Dossier de presse 2014

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Dossier de presse 2014
dossier de présentation
«Le Théâtre du Monde»
14e édition
5-9 juin 2014
POINTS FORTS
14e Festival de Musique ancienne «La Folia» de Rougemont
5-9 juin 2014
(week-end de la Pentecôte)
«Le Théâtre du Monde»
Giuliano Carmignola
Récital violon solo sur les cimes de la virtuosité
L'Arpeggiata
Le retour de Christina Pluhar avec le sopraniste Vincenzo Capezzuto et son programme
«Mediterraneo»
Pierre Hantaï & Skip Sempé
Deux clavecins au sommet
Les Folies Françoises
«Follia Italiana» en compagnie de Patrick Coën-Akenine, Béatrice Martin et la soprano
Maïlys de Villoutreys
Obsidienne
«L'Amour de moy»: une plongée dans les chansons et improvisations des
15e et 16e siècles
Chiome d'Oro
Place aux jeunes avec Pierre-Louis Rétat (clavecin & orgue) et Capucine Keller
(soprano) dans un programme italien du 17e siècle
Ruedi Lutz
ImprovisationS avec une étudiantes violoncelliste de la
Schola Cantorum Basiliensis
• Un rendez-vous unique en son genre en Suisse romande
• Un cadre idyllique: Rougemont, 1000m, au cœur des Préalpes vaudoises
• Un lieu idéal pour la musique ancienne: l’Eglise St-Nicolas du 11e siècle
• Une ambiance chaleureuse et intimiste
• Cinq jours, sept concerts
• Un tremplin pour jeunes ensembles professionnels, tels l'ensemble «Chiome d'Oro»
emmenés par Pierre-Louis Rétat et Capucine Keller et les étudiants en
improvisation de Ruedi Lutz à la Schola Cantorum Basiliensis
PROGRAMME
14e Festival de Musique ancienne «La Folia» de Rougemont
5-9 juin 2014
(week-end de la Pentecôte)
«Le Théâtre du Monde»
JEUDI 5 JUIN – 20H
Le Théâtre du Monde
CHIOME D'ORO [8 musiciens]
Leonor DE LERA, Saskia BIRCHLER violons baroques
Gustavo GARGIULO, Rodrigo CALVEYRA cornets à bouquin
Cecilia KNUDTSEN viole de gambe
Christoph SUMMER théorbe & guitare baroque
Capucine KELLER soprano
Pierre-Louis RÉTAT clavecin, orgue & direction
Quand l'Italie du 17e siècle met en scène les émotions humaines – Œuvres vocales et
instrumentales de Claudio Monteverdi, Giovanni Legrenzi, Francesco Cavalli,
Alessandro Scarlatti, Antonio Sartorio, Giovanni Bassani, Dario Castello et Alessandro
Stradella
C'est peut-être la facette la plus gratifiante du métier d'organisateur de concerts:
donner sa chance à de jeunes musiciens au seuil d'une carrière que l'on imagine
volontiers auréolée de succès. La venue de la soprano Capucine Keller et de
l'ensemble Chiome d'Oro participe de cette démarche. Basés à Genève, ces artistes
aussi passionnants que passionnés feront à coup sûr honneur aux institutions qui les
ont formés, à commencer par les Hautes Ecoles de Musique de Lausanne et de
Genève.
CHF 45 / 30 / 20
VENDREDI 6 JUIN – 19H30
Rameau: Symphonies à deux clavecins
Pierre HANTAÏ clavecin
Skip SEMPÉ clavecin
Quatre symphonies «imaginaires» composées d'extraits des Pièces de clavecin et des
opéras de Jean-Philippe Rameau (Les Indes Galantes, Platée, Dardanus, Castor et
Pollux, Pygmalion, Les Paladins, Les Fêtes d'Hébé, Hippolyte et Aricie…).
Faut-il présenter Pierre Hantaï et Skip Sempé? Clavecinistes parmi les plus réputés de
leur génération, ils nous offrent ici un récital de haut vol à un et deux claviers sur les
magnifiques instruments du président du festival, Jean-Michel Chabloz. Le plaisir de
retrouver Pierre Hantaï après deux soirées qui planent encore dans toutes les
mémoires: Bach-Scarlatti en 2007 et Variations Goldberg en 2011 – y étiez-vous?
CHF 45 / 30 / 20
SAMEDI 7 JUIN – 11H
A Violino Solo
Giuliano CARMIGNOLA violon
Heinrich Ignaz Franz von Biber: Passacaglia
Georg Philipp Telemann: Fantasia n° 7 en mi bémol majeur, Fantasia n° 9 en si
mineur
Antonio Vivaldi: Sonate en ré majeur RV 10
Johann Sebastian Bach: Partita n° 3 en mi majeur BWV 1006
C'est l'un des «mythes» du violon baroque: disciple de Nathan Milstein et Henryk
Szeryng, Giuliano Carmignola s'est fait un nom dans la redécouverte – on peut aussi
parler de «dépoussiérage»! – des concertos de Vivaldi à la lumière des sources et des
instruments historiques. Fort de millions de disques vendus (chez Sony et aujourd'hui
Deutsche Grammophon), il se risque ici à l'exercice ô combien vertigineux pour un
violoniste du récital solo. Entre virtuosité et plénitude.
CHF 20
SAMEDI 7 JUIN – 19H30
Mediterraneo
L'ARPEGGIATA [7 musiciens]
Doron SHERWIN cornetto
Margit ÜBELLACKER psaltérion
Marcello VITALE chitarra battente
Boris SCHMIDT contrebasse
David MAYORAL percussions
Vincenzo CAPEZZUTO chant
Christina PLUHAR théorbe & direction
La nouvelle Odyssée de Christina Pluhar: traverser la Méditerranée en musique, être
grisé par l’onde et la voix fabuleuse du sopraniste Vincenzo Capezzuto, sillonner les
confins du bassin de notre civilisation, entendre le sable crépiter à l’écoute des
tarentelles, chantées en grec comme on le faisait en Calabre et en Sicile dans les
villages gréco-albanais à l’époque baroque… Du Portugal à la Turquie, aux abords des
côtes grecques, tunisiennes et italiennes, bercés par les vagues et le dialogue
enchanteur des instruments à cordes pincées de la tradition méditerranéenne avec les
cordes baroques de l’Arpeggiata.
CHF 45 / 30 / 20
DIMANCHE 8 JUIN – 19H30
«L'Amour de moy s'y est enclose»
OBSIDIENNE [8 musiciens-chanteurs]
Florence JACQUEMART chant, flûtes et cornemuses
Hélène MOREAU chant, psaltérion, percussions
Catherine SERGENT chant, psaltérion
Barnabé JANIN chant vièles, rebec, hautbois
Raphaël PICAZOS chant
Pierre BOURHIS chant
Pierre TESSIER chant, récitant
Emmanuel BONNARDOT chant, violes, rebec, crwth, cistre, cornet & direction
Chansons et improvisations des 15e et 16e siècles — Œuvres de Rubinus, Antoine
Busnois, Heyne, Loyset Compère, Pierre de la Rue, Bosfrin et Pipelare; extraits du
Manuscrit de Bayeux
La Renaissance de retour à La Folia! Avec l'un des meilleurs spécialistes de ce
répertoire: l'ensemble français Obsidienne, fondé en 1993 par Emmanuel Bonnardot.
Membre de l'Ensemble Gilles Binchois, ce dernier s'est surtout fait connaître au sein
du trio Alla Francesca, avec lequel il a créé le Centre de musique médiévale de Paris.
L'ensemble fait le voyage de Rougemont avec son programme fétiche, «L'Amour de
moy», qui remet au goût du jour l'une des pratiques clé de cette époque:
l'improvisation.
