Extrait Lettre à mes filles

Transcription

Extrait Lettre à mes filles
Gaëtan Khélifa
roman
Le combat
d’une vie...
Gaëtan Khélifa
Le combat d’une vie
roman
À Keira & Miley.
Le combat d’une vie
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‘‘Celui qui combat peut perdre,
mais celui qui ne combat pas a déjà perdu.’’
Benoit Brecht
Paris
Avril 2012
Le réveil venait de sonner everytime de Britney Spears et après l’avoir éteint je
me retourné a nouveau vers ma femme qui était allongée sur le dos. Comme
tous les matins, avant de me lever, mon bras gauche l’enlaçait. Ma main
parcourait lentement les courbent du corps d’Emma. Je caressais ses cuisses,
son ventre, encore resté plat - après deux accouchements qu’elle avait subit -, le
début de sa poitrine, son épaule et son cou avant d’y déposer un doux baiser.
Son bras était encore frais de la nuit passée. En remontant la couverture sur elle,
je lui murmuré au creux de l’oreille quelques mots d’amour et lui indiqué que
j’allais prendre la douche.
Emma, comme a son habitude, me répondit d’un simple signe de la tête, elle
me rendait mon baiser et se retournait pour finir sa nuit encore quelques
minutes avant de se lever à son tour.
Je me levé enfin. Dans la douche, je me remémoré encore ces instants
magique de complicité de la nuit d’amour passée, de nos mots tendres et de la
chaleur de nos corps entrelacé.
Tandis que je terminais de me préparer dans une salle de bain embuée par les
vapeurs d’eau bouillante, Emma s’était déjà levée, avait enfilée un peignoir en
satin rouge et avait préparé mon petit déjeuné sans faire de bruit, sans réveiller
nos filles encore endormies.
Un moment de calme et de douceur flottait encore. Notre appartement
surprenait encore par la tendresse qui s’en dégageait.
Situé au dernier étage d’une copropriété bourgeoise de 1980. En double
exposition, il comportait une large terrasse qui donnait sur un jardin privatif.
Du haut du septième étage, il offrait une vue imprenable sur le sacrée coeur, qui
donnait un sentiment de protection et d’apaisement. A l’intérieur, il se
composait d’un salon-cuisine à l’américaine, entièrement équipée qui pouvait
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Le combat d’une vie
faire rugir de jalousie n’importe quel grand chef étoilé. D’un dressing, de deux
grandes chambres et d’une vaste salle de bains avec fenêtre. Le sol était en
parquet blond à lattes élargies, celles de la salle de bains étant bleutés. Les murs
blancs s’ornaient de tableaux de grands maîtres.
La pièce principale quant à elle arborait un design contemporain. Le mobilier
était soigné, une immense bibliothèque longeait l’un des murs. Des centaines
d’ouvrages élégamment reliés garnissaient les étagères. Des oeuvres
philosophiques de Platon, René Descartes ou bien Karl Marx.
En tête de colonne, Qu’est-ce que la littérature ? de Jean-Paul Sartre et le
Dictionnaire philosophique de Voltaire prenaient place sur la plus haute des
étagères. Quelques livres culinaire ainsi qu’une multitude de romans en tout
genre était perdus au bon milieu de tout ça. Au pied de cette somptueuse
bibliothèque, deux fauteuils Charleston invitaient à une assise profonde et
donnaient une irrésistible envie de s’affaler dedans, un bouquin à la main, et
s’abandonner pour le monde de la quiétude et de la réflexion.
Une table-basse blanche nacré à pieds métallique, un fauteuil trois place en
cuir noir était installé sous un tableau de Marilyne Monroe conçu par Andy
Warhol. Quelques luminaires en aluminium éclairaient la pièce à vivre.
Sans un seul mot, sans aucun bruit, nous nous comprenions d’un simple
regard elle et moi.
