Fonctionnement Chercheurs - Amis du Vieux Saint

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Fonctionnement Chercheurs - Amis du Vieux Saint
Les Amis du Vieux Saint-Etienne - 11/06/09 - 16:02:25
Vie et mort
du dialecte stéphanois
aux XIXe et XX- siècles
Approche bibliographique
La littérature dialectale stéphanoise, connue pour être une des plus riches du
domaine francoprovençal, a déjà fait l'objet d'études intéressantes 1. Toutefois, la
période des XIXe et XXe s., en dehors de quelques patoisants renommés (Babochi,
Patasson, Parot, etc.), n'a suscité que peu d'intérêt. Elle est pourtant très riche, en
auteurs comme en textes, et cela, paradoxalement, à une époque où le dialecte disparaît peu à peu de la vie quotidienne.
Il était donc nécessaire de recenser tout ce qui a pu être écrit en dialecte à SaintÉtienne. J'ai commencé ce travail sur le fonds de la Bibliothèque municipale (B. M.),
sous la direction de Mme Escoffier, et en collaboration étroite avec M. Camille Januel qui
s'intéresse à ce sujet depuis de nombreuses années 2.
La méthode de travail a été la suivante. On a commencé à dépouiller tous les
ouvrages connus des auteurs patoisants. Puis on a procédé à des sondages dans le
fonds de manuscrits, en même temps que les journaux locaux étaient feuilletés page
après page, ainsi que les principales revues. Tout ce travail est en cours, et sera très
long. Chaque pièce en dialecte, même insérée dans des œuvres complètes ou d'autres
recueils, fait l'objet d'une fiche où elle est décrite, si possible datée, et localisée. Ainsi se
constitue à la B. M. un fichier qui se veut exhaustif, et qui tend à signaler tous les textes
publiés des origines à nos jours dans tous les dialectes du département de la Loire. Il
est bien entendu possible de consulter cette documentation sur place à la B. M. J'en ai
extrait, pour cet article, seulement ce qui concerne Saint-Étienne aux XIXe et XXe siècles.
Il faut bien noter qu'il s'agit là de l'état de ma recherche fin 1972, recherche qui est
loin d'être terminée. On constatera d'autre part que cette bibliographie se contente de
signaler les textes, sans aucun appareil critique. L'ampleur du travail ne permet pas d'aller plus loin. Mon simple rôle est de rassembler ces documents, d'essayer de les identifier, de les dater, cela sommairement, et de préparer le travail des linguistes, qui, je l'espère, seront nombreux à s'y intéresser 3.
Abréviations et renseignements divers :
B. M.
Bibliothèque municipale, section Études, B. P. 25, 42001 St-Étienne
Cedex. MS. : manuscrit.
Chan. : chanson.
Versif. : texte en vers,
s.d. : sans date.
1 Gardette (P.), « Le Francoprovençal écrit en Lyonnais et en Forez au Moyen Age », Revue de linguistique romane, janvier-juin 1968. Vey (E.), Le Dialecte de Saint-Étienne au XVIIe siècle, Paris,
1911. Straka (G.), Poèmes du XVIIIe siècle en dialecte de Saint-Etienne, Paris, 1964, 2 vol.
2 Un recensement et une analyse des premiers textes rassemblés ont été publiés par M. Januel dans
le Bulletin du vieux Saint-Étienne, n° 72 à 79, de 1968 à 1970.
3 Les chercheurs désirant consulter les pièces citées et ne pouvant venir à Saint-Étienne n'obtiendront des
copies que sous les formes suivantes :
— Livres, brochures, revues de petit format : photocopies.
— Journaux et revues de grand format : microfilms ou copies dactylographiées présentant toute garantie de
conformité. Prière de faire établir un devis au préalable.
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Gonon : abréviation signalant le livre souvent cité : GONON (Jean-François), Histoire de
la chanson stéphanoise et forézienne, St-Étienne, 1906.
« Voir le détail des textes à la B. M. » : pour les auteurs ayant beaucoup publié, il n'a pas
été possible de signaler chaque texte. L'indication ci-dessus signifie que chacun a fait l'objet
d'une fiche à la B. M. Il est donc possible, soit de venir consulter ce fichier sur place, soit d'obtenir des photocopies de ces fiches.
Nota : longueur des textes :
— poésie ou chanson : le nombre de vers est indiqué ;
— prose : celle-ci étant le plus souvent publiée dans les journaux, la longueur est donnée en
centimètres, par addition des colonnes. Il suffit donc de reporter une règle sur un journal moderne
pour avoir une idée approximative, mais immédiate, de l'importance du texte.
1 - PIÈCES DU XVIIIe S. NON SIGNALÉES JUSQU'À PRÉSENT.
1.1 - Georges Boiron.
1° La B. M. a acquis en 1968 une édition des œuvres de Chapelon : Recueil des
œuvres de messire Jean Chapelon... ; avec l'abrégé historique de sa vie, et les œuvres de
son père et de son ayeul, St-Étienne, chez Durand Sauret, 1820, in-8°, 296 p. Les p. 289 à
293 de cet ouvrage contiennent des « Pièces diverses de M. Boiron » (à noter que le
nom est bien orthographié avec un i en 1820, et non avec l'y de 1837). On y trouve les
textes suivants 4 :
a) « La Coumplainti d'ïn jouén' hommou... », toujours sans titre,
b) « Lou Pouvey de l'imaginatioun »,
c) « Chansoun de la charreire de lou moynous », qui réunit sous ce titre, et sous une
forme logique les deux chansons connues sous les titres : « La Coumpagni de Jean
Michie » et « Lou Bal de chie Turlurette ».