CHF 45 / 30 / 20
LUNDI 9 JUIN – 11H
Improvisations violoncelle & clavecin
Ruedi LUTZ improvise avec une étudiante de la Schola Cantorum Basiliensis:
Mara MIRIBUNG violoncelle
L'enfant chéri du Festival n'en finira sans doute jamais de nous surprendre! Il fait le
voyage de Rougemont cette année dans le même costume que celui qui nous l'a fait
connaître en 2001: celui de professeur d'improvisation de la Schola Cantorum
Basiliensis, prestigieuse école à qui le Festival doit beaucoup. «Primus inter pares», il
nous fait voyager avec une étudiante violoncelliste.
CHF 20
LUNDI 9 JUIN – 16H
Follia Italiana
LES FOLIES FRANÇOISES [6 musiciens]
Benjamin CHENIER violon
Sébastien MARQ flûte
François POLY violoncelle
André HENRICH théorbe
Béatrice MARTIN clavecin
Patrick COHËN-AKENINE violon & direction
Maïlys DE VILLOUTREYS soprano
Antonio Vivaldi: «La Follia», Cantate «All’ombra di sospetto», Concerto pour flûte et
clavecin «La Notte»
Arcangelo Corelli: «La Follia»
Georg Friedrich Haendel: Cantate «Dietro l’orme fugacci»
Alessandro Scarlatti: Concerto à 4 en la mineur, «La Follia» pour clavecin seul
Programme prédestiné pour notre festival: «Follia Italiana», ou un voyage à travers
différentes mises en valeur du thème de la Folia, l'un des plus anciens de l'histoire
musicale européenne. De Vivaldi à Scarlatti en passant par Corelli, un magnifique
parcours en cordes et en voix porté par l'un des meilleurs ensembles baroques
français, dont le nom lui non plus… est taillé sur mesure pour Rougemont!
CHF 45 / 30 / 20
INFORMATIONS PRATIQUES
Lieu des concerts:
Eglise de Rougemont (11e siècle)
Renseignements / location:
Office du Tourisme
Case postale
CH-1659 Rougemont
Tél.
Fax
E-mail
Sur Internet:
+41 26 925 11 62
+41 26 925 11 67
[email protected]
www.festival-la-folia.ch
PRÉSENTATION
14e Festival de Musique ancienne «La Folia» de Rougemont
5-9 juin 2014
(week-end de la Pentecôte)
«Le Théâtre du Monde»
Ça y est, nous avons osé: plus de thème, plus de fil rouge, l'envol sans filet! Une
révolution qui n'en est pas une, avouons-le, puisque cela fait de nombreuses années
que nous ne fonctionnons qu'au coup de cœur, tentant de faire tenir aussi bien que
possible artistes et affiches dans la boîte forcément trop étroite d'un instrument, d'un
pays, d'une cour… La musique ancienne est par essence – grâce à l'esprit de ses
ambassadeurs – liberté: nous ne faisons aujourd'hui qu'assumer jusqu'au bout la
grisante subjectivité de cet exercice. Voilà pour le cadre.
Pour le fond, la recette reste la même: faire découvrir à notre public des musiciens et
des programmes qui nous ont tapé dans l'œil (et accessoirement dans l'oreille!), et de
partager avec lui cette joie qui est la nôtre à chaque fois qu'une nouvelle lumière
s'allume dans notre carte musicale personnelle. Contrairement à 2013, 2014 est une
édition presque entièrement «neuve»: quatre des sept concerts sont portés par des
artistes qui font le voyage de Rougemont pour la première fois.
Nous sommes particulièrement fiers d'accueillir l'une des stars du violon baroque,
Giuliano Carmignola, dans un récital solo de haute voltige, ainsi que les musiciens de
l'ensemble Les Folies Françoises dans un programme «Follia Italiana» tout à fait
prédestiné. Nous nous réjouissons également de voir le retour en l'église Saint-Nicolas
des musiques plus anciennes de la Renaissance, portées par l'ensemble Obsidienne,
spécialisé dans l'improvisation.
Parmi les «retours», uniquement des valeurs sûres: le claveciniste Pierre Hantaï, qui
pour sa troisième venue à Rougemont convie à ses côtés l'un des autres grands
clavecinistes de notre temps, Skip Sempé; Christina Pluhar et son ensemble
L'Arpeggiata, qui nous proposent un voyage autour de la Méditerranée en compagnie
du sopraniste Vincenzo Capezzuto; enfin – proprement incontournable! – Ruedi Lutz,
improvisateur de génie, qui fait le déplacement accompagné d'une étudiante
violoncelliste de la Schola Cantorum Basiliensis. Et comme soutenir la relève nous
tient particulièrement à cœur, nous avons décidé d'ouvrir cette 14e édition de «La
Folia» avec un jeune ensemble genevois, Chiome d'Oro, et une magnifique soprano,
Capucine Keller, qui nous feront voyager au cœur de l'Italie du 17e siècle…
Monteverdi en tête!
Que tous les mécènes, sponsors, partenaires, amis, bénévoles, et bien sûr vous, fidèle
public, soient ici chaleureusement remerciés, car sans eux – sans vous! – «La Folia»
n'existerait tout simplement pas.
LES ARTISTES
e
14 Festival de Musique ancienne «La Folia» de Rougemont
5-9 juin 2014
(week-end de la Pentecôte)
«Le Théâtre du Monde»
CHIOME D'OR0
Fondé en 2009 à Genève par Pierre-Louis Rétat, claveciniste, l'ensemble Chiome
d'Oro a choisi d'explorer le monde de la musique baroque par le biais de la relation
entre le texte et la musique. Partant du rythme naturel de la prosodie du texte, nous
cherchons à retrouver un certain naturel ainsi qu'une simplicité dans son approche
musicale. Cette liberté dans la déclamation vocale permet de développer une liberté
de jeu également chez les instrumentistes et de s’abandonner à l’improvisation d’une
tout autre manière. L'influence de la vocalité sur l'esthétique instrumentale est
saisissante. Parallèlement à ce travail sur la prosodie, l'ensemble Chiome d'Oro
cherche également à exploiter les différentes facettes du clair-obscur, des fluets
rayons de lumière déchirants l'obscurité à l'atmosphère chaude et lumineuse de l'été
italien. Grâce à l'apport d'une trentaine d'années de «re-découvertes» et
d'approfondissements, la musique ancienne recommence à devenir une musique
vivante et fraîche. Nos jeunes musiciens, de divers horizons (Argentine, Espagne,
France et Suisse) jouent sur des instruments historiques et se produisent déjà au sein
d'ensembles prestigieux, tels que la Cappella Mediterranea ou Elyma. Lors de leurs
formations, ils ont pu approfondir leurs connaissances des divers traités sur
l'ornementation ou sur les théories musicales de l'époque, et ont donc souhaité se
réunir pour explorer ensemble les chemins de la rhétorique italienne du 17e siècle – si
chère aux comédiens, aux poètes et aux peintres – et qui transparaît ensuite dans la
musique plus tardive du 18e (Montéclair, Bach, Haendel, Corelli...).