Perché sur le tabouret qui accompagné le bar haut sur lequel nous prenions
nos petits déjeuné quotidien, elle était assise en face de moi. Au bord de ses
lèvre elle esquissait un petit sourire en coin tout en buvant son chocolat chaud.
Au bout de dix minutes, une biscottes brisa enfin le silence et nous
commencions par entendre le son de notre voix pour la première fois de la
journée.
- Dommage, tu aurais presque pu prendre ton petit dej’ sans casser une
biscotte ! Lançais-je d’un air taquin.
Son regard s’éveillait enfin.
- Dommage, tu aurais presque pu prendre ton petit dej’ sans bruit ! Me
rétorqua t-elle en souriant.
- Bien dormi chérie ? Lui demandais-je enfin.
- Toujours dans tes bras. Nous nous sommes vite endormis hier soir, enfin,
surtout toi.
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Le combat d’une vie
- Tu plaisante là, c’est toi qui t’est endormie dans mes bras, la tête contre
mon torse, comme d’habitude. Lui lançais-je pour répondre a son attaque
matinale tout en descendant de mon tabouret pour l’embrasser.
Nous venions de finir le petit déjeuné qu’elle nous avait préparé —
typiquement anglo-saxon — et m’aperçut que j’allais être officiellement en
retard dans quelques minutes.
Sur le pas de la porte, j’embrassais la femme de ma vie et lui souhaitais une
bonne journée en compagnie de nos deux filles.
Lorsqu’elle me rattrapa au vol :
- Au fait, n’oubli pas de me laisser les clés de la voiture ce matin. Tu te
souviens, nous sommes mercredi, il n’y a pas école. Alors je vais aller passer la
journée chez ta tante ! Me rappelait Emma soudainement.
- Ah oui... Et bien... Ce n’était pas prévu et c’est bien là, la première fois que
tu passerais une journée en dehors de l’appartement, avec les petites, et chez
ma famille de surcroit. Mais bon, pourquoi pas après tout ça sortira les petites.
Prend les clés de ma voiture, voici ma Gold, met de l’essence car je comptais
faire le plein ce matin. Quand à moi je suis vraiment en retard ce matin et vais
devoir prendre le métro, même si cela ne va pas m’aider niveau horaire.
Embrasse Kim et Hannah de ma part, je n’ai vraiment plus de temps ! Dis-leur
que je les aiment fort et que je me rattraperais ce soir. Nous fêterons ensemble
les cinq mois d’Hannah.
Je fit un dernier baiser à Emma et refermé la porte derrière moi en prenant
soin de ne pas la claquer trop fort pour ne pas réveiller mes filles.
En descendant les escaliers de notre immeuble, je ressentais soudainement
comme un malaise. Des vertiges, une envie de vomir comme jamais. Sans y
prêter véritablement attention, je respirais profondément une fois en contact
avec l’air libre et me répété que ce n’étais sans doute rien de grave. Un petit rien
du tout. Je n’allais pas rater une journée de travail juste pour ça...
D’habitude, lorsque je prenais les transports en commun pour me rendre à
mon bureau, j’envoyais des sms à Emma sur le trajet. Parfois je l’appelais même
pour lui indiquer les dernières actualités lues dans le journal que je recevais
dans la boite aux lettres tous le matins. Nous débattions souvent ensemble sur
les différents faits marquants, les nouvelles technologies, les derniers produits
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Le combat d’une vie
et dernières mises à jours lancées par Apple, les disparitions de célébrités mortes
dans la nuit... Puis avant de passer les portes de ma société, je lui souhaité une
excellente journée et lui demandé de ne pas hésiter à m’appeler si il arrivé
quelque chose a nos enfants ou elle-même. Je terminais toujours nos
conversation par un «Je t’aime chérie».
Ce matin là, ni sms, ni appels. Je n’étais pas dans mon assiette. Je n’avais
même pas ouvert le journal, il faut dire que son gros titre ne m’inspirait pas
beaucoup.
!
!
