Sillage n°7 OK / Mai 2005

Transcription

Sillage n°7 OK / Mai 2005
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Sillage
J O U R N A L D E L A C O M M U N A U T É D ’ A G G L O M É R AT I O N C A E N L A M E R
n° 18 / Mars-Avril-Mai 2008
n°1 / juin 2003
Jardin secret
Le Parc de l’Odon à
Bretteville-sur-Odon p. 4
Tr a v a u x
Fermeture provisoire
des bassins intérieurs au
Stade nautique p. 8
4 pages
détachables
En pages centrales,
La Feuille n° 6
Portrait
Dans les détails
Tébo,
auteur
de BD
p. 20
Caen la mer
préserve l’avenir
p. 13 à 16
Un développement
durable
Arrière-boutique
Caen-Carpiquet gagne des parts de marché
AV E C U N E A U G M E N TAT I O N D E 9 % D U N O M B R E D E S PA S S A G E R S D E S L I G N E S R É G U L I È R E S E N T R E 2 0 0 6 E T 2 0 07,
O RG A N I S É E S A U TO U R D E S VO L S C AE N - LYO N , L’A É RO P O RT D E C AE N - C A R P I Q U E T, P RO P R I É T É D E C AE N L A M E R ,
P O U R S U I T S O N A N C R A G E R É G I O N A L . A U J O U R D ’ H U I , LE P R E M I E R A É RO P O RT N O R M A N D S ’ E N G A G E D A N S L A LU TT E
C O N T R E LE S N U I S A N C E S S O N O R E S S U P P O RT É E S PA R LE S R I V E R A I N S E N A D O P TA N T U N E C H A RT E D E S B O N N E S
P R AT I Q U E S D E S O N E N V I RO N N E M E N T.
Se faire un nom
Surprise. Caen la mer, désormais
propriétaire de l’aéroport, a appris par un
courrier de la Direction générale de
l’aviation civile (DGAC) que l’aéroport de
Deauville - Saint-Gatien souhaitait
changer de nom pour devenir Deauville –
Normandie. Pour les élus - qui se sont
exprimés lors du conseil communautaire
du 12 décembre 2007 - et le président de
la CCI de Caen, l’aéroport communautaire
peut légitimement, au regard des chiffres
de son activité, de son ancrage auprès de
la capitale régionale de la BasseNormandie, revendiquer le droit de porter
le nom de Normandie.
Fréquentation en hausse
Plus de 211 000 passagers ont transité, en
2007, par l’aéroport de Caen-Carpiquet, soit
une progression globale de 5 %. Les vols
non commerciaux ont totalisé 99 202
passagers (+ 4 %) et les vols commerciaux
112 091 passagers (+ 5 %). Les bons résultats
sont dus aux lignes régulières dont la
fréquentation a augmenté de 9 % (92 483).
Cette progression est notamment à mettre à
l’actif des compagnies Brit Air (+ 7 %) et de
Sky South, la dernière arrivée sur le tarmac.
Charte de l’environnement
Le bruit est une nuisance pour les riverains des
aéroports. Celui de Caen-Carpiquet ne déroge pas
à la règle. Aussi, Caen la mer s’engage pour
atténuer l’impact du bruit sur les riverains en se
dotant d’une charte de l’environnement. Celle-ci
ne concerne que les activités de l’aviation
générale (voltige, parachutage, avion de
collection et ULM). L’aviation commerciale n’est
pas concernée. Dans ce document des bonnes
pratiques, six thèmes sont déclinés : respect de la
réglementation, réduction des émissions sonores,
modification de la VAC (carte d’approche à vue),
modification des trajectoires…
Plus d’informations sur
www.caenlamer.fr
éditorial
perspectives
« Le plus bel
avenir possible »
Caen la mer
Les 29 communes de la
Communauté d’agglomération
de Caen la mer
Authie [1]
Bénouville [2]
Biéville-Beuville [3]
Blainville-sur-Orne [4]
Bretteville-sur-Odon [5]
Caen [6]
Cambes-en-Plaine [7]
Carpiquet [8]
Colombelles [9]
Cormelles-le-Royal [10]
Cuverville [11]
Démouville [12]
Épron [13]
Éterville [14]
Fleury-sur-Orne [15]
Giberville [16]
Hermanville-sur-Mer [17]
Hérouville Saint-Clair [18]
Ifs [19]
Lion-sur-Mer [20]
Louvigny [21]
Mathieu [22]
Mondeville [23]
Périers-sur-le-Dan [24]
Saint-Aubin-d’Arquenay [25]
Saint-Contest [26]
Saint-Germain-la-Blanche-Herbe [27]
Sannerville [28]
Villons-les-Buissons [29]
U
La prochaine
séance
de Caen la mer
Le prochain conseil communautaire aura lieu le vendredi
18 avril 2008 à l’hôtel de ville de Caen.
Ce sera le premier conseil du nouveau mandat
qui donnera lieu à la désignation, par les nouveaux élus,
des vice-présidences et de la présidence.
« Ce qui constitue une nation, ce n’est pas de parler la
même langue, ou d’appartenir à un groupe
ethnographique commun, c’est d’avoir fait ensemble de
grandes choses dans le passé et de vouloir en faire
encore dans l’avenir ».
Ernest Renan
C’est avec bien sur beaucoup d’émotion que j’écris ce dernier éditorial du mandat en cours.
Dans quelques semaines, après le conseil prévu le 18 avril 2008, une nouvelle assemblée
communautaire sera mise en place à Caen la mer.
Il me revient donc le devoir de vous rappeler l’importance de votre vote, les 9 et 16 mars prochains,
tant pour les élections municipales que pour les cantonales. La démocratie est un bien précieux de
par le monde et votre mobilisation sera le signe du dynamisme du modèle français.
Par ailleurs, je ne peux rédiger la conclusion, certes symbolique, de ce mandat sans avoir en tête
au moins trois éléments.
D’une part, il est notoire que le principe même de l’intercommunalité a fait son chemin dans
tous les esprits. La mutualisation des moyens pour des intérêts et des objectifs communs est
devenu une évidence et ce qui semblait peu naturel il y a quelques années est devenu un mode
de gouvernance attendu.
D’autre part, je veux souligner la puissance qui est celle d’une institution publique lorsque le
clivage partisan est oublié et lorsque écoute et dialogue sont au rendez-vous. Bien avant que
cela soit une mode, Caen la mer a rassemblé et fédéré, en toute « ouverture », des élus de tous
horizons. L’engagement de tous pour l’intérêt général a été exemplaire.
Enfin, je veux noter combien Caen la mer a réussi à combattre le fatalisme. Et derrière ces mots ne se
cache pas un bilan comptable, mais un bilan humain. La mission de l’intercommunalité est bien
celle-ci : lutter contre les accidents économiques et les anticiper, préserver le bien commun et donner
à chacun les conditions de sa réussite... pour que chaque histoire individuelle ne soit jamais écrite
d’avance et pour que notre histoire collective se projette plus sereinement dans l’avenir.
Avoir lutté contre le fatalisme, s’être unis pour dépasser tous les clivages partisans, avoir réussi à
changer notre histoire commune, voilà au moins trois bonnes raisons d’être heureux et fiers du
travail accompli.
En conclusion, je souhaite à l’agglomération - et les 119 élus communautaires avec moi - le plus
bel avenir possible.
Bonne chance à toutes et à tous.
Bonne chance Caen la mer.
Luc Duncombe
président de la communauté
d’agglomération de Caen la mer
chiffre clé
95
000
95 000
C’est le nombre de passagers journaliers
sur le réseau de transport en commun de
l’agglomération, dont 47 % dans les trams
(source Viacités).
Journal de la Communauté d’agglomération Caen la mer.
n°18
Sillage
21, place de la République • 14050 Caen cedex 4 • Tél. : 02 31 39 40 00
Internet : www.caenlamer.fr • E-mail : [email protected]
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Jacques Lelandais / Rédacteur en chef : Hugues Clepkens / Adjoint au rédacteur en chef :
Marc Thébault / Rédaction, photos, maquette et mise en page : aprim-caen.fr /
Impression : Imaye Graphic • N° ISSN 1761-7308 - Dépôt légal à parution.
• Tirage : 113 000 exemplaires.
Sillage n°18 >>> 2/3
Vue d’en s
Vie des communes
Bretteville-sur-Odon
U jardin secret
Maire
Dans chaque numéro,
le maire d’une commune
de l’agglomération livre
son “jardin secret”.
a
Pierre Estrade
« Le Parc de l’Odon »
« Nous sommes ici au Parc de
l’Odon, entouré de la rivière d’un
côté, la campagne et les pistes cyclables de l’autre. Quand j’ai débuté
mon mandat de maire, ce parc d’1,5
hectare - sorti de la terre là où, auparavant, se dressait l’ancienne décharge municipale - comportait des espaces
verts et un parcours sportif. Ma première démarche a été de faire installer un grillage discret pour entourer le
parc côté route, d’en interdire l’accès
aux chiens pour des raisons d’hygiène
et de restaurer les toilettes. Puis, aidé
par les propositions d’une commission
regroupant des mamans élues, j’ai fait
équiper le Parc de jeux d’enfants, étape par étape. Et je dois dire que j’ai aussi beaucoup écouté ma petite fille qui,
du haut de ses 7 ans, savait ce que les
utilisateurs souhaitaient : tourniquet,
balançoires…
Je viens me promener ici au moins trois
fois par semaine. Souvent je parle avec
les parents et les mamies. Mon plaisir
tout simple est de les voir heureux. Il
y a 2 ans, nous avons également pu faire aboutir l’acquisition par le département des 3,5 hectares d’herbage en
bordure du parc. L’aménagement de
cette partie, avec des allées piétonnes
cyclables et une grande mare, se termine actuellement. Elle conservera son
caractère naturel et offrira un lieu de
promenade supplémentaire pour tous
et d’observation de la nature pour les
scolaires. S’y ajoute un projet d’installation d’un petit parc animalier. »
abrégé
Agglomération
U
Agglomération
Derniers vœux : « l’intérêt communautaire est là ! »
LE 22 JANV IER DERNIER, AU CENTRE DES CONGRÈS DE C AEN, LA TR AD I T I ONNELLE
CÉRÉMONIE DES VŒUX DE LA COMMUNAUTÉ D’AGGLOMÉR AT I ON ET DE S ON PRÉSIDENT
LUC DUNCOMBE ÉTA I T LA DERNIÈRE DU MANDAT QUI S’ACHÈVE. EXTR A I TS.
« Dans les faits et dans la perception de notre territoire, l’intérêt communautaire est là ! (…) Les
personnes que nous avons en face de nous se moquent
bien de savoir qui fait quoi. Ce qu’elles attendent, c’est
de connaître l’offre globale, pas la revue de détail de
chaque administration. (…) Pour les habitants, ils
vivent dans un bassin de vie : depuis toujours j’habite
ici, je travaille là-bas, je fais mes courses encore
ailleurs et je vais au théâtre ou au cinéma dans un quatrième endroit ! En somme et je rassure les futurs élus
communautaires, vous trouverez un pays réel bien plus
intercommunal que le pays légal. Et si les citoyens ont
mis du temps à assimiler nos subtilités administratives, aujourd’hui ils attendent une accélération de
l’histoire ! (…)
Aux futurs élus je le dis, n’ayez aucune hésitation.
Avancez à grands pas, avancez résolument, ce ne sont
pas les habitants de l’agglomération qui vous retarderont. Soyez en avance sur votre temps, c’est votre rôle
et votre devoir. Ne vous méfiez pas à tort des habitants. Nos habitants comptent sur nous et sur notre
union. (…)
Ce qui était une crainte de perte de souveraineté hier,
est devenu une mutualisation bien comprise des intérêts et des destins. Ce qui était « défiance » est devenu
« coproduction ». Car c’est bien de cela dont il est ques-
U
L’épilepsie au quotidien
L’association « L’épilepsie au quotidien » souhaite
démystifier cette maladie. « Trop souvent, ce problème
est assimilé à une déficience mentale, impliquant une
discrimination à l’embauche. Or il existe plus de 70
formes à cette maladie », explique M. Bertrand, le
président de cette association. La plupart des malades
évitent donc d’en parler, se mettant parfois eux-mêmes
en danger. L’association caennaise accompagne les
épileptiques dans leurs différentes démarches :
recherche de centres d’accueil pour les enfants,
recherche d’emploi, démarches administratives, …
Permanences : les deux premiers mercredis de chaque mois,
de 10 h à 12 h, à la Maison des personnes handicapées,
au 17 rue du 11 novembre à Caen. Contact : 02 31 95 48 89.
Journée mondiale
de la Normandie
tion : désormais le fait d’écrire à plusieurs mains une
même histoire est devenu une évidence. Parce que
Caen la mer est ancrée dans le quotidien de chaque
habitant et parce que les élus de Caen la mer ont écrit,
parfois avec véhémence mais toujours avec passion,
une histoire commune, ils ont changé l’histoire. »
L’association Normandy-Day, organise chaque année
depuis 7 ans un pique-nique afin de commémorer le
Débarquement du 6 juin en Normandie. Un trophée
est également dédié aux entreprises normandes. Il
récompense la plus citoyenne, la plus performante, la
meilleure ambassadrice ainsi que l’entreprise de
l’année, la PME la plus dynamique, et depuis l’année
dernière, en partenariat avec le syndicat des
boulangers, la plus belle vitrine de produits normands.
