Facteur Willebrand - Laboratoire CERBA
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Facteur Willebrand Tableau 2. Taux de VWF:Ag en fonction du groupe ABO chez les sujets normaux Groupe sanguin La maladie de Willebrand désigne toute pathologie hémorragique causée par un défaut de la concentration ou de la fonction du facteur Willebrand (VWF). Elle est la plus fréquente des anomalies constitutionnelles de l’hémostase, généralement transmise sur le mode autosomal dominant ; plus rarement, il peut s’agir d’un syndrome acquis. C’est une pathologie très hétérogène, tant sur le plan clinique (la symptomatologie pouvant aller d’épisodes hémorragiques sévères à des saignements mineurs) que sur le plan biologique. Sa caractérisation biologique, parfois difficile dans les formes modérées, constitue une étape essentielle, car en reconnaître le type guidera le choix thérapeutique. n VWF:Ag (moyenne en %) Moyenne ± 2 écarts types O 456 75 36–157 A 340 106 48–233 B AB 196 109 117 123 57–241 64–238 D’après : Gill JC, et al. – The effect of ABO group on the diagnosis of von Willebrand disease. – Blood 1987 ; 69 : p. 1692. ainsi leur interaction spontanée avec les plaquettes. Le VWF est catabolisé avec une demi-vie de 12 à 20 heures. Fonctions du VWF Prévalence Le VWF a deux grandes fonctions : L’estimation de sa prévalence (classiquement 1 %) est largement débattue aujourd’hui. Le nombre de patients qui relèvent d’un traitement est beaucoup plus faible : il est estimé à 1 pour 10 000 habitants. La prévalence réelle de la maladie est difficile à déterminer tant sur le plan biologique – certains déficits modérés n’étant pas associés à des anomalies du gène du VWF – que sur le plan clinique – la plupart des symptômes hémorragiques n’étant pas spécifiques de la maladie et pouvant être retrouvés dans une population saine. Le diagnostic de maladie de Willebrand est donc vraisemblablement souvent surestimé, particulièrement quand le déficit est quantitatif et modéré. • il intervient dans l’hémostase primaire. Il permet l’adhérence des plaquettes à la paroi vasculaire lésée grâce à des sites de liaison pour la GPIb plaquettaire et le collagène. Il facilite également l’agrégation des plaquettes entre elles grâce à son interaction avec la GPIIbIIIa. Ce rôle est primordial dans la microcirculation ; • il intervient dans la coagulation plasmatique. Il assure le transport du facteur VIII (FVIII : protéine déficitaire dans l’hémophilie A) dans la circulation et le protège d’une dégradation enzymatique. La demi-vie du facteur VIII passe ainsi de 2 heures (en l’absence de VWF) à 12–20 heures (en présence de VWF). Du gène à la protéine Taux de VWF plasmatiques Le gène du VWF, situé sur le bras court du chromosome 12, comprend 178 kb d’ADN et compte 52 exons. Il est exclusivement exprimé dans les cellules endothéliales et les mégacaryocytes. On admet généralement que les taux plasmatiques normaux de VWF varient de 50 à 200 %. Ces valeurs sont données à titre indicatif, car on sait que différents facteurs influencent le taux de VWF : Le produit primaire du gène est un précurseur de 2 813 AA appelé le pré-pro-VWF. Après clivage du peptide signal, les molécules de pro-VWF forment des dimères dans le réticulum endoplasmique, puis sont assemblées en multimères dans l’appareil de Golgi. La taille des multimères varie du dimère à des multimères de PM supérieur à 10 millions de daltons. Après clivage du propeptide, les multimères de VWF sont sécrétés immédiatement ou stockés dans les cellules endothéliales ou les plaquettes. Les stocks peuvent être libérés en réponse à des stimuli physiologiques ou pharmacologiques. Dans le sang circulant, les multimères de VWF sont soumis à une protéolyse par une métalloprotéase spécifique, ADAMTS 13, qui prévient • les groupes sanguins : le groupe Lewis et surtout le groupe ABO. Chez les sujets