C - Phnom Penh Accueil
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J A N - AV R 2015 N°43 Bulletin de PPA-Nº43 -1 N°43 Rédaction © Béatrice Quéven Les membres du bureau de Phnom Penh Accueil et les collaborateurs au numéro 43 : Christine Bouvard, Jacqueline Deubel, Vincent Deubel, Olivier Jeandel, Henri Locard, Carole Marnet, Mariko Poimboeuf, Béatrice de Roquefeuil, Lou Ruffi, Arnaud Tarantola. Crédits photos Christine Bouvard, Thérèse Heilig, Henri Locard, Carole Marnet, Chantal Peschoux, Béatrice Quéven, Béatrice de Roquefeuil, Arnaud Tarantola. Publicité et partenariats Jacqueline Deubel, Carole Marnet, Francisco Sanabia. Conception et impression Freelance : [email protected] Numéro diffusé à 1 000 exemplaires. En couverture : Bon Om Touk. Célébration du retournement des eaux du Tonlé Sap. Phnom Penh Accueil Association destinée à aider votre installation au Cambodge et à créer des liens d’échange, de convivialité, d’ouverture et de découverte entre plusieurs cultures. N’hésitez pas à nous rejoindre ! Contact [email protected] www.phnom-penh-accueil.org Bulletin de PPA-Nº43 -1 SOMMAIRE 03 Édito 05 Accueil et services PPA 06 Activités PPA 07 Histoire Pourquoi les Khmers Rouges par Henri Locard 10 Carnet de voyage Du Cambodge au Laos au fil du Mékong 16 Album photo 18 C’est de saison 21 Découverte 24 Culture Le Tonlé Sap La rage La réflexologie plantaire 28 Chronique littéraire par Olivier Jeandel 30 Zoom Phnom Penh se met à l’heure japonaise 32 Zoom Thnot, le palmier à sucre 35 Cuisine Recettes 37 Quoi de neuf ? 38 Coups de pouce 2- Bulletin de PPA-Nº43 É L ors de l’année écoulée, Phnom Penh Accueil a organisé des visites qui nous ont fait découvrir des artisans comme l’ébéniste Louis Sebban, les ateliers de Couleurs d’Asie et de Kashaya, les incroyables objets de Water Lyli et les délicieux chocolats du Shop. Nous remercions Jean-Claude et Srey Sor pour le chaleureux accueil qu’ils nous ont réservé lors du café rencontre, et pour les précieuses informations sur l’aromathérapie. N’oublions pas l’excellent moment passé avec Chea Socheat de l’EFEO, qui nous a dévoilé les secrets du Wat Phnom et de quelques trésors environnants avec passion. Nous remercions également Anne Lemaistre qui a donné un accent particulièrement dynamique à la fabuleuse histoire des statues de Koh Ker restituées au Cambodge. Les cours de cuisine de Francisco, Claudia et Sorey nous ont fait voyager et ont initié nos gourmandes papilles à de nouvelles saveurs. Les effluves de rhum de la distillerie Samaï ont délicieusement chatouillé nos narines. La boucle s’est refermée avec Micheline qui nous a emmenés en pays Funan, royaume du Ve siècle, né de l’union du brahmane Kaundinya et de Soma, princesse khmère. Après l’effort, le réconfort ! Nous nous sommes régalés à décortiquer les belles demoiselles du Mékong à Takeo. Et cette nouvelle année, fidèle aux précédentes, est prometteuse en événements. Janvier démarre sur les chapeaux de roue. À l’instar du Tonlé Sap, qui lors du retournement revient sur son passage et fertilise les terres, dito Phnom Penh Accueil renoue avec les traditions d’antan riches de nouvelles expériences. Après une longue pause « garage », les tuk tuk sont de nouveau sur la ligne pour le départ imminent du rallye, dépoussiéré et ravivé entre les mains de Micheline et de Marie-Reine. Le temps de défroisser jupettes et pantalons, nous nous retrouverons le 14 février avec Thérèse et Nomya, qui seront nos maîtres de danse pour nous déhancher sur la piste de l’hôtel La Maison du Gouverneur et pour éliminer les rondeurs dues aux galettes des rois suivies de peu des délicieuses crêpes de la Chandeleur, dont nous nous serons délectés le 7 février. En mars, l’Institut français accueillera les premiers de la classe pour une nouvelle édition de La dictée de Phnom Penh Accueil qui, par le passé, eut un réel succès. D’autres visites culturelles et sorties de loisir sont en préparation mais je n’en dirai pas plus ! Je vous invite à visiter le site www.phnompenhaccueil.org qui lui aussi, a reçu un bain de Jouvence. Une nouvelle rubrique intitulée « les Khmèrveilles du Barang » est ouverte à toute personne voulant partager ses improbables expériences en pays khmer. Je ne saurais conclure cet éditorial sans souhaiter à chacun les traditionnels vœux de bonheur, santé et prospérité pour 2015, et remercier chaleureusement les fidèles annonceurs sans qui ce bulletin n’existerait pas. Christine Bouvard Bulletin de PPA-Nº43 -3 A ccueil et services PPA Le bureau de PPA et Geneviève, présidente de PPA LES PERMANENCES HEBDOMADAIRES AU K-WEST Hôtel Amanjaya, n°1 rue 154, sur le quai Sisowath. Les permanences sont assurées par les membres du bureau de PPA, elles ont lieu chaque vendredi matin de 9 heures à 11 h 30. Dans ce cadre convivial, nous sommes là pour répondre à vos questions sur nos activités de la semaine, sur l’association PPA, sur la vie à Phnom Penh et au Cambodge ou tout simplement pour se rencontrer, bavarder autour d’un café et partager nos expériences. LES ANNONCES DE PPA PPA a mis en place un groupe de discussion et un service gratuit qui permettent à tous ses membres d’envoyer et de recevoir des annonces. Inscription en suivant ce lien : http://fr.groups.yahoo.com/ group/phnompenhaccueil/ 4- Bulletin de PPA-Nº43 Bulletin de PPA-Nº43 -5 A H ctivités PPA Nos activités vous permettent de passer un bon moment ensemble. Toutes les activités de la semaine sont annoncées dans Le Petit mot de PPA que vous trouverez à la page d’accueil du site ou directement dans votre boîte mail en vous inscrivant à la newsletter. AQUAGYM Tous les jeudis à 8h30 à la piscine de l’hôtel Kabiki (22 rue 264). Contact : Christine 077 291 427 RENCONTRES CULTURELLES Chaque trimestre (infos sur le site de PPA). Contact : Béatrice 078 612 024 BIBLIOTHÈQUE TOURNANTE Échange de livres toutes les trois semaines, le vendredi de 14h à 16h. Contact : Delphine 077 333 967 TAROT Une fois par mois, en général le jeudi soir (toutes les infos sur notre site). Contact : Christine 077 291 427 Consultez le site de PPA : www.phnom-penh-accueil.org BRIDGE En partenariat avec le WIG, le lundi à 13h30 et le mercredi à 9h au Central Mansion (1A et 1B rue 102). Contact : Marie-Jo 077 526 138 CAFÉ-RENCONTRE Un mardi par mois de 9h à 11h30. Contact : Béatrice 078 612 024 GYM Chaque mercredi et vendredi de 8h30 à 9h30 au Gasolina (56/58 rue 57). Contact : Séverine 012 760 323 MAH-JONG Le jeudi de 14h à 16h à la Gasolina (56/58 rue 57). Contacts : Catherine 077 496 574 et Srey 012 801 949 6- Bulletin de PPA-Nº43 ADHÉRER À PPA Pour devenir membre de PPA, il suffit de remplir le bulletin d’adhésion fourni par l’association lors d’une permanence