 05 65 40 29 86 - www.africajarc.com Festival de culture africaine Du 23 juillet au 1er août - Figeac Festival de Théâtre : 08 11 80 46 46 www.treteauxdefrance.com Du 1er août au 2 août - Souillac Festival du Mime Automate 05 65 37 07 07 Du 24 au 26 juillet - Gramat Festival de Country : 05 65 38 73 60 www.gramatcountryfestival46.com 1er week-end d’août - Gignac Festival Ecaussystème : 05 65 32 69 05 www.ecaussysteme.com Festival consacré aux musiques actuelles Du 24 au 26 juillet - Montclera La Compagnie Divergeance à Montcléra 05 65 22 86 41 www.multimania.com/faitsetgestes Festival de danse contemporaine Du 25 au 26 juillet - Martel Festival de la Bande Dessinée 05 65 32 13 12 2ème quinzaine de juillet - Gourdon Festival de musique de chambre 05 65 41 20 06 / 05 6541 18 97 (hors saison) ème 2 quinzaine de juillet - Montcuq H2O festival de l’eau du Massif central 05 65 31 87 67 Animations gratuites autour du thème de l’eau Du 18 au 24 juillet - Rocamadour Les Eclectiques de Rocamadour 05 6533 63 26 / 05 65 33 22 00 www.leseclectiques.org Festival de musique, théâtre et danse Du 29 juillet au 15 août Saint-Cyprien et les environs Festival du Quercy Blanc : 05 65 31 83 12 Musique classique, concerts et stages de chant, piano, guitare Du 31 juillet au 2 août - Assier Assier dans tous ses états 05 65 40 42 42 www.festivalassier.com Festival pluridisciplinaire (danse,musiques actuelles et improvisées…) Du 27 juillet au 15 août - Saint-Céré Festival de Saint-Céré et du Haut-Quercy 05 65 38 29 08 - 05 34 50 40 10 www.festival-saint-cere.com Opéras et concerts 1ère semaine d’août - Bélaye Rencontres de violoncelle de Bélaye 05 65 22 40 57 Séminaires à Bélaye et concerts dans les églises de la vallée Du 1er au 9 août Bretenoux et aux environs Art’zimut : 06 37 01 15 80 - www.artzimut.fr Rencontres culturelles transversales Du 2 au 3 août - Gourdon Les Médiévales de Gourdon 05 65 27 52 50 www.tourisme-gourdon.com 22 août - Montcuq Festi’trad : 05 65 22 97 00 Soirées Musiques et Danses traditionnelles Du 22 au 29 août - Gindou Rencontres cinématographiques de Gindou 05 65 22 89 99 - www.gindoucinema.org Festival de cinéma en plein air Du 18 au 27 septembre - Anglars-Juillac Les Chantiers de l’acteur et des écritures 05 65 36 23 76 - www.loeildusilence.com 13 septembre - Cahors Salon du livre ancien 05 65 53 20 65 - www.mairie-cahors.fr Du 26 au 27 septembre - Cajarc Salon de la Bande Dessinée 05 65 40 61 30 27 septembre - Rocamadour Rassemblement européen de montgolfières 06 80 63 32 30 www.rocamadour.com www.tourisme-lot.com 32 PATRIMOINE ARCHITECTURAL Un patrimoine, des trésors De Cahors à Figeac, Gilles Séraphin, architecte du patrimoine, guide nos pas pour une découverte tout en nuances. Itinéraire à travers le temps autour de deux noms, deux “villes d’Art et d’Histoire”. En route… Gilles Séraphin, architecte du patrimoine. Figeac était une étape importante du pélerinage de St-Jacques-de-Compostelle. Le Pont Valentré à Cahors est classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. www.tourisme-lot.com P rendre de la hauteur et regarder. Regarder la boucle que forme le Lot lorsqu’il vient courtiser Cahors. Comme une virgule posée à l’horizon, la ville apparaît depuis le belvédère du mont St-Cyr dans une débauche de toits ocre, de bouquets d’arbres, de rues qui s’entremêlent. De là-haut, c’est toute l’opulence de la ville qui ressurgit. Comme si en prenant un peu de hauteur, la ville nous murmurait son aura passée. Et quelle aura ! Ce n’est pas Gilles Séraphin qui dira le contraire. Il connaît chaque détail de son histoire. « Divona Cadurcorum, comme on l’appelait au Ier siècle avant JC, est une ville pleine d’ombres et de lumières. Elle, l’ancienne ville antique dont les arènes étaient les plus grandes de France a su trouver une place de choix. Surtout au Moyen-Âge où elle devient une ville de négociants. Aux XIIIe et XIVe siècles, Cahors connaît une prospérité économique extraordinaire. Son architecture en témoigne. Rue Daurade par exemple. Au n°42, se trouve la maison du bourreau, typique avec ses fenêtres à colonnettes et ses arcatures en briques. Au sud de la cathédrale, place au quartier des Badernes, l’ancien quartier populaire du bas de la ville. Rue Nationale et ses demeures bâties par les commerçants et hommes de droit. En flânant ici et là, il faut regarder les sculptures des ouvertures. Comme ce décor de roses et de bâtons aux fenêtres d’un hôtel du XVe siècle. Ou encore le remarquable travail de menuiserie de quelques portes du XVII e . Cahors fut une ville d’une richesse et d’une influence incroyable. À tel point d’ailleurs, que les négociants en vin ont même réussi à mettre l’un de leurs bourgeois sur la chaire papale. Jean XXII, pape d’Avignon. Capitale aujourd’hui du Lot, Cahors mélange avec fierté les époques et les styles, les pans de bois et les fenêtres à meneaux. Conscients de la richesse de leur patrimoine, les Cadurciens ont mis en place un secteur sauvegardé depuis 1967. Nous avons ainsi pu préserver de belles bâtisses et transmettre nos plus belles pages d’histoire. « Entre hier et aujourd’hui, les petites histoires écrivent la grande, celle avec un grand H » PATRIMOINE ARCHITECTURAL Idem à Figeac. Cette ville qui connut un fantastique essor aux XIIIe et XIVe siècles, grâce à ses marchands qui rejoignaient Bordeaux ou Montpellier pour se lancer dans le commerce international, aurait pu tomber en ruine. Dans les années 60, le rapport d’un fonctionnaire de l’Etat mentionnait même que l’on ferait mieux de tout raser ! Heureusement, un vaste programme de restauration a été mené dans les années 90. Figeac affiche désormais la belle couleur blonde de son grès et offre une collection unique de demeures médiévales. Coiffées Il était une fois, le Pont Valentré C’est l’un des plus beaux ponts médiévaux de France. Du haut de ses trois tours, il témoigne de la prospérité que connut Cahors entre les XIIe et XIVe siècles. Inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, ce pont piéton raconte sa construction. Imaginé pour servir de forteresse, il mit plus d’un demi-siècle à voir le jour. Ce fut si long, qu’une légende naquit racontant comment, le maître d’œuvre signa un pacte avec Satan. Si ce denier mettait tout son savoir-faire au service de la construction et exécutait tous les ordres, l’architecte lui abandonnerait son âme. Curieusement, le pont s’éleva alors avec rapidité. Pour sauver son âme, le maître-d’œuvre demanda au diable d’aller chercher de l’eau avec un tamis. Revenant bredouille, il n’honora pas son pacte. Pour se venger, il vient chaque nuit desceller la dernière pierre de la tour centrale, bâptisée Tour du Diable. Agrippé à cette pierre, un petit diable a depuis été sculpté. Pour en savoir plus : sur le Pont Valentré et l’histoire de Cahors, découvrez l’Espace Cabazat, situé à 50 m du Pont, rive gauche. de leurs cheminées en mitre et décorées de leur traditionnel soleilho, cette galerie ouverte, elles sont un vibrant témoignage de l’âge d’or de la cité. Rue Gambetta, l’hôtel de Livernon et sa tour crénelée par exemple méritent un détour. Ou bien encore l’hôtel des Coquilles. Tout en rondeurs, Figeac tourne autour de son histoire et joue avec les époques. Un seul exemple, la place des Ecritures. Ici la pierre reprend dans une ligne contemporaine, la pierre de Rosette. Le tout dans un écrin typiquement médiéval, au coeur d’une cour d’agrément de la fin du XIIIe siècle. Où comment unir le passé et le présent, les souvenirs et l’avenir. Ainsi va le Lot. Entre hier et aujourd’hui, les petites histoires écrivent la grande, celle avec un grand H ». Au cœur d’une « Ville d’Art et d’Histoire » À partir de 169¤ /pers. 2 nuits en hôtel*** avec dîner gourmand À deux pas du pont Valentré, une hostellerie de car actère qui fleure bon la traditio n. La table y est réputée pour sa cuisine aux parfums gourma nds du Quercy... une étape en tous poi nts exquise. Ref : LLHCAHOR Renseignements et rése rvations : 05 65 53 20 90 ou info@reservation -lot.com Gourdon : Un des plus beaux Détours de France rnelle Figeac l’éte À partir de 59¤ /pers. n emi-pensio 1 nuit en d 9 €/pers en 5 à partir de ôtes 3 clés et chambre d’h l*** te 68 € en hô hôtes e chambre d’ Au choix un eure du XIXe siècle m dans une de en bord de rivière ; 3* ou un hôtel un dîner et la visite e avec en prim Écritures du Monde s du musée de RTHIST Ref : LLEWEA ts et réservations : en Renseignem 90 05 65 53 20 t.com servation-lo ou info@re Gourdon, capitale de la Bouriane, a gardé tous les accents du Moyen-Âge : porte fortifiée, maisons à colombages, ruelles étroites sinuant jusqu’à l’esplanade de l’ancien château…. Là, au sommet de la butte se livrent les paysages vallonnés annonçant le Périgord. Du château et des remparts du XVIIe siècle ne reste que la forme circulaire des promenades. La rue du Majou, la Maison du Sénéchal, qui abrite durant l’été des expositions artisanales, l’Hôtel de Ville du XVIIe, l’Eglise Saint-Pierre, la Maison Cavaignac… sont autant d’occasions de découverte. Ici tout invite à une balade médiévale en suivant les circuits proposés par l’Office de Tourisme ou à l’occasion des fêtes médiévales qui résonnent début août, de bruits d’épée et de quelques chants de troubadours. www.tourisme-lot.com 33 34 PATRIMOINE ARCHITECTURAL Rocamadour, un sanctuaire vivant L’image de la cité, dont les maisons superposées épousent les flancs de la falaise, est dans toutes les mémoires, la sonorité de son nom, à la fois rocailleuse et fruitée, sur toutes les lèvres… M ais, finalement, se souvient-on qu’il s’agit d’un sanctuaire, et en mesure-t-on le rayonnement ? Si l’on vous dit que Rocamadour attire les pèlerins depuis le XIe siècle, avant même Saint-Jacques de Compostelle, que des milliers de croyants viennent chaque année y prier la Vierge avec ferveur, car nombre de miracles y ont été enregistrés ? Que l’on aie ou non la foi, on ne ressort pas le même de sa visite des sanctuaires de Rocamadour, pour peu que l’on soit un peu ouvert à une expérience spirituelle. On peut