Sillage n°7 OK / Mai 2005
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Sillage n°7 OK / Mai 2005
C CO OM MM MU UN NA AU U TT ÉÉ D D ’’ II D D ÉÉ EE SS ,, A AG GG G LL O OM M ÉÉ R R AT AT II O ON N D D ’’ ÉÉ N N EE R RG G II EE SS Sillage J O U R N A L D E L A C O M M U N A U T É D ’ A G G L O M É R AT I O N C A E N L A M E R n° 18 / Mars-Avril-Mai 2008 n°1 / juin 2003 Jardin secret Le Parc de l’Odon à Bretteville-sur-Odon p. 4 Tr a v a u x Fermeture provisoire des bassins intérieurs au Stade nautique p. 8 4 pages détachables En pages centrales, La Feuille n° 6 Portrait Dans les détails Tébo, auteur de BD p. 20 Caen la mer préserve l’avenir p. 13 à 16 Un développement durable Arrière-boutique Caen-Carpiquet gagne des parts de marché AV E C U N E A U G M E N TAT I O N D E 9 % D U N O M B R E D E S PA S S A G E R S D E S L I G N E S R É G U L I È R E S E N T R E 2 0 0 6 E T 2 0 07, O RG A N I S É E S A U TO U R D E S VO L S C AE N - LYO N , L’A É RO P O RT D E C AE N - C A R P I Q U E T, P RO P R I É T É D E C AE N L A M E R , P O U R S U I T S O N A N C R A G E R É G I O N A L . A U J O U R D ’ H U I , LE P R E M I E R A É RO P O RT N O R M A N D S ’ E N G A G E D A N S L A LU TT E C O N T R E LE S N U I S A N C E S S O N O R E S S U P P O RT É E S PA R LE S R I V E R A I N S E N A D O P TA N T U N E C H A RT E D E S B O N N E S P R AT I Q U E S D E S O N E N V I RO N N E M E N T. Se faire un nom Surprise. Caen la mer, désormais propriétaire de l’aéroport, a appris par un courrier de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) que l’aéroport de Deauville - Saint-Gatien souhaitait changer de nom pour devenir Deauville – Normandie. Pour les élus - qui se sont exprimés lors du conseil communautaire du 12 décembre 2007 - et le président de la CCI de Caen, l’aéroport communautaire peut légitimement, au regard des chiffres de son activité, de son ancrage auprès de la capitale régionale de la BasseNormandie, revendiquer le droit de porter le nom de Normandie. Fréquentation en hausse Plus de 211 000 passagers ont transité, en 2007, par l’aéroport de Caen-Carpiquet, soit une progression globale de 5 %. Les vols non commerciaux ont totalisé 99 202 passagers (+ 4 %) et les vols commerciaux 112 091 passagers (+ 5 %). Les bons résultats sont dus aux lignes régulières dont la fréquentation a augmenté de 9 % (92 483). Cette progression est notamment à mettre à l’actif des compagnies Brit Air (+ 7 %) et de Sky South, la dernière arrivée sur le tarmac. Charte de l’environnement Le bruit est une nuisance pour les riverains des aéroports. Celui de Caen-Carpiquet ne déroge pas à la règle. Aussi, Caen la mer s’engage pour atténuer l’impact du bruit sur les riverains en se dotant d’une charte de l’environnement. Celle-ci ne concerne que les activités de l’aviation générale (voltige, parachutage, avion de collection et ULM). L’aviation commerciale n’est pas concernée. Dans ce document des bonnes pratiques, six thèmes sont déclinés : respect de la réglementation, réduction des émissions sonores, modification de la VAC (carte d’approche à vue), modification des trajectoires… Plus d’informations sur www.caenlamer.fr éditorial perspectives « Le plus bel avenir possible » Caen la mer Les 29 communes de la Communauté d’agglomération de Caen la mer Authie [1] Bénouville [2] Biéville-Beuville [3] Blainville-sur-Orne [4] Bretteville-sur-Odon [5] Caen [6] Cambes-en-Plaine [7] Carpiquet [8] Colombelles [9] Cormelles-le-Royal [10] Cuverville [11] Démouville [12] Épron [13] Éterville [14] Fleury-sur-Orne [15] Giberville [16] Hermanville-sur-Mer [17] Hérouville Saint-Clair [18] Ifs [19] Lion-sur-Mer [20] Louvigny [21] Mathieu [22] Mondeville [23] Périers-sur-le-Dan [24] Saint-Aubin-d’Arquenay [25] Saint-Contest [26] Saint-Germain-la-Blanche-Herbe [27] Sannerville [28] Villons-les-Buissons [29] U La prochaine séance de Caen la mer Le prochain conseil communautaire aura lieu le vendredi 18 avril 2008 à l’hôtel de ville de Caen. Ce sera le premier conseil du nouveau mandat qui donnera lieu à la désignation, par les nouveaux élus, des vice-présidences et de la présidence. « Ce qui constitue une nation, ce n’est pas de parler la même langue, ou d’appartenir à un groupe ethnographique commun, c’est d’avoir fait ensemble de grandes choses dans le passé et de vouloir en faire encore dans l’avenir ». Ernest Renan C’est avec bien sur beaucoup d’émotion que j’écris ce dernier éditorial du mandat en cours. Dans quelques semaines, après le conseil prévu le 18 avril 2008, une nouvelle assemblée communautaire sera mise en place à Caen la mer. Il me revient donc le devoir de vous rappeler l’importance de votre vote, les 9 et 16 mars prochains, tant pour les élections municipales que pour les cantonales. La démocratie est un bien précieux de par le monde et votre mobilisation sera le signe du dynamisme du modèle français. Par ailleurs, je ne peux rédiger la conclusion, certes symbolique, de ce mandat sans avoir en tête au moins trois éléments. D’une part, il est notoire que le principe même de l’intercommunalité a fait son chemin dans tous les esprits. La mutualisation des moyens pour des intérêts et des objectifs communs est devenu une évidence et ce qui semblait peu naturel il y a quelques années est devenu un mode de gouvernance attendu. D’autre part, je veux souligner la puissance qui est celle d’une institution publique lorsque le clivage partisan est oublié et lorsque écoute et dialogue sont au rendez-vous. Bien avant que cela soit une mode, Caen la mer a rassemblé et fédéré, en toute « ouverture », des élus de tous horizons. L’engagement de tous pour l’intérêt général a été exemplaire. Enfin, je veux noter combien Caen la mer a réussi à combattre le fatalisme. Et derrière ces mots ne se cache pas un bilan comptable, mais un bilan humain. La mission de l’intercommunalité est bien celle-ci : lutter contre les accidents économiques et les anticiper, préserver le bien commun et donner à chacun les conditions de sa réussite... pour que chaque histoire individuelle ne soit jamais écrite d’avance et pour que notre histoire collective se projette plus sereinement dans l’avenir. Avoir lutté contre le fatalisme, s’être unis pour dépasser tous les clivages partisans, avoir réussi à changer notre histoire commune, voilà au moins trois bonnes raisons d’être heureux et fiers du travail accompli. En conclusion, je souhaite à l’agglomération - et les 119 élus communautaires avec moi - le plus bel avenir possible. Bonne chance à toutes et à tous. Bonne chance Caen la mer. Luc Duncombe président de la communauté d’agglomération de Caen la mer chiffre clé 95 000 95 000 C’est le nombre de passagers journaliers sur le réseau de transport en commun de l’agglomération, dont 47 % dans les trams (source Viacités). Journal de la Communauté d’agglomération Caen la mer. n°18 Sillage 21, place de la République • 14050 Caen cedex 4 • Tél. : 02 31 39 40 00 Internet : www.caenlamer.fr • E-mail : [email protected] Directeur de la publication : Luc Duncombe / Directeur adjoint de la publication : Jacques Lelandais / Rédacteur en chef : Hugues Clepkens / Adjoint au rédacteur en chef : Marc Thébault / Rédaction, photos, maquette et mise en page : aprim-caen.fr / Impression : Imaye Graphic • N° ISSN 1761-7308 - Dépôt légal à parution. • Tirage : 113 000 exemplaires. Sillage n°18 >>> 2/3 Vue d’en s Vie des communes Bretteville-sur-Odon U jardin secret Maire Dans chaque numéro, le maire d’une commune de l’agglomération livre son “jardin secret”. a Pierre Estrade « Le Parc de l’Odon » « Nous sommes ici au Parc de l’Odon, entouré de la rivière d’un côté, la campagne et les pistes cyclables de l’autre. Quand j’ai débuté mon mandat de maire, ce parc d’1,5 hectare - sorti de la terre là où, auparavant, se dressait l’ancienne décharge municipale - comportait des espaces verts et un parcours sportif. Ma première démarche a été de faire installer un grillage discret pour entourer le parc côté route, d’en interdire l’accès aux chiens pour des raisons d’hygiène et de restaurer les toilettes. Puis, aidé par les propositions d’une commission regroupant des mamans élues, j’ai fait équiper le Parc de jeux d’enfants, étape par étape. Et je dois dire que j’ai aussi beaucoup écouté ma petite fille qui, du haut de ses 7 ans, savait ce que les utilisateurs souhaitaient : tourniquet, balançoires… Je viens me promener ici au moins trois fois par semaine. Souvent je parle avec les parents et les mamies. Mon plaisir tout simple est de les voir heureux. Il y a 2 ans, nous avons également pu faire aboutir l’acquisition par le département des 3,5 hectares d’herbage en bordure du parc. L’aménagement de cette partie, avec des allées piétonnes cyclables et une grande mare, se termine actuellement. Elle conservera son caractère naturel et offrira un lieu de promenade supplémentaire pour tous et d’observation de la nature pour les scolaires. S’y ajoute un projet d’installation d’un petit parc animalier. » abrégé Agglomération U Agglomération Derniers vœux : « l’intérêt communautaire est là ! » LE 22 JANV IER DERNIER, AU CENTRE DES CONGRÈS DE C AEN, LA TR AD I T I ONNELLE CÉRÉMONIE DES VŒUX DE LA COMMUNAUTÉ D’AGGLOMÉR AT I ON ET DE S ON PRÉSIDENT LUC DUNCOMBE ÉTA I T LA DERNIÈRE DU MANDAT QUI S’ACHÈVE. EXTR A I TS. « Dans les faits et dans la perception de notre territoire, l’intérêt communautaire est là ! (…) Les personnes que nous avons en face de nous se moquent bien de savoir qui fait quoi. Ce qu’elles attendent, c’est de connaître l’offre globale, pas la revue de détail de chaque administration. (…) Pour les habitants, ils vivent dans un bassin de vie : depuis toujours j’habite ici, je travaille là-bas, je fais mes courses encore ailleurs et je vais au théâtre ou au cinéma dans un quatrième endroit ! En somme et je rassure les futurs élus communautaires, vous trouverez un pays réel bien plus intercommunal que le pays légal. Et si les citoyens ont mis du temps à assimiler nos subtilités administratives, aujourd’hui ils attendent une accélération de l’histoire ! (…) Aux futurs élus je le dis, n’ayez aucune hésitation. Avancez à grands pas, avancez résolument, ce ne sont pas les habitants de l’agglomération qui vous retarderont. Soyez en avance sur votre temps, c’est votre rôle et votre devoir. Ne vous méfiez pas à tort des habitants. Nos habitants comptent sur nous et sur notre union. (…) Ce qui était une crainte de perte de souveraineté hier, est devenu une mutualisation bien comprise des intérêts et des destins. Ce qui était « défiance » est devenu « coproduction ». Car c’est bien de cela dont il est ques- U L’épilepsie au quotidien L’association « L’épilepsie au quotidien » souhaite démystifier cette maladie. « Trop souvent, ce problème est assimilé à une déficience mentale, impliquant une discrimination à l’embauche. Or il existe plus de 70 formes à cette maladie », explique M. Bertrand, le président de cette association. La plupart des malades évitent donc d’en parler, se mettant parfois eux-mêmes en danger. L’association caennaise accompagne les épileptiques dans leurs différentes démarches : recherche de centres d’accueil pour les enfants, recherche d’emploi, démarches administratives, … Permanences : les deux premiers mercredis de chaque mois, de 10 h à 12 h, à la Maison des personnes handicapées, au 17 rue du 11 novembre à Caen. Contact : 02 31 95 48 89. Journée mondiale de la Normandie tion : désormais le fait d’écrire à plusieurs mains une même histoire est devenu une évidence. Parce que Caen la mer est ancrée dans le quotidien de chaque habitant et parce que les élus de Caen la mer ont écrit, parfois avec véhémence mais toujours avec passion, une histoire commune, ils ont changé l’histoire. » L’association Normandy-Day, organise chaque année depuis 7 ans un pique-nique afin de commémorer le Débarquement du 6 juin en Normandie. Un trophée est également dédié aux entreprises normandes. Il récompense la plus citoyenne, la plus performante, la meilleure ambassadrice