Sep-dec - Phnom Penh Accueil
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Sep-dec 2013 N°39 Bulletin de PPA-Nº39 -1 N°39 Rédaction Membres de Phnom Penh Accueil Collaborateurs du numéro 39 Béatrice de Roquefeuil, Jacqueline Deubel, Marie-Jo Quibel, Jean-Claude Dhuez, Michèle Tellier, Séverine Gagneraud, Delphine Menanteau, Elizabeth Hoeveler-Schwarz, Christine Treanchant. Crédits Photos Jacqueline Deubel, Jacqueline Joseph, Béatrice de Roquefeuil, Marie-Jo Quibel, Gwenn Lotelier. Publicité et partenariat Jacqueline Deubel. Phnom Penh Accueil Association destinée à aider votre installation dans le pays et à créer des liens d’échange, de convivialité, d’ouverture et de découvertes entre plusieurs cultures. N’hésitez pas à nous (re)joindre. Contact Couverture [email protected] [email protected] Jacqueline Deubel. www.phnom-penh-accueil.org Conception et impression Nova: [email protected] 1500 exemplaires Bulletin de PPA-Nº38 PPA-Nº39 -3 SOMMAIRE 05 Edito 06 Accueil et services PPA 08 Escapade : Bangkok 12 Découverte : L’aromathérapie 14 Culture : SovannaPhum 18 Portraits : Phare Ponleu Selpak 20 Album photo 21 Café rencontre : Ricardo Casal 22 Activités PPA 24 Chroniques littéraires 26 Visite du Musée national 30 Cuisine 32 Quoi de neuf 34 Coups de pouce 36 Zoom : Un deuxième séjour dans la cité du Lion C ’est la rentrée: le retour pour certains, l’arrivée pour d’autres… Une nouvelle année se présente: bienvenue à tous! Pour les familles qui découvrent Phnom Penh, tout paraît incroyable : les transports en touk touk, la conduite cambodgienne, les maisons en bois sur pilotis, les pagodes aux toits incurvés, les frangipaniers en fleurs…et surtout le sourire khmer unique au monde ! Le choc de la nouveauté est omniprésent, tout est tellement différent du quotidien habituel. Mais où sont les repères ? Comment, quand on ne parle pas khmer et très peu l’anglais, chercher la boulangerie qui fait du vrai pain et dont on a entendu dire qu’elle se situe entre la maison au toit bleu et le hangar jaune, dans la petite rue sans nom dont le numéro n’est inscrit que sur l’auvent décoloré d’une gargote? Comment trouver l’indispensable pharmacie dont les médicaments sont conformes, choisir un « chez soi » avec eau chaude et sans décibel nocturne, acquérir un moyen de locomotion à 2 ou 4 roues, se faire aider par une employée de maison, la « Perle » sachant cuisiner, s’occuper des enfants,… Hé bien pas de problème, que des solutions ! E dito Le vendredi matin au KWest (sur le quai Sisowath) les membres de Phnom Penh Accueil se réunissent dans une ambiance chaleureuse et conviviale et prodiguent avec enthousiasme une mine de renseignements pratiques aux « nouveaux », beaucoup d’informations étant dans le « Guide Phnom Penh Pratique » de PPA. Ces derniers peuvent ainsi rencontrer des personnes de tous âges et de tous horizons, participer à de multiples activités proposées tout au long de la semaine : l’aquagym dans la piscine paradisiaque de l’hôtel Kabiki, le bridge dans les salons prestigieux du Raffles Hôtel, le cours Pilates de Kate pour garder une ligne parfaite etc… et aussi assister à des « Cafés Rencontres » tel celui qui a eu lieu dernièrement avec le peintre Ricardo Casal ou suivre une visite passionnante comme celle du Musée National avec l’historien Jean-Michel Philippi. Des activités peuvent être créées, d’autres enrichies, les idées nouvelles et les talents sont accueillis avec un vif intérêt ! A bientôt ! Bulletin de PPA-Nº39 -5 A ccueil et services PPA Les permanences hebdomadaires au K-West pour bavarder autour d’un café et partager nos expériences. Hôtel Amanjaya, no 1, rue 154, sur le quai Sisowath Les annonces de PPA Assurées par les membres du bureau de PPA, elles ont lieu chaque vendredi matin, de 9h à 11h30. Dans ce cadre convivial, nous sommes là pour répondre à vos questions sur nos activités de la semaine, sur l’association PPA, sur la vie à Phnom Penh et au Cambodge ou tout simplement PPA a mis en place un groupe de discussion et un service gratuit qui permet à tous les membres d’envoyer et de recevoir des annonces. Inscription en suivant le lien : http://fr.groups.yahoo.com/ group/phnompenhaccueil/ Le site Internet de PPA www.phnom-penh-accueil.org Enfin disponible en français Le livre de recettes doublement primé de Friends-International, rassemblant le meilleur des recettes du restaurant de cuisine cambodgienne Romdeng. Disponible dans nos 4 magasins Friends ‘N’ Stuff : à côté du restaurant Friends, à l’étage du restaurant Romdeng, au Marché Russe et à l’hôtel InterContinental. 6- Bulletin de PPA-Nº39 PPA Bulletin de PPA-Nº39 -7 E scapade Bangkok certaines heures, ambiance bruyante et polluée. Durant la période de la mousson, les rues peuvent pourtant se transformer en cours d’eau car, reliés au fleuve, de nombreux canaux appelés “khlong” serpentent dans la ville. Bouddha couché de What Pho B angkok? La mégalopole thaïlandaise s’appelle en réalité Krung thep (etc)..., cité des Anges (etc)... début du nom de ville le plus long du monde! Ville d’extrêmes Surnommée “Venise de l’Orient”, Bangkok déconcerte au premier abord tant le béton est omniprésent lorsque l’on parcourt ses autoroutes, ses avenues sans fin longeant d’immenses buildings, tant la circulation est dense à 8- Bulletin de PPA-Nº39 Cette capitale est en effet un lieu de contrastes où tradition et modernité s’imbriquent l’un dans l’autre formant l’art de vivre à la thaïlandaise. D’un côté de la ville, cerné par le fleuve Chao Phraya, se situe le vieux Bangkok. Il est né au XVIIIème siècle sur une île artificielle pour accueillir le quartier royal et ses superbes temples dont le Wat Phra Kaew au cœur duquel trône le fameux Bouddha d’émeraude repris aux laotiens, les marchés tel celui des amulettes, le musée national, le musée du Siam. De l’autre côté, les tours bétonnées annoncent de gigantesques centres commerciaux climatisés, et des quartiers financiers très modernes. Ville de splendeurs Pour rejoindre le quartier royal, l’embarquement sur le “Chao Praya Express”, navette fluviale attendue sur le quai le plus près du E métro, permet une merveilleuse découverte de la vie le long du fleuve. Des personnes de tous âges et de toutes origines, des bonzes, l’utilisent comme bateau-taxi. Ils naviguent au milieu des jonques, des barges, des canots, ils longent pagodes et immeubles, maisons traditionnelles sur pilotis et hautes tours en verre. Pour pouvoir s’introduire dans l’enceinte du Grand Palais, c’est toute une affaire car il ne se visite pas en tee-shirt à bretelles, ni