Benoît Dorémus
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Benoît Dorémus
Prix Francis Lemarque Discographie séléctive Pas en parler — Album autoproduit 2005 / Jeunesse se passe — EMI 2007 / 2020 — EMI 2010 / Saez / Agnès Bihl / Grand Corps Malade / Emily Loizeau / Amélie-les-crayons / Benoît Dorémus Renaud, on le sait, aime les guitares, au point d’avoir un jour… offert la sienne à Springsteen ! Aussi, lorsque le chanteur Sarcloret lui en a fait porter une très belle par un jeune inconnu, il ne se doutait pas qu’elle était pleine de chansons, et que le chanteur allait avec ! Celui-ci s’appelait Benoît Dorémus. Il l’a produit. Et l’artiste vole aujourd’hui de sa propre plume. © Dimitri Coste Précédents lauréats 2005 2006 2007 2008 2009 16 / 17 Faire la «bio» d’un nouveau venu est toujours chose émouvante : on a envie d’en écrire la suite, quitte à l’imaginer, de lui prêter succès et prédire conquêtes. Avec Benoît Dorémus, l’effort à faire n’est pas grand, tant la qualité de ses deux premiers disques, et l’évolution de l’un à l’autre, sont prometteuses, éloquentes. À 30 ans, l’âge où, pour citer Maxime, «ce qui n’est pas, ne sera pas plus tard», il prend position dans les starting blocks, prêt pour la cour des grands. Licencié des Arts et Spectacles (section cinéma), ce passionné de Renaud, Souchon, Eminem et Philippe Djian qui n’a plus quitté sa propre guitare depuis l’âge de 14 ans se cherche d’abord, entre littérature et musique, journal intime et court-métrage, puis commence à tourner, flanqué d’un premier disque autoproduit : «Pas en parler» (2005). Une centaine de petits concerts (bars, tremplins de festivals…) suivront. Et vient la fameuse rencontre avec son «idole», évoquée plus haut. Touché ! Renaud décide de le produire sur son label chez Emi, et reprend même un de ses titres, «Rien à te mettre», sur son disque «Rouge sang». Une belle entrée en matière ! Benoît doit dépasser ses influences, tout comme Lavilliers, par exemple, avait surmonté Ferré. En 2007 sort donc «Jeunesse se passe» (bien trouvé !), accueilli favorablement par la presse, notamment «Libération» et le métier. Il apparaît même en duo avec Renaud à «Taratata», tourne avec lui, Renan Luce, Jeanne Cherhal ou Berry (Olympia), fait l’Européen en mai 2009. Bref, il «apprend le métier», pour paraphraser un de ses titres. L’album suivant, «2020», produit par Louis Dupeiron et Frédéric Lô (arrangeur et producteur de Daniel Darc, Stephan Eicher, Maxime Le Forestier, Pony Pony Run Run), coupe un peu le cordon avec son producteur-chanteur, demeuré néanmoins très proche, et se révèle moins introspectif, plus distancié : «Bilan carbone», «Comment vont les autres ?», «T’as la loose», «De l’autre côté de l’ordi», l’une des rares chansons à évoquer le problème de la piraterie du point de vue de l’artiste. Suivront de nombreuses dates en première partie de l’ami Renan Luce, avec qui il a même composé une chanson, et un accueil public et professionnel plus que chaleureux. Brel disait que c’est au troisième titre qu’on «emporte» le public : rendez-vous est donc pris pour le récital gagnant !
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