Convergences Numériques et Audiovisuel
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Convergences Numériques et Audiovisuel
Convergences Numériques et Audiovisuel aux États-Unis N°3 - Novembre 2005 Prestation réalisée sous système de management de la qualité certifié AFAQ ISO 9001 © MINEFI – DGTPE Sommaire Audiovisuel P 1-5 Télévision – la transition vers le numérique : un enjeu également politique Musique – Internet redynamise l’industrie de la musique live et la gestion de fans Télécommunications p 5-11 Les dernières tendances du secteur des télécommunications aux Etats-Unis Microsoft et l’ecosystème mobile : enjeux liés aux systèmes d’exploitation Electronique p 11-13 Révolution numérique au cœur des processeurs Internet grand public p 13-17 Renforcement du marché du blog en 2005 Les blogs : zoom sur Five Across et sur le projet Comet de Six Apart Actualités p 17-18 Technologies – Fast 50 Tech à Houston Audiovisuel – AOL et Warner Bros Cable annoncent le lancement de In2TV Audiovisuel – Comcast atteint la barre du milliard de commandes VOD en 2005 La transition vers le numérique : un enjeu également politique Télévision Auteur [email protected] Le processus de transition vers la télévision numérique a pris une nouvelle dimension au cours du mois d’octobre 2005 avec les différents scénarii décidés par les deux assemblées américaines (Sénat et Chambre des Représentants). La proposition du Sénat fixe la transition obligatoire des diffusions le 7 avril 2009, la Chambre des Représentants le 1er janvier 2009. Une dernière proposition du sénateur Mc Cain (R-Arizona) d’anticiper la transition pour 2007 a été refusée notamment pour les coûts induits (estimés à 1,2 milliards de dollars). Les Américains vont ainsi tirer parti de la diffusion numérique avec une qualité d’image et de son nettement meilleure. Les principaux points d’intérêt du processus de transition tournent autour de l’utilisation du pactole lié à la libération des fréquences analogiques : quelle part sera destinée à subventionner la transition numérique des populations les plus pauvres et celle destinée à réduire le déficit budgétaire américain ? L’échec du premier calendrier www.dtvcoalition.com La transition vers le numérique devait respecter un calendrier jugé ambitieux dès le départ par la plupart des analystes. Cette transition devait être définitive à compter de la fin 2006 ou lorsque 85% des foyers seraient numérisés. Face aux difficultés rencontrées pour atteindre les 85% et la lenteur de la numérisation des MENSUEL DU RESEAU TIC DES MISSIONS ECONOMIQUES AUX ETATS-UNIS -1- C on ve rg enc es Num ériqu es e t Au d io visu el au x E ta t s- Uni s – No vemb re 20 05 © MINEFI - DGTPE abonnés du câble, le calendrier de cette transition, décidemment très longue et polémique, devait être revu. DirecTV www.directv.com En effet, au-delà des quelques 25 millions d’abonnés au satellite (DirecTV et Echostar), seuls 26,3 des 73,2 millions d’abonnés au câble ont effectué la transition vers le numérique à la mi-2005 (source). Echostar www.dishnetwork.com National Cable and Telecommunications Association (NCTA) ww.ncta.com Source: estimations de la NCTA www.nctacom Cette progression, beaucoup plus lente qu’initialement prévue par les câbloopérateurs, reste moins problématique que la situation des foyers américains qui ne reçoivent que la télévision hertzienne (cf plus bas). Un lobbying intense La transition vers le numérique a connu un fort soutien du rapport rendu par la Commission des communications en temps de crise créée à la suite des attentats du 11 septembre. Le rapport met à jour les difficultés rencontrées en matière de communication entre les urgences et les agents du maintien de l’ordre lors des attentats. La récente série d’ouragans qui a frappé les Etats du Golfe du Mexique (notamment la Nouvelle Orléans) n’a fait que renforcer les conclusions de ce rapport. Une des pistes d’amélioration proposée colle parfaitement à la transition vers le numérique : la possibilité de dégager des fréquences analogiques pour que les principaux acteurs des urgences et du maintien de l’ordre puissent se contacter et coordonner leurs actions. High Tech Digital TV Coalition www.dtvcoalition.com Un autre soutien est venu cette fois-ci des industriels de l’électronique. Réunis dans une association, la High Tech Digital TV Coalition, ils ont fait parvenir une lettre au Sénat http://www.dtvcoalition.com/News/Read.aspx?ID=43 pour lui demander de fixer une date de transition ferme et définitive. Un choix politique : combien les populations pauvres sont-elles prêtes à payer pour recevoir la télévision gratuite ? La possibilité de revendre sous forme d’enchères une partie des fréquences dégagées par cette transition numérique permettra au gouvernement américain de percevoir entre 10 et 30 milliards de dollars. Quelle part sera destinée à subventionner la transition numérique des populations les plus pauvres et celle destinée à réduire le déficit budgétaire américain ? Consumer Electronic Association (CEA) www.ce.org Selon la Consumer Electronic Association CEA, 10 millions de foyers américains ne reçoivent que la télévision hertzienne (alors que le National Association of Broadcasters NAB les évalue à 20,5 millions de foyers et 73 millions de postes de télévision). Même si 25 millions de télévisions sont MENSUEL DU RESEAU TIC DES MISSIONS ECONOMIQUES AUX ETATS-UNIS -2- C on ve rg enc es Num ériqu es e t Au d io visu el au x E ta t s- Uni s – No vemb re 20 05 © MINEFI - DGTPE vendues annuellement aux États-Unis (soit plus de 75 millions estimées d’ici 2009), réduisant ainsi le nombre de postes analogiques hertziens, cette transition « naturelle » sera très lente car ce sont les communautés les plus pauvres qui sont concernées. National Association of Broadcasters (NAB) www.nab.org Association for Maximum Service Television www.mstv.org LG Electronics www.lge.com Une solution complémentaire est de réduire le coût de ces set-top boxes et c’est pourquoi le NAB et MSTV (Association for Maximum Service Television) ont signé un accord avec LG Electronics et Thomson pour le développement de décodeurs à bas prix. Le choix de ces entreprises s’est fait à l’issue d’une consultation mondiale réalisée auprès d’une douzaine de fabricants électroniques. Ces décodeurs devront être disponibles dès 2006 et le coût pourrait être inférieur à 75 dollars. Ce coût sera bien évidemment fonction du nombre de set- top boxes vendus. Le débat politico-économique de la transition numérique est donc d’utiliser une partie des sommes perçues pour subventionner l’achat des set-top boxes nécessaires à la numérisation du signal analogique. Mais les recettes devront également servir à de recettes extraordinaires destinées à la réduction du déficit budgétaire (supérieur à 300 millions de dollars) ? Le Congrès a répondu en deux réponses différentes. Pour le Sénat, les 10 milliards de dollars de vente d’une partie des fréquences libérées devaient être ventilés entre les subventions à l’achat des set-top boxes (3 milliards de dollars), le développement de réseaux de communication d’urgence (2 milliards de dollars) et la réduction du déficit public (le reste, soit un montant estimé entre 5 et 25 milliards de dollars). La Chambre des Représentants n’accordait que 1 milliard de dollars pour les subventions (soit un bon d’achat pour le décodeur de 80 dollars par foyer), laissant la grande majorité (entre 7 et 27 milliards de dollars) pour la réduction du déficit budgétaire Les deux chambres devront trouver un accord d’ici la fin de l’année 2005. Thomson www.thomson.com Internet redynamise l’industrie de la musique live et la « gestion de fans » Musique Auteur [email protected] Musictoday www.musictoday.com A l’heure où les ventes de musique enregistrée sont à un bas niveau depuis 5 ans (ventes de CD de 11,8 millions de dollars en 2003 et de 12,1 millions de dollars en 2004), où le secteur de la « musique live » se porte plutôt bien et où la vente de musique en ligne gagne de l’ampleur (330 millions de dollars en 2004, soit six fois plus qu’en 2003), le modèle de Musictoday apparaît comme un cas d’école, prenant en compte et synthétisant ces divers éléments en étendant le principe de la vente en ligne à tous les éléments de l’industrie musicale : de