Etude des taux de perte en vaccins en 2006 et de leur

Transcription

Etude des taux de perte en vaccins en 2006 et de leur
Etude des taux de perte en vaccins en 2006 et leur impact sur l’efficience du PEV dans le district sanitaire de Kangaba
République de Côte d’Ivoire
République Française
Union – Discipline - Travail
Liberté - Egalité - Fraternité
Etude des causes des pertes en vaccins en 2006 et leur impact sur l’efficience du PEV dans le district sanitaire de Kangaba
Dédicaces :
Je dédie ce travail :
MEMOIRE
Pour l’obtention du
DIPLOME INTERUNIVERSITAIRE
«Organisation et Management des Systèmes Publics de prévention vaccinale
dans les Pays en Développement»
A mon père TIEMBA TANGARA : pour tous les bienfaits que vous n’avez cessé de m’accorder,
soyez en remercier ;
A ma mère Feue Mariam DEMBELE : Dieu t’a rappelé très tôt, mais tes conseils et tes
bénédictions m’ont toujours accompagné.
A mon cousin Dansery TANGARA : pour nous avoir encadrer tout au long de notre formation mes
frères et moi
Etude des taux de perte en vaccins en 2006 et de
leur impact sur l’efficience du Programme Elargi
de Vaccination du district sanitaire de Kangaba au
Mali.
A mes frères et sœurs : pour votre soutien constant de toute nature
A mon épouse Salimata DIARRA : pour ta bonne compréhension et ton soutien indéfectible
A mes enfants : Mamadou et Sékou TANGARA puisse ce travail vous service de leçon
A ma nièce : Konégué DIARRA
Présenté et soutenu le 3 Décembre 2007 à Ouidah
Par
Docteur TANGARA Amadou A
Composition du jury :
Président
: Léonard FOURN
Directeur de mémoire
:Pr Flabou BOUGOUDOGO
Juge
: Laurent OUEDRAOGO
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Etude des causes des pertes en vaccins en 2006 et leur impact sur l’efficience du PEV dans le district sanitaire de Kangaba
Etude des causes des pertes en vaccins en 2006 et leur impact sur l’efficience du PEV dans le district sanitaire de Kangaba
Remerciements :
A tous mes maîtres de EPIVAC : je profite de cette occasion pour vous adresser mes sincères
A mon maître et directeur de mémoire : le Professeur Fl Abou BOUGOUDOGO Directeur général
remerciements à tous.
de l’Institut National de Recherche en Santé Publique (INRSP) Professeur agrégé en microbiologie
à la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontostomatologie (FMPOS) de Bamako. Vous avez
accepté la direction de ce mémoire. Vivement que ce travail soit le reflet de la rigueur, dont vous
Aux superviseurs nationaux notamment à ceux du Mali à savoir :
Dr Mady KAMISSOKO du Centre National d’Immunisation (CNI) du Mali
Dr Ibrahima COULIBALY du
avez toujours manifesté à notre égard. Trouvez ici, cher Maître mes sincères remerciements.
Centre National d’Appui à la lutte contre la
Maladie (CNAM) et Point focal,
Pour votre appui et vos conseils qui ne nous ont jamais manqué aussi bien à Cotonou que sur le
terrain. Ce travail est aussi l’aboutissement de vos efforts.
Au personnel de la Direction Régionale de la santé de Koulikoro particulièrement :
Dr Seybou GUINDO : Directeur Régional de la Santé Koulikoro
Dr Ousmane TOURE : Chef de Division Santé
Dr Bakary KONATE : chargé de planification
Dr Sidiki KOKAINA : Conseiller Technique UNICEF pour la région
Pour vos conseils et votre appui
Au personnel du Centre de Santé de Référence (CSREF) de Kangaba : mes remerciements sincères
vont à l’endroit de tous pour leur esprit de franche collaboration
Au personnel des Centres de Santé Communautaires (CSCOM) de Kangaba : pour leur entière
disponibilité
Au personnel du Service de Développement Social et de l’Economie Solidaire (SDSES) de
Kangaba à savoir :
A Jacques KAMARA : chef SDSES
A Mahamadou L KANSAYE : Technicien Supérieur de l’Action Sociale (TSAS)
Pour votre assistance, votre courage et votre entière disponibilité
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Etude des causes des pertes en vaccins en 2006 et leur impact sur l’efficience du PEV dans le district sanitaire de Kangaba
Etude des causes des pertes en vaccins en 2006 et leur impact sur l’efficience du PEV dans le district sanitaire de Kangaba
Liste des tableaux
Sommaire
Tableau I : Répartition de la population du district sanitaire de Kangaba par tranche d’âge en 2006
Liste des abréviations ………………………………………………….……………...……… 7
Tableau II. : Carte sanitaire du district de Kangaba en 2006
Résumé ………………………………………………………………………………..……… 8
Tableau III : Situation du personnel du CSRéf de Kangaba en 2006
Introduction ………………………………………………………….……………..………… 9
Tableau IV : Situation du Personnel au niveau des CSCOM du district de Kangaba en 2006
I. Enoncé du problème …………………………………………………………...…….... 9
Tableau V: Taux de perte en BCG par centre de santé en 2006
II. Objectifs ……………………………………………………………………..………. 10
2.1
Objectif général: ………………………………………………….……… 10
2.2
Objectifs spécifiques : ……………………………………………..…...... 10
Tableau VI : Taux de perte en DTC par centre de santé en 2006
Tableau VII : Taux de perte en VPO par centre de santé en 2006
Tableau VIII : Taux de perte en Hep B par centre de santé en 2006
III. Revue documentaire ………………………………………………………….…….... 10
Tableau IX : Taux de perte en VAR par centre de santé en 2006
IV. Méthodologie……………….. …………………………………………………..….... 12
Tableau X : Taux de perte en VAA par centre de santé en 2006
4.1. Cadre de l’étude ……………………………………………………………..….... ..12
Tableau XI : Taux de perte en VAT par centre de santé en 2006
4.2. Méthode …………………………………………………………………………… 17
Tableau XII : Comparatif des taux de perte en Centre fixe, en Stratégie avancée et en Equipe
4.2.1Type et période d’étude ……………………………………………………... 17
mobile
4.2.2Population d’étude …………………………………………………………. ..17
Tableau XIII : Répartition des agents enquêtés par structure sanitaire
4.2.3Echantillonnage ……………………………………………………………… 18
Tableau XIV : Répartition des agents impliqués dans la vaccination à Kangaba selon leur profil
4.2.4.Collecte des données ……………………………. …………………………...18
professionnel
4.3.Variables étudiées ………………………………………………………….……..... 20
Tableau XV: Répartition des agents impliqués dans la vaccination selon la formation reçue en PEV
4.4.Structures enquêtées ………………………………………………………..……..... 20
Tableau XVI : Répartition des agents impliqués dans la vaccination selon la formation reçue en
4.5. Technique et mesure des variables …………………………………………..…….. 20
PEV en 2006
4.6.Traitement et analyse des données ………………………………………..………... 20
Tableau XVII : Coûts des doses perdues par antigènes en 2006 à Kangaba
V. Résultats ……………………………………………………………………..……….. 21
Tableau XVIII : Coûts des écarts entre les pertes en vaccins en 2006 à Kangaba et les taux de perte
VI. Commentaires et discussions ………………………………………………..………... 31
admis par le niveau national
VII. Conclusion ……………………………………………………………………………..34
Tableau XIX : Coûts des écarts entre les pertes en vaccins en 2006 à Kangaba et les taux de perte
VIII. Recommandations..………………………………………………………...………….. 35
admis par l’OMS
IX. Références ……………………………………………………………………..……… 36
Tableau XX : Coûts des écarts entre les pertes en vaccins en 2006 à Kangaba et les taux de perte
X. Annexes ………………………………………………………………………..…….....38
admis par le plan de viabilité
Tableau XXI : Comparatif des taux de perte lors de études effectuées au Mali, au Sénégal, en
Mauritanie, au Burkina Faso.
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Liste des abréviations
Résumé :
Notre étude a été réalisée dans le district sanitaire de Kangaba au Mali dans le cadre du programme
ASACO : Association de Santé Communautaire
de Formation action EPIVAC. L’étude a porté sur l’évaluation des taux de perte en vaccins en 2006
BCG : Bacille Calmet Guérin
et son impact sur l’efficience du Programme Elargi de Vaccination (PEV) de Kangaba.
