monsieur le prefet du val d`oise

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monsieur le prefet du val d`oise
MONSIEUR LE PREFET DU VAL D’OISE
Avec trente six pour cent de sa population âgée de moins de 25 ans,
le Val d’Oise est le plus jeune des départements métropolitains.
La
commune
d’Argenteuil
et
notamment
la
Communauté
d’Agglomération Val de France contribuent fortement à placer notre
département en tête du classement puisque, pour les moins de 20 ans, ces
deux territoires présentent un taux de près de 31 % pour seulement 29 % pour l’ensemble du Val d’Oise.
Or, les premiers constats qu’il est possible de faire à l’issue de la présente étude montrent que le
taux de pratique sportive licenciée dans le département se situe en dessous de la moyenne nationale. Alors
que les territoires d’Argenteuil et de Val de France comptent un plus grand nombre d’enfants et de jeunes
que la moyenne départementale et nationale, leurs taux de pratique sportive licenciée sont inférieurs de
moitié à celui du département.
A noter que les taux de la pratique sportive féminine sont encore plus bas.
Au travers de la pratique sportive, je souhaite voir valorisée et renforcée la fonction sociale et
éducative du sport.
Il est en effet essentiel de permettre aux jeunes de s’approprier les valeurs du sport comme le
respect des règles, le respect de l’autre et le goût de l’effort.
Aussi, il nous faut faire de l’augmentation de la pratique sportive un objectif prioritaire pour notre
département, en particulier pour les jeunes des quartiers populaires.
L’Etat, la Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports en l’occurrence, et le mouvement
sportif valdoisien doivent, en parfaite collaboration, trouver les solutions pour combler les retards pointés par
l’étude.
Un ensemble d’actions importantes ont déjà été engagées. En attendant les premiers résultats dès
la saison sportive 2007/2008, il faut poursuivre notre effort commun afin de promouvoir la pratique sportive
chez les jeunes, mais aussi la pratique sportive féminine.
Christian LEYRIT,
Préfet du Val d’Oise
MONSIEUR LE PRESIDENT DU COMITE DEPARTEMENTAL OLYMPIQUE ET
SPORTIF DU VAL D’OISE
Cette analyse contribuera grandement à aider les comités départementaux sportifs à découvrir et à
inventer de nouvelles solutions pour augmenter leur nombre de licences. Mon souhait est de faire prendre
conscience à tous les responsables d’associations de la nécessité de licencier tous les adhérents.
Réfléchissons ensemble aux moyens à mettre en place pour favoriser la mixité et améliorer l’accès
des femmes aux pratiques sportives et aux responsabilités associatives.
Albert GOLDSCHMID,
Président du Comité Départemental
Olympique et Sportif du Val d’Oise
MONSIEUR LE MAIRE D’ARGENTEUIL
Parce que le sport est une vraie passion, le sportif licencié est
un symbole riche et multiple pour notre société.
En premier lieu, il est l’illustration d’un engagement fort, de la
volonté de dépassement, quelles que soient la ou les disciplines
exercées. En cela la pratique régulière d’une activité sportive, dans une
association ou un club permet de maintenir l’entraînement à son meilleur niveau, de concourir, de s’affronter.
Au final, la part de rêve est offerte même si la licence ne signifie pas forcément à chaque fois le haut niveau.
En cela aussi la licence sportive permet de répondre à ce besoin de création d’une identité qui n’est
pas qu’individuelle mais une identité de groupe : on vit ensemble, on gagne ou perd ensemble, on porte le
même maillot, les couleurs de son équipe, sa ville, de son pays.
Le sportif licencié représente également l’équilibre dans une ville ou un département où les
structures sont nombreuses. Car le nombre et la qualité des structures nourrissent l’envie de s’affilier à une
fédération sportive. A ce titre, dans un département aussi jeune que le nôtre, aussi dynamique, le nombre
particulièrement fort de sportifs licenciés n’est assurément pas une surprise. Notre département a toujours
su se distinguer par son engagement en matière d’équipements sportifs, favorisant ainsi les vocations et
permettant la croissance de graines de champions.
Enfin, l’adhésion à une association sportive symbolise l’efficience en termes d’encadrement et de
formation. Ces facteurs de management humain, souvent laissés dans l’ombre malgré leur importance,
souvent bénévoles, participent pleinement à la réussite et la mise en perspective de performances à venir.
L’Ecole des Sports à Argenteuil, dès 5 ans d’âge, est une excellente mise en appétit des jeunes
avant que leur choix définitif soit fait, de façon moins imposée que par le passé.
En ma qualité de Député du Val d’Oise et Maire d’Argenteuil, je ne peux que me réjouir de la
richesse d’associations sportives, de la recrudescence du nombre de licenciés, au niveau communal, au
niveau départemental car ce sont les gages de l’animation de la vie locale, de moments d’émotion vécus en
commun.
Les valeurs du sport correspondent à ce que nous voulons faire de notre société.
Si nous voulons une « cité » plus juste, nous devons utiliser le sport comme un outil au service de cette
justice que nous appelons de nos vœux. Le sport et les valeurs qu’on lui accorde doivent être au service de
notre vouloir vivre ensemble.
Monsieur Georges MOTHRON,
Maire d’Argenteuil
MONSIEUR LE VICE-PRESIDENT DE LA COMMUNAUTE
D’AGGLOMERATION VAL DE FRANCE
En réalisant cette étude, la Direction Départementale de la
Jeunesse et des Sports met à disposition de toutes celles et de tous
ceux qui agissent au quotidien pour le développement de la pratique
sportive dans le Val d'Oise, un outil précieux.
Je remercie très vivement la direction départementale d’avoir pris cette initiative et réussi à la mener
avec autant de rigueur et de pertinence.
Pour les élus impliqués dans le développement de notre territoire, les résultats de cette étude ne
sont malheureusement pas une surprise : discriminés dans l’accès au logement, au travail, aux transports ou
à une vraie citoyenneté, les habitants de Val de France le sont aussi dans l’accès à la culture ou au sport.
Avec des moyens, il est possible d’inverser cette tendance, comme en témoignent certaines
statistiques. Les efforts déployés par les quatre communes et la communauté d’agglomération Val de
France portent leurs fruits. Cette enquête le prouve, en particulier en matière de natation sportive.
Pourtant, sans un relais efficace des actions menées par les élus territoriaux à tous les échelons de
responsabilités et en premier lieu à celui de l’Etat, il serait illusoire d’attendre une inversion de tendance.
Le territoire de Val de France et nos communes ont besoin d’être plus accompagnés et soutenus
que les autres. C’est un des enseignements majeurs de cette étude très intéressante.
Merci donc encore beaucoup à ceux qui en ont pris l’initiative et bon courage à tous les bénévoles
qui œuvrent pour rendre la pratique sportive accessible à chacun et chacune.
Monsieur François PUPPONI,
Vice-président de Val de France,
Chargé des Sports
SOMMAIRE
REMERCIEMENTS .................................................................................................................. 7
PRECISIONS METHODOLOGIQUES ............................................................................................. 9
LEXIQUE DES SIGLES ............................................................................................................. 9
LA PRATIQUE SPORTIVE LICENCIEE DANS LE VAL D’OISE ........................................................ 11
1. Etude des licences sportives dans le Val d’Oise ............................................................................... 12
1.1. Analyse des taux de licences sportives ........................................................................................... 12
1.2. Analyse de la répartition des licences par famille de fédérations .................................................... 12
1.3. Analyse de la représentation des fédérations sportives .................................................................. 13
2. Evolution du nombre de licences sportives entre 2000 et 2004 ...................................................... 14
2.1. Les fédérations sportives en développement .................................................................................. 15
2.2. Les fédérations sportives en baisse ................................................................................................ 16
3. La pratique sportive licenciée par sexe dans le Val d’Oise .............................................................. 16
3.1. Analyse des taux de licences sportives masculines et féminines ................................................... 16
3.2. Analyse de la répartition sexuée des licences par famille de fédérations ....................................... 17
4. Les femmes dans la pratique sportive licenciée dans le Val d’Oise ............................................... 18
4.1. Analyse de la part des licences féminines ....................................................................................... 18
4.2. Analyse de la répartition des licences féminines par famille de fédérations ................................... 19
5. Conclusions ........................................................................................................................................... 20
LA PRATIQUE SPORTIVE LICENCIEE SUR ARGENTEUIL ............................................................. 21
1. Etude des licences sportives sur Argenteuil ..................................................................................... 22
1.1. Analyse des taux de licences sportives ........................................................................................... 22
1.2. Analyse de la répartition des licences par famille de fédérations .................................................... 23
1.3. Analyse de la représentation des fédérations sportives .................................................................. 24
1.4. Analyse de l’implantation des fédérations sportives ........................................................................ 24
2. La pratique sportive licenciée par sexe sur Argenteuil .................................................................... 25
2.1. Analyse des taux de licences sportives masculines et féminines ................................................... 25
2.2. Analyse de la répartition sexuée des licences par famille de fédérations ....................................... 26
3. Les femmes dans la pratique sportive licenciée sur Argenteuil ...................................................... 27
3.1. Analyse de la part des licences féminines ....................................................................................... 27
3.2. Analyse de la répartition des licences féminines par famille de fédérations ................................... 28
3.3. Analyse de l’implantation de la pratique sportive féminine .............................................................. 29
4. Conclusions ........................................................................................................................................... 30
LA PRATIQUE SPORTIVE LICENCIEE SUR VAL DE FRANCE ....................................................... 31
1. Etude des licences sportives sur Val de France ................................................................................ 32
1.1. Analyse des taux de licences sportives ........................................................................................... 32
1.2. Analyse de la répartition des licences par famille de fédérations .................................................... 33
1.3. Analyse de la représentation des fédérations sportives .................................................................. 33
1.4. Analyse de l’implantation des fédérations sportives ........................................................................ 34
2. La pratique sportive licenciée par sexe sur Val de France ............................................................... 36
2.1. Analyse des taux de licences sportives masculines et féminines ................................................... 36
2.2. Analyse de la répartition sexuée des licences par famille de fédérations ....................................... 36
3. Les femmes dans la pratique sportive licenciée sur Val de France ................................................ 37
3.1. Analyse de la part des licences féminines ....................................................................................... 37
3.2. Analyse de la répartition des licences féminines par famille de fédérations ................................... 38
3.3. Analyse de l’implantation de la pratique sportive féminine .............................................................. 39
4. Conclusions ........................................................................................................................................... 40
PROSPECTIVES POUR LE DEVELOPPEMENT DES PRATIQUES SPORTIVES FEMININES ................... 41
UN PROJET REUSSI : LA SECTION FOOTBALL DE L’ASCVA ..................................................... 45
ANNEXES ........................................................................................................................... 49
REMERCIEMENTS
La Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports du Val d’Oise tient tout particulièrement à
remercier les comités départementaux du Val d’Oise et les services des communes d’Argenteuil,
d’Arnouville-lès-Gonesse, de Garges-lès-Gonesse, de Sarcelles et de Villiers-le-Bel, qui ont contribué au
recueil des données nécessaires à la réalisation de cette étude. Avec un retour de 94% des associations
sportives concernées, ils nous ont permis d’élaborer un document sur des bases statistiques significatives.
La DDJS remercie également les personnes qui ont vivement contribué à la réalisation de cette
étude ainsi que l’ensemble des personnes auprès desquelles nous avons pu mener des entretiens
enrichissants, dont quelques extraits apparaissent dans le document :
M. Hamou AGUINI, Directeur du centre social « Conjugue » ;
Mme Caroline AMMEL, Ex-perchiste de haut niveau ;
M. Hachemi BENDJANA, Entraîneur du Boxing Club de Garges ;
M. Hocine BOUBECHE, Chef de projet contrat de ville de Sarcelles ;
M. Guy CANZANO, Président de l’Association Amicale Sportive de Sarcelles natation ;
M. Alain CHASPOUL, Conseiller Technique Départemental d’équitation ;
Mme Isabelle DAPIEDADE, Association de prévention spécialisée « Plaine de France » ;
Mlle Laetitia DECHAUFOUR, Doctorante en sociologie ;
Mme Nadeen DELARUE, Directrice de la Maison de la Jeunesse et de la Culture de Sarcelles ;
M. Thierry D’ANGELO, Inspecteur de la Jeunesse et des Sports du Val d’Oise ;
M. Ahmed EL BOUKHARI, Coordinateur-animateur de l’Association Sportive et Culturelle du Val
d’Argenteuil ;
Mme Patricia FROISSART, Présidente de la Ligue de Tennis du Val d’Oise ;
M. Guy GASTE, Président du comité départemental d'Education Physique et de Gymnastique Volontaire du
Val d’Oise ;
Mme Valérie GIGNOUX, Directrice des sports de la ville d’Argenteuil ;
Mlle Carine JULIEN, Directrice de Sport Emploi Val d’Oise ;
M. Paul JUSSEAUME, Président de l’Union Sportive Argenteuillaise ;
M. Gérard LAFARGUE, Directeur de la culture et des sports de la communauté d’agglomération de Val de
France ;
Mme Marie-France LE NAGARD, Adjointe chargée des sports de la ville d’Argenteuil ;
7
Mme Isabelle LETESSIER, Déléguée du comité de l’Union Française des Œuvres Laïques d'Education
Physique du Val d’Oise ;
Mme Yanina MASSAFI, Association « Code Pin » ;
M. Nicolas MENNETREY, Conseiller d’Animation Sportive à la DDJS du Val d’Oise ;
M. Christophe PAGES, Directeur de l’Union Sportive de l'Enseignement du Premier Degré du Val d’Oise ;
M. Claude PIARD, membre du Comité Départemental Olympique et Sportif du Val d’Oise ;
Mme Sylvie PIQUET-BIENFAIT, Directrice des sports de la ville d’Eaubonne ;
Mme Mireille QUEVREUX, professeur agrégée à l’Institut Universitaire de Formation des Maîtres du Val
d’Oise ;
Mme Jocelyne SEGUIN, Conseillère d’Education Populaire et de Jeunesse à la DDJS du Val d’Oise ;
M. Guy TRUCHOT, Adjoint au chef de la mission des études, de l'observation et des statistiques du
Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative ;
M. Vincent VANNOSTAL, Chargé de mission à Sport Emploi Val d’Oise.
8
PRECISIONS METHODOLOGIQUES
L’étude porte sur la pratique sportive « licenciée », c'est-à-dire en club, et non pas sur la pratique
sportive dans son ensemble.