 www.chiomedoro.com
Première participation à La Folia
Capucine KELLER – soprano
Née à Marseille en 1984, Capucine Keller commence l'étude du chant à Genève avec
Caroline Rillet, Danielle Borst et Andrienne Steinbrüchel. Après un premier diplôme
en musicologie et histoire des religions en 2007, elle entre à la Haute Ecole de
Musique de Lausanne dans la classe de Brigitte Balleys et obtient en 2010 un
Bachelor of Arts avec les félicitations du jury et le prix d’excellence et en 2012 un
Master d'Interprétation dans la même école. On a pu l'entendre sous la baguette de
Philippe Béran, Hervé Klopfenstein, Dominique Tille, Gabriel Garrido, Leonardo
Garcia Alarcon et Wilson Hermanto, ainsi que sur scène dans les rôles de Valletto
(«L’Incoronazione di Poppea» de Monteverdi), de la Second Witch et de la Second
Woman («Dido and Aeneas» de Purcell) et d'Eurydice («Orphée aux Enfers»
d'Offenbach). Elle travaille également avec plusieurs ensembles baroques, dont la
Cappella Mediterranea, Clematis, Chiome d’Oro, Correspondances et les Alizés avec
lesquels elle chante dans de nombreux festivals européens. En 2010, elle enregistre
un disque de madrigaux de Matheo Romero sous le label Ricercar lors d’une
collaboration entre la Cappella Mediterranea et l’ensemble belge Clematis. Capucine
Keller est lauréate des bourses Friedl Wald en 2010 et Colette Mosetti en 2011 et en
2012. En 2012, on l'a vu notamment dans le rôle d'Alice dans «Alice et les
sortilèges», une création de Robert Clerc commandée par l'Orchestre de Chambre de
Lausanne dans le cadre des Concerts Découvertes, ainsi que dans le rôle de Superbia
dans «Nabucco» de Falvetti, dirigé par Leonardo Garcia Alarcon et enregistré sous le
label Ambronay Editions.
 www.capucinekeller.com
Première participation à La Folia
Pierre-Louis RÉTAT – clavecin, orgue & direction
Pierre-Louis Rétat commence sa formation de claveciniste auprès de David Morand,
puis de Georges Kiss au Conservatoire d'Annecy, avant d'étudier au CNR de Boulogne
Billancourt, cursus musique ancienne, avec Laure Morabito. Il complète ensuite sa
formation en intégrant le Master de Maestro al Cembalo de la Haute Ecole de Musique
de Genève dans la classe de Leonardo Garcia-Alarcon, et obtient son prix en 2009.
Depuis 2007, Pierre-Louis Rétat est l’organiste titulaire des orgues d’Anières et
Vésenaz (canton de Genève) où il a l’occasion d’organiser régulièrement des concerts.
Il est également souvent sollicité comme accompagnateur notamment pour le
concours international de Genève 2010 (hautbois). Depuis 2011, il organise des
stages de découverte de la musique baroque, fondés sur l'expérimentation,
l'appropriation et la pratique, destinés aux enfants et aux futurs professionnels. PierreLouis Rétat a participé à l'Academie baroque d'Ambronay, sous la direction de Jean
Tubéry, et se produit en tant que claveciniste-continuiste au sein d’ensembles tels
qu'Elyma, Les Agrémens ou la Nouvelle Ménestrandie, ainsi que sous la direction du
chef argentin Leonardo Garcia-Alarcon. Il participe aussi à plusieurs enregistrements
pour les labels K617 et Ambronay Edition. En 2009, Pierre-Louis Rétat fonde
l'ensemble Chiome d'Oro qu'il dirige depuis le clavecin et l'orgue, puis en
août/septembre 2011, il est invité à diriger un projet d'opéra (musique, scène et
multimédia) autour de Purcell, à Mexico DF, en coproduction avec le Theater
Transparent (Belgique). En 2013, il sera l'assistant de Leonardo Garcia-Alarcon, pour
«l'Orfeo» de Monteverdi, lors de l’Académie européenne d'Ambronay.
Première participation à La Folia
Pierre HANTAÏ – clavecin
Né en 1964, Pierre Hantaï se passionne pour la musique de Bach vers sa dixième
année. Sous l’influence de Gustav Leonhardt, il commence à étudier le clavecin,
d’abord seul, puis sous la direction d’Arthur Haas. Très tôt, il donne ses premiers
concerts, seul ou avec ses frères Marc et Jérôme. Il étudie alors deux années à
Amsterdam auprès de Gustav Leonhardt, qui l’invite par la suite à jouer sous sa
direction. Les années qui suivent le voient collaborer avec de nombreux musiciens et
chefs d’ensemble, comme Philippe Herreweghe, les frères Kuijken, François
Fernandez, Marc Minkowski, Philippe Pierlot. Désormais, il joue le plus souvent en
soliste à travers le monde. Il est souvent invité par Jordi Savall et il aime également
retrouver ses frères et ses amis, Amandine Beyer, Hugo Reyne, Sébastien Marq, Skip
Sempé, Olivier Fortin ou Jean-Guihen Queyras, pour faire de la musique de chambre.
Il a récemment reconstitué l’ensemble qu’il avait fondé dans les années 1980, le
Concert Français, dans le but d’interpréter les Suites, Concertos et cantates de Bach.
De sa riche discographie, on retiendra ses derniers enregistrements pour Mirare: les
Variations Goldberg, le Premier Livre du Clavier bien Tempéré de Jean Sébastien
Bach, trois volumes de Sonates de Scarlatti, un récital François Couperin et un
programme de Suites d’orchestre de Bach avec le Concert Français.
Participation(s) à La Folia: 2007, 2011
Skip SEMPÉ – clavecin
Claveciniste virtuose, chef d’orchestre et fondateur du Capriccio Stravagante, Skip
Sempé est à l’avant-garde des personnalités qui se consacrent aujourd’hui à la
musique de la Renaissance et à la musique baroque. Skip Sempé a grandi à la
Nouvelle-Orléans; il a étudié la musique, la musicologie, l’organologie, et l’histoire de
l’art aux Etats-Unis à l’Oberlin Conservatory, et a complété sa formation en Europe
avec Gustav Leonhardt à Amsterdam. Son jeu si personnel au clavecin, son sens de la
musique et de l’interprétation furent très vite reconnus comme la naissance d’une
personnalité musicale exotique, multidimensionnelle et hors norme. Skip Sempé reste
ensuite en Europe à s’engage dans sa propre redécouverte d’un répertoire plus ou
moins connu allant de 1500 à 1750. Son ensemble Capriccio Stravagante réunit
aujourd’hui Capriccio Stravagante, le Capriccio Stravagante Renaissance Orchestra et
Capriccio Stravagante Les 24 Violons. Comme soliste, Skip Sempé s’est attaché à
développer au clavecin un magnifique sens du toucher et une oreille qui lui
permettent d’obtenir toutes les variations de sonorité de l’instrument. Il joue et
enregistre sur les clavecins les plus prestigieux du monde, ceux de Ruckers, Taskin.
Goujon, Skowroneck, Kennedy, Humeau et Sidey, et il est particulièrement reconnu
pour ses interprétations de la littérature pour le clavecin classique français:
Chambonnières, d’Anglebert, Forqueray, Louis et François Couperin et Rameau, sa
vision aventureuse et novatrice de Bach et Scarlatti et du répertoire des virginalistes
de Byrd et de ses contemporains. Ses récitals, de Seattle à Tokyo, y compris des
récitals a La Roque d’Antheron et Urbino, et des concerts d’inauguration pour le
Cleveland Museum of Art et le Château de Versailles, ainsi que les masterclasses pour
clavecin du Piccola Accademia di Montisi, du Akademie fur Alte Musik Bremen au
Mozarteum de Salzburg, du Leipzig Bach Festival, le Juilliard School, du Berkeley
Early Music Festival, de l’Université de Stanford, du Oberlin Conservatory of Music, de
la Mc Gill University et de l’Université de Montréal ont reçu un accueil
particulièrement enthousiaste. Dans l’un de ses derniers enregistrements
récompensés,«Pavana – The Virgin Harpsichord», il présente de la musique
élisabéthaine pour un, deux et trois clavecins avec Olivier Fortin et Pierre Hantaï. Il
collabore régulièrement avec le Centre de Musique Baroque de Versailles, dans le
cadre des concerts duquel il se produit, apportant ainsi sa contribution au travail
exemplaire de redécouverte et de promotion du répertoire français de clavecin et de
musique de chambre entrepris depuis sa création par le Centre de Musique Baroque.
Cette longue collaboration confirme, s’il en était besoin, la place de Skip Sempé
parmi les interprètes majeurs de la musique française. Skip Sempé réalise la rare
symbiose d’un directeur musical sans concession et d’un interprète virtuose.