CIII : Commune III
Il s’agit d’une étude rétrospective quantitative et qualitative. Elle a été basée sur l’exploitation des
CDF : Chaîne de Froid
données disponibles sur la gestion des vaccins pour l’année 2006 dans 9 formations sanitaires
C.T.D : Collectivités Territoriales Décentralisées
réalisant les activités de vaccination, et sur les connaissances et le profil des agents chargés
CPM : Chef de Poste Médical
d’administrer les antigènes du PEV. La formation sanitaire a constitué l’unité secondaire d’étude, le
CSCOM : Centre de Santé Communautaire
district sanitaire (ou la région sanitaire) est l’unité primaire d’étude ; les antigènes du PEV ont
CSRéf : Centre de Santé de Référence
constitué la population d’étude. Dans chaque formation sanitaire, l’utilisation de tous les antigènes
DUI : Diplôme Inter Universitaire
du PEV de routine durant l’année 2006 au niveau des zones incluses dans l’étude a été examinée. Il
DNSI : Direction Nationale de Statistique et de l’Informatique
s’agit du BCG, du VPO, du DTC, du vaccin contre la rougeole (VAR), du vaccin antiamaril (VAA)
DTC : Diphtérie Tétanos Coqueluche
et du vaccin antitétanique (VAT). Ainsi la totalité des 9 Centres de Santé Communautaires et le
DV : Dépôt de Vente
bureau local PEV du district sanitaires ont été enrôlés dans l’étude ainsi que les 32 agents impliqués
EPIVAC : Epidémiologie pour la vaccination
dans les activités de vaccination dans le district.
ECV : Enfant Complètement Vacciné
La collecte des données a été faite à l’aide des fiches de collecte sur les antigènes remplies à partir
GAVI : Alliance Globale pour les Vaccins et l’Immunisation
de l’exploitation des supports de gestion et un questionnaire à l’intention des agents. L’analyse a été
Hep B : Hépatite B
faite sur Excel
Hib : Vaccins contre l’Hémophilus influenza B
Au terme de l’étude, nous avons aboutit aux résultats suivants :
I.D.E : Infirmier diplômé d’Etat
•
INF : Infirmier
des taux de perte au niveau du district de Kangaba inférieurs à ceux admis par le niveau
MAPI : Manifestation Adverse Post Immunisation
national pour l’ensemble des antigènes : BCG 21%, VPO 13%, DTC 8%, VAR 13%, VAA
mm : millimètre
13% , Hep B 8%, VAT 14%. Le CSCOM de Séléfougou avait les pertes les plus élevées :
BCG 43%, VAR 28%, VAT 24% ;
MRO : Mémoire de Recherche Opérationnelle
•
MS : Ministère de la Santé
Les causes des pertes identifiées étaient essentiellement : la rupture de la chaîne de froid
PCV : Pastille de Contrôle de Vaccins
(absence ou pannes), l’insuffisance dans l’application de la politique du flacon entamé, la
PDSC : Plan de Développement Sanitaire de Cercle
faible mobilisation des populations pour la vaccination dans certaines aires de santé comme à
PEV : Programme Elargi de Vaccination
Séléfougou.
PPTE : Pays Pauvres Très Endettés
•
Les coûts des pertes en vaccins au cours de l’année 2006 se sont élevés à 853 686 F CFA.
PVF : Plan de Viabilité Financière
•
La réduction des taux de perte selon le plan de viabilité financière permet d’économiser 752
RAC : Réseau Aérien de Communication
408,78 F CFA. Cette réduction va permettre d’augmenter la couverture vaccinale de 9%, la
UNICEF : Fonds des Nations Unies pour l’Enfance
couverture des enfants de 0 à 11mois complètement vaccinés qui était de 76% en 2006,
VAA: Vaccin Anti-Am aril
pourrait passer à 85% en 2007 et 95% en 2008 sans mobilisation des ressources financières
additionnelles pour l’ achat des vaccins.
VAR: Vaccin Anti- Rougeoleux
Des recommandations ont été formulées pour réduire les taux de perte en vue de rendre le PEV plus
efficient dans le cercle de Kangaba.
VIH: Virus de l’ Immuno -déficience humaine
VPO: Vaccin Polio Oral
Mots clés : PEV, Vaccins, Taux de pertes, efficience, Kangaba, Mali
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Etude des causes des pertes en vaccins en 2006 et leur impact sur l’efficience du PEV dans le district sanitaire de Kangaba
Etude des causes des pertes en vaccins en 2006 et leur impact sur l’efficience du PEV dans le district sanitaire de Kangaba
Introduction :
Dès lors la gestion des vaccins et le contrôle des pertes en vaccins deviennent une priorité pour le
La vaccination est l’une des stratégies de santé les plus efficientes. C’est dans ce cadre que
fort de l’exemple de l’éradication de la variole, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a
préconisé aux pays membres la mise en place d’un Programme Elargi de Vaccination (PEV). C’est
ainsi que le Mali a lancé son PEV en 1986. A l’époque, les maladies concernées par la vaccination
étaient au nombre de six à savoir : la tuberculose, la poliomyélite, la diphtérie, le tétanos, la
coqueluche et la rougeole. Avec l’introduction de nouveaux vaccins : l’hépatite B , la fièvre jaune en
district sanitaire de Kangaba. Depuis le lancement du PEV dans notre district à nos jours aucune
étude ne s’est penchée sur les taux de perte en vaccins. C’est pourquoi nous avons juger
nécessaire de réaliser cette étude afin d’apprécier le niveau des pertes en vaccins et leur impact
sur le PEV dans le district de Kangaba, afin d’identifier les insuffisances et d’y apporter les
solutions correctrices.
II. Objectifs :
2002 et en 2006 l’hémophilus influenza b, la gestion des vaccins est devenue de plus en plus
2.1. Objectif général:
importante et leurs coûts augmentent au fur et à mesure.
Des études ont montré que les vaccins et consommables vaccinaux constituent le premier
poste de coût avec 68% des coûts totaux en de santé 2001 au Mali. Chaque année le Mali consacre
Etudier les pertes en vaccins en 2006 et leur impact sur l’efficience du Programme Elargi de
Vaccination de routine du district sanitaire de Kangaba au Mali.
dans son budget environ un milliard pour l’achat des vaccins. Dans un pays pauvre comme le notre,
ces efforts doivent imposer la mise en place d’un système rigoureux de gestions de ressources afin
2.2. Objectifs spécifiques :
d’assurer leur pérennité et l’efficience du PEV. Dès lors il apparaît urgent d’accorder une importance
Déterminer les taux de perte en vaccins par antigène et par formation sanitaire effectuant la
à la gestion des vaccins et particulièrement à la réduction des pertes en vaccins.
vaccination de routine ;
Déterminer les causes des pertes en vaccins ;
I. Enoncé du problème :
Evaluer les coûts des pertes en vaccins ;
Entre 1997 et 2001 les pays ont inscrit en moyenne 2,5 milliards de Francs CFA par an pour
l’achat des vaccins et consommables, soit 12,8 milliards en cinq ans. Cet effort financier est d’autant
plus considérable qu’il concerne des pays parmi les plus pauvres dont le Mali. Ces efforts devraient
Déterminer l’impact des pertes en vaccins sur l’efficience du programme élargi de
vaccination de Kangaba en 2006.
III. Revue documentaire :
impliquer une gestion plus rigoureuse des ressources durement acquises.
Engagé dans la mise en œuvre de L’Initiative de l’Indépendance vaccinale, le gouvernement malien
La revue documentaire nous permis de savoir que plusieurs études ont été menées sur les pertes en
débourse environ la somme de 900 000 000 F CFA (neuf cent millions de francs CFA) (8) par an
vaccins aussi bien au Mali que dans d’autres pays. C’est ainsi que :
pour l’achat des vaccins et consommables. Cet effort financier se verra doubler voir tripler avec
L’étude sur les pertes en vaccins dans le district sanitaire de Kadiolo de janvier à juin 2004, faisait
l’introduction de nouveaux vaccins (vaccins contre l’hémophilus influencé Hib) ou de vaccins sous
ressortir que tous les CSCOM de Kadiolo ont présenté un taux de perte en BCG plus élevée aussi
utilisés (vaccins antiamaril et vaccins contre l’hépatite B).
bien en centre fixe qu’en stratégie avancée. Pour cet antigène, aucun CSCOM n’a présenté un taux
de perte inférieur ou égal a celui retenu dans le plan de viabilité financière du PEV du Mali. Les
Le taux de perte est un indicateur de la qualité des services de vaccination.