de groupe O, les taux de VWF sont de 25 à 35 % inférieurs à ceux des sujets de groupe non O (tableau 2). Ainsi, on considère que la limite inférieure de la normale se situe à environ 35 % pour les sujets de groupe O ; • la race : les taux de VWF sont plus élevés d’environ 15 % dans la race noire (tableau 3) ; • l’âge : les taux de VWF s’élèvent avec l’âge, d’environ 10 %. Ainsi, la dispersion des taux de VWF étant très grande dans la population générale, les taux des patients présentant un déficit quantitatif modéré peuvent chevau- Tableau 3. Taux de VWF et FVIII en fonction de la race (n = 123 femmes normales) Race/groupe VWF:Ag VWF:Rco FVIII sanguin (moyenne en %) (moyenne en %) (moyenne en %) Blanc/O 84 80 90 Noir/O Blanc/non O 104 113 80 110 100 109 Noir/non O 140 112 132 D’après : Miller CH, et al. – Measurement of von Willebrand factor activity. – J Thromb Haemost 2003 ; 1 : p. 2193. cher ceux d’une population normale, notamment pour des taux situés entre 30 et 50 %. Par ailleurs, différentes situations physiopathologiques sont susceptibles d’augmenter les taux de VWF : • stress et exercice physique ; • estroprogestatifs ; • grossesse : le taux de VWF augmente tout au long de la grossesse pour atteindre, à terme, un taux multiplié par trois par rapport au taux de base ; • maladies infectieuses ; • maladies inflammatoires ; • affections malignes. Ces variations expliquent notamment la fluctuation des taux observés chez un même individu. Compte tenu de ces grandes variations physiopathologiques, les taux de VWF doivent donc être interprétés en fonction du contexte clinique (qui peut masquer une diminution modérée des taux de VWF) et nécessitent parfois d’être répétés deux ou trois fois, en tenant compte de l’âge, du groupe sanguin ABO et de la race. En cas de doute, chez la femme, le prélèvement doit être réalisé en début de cycle ; chez un nouveau-né, il faut renouveler les tests après l’âge de 6 mois. Tableau clinique Il repose sur l’existence d’une histoire personnelle et objective de symptomatologie hémorragique cutanéomuqueuse : épistaxis récidivantes, gingivorragies, saignements prolongés lors de plaies superficielles, ecchymoses et hématomes superficiels. Il est fréquent de retrouver chez ces patients des antécédents de saignements excessifs et prolongés après un acte vulnérant (adénoïdectomie, extraction dentaire). Chez les femmes, la seule manifestation hémorragique peut se traduire par des ménorragies fonctionnelles. Les hématomes et les hémarthroses (symptomatologie fréquente dans l’hémophilie) sont rares, sauf dans la forme sévère (type 3) où les taux de VWF sont inférieurs à 10 %. Diagnostic biologique Différents tests sont nécessaires afin d’affirmer le diagnostic et de préciser l’anomalie (quantitative ou qualitative) du VWF. — Dépistage de routine Les tests utilisés en routine sont nécessaires mais insuffisants : • le temps de saignement (TS), ni sensible, ni spécifique, ne doit pas être utilisé en dépistage ; • la mesure du temps d’occlusion (TO) sur l’analyseur PFA-100, très sensible aux anomalies du VWF, en fait un bon test de dépistage. Il n’est cependant pas spécifique ; • la numération plaquettaire, normale sauf dans le type 2B qui présente souvent une thrombopénie fluctuante, pouvant s’exacerber au cours de la grossesse ou d’un syndrome inflammatoire ; • le TCA, sensible uniquement au déficit en facteur VIII, qui est inconstant dans cette pathologie. Il est toujours allongé dans le type 3 et le type 2N (anomalie d’interaction du VWF avec le FVIII). Il est souvent normal dans les autres types. — Tests spécifiques Il s’agit du dosage immunologique et fonctionnel du VWF et du dosage du facteur VIII. C’est la nomenclature recommandée par l’ISTH (International Society on Thrombosis and Haemostasis) qui est utilisée pour désigner ces tests spécifiques. L’analyse des rapports