Pour plus de renseignements sur cette édition, on peut consulter l'article de M.
Camille Januel dans le Bulletin du vieux St-Étienne, n° 72, 1968.
2° Le manuscrit MS. 324 de la B. M. constitue le brouillon de Denis Descreux, neveu
de Boiron, pour la publication de ses notices biographiques. A l'article Boiron, on trouve
deux versions de la préface aux œuvres de Georges Boiron (édition de 1837), quelque
peu différentes du texte imprimé. Descreux y a noté quelques vers de Boiron qu'il ne fera
pas figurer en 1837. Nous donnons ci-dessous les incipit de ces pièces sans titres :
a) « Au paÿs de coucagni... » (chan.), 4 vers.
b) « Bacchus, iquai malencountroux... » (chan.), 16 vers.
1.2 - Divers.
Le manuscrit MS. 084 de la B. M. contient deux petits textes dialectaux, l'un du XVIIIe
s., l'autre du tout début du XIXe :
a) Dans la première partie, dite « Manuscrit St-Eve », f. 4 : « Yoré que la paix è publia...
» (incipit d'une chanson sans titre de 16 vers). L'auteur du manuscrit la date des environs de
1750.
b) Dans la deuxième partie, dite « Manuscrit Morel », on trouve un couplet de 6 vers
dans le genre de La Marluroun, que l'auteur date de 1803.
4
Publiés par M. Straka (Poèmes du XVIIIe s.) d'après l'édition de 1837.
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2 - PIÈCES DU DÉBUT DU XIXe SIÈCLE.
1) «Lou Prudhommou P... vau plaidia soun hounou... » (incipit d'un fragment de
poème de 28 vers). Daté du tout début du XIXe s. (Straka). L'original se trouve à la B. M.,
cote 146 (3) du .fonds A. Bernard (cote Galley : 1080). Une copie du texte, accompagnée
de sa traduction et d'une analyse, a été déposée à la B. M. par M. Januel (cote C 121
(7)).
2) « Discoue dédhia ô chevaliers de la Crouey à l'hounnouer de l'accoumpagniamons
qu'é firouns ô Missionaires lou joue que s'en alèrou. » Ce poème, dont l'original se trouve
à la B. M. sous la cote MS. 318, a été daté de 1821 par M. Georges Straka et reproduit
et analysé dans son ouvrage Poème contre une mission prêchée à St-Étienne (Loire) en
1821, Paris, 1954.
3) «A la meyna» (en vers, anonyme), 15 couplets de 4 vers. Daté entre 1820 et
1830 (Januel).
— Édité par J. B. Galley, if. s. n. n. d. (B. M. : C 117 (11)).
— Publié dans Les Amis du vieux St-Étienne, n° 46, juin 1962.
1838. « Rigodoun d'un fargeroun de San Chiéve. Air : Chez Grand Claude » (chan.,
signé Liodou Belavoê), 1838, 5 couplets et 1 refrain de 4 vers. (Journal L'Indicateur, n° 346, 2 déc. 1838, p. 4.)
1839. a) « Lettra dh'in fargéroun de la charréri d'o Mouéniou o Mercurou, su lou-zaffairous municipalous » (prose, signé Lou Farg'roun counteu), daté 5 mai
1839, 60 cm. (Journal Le Mercure ségusien, 5 mai 1839, p. 1) (A paru en tiré à
part, la même année, chez N.-S. Janin, 8 p.)
b) « Segounda lettra dh'in fargéroun De la charréri d'ô Mouéniou, o Mercurou, su
lou-z-affairous municipalous » (prose, signé Lou Fargéroun), daté 2 juin 1839,
64 cm. (Journal Le Mercure ségusien, 2 juin 1839, p. 1.) (A paru en tiré à part, la
même année, chez N.-S. Janin, 8 p.)
c) « Lettra dh'in fargéroun do Panassa, o Mercurou, su lou-z-affairous municipalous » (prose, signé Lou Fargéroun do Panassa), daté 23 juin 1839, 49 cm.
(Journal Le Mercure ségusien, 23 juin 1839, p. 1.) (A paru en tiré à part, la
même année, chez N.-S. Janin, 8 p.)
d) « Lettra dh'in farchetaire de vai la Charlamountat, o Mercurou, su lou-z-affairous
municipalous » (prose, signé In Farchetaire de la Charlamountat), daté 28 juin
1839, 24 cm. (Journal Le Mercure ségusien, 30 juin 1839, P- I -) (A paru en tiré à
part, la même année, chez N.-S. Janin, 4 p.)
3 - PIECES A PARTIR DE 1842 ...
1842-1876. Pierre PHILIPPON, pseud. : BABOCHI.
1) Manuscrits :
Les manuscrits MS. 303, MS. 304 et MS. 305 de la B. M. sont de la main de
Babochi. Ils ont servi en partie à l'impression de ses œuvres complètes de 1876.
Nous n'avons pas encore pu les dépouiller. Toutefois, des sondages laissent apparaître des inédits, et laissent supposer qu'il sera possible de dater de nombreuses
pièces grâce à eux.
2) Recueils divers :
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— 1842 : Nouvelles chansons patoises de P. P., St-Étienne, 1842, in-8°, 24 p. Il faut
noter que les chansons de ce recueil, sauf une, n'ont pas été reprises dans les
volumes postérieurs.
— 1853 : Chansouns et brands de Babochi, St-Étienne, 1853, in-12, XXXIV-80 p.
— 1876 : Œuvres complètes de Babochi..., St-Étienne, 1876, in-8°, 310 p.
Ces trois recueils ont été dépouillés pièce par pièce dans le fichier de la B. M.