En réduisant les pertes en vaccins, des études ont montré une augmentation de la couverture
pertes sont plus levées Centre fixe dans 84% des CSCOM. Ainsi, malgré le bon niveau des agents
vaccinale des enfants de 0-11 mois de 20% à 33% de 2002 à 2004 (3). Cette augmentation ne
impliqués dans la vaccination des lacunes dans la gestion et d’utilisation des vaccins ont été
demande pas de ressources financières supplémentaires pour l’achat des vaccins.
identifiées (10).
En réduisant les pertes suivant le plan de viabilité financière au Mali, les doses récupérées peuvent
Le manque à gagner occasionner par les pertes en 2003 est assez important. La valeur des écarts des
augmenter la couverture des enfants de 0 à 11 mois sans mobiliser des ressources complémentaires
pertes du district par rapport aux taux définis dans le plan de viabilité du PEV national a été
pour l’achat des vaccins.
l’équivalent pour assurer la vaccination complète de 200 enfants , ce qui constitue un coup pour
l’efficience du programme.
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Etude des causes des pertes en vaccins en 2006 et leur impact sur l’efficience du PEV dans le district sanitaire de Kangaba
Etude des causes des pertes en vaccins en 2006 et leur impact sur l’efficience du PEV dans le district sanitaire de Kangaba
La rupture d’antigène constituait un facteur déterminant en faveur de la faible affluence au cours de
En voici quelques résultats :
Couverture en DTCP3 entre 21 et 48% pour les enfants de 12- 23 mois et 8- 42% pour les
D’autre part, le défaut d’approvisionnement et la rupture de la chaîne de froid en certains endroits
Les taux de perte sont élevés pour l’ensemble des cercles sous contrats
sont à la base des ruptures de stocks de vaccins. L’inexistence d’un rythme d’approvisionnement
Dans la région de Mopti dans 50% des cas, les fiches de température sont inexistantes ou mal
l’étude menée dans le district sanitaire de Macina (6). Les raisons de ces ruptures dans la majorité
des cas ont été en particulier une rupture de BCG au niveau central.
moins d’un an.
expose à des ruptures fréquentes d’antigène.
remplies, ce qui rend difficile le suivi de la chaîne de froid. On note des arrêts de la chaîne de
Les résultats obtenus au cours de cette étude en 2004, ont montré la prédominance des postes de
froid de plus de 15 jours dans 38% des cas ; dans 45% des cas, la politique des flacons
coûts des vaccins et consommables dans les coûts spécifiques totaux et les coûts spécifiques
entamés n’est pas appliquée.
récurrents avec respectivement 49,3% et 64,2% (11) .Quant aux coûts spécifiques non récurrents, ils
Dans son étude sur la gestion des vaccins et la sécurité des injection, la CATR consolide ses acquis,
ont été dominés par les amortissements des motos avec 41,6% et des bâtiments avec 40,6%. Il
il ressort que le niveau des taux de pertes moyens observés, pour tous les antigènes, est supérieur à
ressort aussi que le coût d’un enfant complètement vacciné toutes stratégies confondues a été de
celui des taux classiquement admis, les rapports sont de 1 à 1,24 pour le VAA, de 1 à 1,8 pour le
6601 F CFA soit 9,42 USD.
VAR, et de 1,7 pour le VAT.
L’analyse des coûts moyens montre que le coût par Enfant Complètement Vacciné (ECV) pour la
Les faibles performances enregistrées en matière de distribution, d’utilisation des diluants et surtout
stratégie mobile est plus élevé que celui des stratégies fixes et avancée cumulée : 19189 F CFA soit
de contrôle des pertes (41% de satisfaction) compromettent l’efficience du PEV (4) par la baisse de
27,41 USD contre 6331 F CFA soit 9,42 USD. La part de l’Etat a représenté 61,7% du coût global
la fréquentation des services de vaccination (par peur de MAPI), la baisse de la couverture vaccinale
du PEV en 2003 au niveau du district de Sikasso, puis ont suivi les partenaires.
(occasion manquée) et les gaspillages.
En réduisant aussi les pertes, on peut augmenter la couverture vaccinale des enfants de 0-11 mois de
Ces insuffisances entravent la gestion rationnelle des vaccins et consommable durement acquis au
20% à 33% de 2002 à 2004 (5). Cette augmentation de couverture ne demande pas de ressources
détriment des nombreuses autres priorités nationales et de santé publique.
financières supplémentaires pour l’achat des vaccins. Cette étude a permis aussi d’identifier les
Toutes ces études ont concerné les pertes en vaccins, mais la différence avec la nôtre réside du fait
facteurs expliquant les pertes élevées de vaccins du cercle qui sont les ruptures fréquentes des
qu’aucune n’a concerné le district de Kangaba qui concerne la période de janvier à décembre 2006.
chaînes de froids au niveau de certaines formations sanitaires dues à un manque de pétrole ou de
pièces de rechanges (mèches, et brûleurs). Cela est la conséquence d’une insuffisance d’implication
IV. Méthodologie :
des communautés dans l’élaboration du micro plan PEV.
Dans étude de type transversal a été réalisée dans toutes les capitales régionales du Mali (12) en
1999 sur les taux de perte, à l’exception de deux des trois régions du nord. L’étude a été réalisée au
4.1.
Cadre de l’étude :
Notre étude a eu lieu dans le district sanitaire de Kangaba.
4.1.1. Aperçu Historique:
mois de juin 1999, les resultats suivants ont été obtenus :
Kaaba ou Kangaba, est une cité qui a suscité de par son origine les histoires les plus
Les résultats suivants ont été obtenus :
o BCG taux de perte------------------------- 48%
invraisemblables. Comme la plupart des villes africaines, l’historique de la création de la ville de
o DTC taux de perte------------------------- 10%
Kangaba remonte depuis les temps où l’écriture n’existait pas encore. Mais les faits qui nous sont
o VAR taux de perte------------------------- 30%
parvenus par la tradition orale, nous permettent de retracer les grandes lignes de l’histoire de la
o VPO taux de perte-------------------------- 21%
vieille cité du Mandé.
Situé au cœur de l’ancien empire du Mali, ville charnière entre le fleuve Sankarani et les massifs
o VAT taux de perte------------------------- 23%
A l’instar de plusieurs pays, le Mali s’est engagé dans une nouvelle dynamique de renforcement du
de Kita, Kangaba est une ville de vieille civilisation. Il a été le berceau de l’empire du Mali et a
PEV de routine à travers plusieurs initiatives dont Global Alliance for Vaccine and Immunisation
donné naissance à un vaste ensemble qui s’étendait du X me au XVII me siècle sur les états actuels
(GAVI) (13). A cet effet une micro planification par aire de santé et un contrat de performance ont
du Mali, du Sénégal, de la Gambie, de la Guinée et une partie de la Mauritanie. Après les conquêtes
été mis en œuvre dans la région de Mopti et dans les cercles de Bougouni, et de Kati :
de l’époque et sa victoire sur
11
Sounmangourou Kanté, Soundiata Keïta et ses frères généraux,
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Etude des causes des pertes en vaccins en 2006 et leur impact sur l’efficience du PEV dans le district sanitaire de Kangaba
Etude des causes des pertes en vaccins en 2006 et leur impact sur l’efficience du PEV dans le district sanitaire de Kangaba
fondateurs de l’empire ; tels Faran Camara, Fakoli Doumbia et Touraman Traoré se sont donnés
4.1.6. Organisation administrative
rendez vous à Kouroukan-Fouga à 500 mètres de la ville de Kaaba pour le partage des villes
Le cercle de Kangaba est divisé en deux sous préfectures. Ces sous préfectures comptent 9
conquises. En réalité, la ville été fondée par les CAMARA ; propriétaires terrien dans le mandé.
communes dont une commune urbaine.
4.1.7. Organisation sociétale et sources de revenus
4.1.2. Situation géographique et Démographique :
Il existe des associations à but lucratif et des groupements d’intérêt économique. Les communautés
Le district sanitaire de Kangaba couvre une superficie de 5 150 Km2.
sont dans l’ensemble homogènes. Les valeurs sociétales de solidarité et d’entraide existent par
Situé au Sud-ouest de la région de Koulikoro dont il dépend administrativement, le cercle de
Kangaba est limité :
endroit et commencent à s’effriter.
4.1.8. Les activités économiques se résument à :
Au Nord par les cercles de Kati
L’agriculture, l’élevage, la pêche, l’orpaillage (exploitation artisanal de l’or) et le petit commerce.
Au Sud par le cercle de Yanfolila
Ces activités économiques principalement sources de revenus restent très rudimentaires et non
À l’Est par le cercle de Kati ;
mécanisées.
À l’Ouest par la préfecture de Siguiri en république de Guinée.