Dans l’étude, nous parlons de « licences » et non de licenciés. En effet, un même individu peut
détenir plusieurs licences. En moyenne en France, il y a trois licences pour deux licenciés.
L’étude porte sur la saison sportive 2004/2005. Les données nationales, régionales et
départementales utilisées ont été fournies par la mission des études, de l'observation et des statistiques du
Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative. En ce qui concerne les données sur la
commune d’Argenteuil et la Communauté d’Agglomération Val de France, nous avons utilisé plusieurs
sources : d’une part notre base de données renseignées par les associations sportives agréées, d’autre part
un recueil de données effectué auprès des comités départementaux du Val d’Oise et des services des
sports des communes concernées. Nous avons également réalisé un certain nombre d’entretiens auprès
d’acteurs clé du milieu sportif, qui nous ont livré des informations qualitatives sur les pratiques sportives,
notamment celles des femmes.
LEXIQUE DES SIGLES
COMA : Club Olympique Multisports d’Argenteuil
DDJS : Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports
FF : Fédération Française
FF EPGV : Fédération Française d'Education Physique et de Gymnastique Volontaire
FF Judo : Fédération Française de Judo, Jujitsu, Kendo et disciplines associées
FF Karaté : Fédération Française de Karaté et disciplines associées
FF Pétanque : Fédération Française de Pétanque et Jeu Provençal
FF Savate, boxe française : Fédération Française de Savate, Boxe Française et disciplines associées
FF Taekwondo : Fédération Française de Taekwondo et disciplines associées
FSCF : Fédération Sportive et Culturelle de France
FSCM : Fédération Sportive et Culturelle Maccabi
FSGT : Fédération Sportive et Gymnique du Travail
INSEE : Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques
UFOLEP : Union Française des Œuvres Laïques d'Education Physique
UGSEL : Union Générale Sportive de l'Enseignement Libre
UNSS : Union Nationale du Sport Scolaire
USA : Union Sportive Argenteuillaise
USEP : Union Sportive de l'Enseignement du Premier degré
9
LA PRATIQUE SPORTIVE LICENCIEE DANS LE
VAL D’OISE
11
Le Val d’Oise est l’un des plus petits départements français en superficie avec 1 249 km² (91ème
rang), mais l’un des plus peuplés (15ème rang) avec 1 105 224 habitants (563 904 femmes et 541 320
hommes) en 1999, dont 17,2% vit en Zone Urbaine Sensible 1 . Il possède la population des moins de 25 ans
(36%) la plus importante du territoire métropolitain. Les revenus moyens par ménage dans le Val d’Oise
(22 236 €/an) sont une fois et demi plus élevés que les revenus moyens au niveau national (15 027 €/an) et
le taux de chômage dans le Val d’Oise (12%) est légèrement inférieur à la moyenne nationale (13%).
Constitué de 185 communes, il présente des zones rurales peu denses, des zones fortement urbanisées,
des zones agricoles et des zones touristiques, une ville nouvelle chef-lieu de département (Cergy-Pontoise),
l’aéroport international de Roissy et deux parcs naturels régionaux (Vexin français et Oise-Pays de France).
Sur le plan du sport, ce département offre un kaléidoscope très diversifié avec des enjeux forts sur les
populations les plus en difficulté, vivant en milieu urbain fragilisé, et un potentiel de développement très
attractif autour des sports de nature.
1. Etude des licences sportives dans le Val d’Oise
1.1. Analyse des taux de licences sportives
Il y a une licence sportive pour un valdoisien(ne) sur cinq.
Le taux de licences sportives (nombre de licences pour 100 habitants) du Val d’Oise (21,4%) est inférieur au
niveau national (24,4%) de 3 points, il faudrait environ 33 000 licences supplémentaires dans le Val d’Oise
pour avoir un taux de licences sportives équivalent au niveau national. La situation du Val d’Oise est plus
favorable qu’en Ile de France (19,6%) de 1,8 points. (cf. graphique 1)
Graphique 1 - Taux de licences sportives en 2004 (%)
29,1
30
24,6
24,4
25,2
25
21,4
19,6
20
Population -20 ans
15
Licences/population
10
5
0
France
Ile de France
Val d'Oise
Tableau comparatif des taux de licences sportives en France, en Ile de France et
dans le Val d’Oise en 2004
France
Ile de France
Val d'Oise
Total licences
14 288 984
2 151 047
236 974
Population totale (1999)
58 520 688
10 951 136
1 105 224
Population -20 ans (%)
24,6
25,2
29,1
Licences/population (%)
24,4
19,6
21,4
1.2. Analyse de la répartition des licences par famille de fédérations
Le poids des fédérations multisports et affinitaires est important sur le département.
Le Val d’Oise compte plus de licences dans les fédérations non olympiques et multisports qu’aux niveaux
national et régional. A l’inverse, on trouve très nettement moins de licences dans les fédérations scolaires et
universitaires, ce qui peut s’expliquer par l’absence de réponse aux enquêtes statistiques du ministère par la
fédération de l’enseignement libre, l’Union Générale Sportive de l’Enseignement Libre (UGSEL), et le faible
1
Source INSEE 1999. La moyenne nationale concernant la population résidant en ZUS est de moins de 8% et la moyenne en Ile de
France est de 12,2%.
12
nombre de licences au sein de la fédération du sport universitaire dans le département. Cette situation
apparaît paradoxale compte tenu de l’existence du pôle universitaire de Cergy Pontoise et de ses 21 000
étudiants. (cf. graphique 2)
Graphique 2 - Répartition des licences par famille de fédérations en 2004
Fédérations olympiques
France
49,2
18
15,2
17,7
Fédérations non
olympiques
Ile de France
47,9
18,9
Val d'Oise
49,1
19,1
18,9
13
60%
80%
100%
0%
20%
40%
16,3
17
Fédérations multisports
et affinitaires
Fédérations scolaires et
universitaires
1.3. Analyse de la représentation des fédérations sportives
La Fédération Sportive et Culturelle de France (FSCF) fait partie des quinze fédérations sportives les
mieux représentées dans le département.
Les fédérations les mieux représentées dans le Val d’Oise en terme de nombre de licences sont :
- pour les fédérations olympiques, la FF Football, la FF Tennis et la FF Judo ;
- pour les fédérations non olympiques, la FF Golf et la FF Karaté ;
- pour les fédérations multisports et affinitaires, la FF EPGV, la FSGT et la FSCF ;
pour les scolaires et universitaires, l’USEP et l’UNSS. (cf. graphique 3 et annexe 1)
Graphique 3 - Les quinze fédérations sportives les m ieux représentées
dans le Val d'Oise en 2004
UFOLEP
4 695
FF Handball
5 342
FF Natation
5 417
FF Karaté
5 731
FF Basket-ball
6 013
FSCF
6 352
FF Equitation
9 266
FF Golf
11 145
FF Judo
11 881
FSGT
13 667
UNSS
15 076
FF EPGV
15 092
USEP
15 602
FF Tennis
22 937
FF Football
28 979
0
5 000
10 000
15 000
20 000
Nombre de licences
13
25 000
30 000
35 000
En comparant les quinze fédérations sportives les mieux représentées dans le Val d’Oise avec celles de l’Ile
de France et de la France, on note que la FF Football et la FF Tennis sont, à tous les niveaux, les
fédérations qui comptent le plus grand nombre de licences. Cependant, en Ile de France, la FF Tennis
compte plus de licences que la FF Football ; en effet, elle est particulièrement bien implantée dans les
départements de l’Essonne, des Yvelines et des Hauts de Seine. En terme de différence, on observe une
forte implantation de la FSCF dans le Val d’Oise, par rapport aux niveaux régional et national, et l’absence
de l’UGSEL dans le département (historiquement, l’UGSEL était la commission scolaire de la Fédération
Gymnastique et Sportive des Patronages de France, l’actuelle FSCF).
Bien que la FF Gymnastique ait connu un taux d’évolution du nombre de licence de 40% en dix ans dans le
Val d’Oise, elle ne fait pas partie des quinze fédérations les mieux représentées dans le département mais
se situe seulement en dix-huitième position, contrairement à son positionnement au niveau régional et
national. Cette fédération dispose d’une marge d’évolution de plus de 21% (équivalent à 800 licences) dans
le Val d’Oise pour rattraper son écart avec le niveau régional.
L’absence de la FF Pétanque, de la FF Voile et de la FF Rugby dans le département, alors qu’elles sont
présentent au niveau national, peut se justifier par des particularités géographiques ou des traditions
sportives régionales.
2. Evolution du nombre de licences sportives entre 2000 et 2004
Entre 2000 et 2004, le taux de variation du nombre de licences sportives dans le Val d’Oise s’élève à
+3,8%.
Le taux de variation du nombre de licences dans le Val d’Oise (+3,8%) est pratiquement comparable à celui
du niveau national (+3,9%). Par contre, il est bien moins important que celui de l’Ile de France (+6,7%). Il
aurait fallu environ 7 000 licences supplémentaires entre 2000 et 2004 dans le Val d’Oise pour avoir un taux
de variation équivalent à celui de l’Ile de France. (cf. graphiques 4, 5, 6)
Graphique 4 - Evolution du nom bre de licences entre 2000 et 2004 dans le Val d'Oise
240 000
236 974
235 000
230 000
232 751
228 370
229 351
228 333
225 000
220 000
2000
2001
2002
Graphique 5 - Evolution du nombre de
licences entre 2000 et 2004 en Ile de France
2003
2004
Graphique 6 - Evolution du nombre de
licences entre 2000 et 2004 en France
2 200 000
14 500 000
2 151 047
14 288 984
2 150 000
14 300 000
14 101 306
2 121 083
2 100 000
14 204 522
14 100 000
2 082 984
14 085 444
2 065 840
2 050 000
13 900 000
13 752 306
2 015 102
13 700 000
2 000 000
2000
2001
2002
2003
2000
2004
14
2001
2002
2003
2004
Entre 2002 et 2004, le Val d’Oise possède le taux de variation du nombre de licences le plus
important.
Sur la saison sportive 2001/2002, le Val d’Oise a connu une baisse 1 018 licences, ce qui pourrait
s’expliquer en partie par le fait que l’USEP ait perdu sur cette saison 1 830 licences. Cette diminution du
nombre de licences correspond à une perte de 10,7% des licences USEP dans le Val d’Oise contre
seulement 2,8% en Ile de France et au niveau national.
En revanche, à partir de 2002, le nombre de licences dans le département progresse plus rapidement par
rapport aux niveaux régional et national, avec un taux de progression entre 2002 et 2004 de +3,8% contre
+3,3% pour la région Ile de France et +1,4% pour le niveau national. (cf. graphique 7)
Graphique 7 - Evolution du nombre de licences entre
2000 et 2004 (graphique en indice base 100 en 2000)
108
107
106
105
Val d'Oise
104
Ile de France
103
France
102
101
100
99
2000
2001
2002
2003
2004
NB : Les indices permettent de comparer des évolutions en attribuant un INDICE BASE 100 à une année de référence, 2000 dans notre
cas. Attention, les indices expriment une évolution (ex : l’indice 103 montre une hausse de 3%, l’indice 107 montre une hausse de 7%)
mais n’expriment pas de valeurs réelles.
2.1. Les fédérations sportives en développement
La FF EPGV est la fédération sportive qui a connu la plus grande augmentation du nombre de
licences entre 2000 et 2004.
Les fédérations qui ont le plus bénéficié d’une augmentation de leur nombre de licences dans le Val d’Oise
entre 2000 et 2004 sont la FF EPGV, la FF Handball, la FF Golf, l’UNSS et la FF Equitation.
La FF Golf (+21,7%) et la FF Equitation (+10,5%), en dépit du coût relativement onéreux de leurs pratiques,
exploitent au mieux les potentialités du département qui dispose de deux Parcs naturels régionaux, le Vexin
français et l’Oise-Pays de France. (cf. tableau 1)
Tableau 1 – Fédérations en développement entre 2000 et 2004
Fédération
FF EPGV
FF Handball
FF Golf
UNSS
FF Equitation
FF Badminton
FF Karaté
FF Aéronautique
UFOLEP
FF Football américain
FF Savate, boxe française
Nombre de licences
2000
2004
11 456
15 092
3 330
5 342
9 157
11 145
14 159
15 076
8 385
9 266
1 486
2 342
4 891
5 731
867
1 533
4 044
4 695
243
761
882
1 386
15
Taux de variation
en nombre de licences
en %
3 636
+31,7
2 012
+60,4
1 988
+21,7
917
+6,5
881
+10,5
856
+57,6
840
+17,2
666
+76,8
651
+16,1
518
+213,2
504
+57,1
Comparativement avec les niveaux régional et national, la FF EPGV et la FF Handball ont progressé de
façon plus importante dans le Val d’Oise. En revanche, la FF Equitation n’a pas connu une évolution
comparable à celle de l’Ile de France. (cf. tableau 2 et annexe 2)
Tableau 2 – Taux de variation du nombre de licences entre 2000 et 2004 (%)
FF Handball
FF EPGV
FF Golf
FF Equitation
UNSS
Val d'Oise
+60,4
+31,7
+21,7
+10,5
+6,5
Ile de France
+49,1
+18,4
+24,6
+58,7
+6,3
France
+41
+16,5
+23,1
+13,2
+1,1
2.2. Les fédérations sportives en baisse
L’USEP est la fédération sportive qui a connu la plus forte diminution du nombre de licences entre
2000 et 2004.