en scapade mini-jupe, ni en short, ni même en pantalon pour les femmes... mais en jupe longue : pas vraiment pratique pour sauter du bateau sur le quai à l’arrivée! L’idéal est d’emporter un sampot long dans son sac dès le matin car le même tracas se pose pour les palais du parc Dusit situés au nord de la ville. Dès l’entrée, la découverte des tours royales rutilantes, couvertes d’émaux et de céramiques, gardées par un couple de géants mythologiques provoquent un certain choc Bulletin de PPA-Nº39 -9 E scapade émotionnel. Les peintures murales de l’enceinte du Palais narrant l’épopée indienne du Ramayana sont très raffinées, différentes de celles du Palais Royal de Phnom Penh où l’imagination khmère s’impose joyeusement dans le dessin et dans l’histoire! A l’intérieur du temple Wat Prah Kaew, le Bouddha d’émeraude s’aperçoit de loin, noyé sous une carapace d’or. Tels les soldats de plomb d’une époque plus récente, l’armée thaïe peinte sur le bas des murs défile en rouge et bleu accompagnée d’éléphants plus poétiques que les blindés actuels! Et puis le What Pho voisin, temple du Bouddha couché, est particulièrement impressionnant tant l’immense statue dorée paraît à l’étroit entre les murs couverts de très belles peintures. Ville de charmes Beaucoup de lieux charmants se découvrent petit à petit, ainsi la ravissante “maison de Jim Thompson”, ensemble de maisons thaïlandaises traditionnelles ayant appartenues à un homme qui s’est passionné après la seconde guerre mondiale pour un artisanat tombé dans l’oubli, celui de la soie tissée main. Après la disparition inex10 - Bulletin de PPA-Nº39 Peinture murales du Wat Prah Kaew (temple du Bouddha d’émeraude) pliquée de son propriétaire en Malaisie, les maisons contenant une inestimable collection d’objets d’arts asiatiques furent transformées en musée. Il est possible de s’y rendre en bateau par les canaux mais aussi en skytrain, moyen de transport efficace et peu onéreux qui traverse une bonne partie de la ville. Le déjeuner sur place est très agréable comme dans plusieurs de ces maisons thaïes restaurées qui parsèment la ville et servent de la délicieuse cuisine, ainsi le beau restaurant “Than Ting” sur Pramuan Road, ou encore “The Local”, superbe maison traditionnelle située sur Sukhumvit 23. E scapade A Sukhumvit aussi, la Ban Kanthieng House est une maison originale de Chiang Mai dans le nord du pays transformée en intéressant musée ethnologique où il est possible de se restaurer. Autre style, autre ambiance, le Vertigo du Banyan Tree Hotel perché au 61ème étage, offre une vue à couper le souffle. Beaucoup de “malls” proposent des étages entiers de restaurants detous les styles, il n’est pas toujours facile de savoir lequel choisir. Parcourir Bangkok sans avoir franchi la porte d’un salon de massage, quel dommage! Celui de Suan Phlu Soi 2 est vraiment de bonne qualité, notamment pour le foot massage moins rude que le thaï massage. Quoiqu’après avoir passé plusieurs heures à arpenter Chinatown ou encore l’impressionnant Marché de Chatuchak, le plus grand marché d’Asie qui a lieu le week end, un massage, n’importe lequel, risque d’être le bienvenu! Bon séjour! Béatrice de Roquefeuil Bulletin de PPA-Nº39 - 11 D écouverte L’AROMATHERAPIE L ’aromathérapie désigne l’emploi des huiles essentielles (HE) pour traiter des pathologies et améliorer sa santé et son bien-être. L’aromathérapie trouve sont origine dans le bassin méditerranéen, l’Indus et la Chine où elle est utilisée depuis plusieurs milliers d’années.. Les propriétés thérapeutiques des huiles essentielles ont été découvertes et étudiées par RenéMaurice Gattefossé, un chercheur français, dans les années 1920. Depuis, des recherches constantes (notamment par les français P. Franchomme et D. Penoël) on permit de mieux connaître et maîtriser ces propriétés dans la seconde moitié des années 70. Une huile essentielle est un composé naturel présent dans des cellules sécrétrices se situant dans diverses parties des plantes aromatiques (feuilles, racines, écorce, fleurs…) et extraits selon différents procédés naturels ou chimiques. L’espèce botanique, le sol , la région, le climat, la culture, la récolte, le procédé d’extraction… 12 - Bulletin de PPA-Nº39 sont autant de facteurs qui influent sur la composition et la qualité des huiles essentielles. L’extraction des huiles essentielles peut se faire selon différents procédés : l’extraction par solvants volatiles (éther de pétrole et benzène) donne une absolue ou une concrète*. Réservées à la parfumerie, on ne les utilisera pas en aromathérapie médicale car elles contiennent encore 2 à 6% de solvant résiduaire nocifs pour la santé. Autre procédé mieux connu et tout à fait naturel : la distillation à la vapeur d’eau : un courant de vapeur d’eau est passé à travers les plantes situées dans un alambic. La vapeur va se charger en huiles essentielles et une fois refroidie, on obtiendra deux produits : l’huile essentielle et l’hydrolat ou eau florale. La troisième méthode (aussi naturelle) est l’expression et s’applique aux citrus (oranges, citrons…) : elle consiste à presser à froid l’écorce du fruit pour en extraire l’huile essentielle. C’est le rendement, la durée et la difficulté d’extraction des huiles essentielles qui en détermine le prix. D Une huile essentielle peut être composée de plus d’une centaine de molécules aromatiques et c’est cette alchimie qui garantie son efficacité. La nature de ces molécules aromatiques (alcool, éther, oxydes…) et leurs combinaisons vont donner des propriétés différentes. Les huiles essentielles vont ainsi pouvoir avoir des actions anti-infectieuses, antalgiques, antispasmodiques, relaxantes, expectorantes, antivirales, fongicides, cicatrisantes… L’utilisation des huiles essentielles se fait soit par diffusion atmosphérique grâce à un dif- écouverte fuseur, soit en application pures ou diluées dans un excipient (huile végétale, gel…) sur la peau, soit par voix orale. Considérée comme une médecine douce, l’aromathérapie est une médecine à part entière. Toujours demander l’avis d’un aromathérapeute avant de les utiliser pour se soigner. Jean-Claude Dhuez * Une concrète est une pâte obtenue après extraction d’une matière première végétale par solvants volatils. Elle est souvent purifiée à l’éthanol pour obtenir l’absolue. samata Bulletin de PPA-Nº39 - 13 C ulture LE THEATRE D’OMBRES CAMBODGIEN L’artisanat du cuir : SBAEK La confection de marionnettes requiert des aptitudes en dessin, en ciselure, chacune est une œuvre d’art. Les marionnettes sont fabriquées de manière traditionnelle dans une peau de vache provenant directement des abattoirs. Cette peau est ensuite grattée, tirée et séchée pour être teinte avec une teinture naturelle brun-clair provenant de l’écorce d’un arbre, le Kandaol. C aché au numéro 166 de la rue 99, le théâtre d’ombres de Sovanna Phum promet une grande émotion pour peu que l’on veuille rendre visite à son fondateur Monsieur Mann Kosal. Il a débuté en 1994 avec comme motivations de faire revivre, de préserver et de promouvoir cet art khmer, expression orale la plus traditionnelle des contes khmers. Cet art remontrait à l’époque angkorienne. 