(Le Figaro - 6 avril 2011)
Projet PS : plus d’État, plus de dépenses
J’avais mis mes écouteurs et laissais mon iPod me transporter dans les
bienfaits musicaux. Pascal Obispo me rappelait comme il était bon d’être un
père en chantant Millésime et je fermais les yeux dans le premier métro de la
ligne 8 pour me laisser porter par les instruments à cordes et la mélodie.
Pas un mot n’était sorti de ma bouche depuis le départ de mon domicile.
J’avais pourtant bousculé quelques personnes se jetant à peine perdue dans la
rame, pour ne pas manquer leur métro. Pas un regard autour de moi, je fixé
longuement le bout de mes chaussures.
Arrivé à la Bastille, je regagnais le métro 1 et m’arrêtais à l’esplanade de la
Défense où se trouvait le siège européen de ma société.
Je traversais le parvis, passais à proximité de la grande arche et entrais dans
une immense tour vitrée d’environ deux-cent trente mètres de haut, abritant
pratiquement cinq mille cadres, toutes entreprises confondues.
Le siège de ma société était domicilié au vingt-sept et vingt-huitième étage
de cette «first tour». Pour regagner mon nouveau bureau, je me dirigeais vers
l’un des dix-huit ascenseurs qui éjectaient les employés tous les cinq étages, tels
une pieuvre.
Toujours les écouteurs dans les oreilles, la liste de lecture des musiques de
mon iPhone, n’était décidément pas propice à la bonne humeur aujourd’hui et
je traversais le haut d’entrée sans adresser un bonjour à mes collègues. Je fixé au
loin la porte transparente de mon bureau comme un objectif à atteindre coute
que coute. Je n’avais pas envie de discuter, de demander mon agenda pour la
journée, consulter la liste des rendez-vous, des objectifs, et encore moins envie
que mon assistante ne vienne me déranger pour m’apporter la revue de presse
du jour et mon moka blanc quotidien.
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Le combat d’une vie
Seulement quelques minutes après m’être affalé sur mon grand siège en cuir
grainé, on frappa à ma porte.
Chloé, petite brune de vingt-trois ans à l’allure longiligne et au regard bleu
azur. Elle était habillée d’un tailleur noir à liserées rouge vif de chez Chanel et
des talons haut Christian Louboutin qui lui faisait gagner douze centimètres à
son mètre soixante. Sa petite taille d’origine n’était pas un handicap aujourd’hui
puisqu’elle me dépassé grasse à ce subterfuge typiquement féminin.
Mon assistante jonglait, tenant d’une main le breuvage journalier encore
chaud, de l’autre une dizaine de journaux nationaux et internationaux : Le
Monde, Le Canard Enchainé, Le Figaro, L’équipe, The New-York Times...
- Va-y, entre Chloé. Lui lançais-je en soufflant de manière exaspéré.
- Merci. Comment allez-vous aujourd’hui ? Je vous apporte votre Moka et la
revue de presse comme chaque matin. J’ai également mis à jour votre
calendrier pour la fin de semaine. Vous pourrez le consulter comme toujours
sur votre téléphone professionnel, sur votre ordinateur et... sur votre iPad.
- Très bien, pose tout sur la table. Nous avons des réunions ce matin ?
- Nous en avons une seule oui. Toujours pour le même dossier, concernant la
restructuration de notre succursale aux Etats-Unis.
- Ah oui ; le contraire m’aurait étonné. Je ne vit que pour les américains dans
cette boite depuis que je suis à ce poste. Bon laisse moi consulter ma boite mail
et je t’appel après pour qu’on puisse préparer cette foutue réunion en bois. Et,
au fait, arrête avec le vous. Je t’ai déjà dis une bonne dizaine de fois que nous
avons presque le même âge. Ce n’est pas pour trois ans de plus que je mérite
qu’une jeune femme me vouvoie.
- Ok, je vais essayer Sean. Très belles chaussures au fait, elles sont nouvelles ?