entre taux fonctionnels et taux d’antigène permet théoriquement de distinguer les déficits quantitatifs et qualitatifs (tableau 2). Compte tenu des grandes variations physiopathologiques des taux de VWF, ces dosages doivent être interprétés en fonction du contexte clinique : • dosage de l’antigène du VWF (VWF:Ag) : la méthode de référence est l’ELISA. Il doit toujours être couplé à un test fonctionnel ; • dosage de l’activité « cofacteur de la ristocétine » du VWF (VWF:RCo) : il mesure la capacité du VWF à se lier aux plaquettes en présence de ristocétine. Cette liaison requiert la présence de multimères de haut PM et un site de liaison à la GPIb intact. Ce test est réalisé en agrégométrie avec des plaquettes lyophilisées et présente l’inconvénient d’une mauvaise reproductibilité interlaboratoires. Il ne détecte pas les anomalies de liaison au collagène (extrêmement rares). Il reste le test fonctionnel de première intention ; • mesure de la capacité du VWF à se lier au collagène (VWF:CB) : ce test, réalisé en technique ELISA, souffre encore d’un manque de standardisation. Cette liaison requiert la présence de multimères de haut PM et un site de liaison au collagène intact. Il est plus sensible que le VWF:Rco à la perte de multimères de haut PM. Il est donc complémentaire du VWF:Rco, mais n’est pratiqué que rarement en première intention ; • dosage du FVIII (FVIII:C), généralement mesuré par technique chronométrique. Dans tous les types de maladie de Willebrand, le taux de FVIII est au moins aussi élevé que le taux de VWF:Ag, excepté dans le type 2N où il y a une anomalie d’interaction du VWF avec le FVIII ; • étude des rapports VWF:Rco/VWF:Ag et FVIII/VWF:Ag : on dispose parfois également du rapport VWF:CB/VWF:Ag. Elle permet normalement de distinguer une anomalie qualitative d’une anomalie quantitative. Les seuils discriminatifs (0,6 ou 0,7) sont encore discutés. — Tests discriminatifs et spécialisés Ils permettent la classification du type et du sous-type de maladie de Willebrand et sont pratiqués dans les laboratoires de référence : • RIPA (ristocetin induced platelet agregation) : il s’agit d’agrégation plaquettaire en présence de différentes concentrations de ristocétine. L’intérêt majeur de ce test est de mettre en évidence une augmentation d’affinité du VWF pour la GpIb dans le type 2B ; • étude de la répartition des multimères du VWF dans le plasma et les plaquettes : elle fait appel à une technique complexe et difficile à standardiser ; • étude de la capacité du facteur Willebrand à se lier au facteur VIII (VWF:FVIIIB) : elle mesure l’affinité du VWF pour le FVIII. Ce test doit être systématiquement réalisé lorsque le rapport FVIII/VWF:Ag est inférieur à 0,5 pour différencier une maladie de Willebrand de type 2N (VWF:FVIIIB abaissé) d’une hémophilie A (VWF:FVIIIB normal) ; • tests de liaison du VWF à la GPIb plaquettaire : ces tests sont utilisés pour distinguer les variants avec diminution de l’affinité pour la GPIb (type 2A et 2M) de ceux avec augmentation de l’affinité (type 2B). Ils sont également utilisés pour distinguer le type 2N de la pseudo-maladie de Willebrand (thrombopathie avec augmentation de l’affinité de la GPIb pour le VWF) ; • dosage du propeptide (ELISA) : il est le reflet du taux de synthèse de VWF. Des taux bas sont retrouvés dans les formes constitutionnelles, contrastant avec un taux normal ou élevé dans le syndrome de Willebrand acquis ; • anticorps anti-facteur Willebrand : ils sont détectés chez 7 à 10 % des patients ayant un déficit total (type 3) traités par des concentrés de facteurs de VWF. Ces anticorps sont polyclonaux et inhibent la liaison du VWF aux plaquettes ; • analyse moléculaire du gène du VWF : les anomalies moléculaires responsables du type 3 ou de certains types 2 ont été bien documentées ces dernières années. Les anomalies moléculaires responsables