3) Pièces diverses :
— Ménas... (prose, signé Babochi), daté 3 août 1867, 26 cm. (St-Étienne, impr.
Montagny, s. d., 1 feuille recto 27 X 21 cm.)
— Miraclou ! Miraclou! (prose, signé Babochi), daté mai 1869,
42 cm. (St-Étienne, impr. Montagny, 1869.)
— Traduction en patois gagas et en français de la Bulle Ineffabilis sur la définition
dogmatique de l'Immaculée Conception de la Vierge... (prose, signé Philippon),
daté 1874.
(St-Étienne, impr. Montagny, 1874, in-4°, 35 p.)
1846-184.8. Chansons sur les béguins.
i) « Lou Boun Djiéu de vais Séint-Jean » [air de Barbari] (chan., anonyme), non
daté, 5 couplets de 9 vers.
(Publié dans : Duplay (Pierre), Le Petit bon Dieu des béguins, St-Étienne, 1890,
p. 574-575-) (Publié dans GONON, p. 57, avec une graphie différente.)
2) Lou Boun-Dziot de ves Sain-Jean [air de Barbari] (chan., anonyme), non daté,
16 couplets de 9 vers. (St-Étienne, impr. N.-S. Janin, s. d., 1 feuille recto-verso 28 x
22 cm.)
3) Chanson sur Digonnet. Air : de la bourrée d'Auvergne (chan., attribuée à Baptiste Laval dit Paturet d'après Duplay), non daté, 7 couplets de 7 vers et refrain
de 2 vers.
(Publié dans : Duplay (Pierre), Le Petit bon Dieu des béguins, p. 665-666.)
4) Dzigonnet sourtzi de présoun, soun arriva vai Saint-Jean. Nouta sur l'air : statuta
décréta Dei (Ytnna de l'Avent), propriété de Baptiste Laval (chan., non signé), non
daté, 32 couplets de 4 vers, dont 3 en français.
(St-Étienne, impr. Pichon, s. d., 1 feuille 27 x 22 cm recto.) (Publié dans : Duplay
(Pierre), Le Petit bon Dieu des béguins, p. 692-695, sous le titre : « 1848 ».)
1848. 0 zeffants de vez Santziève o suge de l'aibrou de la liberta (prose, signé In gaga),
daté 16 avril 1848. (St-Ètienne, impr. Vve Boyer, s. d., 20 X 14 cm., 7 p.)
1848. « Repounça oeu citouyon Babochi » (prose, signé : « Crizioeu, qué nèsu vai Chalie et qua sa parla papie »), 33 cm. (Journal Le Mercure ségusien, 30 avril 1848, p.
1. Réponse à la profession de foi de Philippon-Babochi, parue dans le Mémorial
du 9 avril.)
1850 - 1860. Faute de renseignements complémentaires, c'est dans cette période que
nous classerons deux auteurs dialectaux, à la lecture de GONON.
1) Antoine-L'Esprit Murgue. Nous n'avons retrouvé aucun texte imprimé ou
manuscrit de cet auteur. Seul, GONON, p. 70-71, donne un extrait de ses chansons
patoises réunies sous le titre « Lous Engueuladous », et de sa pièce de théâtre
« Jacquou lou mentoeu », qui semble avoir connu un grand succès à St-Étienne.
2) Antoine Berthet. Comme pour Murgue, nous n'avons pu retrouver aucune pièce
de cet auteur. Là encore, c'est GONON, p. 106, qui nous donne deux couplets de
sa chanson « Lou Bichoun de la Rosina ».
Murgue et Berthet étaient, paraît-il, deux auteurs assez grivois pour l'époque. Il
sera sans doute difficile de retrouver leurs œuvres.
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1851-1870. François LINOSSIER, pseud. : PATASSON.
1) Manuscrits : le manuscrit MS. 281 de la B. M. réunit 7 pièces de Linossier,
écrites de sa main. Voir le détail à la B. M.
2) A notre connaissance, il n'a pas été publié d'œuvres choisies ou complètes de
cet auteur.
3) L'essentiel de son œuvre a été publiée ou rééditée par lui-même dans son journal Lou Crizioeu de Patassoun, 17 numéros publiés du 9 janvier 1869 au 19
février 1870. Pour les textes de Linossier publiés dans ce journal, voir le détail à
la B. M. Pour les textes d'autres auteurs, publiés par Linossier dans son journal,
voir ci-dessous, à la date de 1869.
4) Pièces diverses :
— « Dialogue en patois. Barouéni et Jozai » (prose), 44 cm. (Journal L'Observateur
stéphanois, nos 11 et 12 des 3 et 10 mars 1867, avec peut-être une suite dans les
numéros suivants que ne conserve pas la B. M.)
— Les Electiouns de 1869. Djialogou on patois, entre Refo et Barouéni. (St-Étienne,
impr. Farat, 1869, i feuille recto 27 X 21 cm.)
5) Textes signalés par son neveu Antoine Neyron, mais non retrouvés :
— « L'Ours eintelligeant » (théâtre, serait sa première œuvre en dialecte).
— « Lou Dépâs on China » (théâtre).
1857-1896. Jacques VACHER.
Tous les textes dialectaux de Vacher que nous avons pu réunir, surtout des chansons, se trouvent mélangés à son abondante production en français dans les
recueils suivants :
1) Manuscrits : MS. 230, MS. 231 et MS. 261 à la B. M.
2) Imprimés : 10 chansons en dialecte dans Chants ségusiaves.
Poésies et chansons de Jacques Vacher, St-Étienne, 1898, in-8°, 256 p. Voir le
dépouillement de ces recueils à la B. M.
1859. Lous Autrichiens vant être peurgis [air de Barbari] (chan., signé Laval), non daté,
se rapporte à la campagne d'Italie de 1859, 7 couplets de 10 vers. (St-Étienne, impr.