Je n’eu pas le temps de répondre a sa question, que Chloé avait déjà refermé
la porte derrière elle.
*
Cela faisait à peine dix minutes que Sean était parti. Emma fila ranger les
quelques assiettes, bols et verres utilisés pour le petit déjeuné dans le lavevaisselle. Elle se dirigea d’un pas décidé vers la chambre puis sorti une grande
valise à roulettes monogramme, accompagnée de son vanity assorti.
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Le combat d’une vie
Elle commença à vider chaque tiroirs de la commode puis elle s’attaqua à
une grande partie de la penderie de la grande armoire situé à côté du lit
conjugal.
Tout était à présent jeté sur lit. Jean’s, pantalons, t-shirts, vestes, sousvêtements griffés. L’ensemble des vêtements qui commençaient à remplir
considérablement à valise représentaient une sommes importante d’argent.
Emma alla dans la salle de bains pour prendre l’ensemble de ses produits de
beautés et parfums. Une véritable valse des plus grands couturiers, Dior, Chanel,
Thierry Mugler, Louis Vuitton, Guess... Il fallait maintenant pour elle faire un
choix décisif pour les paires de chaussures, escarpins, bottes, ballerines et autres
paires de talons hauts. Finalement, elle ne trancha pas beaucoup et mis une
multitudes d’affaires dans une nouvelle valise à roulette, plus petite que la
précédente, mais tout aussi utile à ce moment là.
Il fallait maintenant qu’elle aille chercher ses documents administratifs. Elle
prit ses papiers, actes de naissances de Kim et Hannah, acte de mariage, livret
de famille, bulletins de salaires, ordonnances médicales, radiographies et
échographies, quelques relevés de comptes, les avis d’impositions des quatre
dernières années et contrat de vente du récent véhicule acheté.
Emma avait tout organisée dans les moindres détails pour préparer sa fuite
sans que son mari ne puisse sa douter de quoi que ce soit.
Ses deux valises étaient bouclées. Elle se dirigea à présent dans la chambres
de ses enfants. Kim et Hannah dormaient encore à point fermé. Paisiblement
allongée sur le dos, Hannah, la cadette respirait tout à coup de plus en plus fort
et malgré les efforts de leur mère, pour ne faire aucun bruits en entrant dans la
pièce, Kim se réveilla soudainement.
- Tu fait quoi maman ? Demanda la fillette de trois ans, encore à moitié
endormie.
- Rien ma chérie, ne t'inquiète pas je t'expliquerais après. Là, je dois prendre
ton sac de voyage et tes affaires, ainsi que celle de ta petite sœur. Lui répondit
Emma en chuchotant.
Hannah venait de se réveiller à son tour.
Il n'y a pas d'âge pour ressentir certaines choses, et les deux sœurs étaient
tellement liées l'une à l'autre, qu'elles s'étaient rendus compte que quelque
chose allait changer dans leur vie et que ce changement interviendrait
aujourd'hui.
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Le combat d’une vie
Emma n’avait plus d'autre choix que d'ouvrir le volet mécanique qui laissait
passer les premiers rayons de soleil d'une journée qui s'annonçait être l'une des
plus chaude du mois d'avril.
Ni une, ni deux, un sac de voyage rose fuchsia aux motifs arrondis était sorti
d’un placard prés à être rempli. La jeune mère commença a ouvrir les armoires
et les commodes de ses deux petites filles.
Elle y sorti une grosse partie des affaires de Kim et Hannah. Pantalons, pulls,
t-shirts, sous-vêtements, vestes, chaussures et chaussettes s’entassaient
mélangés dans le sac. Un gros sachet plastique, semblable à ceux utilisés pour
faire ses provisions dans les supermarchés allait servir pour y accueillir les
doudous et quelques jouets, ceux qu’affectionnés tout particulièrement Kim et
Hannah.
Une fois toutes les affaires réunis dans le hall d’entrée, Emma alla préparer
ses deux filles pour le grand voyage qui les attendaient.
