Cycle Sam Peckinpah
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Cycle Sam Peckinpah
La Horde sauvage S am Peckinpah est un des plus importants cinéastes américains modernes, une incarnation de la transition entre deux ères du cinéma hollywoodien. Venu de la télévision, il réussit à renouveler le western avec des films comme La Horde sauvage et Pat Garrett et Billy le Kid. Il se distingue par son traitement de la violence, sa vision pessimiste des relations entre hommes et femmes, son goût pour le chaos couplé à une conscience de l’Histoire de Hollywood et des États-Unis. L’ADRC présente Jean-François Rauger LA HORDE SAUVAGE RÉCITS DE TOURNAGE THE WILD BUNCH États-Unis - 1968 - 140 min couleur - DCP Scénariste : Walon Green et Sam Peckinpah d’après une histoire originale de Walon Green et Roy N. Sickner Société de production : Warner Bros.-Seven Arts Photo : Lucien Ballard Interprètes : William Holden (Pike Bishop), Ernest Borgnine (Dutch Engstrom), Robert Ryan (Deke Thornton), Edmond O’Brien (Freddie Sykes) Distribution : Warner Bros. PAT GARRETT ET BILLY LE KID En 1913, au Texas, une bande de horsla-loi attaque un bureau de gare. Des chasseurs de primes les y attendent et les traquent jusqu’au Mexique, plongé en pleine révolution… J’ai fait ce film parce que j’étais très en colère contre toute une mythologie hollywoodienne, contre une certaine manière de présenter les hors-la-loi, les criminels, contre un romantisme de la violence. Dans La Horde sauvage, ce n’est pas un jeu. J’ai voulu que le public participe à la violence. C’est lui qui tire à la mitrailleuse, et puis tout d’un coup, quand il commence à être excité, je l’oblige à voir la réalité, je le plonge dans le sang, dans la boue, je lui mets le nez dedans. (…). C’est un film sur la mauvaise conscience de l’Amérique. Chose rare, Sam Peckinpah trouve un producteur en phase avec ses idées artistiques : Phil Feldman, qui a produit le Big boy de Coppola. Pas de quoi passer un tournage calme, néanmoins. La faute, notamment, à une énorme hémorroïde, qui fait souffrir le martyre au cinéaste. Feldman, inquiet, fait venir un spécialiste de Los Angeles. Lequel conseille au cinéaste d’aller se faire opérer à l’hôpital et de prendre deux jours de congés. « Si vous pouvez me l’enlever ici même dans la cuisine avec une lampe de kérosène, comme on a fait avec l’hémorroïde de mon grand-père, et que je suis à nouveau au boulot lundi matin, je le fais, sinon, c’est hors de question », répond Peckinpah, qui décide de rester dans cet état pendant tout le tournage, sans dormir et ivre la plupart du temps. Au passage, il vire un tiers de l’équipe. William Holden, l’acteur principal, commence lui aussi à en avoir assez. Mais l’alcool rapproche les gens, et Holden s’inspire finalement du cinéaste pour son rôle de Pike Bishop, en dirigeant sa horde comme Peckinpah dirige son équipe. Le carnage final du film, un délire absolu de violence physique et formelle, restera comme l’emblème même de son époque, avant d’être synthétisé dans la chanson de Neil Young « My, My, Hey Hey » : « Mieux vaut brûler que s’éteindre doucement. ». PAT GARRETT AND BILLY THE KID États-Unis - 1972 - 115 min couleur - DCP Scénariste : Rudy Wurlitzer Producteur : Gordon Carroll Photo : John Coquillon, Gabriel Torres Musique : Bob Dylan Interprètes : James Coburn (Pat Garrett), Kris Kristofferson (Billy le Kid), Jason Robards En 1881, au Nouveau-Mexique, Pat Garrett (le gouverneur Lew Wallace), retrouve Billy, son ancien compagnon de Bob Dylan (Alias) route, et lui annonce qu’il est devenu shéDistribution : rif. Pat lui recommande alors de quitter Théâtre du Temple les environs, sinon il sera dans l’obliga- tion de l’éliminer. Extrait du livre Sam Peckinpah, Capricci, 2015 Peckinpah ancre son film dans un contexte historique qui lui tenait à cœur, montre la fin des mythes du western et la survie provisoire des rebelles de l’Amérique. Le scénariste Rudy Wurlitzer, auteur du génial Macadam à deux voies de Monte Hellman, apporte à cet ultime western du grand Sam une dimension existentielle. Le film se