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…………………………………………………………………………………………………………………………………… PRESSBOOK Atelier régional de restitution du projet « EJMAO » (Emploi des Jeunes et Migration en Afrique de l’Ouest) Jeudi 12 Février 2015 RESIDENCES MAMOUNE, VDN Dakar, Sénégal Avec l’appui de Sommaire Interviews et émissions TV et radio ............................................................................ 3 Télévision : .............................................................................................................. 3 Radio....................................................................................................................... 3 Réseaux sociaux..................................................................................................... 3 Vidéos......................................................................................................................... 3 Presse écrite et Online ............................................................................................... 4 Taux d’activité élevé des jeunes dans trois zones agricoles du Sénégal (étude).... 4 La rentabilité et la stabilité des revenus agricoles sont gages de génération d'emplois en Afrique (Ministre) ................................................................................ 5 Manque de formation, inaccessibilité a la terre et aux capitaux : les causes de l’oisiveté et la migration juvénile.............................................................................. 6 Sénégal: Essor de l'agriculture - Pape Abdoulaye Seck trace la voie à suivre........ 7 Exode Rural pourquoi le phénomène s’intensifie .................................................... 7 Emploi des jeunes dans le monde rural : Ipar, Cedres et Miseli souhaitent stopper le mal d’ici deux ans… ............................................................................................ 9 Emploi des jeunes et migrations en Afrique : La précarité des emplois, cause de départ .................................................................................................................... 10 DOSSIER : EMPLOI DES JEUNES ...................................................................... 12 Interviews et émissions TV et radio Télévision : La télévision RTS, Walf TV, Sen TV et la 2STV ont couverts l’atelier. Les différents reportages ont été diffusés dans les éditions du JT des 12 et 13 février 2015. ( les liens vers les sources vous seront communiqués bientôt) : Radio RFM, Sud FM, Soxna FM, Rewmi FM, Trade FM et Radio Sénégal International RSI ont couvert l’atelier avec une diffusion dans les grandes éditions des 12 et 13 février 2015. La RFM a consacré un large zoom de l’atelier. Réseaux sociaux Des reportages/post ont été publiés en temps réel sur nos différents réseaux sociaux. Pour plus d’informations visiter nos réseaux https://twitter.com/iparsenegal https://www.facebook.com/IPARNEWS https://www.youtube.com/watch?v=alVTzSDGDt0 Vidéos Allocution Dr Papa Abdouaye Seck, Ministre de l’agriculture et de l’équipement rural Allocution de S.E. S.E. Philippe Beaulne, Ambassadeur du Canada au Sénégal Allocution du Dr Cheikh Oumar Ba, Directeur exécutif de IPAR Allocution de Mme Clarisse LIAUTAUD, chargée de mission à l’AFD Allocution de Pr Bréhima TOUNKARA, directeur Directeur E.S&F.P, UEMOA https://www.youtube.com/watch?v=4svtB2WB_h8 https://www.youtube.com/watch?v=J39XIMc89D8 https://www.youtube.com/watch?v=yzmQbVhrvbw https://www.youtube.com/watch?v=a5c40zss9e8&feature=youtu.be https://www.youtube.com/watch?v=YGaWi6IlfM4 Presse écrite et Online Taux d’activité élevé des jeunes dans trois zones agricoles du Sénégal (étude) 12 février 2015 Le taux d’activité des jeunes dans les zones agricoles du Bassin arachidier (Centre), des Niayes (banlieue dakaroise) et du Delta (Nord) demeure très élevé, selon les résultats d’une étude sur cette catégorie de population rendus publics jeudi à Dakar. ‘’Les actifs représentent plus de la moitié de la population soit 60% pour le Bassin arachidier, 76% pour les Niayes et 70% pour le Delta », a indiqué Ibrahima Hathie, chercheur à l’Initiative prospective agricole et rurale (IPAR). Il présentait les résultats du projet pour le Sénégal ‘’Emploi des jeunes et migration en Afrique de l’Ouest (EJMAO) ». Selon lui, cette présence relativement élevée des actifs s’explique en grande partie par l’importance des activités agricoles qui représentent le premier secteur d’emploi dans les trois zones d’étude. Il a ajouté que ‘’le rapport de masculinité affiche un équilibre relatif homme/femmes pour les actifs de manière générale, en particulier pour les jeunes de 15-34 ans ». Par contre, le ratio de dépendance est bien moins favorable pour le bassin arachidier (0,7) alors qu’il est plus bas dans les Niayes (0,3) et au Delta (0,4). Selon M. Hathie, la migration est assez importante dans le Bassin arachidier et les migrants représentent en moyenne 15% des effectifs des ménages contre 6% dans les Niayes et 4% dans le Delta. L’étude a porté sur 1492 ménages et selon le chercheur de l’IPAR, ‘’Les Niayes et le Delta apparaissent comme des zones d’immigration saisonnière car elles offrent une grande capacité d’absorption de main d’œuvre agricole ». Les actifs des ménages se caractérisent par un faible niveau d’instruction. ‘’Dans les trois zones, la proportion des actifs sans niveau scolaire est très élevée surtout dans le Bassin arachidier (41%) et les Niayes (44%) », a affirmé M. Hathie. Pour les actifs ayant bénéficié d’une instruction, il ressort des trois zones qu’une partie importante n’a pas dépassé le cycle primaire. L’étude a relevé cependant des taux d’instruction relativement importants dans les cycles moyens et secondaires surtout dans le Delta Source : http://fr.starafrica.com/actualites/taux-dactivite-eleve-des-jeunes-dans-troiszones-agricoles-du-senegal-etude.html Source : http://www.seneweb.com/news/Economie/taux-d-activite-eleve-des-jeunesdans-tr_n_147645.html La rentabilité et la stabilité des revenus agricoles sont gages de génération d'emplois en Afrique (Ministre) 12 février 2015 ... La rentabilité et la stabilité des revenus agricoles pourront seules générer des emplois pour les jeunes en Afrique, a déclaré jeudi à Dakar Dr Papa Abdoulaye Seck ministre sénégalais de l’Agriculture et de l’Equipement rural. Le ministre présidait un atelier de restitution du projet ‘’Emploi des jeunes et migration en Afrique de l’Ouest (EJMAO) » réalisé par trois structures de recherche : CEDRES (Burkina Faso), IPAR (Sénégal) et Miseli (Mali). ‘’Nous devons créer les conditions d’un exode urbain massif vers les zones rurales », a préconisé M. Seck. Pour y arriver, ajoute-t-il, l’une des conditions est de mettre en place en Afrique une agriculture forte qui peut tirer profit de la mondialisation. ‘’La génération d’emplois ne se décrète pas, elle se construit », a soutenu le ministre. D’où, l’importance, selon lui, des structures de recherches qui permettent d’avoir des regards critiques sur ce que font les gouvernements africains. ‘’Les chercheurs doivent être des architectes bâtisseurs », a estimé M. Seck pour qui l’Afrique doit écouter l’Afrique. ‘’Nous devons penser par nous-mêmes et pour nousmêmes tout en étant ouverts », soutient le ministre sénégalais. Source : http://fr.starafrica.com/actualites/la-rentabilite-et-la-stabilite-des-revenusagricoles-sont-gages-de-generation-demplois-en-afrique-ministre.html Manque de formation, inaccessibilité a la terre et aux capitaux : les causes de l’oisiveté et la migration juvénile Fatou NDIAYE | 13/02/2015 | L’Initiative prospective agricole rural (Ipar), en faisant, hier, jeudi 12 février, la restitution du projet emploi des jeunes et migration en Afrique de l’Ouest (Ejmao), a identifié le manque de formation, l’inaccessibilité au foncier et aux capitaux comme des entraves au travail des jeunes justifiant ainsi leur immigration. L’absence de formation, l’inaccessibilité au foncier et aux capitaux sont les principaux obstacles au travail des jeunes surtout dans les campagnes. La remarque, est du directeur de la recherche de l’Initiative prospective agricole et rural (Ipar), Ibrahima Hathie qui, hier jeudi 12 février, a fait une restitution des résultats du projet « emploi des jeunes et migration », réalisé par sa structure dans les zones de Bambey, Fatick, Niayes, le bassin arachidier et au Delta du fleuve Sénégal. S’agissant du manque d’instruction des jeunes, Ibrahima Hathie, indique que, 16, 41% des jeunes inactifs ne sont pas instruits et n’ont donc reçu aucune forme d’éducation qu’elle soit française, franco-arabe ou des daara. L’autre motivation qui poussent les jeunes à déserter les campagnes au profit des centres urbains pour rechercher du travail, est, poursuit Ibrahima Hathie, l’absence de capitaux. L’étude de l’Ipar montre que, souvent les jeunes n’ont pas de capital financier pour démarrer des activités génératrices de revenus. Selon, les enquêtes, 88,7% de jeunes en zone rurale ne détiennent aucune ressource. Avec 76,1% la situation est plus alarmante chez les femmes. L’autre problème qui empêche aux jeunes de s’adonner à l’agriculture, activité par essence en milieu rural, est l’inaccessibilité à la terre. L’étude de l’Ipar fait remarquer qu’une forte majorité de jeunes chefs d’Unité de production agricole (92,1%) déclarent détenir des terres par emprunt, prêt, ou location. Seuls 4,8% de ces jeunes disposent de terre soit 4% de femmes contre 5,4% d’hommes. En moyenne, 82,1% de