4.1.9. Les partenaires dans la mise en œuvre du P EV
Les partenaires du district dans la mise en œuvre du P E V sont l’UNICEF qui apporte la logistique
4.1.3. . Relief
Le relief du cercle est accidenté à cause de l’existence des derniers contreforts des monts
et le PLAN de parrainage qui apporte une subvention financière et souvent matérielle (mèche verre
mandingues. Il est composé de plaines, quelques plateaux et de la colline dont le versant sud
brûleur réfrigérateur). Il faut signaler une diminution remarquable de la subvention financière du
présente un dénivellement qui favorise le drainage des eaux de pluies vers le lit du fleuve Niger. Le
PLAN de parrainage d’année en année. Durant toute l’année 2006, le plan n’a apporté aucun soutien
sol est argilo sablonneux, laissant apparaître souvent des clairières. Les alluvions laissées par les
pour le PEV
marigots torrentiels rendent le sol très riche et propice à l’agriculture. Situé dans la zone pré
4.1.10. Données démographiques
guinéenne, le cercle a une pluviométrie qui varie entre 800 et 1200 mm de pluie par an.
L’ethnie majoritaire est le Malinké mais on trouve un peu de toutes les ethnies du Mali. La
4.1.4. Climat
Le climat est de type soudanais et comprend deux saisons : une saison sèche de novembre à avril et
une saison pluvieuse de mai à octobre. Les vents dominants sont : l’harmattan et la mousson. La
végétation très dense est dominée par les hautes herbes et des grands arbres. C’est le domaine de la
population est estimée à 93098 habitants en 2006 avec un taux annuel d’accroissement de 2,25% et
une densité moyenne de 18 habitants au km2. La répartition de la population par tranche d’âge est
la suivante :
savane. Tout au long des cours d’eau on remarque l’existence des galeries forestières
4.1.5.
Voies et moyens de communication
Le cercle de Kangaba est traversé par deux grands axes routiers. La route nationale N°5 qui va de
Bamako à Kourémalé en passant par les communes de Naréna et de Benkady.
La route régionale qui va de Bamako à Djoulafoundo en passant par les communes de Minidian, de
Kaniogo et de Nouga. Les communes de Maramandougou et de Séléfougou situées sur la rive droite
du Niger sont reliées à Bamako par un autre axe routier passant par Sélingué. Une autre route partant
de la route nationale N°5 à Komanakouta désenclave la commune de Balan-bakama. Toutes ces
routes sont latéritiques et sont difficilement praticables en saison de pluies. Il existe des pistes
rurales qui relient les différents villages et sont souvent impraticables pendant la saison des pluies.
Le cercle dispose d’un réseau téléphonique et les « Réseau Aérien de Communication : R A C » au
niveau de l’administration de l’agriculture et de 8 CSCOM.
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Etude des causes des pertes en vaccins en 2006 et leur impact sur l’efficience du PEV dans le district sanitaire de Kangaba
Etude des causes des pertes en vaccins en 2006 et leur impact sur l’efficience du PEV dans le district sanitaire de Kangaba
Tableau I : Répartition de la population du district sanitaire de Kangaba par tranche d’age en
2006
4.1.11.1.
Personnel
Au niveau du CSRéf
Cible
Proportion
Tableau III : Situation du personnel du CSRéf de Kangaba en 2006
Nombre
Femmes enceintes
5%
4655
Femmes en âge de procréer
22%
20482
Nombre
Qualification
Sources de financement
Requis
Existant
Etat
Collectivités
Ressources propres
Enfants de moins de 12 mois
4%
3724
Médecins
4
3
2
0
0
Enfants de 1 à 4 ans
14%
13034
Sage femme
4
2
2
0
0
Enfants de 5 à 14 ans
28%
26067
Infirmiers diplômés d'Etat
4
2
2
0
0
Techniciens de laboratoire
2
2
2
0
0
Comptable Gestionnaire
1
1
1
0
0
Secrétaire
1
1
0
0
1
15 à 19 ans
9%
8379
15 à 24 ans
17%
15827
20 à 24 ans
8%
7448
25 à 49 ans
25%
23274
Gardien
1
1
0
0
1
50 à 59 ans
5%
4655
Manœuvre
1
1
0
0
1
60 ans et plus
6%
5586
Gérant D V
1
1
0
0
1
Personnes handicapées
10%
9310
Matrone
3
3
0
0
3
Personnes vivant avec le VIH
3.5%
3258
Chauffeur
3
3
3
0
0
Total
24
20
12
0
7
Population totale
100 %
93 098
Sources « DNSI »
4.1.11. Situation sanitaire :
Tableau IV : Situation du Personnel au niveau des CSCOM du district de Kangaba en 2006
Le district sanitaire de Kangaba compte 11 aires de santé dont 9 fonctionnelles et un centre de santé
de 1ère référence.
Aires de santé
Tableau II. : Carte sanitaire du district de Kangaba en 2006
N°
Aires de Santé
Populations
Médecin
I.D.E.
INF. 1er Cycle
Matrone
Aide soignant
Kéniégoué
0
0
1
1
1
Naréna
0
1
1
1
1
Karan
1
0
0
1
1
1
Kéniégoué
9421
Kéniéba
0
0
1
2
1
2
Naréna
11568
Tombola
0
2
0
2
1
3
Karan
6889
Figuira Tomo
0
0
1
1
1
4
Kéniéba
9345
Salamalé
0
0
1
1
1
5
Tombola
10312
Kangaba Central
0
1
0
1
1
6
Figuira Tomo
9746
Séléfougou
0
0
1
1
1
7
Salamalé
7458
Balan- Massala
0
1
0
1
0
8
Kangaba central
Total
1
5
6
12
9
9
Séléfougou
6821
10
Balamassala
6042
NB : Les matrones et les aides soignants sont payés par L’ASACO au niveau des CSCOM les
2993
infirmiers sont payés sur les Fonds PPTE sauf à Karan où le chef de poste est payé par l’ASACO.
11
Manicoura
16165
Les aides soignants ne font que la vaccination en temps normal
Source « PDSC 2002-2006»
15
16
Etude des causes des pertes en vaccins en 2006 et leur impact sur l’efficience du PEV dans le district sanitaire de Kangaba
Etude des causes des pertes en vaccins en 2006 et leur impact sur l’efficience du PEV dans le district sanitaire de Kangaba
4.2.3 Echantillonnage :
4.1.11.2.
Situation du P E V
Nous avons réalisé un échantillonnage exhaustif portant sur l’ensemble des CSCOM fonctionnels
Les 9 aires de santé fonctionnelles mènent des activités de vaccination en centre fixe (1 fois par
semaine dans le village site du centre de santé communautaire) et en stratégie avancée (1 fois par
qui sont au nombre de 9 ;
Les registres de vaccination, les supports mensuels de vaccination, les cahiers et fiches de
Tout le personnel impliqué (au nombre de 32) dans la vaccination a été soumis à un
mois et par village). Les aires de santé non fonctionnelles sont couvertes par les stratégies mobiles
menées par l’équipe cadre du cercle.
Toutes les aires fonctionnelles disposent d’une chaîne de froid performante et des motos pour mener
les activités en stratégie avancée.
questionnaire pour apprécier le degré et les raisons des pertes.
4.2.4 Collecte des données :
Le CSRéf dispose de deux véhicules hi lux en état passable. Et de deux moto (en mauvais état) pour
le P E V.
Cette collecte a été faite à l’aide d’une fiche de collecte (voir annexe 1) dont le remplissage a
combiné l’interviews et l’exploitation des données existantes.
4.1.11.3. Surveillance épidémiologique
La collecte des données a été assurée par une équipe de deux personnes. Cette équipe a reçu avant le
Les maladies à potentiel épidémique sont : la méningite, la rougeole, la fièvre jaune, le cholera et le
tétanos néo- natal. La situation épidémiologique dans le cercle est restée calme durant l’année 2006.
Pour
gestion ;
la surveillance épidémiologique, chaque CSCOM dispose d’un RAC avec lequel il
communique la situation épidémiologique chaque jour même les zéro cas. Au niveau du CSREF il y
a un chargé du système d’information Sanitaire qui assure la collecte et l’analyse des données de
surveillance. Le CSRéf communique également la situation chaque jour par téléphone et/ou par RAC
à la Direction Régionale de Koulikoro et envoie mensuellement un rapport de surveillance
épidémiologique.
données dans le souci de standardiser les informations.
L’équipe a été appuyée dans toutes les formations sanitaires par le responsable du bureau local PEV.