aborder Rocamadour par la vallée de l’Alzou – qui creusa cette faille de 120 m de profondeur –, afin de se faire surprendre par la vision de l’ensemble : « Les maisons sur la rivière, les églises sur les maisons, les rochers sur les églises et le château sur le rocher », comme on dit ici. Sans oublier les grottes, qui constituent un lieu de culte depuis la nuit des temps. Si la réputation chrétienne du site est née de la découverte en 1166 du corps intact de saint Amadour, ermite qui aurait fondé le sanctuaire, c’est bien la Vierge Marie que l’on vient aujourd’hui y adorer ; et, comme aime à le rappeler le jeune père de Gouvello, abbé des lieux, il n’est de plus fervents dévots de Notre-Dame de Rocamadour que les marins ! En effet, depuis que Henri II Plantagenêt vint (en 1170), et y fut touché par la grâce, il lui fit élever à son retour en Bretagne un autel, à Camaret-sur-Mer. Depuis, elle est la sainte patronne des aventuriers de la mer, et son culte, que Jacques Cartier lui-même exporta vers le Nouveau Monde, connaît un rayonnement inattendu ! Le long des parois ocres, les sanctuaires, que les guerres de Religion et la Révolution avaient pillés, ont été reconstruits au XIXe siècle, desservis par le majestueux escalier « Les maisons sur la rivière, les églises sur les maisons, les rochers sur les églises et le château sur le rocher » www.tourisme-lot.com L’été, ne pas manquer la visite des sanctuaires “by night”, tous les soirs à 22h, avec le père de Gouvello. des pèlerins, que l’on montera en pensant à cette formidable énergie qui habite les lieux, depuis la préhistoire. Et, lorsque l’on entre dans la chapelle, où trône l’effigie de bois de noyer, dite “noire” de Notre-Dame de Rocamadour, on se sent bien dans les entrailles du sanctuaire, dont la devise “L’Espérance ferme comme le rocher”, résonne alors d’un accent tout particulier. PATRIMOINE ARCHITECTURAL Saint-Cirq-Lapopie, au passé présent Saint-Cirq-Lapopie est reconnu comme l’un des “plus beaux villages de France” de même que Carennac, Loubressac, Autoire, Cardaillac. André Breton, le pape du surréalisme, fut séduit par ce site exceptionnel. Saint-Cirq-Lapopie est de ces villages qui marquent l’esprit autant que le cœur. Partons découvrir ce village apparu « comme une rose impossible dans la nuit » selon André Breton. Balayer toutes les images que l’on a en tête, tous les clichés déjà vus. Telle devrait être la première chose à faire avant de venir ici. Pour garder tout l’effet de surprise. En suivant la D 662 qui ondule dans la campagne, le coup d’œil est superbe. Un piton rocheux, des maisons qui dégringolent en une élégante harmonie de toits bruns, de murs à pans de bois, de ruelles pentues et tout en bas, comme pour donner encore plus d’ampleur au site, le ruban sombre du Lot. Saint-Cirq-Lapopie… Son classement au rang des plus beaux villages de France était une évidence. Tout comme le succès que le lieu rencontre auprès des artistes. Partout ce ne sont qu’expositions d’art. Au musée Rignault, dans le château… De la photographe Dora Maar à tous ceux qui aujourd’hui ont installé leurs galeries et ateliers, ils sont nombreux en effet à s’être laissés séduire par ce village tout droit sorti du Moyen-Âge. Les ruines de plusieurs forteresses et de quelques tours de chevaliers, les soubassements d’un château, deux portes fortifiées… Saint-Cirq-Lapopie respire l’histoire. Il suffit de s’attarder quelques instants dans ses rues pour vite revenir quelques siècles en arrière. Ici, une maison à tour-pigeonnier du XIIIe siècle, là des fenêtres à meneaux Renaissance, plus loin les arcades d’échoppes médiévales, des carriérous et des escaliers reliant les maisons… et dominant la rivière, l’église Saint-Cirq édifiée sur une ancienne chapelle romane, dans un style gothique languedocien. En grande partie classé monument historique, le village tout entier résonne encore des bruits du passé. Ceux des artisans travaillant la peau, rue de la Pélissaria, le bois mais aussi ceux des fabricants de moules à boutons, écuelles et robinets de tonnellerie, appelés à l’époque roubinetaïres. Découvrir Saint-Cirq, c’est mieux comprendre l’histoire du Lot, celle de ces hommes qui ont façonné ce village mais aussi celle de ceux qui aujourd’hui œuvrent encore pour lui préserver tout son cachet. Calme et raffinement au cœur d’un des “Plus Beaux Villages de France” À partir de 80¤ /pers. 2 nuits avec petits-déje uners, en chambre d’hôte s 3 épis “Art de Vivre” Immersion totale au cœu r du village dans une magnifique bâti sse des XVème et XVIème siècles. Pou r apprécier la vue sur le Lot, découv rir les ruelles, retrouver la maison d’An dré Breton... Ref : LLCHLAPOP Renseignements et réservat ions : 05 65 53 20 90 ou info@reservation-lo t.com www.tourisme-lot.com 35 36 PATRIMOINE ARCHITECTURAL Un pays d’Art et d’Histoire : la Dordogne lotoise Au nord du département, elle entaille les causses, reliant les contreforts du Massif Central à la plaine atlantique, escortée de hautes falaises ou épanchée, dans sa plaine alluvionnaire, mais souple, toujours, et tellement élégante ! L’ abbatiale de Souillac A vec sa file de coupoles et ses sculptures romanes, l’église de Souillac fait partie des édifices qui comptent dans l’histoire de l’art ; et, s’il fallait retenir une seule œuvre, on choisirait la statue du prophète Isaïe, tout simplement divine de grâce et de légèreté… Fait d’une pierre tout aussi blonde, le tympan roman du prieuré de Carennac illumine le cœur d’une harmonieuse bourgade aux maisons de calcaire blanc et aux vieilles tuiles brunes. La noblesse de la pierre, l’homogénéité de l’architecture, habilement sauvegardée et émaillée de détails médiévaux, caractérise une ribambelle d’irrésistibles villages : Creysse par exemple, avec sa petite église en hauteur, dont l’étrange double abside domine les maisons, le pont, la halle. Blottie au pied de la falaise, Gluges a serré ses maisons contre la paroi, et même sa modeste église, festonnée de modillons romans, est troglodytique. À l’inverse, les châteaux de La Treyne ou de Belcastel aiment à se montrer, altiers, en à-pic au-dessus de l’eau. Ailleurs, La Halle de Martel Village de Carennac c’est en toile de fond que réapparaît la roche, comme à Autoire, construit en contrebas d’un cirque, et qui présente de véritables petits manoirs. En matière d’architecture civile médiévale, Martel ne manque pas de classe non plus, avec son palais urbain de la Raymondie et ses maisons bourgeoises, que l’on découvre en flânant. À sa confluence avec la Bave, le lit de la Dordogne s’élargit, pour former une plaine, de laquelle émergent quelques improbables châteaux à admirer du village sentinelle de Loubressac : Castelnau-Bretenoux, forteresse médiévale passionnante à visiter ; Montal, témoignage rare de la première Renaissance française ; Saint-Laurent-Les-Tours, impressionnant nid d’aigles dominant Saint-Céré, qui regorge de riches hôtels particuliers, marque la transition vers le Ségala, où le calcaire doré et la tuile laissent la place au schiste et à l’ardoise, alors que l’on voit la Dordogne s’éloigner, vers d’autres territoires… Programme de visites guidées organisées, en été, par le Pays d’Art et d’Histoire - contact : 05 65 33 81 36 www.tourisme-lot.com PATRIMOINE ARCHITECTURAL Les bastides du Lot : une passionnante leçon d’histoire et d’urbanisme ! droit et se répartissent autour d’une place carrée ou rectangulaire, cœur de la cité ; le commerce s’effectuait dans les boutiques situées sous les arcades (“cornières” ou “couverts”), et sous la halle centrale. Le Lot compte une douzaine de bastides ; si toutes n’ont pas conservé l’ensemble de leurs attributs, la forme de leur place centrale, leur plan, ou même leur nom (Castelnau, Labastide…) les identifient comme “villes neuves” du Moyen-Âge. Le village de Bretenoux e e Elles datent des XIII et XIV siècles, et pourtant on les appelle “villes neuves” ! Elles furent en effet créées de toute pièce au Moyen-Âge, et constituent un trait caractéristique de l’urbanisme du Sud-Ouest. Qu’elles soient nées d’un impératif stratégique – la guerre de Cent Ans –, ou du développement d’une nouvelle économie marchande, pour laquelle il fallait réorganiser les territoires et la population, elles résultent le plus souvent de l’association entre le pouvoir souverain (seigneurs locaux, évêque de Cahors, roi de France) et un propriétaire foncier (souvent une abbaye). La bastide se distingue par son plan en damier : ses rues se coupent à angle À Castelnau-Montratier, dans le Quercy Blanc, ne pas manquer de prendre un café sur la place à couverts, la plus grande du département ; quant à celle de Bretenoux, qu’il faut voir un jour de marché (mardi et samedi), elle a gardé son pavement en galets et ses ravissantes façades ; la touchante petite halle de Beauregard (causse de Limogne) a conservé ses mesures à grain ; et puis, trait typique des bastides de l’Agenais, remarquer, à Montcabrier (ouest du département) et à Castelfranc (au bord du Lot), l’église, implantée à un angle de la place… Documentation disponible sur les bastides du Lot dans les Offices de Tourisme. Secrets romans en Quercy Blanc Pour un itinéraire intime à travers vallons et combes du Quercy Blanc, où le calcaire affleure partout, dans les sillons des champs comme sur les chemins creux, et illumine les maisons… Ces discrètes églises rurales, construites entre le XIe et le XIIIe siècle, ont le plus souvent été remaniées après la guerre de Cent Ans et juxtaposent pureté des lignes romanes et éléments décoratifs typiques du XVIe siècle quercinois : la rose, le « bâton écoté » ou le motif solaire. Entre Montcuq et CastelnauMontratier, par mille détours qui sont autant d’occasions de profiter de la douceur provençale du Quercy Blanc, voici nos préférées. Saint-Pierre de Rouillac a conservé dans son chœur un ensemble rare de peintures mates sur fond clair, dont un Christ de facture byzantine du XIIe siècle. À Saint-Geniez, chapelle champêtre entièrement romane, à la charpente de bois, fut baptisé Bertrand de