ainsi que l’entreprise de l’année, la PME la plus dynamique, et depuis l’année dernière, en partenariat avec le syndicat des boulangers, la plus belle vitrine de produits normands. Toutes les entreprises de plus de 3 ans qui souhaitent s’inscrire peuvent retirer un dossier auprès de l’association. Cette année Gérard Lenorman, président de l’association de la Journée de la Normandie et Luc Couillard, directeur du Normandy-Day, souhaitent faire de cette date la « Journée Mondiale de la Normandie » qui sera lancée au Zénith de Caen. Contact: www.normandy-day.com, [email protected] ou au 02 35 59 06 06. semble abrégé Littoral Caen U Les « sables animés » renouvelés cet été U EMN : dans la cour des grandes AVE C 2 4 0 0 M 2 D E N O U VE A UX LO C A UX I N A U G U R É S E N N OVE M B R E , L’ ÉCO LE D E M A N AG E M E N T D E N O R M A N D I E S E D OT E D ’ U N É Q U I PE M E N T A UX STA N D A R D S D E S G R A N D E S ÉCO LE S F R A N Ç A I S E S D E CO M M E RC E . Après une première édition plutôt réussie l’été dernier, Caen la mer a décidé de reconduire « les sables animés » les 9 et 10 août prochains sur son littoral. La manifestation, destinée à animer et valoriser les 4 km de plages gérées par Caen la mer, se tiendra entre la place du cuirassé Courbet à Hermanville-sur-mer et la place de la mairie à Lion-sur-mer. Tout au long du week-end, de nombreuses animations sportives et culturelles seront proposées gratuitement au grand public : tournois de foot, de beach-volley, activités nautiques, apéro-concert... Une trentaine d’associations tiendront également des stands, notamment sur le thème du développement durable, fil conducteur de la manifestation. Pour étoffer l’événement par rapport à l’an dernier, un chapiteau pourrait abriter des artistes locaux. Les différentes structures culturelles de Caen la mer seront aussi invitées à participer à l’événement. À suivre sur www.caenlamer.fr L’extension de l’École de Management de Normandie a été inaugurée le 13 novembre dernier. Elle a notamment permis l’ouverture d’un 5e amphi d’une capacité de 300 places. Depuis sa création en 1987, le campus de l’École de Management de Normandie (ex-Sup Europe CESEC) n’a cessé de se développer. En 20 ans, sa surface est passée de 1 800 à 7 200 m2. La dernière extension du site a été inaugurée le 13 novembre dernier. Elle porte sur l’ouverture, à la rentrée 2006, de 2 400 m2 de locaux supplémentaires qui ont permis l’aménagement de salles de cours et de bureaux pour les professeurs, l’ouverture d’un 5e amphithéâtre, d’une capacité de 300 places, la réorganisation du pôle informatique et l’accueil du Polytechnicum de Normandie. Un investissement de 3 millions d’euros (1) au total, destiné à accompagner la montée en puissance de l’école. Née en 2004 de la fusion de Sup Europe CESEC avec l’IPER et l’ESC du Havre, l’École de Management de Normandie compte aujourd’hui 1 500 étudiants, 250 salariés et cadres d’entreprises en formation continue ainsi que 47 professeurs permanents (7 affiliés) répartis sur les campus de Caen, Le Havre et Deauville. « Comme nous, les étudiants ont des exigences sur la qualité des équipements de l’école, note Jean-Guy Bernard, directeur général de l’E.M. Normandie. Il nous fallait être à la hauteur des standards des grandes écoles de commerce ». L’extension du site, décidée il y a 6 ans par la CCI de Caen, propriétaire des murs et le responsable d’établissement à l’époque, poursuivait deux objectifs : satisfaire aux conditions d’accueil des étudiants et anticiper l’augmentation des effectifs liées à l’ouverture d’une 5e année. Depuis la rentrée 2006 en effet, l’École de Management de Normandie propose un programme Master Grande École (bac +5). 750 étudiants de Caen et du Havre y sont actuellement inscrits. On en prévoit le double d’ici à 2011 ! De nouvelles extensions seront dès lors nécessaires, mais d’ici là, d’autres projets, plus urgents, seront réalisés telle la réfection du hall d’entrée de l’école. c (1) Les travaux, d’un montant de 3,05 millions d’euros, ont été financés par la CCI de Caen avec le soutien de Caen la mer (610 000 euros), du Département et de la Région. PORTES OUVERTES LE 15 MARS L’École de Management de Normandie organise sur son campus de Caen une journée portes ouvertes le samedi 15 mars 2008, de 10h à 17h. Au programme : conférences à 10h30 et 14h30 sur les programmes Master École de Management de Normandie, Bachelors en marketing et affaires internationales – ACI Normandie, visite des locaux, rencontres avec les professeurs et les étudiants, stands thématiques : concours, international, apprentissage… Pratique : E.M. Normandie – 9, rue Claude Bloch 14052 Caen cedex 4. www.ecole-management-normandie.fr dans la lumière Un laboratoire monétique à l’ENSICAEN À l’initiative du club des partenaires industriels de l’ENSICAEN, les apprentis ingénieurs en monétique bénéficient aujourd’hui d’un outil sans pareil pour mieux comprendre l’intégralité des fonctions liées au retrait et au paiement bancaire. La plateforme monétique pédagogique, c’est son nom, reconstitue l’ensemble des équipements nécessaires à toute transaction monétique : personnalisation des cartes à puces, terminaux de paiement, guichets automatiques, centres d’autorisation, sécurisation, gestion des comptes… Cet outil, financé en grande partie par une quinzaine d’entreprises et le GIE Cartes Bancaires – dont le laboratoire de recherche, Elitt, s’installera dans quelques mois sur Effiscience - va permettre de former des cadres hautement compétents dont les entreprises du pôle transactions électroniques sécurisées ont besoin (de 70 à 300 spécialistes formés d’ici à 2010). Il favorisera aussi le développement de projets très innovants. Sillage n°18 >>> 4/5 Vue d’en s AGGLOMÉRATION U Une stratégie foncière d’agglomération C AEN LA MER FA I T RÉGULIÈREMENT L’ACQUI SI T I ON DE TERR A I NS POUR ANT I C IPER S ON DÉVELOPPEMENT FUTUR ET VEI LLER À L’ÉQUI LIBRE DE S ON TERR I TO IRE. LA MAÎTR I SE DU FONC IER EST LA COND I T I ON ESSENT IELLE DE S ON AVENIR. abrégé Tout sur les jobs d’été le 27 mars La journée Job d’été du Centre Régional d’Information Jeunesse (CRIJ) de BasseNormandie aura lieu le jeudi 27 mars 2008 au Centre de congrès à Caen, de 10h à 17h. Lors de cette journée, les jeunes de plus de 18 ans pourront rencontrer les employeurs, consulter les offres, obtenir une aide pour rédiger leur CV. Le pôle « Jobs à l’étranger » proposera de l’information sur les jobs à l’étranger, le volontariat international, des adresses utiles et également quelques offres. Entrée gratuite et CV indispensable. Renseignements : www.crij-bn.org L’équilibre entre espaces ruraux et zones urbaines est l’objectif du programme d’action foncière dessiné par les élus communautaires. La pression foncière exercée sur le territoire communautaire est forte. Pour garder la main et maîtriser son avenir, Caen la mer a entamé un programme d’action foncière (PAF) afin d’acquérir, ou du moins « geler », les terrains nécessaires à la réalisation de ses objectifs. « Une nouvelle étude de politique foncière vient d’être lancée, sous la maîtrise d’œuvre de l’EPFN (lire encadré), afin de repérer les terres agricoles concernées par les futurs projets communautaires », signale Caen la mer. Concrètement, l’EPFN fait les démarches d’acquisition (droit de préemption) auprès des différents propriétaires concernés par un projet, avant de les céder à Caen la mer. « En procédant ainsi, la communauté d’agglomération se procure un ensemble de terrains en une seule fois et évite des acquisitions morcellées », souligne le service foncier. L’acquisition des terrains se fait en fonction des futurs projets décidés par les élus communautaires dans le respect des compétences de Caen la mer. Parallèlement aux démarches de maîtrise foncière engagée pour des terrains susceptibles de favoriser le développement des zones d’activités de Saint-Germain-laBlanche-Herbe, de Lazzaro et du Nouveau bassin, les élus communautaires ont également l’intention de se porter acquéreur de 200 ha dans le cadre d’un futur « Parc Industriel » à l’est de l’aggloméra- c tion. Au titre de l’habitat et de l’amélioration de la cohésion territoriale, quatre zones d’habitat communautaire imposent la maîtrise du foncier : Colombelles, Fleury-sur-Orne, Ifs (Modigliani) et Bretteville-surOdon. Enfin, pour apporter aux habitants une réelle qualité de vie, la maîtrise des terrains permettant de connecter entre eux les quatre parcs périurbains créés est recherchée. L’ÉTABLISSEMENT PUBLIC FONCIER DE NORMANDIE Par son intervention, l’Etablissement Public Foncier de Normandie, créé en 1968 sous l’intitulé d’Établissement Public de la Basse Seine, permet aux collectivités d’anticiper et de maîtriser, à un coût connu d’avance, les emprises nécessaires à une politique d’aménagement. En outre, grâce à ses ressources propres levées sur une vaste région (Haute et Basse-Normandie), l’Etablissement Public joue un rôle de mutualisation des politiques foncières. L’EPFN facilite ainsi l’aménagement des terrains concernés. En mettant en œuvre des études et travaux, l’établissement participe activement aux opérations préalables à l’aménagement des terrains et la résorption des friches urbaines, en partenariat avec l’État, les deux régions et les collectivités locales. dans la lumière Le CD de deux professeurs du conservatoire Le rayonnement de l’équipe pédagogique et l’excellence du conservatoire de Caen la mer s’illustrent une fois encore dans l’actualité nationale et internationale de la musique classique. En effet, les professeurs du conservatoire, Stéphanie-Marie Degand (violon) et Olivier Peyrebrune (piano) se distinguent dans l’actualité discographique du moment à l’occasion de la sortie de leur CD consacré aux sonates et romances de Schumann. semble AGGLOMÉRATION U Le budget 2008 adopté RÉUNI À SANNERVILLE, LE DERNIER CONSEIL COMMUNAUTAIRE DU 8 FÉVRIER A ADOPTÉ LE BUDGET 2008. D’UN MONTANT DE 233 MILLIONS D’EUROS, IL PRÉVOIT 90,5 MILLIONS D’INVESTISSEMENT. Pas de surprise : le budget 2008, le dernier voté par les élus de Caen la mer avant le renouvellement suite aux élections municipales des 9 et 16 mars 2008, prévoit la poursuite de l’action de la communauté d’agglomération dans la continuité des budgets précédents. Il n’envisage pas de modification du périmètre de l’activité des services et comprend, en investissement, les crédits nécessaires à la poursuite des projets engagés. « Nous ne sommes guère maîtres de nos recettes, a expliqué Pierre Estrade, 1er vice-président de la commission des finances, en présentant le budget principal. C’est vrai pour la taxe professionnelle, notre principale ressource (76,3 millions d’euros) mais aussi pour les dotations de l’Etat (33,4 millions), dont le montant stagne. » Hors de la Taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM), Caen la mer a donc peu de possibilités d’action sur ses recettes : plus de 95 % d’entreelles échappent à son contrôle. « Par contre, nous sommes à peu près maîtres de nos dépenses, a poursuivi Pierre Estrade. À peu près car pour certaines charges, nous dépendons aussi de décisions nationales. Nous pouvons annoncer que l’ensemble des services qui c ont tenu leur budget en 2007 s’est engagé sur une année 2008 sans dérive bien au contraire. » Au total, les 140 millions de dépenses ne sont couvertes que par environ 136,6 millions de recettes. « C’est pourquoi le budget 2008 est une nouvelle fois équilibré par la reprise de l’excédent de l’exercice écoulé (comme en 2005, 2006 et 2007) », a justifié le 1er vice-président de la commission des finances. Concernant les investissements (36,5 millions d’euros de crédits nouveaux dans le budget principal ; 23,3 millions pour l’assainissement ; 2,4 millions de remboursements d’emprunts et 28,3 millions de crédits reportés), les grands chantiers en cours vont continuer, dont l’Ecole régionale des beaux-arts (ERBA), la poursuite de l’aide au Grand projet de ville (GPV), au Plan local