Toutes les entreprises de plus de 3 ans qui souhaitent
s’inscrire peuvent retirer un dossier auprès de
l’association. Cette année Gérard Lenorman, président
de l’association de la Journée de la Normandie et Luc
Couillard, directeur du Normandy-Day, souhaitent
faire de cette date la « Journée Mondiale de la
Normandie » qui sera lancée au Zénith de Caen.
Contact: www.normandy-day.com,
[email protected] ou au 02 35 59 06 06.
semble
abrégé
Littoral
Caen
U
Les « sables animés »
renouvelés cet été
U
EMN : dans la cour des grandes
AVE C 2 4 0 0 M 2 D E N O U VE A UX LO C A UX I N A U G U R É S E N N OVE M B R E ,
L’ ÉCO LE D E M A N AG E M E N T D E N O R M A N D I E S E D OT E D ’ U N É Q U I PE M E N T
A UX STA N D A R D S D E S G R A N D E S ÉCO LE S F R A N Ç A I S E S D E CO M M E RC E .
Après une première
édition plutôt réussie
l’été dernier, Caen la mer
a décidé de reconduire
« les sables animés »
les 9 et 10 août prochains
sur son littoral.
La manifestation,
destinée à animer et
valoriser les 4 km de
plages gérées par Caen la mer, se tiendra entre la
place du cuirassé Courbet à Hermanville-sur-mer et la
place de la mairie à Lion-sur-mer. Tout au long du
week-end, de nombreuses animations sportives et
culturelles seront proposées gratuitement au grand
public : tournois de foot, de beach-volley, activités
nautiques, apéro-concert... Une trentaine
d’associations tiendront également des stands,
notamment sur le thème du développement durable,
fil conducteur de la manifestation. Pour étoffer
l’événement par rapport à l’an dernier, un chapiteau
pourrait abriter des artistes locaux. Les différentes
structures culturelles de Caen la mer seront aussi
invitées à participer à l’événement.
À suivre sur www.caenlamer.fr
L’extension de l’École de Management de Normandie a été inaugurée le 13 novembre dernier.
Elle a notamment permis l’ouverture d’un 5e amphi d’une capacité de 300 places.
Depuis sa création en 1987, le campus de l’École de
Management de Normandie (ex-Sup Europe CESEC)
n’a cessé de se développer. En 20 ans, sa surface est passée de 1 800 à 7 200 m2. La dernière extension du site a
été inaugurée le 13 novembre dernier. Elle porte sur l’ouverture, à la rentrée 2006, de 2 400 m2 de locaux supplémentaires qui ont permis l’aménagement de salles de
cours et de bureaux pour les professeurs, l’ouverture d’un
5e amphithéâtre, d’une capacité de 300 places, la réorganisation du pôle informatique et l’accueil du Polytechnicum de Normandie. Un investissement de 3 millions
d’euros (1) au total, destiné à accompagner la montée en
puissance de l’école.
Née en 2004 de la fusion de Sup Europe CESEC avec
l’IPER et l’ESC du Havre, l’École de Management de Normandie compte aujourd’hui 1 500 étudiants, 250 salariés et cadres d’entreprises en formation continue ainsi
que 47 professeurs permanents (7 affiliés) répartis sur
les campus de Caen, Le Havre et Deauville.
« Comme nous, les étudiants ont des exigences sur la qualité des équipements de l’école, note Jean-Guy Bernard,
directeur général de l’E.M. Normandie. Il nous fallait être
à la hauteur des standards des grandes écoles de commerce ». L’extension du site, décidée il y a 6 ans par la CCI
de Caen, propriétaire des murs et le responsable d’établissement à l’époque, poursuivait deux objectifs : satisfaire aux conditions d’accueil des étudiants et anticiper
l’augmentation des effectifs liées à l’ouverture d’une 5e
année. Depuis la rentrée 2006 en effet, l’École de Management de Normandie propose un programme Master
Grande École (bac +5). 750 étudiants de Caen et du Havre
y sont actuellement inscrits. On en prévoit le double d’ici
à 2011 ! De nouvelles extensions seront dès lors nécessaires, mais d’ici là, d’autres projets, plus urgents, seront
réalisés telle la réfection du hall d’entrée de l’école.
c
(1) Les travaux, d’un montant de 3,05 millions d’euros, ont été financés par la CCI de
Caen avec le soutien de Caen la mer (610 000 euros), du Département et de la Région.
PORTES OUVERTES
LE 15 MARS
L’École de Management de Normandie organise sur
son campus de Caen une journée portes ouvertes le
samedi 15 mars 2008, de 10h à 17h. Au programme :
conférences à 10h30 et 14h30 sur les programmes
Master École de Management de Normandie,
Bachelors en marketing et affaires internationales –
ACI Normandie, visite des locaux, rencontres avec les
professeurs et les étudiants, stands thématiques :
concours, international, apprentissage…
Pratique : E.M. Normandie – 9, rue Claude Bloch 14052 Caen
cedex 4. www.ecole-management-normandie.fr
dans la lumière
Un laboratoire monétique
à l’ENSICAEN
À l’initiative du club des partenaires
industriels de l’ENSICAEN, les apprentis
ingénieurs en monétique bénéficient
aujourd’hui d’un outil sans pareil pour
mieux comprendre l’intégralité des
fonctions liées au retrait et au paiement
bancaire. La plateforme monétique
pédagogique, c’est son nom, reconstitue
l’ensemble des équipements nécessaires à
toute transaction monétique :
personnalisation des cartes à puces,
terminaux de paiement, guichets
automatiques, centres d’autorisation,
sécurisation, gestion des comptes…
Cet outil, financé en grande partie par une
quinzaine d’entreprises et le GIE Cartes
Bancaires – dont le laboratoire de
recherche, Elitt, s’installera dans quelques
mois sur Effiscience - va permettre de
former des cadres hautement compétents
dont les entreprises du pôle transactions
électroniques sécurisées ont besoin (de 70
à 300 spécialistes formés d’ici à 2010). Il
favorisera aussi le développement de
projets très innovants.
Sillage n°18 >>> 4/5
Vue d’en s
AGGLOMÉRATION
U
Une stratégie foncière d’agglomération
C AEN LA MER FA I T RÉGULIÈREMENT L’ACQUI SI T I ON DE TERR A I NS POUR ANT I C IPER
S ON DÉVELOPPEMENT FUTUR ET VEI LLER À L’ÉQUI LIBRE DE S ON TERR I TO IRE.
LA MAÎTR I SE DU FONC IER EST LA COND I T I ON ESSENT IELLE DE S ON AVENIR.
abrégé
Tout sur les jobs d’été
le 27 mars
La journée Job
d’été du Centre
Régional
d’Information
Jeunesse (CRIJ)
de BasseNormandie
aura lieu le
jeudi 27 mars
2008 au Centre
de congrès à
Caen, de 10h à
17h. Lors de
cette journée,
les jeunes de plus de 18 ans pourront rencontrer les
employeurs, consulter les offres, obtenir une aide
pour rédiger leur CV. Le pôle « Jobs à l’étranger »
proposera de l’information sur les jobs à l’étranger, le
volontariat international, des adresses utiles et
également quelques offres. Entrée gratuite et CV
indispensable.
Renseignements : www.crij-bn.org
L’équilibre entre espaces ruraux et zones urbaines est l’objectif
du programme d’action foncière dessiné par les élus communautaires.
La pression foncière exercée
sur le territoire communautaire est forte. Pour garder la main
et maîtriser son avenir, Caen la mer
a entamé un programme d’action
foncière (PAF) afin d’acquérir, ou du
moins « geler », les terrains nécessaires à la réalisation de ses objectifs. « Une nouvelle étude de politique foncière vient d’être lancée,
sous la maîtrise d’œuvre de l’EPFN
(lire encadré), afin de repérer les
terres agricoles concernées par les
futurs projets communautaires »,
signale Caen la mer. Concrètement,
l’EPFN fait les démarches d’acquisition (droit de préemption) auprès
des différents propriétaires concernés par un projet, avant de les
céder à Caen la mer. « En procédant
ainsi, la communauté d’agglomération se procure un ensemble de terrains en une seule fois et évite des
acquisitions morcellées », souligne
le service foncier.
L’acquisition des terrains se fait en
fonction des futurs projets décidés
par les élus communautaires dans le
respect des compétences de Caen la
mer. Parallèlement aux démarches
de maîtrise foncière engagée pour
des terrains susceptibles de favoriser le développement des zones
d’activités de Saint-Germain-laBlanche-Herbe, de Lazzaro et du
Nouveau bassin, les élus communautaires ont également l’intention
de se porter acquéreur de 200 ha
dans le cadre d’un futur « Parc
Industriel » à l’est de l’aggloméra-
c
tion. Au titre de l’habitat et de l’amélioration de la cohésion territoriale,
quatre zones d’habitat communautaire imposent la maîtrise du foncier : Colombelles, Fleury-sur-Orne,
Ifs (Modigliani) et Bretteville-surOdon. Enfin, pour apporter aux habitants une réelle qualité de vie, la
maîtrise des terrains permettant de
connecter entre eux les quatre parcs
périurbains créés est recherchée.
L’ÉTABLISSEMENT PUBLIC FONCIER
DE NORMANDIE
Par son intervention, l’Etablissement Public Foncier de Normandie, créé en
1968 sous l’intitulé d’Établissement Public de la Basse Seine, permet aux collectivités d’anticiper et de maîtriser, à un coût connu d’avance, les emprises
nécessaires à une politique d’aménagement. En outre, grâce à ses ressources
propres levées sur une vaste région (Haute et Basse-Normandie),
l’Etablissement Public joue un rôle de mutualisation des politiques foncières.
L’EPFN facilite ainsi l’aménagement des terrains concernés. En mettant en
œuvre des études et travaux, l’établissement participe activement aux opérations préalables à l’aménagement des terrains et la résorption des friches
urbaines, en partenariat avec l’État, les deux régions et les collectivités locales.
dans la lumière
Le CD de deux
professeurs du
conservatoire
Le rayonnement de l’équipe
pédagogique et l’excellence du
conservatoire de Caen la mer
s’illustrent une fois encore dans
l’actualité nationale et
internationale de la musique
classique. En effet, les professeurs
du conservatoire, Stéphanie-Marie
Degand (violon) et Olivier
Peyrebrune (piano) se distinguent
dans l’actualité discographique du
moment à l’occasion de la sortie
de leur CD consacré aux sonates
et romances de Schumann.
semble
AGGLOMÉRATION
U
Le budget 2008 adopté
RÉUNI À SANNERVILLE, LE DERNIER CONSEIL
COMMUNAUTAIRE DU 8 FÉVRIER A ADOPTÉ LE BUDGET
2008. D’UN MONTANT DE 233 MILLIONS D’EUROS,
IL PRÉVOIT 90,5 MILLIONS D’INVESTISSEMENT.
Pas de surprise : le budget
2008, le dernier voté par les
élus de Caen la mer avant le renouvellement suite aux élections
municipales des 9 et 16 mars 2008,
prévoit la poursuite de l’action de
la communauté d’agglomération
dans la continuité des budgets précédents. Il n’envisage pas de modification du périmètre de l’activité
des services et comprend, en investissement, les crédits nécessaires à
la poursuite des projets engagés.
« Nous ne sommes guère maîtres
de nos recettes, a expliqué Pierre
Estrade, 1er vice-président de la
commission des finances, en présentant le budget principal. C’est
vrai pour la taxe professionnelle,
notre principale ressource (76,3 millions d’euros) mais aussi pour les
dotations de l’Etat (33,4 millions),
dont le montant stagne. » Hors de
la Taxe d’enlèvement des ordures
ménagères (TEOM), Caen la mer a
donc peu de possibilités d’action sur
ses recettes : plus de 95 % d’entreelles échappent à son contrôle.
« Par contre, nous sommes à peu
près maîtres de nos dépenses, a
poursuivi Pierre Estrade. À peu
près car pour certaines charges,
nous dépendons aussi de décisions
nationales. Nous pouvons annoncer que l’ensemble des services qui
c
ont tenu leur budget en 2007 s’est
engagé sur une année 2008 sans
dérive bien au contraire. »
Au total, les 140 millions de
dépenses ne sont couvertes que
par environ 136,6 millions de
recettes. « C’est pourquoi le budget
2008 est une nouvelle fois équilibré par la reprise de l’excédent de
l’exercice écoulé (comme en 2005,
2006 et 2007) », a justifié le 1er
vice-président de la commission
des finances.
Concernant les investissements
(36,5 millions d’euros de crédits
nouveaux dans le budget principal ; 23,3 millions pour l’assainissement ; 2,4 millions de remboursements d’emprunts et 28,3 millions de crédits reportés), les
grands chantiers en cours vont
continuer, dont l’Ecole régionale
des beaux-arts (ERBA), la poursuite de l’aide au Grand projet de ville
(GPV), au Plan local de l’habitat
(PLH), à l’implantation des entreprises avec la création de nouvelles zones d’activité… « Ce budget autorisera cependant, dans
quelques mois, à l’issue du renouvellement des élus communautaires, quelques possibilités de
modifications dans le cadre de
décisions modificatives », a prévenu Pierre Estrade.