la vente de tickets ou de voyages organisés autour d’un événement musical, à l’achat de CD ou de produits dérivés (T-shirt, posters) en passant par la gestion de fan clubs et la mise à jour d’informations (biographies, photos, articles, etc.) sur les artistes. Musictoday, qui se présente elle-même comme la « source de la musique live », tendrait non seulement à imposer un nouveau business modèle à l’industrie musicale mais également à exporter ce schéma florissant dans d’autres industries, telle celle du « sport live ». L’alliance du e-commerce et de l’industrie musicale Article “Big bands go small-town : Musictoday booms amid biz slump”, 28-30 Octobre 2005 www.hollywoodreporter.com Fondée en 1995 comme la branche commerciale du Dave Matthews Band et incorporée en 1998, Musictoday affiche des ventes pour 2005 de plus de 100 millions de dollars (article “Big Bands go small-town”, Hollywoodreporter) et réalise des profits sur toutes les parties de son activité. En effet, il ne s’agit pas simplement pour Musictoday de gérer un catalogue de produits dérivés de l’industrie musicale. La mission de Musictoday comporte deux pans : MENSUEL DU RESEAU TIC DES MISSIONS ECONOMIQUES AUX ETATS-UNIS -3- C on ve rg enc es Num ériqu es e t Au d io visu el au x E ta t s- Uni s – No vemb re 20 05 © MINEFI - DGTPE • • l’aide aux artistes, afin qu’ils puissent distribuer leur musique et leurs produits sur Internet au plus grand nombre et sans limitation géographique l’information et la gestion d’une communauté mondiale de fans En quelques années, son fondateur, Coran Capshaw, a tiré le groupe de Dave Matthews de son enracinement local pour en faire un empire multimillionnaire, tout en restant en marge des circuits musicaux traditionnels. Article “Industry Profile: Andrew Snowhite” www.celebrityaccess.com/news/profil e.html?id=28 En 1998, il fusionne sa propre société de services, Red Light Management, avec ses opérations de merchandising traditionnel en tant que manager du Dave Matthews Band. Le résultat est la création de Musictoday, Inc, un parfait exemple de e-commerce fournissant solutions marchandes et système de réservation en ligne à l’industrie musicale. Andrew Snowhite, Vice-président en charge du développement commercial, précise dans son “Industry Profile” sur le site celebrityaccess.com qu’il s’agit moins d’une entreprise musicale que d’une entreprise technologique dont la spécialité est le secteur musical. Le modèle du service Artist-to-Fan La croissance de la société a pu se réaliser à la fois par expansion de l’offre de services et par allongement et diversification du portefeuille d’artistes, celui-ci allant des artistes émergents aux plus établis. A ce jour, Musictoday comprend un certain nombre de grands noms dans son catalogue : Coldplay, Madonna, Eminem, Britney Spears, les Rolling Stones, Metallica, Shania Twain, Prince. Sa base de données de dates de concert est des plus conséquentes et exhaustives et le nombre de fans présents dans la base est de 5,5 millions. Environ 300 artistes utilisent les services de magasin en ligne de Musictoday, et Musictoday se targue d’être la première entreprise à lancer un service de ventes de ticket Artist-to-fan : « Nous avons développé un système pour les fans afin qu’ils puissent entrer en contact directement avec les artistes et aucune marque n’intervient entre artiste et fans » précise James Warnock directeur des services de gestion de listes, dans l’article “Connecting Artists and Fans online” (iMedia Connection). L’artiste est maître de la relation client : il possède l’email et les données client et a le pouvoir de gérer sa base de données comme bon lui semble. Article “Connecting Artists and Fans online”, iMedia Connection, 22 décembre 2004 www.imediaconnection.com/content/4 828.asp Une autre pratique qui participe de la réussite de l’entreprise est le téléchargement légal de musique. Les artistes choisissent eux-mêmes d’offrir certains titres à télécharger à leurs fans, en consultant par exemple les demandes exprimées par ceux-ci. De plus, Musictoday a développé des outils d’analyse de performance : les rapports en temps réel permettent aux clients de recevoir des retours immédiats sur le statut de leurs campagnes promotionnelles, le nombre de clics sur leur page, les requêtes de souscription/désistement sous forme de graphes et tableaux. Un e-marketing personnalisé Le point fort de Musictoday est sa gestion des campagnes. James Warnock explique « Nous sommes deux à utiliser Accucast à présent et chacun peut construire et lancer une campagne en une heure. » Pour tous les e-marketers, la délivrance des messages est un point sensible (quantité de messages arrivant dans la boîte du souscripteur) et les taux d’ouverture et de clics sont extrêmement faibles. En effet, l'e-mail marketing subit les conséquences de l’augmentation des spams et de la mobilisation internationale contre le spam (parmi les critères de non légitimité, les mots-gachette du type « vente », « free », ou encore la profusion d’objets graphiques). L’enquête trimestrielle menée aux Etats-Unis au Q2 2004 MENSUEL DU RESEAU TIC DES MISSIONS ECONOMIQUES AUX ETATS-UNIS -4- C on ve rg enc es Num ériqu es e t Au d io visu el au x E ta t s- Uni s – No vemb re 20 05 © MINEFI - DGTPE par DoubleClick, fournisseur de solutions pour la publicité et le marketing en ligne, dénote ainsi une baisse de 26,7 % du nombre d'e-mails ayant abouti à un achat au deuxième trimestre 2004. La chute est constante depuis début 2003. En un an, sur l'ensemble des e-mails commerciaux envoyés, seuls 0,22 % ont atteint leur objectif, contre 0,3 % un an plus tôt. A l’inverse Musictoday affiche des taux de transformation record. www.emarketers.com Moyenne (tous secteurs) Musictoday Secteur Media 98% 93% 84% 75% 31% 30% 50% 12% 11% Source : Bigfoot interactive 2004, www.eMarketers.com Taux de délivrance Taux d'ouverture Taux de clic www.doubleclick.com Musictoday a recours aux outils de personnalisation de courrier de Accucast : insertion du numéro d’identification du membre, événements scéniques par zone géographique et coupons de réduction. Industrie musicale et Internet : un relais à exploiter Selon James Warnock (article “Connecting artistes ans fans online” de iMedia Connection), l’industrie musicale ne fait que commencer à prendre conscience de la valeur du recours à Internet pour communiquer avec les fans. » De plus en Article “Connecting Artists and plus d’initiatives musicales autour du média Internet se déploient, à l’instar de Fans online”, iMedia Connection, l’entreprise française Opendisc qui amorce une entrée sur le marché américain 22 décembre 2004 après des succès européens. Opendisc partage la vision selon laquelle les www.imediaconnection.com/content/4 maisons de disques ne traitent qu’avec des distributeurs, tout en restant en charge 828.asp du marketing vers le client final dont elles connaissent mal le profil. Opendisc se distingue cependant de Musictoaday par son attache au support CD. En effet, Opendisc part du constat que les ventes de CD sont de plus en plus concurrencées par d’autres sources musicales et de divertissement, tandis que le support CD lui-même n’a quasiment pas évolué. Opendisc institue par conséquent un relais interactif entre CD et Internet en proposant des contenus supplémentaires exclusifs, accessibles uniquement aux personnes ayant acheté le CD Opendisc. Pour y accéder, celles-ci doivent néanmoins donner quelques informations sur leur profil, ce qui permet aux équipes marketing de créer une base de données clients finaux ; ces données personnelles sont protégées. www.opendisc.net Article « Opendisc ajuste les passerelles entre CD-Audio et Internet », 01.Net www.01net.com/article/251470.html Télécommunications Auteur [email protected] Opendisc constitue donc un autre exemple de cette prise de conscience de l’importance du contact au client final, et illustre cette tendance forte du marché de créer de plus en plus de liens entre l’industrie musicale et les ressources offertes par le Web. Un exemple à suivre… ? Les dernières tendances du secteur des télécommunications aux Etats-Unis La publication des résultats des opérateurs de télécommunications du troisième trimestre 2005 a confirmé les tendances actuelles en matière d’évolutions du