Prévoir les rendements boursiers : Quels sont
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Prévoir les rendements boursiers : Quels sont
Prévoir les rendements boursiers : Quels sont les variables importantes et que nous disent-elles actuellement? Vanguard research Sommaire. Selon certains, les perspectives à long terme des actions américaines sont maussades (voire « nulles ») étant donné l’atonie de la croissance économique, les marges de profit déjà élevées, l’importance de l’endettement public et le faible niveau des taux d’intérêt. D’autres plus optimistes invoquent les valorisations attrayantes et l’écart important entre les ratios bénéfice/cours des actions et les rendements des bons du Trésor comme raison pour anticiper des rendements annuels de 8 % à 10 % pour les actions américaines, c’est-à-dire proches de leur moyenne historique, au cours de la prochaine décennie. Étant donné ces points de vue disparates, quels sont les facteurs que les investisseurs doivent prendre en compte pour former leurs attentes concernant le rendement des actions? Et la fourchette de rendements suggérée à l’heure actuelle par ces facteurs est-elle raisonnable pour l’avenir? Nous approfondissons une étude antérieure de Vanguard en utilisant le rendement des actions américaines depuis 1926 pour évaluer le pouvoir prédictif de plus d’une douzaine de paramètres que les investisseurs connaîtraient d’avance. Nous découvrons que de nombreux signes pris en compte habituellement montrent historiquement des corrélations faibles et erratiques avec les rendements ultérieurs réels, même sur des horizons de placement à long terme. Ces piètres variables explicatives englobent notamment les valeurs Octobre 2012 Auteurs Joseph Davis, Ph. D. Roger Aliaga-Díaz, Ph. D. Charles J. Thomas, CFA résiduelles des rendements boursiers et de la croissance économique, l’écart entre les rations bénéfice/cours des actions et le rendement des bons du Trésor (ce qu’on appelle le Modèle de la Fed), les marges bénéficiaires et les rendements passés des actions. Nous confirmons que les paramètres de mesure de la valorisation tels que les ratios P/E (ratios cours/bénéfice), ont affiché une relation inverse ou revenant à la moyenne avec les rendements boursiers futurs, bien que cela ce soit avéré significatif uniquement sur des horizons à long terme; et même dans ces conditions, les ratios cours/bénéfice n’« expliquent » qu’environ 40 % des variations dans le temps des rendements nets d’inflation. Nos résultats sont similaires, que les bénéfices des douze derniers mois soient ou non lissés ou ajustés en fonction du cycle (comme le fait le populaire ratio P/E10 de Robert Shiller). Le niveau actuel affiché par une combinaison de paramètres de mesure de la valorisation confirme les perspectives globalement positives de Vanguard concernant le marché boursier au cours de la prochaine décennie (2012–2022). Mais le fait que même les ratios cours/ bénéfice - qui sont les plus solides indicateurs que nous ayons examinés - ne parviennent pas à expliquer une grande partie des rendements, renforce notre conviction que les prévisions de rendements boursiers doivent être utilisées dans un cadre probabilistique, plutôt que comme « prévision exacte », et ne doivent pas s’appliquer aux prévisions à court terme. Variation des rendements attendus La formation d’attentes raisonnables concernant les rendements à long terme des actions et d’autres catégories d’actif est un élément important entrant en ligne de compte dans le cadre de la répartition stratégique de l’actif d’un portefeuille. Mais que peut-on désigner comme des attentes « raisonnables » dans la conjoncture actuelle, et comment doit-on les former? En se basant sur leur moyenne historique à long terme (c.-à-d. en se fondant sur une prévision « statique » ou « équilibrée »), les investisseurs peuvent-ils, par exemple, tabler sur une constance dans le temps des rendements au sein d’un portefeuille très diversifié d’actions? D’un autre côté, la prime de risque exigée par les investisseurs stratégiques pour détenir des actions (au lieu par exemple d’instruments du marché monétaire ou d’obligations) va-telle varier en fonction de la conjoncture du marché, de la même manière que les rendements attendus des obligations peuvent varier en fonction des rendements obligataires actuels? IMPORTANT : les prévisions ou autres données générées par le Vanguard Capital Markets Model (VCMM) quant à la probabilité des divers résultats de placements ne constituent que des hypothèses. Elles ne reflètent pas les résultats réels des placements et ne garantissent pas les rendements futurs. Les résultats du VCMM peuvent varier à chaque utilisation et au fil du temps. Les prévisions du VCMM se fondent sur une analyse statistique de données historiques. Les rendements futurs peuvent être différents des tendances historiques relevées par le VCMM. Qui plus est, il se peut que le VCMM sousestime les scénarios extrêmement négatifs qui n’apparaissent pas au cours de la période sur laquelle se fondent les estimations du modèle. Tous les placements sont assujettis à des risques, notamment celui de la perte du capital. Les rendements passés ne sont pas garants des rendements futurs. Rien ne peut garantir qu’une répartition d’actif ou une combinaison de fonds particulière permettra de réaliser vos objectifs de placement ou de vous assurer un niveau de revenu donné. 2 Figure 1. Les rendements des actions à long terme varient au fil du temps, mais sont-ils prévisibles? Rendements géométriques annualisés sur dix années consécutives du marché général des actions américaines : Périodes terminées décembre 1935 jusqu’à juin 2012 Rendement annualisé sur 10 ans 25% 20 15 10 5 0 –5 –10 1935 1940 1945 1950 1955 1960 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 Rendement nominal Rendement réel Sommaire : Janvier 1926 - Juin 2012 Nominal Réel Rendement géométrique annualisé 10,0 % 6,8 % Rendement arithmétique annualisé 12,0 8,8 Volatilité 19,3 19,4 Remarque : La ligne bleue représente le rendement nominal géométrique annualisé du marché général des actions américaines sur une période de dix années consécutives aux dates indiquées. La ligne marron clair représente le rendement réel (ou ajusté pour tenir compte de l’inflation). Voir l’Annexe pour les indices utilisés pour représenter les rendements boursiers. Source : calculs de Vanguard à l’aide des données indiquées dans l’Annexe. Comme le montre la Figure 1, les rendements réels du marché général des actions américaines ont varié au fil du temps, y compris sur des périodes de détention d’une décennie ou plus. Le graphique indique le rendement global annualisé sur dix années consécutives du marché général des actions américaines depuis 1926. La ligne bleue représente le rendement nominal, et la ligne marron clair le rendement ajusté en fonction de l’inflation ou le rendement réel. Certains pourraient penser que le rendement boursier réel correspond à la prime de risque versée par rapport à l’inflation1. La corrélation entre les rendements boursiers nominaux glissants et les rendements boursiers réels de la Figure 1 est très élevé à 0,89. Ajustés pour tenir compte de l’inflation, les rendements boursiers américains réels ont beaucoup fluctué, entre –5 % et +20 % sur une base annualisée de dix années consécutives. Les rendements glissants les plus récents (jusqu’à juin 2012) ont eu tendance à se situer dans le bas de la fourchette par rapport à l’ensemble de l’échantillon 1926–2012. 