EN DÉPIT DE LA « PONCTION »
FRANCE TELECOM
Les investissements 2008 prévoient la poursuite du Plan local de l’habitat (PLH).
Dépenses du budget 2008
Recettes réelles du budget 2008
Le phénomène est national et se répète depuis plusieurs années. Le budget
2008 est à nouveau touché par la « ponction » France Telecom. Cette dernière
voit ses bases de TP diminuer tandis que le prélèvement de l’État, lui, progresse
régulièrement. Pour cette année, la perte s’élève à 3,4 millions d’euros puisque
la retenue faite par l’État au titre de la TP de France Telecom est de 6,9 millions
alors que Caen la mer ne percevra que 3,5 millions d’euros. « Tel que nous
sommes partis et s’il n’y a rien de modifié au niveau national, l’écart de
prélèvement annuel sur France Telecom chaque année un peu plus important,
n’a aucune raison de ne pas encore s’amplifier en 2009 », a prévenu 1er viceprésident de la commission des finances. En cumul, Caen la mer arrive à une
perte de… 9,6 millions d’euros !
Sillage n°18 >>> 6/7
Vue d’ensemble
travaux
Stade nautique : bassins extérieurs rouverts,
bassins intérieurs fermés provisoirement
LE STA D E N A U T I Q U E D E C AE N L A M E R FA I T E N C O R E L’A C T U A L I T É . F I N J A N V I E R , S E S B A S S I N S E XT É R I E U R S , U N
M O M E N T F E R M É S , O N T RO U V E RT TA N D I S Q U E LE S B A S S I N S I N T É R I E U R S S O N T F E R M É S D E P U I S LE 17 J A N V I E R .
E X P L I C AT I O N S .
• Réouverture. Le 10 janvier, Caen la mer se trouvait dans l’obli-
© Franck Castel
gation de procéder à la fermeture de l’accès aux bassins extérieurs.
Un collecteur d’eau défectueux devait impérativement être remplacé. Ce qui a été fait et dès le 28 janvier, tous les bassins extérieurs ont pu être rouverts au public. Les travaux ont permis de
réaliser les vidanges et nettoyages périodiques attendus. Il sera
ainsi inutile d’en réaliser de nouveaux en mars prochain.
Les bassins extérieurs sont de nouveau accessibles, tout comme le hall d’entrée, les vestiaires et les douches du stade nautique.
• Fermeture. Le 17 janvier dernier, en raison d’un rapport d’expertise alertant Caen la mer sur l’état de la structure du toit du
stade nautique, la communauté d’agglomération a aussitôt décidé, au nom du principe de précaution, de fermer l’accès aux bassins intérieurs. La mesure a pris effet dès 14h ce jeudi 17 janvier.
En effet, le plafond isolant intérieur, gorgé d’eau, se trouve alourdi de manière anormale. « L’établissement est fréquenté régulièrement par un grand nombre d’usagers dont beaucoup d’enfants.
J’ai pris cette décision, indispensable, en raison du danger encouru », a souligné Luc Duncombe, président de Caen la mer.
Dès cette annonce, les autres établissements communautaires
(piscines de la Grâce de Dieu et du Chemin Vert à Caen et
Montmorency à Hérouville Saint-Clair) ont revu leurs plannings afin d‘accueillir les adhérents des clubs sportifs ainsi que
les usagers.
Colombelles attend ses nouveaux logements
L A F U T U R E ZO N E C O M M U N A U TA I R E P O U R L’ H A B I TAT D E C O LO M B E L LE S VA B I E N T Ô T P R E N D R E F O R M E .
LE S P R E M I E R S T R AVA UX S O N T ATT E N D U S D A N S U N A N .
Comme un nouveau quartier de ville ! Sur la commune de Colombelles
(le Plateau), la zone d’habitat communautaire Jean Jaurès avance. Si
elle est encore dans les cartons, elle progresse au rythme normal d’un tel
projet : près de 800 logements attendus sur 18 hectares. Sous maîtrise d’ouvrage de Caen la mer, la zone vient d’être concédée à Normandie
Aménagement, qui réalise actuellement le campus technologique
Effiscience. À ce jour, le projet de programme global des constructions prévoit un peu moins de 800 logements : 45 % en collectifs, 40 % en intermédiaires et 15 % en individuels. Les logements sociaux sont prévus pour 1/3
environ. Le démarrage des premiers travaux devrait avoir lieu dans un an et les
premiers logements sortir de terre au second semestre 2009. Au delà des logements attendus, des commerces, des services, un équipement public communal, la fibre optique, une emprise pour un transport en commun en site propre
(TCSP) sont également programmés.
UN HABITAT DE QUALITÉ
L’objet principal des futurs terrains est de créer un habitat de qualité contribuant
à l’atteinte des objectifs du Plan local de l’habitat (PLH) tant sur le plan qualitatif
que quantitatif. Pour cela une charte pour la qualité des zones d’habitat a été
adoptée en conseil de Caen la mer le 24 mars 2005.
Sur 18 hectares, la future zone d’habitat se situe dans le prolongement de Colombelles,
sur le Plateau, de l’autre côté de la route qui va du rond-point Lazzaro vers le canal.
Hérouville Saint-Clair
abrégé
U
Agglomération
Un lieu d’accueil unique
U
La préfecture rend
son avis sur Weygand
LE FUTUR PÔLE EMPLO I OR IENTAT I ON FORMAT I ON (POEF) CONST I TUER A LE P I VOT
UNI QUE POUR TOUTES LES PERS ONNES DE L’AGGLO MÉR AT I ON À LA RECHERCHE
D’UNE OR IENTAT I ON OU D’UNE I NSERT I ON PROFESSI ONNELLE. PRÉSENTAT I ON.
Caen la mer
conduit le dossier
de réalisation du
prolongement du
boulevard
Weygand, entre
Caen et Mathieu,
en 2x1 voies, afin
d’améliorer les
conditions de circulation au nord de l’agglomération.
Le but de cette future voie est de fluidifier le trafic
automobile aux heures de pointe et de faciliter la
desserte du plateau nord de l’agglomération.
L’arrêté préfectoral de déclaration d’utilité publique
de cette opération a été signé le 25 janvier 2008.
L’enquête parcellaire d’identification des
propriétaires concernés par l’opération peut alors
débuter. Cette enquête aboutira à un arrêté de
cessibilité pris par le préfet.
Hermanville-sur-Mer
U
dans la lumière
Dans un an, le PEOF, situé à Hérouville Saint-Clair doit accueillir les personnes de l’agglomération
à la recherche d’une orientation ou d’une insertion professionnelle.
Sur le territoire de Caen la mer,
quatre communes bénéficient du
contrat de ville : Caen, Hérouville-SaintClair, Ifs et Colombelles. Ce dispositif est
le cadre qui priorise l’intervention de
l’État et de ses partenaires sur les quartiers prioritaires de ces quatre villes.
Ainsi, la communauté d’agglomération,
par le Grand projet de ville (GPV), assure un soutien actif aux programmes
de rénovation urbaine, en assumant la
maîtrise d’ouvrage d’opérations structurantes comme celle du futur Pôle Emploi Orientation Formation (POEF)
d’Hérouville Saint-Clair, par exemple. Il
sera installé dans une partie de l’ancien
Centre international de séjour, situé place de l’Europe. Cette structure accueillera
les premières personnes concernées par
la recherche d’une orientation professionnelle ou d’un emploi, d’ici un an a
priori. Pour la première fois, un lieu
unique sera entièrement dédié à cette
problématique. « Il s’agit de travaux de
remise aux normes d’une partie des anciens locaux du CIS », précise le service « infrastructures et Bâtiments ». Caen
la mer en possède une partie et la société HLM « Les Foyers » de Rennes reste toujours propriétaire du grand
bâtiment ».
Un « Espace affaire »
Concrètement, après travaux, les locaux devraient accueillir tout ou partie de la Maison de l’emploi et de la
formation de l’agglomération caennaise (MEFAC) qui a la mission de fédérer les acteurs locaux chargés du
développement économique, de l’emploi et de la formation. L’implantation
d’un « Espace affaires » (bureaux,
salles de formation, accueil et espaces
de convivialité) est envisagée. « Les
associations d’insertion comme la
MIFE ou Défi-Élan restent également
dans les futurs aménagements, annonce-t-on à Caen la mer. Un programme de nouveaux logements
sociaux doit voir le jour lui aussi ».
Faute des terrains nécessaires à la
réalisation du nombre de places de
stationnement prévu par les recommandations du Plan local d’urbanisme (PLU), Caen la mer a acquis des
places dans le futur parking souterrain de la Place de l’Europe. Le PEOF
représente un budget de 3 millions
d’euros financé par Caen la mer, par
l’Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU) et la Région BasseNormandie.
Le poste de secours
bientôt sauvé
Les travaux de réhabilitation du
poste de secours d’Hermanvillesur-Mer par Caen la mer
pourraient débuter en mars. Le
permis de construire a été
déposé, et l’appel d’offres lancé.
« Nous allons rénover toute la
vigie au 1er étage ainsi que
l’infirmerie au rez-de-chaussée »,
indique le responsable Littoral à
Caen la mer. Des travaux de
toiture et de peinture seront
aussi réalisés avec la ville
d’Hermanville-sur-mer. « Nous en
profiterons également pour
remplacer les vitres vandalisées à
la fin de l’été », précise Gilles
Devin. Ces travaux coûteront au
total 80 000 euros. Il s’agit avant
tout d’améliorer les conditions de
travail des quatre sauveteurs
mais aussi de valoriser les
équipements du littoral de Caen
la mer.
Sillage n°18 >>> 8/9
Évolution
Développement économique
abrégé
Des manteaux Chanel à Ifs
LA ZONE D’ACTI V I TÉ DE CAEN LA MER OBJECT ’IFS SUD ACCUEILLERA COURANT 2008
LES « ETABLI SSEMENTS THIERRY », FABR I CANT DE VÊTEMENTS POUR CHANEL,
VUI TTON, HERMÈS. . . LA PME ENV I SAGE D’EMBAUCHER UNE V INGTA INE DE PERS ONNES
DANS LES TROI S À C INQ ANS À VENIR.
Les « Etablissements Thierry », spécialisés dans la confection
de prêt-à-porter de luxe, s’installeront à la rentrée prochaine sur la ZAC d’Object’Ifs sud, à Ifs. Intégrée au cercle des entreprises
de luxe, la PME possède un savoir faire très spécialisé. Elle fabrique
des pièces à manches (manteaux, blousons, …) pour des maisons
telles que Chanel, Hermès, Vuitton, Céline. La société au chiffre d’affaires de trois millions d’euros, installée depuis sa création en 1975
à Saint-André-sur-Orne, trop à l’étroit dans ses locaux, a décidé de
déménager à 6 km de son emplacement actuel.
« La ZAC d’Object’Ifs sud est vouée à un avenir certain. Elle est située
sur un axe stratégique », explique Amedi Nacer, PDG depuis 2004
des « établissements Thierry ». Il a souhaité s’y installer afin d’offrir
un environnement confortable à son personnel. Le déménagement
a, en effet, été accueilli avec enthousiasme par les salariés, en raison des modalités d’accueil dont bénéficie la ZAC Object’Ifs sud. Très
bien desservie par les transports en commun et facile d’accès, elle
se situe à proximité d’espaces commerciaux et pourrait prochainement bénéficier d’un restaurant d’entreprise ainsi que d’une
crèche.
Soleil-vert va ouvrir
à Fleury-sur-Orne
Elle est encore en travaux mais la
future jardinerie « Soleil-vert »
devrait ouvrir au printemps.
En bordure du périphérique sud,
à la sortie de Fleury-sur-Orne et à
proximité de l’enseigne « Terres et
eaux », le magasin sera un espace
de 10 000 m2, avec un parking de
plus de 300 places. Une trentaine
d’emplois sont prévus à l’ouverture.
Une croissance de l’activité
Ce déplacement correspond également à des objectifs de croissance, reposant sur une amélioration de la qualité. « Dans notre secteur, il faut en permanence se remettre en question si l’on veut rester dans la course. Et la qualité est un point crucial. Ici, il faut quatre
ou cinq ans d’expérience dans l’entreprise, avant d’atteindre le
niveau d’exigence requis », souligne Amedi Nacer. Sa propre expérience professionnelle en tant que responsable de production pour
LVMH, puis pour Hermès, lui permet de détecter les potentialités de
croissance du secteur. Pour preuve, en quatre ans, neuf personnes
ont déjà été embauchées, portant à 80 l’effectif de couturières
hautement qualifiées, en CDI, auxquelles s’ajoute une douzaine en
CDD. Le recrutement d’une vingtaine de personnes supplémentaires
dans les trois à cinq ans à venir est également au programme.
Amedi Nacer, PDG des « Etablissement Thierry »
s’installera sur la ZAC Object’Ifs sud en bordure
du périphérique Sud.
La construction du bâtiment, réalisée par Normandie aménagement, a débuté en janvier et se terminera courant juillet. Le coût de
l’opération se chiffre à 1 415 000 euros dont 120 000 euros qui seront
apportés par Caen la mer sous forme d’une aide à l’immobilier qui
transitera par Normandie aménagement. Cette somme sera amortie
en trois ans, par le retour de la taxe professionnelle, évaluée à
41 000 euros annuels.