secteur. MENSUEL DU RESEAU TIC DES MISSIONS ECONOMIQUES AUX ETATS-UNIS -5- C on ve rg enc es Num ériqu es e t Au d io visu el au x E ta t s- Uni s – No vemb re 20 05 © MINEFI - DGTPE Ainsi, la croissance du secteur des services de télécommunications mobiles, associée au dynamisme du marché du haut débit, a permis de compenser la baisse du chiffre d’affaires enregistrée sur le segment de la voix fixe, locale et longue distance, même si ce chiffre d’affaires tend à se stabiliser. Alors que le secteur voit sa consolidation avancer, l’heure est au développement de nouveaux services et infrastructures afin de compenser la baisse des activités de télécommunications traditionnelles. Fiche de synthèse sur le secteur des télécommunications aux EtatsUnis éditée par la ME de San Francisco : www.missioneco.org/etatsunis/docum ents_new.asp?V=7_PDF_109483 Avec près de 6500 visiteurs (+20% par rapport à 2004) et 250 exposants (+15%), la conférence « Telecom’05 – A preview of what’s next », organisée par la US Telecom Association en octobre 2005 à Las Vegas, aura donné les grandes tendances du secteur : développement de nouveaux services IP, notamment ceux basés sur les réseaux en fibre optique, dans le cadre du vaste mouvement de consolidation, développement du multimédia mobile, émergence de services de convergence fixe-mobile et évolutions réglementaires. Consolidation du secteur Conférence « Telecom’05 » www.telecom05.com Décision de la FCC sur les fusions SBC/AT&T et Verizon/MCI : hraunfoss.fcc.gov/edocs_public/attac hmatch/DOC-261936A1.doc L’événement majeur de cette année 2005 dans le secteur des télécommunications fut bien évidemment les rachats d’AT&T et MCI par SBC et Verizon. Si le rachat d’AT&T par SBC, pour un montant de 16 milliards de dollars en février 2005, fut amical, Verizon et Qwest se sont affrontés pendant plusieurs mois pour le rachat de MCI, bataille finalement remportée en mai 2005 par Verizon pour un montant de 8,4 milliards de dollars. Le Department of Justice (DoJ) et la Federal Communications Commission (FCC) ont finalement donné leur accord conditionnel à ces deux projets de fusion. Si le DoJ a été relativement clément, en imposant seulement de céder un certain nombre de clients entreprises dans des zones où la concurrence n’était pas estimée suffisante, les conditions imposées par la FCC ont été plus importantes. Les deux mesures les plus importantes sont : (1) L’engagement de SBC et de Verizon de fournir d’ici à 12 mois et pour une durée maximum de deux ans la possibilité à leurs clients résidentiels de ne s’abonner uniquement au service d’accès haut débit DSL sans obligation de s’abonner au service téléphonique (« naked DSL ») ; (2) L’engagement de SBC et Verizon de figer, pour une durée de 30 mois, les prix des services de transmission de données à fort volume de trafic (« special access services ») fournis aux entreprises et fournisseurs de services. Verizon et SBC espèrent pouvoir conclure ces fusions d’ici à la fin de l’année 2005, une fois que tous les Etats fédérés où les deux opérateurs ont des infrastructures auront donné leur accord. A l’issue de ces fusions, les deux opérateurs contrôleront plus de 80% du marché entreprises et pourront ainsi fournir une offre complète de service à l’ensemble de leurs clients. Alors que Sprint Nextel doit bientôt céder l’ensemble de ses activités de téléphonie locale dans le cadre sa fusion avec Nextel, le mouvement de consolidation du secteur pourrait bien se prolonger, Bellsouth se trouvant de plus en plus isolé. MENSUEL DU RESEAU TIC DES MISSIONS ECONOMIQUES AUX ETATS-UNIS -6- C on ve rg enc es Num ériqu es e t Au d io visu el au x E ta t s- Uni s – No vemb re 20 05 © MINEFI - DGTPE Développement du multimédia mobile Outre les tendances observées à la fin du mois de septembre 2005 sur le CTIA Wireless IT & Entertainment 2005, le multimédia mobile continue son développement aux Etats-Unis. Ainsi, Earthlink, après s’être positionné avec succès sur le déploiement des réseaux Mesh WiFi, a détaillé la stratégie pour son opérateur mobile virtuel. Lancé en partenariat avec l’opérateur coréen SK, sur la base des réseaux de 3e génération à la norme CDMA2000 1xEV-DO de Verizon Wireless et Sprint Nextel et baptisé Helio, ce service s’adressera au segment des clients « techsavvy », prompts à s’adopter rapidement les nouvelles technologies. L’opérateur espère atteindre la barre des 3 millions de clients d’ici à 2009 avec des services avancés tels que le chargement de musique, des jeux vidéo haute résolution, la création de « blogs » mobiles, … Le lancement est prévu pour le premier semestre de l’année 2006. www.helio.com Sprint Nextel de son côté a lancé un service de téléchargement de musique en ligne via un téléphone portable, en partenariat avec Groove Mobile. Ce service sera disponible via le réseau de 3e génération de l’opérateur, « Power Vision ». Chaque téléchargement sera facturé 2,5 dollars. S’il est le premier opérateur mobile aux Etats-Unis à lancer un tel service (Verizon Wireless et Cingular Wireless ne devraient pas le faire avant le premier semestre 2006), la plupart des analystes semblent estimer que le prix facturé (à comparer aux 99 cents pour les services disponibles par Internet) semble trop élevé. powervision.sprint.com www.groovemobile.net Nouveau service de convergence fixe-mobile Démonstration interactive des fonctionnalités de convergence : 64.207.132.216/demo.html Alors que les opérateurs de télécommunications développent leurs offres de télévision sur le marché américain (Verizon FOIS, SBC « U-Verse »), les principaux câblo-opérateurs aux Etats-Unis, dont Comcast, Time Warner Cable, ont, après plusieurs mois de négociation, conclu un vaste accord de coopération avec Sprint Nextel. Le premier volet concerne la mise en place, pour chacun des câblo-opérateurs, d’un service d’opérateur mobile virtuel (MVNO), leur permettant de commercialiser des offres de « quadruple play ». Le deuxième volet doit amener au développement d’offres de convergence fixe-mobile, notamment en matière de télévision, au travers d’une « joint venture », disposant d’un capital de 200 millions de dollars. Ainsi, les abonnés conjoints Sprint Nextel/opérateur de câble seront susceptibles d’accéder, via leur téléphone portable, à leur bouquet de chaînes payantes, ainsi qu’à leurs programmes préenregistrés sur leur DVR (Digital Video Recorders), qui pourra être commandé à distance depuis les téléphones portables. Ce service devrait être mis en place d’ici à la fin du premier semestre 2006 et disponible sur le réseau de 3e génération à la norme CDMA2000 1xEVDO de Sprint Nextel. D’ici à la fin de l’année 2006, des combinés mixtes WiFi/CDMA devraient permettre aux abonnés de disposer d’une meilleure couverture à l’intérieur des habitations. De nouvelles fonctionnalités seront ensuite introduites au fur et à mesure de leur développement. MENSUEL DU RESEAU TIC DES MISSIONS ECONOMIQUES AUX ETATS-UNIS -7- C on ve rg enc es Num ériqu es e t Au d io visu el au x E ta t s- Uni s – No vemb re 20 05 © MINEFI - DGTPE Microsoft et l’écosystème mobile Télécommunications Première partie : Enjeux liés aux systèmes d’exploitation De bons résultats financiers Auteur [email protected] Les récents résultats publiés lors des présentations trimestrielles confirment la bonne santé de Microsoft. Ainsi, face au succès de son système d’exploitation Windows pour PC, la firme de Redmond a engendré une hausse de 24% de son bénéfice trimestriel. En effet, le chiffre d’affaires trimestriel du géant de Redmond s’établit à 9,74 Md$ (contre 9,19 Md$ sur la période correspondante en 2004) pour un bénéfice de 3,14 Md$ (contre 2,53 Md$ en 2004). Microsoft anticipe un chiffre d’affaires de 11,9 à 12,0 Md$ pour le quatrième trimestre 2005. www.microsoft.com Une réorganisation profonde de ses activités Face à la montée en puissance de la concurrence, notamment les produits et services de Google et ceux basés sur l’open source, Microsoft a récemment décidé d’une réorganisation profonde de ses activités en trois divisions contre sept auparavant. Cette réorganisation devrait permettre au numéro un mondial du secteur des logiciels de rendre les processus de décision plus rapides et plus efficaces et ainsi d’accélérer le développement de nouveaux produits. Elle