du vendredi matin au KWest, régler la cotisation et joindre une photo d’identité. Votre carte de membre PPA vous sera remise immédiatement. La cotisation annuelle de 25 $ vous donne accès aux ateliers et sorties. Sur présentation de votre carte de membre, les différents partenaires de l’association (commerces, restaurants, services...) vous feront profiter de remises sur leurs prestations. istoire POURQUOI LES KHMERS ROUGES par Henri Locard Henri Locard est l’auteur de plusieurs ouvrages sur le régime des Khmers rouges et notamment Pourquoi les Khmers rouges paru aux éditions Vendémiaires en 2013. Chercheur, il est spécialiste du Cambodge contemporain. Ancien maître de conférences à l’Université Lumière Lyon 2, il vit depuis plusieurs années à Phnom Penh d’où il coordonne un programme de recherches sur les centres d’internement des Khmers rouges. Il est le correspondant de plusieurs médias occidentaux aux procès des anciens dirigeants khmers rouges et revient sur cette question pour le Bulletin de Phnom Penh Accueil. À la suite de la publication du premier verdict du procès de Nuon Chea et Khieu Samphan, le 7 août 2014, le journal Le Monde faisait paraître un éditorial en une dans lequel il déplorait que les bombardements américains ne figurent pas en bonne place dans le jugement des Chambres extraordinaires auprès des Tribunaux cambodgiens (CETC) à Phnom Penh. Sur le même sujet, un article de l’historien David Chandler dans le journal The Phnom Penh Post daté du 9 septembre 2014, contestait l’affirmation récente de Henry Kissinger (90 ans) sur une radio américaine, affirma- tion selon laquelle les bombardements massifs sur le Cambodge à la fin des années 1960 et au début des années 1970 avaient fait moins de victimes civiles qu’aujourd’hui les avions furtifs de Barack Obama en Afghanistan, au Pakistan, en Somalie et au Yémen, et maintenant encore en Irak ou en Syrie. Il est vrai que, si des chiffres extravagants allant de 150 000 à un million ont été cités pour évaluer le nombre des victimes des bombardements américains au Cambodge de 1962 à 1973, en réalité, les victimes ne se sont comptées qu’en plusieurs dizaines de milBulletin de PPA-Nº43 -7 H liers : autour de 40 000, civils et militaires selon Marek Sliwinski dans son livre Le Génocide Khmer Rouge de 1995, le seul auteur qui ait tenté de faire une évaluation scientifique de cette tragédie. Ce qui est certainement encore beaucoup trop et constitue des crimes de guerre en cas de victimes civiles, crimes qu’on ose appeler sous l’affreux vocable de « dégâts collatéraux ». D’après The Phnom Penh Post, Barack Obama est certainement loin de ce triste record et on ne peut estimer les victimes innocentes de ses bombardements qu’à quelques milliers, au plus. Tout cela pour expliquer qu’il n’y aurait guère eu lieu de traduire les États-Unis en tant qu’État devant les CETC. Sans compter que l’accord entre le Cambodge et l’ONU prévoit clairement que ce sont des individus et non pas des États qui doivent rendre compte de leurs 8- H istoire Bulletin de PPA-Nº43 actes devant les juges. Si ces bombardements massifs contribuèrent sans nul doute à créer une atmosphère apocalyptique où la violence était reine et la vie un fétu de paille, ils ne furent pas un facteur déterminant dans l’arrivée au pouvoir de l’Angkar, l’organisation révolutionnaire, en ce fatidique 17 avril 1975. Dans le même article du Phnom Penh Post du 9 septembre 2014, David Chandler souligne que la principale conséquence de ces bombardements, en dehors des « dégâts collatéraux », a été de retarder cette prise de pouvoir violente par les révolutionnaires khmers rouges, laquelle « aurait eu lieu beaucoup plus tôt et le Vietnam du Sud aurait eu un pays communiste sur son flanc ouest ». Non, les grands absents du tribunal ne sont ni les États-Unis, ni même la France, formatrice de bien des intellectuels khmers rouges, mais le Vietnam communiste d’abord et surtout la Chine de Mao quand les Pol Pot et Nuon Chea installèrent leur pouvoir totalitaire. Je ferais sans doute mienne la réflexion du chercheur Steve Heder qui dit que les CETC ont actuellement tort de placer trop clairement toute la responsabili- té de ces crimes indicibles sur les épaules de Nuon Chea, l’alter ego ou la face cachée de Pol Pot. La réalité est plus complexe. C’est ce que j’ai voulu expliquer en rédigeant mon livre Pourquoi les Khmers rouges. Les ingrédients indispensables à jeter dans le chaudron du brouet empoisonné des Khmers rouges furent : - Ho Chi Minh et son Parti communiste indochinois, matrice du Parti communiste du Kampuchea (PCK) qui s’émancipa graduellement du « Grand Frère » vietnamien entre 1966 et 1973, quand Pol Pot et ses confrères comprirent qu’ils n’étaient que les marionnettes de leurs aînés révolutionnaires de l’Est ; - Mao, avec ses politiques les plus extrémistes du Grand Bond en avant (1959-1962) et de sa suite istoire logique et inexorable de sa Révolution censément « culturelle » (1966-1976) ; et enfin, mais seulement enfin, - un quarteron de leaders politiques khmers (avec l’aide de leur ancien roi Sihanouk et de la culture khmère) déterminés, quoi qu’il en coûte, à exercer un pouvoir totalitaire sur leurs compatriotes au nom de l’arrivée quasi immédiate d’un bonheur paradisiaque qui serait l’envie de l’humanité entière Un procès qui ne regarde que ce quarteron, et exclut a fortiori les deux autres éléments fondamentaux, est biaisé et conduit à faire dire dans le magazine Le Nouvel Observateur du 7 août 2014, à une Élisabeth Simonneau-Fort, ancienne avocate internationale des parties civiles, qu’aucune clé de compréhension n’était apparue : « Tout ça n’a aucun sens ». Il faut tout de même se demander si l’ensemble de la population citadine du pays aurait abandonné ses foyers le 17 avril 1975 si elle avait été confrontée à des adolescents porteurs de bâtons, au lieu des sinistres kalachnikovs (ou AK 47), dons de la Chine de Mao ? Henri Locard Phnom Penh, septembre 2014. Bulletin de PPA-Nº43 -9 C C arnet de voyage arnet de voyage DU CAMBODGE AU LAOS par Béatrice de Roquefeuil Dans tous les villages qui bordent le Mékong, au moment des mythiques couchers du soleil sur le fleuve, quelques buffles accompagnent toute une population qui prend son bain au sein des reflets dorés en barbotant, s’éclaboussant, en hurlant de rire. Ce spectacle d’une beauté à couper le souffle fut souvent contemplé en sirotant une noix de coco assis sur les sièges en plastique de petits restaurants installés en bordure du fleuve, notamment à Kratie ou sur les îles du sud du Laos. PHNOM PENH - KRATIE Dès Phnom Penh, la Toyota Camry a longé le cours d’eau brunâtre sur une route boueuse, défoncée par