Saint-Geniez (1260-1350) : ce professeur de droit, envoyé par le Pape en Italie, est vénéré, depuis sa mort, par les habitants du Frioul ! En continuant vers l’est, à Cézac, la cloche de l’église Saint-Clément porte une inscription Demeure de charme et château À partir de 159¤ /pers. 2 nuits et un dîner en chambre d’hôtes 4 épis "Art de Vivre" Passé la majestueuse façade, flanquée de tours rondes, Anne et Éric vous feront visiter leur château, qui a gardé la mémoire du séjour, en 1815, du Maréchal Ney… À deux pas, en vallée de la Dordogn e, deux autres imposants châteaux vous attendent, le fier Castelnau-Bre tenoux et l’élégant Montal. Ref : LLCHBESS Renseignements et Réservat ions : 05 65 53 20 90 Vers Compostelle attribuée à Clément Marot : « J’ai la langue pendue au milieu de mon corps/ J’appelle les vivants et je sonne les morts ». Sa famille possédait en effet des terres dans la commune. En dépassant Castelnau-Montratier, on terminera par SaintGeorges de Russac, qui dresse la plus élégante des silhouettes, en pleine campagne, et dont la fresque a été classée. Livret Sentiers romans en Quercy Blanc (2 €), disponible aux offices de tourisme de Montcuq et de Castelnau-Montratier. La Via podiensis (voie partant du Puy-en-Velay) arrivait dans le Lot à Figeac, puis rejoignait Cahors soit par le Célé et le Lot, soit par le causse de Limogne. De nombreux pèlerins faisaient un détour par le causse de Gramat pour aller adorer la Vierge de Rocamadour… Ensuite, tout le monde descendait vers Moissac en traversant le Quercy Blanc, par Montcuq. Aujourd’hui, ce tracé correspond au GR 65, qu’il fait bon emprunter, pour vagabonder sereinement en Quercy… www.tourisme-lot.com 37 Le musée de Cuzals, une encyclopédie vivante des savoir-faire ancestraux. Le futur a de la mémoire S’il est une terre qui n’a rien oublié de son passé, c’est bien le Lot. Au cœur de la campagne, les vieilles fermes respirent la tradition, racontent leur histoire. Les musées aussi. R ural, le département se plait à préserver ses racines. Pour préserver le patrimoine, une poignée d’hommes et de femmes ont eu l’idée d’ouvrir des musées. Le but ? Sauvegarder la mémoire de ce qui faisait le quotidien du Lot hier. Des musées où les objets ont été précieusement sauvegardés et mis en valeur. Pour les découvrir, direction tout d’abord Rocamadour. Là, à deux kilomètres à peine du célèbre village, sur la route qui mène à Souillac, une ferme. Une ferme-découverte plus précisément. Situés au centre d’un domaine agricole de 22 hectares, la Maison de Justine mais aussi sa grange, sa chèvrerie- fromagerie et son potager, racontent la vie des paysans. Tout ici a été pensé pour que l’illusion soit parfaite et que l’on ait l’impression de voir arriver d’un instant à l’autre Justine et Janissou, les anciens propriétaires des lieux. La soupière fume encore, la cave embaume la bonne odeur du vin qui vieillit et dans le cantou, un feu illumine la pièce… Toute la vie paysanne de cette famille qui reprend vie. Comme à la fin du XIXe siècle. Emouvante, détaillée, la visite s’immisce dans le quotidien. Faire son pain, la guerre de 14-18. Dans la chèvrerie, on découvre également comment faire le fameux rocamadour. Dans le potager, place aux légumes, aux aromates et à tout ce qui pouvait avoir des vertus médicinales. Un peu plus loin le “chant des pierres” permet La soupière fume encore et un feu illumine la pièce. www.tourisme-lot.com en un parcours pédestre, de s’initier au petit patrimoine. Les murets en pierres sèches, les gariottes… Le Lot est là, vibrant, authentique. Authentique ? Il l’est aussi un peu plus au sud, du côté de la vallée du Célé. Autre musée, autre histoire. A Cuzals, un espace en plein air a été imaginé. Une encyclopédie vivante des cultures et des savoirfaire ancestraux. Grâce à un programme journalier d’animations et de démonstrations des métiers d’autrefois, le monde agricole et artisanal reprend vie. Sur 50 hectares, un voyage dans le passé à vivre entre amis ou en famille. LE BEAU UTILE Un musée éclatant La “chine” dans le Lot... À partir de 75¤ /pers. 2 nuits avec petits déjeuners en chambres d’hôtes 3/4 épis ou 3 clés bonnes adresses de Le Lot, terre de contrastes, est un pays qui regorge de vous optiez pour le séjour brocanteurs et antiquaires, discrets ou renommés. Que des chambres d’hôtes en étoile ou le circuit itinérant, vous ferez étape dans hôtes, chineurs dans sélectionnées pour la sensibilité tout particulière de vos leurs “coups de cœur”. l’âme, qui ne manqueront pas de vous communiquer Ref : LLCHINER servation-lot.com Renseignements et réservations : 05 65 53 20 90 ou info@re Un musée éclaté ? Quel drôle de nom. Et pourtant, sous cette terminologie se cache un étonnant lieu. Ou plutôt un étonnant village. Cardaillac, un petit bijou mais aussi le gardien d’une vie passée. Une vie qui aurait pu être totalement oubliée si Annie Mage et une poignée d’amis ne s’étaient pas mobilisés. Lorsqu’en 1984 Annie décide de créer l’événement en organisant une exposition sur les outils d’autrefois, elle ne pensait pas récolter autant d’objets. 230 au total, tous corps de métiers confondus. Collectionneuse dans l’âme, elle entreprend alors de poursuivre ses recherches et amasse au fil des ans, du matériel d’école, des pièces de poteries, des objets liés au monde viticole… « Mais que faire de tout ça ? Où stocker toutes ces pièces ? » raconte Annie Mage. C’est alors que l’idée géniale de récupérer différents bâtiments du village pour en faire un musée dispersé est née. « La maison du semalier, le séchoir à châtaigne, l’étuve à pruneaux, la maison du sabotier, le moulin à huile, l’école… De grange en bergerie, ce drôle de musée raconte aujourd’hui le quotidien d’hier à travers sept lieux différents et plus de 3000 pièces », poursuit, toujours très enthousiaste, Annie. La passion la poussant elle et ses amis à toujours explorer plus loin, elle organise des expos. À venir, un beau travail sur les Fables de La Fontaine. « Ce projet permet non seulement de faire vivre le village mais aussi d’aborder différentes thématiques, comme l’architecture, les familles qui ont vécu ici, la grande époque du phylloxéra… Ajoutez à cela tout un ensemble d’animations parmi lesquelles des jeux de pistes ou encore des jeux anciens, et la visite de Cardaillac risque fort de prendre quelques heures », conclut Annie, un sourire aux lèvres. Métiers d’art : en route ! Le Lot inspire, c’est une évidence. Sur ces terres qui ondulent doucement au gré des cours d’eau, le génie de la création puise son imagination. Souffleurs de verre, marqueteurs, céramistes, potiers, tapissiers, émailleurs… la liste des talents est longue. Pour en prendre toute la mesure, une route a été tracée. Une route qui suit les chemins et fait escale au cœur des ateliers, des galeries. De Martel à Gramat en passant par Le Vigan, Souillac, Prayssac, Saint-Céré ou encore Camburat, ils sont près d’une trentaine à ouvrir leurs portes, la passion chevillée au corps, la créativité comme dénominateur commun. Alors en route pour découvrir le Lot dans sa version la plus artistique, la plus délicate. En route pour découvrir ces métiers d’art et rendre hommage à la matière, aux couleurs, aux formes en compagnie des artisans et artistes qui dans le secret perpétuent des savoir-faire, des gestes précieux. La mémoire de ce qui est beau et tellement utile. Document disponible dans les offices de Tourisme www. rm-art46.org - www.creamip.com www.tourisme-lot.com 39 40 LE BEAU UTILE Les belles maisons du Quercy « De tous côtés, nous remarquions des villages bien bâtis, des bourgs qui égalaient des villes, et des villes superbes », remarquait à la fin du XVIIe siècle Fénelon, qui fut un temps doyen de Carennac. D eux-cents ans plus tard, un voyageur éclairé se dira « étonné d’apercevoir un si grand nombre de maisons restaurées, rejointoyées… On constate tous les ans de nouvelles remises en état, toits refaits, profusion de petits carreaux, jardins entretenus. » Se pourrait-il que les Lotois aient des doigts de fées ? Un sens inné du bâti élégant, c’est sûr ! Il n’y a qu’à sillonner les routes du Lot pour voir défiler des ribambelles de maisons et de fermes, plus jolies les unes que les autres, dans une extraordinaire harmonie de couleurs et de volumes. Les Lotois natifs ou d’adoption soignent leurs demeures, de la maison de maître à la grange, et jusqu’au muret de pierre sèche, pour en préserver la fière identité. Ancienneté de l’activité oblige, la maison de vigneron est l’un des types les plus répandus ; au-dessus du niveau du sol, où l’on vinifiait et conservait le vin, se trouvait l’étage d’habitation. Pour ne pas avoir à entrer chez soi par l’espace dédié au travail, on construisait un escalier extérieur. Surmonté d’un auvent, il constitue ce qu’on appelle le bolet, une particularité propre à l’ensemble du territoire quercinois, et qui donne beaucoup de cachet aux habitations. Complétant leur ligne élégante, le pigeonnier-tourelle flanque souvent un angle de la maison, accolé au bolet… Voilà une silhouette ravissante ; mais dans laquelle tout a son utilité ; le pigeonnier permettait de récolter un engrais naturel, le bolet d’effectuer certains travaux salissants… Se pourrait-il que les Lotois aient des doigts de fées ? www.tourisme-lot.com Ainsi, des attributs autrefois “aristocratiques” (logis à l’étage, escalier extérieur, tour faisant office de pigeonnier) ont été repris par l’architecture rurale, comme un héritage de la tradition seigneuriale… Quel panache, le Lot ! LE BEAU UTILE Couleurs et matières du Lot Imaginons un relevé “chromique” à travers le Lot des villages et des hameaux : on obtient un camaïeu d’ocres allant du blanc au rouge, seulement relevé d’une pointe de gris lumineux. Car, même si le calcaire recouvre les trois-quarts du territoire (les causses), il n’enveloppe pas pour autant le département d’une tonalité uniforme, loin de là : il est mille pierres calcaires ! De la teinte immaculée qui fait l’éclat du Quercy Blanc aux murets de pierre sèche du causse