transforme en poème élégiaque, accompagné par les complaintes du troubadour Bob Dylan, auquel Peckinpah confia le rôle d’Alias. Olivier Père Sam Peckinpah GUET-APENS Scénariste : Walon Green d’après le roman Le Lien conjugal (The Getaway) de Jim Thomson Producteurs : Mitchell Brower, David Foster Photo : Lucien Ballard Interprètes : Steve McQueen (Carter «Doc» McCoy), Ali MacGraw (Carol Ainsley McCoy), Ben Johnson (Jack Beynon), Sally Struthers (Fran Clinton), Al Lettieri (Rudy Butler) Distribution : Warner Bros. Un criminel endurci est libéré de prison grâce à sa femme, qui a passé un marché avec un avocat corrompu. Une fois dehors, le couple devra participer au braquage d’une banque organisé par ce dernier... Guet-apens ne se contente pas d’être un catalogue de morceaux de bravoure réglés par Peckinpah, au meilleur de sa période formaliste et en pleine maîtrise de ses effets de montage et de ralentis. Le film regorge de scènes d’action très réussies. Au-delà de ses grandes qualités de mise en scène, ce qui rend Guet-apens vraiment passionnant concerne l’étude du couple formé par Steve McQueen et Ali MacGraw, avec de curieux effets de mise en abyme. On sait que le tournage marqua le début de leur liaison passionnelle et orageuse. Olivier Père VIEILLISSEMENT DE L’OUEST New Mexico en 1961, est le premier titre réalisé par Sam Peckinpah pour le cinéma. Mais c’est véritablement Coups de feu dans la Sierra, en 1962, qui lance la carrière cinématographique du réalisateur. La peinture d’un Ouest miné par une dégénérescence organique s’y accommode d’un regard crépusculaire porté sur un monde qui prend de l’âge. L’Histoire en a ainsi fini avec les vieux cow-boys (Joel McCrea et Randolph Scott, dans leurs derniers rôles), aventuriers fourbus venus d’un siècle qui s’efface. En 1964, Major Dundee, audacieuse tentative de bouleverser les conventions du film de cavalerie, fut mutilé par les producteurs mais témoigna d’un sens épique de la violence. Ce que confirmera le film suivant, qui fit la gloire du cinéaste et définit son style, La Horde sauvage, en 1968. Coup de tonnerre dans le ciel du western hollywoodien devenu, ailleurs que dans l’œuvre du cinéaste, une triste parodie, La Horde sauvage est un opéra de la violence mais aussi une méditation, parfois un peu forcée, sur le vieillissement et la trahison, sur la possibilité d’un dernier tour de piste qui rejoindrait les itinéraires moraux (in extremis et dans un bain de sang) des héros du passé. Peckinpah invente, avec son monteur Lou Lombardo, une manière nouvelle de représenter la violence, alternance de plans au ralenti et de plans à vitesse normale. Tout à coup, au cœur de la brutalité, les images n’ont pas le même statut, les sensations se brouillent, la perception du temps devient étrange. Dès lors, Peckinpah va conserver des principes formels et esthétiques parfois systématiques, mais participant d’une pensée très précise, qui vont s’imposer au-delà même du western. UNE ACTION PEU SÛRE D’ELLE-MÊME Le cinéma de Peckinpah a participé d’un temps où l’action justement, moteur et précepte du cinéma américain, se retrouve en difficulté, s’enroule, se détend ou se relâche. Le ralenti est ainsi l’inscription dans la durée d’un mouvement qui s’étire jusqu’à en oublier ce qui le meut et vers quoi il se destine. Dans Pat Garrett et Billy le Kid, le chasseur ne semble pas spécialement pressé de retrouver sa proie et le traqué spécialement pressé de lui échapper. Parfois l’action se suspend d’elle-même dans l’explosion d’un carnavalesque baroque, d’une transe musicale et sensuelle (La Horde sauvage) qui est aussi un répit dans Extrait du livre Sam Peckinpah, Capricci, 2015 CROIX DE FER RÉCITS DE TOURNAGE THE GETAWAY États-Unis - 1972 - 82 min couleur - DCP RÉCITS DE TOURNAGE Peckinpah s’apprête à entamer ce qui sera peut-être son projet le plus personnel. L’histoire de Billy le Kid, tué par son ancien ami devenu shérif, Pat Garrett. Une mort qui signe la fin d’une idée de l’Amérique et de la liberté individuelle qu’elle représente, tournée en pleine période Nixon, dans un pays