Constamment demandé pour enregistrer, il a succédé à Gustav Leonhardt chez
Deutsche Harmonia Mundi et à Jordi Savall chez Astrée. Claveciniste soliste ou
musicien à la basse continue, d’une exquise finesse avec le Capriccio Stravagante,
Skip Sempé a perpétué la tradition musicale de ces pionniers et de ces vastes
répertoires avec plus de deux douzaines d’enregistrements récompensés.
 www.skipsempe.com
Première participation à La Folia
Giuliano CARMIGNOLA – violon
Natif de Trévise, Giuliano Carmignola étudie d’abord avec son père puis avec Luigi
Ferro puis avec Nathan Milstein et Franco Gulli à l’Accademia Chigiana de Sienne et
avec Henryk Szeryng au Conservatoire de Genève. Il débute sa carrière de soliste sous
la direction de chefs tels Claudio Abbado, Eliahu Inbal, Peter Maag et Giuseppe
Sinopoli et se produit dans de prestigieuses salles telles le Royal Albert Hall, La Scala
de Milan, Musikverein, Philharmonie de Berlin et Tchaikovsky Hall. Il collabore
ensuite avec Umberto Benedetti Michelangeli, Daniele Gatti, Andrea Marcon,
Christoph Hogwood, Trevor Pinnok, Franz Bruggen, Paul Mc Creesh, Sir Roger
Norrington, Ivor Bolton, Giovanni Antonini and Ottavio Dantone. Il poursuit des
collaborations significatives et régulières avec les Virtuosi de Rome dans les années
septante et plus tard avec Sonatori della gioiosa Marca, Venice Baroque Orchestra
puis plus récemment avec l’Orchestra Mozart, l’Orchestre des Champs-Elysées, le
Basel Kammerorchester, Il Giardino Armonico, le Zürcher Kammerorchester,
l’Academy of Ancient Music et l’Academia Bizantina, le Concerto Köln. Ses
enregistrements l’ont amené à collaborer avec les labels Erato, Divox Antiqua, Sony et
Deutsche Grammophon GmbH. Il est actuellement en contrat exclusif avec ce dernier.
Ses enregistrements ont remporté de nombreux prix et récompenses tels Diapason
d'Or et Choc du Monde de le Musique. Parmi ses enregistrements les plus récents,
notons les Concertos pour deux violons de Vivaldi avec Viktoria Mullova et le Venice
Baroque Orchestra, l’intégrale des Concertos pour violon de Mozart avec Claudio
Abbado et l’Orchestra Mozart, les Concertos pour violon de Haydn avec l’Orchestre des
Champs-Elysées. Son dernier CD «Vivaldi con moto» avec l’Accademia Bizantina (dir.
Ottavio Dantone) est récemment paru. Il a enseigné à l’Accademia Musicale Chigiana
de Sienne et la Hochschule de Lucerne. Il s’est vu décerné le titre d'Académicien de
l’Académie Royale Philharmonique de Bologne et Académicien de Santa Cecilia. Pour
interpréter la musique baroque, Giuliano Carmignola joue avec un violon Florenus
Guidantus de 1739 dans son état original et le Stradivarius «Baillot» de 1732 mis à
disposition par la Fondazione Cassa di Risparmio de Bologna. Pour interpréter la
musique classique et romantique, il joue un Pietro Guarneri datant de 1733.
Première participation à La Folia
L'ARPEGGIATA
En empruntant le nom d’une toccata du compositeur allemand né en Italie Girolamo
Kapsberger, Christina Pluhar donnait le ton qui présiderait à la destinée de
l’Arpeggiata, ensemble vocal et instrumental qu’elle fonde en l’an 2000. L’Arpeggiata
réunit des artistes d’horizons musicaux variés, établis de part et d’autre de l’Europe et
du monde, autour de programmes-projets, savamment concoctés par Christina Pluhar
au gré de ses recherches musicologiques, de ses rencontres, de la curiosité qui
l’anime et de son incommensurable talent. Le son de l’ensemble, qui s’est constitué
autour des cordes pincées, est immédiatement identifiable. Depuis sa naissance,
L’Arpeggiata a pour vocation d’explorer la riche musique du répertoire peu connu des
compositeurs romains, napolitains et espagnols du premier baroque. L’ensemble s’est
donné comme fils directeurs l’improvisation instrumentale et la recherche sur
l’instrumentarium dans la plus pure tradition baroque, ainsi que la création et la mise
en scène de spectacles « événements ». Il favorise ainsi la rencontre de la musique et
du chant avec d’autres disciplines baroques, indissociables en leur temps, telles que
la danse et le théâtre, et l’ouverture vers des genres musicaux variés, comme le jazz et
les musiques traditionnelles. Véritables invitations au rêve, les programmes de
l’Arpeggiata renouent avec la surprise, l’inattendu, et rendent au baroque son sens
originel : une perle de forme irrégulière (16e siècle), un élément étonnant (18e siècle).
Les œuvres de l’époque baroque offrent à l’Arpeggiata un écrin de liberté où
s’épanouissent les artistes venus d’ici et d’ailleurs, où se mêlent les genres et les
traditions, faisant de chaque concert une rencontre unique. L’Arpeggiata collabore
régulièrement avec des solistes hors pair venus aussi bien de la musique savante
baroque (Philippe Jaroussky, Nuria Rial, Raquel Andueza, Luciana Mancini, Véronique
Gens, Stéphanie d’Oustrac, Cyril Auvity, Emiliano Gonzales-Toro, Dominique Visse,
João Fernandes…) que de la musique traditionnelle (Lucilla Galeazzi, Vincenzo
Capezzuto, Ensemble Barbara Furtuna, Misia…) ou d’autres genres, comme le jazz ou
le flamenco (Gianluigi Trovesi, Pepe Habichuela), et se produit depuis sa création au
sein des plus grands festivals et plus prestigieux théâtres d’Europe et dans le monde.
L’Arpeggiata est accueilli en résidence en 2012 et 2013 au Carnegie Hall New York,
Wigmore Hall London et au Théâtre de Poissy. En France comme à l’étranger, la
discographie de l’Arpeggiata est unanimement et constamment saluée par la critique
et le public. Lauréat 2009, 2010 et 2011 du «Echo Klassik Preis» en Allemagne,
2009 du Edison Price en Hollande, 2008 du VSCD Musiekprijs, L’Arpeggiata a
régulièrement été récompensé pour sa riche discographie, depuis ses albums chez
Alpha («La Villanella», «Homo fugit velut umbra», «La Tarantella», «All’Improvviso»,
«Rappresentatione di Anima, et di Corpo»), puis Naïve («Los Impossibles») jusqu’à sa
récente collaboration avec EMI/Virgin Classics («Teatro d’Amore», «Via Crucis»,
«Monteverdi Vespro della Beata Vergine») avec «10 de Classica Répertoire», Cannes
Classical Awards, «Timbre de platine» d’Opéra international, «Disque du Mois» BBC
Magazine, «Prix Exellentia Pizzicato», ffff Télérama… L'avant-dernier album de
l’Arpeggiata, «Los Pájaros perdidos», paru en janvier 2012, est consacré aux
musiques traditionnelles d’Amérique latine. En mars 2013 paraît chez Virgin Classics
l’album «Mediterraneo», enregistré avec la star de fado Misia. Sorti sur les écrans en
mars 2011, le film «Tous les soleils», réalisé par l’écrivain Philippe Claudel, s’est
inspiré de la musique du disque «La Tarantella». Deux titres de l’album ont été, pour
cette occasion, réenregistrés avec la voix de l’acteur principal Stefano Accorsi.