entérine aussi la volonté du géant de Redmond de développer ses activités dans le monde des logiciels professionnels au-delà des segments « serveurs » et produits Office. Fiche de synthèse sur le secteur des télécommunications aux EtatsUnis éditée par la ME de San Francisco : www.missioneco.org/etatsunis/docum ents_new.asp?V=7_PDF_109483 Désormais les activités de Microsoft seront regroupées en trois pôles principaux. La Microsoft Business Division sera chargée du développement des produits Office et des applications professionnelles. La Microsoft Platform Products & Services Division regroupera les activités Windows, MSN, serveurs et outils associés et enfin la Microsoft Entertainment & Devices Division prendra notamment en charge le lancement de la Xbox 360. La place du logiciel dans le monde mobile Le monde mobile, dans un contexte de modèle économique orienté vers les services de données, donne toute son importance au segment des logiciels. L’écosystème est complexe, opérateurs, constructeurs et éditeurs voulant chacun Fiche de synthèse sur le marché des logiciels aux Etats-Unis éditée leur part d’un marché de 5 Mds USD en 2007 aux Etats-Unis. En effet, par la ME de San Francisco : l’écosystème de la téléphonie mobile est particulièrement fragmenté, handicapant www.missioneco.org/etatsunis/docum fortement l’industrie du logiciel pour mobiles. Une même application doit en ents_new.asp?V=7_PDF_104357 effet généralement être développée plusieurs fois du fait de l’absence de nombreux standards et d’interopérabilité. Cette fragmentation technologique est en fait présente quasiment à tous les niveaux de l’architecture en couches. D’une manière générale, le développement d’une application dépend à la fois du constructeur du terminal (et en fait même du terminal), de l’opérateur (technologie de réseau) et de plusieurs acteurs logiciels (OS et middleware). C o u c h e C o n te n u Les entreprises se montrent particulièrement intéressées de pouvoir disposer des mêmes applications sur leurs appareils nomades, notamment outils de bureautiques et gestion (accès email). C o n te n u A p p lic a tio n s C o u c h e L o g ic ie l M S y s tè m C o u c h e R é s e a u C o u c h e M a té r ie l id d le w a r e e s d ’ e x p lo ita tio n Afin de gagner en puissance sur le marché mobile et ainsi enrichir leurs offres, les géants du secteur tendent vers des accords de licences, à l’instar de l’accord entre Microsoft et Symbian pour la synchronisation du courrier électronique. P r o to c o le s T e c h n o lo g ie r é s e a u E le c tr o n iq u e T e r m in a l MENSUEL DU RESEAU TIC DES MISSIONS ECONOMIQUES AUX ETATS-UNIS -8- C on ve rg enc es Num ériqu es e t Au d io visu el au x E ta t s- Uni s – No vemb re 20 05 © MINEFI - DGTPE Microsoft dans l’écosystème de la téléphonie mobile Le secteur des télécommunications est un secteur prioritaire pour Microsoft, qui ne cherche toutefois pas à devenir un acteur spécifique du secteur mais à profiter des phénomènes de numérisation de la société et de convergence des terminaux pour diffuser plus largement son offre logicielle. www.microsoft.com/windowsmobile/5/ default.mspx On distingue alors quatre grandes couches dans l’écosystème mobile : le matériel, le réseau, le logiciel et le contenu. Ses différentes couches interagissent entre elles, par le biais d’alliances commerciales voire technologiques et des barrières technologiques (incompatibilités). Téléphonie mobile et système d’exploitation Le marché de la téléphonie mobile peut être segmenté en trois catégories du point de vue du système d’exploitation, présent sur tous les appareils mobiles mais avec un niveau de sophistication variable : les terminaux les moins évolués reposent généralement sur des solutions propriétaires des constructeurs ou sur des solutions assez basiques (à la limite de l’OS), d’acteurs comme Openwave. Les fonctionnalités offertes restent minimes. Microsoft propose ainsi Mobile Explorer pour certains téléphones WAP, les terminaux évolués de téléphonie (ou smartphones) reposent sur la nouvelle génération d’OS avec les offres de Microsoft, Symbian et Palm OS. Les fonctionnalités proposées sont équivalentes à celle de certains PDAs, mais limitées par la taille de l’écran et les PDAs (Personal Digital Assistant) les plus avancés acquièrent des fonctionnalités de communication. Les fonctionnalités disponibles sont très riches, semblables à celles d’un PC. Ces deux dernières catégories représentent deux stratégies différentes qui seront, à priori, amener à converger. Windows Mobile 5.0 de Microsoft Windows CE, développé en premier lieu pour les systèmes embarqués, a d’abord été décliné sur les PDAs avec l’OS PocketPC depuis 2000. Avec ses alliances à des grands constructeurs tels Compaq, HP, Casio ou encore Toshiba, la firme de Redmond à réussi à conquérir des parts sur le marché le plus rentable, celui des entreprises (près de 80% du marché selon Gartner), qui apprécient la possibilité d’accéder aux mêmes applications sur leurs PC et sur leurs appareils nomades. En 2003, Microsoft a décidé de clarifier sa stratégie mobile affirmant la convergence des PDAs et des téléphones mobiles en regroupant ses différents OS sous la marque Windows Mobile. Pour faire face à la concurrence accrue des systèmes d’exploitation mobiles, notamment face à Symbian ou encore Research In Motion, Microsoft a récemment dévoilé sa nouvelle version de Windows Mobile (plus connu sous le nom de code Magneto). Windows Mobile 5.0 devrait ainsi répondre aux besoins des fabricants d’appareils mobiles, sous toutes leurs formes (simples assistantes personnels, smartphones ou encore PDAs) en proposant de meilleures applications bureautiques, une nouvelle ergonomie d’utilisation et supportant de la mémoire non volatile (évitant ainsi toute perte de mémoire). Egalement, cette nouvelle plate-forme devrait supporter les dernières technologies telles que le WiFi (avec l’arrivée de la version 802.11g) sur certains smartphones haut de gamme, le standard 3G pour la téléphonie ou encore le Bluetooth et l’USB en versions 2.0. Cette nouvelle version équipe d’ores et déjà des appareils commercialisés tels que le Qtek 9100 (avec Wifi intégré) de Texas Instruments ou encore l’Axim X51v, le nouvel assistant personnel de Dell. Qtek 9100 www.rim.net Les offres concurrentes majeures « Blackberry Family » La concurrence des systèmes d’exploita-tion mobiles est assez forte, notamment avec la présence de Symbian sur le secteur grand public et de Research in Motion Blackberry sur le secteur professionnel. Linux progresse également dans ce domaine. MENSUEL DU RESEAU TIC DES MISSIONS ECONOMIQUES AUX ETATS-UNIS -9- C on ve rg enc es Num ériqu es e t Au d io visu el au x E ta t s- Uni s – No vemb re 20 05 © MINEFI - DGTPE Le marché des PDA dans le monde au troisième trimestre 2005 (en volume) Logiciel Unités Q3 2005 PdM Q3 2005 Unités Q3 2004 Windows CE 1 693 471 49,2% 1 375 866 PdM Q3 2004 Evolution 48,1% +23,4% RIM 862 000 25,0% 565 000 19,8% +52,6% Palm OS 515 175 14,9% 850 821 29,8% -39,4% Symbian 200 000 5,8% - 0,0% - Linux 24 300 0,7% 14 500 0,5% +67,6% Autres 150 400 4,4% 52 620 1,8% +185,8% Total 3 449 346 100,0% 2 858 807 100,0% +20,7% Source Gartner Selon Gartner, Microsoft domine largement le marché des PDAs et conserve ainsi une part de marché de 49,2 % au niveau mondial, Research In Motion représente une part de marché de 25% tandis que Palm OS représente 15% et plus loin derrière, profitant de la percée de Nokia, Symbian bénéficie de 5,8% de part de marché. Selon Canalys, Symbian est leader mondial sur le marché des smartphones avec 62.8% des parts de marché, suivi de loin par Microsoft qui représente 15,9% du marché puis PalmSource avec 9,5%. Le marché des smartphones dans le monde au 2e trimestre 2005 (en volume) Logiciel Unités Q2 2005 PdM Q2 2005 Unités Q2 2004 PdM Q2 2004 Evolution Symbian 7 648 920 62,8% 2 429 930 41,0% +214,8% Windows 1 931 630 15,9% 1 360 220 22,9% +42,0% PalmSource 1 157 720 9,5% 1 335 810 22,5% -13,3% Autres 1 447 330 11,9% 807 370 13,6% +79,3% Total 12 185 600 100,0% 5 933 330 100,0% +105,4% Source Canalys Research in Motion (RIM) Research In Motion (RIM), constructeur canadien du BlackBerry et aussi éditeur du système d'exploitation propre à son terminal, multiplie