plusieurs inondations, les ponts ayant été emportés. La voiture réussit donc héroïquement à éviter des milliers de nids-de-poule, des centaines de motos zigzaguant, d’autobus cahotant, de camions incontrôlés, de grosses Lexus méprisantes, des dizaines de personnes surgissant de nulle part, des zébus, des buffles, des chiens, des troupeaux de chèvres, les uns et les autres s’arrêtant au milieu de la route quand ils ne s’y allongeaient pas carrément. D Après s’être éloigné du fleuve puis l’avoir retrouvé, traversé plusieurs villages en bois posés 10 - Bulletin de PPA-Nº43 sur les berges cultivées, ce fut l’arrêt bienvenu à Kratie, au Bungalow, une grande case traditionnelle sur pilotis pleine de charme avec meubles et tableaux de l’époque indochinoise, propriété du rédacteur français du Petit Futé Cambodge, Pierre-Yves Clay. Au moment du coucher du soleil le ballet des dauphins de l’Irrawady est un spectacle superbe que l’on admire en remontant le Mékong (de mai à octobre). Au delà de Kratie, progressant vers la frontière laotienne, la région se désertifie. Le manioc blanc grignote la voie sur les bascôtés de laquelle il est méticuleusement répandu pour son séchage. D’immenses feux incontrôlés allumés par les paysans pour défricher, consument toutes les forêts du nord du Cambodge, une vraie désolation car jusqu’au Laos la route longe ces immenses espaces noircis. Le Ratanakiri était l’un des joyaux du Cambodge, aujourd’hui, malgré les coupes dans la forêt, des tribus survivent encore dans ce qui reste de ces espaces après une déforestation massive LE SUD-LAOS, TEMPLE DE VAT PHOU Après la ville cambodgienne de Stung Treng, la frontière se situe dans une sorte de désert poussié- reux où il fait une chaleur écrasante. Un garde cambodgien très profondément enfoncé dans son hamac est sorti de sa léthargie pour récupérer quelques dollars et laisser passer la voiture. Dans de petits baraquements, quelques billets verts supplémentaires ont permis d’avoir un tampon et la barrière s’est levée (les visas ont été fait à PP mais il est possible de les prendre sur place). Côté Laos, pensant que la frontière était genre frontière suisse avec plein de banques pour le change, en passant d’une cahute Bulletin de PPA-Nº43 - 11 C en paille à une cahute en tôle ondulée, il a fallu se débrouiller sans kips (la monnaie du Laos), avec les billets verts et des tas de gestes car personne ne parlait autre chose que le laotien. À vrai dire tous les hommes en uniforme jouaient ou regardaient la partie de pétanque en cours ! Après avoir attendu qu’une boule très près du cochonnet soit tirée correctement, les passeports fu-rent tamponnés et tout s’est arrangé avec de grands sourires. Au loin quelques travaux annonçaient un futur poste-frontière. Offerte par le frère chinois, la grandroute qui traverse le Laos n’a pas un seul nid de poule : enfin une route « normale » sur 100 km, avec quand même quelques bêtes dessus. Ce fut parfait jusqu’à la piste rouge empruntée pour aller en direction du plateau des Boloven. Secoué comme dans une barque par gros temps, aveuglé par une poussière opaque qui recouvrait en épaisses couches siennes, arbustes, prairies et tous les véhicules croisés, notre fier véhicule a fini par atteindre le Kingfisher Ecolodge, complètement perdu près d’un village aux maisons traditionnelles très élégantes. Les cases de l’hôtel longent une immense étendue 12 - C arnet de voyage Bulletin de PPA-Nº43 de savane bourrée d’animaux dont des éléphants, des buffles, des vaches, sur lesquels se posent gracieusement des milliers d’aigrettes blanches. Dans ce lieu merveilleux réputé pour son calme, cette nuit-là, la fête de l’année du village voisin assourdissait la campagne des stridences de la musique laotienne mise jusqu’à saturation des baffles. En écho, mugissements, barrissements et cloches d’animaux surexcités improvisèrent un concert inimitable ! Après avoir regagné les berges du Mékong, la voiture fut abandonnée pour une petite barque oblongue typique du pays. Puis un antique tuk tuk a pris la direction du superbe temple de Vat Phou, un bijou dominant la vallée du Mékong, inscrit au Patrimoine de l’Unesco. Ce lieu de culte plus ancien que celui d’Angkor aurait été fondé à l’époque du royaume de Chen La (Ve ou VIe siècle), histoire relatée dans un petit musée niché près des bassins. Une foule de Laotiens vient ici en pèlerinage car c’est un endroit sacré. le temple ancré dans la montagne, découvrant ses rites anciens et ses délicates sculptures. La vue est éblouissante et, au-delà des deux baraï étincelants, le Mékong s’étale en majesté. LES 4 000 ÎLES À Champassak après le repas au-dessus du fleuve, puis un autre navire pointu pris pour récupérer la Camry et repartir vers le sud, un nouveau bac est emprunté vers l’île de Don Khong. La voiture cette fois-là est posée sur des planches arrimées à trois bateaux tout rouillés trans- arnet de voyage formés en trimaran, pour aller vers une jolie bâtisse tenue par un Laotien répondant au prénom de Philippe et qui gérait auparavant l’hôtel Sofitel de Roissy. Le Senesothxuen Hôtel est installé devant la multitude d’îlots qui saupoudrent le paysage fluvial. Ensuite il était prévu, bien sûr, de s’arrêter devant les célèbres chutes de Pha Pheng au Laos, non loin de la frontière cambodgienne. À l’aller, un panneau bleu avait été repéré marqué « Pha Pheng » : Après avoir suivi une très belle allée bordée de boutons de lotus en pierre, grimpé des marches bien raides entre deux haies odorantes de frangipaniers, on aborde Bulletin de PPA-Nº43 - 13 C C arnet de voyage fin la découverte du fleuve transformé en plusieurs cataractes qui dégringolent de partout et se rejoignent dans un gouffre. Absolument magnifique… Mais pour se rendre aux « Niagara du Mékong », il fallait simplement tourner au troisième panneau bleu sur la grand-route, garer la voiture devant le complexe touristique que les Chinois viennent de construire et voilà c’était là ! Il est aussi possible de s’y rendre en prenant une pirogue à partir de l’île de Don Khone… Côté Cambodge, près de Stung Treng, le Mékong se transforme à nouveau en de superbes cascades. on y va, cahotant dans les nidsde-poule, mais pas de chutes. Retour sur la route et deuxième panneau bleu marqué « waterfalls » : on y va, toujours dans les nids-de-poule, débouchant sur un village très sale plein de bateaux traditionnels prêts à vous embarquer. On y va, et seuls avec un barreur dans une étroite esquisse, ce fut une splendide descente du cours d’eau pendant une demi-heure, béats d’admiration devant la beauté des milliers d’îles qui parsèment le fleuve sur lequel se reflètent dans des camaïeux de vert, co14 - Bulletin de PPA-Nº43 