U
Caen la mer dîne avec l’économie
Agglomération
Comme cela se déroule depuis
quatre ans, à l’invitation de JeanMichel Gasnier et en présence de Pierre
Estrade et des responsables des structures
de développement de Caen la mer,
Synergia et Normandie aménagement,
Luc Duncombe a rencontré en décembre
dernier, à Mondeville, les principaux responsables économiques de l’agglomération. Un dîner très convivial et surtout un
instant privilégié d’échanges pour que
Caen la mer expose ses projets et pour
que les chefs d’entreprises, les contribuables de l’agglomération, fassent part
de leurs attentes et de leurs remarques.
Caen la mer
adhère au club
Chine-Normandie
Caen la mer est dorénavant membre
du club Chine-Normandie, créé en
2007. Cette structure est destinée à
faciliter la rencontre entre les
différents acteurs concernés par
une ouverture économique,
culturelle et scientifique en
direction de la Chine. L’objectif est
de mettre en œuvre une politique
en direction du premier marché
mondial en mutualisant les
expériences.
Mél : [email protected]
Site : www.clubchinenormandie.fr
Mars 2008
n° 6
4 pages
détachables
À la une
La collecte
des déchets ménagers
harmonisée
Au 1er janvier 2008, les 29 communes
de Caen la mer ont toutes désormais les
mêmes pratiques.
À retenir
Caen la mer verse
au Téléthon
Pour le Téléthon 2007, Caen la mer
a organisé une opération spéciale de
collecte du verre qui a permis un
don de 11 000 euros à l’AFM.
Zoom sur
Profession ripeur
On les appelle désormais des ripeurs,
autrefois des éboueurs.
À l’arrière de la benne, ils ramassent
au quotidien nos déchets.
À la une
La collecte des déchets
ménagers harmonisée
Depuis la prise de compétence collecte des déchets, Caen la mer a uniformisé les services
sur l’ensemble de l’agglomération. Ainsi, depuis le 1er janvier 2008, les 29 communes
bénéficient des mêmes modalités de collecte.
communes du littoral (Hermanville-sur-mer,
Lion-sur-mer et Saint-Aubin-d’Arquenay).
L’essentiel des collectes est désormais assuré par des bennes fonctionnant au GNV
(Gaz Naturel pour Véhicules), générant
moins de pollution de l’air et moins de bruit.
Des avantages répondant parfaitement à
la politique de développement durable menée par Caen la mer.
Les nouveaux aménagements de collecte
mis en place sur l’ensemble du territoire
de Caen la mer assurent donc à l’usager un
meilleur service au meilleur coût.
La collecte des recyclables
en monoflux,
des tonnages à la hausse
L
es déchets recyclables sont désormais collectés en monoflux sur l’ensemble des 29 communes. Plus d’hésitation pour l’usager entre le sac
jaune et le sac bleu, un seul et même
sac jaune (habitat pavillonnaire) ou bac gris
à couvercle jaune (habitat collectif) pour
Les calendriers de collecte
2008-2009
bientôt dans les boîtes aux lettres
Attention, les nouveaux calendriers de collecte des
déchets ménagers seront distribués dans les boîtes
aux lettres début mars. En cas de non distribution
ou d’erreur, un seul numéro de téléphone :
N° Vert (appel gratuit) : 0 800 00 14 29.
2 La feuille
Mars 2008
les papiers, cartons, boîtes métalliques, bouteilles et flacons en plastique. L’usager peut
même désormais y déposer la bouteille
d’huile recyclable. L’avantage de la collecte en monoflux est double : simplification
du geste de tri pour l’usager et travail simplifié et amélioré pour le personnel de collecte et de traitement. C’est aussi moins de
véhicules en circulation par l’utilisation de
bennes simples qui regagnent directement
le centre de tri remplies au maximum.
Plus hermétiques, plus hygiéniques, plus
pratiques, les bacs roulants à couvercle gris
destinés à la collecte des ordures ménagères ont été distribués sur l’ensemble de
l’agglomération. La dernière phase de distribution a eu lieu en début d’année sur les
La tendance se confirme et se poursuit, Caen
la mer a collecté en 2007, 14 500 tonnes de
recyclables soit une augmentation de 12 %
par rapport à 2006. Un chiffre encourageant
et un effort à poursuivre !
!
Des véhicules
moins polluants
L’utilisation du GNV (Gaz
Naturel pour Véhicules) par
rapport au gasoil diminue les
rejets de particules et de gaz
polluants. En effet, la
combustion de ce gaz naturel
ne produit ni oxydes de soufre,
ni poussières, ni fumées noires.
Un tel choix de véhicules
répond bien aux objectifs de
Caen la mer en matière de
développement durable.
En bref
À retenir
Caen la mer
verse 11 000 euros
au Téléthon
Dans le cadre du Téléthon
2007, Caen la mer a
organisé une opération
spéciale de collecte du
verre qui a permis un don
de 11 000 euros à l’AFM.
I
mpossible de ne pas agir !
Comme chaque année, le Téléthon mobilise ses forces
pour que les dons soient les
plus nombreux possible.
L’idée de Caen la mer a été de lancer une opération spéciale de collecte du verre, du 7 décembre
2007 au 7 janvier 2008, dans les
450 points d’apport volontaire disposés sur l’ensemble du territoire.
Un double objectif atteint pour
Caen la mer : une mobilisation importante des usagers en faveur du
Téléthon et pour l’environnement,
puisque 626 tonnes environ ont été
ainsi collectées pendant cette période. Un résultat à encourager et
un effort à poursuivre : la sensibilisation a fonctionné à plein puisque
les chiffres sont meilleurs que ceux
de l’année précédente, soit une
hausse de 13,5 % par rapport à
2006 pour la même période.
Le montant des recettes, soit
11 000 euros, a été entièrement
reversé au profit de l’Association
Française contre les Myopathies
(AFM). La remise officielle du
chèque par Luc Duncombe, président de Caen la mer, à Michel Guinefolleau, responsable départemental de l’AFM, s’est déroulée au
siège de la communauté d’agglomération en janvier dernier.
Le 7 janvier dernier, Luc Duncombe a remis un chèque
de 11 000 euros au représentant de l’AFM.
Le verre, un matériau
recyclable à l’infini
• Des colonnes d’apport volontaire forcément près de chez vous
Déposé dans les 450 colonnes situées sur l’ensemble du territoire de Caen la
mer, le verre est collecté puis stocké avant reprise par la société BSN.
• Valorisé, il reprend vie
Le verre est alors traité dans les verreries de BSN à Vayres (33), à Gironcourt
(88) et Reims (51). Après tri et lavage, il est broyé en morceaux très fins
(calcin). Fondu à plus de 1 500°C, il redevient une pâte de verre pour la
fabrication de nouveaux bocaux ou de nouvelles bouteilles.
• Les intérêts de son recyclage
Le verre est un matériau d’emballage recyclable à 100 % et à l’infini sans
qu’il perde ses qualités intrinsèques. Le recyclage du verre s’inscrit dans un
objectif de protection de l’environnement et de valorisation maximale des
déchets ménagers.
La réutilisation du verre collecté permet d’économiser de l’énergie (le calcin
fond plus facilement dans le four verrier) et des ressources naturelles (sable).
Ainsi pour une tonne de verre recyclée, on économise 200 kg de rejets de CO2.
• Les tonnages de verre collectés à Caen la mer
En 2005 : 5 448 tonnes
En 2006 : 5 592 tonnes
En 2007 : 5 678 tonnes
(+ 1,5 % par rapport à 2006, soit 25 kg/hab/an.)
Il faut poursuivre et augmenter ce résultat
pour atteindre le ratio national de 31 kg/hab/an !
Pour connaître la colonne à verre la plus proche,
contactez le N° vert 0 800 00 14 29 (appel gratuit).
Caen la mer exemplaire
pour son compostage
L’ADEME (Agence de
l’Environnement et de la
Maîtrise de l’Energie) a mis
en œuvre un Plan national
de Soutien au Compostage
Domestique (PNSCD). Caen
la mer, au vu des opérations
de mise à disposition de
composteurs et de
sensibilisation des usagers
sur cette pratique depuis
3 ans, a été retenue comme
opération exemplaire à
l’échelle nationale. Depuis
2005, ce sont en effet
2 000 composteurs
individuels distribués, et
donc environ 1 000 t de
déchets verts valorisés
annuellement à domicile.
Le guide « fabriquez votre
composteur et compostez
dans votre jardin » est
téléchargeable sur le site
internet de Caen la mer à
l’adresse suivante :
www.caenlamer.fr (rubrique
déchets ménagers).
Déchèterie de
Fleury-sur-Orne : allez-y !
Située aux abords du
périphérique sud et facile
d’accès, la nouvelle
déchèterie de Fleury-surOrne vous accueille depuis
septembre 2007. Tout a été
fait pour offrir un accueil de
qualité et un temps
d’attente limité sur la plateforme. Localisée rue des
Carriers (ouverture du lundi
au vendredi de 9h à 12h et
de 14h à 18h et le samedi de
9h à 18h), elle est la 5e
déchèterie du territoire de
Caen la mer.
Déchèterie
d’Hermanville-sur-Mer :
fermée pour travaux
Les travaux de
réaménagement ont débuté
en novembre dernier à la
déchèterie d’Hermanvillesur-Mer. Ils seront l’occasion
d’une réorganisation
complète du site afin d’offrir
aux usagers une qualité de
service optimisée. La
réouverture est attendue
pour le printemps 2008.
3
La feuille
Mars 2008
Zoom >
À l’arrière d’une benne
On les appelle désormais des ripeurs, autrefois des éboueurs. Peu importe le nom, le service reste
le même. À l’arrière de la benne de collecte, ils ramassent au quotidien nos déchets.
5h45
du matin. C’est
parti pour une
tournée
de
quelques heures à travers les rues,
ruelles, impasses et autres chemins
de Démouville et de Giberville. Devant chaque porte, la benne, girophare orange allumé, stoppe pour
collecter, selon les jours, déchets
ménagers, déchets recyclables ou
déchets verts. Au volant, Philippe
Collet. À l’arrière, sur les marchepieds du véhicule, Michel Douguet
et Vincent Ecolasse. « Le métier a
bien évolué. Avec les conteneurs,
c’est moins dur qu’avant et c’est
plus propre, souligne le chauffeur.
Le poids des bacs à ordures ménagères a sensiblement baissé. »
Une diminution qui s’explique, selon lui, par la mise en place du tri
sélectif (emballages, déchets verts),
par l’extension des déchèteries et
par la prise de conscience des usagers sur la nécessité de trier correctement les déchets.
Les phares de la benne éclairent
encore la nuit qui s’achève. Même
sans cette lumière, les trois
hommes se repèrent sans difficulté. Ils connaissent par cœur leur
secteur, savent avec précision où
sont situés les conteneurs. « C’est
le métier qui veut ça, sourit Philippe, ripeur depuis 1984. Et puis
entre nous, on se connaît bien, on
a nos habitudes, ça permet d’éviter les accidents. » L’équipe est
soudée. « Cela fait vingt ans qu’on
travaille ensemble. C’est un métier
où il faut être organisé », remarque
Vincent.
4 La feuille
Mars 2008
Le chauffeur et les ripeurs sont à l’œuvre. Quand les conteneurs sont trop nombreux, le chauffeur descend aider ses équipiers.
Si les conteneurs ont changé la façon de travailler, le métier reste
toujours aussi physique : sauter du
marchepied, courir pour remonter… « On est des équilibristes, note
Michel. Les gens ne font pas toujours attention à nous. Des fois,
certaines voitures nous frôlent vraiment. » Le danger n’est effectivement jamais très loin.
“On est des
équilibristes,
les gens ne font
pas toujours
attention à nous”
1
2
balance, le véhicule reprend sa route et les équipiers leurs places.
Les rues sont souvent désertes. De
temps en temps, un geste de la
main salue le passage de la benne.
« Avec quelques années d’expérience, j’ai vu des changements, se
souvient Philippe. Avant, on considérait notre métier. Récemment,
j’ai entendu une dame dire à sa petite-fille : si tu ne travailles pas bien
à l‘école, tu ramasseras les poubelles ! C’est pourtant un métier
comme un autre, on rend service. »
Il en faut plus à l’équipe pour se
démotiver. Les ripeurs sont prêts
pour une nouvelle tournée. Demain,
elle les emmènera sur d’autres
communes et quartiers.
3
Par deux fois dans la matinée, la benne quittera le circuit de la tournée
pour aller vider les déchets à l’usine
d’incinération de Colombelles. L’occasion pour l’équipe de se retrouver
en cabine le temps du voyage. Une
fois le ticket de pesée délivré par la
1. Au volant, Philippe garde toujours un œil sur Michel et Vincent,
à l’arrière de la benne.
2. Une caméra et son écran de contrôle aident le chauffeur
à visualiser ses équipiers.
3. Arrêt à l’usine d’incinération de Colombelles pour vider la benne.
a
Nautisme :
la pépinière pousse au printemps
A C T U E L LE M E N T E N C H A N T I E R , L A P É P I N I È R E D ’ E N T R E P R I S E S N A U T I Q U E S
D E C AE N L A M E R O U V R I R A E N J U I N . L’O U T I L , U N I Q U E E N F R A N C E P O U R LE S
P O RT E U R S D E P RO J E T S D A N S C E S E C T E U R D ’A C T I V I T É S , I N T É R E S S E D É J À D E
NOMBREUSES ENTREPRISES.