1 Aucun consensus sur la manière de définir précisément la prime de risque des titres n’existe à l’heure actuelle. Selon The Research Foundation du CFA Institute (2011), la prime de risque se définit généralement comme le rendement (attendu ou réel) d’un indice boursier général américain dépassant soit (a) le taux d’inflation (notre approche dans cet article), soit (b) le rendement des « instruments du marché monétaire » (par ex., le taux des bons du Trésor à 3 mois), soit (c) le rendement d’un portefeuille constitué de bons du Trésor ou d’obligations de sociétés à long terme. On peut penser que les approches (a) et (b) sont comparables étant donné la forte corrélation existant entre l’inflation et le taux de liquidité moyen à long terme. 3 Non seulement les rendements des actions américaines à long terme ont fluctué au fil du temps, mais comme le montre la tendance persistante en forme de vague de la Figure 1, une certaine prévisibilité semble faire surface, au moins visuellement. Cela suggère également que les investisseurs ne doivent pas tabler sur une constance des rendements boursiers et faire confiance à l’historique (Cochrane, 2011; Ilmanen, 2011; Damodaran, 2012)—ce qui a des répercussions considérables pour les portefeuilles stratégiques à long terme. Si les investisseurs ne peuvent pas toujours se baser sur la constance des rendements moyens historiques pour prévoir les rendements futurs des marchés boursiers, quels sont alors les indicateurs, s’ils existent, qui pourraient expliquer l’évolution du rendement des titres? Notre étude s’attache à analyser le niveau de capacité prédictive—à la fois à court terme et à long terme—de divers indicateurs couramment utilisés. Prévision des rendements boursiers historiques : un cadre de régression Liste de variables explicatives potentielles Nous avons actualisé et approfondi notre précédente étude Vanguard pour évaluer dans quelle mesure les rendements boursiers américains pouvaient être prévus2. Pour ce faire, nous avons analysé des données remontant à 1926 et concernant plus d’une douzaine de « critères » que les investisseurs sont censés connaître à l’avance et qui, selon certains ou de manière avérée, ont une corrélation avec les rendements boursiers futurs 3. Nous classons grossièrement nos paramètres de mesure de la manière suivante : Ratios cours/bénéfice, ou P/E 1. P/E1, basé sur les bénéfices des 12 derniers mois. 2. P/E10, basé sur les bénéfices des 10 dernières années (c’est le P/E, ou « CAPE », de Shiller, ajusté au cycle). Composants d’un modèle simple de « modules » de croissance des dividendes (rendement boursier + croissance des bénéfices) 3. Rendement boursier sur les 12 derniers mois. 4. Tendance de croissance réelle des bénéfices des sociétés (bénéfices réels moyens sur les 10 dernières années, ou « E10 »). 5. Croissance réelle des bénéfices attendue par le « consensus » (mesurée par le taux de croissance moyen des 3 dernières années). Paramètres économiques fondamentaux 6. Tendance de croissance réelle du PIB américain (taux de croissance moyen sur les 10 dernières années). 7. Croissance réelle du PIB attendue par le « consensus » (mesurée par le taux de croissance moyen des 3 dernières années). 8. Rendement des bons du Trésor américain à 10 ans (indique les attentes en matière d’inflation et anticipe la politique de la réserve fédérale américaine (la Fed). 9. Ratio dette publique fédérale/PIB. (Hypothèse : Des niveaux d’endettement plus élevés aujourd’hui impliquent des rendements futurs plus faibles.) 10. Profits des sociétés exprimés en pourcentage de PIB. (Hypothèse : Des marges bénéficiaires plus élevées aujourd’hui impliquent des rendements futurs plus faibles.) Modèles multivariables ordinaires de valorisation 11. Modèle de la Fed : écart entre le ratio bénéfice/cours des actions américaines et le rendement des obligations d’État à long terme (écart entre l’inverse du P/E1 et le niveau de rendement des bons du Trésor à 10 ans). 12. Modèle de modules avec tendance de croissance (combinaison de 3 et 4 ci-dessus). 13. Modèle de modules avec croissance selon le consensus (combinaison de 3 et 5 ci-dessus). 2 Pour nos précédentes études, consulter le rapport de Vanguard intitulé Quelles seront les conséquences de la crise de 2008 en 2009 et au cours des années suivantes? (Davis et al., 2009). 3 Consulter l’Annexe pour les détails et les sources de données. Bien que notre liste de variables explicatives du rendement potentiel ne soit pas exhaustive, il s’agit de ceux les plus couramment cités par les analystes et ils ont été utilisés par d’autres études sur la prévisibilité des rendements boursiers (notamment Campbell and Thompson, 2008; Welch et Goyal, 2008). 4 Retour simple ou « inconditionnel » des rendements à la moyenne 14. Rendements boursiers réels sur les 12 derniers mois. (Hypothèse : des rendements passés plus élevés impliquent des rendements futurs plus faibles.) 15. Rendements boursiers réels sur les 10 dernières années. (Hypothèse : des rendements passés plus élevés impliquent des rendements futurs plus faibles.) Confrontation à la réalité 16. Précipitations moyennes sur les 10 dernières années aux États-Unis. (Hypothèse : Cela ne devrait avoir aucune relation avec les rendements futurs.) Régressions de prévisibilité Sur la base de ces variables, nous avons estimé un ensemble de régressions de « prévisibilité ». Pour chaque régression, une variable indépendante a été choisie à partir de la liste ci-dessus pour déterminer s’il existait la moindre relation avec la variable dépendante—le rendement boursier effectif réel américain. Pour ce faire, nous avons mesuré la variable dépendante selon deux horizons de placement : 1. le rendement réel projeté dans 1 an. 2. le rendement géométrique moyen annualisé projeté dans 10 ans, ou rendement réel « à long terme » (par ex., la ligne marron clair de la Figure 1)4. Nous pouvons illustrer notre approche avec un exemple axé sur le rendement boursier des 12 derniers mois. Dans cet exemple, la régression a été conçue pour estimer dans quelle mesure le taux de rendement des actions du marché boursier américain d’une année « t » expliquait la variabilité des rendements réels sur 10 années consécutives, soit les années t+1 à t+10. Ainsi, la régression est précisée de manière à ce que l’investisseur n’ait pas à deviner l’évolution future de l’indicateur indépendant (à savoir ici le rendement boursier) pour modifier sa prévision de rendement des actions au cours des 10 prochaines années. En ce sens, la régression est estimée en « temps réel », même si nos statistiques sont des résultats d’échantillons; ce qui veut dire que nous mesurons la capacité prédictive de chaque variable sur l’ensemble des données. Le degré de corrélation entre les variables explicatives du rendement potentiel et les rendements réels ultérieurs des actions est le résultat le plus intéressant de notre structure de régression. Un R2 proche de 0 indique que ces paramètres de mesure n’ont que peu ou pas de corrélation avec les rendements boursiers futurs; ce qui veut dire tout simplement que ces paramètres de mesure ne sont pas de bonnes variables explicatives. Un R2 proche de 1,00 indique que ces paramètres de mesure ont une corrélation quasi parfaite avec les rendements boursiers futurs. 