déçu. « Le côté inévitable de la fin du conflit entre Billy et Garrett me fascine. Plus précisément, le côté inévitable dans la mort de Billy. (…) Les mêmes types qui avaient embauché Garrett pour tuer Billy l’ont assassiné quelques années plus tard, et l’un d’eux, Albert Fall, est devenu par la suite Secrétaire de l’Intérieur des ÉtatsUnis, ce qui peut être lu comme un commentaire sur le gouvernement actuel. » dit-il. Malgré un conflit avec la production, Peckinpah réussit à imposer le chanteur Kris Kristofferson pour le rôle du Kid, au détriment de Peter Fonda ou Jon Voight. Bob Dylan, ami du scénariste du film Rudy Wurlitzer, s’intéresse aussi au projet, mais Peckinpah le voit comme un chanteur à la mode imposé par la MGM pour que le projet séduise les adolescents. Il faudra une rencontre à Durango, où Dylan fait écouter quelques morceaux inspirés du scénario à Peckinpah, pour que les deux s’apprivoisent. Le casting, mythique, sera complété par des proches de Peckinpah : James Coburn, Emilio Fernández, L.Q. Jones... Pourtant, le tournage est le plus difficile de la carrière du cinéaste depuis Major Dundee. Les rumeurs d’un tournage-catastrophe se répandent. En fin de compte, il propose deux montages différents, mais la MGM décide de tout détruire et change entièrement le film. « Rudy Wurlitzer est un poète. Son scénario aurait fait un film de cinq heures. Un affrontement épique, avec de grandes qualités lyriques. Je l’ai résumé dans mon film, en essayant d’en préserver la poésie, et j’étais content. Mais ces eunuques émotionnels de la MGM ont enlevé dans leur montage toute la personnalité, en essayant de ne garder que les tirs. Ça ne marchait pas. » Quand le film sort, le flop est total. Ce ne sera qu’en 1988, après la mort du cinéaste, que Pat Garrett et Billy le Kid pourra être vu dans une version fidèle à ses voeux, confirmant qu’il est l’un de plus beaux westerns de l’histoire du cinéma. En plein montage de Junior Bonner, le dernier bagarreur, Peckinpah songe à enchaîner avec un projet sur lequel il travaille depuis trois ans : L’Empereur du Nord. Robert Evans, de la Paramount, lui promet de le financer en échange d’une commande : Guet-apens, l’adaptation d’un roman de Jim Thompson paru en 1957. Mais la Paramount se retire du projet, laissant tomber du même coup L’Empereur du Nord qui reviendra à Robert Aldrich. Malgré l’amertume, Peckinpah n’abandonne pas Guet-apens, notamment parce que le projet est désormais entre les mains de Steve McQueen et de sa société de production First Artists. Ayant eu carte blanche pour choisir son équipe, Peckinpah tient le budget et le calendrier et jouit d’une grande liberté créatrice. Ainsi, pour le début du film en prison, il mêle McQueen à de véritables détenus. Il demande aussi à l’un de ses acteurs, le fidèle Slim Pickens, d’apporter un peu d’improvisation : « Balance un truc à McQueen pour voir s’il sait jouer ». En coulisses, Peckinpah surmonte l’agitation d’un cinquième mariage avec l’Anglaise Joie Gould (quinze ans de moins que lui), qu’il épouse à Juarez au cas où il voudrait divorcer très vite… ce qui ne tarde pas à arriver, à grand frais. Dorénavant, ses contrats comporteront une clause lui interdisant de se marier pendant les tournages. Mais cette deuxième et dernière collaboration avec McQueen finit mal. L’acteur remonte le film de son côté pour y ajouter des effets sonores et, surtout, pour remplacer la bande originale du compositeur habituel du cinéaste, Larry Fielding, par une autre, plus moderne, de Quincy Jones. Décision que dénonce publiquement Peckinpah, mais qui ne gâche pas la sortie du film, lequel devient le plus grand succès de sa carrière. Avec en prime une petite revanche : la destruction du mariage de Robert Evans et d’Ali MacGraw, due à l’idylle entre l’actrice et McQueen pendant le tournage. Ce que le cinéaste fêtera en affirmant : « Nobody mess with Sam Peckinpah ». RÉCITS DE TOURNAGE CROSS OF IRON RFA - Grande-Bretagne 1977 - 133 min couleur - DCP Scénaristes : Julius Epstein, Walter Kelley, James Hamilton, Herbert Asmodi d’après le roman de