14 - Bulletin de PPA-Nº39 Elles sont ensuite découpées et finement sculptées suivant un modèle soit en apsaras, soit en animaux, soit en scènes du Ramayana avec comme seul ajout de couleur, le noir de l’encre de Chine. Elles seront enduites d’un vernis végétal et articulées avec des bâtons de papyrus. Elles seront manipulées devant ou derrière un écran fin et blanc suivant leur taille. Tous les outils, environ une trentaine, sont forgés par M. Mann Kosal pour sculpter et creuser les peaux. C L’origine de la sculpture du cuir Il est une légende à laquelle Monsieur Mann Kosal, n’adhère que timidement, qui raconte qu’à la cour royale à Angkor les tapis étaient de peau et qu’usés, des trous se formaient, visibles à la lumière. Le roi cru y reconnaître la silhouette d’un animal fabuleux et la fit découper. La version de Monsieur Mann Kosal rappelle le temps où les peaux étaient utilisées comme support d’écriture. Pour être sur que son texte ne fut pas modifié, l’écrivain trouait la peau et ainsi petit à petit des animaux apparurent. Les théâtres Cambodge d’ombres ulture Un incendie l’a fortement endommagé en 1994 ; faute de moyens, il a été détruit en 2008. Les théâtres d’ombres jouent un rôle important dans la culture et l’identité religieuse du Cambodge. Ils représentent à la fois un hommage aux dieux et sont un moyen de communication avec eux. Chaque histoire contée laisse toujours une place à l’improvisation permettant de répondre aux attentes des spectateurs. (ou permettant aux spectateurs de laisser libre cours au Ce mode d’expression théâtrale servait de fond de scène aux danseuses du Théâtre National ou Théâtre du Bassac. Dans les années 1991, Mann Kosal était metteur en scène et acteur. Il faut rappeler que le Théâtre National du Bassac, construit le long du Bassac par Vann Molyvann en 1966 et ouvert en 68 était un modèle de modernisme pour son architecture et l’acoustique. Bulletin de PPA-Nº39 - 15 C ulture Lakhaon Sbaek Touch, le petit théâtre, utilise de petites marionnettes articulées, sans cadre et dont les montreurs sont assis derrière l’écran. Dérivé des formes ancestrales des théâtres d’ombres indien et malais, le petit théâtre Sbaek Touch existait déjà au IXe siècle après J.C., si l’on en croit les épigraphes. Les allégories racontent l’amour, la vie quotidienne, l’épopée des héros. Il est plus savoureux et plus proche des préoccupations des villageois. à leur imagination). C’était un art réservé aux hommes. Mann Kosal crée sa troupe, ses marionnettes et forme ses artisans, anciens étudiants de l’Université Royale des Arts. Il y a trois types de théâtres : Lakhaon Sbaek Thom, le grand théâtre utilise de grandes marionnettes non articulées manipulées devant un très grand écran, les montreurs placent leur marionnette au-dessus de la tête. Les représentations mettent uniquement en scène le Reamker, poème khmer inspiré du Ramayana indien. On retrouve les scènes des fresques d’Angkor Wat et de Bantey Srei. 16 - Bulletin de PPA-Nº39 Enfin, le plus récent, le Lakhaon Sbaek Por, met en scène des marionnettes de taille intermédiaire, non articulées, costumées et dont les représentations se font en plein jour. Ces marionnettes illustrent plus les humains que les dieux. Il n’y a plus de spectacle du théâtre Sbaek Por malgré l’aide d’Unesco en 2011 pour perpétrer ce théâtre d’ombre. Un orchestre « Pin Peat » accompagne toujours ces spectacles; il est constitue d’instruments à percussions et à vent joués par neuf ou dix musiciens ; il respecte une tradition de plusieurs siècles quand il était joué dans les cours royales et les pagodes. C ulture L’avenir du théâtre d’ombres En dépit des efforts de Monsieur Mann Kosal qui forme des étudiants aux techniques anciennes de l’art de fabriquer les marionnettes et qui produit tous les vendredi et samedi soirs des spectacles, l’avenir de cet art de mode d’expression khmère (déclaré chef-d’œuvre du Patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO en 2008) est menacé. Vous pouvez participer à des ateliers de fabrication de marionnettes sous la houlette de Monsieur Mann Kosal qui sera ravi de partager sa passion exercée depuis vingt ans. Marie-Jo Quibel Institut pasteur new pic Bulletin de PPA-Nº39 - 17 P ortraits PHARE : LES ARTS DE LA SCENE seurs exposent au Cambodge régulièrement et à l’étranger. Nous voulions nous intéresser aux autres volets de PPS L’école des arts de la scène Ecole de musique, du cirque et du théâtre : pourquoi ? Géraldine Darpoux: responsable des activités génératrices de revenus; Béatrice Baranger: Responsable centre Phare PS de Battambang Entertiens avec Géraldine Darpoux et Béatrice Baranger N ous connaissons Phare Ponleu Selpak depuis 2010 et les artistes peintres pour avoir collaboré aux débuts de l’école de dessins et de peinture. L’école jouit maintenant d’une belle réputation et les artiste, qui sont pour la plupart devenus profes18 - Bulletin de PPA-Nº39 Béatrice : « dès le début en 1994, un des membres fondateurs à repéré dans la communauté des enfants instables et agités. La peinture ne parvenait pas à canaliser cette rage et l’idée est venue de les diriger vers les arts martiaux puis le cirque et la musique. » Depuis 2001 certains étudiants en cirque ont montré des aptitudes pour le théâtre : pièces de sensibilisation, sujets traitant du SIDA, de la drogue, du trafic humain et de la violence domestique. les comédiens ont souvent expérimenté ces thèmes offrant une véracité plus violents et à fleur de peau que la peinture. Béatrice : « Les blessures se ferment et avec les jeunes générations les traumatismes s’estompent ». P Le théâtre Chaque année en fin de cycle les idées sont mis en pratique de façon collégiale avec l’aide du directeur artistique Khuon Det. Bientôt ils mettront en scène, avec l’assistance d’Arianne mouchkine, la pièce l’Histoire inachevée du Roi Norodom Sihanouk. Le cirque L’école de cirque dispense des cours de jonglerie, d’acrobatie, d’aériens