4 À partir de maintenant dans cet article, le lecteur peut considérer que, sauf indication contraire, tous les rendements indiqués sont des rendements réels, ajustés en fonction de l’indice des prix à la consommation figurant à l’Annexe. Bien qu’elles ne soient pas indiquées ici, nous avons également effectué des régressions de prévisibilité en nous basant sur les rendements nominaux plutôt que les rendements ajustés à l’inflation sur 10 années consécutives, pour la variable dépendante. Les R2 en découlant ont été comparables à ceux basés sur les rendements réels, ce qui n’est pas surprenant étant donné la forte corrélation entre les rendements nominaux et réels de la Figure 1. Notre utilisation des rendements annualisés augmente les valeurs du R2 d’environ 0,05 points sur toutes les variables, car l’utilisation de la moyenne géométrique atténue une partie de la volatilité de la série de rendements. Nous avons choisi d’afficher les données de cette manière, car de nombreux investisseurs raisonnent en termes de rendements annuels moyens. 5 Prévision des rendements boursiers historiques : résultats empiriques La Figure 2 illustre les résultats des régressions pour chaque paramètre de mesure de nos deux séries de rendements. Les barres de la Figure 2 représentent le R2 des régressions de prévisibilité, à savoir le pourcentage de la variation des rendements boursiers réels qui ont été expliqués d’avance par la variable indépendante. Globalement, dans notre cadre de travail, la Figure 2 apporte trois conclusions générales sur la prévision des rendements boursiers. Premièrement, les rendements boursiers sont essentiellement imprévisibles à court terme. Comme le montre les R2, les corrélations historiques estimées de la plupart des paramètres de mesure avec un rendement prévu 1 an à l’avance étaient proches de zéro. La plus forte corrélation—un R2 de tout juste 0,12—provient d’un modèle modulaire basé sur les rendements boursiers des douze derniers mois et la tendance de croissance des gains réels. Honnêtement, ce manque de prévisibilité n’est pas surprenant étant donné le bilan médiocre de la détermination du moment propice du marché et des stratégies tactiques de répartition de l’actif qui s’y rapportent. Deuxièmement, de nombreux indicateurs couramment utilisés ont affiché des corrélations très faibles et désordonnées avec les rendements futurs réalisés, y compris sur des horizons de placement à long terme. Les variables explicatives médiocres du rendement à 10 ans incluent entre autres les valeurs résiduelles des rendements boursiers et de la croissance économique, les marges bénéficiaires des sociétés, et le rendement passé des actions. Chacune de ces variables permet d’expliquer moins d’un cinquième de la tendance future des rendements boursiers à long terme, et certains affichent même une corrélation nulle. En réalité, de nombreux indicateurs couramment utilisés ont affiché une corrélation plus faible avec le rendement réel futur que les précipitations—un indicateur que peu de gens associeraient à la performance de Wall Street5. Globalement, les résultats de cette étude concordent avec plusieurs études universitaires qui ont exploré la difficulté de prévoir le rendement des actions6. Nous avons également découvert que certaines variables économiques couramment utilisées affichaient une corrélation inattendue et contre-intuitive avec les rendements futurs. Le ratio de dette publique par rapport au PIB en est un exemple. Bien que son R2 semble indiquer qu’il est plus efficace que les autres, la raison d’un tel résultat est complètement opposée à toute attente—le ratio dette publique/PIB a affiché une relation positive avec le rendement à long terme réalisé. En d’autres termes, un endettement public plus élevé est associé à des rendements boursiers futurs supérieurs, du moins depuis 1926 aux États-Unis7. Nous ne nous pensons pas qu’une telle corrélation puisse perdurer, et les résultats du ratio dette/PIB sont là pour nous rappeler que la relation entre les tendances économiques lentes largement reconnues et les prévisions sur marchés financiers est souvent beaucoup moins significative que ce que l’on pense généralement. À noter également le résultat du Modèle de la Fed, qui, selon nous, est particulièrement inefficace pour prévoir le rendement des actions à long terme; son R2 par rapport aux rendements à 10 ans prévisionnels étant de 0,16. Il s’est avéré moins efficace que les simples indications fournies par le ratio bénéfice/cours. Si certains analystes préfèrent utiliser le modèle de la Fed pour estimer si le marché boursier est à sa juste valeur, nos résultats 5 Ce résultat va dans le sens d’un exemple humoristique assez connu selon lequel un producteur de beurre au Bangladesh affichait une forte corrélation avec le niveau de l’indice S&P 500 (Leinweber, 2007). 6 Pour une analyse théorique globale et exhaustive de la prévisibilité du marché boursier, voir Welch et Goyal (2008). Dans une étude précédente de Vanguard, Davis (2008) a démontré que ni les attentes du consensus portant sur la croissance économique future, ni les données économiques des douze derniers mois n’ont affiché de corrélation significative avec les rendements boursiers futurs, probablement du fait que ce type d’information est déjà pris en compte par les marchés financiers. Cela dit, nous avons découvert une corrélation simultanée positive à court terme entre les rendements boursiers réels et les surprises de la croissance économique (à savoir les écarts par rapport aux prévisions du consensus). 7 La pente du coefficient de régression est de 0,12, signe qu’en moyenne, pour chaque augmentation de 10 % de la dette fédérale en pourcentage de PIB, le rendement futur réel annualisé à 10 ans augmente de 1,2 point de pourcentage. Ce résultat contre-intuitif est lié à la rapide augmentation de la dette publique durant la seconde guerre mondiale et la période d’après-guerre où l’on a enregistré des rendements boursiers élevés. 6 Les paramètres de mesure les plus couramment utilisés ont affiché une corrélation faible ou nulle avec les rendements boursiers futurs. Figure 2. Part de la variance des rendements boursiers réels futurs expliquée par divers paramètres de mesure, 1926–2011 R² ≈ 1,00: Prévisibilité très élevée 0,80 0,60 0,38 0,16 R² ≈ 0: Prévisibilité très faible 0,06 0,06 0,05 Tendance de croissance du PIB Rendements boursiers sur les 10 dernières années Précipitations Modèle de la Fed Rendement boursier Modèle modulaire de tendances Modèle modulaire consensuel Dette publique/PIB P/E1 P/E10 (ratio CAPE de Shiller) 0 0,01 0,01 0 0 0 0 Croissance du PIB attendue par le consensus 0,18 Croissance des bénéfices attendue par le consensus 0,18 Rendements boursiers sur 1 an 0,19 Marges bénéficiaires des entreprises 0,23 0,20 Rendements des bons du Trésor à 10 ans 0,43 0,40 Tendance de croissance des bénéfices Proportion de variance expliquée 1,00 Rendements réels prévisionnels dans 10 ans Rendements réels prévisionnels dans 1 an Remarques : Les barres illustrent le H2 d'un modèle de régression des rendements boursiers prévisionnels annualisés réels à 10 ans et à 1 an pour chaque variable, exemple portant sur la période allant de janvier 1926 à juin 2012, à l'exception des bénéfices des sociétés, qui portent sur la période allant de janvier 1929 à juin 2012 (en raison du manque de données disponibles). Voir l'Annexe pour de plus amples renseignements sur les données. Source : calculs de Vanguard à l’aide des données indiquées dans l’Annexe. 