L’Arpeggiata est soutenu par le Ministère de la Culture – Drac Ile-de-France, le
Conseil régional d’Ile-de-France et par la Fondation Orange. Il a reçu le soutien, pour
ses projets, de l’Onda, de la Spedidam, de l’Adami, de Culturesfrance. L’Arpeggiata
est membre de la FEVIS (Fédération des Ensembles Vocaux et Instrumentaux
Spécialisés) et du PROFEDIM – Syndicat Professionnel des Producteurs, Festivals,
Ensembles, Diffuseurs Indépendants de Musique.
 www.arpeggiata.com
Participation(s) à La Folia: 2009
Christina PLUHAR – théorbe & direction
Christina Pluhar découvre, après des études de guitare classique à l’Université de
Graz – sa ville natale autrichienne –, ses profondes affinités pour la musique baroque
et de la Renaissance. Elle se consacre dès lors au luth, au théorbe, à la guitare
baroque et à leur répertoire, qu’elle étudie au Conservatoire Royal de La Haye et à la
Schola Cantorum Basiliensis avec Hopkinson Smith. Elle étudie la harpe baroque
auprès de Mara Galassi à la Schuola Civica di Milano et suit des masterclass avec
Paul O’Dettes, Andrew Lawrence King, Jesper Christensen. En 1992, elle obtient un
premier prix au concours international de musique ancienne de Malmö avec
l’ensemble La Fenice. Elle est installée à Paris depuis 1992, et se produit
régulièrement comme soliste et continuiste dans les festivals et théâtres les plus
prestigieux. En 2000, elle crée son propre ensemble, L’Arpeggiata, avec lequel elle
explore la musique vocale et instrumentale du premier baroque. À son répertoire
figure la musique pour luth de la Renaissance et du baroque, guitare baroque,
archiluth, théorbe et harpe baroque des 16e, 17e et 18e siècles, où elle excelle en
soliste. Elle collabore avec de nombreux ensembles parmi lesquels La Fenice (Jean
Tubery), Hesperion XXI (Jordi Savall), Il Giardino Armonico, Concerto Soave (Maria
Cristina Kiehr), Accordone (Marco Beasley), Elyma (Gabriel Garrido), Les Musiciens du
Louvre (Marc Minkowsky), Ricercar Consort (Philippe Pierlot), La Grande Ecurie et la
Chambre du Roi (Jean‐Claude Malgoire), Cantus Cölln (Konrad Junghänel). Comme
continuiste, elle est sollicitée par des orchestres placés sous la direction de René
Jacobs, Ivor Bolton, Alessandro di Marchi, Marc Minkowsky, Gabriel Garrido. Depuis
2001 elle est assistante d’Ivor Bolton à la « Staatsoper » de Munich. En 2005 elle est
invitée à diriger l’Australian Brandenburg Orchestra, en 2007 l’European Baroque
Orchestra ainsi que l’Orchestre Divino Sospiro au Portugal qui la réinvite en 2009.
Parallèlement à ses activités de chef et soliste, Christina Pluhar enseigne la harpe
baroque dans sa classe du Conservatoire Roà l’Université de Graz (Autriche).
Participation(s) à La Folia: 2009
Vincenzo CAPEZZUTO – sopraniste
Né à Salerne en 1979, Vincenzo Capezzuto mène une carrière de danseur avant de se
consacrer au chant. Diplômé de l’école de danse du Teatro San Carlo de Naples, il
devient premier danseur de la Compagnia di Ballo du même théâtre. Il collabore avec
l’English National Ballet de Londres et le Teatro alla Scala di Milano, et est engagé
par Julio Bocca comme premier danseur au sein du Ballet Argentino avec lequel il
prendra part à de nombreuses tournées dans le monde entier. Mauro Bigonzetti
l’engage par la suite pour la compagnie Aterballetto, actuellement dirigé par Cristina
Bozzolini. Petit à petit, Vincenzo Capezzuto se fait également une place dans le
monde du chant traditionnel du bassin méditerranéen. Sa voix claire, entre deux
mondes – celui de la femme et de l’homme – en fait un chanteur unique. Vincenzo
Capezzuto collabore régulièrement avec l’Arpeggiata sous la direction de Christina
Pluhar, tant comme danseur que comme chanteur. Il a participé avec l'ensemble aux
enregistrements des disques «Via Crucis» (2010), «Los Pájaros perdidos» (2012) et
«Mediterraneo» (2013).
 www.vincenzocapezzuto.com
Première participation à La Folia
OBSIDIENNE
Se liant volontiers à la poésie, au théâtre ou à la danse, parfois sur les rives des
répertoires contemporains, traditionnels ou de la chanson, Obsidienne continue à
défricher des répertoires inédits et méconnus du Moyen-âge et de la Renaissance, et
développe son travail sur la restitution de l’instrumentarium médiéval en s’inspirant
de la peinture des grands maîtres. L’ensemble se scinde parfois en petits groupes
permettant un travail plus spécialisé, plus intime et plus personnel. La réunion de
l’ensemble pouvant atteindre 16 personnes, lui donne toute sa puissance, offrant
l'alternance solistes – chœur, indispensable au grand répertoire médiéval. Cette
souplesse et cette variété ont apporté à Obsidienne une longévité et une pertinence
qui lui ont permis d’atteindre une qualité musicale exceptionnelle. Avec Obsidienne,
la musique du moyen-âge devient une musique à inventer, à recréer, un territoire
vierge à imaginer, une planète inconnue à parcourir. Obsidienne est avant tout un
ensemble de création qui puise son inspiration dans la musique médiévale et
renaissance avec le souci vivace de rendre vivant. Rendre vivant un répertoire souvent
associé à un folklore d’un temps lointain, mais qui parle encore à l’homme
d’aujourd’hui par sa richesse et sa variété, qui parle au mélomane éclairé comme au
public novice. En résidence à Sens en Bourgogne depuis 2009 sous le thème «la
chanson du Moyen Age à nos jours», Obsidienne affirme son travail sur la chanson à
travers les siècles. La chanson n’a pas de frontière temporelle et géographique pour
Obsidienne, elle se vit dans sa continuité. A travers le spectacle musical, entre danse
et/ou théâtre et musique, l’ensemble Obsidienne explore la chanson d’hier et sa
résonnance avec celle d’aujourd’hui. Obsidienne a axé une grande partie de ses
recherches sur le chant polyphonique et l’improvisation. Il est l’un des rares
spécialistes à utiliser les techniques d’improvisations anciennes en polyphonie,
comme le chanteur de l’époque. Obsidienne reçoit le soutien de la DRAC Bourgogne,
du Conseil régional de Bourgogne, du Conseil général de l’Yonne pour sa participation
à de prestigieuses programmations en France et à l’étranger (Festival d’Ambronay,
Festival de Flandre, Festival de Wallonie, Festival d’Île de France, le Festival du HautJura, Radio France, Schubertiade etc.). Sa discographie chez Calliope et Opus 111 a
obtenu de nombreuses distinctions de la presse française et internationale (Grand Prix
du Disque, Diapason d’Or, Choc du Monde de la Musique, 10 de Répertoire, 5 étoiles
Goldberg, Recommandé par Classica, «Bravo» de Tradmagazine…).
 www.obsidienne.fr
Première participation à La Folia
Emmanuel BONNARDOT – chant, violes, rebec, crwth, cistre, cornet & direction
Emmanuel Bonnardot, après avoir débuté sa carrière de chanteur au sein des
ensembles La Chapelle Royale de Paris et Les Arts Florissants, s’est particulièrement
illustré dans le répertoire médiéval, d’abord avec Dominique Vellard et l’ensemble
Gilles Binchois puis au sein du trio Alla Francesca (Europe, Amériques, Océanie) avec
lequel il crée le Centre de Musique médiévale de Paris. En 1993, il fonde l’ensemble
Obsidienne. Il crée également des spectacles originaux, parfois d’expression
contemporaine: «François Villon, un songe musical», «Une légende de Tristan et
Iseult», «Le temps d’une chanson», «La dérive des continents»… Son timbre chaud,
sa large palette vocale (baryton ou contre-ténor), sa passion pour la vièle à archet et
son goût pour l’accompagnement font de ses interprétations des références,
particulièrement dans les enregistrements des œuvres de Guillaume de Machaut et
celles des trouvères pour Calliope et Opus 111.