femmes possèdent des parcelles de moins d’un hectare, 10,7% ont des parcelles de 1 à 3 hectares et 7,1% des parcelles de 3 à 5 ha. Un peu moins de la moitié des hommes soit 48,3% ont des parcelles de 1 à 3 ha. L’étude de l’Ipar laisse aussi apparaitre, la grande majorité des jeunes inactifs sont des célibataires. Parmi ces derniers, 38,90% sont des hommes et 61,10% des femmes. La population jeune inactive est celle âgée de 15-34 ans. En moyenne, 61% de jeunes inactifs sont des femmes contre 39% des hommes. Source : http://www.sudonline.sn/les-causes-de-l-oisivete-et-la-migrationjuvenile_a_23101.html Source : http://www.sudonline.sn/les-causes-de-l-oisivete-et-la-migrationjuvenile_a_23101.html Sénégal: Essor de l'agriculture - Pape Abdoulaye Seck trace la voie à suivre Le ministre de l'agriculture et de l'équipement rural, Pape Abdoulaye Seck venu présider, hier jeudi 12 février, l'atelier régional de restitution du projet « Emploi des jeunes et migration en Afrique de l'ouest », a affirmé : « pour développer l'agriculture et favoriser le travail des jeunes, il faut assoir une agriculture capable de satisfaire la demande domestique en tirant profit de la mondialisation des marchés agricoles ». Afin d'arriver à un tel résultat, le ministre de l'agriculture et de l'équipement rural, juge nécessaire, la mise en œuvre d'une politique foncière qui prend en compte les aspirations des jeunes et des femmes, la sécurisation de l'investissement privé et familial, l'assainissement de l'environnement de la production et la génération de l'emploi rurale. Favorisant la création d'emplois à partir de l'agriculture requiert également souligne til, la redéfinition du statue des agriculteurs. 13 FÉVRIER 2015 Par Fatou Ndiaye Source : http://fr.allafrica.com/stories/201502131351.html Exode Rural pourquoi le phénomène s’intensifie Vendredi 13 FÉVRIER 2015. L’initiative prospective agricole et rurale (Ipar) a tenu, hier, un atelier de restitution d’une enquête de deux ans sur l’emploi des jeunes et la migration en Afrique de l’Ouest (Ejmao). Le but étant de savoir ce qui pousse les jeunes à quitter leur terroir pour d’autres horizons malgré le potentiel agricole de leurs terres. L’enquête porte sur la tranche d’âge 10-35 ans et concerne 1 500 ménages. Les experts ont égrené un chapelet de facteurs. Mais, le manque de revenus reste la cause originelle des exodes ruraux. «Le monde s’urbanise. Nous ne réfléchissons pas en termes d’inversion. Il faut faire en sorte que le monde rural continue d’avoir des aménités, c’est-à-dire créer des opportunités pour que les gens travaillent», a soutenu le représentant de l’Ipar, Dr Ibrahima Hatié, hier, lors de la présentation des résultats d’une enquête de deux ans dans le bassin arachidier et les Niayes (dans le cas du Sénégal). Cette recherche s’inscrit dans le cadre du projet Emploi des jeunes et migration en Afrique de l’Ouest (Ejmao). A en croire M. Hatié, «il y a une absence de modèles qui maintient les jeunes dans les Niayes ou le bassin arachidier alors qu’ils sont stables dans d’autres contrées. Il s’agit de réfléchir sur de bons modèles au lieu de déplacer les urbains vers les zones rurales». Abdou Sall de l’Agence nationale de développement agricole (Anida) soutient que la non maîtrise de l’eau empêche les jeunes de développer leurs entreprises agricoles. C’est en cela que, pour maintenir les jeunes dans les terroirs, sa structure travaille sur la valorisation des excédents d’eau après la fin de l’hivernage. «Il faut changer les règles d’attribution des terres par rapport à la productivité des chefs de famille», souligne Gisèle Lopez, membre du conseil administration de Ipar. Ce que le directeur de cabinet du ministre de la Jeunesse, Demba Diop confirme en soulignant qu’il y a des problèmes d’ordre sociologique. «Les terres sont souvent au nom du chef de famille. Il faut changer les règles d’attribution dans les aménagements. Le chef de ménage ne pense pas forcément aux jeunes et aux femmes», poursuit-il. C’est d’ailleurs pour cela que sa structure propose des projets communs où les dividendes sont répartis en fonction des apports. Un revenu stable pour maintenir les jeunes dans les terroirs Le représentant de l’Ong Roppa souligne le manque de suivi de projets agricoles. «Aujourd’hui, les jeunes s’engagent pour arracher les opportunités. Mais, il n’y a plus de jeunes après la fin des projets», déclare-t-il en indexant par ailleurs les politiques dans le non respect des politiques communautaires de développement de l’agriculture. «Le plan national d’investissement agricole est non appliqué. Chaque président vient avec sa vision. Il faut une volonté politique». fait-il remarquer. Les experts ont, en outre, souligné que «les réponses des pouvoirs