Willi Heinrich Producteur : Wolf C. Hartwig Interprètes : James Coburn (Sergent Rolf Steiner), Maximilian Schell (le capitaine Stransky), James Mason (le colonel Brandt), David Warner (le capitaine Kiesel) En 1943, l’armée allemande, démoralisée, bat en retraite devant les forces russes. Le Major Steiner, soldat d’élite de la Wermacht s’oppose à un supérieur couard et avide de gloire. Distribution : Les Acacias Chant du cygne génial et baroque, salué en son temps par Orson Welles, Croix de fer développe les thèmes chers à Peckinpah et transcende par sa violence et son nihilisme tous les autres films antimilitaristes réalisés avant ou après lui. Il ne s’agit plus de démontrer l’absurdité de la guerre, la lâcheté et le cynisme des généraux, mais d’exposer une vision du monde apocalyptique où triomphent le chaos et la confusion morale. Extrait du livre Sam Peckinpah, Capricci, 2015 Olivier Père Peckinpah se retrouve avec trois propositions : le King Kong produit par De Laurentiis, Superman, et une coproduction tournée en Yougoslavie sur la Seconde Guerre mondiale vue du côté des Allemands, produite par un Allemand qui bossait dans le porno et qui avait été commandant de Panzer. Evidemment, il choisit la dernière. Si la guerre l’intéresse, c’est surtout du côté des perdants. Et c’est aussi l’occasion de la montrer d’une façon réaliste. « Je veux saisir le regard perdu à l’infini qu’on ne trouve que dans les yeux de ceux qui sont restés trop longtemps au front. » Mais la production est chaotique : il n’y a pas assez d’argent pour louer les tanks, ni assez de figurants pour les séquences de bataille, sans parler des soucis de communication dans une équipe où l’on parle anglais, allemand, italien, serbe et russe. De plus, Peckinpah se blesse salement au genou, et son assistant doit le transporter sur le plateau en brancard. La blessure gonfle et exige une opération. Mais vu l’état du coeur et du foie de Peckinpah, celle-ci ne pourra pas se faire. Le cinéaste passe alors ses journées de repos seul, plongé au fond de son lit, et prend des médocs qui, combinés à l’alcool, le font vomir. C’est alors que Coburn lui prépare une surprise pour le remettre d’aplomb : il se présente dans sa chambre avec Federico Fellini. Sur l’écran, Peckinpah atteint malgré tout son objectif : le film transmet toute la folie de la guerre, la douleur de la violence, l’ambition démesurée des généraux, où on peut tirer sur un enfant parce qu’on ne comprend plus rien à ce qui se passe. Orson Welles rédigera même une lettre au cinéaste pour le féliciter d’avoir signé le meilleur film antiguerre jamais réalisé. Croix de fer est le film qui poussera Tarantino à tourner Inglorious Basterds (2009). Mais Peckinpah ne retrouvera plus jamais ce niveau. Extrait du livre Sam Peckinpah, Capricci, 2015 le mécanisme fatal des événements, revers apaisé d’une violence qui s’annonce pourtant. Parfois aussi, l’action peut quasiment disparaître au profit d’une pause élégiaque, comme dans le mélancolique Un nommé Cable Hogue, en 1970. Le chaos dont le cinéma de Peckinpah porte la trace définit aussi les relations entre les individus. La trahison est omniprésente et le combat de tous contre tous peut prendre une dimension cauchemardesque (Croix de fer). L’agressivité définit aussi les rapports entre les sexes. Là aussi, l’ombre de la trahison plane sur ceux-ci, et l’impossibilité, pour les hommes, d’accéder à une vérité que détiendraient les femmes (celle de leur jouissance) est précisément ce dont parlent certains des films comme Les Chiens de paille, Guet-apens ou Apportez-moi la tête d’Alfredo Garcia. La lutte pour la survie devient ainsi la seule vérité de l’existence humaine (Les Chiens de paille, Croix de fer). Une existence qui n’a jamais connu l’innocence primitive, comme le prouvent les fréquents moments témoignant de la cruauté des figures d’enfants (le scorpion torturé au début de La Horde sauvage). TEMPS SUBJECTIF ET HISTOIRE La cohabitation de deux vitesses différentes dans les moments de violence ou d’emballement de l’action inscrit une contradiction