de l’habitat (PLH), à l’implantation des entreprises avec la création de nouvelles zones d’activité… « Ce budget autorisera cependant, dans quelques mois, à l’issue du renouvellement des élus communautaires, quelques possibilités de modifications dans le cadre de décisions modificatives », a prévenu Pierre Estrade. EN DÉPIT DE LA « PONCTION » FRANCE TELECOM Les investissements 2008 prévoient la poursuite du Plan local de l’habitat (PLH). Dépenses du budget 2008 Recettes réelles du budget 2008 Le phénomène est national et se répète depuis plusieurs années. Le budget 2008 est à nouveau touché par la « ponction » France Telecom. Cette dernière voit ses bases de TP diminuer tandis que le prélèvement de l’État, lui, progresse régulièrement. Pour cette année, la perte s’élève à 3,4 millions d’euros puisque la retenue faite par l’État au titre de la TP de France Telecom est de 6,9 millions alors que Caen la mer ne percevra que 3,5 millions d’euros. « Tel que nous sommes partis et s’il n’y a rien de modifié au niveau national, l’écart de prélèvement annuel sur France Telecom chaque année un peu plus important, n’a aucune raison de ne pas encore s’amplifier en 2009 », a prévenu 1er viceprésident de la commission des finances. En cumul, Caen la mer arrive à une perte de… 9,6 millions d’euros ! Sillage n°18 >>> 6/7 Vue d’ensemble travaux Stade nautique : bassins extérieurs rouverts, bassins intérieurs fermés provisoirement LE STA D E N A U T I Q U E D E C AE N L A M E R FA I T E N C O R E L’A C T U A L I T É . F I N J A N V I E R , S E S B A S S I N S E XT É R I E U R S , U N M O M E N T F E R M É S , O N T RO U V E RT TA N D I S Q U E LE S B A S S I N S I N T É R I E U R S S O N T F E R M É S D E P U I S LE 17 J A N V I E R . E X P L I C AT I O N S . • Réouverture. Le 10 janvier, Caen la mer se trouvait dans l’obli- © Franck Castel gation de procéder à la fermeture de l’accès aux bassins extérieurs. Un collecteur d’eau défectueux devait impérativement être remplacé. Ce qui a été fait et dès le 28 janvier, tous les bassins extérieurs ont pu être rouverts au public. Les travaux ont permis de réaliser les vidanges et nettoyages périodiques attendus. Il sera ainsi inutile d’en réaliser de nouveaux en mars prochain. Les bassins extérieurs sont de nouveau accessibles, tout comme le hall d’entrée, les vestiaires et les douches du stade nautique. • Fermeture. Le 17 janvier dernier, en raison d’un rapport d’expertise alertant Caen la mer sur l’état de la structure du toit du stade nautique, la communauté d’agglomération a aussitôt décidé, au nom du principe de précaution, de fermer l’accès aux bassins intérieurs. La mesure a pris effet dès 14h ce jeudi 17 janvier. En effet, le plafond isolant intérieur, gorgé d’eau, se trouve alourdi de manière anormale. « L’établissement est fréquenté régulièrement par un grand nombre d’usagers dont beaucoup d’enfants. J’ai pris cette décision, indispensable, en raison du danger encouru », a souligné Luc Duncombe, président de Caen la mer. Dès cette annonce, les autres établissements communautaires (piscines de la Grâce de Dieu et du Chemin Vert à Caen et Montmorency à Hérouville Saint-Clair) ont revu leurs plannings afin d‘accueillir les adhérents des clubs sportifs ainsi que les usagers. Colombelles attend ses nouveaux logements L A F U T U R E ZO N E C O M M U N A U TA I R E P O U R L’ H A B I TAT D E C O LO M B E L LE S VA B I E N T Ô T P R E N D R E F O R M E . LE S P R E M I E R S T R AVA UX S O N T ATT E N D U S D A N S U N A N . Comme un nouveau quartier de ville ! Sur la commune de Colombelles (le Plateau), la zone d’habitat communautaire Jean Jaurès avance. Si elle est encore dans les cartons, elle progresse au rythme normal d’un tel projet : près de 800 logements attendus sur 18 hectares. Sous maîtrise d’ouvrage de Caen la mer, la zone vient d’être concédée à Normandie Aménagement, qui réalise actuellement le campus technologique Effiscience. À ce jour, le projet de programme global des constructions prévoit un peu moins de 800 logements : 45 % en collectifs, 40 % en intermédiaires et 15 % en individuels. Les logements sociaux sont prévus pour 1/3 environ. Le démarrage des premiers travaux devrait avoir lieu dans un an et les premiers logements sortir de terre au second semestre 2009. Au delà des logements attendus, des commerces, des services, un équipement public communal, la fibre optique, une emprise pour un transport en commun en site propre (TCSP) sont également programmés. UN HABITAT DE QUALITÉ L’objet principal des futurs terrains est de créer un habitat de qualité contribuant à l’atteinte des objectifs du Plan local de l’habitat (PLH) tant sur le plan qualitatif que quantitatif. Pour cela une charte pour la qualité des zones d’habitat a été adoptée en conseil de Caen la mer le 24 mars 2005. Sur 18 hectares, la future zone d’habitat se situe dans le prolongement de Colombelles, sur le Plateau, de l’autre côté de la route qui va du rond-point Lazzaro vers le canal. Hérouville Saint-Clair abrégé U Agglomération Un lieu d’accueil unique U La préfecture rend son avis sur Weygand LE FUTUR PÔLE EMPLO I OR IENTAT I ON FORMAT I ON (POEF) CONST I TUER A LE P I VOT UNI QUE POUR TOUTES LES PERS ONNES DE L’AGGLO MÉR AT I ON À LA RECHERCHE D’UNE OR IENTAT I ON OU D’UNE I NSERT I ON PROFESSI ONNELLE. PRÉSENTAT I ON. Caen la mer conduit le dossier de réalisation du prolongement du boulevard Weygand, entre Caen et Mathieu, en 2x1 voies, afin d’améliorer les conditions de circulation au nord de l’agglomération. Le but de cette future voie est de fluidifier le trafic automobile aux heures de pointe et de faciliter la desserte du plateau nord de l’agglomération. L’arrêté préfectoral de déclaration d’utilité publique de cette opération a été signé le 25 janvier 2008. L’enquête parcellaire d’identification des propriétaires concernés par l’opération peut alors débuter. Cette enquête aboutira à un arrêté de cessibilité pris par le préfet. Hermanville-sur-Mer U dans la lumière Dans un an, le PEOF, situé à Hérouville Saint-Clair doit accueillir les personnes de l’agglomération à la recherche d’une orientation ou d’une insertion professionnelle. Sur le territoire de Caen la mer, quatre communes bénéficient du contrat de ville : Caen, Hérouville-SaintClair, Ifs et Colombelles. Ce dispositif est le cadre qui priorise l’intervention de l’État et de ses partenaires sur les quartiers prioritaires de ces quatre villes. Ainsi, la communauté d’agglomération, par le Grand projet de ville (GPV), assure un soutien actif aux programmes de rénovation urbaine, en assumant la maîtrise d’ouvrage d’opérations structurantes comme celle du futur Pôle Emploi Orientation Formation (POEF) d’Hérouville Saint-Clair, par exemple. Il sera installé dans une partie de l’ancien Centre international de séjour, situé place de l’Europe. Cette structure accueillera les premières personnes concernées par la recherche d’une orientation professionnelle ou d’un emploi, d’ici un an a priori. Pour la première fois, un lieu unique sera entièrement dédié à cette problématique. « Il s’agit de travaux de remise aux normes d’une partie des anciens locaux du CIS », précise le service « infrastructures et Bâtiments ». Caen la mer en possède une partie et la société HLM « Les Foyers » de Rennes reste toujours propriétaire du grand bâtiment ». Un « Espace affaire » Concrètement, après travaux, les locaux devraient accueillir tout ou partie de la Maison de l’emploi et de la formation de l’agglomération caennaise (MEFAC) qui a la mission de fédérer les acteurs locaux chargés du développement économique, de l’emploi et de la formation. L’implantation d’un « Espace affaires » (bureaux, salles de formation, accueil et espaces de convivialité) est envisagée. « Les associations d’insertion comme la MIFE ou Défi-Élan restent également dans les futurs aménagements, annonce-t-on à Caen la mer. Un programme de nouveaux logements sociaux doit voir le jour lui aussi ». Faute des terrains nécessaires à la réalisation du nombre de places de stationnement prévu par les recommandations du Plan local d’urbanisme (PLU), Caen la mer a acquis des places dans le futur parking souterrain de la Place de l’Europe. Le PEOF représente un budget de 3 millions d’euros financé par Caen la mer, par l’Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU) et la Région BasseNormandie. Le poste de secours bientôt sauvé Les travaux de réhabilitation du poste de secours d’Hermanvillesur-Mer par Caen la mer pourraient débuter en mars. Le permis de construire a été déposé, et l’appel d’offres lancé. « Nous allons rénover toute la vigie au 1er étage ainsi que l’infirmerie au rez-de-chaussée », indique le responsable Littoral à Caen la mer. Des travaux de toiture et de peinture seront aussi réalisés avec la ville d’Hermanville-sur-mer. « Nous en profiterons également pour remplacer les vitres vandalisées à la fin de l’été », précise Gilles Devin. Ces travaux coûteront au total 80 000 euros. Il s’agit avant tout d’améliorer les conditions de travail des quatre sauveteurs mais aussi de valoriser les équipements du littoral de Caen la mer. Sillage n°18 >>> 8/9 Évolution Développement économique abrégé Des manteaux Chanel à Ifs LA ZONE D’ACTI V I TÉ DE CAEN LA MER OBJECT ’IFS SUD ACCUEILLERA COURANT 2008 LES « ETABLI SSEMENTS THIERRY », FABR I CANT DE VÊTEMENTS POUR CHANEL, VUI TTON, HERMÈS. . . LA PME ENV I SAGE D’EMBAUCHER UNE V INGTA INE DE PERS ONNES DANS LES TROI S À C INQ ANS À VENIR. Les « Etablissements Thierry », spécialisés dans la confection de prêt-à-porter de luxe, s’installeront à la rentrée prochaine sur la ZAC d’Object’Ifs sud, à Ifs. Intégrée au cercle des entreprises de luxe, la PME possède un savoir faire très spécialisé. Elle fabrique des pièces à manches (manteaux, blousons, …) pour des maisons telles que Chanel, Hermès, Vuitton, Céline. La société au chiffre d’affaires de trois millions d’euros, installée depuis sa création en 1975 à Saint-André-sur-Orne, trop à l’étroit dans ses locaux, a décidé de déménager à 6 km de son emplacement actuel. « La ZAC d’Object’Ifs sud est vouée à un avenir certain. Elle est située sur un axe stratégique », explique Amedi Nacer, PDG depuis 2004 des « établissements Thierry ». Il a souhaité s’y installer afin d’offrir un environnement confortable à son personnel. Le déménagement a, en effet, été accueilli avec enthousiasme par les salariés, en raison des modalités d’accueil dont bénéficie la ZAC Object’Ifs sud. Très bien desservie par les transports en commun et facile d’accès, elle se situe à proximité d’espaces commerciaux et pourrait prochainement bénéficier d’un restaurant d’entreprise ainsi que d’une crèche. Soleil-vert va ouvrir à Fleury-sur-Orne Elle est encore en travaux mais la future jardinerie « Soleil-vert » devrait ouvrir au printemps. En bordure du périphérique sud, à la sortie de Fleury-sur-Orne et à proximité de l’enseigne « Terres et eaux », le magasin sera un espace de 10 000 m2, avec un parking de plus de 300 places. Une trentaine d’emplois sont prévus à l’ouverture. Une croissance de l’activité Ce déplacement correspond également à des objectifs de croissance, reposant sur une amélioration de la qualité. « Dans notre secteur, il faut en permanence se remettre en question si l’on veut rester dans la course. Et la qualité est un point crucial. Ici, il faut quatre ou cinq ans d’expérience dans l’entreprise, avant d’atteindre le niveau d’exigence requis », souligne Amedi Nacer. Sa propre expérience professionnelle en tant que responsable de production pour LVMH, puis pour Hermès, lui permet de détecter les potentialités de croissance du secteur. Pour preuve, en quatre ans, neuf personnes ont déjà été embauchées, portant à 80 l’effectif de couturières hautement qualifiées, en CDI, auxquelles s’ajoute une douzaine en CDD. Le recrutement d’une vingtaine de personnes supplémentaires dans les trois à cinq ans à venir est également au programme. Amedi Nacer, PDG des « Etablissement Thierry » s’installera sur la ZAC Object’Ifs sud en bordure du périphérique Sud. La construction du bâtiment, réalisée par Normandie aménagement, a débuté en janvier et se terminera courant juillet. Le coût de l’opération se chiffre à 1 415 000 euros dont 120 000 euros qui seront apportés par Caen la mer sous forme d’une aide à l’immobilier qui transitera par Normandie aménagement. Cette somme sera amortie en trois ans, par le retour de la taxe professionnelle, évaluée à 41 000 euros annuels. U Caen la mer dîne avec l’économie Agglomération Comme cela se déroule depuis quatre ans, à l’invitation de JeanMichel Gasnier et en présence de Pierre Estrade et des responsables des structures de développement de Caen la mer, Synergia et Normandie aménagement, Luc Duncombe a rencontré en décembre dernier, à Mondeville, les principaux responsables économiques de l’agglomération. Un dîner très convivial et surtout un instant privilégié d’échanges pour que Caen la mer expose ses projets et pour que les chefs d’entreprises, les contribuables de l’agglomération, fassent part de leurs attentes et de leurs remarques. Caen la mer adhère au club Chine-Normandie Caen la mer est dorénavant membre du club Chine-Normandie, créé en 2007. Cette structure est destinée à faciliter la rencontre entre les différents acteurs concernés par une ouverture économique, culturelle et scientifique en direction de la Chine. L’objectif est de mettre en œuvre une politique en direction du premier marché mondial en mutualisant les expériences. Mél : [email protected] Site : www.clubchinenormandie.fr Mars 2008 n° 6 4 pages détachables À la une La collecte des déchets ménagers harmonisée Au 1er janvier 2008, les 29 communes de Caen la mer ont toutes désormais les mêmes pratiques. À retenir Caen la mer verse au Téléthon Pour le Téléthon 2007, Caen la mer a organisé une opération spéciale de collecte du verre qui a permis un don de 11 000 euros à l’AFM. Zoom sur Profession ripeur On les appelle désormais des ripeurs, autrefois des éboueurs. À l’arrière de la benne, ils ramassent au quotidien nos déchets. À la une La collecte des déchets ménagers harmonisée Depuis la prise de compétence collecte des déchets, Caen la mer a uniformisé les services sur l’ensemble de l’agglomération. Ainsi, depuis le 1er janvier 2008, les 29 communes bénéficient des mêmes modalités de collecte. communes du littoral (Hermanville-sur-mer, Lion-sur-mer et Saint-Aubin-d’Arquenay). L’essentiel des collectes est désormais assuré par des bennes fonctionnant au GNV (Gaz Naturel pour Véhicules), générant moins de pollution de l’air et moins de bruit. Des avantages répondant parfaitement à la politique de développement durable menée par Caen la mer. Les nouveaux aménagements de collecte mis en place sur l’ensemble du territoire de Caen la mer assurent donc à l’usager un meilleur service au meilleur coût. La collecte des recyclables en monoflux, des tonnages à la hausse L es déchets recyclables sont désormais collectés en monoflux sur l’ensemble des 29 communes. Plus d’hésitation pour l’usager entre le sac jaune et le sac bleu, un seul et même sac jaune (habitat pavillonnaire) ou bac gris à couvercle jaune (habitat collectif) pour Les calendriers de collecte 2008-2009 bientôt dans les boîtes aux lettres Attention, les nouveaux calendriers de collecte des déchets ménagers seront distribués dans les boîtes aux lettres début mars. En cas de non distribution ou d’erreur, un seul numéro de téléphone : N° Vert (appel gratuit) : 0 800 00 14 29. 2 La feuille Mars 2008 les papiers, cartons, boîtes métalliques, bouteilles et flacons en plastique. L’usager peut même désormais y déposer la bouteille d’huile recyclable. L’avantage de la collecte en monoflux est double : simplification du geste de tri pour l’usager et travail simplifié et amélioré pour le personnel de collecte et de traitement. C’est aussi moins de véhicules en circulation par l’utilisation de bennes simples qui regagnent directement le centre de tri remplies au maximum. Plus hermétiques, plus hygiéniques, plus pratiques, les bacs roulants à couvercle gris destinés à la collecte des ordures ménagères ont été distribués sur l’ensemble de l’agglomération. La dernière phase de distribution a eu lieu en début d’année sur les La tendance se confirme et se poursuit, Caen la mer a collecté en 2007, 14 500 tonnes de recyclables soit une augmentation de 12 % par rapport à 2006. Un chiffre encourageant et un effort à poursuivre ! ! Des véhicules moins polluants L’utilisation du GNV (Gaz Naturel pour Véhicules) par rapport au gasoil diminue les rejets de particules et de gaz polluants. En effet, la combustion de ce gaz naturel ne produit ni oxydes de soufre, ni poussières, ni fumées noires. Un tel choix de véhicules répond bien aux objectifs de Caen la mer en matière de développement durable. En bref À retenir Caen la mer verse 11 000 euros au Téléthon Dans le cadre du Téléthon 2007, Caen la mer a organisé une opération spéciale de collecte du verre qui a permis un don de 11 000 euros à l’AFM. I mpossible de ne pas agir ! Comme chaque année, le Téléthon mobilise ses forces pour que les dons soient les plus nombreux possible. L’idée de Caen la mer a été de lancer une opération spéciale de collecte du verre, du 7 décembre 2007 au 7 janvier 2008, dans les 450 points d’apport volontaire disposés sur l’ensemble du territoire. Un double objectif atteint pour Caen la mer : une mobilisation importante des usagers en faveur du Téléthon et pour l’environnement, puisque 626 tonnes environ ont été ainsi collectées pendant cette période. Un résultat à encourager et un effort à poursuivre : la sensibilisation a fonctionné à plein puisque les chiffres sont meilleurs que ceux de l’année précédente, soit une hausse de 13,5 % par rapport à 2006 pour la même période. Le montant des recettes, soit 11 000 euros, a été entièrement reversé au profit de l’Association Française contre les Myopathies (AFM). La remise officielle du chèque par Luc Duncombe, président de Caen la mer, à Michel Guinefolleau, responsable départemental de l’AFM, s’est déroulée au siège de la communauté d’agglomération en janvier dernier. Le 7 janvier dernier, Luc Duncombe a remis un chèque de 11 000 euros au représentant de l’AFM. Le verre, un matériau recyclable à l’infini • Des colonnes d’apport volontaire forcément près de chez vous Déposé dans les 450 colonnes situées sur l’ensemble du territoire de Caen la mer, le verre est collecté puis stocké avant reprise par la société BSN. • Valorisé, il reprend vie Le verre est alors traité dans les verreries de BSN à Vayres (33), à Gironcourt (88) et Reims (51). Après tri et lavage, il est broyé en morceaux très fins (calcin). Fondu à plus de 1 500°C, il redevient une pâte de verre pour la fabrication de nouveaux bocaux ou de nouvelles bouteilles. • Les intérêts de son recyclage Le verre est un matériau d’emballage recyclable à 100 % et à l’infini sans qu’il perde ses qualités intrinsèques. Le recyclage du verre s’inscrit dans un objectif de protection de l’environnement et de valorisation maximale des déchets ménagers. La réutilisation du verre collecté permet d’économiser de l’énergie (le calcin fond plus facilement dans le four verrier) et des ressources naturelles (sable). Ainsi pour une tonne de verre recyclée, on économise 200 kg de rejets de CO2. • Les tonnages de verre collectés à Caen la mer En 2005 : 5 448 tonnes En 2006 : 5 592 tonnes En 2007 : 5 678 tonnes (+ 1,5 % par rapport à 2006, soit 25 kg/hab/an.) Il faut poursuivre et augmenter ce résultat pour atteindre le ratio national de 31 kg/hab/an ! Pour connaître la colonne à verre la plus proche, contactez le N° vert 0 800 00 14 29 (appel gratuit). Caen la mer exemplaire pour son compostage L’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) a mis en œuvre un Plan national de Soutien au Compostage Domestique (PNSCD). Caen la mer, au vu des opérations de mise à disposition de composteurs et de sensibilisation des usagers sur cette pratique depuis 3 ans, a été retenue comme opération exemplaire à l’échelle nationale. Depuis 2005, ce sont en effet 2 000 composteurs individuels distribués, et donc environ 1 000 t de déchets verts valorisés annuellement à domicile. Le guide « fabriquez votre composteur et compostez dans votre jardin » est téléchargeable sur le site internet de Caen la mer à l’adresse suivante : www.caenlamer.fr (rubrique déchets ménagers). Déchèterie de Fleury-sur-Orne : allez-y ! Située aux abords du périphérique sud et facile d’accès, la nouvelle déchèterie de Fleury-surOrne vous accueille depuis septembre 2007. Tout a été fait pour offrir un accueil de qualité et un temps d’attente limité sur la plateforme. Localisée rue des Carriers (ouverture du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 18h et le samedi de 9h à 18h), elle est la 5e déchèterie du territoire de Caen la mer. Déchèterie d’Hermanville-sur-Mer : fermée pour travaux Les travaux de réaménagement ont débuté en novembre dernier à la déchèterie d’Hermanvillesur-Mer. Ils seront l’occasion d’une réorganisation complète du site afin d’offrir aux usagers une qualité de service optimisée. La réouverture est attendue pour le printemps 2008. 3 La feuille Mars 2008 Zoom > À l’arrière d’une benne On les appelle désormais des ripeurs, autrefois des éboueurs. Peu importe le nom, le service reste le même. À l’arrière de la benne de collecte, ils ramassent au quotidien nos déchets. 5h45 du matin. C’est parti pour une tournée de quelques heures à travers les rues, ruelles, impasses et autres chemins de Démouville et de Giberville. Devant chaque porte, la benne, girophare orange allumé, stoppe pour collecter, selon les jours, déchets ménagers, déchets recyclables ou déchets verts. Au volant, Philippe Collet. À l’arrière, sur les marchepieds du véhicule, Michel Douguet et Vincent Ecolasse. « Le métier a bien évolué. Avec les conteneurs, c’est moins dur qu’avant et c’est plus propre, souligne le chauffeur. Le poids des bacs à ordures ménagères a sensiblement baissé. » Une diminution qui s’explique, selon lui, par la mise en place du tri sélectif (emballages, déchets verts), par l’extension des déchèteries et par la prise de conscience des usagers sur la nécessité de trier correctement les déchets. Les phares de la benne éclairent encore la nuit qui s’achève. Même sans cette lumière, les trois hommes se repèrent sans difficulté. Ils connaissent par cœur leur secteur, savent avec précision où sont situés les conteneurs. « C’est le métier qui veut ça, sourit Philippe, ripeur depuis 1984. Et puis entre nous, on se connaît bien, on a nos habitudes, ça permet d’éviter les accidents. » L’équipe est soudée. « Cela fait vingt ans qu’on travaille ensemble. C’est un métier où il faut être organisé », remarque Vincent. 4 La feuille Mars 2008 Le chauffeur et les ripeurs sont à l’œuvre. Quand les conteneurs sont trop nombreux, le chauffeur descend aider ses équipiers. Si les conteneurs ont changé la façon de travailler, le métier reste toujours aussi physique : sauter du marchepied, courir pour remonter… « On est des équilibristes, note Michel. Les gens ne font pas toujours attention à nous. Des fois, certaines voitures nous frôlent vraiment. » Le danger n’est effectivement jamais très loin. “On est des équilibristes, les gens ne font pas toujours attention à nous” 1 2 balance, le véhicule reprend sa route et les équipiers leurs places. Les rues sont souvent désertes. De temps en temps, un geste de la main salue le passage de la benne. « Avec quelques années d’expérience, j’ai vu des changements, se souvient Philippe. Avant, on considérait notre métier. Récemment, j’ai entendu une dame dire à sa petite-fille : si tu ne travailles pas bien à l‘école, tu ramasseras les poubelles ! C’est pourtant un métier comme un autre, on rend service. » Il en faut plus à l’équipe pour se démotiver. Les ripeurs sont prêts pour une nouvelle tournée. Demain, elle les emmènera sur d’autres communes et quartiers. 