actuels, tant en milieu urbain que rural à travers notamment les différents programmes et fonds nationaux pour l‘emploi des jeunes, ne sont pas encore à la hauteur des défis car elles assurent à peine 7 % de la demande actuelle annuelle en travail». Le ministre de l’Agriculture, Dr Pape Abdoulaye Seck souligne, pour sa part, que les jeunes ont besoin d’un revenu stable pour accepter de rester en milieu rural. Ils ont également besoin de la mise sur pied d’une bonne politique foncière ainsi que de la sécurisation et de l’assainissement de la chaîne de production, de commercialisation et d’écoulement des produits. M. Seck rappelle que le gouvernement veut promouvoir l’emploi à travers l’agriculture. Il réitère l’importance de la recherche en ce sens. C’est pourquoi, dit-il, le gouvernement soutient les chercheurs de l’Ipar. Le but des recherches étant, selon lui, de trouver une solution contre l’exode rural. M. Seck rappelle néanmoins que le Sénégal compte atteindre ses objectifs de développement agricole à travers le Pracaas, l’Anida... Il reste toutefois convaincu que la question de la rentabilité reste un préalable pour maintenir les jeunes dans les champs. Emile DASYLVA Source : http://www.walf-groupe.com/actualites/societe/5094-exode-rural-pourquoile-phenomene-s-intensifie Emploi des jeunes dans le monde rural : Ipar, Cedres et Miseli souhaitent stopper le mal d’ici deux ans… 13/02/2015 Dans la vallée au nord du Sénégal, plus particulièrement dans le Walo en l’occurrence le Dieri, l’accès aux terres cultivables devient une véritable casse tête chez les populations rurales, obligeant même les autochtones à migrer vers la Mauritanie à la recherche de l’ « Eldorado ». Pour stopper ce phénomène, l’Initiative Prospective Agricole et Rurale (IPAR) du Sénégal, le CEDRES (Burkina Faso) et MISELI (Mali) s’érigent en bouclier afin de contribuer à une meilleure compréhension des marchés ruraux de travail en général et de la problématique de l’emploi des jeunes ruraux en particulier. Ainsi, sous la houlette de la tutelle, c’est-à-dire, le Ministère de l’Agriculture et de l’Equipement Rural (MAER), une réunion régionale de restitution du projet Emploi des Jeunes et Migration en Afrique de l’Ouest « EJMAO », s’est ouverte, ce Jeudi à Dakar, avec comme objectif de partager les principaux résultats du projet de recherche Ejmao, à engager les discussions avec les participants et à approfondir la réflexion sur les propositions d’intervention publique. Pour rappel, ce programme sous régional est financé par le CRDI et l’AFD sur une période de deux ans. Source : http://www.snnews.info/emploi-des-jeunes-dans-le-monde-rural/ Emploi des jeunes et migrations en Afrique : La précarité des emplois, cause de départ Awa GUEYE, 14 février 2015 Les politiques publiques en faveur du développement agricole ne prennent pas toujours en compte ou de manière pas toujours adaptée les jeunes qui constituent la majorité des actifs. L’Initiative prospective agricole et rurale (Ipar) a restitué hier deux ans d’études sur «Emploi des jeunes et migrations en Afrique» qui met le focus sur la situation dans les zones agricoles et le rôle des jeunes dans ce système. Le retour à la terre prônée dans le cadre du Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas) va avoir du mal à se concrétiser. La majorité des actifs du Sénégal, c’est-à-dire les jeunes, n’ont pas beaucoup de motivations. Le système agricole au Sénégal n’est pas très attractif. La restitution du rapport de l’Initiative prospective agricole et rurale (Ipar), avant-hier à Dakar, a démontré que les jeunes rencontrent beaucoup de difficultés dans la pratique de l’agriculture. Ils sont mal organisés et mal structurés. Ils n’ont souvent pas accès au foncier. Les établissements financiers ne leur font pas confiance du fait de leur manque d’expérience. L’étude intitulée «Emploi des jeunes et migrations en Afrique», menée en collaboration avec le Centre de recherche pour le développement international, a tenu compte de deux caractéristiques principales : les zones où il y a la maîtrise de l’eau et les zones où l’agriculture est pluviale. «On se rend compte que les zones où il y a l’agriculture pluviale sont des zones à risques, où il y a un départ important de migrants ruraux qui quittent pour aller soit dans les zones urbaines soit dans les zones à agriculture irriguée», a souligné le docteur Ibrahima Hathie, directeur de la recherche à l’Ipar. Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, venu présider la cérémonie, a appelé à «créer les conditions d’un exode urbain massif et réduire à sa plus simple expression l’exode rural». Dr Hathie a par ailleurs explicité : «Parmi les résultats que nous avons trouvés, nous avons confirmé notre hypothèse de départ que les marchés de travail dans les zones pluviales sont des marchés où la demande de travail n’est pas très importante. Il y a bon nombre de jeunes qui n’ont pas d’activités en dehors de trois mois d’activités et qui sont obligés de partir. Nous avons vu aussi que ceux qui partent vont généralement en milieu urbain et on s’est rendu compte que les revenus, même s’ils sont modestes, sont plus importants que ce qu’ils ont sur place.» L’expert en a donc tiré les leçons suivants, qui sont autant de conseils pour les décideurs. «Cela veut dire que dans les zones de départ, il faudrait des politiques publiques qui permettent de créer cette demande-là, notamment en investissant davantage dans la maîtrise de l’eau, en faisant en sorte que les chaînes de valeurs puissent être développées pour qu’au-delà des productions, on travaille plus sur l’aval des filières et qu’on offre beaucoup plus de possibilités. Malgré les problèmes, c’est l’agriculture qui reste la principale pourvoyeuse d’emplois dans cette zone.» «Chômage déguisé» des jeunes en zones agricoles L’agriculture offre le plus grand nombre d’emplois et cela implique que le chômage est moins présent dans les zones rurales. Cependant, cela est à relativiser. «Derrière les chiffres de l’emploi des jeunes, se cache ce que d’aucuns appellent du ‘’chômage déguisée’’ et qui transparaît dans les perceptions qu’ont les jeunes des notions de chômeur, de sous-employé et d’inactif, utilisées de manière interchangeable. En réalité, les jeunes hommes et femmes sont plus confrontés aux rigueurs du sousemploi et de l’inactivité (à noter que la ligne de démarcation entre les deux est assez ténue). Cette situation est en partie tributaire de la demande et de l’offre du marché du travail», lit-on dans le rapport des chercheurs de l’Ipar. De plus, la plupart des actifs occupés sont des aides familiaux. Autrement dit, ils travaillent à titre dépendant dans une entreprise exploitée par un parent et sont rémunérés exclusivement en nature. Ils sont de plus confrontés à un manque de formation. Les jeunes qui sont parvenus à être des chefs d’unité de production agricole ne pèsent pas lourd. Ils représentent 6,17% des jeunes occupés, mais ce chiffre cache des disparités. «On note une proportion relativement plus élevée de jeunes chefs d’unité de production agricole dans le Delta, comparé aux jeunes des autres zones étudiées. Toutefois, la proportion reste faible dans toutes les zones, soit 11,55% dans le Delta, 5,59% dans les Niayes et 4,90% dans le Bassin arachidier», informe le rapport. Les jeunes femmes ont encore plus de mal à accéder à la terre. Elles sont 29,2% à être propriétaires contre 70,8% pour les jeunes hommes. L’enquête menée auprès de 1 500 ménages a mis en exergue «une certaine précarité des jeunes travailleurs dans les zones de départ, caractérisés par de faibles niveaux de revenus et peu d’opportunités économiques». Afin d’améliorer le fonctionnement des marchés de travail ruraux en faveur des jeunes, les experts de l’Ipar ont formulé des recommandations pour faciliter l’accès et le contrôle des ressources productives aux jeunes ruraux, la prise en charge des besoins d’information sur les marchés ruraux du travail, le renforcement des capacités des jeunes et la facilitation des transferts des compétences, et enfin s’occuper de la rémunération des aides familiaux. [email protected] Source : http://www.lequotidien.sn/new/index.php/economie/emploi-des-jeunes-etmigrations-en-afrique-la-precarite-des-emplois-cause-de-depart.html DOSSIER : EMPLOI DES JEUNES MARCHÉ DU TRAVAIL : 200 millions de jeunes touchés par le chômage en Afrique Agri Infos N°80du mois de mars 2015 (Jade/Syfia)-Le chômage des jeunes est un fléau mondial. En Afrique il touche près de 200 millions de jeunes. Pourtant, les activités agricoles renferment un énorme potentiel d’emplois. Un plaidoyer a été fait pour soutenir les équipes de chercheurs de l’IPAR (Initiative prospective agricole et rurale), du CEDRES (Burkina-Faso) et de MISELI (Mali) qui ont fouillé dans le secteur agricole. Résultats : des projets de créations d’emplois-jeunes ont vu le jour. Si Cheikh Oumar Bâ, Directeur Exécutif de l’IPAR (Initiative prospective agricole et rurale) s’est dit ‘’satisfait de la forte présence’’ d’experts, de chercheurs, de gens de la société civile, de représentants d’Op et d’entrepreneurs ruraux, à l’Atelier organisé mi-février à Dakar sur : ‘’Emploi des jeunes et migration en Afrique de l’Ouest’’ (EJMAO), des vérités ont été discutées sans fards à cette rencontre. L’Acte 1 de la cérémonie d’ouverture officielle fut jouée par le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural (MAER). Le Dr Pape Abdoulaye Seck s’est félicité du travail de l’IPAR qui, dit-il, ‘’doit