• HOTELLERIE D’ENTREPRISES
> Ateliers 9 000 m2 / 6 ponts roulants
avec porte 10 x 14 m
> Voirie d’accès au Nouveau Bassin
> Bâtiment tertiaire attenant de 600 m2
• PÉPINIÈRE NAUTIQUE
> Espace tertiaire : 10 bureaux,
espaces mutualisés, salle de réunion
> Plateau technique de 109 m2
> Atelier 1 : 376 m2
> Atelier 2 : 615 m2
> Atelier 3 : 316 m2 + pont-roulant
> Atelier 4 : 153 m2
> Atelier 5 : 75 m2
> Atelier 6 : 78 m2
> Atelier 7 : 1 435 m2 + 2 ponts-roulants
> Terre plein : 1 000 m2 + pont-roulant
Le printemps est la saison des
éclosions. Dans l’ancien magasin KDI, sur la presqu’île portuaire de
Caen la mer, le chantier d’aménagement de la pépinière nautique sera
bouclé en juin et les entreprises candidates à une place se manifestent.
Depuis novembre dernier, deux
jeunes pousses travaillent même sur le
site, dans des locaux provisoires.
Kalibee (concepteur d’aides à la navigation) et Shore Team (bureau
d’études en composites) y développent leurs activités, en attendant de
déballer cartons et caisse à outils sur
un site entièrement réaménagé.
« L’endroit
où il faudra être »
Dans quatre mois, entre Orne et
canal, sur cet espace proche du
Nouveau bassin, le site baptisé
« base Dumont d’Urville » aura enfin
entamé sa mue. Six mois de travaux
auront été nécessaires pour donner
naissance à ce prototype dans le
domaine de l’économie nautique.
La pépinière nautique, unique en
SAILING ONE
S’AMARRE À CAEN
Sailing One pose progressivement
ses bagages dans l’agglomération.
La société d’Yvan Griboval (photo),
concepteur et organisateur de la
SolOcéane, le premier tour du monde
à la voile en solitaire couru sur
bateaux identiques, a au moins deux
bonnes raisons de s’implanter dans
l’agglomération. D’abord la société a
voulu s’appuyer sur le savoir-faire
local pour la finalisation des Véolia
Océans (16 m de long) conçus pour
cette course. Ensuite, le départ de
cette nouvelle épreuve sera donné
de Caen la mer le 25 octobre 2009.
Dès l’été dernier, Yvan Groboval et
une équipe de 5 personnes se sont
installés dans des bureaux du
centre-ville de Caen. La structure
devrait s’étoffer pour le suivi de la
construction des bateaux. « D’ici
l’été prochain, 4 à 6 emplois
devraient être créés localement. »
Yvan Griboval,
concepteur et
organisateur
de la SolOcéane.
France, s’articulera autour d’un local
tertiaire de 590 m2, comprenant 10
bureaux et des espaces mutualisés.
Un complexe de 8 ateliers y sera
accolé, du petit 75 m2 à la grande
pointure de 1 500 m2. Un outil séduisant pour les porteurs de projets
dont le développement pourra être
ici accompagné. « Aujourd’hui, la
moitié des bureaux est déjà réservée
par des entreprises en cours de création », illustre Mathieu Desramé,
directeur de la pépinière (1), signe
d’une vraie reconnaissance avant
ouverture : « Je sens un intérêt
grandissant pour ce site de la part
des sociétés positionnées sur le nautisme. On nous demande aussi la
mise à disposition ponctuelle de
bureaux ou même un simple service
de domiciliation. C’est identifié
comme l’endroit où il faudra être. »
Accès aux quais
« Pour des raisons administratives,
nous avons mis du temps pour ficeler
le dossier, mais aujourd’hui nous travaillons sur un projet complet », ajou-
te Pascal Mérat, chargé de mission
nautisme à l’agence Synergia (2).
Phase 1 : jusqu’en juin, les travaux
portent sur le cœur de la pépinière
décrit plus haut et la mise à disposition
de 600 m2 locaux tertiaires dans un
bâtiment proche, en hôtellerie d’entreprise. Phase 2 : la mise aux normes
et l’aménagement des trois grandes
nefs (9 000 m2) toutes proches, destinées à accueillir également des entreprises nautiques. L’une des opérations
les plus spectaculaires sera l’ouverture
de deux énormes portes coulissantes
(14 m x 10 m) donnant directement sur
une nouvelle voirie qui assurera un
accès direct aux quais du Nouveau
bassin. Doucement mais sûrement, la
pépinière et les structures du Nouveau
bassin trouvent leur vrai visage.
Contacts : Pascal Mérat & Mathieu Desramé
(Synergia) : 02 31 46 73 73
(1) Mathieu Desramé dirigera aussi la future
pépinière technologique actuellement en
construction sur Effiscience : 30 bureaux et
1 500 m2 d’hôtellerie d’entreprise (ex-site SMN).
(2) Synergia : agence de développement économique de la communauté d’agglomération
Caen la mer.
Bostik, de Caen au Grand Sud
Albatros et coups de vents à
répétition… Bostik, le premier monotype Véolia
Océans, parti de Caen le 16
décembre dernier, navigue
dans le grand Sud depuis fin
janvier. Cap sur Wellington,
en Nouvelle Zélande. Le monocoque effectue le parcours de
reconnaissance de la SolOcéane, première course autour du
monde à la voile en solitaire sur des bateaux identiques (16 m de
long), qui partira de Caen en octobre 2009. Pour valider la
machine en partie construite à Caen, quatre marins se serrent les
coudes à bord : Charles Caudrelier, Erwan Tabarly, Erwan Lebec
et l’australienne Liz Wardley. Après un premier stop au Portugal,
à Noël, le temps de changer des haubans, l’équipage a passé la
mi-janvier en tenues légères, entre tropique du Capricorne et du
Cancer. Il a franchi l’équateur, déjoué les pièges du Pot-au-noir
et arrondi sa route pour contourner l’anticyclone de SainteHélène. Au terme d’un second arrêt technique au Cap (Afrique
du Sud), il a repris la route le 31 janvier. L’étrave du monocoque
fend désormais les eaux froides et hostiles des quarantièmes
rugissants. Arrivée probable à Wellington vers le 20 février, avant
une seconde étape qui lui fera raser un rocher proche d’Ushuaia.
Un certain Cap Horn.
Pour suivre la progression de Bostik : sur le web : www.soloceans.com ;
à la télévision : chaque mercredi soir, sur Eurosport.
Sillage n°18 >>> 10/11
Évolution
Développement économique
« NormandyAvenue »,
la marque des grandes agglomérations
S O U S L A S I G N AT U R E « N O R M A N DYAV E N U E » , LE S T RO I S G R A N D E S A G G LO M É R AT I O N S N O R M A N D E S D E C AE N ,
RO U E N E T LE H AV R E S ’A F F I C H E N T D É S O R M A I S E N S E M B LE D A N S LE S G R A N D S S A LO N S I N T E R N AT I O N A UX .
O B J E C T I F : S ’A S S U R E R U N E M E I L LE U R E V I S I B I L I T É , P O U R M I E UX ATT I R E R LE S I N V E ST I S S E U R S .
Une formule aux accents anglophones. Avec « NormandyAvenue »,
les agences de développement économiques de Caen la mer, du Havre et de
Rouen (1) ont inauguré en février 2007 une
signature commune clairement dédiée à un
affichage international plus efficace. La
démarche part d’un constat aussi évident
que dommageable : « toute seule, chacune
de ces agglomérations n’évoque pas grand
chose à un Japonais. Ce n’est pas du tout le
cas avec la Normandie, l’une des régions
dont le nom est le plus connu au monde. »
Pascal Hurel, le directeur de l’agence de
développement économique de Caen la
mer et ses homologues havrais et rouennais
disposent désormais d’un étendard sous
lequel les projets d’envergure de ces trois
zones urbaines peuvent rivaliser avec de
grandes métropoles comme Lyon ou Berlin.
« De grands projets d’aménagement urbain
et périurbains émergent aujourd’hui dans
les métropoles normandes, qui comptent
1 200 000 habitants. Le triangle Caen –
Rouen - Le Havre correspond au 1er
ensemble portuaire français sur la Manche,
à proximité de Paris et Londres. Il regroupera bientôt six pôles de compétitivité et a
engagé des chantiers qui renouvellent leur
Blainville-sur-Orne
environnement urbain. » En somme, de
vrais arguments susceptibles d’attiser la
curiosité de grandes entreprises, de promoteurs et autres gros investisseurs.
Economie de moyens
et présence renforcée
Portée par l’association Normandie
Métropole, qui réunit depuis 1993 les élus
des trois agglomérations pour valoriser la
complémentarité de leur offre, la marque
« NormandyAvenue » n’a pas tardé à s’afficher. Dès mars 2007, Caen la mer et ses
homologues de Rouen et du Havre ont
déployé la banderole commune sur un
stand partagé, lors du MIPIM de Cannes
(Marché international des professionnels de
l’immobilier). Caen la mer a pu y valoriser
ses pôles de compétitivité (Transactions
Electroniques Sécurisées, Filière Equine,
Mov’éo) et le campus technologique
Effiscience. Rouen y a détaillé ses 800 hectares de reconversion urbaine, tandis que Le
Havre mettait l’accent sur la restructuration
du site portuaire des docks Vauban. « En
mettant ainsi en avant des atouts très caractéristiques et en les additionnant, on se
rend compte que notre offre tient la route
par rapport à d’autres territoires d’envergure », plaide Yannick Lailler, chargé de la promotion du territoire à l’agence Synergia. En
outre, « NormandyAvenue », en mutualisant les moyens, permet de maîtriser les
coûts de promotion, donc d’envisager une
présence pérenne sur les grands rendezvous. « Pour installer nos territoires dans
l’esprit des grands décideurs, il faut jouer
sur un affichage dans la durée. » Aussi,
après une présence au SIMI de Paris (Salon
de l’immobilier d’entreprise), en novembre
dernier, « NormandyAvenue » repart en
campagne en 2008, à nouveau sur le MIPIM
et le SIMI. Avec enthousiasme. « Sur les
deux grands salons de 2007, nous avons
engrangé de bons contacts. »
(1) Agences Synergia (Caen la mer), Le Havre développement
(Le Havre) et l’ADEAR (Agence de développement économique de l’agglomération rouennaise)
U
Caen la mer soutient Renault Trucks
P O U R P RO D U I R E P LU S D E C A B I N E S , L’ U S I N E R E N A U LT T R U C K S E N G A G E U N P L A N D ’ I N V E ST I S S E M E N T
D E 6 0 M I L L I O N S D ’ E U R O S . C AE N L A M E R A P P O RT E S O N A I D E .
Des cabines, encore des cabines, toujours des cabines ! L’usine Renault
Trucks de Blainville-sur-Orne s’adapte au
marché dont la croissance moyenne est
estimée de 3 à 5 % chaque année. Pour y
répondre, le groupe AB Volvo envisage d’investir au total 60,4 millions d’euros dans le
Centre fabrication cabines (CFC) de l’usine,
permettant d’augmenter les capacités de
20 % (de 350 cabines par jour aujourd’hui à
420 en 2010). Un investissement déterminant pour l’avenir du CFC et au-delà pour le
futur du site industriel.
L’objectif est de conserver le leadership au
sein du groupe Volvo en le dotant d’une
nouvelle ligne de tôlerie automatisée (15,5
millions), d’un nouveau bâtiment de peinture des cabines doté des dernières technologies (41,9 millions), et d’une nouvelle organisation du garnissage des cabines (3 millions).
Les changements dans le volume du CFC vont
avoir des répercussions au niveau régional.
Le CFC doit créer dans le cadre de ce projet de
développement 120 emplois directs. Des
répercussions sur l’activité des fournisseurs,
situés à proximité du site, sont à prévoir et
avec elles des créations d’emplois supplémentaires (une centaine estimée).
Dans le cadre d’un tel projet, des aides
publiques à l’investissement sont attendues.
Parmi les 4,5 millions des collectivités (1), Caen
la mer a voté en décembre dernier une aide
d’un million d’euros. L’Etat, par l’intermédiaire d’une prime à l’aménagement du territoire, et l’Europe, par le biais des fonds
Feder, devraient aussi se joindre au projet.
(1) D’un montant de 4,5 millions d’euros, les subventions
des collectivités territoriales, étalées entre 2007 et 2012, se
décomposeraient de la façon suivante : Région BasseNormandie, 2,24 millions ; Département du Calvados,
1,25 millions ; Caen la mer, 1 million.
Dans les détails c
ECONOMIE
Dans bon nombre
de projets,
Caen la mer décline
le développement
durable. En matière
de transports,
de construction,
d ’ a s sa i n i s s e m e n t ,
d’espace rural,
la communauté
d ’ a gg l o m é r a t i o n
agit « vert ».
Illustrations de ces
a c t i o n s à t r av e r s l e
territoire.
c
Un développement
durable
Dominique Cleyssen,
architecte au cabinet
DEGW.