7 Figure 3. Certains modèles de prévision des rendements boursiers couramment utilisés ont des bilans médiocres Le Modèle de la Fed et deux modèles modulaires affichent une faible corrélation avec le rendement réel à long terme, en particulier depuis les années 70. Rendement réel annualisé sur 10 ans 25% 20 15 10 5 0 –5 –10 Déc. 1925 Déc. 1930 Déc. 1935 Déc. 1940 Déc. 1945 Déc. 1950 Déc. 1955 Déc. 1960 Déc. 1965 Déc. 1970 Déc. 1975 Déc. 1980 Déc. 1985 Déc. 1990 Déc. 1995 Déc. 2000 Déc. 2005 Déc. 2010 Rendement réel prévisionnel dans 10 ans Prévision du Modèle de la Fed (R2 = 0,16) Prévision du modèle modulaire consensuel (R2 = 0,19) Prévision du modèle modulaire de tendances (R2 = 0,18) Remarques : Le rendement réel à long terme est projeté de manière prospective pour faciliter la comparaison avec la valeur actuelle du Modèle de la Fed, ce qui signifie que le rendement sur 10 ans jusqu’à 2011 apparaît en 2001. La série du Modèle de la Fed correspond au rendement provenant du modèle de régression estimé de la Figure 2 : 5,83 + 0,55 × (ratio bénéfice/cours - rendement des bons du Trésor à 10 ans). La série modules consensuels correspond au rendement provenant du modèle de régression estimé de la Figure 2 : 1,30 + 1,34 × (rendement boursier) + 0,06 × (croissance consensuelle des revenus réels). La série modules de tendance correspond au rendement provenant du modèle de régression estimé de la Figure 2 : 2,04 + 1,25 × (rendement boursier) + 0,13 × (tendance de la croissance des revenus réels). Veuillez noter que le signe du coefficient de tendance de croissance des revenus réels est l’opposé de notre hypothèse. Voir l’Annexe pour de plus amples renseignements sur les données. Source : Analyse de Vanguard basée sur les données de l’Annexe. 8 concordent avec ceux d’Asness (2003), dont les conclusions indiquent un défaut du modèle au plan théorique, car il compare un concept réel (ratio bénéfice/ cours, ou E/P) et un concept nominal (rendement des obligations du Trésor). Le manque de corrélation historique avec les rendements réels à long terme du modèle de la Fed apparaît clairement à la Figure 3. réels à 10 ans avec deux critères de ce type. L’un combine le rendement boursier avec la croissance « consensuelle » réelle des revenus, grossièrement mesurée à l’aide du taux de croissance des 36 derniers mois; l’autre combine le rendement boursier avec la « tendance » de croissance des revenus, mesurée à l’aide du taux de croissance des 120 derniers mois. Même l’approche modulaire couramment utilisée, dont les prévisions sont basées sur une combinaison de critères choisis, affiche une faible corrélation désordonnée avec les rendements futurs. La Figure 3 compare les rendements Les tendances historiques démontrent clairement le manque de prévisibilité ou de cohérence de cette approche couramment utilisée. De plus, les coefficients de régression des deux modèles sont bien différents de ceux auxquels on s’attendrait généralement. La plupart des versions de l’approche modulaire se contentent de compiler divers éléments (supposant des coefficients égaux à 1). Nos coefficients estimés pour la croissance des revenus, pour le modèle de tendance et les modèles consensuels, ne s’écartent pas beaucoup de 0 (et le signe du modèle de tendance de la croissance est négatif), suggérant que le rendement boursier est l’élément principal. D’un point de vue historique et malgré un recours généralisé, les prévisions à long terme basées de tels paramètres de mesure n’ont pas permis de fournir des estimations fiables des rendements futurs. Troisièmement, nous constatons que les indicateurs de valorisation—les ratios P/E en particulier—n’ont été que peu capables historiquement de prévoir les rendements à long terme. La Figure 2 confirme les études antérieures qui ont montré que les critères de valorisation, tels que les ratios P/E8, ont une relation inverse ou revenant à la moyenne avec les rendements futurs des actions. En réalité, la popularité de l’approche modulaire mentionnée plus haut tient vraisemblablement à la modeste réussite des versions du modèle qui incluent une durée de valorisation (voir par ex., Bogle, 1991). La Figure 2 montre que la prévisibilité des paramètres de mesure de la valorisation ne s’est avérée significative qu’à un horizon de 10 ans. Mais même dans ce cas, les ratios P/E n’expliquent qu’environ 40 % de la variation dans le temps des rendements réels des actions. Certains lecteurs seront en outre surpris d’apprendre que nous avons obtenu des résultats comparables, que les bénéfices des douze derniers mois soient lissés ou non ou qu’ils soient ou non cycliquement ajustés, comme c’est le cas avec le ratio CAPE de Shiller 9. Certains analystes pensent que le ratio CAPE de Shiller est plus efficace que le ratio P/E1, qui est plus volatil et se base uniquement sur les bénéfices des douze derniers mois. La Figure 4a sur la page 10, indique toutefois que la corrélation entre les rendements à 10 ans de plusieurs ratios P/E s’est avérée pratiquement identique10 en moyenne, quelle que soit la période consécutive ou rétrospective utilisée pour lisser « E ». Il s’agit là d’un résultat important que les investisseurs sont invités à prendre en compte, pour ceux qui prévoient de ne recourir qu’à un seul ratio P/E (que ce soit P/E1 ou P/E10) pour baser leurs attentes en matière de rendement boursier. Bien que les périodes de lissage génèrent des prévisions d’exactitude comparable entre elles, en moyenne, le choix de la période rétrospective pour lisser « E » peut générer pour les rendements réels des « points de prévision » différents à certains moments. La Figure 4b illustre la sensibilité des prévisions de rendement à long terme en se fondant sur les ratios P/E allant de P/E1 à P/E15. Dit autrement, nous ne trouvons pas de mécanisme de lissage des bénéfices « meilleur qu’un autre » ou « optimal ». 8 Les résultats sont pratiquement les mêmes si l’on utilise les ratios « bénéfice/cours » ou E/P. 9 Campbell et Shiller (1998) et Shiller (2000), entre autres, prétendent que le lissage de « E » en prenant la moyenne des 10 dernières années de bénéfices élimine l’incidence du cycle économique et permet d’arriver à une valorisation plus précise de la tendance des bénéfices. 10 Les données R 2 vont de 0,38 à 0,43. Nous en déduisons qu’un écart de 0,05 ne constitue pas une marge suffisante pour rejeter définitivement un modèle au bénéfice d’un autre. 