les alliances afin de concurrencer le marché des systèmes d’exploitation mobile. Ainsi, en octobre dernier, la firme signait une alliance stratégique avec Palm afin de proposer des fonctions propres aux systèmes Blackberry sur les PDAs de Palm. Parallèlement, Research in Motion (RIM) s’attaque aux marchés asiatiques et a notamment conclut des accords avec Singapore Telecommunication et 3 Hong Kong. Ainsi, 862 000 unités de PDAs Blackberry ont été vendues au troisième trimestre 2005 contre 3,45 millions d’unités dans le monde. www.palmsource.com Palm OS Palm Treo Windows En 2004, PalmSource, leader du marché du PDA aussi bien en OS qu’en matériel, avait annoncé la version 6.1 de Cobalt, un système d'exploitation dédié à ces téléphones mobiles intelligents. Malgré de nombreux atouts, notamment dans la sécurité ou dans la messagerie avec l'intégration du service Blackberry, Cobalt 6 n'a convaincu quasiment aucun fabricant de mobiles. Egalement, en 2004, l'éditeur rachète China Mobilesoft (société commercialisant son propre OS à partir d'un noyau Linux) et s'ouvre ainsi à d'autres systèmes d'exploitation. La firme réalise quelques mois plus tard un autre mouvement vers le système Linux en signant un accord de partenariat avec l'éditeur spécialisé Montavista Software. De plus, pour faire face à une demande de marché, Palm décide, en septembre 2005, de passer un accord avec Microsoft, afin d'équiper certains de ses assistants MENSUEL DU RESEAU TIC DES MISSIONS ECONOMIQUES AUX ETATS-UNIS - 10 - C on ve rg enc es Num ériqu es e t Au d io visu el au x E ta t s- Uni s – No vemb re 20 05 © MINEFI - DGTPE numériques de Windows Mobile 5 (notamment les prochains Palm Tréo). Jusqu’à présent, Palm avait toujours supporté PalmOS de l’éditeur PalmSource. Une alliance qui vise à se renforcer sur le marché des entreprises. Puis, l'ancienne division système et logiciels de Palm a été racheté, en septembre dernier, par la société japonaise Access ; véritable poids lourd des systèmes d’exploitation pour mobiles en Asie; une transaction de 324 Ms$ (soit trois fois le chiffre d’affaire de l’éditeur estimé à 71,9 Ms$ pour l’exercice 2004-2005). Ainsi, Access et Palm Source offriront une solution complète, capable de rivaliser avec la montée en puissance de Microsoft sur ce segment, en proposant des systèmes d’exploitation moins lourds qui permettront ainsi d’équiper des produits plus légers. Symbian OS Leader incontesté de l’industrie, la firme britannique Symbian a annoncé la commercialisation de plus 6,75 millions de smartphones basés sur son système d’exploitation au deuxième trimestre 2005. Ainsi, grâce au soutien de Nokia, Symbian compte plus de 32 millions de téléphones mobiles exploitant son OS. Désormais disponible en version 9, Symbian dispose d'un éventail de plus de 3800 applications et d'une communauté de plusieurs milliers de développeurs. Longtemps limité à des produits haut de gamme (telles que la gamme Communicator de Nokia, les P900 de Sony Ericsson ou encore SX1 de Siemens), Symbian commence à se tourner vers de nouveaux segments (modèles moyen de gamme) et équipe ainsi près de 48 modèles de 9 marques différentes. www.symbian.com OS Linux OS Linux progresse fortement sur le marché informatique, avec un poids grandissant sur le marché des serveurs au détriment des serveurs Unix, grâce notamment au support de géants de l’informatique comme IBM ou encore HP. Toutefois, le Compte-rendu de l’Open Source porte-étendard du logiciel libre reste distancé par Microsoft sur ce segment et Convention 2005 rédigée par la marginal sur le segment des terminaux de type PC ou des PDAs. Comme dans le Mission Economique de San reste du monde informatique, Linux progresse désormais dans le domaine de la Francisco : www.missioneco.org/etatsunis/docum téléphonie mobile. La fin de l’année 2003 a vu les premiers lancements majeurs ents_new.asp?V=7_PDF_109304 de smartphones sous Linux, pour la plupart en Asie. Motorola s’appuie en effet sur l’OS Linux de MontaVista Software, une référence des systèmes d’exploitation embarqués, pour sa stratégie combinant Linux et Java, y compris dans des modèles basiques. Ainsi, le deuxième plus grand fabricant de téléphone Compte-rendu de Linux World du monde a vendu, depuis 2001, plus de 3 millions de téléphones en Asie. D’ici 2005 rédigée par la Mission quelques années, Motorola prévoit de migrer la totalité des ses téléphones sous Economique de San Francisco : www.missioneco.org/etatsunis/docum un OS Linux, système facilement adaptable et des millions de programmeurs soutiennent ce projet. De leur côté, Panasonic, Nec et également Samsung ents_new.asp?V=7_PDF_109305 propose également des téléphones sous un OS Linux en Asie. Electronique Révolution numérique au cœur des processeurs Performances par Watt consommé Auteur [email protected] Enoncé pour la première fois dans les années 70, la loi de Moore s’est imposée comme un modèle économique à respecter pour l’industrie microélectronique selon un doublement de la densité d’intégration des circuits tous les 2 ans. Jusqu’à aujourd’hui, cette réduction des tailles pour augmenter les performances a pu être respectée mais des difficultés techniques grandissantes pourraient changer ce régime d’évolution. Intel, un des pionniers du domaine des processeurs, a bien évalué ce problème et a été l’un des premiers fondeurs (fabricant de puces) a avoir annoncé un changement radical dans sa vision du marché des microprocesseurs : les performances ne seront plus basées sur la vitesse du traitement de l’information, mais sur l’efficacité et notamment la puissance qu’ils consomment. De cette remarque, vient l’apparition des processeurs multicœurs dont l’une des qualités principales est une consommation énergétique amoindrie (<30 W). Cette nouvelle architecture des composants MENSUEL DU RESEAU TIC DES MISSIONS ECONOMIQUES AUX ETATS-UNIS - 11 - C on ve rg enc es Num ériqu es e t Au d io visu el au x E ta t s- Uni s – No vemb re 20 05 © MINEFI - DGTPE Modèle économique de Moore devrait être au cœur d’une nouvelle révolution numérique avec la possibilité de traiter plusieurs opérations en simultanée sur une même puce. IDC Research évalue la complète transition vers une infrastructure multicoeurs, hardware et software, autour de 2010. Transition vers la génération 65 nm multicoeur Après l’introduction des premiers processeurs multicoeurs en 2005 réservés aux ordinateurs haut de gamme, 2006 devrait voir l’apparition de composants basés sur la nouvelle génération de transistors 65 nm pour des applications portables. Après un investissement de 2 Mds USD, Intel a rénové son usine de production située à Chandler, AZ, pour débuter la production de composants 65 nm. Prévu en février 2006, Intel doit ainsi sortir une version bicoeur de son processeur A l’origine, la loi de Moore décrivait un Yonah pour ordinateur portable. doublement du nombre de transistors par circuit tous les 18 mois. Estimation du marché des processeurs multicoeurs 2004 : 259 Ms USD 2008 : 18.5 Mds USD (Pour comparaison, le marché des processeurs CPU est estimé à près de 40 Mds USD en 2008) Intel www.intel.com AMD www.amd.com/us-en Azul Systems www.azulsystems.com Sun Microsystems www.sun.com IBM power PC www.03.ibm.com/chips/products/pow erpc Clearspeed www.clearspeed.com Broadcom SiByte sibyte.broadcom.com PA Semi www.pasemi.com Transmeta www.transmeta.com Raza Microelectronics www.razamicroelectronics.com Industrie des processeurs multicoeur en 2005 Nom du processeur Azul Vega Intel x 86 Dempsey Intel IA-64 Montecito AMD x86 Opteron Sun Niagara IBM Power IBM Cell ClearSpeed Broadcom SiByte Type de marché Professionnel Grand public Grand public Grand public Nombre de cœurs 24 2 2 2 Revendeurs Azul Grandes marques HP, Fujitsu Grandes marques (sauf Dell) Professionnel 8 Sun Grand public 2 IBM Jeux vidéo/ Média 9 cœurs non cohérents IBM, Sony Systèmes embarqués 96 ClearSpeed Réseau 4 OEMs Source: IDC, Azul Systems, and IDG Ventures, 2005 En plus de ces constructeurs, de nombreuses start-up se créent autour de la technologie multicoeurs. PA Semi, situé dans la Silicon valley, vient de dévoiler fin octobre un processeur basé sur la performance par Watt énoncé par Intel cette année. PA Semi va produire des processeurs muticoeurs, de 2 à 8 cœurs, selon la