L’immeuble de bureaux pense « vert »
H Q E : T RO I S LE TT R E S P O U R H A U T E Q U A L I T É E N V I RO N N E M E N TA LE . E N M AT I È R E D ’ U R B A N I S M E ,
C ’ E ST L’ E F F O RT S U P R Ê M E Q U A N D O N VE U T C O N ST R U I R E D U R A B LE M E N T E T R E S PE C T E R A U M I E UX
L’ E N V I RO N N E M E N T. S U R LE C A M P U S E F F I S C I E N C E , L’ I M M E U B LE D E B U R E A UX « E R A B LE » S E R A
LE 1 E R D E C E T YPE D A N S L’O U E ST D E L A F R A N C E .
De loin, c’est un chantier comme un
autre. D’un peu plus près, les conteneurs
disposés au pied de l’immeuble en
construction surprennent. Autant de
bennes, c’est rare. C’est pourtant la
moindre des choses quand on construit
« vert » : le recyclage des déchets, le début
du respect de l’environnement, est une des
priorités. « Tout commence par le tri sélectif,
souligne Dominique Cleyssen, architecte au
cabinet DEGW, chargé par Normandie
aménagement (1) de réaliser l’ensemble. On
va jusqu’à 8 ou 9 bennes pour une
revalorisation d’un maximum de déchets.
C’est un travail difficile, le tri se fait à la
main, mais c’est absolument nécessaire.
Baptisé « Erable », le futur immeuble de
bureaux (4 200 m2 sur trois niveaux) du
campus Effiscience, aux côtés de NXP, sera
ainsi le premier bâtiment du Grand Ouest
avec une certification Haute Qualité
Environnementale (HQE).
« La marque NF bâtiments tertiaires démarche HQE porte sur les performances
d’éco-construction, d’éco-gestion, de
confort et de santé d’une opération de
construction, explique Gilles Moreau,
directeur de Normandie aménagement.
Nous visons des objectifs
environnementaux et nous nous
organisons pour les atteindre. »
Le positionnement du bâtiment sur la
parcelle a été pensé afin d’utiliser au mieux
les apports naturels d’énergies. Les façades
nord, est et ouest seront revêtues d’un
parement en béton poli blanc. Quant à la
façade sud, elle sera protégée des rayons
lumineux par une structure recevant des
lames brise-soleil intégrant des panneaux
photovoltaïques produisant ainsi de
l’énergie. Le surplus sera même vendu à
EDF. Tout, jusqu’aux plantations, a été
étudié. À l’intérieur, la climatisation a bien
évidemment été bannie. Les postes
d’électricité comme de plomberie ont été
regardés à la loupe. « On peut même parler
de très haute performance énergétique
puisque nous réaliserons, à terme, plus de
20 % d’économies par rapport à la
réglementation », calcule Dominique
Cleyssen. Sur le chantier, Gilles Moreau est
confiant. « Ce type de bâtiment deviendra
la norme plus tard. »
(1) La SEM Normandie aménagement est le bras armé
économique de Caen la mer.
Sillage n°18 >>> 12/13
c Dans les détails
Un tramway pour rouler propre
D E P U I S P LU S D E C I N Q A N S , LE T R A MWAY T R AVE R S E L’A G G LO M É R AT I O N
D U N O R D A U S U D . E N M AT I È R E D E T R A N S P O RT, I L SYM B O L I S E À LU I TO U T S E U L
LE R E S PE C T D U D É V E LO P PE M E N T D U R A B LE . LE G R E N E L LE D E L’ E N V I RO N N E M E N T
P R É VO I T D ’A U G M E N T E R E N C O R E LE N O M B R E D E L I G N E S E N F R A N C E .
C AE N L A M E R E ST S U R LE S … R A I L S .
C’était le 18 novembre… 2002 !
Voilà plus de cinq ans maintenant que le
tramway circule entre Caen, HérouvilleSaint-Clair et Ifs. Très vite, il rencontre son
public. Dès 2003, il représente 40 % de la
fréquentation du réseau. 1,5 million de
voyages de plus que l’année précédente
sont enregistrés. En 2004, le chiffre de
42 000 voyages par jour est atteint et la
barre des 45 % de la fréquentation du
réseau est passée. Quand Viacités,
l’autorité organisatrice des déplacements,
a mis en service le tram, 27 nouvelles
lignes de bus ont accompagné son
arrivée. Aujourd’hui, si le réseau
enregistre 95 000 voyages par jour, le
tramway en représente 47 %.
La réalité s’impose jour après jour : pas
de développement durable sans
transport en commun. Au nom de Caen
la mer mais aussi du conseil général du
Calvados, Viacités réfléchit à l’avenir des
déplacements sur le territoire de
l’agglomération caennaise. Constatant
que l’offre manque encore de
performance face à sa concurrente la
voiture, le syndicat mixte des transports
réfléchit à de nouvelles solutions à
apporter pour répondre à l’évolution des
déplacements dans la société.
Désormais, la prise de conscience
individuelle pour la protection de
l’environnement côtoie la croissance des
dépenses liées à l’utilisation de la
voiture pour les ménages. « La demande
de mobilité alternative n’a jamais été
aussi forte, analyse la présidente de
Viacités. L’usager est aujourd’hui
convaincu qu’il faut faire autrement,
reste à lui proposer une qualité de
service qui justifie l’abandon de son
véhicule personnel. » Au Grenelle de
l’environnement, un plan de 1 500 km a
été mis sur la table, l’Etat s’engageant à
venir en aide au financement des projets
en site propre. L’an dernier, une étude
sur la faisabilité de la ligne 2 et les
extensions de la ligne 1 a pris fin.
Pour un bon dosage entre l’urbain et le rural
LA CHARTE DES TERRITOIRES RURAUX ET PÉRIURBAINS ADOPTÉE PAR CAEN LA MER ET COSIGNÉE
PAR LA CHAMBRE D’AGRICULTURE EN DÉCEMBRE DERNIER EST UN GUIDE QUI DOIT FACILITER
LE BON ÉQUILIBRE ENTRE URBANISATION ET ACTIVITÉ AGRICOLE SUR SON TERRITOIRE.
La Charte du monde rural périurbain,
signée conjointement par Caen la mer
et la Chambre d’agriculture du Calvados,
veillera au bon équilibre entre
urbanisation et activité agricole.
Près de 60 % du territoire de Caen la mer
est couvert par des surfaces non urbanisées
(terres agricoles, bois, espaces verts…).
Comme ailleurs autour des villes,
l’urbanisation menace la campagne, sous
les effets combinés de la baisse de la
rentabilité des terres agricoles et de la
demande de plus en plus importante de
logements. Cette pression a entraîné, entre
1998 et 2000 (1), la perte de 12 % (environ
106 hectares par an) de la surface agricole
utile et une baisse considérable du nombre
d’exploitants agricoles (-34 %).
Ayant la compétence « Aménagement de
l’espace rural » depuis 2004, Caen la mer
a, dans un premier temps, défini le
périmètre de quatre parcs périurbains,
tampons naturels entre la ville et la
campagne, en partenariat avec le conseil
général du Calvados. Depuis décembre, le
territoire s’est doté d’une Charte du monde
rural périurbain rédigée en collaboration
avec la Chambre d’agriculture du Calvados.
Ce document garantit la qualité du cadre
de vie et l’activité économique avec en
corollaire une bonne gestion des espaces
naturels. Dans les faits, elle se traduit par
une série d’actions déclinées sous la forme
de 19 fiches actions, autour de
thématiques fortes : garantir des espaces
agricoles pour pérenniser les exploitations
agricoles (associer les agriculteurs dans
l’élaboration des documents d’urbanisme,
intégrer la question de la circulation des
matériels agricoles…), contribuer à
améliorer l’environnement (qualité de
l’eau, gestion des déchets, zone de
transition espace rural - espace urbain…),
renforcer le rôle économique de
façon de voir
« Dans quoi seriez-vous prêts
à investir pour réduire votre
consommation d’énergie ? »
« Des panneaux
solaires.
Je voudrais en installer sur le
toit de ma maison, mais je n’ai
pas encore trouvé d’entreprises
capables de me fournir un
devis satisfaisant.
Sinon, j’ai aussi investi, en tant
qu’actionnaire, dans un parc éolien dans l’Allier ».
dont j’ai changé le
mécanisme et qui me
permet aujourd’hui de
faire des économies d’eau
importantes. Comme
j’envisage d’agrandir ma
maison, je projette aussi
de faire appel à un
couvreur qui pourra
m’installer des panneaux solaires. »
Ludovic Lecornu, 41 ans.
Marie-Madeleine Hiram, 56 ans.
« Une éolienne dans le jardin,
l’agriculture et favoriser la diversification
de l’activité agricole (relation producteurs
consommateurs (circuits courts)…) et
améliorer la connaissance réciproque des
ruraux et des urbains. L’équilibre entre
ruraux et urbains méritait bien ce
document.
« J’ai un puits
ça m’aurait bien plu. Mais je ne pense pas que ce soit
dans nos moyens. Sinon, nous faisons davantage
attention aux gestes du quotidien comme baisser le
chauffage d’un degré, ou
respecter le tri sélectif. Notre
voiture est également
équipée d’un filtre à
particules ».
(1) Selon le dernier recensement agricole en date.
Isabelle James, 40 ans.
« Je roulerais
bien au GPL,
même si je pense que
l’État devrait d’abord faire
de plus gros efforts pour
nous y encourager.
Je serais aussi pour qu’une
éolienne soit installée
dans mon quartier, quitte à
participer à son financement. »
Fabrice Couasnon, 45 ans.
Et aussi…
Coursiers
des temps
nouveaux
Caen la mer, comme
un bon nombre
d’entreprises
maintenant, fait
appel aux hommes
d’Elite courses pour
faire livrer ses courriers et autres colis.
Ecologiques, ces trois hommes en noirs
circulent uniquement à vélo et couvrent tout le
territoire de l’agglomération. Parés de pieds en
cap, ils peuvent affronter le froid, la pluie et le
vent. Ces sportifs de bon niveau traversent la
ville de Caen en moins de 20 minutes dans un
strict respect des règles de circulation, pour un
service de qualité et respectueux de
l’environnement.
Une vraie
place pour
le vélo sur
la route
L’agglomération a
imaginé un réseau
de 80 km de pistes
cyclables dont 30
km dans le cadre de
ses compétences. « La politique cyclable que
nous lançons encourage la logique
d’intermodalité amenée à se développer sur le
territoire communautaire et s’inscrit
pleinement dans la politique de
développement durable engagée par Caen la
mer », explique Luc Duncombe. Le coût du
projet global : 13,8 millions d’euros dont 5,1
millions supportés par la communauté
d’agglomération.
Gaz
naturel :
l’agglo
montre
l’exemple
22 bennes de
collecte des déchets
ménagers pour Caen
la mer roulent au gaz naturel véhicules (GNV).
Lancée à l’automne 2006, cette initiative était
une première, à l’époque, dans le
département. Le GNV est composé à 90 % de
méthane. Il présente ainsi l’avantage de
diminuer les rejets de particules et de gaz
polluants et permet une diversification
énergétique. Il n’émet ni odeur désagréable ni
fumée, les moteurs sont plus silencieux et
offrent une conduite plus souple.
Sillage n°18 >>> 14/15
c Dans les détails
Voies royales pour les eaux usées
DEUX C ANALI SAT I ONS POUR ALI MENTER EN EAUX USÉES
LA STAT I ON D’ÉPUR AT I ON ULTR A-PERFORMANTE DU NOUVEAU
MONDE. APRÈS LA M I SE EN SERV I CE DE L’ÉM I SSA IRE NORD,
8 K ILOMÈTRES DE TUYAUX VONT ÊTRE M I S EN CHANTIER AU SUD DE
L’AGGLOMÉRATION FIN 2008. UN PLUS POUR L’ENV IRONNEMENT.
Pour assainir les eaux usées puis les rejeter dans
l’environnement sans impact, il faut une station
d’épuration ultra-performante. Avec la station du
Nouveau Monde (Mondeville) Caen la mer dispose
de cet équipement. Cette unité biologique proche du
viaduc de Calix « produit » une eau irréprochable
qui, rejetée dans le canal et l’Orne, préserve
l’écosystème et la qualité des eaux de baignade.
Restait à raccorder les communes de l’agglomération
à cette station de référence. C’est en partie chose faite
depuis l’an passé, avec la mise en service de
l’émissaire Nord. « Il s’agit d’une canalisation de
18 km qui va d’Hermanville-sur-mer à Mondeville,
via Saint Aubin d’Arquenay, Blainville-sur-Orne et
Colombelles », détaille le chef du service travaux à la
Direction de l’eau et de l’assainissement de Caen la
mer. Etudes et chantiers pour enterrer autant de
tuyaux en fonte d’une durée de vie de plus de 50
ans ont coûté 10 millions d’euros d’investissements.
Le prix à payer pour que 100 000 m3 d’eaux usées
supplémentaires convergent désormais vers la
station biologique.
La direction de l’assainissement a maintenant en
ligne de mire un autre projet de 8 km de long pour
le sud de l’agglomération, de Fleury-sur-Orne à
Mondeville. Originalité : il n’utilisera aucune pompe,
grandes consommatrices d’énergie. « Le bureau
d’études a fait un projet qui utilise la pente naturelle
et en ayant recours au percement d’un tunnel, 30 m
sous la terre, à Mondeville. »
Baptisée « Géomines » (1), cette canalisation sera mise
en chantier fin 2008. Investissement : 7,3 millions
d’euros. De quoi continuer le développement du
sud-est de Caen la mer.