central, gris-blanc parfois ourlés de mousse, en passant par la blondeur chaude des élégantes maisons de la Dordogne, sublime au coucher du soleil, voilà un premier nuancier ; auquel il faut ajouter, de part et d’autre des causses, les calcaires ocre-jaune de la Bouriane et ocre rouge du Limargue, de Bretenoux à Cardaillac. Enfin, le Ségala introduit une note de schiste et de granit, Les pigeonniers Lorsqu’ils ne sont pas accolés à la maison, en une tourelle d’allure noble, ils s’élèvent à l’écart de la ferme, parfois au milieu des champs, égayant le paysage de leurs silhouettes variées : leur architecture dépendait des goûts et de la fortune du propriétaire. Parmi les styles les plus répandus, le pigeonnier à pied-de-mulets (toit à une seule pente coupé par un ressaut médian), le pigeonnier-tour reposant sur arcades ou le pigeonnier sur piles… Parfois, il se résume à de simples trous de boulin intégrés à la maison… Petit rappel historique : au sud de la France, le “droit de colombier” (autre nom du pigeonnier) n’était pas l’apanage, comme dans le nord, des nobles et ecclésiastiques ; il était accordé à tout propriétaire ayant assez de terre pour faire picorer les pigeons. écailles brillantes ou ardoises bleutées qui nous rappellent que le Lot a aussi “quelque chose en lui” du Massif Central… Se promener dans la campagne lotoise, c’est s’offrir une leçon de géologie en même temps que d’architecture. Côté toiture, on oublie la distinction par le sol ; découpons le département en deux “hémisphères”, de part et d’autre de la rivière Lot : au nord, les toitures à fortes pentes, dites “celtiques”, donnent aux villages des lignes bien marquées ; au sud, l’accent méridional s’affirme, avec le toit dit “méditerranéen” à faible pente, couvert de tuiles canal qui servent aussi à former les génoises… Mention spéciale pour le bois, enfin, qui structure avec légèreté balcons, auvents et séchoirs à châtaignes dans le Ségala – pays forestier – et dessine, dans les bourgs, les colombages des façades. Luxe, calme et volupté en pays Bourian À partir de 85¤ /pers. 2 nuits avec petitsdéjeuners en chambre d’hôtes 4 épis “Art de Viv re” Alliance subtile et réussie entre le bâti quercinois ancien et un confort contemporain… Dans cet ancien prieuré du pays bourian , rénové avec goût, on profite de l’harmonie des volumes et de la bea uté de la pierre, tout en se détenda nt au bord de l’agréable piscine, sur la terrasse ou dans le très design salo n… Ref : LLCHCAZA Renseignements et rése rvations : 05 65 53 20 90 ou info@reservation-lot. com www.tourisme-lot.com 41 42 ACTIVITÉS DE PLEINE NATURE Éloge de la lenteur Libellule agrion porte-coupe. L es cailloux, le genièvre et le soleil… Laurent Clavel ne les quitterait pour rien au monde. Né à Rocamadour, il a pourtant crapahuté un peu, avant de décider de revenir s’installer sur son causse natal. Aujourd’hui, il anime l’un des Espaces Naturels Sensibles mis en place par le Conseil Général (Vallées de L’Ouysse et de l’Alzou) et nous dit son amour pour la nature du Lot et ses chemins secrets, qu’il arpente tous les jours. Quel marcheur êtes-vous ? Je suis un partisan de la promenade tranquille. Vous savez, on peut faire seulement 1km et découvrir des tas de choses ; on a tellement d’espèces, végétales et animales ! Le causse, on a l’impression que c’est beaucoup de caillou, mais si vous venez au printemps, c’est rempli d’orchidées, partout ! Quel est votre coin préféré du Lot ? Les deux vallées où j’ai passé mon enfance, l’Ouysse et l’Alzou : c’est l’endroit où je me sens le mieux, et je continue à les explorer. J’arrive encore à être surpris. C’est très accidenté et il y a des endroits secrets partout. L’année dernière, j’ai trouvé une grotte que je cherchais depuis vingt ans ! J’aime le causse : des landes ouvertes et bien sèches ; du caillou, du genièvre et une chaleur intense ! Il y a des odeurs qui n’existent pas ailleurs au monde… Laurent Clavel, passionné de chemins secrets. Et si vous essayez d’être plus objectif ? Je dirais qu’un des charmes du Lot, outre la beauté de ses paysages, c’est qu’on peut s’y retrouver complètement seul. Même l’été, sur les chemins, cela reste très calme. Il y a quelque chose d’intime. La meilleure heure de la journée pour se promener ? Si l’on vient en été, c’est le matin tôt qu’il faut se promener ; ici, l’été est très chaud. Le soir, si on se place près d’un point d’eau, on verra passer tous les animaux du causse ; par exemple, à proximité des petites mares qu’on appelle « lacs de Saint-Namphaise » (voir page 55). Une suggestion de balade pour une journée ? Faire les deux vallées : partir de Gramat, suivre la vallée de l’Alzou, passer Rocamadour puis, à un moment, rejoindre la vallée de l’Ouysse, partir en direction de Calès et jusqu’à Lacave, la vallée de la Dordogne : voilà une belle balade, spectaculaire et variée, avec des passages ombragés, ce qui est important l’été. Abeille sur fleur d’euphorbe. www.tourisme-lot.com Et une balade d’automne ? Alors là, sur le causse, sur le plateau lui-même ; en forêt de Braunhie par exemple, on a des couleurs magnifiques : du marron cuivré des chênes au jaune orangé de l’érable en passant par le rouge du cornouiller... La Braunhie a l’énorme avantage de ne compter, à l’intérieur d’un triangle Caniac-Fontanes-Quissac, aucune urbanisation, pas de construction ; on y est seul au monde… ACTIVITÉS DE PLEINE NATURE Le Lot à pied : une surprise à chaque pas Baignades tonifiantes en rivière A pied en liberté au cœur du Parc naturel... À partir de 111¤ /pers. s 2 nuits en demi-pension, en hôtel 2 étoile rveiller devant Une randonnée de 3 à 6 jours pour s’éme entre lieux des richesses de nature, de faune et de flore, falaises... emprunts d’histoire et rivières au cœur des Ref : LLRPNR 20 90 Renseignements et réservations : 05 65 53 ou [email protected] Gambader, de causse en causse, flâner entre les collines du Quercy Blanc, se rafraîchir dans une forêt du Ségala… Il y a mille façons de découvrir le Lot à pied. La variété de ses paysages et de son relief en fait un territoire idéal pour tous les amoureux de la marche, des sportifs amateurs de dénivelé aux familles qui prennent leur temps, en passant par les botanistes en herbe. Tout le Lot est sillonné de chemins bien balisés et entretenus ; on aime en particulier les boucles de petite randonnée (1h30 à 5h), qui invitent à parcourir une zone en s’attachant à la singularité de sa végétation, ou de sa faune, en faisant grimper vers de jolis points de vue, ou bien traverser des hameaux, lire les traces du pastoralisme… Pour les plus endurants, le Ségala, creusé de mille petites vallées, garantit montées et descentes, dans un bain de chlorophylle. Pour faire de la distance, rien ne vaut le GR46 : du nord au sud, il détaille les paysages du département comme un véritable catalogue ; quant au célèbre GR65, il guide les pèlerins et les marcheurs vers Compostelle: c’est un classique pour les itinérances. Avec de si belles rivières, aux eaux irrésistiblement attirantes l’été, lorsque le soleil chauffe le calcaire des causses, le Lot ne pouvait pas nous refuser les baignades… Le voilà pionnier en contrôle des eaux, grâce au dispositif Inf’Eau Loisirs, qui émet chaque jour un bilan qualitatif ; rien de plus divin que de se plonger dans les ondes vivifiantes du Célé, une rivière intime où d’agréables plages ont été aménagées. Terminer une randonnée par un plongeon, barboter avec ses enfants ou prendre un bain de soleil… en toute confiance ! Renseignements : www.lot.fr/infeauloisirs/ Les Espaces Naturels Sensibles du Lot : marcher, observer, comprendre Une autre façon de se promener, plus responsable, plus attentive : les cinq Espaces Naturels Sensibles (ENS) définis et aménagés par le Conseil Général du Lot mettent en valeur des milieux fragiles, à protéger. On les arpente (en 2 à 3 h), non pas forcément pour jouir de paysages quercinois typiques, mais parce qu’ils constituent des micro-zones inattendues, comme des coins secrets et précieux, habités de faune et de flore intéressante, variée et parfois rare… Une lande siliceuse en plein milieu calcaire (Landes du Frau, en Bouriane), un bras mort de la Dordogne (Couasne de Floirac), où observer les oiseaux, ou encore le massif forestier de la Braunhie, sur le causse aride de Gramat. Pour donner tout son sens à sa promenade, se munir du guide découverte (dans les offices de tourisme, 2€) : une série de fiches qui, une fois insérées dans les bornes discrètes disséminées le long du parcours, deviennent comme des tables d’orientation, aident à lire le paysage, à identifier faune, flore et traditions rurales. www.tourisme-lot.com 43 44 ACTIVITÉS DE PLEINE NATURE À bicyclette Ahh, le plaisir de poser son vélo au pied d’un chêne et de s’offrir quelques instants d’un repos bien mérité, au creux d’une combe, au cœur d’une pelouse piquetée de serpolet et de lin, parmi la roche qui affleure… ique-niquer à l’ombre et puis réenfourcher sa bécane, vers d’autres chemins ; ou bien jouer du braquet, entre causse et vallée, confronter ses forces aux vallons de Bouriane ou du Ségala et hop ! piquer une tête dans un plan d’eau qui vous tend ses bras frais… P Balades familiales Partisans du plat, envie de faire du tourisme en mode « lent », de village en village, pour ne rien rater du patrimoine et… des menus du jour ? Choisissez votre "boucle lotoise" en fonction de la région que vous avez envie d’explorer, et… pédalez ! Véloroute Vallée du Lot 160 km d’itinéraire sélectionné et jalonné Amateur de balades cyclistes, en famille ou entre amis, la véloroute-vallée du Lot fera le bonheur des flâneurs en quête de découvertes, qu’elles soient culturelles, gastronomiques ou humaines. Quatre carnets de route détaillent le tracé de l’itinéraire et ses aspects touristiques et pratiques.Trois présentent la portion lotoise (25 km chacun) et un le tronçon Lot & Garonnais. Ces derniers sont disponibles dans les Offices de Tourisme et au Comité Départemental du Tourisme du Lot. Pour les accros du VTT Les bases VTT de