En pratique, la collecte des données a suivi le schéma suivant :
- Visite initiale de la formation sanitaire pour récupérer les informations disponibles ; il s’agi des
rapports mensuels (plus rarement les cahiers / fiches de gestion des vaccins) qui sont les seuls
documents généralement disponibles à ce niveau. Ensuite, une interview des agents de santé a été
faite (stratégies mises en œuvre, causes des pertes, personnel impliqué dans la vaccination, statut par
La surveillance épidémiologique et la surveillance des MAPI occupent une place de proue dans les
activités de l’équipe cadre du district ; elles sont faites
départ des indications écrites sur le support de collecte des données et la façon de collecter les
sur la base des définitions des cas
standardisées.
rapport à la formation, connaissance et respect de la directive OMS sur les flacons entamés);
- Visite du dépôt du district où les documents complémentaires (bons de commande émis par les
formations sanitaires, registres de gestion du Bureau local PEV du district, etc.) ont été collectés afin
de remplir les informations quantitatives.
4.2.
Méthodes :
Une revue documentaire portant sur le sujet nous a permis de faire le point sur les données existantes
4.2.1 Type et période d’étude :
sur le sujet.
Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive. Cette étude est basée sur l’exploitation des données
disponibles sur la gestion des vaccins pour la période de l’année 2006 dans des formations sanitaires
réalisant la vaccination et sur les connaissances et le profil des agents chargés d’administrer ces
antigènes.
4.2.2 Population d’étude :
La formation sanitaire est l’unité secondaire d’étude, le district sanitaire est l’unité primaire d’étude ;
les antigènes du PEV ont constitué la population d’étude. Dans chaque formation sanitaire,
l’utilisation de tous les antigènes du PEV de routine durant la période 2006 au niveau des zones
incluses dans l’étude a été examinée. Il s’agit du BCG, du VPO, du DTC, du vaccin contre la
rougeole (VAR), du vaccin antiamaril (VAA) et du vaccin antitétanique (VAT).
17
18
Etude des causes des pertes en vaccins en 2006 et leur impact sur l’efficience du PEV dans le district sanitaire de Kangaba
Etude des causes des pertes en vaccins en 2006 et leur impact sur l’efficience du PEV dans le district sanitaire de Kangaba
4.2.4.1Cadre logique :
Objectifs
Indicateurs
Définition de l’indicateur
Informations à collecter
Spécifiques
Sources de
Outil de
l’information
Perte liée à la gestion Tous flacons non ouverts définitivement -flacons périmés
Supports
par antigène
gestion PEV
sortis/ sur flacons sortis
-PCV virée
a). Variables
d’enquête
Quantité d’antigènes utilisée par mois (Quantité d’antigènes administrée + Quantité
-total flacons sortis
antigène dans le
Perte
district de Kangaba
vaccinal par antigène
liée
à
l’acte (doses utilisées – doses administrées) / doses
utilisées
- nombre de doses administrées
par antigène
Rapports de
Fiche
vaccination
d’enquête
- nombre de flacons utilisés
des vaccinateurs
- nombre de doses par antigènes
Déterminer les
-
Doses inutilisées (gaspillage)
causes des pertes
mauvaise gestion des la - date de péremption dépassée
Nombre de doses commandées mensuel
CDF, sur stockage de - PCV virée
par mois
vaccination
vaccins
Doses utilisées hors cible
Fiches
Doses non valides
inventaires
évitables : - façons détériorés
- commande de vaccins inadaptée
- causes non évitables : - flacons de vaccins à reconstituer ouverts
politique hors cible
Evaluer l’impact
-
des pertes en vaccin
sur l’efficience du
-
-nombre de séance de vaccination/ semaine
et par mois; Nombre de femmes en âge de procréer vaccinées par mois);
Rapport
Fiche
de d’enquête
Coût estimatif des pertes par antigène
Coût estimatif des pertes totales
Fiches de stock
Plan de viabilité Fiche
par antigènes
financière
des doses perdues
PEV au niveau du
pertes
district de Kangaba
vaccins
Taux de perte par antigène;
Quantité d’antigènes restante en fin de mois.
coût des pertes Coût d’une dose d’antigène X par le nombre Coût unitaire
coût total des
d’antigènes perdus);
Quantité d’antigènes administrée par mois (Nombre d’enfants vaccinés par antigène
Perte liée à la qualité
causes
quantitatives
Quantité d’antigènes commandée par mois;
Quantité d’antigènes reçue par mois;
-étiquettes perdus
de perte par
Variables de l’étude :
collecte
de Fiche
-flacons cassés
Déterminer les taux
4.3.
d’enquête
Doses perdues par antigène
b). Variables qualitatives
Causes de perte de vaccins,
en Somme des pertes par antigène
Qualification des agents vaccinateurs,
19
Statut des vaccinateurs sur le plan de la formation (connaissances et pratique de la
nouvelle politique OMS des flacons entamés).
4.4.
Structures enquêtées
L’enquête a concerné les formations sanitaires du premier niveau de la pyramide sanitaire du
district à savoir les 9 CSCOM réalisant la vaccination et le CSREF.
4.5.
Technique et mesure des variables :
Quantité utilisée = (stock de début de période + entrées) – (stock de fin de période)
Quantité administrée = dose vaccinale / antigène x nombre de sujets vaccinés
Taux de perte =
Quantité utilisée – Quantité administrée
x 100
Quantité utilisée
Coût estimatif par antigène = quantité d’antigène perdue (exprimée en nombre de flacons)
x coût unitaire du flacon.
Coût estimatif des pertes totales = Somme des coûts estimatifs par antigène.
4.6.
Traitement et Analyse des données
A près la collecte et le dépouillement manuel, les données ont été analysées sur EXCEL,
et
le traitement de texte au logiciel Microsoft Word.
20
Etude des causes des pertes en vaccins en 2006 et leur impact sur l’efficience du PEV dans le district sanitaire de Kangaba
Etude des causes des pertes en vaccins en 2006 et leur impact sur l’efficience du PEV dans le district sanitaire de Kangaba
V- Résultats :
Tableau VII : Taux de perte en VPO par centre de santé en 2006
Les résultats sont présentés conformément aux objectifs spécifiques :
5.1. Analyse quantitative
Aire de santé
5.1.1 Taux de perte en vaccins par antigène et par formation sanitaire :
Tableau V : Taux de perte en BCG par centre de santé en 2006
Aire de santé
Doses utilisées
Doses administrées
Perte
Tombola
540
403
25%
Kéniegoué
580
485
16%
Salamalé
320
284
11%
Central
880
757
14%
Narena
520
470
10%
Karan
520
347
33%
Kénieba
580
383
34%
Séléfougou
440
286
35%
Figuira Tomo
360
331
8%
CSREF
460
367
20%
Cercle
5 200
4 113
21%
Doses utilisées
Doses administrées
Perte
Tombola
1570
1372
13%
Kéniegoué
1710
1625
5%
Salamalé
870
767
12
Central
2930
2422
17%
Narena
1680
1613
4%
Karan
1360
1234
9%
Kénieba
1190
1011
15%
Séléfougou
990
742
24%
Figuira Tomo
330
318
4%
CSREF
630
406
35,5%
Cercle
13 260
11 510
13%
Le centre de santé de référence a la perte en VPO la plus élevée avec 35,5%%, suivi de
Séléfougou avec 24% ;
Tableau VIII : Taux de perte en Hep B par centre de santé en 2006
Les pertes en BCG sont très élevées dans les CSCOM de Séléfougou, Kénieba et de Karan
avec respectivement des pertes de 35%, 34% et 33%
Aire de santé
Tableau VI : Taux de perte en DTC par centre de santé en 2006
Aire de santé
Doses utilisées
Doses administrées
Perte
Doses utilisées
Doses administrées
Perte
Tombola
1200
1103
8%
1550
1473
5%
750
675
10%
Tombola
1200
1103
8%
Kéniegoué
Kéniegoué
1510
1455
4%
Salamalé
Salamalé
750
675
10%
Central
2390
2091
13%
1320
1306
1%
929
8%
Central
2390
2091
13%
Narena
Narena
1320
1291
2%
Karan
1010
Karan
1050
961
8%
Kénieba
1110
996
10%
700
630
12%
370
345
7%
Kénieba
1120
996
11%
Séléfougou
Séléfougou
700
630
12%
Figuira Tomo
Figuira Tomo
370
345
7%
CSREF
400
391
2%
Cercle
10 800
9939
8%
CSREF
430
393
9%
Cercle
10 840
9 940
8%
Les pertes élevées en DTC ont été observées dans les centres de santé de Kangaba Central
Le centre de santé de Kangaba Central, enregistre le plus grand nombre en perte de
avec 13%, de Séléfougou avec 12% et de Kénieba avec 11%
l’Hépatite B soit 13% suivi de Séléfougou avec 12%.