de clowns..les troupes sont en tournée au Cambodge, mais aussi en Europe, en Australie avec des spectacles de « cirque nouveau » conciliant arts et engagement social. Cette réussite est le fruit d’une collaboration avec le Cirque du Soleil de Montréal. A Battambang, à Siem Reap depuis peu, un chapiteau est dressé pour le plus grand plaisir des cambodgiens et des touristes. Chaque année un festival le « Tini Tinou (ici et là-bas) est organisé faisant rivaliser de virtualité des artistes locaux et internationaux. ortraits Avec Cambodia Living Arts qui propose ses spectacles dans les jardins du Musée National et Sovanna Phum les mentalités évoluent et le goût pour le spectacle grandit. Géraldine : « nous sommes sur la voie d’activités génératrices de revenus qui garantissent un salaire aux comédiens, la création d’une société de production de spectacles ». Entretiens Recueillis par Jacqueline Deubel L’avenir du monde du spectacle Béatrice : « Phare Ponleu Selpak est devenu un lieu joyeux et ouvert d’où émane beaucoup d’énergie, un pôle d’énergies et d’échanges ». Bulletin de PPA-Nº39 - 19 A lbum Photo AQUAGYM Cours de cuisine Visite de TARAMANA ........ ........ ... ..... ........ ........ 20 - ........ Bulletin de PPA-Nº39 ........ .... .... ........ A Nos activités vous permettent de passer un bon moment ensemble. Toutes les activités de la semaine sont annoncées dansle Petit Mot de PPA que vous trouvez à la page d’accueil du site ou directement dans votre boîte mail, dès votre inscription. Aquagym Jacqueline (012 846 316) Tous les lundis à 8h30 dans la piscine de l’hôtel Kabiki (22, rue 264). Bibliothèque tournante Delphine (077 333 967) Échange des livres toutes les 3 semaines, le vendredi de 14h à 16h. Bridge Marie-Jo (077 526 138) En partenariat avec ctivités PPA le WIG, le lundi à 13h30 et le mercredi à 9h au Raffles Hôtel Le Royal (rue 92). Café-rencontre Béatrice (078 612 024) Un mardi par mois, de 9h à11h30. Chorale Anne Fassier (010 699 140) Petit choeur des chanteurs amateurs. Le lundi de 20h à 22h, 53 rue 57, BKK1. Couture et création Sophea (017 515 834) Atelier tenu le jeudi après-midi, de 14h à 16h. (097 557 52 93) et Srey (012 801 949) Le mardi de 14h à 16h au Gasolina, 56/58, rue 57. Marche Jacqueline (012 846 316) Chaque jeudi matin, à partir de 8h. Rencontres culturelles Béatrice (078 612 024) Marie-Jo (077 526 138) Chaque trimestre. Consultez notre site internet. Gym (Pilates) Jacqueline (012 846 316) Chaque mercredi de 8h30 à 9h30 au Gasolina (56/58, rue 57). Mah-Jong Christiane Bulletin de PPA-Nº39 - 21 C afé rencontre RICARDO CASAL aider à canaliser leur passion et à développer leur richesse artistique. M ARIE-Jo Quibel a organisé chez elle un café rencontre au cours duquel nous avons eu la chance de converser avec un artiste figuratif. Ricardo est d’origine espagnole et son parcours l’a tout naturellement dirigé vers les pays d’Amérique du Sud. Jusqu’au jour où il a reçu une commande pour un portrait de femme vivant en Thaïlande. Il lui a suffit de passer la frontière pour tomber sous le charme du Cambodge et vouloir s’y installer. Quatre-vingt dix figures A l’Université Royale des Beaux arts, dès 2011, il prend conscience que ses compétences seront utiles aux jeunes étudiants. Il peut les 22 - Bulletin de PPA-Nº39 Il élabore alors le projet de l’ « Atelier Figures » en hommage aux 90 ans du défunt Roi Père qui aimait les arts et la culture. Un hommage artistique dynamique. Ce projet est mené par une équipe de dix artistes qui ont pour ambition de créer des œuvres accessibles à tous avec comme concept central la cohésion sociale. Ricardo partage son talent et transmet son savoir-faire bénévolement et avec énergie. Le Sofitel a exposé avec enthousiasme ces 90 portraits en mars dernier. Postures Le prochain projet de Ricardo est desélectionner les meilleurs talents de l’Université Royale des Beaux Arts pour peindre une scène de vie cambodgienne sur une toile de 1m sur 1m50. Il s’agit de représenterune scène rurale ou urbaine. Les thèmes développés seront la famille, l’enseignement et la loi. Un photographe travaillera en parallèle sur ces mêmes thèmes. Douze toiles seront sélectionnées représentant les douze mois de l’année. Dans ce projet, C l’observation des coutumes et de la culture khmère sera primordiale. Imagination, créativité et nouveauté seront les maîtres-mots. Un atelier d’art Un autre projet envisagé par Ricardo avec l’appui de l’Université Royale des Beaux Arts et de l’école japonaise Yamada School, est l’ouverture d’ un atelier d’art. Un peu comme par le passé quand les grands maîtres ouvraient leurs ateliers à des élèves et leur transmettaient leurs connaissances. Pour Ricardo les jeunes artistes ont de plus en plus de talent et refusent la peinture traditionnelle. Le but de cet atelier est de déceler les jeunes talents mais aussi d’ouvrir les esprits au marché de l’art figuratif. afé rencontre d’apprentissage des techniques de décoration. Soutenu par les Ateliers Artemisia, cette formation viendra en complément des autres, et pourra se faire sur des chantiers, pagodes et locaux privés. Il devrait être soutenu par l’UNESCO. Nous entendrons encore beaucoup parler de Ricardo à qui nous souhaitons une belle réussite. Pour l’aider et le soutenir, consultez son site : www.atelier-figure.asia Jacqueline Deubel L’atelier Seagames Dans un futur plus lointain puisqu’il s’agit des jeux olympiques de 2023, Ricardo voudrait développer le thème des disciplines sportives. Le Ministère de l’Education, de la Jeunesse et des Sports adhèreront à ce projet d’envergure. Le marais new pic Un atelier professionel Dernier volet de ses projets : un atelier de restauration et Bulletin de PPA-Nº39 - 23 C hroniques littéraires « 100 questions sur le Cambodge » de Fréderic Amat et Jérôme Morinière les chocs culturels (petits ou grands) de la vie quotidienne et à vous sentir plus proche de ce pays qui s’ouvre à vous. Si vous venez d’arriver au Cambodge et que vous avez envie d’en savoir plus sur ce pays, ce livre est fait pour vous ! Conduit par deux journalistes habitant SiemReap et Phnom Penh, Frédéric Amat et Jérôme Morinière, « 100 questions sur le Cambodge » se présente sous forme de questions posées à neuf spécialistes de ce pays dont le Père François Ponchaud (auteur de Cambodge année zéro), le Docteur PungChhivKek, une des militantes des droits de l’Homme les plus connues au Cambodge et bien d’autres, chacun choisi pour son expertise d’un domaine particulier. Ces experts répondent aux questions des auteurs, des