Kim ressemblait trait pour trait à son père Sean — en beaucoup plus féminin
et gracieux — ses petits yeux de couleur marron foncé et son regard en amande
lui donnait ce côté espiègle, intrépide et maligne. Les cheveux de la petite
fillette étaient châtain foncé avec quelques mèches plus claires et son teint était
à la fois mat mais pâle d’inquiétude ce matin là. Elle portait un t-shirt a
manches longues rouge aux motifs de petits lapins blanc, un jean bleu brut et
une paire de basket nike noire. Toujours dans les «jambes de son papa», Kim
avait hérité du caractère particulier de Sean qui en faisait sa fierté. Les gens
disait d’elle que c’était une petite fille extrêmement bien élevé, polis, gentille,
souriante et très intelligente.
Hannah, une petite tête ronde, des yeux vert foncé, toujours souriante et
beaucoup plus gracieuse que son ainé au même âge d’après ses parent. Elle
avait de petits cheveux châtains clairs et quelques mèches blondes. La
benjamine portait quant à elle un t-shirt blanc et d’un petit survêtement rose et
blanc adidas. La paire de converse rose lui donnait un aspect chic et décontracté
du haut de ses cinq mois. Elle était considéré comme une véritable «star» par
ses parents.
Il était temps pour Emma d’affiner les préparations du départ. Elle se jeta sur
le téléphone mural pour y composer le numéro de téléphone de Nikolai mais
personne ne répondait. Emma raccrocha puis fit à nouveau un autre numéro et
une voix féminine répondit.
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Le combat d’une vie
- Allo...
- Oui, allo Valeria ? C’est Emma !
- Ah oui, comment va-tu petite soeur ?
- Ca va, je t’appelle que quelques secondes. C’est bon, ça y est, je pars...
- Comment ça tu pars ? Tu quitte Sean ? Tu a bien réfléchie pour les petites ?
Ton mari est au courant ? Ne me dit pas que tu est en train de faire ce que tu
m’a annoncé la dernière fois !
- Oui, je le quitte, il n’est pas au courant. Je ne lui ai rien dit, il le découvrira
par lui-même. Il était tellement sure que je ne pourrais jamais le quitter, ça lui
fera un drôle de choc. Bref, je t’ai appelé pour te dire que j’allais prendre la
route avec les petites. J’ai demandé à Kim si elle souhaitait rester ici avec son
père ou venir avec moi et sa petite soeur. Elle vient avec moi.
- Mais tu va ou ?
- Je vais rejoindre Nikolai. Je vais chez lui, il m’attend. J’ai tout préparé ne
t’inquiète pas, je sais ce que je fais.
- Mais tu ne le connais même pas ce type... Ca fait plus de dix ans que vous
ne vous êtes pas revu. Il a pu te raconter n’importe quoi sur Facebook.
- Je lui fait confiance, je l’aime !
- Je ne sais pas comment tu peux tomber amoureuse d’un mec que tu n’a
jamais vu. La dernière fois vous n’aviez pas dix ans. Et puis de ce que tu m’a
déjà raconté, il à une drôle de vie, moins sereine que celle que tu a
actuellement.
Et puis il faut dire la vérité, tu n’aura plus la même vie... Enfin je veux parler
de confort matériel et financier, tu en ai consciente ?
- Oui, je le sais, j’y ai réfléchie. Je lui parle seulement depuis dix jours et il a
su m’écouter et me dire ce que mon mari ne me disait plus dit depuis
quelques temps déjà.
- D’accord mais ce n’est pas tout. Et... quand et comment va-tu annoncer le
divorce à Sean ? Tu pense qu’il le prendra comment ?
- Je ne sais pas encore comment il va le prendre. Très mal je suppose car je
pars avec les petites à brule pour point. Mais bon je verrais bien. De toute
façon ma décision est prise et je ne reviendrais pas dessus.
- Ok ok, ne t’énerve pas, c’est ton choix, tu verra bien par la suite, après tout.