21
22
Etude des causes des pertes en vaccins en 2006 et leur impact sur l’efficience du PEV dans le district sanitaire de Kangaba
Etude des causes des pertes en vaccins en 2006 et leur impact sur l’efficience du PEV dans le district sanitaire de Kangaba
Tableau IX : Taux de perte en VAR par centre de santé en 2006
Tableau XI : Taux de perte en VAT par centre de santé en 2006
Aire de santé
Doses utilisées
Doses administrées
Perte
Aire de santé
Tombola
330
269
12%
Tombola
Kéniegoué
620
577
7%
Kéniegoué
Salamalé
280
255
9%
Salamalé
Central
530
506
5%
Narena
410
352
14
Karan
370
313
Doses utilisées
Doses administrées
Perte
930
858
8%
1180
1073
9%
910
842
7%
Central
1260
1040
17%
Narena
950
890
6%
15%
Karan
650
556
14%
Kénieba
320
232
28%
Kénieba
910
770
15%
Séléfougou
220
163
27%
Séléfougou
640
563
12%
Figuira Tomo
130
119
8
Figuira Tomo
220
193
11%
CSREF
190
106
13,2%
CSREF
330
283
14,2%
Cercle
3 400
2 892
14%
Cercle
7 980
7 068
12
Les taux de perte sont élevés à Kénieba, et à Séléfougou avec respectivement des pertes
Les taux de perte en VAT sont élevés à Kangaba Central et a Kénieba avec respectivement
28% et de 27%
17% et 15%
Tableau X : Taux de perte en VAA par centre de santé en 2006
Tableau XII : Comparatif des taux de perte en Centre fixe , en Stratégie avancé et en
Aire de santé
Tombola
Doses utilisées
Doses administrées
Perte
320
280
13%
Kéniegoué
620
577
7%
Salamalé
280
255
9%
Central
560
506
10%
Narena
410
352
14%
Karan
370
309
16%
Kénieba
300
232
27%
Séléfougou
230
163
29%
Figuira Tomo
130
116
11%
CSREF
180
167
7%
Cercle
3 400
2 957
13%
Equipe mobile dans le Cercle de Kangaba en 2006
Antigènes
Taux de perte
Taux de perte en
en centre fixe
stratégie avancée
Equipe Mobile
BCG
25%
65%
20%
DTC
15%
78%
7%
VPO
17%
47%
36%
Hep B
15%
83%
2%
VAR
16%
71%
13%
VAT
16%
70%
14%
VAA
20%
73%
7%
Les taux de perte sont élevés en stratégie avancée pour tous les antigènes.
Les taux de pertes sont en VAA élevées dans le CSCOM de Séléfougou soit 29%, suivi
du CSCOM de Kénieba soit 27%
23
24
Etude des causes des pertes en vaccins en 2006 et leur impact sur l’efficience du PEV dans le district sanitaire de Kangaba
Etude des causes des pertes en vaccins en 2006 et leur impact sur l’efficience du PEV dans le district sanitaire de Kangaba
5.1.2 Causes des pertes en vaccins :
Tableau XIII : Répartition des agents enquêtés par structure sanitaire en 2006 dans le district
Tableau XV : Répartition des agents impliqués dans la vaccination en 2006 à Kangaba selon
la formation reçue en PEV
de Kangaba
Aires de santé
Aires de santé
Nombre d’agents
Agent formé
Total
Oui
Non
Tombola
4
Tombola
2
2
4
Kéniegoué
3
Kéniegoué
2
1
3
Salamalé
3
Salamalé
2
1
3
Central
3
Central
1
2
3
Narena
4
Narena
3
1
4
Karan
3
Karan
2
1
3
Kénieba
3
Kénieba
1
2
3
Séléfougou
3
Séléfougou
2
1
3
Figuira Tomo
3
Figuira Tomo
1
2
3
CSREF
3*
CSREF
3
0
3
Total
32
Total
19
13
32
*Les agents du CSREF vaccinent en équipe mobile
Le nombre total de personnes enquêtées est égal à 32 avec une moyenne de 3 agents par
Tableau XVI : Répartition des agents impliqués dans la vaccination selon la formation reçue
formation sanitaire.
en PEV à Kangaba en 2006
Agents
Nombre
Pourcentage
Tableau XIV : Répartition des agents impliqués dans la vaccination à Kangaba en 2006 selon
Formés
19
59,3%
leur profil professionnel
Non formés
13
40,7%
Total
32
100%
Statut
Nombre
Pourcentage
Médecin
1
3,1
Infirmier d’Etat
6
18,7
Il ressort que 40,7% des agents impliqués dans la vaccination n’ont reçu une formation en
Infirmier du 1er cycle
5
15,6
PEV en 2006
Matrone
10
31,3
Agent Vaccinateur
10
31,3
Total
32
100
Dans les rapports, aucune perte en vaccin n’était liée : ni à la congélation des vaccins,
ni à la péremption des vaccins, ni à la contamination des vaccins.
Par contre la rupture de la chaîne de froids a été rencontrée dans deux CSCOM :
Séléfougou (pour utilisation de pétrole de mauvaise qualité) et Karan (pour arrêt du
réfrigérateur).
Dans le personnel impliqué dans la vaccination 62,6% sont des agents non diplômés(Agents
vaccinateurs et Matrones).
I’insuffisance dans la connaissance de la politique des flacons entamés (PFE) est une
des causes car seuls 34% des agents vaccinateurs ont une connaissance de cette
politique.
25
26
Etude des causes des pertes en vaccins en 2006 et leur impact sur l’efficience du PEV dans le district sanitaire de Kangaba
Etude des causes des pertes en vaccins en 2006 et leur impact sur l’efficience du PEV dans le district sanitaire de Kangaba
5.1.4 Impact des pertes en vaccins sur l’efficience du programme élargi de vaccination de Kangaba en 2006 :
5.1.3 Coûts des pertes en vaccins :
Tableau XVII : Coûts des doses perdues par antigène de 2006 à Kangaba
Antigènes
Doses
Doses
Doses
utilisées administrées perdues
Tableau XVIII : Coûts des écarts entre les pertes en vaccins en 2006 à Kangaba et les taux de perte admis par le niveau national
Prix d’Achat d’une
dose de vaccin en $ US
Coûts perdus
en $ US
Coûts perdus
en F CFA
BCG
5200
4113
1087
0,096
104,352
73046,4
VPO
13260
11510
1750
0,152
266
186200
DTC
10840
9940
850
0,21
178,5
124950
Hep B
10800
9939
861
0,2
172,2
120540
VAR
3400
2892
508
0,18
91,44
64008
VAA
3370
2957
413
0,82
338,66
237062
VAT
7980
7068
912
0,075
68,4
47880
Antigènes
Doses
perdues
BCG
VPO
DTC
Hep B
VAR
VAA
VAT
TOTAL
1087
1750
850
861
508
413
912
Taux de
perte
admis par
le niveau
national
25%
30%
25%
25%
25%
25%
25%
Taux de
perte à
Kangaba
20%
13%
8%
8%
13%
13%
14%
Ecart en
taux de
perte
5%
17%
17%
17%
12%
12%
11%
Ecart des
pertes en
doses
271,75
2288,4615
1806,25
1829,625
468,92308
381,23077
716,57143
Coût
unitaire
d’une dose
en $ US
0,096
0,152
0,21
0,2
0,18
0,82
0,075
Coûts écart Coûts
en $ US
écarts en
CFA
26,09
347,85
379,31
365,93
84,41
312,61
53 ,74
1569,93
18261,60
243492,31
265518,75
256147,50
59084,31
218826,46
37620,00
1098950,93
La réduction des taux de perte de vaccin en 2006 a permis de réaliser un bénéfice de 1098950,93 F CFA par rapport aux taux de perte admis par
le niveau national
TOTAL
1219,552
853 686,4
1$ US=700 F CFA
Le coût des pertes s’élève à 1219,552 $ US soit 853 686, 4 F CFA dans le cercle de Kangaba
en 2006
27
28
Etude des causes des pertes en vaccins en 2006 et leur impact sur l’efficience du PEV dans le district sanitaire de Kangaba
Etude des causes des pertes en vaccins en 2006 et leur impact sur l’efficience du PEV dans le district sanitaire de
Kangaba
Tableau XIX : Coûts des écarts entre les pertes en vaccins en 2006 à Kangaba et les taux de perte admis par l’OMS
Antigènes
BCG
VPO
DTC
Hep B
VAR
VAA
VAT
TOTAL
Doses
perdues
1087
1750
850
861
508
413
912
Taux de
perte
admis par
l’OMS
50%
25%
25%
25%
25%
25%
25%
Taux de
perte à
Kangaba
Ecart en
taux de
perte
Ecart des
pertes en
doses
Coût
unitaire
d’une dose
Coûts écart
en $ US
Coûts
écarts en
CFA
20%
13%
8%
8%
13%
13%
14%
30%
12%
17%
17%
12%
12%
11%
1630,5
1615,3846
1806,25
1829,625
468,92308
381,23077
716,57143
0,096
0,152
0,21
0,2
0,18
0,82
0,075
156,53
245,54
379,31
365,93
84,41
312,61
53,74
109569,60
171876,92
265518,75
256147,50
59084,31
218826,46
37620,00
1 598,06
1 118 643,54
Tableau XX : Coûts des écarts entre les pertes en vaccins en 2006 à Kangaba et les taux de
perte admis par le plan de viabilité
Antigènes
BCG
VPO
DTC
Hep B
VAR
VAA
VAT
TOTAL
La réduction des taux de perte de vaccin en 2006 a permis de réaliser un bénéfice de 1 118 643,54 F CFA par rapport aux taux de perte admis par
l’OMS.