technologie Power PC d’IBM à 65 nm. Cette annonce rappelle celle de Transmeta Corp. il y cinq ans, qui avait annoncé la sortie de son processeur Crusoe consommant 1/10e de la puissance classique. Possédant aujourd’hui une part de marché de moins de 1 % pour les processeurs x86, Transmeta Corp. a été obligé de vendre sa propriété intellectuelle l’année dernière. A la différence de Transmeta Corp., PA Semi vise le marché des systèmes embarqués dans lequel Intel n’a pas une présence très forte. Deux autres start-up basées à Cupertino en Californie ont également développé cette année de nouveaux types de composants multicoeurs : - Raza Microelectronics Inc, a présenté en Juin son processeur XLR à 8 cœurs multithread basé sur la technologie 90 nm. - Intelasys Inc. vise le marché des systèmes embarqués et présentera au public son premier prototype début 2006. Les consoles s’équipent en multicoeurs Intelasys www.intelasys.net Nouvelle Console Revolution de Nintendo dont la sortie est prévue en 2006, www.nintendo.com La nouvelle génération de consoles de jeux vidéo est sur le point d’être lancée dans les semaines qui viennent. Microsoft, Sony ou Nintendo auront chacun un nouveau système à présenter au public muni des dernières technologies de composants multicoeurs toutes basées sur la technologie Power PC d’IBM. La Xbox 360 fonctionne avec 3 cœurs intégrant la Console Xbox de Microsoft technologie SOI (Silicon On Insulator) à 90 nm, chacun équipé d’un processeur PowerPC d’IBM à triple fonctionnant à 3.2 GHz. Capables de traiter plusieurs cœur applications en parallèle, le processeur a été réalisé spécialement pour supporter une bande passante importante (jusqu’à 21.6 Gbps), MENSUEL DU RESEAU TIC DES MISSIONS ECONOMIQUES AUX ETATS-UNIS - 12 - C on ve rg enc es Num ériqu es e t Au d io visu el au x E ta t s- Uni s – No vemb re 20 05 © MINEFI - DGTPE caractéristique importante de l’industrie du jeu vidéo. Avec la sortie début 2006 de la Playstation 3 équipé du processeur Cell, Sony vise le marché du divertissement multimédia et des communications. Regroupés dans le 2005 : 28.5 Mds USD consortium STI (Sony Toshiba IBM), le but principal a été de développer un 2010 : 42 Mds USD processeur basé sur une architecture de type SoC (System on Chip), possédant plusieurs cœurs interagissant entre eux grâce à des fonctionnalités de large bande Microsoft Xbox passante. Nintendo, dernière console à être commercialisée, a présenté sa www.xbox.com Revolution lors du salon E3 en Mai dernier. Le processeur annoncé fonctionne suivant une architecture à double cœur de type Power PC estimé à 2.5 Ghz. Détails techniques sur le Même si les trois consoles ne visent pas forcément les mêmes publics, elles processeur Cell intègrent toutes des fonctions interactives avec un accès internet, des www.ibm.com/chips/power/splash/cell connectivités WiFi et des lecteurs de cartes mémoire pour s'imposer au cœur de la maison numérique de demain. Estimation du marché des consoles et jeux vidéo Internet grand public Auteurs [email protected] [email protected] Renforcement du marché du blog en 2005 Le secteur des blogs est en phase de développement rapide, plusieurs annonces faites ces derniers mois en font un secteur de premier plan d’Internet. Une consolidation du secteur évoquant la fin des années 90 En effet, depuis peu le blog est devenu un médium à part entière source d’informations mise à jour en continue, gratuite et fiable. Ce secteur est devenu incontournable pour les grandes firmes de médias telles qu’AOL ou News Corp. Ainsi on assiste depuis quelques mois à des rachats de sites de blogs rappelant pour certains le début de la bulle Internet : News Corp au mois de juillet rachète pour 580M$ myspace.com, le 5ème hébergeur de blogs du pays créé il y a 2 ans, VNU, le groupe hollandais rachète Gizmodo, un blog de technologie de la Silicon Valley ou encore Advertising.com par AOL en 2 004. www.myspace.com www.gizmodo.com www.advertising.com www.engadget.com Mais c’est avant tout le rachat de Weblogs Networks par AOL en octobre 2005 pour 25M$ qui illustre le mieux ce nouveau marché : Weblogs est un ensemble de 85 blogs sur des sujets variés dont les contributeurs sont payés à la semaine Podcasts, vidéocasts : Flux audio pour la plupart et postant plus de 1 000 billets par semaine. Avec une fréquentation estimée à 30 millions de pages par mois et 25 millions de pages par ou vidéos transmis par flux RSS RSS pour les blogs de Weblogs, le succès de ces blogs hébergés est remarquable : engadget (technologie), Jostiq (jeux vidéos), Cinematical Agrégateur de flux : L'objectif d'un (cinéma), Blogging Baby (pour les parents). AOL compte ainsi en achetant un tel logiciel est de permettre site de contenus attirer tous ces lecteurs de Weblogs vers ses services : l'agrégation de plusieurs sources de agrégateurs de flux… contenus internet en une seule RSS : Rich site summary ou Really Simple Syndication application. Le suivi du contenu est réalisé en quasi-temps réel. 30% des internautes américains lisent régulièrement des blogs L’arrivée des blogs américains sur Internet date de la campagne présidentielle américaine il y a un an et demi. La croissance a été dès lors ininterrompue. Actuellement, les estimations diffèrent sur le nombre de blogs existant dans le monde variant entre 80 millions et 120 millions. D’après l’étude de Comscore, 50 millions d’internautes aux Etats-Unis ont visité un site de blogs pendant le premier trimestre 2005 soit 30% des internautes américains et un américain sur six. Cinq sites de blogs ont concentré cinq millions de visiteurs différents. Enfin le profil du lecteur de blog par rapport à l’internaute moyen est plus jeune, d’un milieu aisé et possède une connexion Internet haut débit. Ils visitent aussi 2 fois plus de pages que les autres internautes et achètent plus sur le web également. Cela fait d’eux une cible privilégiée pour les annonceurs. www.comscore.com MENSUEL DU RESEAU TIC DES MISSIONS ECONOMIQUES AUX ETATS-UNIS - 13 - C on ve rg enc es Num ériqu es e t Au d io visu el au x E ta t s- Uni s – No vemb re 20 05 © MINEFI - DGTPE Le blog est un médium incontournable qui crée des outils adaptés à cette nouvelle navigation sur Internet Cette affluence sur les blogs devait s’accompagner d’outils capables de guider l’internaute. Ainsi Google et son blogresearch mais surtout technorati.com sont des moteurs de recherche spécifiques de blogs. Technorati.com, site de référence, inclut une recherche par tags et affiche les résultats par date de la dernière modification (13% des blogs sont mis à jour toutes les semaines et 55% des blogs sont toujours actifs 3 mois plus tard). Technorati affiche plus de 600 000 nouveaux posts par jours et 70 000 blogs crées par jours soit près d’un par seconde. www.technorati.com A noter des outils de recherche novateurs très liés à la tendance web 2.0 tels que le futur www.sphere.com, www.blogdigger.com, un outil de recherche de blog local, ou encore www.blogpulse.com d’Intelliseek (un moteur de recherche racheté par AOL) qui permet de comparer sur une base de 17 millions de blogs les sujets les plus traités de la blogosphère et de les identifier. L’efficacité de la simplicité de www.memeorandum.com a également été remarquée : deux pages seulement, l’une pour la politique et l’autre pour la technologie, rassemblent les discussions sur les blogs et médias traditionnels autour d’un même sujet. www.sphere.com www.blogdigger.com www.blogpulse.com www.memeorandum.com Web 2.0 : terme utilisé pour désigner la transition du World Wide Web, passant d'une collection de sites web à une plateforme informatique à part entière, fournissant des applications web aux utilisateurs www.newsgator.com www.google.com/reader http://oracle.2question.com/rss www.bradsoft.com/feeddemon www.ranchero.com/netnewswire Le RSS change radicalement l’approche à l’actualité et à la recherche d’informations L’évolution majeure dans le nouveau médium blog est le fait que l’information vient au lecteur au travers des flux RSS 2.0 et maintenant des podcasts et vidéocasts. Pour l’instant seuls 11% des lecteurs américains de blogs utilisent ces flux mais l’arrivée de contenus diversifiés doit contribuer à généraliser l’utilisation des blogs : émission de radios puis de télévision et la