être appuyé’’, parce que les chercheurs qui y font ces études, sont des ‘’architectes’’ et des ‘’bâtisseurs’’, soulignant sa forte conviction qu’en Afrique ‘’on doit penser par nous-mêmes et pour nous-mêmes’’. Le ministre de l’Agriculture a appelé, en effet, ‘’à créer les conditions d’un exode urbain massif anéantissant l’exode rural’’. Pour ce faire, il avance comme préalable : ‘’la constitution d’une agriculture forte qui puisse tirer profit de la mondialisation avec des activités génératrices de revenus pour fixer les jeunes et les femmes ; l’élaboration et la mise en œuvre d’une politique financière ; l’assainissement de la production et de la commercialisation’’. En somme, dit le ministre de l’Agriculture, il s’agit de renforcer la capacité du Sénégal à travers le PSE et le PRACAS* pour construire ‘’une agriculture compétitive, rentable et durable’’. Pape Abdoulaye Seck a souligné, à ce propos, l’importance particulière que son Département attache à la recherche, relevant qu’ ‘’il ne peut pas y avoir une agriculture forte, sans une recherche forte’’. Comme lui, auparavant, l’ambassadeur du Canada avait soutenu que ce travail de recherche de l’IPAR, en partenariat avec le CRDI, ‘’a été bien fait’’, parce que tenant compte des préoccupations des jeunes du Sénégal, du Mali et du Burkina Faso. Et le diplomate de suggérer au MAER d’appuyer cette Etude EJMAO, ainsi que les chercheurs qui l’ont réalisée. Au cours de cette cérémonie, les représentants de l’AFD et de l’UEMOA ont aussi pris la parole pour plaider l’appui de ce projet de l’IPAR, insistant sur la formation professionnelle des jeunes, ainsi que l’érection d’un Observatoire commun sous régional pour l’emploi des jeunes dans la zone UEMOA (Union économique et monétaire Ouest africaine) L’Agriculture, un énorme potentiel de création d’emplois Le second Acte de cette rencontre a été marqué par des débats non officiels. C’est ainsi que des voix ont fait entendre d’autres sons de cloches. Des voix qui ont permis de dessiller les yeux de bon nombre de participants sur l’ampleur du marché du travail en Afrique où, selon les organisateurs, sur près de 200 millions d’habitants, les 60% sont des de jeunes chômeurs de 15 à 24 ans. Des jeunes qui, selon certains participants, devisent à longueur de journée autour du thé, à l’ombre des perrons de la baraque familiale. Sur les résultats de recherche EJMAO au Mali et au Sénégal Ibrahima Hathie, directeur de recherche à l’Ipar (lire encadré) indique, qu’en 2011 au Sénégal, la population jeune (15-35 ans) a augmenté de 8% et a atteint 4,5 millions d’individus. ‘’En milieu urbain, indique M Hathie, le taux d’emploi est de 31% à Dakar et 27% dans les autres régions. En milieu rural, il se situe à près de 45%’’. Mais, si le secteur agricole possède un potentiel de création d’emplois, le manque d’informations des jeunes et des décideurs politiques sur le fonctionnement de ce marché du travail constitue un sé- rieux handicap. Le modérateur du jour de cet Acte II de la scène, le Dr Cheikh par O Bâ de l’Ipar, a joué de la démocratie participative en donnant la parole aux participants. Mais qui est jeune ? Du coup cette question était plusieurs fois revenue dans la bouche des intervenants qui ont aussi plaidé pour l’auto-entreprenariat rural, soulignant que dans ’’une étude de ce type, on ne peut pas tout prévoir et qu’il faut donner une suite et aller vers à l’auto entreprenariat’’, ont souligné certains intervenants. Autres interrogations. Comment faire pour fixer les jeunes ? ‘’Il faut prendre en compte la dimension politique de la question et juguler la carence d’informations sur le marché de l’emploi dans un environnement mondialisé’’, a suggéré l’expert Mbaye Sarr bien au fait des questions macroéconomiques du continent et des négociations sur les Ape (Accords de partenariat économique). Puis d’ajouter avec une belle formule : ‘’Toute croissance n’est pas initiatrice d’emplois’’ ANIDA : 60 000 emplois jeunes créées en 2014 Pour fixer les jeunes, rappelle le représentant l’ANIDA (Agence nationale d’insertion et de développement agricole), ‘’il faut changer les règles d’attribution des terres à ces jeunes qui n’en possèdent pas toujours’’, rappelle l’expert, affirmant que près de 60 000 emplois ont été créés par ANIDA en 2014. Sur quoi s’ajoutent ‘’les 76 fermes agricoles ouvertes la même année’’, avance M Fall de ANIDA qui plaide aussi pour la maîtrise de l’eau. Mme Gisèle Lopez d’Almeida, entrepreneure rurale à Interface, par ailleurs membre du Conseil d’Administration de l’IPAR, a beaucoup titillé la salle, lançant parfois des volées de bois vert à l’endroit de l’administration sénégalaise qui, dit-elle, ‘’n’encourage pas l’entreprenariat rural privé, pourtant présent dans