- Je voudrais te demander un dernier service, c’est important.
- Vas-y, je t’écoute.
- Si Sean t’appelle, ne lui dit pas ou je suis, ne lui dit pas que je suis chez
Nikolai, ni l’adresse, ni la ville.
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Le combat d’une vie
- Je n’aime pas ça pour Kim et Hannah. Tu a seulement imaginé, si «ton»
Nikolai était un fou comme ont en entend parler au journal télévisé et qu’il t’a
séduit juste pour faire du mal à toi et aux petites ?
- Arrête un peut, je sais ce que je fais je t’ai dit ! Alors promet-moi de ne rien
lui dire si il t’appelle. Je sais qu’il le ferra.
- Pfff, ok... Je veux bien le faire mais à une condition, tu me donne de tes
nouvelles une fois arrivé chez lui. Et les jours suivants aussi. Autre chose, si
Sean m’appelle, comme tu le dit, et qu’il sait quelques chose pour toi et
Nikolai.
- Tu improvisera.
- Je ferai ce qu’il me semble juste.
- Ok, bon j’y vais. Bisous Val.
Le téléphone raccrocha avant même que Valeria ne puisse répondre à sa
petite soeur qui avait préparer sa fuite depuis une semaine.
Emma recomposa le numéro de téléphone de son amant avant de descendre
les affaires dans la voiture et prendre la route. Au bout de trois sonneries le
jeune gigolo répondit d’une voix ensommeillée.
- Allo...
- Chéri, c’est moi ! C’est bon je pars.
- Ah... Heu... Ok ! Mais... Tu pars quand... Chérie.
- Et bien maintenant. Mes filles sont prêtes, les affaires prêtes a être
transportées dans la voiture. C’est bon, tout est ok ! Il faut que je fasse vite
maintenant. J’ai peur que mon mari ne se soit déjà douté de quelque chose. Il
était bizarre depuis quelques jours, j’espère qu’il n’a rien vu. Il m’a
simplement embrassé tout à l’heure comme si il préparé un coup. Je serais
plus tranquille lorsque je serais dans la voiture avec les petites et dans le trajet.
Pour le reste, tout a fonctionné comme prévu. Il m’a facilement laissé les clés
de sa voiture et j’ai même eu le droit à un «bonus», sa Gold.
- Il t’a donné sa carte-bleue ?
- Oui ! répondit Emma d’un ton enjoué. Pour faire l’essence, sa tombe bien il
va en falloir pour te rejoindre et sans compter le péage. Et puis j’ai pris tout ce
que j’ai pu, comme tu me l’a demandé. Il reste encore mes affaires d’hiver et
ceux des petites mais bon, je trouverais bien le moyen pour qu’il me les
rapportent. Il aime trop ses filles pour les laisser dans le besoin. Tu a raison,
comme tu m’a dit la dernière fois, le point de pression pour avoir ce que je
veux c’est de jouer sur la relation qu’il a avec Kim et Hannah. Pour elles, il fera
tout ce que je veux...
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Le combat d’une vie
Par contre je laisse certaines choses pour Hannah. Tu a bien tout ce qu’il faut,
pas besoin de prendre de la nourriture, le lit-parapluie, le transat...
- Oui ! Répondit voilement Nikolai en lui coupant la parole. Je t’ai déjà dit
que j’avais tout. Et bien tant mieux chérie. Je t’attend ce soir alors. Il est au
courant que tu le quitte ?
- Oui il va être au courant ! Je lui ai écrit un mot et lorsqu’il m’appellera je lui
dirait une nouvelle fois.
- Bien. Alors tout est bon. Vivement ce soir que tu arrive. A tout a l’heure, je
te laisse j’ai des trucs à faire. Bisous.
- D’accord, bisous chéri, je t’...
La tonalité d’occupation sonnée déjà alors qu’Emma n’avait pas fini de faire
entendre son récent amour à l’homme qu’elle était sur le point de rejoindre.
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