Doses
perdues
Taux de
perte à
Kangaba
1087
1750
850
861
508
413
912
21%
13%
8%
8%
13%
13%
14%
Taux Ecart Ecart
Coût
de
en
des
unitaire
perte taux pertes d’une
admis
de
en
dose
par le perte doses
PVF
10%
11%
544
0,096
10%
3%
1346
0,152
10%
0%
1063
0,21
10%
0%
1076
0,2
10%
3%
391
0,18
10%
3%
318
0,82
10%
4%
651
0,075
Coûts
écart en
$ US
Coûts
écarts en
CFA
52,176
204,615
223,125
215,250
70,338
260,508
48,857
1074,870
36523,20
143230,77
156187,50
150675,00
49236,92
182355,38
34200,00
752408,78
Le coût des pertes selon le Plan de Viabilité Financière (PVF) s’élève à 752408,78 F CFA. Ce
montant peut augmenter la couverture de 9% sans une autre source de financement.
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Etude des causes des pertes en vaccins en 2006 et leur impact sur l’efficience du PEV dans le district sanitaire de
Kangaba
Etude des causes des pertes en vaccins en 2006 et leur impact sur l’efficience du PEV dans le district sanitaire de
Kangaba
VI- Commentaires et discussions :
district sanitaire de Kadiolo, qui a trouvé que les taux de perte en vaccin sont plus élevés en
centre fixe qu’en stratégie avancée avec pour le BCG de 84%. (10)
6.1. Les taux de perte en vaccins :
De cette étude, les taux de perte enregistrés sont : 21% pour le BCG ; 13% pour le VPO, le
VAR, le VAA, 8% pour le DTC, l’Hépatite B, et 14% pour le VAT. Ces taux de pertes sont
largement en dessous des pertes admises par l’OMS et par le niveau National, cependant
hormis le DTC et l’Hep B, les pertes de tous les autres antigènes sont au dessus des normes
admises dans le PVF du Mali 10% pour tous les antigènes.
Le CSCOM de Séléfougou a été identifié comme étant la formation sanitaire au niveau de
laquelle les pertes sont plus élevés par exemple : VAA 29%, VAR 27%, VPO 24% et BCG
35%. Ce état de fait est du a la rupture fréquente de la CDF pour la qualité du pétrole utilisé et
Les taux de pertes sont élevés pour tous les antigènes en stratégies avancées. Par contre les
taux de pertes les plus élevés en équipe mobile sont : VPO 36%, BCG 20%, et VAT 14%.
6.2. Causes des pertes
Le personnel impliqué dans les activités de vaccination dans le district sanitaire de Kangaba,
sont au nombre de 32 avec une moyenne de 3 agents par formation sanitaire. Parmi ces
agents, 62,6% ne sont pas diplômés, composés essentiellement de matrones et d’agents
vaccinateurs.
Parmi les agents impliqués dans les activités de vaccination 40,2% n’ont pas reçu de
l’inaccessibilité de cette zone durant les trois mois de l’hivernage.
formation en PEV. Cela influe négativement sur la bonne gestion des vaccins, car ces agents
sont responsabilisés dans toutes les activités de vaccination dans les formations sanitaires.
Les taux de pertes en vaccins du district sont inférieurs à ceux des études faites au Mali :
o en 1999 le ministère de la santé a trouvé les résultats suivants : BCG 48%, DTC 10%,
leur péremption.
VAR 30%, VPO 21%, VAT 21% (12) ;
o
à Diema en 2002, au Sénégal, en Mauritanie, et au Burkina Faso, les taux de pertes
retrouvés sont supérieurs à ceux enregistrés dans le district sanitaire de Kangaba en
Pour Diéma : BCG : 63%, VPO : 47%, DTC : 43%, VAR : 69%, VAA : 77%,
Pour le Mali en 1998: BCG : 48%, VPO : 21%, DTC : 16%, VAR : 30%,
Pour le Sénégal : BCG : 54%, VPO : 32%, DTC : 30,5%, VAR : 50,8%,
VAA 58%, VAT : 21%.
-
Pour la Mauritanie : BCG : 34,4%, VPO : 19,88%, DTC : 25,29%, VAR :
46,43%, VAT : 43,29%.
-
En effet certaines études ont trouvé la rupture de la chaîne de froid comme cause des taux de
sanitaire de Macina au Mali.(6)
De la même manière, l’arrêt de la chaîne de froid de plus de 15 jours a été la cause des taux de
VAT : 23%.
-
en vaccins dans les deux formations sanitaires à savoir Séléfougou et Kénieba où les taux de
pertes en vaccins comme l’étude sur les taux de pertes en vaccin en 2003 dans le district
Hep B : 60%, VAT : 55%.
-
Par contre, la rupture de la chaîne de froid est l’une des principales causes des taux de pertes
pertes en vaccins sont plus élevés.
2006 à savoir :
-
Dans les rapports, aucune perte en vaccin n’était liée : ni à la congélation des vaccins, ni à
pertes élevés en vaccins dans toutes les formations sanitaires dans 38% des cas lors de
l’études par GUITTEYE A.M (13) sur le contrat de performance au Mali en 2002.
L’insuffisance dans la connaissance de la politique des flacons entamés (PFE) est une des
causes car seuls 34% des agents vaccinateurs ont une connaissance de cette politique.
Pour au Burkina Fasso : BCG : 73,13%, VPO : 31,75%, DTC : 41,09%,
6.3. Les coûts des pertes en vaccins :
VAR : 72,38%, VAA : 78,89%, VAT : 48,44%
Le coût des pertes s’élève à 853 686,4 FCFA soit 1219,55 $ US dans le district sanitaire de
Kangaba en 2006.
La réduction des taux de perte de vaccin en 2006 a permis par rapport aux taux de perte
Les taux de pertes en vaccins, sont plus élevés en stratégies avancées qu’en centre fixe et en
admis par le niveau national, par l’OMS, de réaliser respectivement un bénéfice de 1 098
équipe mobile. Les taux enregistrés en stratégie avancée sont de : 65% en BCG, 83% en Hep
950,93 FCFA et 1 118 643,54 FCFA.
B, 78% en DTC, 73% en VAA, contrairement à l’étude menée par TEME S en 2004 dans le
31
32
Etude des causes des pertes en vaccins en 2006 et leur impact sur l’efficience du PEV dans le district sanitaire de
Kangaba
Etude des causes des pertes en vaccins en 2006 et leur impact sur l’efficience du PEV dans le district sanitaire de
Kangaba
6.4. L’impact des pertes sur l’efficience du PEV de Kangaba
VII- Conclusions :
Beaucoup d’études ont montré qu’en réduisant les taux de pertes, on peut améliorer l’impact
sur l’efficience du programme élargi de vaccination. Ainsi, l’étude de MAIGA A (5) sur
l’évaluation des taux de pertes en vaccin dans le cercle de Diéma, a montré qu’en réduisant
les pertes, on peut augmenter la couverture vaccinale des enfants de 0- 11 mois de 20% à 33%
de 2002 à 2004.
Cette étude nous a permis de déterminer les taux de perte suivants : BCG 20%, VPO, VAR, et
VAA 13%, VAT 14%. Ces taux sont inférieurs aux normes admises par l’OMS ainsi qu’aux
taux admis par le Mali. Cependant certains sont plus élevés que les normes définies dans le
plan de viabilité nationale. Les taux de perte sont plus élevés en stratégie avancée qu’en
centre fixe et en équipe mobile pour tous les antigènes.