essentielle du cinéma de Peckinpah, celle qui oppose la perception subjective du temps et la réalité objective de celui-ci. Le temps subjectif abolit toutes les causalités et les conséquences pour se fondre dans une intensité au terme de laquelle la mort est inscrite. Le chaos affronte le mouvement inéluctable du temps. On peut y voir la représentation d’une ambivalence profonde, irréconciliable. L’historicisme profond d’un cinéma qui a pris comme thème le crépuscule d’un monde, les ravages de l’économie en marche, le vieillissement des hommes, si bien incarné par le choix des acteurs des films (Joel McCrea, Randolph Scott, William Holden, Robert Ryan, Jason Robards, sans oublier James Caan, héros mutilé dans Tueur d’élite) s’opposent à l’ivresse du présent dilaté, soit un temps qui se serait arrêté, ou du moins aurait été suspendu, interminablement. Là, dans la conscience de cette illusion, sans doute réside la mélancolie profonde de l’œuvre de l’auteur de Pat Garrett et Billy the Kid, collision brutale de l’être et du mouvement de l’Histoire. Jean-François Rauger, Directeur de la programmation de La Cinémathèque française. ÉDITION REPÈRES BIO-FILMO 1925. Naissance de Sam Peckinpah à Fresno (Californie) dans une famille bourgeoise. 1943. Il s’engage dans les Marines. 1945-1959. Après des études de théâtre, il écrit pour la télévision des épisodes de Western. première incursion hors du western et en Europe. 1972. Julian Bonner, le dernier bagarreur et Guet-apens avec Steve McQueen. 1973. Pat Garrett et Billy le Kid, chef-d’œuvre mutilé à sa sortie. 1960. The Westerner (série TV). 1974. Apportez-moi la tête d’Alfredo Garcia 1961. New Mexico. 1975. Tueur d’élite. 1962. Coups de feu dans la Sierra, premier grand western. 1977. Devenu un paria à Hollywood, il tourne Croix de fer en Yougoslavie. 1965. Major Dundee, première expérience désastreuse avec les studios. 1969. La Horde sauvage est un triomphe. 1970. Un nommé Cable Hogue 1971. Les Chiens de paille, SAM PECKINPAH Richement illustré en noir et blanc et en couleurs, ce livre collectif parcourt toute l’oeuvre du cinéaste, mêlant textes d’analyse, récits de tournage et entretiens. 23€ / 196 pages / En librairie www.capricci.fr 1978. Le convoi. 1983. Osterman Weekend, dernier long métrage après plusieurs années de chômage. 1984. Il meurt après des années d’excès à Inglewood (Californie). Ce document est édité par l’Agence pour le Développement Régional du Cinéma (ADRC) avec le soutien du Centre National du Cinéma et de l’image animée (CNC). L’ADRC présidée par le cinéaste Christophe Ruggia, est forte de plus de 1000 adhérents représentant l’ensemble des secteurs impliqués dans la diffusion du film : réalisateurs, producteurs, exploitants, distributeurs, mais aussi les collectivités territoriales. Créée par le Ministère de la Culture et de la Communication, l’ADRC remplit deux missions complémentaires en faveur du pluralisme et de la diversité cinématographique, en lien étroit avec le CNC : le conseil et l’assistance pour la création et la modernisation des cinémas ; le financement et la mise en place de circulations d’une pluralité de films pour les cinémas de tous les territoires. Depuis 1999, l’ADRC œuvre également pour une meilleure diffusion du patrimoine cinématographique. ADRC | 16, rue d’Ouessant 75015 Paris | Tél.: 01 56 89 20 30 www.adrc-asso.org ÉVÉNEMENTS LA CINÉMATHÈQUE FRANCAISE LA CINÉMATHÈQUE DE TOULOUSE JUSQU’AU 11 OCTOBRE 2015 JUSQU’AU 29 OCTOBRE 2015 Rétrospective, rencontres et conférences www.cinematheque.fr Rétrospective, rencontres et exposition www.lacinemathequedetoulouse.com Retrouvez l’intégralité du texte de JEAN-FRANÇOIS RAUGER «LE CHAOS ET LE TEMPS» et la présentation filmée de la rétrospective sur cinematheque.fr Partenaires : Texte principal : Jean-François Rauger Récits de tournages : Capricci Citations : Olivier Père, ARTE Crédits photographiques : La Horde sauvage, Guet-apens : © Warner Bros. Pat Garrett et Billy le Kid : ©Théâtre du Temple Croix de Fer : ©Studiocanal L’ADRC présente
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