simplification de l’utilisation de ces flux avec entres autres iTunes 6.0 qui intègrent les podcasts dans son lecteur, Windows Vista qui simplifiera les abonnements à tous les types de flux. On assiste ainsi à l’arrivée massive d’agrégateurs de flux qui permettent de lire ses flux sur différents supports : web based (NewsGator dans Firefox et Safari, Google reader, Internet Explorer 7 de Microsoft, Morelle de Versailles, Mercury News Reader d’Oracle…), intégré au client mail (Thunderbird 1.5) ou application classique : FeedDemon, NetNewsWire sur Mac… Les sociétés fournissant le RSS ont un modèle économique s’appuyant sur les offres complémentaires à la simple lecture de flux en ligne. Pour un coût allant de 1,95 dollar à 11,95 dollars par mois pour NewsGator – acteur majeur du secteur-, l'utilisateur bénéficie notamment de fonctionnalités de synchronisation et de consultation de fil RSS sur son téléphone mobile ou via sa messagerie électronique, en plus de la simple lecture en ligne. De nouveaux modèles économiques apparaissent Toutes ces innovations font apparaître trois différents business models afférent au secteur du blog. www.blogger.com www.sixapart.com www.myspace.com Tout d’abord les hébergeurs ou les fournisseurs d’accès proposent de l’espace non plus pour les pages web de leurs clients mais pour leurs blogs. Les acteurs majeurs sont blogger.com, sixapart.com, myspace.com. Les offres proposent généralement un pack gratuit mais offrant de l’espace pour du texte uniquement, peu de photos, très peu de possibilités de stockage et un unique contributeur. Les offres s’étalent ensuite de 6 à 15 dollars par mois pour plus de possibilités sur l’édition du code, la bande passante allouée, l’espace de stockage, le nombre de blogs ouverts et le nombre de contributeurs par blog. A noter également le développement du Mobile Blog qui permet de poster sur son blog via les SMS et même de poster des photos via les MMS (PacificNet…), ce marché étant considéré plus comme une niche actuellement. MENSUEL DU RESEAU TIC DES MISSIONS ECONOMIQUES AUX ETATS-UNIS - 14 - C on ve rg enc es Num ériqu es e t Au d io visu el au x E ta t s- Uni s – No vemb re 20 05 © MINEFI - DGTPE www.pacific.net www.gawker.com www.dolster.com www.plogworld.com www.blogger.com www.sixapart.com www.airset.com www.imeem.com www.typefree.com Les développeurs d’application en sont maintenant à la 2ème génération d’éditeurs qui permettent l’édition de contenus variés plus facilement, l’édition de vidéos et facilitent la collaboration à l’écriture de blogs. Les acteurs majeurs sont le projet Comet (voir plus bas) de Sixapart (anciennement Typepad), Blogger de Google, Gawker ou Callioppe de Dolster. Ceux-ci ont pour clients les premiers acteurs nommés : hébergeurs et FAI à qui ils fournissent des solutions applications clés en main. Une niche du secteur est apparue depuis peu avec le plog pour project blogging : le blog devient un outil de gestion de projet : chaque collaborateur poste son document, est informé via les flux RSS de la modification de documents (plog.org logiciel libre, Fiv Aacross…) et grâce à une simple page web moins lourde qu’une base plus classique (LotusNotes…). Autour du blog simple se développent de multiples fonctionnalités liées à l’impulsion web 2.0 : Airset permet la gestion d’un calendrier partagé en consolidant les calendriers de chaque participant en plus d’un blog à plusieurs contributeurs ; Imeem propose un site de social networking qui offre des fonctionnalités de blogs, de partages de données et de messagerie instantanée. On remarque également des applications web based telles que Typefree destinée uniquement au travail en collaboration ou le futur Office Live de Microsoft. Ces différentes initiatives montrent la multiplicité des offres intégrées autour du blog et qui s’adaptent à plusieurs types de clients. Le secteur le plus en développement est évidemment la publicité sur les blogs. Avec des revenus en hausse de 26% au premier semestre 2005 aux Etats-Unis pour s’établir à $5,8Mds, le secteur de la publicité sur Internet a su profiter de la croissance de la blogosphère. D’après Ernst&Young, ce marché pourrait atteindre les 20Mds$ en 2008. Depuis le début 2005, on a ainsi assisté au lancement de Adsense de Google, Blogads, Donations… des applications web pour mettre de la publicité contextuelle sur les blogs. Tous les grands acteurs de la publicité Internet sont présents sur ce créneau (Google, Yahoo, MSN…). Ainsi d’après Technorati seuls 30% des bloggeurs américains n’utilisent pas de logiciel de publicité contextuelle sur leur blog. Ces logiciels arrivent également à maturité pour le grand public. Les intégrer sur le blog ne nécessite pas de connaissances en html et ils offrent un revenu non négligeable aux blogs les plus visités, on parle de six-figures blog pour les blogs aux plus grands revenus. La part de marché la plus grande revient à Google avec son Adsense : www.fruitcast.com Source : comScore www.marqui.com A noter également les possibilités offertes par le RSS pour la publicité mais qui ne font que démarrer en raison de l’émergence de ce marché. L’annonceur peut insérer au début et à la fin du podcast un message publicitaire de quelques secondes. (Fruitcast). Enfin le corporate blogging ou blog d’entreprise fait son apparition pour renforcer la relation avec le consommateur sur Internet en lui envoyant les nouveautés de la marque par RSS ou podcasts et dans un contexte plus convivial MENSUEL DU RESEAU TIC DES MISSIONS ECONOMIQUES AUX ETATS-UNIS - 15 - C on ve rg enc es Num ériqu es e t Au d io visu el au x E ta t s- Uni s – No vemb re 20 05 © MINEFI - DGTPE que l’annonce presse classique. On peut citer Marqui spécialisé dans le corporate blogging, qui propose avec son service d’édition de blogs corporate de recruter des bloggers chargé de mettre à jour le blog. Le blog est une technologie nouvelle sur un marché mâture utilisant un modèle économique éprouvé Plusieurs aspects du blog contribuent à sa montée en puissance : l’aspect web 2.0, vers un web plus communautaire, l’accessibilité de ceux-ci pour le grand public et la cohérence des modèles économiques qui y sont liés, c'est-à-dire des acteurs déjà existant, les hébergeurs et FAI, utilisant une technologie nouvelle proposée par des start ups, éditeurs de logiciels, sur un modèle rodé. La rentabilité est fondée sur la publicité contextuelle pour la plus grande part des clients particuliers et sur l’achat de fonctionnalités particulières pour les clients B2B. www.venturewire.com Selon VentureWire, qui rapporte une discussion lors de la conférence Fall Focus, les entreprises qui offriront les fonctionnalités de stockage les plus importantes, rapides et innovantes se démarqueront parmi celles offrant des services Internet hébergeant du contenu généré par les utilisateurs (blogs de photos, de vidéos et les sites de partage de photos comme Flickr). Mais beaucoup de sociétés s’interrogent encore sur le modèle économique pérenne des sites de partage de contenus multimédia. Le modèle de la publicité en ligne génère des revenus, mais l’explosion de contenus privés ou partagés avec une communauté restreinte d’utilisateurs est peu à même de soutenir un tel modèle. Les services de stockage à distance voire les appareils de stockage sont dès lors les gagnants potentiels de cette explosion. Du côté des services, les consommateurs commencent à prendre conscience du caractère précaire du stockage à domicile et de l’importance d’utiliser des services d’hébergement de données à distance et sécurisé. Internet grand public Les blogs : zooms sur Five Across et Comet Zoom sur Five Across Auteurs [email protected] [email protected] www.fiveacross.com www.bubbler.com Five Across, basé à Palo Alto, a développé un logiciel grand public de publication de pages et de blogs sur le web. Cette solution a été présentée au salon DEMO début 2005. La solution est destinée en particulier aux fournisseurs d’accès à Internet (FAI) souhaitant proposer à leurs abonnés un outil de publication de pages web très simple d’utilisation, proposer des fonctions dépassant le simple blog (pages web de photos, de fichiers y compris audio ou vidéo) pour générer du revenu avec des services d’hébergement de contenu pour leurs abonnés. La solution de Five