Les fédérations qui ont connu une importante diminution du nombre de licences entre 2000 et 2004 sont
l’USEP, la FSGT, la FF Rugby et la FF Tennis. Cependant, l’USEP, la FSGT et la FF Tennis font partie des
six fédérations sportives les mieux représentées dans le Val d’Oise en 2004. (cf. tableau 3)
Tableau 3 – Fédérations en baisse entre 2000 et 2004
Fédération
USEP
FSGT
FF Rugby
FF Tennis
FF Gymnastique
FF Pétanque
FF Tennis de table
Nombre de licences
2000
2004
18 267
15 602
14 994
13 667
2 643
2 101
23 477
22 937
4 185
3 728
4 807
4 447
3 620
3 291
Taux de variation
en nombre de licences
2 665
1 327
542
540
457
360
329
en %
-14,6
-8,9
-20,5
-2,3
-10,9
-7,5
-9,1
Dans cette évolution à la baisse, certaines fédérations ont été fortement touchées, telles l’USEP et la FF
Rugby, et d’autres, comme la FF Tennis, ont mieux résistées. (cf. tableau 4 et annexe 3)
Tableau 4 – Taux de variation du nombre de licences entre 2000 et 2004 (%)
FF Rugby
USEP
FSGT
FF Tennis
Val d'Oise
-20,5
-14,6
-8,9
-2,3
Ile de France
-9,8
-3
-6,8
-4,2
France
-8,9
-11,7
-3,9
-1,6
3. La pratique sportive licenciée par sexe dans le Val d’Oise
3.1. Analyse des taux de licences sportives masculines et féminines
Il y a une licence pour un valdoisien sur quatre et une valdoisienne sur sept. Les femmes sont
presque deux fois moins nombreuses que les hommes à pratiquer un sport dans un club.
Du niveau départemental au national, les taux de licences féminines (nombre de licences féminines pour
100 habitantes) sont environ deux fois moins élevés que les taux de licences masculines (nombre de
licences masculines pour 100 habitants).
16
Dans le Val d’Oise, le taux de licences féminines (14,4%) se situe à peu près au même niveau que le taux
national (14,8%) et se trouve dans une situation apparemment plus favorable que celle de l’Ile de France
(11,9%) * . (cf. graphiques 8 et 9)
Graphique 8 - Taux de licences masculines en
2004 (%)
Graphique 9 - Taux de licences féminines en
2004 (%)
40
40
France
30
20
30
France
30
Ile de France
23,8
26
Val d’Oise
Ile de France
Val d’Oise
20
14,8
10
10
0
0
11,9
14,4
Tableau comparatif des taux de licences masculines et féminines en France, en Ile de France et
dans le Val d’Oise en 2004
Population masculine
Licences masculines
Taux de licences masculines
Population féminine
Licences féminines
Taux de licences féminines
France
28 419 419
8 531 529
30%
30 101 269
4 454 793
14,8%
Ile de France
5 301 378
1 260 155
23,8%
5 649 758
671 661
11,9%
Val d'Oise
541 320
140 678
26%
563 904
81 298
14,4%
La problématique de la double journée est souvent citée par les acteurs du mouvement sportif, comme
pouvant constituer un véritable frein à la pratique sportive des femmes. Le cumul de leur activité
professionnelle et de la prise en charge quasi exclusive des enfants et des tâches domestiques ne permet
pas aux femmes de s’accorder du temps pour leurs loisirs, donc pour le sport. « Il y a de plus en plus
d’hommes qui partagent la vie de famille, mais l’égalité est loin d’être parfaite ». Cependant, une
enquête réalisée en 2003 par le Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative, le Ministère
de la Culture et de la Communication et l’INSEE 2 , révèle que l’écart hommes-femmes en terme de taux de
pratique sportive est plus réduit parmi les personnes diplômées et celles appartenant au quart des ménages
les plus aisés. Quel que soit le sexe, la pratique sportive dépend fortement du milieu socioculturel, les
femmes des milieux les moins favorisés sont plus touchées par les contraintes matérielles induites par la
double journée, n’ayant souvent pas les ressources pour recourir à des modes de gardes de leurs enfants,
par exemple.
3.2. Analyse de la répartition sexuée des licences par famille de fédérations
Sur le département, les fédérations multisports et affinitaires sont les plus féminisées.
Les fédérations multisports et affinitaires délivrent dans le Val d’Oise et au niveau national plus de la moitié
de leurs licences sportives aux femmes. La répartition des licences féminines et masculines délivrées par les
fédérations scolaires et universitaires dans le Val d’Oise reste relativement équilibrée. Il est difficile d’établir
une comparaison avec les niveaux régional et national étant donné leurs pourcentages de licences non
sexuées (respectivement 27,8% et 29,1%). La répartition des licences dans les fédérations olympiques et
non olympiques fait apparaître une disparité importante dans leurs répartitions sexuées, avec moins d’un
tiers de licences délivrées aux femmes. (cf. graphique 10 et annexe 4)
*
Cette observation est à nuancer étant donné le pourcentage de licences non sexuées (6,3% dans le Val d’Oise, 10,2% en Ile de
France et 9,1% en France).
2
"La pratique des activités physiques et sportives en France", Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative et Institut
National du Sport et de l’Education Physique, 2005.
17
Graphique 10 - Répartition sexuée des licences par famille de fédérations
dans le Val d'Oise en 2004
0,3
0,2
100%
26,1
28
32,4
80%
45
Non sexuées
Femmes
60%
Hommes
40%
51,6
73,7
71,7
55
20%
16
0%
Fédérations
olympiques
Fédérations
non
olympiques
Fédérations
Fédérations
multisports et scolaires et
affinitaires
universitaires
4. Les femmes dans la pratique sportive licenciée dans le Val d’Oise
4.1. Analyse de la part des licences féminines
Les licences féminines représentent un peu plus d’un tiers des licences délivrées par les fédérations
sportives dans Val d’Oise.
Le taux de féminisation de la pratique sportive licenciée dans le Val d’Oise (36,6%) est légèrement supérieur
aux taux régional et national * . (cf. graphique 11)
Graphique 11 - Taux de féminisation de la pratique
sportive licenciée en 2004 (%)
40
30
34,3
34,8
36,6
France
Ile de France
Val d'Oise
20
10
0
Tableau comparatif des taux de féminisation de la pratique sportive licenciée en France, en Ile de
France et dans le Val d’Oise en 2004
National
Ile de France
Val d'Oise
Licences féminines
4 454 793
671 661
81 298
Licences non sexuées Total des licences
1 302 662 (9,1%)
14 288 984
219 231 (10,2%)
2 151 047
14 998 (6,3%)
236 974
*
Taux de féminisation (%)
34,3
34,8
36,6
Cette observation est à nuancer étant donné le pourcentage de licences non sexuées (6,3% dans le Val d’Oise, 10,2% en Ile de
France et 9,1% en France).
18
4.2. Analyse de la répartition des licences féminines par famille de fédérations
Sur le département, les femmes sont plus présentes dans les fédérations olympiques.
Dans le Val d’Oise, comme aux niveaux régional et national, ce sont les fédérations olympiques qui
comptent le plus de femmes, en terme de nombre de licences. (cf. graphique 12 et annexe 5)
Graphique 12 - Répartition des licences fém inines et m asculines par fam ille de
fédérations dans le Val d'Oise en 2004
Fédérations
olympiques
Femmes
40
14,5
28,5
Fédérations non
olympiques
17
Fédérations
multisports et
affinitaires
59,3
Hommes
0%
20%
23,6
40%
60%
80%
5,1
12
Fédérations
scolaires et
universitaires
100%
Fédérations à dominante féminine (plus de 50%) et ayant un nombre de licences significatif
(plus de 1 000) dans le Val d’Oise en 2004
Fédération
FF EPGV
FF Danse
FF Gymnastique
FF Equitation
FSCF
FF Randonnée pédestre
FF Retraite sportive
UFOLEP
FF Sports de glace
FF Natation
Part de licences
féminines (%)
94,1
85,2
82,7
78,9
66,5
63,7
62,1
57,6
53,9
52,8
Total des
licences
15 092
1 044
3 728
9 266
6 352
2 529
1 068
4 695
1 764
5 417
Nombre de
licences féminines
14 203
890
3 082
7 311
4 227
1 610
663
2 704
950
2 860
Famille de fédérations
Multisports et affinitaires
Unisport non olympique
Unisport olympique
Unisport olympique
Multisports et affinitaires
Unisport non olympique
Multisports et affinitaires
Multisports et affinitaires
Unisport olympique
Unisport olympique
Parmi les fédérations sportives qui comptent plus de 50% de licences féminines dans le Val d’Oise, on
compte autant de fédérations multisports et affinitaires que de fédérations olympiques.
Même si les fédérations sportives les plus féminisées sur le Val d’Oise sont les fédérations multisports et
affinitaires, les femmes sont plus nombreuses dans les fédérations olympiques.
19
Fédérations sportives ayant un faible taux de féminisation (moins de 10%) et un nombre de licences
significatif (plus de 1 000) dans le Val d’Oise en 2004
Fédération
FF Tir
FF Cyclisme
FF Aéronautique
FF Rugby
FF Football
Part de licences féminines (%) Nombre de licences féminines Total des licences
8,8
167
1 899
7
85
1 219
6,4
98
1 533
3,9
81
2 101
1,7
485
28 979
La FF Football est la fédération qui possède le taux de féminisation le plus faible dans le Val d’Oise (1,7%),
malgré un nombre de licences féminines qui n’est pas négligeable.
Deux réflexions ressortant des entretiens que nous avons menés peuvent apporter un éclairage particulier
sur le faible nombre de licences féminines dans les fédérations sportives listées ci-dessus.
La première explication porte sur la représentation de ces sports : les valeurs véhiculées par le football, le
cyclisme et le rugby, autour des notions de combat, de virilité et d’engagement au sens sportif et moins
celles de confort, de bien être, d’épanouissement ou de santé, pourraient, dans une certaine mesure, ne pas
répondre aux attentes des femmes dans leurs pratiques sportives.
La seconde réflexion concerne les démarches entreprises par de nombreuses associations cherchant à
diversifier leur offre de pratique sportive, combinant pratique de compétition et pratique de loisirs, et à
segmenter les catégories d’adhérents accueillis en proposant des activités adaptées aux différents publics,
des plus petits jusqu’à la catégorie d’âge senior, aux hommes et aux femmes. « Certains sports devraient
avoir un panel de disciplines plus vaste, cela permettrait aux filles de trouver une activité qui les
intéresse ». Cette démarche de diversification de l’offre sportive ne semble pas relever d’une stratégie de
développement de ces fédérations.
5. Conclusions
Il y a dans le Val d’Oise une licence sportive pour cinq habitants.
Les femmes sont presque deux fois moins nombreuses à pratiquer un sport en club ; il y a seulement une
licence pour une valdoisienne sur sept contre une licence sportive pour un valdoisien sur quatre.
Le poids des fédérations multisports et affinitaires est particulièrement important sur le département. Bien
que ce soit les fédérations sportives les plus féminisées, les femmes sont plus présentes dans les
fédérations olympiques.
Entre 2002 et 2004, le Val d’Oise a connu une forte progression en terme de nombre de licences. La FF
EPGV est la fédération sportive qui a bénéficié le plus de cette augmentation. A l’inverse, l’USEP a connu la
diminution du nombre de licences la plus importante.
20
LA PRATIQUE SPORTIVE LICENCIEE SUR
ARGENTEUIL
21
Argenteuil est la troisième ville la plus peuplée de l’Ile de France, derrière Paris et BoulogneBillancourt, avec 93 932 habitants (47 839 femmes et 46 093 hommes) en 1999, dont un peu moins d’un
tiers (31%) vit en Zone Urbaine Sensible 3 . La population des moins de 20 ans représente 27% de la
population totale. Les revenus moyens par ménage sur Argenteuil (14 515 €/an) sont bien moins élevés que
les revenus moyens sur le Val d’Oise (22 235 €/an) et le taux de chômage sur Argenteuil (16%) est plus
élevé par rapport au niveau départemental (12%).
1. Etude des licences sportives sur Argenteuil
1.1. Analyse des taux de licences sportives
Il y a une licence sportive pour un(e) argenteuillais(e) sur huit.
Bien qu’il s’agisse d’un territoire où la population des moins de 20 ans est bien plus importante qu’aux
niveaux régional et national, le taux de licences sportives sur Argenteuil (12,9%) est inférieur de près de
moitié au taux départemental (21,4%), lui-même inférieur au taux national (24,4%). Il faudrait environ 8 000
licences supplémentaires sur Argenteuil pour rattraper le retard par rapport au Val d’Oise.
Nous pourrions nuancer le retard pris par cette commune en terme d’accès à la pratique sportive par la prise
en compte des 2 500 jeunes de cinq à douze ans inscrits à l’Ecole municipale des Sports d’Argenteuil.