Figeac et d’Auzole (juste au nord de Cahors) accueillent les passionnés qui ne quittent pas leur selle des vacances : en plus des hébergements et des gîtes, ils trouveront sur place ateliers de réparation, points de lavage, prêt de casques, interlocuteurs privilégiés et information sur toutes les pistes des environs… Les GR et les pistes équestres permettent, eux, de longues distances linéaires, pour les voyageurs au long cours. www.tourisme-lot.com ACTIVITÉS DE PLEINE NATURE Belle pêche dans le Lot Peu de départements affichent un réseau de cours d’eau aussi beau, varié et complet que le Lot. Pêcheurs, que vous arriviez en cuissardes ou munis de votre siège pliant, de jour ou de nuit, que vous aimiez la majesté d’une vallée ample ou l’ambiance montagnarde d’un ruisseau de forêt, vous trouverez vos coins de prédilection… La pêche, dans le Lot, c’est 1500 km de ruisseaux de première catégorie, 400 km de rivières de 2e catégorie, 35 lacs et étangs. En Dordogne, les bottes dans l’eau, on profite d’une vue inédite sur les falaises et les châteaux, le temps d’une partie de pêche à la mouche (truite, ombre). Quant au Lot, c’est la rivière aux carnassiers par excellence ; des cales aménagées entre Cajarc et Puy-L’Évêque facilitent l’accès en bateau : au programme, sandres, grands brochets, perches, black-bass et silures… Enfin, n’oublions pas les “carpistes” : dans la rivière Lot, on pratique la pêche de nuit toute l’année. Et puis, que l’on dorme la nuit… ou la journée, le Lot dispose d’un réseau d’hébergements labellisés “accueil qualité pêche”, à proximité des sites de pêche : on vous y fournira des conseils de passionné. Handi-pêche Pour les personnes à mobilité réduite, plusieurs pontons handi-pêche, reconnus par un pêcheur en fauteuil, vous accueillent sur le Lot, le Célé ou sur les plans d’eau. Toutes les informations sur : www.pechelot.com “Guide de la pêche 2009” disponible gratuitement auprès du Comité départemental du tourisme du Lot et de la fédération départementale. Passion pêche : week-end en Dordogne À partir de 90¤ /pers. 2 nuits en village va cances Rien ne vaut la présen ce d’un connaisseur, quand il s’agit de trouver les meilleurs coins de pêche : Laurent, diplômé et surtout pas sion accompagne, selon vot né, vous re pour de beaux mome niveau, nts sur la Dordogne, royaume des salmonidés et des ombres. Pêche à la mouche ou au coup, mais aus si carnassiers pour les plus sportifs … et, pour tout le monde, pique-niq ue convivial Ref : LLPECHDORD Renseignements et rése rvations : 05 65 53 20 90 ou info@reservation -lot.com Une semaine dédiée au poney (6-13 ans) À partir de 435¤ /sem. 6 nuits en pension complète prairies, Dans un cadre de bois et de ares pour non loin de Martel, 15 hect n son apprendre l’équitation, selo eront niveau : Isabelle et Pascal initi obstacles, vos enfants au dressage, aux ge, mais à la promenade ou la volti arer leur apprendront aussi à prép poney… leur monture et à soigner le VTT et Le reste du temps, piscine, e! même une nuit sous la tent Plein galop sur les causses... L’envie prend même ceux qui ne sont jamais montés à cheval ! 1500 km de sentiers se prêtent à la randonnée équestre dans le Lot, dont le terrain s’avère idéal : pas trop lourd ni humide. À hauteur de cheval, le Lot prend une autre dimension ; il y a le temps du galop, et le temps du soin ; cavaliers et montures seront les bienvenus dans les fermes équestres et les hébergements labellisés « Accueil chevaux » Envie de plusieurs jours à cheval ? Téléchargez des fiches-circuits sur le site www.cheval-lot.fr, et organisez vos hébergements sur le chemin, à partir de la liste fournie. Et si vous préférez vous faire chouchouter, optez pour un séjour-randonnée équestre organisé : il y en a pour tous les goûts, les âges, y compris des stages pour les débutants. Ref : LLEGEMART ions : Renseignements et réservat 05 65 53 20 90 ou [email protected] www.tourisme-lot.com 45 46 ACTIVITÉS DE PLEINE NATURE Dans l’air et sous la terre : sports verticaux à la lotoise Pour tous ceux qui ne se contentent pas de contempler les admirables reliefs du Lot, mais aiment se coller à la paroi, sentir la roche sous leurs doigts, mesurer ses élévations suspendus à une corde, ou à une toile de parapente… G rimper Sur les causses du Lot, l’horizon est lointain, le relief semble bas ; mais les rivières qui ont entaillé ces plateaux ont aménagé de formidables falaises calcaires pour les grimpeurs ! En particulier le long du Célé, du Lot – à sa confluence avec le Célé –, autour de Rocamadour et dans le cirque d’Autoire (bassin de la Dordogne). Des sites magiques, qui ont été équipés par des passionnés affiliés à la Fédération Française de Montagne et d’Escalade, avec du matériel fiable répondant aux normes en cours. Le luxe du Lot, c’est – grâce à la géographie de ses rivières, qui coulent d’est en ouest, ondulant en méandres, ou dessinant des cirques – de disposer de parois orientées à toutes les expositions : certains secteurs, comme Autoire, ou La Pescalerie (Célé), s’adaptent ainsi très bien à la grimpe estivale, car protégés du soleil qui, l’été, chauffe considérablement le calcaire des causses… À l’inverse, on peut pratiquer l’escalade l’hiver sur les faces les plus exposées au sud, comme Arcambal (vallée du Lot) ou Cougnaguet (vallée de l’Ouysse). Attention à bien respecter les interdictions saisonnières sur certaines parois, la préservation de la faune et de la flore fait partie de la pratique…. À lire, pour les initiés, le topo-guide Escalade dans le Lot (20 €) E xplorer les profondeurs Autre cadeau des causses : les gouffres, igues, dépressions et autres reliefs sous-terrains liés aux phénomènes karstiques (dissolution du calcaire) : le paradis des spéléologues ! (voir page 19). www.tourisme-lot.com ACTIVITÉS DE PLEINE NATURE Bien connu des initiés du monde entier, le Lot est aussi un territoire idéal pour les débutants : dans des cavités adaptées, on découvre la spéléologie grandeur nature. Mmmm… ce petit frisson d’exploration ! L’activité est ouverte à tous les âges. S ous le calcaire, l’eau Les connaisseurs le savent bien : le Lot est l’un des premiers sites au monde pour la plongée souterraine, et la rivière de Padirac en est le plus beau fleuron. Les plongeurs (de niveau 2 minimum) pourront s’initier au mystère de la plongée en rivière souterraine ou en vasque, encadrés par des professionnels. V ue d’oiseau En parapente, décollez des bords du causse, en surplomb du Lot ou de la Dordogne, et jouissez d’un point de vue unique sur le département. Le faible relief s’adapte parfaitement à un baptême de l’air ; et il offre aux initiés la possibilité de faire de la distance. Ou bien, élevez-vous à la verticale, à bord de la montgolfière de Rocamadour : une autre façon de prendre de la hauteur, et un regard inoubliable sur le site des sanctuaires… Pour toutes ces activités, liste des clubs et structures d’encadrement en pages 75 à 77. www.tourisme-lot.com 47 48 RIVIÈRES ET VALLÉES La belle énergie de la Dordogne Christian Signol la décrit comme une femme (idéale ?) au corps « à la fois svelte et musculeux ». Sous ses dehors tranquilles, ses méandres “sveltes “, la Dordogne cache en effet des eaux vives et toniques… C ’est que, depuis les monts Dore, où elle a pris sa source, ses eaux se sont vues augmentées de maints affluents. Rivière libre, la Dordogne bouge dans son lit, déplaçant des bancs de sables, dégageant des bras morts – les couasnes –, générant ainsi des milieux diversifiés qui constituent de merveilleuses zones de nidification ou de reproduction pour la faune : le brochet par exemple, aménage ses frayères dans les couasnes, l’hirondelle de rivage aime à se reproduire dans les berges sablonneuses, où elle creuse de petits tunnels pour y faire son nid… Même les arbres tombés dans la rivière peuvent servir de refuge ou de lieux de reproduction. Alors, la meilleure façon de vivre la Dordogne, c’est de la découvrir à fleur d’eau ! En canoë-kayak, elle offre les parcours les plus sportifs, et des vues sans cesse majestueuses : on glisse entre de hautes falaises, apercevant de temps en temps la silhouette élégante d’un château de plaisance… Initiation, randonnées à la journée, accompagnées ou non, stages à la semaine, toutes les formules existent, dans les différents clubs qui se partagent les eaux vives de la Dordogne. Rivière de prédilection pour les pêcheurs, (voir article page 45), elle séduira aussi les amoureux de botanique et les observateurs d’oiseaux. Descendre, par exemple, dans la couasne de Floirac (l’un des Espaces Naturels Sensibles du Lot, voir article page 43), observer le flûteau nageant, une plante flottante rare et protégée, ou bien repérer, parmi les galets des îlots et des bancs, le petit gravelot, au plumage mimétique… ...on glisse entre de hautes falaises, apercevant de temps en temps la silhouette élégante d’un château de plaisance… www.tourisme-lot.com RIVIÈRES ET VALLÉES Au XIXe siècle, avec l’ère industrielle, le Lot subit d’importants travaux de canalisation, qui vont le rendre navigable en toutes saisons : canaux de dérivation, écluses, etc. Les gabares sont alors remplacées par une batellerie plus performante : jamais la navigation fluviale n’aura été si profitable au département… Trop tard, malheureusement ! Car le chemin de fer fait son apparition, et relie bientôt Cahors à Capdenac, Bergerac à Bordeaux, en concurrent impitoyable. Peu à peu abandonnés, la Dordogne et le Lot se retrouvent “déclassés” de la nomenclature des voies navigables en 1926. Il faudra attendre la fin du XXe siècle pour que le Lot renoue avec ses rivières ; et aujourd’hui, les retrouvailles se célèbrent par le plaisir et la détente ! Descente de la Dordogne en canoë À partir de 58¤ 2 nuits en camping Château de Belcastel. Les rivières du Lot, au temps de la navigation Des hauteurs boisées du Rouergue et du Massif Central descendent, sur le Lot, châtaignes, miel, cuir, charbon et surtout merrain, bois destiné à la fabrication des tonneaux, attendu par les vignerons bordelais ; sur