Première participation à La Folia
Ruedi LUTZ – clavecin
Ruedi Lutz est professeur d’improvisation à la Schola Cantorum Basiliensis et de
basse continue à la Hochschule für Musik de Bâle. Il est organiste titulaire de l’Eglise
St. Laurenzen de Saint-Gall, chef du Chœur Bach et du Kammerensemble de la même
ville. Il dirige de 1993 à 2002 le chœur de chambre Vocales Basiliensis et de 1986 à
2008 le Chœur Bach de Saint-Gall. En 2006, il est nommé directeur artistique de la
Bach Stiftung, avec laquelle il s'est lancé dans une ambitieuse intégrale de l'œuvre
vocale du cantor; il a créé dans ce cadre un ensemble vocal et instrumental baptisé
Schola Seconda Pratica. Ses goûts très éclectiques l’amènent à pratiquer autant la
musique de chambre que la musique populaire, avec des incursions dans le jazz.
Ruedi Lutz s'est déjà produit à onze reprises au Festival La Folia, avec la flûtiste
Kerstin de Witt (2002), la danseuse Silvia Buol (2003), le guitariste Rolf Lislevand
(2004), le pianiste de jazz Hans Feigenwinter (2005), le percussionniste rock Orlando
Ribar (2007), la violoniste jazz Helena Winkelman (2009), en solo (2010) et en
compagnie d'étudiants de la Schola Cantorum en 2011 (Andreas Böhlen, Mechthild
Karkow et Monika Eckert), 2012 (Alice Borciani, Eva Saladin et Sam Chapman) et
2013 (Márton Borsanyi et Mikayel Balyan).
Participation(s) à La Folia: 2001, 2002, 2003, 2004, 2005, 2007, 2009, 2010,
2011, 2012, 2013
LES FOLIES FRANÇOISES
En l’an 2000, quelques-uns des plus brillants instrumentistes français de leur
génération décident de donner corps à leur esprit d’innovation et créent Les Folies
françoises. Cet ensemble, dirigé par le violoniste Patrick Cohën-Akenine, se donne
pour mission de revisiter le répertoire baroque des 17e et 18e siècles, dans l'esprit de
liberté, de pluralité et de créativité qui animait les musiciens du Grand Siècle. À
l’image du Treizième Ordre de François Couperin dont elles tirent leur nom, Les Folies
françoises tiennent à exprimer toute la palette de couleurs et de sentiments qui
caractérisait la sensibilité musicale de l’époque. Depuis leur création, Les Folies
françoises ont à cœur de développer un son propre et reconnaissable par une
recherche sur l'interprétation en musique de chambre des répertoires baroque et
classique sur instruments anciens. 2008 marque le début d’une nouvelle aventure,
sans commune mesure dans l’affirmation de ce projet artistique et la redécouverte du
patrimoine musical français en général: la reconstitution, en collaboration avec le
CMBV (Centre de Musique Baroque de Versailles), des «Vingt-quatre Violons du Roy»
– l’orchestre de Louis XIV, «laboratoire» du son français forgé par Jean-Baptiste Lully.
Reconnu pour son sens de l'innovation et de la variété, l'ensemble est devenu un
acteur incontournable de la scène baroque. En France, il est notamment invité par les
théâtres des Champs-Elysées, du Châtelet, la Cité de la Musique, le Théâtre de la
Ville, l'Arsenal de Metz, l'Auditorium de Dijon, ainsi que par la Folle Journée de
Nantes, les festivals d'Ambronay, Saint-Denis, Saintes, Beaune, Sully... A l’étranger,
les Folies françoises jouent régulièrement à Londres, Utrecht, Bruxelles, Barcelone,
Santiago, Monaco...Les enregistrements de l’ensemble – édités chez Cyprès,
Fontmorigny, K617, Alpha, Virgin Classics pour les CD, Camera Lucida pour les DVD –
sont régulièrement salués par la presse spécialisée. Ses quatre derniers disques sont
dédiés à J. S. Bach: intégrale des Sonates pour violon et continuo (Choc du «Monde
de la Musiqu »); «Concerto in Dialogo» (cantates en dialogue) avec la soprano Salomé
Haller et la basse Stephan Mac Leod; et enfin, une intégrale très remarquée des
concertos pour clavecin avec Béatrice Martin, parue en février 2011 et récompensée
par un Diapason d'Or. Depuis février 2008, Les Folies françoises sont installées à
Orléans. En nouant une étroite collaboration avec le Théâtre et en organisant sa
propre saison de concerts, l'ensemble travaille au quotidien à la sensibilisation du
public au travers de rencontres, d’ateliers ou de stages. En 2014, Les Folies
françoises créeront leur version de l'«Apollo & Hyacinthus» de Mozart à la Cité de la
Musique.
Les Folies françoises sont soutenues au titre de l’aide aux ensembles conventionnés
par le Ministère de la Culture et de la Communication (DRAC Centre), par la ville
d’Orléans, par la Région Centre, par la Fondation Orange, par la Caisse d’Epargne
Loire-Centre. Les Folies françoises sont membres de la Fédération des ensembles
Vocaux et Instrumentaux Spécialisés (FEVIS).
 www.foliesfrancoises.com
Première participation à La Folia
Patrick COHËN-AKENINE – violon
Patrick Cohën-Akenine exprime dès son plus jeune âge sa vocation pour le violon. Il
étudie auprès de P. Amoyal, M. Auclair et G. Jarry, avant de rentrer au Conservatoire
National Supérieur de Musique de Paris où il se consacre avec passion au quatuor à
cordes. Ses études sont couronnées de succès, il reçoit un prix du Ministère de la
Culture ainsi qu'un prix spécial au Concours d'Evian. Il obtient également plusieurs
récompenses en violon (Concours des jeunes solistes de Douai, Concours Gérard
Poulet à Vichy et un premier prix au Concours d'Epernay). Parallèlement à son cursus
classique, Patrick Cohën-Akenine se tourne peu à peu vers la musique ancienne.
Formé au violon baroque auprès d'Enrico Gatti et Patrick Bismuth, il obtient un
premier prix au CNSM de Paris en 1996 et devient vite un musicien incontournable
de la scène baroque. Reconnu pour ses qualités d'interprètes et humaines, Patrick
Cohën-Akenine travaille avec les plus grands chefs baroques : premier violon du
Concert Spirituel (dir. Hervé Niquet) de 1994 à 2003, il est aussi régulièrement invité
par William Christie, Philippe Herreweghe, Gérard Lesne et Christophe Rousset pour
mener leurs ensembles. En 2000, il décide de créer Les Folies françoises. Patrick
Cohën-Akenine est également sollicité par des orchestres modernes. En décembre
2003, l'Orchestre des Pays de Savoie fait appel à lui pour diriger une série de
concerts et sensibiliser ses instrumentistes à l'interprétation du répertoire baroque; la
phalange l’invite à nouveau en 2011 pour une série autour de Bach et ses fils. Il
renouvelle cette expérience auprès de l'Opéra de Rouen en 2008. Invité par l'Atelier
Lyrique de l'Opéra de Paris en mars 2008, il dirige également «Didon & Enée» de
Purcell à l'Opéra Bastille, dans une mise en scène de Dominique Pitoiset. En 2010, il
dirige l'orchestre de l'Escolia Superior de Musica de Barcelone dans des symphonies
de Haydn et l'Orchestre symphonique d'Orléans dans «La Création» de Haydn: il est
également le Konzertmeister de l'orchestre du CNSM de Paris pour un hommage à la
Société des Concerts du Conservatoire soutenu par la Fondation Bru. Il est
régulièrement l’invité du Barrocade Ensemble pour des tournées en Israël. Passionné
par l’enseignement et titulaire du Certificat d’Aptitude, Patrick Cohën-Akenine est
professeur à l’Ecole Nationale de Musique de la Vallée de Chevreuse. Il fonde et dirige
l’Académie Baroque d’Orléans. Le Royal College of Music de Londres le convie en
2010 pour des master classes consacrées aux Vingt-quatre Violons du Roy, expérience
fructueuse renouvelée en 2012 et suivie d’une tournée (châteaux de Versailles et
d’Hardelot, Festival de Radio France à Montpellier, Prom’s de Londres). En 2006, il
est nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres.
