Homélie de la récollection - Complexe Saint
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Homélie de la récollection - Complexe Saint
Os 6, 1-6 Lc 18, 9-14 Récollection du Personnel de l'ODEC. Poponguine, 14- 03- 2015 sacrifice, la connaissance de Dieu plus que les holocaustes". C'est aussi le sens de la parabole que Jésus donne dans l'évangile de St Luc. Par cette parabole, Jésus souligne le contraste existant entre deux types d'hommes religieux. Les chemins de ces deux hommes ne peuvent se croiser. Si ces deux hommes montent au Temple " Qui regarde vers lui resplendira, sans ombre ni trouble pour prier, ils sont déjà très différents dans les dispositions qui les au visage. Un pauvre crie; le Seigneur entend." Frères et sœurs en animent. L'écart entre eux s'exprime déjà par leurs attitudes toutes Christ, ce sont ces paroles du Psaume 33 qui arrivent à notre esprit opposées. Si le publicain se fait tout petit se sentant indigne au quand nous considérons les tableaux que nous donne à méditer la point de ne pas oser lever les yeux vers le ciel, l'attitude du liturgie de ce jour. Au milieu de ce temps de carême qui est un pharisien par contre dénote une suffisance qui ne lui permet plus temps favorable à la relecture de notre relation avec le Seigneur, la de recevoir d'autrui. Sa prière résonne ici comme une auto- Parole de Dieu nous rappelle que la justification vient de Dieu. Si exaltation. Ce semblant d'action de grâce adressée à Dieu n'est, en Dieu ne fait pas de différence entre les hommes, il est vrai que pour fait, qu'une façon détournée pour revenir à soi et se faire valoir. Sa accéder à lui, nous avons aussi besoin de lui disposer tout notre prière n'est donc pas orientée vers une recherche véritable de Dieu. cœur et toute notre personne, sans aucune prétention. Accepter de Elle est plutôt une quête de soi dans une autosatisfaction qui se faire humble et petit, pour recevoir l'immensité de ce Dieu qui n'attend plus l'action transformatrice de Dieu en faveur de seul peut nous justifier. Alors plutôt que de se voir déjà comme l'homme. Certes, ce pharisien est un homme de bien, irréprochable, juste devant Dieu, la véritable démarche du croyant, est celle-là qui un pur; attaché à l'observance méticuleuse de la Loi. Son zèle le cherche la justification que Dieu peut lui accorder. C'est le sens de pousse d'ailleurs à faire plus que la Loi ne demandait: " Il jeûne ces paroles du prophète Osée; " C'est la fidélité que je veux, non le deux fois par semaine, quand la Loi faisait surtout obligation d'un 1 jour par an, à la fête du Yom Kippour. Il verse le dixième de tout ce bout de la course, je suis resté fidèle". Cette course dont parle Saint qu'il gagne, quand l'obligation concernait surtout le dixième de la Paul est celle de sa vie devant Dieu. Il ne s'agit pas d'un concurrence récolte." Mais toutes ces belles actions semblent alors se noyer avec les autres. C'est une course pour sa propre fidélité comme dit dans ce regard malveillant du pharisien à l'égard de son prochain. le prophète Osée: " c'est la fidélité que je veux et non les sacrifices". Sa prière ne s'arrête pas en une véritable action de grâce à Dieu, Au soir de sa vie, le bilan que fait St Paul lui permet de rendre gloire mais elle déborde et tourne en véritable réquisitoire contre les au Seigneur. Ce bilan qui montre la fidélité de l'Apôtre ne conduit autres notamment le publicain qui se tient à distance. Si dans sa pas à une exaltation de sa propre force et de ses mérites. Il contrition, le publicain n'ose même pas lever les yeux et s'en tient à découvre plutôt la présence et l'assistance du Seigneur, gage de sa sa rencontre personnelle avec Dieu, dans sa suffisance et sa posture fidélité. Aussi reconnaît-il à l'image du publicain que tout est grâce. élevée, le pharisien par contre jette ce regard accusateur sur les C'est dans la confiance à la justice de Dieu qu'on peut attendre la autres. Son chemin de justification semble aussi emprunter la voie manifestation gracieuse de son amour. de l'accusation et du mépris des autres. La prière du pharisien C'est là où se trouve la subtile chance du publicain pécheur qui oublie donc le sens véritable de la justice qui associe à la crainte de découvre que, devant Dieu, l'homme n'est jamais un "juste" mais Dieu, l'amour du prochain. Le pharisien cède alors à ce qui peut un "justifié". L'attitude pleine d'humilité du publicain est une constituer la subtile tentation du " juste": porter ce regard bonne compréhension que devant Dieu " tout est grâce". " Mon accusateur et méprisant sur les autres. La conviction d'être déjà Dieu, prends pitié du pécheur que je suis". Dans notre vie familiale juste conduit souvent à cette dérive. Or la véritable justice qui est comme professionnelle, cette prière du publicain doit nous inspirer synonyme de sainteté n'est pas une course où l'on est prêt à pour nous aider à trouver la bonne attitude à tenir. écraser les autres pour se valoir. Si elle est course, elle le sera dans En famille, que de fois voyons-nous de foyers brisés par le manque le sens où le dit Saint Paul: " je me suis bien battu, j'ai tenu jusqu'au d'humilité et l'orgueil de certains membres face aux autres. Quand 2 nous portons souvent un regard accusateur sur les autres, quand Notre Enseignement Catholique sera véritablement une famille nous nous croyons meilleurs qu'eux, nous ne construisons plus alors quand chacun de ses membres apprendra à porter un regard plein l'unité de la famille. Quand nous sommes tout le temps en train de d'amour et de miséricorde sur son frère. scruter et d'étaler les défauts des autres oubliant que seul Dieu est Seigneur Jésus, aide-nous à purifier le regard que nous portons sur juste, ne nous travaillons plus à faire de nos familles des lieux où l'autre. Apprends-nous en nous reconnaissant humble pécheurs, à circule l'amour qui vient de Dieu; des foyers de miséricorde où l'on ne chercher que la justification venant de Toi le seul Juste. Ainsi reconnaît la présence du Dieu de tendresse et de bonté. Que de nous travaillerons à faire de notre Ecole Catholique une véritable foyers disloqués par le manque de miséricorde de certains. famille où chacun est respecté et aimé comme un véritable frère. Dans notre milieu professionnel aussi, dans nos écoles, que d'attitudes pharisiennes qui brisent et tuent le prochain. Que de Nous te le demandons à Toi qui es le Vivant aujourd'hui et pour les siècles et des siècles. critiques dans les salles de professeurs, que de calomnies dans les directions où l'autre est sacrifié au prix de nos ambitions personnelles. Ecraser l'autre pour mieux se hisser au-dessus de lui , le calciner pour mieux pousser sur ses cendres. Voilà tout ce qui ne fait pas grandir l'Ecole Catholique. Voilà le mal et le péché qui l'empêche de devenir une famille où l'on est témoin de cet amour qui vient de Dieu. La justice qui est synonyme de sainteté n'est pas une course où l'on essaie d'écraser les autres pour mieux se faire valoir. Quand je veux grandir, atteindre mes ambitions personnelles, ce ne serait être au prix de celles des autres. 3 AMEN!
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