9 Figure 4. Les différentes mesures de valorisation sont tout aussi valides mais produisent des prévisions différentes 4a. Validité de l’ajustement basé sur des ajustements cycliques différents pour prévoir les rendements réels à 10 ans 4b. Prévision actuelle du rendement à 10 ans généré par chaque ajustement cyclique Prévision du rendement réel : 10 ans jusqu’à mars 2022 Prévision du rendement annualisé dans 10 ans Rendement réel prévisionnel à 10 ans sur CAPE : 1926-2012 Proportion de variance expliquée 1,00 0,80 0,60 0,40 0,20 20% 15 10 5 0 -5 -10 1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 Années utilisées pour l’ajustement cyclique Années utilisées pour l’ajustement cyclique 4c. Écart historique entre P/E1 et P/E10 2 Prévision moyenne avec une fourchette d’erreur de +/- 2 4d. Rendement historique réel à 10 ans par rapport aux valeurs ajustées de P/E1 et P/E10 Rendement réel et prévisions à 10 ans à partir des ratios P/E 30% 20 Rendement réel annualisé dans 10 ans 10 P/E10 moins P/E1 0 -10 -20 -30 -40 -50 -60 -70 -80 1925 1935 1945 1955 1965 1975 1985 1995 2005 20 10 0 -10 -20 -30 -40 1935 1945 1955 1965 1975 1985 1995 2005 2015 Rendement réel prévisionnel sur 10 ans Rendement réel à 10 ans ajusté à partir du ratio P/E1 Rendement réel dans 10 ans ajusté à partir du ratio P/E10 Remarques : La Figure 4a illustre les données H2 d’un modèle de régression calculant les rendements boursiers prévisionnels annualisés à 10 ans sur un ratio P/E ajusté cycliquement, basés sur des horizons de placement variables pour lisser les bénéfices utilisés par le dénominateur. Par exemple, l’ajustement cyclique sur 7 ans se sert du cours actuel du titre, le divise par la moyenne des 84 mois des précédents bénéfices réels. La Figure 4b illustre le rendement réel prévisionnel actuel à 10 ans découlant de chacun des modèles de la Figure 4a, avec une fourchette d’erreur de 2 (avec un intervalle de confiance d’environ 95 %). La Figure 4c montre l’écart historique entre les critères de valorisation des ratios P/E10 et P/E1. La Figure 4d illustre les prévisions de rendement réel à 10 ans ajusté en fonction des mesures de P/E10 et P/E1. La série de rendement réel à long terme est projeté de manière prospective pour faciliter la comparaison avec les valeurs prévisionnelles, ce qui signifie que le rendement à 10 ans jusqu’à 2011 apparaît en 2001. Voir l’Annexe pour de plus amples renseignements sur les données. Source : analyses de Vanguard à l’aide des données indiquées dans l’Annexe. 10 Tandis que l’écart entre les performances statistiques des différents paramètres de mesure de la valorisation demeure faible, l’incertitude qui peut découler de leur utilisation par certains analystes en fonction de leurs propres préférences est considérable. Comme le montre la Figure 4c, l’écart entre les deux mesures du P/E les plus couramment utilisées (basées sur les bénéfices moyens à 1 an et les bénéfices moyens réels à 10 ans) varient dans le temps, et présentent des disparités Pourquoi les valorisations sont-elles importantes? Le débat fait rage actuellement quant à déterminer les raisons pour lesquelles les ratios P/E semblent prévoir les rendements boursiers à long terme, du moins dans une certaine mesure. Certains défendent l’idée selon laquelle les actions constituent un droit sur le flux de bénéfices futurs des entreprises, rapportés à la date d’aujourd’hui sur la base d’un taux d’escompte approprié (Cochrane, 2011). Ce taux d’escompte peut être considéré comme étant le rendement qu’un investisseur exige et prévoit d’obtenir en investissant dans un titre. Ainsi, les valorisations actuelles, en associant les bénéfices aux cours d’aujourd’hui, peuvent donner une idée de ce qu’est vraiment le rendement attendu. Le fait que ce taux d’escompte ait tendance à fluctuer avec le temps, dans le sillage de l’évolution de la conjoncture boursière et économique (Fama and French, 1989), explique la variation dans le temps des rendements à long terme historiquement observés. Par exemple, en périodes de mauvaise conjoncture, l’aversion au risque et le coût du capital augmentent tous les deux. Dans ces périodes, on pourrait s’attendre à ce que la prime de risque exigée des titres augmente, et tire dans son sillage les taux d’escompte et le cours des titres à la baisse. Par conséquent, de faibles valorisations (faibles P/E) sont associées à un taux d’escompte élevé et des rendements élevés attendus. importantes en raison des fluctuations du cycle des bénéfices. Les prévisions ajustées découlant des paramètres de mesure de la valorisation peuvent de la même manière être très différentes, comme le montre la Figure 4d. Il en résulte souvent une grande confusion pour les investisseurs, certains analystes soulignant les valorisations élevées historiques, tandis que d’autres évoquent des niveaux « normaux » ou « intéressants » de ces valorisations. L’existence de bulles boursières et d’un comportement globalement irrationnel des investisseurs fournit une autre explication (De Bondt and Thaler, 1985; Shiller, 2000; Utkus, 2011). Dans un tel contexte, les investisseurs sur le marché des actions (et sur tout autre marché) prennent leurs décisions en fonction des rendements sur une période donnée ou en fonction des décisions de leurs pairs (comportement mimétique). Les rendements supérieurs qui en découlent peuvent créer une boucle de rétroaction attirant toujours plus d’investissement. Les bulles spéculatives gonflent, et les cours des titres dépassent leur valeur sous-jacente (et dépassent par conséquent leur tendance de bénéfices) pendant quelques temps, avant de revenir à leur « juste valeur » afin de se réaligner par rapport aux bénéfices. Dans ce cas, des sur ou sous-valorisations signalent un déséquilibre temporaire des cours par rapport aux bénéfices, qui découle des biais comportementaux sur le marché. Ainsi, la correction attendue des cours prédirait une période de rendements plus faibles ou plus élevés des titres, selon le cas. Ces deux points de vue ne s’excluent pas nécessairement mutuellement. Par exemple, des variations du taux d’escompte peuvent découler du comportement irrationnel des investisseurs. Cependant, malgré l’existence de certains désaccords concernant la variation des valorisations dans le temps, il existe un large consensus quant au rôle majeur qu’elles jouent sur la formation des attentes concernant le rendement à long terme des actions. 11 Approche adoptée par Vanguard pour construire ses attentes en matière de rendement prévisionnel Nous confirmons que les valorisations de marchés initiales n’aident que modestement à prévoir les rendements à long terme des actions. Les ratios P/E ont notamment affichent une relation inverse ou revenant à la moyenne aux rendements boursiers futurs, même si cette relation ne s’est avérée significative que sur des horizons de 5 à 10 ans. Cela laisserait à penser que la « prime de risque » que demandent les investisseurs stratégiques exigent pour détenir des actions varie en fonction des valorisations de marché, de la même manière que les rendements attendus des obligations peuvent varier en fonction des rendements obligataires actuels. En d’autres termes, les perspectives à long terme de la prime de risque et des rendements des actions américaines peuvent s’écarter (potentiellement de manière importante) des rendements historiques moyens en fonction de ces indicateurs de valorisation prévisionnels. Les « queues » commanderaient-elles les têtes (avant de revenir à la moyenne)? Dans quelle mesure les valeurs extrêmes de ratios P/E de notre échantillon (les queues de la distribution) peuvent-elles expliquer 40 % de nos observations? Si seulement quelques cas extrêmes, par exemple les ratios P/E élevés de la fin des années 90, sont responsables de tout le pouvoir explicatif, les valorisations les plus proches du niveau global moyen devraient avoir une capacité réduite de prévision des rendements. Nous avons testé cette hypothèse en utilisant la mesure de la valorisation du ratio P/E10, et en écartant successivement les valeurs de queue des P/E de l’échantillon et en mesurant ensuite le R2 pour prévoir les rendements à 10 ans. Nous avons constaté peu de changement par rapport aux résultats du R2 de la Figure 2 jusqu’à ce que plus de 25 % de l’échantillon ait été écarté (12,5 % des deux extrémités de la courbe). L’examen restreint aux 50 % des valeurs médianes du P/E se traduit par un pouvoir explicatif nettement inférieur que l’utilisation de l’échantillon complet (R2 = 0,20). 