Pichon, s. d., 1 feuille recto 32 X 24 cm, ornée d'un dessin.)
L'auteur est Baptiste Laval, dit Paturet, déjà signalé en 1846-1848 pour ses chansons sur les béguins. On nous signale, au moment de clore cet article, une autre chanson du même auteur sur le même sujet.
1865-1885. D'après les renseignements de GONON, c'est dans cette période que nous classerons les rares textes dialectaux de Rémy Doutre. Ses œuvres complètes : Chants,
chansons et poésies de Rêmy Doutre..., St-Étienne, 1887, in-8°, XXIV-332 p.,
contiennent p. 120-129 :
— «Lou Bounet de la Touénou» (chan.), non daté, 4 couplets de 11 vers.
— « Damoun et Henriette » (chan.), non daté, 24 couplets de 8 vers.
(Cette dernière chanson a été reproduite dans la revue La Région illustrée, n°
74, 1932, p. 13-15.)
Dans ce même recueil, on trouve des bribes en dialecte p. 174 et 246.
Sa chanson « La Mouna de la Zabeau » (non daté, 4 couplets de 9 vers) a été
insérée par Jacques Pérony dans son édition des œuvres de Benoît Royet :
Lous Arbillouns gagas, St-Étienne, 1913, p. 118.
1866. « Le Batéaille de la clochi de vè' Veuray parochi dau las de vè' Granoblou » (versif.,
signé : a) « Un viô gagat de la grand-charreiri » au bas du texte ; b) « Auguste Callet
» dans la table des matières de la Revue forézienne de 1870), daté 1866, 33
strophes de 4 vers. (Publié dans la Revue forézienne, janvier 1870, p. 34-39.)
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1866. Recueil de chansons et discours en patois stéphanois, par Jacques Berquiot (7
pièces, chansons ou discours en vers, relatives au jeu de sarbacane). (StÉtienne, impr. Pichon, s. d. [1866 d'après le catalogue de la Bibliothèque nationale], in-8°, 16 p.)
1867. A l'occasion des élections de 1867, paraissent quatre tracts en faveur de Vital de
Rochetaillée.
1) Abstontiouns (dialogue en prose, signé « In Cannounie »). (St-Étienne, impr.
Bénévent, s. d., 1 feuille recto 28 X 19 cm.)
2) Aux éléteuxde l'Heurtoun, de Sin-Rhô et de vais Vôbenétzie (prose, signé « In
Cannounie pâre de cinq zeffants »). (St-Étienne, impr. Bénévent, s. d., 1 feuille
recto 32 X 21 cm.)
3) In Dzinâ (dialogue en prose, signé « In Cannounie »). (St-Étienne, impr.
Bénévent, s. d., i feuille recto 32 x 21 cm.)
4) Le Zellectiouns (prose, signé « In Cannounie »). (St-Étienne, impr. Bénévent, s.
d., 1 feuille recto 32 X 21 cm.) (Reproduit dans Les Amis du vieux St-Étienne, n°
57, mars 1965, p. 26.)
1867. Deux textes de « Jean La Mana » (sans doute un pseudonyme).
1) « Rapport sur l'exposition [universelle de 1867] » (prose, signé Jean La Mana).
(Journal L'Indépendant, nos 1, 2, 3, 4, 5, 7 et 8, du 13 octobre au 1er décembre
1867, p. 2 ou 3 de chaque numéro. Le journal signale que l'ensemble de ce
texte a fait l'objet d'un tiré à part.)
2) Dans le n° 6 (17 novembre 1867) de ce même journal L'Indépendant, Jean La
Mana arrête son « Rapport... » pour publier un article sans titre, p. 3. Il répond
en dialecte à un lecteur qui, dans le numéro précédant, se plaignait de la prolifération des articles patois dans la presse stéphanoise. Ces deux textes sont très
intéressants pour juger des réactions de l'époque vis-à-vis du dialecte.
1867. Trois textes de « Gaga » (nous retrouverons ce pseudonyme en août 1870).
1) « Cancans » (prose, signé Gaga), 23 cm.
(Journal L'Indépendant, n° 10, 15 décembre 1867, p. 2. Contre l'enseignement
féminin.)
2) « Action et obligation » (prose, signé Gaga), 64 cm.
(Journal L'Indépendant, n° n, 22 décembre 1867, p. 1-2. Sur le passage à StÉtienne de F. de Lesseps cherchant des actionnaires pour Suez.)
3) « Adieu 67 » (prose, signé Gaga), 53 cm.
(Journal L'Indépendant, n° 13, 5 janvier 1868, p. 1-2. Divers sujets.)
1869. In Secret (prose, signé In Candidat), non daté.
(St-Étienne, impr. Bénévent, s. d., 1 feuille recto 32 x 23 cm. Ce tract semble
concerner les élections de 1869.)
1869-1870. En 1869, François Linossier commence la publication de son journal :
« Lou Crizioeu de Patassoun. Journal littéraire et amusant. Rédacteur : François
Linossier. » St-Étienne, impr. Théolier [puis Bénévent], 1869-1870, 43 cm. 17
numéros ont paru, irrégulièrement, du 9 janvier 1869 au 19 février 1870. Ce journal contient des textes en français et en dialecte. Pour ceux de Linossier, voir le
détail à la B. M. Les pièces d'autres auteurs sont signalées ci-dessous.
1) «Plaintchi de Chavanay a Santchi-eve » (chan., signé « R. André »), 7 couplets de
6 vers. (Crizioeu, n° 9, 20 mars 1869, p. 4.)