la Dordogne, rivière capricieuse et difficile à remonter, on pratique le commerce à “bateau perdu” : l’embarcation servant à descendre le merrain est détruite à l’arrivée et son bois revendu… Sur le Lot, les gabares remplies de barriques transportent le vin de Cahors vers la Gironde puis le port de Bordeaux et l’Angleterre, où l’on l’apprécie tant ! Et l’on remonte toutes sortes de produits “exotiques” débarqués à Bordeaux : sel, sucre, café, etc. Les métiers de l’eau sont éprouvants, et parfois dangereux ; pour les bateliers, la navigation vers la Garonne est semée d’embûches, rochers masqués par les crues, courants dans les méandres, pièges à poissons laissés par les pêcheurs… Alors, avant de partir, ils remettent leur vie entre les mains de Dieu ; plusieurs chapelles conservent la mémoire de ces émouvantes prières : Notre-Damede-Velles (“des voiles”), à Vers, qui possède un ex-voto en forme de bateau ; la chapelle des Mariniers, à Cajarc… En deux ou en cinq jours, la plus intime et la plus dyn amique des découvertes de la Dor dogne! Levez la tête, voilà un châtea u, arrêtez-vous, plus loin, une plage de galets vous attend pour une bai gnade et un pique-nique… Tou s les soirs, de camping en campin g, retrouvez vos bagages, qui vou s suiv chaque jour en voiture ent . Ref : LLCANOED Renseignements et rése rvations : 05 65 53 20 90 ou info@reservation -lot.com Les ponts La rivière porte et transporte, mais constitue aussi un obstacle, une frontière, dont le franchissement conditionnait autrefois le rayonnement ou la sécurité d’une ville. Au Moyen Âge, le passage à gué et la traversée par bac se pratiquent, mais une ville puissante se doit d’avoir au moins un pont. Ainsi, à Cahors, au moment de la construction du pont Valentré (XIVe siècle), il existait déjà deux ponts dans la cité. Avec la révolution industrielle et l’avancée des techniques, ciment et métal remplacent la pierre. Sur le Lot et la Dordogne, on observera notamment de pittoresques ponts suspendus dits “en fil de fer”. www.tourisme-lot.com 49 Pas besoin de permis pour découvrir le Lot en quelques jours en bateau. Le Lot, larguez les amarres On dit souvent que les régions traversées par un fleuve ou une rivière possèdent quelque chose de plus. Une personnalité plus marquée, une âme plus présente. L ’eau en striant les terres, leur donne une respiration supplémentaire, étanche leur soif, irrigue leur chair. Drainant d’est en ouest le département, le Lot donne le tempo et leur couleur aux paysages qu’il traverse. Comme un trait d’union entre différentes entités, il unit en son lit une géographie, des aventures, une histoire. Et quelle histoire ! Les premiers hommes déjà suivirent son cours pour pénétrer toujours plus à l’intérieur des terres. toute une économie se fait jour. Bateliers, charpentiers, tonneliers… dans les villages, les corps de métier s’organisent. Des moulins sont construits profitant de la formidable énergie hydraulique pour moudre, battre, scier. Dès le XIXe siècle, le Lot devient aussi un terrain de villégiature. On vient de Paris pour y faire du canoë. Dans le même temps, les peintres découvrent le Lot et posent leur chevalet. Henri Martin et André Derain trempent leurs pinceaux dans la palette de couleurs que la rivière leur offre. Un pique-nique ? Une sieste ? Plus tard, le Lot voie navigable est au cœur de tous les conflits, de tous les commerces. Ainsi pendant la guerre de Cent ans, il devient une barrière dont Français et Anglais essaient de se rendre maîtres. Sur ses flots, les gabares glissent au rythme de leur chargement. Le vin surtout emprunte cette voie, appelé vers le grand large pour partir à la conquête des meilleures tables. Sur ses berges, www.tourisme-lot.com Aujourd’hui, peu de choses ont changé. Certes, les va-et-vient qui rythmaient son cours n’ont plus lieu mais le Lot a gardé intact toute sa beauté et tous ses paysages. Des paysages qui alternent entre vastes plaines alluviales et collines du côté de Capdenac et hautes falaises. Des paysages que l’on peut découvrir le temps d’une randonnée à pied mais aussi en canoë. Pour cela il suffit de quitter la route et emprunter les chemins. À pied, l’une des plus belles balades consiste à suivre un étonnant chemin de halage taillé dans le roc. Au départ de Bouziès, ce circuit mène jusqu’à Saint-Cirq-Lapopie au gré des méandres du Lot. En canoë, le cours ondule tranquillement et les berges sont autant d’invitations à s’arrêter. Un pique-nique ? Une sieste ? Depuis la rivière, les villages perchés sur les falaises révèlent des points de vue étonnants. Mais l’une des expériences à ne pas rater reste incontestablement la découverte en bateau habitable. Sur 75 km et 17 écluses, entre Luzech et Larnagol, le Lot est navigable. En quelques jours, on peut alors aisément découvrir sans aucun besoin de permis, les plaines couvertes de vignes, les châteaux mais aussi traverser Cahors et surtout passer sous le pont Valentré... RIVIÈRES ET VALLÉES Le Célé, tendre et farouche Le radeau de l’aventure (11-15 ans) 399¤ 6 nuits e en pension complèt Le petit frère du Lot. Plus joyeux, plus sauvage et plus poétique à la fois. Sensiblement parallèle à celui du Lot, son cours ricoche d’un paysage à l’autre, gravant son passage dans les plateaux calcaires. Tantôt noires et blanches, tantôt réchauffées d’ocre, les hautes falaises deviennent d’un seul coup moins minérales. Le Célé s’amuse et enchante, joue les capricieux et offre une variation de balades. En suivant son cours, les parois rocheuses s’ouvrent et livrent au regard leurs grottes obscures ornées de dessins préhistoriques, leurs jolis villages, leurs maisons troglodytes. C’est la rivière idéale pour faire du canoë. Lorsque les étés ne sont pas trop secs, son court est rapide. Son nom d’ailleurs lui vient de celer en latin qui signifie “rapide”. Il faut alors prendre son temps et observer. Sur le versant sud, les pelouses et landes cachent une faune et une flore étonnantes. Bien ensoleillée, cette rive abrite bon nombre d’espèces méditerranéennes. Du jasmin arbrisseau, des fauvettes passerinettes ou encore la magicienne dentelée une sauterelle insectivore dépourvue d’ailes. Les villages méritent eux aussi quelques escales. À commencer par Marcilhac-sur-Célé. Organisé autour de son abbaye dont l’église romane a conservé une austère beauté, ce village-là respire la tranquillité et baigne dans la fraîcheur des rives du Célé. Un peu plus loin, Espagnac-Sainte Eulalie, Corn et Camboulit en passant par Beduer ont gardé des vestiges de cloître pour les uns, un lavoir ou encore un château pour les autres. Sensible aux charmes de la région, Paul Valéry affectionnait tout particulièrement Béduer et venait y puiser l’inspiration. À Sauliac, les maisons accrochées au rocher ressemblent à des essaims d’abeilles. Pour parcourir le Célé en canoë, pas besoin d’être un grand sportif. Le parcours est accessible même si quelques passages sont un peu plus délicats. Ressourçante, vivifiante, la rivière se laisse apprivoiser. De l’eau aux moulins Moulins à moudre le grain, à fouler (les draps), à scier… sur les rivières lotoises, on a su utiliser la force motrice des eaux de rivière pour toutes sortes d’activités. Au bord du Lot, pour apporter l’eau au moulin, on construit, dès le XIIe siècle, des digues, plus tard percées d’écluses pour laisser passer les bateaux. Admirez par exemple le fier moulin d’Aulanac, au pied de Saint-Cirq-Lapopie… Plus discret, sur l’Ouysse, le moulin à grain de Cougnaguet a été restauré et se visite. Quant à celui de Martel, il sert de pressoir à huile… de noix ! et voguer sur Fabriquer son radeau nt enchantés sero ans 5 11-1 Les . le Célé oë, descente can t lan mê ur séjo par ce belle étoile la à uac bivo et eau en rad Ref : LLERADEAU rvations : Renseignements et rése 90 20 53 05 65 -lot.com ou info@reservation Embarquement immédiat à partir de 594¤ 6 nuits en bateau de 2/4 places Devenez à la fois capitain e et spectateur privilégié sur une rivière qui n’aura de cesse que de vous surprendre. À bord d’un bateau vous sillonnerez le Lot, vers le vignoble ou vers Saint-Cirq en fais ant halte pour visiter les sites alen tours. Ref : LLBATEAU Renseignements et rése rvations : 05 65 53 20 90 ou info@reservation-lot. com www.tourisme-lot.com 51 52 LE PARC NATUREL RÉGIONAL DES CAUSSES DU QUERCY Des écosystèmes préservés. Un territoire vivant Reconnu pour sa biodiversité et son patrimoine culturel, le Parc naturel régional des Causses du Quercy englobe les causses de Gramat et de Limogne, soit un tiers de la surface du département. D es grands plateaux calcaires couverts de pelouses sèches et de forêts de chênes pubescents, travaillés par l’eau dans ses entrailles, et coupés de vallées verdoyantes aux hautes falaises… La pierre y “pousse”, comme on dit, le genièvre y embaume l’été, pendant que les brebis paissent tranquillement… C’est un espace inoubliable, à parcourir et à découvrir, mais un milieu très fragile, aussi. Sait-on, par exemple, que si l’on laissait les pelouses sèches à l’abandon, la forêt y reprendrait ses droits, elle qui régnait il y a quelques milliers d’années, avant que l’homme ne l’ouvre pour les besoins de l’agriculture ? Et que tous les écosystèmes qui s’y sont développés depuis disparaîtraient si ce milieu se “refermait” ? Derrière les grandes étendues du causse de Gramat, qui peuvent paraître désertes, il y a une vie animale et végétale intense, des hommes, et un effort quotidien pour débroussailler et maintenir le pastoralisme. Les équipes du Parc invitent ses visiteurs à arpenter ses chemins creux, observer la faune et la flore, le petit patrimoine, mais aussi comprendre les enjeux naturels, culturels et sociaux qui animent cet espace remarquable et protégé. C’est un espace inoubliable, à parcourir et à découvrir, mais un milieu très fragile. www.tourisme-lot.com LE PARC NATUREL RÉGIONAL DES CAUSSES DU QUERCY Tous responsables Impliquer la population des causses, mais aussi ses visiteurs, voilà le défi que se lance le Parc pour mettre en pratique sa philosophie, une philosophie tournée vers le développement durable. Chacun peut apporter sa pierre (l’expression trouve ici tout son sens !) à l’édifice géant qu’est la préservation des ressources naturelles et du patrimoine… Ainsi au printemps et l’été, des animations sur le terrain apprennent aux habitants et aux vacanciers la technique de la pierre sèche, afin de réparer et reconstruire les fameux murets qui ourlent les chemins et quadrillent les prairies du causse… Les amoureux de sports verticaux respecteront la fermeture temporaire de certaines grottes ou voies d’escalade aux époques de reproduction des chauves-souris et des rapaces qui nichent dans les falaises.