12 Toutefois, nous pensons qu’il est important de souligner que même le fait de se baser sur des ratios P/E initiaux n’explique pas plus de 40 % de la variation historique des rendements réels à long terme. Cette relation négative mais imparfaite entre les ratios P/E et les rendements à long terme futurs est illustrée par la Figure 5. La relation moyenne négative sur des horizons à long terme est évidente en ce qui concerne les courbes ajustées, mais tel est le cas également pour la dispersion des rendements réels autour de ces courbes. D’un point de vue économique, pour les investisseurs, ces écarts à queue épaisse par rapport à toute « prévision exacte » ajustée ont été, et peuvent être, importants. La moyenne est en fait un piètre indicateur de la norme : Sur la Figure 5, près des deux tiers des périodes de 10 ans ont affiché des rendements réalisés qui s’écartaient de la fourchette de 5 % autour de la courbe la mieux ajustée. En d’autres termes, la plupart du temps, la prévision s’est avérée fausse avec une marge significative. Une question se pose également de savoir si c’est le niveau de départ de la valorisation qui est important (comme notre analyse l’indique ici) ou si au contraire c’est la fluctuation de la valorisation dans le temps. Il est difficile de répondre à cette question, étant donné la petite taille de notre échantillon de données. Les ratios P/E ont tendance à revenir à la moyenne avec notre échantillon, même s’il est démontré que ce niveau varie au fil du temps en raison de facteurs structurels de l’économie et des marchés (Lettau et Van Nieuwerburgh, 2008). Du fait de la présence d’un retour à la moyenne dans nos données, il n’est pas facile de dégager l’impact du niveau de départ des valorisations de leur fluctuation selon l’horizon de rendement. Lorsque l’on examine l’incidence des valeurs extrêmes, le fait que pas moins de 25 % de l’échantillon doit être éliminé avant que le R2 ne subisse un impact suggère que le retour à la moyenne pourrait ne pas être tenu entièrement responsable de la relation observée. Figure 5. À quoi peut ressembler une « prévision réaliste des rendements » quand 60 % sont inexpliqués? Rendement réel annualisé des actions dans 10 ans Valorisation annuelle par rapport au rendement réel annualisé postérieur sur 10 ans, 1926–2011 Paramètres de mesure de la valorisation actuels 20% P/E1 P/E10 15 10 Rendements moyens correspondants aux valorisations actuelles 5 0 -5 0 10 20 30 40 50 Valorisation P/E10 P/E1 Ajustement moyen du P/E10 Ajustement moyen du P/E1 Fourchette de rendements correspondants aux valorisations actuelles Remarques : Le tableau illustre les ratios P/E10 et P/E1 du mois de décembre de chaque année, de 1925 à 2001, par rapport aux rendements ultérieurs à 10 ans annualisés des actions américaines pour les périodes terminées en décembre, de 1935 à 2011. Voir l’Annexe pour de plus amples renseignements sur les données. Source : analyses de Vanguard à l’aide des données indiquées dans l’Annexe. Cela apparaît d’autant plus clair lorsque l’on combine ce résultat avec notre précédente constatation selon laquelle il n’existe pas de paramètre unique « infaillible » de mesure de la valorisation. L’utilisation de différents paramètres de mesure de la valorisation peut renforcer l’incertitude de toute prévision de rendements. L’écart entre P/E10 et P/E1 se situe à l’heure actuelle dans le haut de sa distribution depuis 1925, principalement parce que le P/E10 comprend deux mauvais cycles de bénéfices dus aux récessions de 2001 et 2008–2009, alors que ce n’est pas le cas pour P/E1. Compte tenu de nos résultats de la Figure 4, indiquant que ces deux paramètres ont un pouvoir prédictif très semblable, la question de savoir lequel utiliser ne fait que renforcer l’incertitude : Les deux sont viables, mais ils génèrent des prévisions différentes. Nous illustrons ce résultat dans la Figure 5 dans la fourchette « relation moyenne ». Il représente les rendements futurs qui, en moyenne, ont eu un lien avec les niveaux de valorisation actuels (P/E1 et P/E10). Non seulement il existe une certaine incertitude quant à la prévision « moyenne », mais il y a aussi beaucoup d’incertitude quant à cette moyenne : Les valorisations de départ d’aujourd’hui se sont révélées cohérentes par rapport aux rendements futurs d’une fourchette allant d’environ –4 % à près de 15 % (la zone ombragée de la Figure 5). La relation imparfaite et modeste entre les ratios P/E et les rendements futurs à long terme des actions illustre les mérites de l’approche exclusive de Vanguard en matière de prévisions. Comme évoqué dans notre analyse annuelle, Vanguard’s Economic and Investment Outlook (Davis et Aliaga-Díaz, 2012), selon Vanguard, les prévisions boursières doivent être se faire dans un cadre probabiliste et ne pas concerner des horizons à court terme. Par conséquent, le modèle Vanguard Capital Markets Model (VCCM) recourt à plusieurs paramètres de mesure de la valorisation (y compris ceux présentés ici) combinés de manière exclusive11 pour générer une distribution des primes de risque attendues pour les titres. 11 Non seulement la combinaison de plusieurs paramètres de mesure de la valorisation permet d’éviter d’avoir à se demander qui est le plus pertinent, mais de plus nous remarquons que cela améliore (légèrement) le R 2. Par exemple, l’utilisation de la moyenne des CAPE de la Figure 4 (bénéfices lissés sur 1 à 15 ans) se traduit par une très légère amélioration (0,02) du R 2 par rapport au meilleur CAPE individuel. Plutôt que d’attirer l’attention sur cette modeste amélioration, nous nous concentrons sur le fait qu’il n’existe aucune incidence négative sur le R 2 quand on utilise cette approche mixte. 