Cependant, bien qu’il s’agisse de pratiquants sportifs réguliers, ils ne sont pas licenciés à des fédérations
sportives et notre étude porte sur l’analyse de la pratique sportive licenciée. (cf. graphique 1)
Graphique 1 - Taux de licences sportives en 2004/2005 (%)
29,1
27,3
30
24,6
24,4
25,2
25
21,4
19,6
20
Population -20 ans
12,9
15
Licences/population
10
5
0
France
Ile de France
Val d'Oise
Argenteuil
Tableau comparatif des taux de licences sportives en France, en Ile de France, dans le Val d’Oise et
sur Argenteuil en 2004/2005
France
Ile de France
Val d'Oise
Argenteuil
Total licences
14 288 984
2 151 047
236 974
12 068
Population Totale
58 520 688
10 951 136
1 105 224
93 932
Population -20 ans (%)
24,6
25,2
29,1
27,3
Licences/population (%)
24,4
19,6
21,4
12,9
Le faible taux de licences sportives s’explique, selon les témoignages recueillis, par le manque d’équipement
sportif sur la ville d’Argenteuil ou par la présence d’équipements vétustes qui nécessitent un plan de
revalorisation. La ville d’Argenteuil, qui s’était jusqu’à présent engagée dans une politique de construction
d’équipements culturels, a comme projet la construction d’équipements sportifs. A horizon 2010, la ville
souhaite acquérir un terrain de rugby synthétique au Parc des Cerisiers, un équipement sportif pour la
construction du 9ème collège et un complexe sportif permettant l’accueil de manifestations d’envergure.
3
Source INSEE 1999. La moyenne nationale concernant la population résidant en ZUS est de moins de 8%, celle de l’Ile de France est
de 12,2% et celle du Val d’Oise est de 17,2%.
22
Mais sur Argenteuil comme ailleurs, la pratique sportive est aussi déterminée par un certain nombre de
facteurs, dont le niveau socio-économique et le niveau d’études des individus. Ainsi, nous pouvons émettre
l’hypothèse selon laquelle le coût relativement élevé de la pratique sportive peut constituer un obstacle pour
les populations les plus défavorisées. De la même manière, certains de nos entretiens ont montré que la
monoparentalité de certaines familles pouvait également constituer un frein à la pratique sportive, à cause
des difficultés qu’elles peuvent rencontrer pour la garde de leurs enfants. « La vie professionnelle, la vie
familiale et l’arrivée des enfants sont des facteurs déterminants dans l’arrêt de la pratique d’un sport
pour la femme ».
1.2. Analyse de la répartition des licences par famille de fédérations
Le poids des fédérations multisports et affinitaires est important sur Argenteuil.
Par comparaison avec le poids des fédérations au plan national, régional ou départemental, on compte sur
Argenteuil bien plus de licences dans les fédérations multisports et affinitaires (28,2%) et à l’inverse, un plus
faible nombre de licences dans les fédérations non olympiques. La part des fédérations scolaires et
universitaires est plus importante par rapport au Val d’Oise, cependant elle demeure inférieure aux niveaux
régional et national. (cf. graphique 2)
Graphique 2 - Répartition des licences par famille de fédérations en
2004/2005
France
49,2
18
15,2
17,7
Ile de France
47,9
18,9
16,3
17
Val d'Oise
49,1
19,1
Argenteuil
0%
43,2
20%
12,9
40%
60%
18,9
28,2
80%
13
15,7
Fédérations olympiques
Fédérations non olympiques
Fédérations multisports et
affinitaires
Fédérations scolaires et
universitaires
100%
Cette prédominance des fédérations multisports et affinitaires s’explique notamment par l’histoire sportive
d’Argenteuil. En effet, les quatre associations sportives multisports et affinitaires les plus importantes sur
Argenteuil sont le Club Olympique Multisports d’Argenteuil (COMA), dont dix sur dix-sept de ses disciplines
sont affiliées à la Fédération Sportive et Gymnique du Travail, ainsi que le Saint-Georges et l’Etoile Sportive
des Champioux (sept disciplines sur neuf), affiliées quant à elles à la Fédération Sportive et Culturelle de
France. Ces trois associations regroupent à elles seules 2 168 licences, soit 18% des licences d’Argenteuil.
L'origine de la FSGT remonte à la création des premiers clubs ouvriers, en 1908. Sa constitution dans sa
forme actuelle date du 24 décembre 1934, à partir de la réunification des deux fédérations sportives
ouvrières, la Fédération Sportive du Travail (FST) et l'Union des Sociétés Sportives et Gymnique du Travail
(USSGT). Une autre fédération, la Fédération Gymnique et Sportive des Patronages de France (FGSPF),
fondée en 1903, fédère des associations gymniques et sportives, la régénération physique et morale de la
jeunesse étant au cœur des préoccupations de l’Eglise. Elle deviendra en 1967 la Fédération Sportive et
Culturelle de France.
L’implantation historique de ces deux fédérations affinitaires sur Argenteuil explique en partie leur
importance sur la ville. Dans le but de constituer un club multisports de grande envergure, la municipalité a
soutenu le COMA (FSGT) pendant des années. Pour ce faire, elle a tenu une politique de soutien importante
aux associations affiliées aux fédérations affinitaires, dont ont pu également bénéficier le Saint-Georges et
l’Etoile Sportive des Champioux (FSCF).
Paradoxalement, des responsables sportifs de la ville auprès desquels nous avons réalisé nos entretiens ont
évoqué l’hypothèse selon laquelle les argenteuillais pouvaient avoir des difficultés à se repérer dans un
schéma sportif complexe : la prédominance des associations multisports, qui proposent souvent les mêmes
activités, pourrait alors expliquer le faible taux de licences sportives sur Argenteuil.
23
1.3. Analyse de la représentation des fédérations sportives
La FSCF est la fédération sportive qui compte le plus grand nombre de licences sur Argenteuil.
Les fédérations sportives les mieux représentées sur Argenteuil en terme de nombre de licences sont :
- pour les fédérations olympiques : la FF Football, la FF Judo et la FF Tennis,
- pour les fédérations multisports et affinitaires : la FSCF, la FSGT et la FF EPGV,
- pour les fédérations scolaires et universitaires : l’UNSS et l’USEP.
Les fédérations non olympiques ne font pas partie des dix fédérations sportives les mieux représentées sur
Argenteuil, c’est une situation similaire à celle du Val d’Oise. (cf. graphique 3 et annexe 1)
Graphique 3 - Les dix fédérations sportives les mieux représentées sur
Argenteuil en 2004/2005
FF Gymnastique
336
FF Natation
466
FF Tennis
538
FF EPGV
622
USEP
649
FF Judo
907
FSGT
966
UNSS
1243
FF Football
1413
FSCF
1767
0
200
400
600
800
1000
1200
1400
1600
1800
2000
Nombre de licences
En comparant les dix fédérations sportives les mieux représentées sur Argenteuil avec celles du Val d’Oise
et de l’Ile de France, on peut noter l’importance de la FSCF, seulement en dixième position dans le Val
d’Oise, et de la FSGT.
La FF Natation et la FF Gymnastique sont mieux représentées sur Argenteuil par rapport au département, à
l’inverse de la FF Tennis qui est en retrait. L’absence de la FF Golf sur Argenteuil pourrait s’expliquer par le
fait que la pratique du golf est trois à cinq fois plus répandue dans le quart des ménages le plus aisé que
dans le quart le moins aisé 4 . Cependant, elle peut également se justifier par rapport au caractère urbain de
la ville d’Argenteuil, comme l’absence de la FF Equitation.
1.4. Analyse de l’implantation des fédérations sportives
La FF Tennis, la FF Football, l’USEP et la FF EPGV connaissent un retard de développement sur
Argenteuil en comparaison à leur situation sur le Val d’Oise, à l’inverse de la FSCF, de la FF Danse et
de la FF Sports de glace.
En effet, comparant le nombre de licences d’une fédération sportive par rapport à la population totale sur
Argenteuil et dans le Val d’Oise, on observe que la FF Tennis, la FF Football, l’USEP, la FF EPGV, la FF
Basket-ball et la FF Handball sont en retrait sur Argenteuil et que l’UFOLEP et la FF Athlétisme sont
absentes. Ces fédérations sportives ont une marge de progression relativement importante, en terme de
nombre de licences, pour rattraper leur retard par rapport au Val d’Oise. (cf. tableau 1)
4
"La pratique des activités physiques et sportives en France", Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative et Institut
National du Sport et de l’Education Physique, 2005.
24
Tableau 1 – Fédérations sportives bien implantées dans le Val d’Oise (plus de 1 000 licences) qui
sont absentes ou en retrait sur Argenteuil en 2004/2005
Ratio licences/population (%)
Fédération
FF Tennis
FF Football
USEP
FF EPGV
UFOLEP
FF Athlétisme
FF Basket-ball
FF Handball
FF Pétanque
FF Karaté
FF Tennis de table
FSGT
FF Tir
FF Aéronautique
FF Badminton
FF Randonnée pédestre
FF Judo
FF Squash
Val d’Oise
2,08
2,62
1,41
1,37
0,42
0,34
0,54
0,48
0,40
0,52
0,30
1,24
0,17
0,14
0,21
0,23
1,07
0,10
Argenteuil
0,57
1,50
0,69
0,66
Absente
Absente
0,23
0,19
0,13
0,30
0,08
1,03
Absente
Absente
0,08
0,10
0,97
Absente
Marge de progression
sur Argenteuil
(nombres de licences)
1 400
1 050
680
670
390
320
290
270
250
210
210
200
160
130
120
120
95
95
La fusion de certaines sections n’a pas eu les effets attendus, notamment en ce qui concerne le football et le
tennis. Les fusions des sections football et tennis de deux associations multisports, le COMA et l’Union
Sportive Argenteuillaise (USA), ont donné naissance à deux associations : l’Argenteuil Football Club et
l’Argenteuil Tennis Club. Ces fusions ont entraîné la perte d’un nombre important de licences par manque de
structuration des nouveaux clubs.
A la demande de la mairie d’Argenteuil, une section athlétisme a été créée dès septembre 2006 au sein de
l’USA. Pour développer une discipline sportive, la mairie estime opportun de commencer par la création
d’une section au sein d’une association multisports aux structures solides.
Les fédérations sportives qui présentent une situation plus favorable sur Argenteuil par rapport au
département sont la FSCF, la FF Danse et la FF Sports de glace. (cf. tableau 2)
Tableau 2 – Fédérations sportives bien implantées sur Argenteuil (plus de 1 000 licences)
qui sont en retrait dans le Val d’Oise en 2004/2005
Ratio licences/population (%)
Fédération
FSCF
FF Danse
FF Sports de glace
Argenteuil
1,88
0,26
0,32
Val d’Oise
0,57
0,09
0,16
Marge de progression
dans le Val d’Oise
(nombres de licences)
14 480
1 880
1 770
2. La pratique sportive licenciée par sexe sur Argenteuil
2.1. Analyse des taux de licences sportives masculines et féminines
Il y a une licence sportive pour un argenteuillais sur sept et une argenteuillaise sur dix. Les femmes
sont moins nombreuses que les hommes à pratiquer un sport dans un club.
Les taux de licences masculines (14,9%) et féminines (10,9%) sur Argenteuil sont inférieurs au niveau
départemental (respectivement 26% et 14,4%). (cf. graphiques 4 et 5)
25
Graphique 5 - Taux de licences féminines en
2004/2005 (%)
Graphique 4 - Taux de licences masculines en
2004/2005 (%)
40
40
France
30
20
France
30
Ile de France
30
23,8
26
Ile de France
Val d’Oise
Val d’Oise
20
Argenteuil
14,9
Argenteuil
14,8
10
10
0
0
11,9
14,4
10,9
Tableau comparatif des taux de licences masculines et féminines en France, en Ile de France, dans le
Val d’Oise et sur Argenteuil en 2004/2005
Population masculine
Licences masculins
Taux de licences masculines
Population féminine
Licences féminines
Taux de licences féminines
France
28 419 419
8 531 529
30%
30 101 269
4 454 793
14,8%
Ile de France
5 301 378
1 260 155
23,8%
5 649 758
671 661
11,9%
Val d'Oise
541 320
140 678
26%
563 904
81 298
14,4%
Argenteuil
46 093
6 873
14,9%
47 839
5 195
10,9%
Du niveau national au départemental, les taux de licences féminines sont inférieurs de moitié par rapport aux
taux de licences masculines. La situation sur Argenteuil apparaît tout à fait différente ; en effet, l’écart entre
les taux de licences féminines et masculines est plus réduit.
2.2. Analyse de la répartition sexuée des licences par famille de fédérations
Sur Argenteuil, les fédérations multisports et affinitaires sont les plus féminisées.
Les fédérations multisports et affinitaires délivrent une grande majorité de leurs licences aux femmes sur
Argenteuil. La répartition des licences féminines et masculines délivrées par les fédérations scolaires et
universitaires reste relativement équilibrée sur Argenteuil comme dans le Val d’Oise. Il est difficile d’établir
une comparaison avec les niveaux régional et national étant donné leurs pourcentages de licences non
sexuées (respectivement 27,8% et 29,1%). Il existe une grande disparité concernant la répartition des
licences féminines et masculines dans les fédérations olympiques et non olympiques ; on retrouve cette
même configuration à tous les niveaux, du départemental au national. (cf. graphique 6 et annexe 4)
26
Graphique 6 - Répartition sexuée des licences par famille de fédérations sur
Argenteuil en 2004/2005 (%)
100
27,9
35,9
80
45,4
68,2
Femmes
60
40
Hommes
72,1
64,1
54,6
20
31,8
0
Fédérations
olympiques
Fédérations non
olympiques
Fédérations
multisports et
affinitaires
Fédérations
scolaires et
universitaires
3. Les femmes dans la pratique sportive licenciée sur Argenteuil
3.1. Analyse de la part des licences féminines
Les fédérations sportives sur Argenteuil délivrent environ deux licences féminines pour cinq
licences masculines.