Première participation à La Folia
Béatrice MARTIN – clavecin
Née à Annecy, Béatrice Martin étudie le clavecin dès l’âge de six ans. Son parcours
musical l’amène à étudier avec de grandes personnalités du clavecin: Christiane
Jaccottet au Conservatoire de Musique de Genève, Kenneth Gilbert, et Christophe
Rousset au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Elle y obtient de
nombreux premiers prix avec les plus hautes distinctions, et y achève un cycle de
perfectionnement. Elle reçoit également les précieux conseils d’Huguette Dreyfus, Ton
Koopman et Lars-Ulrik Mortensen lors de master classes. Premier prix du Concours
International de Clavecin de Bruges en 1998, elle reçoit également le prix du public
et le prix des Editions Bärenreiter. L’année suivante, elle est nommée Révélation de
l’ADAMI au MIDEM de Cannes. Béatrice Martin est alors sollicitée par de nombreux
festivals (Festival d’Ambronay, La Roque d’Anthéron, Festival Couperin, Festival de
Lanvellec, Printemps Baroque du Sablon, Festivals d’Utrecht, de Daroca et Girona, de
Bergen, Cycle Clavecinistes Français à Mexico…) et se produit dans le cadre des
Folles Journées de Nantes (éditions «Bach», «de Monteverdi à Vivaldi», «L’Harmonie
des Nations») et de la Festa di Musica de Lisbonne. A Paris, elle se produit à l’Opéra
Garnier, au Théâtre du Châtelet, à la Cité de la Musique (intégrales Couperin et
Rameau, Itinéraires de Bach à Haendel…); on a pu l’entendre également à l’Opéra de
Tokyo, à la Brooklyn Academy of Music à New York... Estimée pour ses talents de
continuiste, elle joue régulièrement avec Les Arts Florissants, Les Talens Lyriques, Le
Concert Spirituel, Ricercar Consort, Il Seminario Musicale. Elle est appelée par Sir
Simon Rattle à la Philharmonie de Berlin. Elle est également sollicitée en tant que
soliste par des formations non baroques, telles que l’Ensemble Orchestre de Basse
Normandie (2012). Son activité au sein des Arts Florissants est particulièrement
riche. Participant à de nombreux opéras et oratorios, elle se produit également en tant
que soliste dans les concerti de Bach. Toujours avec cet ensemble, elle enregistre une
dizaine de CD et de DVD. William Christie la sollicite souvent en qualité d’assistante
musicale. À ce titre, elle collabore avec la Comédie Française à deux recréations de
comédies-ballets de Molière et Lully (DVD paru en 2011). Reconnue pour les qualités
de son enseignement, Béatrice Martin est nommée professeur de clavecin à l’Escola
Superior de Mùsica de Catalunya à Barcelone en 2001. Elle participe à des masterclasses dans des festivals et conservatoires. Depuis 2005, elle enseigne au sein de
l’Académie Baroque d’Orléans. Elle a été membre du jury du Concours International
de Clavecin de Bruges 2010. En 2000, Béatrice Martin fonde avec Patrick CohënAkenine l’ensemble Les Folies françoises, au développement duquel elle participe
activement. Elle s’est ainsi produite au sein de l’ensemble dans plus de trois cents
concerts lors de festivals et saisons, en France et à l’étranger. Elle a enregistré avec
l'ensemble quatre disques consacrés à J. S. Bach: les cantates en dialogue (label
Cypres), l’intégrale des sonates pour violon et clavecin (label Fontmorigny «Choc» du
Monde de la Musique). Très remarqué et récompensé par un Diapason d’Or, le dernier
d'entre eux est paru chez Cypres en 2011: il s'agit de l'intégrale des concertos pour
clavecin, enregistrée sur un magnifique instrument historique allemand signé
Christian Zell. Elle les donne en concert avec Les Folies françoises, ce qui les mène
notamment en Suisse, aux Pays-Bas et à La Chaise-Dieu en 2012. Son prochain
récital au disque intitulé «Les sauvages» sera dévolu à la musique française du 18e
siècle (Cypres – sortie prévue début 2014). Des récitals à la Cité de la Musique et à
l'Opéra Comique complèteront cette belle actualité discographique.
Première participation à La Folia
Maïlys DE VILLOUTREYS – soprano
Maïlys de Villoutreys vient à la musique par le violon, puis découvre le chant au sein
de la Maîtrise de Bretagne (dir. J.-M. Noël), avec laquelle elle participe à de
nombreux concerts et enregistrements. Après une Licence d’Italien, elle étudie un an
à Parma (Italie), puis se perfectionne au CNSM de Paris, qu’elle quitte en 2011 avec
un Premier Prix à l’Unanimité. Elle aura ainsi suivi l’enseignement de Martine Surais,
Isabelle Guillaud et Alain Buet. Maïlys de Villoutreys fait ses débuts très tôt sur la
scène de l’Opéra de Rennes: enfant, elle a été Sophie dans Let’s make an opera
(Britten), puis Yniold dans Pelléas et Mélisande de Debussy. Depuis, elle s’est
produite en soliste avec de nombreux ensembles baroques, comme les Folies
Françoises (P. Cohën-Akenine), Amarillis (H. Gaillard), la Simphonie du Marais (H.
Reyne), Ricercar Consort (Ph. Pierlot), les Cyclopes (Th. Maeder et B. Lapointe), les
Musiciens du Paradis (A. Buet), Pygmalion (R. Pichon), etc. Sur scène, on a pu
l’entendre chanter Amour dans Orphée et Eurydice de Gluck à Saint Etienne et
Versailles, Miss Ellen dans Lakmé à Rouen, Belinda dans Didon et Enée de Purcell
au théâtre Mouffetard (Paris), Pamina au Conservatoire de Paris, et la Reine de la
Nuit, dirigée par Nicolas Krüger. Sous la baguette de Jean-Claude Malgoire, elle a
participé à une version mise en scène de la Petite Messe Solennelle de Rossini, et
chanté Clarine dans Platée de Rameau. Outre le répertoire baroque qu’elle affectionne
particulièrement (elle forme un duo avec le claveciniste Ronan Khalil, avec qui elle
s’est produite à Athènes et au Brésil) elle s’intéresse beaucoup à la musique de
chambre, et s’associe régulièrement avec le quatuor Amôn, le pianiste Ivan Couëffé,
ou encore la harpiste Delphine Benhamou, avec qui elle explore le répertoire pour voix
et harpe du 20e siècle. Cette saison, elle sera à nouveau Amour dans Orphée et
Eurydice de Gluck à Marseille puis Oviedo et Bilbao, ainsi que Melia dans Apollo und
Hyacinthus de Mozart à la Cité de la Musique à Paris.
Première participation à La Folia
REVUE DE PRESSE
14e Festival de Musique ancienne «La Folia» de Rougemont
5-9 juin 2014
(week-end de la Pentecôte)
«Le Théâtre du Monde»
«Lorsqu’elle est remplie, l’église romane de Rougemont est une merveille.»
La Liberté, 14.05.2008
«Le Festival de musique ancienne La Folia affiche une pleine santé.»
24 Heures, 29.05.2007
«E viva la Folia!»
Journal du Pays-d’Enhaut, 31.05.2007
«C'est le plus petit des festivals de montagne. Le plus intéressant aussi. Pas de grand
budget, mais de grandes idées.»