Across est dotée d’une interface utilisateur relativement simplifiée, qui la différencie des services concurrents. Le fonctionnement du client apparaît satisfaisant et permet plus de possibilités que celles offertes par les leaders de la publication de blogs. Il permet la publication sur Internet de contenus aussi divers qu’un blog, des pages webs, des photos, des fichiers y compris vidéos ou des podcasts. L’interface client vise à simplifier au maximum, sur le plan de l’expérience utilisateur, les opérations de publication tout en restant un produit aux fonctionnalités étendues pour satisfaire les utilisateurs avertis. La fonction qui en témoigne le mieux est le glisser-coller (drag and drop) qu’une solution web-based propose rarement. Five Across a également développé un client de messagerie instantanée qui s’intègre au Publisher avec des fonctionnalités de travail partagé au sein d’une communauté d’utilisateurs. L’idée est de rassembler et de développer autour d’un même client toutes les fonctionnalités grand public du web 2.0 : blog, hébergement du contenu médias, outils de partage et de travail collaboratif, pour inciter l’abonné à acheter du stockage à son fournisseur d’accès. Zoom sur le projet Comet de Six Apart MENSUEL DU RESEAU TIC DES MISSIONS ECONOMIQUES AUX ETATS-UNIS - 16 - C on ve rg enc es Num ériqu es e t Au d io visu el au x E ta t s- Uni s – No vemb re 20 05 © MINEFI - DGTPE www.sixapart.com/comet/ Le projet Comet est un des projets de développement de Six Apart qui doit être disponible au grand public pour début 2006 et dont la démonstration a eu lieu au salon DEMO de septembre 2005. Ce projet est une nouvelle plateforme de weblogging qui combine 3 aspects majeurs repris des précédents logiciels de Six Apart : un éditeur complet de blog à contributeurs multiples, un espace de stockage de contenus médias et des aspects sécurité permettant de contrôler qui peut voir, éditer, télécharger les contenus. A terme, les précédents logiciels de Sixapart devraient tous fusionner dans ce projet sans coûts supplémentaires pour les clients antérieurs des autres logiciels (Typepad, Livejournal et Movabletype) de Six Apart. Technologies Actualités Fast 50 Tech à Houston Auteur [email protected] Le Houston Business Journal a décerné ses récompenses lors du Fast 50 Tech qui met en lumière les 50 sociétés de Houston ayant connu la plus forte croissance du chiffre d’affaires. 226 compagnies totalisant près de 10 000 employés et plus de 2,5 milliards de dollars de chiffre d’affaires étaient sur les rangs. Les secteurs concernés par ces récompenses étaient très divers : logiciel, hardware, e-commerce, biotech, et conseil. Pour pouvoir se présenter les sociétés devaient avoir leur siège social à Houston et réaliser au moins 51% de leur chiffre d’affaires consolidé dans la conception, le développement ou la production de produits technologiques ou de prestations de services technologiques. Le Top 5 des entreprises ont accru leur chiffre d’affaires d’au moins 113% jusqu’à 474% pendant les années 2003-2004. Systems Evolution – un cabinet de conseil en IT- a remporté le premier prix avec un chiffre d’affaires de 3,76M$ cette année comparé à 656K$ l’année précédente. Bien que Houston soit connu pour son activité dans le secteur de l’énergie, on assiste à la mise en place d’un véritable cluster d’entreprises du secteur technologique. Avec le Houston Technology Center, le Houston Business Partnership, et une partie des 200M$ du Texas Emerging Technology Fund, Houston, comme auparavant ses voisins Austin et Dallas, compte sur les fonds alloués par l’état du Texas, un immobilier peu coûteux, une bonne qualité de vie et une main d’œuvre bien formée pour devenir un nouveau hub technologique du Texas. Audiovisuel Actualités Auteur de l'article [email protected] AOL : www.aol.com Time Warner www.timewarner.com AOL et Warner Bros Cable annoncent le lancement de In2TV: la VOD se développe sur les portails Internet America On Line (AOL) avait déjà lancé un moteur de recherche vidéo (AOL vidéo search) indexant 1,5 millions de documents vidéo. Mais AOL et Warner Bros Cable ont annoncé le 14 novembre 2005 le lancement d’une offre video on demand (VOD) pour le début de l’année 2006, AOL prolongeant cette initiative par l’annonce du lancement d’un format haute qualité pour les vidéos déjà existantes sur le site. En matière de VOD, l’offre permettra aux internautes de voir ou de revoir gratuitement une centaine d’épisodes d’anciennes séries américaines (Lois et Clark, Beetlejuice, La Femme Nikita). Pour gérer ce contenu, les deux filiales du groupe Time Warner Inc. vont fonder une autre entité: In2TV. Cette offre sera disponible sur le site Internet Aol.com au cours du premier semestre 2006. Pour la diffusion en format haute qualité, AOL a annoncé dans la foulée le lancement de AOL Hi-Q, technologie vidéo développée par AOL et la société Kontiki. AOL Hi-Q offre une qualité de diffusion DVD aux contenus disponibles sur le site Internet AOL.com (bandes annonces de films, clips musicaux, MENSUEL DU RESEAU TIC DES MISSIONS ECONOMIQUES AUX ETATS-UNIS - 17 - C on ve rg enc es Num ériqu es e t Au d io visu el au x E ta t s- Uni s – No vemb re 20 05 © MINEFI - DGTPE programmes de télévision etc). Microsoft : www.microsoft.com Avec ces nouveautés, AOL essaie de se positionner comme la référence en matière de portail vidéo face à ses concurrents. Ces effets d’annonce ont pour effet de grandement valoriser l’entreprise alors qu’en coulisse ses principaux concurrents Google et MSN essaient de racheter AOL.com à Time Warner Inc (Yahoo a retiré son offre début novembre 2005). Google www.google.com Comcast atteint la barre du milliard de commandes VOD en 2005 Yahoo : www.yahoo.com Lien annonce Comcast http://www.cmcsk.com/phoenix.zhtml ?c=118591&p=irolnewsArticle&ID=767462&highlight Comcast a annoncé le 13 octobre dernier avoir atteint 1 milliard de programmes video on demand (VOD) commandés sur son réseau depuis le début de l’année. Ce total, obtenu en moins de 10 mois, représente près du double de l’ensemble de l’année 2004 (567 millions de programmes). Mais même si l’offre s’est considérablement élargie avec près de 3.800 programmes disponibles, ce milliard a très majoritairement été atteint grâce à la partie gratuite (95% des programmes disponibles chez Comcast). Le programme le plus commandé a été le vidéo clip de Ciara (« 1,2 Step »), avec 3,2 millions de demandes. Depuis le début de l’année, Comcast a complété son offre VOD par des programmes hispaniques, le catalogue Sony-MGM (Comcast faisait partie du consortium conduit par Sony pour le rachat de MGM à la fin de l’année 2004), des programmes pour bébés (pre-kindergarten) et des programmes interactifs comme celui dédié au « dating » (qui remporte un grand succès). Ce dernier devrait être développé par le biais de webcams. Une version immobilière devrait également être proposée rapidement. Le câblo-opérateur (21,4 millions d’abonnés) mise fortement sur le développement de la VOD pour se différencier de ses concurrents du câble mais surtout de ses deux principaux rivaux du satellite (DirecTV et Echostar , respectivement 14,4 et 11,4 millions d’abonnés). Copyright Tous droits de reproduction réservés, sauf autorisation expresse de la Mission Economique de SAN FRANCISCO (adresser les demandes à [email protected]). Éditeur : Mission Économique Adresse : 88 Kearny Street - Suite 1510 SAN FRANCISCO CA 94108 ÉTATS-UNIS Clause de non-responsabilité La ME s’efforce de diffuser des informations exactes et à jour, et corrigera, dans la mesure du possible, les erreurs qui lui seront signalées. Toutefois, elle ne peut en aucun cas être tenue responsable de l’utilisation et de l’interprétation de l’information contenue dans cette publication qui ne vise pas à délivrer des conseils personnalisés qui supposent l’étude et l’analyse de cas particuliers. Directeur de la publication : Richard GOMES Revue par : Michel PINET Date de parution : Septembre 2005 ISSN : Portail Marchés Extérieurs - 1638-1610 Tarif annuel (11 numéros) : 150 € Abonnement : En ligne www.missioneco.org/etatsunis/Sectdetail.asp?Sect=53 Ou [email protected] MENSUEL DU RESEAU TIC DES MISSIONS ECONOMIQUES AUX ETATS-UNIS - 18 -
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