Le taux de féminisation de la pratique sportive licenciée sur Argenteuil (43%) est bien plus élevé par rapport
aux taux départemental, régional et national, ce qui pourrait se justifier par la forte féminisation des
fédérations multisports et affinitaires * . (cf. graphique 7)
Graphique 7 - Taux de féminisation de la pratique
sportive licenciée en 2004/2005 (%)
50
43
40
30
34,3
34,8
36,6
France
Ile de France
Val d'Oise
Argenteuil
20
10
0
Tableau comparatif des taux de féminisation de la pratique sportive licenciée en France, en Ile de
France, dans le Val d’Oise et sur Argenteuil en 2004/2005
National
Ile de France
Val d'Oise
Argenteuil
Licences féminines
4 454 793
671 661
81 298
5 195
Licences non sexuées Total des licences
1 302 662 (9,1%)
14 288 984
219 231 (10,2%)
2 151 047
14 998 (6,3%)
236 974
0
12 068
*
Taux de féminisation (%)
34,3
34,8
36,6
43
Cette observation est à nuancer étant donné le pourcentage de licences non sexuées (6,3% dans le Val d’Oise, 10,2% en Ile de
France et 9,1% en France).
27
3.2. Analyse de la répartition des licences féminines par famille de fédérations
Sur Argenteuil, les femmes sont plus présentes dans les fédérations multisports et affinitaires.
Ce sont les fédérations multisports et affinitaires qui délivrent le plus de licences féminines sur Argenteuil.
C’est une situation tout à fait particulière qui ne reflète pas les configurations du niveau départemental au
national, pour lesquelles les fédérations olympiques comptent le plus de femmes. Cette situation peut
s’expliquer, dans une certaine mesure, par la forte présence de la FSCF et de la FSGT sur Argenteuil qui
proposent une grande diversité de disciplines valorisant le bien-être et la santé, telles que la relaxation, la
gymnastique douce, l’aquagym et le yoga. (cf. graphique 8 et annexe 5)
Graphique 8 - Répartition des licences féminines et masculines par famille de
fédérations sur Argenteuil en 2004/2005
Fédérations
olympiques
Femmes
28
10,8
44,7
16,5
Fédérations non
olympiques
Fédérations
multisports et
affinitaires
54,7
Hommes
0%
20%
14,6
40%
60%
15,7
80%
15
Fédérations scolaires
et universitaires
100%
Fédérations à dominante féminine (plus de 50% de licences) et ayant un nombre de licences
significatif (plus de 100) sur Argenteuil en 2004/2005
Fédération
FF Danse
FF EPGV
FF Gymnastique
FSCF
FF Sports de glace
FF Natation
FF Volley-ball
FSGT
USEP
FF Taekwondo
Part de licences
féminines (%)
97,5
92,3
86,9
69,7
59,6
58,6
56,0
53,1
51,2
51,0
Total des
licences
244
622
336
1 767
297
466
134
966
649
104
Nombre de
licences féminines
238
574
292
1 231
177
273
75
513
332
53
Famille de disciplines
Unisport non olympique
Multisports et affinitaires
Unisport olympique
Multisports et affinitaires
Unisport olympique
Unisport olympique
Unisport olympique
Multisports et affinitaires
Scolaire et universitaire
Unisport olympique
Parmi les dix fédérations sportives à dominante féminine sur Argenteuil, on retrouve une majorité de
fédérations olympiques. Cependant, les trois fédérations multisports et affinitaires représentent à elles
seules près de la moitié des licences féminines sur Argenteuil.
En comparant la part des licences féminines de ces fédérations sportives par rapport au Val d’Oise, on note
quelques particularités sur Argenteuil concernant la FF Volley-ball (+14,4 points) et la FF Taekwondo (+25
points). (cf. annexe 6)
La situation du volley-ball sur Argenteuil peut s’expliquer par le fait que le club, créé et présidé par une
femme, comptait uniquement une équipe féminine à sa création. A l’heure actuelle, bien que le club soit
mixte, son équipe « phare » est l’équipe féminine qui évolue cette année en Nationale 2.
28
La section taekwondo de l’USA, au-delà d’être également présidée par une femme, compte un certain
nombre de licenciées féminines qui obtiennent de très bons résultats aux championnats de France.
Nous pouvons donc émettre l’hypothèse selon laquelle les résultats sportifs peuvent être un moteur de
développement de la pratique sportive féminine, ce qui va à l’encontre du modèle traditionnel de la femme
non compétitive.
Fédérations sportives ayant un faible taux de féminisation (moins de 10%) et ayant un nombre de
licences significatif (plus de 100) sur Argenteuil en 2004/2005
Fédération
FF Boxe
FF Cyclisme
FF Football
FF Rugby
Part de licences féminines (%)
9,9
3,1
1,8
0,8
Nombre de licences féminines
17
4
26
1
Total des licences
171
131
1413
126
En comparaison avec le niveau départemental, on retrouve sur Argenteuil la FF Cyclisme, la FF Football et
la FF Rugby comme fédérations sportives les moins féminisées, mais avec des taux encore plus faibles. (cf.
annexe 7)
La construction du terrain de rugby synthétique devant être achevée pour mars 2007, la commune
d’Argenteuil souhaite mettre en place des projets dès septembre 2007 pour développer la pratique du rugby,
notamment avec le public féminin ; le rugby étant une discipline qui fonctionne très bien à l’Ecole des Sports
avec cette population.
3.3. Analyse de l’implantation de la pratique sportive féminine
La FF EPGV, la FF Tennis et l’USEP connaissent un retard de développement sur Argenteuil, en
terme de pratique sportive féminine, en comparaison à leur situation sur le Val d’Oise, à l’inverse de
la FSCF, de la FF Gymnastique et de la FF Natation.
En analysant le nombre de licences féminines par rapport à la population féminine totale sur Argenteuil et
dans le Val d’Oise, on observe que la FF EPGV, la FF Tennis et l’USEP sont en retrait par rapport au
département. Elles ont une marge de progression relativement importante, en terme de nombre de licences
féminines, pour rattraper leur retard par rapport au Val d’Oise. (cf. tableau 3)
Tableau 3 – Fédérations sportives bien implantées dans le Val d’Oise en terme de pratique sportive
féminine (plus de 1 000 licences) qui sont absentes ou en retrait sur Argenteuil en 2004/2005
Ratio licences féminines/population féminine (%)
Fédération
FF EPGV
FF Tennis
USEP
UFOLEP
FF Athlétisme
FF Basket-ball
FF Handball
FF Randonnée pédestre
FF Karaté
Val d’Oise
Argenteuil
2,52
1,16
1,37
0,48
0,27
0,32
0,31
0,29
0,26
1,20
0,30
0,69
Absente
Absente
0,10
0,10
0,10
0,14
29
Marge de progression
sur Argenteuil
(nombres de licences
féminines)
630
410
330
230
130
110
100
90
60
Les fédérations sportives qui présentent une situation plus favorable sur Argenteuil par rapport au
département, en terme de pratique sportive féminine, sont la FSCF, la FF Gymnastique et la FF Natation.
(cf. tableau 4)
Tableau 4 – Fédérations sportives bien implantées sur Argenteuil en terme de pratique sportive
féminine (plus de 1 000 licences) qui sont en retrait dans le Val d’Oise en 2004/2005
Ratio licences féminines/population féminine (%)
Fédération
FSCF
FF Gymnastique
FF Natation
Argenteuil
Val d’Oise
2,57
0,61
0,57
0,75
0,55
0,51
Marge de progression
dans le Val d’Oise
(nombres de licences
féminines)
10 260
340
340
D’après nos entretiens, la bonne implantation de la FF Natation sur Argenteuil, en terme de pratique
féminine, peut se justifier par la discipline aquagym proposée par les associations sportives multisports.
4. Conclusions
Il y a sur Argenteuil une licence sportive pour huit habitants.
Les femmes sont moins nombreuses à pratiquer un sport dans un club : il y a seulement une licence sportive
pour une argenteuillaise sur dix contre une licence sportive pour un argenteuillais sur sept.
Le poids des fédérations multisports et affinitaires est très important sur Argenteuil, avec notamment la forte
présence de la FSCF. Ce sont les fédérations sportives les plus féminisées et qui comptent le plus de
licences féminines.
La FF Tennis, la FF Football, l’USEP et la FF EPGV connaissent un retard de développement sur Argenteuil
en comparaison à leur situation sur le Val d’Oise, à l’inverse de la FSCF, de la FF Danse et de la FF Sports
de glace. L’UFOLEP n’est pas représentée sur Argenteuil.
En terme de pratique sportive féminine, la FF EPGV, la FF Tennis et l’USEP ne sont pas bien implantées sur
Argenteuil à l’inverse de la FSCF, de la FF Gymnastique et de la FF Natation.
30
LA PRATIQUE SPORTIVE LICENCIEE SUR
VAL DE FRANCE
31
Val de France est une communauté d’agglomération créée en décembre 2001, située dans l’est du
Val d’Oise, au nord de Paris, qui regroupe les communes d’Arnouville-lès-Gonesse, de Garges-lèsGonesse, de Sarcelles et de Villiers-le-Bel. Elle comptait 136 316 habitants (69 891 femmes et 66 425
hommes) en 1999, dont 70% vit en Zone Urbaine Sensible 5 . La population des moins de 20 ans représente
un tiers de la population totale (33,7%). Les revenus moyens par ménage sur Val de France (13 165 €/an)
sont bien moins élevés que les revenus moyens sur le Val d’Oise (22 235 €/an) et le taux de chômage (21%)
est bien plus élevé par rapport au niveau départemental (12%).
1. Etude des licences sportives sur Val de France
1.1. Analyse des taux de licences sportives
Il y a une licence sportive pour un(e) habitant(e) de Val de France sur dix.
Bien qu’il s’agisse d’un territoire où le pourcentage de la population des moins de 20 ans est
particulièrement élevé, le taux de licences sportives sur Val de France (10,8%) est inférieur de près de
moitié au taux départemental (21,4%), lui-même inférieur au taux national (24,4%). Il faudrait environ 14 600
licences supplémentaires sur Val de France, soit doubler le nombre de licences, pour rattraper le retard par
rapport au Val d’Oise.(cf. graphique 1)
Graphique 1 - Taux de licences sportives en 2004/2005 (%)
40
33,7
29,1
30
24,6
24,4
25,2
19,6
21,4
Population -20 ans
20
Licenciés/population
10,8
10
0
France
Ile de France Val d'Oise
Val de
France
Tableau comparatif des taux de licences sportives en France, en Ile de France, dans le Val d’Oise et
sur Val de France en 2004/2005
France
Ile de France
Val d'Oise
Val de France
Total licences
14 288 984
2 151 047
236 974
14 747
Population Totale
58 520 688
10 951 136
1 105 224
136 316
Population -20 ans (%)
24,6
25,2
29,1
33,7
Licences/population (%)
24,4
19,6
21,4
10,8
Ces chiffres trouvent une explication logique dans les conditions socio-économiques dans lesquelles vit une
grande partie des habitants de Val de France. Le taux de chômage y étant extrêmement élevé, la pratique
sportive apparaît comme non prioritaire dans le budget des familles, selon les entretiens réalisés.
5
Source INSEE 1999. La moyenne nationale concernant la population résidant en ZUS est de moins de 8%, celle de l’Ile de France est
de 12,2% et celle du Val d’Oise est de 17,2%.
32
L’exclusion du tissu social générée par le chômage et la pauvreté ne favorise pas le développement, dans
les familles, d’une certaine culture du sport en club et peut constituer un frein à la pratique sportive licenciée.
Cependant, les entretiens ont révélé que la demande d’activité sportive est malgré tout bien présente, mais
que la capacité d’offrir une pratique sportive aux habitants de Val de France semble limitée, notamment du
fait de la vétusté des équipements sportifs et du fonctionnement très aléatoire de beaucoup d’entre eux. De
la même manière, la promiscuité dans les vestiaires, très souvent insuffisants en nombre, ne favorise pas
l’envie de fréquenter ces équipements sportifs. « Les structures ne sont pas du tout adaptées ; on
travaille sur la mixité dans les pratiques sportives mais nous ne sommes pas en mesure de garantir
l’intimité de chacun ».
1.2. Analyse de la répartition des licences par famille de fédérations
Le poids des fédérations olympiques est très important sur Val de France.
En comparaison avec le poids des fédérations du niveau départemental au national, on compte sur Val de
France bien plus de licences dans les fédérations olympiques (55,6%). La part des fédérations scolaires et
universitaires est également plus importante. A l’inverse, les fédérations non olympiques, multisports et
affinitaires regroupent un nombre plus faible de licences. (cf. graphique 2)
Graphique 2 - Répartition des licences par famille de disciplines
en 2004/2005
France
49,2
18
15,2
17,7
Ile de France
47,9
18,9
16,3
17
Val d'Oise
49,1
19,1
Val de France
0%
55,6
20%
40%
18,9
13
12,7 12,9 18,8
60%
80%
Fédérations olympiques
Fédérations non olympiques
Fédérations multisports et
affinitaires
Fédérations scolaires et
universitaires
100%
L’importance du poids des fédérations olympiques sur Val de France pourrait s’expliquer par le fait que la FF
Natation représente, en terme de nombre de licences sportives, 17% des fédérations olympiques contre un
taux qui n’atteint pas les 5% du niveau départemental au national.
De la même manière, on note une forte représentation de la FF Football sur Val de France qui représente un
tiers des fédérations olympiques (34%) alors que, sur les autres territoires de comparaison, ce même taux
varie entre 25% et 30%.
1.3. Analyse de la représentation des fédérations sportives
La FF Football est la fédération sportive qui compte le plus de licences sur Val de France.
Les fédérations sportives les mieux représentées sur Val de France en terme de nombre de licences sont :
- pour les fédérations olympiques : la FF Football, la FF Natation, la FF Tennis et la FF Judo ;
- pour les fédérations multisports et affinitaires : la FF EPGV et la FSCM ;
- pour les fédérations scolaires et universitaires : l’UNSS et l’USEP.