cotiers, bananiers, petits jardins bien cultivés. À l’arrivée au village dont les pilotis dominent les canots colorés et effilés au repos, une ravissante Laotienne en sarong vermillon se baignait avec sa brosse à dents. Pour atteindre les chutes, il faut encore prendre un vélo. On y va, sur une route très calme bordée de rizières d’un vert cru, passant auprès d’une locomotive à vapeur de l’époque des Français car ces derniers avaient installé un train pour relier certaines îles. Après une petite marche, c’est en- arnet de voyage Villa plein de charme et très calme appartenant lui aussi au rédacteur du Petit Futé, le grand repos est assuré. Pour terminer ce périple, sur la route du retour vers Phnom Penh, à Kompong Cham, l’arrêt au site du Vat Nokor s’impose car au sein de très belles ruines angkoriennes, un temple moderne tout doré y fut imbriqué merveilleusement. Il est aussi possible de faire cette balade en bus jusqu’au Laos. Il faut juste avoir tout son temps… KRATIE - KOMPONG CHAM De retour à Kratie, le dernier bac part avant la nuit pour aller en face sur l’île de Koh Trong. À l’arrivée deux femmes très costaudes vous empoignent et vous scotchent derrière elles sur leur moto après avoir casé sacs et valises entre leurs jambes. C’est donc cramponné aux matrones que vous remontez à pleine vitesse une dune de sable extrêmement raide sur laquelle des planches étroites en bambou ont été installées car le Mékong est au plus bas : quelle performance ! Dans l’hôtel Rajabori Bulletin de PPA-Nº43 - 15 A A lbum Photo Visite des ateliers du bois Louis Sebban Les mardis latino s à Gasolina t à The Shop Atelier chocola 16 - Bulletin de PPA-Nº43 Nº43 lbum Photo Découv chez SÂ erte de l’arom MATA athérap ie Sortie à Takeo latinos à Les mardis a lin Gaso Sortie à Takeo keo KWest nce au atin e n a Perm endredi m le v Sortie à Ta Sortie à Take o Café Rencontre à Distillery SAMAI Bulletin de PPA-Nº43 - 17 Le ess statues ra acontées de Koh Ker au Musée par Anne Lemaistre national at e au W eat guidé Visite Chea Soch avec Phnom C C ’est de saison ’est de saison LE TONLÉ SAP par Lou Ruffi Parce que c’est de saison et parce que c’est un sujet à consonance géographique ultra intéressant, suivons ensemble les méandres du Tonlé Sap. Plus grand lac d’eau douce d’Asie du Sud-Est, le Tonlé Sap est unique au monde en raison de son système hydrologique. Il a notamment la particularité de voir son cours s’inverser à deux reprises au cours de l’année. L e Tonlé Sap, signifiant en khmer « la grande rivière d’eau douce », est à la fois un lac et une rivière. Véritable organe 18 - Bulletin de PPA-Nº43 vital du Cambodge, son régime d’écoulement s’inverse au fil des saisons. Les Cambodgiens ne font pas la différence entre le lac proprement dit et la rivière puisque la limite entre les deux reste le plus souvent floue voir fluctuante et donc impossible à déterminer. D’un point de vue écologique il s’agit d’un écosystème de première importance reconnu en tant que « réserve biosphère » par l’UNESCO depuis 1997. Ce lac est vivant, il se remplit et se vide au gré des moussons. La rivière Tonlé Sap relie le lac au Mékong après un voyage d’une centaine de kilomètres au travers des rizières et de la campagne cambodgienne. La confluence du fleuve Mékong et de la rivière Tonlé Sap est observable a deux pas du centre ville de Phnom Penh. Chaque année, à la saison des pluies (entre juillet et novembre), le Mékong en crue, atteignant un niveau supérieur à celui du lac, force le courant de la rivière Tonlé Sap à s’inverser pour aller remplir le lac en amont. Cela fait penser au bon vieux système des vases communicants. Le cours d’eau remonte alors vers les terres au lieu de continuer en toute logique vers la mer. Étonnant, n’est-ce pas ?!? Justement les fameux villages flottants des pécheurs se déplacent en suivant Bulletin de PPA-Nº43 - 19 C D ’est de saison écouverte partir de mi-novembre le Tonlé Sap déverse dans le Mékong les réserves accumulées pendant la saison des pluies. Le cours de l’eau s’inverse donc à nouveau on appelle ce phénomène « le retournement des eaux ». LA RAGE, UNE MALADIE MORTELLE À NE PAS NÉGLIGER AU CAMBODGE par Vincent Deubel et Arnaud Tarantola les mouvements de la rivière et des poissons y habitant. Durant la saison des pluies, le lac peut atteindre cinq fois sa taille initiale, ce qui explique qu’à plusieurs centaines de mètres du lac, on retrouve encore des maisons sur pilotis. Les habitations traditionnelles à proximité du Tonlé Sap ont été adaptées pour suivre le mouvement de la nature. Imaginez-vous de l’eau au pas de votre porte en été, et un gouffre en hiver ! Cependant le spectacle le plus curieux reste encore celui des plantes d’eau douce qui suivent le cours de la rivière. Lorsque vous êtes en proie aux doutes concernant le sens d’écoulement du Tonlé Sap, ces plantes sont un indicateur infaillible. En ce moment ces petites bottes végétales se dirigent vers le fleuve Mékong au même titre d’ailleurs que l’eau de la rivière. En effet, avec la saison sèche qui arrive à 20 - Bulletin de PPA-Nº43 En définitive, c’est à ce moment là que se déroule Bon Om Touk, « la fête de l’eau », en l’honneur de l’eau et plus généralement de la nature qui apporte prospérité. Et puisque qu’une image vaut mieux que de longs discours voici quelques photographies faites « maison » du Festival de l’eau 2014 entre courses de pirogues, illuminations, promenades en famille et feux d’artifices ! Décrite dans des textes sumériens, la rage est connue depuis la Haute Antiquité. Depuis lors, son traitement curatif n’a fait aucun progrès : depuis 4 500 ans, elle reste la maladie la plus létale pour l’homme puisqu’une fois déclarée elle entraîne le décès dans 100 % des cas dans l’Ancien Monde. Sa prévention passe donc par la vaccination avant morsure ou après morsure mais avant que ne « prenne » l’infection. Cette maladie est présente au Cambodge. L e virus de la rage (genre Lyssavirus) présent dans la salive d’animaux (chien, chats ou autres mammifères domestiques ou sauvages) est transmis à un individu par morsure dans l’immense majorité des cas, mais également par griffure ou léchage au niveau de lésions de la peau ou de muqueuses. Tous ceux qui sont mordus ne contractent pas la rage ; mais tous ceux qui contractent la rage meurent. Lorsque l’infection « prend », le virus rabique introduit dans l’organisme s’y multiplie au niveau de la blessure et pénètre dans les terminaisons nerveuses pour rejoindre les neurones du cerveau qui régulent en particulier l’activité cardiaque ou la respiration. Après quelques jours à quelques mois d’incubation (selon la localisation et la sévérité de la morsure ; mais de l’ordre de 3 à 