3 Par deux fois dans la matinée, la benne quittera le circuit de la tournée pour aller vider les déchets à l’usine d’incinération de Colombelles. L’occasion pour l’équipe de se retrouver en cabine le temps du voyage. Une fois le ticket de pesée délivré par la 1. Au volant, Philippe garde toujours un œil sur Michel et Vincent, à l’arrière de la benne. 2. Une caméra et son écran de contrôle aident le chauffeur à visualiser ses équipiers. 3. Arrêt à l’usine d’incinération de Colombelles pour vider la benne. a Nautisme : la pépinière pousse au printemps A C T U E L LE M E N T E N C H A N T I E R , L A P É P I N I È R E D ’ E N T R E P R I S E S N A U T I Q U E S D E C AE N L A M E R O U V R I R A E N J U I N . L’O U T I L , U N I Q U E E N F R A N C E P O U R LE S P O RT E U R S D E P RO J E T S D A N S C E S E C T E U R D ’A C T I V I T É S , I N T É R E S S E D É J À D E NOMBREUSES ENTREPRISES. • HOTELLERIE D’ENTREPRISES > Ateliers 9 000 m2 / 6 ponts roulants avec porte 10 x 14 m > Voirie d’accès au Nouveau Bassin > Bâtiment tertiaire attenant de 600 m2 • PÉPINIÈRE NAUTIQUE > Espace tertiaire : 10 bureaux, espaces mutualisés, salle de réunion > Plateau technique de 109 m2 > Atelier 1 : 376 m2 > Atelier 2 : 615 m2 > Atelier 3 : 316 m2 + pont-roulant > Atelier 4 : 153 m2 > Atelier 5 : 75 m2 > Atelier 6 : 78 m2 > Atelier 7 : 1 435 m2 + 2 ponts-roulants > Terre plein : 1 000 m2 + pont-roulant Le printemps est la saison des éclosions. Dans l’ancien magasin KDI, sur la presqu’île portuaire de Caen la mer, le chantier d’aménagement de la pépinière nautique sera bouclé en juin et les entreprises candidates à une place se manifestent. Depuis novembre dernier, deux jeunes pousses travaillent même sur le site, dans des locaux provisoires. Kalibee (concepteur d’aides à la navigation) et Shore Team (bureau d’études en composites) y développent leurs activités, en attendant de déballer cartons et caisse à outils sur un site entièrement réaménagé. « L’endroit où il faudra être » Dans quatre mois, entre Orne et canal, sur cet espace proche du Nouveau bassin, le site baptisé « base Dumont d’Urville » aura enfin entamé sa mue. Six mois de travaux auront été nécessaires pour donner naissance à ce prototype dans le domaine de l’économie nautique. La pépinière nautique, unique en SAILING ONE S’AMARRE À CAEN Sailing One pose progressivement ses bagages dans l’agglomération. La société d’Yvan Griboval (photo), concepteur et organisateur de la SolOcéane, le premier tour du monde à la voile en solitaire couru sur bateaux identiques, a au moins deux bonnes raisons de s’implanter dans l’agglomération. D’abord la société a voulu s’appuyer sur le savoir-faire local pour la finalisation des Véolia Océans (16 m de long) conçus pour cette course. Ensuite, le départ de cette nouvelle épreuve sera donné de Caen la mer le 25 octobre 2009. Dès l’été dernier, Yvan Groboval et une équipe de 5 personnes se sont installés dans des bureaux du centre-ville de Caen. La structure devrait s’étoffer pour le suivi de la construction des bateaux. « D’ici l’été prochain, 4 à 6 emplois devraient être créés localement. » Yvan Griboval, concepteur et organisateur de la SolOcéane. France, s’articulera autour d’un local tertiaire de 590 m2, comprenant 10 bureaux et des espaces mutualisés. Un complexe de 8 ateliers y sera accolé, du petit 75 m2 à la grande pointure de 1 500 m2. Un outil séduisant pour les porteurs de projets dont le développement pourra être ici accompagné. « Aujourd’hui, la moitié des bureaux est déjà réservée par des entreprises en cours de création », illustre Mathieu Desramé, directeur de la pépinière (1), signe d’une vraie reconnaissance avant ouverture : « Je sens un intérêt grandissant pour ce site de la part des sociétés positionnées sur le nautisme. On nous demande aussi la mise à disposition ponctuelle de bureaux ou même un simple service de domiciliation. C’est identifié comme l’endroit où il faudra être. » Accès aux quais « Pour des raisons administratives, nous avons mis du temps pour ficeler le dossier, mais aujourd’hui nous travaillons sur un projet complet », ajou- te Pascal Mérat, chargé de mission nautisme à l’agence Synergia (2). Phase 1 : jusqu’en juin, les travaux portent sur le cœur de la pépinière décrit plus haut et la mise à disposition de 600 m2 locaux tertiaires dans un bâtiment proche, en hôtellerie d’entreprise. Phase 2 : la mise aux normes et l’aménagement des trois grandes nefs (9 000 m2) toutes proches, destinées à accueillir également des entreprises nautiques. L’une des opérations les plus spectaculaires sera l’ouverture de deux énormes portes coulissantes (14 m x 10 m) donnant directement sur une nouvelle voirie qui assurera un accès direct aux quais du Nouveau bassin. Doucement mais sûrement, la pépinière et les structures du Nouveau bassin trouvent leur vrai visage. Contacts : Pascal Mérat & Mathieu Desramé (Synergia) : 02 31 46 73 73 (1) Mathieu Desramé dirigera aussi la future pépinière technologique actuellement en construction sur Effiscience : 30 bureaux et 1 500 m2 d’hôtellerie d’entreprise (ex-site SMN). (2) Synergia : agence de développement économique de la communauté d’agglomération Caen la mer. Bostik, de Caen au Grand Sud Albatros et coups de vents à répétition… Bostik, le premier monotype Véolia Océans, parti de Caen le 16 décembre dernier, navigue dans le grand Sud depuis fin janvier. Cap sur Wellington, en Nouvelle Zélande. Le monocoque effectue le parcours de reconnaissance de la SolOcéane, première course autour du monde à la voile en solitaire sur des bateaux identiques (16 m de long), qui partira de Caen en octobre 2009. Pour valider la machine en partie construite à Caen, quatre marins se serrent les coudes à bord : Charles Caudrelier, Erwan Tabarly, Erwan Lebec et l’australienne Liz Wardley. Après un premier stop au Portugal, à Noël, le temps de changer des haubans, l’équipage a passé la mi-janvier en tenues légères, entre tropique du Capricorne et du Cancer. Il a franchi l’équateur, déjoué les pièges du Pot-au-noir et arrondi sa route pour contourner l’anticyclone de SainteHélène. Au terme d’un second arrêt technique au Cap (Afrique du Sud), il a repris la route le 31 janvier. L’étrave du monocoque fend désormais les eaux froides et hostiles des quarantièmes rugissants. Arrivée probable à Wellington vers le 20 février, avant une seconde étape qui lui fera raser un rocher proche d’Ushuaia. Un certain Cap Horn. Pour suivre la progression de Bostik : sur le web : www.soloceans.com ; à la télévision : chaque mercredi soir, sur Eurosport. Sillage n°18 >>> 10/11 Évolution Développement économique « NormandyAvenue », la marque des grandes agglomérations S O U S L A S I G N AT U R E « N O R M A N DYAV E N U E » , LE S T RO I S G R A N D E S A G G LO M É R AT I O N S N O R M A N D E S D E C AE N , RO U E N E T LE H AV R E S ’A F F I C H E N T D É S O R M A I S E N S E M B LE D A N S LE S G R A N D S S A LO N S I N T E R N AT I O N A UX . O B J E C T I F : S ’A S S U R E R U N E M E I L LE U R E V I S I B I L I T É , P O U R M I E UX ATT I R E R LE S I N V E ST I S S E U R S . Une formule aux accents anglophones. Avec « NormandyAvenue », les agences de développement économiques de Caen la mer, du Havre et de Rouen (1) ont inauguré en février 2007 une signature commune clairement dédiée à un affichage international plus efficace. La démarche part d’un constat aussi évident que dommageable : « toute seule, chacune de ces agglomérations n’évoque pas grand chose à un Japonais. Ce n’est pas du tout le cas avec la Normandie, l’une des régions dont le nom est le plus connu au monde. » Pascal Hurel, le directeur de l’agence de développement économique de Caen la mer et ses homologues havrais et rouennais disposent désormais d’un étendard sous lequel les projets d’envergure de ces trois zones urbaines peuvent rivaliser avec de grandes métropoles comme Lyon ou Berlin. « De grands projets d’aménagement urbain et périurbains émergent aujourd’hui dans les métropoles normandes, qui comptent 1 200 000 habitants. Le triangle Caen – Rouen - Le Havre correspond au 1er ensemble portuaire français sur la Manche, à proximité de Paris et Londres. Il regroupera bientôt six pôles de compétitivité et a engagé des chantiers qui renouvellent leur Blainville-sur-Orne environnement urbain. » En somme, de vrais arguments susceptibles d’attiser la curiosité de grandes entreprises, de promoteurs et autres gros investisseurs. Economie de moyens et présence renforcée Portée par l’association Normandie Métropole, qui réunit depuis 1993 les élus des trois agglomérations pour valoriser la complémentarité de leur offre, la marque « NormandyAvenue » n’a pas tardé à s’afficher. Dès mars 2007, Caen la mer et ses homologues de Rouen et du Havre ont déployé la banderole commune sur un stand partagé, lors du MIPIM de Cannes (Marché international des professionnels de l’immobilier). Caen la mer a pu y valoriser ses pôles de compétitivité (Transactions Electroniques Sécurisées, Filière Equine, Mov’éo) et le campus technologique Effiscience. Rouen y a détaillé ses 800 hectares de reconversion urbaine, tandis que Le Havre mettait l’accent sur la restructuration du site portuaire des docks Vauban. « En mettant ainsi en avant des atouts très caractéristiques et en les additionnant, on se rend compte que notre offre tient la route par rapport à d’autres territoires d’envergure », plaide Yannick Lailler, chargé de la promotion du territoire à l’agence Synergia. En outre, « NormandyAvenue », en mutualisant les moyens, permet de maîtriser les coûts de promotion, donc d’envisager une présence pérenne sur les grands rendezvous. « Pour installer nos territoires dans l’esprit des grands décideurs, il faut jouer sur un affichage dans la durée. » Aussi, après une présence au SIMI de Paris (Salon de l’immobilier d’entreprise), en novembre dernier, « NormandyAvenue » repart en campagne en 2008, à nouveau sur le MIPIM et le SIMI. Avec enthousiasme. « Sur les deux grands salons de 2007, nous avons engrangé de bons contacts. » (1) Agences Synergia (Caen la mer), Le Havre développement (Le Havre) et l’ADEAR (Agence de développement économique de l’agglomération rouennaise) U Caen la mer soutient Renault Trucks P O U R P RO D U I R E P LU S D E C A B I N E S , L’ U S I N E R E N A U LT T R U C K S E N G A G E U N P L A N D ’ I N V E ST I S S E M E N T D E 6 0 M I L L I O N S D ’ E U R O S . C AE N L A M E R A P P O RT E S O N A I D E . Des cabines, encore des cabines, toujours des cabines ! L’usine Renault Trucks de Blainville-sur-Orne s’adapte au marché dont la croissance moyenne est estimée de 3 à 5 % chaque année. Pour y répondre, le groupe AB Volvo envisage d’investir au total 60,4 millions d’euros dans le Centre fabrication cabines (CFC) de l’usine, permettant d’augmenter les capacités de 20 % (de 350 cabines par jour aujourd’hui à 420 en 2010). Un investissement déterminant pour l’avenir du CFC et au-delà pour le futur du site industriel. L’objectif est de conserver le leadership au sein du groupe Volvo en le dotant d’une nouvelle ligne de tôlerie automatisée (15,5 millions), d’un nouveau bâtiment de peinture des cabines doté des dernières technologies (41,9 millions), et d’une nouvelle organisation du garnissage des cabines (3 millions). Les changements dans le volume du CFC vont avoir des répercussions au niveau régional. Le CFC doit créer dans le cadre de ce projet de développement 120 emplois directs. Des répercussions sur l’activité des fournisseurs, situés à proximité du site, sont à prévoir et avec elles des créations d’emplois supplémentaires (une centaine estimée). Dans le cadre d’un tel projet, des aides publiques à l’investissement sont attendues. Parmi les 4,5 millions des collectivités (1), Caen la mer a voté en décembre dernier une aide d’un million d’euros. L’Etat, par l’intermédiaire d’une prime à l’aménagement du territoire, et l’Europe, par le biais des fonds Feder, devraient aussi se joindre au projet. (1) D’un montant de 