(1) Du nom d’un ancien réseau de pipelines qui reliaient la ville de Caen
aux réserves d’hydrocarbures de May-sur-Orne. Le futur émissaire
empruntera le même parcours.
Une aide au conseil environnemental
C AE N L A M E R E T L A D É L É G AT I O N R É G I O N A LE D E L’A D E M E T R AVA I L LE N T
E N PA RT E N A R I AT. L A D I ST R I B U T I O N D E C O M P O ST E U R S I N D I V I D U E L S C H E Z
LE S PA RT I C U L I E R S E T LE S R ÉC E N T S T R AVA UX D ’ E XT E N S I O N D E L A
D ÉC H È T E R I E D ’ H E R M A N V I L LE - S U R - M E R E N S O N T L A D É M O N ST R AT I O N .
Sylvain Perriollat,
chargé de communication
de la délégation régionale
de l’ADEME.
C’est le partenaire des démarches « vertes ». L’ADEME est, sous la
tutelle conjointe du ministère de l’Ecologie, du Développement et
de l’Aménagement Durables et du ministère de l’Enseignement
Supérieur et de la Recherche, l’établissement public du
développement et de l’aménagement durables qui accompagne
l’ensemble des mesures liées au développement durable dans
différents domaines : économies d’énergie, énergies
renouvelables, urbanisme, déchets, transport, écocitoyenneté…
Au quotidien, l’agence offre des services adaptés aux entreprises,
collectivités locales, pouvoirs publics et grand public. « Les
Espaces Info Energie de Caen et d’Hérouville permettent aux
particuliers d’obtenir des conseils, gratuits et indépendants,
relatifs à la problématique de l’énergie dans l’habitat (dispositifs
d’aides, analyse des consommations, liste des installateurs
agréés…) », souligne Sylvain Perriollat, chargé de communication
de l’ADEME. De même, les entreprises peuvent solliciter l’agence
régionale. « Nous les aidons à financer des projets pour réduire
leurs impacts environnementaux et à avancer sur leurs
démarches de développement durable », précise Sylvain
Perriollat. Ainsi, la Région Basse-Normandie et l’ADEME, via le
programme Défi’NeRgie, apportent une subvention aux
entreprises qui élaborent un projet sur des thématiques tels que
la maîtrise de l’énergie, l’Eco conception, le management
environnemental... Autant de gages désormais de compétitivité.
Par ailleurs, Caen la mer, épaulée par l’ADEME, a engagé une
démarche AUE (Analyse Environnementale de l’Urbanisme), pour
l’aménagement des ZAC de Fleury et de Carpiquet.
L’agenda 21
adopté
L’Agenda 21 est un plan d’actions mondial pour
le développement durable au 21ème siècle, acté
au sommet de la terre organisé par les Nations
Unies à Rio en 1992. Les agendas 21 locaux en
sont les déclinaisons au plus proche du terrain.
Réunis à Sannerville le 8 février dernier, les
élus de Caen la mer ont adopté le document
spécifique à la communauté d’agglomération.
Il s’agit d’un projet de territoire à long terme,
traduit dans un document stratégique qui se
décline en programmes d’actions
opérationnelles. Caen la mer s’est engagée
dans une démarche continue d’actions
concrètes, pour instaurer mais aussi inciter une
dynamique de développement durable sur son
territoire. « Nous avons la volonté de faire
entrer la notion de développement durable
dans toutes les composantes de nos
décisions », a souligné Luc Duncombe,
président de Caen la mer.
En fonction des compétences de la
communauté et des objectifs de
développement durable, six orientations
stratégiques ont été déterminées (développer
les conditions de la réussite ; préserver le bien
commun ; construire un avenir plus solidaire ;
aménager l’espace commun ; animer le
territoire ; améliorer le fonctionnement interne
de l’institution) et seront déclinées selon les
domaines d’intervention.
Ecole régionale des beaux-arts :
des effectifs en hausse
LE S E F F E C T I F S D E S É T U D I A N T S I N S C R I T S À L’ ÉC O LE R É G I O N A LE D E S B E A UX - A RT S
É VO LU E N T D E P U I S 2 0 A N S À L A H A U S S E . L A C O N ST R U C T I O N D E L A N O U V E L LE ÉC O LE
D E V R A I T A CC R O Î T R E C E TT E T E N D A N C E .
L’école régionale des beaux-arts de Caen la mer
poursuit sa progression en termes d’effectifs. En 20 ans, l’augmentation a toujours été régulière. Depuis 1987, le nombre d’étudiants
a doublé, passant de 130 à 232 en 2007 (voir graphique). La construction d’une nouvelle école, l’une des actions phares de l’agglomération, pourrait bien avoir des répercussions positives en ce sens.
Ces chiffres, au-dessus de la moyenne nationale, sont cependant
sans commune mesure avec certains établissements étrangers, notamment ceux d’Europe du Nord qui pratiquent de véritables politiques commerciales pour leur recrutement. « En Grande-Bretagne
ou en Allemagne, certaines écoles d’art accueillent les étudiants par
milliers, mais de fait, les conditions de travail sont assez médiocres »,
explique Jean-Jacques Passera, directeur de l’ERBA.
Ce dernier tient, à l’inverse, à poursuivre une politique d’enseignement cohérente et de qualité. Aujourd’hui l’école compte environ
un enseignant pour 12 élèves. « Nous accueillons chaque année
soixante nouveaux étudiants, précise Jean-Jacques Passera. Si les
résultats s’améliorent cela tient à une meilleure orientation et à un
encadrement et une formation performants, car ce n’est pas nous
qui délivrons les diplômes ».
Un enseignement de qualité
Le cycle court de trois ans, spécialisé en design graphique, affiche
complet chaque année. « Nous avons tenu à conserver cette filière professionnalisante. Il en reste très peu en France car elles
sont parfois considérées comme peu nobles par certaines écoles
d’art. » La formation en design graphique de l’ERBA rencontre
toujours un franc succès, notamment auprès des étudiants qui
souhaitent entrer rapidement sur le marché du travail. « Les formations dispensées aux beaux-arts sont très riches et parfaitement adaptables à différents métiers », explique Pascale Leillard,
directrice de la culture à la communauté d’agglomération de Caen
la mer.
Environ un tiers des étudiants poursuivent leurs études au-delà
des trois ans et intègrent des filières longues, afin d’approfondir
leurs recherches et la réflexion qu’ils ont entamée au cours des
trois premières années. Les effectifs en cycle long ne cessent par
ailleurs de croître. Ils étaient 48 en quatrième et cinquième année à la rentrée 2007-2008 contre 29 en 2002-2003.
c
Grandéquipements
public
culturels et sportifs
FILIÈRES
COURTES ET
LONGUES
La filière de formation en cycle
court, en 3 ans, conduit à la
préparation du Diplôme
National d’Arts et Techniques
Design Graphique. Les études
permettent d’acquérir des outils
et la maîtrise des techniques
graphiques.
Le cycle long en 5 ans prépare aux
épreuves du Diplôme National
Supérieur d’Expression
Plastique (D.N.S.E.P.). Les
étudiants peuvent cependant
décider d’arrêter leur cursus au
bout de trois ans. Lequel sera
sanctionné par le Diplôme
National d’Arts Plastiques
(D.N.A.P.). Le programme est basé
essentiellement sur l’expérience
et doit permettre à l’étudiant de
développer son aptitude à la
recherche et ses facultés créatrices
et conceptuelles.
LIBÉRALISATION DES MŒURS
Le nombre de candidats au concours d’entrée enregistre une légère diminution
depuis quelques années. À cela une explication principale : les répercussions
mécaniques d’une baisse de la natalité. À laquelle s’est ajoutée, depuis juin 2007
une modification des modalités d’inscription.
Sillage n°18 >>> 16/17
Grandéquipements
public
culturels et sportifs
Orchestre de Caen la mer
Mini-tournée
pour les mini-concerts
POUR S ON 3 E M INI-CONCERT DE LA SA I S ON,
L’ORCHESTRE DE CAEN LA MER D ONNE RENDEZ-VOUS
AUX 6-12 ANS DANS TROI S COMMUNES DE
L’AGGLOMÉRATION.
L’orchestre de Caen étant désormais géré par Caen la mer, les
mini-concerts lancés en 2006 grâce à
Appassionato, club de mécénat d’entreprises de l’Orchestre, s’étendent désormais à l’échelle de l’agglomération.
Du 29 mars au 6 avril, le 3e mini-concert
de la saison sera ainsi présenté dans trois
communes : Saint-Contest, Caen, et Mathieu. Au programme : « Ma mère
l’Oye » de Ravel, qui s’inspire des contes
de fées du 17e siècle pour évoquer le Petit Poucet, la Belle au Bois Dormant ou
encore la Belle et la Bête, et « Jeux d’enfants » où Georges Bizet fait revivre l’escarlopette, les chevaux de bois,
colin-maillard et saute-mouton. Ces
pièces seront interprétées dans leur version pour piano à quatre mains par Olivier Peyrebrune et Julien Le Prado.
RENSEIGNEMENTS / BILLETTERIE
c
Conservatoire de Caen
1, rue Carel. Tél. 02 31 30 46 86
RÉCITAL DU CŒUR
LE 25 MARS
Pour la 4e année consécutive, les trois
clubs caennais du Rotary s’associent à
l’Orchestre de Caen la mer pour un
« Récital du Cœur », samedi 25 mars à
20h30 au grand auditorium de Caen, avec
Imogen Cooper, pianiste à la carrière
exceptionnelle. Une partie des recettes de
ce concert consacré à Schubert, sera
reversée à Entraide Médicale
Internationale, association locale à
l’initiative d’actions de formation et de
prévention sanitaire en Asie et en Afrique.
Tarifs : de 11 à 20 euros (dont 3 euros pour
l’association).
Les équipements culturels -
La formule des mini-concerts, spécialement conçue pour les 6-12 ans, remporte
un vif succès. Pour 3 euros et le temps d’un
concert de 45 minutes le samedi ou le dimanche à 17h, elle invite à venir écouter et
découvrir en famille une œuvre majeure
du répertoire.
PRENEZ DATE :
• Samedi 29 mars, 17h,
salle municipale de Saint-Contest
• Dimanche 30 mars, 17h,
grand auditorium de Caen
• Dimanche 6 avril, 17h,
foyer André Allain à Mathieu.
Attention :
le mini-concert du samedi 5 avril à SaintGermain la Blanche Herbe est annulé.
Pour les 10 ans du festival jeune public,
l’affiche de Ribambelle a fait l’objet d’un
concours de dessin ouvert aux 7-10 ans.
Félicitations à Nedjma Brou qui,
du haut de ses 8 ans, se voit déjà tout
en haut de l’affiche.
Tarif : 3 euros.
La pianiste Imogen Cooper interprètera
des œuvres de Schubert.
adresses et contacts
Conservatoire de Caen - musique et danse
1, rue du Carel
14050 Caen cedex 4
Tél. : 02 31 30 46 70
Site web : http://conservatoire.caenlamer.fr
Du lundi au vendredi de 8h à 20h,
le samedi de 8h à 12h30
École Régionale des Beaux-Arts
83, rue de Geôle
14000 Caen
Tél. : 02 31 30 47 90
Fax : 02 31 30 47 91
Site web : www.unicaen.fr/collectivite/
beaux-arts/erba/accueil.html
Orchestre de Caen
1, rue du Carel
14050 Caen cedex 4
Administration : 02 31 30 46 88
Billetterie : 02 31 30 46 86 (du lundi au
vendredi de 10h à 18h et le samedi de 10h
à 12h30)
site web : http://orchestre-de-caen.caenlamer.fr
Théâtre du Champ Exquis
Espace Culturel Paul-Éluard
Rue du Stade BP 20
14550 Blainville-sur-Orne
Tél. : 02 31 44 08 44
Mail : [email protected]"
Web : www.champexquis.com
Bibliothèque de Caen
Place Louis-Guillouard
14053 Caen cedex
Tél. : 02 31 30 47 00
Fax : 02 31 30 47 01
Mail :
[email protected]
Site web : http://bibliotheque-caen.caenlamer.fr
Chemin-Vert
Tél. : 02 31 74 13 66
6, rue Jean-Racine
Folie-Couvrechef
Tél. : 02 31 44 23 48
37, rue des Boutiques
Guérinière
Tél. : 02 31 34 02 97
10, rue des Bouviers
Maladrerie
Tél. : 02 31 74 01 71
60, rue Gal-Moulin
Pierre-Heuzé
Tél. : 02 31 94 74 21
17, place Champlain
Grâce-de-Dieu
Tél. : 02 31 34 54 00
8, espl. A.-Malraux
Venoix
Tél. : 02 31 74 48 16
18, av. des Chevaliers
Bibliothèque d’Hérouville-Saint-Clair
5, square du Théâtre
Tél. : 02 31 45 33 44
Fax : 02 31 45 34 22
Répondeur 02 31 45 34 60
Mail : [email protected]
Site web: www.caenlamer.fr/bibliothequeherouville
Bibliothèque d’Ifs
Esplanade François-Mitterrand
14123 Ifs / Tél. : 02 31 34 39 56
Site web : http://bibliotheque-ifs.caenlamer.fr
Cinéma Lux
6, avenue Sainte-Thérèse
14000 CAEN / Tél. : 02 31 82 29 87
Site web : www.cinemalux.org/
abrégé
Théâtre du Champ Exquis
« Planète Positive »
les 3, 4 et 5 mai
au Zénith
L’année de tous les anniversaires
AU THÉÂTRE DU CHAMP EXQUI S, 2008 EST L’ANNÉE DES 20 ANS DE LA CO MPAGNIE ET
DES 10 ANS DU FEST I VAL R IBAMBELLE. L’ANNÉE AUSSI DE LA NA I SSANCE DE L’ÉCOLE
DU SPECTATEUR ! PRÉSENTAT I ON.