2) « La Coumetta. Air : Béranger et l'Académie» (chan., non signé), 5 couplets de 8
vers. (Crizioeu, n° 5, 13 février 1869, p. 3.)
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3) « Elogeou a Patassoun, faitchi et chanta par Davi-e, capitaine djin Jeu de l'arc,
davant tous lous chevalï-e la djomèmgi de févrï-e 1869. Air : Du pavé de la rue
des Chappes » (chan., signé « Antoine Davier »), 10 couplets de 6 vers. (Crizioeu, n° 8, 13 mars 1869, p. 4.)
4) « Loûs Menétrïes. Air du Vieux gagas » (chan., non signé), 6 couplets de 8 vers,
et 2 refrains de 4 vers. (Crizioeu, n° 3, 30 janvier 1869, p. 4.)
5) « La Messa de meynot djin la chareyri doeus moueynous (air : La Coumpagni do
boussu Jean Michï-e) » (chan., non signé), 9 couplets de 5 vers (Crizioeu, n° 9,
20 mars 1869, p. 4).
6) « Lou Pissat d'anou » (fable, non signé), 44 vers. (Crizioeu, n° 5, 13
février 1869, p. 3.)
7) « Le Seul couplet de J.-B. Vitou » (versif., signé « Auteur
inconnu »), 4 vers. (Crizioeu, n° 7, 27 février 1869, p. 4.)
8) « Lou Marchi on groeu vai Chavannai » (chan., signé « J.-B. T. »,
sans doute Jean-Baptiste Tivet), 9 couplets de 8 vers. (Crizioeu, n° 16, 12
février 1870, p. 3-4.)
9) « Lou Mi de mouai. Air : Montons à la barrière » (chan.). Voir
ci-dessous. (Crizioeu, n° 8, 13 mars 1869, p. 4, non signé, 7 couplets de 8 vers.)
(Moniteur du Caveau stéphanois,- année 1900, n° 5, p. 40, signé « J.-B. Thivet
», 6 couplets de 8 vers, avec trad.)
10) « Les Poulisseuses (air : Montons à la barrière) » (chan.), 7 couplets de 8 vers.
(Crizioeu, n° 13, 24 avril 1869, p. 4, non signé.) (GONON, p. 73-74, signé JeanBaptiste Tivet.)
1870. Deux textes signés du pseudonyme « Pelli-Verta » :
1) « Résurrection de Beneyton » (prose, signé Pelli-Verta), 225 cm. (Journal Le
Samedi, n° 10, 11 et 12, des 28 mai, 4 et 11 juin 1870, p. 1 et 2.)
2) « In Savant » (prose, signé Pelli-Verta), 30 cm. (Journal Le Samedi, n° 14, 2
juillet 1870, p. 2.)
« La Greva » (prose, signé « Menu »), 22 cm. (Journal Le Samedi, n°
12, 11 juin 1870, p. 2-3.)
1870. « L'Inauguration » (prose, non signé), 24 cm.
(Journal Le Stéphanois, n° 17, 23 juillet 1870, p. 4. Inauguration du barrage de
St-Chamond.)
1870. « Poeurous gagas » (prose, non signé), 25 cm.
(Journal Le Stéphanois, n° 18, 26 juillet 1870, p. 3. Élections municipales.)
1870. « La Paix » (prose, signé « H. »), 18 cm.
(Journal Le Stéphanois, n° 19, 28 juillet 1870, p. 2-3.)
1870. « Si vouère vrai » (prose, non signé), 17 cm.
(Journal Le Stéphanois, n° 22, 4 août 1870, p. 3.)
1870. Deux textes signés « Gaga » (déjà signalé en 1867) :
1) « L'Égalité. Quant vant-zy faire les parts » (prose, signé « Gaga »),
25 cm. (Journal Le Stéphanois, n° 21, 2 août 1870,-p. 2.)
2) « La Guerra » (prose, signé « Gaga »), 14 cm. (Journal Le Stéphanois, n° 26, 20 août 1870, p. 3.)
1870. « N'ey pas tout pardzu » (prose, signé « Jeannot »), 30 cm. (Journal Le
Stéphanois, n° 27, 27 août 1870, p. 2.)
1870. « Poeures mères » (prose, non signé), 23 cm.
(Journal Le Stéphanois, n° 28, 2 septembre 1870, p. 3-4.)
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1870-1899. Benoît ROYET.
1) Nous n'avons pas retrouvé de manuscrits de cet auteur.
2) Recueils :
— B. Royet éditait et vendait ses chansons sous la forme de fascicules de 4 p.,
portant le titre : « Lou Chansounie poulegnais ». Il existe un recueil incomplet
de ces publications à la B. M.
— En 1913, Jacques Pérony reprit les textes de Royet dans sa propre graphie
et en publia un recueil de 143 p. intitulé Lous Arbillouns gagas. Voir le détail de
ces textes à la B. M.
3) Pièces diverses :
— Une lettre à Jean-François Gonon, insérée par ce dernier dans son Enquête de
la chanson forézienne, St-Étienne, 1899, p. 6.
1882-1903. CADET-TZITE.
De 1882 à 1903, on trouve un certain nombre d'articles en dialecte signés « CadetTzite ». Dans son Enquête de la chanson forézienne, J.-F. Gonon révèle p. 74 que
ce pseudonyme cache Jean-Baptiste Croizier. Les textes de cet auteur sont dispersés dans les journaux suivants :
1882 : Journal Le Gaga, nos 2, 8 et 10, des 28 mai, 9 et 23 juillet 1882. Journal Le
Gogo, nos 1, 2, 3, 4 et 9, des 5, 12, 19 et 26 août et 30 septembre 1882.