plus innocentes (pourquoi les moines portentils des toges ?) aux plus pointues concernant le développement économique ou encore les temples d’Angkor et le tribunal des Khmers rouges. Les réponses claires parsemées d’anecdotes vous permettront d’appréhender la culture, les us et coutumes khmères pour vous aider à affronter « Jarai » de Loup Durand 24 - Bulletin de PPA-Nº39 Ecrit par un amoureux du Cambodge, ce livre qui date de 1980 donne un éclairage intéressant et enrichissant au lecteur qui souhaite connaître un peu plus l’histoire du peuple Khmer. L’action se déroule entre la période de postindépendance et l’arrivée des Khmers rouges au pouvoir. « Jarai » retrace la vie de Lara, issu d’une famille présente au Cambodge depuis cinq générations et dernier blanc à quitter le pays en 1975, et celle de Kutchaï son jumeau khmer. Mêlant fiction et Histoire ce roman nous entraine sur la route escarpée de personnages ayant pour certains réellement existés, il nous conte l’amour de Lara pour son pays d’adoption, la montée de la violence et des Khmers rouges alors que la guerre du Vietnam fait rage, mais aussi une histoire d’amour qui nous offre un peu de rêve au milieu de ces évènements douloureux. « Jarai » réunit tous les éléments pour nous faire vivre le processus de destruction de ce C royaume en apparence paisible et nous tenir en haleine jusqu’à la dernière page. Delphine Menanteau « Je ne songe qu’à vivre » d’ Honoré d’Estienne d’Orves Quand il commence à voyager à travers le monde en 1923 et à rédiger ses carnets de voyage, Honoré d’Estienne d’Orves n’est pas encore le héros de la résistance qui marqua l’histoire. C’est un jeune homme qui décide d’embarquer à bord de la Jeanne pour sa première expédition vers le continent américain et les côtes d’Afrique de l’Ouest et du Nord. Durant les dix années qui suivent, ses six expéditions le mèneront aux quatre coins du globe, d’Hawaï à Singapour, en passant par l’Argentine, l’Inde, le Moyen-Orient… Et même le Cambodge! Il rédigera au cours de ses longs périples des carnets de voyage au jour le jour, détaillant méticuleusement ses visites, ses rencontres, ses découvertes… Restés secrets, cachés depuis sa mort par sa jeune veuve, ces carnets seront enfin publiés grâce aux descendants d’Estienne d’Orves qui ont confié ces écrits au bio- hroniques littéraires graphe de l’auteur, Etienne de Montéty, rédacteur en chef du Figaro Littéraire. Si l’on peut regretter la brièveté de certains passages, on apprécie néanmoins le style vif et imagé d’Estienne d’Orves, ses illustrations au crayon qui étayent ses écrits, et le très émouvant album photos en carnet central.On sera également fasciné, au fil des pages par la découverte du monde tel qu’il était il y a presque un siècle, à travers les yeux d’un jeune voyageur plein d’enthousiasme et de curiosité. Séverine Gagneraud Bulletin de PPA-Nº39 - 25 V isite du Musée National Visite du Musée National avec Jean-Michel Filippi Tout débute par l’hindouisation du Cambodge quand des marchands indiens viennent s’installer au Cambodge. Trois facteurs vont favoriser cette hindouisation: Une influence politique avec l’émergence d’un royaume fort qui succède aux chefferies dont l’autorité ne dépassait pas le cadre du village. Photo 1: Vue extérieure du Musée National Le Musée National est un lieu de visite incontournable. Bâtiment construit en 1917 et inauguré le 13 avril 1920 (à l’occasion du Nouvel An khmer), c’est le dernier-né des musées établis par l’Ecole Française d’Extrême-Orient en Indochine. Exposant dans ses quatre salles plus de 5000 objets datant du IVème au XIIIème siècle, le musée abrite l’une des plus belles collections d’art préangkorien et angkorien du monde. 26 - Bulletin de PPA-Nº39 Une influence religieuse : les formes religieuses animistes qui prédominaient en Asie du Sud Est vont progressivement être supplantées par les religions indiennes : hindouisme (religion d’état pour le souverain) et bouddhisme (religion pour le peuple). L’influence de l’écriture : un alphabet (Le Palava) originaire du Sud-Est de l’Inde et utilisé pour écrire le Sanscrit, est à l’origine des systèmes d’écriture de l’Asie du Sud-Est. Très vite ce système d’écriture va être adapté à trois langues de la péninsule : le Mon V (parléà l’époque dans l’Est de la Birmanie et jusque sur le territoire de la Thaïlande centrale actuelle), le Cham (du royaume du Champa qui couvrait l’actuel territoire de l’Annam et une bonne partie de la Cochinchine côtière) et le Khmer. La première inscription connue en langue khmère est la stèle de Angkor Borei (611) qui fut peutêtre une des capitales du Funan. Dualité épigraphique : les inscriptions en langue sanscrite doublent les inscriptions en vieux Khmer mais sans s’y substituer. Les enjeux sont différents: le Sanscrit, langue de l’hindouisme, sert de véhicule à des textes d’ordre littéraire, philosophique et historique alors que le khmer sert à décrire des réalités proprement cambodgiennes : constructions de temples, fondations religieuses, donations… isite du Musée National Evolution de la statuaire khmère du VIème au VIIIème siècle : Pour créer l’art khmer, les sculpteurs cambodgiens vont utiliser l’iconographie indienne qu’ils vont progressivement « désindianiser ». On sculpte avec une iconographie indienne mais le sculpteur l’adapte à la “mode khmère”(dualité : corps indien et visage khmer, nez busqué, pommettes saillantes, lèvres charnues avec une ébauche de sourire et hanchement qui crée le mouvement) Evolution statuaire au début IXème siècle : La centralisation politique du IXème siècle qui fait suite à une période de décadence aux VIIème et VIIIème siècles (invasion Javanaise, multiplication des pouvoirs politiques) va dessiner une nouvelle SUBTIL DON’T HAVE Bulletin de PPA-Nº39 - 27 V isite du Musée National troduit. Toutes les sculptures sont monumentales. La fin du Xème siècle amorce un changement et l’on revient au « temple-montagne » avec le style Baphuon. Photo 2 : Stèle d’Angkor Borei façon de faire (uniformisation absolue alors que c’est l’inverse en Europe). De nouvelles mesures sont prises pour sculpter et peindre : posture plus figée, plus hiératique, le hanchement ne gère plus tout le corps Fin IXème, début Xème la statuaire est de plus en plus rigide, il n’y a plus de vérité anatomique ni de fantaisie. Au fil des siècles, l’évolution de la statuaire khmère va subir l’influence de ses rois. Ainsi, de 930 à 944, le nouveau roi Jayavarman IV installe la capitale à Koh Ker à 82 km au NE de Siem Reap et récrée une autre statuaire