4,5 millions d’euros, les subventions des collectivités territoriales, étalées entre 2007 et 2012, se décomposeraient de la façon suivante : Région BasseNormandie, 2,24 millions ; Département du Calvados, 1,25 millions ; Caen la mer, 1 million. Dans les détails c ECONOMIE Dans bon nombre de projets, Caen la mer décline le développement durable. En matière de transports, de construction, d ’ a s sa i n i s s e m e n t , d’espace rural, la communauté d ’ a gg l o m é r a t i o n agit « vert ». Illustrations de ces a c t i o n s à t r av e r s l e territoire. c Un développement durable Dominique Cleyssen, architecte au cabinet DEGW. L’immeuble de bureaux pense « vert » H Q E : T RO I S LE TT R E S P O U R H A U T E Q U A L I T É E N V I RO N N E M E N TA LE . E N M AT I È R E D ’ U R B A N I S M E , C ’ E ST L’ E F F O RT S U P R Ê M E Q U A N D O N VE U T C O N ST R U I R E D U R A B LE M E N T E T R E S PE C T E R A U M I E UX L’ E N V I RO N N E M E N T. S U R LE C A M P U S E F F I S C I E N C E , L’ I M M E U B LE D E B U R E A UX « E R A B LE » S E R A LE 1 E R D E C E T YPE D A N S L’O U E ST D E L A F R A N C E . De loin, c’est un chantier comme un autre. D’un peu plus près, les conteneurs disposés au pied de l’immeuble en construction surprennent. Autant de bennes, c’est rare. C’est pourtant la moindre des choses quand on construit « vert » : le recyclage des déchets, le début du respect de l’environnement, est une des priorités. « Tout commence par le tri sélectif, souligne Dominique Cleyssen, architecte au cabinet DEGW, chargé par Normandie aménagement (1) de réaliser l’ensemble. On va jusqu’à 8 ou 9 bennes pour une revalorisation d’un maximum de déchets. C’est un travail difficile, le tri se fait à la main, mais c’est absolument nécessaire. Baptisé « Erable », le futur immeuble de bureaux (4 200 m2 sur trois niveaux) du campus Effiscience, aux côtés de NXP, sera ainsi le premier bâtiment du Grand Ouest avec une certification Haute Qualité Environnementale (HQE). « La marque NF bâtiments tertiaires démarche HQE porte sur les performances d’éco-construction, d’éco-gestion, de confort et de santé d’une opération de construction, explique Gilles Moreau, directeur de Normandie aménagement. Nous visons des objectifs environnementaux et nous nous organisons pour les atteindre. » Le positionnement du bâtiment sur la parcelle a été pensé afin d’utiliser au mieux les apports naturels d’énergies. Les façades nord, est et ouest seront revêtues d’un parement en béton poli blanc. Quant à la façade sud, elle sera protégée des rayons lumineux par une structure recevant des lames brise-soleil intégrant des panneaux photovoltaïques produisant ainsi de l’énergie. Le surplus sera même vendu à EDF. Tout, jusqu’aux plantations, a été étudié. À l’intérieur, la climatisation a bien évidemment été bannie. Les postes d’électricité comme de plomberie ont été regardés à la loupe. « On peut même parler de très haute performance énergétique puisque nous réaliserons, à terme, plus de 20 % d’économies par rapport à la réglementation », calcule Dominique Cleyssen. Sur le chantier, Gilles Moreau est confiant. « Ce type de bâtiment deviendra la norme plus tard. » (1) La SEM Normandie aménagement est le bras armé économique de Caen la mer. Sillage n°18 >>> 12/13 c Dans les détails Un tramway pour rouler propre D E P U I S P LU S D E C I N Q A N S , LE T R A MWAY T R AVE R S E L’A G G LO M É R AT I O N D U N O R D A U S U D . E N M AT I È R E D E T R A N S P O RT, I L SYM B O L I S E À LU I TO U T S E U L LE R E S PE C T D U D É V E LO P PE M E N T D U R A B LE . LE G R E N E L LE D E L’ E N V I RO N N E M E N T P R É VO I T D ’A U G M E N T E R E N C O R E LE N O M B R E D E L I G N E S E N F R A N C E . C AE N L A M E R E ST S U R LE S … R A I L S . C’était le 18 novembre… 2002 ! Voilà plus de cinq ans maintenant que le tramway circule entre Caen, HérouvilleSaint-Clair et Ifs. Très vite, il rencontre son public. Dès 2003, il représente 40 % de la fréquentation du réseau. 1,5 million de voyages de plus que l’année précédente sont enregistrés. En 2004, le chiffre de 42 000 voyages par jour est atteint et la barre des 45 % de la fréquentation du réseau est passée. Quand Viacités, l’autorité organisatrice des déplacements, a mis en service le tram, 27 nouvelles lignes de bus ont accompagné son arrivée. Aujourd’hui, si le réseau enregistre 95 000 voyages par jour, le tramway en représente 47 %. La réalité s’impose jour après jour : pas de développement durable sans transport en commun. Au nom de Caen la mer mais aussi du conseil général du Calvados, Viacités réfléchit à l’avenir des déplacements sur le territoire de l’agglomération caennaise. Constatant que l’offre manque encore de performance face à sa concurrente la voiture, le syndicat mixte des transports réfléchit à de nouvelles solutions à apporter pour répondre à l’évolution des déplacements dans la société. Désormais, la prise de conscience individuelle pour la protection de l’environnement côtoie la croissance des dépenses liées à l’utilisation de la voiture pour les ménages. « La demande de mobilité alternative n’a jamais été aussi forte, analyse la présidente de Viacités. L’usager est aujourd’hui convaincu qu’il faut faire autrement, reste à lui proposer une qualité de service qui justifie l’abandon de son véhicule personnel. » Au Grenelle de l’environnement, un plan de 1 500 km a été mis sur la table, l’Etat s’engageant à venir en aide au financement des projets en site propre. L’an dernier, une étude sur la faisabilité de la ligne 2 et les extensions de la ligne 1 a pris fin. Pour un bon dosage entre l’urbain et le rural LA CHARTE DES TERRITOIRES RURAUX ET PÉRIURBAINS ADOPTÉE PAR CAEN LA MER ET COSIGNÉE PAR LA CHAMBRE D’AGRICULTURE EN DÉCEMBRE DERNIER EST UN GUIDE QUI DOIT FACILITER LE BON ÉQUILIBRE ENTRE URBANISATION ET ACTIVITÉ AGRICOLE SUR SON TERRITOIRE. La Charte du monde rural périurbain, signée conjointement par Caen la mer et la Chambre d’agriculture du Calvados, veillera au bon équilibre entre urbanisation et activité agricole. Près de 60 % du territoire de Caen la mer est couvert par des surfaces non urbanisées (terres agricoles, bois, espaces verts…). Comme ailleurs autour des villes, l’urbanisation menace la campagne, sous les effets combinés de la baisse de la rentabilité des terres agricoles et de la demande de plus en plus importante de logements. Cette pression a entraîné, entre 1998 et 2000 (1), la perte de 12 % (environ 106 hectares par an) de la surface agricole utile et une baisse considérable du nombre d’exploitants agricoles (-34 %). Ayant la compétence « Aménagement de l’espace rural » depuis 2004, Caen la mer a, dans un premier temps, défini le périmètre de quatre parcs périurbains, tampons naturels entre la ville et la campagne, en partenariat avec le conseil général du Calvados. Depuis décembre, le territoire s’est doté d’une Charte du monde rural périurbain rédigée en collaboration avec la Chambre d’agriculture du Calvados. Ce document garantit la qualité du cadre de vie et l’activité économique avec en corollaire une bonne gestion des espaces naturels. Dans les faits, elle se traduit par une série d’actions déclinées sous la forme de 19 fiches actions, autour de thématiques fortes : garantir des espaces agricoles pour pérenniser les exploitations agricoles (associer les agriculteurs dans l’élaboration des documents d’urbanisme, intégrer la question de la circulation des matériels agricoles…), contribuer à améliorer l’environnement (qualité de l’eau, gestion des déchets, zone de transition espace rural - espace urbain…), renforcer le rôle économique de façon de voir « Dans quoi seriez-vous prêts à investir pour réduire votre consommation d’énergie ? » « Des panneaux solaires. Je voudrais en installer sur le toit de ma maison, mais je n’ai pas encore trouvé d’entreprises capables de me fournir un devis satisfaisant. Sinon, j’ai aussi investi, en tant qu’actionnaire, dans un parc éolien dans l’Allier ». dont j’ai changé le mécanisme et qui me permet aujourd’hui de faire des économies d’eau importantes. Comme j’envisage d’agrandir ma maison, je projette aussi de faire appel à un couvreur qui pourra m’installer des panneaux solaires. » Ludovic Lecornu, 41 ans. Marie-Madeleine Hiram, 56 ans. « Une éolienne dans le jardin, l’agriculture et favoriser la diversification de l’activité agricole (relation producteurs consommateurs (circuits courts)…) et améliorer la connaissance réciproque des ruraux et des urbains. L’équilibre entre ruraux et urbains méritait bien ce document. « J’ai un puits ça m’aurait bien plu. Mais je ne pense pas que ce soit dans nos moyens. Sinon, nous faisons davantage attention aux gestes du quotidien comme baisser le chauffage d’un degré, ou respecter le tri sélectif. Notre voiture est également équipée d’un filtre à particules ». (1) Selon le dernier recensement agricole en date. Isabelle James, 40 ans. « Je roulerais bien au GPL, même si je pense que l’État devrait d’abord faire de plus gros efforts pour nous y encourager. Je serais aussi pour qu’une éolienne soit installée dans mon quartier, quitte à participer à son financement. » Fabrice Couasnon, 45 ans. Et aussi… Coursiers des temps nouveaux Caen la mer, comme un bon nombre d’entreprises maintenant, fait appel aux hommes d’Elite courses pour faire livrer ses courriers et autres colis. Ecologiques, ces trois hommes en noirs circulent uniquement à vélo et couvrent tout le territoire de l’agglomération. Parés de pieds en cap, ils peuvent affronter le froid, la pluie et le vent. Ces sportifs de bon niveau traversent la ville de Caen en moins de 20 minutes dans un strict respect des règles de circulation, pour un service de qualité et respectueux de l’environnement. Une vraie place pour le vélo sur la route L’agglomération a imaginé un réseau de 80 km de pistes cyclables dont 30 km dans le cadre de ses compétences. « La politique cyclable que nous lançons encourage la logique d’intermodalité amenée à se développer sur le territoire communautaire et s’inscrit pleinement dans la politique de développement durable engagée par Caen la mer », explique Luc Duncombe. Le coût du projet global : 13,8 millions d’euros dont 5,1 millions supportés par la communauté d’agglomération. Gaz naturel : l’agglo montre l’exemple 22 bennes de collecte des déchets ménagers pour Caen la mer roulent au gaz naturel véhicules (GNV). Lancée à l’automne 2006, cette initiative était une première, à l’époque, dans le département. Le GNV est composé à 90 % de méthane. Il présente ainsi l’avantage de diminuer les rejets de particules et de gaz polluants et permet une diversification énergétique. Il n’émet ni odeur désagréable ni fumée, les moteurs sont plus silencieux et offrent une conduite plus souple. Sillage n°18 >>> 14/15 c Dans les détails Voies royales pour les eaux usées DEUX C ANALI SAT I ONS POUR ALI MENTER EN EAUX USÉES LA STAT I ON D’ÉPUR AT I ON ULTR A-PERFORMANTE DU NOUVEAU MONDE. APRÈS LA M I SE EN SERV I CE DE L’ÉM I SSA IRE NORD, 8 K ILOMÈTRES DE TUYAUX VONT ÊTRE M I S EN CHANTIER AU SUD DE L’AGGLOMÉRATION FIN 2008. UN PLUS POUR L’ENV IRONNEMENT. Pour assainir les eaux usées puis les rejeter dans l’environnement sans impact, il faut une station d’épuration ultra-performante. Avec la station du Nouveau Monde (Mondeville) Caen la mer dispose de cet équipement. Cette unité biologique proche du viaduc de Calix « produit » une eau irréprochable qui, rejetée dans le canal et l’Orne, préserve l’écosystème et la qualité des eaux de baignade. Restait à raccorder les communes de l’agglomération à cette station de référence. C’est en partie chose faite depuis l’an passé, avec la mise en service de l’émissaire Nord. « Il s’agit d’une canalisation de 18 km qui va d’Hermanville-sur-mer à Mondeville, via Saint Aubin d’Arquenay, Blainville-sur-Orne et Colombelles », détaille le chef du service travaux à la Direction de l’eau et de l’assainissement de Caen la mer. Etudes et chantiers