5 semaines dans la majorité des cas), l’individu atteint développe une encéphalite (infection du cerveau). Dans les cas de « rage furieuse » (80 % des cas chez l’homme) la phase symptomatique débute souvent par une difficulté à avaler et des troubles neuropsychiatriques variés, notamment l’anxiété et l’agitation. L’hydrophobie est souvent présente, due à la perturbation du réflexe de déglutition. Une fois la maladie déclarée, l’évolution se fait vers le coma Bulletin de PPA-Nº43 - 21 D D et la mort souvent par arrêt respiratoire en quelques jours. Lors d’une suspicion d’infection par tout animal non vacciné, inconnu ou présentant des symptômes anormaux, la prophylaxie postexposition doit être démarrée le plus rapidement possible, au mieux dans les 24-48 heures. Il commence par un traitement non spécifique des plaies : nettoyage à l’eau et au savon, antibiothérapie, prophylaxie antitétanique. Il est suivi d’un protocole préventif spécifique, très bien toléré, qui comprend la vaccination, parfois associée à une sérothérapie antirabique dans le cas de morsure sévère, à la face ou aux extrémités des membres. Cette prévention vaccinale appliquée dès les premiers jours suivant l’exposition doit être effectuée le plus rapidement possible après exposition, avant l’apparition des premiers symptômes qui signe une évolution inexorablement fatale. La rage est à l’origine de plus de 55 000 décès annuels dans le monde, le plus souvent suite à une infection transmise par un chien enragé. Chaque année, environ 17 millions de personnes reçoivent un traitement après l’exposition à des animaux inconnus ou chez lesquels on soupçonne la rage. L’Asie paie 22 - Bulletin de PPA-Nº43 écouverte un lourd tribut avec un nombre estimé par l’OMS de 31 000 décès par an. Au Cambodge, une étude menée à l’Institut Pasteur indiquait un nombre rapporté de morts de rage par le Ministère de la Santé de 63 cas entre 1998 et 2007, alors que le modèle prédictif calculé estimait à 810 le nombre de cas mortels en 2007, soit une incidence de 5.8/100 000 individus. Ces valeurs excèdent celles du nombre de morts de paludisme ou de dengue dans ce pays. tirabiques sera administrée dès la première injection de vaccin, afin de conférer une protection par anticorps pendant que le corps produit ses propres anticorps en réponse au vaccin. L’enregistrement des données épidémiologiques liées à chaque individu permet de mener des recherches complémentaires sur le virus de la rage et la maladie au Cambodge pour instruire la réponse au Cambodge et audelà. L’Unité de Virologie, Centre de Référence de la Rage à l’Institut Pasteur du Cambodge (dirigée par le Dr Philippe Dussard) assure le diagnostic de virus dans les cerveaux d’animaux. Plus de 400 échantillons sont testés par an dont environ 50% sont positifs pour le virus rabique. Le Centre de traitement antirabique de l’Institut (dirigé par le Dr Arnaud Tarantola) assure plus de 20 000 consultations et traitement antirabique par an. Il consiste en quatre injections intradermiques ou intramusculaires réparties sur quatre semaines (0, 3, 7, 28) de virus préparé sur culture cellulaire, purifié et inactivé. En cas de morsure à risque jugé plus élevé, une injection d’immunoglobulines an- © Photo A. Tarantola, Institut Pasteur du cambodge, 2011. écouverte Enfant de 2 ans mordu sévèrement à la face par un chien confirmé enragé et traité avec succès par le vaccin et les immunoglobulines antirabiques. En conclusion, la rage doit être prise très au sérieux en Asie et en Asie du sud-est. Au Cambodge, pays enzootique pour la rage, le nombre de chiens excède 5 millions (un pour 3 habitants) et la couverture vaccinale antirabique des animaux domestiques est encore trop rare. Apprenons à ne pas s’approcher d’un chien inconnu, ne pas le regarder en face, ne pas l’agresser, ne pas laisser les enfants toucher un animal inconnu. Les centres de traitement post-exposition sont peu nombreux au Cambodge (Phnom Penh, Siem Reap, Sihanoukville). Il est alors prudent pour tout individu se rendant dans des zones rurales reculées du pays d’envisager une prévention vaccinale antirabique avant de courir le risque d’être mordu, constituée de trois injections intramusculaires ou intradermales délivrées à J1, J7 et J28, et un rappel après un an. De cette façon, une personne vaccinée préventivement n’aura que deux injections de vaccin de rappel à réaliser sans avoir à chercher en urgence un centre capable de délivrer une injection d’immunoglobulines antirabiques. Le Groupe de Prévention de la Rage de l’Institut Pasteur du Cambodge dispose d’une page Facebook où des informations relatives à la prévention peuvent être consultées (www.facebook. com/rpg.at.ipc). Bulletin de PPA-Nº43 - 23 C C ulture LA RÉFLEXOLOGIE PLANTAIRE par Christine Bouvard La réflexologie plantaire est une thérapie manuelle non conventionnelle qui, par pressions particulières (pressionrotation, reptation, lissage, foulage…) sur un point précis du pied, stimule un organe ou la partie du corps correspondant. Cette thérapie est fondée sur le principe qu’il existe sur les pieds des zones, appelées zones réflexes, qui correspondent à toutes les parties du corps. La réflexologie identifie soixante points réflexes dans chaque pied, eux-mêmes reliés à 7 200 terminaisons nerveuses. C haque partie du corps humain est représentée à un endroit déterminé de la plante du pied, ainsi chaque système (digestif, respiratoire, hormo- 24 - Bulletin de PPA-Nº43 nal, urinaire…) correspond à une zone ou point sur le pied. On retrouve sous le pied une projection miniature de tout le corps. Un toucher spécifique sur ces zones réflexes permet ainsi de localiser les tensions et les dysfonctionnements de l’organisme afin de les éliminer et rétablir l’équilibre du corps à travers la circulation des fluides et des énergies L’objectif de la réflexologie est d’aider à maintenir ou rétablir l’équilibre du corps appelé homéostasie. COMMENT FONCTIONNE LA RÉFLEXOLOGIE ? Deux explications sont possibles pour comprendre son fonctionnement : - Une explication neurophysiologique, selon laquelle la réflexologie plantaire agit par voie réflexe, c’est-à-dire que la stimulation agit à distance sur différents organes. Une pression exercée sur un point du pied envoie un stimulus qui déclenche une action réflexe : L’information voyage ulture grâce au système nerveux jusqu’au cerveau, ce dernier renvoie le message à la moelle épinière qui le fait suivre au niveau de l’organe correspondant, à la zone stimulée, provoquant des modifications physiologiques. - Et une explication énergétique, selon laquelle la réflexologie plantaire agit par déblocage d’une énergie vitale qui s’écoule dans des canaux ou méridiens et dont la libre circulation permet le maintien de l’équilibre de l’organisme. C’est le principe de l’acupuncture. QUELLES SONT LES ORIGINES DE CETTE THÉRAPIE ? La réflexologie plantaire est mentionnée dans divers documents d’anciennes civilisations. En Chine, on a retrouvé un texte traitant de massage réflexe qui date de 2 700 ans avant J.