qui se ressource à l’Inde. Alors qu’on avait supprimé le mouvement, Koh Ker le réin28 - Bulletin de PPA-Nº39 La période d’Angkor Vat revient à quelque chose de plus figé. En 1177, les Chams envahissent Angkor Vat et Jayavarman VII reprend la guerre contre le Champa. Il faut changer de religion car le Brahmanisme ne répond plus aux besoins de la population grandissante (plus de 1 million d’habitants, pas de clergé ni de programme social). Le Bouddhisme du Mahâyâna (grand véhicule) devient religion officielle et une nouvelle statuaire fait son apparition. Les nouveaux temples comme le Bayon, Ta Prohm ou Preah Khan sont consacrés au culte bouddhique et la plastique des corps sculptés est devenue de plus en plus naturaliste. Il n’y a plus d’anatomie mais des jeux de volume. Après la mort (naturelle ou assassinat?) de Jayavarman VII en 1220, une révolte shivahique éclate pour restaurer l’Hindouisme et de nombreuses statues sont détruites. Angkor revient au bouddhisme du Theravâda (petit véhicule) qui est la religion actuelle V du Cambodge. Les constructions étaient en matériaux légers – surtout en bois – elles ont donc disparu au cours des siècles. On a cru à la mort subite de l’ancienne civilisation : il n’en est rien et un bon nombre de faits viennent témoigner de la vitalité d’Angkor, sans doute jusqu’à la fin du XVIe siècle. Mais un autre royaume s’était installé dans le sud du Cambodge, et la division de l’Empire khmer n’a laissé aux rois d’Angkor qu’un domaine réduit. isite du Musée National LINK Language Institute of NATURAL KHMER Learn Khmer the Natural Way Résolus à apprendre le khmer? Venez essayer les cours à LINK – notre méthode basée sur l'écoute et l'interaction vous séduira. Accompagnement individuel et ambiance sereine garantie ! Pas de travail à la maison, pas de grammaire Horaires flexibles – pas de réservation à l’avance Une heure gratuite d’essai offerte à tous Prix de l’heure: 4$. Les cours ont lieu du lundi au samedi. Sovannaphumi School (4ème Etage) Rue 200 (entre la Rue Pasteur et le Bd Norodom), Phnom Penh Tél: 012 293 764 Email: [email protected] Website: www.naturalkhmer.com Michèle Tellier Bulletin de PPA-Nº39 - 29 C uisine COURS DE CUISINE AU RESTAURANT LE WOK sauce, il vaut mieux ne pas mettre les carottes râpées de suite. Salade de mangues vertes Variété de mangue : kao Le chef Chansour nous a proposé 5 recettes : Les rouleaux de printemps Sur la partie basse d’une galette de riz humidifiée à l’eau fraîche et étalée sur un torchon propre, placer : de la salade, des nouilles fraîches, des carottes râpées, des pousses de soja, des herbes, de la ciboule, du porc ou poulet ou bœuf (bouillis), un bâtonnet de concombre et deux crevettes cuites coupées en deux. Rouler deux fois en serrant, plier les côtés et finir de rouler. Ces rouleaux sont trempés dans une sauce composée de : Eau, nuoc mam, jus de citron vert, sucre, ail haché, vinaigre blanc, carottes râpées et petit piment haché. Si vous devez conserver cette 30 - Bulletin de PPA-Nº39 Mélanger 3 mangues râpées, des herbes, du poulet bouilli coupé en lamelles, des crevettes séchées (trempées cinq minutes dans de l’eau fraîche) de la carotte râpée et un peu de cacahuètes hachées. Verser la sauce, remuer. Mettre dans un plat et décorer du reste des cacahuètes et de ciboule. Poulet au gingembre Dans une poêle, mettre 3 c-s d’huile mettre l’ail hachée et faire revenir les blancs de poulet. Ajouter ½ louche d’eau. Remuer et ajouter 2 c-s de Oyster sauce, 2 c-s de sauce Hoisin et une càs de miel. Ajouter encore ½ louche d’eau et remuer. Saler, poivrer ajouter le gingembre râpé, les haricots verts précuits et ½ louche d’eau. Servir dans un plat décoré de ciboulette, avec du riz. Mérou aux épinards et pomelo Dans une poêle mettre 3 càs d’huile .Saler et poivrer les filets de mérou. Les poser dans la poêle C côté peau. Au bout de deux minutes, les retourner. Cuire 10 minutes. Retirer, garder au chaud (si besoin, on pourra réchauffer au microonde). Dans la poêle, mettre une càs de beurre, faire revenir l’oignon haché et le pomélo épluché, émietté. Mélanger et ajouter un verre de crème liquide ou de lait de coco. Saler et poivrer, mettre les épinards. Cuire 2 minutes. Napper sur les filets de poisson. Servir en décorant de lamelles de poivron. Terrine de mangues Faire ramollir 5 feuilles de gélatine dans de l’eau fraîche. uisine Pendant ce temps faire bouillir 250cl d’eau avec 90gr de sucre, 5 clous de girofle et de la citronelle. Laisser bouillir 5 minutes. Ajouter la gélatine et faire refroidir sur un lit de glaçons en remuant. Ajouter 250cl d’eau fraîche. Au fond d’un Tupperware, mettre les tranches de mangue, verser la gelée, à nouveau les tranches de mangue et le reste de gelée puis la purée de fruits de la passion. Mettre au frigo 5 heures. Pour servir, découper en tranches Restaurant le WOK, 33 rue 178 Tel : 092 821 857 Jacqueline Deubel SELAPAK already have Bulletin de PPA-Nº39 - 31 Q uoi de neuf ? A vous d’ajouter ces adresses et changements d’adresses sur votre PHNOM PENH PRATIQUE BOUTIQUES Yes OUTLET, 394 E1 rue 360, à l’angle du Boulevard Monivong. Vêtements hommes, femmes, enfants, produits de beauté et quelques accessoires. PUMA, la marque allemande de vêtements et accessoires de sport est attendue à la rentrée Boulevard Sihanouk TRUE BRANDS sur Norodom au numéro 164..à voir par curiosité, marques internationales de vêtements à bons prix. ADIDAS est maintenant sur Mao Tsé Tong au numéro 201 AMBRE s’est agrandie avec une deuxième villa juxta posant le 37 rue 178 : un must KEOK’JAY a ouvert quai Sisowath au rez- de- chaussée du spa Amara, au coin de la rue 110 KANDAL : 206 rue 63. Belles nattes sets de tables, coussins et sacs avec de belles associations de tissus. THE EMERALD LOTUS Boutique. Rue 322 numéros 14 (tout à coté d’Attirance). Beau travail de la soie, du bois, du coton, de l’argent, des feuilles de palme et de poterie émaillées LOST N’FOUND : 321 rue 63 ; vêtements vintage d’occasion, sacs et autres accessoires 32 - Bulletin de PPA-Nº39 CONFIREL : 57 rue 178 ; Tel : 012 981 724 produits issus du riz, du vin de palme, pâtes de fruits et sauce au poivre vert MY HOME magasin de vaisselles et verrines en face de l’institut français, a déménagé près du marché Orussey 26/28 rue 168 ART DES LIGNES 42b bld Mao Tse Toung; Tel: 012 211 520. Meubles et lampes. Architectes d’intérieur SASHA SHOP, 2 32 rue 240 à côté de WAREHOUSE: boutique d’art modern et “antiquités” chinoises RESTAURANTS PIANO SHOP et OPERA CAFE : 186/188 rue 13 ; Tel : 016 969 275. Mais