fe - fonction caracteristique de la loi de cauchy
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fe - fonction caracteristique de la loi de cauchy
FE 1 FE - FONCTION CARACTERISTIQUE DE LA LOI DE CAUCHY Soit X une variable aléatoire suivant une loi de Cauchy de fonction de densité 1 1 . π x2 + 1 ϕ(x) = Si ω est un nombre réel, on a E(eiωX ) = e−|ω| . On a, en séparant partie réelle et partie imaginaire, iωX E(e 1 )= π Z∞ 1 eiωx dx = 2 x +1 π −∞ Z∞ i cos(ωx) dx + 2 x +1 π Z∞ cos(ωx) dx . x2 + 1 −∞ Z∞ −∞ sin(ωx) dx , x2 + 1 et, en raison de la parité des fonctions, iωX E(e 2 )= π 0 Soit θ un nombre réel strictement positif. Introduisons la fonction fθ définie par 2 fθ (ω) = π Zθ cos(ωx) dx . x2 + 1 0 Cette fonction est définie sur R+ et est deux fois dérivable. On peut dériver sous le signe d’intégration et l’on obtient fθ′ (ω) 2 =− π Zθ x sin(ωx) dx et x2 + 1 fθ′′ (ω) 2 =− π 0 avec 2 fθ (0) = π Zθ x2 cos(ωx) dx , x2 + 1 0 Zθ x2 2 arctan θ 1 dx = +1 π et fθ′ (0) = 0 . 0 On constate que fθ′′ (ω) 2 − fθ (ω) = − π Zθ 0 cos(ωx) dx = − 2 sin(ωθ) . π ω FE 2 La fonction fθ est donc solution d’une équation différentielle linéaire d’ordre 2. On résout cette équation. L’équation homogène a pour solutions y(ω) = A ch ω + B sh ω . Faisons varier les constantes en cherchant fθ sous la forme fθ (ω) = A(ω) ch ω + B(ω) sh ω . On obtient fθ′ (ω) = A′ (ω) ch ω + B ′ (ω) sh ω + A(ω) sh ω + B(ω) ch ω , et en imposant la condition A′ (ω) ch ω + B ′ (ω) sh(ω) = 0 il reste fθ′ (ω) = A(ω) sh ω + B(ω) ch ω , d’où fθ′′ (ω) = A′ (ω) sh ω + B ′ (ω) ch ω + A(ω) ch ω + B(ω) sh ω , et fθ′′ (ω) − fθ (ω) = A′ (ω) sh ω + B ′ (ω) ch ω . Les fonctions A′ et B ′ sont donc solutions du système linéaire ′ A (ω) ch ω + B ′ (ω) sh ω = 0 A′ (ω) sh ω + B ′ (ω) ch ω = − 2 sin(ωθ) π ω et l’on trouve A′ (ω) = d’où 2 A(ω) = π Zω 2 sin(ωθ) sh ω π ω et B ′ (ω) = − 2 sin(ωθ) ch ω , π ω sin(uθ) 2 sh u du + a et B(ω) = − u π 0 , Zω sin(uθ) ch u du + b , u 0 ce qui donne fθ (ω) = 2 ch ω π Zω sin(uθ) sh u du − sh ω u Zω 0 0 En utilisant les conditions initiales fθ (0) = a = 2 arctan θ π et sin(uθ) ch u du + a ch ω + b sh ω . u fθ′ (0) = b = 0 , on obtient finalement fθ (ω) = 2 2 arctan θ ch ω + ch ω π π Zω 0 sin(uθ) sh u du − sh ω u Zω 0 sin(uθ) ch u du . u FE 3 En effectuant le changement de variable v = uθ dans les intégrales, on trouve Zωθ Zωθ 2 v sin v v sin v 2 arctan θ ch ω + ch ω sh dv − sh ω ch dv . fθ (ω) = π π v θ v θ 0 0 Si l’on fait tendre θ vers +∞, en supposant que l’on peut passer à la limite dans les deux dernières intégrales, on obtient Z∞ 2 sin v iωx E(e ) = ch ω − sh ω dv , π v 0 et, puisque, Z∞ π sin v dv = , v 2 0 on trouve donc, pour tout ω positif, E(eiωx ) = ch ω − sh ω = e−ω , et, en raison de la parité de la fonction, pour tout ω réel, E(eiωx ) = e−|ω| . Il reste à justifier les passages à la limite précédants. Pour cela on démontre le lemme suivant. Soit f une fonction définie sur R+ telle qu’il existe g de classe C1 sur R+ et λ réel pour lesquels, f (x) = λx + x2 g(x) . Alors, pour tout ω > 0, lim θ→∞ Zωθ sin v f (v/θ) dv = 0 . v 0 Le nombre ω étant fixé, posons, si θ est positif, F (θ) = Zωθ sin v f (v/θ) dv . v 0 On a λ F (θ) = θ Zωθ 0 1 sin v dv + 2 θ Zωθ 0 sin v (vg(v/θ)) dv . FE 4 Puis, en intégrant par parties, F (θ) = Zωθ λ θ 0 = iωθ Zωθ 1 h v ′ − v cos v g(v/θ) + cos v g(v/θ) + g (v/θ) dv sin v dv + 2 θ θ 0 0 λ ω 1 (1 − cos(ωθ)) − cos(ωθ) g(ω) + 2 θ θ θ Zωθ 1 cos v g(v/θ) dv + 3 θ 0 Zωθ v cos v g ′ (v/θ) dv . 0 Alors en majorant les cosinus par 1 et, puisque, lorsque v décrit [ 0, ωθ ] , on a |g(v/θ)| ≤ et |g′ (v/θ)| ≤ sup |g(t)| t∈ [ 0, ω ] sup |g′ (t)| , t∈ [ 0, ω ] cela permet d’obtenir |F (θ)| ≤ 2|λ| + ω|g(ω)| + ω sup |g(t)| + ω 2 t∈ [ 0, ω ] sup ′ ! |g (t)| t∈ [ 0, ω ] 1 . θ Il en résulte bien que F (θ) tend vers 0 lorsque θ tend vers l’infini. On peut appliquer ce lemme lorsque ∞ X x2n−1 f (x) = sh x = x + x (2n + 1)! 2 ou f (x) = ch x − 1 = x n=1 et donc lim θ→∞ Zωθ Z∞ sin v sh(v/θ) dv = 0 et v lim θ→∞ 0 tend vers l’infini, d’où Zωθ sin v ch(v/θ) dv = v 0 R∞ sin v 0 Zωθ (2n)! , sin v (ch(v/θ) − 1) dv = 0 . v 0 sin v dv − v Et puisque l’intégrale ∞ X x2n−2 n=1 0 Alors 2 v Z∞ sin v dv − v Zωθ sin v (ch(v/θ) − 1) dv . v 0 ωθ dv converge, on obtient que la différence précédente tend vers 0 quand θ lim θ→∞ Zωθ 0 ce qui termine la démonstration. sin v ch(v/θ) dv = v Z∞ 0 sin v dv , v