Les fédérations non olympiques ne font pas partie des dix fédérations les mieux représentées sur Val de
France, c’est une situation similaire à celle du Val d’Oise. (cf. graphique 3)
33
Graphique 3 - Les dix fédérations sportives les mieux représentées sur
Val de France en 2004/2005
FF Basket-ball
433
FSCM
444
FF Karaté
668
USEP
672
887
FF Judo
1132
FF EPGV
1266
FF Tennis
1427
FF Natation
2100
UNSS
2778
FF Football
0
500
1000
1500
2000
2500
3000
Nombre de licences
En comparant les dix fédérations sportives les mieux représentées sur Val de France avec celles du Val
d’Oise et de l’Ile de France, on peut noter l’importance de la Fédération Sportive et Culturelle Maccabi
(FSCM).
Comme aux niveaux départemental et national, c’est la FF Football qui compte le plus grand nombre de
licences sportives. Au niveau de l’Ile de France, elle est la deuxième fédération la mieux représentée
(228 612 licences), derrière celle de tennis (231 481 licences).
La FF Natation est la troisième fédération sportive qui délivre le plus grand nombre de licences sur Val de
France, alors qu’aux niveaux départemental et régional elle ne se situe qu’en treizième position et qu’elle ne
fait pas partie des quinze fédérations sportives les plus importantes en France. La situation favorable de la
FF Natation sur Val de France peut notamment s’expliquer par le fait que trois communes, parmi les quatre
regroupées au sein de la communauté d’agglomération, possèdent une piscine : Garges-lès-Gonesse,
Sarcelles et Villiers-le-Bel, respectivement fréquentées par trois clubs affiliés à la FF Natation, le Club
multisports de Garges-lès-Gonesse, l’Association Amicale et Sportive de Sarcelles (AASS) Natation et le
Club Olympique de Villiers-le-Bel. De plus, la piscine de Sarcelles comprend le seul bassin de 50 mètres du
Val d’Oise. Elle a été transférée à la Communauté d’Agglomération Val de France et est mise à disposition
de l’ensemble des clubs de la communauté d’agglomération. Par ailleurs, la forte représentation de la FF
Natation sur Val de France peut également s’expliquer par la politique très fédérale de l’AASS Natation qui a
la volonté de licencier l’ensemble des adhérents du club.
L’absence de la FF Golf sur Val de France pourrait s’expliquer par le fait que la pratique du golf est trois à
cinq fois plus répandue dans le quart des ménages le plus aisé que dans le quart le moins aisé 6 .
Cependant, elle peut également se justifier par rapport au caractère urbain de la Communauté
d’Agglomération Val de France, comme l’absence de la FF Equitation.
1.4. Analyse de l’implantation des fédérations sportives
La FSGT, la FF Tennis, l’USEP, la FF Football et la FF EPGV connaissent un retard de développement
sur Val de France en comparaison à leur situation sur le Val d’Oise, à l’inverse de la FF Natation.
6
"La pratique des activités physiques et sportives en France", Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative et Institut
National du Sport et de l’Education Physique, 2005.
34
En effet, comparant le nombre de licences d’une fédération sportive par rapport à la population totale sur Val
de France et dans le Val d’Oise, on observe que la FSGT, la FF Tennis, l’USEP, la FF Football, la FF EPGV,
la FF Handball et la FSCF sont en retrait sur Val de France et que l’UFOLEP est absente. Ces fédérations
sportives ont une marge de progression relativement importante, en terme de nombre de licences, pour
rattraper leur retard par rapport au Val d’Oise. (cf. tableau 1)
Tableau 1 – Fédérations sportives bien implantées dans le Val d’Oise (plus de 1 000 licences) qui
sont absentes ou en retrait sur Val de France en 2004/2005
Ratio licences/population (%)
Fédération
FSGT
FF Tennis
USEP
FF Football
FF EPGV
FF Handball
FSCF
FF Judo
UFOLEP
FF Pétanque
FF Tennis de table
FF Basket-ball
FF Badminton
FF Randonnée pédestre
FF Athlétisme
FF Tir
FF Karaté
Val d’Oise
1,24
2,08
1,41
2,62
1,37
0,48
0,57
1,07
0,42
0,40
0,30
0,54
0,21
0,23
0,34
0,17
0,52
Val de France
0,08
0,92
0,49
2,03
0,83
0,04
0,13
0,65
Absente
0,14
0,03
0,31
0,03
0,08
0,25
0,08
0,49
Marge de progression
sur Val de France
(nombres de licences)
1 580
1 580
1 250
800
740
600
600
570
570
350
330
310
240
200
120
120
40
A l’initiative du comité départemental de handball du Val d’Oise, un club a été créé en septembre 2006 à
Villiers-le-bel, comprenant une équipe senior féminine et une équipe senior masculine, toutes deux
engagées en compétition au niveau départemental.
La mission principale de l’agent de développement du comité de l’UFOLEP du Val d’Oise, recruté début
2007 dans le cadre du dispositif « Soyez sport », est la mise en place d’un projet de développement de
l’UFOLEP sur les communes de Garges-lès-Gonesse, de Gonesse, de Sarcelles et de Villiers-le-Bel.
La seule fédération sportive bien implantée sur Val de France par rapport au département est celle de
natation. (cf. tableau 2)
Tableau 2 – Fédérations sportives bien implantées sur Val de France (plus de 1 000 licences)
qui sont en retrait dans le Val d’Oise en 2004/2005
Ratio licences/population (%)
Fédération
FF Natation
Val de France
1,05
Val d’Oise
0,49
Marge de progression
dans le Val d’Oise
(nombres de licences)
6 190
Les entretiens que nous avons réalisés ont montré que Sarcelles a toujours été un pôle important de
natation, notamment par la présence du seul bassin olympique du Val d’Oise qui paraît favoriser la pratique
de la natation en compétition et semble attirer de nombreux licenciés. La bonne implantation de la FF
Natation sur Val de France peut donc s’expliquer, en partie, par la présence de nombreux équipements
sportifs et plus particulièrement d’un équipement attractif et de qualité. De plus, les clubs proposent à leurs
licenciés plusieurs disciplines, comme la natation sportive, le water-polo et la nage en eau libre, ainsi que
des activités variées telles que les « bébés-nageurs », l’aquagym ou encore des séances d’assouplissement
et d’aide aux personnes souffrant d’aquaphobie.
35
2. La pratique sportive licenciée par sexe sur Val de France
2.1. Analyse des taux de licences sportives féminines et masculines
Il y a une licence sportive pour un habitant de Val de France sur huit et une habitante de Val de
France sur quatorze. Les femmes sont deux fois moins nombreuses que les hommes à pratiquer un
sport dans un club 7 .
Les taux de licences masculines (13,7%) et féminines (7,1%) sur Val de France sont inférieurs de moitié au
niveau départemental (respectivement 26% et 14,4%). (cf. graphiques 4 et 5)
Graphique 4 - Taux de licences masculines en
2004/2005 (%)
Graphique 5 - Taux de licences féminines en
2004/2005 (%)
40
40
France
30
20
10
France
30
Ile de France
30
23,8
Ile de France
Val d’Oise
26
Val d’Oise
Val de France
20
Val de France
14,8
13,7
10
11,9
14,4
7,1
0
0
Tableau comparatif des taux de licences masculines et féminines en France, en Ile de France, dans le
Val d’Oise et sur Val de France en 2004/2005
Population masculine
Licences masculines
Taux de licences masculines
Population féminine
Licences féminines
Taux de licences féminines
France
28 419 419
8 531 529
30%
30 101 269
4 454 793
14,8%
Ile de France
5 301 378
1 260 155
23,8%
5 649 758
671 661
11,9%
Val d'Oise
541 320
140 678
26%
563 904
81 298
14,4%
Val de France
66 425
9 106
13,7%
69 891
4 969
7,1%
Sur Val de France comme aux niveaux départemental, régional et national, les taux de licences féminines
sont deux fois moins élevés que les taux de licences masculines. « La thématique des femmes et du sport
rejoint le thème général de l’égalité. Une fois que la société aura admis que la femme est l’égal de
l’homme, le sport en fera de même ».
2.2. Analyse de la répartition sexuée des licences par famille de fédérations
Sur Val de France, les fédérations multisports et affinitaires sont les plus féminisées.
Les fédérations multisports et affinitaires de Val de France délivrent environ les trois-quarts de leurs licences
aux femmes. La répartition des licences féminines et masculines délivrées par les fédérations scolaires et
universitaires reste relativement équilibrée sur Val de France comme dans le Val d’Oise. Il est difficile
d’établir une comparaison avec les niveaux national et régional étant donné leurs pourcentages de licences
non sexuées (respectivement 27,8% et 29,1%). Il existe une grande disparité concernant la répartition des
licences féminines et masculines dans les fédérations olympiques et non olympiques ; on retrouve cette
même configuration à tous les niveaux, du départemental au national. (cf. graphique 6 et annexe 4)
7
Les taux de licences sont à nuancer car ils ne prennent pas en compte les licences USEP (672) qui ne sont pas sexuées.
36
Graphique 6 - Répartition sexuée des licences par famille de fédérations sur Val de
France en 2004/2005 (%)
100
26,6
31,3
80
61,2
72,8
60
Femmes
Hommes
40
73,3
68,7
38,7
20
27,2
0
Fédérations
olympiques
Fédérations non
olympiques
Fédérations
multisports et
affinitaires
Fédérations
scolaires et
universitaires (hors
USEP)
3. Les femmes dans la pratique sportive licenciée sur Val de France
3.1. Analyse de la part des licences féminines
Les licences féminines représentent un peu plus d’un tiers des licences délivrées par les fédérations
sportives sur Val de France.
Le taux de féminisation de la pratique sportive licenciée sur Val de France (35,3%) est inférieur à celui du
Val d’Oise (36,6%) * , mais est légèrement supérieur aux taux de féminisation des niveaux régional et
national. (cf. graphique 7)
Graphique 7 - Taux de féminisation de la
pratique sportive licenciée en 2004/2005 (%)
40
30
34,3 34,8
36,6 35,3
France
Ile de France
Val d'Oise
Val de France
20
10
0
Tableau comparatif des taux de féminisation de la pratique sportive licenciée en France, en Ile de
France, dans le Val d’Oise et sur Val de France en 2004/2005
France
Ile de France
Val d'Oise
Val de France
Licences féminines
4 454 793
671 661
81 298
4 969
Licences non sexuées Total des licences
1 302 662 (9,1%)
14 288 984
219 231 (10,2%)
2 151 047
14 998 (6,3%)
236 974
672 (4,6%)
14 747
*
Taux de féminisation (%)
34,3
34,8
36,6
35,3
Cette observation est à nuancer étant donné le pourcentage de licences non sexuées (4,6% sur Val de France, 6,3% dans le Val
d’Oise, 10,2% en Ile de France et 9,1% en France).
37
3.2. Analyse de la répartition des licences féminines par familles de fédérations
Sur Val de France, les femmes sont plus présentes dans les fédérations olympiques.
Ce sont les fédérations olympiques qui délivrent le plus de licences féminines sur Val de France. Cette
situation reflète tout à fait les configurations du niveau départemental au national. Par rapport à ces mêmes
niveaux, les fédérations non olympiques sur Val de France sont bien moins représentées, en terme de
nombre de licences féminines et masculines. (cf. graphique 8 et annexe 5)
Graphique 8 - Répartition des licences féminines et masculines par famille de
disciplines sur Val de France en 2004/2005
Fédérations
olympiques
44
Femmes
11,7
27,9
16,4
Fédérations non
olympiques
Fédérations
multisports et
affinitaires
66,1
Hommes
0%
20%
40%
14,1
60%
80%
5,7
14,1
Fédérations scolaires
et universitaires
100%
Fédérations à dominante féminine (plus de 50% de licences) et ayant un nombre de licences
significatif (plus de 100) sur Val de France en 2004/2005
Fédération
FF EPGV
FF Gymnastique
FF Randonnée pédestre
FSCF
FF Danse
FF Natation
Part de licences
féminines (%)
93,0
73,9
70,5
62,3
61,6
50,2
Total des
licences
1 132
299
112
186
99
1 427
Nombre de licences
féminines
1 053
221
79
116
61
717
Famille de fédérations
Multisports et affinitaires
Unisport olympique
Unisport non olympique
Multisports et affinitaires
Unisport non olympique
Unisport olympique
Parmi les six fédérations sportives à dominante féminine sur Val de France, on compte autant de fédérations
olympiques que de fédérations multisports et affinitaires.
Les taux de féminisation de ces fédérations sportives sur Val de France sont sensiblement les mêmes que
sur le département. Cependant, il y a environ deux fois moins de fédérations à dominante féminine sur Val
de France que dans le Val d’Oise. (cf. annexe 6)
Malgré la présence d’une patinoire à Garges-lès-Gonesse, la FF Sports de glace sur Val de France possède
un taux de féminisation de seulement 44,5%, alors qu’il est de 53,9% sur le département.
38
Fédérations sportives ayant un faible taux de féminisation (moins de 10%) et ayant un nombre de
licences significatif (plus de 100) sur Val de France en 2004/2005
Fédération
FF Football
FF Rugby
FF Tir
Part de licences féminines (%)
0,9
0,5
6,8
Nombre de licences féminines
27
1
8
Total de licences
2 778
188
116
En comparaison avec le niveau départemental, on retrouve sur Val de France la FF Football, la FF Rugby et
la FF Tir comme fédérations sportives les moins féminisées, mais avec des taux encore plus faibles. (cf.
annexe 7)
3.3. Analyse de l’implantation de la pratique sportive féminine
La FF EPGV, la FF Tennis et la FSCF connaissent un retard de développement sur Val de France, en
terme de pratique sportive féminine, à l’inverse de la FF Natation.