depuis mi-juillet, suite à des plaintes du voisinage, la musique n’est plus à l’honneur, TERRAZZA : 1c rue 282 ; Tel : 023 214 660. Restaurant italien, mais aussi épicerie fine où l’on trouve d’excellents jambons de Parme et de Toscane, et le club THE GROOVE avec nos amis Phil et Richie qui jouent tous les soirs sauf le dimanche. COSTA CAFE sur Sisowath just’avant le Palais Royal et à l’aéroport PUBLIC HOUSE : rue 240 ½ En face du SITO .Tel : 012 602 955 restaurant mais aussi propose des dégustations de thés avec pâtisseries. Réserver la veille !! Q SPA ET SALONS DE BEAUTE, SPORT ATTIRANCE : angle de la rue 322 et 51. Traitement du visage, du corps, épilation.... et parfumerie Fragonard. LE SALON (et le restaurant AN NAM) a fermé pour travaux. Thao manucure /pédicure peut venir à domicile ; Tel 069 501 510 KIDS CITY : 162 A Sihanouk Bld ouvert de 8h à 21h, un royaume pour les enfants qui peuvent faire de l’escalade et du patin à glace tel : 012 523 218 SELAPAK : centre de sports uoi de neuf ? traditionnels et de danse (enfants à partir de 5 ans) 117 rue 110 Tel : 089 793 239 BICYCLETTES de location : 31 rue 302 Tel : 012 851 776 Add re o 2m LA P TITE FRANCE (waiting) Bulletin de PPA-Nº39 - 33 C J oups de pouce ocelyn, toute l’équipe et les enfants de Taramana nous ont reçus pour un café rencontre. Nous avons visité le Centre, assisté à la présentation du personnel autour du Directeur Thomas Leduc, et à la projection des dernières vidéos décrivant l’essentiel des leurs actions. Une bien agréable matinée ! PPA supporte l’ équipe de rugby par un don 300$ qui a permis la confection de T-shirts dont la vente finance la pérennité de cette activité. Le dimanche 28 avril restera sans doute un souvenir gravé dans leur mémoire : les « Crabes » de Taramana, associés aux jeunes d’Aspeca, ont gagné la finale du championnat de rugby (catégorie 34 - Bulletin de PPA-Nº39 moins de 15 ans) face à l’équipe de PSE (Pour un Sourire d’Enfant). Taramana est un programme de parrainage, qui vient en aide à un grand nombre d’enfants défavorisés de Boeng Salang – un bidonville le long des voies ferrées au Nord de Phnom Penh. L’équipe éducative apporte une scolarisation complémentaire et un soutien scolaire en liaison avec les écoles publiques. Taramana organise de nombreuses activités culturelles et sportives qui font partie intégrante de l’éducation et de l’épanouissement des enfants : danse traditionnelle khmère, hip-hop, théâtre, chorale, foot et rugby, … Taramana c’est aussi un repas équilibré chaque jour à la cantine C du Centre, une distribution de lait de soja deux fois par semaine, et une ration de riz distribuée aux familles. Si vous souhaitez passer un agréable moment, n’hésitez pas à visionner la parodie du célèbre clip “Gangnam style” de PSY jouée par 160 enfants sur une réalisation signée Jean-Luc Nguyen. http://www.youtube.com/ watch?v=7pUYda59wcQ Lors de notre VIDE GRENIER le 5 juin, grâce aux ventes de boissons et de pâtisseries et à la contribution de nos amis de Malongo qui ont reversé leurs bénéfices, nous avons décidé d’aider l’association « d’une famille à l’autre » oups de pouce Sandra et Gilles Rousseau ont crée leur l’association en 2009 et depuis ils s’y consacrent entièrement, conscients de leur mission : donner à ces enfants la chance de vivre sereinement en s’efforçovnt de ne jamais rompre le lien parental. Vous les avez rencontrés lors de nos permanences du vendredi matin; vous pouvez leur rendre visite, dans le village de TareapDaunsô à 25 Km au sud-est de Phnom Penh et sur leur site : www.ptea-clara.fr Ptea Clara C’est une maison d’accueil, pas un orphelinat, qui est ouverte à une cinquantaine d’enfants que leur mère confient à l’équipe parce qu’elle vivent dans une grande détresse sociale et qu’elles ne peuvent assurer leur éducation. Ptea Clara leur offre l’hébergement, l’alimentation, l’éducation, les soins médicaux et l’hygiène de base, aidée d’un personnel cambodgien dévoué et aguerri à ce type de structure familial. Bulletin de PPA-Nº39 - 35 Z oom Un deuxième séjour dans la cité du Lion pour devenir guide de l’un des quatre musées nationaux. 1 3 ans plus tard, me voici de retour à Singapour… L’attrait de la découverte n’est plus de mise et inévitablement je constate qu’il y a plus de monde, plus de constructions, plus de voitures et que tout est devenu beaucoup plus cher ! Une fois avalée cette pilule un peu amère, il est temps de réagir! Je me suis donc précipitée pour m’inscrire aux associations qui me permettront activités et rencontres. FOM, Friends of the Museum (les Amis du Musée), est une association très active qui existe depuis les années 80 et qui compte pas moins de deux mille membres. Comme son nom l’indique, son optique est essentiellement culturelle avec entre autre, un programme de six mois 36 - Bulletin de PPA-Nº39 Par « solidarité nationale » je me suis également inscrite à l’AFS - Association Française de Singapour - hélas rien à voir avec la convivialité de PP Accueil! Là encore le nombre des adhérents est de plus de deux mille membres et toutes les activités et rencontres sont organisées par secteur suivant les quartiers de résidence. Par le biais de la revue publiée par l’AFS et l’UFE, « La Gazette », j’ai pris connaissance de Grace Haven, une institution ouverte par l’Armée du Salut pour prendre en charge des jeunes et adolescents en difficulté (petite délinquance, foyers désunis). Les membres de l’AFS sont très impliqués et organisent des ateliers pour occuper ces jeunes après les cours (ils sont pensionnaires en détention pour des périodes variées). Ces ateliers sont en fait des cours de soutien scolaire, cuisine, jeux, travaux manuels. Je me suis donc portée bénévole pour l’atelier travaux manuels qui se transforme lorsque j’y suis en arts plastiques. Hélas, Grace Haven est très loin de chez moi et mal desservi par Z les transports en commun; je n’y vais donc qu’une fois par mois, mais c’est un moment gratifiant car ces jeunes sont terriblement désœuvrés et apprécient toute visite venue de l’extérieur. Je croyais connaître Singapour car après tout ce n’est pas bien grand, la taille d’un petit département français et j’y ai vécu 3 ans, mais en février je me suis inscrite à FSS, Field Study Singapore (découverte de Singapour). Le concept m’a plu. Le groupe demeure restreint car nous sommes dixhuit et par binôme sous la houlette d’un mentor, nous organisons des visites dans Singapour. Les thèmes peuvent être très variés. Chaque binôme planifie sa visite (repérages préliminaires, rencontres de