-C., en Égypte, un pictogramme datant Bulletin de PPA-Nº43 - 25 C C ulture de 2 300 avant J.-C., illustrant le tombeau d’un médecin représentant deux thérapeutes pratiquant un massage des pieds et des mains et en Inde, une peinture hindoue représentant les pieds de Bouddha avec les symboles de son corps qui date du XVIIIe siècle. Enfin, selon certains, les Incas, civilisation vieille de plus de 14 000 ans, auraient transmis une forme de thérapie des zones réflexes aux Indiens d’Amérique du Nord. assistante de Riley, reprend ces travaux. Elle vérifie chaque zone du pied et en établit une cartographie. Elle est considérée comme la mère de la réflexologie plantaire d’aujourd’hui. Ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle que quelques médecins s’intéresseront de plus près à ce qui est devenu la base de la réflexologie moderne. Le Dr Fitzgerald, chef d’un service d’O.R.L, s’inspire de la médecine traditionnelle des tribus indiennes et constate qu’une pression exercée sur les doigts produit un effet anesthésiant sur la main, le bras, la mâchoire, le nez, etc. Il lui vient alors l’idée de diviser le corps de haut en bas en dix zones longitudinales ; selon cette théorie, les parties du corps se trouvant au sein d’une même zone sont reliées les unes aux autres par un flux d’énergie qui circule à l’intérieur de cette zone et peuvent donc s’influencer. Ce qui expliquerait qu’en stimulant un point réflexe de la plante du pied on peut agir par action réflexe sur un organe ou partie du corps. Il fondera ainsi la thérapie des zones. COMMENT SE DÉROULE UNE SÉANCE DE RÉFLEXOLOGIE ? La prise de contact, avec le patient, se fait par un modelage relaxant, le praticien poursuit par le dépistage des points ou zones sensibles. Ces endroits sensibles sont signes de déséquilibre et seront stimulés par pression. Notons que l’ensemble du pied sera stimulé dans sa totalité. Le docteur Joseph Riley affina la technique et réalisa les premiers schémas détaillés. Enfin, c’est en 1930 qu’Eunice Ingham, 26 - Bulletin de PPA-Nº43 ulture La séance se termine de nouveau par un modelage relaxant, cette phase permet de finir sur une note de détente et de bienêtre. Cabinet Medical Français Dr. Michel SEBBAN Médecine Générale de famille Adultes et Enfants Spécialisé en Gynécologie Obstétrique Traitement contre la douleur Acupuncture Dr. Isabelle de GAUDEMAR Oto-Rhino-Laryngologie Chirurgie de la face et du cou 18 rue 118. Accès uniquement par la rue 169, entre Bd Kampuchea Krom et Bd Fédération de Russie 012 634 115 cabinetmedical.franç[email protected] Bulletin de PPA-Nº43 - 27 C C hroniques littéraires De Phnom Penh à Abidjan de Gildas Le Lidec, éd. L’Harmattan, Paris, 2014. 261 pages. L a réputation de Gilas Le Lidec n’était plus à faire lorsqu’il prit son poste en Thaïlande en 2009, poste qui fut le dernier de sa carrière : celle d’un ambassadeur atypique, spécialiste des situations de crise. Il sera peu question de la Thaïlande dans ces “fragments de vie d’un diplomate”, du fait de la date de rédaction de l’ouvrage ou peut-être l’intéressé n’avaitil pas l’intention de s’apesantir sur un dernier poste qu’il ne jugeait pas comme le plus passionnant de sa carrière ? Nous n’en saurons rien, malgré quelques piques lancées sur certaines personnalités. L’ouvrage est curieusement composé ne suivant pas un ordre chronologique mais plutôt des thématiques personnelles : destinations, incontournables (dont les fêtes nationales organisées par les ambassades), rencontres, portraits, anecdotes douces et amères, etc. Une carrière commencée au début des années 1970, des situations marquantes vécues par l’auteur en Asie, en Afrique – mais aussi à Paris, on mesure l’importance des rencontres organisées dans la capitale française lors des négociations de paix pour le Cambodge au début des années 1990 – Gildas Le Lidec nous permet à travers 28 - Bulletin de PPA-Nº43 son cas personnel d’apprécier la grandeur de la diplomatie et la mutation que traverse cette profession : citant Jacques Chirac, il critique la conception d’une diplomatie économique. Cette franchise, cette “authenticité” dont les existentialistes faisaient une qualité majeure, étonneront le lecteur qui n’aura pas connu ce personnage haut en couleur, ambassadeur brillant, direct, accessible, qui, dans ce témoignage comme dans la réalité, ne cache pas ses inimitiés, sa piètre opinion d’un tel ou untel... sans que l’on ait le sentiment qu’il règle ses comptes. Ainsi les portraits de certains hommes politiques fréquentés par l’auteur apparaissent toujours pondérés – diplomatie oblige ! : Sihanouk, Hun Sen, Laurent Gbagbo dont la personnalité complexe justifiait un long développement et qui restera comme le portrait le plus marquant du livre. hroniques littéraires comme il y insiste en début de livre... il était encore possible d’intégrer le Quai d’Orsay et de devenir ambassadeur par une autre voie... On retiendra aussi qu’il relate toute son expérience professionnelle et ne se focalise pas sur les seuls postes prestigieux d’ambassadeurs : certaines des anecdotes les plus intéressantes de cette vie professionnelle impliquent le consul Le Lidec en Inde, le missionné Le Lidec au Vietnam ou au Cambodge dans les années 1980, etc. Un fabuleux voyage en diplomatie. Peut-être cette différence au sein d’un milieu professionnel assez feutré, tient-elle au fait que l’auteur soit un “orient” Bulletin de PPA-Nº43 - 29 Z Z oom PHNOM PENH SE MET À L’HEURE JAPONAISE par Mariko Poimboeuf et Jacqueline Deubel En flânant dans les rues de la capitale cambodgienne, vous avez peut être remarqué que les boutiques, restaurants et supermarchés japonais se multiplient. Sans oublier AEON Mall qui a ouvert ses portes en juin dernier, nous propulsant dans un univers moderne et propre assez inhabituel à Phnom Penh, disons-le ! Visite du Phnom Penh des commerces japonais. POUR LA MAISON : • Japan Home Center : tout pour la maison, 48A rue 294 près de Monivong • AEON Mall au 2e étage, deux boutiques d’où l’on ne peut sortir sans acheter car tout est à 1,99$ ! • TOKO TOKU YA dans le même style qu’à AEON Mall, sur Norodom angle rue 172 après le monument d’Indépendance à droite et MIA sur Sisowath après le parc de jeux, près du Cambodiana. Vous trouverez des gadgets incroyables et utiles. POUR SE FAIRE DORLOTER : • DE GRAN : coiffeur, manucure, pédicure, réflexologie et acupuncture, a déménagé. Nouvelle adresse 52 rue 306. Tél. : 011 354 700 30 - Bulletin de PPA-Nº43 POUR MANGER : Vous pouvez trouver plus de nouveauté sur la rue 63 au sud de Bd Mao Tse Toung (entre les rues 422 et 462) sans oublier ceux qui se trouvent dans AEON Mall. • FUWARI : Les choux à la crème, les pafu. Déguster aussi les gâteaux Sakura. 