L’étude de TEME S. dans le district sanitaire de Kadiolo (10), a noté que la valeur des écarts
des pertes du district par rapport aux taux définis dans le plan de viabilité du PEV national a
été l’équivalent pour assurer la vaccination complète de 200 enfants.
Dans certaines formations sanitaires, les taux de pertes sont très élevés à savoir : les
formations sanitaires de Séléfougou et de Kénieba
Les causes des pertes des vaccins sont essentiellement :
Dans notre étude, les pertes sont inférieures à ceux admis par l’OMS et le bénéfice obtenu par
La rupture des chaînes de froid
rapport à ces normes est de 1 118 643,54 FCFA ce qui témoigne que le PEV de Kangaba a
Insuffisance de formation
été plus efficient. Par contre si nous prenons les normes du PVF du Mali, l’écart des pertes
Insuffisance dans la connaissance de la PFE
nous permet d’économiser la somme de 752 408,78 FCFA. Ce montant peut augmenter la
Non motivation des agents impliqués dans la vaccination et relais
couverture de 9% sans une autre source de financement.
communautaires.
Le coût des pertes en vaccins en 2006 dans le district de Kangaba s’élève à 1219,552 $ US
soit 853 686, 4 F CFA
La réduction des taux de perte a occasionné un bénéfice de 1 098 950 FCFA par rapport aux
taux de perte admis par le niveau national.
De la même manière, la réduction des taux de pertes en vaccin a enregistré un bénéfice de
1118643,54 FCFA par rapport aux taux admis par l’OMS.
Selon le plan de viabilité financière, les taux de perte retrouvés en 2006, occasionnent un
manque à gagner de 752 408,78FCFA pouvant augmenter de 9% la couverture vaccinale sans
autres ressources supplémentaires.
Il ressort dans l’étude que la majeure partie du personnel impliqué dans les activités de
vaccination n’est pas diplômé et une grande partie exécute les activités de vaccination sans
avoir été au préalable formés en PEV.
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Etude des causes des pertes en vaccins en 2006 et leur impact sur l’efficience du PEV dans le district sanitaire de
Kangaba
Etude des causes des pertes en vaccins en 2006 et leur impact sur l’efficience du PEV dans le district sanitaire de
Kangaba
VIII -Recommandations :
IX. Références
Pour réduire les taux de perte et rendre plus efficient le PEV dans le district sanitaire de
1. DACKO G : Etude de l’évolution de l’efficience du programme élargi de vaccination
Kangaba, un certain nombre de recommandations s’imposent :
de routine dans le district sanitaire de Nara de 2003- 2005, Mali ; MRO ; promotion
Au niveau Ministère de la santé
-
D’assurer le plan de carrière des agents des centres de santé communautaire pour
éviter l’instabilité du personnel.
-
De former le personnel responsable de la gestion des vaccins
-
Mettre en place un système de renouvellement de la chaîne de froid.
EPIVAC 2005-2006
2. SISSIKO K : Financement communautaire du PEV. Expérience du district sanitaire
de Kangaba au Mali en 2004 ; MRO EPIVAC ; 2005
3. MOHAMED.O. S .M : Etude du taux de perte en vaccins en 2003 et en 2004 dans le
Aux Associations de Santés Communautaire :
Moughataa de Ouad Maga et son impact sur l’efficience du PEV de routine ; MRO
-
renforcer leur participation au financement des activités de vaccination.
EPIVAC ; 2005
-
Elaborer le budget en tenant compte de l’amortissement du moyen de transport et de la
chaîne de froid
Mali ; MRO ; promotion EPIVAC 2002-2003
-
Mise en place d’un plan de renouvellement de la moto et de la chaîne de froid.
-
Rendre disponible le carburant de bonne qualité et en quantité suffisante pour le
6. TRAORE C.A.T. : Etude sur les taux de perte de vaccins de novembre 2002 à juin
Aux partenaires financiers (Plan Mali):
2003.dans le district sanitaire de Macina au Mali
Doter les relais communautaires de moyen de transport
-
Assurer la formation des agents impliqués dans les activités de vaccination
-
Former les relais communautaires dans le cadre de la mobilisation sociale.
7. DIALLO. N. A : Etude sur la gestion des vaccins dans le district sanitaire de
Tombouctou ; MRO ; EPIVAC 2005-2006
8. N’ DIAYE.H.M : Etude sur la gestion des vaccins dans le district sanitaire de Ségou
Aux relais communautaires :
-
Tenir des engagements avec les ASACO et les faire respectés.
-
Procéder au recensement de la population
-
Participer à la recherche active de la cible du PEV lors des séances de vaccination.
5. MAIGA. A : Evaluation des taux de perte en vaccins dans le cercle de Diema en 2002.
Impact sur l’efficience du PEV ; MRO ; promotion EPIVAC 2002-2003
fonctionnement de la chaîne de froid.
-
4. KOITA. M : Evaluation de la gestion des vaccins dans le cercle de Banamba au
de Janvier à juin 2005 ; MRO EPIVAC 2005
9. TRAORE. A. M. D : Evaluation de la gestion des déchets en CIII de Bamako en
2003 ; MRO ; promotion EPIVAC 2002-2003
10. TEME. S : Etude sur la gestion des vaccins dans le district sanitaire de Kadoilo de
janvier à juin 2004 ; MRO ; promotion EPIVAC 2003-2004
11. COULIBALY.M : Analyse des coûts du programme élargi de vaccination en 2003
dans le district sanitaire de Sikasso ; MRO EPIVAC 2004
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Etude des causes des pertes en vaccins en 2006 et leur impact sur l’efficience du PEV dans le district sanitaire de
Kangaba
Etude des causes des pertes en vaccins en 2006 et leur impact sur l’efficience du PEV dans le district sanitaire de Kangaba
X. ANNEXES
12. MSP/DNS/CNI. : Etude sur les taux de perte de vaccin au Mali. Bamako. Ministère
Annexe I : FICHE DE COLLECTE DES DONNEES
de la santé 1999
DISTRICT SANITAIRE:
PERIODE
CONSIDEREE
13. GUITTEYE. Alpha. Mahamadou. RESADE Sarl : Etude sur le contrat de
Libellé
performance au Mali. ARIVA Info N°9 de Janvier à Juin 2002, page 4-9
BCG
14. M.S. : Plan de viabilité financière. Programme Elargi de Vaccination, 2003-
DTCP
2010.Mali-Bamaako, MS novembre 2002
FORMATION SANITAIRE :
Quantité
en début
de période
Quantité
Planifiée
Quantité
Reçue
Quantité
Utilisée
Nombre
d'enfants
vaccinés
Solde
Taux de perte
CF:
SA:
EM:
CF:
SA:
EM
CF:
SA:
EM
CF:
SA:
EM
CF:
SA:
EM
CF:
SA:
EM
CF:
SA:
EM
VAR
VAA
HB
VPO
VAT
CF=Centre Fixe
Nombre de Stratégie mise
femmes en âge
en œuvre
de procréer
vaccinées
SA=Stratégie Avancée
EM=Equipe Mobile
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Etude des causes des pertes en vaccins en 2006 et leur impact sur l’efficience du PEV dans le district sanitaire de
Kangaba
FICHE DE COLLECTE DES DONNEES (SUITE)
Causes des pertes - Quantités perdues:
.Conservation (congélation)……………doses
.Conservation (rupture chaîne de froid)……………doses
.Péremption……………..doses
.
Contamination des flacons……………..doses
.Défaillances techniques des vaccinateurs…………..doses
Type de défaillance…………………………………………
Autres (préciser)…………………………………………….doses
Connaissances de la directive sur la nouvelle politique OMS/PEV sur les vaccins reconstitués
(politique des flacons entamés)*
Oui
Respect de la directive de l'OMS*
-
Non
Oui
Non
Personnes administrant les vaccins*
Infirmier (ière) d’état
Formé (e)
Non formé (e)
Recyclé (e)
Sage-femme
Recyclé (e)
Formé (e)
Non formé (e)
er
Infirmier (ière) 1 cycle
Formé (e)
Non formé (e)
Recyclé (e)
Agent vaccinateur
Formé (e)
Non formé (e)
Recyclé (e)
Accoucheuse Auxiliaire
Formée
Non formée
Recyclée
Matrône
Formée
Non formée
Recyclée
Manœuvre
Formé
Non formé
Recyclé
Autre (préciser la fonction et le statut par rapport à la formation) Formé (e) Non formé (e)
Recyclé (e)
*Cocher la bonne réponse
Personne interviewée……………………
Date de l’interview………………………
39