personnes, recherches, etc.) et prévoit également un restaurant où se terminera la visite. On invite les autres membres et une fois « sa visite » terminée on se laisse guider par les autres binômes, soit environ pour huit autres visites. oom à des taxes dès que vous franchissez le centre ville. Elle a su préserver des îlots de nature, la serre des orchidées au sein du très célèbre Jardin Botanique en est un excellent exemple ainsi que le tout récent « Garden on the Bay ». Singapour est une cité-état bâtie sur des marécages, sans ressources naturelles, pauvre au sortir de la guerre et qui est devenue en une cinquantaine d’années un des pays les plus riches de la planète (son PIB est l’un des plus élevés par habitant au monde). Les Singapouriens sont très fiers de leur réussite à Singapour, la ville du Merlion (mi-lion, mi-poisson) est propre, moderne d’un aspect lisse, brillant, clinquant, avec ses nombreux, immenses et luxueux centres commerciaux où il fait bon déambuler à l’air climatisé, ses gratte-ciel de haut standing, ses aires tirées aux cordeaux, son trafic régulé grâce Bulletin de PPA-Nº39 - 37 Z oom tel point qu’ils ne cessent de se voir comme le « hub » (rayonnement/ centre) de l’éducation supérieure, de la recherche scientifique, de l’art et récemment du management de l’eau. L’histoire de Singapour est récente, elle a 200 ans environ, mais les 3 groupes ethniques qui constituent sa formation : chinois (majoritaire à plus de 65%) malais et indien ainsi que les Peranakan (immigrés chinois arrivés au 17eme siècle et qui se marièrent avec des Malaises) contribuent à donner une diversité pleine de charme que vous retrouverez dans les différents quartiers tels que China Town, Little India, le petit quartier Peranakan de Katong, Kampong Glam ou quartier arabe, Geylang Serai ou quartier malais. Cultures et traditions s’y côtoient et en font l’originalité de cette ville. Enfin pour terminer ce petit tour d’horizon, quelques petits challenges vous attendent en arrivant: le Singlish, le dialecte parlé à Singapour (essentiellement par la population peu éduquée), basé sur l’anglais calqué sur la grammaire chinoise, il intègre des mots Malais, Hokkien, Teochew, Cantonais, Tamil (puristes de la langue de Shakespeare s’abstenir). Les accents chinois et indiens sont particulièrement difficiles à 38 - Bulletin de PPA-Nº39 comprendre au téléphone et les Singapouriens sont friands d’acronymes. Parler singlish, c’est aussi terminer ses phrases par le « lah » malais que l’on peut vaguement traduire par « hein ! ». « Ok lah » est une expression que vous entendrez fréquemment. Si l’éclat du sourire khmer et le rythme tranquille du Cambodge, du Laos ou de l’Indonésie vous tiennent à cœur ne venez pas par ici, les Singapouriens peuvent être très gentils et vous proposent volontiers leur aide s’ils vous voient perdu (on sort aussitôt son Ipad pour consulter le plan !) mais ils sont comme tous les citadins des métropoles : pressés, et peu souriants. En revanche, si vous êtes hip, que l’architecture vous passionne, l’urbanisme (très beau musée à visiter !), le paysagisme, les projets de grandes envergures (Singapour se targue d’être une cité-jardin) alors la visite de Singapour est un must dans la région ! Et bien sûr c’est un lieu d’expatriation très prisé par les jeunes couples et les familles : sécurité, challenge professionnel, salaire attractif sont assurés. Alors chers amis lecteurs, j’aurai peut-être le plaisir de votre visite ? « On lah ! » (super ! ) Eliza Hoeveler-Schwarz Bulletin de PPA-Nº39 - 39 40 - Bulletin de PPA-Nº39 Adhérer à Phnom Penh Accueil Il vous suffit de remplir le formulaire ci-dessous et de le faire parvenir à Phnom Penh Accueil avec une photo d’identité (35 x 47 mm). La cotisation donne accès à la carte de membre et aux ateliers de PPA (pour certains d’entre eux une participation financière est demandée). Renseignements :[email protected] Site internet : www.phnom-penh-accueil.org . Nom et prénom........................................................................... . Adresse ...................................................................................... . Tél. domicile............................................................................... . Tél. portable............................................................................... . E-mail......................................................................................... . Nationalité.................................................................................. . Profession................................................................................... . Violon d’Ingres .......................................................................... . Quel type de services attendez-vous de Phnom Penh Accueil ? ...................................................................................................... ...................................................................................................... ...................................................................................................... ...................................................................................................... . Cotisation annuelle $ 25 USD Date............................. . Contribution . 100 USD de soutien $ 50 USD Signature..................................... Carte de membre Les partenaires de Phnom Penh Accueil Rejoignez nous ! Depuis octobre 2004, PPA offre à ses membres une carte qui leur permet de bénéficier de remises dans près de 50 commerces de Phnom Penh, Siem Reap et Kep. Nous remercions les établissements suivants, partenaires de PPA en 2013 : PHNOM PENH : Agrovet- An Nam - Arya L’Oréal - Beyond Interiors Bliss - Bougainviller - Dan Meat - Cambodiana - Chilli Kids - Citadel Couleurs d’Asie - Garden of Desire - Jasmine Boutique - K West Kashaya Silk - La Clé de Sol - La Petite France - Le Duo - Le Jardin Le Lézard Bleu - Le Passage - Le safran La Suite - Le Terroir - Le Marais Le wok - Luna d’autunno - Ly Vanny - Mekong Art - Mekong Quilts Natural the 240 - O’Spa - Pharmacie de la Gare - Pharmalink - Pho de Paris - Raffles-Le royal - Red Apron - Rega - Sâmata - Senteurs d’Angkor - Silk and pepper - Subtyl - Tamarind - T-Bone - Tendance Khmère - The Deli - The French Element - The Salon - Vergers du mekong - Waterlily - Warehouse - Yves Rocher. La carte de membre est nominative. Elle doit être mise à jour. Elle ne peut être ni prêtée, ni échangée, ni cumulée avec d’autres cartes ou avantages.
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