13 Rendements projetés des actions américaines 6b. Rendements réels Estimés en juin 2012 Estimés en juin 2012 25% 20 20 15 15 Rendements à 10 ans Rendements sur 1 an > 40% 36 à 40% 32 à 36% 28 à 32% 24 à 28% 20 à 24% 12 à 16% 16 à 20% 4 à 8% 8 à 12% 0 à 4% -4 à 0% -12 à -8% <-24% > 40% 36 à 40% 32 à 36% 28 à 32% 24 à 28% 20 à 24% 12 à 16% 16 à 20% 4 à 8% 8 à 12% 0 à 4% -4 à 0% -8 à -4% -12 à -8% 0 -16 à -12% 0 -20 à -16% 5 <-24% 5 -16 à -12% 10 -20 à -16% 10 -24 à -20% Probabilité 25% -24 à -20% Probabilité 6a. Rendements nominaux -8 à -4% Figure 6. Rendements à 10 ans Rendements sur 1 an Remarques : Les projections sont fondées sur des simulations utilisant le modèle Vanguard Capital Markets. Voir l’Annexe pour une description de la méthodologie du modèle et les indices de référence utilisés. Source : Vanguard, à partir des calculs du VCMM. La Figure 6 illustre la distribution de probabilités des rendements boursiers attendus, en se fondant sur les simulations du VCMM utilisant les valorisations du marché jusqu’a juin 2012. Centré dans la fourchette de 4 à 12 % de rendement nominal, le rendement nominal médian à long terme du marché boursier américain est légèrement inférieur à la moyenne historique en raison des valorisations actuelles du marché et de la probabilité de survenance de divers évènements inflationnistes. En ce qui concerne les rendements réels, nous prévoyons une 14 probabilité légèrement supérieure à 50 % que sur la période 2012–2022, le marché général des actions américaines enregistrera une progression des rendements réels moyens annualisés d’au moins 5 %. Dans ce cas, nous pensons que nos attentes pour le rendement réel prévisionnel correspondent pratiquement à la moyenne historique de 6,8 % observée depuis 1926, et ne modifient pas radicalement les caractéristiques de risque/ rendement du marché boursier. Ces perspectives globalement positives pour le marché boursier américain ne surprendront pas certains lecteurs, étant donné les perspectives économiques mondiales12. Toutefois, nos résultats confirment notre avis de longue date que, même si les valorisations du marché ont une faible corrélation avec les rendements boursiers futurs, les attentes consensuelles de croissance économique n’en ont pas. En réalité, une prime de risque positive sur les futurs rendements réalisés des actions tend à avoir une corrélation dans une conjoncture semblable à celle que nous connaissons aujourd’hui : valorisations du marché somme toute normales, volatilité macroéconomique accentuée, et une plus forte aversion pour le risque. Les lecteurs remarqueront également que la distribution projetée des rendements boursiers américains à 10 ans annualisés de la Figure 6 comporte des queues larges et épaisses. La raison principale en est que, comme nous l’avons dit, les valorisations n’expliquent pas près de 60 % de la variation des rendements boursiers à long terme. En conséquence, les simulations de notre VCMM de la Figure 6 révèlent que bien qu’il existe environ 35 % de probabilité que les actions américaines enregistrent un rendement réel moyen de 3 à 9 % au cours des 10 prochaines années, il est plus probable que les rendements moyens se situent en dehors de cette tendance centrale. Les chances d’une autre « décennie perdue », c’est-à-dire des rendements boursiers américains réels moyens américains négatifs, est d’environ 20 % selon nos calculs; et ceci en soi renforce notre conviction qu’il faut conserver une exposition aux titres à revenu fixe, malgré des perspectives plus moroses pour les rendements nominaux des obligations. Répartition d’actif et difficulté de prédire l’avenir Nous avons montré que prévoir le rendement des actions n’était pas un exercice facile, voire pratiquement impossible à court terme. Sur des horizons à plus long terme, de nombreux paramètres de mesure et « règles générales » approximatives supposés habituellement dotés de capacités prédictives se révèlent peu ou pas efficaces pour ce qui est d’expliquer le rendement à long terme des titres par rapport à l’inflation. Bien que les valorisations aient été les plus utiles à cet égard, même si leurs performances ont été modestes, elles ont laissé près de 60 % de la variation des rendements à long terme inexpliquée. Le pouvoir prédictif des valorisations est encore plus incertain lorsque l’on considère que différentes valorisations, bien que statistiquement équivalentes, peuvent générer des « prévisions exactes » différentes des rendements futurs. Cela justifie l’un des principes directeurs de l’approche de placement de Vanguard : Le futur est difficile à prédire. Dans ce contexte, nous encourageons les investisseurs à se concentrer non sur les « prévisions exactes » découlant de divers modèles de prévision, mais plutôt sur la distribution des résultats potentiels futurs. Lorsque l’on répartit les résultats potentiels futurs dans un cadre de distribution, les avantages de la répartition stratégique de l’actif deviennent évidents. La concentration sur la distribution de résultats possibles fait apparaître les avantages et les inconvénients de la modification de la pondération d’un titre : Les actions ont un rendement moyen attendu supérieur à beaucoup de catégories d’actif moins risquées, mais une distribution, ou des niveaux de risque, nettement plus élevés. La diversification des titres basée sur une pondération des titres à revenu fixe peut s’avérer une option intéressante pour les investisseurs qui veulent atténuer les « queues » de cette large distribution, et par conséquent traiter l’avenir avec toute l’humilité qui lui est due. 12 Voir l’analyse Vanguard de Davis et Aliaga-Díaz (2012). Les rapports spécifiques sont indiqués dans l’Annexe. 15 Annexe Définitions et sources des données Marges bénéficiaires des entreprises. Moyenne de bénéfices des entreprises sur 12 mois, avec estimation de la valeur des stocks et des ajustements d’amortissement du capital, exprimés en pourcentage du PIB nominal, interpolés mensuellement, sur la base des données du Bureau of Economic Analysis. Rendement boursier. Tiré du site web de Robert Shiller : Cours nominal sur les 12 mois précédents; dividende nominal versé. Dette publique. Dette brute du gouvernement fédéral d’après le U.S. Census Bureau Historical Statistics of the United States entre janvier 1915 et décembre 1975; et le U.S. Bureau of Public Debt ensuite. Elle est exprimée en pourcentage du PIB nominal, à partir des mêmes sources que le PIB réel susmentionné, interpolée mensuellement. Ratios cours/bénéfices. Tiré du site web de Robert Shiller. • P/E1 : Cours nominal sur les 12 mois précédents, bénéfices nominaux moyens. • P/E10 : Cours réel sur les 120 mois précédents, bénéfices nominaux moyens. • Divers ajustements cycliques sur X-années : Cours réel par rapport aux bénéfices réels moyens sur les X années précédentes. PIB réel (produit intérieur brut). U.S. Census Bureau Historical Statistics of the United States entre janvier 1916 et décembre 1928; U.S. Bureau of Economic Analysis ensuite. Série interpolée mensuellement. • Le « Consensus » est défini comme le taux de croissance annualisé des 36 derniers mois. • La « Tendance » est définie comme étant le taux de croissance annualisé des 120 derniers mois. Bénéfices réels. Tiré du site web de Robert Shiller. • Le « Consensus » est défini comme étant le taux de croissance annualisé des 36 derniers mois. • La « Tendance » est définie comme étant le taux de croissance annualisé des 120 derniers mois. Rendement des bons du Trésor à 10 ans. Tiré du site de Robert Shiller de janvier 1926 à mars 1953; et des données statistiques de la Réserve fédérale américaine ensuite. Indice des prix à la consommation américain. Tiré du site de Robert Shiller de janvier 1926 à décembre 1946; et du U.S. Bureau of Labor Statistics CPI-U (Indice des prix à la consommation de tous les résidents en milieu urbain) ensuite. Précipitations aux États-Unis. Moyenne des 120 derniers mois de précipitations totales mensuelles aux États-Unis; données du National Oceanic and Atmospheric Administration’s National Climatic Data Center. Rendements boursiers américains. S&P 90 de janvier 1926 au 2 mars 1957; indice S&P 500 du 4 mars 1957 à décembre 1974; indice Dow Jones Wilshire 5000 de janvier 1957 au 22 avril 2005; indice MSCI US Broad Market ensuite. Les rendements sont géométriquement annualisés et convertis en rendements réels à l’aide des données de l’IPC mentionées ci-dessus. 