du type 1 sont toujours en cours d’analyse dans deux grandes études multicentriques en Europe et au Canada. La classification des variants moléculaires reste débattue et il s’avère que la distinction entre certains variants de type 2, un type 1 est difficile. Les mutations et polymorphismes du gène du VWF sont répertoriés au niveau d’une base de données accessible sur Internet : http://www.sheffield-ac.uk/vwf. Classification Celle qui est actuellement en vigueur a été publiée par le « sous-comité VWF » de l’ISTH en 1994. Elle est en cours de révision. Cette classification est clinique et a pour but de faciliter la prise en charge thérapeutique. Elle repose sur le phénotype du patient et reste parfois difficile. Trois types sont définis (tableau 4). Traitement Dans la majorité des cas, la symptomatologie est modérée et le traitement ne sera nécessaire que lors d’un traumatisme important ou d’un geste chirurgical. Les différents types de la maladie ne répondent pas de manière identique aux deux grandes thérapeutiques spécifiques disponibles : la desmopressine (1-déamino8-D-arginine vasopressine ou dDAVP [Minirin®]) ou les concentrés de VWF. — Desmopressine Elle entraîne une augmentation rapide et transitoire des taux de VWF et FVIII qui sont libérés des compartiments cellulaires de stockage. Les différents types de la maladie ne répondent pas de manière identique (tableau 5). Elle est généralement contre-indiquée chez l’enfant de moins de 2 ans. Il est indispensable de tester son efficacité par la réalisation d’un test thérapeutique. Les paramètres biologiques dont l’étude est recommandée par l’ISTH (juin 2004) sont résumés dans le tableau 6. Ils permettent d’évaluer l’efficacité et la demi-vie du VWF libéré. Dès la deuxième administration, on observe une diminution de la réponse de 30 % et un épuisement de la réponse en quelques jours (phénomène de tachyphylaxie). Tableau 4. Classification du VWF Type Soustype Description 1 Déficit quantitatif partiel en VWF 2 Déficit qualitatif en VWF Commentaires Dominante, à pénétrance variable : phénotype influencé par de nombreux gènes • La grande difficulté réside dans la distinction entre une forme très modérée et une population normale • Critères de diagnostic associant : – une symptomatologie hémorragique significative ; – des antécédents familiaux compatibles avec le diagnostic de maladie de Willebrand de type 1 chez un apparenté ; – des taux de VWF:Ag et VWF:Rco parallèles et inférieurs à la normale à partir d’au moins deux déterminations • Sur le plan physiopathologique, le type 1 peut être lié à une sécrétion anormale du VWF ou à une clairance accélérée du VWF dans la circulation (mis en évidence lors du test à la desmopressine) Fréquence 70 à 80 % des patients (prévalence débattue actuellement) • 20 à 25 % des patients • Depuis l’avènement de la biologie moléculaire, le type 2 s’avère plus voire aussi fréquent que le type 1 • Quatre grands soustypes ont été individualisés avec une fréquence relative identique 2A Défaut de fonction du VWF lié à l’absence des multimères de haut PM 2B Augmentation de Dominante l’affinité du VWF pour la GPIb plaquettaire Il a été mis en évidence par le RIPA On peut noter une thrombopénie variable, exacerbée par le stress, la grossesse ou la desmopressine 2M Défaut de fonction du VWF non lié à une anomalie des multimères de haut PM Diminution importante de l’affinité du VWF pour le facteur VIII Presque toujours dominante Les mutations responsables touchent la liaison du VWF aux plaquettes (rapport VWF:Rco/VWF:Ag abaissé) ou, plus rarement, au sous-endothélium (rapport VWF:CB/VWF:Ag abaissé) Récessive : patients homozygotes ou hétérozygotes composites (type 2N/type 1) Déficit quasi total en VWF Récessive Ce type se présente comme une hémophilie A atténuée ou modérée Les patients sont dépistés par un rapport FVIIIC/VWF:Ag < 0,5 Seule l’étude de la capacité du facteur Willebrand à se lier au facteur VIII (VWF:FVIIIB) permet de différencier une maladie de Willebrand de type 2N d’une hémophilie A • Patients présentant des hémorragies Moins de 5 % des cutanéo-muqueuses et, comme les hémophiles, patients des hémarthroses et des hématomes profonds • Anomalies moléculaires localisées sur tout le gène ; certains patients peuvent fabriquer des anticorps anti-VWF après traitement par concentrés de VWF 2N 3 Transmission génétique Généralement dominante Ces anomalies résultent soit d’un défaut d’assemblage des multimères, soit d’une sensibilité accrue à ADAMTS 13 Le type 2A est très hétérogène sur le plan moléculaire, mais l’intérêt clinique de la distinction des différents mécanismes n’est pas démontré — Concentrés de VWF En France, il existe deux types de médicaments contenant du facteur Willebrand humain d’origine plasmatique, préparés par le LFB (Laboratoire Français du fractionnement et des Biotechnologies) : le Wilfactin® (VWF dépourvu de FVIII) et le Wilstart® (VWF contenant du FVIII avec un rapport FVIII/VWF voisin de 0,5). Ils sont réservés aux cas ne pouvant bénéficier du traitement par la desmopressine. Il est recommandé d’utiliser du Wilstart® pour la première injection puis du Wilfactin® pour les injections suivantes. Syndrome de Willebrand acquis Le syndrome de Willebrand acquis est rare et survient généralement après 50 ans chez un sujet sans antécédents personnels ou familiaux. L’expression hémorragique spontanée est généralement modérée, mais les saignements postopératoires peuvent être majeurs. La présentation biologique est de type 1 ou 2A. Il est surtout observé dans des contextes cliniques particuliers tels que les syndromes lympho- ou myéloprolifératifs, les gammapathies monoclonales, les néoplasies, les Tableau 5. Réponse des types de VWF à la desmopressine Type 1 Efficacité de la desmopressine Habituellement efficace 2A Variable 2B Traditionnellement contre-indiquée dans le type 2B car, malgré son efficacité, elle peut exacerber la thrombopénie 2M 2N Variable Brève 3 Inefficace Tableau 6. Paramètres biologiques recommandés par l’ISTH Tests biologiques permettant d’évaluer la réponse • Numération plaquettaire • TS ou TO • Taux FVIII, VWF:Ag et VWF:Rco • Mesures à T0, T1 h, T2 h et T4 h Analyse des critères à T2 h : mesure de l’efficacité • Taux de base de FVIII et VWF : – Ag au moins multiplié par 3 ; – taux de VWF:Rco augmenté de 30 % ; – TS ≤ 12 min ou normalisation TO Analyse des critères à T4 h : estimation de la demi-vie du VWF Permet de distinguer, chez les types 1, ceux qui ont un défaut de synthèse du VWF (demivie normale) de ceux qui ont une augmentation de la clairance du VWF (demi-vie raccourcie) maladies autoimmunes. Les autoanticorps anti-VWF, détectés par ELISA, induisent généralement une clairance rapide des complexes immuns VWF-anti-VWF. Les trois arguments principaux pour retenir le diagnostic sont l’absence d’antécédents personnels ou familiaux, la connaissance ou découverte d’une pathologie pouvant y être associée et la disparition du symptôme après traitement de cette affection. Les complications hémorragiques pouvant être graves et difficiles à maîtriser, elles nécessitent une prise en charge multidisciplinaire en milieu spécialisé. ☞ ( Facteur VIII, Hémophilie, Hémostase (exploration de l’) Fressinaud E, Meyer D. La maladie de Willebrand : du diagnostic au traitement. Rev Prat 2005 ; 55 : 2209-2218. GREHCO (Groupe de Recherche et d’Étude de l’Hémophilie du Centre et de l’Ouest). La maladie de Willebrand et son traitement. Paris : Flammarion, 2004 ; 66 p. Kasper C. Von Willebrand disease. An introductory discussion for young physicians, October, 2005. Disponible sur : http://www.med.unc.edu/isth/publications/publications. html
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