… Dans les gîtes Panda, gîtes ou chambres d’hôtes qui ont reçu un label WWF de protection de la nature, on passe des vacances en harmonie avec la nature ; leurs propriétaires, solidement impliqués en faveur de l’environnement, partagent leurs savoirs et leur temps pour conseiller, montrer, informer… On pourra encore choisir un “Hôtel au Naturel” : et bénéficier d’un accueil chaleureux, et d’un environnement calme et naturel, où les savoir faire régionaux sont mis en valeur, où la cuisine fait briller les produits locaux, mais aussi où l’on pense écologique au quotidien. www.parc-causses-du-quercy.org Quant aux enfants, pour les sensibiliser eux aussi, le Parc publie une petite revue à leur attention, “Purelaine”, et un livret de jeux qui accompagnera leurs visites, en particulier celles des treize sites récemment organisés pour l’accueil des familles et équipés pour une découverte ludique. Retrouvez Sonia au marais de Bonnefont Milieu fort rare sur le territoire des causses, très intéressant pour la taille de sa roselière (étendue de roseaux) et la variété de la faune et la flore qui la peuplent, le marais de Bonnefont à Mayrinhac-Lentour est cependant resté longtemps méconnu. À son arrivée, Sonia Récoppe, formée en gestion et protection de la nature, eut pour mission d’aménager le marais pour la visite, de gérer la vie du site, d’imaginer et de mettre en place des animations pour le faire rayonner. En étroite collaboration avec le Parc naturel régional, elle a supervisé la création d’un parcours sur caillebottis qui fait le tour du marais, en une promenade de 1,8km jalonnée de 8 stations pédagogiques invitant à l’observation de quelques espèces remarquables : la Fougère des marais et le Cladium marisque, l’Agrion de mercure ou le Damier de la succise … Aujourd’hui, le marais vous attend grâce à Sonia ! Parc naturel région al Vivre en harmonie avec la nature (11-15 ans) 370¤ 6 nuits en pension complèt e Cuisiner ce qu’on cue ille, se construire un abri de fortune, apprendre à connaître la faune, aquatique ou causse narde, savoir lire une carte, grimper aux falaises : vos enfants reviendro nt en vrais petits Robinsons ! Ref : LLENATURE Renseignements et rése rvations : 05 65 53 20 90 ou info@reservation -lot.com Partisan du tourisme durable « La valeur n’attend pas le nombre des années »… La question de développement durable est urgente et le Parc a pris le problème à bras le corps, puisqu’il fait déjà partie des territoires agrées par le Charte européenne du tourisme durable. Le symbole du Parc s’inspire de la main dessinée sur la paroi de la grotte préhistorique du Pech Merle. Elle traduit l’installation de l’Homme depuis des millénaires au sein des Causses du Lot. www.tourisme-lot.com 53 54 LE PARC NATUREL RÉGIONAL DES CAUSSES DU QUERCY Flore et faune À la croisée des influences méditerranéennes, océaniques et montagnardes, le patrimoine naturel des causses du Quercy affiche une enthousiasmante variété, en plus d’une belle leçon de résistance ; il a peu été dégradé. Il compte plusieurs espèces rares et protégées, 42 types d’orchidées, toutes sortes de papillons colorés, un cortège d’oiseaux rupestres, etc… De cette liste immense, on retiendra ici quelques espèces courantes et emblématiques du territoire, autant de rencontres possibles pour le promeneur des causses. Jeune Magicienne dentelée Circaète Jean-le-Blanc Le Circaète Jean-le-Blanc Ce grand rapace migrateur représente parfaitement la dualité milieux ouverts/milieux fermés qui caractérise l’espace du Parc naturel régional : pour nicher et élever son petit (seulement un par an), il aime le calme des combes boisées ; pour chasser, au contraire, il lui faut de grandes zones ouvertes naturelles. Il se nourrit exclusivement de serpents et de lézards. Comme le faucon crécerelle ou la buse variable, on le repère grâce à son vol sur place, appelé “vol du Saint-Esprit” ; mais le Circaète est de loin le plus grand de tous : 1,80 m d’envergure, ce qui en fait le prince des causses ! Cotonnière sabline des chaumes . Le Chêne pubescent Ses jeunes rameaux, et le dessous de ses feuilles sont garnis de poils, d’où son nom ! C’est lui qui couvre 95% des surfaces boisées. Parmi cette population, les très vieux arbres jouent un rôle majeur dans la santé de la forêt, car ils accueillent une faune exceptionnelle, qui permet à l’équilibre forestier de se maintenir. Un exemple, le Grand Capricorne : la larve de ce coléoptère décompose la matière organique ; et elle sert souvent de nourriture aux oiseaux insectivores comme les pics ; ces derniers peuvent, en retour, parce qu’ils jouissent d’une nourriture abondante, devenir d’efficaces régulateurs d’espèces d’insectes qui viendraient à pulluler (des chenilles défoliatrices par exemple). La Sabline des chaumes Elle forme, au printemps, de grandes taches blanches, dans les pelouses ; c’est une plante typique de la pelouse sèche, protégée au niveau national. La Magicienne dentelée De cette espèce de sauterelle, la plus grande de France, on ne trouve dans le Lot que des femelles. Comment alors se reproduisent-elles ? Toutes seules (par parthénogénèse) ! Mais malgré cette indépendance affichée, ces jolies magiciennes s’avèrent très fragiles, car elles n’ont pas d’ailes : si leur milieu disparaît, elles disparaîtront avec, ne pouvant se déplacer ailleurs… À lire : Parc naturel régional des Causses du Quercy. Promenades et randonnées, 27 balades à pied. Topoguide de randonnées en boucle sur le territoire du Parc naturel régional, de 1h30 à 6h. En vente (7€) dans les offices de tourisme. www.tourisme-lot.com LE PARC NATUREL RÉGIONAL DES CAUSSES DU QUERCY Le Lot by night : le « triangle noir » du Quercy Les trésors les plus précieux se trouvent parfois tout simplement sous nos pieds… ou au-dessus de nos têtes ! Celui-ci est inestimable, et pourtant, on ne l’a découvert qu’en 2002. Cette année là, une carte scientifique de la qualité des ciels nocturnes en France est publiée : au-dessus des causses du Quercy, on voit apparaître un triangle noir… La zone de plus faible pollution lumineuse de France métropolitaine se trouve là, entre Rocamadour et la vallée du Célé ! Dans le désormais célèbre “triangle noir du Quercy”, la lumière nocturne est quasi entièrement naturelle. L’éclat de tous les astres nous parvient en effet sans être troublé par le halo lumineux que génèrent nos éclairages publics. Quel émerveillement, les soirs d’été, lorsque dans la nuit profonde se détachent la voie lactée et toutes les étoiles, intenses, vibrantes ! Les astronomes, professionnels et amateurs, n’ont pas attendu pour accourir, bien évidemment ! Le Parc aide à l’aménagement de sites d’observation, et des animations sont proposées pour célébrer l’année mondiale de l’astronomie (2009) : surveillez son agenda ! En attendant, allongez-vous sous la voûte céleste, suivez le fil des constellations, comptez les étoiles filantes, laissez-vous envahir de cette lumière douce, venue du fond de l’espace… Et pour ceux qui ont constamment la tête dans les étoiles, sachez que la plupart des gîtes Panda et certains “Hôtels au Naturel” (voir page 53) sont équipés de télescopes et de manuels d’observation astronomique… Pierre sèche et petit patrimoine Pourquoi les ciels orageux siéent-ils tout particulièrement aux causses du Lot ? C’est l’écho qu’ils apportent à la pierre sèche, elle qui de son gris métallique, structure et rehausse ce paysage de landes buissonneuses… Les pratiques agricoles de défrichage et d’épierrement ont fait de la surface des causses des paysages “lithiques” ; le calcaire y affleure, on l’a empilé, ordonné, domestiqué, pour en faire le matériau privilégié d’une architecture rurale attrayante et de belle qualité, aujourd’hui remise en valeur et préservée. Courant le long des routes ou d’une ferme à une grange, les murets forment un maillage dense, qui atteste de l’ancienne organisation de l’espace. Leur construction, sans mortier, est un véritable art, tout comme celle des caselles, ces adorables abris de bergers dont la silhouette au toit conique se confond avec l’identité du Lot. Ce magnifique savoir-faire s’est forgé sur un territoire que caractérise la rareté de l’eau (en surface) ; exemple le plus célèbre de l’ingéniosité de ses habitants à retenir l’eau, les “lacs de saint-Namphaise” : ces réservoirs creusés dans la roche servaient d’abreuvoir aux troupeaux. La caussenarde du Lot Véritable emblème du pastoralisme lotois, le “mouton à lunettes”, dont l’affectueux surnom vient des taches noires qu’il arbore autour des yeux, est une race née sur les causses du Lot. Du printemps à l’automne, elle y demeure, et joue, grâce au pâturage dit « extensif », un rôle majeur dans la gestion et l’entretien des pelouses sèches. L’élevage ovin est toujours la principale activité agricole des causses du Quercy, avec une production destinée à l’agneau de boucherie, dont une partie bénéficie du label rouge “agneau fermier du Quercy” (voir page 12) Séjour en chambre d’hôtes Panda 124¤ à partir de /pers. 2 nuits en demi-pension en chambre d’hôtes 4 épis "Art de Vivre" Un morceau de parc naturel dans un jardin : chênes truffiers et pelouses sèches entourent cette mag nifique grange spectaculairement réno vée, où l’accueil de Joëlle et Pierr e est une invitation à se mettre au diapason de la nature. Grande terrasse, piscine, et mille possibilités de promenades aux