1884 : Journal Lou Crizieu gaga, nos 1, 8 et 9, des 16 février, 5 et 12 avril 1884.
(Nota : les autres numéros manquent à la B. M.)
1891 : Journal St-Etienne-exposition, nos 10 et 12, des 13 et 27 septembre 1891.
1899 : Une lettre à J.-F. Gonon, p. 74-75 de l'Enquête de la chanson forézienne.
1903 : Journal L'Avenir des travailleurs, n° 25, 31 mai 1903.
Non daté : « Lou Counsé dz'ûn menabarra » (tract en faveur d'une société mutualiste). Copie manuscrite à la B. M.
1882-1902. Pierre DUPLAY, pseud. : Lou PARE BAROUNTA.
1) Manuscrits : néant, sauf le brouillon ayant servi à l'impression de son livre en
français « Le Petit bon Dieu des béguins » (B. M. : MS. 306).
2) Pas d'oeuvres complètes ni de recueils partiels.
3) L'essentiel des textes de Duplay se trouve dans :
— Moniteur du Caveau stéphanois. Une chanson en dialecte, signée Duplay, pratiquement dans chaque numéro de 1885 à 1901. Certaines de ces pièces sont aussitôt reprises dans le journal Le Républicain libéral.
— Gazetta do Feron, journal de Duplay, 67 numéros parus entre 1887 et 1891.
Voir la description de cet hebdomadaire ci-dessous, à la date de 1887. Pour ces
deux périodiques, voir le détail des textes à la B. M.
4) II semble que Duplay ait souvent collaboré au journal La Loire républicaine. Mais
celui-ci n'a pas encore été dépouillé pour ce travail.
5) Pièces diverses :
— Lou Panorama de vais San-Tchiève d'aprais lou père Barounta, St-Étienne, 1882,
in-8°, 214 p.
— Lou Pare Barounta à l'Expeùsitioun..., St-Étienne, 1889, in-8°, 153 P.
1882-1887. Antoine NEYRON (Toine NEYROUN dji Labranchi, nevoun de Patassoun).
Les œuvres d'Antoine Neyron se trouvent dans les recueils suivants :
1882 : Journal Le Gaga, nos 8 et 10, des 9 et 23 juillet 1882.
1883 : Œuvres de Toine Neyroun dji Labranchi... Premier volume [et seul paru], StÉtienne, 1883, in-8°, 74 p.
1885 : Journal Le Gaga franc-parleur de la Loire, nos 74 à 81, 83 et 84, 86, 89, 91 et
104, entre mars et septembre 1885.
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1887 : Journal LÉclaireur illustré, n° 4, 9-16 juillet 1887. Journal Le Furan, n° 13, 29
mai 1887.
1882. « Lous Tramways de vai Santziève » [air de Barbari] (chan., signé Blaise Brun), daté
de 1882 par GONON, 4 couplets de 10 vers. (Publié par GONON, p. 68.)
1882. Deux textes du MARQUIS DO PANASSA.
1) « Geons de vais Santziève. Bravous gagas et gagasses, tous à parteris » (prose,
signé « Lou Marquis do Panassa»), 20 cm.
(Journal Le Gaga, n° 1, 21 mai 1882, p.1. — Nota : un entrefilet du même auteur
dans le n° 2, p. 1)
2) « Bravous gagas » (prose, signé « Marquis do Panassa»), 25 cm. (Journal Le
Gaga, nos 4 et 6, des 11 et 25 juin 1882, p. 1.)
1882. « Lettra dzun œuvri de la Manu » (prose, signé « Un œuvri-e de la Manu »), 30 cm.
(Journal Le Gaga, n° 3, 4 juin 1882, p. 1.)
1882. « Boite aux lettres » (titre général du courrier des lecteurs du journal Le Gaga) :
— Dans le n° 4, du 11 juin 1882, p. 1, une lettre en prose signée « Grabiais » (5 cm).
— Dans le n° 10, du 23 juillet 1882, p. 4, une lettre en prose signée « Toine Marquant
» (26 cm).
1883. « Lou Résignoeu et lou quinçoun. Boureya » (chan., signé Benoît Chapelon), 6 couplets de 8 vers. (Moniteur du Caveau stéphanois, 1883, n° 2, p. 9-10.)
1884. Deux pièces concernant une affaire judiciaire :
1) « Dialogue en patoi de deux créanciers gagas sur la liquidation de MM. Girerd,
Nicolas et Cle, le 1er août 1883 » (versif., signé « Lioüdou Charéri pouleniaîs n° 6,000
»), 117 vers. (Journal Le Gaga franc-parleur de la Loire, n° 31, 27 avril 1884,
P. 2-3-)
2) « Dialogue en vers patois par Jacques Fréro créancier de la Liquidation Girerd,
Nicolas et Cie qui dure depuis 14 ans » (versif., signé « Fréro, charréri deû Panassa
90 »), 146 vers. (Journal Le Gaga franc-parleur de la Loire, n° 39, 29 juin 1884, p. 2.)
1883. Trois lettres d'un pseudo-Linossier.
1) « Lettra de Patassoun » (prose, signé « Linoussié Patassoun »), 49 cm. (Journal
Le Pilori, n° 3, 24 janvier 1885, p. 1-2.)
2) « Lettra d'zin mo » (prose, signé « Linoussi Patassoun »), 39 cm. (Journal Le Pilori,
n° 9, 8 mars 1885, p. 1-2.)
3) « Patassoun au Pilori » (prose, signé « L. Patassoun »), 19 cm. (Journal Le Pilori,
n° 7, 22 février 1885, p. 1.)