toute la chaîne de valeur agricole’’. Un secteur privé dans lequel investissent paysans et dirigeants de PME/PMI locales qui ‘’se battent seuls parce qu’ils croient en euxmêmes et comptent sur leur propre force’’ pour développer leur pays. Puis Mme d’Almeida de se demander : Est-ce que dans ces conditions l’agriculture peut attirer les jeunes et les encourager vers entreprenariat rural ? Elle souligne ainsi la nécessité de travailler ‘’sur des modè- les qui marchent.’’, rallumant du coup l’idée que ‘’le monde s’urbanise, suivi par la révolution de Ntic’’. D’où sa proposition de mettre des écoles, de l’eau et de l’é- lectricité dans les villages. Bref, le coup de gueule de cette capitaine d’industrie rurale qui ‘’raconte’’ son expérience difficile (taxes, impôts, etc.) a préféré alerter les futurs jeunes entrepreneurs. Auparavant elle s’était beaucoup offusquée de la suite des négociations sur les Ape (lire encadre) au sujet desquels, elle dira cru : ‘’les décideurs politiques africains ont manqué de vision…’’ Sur cette question très controversée des Ape, le représentant du Roppa (Ré- seau des organisations paysannes et des producteurs de l’Afrique de l’Ouest) Lionel Lokassou (Bénin) a dit aussi sa désolation face au désaccord des Etats membres de l’Uemoa et de la CEDEAO. ’’Où va-t-on avec la signature des Ape ? Est-ce que les jeunes africains vont avoir le courage de se lancer dans l’agriculture ?’’, s’interroge M Lokassou. Dans ces négociations qui ressemblent à un ‘’affrontement entre David et Goliath’’ le patron du ROPPA se demande : ‘’Est-ce qu’avec l’avènement des Ape, l’agriculture pourra nourrir son homme. L’exemple de Pape Bakary Coly Un bémol cependant. Lionel Lokassou évoque le Pnia qui est une bonne politique agricole. Selon lui dans ‘’ce programme initié par la CEDEAO, tout est prévu… Il faut aller vers la chaîne de valeur et suivre le procédé de la contractualisation entre producteur et privé. Réponse de M Sarr : ‘’Les Ape c’est une bataille perdue ! Il faut s’adapter’’ Pour inverser la tendance de l’exode rural et créer des emplois chez les jeunes, le Directeur de cabinet du ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, Demba Diop appelle quant à lui à donner une meilleure image de l’agriculture sénégalaise. ‘’Notre agriculture n’a rien d’attractif’’, affirme-t-il. Cependant, M Diop estime que l’expérience du Programme des domaines agricoles communautaires (PRODAC) n’est plus à dé- montrer car selon lui ‘’le Prodac a même inspiré certaines initiatives de la FAO, et a dans le Prodac, il y a des domaines non agricoles couverts par l’ANPEJ (Agence nationale pour l’emploi des jeunes). Il les titille l’assistance en disant que ‘’le travail ne se trouve pas sous l’arbre à palabre…’’ Cette réalité de l’arbre à palabre, Pape Bakary Coly (35 ans) du Collège des jeunes du CNCR (Conseil national de concertation et de coopération des ruraux du Sénégal) ne la vit pas. Loin s’en faut. Cet agro-aviculteur de Sangalkam (lire trois questions à..), mise sur la formation des jeunes en leur facilitant l’accès à la terre et au financement. ‘’Le meilleur investissement, dit-il, c’est d’investir sur nous-mêmes. Pour que les jeunes s’engagent dans l’agriculture ; mettez à l’aise ceux qui y sont déjà’’, allusion faite aux lancinantes interrogations évoquées par Mme d’Almeida pour son option du non formel dans ses activités. Bref, Coly parle de trois F qui sont : la Formation, le Foncier et le Financement. 3 Questions à Pape Bacary Coly Collège des jeunes du CNCR ‘’Avec une production d’environ 24 000 poulets de chair par an, l’aviculture nourrit son homme’’ Jade/Syfia/ Comment êtes-vous venus à l’aviculture ? Papa Bakary Coly ‘’L'aviculture a toujours été une passion pour moi depuis mon enfance. A l’école, je faisais de l'aviculture pendant les grandes vacances et c'est avec cette activité que j'ai appris à être très matinal. J'allais à l'école juste pour avoir certaines connaissances, une bonne instruction pour vivre dignement. L'aviculture c'est mon destin. Aujourd’hui, j’ai une production d’environ 24 000 poulets de chair/an et 7500 pondeuses en activité’’ Jade/Syfia/ Votre exploitation avicole nourrit-elle-son homme ou son jeune homme ? P.B.C ‘’La réponse est sans nul doute oui. Il suffit de lui donner ‘’ta vie’’ et ‘’elle te rendra tout’’. Comme on dit pour la Terre, l'aviculture ne ment pas et elle fait plus que ‘’nourrir son homme’’. Mon exploitation avicole nourrit plus de huit (8) chefs de familles qui y travaillent et indirectement près d’une centaine de personnes. Je mène une vie comme tous les jeunes de mon âge. Je suis un jeune à part entière et non entièrement à part. Avec mes revenus, je gagne bien ma vie d’aviculteur et je n’envie pas mes congénères jeunes’’ Jade/Syfia/ Le Cncr vous appuie-t-il ? ou bien ce sont les programmes l’Etat qui vous soutiennent? P.B.C ‘’Pour moi, ce que fait le CNCR, c’est plus qu'un appui. Le premier appui, c'est la prise de conscience. Avec le CNCR j'ai compris, en tant que jeune, que j'avais le métier le plus noble. Etre un paysanagro aviculteur. Cela veut dire, faire partie de ceux qui nourrissent le monde…avec de bonnes dizaines de cuisses de poulets locaux par semaine. Rire ! Autre chose que le CNCR m’a fait comprendre : C'est cette symbiose qui existe entre les jeunes producteurs et qui fait du Collège des jeunes du CNCR un Cadre de concertation pour la prise en compte des préoccupations des jeunes qui sont dans les activités agro sylvo pastorales et halieutiques et qui nous permet aussi de diversifier nos activités. La formation, le plaidoyer et le lobbying font partis des soutiens du CNCR. De la part de l'État j'espère que cela viendra un jour…’’ Entretien avec Dr Ibrahima Hathie, directeur de recherche à IPAR ‘’Les jeunes ruraux souffrent beaucoup du chômage’’ (Jade/Syfia)-Des enquêtes ont été menées en 2014 auprès de 1500 ménages ruraux réparties dans deux zones: le Bassin arachidier, les Niayes et le Delta du Fleuve. Ces enquêtes ont été complétées par des entretiens individuels. Le chômage des jeunes est apparu comme un problème réel. Les couches rurales souffrent d’ailleurs plus de ce problème. Entretien ! Quelles sont les grandes étapes de votre enquête sur l’emploi des jeunes ? L’IPAR a conduit des enquêtes auprès de 1500 ménages ruraux ré- parties dans deux zones: Dans le Bassin arachidier, une région dominée par l’agriculture pluviale et caractérisée par une pression démographique et foncière, ainsi qu’une dégradation prononcée des ressources naturelles. C’est aussi une zone de départ en termes de migration interne du fait de la faiblesse de la demande de travail. Il y a aussi les Niayes et le Delta du Fleuve Sénégal qui offrent d’importantes potentialités en termes de maitrise de l’eau et des possibilités de mener des activités agricoles toute l’année. Les enquêtes ménages ont été complétées par des entretiens individuels et des focus groups avec une diversité d’acteurs, y compris des jeunes des deux sexes. Afin de mieux saisir les caractéristiques de la migration interne des jeunes, les migrants en provenance de la zone du Bassin arachidier et installés à Dakar ont été ciblés. Sur la base des profils de métiers des migrants pré-identifiés lors des enquêtes ménages, 500 jeunes migrants furent interrogés en milieu urbain. Toutes ces données ont été traitées et analysées. Les résultats ont été restitués aussi bien au plan national que sous régional. On dit qu’il y a environ 200 millions de jeunes sans emploi en Afrique de l’Ouest, qu’elle est la part du Sénégal dans cette fourchette ? ‘’ La population jeune âgée entre 15-24 ans en Afrique de l’Ouest est estimée à environ 200 millions. Si l’on considère que le taux de chômage dans la sous-région est de 12%, alors il y a 24 millions de chômeurs dans cette classe d’âge 15-24 ans. Au-delà des normes du BIT (Bureau international du travail), il faudra certainement faire un exercice similaire pour la tranche 15-34 ans, plus pertinente en Afrique Subsaharienne. Néanmoins, le chômage des jeunes est un problème réel, notamment en milieu urbain et en particulier parmi les diplômés. Mais le problème est beaucoup plus pernicieux car les taux de chômage (selon la définition du BIT) ne reflètent pas le désarroi des jeunes, le plus souvent victimes du sous-emploi. Les couches rurales souffrent d’ailleurs plus de ce problème. Les activités non agricoles, y compris le secteur informel urbain, restent le principal réceptacle de tous ces jeunes mais ne leur offrent pas de meilleures alternatives. Au Sénégal, on voit qu’il y a de plus en plus de projets sur l’emploi des jeunes, est-ce la suite de vos recherches au niveau de l’Ipar ? Les nombreux projets initiés par le Gouvernement constituent une réponse à la lancinante question de l’emploi des jeunes. En initiant le projet de recherche sur l’emploi des jeunes en milieu rural, l’ambition de l’IPAR est de contribuer à une meilleure connaissance de la structure et du fonctionnement des marchés de travail, afin d’éclairer les politiques publiques en matière d’emploi. En tant que Think Tank, notre rôle consiste à fournir des preuves à travers la recherche, et à contribuer à enclencher le dialogue politique nécessaire entre acteurs dans le processus d’éélaboration, de mise en œuvre et d’évaluation des politiques. La complexité des problèmes d’emploi nécessite une approche holistique et une veille de tous les instants pour faciliter la capitalisation des expériences et la mise à l’échelle des ilots de succès