79B rue 63 • JIDAIYA : Assis traditionnellement sur des coussins, style zashiki, pour déguster un grill sur mesure. 79A rue 63 • SUMIYA YOKOCHO : barbecue japonais. POUR LES AMATEURS DE SUSHI : • TOKYO SUSHI BAR : spécialité de soupe edame, sashimi. Ouvert le soir à partir de 17h. Rue 208 (entre la 51 et la 63). • SUSHI BAR, déjà implanté oom depuis deux ans, au 2D rue 302 ou en face sur Croy Changvar, rue Tonlé Sap • HONDA SUSHI, sur deux étages 24 rue 57 • BAMBOO FOREST : barbecue Syou Tarou, sushi et sashimi. 91 rue 294 POUR DES VIANDES AU CHARBON DE BOIS : • KAZU : 2A rue 302 • KANE MOCHI qui vend la glace à mochi (riz gluant) et dont le nom sonne japonais, est en réalité une enseigne sino-thaïlandaise qui a inventé une recette à partir de la glace très populaire au Japon. 3 rue 302 POUR LES AMATEURS DE NOUILLES : • GREEN BOWL : vous pouvez y déguster un fameux udon, avec des légumes tempura, du soja fermenté, etc. 29B rue 288 • La chaîne NINJA a ouvert en juin 2014 : spécialités de crêpes okonomyaki, de gyoza, beignets et brochettes au poulet. 14B rue 278 (entre 57 et 63) POUR UN DESSERT OU UNE PAUSE GOURMANDISE いただきます! Itadaki masu! (Bon appétit !) POUR UNE FORMULE DÉJEUNER INTÉRESSANTE • FUJI : rue 63 (avant la 214). • DASHI : 2 rue 352 près de Norodom PLUS CHIC • ORIGAMI : plus chic, mais ce n’est pas forcément toujours top. Boulevard Sothearos, au 88. • HACHI au Sofitel : très feng shui avec une excellente viande de Kobe, barbecue robatayaki, sushi… Bulletin de PPA-Nº43 - 31 Z Z oom Le palmier à sucre est d’une grande utilité pour les Cambodgiens qui l’exploitent de multiples façons. La sève ou jus de palme est obtenu par incision des fleurs. Ce sont surtout les fleurs des arbres femelles qui donnent le jus. Un palmier adulte produit environ 400 litres de sève, soit environ 60 kg de sucre. Pour atteindre le sommet du palmier on place sur le tronc un bambou maintenu par des liens de rotin, dont les branches latérales coupées forment une échelle. LE PALMIER À SUCRE OU “THNOT”, L’ARBRE EMBLÉMATIQUE DU CAMBODGE par Carole Marnet En langue khmère “thnot” désigne le palmier à sucre (Borassus Flabellifer). Cet arbre s’élevant au milieu des rizières est typique des paysages cambodgiens. Tout comme le krama, il est un symbole du pays. Selon la légende, son exceptionnelle prolifération serait due à une volonté royale d’exiger de chacun de ses sujets de planter un thnot en signe d’appartenance au royaume khmer. Ce palmier est encore aujourd’hui considéré comme l’emblème de l’âme khmère. Il était temps d’en apprendre un peu plus sur le thnot. H aut de 10 à 30 mètres, il est couronné de grandes feuilles en éventail. Originaire d’Inde, cet arbre résiste bien à la chaleur, à la sécheresse et à l’humidité. La culture de ce palmier ne nécessite aucun pesticide, ni engrais, il a besoin de peu d’eau et résiste bien au feu. Son système racinaire profond, jusqu’à 15 m, lui permet de pousser sur des pentes raides. Cet arbre aux multiples usages joue un rôle important dans le système rural. Il est souvent présent en Asie du Sud-Est. Au Cambodge, il est surtout répandu dans les provinces de Kandal, Kampong Chhnang, Kampong 32 - Bulletin de PPA-Nº43 oom Speu, Kampong Cham, Takeo, Kampot, Pursat, Prey Veng et Svay Rieng. Depuis 1970, les guerres ont détruit un grand nombre de ces thnot. Les Khmers rouges, obsédés par la productivité des rizières, avaient classé cet arbre comme nuisible. Depuis, plus d’un million d’arbres sont exploités par les cultivateurs khmers qui le plantent autour des maisons, des villages ou le long des chemins et des diguettes. La récolte commence en novembre dès l’apparition des premières inflorescences et se termine en mai. Cette période de six mois coïncide avec la saison sèche, période de repos dans les régions de rizière, une fois les moissons terminées. Il faut grimper deux fois par jour jusqu’à la couronne de chaque arbre exploité pour récolter Bulletin de PPA-Nº43 - 33 Z C oom FILET DE PORC GRILLÉ AU LAIT DE COCO le jus qui s’est écoulé dans des tubes de bambou creux appelés “ampong”. La sève étant plus abondante la nuit, la récolte du matin est meilleure que la récolte du soir. INGRÉDIENTS • 400 gr de filet de porc taillé en tranches fines • 3 gousses d’ail épluchées et écrasées • 3 c. à soupe de sucre de palme • 5 c. à soupe de sauce soja • 15 cl de lait de coco • poivre de Kampot à volonté Ce métier difficile et dangereux demande une longue pratique. Peu d’hommes sont capables de récolter la sève du palmier à sucre. Consommé frais, le jus de palme constitue une boisson très nourrissante. Il peut également être transformé par cuisson en sucre de palme, que l’on retrouvera dans les pâtisseries, les desserts lactés, etc. Mis à fermenter, il produit du vin de palme ou, après distillation, de l’alcool. Des racines jusqu’aux feuilles, toutes les parties du palmier à sucre sont utilisées. Construction de maison, fabrication d’objets usuels, produits artisanaux, préparations culinaires, médecine traditionnelle, etc. Son tronc fournit des solives, des poutres pour construire les habitations mais également des tonneaux, des planchers, des meubles, des manches d’outil, des instruments de musique. etc. Évidé, il sert de pirogue. Ses 34 - Bulletin de PPA-Nº43 uisine feuilles sont utilisées pour couvrir les toits et les murs des maisons, pour fabriquer des nattes, des chapeaux, des éventails ou des boîtes typiquement cambodgiennes appelées smock. Les jeunes feuilles comme papier à cigarettes. Les racines du palmier à sucre sont un excellent répulsif contre les insectes. Ce trésor khmer est en vente sur le bord des routes et à Phnom Penh des boutiques spécialisées commercialisent toute une gamme de produits dérivés. Petit à petit, les produits issus du palmier à sucre partent à l’exportation. La vente de ces produits apporte aux familles d’agriculteurs une source de revenus complémentaires à la culture du riz. PRÉPARATION Mélanger la viande, l’ail, le soja, le sucre de palme, le lait de coco et le poivre. Laisser mariner une petite heure. Faire cuire les morceaux de viande soit sur barbecue ou au grill du four en les retournant régulièrement jusqu’à ce qu’ils soient bien secs et commencent à caraméliser. Les couper en lamelles, servir avec du riz et un dip aux piments. DIP PIMENTS ET CACAHUÈTES INGRÉDIENTS • 1 carotte épluchée et râpée • 2 gousses d’ail finement hachées • 2 piments forts finement hachés • 3 c. à soupe de cacahuètes grillées et concassées • 10 cl de sauce de poisson • 4 c. à soupe de sucre de palme • 20 cl d’eau tiède PRÉPARATION Mélanger tous les ingrédients jusqu’à ce que le sucre de palme soit complètement dissous. Laisser reposer une demi-heure avant de servir. Bulletin de PPA-Nº43 - 35 C Q uisine FLAN CAMBODGIEN AU SUCRE DE PALME ET LAIT DE COCO INGRÉDIENTS • 225 g de sucre de palme • 40 cl de lait de coco • 8 œufs PRÉPARATION Mettre le sucre de palme et le lait de coco dans une casserole. Faire fondre tout doucement le sucre de palme, sans cesser de mélanger pendant 10 minutes. Laisser reposer et refroidir la préparation pendant 10 min. à température ambiante. Préchauffer le four (thermostat 6, 180°C). Battre les œufs entiers et incorporer à la préparation. Verser le mélange dans un moule et enfourner. Au bout de 15 min, baisser la température (thermostat 5, 150°C). Laisser cuire 40 minutes. Découper des parts, servir froid ou juste tiède, en agrémentant de coco râpé et quelques feuilles de menthe (facultatif). PROKOUT Remise en forme, pilates, yoga, sports de combat. Programmes personnalisés. 2 boulevard de l’Assemblée nationale (TonléBassac) Tél. : 066 606 000 Théodore Bitcheff www.prokout.com HÔTEL RED HIBISCUS N’est pas une nouveauté mais ouvre une partie restauration, Marie-Laure Delaye (ex manager de La Bodega) reprend la direction des fourneaux 277 Quai Sisowath Tél. : 023 220 675 CHEZ FLO Belle ambiance à l’heure de l’apéro dans ce bar qui sert aussi des planches de fromage et charcuterie. 37 rue 308 Tel : 019 86 270 uoi de neuf ? Hangar 44 (également exposition de motos) Cicada Bar à vins et belle carte de vins. The Library Cocktails, bières et vins. Lieu complètement ouvert sur l’extérieur. Meat and drink Salade, burgers, Wraps. 40 rue 308 Tél. : 077 555 447 www.facebook.com/meatanddrink/info TARA LODGE À KEP Tenu par Karine et Christophe. Dispose de 5 bungalows nichés dans un havre de paix. Cuisine sétoise au restaurant de l’hôtel. Pepper Street Tél. : 097 623 61 67 (Karine) / 088 403 74 31 (Christophe) [email protected] www.taralodge-kep.com LES MICROS-BARS DE BASSAC LANE Dans cette ruelle discrète, un espace assez réduit, auquel les frères William et Georges-Norber Mums ont donné vie avec l’ouverture de plusieurs établissements sur le concept de micro-bars. Entrée de la ruelle sur la droite dans la rue 308, après le Red Bar. 36 - Bulletin de PPA-Nº43 Bulletin de PPA-Nº43 - 37 C C oups de pouce Rappelons les actions « Coups de pouce » de PPA. PTEA CLARA www.ptea-clara.fr Créée par Sandra et Gilles en 2009, Ptea Clara est une maison d’accueil qui abrite une quarantaine d’enfants, leur offrant un foyer, une éducation et des soins médicaux, tout en conservant des liens familiaux. Témoignage de Thérèse et Nomya suite au coup de pouce accordé à Cambodia’s Kids : « Tous nos remerciements aux membres de PPA de nous avoir accordé leur confiance et de nous avoir fait don de 500$ au profit de notre action privée de scolarisation des enfants les plus démunis du district de Memot (220 km de Phnom Penh). Cette action a été complétée par une éducation à l’hygiène, avec la construction de puits et de sanitaires, ainsi que la présence et l’animation de notre Bibliobus. » Témoignage de Bénédicte d’Hérouville, responsable du centre : « Un grand merci à toute l’équipe de Phnom Penh Accueil pour cette généreuse donation qui soutient notre action au service de l’intégration professionnelle des personnes en situation de handicap. Cette donation est d’autant plus bienvenue que nous sommes actuellement en train de développer une nouvelle gamme de sculptures qui nécessite la formation de certains de nos artisans, ainsi que la construction d’un nouvel atelier. Nous serions d’ailleurs très heureux de vous accueillir à Banteay Prieb pour une visite une fois que cette nouvelle activité sera mise en place. » LE RESTAURANT DES ENFANTS DE LA RUE CAMBODIA’S KIDS https://sites.google.com/site/ cambodiaskids Fondé en 2006 sur leurs fonds privés, Thérèse et Nomya combattent l’illettrisme en scolarisant 1 500 enfants entre Mémot (province de Kampong Cham) et Kratie (province de Kratie). Dans la seconde phase du programme de Cambodia’s Kids une prévention à l’hygiène sera menée afin d’éviter la propagation les maladies contagieuses. 38 - Bulletin de PPA-Nº43 www.wacambodia.com Créé en 2010, dans le but de servir un repas chaud et un minimum d’hygiène aux enfants or- oups de pouce phelins qui vivent dans la rue. Durant quelques heures par jour, quelques activités animées par des bénévoles leur sont offertes afin de renouer avec une enfance plus douce. AEFC www.aefcambodge.com L’association d’entraide des Français au Cambodge a été créée en 2008 pour apporter aide et réconfort à nos compatriotes en grande difficulté. PPA a répondu présent à l’appel lancé par l’AEFC pour aider l’un de nos jeunes compatriotes opéré dans l’urgence. NOUVELLES POUSSES www.nouvellespousses.org Créé en 2002, Nouvelles Pousses a pour objectif d’aider les familles les plus pauvres. Elle finance la scolarité des enfants, en assure un suivi médical dans le cadre scolaire, propose des microcrédits et encourage à l’épargne. BANTEAY PRIEB www.banteayprieb.org Ce centre qui a vu le jour en 1991, a pour vocation d’apprendre un métier et de redonner un sens à la vie pour des personnes handicapées. Leurs créations sont en vente à la boutique Craft Peace Café. Bulletin de PPA-Nº43 - 39 C oups de pouce Elle soutient également des projets de développement. Comme l’installation d’une unité de production d’eau potable (2010), la création d’une unité de production de lait de soja (2010), les forages de puits d’eau potable et la réparation du centre de santé. Nous saluons, le courage de Sœur Anne-Marie, Touch son assistant et une jeune infirmière qui pendant toute la journée ont la lourde tâche de diagnostiquer, soigner, emmener à l’hôpital, consoler… CCCA (CAMBODIA CATHOLIC COMMUNITY ASSOCIATION) Dr Jean-Luc Verselin - Volontaire MEP (mission étrangère de Paris). Tél. : 093 427 619 Les maisons Sainte Elisabeth et Saint Luc sont des maisons 40 - Bulletin de PPA-Nº43 des malades. Cette association dirigée par Jean-Luc Verselin, aide les personnes venues des campagnes à se faire soigner à Phnom Penh. S’orienter vers le bon médecin et comprendre le traitement sont les tâches du personnel soignant. L’association assure leur hébergement pendant leur séjour et les accompagne dans leurs démarches jusqu’à leur retour. Le CCCA vient en aide à près de 2 000 personnes par an.
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