16 Modèle Vanguard Capital Markets Le Vanguard Capital Markets Model (VCMM) est un outil de simulation exclusif à la fine pointe de la technique financière dont la conception et la mise au point incombent à l’Investment Counseling & Research Group et à l’Investment Strategy Group de Vanguard. Le VCMM utilise une analyse statistique des données historiques des taux d’intérêt, de l’inflation, et d’autres facteurs de risques des marchés financiers pour générer des distributions prospectives de rendements attendus à long terme. les facteurs de risque et le rendement de l’actif. Partant de ces calculs, le modèle utilise la méthode de simulation de Monte-Carlo fondée sur la régression pour projeter ces relations dans l’avenir. En tenant compte explicitement des conditions de marchés initiales importantes pour générer ses distributions de rendement, le VCMM s’écarte des techniques de simulation de Monte-Carlo plus fondamentales qu’utilisent certains logiciels financiers. Le lecteur est invité à consulter le document de recherche Vanguard Capital Markets Model (Wallick et al., 2009) pour obtenir plus de détails sur ce modèle. Le VCMM repose sur l’opinion empirique selon laquelle les rendements des différentes catégories d’actif reflètent la rémunération que perçoivent les investisseurs pour avoir supporté différents types de risque systémique (le bêta). En utilisant une longue série de données historiques mensuelles, le VCMM établit une relation dynamique entre 17 Références Asness, Clifford S., 2000. Stocks Versus Bonds: Explaining the Equity Risk Premium. Financial Analysts Journal 56(2): 96–113. The Vanguard Group. Asness, Clifford S., 2003. Fight the Fed Model. Journal of Julieann Shanahan, 2010. Investing in Emerging Markets: Evaluating the Allure of Rapid Economic Growth. Valley Forge, Pa.: The Vanguard Group. Portfolio Management 30(1): 11–24. Bogle, John C., 1991. Investing in the 1990s. Journal of Portfolio Management 17(3): 5–14. Campbell, John Y., et Robert Shiller, 1998. Valuation Ratios and the Long-Run Stock Market Outlook. 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Ce rapport ne représente pas nécessairement les opinions de Placements Vanguard Canada Inc. et n’attire pas l’attention sur des produits ou des services de Placements Vanguard Canada Inc. Placements Vanguard Canada Inc. accepte la responsabilité du contenu du présent rapport sous réserve des conditions y figurant. La date de sa première utilisation par Placements Vanguard Canada Inc. est le vendredi 16 novembre 2012. Les FNB de Vanguard peuvent donner lieu à des commissions de courtage, à des frais de gestion ou à d’autres frais. Cette offre est présentée par prospectus seulement. Des exemplaires peuvent être obtenus auprès de Placements Vanguard Canada Inc. sur le site www.vanguardcanada.ca. Les objectifs de placement, les risques, les frais et les commissions, ainsi que d’autres informations importantes figurent au prospectus; veuillez le lire avant d’investir. Les FNB ne sont pas garantis, leur valeur fluctue fréquemment et leur rendement passé peut ne pas se reproduire à l’avenir. Le présent rapport a été publié pour la première fois par The Vanguard Group, Inc. le 16 octobre 2012. Les opinions qui y sont exprimées sont celles des spécialistes en stratégie à la date de la première publication. L’information contenue dans ce rapport a été recueillie auprès de sources exclusives et non exclusives considérées comme fiables; toutefois, The Vanguard Group, Inc., ses filiales, ses sociétés affiliées ou toute autre personne (collectivement désignés par « The Vanguard Group ») ne fournissent aucune garantie et ne s’engagent en aucune manière, expressément ou implicitement, sur l’exactitude, l’exhaustivité ou le bien-fondé de cette information. The Vanguard Group ne peut être tenu responsable en cas d’erreurs ou d’omissions dans le présent document et décline toute responsabilité en cas de perte découlant de l’utilisation de ce rapport ou de décisions prises en se fiant à celui-ci. Il se peut que le présent rapport ne soit pas mis à jour, complété ou révisé pour prendre en compte de nouvelles informations, de changements de circonstances, d’évolutions de la situation ou pour toute autre raison. Ce rapport n’est pas destiné à fournir des conseils fiables en matière fiscale ou de placement; il ne constitue ni une recommandation, ni une offre ou une sollicitation d’achat ou de vente d’aucun FNB, ou encore d’adoption d’une quelconque stratégie d’investissement ou de constitution de portefeuille. Les opinions exprimées dans le présent rapport ne doivent pas être interprétées comme des conseils en placement ou comme une analyse. Elles ne tiennent pas compte des objectifs, des besoins, des limites ou de la situation spécifiques des investisseurs particuliers. Les titres, fonds, indices, portefeuilles ou secteurs géographiques mentionnés dans ce document ne le sont qu’à titre d’illustration. 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Les prévisions ou autres données générées par le Vanguard Capital Markets Model (VCCM) relativement à la probabilité des divers résultats de placements ne constituent que des hypothèses et ne reflètent pas les résultats réels des placements ni ne garantissent les rendements futurs. Les résultats du VCMM peuvent varier à chaque utilisation et au fil du temps. Tout changement apporté au VCMM influe, parfois considérablement, sur ces résultats hypothétiques. Les prévisions du VCMM se fondent sur une analyse statistique de données historiques. Les rendements futurs peuvent être différents des tendances historiques relevées par le VCMM. Qui plus est, il est probable que le VCMM sous-estime les scénarios extrêmement négatifs relatifs à l’économie et aux marchés qui n’apparaissent pas au cours de la période sur laquelle se fondent les estimations du modèle. Ceux-ci comportent, par essence, de nombreuses limites, et le présent document ne donne aucune garantie qu’un investisseur atteindra, ou pourrait atteindre, des résultats semblables à ceux évoqués ici. L’information contenue dans la présente publication ne constitue ni une offre ni une sollicitation, et ne doit pas être considérée comme telle dans le territoire de compétence où une telle offre ou sollicitation est contraire à la loi, à une personne à laquelle il est contraire à la loi de faire une telle offre ou sollicitation, ou si la personne qui fait cette sollicitation ou cette offre n’est pas qualifiée pour la faire. CFA ® est une marque de commerce appartenant au CFA Institute. © 2012 Placements Vanguard Canada Inc. Tous droits réservés. ICRFSRCF 102012