etablissements harmand et batier, usine de literie metallique et
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etablissements harmand et batier, usine de literie metallique et
ETABLISSEMENTS HARMAND ET BATIER, USINE DE LITERIE METALLIQUE ET FABRIQUE DE RESSORTS EN TOUS GENRES A VINCENNES Archives de l’entreprise. 1924-1971 66J 1-120 Articles de jardins exposés à la foire de Cannes de 1935 (66J 53). Communicabilité : Immédiate http://archives.cg94.fr/ Répertoire numérique détaillé établi par Alain Nafilyan Archives départementales du Val-de-Marne, 1991 Etablissements Harmand et Batier, usine de literie métallique et fabrique de ressorts en tous genres à Vincennes 66J 1-120 INTRODUCTION Date d'entrée aux AD 94 Avril 1991 Origine du versement Don par Monsieur Marcel GRENIER Analyse du fonds Archives de l'usine de Literie métallique de Vincennes et de l'entreprise Fabrication de ressorts en tous genres à Vincennes. Dates extrêmes 1924-1971 Communicabilité Libre Nombre d'articles 29 cartons "Cauchard" et 4 registres Métrage linéaire 3,60m Instrument de recherche Répertoire numérique, par A. NAFILYAN octobre 1991 La sous-série 66J comprend deux fonds d'archives d'entreprises bien distincts, d'une part les archives de l'Usine de literie métallique de Vincennes (U.L.M.V.) et celle de l'affaire Fabrication de ressorts en tous genres. Lors du versement, l'ensemble des papiers avait été entièrement mélangé. Il a donc fallu reconstituer chaque fonds et le traiter séparément lors du classement. Usine de literie métallique de Vincennes (66J 1 à 66J 65) L'ancienne fabrique de lits et sommiers de fer, entreprise P. Chomzet, s'était implantée à Vincennes au 21 rue Massue, en 1878. A l'époque, elle exploitait en brevet des sommiers métalliques et produisait des corsets d'arbres d'après le modèle de la Ville de Paris. Elle fut par la suite achetée par R. Jarrigue (lits métalliques). En 1924, Pierre HARMAND, industriel et fils d'un ambassadeur en Indochine, reprit l'affaire à son compte en créant une SARL, l'Usine de literie Métallique de Vincennes (U.L.M.V.). Tout en continuant la fabrication des lits métalliques, Harmand diversifia sa production à partir de 1933 en construisant sans licence les articles de camping "Pass Partou". L'usine employait une vingtaine d'ouvriers. En 1957, Marcel GRENIER, alors propriétaire du terrain qu'occupait l'usine, rachète l'entreprise à P. Harmand. En 1960, le terrain fut vendu à un promoteur. M. Grenier transféra alors l'usine de literie rue Victor Basch, toujours à Vincennes, où sa liquidation intervient en 1969. Les archives de l'ULMV conservées couvrent les années 1924 à 1957, période de la société exploitée par P. Harmand. Bien que lacunaire pour toute la partie technique (fabrication) et domaniale, ce fonds permet toutefois de suivre de près la marche d'une petite entreprise. Complètes sur le plan financier, les archives de l'ULMV concernent pour l'essentiel les années 1930-1940, notamment pour le personnel, période cruciale pour l'histoire sociale. Au niveau d'une petite affaire, on peut suivre l'évolution des rapports entre petit patron et employés avant et après 1936. Archives départementales du Val-de-Marne 2/3 Etablissements Harmand et Batier, usine de literie métallique et fabrique de ressorts en tous genres à Vincennes 66J 1-120 L'intérêt de ce fonds n'est pas absent pour la contribution à l'histoire locale de Vincennes, étant donné les profondes mutations économiques contemporaines. Comme pour l'affaire Batier, l'ULMV constitue un exemple du déplacement, en début du XXème siècle, des petites industries de Paris vers la proche banlieue. Il s'agit ainsi d'un témoignage modeste de l'activité industrielle qu'a pu connaître Vincennes, période aujourd'hui révolue. Fabrique de ressorts en tous genres (66J 66 à 66J 119) En 1919, Abel Batier installe au 78 avenue Aubert, non loin de la rue Massue à Vincennes, une entreprise de fabrication de ressorts. Cette affaire était d'origine familiale : sa sœur Marguerite Batier avait épousé l'industriel Dutheil dont le père détenait une usine de ferblanterie au 58 de la rue Popincourt (Paris, 11ème arrondissement). En 1938, Marcel Grenier, gendre d'Abel Batier, devient gérant de l'affaire, et à la mort de son beau-père, principal actionnaire en 1939. La société prend alors la dénomination Entreprise Marcel Grenier & Cie. En 1945, il devient l'unique actionnaire, et ce n'est qu'en 1971 que l'usine porte définitivement son nom. Le 1er décembre 1987, toute l'activité cesse, le personnel est licencié. L'Affaire Batier et Grenier successeur fabriquait toutes sortes de ressorts. A ce titre, la clientèle était diversifiée, allant de la fourniture pour automobiles aux postes et communications, en passant par des sociétés d'usinage. Les archives Batier nous sont parvenues malheureusement très incomplètes. On constate des trous importants dans la chronologie, et il ne subsiste presque rien de la comptabilité générale. La partie fabrication est moins lacunaire, grâce à la conservation d'un certain nombre de plans des pièces fabriquées, qui donne une idée de la nature de l'activité. Contrairement à l'U.L.M.V., c'est la période 1940-1944 qui est la plus intéressante. Grâce au contingentement sur les matières premières effectué par le ministre de la Production industrielle et par la tutelle allemande, on peut suivre de très près l'activité de l'usine pendant l'occupation. Elle fut assez active et travailla directement et indirectement en soustraitance pour le compte d'entreprises allemandes. Grâce aux questionnaires expédiés régulièrement, on possède une information détaillée sur le chiffre d'affaire, le personnel, les commandes en cours. Entre 1938 et 1948, le chiffre d'affaire augmenta substantiellement. L'usine était en effet classée "V Betriebe", ce qui impliquait une étroite surveillance de la part des autorités allemandes. Toutefois, les lacunes sont trop importantes pour cerner globalement l'activité de l'usine sur la période considérée, 1928-1971. Comme il a été indiqué pour l'U.L.M.V., les archives Batier apportent un témoignage sur l'activité industrielle de Vincennes au cours du deuxième quart du XXé siècle, dans le cadre d'une entreprise d'origine familiale parisienne. Archives départementales du Val-de-Marne 3/3