A propos de ces trois lettres, il faut noter que le véritable Linossier-Patasson est
mort en 1871. Son neveu, Antoine Neyron, s'indigne de ce plagiat, et publie quatre
articles à ce sujet (Journal Le Gaga franc-parleur de la Loire, n° 74 à 78, de mars
1885). Il y attribue les trois textes ci-dessus à un nommé « Cretton ».
1886. « Regrè de Pierre Dofiö » (versif., non signé), 4 vers. (Journal Le Vrai gaga franc-parleur de la Loire, n° 32, 7 novembre 1886, p. 1.)
1886. « L'Ânou dô pêre Gazagne. Par A. F..., de vai Santchiève » (versif, non signé), 86
vers. (Journal Le Vrai gaga franc-parleur de la Loire, n° 32, 7 novembre 1886, p. 2.)
1887. Une lettre en prose, sans titre, signée « Mathieu Chalençoun, A. Neyroun, J. Frettoun », 13 cm. (Journal Le Furan, n° 13, 29 mai 1887, p. 3.)
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1887-1891. Journal en dialecte : Gazetta do Feron.
Pierre Duplay (voir 1882), fait paraître son journal entièrement rédigé en dialecte : Gazetta do Feron, par lou Pare Barounta.
— Du n° 1 (29 oct. 1887) au n° 38 (11 août 1888), il forme la page 4 et dernière
du journal La Loire illustrée.
— Du n° 39 (18 août 1888) au n° 53 (ier déc. 1888), il paraît seul, sur 4 p.
— Dans ce n° 53, Duplay annonce la mise en sommeil du journal.
— Reparaît sous le double n° 54-1 le 1er août 1891.
— Annonce qu'il cesse de paraître dans le n° 67-14 du 31 octobre 1891.
Ce journal publie des textes de Duplay signés, et beaucoup de pièces, en vers
ou en prose (dont des feuilletons), sans signature, mais très certainement de
Duplay aussi.
On y trouve d'autre part un certain nombre de textes signés de divers pseudonymes inédits, tous relevés ci-dessous. La lecture complète du journal donne l'impression que plusieurs de ces pseudonymes couvrent Duplay lui-même.
1) « Ma visina » (chan., signé Jean Blanbet), 8 couplets et 1 refrain de 4 vers.
(Gazetta, n° 6, 3 déc. 1887.)
2) « Proufessioun de foi de Jean de Boun-Oncléure, pa la grâci de Djiéu et la
voulounta de sa fenna, candjidat député vais Sant-Tchiève » (prose, signé Jean
de Boun-Oncléure), 51 cm.
(Gazetta, n° 16, 3 mars 1888. Précédé d'une demande d'insertion dans le n° 15
du 25 février 1888.)
3) « Les Avontchures dj'ùn chasséu ! » (versif., signé F. Chiôrot),
62 vers. (Gazetta, n° 62, 26 septembre 1891, p. 3.)
4) [Lettre sans titre adressée à Duplay] (prose, signé : Jean Laneri,
Toine Chiquet, Matchiéu Lachana et Jéuset Laboutta), 8 cm. (Gazetta, n° 42, 8
septembre 1888, p. 3.)
5) Le problème Abbé Larderet-Fideseya.
Dans les nos 48, 50, 51, 56, 58 à 60 et 62 à 67, la Gazetta publie des textes
signés « Fideseya ». Le thème général de ces pièces, le fait que l'une d'elles soit
« La Larmuza et lou lézà », attribuée à l'abbé Larderet par J. Pérony dans son
Armagnà de 1907, permettent de supposer que Fideseya et l'abbé Larderet
(mystérieusement assassiné en 1901) sont le même personnage.
6) Deux textes de Jean La Veuva, de Côte-Chaude.
— « Lous Prix vais Kéuta-Chaôda » (prose, signé Jean La Veuva),
35 cm. (Gazetta, n° 56, 15 août 1891, p. 4.)
— [Lettre sans titre adressée à Duplay] (prose, signé Jean La
Veuva), 48 cm. (Gazetta, n° 60, 12 septembre 1891, p. 4.)
7) Trois textes de Liaôdou ou Liéudou P...
— « Djaquou la Liôra ! » (prose, signé Liaôdou P...), 50 cm. (Gazetta, n° 61,
19 septembre 1891, p. 4.)
— « Lous Dous sorcîes » (prose, signé Liaôdou P...), 43 cm. (Gazetta, n° 63, 3
octobre 1891, p. 4.)
— «Una Noci vais Sant-Heiant» (prose, signé Liéudou P...), 37 cm. (Gazetta, n° 60,
12 septembre 1891, p. 4.)
8) « Farça de vais Sant-Heiant » (prose, signé Matchiéu), 55 cm. (Gazetta, n° 65,
17 octobre 1891, p. 3-4.)
9) « Lou Règnou dos cabaretchîes ! » (prose, signé Nicoulas T...),
49 cm. (Gazetta, n° 55, 8 août 1891, p. 4.)
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10) II semble que Jacques Pérony ait publié ses premiers textes dans la Gazetta,
sous des pseudonymes que nous retrouverons dans son Armagnà de SantTsiéve. Voir ci-dessous sa notice à la date de 1888.
11) [Lettre sans titre à Duplay] (prose, signé B. Tramountana), 9 cm. (Gazetta, n° 3,
12 novembre 1887.)
1888-1932. Jacques PÉRONY, pseud. : Jean PAROT.
1) II publie ses premiers textes en 1888 dans la Gazetta do Feron de Duplay (n os
19, 31, 42 et 51), sous les pseudonymes certains de « Gala-Bountsomps » et «
Lou Ramassant », et possibles de « Galaret » et « Ressigneu ».
2) A partir de 1889, il publie irrégulièrement dans le Moniteur du Caveau stéphanois. Voir le détail à la B. M.