En analysant le nombre de licences féminines par rapport à la population féminine totale sur Val de France
et dans le Val d’Oise, on observe que la FF EPGV, la FF Tennis et la FSCF sont en retrait par rapport au
département. Elles ont une marge de progression relativement importante, en terme de nombre de licences
féminines, pour rattraper leur retard par rapport au Val d’Oise. (cf. tableau 3)
Tableau 3 – Fédérations sportives bien implantées dans le Val d’Oise en terme de pratique sportive
féminine (plus de 1 000 licences) qui sont absentes ou en retrait sur Val de France en 2004/2005
Ratio licences féminines/population féminine (%)
Fédération
FF EPGV
FF Tennis
FSCF
UFOLEP
FF Handball
FF Gymnastique
FF Randonnée pédestre
FF Athlétisme
FF Basket-ball
Val d’Oise
Val de France
2,52
1,16
0,75
0,48
0,31
0,55
0,29
0,27
0,32
1,50
0,6
0,16
Absente
Absente
0,31
0,11
0,23
0,28
Marge de progression
sur Val de France
(nombres de licences
féminines)
710
770
410
340
220
170
125
30
30
NB : Il n’est pas possible de calculer la marge de progression, en terme de nombre de licences féminines, de la FSGT et de l’USEP car
les licences ne sont pas sexuées, respectivement, au niveau départemental et sur Val de France.
La seule fédération sportive qui présente une situation plus favorable sur Val de France par rapport au
département, en terme de pratique sportive féminine, est celle de natation. Comme nous l’avons vu
précédemment, la FF Natation est la seule fédération sportive bien implantée sur Val de France par rapport
au département. Le développement de cette fédération sportive sur Val de France semble toucher aussi
bien les femmes que les hommes. (cf. tableau 4)
Tableau 4 – Fédérations sportives bien implantées sur Val de France en terme de pratique sportive
féminine (plus de 1 000 licences) qui sont en retrait dans le Val d’Oise en 2004/2005
Ratio licences féminines/population féminine (%)
Fédération
FF Natation
Val de France
Val d’Oise
1,02
0,51
39
Marge de progression
dans le Val d’Oise
(nombres de licences
féminines)
2 875
4. Conclusions
Il y a sur Val de France une licence sportive pour dix habitants.
Comme aux niveaux national et régional, les femmes sont deux fois moins nombreuses que les hommes à
pratiquer un sport dans un club : il y a une licence sportive pour une habitante de Val de France sur quatorze
contre une licence sportive pour un habitant de Val de France sur huit.
Le poids des fédérations olympiques est très important sur Val de France. Ce sont les fédérations sportives
qui comptent le plus de licences féminines. Par contre, ce sont les fédérations multisports et affinitaires qui
sont les fédérations les plus féminisées.
La FSGT, la FF Tennis, l’USEP, la FF Football et la FF EPGV connaissent un retard de développement sur
Val de France en comparaison à leur situation sur le Val d’Oise, à l’inverse de la FF Natation.
En terme de pratique sportive féminine, la FF EPGV, la FF Tennis et la FSCF ne sont pas bien implantées
sur Val de France, à l’inverse de la FF Natation.
40
PROSPECTIVES POUR LE DEVELOPPEMENT
DES PRATIQUES SPORTIVES FEMININES
41
Au regard de l’étude statistique sur la pratique sportive licenciée et en fonction des entretiens
menés auprès de personnes ressources sur Argenteuil et Val de France, il convient de définir des
propositions d’actions pour le développement des pratiques sportives féminines, mais aussi pour l’ensemble
du mouvement sportif.
Réduire les coûts de la pratique sportive qui constituent un obstacle majeur pour les familles,
notamment dans des quartiers fortement touchés par le chômage et la pauvreté, avec des dispositifs tels
que le « Coupon sport ». D’autre part, cela pourrait également se concrétiser par la mise en commun des
aides financières de certains acteurs institutionnels, en créant un fonds permettant de contribuer aux coûts
des pratiques sportives des enfants dans les clubs sportifs.
Mener des politiques de construction ou de rénovation des équipements sportifs garantissant de
bonnes conditions d’hygiène et de sécurité. De plus, il est important que ces équipements répondent à une
volonté de favoriser la mixité des pratiques sportives, c'est-à-dire qu’ils possèdent un nombre suffisant de
vestiaires permettant l’accueil des publics féminins et masculins sur un même créneau horaire.
Considérer la famille comme le fil conducteur de la pratique sportive de l’enfant et proposer, par
exemple, des activités permettant à tous les membres de la famille de faire du sport ensemble. La pratique
sportive de l’enfant pouvant également être considérée comme un facteur d’insertion sociale de la famille
tout entière, il peut s’agir d’encourager les parents à s’investir et participer à la vie associative.
Proposer des créneaux horaires aux parents pendant le temps de pratique de leurs enfants.
L’exemple du « Jardin des glaces » à Argenteuil s’inscrit dans cette logique. La prise en charge des enfants
par des éducateurs sportifs de patinage sur glace permet aux parents de pratiquer eux aussi.
Soutenir la pratique sportive mixte en milieu scolaire. Il est important de renforcer le lien entre les
fédérations scolaires (l’USEP et l’UNSS) et les clubs sportifs locaux ainsi que la collaboration entre les
professeurs des écoles et les éducateurs municipaux. De plus, il peut être plus facile pour les filles de
pratiquer le sport dans un cadre sécurisé, avec des éducateurs connus et repérés par les familles, en qui la
confiance peut être placée.
Développer la mixité dans l’encadrement sportif et favoriser la formation aux métiers du sport
pour les femmes.
42
Favoriser l’implication des femmes dans les instances dirigeantes des associations sportives et
leur permettre d’accéder à des postes à responsabilité.
Connaître les attentes des publics féminins et leur proposer une offre adaptée à leur demande.
Proposer aux femmes une offre diversifiée leur permettant de pratiquer le sport de leur choix, dans
des conditions correctes, avec du matériel adéquat et dans un climat égalitaire avec les pratiquants
masculins 8 .
Avoir une réflexion, avec les acteurs locaux, sur les perspectives de développement des pratiques
sportives féminines, en apportant un soutien particulier aux associations sportives souhaitant approfondir cet
axe de développement et à celles qui, étant bien implantées en terme de pratiques sportives féminines,
pourraient servir de locomotive pour le développement du sport féminin.
Parmi ces propositions, quelques unes sont similaires à celles émises par le groupe de travail
« Femmes et sport », mis en place par les ministres de la jeunesse, des sports et de la vie associative et de
la parité et de l’égalité professionnelle, dans son rapport du 21 avril 2004. En effet, concernant la thématique
de la pratique sportive des jeunes filles et des femmes dans les quartiers urbains sensibles, le groupe de
travail a élaboré des propositions telles que la mixité dans l’encadrement sportif, le soutien à la pratique du
sport en milieu scolaire et la diversification de l’offre sportive.
Si l'étude révèle qu'il peut exister des freins à la pratique sportive des femmes, notamment dans les
quartiers fortement touchés par le chômage et la pauvreté, nos entretiens ont démontré que ces freins ne
relèvent pas toujours d’éventuelles réticences culturelles, ethniques ou religieuses. Le recours à ces
stéréotypes répandus masque souvent un constat beaucoup plus réaliste selon lequel une politique
volontariste des clubs serait suffisante pour que les sportives, quelles que soient leurs origines ethniques,
sociales ou religieuses, soient plus représentées.
8
Par « climat égalitaire », nous entendons un traitement égal des sportives, qui se traduit par l’attribution de créneaux horaires décents
(et non pas ceux dont personne ne veut), un encadrement présent (et pas seulement quand les sportifs n’ont rien), une valorisation des
résultats similaire à celle dont bénéficie les sportifs, etc.
43
UN PROJET REUSSI : LA SECTION FOOTBALL
DE L’ASCVA
45
Extraits de l’entretien réalisé avec Ahmed El Boukhari, coordinateur-animateur de
l’Association Sportive et Culturelle du Val d’Argenteuil
« L’ASCVA a été créée en 1988, suite à un constat qui a été fait par des habitants du quartier,
puisqu’à l’époque, le stade du Coudray, qui est juste à côté de la gare de Val d’Argenteuil, était
exclusivement utilisé par les quatre grands clubs de football identifiés sur la ville. Ces clubs utilisaient le
stade du Coudray seulement pour les compétitions le samedi et le dimanche, et pendant tout le reste de la
semaine, il n’y avait aucune activité qui était mise en place : pas d’école de football, d’activité pour les
jeunes, etc. […] Au départ, c’était une équipe de football de seniors, donc à peu près une quinzaine de
jeunes. Ils ont fait une association, constitué un bureau, un conseil d’administration, etc. C’était une équipe
affiliée à la Fédération Sportive et Gymnique du Travail, la FSGT, qui jouait le samedi après-midi. […] C’était
une équipe à l’image du quartier, c'est-à-dire une équipe très mixte, aussi bien au niveau des origines
ethniques que sociales […]. C’est une association qui a connu une progression assez importante, pour
aujourd'hui avoir à peu près 800 licenciés, dont 98% sont d’Argenteuil ; sur ces 98%, à peu près 95% sont
du Val d’Argent Nord. Au niveau de l’encadrement technique et des dirigeants bénévoles (il y a environ 70
bénévoles qui interviennent dans l’association), 95% sont du Val d’Argent Nord, c'est-à-dire que l’association
a permis à des gens du quartier de pouvoir se former aux métiers d’éducateur sportif spécialiste du football,
on a envoyé aussi beaucoup de gens du quartier sur des formations de dirigeants.
[…] Dans le cadre du FNDS (Fonds National pour le Développement du Sport, qui s’appelle
maintenant Centre National pour le Développement du Sport), on avait lancé l’idée qu’il serait important
qu’au Val Nord, les filles et les femmes puissent avoir une place au sein de l’association. Cette place pouvait
s’exprimer à travers différentes idées : la première, c’était que les filles puissent jouer au football au même
titre que les garçons, et la deuxième, que les filles puissent entrer dans les instances dirigeantes de
l’ASCVA, qu’elles puissent accéder aux métiers du sport, à travers la formation, l’obtention des diplômes
initiateurs, éventuellement brevet d’état, et que les filles aient la possibilité d’accéder à tous les métiers
d’arbitrage et de responsabilité au niveaux des districts, des ligues, etc. […] On s’est dit qu’il serait bien pour
l’ASCVA de développer ce projet, aussi parce que ça permettrait à l’association de donner une autre image
vis à vis des clubs à l’extérieur, vis à vis de la ville. […] Val d’Argent Nord est un quartier qui rassemble tous
les handicaps sociaux qu’on peut trouver dans la société française : nombreuses ethnies, pauvreté dans
certaines familles, familles monoparentales, problèmes d’alcoolisme, échec scolaire, etc. […] L’ASCVA était
considérée à une époque comme une association communautaire, où les gens étaient repliés sur euxmêmes, alors que tout simplement c’était un problème de communication. L’ASCVA n’a jamais été un club
communautaire : être communautaire, ça veut dire parler la même langue, pratiquer la même religion, les
mêmes coutumes, etc. Dans ce club, il y a des Français, des Noirs, des Arabes, des Afghans, des Irakiens,
toutes les nationalités et les origines possibles sont rassemblées dans ce club, parce qu’il est à l’image de
son quartier. Quand les gens viennent s’inscrire ici, c’est parce qu’il y a une proximité. […] Pour nous c’était
important de créer cette section féminine parce qu’on avait cette idée de dire « ben tiens, on aimerait bien
changer notre image, on aimerait bien que les clubs, quand ils viennent chez nous, voient que les filles aussi
ont leur place. ».
46
[…] Donc cette idée a démarré il y a deux ans et demi ; on a démarré avec trois filles au mois de
juin. […] Et sur tout le mois de septembre on a réussi à avoir huit filles. Pour jouer en championnat senior
féminine, il fallait être au minimum neuf, donc il nous manquait une fille. On avait une gamine de 16 ans qui
jouait dans l’équipe, et sa sœur, qui n’avait jamais joué au football, était là. On lui a dit « Karima, ce serait
bien que tu ailles chercher des baskets, parce que là, si tu ne joues pas avec nous, on ne peut pas
démarrer. » Donc elle est partie chercher ses baskets, elle a joué, et depuis elle n’a pas quitté le terrain.
Aujourd'hui elle est non seulement joueuse, mais aussi entraîneur, elle s’occupe des treize ans féminines
chez nous, elle vient de passer sa formation d’arbitre officiel, et elle a fini première de sa promotion. […] Ce
premier match, on l’a gagné neuf à zéro, tout en jouant à neuf contre onze, ce qui est assez exceptionnel. Et
très rapidement, les gens ont adopté l’équipe. […] Derrière, on a enclenché : on a fait circuler pas mal
d’infos, on a fait des articles dans le journal Impressions, dans le Parisien, on a mis des affiches dans la
ville, etc.
[…] Donc deuxième année, 17 filles ; on s’est dit que de partir de 3 filles pour arriver à 17, ça voulait
dire qu’il y avait vraiment un gros potentiel. On s’est dit d’ici un an, on va essayer de monter des équipes
jeunes, pour permettre à plus de jeunes filles du quartier de pratiquer, et donc on a commencé à travailler
sur la formation des éducatrices. […] Des filles qui ont passé l’initiateur 1, l’initiateur 2, passent aujourd'hui
l’animateur senior, donc ça veut dire qu’en juin prochain, elles peuvent être éligibles pour passer un brevet
d’état. L’idée derrière tout ça, c’est de former des éducatrices pour pouvoir créer des équipes de jeunes. […]
On a organisé des stages de foot en février et en avril pour les filles, les 6-16 ans, avec une publicité sur
toute la ville. Très rapidement, c’est une grosse surprise, puisqu’on a tourné à trente, quarante filles par
stage. C’est là que le projet, qui au départ était une volonté de deux personnes, est devenue une
mobilisation de toute l’association. […] L’association est très crédible au niveau du quartier, ce qui fait que
les parents ne tiquent pas trop quand les filles leur disent qu’elles veulent aller jouer au foot à l’ASCVA. Ca
passe comme une lettre à la poste parce qu’il y a une certaine confiance, il y a des gens qu’on connaît
depuis des années. […] Depuis septembre, j’ai un groupe de filles qui entre dans la catégorie 13 ans, et un
groupe de filles qui entre dans la catégorie 16 ans. Grosso modo j’ai 15 ou 16 filles dans chaque groupe.