pour enterrer autant de tuyaux en fonte d’une durée de vie de plus de 50 ans ont coûté 10 millions d’euros d’investissements. Le prix à payer pour que 100 000 m3 d’eaux usées supplémentaires convergent désormais vers la station biologique. La direction de l’assainissement a maintenant en ligne de mire un autre projet de 8 km de long pour le sud de l’agglomération, de Fleury-sur-Orne à Mondeville. Originalité : il n’utilisera aucune pompe, grandes consommatrices d’énergie. « Le bureau d’études a fait un projet qui utilise la pente naturelle et en ayant recours au percement d’un tunnel, 30 m sous la terre, à Mondeville. » Baptisée « Géomines » (1), cette canalisation sera mise en chantier fin 2008. Investissement : 7,3 millions d’euros. De quoi continuer le développement du sud-est de Caen la mer. (1) Du nom d’un ancien réseau de pipelines qui reliaient la ville de Caen aux réserves d’hydrocarbures de May-sur-Orne. Le futur émissaire empruntera le même parcours. Une aide au conseil environnemental C AE N L A M E R E T L A D É L É G AT I O N R É G I O N A LE D E L’A D E M E T R AVA I L LE N T E N PA RT E N A R I AT. L A D I ST R I B U T I O N D E C O M P O ST E U R S I N D I V I D U E L S C H E Z LE S PA RT I C U L I E R S E T LE S R ÉC E N T S T R AVA UX D ’ E XT E N S I O N D E L A D ÉC H È T E R I E D ’ H E R M A N V I L LE - S U R - M E R E N S O N T L A D É M O N ST R AT I O N . Sylvain Perriollat, chargé de communication de la délégation régionale de l’ADEME. C’est le partenaire des démarches « vertes ». L’ADEME est, sous la tutelle conjointe du ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement Durables et du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, l’établissement public du développement et de l’aménagement durables qui accompagne l’ensemble des mesures liées au développement durable dans différents domaines : économies d’énergie, énergies renouvelables, urbanisme, déchets, transport, écocitoyenneté… Au quotidien, l’agence offre des services adaptés aux entreprises, collectivités locales, pouvoirs publics et grand public. « Les Espaces Info Energie de Caen et d’Hérouville permettent aux particuliers d’obtenir des conseils, gratuits et indépendants, relatifs à la problématique de l’énergie dans l’habitat (dispositifs d’aides, analyse des consommations, liste des installateurs agréés…) », souligne Sylvain Perriollat, chargé de communication de l’ADEME. De même, les entreprises peuvent solliciter l’agence régionale. « Nous les aidons à financer des projets pour réduire leurs impacts environnementaux et à avancer sur leurs démarches de développement durable », précise Sylvain Perriollat. Ainsi, la Région Basse-Normandie et l’ADEME, via le programme Défi’NeRgie, apportent une subvention aux entreprises qui élaborent un projet sur des thématiques tels que la maîtrise de l’énergie, l’Eco conception, le management environnemental... Autant de gages désormais de compétitivité. Par ailleurs, Caen la mer, épaulée par l’ADEME, a engagé une démarche AUE (Analyse Environnementale de l’Urbanisme), pour l’aménagement des ZAC de Fleury et de Carpiquet. L’agenda 21 adopté L’Agenda 21 est un plan d’actions mondial pour le développement durable au 21ème siècle, acté au sommet de la terre organisé par les Nations Unies à Rio en 1992. Les agendas 21 locaux en sont les déclinaisons au plus proche du terrain. Réunis à Sannerville le 8 février dernier, les élus de Caen la mer ont adopté le document spécifique à la communauté d’agglomération. Il s’agit d’un projet de territoire à long terme, traduit dans un document stratégique qui se décline en programmes d’actions opérationnelles. Caen la mer s’est engagée dans une démarche continue d’actions concrètes, pour instaurer mais aussi inciter une dynamique de développement durable sur son territoire. « Nous avons la volonté de faire entrer la notion de développement durable dans toutes les composantes de nos décisions », a souligné Luc Duncombe, président de Caen la mer. En fonction des compétences de la communauté et des objectifs de développement durable, six orientations stratégiques ont été déterminées (développer les conditions de la réussite ; préserver le bien commun ; construire un avenir plus solidaire ; aménager l’espace commun ; animer le territoire ; améliorer le fonctionnement interne de l’institution) et seront déclinées selon les domaines d’intervention. Ecole régionale des beaux-arts : des effectifs en hausse LE S E F F E C T I F S D E S É T U D I A N T S I N S C R I T S À L’ ÉC O LE R É G I O N A LE D E S B E A UX - A RT S É VO LU E N T D E P U I S 2 0 A N S À L A H A U S S E . L A C O N ST R U C T I O N D E L A N O U V E L LE ÉC O LE D E V R A I T A CC R O Î T R E C E TT E T E N D A N C E . L’école régionale des beaux-arts de Caen la mer poursuit sa progression en termes d’effectifs. En 20 ans, l’augmentation a toujours été régulière. Depuis 1987, le nombre d’étudiants a doublé, passant de 130 à 232 en 2007 (voir graphique). La construction d’une nouvelle école, l’une des actions phares de l’agglomération, pourrait bien avoir des répercussions positives en ce sens. Ces chiffres, au-dessus de la moyenne nationale, sont cependant sans commune mesure avec certains établissements étrangers, notamment ceux d’Europe du Nord qui pratiquent de véritables politiques commerciales pour leur recrutement. « En Grande-Bretagne ou en Allemagne, certaines écoles d’art accueillent les étudiants par milliers, mais de fait, les conditions de travail sont assez médiocres », explique Jean-Jacques Passera, directeur de l’ERBA. Ce dernier tient, à l’inverse, à poursuivre une politique d’enseignement cohérente et de qualité. Aujourd’hui l’école compte environ un enseignant pour 12 élèves. « Nous accueillons chaque année soixante nouveaux étudiants, précise Jean-Jacques Passera. Si les résultats s’améliorent cela tient à une meilleure orientation et à un encadrement et une formation performants, car ce n’est pas nous qui délivrons les diplômes ». Un enseignement de qualité Le cycle court de trois ans, spécialisé en design graphique, affiche complet chaque année. « Nous avons tenu à conserver cette filière professionnalisante. Il en reste très peu en France car elles sont parfois considérées comme peu nobles par certaines écoles d’art. » La formation en design graphique de l’ERBA rencontre toujours un franc succès, notamment auprès des étudiants qui souhaitent entrer rapidement sur le marché du travail. « Les formations dispensées aux beaux-arts sont très riches et parfaitement adaptables à différents métiers », explique Pascale Leillard, directrice de la culture à la communauté d’agglomération de Caen la mer. Environ un tiers des étudiants poursuivent leurs études au-delà des trois ans et intègrent des filières longues, afin d’approfondir leurs recherches et la réflexion qu’ils ont entamée au cours des trois premières années. Les effectifs en cycle long ne cessent par ailleurs de croître. Ils étaient 48 en quatrième et cinquième année à la rentrée 2007-2008 contre 29 en 2002-2003. c Grandéquipements public culturels et sportifs FILIÈRES COURTES ET LONGUES La filière de formation en cycle court, en 3 ans, conduit à la préparation du Diplôme National d’Arts et Techniques Design Graphique. Les études permettent d’acquérir des outils et la maîtrise des techniques graphiques. Le cycle long en 5 ans prépare aux épreuves du Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique (D.N.S.E.P.). Les étudiants peuvent cependant décider d’arrêter leur cursus au bout de trois ans. Lequel sera sanctionné par le Diplôme National d’Arts Plastiques (D.N.A.P.). Le programme est basé essentiellement sur l’expérience et doit permettre à l’étudiant de développer son aptitude à la recherche et ses facultés créatrices et conceptuelles. LIBÉRALISATION DES MŒURS Le nombre de candidats au concours d’entrée enregistre une légère diminution depuis quelques années. À cela une explication principale : les répercussions mécaniques d’une baisse de la natalité. À laquelle s’est ajoutée, depuis juin 2007 une modification des modalités d’inscription. Sillage n°18 >>> 16/17 Grandéquipements public culturels et sportifs Orchestre de Caen la mer Mini-tournée pour les mini-concerts POUR S ON 3 E M INI-CONCERT DE LA SA I S ON, L’ORCHESTRE DE CAEN LA MER D ONNE RENDEZ-VOUS AUX 6-12 ANS DANS TROI S COMMUNES DE L’AGGLOMÉRATION. L’orchestre de Caen étant désormais géré par Caen la mer, les mini-concerts lancés en 2006 grâce à Appassionato, club de mécénat d’entreprises de l’Orchestre, s’étendent désormais à l’échelle de l’agglomération. Du 29 mars au 6 avril, le 3e mini-concert de la saison sera ainsi présenté dans trois communes : Saint-Contest, Caen, et Mathieu. Au programme : « Ma mère l’Oye » de Ravel, qui s’inspire des contes de fées du 17e siècle pour évoquer le Petit Poucet, la Belle au Bois Dormant ou encore la Belle et la Bête, et « Jeux d’enfants » où Georges Bizet fait revivre l’escarlopette, les chevaux de bois, colin-maillard et saute-mouton. Ces pièces seront interprétées dans leur version pour piano à quatre mains par Olivier Peyrebrune et Julien Le Prado. RENSEIGNEMENTS / BILLETTERIE c Conservatoire de Caen 1, rue Carel. Tél. 02 31 30 46 86 RÉCITAL DU CŒUR LE 25 MARS Pour la 4e année consécutive, les trois clubs caennais du Rotary s’associent à l’Orchestre de Caen la mer pour un « Récital du Cœur », samedi 25 mars à 20h30 au grand auditorium de Caen, avec Imogen Cooper, pianiste à la carrière exceptionnelle. Une partie des recettes de ce concert consacré à Schubert, sera reversée à Entraide Médicale Internationale, association locale à l’initiative d’actions de formation et de prévention sanitaire en Asie et en Afrique. Tarifs : de 11 à 20 euros (dont 3 euros pour l’association). Les équipements culturels - La formule des mini-concerts, spécialement conçue pour les 6-12 ans, remporte un vif succès. Pour 3 euros et le temps d’un concert de 45 minutes le samedi ou le dimanche à 17h, elle invite à venir écouter et découvrir en famille une œuvre majeure du répertoire. PRENEZ DATE : • Samedi 29 mars, 17h, salle municipale de Saint-Contest • Dimanche 30 mars, 17h, grand auditorium de Caen • Dimanche 6 avril, 17h, foyer André Allain à Mathieu. Attention : le mini-concert du samedi 5 avril à SaintGermain la Blanche Herbe est annulé. Pour les 10 ans du festival jeune public, l’affiche de Ribambelle a fait l’objet d’un concours de dessin ouvert aux 7-10 ans. Félicitations à Nedjma Brou qui, du haut de ses 8 ans, se voit déjà tout en haut de l’affiche. Tarif : 3 euros. La pianiste Imogen Cooper interprètera des œuvres de Schubert. adresses et contacts Conservatoire de Caen - musique et danse 1, rue du Carel 14050 Caen cedex 4 Tél. : 02 31 30 46 70 Site web : http://conservatoire.caenlamer.fr Du lundi au vendredi de 8h à 20h, le samedi de 8h à 12h30 École Régionale des Beaux-Arts 83, rue de Geôle 14000 Caen Tél. : 02 31 30 47 90 Fax : 02 31 30 47 91 Site web : www.unicaen.fr/collectivite/ beaux-arts/erba/accueil.html Orchestre de Caen 1, rue du Carel 14050 Caen cedex 4 Administration : 02 31 30 46 88 Billetterie : 02 31 30 46 86 (du lundi au vendredi de 10h à 18h et le samedi de 10h à 12h30) site web : http://orchestre-de-caen.caenlamer.fr Théâtre du Champ Exquis Espace Culturel Paul-Éluard Rue du Stade BP 20 14550 Blainville-sur-Orne Tél. : 02 31 44 08 44 Mail : [email protected]" Web : www.champexquis.com Bibliothèque de Caen Place Louis-Guillouard 14053 Caen cedex Tél. : 02 31 30 47 00 Fax : 02 31 30 47 01 Mail : [email protected] Site web : http://bibliotheque-caen.caenlamer.fr Chemin-Vert Tél. : 02 31 74 13 66 6, rue Jean-Racine Folie-Couvrechef Tél. : 02 31 44 23 48 37, rue des Boutiques Guérinière Tél. : 02 31 34 02 97 10, rue des Bouviers Maladrerie Tél. : 02 31 74 01 71 60, rue Gal-Moulin Pierre-Heuzé Tél. : 02 31 94 74 21 17, place Champlain Grâce-de-Dieu Tél. : 02 31 34 54 00 8, espl. A.