3) II est surtout connu pour sa « Gazettà de Sant-Tsiéve », chronique hebdomadaire qu'il donnait chaque dimanche au Mémorial. Ces articles ont paru dans ce
journal du 20 janvier 1901 au 2 août 1914, et du 11 janvier 1920 au 10 janvier
1932. Ces dates extrêmes ont été vérifiées. Les textes n'ont pas encore été
dépouillés à la B. M.
4) II publia son Armagnà de Sant-Tsiéve et dous onvirouns (annuel), en 1906 et
1907, et de 1928 à 1933 inclus, cette dernière année étant posthume. Seules les
années 1906 et 1907 sont conservées et dépouillées à la B. M.
5) Texte isolé : La Trinità deu Panassà. Fantaisie en un acte et en vers..., StÉtienne, s. d. (fin 1918 d'après le texte), in-8°, 28 p., 168 vers.
Vers 1888. Deux textes de Mathieu CHALANCON.
i) « La Baithji de Saint-François. Air : La Mère aveugle (Béranger) » (chan., signé
Mathieu Chalancon), non daté, se rapporte à un fait divers de 1888, 4 couplets de
11 vers.
2) « Ena Noci dhyjin l'anfai. Air : La famili do boussu Jean-Michie » (chan., signé
Mathieu Chalancon), non daté, 8 couplets de 5 vers. Ces deux chansons ont
paru sur un fascicule de 4 p., sans nom d'imprimeur, ni date d'édition.
1893. « L'Hoepitâ à Bellevue » (prose, signé Jeuset Pinara), 28 cm.
(Journal Le Républicain de la Loire et de la Haute-Loire, n° 40, 8 mai 1893, p. 1.)
1897. Deux textes, l'un sans titre, l'autre titré « Conversatioun gagassi »
(prose, signés Jeuzet-Tzite), 40 + 48 cm. (Journal Le Tisseur, nos 5 et 6, des 5
juin et 3 juillet 1897, p. 3.)
1898. « Aux menabârras » (prose, signé « Un vieux menabârra »), 41 cm. (Journal Le
Républicain libéral, n° 16, 30 avril 1898, p. 3.)
Début du XXe siècle. Le Moniteur du Caveau stéphanois, numéro de mai 1929, p. 4, cite
un nommé Gabriel Boiron, qui aurait écrit au moins trois textes en dialecte. Il ne nous a
pas été possible d'en retrouver trace jusqu'à présent.
1900-1903. LINOT.
On trouve les textes signés de ce pseudonyme « Linot » dans les journaux suivants :
1) Journal Le Tisseur, nos 42 à 48, 53 à 56, 58 à 62, de juillet 1900 à mars 1902. (Nota :
la collection de la B. M. s'arrête après le n° 62.)
2) Journal L'Avenir des travailleurs, nos 28 à 33, 35 à 37, 39 et 41, de juin à octobre
1903.
Il s'agit de chansons, portant sur des problèmes politiques ou relatifs au tissage.
Voir le détail à la B. M.
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1906-1908. BARTHOMIEU.
Les chroniques signées du pseudonyme « Barthomieu » ont paru sans titre
générique dans le journal L'Avenir des travailleurs, du n° 165 (18 février 1906) au
n° 293 (12 janvier 1908), avec une périodicité irrégulière (chaque semaine ou
seulement tous les quinze jours). Toutefois, certaines portent le titre « La Poulitziqua de Barthomieu », d'autres « Barifoles ». Nous avons retrouvé 52 chroniques
au total. Voir le détail à la B. M.
Après 1910.
Notre effort ayant surtout porté sur le XIXe siècle, nous n'avons pu faire que des
sondages dans les journaux du XXe siècle. En dehors de Pérony-Parot qui publie
en dialecte jusqu'à sa mort en 1932, il semble qu'entre les deux guerres, on voit
apparaître les chroniques en français local qui se continuent de nos jours (et dont
nous ne tenons évidemment pas compte).
Toutefois, il est certain que Pérony, en raison de son succès, a suscité des continuateurs. L'un d'eux vit encore, qui maintient un dialecte très pur. Il s'agit d'Étienne
Montélimard, qui publia sous le pseudonyme de « Lou Tsyénou » dans les journaux
suivants :
— Le Mémorial, 22 octobre 1936 et 2 février 1938.
— Les Amitiés, nos 34, 37, 39, 42 et 66, des 11 juillet, 22 août, 3 octobre et 14
novembre 1942 et 13 novembre 1943.
— Moniteur du Caveau stéphanois, numéro de Pâques 1944, p. 15-16.
— Journal Le Patriote, 23 décembre 1946, 13 et 27 janvier 1947, 11 et 24 mars
1947.
Au terme de cette « approche bibliographique », nous soulevons deux problèmes :
1° L'ampleur de la recherche nécessiterait le travail de plusieurs personnes, si possible selon les méthodes déjà utilisées, les résultats étant toujours centralisés à la B. M.
2° Quand donc est mort notre dialecte ? En général, on accuse l'école obligatoire,
puis le brassage humain de la guerre de 1914. Or, à St-Étienne, un auteur comme
Pérony-Parot est encore très lu en 1932. D'autre part, des sondages, hélas ! trop restreints, nous ont appris que le dialecte était encore naturellement utilisé dans certains
quartiers vers 1930. Une enquête auprès de personnes âgées permettrait peut-être de
répondre à cette question.
Michel ACHARD.
PUBLIÉ IN ETUDES FORÉZIENNES, TOME VI, 1973 PP. 179-193 (COTE AVSE
LECTURE OPTIQUE
: 2D2)
: 2007.03.30
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