Jean-Louis aubert
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Jean-Louis aubert
© Barbara d’Alessandri Jean-Louis Aubert PRÉCÉDENT LAURÉAT 2010 : Gaëtan Roussel En dévisageant Jean-Louis Aubert, on devine tout de suite l’enfant qu’il a dû être. Certains hommes gardent leur jeunesse au fond des yeux, en donnant à ceux qui les regardent l’impression de ne pas vieillir. Dans les yeux d’Aubert, on revoit et on revit sa vie, on voit passer Sémolina et Téléphone, Olive et Louis Bertignac, Daniel Roux et Richard Kolinka, Corine Marienneau et Philippe Constantin, François Ravard et Lambert Boudier, Mick Jagger à Auteuil et Iggy Pop à Berlin, Barbara et Raphaël, et tant d’autres jusqu’à ce père aimé, perdu. On a l’impression de retrouver un ami d’enfance, qui nous confierait : «Souvent dans mes chansons, je m’adresse à moi. J’ai remarqué que ces chansons sont celles dont les gens se souviennent le plus». C’est avec «Plâtre et ciment» et «Les plages», que débute en 1987 la carrière solo de Jean-Louis, après un premier single, «Juste une illusion», qui préfigurait la séparation du groupe. Suivront en 1989 «Bleu blanc vert» («Voilà c’est fini», «Locataire», «Sid’aventure») et en 1992 «H» («Temps à nouveau», «Toi que l’on n’homme pas»), qui témoignent tous deux de ses engagements d’homme, de citoyen, de saltimbanque. On retrouvera ces préoccupations dans «Comme un accord» («Mon alter ego») en 2003, et plus que jamais dans «Idéal standard» en 2005 («On vit d’amour»), sans oublier «Stockholm» (1997), et les enregistrements «live». Un mot essentiel pour l’auteur de «Vivant poème» qui, à l’instar d’un Thiéfaine, n’est jamais meilleur qu’en scène, même en disque : «Une page de tournée», «Un tour sur moi-même», etc... Après un duo à succès avec Raphaël en 2003 («Sur la route»), des retrouvailles avec Bertignac en 2006, 2 BO de films «Il y a longtemps que je t’aime» de Philippe Claudel et «Le dernier pour la route» de Philippe Godeau, Jean-Louis Aubert a publié cette année un des albums les plus marquants de sa vie, puisque inspiré par le décès de son père, dont il était très proche : «Roc’ Eclair», avec «Demain sera parfait». Un album de vie qu’on feuillette en se reconnaissant toujours dans le miroir, comme au temps du Centre Américain, en novembre 1976 («Métro, c’est trop !», «Hygiaphone»). Prix Spécial de la Sacem Discographie séléctive Roc’Eclair — La Loupe/Emi (2010) Premières prises — La Loupe/Emi (2009) Commun accord — La Loupe/Emi (2001) Stockholm — La Loupe/Emi (1997) Une page de tournée — La Loupe/Emi (1994) H — La Loupe/Emi (1992) Bleu, blanc, vert — La Loupe/Emi (1989) Juste une illusion — La Loupe/Emi (1987) Plâtre et Ciment — La Loupe/Emi (1987) 15
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