alentour s. Ref : LLCHLALB Renseignements et réservat ions : 05 65 53 20 90 ou [email protected] www.tourisme-lot.com 55 56 PARCS ET JARDINS Jardins secrets, une histoire de passion Pousser une porte et découvrir un coin de verdure. Tourner à l’angle d’une rue et tomber sur un carré de fleurs… Sous ses pierres et ses pavés, derrière ses hauts murs et ses cours somptueuses, Cahors regorge de mystères et de trésors. Pierre Charoy invente des jardins ludiques et instructifs. a été exploitée. Les friches mais aussi les jardins publics et privés. À chaque fois, nous avons créé un jardin dont la symbolique devait raconter l’histoire du site » explique-t-il. Ainsi le petit clos des Clarisses et ses plessis en métal très contemporains évoquent-ils l’ancien monastère des Clarisses. Le jardin de la sorcière et du dragon raconte l’époque où la sorcellerie régnait sur Cahors. Le jardin de Saint-Jacques lui, rappelle au travers de sa coquille en châtaignier sec que Cahors est situé sur la route de Saint-Jacques de Compostelle. « Unité de couleurs, de thèmes, d’esprit, d’époque… les jardins secrets de Cahors sont comme un livre ouvert sur le Moyen-Âge. On y découvre les plantes cultivées à l’époque, les traditions et les croyances d’alors. À travers les fleurs et les mises en scène, c’est toute la ville qui se livre, offrant en même temps une occasion unique de découvrir des endroits qui sans cela seraient restés inconnus du grand public. D es jardins secrets, des bouts de verdure, des recoins frais et joyeux où les fleurs ont trouvé droit de cité. « L’idée de départ était simple : raconter l’histoire de la ville à travers ses espaces verts. Après beaucoup de recherches et pas mal de lectures, toute l’équipe des Espaces Verts de la municipalité s’est mobilisée pour imaginer des clos, des cours et des carrés. Le résultat ? Une trentaine de jardins enchâssés comme des perles rares dans un parcours imaginé comme un hommage à Cahors ». Mon préféré ? Le mauresque parce que tout droit inspiré de celui de Majorelle à Marrakech » précise Pierre Charoy. Ville particulièrement sensible à l’art floral puisque dès 1959, elle s’est inscrite au concours des villes fleuries, Cahors s’est vue attribuer le label “Jardin Remarquable” par le ministère de la Culture. Un titre comme une reconnaissance. Une distinction pour une belle idée. Une idée qui d’ailleurs a séduit d’autres villes comme Bitche et Troie mais aussi des personnalités du monde des jardins tels qu’Alain Baraton, le jardinier de Versailles, Patrick Blanc, de Disneyland Paris venus puiser ici quelques idées. Parce que les jardins valorisent le patrimoine, comme une épice relèverait un plat, ils sont bien plus que de simples carrés plantés de fleurs. Ils sont comme une respiration, des morceaux de présent ancrés dans le passé. À découvrir de mai à octobre lorsque les jardins sont les plus beaux, en suivant tout simplement les clous en bronze gravés d’une feuille d’acanthe, qui jalonnent le parcours. Les jardins secrets de Cahors sont comme un livre ouvert sur le Moyen-Âge... Lorsque Pierre Charoy parle de ses jardins, ses yeux brillent de passion. Depuis 2002, date de la première édition, il œuvre sans relâche. Convaincu que l’on peut traiter les espaces verts d’une façon à la fois ludique, originale et instructive, il a pensé chaque détail. « Il fallait raconter Cahors la médiévale, Cahors, la cité commerçante et érudite, celle qui au Moyen-Âge était l’une des principales places financières d’Europe. Au cœur du secteur sauvegardé de la ville, chaque parcelle www.tourisme-lot.com PARCS ET JARDINS Les secrets d’un jardin Autour de la cathédrale Saint Etienne, les quatre premiers jardins ont été créés. “La Cour des Copistes” avec ses iris, garances et sureaux… qui explique les plantes qu’utilisaient les enlumineurs. “L’herbarius” et ses plessis tressés où poussent les simples tels que la sauge et les vunéraires, cultivés par les moines pour se soigner. Le “Préau céleste” symbolisant le cloître et enfin le “Courtil des Moines” où poussent les légumes du Moyen-Âge. Quatre variations pour un même jardin : où tout l’art de composer et de réinventer pour mieux expliquer et mieux comprendre. Le Lot côté jardins À partir de 75¤ /pers. 2 nuits avec petits-déjeune rs en chambre d’hôtes Munis d’un carnet de rou partirez à la découverte te, vous des plus beaux jardins du Lot. Les plu s secrets de Cahors mais aussi ceux et de Martel ou encore de Lacave ceux qui en vallée du Lot côtoient les vignobles. Ref : LLJARDINS Renseignements et rése rvations : 05 65 53 20 90 ou info@reservation -lot.com La rose de Cahors : rouge bien sûr ! Un vignoble se goûte dans un verre de vin et se visite comme un jardin… Parce que cette phrase résonne comme une vérité pour les vignerons, une rose leur a été spécialement dédiée. En hommage à toutes celles qui hier fleurissaient au bout des rangs de vignes, indiquant l’arrivée des maladies. Fleur rouge foncé à revers argentés et à la couronne de pétales dentelés, son coloris aussi chaud que profond n’est pas sans rappeler la robe du vin de Cahors. Jouant le jeu, nombreux sont les vignerons de l’appellation à l’avoir plantée à côté de leurs ceps noueux. Une touche de délicatesse, une note d’élégance… www.tourisme-lot.com 57 58 PARCS ET JARDINS Les fous de jardins Le voyageur qui passerait, au mois de mai, par le village d’Escamps (sur le Causse de Limogne), risque de se trouver étourdi par une explosion de couleurs, en plein causse aride : ce sont les champs d’iris de Mélie et Frédéric. P as moins de 1300 variétés, ce qui fait de ce jeune couple de pépiniéristes des collectionneurs acharnés. En 2003, dans le village natal de Mélie, ils ont misé sur cette fleur qu’elle affectionne tout particulièrement. Celle qui savait envoûter les peintres impressionnistes ne les lâchera plus ; tous les deux, ils cultivent et prennent soin de leurs milliers de fleurs, s’ingéniant à introduire de nouvelles espèces, en les testant en terre et en les multipliant eux-mêmes. Jamais en achetant de plants, même s’il leur arrive de faire des échanges avec quelques pépiniéristes spécialisés. Grâce à des botanistes tchèques, eux-mêmes ravitaillés par des expéditions en Iran ou en Turquie, ils se procurent de nouvelles graines ; ils ont fait du monde méditerranéen leur spécialité. Et parfois, c’est tout simplement en se promenant en Espagne qu’ils découvrent leur nouveau chouchou ! En 2007, ils ajoutent à leur activité une collection de sauges ; aujourd’hui, elle a la taille d’une collection nationale, avec plus de 350 espèces, dont ils en commercialisent 50 ; des sauges condiments, bien sûr, mais aussi des sauges médicinales, qu’on ne mange pas, des sauges pour infusions ou encore des variétés dont on peut consommer les fleurs… Le bonheur de choisir ses iris ou ses plantes aromatiques chez Frédéric et Mélie, c’est la précision de leur identification, les conseils qu’ils vous prodigueront, et l’assurance de leur pleine santé ; détail technique, tous les pots utilisés sont anti-chignons : les racines ne s’y emmêlent pas, les plantes ne risquent pas d’étouffer après quelques semaines. Frédéric et Mélie, des pépiniéristes passionnés. www.tourisme-lot.com Et puis, à savoir : si vous n’avez pas le temps d’aller au mas de Fraysse, vous pouvez tout commander à distance… Les Senteurs du Quercy, Mas de Fraysse, 46230 Escamps, 05 65 21 01 67, www.senteursduquercy.com PARCS ET JARDINS Les épices du moulin Les orchidées Un brin d’exotisme en plein pays bourian : c’est au moulin de la Serre que Christine et Philippe Latour ont choisi, il y a 24 ans, de se lancer dans la culture des plantes aromatiques tropicales ; si certaines ont bien sûr réclamé une serre chauffée (vanille, curcuma, gingembre), d’autres se sont étonnamment adaptées à la terre locale, comme le poivre de Sichuan, qui fait leur fierté. Autres réussites : le câprier ou la citronnelle. C’est pour l’agrément et le parfum que ces plantes ou buissons sont élevés. Pour ce qui est du commerce des épices, aujourd’hui leur principale activité, Philippe et Christine Latour savent dénicher dans le monde entier les meilleures qualités, et vos besoins les plus pointus, vos envies les plus farfelues trouveront satisfaction dans leur catalogue, qui contient, entre autres, près d’une quinzaine de poivres différents. Fous d’épices, ils se livrent dans leur cuisine-atelier à toutes sortes d’expérimentations, pour donner vie à leurs mélanges “maison” inédits, dont le très malin mélange pour magret ! Vente par correspondance uniquement. Présentes avec une quarantaine d’espèces, côtoyant les petits chênes pubescents, les charmes ou les fruitiers sauvages, les orchidées sont ainsi une spécificité lotoise dont les couleurs transforment les pelouses rases des causses en jardins d’Eden. Moulin de la Serre : 46340 Degagnac - Tél. 05 65 41 55 81 - www.aromatiques.com Découverte de l’art floral 195¤ /pers. 2 nuits en pension complète + stage Promenade bucolique : les jardins du Grand Couvent de Gramat La majesté du causse central trouve un délicieux écho de sérénité et de calme dans le parc du Grand Couvent, où les arbres multi-centenaires se mêlent, depuis 2002, à de magnifiques jardins… Le sentier bordé de fleurs invite à une promenade rafraîchissante, jalonnée de petits oratoires, d’un calvaire, salué par les dahlias cactus et les roses. Au jardin des couleurs, parmi les parterres qui dessinent au sol comme une tapisserie idéale, on s’assoit quelques instants, avant de repartir vers le jardin des plantes aromatiques et médicinales. Dans la grange, expositions de peinture, collections ethnographiques et salon de thé. Un séjour autour des fleurs, que ce soit dans la serre aux orchidées, dans les bois environnants, pour rama sser des végétaux, ou dans l’atelier de vos hôtes, maîtres de l’art floral, pour exercer votre créativité. À dem eure, piscine et chambre douillette ; le soir, table d’hôtes et bonne humeur ! Ref : LLFLORAL Renseignements et réservat ions : 05 65 53 20 90 ou [email protected] www.tourisme-lot.com 59