24 Heures, 02.06.2003
«Douce folie à Rougemont.»
Le Temps, 18.05.2005
«Une ambiance chaleureusement intimiste.»
La Gruyère, 17.05.2005
«Small is beautiful.»
La Liberté, 29.05.2001
«Etait-ce un rêve?»
Journal du Pays-d’Enhaut, 31.05.2001
Le Temps, jeudi 24 mai 2012
créé en 1926, revu et corrigé par la Compagnie Broadway. ANDRÉ BERNET
CAGO», L’HUMOUR EN PLUS...
es destins de Beulah Annan
, accusée du meurtre d’un sois, et de Belva Gaertner alias
rtrière de son mari, la comédie
hicago, «drôle, chic et sexy»,
grandes heures de cette ville au
années folles. Les meurtrières
t les stars des médias grâce à la
tique de la journaliste Maurine
émices de la téléréalité d’aus deux accusées seront acquite de procès médiatisés à
a reporter décida d’écrire une
era à l’affiche à Broadway en
ans plus tard, un film voit le jour.
intitulé «Roxie Hart», avec
ers sort en 1942. En 2002,
weger, Catherine Zeta-Jones et
re crèvent l’écran. Quant à la
usicale, c’est la femme de Bob
oussa son mari à la créer. Traitée
que je veux: trompea. Elles ont échangé
nouvelles. Quand
et peint d’élégantes
que Martha Hofer y
s en terre. Et ainsi,
L’un commence un
écise Martha Hofer.
Hedy Baudenbasent des affinités de
bilité d’intervenir sur
rtisan du fer, sculpert dans un intéresMDL
19 h, sa-di 10 à 18 h.
t-Cudrefin.
sous la forme de l’humour, elle est devenue
un véritable vaudeville. Après avoir triomphé à Broadway entre 1975 et 1977, la
comédie musicale «Chicago» a été jouée
dans le monde entier. Depuis 1996, elle
tient à nouveau l’affiche à New York.
Reprise à Montréal en 2003 dans une adaptation française de Laurent Ruquier.
Aujourd’hui, c’est avec des chansons
revues par Céline Rey et un livret adapté
par Emmanuel Samatini, directeur artistique du café-théâtre Barnabé, que la Compagnie Broadway poursuit sa folle aventure.
Sous l’égide du glamour se croisent jalousie, cupidité et passion au rythme d’un jazz
endiablé interprété en live par l’excellent
Swiss Yerba, Buena Creole Rice Jazz Band.
Vue par plus de 20 millions de spectateurs
à travers le monde, «Chicago» ajoute du
peps à l’art vivant. CJ
> Ve, sa 20 h 30 Servion
Théâtre Barnabé. Jusqu’au 2 juin. www.barnabe.ch
Trio en compagnie du bassiste
Olivier Nussbaum et de Khaled
Arman, guitariste et spécialiste du rubab et du dilruba,
deux instruments à cordes traditionnels d’Afghanistan.
Ensemble les trois hommes
expérimentent différentes
approches musicales, axées
plus spécifiquement sur les
traditions orientales ou araboandalouses. Pour leur nouvelle
tournée intitulée «Résonance»
qui débute samedi à Fribourg,
ils se sont adjoint les services
du percussionniste Vincent
Boillat pour explorer de nouveaux horizons métissés et
colorés. ES
> Sa 20 h 30 Fribourg
Le Cintra.
DU ROCK TRÈS EXCITÉ
ELVIS ET MOI Lorsqu’on choisit comme nom The Exciters, il
vaut mieux assurer côté énergie. Et c’est assurément le cas
s’agissant du groupe «indie»
emmené par le chanteur et
guitariste Matt Matthews, du
moins si l’on en juge par la
dizaine de titres réunis sur
«Flashback», un premier
album fort en gueule et en riffs
salingues, entre rockabilly,
blues primal et garage rock.
Nul doute que les Genevois
seront à l’aise dans le décor
vintage d’Elvis et Moi pour
délivrer leurs hymnes groovy
et décadents sur lesquels planent les ombres tutélaires de
Jeffrey Lee Peerce ou de Willy
de Ville. Esthètes frileux
s’abstenir! ES
> Sa 21 h Fribourg
Elvis et Moi.
La Liberté, jeudi 16 mai 2013
A la cour des princes d’Autriche
ROUGEMONT • Le Festival La Folia emmène son public dans l’empire
des Habsbourg, sur la trace des prédécesseurs de Mozart et de Schubert.
BENJAMIN ILSCHNER
Monter à Rougemont, au cœur
du Pays-d’Enhaut verdoyant. Et
se laisser porter plus loin encore,
«Par-delà les Alpes», avec le programme du Festival La Folia, qui
aligne huit concerts pour célébrer sa treizième édition en ce
long week-end de Pentecôte.
Cette année, le menu est composé par les musiques baroques
des cours autrichiennes.
Au cœur de l’empire des
Habsbourg, les brillants prédécesseurs de Mozart, Schubert et
Haydn portent des noms connus
ou moins connus, mais c’est précisément ce potentiel effet de
surprise qui fait saliver les habitués de La Folia. «La découverte,
c’est l’esprit du baroque!», soutient Antonin Scherrer, directeur
artistique du festival.
Alors peu importe si les noms
de Froberger, Schmelzer ou Poglietti ne vous disent pas grandchose. La dégustation de leurs
chefs-d’œuvre vocaux et instrumentaux est proposée par des artistes étoilés. Pour l’ouverture des
La fête continue le lendemain avec le Café Zimmermann,
qui croisera ses archets en octuor
après avoir brillé en formation de
trio l’année dernière.
Les Vocalistes du Conservatoire
de Lausanne à découvrir samedi
à Rougemont. PATRICK CHARBON
feux, l’église de Rougemont accueille ce soir le Concert Brisé
emmené par le cornettiste William Dongois, parmi les meilleurs interprètes de sa guilde.
Pour sa troisième participation à
La Folia, l’ensemble se propose
de faire revivre les fastes de la
cour de Kromeriz, fief morave du
violoniste et compositeur Heinrich Ignaz von Biber.
Des voix résonneront également sous la voûte de l’église clunisienne. Samedi en fin de matinée,
les
Vocalistes
du
Conservatoire de Lausanne revisitent des madrigaux de Monteverdi, alors qu’en soirée, les Virtuosi delle Muse se dédient à
Corelli, Albinoni et d’autres maîtres italiens qui ont su éblouir les
princes d’Autriche durant leurs
séjours plus ou moins prolongés.
Dans la même veine, chaconnes, cantates, arias et sonates
transalpines sont au menu des
deux derniers jours. A l’affiche,
notamment: l’ensemble Il Profondo, né dans les travées de la
Schola Cantorum Basiliensis, et
l’improvisateur de génie Ruedi
Lutz, jamais à court d’idées face à
ses claviers qu’il aime à la folie. I
> Sa, di, lu Rougemont
Festival La Folia, du 16 au 20 mai
www.festival-la-folia.ch
24 heures, lundi 2 juin 2003
ORGANISATION
Association «La Folia»
Constituée à Rougemont le 29 juin 2000
Jean-Michel CHABLOZ (facteur de clavecins), président
Sonia LANG (conseillère municipale), secrétaire générale
Antonin SCHERRER (journaliste, écrivain), directeur artistique
Evelyne CHABLOZ (professeur de musique), membre
CONTACTS
Directeur artistique
Antonin SCHERRER
Ch. de Florissant 13
Chalet La Folia
CH-1660 Château-d’Oex
T/F
Mobile
+41 (0)26 924 33 45
+41 (0)79 296 37 52
E-mail
[email protected]
Bureau du festival
Office du Tourisme
Case postale
CH-1659 Rougemont
T
F
+41 (0)26 925 11 62
+41 (0)26 925 11 67
E-mail
[email protected]
www.festival-la-folia.ch