C’est exceptionnel. Vous avez des clubs qui ont une tradition de foot féminin depuis des générations, et qui
n’ont pas ça. […] Sur toute l’Ile de France, il n’y a qu’une quinzaine de clubs qui ont à la fois des 13 ans, des
16 ans, et une équipe senior féminine. […] On a aussi un groupe en poussines-benjamines, donc des
petites. J’ai aussi trois filles qui sont formées à l’arbitrage, en tant qu’arbitres officiels. […] On a fait en sorte
que les filles jouent à 17h30, c'est-à-dire à la fin des matchs des garçons. Ca a été fait exprès pour
permettre aux garçons de rester pour voir le match des filles. Au départ, on avait surtout peur de cette
relation entre les garçons et les filles, mais au final ça s’est vite dispersé puisque jusqu’à maintenant, je n’ai
pas eu un incident, pas un mot plus haut que l’autre, pas une remarque désobligeante, donc ça veut dire
que les filles ont vraiment gagné leur place au niveau de l’ASCVA. Les filles s’entraînent deux, trois fois par
semaine, et elles sont avec les garçons sur le terrain. […] Pour que cette dynamique-là puisse perdurer, il
faut y avoir une égalité, un juste milieu, il ne faut pas trop donner aux garçons, et pas assez aux filles, et il
ne faut pas trop donner aux filles, et pas assez aux garçons. […] Même en ce qui concerne la répartition des
terrains, on a essayé de mettre les filles au même niveau que les garçons. Depuis deux ans et demi qu’on a
commencé ce projet, jamais je n’ai fait une différence entre les filles et les garçons. […] Elles ont aussi leur
47
ballon, leur chasuble, leur matériel. Ca a été aussi possible parce qu’il y avait l’aide, dans le cadre du FNDS,
qui nous a permis d’investir dans du matériel et dans les stages sportifs.
[…] Aujourd'hui on est arrivé à une section féminine (environ 70 licenciées) qui donne de supers
résultats sportifs, même moi j’en suis étonné, parce qu’aujourd'hui l’équipe senior est en 32èmes de finale de
la Coupe de France […]. Donc on a atteint un niveau qu’on n’aurait jamais imaginé au départ de l’action.
C’est une réussite sportive extraordinaire, les filles ont bien travaillé, puisque dans l’équipe, il y avait trois ou
quatre filles qui avaient déjà joué au football avant dans d’autres clubs mais qui sont revenues ici quand
elles ont su qu’une équipe féminine allait se créer, mais à part ça, je n’ai que des gamines qui ont démarré
et qui n’avaient jamais tapé un ballon avant. A l’époque elles avaient 16 ans, aujourd'hui elles ont 18 ans, et
elles se retrouvent en 32èmes de finale. Quand je les vois jouer, je tombe des nues. Il y en a une par exemple,
quand je vois comment elle jouait il y a deux ans et demi et comment elle joue aujourd'hui, je me dis que si
cette gamine là avait eu l’opportunité de commencer le football à 6 ans ou 7 ans comme les garçons,
aujourd'hui elle serait l’une des cadres de l’équipe de France féminine. […] Aujourd'hui on arrive à ce
résultat-là parce que c’est un projet qui a été accepté par l’association, qui l’a validé, et qui le porte. Il y a eu
une prise de conscience de l’association et aujourd'hui c’est un projet qui se développe. […] C’est vrai que le
fait que les filles soient encadrées par des filles ça aide beaucoup aussi. Ca c’était important dans le projet.
[…] L’objectif est aussi d’intéresser les parents, qu’ils viennent voir leurs filles jouer […] et leur permettre de
voir que la décision de laisser leurs filles jouer au football n’était pas une mauvaise décision. Parce que ça
permet aux filles de s’épanouir, de faire une activité qu’elles aiment. […] Par exemple samedi dernier il y
avait un match amical des 13 ans garçons à 14 heures, et comme les trois filles qui ont été formées à
l’arbitrage jouaient à 17 heures, on les a sollicitées pour qu’elles viennent faire l’arbitrage. Il y en a eu deux
qui ont fait la touche, et une qui a fait le central. Donc c’est des filles qui ont arbitré le match des garçons. Ca
c’est des choses qui changent obligatoirement l’image d’un club. Les adversaires, quand ils voient ça…
C’est extraordinaire, je n’ai jamais vu ça dans un autre club. Donc c’est vrai qu’on essaie de changer notre
image avec ça. On en profite beaucoup. J’ai une fille qui est rentrée dans le comité directeur l’année
dernière, qui est membre active, qui participe à toutes les réunions, qui vient, qui s’intéresse. J’ai des filles
qui peuvent à court terme et à très court terme intégrer des commissions départementales, au niveau du
district de football du Val d’Oise. Après, elles pourront occuper quelques fonctions au niveau des ligues…
[…] Certaines, si elles continuent, peuvent même devenir des cadres techniques très importantes. […] »
48
ANNEXES
49
Annexe 1
Les quinze fédérations sportives les mieux représentées dans le Val d'Oise en
2004
4 695
UFOLEP
FF Handball
5 342
FF Natation
5 417
FF Karaté
5 731
FF Basket-ball
6 013
6 352
FSCF
9 266
FF Equitation
11 145
FF Golf
11 881
FF Judo
13 667
FSGT
UNSS
15 076
FF EPGV
15 092
15 602
USEP
22 937
FF Tennis
28 979
FF Football
0
5 000
10 000
15 000
20 000
25 000
30 000
35 000
Nombre de licences
Les quinze fédérations sportives les mieux représentées en Ile de France en
2004
FF Gymnastique
41006
FF Handball
41513
FF Natation
47648
FF Karaté
47893
FF Basket-ball
49409
81570
FF Equitation
83441
FF EPGV
98043
FF Judo
UGSEL
101527
FF Golf
101755
USEP
102428
106607
FSGT
136824
UNSS
228612
FF Football
231481
FF Tennis
0
50000
100000
150000
Nombre de licences
50
200000
250000
Les quinze fédérations sportives les plus importantes
en France en 2004
FF Rugby
240795
FF Voile
253214
FF Handball
337971
FF Golf
359141
UFOLEP
389848
FF Pétanque
390516
435816
FF Basket-ball
484760
FF Equitation
FF Judo
539733
FF EPGV
551261
733566
UGSEL
762643
USEP
859733
UNSS
1065531
FF Tennis
2146752
FF Football
0
500000
1000000
1500000
2000000
2500000
Nombre de licences
Annexe 2
Taux de variation du nombre de licences entre 2000 et 2004
Ile de France
FF Handball
FF EPGV
FF Golf
FF Equitation
UNSS
2000
27 842
70 459
81 639
51 416
128 669
2004
41 513
83 441
101 755
81 570
136 824
France
Taux de
variation (%)
+49,1
+18,4
+24,6
+58,7
+6,3
2000
239 725
473 199
291 754
428 278
850 594
2004
337 971
551 261
359 141
484 760
859 733
Taux de
variation (%)
+41
+16,5
+23,1
+13,2
+1,1
Annexe 3
Taux de variation du nombre de licences entre 2000 et 2004
Ile de France
FF Rugby
USEP
FSGT
FF Tennis
2000
29 661
105 588
114 364
222 256
2004
26 767
102 428
106 607
231 481
France
Taux de
variation (%)
-9,8
-3
-6,8
-4,2
51
2000
264 251
863 189
239 500
104 8328
2004
240 795
762 643
230 229
106 5531
Taux de
variation (%)
-8,9
-11,7
-3,9
-1,6
Annexe 4
Répartition sexuée des licences par famille de fédérations dans le Val d'Oise en
2004
0,3
0,2
100%
28
26,1
32,4
80%
45
Non sexués
Femmes
60%
40%
71,7
73,7
Hommes
51,6
55
20%
16
0%
Fédérations
olympiques
Fédérations
non
olympiques
Fédérations
multisports et
affinitaires
Fédérations
scolaires et
universitaires
Répartition sexuée des licences par famille de fédérations
en Ile de France en 2004
100%
0,4
0,5
28,9
27
32
27,8
80%
Non-sexués
31,3
60%
43,1
40%
70,8
Femmes
Hommes
72,5
40,9
20%
24,9
0%
Fédérations
olympiques
Fédérations
non
olympiques
Fédérations
multisports et
affinitaires
Fédérations
scolaires et
universitaires
Répartition sexuée des licences par famille de fédérations en France en 2004
100%
3,0
26,6
0,6
24,2
15,6
29,1
80%
Non-sexués
54,9
60%
30,7
Femmes
Hommes
40%
70,4
75,1
20%
29,5
40,2
0%
Fédérations
olympiques
Fédérations
non
olympiques
Fédérations
multisports et
affinitaires
52
Fédérations
scolaires et
universitaires
Annexe 5
Répartition des licences féminines et masculines par famille de fédérations
dans le Val d'Oise en 2004
40,1
Femmes
14,5
28,5
Fédérations olympiques
17
Fédérations non olympiques
Fédérations multisports et
affinitaires
59,3
Hommes
0%
20%
23,7
40%
60%
12
5,1
80%
Fédérations scolaires et
universitaires
100%
Répartition des licences féminines et masculines par famille de fédérations en
Ile de France en 2004
44,3
Femmes
16,4
22,4
17
Fédérations olympiques
Fédérations non olympiques
Fédérations multisports et
affinitaires
57,8
Hommes
0%
20%
23,4
40%
60%
6,9
80%
11,8
Fédérations scolaires et
universitaires
100%
Répartition des licences féminines et masculines par famille de fédérations
en France en 2004
Femmes
42
14
26,7
17,4
Fédérations olympiques
Fédérations non olympiques
Fédérations multisports et
affinitaires
58,1
Hommes
0%
20%
40%
22,6
60%
80%
53
7,5
11,9
100%
Fédérations scolaires et
universitaires
Annexe 6
Fédérations à dominante féminine (plus de 50%) et ayant un nombre de licences significatif
(plus de 1 000) dans le Val d’Oise en 2004
Fédération
FF EPGV
FF Danse
FF Gymnastique
FF Equitation
FSCF
FF Randonnée pédestre
FF Retraite sportive
UFOLEP
FF Sports de glace
FF Natation
Part de licences
féminines (%)
94,1
85,2
82,7
78,9
66,5
63,7
62,1
57,6
53,9
52,8
Nombre de licences
féminines
14 203
890
3 082
7 311
4 227
1 610
663
2 704
950
2 860
Total de licences
15 092
1 044
3 728
9 266
6 352
2 529
1 068
4 695
1 764
5 417
Famille de fédérations
Multisports et affinitaires
Unisport non olympique
Unisport olympique
Unisport olympique
Multisports et affinitaires
Unisport non olympique
Multisports et affinitaires
Multisports et affinitaires
Unisport olympique
Unisport olympique
Fédérations à dominante féminine (plus de 50% de licences) et ayant un nombre de licences
significatif (plus de 100) sur Argenteuil en 2004/2005
Fédération
FF Danse
FF EPGV
FF Gymnastique
FSCF
FF Sports de glace
FF Natation
FF Volley-ball
FSGT
USEP
FF Taekwondo
Part de licences
féminines (%)
97,5
92,3
86,9
69,7
59,6
58,6
56,0
53,1
51,2
51,0
Total de licences
244
622
336
1 767
297
466
134
966
649
104
Nombre de
licences féminines
238
574
292
1 231
177
273
75
513
332
53
Famille de disciplines
Unisport non olympique
Multisports et affinitaires
Unisport olympique
Multisports et affinitaires
Unisport olympique
Unisport olympique
Unisport olympique
Multisports et affinitaires
Scolaire et universitaire
Unisport olympique
Fédérations à dominante féminine (plus de 50% de licences) et ayant un nombre de licences
significatif (plus de 100) sur Val de France en 2004/2005
Fédération
FF EPGV
FF Gymnastique
FF Randonnée pédestre
FSCF
FF Danse
FF Natation
Part de licences
féminines (%)
93,0
73,9
70,5
62,3
61,6
50,2
Total de licences
1 132
299
112
186
99
1 427
54
Nombre de
licences féminines
1 053
221
79
116
61
717
Famille de disciplines
Multisports et affinitaires
Olympique
Non olympique
Multisports et affinitaires
Non olympique
Olympique
Annexe 7
Fédérations sportives ayant un faible taux de féminisation (moins de 10%) et un nombre de licences
significatif (plus de 1 000) dans le Val d’Oise en 2004
Fédération
FF Tir
FF Cyclisme
FF Aéronautique
FF Rugby
FF Football
Part de licences féminines (%) Nombre de licences féminines
8,8
167
7
85
6,4
98
3,9
81
1,7
485
Total de licences
1 899
1 219
1 533
2 101
28 979
Fédérations sportives ayant un faible taux de féminisation (moins de 10%) et ayant un nombre de
licences significatif (plus de 100) sur Argenteuil en 2004/2005
Fédération
FF Boxe
FF Cyclisme
FF Football
FF Rugby
Part de licences féminines (%)
9,9
3,1
1,8
0,8
Nombre de licences féminines
17
4
26
1
Total de licences
171
131
1 413
126
Fédérations sportives ayant un faible taux de féminisation (moins de 10%) et ayant un nombre de
licences significatif (plus de 100) sur Val de France en 2004/2005
Fédération
FF Football
FF Rugby
FF Tir
Part de licences féminines (%)
0,9
0,5
6,8
Nombre de licences féminines
27
1
8
55
Total de licences
2778
188
116