-Malraux Venoix Tél. : 02 31 74 48 16 18, av. des Chevaliers Bibliothèque d’Hérouville-Saint-Clair 5, square du Théâtre Tél. : 02 31 45 33 44 Fax : 02 31 45 34 22 Répondeur 02 31 45 34 60 Mail : [email protected] Site web: www.caenlamer.fr/bibliothequeherouville Bibliothèque d’Ifs Esplanade François-Mitterrand 14123 Ifs / Tél. : 02 31 34 39 56 Site web : http://bibliotheque-ifs.caenlamer.fr Cinéma Lux 6, avenue Sainte-Thérèse 14000 CAEN / Tél. : 02 31 82 29 87 Site web : www.cinemalux.org/ abrégé Théâtre du Champ Exquis « Planète Positive » les 3, 4 et 5 mai au Zénith L’année de tous les anniversaires AU THÉÂTRE DU CHAMP EXQUI S, 2008 EST L’ANNÉE DES 20 ANS DE LA CO MPAGNIE ET DES 10 ANS DU FEST I VAL R IBAMBELLE. L’ANNÉE AUSSI DE LA NA I SSANCE DE L’ÉCOLE DU SPECTATEUR ! PRÉSENTAT I ON. À année exceptionnelle, programmation d’exception. Pour ses 10 ans, le festival Ribambelle offre 10 spectacles à son public des 0-12 ans ! « En ouverture du festival, nous avons également voulu proposer les quatre spectacles qui font l’actualité de notre compagnie cette année*. Car l’originalité et la force du Champ Exquis, compagnie soutenue par Caen la mer, c’est d’être à la fois un lieu de diffusion de spectacles et une compagnie qui crée et tourne ses propres spectacles », explique Laure Rungette, co-fondatrice de la compagnie avec Véronique Piantino. Pour ne citer que l’un de ces spectacles maison, Roudoudou, né en 2003 à Blainville, a fêté sa 250e représentation l’an dernier et continue toujours de tourner à travers la France. Côté programmation, le théâtre blainvillais accueille en moyenne 5 000 spectateurs chaque année. Un bus spectacle à travers l’agglomération En plus de la variété des spectacles proposés durant le festival (théâtre d’objets, lectures, marionnettes, théâtre et musique, mains manipulées…), la dixième édition se distinguera par la présence d’un bus spectacle qui sillonnera de nombreuses communes de Caen la mer (toutes précisions dans la plaquette Ribambelle). En partenariat avec les crèches, haltes-garderies, bibliothèques, structures de la petite enfance de l’agglomération, la compagnie du Théâtre des Tarabates et son spectacle « La brouille » ira, avec son bus, à la rencontre du très jeune public et des familles. Pour les plus âgés (à partir de 7 ans), le Théâtre du Champ Exquis met également en place sa première saison de l’école du spectateur, sous forme de stages et d’ateliers autour d’un ou de plusieurs spectacles tout au long de l’année. Le principe : « Être capable de développer son imaginaire et son esprit critique par la pratique du théâtre, pour ne pas être un simple spectateur consommateur », résume Laure Rungette. Certains ateliers pourront être suivis par l’enfant seul ou accompagné par un parent qui souhaiterait, lui aussi, « aiguiser son regard ». Certains stages faisant intervenir les arts plastiques se dérouleront en partenariat avec l’école régionale des beaux-arts de Caen la mer (plaquette « école du spectateur » du trimestre disponible sur simple demande). * Roudoudou (18-36 mois) ; Echos (moins de 36 mois) ; Là, en moi (dès 9 ans) ; Lectures de Poche (dès 5 ans). Contact : Théâtre du Champ Exquis Réservations : 02 31 44 08 31 - www.champexquis.com Les Positive Radical Sound (dites aussi « PRS ») investissent le Zénith de Caen pendant trois jours, les 3, 4 et 5 mai. À l’approche de la sortie de leur 3e album, Prezident, le groupe de reggae-ragga caennais crée l’événement en organisant trois soirées de concerts précédés de conférences et d’échanges autour de l’environnement, de l’écologie et de la citoyenneté. « On considère que ça fait partie de nos missions de porter audelà de notre musique ces valeurs qui nous ont toujours été chères », souligne Arnaud Gilberton, bassiste et fondateur du groupe en 1999. Pour ce rendez-vous qu’ils ont baptisé « Planète Positive », les PRS ont prévu de convier des associations ainsi que des personnalités œuvrant pour le développement durable. Dans une ambiance souhaitée conviviale et intimiste, le rendezvous s’adresse à tous les publics. 400 à 500 personnes y sont attendues. Un lieu / Une image La plus petite salle de cinéma du monde Un écran et un fauteuil. Le cinéma Lux possède la plus petite salle de cinéma du monde. À l’origine, c’était une blague. « On avait un coin inutilisé et quelqu’un a lancé l’idée », explique Didier Anne, le directeur. Elle s’avère être un excellent moyen de diffusion pour les différents partenaires du Lux : l’artothèque, le Frac et différentes associations et réalisateurs. C’est également l’occasion, pour le public, de visionner des travaux originaux. Les courts-métrages qui peuvent y être vus n’excèdent pas 20 minutes. « Nous les passons en boucle entre 18h et 22h. Cela permet aux gens de les voir avant une séance en venant un peu plus tôt, par exemple. » Et entre 14h30 et 18h, les familiers du vidéoclub savent qu’ils peuvent en faire leur salle privative, pour regarder les vidéos qu’ils ont louées. Les équipements sportifs Café des images 4, square du Théatre 14200 Hérouville Saint-Clair Tél. : 02 31 45 34 70 Répondeur programmes : Tél. : 02 31 45 34 35 Site web : www.cafedesimages.fr Espace Jean-Vilar Square de Niederwerrn Réservations : Tél. : 02.31.82.69.69 Administration : Tél. : 02.31.82.72.72 Fax. : 02.31.83.98.98 Site web : www.ville-ifs.fr/6-sortir/pages/ int-sortir.html Patinoire Rue Jean-de-la-Varende 14000 Caen Tél. : 02 31 30 47 40 Serveur Vocal : 02 31 30 46 10 Fax : 02 31 30 47 42 Mail : [email protected] Site web : http://patinoire.caenlamer.fr Stade nautique Avenue Albert-Sorel 14000 Caen Tél. : 02 31 30 47 47 Mail : [email protected] adresses et contacts Site web : http://piscine-stadenautique.caenlamer.fr Mail : [email protected] Site web : http://piscine-gracededieu.caenlamer.fr Piscine Chemin-Vert Rue de Champagne 14000 Caen Tél. : 02 31 73 08 79 Mail : [email protected] Site web : http://piscine-cheminvert.caenlamer.fr Piscine Montmorency 16, rue des Bouvines - 14200 Hérouville Saint-Clair Tél. : 02 31 95 69 00 - Fax : 02 31 95 11 92 Mail : [email protected] Site web : http://piscine-herouville.caenlamer.fr Piscine Grâce-de-Dieu Avenue Père-Charles-de-Foucauld 14000 Caen Tél. : 02 31 52 19 78 Retrouvez tous nos équipements sur : www.caenlamer.fr Sillage n°18 >>> 18/19 Tébo auteur de bandes dessinées Portrait Super-comic LE D E S S I N AT E U R D E C A P T A I N B I C E P S , S A M S O N E T N É O N E ST C AE N N A I S . R E P É R É PA R L’ É D I T E U R G L É N AT IL Y A DIX ANS, TÉBO AFFICHE, À 35 ANS, U N E B E L LE C O L LE C T I O N PE R S O N N E L LE . R E N C O N T R E D A N S S O N AT E L I E R , À C AE N . o Carnet Tébo, de son vrai nom Frédéric Thébault, est né à Caen le 15 juin 1972. Il commence à dessiner à l’âge de 4 ans. À 10 ans, il découvre l’univers des super-héros et à 14 ans, il est fan de Gotlib. Ses dessins font rire les copains ; c’est certain, il sera dessinateur de « bédés ». Il suit une scolarité à Saint-Joseph puis à Saint-Ursule. Après un BEP secrétariat, il veut s’inscrire en bac vente dans l’unique objectif de décrocher le sésame pour l’entrée aux beaux-arts. Mais l’établissement le refuse pour cause de « manque de motivation au dessin » ! Au retour de l’armée, il décide de se former en autodidacte. Il passe des heures à la bibliothèque, emprunte des livres d’art pour s’exercer, tout en cumulant les petits boulots pour se payer pinceaux et tubes de peinture. En 1997, il participe à son premier concours de BD. Glénat le remarque : sa carrière démarre. Bédégraphie : Samson et Néon 6 tomes, Editions Glénat, 1999 à 2006 Captain Biceps 4 tomes, Editions Glénat, 2004 à 2007 La Bande à Fred Editions Bayard, 2004 S’il fallait chercher une filiation, Frédéric Thébault est plus Samson que Captain Biceps. Physique oblige. Comme lui, Samson est un gamin pas très brillant à l’école, qui se « poile » des histoires « pipi-caca » et se moque des bleus de sa grand-mère, myope, sourde et spécialiste des chutes. Avec son copain Néon l’extra-terrestre, ils déshabillent leurs ennemis au « poilvérisateur » ou atterrissent dans l’arrière-train d’une vache en turbosurf. Les jeunes lecteurs adorent. La découverte de leur idole, ils la doivent à Jean-Claude Camano, directeur de collection chez Glénat. Le même qui a déniché quelques années plus tôt Zep, l’auteur de Titeuf. En 1998, pour le lancement du magazine Tchô ! « le plus petit journal de la planète » (une grande feuille recto verso pliée en 16 !) destiné aux 8-12 ans, l’éditeur contacte Zep et quelques jeunes auteurs inconnus. La signature de Tébo apparaît pour la première fois sous un duo de personnages délirants, Samson et Néon. Le dessinateur a alors 25 ans et « une pêche qu’il faut canaliser », juge Camano. Depuis qu’il a quitté malgré lui le lycée, il s’astreint à un rythme de production d’enfer, passe des heures à potasser des livres d’art, de photos et d’anatomie empruntés à la bibliothèque, dessine planches sur planches et envoie les plus réussies aux magazines. Plutôt branché « Fluide Glacial, grosse poitrine et superhéros », il va pourtant s’épanouir dans la BD pour enfant. Entre 1999 et 2005, il publie six tomes des aventures de Samson et Néon. Les albums se vendent à 12 000 exemplaires. Mais Tébo rêve toujours de super-héros. « Ringard » lui répond Glénat, jusqu’au succès inattendu de Superman au cinéma en 2003. Puisque Tchô ! change de formule et paraît désormais sur 60 pages, il faut l’alimenter de nouvelles rubriques. Zep et Tébo imaginent le personnage de Captain Biceps. Le premier scénarise, le second dessine. Malgré les réticences de l’éditeur, le supermusculeux qui met K.O. tous ses ennemis (sauf sa mère) fait un carton. La boîte aux lettres déborde de courriers de fans et de reproductions enfantines. La renommée de Zep et la sortie en album permettent de toucher un public plus âgé, qui a baigné dans la même culture comics que leurs auteurs. Dans la course au gag, le duo se complète à merveille. L’adaptation en dessin animé pour France 3, programmée en 2010 (en 2009 pour Samson et Néon), concrétise le rêve de l’illustrateur de voir ses personnages animés. Douze scénaristes planchent sur l’histoire, Tébo supervise et crée au besoin de nouveaux personnages. Autre motif de réjouissance : le combat que se livrent, par héros interposés, le maître et l’élève, lorsque Captain Biceps rencontre SuperDupont (Gotlib) dans une édition spéciale de Tchô ! en juin 2007. Du match, nul ne sortira vainqueur. Dans l’atelier, les projets s’empilent. Tébo travaille sur une nouvelle série avec Zep (« Comment dessiner… ») qui sortira en fin d’année et adapte pour Glénat la version française d’un best seller américain « Dis moi comment tu fais caca, je te dirai qui tu es »). Si la montée d’adrénaline du bouclage lui convient bien, lorsque « la main dessine seule », il refuse de composer sous pression ou au nombre d’albums. « Dessiner doit rester un plaisir. Je ne veux pas avoir l’impression de travailler ». Un rêve de gosse ? Pas si sûr. La liberté lui va bien. « Plus le temps passe, plus j’ai des idées, s’amuse-t-il. Est ce que j’aurais assez de toute une vie ? » Captain Biceps Une carrure d’armoire à glace, une taille de guêpe, un collant rouge moulant : le personnage de Captain Biceps imaginé par Tébo et Zep est directement inspiré des superhéros de bandes dessinées. Le « plus balèze des balèzes », « roi de la tartine dans la tronche » lutte, à coup de poings, de ruses et de gags, contre tous les super-héros qu’il trouve sur son passage : Tor, Spiderman, Super Dupont ou Dégueulasse-Man... Publié dans le magazine Tchô ! en 2003 pour inaugurer une formule étendue à 60 pages, le supermusculeux a tapé dans l’œil de son lectorat. Glénat en publie une première version album en 2004. Suivront trois autres tomes, dont le dernier, L’Inoxydable, est sorti en novembre 2007. Chaque album se vend à 70 000 exemplaires. Captain Biceps est déjà publié en Chine, Espagne, Italie, Allemagne, Afrique du Sud et Europe de l’Est. Le studio Futurikon de Philippe Delarue prépare une version télé pour 2010.