À année exceptionnelle, programmation d’exception. Pour ses 10 ans, le festival Ribambelle offre 10 spectacles à son public des 0-12 ans ! « En ouverture du festival, nous
avons également voulu proposer les quatre spectacles qui font
l’actualité de notre compagnie cette année*. Car l’originalité et la
force du Champ Exquis, compagnie soutenue par Caen la mer, c’est
d’être à la fois un lieu de diffusion de spectacles et une compagnie qui crée et tourne ses propres spectacles », explique Laure
Rungette, co-fondatrice de la compagnie avec Véronique Piantino. Pour ne citer que l’un de ces spectacles maison, Roudoudou,
né en 2003 à Blainville, a fêté sa 250e représentation l’an dernier
et continue toujours de tourner à travers la France. Côté programmation, le théâtre blainvillais accueille en moyenne 5 000
spectateurs chaque année.
Un bus spectacle à travers l’agglomération
En plus de la variété des spectacles proposés durant le festival
(théâtre d’objets, lectures, marionnettes, théâtre et musique,
mains manipulées…), la dixième édition se distinguera par la présence d’un bus spectacle qui sillonnera de nombreuses communes
de Caen la mer (toutes précisions dans la plaquette Ribambelle).
En partenariat avec les crèches, haltes-garderies, bibliothèques,
structures de la petite enfance de l’agglomération, la compagnie
du Théâtre des Tarabates et son spectacle « La brouille » ira, avec
son bus, à la rencontre du très jeune public et des familles.
Pour les plus âgés (à partir de 7 ans), le Théâtre du Champ Exquis
met également en place sa première saison de l’école du spectateur, sous forme de stages et d’ateliers autour d’un ou de plusieurs spectacles tout au long de l’année. Le principe : « Être
capable de développer son imaginaire et son esprit critique par la
pratique du théâtre, pour ne pas être un simple spectateur consommateur », résume Laure Rungette. Certains ateliers pourront être
suivis par l’enfant seul ou accompagné par un parent qui souhaiterait, lui aussi, « aiguiser son regard ». Certains stages faisant
intervenir les arts plastiques se dérouleront en partenariat avec
l’école régionale des beaux-arts de Caen la mer (plaquette « école du spectateur » du trimestre disponible sur simple demande).
* Roudoudou (18-36 mois) ; Echos (moins de 36 mois) ; Là, en moi (dès 9 ans) ;
Lectures de Poche (dès 5 ans).
Contact : Théâtre du Champ Exquis
Réservations : 02 31 44 08 31 - www.champexquis.com
Les Positive Radical Sound (dites
aussi « PRS ») investissent le
Zénith de Caen pendant trois
jours, les 3, 4 et 5 mai.
À l’approche de la sortie de leur
3e album, Prezident, le groupe de
reggae-ragga caennais crée
l’événement en organisant trois
soirées de concerts précédés de
conférences et d’échanges
autour de l’environnement, de
l’écologie et de la citoyenneté.
« On considère que ça fait partie
de nos missions de porter audelà de notre musique ces
valeurs qui nous ont toujours été
chères », souligne Arnaud
Gilberton, bassiste et fondateur
du groupe en 1999. Pour ce
rendez-vous qu’ils ont baptisé
« Planète Positive », les PRS ont
prévu de convier des
associations ainsi que des
personnalités œuvrant pour le
développement durable.
Dans une ambiance souhaitée
conviviale et intimiste, le rendezvous s’adresse à tous les publics.
400 à 500 personnes y sont
attendues.
Un lieu / Une image
La plus petite salle de cinéma du monde
Un écran et un fauteuil. Le cinéma Lux possède la plus petite salle de cinéma du monde. À l’origine, c’était
une blague. « On avait un coin inutilisé et quelqu’un a lancé l’idée », explique Didier Anne, le directeur.
Elle s’avère être un excellent moyen de diffusion pour les différents partenaires du Lux : l’artothèque, le Frac
et différentes associations et réalisateurs. C’est également l’occasion, pour le public, de visionner des travaux
originaux. Les courts-métrages qui peuvent y être vus n’excèdent pas 20 minutes. « Nous les passons en
boucle entre 18h et 22h. Cela permet aux gens de les voir avant une séance en venant un peu plus tôt, par
exemple. » Et entre 14h30 et 18h, les familiers du vidéoclub savent qu’ils peuvent en faire leur salle privative,
pour regarder les vidéos qu’ils ont louées.
Les équipements sportifs Café des images
4, square du Théatre
14200 Hérouville Saint-Clair
Tél. : 02 31 45 34 70
Répondeur programmes :
Tél. : 02 31 45 34 35
Site web :
www.cafedesimages.fr
Espace Jean-Vilar
Square de Niederwerrn
Réservations : Tél. : 02.31.82.69.69
Administration : Tél. : 02.31.82.72.72
Fax. : 02.31.83.98.98
Site web :
www.ville-ifs.fr/6-sortir/pages/
int-sortir.html
Patinoire
Rue Jean-de-la-Varende
14000 Caen
Tél. : 02 31 30 47 40
Serveur Vocal : 02 31 30 46 10
Fax : 02 31 30 47 42
Mail :
[email protected]
Site web :
http://patinoire.caenlamer.fr
Stade nautique
Avenue Albert-Sorel
14000 Caen
Tél. : 02 31 30 47 47
Mail :
[email protected]
adresses et contacts
Site web : http://piscine-stadenautique.caenlamer.fr
Mail : [email protected]
Site web : http://piscine-gracededieu.caenlamer.fr
Piscine Chemin-Vert
Rue de Champagne
14000 Caen
Tél. : 02 31 73 08 79
Mail :
[email protected]
Site web :
http://piscine-cheminvert.caenlamer.fr
Piscine Montmorency
16, rue des Bouvines - 14200 Hérouville Saint-Clair
Tél. : 02 31 95 69 00 - Fax : 02 31 95 11 92
Mail : [email protected]
Site web : http://piscine-herouville.caenlamer.fr
Piscine Grâce-de-Dieu
Avenue Père-Charles-de-Foucauld
14000 Caen
Tél. : 02 31 52 19 78
Retrouvez tous nos équipements
sur : www.caenlamer.fr
Sillage n°18 >>> 18/19
Tébo
auteur de bandes dessinées
Portrait
Super-comic
LE D E S S I N AT E U R D E C A P T A I N B I C E P S ,
S A M S O N E T N É O N E ST C AE N N A I S .
R E P É R É PA R L’ É D I T E U R G L É N AT
IL Y A DIX ANS, TÉBO AFFICHE, À 35 ANS,
U N E B E L LE C O L LE C T I O N PE R S O N N E L LE .
R E N C O N T R E D A N S S O N AT E L I E R , À C AE N .
o
Carnet
Tébo, de son vrai nom
Frédéric Thébault, est né
à Caen le 15 juin 1972. Il
commence à dessiner à
l’âge de 4 ans. À 10 ans,
il découvre l’univers des
super-héros et à 14 ans, il
est fan de Gotlib. Ses
dessins font rire les
copains ; c’est certain, il
sera dessinateur de
« bédés ». Il suit une
scolarité à Saint-Joseph
puis à Saint-Ursule.
Après un BEP secrétariat,
il veut s’inscrire en bac
vente dans l’unique
objectif de décrocher le
sésame pour l’entrée aux
beaux-arts. Mais
l’établissement le refuse
pour cause de « manque
de motivation au
dessin » ! Au retour de
l’armée, il décide de se
former en autodidacte.
Il passe des heures à la
bibliothèque, emprunte
des livres d’art pour
s’exercer, tout en
cumulant les petits
boulots pour se payer
pinceaux et tubes de
peinture. En 1997, il
participe à son premier
concours de BD. Glénat
le remarque : sa carrière
démarre.
Bédégraphie :
Samson et Néon
6 tomes, Editions Glénat,
1999 à 2006
Captain Biceps
4 tomes, Editions Glénat,
2004 à 2007
La Bande à Fred
Editions Bayard, 2004
S’il fallait chercher une filiation,
Frédéric Thébault est plus Samson
que Captain Biceps. Physique oblige.
Comme lui, Samson est un gamin pas très
brillant à l’école, qui se « poile » des histoires « pipi-caca » et se moque des bleus
de sa grand-mère, myope, sourde et spécialiste des chutes. Avec son copain Néon l’extra-terrestre, ils déshabillent leurs ennemis
au « poilvérisateur » ou atterrissent dans
l’arrière-train d’une vache en turbosurf. Les
jeunes lecteurs adorent. La découverte de
leur idole, ils la doivent à Jean-Claude
Camano, directeur de collection chez Glénat.
Le même qui a déniché quelques années
plus tôt Zep, l’auteur de Titeuf.
En 1998, pour le lancement du magazine
Tchô ! « le plus petit journal de la planète »
(une grande feuille recto verso pliée en 16 !)
destiné aux 8-12 ans, l’éditeur contacte Zep
et quelques jeunes auteurs inconnus. La
signature de Tébo apparaît pour la première
fois sous un duo de personnages délirants,
Samson et Néon. Le dessinateur a alors 25
ans et « une pêche qu’il faut canaliser »,
juge Camano. Depuis qu’il a quitté malgré
lui le lycée, il s’astreint à un rythme de production d’enfer, passe des heures à potasser
des livres d’art, de photos et d’anatomie
empruntés à la bibliothèque, dessine
planches sur planches et envoie les plus
réussies aux magazines. Plutôt branché
« Fluide Glacial, grosse poitrine et superhéros », il va pourtant s’épanouir dans la BD
pour enfant. Entre 1999 et 2005, il publie six
tomes des aventures de Samson et Néon.
Les albums se vendent à 12 000 exemplaires.
Mais Tébo rêve toujours de super-héros.
« Ringard » lui répond Glénat, jusqu’au succès inattendu de Superman au cinéma en
2003. Puisque Tchô ! change de formule et
paraît désormais sur 60 pages, il faut l’alimenter de nouvelles rubriques. Zep et Tébo
imaginent le personnage de Captain Biceps.
Le premier scénarise, le second dessine.
Malgré les réticences de l’éditeur, le supermusculeux qui met K.O. tous ses ennemis
(sauf sa mère) fait un carton. La boîte aux
lettres déborde de courriers de fans et de
reproductions enfantines. La renommée de
Zep et la sortie en album permettent de toucher un public plus âgé, qui a baigné dans la
même culture comics que leurs auteurs.
Dans la course au gag, le duo se complète à
merveille.
L’adaptation en dessin animé pour France 3,
programmée en 2010 (en 2009 pour
Samson et Néon), concrétise le rêve de
l’illustrateur de voir ses personnages animés. Douze scénaristes planchent sur l’histoire, Tébo supervise et crée au besoin de
nouveaux personnages. Autre motif de
réjouissance : le combat que se livrent, par
héros interposés, le maître et l’élève,
lorsque Captain Biceps rencontre SuperDupont (Gotlib) dans une édition spéciale
de Tchô ! en juin 2007. Du match, nul ne sortira vainqueur.
Dans l’atelier, les projets s’empilent. Tébo
travaille sur une nouvelle série avec Zep
(« Comment dessiner… ») qui sortira en fin
d’année et adapte pour Glénat la version
française d’un best seller américain « Dis
moi comment tu fais caca, je te dirai qui tu
es »). Si la montée d’adrénaline du bouclage
lui convient bien, lorsque « la main dessine
seule », il refuse de composer sous pression
ou au nombre d’albums. « Dessiner doit rester un plaisir. Je ne veux pas avoir l’impression de travailler ». Un rêve de gosse ? Pas
si sûr. La liberté lui va bien. « Plus le temps
passe, plus j’ai des idées, s’amuse-t-il. Est ce
que j’aurais assez de toute une vie ? »
Captain Biceps
Une carrure
d’armoire à glace,
une taille de guêpe,
un collant rouge
moulant : le
personnage de
Captain Biceps
imaginé par Tébo et
Zep est directement
inspiré des superhéros de bandes
dessinées. Le « plus
balèze des balèzes »,
« roi de la tartine
dans la tronche »
lutte, à coup de
poings, de ruses et
de gags, contre tous
les super-héros qu’il
trouve sur son
passage : Tor,
Spiderman, Super
Dupont ou
Dégueulasse-Man...
Publié dans le
magazine Tchô ! en
2003 pour inaugurer
une formule étendue
à 60 pages, le supermusculeux a tapé
dans l’œil de son
lectorat. Glénat en
publie une première
version album en
2004. Suivront trois
autres tomes, dont le
dernier,
L’Inoxydable, est
sorti en novembre
2007. Chaque album
se vend à 70 000
exemplaires.
Captain Biceps est
déjà publié en Chine,
Espagne, Italie,
Allemagne, Afrique
du Sud et Europe de
l’Est. Le studio
Futurikon de
Philippe Delarue
prépare une version
télé pour 2010.